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Histoire naturelle des singes et des makis

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Material Information

Title:
Histoire naturelle des singes et des makis
Translated Title:
Natural history of monkeys and lemurs ( English )
Physical Description:
iii, 8, 23 p., 10 leaves of plates : ill. ; 53 cm.
Language:
French
Creator:
Audebert, J. B ( Jean Baptiste ), 1759-1800
Publisher:
Chez Lefèvre
Place of Publication:
Paris
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
Lemurs   ( lcsh )
Lemurs -- Pictorial works   ( lcsh )

Notes

Publications:
For dates of publication see: Index animalium / C.D. Sherborn, (1) I: xii.
General Note:
Part title from p. 15.
General Note:
Reproduction of the introductory pages of the main work (p. i-iii, 1-8) and the section on lemurs (p. 1-23, with 10 plates)
Statement of Responsibility:
par J.B. Audebert.

Record Information

Source Institution:
University of South Florida Library
Holding Location:
University of South Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
aleph - 002436228
oclc - 436458166
usfldc doi - L33-00001
usfldc handle - l33.1
System ID:
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1 100
Audebert, J. B.
q (Jean Baptiste),
1759-1800.
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Histoire naturelle des singes et des makis
h [electronic resource].
p [Histoire naturelle des makis] /
par J.B. Audebert.
260
Paris :
b Chez Lefvre,
1810.
300
iii, 8, 23 p., [10] leaves of plates :
ill. ;
53 cm.
500
Part title from p. [15].
581
For dates of publication see: Index animalium / C.D. Sherborn, (1) I: xii.
533
Electronic reproduction.
[United States :
s.n.,
2008].
Reproduction of the introductory pages of the main work (p. [i]-iii, [1]-8) and the section on lemurs (p. [1]-23, with 10 plates)
650
Lemurs.
Lemurs
v Pictorial works.
773
t Lemur Foundation Collection.
4 856
u http://digital.lib.usf.edu/?l33.1



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HISTOIRE NATURELLE DES SINGES ET DES MAKIS.

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HISTOIRE NATURELLE DES SINGES ET DES MAKIS, PAR J. B. AUDEBERT, MEMBRE DE LA SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE DE PARIS. Non ad unam natura formam opus suum prcestat _, sed in ipsa varie tate se jactat. SENEC., lib. VII, pag. 27. A PARIS, CHEZ LEFEVRE, LIBRAIRE, RUE HAUTEFEUIL.LE, No I3. I 8 I 0. I

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TABLE DES ARTICLES CON TENUS DANS CET 0 U V RAGE, AvE.RTISSEMENT, Rapport des prcifesseurs du Museum d' histoire vrage _, page 1 naturelle sur cet ou-3 Liste des souscripteurs _, 4 DES SINGE S. Discours pre liminaire_, 5 P R E M IE R E F AM I L L E. S E C 0 N D E F A M I L L .E. Discours sur la 1ere famille, p. 11 Discours suT la '2dej'amille, 3 S ecti on I. Section I. Le Pongo, planche I, 15 Le Rhe sus pl. 1 5 L e Jacko, pl. 2, !8 Le Maimon _,pl. 2 7 Le Singe qe W urmb, pl. 2 des figupl. 3, 8 L e P atas a qu eue courte pl. 4 res anatom1ques, 2 1 9 S ecti on II. Section II. Le Gibbon, pl. I -1 Le Mandrill, pl. 1 1 L e Moloc, pl. 2 3 TROISIEME FA M I L L E S ect ion I I I. Discours sur la 3 eme fanzille 3 Le Magot, pl. 1 1 a

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.. IJ TABLE Section I. C I N Q U I E M E F A M I L L E. Le Papion, pl. 1, page5 Discours surla 6emefamille,page 3 Le Pap ion, variete A, pl. 2, 7 Le P apion, variete B, pl. 3 7 Section I. QUATRIEME FA M I L L E. L" Alouate, pl. 1, 7 Le Coaita, pl. 2 11 Discours.sur la 4emefamille, 3 Section II. Section I. Le Sajou cornu, pl. 1, 1 Le Douc, pl. 1, 7 Le Sajou, pl. 2 et 3, 3 Le H ocheur, pl. 2 9 Le Sai pl. 4 5 et 6 5 Le Sai'miri, pl. 7 7 Section .II. SIXIEME FA MIL L E. Le Kahau, pl. 1, 1 L) Entelle, pl. 2, 3 Discours sur/a 6emefanzille, 3 L" Aigrette, pl. 3, 5 Le Callitriche, pl. 4 et 5, 7 Section I. La Diane, pl. 6, 9 La Mone, pl. 7, 11 Le Saki, p.l. 1 7 pl. 8, 13 L"Yarque, pl. 2, 9 Le Mangabey, pl. 9 et 10, 15 Le Bonnet Chinois, pl. 11 17 Section II .. Le Moustac, pl. 12 19 L" Ascagne, pl. 13, 21 Le Pinche, pl. 1 1 Le Blane-Nez, pl. 14, 23 Le Mica, pl. 2 .2 Le M arikina, pl. 3 4 L" Ouis titi; pl. 4 5 Le Tamarin, pl. 5 et 6, 7 DES M A K IS. Discours sur les animaux auxquels on a donne le nom de Makis, 3 D .E S I N D R I S. L" lndri, pl. 1, ., :p E S M A K IS. 7 Le Mongous, pl. 1 Le Maki roux, pl. 2, 10

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DES ARTICLES. Le Maki a front blanc, pl. 3, p. 13 Le Loris grele, pl. 2 Le Mococo, pl. 4, 14 llJ page 24 Le V ari, pl. 5 et 6 16 D E S G A L A G 0 S. Le Griset, pl. 7, 18 Le Maki nain, pl. 8, 19 Le Galago pl. 1 D E S L 0 R I S. D E S T A R S I E R S. Le Loris paresseux, pl. 1 21 Le Tarsier pl. 1 \ D E S G A L E 0 P I T H E Q U E S. Discours surles Galeopith eques, 33 Le Galeopitheque roux, pl. 1 35 II L e Galeopitheque varirf, pl. 2, 37 Table generate des matieres, F I N D E L A T A B L E D E S A R T I C L E S.

