USF Libraries
USF Digital Collections

Travaux de L'Institut de Speologie de Cluj

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Travaux de L'Institut de Speologie de Cluj
Physical Description:
Book
Language:
English
Publication Date:

Record Information

Source Institution:
University of South Florida Library
Holding Location:
University of South Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
usfldc doi - S62-00016
usfldc handle - s62.16
System ID:
SFS0036130:00001


This item is only available as the following downloads:


Full Text
xml version 1.0 encoding UTF-8 standalone no
record xmlns http:www.loc.govMARC21slim xmlns:xlink http:www.w3.org1999xlink xmlns:xsi http:www.w3.org2001XMLSchema-instance
leader nkm 22 Ka 4500
controlfield tag 008 000000c19749999pautr p s 0 0eng d
datafield ind1 8 ind2 024
subfield code a S62-00016
040
FHM
049
FHmm
0 245
Travaux de L'Institut de Speologie de Cluj
260
c 1926
1 773
t Natural Sciences Collection
4 856
u http://digital.lib.usf.edu/?s62.16



PAGE 2

LUCRRILE INSTITUTULUI DE SPEOLOGIE DIN CLUJ TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE DE CLUJ.

PAGE 3

1,1 LUORARILE INSTI'rUrrULUI DE SPEOLOGIE DIN OLUJ rr R A V A U X D E L l N S T I rU r r D E S P 0 L 0 G I E DE CLUJ '"1.'0 i\-1. U L 1. (NRE 1 -25) 1920-1924: CLUJ DITION DE L .JNSTlTUT SPOLOGIE STRADA MIKO N o 5, C L U J (R 0 U MAN 1 E1 Pretul (Prix) 30 l ei aur (francs or) 1926.

PAGE 4

Table des Matires du tome 1. (553 pages, 229 figures) Numro 1. E. G. fu.cOVITZA. L'Institut de Spologie de Cluj et considrations g nrales sur l importance, le rle et l'organisation des Instituts de recherches scientifiques (Premier rapport de la Direction Priode 1920-1924 (50 p.+ Annexes: A 1 p.; B, 10 p.). Numro 2 INSTITUTUL DE SPEOLOG IE. Legea de nfiintare promulgata la 26 Aprilie 1920. Contractul din 18 Decembrie 1919-Memoriul din 14 Decembrie 1919. (20 p.). Num'ro 3, E G. RAcoviTZAMontage, conservation et classement des prpara tions microscopiques (Arch. de Zool. exp. Paris t. 59, Notes et Rev ue, No. 3 p. 78-89, 1 fig.Paru le 25 Aot 1920). Numro 4. R. JEANNEL.Notes su r les Trechini (Colopl i'es, Carab idae) (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. I, fasc. 1, p. 154-170, 2G fig. Paru le 31 Dcembre 1921). Numro 1), R. Megalobythus Goliath, Pslaphide cavernicole nouv ea u des monts Bihar (Bull Soc Sciences Clttj, t I, p 33::!-23 7 10 fig. Paru le 11 Mai 1922). Numro 6. R. JEANNEL.' Deux Choleva nouveaux de France (Bml. Soc. entomolo gique de France, Ann. 1922, l"fo. 2, p. 24-27. Paru l e 22 Fvrier 1922).

PAGE 5

II 1ABLE DES Jl:JA11RES Numro 7. R J EANNEL. -Sur les Chole\'a des les Britaniques (Bull Soc. en tomologique de France, Pa, -is, Ann. 1922, No. 4, p. 49-50. Paru le 21 Mars 1922). Numro 8 R. JEANNEL.-Les Trechus de l'Afrique du Nord et des les Atianlides (Bull. Soc. Sciences nat. Maroc, Rabat, t. II, p. 1 5-30. Paru le 1 Mars 1922 ) 9. R. J EANNEL. Les Trechinae de France. Premire partie (Ann. Soc. en tomologique de France, Paris, t. 90, p. 161-192. Paru le 22 Mars 1922). Numro 10. R : JEANNEL. -Les Trechinae de France. Deuxi me partie ( Ann. Soc en tomologiqu e de France, Pmis t. 90, p. 295-3'45. Paru l e 26 Juillet 1922). Numro 11. R. JEANNEL.Deux Staphylirides endog s aveugles des monts Bihar (Bull. Soc Scienres C luj, t. I, p. 337-347, 14 fig. Paru le 29 Septembre 1922) Numro 12. E G. RAcoviTZA. De s cription de trois Asellus (Isopodes) cavernicoles nouveaux (Note prliminaire) (Bull Soc. Sciences Cluj, t. I, p. 401-410,9 fig. -Paru le 6 Novembre 1922). Numro 13 R. JEANNEL. -Etude prliminaire des Coloptres aveugles du Bihar (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. I, p. 411-472, 56 fig. -Paru le 16 Dcembre 1922). Numro H. G. RACOVITZA. -Notes sr les Isopodes: 10.Orientation de l'Isopode e t essais de nomenclature pratique des bords et faces de son corps e t de ses appendic es 1 L-Morphologie et phylognie des p riopodes et de leurs phan res (Arch. d e Z?ol. exp., Paris, t. 61, Notes et Revue, No. 4, p. 7 5-122, fig. 11?5-=-151. le 12 Janvier l923). .

PAGE 6

1ABLE DES MATIRES Ill Numro 1o. R. JEANNEL. -Les Chol e va de l'Italie (Coleopt. Silphidae) (Boll. Soc. entomologica ltaliana, Genova, Ann. 55, No. 3, p. 34-42 Paru le 16 Mars 1923). Numro 16. P. A. CHAPPUJs.No uveaux Coppodes cavernicoles des genres Cyclops et Canthocamptus. (Note prliminaire ) (Btl. Soc. Sciences C luj, t. 1, p. 564,----590 20 fig. -Paru le 31 Mars 1923). Numro 17. R. JEANNEL. Un nouveau Drimeotus endog des monts Bihar. (Bull. Soc. Sci e ncas Cluj, t. 1, p. 604-605 Paru le 11 avril 1923). Numr9 18 R. JEANNEL. Un Si lphid e (C ol) cavernicole n o uv eau du Jura Bernois. (Bull Soc. e ntomologiqtte d e Franc e Paris,, Ann. 1 9 22, No 1 5 p. 202-204, 2 fig. Paru l e 2 1 Novembre 1922). Numro 19. R. JEANN E L Un nouveau Bathysciol a des Py rnes-orienta l es (Col. Silphidae). (Hull. Soc. en tomolog ique de F rance, P aris, Ann. 1 923, No. 7, p. 104-106. Paru le 11 Mai 1923). Numro 20. R. JEANNEL. Des c r ip tions prliminaires d Anophthalmes nouveaux de Serbie (C o leoptertt Carabidae). (B ull Soc. Sciences C luj, T Il, 2e partie, p. 1-12, 9 fig. Paru le 6 Octobre 1923). Numro 21. R. J E ANNEL -Les Trechinae (Coleoptera Carabidae), d e l a R gio n Orienta l e (Ann and Magaz of Nat. R i st., L ondon, Ser. 9, Vol. 1 2 p. 393-435, 18 fig. P aru en Octobre 1923). Numro 22. P. A CHAPPUJS Sur la validit spcifique de d eux Harpacti ci d es. (Bull. Soc. S ciences Clt tj, T. II, 2 e partie, p. 17-20. Paru le 30 D cembre 1923). Num ro 23. P. A. CHAPPUis. -Description d e d e u x Harpacticid e s nouveaux d e Transylvanie ( No t e prliminaire) (Bull Soc. Scienc e s Cluj, T II, partie, p. 23-26, 4 fig. Paru l e 30 Dcembre 1923).

PAGE 7

IV TABLE DES MATIRES Num ro 24. P. A. CHAPPUIS Descriptions prliminaires de Coppodes nouveaux de Serbie. (Bull. Soc. Sciences Cluj, T II, 2e partie, 27-45, 4 4 fig. P a ru le 10 Janvier 1924). Numro 25. R. J E A N N EL. S ur le mcanisme de l 'i solement gnital chez les Ca vernicoles. ( C. R. Soc. Biologi e Paris, T. 90, p. 533-534. Paru le 1 Mars 1924). Index. R. J E ANNEL. Index des espces dcrites (8 pages).

PAGE 8

AVAN'r-PROPOS. tlibliothques et Institutions scientifiques subissent une crise progressi vement accentue ; lews maigres ressources n'arrivent plus faire face l'augmentation continue des prix et du nombre des publication s La documen tation bibliographiqur. indispensable aux recherches, devient d e plus en plus difficile. La hausse des prix est un dsastre pour les J:lays monnaie dprcie; elle est moins pnible ceux qui JOuissent d'un change normal. Mais tout le monde subit peu pr s galement les inconvnients financiers qui rsul tent de la pullulation croissante des revue s s c ientifiques Cette augmentation num rique tient deux cause s A. Une cause fatale, disons "lgitime" et fortun e" : l'augment a tion progressive des laboratoires, des savant s des besoins du progr s de nos connaissances, des n c e ssits de la sp cialisation scientifique et du perfection nement des mthodes de prod1,1ction. Les priodiques nouveaux qui sont la consquence naturelle" de cette cause, r pondent don c un ]Jesoin r el et sont assurs d'avoir la collaboration abondante et choisie, et la vente suffi sante, qui seules font les publications durables. B. Une cause vitaole, disons "ill g itime" et ,infortune" : la glo riole un peu pu rile d' tre ,Directeur de revue", m me si la publication nouvelle ne rpond aucune ncessit, ne peut compter sur un nombre suffi sant de collaborateurs, ne peut esp rer assurer sa v e nt e el par consquent sa diffusion, et se rduit de maigres brochures dans lesquelles quelque s faits intressants se perdent d a ns un fatras de texte ,tirl a-ligne". Les priodiques de la seconde catgorir. sont nui s ibles au progrs de la Science. D'une dure ph m re, ils font le dsespoir des bibliothcaires et des bibliographes, tenus tre "complets". N'ayant pa s de collaboration assure, ils incitent l eurs rdacteurs tirer--la-ligne" et leur s directeurs ramasser n'importe quel ,rat" pour faire du ,remplissage". Et que dire du gaspillage de fonds qui pourraient tre utilement employs ailleurs Une revue de s cience pure ne peut compter sur une clientle nombreuse d'abonns et ses frais de fabrication sont trs considrables; elle demande donc de tr s gros sacrifices matriels bien rarement amortis Les reproches qu'on vient de lire ne peuvent tre adress s aux deux pub li cations qui paraissent sous les auspices de l'Institut de Sp olo gie de Cluj, c'est-dire: Blospeologica qui en est son cinquante-deuxi me fascicule Travaux de l'Institut de Spologle de Cluj qui d butent par l e pr sent volume. Si ces deux priodiques ne rentrent pas comp l tement dans la c a tgorie premire A, ils font partie d'une troisime catgorie qui a son utilit, tout en ne prsentant aucun rles inconvnients de la catgorie seconde B. En effet, BrosPEOLOGICA, ne contient que des mmoires dfinitifs, sujets spologiques, publ i s d'abord dans les Archives de Zoologie exp ri mentale. Les 'IRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE rassemblent par volume, toutes les notes prliminaires et les mmoires caractre non stri c tement

PAGE 9

A VANT-PROPS speologique, que publient le personnel, les lves et les collaborateurs de cel Institut. Tout ce qui dans ces ,Travaux". p ossde un intrt scientifique gn ral, a t publi d'abord dans des r'evues grande diffusion. Notre publica tion ne contient donc que des tirages-il-part", runis par volume el pourvus d'une ,Table des matires" el d\m ,Index'' dtaill facilitant la recherche des renseignements. Les seules parties inrlites sont les rapports de la Dire c tion, les acles ulliciels intressant l'Institut, ou des notes i)orle scientifique res treinte qui pourront sans inconvnient manquer dans le rpertoire de la production scientifique universelle. Celle troisime calgorie (C) de publications priodiques prsente une utilit pratique sur lat[uelle il me semble inutile d'insister;. groupant les tra vaux par Institutions scientifiques, donc par sp c ialits plus ou toins restrein tes, elle fae ilite singulirement aux spcialistes, comme aux bibliothques, 1 'acquisition de l'outillage" bibliogr-aplti(jUe indispensable aux recherches. Les p riodiques, dont il est question, sont de vritables Collections de travail", des Handappm ale", comme disent les Allemands. Lem .dition" coOle environ dix fois moins cher que celle des revues quivalentes co:,lenu indit; elle e s t donc h la porte des res s ources louj oms mo dtsles des institutions scientifiques. Elle. n'empc he mme pas la manifestation, aussi co mpl te qu'on peul le sou haiter, de l'amour-propre des dirigeants; la couverture el le faux-litre n'offrent-ils 1 ms leur surfac esclave et rsi gne pour immortaliser les noms et prn oms direclot:iaux, accompagns des titre s cl qualits ainsi que de l'numration des acadmies, socits el c na c les dont les dits peuvent s e prvaloir et des dcorations dont ils ont le d 'rait de J resligieusement se parer Je ne puis trouver, aprs mOre rflexion et de quelque ct qu'on les envisage, aucun inc onvnient qui pourrait amoindrir l'ensemble des avantages de ces sortes de publications. Il me semble donc qu'il faut les encourager, les soutenir et les propa ge r et cela, non seulement pour leurs vertus pi opres, mais aussi parce qu'l est permis d'esprer que leur adoption gnralise amnera, sinon la dispari tion complte, du moins une forte diminution, des priodiques de la seconde catgorie (B) qui sont la grande calamit des bibliographies el des bibliothques. Ce premier volume des ,TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE" dbute par un rapport indit sur la cration el l'organisation de celle InsCtution, rapport dans lequel le directeur traite galement, d'un point de vue gnral, la question si actuelle des ,Instituts de Recherche" el de leur organisation; sont aussi exposs, l'origine et le programme de l'entreprise scientifique ; qui sous le nom de ,Biospeologica" se propose de mettre le!! bases d'une ,Histoire naturelle du domaine souterrain". On trouvera: ensuite la Loi de cration de J'Institut de Spologie" avec ses documents annexes. Suivent vingt-trois travaux purement scientifiques, a yanl pour sujet les Coppodes, les Isor ) odes (sp c ialement les Asellides) et les Coloptres (spcia lement les Bath ysciins el les Trechins) La matire devant constituer un second volume est presque entirement rassemble, de sorte que son apparition est prvoir pour 1927. Cluj, janvier 192(). E. G. RACOVITZA

PAGE 10

1 1 E. G. RACOVITZA L 'INSTITUT DE SPOLOGIE DE CLUJ ET CONSIDRATIONS GNRALE SUR L IMPORTANCE, LE RtE ET L ORGANISATION DES INSTITUTS DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES. (P r e mier rapport d e la Dir ec t i on P l'io de 19 2 0 19 24) 'J'ra v 1 nsl. Spo\. -T. 1. N. 1.

PAGE 11

TRAVAUX DE L'INSTITU DE SPOLOGIE DE CLUJ Tome 1 (1920-1924) Numro 1 ================== ==== = ===== == == ============== L'INSTITUT DE SPOLOGIE DE CLUJ ET Cons idl'ation s gnrales sm l'im}lOrtance, l e rle et l'organisation des INSTITU1.'S DE RECHERCHES SCIEN'J11FlQUES. (PHEMJER RAPPORT DE LA DIRECTION 192 0 A 1924) P.AR K G. Racovitza TABL E DES MATI E R ES Pa.g. 1. A van t-prop os hi s t orique. 11 -Consid rati ons genral c sur l'imp orta nce l e r l e e l l o r ganisatio n des Tnstituts de rec h e rches s cien t ifiq u es 1 2 liT. -Caractres g n raux des l nslilu l s d e recherche. 20 IV. Organis a tipn a dmini stra ti ve d es Instituts d e r e cherch e 2 V. L 'Jnslitut d e Sp o l ogie d e Cluj. 4 0 Vl. Biospeo l ogi ca. I des directrice s, programme, dat de l a pu b lica1ion 42 Annexe A. Lo i du 2 6 a vri l 1920 d c id ant la cr a tion d un Institut de Spologi e l Universi t d e C luj B. -Bio s p eo l og ica; objet d e ce ll e pu b li calion collaborateurs, fasc i c ul es p arus. Pros p ectus. C. -Travau x d e l'In s titut d e Sp o l og i e de Cluj, T o m e 1 (nus 1 25) 1920 1 9 2 4 Avanl-pr o pos e t labi e de s m ali c res. J.Ava.nt-propos histor(JlH'. Il existe depuis 1920, l Unive r sit d e Cluj un In s titut d e r e cherche consacr l'Hi s toire naturelle qui porte l e nom d In s titut de Spo lo gie. Pourquoi a -t-il ce caract re? Pourquoi porte-t-il ce nom? .. Voil des questions auxquelles il me se mble opportun de r pondre dans ce rapport. qui est le premier, a vant d e d c rir e l'org a nisation d e rinstitut Qe rend1'e compte d e soq ac tivit Il ma que

PAGE 12

r:. G. lU COVJTZ; l meilleure mani re de m acquitter de cette tche, est de narrer simplement comment les choses se sont pas'3es, de faire pour ainsi dire l hiS'!:orique" de cette cration scientifique, tout en concdant qu'au stade dans lequel elle se trouve, Je proc d peut paratre pr tentieux ; si les peuples heureux n'ont pa s d histoire les institutions scientifiques in co mpl tement organises sont, pour d es raisons bien diff rentes, dans le m me cas. Je n insist e pas sur les vn e m nts qui e n 1 9 1 9 d livr rent l a Transylvanie de la mill nair e domination trangre. Il me suffit d e constater qu'en Mai de cette m E me anne, le c omit rvolutionnaire ttansylvain, d nomm ,Consiliul Dirigent ", prit possession pacifique ment" de l Unive rs it J in s iste s nr le mot pacifiquement", parce qu'il reprsente la ralit des faits et s urtout l' tat d'esprit des membres de ce Conseil dirigeant. En effet, e t c'est son honneur, l e Conseil proposa au personne l universitaire hongrois d e <:onserver fonctions, prrogative s et situation s, so u s la condition l gitime, logique et indi s pensable d e prNer serment d allgeance a u nouveau rgime. Tous les professenrs, e t presque l o nl l e p erso nn e l se i e ntifiqn e in f rie ur, refns tent cc serm en t et par co n s qu ent manifest rent nette ment et hautement l e ur refus de continuel' l e ur s services aux posses seurs l g itim es de l a Tran s ylvanie. Que d e ce tt e c onstatati o n de s f a it s qui s e sont pass s e n l'l'lai 1919 . il ne puisse e n d co uler ni blm e, ni m me repro c he, e nv ers l e personnel dida c tique d e l 'a n c i eime Universit hongroise ct>la va de soit mai s que ces vnements a i ent pu servir de pr t exte c alomnie e nvers le gouvernement r volutionnaire d alors c ela est rell e m e nt r vo!tv.nt ; il est peu d exe mple s, en ralit, de sem blable g nrosit d e durs oppresseurs que celle montre ce tte occasion par l es hommes d'action transylvains qui assum l'ent, ce tte poque l a lourd e e t prilleuse charge de rorganiser leur pays d livr Le Con seil dirigeant prit donc, e n Mai 1919, possession d 'une Universit compltement d pourvue de personnel e nseignant ; s ituation exlr m e m ent embarrassante, car une Universit, e n principe ne semble pas pouvoir s improviser. Et pourtant e lle s'improvisa dans d excellentes c onditions, grce ju[itement l esprit nr volutionnaire (1), et tout n'action, qui animait le s hommes du Conseil dirigeant. (') J oppose cel esp rit it l' es prit bur e aucratique. On est en de se fliciter 'lu e l e s choses ce so i e nt p asses ain si. Si .J'organisati on" d e l'Univer s it de Cluj w a it t confi e :t M L ehure;1u, il es t probabl e que cett e in s tituti o n n e f q nclionner a it pa s e ncor e au m ome nt o j'cris ces li n e s

PAGE 13

U lNSTJ'l'UT DE SPJ }OLOGIE 3 U n commissaire pleins pouvoir s fut n o mm iV!. Sexlil P uscariu, professeur l U niv e r sit d e Cernaulzi e t un e co mmi ss i o , c hoisi e parmi les s a vants roumains les plus qualifis, fut co nstitu e pour recruter l e personnel univ ersitaire Naturellement l a com111ission s adressa d 'abord aux U niver s its de Jassy et d e Bucarest, e t obtint ain s i l e concours de q u e lqu es professeur s titulaire s, mais surtout ce lu i d 'agrgs e t d e matres d e conf rences. h:Jie c ompl ta ce personne l par q u elqu e s spci alisfes connus, ne faisant pas parti e du corp s e n se i g nant et par quelques jeunes savants fra n<:.ais Mais l a commission s a dre ss a a11ss i :111' h om m es d e s cience J 'OU main s t a bli s a l'tranger. C 'est ce dernier titr e que l\1. P uscariu 111offr it, au nom d e Ja Commission, la chaire d e Zoologie e t l a D irection d e l In s titut Z oo l o gique dans une l ettre date d u '37 Juin HH9, dont voi ci quelques passages : A la suit e du refu s des pr ol'esse m s h ong r ois de d poser l e serment d'all gea n c e. l e Conseil diri gea n t de Sibiu a pri s possessi o n de l'U niversil d e C luj comprena11l L ou s s es di fices, se s hilJli otl!q u es, s e s laborato ires e l s es cl ini r1ues l a p lupar t t r s IJi en o r ganiss. el il a dcicl d'ouvrir C luj ave c l'ann e scola ir e 1 U l 9 -l920, l'U ni ver s it e ruumai n c de Tran s 1hani c Nous nou s rendon s lous compte que l a ,roumani salion" d'une l i lli v e r s it n'est pas faci le d a n les c ir co n stan ces actuelles, surto u t lorsqu e ce tt e Universit, quoiqu'cH e n'ait pa s eu u11 gra nd ren o m ava i t n anmoin s une belle tradition cl c omptai t pa r mi ses
PAGE 14

4 };. r:. RACOYITZA pr d ces seur et nou s voudrion s qu e d e c e be l ins titut sorte nt des travaux plus m ritoire s f)Ue du temp s des Hong r o is" S i le s impl e sentiment du devoir m incit a it a accepter cette ho norable proposition c'est pourtant c e m me sentiment du devoir envers la nation et d e r espo nsabilit e nver s l a jeuness e roum a in e, qui, a la rflex ion m incita refuser. Arriv tt un ge o il es t difficile de mo difie r ses ap titud es, je m e voyais forc d e d but e r d a ns une carri r e didactique que je n avais jRmai s exerce et d 'abandonner par cons1JUen t pendant plusi e urs annes de dur e prparation, la voi e des re c herches pure s dan s l aque ll e j'aurais justement pu rendre des services d'autant plu s srie ux que j e pouvais utiliser une exp rience dja longu e Dan s un e l e ttr e d a t e du 9 .T uillet 1 919, je formul a i s don c mon rcl'u s d ans le s termes indiqu s par l es extraits s uiv a nts : ,Je su i s tr s tt d e l'oiT r e que vous voulez bien me fair e et je ress e ns p rofondment lmportanee d'un e organisat i o n aussi bonn e que possible -de l'Universit de C luj. Mais c'est justement par c e que J e me rends compte de ce tt e importan ce que Je me se n s for c, mon vif reg r et, de ne pas pou voir accepter vot r e flalie u se propos iti o n ,JI.la pr ofess i on n'est pas d 0 tr e ,professeur"; j e n ai jama i s fait de de zoo logie classique pou r pr p a r e r des l ves en vue de la li ce n ce
PAGE 15

L'INSTI'l'UT DE SPOLOGIE 5 Mais elle est parvenue un Conseil directeut rvolutionnaire et sont des hommes "d'action" et non de .forme" qui en ont discut. Ce qui est sorti de leurs dlibrations est expos dans la lettre suivante : "Consiliul Dirigent Romn" ; Res ortul Cultelor !?i al Instru c tiunei publiee No. Sectia IV. ,l\lonsieur l { a c ovitza, Sibiu, 1 Seplembrie 1 9 1 9 ,La Commission d 'o rganisation d e l' U niver s it de Cluj foni1 e par des professeurs des U niversit s d e Bucare st, Jassy C ernautzi et Cluj, a dcid l'unanimit des v oix que vou s eleviez tre invit de nouveau nous accorde r votre co ncour s pour l' organisa tion de l'Universit nouvelle de Trans y lvanie. ,La rponse (1 u e vous avez adress e notre Commissaire g n ral, lor s q u 'il vous a propos la c hair e de Zoologie de C luj, nous ouvre nanmoin s d heureuses per s pe c tives; s i un e c haire, ayant surto ut pour objet la pr p a ra tion des matr es de l'ensei g n emen t s e c ondaire, ne correspond pas au voie s dans lesqu e lle s vou s travaillez, la dirertion d un institut de re c herches scienti fitiues et la pr parati o n de travaux originaux, pourrait vous inciter quitter, a u moins lem porairement la Fran c e pour fournir, la patrie ag randie qui vou s rclame, votre aide ine s timable ,En effet l'Institut 'Ap[Lli.J.y q u e nous a v on s pris en charge e s t si Lien dol qu'on p o urrait y c r er, e n dehor s des cours de Zoologie e t d'Ana tomi e c ompare confis h M I. Sc riban, une p pini re de futurs savants et d e travaill e ur s de re c her c hes sc ientifi
PAGE 16

G B. RAC OV ITZA ,Recevez je vou s prie j[. Ra coYitza, rass uran c e de ma plu s haule co n sid ration". p ou r le Chef du RessorL Dr. V, GHlBU. Sec r ta ir e gn ral. Ces nouvelles propositions l eva ient tous me s l g itimes scrupules; non seulement il tait de mon l mentaire d evo ir de l es accepter, m a is elles co mblaient m es v ux le s plus c her s L a utorit co mp tente d clarait: J assume r enti r e respon sabili t de t e t o i de prendre l a re spo nsabilit entire du choix de l Institution e t de son mganisation. Cett e re spo ns ab ilit je n h s itai pas une minut e pour l' ass umer. Et pourtant il fallait mon ge e t ave<: m es charges de famille, reconstituer un e v i e nouvelle pour moi et le s mien s Mais comment h siter? D un e l o n g ue carri re co nsacr e a ux re cherches et aux mditation s sur l' e n c hanem en t des phnom nes, d'une longu e s rie d e rr e ur.o, de r e dressements, de rechutes e t de r tablis se ment s sur la v o i e de la v ri t r s ultent en chaque homme qui tudie sc i e ntifiqu ement la nature, d es co n cep tion s th oriques, e t d es m ani res de voir, qui se r sument en pro gra mme s e t projets, c h teaux e n l!:spagne" de int ellect, auxque l s rr've chaque homme de scien ce On m e proposait avec gn r os it et communicative confiance, de btir mon c hte au, n on "en mais Cluj, en bonnes pierres de taille; je trop m diterr a n en pour qu'un si brillant mirage n e m'at rempli d' e nthou s i asme, et j e me s uis lanc t te bai sse d a ns l' a v en tur e Ac tuell ement, a pr s av oir v cu bie n de s difficult s, l es nature lle s et in vitable s aussi bien que le s a rtifi c iell es, bureaucra tiques et inutil es, mon en thou sias m e n'est pa s moindre, mais il est plus calme; il se double de patience et d un ce rt a in fata lisme que la fr q u entation de s autorit s admini s tr atives imp ose a u x homme s d'action que l'F:lat arrive avoir son service. E t si je crois, comme au d b ut, l a ralisation de l' uvre, je joins, aux m o dalit s de cette ralis a tion le facteur .,temp s que j'liminais trop la l gre, a u d but. J'tai s don c p a rfaiteme h t d cid accepter m a is pour laiss e r au Gouvern e m en t et l'Uni ve r s it t o ut e libert de changer d'avis aprs plu s ample information sur l e programme et le s moyens d e ralisation , je donnais mon acceptation l a forme co nditionell e suivante.

PAGE 17

L 'INSTITUT DE SPOLOG -IE ,Monsieur le Commis s air e Banyuls-sur-m e r. l e 27. IX. 1919. 7 ,Je re ois la l e ttr e d e Septembre t\o. 12072/ l !J19, sec tion IV, par l a
PAGE 18

E. G. RACOVITZA M. l e Dr. Vaida me promit le concours du gouvernement g n ra l et. hom me d action et d enthousiasme, il sut m'inspirer entrain e t co n fia nce. Je quittais dLnc Pari s pour mon enqu te pr liminaire avec un tat d 'me euphorique, qui ne fut point modifi, au cont r aire, par ce q u e j e vis s ur plac e Au milieu de l'ine xp rimable dsordre l aiss par l a g u erre dans tous l es rouages sociaux et d a ns le fonctionnement de o u s l es se r v i c e s administratifs, je fus vivem ent impressionn de con s ta ter l'ardeur d e bien fair e e t l'enthonsiasm e r c onfortant qui animait mes futur s coll gues de l'Univ ers it d e Cluj, l es dir ige an t s transylvains, l e c h e f du H.ess ort des Cu lt es l\1. le Dr. Branisce, e t le s hauts fonc t ionnaires qui le seco nd a i e nt. Peut-on d'a1lleurs tr a it e r de fon ct ionn a ires. des h o mm es d'actio ns, issus d un e r volution, qui ex c ut a i en t d 'abord c e qui d e vait tr e fait d 'urge nc e, o u q u 'ils croya i e nt uti l e, q uitt e .. t r o u ver e n s u i te l es formes administratives n cessaire s l a r gu larisa tion des c om pt es et critures C 'est d ans ce tt e ambiance d en thousi as me r alisateur e t r no vate u r q u e fut h tivement couch sur papier, le 13 Decembr e 1919 un rap port d taill c ont enant l e projet de cration de l'Institut d e S p ologi e (2 ) . Ce rapport fut don c crit currente calamo et l a r daction sen ressent dans sa forme et dans sa dis po sition, m a i s l e fond es t l e frui t d e lon gues rflexions et ex p rie n ce s Le projet fut d ailleurs verba l e m e nt expos a mon l ve, ami e t c o llaborat eu r d e l a premi r e h e ur e pour B rosPEOLOG I A R Jeann e q u i-. m 'assura d e s on c oncour s effec tif e t mes amis et coll gues les na t urali s t es roumains : Antipa B ujor, Can ta c uzen Lon, Mrazec, Voinov,_. q ui tou s l approuvrent: A ntip a m e donn a d'utiles co n sei l s tir s d e s a gra nd e exp rie nc e administrati ve et m aida r diger l e proj et d e loi de c rati o n d e l'Institut Mon rapport, remi s l e 1 4 Dcemb r e HH9 au Hessort de s C ult es. e t In s tru ct ion p ubliqu e d e C luj fnt trans mis a v ec avis f avorab l e au.,. C onse il dirigeant, qui l' approu v a d a n s sa sance du 17 D cembre e t l e le nd e main je s i g n ais un contra t ave c l e Chef du Res sort, M B r anisc e,_ d uem ent autori s J e fus charg de porter ces d oc um e nt s Ducarest pour l es fa ir e a pp rouver par le gou vern ement ce ntr al. Mon collg ue B orc ea, mini s tre de J'Instru c tion publique, fit imm d i a tem ent acc ompli r le s f orma lit s n cessaires et M. l e Dr. Va id a-Voe( 2 ) I n s tit utu l d e Speolo g i e din Cluj. L egea de infi i n ( are prom ul gata la 26 Aprili e 1920. C o ntr actul rlin 18 D ecem vri e 1919. Memoriul din 14 D e c emv r i e 1 9 19. [Cluj, Tipogr ,Ardea lul", 20 pg.) R e produit in: Travaux d e l'I ns t i t ut d eSp o l ogie d e Cluj, T o m e I, (1920 1 92 4), No. 2.

PAGE 19

L 'INS 'l'I1' U T DE SPJ! J O L OGD
PAGE 20

10 L'. U IlACOYI'l' Z A .\) Dcision du 11 D cembre 191 9 du Con s eil dirigeant laquelle un e loi g n rale accorda ult L i curement for ce d e loi B ) Contrat du 1 8 Dcembre 1919 pas s entre l e c h e f du Res sort de l' In s t ructi on publique du ement a utori s e l b:. (i. Ha coYit za citoye n m a j e ur plein s droits civil s et politiques. C ) Approbation ministri e ll e, contres i g n e p a r l e pnsident dtl C o n s eil d e s Ministres, d e s acle s A et B. 0) D c ret ro yal du 2 F vrier 1920 E) Lo i sp c i a l e promulgue J e 26 Avril Il ne:;l pas d In stit uti on qui repose s ur de s bases l gal e s plus s o lid es c t qui soit n e ave e des parchemins plu s C 'est donc jmidiquement a rm d e p i e d en cap qu e je d e mandais l' e x cuti on d es engagement s contrac t s pour que je pui sse honnHem e nt, e l e n temps p rescrit, t e nir l e s mi en s C'est pourtant il parti r de ce moment, c'est dire i t partir d e Mai 1920, qu e c om m e n ciTen l me:; lri hnlalions les moins agr ables. Je renon ce transcrir e i c i le chapitre d e l 'his toir e de l'organisa ti o n l'Institut d e Sp ologie qui a tmil i L m e s dmds av e c M. L e bureau pour l'ame ner ex c ntcr s e s engage m ents car celle p riod e man q u eeait d e ,recul his t oriq u e ", tant d onn surtout qu' e lle continue e n .Te n e dis pas que je ne publierai point un jour c e chapitr e c a r, s i du point d e vue scie ntifiqu e il peut 111anqu e r d inl rt, pour l' tud e documentaire dn fon c t i o nn e m ent d e l' o rganism e s ocia l i l p e ul < ;l1e fort utile. On verrait, en efle l par un cas c o n c r e t, avec irr futabl e d oc um e n tati o n, comment d es r g lements admini stratifs, depui s longtemps ho r s d u s a g e s t rili s e nt l e s a c tivit s c iviqu es; comment les ,formes" n es 'ori gine lo g iqu em e nt d e n ces s it s contemporaines, n e correspondent plus a u x be s oins actu els e t le s tou!l'ent ; comment ces dispositions p rim es ,.o rganisent" l a dilapidation de l'av o ir p ubli c ; comment les r forme s les plus hardi e s c t l e s meillemes sont annihil e s o u a;Tivent p r o dui r e un effet contra ir e , ce lui qu o n sc proposait, cause d e leur a pplicati o n par de s m th o d e s d s uette s Cc sera donc une nouvelle d mon strat ion qui s'ajoutera a u x millier s d 'autr e s de cette vrit premi r e : la rforme qu i doit toutes le s autres, e s t ce ll e des m tllo d c s admini s tr ative s et d e comptab ilit r forme l mentaire que r c l am e n t d ailleur s en raiu depui s de s lu s tr e s s o c iolo g ues et-t e chni c i e n s, a u.
PAGE 21

L '.lNSTI'fUT DE SPi'OVJGIX 11 Ce n est p as d 'hier que date ma d evise "il faut tue r i\1. L ebu rreau" pour qu' la t te d a dmini strations enfin auto nom e s puis sent
PAGE 22

12 g G RACOVITZA Aprs avo ir r ac ont comment es t n e l'id e d e c r e r un I ns titu t de recherches d 'His toir e n a tmelle l'Univer s it de Cluj, je vais trs:. s uc c inctement ex poser le s id es directrice s qui ont prsid la r dac. t ion du progr a mm e de cette institution, id es dir ec trices que la loi d e l'Institut de Spo logi e consacres e t que l'Universit de Cluj et l a D ire ctio n de l'Institut s'eJforcent d e raliser. La disc u ss ion appro fondi e de ces concepti ons prse nterait un grand int r t g nral, car elles tou chent nombre d e q uestions int ressantes, comme l'orientatio n d e l'en se ign ement s up rie ur, l e d v e lopp e m ent d e l a c ultur e nationale le perfe c tionnem e nt des organismes s ociau x producte ur s e t m m e !"adapta t ion aux besoins act u e l s d es mthode s admini s tr ati v e s On comprendra cependant qu il n'es t pas po ss ible d e traiter co mpl tement dans ce rapport d'aussi vastes probl me s e t qul f a ut se con t en ter de le s non ce r s uccintement; o n exc usera donc la f o rm e ab r ge d e mon expos: et l a tournur e sente ntieu se de mes formules. Si je suis forc de m'exprime r l e p lu s s ouv e nt par aphoris m es,.. c e n es t point parc e q u e l es a rgument s me manquent, ou que les preu v e s me font d faut et parce q u e me s do ss iers so nt vid e s de doc um ent s;.. on voudra bie n se s ouve n i r que c 'est impl e m e nt parce que l' espace m 'est l i mit II. Considration s gnrales su1. l'importanr e, l e rle et l 'org anisation des Instituts de Rech e rches s cientifiques. L U niv e rsit moderne doit tr e con ue co mm e un se rvic e pub l i c carac t re national e t parfaitement n eu tr e au point d e vu e politi q u e ou co nf ess ionn e l. Son r l e est comp l exe c omme la vie soc ial e dont elle doit sati s f air e le s mult i p l es besoins i nt ll ec tu e l s De ses miss i ons multiple s. p lu s import an t es sont l es suivantes: A) La haute mondiale e t l' du ca tion n a tional e. B) La pr paration de s professeurs des div e rs e nseign em e nts e t l a : formation de s technicien s d es diver ses professions lib r a l es C) La recherc he sc ientifique pure e t app liqu e D) L enseignement populaire. (Extension universitaire, C ours publie s, U ni vers its populaire s, e tc.) Ces diverses miss ion s de l Universit ce s point s d e vue s multiple s dans l'organisation de l'en se ignement suprieur, se dvelopp rent vro gressivement e t s u c cessivement depuis l'antiquit e t cela parall lement a u d veloppement des connaissances humain es e t la complication de-: l o rganisatio n so cia l e provoqu e pa r la multipli catio n d es humain s.

PAGE 23

L'iNSTI'l UT DE SPOLOGIE 13 Dans les socits antiques, despotiques ou oligarchiques et structure peu complique, la tche des coles d'enseignement suprieur selimitait une culture gnrale de caractre encyclopdique et l'ducation dans le sens le plus complet du terme, c 'est-dire tant intellec tuelle que physique Les Universits" d cette poque r e mplirent admirablement l eur mission relativement simple et b i en mieux que l es Universit s modernes qui ngligent le ct ducatif pour se vouer uniquement, jusqu' prsent du moins, l enseignement spcialis deS rsultats des recherches sc i e ntifiques. Des autres missions de l'Uni versit moderne il ne pouvait alors e n tre question Au moy e n ge, sombre poque de l histoire humaine, le d veloppement progressif de la miss ion culturale et ducative de l 'U niversit subit une longue c lip se Dogmatisme barbare et s cho l astique st rilisante touff rent compl t ement la libr e discus s ion e t la possibilit du_ devenir sc ientiftque L abus g n ralis de la force hrutale s vissait en m me temp s que l'ens e i g nement th orique du m pri s de s c hoses cor porelles et t erres tres; la pratique des m thod es de l'duc a tion int grale" utili ses par le s anciens, n'tait plus possib l e Cependant l'origine imm diate de no s U nivers it s ac tuelle s -date de ce tte poque. Les corporations d e profe sse ur s e t c elles d' tudi a ntS fondr-ent, la suite de lutt es prolong es contre les pouvoirs civils et surtout ecclsiastiques, de s Universit s organis es s uiv ant le s nprmes des libres corporations de m tiers, et constitu rent ces tablissement& d'enseignement sup rieur une tradition qui domin e encore ac tuellement_ l'organisation admini s tr a tiv e universitaire. La mission de pr parer les profe sse urs e t l es diverses profession & lib rales s 'o rganise galement d s cette po q u e. La renaissance n 'apporta pas grand changement administratif danS l'organisation univers it a ire, mai s, fait capital, nou s dota d e la libert de discussion qui permit tou s l es progr s ult rieurs. Tandis que l 'A nglet e rre, au si cle dernier, con tinu a l es traditions. mdivales universitaires en France, l'Univer s it devint de par la vo lont de Napo lon un e simple administration d tat e t se rvit malh e ureusement de modle de nombreus es Universit s cres depuis. En Alle magne, de l'Universit corporative s e dveloppa l'Univer s it autono;ne de type moderne et, en m me temp s une place de plu s en plus con si drable fut acco rd e une nouvelle mis sion, celle d e promouvoir l a r e cherche scientifique pure et app liqu e, mis s ion qui prit e nsuite une si heureuse extension dans toutes le s Universit actue ll es . Avant d'insister s ur cette derni re mis s i on, qui se rattache directement notre s ujet, constatons que parmi tout es le s tf1ches qu e nou s

PAGE 24

E. G RACOVITZA :avon s imp o ses l 'Universit cell e qui a trait l'enseignement popu lair e est l a pius r cente, car elle est une con s qu e nc e du mouvement -dmoc rati q ue moderne; elle es t a u ss i de beau coup la moins dvelop pe. Seuls quelques t ablissemen t s d'enseignement sup rieur en Angle i ene, Bel g i q u e e t Etats U nis ont sr i eusement or ganis ce t ense ign ement pop ula ire E t i l est natur e l qu 'il en s oit ainsi ; car de se mbl ab le s in n o vation s comme tout es l es r forme s caract r e socia l d a illeurs, n e . pe uvent p r osprer s i elles provi e nnent de conce pti ons purement th oriil faut qu elles so i en t l manation naturelle des besoin s popu l a ire s L'enseignement populair e univ e r s itaire n e s 'o r ga nisera donc srieu -sement, s ous forme d'organism e s o c i al permanent, que lorsque le peu p l e, principal intress pourra l'imposer, c'esta -dir e lorsqu il exerc e r a rellement l e pouvoir gouvemetnental ce qui n es t cert es pas l e cas pour la plupart des pays Re v eno n s celle de s missions univer s itaire s qui se rapporte l a recherc h e scie ntifiqu e pure et applique. Elle f ut d'abord ass ur e uniquem e nt par l es "chair es" m agis tr a l es, munie s de mis rabl es l ab or a toire s, et seulement en ce qui conf!erne l a :sc ir:mce p ure. La mise en va leur de s richesses naturelles s e faisait s ans mthode, par ttonnements empi riqu es ; m m e dans le monde savant, tout ce qui tait app l ica tion pratique des conqu t es de l a Science tait ddaign t a i t co n sidr com m e un art inf rieur indi g ne d un s&.vant unive r s it a ire. Fair e d e la s cience p ur e t ait noble, mais e n tirer profit }JOur le bien g nral, rotur i er Cet tat d 'es prit domin e encore chez beaucoup d e reprsentants de l'enseignement s up rie ur et il sera bien diJiicil e de l e faire compl t ement dispa r atte Po u r que l es Univers it s ob tiennent d es l abo r a t o ir es d'en seig n e ment et d e recherche il a fallu une lutt e scu l aire contre l'incompr hension et l'inertie des gouvernements. Pour M L ebureau, l es Unive r s it s so nt composes de Chaires" et une chaire" consiste en un e s all e de cla sse ", qui peut d'ailieur s se rvir p lu s ieur s ,chaires ", sall e meuble de bancs pour les tudiants, d une chaire po ur le p r ofesse ur, d'un tableau noir d 'une ponge et de c rai e la rig u e ur d e diverse s cou l eurs Hor s cela c'est lu. xe ou ,lubies de savant s a uqu el s il faut ,serrer l a vis ", et par c onsquent ,patrio tiqu erneJ} t rogner l es cr dits. Telle est e n c ore l a conception, s inon avo u e du moins mise e n pratique, de la plupart des administrations -de r e n s eignement, et de s p'l.rlements vote urs" de b udgets. On en -est to ujours, d a n s ces milieux l a co nc eption m divale d e l enseig ne-

PAGE 25

L INSTJ1'U1' DE SPOLOGIE li> ment suprieur, d 'a prs laquelle le professeur de science n est que le commentateur des traits hrits des anciens grecs ou arabes. Une juste comprhension des besoins actuels de l'enseignement suprieur scientifique n'a pas encore gain de cause ehez tous ceux qui disposent du pouvoir et des moyens de rali3ation. Peu nombreux sont mme ceux qui ont compris les formidables rvolutions qui ont boule vers compltement les mthodes d'enseignement et de recherches, et qui ont multipli et modifi les besoins sociaux auxquels cet enseigne ment et ces recherches ont faire face Pour les sciences d'observation et d'exprimentation, les "travaux: pratiques" sont devenus la principale mthode d'enseignement et la indispensable; les cours, la mthode ne sont que l'accessoire et peuvent parfaitement se remplacer par des traits ; actuelleme11t on en compte d'excellents pour toutes les disciplines. Les de sciences d'observation et d'exprimentation ne sont plus des chaires dans la conception mdivale de ce terme, comme le sont encore les ,chaires" de quelques disciplines du droit, des lettre s et des mathmatiques. Ces ,chaires" sont en ralit des ,services" com plexes, des ,ateliers!' outillage trs vari, de vritables "usines" machinerie formidable. Il est parfaitement ridicule de les dnommer ,chaires" ; il n'est. pas rationnel d
PAGE 26

16 E G. RACOYI1'ZA d'une terre nouvelle ; toute incursion, m me rapide et superficielle, fournissait du nouveau". L'homme de science isol, muni d'un outillage rudimentaire, pou vait faire de "grandes dconvertes", comme le gographe qui pntrait le premier dans une rgion inconnue. Actuellement les ,rgions inexplores" se sont bien rtrcies sur le globe terrestre, comme dans la Nature, du moins celles qui sont fa cilement accessibles. Le savant isol, outillage prim, aux maigre s prbendes, auteur de difficultueuses tudes sporadiques, contribuera de moins en moins efficacement au progrs de la science. Nous sommes entrs dcidment dans la priode des recherches prennes, collectives et puissamment outilles. Pour que l'on puisse faire des dcovertes importantes, il faut de plus en plus des recherches de longue haleine, prolonges pendant des semaines, des mois, des annes. Il faut une exprimentation de plus en plus complique, il faut l'aide d'instruments, d'appareils, d'installations, de plus en plus nombreux, coteux et encombrants. Il va sans dire qu'un isol ne peut suffire cette tche ; il doit tre aid par das spcialistes scientifiques et des techniciens, par un personnel de plus en plus nombreux, de plus en plus adapt sa mission, donc longuement duqu et situation dfinie et stable. Or ces -conditions peuvent tre dans les laboratoires de recherche des ,chaires" universitaires, mais incompltement; ou encore dans des institutions spciales : les Instituts de recherche proprement dits. Mais d'autres considrations doivent intervenir en cette matire Lorsque les hommes taient peu nombreux, les questions sociales : c subsistance, organisation conomique, gouvernement, hygine gnrale etc. taient faciles rsoudre; les plus grossiers empirismes sociologi -ques ou conomiques se montrrent "su!lisants", et mme les erreurs le!O plus brutales n'avaient. point de suites trop dsastreuses. L'humanit put vivre, et mme parfois prosprer, sous les absolutismes et dictatu res les plus extr&.vagants, avec les agronomies et zootechnies les plus absurdes, les pratiques religieuses ou civiles les plus contraires la nature humaine, dans la salet ,la plus crasse, en pratiquant l'pandage sur place de tous les dchets de l'conomie, et mme vgter en quilibre biologique avec une masse constamment accrue de pll.rasites de toutes sortes. De l'augmentation progressive des populations et de leur tration de plus en plus acclre dans les centres conomiquement favorables, naquirent des problmes sociaux de plus en plus nombreux, -de plus en plus complexes, de plus en plus urgents rsoudre. La

PAGE 27

L'INSTITUT DE SPOLOGIE 17 multiplication progressive des humains est, en effet, la cause premire -qui dirige l'histc.ire humaine, la cause efficiente de ce que l'on nomme le "progrs", le principal moteur des volutions et des rvolutions des peuples et le phnomne qu'il faut avoir en vue d'abord lorsque l'on veut : spculer utilement sur l'avenir de notre espce. Nous sommes actuellement si nombreux sur terre, et nous nous mul tiplions avec un rapidit telle, que les empirisr;nes du pass sont abso1ument insuffisants pour nous procurer la subsistance et mme bientt ponr nous permettre simplement l'existence .Je. n'insiste pas sur les changements con s idmble s que ce fait ca '}}ital introduit, et surtout introduir:::., dans nos agencements sociaux : formes politiques de plu s en plus dmocratiques, dcentralisation admi nistrative, coopration nationale et internationale, d veloppement natio nal et international de l'hygine sociale, transformation complte des modes de prodllction et de rpartition des richesses avec modification conscutive de tous les principe s juridiques; je n'insiste pas sur les lut tes qui se donnent, et se donneront entre les privilgis des organisations sociales existantes et les oppri:ns qui escomptent les bnfices de l'adaptation de ces organisations aux besoins nouveaux, ni sur les fluctuations de cette lutte tragique, ni sur les pisodes de retour mo mentan aux formes dsu tes et primes (comme actuellement en presque tous les pays) .Je ne veux point faire de digressions socio logiques. Je ne m'attacherai ici qu' une des consquences : celle qui doit influer sur le programm e de toute Universit progressiste, digne de nom. De par l'inluctable fatalit de la multiplication progressivement acclre des humains, nous sommes entrs, depuis quelques temps dj, dans la priode d application des mthc.des scientifiques toutes les branches de l'activit humaine. Pour que les ressources naturelles, et le travail humain, puissent nous suffire, il faut dj que leur utilisation soit sans gaspil lage et sans qu'il en rsulte des dchets inutilisables. Il faut donc que ressources et travail soient tudi s ,scientifique ment" en eux-mmes; il faut que les procds actuels empiriques de leur exploitation soient passs au crible de la mthode scientifique, afin que les plus absurdes (et ce sont les plus nombreux) soient rejets, les insufisants amends, et que des mthodes nouvelles puissent tre tablies. Cela reprsente un travail effroyable, un effort scientifique colossal ininterrompu, dont gouvernants, politiciens t bureaucrates ne peu-

PAGE 28

1 8 E. G RACOYITZA vent, faute d e comptence, s e faire la moindre id e. Or ce travail d e c aract re sc ientifiqu e technique international, prenn e et tr s dispen dieux ne peut se faire que dans des laboratoires s p cialiss de recher che et ne peut tre excut que par des spcialistes prouv s, longue ment duqus et imbus de s mthodes de la s cience pure. Il est absur.de de demander ce travail au laboratoire s de recher che des ,chaires" enseignantes quelques bie n pourvues qu'ell es soie nl e n mat riel e t personnel. Il ne faut pa s par .,l'exc s" d e recherche s s urtout de c e lles du genre p renne et collectif, distraire l e matre de sa tche principale qui est l'e nseignement ni d tourn e r par un enseignement class i que et obligatoire les ch efs de s .Instituts de recherche" de leur tche prin c ipai e qui e s t l a s olution des probl mes de s cience pure ou appliqu e. Il faut don c cr er, en dehor s des laboratoire s d e recherche" de s service s didactiques Universitaires, de s Instituts" consacrs unique ment aux re c herche s et dgag:> de toute obligation didactique classique, de la pr paration aux g rade s universitaires. Les nation s occidentalt s poss dent depuis longtemps de telles in s titutions, mai s s i insuf l isamment dot es que leur producq v il n'a pa s d pas!: celle de s laboratoires de recherche des services didactiques:. universitaires. L initiative pri ve aux Etats-Unis, fit beaucoup mieux et c ertaines grandes fondations r pondent presque au pro g ramme de ce qu e doit tre une s emblable institution. Mais avant 1914 s urtout en Europe, l'opinion publique ne se rendait pas encore compte de leur importance dan s l'conomie humaine. Vint la guerre mondiale! Naturellement par suite du d s quilibre conomique et social q ue cette grande crise pr o voqua, toutes les incon s quences des organi s ations s ociales qui taient compenses jusqu'alors;. par des expdients emp iriqu es prir.ent .les proportion s et l'allure de ca t as trophes. Les aveugles virent enfin clair On d c ouvrit que la guerre de vait conduite ,scientifiquement e t non plus nmilitairement", et. m me ceux qui ja"di s en proclam rent l'irr m d iabl e faillite, implor rent. l'aide de la Sc ience et d e s Savants. La grande guerre a ces s depui s trop peu d e temps pOUl' que la fa on dont cet appel fut entendu puisse tre compltement oublie, mais il semble que le souvenir du triste tat dans 'lequel furent trouvs les laboratoires de recherche, au moment ou l on r c lama leur assis tance, tende s'obscurcir. Et pourtant clameurs sur 1a ,mis re des laboratoires" et impr cation s r adre s se des gouvernants ignares ou imprvo-

PAGE 29

L'INSTITUT DE SPOLOGIE 19 yants qui, de toute s l es pr pa rati ons la guerre, n 'o ubli rent que l a plus importante, celle de la .Science. Du moin s ces aiTres, d a n ge r s el m ortelles inqui tude s e ur e nt-il s plu s ieurs r s ultat s tangibles. Pour la premi r e fois d a n s l histoire du monde, gouvernants et peuples furent mis avec une convaincante brutalit devant la vrit toute nu e : l e rle dcisif de la sc i e n ce, e t des savants, dans la so lu ti o n des pr.obl mes v itaux na tion a ux e t humains. Pour la premi re f o i s c lata a ux yeux d es plu s aveug l es l a mi s re d es l abo r a t o ir es et de l eut personnel; pour la premi r e fois auss r les fonds de l'tat se d ver s rent, au moin s pendant la p riode aigu de la crise guerri r e, s ur l es o1Jicine s o se f abiiq u e l a S c i e n ce, et ce l a avec une largesse qui e n ce rt ains cas frisa l a pro digalit Il est vrai qu un e fois la terr eur pass e l es go u vernants r ser v rent l es ressources mat riell es pour des d p en s e s plu pro ductives. Pour l a premi re fois l a n o tion de l' Ins titut d e r eche r che" se p r cisa dan s l'esprit d es comp tent s et fut peu prs comprise des p r ofa n es ; pour la pr emite fois l es proportions norm es de l a t che, e t d es moyens ncessair es pout l a mener bien, se d finir ent p l us ou moins c lairem ent a ux yeux de tous les intre sss Aus s i quelque s import a ntes institutions d e rec h e r c h e virent le jour pendant la guerre et imm dia t e m e nt aprs l'armistice, pendant que l a cauchemar d es ail'res vc u es t a it encore dans toutes l es m mo ir es L'importan ce de p lu s e n plus p r emptoire d e la ,Sci e nce" et de s "Savants" pour l e f o n ctionnement de tou s l es orga n ismes sociaux actuels est un e in lu c t ab l e fata lit e t une co ns quence n cessa i re de l'augmenta tion progressive des populati ons Les phnom n es soc iaux pr cit s de, vraient se rvir d ides directrices" de f ond ement, l a ,polit iq ue d es homme s d tat s" qui nous go uvernent. Cette vari t de Homo sapiens d evra it par d finition, tre pourvue de s aptitudes n c essaires pour ,savoir" (je veu x dire : co nnatr e ) l' tat prsent, ,prvoir" l e sens dan s l eq uel se fera l' volution et ,prparer" la venue des temps futurs. Or il n est pas conte s t ab l e que, san s l es catastrophes provoqu es par la grand e guerre, le s dits phnom n es s oci a u x, avec leur s consquences in lu c t ab l es e t l es ides directri ces q ui en d c oul e nt auraient t e n core fort lon g temps ignor s d es gouve rn e m en t s et de leur s p e uple s ( 3). (3) Je rempla ce l a forme usu elle: ,des peupl es e t d e l eu r s gou verne ments ,par son contr a ir e q ui me parait b eauco up wi e u x exp rimer l a r a lit prsente. Trav. Inst. Speol. -T. 1. -Num. 1. 3

PAGE 30

20 E. G. RACOVITZA. Immense profit, mais ch r e ment pay de la terrible catas trophe Maintenant au moins la voie es t libr e pour faire adopter une autre notion d'importance capitale. Si l'on est enfin d accord que la guerre, manifestation destructric e et, esprons-le, de plus en plus exceptionnelle d e l activit humaine, ne peut tre prpar e et men e bien que scientifiquement, et avec l'aide des "savants on doit forcm ent admettr e que la paix, manifestation et n cessairement habituelle, s inon (dans l avenir) permanente, de la vie nationale et int e rnationale devra ga lement tre pr pare et vcue suivant l e s donn es d e la .,Sci e n c e e t d'apr s ses m thodes ap plique s par d es "Hommes d e sc i ence" On peut don c esp rer, que l es peuple s parviendwnt un jour imposer leur s gouvernants, comm e tc h e principale, ,l'organisation scientifique de la paix Les considrations qu'on vie nt de lir e pr cisent dans quell e inten tion j 'ai p:opos au Conseil dirigeant de Transylvanie la fondation d un Institut de recherche d Histoire naturelle comme se rvice indpendant .de la Facult de s Sci ences d e l 'Un iver s it d e Cluj, Institut qui aura le -caract re d un Institut d e re c hel'che d e Science pure et appliqu e, tant entendu que ni l'In s titut ni l e personnel, n auront le r l e et les obliga tions des autre s services d es tin s l e n se ignem ent classique et la prparation des licences s sc ien ce" permettront ga lerr..ent de comprendre pourquoi l e gouvern ement r volutionnaire d alors accepta .ma proposition (Co ntrat du 1 8 D ce mbr e 1 919). Ill. Caractres gnmux d e l'In s titut de recherche Essayon s d numrer le s ca ract ris tiqu es d un e ins tituti o n scienti fique consacre aux recherche s e n tenant co mpt e des possibilits et des besoins actuels ainsi que des c onjecture s que l'on peut raisonnable ment faire sur l'volution future d e ce s institutions. A.-L'Institut d e recherche doi t tre de prfrence un e i n s t i t u t i o n u n i v e r s i tai r e Il existe des Instituts d e recherche compltement autonomes qui ont donn les meilleurs rsult a ts nanmoin s leur ratt ac hement aux Uni versits procurent aux d e u x institutions de tels avantages qu'il vaut mieux que cette c ondition soit autant que pos s ibl e r alise. Qu' on veuille bien, en effet, rflchir aux considrations qui suivent. a. -L'interdpendance des div erses sc ien ce s fait que l'Institut de recherche a besoin de renseignements et de directives hors de sa com ptence qu 'il ne peut trouver que dan s l'Universit

PAGE 31

J/INSTI'l'U'J' Dl: SPiJOLOGIE 2 l b. -L utilisation des moyens de travail universit a ir es est avan tageuse m me l'institution la mieux dote car l'outillage n cessaire s on fonctionnement ne pourra jamais tre trop parfait et trop ,riche" Mentionnons seulement le matriel bibliographique! Quelle bibliothqu e peut se vanter d'tr e "compl te" ? c.-Le recrutement du pers onnel scientifiqu e e t technique est rendu plus facile par son assimilation au personnel univ e rsitair e d.L Univer s it gagne de nouveaux dbouchs pour ses dipl m s c e qui facilite le recrutement d es l ves et la s l ec tion d e son personnel. e. ---: De l'intimit du contact il rsulte un renforcement de l 'esprit de recherche" dans l'Univer s it, donc le danger d ankylose dans la men talit purement didactiqu e e t profe s sionnelle diminu e g.-L'Universit gagne en prestige par l es d c ouvertes d e science pure ou appliqu e de l'fn s titut d e recherche et ces d c ouvertes p euvent m me devenir de s so ur ces de revenus, donc contribuer efficacemen t it la ralisation d e cette a uton omie si indispensable au d ve lopp ement nc.rm a l d es U niv e rs it s B. L I n s ti tu t d e recherche do i t a v o ir d an s son programme non settl ement la science pure, mais son application. L 'his toirfl dp,s d v e loppements, originair e m ent ind pendants, de l a science e t de l indu s trie exp lique la distin c tion usuelle en tr e la scienc e pure el la sc ience appliqu ee, dis tinction pourtant injustifiable en thori e comm e en pratique. Il nest pa s d 'autres moyens d arriver la vrit que par l'emploi des m thode s u s ites dans les recherches scientifiques que cette vrit so it recherch e en vue d une application imm diate ou qu' elle s erve ;'t. r soudre un e qu es tion thorique c' est--dire, pour s'exprime r autrement mais avec p lu s de prcision, pour r s oudre un question application-difl're. La distinction entre le s savants qui font la science" et ceux qu i "dcouvrent des api)lications nouvelles" est fallacieuse et n'a pas de sens. Les deux doivent commencer par tre des savants dans leur spcialit et ils ne peuvent le devenir que par les m mes procds du catifs et en suivant les m mes fili res de l'enseignement; les d e u x doivent travailler d'apr s les m mes mthodes pratiques et avec le s m mes thories et hypothses de travail ; les deux doivent excuter leurs travaux dans des laboratoires sernblablement agencs et pourvu s d'un appareillage identique. Le savant qui a approfondi le mieux une question thorique de sa spcialit est aussi le mieux qualifi pour e n dp,ouvrir l'application pratique, et le savant, qui se sera spcialis le mieux dans l'a'Jlplication 3"

PAGE 32

22 R. C+. RACOVITZA d un ph nom ne naturel, aura bien des chances d 'arriver plus facilement it son explication th orique et sa gnralisation Mon aphorisme B dcoule donc de ces lmentaires v rits, qui ont fini par tre g nralement acceptes, sauf dans les sphres dirigean tes et les administrations publiques, toujours en retard sur la vrit contemporaine d'au moins une p riode ; cett0 incomprhens ion explique pourquoi les cons quences de ces notions lmentaites n 'ont pas t tir es en ce qui conc(lrne l'organisa tion des divers services admi nistratifs caract re s cientifique. Si l'identit des sav a nts ,purs" e t des savants .,appliqus" a si longtemps tard tre recoimue rn me dan s les milieux ,comptents ", cela est d principalement deux ordres de considrations. a -La r sistance des savants ,purs", universitaire s et acad mi ciens. La sc i e nc e pure d sintresse par dfinition, se g lorifiant de ne servir r i en, d tre Ja ,Science pour la Science", dcorait s es secta teurs d une aur ole particulirement brill ante; les savants purs" m pris a i ent la sc ience qui servait dir ec t ement quelqu e c h ose et qui s e proccupait des lJesoins :natriels des humains. Peuton accueillir sans dchoir des ,us inier s d a ns la tour d 'ivoire? L 'homme, mt"m e f aisant partie d e l'lite e s t e n core s i imbu de pu ri lit s nobiliair es que beaucoup de savant s ,purs" r p o nd ent n gativem ent it ce lt e qu es tion b -La lamentable confus ion qui fut fait e l'origine, e t qui persiste encore dan s l es milieux administratifs, e ntre deux cat gori es d e spcia lis te s tr s diJI'rentes au point de vue de Ja prparation sci e ntifiqu e, du recrutement et d e la tche accom plir, qui n 'ont d ailleurs de commune que leur situation l gale de fonctionnair es Au d but, en efl'et, l' tat n'avait son service que d es techniciens appliquant recettes et formul es d c ouv ertes par d'autres, d es praticiens dont la prparation est p lus l mentaire et dont le s principales qualits exiges pour leurs fon c tion s p e uv ent se rsumer en z le et conscience. Depuis peu, car l'admini s tration es t toujour s en r etard sur son. poque, l'tat e ngage aussi des s p c ialistes qui o nt pour mission d'tu dier sc ientifiquement" l es probl m es, d e trouv e r les applications nou velle s des principes scientifiques ou d'ad a pter lb s applications connues il d e nouvelle s contingence s Ce s spcialistes sont, ou du moins de vraient toujours tre, de s hommes de sc i e n ce d e pat leur prparation. sci e ntifiqu e et l eu r aptitude aux recherches, donc de vritable s ,savants". De cette malencontreuse c onfusion sont nes deux manires de voir errones ; ce lle du ,public clair", qui consid re ces fol:'ctionnaires comme une simple cat gorie d es fonctionn a ires techni,..

PAGE 33

L'INSTITUT DE SPJiOLOGI E 23 ciens" et ce lle des bureaucrates ,dirigeants" qui c onsidre le s dpnv ca tgories de fonctionnaire s comme co mpos es de savants". Or l es administration s, surtout celles de l Europe, ne poss dent e n core que fort peu de fonctionnaires savants", mais en revanche toutes ont un corps nombreux e t ancien de techniciens qui naturellement sont bien mieux pounr us en fait de galons que les premiers Lorsqu'il s'agit de rsoudre un probl m e nouveau, M. Lebureau, au lieu de s'adresser au savant l e plus c om ptent, fonctionnair e ou non, d s igne celui qui est le mi eux pourvu d e galons parmi ses te c hnicien s car la ,Hirarchie" doit tre respecte et, d'ailleurs tout vrai bureaucrat e, surtout s 'il est technicien n'est-il pas e n cyclo p dis t e par d estination? Aussi les questions zoo l ogiq u es sontelles confies aux vtrinail'e::, l es botaniqu es a u x foresti e r s, les gologiques aux agronomes, les chim i ques aux pharmacien s et a in si d e s uite ; moins que ces diverses question s ne so i en t confi e s des bureaucrates ayant gagn tous l e ur s gtades, depuis l e dbut comme gratte papier Ces errements, qui ne sont pas pr s de se modifier, surtout d u -ct d e l 'orient europ en ne justifient pas, mai s du moins expl iquent certain es c irculaires e t instructions min i.trielles nsci e ntiflque s qui sont certes des documents pr c i eux pour le chapitre de s ,gats de l a science a, mais aussi l'origin e de mesures inefficace s ou d sastreuses poue l' co nomie national e Pour revenir notre po int de d part, concluons qu inscrire s ur l e n se i gne des In stit uts d e r ec h e r che l'applicati on cot d e la r e cherche pure, c'est non seule m e nt r tablir la v rit vraie, mais contri buer efficacement r pandre dans l e grand public la notion juste de ce qu es t le savant ,appliqu et d e ce qu e n es t pas l e simple te c hnicien C.L'Institut d e recherche doit Ure spcialis; son programme ne doit pas tre tro p vaste pour n e pas dpasser les possibilits d 'une organisation concentre e t e ffi c a c e, 11 i t r 0 p l' e s t r e i n t p 0 u l' n e p a s t r 0 p b 0 r n e r s o n h o r i z o n s c i e n t i fi q u e e t cl u c a L i f. Il a t dit que la science est d j entre dan s la p riode d es r echerches collectives et prennes et q u e ces sortes de recherches doivent tre, elles le seront d aille urs fatalement, rserves aux Instituts de recherche Il a t galement mentionn que l'outillage et l'quip e ment doiv ent tre considrables et le personnel nombreux pour que l e rendement des Instituts de recherche puis se tre s uffis a nt. Tout cela se r sume en lourde s charges pour les budgets actuellement s i obrs. Il faut donc compter avec l a parcimor.ie impose aux parlements et a u x. gouv ernements.

PAGE 34

2 4 E. G. RACOVITZA D'autre part, le dveloppement de la science impose au savant-. une s p c ialisation de plus en plus troite. Il n'st plus possible de trouver un chimiste, up physicien, un z oologiste, qui soit matre de toute ? la chimie, de toutes les branches d e l a physique, de toutes les subdivisions de la zoologie. Cette spcialisation s'impose donc galement pour les services e r e cherche ; elle est d ailleurs d j mise e n pratique. On a m me cree des Instituts spcialit tr s troite, comm e l'Institut du H.adium, l'In s titut dt;. Cancer, etc ... Il es t craindre que cett e n cessit d e la spcia lisation n e m n e d es exc s qu 'on ne fonde des Institut s de rech e r che pour l'tude d e q uestions tr p limit es, Instituts qui ne pourront modifter utilem e nt leur programme une fois l eur t che accomplie, c e qui serait un gaspil l age absurde d e travail humain. Un serv i ce de recherches pour tr e e fficace, a besoin d 'un long fonctionnement aus s i bien pour l' ducation de son personnel, que pour l ac cumul ation e n quantit s uffisante du mat ri el bibli ograp hiqu e d es co lle ct ion s de comparai s on e t d tud e d es dappareils s p ciaux etc. Un In s titut doit tr e un organisme p e r m anent. Plus il est ancien (il n'es t pas q u estion ici d 'o utillag e et de b timent s ) et plus augmente s on r e nd e m ent; il importe don c de lui f o urnir une tche non temporaire, ce qui n'emp ch e pas de l e charg e r a ussi de trouver la solution d e qu estion limit e s et pr c i ses Un e trop troite s pP-cialisation es t ane mauvai se m thod e d duca t ian scien tifiqu e _du personne l et c'est auss i un mauvai s terrain d e c ult ure pour les gn ralisation s P.t hypolhl.ses d e trav a il indi spensab l es au .. p rogr s d e la science, m me dans ses probl m es les plus limit s. D. Les 1 n s ti tut s de recherche de vraie nt de pr f rence tre con sacr s une discipline synthtique La s c i e nce fut encyclopdique ses d but s et tous le s anci e n s ,savants" fur ent des e ncyclop dis tes. L' poque, scien tifiquement presqu e st rile. du Moyen-ge vit encore de s s avant s qui pouvaient se vanter de disserter de omni re scibili et qtbu.sdam aliis mais d s la Renaissan ce l e nombre des faits scientifiquement tablis augmenta au point d' exiger une sp cialisation progressive. Les 1 1phnom ne s" furent d'abord group s e n catgories impo ses par la tradition, puisqu on les retrouve dans le langage de tou s l es p euple s primitifs, et ce s cat gories sont naturellement s implistes: cat g ories des corps clestes, des plante s des animaux, des matires com posantes des proprits des co rps, etc. Ainsi se co nstitu remt les grandes disc iplines dites ,fondamentales "-o u ,primaires": Aslronomi e1 Botanique Zoologie, Chimie, Ph y sique,. e tc .

PAGE 35

L 'INSTITUT DE SPOLO GIE 25 Par la suite, sous la pression de l'accumulation des laits scientifi ques, les anciens cadres clatrent; de nouvelles disciplines naquirent, e t continuent de natre, mais, en gnral, comme de simples subdivi sions de s anciennes disciplines, tant contenue'> l int rieur de la sphre des notions de la science fondamentale qui leur a donn naissance. Attribuons c es sortes de disciplines sec ondaires ou ,sous-dis c iplines" le qualificatif plus ou moins arbitrair e d analytiques et au processus de di vision celui de vertical pour faire ima g e et rappeler que ce proces s u s e st la r s ultante rectiligne d un mouvem e nt plu s c om p lexe, qui s'est fait de la s implicit ancienne ver s l a c ompl ex it r c e nte c omme cela se pa s se pour les ramification d un a rbr e g n alogique. Au d but la subdivision ,verticale" d e la scien ce tait la se ule possible et elle fut tr s util e au progr s s c ientifiqu e ; ac tu elle ment ell e c ontinue encore pr sider au x subdivision s d es anci e nne s disc iplines e t son r le n est ce rte s p as t e rmin M a i s s on e m p l o i exclusif c on stit uerait un g r a v e inconvnie nt, s inon un dan ger. La subdivision d es sc i e n c es dans l e se n s ve rti ca l p r ovo qu e fat a l e ment le renforcement de s c loison s tanc h es qui s par e n t l e s disc iplines f o ndamentale s, ell e r es treint l a port e de s g n r alis ation s e t m e n ace d e transformer les s p cia} istes de c es dis ciplin es en sec t aire s c our t e vue ; e lle pr par e don c un bon t e rrain de cultur e p o ur l es d o g mes sc i e nti Jique s Moins l on connat d e fait s e t moin s l e s f ait s co nnu s s o nt d o rdre diver s et plu s il est facile d e b tir e s sy st m es Auss i f a ut-il e n c ourag e r l e d veloppe m e nt d e dis c iplin es aya n t une origine diff r e nte, qui n e tiennent pas co mpt e de:; a n c i e nn es ca t g ories fondament a le s m a i s g r o up e nt autre me!lt l es p h n o m n es e n l es prenant dans plu s i e ur s dis c iplines primaires, s inon dan s l a plupart d e n tre elle s Par exemple la cytologi e e t la physi ologi e g n r a le, qui i g n o rent intentionnellement la division des tr es en plante s .et e n anim a u x ; la gographie physique, qui utilise les donn es de la physique du glob e de la gologie, des zoo-, phytoe t anthropo-g ographi e s ; l'o c anographie la spologie, Ces sp cialit s ou s cien c e s, toute s d origin e r cent e, peuvent tre nommes: ,synthtiques" p uisqu'elle s c herch e n t c ombiner en d unitaires g n ralisations l es r sultats obtenu s p a r l es discipline s a na l ytiques. Si nou s avons fig ur la s ub division d es dis ciplin e s primai r es sous form e d arbres gn alogiques verticaux e t ramifi s, n o us pou v ons reprsenter les sciences synthtiqu e s par d e s tran c h es horizontale s c oupant en travers ce tte ramure g n alo giqn e

PAGE 36

26 E. G RACOVITZA On que l es di sc iplines sy nth tiqnes f a vori se nt l' clos ion de s gnralisation s va s t e e nvergure, englobar;t plu s d e f a it s et dr.s cat g orie s de phnom nes plu s divers; s i la conception d 'hy po thse s e t de sys t m es ,log iques" est rendue plu s malai se, par c ontre le s g n ralisation s l gitimes, q u i r s ultent d e l e ur tud e, ont plu s d e chance de serrer l a vrit d e prs, car l a natur e e s t ga l e m ent un comp l exe de phnomne s trs diver s et se rit de no:; catgorie s e t di vis ion:; co n ce ptuelle s Le s i n con v nient s qui pourraient rs ult e r de l a sp c i alis ation trop troit e d a n s une disc i p lin e anal y tiq ue, s ont vit s ou fortement a moindri s U n s p c i a l i s t e" s :;c i e nce sy nth tique e.st f orc ment un s p c i a li s t e" d une autre sorte ; s a p rparation s e r a plu s lon g ue car elle do it -tre plu s ,en cyclop d i que", s es l ecture s s eront m o in s unilatral e s et ses recherches plus labori e u s es, mai s son e spri t sera, toute s cho s es -ga l e s p lu s ouvert et s on sens crit i q u e plus aiguis et plu s compr hen s if Lire l e livr e de l a Nat ure pour apprendre vivre heureux, e s t l e b ut d e s humain s civiliss; m a i s l e s p c i alis te ,an a l yt i q u e" ne peut y -dch i ffrer que d e s mot s i s ol s tandi s que l e ; s ynt h tique" arri ve lir e des p hr a s es, s i non de s parag raphe s avanta g e non m pr i s a ble e t de aut e porte d ucative. L in s truct i on de l a jeuness e doit passe r p a r les p h ases qu a par c ouru l'humanit dans l'acquisition de la sc i e n ce, autrement on violenterait cruelle ment les dispositions inn es d e notre cerveau et l'ordre de d v e loppement de ses facu lt s La prem i re phase, celle du pre mi e r contact avec la nature, est p rati q u e, s impli ste et encyclopd i que ( Enseignement primaire). La sec onde p h ase, ce ll e d es g n ralisation s l mentair es est plus t h orique, p lu s dogmatiqu e e t toujour s e nc yc l op diq ue (Ens eignement se con d a i re ) La troi s i 1:ne phase est celle d e la spcial isati on e t d e la t ech ni -true ( En s e i g n ement s u prieur). Elle doit f orcment co mmencer par l es sc iences . anal yt iqu es" pour se c ontinuer, s i po ss ibl e par l'tude de disciplin es ,sy nth tiqu es ". Il va sans dire que l a erati on d un se rvice d e r ec h e rche de sc ien ce sy nthtique" demande des moye n s matriels cons id rables. L'quipement de ces institutions est p l us vari e n outillage, livr e s, col l e cti ons, e t c et son pers onne l doit t r e plu s nombreux; mais ces sa c rifices valent l es profits qu'on e n tirera. * C'est pour rpondre aux co nsid rations qui prc dent que l Institut de recherc h e de l 'Unj ver sit de C luj a t co n sacr l 'H istoire

PAGE 37

L'Ii \ S'lTl'L 'l' DE naturell e et s p cialement l a Spolo g ie sc i e n ce minemment s y nth ti que, puisqu elle se propo se comme but d e recherc h es l'Histoir e natu relle du aine souterrain", c'est -dir e d'une portion d e la terre, petite il est vrai mai s auss i complexe d e s tructure, aussi varie dans ses manifestation s nerg tique s, aussi a n c i enne his toriquement que l a plupart d es autres dom a ine s terrestre s IV. Organi sa tion aflministtatire flc s lnstitut s d e rechereh e Q u c 1 q u es con s i d ra ti o n s g n. ra le s Ayant indi qu l es prin cipes g n raux qui devr a i e nt, m o n avis, se rvir d e n ormes p o u r l a cration d es In s titut s de r ec h erche, je vai s exposer maintena nt l es r gle s qui deuaie nt prsider l e ur organi s ati o n int ri eure. L a question d organisation es t tr s imp o rt ante p lu s importante qu'on n e l e c roit g n r a lem ent. Beau c oup d 'ins titutions sc i e ntifi q u es, suff isamm ent dot es e t dirig es par d es hommes co mp t e nt s, n 'ont donn que d e m diocr es r s ult a t s cau se d e l e ur organisatiop in a d quate En gnral tout es l es in s titutions d e ce ll e cat go ri e sotillrent d e vices a dmini s tr a tif s qui s t rili sen t un e plus ou moin s notabl e portio n d e leurs mo ye n s d'action sc i en tifiqu e Le grand public i g nore total ement ces qu estion s trs s p c i a l es ; l es a dmini s trati o n s centrales sont dirig es pa r d es bureaucrates d e carri re qui n o nt pa s l a m o indr e id e du fon ctionnement e t des be soins a dmini s tratif s d e ces organ ismes s i parti c uli e r s et s i co mpl t ement diff rents d es autres instituti ons a dministrati ves ; l es ge n s dire c t e men t intresss, enti r e m ent absorbs par leur tch e s c ientifiqu e s i assujetis s ante, ne pensent qu avec ennui e t d gout a u x questions a dministrati ves, qui leur se mbl ent du temps inutil ement rav i aux r ec herch es D e ce temps s i pr c i e u x et si in su!Jisant, ils ne veulent rien sacrifi e r pour le s c ontingences ; il s ne r agis::ent don c pas contre le s e mpi 3tements d e l a burea ucrati e ou l es m a uvai ses r g lementati ons a dmini s tratives Ils se r efusent constate r sc i en tifiqu e m ent" le temp s inutil e m en t g!:tspill par l'organi s ation m a uv a i se d e l e ur se rvi ce et tudier ,scien t ifiqu ement" l a possibilit d un e o rg a nisation m eille ure ; pour vite1 une perte de temps e n somm e minim e et e n tous cas temporaire, ils se rsignent en f atalis t e s un e perte d e temp s permanente. Ils s im ag in ent qu' en lai ssant M. Lebureau admini s trer l e ur s laboratoires ils auro n t p lu s de loisir s pour se consacre r la "sci e nc e" Il n'est pa s d 'erreur plus fun es te pour l e progr s et pour le r e n dem e nt" d es in st itut ions scientif i qu es L'quipem ent propre m ent dit du laboratoir e se f a it sc i e ntifi que -

PAGE 38

2 8 R. G RACOVITZA ment; l'expience ou l'observation sont "scientifiquement" conues e l ,scientifiquement" conduite s mais l'organisation g n rale des laborat oires est le fruit d e l empirisme bureaucratique, et leul' fonctionnement. es t s oumis a u x fluctuations d s ordonn e s de la plu s crasse incomp te nc e administrative Si l'on veut bie n r flc hir que l'efTi caci t d es r e-. c h e r ches scientifiques est d e p lu s e n plus une question d e .. moyens", q u e par cn ns qu e nt, celui qui tient l a bourse" e t rglemente so n em-. p loi acquiert d e plus en plu s la primaut du pouvoir sur celui qui ex cute l a tche on en qtte l'organ isation ad mini s trativ e de s labora toir es joue un tr s g r a nd r l e d a n s l e fon ction nement d e ces inst itution s et dans l eur r e nd ement sc i e ntifi que. L organisation des In s titut s d e recherc h e peut e t doit tre tudie ,sci e ntifiquem ent'' e t leurs s t a tuts e t r g l e ments d e vront se c onformer a ux r s ultats de cett e tud e. Les dir e ct eurs de c e s servi ces doivent con sacrer le temps ncessair e ces tude s ,.a dministrativ es" e t lutter rri c omm un pour un e o r g anisation rationn elle d es serv i ces sc i e ntifi que s Ce :er a du temp s gag n pour e u x c omm e pour l a r echerc he sc i e nl! fique, et que d e moments d'agacement, d e vaines s ur exc it a tion s, d'exns p rations, d e d couragements nui s ibl es a ux recherches, n e l eur s eront po int pargn s Je n ai don c pas m'exc u se r d 'avoir noir c i l es p ages qu i sui ve n t pour ex po ser que lqu es vu es s ur ce tt e grave e t vast e qu es tion vues puises dan s :m e l o n g u e exprie n ce tant sc i e ntifiqu e qu'admini s tr ative. Depuis 1900 j'ai e n effet pris une p art active l installation l or ganis a tion et l a dir ec tion de quatre institutions sc i e ntifiqu es, e t w1e bonne parti e d e c ette lo ngu e p riod e a t consacre : : t l a besogn e purement administrative ; je c on sid r e d aille urs, avec r egret, p e in e et co l r e, que plus de la moiti d e ce temps aura it pu t1e jo int e au chapitre "re c h e r che" si ell e n'avait du e tr e sacrifi e a u x formalit s vaine s d e s rglem e ntation s ab s urde s et des traditi o n s mauvais es d e l a bureaucratie A.-L'Institut de rech e rche aura la m me situa tion administrative que les services didactiq ues d e l U n i v er s i t ; i 1 s e r a r a t ta c h :1 1 a F a c u 1 t c o r r e s p o n d a n t s a s p c i a 1 i t S o n d i r e c t e u r d o i t a v o i r 1 e s r an g, titres et p r r o gat ives d 'un pro fesse ur t i t u 1 ai r e ch e f d e s e r v i c e d i dac ti q u e Une grave erreur a t commise au d but, que l'on continu e d'ailleur s encore commettre, ce lle de crer de s In s tituts de recherche comme annexe des chaires didactiques e t par consquent d en c o nfi el' l a direction un pl'ofesseur charg en m Arne t e mps d un e n se ignem en t classique. Ces errements ont g n p endant longtemp s ressor d e ces inst.itu-

PAGE 39

L'INSTITUT DE SPOLOGIE 29 tians, ont nuit leur fonctionnement normal e t o nt par co nsquent e mp ch les gouvernements et l'opinion publi4ue de c omprendre leur vritable rle et leur haute importance da.ns l'conomi e soc iale. a -Pour tre productif l'Institut de recherche doit avoir un per sonnnel relativement nombreux et un outillage relativement cons id rabl e Il est don c mat riellement impossible un seul homme de diriger utilement et ,productivement" deux services important s comme so nt am:si bien les services didactiques que les instituts de recherche. b.-L'homme de sc ienc e n est pas, en gnral, un tre parfaitement. pondr et sym trique: il est sujet tantt une asymtrie professorale", et il sera alors mdioc1e comme directeur de recherches, tant t une asymtrie oppose et il sera un profe sse ur insuffisant; avec la com plication croissante de la tche qui incombe ces deux spcia lits il faut c hoisir entre la s pcialisation pdagogique et ce lle de s recherches, car il sera de p lu s en plus difficile de mener bien l es deux l a fois. c.-SeulemP.nt un chef ind pendant, g a l en g rade aux autres mem bres de la facult p e u t reprsenter et dfendre efficacement les int r ts d e l'institution. Il peut aussi consacrer toute son activit e t sori. a mbition la prosp rit et au bon renom de son tablissement. B. L e D ire c t eu r d e 1 I n s ti tu t d e r e ch er ch e aura pleins pouvoirs directoriaux eL administratifs, mais aussi l 'enti r e responsabilit de la gestion s c i e n t i fi q u e e t a d rn i n i s t r a L i v e d e 1 i n s t i t u t i o n. Les pleins pouvoirs que je demande pour l e Dire c t e ur de llns titut seront comp let s, mai s seulement au point de vue ex cutif u car il est dsirable, comme on l e verra plus loin, que pour chaque Service de recherche, fonctionne un Conseil d administration fixant les directives grl!ales de s recherches effectuer et exerant le co ntr le. Q uoiqu 'il e n soit, ces pleins pouvoir s devr ont s' exercer au moins dan s la mesure indiqu e ci -de sso u s a Direction des r echerches normales" et collectives ; c hoix du sujet et de la mthode. Cela ne veut pa s dire qu'on doiv e supprimer au p e rsonnel scien tifique subalterne l'initiative de recherches personnelles et l e choix des mthodes pour ces s ortes de recherches. Mais il faut v iter lnconv nient majeur de lais ser s garer les r ec herches de l Institution d ans des dire c t ions tout fait tran gres sa destination ; l homme d e science tant n bricoleur par nature, ce serait fatalement le cas pour la plupart des institution s scientifiques. J e pourrai s c iter nombres d exemples typiques.

PAGE 40

30 E. G. RACOVITZA Le Directeur doit don c a voir le droit et l e 90uvoir de maintenir l es recherehes d ans le cadre qui a t fix par l es s tatuts. Quant aux re c herches coll e ctives e lle s n e sont possibles qu'avec une unit d e direction et d e m thod e. b -Prsentation du p er s onne l de tou s grades pour la nomination e t l'av a n ce ment. Le c h o i x de s co lla bo r a t e urs est bien plus important pour le rendement e t l a bonn e marche des r ec h e r c h es sc i e ntifiques que p o ur toute a utr e so rt e de collectif. La collabo r a tion sc ientifiqu e ne p eut s ell'ec tu e r n o rmalement s 'il n ex i ste pas d' ente nte co mpl t e et i ntim e entre l e s collaborateurs, a in s i qu un e entire co nfianc e r ciproque C e lte pr ro ga tiv e es t d ailleurs indi spe nsable au ptestige dir ec t o rial et l'efficacit de son pouvoir disciplin a ire. c -Direction et resp on sab ilit de l a dis c iplin e intrieur e et juridic tion di sc iplin aire de premi re in s t ance Il faut que l es cart s d e con duit e du personnel pui ssent tr e im m diatement rprim s mai s il faut aus s i prvoir la rpar a tion d es in j u stices touj o u rs poss ibl es hlas !, dan s l es rel a tion s entre hommes. Le r ecours une juridi ct i on s u prieure : conse il de facult conseil d' tat, e t c fait d'ailleurs partie de s ,droits d e J'homme" actueL cl.Prsentation du projet d e budg e t an nu el. e Excut i o n pleine e t entire d e s d cis i o n s budgtaires sans autres f o rmalit s et a uto r i s atio ns. Cela s i gnifie qu'une f ois l e projet de bud ge t contr l discut e t a d op t l es sommes afl'r e nt es d o i, rent tre mises la di spos ition du DirPctem qui dan s la limit e d es prescri ptio n s budgtaire s, l es d pensera com m e il l e ju gera co nvena b le. Ces po u vo i rs dire ct oriaux sont ceux qu exe rc ent tous l es chefs d'entrep ri ses priv es ; ils sont l e p r o duit d'une lon g ue exprience et sont cons id r s par tous l e s a dmini strate ur s sagaces c omm e indispen sab le s la bo n n e marche de s en trepri ses Il semblerait premi re v u e, que l es a dmini s trations de l tat so ient organises s uivant d es pri ncip es ide ntiques; le p arlement est une s orte de conseil d'administration, le s mini s tr es so nt de s dir ecteurs"' plP.ins p ouvo ir : excu tif s et directe E n ralit l adm i n istratio n d e l'tat n 'est qu'une fallacieuse caricature de l' a dministration priv e Les d par t e ment s mini s l ries sont, d e puis de s lu s tr es, devenus des organismes trop vastes pour qu'un homm e puis se le s diri ger effec tivement dans leurs d tail s ; cependant, lgalement, le ministre est tou joms c e ns dir ec tem ent r esp on sab l e de tous les actes de so n re ssort

PAGE 41

L 'INSTITUT DE SPOLOGIE 31 et sa s i gnature est obligatoire dispos ition t elle m ent ::tbs urd e que la ,res ponsabilit" minist rielle, n'est p lu s qu 'une fiction cons titutionnelle ; elle es t c ompl tement supprim e en pr atiq u e dan s tou s l es p ays. Du m m e coup la responsabilit est s upprim e aussi pour l es s ou s-ordres c ar, d abord ils so nt couvert s par l a ,sig natur e minis t rie ll e" e t en s uite par l'efficace m thod e invent e depui s fort lon g temp s par M. Lebureau, m thod e qui consi s te parpill e r l a re s ponsabilit d es d c i s ion s e t des e x cutio n s parmi de s services de plu s en plu s nombre ux Apr s un grand nombl'e d e rapports, r f rs app rob a tion s en c as cades po urvu s d e multiples c achets et d e signa tur es indchiffrables" il es t abs olument impos s ibl e d e savoir qui s'en pre ndre en cas de n gligenc e de faute grave et m e m e d 'actes d lictu e ux. Surtout pas d'affair es s uetout pas d e responsabilit directe! sont l es devi ses de M. Lebureau et l a principale cau se d e l a m auva i se gestion d es affa ire s publique s Ce sont ces in c onv nient s que m a propos ition a pour but d'viter. Il va san s dire que dan s l es s erv i ees de r eche r che tr s tendu s et riches e n mat riel et pers onnel, le Di::'ecteur pourra divi se r so n admi nis tration en sec tio ns e t d l g uer ses pl e in s pouvoirs avec l a parti e aff r e nt e tle responsabilit pour ces se ctions, a u x f o n ct ionn a ire s imm dia tement inf rieu rs en g r a d e C. Ch a que g r a nd Institut de recherche doit a voir u n Cons eil d 'admini stration: des Conseils d e p e r f e c t i o n n e m e n t e t d e p a.t l' o n n a g e l u i s o n t f o r t u til es. Il n e f a u t pas f a ir e d es se rvi ce s de rec h e r c h e, de s sultanats" Le s yst m e du ,bon t y ran" ne p e ut donner d e bon s rs ult ats, l a l ong u e, comme l e d m o ntr e un e s c ulair e ex p ri e n ce dans toutes l es de l'activit soc ial e. S i ,l'ex cutif" doit tr e c onfi un se ul homn\. e muni d e pl eins po uvoirs, le l g i sla tif doit tr e du re ssort d un e assembl e; il f a ut de plus, que l e contrl e soit exerc non s e ul e ment par d es o r ga ne s a d ho c, mai s a u ss i par l op inion publiqu e, l e juge relativ ement l e plus jus te e t dont l action e s t la plus e!Ticace avec l e t e mp s Les p e tits lns titut s faible personnel e t matriel r es tr e int peu ven t se passer, au db ut, d e Con seil d'administr a tion m a i s ils devron t finalement e n tre pourvus aussi ne fut-ce q u e pour a ss ur e r un bon r ecrutement du personnel e t pour assurer l eff icaeit d un contro l e c om p tent, d'autant p lus indi s pens a ble que l Institution est plus a n c i e nn e Dans l es U niversit s organisation et traditions plu s ou m o in s a utonomes c omme ce ll e d e Cluj, les Con se il s de Fac ult pe u vent jouer

PAGE 42

3 2 E'. G RACOVITZA utilement le r le de Conseil d'administration pour les Instituts d e cherche de modeste envergure e t au dbut de leur existence. Le Cons eil d administration devrait tre form par un petit nom bre de membres, comprenant: 1. Des dlgus de l'universit 2. Des repr s entants de la spcialit d e l Institut dsign s par le s corp s de sp ciali s tes. 3. Des repr s entants des minist res comptents. 4. Des d l gu s de s c hambres ou s ynd icats des indu s trie s m-t re s ses 5 L e Directeur e t les repr sentant s du personnel de l'Institut. Les a ttribution s du Conseil d administration s eraient les suivantes: 1. Discus s ion e t approbation des grande s lignes du programm e d es recherches normale s et colle c tives. 2 A pprobation du rapport annuel s ur l'ac tivit de l'Institu t 3. Ex amen d e l a gestion administrative et financi r e 4 Approbation du projet de budget. 5 Approb a tion de s propositions de nomination et avan c ement d es f onctionnaires. 6. Jugement de s app e l s c ontr e les d cisions d e la dir e ction. Le Conseil d administrati o n n e tie ndrait qu un petit nombre de s an ces ordinaires par an pourrait tr e c onvoqu en sa nc es e x tr a ordinaires aussi s ouvent qu 'il s erait n c es s air e La cr a tion d un grand Conseil d e p e rf e ctionnem e nt, pour tou s les In s titut s d e re c herche d e m me cat gori e scientifique, form de: spciali s t es s a v a nts "purs" ing nieur s sp cialis s chefs d industrie s scientifiques e t o uvri e rs d e c es industrie s d l gu s par leur s compagnie s a ssociations ou s yndicats, s erait d sir a bl e Un semblable Cons eil pourrait rend re d e gr ands servic es, condition de limiter s on activit aux 'points suivant s : a.-Instituer permanente sur les besoins de l conomi e nationale et s ur l e s possibilit s d exploitation des res s ources du pays. b.-Classer par ordre d urgence et d importance les probl mes rsoudre. c.Organi sP-r la coll a boration des institutions du pays en vu e d e l ex cution de ce programme. d -Organiser les rapports d'entr'aide et la collaboration des ins ti tutions scientifique s nationales et internationales. Il est tr s important tous les points de vue, que l'opinion publique s'int resse l'activit des Instituts de recherche. Il rentr e dans la mission de ce s institutions de faire dans ce but la propagande

PAGE 43

L'iNSTI'l UT DE SPOLOGIE 33 ncessai r e au moyen de confrences et de dmonstration s publiques d expositions permanentes ou temporaires, et d article s de vulgarisation. Dans cet ordre d id es, un Comit de patronnage est de la plus grand e utilit; comprenant ctes ami s des scie nce s de t ou te s les classes sociales ainsi que les anciens l ves tle l'in s titution il facilitera l a manifestatio n des sympath i es pub liqu es e t s uscitera la bienveillance effective d es donateurs et bienfaiteurs. D. -Ch a que In s ti tut d e recherche doit a voir aussi o ut re 1 e pers o n n e l s cie n ti fi que e t de service, un personne l administratif et un personnel technique e n r a p p o r t a Y e c s o n i m p o r t a n c e Il es t a dmi s par tout l e mond e, et aussi par l Administration ce ntrale, qu un laboratoire doit possder un personnel sc i entifique et u n personnel de service. La premi r e cat gorie est reprsente dan s l es institutic.n s l e s mieux pourvu es par l e dir ecte ur l e s ous-directeur l e ou le s chef s -d e-travaux, le ou l es a ssis tant s et prparateurs La second e c atgori e est form e parl es gar o n s de laboratoir e e t le s manuvres Mais un service sc i e ntifiqu e que lqu e peu d v e lopp doit se livrer a ussi des a c tivits non scientifiques nombreuses e t va ries, qui au g mentent progr essive m e nt avec son importan c e e t avec son anciennet ot qui so n indisp e nsabl es so n fonct ionnement normal. a Correspondance officielle e t sc ientifique, n a tionale e t int e rnati onale b. -Tenue de s archives c.-Inventair e du m a tri el. d -Catalogue d e l a biblioth que et de s c olle c tion s d tude de compa r a i s on e t d e mu s e c.-Con se rvati o n d e s ins trum ents et ap pareils et c ontr l e d e leur e mploi f.-Emmagasin age des produits de t outes sortes, verrerie, pro duit s c himique s fourniture s de bureau. quincaillmie etc. et contr le de leur utilisation. Le nombre et l a vari t des objets et produit s qui sont ncessaires au bon fonc tionnement d un s ervice de recherche est tr s c onsidrable, beauco up plu s c on s idr a ble que c ex qu on trLuve d a ns une grande usine spcialise. g. -Comptabilit trs compliqu e caus e du nombre de s spc i a lit s q u'on doit s ou vent se procurer l tranger. Toutes ces activits ,administratives spcia le s sont co nduite s gnralement par le jeune personnel scientifique des assistants et pr parateurs, tr s mal et c'est tout naturel. Les jeunes licencis ou docteurs ignorent les premiers mots de l a technique de ces besognes qui n'ont aucun attrait pour eux; ils le s considrent, avec juste raison comme du temps perdu pour leur

PAGE 44

34 E. G. RACOVITZA instruction scientifique et pour les recherches. D autre part, ce jeune per so nnel se renouvelle souvent, d o ncessit pour le personnel suprieur de, former continuellement de nouveaux ,administrateurs" au dpens du temps r serv aux recherches et aux dpens de la bonne gestion de l institution. Il faut donc fournir aux services de iecherche aussi un personnel ,administratif" spCialis et permanent, qui puisse dcharger le personnel scientifique de cette tche purement matrielle, et rserver au personnel J scientifique seulement la direction et le contrle de cette partie secon daire, mais importante et assujettissante, de l'activit de ces Instituts. Le rendement scientifique de ces y gagnera beaucoup et leur organisation et administration encore davantage. Le fonctionnement des service s de recherche exige une machi nerie souvent complique, l 'ins tailation et l'agencement d'app a reils et d instl'uments s p c iali ss, des r parations multiples, etc. Dans ces institutions on se sert de toutes les sortes d'nergies et l'on doit ouvrer toutes sortes de mati res premires. Chaque laboratoire a donc besoin d'ateliers qui dans certaines sp cialit s doivent tre tr s dvelopp s et tr s bien outiils. Les garons de laboratoir e so nt, en g nral, c harg s de ces fonctions t echniques et, sj certains d entre eux tr_s bien dous, russissent exce llemment dans l eur tche, l e plus souvent ce tte pratique donne des l'sultats lamen tables aussi bien ponr le s machine s et pour l'utilisation des mati res premi rrs, que pour l'ai de fournie a u personnel scientifique. Parmi le per s onnel indi s pensable la bonne marche d un s ervice de recherche, il faut donc c omprendre une c atgorie de fonctionnaires techniciens" : m canic i ens, lectri c iens, so uffleurs de verre, menuisiers, etc., artisan s d j s pcialis s au moment de leur en g age.nent et ayant un e pr paration profe s s ionn elle sulfis ante. Le plus mode s te de s Ins titut s de recherche devrait tre pomvu du per s onnel suivant: un dir ecteur, un chef de s travaux un a ss i sta nt, un prparateur, un secrtaire comptab le, un mcanicien, un g aron de laboratoire et un man uvre. E.-Dans les Instituts de recherche les grades. seront indpendants des fonctions; l 'avancement sur place en grade ( s ans c hangement d e fonction) pourra t re a c c o rd t o ut le p e r s o n n e 1. Les progrs de la science am nent une complication pl'Ogressive de s mthode s de recherche et de l in st rumentation; cette complication rend de plus en plus long et laborieux l'apprentissage, la ,mise-au courant", du travailleur scie ntifique. Actuellement, de s annes son n cessaire s pour former un bori chef de s travaux ou un assistant spcialis.

PAGE 45

L 'INSTITU T DE .':>Pl;'OLOGIE 35 Il faut donc qu e les m rit e s pui ssent tre r compens s, il f aut m me que compte s o i t tenu d e l' ge du t e mp s d e service e t de l'augmcntatinn de s charg e s d e fa mill e. Dan s l e .. yst m e bureaucratique, e n co re g n rale m ent en u s a ge, ce n e s t pas ,pratiquement" po s s i b l e M m e s i plu s ieur s ,g-rades" de salaires sont prvus pour ce s c a t g orie s de fonclionnaire s, l' a m lioratio n mat riell e qui l eu r est a ccorde e s t trop ins ufi sante, et il nest pas t enu compte du poi n t d e vue ,moral qu i a gea nd e importa nc e pour tout h om m e co nscient de sa va l e ur. S i les fonttionnaires s upri e u r s dun In s titu t o c cup e n t l o ngt e mp s l e n r s itu ation l es infri e ut s so nt condamn s, ou: terminer leur carri r e dai s un p os t e l eur m r it e, qui peut dre de tout pre mi e r ord r e ou :i. accepter un e s itu a tion s up l'ieuec, un .,a v a n ce m ent" c omme elirait l'admini s tr a tion dans un e autre in s titution d iJrremment s p c i alis e Da n s c e tt e seconde a lt ern a tiv e, ils sont obligs d e p erdre le fruit d un e l o n g ue exprience pt nibl enie nt acquise, san s profit p our p ersonne ils s on t f orc(,s de r e f a i re Illl n ouve l a pprenti s s age trt : s difn cile et pro l o n g a n g rand dam d e la recherch e s c i enti fiqu e e t d e l eur n o uv e l e mploi. JI est clo n e indi s p e nsalde q u e les f'o n ctio nn a i re s perm a n e nts des In s titut s d e reche rc h e puissent a va n ce r s m p lace, q u elle que so it leur f onctio n. 11 faut, par e x e mpl e, qu e l e savant occ up ant les fonctions d e chef d es tra1 aux o u d as s i s t an t pui sse, s'il l e m rit e a rriver s ucces s i vem e n t a ux pl u s h at t l s grad es d e l a h irarchie sc ientifi qu e S i ce g eade suph m e es t celui d e pr o fessent univ e rs itaiee t itulair e, il faut qu 'il puisse t >Lte co nf r il t 011S le.fonct i o nn a ir es p erman ents de l In s tituti on C e s ys ti m e es t JH., ,u pour l In s titu t d e S p to l o g i e et il es t d jiL mis pr tique d e pui s ass eh l o ngt em p s avec les meilleur:s.r sultats, d a n s d'autres ins litution s sc ientifiques ; il ex i s t e, e n elret, des Instituts d e reclte r che d a n s les quel s t o u s les fon ctio nn a ir e s scientifiques ont le titre, e ran g e t l e s prhogati1 es d e professeur uni ve r s itair e Ce que j'a i elit dn pers o nn e l s cie ntifique s'applique a u ss i nmtatis mtttandis, :"1 une partie d es autres cat gories du pers onnel. Pour former un gar('. on d e laborato ir e ou un technicien apte rendre de bons services, il faut!un temps aussi long et un apprentissage a ussi difficile q ue pour f orme r un savant s p c iali s ; l'importance pratique d e ces indi spens abl e s a uxiliaires dans un In s titut s d e r echerche n e s t d'ailleur s pas moindre. J ai connu des gar on s de laborat oire dont la di sparition a t r ellement ,une perte pour la science", peuttre plus s en s ible que celle d e maint fonctionn aire sc i e ntifiqu e, Trav In st. Spcol. T I. N um. 1. 4

PAGE 46

36 E. G R ACO T'ITZA dont l a noti ce n crologique fut pomvue de c elte expression c on sac r e Le personne l permanent te c hniqu e, admini s tr a tif et de s ervic e pourra donc gale ment avancer su:' place dan s .les g rades de sa ca i t gorie F -Les fonctionnaires scientifiques seront ina rn o v i b l e s, sa u f d an s l e s p o s t e s d e d b u t. L amovib ilit e t l inamovibilit ont leurs parti s ans e t cette controver se n est pas close. Il est certain que l'amovibil it se rait pr f rable si l'o n po uvait c ompter avec une autorit toujour s juste, impartial e et ne p renant de s d cis ions qu e conforme s ; l l int r t La preuve que c ette co ndition ne p e ut tre ni r a lis e ni garantie e t prati q ue, r s ulte du f ait qu e l i namovibilit ga gne du t e rrai n pa rtout et qu elle devient la r g l e pour l es fonction s les plu s importan tes. Pour lutter contre le n potisme n faste et contre les d s astre s de s ing r e nces politiques, il a fallu l gif rer m me pour les fonctionnaire s infrieurs, des s tatuts assurant leur stabilit et les garantissant plu s ou moins efficacement contre l arbitraire On e st donc forc d accord&r aux f o n cti onnaires scientifi q ues suprieurs de s Institut s de re c h e rche, une inamovibilit dont les inconv nients peuvent d ailleurs tre att nu s par la s v rit de s c ondition s de recrutement. Les autre cat gories de fonctionnaire s jouiront naturellem en t de s .avantages statutaires dont b n ficient leur s coll gues des autres admi nis tration s Mais l'inamovibilit ne peut tre a c cord e pour les postes de d but; il faut m mes qu il soit express ment spcifi que ces fonction s s ont temporaires avec droit de prolongement conditionnel pour une ou plusieurs p riodes Le bon recrutement du personnel est ce prix Pour la s lection de candidat s aux postes scientifiques, les dipl mes et rfrences s ont absolument. insuffisants ; un stage de quelque s .annes est n cessaire pour d celer l'aptitude ou l inaptitude a ux re cherches. G.-Les 1 n s ti tut s de recherche doivent a voir l 'a ut o n o rn i e fi n a n ci r e. Q n e l' tat g re ses entreprises tr s m al, que ses frais d e gestion so ient outr a g eusement e x ag r s et que les d la is d ex cution soi en t inutilement prolongs, ce sont l d es v rit s t e llement bien tablie s qu'il est inutile d insister. Cette inf riorit de l tat vis-a-vis de s entr e pri ses priv es tient des cause s multipl es, dont j e ne veux mentionner ici que deux, mon avis tr s import antes a.L obl igat ion de se c onformer s trictem e nt au x p riode s budg taires.

PAGE 47

L 'INS'l'ITLT DE S P OLOG I E 37 Le fonctionnement d une in s titution es t conti nu et so u m i s aux 111uctua tion s d e l'imprvu; ses b es oin s p euve nt varier d a n s d norme s proportions suivant des circonstance s r s ultant s ouv e nt de s on activit m me ll est matriellement impossible d e plier l'activit d un or ga nism e vivant, a giss ant et se modifiant sans c esse, a u cadre rig ide dan s le t e mps et au sch ma purement th ori q u e que repr s en t e un budge t arr t un an d 'ava nce. La fin et l e commencement d e l'exercice bud g t a ir e sont de s dates arbitraires, qui n ont aucun rapport a v ec le fonctionnement de s organi sme s s oci a u x Et pourtant toute l eur a ctivit doit se plier ce s dat es ritu elles Si une anne l'institution n'a d pens q u e 15,000 frcs s ur l es 30,000 prvus au bud ge t les 1 5,000 restants son t revers s au tr sor e t e t c ommission s budgt a ir es se hfl. t e nt d.e diminu er l'anne suivante l es c r dit s dans les m mes proportion s Pour que cela ne puisse arriver l'institution s arrang e tout d pen se r dan s l'ann e en achats d ut i l it douteuse. Si l'ann e s uivant e l'in st ituti on a besoin de 45,000 frcs elle n e peut se pro c ur er l e n cessa ir e que jusqu' con c urence de l a somme fatidiqu e de 3 0 ,000 frcs. Il arr ive qu'avec l e systme budg taire d e s inst itut s ne peuv ent pas se procurer d es fournitures c o t e u ses, ee qu i se rait facilem ent possible s 'ils pouvaient conserver leurs co nomi es d une an n e sur l'autre Il ::trrive m m e qu e la priode f a tidique budg taire annuelle d e justification d es d pense s so it fragm e nt e a rbitrairement par l'administr a tion c e ntr a le qui introdui t de s priodes de justi fication bisanuelles, trime s tri elle s e t m me mensuelle s ce qui augment e c onsirablement le s diffic ult s d e gestion d es institut s b. -La loi de comptabilit qui n es t plus adapte a u x be soin s des temp s pr se nts. Cette loi emp che, par so n f ormalism e absurde l org a nisation d un e comp t a bilit rationnell e et pratique ; e lle inflige a u x fou rnisse ur s d e des d lai s de payement trop prolong s; elle impo se d e s d marc h es e t paperasses tellem ent nombreuses, en un mot : de s frais g n rau x inutiles si consid rables que le s maisons srieuses se r ef usent four nir l'tat et que celles qui y con s entent major ent cop i e u se m ent l e s prix ou s e rattrapent sur l a qualit des fourniture s Q u e le s prescriptions de la loi d e comptabilit d a n s l e l o intai n -pass o elle s ont pris naissance, aient correspondu a u x besoin s et cir c onstances contemporains c est possible, quoiqu 'o n p uis se ob jec te r que jamais l es entreprises priv e s d alors n'en ont utilis de se mblables ; mais que ces prescriptions ne s'adaptent plu s aux con d i t ion s actuelle s 11i au se n s d a n s l eq uel volue l act ivit soc iale, ce l a n'est pas d o ut e ux. 4

PAGE 48

38 E G B lCOVI'TZA Ce pre scr1pt1ons absurdes, e t m a t riell e m e nt d e Ill! loi d e comptab ilit co mbine s avec ce ll es de la l oi budgtaire, o nt amen le camoufla ge progre ss if d e t oute la co mpt a bilit d e l'tat, ont. or g ani s" l e ga s pillag e de l avoir public e t ont provoqu l a paralys i e progres s i ve de leurs p ropre s rouages; q u e l'on veuill e bien .seulement e xa miner ce poin t de vue l e font ionnement", si l 'on p eut e mployer cette exp r ess ion, de la Cour d es Comptes! .le ne puis d velopper maint enan t ces quelqu es indication s s o mmaires; je revi e ndrai s ur c e tt e q ue s tion d a n s un a ut r e r a pport vu e so n importance con s idrab l e, e t prog r essivement accentu e dans le fon ction n e ment d e to u tes le s in s titution s sc i entifiqu es ; il m e sufTit pour l'in s t a n t de co nstater qu homme s d t a t e t parlem efl:tS commencent r a gir quoique avec t im idit contre ces d sas tr e u x errement s Dan s tou s l es pays on disp ut e des rem de s et J'o n c omm ence accorde r certa i n e s a dmini s t ration s l'autonomie fina nci re ou bien o n l es ex ploitation s d e l' tat. Ce s ,r f orm es tend ent toute s a ppliquer aux ad mini s tr a t ion s d e l' tat l es r g l es e n u s age d a n s l' ex ploit a tion d es entr epris e s p riv e s r g l es qui s ont l e co n trep i e d d es u s et c ou tu m es bureaucratiqu es D e t ou t ce qu i pr cd e il r sulte q u e la reve n dication d e l'auto nomie finan c i r e pour le s In stitut s de recherche est parfaitement jus ti fie; elle est indispensabl e au fonctionnem ent n o rm a l e t produc tif d e ces ins tituti o n s ll s agi t d a ill e ur s de s o mm es re l a tivement f a ibl es dont la ges tion e s t facil ement c ontr labl e, s omm es qu i so nt ins ignifiante s i on l e s co mpar e au b ud ge t t ot al d e l' t a t ou m m e ce l ui d 'un mt nis t r e L'autonomie financ i re d barras se l'In s titut d e l a s ugge s tion d es d l ais bud gta ire s Le s sommes a ccorde s par les bud ge t s ann. u e l s sont des s ubvention s ,fond perdu" Ell es s' incorporent l'avoir d e l In s titu tion, qu i peut le s conomi ser et les dpen ser e n bloc ou en d t ail, s uivant ses bes oin s rel s et s ans limite de temp s L 'ins titution peut ac c u muler d es fonds pendant plu s ieurs annes pour excu ter une installation cot' 1teuse ; ayant des fonds ,liqui d es elle peut traiter a vec les fournis seurs dans l es m me s con dition s avant age uses q ue les particuliers ; ayant de s disponib ilits, e lle peut profiter, pour ses acqui s itions, cas ion s avantageuse s e t c ; en un mot, e ll e peut g rer se s fonds facil e ment, logi quem ent, conomiquement; e lle peut faire de la bonne adminis tration ce qui est intP.rdit aux s ervi ces non a utonomes de l 'tat. Que doit faire l'Institut de recherche de ses dispo nibilit s puisqu'on lui accorde l'autonomie financi re? L a r ponse est s imple et aise, ce que font l es e ntrepri s es priv es pour l eurs fond s de roulement :

PAGE 49

L 'iNSTI'l W' DE Sl'OLOG I E 39 les placer dans une banque so u s form e d e d pt vu e e t terme .Aussi longtemps qu e l' tat naura point org anis sa tr s o re r ie s ur le mod le d e s banques prives, e n oJfrant les m me s f ac ilit s e t avant a ges aux ,dposants", les Institut s d e recherche d e vront tre a utori ss dpo se r leur dis ponibilits dans un e grande banque priv e. Il en r s ul tera de multiple s a, a ntag es : m ax imum d e sliret contre l e vol o u l a perte, facilit de manipulation, c omptabilit parfaite, contr l e e t v rifi cation facile d e la ge s tion nmporte quel moment. A ce s a vanta ges s'ajoute l 'apprciable bn fice de s int r G ts pay s par h banque; au c un moment l e capit a l reprsent -par ces disp onibilit s ne reste im p roductil'. Le sys t m e pr c on i s n e proftle pas se ulement au x instit ut s ; i l est hautement profitabl e l'conomie nationale pui s qu 'il rermet d e mo biliser un capital autrement improductif e t il diminue le s b es oin s de l a circu l ation monlair e par rutili sa tion, rendue possible, des ch ques et vire m ents de compte compte Il procure donc avantage gn ral et a u c un inconv nient. L a s eule ob jectivn qu on pui sse opposer ce tte pratiqu e, est l a po ss ibilit de la d imi n uti o n ou de la perte du d p t par s uite de la d co nfitur e d e la banque. Ces c r aintes th o riqu es sont n g lig ea ble s d a n s l a pra tique. Il sagiL en effet, d'utiliser l es serv i ces de ces grand s e tabli sse m e nt s financi ers quau c un gouvernement ne l aisse ra so mbr e r purement et s implement, et cel a pour n e pas provo q11e r un dsastr e "national ; mai s m me s i s e r alisait la pel'te occ a s ionnell e d un d pt, jamai s considrable se r ait i n s ignifi ante s i on la compare a l'conomie r elle que cons titu e cett e s o rte de gestion e t au gaspillag e effr n e t fatal pratiqu par les gestions n on a utonomes de l'tat. Pour ne pas elfaroucher une administration, m m e aussi r volu tionnaire que c elle qui a prsid la c r ation de l In stitut d e S p ologie je n ai pas mentionn le mot d autonomie financi re dans les statuts d e ce tte institution, mais j'en ai introduit la pratique par la cratio n d un "fonds permane nt". Ce n ost encore qu un essai inco mplet et limit mais une l g i slation ult rieure pourra l'tendre et l e perfec t ionn er. B.-L'Institut de recherche doit jouir d e la person: >nalit civi.Je et du droit de se crer des ressources a v e c l e s r e v e n u s d e x p e r t i s e s p o ur e p u b l i c Le fonctionnement de l'autonomie fmanci r e est grandement f a ci lit par l attribution de la personnalit civile. Le droit de .possder et d 'acqurir est prcieux pour d es insti t u tions, qui seront toujours in suffisamment dot es par le s g ouvernements. De j)lus, celte .situation juridique est une garantie e t un attrai t, pout

PAGE 50

40 E. G. RACOVI'J.'ZA les donat e ur s, qui peuvent avoir ainsi la certitude que leur donation sera employe suivant leur volont et ne pourra changer de destination . L exemple des tats-Onis est l pour mon trer quel attraction exercent les grandes fondation s sc ientifiques autonomes s ur la gnrosit de s mcnes. U n Institut de recherche s pures et appliques peut, e t doit, rendre auss i de s services pratiques et immdiat s au public, au moyen d tudes s ur des questions s p ciale s, d analyses scientifiques, d'expertises, etc. Il e s t juste et ncessaire que ce s s ervices soient rtribu s Les sommes ainsi rec ueillies d e vraient tre rparties, dans un proportion tablir pour c haq u e sp c i a lit e ntre trois bnficiaires : a.-L' tat ou l'organisme qui s ubventionne annuellement l In sti tut, car il es t juste qu'il soit d dommag du matriel us b.-L institut car l a valeur de l'expertise d pe nd du travail col lec tif de tout le p er so nn el. c.-Le personnel, pour rencourager dans ce tmvail supplmen ta ire et l e rcompenser de ce s urcrot de besogne. Y L'Institut tle Spologie de Cluj. J'ai essay de dmontrer d ans l es pag es pr c dent es que l es I n s tituts de r ec h e r c he sp c i aliss s ont d e s rouages ncessaires de l' conomie s ociale actuelle, que lem cra tion r d e date assez rcente, e st un ph nom ne normal de l'volution d e l a science e t des n cessit s de la production. J ai tent d esquisser e n traits r a pides l es condition s que doivent remplir ces fond a tion s pour r pondre pleinement i t l eur mission, pour utiliser intelligemment e t c ompl t e ment l es ressourc es m ises leur dis position pour permettre leur adaptation continue : l'v olution de la science et aux modifications ininterrompues que sub issent les conditions d existence des humains. J'ai donn cette t ude l a form e la plus so mmaire possible; jel'ai court e au point d'omettre exemples et dmonstration s pour tayer mes affirmations. Il s e peut que mon exp os soit insuflsant pour e n traner la co!lviction mai s je suis limit par !' 'espace; les fonds que j ai a ma dispo s ition ne me permettent pas l'mp1:ession d 'Un rapport trop volumineux . J e c ompte reprendre les points les plu s importants dans me s p rochains rapports, auxquels sont g alement r serv s pour les m me s r aison s financi res, le s dtails sur l'organisation et le fonctionnement de l'I nstitut de Spologie, ainsi que la descriptio:1 de s installation s et arrangements de ses se n i c es et c ollections. Constaton s pour le moment que l'ln stitl:lt cle Spologie de Clu.i:

PAGE 51

L 'INSTITUT DE SPOLOGIE 41 est dot d'un s tatut qui essa y e de r aliser les principe s e xposs plu s haut. C est une institution univer s itaire, rattach e la Facult des Sciences e t assimile aux services didactiques. Son directeur a rang, titre et prrogatives de professeur titulaire. C'est un institut de recherche d histoire naturelle, dans toute l'acception de ces termes ayant comme principale spcialit la Spologie purPet applique, discipline synth tique par excellence. La direction a pleins pouvoirs et pleine responsa bilit sous le contrle du Con s eil de Facult et du S nat universit a ire. Son personnel c omprend l e s catgories: scientifique admini s tra tive technique et de service. Les fonctionnaires scientifiques peuvent avancer sur place et les assistants occupent des po s te s temporaires. L'autonomie financi re e s t partiellement assur e par un fond permanent" dpos dans une banque fond gestionn c omme d p t libre par le directeur et aliment p a r le s conomies faite s sur l e s autre s fond s et par les donations. Les dtail s de cette organisation sont d ailleurs e xp oss dan s la loi du 26 avril 1920 dans le contrat du 18 d cembt e et l e mmoire du 14 dcembre 1919, documents publi s dans ce volume ( No. 2) Malgr les diJlcults mat rielles de toute s sortes, e t le manque de personnel spcialis ou duqu l'organisation de c e tte cration l gislative se lJOUrs uit depuis la fin de 1920 'livec une c ertaine lenteur, mais sans arrt. Le travail purement scientifique s eifectu e de faon s atisfaisant e comme l'indique le premier volume paru d es ,Travaux d e l'Institut". De nombreuse s grottes de Roumanie ont t e xplor es et l e matriel rcolt est en partie tudi Biblioth que, c ollection de carte s gographiqnes, collection photographique, c ollection de mat riel spolo gique et pig, en augmentation s continue s sont en voie de rangement e t de cataloguage. Le rsum statistique de cette activit est publi c haque anne dans l'annuaire de l'Universit Dans mon prochain rapport, ce s difl' rents po i nts seront exposs avec les dtails qu ils comportent. Quand au devoir, qui incombe chaque institution s cientifique de s u s citer et de faciliter la collaboration internationale, l'Institut de Spologie n'y a pas failli Envois et changes de mat riel, d terminations d animaux rapports pistolaires avec les coll gues sp cialistes, s ont men s si a c tivement, que les frais de correspondance augmentent d inquitante fa:on, tant donn l'normit des taxes postales actuelles Avant de clore ce premier rapport essentiellement introductif je tiens fournir quelques explications compl mentaires s ur la s p cialit qui a t attribu e cet Institut d Histoire naturelle, c' est-dire s ur l a Sp ologie.

PAGE 52

42 X c,: RAC OVTJ Z A Sur l e caract r e synthtique de ceLLe disc iplin e, e t par co ns(qu ent sur ses avantages ducatil"s je m e suis d j exp liqu Du ,MJ11 0irc du 14 d cembre 1919" il rsulte que cette direction donn t c a tts <"'ludes rpondait aux vcrux de l 'Universik et elu Con s eil dirigeant qui dfsi r raient doter l'Univers i ll' de Cluj cl' un e sp< cialitc' n o n r e prt senke d a n s le s autres centres univers itaire s, pour combl e r l e vid e l a i sst' par l a disparition d un spc i aliste connu et cstimt d e l'ancienn e U nivers it maghiare, Le M moir e du 1 4 d cembre 1919 e xpliqtt c galem ent qu e llns li tut d e Spol og i e de Cluj n 'est pas un e c r ation n o uv elle, mai s seule ment l installation demeure, et l a reconnaissance offtc i ell, d'une entreprise scientifique qui fonctionnait d j depui s longtemps avec des collaborateurs nombreux, des co ll ec tion s importantes, un mat riel appropri, une publication qui t a it son cinqui m e volum e e ntreprise qu t tait par consquent un v rit able ,Institut" ayant sa do c trine ses m thodes et m me ses tr aditions Il ne s'agissait donc en ralit que d e l"ourni r celle entre prise p riv e Bio s peologica l a conscration ofl cielle e t univ e r s itaire e t de .lu i permettre d e s e dvelopp e r plus activement en lui fourni ssant domi c ile ;personnel p ermanent e t moyens d inve stigation sulli s ants. Le r appe l d e ces faits s ullt mai s je crois ncessaire d e m tendre un peu p lu s sur ,Biospeologica", son origin e, son but et ses rsult a t s VI. -JHOSPEOLOGICA. Ides directric es Programme. Etat d e la puiJlication J ai d b ut e n zoologie par des rech e rches anat om iques e t histo lo g iqu e s sur une famill e d e Polych t e s Le s fait s 11ouveau x d co uverts ne m e procur r ent qu un e m diocre s ati sfac tion car j e ne pouvais ,comprendre" ces dis po s ition s a.natomiques et hi s tolo g iques indites, c estdire entre voir leur origine et me faire une ide des s tades v olutif s parcourus jusqu' l'tat en un mot: recor1stituer l eur histoire Cetle invincibl e tendance qui me pou sse a r echercher dans l'tude du ph nom ne actuel, son pass hi s torique pour l e ,comprendre", m 'amena tendre m es recherches d 'autres familles de Polychtes dans l'espoir de d co uvrir des stades d volution, de s arr ts d'antres priode s historique s, pouvant me fournir l'explication cherche. J'ai naturellement essay de d terminer ave c prcision l e materiel recue illi. Cette incursion en Taxonomie me procura beaucoup de d sillu s ion s sur les mthode s, comme sur le s rsult a t s acqui s de cette dis ci

PAGE 53

L'INSTITUT DE SPi;OLCJOIR pline; elle mc donn a a u ssi l a con v iction qu i l n'e:: t d'autre Taxon o mi e possible que c e lle base sur l a phylo g ni e et sur la rpartition gographique qu il est impo ss ibl e d e s ituer une e s p c e correctement dans la clas sification des tres sans connatre son or-igine d a ns l e t e mps et s on ex tension d a n s l'espace. Taxon o m i e n e p eut t re que phylogni e appliqu e Cette fois encore l e point d e vue his t orique s 'imposa e l avec un e f orce toujour s accrue. Ayant comme su j e t d'tudes phy l og nique s, le s un groupe san s fos siles, il n e res tait comme source d information q u e l' e m bryo gnie, l a n a t om i e et l'histologi e compares e t l a zoo g ographie; avec lems donn es on pouvait e ss a y e r d e d t erminer les lign es primitive s, les diver s sen s d e l' vo lution il partir d e c e s lign es et p e utt re a rriver a in si ,comprend r e la s ignifi cation de s caract r es distinc tif s d e chaque unit t axono miqu e c t prci ser sa place relle d a n s l e s yst m e. Il es t h i e n diffic i le de borner notre c urio s it sc ientifique a la s im p l e constatation s t a tiqu e de s efl'ets taxonomiqu es de l a transfor mation d e s esp ces sans se pr occuper d es modalits et cau s e s d e ces t ran s formation s, s an s se heurter ai n s i l a questi on d e s f acte ur s d e l'vo luti on Ma i s comment l'abord e r en pratique?! Suivr e pas pa s s tade par stad e dans l'espace et d a n s l e temps, l es mod iflcation s d'tm gro u pe homog n e, semble p rior i tr e l a meilleure m tho d e po u r c onstater le s modalit s de l' voluti o n e t en m me temps l e meille m mo ye n d e h i en d finir e t d limit e r d es pro bl m es restl'eint s et r c l R tiv e m ent s impl es par l e s qu e l s devr a it com m e nc e r l'tud e d e l a tr s et tr s difficil e que s tion de s cau s es i mm di a t es d e cette volution L 'adaptation a u changement co ntinu du milieu parait le point le plus faci lemcut abo rdabl e du mo in s premi l'e rue ; l' o n arrive ainsi tout naturellement ; L l'id e d' tudier exprime n t a l e m ent l influ e nc e d e s facteurs prim a ir e s. Pour pouvoir fair e d e l'ex p riment a tion avec q u e lqu e chance d e s u ccs, l e cho ix d un e p robl tme simple" n e s uffit pas ; il qe l e sujet d expri e nc e s o it ga lemen t si mpl e i e veux: dir e un sujet v i c i s siludes gn tiques peu co:np liqu e s e t bien tudi es d j, a:an t a u ssi une gnalogie suffisamment connue. Il f aut trou ve r e nsuite l e mo yen de soumettre ce tt e victime aux vari a tion s d 'un ou plus i eurs !acteurs ga l e m ent "simple s et facil es m a nie r . Mais l' tre l e n plus simple" est cepePdant l e produit d'inte rf rences de facteurs prodi-gieusement multi p les et vari s, agissants d e pui s d es temps extraordinairement reculs ; -dans s on patrimoine h r ditair e sont accumul es d 'innombra bles aptitudes po s itiv es et ., n gative s ...

PAGE 54

44 A'. G RACOYITZA Le milieu naturel est, en effet, un complexe de facteurs nombreux et. divers; aux facteur s dnomm s primaires s ajoute nt les secondaires" les biologiques, sans compter ceu x dont l'existence n'est encore que soup onn e et ceux, peuttre fort nombreux et fort agissant s que rien n e d c le encore, mai s dont l vidence des l ac unes ex istant. dan s la science nous interdit. d e c onte ste r l a possibiEt Ces difficult s qu 'il faut vaincr e, pour organiser l exp r imentation de ta o n rationnelle, sont enc or e aggraves p a r le s co n sid ration s qui suive nt. Les tres vivants, le s biotes, au cours de leur his toir e se drob e nt de plus en plus l influence d e leur milieu par la constitution d\m. "milieu intrieur de plus en plus prot g contre ces actions exl -: rieure s L volution 1J rovoque par l'influence de s f acteurs externes t e nd la suppression de plu s en plus compl te d e cette influence. Or ces processus de d fense existent plus ou moins d v e lopp s m me chez les tres les plus primitif s ; il n'existe pas ac tuellem e nt de biote compltement perm able a u x influ e n c es du milieu ext rieur. D'antre part le f a cteur ,temps" a jou un r le capital dans l'vo lution des biotes. La plupart des modification s histor iques dont nou s constatons actuellement le caract re si tenacement h r dit a ire se sont efle ctues sous des influences dont l a dur e ne pet tre c on ue nettement et qu'il faut se contenter d apprcier vaguement par des sy m l:}oles mathmatiques, d ailleurs tout a ussi inconcevables Les pres c o n troverses qui divisent les naturaliste s actu e ls, sont dues, pour une grand e part, la m connaissance par certains d entr eux du facteur Quoiqul en soit, il faut choisir comme s ujets d'exprience ceux:. des biotes qui poss dent des caract res ractions rapides et ce ne s ont, en gnral, le s plus intressant s d e notr e point de vue. Il faut noter encore que rares sont l es biote s qui veulent bien.. v ivr e et se reproduire normalement en captivit et que l on puisse garan tir ellcacement de l'attaque des parasite s et des maladie s Ceux qui ont fait. de s essais d levage d 'inve rt brs e n c onn:ii ssent l es mis res et. diflcuil s Il faut enfin, la s t but not last, que propre du milieu .. a rtificiel d levage ne vienne pas fausser le rsultat de l exprience, car c est une des principales causes de s grave s erreurs si so uvent commises par l es exprimentateurs .Je m e s uis donc mis la recherche de l'oi se au rare, de l' tre o rigine s gtmtiques assez claircies, ph y lognie s uffis u mment eonnue, milieu interne perm abl e un pefit nombre d e facteur s primaires et:

PAGE 55

L 'INSTITUT SPJ !JOLOGIE im perm ab l e aux autres, r a c tions suffisamment rapide s pourvu d 'ot' ga!1es ex ternes faci lement observables e t consentant v i vre et pros p rer en ca ptivit s ans se l a isser influen ce r par le mili e u artificiel! La ca ndid a tur e du groupe que j e connaissa i s l e mie u x, l es Pol y c h t es, l a dignit de s ujet d exp rienc e, fut carte pour des r3:isons sur l esquelles je n ai pas heso i:1 d 'ins ister, e t j e cherc h a i s a ill eur s Cette e nqu t e m e procura t ant de d boir es que j e m e d eman dai s s i e n somme, i l n tait p as plu s sage de t ou mer la difficult en ado p tant une m th ode d'investigation diffre nte, mai s fournissant d es r sultats quiva l ents ce u x pro c ur s par l es ex prience s d e l aboratoire. Ne pourrait-on pa s tout s implem ent profiter des ,exp riences en cour s q u e Dam e Nature a organ i se avec ses puissantes ress our ce s, s i peu limit es dans l'es pace co mm e da n s le t e mps; ne pourra it-on pas se borner d'en observer les rs ult a t s ou intervenir seulemen t en l es modiG.ant da n s un e cert aine me s ure? Ne pourrait-on pas trouv e r un miliea nature l da n s l e quel agiraient un nombr e restteint d e facteurs et qui serait habit par un petit nomb re d e biote s, milieu peu va ria b l e, faune pauvre, facilement accessible l'observateur? J 'en tai s l d e mes r flexions quand, l'occasion d un e campagn e ocanograp hiqu e organ i se en juillet 1904 par l e Laborato ir e Arago dont j t ais alor s le sous -di recteur, j'entr epr i s l explo r a tion d es g rotte s d es B al a r es Je fis ample connaissance av ec l es m erveilles soute rrain es d e Majorque e t je d co uvri s une faune cav ern icol e in tr essante, notamme11t un Ciro l anide d e s ouche m a rin e qu e je d crivis s ou s l e nom de Typhlo c irolana Moraguesi n gen., n. sp De ce tte premi re visite sc ient i fique dan s le s g rolle s je suis r e v enu avec l 'i mpre ss ion quA j avais trouv ce qu e j e ch e rchai s et cette impression fut si n guli rem ent renforC'e par la co n s ultation de l a biblio g raphi e spolog iqu e On croyai t en e f fe t il y vingt ans, que l e mili e u so ut errain tait tr s co nst a nt et habit pa r un n omb r e ,infim e" d 'espces D e fait so l eil e t intemp ries, qui s vissent d a ns le monde pig, e n sont exc lus; i l e n rsulte que ce rt aine ment dan s ce milieu l e nombr e d es fa c t e u r s prima ir es es t m oindr e D 'autre part, le s influ e n ces d e s facteurs biologiques doiv e nt se manifes ter en des rapport s trs s imple s t ant d onne la faib1ess e d e l a pop ulation et. le petit n ombre d e ses c omp osantes s p c ifique s M ilieu invariable, f acteur s primaires en nombr e r duit biot e s a d ap tation s lmentair es ou unilat rale s et milieu int rieu r permabl e, ce s ont tou s carac t te s r pond a nt bi e n ;\ mon p r ogramme

PAGE 56

46 E. G RACOVITZA Dan s ce dom a ine s outerrain, Dame Nature a institu de s ,ex p riences" r e l a tivement s impl e s ; on pouvait, en raisonnant a priori co n c lure qu il serait relativemer:t la c il e d 'e n d c ouvrir l es condition s et d 'en con s tater le s r s ultat s On pouvait d'ailleur s raisonnablement e s p rer a n ssi, qu 'il serait a i s de modifier ce s ,exp rience s", s uivant le s be s oin s par d e s artifices appropri s, pui s que l'on b n fic ie d e l'inapprc iabl e avan tage de tr a vaill e r d an s un "laboratoire" natur e l relativement facile am nager. La r ec h erc h e e xp rim e ntal e d e v a it n ce s sai r ement tr e p r cd e d 'une priod e de p ro s pecti on du dom a ine s outerrain et d e r ece n s e m ent d e se s habit a nt s Le s Pyrn es qui p as8a ient, ce tt e p oque, pour trs bi e n exp lores av point d e vue s pologique l a s uit e de s tude s cla s sique s de s naturali s t es de la s econde moit i dn XIXe sicle, fur e nt choisie s pour ces recherches pr limin aire s suppos e s devoir tre courtes Il s 'ag i s sait, e n eJl'et, guid par de s trav a ux g ographiques trs com plets de retrouver des e spces peu nombreu s es et bien d crit e s par d exce ll en t s spciali s tes. Ces reche rche s pr limin a ir es d butrent e n Hl05 a v ec l e co n co ur s d e mon c olla bora t eur de la premi r e h eure, le Dr R. Jeanne! qui, l a fin d e ses tude s mdicale s pr p a rait aussi l a lic e nce c s s cience s, pr t dS'cette poq u e abandonner un e carri re ,pratique pour s 'adonner il l'histoire naturelle et spc ialement l'entomo)ogi e s outerraine. Je c ommen ais la campagn e de pro pection en c ompagnie d e m a f e mme, le 30 juillet HJ05, par l a visite de l a ,grotte d e Ga rg as"; l e 4 aot suivant, Jeanne! n o us r e joi g nit l a vis ite de l a ,petite grotte du tunnel de Camou s ". Depuis, nous avo ns poursuivi la ,.p ro spection de s grotte s et l'inventair e de leur faune, pour ainsi dir e san s interruption, aids par de s collaborateurs d e plu s e n plu s nombreux. Aprs plu s d e vin g t a nn es de r ec herches, plus e mille g rotte s explores, plu s de 1 5,000 tube s d e matriel de biot es recue illis, plus de 5 0 'mmoire s dfinitifs publ i s so u s l e nom collectif de ,Biospeo-1ogica" (plus d e 4500 pages, 1 500 fig 175 pla nche s ) nous sommes ine s colla borateurs et moi, toujou r s dans l a priode d es recherches ,pr liminair es" Je tien s i1 ex pliquer ici bri vement, pourquoi. D s ie s premi re s campagnes, il fut manifest e que le domain e souterrain tait tr s imparfaitement connu tou s le s points de vue. Au po int d e vue g ographiqu e il restait encore beB;ucoup couvrir, m me dans les r gions le s mieux explor es. La notion de la tr s grande tendue relative de s espaces souterrains est une acqui ; ition r cente. N o s tude s montrrent que l'e space habitable n e s t pas limit

PAGE 57

L I NSTITU T D E SPOLOGIE 47. a u x c av it s acc ess i b l es l'homme, mai s q u e do i v e n t s y ajou t e r le do m aine con sid r a blement p l us va s t e des f e nt es tro i t es L es l ude s topo g raphiq u es pr c i se s manquent d'aille u r s e n core au.io urd' hui. A n po i n t d e vue morpho l og i q u e, l a contradict i on des d oc t ri n es mo n tra i t l' i n s uflsance d es co n n a i ss anc es ; quant l a c h i m i e et l a ph y s i q u e souterr aine s, elle s n'avai ent t qu eJileur e s e n c e qui c on cerne l es c oncrtio n s s eul e m e nt. L a m t oro l o g i e so ut e rraine t a i t d es plu s r u dimen t a ir e ; l es c ond i t i on s d u milie u s o ut errg,in ava ien t t values e t non s c i e n t ifiqu e m e nt m es ur s ''. On po ss d a i t d es m es ur es valabl es se u l eme n t po u r l a t e m p ra tur e mai s s po r ad i qu es ; d 'o b s erv a t i o n s c o nti nu es pas l' o m b r e Tou t ce qu e l' o n affir m a i t s ur l a c on s tan ce du m ilieu s oute rrai n n ta it q u e l e r s u ltat d impr ess i o n s s u bjec tiv es E n r alit ce mili e u prs ent e d es varia t i o ns co mm e les milie u x pig s e t e n p a rti e corr l atives d e celles d e ce m i l i e u m a i s d ampl itud es plu s f a ibl es En c e qui co nc e rn e l e s habitant s d es c av e rn es, les con n a i ss an ces d 'al or s se mon t r r e n t tout auss i r udim e nt a i res; m me Je g ro u p e d e b ea ucoup l e plus tudi les Col op t r e s fourni t u n n o mb r e co n s id r able d e form e s n o u v elle s A l a co n c eption r g n ante de l a s implic i t dP. co mpo s i t i on d e la pauvr e t e n e s p ces e t e n individu s d e l a pop ul a t ion c av e rnico l e s e subs t itu a comm e rsult a t d e no s tude s l a n otion p l u s e x ac te d e l a c omp l ex it e t d e l a r i c h ess e re l ativ e d e ce t te pop u l a tion C e n 'es t pas d'aill eur s l e se u l p rofi t d e no s r ec h e r c he s ; d'aut r e s c o nsid rations porte tr s g n r a l e, e n r s ult e n t L tud e a ppr ofond i e d un m a t rie l t rf>s a bo nd a nt e t sys t m a t i q u e me n t rec u e itli, mon tra l'in suffisan ce c ompl te d e s m t hodes e t de s r s ult a t s d e l a syst ma tique t e ll e q u 'on l a p r atique g h rale m ent. F ixe r ,l' t a t c i v il d e cavern i co l e s form a n t d e s co l o ni es p h y s i o l ogiq u e m e n t et t o po g r ap hiqu e m ent i s o l e s, m a i s morp h o l og i q u e m e n t pei n e d i s tin c t es r t a blir l' h a rmoni e d e van t f a ta l e m e n t ex i s t e r e n tr e l a s pc i ation e t l a di s tribution g o g r ap hi q u e, d b r o uill e r l' c h e vea u c om p liqu de s fili a t i on s e t v it e r l e s simi litude s i n s idie u s e s de s c on ve r ge n ces mul t i p l es t a i ent, e t s o nt h l a s enc o re qes p r oc c upati ons tr a n g r e s l a n c i e nn e taxo n omi e. mai s qu i s i mpo s rent i mp ri e u se s a u x co llaborateurs d e B i o s peo l og i c a. Ce tt e nou ve ll e i nr.ur s ion d ans l e d o m a i ne de la t ax on om i e f ortifia e n m oi l a c onvi c tion q u e l a Z ool ogie, m m e d esc ripti ve n'es t p as fa ite" comme on s es t plu l e p rocl amer, mais. tout enti r e re fa ir e n on seulement pour le s g roupe s : : t r ep r se nt a nts cave rni co le s mais m m(:} pour le s p lu s co nnu s d e s p i g s

PAGE 58

48 E G .RACOVITZA Concevoir l'esp ce comme un ,ph nom ne pmement actuel" est certainement une grave errem, qui diminue consid rablement la va leur des travaux anciens jusqu' les transformer le plus souvent en un poids mort" bibliographique tr s nuisible aux progr s des recherches. Continuer actuellement les m mes errements, apr s tous les travaux dj publis sur la question et tous les exemples prcis et convaincants qu e la littrature de ces derni res annes contient, est vraim e nt impar donnable. L esp ce doit tre consid re comme une entit aussi bien mor phologique, qu historique et g ographique. La taxonomie ne peut t'tr e a utre c hose que d e la phylognie applique. La dfinition d une espce doit contenir la sy nth se de ses caract res morphologiques de sa distribution gograp hique et de sa gnalo gie; il est impossible autrment de situer correctement cette entit bio logique dans le syst me et de s'en se r v ir san s invit a bles e rreur s pour les tudes spciales ou les g nralisations. Les r sult a ts de l a t a xonomie empirique se montrent donc inutilisables tels quels et c'est pour quoi furent publies d a ns Biospeologica" non s e ulement les revision s de s espces cavernicoles, mais celles des groupes repr sentant s tro globies, revision s qui, s i elle ne sont peuttr e ni assez compl te s ni assez parfaites n en constituent pas moins une contribution util e l a fondation d un e ta x onomie vritablement scientifique. Ces revisions sont eneore peu nombr euses; il rest e un vast e ma t riel non tudi et sa mise en uvre ne peut se faire que lentement. On conoit, en effet, que la taxonomi e comprise de la fa on sus-dite est' uvre de longue haleine et qu e la fabrication" des espces n e peut s'effectuer ,en srie" et avec l'abondance coutumire chez l es taxonomistes de l 'a utre bord. Des fourni s par nos revisions, on peut encore tirer nombr e d enseignement s porte g nrale. Je n'en veux citer pour l instant que deux. Dabord la preuve de l'anciennet hi s torique r e lative de beaucoup de lign e s actuellement vivantes. Si "Biospeologicaa n'a introduit dan s l a scien c e ni la notion ni le nom d e reli cte" (ou mieux: relique), cet e nsemble de recherches a certainement montr que l id e de renou vellement des faunes chaque poque gologique doit s ubir une res triction encore plus grand e que celle que l on admet, car le nombr e des reliques d ges divers est en ralit tr s considrable. Un tr s grand nombre de ces fossiles vivants" a t d couvert ou d cel par no s tude s phylogniques. En ce qui concerne le domaine souterrain, nou s av ons pu tablir pour un certain nombre de groupes, que tou s les tr o globies s ont des esp ces reliques la plupart tr s anciennes.