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AVIS AU R ELI E U R. 0 N fera suivre les feuilles suivant l'ordre alphabcHique, jusques et la feuille S s, deuxHm1e signa ture qui termine l'ouvrage; en observant que la feuille E est sui vie d'une autre feuille E 2 ,'qui se place a la suite de la premiere; la feuille I est sui vie d'une demi-feuille I 2, et la feuille 0 est aussi sui vie d'une demi-feuille 0 2. Dn placer ales figures dans l'ordre suivant, ayant le plus grand soin de les mettre en regard des pages indiquees. s I N G E s. Le Pongo, .... fam. I, sect. I, p. I6 Le Mangabey, .... f. IV, sect. 2, p. IS-L eJocko, .......... I, I, I8 Idem, varit!ttJ A, . IV, 2, I6 Le Gihhon, .. . I, Le Bonnet Chino is, . 'IV !.! ; I 7 2, I ; . . .' Le Moloch., . I, 2, 3 LeMoustac, -IV, ... ........ 2, I9 Le Magot.) I, 3, I L-' Ascagne _, ..... IV, 2, 2I Le Rhesus, ............. II, I' s L e Blane-Nez, ....... IV, 2'. 23. LeMaimon, . . . ..... II, I, 7 L'Alouate, ............. v, I' 7 L"'Ouanderou ... II, I, 8 L e C'oaita v, I II Le Patas a queue courte, . II, I, 9 Le Sajou cornu, ...... v, 2, I Le Mandrill, ......... II, 2, I. Le Sajou, .......... v, 2, 3 Le Papion, ............. III, I, 5 Idem, variete A, ... v, 2, 4 Idem, variete A, ..... III, I, 7 Le Sal_, ..... v, 2, s Idem, variete B, . .. III, I, 7 Idem, varitfte A, ...... v, 2, fi Le Douc, ............... IV, I, 7 Idem, varie t e B, ....... v, 2, 6 Le Hocheur., ............. IV, I, 9 L e Saiiniri . .. . v, 7 LeKahau, IV, 2, I L e Saki, ....... VI, I, 7 .............. L"' Entelle, ........... IV, 2, 3 L"Yarqutl ) . ... VI, I, 9 L" Aigrette ............. IV, 2, 5 L e Pinche, ........ VI, I L e Callitriche, .......... IV, 2, 7 Le Mico, ........... VI, 2, Idem, variete A, ......... IV, 2, 8 Le M arikina, ..... VI, 2, 4 La ....... IV, 2, 9 L' Ouistiti ...... VI, 2, 5 Lajlfone, ............... IV, 2, II Le Tamarin, ........ VI, 7 L" Atys _, ...... IV, 2, 13 Idem, varidte A, ........ VI, 8 M A K IS. L" lndri .......... p. 7 Le Griset J p. 18 Le Mongous, ......................... .. Le Maki roux _, ........... L e JJ!laki a front blanc, ............ Le Mococo, ...................... L e Vari _, ............................. I o L e Maki nain ... ... :-....... I 2 L e Loris paresseux, ................ 13 L e Loris ., .... ................. 14 L e Galago _, ,. ...................... 16 L e 1'arsier, ................... Idem, varidte A, . . . . . . . . . . . I 7 I \ G A L E 0 P I T H E Q U E S. L e Galeopit!zeque roux, .. p. 35 Le Galeopitlzeque varie, .. p. 3 z Planches premiere et deuxieme des figures anatomiques, .......................... p. 37 AVER TISSEMENT.

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AVERT IS. SEMEN T. Quo 1 QuE la collection des Singes qui fait partie du Museum d'histoire I naturelle de Pari$ soit tres-considerable, le zele actif des personnes chargees de l'entretien de ce bel thablissement m'avoit fait presumer que pendant le terns necessaire a !'execution de ouvrage' la collection seroit de quelques especes qui n'y etoient pas' et que je serois force de les donner en supplement; alors certaines especes appartenant aux pre mieres familles se seroient trouvees a la fin du livre ; ce qui' dans les ouvrages a figures, produit toujours Un assez ITiauvais effet : pour eviter Cet in. convenient' j'ai renouvelle les nuineros des pages a chaque section, ce qui m'a donne la facilite de ne point faire de supplement: ainsi, le Singe de W urmb, le Patas a queue courte et le Hocheur ont ete places chacun a leur rang, quoique ces figures aient ete dessinees apres !'impression des families auxquelles elles appartiennent. Il resulte de cet a!rangement que pour troula figure et la description d'un Singe, il faut d'abord chercher la fa mille, puis la section dans laquelle il se comme on peut le voir ala table des articles. Le inconvenient ne s'est pas a des Makis, le nom bre de ces a:p.imaux n'etant pas tres-considerable' leurs descriptions ont ete imprimees toutes ala fois; ainsi' pour trouyer un aniinal de ce genre' il. suffira de chercher a l'histoire des Makis la page a laquelle il se trouve. Je n'avois pas d'abord annonce que je ferois suivre l'histoire naturelle des Singes de celle des Makis, je n'y avois pas pense; mais com1ne ces animaux ont beaucoup de rapports avec les Singes, et qu'ils ont ete confonclus avec eux par quelques auteurs' j'ai cru devoir les placer ici: A

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2 A V E R T I S S E M E N T. / ce rapprochement jetera sur cet ouvrage, en faci litant la comparaison qu'on peut faire de ces deux genres d'animaux. On trouvera ala page 7 du discours preliminaire une note ou le Maca que a queue courte est regarde comn1e une variete ; c' est une erreur : lors que j'ecrivis cette note je crorois cet animal, que je n'avois pasvu, une va-. riete du Macaque, dont Ia queue avoit ete coupee; mais depuis j'ai trou ve et reconnu ce Singe decrit par Buffon, et c'est lui que j'ai donne sous le nom de Rhesus. Qu'il me soit permis de temoigner ici ma reconnaissance aux professeu rs du Museum d'histoire naturelle de Paris, qui, en me donnant toutes faci lites de decrire et de peindre les dont j'avois besoin' m'ont mis a d'apporter ace travail toutle soin dont j'ai ete capable: il en est Dnt porte la bienveillance jusqu'a 1ne sacrifier leurs observations manuscr i tes, comme on peut le voir a I' article du Mandrill; et d'autres qui, par de s genereux, ont ranime mon zele dans ces terns orageux, si diffi ciles pour les sciences et sur-tout pour les arts. Cet ouvrage pourroit done considere comme la collection des Singes qui sont actuellement au Museum de Paris: ce bel etablissement, le plus riche qui soit en Europe, le plus etendu dans toutes par ties est moins recommandable par sa magnificeJ?-ce que par 1' en seignement qu'on y des donnees chaque et avec avidite par une foule d'auditeurs, assurent a la France que Ia gloire qu'elle s'est acquise dans cette belle partie des sciences, doit conserver tout Une circonstance particuliere ayant necessite de l'assembl ee des profes seurs du Mus eum un examen de cet ouvrage, je placerai ici Je rapport qui fut fait a cette assemblee; !'excessive indulgence qui y regne prouve avec quelle bonte ces savans daignent encourager les efforts de ceux qui s'occupent d'histoire naturelle.

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RAPPORT DES PROFESS URS, ADMINISTRATEURS DU MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE DE PARIS. L.Es citoyens Lamarck et Lacepede presentent a l'assemblee le rapport suivant sur un ouvrage pu blie par le citoyen Audebert, et intitule Histoire naturelle des Singes. Nous avons ete charges par administrative des professeurs duMuseum national d'histoire naturelle, d'examiner un ouvrage du citoyen Audebert, intitule Histoire naturelle des Singes. L'auteur se propose de publier Ia description, l'histoire et nne figure coloriee de toutes les especes de Singes dont illui sera possible de dessiner un individu. Il a deja fait par o1tre quatre livraisons de son ouvrage, et ces livraisons renferment les gravures et le texte relatifs a ph1sieurs especes. Nous crayons pouvoir assurer que Ia portion du travail du citoyen Audebert, qui est deja publiee, merite l'estime et Ia reconnoissanee d e s amis des sciences nature lies. Les descriptions sont bien faites, les details historiques bien presentes; les planches coloriees tres-belles, et d'autant plus qu'on doit a I' auteur du texte' le dessin et la gravure de ses planches; et enfin on voit ala de chaque article, dans nne synonymic faite a vee soin, !'indication des auteurs qui se sont occupes de l'his-toire des Singes ou de Ia description de ces animaux. Dix livraisons suffiront pour la publication de tout ce que Ie citoyen Audebert a ecrit sur les Singe s Cet estimable naturaliste a resolu de faire succeder a l'histoire de ces quadrupedes' Ull travail analo gue sur le genre des Makis, et sur d'autres genres qui ont beaucoup de rapports avec celui des Singes. Comme le citoyen Audebert ne doit traiter que des especes qu'il aura dessinees d'apres la nature vi vante, ou au mains d'apres Ia nature morte, plusieurs motifs se reunissent pour que c eux qui s'interes sent aux progres de !'instruction publique, desirent q:ue !'auteur de l'histoire des Singes etende succes sivement ses travaux sur tous les genres des animaux a mamelles. Au reste, la partie,.typographique est digne de l'ouvrage, non-seulement par la beaute des caracteres, mais par celle du format et di.t papier. Fait au. Museum d' h i stoire natztrelle, LAc .E p E. DE et LAM ARc K. L'assemblee adopte ce Signt! B. G. E. L. LAc F. P E. DE, secrt!taire.