PAGE 59

L'INSTITUT DR SPOLOGI E 4 9 Un seconde notion importante qui se d gage de c es tud es est c elle de la lign e Nous avons vu que, pour une d finition c ompl te d e l'esp ce le s donn e s phylog niques sont indispensables. Que l'on re c onstitue l histoire d une esp ce l'aide de fossile s ou, en leur absence, l aide de la morphologie e t d e la morphogni e compa r es, le rsultat est le m m e : on dpasse la notion d e discontinuit s pcifique plus ou moin s rigoureuse actuelle pour aboutir la notion de continuit dan s le temp s ; invinciblement, le s dlimitation s spcifi ques s 'estompent e t une entit plus compr hensiv e s' impose avec for ce: l a lign e Il m e semble que la vulgarisation de la notion de ,lign e" c omme ,unit" biologique, et l e fait d en avoir pr cis la s ignificati o n et d montr la grande utilit par d e nombreux exemples conc rets, est un g ain scientifique tr s apprciable. D abord on serre incont e s t a blement de plus pr s la v rit en subs tituant le concept: ligne au concept: e s p ce, dan s toutes le s spcu lations biolo g ique s et s urtout e n ph y log nie e t en biog eo graphie. En s uite, en assignant la tf!:xonomie comme but, la recherche de s ,lignes homog ne s on lui impos e un caract re ,scientifique" qui lui e s t con test actuellement, non sans bonne s r aiso n s ; on lui fixe m m e l e c aractre de sc ience synthtique". De plus la ligne fournit aux tudes c ompar es dan s quelque dom a ine biologique qe ce so it le seul mat riel ,l gitime", c est-dire utili sable avec profit et exempt de trop gros risques d'erreur s Comparer l Invertbr au V e rt br le Crustac l Annlide e t m me au Cloporte ne peut plu s a ctuellement mener de s Tsultats srieux. Tout ce qu e c ette a pu fournir en fait d approximations plus ou moins grossi res et en fait d . erreur s plu s ou moins con s idrables, e s t maintenant acquis. Pour serrer l a vrit de plu s pr s pour reconnaitre le s en s et c onstater les modalit s ds transformations, pour trouver par con s quent l'origine certaine et la signification vritable des structures et de s fonc tions, il faut suivre les modifications pas tL pas dans leur chan ge ment progressif ou rgressif en un mot: il faut f a ire des tude s compar es seulement ,l' int rieur" de. lign es homog nes". Encore faut-il que la taxonomie les tablisse afin qu anatomiste s histologiste s embryologistes, biogographes, biomcanistes, phy s iologistes etc. puissent s'e n se rvir. La dtermin!'l.tion des lign e s homog nes est encore tr s peu -avance; du moins .,Biospeologica" s est efforc d en augment e r l e nombre en ce qui concerne le s groupes repr sent a nt s tro g lobie s

PAGE 60

50 1--'. G-. R ACOVITZ1 1 Je disai s plu s haut (p. 4G), qu'apr s plu s de vingt anne s de re eherches, nous en dions toujour s la p riode pr liminaire, celle de 1 8 prospection scie ntifiqu e du domain e souterrain e t de la recherche de s m thode s e t su j e t s d exprimentation; je disai s aussi que je tenais expliquer pourquoi il en tait ainsi; ce tt e explication je vie n s maintenant d e la fournir. Le s q uelqu es profit s que le s sciences d o b se rvation ont tir de c;es te r g iversati o n s p r liminair es e n co n s tituent un e exc u se rrue je c r o i s v alable. S ur le p ro gramme d e nos re cherc h es l'ulmes j'aura i l'occasion de f ournir tou s ren se i g n ements utile s dans mon prochain rapport. Les page s prc dentes expliquent suffisamment le but q u e s e propo se l a lihre assoc i ation de natmalis t es qui publie se s travaux s ou s Je nom c ollectif d e BiOSJJeologic a ". E n 1 9 0 5 pleins d 'ardeur et ... d in exp rienc e, nou s fime s, mo n premier colhi.bo r a teur .Teann e l e t moi, une premire camp ag ne d e "prospec tion" d ans l e s Pyrnes, n'ayan t q u'un e ide peu pr c is e d e l 'importance et de s diffic ults de la tche ntrepri se i\Ia i s d s l a fin de cette campagne, n o u s en m es urames l'tendue, co n t r a ints ce la par la .. riche sse et la vari t elu mat riel recueilli. U n e ntreprise semblable ne pouvait 0 tr e que collective, et c est ai n s i que, petit petit, le nombre de s collaborateurs de Uiospeologica aug m enta ; nos rangs sont d'ailleur s encore ouverts toutes l es bonnes volont s comp tentes. No us compton.> maintenant de s collaborateurs pour l't11de taxo nomique de s nou s enavon s qui nous aident dans l a pro spec tion des grottes et la r colte du matriel; nous disposons d une orga nisation permanente: l'Institut de Spologie de Cluj. Je nns iste pas sur la composition de notre compagni e, ni sur le s travaux parus dan s la srie Biospeologica" ; le prospectus d taill publi dans les annexes de ce rapport, donne i.t l intress tous ren seignements utiles. Dan s Biospeologicl ne paraissent ,que les m moire s dl:finitifs ; cette srie ne contient donc pas tout ce qui a t publi sur le ma t riel cavel-nicole provenant de nos rcoltes ; n y figurent plis notamment les notes prliminaires que nos peuvent publier olr bon leur se!Jlble. L'Institut de Spologie de Cluj dite encore un autre priodique devant contenir toutes les notes et les mmoires publis par son pet sonnel et ses l ves, et qui ne figurent pas dans la srie ,Bio speologica" Le premier volume de ces "Travaux de l'Institut de Spologie de Cluj a paru en 1926; le s econd volume presque achev paratra en .1.92"7.

PAGE 61

ANNEXES A.. -Loi du 26 avril 1920 d cidant la cra tion d un Institut de Sp ologie l'Universit de Cluj. B. -Biospeologica; objet d e cette public atio n collaborateur s fas c icule s parus. Prospectus. C. -Travau x de l'Institut d e Spologie de Cluj, Tom e (nos 1 25) 1920-1924. Avant-propos et table de s mati res. 'trav. lnst. Spol. -'i'. 1. -No i. /j

PAGE 62

Loi dcidant la cration rl'nn Institut ile Sp ologie l'Universit (]e Clnj. ARTIC L E 1. -Auprs d e l Univer s it d e Cluj e l faisant partie in t grante de cette Universit il est un In s titut de S pologie ayant pour pro gramme : l' tude gnrale du dom a ine souterrain et la poursuite d e I'Ccherch es de sc ienc e pure e t a ppliqu e d a ns celte branche d'histoire n a turelle. ARTICLE 2. -La direction de cet Institut est c onfie M. Emile Racovitz a qui aura l e rang, le s pr rogatives e t les attributions d 'un pro fesseur universitaire. M R acov itz a es t c h a rg d organis e r et d 'installer ce t Institut, de proposer l a n o mination du personnel sc ientifique et ad ministr a tif et de prsenter les budgets annu e ls des fond s de s tins au pers onnel et au m a t riel. M R aco vitza tablira galement le programm e d es tud e s, des recherches et d s explorations, et il diriger a son excution. L e directeur a la charge de la direction sCientiflque et admini s traLive de l 'Institut; il e s t le c h e f d e tout l e personnel el il distribue tt c hacun sa besogne comme il le croit conv e nable. ARTICLE 3. -A partir de l a mis e en application de cette loi, l exploitation des grottes sous toute s ses formes ne pourra tre effectue ou poursuivie sans l'avis de l Institut de Spologie ARTICLE 4. Le contrat ci-annex, conclu entre le Chef du Ressort des cultes et de l in s truction publique de Clu j et M. Emile Racovitza, contrat enrgistr au Ressort de s c ulte s et d e l instruction publique sous le num ro 23.566 de 1919 et approuv p a r l e Conseil dirigeant de Tran sylvanie dans sa du 17 d cembre 1919, fait partie intgrante d e cette loi et est obligatoire pour l es deu x parties contractantes Toute disposition c ontraire s' opposant l application de ce contrat, r e ste inapplicable Pro mul gu e l e 26 Avril 1920

PAGE 63

BIOSPEOLOGICA tutles sur l hi s toire nature lle du domaine s out e rrain Tome I (Nos 1 X) 1907-1909 1 volume in-8 cartonn toile de VIII + 710 pages, avec 33 figures dan s l e texte e t 42 planche s hors t ex te . . . Prix: 100 fr. Tome Il (No s Xl XIX) 1909-1911 1 volume in-8 cartonn t oile de V Ill + 107 4 pages, a vec 104 figures dan s l e t ex te e t 4 7 planch es hors texte Prix: 100 fr. Tonte Ill (No s XX XXIX) 1911-1913 1 volume in-8 cart onn toil e d e VIU + 805 pages avec 46 figures d ans le texte c t 56 planch es hor s t ex te . . . . Pr i x : 100 fr. Ton1e IV (No s XXX XL) 1913--1919 1 volume in-8 broch de VIII + 8 1 2 pages, avec 197 figures dan s l e te x t e et 18 planches hors t ex t e . . Prix : 100 fr. Tome V (No s XLI L) 1919-19211 1 volum e in-8 broch d e VIII + 113 8 pages, avec 1 206 figures dan s l e tex t e et 22 planches hors t ex te . . . . Prix: 1 00 fr. Tome VI (No s .LI I,X) En cous tle pultlication. Les diteurs se le droit de modifi erces pr-ix suivant les flucl t mtions du c hang e En vente la Ubl'l\iri e Il. LE SOUOlER, 174-Ronl cvar1l Sain t-Germain, Pati s VI e. T r av ln s t. Spol. -T. 1, N. 1. 6

PAGE 64

2 BIOSPEOLO G ICA L histoire naturelle du domaine souterrain est encore trs mal connue, et les recherches peu nombreuses publi es sur ce sujet sont fragmentaires et tout f a it insuffisante s. MM. Jeanne! et Racovitza ont essay de combl e r cette lacune; depui s 1904, ils explorent systma tiquement les caverne s et ils tudient avec la collaboration de spcia listes prouvs, le matriel biologique recueilli. Le s tudes rcentes des s p o logiste s ont montr l 'exte nsion in souponne du d o m a ine sout e rrain. D'a utr e part, l a publication (quoiqu e parti e lle encore) de l'inventair e des pr emi ees r co ltes effectues par les deux collaborateuts a r v l non seu l e ment l'abondance e t la v a ri t des Biotes cavemicoles mais, f ait plus important, la proportion trs considrable, p a rmi ces Cavernicoles, de Relictes d' anc i e nnes f a unes disparue s ou migres, formes caract r es archaques, olftant un int r t capital pour l' tude d e l a ph y 1 o g n s e et d e l a pa 1 o g o gr a phi e. Ces premie rs mmoires ont montr en outre que l a faun e ca vernicole est un matriel ex tr mem ent favo ra ble pour l' tude des pro bl mes si obscurs encore d e l a bio g o gr a phi e, et pour l' tude des questions non moins imp ortantes se rattac h ant la s p ci at ion, la sgrgation e t l'orthogn se. Il est donc certain que l' en tr eprise d e MM. Jeanne! et Racovitza offre un grand int r t scientifique non s eule ment pour l es S p o l o g i stes, mais pour tous les Bio 1 o gis t e s s'intressant aux questions gnrales. La fondation, e n 19 2 0 de l 'Institut de Spologie de J'Universit de Cluj, a procur ce tte uvr e collective un e prcieuse conscration officielle et a a ss ur s a prennit. Biospeologica es t rserv comme par le pass, aux mmoires dfinitifs suje t sp o logique; l e s notes prliminaires et les tr ava ux caractre non spologique, publis par le pers onnel et les lves de l Institut de Spologie, seront reproduits dans les Travaux de J'Institut de Spologie de Cluj, dont le Tome 1 (1926) est paru et le Tome II, en prparation, paratra en 19 27. Matriel. Plus de mille gl'Ottes ont t explores de 1904 1925; le matriel recueilli et tri a fourni environs 1 5 000 tubes, 2 00 sries conserves sec et 5 00 Chauve s -Souris. Collaborateurs. -La collaboration des spcialistes suivants est assur e d s prsent : D'' K. ABSOLON (Coll e mbol es); D r K. ANDERSEN {Chiropt res); D" P. DE BEAUCHAMP (Hirudin es Planaires et Rotif tes); L. BERLAND (Ch e rn te s); Pr. Dr M. BEzzr (Dipt res); Pr. H. BHEU!L (Prospection de Grottes); H.W. BROLEMANN (Myriapodes) ; P.-A. CHAPPUI S (Cop podes et Syncarid es); E. CHATTON (Protistes parasites); CHE-

PAGE 65

BIOSPEOLOGICA 3 viimx: (Amphipodes); L. CHOPARD ( OILhoptl'es ) ; J .R. DENI S (Colle mbo l es); E. ELLINGSEN (Chel':! l es); D" G. E NDEHLEI N (Copog nalhes); L FAGE (Dca podes, Aranides et Opil ionid es); L FALCOz (Pup i par es); L GI.:BIIAIN (Mollu s que s); o H. -.f. HANSEN (P a lpigrade s e t Tartari d es); M .-A. C. H 1NTON (Chiropt r es); 0" R. JEANNEL (Col op t res e t H miptres); 0" J. LAGARDE ( C h a mpignons); F. L E CEHr(L pidopt r es); Pr. L.-G (lxodid s); P. DE (Palpigr a d es ); Pt F PICARD (Laboulb niaces ) ; E.-G. RACOVITZA ( I s op o des); Pr. H. RIBAUT (Myriapodb s ) ; Pr. F. S1LVESTRI (Thysanour es); E. S IMON (Aranides et Opili onides); or Ivar TRGAHDH (Acariens); 0 G. (Trichopt re s phmrides et Perlides ) L i ste des Mmoites p u b lis. Tous les m moes d finitif s sont publi s dans les ,Archives d e Zoologie exp rimentale" sou s le Litre commun de Bios peologi ca Cin quante-trois ont dj. paru et sont en vente auss i isolment la LIBRAIRIE H. Le SouomR, 1 7 4 Boulevard Saint Germain, PARJs 6"'0 En voici l' numration et le prix qui doit tre ma j or de 100% pour l es N 5 I XXXIX et de 50% pour les w s XL LI. L e s diteurs se rservent d'aill eurs l e dtoit de modifier ces tarifs sui vant les fluctuations du cha nge I"R.C. I. -E.-G. RACOVITZA. E ssa i sur l es probl m es biosp ologiques, 1907 (118 p ) . . . . . . . 5 -II. R. JEANNEL e t E.-G. RACOVITZA. numration des Grot te s visit es, 1904-1906 (1"0 s r i e ) 190 7 (48 p ) 2.-lll. E. SIMON. Araneae, Che rn e tes et Opilion es (1"0 srie), 1907 (18 p. 3 fig.) . . 1. -lV. E.-G RACOVITZA. I sopo des terre s tre s (1'0 srie ) 1 907 (82 p., 11 pl. doub l es ) . . 20.-V. H JEANNEL. Col opt res (1"0 s rie ), 190 8 (GO p 3 pl. doub l es) . . . . . . 8 5 0 VI. -H. JEANNEL et E.-G. HACOVITZA. tes visit es, 1906-1907 p., 11 fig.) . . numration des G rot (2 0 srie), 190 8 ( 88 VIL E ELLINGSEN. Pseudoscorpiones (2 srie), 1908 (6 p ) . v m. P de PEYERIMHOFF. Palpigrad i ( tr o s rie ) 1908 ( 6 p 2 fig.) 450 1.1.-

PAGE 66

4 BIOSPEOLOGICA IX. E.G RAcovnzA. I sopodes lenestr es ( 2 s rie) 1 9 0 8 (17 8 p, 17 fig., 20 pl. d o uble s ) . . 30.-X. H.. J E ANNEL. Colopt r es ( 2 sr i e ), 1 909 (t>6 p., 8 pl. d o ubl es ) . . . . 18.-R JEANNE L. Index alph a b tiqu e et ana l y tique cle s rnat'i res, d e s esp c e s des noms gt! o yraphiqa e s e t d e s aut e urs potw l e s N5l x (BIOSPEOLOG I C A To m ci) rYIJI-i-lJ p.}. IJ. XL G. E N D EHLEI N Cop eognut h e n (il" 1\eihe ) 1 900 (7 p., 1 pl. d o uble) . . . . . . 3.-XLI. E. CHEVHEUX. A mphip od e s (lr c s ri e ), 1 9 0 9 (16 p., 2 pl. simp l es ) . . . . . . . 3.X lll. K-G. HACOV!TZA. Sphromiens (J r e srie ) e t rev i sion des Monolis trini (Is opode s Sp h rom i en s ) 1Dl0 (1 34 p., 10 fig., 14 pl. doubles ) . . . 2 0.X l V. R. JEANNEL. Essai d un e nouvelle cla s sific atio n des S ilphid e s ca vemicol es, 1 9 1 0 ( 48 p., 23 fig.) 4.50 XV. E. S IMON Araneae et Opilion es (2" srie ), 1 910 (18 p.) . . . . 1 5 0 XVI. R. JEANNEL e t E.-G RAcoviTZA. J t num ration de s G roll e s visites, 1 90 8-1D09 ( 3" srie ), 1910 ( llD p ) . . . . . . . !. 5 0 XVLI. H. W BROLEMANN-Symphylc s P s l a pho g nath cs, Polydcsmo 1 de s e l Lysiop ta l o d cs (Myriapode s ) (1 r e s rie ) 1 9 10 (42 p., 1 fig., 4 pL doubl e s ) 9 5 0 XVlli. L. GERMAI N Mollu sques (tr s r i e ) 1911 ( 28 p 2 pl. doubles ) . . . . . . . 4.5 0 XLX. R. JE:ANNEL. Revi s i on de s Ba lh y sc iinac (Col opt res Silphide s ) Morphologie, Distt i bution gograph iqul?l, Sys t matique, 1 911 (641 p., 70 fig. 24 pL d oub l es ) 65. R. JEANNEL. Index alphab tiq ue e l a n alytiqu e c les mati r e s cles espces, d e s noms g ographiq ue s et d e s aut e ur s ponr l e s N5 X I XIX (BIOSPEOLOG ICA, Tome II) (VIII+ 2 lp.) 9 XX. M. B Ezzr. Dipt res (1re srie ) suivi d un Appendic e s ur l es Dipt res ca vernicol es recu eillis par l e Dr Absolon d an s l es Balcans, 1 911 (8 7 p., 23 fig.) 6 XXI. -A. BoNNET Description des Gam a sides cavernicoles rcolts par A Vir, 1 911 (1 8 p., 3 pl. simples ) 3.50 XXII. 1. THAGARDH. Acari (JL ser i es ), 191,2 (10 2 p., 7 pl. doub l es . . . . . 1 8 -

PAGE 67

BIOSPEOLOGICA 5 XXIII. -E. StMON. Araneae et Opiliones ( 3 srie ), 1911 (30 p., 5 fig.) . . . . . . . 2.XXlV. R J E ANNEL et E.-G fucovtTzA. num ration de s Grottes visit es, 1909-1911 (4 srie), 1 9 12 (167 p.) . . . . . . 6 5 0 XXV. -L. FAGE. tudes s ur l es Araignes cave rnicol es I. Revision des Ochyroceratidae (n fam.), 191 2 ( 66 p 3 fig., 9 pl. doubl es ) . . . 21.:XXVI. E ELLINGSEN. Pseudo sco rpion es (3 sr i e ), 191 2 (13 p.) . . . . . . . . L XXVII E.-G fucoviTZA. Cirolanides (1re s rie), 191 2 {127 p., 8 fig. 1 3 pl. doubles et 1 pl. simpl e ) . . 30 XXVIII. H. RmAuT. Asc o spe rmophora (Myriapod es ) (1re srie), 1913" ( 8 0 p ., 1 6 pl. double s et 1 pl. si m p le) . 30. XXlX. -L. FAGE tud es sur le s Ar aignes caverni co le s -'II. Revision de s Leptonetidae. 1 9 1 3 ( 98 p., 7 fig., 6 pl doubl es ) . . . . . . . 17.R. JE ANNEL. Ind ex alphabtique e t analytique cles matir es, des esp-ces des noms g ogmphiqtws e t des mtt e urs po7w les N5 XX XXI X (BIOSPEOLOG ICA, Tome Ill) (VIII+ 17 p.) 9.XXX E S il\ION. Araneae et Opilion es (4e s rie ) 1913 ( 28 p., 5 fig.) . . . . . . . . 2.-XXXl. H W BRO LEMA N G lom rid es (Myriapode s ) (1re s rie), 191 3 ( 59 p 1 fig., 5 pl. doubl es ) . . . 1 2.50 :XX,"{ll. J. LAG ARDF.. Champignons (1re srie ) 191 3 (31 p., 8 fig., 2 pl. s imples) . . . . . . 4.50 XXXIII. R. J EAN E L et E.-G RAcOVITZA. num ration d es Grottes visit es 1911-1913 (5e s rie), 1914 ( 23 4 p., 50 fig.) avec l'Index g n ral des Grottes publies dans l es S ries 1 5 (n 5 1 580) 1 4.-XXXlV. -R. JEANNEL. Sur la sys t m a tiqu e d es Bathysciinae (Co l opt r es Silphides). Les sries phyltiques d e Cavernico les 1 9 1 4 ( 22 p. ) . . . . 1.5 0 XXXV. -HW. BROLE!IIANN.Spelaeoger v ai siaJonesc?.,My riap o d e glomrode cavernicole n o uveau d e Roumanie. 1914 ( 6 p 1 pl. simple) . . . . . 1. 5 0 XXXVI. -I-I. RmAUT. Notosligmophora, Scolopendromorpha, Geo phylomorpha ( Myriapodes) (1r o srie) 191 5 ( 24 -p., 25 fig.) . . . . . . . . 3.5 0 :XXXVII. 1 -G. N EmtANN. Ixodidei (Acari ens ) (1r0srie), 1 9 1 6 (12 p., 1 pl. s impl e en cou l eurs) . . . 2.-

PAGE 68

6 BIOSPEOLOG ICA XXXVIII. J. LAGARDE. Champignons (2e srie), 1917 (36 p., 3 fig., 1 pl. double, et 1 pl. simple en couleurs) 4.5 0 XXXIX. R. JEANNEL etE. G. RACOVITZA. numration des Gwttes visites, 1913-1917 (6e s rie), 191 8 (268 p., 5 7 fig.) . . . . . . . 16.XL L FAGE. tudes sur les Araign es cavernicoles.-IlL Le genre Twglohyphantes. 1919 (9 4 p, 49 fig., 7 pl. double s ) . . . . . . R. JEANNEE. Index alphab tique e t analytique d e s mati res, d e s espces, des noms g ographi que s et des a 1 d e urs pour l e s N5 2:;)_ '-' XXX XL (BIOSPEOLOG IOA, Tom e IV) ( Vlll+25 p.) 16 XLI. P PARIS. O s tracodes (lresrie), 19 20 (13 p., 1 fig., 4 pl. doubles) . . . . . . . 9 XLII. -R. JEANNEL. Les larves de s Trechini (Coleoptera Ca rabidae), 19 2 0 (33 p., 62 fig.) . . . . s. XLIII. P. de BEAUCHAMP. Turbellari s et Hirudin es ure s ri e ) 1920 (43 p., 4 fig., 2 pl. doubles) . . . 7 XLIV. E. SrMON et L. FAGE. Araneae d es Grottes de l 'A frique orientale. 192 2 (33 p., 59 fig.) . . 5.XLV. R. JEANNEL. Silphidae Leptininae (Colopt l'es ) ure s rie) et morphologie compare du L eptinus testa ceus Mll. et du Platypsyllus castoris Rits. 1922 (36 p., 36 fig.) . . . . . . 6. XLVI. J. LAGARDE. Ch am pignon s (3e s rie) 19 22 ( 33 p., 7 fig.) 5 XLVII. R. JEANNEL. Silphidae Catopinae (Col op t res) (2e s rie) avec une tude phylognique e t pal ogographique de la sous famille. 1 922 (98 p. 117 fig.) 2 0 XLVIII. FI.W. 81WLE MANN. Blaniulidae (Myri apo d es ) ure sri e ), 19 23 ( 355 p.,411 fig., 15 pl. s imples et 1 pl. double) 7 5 XLIX. -L. FALCOz. Pupipara (Dipt re s ) (1re srie ) 19 23 (3 2 p 11 fig.) . . . . . . . . 5.-L. -R. JEANNEL. Monogl'aphie des Bathysc iina e. 1\:)24 ( 436 p 498 fig.) . . . . . . 80.-R JEANNEL e t P. A OHAPPUIS. Inde x alphab tiqu e e t analytique d e s mati r es, des espces des noms g ographiq1s e t d e s auteurs pou: l e s N 5 XLI L (BIOSPEOLOGIOA, Tome V) (VIII+26 p. ) . . . . . . . 16.-LI. L. FAGE. L epid ophthalmus s ervatus Fage, type n ou ve a u d e M ys ida c des e a ux souterraines de Zanzibar. 1924 ( 8 p:, 7 fig.) . . 3.LII. -H. J. HANSEN. Trithyreu s cav ernicola n. sp., a new

PAGE 69

BIOSPEOLOGICA 7 form of the tribe Tartarides (the order Pedipalpi) from tropical East Africa and Zanzibar. 1926 (6 p., 1 pl. simple) . . . . . 4. -Lili.-H.J.HANSEN. Palpigradi(2e srie), 1926 (14p. 2pl. simples) 8.Pour paratre prochainement. P .-A. CHAPPUIS. Coppodes (tre srie ). F PrcAHD. Laboulbniaces (tre srie ). R. JEANNEL. Colopt res (3e srie). R. JEANNEL et E G. RACOVITZAtudes sur le s cond ition s d'exi stence du Domaine souterrain.-I. L'humidit dans l es Grottes, d'apr s l es observations psychromtriques. F. LE CEHF. Lpidopt res (1re srie ). E.-G. HACOVITZA. Asellotes (1re srie). F. SrLVESTRI. Thysanoures (1re srie). Sommaire du contenu des Memoires. Le premier mmoire contient un essai de s ys t rn a t i sa ti on des problmes biospologiques et en m me temp s un expos critique des fait s connus e n 1907. L e d s ordre qui rgnait dans les hypoth ses et gnralisations biosp ologiqu es, e t l'parpillement des faits renda_ ient indi spensable cette mise au point prliminaire, qui sert en m me temps d introduction et de pro gr a rn rn e la srie BrosPEOLOGrCA. Les ,Enumrations de s Grottes Yisites" contiennent une des cription succinte, mais prc ise, accompagne souv e nt d un plan sc h ma tique, de toutes le s grottes explor e s, avec leur situation gographique exacte Sont nots surtout l es caractres bionomiques qu'elles prsentent, mais sont mentionnes auss i les particularits qui peuvent int resser les autres branches de la S p o log i e. De plus, on y trouvera nombre de renseignements sur les Grottes in d i tes qui n 'o nt pu tre exp lor es et de nombreuses observations bion o rn i q u es sur les cavernicoles et g op h ys i que s sur l es grottes Cette partie de l a publication est destine d e venir avec l e temps un des recueils les plus prci e ux des ph no rn nes karst i 4 ge s en gnral, et plus spcialement un r pert o i re de gr o tt cs, sans quiva lent dans la littrature pour la pr c ision des r e nseignement s, r pertoire o Spologistes, Gophysiciens et B i ologistes pourront ga l e ment se documenter. Les autres mmoires sont consacrs l'tude systmatique, bio gographique et phylog ntique des Ca.yernicoles. On y trou vera sig nals ou dcrits :

PAGE 70

8 BiOSPEOLOGIOA Coloptfes: 132 espces et varits dont 14 nouvelles; 24 genres nouveaux, 1 nouveau sous-genre, 12 larves; la Revision des Ba thysciinae. du Globe, contenant l'tude morphologique et biogo graphique du groupe, la description de toutes l es espces connues (295), une classification nouvelle de cette sous-famille et une liste dtaille de toutes l es Grottes ( 397) hbergeant des Silphides ; un essai de groupement des 58 genres de Bathysciinae d'aprs la phylognie des souches; l'tude des 16 larves connues des Trechini dont 9 nouvelles; l 'tude compare de Leptinus et Platypsyllus avec la revision des Leptinini: 3 g en., 5 esp. dont 1 n. es p.; l'tude biogographique des Catopinae et de leurs genres dont 2 n. gen. et 1 n. sous-g., suivie de la revision des espces cavernico les: 20 esp. ou sous-esp. dont 6 n. esp et 1 n. sous-g.; une nou velle revision mise jour des Bathys ciinae, groupe actuellement compos de 81 genres et 377 esp ces. Diptres: 44 esp. dont 2 nouv. et 1 sous-esp. nouv., ainsi que le cata logue raisonn de tous les Dipt res cavernico les connus (122). Puiipares : 11 e s p dont 2 nouv. ainsi que la dtermination rigoureu se des htes. Copognathes: 4 e sp. ou var dont 3 nouv. ; 1 genre. nouv. lllyriat}Odes Symphyles, Ps lazJhognathes, Polydesmo des et Lysiop tolo d es: 24 esp., sous-esp. ou var. dont 8 nouvelles; 1 genre nouv. et une tude sur la biog ographie des groupes pyr n ens ; Glorn rides: 14 e s p. ou var. dont 9 n. esp., 2 n. var 2 genres nouv et 1 sous-genre nouv.; la revision des Ger v aisiides e uropen s et leur tude biog ographique; la monographie syst matique e t b i o l ogique d e s Blaniulides : 16 gen., 49 e s p sous-esp., et var., dont 6 n. gen., 1 1 n. esp. et 12 n. sous-esp. ou var. llJyriapodes (RmAu-r). Ascosp e rmophora: 17 e s p. ou s ouse s p. dont 14 nouvell es; 8 genres nouveaux et 2 famille s nouvelles; Notostigmo phora: 2 es p. ; S c olopendromorpha: 8 es p. dont 2 es p. n. ; Geophilo morpha: 17 es p et sous-esp. Aranides (FAGE): Revision des Ochyroceratidae fam. nouvelle compose d e 18 e sp. dont 2 nou v et 1 g enre nouv.; revision des L e pto netidae groupant 24 esp. ou sous e sp. dont 5 nouv. 1 genre nouv. et 1 sous-famille nouv.; revision du genre Troglohyphantes avec 29 e sp. dont 8 n. esp. Aranides (SIMON): (S ries I-IV) 8 5 esp et sou s -esp. dont 36 nouv., 5 gen nouv. ; (Afrique ori e ntale) 20 esp. dont 13 n. esp. et 3 n gen. Opilionides: (S ries I-IV) 21 esp ou sous-esp. dont 7 nouv. Cberntes: (S ries 1-III) 27 esp. ou var dont 5 nouv

PAGE 71

BIOSPEOLOGICA Ta.rtal'icles: 1 nouv. esp. Palpigracles: 4 es p. dont 3 n. esp .Acariens (BoNNET): 5 n. esp. et 1 vaL'. nouv. 9 Acariens (TRAGARDH): 29 esp., s ous-esp. et vaL'. dont 7 uouv., 1 gen. nouv. Ixodes! 2 esp. Mysiclacs: 1 esp. type d un nouveau groupe archaique. lsopoda terrestria: 58 es p. ou sous-es p. dont 33 nouv., 3 nouv. genres, 7 nouv. sous-genres; la H.evision des Monolistrini du Globe, et celle des Cirolanides cavernicoles. AmphipocleR: 6 es p. dont 1 nouv. et 1 nouv. genre. Ostraco
PAGE 72

10 BIOSPEOLOGICA La Direction d e l'Institut d e Spologie de Cluj" et c e lle des Ar chives" a donc pens lte utile aux int resss e n rassemblant pal' volu me s les rr.moires de l a sr i e Bw sPEOLOG ICA qui paraissent isolment dans c e lte revue. Les v o lum es, tirs un petit nombre d 'exemplaires, a ul'ont a u moin s 700 800 pages de t ex te e t seront pourvus de plusieul' s Index lllthoditlnes ct nnalytiques (Index des mLti r es, de s espces, des noms gographiques e t des auteurs cits) trs complets, qui permeltrnt lare cher1:he fa cile et s r e des rtlns e ignernents. Le sixime volum e dont beaue;oup de fascicules ont d j parus ou sont sous presse, paratra en 1928.

PAGE 73

C_) -11NSTITUTUL DE SPEOLOGIE LEGEA DE PROMULGAT LA 26 APRILIE 1920. CONTRACTUL DIN 19 DECEMBRIE 1919. MEMORIUL DIN 14 DECEMBRIE 1919

PAGE 74

UNIVEH.SITN rEA DIN CLUJ LEGEA DE PROMULGATA LA 26 APRlLIE 1920. DIN 18 DECEMBRIE 1919. MEMOIUUL DIN 1.4 DECEUBRIE 1919. CLUJ mS' l'ITUT U L AR'fE GltAFICE ,AJUllU.UJI}' STR .ADA MEll lO RANDULUI 22.

PAGE 75

1NSTITUTUL DE SPEOLOGIE AL UNIVERSITATII DIN CLUJ. (INFIIN'f.AT PRIN LEGE: LA 1 MAI 1920). PROEC'l'UL DE LEGE prezeniat la Senat n sesiunea ordinara (pelungita) 1919-1920. EXPUNERE DE 1\IOTIVE (') Organizndu-se Universitatea romna din Cluj, Consiliul dirigent :avt n vedere 11u numai de a corespunde nevoilor actuale ale nvata mntului, ci de a cre toto data un nsemnat centru cultural european; un centru care sa atraga pe oamenii de din toata lumea care sa poata lu parte la lucrarile mondiale. Un asemenea centru nu se poate cre dect nfiintndu-se o serie de institute, cari, n afara de nevoile curente ?.le nvatamntului, sa ur mareasca problemele mari sa organizeze explorari cercetari, sa faca publicatiuni s de directive cercetrilor din .toate tarile. Una din aceste ramure de activitate mondiala este "Speo1ogia", adeca care se ocup cu studiul vie tii conditiilor n cari .se manifesta ea n domeniul subteran, n capul careia sta astazi un n vatat romn, D. Dr. Em. Racovita, pna acum Sorbonei n cali tate de sub-director al statiunii bio-oceanografice dela Banyuls-sur-Mer. Prin studiile cercetarile sale asupra faunei, conditiunilor de vieata din grotele subterane, D. Dr. Em. Racovita a ajuns a cre o ramura de cu totul noua, menita a aduce cele mai mari ser vicii cercetarilor biologice. Aceasta noua f?tiinta, pe lnga ca prin descoperirile ei ne mboga cunof?tintele asupra formelor animale f?i vegetale care populeaza ( 1 ) Prezentata Adunarii deputatilor.

PAGE 76

4 astazi fata pamntului !ii asupra distributi unii geografice, ea ne dlr:. totodata putinta sa urmarim mdul cum s'a putti't adapt vieata la pn inediu de trai cu totul parti'cular, -la mediul subteran.--:-!ii em a.' evoluat ea pe pamnt n timp !iii spatiu ; caci descoperirile facute ne-; arata ca n grote s'au cop.servat in vieata, ca adevarate relicte _:_ forme animale vegetale care au disparut de pe fa ta pamhtului din epoce -' . ... . : ./" -,., .' ,, \ ., ' -' J ,, : Pe de altif >art prin studil geofizic al groffor dobndini o serie de j)rivh : e l care pot . ave o foarte 1qJ.!lre .. Jlsemnatate. !iii. asupra rezolvirii multor chestiuni. practice. Importanta nouei !iitiinte este dar att din punct de vedere !iitiintific ct !iii practic c :ITlult p1a:_i, mare ; la prima vedere. : .,.; D J):-., 'le. Ul,_,mare. nuinar de colaboratori, :rasP..Qd.jti ip, tarile lumei ; cari exploreaziL !ii studiaza grotele de pe toata fa ta ad un a material !ii publica rezultatele cercetarilor. Tot materialul adunat de ei se concenti ; eaza la. Dr. Em. R'acoV:it; cardis}:ifui acum de o colect}une J e peste 2(},000 exemplare, iar studiile facute se publica n revista : Bio' speologia are a pare sub directia sa l Paris, ca anexlt a ce lei mfli Revis te zoologice franc eze ; de z6dt:o'gie. expri-\_.,. \ -: Astfel : centrul n1ondia1 al cercetarilor speologice este astazi laboratorul D-lui Racovita, pe cire l v mut de acum m pruna u : colectii, biblioteca, reviste, etc., la. nol sau Institut de la Uhiversitatea Cluj. i. Clujul' fiirid situat h mijlocul unei regiuni muntoas;foar t e bogata ri grote ilca este a!iia dar totoqata indict !iii' dela ntura pen tru fi sediul unui asemenea Institut de importanta mondila !ii' cen trul directiv al unor cercetari menite a aduce att de mari servicii _!iitiintei tiiversale. ,, : . _,_.' _: Prin aproharea prezentului proiect de lege veti nzestr deci uni versitatea diri: Cluj' cu un Institut de o mare importanta, cond'lis de nvatat romn de 0 i'eputate unl.versala f?-i veti putinta sa dVin un centru d cultura cu cre popori1l romn sa poata filli !iii sa de .:dovada ca> e con:;;tient de merirrea culturala ce are a o mdeplini : spre binele ntregii oineniri. 0 Fa ta cu cele ara tate mai am ntqcrti.it alaturatul proiect de lege : pentri crar'a-unui de speolbgie p lnga Universitatea in Cluj' ; pe ca'te am onoare a-l supune deliberil.rilor o !iii aprobarii Ministrul cultelor $i instructiunii, L -BoRcEA.

PAGE 77

LEGE prititoare la crearea unui Institut de Speologie la Universitatea llin Cluj. 5 At"t. 1. Pe lng Univet;sittea din Cluj, l?i facnd parte : grant din ea, s e un Institut de speologie, avnd de scop : studiul general al domeniului subteran l?i facerea de cercetarf aplicate n aceasta ramura a l?tiintelor naturale. Art. 2. -Directiunea cestui .Institut est ncredintata D-lui Dr. Emil. Racovita; care va ave rangul, l?i a'trmtiunile unui Jesor universitar. D-sa va organiz l?i instala Institutul, va propune nu-. mir e a personalului l?tiintific l?i administrativ l?i va alcatui anuale de p ersona! l?i mate rial De asemenea va alcatui programul de stdii, ercetal'i l?i explorari $i' va conduce punerea sa n aplicare. Direct01 ;Ul are coridueiea !?i administrativa el este l?eful ntregului persona! !?i distribue fiecaruia lucrari!'e 'dupa cmli de criviintlL Art. 3. Exploatarea s ub orie forma a grotelo nu se va pute face ori contin, dela punerea in aplicare a acstei legi, det cu avi zul Institutului de speologie. Art. 4: Coritl'aetul aCi anexa't, richeiat ntre l?eful iesq1tlui de c1llte publica din Cluj l?i D. Dr. Emil Racovita, niproto'--colat la resortul culteloi instruciiunii publiee su No. 23.566/919 aprob de Consiliul dirigent al Trarisiivaniei ri sa din 17 Decemvrie 1919, fac parte integranUi. dm prezenta : leg are pute re obligato r ie pen tru ambele parti contractate. Ol'ice dispozitiune contrarie, ntl'Uct aplicarea acestui con tract, ratnn neaplicabillL Mirtii!tnil nltelor instructiunii; I. BoR'cEA. Aceast leg e, dimpreuna cu contractul la dnsa anexat, s a votat de Adunarea deput.Wor, n l?edin{a dela 26 Februarie amil s'a .:adoptat cu majoritate de una sutii opt yoturi, contra inci . N. IoRGA (1. A. D).' Sec1etar, Theodo'sie BARcA.. :

PAGE 78

6 No. Ch1j, 1 8 D ecrmwrie 19}9_ C O N'l11U C T nch eiat ntr e Dr. Valeriu Branisce, ;;eful res01t u lui d e cu lt e ;;i instrnc ti une publiee/,, l ocuitor n Cluj, intre Dr. Erni l Rac o vi ta, pro fesoruniversitar loc-uilo1 n Pa ris, 1e { erit01 la c r earea Ins tit u tului rlc Speo l oyie l a Faculta tea de ;;tiintc n Unive 1s('ii clin C lv j 1. Dr. Val eriu Branif?le d ec lara dt, l a ptopun e r e a reso rlLui ck culte 9 i instruc tiun e publica, Con s iliul dit ig ent a l Transilvani e i Ban atulni f? tinuturilor romrme9ti clin Ungaria, n f?edinta ;;a clin 17 Decemvri e 1919, a hota.Jt sa creeze ca servi c iu ind e p endenl a l Fac uWi(i\ d e f?liint e la U niversitatea clin Cluj un Institut d o Speol og i e, ci:iruia srt i se dea caracterul unui Institut d e co r ce lilri d e puri"t aplicat c u obser varea c a nici Institutul ni c i personnlul nu vor avea rolul obligat iunil o celo r lalle servi c ii destinate nv (i:'Lm ntului c lasi c p repari:irii licentilor n Declari"t dt Consiliul diJ' i gent n ntregim e c ondi(iunile puse d e profesorul universitat Dr. Emil Racovita, c uprinse n m e m o riul nprotocolat l a r esorlul cu lt o lor in s lructiunii publiee s u b No 23,566/!:H 9 9 i a laturat la acest contrac t asigurnd pl' in buge t s um e l e necesare att cu privir e l a l'ondarea 9 i sustinerea ins litutului ct ref e l'il o r l a r e tributiunea personalului, care se va a n gajil n concli(. iunil e s pecifical e in. memoriu ( s ub punctul 2 9 i 3 lit. A). n clin 17 Decemvri e J9J Consiliul dirigent a votal ca fond p e rmane11t d e nftin ( nre 100,000 lei doui"t fonduri ex traordina r e de instalatiuni u11ul d e 100,000 l e i a llul d e 100,000 franc i 9 i un c r edit a1ma l d e 5 0 ,000 l ei. A ngajazCt pe vieatii ca dire clor al d e Speo l ogio p e profesoml univ ersitar Dr. Emil Racovit\ precum p o r sonalul ins litutului 1n conditiunil o cuprinse in m e m ori n. n s r cinoaza totodatii pe d. Dr. E11til Racovit<"t s prezinte aceastii holarre a Con s iliului diri gen t spre aprobar e att cl-lui Dr. Alexandru Va ida Vo e vod cftt s i d-lui m inis tru d e c ult e Ioan Borcea din 2 Dr. Emil H.acovitii, profesol' uniYe r s it ar, lo cuitor in Paris, pos tul de director a l Ins titutui d e S p e ologie l a Facultate a d e a Univ e r siti"ttii clin Chj se angaj az S E L ndeplineasc toat e condi(iunile 9i lu c raril e ariHate i n m ernoriul aJi"tturat f? n co ntr act ul d e f a ( a

PAGE 79

7 Acest contract, mpreuna cu memoriul a latmat, se r e d actea.za 1n doua exemp l are, dintre care unul se pas treaza la r eso rlul de culle $i instructiune publica iar celal a lt se pPed profesorului univer s itar Dr. mi l Racovita. Cluj, la 18 D ece mvrie 1919. Emil G RACOVITA. $eful r-csortului de cu lte instructiune publiee/ Dr. Valeriu BRANISCE. (L. S.) Dr. Alexandru VAIDA VoF.von, i. BoRCEA. Acest contract, dimpreuna cu legea s'a volat de Adunarea d ep u tatilor, n $ed int a d ela 26 Fevruari e 1920, $i s'a adoptat cu majoritate de una sutii $ apt voturi, contra cinci. N. IoRGA. Secr-ctar, Theodosie BRC. (L. S. A D.) 1\J\lOIUU. Domnu l e $ef de 1esort, 1n sep t e mvri e 1919 at i binevoit a ma invit a face parte din co rpul profeso ral ul Facullatii d e $Liintc d in C luj $ ati rczumat astf c l aceasta propunere: Comi s iunea nniv e r s itari:i a fos t d e opmmne, ca pen tm D-voa s tr t t sa se creeze la Facultatea de $ liint c din Cluj cntedra pe" care D-voastr-C t o veti socoll mai potrivita $i la car e nu a( i ave ndatoriri d e profesol' n ntelesul obi$nu i t al c uvnlului c i d e 1ndrumator pentru ce rcetat $ liintifi ce Din co r es p o nd e nt a ce am avuto c u D-voa stra mai r ez ult a cil naltul Con s iliu dirigent dore ca Facultatea de $ liint e sa aiba un In stitut biologie n:-.estrat cu o spec i a litate capabil a de a atrage atentia :;;i interes ul nvatati lor s tr a ini spec ialitat e menita sa nlocueasca pe acea ce pos eda In s titutul d e zoo l ogie a l univ ers itatii maghiare. Cu alte c uvint c Consiliul dore sa creeze pe lnga Universitatea din Cluj un cenlru d e atrac( i e pentru $ striiini. Am onoare, D-le de r es ort, sa v[t expun n rnduril e ce mmeaza un proiec t de organizare a uhui In s titut specializat, Institut care dupa cum cred -va raspunde prin organizarea s a Consi liului dirigent $ care $i va pute manifest activ it a tea n toata lib ertatea, gratie binevoitoarei propune ri ce mi-ati fiicut.

PAGE 80

J>ROIEC'l1 }lCHtl'll cre;llea nnui Institut de S}lColo gie l n Fac ultatea tle dln C luj. Propun si"'t se n U nir ol's il al.oa clin Clnj, c a so rvi ciu ind e pend ent al Fac ulliqii d o un Ins titut do s po o logio, dtuia s i se dea caractel'ul unui In s titut d e cerli:ri de pmit apli c al Nici ln s titutul, nic i perso nnlul nu voL' av e rolul obl i ga(iw1ile celodallo se rvicii d esli1talo nvttFuuntului c la s i c vrc p nr:lrii lice ntil or n :;:tiin( e A. U e ce un ln:otitul d e ce r ce lri !;iLiin(ific:e c u ncesl carac ter spec ial? Cncl s'aiL c roat in (ril e o cciclo nl a l o Facul!Ct(ilo d o li s'au clat 1111 roi didali c pm. Cor ce liiril o :;;tiin(ifice se l'tteea u aimia. Cu tiJ'npul nsiL s a u c r ca t lnborntmii d e invi:'l(Cunnt prof eso rii au putut lu cr;'t :;;i n corcc trilor l'a ral e l c u dos roll aroa a c1osc ut rolul s oc i a l ,:;:i iJllpOI'Iiln(a oco nomi c:\ c crcc t iirilol' A s liizi no cos ilnt o a d o a la ce c ercc l r i clo pmtt a cle v o nit alt d o imp c rioasii, in c:H lnbo J:JLtiarclm 1111exato c alcclrolor cliclac tic e devin e e n Loltil in sufic i onl.i. Gn,o m clc (:lrilor npuson c (Fran(a, State loUnito 1\ng lia Gormania) au fos t d cc i silile si:i organize z o ins titute clo di cato nurnai ce l'cetrtri lot Am ononr o s va prop111i c a in Homnia lllaJc, p e ln ga Uni v e r sitate clin Clnj, sCt sc c r eezo un pri m In s titut de acest so i Itistitut cate de s igu1 va fi ant e m o rgton1l m11ne ron se l o r Ins tilut e s imilar e ce se vor cl'ooa ntr'un vii tor Rprop iat p onLm hin e l e nealllului nostn1. Condu ee ren "nni asonLe n o a Ins titut functia ce convine mai bin e aptitudin e lol' s p ecinlizi:"trii 1nele: am ox e J c itnt l'unqii analoage n Frnn(a ? mi:'t s i nil: mai al es co n1pet e nt in organizaroa o xploratiunilor t e r estre s au ntn1ine in diriguitoa !;ii o rga11iza rea inslituto lor d e cercot:1ri. Profe so e n ill\ Cq.mntul clas i c al zoologi o i n'am l'ost nici-odaltt. 11. Do co un InstiLtiL d o Sp eo logio '? Penttu ci:i, n roalitalo, a cos l ins titut existi"t d ej; l-a1 creat acum 1 5 ani, t.:u ajutorul e len1lui m e u d e oxplora(ii Dr Jeannel a allor Lrml(i c olahorato1i. Scopul primitif' a l 1nlr e prinder i i a fosl gits irea mat e rial favora!Jil p ontm oxpcrimo ntil.ri n v o dere so lutionarii c torva clle s tiuni d o zoologi e gon o ral. A sLi:izi m o d es ta n treprind ere primiLivi"t, gt'a\ i o COJIC tlr sullli daL de numfiro;;i a devenit o orga nizati e att do ntins ll cf1t muriltt llllllle l e d o Inst itut scopul sf'tu a dev e nit mai ambi(i os : o Y olba d e il o lsl01ie riaturala a ntregului clomenitL subic mn.

PAGE 81

9 ln adevar, nlre prinder e a noa slr, publi di. l uc ri:iril e sub num e l e coutun de Bio s peologi ca" numra 40 d e col aboralori zoologi bot a ni;;;Li e xplortori din toa.L e ea poseda o unictt n s oinl c i d e 111ai bin e rie 2 0 .000 d e nu m e r e ; ea se d e o hibliolcci:i. spec i a l a d e sepa.rat e public.lt. i a sa ,Biospenlogic:a" nur ni1.rit a c lualttt e nte 41 I';J.Scicol e t'e11nilc in 4 v olume d e c rtl e 1 ,000 pagini mui multc sule d e Propun d cc i sa lmnsp orta m la C luj acesL JnsLil uL, cc nu e o fiigil tluintil a v .iito rului. c i o o rganiza\i e veche c u r cwilale vrtdite; \l nm ins l a l c u toate zcsleea lui n o a rip t i a c li:iclirii cc con(i11c it Tns tit11Lul zoologi e al UniYe rs iLtii maghi a re. Un. in stitut asLfd C011sLiL11it L'i:ispuml c sunL C011rins 1111 nnm a i d o rin\ e l m Con sili11lui d irig e11t dar cl1i< H i11Le rcscl o r dida cLicc a l e FaCiilt\ii d e .. B iospcologica." est e o inLr e p rin dcre
PAGE 82

l d:ldi1'ea l'os tului Institut d e zoologie v o r fi instalate doua In s ti tul c c u totul ind ependente unul d e altul: Tns titutul d e s peologie r;;i cel d e ;;:ool og i e. U n r egulament interior va ft prezentat d e ce i doi directori sprc apwbare a t l Consiliului facultatii ct r;;i Senatului univ e rsitar. Re gularne ntul va l'egul ntl' e alteJe ;;i rapmturile ce acest e doua Tnstitute t rdJUie stl aiba ntre e l e n Personalul de fund a tiun c a Inslitutului v a fi urmiHorul : 1. Un d irec t or, c u titlul rangul r;;i toate prerogativele unui profesor uuiversitr titular. 2. Un subdirector, c u tillul rangul r;;i toate pl 'el'oga tiv ele unui pro r eso r univ e r sitar tilul a r. 3. Un ndjunct, c u titlul rangul r;;i tuat e pe cl'ogativ e l e unui c on f e r e nti a r nsal'cinat c u lu c rari practi ce 4 -6. T rei asistcnli, romni sau st1aini, dar t ern p o rari, numiti pe trei ani. Dir ec tiunea va ave dreptu:t sa-i pre lunge ascii p e unul sau mai multi ani. 7. Un secre t a r bMiot eca r p oseflnd cel putin fra nceza ca lirnb a 8. Un desina tor-fotograf. 9. U n prepamtor entomolog. 10. Un $C( de echipa speologica. 11-13. Trei s e rvitori. Acest p e r so na! d e fundatiun e va pute fi co mpl e lat dupa trebuinta c u aprobarea autoritatilor competente. Obligatiunile personalului superior V Ol' fi urmiitoar e l e : a ) Explor a tiunea ct mai a c tiva a reg iunilor calcare gl'Otifere n ar;;i straine: b) Recolt a rea materia lului biol ogie r;;i studiul acestui materia l cu aju tol'ul colabora t o ril o r romni r;;i strini; c) Pnblicarea r ez ultat e lor definitiv e n seria Biospeolo g i c a publi catiune care va ave se diul r e dactiunii in Cluj dar care r;;i va con Linu r e la.tiunile vechi c u revista ,A1chives d e Zo o logi e exprimenta le", care vor fi reglem entate printr'un contif.tet ; cl) A face cte 30 d e lectiuni m ag i s trale tcoretice sau pta clice sau exc ur s iuni r;;tiin(ifi ce p e an Aceste pre l egeri VOl' fi pub ce, libere adeca n eob ligatorii p e n tru s tudenti r;;i prin urm a1e f a1ii sanctiun i acaderni ce Subiectul l ot va fi lu a t din cerce ltlril e p et
PAGE 83

1l (In s tl'iiin a t a t c obligati a d e a race cursur i nu s e impun e p e rson a l ului Insli tu t e l or d e e rc elri; da c li p r opun ace a s ta pen tru p e r s ntta lul Inslilululni d e s p e o l o g i e p e ntru a r spund e dor-int e lor form a l c ; ll L a D-voa stre c flt s i a D lui RecLot') ; r ) Educarea in l aiJo r a L o r n c x c m s iuni f?i a s a tt a allo r p e rsoanc iubitoa 1'e d e auLo rizat e d e dircc tiune; f) Dirigui1ea cercetarilo r a licentia01or ce dores<: sa prc p a t'e d oc l o r aLc sau a ccvoesc si:i lucre z e n l aborator ;ii ca ri rH fi autoriza\i d e directiun c : ,r;J Uectu a rea O l i c r o r sLudii ce directiune a va cr-e d e J Jecesar e p e n lnt a rilsp und e l a mi s iun e a Institulului ; h ) Direqi u n a \ 'il publ.ica un raporl a uual d e tail at d e m e r sul i n sliluliunii, d e gslion;tJ r a bu g ( : i u lui d e acti vita t ca f?liintific a p e rso J Jalului SU]Jl o r R a p orlul publi ca l n v a f"i di s tri l 1uil aut o r i l a til o r clin tar a lrJ1j. lii R onduril c nece.-ar c o rg, : nizarii $ i lnslitulului: i\) Fond Il l de in/iin( are : A ccst r ond ' a JI remis n ntreg im e 'in t 11n a direct o rului l a nfiint.area In tilulului. Dire ctoi.ul t va geslio n c um gest in noai un pa rti c ul a r f o ndul s au d e p u s l a o banca F o ndu! va fi d l a ban ca cc o y a indi c 'en a tul univer s itar. Cre ditul v a fi p c nnm c l c Jnstilutului d e s peol o g i e m anip ul at cu semniUuea directo nJlui sn.t1 prin d c l cga tiune, a s nbdieect omlui P e ntru gestiun e a acestui f'n n d direcloi'Ul ' a fi s u p n s contro lului adm i i straliv frnan c iar. Direc l onil v a p1ezentil comp e t ente !',li un conl s emesteial d e gest iu ne, ltlllil in luna ma.rtic p e n .lm se111estrul a l Il-le a !',li allul n luna oc tom 'ITie p e n tm e meslr ul I. Acesl f o nd c deslinat sa serreascii l a cwnparare a grb i t a a colee t i llttil v r seriilor d e sep a r u t c ob i cc t c l o r util e Inst itutului Din c l sc o r s upl e m cnt c h cllue li cc nu s'ar p u l e acop e r i clin ('CIL:I all f'o mlt u i. \'a serri d e a "e m c nea. p e n tru c h eltueli e xtmordin;H'C, Jll'(;Liln adllcer c .t1 s nvun(ii OJ' l e ini ca s i:i c xpunii 1n c :\t cvn. d e mon s trat ii llc:co p eririle l or, c l c Aces! f o nd sc va alimc nl clin d o n at iil e slalului, c omun elor sau a aiLo r autor iliiii nfi c i n lc, clin virime nlu l s um c loe n e c h e ltuite clin cel elalte f'o nduri clin d o n;l(ii p<.ll' ti c ulnre, o l e B ) C'1 e d it.n l anual Yl. c nprind c s u m e l e necesare: a) P enLr u c h eltuelil c cc r c l'in i n c omu n celor d o ua in titule ins ta l a t c in cladire ; b ) r c ntrtl c h ellnelile curcnle al e ln titutuhli;

PAGE 84

12 c ) Pehtw exploratiunile speologice 'in tara $ i strainatate; d) Pentru pt epararea $i efe ctuarea excms iunilor $t intifice; c ) Pcntm publi c atiunile Institutului. Acesl credit va li gestionat n forma ordinari:i p entrn' c1edite l e Ins titut e ll' didar:tice ale facultatii. C) Un cred it e.xtraordinar de instalme. Obser va(,ic I<'ondul de nfiintar e f;ii creditul a1111Ul tr e uui e stabilit e asll'e l ca sa fie s uficienl e pentru un In stitut deja co1uple l insl a lat $i in plina A s peclul exterior $i luxul interi o r a l Tnst itutulni d e zoologie actual ar face sa cteada ca acest In stitut ( : o r espunde ipote z c i d e m a i s u s Din n e feri c ire r ealitatea e c u t o tul alta. A m enajarne ntul in t etio r c fa cuL numai ln v e d erea lu c r a rilor his t o l og ice $ i dupa nif;it e n ol'lne att d e bizare nct e gteu un ni zoo lo g ist sa ltlCIeze in J aboratoa r e l e astl'el amenajatc $ i c u rna teri a lul a fltor n o l e 'J'r e bui e deci e xe cutate lii Oclificari, cari si"t p e nnilrt oricrui zoologist sa luc1eze n o 1 icc r amnra a zoologiei O a recari modili cii ri sunt de previizut p e ntru a separ serviciilc ccl o r J o u a In s titute $i pentr11 a ad a pt localul ocupaL d e Jns titutnl d o s peolog i e acest c i specialitti. Jn fine rnult niate rial tehni c lipsef;il e i n pa1te m i l n totalit a t e E n atura l Jipseasci. s peolo g i c (fringhii, m a l etia.l d e campa m ent, scari cle funi e e tc .), dar e surprinilor sa lip seascii m a terialul curelll, ce tre bui e ::;ii exi s t e n oric a r e laborator d o zoo l og i e (mic r otoame rotativ e, rn c roscoape maei o mare parte dio stic liil'i e, l'urnitu ri de biurou, peoducte c himi ce, aparate fotograflce e t c e t c.) P entw a pune d eci In s titutul de s p e ologi e n plina functionare Ll'e bui e 1111 c r e d it Jna i ma.l'e decftt s'ar pute presupun e apri o 1 i. Sunt d e pl' e va:mt mmiHo a r e l e clte ltll(\i IHincira l e : 1. Modificatea catedt e i din a mfit eat1t1. 2. C umpararea unui aparat cle p ro icc1 iun c p entw am:ntea.tru 3:' Maxir e a l ocalului hibliole eii vrin tr a n si'Ot'l!la r e u Ulle i n din s(tlil c d e lu iiiri practice ( e inutil ca s exis t e doua id e ntiee). Ac tu a lrn ente cartil e nu ncap n vechiul local; nu e deci loc pentru 110ile achizitiuui $ p entm biblioteca personala a clirectorului caie va n pus a l a di s p o zitia e'rce tatorilor. 4. Modificarea mai rnultor ferestre eari a cL1talmente impi e d ecii. utilizarea buna a microscopului. 5. Ins talarea unui laborator fotografi c $ i a unei si:Ui d o pozil. 13. Instalarea unei sali de. des emo..

PAGE 85

13 7. ln s l alarea ca ledr e loe r nJtmilor penlru bibli o le ca nouft. Culnparare d e p e nt e n a c la s 8. Cumpararca apawtelol' f otogmlicc, n:icl'OI'otogeafice, cine malo geaO.ce, ce n e s u ut ind 9 t:umpararea d e s ticlarii prouuclc c himi cc, aet i c olc d e bitou. l. Penlm m emoric: Inst a l area unui caloril'c r p e ntru 11calzirea ce ntr ali1, pentm care direc torul Ins litulului zoologie a cc rul d c j a 250.000 lei, calorif e r ce va produce m arc eco nomi e d e comlm sti bil o utilizar e mai r a(io n ali:'t a pcl'sona lului d e serviciu. IV. Pacilit(i de prev m t pen lr u fnnctionar e Instit utu lu i. 1 Ciir(i de cil'cula(ie v crma n c n le pe toatc cile d e comuni ca(ie t eres tr e .fluviatil e m a ritim e pentru direclor, su bdir ecto r adjunct. 2 Asemenca dqi, dupa ce r erea sub r es p o n s abilitatea clirec t o rului, pentru as i s t c nti, :;;ef de ec hip a speo logi c pe r so n a s ubalt e rn. 3. Bile t e de lib e r pat 'c ur s p en tru exc ur s iunil c :;;tiintifi ce dupa cererca d i rec torului ;;i suJJ a sa respo ns abilitatc. 4. Autoriti.(i l e a dmini s tr ative n tara con sula r e n s tr a iniitat e vor fi nv it ate la m o m e ntul f avo r abil, sa dcit Lot con c ur s u l e xploratiuni lor a ln s litutului. 5 Publica punil c ofic i a le, ce d i re c l o rul va c r e d o perttru Ins titut, vor fi donat c Inst i tutulu i * Aceste co n side r e nl c jus lifi cal'i fiind cxpuse, da(i voi e stt prez i nt ap r obilrii D-voa s lr e pe ca ndid u ( f i l a p osllll'ilc prevazule, c u conditiunil e m a l eria l e cc sc c u vin flecaeuia : d e asc m e uca sume le c e c r ed necesa tc p cn lt u fiecu r c clin f o ndmil e enutttcralc: A Enum e ratinn ea p e r so na1u1ui. l. Direc torul d e s pcol ogie: Emil R acovi t Sa lariu. Ca semn d e defel' cnti'i penttu colcgii s;li univ el'sitari ca probf t ci:'t sc soliclari z cazi't c u int e r cscle l ot Jnn.l er ia l c d-l H ac ovitii nu sa i se atr ibui e a i t salaritt llccftt acc l c nvcnit prof esoriloe t i tu lari ai f acullatii d e clin Cluj. N umirea sa l a f ac ullatca d e :;;Liin(c clin P aris clul eaza dela 1 Nocm Vl'i e 1900. A ceas ta dati"t va fi nsc t i s;\ :;;i l n conlron.l e le univeesi tare romne$ti va cont penlm geadntie pensic D-l Hacovi(.ii va fi autol'izal sCt \'Cl'Se tez: : wmlui public o s nm;\ ega l a c u retinerile, clebi 1 n oe nwri c 1900 pnit l a 1 m a i 1920, ce l e-ar fi vrsat un c onf e r e nti a r romn. Numirea d -lui Hacovita v a pornl de l n 1. mai 1020, clat pnbli ca r e a clecre tului va fi fucuti. cflt !lla i c ur f 1nd.

PAGE 86

14 .J-1 RacoviVi estimeaza la 50,000 1ran c i (nu lei) cheltueli le lichi darii unei r esi dente de 30 ani n Franta !? spese l e transportului co lec tiunilor, bibliotecii, mobilierul, ct !?i costu l cal atoriei unei famllii de 6 persoane. Ace!?ti 50,000 franc i vor fi credita\.i D-lui Racovita de guv e rn la Paris, cu schimbului studentesc de 20% (500 l e i pentru 40q franci). D-l Racovita se obliga sa v e r se suma corespunzatoare n l e i l a casa publica ce i se va indic. Un pa7aport diplomatie se va e lib er D-lui Racovita pna la s labi1irea sa definitiv a la C luj penlru a evi t pierderea d e colecti uni pre tioa se ce nu pot fi transpo rtate dect n geamantane s uprav egheale de aproap e 7i cari trebuie sustrase eventua l e i brutalitati 7 i incompeten\a a a allor agent i ai t ortei publiee. D-l Racovi\.ii va fi autorizat sa angajeze pe timpul 7ederei sale n Franta, decemvrie 1919 iunie 1920, un secrelar p latit c u 600 fran c i fran cezi lunar. A ces t secre t ar, daca va fi bun, va pute fii adus l a Clu ca s ocupe postul de sec r e tar-bibliotecar prevazut mai jo s Autori .tatea co mpet enta va rcmite d-lui Racovita o r eco mandatiun e generala autor itatile administmtiv e 7i consulare, nvitnd p e aceste autoritati sa prin toat e mijloa ce l e transportarea colectii l or bibliotecilor mobili e rului, nlr'un cnvnt a ntregului m a teri a l din Fran\a n llomnia, ct 7 i ci ili1toriil e d-lui a co laboratorilor sai 7i a familiilor lor. Autorittttile compete nt e, att cele d e l ega t e de Cons iliul dirigent, ct 7i ace l e delegat e d e guvernu l vechiului R ega l, se v o e J eg c u D-l Ha co viVi printr' un contract, care sa facii obligatoriu penlru ambe l e pr\i toale co nditiunile e num e r a t e n acest raport. D-l Racovita dor!?t e, intr'ad e var ca sac rifi ciile, p e cari e gat a sa l e fact't c u cea mai mare nsufletire pentru cultura neamului, sa nu fie zadiirni cile prin suprimarea vreunuia din mijloa ee le d e mun ca, ce crede absolut n eces are, p e nleu realizarea programului acceptat de ambel e parti. Acest contract va fi consfintit 7 i printr' un decr e t r e gal. 2. Subd ir cctoru l In s lilutului de s p eo logi e : Dr. R J eannel. Doc l or n 7 tiinte 7i medicina, conferentiar la Fac ultatea d e 7tiinte din Toulou se (Fran\a). Un raport asupra titlurilor sale 7 i o lista a l c rarilor publicate sunt anexate acestui raport. Dr. Jeanne! va fi angaJal cu un c ontra c t specia l valabil .pe c in c i ani, la a caror exp irare contractu l sau se va rennoi a nual prin taciUL recondu c\.iune, sau i se va pune capat prin preaviz de un an. Acest con tract v a cantin e pe l nga clauzele admise de guvernel e romn !? france z p entru angajarea profesorilor universitari !?i de liceu francezi, !? punctele urmatoare :

PAGE 87

1 5 Dr. Jeanne! va peiml un sal a riu n franci, c e l putin egal cu dublul s a lariul su act ual fr a n cz (12,500 l'ranci p e an), adica ce l putin 25,000 fra n ci. n caz cfi.nd se vor numi n cursul a nu lui 192 0 conferentiar.i francezi l a univers itatil e romne c u salarii m a i mari dect 25, 000 franci, i se va atribui D-rului Jeanne l un salariu egal cu ce l mai ridicat. Dr. Jeann e va priml ce l putin 15, 000 franci ca s pese d e mutare d in Franta $ i ce l mult spesel e m axime atribuite ce lo r l a lti !Jrofesor francezi angajati l a univ e r s it iti l e romfln e Dr. J eannel va.fi numi t p e ziua d e 1 a ugust 19 20 L a expirarea ce l o r 5 an i pr eviizu(,i d e contrac t $i daca nici una din parti nu va d enunt co n t r ac tul i se va a tribui D-rului Jeannel s alariul dublu n fran c i d e p rofe so r univ c r sitar litular l a facultalile lranceze din pro vin c i c n caz cnd D r Jeann e s 'ar stabili d e flnitiv in tara, dreptmile s ale la pensie vor fi recun osc ut c c a n cep nd din 1 O c tomvrie 1919 $i retinerile vor ncepe n ziua cnd arn b e l e pa r'ti v or de c id e s tabilirea d finitiv a a D-rului Jeann c l n tara. Dr Jeanne] va prirni o ind e rnn izatie d e lrn.ns f e raro d e 1 5 000 l'ra n c i n cazul c nd va parasi tara 3 Adjunctul : Dr. C I one De. n $ tiin t e din .Je n a c o nferenti a r l a Ia$i, s uplinind p e dl prof eso r Bujor, p r e$ed inl e l c Sen atului. Dr. Ionescu va pri ml leaf a de conferenti a r n s r c i nal $ c u luc earile ]Jra c tice, p l us gr a a t iile r cg l e m e nt aee, adicil 700 400 + 1 5 0 =1 250 p lu s geadatiile, p e lun a Ch eltuelile d o s teamutae e c u inte eagi:i f amilic su n t pe seama gu vernului. D -na T e resa Ion e c u ins titutric e, Y a primi un p o s t cc l putin ec hi val ent c u ace! ce oc up a n Ia$i. Titluril e sa l e $COiare d e se rvi ciu ma ndr ep tatesc sa ce r pentru ea d i r cctiune a un c i primare. Ind e mnizati a d e va fi ce l pu \in c c hival o nl c u c hiri a eeal a platit d e s oti i Ionescu 4 6 Tre i a s isten(i c u 3
PAGE 88

JG t oa li:'t m 1 s mn e a s a cer e ani d e zilo; v mbi nd d i n pun ctul d e vo d e r e fin a n c i a r pute m z ico ca ace a s tii o du ca r o c o s t C t p e S t a L mulL e p a r a l e D a c a fun c tion arii s u p e r iori a i unc i asom e n ea instituti i sunt t e l ativ t i n e ri l m f i ii L C\.io n a r i11ferior, c u t ou t e d i a cle veniL e ventua l 1111 : p e c i alis L d o J llaro va l oa r e JlU p o a l e si:'H;;i vacli:'t a1n elio ratti clec L pri n numiro l a 1111 l oc v acant \ n aiL I n stitut a l LI'e l s poci a lizal. D e a i c i r e z u llii o piir-i:'t cliiiLe d o b a ni pub l i c i o pro coclar e a b surdCt di:'wnCtL oare in co l Jtl:li m m o g r a d in1e i. Pe n tru a d a o n e l 'U(i o n a lCt a ces l e i clJesL i i e e s ufi c i o n t s ; l nu s e c o nfuncl o g r a d o l o i o r archie i aclmini s L mLivo C I L san, c n n i L o c uv inte, set se a clmil n ainL a rea p o J oc, sch i mb a r o a de g r ad lr schint ba r e a d e run c (i e illl procecla t 1111llte Firi sLl'il l O -Lin s in g u r O X Olllplll : l a un JllOlllenL d a L l a b o r a t o rul m a riL i m cli n I I c l go mcla avo n c in c i !'JJ ll C \ i o n ari, nn clirecl o r elo i S l lbcli r cctori eloi a s i s l en\i to\i c i n c i p r ol'esori LiLulari Cer cle(;i c a jJeii LnL f unqi o na ri i l ll s lilulllllli d o s p co l og i o s.t se p r a c l i cc r eg-11la i n ainli h i i p c ] oc p onlru
PAGE 89

17 100.000 l e i p entru rnodirt carile de in slalatio '?i C lllllJ>i:'uLnr-i d e fi:'tcul i11 t ,adi.. * T e rminnd va rog, D-l c d e resort, sa dati voe r cc un o'?Ln\ei m e l e sCt se manife s t e miicar n parte prin povestire a f aple : lVI. S. J {egelc, pus d e D-l Dr. V aida Voevod n c uno'?lin\a aceslu proicr:t, a bin cvoil a-l aprob; l dcel arnd ci't trc buiesc salis f ac:ulc clorin\cle m e l e Pri1n11l c onta c t c u J \rdca lul dcsr o b i l l -am av11L n min i s l c rul D-lni Dr. V;1ida Vo c vod l a P a r i s ; bin cvoiLoarc a aJecLuoasa s a primi1 e nu se poaLc
PAGE 90

1 8 ltiONITORUL Ol<'IC.IlAL No. S6 de 1\fai'{i, 20 Julie 1920, Jlaginele :untl-3015. M rNTSTERUL CULT E LOR $ 1 Il'
PAGE 91

19 Acea,stii lege, dirnpreuni'i cu contrac tul la dnsa anexat, s a votat -de Aduriarea deputatilor n dela 26 Februarie anul 1920 s a adoptat cu majoritate de voturi de tma suti apt; contra cinci. N. lonGA. Secretar, Teodosiu BRC. (L. S. A. D). Aceasta l e g e, dimpreuna c contrac tul l a dnsa ar.exat s'a votat de Senat in dela 10 Martic anul 1920 s'a adoptat cu majaritale de tma sula cloua voturi contra doua. P. BuJon. (L. S. S.) Secretar, N TnA!\DAFIREscu. CON'l'R.AC1' ncheiat ntre Dr. V aler Branisce, resorlului d e c ult e instruc \.iune publica, lo cuitor n Cluj, ntre Dr. Emil lhcovi\ a, profeso r uni VCI's itar, lo c uitoi' n Pa.ris r c feritor la CI'iarca In s titutului d e speologic la l'acult a tea d e a U niv e r s itatii din Cluj. 1. Dr. V a l e r Bran isce decl ara ca l a propunerea res ortulni de culte :;;i in slruq.iune publi c, Co n s iliul dirig ent a l Tramihaniei, Banatului :;;i Tinlilurilor din Ungaria, n sa din 17 Decemvrie 1919, a. hotar t sii c reeze ca seniciu independent al fi".cuWi(ii de l a niv c r s it a tea din Cluj, un In stitut de speologi e, carui a siL ise dei carac t erul unui lnstit.nt d e ccrcetari d e puril aplicata, c u observarea cii ni c i Institulul, ni c i pcrsonalul nu vor ave r o lul obligatiunea c e lor l a lt e s e rvi cii destinate invatarnntului clasic prepararii licentelor n Declara cil Co n s iliul dirig ent n ntre gim e c onditiunil c pnse de profesorul univ e r sitar Dr. Emil Racovitii, c uprinse n m emoriul impro tocolat la resorlul c ult elor instruc (iunii publiee s ub 23.566/Dl!) a lcltur a t l a acest conlract, a sigurnd prin bugct sumelc necesare alt c u privir e l a f ondarea sustin c rea In s tilutului ct referitor l a rctributiunea p ersonalului, care sc v a angaja n conditiunilc spec ificat c in m cmoriu ( s ub punctul 3 lit. A.). In d e l a 17 Dccemvri e 1919 Consiliul dirig ent a votat ca fond permanent d e nfiintare 100.000 l ei, d o utL fonduri exlraordinare d e inslalatiuni, mml de 100.000 lei altul d e 100.000 fran c i $ i un credit anunl d e GO.OOO l ei. Angajeazii pe viata ca direct o r al In s titulului d e speologie pe profescirul univers it a r Dr. Emil H acovi(i:i. prec um personalul In s titutului n conditiunilc cuprinse n m e m o riu. Insarcineazt'L totdeodata pc D. Dt. Racovitzi't sii prczinte aceastrt JJOtai re a. Con s iliului dirigent sprc a proba!' e alcil D-lui mini stru

PAGE 92

20 Jk A l e x a ndnt Vaida Vocvod c-ftl D-lui mini s tru de c ulte Ion Boec din :2. Dr. ,l:miJ prof cso r nniver sitae, l ocu itor n Pari s, pei po s tul de director a l Institului C!e speologia la fac ultalea de 9tiintea Universitiitii clin Cluj 9 i se angajaz sa ndeplineasca toat e conditiunil c luc r rtrilc artale in m e moriul i:-tl rttura t :;;i n c ontractul d e fat-a. Ace s t conlra c t mptcun c u m e moriul a lturat se r e da c te az ln douil e x e n1plare clintr c c are unul s e pilstrea'l.t't l a H eso rtul de culte :;;i insteuc iae cc lil. l a lt se pred profe s ornlui m1ive rsitar Dr. Emil H acovi\.<1.. Clnj, Hl20, D ece m vric 1 8 De. Val e 1 in Br.AN ISCE. Seful r eso rtului d e c u lte insiruc\IIIlC puhli c:l, D 1 Alex. VAIUA Y oEYoo. I. BoRCEA. Acest conlra c L cu l ege a s'a vota t d e Adunarea d e put a \ilor n d ela 2 6 F e beuari e anul 1920 :;;i 'S'a a doptat c u majoritat e de una sul a zeci apt voturi c ontra cimci. Ion r: A Secr e tar T e odos iu BRCX. (L. S A. D.) Acest conLract dimpr eunil c u l egca sa votat d e Sen a t n :;;edinta dela 10 iVIal'Lie anul W20 :;;i s 'n, :1doptat c u majorit ate de -una suti do'w'i voturi conL!'a dow/. Prc .5cdintc 1'. H uJoH. (L. S. S.) Sec r elar, .\. Tn, \.'IDAFitscu IJ!'omulgrml a ce a sl
PAGE 93

3 3 E. G. RACOVITZA !MONTAGE. CONSERVATION ET CLASSEMENT DES PRPARATIONS MICROSCOPIQUES.