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LIST E DES S 0 U S C R I P T E U R S. AM B REs 0 NNE. ANGELLO FoNT AN A, deux exemplaires. ART ARIA' negociant a Manheim six exemp. BAUD 0 I N ( veuve), imprimeur-libraire, a !'Orient, deux exemp. BEss 0 N' libraire a Paris. BozE RIA N' relieur a Paris. CAMus, pour la bibliotheque du Corps Iegislatif. CHAR 0 N libraire a Paris .. CHRIST 0 PH E, instituteur particulier a :Rochefort. Co QU EBERT (Antoine), naturaliste. COVEX-CLER y, libraire a Gand. DAQUIN' medecin a Chambery. DEB 0 F F .E' libraire a Londres' treize e x emp. D EBO RCHGR AVE, a Bcauvelin g. DEB u R E l' libraire a paris' trois D EcKER' libraire a Bille' trois exemp. DE CLERC K, capitaine-tresorier au 7e. regiment de hussards. D E F REs L E' libraire a Paris. DE G EN., libraire a Vienne' quatre exemp. DEs EN N E l'a1ne libraire a Baris. DuF 0 UR, libraire a Paris. D u L 0 T et compe. libraires a Londres. DuRAND l'aine et compe.' a Lausanne. DUTRONE DE LA COUTURE, medec.aParis. EsSLINGER (,Frederic)' libraire a Francfort' qua tre exemp. FA U J AS-S AI NT-FOND, professeur au Museum d'histoirenaturelle de Paris., deu;; exemp. FER RAND, agent de change. F 0 NT A IN E, libraire a Manheim' trois exemp. FouR c RoY, professeur au Museum d'histoire naturelle de Paris. FRAuEN H 0 L z' negociant a Nuremberg' deux exemp. FucHs' libniire a Paris. GIDE et GuiLLAUME, libraires a Paris. G R I E s HAMMEs libraire a Leipzig. JANsEN' imprimeur-libraire a Paris' ving_t-cinq exemp. J u L L I o T, ancien administrateur des subsistan-ces militaires. K 0 R N (Guillaume-Theophile)' libraire a Breslaw, trois exemp. LAFITTE' libraire a Bordeaux. LAN DR I 0 T, libraire a Niort. LEBLANc' libraire a versailles. L EC H A R L I ER, libraire a Bruxelles. LEPRETRE-CHATEAU-Gr RoN, pere. LEP R :ETRK-CH A TEA u-G 1 RoN, fils. LEv A ILL ANT' naturaliste a Paris. LEv RAuL T' libraire a Strasbourg. L'HERITI ERG. N. GUERIN' lib. a Ams-terdam. deux exemp. MULLER' a M u z Q u 1 z ( le marquis de), ambassadeur d'Espagne. 0 S T E R VAL a Hambonrg, deux exemp. 0SUN A (le due d'). .pI c H A R D' libraire a Paris. p 0 T E y' libraire a Paris. p 0 u GENs libraire a Paris. R E y N Au D' a Arlaud. R I s s et sA u s s E T' libraires a Moscow' SlX exemp. ROUGEMONT (Ch.), banquieraParis. SA 1 NTP 1 ERR E, directeur-general des h&p1taux. s A N L E c Q u E' libraire a la Rochelle. S CHI M MELP EN N INC K, ministre batave. TAvERNIER 1 libraire a Paris. TR E u TEL et WuRTz, libraires a Paris' six exemp. VAN C LEE F, libraiie a Ia Jlaie, cznq exemp. vI G u E R' negociant a Paris. w A R E E libraire a Paris. DISCOURS

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DISCOURS PRELIMIN AIRE. Q uEL LE que soit !'exactitude des descriptions donnees sur les animaux; les images qu'elles a !'esprit sont toujours incertaines et fugitives, les e1npreintes qu'elles laissent se confondent et s'effacent; et lors voit pour la preiJ?.iere fois un objet deja decrit, on reconnoh bientot que l'idee que l'on s'en etoit fonnee n'est qu'un vain fantome qui fuit et se perd en presence de la verite. Sous ce r apport, l'art de peindre exerce sur I' esprit un e1npire plus puissant et plus a bsolu que I' art d'<:krire; et quoique la difference entre les i1nages tracees et les objets naturels soit infinie, il est certain cependant que les i1npressions de celles-ci sont plus vraies,. plus nettes et plus durables, que l e s tableaux, sou vent faux, e t presque toujours nn.nc nn off,p-nt L :>c r l p"rrip tions. En vain pretendroit-on nons donner une idee juste des objets sans le sec ours des figures. L' art de peindre est sans con tredi t I' art de decrire par excellence: l e s contours et l e s couleurs ne pouyant etre exprimes que par l'in1ita.tinn 7 At la physiono1nie d'un ani1nal ne pouvant se d ecrire, il faut done l es figurer. Or, loin qu'une collection de figures exactes soit un ouvrage inutile, elle doit, au contraire contribuer l'avancen1en t de I a science, en ce qu'elle Sert a faire COllnOhre beaucoup 111ieux les etres naturels' qui' par leur rarete' sont soustraits a u x recherches de l'obser vateur. Mais si les avantages qui resultent des bans dessins sont incontestab1es, le mal provenant d e ceux qui sont incorrects est encore bien plus evident; et nous obs erverons que c'est avec trap d e l egerete que certains auteurs se p ennettent de copier, d e e t de publier des figures d'ani1naux ou d'autre s objets dont ils n'ont j a1na is vu l e s n1odeles. En supposant que le pre1nier auteur ait fait une faute, elle se propa ge bi ent8t par l e s copies; B

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6 D IS C 0 U R S PRE L I M IN A IRE. elle s'autorise par des noms respectables, souvent elle est Ia base sur laquelle on un nouveau, et ce n'est qu'apres un laps de tems' quelquefois tres-considthable' que la verite sortant tout-a-coup du nuage, vient reduire au neant et la figure et les Buffon, qui, tro1npe par un ou plusieurs individus mutiles, donna au Papion une queue courte et tronquee a ete suivi en cela par beaucoup d'iinitateurs; et ainsi le Papion a pris place panni les singes a queue courte, appeles :Babouins. Une observation plus exacte leur efrt prouve que le Papion est muni d'une queue tres-longue' et que' reduit en esclavage' cet animal est sp.jet a la perdre .. Si Ies compilations en litterature ne contribuent point a l'avancemeilt des connoissances hu1naines, du moins, lorsqu'elles sont bien faites, e l les ne sauroient lui nuire; et si elles n'en accelerent pas Ia marche, elle s ne Ia retardent pas. II n'en est pas ainsi de celles faites en peinture; leur effet, bien loin de concourir aux progres de l'art, le fait, au contraire, aller d'une maniere retrogade. II n' est personne qui ne sache com bien est grande l a distance qui separe les copies des originaux quels que soient les talens et les Si 1'nn ligures des meilleU. .. res de l' ouvrage de Buff on aux originaux, o n sentira f acile ment cette verite; et si l'on descend par degres aux copies des copies et aux arrieres-copies, on sera convaincu que Ies erreurs que causent a Ia sci ence ces chetifs enf'!-ns de la cupidite sont incalculables. . Que I' on j ette les yeux par exemple, sur la collection des figures que I' on a de l'Orang-outang, on verra que cet assemblage grotesque de caricatures est .une preuve incontestable de I' excellence de cette maxi1ne ' qu'il ne faut jamais parler que de ce qu'on voit et qu'on touche. C'est d'apres ces considerations que j'ai cru devoir m'imposer la loi de ne jamais peindre ni decrire que les ani1naux que j e verrai en nature. J'ai suivi a peu pres d ans cet ouvrage la marche indiquee par Buffon et Linne ; c' estadire que les sing e s y sont presentes dans Ie ordre. Maison ne peut se dissimuler que cette 1nethode ne soit defectueuse a beaucoup d' egards : ces aniinaux qui consideres sous un certain rapport, semblent se. rapprocher uns des autres, s'eloignent sou vent par des caracteres de la plus grande importance, et qui paroissent indiquer

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, D I S 0 U R. S P R E L I M I N A I R E. 7 (l'une maniere plus certaine)es veri tables loix de la nature . La plupart des singes ne nous sont connus que par les depouilles de quelques indivi dus et cette division de Buffon, fondee sur l'absence, la presence oula longueur de la queue, quelque simple et naturelle qu'o.n la ne sera plus supportable des que !'organisation. de : ces animaux_sera .mieux connue. C'est pour cette raison qu'en adoptant les families de Buffon et de Linne, j'ai divise ces families en differentes se ctions. Ces divisions .sont quelquefois fondees sur des caracteres indiques par des au teurs modernes, et souvent sur la simple physionomie des animaux, a-dire, sur des caracteres tres-superficiels; et commeil est quelques especes decriteS que je n'ai pu encore Ille procurer, j'ai renouvelle les numerOS des pages du discours a chaque division; que lorsque ces especes me p.arviendront, ainsi que celles qui seront nouvelles, on puisse les dans l'ordre indique par leurs caracteres . Il resulte encore de cet arrange .me:n.t un a vantage pour les naturalistes; c' est qu'ils pourron t classer les figures COmme ils le jugeront a propos. L'histoire des singes est, et seta long-terns, d.ifficile a connoi tre les individus entre ... sur-._ prenante : ils different par la grandeur, la grosseur. et Ia couleur; aussi a-t-on fait plusieurs especes d'apres ces differences individuelles (1). Leurs moours ne nous sontconnues que par les relations des voyageurs, qui n'-ont pas toujours les qualites necessaires pour bien voir la nature; il a fallu toute Ja sagar. 1te de Buffon pour debrouiller ce cahos, toute la vivacite de SOn genie pour percer Jes nuages qui voiloient la.vthite; et, Inalgre quelques erreurs dans les9.uelles il est to1nbe; malgre les ridicules cla1neurs de ses nombreux ennemis(2), c'est encore a son bel ouvrage qu'il faut avoir recours connohre la nature des singes' car depuis cet iininortel auteur on n'a rien fait ni rien decouvert de bien important relativ:ement a l'histoire ou a la nature de ces aniinaux. Je ne pense pas qu'on veuille ( 1) Le Maimon et le Mormon Linn. Le Maimon et le Macaque a queue courte, etc. (2) Qui croiroit que Buffon, le createur du Museum Fran'iois, run d.es plus beaux genies que Ia France ait produit, soit des dedains de quelques nomenclateurs; a les entendre, BuHon n'est pas naturaliste; il n'est qu'un romanCier, qu'un fabuliste, qui s'est permis de donner une ame aux animaux; qu'un litterateur elegant. Et ce n'est pas ainsi, disent:.ils, que nous l'histoire naturelle. Cela est vrai.

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I 8 D I S C 0 U R S P R ELI MIN A IRE. donner le nom de decouvertes a ce grand nombre de lnethodes' de clas sifications nouvelles que chacun imagine. Les nomhreuses varietes etant une des principales causes qui rendent l'histoire des singes difficile a connohre' et le travail que je presente au public etant specialeinent un ouvrage de peinture je donnerai ces varie. tes lorsfl,u'elles offriront des differences bien caracterisees; et j'ajouterai nne ou plusieurs planches des parties anatomiques relatives a la distinc tion des especes' quand je le croirai necessaire. J'ai snpprime dans mes dessins ces accessoires inutiles dont quelquefois on surcharge les figures d'animaux. Si dans un tableau on a pour but de faire illusion, et de produire des sensations agreables, ce' s riches compo ... sitions son.t un moyen sfrr pour y parvenir; 1nais en histoire naturelle, Ia Ct>. nnoissance la verite etant le seul but qu'on se propose, tout ce qui lui est etranger' et tout ce qui peut detourner !'attention d'elle 7 doit etre I l!eJJeUe. Quant la. fai cru qu'1I me surnroitae citer Buffon, Linne t a r u na turalistes qui on t par le des singes claire e : tl. p ) re .
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HISTOIRE NATURELLE DES MAKIS.

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DISCOURS SUR LES ANIMAUX AUXQUELS ON A DONNE LE NOM DE M A K IS. L ES premiers voyageurs a Madagascar qui virent ces animaux, auxquels on a donne le nom genthique de Makis, et que les naturels du pays nomment Maques ( 1), n'hesiterent point a les prendre pour de veri tables Singes a museau pointu ; et c' est so us cette denomination qu' 6n trouve les Makis indiques dans presque to us les voyageurs anciens; 1nais depuis on a reconnu que ces animaux sont de genre tres-different. # En effet, les Makis ont les jambes de derriere beaucoup plus longues que les Singes; ce qui leur donne une allure toute partic11:liere: lorsqu'ils marchent a quatre pieds' le train de derriere est beaucoup plus eleve que ce .lui de devant; ils ont alors grcice, et semblent genes 4ans cette position. Mais cette longueur de leurs jam bes de derriere leur donne une grande facilite pour grimper sur les arbres; ils sont tres-lestes a sauter de branche en branche; et leurs mouvemens sont si prompts que l'ooil, dit Sonnerat, a de la peine ales suivre. Sous ce rapport ils ont beaucoup de ressemblance avec les Singes. Mais ils different de ces derniers animaux par le nombre et la position de leurs dents, par leurs ongles, qui, quoique plats et courts, sont ce. pendant anguleux a leur extremite. Dans toutes les especes, l'ongle de l'index pieds de derriere est long et subule: ce caractere est tres-apparent; et (1) Sonnerat.