PAGE 94

ARCHIVES DE ZOOLOGIE EXPRIMENTALE ET GNRALE 1920. Tome 59. NOTES ET REVUE, N 3, pages 78 89. (Extrait) x :viONTAGE C ONSERVATION ET C LASSEMENT DES PRPARA TI ONS MICROSCOPIQUES P A H MILE G. RACOVITZA Directeur de I'Ins t ;tut de Spo l o gie d e C luj ( R o u manie). Reue 14 AotU 1 920. Sommaire.r ; xvos d es m ot.ifs (p. 7 8). l. . G E DE S (]J. 80) L Con se rvati on du matri el (p. 8 1); 2 Imprg n a t i on d e s o bjets (p. 8 1 ) ; 3 Prpara lion du m ni sq u e (p 8 1 ) : 4. Di spos i tion des objets s m l e m nisque ( p 8 1) ; 5 Inclus i o n Ci cncc e t d e so n e n se i g n e m ent, e t l 'volution d es m thodes d e cett e sc i ence, qu'elle so i t p m e o u applique L'exam e n micr osco piqu e est indi spe nsabl e l a p lupart d es savants e t f ait d e plus en plus partie intgrante du mdi ca l e t d e l 'expertise industrie ll e o u co m m crc i a l e. :Mm e l es taxon o mi stes l es plu;; tradi t i o nalistes ont d se r e nche la, miso n e t employe r l e mi c ro scope, ca r l es b eaux joms d e l a d termination sm l e po u ce, avec la loupe d e p oc h e sont r volus. A ct des h e rbier s, d es C itrtons Insectes, d es files d e bo caux, s'in s talle, encore modeste, la, coll ection d e p rparation s mi c r oscopiques :spores, polens, coup es d 'o r-

PAGE 95

7 9 E.-G RAGOVITZA ganes org anites, appendices, sont log s entre d eux pour J e plu s grand pro fit d e l tude e t d e la certitude. D'aill e urs nombre d e p l a n t e s e t cl' ani]ll aux t rs p etits n e p euvent tre utile m ent coll ec t io nn s que so u s form e d e pr paratio n s mi c r osc opiqu es. D e v ant la f o t e d es coll ectionneurs e t t ec hni c i e n s se d ressent d o n c le. p r obl m es de plu. e n plu s p r ess a .nts du m e ill eur m on t age, d e l a p lu s p arfaite con se rvatio n e t elu cl asse m ent l e plus pratiq u e de milli ers d e pr p aratio n s !mi c r oscopiques ; ces probl m es sont e n core plus g raves pour l s l a bor a t o i res, l es in stituts e t l es mu ses qui o n t m a nipteJ; des collections d e centaines d e milli e r s d e ces p rparations C'es t nature ll e m ent, l a traditi o n imm di a t e qu' o n s'adress e cl" a bore l pour trouve r l a solutio n d e ces diffi cults p ourtant n o u ve ll es On continue auj ourd'hui uvre r c omm e o n l e fit l e r san s c h e r c her plus l oin, ca r m m e l e s sc i e ntifi q u es sont impr gn s d e t r aditio n a li s m e e t pas;;;a b l e m ent mi s on i s t es L a grande ext e n s i o n d e la t echnique mi croscopique a comme n c un e p oque r elative m e n t r cente q u and l e b aume d e Ca n a d a t a i t p resq u c e xclu sive m ent e mpl oy clan s l es l a b oratoires e t quand l a vi e ill e prati q u e d e la glyc rin e g l atine t ait t ombe d a n s l e plus co m p l e t oubl i. On embaume don c, avec une f erveur ritue ll e, t o u t ce qui d o i t tre e x a m i n au mi c ro s cop e Pour f aire d es prparatio n s mi c r osco pi q u es o n comme n ce p a r dra t e r l es obj e t s d a n s d es a l coo l s d e plus e n plus purs jusqu' l 'a b solu ; on l es clair cit d a n s till e esse n ce e t on l es m onte dans un b aume Ces oprations sont lon gues, c ompli q u es e t d a ng e r e u ses pom l in tg rit d es obj e t s L a d s h ydratation es t so u vent incompl te, l es peti t s o bj e t s sont fr quemment p erdus e t l es ob j e t s fragil es bri ss dans ces nombre u ses manipulatio n s Il es t diffi cil e d e d i s po se r e n ordre till g rand nombre d obj e t s sur l a m m e l a m e, d o r s ulte un acc r o i sse m ent con s i d rable du nombre d es prparations e t u ne grande g n e p our l'tu de, puisque au li e u d e pouvoir se borne r l 'exam e n d 'une se ul e pr paratio n pour l es diff r ents organes d 'un m m e animal o n es t f o r c d 'e n m a ni pule r plusi eurs Dans l a pratique une pr p aration m onte cla n s l e baume n e peut plus tre d monte e n vue d e modifi e r la di s po sitio n d es obj e t s Une fois la prparation monte, il faut l a l a i sse r pla t plus i e m s j ours, ou la m ettre e n tuve, afin q u e le b aume d e vi enne suffisamment dur a u bord pour empch e r l e dpl ace m ent du couvre o bjet. Pour annote r le s prparations on c oll e sur l e porte -obj e t une ti q u e' t e

PAGE 96

NOTES ET REVUE 80 e n papier minc e, car l es tiquettes ont toujours t fait es e n ces sortes d e papie r et il n e faut point h eurte r l a tradition. Voil l es prparatio n s a c h eves, il s'agit maintenant de l es cla sse r. On l es di s pose, soit plat dan s d es l ogettes creuses ans d es portoirs soit dan s d es tiroir s trs plats d e m e ubl e trs cot e ux ct nature llement e ncombrants Ou bie n e ncor e, on les range v e rt i ca l e m ent dan.d es botes o u tiroirs rainures sys t m e qui prsente, entre antr es, l 'inconv ni ent d e cac h e r l es tiquettes ; pour c h e r c h e r une pr paration il faut l es sortir s uc cess ivement moiti d e l eurs rainures. Il est vrai qu'o n p eut aussi numrote r l es rainures et se confec tionn e r un r p ertoire r e produi sant l es annotations d es tiquettes, mai s non san s d e n ouveaux inc onvni ents ; l o rsqu 'o n v eut r emanie r une coll ec tion ains i r p e rtori e, ou ajoute r d es prparations nouve ll es, on doit se li vrer dans ces cas ie r s rainures de trs l ongues e t trs p nible.m a nipt ations. En r s um la mtho d e de montage, d e con servati o n et d e cla sse m ent g n ral e m ent e n u sage, est a u ss i p e u pratique que po s ibl e et n e correspond plu s aux b esoins actu e l s du mi c ro sco pi s t e devant conf ect ionn e r e t manipul e r un nombre norme d e prparations J e m e s ui s f ait l es r H e xion s e xpo ses plu s h aut il y a plus d e 1 5 ans l orsq u e j'ai entrepris l 'tude phylog n tique d es I s o p odes e t d s cette Rpoque, j'ai e mploy d'autres procds qu i m 'ont donn Une exp ri e n ce d e q uin z e a nn es m e se mbl e suffisa 11t.e p our e n d montre r l 'efficacit e t pour m e j u ti fie r d e les corise ill e r mes confr res mi cros copistes. J e tie n s d clarer que j e n e r e vendiq u e pas la d co u verte d es proc ds que j e prco ni se ; certa in s t a i ent anciennem ent e n u sage ; j ai appri e n pratique r d'autres sur l e con se il d e confr r es (par exe mpl e l tiquette e n carton utili se d epuis l ongtemps par mon am i l e prof esseur Sauva geau, d e Bordeaux); tou.d'aill eurs sont t e ll e m ent s impl es e t s i fa c iles imagine r que leur d couverte n 'es t pas d e ce ll e qui pui sse n t illu stre r leurs inve nteurs. 1. -Montage des prparations Pour prendre un exempl e concret, j e va i s indiqu e r comm ent j e pL"Ocde avec m es Isopodes ; mai s la mthode, avec de l g r es modifi cation sur l esque ll es il est inutile d insister p eut s'appliquer toutes sortes d obj ets mi c ro sc opiqu es A la fin d e cette note (v. p. 87) j indi q u e l es formul e

PAGE 97

81 E.-G. RACOVITZA des masses inclusion s e niployes et j e dcris l'outillage dont je m e se r s. l. Les I sopodes sont r ec u e illi s dans des tubes de chasses 1 rempli s d alcool 7!'> p. 100 pui s con servs dans l'al coo l 70 p. lOO dans des tubes ordinair es e n v erre minc e b o u c h s avec d e s tampons s errs d e coton; l e s sont c la sss dans d es bocaux f e rm eture h ermtique remplis d alcool 70 p. 100. 2. IMPRGNATION DES OBJETS. L 'Isopo d e tudie r es t plac, pour qu elques h eures, dans d e la glycrine ordinaire ( 28 Baum) t endue de moiti d 'eau di s tille. Dans ce liquid e l es animaux p euvent sjourne r indfinim ent sa n s inconvnient aucun pour un e prpamtion ult ri e ur e 3. PR.PAR.ATION D U MNISQUE D'INCLUSION. Avec une aiguille plate, dcoup er un fragment d e glycrine glatine e t l e placer au centre d'un porte -obj e t bien n ettoy ; chauffer lgr e m ent pour fondr e la glatin e ; incliner clan s tous le s se n s le porteobj e t pour taler la glatine en tm m ni sque un p e u plu s petit que l e couvre-obj e t ; r g tari se r l e bord elu avec l aiguille plate ; enl e v e r l es bulles d 'air ventuelles en l es touchant avec l e clos d e l aiguille plate l gre m ent c hauff e. L'pais eur elu mnisqu e doit tr e p eine s up r ieur e d e l 'ob j e t le plus pais incluie pour que l 'application elu couvreobj e t ne fa sse pas dborder la g latin e ; il y a d aill eurs avantage ce que la glatino n 'arrive pas jusqu'aux bords mmes elu couvre ob j e t 4. DISPOSITION DES OBJETS SUR. LE MNISQUE. L'Isopode es t di ssq u s ous la loupe clans l e liquid e glycrique. Le s appendic es sont ports avec l'aiguill e qui a servi l es clsarticter, au fm et m esure de l eur dtac hem ent, s'tu la s urfac e elu m ni s que de glatine maintenant fig. J e di spo se l es appendic es gauches sur l eur face antrieure ou t erga l e elu ct droit elu mnisqu e, et l es appendic es droits sur l eur face po s t rieur ou s t ernale elu ct gauche elu mnisque. On peut clone tudier e n r egardant normalement la prparation, la fa ce po s trieure ou sternale des appendices gauches et la fa ce antrieure ou tergal e des appendices droits Cette wnvention es t arbitraire e t ne rpond qu' la ncessit d'adopter 1. P o ur vi te la casse touj o ur s s i dsa stre use pour les r coltes. il faut emp loyer e n c ha sse d es tubrs puJs qu'on fabrique p a r l e proeL'll du moulag e Ces tubes prsentent l'inconvni ent grave d'avoir un e troi te rninur c l 'int ri e ur, autotir d e l eu r fonrl, dis po s i tio n provoqu e par l eur m ode d e fabrication. Or dan s cette r a inur e sc l es p etits a nim a ux c t on ri s q c d e les dtrio r e r c o l es y retir ant ou mme d e l e s y oubli e r J'a i fait fabriqu e r par l a mai s on L e nn e des tube s e n verre pa i s, r onel plat l 'extrieur, m a i s fon d hmi s phrique lt. l'intr i eur, qui n e prsentent plus la mal e ncontr e u s e rainur e ; quand on les v ide, on est sOr qu e tout le cont e nu vient uv e e le liqnid r. Cc so n t c es t ub es s p ciaux qui serv e n t n u x co llab o rat e ur s dr. DIOSPF.OT.omc A de u t ub es d e c ha ssr

PAGE 98

NO'l'E8 E1' REVUE 82 une r g l e fixe pour se rappe l e r sans annotations et sans e n c ur s po ss ibl es, l or i entation d es pi ces. 5. INCLUSION DES OBJETS DAN S LE MNISQUE. L es ob j e t s sont o n c placs l a surface d 'un m nis que so lidifi O n c hauff e l g r e m ent l o porte-ob j e t pour r e f ondre l a g latin e c t o n l e porte so u s l a l o up e ; o n noi e avec l'ai g uill e l es objets q ui n 'ont pa.s p n tr spontanm ent dans l a glatine e t on d o m o l'e n se m b l e d e s ob j ets l eur d i s posi t i o n dfinitive s m l e fond du mnisqu e 6. Mi sE EN PLACE D U couvHE-OBJJ r On c h a uff e le couvre-objet bie n n ettoy ct on l e d po se bi e n h o rizontalement s ur le m ni. ;quc Pendant qu' o n exc u t e '.opration d c ri te s ou s l e L 0 5 l a g latine ::;c prend l gre m ent; l o r s q u o n pla ce l e couvre ob j e t c h auff seLc l a c ou c h e suprie m c d e g l atine se reliq u fie suffisamm ent pour provoqu e r l'adhs i o n n cessa ire du co u vre-ob j e t a u mni s que; l a cou c h e i nfr i e ur e d e glatine re. tc asse z fe rm e p our empc h e r l e dp l ace m e nt, s i d sa s t r eux parfoi s, d es ob j ets S i l 'o n a par e r reu r d onn a u m nis qu e un e p a i::;sem Lr.::p .grand c, o n maintient au-dess u s du co uvre-obj e t une l a m e m talliqu e c h a uff e, cc qui bit f ondre l a co u c h e ::;upri e m e d e g l2..t in e, c t hu p e rmet de s'tal e r ju squ'aux b ord.. S' il reste u n excs d e g latine on p e u t s'en d b a n a sc r e n e x e r ant tule l gre pre ss i o n ::;ur l e couvr e-o bjet. On a rriv e a u m m e r sultat d un e fa o n plu s exp ditive e n pn.ssant direc t e m ent l e p o r te o bjet rctoum sut une fla mm e, m a i s p n r cc proc d il es t plus dif-ficile d 'obte n ir l 'c h auffe m ent jus t e n cessa ir e pom f ondre unique m ent ln co u c h e s up ri e ur e d e g latin e et n e p a. liqu fie r a u s la, co u c h e inf ri e u re qui m aintient e n 'p ll, o n f : .tit p asse r l'a .ppoint nccs::;n,iL\! ::;ou s l e co uvre -objet e n plannt d es go u tte. d e g latin e ttu contac t d e s o n b ord; q u a nd il n'y a plt : s d 'c::;pacc vid e so u::; l e couvre-obje t on c h a uff e l'c n seml>lc pour homog n i se r l a m asse ct c h asser l es bull es d 'air v e n tue ll es. L es oull es d air n 'abm ent pa.. le::; prparation::; ; o n p e u t l es y lai::;::;er s i e ll es n e 'sont point gnantes. Pour le::; c h a sse r o n c kLuff e du c t p n r o on veut l es fair e sortir c t o n e x e r ce quelqu es p eses s ur l e co u v r e objet du ct oppos 7. DES PRPARATIOXS. Enl eve r l a glat i L 0 qui d bord e, avec l aig uill e p late; e n e..uye r l es traces avec un lin ge m o uill; l a i sse r

PAGE 99

83 E.G RACOVJTZA bie n sc h er ; c h a uff e r l e fer lute r l'appliquer s ur l e lut <\.rago ,enl ever une goutte d e lut fondu sur l a partie recourb e du f e r lute r e t l'taler l e long des bords du couvre-ob j e t La g latine de Kaise r se prend trs vite ; au bout de quelques minutes l es prparations p euvent tre impun m ent manipules e t supportent l es essuyages r pts n cessits par l 'e mploi de s objectifs immers ion. D'antre part, on p eut c on se r ver ces prparations plusi eurs annes san s l es lute r mai s n anmoins il est prudent d e l es f ermer p a r un lut, surtout ce lles qui sont trs pai sses L antiseptique q ui entre clans la f ormule de Kaise r (l'acide phnique ) n 'es t pas toujours suffisant pour e mpcher l'infection des prparations par d es mi c roorgani s m es qui liqu fient la glatine 8. REMANIEMEN T DES PRPARATIONS. P asse r rapidement le porte objet retourn sur l a flamm e d e fa on c h auffe r l grement l e cou vre obj e t ; l'aide d 'une pinc e pointes fin es on s oulv e, puis o n e nl v e, l e couvre obj e t sans diffictt e n laissant nu l e m ni s que d e g latin e encore fig e t tous les obj e t s inclus e n plac e 9. LE s AVANTAGES que prsente cette m thode, sm ce ll e elu bttum c, sont clone con sidra ble s Suppress i ons de s multipl es e t dange r e u se s manipulations de l a d s h y dratation. Grandes f ac ili ts pour di s po s er c t ana n ge r de nombre ux ob j ets :;ur l a mm e prparation. Solidifi cation rapide de la g latine, clone utilisation immdiate d e la prparation. Remanie m ent d e la prparation fa c ile e t :;a n s incon v nients. !relie e de r fra ct ion plu s favorabl e l a vi::;ibilit d e fi_n e structure surtout chitine u ses Il va san s dir e que la g l ycrine g latine n e p eut pas r emplace r les baumes dans tous l es cas. Il es t mm e de nombreux cas (par e x e mpl e pour l a plupart d es coup es histologiques ) oi.L l e montage clan s le baume donne se ul d es rsultats satisfaisants Je pr t e nd s seu lement que sur la table du mi c roscopiste, l es clctuc produits doiv ent s'y trouve r c t t re e mploy s, non s ui vant l es dogm es de l a tradi t i on, JlHL i s s uiv ant le:; e n se i gnements d e l'e mpiri s me.

PAGE 100

N O'J'88 E'l' REVUE 84 n. -tiquetage des prparations. J 'annote proviso i re m ent m es prparations e n c riv ant s m l e porte ob j e t avec une plume ordina i re trempe dans l'e n cre de C hin e o u dans l'e n cre (( tripl e administrati ve Plateau Ces e n c r es, une foi s bi e n sc h es, supportent d'aill e m s l e passage dans les li qu i des aque u x ou a l coo li ques, mai s n e r s i s t ent p::ts un essuyage t r op v igoureux ; l 'e n cre Plateau r s i s t e b ea ucoup mi eux que l es e n c r es d e C hin e. B ea u co up d e mic ro sco pi stes s e n t i ennent l ; d 'autres co llent d es tiquettes e n papier sur leurs porte -obj ets. D a n s l es d eux cas, l es pr pa rati o n s d oivent tre co n serves plat ou pla ces c hacun e d a n s une rainure po m viter que l e frotte m ent r ciproque n e l es dtri ore, d 'o l es incon v nient s c its dans l 'introducti on. Ma i s o n p eut f aire mi e u x .Si l on compe n se l'pai sseur d e l a p r paration par d e ux tiquettes e n ca rton colles d e chaque c t du <;ouvre -obj e t on protge de cette f ao n les pr parations e t o n p eut, sa n s inconv ni ent, l es e mpil e r l es u nes s ur l es autres ou les range r l'une contre l'autre co mm e on l e fait pour l es fic h es L es tiq nettes do n t j e m c s e r s so n t d co up es dans du bristol bla n c or din a ir e et o n t trois pai sse ur s diff rentes (O,:J mm. l mm., e t 1,;) nllll ) ; l pa i sseur de 1 mm. est hl, p lu s so uv ent e mpl oye. L es prparations qui dpasse n t 1,:3 mm. d p a i sse ur sont rares; o n lonr proc ur e l 'ti q u ette n cessa ire e n s up erpi:iant l e n ombre n cessa i re d'-tiq uettes ordina i res O n colle l es tiquettes avec de la go mm e arahique ordin a ir e ou bi e n avec d es colles base d 0 farine r pandues dan s l e comme r ce, car toutes les 0olles t i e nn e n t bien s ur du v erre bi e n dg r a i ss On lai sse sc h e r la colle so u s press ion e n c mpil allt l es prparati ons e t e n c h a rgeant l a pi l e avec un poids. III. Classement des prparations. L a prparation, 8tiquete co mm e il l'est indiqu plus !mut, c::;t une v ritabl e fic h e ; on peat clone lui appliqu e r l es systm es d e cla sse m ent e n u sage pour l es fic h es e n papier c es t--dire les ::;eule::; m thodes pra t i q u es qu 'o u ait e n co r e imag in pour c l asse r de nomhreux ob j e t s plats e t unif ormes

PAGE 101

85 E G BAC OV l'l'ZA Plus d e boites rainures e ncombrantes e t r endant diffi cil e l e cla sse ment, l e remani e m ent e t la recherc h e De s impl es botes s ans rainures (fig 1) ou des tiroir s fic h es d e dimen s ion s appr op ri es suffisent e t p e uv ent log e r cent prparations sur e n viron HJ c m. de l ongueur ; il faut 40 c m d e lon g u eur pour l og e r l a centaine d e prparations dan:,; un e bot e rainures. D es fic hes inte rm diaire8 d e toutes so r tes (fig. 1) p e uv ent tre e m -FIG. 1. J 3 J it.c i'1. prCparat..i o n sa n s r aiuurcs, nscc pr p-uolli c u s i t tiquct.Lt'S l' Il c arton ranges COIIIII\C flc h L '::! c L lliUIICS d e n c h cs tcrmi airf'S. Dan s l in tt-r i cur du COU\'CI'C I O on I'CIIlarquc l es IJag m t.t e s C il ha i s r l'couvcrt.LS e vdours lleslints :\ ca l e r le s p r pa ra.t i o n s l o r s q u e la boit e es t f orme .-\ g au c h e 011 o it. l a c u b o h ; d cs ti n c :l ca l e r l es p r parations, lor:;qu c l a n'e!5ipa:5 pl e in e A ct tic l a Uoit.c s o n t fig ur e s troi s prparat i o n s 'pa iti::cu r s h c rses munies d t i q u tt.(s c u c arton d pa itiS.!lll <:on'Csp o n da n t ploy es p o ur cla sse r ces prpar atio n s ct on p e n t < < f e uill eter >: un tiroir o u une bot e prparati o n s c la :scs de cette manire avec l a m m e f acilit.r) qu' un t ir oir re mpli d e fic h es o rdi n a i res On c onoit qu e l e r emanie ment de collections se mblabl es n offre pas plu s d e diffic ult que l 'inte r c alati o n d e prparations n ouv e ll es cla n s l a srie L e c l a sse ment de s prparatio n mic ro scopique: c'l'aprs l e sys tm e d es fich es es t clo n e l e p r a tif] u e pour l es petites coll ec tion s p artic ulire s ; pour lesgr a n ( les co ll ec t i o n s d es muses e t des instituts il s' impose comme l unique mo ye n pour r o u clrc l e pmbl m e du cl a sse m ent d e million s d exemp l a ires.

PAGE 102

:-,TQ'['E,' E7' REVU E 86 ll va sans dire que tontes les sortes d e prparations peuvent tre tique t es e t cl asses d e la m m e fayon ; m m e les prparations mili e u cl' incln s ion liquid e s 11pport ent, s i e lles sont conv e n ahlc m cnt lutes, cette so r te d e c l assement. IV. Prparations examinables sur leurs deux faces. Dans bien d es cas, il faut pouvoir e xaminer une prparation sur l es deux faces et un fort gross i sse m ent, par e x e mpl e s il s ag i t d'animau x entie rs ou d e gros appendi ces. M m e d a n s l e ca. de s coupes ayant un e certaine p a i sseur, l 'tude cle.d e ux f ace: fournit parfois d utiles r e n seig n e m ents. Une prparati o n ord in a ire r e tourne n e permet l'u sage qu e d e faibl e: objectif s l ong s f oye r s ca u se d e l'pai sseur 1lu porte o bjet. Faisons r e m a r quer t1ue l e tiquettes e n ca rton que j e prcon i se, pe rmettent d'examin e r la prparation l envers san s ri s qu e, ca r le couvre objet ne peut aniv e r au contact d e l a s urface d e l a plat.in e l i'i l 'o n veut, par con s tpwnt avoir d es prparation s exa minahl es un fort gms s i sse m ent :-.m les d e ux fa ces, il faut les m onte r entL'e deux couvre-obje t s Ce.-prrparations ont fra gi l es, difficiles manier et e lles n e pcnve:1t e l a sees avec les prparat.ions m o nLes s nr porte ob j e t > s Pour obvi e r ces srieux inconv nients, j e 1110 ser s d e porte-objets e n carton de m fme: d imem;ion. que ceux en verre X 7(i mm.). Ces porte objets sont au mili e u d un trou carr ou r ect angulaire d e d.ime n : i o n s n n peu plu s .faihl es qu e celle s r les eouvre-o bj ets de forme correspondante. l. i n e rainure formant eacl r e, clans laque ll e : 'adaptent exac t e m ent. le: couvr e-ob j ets, es t m tage sur une des fa ces autour des trous. Les annotf Ltion: se font direct e m ent sur les cts dn):lort e .. ob j e t l e carton tant c h oisi d e fa<;on it p ermettre l 'critnre l' e ncre o u a u c rayon. Pour monte r la prparation on procde d e la suivante : Di sposer le porte -obj e t avec l e cadr e vers l e h ant ; placer un couvre ob jet clans le cadre ; fair 0l'inc lu s ion comme s ur un porte-objet ordinaire ; recouvrir avec un second cou vre-ob j e t ; ventue ll e m ent lute r les couvre objet s entre enx et l a r ai nur e elu p orte-ob j 6t ; coll er su r l e premier porte objet avec d e la gomme arabiqu e un seco nd p orte-ob j e t mai s avec le cadre toum vers l e bas. La prparation sur couvre ob j e t sc t.ronv c n in s i m aintenue d a n s une

PAGE 103

87 E.G RACOVITZA rainure formP. e par l es c adres superposs d e d enx pot't e-o bj e t s colls ensemble On p eut l'tudie r sur l es d eux fa ces, l 'annote r et l a clas'>er avec l es porte -obj e t s ordina i res e n verre. V Formules et outillage. l. LYCRI NF. Comme l a recette d e K a i ser, qu'o n tmuvc dans tous l es traits d e t echnique microscopique, m'a donn d'exc e ll ents r sultats, j e m e suis born l'adopte r sans ri e n y change r . T e s ignal e cependant qu'ell e n e prserve pas toujoul's l a g latine de l'attaque d es microorganis m es qui l a li q u fient. Il y a urn.i t lie u e substitue r l'n.cid e phnique un antiseptique plus s r. U n e bonne ge l e d e K a iser d oit tre d'nne transpare n ce parfaite l g r e m ent j auntre e t in a ltrable; la conlc ul' f o n ce ce p cn dn.nt avec l e temps. F o n me. -Trempe r pendant d eux h eures : Trs bonne gl atine d e Pari s coupe e n petit m o rceaux. l p artie ; Eau dis till e.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 parties ; Ajoute r e n suite glycrine pure co n centre R anm). 7 partie:;; A cide phnique c ri stalli s par p oids total . . . . . . . l p. 100. Chauffer au b ain-marie p endant un quart cl'ltc u e n reruuant co n st amment jusqu' ce gue l es floco n s CJlle form e l 'acide phnique a i ent com pl 1;em ent di s p aru. Filtrer dans un entonno ir c h auffant sut du coton d e v erre o n sur du verre pil humect avec d e l'eau. Con:erve r dans un A aco n large ouvertnre, b o u c h l'm e ri 2 B l'l' E S A PHkl'AI;ATIONS (fig. 1) .T'utilise d es botes e n acajou san s rainures, aux dime n sions s uiv antes : Dimens ion:: extri eures : l o n g n cnr, 2 00 mm.; largeur, 86 mm.; hi'.,U t eur, 40 mm. Dime n s ions intri eures : l o n g u e m 1D2 mm. ; l a r geur, 7 k mm. ; hauteur, mm. L e couvercle prend un tie r s d e la hauteur tota. l e ; il p orte l 'int ri eur, d e chaque ct d e sa l o u g u eur, une baguette e n b o i s d e section carre d e d e ct ; cette baguette, recouverte d e v e l onrs, sert maintenir l es prparation s q n a nd lit bote es t ferm e l es bagu ettes il res t e un es pace d e 60 mm. d e l arge ur s m HO mm. d o lmute ur pour log<::r l e b orel SUJH' ri eur d es ficl1es interm dia.ir es

PAGE 104

NOTES JiJT RRT' UJiJ 88 Pour cal e r l es prparations, quand l a b o t e n'e s t pas pleine on s0 s ert d'une cal e e n b o i s se d plat; ant frottem e nt. dur. Ce s botes p euvent contenir enviro n lOO pr parati ons d'pai.-seur moyenne L es fic h es interm diai res en car t o n mince o n t G mm. d e l o n g u eur et mm. d e h auteur sur l es GO mm. m dians, car elu c h a qu e c t e ll es O llt nne enta ill e d e 8 mm. e n h auteur c t e n l o n g u e11r, p o ur loge r l a bag u ette elu couvercle quand l a b o te es t f erme 3. MEUBLES A .PH I'AHA'l'IONS. Ces m e ubl es, rtn il est inutile d e d c rire e n dtail, possdent d es tiroirs superposs de 400 mm. d e longueur int rieure s u r 32 mm. d e h auteur int1 ? ri eure, diviss e n t r o i s ca s i e r s d e 7 8 mm. d e largeur par d es eloi o n s rle mm. de hauteur. Ces tirous, qu' il n 'es t pas ]Jrndent d e faire plus g r ands ca u se d u poids du p o rte-obj e t e n verre, co n t i ennent environ 7 5 0 prparations pesant envir o n 3. 7 : 30 gramme s 4. ETIQUETTES EN CARTON . T'e n utili se d e tro i s p a i:Sseurs : l ,fi mm. ; 1 mm. (les plus employes ) e t 0,:1 mm. e t d e d eux dimc n s i olls: 24 X 2 4 mm. qui. vont bie n avec l es couvre-obj e t s ca n s d e 22 mm. e t l7 X24 mm. qui s'utilisent avec l es couvre-obj e t s r ec t a n g ul aires o u l o r s1lue l e co u v r e obj e t carr n 'es t pas plac e:-.;actem e n t au mili e u elu p o rte-objet. 5. PoRTE-OBJET S E r CAL tTON p our pr paration s m ontres sur couvre objet .. Ces porte -obj e t s o n t l es dime n s i o n s coura nte;;. d f X fi mm. ; l e trou es t d e 20 X20mm. p our l es couvr e-ob j e 1 .s d e :?2X22mm., o u de 20 X 30 pour l es co u v re o bj e t s clc 22 X mm. 6. L u T A1{AOO. J i g n o r e l e n o m de l 'inve ntem d e cc lut, dont j a i appris l a formte a u laborato irE' Arago e t gui m a tonj our:; donn l es m e ill eurs rs ultats. On l e fabrique e n c hauffant au h a in m arie un m lange d e 2 parties d e t r b enthine d e V e ni se sc h e e t une p a .rtie d e cire j aune d'.Ab e ill es ; il faut chaufle r e n remuant jufiqu'. ce que l'chantillo n pr l e \ e t r efroidi soit s uffisamment dur pour se lai sse r diffi cile m ent enta m e r avec l 'ongle, ce qu'o n obti ent au bout d e h euref', s uivantl a cons i s tn .11<.;e origine ll e d e l a trbenthine d e V enise C e lut. ne s 'altre jamais, n e se f e nrlill e pas et fla co n s i stance n e ::;e modifi e pas ave c l e temps. On l'enl v e facile m ent e n l e grattant a u cou tean e t s a fusibilit r esto inva.ria.l e. Son adh r e n ce it la prparation es t parfaite s i l 'on a e u le win de dbarrass e r l e v erre d e toutes traces d llu midit, de graisse ou d e g lycrine 11 n cs t pas a.tta.qu par la glatine glycrine.

PAGE 105

E.-G. RACOTTITZA On prc oni se aussi l e Hip oli n pour lute r l es prparations la glyc rine glatine; j e n'ai pa;; d'exp ri e n ce p e r so nn elle p our ce produit, mai s mon coll aboratenr l e Dr .Je[mnel e n es t tr::; satis fait 7. l'ER A l.UTtm .J' e mploi e nn fil d e c u ivre d e 1 mm. d e di a m tre rcc:ourl; angl e .roit s ur 20 mm. d e longue ur et emmanc h dans une l 1aguette e n boi s L es f e r:-: lute r qne l 'o n trouve c h ez-, l es march ands so n t bit::; e n fil d e c uivr e trop tort; ou c ha1ge a.vec eux trop d e lut, ce gui n-cessite d es grattages ult ri eurs d es prparations, qu' il vaut mieux viter. t:;. )i"ETTOYAGE ET CUVJun.J ETS. J e lave e n bloc l'rtcicle ni trique l p lOll dans l 'eau; o n p e u t d aill e ur s avec avantage c ons e rv e r s on stock d e l a m es e t lame ll es dans cette solutio n. n ettoie c haqu e pice l'a l coo l a u moment de ru' e n se rvir. Ce proc d n e m'a, ja m ai:; donn d e d boire s !l .ArGU ILT J E J JLATE. J e m e se r s d un e a i g uill e l a n co l e sur (\mm. d e l o n g u e nr et 1 mm. d e l a r ge ur max im a, que j e combe l gre m e u t c h a n el. Avec se mbl a ble on taille e t on t r a n sporte commod m ent l es b l ocs cle g l yc rin e g latine ct avec son o s co;wexe on e nlve facilem ent l es bulles d'air la s urf ace rle la g(latine liqu fie ln .'\1GCILT,ES A DISSECTJO)<. Pour l a d i s section cl' obj 0 t s trs p etits, il f aut sc se rvir d'ai g uill es trs fines pointe trs effil e. L es a i g uill es ang.ai ses Kcarby and Be
PAGE 106

4 4 R. JEANNEL NOTES SUR LES TRECHINI (COLEOPT. CARABIDAE)

PAGE 107

BULETiNUL SOCIETTII DE DIN CLUJ. Tomul 1. fascicolul 1. pag. 154 -170. Noembrie 1921. Notes sur les Trechini (') (Coleopt. Carabidae) par l e Dr. R. )eannel, Professeur 1 Universit d e Cluj, Sous-direct eur de 1' Institut de Sp ologie. Sance du 24 mars 1921. Les espces dont il est question dans ces Notes seront d crites avec dtails dans une Monographie des Tre c hini o toutes les espces connues seront figures. En attendant de pouvoir faire paratre ce gros travail, il me semble utile de publier de courtes diagnoses comparative s des espces nouvelles ou litigieuses. Ces diagnoses, malgr leur concision, seront certainement suffisantes pour p e rmettre l'identification de ces espces; elles sont en outre destines prendre date IV. Les Trechus du groupe de T subnotatus Dej. Ce groupe est trs homogne et est rparti dans toute l'Europe m diterranenne moyenne et orientale, depuis le Rhne jusqu'au Caucase, remontant dans le Nord jusqu' la bordure mridionale des Alpes, la Bohme, les Carpathes Il renferme des espces lar gement distribues et fort var iables, dont les nombreuses variations individuelles et les races gographiques ont t dcrites maintes fois comme espces distinctes. Les divers auteurs (2 ) qui ont cherch mettre de l'ordre dans le chaotique groupe du T. subnotatus tantt ont rejet en bloc toutes ces formes dcrites, tantt leur ont donn le rang d'espces, et cela sans critrium valable dans l'un et l'autre cas. L'tude de l'oedeagus permet cependant de se faire une opinion prcise sur leur valeur systmatique. ( 1 ) Pour les premi res notes, voir Bull etin d e l a S oci t entomologique d e F ra n ce, 1920, p. 150 155. ( 2 ) Dr. A. fLE I SCI If:R, 1 898, Wiener e n t. ?.tg. X ,Vll, p 58 -K. HoLOHAUS, 190 2, V c rh. zool.-bot. Gcs Ulie n Lll. p 1 95 L. CiANGI.llJ\lJF.R. 1 9 01, Wie n e r ent. Zqt, XXII, p 10 9

PAGE 108

155 -il existe en ralit quatre espces dans le bloc qu'on a l'habi tude de grouper autour du T. subnotaws D e j.; ces quatre espces sont bien spares par des caractres sexuels mles et ont certaine ment une origine commune. Ce sont: T. subnot a tus Dej., T. Fairmair e i Pand T. bvzantinus Apf., T. quadrim a cu/atus Motsch. Certaines comportent des races gographiques distinctes; toutes sont fort variables quant la coloration. De plus il faut rapprocher de c e s e spces deux formes italiennes, localises dans les Abruzze s T. it a li c u s Dan. et T. samnis, n. sp qui prsentent le mme type trs c aractristique de pices copulatrices. Groupe du T subno t a fiis D ej. Oepl'agus, fac P lat ral e g a u c h e ( x 56) e t pi ct! didre d u s a c inJe n e, f ace gauche C x B Ol: F ig. 1 e t 2. T. subno tatu s D ej. Fi g 3 et 4. T Fairmaire i Panel -f.ig. 5 et 6 T. quadrimacil / attls Mot5ch Fig. 7 et 8. T. bvzantinus Apf. F ig. 9 et 10 T. italicus Dan. Fig. Il et 12. T samnis, n. sp. Chez toutes les espces du groupe, en eet, l'oedeagus est de taille moyenne, le sac interne est arm d'une pice d'une forme spciale, rappeltnt celle d une selle. C'est une lame chitineuse qua drangulaire plie sur elle-mme de faon former un angle di dre dont l'arte plus on moins concave est dorsale et dont les plans sont ingaux, le gauche tant plus court que le droit. 1. Trechus subnotatus Dejean, 1831, Spec. V, p. 18; type: les Ioniennes. L'oedeagus est symtrique, nullement tordu lat ralement; sa pointe est mousse, non recourbe. L'arte de la pice di drP. e s t peu concave, presque rectiligne (fig. 1 et 2). L'esp ce comp1end trois lormes diHrentes:

PAGE 109

-156-a) T. s u b n o t a t LIs, su b sp. s u bac u min a t u s Fleischer, 1898, Wie n e r ent. Ztq., XVII, p. 58; type: grotte de Kokkinovraccho, dans l e mont Ossa (synon.: p a llidip ennis Ganglbauer 1903, Wi ener ent. Ztq. XXII, p. 111, nec Schaum). Long. 4 4,5 mm. Ail; mles brachypt res, femelles macroptres. lytres en entier t es t acs. Pronotum trs petit, subcarr; lytres a mples, paules saillan tes cts parallles str ies fines. Yeux tr s gros, six fois auss i long s q u e les tempe s Lignes orbitaires (1 ) p a r all le s C'est la forme ail e du T. s ubn otatus, qui n'existe qu'en Grce da ns l es le s Cycla des, en Macdoin e b) T. subnofatus, forma tvpi ca (s ynon.: Athonis Schatzmayr, 1909, Wi e n e r e nt. Ztg. XXVIII, p. 104; t ype: mont Athos -pallidip ennis Schaum (2), 1857, Berlin e r ent. Zs., 1, p. 147; type: Ath ne s). Grande taille ( 4,5 5 mm.), aptre. lytres en gnral bruns a v ec une bande hum ra le et une tache s ubapicale arrondie testac es. Pronotum troit, cord iforme: lytre s ovales, s tries fortes Yeux vo lumineu x cinq foi s aussi long s que l es t e mpe s Lignes orbitaire s divergentes. C'est une form e pontique, r pandue en Grce, e n Bulgarie, en A s i e mineur e dans l es l es d e l a mer Ege dans l es les Ioniennes, e n Dalmatie mridionale c ) T. su b not at LIs s ub sp. car diode rus Putzeys, 1870 Stetti ner ent. Ztq., XXXI, p. 160 ; t y pe: Tr a n sy lvanie (syn on.: palpali s Dejean, 1831 Spec V p. 19; t y pe Styrie; nec pa/palis Duft s chmidt 181 2 [=rube ns F a br ].-t es t aceus Duft sc hmidt 1812, Faun Austr 11, p 184 ; type: Wien; nec te sta ceus Linn 1751. -[jub e f e nsis Apfelbeck, 1908, Sitz mat. na t KI k k Ak. Wiss. Wi en, CXVII, p. 3; t y pe: Albanie). Long. 4 mm. Apt re. Briln de poix, les l ytr e s sans taches. Forme courte, peu lar ge; l y tres ovales, courts, stries fortes. Yeux seulemeh t quatre fois aus s i longs que les te mpes. Ligne s o rbitaire s diverge ntes. ( 1 ) Lignes i mag in aire s d f in ie s par les de u x pores susorbitai res antrieur e t postrieur de cha qu e ct. Sui v d nt l 'c arteme nt variable des pores postrieu r s ces lignes convergent ou d i verg ent e n ava nt. ( 2 ) Le T. pal/idipe nnis Sch a um ( nec pa/lidip e nni Apfe tbecl<, 1902; O angl ba u er, 1903) est u n T. s ub no tatus apt r e l ytres entire ment t e stacs. J'ai s ou s les y eux plusieurs s emb l<1btes provt>n a nl d u mont PPniPiilw n prs Ath n es

PAGE 110

.--157 Race de montagne; on la trouve dans la zone forestire des Alpes orientales, de Bosnie, des chaines de Bohme, des Carpathes e t des monts de Bihor. 2. Trechus Fairmairei Pandell, 1867, ap. Grenier, Catal. C ol. l '-ran, Matr., p. 151; type: Alpes maritimes (synon.: binofatus Putz.eys, 1870, Ste ttin er ent. Zig. XXXI, p. 165; type: Toscane. Ravmondi (1 ) Pandell, 1867, 1. c., p. !54; type: Hy r es. gal/o prouincialis Abeille, 1876, Ann. Soc. e nt. France, Bull., p. 8. Long 4 4, 5 mm. Apt re. Mme coloration que chez T. s ub notatus typique; forme plus l arge, pronotum plus transverse, lytres trs a mples. Lignes orbitaires parallles Oedeagus trs asymtrique, fortement tordu du ct gauche, avec la pointe fortement recourb e e n bec crochu. Pice di dre du sac int erne ar te trs concave, trs e n se lle (fig. 3 et 4). Provence, Alpes maritimes, Ligurie, Toscane. 3. Trechus quadrimaculatus Mots choulsky, 1850, Kiif. Russ!., p. 7; type: Caucase central (synon.: ar.1ifi s Motschoulsl
PAGE 111

-158-Butun Tp, pr s d e Con s t a ntinople; mont Ale m Dagh, au dessu s d'Anado!i Hissar, sur la cte d'Anatolie. 4. Trechus byzantinus Apfelbecl<, 1902, Gl asn. Mus. Bosn. Herceg., 1901, XI II, p. 426; t ype: fort de B elgrad, p r s de Con s tantinople. Long. 4 4,5 mm. Apt re Coloration brun t es t a c uniforme Pronotum troit, rtrci la base qui est tr s faiblem en t s aillant e ; lytres ovales allong s trs convexes, stries fortement p onctu es. Yeux peine troi s fois a u ssi longs que les tempes. Lig n es orbitai res cohvergentes. Oedeagus sym tFique comme chez T. subn o tatu s ; sa pointe forme un bec l g rement recourb. Pice di dre tr s forte ment enselle, comme chez T. F airmaire i (fig. 7 et 8). Localis dan s l es e nviron s de Constantinople. 5. Trechu s italicus K. et ] Daniel, 1898, Col. Stud. II, p. 13; type: massif du Grand Sasso. Long. 4 mm. env. E s pce entiremen t testace, dprime, aver les str ies des lytre s entires et ponctues; trs facile identifier avec la bonne dia g n o s e des fr r es DANIEL. Le pr onotum est c ordiforme, rtrci l a b ase qui est r e ctiligne; l es fossettes basales sont large s et profondes. Les l y tres s ont amp l es, larg i s aprs le milieu, tr s dprims s ur la s u t ur e Tibias ant r ieur s sillonns s ur la ;race exie rne. Ligne s orbitair es p a r allles. Oedeagu s r e n f l ver s l e milieu, de faon q ue sa face ventr a l e apparat con vex e de profil; s ommet en bec pa i s t r s crochu Pi c e didre tr s grosse, t r s fortement enselle co mme celle du T. Fai r mai rei (fig. 9 et 10). Italie: massif du Grand Sasso, dans l es Abru zzes (A. f i ori) 6 Trechus samnis, n sp Types: massi f d u G rand S asso (coll. ] eanne !). L ong 3, 8 mm. env. Asp ect du T. itali cu s D an., mai s m o i n s dprim et plus parallle. Pro notum transve r se, non corcliforme, no n r trc i la base qui es t sa illante, tronqu e l a t ra lement; les ct s so nt peu arqu s, les f o sset t es ba sa l es pet ites. lytr es oblongs, paral l les, non largi s ap r s l e milieu, suture sailla nte e n avant. Tib ia s a ntri e urs sillonns. Lig n es orbita i res divergentes e n avant. Oedeagus non renfl, de fao n que la face ventrale appa rat plane de profil; sommet e n b ec c rochu moin s p a i s qu e chez T. italicus. Pice di dr e du sa c int e rne p e tite, bie n moin s for t ement enselle (fig. 11 et 12).

PAGE 112

159-Itali e : massif d u Gr and Sasso, d a n s l e s Abruzze s nombr e u x exemplaires trouvs au milieu des T. italicus Dan dis tribu s par l e prof. A fiori dans les collections (Mus. d e Vienne, coll. ) Br eil, coll. Jeanne!). V. Les Treclzus du groupe de T. austriacs Dej. Un certain nombre d'e spces du pourtour de l a M diterran e orientale et de l'Afrique du Nord se grou p ent auprs du T. austria c u s Dej.; ils pr s entent le m me t y pe spc i a l d 'ar mature du sac interne de l'oedeagus et ont e n o utre, comme T. austriacus, .les stries des lytres fortement ponctu es e t l es angles po st rieur s du pronotum saillants explans. L'oedeagus es t de taille moy enne, symtrique, assez arqu et le sac interne porte une pice e n forme d e gouttire, plac e d e champ, tournant sa concavit gauche et se pro lon geant en avant par une extrmit att nue ( t ype crucife r) ou par une lame s patul e (type austriacus). Il existe de plus d es grandes cailles plu s ou moins serres sur la par tie apicale du sac {type crucif e r) (fig. 16) ou un vritable feutrage de petites caill es sur l a face droite du sac (type austriacus) (fig. 14) Ce groupe comprend les espces suivantes: 1. Trechus austriacus Dejean 1831, Spec. V p. 15; type: Vienne. (Synon. : ? p!atvpterus Sturm, 1825, lns. Deutsch!., VI, p 1 01; type: Allemagne m ridion ale). Tous les auteur s qui on t parl de c e T rechus disent qu'il es t aptre. En ralit les femelles s ont ail es, macroptres, e t il exist e des mle s macropt r es et micropt r es. Cette esp ce e s t connue d Autriche (1 ) d'Allemagne mri dion a le, d u nord de l Italie, d e Bosnie. Elle exis t e auss i e n france; M. A. CHOBAUT v ient en effet d e me communiquer un exemp l a i re m le pri s par lui en dcembre 1913, Bdoin-le s -)ar dins, a u pied du ver sant sud, bois, du mont V e ntoux, dans l e dpart ement de Vauclu se D autre part j'ai s ous les yeu x un exemplaire femelle pris par M. A MoN TANDON Mangalia s ur l a c te s t d de la Dobroudja e n Roumanie; cet exemp laire diffre des T. .austr i acus typiques de Vienne par les stries de ses lytres qui son t plus superficie lles, plu s effaces en dehors. Comme on le voit, l aire d e disper sion du T autriacus est con sidrable, puisqu'elle s'tend de la mer Noire jusqu' au midi de l a (') o on la trouve dans les c a ves, dans les grottes.

PAGE 113

160La discontinuit des stations indique qu'on est en prsence d'une espce ancienne dont la distributi on sera ii1tressarite ex pliquer. 2. Trechus La Brleriei, n. sp. -Type: un mle du Bul ghar Dagh (J. Sahlberg) (coll. ]eanne!). Long. 4 mm. Mle microptre, femelle aile. Tibias J.nlrieurs net!emnt sillonns. Mme coloration que le T. austriacus. forme plus paisse, plus large, avec le pronotum plus petit, les lytres ovales, trs largis aprs le milieu. Tte et antennes semblables celles du T. austriacus. Pronotum transverse, aussi large la .base qu'au sommet; cts bien arqus, sinus avant les angles postrieurs /' "' ._ \ .., .... lfi)Y /6. c "-/. /;). Groupe du T. austriacus Dej. Oedeagus, face latrale gauche ( '< 56) et nices d sac interne, face gauche ( x 112): Fig. 13 et 14. T. austrtacus Dej. Fig. 15 et 16 T. crucifer La Br.fig. 17 et 18. T. Saulcpi, n. sp. Fig. 19 et 20. T. maculipennis Bed. qui sont saillants fortement en dehors; base arque, saillante; fossettes basales larges; gouttire latrale trs large, surtout en arrire. lytres amples, paures saillantes, gouttire marginale assez troite, stries plus fines et moins fortement ponctues que chez T : austra cus, les externes bien marques. Interstries peu convexes. M;nes caractres chtotaxiques que chez T. austriacus. Oedeagus plus court, moins arqu, bec pais et recourb du ct ventral, tandis qu'il est droit chez T. austriacus; mme sac interne (fig, 14). Espce voisine du T aastriacus dont elle est une forme prsentative.

PAGE 114

1 6 1 A sie mineure: Bul g h a r Dagh, au dessu s de l
PAGE 115

or162 6 Trechus Die cki Putze y s 1 8 70, S t e t t i ne r enf. Z t g .. XXXI, p 195; type: Alge s ira s Subsp. maculipennis Bede!, 1897, Bull. Soc. e nt. Franc e p. 118; type: Azazga (Algrie). L'examen des tvpe s m a montr que T maculipennis Bed. n'est que la rac e africai n e du T Diecki, diff rant de l a forme btique par ses yeux plu s grands, s e s lytre s plu s amples moins parallles, paules moin s saillante s et stdes moins profondes et efface s en dehors. L'oedeagu s d e c ette es p ce e s t a p e ine diffrent de celui du T. crucife r La Br (fig. 19 et 20). VI. Treclw s nouveaux de l'Europe mridionale et orientale. 1. Trechus Solarii n sp. Types: Arcidosso (coll. A Dodero). Long. 3,5 mm. Apt re Tibia s antrieurs sans sillon sur la face externe 'Brun de poix ave c le pronotum le bord et la suture des lytres,_ les pipleure s rougetres; patte s testaces, antennes brunes. Peu convexe, avec l e s lytres ample s Tte moyenne, avec l e s tempes convexes, peine plus courtes que les yeux, les sillon s fron taux a n guleux, profonds, couvert s de petite s rid e s transversales. Ante nnes article 11 aus s i long que le IV. Pronotum petit, trans ver se, peu r tr ci la ba se; celle c i r e ctiligne. Angle s pos trieur s obtu s vifs n on s aillant s ; f o ssette s ba sa les larges et impression trans ver se trs profonde; disque convexe lytres oblongs largi s apr s l e milieu, base oblique, paule s arrondies, disque peu con vexe; l a goutti re marginale s e rtrcit peu peu s ur le bord hu m ral s an s form e r de c r o c h e t Strie s f i nes superficielle:;, efface s en dehor s Ligne s orbitaires parall les Premier pore discal de l' lytre s itu au tiers ba sal de l a 3e s trie ; deuxi me pore apr s le milieu. Oedeagu s co urt, petit, pe u arq u sy mtrique pointe gr le, non crochue L e s s t y les portent six s oies au lieu de quatre. Le s ac interne est arm d'une pice en goutti re dont un bord, dor sal, se termine pa r une s orte d e b e c apical l'autre bord ventral, est pourvu d une chane d e g ro ss e s dent s Italie, Toscane: Arcidosso, dan s l e sud de la prov de Livorno plusieurs exemplaires recueillis en juillet 1908 par M. A. Solari (coll. A. Dodero). 2. Trechus illyricus n. sp. jama ( B IOSPJ:OLOGI CA, n 776 A). Typ e : entre de la Volcja

PAGE 116

-163-Long 3,5 mm. Apt re. Tibias antrieurs sans sillon la face e xterne. Forme gnrale tr s caractristique, large, dprime, avec la tte trs grosse, les sillorts frontaux trs profonds et rugueu!{, le pronotum trs fortement transverse, les lytres trs brusquement tronqus en avant et en arrire les pattes tr s robustes. Brun de poix brillant, ave : c la suture et les ct s des lytres, les antennes, les palpes et les pattes ples Tte grosse, large, sillons frontaux profonds et anguleux, rugueux, yeux gro s saillants, trois fois aussi longs que les tempes, antennes paisses; l article 11 est aussi long que le IV. Pronotum trs transver s e presque deux fois aussi large que long, cts peu arqus, _base aussi large que le sommet, presque rectiligne, peine arque; angles postrieurs presque droits, disque peu convxe, impression transverse faible, fossettes basales petites, mais nettes. lytres tr s dprims sur le disque, tronqus la base et au sommet ; cts peu arqus, largis en arrire, pau les saillantes, rgion apicale brusquement dclive Gouttire margi nale troite, rtrcie sur le bord humral ; stries trs fines les trois premires seules bien visibles, interstries larges et trs plans. Patte s robustes, fmurs trs pais, .mme. che z la femelle. Lignes orbitai res convergentes en avant; le pore s usorbitaire antrieur est tr s gros. Premier pore discal de l lytre plac au niveau du six i m e basal de la 3e strie; deuxime pore aprs le milieu; tous deux s ont un peu en dehors de la strie, s ur le quatrime intervalle. Espce trs remarquable par l'ensemble de ses caract res, mais pouvant tre rapproche du T validip es K. Dan. ; je ne connai s malheureusement qu une femelle que j'ai recueillie en avril 1914 l entre de la Volcja jama en Carniole (BIOSPEOLOGIC A XXXIX, p. 303). 3. Trecht.:s rhilensis, subsp. moesiacus, nov. Types: mont Rhodope (H ilf) (coll. Jeanne! ) Deux Trechus bien distincts ont t distribu s dans les collec tions par M. O. Leonhard, sous le nom de T. rhil e nsis Kaufm du mont Rhodope. L 'un, plus robuste, facile reconnatre ses gros yeux et ses tibias antrieurs non s illonn s, e s t bien une forme du T. rhilensis, espce voisine du T. Ormavi Gang! b.; mais il diffre cependant de la forme typiqu e qui vit s ur l e Rhilo Dagh, plus au nord. L'autre est ne espce nouvelle du groupe du T. Pri a pus K. Dan., qui sera d crite plus loin s ous le nom du T. rh odope ius. Chez le T. rhi/ensis Kaufm., typique, du Rhilo Dagh les yeux sont peu convexes, quatre fois aussi longs que les tempes. Les u

PAGE 117

164 -ct s du pron otum s ont a rqu s en avan t faible m ent sinus e n a rri re ; l es angles p o strie ur s du pronotum sont obtus presque droit s mou s s s non saillants e n dehor s l a ba se es t fortement sa illante Les l ytres s ont a mples, ovales, avec les paules arrondies, mais s aillant es Les lignes orbitaires convergent en avant L oedea gus est grle petit, allon g elfil en pointe droite ; le s ac interne prsente une petite pice en forme de gouttire. Chez l e T. rhile n s i::. moe siacus nov., du mont Rhodope, l a forme g n rale est plu s dprime, l es yeu x s ont plu s gros, plu s s aillants; les ct s du pronotum s ont moins ar q u s, les angl es pos t rieur s droits, vifs, l g rement sa illant s en dehor s Les carac t r es ch totaxique s e t sexue l s sont l es mmes que chez la forme typique. a Trechus rhilensis subsp transylvanicus nov. -Type: Alpes de Tra n sylvanie, d e u x exe mplaire s tiqu e t s Hongrie m r., Merl
PAGE 118

-165 -Styrie et Carinthi e : rgion alpine d e l'Ameri n g Kogel, vers 2000. m d'ait., plusieurs exemplaires recueillis par H. f. Neumann. 6. Trechus P utzeysi, subsp. liguricus, nov. T y pes : mont Misurasca (coll. A. Dodero). Le T. Putzevs i Pand. typ iqu e est localis da n s l a zone a lpin e des Alpes maritimes M. A. Doo1: 1 w m 'a communiqu trois exe m plaires recueilli s p a r lui s ur le mont Misur asca, dans l 'Ape nnin ligur e et appar t enant certainement une race gog raphique bien s pare . T a ndi s que J e pronotum est toujours g rand carr, chez l e T. Putievsi des Alpe s maritim es, il est au con tr aire nettemen t transverse chez la race /igu r i cus et ses cts so nt arro ndis, arqus rtrcis la ba se. La tte est bie n moin s n ettement alutace. 7 Trechus montis-Rosae n sp. -Types: monte Moro (K rim) (coll. Jeanne! et British Museum). 0 ... Cette espce es t e n gnral con fondue avec le T. s trigipennis Kiesenw. Long 4,5 mm.; aptre Tibias antrieur s fortement sillo n ns. forme gn r a l e d prime plus largie en a rr ire q u e chez T. sfr i gipennis Coloration testace uni forme brillante. Tte se mblable c elle d':! T. sfrigip ennis c'e s t dire mdiocre avec les joues saillantes, le cou br u s quement rtrci, les yeu x petits, de moiti plus courts que l es t e mpes, les s illon s .-_ ? .5. .') f rontau x profonds, rrond i s; les a n ten /) nes sont un peu plus longues. Pro n otum -. / . peu pr s auss i long que large, rtrci F ig. 21. Sommet cie l' oedeagus la base; celle-ci rectiligne ; cts nette face gauche, de T. montis-Rosae, m ent si nus en arri re; disq u e plan, n. sp. Fig 22., de T. strigi p e nnis I
PAGE 119

166 -3 soies. Le sac interne est d 'un type trs spcial; ses parois sonr paisses, asse z rigides, sa n s pi ces chitineuses, mais avec beaucoup d'cailles; une con s triction annulaire marque la limite de la partie vaginable. Chez T. strigzjJenni s l'oedeagus a son sommet fortement tordu gauche et effil en bec mince retrouss, sans bourr e l e t (fig. 22); l es styles portent 4 soies e t le s ac interne est arm d'une petite pice en forme de gouttire. Chez T artemisiae Putz., du mm e group e le sommet de 1'9ede ag u s se prolonge par une longue pointe grle, tordu e en hlice ver s la gauche (fig. 23) et l es styles portent 5 soies. Par l'aspect ext rieur, c 'es t avec T s trigipennis que T. montis R osae est en gn ral confondu, cause de la forme troite de son pronotum. Mais on peut l e distinguer cependant trs facilement sa taille plus grande, s on pronotum plu s rtrci, ses lytres plu s a mple s et toujour s largi s aprs l e milieu Alpes pennines: monte Rosa, plu s i e ur s exe mplaires dans la collection A. Grouvelle, l es colle c tions du Briti s h M u seum, du Mu s e d e Vienne, etc ]'ai pri s pour t ypes de ma di(lgno s e cinq exem plaires du Briti sh Muse um, recu e illis par K rim e n a ot 1872, sur l e monte Moro, au dess u s de Macugnaga. 8. Trechus rhodopeius n. sp. Bulgarie : monts Rhodop e (Hilf), deux mle s et une femelle. L ong 3,3 mm. Aptre. Grle, peu convexe. Brun de poix ave c la su ture et le bor d des l ytres rougetres, les antennes et les pa ttes testa c es rouge tre s Tte p e tite, sillon s frontaux profonds, peu angule ux; yeu x trs pP.u saillants, d e u x fois aussi longs que les tempes; a ntenn es pa i sses, ar ticle 11 plu s long que l e I V. Pronotum peu transverse, ts p e u arq u s, sinus et rtr cis en arrire; angles post rieur s droits, presque aigus, vifs saillants en arri re et en dehor s ; base rectiligne, presque concave. Disque convexe, impre ss ion basale profonde; fosse ttes petites mais nettes. lytre s ovales allongs, largi s apr s le milieu; paules tr s effaces. Stries fines s uperfici elle s lis ses. les cinq premi r es bien visibles, les autre s obsoltes. P attes g r les; tibias antrie ur s n ettement s illonn s. Ligne s orbitaires par allles; p r emie r por e discal d e l' l y tre situ vers le cinquime basal de la 3 e s trie; deuxime pore vers le milieu. Oedeagu s c ourt, gro s t rs pai s au so mmet, c o mme celui du T. Pr i apus K. Da n La partie a pical e es t occupe par un large mat en calice dont la lvr e gauche est plu s sa illant e que la droite;

PAGE 120

lb? -a pointe orme une sorte de gros bec repli, en dessous duquel le bord ventral est creus d'une chancrure comme chez le T. Priapus. Comme chez ce dernier le sac interne porte de trs nombreuses petites cailles et une pice chitineuse triangulaire, ventrale, plu s courte que chez l'esp ce de Bosnie {fig. 24 et 25). Il n'existe donc que de superficielles analogies entre le T. rhodopeius et Je T. rhile nsis qui diffrent non se ulement par l es quelques caract res extrieurs indiqus ci-dessus, mais aussi par d'importants caract res chtotaxiques et sexuels. Par contre T. rho dopeius se place immdiatement ct du T. Pria pus K Dan. (1 ). Il prseftte les m mes cara .cl r es chtolaxique s que lui, mais s'en tlislingue aisment par ses lytres proportionnell ement plus longs, largis en arrire paules efaces et troit es par les stries beaucoup plus nettes et mieux tracs, bien moin s effaces lat r a lement. L oedeagus est du m me type mais diH re !'par sa forme gnrale plus allonge, son bec plu s court e t plus pais, la pice c hitineu se du sac int e rne b ea ucoup plu s courte et plus r duite. O e deagus, face gau c h e ( 56) e t pice du sac intern e ( 112). Fig. 2q. T. Priapus Dan. F ig 25. T. rh odo p ei u s, n. sp. 9. Trechus pulchellus s ubsp fallaciosus nov. T ypes: Han Koprivnica (V. Apelbeck) (coll. ]eanne!). Dire du T pu/che/lus Putz. typique, d es monts Sudte s par son pronotum peine transverse fortement rtrci l a ba se, p ar se s angles postri eurs vifs et par son oed eagus c oud l a base, brusquement rtr ci e n pointe au sommet et arqu sur le ct dor sal. Chez T. pulchellus typique la ba s e d e l o edeag u s es t pais se, ----------.. -----. (!) T M e us e l i Reitt. est compl t emen t id e nti q u e T. Pria p us K. Dan. et T. serbicu s Apf.; il n'en diff r e g u re qu e par sa taill e un p e u plus g r a nde et ses l y tres proportionellemen t un p e u plus longs. Totis tro i s ont identiquement l e mme o e deagus. T. Pria pu s e s t don c distribu e n Croati e e t e n !3o s nie, d ans les A lpes ,Dinarique:;, pui:; en S e ri:li e Pdr SJ race serbiw; Apf. Il se trouve a in s i e n co ntinuit d e di stributio n avec l e T. r1Jo rlnf1 P II S bulgar e O n l e r e n c ontre e n core au Montngro e t e n Albanie.

PAGE 121

168hon a rqu e et l a partie apLcale est rectiligne, graduellement amincie jusq u 'a u s ommet. Bosnie: Han Koprivnica, s ur le Bjela s nica planina (V. Apfelb.). 10. Trechus Mancinii n. sp. T ypes: Canale Verghe (C. Man cini) (coll. A. Dodero). Long. 4 mm. Aptre. Tibias antrieurs nettement sillonns. Brun d e poi x brillant, avec l a marge d es l y tre s la suture, les pipleur es rougetres, les ante nne s e t l es pa t tes testaces. fqrme large, d prime, ra pp e lant un peu celle d'un petit T. cardiod e rus Tte petite temp es effac es e nviron de m me longueur que les yeux, sillons frontaux angul e ux, profond s ; antennes grles. Pronotum grand, peu tran sve r se, ba se rectili g ne, a u ss i large que le s ommet; cts peu a r q u s non s inu s en arrire, angles post rieur s obtus vifs, peine s aillants, disq ue peu sailla nt sa n s impression transverse a u deva nt de la base; i o ssettes b a sale s arrondies, nettes, cartes de s cts; goutti re marginal e large, r gulire. lytres oblongs dprim s, uri p e u largi s ap r s l e milieu ; base tronque paules saillantes. La gouttire m a rginale e st large et c ommence bru sq uem e nt par une crosse a u niveau de l a racine de la s e strie, qui se trouve au niveau des angles po s t rieur s du pronotum; les s trie s 1 111 sont profon d es, les autres moin s bie n traces, mais nettes. Les stries 111 et I V s ont fus iOnne s e n une strie unique e ntre l a ba s et l e premier pore d i scal. lnter stries plans. Pat t es normales. Ligne s orbitaires conv e r gen t es. Le pr emie r pore discal se trouve au niveau du cinqui m e ba sal d e l'l y tre, le de u x i me pore aprs le milieu. 1 Oedeagu s p etit, sy m trique, pointe effile, s imple. Sty les nor maux, munis de 4 soies. Sac int e rne avec une pice chitin e u se mal dlimite, large, gro ss i rem en t en forme de gouttire masq u e par de nombr e uses ca ille s C ette es p c e est facile reconnatre par sa forme gnrale et la disposition des s tries de s lytres. Italie prov de Livorno: Canale Verghe, dan s les Alpes Apuan es (C. Mancini, sept. 1914), 3 ex emplaires. 11. Trechus Andre-in ii, n sp. Typ e : une femelle de Kamno (coll. A. Dodero). Long. 4,2 mm. Aptre. Tibia s ant rieurs fortement s illonn s. Brun d e poi x avec la gouttire marginale d es l y tres, les pipl e ures, les a ntenn es rougetres les palte s t es tac es. Forme g n ral e pai sse, l a r ge, p a r all l e convexe T t e robuste, sillons

PAGE 122

-169 -frontaux anguleux, tempes convexes, plus courtes que les yeux, ceux-ci saillants; antennes longues, atteignant le quart basal des lytres. Pronotum transverse, assez convexe, cts bien arqus, brivement sinus avant les angles postrieurs qui sont droits, vifs; base rectiligne; gouttire latrale large; impression basale nette, fossettes basales petites, linaires. lytres oblongs, cts peu arrondis, parallles; paules trs saillantes, anguleuses; apex forte ment dclive; gouttire marginale trs large au niveau de l'paule. Toutes les stries sont visibles, mais les externes sont trs fines; interstries plan s. Pattes robustes. Lignes orbitaires parallles; premier pore discal de l'lytre situ au cinquime basal de la 3e strie; deuxime pore variable (chez l'exemplaire dcrit il est au milieu gauche, au tiers postriur droite). Espce voisine du T. constrictus Schaum, dont elle diffre par les yeux moins saillants, les cts du pronotum bien moins largis et arrondis en avant, moins profondment et plus brivement sinus en arrire, par les gouttires marginales du pronotum et des lytres bien plus larges, par les lytr:es plus allongs, les paules plus saillantes, les cts parallles et non largement arrondis; le .pore discal antrieur est plac plus en avant que chez T. constricru s Haute Italie: Kamno, sur le haut Isonzo, dans les Alpes J u liennes (D. Andreini, janv. 1916), une femelle . 12. Trechus tumidus, n. sp. Type: Circassie (Leder) trois exemplaires (coll. Jeanne!). Long 4,5 mm. Aptre. Tibias antrieurs nettement sillonns. Voisin du T. grauidu s Putz mais bien diHrent par s.a coloration fonce, sa forme plus robu stP, son pronotum transverse, sa ponctua tion des lytres plus grossire. Brun de poix fonc brillant, avec les pipleures, les pattes el les palpes rougetres, les antennes brunes. pais, trs convexe Tte transverse, sillons frontaux allongs, non anguleux, rugueux; yeux trs saillants, plus de deux fois aussi longs que les tempes; antennes paisses, article 11 bien plus court que le IV, articles apicaux plus. grles que les articles moyens. Pronotum peu convexe trs transverse, bien plus large la base qu'au sommet; cts peu arqus, peine rtrcis en arrire, non sinus; angles postrieurs droits, vifs; base rectiligne; disque plan en arrire, dclive en avant, ligne mdiane trs fine, impression transverse obsolte, fossette s basales trs superficielles, goutti r e marginale trs fine. lytre s ovodes, trs convexes, attnus e n arri re; base trs large, tronque,

PAGE 123

170-paules saillantes, anguleuses; gouttire rgulire, ne formant pas de crosse la base. Stries entires, les quatre premires plus fortes, ponctuation trs grosse. Pattes trs grles. Lignes orbitaires con vergentes en avant; le pore orbitaire antrieur est fovol; premier pore discal de l'lytre situ au quart de la 3e strie, deuxime pore vers le milieu. Oedeagus trs grle, semblable celui du T. gravidus; la pointe est simple, les styles latraux larges et courts, termins par un pinceau de 4 soies. Le sac interne est arm d'une petite gouttire constitue par la fusion de grosses pines encore isoles dans la rgion apicale. Cette espce parait bien plus rare que le T. gravidus. Sur plus de cent T. gravidus que j'ai pu examiner dans les diverses collections, j'ai trouv seulement trois exemplaires du T tumidus. Ils sont tous tiquets: Caucase: Circassie (H. Leder) tex Reitter). (Tiparit la 31 Decembrie 1921 ;

PAGE 124

5 5 R. JEANNEL MEGALOBYTHUS GOLIATH PSLAPHI DE CAVERNICOLE NOUVEAU DES MONTS BIHAR.