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4 DISCOURS j'ai aussi observe que sur la plupart des Makis, c'est le quatrieme doigt qui est un peu plus long que les autres. Jusqu'ici les auteurs ont donne pour caractere generique des Makis quatre dents ala m&choire superieure et six a l'inferieure; mais Etienne Geoffroy, professeur de zoologie au Museum d'his toire naturelle, a reconnu que les animaux qui forment ce genre offrent des caracteres particuliers' et doivent par consequent divises ( 1 ). L'Indri de Sonnerat, Lenzur G., n'a que quatre dents incisives ala m&choire inferieure, elles sont placees dans une position absolument horisontale, tandis que sur les Makis elles sont au nombre de six, et dans une position diagonale. Ces incisives inferieures de l'lndri sont conca ves en dedans et con vexes en dehors. Le professeur Geoffroy, ayant reconnu les caracteres sur deux especes de Sonnerat, l'lndri et le Maki a_ bourres, Lenzur Laniger de Gmelin, a cru, et avec raison, que ces deux especes devoient former un genre particulier entre les Singes et les Makis. Quoique sur la peau de l'Indri que fai figure, je n'ai' pu voir ces caracteres indiq ues par le professeur Geoffroy la bouche de cet individu etant entierement fermee' je ne laisserai pas d'adopter ce genre bli par ce naturaliste, parce que je connois !'exactitude avec laquelle il fait ses observations. Les Makis, coinine je viens dele dire, sont des animaux tres-vifs et qui voyagent sur les arbres avec une facilite. Ce trait seul caracterise leur nature; et je ne sais pourquoi on leur a assimile des animaux lents et paresseux. Le Lemur Tardi'gradus de Linne qui est le que V osmaer a decrit sous le nom de Paresseux du Bengale, et le Loris de Buffon, sont des animaux qui, par la lenteur de leurs mouvemens, du moins le Tardi'gradus;? ne peuvent compares qu'aux Paresseux d'Amerique. lis ont en outre plusieurs caracteres qui les distinguent des Makis; ceux-ci n'ont que deux ma1nelles pectorales, et les Loris en ont quatre; la de ces derniers est beaucoup plus grosse, et leur museau, quoique tres-pointu, est en terns beaucoup plus court et presque releve: enfin, la des Makis approche de celle du Renard, et la des Loris de du Doguin. C'est peu d'avoir confondu parmi les Makis vifs et legers, des animaux (I) Memo ire sur l e s rapports naturels des M.-txr s _, Lemur L., e t description e spec e nou velle de mammifere _, par Etienne Geoffroy, professeur de zoologie au Museum d'histoire naturelle. Magasin Bllcyclopedique _, tome I, page 20. Ients

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S U R L E S M A K I S. 5 lents et paresseux; on a encore range dans ce genre des animaux voltigeurs, et qui, par ce caractere, se rapprochent des Chauves-souris. Le Lemur Volans de Grr1elin differe des Makis, non-seulement par cette membrane qui lie ses quatre me1nbres et sa queue mais encore par taus les autres caracteres. II n'est point quadrumane; ses doigts, longs et plats comme une lame de couteau, sont par une membrane, a peu pres comtne les doi g ts des ani1naux nageurs; ils sont munis d'ongles tres-arques' tres-pointus a leur extreinite' fort epais a leur base et de me forme que les doigts, c'est-a-dire applatis sur les cotes. Ce Lemur Volans n'a que deux dents incisives ala superieure et six a }a choire inferieure mais d'une forme particuliere. Cet ani1nal a ete decrit par Pallas, qui en a fait un genre sous le nom de GAL :Eo F 1 T H :E Q u Quelques auteurs ont aussi range le Tarsier parmi les Makis; d'autres ont fait de cet ani1nal une Gerboise, et d'autres un Didelphe: nous ver rons que le Tarsier, sans un ... Maki, se rapproche plus des anin1aux de ce genre que d'aucun autre. Enfin, le professeur Geoffroy a fait connohre une nouvelle espece qui tient le 1nilieu entre les Makis et le Tarsier, et qu'il a decrit1sous le nom de Galago. II est certain que le genre Maki, Lenzur, tel qu'il est presente par la plupart des auteurs est tres-diffus ; et coinine la division de ces animaux qu'a. faite le professeur Geoffroy Ine seinble etre ce qu'il y a de mieux jusqu'a present, j'adopterai entierement cette division, qui fournit cinq genres tres-distincts. Le premier genre, INn n I, comprend l'Indri proprement dit, de Sonnerat, et le Maki a bourres du auteur. Le second genre L EMu n com prend le Mongo us le Mococo le Vari, etc. Le troisieme genre, Lon Is, comprend le Loris de Buffon et le Paresseux du Bengale de V osmaer. Le quatrieme genre, GALA Go, comprend la nouvelle espece de Geoffroy. Le cinqui e me genre, TARSius, comprend le Tarsier de Pallas et celui de Daubenton. I i

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6 DIS C. SUR L E s M A K l S. J'indiquerai en de chacun de ces genres les caracteres qui leur sont pro pres ; et comme le Galeopitheque a ete confondu avec les Makis sous le nom de Lemur Volans, je donnerai c e genre Galeopitheque, sans ce pendant l'assimiler aux genres precedens.

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DES INDRIS. L' I N D R I, FIGURE I. Indri Niger, caudatus, cauda hrevissima, alha. Lemur lndri, L I N N.' edition de Gmelin. -lndri' s 0 NNE RAT' Voyage a la Chine et aux Indes. -Indri GEOFFROY, Magasin Encyclopedie. -Indri LACEPEDE LEs lndris ont quatre dents incisives distantes par paires a la m!choire superieure; les deux intermediaires ont le bord celui des laterales est convexe: ils quatre incisives inferieures, et par ce nombre ils se rap prochent des Singes, et s'eloignent des Makis qui en ont six. Ces dents incisives de la m&choire inferieure ont une position absolument horisontale; et les lndris different encore en cela des Makis qui ont ces incisi ves inferieures dans une position diagonale. Ces quatre incisives des Indris sont longues et depassent d'un tiers la m&choir.e superieure. Le mot indri, en langue madecasse signifie homme des bois ( 1 ). E.n effet l'lndri si on en excepte sa qui ressemble a ceUe du Renard, approche plus de la forme de l'homme qu'aucun autre animal. Il a, lorsqu'il est de bout sur ses pieds de derriere, presque sept fois la longueur de sa depuis la plante des pieds jusqu'aux ses jambes on pieds posterieurs sont aussi longs que le corps et la pris ensemble, et ses bras ou pieds anterieurs guere, dan:s cette position, qu'aux trois () Sonnerat.