PAGE 125

BULTINUL SOCIETTII DE $TIINTE OIN CLUJ. Tomul 1, pag. 232-237. Mai 1922. Megalobpthus Goliath Pslaphide cavernicole nouveau des monts Bihor. par le Dr. R. jeannel, Profess eur l Universit de Cluj Sons-directeur de l'Institut de Spologie S ance du 24 novembre Au cours de notre premire campagne d'explorations souter raines dans les monts Bihor, nous avons recueilli un trs remar quable Pslaphide dans une petite grotte de la haute valle de I'Arie!}. C'est le premier Pslaphide troglobie connu des monts Bihor; c'est aussi un type nouveau trs extraordinaire au premier abord par sa taille relativement gigantesque. Megalobythus, nov. gen. B v thininorum -Trs grande taille (2, 6 mm.); forme gnrale Jourde et trapue contrastant avec les formes habituellement sveltes et grles des autres Bythiniens ca vernicoles. Tte petite, allonge, trs rtrcie en avant; le front est plan, largement dprim en avant entre les deux tubercules antennaires qui sont peu saillants; cts du front carns entre les : tubercules anten naires et les yeux; rgion occipitale avec une forte carne longi tudinale et mdiane comme chez les Lophobvthus. Veux atrophis, ponctiformes chez le mle('). Antennes de 11 articles, prsentant des caractres sexuels analogues ceux qu'on observe chez cer tains Bvthinus et Macrobvthus. Bouche et pices buccales peu d veloppes. Palpes maxillaires (fig. 6) deuxime article coud dans son tiers apical, paissi au sommet; troisime article aussi long que large; article terminal trs grand, allong en forme de fuseau asy mtrique, aplati du ct externe et inflchi du ct ventral au sommet, hriss de poils nombreux verticalement dresss. Le tiers apical du ( 1 ) Il est probable qu'ils font totalement dfaut chez la femelle.

PAGE 126

-233 deuxime article et le troisi me sont couverts de grosses granula tions irrgulires. Pronotum trs convexe, bossu e n avant, de faon que le col est rejet du c t ventral et que la tte s articule angle obtus par rapport l'axe du corps (fig. 2). Organe copulateur mle tr s grand. Le lobe mdian est cach par de larges paramres en forme de valves c oncav es (fig. 3) qui se terminent par une forte tige apicale irrgulire e t incurv e en dedans; le bord externe de cette tige porte une forte apophyse r trograde en forme d'hameon recourb en haut e t en avant; le b o r d antrieur aminci de cette apophyse enfin est ar m d 'une expa n sion M ega / o b plhus Goliath J eann. fra. 1. Mle, x 20. fiG 2. L e mme, d e prof i l x 20. lamelleu.se lacinie, insre perpendicul airement ce bord e t dans l e plan horizontal, de faon qu'elle se dirige vers la base du paramre. Les caractres sexuels secondaires du mle s ont trs dve lopps et intressent la ba se des antennes, les pattes et le pygidium. Ce dernier porte une forte impression rugueuse e n forme de demi cercle concavit antrieure. AFFI NITS, -Ce nouveau genre a des affinits certaines ave c les Macrobvthus Raffr mais il s'en dis tingue ais ment; la taille exceptionnelle, les proportions gn rales, l e pronotum bossu, l 'ex i s tence d'une carne occipitale, la fornie du dernier article des palp es isolent nettement le Mega/obvthus. D'autre part les palp es funicule granuleux du Mega/obvthus empchent de le rapprocher des Bvthinus Leach. La sculpture du

PAGE 127

234 -funicule du palpe, bien plus ('jUe la forme de l'article terminal de ce5 palpes, donne de bons caractres de filiation permettant d'clairer la systmatique des Bythiniens cavernicoles. On comprend en effet que Je funicule du palpe ait gard dans son ornementation des signes hrditaires des souches anciennes et que le gros article termi nal, essen1iellement sensoriel, ait subi des adaptations varies sur lesquelles il eo;t bien imprudent de baser une classification C'est cependant ce qui a t fait jusqu' prsent. Je dvelopperai ma faon de voir ce sujet lorsque je pu blierai une tude des Pselaphidae des collections BIOSP F.OLOGICA Il me suffira d 'a ffirmer ici que les Bythinie ns cavernicoles, qui tous ont l e funicule des palpes granuleux ou dents ne drivent pas des Bvthinus vrais, palpes lisses; ils doivent avoir une toute autre fiG. 3. Organe copulat e ur mle de M e g alob vtlws G o l i ath, face dorsale, 185 origine et constituer des lignes bien diffrentes. On n'est donc nul lement en droit de faire comme A DoDER.O (1919 Ann. Mus civ Star. nat. G e nova XLVIII, p. 200 et sequ.) qui runit indistinctement tous les Bythiniens cavernicoles comme des sous-genres, dans un grand genre Bvthinus. Megalobythus Goliath, n. sp. Type: un mle recueilli Je 7 octobre 1921 dans la grotte dite Corobana Mandratului, comm. de jud. Roumanie (BIOSPE OL. n 1087). Long. 2, 6 mm. La taille normale des Bythiniens varie entre 1 et 1 5 mm. ; le Xenobvthus Serullazi, dj trs remarquable par sa grande taille, mesure seulement 2 mm. de longueur. Coloration testac rougetre brillant uniforme. Tte bien plus longue que large, trs rtrcie en avant, peu prs aussi large entre les antennes que la moiti tu h : ont au niveau

PAGE 128

235 -des yeux. Carnes latrales du front saillantes, crneles, rectilignes; carne occipitale larg2, lisse et brillante. Tempes peu arques, peine plus longues que la moiti de la distance qui spare l'oeil de l'insertion des antennes. Yeux trs petit s chez le mle, forms par 4 5 petites facettes arrondies et lisses Antennes de longueur moyenne (fig. 4 et 5). Les articles 1 et Il sont granuleux. L'article l est environ trois fois aussi long que larg e et porte chez le mle, vers le milieu de la face interne une sailli e Megalobvthus Goliath Jeann. FIG. 4 Antenn e droite du ml e face dorsale, x 65. fiG. 5. Base d e la m me antenne, x 90. fiG 6. Palpe m ax illai re droit, face dorsale, x 65. fiG. 7. L e m me vu par la face externe, x 65. conique surmonte d'une sorte de bouton elliptique aplati, transverse; article II gros, ovale largi en dedans par une haute crte dont le bord libre est paissi et dent J'extrmit apicale. Articles III VIII petits, formant un funicule assez grle; III, IV et V sont cylin driques, plus longs que larges; V est un peu plus long que IV; VI, VII et VIII sont courts, VI et VIII aussi longs que larges, VII peine plu s long que large; IX est aussi long que large, mais nette ment plus gros que VIII; X est aussi long que large, deux fois aussi grand que IX; Xl enfin est grand, pyriforme, quatre fois aussi long bue X, un peu plus 1 arge que lui, trs effil au sommet.

PAGE 129

236 Pronotum grand, peu prs deux fois aussi large que ta tte, bossu et trs convexe, lisse et brillant sur le disque o la pubes cence est rare et courte, recourbe en dedans et en arrire. Cts formant deux grosses saillies convexes, en arrire desquelles le pro thorax est fortement comprim latralement. Base reborde; deux petites fossettes ovales sur les cts; impression basale transverse du disque trs efface. Elytres sans caractres particuliers. La strie suturale est entire; /0 Megalobvthus Goliath )eann. fiG. s. P a tte antrieure droite du mle face interne x 65. -fJG 9. Patte interm diaire droite, face interne, x 65. fiG. 10. Patte postrieure droite, face interne, x 65. la base est reborde, avec ti.eux fossettes sur chaque lytre. Le disque est presque lisse, peine trs superficiellement et trs parsment ponctu, hriss de quelques longs poils dors recourbs en arrire. Segments dorsaux de l'abdomen lisses, hrisss de longs poils comme ceux des lytres. Pattes paisses et robustes, tout au moins chez les mles. Chez l'exemplaire dcrit (fig. 8, 9 et 1 0) les fmurs sont fortement renfls, puis trangls leur cinquime apical; les tibias antrieurs sont

PAGE 130

237 -longs, droits, sans carnes, arms d une dent su1v1e d'une chan crme au quart apical de leur face interne; les tibias intermdiair es sont arqus, un peu paissis vers Je milieu; les tibias postrieur s sont incurvs en dehors au milieu, incurvs en dedans au sommet, leur bord interne s'lve dans la partie moyenne en une forte ca rne qu1 se termine brusquement par une dent au tiers apical; aprs celte dent le bord interne est fortement concave. Les tarses sont du type habituel chez les Bythiniens. Il est probable que la femelle doit se distinguer du mle par l'absence totale d'yeux, les antennes simples, les pattes moins pais ses, les tibias sans dents ni paississements. Beaucoup d'autres es pces de Bythiniens pr se ntent en effet des diff renc es sexuelles analogues. ( Tip rif l a 11 Mai 1 922.)

PAGE 131

6 R. JEANNEL DEUX CHOLEVA NOUVEAUX DE FRANCE [ COL. SILPHIDAE]. 6

PAGE 132

E:tlrait \lu /Jullc lin d e la Socit entom ologiq ue rle Fnmce, 192 2 Deux Clwleva nouveaux de France [ C O L SILPIIIDA E) par l e D R. J EA'>NEL. On admet gn J 'alc m c nt que c h e z les Cha/eva d 'Euro pe, il exis t e des variation s c o n sid rables cla n s l a l orme des tr o chant e r s postrie ur s des mf1lcs. Que les ancie n s aut e urs, SPENCI::, KnAATz, EniC H SOlS, aient pu c r o ir e que des trochant e r s simples o u lancols, o u d entes, o u acumin s o u e ncor e e n f orme d e gouge, sc r enco ntr ent c h e z la m m e esp ce, cela se compre nd; mais o n est e n dr oit d e s' t onne r qu'une t elle conceptio n soit enco r e accr dite aujourd 'hui .l'avo u e l 'avo ir trouve invraiscmbbbl c priori c t p o ur e n d cider a v c c c e rtitude, lait s y stmatiq u c m ent des pr parati o n s d e l'oeclcagu s elu plus gram! n ombre possible d indi vidus d e t o utes les espces que j 'ai pu examiner Aprs exame n d e n o mbr eux milles des collectio n s Bios peologica, d 'une srie impo rtant e d 'exemplaires du Muse de Vienne mis ma dis position par ill. K. HoLIJHAus, des colle ction s Ch. FAGNI E Z et A MAG D ELAilSE, j e puisafflrmc r fJUclcs caract res sex u e l s secondaires d e chaque esp c e sont invariables, tant ceux des milles que c eux des f e m elles,

PAGE 133

Sance dn 2:; janv ic1 1.r1:22. 9 -<> c l que les prt endues variatio n s d e f orme des tr o chant e r s admises par les autL'Ilrs m o d ernes ( n EnTI:n SEIDLITz, GANGLBAUEn), ne sont que J e resultat d e la confus i o n d 'es pces bie n difT r cnte s par l e ur s car act res gnitaux mais a s s e z semblables ex t ri e ur e m e nt. D eux espces sont conf ondues sou s l e n o m d e C. ciste /aides Fr iii., d e u x autres sou s celui d e C. St imni C h ll ri s. La n o t e prsente a p n ur but d e s ignal e r J'exis t ence d e ces d e u x esp:ccs franaises m c onnues. c t qui exis t e nt c e rtain e m ent dans la plup;u'l des collectio ns. U n e lude aYe c lig ures, du genr e C h o l c t : a est :Jctucllc m e nt l 'impressi o n dans les Archives d e loologi e e.'Cprimentale et gna l e (1/iospeol ogica : Silph lae Catopinae, 2 c srie ) Choleva pyrenaica, 11. sp. Types : n o 1ilhr eux c x cmpl:Ires d e la grotte de Lhe rm. C Glte esp c e a t o ut il f ait l';ls pcct c xl rie m duC. c ist e lo/rs Fro l. (1 ) c t les f e m elles sont t rs difl1cilcs d t ermine r e n l'absence d e miJJes. Cep e ndant c hez C. pyrenaic a l e pr o n otum est t oujo ur s plus petit, m oins l arg e n ette m ent plus t r oit que la base des lytres; ses cts sont m oi11s
PAGE 134

26 R u/le lin de la SocitJt entomologique d e Franc e Les styles lat r a u x sont p e u comprims c t t e rmins e n massue. L a d ent elu sac interne t oujours hie n visible est paisse, r obus te, assez l o n g u e et, v u e d e profil, prsente un p e u l a f orme d'un sabot. C h e z C. cist e loides a u contrair e l'oeclc a g u s est g rand p a i s t ermin par une point e g r le, acre ct court e aigui! nu sommet. L es styles lat r aux s ont aplati s e n f orme d e valves. L a d e nt du s a c i nterne a l a f orme d 'un Y r envc i 'S, c 'est-elire qu' elle est court e g r l e n i g u, base l a r g i e formant d e u x cornes. C. cist e loides e s t r pandu e n E ur o p e central e c t occidentale. En France, o n l e trouv e clans l 'es t e t l e sud-est, l e bassin d e l a Seine e t l a parti e orientale des P y r nes; il exis t e s ur l e versan t espag n o l des Pyr nes. C pynmaica e s t :lU contr a ir e l ocalis dans l e sud-ouest d e l a France c t l e ver sant n ord des Pyr nes c t r e m onte clans .l' o uest e n T o urain e c t e n Normandie. n se m l e au C. cist eloides e n Normandie, d 'une part, c t dans l e d part e m e nt d e l 'Aude, d 'a utr e part, mais les d e u x esp ces rest e nt t oujoui'S absolument distinc tes. C Jl!Jrmwica p n tr e [J'()qucmmc nt dans les g r o ttes p y rnennes. Choleva Fagniezi, n sp. -Types: La B onde. C. Fagnie::,i a t o u t fait l a s p e ct ext rie ur du C Stttnn i C h Bris.(') c t ne pr.ut gu r e s'e n distingue r qUe pal' ses c aract res sexue ls. C 'est une espce d e g rand e t:lillc, comme C. Sturmi, avec les cts elu pr o n otum un p e u plus largem e nt cxplan s ct r e l evs ver s l a base e t l 'al'lic l e VI des ant ennes un p e u plus allo ng e t m oins pais que c h e z l e C. Sturm i; mais ces lgres diff r e nces sont p e u s e n sibles. C h e z l e m 5 1 c d e C. F agniezi les f mur s post rie ur s sont paissis, comme c hez C Stunni mai s l e ur b o rd post rie ur est :1 p eine d e nt Les troch ant e r s post rie ur s sont du m m e type, c 'est-il-dire eff1ls e n p o int e l o n g u e c t aigu Les segments ventraux d e l'abdo m e n n e p o rt ent pas trac e de fossettes ni d'impressi o n longi tudin : :lle ; c h e z C. Stn1'm i au contraire, les segm ents I V s ont n ette m ent impressi onns s ur l::l lig n e m diane. L 'oedeag u s est bie n diffre nt dans les d eux espces. C h e z C. Fa gni e:i, il est trs grand, trs l ong, bru sque m e nt a rqu l a hase, inc urv elu ct do r s a l au somme t ; la p o int e est g radu elle m ent r trci e e t .se t e rmin e par une sort e d e lame aplatie, assez large. p o rt ant d e u x l ongues cornes recourbes e n croissan t ; les pices IJasalcs sont court es. ( t ) L es types d e C h BHIS O U T sont dP.s ex e m p laires melles aya nt une imp r e ssion l o n g itudin a l e s ur l es d e uxi me, troi s ii:me e t quatri m e seg m e nt s d e J'abdom e n l e ur mili e u e l provi enne nt des env iron s d e Pari,:

PAGE 135

Scmc e du 25 janv ie1' 1922. 27 Les styles l a t raux sont l ongs, couds e n d edans dans l e tie rs Lie faon que l e ur s sommets viennent e n contact au-dessu s d e l 'extr mit du l o b e La d e nt du sac int e rne est trs longu e trs grle, presque dr oite termine e n point e l ancole. Chez C Stunni, l'oedeagu s est bien plus court, pais, a r qu; ses pices basales sont r e lativ e m ent longu es; le somme t est lar ge, puis brusqu e m e nt r trci en une p e tit e lame quadrilatr e troit e e t lg r e m e nt bilo be. Les sty les sont rids e n goutti r e dan s l eur parti e coude. La dent du s a c intern e est bie n plus courte, t o rdue e n S e t t e rmine pnr une sort e d e cn e hase saillante. L 'oc deagu s du C. FagnieZ'i r e pr sen t e videmme nt un stade vo lutif bien plus avanc du m m e t y p e m orphologiqu e que celui d e C. Stunni; les di!Trenccs sont t elles qu'il es t bie n vident qu 'elles ont pro duit d eux esp ces isol es. L e C angustata F. (= elon gata Pa y k. ) du m m e groupe, possd e un oed c agus du m m e type, mais avec lame quadrilat r e apicale c t la dmit du sac int c m e trs rduilcs. C. Sturmi habil e l e n ord d e l a Franc e l'Europe cen tral e e t la p nin sule balcanique. C. Fagniezi a u c o ntrair e est l ocalis dan s l e midi de l a Franc e ; il est s urtout commun e n Provence e t dans l a rgion p y r nenne o o n l e tr ouve souve nt dans les grottes ( grotte d e llloulis ) L e C. Sturmi cit de l'E s corial par S DE UuAGON (An. Soc. esp. Hist nat. [1.890], p 31.) it une esp c e autr e que c elles d ont il est question ci-dessus. 'J'YrOGI L\ I 'IIIE FIIDIIXDII10'J' ET ete PAHffl

PAGE 136

7 R. JEANNEL :SUR LES CHOLEVA DES ILES BRITANNIQUES lCOL. SILPHIDAE]. 7

PAGE 137

E .xtrait du ([e la Societ entomologique de l ranc e 192 2 Sur les Clwle v a des les Britanniques [COL. SILNIIDAE] par l e D n .IE ANNEL H. BmTTEN (l) adme t qu'il ex i s t e d a n s les ile s Britanniqu e s cinq esp ces du genr e Choleva, m a i s un simple coup d'il s ur les figures acc ompag nant s o n travail m o ntr e ave c vide nce que l 'ide ntificati o n d e tr ois d e ces cinq espces est errone. Ces rig ures r epr sent ent le simple c onto ur la p o int e du lobe m dia n d e l e s d es sins semble nt a v o ir t f aits il l a chambr e c l aire, ils sont e n t ous c a s trs e xact s et, mieux que la compar a ison d e s types, p ermette nt d 'id entifie r avec une c e rtitud e absolue les espces que H. BRITTEN a e ues sou s les y e u x Qu'il m u soit p ermis r e pro pos d'ins.ist c r s ur l utilit que p e ut avo ir une rigurati o n d e l'ocd e a g u s m m e incompl t e ;, l a conditi o n qu'elle soi t exa c t e Aucun do ute n e p e ut exis t e r s ur l'id e ntirication des e x e mplaires dcrits La syn onymie des c inq C l w leva cits par H. BRITTEN d oit d onc tr e tablie d e la faon suiv ant e : C. cisteloides Br i t t o n (nec F ro l ic h ) = c pyrenaica J c a n n e l (i9 2 2 Bull Soc. ent. F r., p .25 ).-La descripti o n d e l aut e ur angl a i s c t son dessin d e l a p o int e d e l'ocd e agus n e laisse nt aucun do ut e s ur c ette idc ntiricati o n C pyrenaica est do n c une d e ces esp ces, o rigi naires des Pyr n es, qui o nt t e ndu l e ur air e d e r partiti o n ver s l e n o rd l e J oug des riva ges atlantiqu es, jusque dans les les Britanniques. C e tt e dis tributi o n e s t c omparable c elle du Tnchns {ulvns D e j. (2) c t d'autres n o mbr e uses. espces. ( 1 ) H. BniTTEN. C l w l eva Ctngltslala F and ils alli es in Th e Entomolo gi.lt's nwnthly LIV ( 1 9 1 8 ] pp. 30-33, fig (2) H JEANNEL. lude s ur l e Trec/ ms fulvns D e j., sa di s tributi o n so n in t rt biogo g raphiqu e in T ra bajo s N us n ac. C ienc nat. Madr i d Zool ., n 4 1 [1920] pp 1-15, fig.

PAGE 138

50 Bullet'in de la Socitc entomologique de France. C. glauca Britten. Cc Choleva possd e l e m m e oed c agus que l e C. c isteloidr.s Fro l., mais il difl' r e par la pr se nce d 'une pine dr o ite sur l e tie r s apical du IJO I d post rieur du trochant e r post i'ieui' des mles. On s ait que cette pine est crochue, r e courb e e n dcho J 's c hez l e C. JJ!J'renaica Jeann. C. glauc a parait t r e s pcial aux iles Britanniques; il n'est p c ut tr c qu'une race gographique du C. cis t.eloides Fri:il. d o ntla f orme typique, trochant e r s post rieur s mles ine rmes, n e sc tr ouve rait pas e n Angl e t e rre. C. intermedia Kraatz, Britte n = c. oblonga Latr. C 'es t l 'espce r pandu e dan s l 'E ur o p e occide ntal e c t septe ntri onale . c angustalaBrittc n (nec Fabricius ) = c. Fagniezi .lcannc l (HJ22, Bull. Soc. ent. Fr., p. 2G). -Le d e s sin trs c aract ri stique d e BmTTEN m o ntr e hie n q u 'il s' a g it du C Fagniezi, espce p) r nccnnc c t provenale, exis tant aus s i dans l e s ile s Britanniques. La dis tribution d e cette espce est c o mpar e r a\cc celle du Prabathyscia I'Vnl lastoni Jans., par exemp l e C. Sturmi Britten (nec C h Brisout) e nfin, ne p e ut tre ide n tifi aucun e des espces connu es; il s 'ag it vraiscmblaiJic m c nt d'un e f o rme n o uvelle voi sine d e C angus tal a F. ( c long ata Sturm) Mais che z l e vrai C. angustata F l e somm e t d e l'ocd c agu s p o rt e une p e tit e lam e quadrilat r e tandis que chez l e Choleva cit par BniTTEN cc sommet est angul e ux, viL D'autr e part, l'ocdcngu s du C. Stunni BI' i s est du m mc type que celui du C. Fogniezi c t n a par consquent aucun rapp o rt avec celui d e l 'e s pce laqu elle BHITTEN a attribu cc n om. En ralit d o u G l e C. angustata F., titr e print:ipal de la n ote de H. BHJTTEN, n e sc trouv e pas plus dans les iles Britanniques que les C cisteloides Frol. ct C. Sturmi Bris T\'I'UGIL\PIIJE F IHMI N-DIDUT ET l.:l''. PAlUS.

PAGE 139

8 8 R. JEANNEL LES TRECHUS DE L AFRIQUE DU NORD ET DES ILES ATLANTIDES (INSECTES COLOPTRES).

PAGE 140

15 COMMUNlCATlONS ZOOLOGIE LES TRECHU S DE L 'AFRIQUE DU NORD ET DES ILES ATLANTIDES (f,,s c les Cof,;OJlliTrs) par le D' n J E ,\ 10;t.: 1. So u s-Direc t eur d e I'IIIS LiluL d f' Sp o logi c de Cl11j ( H outnanie). D epuis l 'apparitio n du <(Catalogue r a i s o11n d es Coloptr es du Nord de l 'Afrique)) par L. 13E:Df.l., l e n o miJr e d es es pce: d e connues d e l 'Afrique du Nord s'est co n s id rahlernnl aecru. D 'autre part, l es nombre ux Trcchus des l es Allanlides n e sonl gu r e connus que par l es descriptio n s d e v. vVOLLAS'J'O:\', p arfois in s urfisantes P U TZE:Y S, d a n s Monographie Trccho1wn oclllalol'wn monogra]Jhia )), d o nn e d e simples traductions d es descript ions d e w or.uS T0:'-1, pour l es es pces cana rie nn es qu'il n'a vues e l L HimEr. dans so n Cal:i logu e r ai so nn n e p eul l'ai r e au Lrerne n t que d e rc r i v oye r l e lect eur au x mau v aises tl iagnoses d e P uTZEYS Gr,ice aux gnr e uses communicatio n s qui m'ont l l'ail es, M. G. 1\.nno w, d es collection s du llrilis h i\fuseurn, j'ai pu examine r un e lrs ric h e sr i e d e 'f'r cr/ws d es les A Lian li d es, prcs q u c l ous dlcrm in s par comparais on avec l e s t y p es d e W oLLAS TON .. J'a i p11 di s poser d es l'ru c lu e uses r coltes fait es e n JSS7 p a r Mauri ce t\ouAI.IIIE:n e l surtout e n 1 890, par CIL ALLU A U D dans l es iles Canaries J e c r o i s d o n c utile e n prsentant i c i so u s la f or1ne d e Catalogu e rai sonn, l es r sultats d e l a r vis ion CJUe j'ai pu l'aire d e ces es pces allanlidcs, car l e probl m e d e l 'o ri g in e d e l a f aune d es l es Canaries c l M a d r e est e n co r e l o in d 'lre r so lu Les T1cchus d es iles A lian li des, comme d a i lle ur s l es S ilphidae e t bi e n d'autre s g roupes d e Col optr es, n'orit aucune aflinit a vec l es espces amt' icain e s ; ils sont, au contraire troite m ent appar ents des es pces de l a rgion mditerranenne Les T1cchus d es l es Canaries, l'exception du 'T. ( el ix, sont des l'ormes r eprsentatives du 'l'. olns1t s Er.; c e sont d es es pces qui se sont formes par l i so l e m ent d e co l o ni es elu '1'. oulns u s dans les iles, lorsque l'ar chipe l s'est spar d e l a Col e Ol:Cidcnta l c du pro babl ement vers l e d but du Miocn e Quan t aux 'f',eclws d e s'ils appartie n nent aussi au <
PAGE 141

16 liULI.ETI:'I DE LA SOCd:d I>ES SC!E:-U MAI\OC Alors que l es es p ces d es iles C a n a ri es sont i so l es chacune clans une le, Mad r e au conL1ai1e d e n ombre uses es p ces viv ent c t e :1 cte et pr s entent p arfo i s d es variations e x Lraord i nai res, comme i 1 n'est pas rare d 'e n observe r c h ez l es es p ces survivantes d es t'aun es insulaites; l'examen cle l'cleagus es t souvent l e seul 1noye n cl' tabl ir la ph y log n s e de ces variations. Un fait curieux es t que tou s l es T1ec lms de l'archipe l canarien (sauf 1'. feli x ) sont ails, t a ndi s que t outes l es es p ces d e Mad 1 e sont aptres. Comment concilie r celte antithse avec l a ram euse loi d e l'aplrisme d e s fonnes insulaires? C e p etit travail n e traite que rles es p ces d e l 'Afrique elu Nord e t d es l es Atlanlicles apparte n ant au g enre 1' 1 eclms C l air-v., tel que j e l 'ai dfini r cemment '1920, B-ulL Soc. enl. F'1 .. p. 1 5 2 ). L es Pe1 i ,leptus Sch. et Thalassophilus \"i' o ll. d es iles, l es Duvalius D e lar. (jfL1'}ume Peye r. ) e l Trcchops i s P eye r. ( Lap i e i P e y e r ., 1/..Jlis Peye r. ) d'Alg ri e ont donc t laisss d e c t 1. n u NOf\D D E 1. Stries exte l'lles d es l ytres cfl'aces, bie n moins n ettes que les st1ies internes, ou a b sentes Esp ces' pigrn: enles (sauf 1'. cwticollis)............ ......... .... . . .............. . . 2. S tri es ext e m es d es l ytres auss i pro f o nd m ent traces que l es stri e s ntemes Es p ces clpig m entes testaces......... 9. 2. Tibias anlrieu1s san s s ill o n l o n g itudinal sur l a face e xt erne ou a u avec d es L1ar.r.s cle ee s ill o n. L ignes o rbi t aires ( 1 ) convergentes; gros y eux ; pro n olum a n g l es p os t ri eurs cfl'acs, trs ob tus, base sai llarHe,r osse l l es basal es ob sol t es ; l ytres p au l es saill antes, quatre slr. i es in t e l'Il cs L r s fln es . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Tibias antri eurs avec un pro f ond s ill o n l o n gitudina l su1 l a fac e e xl e l'll c. Lig n es orbitaires conve rgentes ............... 4. 3. E l ytres p a rall l es Ye ux c inq six t'ois aussi longs que l es tempes D es ail es C o lorati o n 1 l e Pi ces elu s a c inte m e d e l' cleagus l o n g u es e l dro i Les(2 ). Lon g 4 mm... quadristriatus Schrk. El ytres ov a l es. Y e ux quatre f o i s au ss i l o ngs que l es t empes. En gnml !Jrach yp t r c Col o 1 atio n f o n ce Pices elu sac int e rn e cle l\8d eagu s coul'les e t r e pli es. Long. 3 4,5 mm........... ............................... obtusus Er. ('1) Lig11es imngi11rtircs p assant p a r l es d eux pu r es S ll sorllilaires d e c h aq u e ct Suiva11t l'carlC111ent. plus o u m oi11s gra11d d es p o r cs po s t rieurs, d uul l a p ositio n Yar e. L!C:-; li g nes c o nv e r gent. cHt d:v e rgcnl -en avanl. (:.!) V oil' n JEANNE!" Le;; 'f'nl'iuiS d es l'yr u es c l d e l a elmine Cnntabrique (Bttll. S oc /lis t. nul. T c uil olls, I!J:!I p. 1 7 1 .)

PAGE 142

Etytres ovales, oms d e quatre tach es t es t aces. Pronotu m base rectiligne, a n g l es po s t r i eurs vif s saill ants Long. 17 3,5 mm.... .. . . . . . . . . Diecki s u b sfl. maculipennis B e d Elytres sans tac h es t es taces . . .......... ,.............. 5. 5. Colomtion testace rouge te e. Y eux bie n plus courts que l es tempes. Antennes trs p a isses e t trs l ongues d passant l e milie u d es l ytres A n g l es po s t ri eurs du J WOnotu m a i g u s saillants e n ani r e E l ytres oblo ngs, d prims s tri e s internes profndeset f ol"lemen t p o n ctues, l e s e x t ernesefTaces mais n ettement ponctu es L o n g. 4,2 4 ,8 mm .. curticollis Faitm. Colot ation brun d e p o ix llrill ant. Y e m plu s l o ngs que l e s t empes Antennes n e d passant pa s l e 111ilie u des l y trr -)S. An g l es postri eurs du pro n oLum non saill ants e n :-trri r e.... 6 6 Gol\tti r e hum r a l e n e f orm:-tnt pa s d e c r osse, m a is brusque lllen.l co ud e l an g l e hunt r a l e t se dirigeant e n l i g n e dro it e e n d edans v e r s l a racin e d e 1:-t !Je s tri e Pro n otum :L ba se s:-ti lI ante e n arri re; s tri es des l yt r es fines, l es e xt e rn es effaces, mais vis ibl es Long 4 mm.......... . ..... inauritanicus J eann. -Goutti r e hu m r a l e dcri va nt l p a ul e un e COLlt I J e rguli r e j ilSq u' l a rac i n e d e l a 5c s tri e . . . . . . . . . . . . . . 7. 7 E l ytres ovodes, trs l a rges, trs co nv e x es, d e ux f o is a u ss i larges que l e pronotum. U n s eul pore stigr e sur la 3 c s tri e (pore Jasai); pas d e pores a u somme t d e l l ytre Pronotum bas e rectili g n e. L o n g 5,8 mm.............. aethiopicus Alluaud. Elytres oblongs, se ul e m ent un p e u plu s l a rges que l e pro n o tum, p o r es sLigr es norma ux. Pronotum base saillante e n arrire....... ............... ... .... ........ ....... 8 8 P ronotum ampl e, fossettes basal es n ettes. E l ytres p a r all l es, paul es sai lia n l es s tri cs 11 n es n o n p o n c tu es, l es ex t ernes tota l e m ent ell'aces. Ail. L o n g. 4,5 5 mm...... .... rufulus Dej. Pt onotum m o in s l a rge, f ossettes ba s a l e s obso l t e s. E l ytres elliptiques p a ul es e0'aces, i L Slries pOnClUes, l es e xt e rn es v i s ibles .. ............... ...... '............ tingitanus Putz. a. Long. 4 4,5 mm. Y e u x quatre fois au ss i l o ngs que les t empes, s aillants ; non r trci l a base; l ytres stries p lu s fine m ent p o n c tu es deagu s n ormal.. ( o J '1lW ty 1 J ica. b. Lon g G mm. Y eux p e in e plu s longs que l es t empes, peu .saillants; pronotum r trci l a base; l ytres paule s plus effaces, stries plus fortement ponctues deagus trs grand, auss i l o n g q u e l es d eux li ers d e l 'ab-dome n ............... s ui Jsp. cd.ai.1icns, n ov.

PAGE 143

18 ll!J!.I.ETIN DE I.A SOCJb(c IlES SCIENCES NATUIIEI.I.i'S DU MAIIOC 9. Yeux gros, saillants, bien plus longs que l es tempes. Antennes n'alleignant pas l e mili e u des l ytl'es Lignes orbitaires divergentes. El ytres pamllles, non dpl'i ms, stri es trs forte-ment ponctues. Long. 5 mm... fulvus, subsp. Lallemanti Fairm. Yeux petits, plans, bien plus coui'Ls que l es tempes. Antennes alteignant ou dpassant l e milieu des lytres. Elytres !:l's dprims ....................... ......................... 10. 10. Lignes orbitaires parallles. Pronotum cordiforme, base presque rectiligne. Elytres peine largis en arl'ire, s tri es fines, in terstl'i es plans. Antennes alleignan t l e rn i 1 i e u des lytres. Long. 4,5 mm............................. incola Peyer. Lignes orhitaires divergentes............................. 1'1. 1-J. Pronol.um conliforrne, base rectilign e. Elytres amples, fortement arrondis el largi s apt's l e milieu; stri es !in es, i nterstries plans. A nlen n es atteignant l es deux li e rs des lytres. Long. 6 it6,5 mm.................... ...... oligops Bed. Pronolu m base sai lian te e n arri re. El ytt'es parallles, n o n largis en arTire.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12. 12. Cts du pronolurn non sinus avant l es angl es postrieurs qui sont obtus. Elytres larges, excessivement dprims; stries fi nes, in terstries plans. A nl e n n es alleignan t l e mi 1 i eu des lytres. Long.() mm.............................. Bedeli, n. sp. Cots du wonolum sinu s avant l es a ngl es postrieurs qui sont droits, vifs. Elytres a llong s, paul e s saillantes, gouttire larg i e devant la s ri e om bi 1 iq ue; stri es forlemen t pon c tu es in terslries con vexes. Lon g. 5 mm... Peyerimhoffi J eann. u. Tte moins grosse; yeux trs petits, bien plus courts que l es tempes. Angles postrieurs du pronotum saillants en dehors. Ponctuation desstriesmoinsfol'te ......... {o1ma Lyp-ica b. Tteplusgrosse; ye ux j)l'esqueau ss i longs que l es t e rn pes. Angles postrieurs u pronolu m r) u lle m e n l sai liantsen ehors. Ponctuation des stries pl us fol'te. su hsp. m. ou z a i ens i s, nov 11. -DI':S ILES CANAHIES ET (1) l Cirez Lou t es ces espces, l es antennes e t l es tibias son t rem brunis (camcU!requi l es distingue d es es p ces continentales) l es tibias antrieurs sont si llonn s sur l eur face exlem e, l es stries e xt ernes d es l yt r es sont moin s profondes que l es s tri es internes, ou ef f aces, l e sac interne de l'deagus p orte d eux (1) Il u'existc a ueun T,ecluts cunnu aux les Sahages, aux Aurc s, 11.i aux iles d11. Cap Vert.

PAGE 144

grosses piees elt i li n e uses i sse m blablcs jux t a pos es comme cite z l es es pces u groupe d e 'J'. IJUclli st? i cUns Scltr. e t l es es p ces d e l'Am rique u No rd.} 1. La rac in e d e l a 5" strie se tro uv e bi e n e n d edans d e l'an g l e lturn r a l d e l l ytre d e f a r :o n f]llC l a p a rti e trans v e r se d e l a c rosse l'aile pa r l a goulli r e hu m ral e es t n ormal e m ent d v e l oppe E s pees lign es orbit aires conve r genles e n gn r a l ailes c t tro it e m ent appa r entes a u 'J'. obtusns lta i Jil ant l o u l es l a r c hi p e l d es Can aries........................... . 2. L a rat.:in e d e la ;:Je s tri e se tro uv e l an g l e lru m r a l d e l l ytre d e ra,_; o n que l a e r osse d e l a goutti r e lturn r a l e n a pas d e part.i e tra nsver se. E s pees apt r es lrabilanlloules l 'a r chipe l d e 6. 2. Apt r e. T estac bnrrtre unifo r m e C ourt e l conve x e a vec l e s l ytres o v a l es. A n t.e n n es p a isses. Y e ux. tro is fois auss i longs q u e l es l e m p es. 13ase cl u w o n olu m recli 1 i g n e Stri es e x t e mes d es l ytres v is ibl es P alles robu s t es L o ng. 3 5 mm. ( T n-19 ri ll'e) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . felix vVoll. E s pces ailes a llon ges p e n co nv e x es rappe l ant l eT. q w t tt S p a r l eurs S i lio n s fri:Jn t a u X. S U p e rfrc i e ls, l eurs l ytres allo ngs p a ul es .-a i lian t es, l eurs an l e n nes fi n es l eurs g r os ye ux, l eur pro n o lunr base saill ante e n arri r e a n g l es p os t ri eurs t1s obtus... ... . . . . . . . . .... 3. 3. Brun d e p oix brillant a vec l a lde n oir;Hrc, l es f murs p les. Y e ux q u atre t'o i s a ussi l o ngs que l es t empe s. P r onolum co ts trs p e u arr ondis sa n s rossclles basa l es E l y t r es p a ul es trs saill ante s s tri es e xt e rn es vis ibl es L o n g. 4 mm. ( L a nz a r o t e e l Fuerte v entura)........ ........... . detersus v V oll. E l ytres bruns avec l e b o r d externe, l a hase, l a suture e t l 'apex. fla v cs. Y e u x d e ux. tro i s t'o i s a ussi l o ngs que l es l e m p es il co t s b i e n arqus, f osselles h :ts a l es p etites m a is n ettes. E l y t r es stries exte rn es lot.ale m eJJl ell'aces......... 4 4. L ong. 4 nrm. A s p ec t e xt ri e u r du l'. IJI WLil'i:;t ? iutus; a n g l es p os t ri eurs du pronotum trs o iJlus; IJOrdure fla v e d es l ytres p e u d is l i n c te. (Pal m a) . . . . . . . . flavocircumdatus, n. sp. L o ng. 3 2 3 8 m111. A n g l es p os t ri eurs du pronotum n ette-m ent. m a rqus quoiqu e obtus; l yt.r cs p lu s courts larg is e n arri r e; IJorclur e fla v e d es l ytres bie n n ette ..... ...... 5. 5 SI. ri es in t ernes d es l yt r es li n es e l supe rfi c i elles cleagu s t'OliJ'I. c l p a is (Gran Ca n a ri a ).. . . . . . . flavolimbatus W o ll. S lri es interne s d es l ytres plu s f o r t es deagu s l o n g e l g rle. ( T n ri fl'e). . . . . . . . . . . . . flavocinctus, 11. s p

PAGE 145

20 IIULI.ETIN IlE LA SOCII::TJ. : IlES SCIENCES NATUIU:I.LES llU 6. Trs gran(Je taill e, lon g 5 5,5 mm. Base du pronotum rectilign e ................................................... 7. P etite l aille, l ong. 3 4 mm.............................. 9. 7. E l ytres avec l a r gio n hum r a l e e l un e ta cl1e anle api c ale t es tac es. F orn1e trs l a rge; pronotum e t rgion p e riscule llaire Tte p elile;yeuxaussi longs que l e s t empes; lignes o ri J it aires parnll l es ; an t e nn es il d ernie r artic l e d eux f o is auss i l o n g qu e l'ayant-de rni e r Base du pronotu111 plu s l arge qu e l e so m nie l : ( Mad r e) . . . . . . nigrocruciatus v V oll. ).<:!ytres co n co l o r es, parfois l a suture pl e Fonne trs large; pronotu m dp ri 111, l yt r es co n ,ex es A nle nn es d ernier artic l e il p e iu e plu s lon g qu e l'avantd ernier............... 8. 8. Y e ux un p e u plus longs qu e l es t empes. Pronotum cots non r trc is e n arri r e parall l es d a n s l eur Lie r s bas al. Lignes orbi Lai r es convergentes Colomtion bru n e avec la suture ple (Madre)......................... umbricola Woll. Yeux trs saillants, d eux fois auss i longs que l es t empes Pronotum cls r trc i s en a rri re, sin u s dans l eur liers basal. Lign es orbitaires parall l es Col o ration noir d e poix (Mad r e).................................... Wollastoni, n. sp. 9. Elytres bruns l'o u sstres san s I JOrdure latr a l e .flav e ...... 10. Elytres noi1s o u bruns aYec l es c t s, la base, la suture e t l'ape x flav es ..................... ....................... 12. 10. Ba se d es l yt r es pl e. Forme p e u Y eux aussi longs que l es t empes Pronolum suiJt:orcliform e co t s s inu s e n arri r e, angl es po s t ri eurs dro it s vif s, base r cc li 1 igne Elytres ovales. Lignes orbitaires di, e r gente s. Long. 4 mm. (Mad1e)........................................ dilutus Woll. Elytre s conco lores...................... . . . . . . . . 11. 11. Pronolum p e tit, carr, base saillante, sans fosselles basal es. Stries externe s d es lytres tr s efl'aces Long. 4 mm. (Pol'lo Santo)............................... ............ cautus Woll. Pronolum grand, il t:ts arrO ildi s, base rectiligne, avec des foss ettes basal es p etites linaires Stri es exteme s d es l ytres n e ttes. Lignes orbitaire s co nv ergentes. Long. 4 mm. (Ma dre)... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . custos V\7oll n Yeux aussi longs qu e l es t empes. Long. 3,5mm ................... var. debilis Woll. b. Y eux quatre fois au ss i longs qu e l es t empes Ct s du pronotum hir n arro ndi s e n avant; s tri es d es lytres l'orles Long. 4mm. {'o ,..,na l yp 'ica.

PAGE 146

S r. Y e ux quatre r o i s aussi l ollgs C JII
PAGE 147

22 D UII ETI1\ DE I.A SOCIJ:rr:; DES SCI E;';CES NATUIIEI.LES D U D. -Espces du groupe d e 'J'. qvadri st ri n tu.s Schrank. 2. T. quadristriatus Schrank, '179-J, Enum. ln s. A u slr, p. 2'18; type : Autri c h e -Jeanne! '1921, Bull Soc. 1-:list. n a l. Toulouse, XLIX, p '17-1 (synon.) Algi e, Onm: Gambella!. il/gel': Al-Aud-J\Ii! Commun dans L oule l 'Europe t emp r e c l ntridio nal e 1\frique du Nord ( J ), l es iles de l a lVJditermn e, l e Ca ucase, J e Turkes t an, J'Asie mineure, l a P e rse, l a Syri e c t l a .l'alcsline. 3. T. ohtusus E ri c h so n, JS37, h 'i if. Mark hrandenb., l p '122; type: l.lrand enburg.J eanne -t\:)2 1 Hull. Soc. llis l. n a l. Toulouse, XLlX, p. '17-1 (sy n o n. ) M a roc: T a nger, individus bracltyplres ( Vau c h e r ) Alg l'ie, Q;cm: grotte d e l a T our Combes, prs d Omn, d e ux incl. aptres!. Alge1: tesserefls du Haze r dans J e Djurjura,. ai l s e t aptres (Peyetimhofl'!). Constantine: dj e b e l Clte lial1! dans J'Aurs incl. aptr es. Tunis i e : Ain-Dra harn nom! J r e ux incl macropl r es ( l.loderneyer !). Rpandu d a n s J'Europe oidenlul c jusque d a n s les rgion s arctiques (i l es Ft-O e r ) e t dans l'Europe cenlrale e l l es Balkans; commun dans la p ninsule ib rique 4. T. rufulus Dejean 18 3 1 S rec. V p. J5; l eo n, IV, pl. 204, f1g 4; t y pe: S i cile ( Daltl ) -Pand ell, t8l57 Mat. Cal. G r e ni e r p. ( 5 1.Pulzeys '1870, Slclt. enl. Ztg., XXXI, p. 177.-lle d e l, Cat. Col. N A fr ., I, p. 85. leann c l JD20, A r c lt. Z ool. e xp. e t gn ., 59, p. G23 ( / mva) '! C hnwloi r i L e v rat. 'HiS9, Et. en tom., I, p. 45; t y pe: S i cile i l tfcwoc: T a nger (Fa vie r Vaucher ) Algl"ie, commun p a l'Lout. Oran : GatniJ eLLa!; g r olle d es B eni-Aicl, Ain-Fezza; larves e t imagos!. A lg er: Dlidalt! ; environs d 'A lger!. Constantine: Col lo!; Djidj e lli 1; Philippe \ ; ille!; djebel Babor!; dj e b e l Aurs, dans l es d bris vgt a ux so u s l es pal mi e r s d es oasis, Rhoufi!, .Mchounche!. Tunisie: Tunis ; 13 i ze rte ; S id i-Tabel ( Vau loger!); E l K efi' (Sclillot !) ; Souk-ei-Arba, T eboursouk (1\ormand !). L'espce se r e n c onLi e auss i e n Anda l o u s i e ( L es t e H e de! ) e n Sicile (Mus. Vienne!), e n Sa rd a i g n e (Baucli !). 1'. 1'tt.fulus es t Les voisin du '1'. IJcwnc v illei Panel d es monts Cantahti ques e t possde comme lui un U'd eagus elu m m e t y p e que celui du T. obtusus. L e sac interne p orte d e ux g r osses pices, l 'une l ongue concave, l 'autre courte, ltlicolcla l e t ennine e n spatule (1) l'our celle espce c t l a sui1antc j e n e c it e qu e les exempl a ires q u e j'ai pu d t ermine r par examen d e l cleag u s.

PAGE 148

23 5 . T. tingitanus Putzeys 1 8 70, S t ett. ent. Zig. XXXI p. 1 80; t y pe : T anger.B e d e l, C a l. Col. \. Al"r. l p SG . b. subsp. al g i r i,c us, n o \'.; t y p e : E l D i n r a. r 0 1 m (t l y p i c Ct. M ar o c : T a n g e r ( Va u c h e r Escal e ra!); Ars il a (E. Simon!). b subs p. algi1 i cus Jcann. ;1/r/';r i c A l :;e;: El Bia r ( P eyer i mhofl" Y ; Nador ( P ey e ri m h ofl" ) ; M ecle alr (Il n o n L e s t e H e d e !); zaouia d e s Mouzaa ( P eye rimhofJ' ) . Le 1'. tingi t cmus s e tro uv e a ussi ::t Gibra lt a r d'aprs B e d e l ; il es t pto babl e qu'il s a g it l::t d e l a l'orm e t vpique :Je n e c o nn a is pas d e c it a tion elu 1' t i ng itanus d a n s l e d parte m ent d O r a n ull il d oit ce p endant exis t er; il n'est donc pas po ss ibl e d e flxe r l a lim it e g ogr aphique d es d e ux sous espces. L' d eagus e s t trs gmncl, surto u t cire z l a f onr1e a l g iri c u s tr s r e nfl dans sa partie basal e effil e n l o n g u e p ointe au so m m e t. L es pices chitineuse s du sac inte rn e sont a n a logu es du '1". IJUa
PAGE 149

2 4 B UI.L!'li\" IlE LA SOCI T{, DES SCI!'!'>CE S NATUILI.E S D U MAIIOC 9. T. flavocircumdatus, n s p.; t y pe: i s l a d e P alma, une f e m elle (co ll. Jeanne / ) iles Canal'ics. I s l a d e P a lm a, une seule f e m elle (A llu aucl !). C h ez celle es p ce la f e m elle a cxaclellle nl l 'as pect d un 1' IJnadl'i:
PAGE 150

COl\17\flli\"ICATIOi\"S 25 b. su bsp. 1 a ev i s woll. -Madre, fon')t s su p ri eu r es e t hum ides, avec le 1'. nigrocruciatu. s ( \\lolla ston); Mad r e, san s prci s ion de prove nanr. e (coll. Sharp! in Brit. Mus.) MalgT son aspect ext ri eur trs difT r cnt, il n'es t pas doute ux que le T. lae v -is woll. n'es t qu'une race du 'l'. flcwomal'[JWlus; il a d'ailleurs id entiquement J e mme ocleagus que l es '1'. (lavonuwginalus du bord de la mer. L' deagus est trs asym trique Le sac interne porte d e ux pices c hi tineuses l 'une dorsale courte l'autre Y entrale d v e l oppe irrgulire, mais cache au rnili e u d'nn pai s IJUisso n d'pines Tandis que l es es p ce s canariennes possd ent d es paque t s d'pines dorsaux d a n s l e sac interne le s espces de Madre prsentent d es paque t s d'pines semblables du ct ventral. Obse1 v L e Britis h Museum possde un e x emplaire mc'tl e d 'un Trechus tique t <<$pa in lJ, qui a tout fait l a s pect e xt ri eur d 'un T. {lavoma1g inalus d e Mad re, l a m m e co loration, mai s s'en distingue pat sa forme moins convexe, ses ye ux plu s p etits plus courts que l es tempes, ses l ytres moins ovodes s tri es IJeau coup plus profondes, interstries bien plus conve x es, ;J. stries e xtern es aussi profondes que les stries inte m es. Les lignes orbitaires sont divergentes au lie u d'tre parall les, le d e uxi m e porc discal d e l'l ytre es t bie n aprs l e milieu au lieu d'tre au mili e u. L 'o ; d e a gus a :'l p e u prs l a m m e forme que chez T. flavomcwginnlns m a i s les deux pices du sac inte m e sont rgu lires, dioites, allonges, l a dorsal e s tyl o d e l a v entrale en forme de cuilleron, bien difl' r enl:cs par consquent des pices courtes triangulaires et irrgulires du 1'. (lavomarginalus. Mais ce T1echus provie nt-il bie n d E spagne e l non pas d e Mad r e ou d 'une autre l e d e l'ar chipe l ? 11 es t cerla itt qu'il appartient une espce nouvelle reprsentativ e du 'l'. {laroma1g inal11 s ; mai s avant d e nommer celle espce nouvelle, il es l pr f r able d'attendre que d 'autres e x emplaires soient connus e t que l 'on sache \'l' a im ent s i elle es t bie n continen t a l e et si elle reprsente e n Espagne l es survirants d e la so u c h e anci enne qui a colonis l 'archipe l de Madre 13. T. signatus 'Wolla s ton 1 857, Cat. 1\-lacle r. Col., p. -19; type: San Antonio da Serra.-1 865, Col. Allant., p. 53.--1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, p. -186. Madre: forts d e San Antonio da Serra, au-dessu s du ravin de Santa Cruz (Wollaston); Mad r e (co ll. L e wi s 1:oll. Slwrp!, in Brit. Mus.). Espce tt s remarquable pars a colo ration qui rappelle c e lle de certains Treclms de l' A ustrali e. L'd eagus montre bi e n ses a rfinit s avec le T. (favomcwgi.nnlus; il es t court, trs p a i s, p e u ai g u a u somme t. La pice dors al e du sac interne manque, la pice v entrale es t grosse, concave, irrgulire et des dents et caill es couvret1t la fac e ventrale du sac.

PAGE 151

26 B U !.LETI:-i J)E LA SOCJJ. :Ti: DF.S SCJEi'iCES NATUIIF.LLES D U T. dilutus \ \'o lla s lon, "1854, In s Macle r. p. 6G; typ e : f o n:!L S l eves d e J857, Cal. Macle r Col., p 20. "1865, Col. Allant. p 54. Pulzeys, 1870 Slelt. e nt. Zlg., .XXXI, p. J8. ilfcul re : f o r l s humides ver s 1. 500 rn., av ec 'J'. flmonw1[Ji1wtw ; LornlJo do s Cruzinhas, LornlJo da s Vacas, Fanal ( L es t e VVollaslon); Mad r e . ( Coll. S ltarp! in l3rit. Mus .). E s p ce l1ie n Lranclre par s a c oloration. J e n 'e n a i vu que des f e m elles 15. T. custos v\' o lla s lon, "1854, Jns. Made r ., p. 68 ; type: Mad r e.-1 85 7 Cal. Mad e r. Col., p. 20. '1Rt15, Col. ; \Lian L., p. 54. Pulze \ s, 1 870, Sl e tl. e nl. Zlg XX\.1, p. "18::!. ']Wttlrico/lis Woll as t on, J8i14, lus. p. 68; t y p e : Mad re; J8:J7 Cal. Macler. Col., p. 20; Col. All ant., p 5 7 [n ec qnwieollis Putzeys J847]. tc/J'ac otl el'us G e mmi ng er e L Haro ld, J 808, Ca l. C ol., J p 3\J4. b. var. d cui lis Wolla s ton, Hn t, Trans. e nt. Soc. London, p. typ e : Mad r e c var. alti colet \Voll:-t::;Lon 1851, Jns M
PAGE 152

COMMUNIC,\TIO:'-IS 2i 17. T. nigrocruciatus vVollasl o n, 1 85 4 lns. M a d e r p 6 4 pl. Il, fig. 1 ; t y pe: M a d r e -' 1 85 7 Ca l. M acle r. C ol., p 1 8 1865, Col. Allant., p. 52. Pulz eys 1 8 70, S L elt. enl. Zt g ., XXXI, p. 182. Madl"e, d a n s l es f o r t s leves c l humides (Wollas t o n); Mad 1e, sans autre prci sion, n ombre ux exe mpl aires Sharp !, in Brit. Mus ) E s pce trs r e m a equ able p a r sa f orme gn r a l e trs l a rge e t d prime e t p ru sa co l o r ation. L'deagu s es l g ro s, court, somme t mousse, comme c h e z 'L'. custos et 1'. si gnatus; l e sac intel"lle p orte un e seul e g eosse pice v entra l e t ordue e n spimle l a hascclunra ngoblique degrossescaill es 1 8 T. umbricola \ Nollasl o n 18!).<\., ln s. Macle r. p. G 7 pl. Il, t y pe: n onl d e M a d r e 1 85 7, Ca l. M acle r. Col., p 20 t8G5, Col. t\ Liant., p 5 2 l'ulzcys, S l e tl. cnt. Ztg., XX Xl p. 1 8 2. M m lt: entre '1.000 c l 1.800 m. d a n s l es f'o r l s humides, s ou s les pi erres e L les tro ncs d'ar bres, lrs commun a u L ombo dos Pecegu eiros ( \i\lolla s l o n); M a d r e (Bril. G r a nd e espce d e co l o r atio n brun:Hre, l a rge e l d prime. L'md e a g u s e:ot g r os pai s c l court, f rli ll: a11 s on1mc t ; l e sac p orte une gmsse pice v entra l e e t un,. r ange oblique d'ca ill es 19. T. Wollastoni, 11. s p. ; t y p e : f\a baal ( F a uv e ). J ll a dc: H a b a o:;a l ( F a uv e!!); Sanl.a ,\nna ( F a u ve!!) L o n g. 5,5 rn m ., C011111le '1'. nmbrio la; lll m e l'orme r obus t e Co l o r a ti o n n oir d e p oix brillant a vec l es p i p l eures et l es ante nn es r o uge
PAGE 153

28 R ULLETIN DE LA SOCI Tl> D ES SCIENCES :'IAT i\ELLES DU MAROC C. -Espce s du g roupe de 1'. fulvus Dej. 20 T fulvus D e j ea n 183 1 Spec. V, p. -JO; lype: Espagne. Jeanne !, 1 920, T rab. Mus. nac. Cienc. nat. Madrid, Zool. 4'1, p. 1. intege1 Putzeys 1870, Slelt. ent. Zt g ., XXXI, p. 16; t ype: T anger. b subsp. Lallemanti. Fairmaire, '1858, Ann. Soc. ent. Fr., p. 78 3 ;' t y p e : Alge r -Bede!, Gat. Col. N Afr., l, p. 85.Jeanne!, t920, Trab. Mus nac Cienc. nat. Madrid, Zool. 4'1, p. 16, fig. 17-2'1. Su bsp. La ll eman t-i Fairm. Mcwoc : Tanger (B. de Bon vouloir C. Bo liv ar!) Algrie, Alge1 (Lallemant ) ; O ul e d-Ali d'AJbatache, dans l e Djurjura (Peyerimhofl}; Pal estro ( M. Pic); Y aco uren, e n G r a nd e Kabylie ( L Pue!!) ; Bou-Berak, e n Grande Kab ylie ( L. Pue l ) Constcmtine: djebe l Gou raya, prs Bougi e (Carrel!); Pli il ippev ill e ( L e 13oul !) ; dj e b e l Edoug h (V. M ayet!); H.IIarei-D j emaa, clans l e d j e b e l Taya, prs Ain Amara (V. Ma y e t ) 2'1. T. Peyerimhoffi Jeann e 1907 Bull. Soc. ent. Fr., p. 5'1, fig '1; t y pe : R h ar-ifri.-190 9, Ardt. Zool. exp. e t gn., (5) 1 p. 453, pl. x, fig 'l-5 u s u bs p. 1i1.ou .za-ens i .s, nov. ; -ty pe: b t oi r e elu l a c d es Mouza a. ct. j'o 1 ma typ ica.-A lyie, Alger: g r olle Rhar-ifri, dans l e djebel Bou-Zegza (Peyerimllon!, Jeanne !); f orme cavernic ol e. b. subs p. mou:.cdens-is J eann. Algl'ie, Alga: btoire du la c des Mouzaa, entre 800 e l 1 000 rn. ::;ur l e v e rsant ouest, une f emelle (Peyeri mll ofl' !). L' dei:tgus de celte espce es t grand, a llong, asymtrique, tordu gauche; sa pointe for m e un double hameon, v entral e t dorsal ; l es styles sont longs L e sac interne porte une p elile pice e n gouttire, place de champ, dont l e borel dorsal es t p a is s i 22. T. incola P e yerimhofl', '1!:109 Bu ll. Soc. ent. Fr., p 277 ; t y pe : Ouled-Ali. A lgie, Alge1: Oule dA li d'Arbalac h e dans J e Djurjura, deux e x emplaires pri s sous de g ro ss s es pierre s enfonces (Peye1 imhoff !). cl eagu s grand, allong, tordu gau c he; l e sac porte d eux pices chit in e u ses bien plus longu es que c h ez l es es pces vo is in es 2 3 T. oligops B e d e!, 1 895, i\nn. Soc. enl. Fr., Bull., p 34 5 ; type: T e ni e t ei-T -Jaad. -Gat. rai s Col. N Af r ., I, p. 82 Jeanne 1907, Bull. Soc. ent. Fr., p. 53, fig 2. Algr ie, Alge1: T e ni e lel-Haad, d a n s l e massif d e I'Ouarensenis, v e r s

PAGE 154

29 2 000 m., s ou s l es g ro s ses pi erres humides e n for t d e c dres (13edel!, D es bro c h ers d e s Loges !). L' d e a g us a la m m e f orme e xl ri e u r e que c h e z l es es p c e s pr c d entes; l e sac interne porte d e ux pi .;es chitine us es d entes, form es p ar la j ux t a posi ti on d e segm e n l s i u p enda n t s al'ti c ul s 24. T. Bedeli, n. sp,; type : 13ou-Berak. Algr ie Alge1 : Uou-B e r ak, e n K a!Jylie ( L Pue!!, A. Chobaut !) ; D ellys (!\. Chobaut ) Long. 6 mm. Apt r e. Coloratio n t estace uniforme moyenne, s ill o n s fr ontaux ang ul e ux, yeux saillants auss i l o ngs q u e l e s tempes. i\ n t e n n es longues p a isses, ali c i g n a n L l e mi 1 i e u d es l ytres L e pronolu m es t grand, p eine trans v e r se ses c t s sont fort e m eut arqus, non siuus e n ani r e ses a n g l es po s t ri eurs o!J lus, sa ba se sa ill ante tronque o !Jiiqu e m ent sur les c ls; l e di sque es t trs aplani, l es f ossette s basal es sont p etites. E l ytres trs aplatis, rna is par all l es, n o n l a rgi s e n arril'e ; la gouttire marg in a l e est l arge l' paule, t outes l es stries sont vi s i bles et gales li u es e t fi n erne n l pon ctues, l es in t e r s tri es plans L' a!Jo m e n d passe uu p e u l e so m m e l d e s lytres Ti b ia s a n L ri e u ra n e tte m e rrt s ill onns sur l a face e xt e rn e caractr es c h t o t a xiqu e s que che z T ol i g ops, c'est-dire lig nes orbitaire s divergentes, pre mi e r pore discal s itu v e r s l e cinquirne Jasa i d e la tro is i m e s tri e d e uxi m e pot e p e u aprs l e milie u. L 'cc d eagus est court, plu s p etit que c h ez 7'. o lig o p s trs t ordu i t g au c he; sa po i n l e f orme un bec c r oc liu in llc h i cl u ct Y e n tral ; i es s t y l es sont trs larges. L e sac inte rn e prsente la m m e armalure Clre7. T. oli.gop s la f orme gn r a l e es t plu s l arge l arg i e e n arri re l es yeu x sont pl a n s bie n pl u s courts q e l es L e m p es le s antennes alte ign e n t l es d e ux ti e r s d es l ytres l es an g l es po s l ri e ut' s du pronotum sont droits e l l a ba se es t rectili g ne; les l ytres sont larg is aprs l e mili eu, l eur g o u lti r e Ir u m r a l e es t t ro i t c ; 1\ceagu s es t d e f orme cl i fT r ente 2 5 T. curticollis F'ainnaire, 1 866 Ann. Soc. ent. Fr., p. 18; type : Constantine (H n o n ) -l'ande l l 1 8 67, Mat. Cal. Grenier, p t 5 Putzeys '18 7 0 S t etl. eni.. Ztg. XXXI, p. 187. H e d e l Ca l. Col. N A rr ., I p. 84. Alg 1 i c C o n s t a n tine : ( ll n ort ) Ble d \ o u se!' [ '! pro b a bl e m ent e n 1\:Lbylie J ( c oll. Jeanne !). L es d eux se ul s e x emplaires f(lte j 'a i nts sonl d es l'entelles. Celle es pce es t trs r e m a r q uabl e p a r ses angI es p os l ri eurs du pro n o lu rn sai !la n t s e n arTi r e e t p!tr l es s tri es e xt e rn es d e ses l ytres efl'aces. J e n e la place dans l e groupe du L (ttlLn s qu'avec d oute e n attendant d e connatre so n ttd e a g u s.

PAGE 155

30 B U LLETI:-1 DE LA SOCJl iT DES SCIENCES. NATUH ELI.ES D U MA.HOC D. E s pce d u g r oupe de '1'. actlopicus A llu aud ('1). 26. T. aethiopicus J\lluaud, 19'18, Bull. Mus Hist. nat. Patis, p 493; t ype : p elili\kaki. Abyssin-ie: b o rd s d e J a rivire p etit A k a ki, a fflu ent de l'Aouac h e, bassin de la m e r Rouge, v e r s 2 200 m. d'ait. un mle (M. de Rothschild !). Cette g r ande espce (lo ng. 5,8 mm.) est temarquable par sa forme trs convexe, r e nfl e e t pat ses caract res c htotaxiques qui l' i so lent tout fait. Son deagus e s t gran d allo ng, e l rappelle celui du '1'. Peycrimhoffi; l e somme t se termine e n b ec c ro chu e t l e sac interne porte une grande pi ce allo n ge, enrou l e e n c01n et. (1) Les T ec!tu s Sllilaf'I'S n a ll'l. e l T. u ipwtiiiiS Hafl r ga l e m ent d crits d'AIJys s i n i e n'apparlie nn eJIL pn;; n u genrr 'i'Jec!ttts Ils co nstitue n t un genre bi e n diff r ent avec d e s esp ces des il < liiLCs m o n t a g n e s d e l'Mriqne O l i entale de J 'Afrique a u stra l e e t de J'il e CI'Ozet. H oc h e f o rLsur-me r. Imprimerie A. Thoyon-Thzc

PAGE 156

9 R. JEANNEL :L ES TRECHINAE DE FRANCE (PRMIRE PARTIE). 9

PAGE 157

Extrait des Annales d e l a S oci tr cntolllolo]IIII: d e Fl'ance, 1U21 ['IU22J. LES TRECHINAE DE FHANCE PAHTIE) p:ll' le 0' U en JEANNEL. L e groupe d e s Trec ltinae compr end une qnarant:Jin c d e genres dis tribus dan s l e m onde entie r L e pr sr nt tr:Jvail limit l a lann e d e FrancC', n' e n traitera qu'un e faible pa l'tic ; mais t out e n faisanll'c xpos des C'sp ccs fr:mr;aises, c e lt e p e tit e r evis i o n m c p e nn cttr:J d e poser l e s premi e r s jalon s d'unr. c l assilicati o n phylog,niqne nouvelle du gronpiJ. LC'S Trc c h in a c cons titu e nt un g r oupe homogn e hie n dlini Rar certain s cara c t r e s c t par s uit e bie n isol des g r oupes v o i sins D autr e ils sont tr s anc i e ns, pui sque l a dist ributi o n gogr:tphiquc a ctnc llr d e grnres 011 m me d e certaines c sprccs prouv e c lair e m e nt qu e ces gt:nres ou espce s au m oins du Crtac c t p cuttm m m c
PAGE 158

:I.G2 D R e n JEA NNE L ernicr articl e conique, plus o u m oins p:1is, :wssi l o n g o u seule m ent un p e u plus court _que l':n ant-clcmier. Labium librc o u soud ilia pice son b o rd est pr o f ond m e nt c r c t port e une drnt m dia n e simple o u bif1dc ; les l o bes o nt l)O intu s c t tr(s L nvant-dcrnic r a rticl e des labiaux port e a o u G soies. La languette est o u triaugulair c souvc nlnruni c d 'une '-lP Oplrysc s ur l e milie u d e son b o r r i libr e; elle p o rt e t oujo urs d eux l ongnes soies mt'di:ll1rs, insrt'l'S cot e il cte s ur la face ventr:Jir, t orrt prs drr IJorfl lilir c c t tr o i s p etites soies d e c h :1que cl, srrr l e b ord libre. l'ara g l nssrsg r l rs l o ngs, :nqus, cili( s, trs p e u clritiniss. e n gLn(rnl arec huit stries, pnrfois seule m e nt six. La strie s utrrral e sc r ellchit presque toujo ur s l 'apex c t f orme une c r osse qui sc recor1rbe ver s la t erminaison d e la t;c o u d e la 3 c strie La p:1rtic rllchic d e crllc crosse (1) l onge l e cot int e rn e d 'une f o rt e s;Jillante (carime apica l e ) dont l e ct cxte m c est b o rd p;u les d e r nie r s p o rcs :1picaux d e la sri e ombilique. C a vits coxales int ermdi aires f crmcs e n d e h o rs. Abdomen ir s ix sC'gm cnts vent raux. Tibins ;mtric ur s ;ncc une clinnc rur c interne ver s J e tie r s :1pical. Tarses autri e ur s ave c les (le ux premie r s articles ( r : ucm cnllcs quatr e prrrnicrs c h e z un genre a u s trali en, p;ufo i s seule m e ntie premie r ) di la ts ct l o bs en d edans c h e z les m:lles; la face v e n tr:1lc des article s dilats est garnie d e p oils ndhsifs cupuliformes. Q1wtri m e arti c l e d e t o u s les tnrscs trs.. souvent pr o l o ng, il son b o rd ;Jpicul c t p:u un l o n g appendice m embra n e u x >; s uivant l 'c:Jrtc m cnl variabl e des p o rcs post ric ur s e ntr e e ux, ces lignes convergent o u di r c r grnt r n avant. Pr o n otum : 1vec 1111 p ore mar ginal :rntric ur situ ver s l e lie r s ant rie ur d e l a goutti r e rmr ginalc c l un p o r c rmrginal post r i eur situ un p e u av:rnt l 'angl e post erie ur. Cc p ore postri e ur dis parat c h e z c ertains trogl obies pro u orum tres rlrci (1) Elle fait dfaut che z les Oclttltep!tilti cl dans l e genre Cnidcs Molscb.

PAGE 159

f.ts 'J'recit in oc de Fnmc c Hi3 : la st'ric ombiliCJu(c est sp:Jl'c e n clc11x gto up cs clil p o r cs s t'tig0r cs, S ttr la s c s iri c e st--tlin: pri s porcs rxlcrnrs d o nt t'anteri e ur est dans la goul t'an::;tr. hut11ral cl les tlr u x autrt' > sont espa eis s ur ta 8 s tri e T o us les degrs s'observent. entr e ta >cric otnloilique rgulire 'un Trc c hus c t ta serie (( irrigulit \ r c )) trs l'oluc d 'un AJI/I((eiiOJ !S. CIII' Z les Anophlhal111rs atnricains la srric o mbilique sc suivant un antr e !y pc, car c h e z eux J e prc111ic r porc rest e lixc ta racine d e ta sl.rir.

PAGE 160

D r n e n .TEA:-iNEL. i0 la f orme s pciille d e s sillo n s frontaux: toujCllli'S n e t s, c:1rls des y e n x ; 2" la s trn c tlll'r. lie la l ;,ng n('l.lr. el d rs par : 1 g losscs cl parli cnlii r e m c nt la d e s llnit soiPs su1lc o rd d1: la langu e tte ( ) C elle di 1 g nosc r e j elle h o r s des Trec/ti nue les .1/e r i:odus S ol., Oopte'i'US Whil i 13alcs, Broun ( u c c Gurin) JJmc ltydema Sl., P c rcotlcrmus Sl., Pll'i' o cyrtns SI., lrlacara!Jus L ca, que Th. Sr.o ANE ('1!)20, l'roc. Lin. Soc., \'. S \l'oies, XLV, p 13!)) a d 'aille ur s groups, ma s u g g e stio n sou s l e n o m th : !lf eri:otfini (') cl d e ses Trechiu i, dan s une tribu s pcialr. Il r esle it s:wo ir s i les .lf eri:odini d e SLOA\'" o i Y Cill c o n sliliiCI' une sous-[;nnillc proprL: o u s'il raut c omme c e l a m c parait pr olwble les rallach cl' aux Jlembidiinae. L e s 'f'recltinac SI' divisen t e n d e u x tribu s d aprs la f orme d e l e ur s palpes nwxilla ircs rt la lies s tries l 'ape x des l y tres. La premir e d e ces tribus, e ntir e m e n t tr opicale est con tiluc par d e u x sries pl1yl liqucs prin cipales, crlle des (l'eri/cplus aucl.) c l c elle des Trcclto des 13lack!J. S cnlc la pr emir e tic ces d eux sries e s t r c prL'SCiitc Ll:ins l:1 faune pal, arl'liqnr Quant l antr e tribu, elle est b cnuconp plus vas t e c t r cnfel'nw un <.:er tain n o mbr e d e sries phy l tiques du type Trechn s ans l e m ontlc eulic r ( 1) Il n 'ex i s t e que d eux s oie; corn;;pondant aux deux gratules soies m dia n e des J'rccliinac, cltr z l e ; /Je mbidii nac, :1/cri:odinnc, l'ognninac c l J Yom iinac (2) L es ont un e distri bul i o n an lar c liq n e Ils co tnpr cnnc n l .:n Pil'.:t. : 1 l e genr e Jlfc ri3'Hlus Soli c r ( /Jor m cyc ri a G. Emle rl.) a\'I'C M anuttslicullis Sol. c l Jll. sol e dad i nus Gnr. (= Ooplcrus Jllaccyi Hales ) des iles Falldatli.l cl de la Terre d e F e u ; 2" 1111 certain notuhr e de genres de L\nstralie c l d e la Tasmani e ( St.o \ N t : 1. r : ., p 1 3 Q ) ; 3 e nfin une s ri e d 'es pce:; de l a Nouvelle-Zland e dcrit es comme Ou pl crus p a r WtliTE, ll.\TE S Bt:otJN, tnai s qui devr o nt certain e m e nt r ec evoi r un n o uveau n o m gt;n crirtne En ell'et. l e genr e O opt e rns Gu rin 1 811 a t c r p o ur l'es p ce O. clivi noirles Gue r d Ankland . J'ai vu un exe tuplaim anlh e nliqnc d e l'O. divilloirfe s c l j'ai eon s lalt, qn 'il n e present e aticun d es caradi:res que t es anl cnrs s accordcnl allribucr aux Onpie rus elqne l'on r e trouv e ell'eclivcrne nl c hez l es O. 1'olund ic ollis \\'hile, O. LaevicoL!-is t lales O. b a.wlis Bronn O. pyg mcrrtus Broun. C' ,sl ain s i qu e che z O. cl-ivi noilles l es palpe s maxill a ir es s ont g l a br es. JI rsulte e C c i rpte LAconnAtt:t : ( G e n C ol. 1 p 243 ) avait raison lor s 'tul l o i g n a it d es Tr e c/tus l e g enre Uoplerns G u rin, fond pour O. Clivinoides G u r Il est possible qn e l'O. clivinnilics soit un llarpalide, mai s seuls l es Ooptcr11,s du lyp e rotundicol/is Whit e doiv e nt prendre place dans la Lrihu llf eri:odinac.

PAGE 161

Les Trech inac France. i61.i 'l'HIIIU OCHTHEPHILINI, n o v D c mi c r urti c l c des palpes m:n;ill:Jircs stiiJUl, g r.::l r c ylindriqur, bie n plus troit c t plus que J'avant-d e rni e r ; t:rluid un p e u sc urif o rm e Ape x des ly tr es san s upicalc, sans r e t o ur d e la s tri e s uturale. Celle tribu n 'es t r e pr sente que par une seule esp ce dnns la faun e pal arctiqu e (1 ) G e nr e O chthclhllns N i etner. O c htluph i lu s (2 ) N i etnc r 181.i7 A n n 1/ag. nul. /li st., ( 2 ) XX, p 27fi; typ e : O ccylan:us i\i ct11. l 'eriltptus Sclt:tum 1 860, N at. lns D e ut c ltl., 1 p. 66:J; t y p e : /'. a rea/ut u s Ct.-Putz cys 1 870, S t ell. t m l. Zlg., p. :16 2 ( revi s i o n ).Gang-llwuc r 1 8()2 1\:d. r, p. i81.i. -nlem.us Lap. de Cast cln:tu, 1 840, !li st. n al. Col., I p. ii.ii.i [ n e c JI/emus S t cphc n s, 1 8 : 3 0 Ill. Ilrit. Eni. I p. 171; t y p e : 11. ]Jttludosu s Gyll.] B1:de l Faun e Col. Bass. Seinr L p 38. l'yrrotac hy s Sloane 1896 l'roc. Lin n Soc. :V. S \\ ales, p. 3 7 4 ; t y p e : P. conslr i clicep s SI. Les O c hth cfJhi/us sont de trs p e tit s Insr.ct cs de f rme tr oite c t parull r de d prim s, pub esce nts. L e ur s yeux sont volumin eux, les sillo n s fro ntaux sont tr oits r gulie r s, n e tt e m e nt c rctt ss c u c oup d e gou ge ; l 'pistollle est dis tinct du post pis t o m c l e labr e est tr oit la h a sr., presque bilo b e n a vaut c t un p e u e n f orme d Y Les ant ennes sont l ongue s c t la dent du m e nt o n est s imple. L e ptou otum est cortli f o rm c p eine r e b ord Jat ral e m e nt, a vec l e disque pon ctu ct un pr of ond sillo n l o n g itudinal c t m dian e n coup d e gou ge l o ngs o t purall !C's s tri\S plus o u m oins n ettes, int c r s trics plus o u m oins l rtc m c nt p o nctus. TibitS :mtrir ur s pub esce n ts, sans trac e de sillu n ( t ) Dan s l es faun es tropi cales, la tribu cornpr enlllr s genr es Och i heph i/us Nie tn. ( Afrique, A s i e Aus trali e), Ap oplotre chus Ail. Tr e chodes Blac!< b ( t\friq ue, A s i e, A u s t ra lie ) SJ!O mdcs Fau v. ( N ourellc Calc doni<') T em1ws t e g a G End e rl. (ile C roz et.) c t un g e nr e in dit d e L\tncr iqu" du S ud. (2) .r:Ochth c phil u s c e y l a11icus Nieln c r est une e s pec:c tr s roi sinc rlu l'c r i l e ptus japo11icn s Bat.cs J' e n ai vu un e s rie d' e x e mplair es pro1cnanl d e l'Inde, parf a itement c onfortn c s la d esc ription d e Nn: :nn: n Il ne fait don c au c un doute que les genres O chl/11 ph ilus c l Peri/ c p tus soi ent. ide ntiques; P un.I'S ( l. c., p. 3 G 2 ) en avait d aill e ur s j<'1 r onvt>nu. O n >C trouv e d u n e dans l obligati o n form elle d e r e m placer l e nom de l'c r i / e plus S c haum par celui d' Ochth e ph i/1ts Nic tn e r t 857.

PAGE 162

HiG J o ngitllllinal externe. L e (jll:ttri nw arlicle l:.ll'S l'S (s t prolong; t'Il lll'SSuu s d e l' onyc liinm pal' LIIIL' lun g n c l'\ pan sion lllL'IIJhr:llll'IISt'. On c ou1wit un e d t,pi c :s tJ'U, hlluJ'ftilu:> dis lrihliL' S dan s l Sillles l d e !'.'bic, l 'a r c hip e l 1 '.\uslr:J!i,, jJad:tg:J s cal' l'l lLiBie 1',\friqu e au s tr:ll r c t o rielllal c; um sculto r spict t'S i L<'S Oc!tlhep!ti/us so nt d es Insce l cs qn e l'on tr onYe parfoi s L'LI abOIIL!ancc sur les Jlt'lil es pl:Jg
PAGE 163

Les 'J'recltinae d e France. :1.67 ludco l cs du typ o Trechus c t rlcs genres 011 csp0crs soulul'l'tns cave r nicoles ou enliogs, des s tades d 'voluti o n plus o u m oins avanc s E n o rttr c ces sri es phyl tiques p e u vrnt tr e rnssc mblr;s dan s de ux grand s g r oupe s d'apr s l a s tru c tur e d es tihitS L e pr emie r de ces gr oupes e s t caract ris par des lihi t S ant riC'lii'S aiJsolumc nt g labres sut les faces e xt e rn e et :tnt!rieur e c t o rdinaintn etll. orns d 'un s illon l o ngitudinrl s ur l a ftrr e xt erne Il cotnpr cnd l a n1j o rit des es p ces lucicoles, mai s tussi des cave rnicoles Lr druxi ime g r 011pe runit les espces d o nt les ti1Ji:1s sont puh esc r nts :111 m oins s ur la mnili apic:rlc de l! face ant rie ure; tantt l a face exlrt'IW r'st ;;labr e c t occupe par un pr o f ond sillo n l o n g ittulin:Jl rxlttne, tantt cette nt m c faCL'. n e m o nlt't' :1ucun illo n et l outlc tihia
PAGE 164

168 Dt' n c n .lEANliEL. lL ;n cc 1111 b ourre l e t e ntr e I't'p:1ule N l 't:cu sson. C r osse l p i c a l c d e la s tri e s uturale r 6Jlt:llie su1 la s i rie L a bium libr e ; s i x soies s ur l'e\lr mil. :llll.t'i'itur c e l a piicc gul: tir c (srie phyl. 'J'halussop/ullt S ) .ln s rctr s gla br e s, oculs, il anl rnnes lri:s l o n g ues. 'l'l'p c : Th. \l hi/ci \roll............................. 3. Tllalassophilus \roll. J t lytres s:1ns b o urrl'l c t ba s al. r.r o;;;c : 1 p icalc flfo la s trie S lltlt r :ile r llechie su1 l a 3 s tl'ie. L ai>i11lll sotul; 11ne h e rse d e 1:3 il 14 soi rs s11r l'e:-.trt' mit ;llltrit:ttr e d e la piice gulair e (s(ri c pl1yl. de 'l'1'CCf1VIJ/c/111tS) ]llSl'ClC':i jl_UIJCSC('IIIS, ocul( s 'l'y pl' : 'J'. mi!'I'Os H crb;t..... ..... !1 . Trechobl emus G:.11t g iiJ. i i Srir o t nhil i q un irrt'gttliirc. Dt nt du mrn l o n i 1 J ll'i n c IJiloiJ(r, prrsque tntiir t. Typ e : ::>. ,1/aycli A IJ. i. Speotrechus n ov. gcn St'ric otnhiliqllr'c r(guli r e Ile nt d11 m cnl.n n bilitlc........ (). 6 ou; 11ne h e r se rie JO il 12 soies s u r l 'e\ll'tntil :111l. rie ur c d e l n piice gtilait e l 'r'l c c t pr n n o l ltlll g l :llm J s lytres puiJrscc nt s Typ e : L. discu s F. Lasiotrechus Gang iiJ. Labium l ibre; 5 i 1 6 soies s ur l 'ex. tr milt' ant iric llr c de l a piicr gulairr gl:JIJ rcs. lltSl'clr.s lrogl oiJics. Typ e : /J, /Joriae Grs l l (l...................... G. Duvalites .lc anu. 7. Tri. p clil s i n src lcs i 1 gi'Oss r it\ic ct anl r nnc s l o n g ur s v ivan t dan s l a z o n r inl c rcnlirl
PAGE 165

Des rrr c h inoe de Frnnce. 1.G9 s, ric ombilique D c nttt m cnlo n simple. L:liJium .................... ....... ..... :. . . . . . H. 10. Sillons frnt:tux tomplc l s Pmtllo r ax ct !.\ l e g l a hrrs. l')" p c : IJ. liii!JII!Ondi Del:tr... ............. ..... 8. Duvalius Delar. Silln n s fro ntaux Ltc omplt-ls T t e e l pr n n otum pub esce nt s r h c z l es rspccs fran:t i:;cs ( sniJgrn. Tri chiiJiilllenops .lra nn. ) T y p e du ge nr e : '/'. Utpid l' c y e t'...... O. Trechopsis Peyrr. H. Sillo n s comple t s. Insec t e s de pdile laillr, i mcmbns g r t \ lcs r t cnur t s, :tdaptr!s la v i c tndogc Typ e : G. Disconli(fll!J i Fair m ....... ........ 12. Geotrechu s .Tc ann Sill(lns fro nl:ttt x incomple t s Insec t es g r l rs, :tlln ngt"s, m cm-IJrr.s e xcess i v e m e nt l o n gs, ad:tpt0s l a v i u s ur lrs p :.tro i s stalagmi t 6cs. Typ e : 1. Lesch e llllll ili B o n v. t:J. Aphaen ops B o n v. GROUPE I. ( G c nr r s tibins g lnbtcs ) DE TIIEC HL.iS. 1 G e nr e F.1ta1thius S t c p h c ns. E]!ti]Jhizts L eac h ( S I(']llll'lts 18:!0, Ill. Brit. E nt. J, p. 1f1) ; type : E secalis P a yl\. -Sei dlilz IH!JI F aun. Bali. ( tl 2 p. l ; F :111n. Transyl v p. -C:111glhaue r K : ,r. Wllr-k-ur . 1 p 22 0. Trc cltn s :tud. (par s ) L e gcur e h"papltitts r cnfermr qu e l q ues cspi)cc s ar c h : :qtts, t c marquablcs pat'lt'ttt's cara c tlrcs cli t.,tn\iqucs ct qui prt". srnLCttL un l!pc d 'oc dc:t gu s tr\s p:.trliculiP r Il c o n s titu e une lig ne d \s p ccs IJo r(ales :tyant une t o ul attir e otiginc qttc celles qui composcntlo genre Trc clw s (1 ) Epaphius secalis Paykull i7!JO, C:ir:tb. S u ce., p. !J!l ; t y p e : SttP.-D c jt'an, S prc. V p 2!, ; leon., IV, pl. 20fi, lig !1. Fairmair c c t L ;tbo ulh n e 18ii!l, F aune c nt. fran: I p. lfi.!J.Pandl'il,: 18G7. :\Ial. l':llln C f ran1; ., If, p H7. Pttt z e ys, 1.8i0, S ltl l. rul. l.tg., p -187. B c d u l F;tttn e Col. ll:tss SL'ii1L', J p. G:tngliJaue t ', 1 8!12, 1\iif. !llitl c l c ur. r p 220. -teslt/CCIIS FaiJI"i cius, 1 80 1 S) sl. Ele nlh J p. 20!J. /alic oll-is M o lsch nuls ky, Jns Sib ., p. 2:J5; t y pe: l a c Bak: al. ( t ) Les cs pi!cc s c o n s lit.uanl l e gt:ure Epaphius sou l les 1:". scca /is Payli. cp hi!IJ!iatus B:ucs cl H. Jllnt clotnslriallls Pulz., tlu .lapo u E. chincusis Jeann. du T c h Kian g. li n'exis t e p as d"F:pa phins d a n s L\ln ri'lu c du Nord fJuoi qu'e n ai ent dil PuTZEI"S c l GANt:I.IL \ UEII.

PAGE 166

17 n H e u .IEA 1'il'\E I.. Stra s b o ur g ( Ecolld) M oselle : MtLz (Gt'IIn) S o uunu: L e 'l'rt'pl)rt (Ch. Cl'qllt'l't'l) ; J)iPppt(A. l:ronl'fllt!J. -Orne: lto i s tle C h :1nnu (J,. U e J, I ) (!;. rlu \'Lry ) S t ine: A sni r r s ( L (rcill!).-Oise: Cl c-ll'Ur (ll's l c U edtl) Hl1ne : Lyon (A. Grouvcllu !). H pandu dan s l e N o rd d n la France, mai s t o ujour s rar e. On l e ll'ourc e ncor e dan s les Iles lkit.anniqu cs, la ptninsule Sc:llldin:I V t\, la Fiulanli c l'Eur ope m oyenne (Ailenwgnc, B o h nw, Tran s yl vani e ) l a 1\uss ie, l e Cauca se e l la Sib ri e occilicnl.alc, an ju s qu au lac 2. Genre 'l'e(hns (Ciail'\ 'illr ) .Jrann cl. Tnclm s C lair\ill e 180G, Enl om. H e l v., If, p 2:2; L ypf' : T. 1'n/i e n s Clain' (= twt drislrialns D e j c nn, 1 8:l l Spcc. V, p. 2.Putz c y s 18!17, Slclt. cul. li(J, p. 302.-l'nnd cll 18Gi, J\l:Jl. Fatiii C frant;., JI, p 1:a. -Putz eys 1870 Slc/l. en/. lly, p. 7-48, i!l i i ::!01, pl. l. B c d c l Faun e Col. Bass. Suinc, 1 p. :J!) l'l 1 52.-l:anglbau c r 180:2, \lilt e l uur., J p 18G. -.Jc nnnl'l, Hl2U, J:u/1. Soc. ml. fi'r ., p 1 5:-2 ( chal'. e mcnd. ) l.lnrthe, Cnr. I.J:dJ, ,.rh, \nan ... ( h o r s text e Llrs Miscellrm. ru/o111., H0-22. -.le :uu w l 102 1, liu//. Soc. /lis t. nat., Toul o use, XLIX, p 1G-J82. -li/emus SL
PAGE 167

Us Trcrli in a c de Fra?ll:e. i7l Les Trct:/1//S con s titu ent tin g t O itpr tri)S an c i e n d o nt 1/li s l o ir c gl:c. l og iqtil' r rttlt llll ju s qu o d :tiiS l irc: ltiii S ;;rs l prl: S P nlant s Sllt litCi('nlt-:;. l : t plitp:ll l l't'lt glll:; d;Jn:; I S bun:; a lpin ::; d s dillrt'ill s 1na ssif:; JnOillagJJPIIX dt I I:Jti"" I H'; 1111 plil n ntnh1r sont dt s C avenlico k s l':tl contre la g r : tnd e lll:tj n ritt : d es IIOtnlt t'rttx C:tverni cu ltS d l:urope app:trli etlltP-n l ;J d.' : ttllr e:; ligtiL' S dt 'f'rcch ini :, tibi:t s pubcsctn l:i. C es ligiiL 't::i, Lluttll'liiS l Oii'L' es t bie n dilll't'nll'. n l'x:i tl'nt plu s d a n s 1 : 1 faun e ;Jctu cllc qu e p a r d l's r e l i c t cs 011 qu e lqu e s nliGLts a lpin s LC' g r a nd gt nr e Tr e c/ms lui m m e es t naturcllc m t nl p o l ypli y lt'tiqi iC'. D tns l a fattn e p:tli ar c liqu e il es t p oss ibl e d e Llisli11g u c r U IIL' quat lll t aine ile g r o ttp L\S d 'es pces bie n ca r a c tiri s, s dan s cltac un il rxi s t c un t y p e parti c uli e r Lie pi c es c opul:1t 1 is Llu s::tc inltt n e, ty p e co n slilU illl lll l r vrilablr s i "llalurc d t l a lig nt (1 ) 1 H!SC du prn110tllll1 s an s pli,; ni ntg u s ill:s l111 1 g illlllin :tlts Cil tlrh,-q s litt sillo n mitlia n ; f nsscliL S lws a lts :iiJ S tntP:; o u S l l prt '\ie i cllrs pl'tit cs lis;;Ps. : t HC settlt m t nl qu:tli 't' c inq s tri 1 s itll t : rn cs tri :i lints c t Lri s S t i p trl i c il'll t s li,;sts.-Lig11cs orbita ir e s c o n\'t't'grntt s.. .. ..... i. Base du pro n o t u m lt t j nurs plu s 011 lllOitt:i t ugu e u st; f,>ssC'Ltes l m:: tlt s nf'tl cs, l 'ttg-u etl:it S l;:l ylt'L'S : s tri es t.xlL'riiCS l1>1tjours plu s o u m oins dis c c rttahil's ..... tL 2 A11gks p os lLri curs 111 1 p r o n o l ttm Llr" il.' r i f s ; f o sse tt e s !Ja salcs pt:lites tn: d s ndtes. Tibia s ant r il'ti i'S a rl'C ( 1 ) l e 111C pr opos e d'expo s c t aille ur s l'lud e ph) d la i liee des cspc s du genr e Tr e clius, lr ; n ail p o ur l eque l j'ai Lllja r[uni un tuilli c r e pre p a ration> mieroscopiqu c s tlts pices copulatricrs d e t outes le;; c s p i r cs connue,;. Mais an s l e C atalogu e t lcs Trcc!tu. fran r ; ais 1 pti sc trouv e plus l oin, j'ai provi soirttnc nt r : num r les c s piccs dan s l'or dr e pltylogniptc nouv eau, c'cst-;1t lir c g r oup[rs d aprs l e ur lypc d armatur e du ;;ac intrrnt'. Au c onlraire, dans l e l a hlt a u d e ddCI'Ininatio n d e; r;p c c s j'oti cr u t,i,n faire e n otll s rcontl plan les c aracli;rcs sexu els l'l e n prcnanl pour car p ccs.

PAGE 168

172 D r n c n .JEANNE T .. 1111 sillo n l n ngitn r linal e x t erne n et. il 5 s tries V I SIh1PS. Ail. ov:ile s comme c h e z T. oulnsus O etlragus tris g r rlc :'t h e c rfliJ,, et. t r i' min par un p o lit L:r o c h et; sac int.rrne :1ve c d eux picr s :Ill o n ges d ont l'un e e s t rccouri.Jc e n fOI'IIIC d e cimc t c rr r L o n g 3,7 mm ....... ....... . S. cnnicnlornm M e qu. A n g l e s pos tLrie ur s d11 pr o n otum tr s o btu 's, tr s cll'acs; hase trs s a illant e Tibia s antri e ur s sillo n l ong itudin :il ext erne plus o n m oins cll'ac. lytres :'1 s tries v i sibles. . 3. 3. Macro plr c Col o rati o n p:"lle Y e ux cinq i.t s i x f o i s aussi l o n g s que les tempes. ltlyt.rcs allongs, paralll l cs, il tpaules tr s s aillantes. O e d cagu s pais, il somme t m o u sse; pir.es r lu sne int erne l o n g ues, dr oites, tgales c l parall l es. L o n g .tl tl,Ci 111111. . . . . . . . . . . . . . . . . li. quadristriatus S c hrk. Ordioair c m cnt i.Jrachypt. re. Col o rati o n h1'11n:Hr c brillant. Y e u x a n plus qtwtr c f o i s aussi l o ngs que les t empes. ov:lles. O c d c a g u s pais, mais p oint e l ongue c t cflile; pices d11 s:1 c int erne courtes, trs ingal e s, t ordues c t L ong. : 1 iltl ,-'i mm...... .................. 7. ohtusns E r 11. G rand e taille t 4 il ',i:i mm.). Hr:lchypti.rc o u l'arc m e nt m a c r opt r c ov:ilcs il tp:ullcs s:IIlantcs ........ ................ (onnn typic a. IJ. Tri.:s p c lit e t aille ( 3 mm. ) Apt r e ovales cou rt.s n o n lar g i s en anire. les epaul e s ellac. : .r.s.................... suiJs p Rr : nn"l'i ( ) nov. IL Tibias :mt rie ur s s:ms trce d e sillo n l o n g i t udinal Slll' la face e x t erne ... .... : . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Tibia s ant rie ur s ave c un sillo n l o ngitudinal e x t erne..... 8. 5. B ord hnsal d e l'lyt r e p crpcnrliculaii' C : t la lig n e mdi:11w. P o r c apil:al int rrnc d e l' l ytre s itu s a positio n n orma le, c 'cst-dir c p e u pr s l a mmc distanc e du somme t d e l'lytr e que d e la s utur e Lignrs oriJitnircs c o n v e rgcnl r . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6. B o r d h n s n l d e l lytr e o bliqu e P o r c int er n e bie n plu s l o i g n du snmme t d e l' l yt r e q ue d e l a s u Lure ; la C I'Ossc d e l a 2 s trie est t1'i] s allo nge. Lignes o rbitaires divc J gcnlcs. e n trs ample ................ 7 (1) OJ i la de n c n fils d e notre collgue

PAGE 169

tes Trccltinac de France. G. llasc du.prrnuL111l1 allo n gs, s tries ces, J u r ktne nl hrun d e ph plus o u m oins tr i s t 't' t ill rl tr i s arqw 173 la inlrtne ;nec linn p e tit e pii ce tWal a ir e con c;Jn place d e C lt:llllp. L o ng. 2 i j il 111111.. L Delarouzeei a S tries d es lytr es Lri s e l face s au sommet. ...... forma tu piat . Les tr o i s pt'L'mi r e s st.ril's bie n llW I '(jllL'es so1nnwt, l e ur p o n c t u ati o n plu s f ol'le ....... ... . . . . . . . . . . . . suhs p turiu cnsi8, n ov. Base d11 pt'f>ilOI.lilll (:lyt.rrs plu s l:1r gf's rt plu s cunve.xs, : s lrics hicrr lra c,L S SL>illllH'I plus line -11lt'IIL PLn ctu ts. Culur :rliOtl t oujo nr s flJrcee Oed e ; t g u s s nJ hia bk ;'r celui d e'/'. Delarou : ei. L ong. :J null. 2 maritimus !Je \ 7. Ang k s du pr o n o lum obi liS JIIO IJSs's, nJ;I,; fossellrs pr o f o ndl'S. :'t s tries plu s linL s, m oins n ette m ent. p o nclu(cs, ; int'r s trie:,; presq n plans 0Nkagn 3 court et sac d eux pict s a rti cnlr's, l 'une !lr o itc, concaw, nll' : rutr r, g:!ll-c h l', c r \ne lf'. L n u g .,2 mm........ 1G. bigerricus .lcann. A11g les poskriLur s tin pr o n oLum tr h ;nTuntlic:: f ossc lil' s has:llcs s uptrli c ill, ;;, tn:ris lar ges. l::l y lr L S plits I OI'll'S, plus pr ufondttlfnL pon ctue" ; inlr r s trii'S CC>IHt \ r s L o n g !l 111111. (?) :, !1,!:i llllll. {cf).. l.'j_ Kiesenwetteri l'allll. A n gll's p c sl'rieui'S du pr o n olum for ll'lllCIIL arrondis. La go1tlli r e mar gi11a l c des ,l y lrcs c omme nce a11 nirr:au d t l a racinellC\ la '-" s tri t. -Cul.,rali o n t c t;t cle; f o rmt' ,lrtilL' I'L d (pt itnf'. Lig nes oriJ ilair s dircr genles. 0lr nil, :'!ba se oYall'S il p aules cll':rcr:,s........ V. A n g lns posltriL' ttr s du p r o n ol1tm vifs La goulli i r o mar g i nale des l ylt\' S CL>Illm c ncc l a racine d e l a ;) slt'iL'...... 1 0. V. L o ng. 2 mm. e n ova l e court les stries f u r leme nt. Oed eag u s g r l e c t tri_s allo n g: s a c ittl erne aYec une seule pice c t pas d o d etlls 1 J.' Abeillei P :111d. L o ng il il :3.8 mm. l y tres e n ova l e alln n g 0 IL-s s n p o nctu t s. Ocd e : 1 g u s C01:rl rt \.pais, IHc repli du cul v e ntral ; ac inlP rn e a H c une l:tr gl' piiee roncar e cl un r a n g g T nsses dLnts. H angusticollis 1\il'S\1'. a paules ell'::tccs, arro ndi es. D e uxi m e articl e

PAGE 170

i74 Dr l\ o n JEAl'iNEL. cs antenn c s ;1ussi l ong ([lW l e quatri m e . ... . . . . . . . . . . subsp. dislinct .us Fainu b. angul e u ses D c uxii_m c articl e cs anten nes plus court qu e l e qualriimc... ( o r ma l!JJiica. 10. O puxi m c articl e d e s anll'nncs plus lt) n g que l e qualri 1ne.-Uase du pr o n o tnm s aillante. Insectes d e p e tit e taill e. . ... ii. D e uxi m e article dos ant ennes pas plus l o ng que l e quatrim e .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1:2. H Ante nne s cou rtes, n o ueu ses, arti c l,s ovodes. Y e ux d e ux f o i s aussi l ongs que l es tempes Lig nes o rbitaires con ver gentes. P o nctuati o n cs s tri es asse) g r osse ct SU]lfli'IGil'lle. Oetlt;Jgus cuurl bec efl11 : sac inl ri'IIC' arm d e d e ux pices lamelle uses, l'une
PAGE 171

Les Trechinae de France. !75 Stries des lytres lisses ou ponctuation trs fine........ i9. U. Pronotum trs grand, presrJue nussi large rJue la base des lytres, ses cts fortement arrondis, ses angles post rieurs saillants en arrii.re, les fossettes basales larges ct trs pro fondes, la base recliligne. Itlytrcs allongs, convexes, paules saillantes, stries profondes e t fortement ponctues, les interstrics trs convexes. Lignes orbitaires parallles. Oedeagus pais, arqu, pointe effile; sac interne sans autre armature quo quelques petites dents dorsales et apicales. Long. 5 mm... . . . . . . . . . . 26. mplicollis Fairm. Proliotum nettement moins large que los. lytres, les angles non saillants en Armature du sac in terne toujours dveloppe. . . . . . . . . . . . . . . i5. i5. Stries externes dos lytres effaces ou moins profondes que les stries internes. Yeux plus longs que les tempes....... i6. Stries externes des lytres a\}SSi profondment que les stries internes. Yeux aussi longs ou plus courts que les tempes Aptres ................... : : . . . . . . . . i8. 16. Pronotum a hase rectiligne.-Grande espce aile pro thorax petit, transverse, non rtrci la base, lytres grands, parallles, allongs avec les paulrs saillantes, les stries cxtemes bien marques. Gouttire du pro notum ts large, les angles postrieurs cxpl:Jns. Ocdca gus trs grand, non rcnll la hase, le sommet dissym tri que ct large; sac interne avec deux lar ges pices aplaties rectangulaires accoles l'une a l'autre; pas d't\pines. L ong. 6 6,o mm ..................... _.,... 27. rubens Fahr : Pronotum hase saillante en arrire Stries externe des lytres elfaces ........... ; . . . . . . . . . . . . . i 7 i 7. Pronotum transverse non rtrci la base, la gouttire marginale trs large, les angles postrieurs cxplans, trs. saillants. -Ail on bmchyptre. Lignes orbitai res conver gentes. lytres courts, e lliptiques, peu arrondis sur les c ts. Coloration brun de poix assez ple uniforme. Oedeagus court, arqu, symtrique, trs rentl la base, mousse au sommet; sac interne avec une pice spatule reposant sur un pais feutrage de petites pines trs nombreuses. Long. 3,5 4 mm ................. 00 00 3. austriacus Dej. Pronotum peine transverse, rtrci la base, la gouttire

PAGE 172

t76 Dr l\en JEANNEL. margin:ilc trnitr, lrs angles post(riNH'S prl'Sf[lle droit", non saillants. Aptlrf' . Lignes o rbitaires parallt\l es. l ;:tytn's amples, ov:1lcs marginal e tTl'S prof o ndt. Colora-tio n hrunlr e anc une gTan!le tach e humral e et IIJW pc-lite tach e sulwpicalc p<.lrs ( ers taclus font St>U vent d( :faut). Oedeagus trL'S asymtrique, peu :nqu, t e rmin par un IH'c c roch11; sac int erne muni d'une picc iidr e arte tris e n scllc. Long 4,5 mm. . . . . . 4. Fairmairei Pan!l. t8. Pronotum transvrt'5e. DPs ye11x bien dvelopps nussi longs que les lt'llll)('S. 1::1) lt't'S paralli.lcs, (pau les s:.Jillun d e uxinw lM'e discal sil11 :1p1'i's lt' milieu Lig n rs orlli tair('s divl'rgtnll'S. Ordra g u s gr:.1nd, t'p:ds, il snmnwt sac int e m c :1Yt'C lli'IIX lar ges piicl's, l uni' Yt'nlr;Jle, concave, l'allttc llo r salr, :.nqut':e, arlicult:r s comnw dtux mchoirc s. L11ng. 5,2 mm ... ,........................ 28. fulvus D e j Pr onotu m (tr oit., par:1llL le, carrlo u Y cu x tr" petits. il (pnulcs arronirs, dl'uxi(m c porn discal s itu( : exactement :m milieu de la l o ngueur d e l a 3 strie. Lignes divt t'gcntes. Oedt:Jgns tr s petit trs arqu :'1 p o inte courtr.; sac intern e avec une pice qua drilatre dont l e bord rlorsal paissi furnw un bec act .. .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2!!. Delhermi Saulcy a. Y en\ plus grands, compost's d e 50 o mmatidies envir o n l'r o n otum :.wssi l ong que large, r:lt's en g ural arrondis. Long. 5 mm ........ . . . . . . . . . . . s uhsp JJayrc m i Sauky. b. Y eux plus p e tits, d'en v iron 20 omo.wtidics Pr o nolum un p e u plus long que large, cts moins arqus. L ong. 4,ii mm.. forma typica (1). i!J. C ts du pron o tum fc>I 'tl'IIIC 'nt rdrt:.i s et sinus dans leur IJtwrt basal. -Lignes o rbitaires dinrgcntcs. Base du pro-_ (t ) L e 'l' a vc yronens is Fauve! r.sl certainement identique au 'l' Delhermi lypirtue. Les tcrmt s trs pr eis de la diagnose l atine d e FAUHI (/lev. d'Hn tom ., Caen 1880, l p 7o) s' appliqu e nt tr s exac tem ent au 1' {)e/ltenni de la grolle de M a r c illa<: c l contrastent d ailleurs av1: c l 'aflirmalio n J'aile e n s uite par FAuvEL que le T avey1onensis sc dislin;.\uc sans p eine [du 1'. Delhenni] par lou s ses c ara c t r es, nolarnm e nl par sa ll
PAGE 173

l-es 1'rechincw de France. i 77 notum reetilig ne. Ordnagus c ourt ct l'pais; sac interne arm tl'urw g rossr. pil:ce irr! guli re multilid c la base, comprime ct plu s ou moins tordue an somme t . . . . . . . . . . . 20. Cts du pr o notum non s iuus e n arri r c ou ave c une tr s p et it e s inuosit fjui n'occupe gure ljUe l e dixi m e basal du ct . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21. 20. Colmation u oit' brillant iri s. Fo rm e trapue. Yeux s aillant s plus long s que l rs temp es. Pr o notum aussi l ong que large. cou rt s L o ng. :i,5 G mm... . 20. Bonvouloiri Pand Coloratiun hrun i1trc plus o u m o ins p le. Forme allonge. Y eux plus que les t empes. AntL\l1lWS att e ig-nant le tier s basal des lytres. Pr o n o tum aussi long que large. ly-tres e lliptiques allnng!!s. L o ng. 5 6 6 mm. 2i. Bor dei Pey er. Color ation testac r ougerilJe. Forme robu ste. Yeux trs p etits, po ncti!ornws. Antennes attei g nant le milie u des lytr es. l'rono tum plu s long que large. lytres ovale s amples, s tri es pr o fondes. L ong. (i 6,5 mm. . 22. navaricus Vuill. 2i. Tibia s ant rieurs bisillonn!s sur leur lace externe; en avant du sillon habituel sc tr ouve un den xi me sillo n parall le, n e t mais moins marqu. Yeux volumincux, d eux fois aussi l ongs que les tl'mpcs; lignes o rhit a ire s par allles. Pro notum tran sve rsr., base rectiligne. oblongs, lar ges, paulcs sailluntcs, stries externes elfaccs. Oedc agus c o urt e t (!pi.liS ; sac interne muni de deux pices vaginablcs dont l'un e est e n lorme d e sa!Jo L place d e challlp, J'autr e L ong. 3,5 4,5 mm....... 24. distigma 1\.iesw Tibia s ant rie ur s avp. c un seul sillon s ur l a face ext erne.... 22. du pr onotum saillant e en arritrc au milieu obliquem e nt tr onque l a t ralem ent.-LignC's orbitaires diverg e ntes. O e dcagus e trs g-rande laill e allong( ; sac int erne muni d un e double lamelln u sc place de champ c t d o nt la bran che suprieure est longue et aigu. . . . . . . . 23. -Base du pronotum r ectiligne.. . . . . . . . . . . . . . 25. 23. F orme gnrale o blongue, allo nge. Pr o notum r trd la base. lytres l o ngs, acumin.:s, s tries fines, les externe s hie n trac es; intc rstrie s plans Y fH 'i. aussi l ongs que les t empes. Pointe d r 1 \w! le:lgus aigui, s imple; sac inlt'rn e cou vert d e p e lit rs .:cailles Long. mm. ( Q) 4,8 mm. (d') . i9. Brucki Fainn

PAGE 174

:1.78 D H e n JEAN NEL F orme plus lr'
PAGE 175

Les Trechinae de France. i79 des autres. Long. 3,8 mm. ( 9) 4,5 mm. (d') 23. Aubei Pand. Trs convexe; noir trs brillant. Pronotum transverse cts fortement urrondis lytres cu ovule allong, peine largis porcs discaux trs petits; la 2 strie dcrit une crosse apicale en s'unissant la 3, suivunt la disposition normale. Lignes orbitaires purulllcs. Oedeagus court, trs gros, rentl lu bas e brusquement termin pur un petit bec ti; sac interne avec deux pices dont l'une est pluc(e do champ, allonge en lnue d'S, un organe vsiculeux impair du ct une r:.mge rguiire de pclitPs dents sur lu face Long. 5mm. (cf)...... 25. latus, su!Jsp. Grouvellei(1 ) Jeann. CATALOGUE DES ESl'if:ES L Trechus Delarouzeei Pandell, i867, Mat. Fuunc !ran., II, p. ll!G; type: Fuillefeu. Putzeys, Ul70, Stett ent. Zly., p. Hi:i. Gunglhau(r, !l2, Kiif. I, p 202. Caillol, Cal. Col. Prov. 1, JI. 73. Bm'lhc, Car. ga\lo-rhn., p. 380. b. Suhsp. tu?'inen sis, nov.; type : fort de Turini. a. Formn typica. -Basses-Alpes: Failleleu (Dclarouzcc,Bcdel!); Le Cheval Blanc (PeyerimhoiT!); lac 'Allos (PcyerimhoiT!). b. Subsp. turinensis Jcann. -Alpes-Maritimes : Turini, :mtour des baraquements militaires (.Jeanne\, 1!l02); cime de l'Au thion (Peyer imho!T!); environs de Beuil (Ste-Claire Deville!); mont Pommier (Fagniez!); Le Bol'l'on (Fagniez!); Saint-.\Jartin-VsuiJic (A. Grou velle!); col de nans, col d'Andron, cime lle ln (Ste-Claire Deville); llladone des Fentres (Peragallo, Fagnicz !). (t) 7'. Gronvcllei a le mme oedeagus trs particulier que le 7'. lalus !IP. Transylvanie; il a la coloration noir brillant, la mme forme gnrale large cl convexe. JI n"en difi"re que par ses angles posterieurs du pronotum non saillants en dehors, Si'S lytre; plus allongs, it stries encore plus fines cl sa taille un peu plus grantle. (2) Cd tc espce appartient au groupe du 7'. uiyrinus Putz., groupe carac tris par l"abscnec d e sillons longitudinaux sur la face externe des tibias antrieurs, rcffacemcJit des fossettes basales du pronolum ct un type special ()"oedcagus. A cc groupe appartiennent les 7'. uiyrinus Pulz., 7'. nrlarou::;eei Pan., T. marilimus Del., T. urmuyi GangliJ., 1'. valleslris Dan., T. rhilemis .Kaufm 1'. modestus Pulz., 1'. ubtusiusculus T. Dan., T Hbinyer i Apf., T. cephalonicus Winld T validipes Dan., T. illyricus Joann., 1'. rotunrlatus Dcj., T Solarii Jeann. Le groupe est mditerranen.

PAGE 176

iSO Dr Ben JEANJL. 1'. Dc/arcu::eei (1 ) el l'espce su ivant e sont fran, :aisi'S rlu groupe de 1'. niyriuus, groupt abundamment npn;SI'IIh: sur le rcrsant mlri<.lional des A lprs ct cril Ci'lllli11C race u T. /Je/aron::eti. Quoiqu'il ail e xact c nwnt l e mt\nw organ e copulateur m). (Voir JE, \;-;:-iEL -1!)21, Uul. Sot. Sl. Cluj, I p. H:i\lJ. ( t ) T. est rPpr ,;e nl sur l e mont Luberon dans l e Yauclusr, par une race particuli re
PAGE 177

Les Trechinae de France. l8i 4. Trechus Fairmairei P:mdell, :1.867, Mat. Faune [raoy., II, p. i5i; type : Alpes-Maritimes. -Putzeys, :1.870, Stelt. ent. Ztg., p. i63. c anglhauer, i892, Ka!. Milteleur., 1, p. 1.94. -Flcischer, 1.898, lfiener ent. Ztg., XVII, p. 58. -Holdhaus, i902, Verh. zoo/. bot. Ces. lfien., LII, p. 1.95. -Ganglbauer, i903, Wiener ent. Ztg., XXII, p. i09. -Jeanne!, i92:1., Bul. Soc. St. Cluj, I, p. 1.57, lig. 3. binotatus Putzeys, 1.870, Stett. ent. Ztg., p. 1.65; type : Tos cane.-Raymondi Pandell, 1.867, Mat. Faune lr:m., p. ii.i4; type: Hy/)res. -Jeanne!, Hl20, Trab. Cienc. nat. Jlarlrid, Zool. 41, p. 7. -galloprovincialis Abeille, iH7"6, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 8 (nom. nov. pour Raymondi Pand.). Var. : monts des Maures (Fagniez !) ; Hyres (Fagniez!); vallon de N.-D. Anges, prs Gonfaron (Ste-Claire Deville). Alpes-Mariti mes : Cannes, canal de la Siagne (Ste-Claire Deville, Viturat, \Var nier); Nice, bords du Paillon (A. Grou velle!); Menton (A. Grou velle!). Je l'ai vu encore du Pimont : chartreuse du val Pesio (A. Grou velle 1), Huta (Dodero !) et de Toscane (Dodero !). H. CAILLOL (Cal. CoL Prov., I, p. 73) le cite de nombrGuses localits de Provence. L'espce existerait peut-tre en Corse : bergerie de Cnrtalnvonn, au dessus de Porto-Vecchio (Dieck, 1.868); mais cette indication mrite rait confirmation (Sm-CLAIRE DEVILLE, Cat. Col. Corse, p. 2:1.). Les exemplaires sont entirement brun testac et se rap portent ln description du 7'. llaymondi; ceux de Nice sont toujours de coloration [once, sans taches. T. Fair;nairei st une espce distincte du T. subnotatus Dej. (JEAN NEL, :1.92i, Bul. Soc. St. Cluj, I, p. 1.54, fig. i :1.2), Pt appartient nu mme groupe que lui (l), 5. Trechus cantalicus Fauve!, :1.888, llev. d'Entom., VII, p. 22-l; type_: Le Lioran. -Barthe, Car. gnllo-rhim., p. 370. -latebricola Fauve!, i886, llev. d'Enlom., V (nec Kiescnwelter). Cantal : Le Lioran, dans les mousses humides (Fauve!!, Ph. Grou velle!, Pcoud!). Espce tout fait isole, certainement relicte des fntmes vnrisques, commo le 1'. amplicollis Fairm. (1) Le grouJ1e duT. subnolatus renferme T. subnotatus Dej. (Eur. orient.), sa race de montagne cardioderus Pulz. eL sa forme aile mbacuminatus Fleisch. (Greee), 'J'. Fainnairei Paml., T. quadrimaculatus 1\loLscb. (Cau case), 7'. by:;antinus Apf. (Conslanlinople), T. italicus Dan. el T. samnis J eann. (Abruzzes).

PAGE 178

i82 Dr n en J E ANNEL. 6 Trechus quadristriatus Schrank :li8i, Ennm Ins. Aus tr ., p 218; type : Autriclw -Be
PAGE 179

Les Trechinae de F-rance. i83 p :1.22; type : Brandcnburg. Schaum, :1.858, Naturg. Ins. Deutsch!. 1, p. 6U.Thomson, :1.859, Skand Col., 1, p 2U.-:Pandell, i867, Mat. Fnc Iran(;., II, p :1.55. :1.870, Stett. ent. Ztg., p. :1.7!l. :..._ Jcanncl, :1.92!, Rul/. Soc. /list. 11at. Toulouse, XLIX, p. :1.7:1.. (char. cmcnd.). quadrisll'ttus var. oblusus llctlcl, Faune ol. Bass. Seine, 1, p. U. Ganglbauer, :1.892, Kiif. 1\liltclcur., I, p. i92. Barthe, Car. gallo-rhn., p. 364. -casta noplerus Hecr, :t840, Faun: Col. Hclv., p. :1.20; type : Suisse. -laevis Slcphcns, !832, 1. Brit. Ent., V, p. 384; type :Angleterre. tristis Slcphcns, :1.830. li. Brit. Eut., 1 p. i70; type :London b Sui.Jsp. Renati, nov. ; type: lac de Gury T. obtusus est rpandu dans l'Europe centrale dans l'Europe occi dentale ct dans l' Alriquc du Nord; il est surtout commun en Espagne ct dans le Midi de la France. Vers l'est il atteint la Roumanie ct la Finlande, dans le nord il remonte jusqu'aux iles Far-Ocr. On le trouve partout basse altitude, comme le 1'. quadristriatus, mais il s'lve plus haut que cc deruier dans les montagnes. Tandis que les 1'. quadlist1iatus ont toujours des ailes propres au vol, l e s r. obtusus sont nn gnral brachyptre s, parf ois t o talement aptr e s, mais rarement aussi macroptrcs La rnce Rcnati est une race de trs petite taille, nptlrc locnlise dnns le plateau Central; elle est souvent confondue dans les collections avec leT. cantalicus Fauv. Les localits suivantes de France m'ont fourni des T. obtusus, dtermins par exnmen de l'oedengus : a. Fonna typica. -Vende :La Roche-sur -Yon, brachyptres (L. Renaudin !). Tarn : Castres, plusieurs macroptrcs (Clermont!). Pyrnes Orientnles : fort de Sorde, brnchyptrcs (Jeanne!); fort de Fontr o meu, !Jrnchyptres (Jeannel) -Alpes-Mari times: Saint-.Martin-Vsubie brachy)ltrcs (A. Grou vell e!). b. Subsp. Renati Jeann. -Puyde-Dme: Mont Dore ( Allunud! ) ; lnc de Gury (Allunud!).Cnntnl: L Lioran ( Pcoud! ) 8 Trechus cuniculorum .Mquignon, :1.92!, Bull. Soc. ent F1., p. 93; type : Snint-Jean-des-.1\Ionts '(coll .1\Iquignon ct Jeanne!). Vende : Saint Jcan-des -.1\Ionts (A .1\lquignon !), dans le sable de terriers de lapins obturs par des touffes d' Eryngium. -Gironde : Arcnchon, un exemplaire pris au vol (Bede!, i89?) 9 Trechus Putzeysi (1) Pnndell, i867, .Mat. Faune frnn., II, (1) 7 Put::.eysi est une espce isole, constituant un grour,e spcial qui ne peul gure tre rapproch que du 7'. 1'e1tyi.

PAGE 180

D'" nen .lEAN:'iEI .. p 149; types: Alpes i\larilinws PntzPys, ':l8i0, S/ell. eni. Z/(1., p iiiO. Ganglhaner, 18!12, 1\i if. I, p 1!1ii. Barthr, Car. gallo-l'hn., p :ml. AlpL s-MaJ'ilinll'S : fon\t L' Turini, raYin dl' Calmclle (SIP-Ciail'l' Deville! ) ; baJaqll( ments de Turini (.fe:tnnPI). Aussi en Italit-dans la r,gion frontii l re : chaJ' Irr.nsl' 1111 Val J'Psio, tr s commun (A. Grouvrlle!) ; SanStPphano-d'Antto ( 1\. ll ndPro!). CellC' e5pic. e 1'51 Jocalis1:,._ Elh prsentP rn Ligurie Hill' racl' gogr:q)hiqne distincte, sur Je monte (suiJsp. /iyuricus Jo:lnnel, :1.!!21, /Jnl. Sot'. St. Cluj, I, p. iG.). 10. Trechus Pertyi (1 ) Hel\1', 18:!7, Sclnniz. II, p. -i!l; ty]lP : Gemmi. 1RH, Fnr. Col. IIl'IL, p 122. Pnlwys, 18, Sll'tl. eni. ltg., p. :li, pl. I. Ganglbauer 18\12, 1\af. .Miltehtu., I, p. 205. -J. et K. Daniel. 18!18, Col. Stnd., JI, p. 2.GangliJauC'r, Hl03, Hener en/. lt(l., p. HG. Cette espee tsl r,pandue surtout dans les Alpn:> de la SuissP. Jp n :li pag Yu d cxtmplaire;; antlwntiqucmcnt pris en Franc!'; m:1is c"mnw ce 1'Teclms a t ll'f>liYl' sur le Yl'rsant italien du mnntl3l:mc, il est hitn probahl qu 'il sera rcncnntrnn jllnr dans lt-s limill's 1le notre fannc. -l-1. Trechus pyrenaeus (2 ) Dcj,an. !8:1-l, Spec V, p. 21; lypP : Pyrc:nics-l'il.'ntale s. ('[ Labuulhiue, Fnc c nt. fr:nll_:-, I, p iO.-Pande>llc', 1Rti, i\lat. Frw frarw., Il, p. H -i. J>utzeys, -l8, St. ett. ent. lly., p. Hi:.i. BaJ'thc, Car. gallo-( 1 ) On groupe tort sous le nom de Pe1tyi toute une s1\ rie de Trechus des Alpi'S ori<: ntalc s l!l c cnt raiPs, qui n'ont en ra liU de e o mmun 11ue de vagues appar1nces (1\. 18!!8, Go!. Sl., Il, p. 2 ) gn ralit seul le T. lae!>ipr.nnis Heer 1loit rall.aeh i1 l'cspi:ce l'e 1tyi lli!rr. Les anl.res l'onnes dc\ c : rites par 111-:En ou par K D .\Nn:r. !loilcnl :;roupcs 1lans qul'! qucs cspi : rcs hien rar;u .lc'risrs par l'armature tlu sae interne. plus lPs espi : ccs suivantes l'ont parlic du groupe du T. Pertyi He"r : T. ylu cialis Ikcr, 7'. llompd Ganglh., T. lenuilimlmlus Dan., T .. Schaurn, T. Pinkeri G;11oglh., 1'. consoi!Till!ls Dan. (spcc. !list .. ), T. /msn icus Ganglh 1'. Mane: in ii Jeann., T. ll'ayneri GangiiJ. Cher. toutes cspi:ces le sac interne e5t arm d'une pii:ce dont le honllorsal paissi so: prolong" par une pointe api1: ale droite, recouri.JI:c ou tordue suivant. les espces (:!) Au gi'Oupe du T. pyremtcus Dej . appartiennent les deux suivantes et les T. l'a1enrfo1 1/i Del'., de Corse et 1'. 1/iimmclcri Breil, des Abruzzes.

PAGE 181

Les Trechinae de France. 185 rhm., p. 3G8. Jeanne!, Hl21, TJnll. Soc. llist. riat. 1'oulouse, XLIX, p. Pyrn es -Orientales. Montlouis, vers U)OO m. ( Jeanne!! ) ; mont Canigou, au-dessus du V emet ( Dclarouzc !, A Gro u velle!). Espce alpine, paraissant localise dans la haute valle de la Tt, entre :1..200 ct 2.!100 m. i2. Trechus latebricola KicscnwcHc r, :U:l50, Ste tt. e nt. Zig., p. 2:1.8; type : -i85i, .4nn. Soc. ent. F1., p 387. Fairmairc c t Labo ulbnc, 185!1, Fnc cnt. fran., l, p 14!l. -Pan dcll, i8, i\lat. Fnc franr;., TI, p i50 -'Putzcys, i870, Ste tt. ent. Ztg., p. 155. -Fauvd, :1.888, Rev. d 'En tom., VH, p. 221. -Ba l'the, Car. gallo-rhn., p 372. Jeanne!, i!l2i, /Juil. Soc. /Jist. nat. XLIX, p. i7!1. b. Suhsp. pinguis Kicscnwett c r, i850, Sie tt. ent. Ztg., p. 2:18; type : en v. du lac de Scculc jo, au-dessus un lac d'Oo. Fairm. cl Lab., 1. c ., p i50 -Panucll, 1. c., p. i45 Putz cys, / c., p t1a. -Jeann e!, 1. c., p 172. c. Suhsp. al' ll11Cilsis Jeann e !, 1!121, llu/1. Soc. llist. nat. 1'oulo1tse, XLIX, p. Hi!l; type: L e z (coll. Jeann e !). 11. Forma l?J1J ica. -Pyr(nr'cs-Oril'ntales : La l're s t e, s ur le versant m riuion
PAGE 182

i86 D r H c n .IEAi'i1'L. p. 18. Barlhr, Cur. gullo -I'h(n. p 3G7. -J c unnrl, 1!)21, Bull. Sot:. /l ist. nat. Toulousr., XLIX, p. 17;). Ariigc: pic d e Benluillou, U)!)O m., aud essus d e Cuslillon (AIJcillc, llonv oulo ir), il lu limit e dulwys, 1 870, Stetl. eni. Zig., p. :H. .lf'anne! :1!121, llull Soc. /li st. -nul. Toulouse, XLIX, p. :175. llarthr Cur. gallo-r h(n., p iiGG (pars). IJ. Suhsp. dist.iuctus Fairm a ir c cl Lallo ulb ne, 185fl, Fne e nt. . l, p H!l; type: Huules-Pyr(ncs. Pandrll, :18G7, Mat. Fnc frau. JI, p. 141. -Putzcys, 1870, Slett. ent. Zig., p. :l5. llartlJ(l, Cur. gullo-rh(n., p. 3G7. a Forma typica. -H:mtc-Garonuc: p o rt d'Oo, pic Quairut, uud css u s du luc d'Oo (1\iescnwl't t cr), autour des p l aques d e 1wigc. Aussi en Arag n : mas s i f d e l a Maladctla (PuiHII'Il ) ; platP.:ln du Collur:I
PAGE 183

Les Trechinae de France. 187 :16. Trechus bigerricus Jeanne!, i!l2i, Bull. Soc. /list. nat. Toulouse, XLIX, p. :17,3; type : pic du Midi de Bigorre (coll. Jeanne!). Haute!;-Pyrt'mes: pic du Midi de Bigorre, vers 2.500 m. (Hustachc !) un mle, juillet i9H. :17. Trechus Grenieri Pandcll, :1867, 1\lat. Fne fran., II, p. :147; type : Gazost (coll. Jeanne!). Puizcys, :1870, Stelt. ent. Ztg., p. 145.Jeanne!, :192:1, Bull. Soc. !list. nat. Toulouse, XLIX, p. :177. Hautes-Pyrnes : env, de Gazost (Pandcll !) vers :1..200 m. d'ait. trs rare (1). :18. Tre.chus Bepmalei Jeanne!, :1921, Bull. SOc. !list. nat. Toulouse, XLIX, p. 176; type: val d'Espingo (coll. Jeanne!). Haute-Garonne : val d'Espingo, au-dessus du lac d'Oo, :1..800 m., un seul mle (J Bcpmale !). !.9. Trechus Brcki Fairmaire :1862, Ann. Soc. ent. F?., p. 548; type: Eaux-Bonnes. Pandell, :1867, Mat. Fne fran. II, p. i6!l. Putzcys, :1870, Stett. eut. Ztg., p. 28.-Jeanne!, 1921, Bull. Soc. /list. nat. Toulouse, XLIX, p. :177. -poli tus Fairmaire, i86i, 1inn. Soc. ent. Fr., p. 578; type: Eaux-Bonnes (nec politus Brull, :1842).]Jlaniusculus Fairmaire, :1861, :inn. Soc. ent. Fr., p. 578; typo : Eaux-Bonnes (nec Jllaniuscu/us Costa, :1.858). o!Jlongus Schaum, :1.862, Catal. Col. Europ., d. II, Suppl., p. :I.HI; type: Py1. occ. Basses-Pyrnes : (Bruck); pic 1\lontagno, dans la vallt'c d'Ossau !) llautes-Pyrnccs (Pandell !). Alpin, entre 2.000 ct 2.400 m., autour dr.!'\ plnqnr.s de nrigr., juin el juillet. 20. Trechus Bonvouloiri Pandell, iS, Mat. Fnc fr:m., II, p. :148; type : pic de Montaigu (coll. Jeanne!). Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. :152.Jeanne!, :1!121, Bull. Soc. /list. nat. Toulouse, XLIX, p. :1.78. -Barthe, Car. gallo-rhn., p. 387. Hautes-Pyrnes : pic de Montaigu, au nord-ouest du pfc du Midi do Bigorre (Pandell(d); val de Gazost, flanc nord du pic de Montaigu ( Pandell!). Entre UiOO ct 2.000 m. sous les pierres, prs des ruisseaux, de juin octobre (d'aprs Pandcll). (1) Un Tleclms de cc groupe a t recueilli par 1\. DESPAX dans les environs de Saint-Dat (Haule-Garonne). Voir cc sujet l'Appendice, la suite de la deuxime partie de ce travail.

PAGE 184

i88 Dr Hen JEANNEL. On ne connat gure de cette espce que les exemplaires autrefois rpamlus dans les collections par Pandell. 21. Trechus Bordei, :1.90!), llu)l Soc. ent. Fr. p. 206; type : grotte d'Astul. Barthe, Col. gallo-rhn. p 38:J. J eanne), i!l2f, Bull. Sne. llis/ . nat. Toulouse, XLIX, p. i 78. nasses-Pyr nes : grottc d'Astu t, au-dessus de Saint-Jean-Pi ed -de Port (Biospeol., no 645) (IL de llorde Ch. Fagniez ct J e anne!). L'espce n'e s t connue que d e cette grotte o elle vit a v c c T. tlistignw Kicsw. sous l es pienes reposant dans d e grands accumulations de fumicr de vaches dtremp 22. Trechus navarius Vuillefroy, :1.86!); : 1nn. Soc. ent. Ji'r., p lt-9; type : gro tte de Sare. llarthe, Col. gallo rhn., p. :3!J1. -Jeannrl, 1921, Bull. Soc. IHst. nat Toulouse XLIX, p. :l7!J. Basses Pyrnes : grotte de Sare :JU pie d du pic Atchurria (Vuille froy, Fauve!!, 1?. d e Saulcy!, L Ble use!). C:Jvrmicole autr efois assez :rbond:Jnt HiO de l'cnlrt)e, sous les pierres, en g nral par couples. L'amnagem e nt d e la grotte pour l es tou ristes semble avoir dtruit cette station. (IJfospeologica XXXIII, p. 4!)41. 23. Trechus Aubei Pantl ell<\ 1867, !\!at Fne fmn ., II, p. 149; t ype: mont Viso. l'utz c ys, :1.870, Stett. ent Zig., p. :1.50. Gangl bauer, :lS!J2, Ka!. Milteleur., I, p. 195.-Barthr, Car. gallo rhn., p. :J74. B.-Alp es : 1\!uurin, Saint-Paul (Hust:Jchc !), n o mbmux cxem plaircs. Aus s i dans l e s Alpes du Pi mont :mont Vis o (Ganglb:Juer!) 2ft-. Trechus distigma Kiesenwett c r, 1851, .'Inn. Soc. en/,. Fr., p. 388; type : lac de Gaubc. -Fairrnair c et La boulbne, 18M Fne ent. fran ., I, p. 150. l':mdell, 1867, !\!at. Fne fmn ., Il, p. 150. Putwys :1.870, Slelt. rnt. Zty. p ft-3. Barthe, Car. gallo rbn., p. 37:1..-Je:Jnnc l i!J08, /Jiospr.ol. V, p 271; i!J09, /Jiospeol.X p. 473; :1.921, Bull. Soc. 1/ist ?lill. Tonlonse, XLIX, p. Jill. Larva : Jeannel, 1.920, Bio.peol. XLII, p. 5i!J ct 525, flg. 26-30. Hautes-Pyrnes: Cauter ets (A. Grouvell e L C Boliv:JI'!); lac de Gaube (A. Grou velle! ) ; Eaux-Bonn e s ( 1-lustadre !) ; Gavurni e (Ci cr Ipont! Galibe rt!l. -Basses-Pyrnes: f e uill es mortes l 'rutre des grottes : grott e de Arudy!; grott e d'lslaurdy !, grotte de L e cenoby !, grotte Cornpagnaga lecia !, grott e Aichkiuneco l ecia !, dans les Arbaillcs; grotte, d'Astu te!, au-dessus de Suint-Jean-Pied-de-Port.

PAGE 185

Les Trechinae de France. !89 Espce subalpine dont l'aire de distribution s'tend en Espagne, dans la chane Cantobriquc: pef1a Aratz, en Guipuzcoo (C. Bolivar!) cL Heinosa (coll. Sharp !, Brit. Mus.). Une race distincte encore indite, de cette espce habite la sie rra Nevada, dans le sud de l'Espagne. 25. Trechus latus Putz eys i84,7, Stett. ent. Zig., p 3!0; type : Austria -Pandell, i8G7, Mat. Fnc !ran., II, p i48. -Put zeys, !870, Stett. ent. Zlg., p. 48. Ganglbauer, 1892, Ka!. Mit telour., I, p. !903, ent. Ztg., p. H5. Subsp. Grouvcllei Jeanne!, i9i3, Bull. Soc. ent. Fr., p 470; type : sources du Borron.-Barthe, Car. gallo-rh(n., p :173. Subsp. GTouvellei Jeann.Al11es-:Maritimes: lac de Tres Colpas, aux sources du Borron, au-dessus de Saint-Martin-Vt:subie, 2.200m. (Buchct!). Le 1'. Grouvellei ne diiTre du T. latus que par de lgres diiT rences d e lorme des angles postrieurs du pronotum et des stries des lytres; de plus l'oede:1gus est absolum ent identique chez ces deux 1'1echns cl est d'ailleurs d'un type trs particulier: le sac interne porte une longue pice en forme d'S el une lorge pice quadrilatre place de champ, avec en outre une range de dents el un organe vtsicn leux hmisphrique dans le cul-de-sac. Lo seule espcP. connue poss dant Ull SOC interne d'un type analogue CSl le T. gmndis Ganglb. des Alpes de Styrie. Comme on le voit, la distrilmtion du T latus prsente une discon tinuit remarquable, puisque la forme typique abonde dans les forts des Carpathes ct des monts de Bihar, alors que la race Grouvellei n'est connue que de l'extrmit occidentale des Alpes. Il est clair
PAGE 186

i90 n Hcn .TEANNEL. Ir, p. 151. Pulzcy::, 1870, Stell. cu.l. Zlg., p. 1.G3. -G:mgl hauer', 18!!2, Kiif. Mitlcleur. f, p. Hl3. Barthe, C:n. gallo-rhn., p. :JG9. -sculptns Sclt:nun, 18, Nat. lns. Dcutschl., p. li37; type: Hicsongrbirge. Haute-Vie nne : Saint-Sulpicc-Ltmrirc (IJcdcl ) ; Limoges, bords des raux (L. Blouse!).Creuse: Guret, tang de la Cour'Lille (AIIuaud !). Puy-de-Dme : ;\lonH>ore, pi01res enfonces :wlour des llnques de neige (Vuillehoy); cascade de Queurcillr, au i\font-Dore (F:mvcl); La IJourbOulc. C:mtal : Le Lioran, Plomb du Cant:li, sous les picrres, prs de la neige (Bruyant). Allier : Nris (licy, teste Fnuvel). Espce ;i cmacLi!rCs archaques cl d o nt la distribution tlcluclle indique une grande :mcicnnct; on la trouve en ell' et l tat de rrlicle sur les restes des anciens massifs vttrisqucs cxonds drpuis le Sccond:tir e ('). 27. Trechus rubens Fabricius, i801, Sysl. Eil)Ulh., J, p. 187. IJrull i834, Hist. nat. lns., V, p. i7, pl. VII, fig. ;), Schaum, 18GO, Nat. Ins. Deutsch!., f, p G38. :-Sehii:idte, 18H, Gcn. Sp. Danm. Elcuth., 1, p. 327. i8G7, Abt. F11e fran. JT, p. :W2. Putzcys, 1870, Stclt. tut. Zlg., p. 1G. Seilitz, 1891, Fna b:tlt., 2" d. p. Gl. G:tnglb:tuer, -1892, 1\iif. MiLJc leur., I, p. 192. pnlwlosns 1870, Ins. Sure Il, p. 34; type : Sud e Sturm, i8:W l .kuts chl. lns., VI, p 89, pl. 1.51, lig. d D. -Dcjea11, 1831, Sprc V p. 8; leon. IV, pl. 203, lig. Fnirmaire el La!Joulbn e 18:)1. Fne ent. frnn., r, p. H8. Thomson, 1859, Skand Col., 1, p. 2-10. Duftscltmit, 181.2, F:mna Austr., II, p. 1.83; type : Li11z. Sturm, :1.825, ])cutscltl. Ins., YI, p. 98, pl. 1.53, llg. A; type : Alsuce tristis var. B., Schi:inher-r, 180G, Synon. lns., 1, p. :120. 111/ti'!Jina/ise D:1lla Torrc, 1.889, Oeztlscltc cnt. Zs. p 204. Aisne (frre Apoll.-i\larie).Marne: Ilcirus (Leste Bnrthr.). Sane-(1) Une forme voisine de 7'. ampl-icoll-is est connue l'tal fossile du Plio cne suprieur du comt de Durham (nord de : T. umplicollis pmeglacialis tcsnc {!Jnll. Mus. !list. nat., Paris, 1920, p. 388, fig.). Cela semblerait imliqucr qu'au Pliocne 1'. ampl-icollis avait t plus largement rpandu vers le Nord ([U' l'poque actuelle. i\lais les difl'renccs dans la ronne des stries qui existent entre le T. praeglacialis cl les T. amplicollis actuels mc font penser plutt que tous deux sont de vieilles espces isoles depuis le Secondaire, la premire sur les anciens massifs la seconde sur les massifs hercyniens ou varistrucs. T. praeglacialis s'est lcinl pendant le Glaciaire et T. amplicollis subsiste encore de nos jours dans c:e1tains asiles.

PAGE 187

Les T1echinae de France. ct-Loire : Tournus (La lay), Mcon (Guilrin). Meurthe-et-Moselle : Longuyon (frre Apoli.-Murie). Vosges : Remiremont (IJt synonyme de T micans Lccontr., espce r pan due dans toute la partie septentrionale de l'Amrique du Nord, mais n'ayant absolument aucune affinit avec le r. ru _bens F d'Europe. 28. Trechus fulvus (!) Dejean :1.831, Spcc. V p. iO; type : Es pagne. ct Labdulbne, Fne ent. fran 1 p. i50. Pandell, i867, Mat. Fne ne;., II, p. i53. 1Putzeys, i870, Stett. ent Ztg., p. i7. -Jeanne!, :1.920, Trab. Mus. nac Cienc. nat. Madrid, Zool. 4i, p. L-:1.921, Hull. Soc. /list nat. Toulouse, XLIX, p. i8L ""cephalotes Putzeys, i870, Stett ent. Ztg., p Hl; type : Pyrnes-Orientnles Perezi Crotch, i869, P et. Nouv. cntom. p. i4; type : Alsasua. -lapidosus :1.84-9, .4nr,. Mag. nat 1/ist., III, p. 2:1.4; type : ile de Wight i854-, Geo d c ph. Brit., p. :1.68. llathkei Hcllirscn, i892, Stav. JI/us. Am:sb., p. 3:1.; type : Norvge Finistre : bords de la rivire de dans sa partie maritime (Hrl'V!). Seine-Infrieure : falaises de Dieppe (teste Bede!). Somme : falaises d'Ault (teste Bede!). Basses-Pyrnes : grotte de Snre, nu pied du pic Alchurria (L. Bleusc !, Fauvet!). Pyr nes Orientales : Cerbre (Jeanne! ) (t) Iles Britanniques : monts Grampians (F. W. Hope); Zetland (J. Fle ming); Swansea (0. Leach). Scandinavie (Thomson). Finlande (Sahl bCJ g 1). -Belgique : commun la llara(1ue Michel (Putzeys !) -Allemagne. llloravie : Paskau (Reilter). -Roumanie : lou te la chaine des Carpalhes (leste Csrki); Sina a (A. !). -Monts Sudtes (teste Gerhard). (2) Les espces appartenant au groupe du 7'. {ulvus sont les T. ful'Vus Dej., T Peye1'imho{fi Jeann T. oligops llcd ., 7'. /Jedeli Jeann., T. incola Peyer. (d'Algrie), T. Delhenni Saulcy (France) et le 1'.Hajeki Reilt. (de Macdoine).