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8 HISTOIRE NATUR ELL)E ..... quarts de la cuisse : cette proportion com1ne on voit, approche b ea u coup de celle de l'homme. Mais l'Indri outre sa de Renard. es t ). a d d hi quadrumane, c esta-ue que ses p1e s sont 1 I e.s mains' au moyen' desquelles il peut saisir les corps cotnm e font le.s Singes. L'Indri, lorsqu'il est pris jeune, est susceptible d'une sorte ,d', educatio n ; il a de l'intelligerice: les habitans de Madagascar ont l'.art d e l'ele ver et de le dresser pour la chasse com1ne nous dressons les chi,ens: Sonnerat qui no us apprend fait, il assez Parmi les vivans que l'homme a su dompter pour serv i r a ses b.e soins ou a ses plaisirs, ceux qui l'accompagnent a la chasse sont tous animaux de proie; le chien, le furet, le faucon, vi vent de chair. ; ils so n t doues par la nature d'un instinct belliqueux; Ia guerre est leur etat natur e l : : et lorsqu'a la voix de leur 1nahre on les voit s'elancer sur des animaux, SOUVent plus puissant qu'eux, c'est lTIOins a Ja volonte tyrannique de-l'hom me qu'ils obeissent qu'a la loi' inflexible de la nature, qui les sans cesse a poursuivre Jes individus des especes treS-lnultip}iees. Mais l'Indri est un animal innocent, frugivore, qui dans l'etat 'liberte ne manifeste aucun desir pour le sang : place par la nature dans le fond des sur les arbres, dont il mange les fruits, son insti.nct ne le porte pas a poursuivre les aniinaux tiinides ; .d'ailleurs' la longueur ex cessive de ses ja1nbes de derriere suppose qu'il n'est capable d'une ni longue ni rapide; et en cela l'Indri ressemble aux autres quadrumanes,, et a tousles animaux qui vivent sur les arbres. On pourr oi t don e douter que l'Indri fftt susceptible d'etre dresse pour la chasse, si ce fait n'etoit atteste par un ho1n1ne connu par son amour pour la verite, .par Sonnerat. L'Indri a vingt pouces depuis le museau jusqu'a -rorigine de la queue. et trois pieds et demi de haut etant debout sur ses pieds de derri ere. Son museau est noir et alonge: le front, les tempes et les jones sont .grises ; l es oreilles sont courtes et Le som1net de la le eou, e p a u les le dos, la partie superieure des bras, des cuisses et des jam hes so n t noir es. On re1narque sur les cotes une grande tache rousse a sa partie et jaune a sa partie inferieure. La poi trine et le ventre sont d'un n o ir-bru n: La queue et toutes les qui l'environnent est blanche; est trescourte. La partie posterieure des bras des cuisses et des ja1nb es est grise. Les quatre extremites sont noires. Aux pieds posterieurs l e c8te externe du talon est jaune, et cette couleur se prolonge jusque des -doi gts : ;

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DE S IN DR IS. 9 doigts; les ongles sont courts' plats' anguleux a leur extremite' a !'ex ception de celui du second doigt des pieds qui est long et presque su bule. L'lndri habite Madagascar ; l'individu dont on voit ici la figure fait partie de la collection du Museum d'histoire naturelle. Kk

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10 HISTOIRE NATURELLE DES M A K IS. LE MONGOUS, FIGURE I. Lemur Mongoz griseus cauda unicolore. LINN. Le Mongous BuFFo N, His to ire naturelle et Supplemens. The Mongooz, EDwARDs, Gla. -Le Maki aux pieds hlancs, B R Is S 0 N Reg. anim. LEs Makis different des Indris par le nombre et la position des incisives inferieures; elles sont au nombre de six, longues, droites et dans nne position diagonale. Ces ani1naux ont, ainsi que les Indris, deux mamelles pectorales; les organes de la generation conformes co1n1ne les Singes; I' angle de l'index des mains ou pieds posterieurs long et creuse en goutiere' et le quatrieme doigt des quatre extren1ites un peu. plus long que les autres. II paroh que l'espece du Mongous offre un tres-grand nombre de varietes: il yen a de petits, de grands, de gris, de bruns; les uns a pieds blancs, les autres a pieds bruns. Mais cette espece est facile a connohre, a son museau, qui, quoique tres-pointu, l'est cependant mains que celui du Mococo et du Vari, et plus que celui du Griset. Dans I' that sauvage, les Mongous vivent sur les arbres; ils se couvrent, dit-on, de leur queue, qu'ils redressent a la maniere ecureuils. Pris jeunes, ils s'apprivoisent facile1nent; mais ils sont mains doux que le Mococo. Celui de Buffon etoit sale et rongeoit sa queue; on le tenoit a Ja

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.Lemur } [ onooz.

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D -ES M A K IS. 1 1 et lorsqu'_il s'echappoit, il entroit dans les maisons voisines, il y mangeoit les fruits et le sucre: il etoit difficile alors de le reprendre; il mordoit cruellement, les personnes chargees de le soigner. II avoit, continue Buffon, un petit grognement continue!; mais lorsqu'il etoit seul et qu'il s'ennuyoit, il faisoit entendre un cri plus fort et semblable au croas sement des grenouilles. Ces animaux sont tres-frilleux et ne quittent point le feu. Le Mongous a de puis le muse au j usqu' a l' origine de la queue un pied trois pouces. Son museau est noirAtre, ses oreilles sont rondes; le poil qui couvre ses joues est court et celui des tempes et de la gorge est d'une couleur ferrugineuse. Le som1net de la le cou, les epaules le dos, le dessus des quatre me1nbres, sont converts de poil gris-brun fonce un peu frise; celui de la poitrine, du ventre et de l'interieur des quatre membres est plus clair; les quatre 1nains ou pieds sont cou':'"erts de poils blanchAtres jusqu'aux ongles; la queue, plus longue que le corps et la pris ensemble, est couverte de poils longs, gris et frises. Le Mongous habite Madagascar, et fait partie du Museum

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.. 1 2 HISTOIRE NATURELLE LE MAKI ROU.X, FIGURE II. Lemur Rzifus, ca .udatus, rzifo pilosus. J' AI dit' a !'article precedent' que l'espece du Mongous offre un assez grand no1nbre de varietes; I' animal dont il est ici question bien etre une de ses varietes: cependant il differe du Mongous par ses oreilles qui sont plus courtes, par sa queue qui, quoique tres-longue, est garnie de pails plus courts, et enfin par la couleur du pail, qui est grise sur leMon-gous et rousse sur celui-ci. . J'ai dessine le Mongous et le Maki roux d'apres deux individus parfai-tement conserves dans la collection du Museum; mais quelle que soit Ia perfection de ces peaux preparees on s ,ent que la distance qui les separe de la nature vivante est i1n1nense; et qu'il y auroit de Ia legerete a affir nler que, d'apres les petites differences qu'on vient de voir, le Maki roux et le Mongo us sont ou ne. sont pas de la meme espece: j'ai done cru devoir les separer en indiquant les rapports qu'ils ont entre eux, jusqu'a ce que, par des observations faites sur la nature vivante, on puisse s'assurer si ces deux animaux sont differens ou s'ils ne forment en effet qu'une seule 1\ et meme espece. Le Maki roux est de la grandeur du Mongous; son museau est noir; ses oreilles sont courtes et rondes; le so1nmet de la tete, les tempes les joues et le dessous du cou, sont d'un blanc-sale; une ligne noire s'eleve du front vers le sommet de la tete. Tout son corps est de couleur roux jauncitre; la queue, beaucoup plus grele que celle du Mongous, est brune' a son extrem1te. Le Maki noir figure dans Edwards paroh etre une variete du Nlongous. LE

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.Pl. 2

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_Fl. J. Lemur

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DES M A K IS. LE MAKI A FRONT BLANC, FIGURE III. Lemur .All>ifrons., caudatus., hrunneus., capite alho., rost ro nigro .Al!Jfftons:,. G .EO F FRo Y, &cydopedique, tome I, page 20 .. v 0 I c. 1I 1!11Jl. e de Mali qui a ete pub ,Jiee Etienne Geolfroy, dans. 1 d ,. . ' l L e memorre qne nons avons eJa c1te, et qn 1l appartenu au emUT Laniger de Gmelin. : ce natura]iste a vu trois individus parfaitement sem.b]ahles a celui-ci. Je me saiis ri.eude particnlier sui Makii., et je ne puis qu'en donner Ia :liiguie et la d escription.. Cet aDimal est : rm. pen. plus grand que le Mongous; son moseau est :noir 11 "'1111 d 11 d h . 11 ] .. eft: trre' s aJLonge ; ses o:rre11ues; sont 1 e cou.llenr 1 e c a1-r; tout .1e pol 1 qu1 en-tollllie ]a e'S; t blanc ; le est hiun-Yer.diit:rre , et ]a queue plus celle du Mongous, est : plus longue que le corps et la pris ensemb ler

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HISTOIRE NATURELLE I.J E MOCOCO, FIGURE 1 V. Lemur Catta caudatus caudq. albo nigroque annulata. LINN. Le BuFFON, Hist. naturelle.FLACOURT.The EDWAR,DS . LE Mococo est de tousles Makis celui qu'on. apporte le plus-souvent Europe. C'est un animal remarquable par la beaute de son pelage, I' ele gance de sa forme et par sa familiarite. Celui qui a servi de modele pour cette figure, a vecu long-te1ns au Museu1n dans le lieu ou l'on prepare .les peaux d'animaux; il etoit doux' montoit de sur les genoux des personnes qu'il connoissoit, 1nais ne se laissoit pas toucher fa cilement. Quoiqu'il fut libre il ne s'ecartoit jamais; il etoit frilleux, et il lui est arrive plusieurs fois de se brfrler au foyer d'un poele. Lorsqu'il etoit au solei!, il s'asseyoit droit, en ecartant ses bras ou jambes de de .vant, et presentoit ainsi -son ventre ala chaleur. Cette attitude don-} noit au Mococo une figure d'autant plus bisarre qu'elle avoit I' air affectee ; mais !'habitude de se placer ainsi en presence du solei!, paroh com1 mune a plusieurs animaux de ce genre : on voit dans la collection du Mu seuin un Vari tres-bien prepare dans cette et il est probable -que l'intention de I' artiste, en ainsi cette peau, a the de caracteriser le V ari par une attitude qui lui est familiere. Le Mococo du Museum etoit vieux et n'avoit rien de cette vivacite aux Makis; il vivoit de ra. cines et de fruits, et l&choit ses excremens par-tout ou il se trouvoit. Avant de se coucher, il alloit dans tousles coins de la chatnbre, et la il sautoit perpendiculairement jusqu'a vingt fois de suite sans II gri1npoit avec facilite et couchoit ordinairement sur une planche: il avoit une sorte d'intelligence, et savoit tres-bien gratter et crier pour se faire ouvrir les portes: sa etoit grave, sonore et assez forte. \

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. Lemur Catta. L:rm.:

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DES M A K IS. t5 Dans l'etat sauvage les Mococos vivent en troupes de trente a cinquante, dit Flacourt. Ce joli animal a quatorze pouces depuis le museau jusqu'a l'origine de la queue; son museau est tres-pointu; il est; ainsi que le tour des yeux, nair; les oreilles sont ovales' garnies de pail blanc; le front est egalement blanc. L'occiput, les c&tes du cou et les epaules sont noirAtres; le dos et le dessus des bras est gris-brun roussAtre. La partie exterieure des quatre membres est grise, ainsi que les mains ou pieds anterieurs, les posterieurs sont blancs. La gorge, la poi trine, le ventre et la partie interne des qua tre membres est blanche. La queue, beaucoup plus longue que le corps et la pris ense1nble, est couverte de longs pails alternativement noirs et blancs. J'ai dessine cet animal au Museum d'apres un i1,1dividu vivant, actuellement dans la collection des Makis empailles

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HIS TOlllE N A TURELLE LE VA R I,. FIGU:llE Lemur Macaco caudatus niger, collari harbato. L I N N. Le Vari _, BUFFON. -Varicossi_, FLACOUR T. _. The black Mau.cauco, EDW ARD.S I L paroh que le Vari est un animal tres-farouche dans l'that de Flacourt dit qu'ils sont furieux comme des tigres, et que deux de ces ani manx font un tel bruit qu'on diroit qu'il yen a cent. lis sont tres-difficiles a apprivoiser, a moins, dit-il, qu'on ne les prenne jeunes. On les trouve a Madagascar dans le canton de Mangabey, ou les habitans les nom1nent V aricossi. Ce nom V ari paroh dans ce pays, un nom generique et qui designe plusieurs especes, le Mococo est indique dans Flacourt so us ce nom, aussi bien qu'une autre espece a poil -gris, et qui, je crois, est le Mongous; mais leVari dont il est ici question, est distingue des ani manx de ce genre par le mot cossi qui, est un nom Cette espece varie, non par les couleurs, mais seulement par la distribution des couleurs. Les V aris sont ordinairement blancs taches de noir, ou noirs taches de blanc. Cet animal est remarquable par la beaute de son poil, qui est tres-long, touffu et tres-doux au toucher. LeVari a, depuis le museau jusqu'a l'origine de la queue, un pied qua tre pouces; son ;n1useau est tres-alonge, et noir tache de blanchtltre. Ses oreilles sont courtes, le front est noir. Il a de chaque c&te de la une touffe de longs poils qui lui forment une espece de cravatte. Le poil qui couvre le corps est blanc; les epaules' le dessous du corps' une partie des cuisses et les quatre extremites sont blanches. La queue, aussi longue que le corps et la pris ensemble, est noire. LE

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P/, 1/ I ernur m.acaco V. A

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DE S M A K IS. ' L E V A R I VA R I E T E a. Il est de la grandeur du precedent, tout noir, a l'exceptiori de la cravatte e.t des quatre membres qui sont blancs; on voit aussi sur le milieu du corps une tache blanche transversale en forme de ceinture. J'ai dessine ces deux individus au Museum Francois ., Mm

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HISTOIRE NATURELLE LE G R I S E T, FIGURE VII. Lemur Griseus caudatus griseus rostro hre vi L e petit Maki gris BuFFo N, Supplemens. -Lemur Murinus G MELIN.-Lemur Gris eu s GEOFFROY. CE Maki a ete decrit par Buffon dans ses S upplimens' d'apres un individu rapporte de Madagascar par Sonnerat. Le poil de ce joli animal est gris de souris vers sa racine, plus jaune extre1nite, et frise comme la laine de la vigogne. Quoique son museau soit mains alonge que celui des autres Makis, il a la physionomie tresfine, avec la legerete et le s mouve1nens du Mococo, dit Buffon; mais il a plus de ayant les jam bes de derriere mains longues. Ce Maki a dix pouces depuis le museau jusqu'a I'origine de la queue; tout son corps est couvert d'un poil gris jasp e de jaun&tre ; le dessous du corps est presque blanc. La queue, plus longue que le corps et la tete pris ensemble, est plus jaunatre vers son ex tremit e J'ai cette espece au Museum

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Pl. t elllUL' l!usillus.