PAGE 188

i92 D' R en .lEANNr.:r . !Jes T ,echinne de France. Pour plus de dtail s sur celte espce, voir 1\ .IEANIL, tude snt l e fu.! Dej. (Trrr!J. Mus. nac. Cienc. nat .1/(/1/J'icl, Zoo!. Id, p 11g.). La f o rme typiqu e seule sc trLllve en !'rance. 29. Trechus Delhermi Saulcy, 1880, JJull. Soc. Et. Sc. Girondr, p O; type : grott e du H o Linet. P cycrimhoiT, Hl09, Hull. Soc. e nt Fr., p. 208. -Jeanne!, 1921, lJu/1. Soc. llisl. nat. Toulouse, XLIX p 17!l. -13arthe, Car. gallo-thn., p. 38!l. nveyron e nsis Fauv e 1882, Rev. d'Ento1n.., I p. 70; type : n odcz. !J. Subsp. Vayremi Saulcy, i!JO, nul/. Soc. cnl. l'r., p. : l88; type: Lect o ure, inondatiOJis du Gers. Saint c -Claire-Dc villc, D',i!Jeil/e, XXX, p 2L llal'lhr, Car. gallo rhn. p 3!JO.-Je:m nel, 1921, Bull. Sot:. /li st. nat. Toulo use, XLIX, p 1Rl. a. Fonna typico. -Lot: grotte du H o binrt, i r Mareill:te-tln-Lot (PL\ycrimholl', Jeann e!). -A rcyr o n : \lodez (1}, un m;'tle, sou s une pirne enfonce (de Matlwn, in coll. FauYel). c Suhsp. Dayremi Saulcy Jnond:rtions du Gers, Lectoure ( Dayrem ); ino ndati ons d e la Garonne, Bordeaux (Gir:1111l ) Les exemplaires pris par M GrnAUD dans lts ino ndati o n s d e la Garonn e Bordeaux sont absolument identiques ceux pris par i\1. DAYHEM Lect o r .ll'l\. 1'. D rtlte nni, s. lalo, parait jalonn er lt's anciens rivages du golfe miocne. qui assez avant tl:ms l e h ; tssin dr, la Garonne. Il des cend vraiscmhlahlcmcnt d 'u n e sou c h e contempo rain e du '1'. (ni eus D e j (.lrUN:\EL, 1!l20, Tm!J. :llu s nnc. f:ienc. nat .1/arlrid, Zoo!. ld, p. 1}, souche qui :t col onis l e d o maine souler raiu comme cc d ernit 'r; mais la souehc du 1'. De/henni a complNl'mcnt tlis pal'll de la faune lucic olc nclucllc c t nou s n e c o nnaisson s la lignl' C que pat' que lqu e s coli:>nics endoges e t troglobies ingaleme nt volues. (1) Rodez ct la grolle tin Hohinct, il ne sont gure dis tants qn c J'une soixantaine de ldlomt!Lres, il vol d oiseau.

PAGE 189

10 R. JEANNEL LES TR ECHINAE DE FRANCE (DEUXIME PARTIE). 10

PAGE 190

Exll'itL e< A111111lc.< clr la Sor: ir tr r:II/01110/0(J>/IIC dr FJ'Clii C I 1\121 [!U22J. LES TRECHINAE DE FRANCE (Dr.uxiimE l'ARTIF. ) p a r l e D' H en .IEANNEL TRIBU TRECHINI Jeannl'l (suitr), GROUPE Il. {Grnr< s tibias antri ems plus ou moins pubescent s.) A. SERIE PHYLTIQUE DE THALASSOPHIT...L'S. 3. G1. Genre lucicole, caractLris pr emire v u e par la prLsencc d 'un bourrel e t basal aux lytres ct p a r l a grande long u eur des antennes qui gal e nt celles d e bie n d < s Cavemicoles. G labre. T empes longues ct trs conve xes; pisto mt dL prim. D ent du m e nton c ntirP, p eine incise au sommet; labiu m libr e ; six soies s ur l 'ex trmit antrieure de la pice langue !t c tr a n sve rse. lytres avec un bourr e let basal en arriir e duquel l a gouttilrc marginal e sc continu e san s interruption arec l a s tri e s utur a l e ; celle-ci, l'apex, s c r ll(c hit SUl' l'cxtr(mit apicale
PAGE 191

296 D ficn JEANNEL. les marais, sous les pienes ou les tlbl'is ligneux. Hs nhondcnt sou..: vent dnns les dt'hris d'inondation l'L se Jll'lHJncnt parfois au vol. Thalassophilus longicornis Sturm, 1825, Deutsch!. ln s., VJ. j). 83, pl. !til, flg. a A.F::drmnirp N Laboulhlne, i8M, Faune eni. franr;., I, p. H8.-l':nulPIIt', 1Xli7, l\lat. Faunn .. H, p !37. -Putzeys,i8i0, Stett. ent. Zig., p. Hi.Ganglhauer, i8!l2, Kiif. l\litlclcur., 1, p. 1.8li.-i!l08, Faun. Germ., 1 p. 126. BC'del, Faune Col. Bass. Seine, 1, p. 40 PL i52. -littoralis DejPan, 1.831, Spcc. V, p. 7; leon. IV, pl. 203, fig. 4. -J(okujewi Tschitscht'rine, i8!l8, Hener ent. Ztg., p. !l2; type : Crimc. dans toute la Franc< (1), plus communment dans le midi. SPinc-Infricurc : Bouen (l\eichc!). -Aube : Troycs (Legrand!). Haute-Garonne : Toulousr, dt'hris d'inondations (JPamwl, Despnx). Drme : Crest (Argo
PAGE 192

Le1 Trechinae de F1ance. en e nti e r pube s c e nts. D e s yeux normaux; t empes court e s Antennes norm a l es. Palp e s maxillaires portant pm e xcep tion que lqu e poils sm les d eux a rticlrs apicaux Labium soud d c qt du menton bifid e ou m me si profond m e nt divise qu' elle e st doubl e E x tr mit antri e ur e d e la pi c e gulair c avec un rang d e 1.2 f3 longu e s soie s dress es formant une herse; languette transv e rs e lytr e s san s bourrel e t basal, s tries fine s, superfici elles, gales; int e r stt i c s plans c t fipc m c nt ponctus. La stri e s utural e s c rfl chit l 'ape x S Ul' l' e xtrmit de la 3 stri e Des ailes propres au vol. Tibias ant ri e ur s pubesc e nts s illonns sut la f a c e cxte m c ave c un rang d e poils dans l e fond du s illon. Pas d'e xpansion chitin e use v e ntral e du mticlc d e s tars e s. L e s d eux premi e r s articles d e s tars e s ant ri e urs sont dilats e n d e dans che z l e s mles. OEdcagus du type Trechu,s. ChLtotaxic normal e L e g e nr e Tr echolilemus, dont .le s d eux esp c e s connuos habit e nt l'un e l'Europe, l'autt c l e Japon (T. postil e natus Dates), doit tre d 'origin e am ricaine. II est e n cll'c t troit e m e nt appar e nt aux d eux g e nr e s Neaphaenops J c ann c t J c ann., cave rni coles du K e ntucky et fait parti e d e la m m e s ri e phyl tique qu' eux. Les anctt e s d e s 1 '-recho/Jlemus ont d viVl'e au T e rtiair e dans l'Am riqu e du Nord c t migtc r apr s le :Mioc n e pat les contin e nts nord atlantiqu e ct nord-pacifique. II n 'es t plus r e st dans l'Am riqu e du Nord, apr s e xtinction d e la souch e pigt:e, que des relictes caverni coles J. C., p i ) Trechoblemus micros H c t b s t i784 Fue s s ly Arch p i42; type : Europ e c e ntrale Faitmair e e t Laboulbne, i854, Faun e e nt. fran I p -1.48. D e j ean, :1.83i, Spcc. V, p ; leon IV, pl. 203, fig. 2 Pand ell :1.8G 7 l\lat. Faune fran II, p. :1.37. Putz e ys, i870, Stett. ent. Ztg., p. :1.4. Ganglbau e r :1.892, Kiif. l\litt e l c ur., 1 p :1.81. -B e d e!, Faun e Col. Bass. S eine, 1 p 40 c t :1.53. plana tus DufLs chmidt :1.812, Austt., Il, p. :1.72; type : Linz mli ens DufLschmidt, :1.81.2,!. c p. :1.72 ( n e c Fabricius). flaL us Sturm :1.825, D eutsch!. Ins ., VI, p 7G, pl. i 50, fig. c C s e riceus Flei schc r, 1.829, Bull Moscou, p GU. BIOL. : J e ann c l :1.!}08, Biospeol. V p 270 (obse rvation s sur la motilit d e s poils sen s oriels). Sein e : c atacombe s de Paris (Bonnairc, Vir! ) ; catacomb e s d Bi-

PAGE 193

298 D" Hon [niosp. ( 1 ) (.Jea ntwl, M Royot"!), ctTanl sm l'atgile aulout' cle l:H[UOS d 'ea u; Nogent-snt"-Mamc ( L lkllel!) ; ile d e la GrandP .latle (lksttcrz!). -AubP : Gyt\ (Millol.).Yonne: inondation s dt l'AnnatH:on (La l3rkt"ic).-SOlllllH' : ( Mauppin). Stine InfLrieute : RouPn, bords cle la Sc\iiW (.Mor.c[urry s). Calvados : Carn ( Fauve!). -Mayenne : gtotte du Bay, :\ [Rio .p. (.Jeanne ) s ur lrs au fond d e la gt"otle Vauclu se : AYignon ( C hohaul ) l st"e : boni s d e Guict"s ( Platwl ) lldgique : grollts dn Han ( Saulcy! ) ; grottes do Roche!ort (SvI'Z souvrnt dans l es grottes du nord rle la Franco, sm l'nrgile ou le s s talaglllil cs, coullttr. les vrais troglobie::.. Il srmble donc biPn qu'il co\oni sl' acttwlltIIJt'nl l es gtottes du notd-ou(>St d e l'Europe comme sa sou c h r LPJ'linire l'a fait jai:; d a n s l Amt'riqu c !ln Nonl. IISERV. Chr7. certains exrmplnircs la rt'gion apicnlc des {!ytres r s t rembt unic plu s ou moin s ble u:\tre Cetto coloation rappeliL' crlle rlu rli,cu s 1'1. SL' rl'lt'Ouvo tl'aillC'ur s hirn Mv e loppe, c lll'z l e T. post-ilenalu s Bate s, tlu .Japon. C DE DUVALITES. A cr.tlc srie phyMiqu r apparli rnneJ1l l es gPnrrs GangllJ. Dtwctliles Jrann Speot,eclms .ltann., :Veoduvalius J. ll!i'tllr.r (2). ( 1) D e s renseignements sur les grolles cites ans cc trav.ail sc trouvrnl ans les numrations de grolles visites e !Ji ospeologica : 1 serie ( !Jiospeol. Il), 2 srie ( !Jiosp c ol. VI), :l srie (/Jio. 1peol. XYI), 4. srie (lliospeol. XXIV ) 5" srie (IJiospeol XXXIII), G s rie ( Biospeol. XXXIX), 7 srie (en prparation). Pour fac iliter les r echerches, je donne ici le numlo d ord1 c des grolles dans les" mais on devra aussi consulter l'" Index gnral des grolles dcrites dans les series 1 ,, G '' qui se trouve la fin de la : s rie ( !Jiospeol. XXX Ill, p. 550) c t la" l'allie des mati res de la G s rie. (2) I es genres 1\'eolrccltus J. hlll. el Typ!tlotrecltus J. Mll. ont leurs Li!Jias antrieurs du type Tre c /ms.

PAGE 194

Des Trechinrtr de Fmnre. 2\.l!J 5 G cnr'l \ Lasiotaechus Ganglbauer. Lasiotrechus Ganglhau(r 18()2 Kiif. J!ilt e lt'ur .. I p I!ll; : L discus Fabr -Htitltr-, HJ08, Faun Germ L p 127. Barth(, Car. gallo-rh(m. p. 3i:iti. G e nre assrz roisin dt IJttnt/iles .Jennn .. dont il l es prin cipaux rnraetire s, mai s hi"" st'pan par sou fariis partintli
PAGE 195

300 Dr Ren JEANNEL. colora lion; elle rst testac rougc:'iltc avec une large bnnde trans verse bleu mC:tallique sur la partie subapicale des (!ytres (1). 6. Geme Duwalltes Jeanne!. Duralites Jeanne!, 1.920, Bull. Soc. ent. Fr., p :1.5:1.; type : D. Do1'iae Fairm. Barthe, Car. gallo-thn., p. 399. Geme comprenant en Europe quelques espces ocules alpines ou cndoges, des Alpes mridionales, de la pninsule balcanique ct des Carpathes (2 ) ct aussi un grand nombte d'espces yeux atrophis, cavrrnicoles ou endoges, de France mridionale (Plateau Ccnttal, Cnnnrs, Provcncr.), de Catalogne, d'Italie (Alpes, Aprnnins), de Sicile, de la pninsule balcaniquc (Dnlmatie, Bosnic, 1\lac(loinc, Grce), des Carpathes et des monts Bihar. Les Duvalites dilfiTcnt principalement des Trec/tus Yl'ais par leurs tibias antrieuts qui sont toujours pubescents sur la face antrieure, au moins l'cxtrlmit apicale; chez certaines espces ocules cette imbcscrncc est nssez rduite, mais toujours pr\sente. La laer externe des mmes tibias antrieurs porte un profond sillon longitudinal bord par deux c:m\nes saillantes; comme cht>z les Trec/l-Us ce sillon s'oblitre parfois, mais alors la face externe du tibia est toujours par faitement glabre, bien dill'rente par cons( \ quent de la face externe non sillonne mais pubescente des tibias ant(rieurs des Duvalius. Il existe une forte expansion chitineuse ventrale au 4e article de tous les tarses. L'dcagus des Duva/ites est en gnral assez difl'rent de celui des 1'reclws. Il est presque toujours trs petit, trios peu volu; le lobe mdian n'est gure chitinis que sr son ct ventral, la face dorsale blant molle ct translucide; la base, arque du_ ct ventral, forme une {1) Chez un exemplaire sibrien, provenant de J'Ussuri (Korb !, in Mus. Vienne) les deux tiers apicaux des lytres sont bleu mtallique en entier cl la coloration rappelle tout fait celle du Slenolophus teutonus. Malgr son aspect spcial rsultant de celle coloralion el malgr sa petite laille, cc Lasiotrec!ws appartient certainement l'espce L. dis eus; peul-tre seule ment s'agil-il d'une race gographique distincte. Par contre, les exemplaires japonais sont absolument identiques ceux d Europe. {2) Au mme genre appartient encore le 7'. Bodoanus Heitt., du Tian-Shan chinois. Le T. maori Jeann., de la Nouvelle-Zlande (1920, Ann. Il/ag. nat. /list., (!J), V, p. Ill), ne di9re des Du va lites que par son labium soud; il prsente d'ailleurs d tonnantes ressemblances avec certaines espces bal caniques, comme le D bioh"uvcnsis lloldh., de Dahnalie, par exemple.

PAGE 196

Les Trechi1we de Fmnce. 301 sorte de bulbe renfl souvent sphrique. Le sac interne ne porte jamais de pices compliqu!eS commr. chez les Trechus; il est en g{! nral pourvu de deux lames de forme dfinie l'une ventra le, l'autre plus chitinise dOI'Sale ( 1), pouvant toutes dr.ux t'-vagin1;es. Les styles latraux sont semblubles ceux des T?echus. Chez tuutes les espi .. ces franr,:aiscs les yeux sont atmphis, les t !guments dpigments, les stries des lytres sont profondes ct forte ment ponctues. 'l'Aili.EAU DES FfiANAISES. L Pronotum nnttemcnt conliforme transvcrsr, ses rls trt.s arrondis dans la moiti antrirure. r 6 tn;cis en lignr. droite rn aiTil'.re puis IH' uscturmrnt rcdres s1;S dans le cinquiim e basal. lytres dprims. anoncliL', les lPmpes fortement renfles en mTire des yeux... . . . . . . . . . . . . . 2. Pronotum non cordifOI'JU(', rn gt'u ral plus long qtw larg-r, srs ct(s faibl(meut l'l n:gulirPmcnt arqus dcpub l 'angle ant(ricur jusqu'au ciiHJllitme basal o ils sc rrdress(nt. lytres elliptiques, con vexes... . . . . . . . . . . . . . 3. 2. Pronotum trs transVt'rse, plus fortment 1'largi en avant, trs rtn;ci en arrire, les ct(s paralltlcs dans le dnquiimc basal, entre la sinuosit ct lrs ang les postrriems; ce.ux-ci dtoits saillant:;. lytres (panics anguleuSl'S, te volumineuse. Quatrim e article des antennes JWinr plus long que le deuxiimc. Long. mm. :l. Lespesi Fairm. a Tte arroudi c volumineuse, sensiblement largrur que lt lH'OnOLUJll........ f'onna typica. Tde allonge, moins Jar gr que le pronotum, celui-ci plus largi en avant........ subsp. lslei JJarlhe. Pronotum moins fortement ( largi en aYant, peu rdrLci en ai'I'itre. Jtlytres (paules moins saillantes, arrondies. T\te moins forte Quatrime article des antennes notablemcnt plus (l) Certains autrurs, aprs J Miiu.En (Hcv. der hlinden Trcc/ms-.\rten, in Ali. IViss. IVm, XC, p. 11-CI1 ) appellent cdtc pice dorsale Jigula .Je cro i s prl'crallic de rserver l e nom de li;;ults aux expan sions chitineuses lixes, impaires ou paires, faisant partie du loue m Jian et. limitant souvent le hord infrieur e l'orilice apica.l de l'deagus, chez b eaucoup de Coloptres 1\cv. nathysciiuae, p. i2, fig. XXXIV).

PAGE 197

302 Dr Ren JEANNEL. long que le !lPuxime. Long ii,:i mm.. . . 2 Simoni Ab. a. ot<\s du pronotum faible ment s i nu-s en aniir c non paralliles d a n s l e r.in
PAGE 198

Les Trechinae de France. 303 nellemcnt grand ct allong trs chitinise; son sommet sc termine par un bec recourbe Long. 5 ti mm ............ . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . 3. delphinensis Ab. a Grande taille, avec les elytres amples ct trs con vexes, glabres. Quatrime article nett e ment plus long que le deuxime... ........ forma typica. Petite taille, ave c les elytres plus parallles, toujours pubescents au sommet et sur les cts Quatrim e article des antennes de m m e longueur que l e d e uxime . . . . . . . subsp. Villardi Bed. 6. Base du pronotum nettem e nt plus etroite que le sommet; la sinuosite postrieure des cts occupe le cinquime basal. lytres epaules accus es, quoiqu e arrondies, disqu e conv exe. Long 6 6,5 mm...... 6. Brujasi D e v a. Gouttire marginale du pronofum troite. lytres allongs, ang les humraux plus arrondis Ant e nnes grles, cinquime article cinq six fois aussi long que large............. forma typica. Gouttir e marginale du pronotum l arge ...... ... b. li. Forme plus robuste, avec les lytres amples. Cts du pronotum sinuosit postrieure plus grande rt plus profonde (1 ). lytres ponctuation tr(s elTacc en dehors e t surtout aux paules. An tenors grles cinquibm e article cinq six fois aussi long que large Long 6,5 mm .......... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. subsp. Devi/lei Fagn. Forme du 11mjasi typiqu e Sinuosit postrieure des ctl'S du pronotum moins profond e lytr e s paules plus saillantes, ponctuation bie n visible sm les rtL'S. Antennes plus courtes, cin quii-wr articlr quatre fois aussi long qur. large .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. subsp. Paulinae Fagn -Base du pronotum aussi lat ge que l e s ommet; les cts sont sinus tout fait la base, immdiat e ment avant les angles (1) Les angles postrieurs du pronolum sont de forme variable chez D. Brujasi. Suivant les individus, ils sont plus ou moins grands, tantcit droits, tantt trs saillants en dehors.

PAGE 199

D Ren JEANNEL. postrieurs. lytres trs convexes, r(.gion suturale trs bombe, paules tout fait arrondies sans angle visible. 'Long. 6 6,5 mm ......................... . 7. Qchsi Dod. a. Cts du pronotum trts rgulirement arqus, sans angle saillant avant la sinuosit postrieure. Ponctuation des lytres assez superficielle ...... . . . . . . . . . . . . . . . . forma Cts du pronoturn presque parallles dans la partie moyenne, brusquement avant la si nuosit postiicmc de faon lormm un angle saillant en dehots. Ponctuation des lytres plus forte, plus profonde. Forme gnrale plus robuste. . . . . . . . . . . . . subsp. Boursini Fagn CATALOGUE DES ESPCES FIIANAISES. :1.. Duvalites Lespesi Faitmairc, 1.863, Gren., Mat. Faune fran., I, p. 4; type: grotte des Trois Cloches (l) Bede! ct Simon, 1.875, ListeArtic. cavcrn., p. 36. -Barthe, Car. gallo-rhn., p. 403.Giraudi Barthe, :1.922, Car. gallo-rhn., p. 405; type : inondations, Bordeaux. Lmva : Jeanne!, 1.920, Biospeol. XLII, p. 534, fig. 52 57. b. Subsp. Islei Barthe, :l922, Car. gallo-rhn., p. 405; type : inondations, Bordeaux. a. Forma typica. -Tarn :grotte des Trois Cloches ; prs de Penne [Biosp. 469] (Lesps, Pcyerimholf!, Jeanne!); grotte des Chau ves-Souris de Janoy prs de la prcdente [Biosp. 470] (Jeauuel). Tarn-ct-Garonne : Trou du Capucin, Saint-Antonin [Biosp. 476] (Saulcy!, Jeanne!). Gironde : inondations de la Garonnr\, Bot deaux, un seul exemplaire recueilli le Hi lVI'icr :l908 (Giraud!). b. Subsp. Islei Barthe. Gironde : inondations de la Gal'Onnc, Bordeaux, un seul exemplaire mle pris sur le quai de la Bastide, le 25 mars :1.909 (Ed. de l'Isle de Dieneuc). BSERV. -J'ai cu sous les yeux l'exemplaite recueilli par l\l. Giraud, Bordeaux; il n'y a certainement aucune raison pour le parer du D Lespesi typique (1) La seule indication donne par FAmliAIRI: : grotte de la Dordogne est errone. Le D. Lespesi a t dcouvert par Ch. dans la grotte des Trois Cloches, Penne (cf. BEDEL et SIMON, 1. c., p 36: Essai gogr. sur les cavernes de la France (1880), p. 95).

PAGE 200

Les Trechinae de France. 305 Quant au D. lslei Barthe, il appartient sans aucun doute aussi la mme espce et ne peut qu'tre provisoirement considr comme une race gographique distincte, provenant peut-tre d'une autre rgion que celle o vit la forme typique Il est ncessaire d'observer toutefois que la forme transvf'rse et largement arrondie du pronotum, qui caractriserait le D. Islei, sc retrouve des degrs divers chez les mles des D. Lespesi des gr.ottes du Tarn. Duvalites Simoni Abeille, i880, Ann. Soc. ent J,i'r. Bull. p. U9; type : grotte de Minerve.-Barthe, Car gallo-rhn ., p. 406. b. Subsp lutevanus Jeanne!, i9i9, Bull. Soc. ent. F1., p. 253; type : grotte de la cave de Labeil. a Forma typ ica. -Hrault : grotte de Minerve [Biosp. 48) (E. Simon!, La v agne!); grotte de .la Fontaine froide, la Caunette [Biosp. 585) (Magdelain e !, Fage ct Racovitza!); balma del Cingle [Biosp. 586) (Fage et Racovitza!) b. Subsp lutevanus Jeanne!. Hrault : grotte de la cave de Labcil, Lauroux, p1s de Lodve [Biosp. i64) (Jeanne!); grotte de Griausse, prs de Lodve (Fagniez!). 3. Duvalites delphinensis Abeille de Perrin, i869, Ann. Soc. ent. F1., p. 406; type : grotte de Saint-Nazaire-en-Royans -Bede! et Simon, i875 Liste Artic. cavcrn., p. 36. -Ganglbauer, Kiif. Mitteleur ., 1, p. U3. -Barthe, Car gallo-rhn. p. 409. b. Subsp : Villardi Bede! i883, .4.nn. Soc. ent. Fr., Bull., p. 37; type: grotte de Ferrires.-intermedius Barthe, Car. gallorhn., p. 4H; type : env. de Crest. a. Fo1ma typica. -Isre : grotte de Pr-Martin Pont-en Royans [Biosp. 44i) (Argod !) ; Balme trange, dans Je cirque de Cho ranche (Hus tache!); grotte .d'Hcrboully, prs du Pas de la Sambue (Hustache!) Drme : grotte du Ta Saint-Nazaire-en-Royans [Biosp. 309) (Abeille! Jeanne! et Fagnicz); grotte de Pialoux [Biosp. 400], comm. de Peyrus (Argod !) ; grotte de Saint-Julien-en-Vercors (Hustache!) b. Subsp. Villa rd i Bede!. Drme : grotte de Ferrires [Biosp. 3i4), la Chapelle-en-Vercors; grotte des Sadous, prs de Pradelle, [Biosp. 452] (Argod!, Fagniez !) ; pierres enfonces en fort, sur le pla teau de Lente (Argod!); pierres enfonces Omblze (Argod!) OosERV. -Les deux races ne sont certainement pas nettement spa rables. Lorsqu'on compare des delpltinensis typiques, glabres, lon gues antennes, de la g1otte du Ta, avec des Villardi de la grotte dQ

PAGE 201

306 nr Ren JEANNEL. Ferri res, pubescents parall les, aux antennes trapues, on CI'oimit prcmi i'C vue avoir affaire avec d eux cspcr.s bien distinctes('). Mais l'espce est si variable dans ses diverses stations qu'avec dr. grandes sries d'exemplaires on s'aperoit qu'il est mme impossibl e d'assign er des caractres absolument fixes aux deux races C 'e st ainsi qu'on trouve des Villmdi pubesc e nc e r duite ct antenn e s plus longues ct d 'a utr e part des delphinensis avec des poils excessivement p e tits sur la rgion apicale des lytres. Aprs tude d'un important mat riel d e cette espce, je mc suis fait l'opinion que la forme delphinensis correspondait aux colonies cavr.r nicoles des basses valles, l'oue s t ct au nord de l 'a ire de rpartition de l' espce, et que la forme VillaTdi typique, c 'es t--dire pubescente parall le, antenpes c t membres coUI'ts, tait reprsent e par les colonies cndogcs de la fort d e Lent e (au-dess us de i.OOO m.). Mais ces colonies c ndogcs s'installent parfois aussi dans les cave rnes e t alors, mi-cndoges, mi-cavernicoles, prsentent des caractiIcs varia bles tablissant tous les passages avec l es delphinensis cavernicoles typiques Enfin une olonic isole du D. Villardi se trouve trs au sud dans la grotte d e Sadous cc qui prouv e qu'il doit certainement exist er des D. Villmdi endogs au sud d e la valle d e la Drme, dans les monts d e Rochecourbe ct p eut-tr e aussi encore plus au sud dans la montagne de Chabre. 4 Duvalites convexicollis Pcyerimholf i904 Bull. Soc. ent. Fr . p 202; type: grott e du Pertuis d e l\lailles Barthe, Car. gallo rhn. p. 408. Lmva : Jeanne!, :1.920, Biospeol. XLII, p. 533. Basses-Alpes : grotte du P e rtuis d e Mailles [Biosp. 352] ( Pr.yerim holf!, Fagni e z!, R. de Borde!) l\1. Hustac he l'aurait aussi pris dans une p e tit e grotte d e la montagn e de l'E s teron, prs de Saint-Auban, dan s les Alpes-Maritimes. 5 Duvalites Magdelainei Jeanne!, i9i4, Bull. Soc . ent. FT., p. 327; type : balme Pa tas. Alpes-Maritimes : balme Patas prs de Beuil, haut e valle du Cians (Magdelaine!, Chobaut !, Fagni e z !), petit e grotte claire, prs de la route. {1) L'deagus exceptionnellement grand et allong, trs chitinis comme celui des Trec/tus, avec un bec retrouss et le sac interne muni d'une pice dorsale en forme d'Y, est absolument identique chez les deux formes et fournit une preuve indubitable de l'unit spcifique.

PAGE 202

Les Trechinae de France. 307 BSERV. -Cette espce est remarquable par ses yeux relativement grands ct toujours constitus par un anneau de pigment noir encer clant une petite tachc blanch:itre. Elle ressemble tonnamment au Du valiiLs diniensis cautus P eye r., des Basses-Alpes mais elle s'en dis tingue cependant avec facilit par la structure de ses tibias ant ri e urs, par la gouttire marginale du pronotum plus large ct par ses tempes plus convexes 6. Duvalites Brujasi Sainte-Claire Deville f!lOl, L 'Abeille, XXX, p. ii3; type: Baume Granet.-Barthe Car. gallo-rhn p. 407. Larva : Jeanne!, 1!l20, Biospeol. XLII, p. 5:l4. li. Subsp. Devi/lei Fagnkz, i!l21, Bnll. Soc. ent. Fr., p. 174; type : Le Garaga c. Subsp Paulinae Fagniez, i!l22, IJull Soc. ent Fr., p. 88; type : grotte d'Eynsi. a. Forma typica. Alpes. Maritimes : Baume Gran et, prs de Roqunfort'[Biosp 31] ( Sainte-Claire Dcvillr J c annrl, Fagnicz !). li. Snbsp. Devillei Fagni e z AlpesMaritimes :aven L e Garaga prs de Gourdon [Biosp 3-ili] ( Sainte-Claire Deville, Fagni c z !) ; pierres enfonces dans le boi s prs d e l'aven (Ochs!). c. Subsp Paulinae Fagnicz. Alpes-Maritim es; grotte d'Ey nsi, pts de Coursegoules (Fagniez !), un seul e xemplaire 7. Duvalites Ochsi Dodcro, 1922, ap. Barthe. Car. gallo-rhn .. p. 402; type : grotte Ochs. b. Subsp. IJoursini Fagniez, 1922. Bull. Soc. ent. Fr., p. 8!l; type : grott e de la Statue. a l<'ormn typica. -Alpcs-:\laritirnes : grott e Ochs ( Oehs!, Fagnicz!, J e anne!); grotte Mas (Ochs! Fagni e z!, Jeanne! ) Ces deux grottes sr trouv e nt entre Vence ct Cour s egoules. b. Subsp noursini Fagnicz. Alprs-Marilimcs : grott e d e la Sta tue, prL'S de Gourdon ( Fagniez, Jeamwl ) BSEHV. Les D /Jrujasi l't D. Ochsi ont peu pris la m1'me aire de distribution, mais n e cohabitent pas dans les grottes. 7 Gcnrr Steottechus Jeann e!. Speot1echus Jeann e), f!l22, Ann. Soc. mt. Fr., p 168; type : G .llayeti Ah. Cette nouvelle coupe est ncessaire por recevoir une e spce :i

PAGE 203

308 Dr Ren JEANNEL. tibias antrieurs sillonns ct glabres sur la face externe, C!llrnc chez les Duvalites, mais diffrant de ces derniers par sa srie ombilique dsagrge. De plus chez Speotrechus la dent du menton est peine incise son sommet, la languette est saillante ct f01me un angle aigu sur le milieu de son bord libre. Les deuxime ct troisime porcs externes de la srie ombilique sont carts l'un de l'autre ct loigns de la gouttire marginale; le pore interne est report en ct en dedans, sur la septime strie, un niveau toutefois un peu antricur celui du prcmicl' porc externe. OEdcagus de petite taille du mt'lme type que celui des Duvalites. L'unique espce du genre prsente un facies un peu diffrent de celui des Duvalites. Le pronotum estcordiformc, peu prs aussi long que large, les lytres sont en ovale allong, convxes, avec les paules trs effaces, les stries rgulires, nettes ponctuation forte, mais superficielle Ls pattes sont grlrs ct allonges, les antennes de longueur moyenne, les yeux rduits une cicatricule transverse. Speotrechus Mayeti comprend deux races gographiques, qui s e distinguent de la faon suivante : a. Tte plus allonge, tempes peu convexes. Prono tum plus rtrci la base; le bord basal est rectiligne prs des angles postrieurs. lytres plus convexes, avec la ac ct la 4e stries conlluentcs au niveau du premier pore discal. ... . . . . . . . . forma typ ica. -Tte plus arrondie tempes l}lus convexes. Pronotum moins rtrci la base, le bord basal est chancr la tralement prs des angles postrieurs de faon que ceux-ci sont plus aigus. lytres moins convexes avec les ae et t,c stries non conflucntcs au niveau du premier porc discal. ... ..... subsp. caussicola Jcann. Speotrechus Mayeti Abeille de Perrin i875, Ann Soc. ent. J.'1., p. U3; type : grott11 de Saint-Martin d'Ardche. Barthe, Car. gallo-rhn., p. 4:H. Larva : Jeanne!, :1.920, Biospeol. XLII, p. 536, fig. 58 6:1.. b. Subsp. caussicola Jeanne!, :l9:l9, Bull. Soc. ent. F1., p 253; type : grotte de la Poujade. ct. Fo1ma typica. -Ardche.: grottc de Saint-Marcel d'Ardlc.hc, en aval du calion de l'Ardche, rive ga1,1che (V. Mayet!, L. Villard!,

PAGE 204

Les Trechinae de France. ,309 Chobaut !, Fagniez !) ; grotte de Saint-Martin (V. Mayet), peutt r e id e ntiqu e la pr cd ente ; grott e du Maagar, dans J e caiion d e l'Ar dch e, rive gauche [BiosjJ. :1.84) (Jeanne!) {1); grott e d'Allein rive droit e de l'Ardche (Bettinger!); grotte du chteau d'Ebbou au Pont d'Arc [Biosp. :1.80) (Jeanne!, Fagni e z !) ; grotte de la Foussoubie, en amont du Pont d Arc, rive droit e d e l'Ardche [Biosp. :1.81!) (Jeanne!); grotte nouvell e d e Vallon, rive gauch de l'Ardche [Biosp. 6!4) (E. Simon!, Jeann e !); grotte du Soldat, rive gauche de la Beaune (Biosp. 6:1.5) ( .Jeannel Fagniez !) ; grotte de Peyroche, Auriolles rive droit e d e la B ea une [Biosp. 6:1.7) (Fagniez !) ; grotte de Banne [Biosp. 609) ( Jeannel, Fagni e z !) ; grotte du Saut-du-B uf, dans l e bois de Paolive [Biosp. 6:1.0) ( Jeanne!, Fagni e z! ) ; grotte du Cuivre, dans le bois de Paoliv e [Biosp. 6:1.1!) (Jeanne l); grotte des Souhains dans le bois de Paolive [Riosp. 4:1.6) !). Gard : grotte d e Tharaux, valle d e la Cze [Biosp. 607) ( Chobaut!, Jeanne! ); baume d es Italiens, rive droite de la Cze [Biosp. 606] (Jeanne), Fagniez ) ; grotte de la Coquelire, prs d e Chadouillet [Biosp. 608) (Jeanne!); grotte de Prv e l prs d e Montclus (Magdelaine!). En gnral assez commun, sous les pi e rres dan s l es endroits hu mides. b. Subsp caussicola Jeann e l. Aveyron : grotte de la Poujad e, dans l es en virons de Millau [Biosp. :l4i) (Jeanne!) abondant dans d es dbris vgtaux; grotte d es Caves Matharel, Tournemire [Biosp :1.63) ( Jeanne!) dans d es d bris ligneux; grotte de Sainte-Eulali e, La Cavalerie, causse du Larzac (Ochs!).-Lozre :grotte des Bau mes-Chaudes, gorges du Tarn (A. Vir!). OnsERV. -La form e typique est rpandue sur Ir. vr.rsant rhoda ni e n des Cvennes; la race caussicola par contre semble particulire au versant aquitanien, c'est--dire la rgion des Causses. D. SRIE PHYLTIQUE DE DUVALIUS. A c e tte srie appartiennent l es Duvalius Dclar ., Trechopsis P e y e r. ( sillons frontaux incompl e ts), ..tnophthalmus Sturm. ( srie ombili qu e d sag r ge) ct aussi l es genres ScotoplaJtCtes Abs .4.phaenopsis J. i\lll. et Pseudaphaenops Winkl. 8. Genre DuTalius D e larouz c. Duvalius D c larouzc :1.859, :lnn. Soc. ent. Fr., p 65; type : D. Ray-{1) Il est rcmarC[uable qu'ici le S. 11/ayeti a t pris dans des galeries par courues par un fort courant d'acide carbonique.

PAGE 205

3i0 Dr Ren JEANNEL mondi Dclar. Ganglbaucr, _i904, Miinch. Kol. Zs., Il, p. (pars) -J. Mller, i9i3, Denkschr. Ak. Wiss. Wien, XC, p. (pars) -Jeanne!, Bull. Soc. ent. Fr., p .. i50 (char. cmcnd.). Cc groupe ne renferme que des espces yeux trs atrophis ou nuls {1). Elles ont tout fait l'aspect ct les caractres des JJut>alites, mais s'en distingu e nt aisment par leur tibias antrieurs . qui sont pubescents sur les faces antricure ct externe ct ne prsentent pas trace de sillon longitudinal externe. De plus ces tibias antt'lricurs sont toujours plus pais, non aplatis et sont toujours d'un aspect mat produit par la prsence de fines strigosits longitudinales. En dehors de cette diffrence de structure des tibias antrieurs, il n'existe pas d'autres caractres isolant les Duvalius des Duvalites; l'deagus en particulier est du mme type dans les deux groupes (2). Mais la distribution gilographique actuell e des Duvalius montre bien qu'ils sont une ligne diffrente de celle des Duvalites ct aussi bien plus ancienne, comme d'ailleurs toutes les autres lignes tibias pubes cents et non sillonns. Les Duvalius se trouvent en effet en Europe, dans les rgions ha-(1) Il faut retrancher de la liste Dnvalius (JE.\NNEL, 1920, 1. c., p. 150) lei D. TJerthae, D. sicu.lus et D lnpidicola. Je n'avais pu voir de ces es pces que des exemplaires uniques en mauvais tat ou mal prpars; l'examen de nouveaux matriaux m'a montr qu'il s'agit de Duvalites sillon tibial externe peu accentu Quant au D. lfnau.thi, c'est une espce aberrante dont la position systmatique ; doit tre encore tenue pour douteuse. Par contre les D diniensis Peyer., D. sardous Dod., JJ. Gkiliani Fairm., D. vallomb1osus Ras., D. balcanicns Friv. et D. Oertzeni Mill. sont des Duvali1ts vrais. (2) On pourrait tre frapp par les cas de convergence existant parfois entre espces des deux types. (par exemple Duvalius diniensis Cnulus Pcycr. ct Duvalites Magdelainei Jcann). Mais il faut bien tenir compte de ce que des faits semblables sont frquents chez les Cavernicoles et se dire que : 1 Duvalius et Duvalites sont des types archaques dans leurs sries volutives respectives et doivent forcment pour cela tre bien plus voisins par leurs caractres que ne le sont par exemple T1 echopsis et Neoduvulius, c'est--dire des types plus volus et parallles des deux sries. Ce que j'ai dit (JE.\NNEL, 1914, Biospeol. XXXIV, p. 65) propos de la systmatique des Bathysciinae s'applique aussi bien aux Trechinae. 2 La valeur taxonomique du caractre tibial s'affirme chez les vieux trs spcialiss comme Typhlotrechus, Neoduvalius, Aplwenops, etc 3 La chorologie des Du valius montre bien qu'ils sont une ligne plus ancienne que la ligne des Du v alites

PAGE 206

Le& T1echinae de France. 3H bites par des Duvalites, mais aussi dans les iles tyrrhniennes (1) (D.sardous Dod.) et dans le nord de l'Afrique (D.Jurjurae Payer.). En Europe la distribution des Duvalius est sporadique. lls sont ell. effet tous groups sur les restes des trs vieux massifs continentaux de l'Europe ocne, les uns en Provence, Sardaigne, Sicile et Djurjura sur les restes des massifs tyrrhniens, d'autres dans le Banat et les Alpes de Transylvanie, d'autres enfin dans le Balkan oriental et la Thrace. Dans le massif dinarique ils sont remplacs par les Anophthalmus (qui ne sont que des Duvalius srie ombilique dsagrge), de mme que les Duvalites sont remplacs en France par les Speotrechus, dans les Cvennes. TABLEAU DES ESPCES FRANAISES. i. Pronotum pas plus long que large. Stries des lytres fortes, ponctuation profonde, grosse et espace; inters tries con-vexes.................................................. Pronotum nettement plus long que large. Stries des lytres fines, rgulires, ponctuation petite et assez serre; inter stries plans. Long. 5 5.5 mm............ L Raymondi Del. a. Stries des lytres bien visibles dans la rgion humrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. b. Stries des lytres tout fait effaces sur la rgion humrale, base des lytres dprime ............ c. b. lytres sans dpression basale; pronotum un peu moins allong. Long. 5 mm...... {o1ma typica. lytres largement dprims la base ; pronotum trs allong. Long. 5 mm. subsp. Fag1tiezi Chob. c. Forme plus grle Cts du pronotum plus sinus en arrire, les angles postrieurs saillants en dehors. Long. mm.......... subsp. blagdalenae Ab. Forme plus robuste. Cts du pronotum faible ment sinus, les angles postrieurs droits, non saillants en dehors. Long. 5,5 mm ............. . . .. .. . . . . . . .. .. subsp. ube1ti Gren. (1) li n'e1iste des Duvaliles que dans les iles encore rcemment ratta ches au (D. s:ulus Baudi, D. lucidus J. Mll.).

PAGE 207

3i2 W 1\r n { .JF.ANNgJ.. 2. Antennes ( .paisses. monilil o rmrs, l'avant-d rrnie r articlr ovale pr.inr unr fois rt qua rt aussi long que l a rge. l'l'tite taillr; forme paraiiLlc. Pronotum n ettl' ment rdrc c i la ha sr :l. AntcnnPs grLles a llongt'es. l'aYant-d e rnier article, an moins deux fois a ussi long que large.. . . . . . . . . . . . . . IL :l. lytres ctroits, allongs, p n u convexr.s, stl'ies trs (llades. Pro notum cordi!orm r, bien r t rci la b asr Long :u ; 4. mm.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Clairi Ab. ElylJ'('S allongs assez convexes, str ies fortes et profonMmtnt poncturs. Pronotum peu r t r(ci la base, lr.s ctt : s arqtu's jusqu'aux a ngles pos t ri e urs, l e ur s inuosit basale tris p etite. L ong. 4. mm..................... 3 Roberti Ab. tL lytres elliptiquPs, non attnus PH arriirt, dl>prim!s s ur !l' disque, les strics rll'acrs J ll' U JH'O f omlt'mcnt ponctul's..... ; ; ovod rs attnu(s en ani n, tris convexes, lPs s trits fort es, ponctuatio n grosse e t pr oforulP. Pr o n otum aussi l a rge la hase qu'au sommet. . . . . . . . . . . . . . ti. fi. Form e plus allonge. Pronoturn un pPu plus t'. troit la ba sC' qu'a u sonmwt Elytres troits, allong t's, :'t t'paules tris. anon-diC's, les str i rs tr s ell'a c es. L o ng. 3,5 5 mm. ( les p etits
PAGE 208

T'l'echinae de F'l'nnce. a Youx trs petits, rduits l'tat do cicatricules transverses. Tte faiblement rtrcie on arrire, au niveau du cou. Long. 4,2 4,8 mm ......... : ...... ..................... forma typica .....,. Yeux relativement grands, constitus par une tache annulaire de pigment noir, do diamtre gal celui de l'insertion des antennes. Tte nulle-ment rtrcie o n arrire. Long. 5,5 mm ........ . . . . . . . . . . . . . . subsp. cautus Poyer CATALOGUE DES ESPCES FRANAISES. 313 i. Duvalius Raymondi Delarouzo, i859, Ann. Soc. ent. F1., p 66, pl. 1, fig. 3; type: trou des Fades.-Abeille de P e rrin i886 Rev. d 'En t. Caen, V, p. i38. -Bodel ct Simon, i875, List e Al'lic. cavorn., p 36.-Ganglbauer, i892, Kaf.lllitt c leur., I, p. 213. -Barthe, Car. gallo-rhn., p 395, Larva : Joannol, 1920, Biospeol XLII, p 532 fig. 48 5L b Subsp. Fagniezi Chobaut, 1.902, Bull. Soc. ent. Fr., p. 88; type : baume Roland. -Barthe, Car. gallo-rhn., p. 395. c. Subsp. Llfagdalenae Abeille d o Perrin, 1869 . 4.nn. Soc. ent. F1., p. 408; typo : grotte de Saint e-Madeleine. Ganglbauer i892 Kaf. :Mitteleur. I, p IH3. d Subsp. Auberti Greni e r, 1864, Ann. Soc. ent Fr., p 135; type : grotte innome Toulon (coll. Jeanne!). -Bodel ct Simon, 1875, Liste Artic. cavcrn., p 36. -Ganglbauer, 189:t, Kii!. i\lit tolour., 1 p ::H3. Barthe Car: gallo-rhn., p 396. a Forma typica. -Vat : grotte d e s Fes prs d'Hyres [Biosp. 620] (Abeille Fagni cz!). b Subsp. Fagniezi Chobaut. -Bouches-du-Rhne : baume Roland, prs de Marseille [Biosp 355] (Fagnicz Magdelaine!). c Subsp. Magdalenae Abe ille -Var :grotte de Sainte-Made l e ine, dans la montagne de la Sainte-Baume (Abeille!); grotte aux OEufs, dans la Sainte-Baume (Abeille!); grotte d e Riboux (l<'agniez!). d. Subsp Auberti Grenier. -Var : grotte innome des envi rons de Toulon (Aubmt!); grotte d'Evcnoz, du Tisserand et de Trubyj" face dorsale; il existe un gros renflement basal sphrique et le sac interne porte des pices apicales droites et assez longues. L organe est de petite taille

PAGE 209

3U. Dr R en JEANNEL. dan s l e s e nvirons d e Toulon (test e C a illol); c a v e s d e la chartr e use d e Montri eux (Aubert Abe ill e ) ; grott e de Mori r e s (Sie tti t este Cail lol); grott e du SaintTrou Brouss a n [Biosp. SUl] ( M o llandin d e Boissy!, Fagni ez!) ; grotte d e l a Foux pr s du Beau sse t ( O c hs!), un e x empla ire. DSERV. -L'e x empla ir e pri s p a r M O c hs d ans la grott e dr. la Foux c.st un m l e d e tr s p etite taill e ( 4 5 mm. ); il faudrait connatr e d autr e s e xemplair e s pour s avoir s il n e s 'agit pas d'un e race nain e du D .4uberti. Duvalius Clairi Abe ill e d e P e rrin 1.880, Ann. Soc. ent. Fr., Bull. p U9; typ e : vallon d e la Madone Ganglbau c r, K af. lllitt e l e ur., 1 p -P e y e rimholf i91.4, Bull Soc. ent Fr., p 397. Barthe, Car. gallo-rhn., p 397. Sous l e s pie rres enfonces, dans les ravins humid e s expos s au nord, d e 1..600 2 .000 m d ait s ouv e nt au bord m m e d e la n e ig e -Alpe s-Maritim e s : vallon d e la M adone d e s F e n tr e s pr s d e L a Vache ri e au-dessus de Saint-Martin-V subi e (abb Clair! G S e rullaz Fagni e z, Argod!); massif d e l'Au t hion cime d e Thu eis, cime d e l a Calme tte, col de Ra us ( Sainte-Clair e Deville, Dr C l e rc! ) ; massif du Tourn a ir e t (te st e Caillol). OnsERV. -P DE PEYERI.MIIOFF (1. c ) sign a l e l a pr sence fr que nte. de p e tits poils sur l e s t guments du D. Clairi. On trouv e e n efl'e t souv e nt d e s individus plus ou moins pubesc e nt s dans l es coloni e s e ndog es d e s Duvalius (D. Carantii Sella) ou d e s Duvalites (D. Vil lardi B ed.) e t c e s vestiges d e pubesc ence indiqu e nt que la souch e lucicol e anci e nn e a d t r e pub esce nte, comme les Tre choblemus, par e xempl e (1). 3. Duvalius Roberti Abe ill e d e P e rrin 1.903, Bull. Soc. ent. Fr. p typ e : ravin de Turini.-Barthe, Car g a llo-rh n ., p 398. Alpes-Maritime s : s ous l e s pierres du lit d 'un p et it torr e nt au voi sinag e immdiat des b a r aque m e nts milit a ires d e Turini, dan s l e mas sif de l'Authion (2) ( J e ann e!. D r Cle rc ) ait 1..700 m ( 1 ) D ailleurs de nombreuses d e Duvali u s endogs sont encore tr s pubescentes : D. B i elzi Seidl., D. cav i f u g a Ganglb., D dac i cu.s F r i v etc. ( 2 ) C est par erreur qu'AnEILLF. DE PEnmN a attribu la dcouv e rt e de cett e espce au H RoDEnT. Les exemplaires qu'A a rc<:us du lieutenant H. ROBERT avaient t donns cc dernier par moi-mme plusieurs jours aprs leur dcouverte

PAGE 210

Les Trechinae de France. 3!5 4. Duvalius lantosquensis Abeille de Perrin, 1869, 1lnn. Soc. ent. Fr., Bull p. types: vallon de la Madone. Ganglbauer Kiif. 1\fitteleur., I, p. Barthe, Car. gallo-rhn., p. 394. Endog, remontant la surface du sol aprs les grandes pluies; sc tient surtout sous les pierres enfonces dans le sable pur (Buchet, teste Caillol). -Alpes-Maritimes : vallon de la Madone des Fentres, La Vacherie, au-dessus de Saint-Martin-Vsubie, entre i.600 et m. d'ait. (E. Simon!, Pic! Fagniez!) (t) OnsEnv. -Cc JJuvalius sc trouve surtout en territoire italien 5. Duvalius CailloU Sainte-Claire Deville, !902, Ann. Soc. ent. Fr., p. 704; type: grotte d'Albarea. -Barthe, Car. gallo-rhn. p. 393. Alpes-Maritimes : grotte d'Albarca, prs de Sospel [Biusp. 319] (Sainte-Claire Deville! Jeanne!, Fagniez! ) ; grotte dite Perthus de la Goumina, dans lf'. s environs de la prcdente (Fagnicz). 6. Duvalius diniensis P e ycrimhotf 1904, Bull. Soc. ent. Fr., p type :grotte de Cousson. -Barthe, Car. gallo-rhn., p 400. b. Suhsp. cautus Peyerimhotf, 1904, Bull. Soc. ent. Fr., p. type : Traou de Guille. Peyel'imhof{i Jacobson, 1906, Kiif. Hussl., IV, p. 30!. a. Fonna typica. -Basses-Alpes : grotte de Cousson, prs de Digne [Biosp. 321) (PeyerimhofT!), ait. i.400 m b. Subsp. cantns Peycr -Basses-Alpes : Traou de Guillc, au Poure d'Esclangon, env. de Digne (PeyerimhofT!), une seule femelle connue 9. Genre Trecbopis PeyerimhofT. Trechopsis Peyerimhoff 1908, Bull. Soc. ent. Fr., p H9; type {1) A ct de celle espce se place la suivante : Duvalius Carantii Sella, 1874, Bull. Soc. e11t. Ital. VI, p. 82, pl. 1, fig. t; type : Chartreuse du Val Pesio. Gestro, 1885, Ann. ft/11$. cj.r. Genova, XXII, pl. IV, fig. 2 -Ganglbauer, 1892, Kllf. Mitteleur., 1, p. 215. Pimont, prov. di Cuneo : souterrains de la Chartreuse de Pesio versant nord du col de Tende (Dodcrol); grotte de Comoscierc, le val Pesio (Dodero !) ; pierres enfonces autour de la Chartreuse de Pesio (Dodero !). v. L'espce est trs variable. Les individus endogs sont en gn ral bien plus petits, parfois pubescents. Dans la grolle de Comosciere se ren contrent des exemplaires pronotum plus ou moins allong cl plus ou moins rtrci la base.

PAGE 211

at6 J)r Hcn JEANNEL. T. Lapiei Pryer.:1.9:1.0, l c., p. 15:1.. 1915, / c., p. i28. -Jeanne!, :1.920, Bull. ent. F1., p. :1.51 (char. cmend.). Subgen Aphaenopidius J. Miillr.r, 19i3, JJcnkschr .4k. l\ ss Hen, XC, p. 66; type: .-t. Trenlandi .1. !11ll. Subgen. T1ichaphaenops .Jeanne!, 1916, Bull. Soc. ent. Fr., p. 280; type : T Gounellei Bcd. Il faut ranger sous le nom dn Trechopsis les espicPs pr(senlant tous les caractres des Dztv alius c'est--dire dont les tibia s ant(l'irurs sont pubescents e t sans s illon ct dont la s.ric ombiliqu{e Pst t'(guliire mais chez lesquelles les s illons frontaux sont incompl ets. L' deagu s est semblable celui des Duva/ius. Les Trechopsis, ainsi compris, ont avec lrs Duvalins les mmes rap ports morphologiques que les Nroduvalius .l. 1\lll. avec les Duvalites Le groupe des Trechopsis constitue un genre assez h trogine. Dans l'tat actuel d e nos connaissances, il est lorm par une ospice nivicole du Djurjura, oculc et prsentant une curieusp r duct.ion chtotaxiquc (Trecltopsis, s. st r.) ct par quelques types cavernicoles. Ces derni e rs peuv e nt tre. group.s dans deux sous-genres, l'un bie n homogne ct spcial au Dauphin et au Jura (Triclwphacnops), l'autre probablement htrog(nc ct runissant trois espces. de.s Alpcs-lllari timcs, de Styrie ct du Djurjura (Aphaenopidius) (1 ) TABLEAU DES i. Des y eux fonct.ionnc ls. Tibia s antiricui' S puhcsc c ncr tr(s rare Chtotaxic rduitr (2) : la soie susorbitairc pos ti ricurr la soie prothoraciquc post( \ ri t urc et la d e uxime soie discale font en gnral dfaut. ( Trcchopsis, s. Coloration testace rougetr e ; lytres amples. Long 8:i ()mm ...... Lapiei Peyer. Pas d'y eux. Tibias ant{ricurs pubr s crncP normak Chtto(1) En somme il semble bien que le genre Trechopsis ( sensu nov .) soit un groupe polyphyletique produit par l'volution de quelques lignes de Duvalius. ( 2 ) P. DE P&YERBIIIOH ( 1915, 1. c., p 128i a montr dairerncnl que la r duction chlolaxique du T. Lapiei ne devait pas tre comme un hritage de la forme primitive, mais tout au contraire co mme une r duction morphologique recemment acquise Il en e s t de mme mon avis pour I'Aphae?>ops Leschenaulti llonv. et aussi pour certains cavernicoles de la pninsule balcanique (par exemple 1/ap/olrechus puben s Jos.), dont les caractres chlotaxiques n'ont certainement pas la valeur taxonomique que J. MLLEI\ leur attribue.

PAGE 212

Les Trechinae tle Fmnce. 3{7 taxie normale ........... ............................. ... Tte et pronotum glabres (subg. Aphaenopidius J. Mller). 3. a. Tte volumineuse gradu e llement r t r cie en arrire, avec trois pores susorbitaires. Pronotum petit, trans verse. lytres allongs, paules effaces. Pattes et. antennes trs longues. Long. 8,5 mm. (Carniole : grott e Zelenjak, prs de Franz)... Treulandi J. Mll. Tt e normaln; d eux pores susorbitaires. Pronotum plus long que large. . . . . . . . . . . . . . . b. IJ. Ttte brusquement rtrci e en arrire. Angles post rieurs du pronotum saillants en dehors. presque spin i formes. lytres allongs {\argis en stries ponctues, paules trs obtuses. Antennes un peu plus courtes que le corps. Pattes trs grles. Long. 7 mm. (Pimont: grott e de Comosciere, val Pesio) .. . . . . . . . . . . . . . . . . Lau ni Gcstro. Tte graduellement rtrcie en anirc. Angles post rieurs du pronolum droits, non saillants en dehors lytres allongs, parallles, peu convexes les paules saillantes, les stries clfaces ct fineme nt ponctues. Antennes et pattes longues Long. 7,5 mm. (Djurjura: grottes if ri l\laare b et if ri Bou A mane). . . 1 b 1 i s Pey cr. Tte et pronotum pubescents. Trois pores susorbitaircs. (subg. Trichaphaenops Jeann.). . . . . . . . . . . . . . 3. 3 Tte fortement rtrcie e n arrire au niveau du cou. Prono tum une fois et demie aussi long que large avec les angles postrieurs spiniformes; base . . . . . . . . . . 4. Tte ovulaire, cou l'pais graduellement rtrci. Pronoturn peine plus long que larg e base bisinue. . . . . . . . 5. 4. Joues anguleuses aplaties en arrire; cts du pronotum peu prolondmcnt si nus e n arrire; angle s humraux sail-lants ct relevs. Long. 5 mm.............. 3. cerdonicus Ab. -Joues arrondies; ct(s du pronotum fortement si nus et rtrcis dans leur quart postrieur; angles hum(raux aiTondis. Long. 7 mm....... ..... ............. 4. Sollaudi Jeann. 5 Pronotum cts anondis en avant, rtrcis en arrire, les angles post.rieurs spinilormes. lytres parallles. Long. 7 mm . . . . . . . . . . . . . . . . . i. Gounellei Ued.

PAGE 213

3t8 D Ren JEANNEL a Pronotum n ette m ent plus long qu e l arge .... ... . . . . . . . . . . . . . . . {o1ma t y p i ca. Pronotum aussi long qu e lar ge.. s ub s p A r g o d i Ab. Pronotum ct s non arrondi s e n avant, p e u r e treci s e n arri r e, les a ngl es postr i eurs aigus mai s non sa illant s. Elytres dilat.s e n arri re. L o n g. 6,5 mm . . . . . 2 obesus Ab. L es es p ces du sous -g enre Trichaphaenops apparti e nn e nt t o ut e s !tt faun e d e Franc e C omm e c erta ins Aphaenops (voir ]>lus loin), elle s sont fort rares dan s l es grottes e t par a i sse nt tre d es h tes h a bitu e l s d e l a zon e d es inondation s s out erraine s C ATALOG U E DES ESPC E S FRAN AI S E S. t. Trechopsis (Trichaphaenops) Gounellei B e d e 187!1, -hm. Soc. ent. Fr., Bull. p 136; typ e : grotte du Brudour Gangl bau e r 1892 K f. 1\fittel eur. 1, p 213.-J ea nne!, i!H7 Bull. Soc. llist. nat. Doubs p. 7 5 -Barthe, Car. gallo-rh n ., p 413. b. Subsp A1 g odi Abe ill e d e 1886 Ret > d 'Ent ., Cae11. V p i40; typ e : grotte d e F erri r r. Barth e, Car g allo -rh n. p 414. a. Forma typic a -Drm e : grotte du Brudour d a n s la for1\t d e L ente [Biosp. 317] (Ar g od! J e ann e F a gni e z !); grot tes d es Ro ch e r s d e Laval, dan s l a fort d e L ente (Argod ) ; grotte d es F es, fm l t de L ente ( Argod ); g rott e d e B a rb e cin elle prs d e Saint Juli en-e n V e rcor s ( Fagni e z ) b Subsp. A? god : i Abe ille. Grott e d e F erri r es, pr s d e La -Cha p e ll e e n V e rcors [B i o sp. 314.] (Argod! J ea nn e F a gni cz!). E s p ce rare qu e l'on trouve errant sur l e sol ou sou s l es pct.it es pierres D a ns l a grotte du Brudour elle sc t rou ve sur l es bo r d s d un e puis s ant e rivir e s out e rraine. 2 Trechopsis (Trichaphaenops) obesus Abe ill e d e P e rrin 1886, llev. d 'Ent., Caen, V p 140 ; ty p e : grotte d e Sai n t -1\I m c. J ea nn e :1.917, Bull. Soc. Hist. nat D o u b s p 75. -Bai'th c, Car. gallo-rh n., p 414. I sre : g,rottc du Guie r s -Vif, Saint-.Mtme, prl>s d e S a int Pierrn d E ntremont (Ar god !). E s p ce f ort rare, don t on n e c o nn a t qu e quel qu es exe mplair es; elle n 'a jam a i s t d ans les au t r es g r olles du m assif d e l a Grande-Ch a r t r e u se, ma conn a i ss an ce. Il rsl pr o b a bl e qu 'e ll e vit normal e ment d a n s la zon e d es in o nd a tion s s o ut e r rain e s du Guiers.

PAGE 214

Les Trechinae de France. 3:1.9 3. Trechopsis (Trichaphaenops) cerdonicus Abeille d e Perrin. :1.!)03, Bull. Soc. ent. F1., p. type : grotte d e Cerdon. _: Jeanne!, i!J:l7, Bull. Soc. llist. nat. Doubs, p. 75. -Barthe Car. gallo-rhn., p 4:1.4. Ain: grotte d e Cerdon, dans l e pays du Buge y ( Villard!), un seul exemplaire connu, malgr d e flqu c ntes recherches. Trechopsis (Trihaphaenops) Jeanne!, :1916, Bull. Soc. ent. Fr.; p. 281, fig.; type : grotte d es Faux-:Monnayeurs i!J:I.7, Bull Soc. Hist. nat. Doubs, p. 73, fig.-Barth e Car. gallo rhn., p. 4:1.4. Doubs : grotte des Faux-Monnaycurs, prs d e Mouthiers, dans la valle de la Loue [Biosp. G71] (E. Sollaud!, Jeanne ) Trs rar e au printemps apr s l es cru es, sur l es bloc-s couverts d 'a rgil e visqueuse qui se trouvent l'cxtrlllc fond d e la grotte ct sont priodiqu e m e nt inonds. E. SE HIE PHYLETIQUE D' AEPVS. Les Insectes appartenant cette srie phyltiqu e sont marins c t troitement spcialiss cc genre de vic. Il est remarquable qu'ils prsent e nt d troites affinits avec d es espces de l Amrique antarc tique. Il existe en effet d e vrais Aepus, marins, sur les cotes du Chili; c t d'autr e part c'est certainement des Trechinae d e l'Am riqu e du Sud ct de la T erre d e Feu que les Aepus sont l es plus proches parents iO. Gemc Samoucll e Aepus Samouellc, :l8:l!J, Ent Comp., p :1.2!J; type : ..t.. {uh:escens Sam. = J. marinus Striim. Lacordaire :1854, Gcn. Col., I, p. 372. -Jacqu c lin du Val, 1857, Gcn. Col. Etu. I p. 22. La boulb ne, :1849, Jnn. Soc. ent. Fr. p. 31. -Bcdcl, Faun e Col. Bass. S e ine, J, p 39 e t :152. ..1epys Curtis, 1823, Brit Eut., V, p. 203. Aessus Stephens i82!J, Syst. Cat. BroL. -Laboulbi.nc, :1849, l. c., p. 23. Coquerel, :1850, Ann. Soc. ent. Fr., p. 529. -H e nneguy :1904, L es Insectes, p :1.04. Lim:a : Coqucrel, 1850, l. c., p 529, pl. XVI, fig. 3. Jeannel, :1920, Biospeot." XLII, p. Subgen Tltalassobius Solie r, 1849, Gay, fis. Chile, Zoo!. IV, p :l5G' ; type : Th. testaceus Sol. Les Aepus vivent sm les plages marit.imes des ocans, sous les ...

PAGE 215

320 Dr Ren JEANNEL. pierres compli.tcment submerges mare haute. Leur apparc .il res pimtoitc prsente une disposition adaptative spciale, en rapport avec cc genre
PAGE 216

Les T1'echinae de France. cence des lytres rduite quelques poils sur les interstries. Yeux plus gros, aussi longs que la moiti de la longueur de la tempe. Angles post ieurs du pronotum droits. Long. 3U 2,4 mm................................... marinus Strom Aepus marin us Striim, i788, Norslc. Selsk. Skri(t II, p. 385; type : Bergrn. -Bede!, Faune Col. Bass. Seine, I, p. 39 et i53. -Barthe, Car. gallo-rhn., p. 34\l. (ulvescen.'l Samouelle :18i9, Ent. Comp., p i29; type : Devonshire. Audouin, i834, Nouv. Ann. Museum, Ill, p. i77.-Fairmaire et Laboulbne, iBM, Faunr. ent. fran., I, p. :1.5:1.. Calvados :entre Luc et Lion-sur-1\ler (Fauve!!). -!\lanche: Bar lieur (Fauve!!); ile Tatihou (Fauve!).Finistre : lloscoiT, Fouesnant (teste Barthe); l\loi'iaix: (Herv). Loire-Infrieure : Pornic (Domi nique; teste Barthe). Vr.ndc : ile de Noirmouticrs (Audouin). Assez localis sur les plages marines, sous les pierres dcouvertes mare basse, en compagnie de l'.4epophilus Bonnairei Sign. [Hem.J du Micralymma marinum SLI'i.im. [Staphyl.] ct d autres espces di verses. L'espce est connue encore des ctes de Norvlgc : Bergen (Strorn) ct des iles Britanniqurs. H. Genre Aepopsls Jeanne!. Aepopsis Jeanne! Ann. Soc. ent. Ft., p. 1GB; type: A. Robini Lab. Di!Trent des Aepus pm lrs importants caractres suivants : Tgu ments glabres entre les soies A \'ant-dernier article des palpes maxil laires foi'tcment rentl, conique. Labium avec seulement des traces visibl(s de la suture; dent du menton simple. Elytres plans, atl'Ophis et amincis au sommet; lrs extrmits apicales des t:lytres sont sparment arrondies, sans trace de stries ni retour de la strie apicale, ni carLne apicale, ni soies apic.ales. D'autre part le facies de l'insecte est un peu ditl'rent de celui des .4epus, la tf>te est plus volumineuse, ses sillons frontaux s'cll'acent en arrit'.re, l'arrirr-corps est plus court, plus large, lrs paules sont efl'act:cs. L'deagus, comme celui drs Aepus, est du lllL'lllC typr que chrz les TrPchus; Ir sac intrrnr rst arm de nombreuses {pinrs. L'unique espl-cl' du g e me rst remarquablr. sa grosse tte petits yeux et t c mprs trs rrnllrs, son pronotum tris rt'trci la base avec les angles postrirurs arrondis, ses t:lytres plans, peine stris.

PAGE 217

Aepopsis Robini Laboulb ne, 1849, Ann. Soc. ent FI'.; p 3 5 ; type : Dieppe. Fairmaire e t Laboulbnc, 1854-, Faune e nt. fl'a n ., 1, p 151. -B e d e!, Faun e Col. Bass. S eine J, p 39 c t 152. the, Car. gallo-rhn., p. 34-9. S einc-Inf ri e ttr c : Dieppe (Ch. Robin) -Calvados : Arromanch e s ( test e B e d e ) ; e ntr e Luc c t Lion sur-m e r -l\Ianche: Saint Vaast-la-Hougu e (Fauve! ) ; Gattevill e ( F auve!) Ill e c t-Vilain e : C ancal e (Ble use). -Cte s-du-Nord : Saint-Bri euc (Caullc,_ t e ste Barthe). Finist r e (1) : Conca rn eau ( Saint e -Clair e D e ville); B1e st; anse des Gardes-Marines ( F a uve!! ) Morbihan : le d'Al'z (Elphg c t e st e Barthe). Loile-Inf ri c mc : L e Croisic ( d e Wouilt ) ; Pornic (Fau' v e l ) ; La B e rneri e ( M a rmottan). V e nde : Noirmouti c rs (Dominique, t e st e Barthe). Char e nt e -Inf ri e ur e : l d e R ( F a uve!! ) M m e s m urs que c elle s d e l'Aepus ma r i nus Striim mais plus commun. A. Robini e st e ncore connu d e s ct e s de Grande -Bre tagn e d e l 'ile d e J e rsey, d e s cte s d e Galice t e nfin d e c elles du Maroc Tang e r (Vauchc r). F SERIE PHYLETIQUE 12. G crirc GeotJecbus Jeanne!. .Ge otl'echusJeann cl, 1919 Bull. Soc. ent.FI'., p. 254-; type : G. Discon tignyi Fairm. 1920, Bull. Soc. /list. nat Toulouse, XLVIII, p. 16 -B a rthe, C a r. gallo-rh n p 4-15. 4nophtllalmus Jeann e 1909, Arch. Zool. ex p. et gn. 5 s (r., I p 4-4-7, pl. XII, fig. 28-32. Insectes endo g s r e m a rquabl e s p a r l e ur f o rm e g r l e c t trs con v e xe, c t pa1 l e ur s m c lllhres tr s d lis (2). C olor a tion testac rougetr e trs brillant L a t t e e st t oujour s volumin euse, avec des s illon s Iron taux complets, sans t1acc d y e u x ; pices bu ccales particuli r e m ent gr les c t effiles. L a bium soud lan g u e tt e carr e; d e nt du m e nton simpl e souvent trs longu e cl spiniformc Pronoturn trap zode allong, cts p e u ou pas a1qu s ; toujour s t1 s r tr Cis e n arri r e l e s bord s l a t raux tr a nchants l e s angl e s pos t ri e urs d e nt s, cr n e l s ou aba ttus suiv ant les esp c e s ly tr e s o vales, convexes, p aule s (1) L A Robin i cit de Morlaix par HERV (Cat Col. Finist re ) est l'A. marin us. ( 2 ) Les G eot1ec!tus appartiennent une tout autre s rie phyltique que les Orotrech u s J. Mll. du Cai'SO et de Vntie, auxquels ils ress emblent ct avec lesfJuels ils prsentent des caract res remarquablement

PAGE 218

Les Trechinae de France. 3!3 tranchantes ct souvent crnclcs ou dentes en scie; la base porte une large dpression transverse; la surface est irrgulirement bos sele, avec les stries trs indistinctes. Pas de striolc juxtascutcllairc. Les deux premiers articles du tarse antrieur sont dilats chez les mles ct le quatrime article de tous les tarses, dans les deux sexes, porte une longue expansion chitineuse sous l'onychium. OEdcagus trs petit, peine plus long que la moiti du dernier segment ventral. Le lobe mdian est arqu et mousse les styles la traux assez grles portent seulement 2 ou 3 soies; le sac interne est inerme ou arm d'un petit stylet. Chtotaxie. Lignes orbitaires dive rgentes. Pore prothoraciquc antrieur situ au quart antrieur, pore postrieur nettement en avant de l'angle postrieur. lytres srie discale de 3 porcs sur la 3 strie ou le 4 intervalle; srie ombilique dsagrge le porc interne sc trouve vers le niveau du premier porc externe ct les deux porcs externes postrieurs sont trs carts de la goutti.re margi nale; gt'OUJl apical normal. Les Geotrechus sont trs voisins des Apltaenops, mais diffremment spcialiss Les deux genres sont les relictcs d'une trs ancienne ligne n'ayant aucune affinit avec les autres Trechinae actuels d'Eu rope. Il existe bien dans l'Amrique antarctique des formes actuelles ( T. Audouini Gur ) prsentant un nombre remarquable de earac ttcs communs avec nos genres pyrnens, mais leur parent est cer tainement lointaine. Comme les Aphaenops, les Geotrechus sont localiss dans la partie centrale du versant septentrional des Pyrnes. Certaines espces ( G. Orpheus) sc ttouvcnt aussi bien en fort sous les grosses pierres enfonces que dans les grottes. Dans l'Arige et la Haute-Garonne on trouve surtout les Geotrechus, avec toute la faune endoge en piochant profondment la terr.e des talus l'entre des grottes ou dans les vestibules. Ailleurs on les rencontre sous les pierres humides des rgions claires, dans les fentes de retrait des nappes d'argile ou profondment enterrs dans les salles obscures. ll est tout fait exceptionnel de rencontrer ces rar e s cavernicoles errant librement sur le sol ou sur les parois des grottes, mais il est une condition qui permet lorsqu'elle est ralise d e les capturer prcsqur coup sr. Les grosses pi&ccs de bois vermoulu, abandonnes parfois dans le fond drs cavernes, lotsqu'ellcs gisent dans des en droits trs humides les attitcnt probablement de trs loin; on trouve alors les Geotrechus CITant dans le tissus ligneux, prut-i'tre la re cherche des frles larves de petits Diptres qui s'y dveloppent. Plu-

PAGE 219

D Ren JEANNEL. sieurs espces n'ont t dcouvertes que grce de telles circons tances. TABLEAU DES ESPCES. i. Labre bord antrieur chancr. lytres avec un profond sillon transverse sur la base; stries nettes, assez rgulires et fortement ponctues. Grande taille (3,8 .i mm.), forme robuste, trs convexe. Glabre............ L Orpheus Dieck. a. Coloration testac brillant; forme troite, avec les lytres elliptiques, plus parallles et moins convexes Pronotum plus allong, plus rtrci ct cts l grement sinus avant les angles post riurs. Angles humraux des lytres trs arrondis Long 3 8 mm............ subsp. Dod .eroi Jeann Coloration testac rougetre brillant; forme plus paisse, avec les lytres plus renfls plus con vexes. Pronotum cts nullement sinus en arrire. Angles humraux des lytres saillants. b. b. Tte volumineuse, arrondie, presque aussi large que le pronotum; joues convex e s mm ... .. . . .. . .. .. .. .. .. . . . . forma typica. Tte plus petite, allonge, nettement plus troite que le pronotum; joues peu convex e s. Long. 4 mm ............ subsp consonanus Dieck Labre bord antrieur non chancr, mais faiblement tri lob lytres sans sillon transverse bien marqu sur la base; stries efTaces et confuses. Taille de 2,2 3,5 mm. . . . . 2. 2. Espces pubescentes, sans carne apicale aux lytres. . . . 3. Espces glabres avec une carne apicale peu saillante, mais bien visible. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 3. Angles antrieurs du pronotum trs saillants; bord humral des lytres fortement dent en scie, les dents dirwcs en arrire. Coloration brillante, pubescence courte. Long. 3,5 mm. . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Discontignyi Fairm. Angles antrieurs du pronotum non saillants; bord humral des lytres seulement crnel finement. Coloration mate, pubescence longue. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4.