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DES M A K IS.' LE MAKI N AI N, FIGURE VIII. Lemur Pusillus _, caudatus griseus. Rat de Madagascar_, BuFFo N, Supplemens.Lemur Pusillus _, GEOFF R 0 Y, Magasin Encyclopedique, tome I page \ } L E Maki nain a ete indique par Buffon dans ses SupplemeJts so us Ie nom de Rat de Madagascar; ce nom est tresimpropre, puisque, de l'ave u de cet illustre auteur' ce petit animal. n'a aucuri rapport le rat. cc On doit seulement observer, dit-il, que il n'a point d'ongles cc saillans aux pieds de derriere ni a ceux de devant, il paroh faire une es<< pece particuliere tres-differente de celle des rats, et s'approcher de l'ecu reuil et du palmiste. >> N ous observerons aussi que, par cela qu'il n'a point d'ongles saillans aux pieds, ce animal ne ressemble pas plus a l'ecureuil qu'au rat: en effet, ce pnhendu rat de Madagascar est un quadrumane; il a, comme les Makis, le pouce des pieds ecar te des autres doigts et l'ongle de !'index posterieur subule. Ses dents incisives sont au nombre de quatre' distantes par paires' ala machoire superieure et de six dirigees obliquement ala machoire inferieure. Nous ne savons rien de particulier sur le Maki nain, sinon qu'il vit sur les palmiers, dit Buffon. J'ai vu deux individus de cette espece, ils diffe roient Un peu pour la grandeur: du reste, i}s etoi .ent parfaiteinent Sein blable. Le Maki nain a cinq pouces et demi depuis le nez jusqu'a l'origine de la queue. Son museau est moins alonge que celui des autres Makis; ses yeux sont gran ds et entoure s d'une teinte brune Le poil qui couvr e l e des sus du corps, la queue et les quatre 1nembres est gris; 1nais l'extremite en

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,. HISTOIRE .NATURELLE 20 est rousse, et cette teinte domine sur le Maki nain. Le dessous du cou, la poitrine, le ventre et la face interne des quatre membres sont blancs; la queue est un peu moins longue que le corps et la pris ensemble. Sur la figure de Buffon cette queue est recoquillee, comme celle des Sa pajous; mais Buffon n'indique point ce caractere dans sa description. j Le Maki nain fait partie de la collection du MuseumFranc;,ois. DES

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DES L 0 R IS. 2 1 DES L 0 R IS. LE LORIS PARESSEUX, FIGURE I. Loris Tardi gradus., ecaudatus., sulferrugineus _, linea dorsali hrunnea. Paresseux du Bengale., Vo S M AER.-Le Lori s d e B e ngale., BuFFON, Suppl.Cercopithecus., ceilonicus., seu Tardigradus dutum major. SEBA, tab. XL VII, fig. 1. ,. LEs Loris des Makis par leur qui est grosse et ronde, par leur museau qui, quoique tres-pointu, est court, par leurs yeux qui. sont gros et tresrapproches l'un de !'autre; et enfin par leurs mamelles qui sont au no1nbre de quatre. Les deux especes connues de ce genre, n'ont point ou presque point de queue. Du reste, ils ressemblent aux Makis; comme eux ils ont quatre dents incisives ala machoire superieure' et six a l'inferieure. L'ongle de l'index posterieur est aussi subule. Le Loris paresseux a ete observe vivant par Vosmaer, et decrit par Linne sous le nom de Tardigradus. Les descriptions de ces deux auteurs different en ce que Vosmaer n'a vu que deux incisives ala m&choire supe rieure de cet animal, et que Linne en a vu quatre. Cette difference avoit fait regarder le Paresseux de Bengale comme nne espece nouvelle; mais depuis on a reconnu que Vosmaer s'etoit trompe: l'individu qu'il avoit ob serve ayant ete apporte a Paris avec la collection du prince d'Orange, le professeur Geoffroy examina de plus pres cet animal, et reconnut qu'en ef fet il a quatre incisives a la machoire supthieure; mais les laterales sont fort petites et n1avoient pas ete vues par Vosmaer. Nn

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:22 I-II S T 0 IRE N A T U RE LLE Linne et Vosmaer ont observe une apparence de queue au Loris paresseux; mais ils ne disent point si cette queue est un prolongement des ver tebres: .je serois tente de croire qu'elle n'est, com1ne dans le Magot, qu'un appendice charnu; car il m'a ete impossible d'en retrouver la moindre trace sur la peau est au Museum, et cependant cette peau est dans un etat parfait. V osmaer a possede ce Loris vivant: il resulte de ses observations que cet animal ales mouve1nens tres-lents, qu'il dort le jour, 1nange la nuit, qu'il vit de fruits, d'insectes, de petits oiseaux et d'ooufs, qu'il a une odeur forte et desagreable, et que son cri, qu'on peut expri1ner par ces mots ai", ai', ai", rappelle le Paresseux d' Amerique. Euffon rapporte au Loris proprement Loris Gracilis, une notice du chevalier d'Obsonville, sur un animal des lndes orientales, nomme le Therangue ou T&tonneur; celui-ci vit dans les rochers et les bois solitaires; il est melancolique' silencieux' carnivore et marche de nuit. : il dort le jour, accroupi, la appuyee sur ses mains reunies entre ses jambes. L'individu decrit par d'Obsonville avoit pres d'un pied etant de bout sur ses pieds de derriere; mais, ajoute-t-il, il y en a de plus grands. 11 n'avoit point de queue; sa poitrine etoit large; ses bras et ses jambes etoient bien formes. Sa demarche avoit quelque chose de contraint, et il pouvoit par courir au plus quatre toises en une minute. 11 me semble que cette description a plus de rapports avec le Loris pares seux qu'avec le Loris ce dernier n'a que huit a neuf pouces etant de bout, etil ne parch pas que ceux qui ont the decrit l'individu dont je donne ici la figure, aient offert une grandeur plus LeThe rangue de d'Obsonville avoit les membres bien formes, Si ce Therangue etoit en effet le Loris la maigreur excessive des Inembres de ceder nier animal auroit-elle echappee a l'observateur? Cette maigreur est telle qu'ayant vu ;pour la premiere fois, un Loris empaille, je crus qu'on avoit neglige de bourrer les membres; mais depuis j'ai vu et dessine un in dividu de cette espece conserve dans l'esprit de vin' et il m'a ete facile de connohre ses veritables formes : c'est cet individu qui est grave sur Ia plan che II du genre Loris. Et cette habitude qu'a le Therangue de dormir Ia appuyee sur ses mains entre ses jambes , appartient encore au Loris paresseux; l'individu de V osmaer a ete empaille dans cette attitude au moment oil il se reveille; et je sais que I' artiste charge de manter les animaux du stadhoud .er negligeoit jamais de leur donner une attitude qui. leur fut propre ( 1 ). Je pense done que c'est au Loris paresseux qu'il (I) Un naturaliste qui a beaucoup frequente les cabinets de m'a assure que cet artiste avoit

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D E S L 0 R I S. faut rapporter le Therangue ou Tatonneur du chevalier d'Obsonville. Le Loris paresseux a treize pouces depuis le museau jusqu'a l'anus; sa est grosse, ronde; ses yeux sont grands et rapproches l'un de !'autre; son museau est court et pointu; se s oreilles sont minces et presqu'entierement cachees sous le poil. Tout son corps est couvert d'un poillong, touffu et jaun