PAGE 220

Les T?echinae de France. 4. large, joues tris saillant
PAGE 221

D Ren JEANNEL. Angles post rieurs du pronotum dents, formant un angl e droit ou obtus, souvent crochu, aprs lequ e l le bord basal e st chancr . . . . . . b. b lytr e s troits parall les, allongs paules saillant es; s tri e s r e lativ e m e nt profond e s ct n e tte m ent ponctu es.................. forma typica. lytr e s ampl e s d prims largis e n arri r c, paul e s effaces. . . . . . . . . . . . . . c c lytr e s un p e u plus allong s moins dprims; ponctuation de s stri e s bien visible ........ ..... . . . . . . . . . . . . . . subsp. Pue li Chob. lytr es courts ampl es, trs largis e n arri re ct fort e m e nt d prims; ponctuation d e s stri e s tr s c n ac e presqu e pas discernabl e ........... ... . . . . . . . . . . . . subsp. hennensis Jcann 7 Tt e arrondie, aussi larg e qu e longu e Ct s du pronotum pein e sinus e n arri re. lytr e s oval e s, tr s larges, subplans paul e s effaces Long 3 2 mm..... . ...... 7. Saulcyi Arg. T t e allong e, bi e n plus longu e que large Ct s du pronotum profond m e nt sinus en arri r e lytr e s oblongs troits convexes, paul e s saillant e s L ong 3 2 mm 6 Andreae Jcann. CATALOGUE DES ESP CES. i Geotrechus Orpheus Dieck, i869 Berl. e nt. Zs., Xlll p 3-U; type: grott e d'Aub ert. -La Brl e rie, :1.872, Ann Soc. ent. Ft., p. 460 -R erle l et Simon :1.873, Liste Artic cav c rn. p 37. -.Jcann c l, :1.909, Biospeol. X, p 474 ; pl. XII fig. 32. -Barthe, Car gallo-rh n p. 4:1.6. -subparallelus Abeille d e P e rrin, Ul04, Bull. Soc. ent. Fr., p i99; typ e : grott e de Liqu b. Subsp. consormnusDi eck, :1.871, B e rl. e nt. Zs., XV, p i84; type : grott e d'Asp e t. Abeille de P e rrin 1872, t. Col. cav ern., p i6. c. Subsp. Doderoi J e anncl, :1.920, 1Jull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX p. 16; typ e : grotte de P e yrounard. C e tte es p ce s c rencon t r e aux entre s des gro t t e s sous l e s gtossc s pi erre s, parfois dans la profond ur d e s cavernes, mais aussi au d e hors, e n for.t, sous l e s pi erre s e nfonc es; elle e st r{. pandu c dans tout e la bordur e calcair e du v e rsant nord des Pyr n es d e puis la val){e de l Arize l' e st, jusqu'au G e rs d'Aspet l'ouest.

PAGE 222

T Jes Trechinae d e Fmnce. a. Fo?'ma typica.Arig e : groll e d'Aub ett [/Jiosp. i97], pri-s Saint-Giron s (Die ck J M. llt une t!, J e ann e!), sous les grosses pierres c t dans l e s talus dr. t e rr e du ves tibul e ; grott e d e Lest elas [/Jiosp. 427] (J. M. lltun et!, J e ann e !), dans la terre d e vant la grott e e t aux aleu tour s en f01 t ( A Dode ro); grott e d e Liqu Moulis [B iosp. i94] (J. M lltun e t! Pu c l!) ; gt ott e d e Jas Sechos dans la monta g n e d e Lc>s tela s ( J M llrun e t !) ; grott e d e Montgautin (J. :M. Btune t ); grott e d r P e yort :'t Prat [llios p 664] (La llrl e ri e C. llolivm !, J e anne!), sous de grossu s pie rres l' entre; grott e du Tuc d 'Audoube rt .Montes quie u d'A vants [Rios p ( J e ann e!, Alluaud !), dans lf's f c ntr s d r r e trait de l'argil e des galeries d e l tag e inf rieur. -Haute -Garonne : grott e de Carric Nrr [Biosp. 428], non loin d e la grott e L e st clas (Je ann e!}, sous une gro sse pieiTe b. Subsp. consorranus Dieck.-Haut e -Garonn e : g rott e d 'Aspe t grott e d e G o ur g ue, Arbas [lliosp 1:l6] ( J e aun e l Dodcro!, Fagnie z!), sous les pienes d'un e salle clair e; Goueil di J-Ier Arbas [lliosp. (F:rgnie z !), un individu enant s ur l'argil e v rts l e fond d p la grotte. c Sub s p Dode r o i J e ann el. -Ari g e : grott e d e P e yroun a rd aud ess u s du lilas d Azil [Hiosp. 425] (Dodero! ) d a u s l a t err e l' entr(e d e la grotte. Geotrechus Discontignyi Fairmairc, 1863, a p Grenier. Mat. Faun e fran. I p. 3; type : gott e d e C a s t el-Mouly. ll cdel c t Simon, -1875. Lis t e Arlic. cavc rn. p. 37. Jeanne!, i!JO!J, Biospeol. X p. 477, pl. XII, fig. llarth e Car. gallo-rlu 'n. p Mli. C c G e otr cchu s est confin dan s les grottes des t nviron s d e Bagnl res d c -Bigone. Hautes-Pyt n es : grott e d e C a s t ei-.Mouly [llios p 2M] (Bon vouloir! Dodero, J c ann el), sous les pie rres du couloir d 'e ntre; grott e du Bt' dat [/Jiosp. (llonvouloir ); grott e d A sque ( Tarissan Jeanne!), dans l e s cailloutis, l 'e ntre d e la grott e 3 Geotrechus Orcinus Linder 18:1!), .-1nn. S o c cnt. Fr., p 7 2, pl. 1 fig. 7; type : grott 0 d e Gargas ( coll. J e ann e!). B ede! f't Simon, 1875, Lis t e Arti c cavern. p. 36. -J c ann cl, -1909, 1/i(} speol. X p 4:77. llarthe Car. gallo-rh n., p. Hautcs-Pyr(nes : grott e e Garga s [Biosp. 866] (Linder Dodc ro Ilr euil ) C e tt e e spce e st fot t t arC'. L'individu r ccuPilli pa l'abb( Ilr euil a d ttouv lH's d'un mtr e tli profond e ur dans la t en e, sous le plancher d e s talagmite.

PAGE 223

Dr Ren .IEANNEL. Geotrechus Trophonius Abeille de P enin, t Col. ca vern p. :13; type : grotte du i\Ias d'Azil (Mus. Pari s ) -Bede et Simon :1875, Liste Artic. cavem., p. 37. Jeanne!, HlO!l, lliospeol. X, p 477, p_l. XII, fig. 3i.Barth e Cm. gallo-rhn. p 4i. b. Subsp. stygius Jeanne :19:1.9, Bull Soc. ent. Fr., p 255 ( G. orcinus stygius); typ e : grotte d e Gouillou. L 'espice a p e u prs la m m e aire d n distributi
PAGE 224

Trechinae rte France. 3!9 c. Subsp. h errncnsis Jeanne!. Arige : grotte de Lherm [Riosp. 67], prt\S de Foix (Dodero !, Jeanne!, Fagniez !), sous les pierres du vestibule ou dans le grand dme. d. Subsp. (uxeensis Jeanne!.-Arige: grotte de Sainte-Hlne, prs de Foix [Biosp. 30q,] (Jeannet), plusieurs exemplaires recurillis sur les conduites mtalliques de l'adduction d'eau ou dans des pil.,ces de bois vermoulu et dtremp par les infiltrations. Toutes les grottes habites par les races du G. l'ulcanus sont tri butaires du bassin de l'Arige; les deux espces suivantes habitent au contraire des grottes dpendant du bassin du Salat. Geotrechus Andreae Jeanne!, 1!l20, Bull. Soc. Hist. nat. Tou louse XLIX, p 39; type : grotte inf!'rieure du QucirP. Barthe, Car. gallo-rhn., p. 417. Aritge : grotte infrieure du Queire, prs Massat [Biosp. 199] (Andr .Jcannel!), un seul exemplaire trouv sur une piice de bois abandonne dans la galerie conduisant la rivire souterraine. 7. Geotrechus Saulcyi Argod, 1!l13, Bull. Soc. ent. J?r., p 380; type : grotte d Aubert. ..,.-Barthe, Car. gallo-rhn., p 4i. Arige : grotte d Aubert, prs de Saint-Giron s [Biosp. 197] un seul exemplaire ( coll. Argod !) envoy par le guide J M. Brunet. 8. Geotrechus gallicus Delarouze, 1857, Ann. Soc. ent. Fr. Bull., p. !J4; type : grotte de Btharram.i859, /. c., pl. 1 fig. 9. Bede! et Simon 1875, Liste Artic. ca vern. p. 38. -Jeanne!, 1909, lliospeo/. X, p. 477, pl. XII, fig. 30. -Barthe, Car. gallo-rh{n., p. 4:1.7. Basses-Pyrnes : grotte de Bt'thanam [Biosp. 5i4] (Delarouz{c !, P. Nadar!, A. Carrel!), autrefois abondant sous les pienes, p1is de l'entJ'c (1); grotte de l 'Oueil du Ncz [Biosp. 504], R(benacq (Hus tachP !), deux exemplaires recueillis sous les pierres. prts dP l'entre. 13. Genre ;l.fhaenops Bonvouloir. Aphaenops Bonvouloir, 1861, Ann. Soc. ent. Fr., p 567; type : :1. Les chenaulti Bon v. Ganglbauer, i892, Kaf. l\littelem . 1, p. 187 (sous-genrP).-:1.904, .1/iinch. Kol. Zs., II, p. 192. Jpanncl, :l!l08, Riospeol. V p. 273 (genre); :1909, Biospeo/. X, p. 48L-J. l\liiller :l9lq,, Denksch1 .. -!k. lriss. Hen, XC, p. i3 (sous-gPI1l'L'). Jeanne!, 1917, Bull. Soc. eni. Fr., p. 3i2 (genre). (1) Les amnagements conshleral!les effectus dans cette grolle pour les touristes ont totalement dtruit toute la faune troglobie

PAGE 225

330 Dr Ren JEANNEL. Genre cavernicole renfermant des espces pmticulircmcnt spcia lis es pour la vic sm les parois stalagmites, remarquables pm lcurs formes trs grles, l e urs membr es e xcessiv e ment longs ct dtlis. Co loration testace toujours trs ple; tgum e nts trs souve nt pubes c ents La tt e est d e forme variable, toujours grande, avec des sillons frontaux courts, parall l es, s'a n tant e n anirc sur le disqu e du front sans atteindre les cts d e la tte Pas d'y eux; pices buccales grles ct effiles. Ante nnes filifonucs att eig nant souvent la longu e ur du corps. Labium soud ct langu e tte carre, comme chez les Geotrl?chus; d e nt du m e nton simple, mais en gnral obtuse, trs p e u sail lante, parfois absente (.4. Lesche naulti) PI'Onotum allong, cylin dl'ique ou dolioliforme, ses cts trs saillants ou tout fait e ffacs; ang les post rieurs mousss. Elytres souds, ovales, con vexes, sans striole juxtascutellaire; les stries sont ell'aces, mal dis c e rnables. Carne apicale obsolt e . Pattes trs longues; les deux premiers ai'ticles du tarse antri e ur des mles sont faiblement d e nts e n dedans; le quatrime articl e de tous les tarses port e une expan sion lam elle use apicale sous l'onychium OEdeagus trs petit, toujours plus court que l e d e rni e r segment abdominal; l e lobe m dian est arqu c t termin e n pointe mousse; les styles lat raux sont grles e t portent 2 ou 3 soies; le sac int erne n'est arm d'aucun e pice chitineuse, mais seu lement pourvu d e quelques pines. Comme chez les Geotrechus, l'dcagus est donc trs peu spcialis Chtotaxic Lignes orbitaires dive rg e ntes. Porc prothoraciquc antrieur situ v e r s l e quart antrieur, porc postricm n et tement plac avant l'angl e postrieur. Sric discale de l'lytr e forme d'un nombr e variable d e porcs stigres; srie ombilique dsagrgn : l e porc intcm e est toujours fortement rej e t e n arriLre, apr.s l e niveau du premi e r pore exte rn e (sauf chez j_ Minos), les d e uxime c t troi si-me porcs externes s ont tr.s loigns d e la gouttire marginale. Groupe apical normal. Un bon nombre des espces du genre Aphaenops sc trouv ent rgu li.rcmcnt dans les grottes, cnant sur les parois stalagmitcs humides sm les nappes d'argil e ou sous les pierres; elles poursui vent des proies vivantes, telles que Acariens, Thysanoures ou mme 1\fyria podcs (Typhloblaniulus). !\lais il exist e aussi un groupe d'c s p.ces caractrcs morphologiques spciaux, qui ne sc rencontrent que tout fait accidentellement dans les cavits accessibles des cavernes. Cc sont des espces pubesc e ntes, de p e tite taille, membr es r e lativement

PAGE 226

Les T1echinae de France 33! courts, pices buccales extraordinairement tnues tte trange ment cylindrique ct allonge. Toutes ces espces, 0xccssivcmcnt rares dans les collections, vivent normal e ment sur les confins des cours d'caux souterrains, dans les l e ntes priodiquement inond es par les brusques crues de ces cours d'caux. Leur d marche est lente e t maladroite c t ils sc laiss e nt submerger par les crues, comme l es .4epus par les mar es ocaniques; d s l e -ret rait des c aux ils cherchent leur nourriture dans les petits dbris organiques r cn. f crms dans l e d pt visqueux qui enduit les parois drs cavits p rio diquement inondes. L'habitat normal d e ces Apltaenops (.-1. Ehletsi, A .1/inos, A Chaudoi?'i, A. Pandellei A. vasconicus) se trouve donc en dehors des cavernes accessibles aux investigations des Spologistcs c t ce n'est qu' la Sl)ite d'accidents d'aill e urs fort rares, que ces espces sc trouvent chasses dans les grottes, hors d e leur habitat (1 ) Le genre Apltaenops est distribu dans les grottes des Pyrnes franaises d e puis la valle de l'Arige l' est jusqu' celle de la Nive l'ouest. Dans cette aire de r part ition les espces n e sont pas du tout distribu es par valles comme les esp ces de Rathysciina e ; au contraire chaque espce habit e un ou plusieurs massifs montagneux ct cc sont les cours d'caux principaux qui constituent les limites de leurs aires gographiques. TABLEAU DES ESPCES i. Tte glabre. E s pces robustes d e coloration testac rouge trc brillant. Sri e discal e de trois porcs stigt:rcs. . . . 8. Tte pubcscentP e n d e hor s des soies s usorbilaire s. . . . 2 (1) Il est certain qu'il existe dans le cur des massifs calcaires, au del des cavits accessibles l'homme, un domaine diff rent du domaine caverni cole ct que l'on pourrait appeler domaine phratique n. L sont confins des tres encore plus exigeants que les Cavernicoles au point de vue de la constance et de l'lvation du degr hygromtrique de l'atmosphre. Jamais les larves des Aphaenops ou celles des Bathysciinae trs spcialiss n'ont t rencontres dans les grolles. Ces larves ne peuvent pas plus sortir du domaine phralique pour passer dans le domaine cavernicole que les Aphae nops adultes ne p e uvent sortir des grolles pour apparatre dans l e domaine pig. Les Aphaenops du groupe de l'A. Ehle1si sont d 'autres r e prsentants de la faune phratique et il est bien probable <[n' encore d'autres Uiotes s c troitement conlins dans ce domaine inaccessible, dont nous ne pouvons actuellement que souponner l'existence

PAGE 227

Dr Ren JEANNEL. Mandibules et maxilles normalement allonges ou courtes Prothorax et lytres toujours glabres. Tte renfle, avec un cou bien distinct. Srie discale en gnral de 4 pores stigres. (Espces des parois stalagmites.). . . . . . . . 3. Mandibules et maxilles dmesurment longues et gtles e ffiles. Tte troite, allonge, parallle (tout fait cylin drique sans trace de cou chez A. Ehle1si, dont les lytres sont glabres) Pronotum et lytres en gnral pubescents. (Espces vivant normalement dans la zone d es inondations souterraines ). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iO. 3. S ri e discale d e 7 8 soies au moitis. Form e robuste, avec la tte volumineuse. Long. 6,5 mm 6. bucephalus Di eck. Srie discale de 3 5 soies au plus Forme grle......... 4. 4. Avant-corps aussi lorig que l'arrire-corps. Tte toujours r e nfle, cou troit brusquement r trci. Elytr es variables. Srie discale do 4 soies. Long. 5 5,5 mm 4 Tiresias La Br a Tte et pronotlim troits et allongs; la tte est plus d e d e ux fois aussi longue que large, le ptono tum de ux fois aussi long que large Elytres ellipti ques paules accuses, la plus grand e largeur au mili eu.............. subsp. nzilensis Jeann. Tte e t pronotum plus courts et plus r e nfls; la tte est peine deux fois aussi longu e que large le pronotum une fois et demi e aussi long que large. b. b. Elytres elliptiques, paules ctl'aces, le bord hu mral long et trs oblique, la plus grande largeur au milieu le lobe apical acumin ............. . . . . . . . . . . . stibsp. P1oserpina Jeann Elytres ovalaires, paules saillantes le bord hu mral court et moins oblique, la plus grande largeur au milieu le lohrapical troit e t saillant. . . . . . . . . . . . . . .. . forma typica. Elytres pyriformes paules effaces, le bord hum ral trs oblique, la plus grande larg e ur bien aprs l e milieu, le lobe apical large et arrondi. Tte et pronotumplus rntls. subsp. Tisiphone Jeann. Avant-corps plus court que l'arrir e -corps. Cou graduellement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5.

PAGE 228

Les Trechinae de France. 5. paules effaces. Pore interne de la srie ombilique plac au niveau du deuxime pore externe ou aprs lui. Tarses 333 antorieursmles non dilats. Long 5,6 mm . 5. PlutoDieck. paules saillantes. Porc interne de la srie ombilique plac avant le niveau du deuxime porr. externe. Tarses antrieurs mles dilats. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6. 6. Pronotum dolioliforme, non rtrci en arrire. Tte plus allonge Sl'ie discale en gnral de 4 ou 5 soies. Long. 4,5 5 mm..... .......................... 3. Cerberus Dieck. Pronotum plus large en avant qu' la base Tte moins longue ................. . ..................... ........ 7. 7. Pronotum petit, bien plus troit que la tte, celle-ci rentle. Antennes plus courtes que le corps. Srie discale en gnral de 3 soies. Long 4.5 . . . . i. crypticola Lind Pronotum plus grand, aussi large que la tte; celle-ci allonge, non renfle Srie discale de 4 soies. Antennes aussi longues que le corps Long 5 mm.:.... 2 Hustachei Jeann. 8. Forme ramasse Tte orbiculaire; antennes courtes, dpassant peine le milieu des lytres. Trois soies susorbitaires. Long 5,8 mm.................... 7 Rhadamanthus Lind. Forme grle. Tte pdoncule rtrcie en arrire; antennes trs longues. Deux soies susorbitaires. . . . . . . . . 9. 9. Soies prothoraciques d-veloppes; cts du pronotum re bords Long. 6,5 mm ................. ..... 8 Jeanneli Ab. a. Tte moins large, joues rgulirement arques Pronotum dolioliforme. cts peu arqus, les pis ternes prothoraciques peu bombs. Angles pos trieurs du pronotum droits ... .. forma ty pica. -T te plus large, joues plus fortement convexes e n arrire des antennes, Pronotum subcordiforme, cts trs arqus en avant. les pis ternes trs bombs. Angles postrieurs du pronotum aigus saillants en dehors . . . subsp. Odon i s Fagn Soies prothoraciques absentes; cts du pronotum non re bords. Long. 7 8 mm............ 9 Leschenaulti Bon v. iO. lytres glabres. Tte cylindrique, sans trace de cou. Long. 4,2 mm............................. ... . B Ehlersi Ab.

PAGE 229

33.\ nr Ren JEANNEL. lytres pubescents. Tle allonge, parallle ou peu r e nfle, mais avec un cou trs court, mais net.... . . . . . . . ii. H Porc interne de la srie ombilique avant le niveau du premi e r porc externe; paules t1s c!Taccs. Tte parallllc; pronotum glabre. Long. 5,5 mm..... ...... :1.0. Minos Lind Porc interne de la si'ie ombilique aprs le niveau du premier porc externe; paules saillantes. Pronoturn pubescent :1.2. :1.2. T te ct pronotum cylindriques, pronotum lgl'Cmcnt mais brusquem ent la base Srie discale de 3 soies. Long 5 mm..... ..................... :1.3. Chaudoiri Bris. Tle lgrcmcntrentlc; pronotum cots arrondis en avant rtrcis la base. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13. :1.3. Tte plus large que le pronotum, cc derni e r plus fortement rtrci la base. lytr es sur f ace irrgulirement boss e le; srie discale de 4 soies. Long. 3,8 mm ............ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . :1.2. Pandellei Li nd. Tte pas plus lai ge que le pronotum, ce dernier moins rtrci la base. lytres bosselures plus grandes ct plus profondes; srie discale de 3 soies Long. 4,8 mm ........... . . . . . . . . . . . . . . . . :1.4. vasconicus Jcann CATALOGUE DES ESPCES. :1.. Aphaenops crypticola Linder 1859, .-lnn. Soc. ent. Fr., p. 7:1., pl. 1, fig. 8; type : grotte de Gargas Bede! ct Simon :1.875, Liste Artic cavern p. 42. -Jeanne !, i908, Biospcol. V, p 278; HIO!l, /liospeol. X, p. 47!l. Aeacus Saulcy, :1.864, Ann. Soc. cnt. Fr., p 254; type : grotte de Campan. Riopandu dans les grottes des Pyrni cs franaises depuis le Gave d e Pau jusqu'au Gers d'Aspet. souvent commune sur les pa rois s talagmit es ct sous les pierres reposant dans l'argile d trempe. Le Gers d'Aspet spare l'aire de distribution de l'.-L crypticola (grotte de Gouillou, sur la rive gauche) de celle de l'A. Cerberus (grotte de Ganties, rive droite). Hautes-Pyrnes : grotte de Cast e l-l\fouly, [Riosp. 493], prs de Bagnres-de-Bigorre (Abeille!, Argod! Jeanne!); grotte de Gerde [Riosp. 257](Bonvouloir); grotte de Campan [BiOSJI. 258] (Bon vouloir!, Lindei'!, Jeanne! ) ; grotte d es Judous, au-dessus de Banios [Riosp. 256) (Jeanne!); grotte de Labastide-de-Neste [Biosp. 26i] (Jeanne );

PAGE 230

Les T1cchinae de Fmnce. 335 grotte de l'Ours, Lortet [Biosp. 3] (Racovitza); grotte d'Ilhet, Sar rancolin [Biosp. H] (Jcanncl); grotte de Tibiran [Biosp. grotte de Gargas [Biosp. 366] (Linder!, Jeanne!).-Haute-Garonne : grotte de Gouillou, prs d'Isault [Biosp. 434] (Abeille!, Fagnicz !, Jeanne!). OnsEnv. -Il n'est pas rare que les cxemplaitcs de la grotte de Gouillou aient une srie discale d e quatr e soies, comm e l'A. Cerberus, soit sur l es d e ux lytres, mm e seulement sur un seul lytre Aphaenops Hustachei Jeanne! i9i7, Bull Soc. ent. Fr., p. 3i3; type : grotte de l'Haouat de Pelou. Hautes-Pyrnes : grotte de l'Haouat de Pelou, Haut-Nistos (Hus tache!, Rib a ut ct Jeanne!) sur les parois stalagmites. 3 Aphaenops Cerberus Dieck i869, Berl. ent. Zs., XIII, p. 340; type : grotte d'Aubert. -La Brl e ri e, i872, 4nn. Soc. ent Fr., p. 46i. Bcdcl et Simon, i875, Liste Al'tic. cav c rn ., p Jeanne!, i909, Biospr.ol. X p. 478. -Charon l>ieck i869, Berl. ent. Zs., XIII, p. 340; type : grotte d'Aub ert. -inaequalis Abe ille de Penin, i872, Et. Col. cavern ., p i4; type: grotte du Mas d'Azil. Espc e r pandue dans les grottes oriental es du versant franais des Pyrnes ct y remplaant l'A. crypticola. Elle est parfois excessi vement abondante sur les parois stalagmites (1). Haute-Garonne : grotte de Ganties [Biosp. 433], Aspe t (Hus tache!); Goucil di H e r, Arbas [Biosp. 66i] (Jeann e !); grotte de P ne-Blanque, au-dessus d'Arbas [Biosp. i38] (Jeanne!); Poudac gran, Al' bas [Riosp. (Jeanne!); grotte de l'Espugn c, prs de Sal e ich [IJiosp. 663] (Abeille!, Jeann cl); grotte du Mont de Chac, Saleich [Riosp. (Jeanne!). Ari g e : grotte de Peyort, prs de Prat [Biosp. 664] (Abeille!, Pu c l!, Jeanne! ); grotte de .Montgautin (J. M. Brunet); grotte d e Les t c las [Riosp. (J. M. Brun e t! J e anne!); grotte d e l'Echartou [Rios p. 426] prs de Cazavet ( J. M Brun et, J ea nn e ) ; ave n d e Saint e -Cathminr, prs d'Engomer [Riosp. 205] (Jeanne!); grottes de Liqu pr s d e Moulis [Rios p 228] (J. M. Brunet!, Jrannel); grott e d e Moulis [Riosp. i94] (Jeanne!); grotte d'Aubert [Biosp. i97] (Abeill e J M Brunet!, Jean. ncl); grotte du Tuc d Audoub crt [Riosp. 464], Mont e squi e u d' Avants (t) Le guide J. M BuuNET, qui a chass pendant trente annees et avec rgularit, maintes fois par an, dans la grotte de Liqu, y recueillait chaque fois de 500 t.ooo Aphaenops Cerberu.l. Ces formidables hcatombes ne semblent pas cependant avoir rendu J'espce moins abondante.

PAGE 231

336 D Ren JEANNEL. (Jeanne!); grotte de Tourtouse, Montesquieu-Volvestre [Biosp. H5] (P. Nadar!, Jeanne!); grottes du l\fas d'Azil [Biosp. 424] (Abeille!, P. Nadar!, Jeanne!); grotte de Peyrounard, au-dessus du Mas d' Azil [Biosp. 425] (Bauduer !, Dodero!, Jeanne!); grotte de Pot tel 498] ( Jeanne!). L'espc e doit se trouver dans encore bien d'autres grottes de l'Arige OnsEnv. -Il est r e marquable que l'unique exemplaire que j'ai vu de la grotte de Ganties porte une srie discale de trois soies, comme l'A. crypticola; cc fait est rapprocher d e la prsence d'A. c1ypticola srie discale de quatre soies dans la grotte de Gouillou (4 ) 4. Aphaenops Tiresias La Btlerie i872, 4nn. Soc. ent. F1 p. 443; type : grotte de P c yort. Bede et Simon, 1.875, Liste Artic. cavern., p 4:1. Jeanne!, 1.909, Biospeol. X, p. 480; 1.91.7, Bull Soc ent. Fr., p 31.4. b Subsp. Proserpina Jeanne!, 1909, Bull Soc. ent. F1., p. 1.7, fig.; type: Goueil di Hcr. c Subsp. Tisiphone Jeanne!, 1.91.7, Bull. Soc. ent Fr., p 315; type : gtotte d e Liqu d. Subsp. a z ilensis Jeanne!, 1.9:1. 7 Bull. Soc. ent. F1., p. 3:1.4; type : grotte du Mas d'Azil (coll. Fagniez) C e tte espce sc trouve toujours mle l': L Ce1erus dans les grottes des e nvirons de Saint-Girons; elle est toujours rar e a. Fo1nw typica. -Arig e : grotte de Peyort, prs de Prat [Biosp. 664] (La Brl e rie!, J. l\1. Brunet!, B e lting e r!, Jeanne!); grott e de Lcstelas [Biosp. 427] ( lt'agniez!, I>eyc rimholl'!, Jeanne!). b Subsp. Proserpina Jeanne!. -Haute -Garonne: Goueil di H(r, Arbas [Hiosp. 66:1.] (Jeanne!). c. Subsp. Tisiphone Jeanne!. Gtottc de Liqu, prs de Moulis [Biosp. 228] (J. M Brun c t!)(2). d. Subsp. azilensis Jeanne!. -Grotte du Mas d'Azil [Biosp. 424] (J. l\f. Btunct!), un seul exemplaire connu (coll. Fagnicz). Aphaenops Pluto Dicck, :1.869, Berl. ent. Zs. XIII, p. 339; type: grotte d Aubert. -Bede! et Simon, 1.875, List e Artic. cavern. p. 42. J eanne!, :1.909, Biospeol. X p. 482. Cett e espce est troitement localise dans les grottes du massif du Cap d e Tucorcdone, au sud de Saint-Girons Elle vit ave c 1'.4. Cerberus. (1) Les A Charon Dieck et A inaequalis Ab. ne sont que des variations individuelles inconstantes ct ne mritent pas d'tre retenus (2) On trouve environ on A. Tisiplwne pour cent A. Cerberus.

PAGE 232

T..,n Trechinae de Frimee. 337 Arige : grotte d'Aub ert [Biosp. i97] (Die ck Abe ill e J. M. Brun e t! J e ann e ) ; grott e d e Moulis [Biosp. i94] ( J M. Brun e t J e ann e !). 6 Aphaenops bucephalus Die ck !869, Berl. ent Zs., XIII p 34i; type :? grott e d Aubert Bede! c t Simon, !87 5 List e Ar tic cav ern. p. 38. J e anncl, :1909, Biospeol. X p -Croissandeaui Argod :1887, .4.nn. Soc. ent. F1. Bull p :169; type : grott e d e L e stelas (1 ) Grand e e spce trs r e marquabl e par sa forme g n ral e paisse, sa tr s gross e tt e, sa s ri e discal e d e 7 9 soies Il es t probable qu e l indication de prov e nance fait e par DIECK est rrrone, car jamais ma connais s anc e l'A. bucephalus n'a t r e trouv dans la grotte d'Aub ert. J e l e connais seule ment d e d e ux grott e s de la riv e g a uch e du L e z non loin d e Saint-Girons Ari g e : grott e d e L e st c la s [Biosp. 427] ( J e ann e !! ); grotte d e Liqu Moulis [Biosp. 228] (J. M. Brun e t! J e anncl), E sp c e toujour s trs rai'e fr qu e ntant l es gra nd e s coul es s talagmitiqu es. 7 Aphaenops Rhadamanthus Lind er, !860, Ann Soc. ent. FL p 6H; type : grott e d e Btharram ( coll Ch. Alluaud). B c lle voy c, :1863, Ann. Soc. ent F1., pl. III fig. 5. -B c d e l c t Simon :1875, List e Art cav ern. p 43. -J c ann c l, !909 Biospeol. X, p 482. Bass e s-P y r n e s : grott e d e Btharram [Biosp. 5!4] ( Lind er!, Saulcy P Nadar! ) Excessive m ent r a r e autrefoi s s ur les g r a nd e s coul es s t a lagmitiqu es a ujourd'hui disparu d e la grotte 8 Aphaenops Jeanneli A b e ill e d e P errin, :1905, Bull Soc ent F1., p. i9; typ e : grott e d Oxibar -J Saint e -Clair e Devill e, !905 Bull. Soc. ent. F1 ., p 233. Jeann e!, !908 Biospeol. V p 275, pl. XII, fig. 2 9; !909, Biospeol. X, p b Subsp 01ionis Fagni ez, !9:1.3, Bull. Soc. ent. Fr., p. 38:1; typ e : grott e d e C h teau-Pi g non J e ann e l i9:l3 Bull. Soc. ent Fr. p 384. C'est l 'es pce la plus occid e ntale d e s Aphaenops. a Fo1ma typica. B a s ses-Py1 n es : grott e d Oxib a r pr s de Camou-Cihigue [Biosp. 5 0 5 ] ( J e anne! ) ; grott e Cornpagnaga l e cia, pr s (1) La c onfrontation d exemplaires de cette localit avec la diagnose de DIECK ne lai sse pas de doute sur l'identit de l'A. Cro i ssand eaui Arg. avec A. bucephalus Dieck.

PAGE 233

338 Dr Ren JEANNEt. de Camou-Cihigue lBiosp. 507] (Fagniez !) ; grotte d'Istaurdy, prs d'Ahusquy [Biosp. 550] (P. Nadar!, Bettinger!). -Cotte forme ost spciale au massif des Arbailles. b. Sbsp. Orionis Fagniez -Basses-Pyrnes : grotte de Ch teau-Pignon [Biosp. 5:1.0], au sud de Saint-Joan-Pied-de-Port, non loin de la frontire d'Espagne (Fagniez!), un seul exemplaire; grotte do la source ile la Nive de Bhrobie [Biosp. 549] (Jeanne!), deux plaires La race Orionis habite la rive gauche de la Nive et se trouve spare par cette rivire de la forme typique. 9. Aphaenops Leschenalilti Bonvouloir, :1.86:1., nn. Soc. ent. Fr., p. 568, pl. XVI, fig 2; type : grotte du Bdat. Doyrollo, :1.872, Ann. Soc. ent. Fr., Bull.,)>. 87. -Bodel et Simon, :1.875, Liste Artic. cavorn., p. 4:3. -Jeanne!, :1.909, Biospen.l. X, p. 4:82. C'est la plus grande des e spces du genre; elle est localise dans los grottes des environs immdiats de Bagnres-de-Bigorre Hautes-Pyrnes : grotte du Bdat [Biosp. 502] (Jeanne!, Fagniez! ), sur les grandes parois stalagmites; grotte de Castel-Mouly [8iosp. 493] (Joannel), sur la paroi de gauche du couloir d'entre (1); grotte du Tco [Biosp. 50:1.], prs de la prcdent e (Fagniez !), sous les pierres dans la salle claire. :1.0. Aphaenops Minos Lind e r, :1.860, :tnn. Soc. ent. Fr. p. 258; type : grotte de Fontanette '' (sic) (coll. Jeannol) (2) .....:... Belle(1) Depuis soixante annes les chasseurs d'Aphaenops se sont succd Castel-Mouly et ont toujours trouv, en foutes saisons, une ving taine d'A. Leschenaulti sur la paroi de gauche du couloir d'entre, dans la pnombre. Par contre il est rare de le rencontrer dans les salles profondes La cause de ce phnomne serait intressante rechercher .A priori il semble que l'A. Leschenaulti cherche 11a proie parmi les Trogloxnes, Diptres ou autres qui .s'abritent l'entre de la grotte. (2) LINDER dit avoir reu un unique exemplaire mle au milieu d'un trs grand nombre d'Antrocharis Que,ilhaci Lesp. qu'il avait fait chasser dans les grottes de l'Arige. Un duxime exemplaire de la mme espce fut pris quelques annes aprs, dans la grotte de Lombrive, Ussat (A nn. Soc. ent. Fr., 1865, Bull., p. 50 et 60); mais depuis lors aucun autre A. Minos ne fut jamais captur. Le type la mort de LINDER passa dans la collection du D' GnENIEI\ (Anfl,. Soc. ent. Fr., 1869, Bull., p G), puis, par voie d hritage, dans celle Ile.

PAGE 234

Les 1'recliinae de France. 339 voye, 1863, J.nn. Soc. eni. Fr., pl. III, 11g. 6. B cdel ct Simon, -187:i, Arlic. cavcrn., p. M Jeanne!, HJO!J, /Jiospoi. X, p 1!82. Al'iige : grotte d e Fonlanet [Biosp. 4!J], rive dt oile d e l Arige, pri s (]'Ussat ( prov enance pr sumc du type ) ; grotte d e Lombrire s ur l a rive oppos1' e d e l'Arige [/Jiosp. 4!J7], Ussat, un exemplaire (envoy par un chasseur F de Saulcy!, in coll. Argod). H Aphaenops Ehlersi Abeille d e P errin, 1872, t Col. cavel'n., p 1:>; type: grotte d e Lestclas B e d e ct Simon, 1875 Lis t e Arlic. ca vern., p lJ,L Jeanne!, i!JO!l, /Jiospeol. X, p 483, pl. XII, fig. 37 3\l. Biol.: Jeann cl, 1!ll8, Riospeol. XXXIX, p. 340. Al'ige : grotte d e Lesl elas [/Jiosp. 427] un s eul exemplair e connu, J ;ecueilli e n juin 1870, dans l'int r i e ur du sol; grolle d e P e yort, prs d e Prat [lliosp. GG4] (C. Bolivar! .leannP I ) rrranL s ur l'argile d a n s l e lit d e la ril'i r e s ontenainr . -Haute-Garonn e : Goueil di lier pr L S d Arbas [lliosp. Gl] ( Jeanne! ) s ur les nappe s d 'atgile, dans l'extrm e f ond (1) 12. Aphaenops Pandellei Lindrr, i85!) A.nn. Soc. ent. Fr., p. 72; type : grotte d e BllhatTam (coll. J ean n e ) -Bede! ct Simon, Ch. LI:vElLL. La collection de ce dernier fut mise en vent e aprs sa mort el j'ai eu la bonne fortune, en 1912, d'acqurir chez un rnarcband parisien le trs prcieux type de 1'.1. .Minos Linder, ainsi que ceux de s G. Linder et A. Pandellci Linder, pour la moditp1e somme de cinquante francs les troi s J"c typ e de l'A. Minos est tiquet d e la main de LINilER" grolle de Fontanelle, Arige, d c ouv ert en 185!.! AoE JLu ; DE P ERRIN (Ann. Soc. e nt. Fr., 18, Bull., p !J5) aprs e ni(Ule personn e lle avait d j indiqu que l'A 1 1Linos devait provenir de la grolle de Fonlanct, prg d'Ussat, c t non de la grotte de Lombrive. Mais toutes les rech e rches effectu es dans l'une et l'autre grolle sont toujours restes sans re sultat. ( 1 ) Le Goueil di lier es t une d e s rares grottes o l'on acci!de assez facilement dans de vastes cavites inondations priodiques. Auss i l'A. Ehlersi peut-il s'y prendre r;luli remenl Il m'a t possibl e d'expl orer l e Goueil di B e r pendant une de ces c rues violentes ct s ubites auxquelles il est sujet et d'ob server les .4. Eltlersi cherchant leur nourriture sur l es parois peu peu d couvertes par l'abai sse m ent du niveau de s eaux apr5 la crue (JEANNEL, /Jiospeol XXXIX, p 3!tO) J'ai cu alors nettement l'impres5 ion que ces Aphaenops avaient d sc lais se r submerger pendant la crue, l a pis dans les fiss ure s d es parois

PAGE 235

i87ii Listf' Arlic. cav
PAGE 236

Les Trechinae de France. Perileptns Schaum :1.860, mais Ochtlwphilus a lui-mme t dj cmploy en :1.856 par ct BEY ( 1 ) pour dsigner le genre de Sta phylinidae connu sous le nom d'Ancy1ophorus Kraatz. Ochthephilus Nictnct' doit donc tre t'cjet comme homonyme. Il en rsulte que la Lt'ibu doit s'appeler : Tmuu PERILEPTINI, nov. ct que la synonymie du genre Perileptus doit s'crire : l'erileptus Schaum, :1.860, Nat. Ins Deutschl., I, p 663; type : P areo lutus Crcutzer. Putzeys :1.870 ( revision ).-Ganglbaucr, 18!l2. Syn. : Ochlhephilus Nietncr (nom. ptaeocc.), :1.857, Ann. !tlay. nat. /list ., XX, p. 27li; type : O. t:eylanicus Nietn. -BI emus La p de Castelnau, f8i0, Hist. nat. Col., I p 155 (nec /Jlemus Stephens, :1.830). Pyrrotachys Sloane, 18!Jii; type : P constricticeps SI. Trechus Delarouzeei Pand e ll (voit' p. 17!l).Forma typica. Vaucluse : mont Lubrron, un exPmplaire communiqu pat' 111. Fa gnirz. Trechus Despaxi, n s p Voisin du T Bepmalei Jcann (voir p. 178 el :1.87). Long 4,5 mm. Coloration noir de poix brillant avec les palles ct les antennes testac rougctrc; forme robuste Tl-tc arrondie, assez grosse, mais pas aussi large que Je pronotum, les sillons frontaux profonds, anguleux, les yeux plans, mais grands, p e u prs aussi long s que les tempes. Antennes atteignant le milieu dn corps; l'article II est n etteme nt plus court que Il' IV. Pronotum subcordiformc, mais l a rge peu rtrt:ci :lia hase; les ctts hien nrrondi s ct prt:sentant leur plus grande largeur un peu nprs le tier s nntriem, la sinuosit pos tricmr. petite, situe immdiat e ment a vnnt l'nngle post rieur mnis plus ac.ccntuc cc. pendant rJUC chez T. Depma/ei; base rrlativcment Lris JH'U saillante en nrriitc, presque rectiligne Disque du pronotum assc1. convexe, goutliire marginale t:troite, fosse ttes bnsalcs bien mais moins profondt'S que chtz T. !Jepmalci. lytres e n orale court N hHg, fortrnwnt tronqu(s :'t la base, les p'auks bien sail lantts; gouttire marginal e large commenant la raein c de la 5c {!) Ocltth c pltilus :ltlulsant et Il.ey, 1856 (type: O flexuosus M. et R .), luimme mis en synonymie d'Ancyroplwrus Kraal1. 1857, parce qu'il existe un genre Ochthephilum Stepbens 1829.

PAGE 237

342 D" Ren JEANNEL. strie; strie s t outes tlf'ltcs, t'galrs, fines ct profondf's, tris finrmPtlt ponctue s int e r s trics plans. Striole juxtascutellair e hien dvclopp(c. Pattes robu s t es, f murs nn!ls; tibias ant(ri c ur s n ettP.ment sillonns Ch totaxi ( normale : lignes orbitaire s un p e u dirergentcs; pr 1 tnier porc discal s itu VP. t'S l e quart ant ( ri e ur d o la 3 s trif' C c Trec hus r s t biPn dill'r e nt du T. Crenier i P a nd. p a r la fortttc de son prothorax subc onlHomw ct s IJic n a rrondi s p a r s a colota tion s e s g rand s y eux, ses ( Jyttes inter striPs plans. Pat tous ces il sc rapproche au contrairP du T Bepmalei a n c lequPl il n certainem ent b e aucoup d'affinits. Cependant che z T. Despa.Ti la forme est plus rolJustr, le pro notumPstmoin s r tr ci la hase, les i-l ytres sont plu s ample s Les yeux sont aussi long s que les tempes chez 1'. Despatci, n c ltl'tn c nt plus courts ch Pz 1'. Jlcpmale i; les fossettrs basales lln pronotnm s o nt hien moins profonde s ch oz Jto pr e mier ct les stries des (!ytre s sont plus ptofondPs ct plus Enfin l' artirk II des nntcntws, n ettrm nt plus court qun IP lV che z 1'. D espa. r i est au contraire l ong que l e IV cltPz 1' lle]mwl e i. crs d ill' renc es, il est n(cp ssair e d 'a tlendt c d e c on naitl'l\ l' o rgan e copulat eur du mle, pour s a voir T D espax i doit ltrc t1nu pour une espce ttanclt c ou pour une simple race g ( ographiquc du 1'. llepma/ei. llautc-Garonn c : emit ons de Saint-Bt'at, dans lf's for1\ts au-dl'ssus dn roi (li' Couret, s ur l e s prnles du Cap de Tus, un exe mplairn fenwlle rreueilli pris d e l a fontaine ferrugineuse ( fi Despax!, t)L 1ll2i). Trechus Aubei l'andcll (voir p. i88). -Hanli's-Aipes : RaintVr'ran, dnns le Queyras ( Hustache !), plusieur s c xemplairns communiqn{s par l\l. A. i\lagrlelai ne. iNDEX DES ET ESPCES (1). Pa;.:: cs. Abeillei . . . . . . 1.73, i8ii acut ; o/l i s.. . . . . . . . 1.66 Acr1cus. . . . . . . . . . 33i Aepopsis ( n. g ).... 1.68, 321 Aepus.. . . . . . . 168, 31.!) Aepys.................. 31.!) Aessus... . . . . . . . 31!) ll11WU1'U CfJiftli{US..... . .... 182 amplicollis.. . . . . 1.i5, 18!1 Andreac.. . . . . . ;{26, 32!l anguslicolli s . . . . :1.7;{, 186 . . . . 322 (1) Les noms de genres sont en caractres gras, les noms synonymes en ita liques

PAGE 238

Les )"rechinae .de Fnmce 343 {Aphaenopidius)........ 317 Aphaenops"... . . Hi9, 329 . . . . . 174, Hli.i areolatus.. . . . . . . . 1.66 Al'goi................... 318 Aubei.......... 1.79, 1.88, 342 Auberti . . . . . . 3H, 313 austriaws . . . . . 1.75, 1.80 nzilcn s i s.. . . . . . 332, 336 Bcpmnle i. . . . . . i 78, i87 bigenicus . . . . . 173, 1.87 binotatu s.. . . . . . . . 181 Blemus.. . . . . . i6iJ :14:1. llonvouloiri.. . . . . 177, 187 llorci ....... ....... 177, 188 llour s ini. . . . . . . 304, 307 Jlrisouli.. . . . . . . . . 3.10 Brlicki. ............. 177, 187 ll1ujasi. . . . . . . 303, 307 bucephalu s . . . . . :l32, 337 Cailloli . . . . . . . 312, Calotreclms . . . . . . iiO cnnlalicus . . . . . i78, 181 capilatus ...... . . . . . 182 castanopterus. . . . . . . 183 cnussicola . . . . . 308, 309 cautus ............ . 313, 315 cephalotes ....... : . . . . f!H . . . . . 333, 335 crroni c u s ........... 317, 319 Chqron..... ..... ......... 335 Chaudoiri.. . . . . . 33-l, 340 Clairi. .. .. .. .. . .. .. 312, 314 consorranus . . . . 324, 327 convcxicollis. . . . . 302, 300 Croissmuleaui.. . . . . . 337 cryplicola . . . . . 333, 334 cuniculonuu ... ...... i72, i83 Day remi... . . . . . 1 7, 192 Dclarouzc c i . . i 73, 179, 3-H 11aJ:!CS, Dclhc rmi .. . . . . . 176, 192 d c lphin c n s i s . . . . 303, 305 Des paxi, n. sp..... ....... :34-1 Dcvillc i.. . . . . . . 303, 307 ini en s is... . . . . 3i2, 3i5 Dis contignyi. . . . . 324, 327 discu s . . . . . . . . . 29!) dis tigma. . . ........ 177, 188 dis linctus........ . . 174, i86 D dl'TO . . . . . . 324, 327 Duvalites.... . . . 108, 300 Duvalius. . . . . . 169, 309 Ehlcrs i. . . . . . . 333, 33!.l Epaphius . . . . . 107, 109 Fag niczi .... ,........ 3H, 313 Fairmair c i. . . . . . 176, 181 {lavus.... . . . . . . . . 297 fulvescens . . . . . . . . 3 2 1 fulvu s ............... 176, 191 fuscipennis . . . . . . . 182 fuxccns i s . . . . . . 32ti, 328 gallicus ....... . . . 32i.i, 329 gul/oprovincialis . . . . . 181 Geotrechus... . . . 169, 3%2 Giraui...... . . . . . . 304 liounclld ............ 317, 3t8 G l'('llC I '. ....... ..... 178, 187 Grouvcllci.. . . . . ii9, :1.89 h el'lncns i s.......... 32G, 329 hztme rali s . . . . . . . . 182 . . . . . 333, 335 (IIllis).................... 317 inae qualis. . . . . . . . .. 335 inlr.rmedizts.. . . . . . . 305 I s lri . . . . . . . . 301, 304 Jeanncli. . . . . . . 333, 337 1\iesrnw< tleri. ....... 173, i86 Jiolcujewi. . . . . . . . 296 laevis..... ... . .... ..... !83 lanto squc n s is........ 31ii

PAGE 239

D Ren P,Lgcs. lapidOS!tS . . ..... ; . . . :1.111 (Lapici ) . . . . . . . . . :.H6 Lasiotrechus . . . :1.68, 2!l9 lat e bri c ola .. . . . . :1. 74, :1.85 /aticollis . . . . . . . . :1.69 la tus. . . . . . . . :1.711, :1.8!) ( Launi ) ........... .. ..... : H7 Lr.sch c naulti .. . . . 333, 338 L cs pe s i . . . . . . 30:1., 304 liguricus. . . . . . . . . :1.84 lit tora lis. . . . . . . . . 2!l longicomi s . . . . . . . 2!l6 lutcvanu s ............ 302, 305 1\lagdalPnae.. . . . . 3H, 3:1.3 l\Iagdelain c i.. . . . . 302, 306 margina lis . . . . . . . :1.90 Maria c .................. 299 marin u s. . . . . . . . . 32:1. n!aritimus.. ...... . :1.73, :1.80 l\layeti . . . . . . . . . 308 micros.. .............. . 2!l7 l\!inos .............. 334, 338 minutus . . . . . . . . . 182 mutatus. ................. :1.86 navaricu s........... :1.77, :1.88 nigriceps . . . . . . . . :1.82 oh es u s .. :. . . . . . . . 3:1.8 oblongus . . . . . . . :1.87 obtu s u s . . . . . . :1.72, :1.82 O c h s i . . . . . . . 304, 307 O chthephilus . . . :1.6, 340 Or c inu s . . . . . . 3 25, 327 Orioni s. . . . . . . 333, 337 Orphcu s . . . . . . 324, 326 pallidus ..... .......... ; i!lO palpa lis. . . . . . . . . :!.!JO palttdosus . . . . . . . . :1.90 Pand c lll'i . . . . . . 334, 339 Paulinac... . . . . . 303, 307 Pere; i .......... : . . . . :1.\J:I. PagcJ. Perileptus. . . . . . . 340 Pert yi . . . . . . . :1. 78, i84 Peye r imlw(fi ...... : . . . 3:1.5 picivcntl'i s.. . . . . . . . 182 pingui s . . . . . . i 7 4 185 plana t u s . . . . . . . . 297 planiuscu/us . . . . . . . i87 Pluto . . . . . . . 333, 33 politu s (13rcki).. . . . . i87 politus ( quadri s tri atus).... pracgl a ciali s. ... . . . . . :1.90 Pros e rpina . . . . . 332, 336 Pucli . . . . . . . 326, 328 Putzr.y s i . . . . . . 174, :1.83 PYI'Cll3C U S . . . :1.74, :1.84 Pyrrotachys. . . . . i65 quadl'i stl' i atus..... . :1.72, i82 Rathkei. . . . . . . . . i !li Ray m o n di . .... . . 3H, 3:1.3 llaymondi . . . . . . . . UH H e nati, n s ub s p.. ... 1.72, 1.83 Rhadamanthus. . . . 333, 337 Hoberti . . . . . . 3i2 3H Robini..... .............. 322 rube ns ........ ..... i75, :l.!lO mbens ( mi c ro s ). .......... 2\J7 mbe n s ( quadri s tri atus).... :1.82 Saulc y i. . . . . . . 326, 329 s c cali s . ....... . . . . . :1.69 s erice u s . . . . . . . . . 2!l7 Simoni.. . . . . . . 302, .305 Sollaudi............. 3:1.7, 3:1.9 Speotrechus.... . 168, 307 stygiu s... . . . . . 325, 328 subpamll elus. . . . . . . 326 syria c us.... . . . . . . . :1.82 t empe stivus . . . . . . . :1.82 (t cs tac c u s ) (Th a l asso biu s ).. 320 testa ccus (Ep a phiu s ).. . . :1.69 (Thalassobius).......... 3:1.!)

PAGE 240

!.es Trechinae de France. 345 ra.gr:l'l. Thalassophilus. . 1.68, 29a Tit csias . . . . . . 332, 3:Jti Tis iphon c . . . . . 332, 3 3 6 Trechoblemus. . . H i8, 296 Trechopsis... . . . i6!1, 3W Trechus ........ ,.. iti7, 170 (Treulanlli).... ........... 317 Trichaphaenops . Hi9, 31ti Pflg' cl! tri s lis ( ohtu sus). . . 183 lristis (rub e n s ) . . . . . 1.90 Tr o phoniu s . . . . . 325, 328 Lutine n s is, 11. 173, ii9 unifitsciatus . . . . . . . 299 vas eonicu s .. . . . . :134, :1t10 Yillarlli . . . . . 303, 30;j Vulcanus..... . . . 32a, 328 T\'I'Olll\,\I'III E FIHlli:'\I.HIUIT ET C1e. .. AIUS.

PAGE 241

11 11 R. JEANNEL DEUX STAPHYLINIDES ENDOGS AVEUGLES DES MONTS BIHAR.

PAGE 242

5.ULEHN.Ui l SOCJ.ETlll .BE DIN CLuJ Tomul 1, pag. 337-347. Noemvrie 1922. Deux Staphyli nides endogs aveugles des monts Bihor. par le Dr. R. Jeannet Professeur l'Universit de Cluj, Sous-directeur de l'Institut de Spologie. Dpos Je 10 aot 1922. pr sent tous les Coloptres endog aveugles connus des .m.o.nts BJh.or appartenaient aux seuls groupes des Trechinae (Duvalites), B.athvsciinae et Colvdiidae (Anommatus). P n de ne connatre encore aucuns Pslaphides ni Sta:phylinid.es de cette rgion si riche en Endogs, alors qu'ji en e .xJs.te d.ans les Alpes orientales et la pninsule Balcanique O .r, .l'.u.ne part, i'9i dj fait connatre dans une Note prcdente (1 ) .un re .ma.rqua.bJe Pslaphide aveugle (Megalobvthus Goliath Jeann.), U es.t vrai, dans une grotte, mais qui se retrouvera bien prob .ableo:;J..ent s.ou. s les groises pierres enfonces. D autre part la camp agne q u e j'ai faite e.n juin 1922, avec M A. WJNKLER, de Vienne, {;lans Je sud des mo. nts Bihor, nous a procur enfin deux Staphylinld.es aveu_gles dont l'u n est particulirement intressant, puisqu'il ,.pp. artient :un n>. uveau genre. Cae<:otinus, nov. gen. Xantholininorum. -Voisin de Bapfo linus Kraatz. f o rme .allong.e, tro.ite, linaire, dp,r)me. Tte carre, ave_c le tr oit; pas \ ve .ux. Partie du J ront, entre les insertiQns des antennes, formant une large sudace carre, plane, lisse et bril lante, limite la>tralement par les sillons frontaux courts et profonds, nets, un ,PeU arqus en dedans, et prolonge en avant par une saillie J;tas. ale ,.troite, portant le lal:>re (fig. 6); un gros pore sti gre se trouve ,A.ecla.ns ,d,e postrieure de chaque sillon frontal, (1) Ce Bull e tin, p 232. 22

PAGE 243

-338-autres pores plus petits occupent' le fond du sillon mme (1). Joues rgulirement convexes, sans sillon longitudinal ventl'al comme celui des Baptolinus (fig. 1 ). Sutures gulaires nettes et entires; pice gu2 fiG. 1. face ventrale de la tte du Baptolinus affinis Payk., x 46. fiG. 2 Labium, face ven trale, du mme, x 92. laire troite, profondment dprime en avant, couverte de petites stri gosits transverses. Antennes assez distantes, spares par la large sur face frontale antrieure lisse; elles sont lgre ment coudes; l'article 1 est renfl en massue, aussi long que les trois articles suivants ensemble, les articles moyens sont globuleux, les ar ticles apicaux transver ses (fig. 8). Labre petit, troit, profondment bilob et frang de longues soies. Mandibules robustes, semblables celles des Othius et des Bapto linus: la pointe est peu arque, le bord masti cateur dent au milieu et pourvu d'une lame membraneuse basale, la face externe profondment excave entre les branches de la furca, avec deux soies prs de la base. Maxilles corps assez court, mais (1) Les sillons frontaux des Staphylinides sont parallles au bord interne de la cte du tentorium et varient par consquent de forme et de direction comme cette cte. Chez les espces dpigmentes, comme celle qui nous occupe ici, ou comme les Lafhl'obium aveugles, on voit sur le disque du front deux petites taches rondes, noires, grandes comme de gros pores stigres, places exacte ment au ct externe de l'extrmit postrieure du sillon frontal. Ces deux taches noires sont parfois trs apparentes et on pourrait tre tent de les prendre pour des vestiges d'ocelles En ralit elles ne correspondent aucunement des pha nres tgumentaires et il est m me facile de se rendre compte que les pores stigres se superposent parfois elles Ces taches noires se trouvent prcis ment la place de l'extrmit postrieure de la cte du tentorium; elles doivent !tre formes par l'insertion apodmatique des piliers du tentorium, visible par ransparence travers les tguments non pigments.

PAGE 244

-, 339 -avec le lobe externe bien plus long et plus robuste que chez les Baptolinus; les palpes maxillaires sont aussi bien diffrents: leur avant-dernier article est renfl, le dernier article conique, plus troit t plus court que l'avant-dernier (fig. 1 et 3) . Pices labiales courtes et transverses, alors qu'elles sont au contraire longues et allonges chez les Baptolinus (fig. 2 tt 4). La languette est paisse, fortement chitinise; les paraglosses sont grands, larges, longuement cilis; palpes labiaux assez courts avec le dernier article net tement plus court que l'a vantdernier (fig. 1 et 3). Pronotum allong, pas plus large que les ly tres, arrondi la base et aux angles antrieurs. Epi pleures prothoraciques r guliers, s'largissant peu peu vers le milieu, sans sinuosit du bord interne. "Prosternum avec une pice 1 n t erclaviculaire bien dli mite (fig. 3) et une apo physe intercoxale saillante comme chez les Othius et les Baptolinus Scutellum assez grand, arrondi. Carne mdiane du msosternum longue, fiG. 3. face ventrale de la tte du Caecolinus endogaeu s )eann., 46. f1G. 4 Labium face ventrale, du mme, 92. leve et troite. Elytres courts, bords suturaux rectilignes et ne se recouvrant pas; une strie suturale nette, parallle la suture; ponctuation fine et trs parse. Abdomen un peu largi dans sa partie apicale; le segment VII un peu plus long que le prcdent; le premier segment ventral avec une petite carne longitudinale sur le milieu de sa base, les segmentS dorsaux Il VI avec un double sillon transverse sur le disque de chacun d'eux (fig. 5). Le segment dorsal IX du mle est prolon g en arrire par deux apophyses latrales relativement courtes et larges, hrisses de quelques soies, et son bord apical est presque rectiligne entre la base des deux apophyses (fig. 1 0). Pattes grles. Les fmurs et les +ibias antrieurs sont simples,

PAGE 245

340 -sans paississements, ni dents, ni arcuatures. Tibias intermdiaires et postrieurs pubescents, mais sans for les pin es dresses; le bord api cal de ces tibias est garni d'une forte frange oblique d'pines gales et alignes, et porte un grand peron interne et ventral (fig. 9). Tarses de c;nq articles; les tarse antrieurs sont largement dilats, le pre mier article des tarse:> intermdiaire 5 et postrieurs n'est pas plus long que le second. Il ne parait pas exister de caractres sexuels propres au mle, portant soit sur les segments abdominaux, soit sur Jes pattes. RAPPOR,TS ET DIFFRE N CES. On cannait dj un certain nom bre d'espces aveugles apparKnant la tribu des Xantholinini; toutes sont plus ou moins troitement apparentes aux X -mtholinus vrais (Tvphlodes Sharp, Tvphlulin:1s Reitt). Par contre il ne fait aucun doute que Je nouveau genre Caecolinus doive prendre place dans la mme tribu, parmi les genres du groupe d'Othius, immdia tement ct de Baptolinus Kraatz (1 ) D'une part en effet, comme chez les Othius et Baptolrnus, les bord suturaux des lytres sont et ne se recouvrent pas l'un l'autre, ce q 'li distingue ces genres des autres Xantholinini; d'autre part toute une si; e de caractres cartent le Caecolinus des Othius et le rapprochent troitement de3 Baptolinus. C'est ainsi QUe les sillons frontaux sont profonds et larges, que l'espace interanten naire du front est par une large surface carre et plane (tandis que ce1te surface est plus troite chez les Othius), que les lytres .sont trs superficiellement ponctus et portent une strie su turale, que le msosternum est hautement carn, que les tibias postrieurs ne sont pas pineux. Chez les Othius il n'existe pas de carne msosternale et les tibias intermdiaires et postrieurs sont hrisss de fortes pines dresses. Mais malgr ces affmits certaines avec les Baptolinus, Je nou veau genre Caec o/inus prsente des caractres propres indiquant \lien qu'il reprsente une ligne spciale, distincte de celle des Bapto linus lucicoles actuels. Sc::; buccales ont en particulier une structure toute diffrente. Les palpes maxillaires avec leur avant-dernier article renfl et Je dernier petit et conique, sont tout autres que ceux des Baptolinus (fig. 1 et 3). La mme forme des palpes se retrouve d'ailleurs chez certains Othius (0. /aeviusculus Steph.), tandis que les palpes des ( 1 ) E. REnTER (fauna Germanica, Die Kafer, JI, p. 106) place Othius et l3aptolinus dans une tribu indpendante, Otfliini.

PAGE 246

-341 Baptolinus sont tc:>ut fait semblables ceux des Xantholinus. La maxille du Caecolinus est relativement courte, mais sa galea est bien plus dveloppe que celle des Baptolinus Les pices labiales enfin son t trs spciales, courtes et larges chez Caecolinus au lieu de longues et troites chez les Baptolinus (fig. 2 et 4); la languette et les paraglosses ont aussi une toute autre forme. De ptus, sans parler de l'absence d'yeux et de la dpigmentation, Caecolinus n'a pas les joues profondment sillonnes la face ventrale (fig. 1 et 3), ses pipleures prothoraciques sont rgu liers, non sinus sur leur bord interne, et son septime segment dorsal de l'abdomen ne porte pas de fin liser apical membraneux comme il en existe chez les Baptolinus. Toutes ces importantes diffrences mon trent bien que l'espce dcrite ci dessous ne doit pas tre tenue pour un Baptolinus adapt la vie endoge, elle est une forme relicte dont la souche pige n'existe plus. A ce point de vue phylognique, Caecolinus n'est donc pas du tout comparable aux Tvphlodes par exemple, qui ne sont pas autre chose que de vritables Xan tholinus aveugles ou microphthalmes: Tvphlo des mvops Fauv., en particulier, est une es pce trs proche de Xantholinus tricolor F. et il est bien probable qu'une revision des Xan tho/inus endogs conduira supprimer les sous-genrEs cres pour eux. Caecolinus endogaeus, n. sp. Type: f1o. 5. Caecolinus en dogaeus )eann., mle, du mont Detunata, 16. un mle recueilli le 25 mai 1922, vers 1100 m. d altitude, sur le mont Detunata (comm. de Bucium, jud. Alba-inferioara, Roumanie). L'in secte a t pris dans la terre argileuse d'un petit ravin bois, sur le versant sud-est, dans un endroit trs humide o les Dr.ivalltes Ma/laszi Cs. taient assez nombreux. Long 5,5 mm. (en extension complte). Forme trs troite, li naire, peu convexe (fig. 5) ; Coloration testace uniforme. Tguments alutacs sur la tte et l'abdomen, lisses et brillants sur le pronotum et les lytres. : Tte (fig. 6) un peu plus longue que large, les cts parallles les angles postriE'urs saillants, mais arrondis; le cou est troit, s:1

PAGE 247

342 -largeur n'"excdant pas le tiers de celle de la tte. Sillon s frontaux profonds, larges, fond rugueux, lg rement arqus en dedans et convergents en arrire jusqu'au niveau des deux gros pores m dians du front (fig. 6). La surface frontale intrieure, entre les sillons, est carre, aussi large que longue, plane et non ponctue. Tout le crne, fiG. 6. Tte e t prothorax du Caeco/inus endo gae u s Jeann., vue dorsale, > : 46. fiG. 7. Le mme vu de profil, x 46. l'exception de la s urfac e frontale ant rie ure et de la pice gulaire, est se m de gros points pilif r es i n gaux et trs espacs les uns des autres. Pas trace d'yeux, pas mme de petite surface blan c htre poncti forme comm e on en voit chez les Lath cobium aveu gles. Antenne s (fig. 8) aussi longu es que l a t t e e t l e pronotum; l'articl e l e s t fortement rentl en mass u e aus s i long q u e les trois suivants runis; les articles II et ill sont un peu plus longs que larges l e s IV et V glo buleux, VI X net tement tran s verses et arti culs par d'troits pdon cules, le XI pyriforme peu prs deu x fois aussi long que le prcdent Man dibu les trs robustes, presque aussi longues que la tte Pronotum (fig. 6) un peu plus d une fois et demie aussi long que large un peu plus etroit que la tte, mais aussi large que l es lytres, un peu plus large en avant qu'en arrire. Les angles ant rieurs sont fortement dclives les angles postrieurs arrondis, la r gion basale brusquement convexe devant le bord postrieur. Deu x gros pores discau x de chaque ct, l'un vers le cinquime a ntrieur, l'autre vers Je milieu, et quelques autres stigres plus petits, pars surtout sur la partie antro-latrale; trois macroch tes noi r s aux angles antrieurs.

PAGE 248

Elytres peine plus courts que le pronoturil, ne recouvrant pas d'ailes La strie suturale est entire, trs rapproche de la suture et il existe une petite dpression linaire juxtascutellaire. La ponctuation est trs fine, aciculaire, trs espace, et chaque point porte une soie dore recourbe en arrire. Des macrochtes noirs se dressent l'angle humral et le long du bord externe. Epipleures rguliers, avec un fort sillon le long du bord ventral (fig. 7). Abdomen nettement largi en arrire. Le rebord latral de a /0. Caecolinus endogaeus )eann.fiG. 8. Antenne droite, face dorsale, x 60. -fiG. 9 Extrmit du tibia et tarse postrieurs droits, face dorsale, x 60, -Fw. 10 . Derniers segments dorsaux de l'abdomen, ;.: 60. -FIG. 11 Oedeagus, vue lat rale gauche, 100. chaque segment dorsal est pais, pubescent; les segments dorsaux III V 1 I (les cinq segments librement visibles) portent, prs de la base, d'abord un profond sillon transverse arqu, puis en arrire de lui une strie transverse trs nette. Le segment dorsal IX du mle est plus large que long, ses apophyses postrieures sont aussi lon gues que le segment lui-mme, le bord apical, rectiligne entre les bases des apophyses, occupe environ les trois cinquimes de la largeur du segment (fig. 1 0). Le bord apical du segment dorsal X est largement arrondi.

PAGE 249

Pattes grles Les fmurs antrieurs ne sont renfLs, les H" bias sont droits Tarses antrieurs dilats, aussi larges que le sommet des tibias antrieurs, eux-mme fortement largis au sommet; tarses intermdiaires et postrieurs aussi longs que les trois quarts des tibias correspondants (fig. 9). Pas de caractres sexuels secondaires Oedeagus (fig. 11) court, bulbe basal sphrique, la pointe fortement chitinise du ct ven tral, peu arque, obliquement tronque l'apex; styles latraux trs grles, arms d'une soie insre dans la continuation de leur .. axe. CJI Lathrobium (Giyptomerus) caecum frivaldszky (Termsz. f'z., BudaPest, VII, 1883, p. 11); synon.: anophthalmum fauve) (Re v . d'Entom., Caen, lV, 1885, p. 33). Les types du L. caecum ont t recueillis par ]. Pavel sous les feuilles mortes des forts du Banat Ceux du L. anophthalmum, reus par FAUVE L de frivaldszky lui mme, provenaient vraisembla b:ement de la mme localit, mais aussi de Serbie (E. Merkl). Des indications un peu plus prcises sur les lieux de capture de cette espce sont donnes par G. SEIDLITZ (1 ) et K P ETR.I (2). Le premier indique sa dcouverte par A. Ormay dans la valle du Lotrul (sud du massif du Negoi); K PETR.I la cite encore des Alpes de Transyl vanie, au Rothenturmpass (A. Ormay), mais aussi des environs d'Alba-lulia (monts Mtalliques), o il l'a trouve sous le tronc pourri d'un htre. Je rapporte au L. caecum un exemplaire femelle, trouv le 28 mai 1922 par A WINKLtf<, en inondant artificiellement la terre devant la grotte Corobana Mndrutului(3), Gharda-de-jos dans le Bihor mridional. Les descriptions de J FR.IVALDSZKY et de FAUVE L sont malheureusement trop insuffisantes pour permettre d'iden tifier avec certitude cet exemplaire femelle avec ceux du Banat. Quoique notre Lathrobium des monts Bihor paraisse bien voisin des L. caecum typiques, il reste possible qu'il s'en carte par quelques diffrences. La description ci-dessous permettra peut-tre d'autres de trancher cette question. Exemplaire dcrit: une femelle de Gharda-de-jos Bihor mridional. (1) G. SEIDLITZ. fauna Transylvanica, Die Kafer Siebenbrgens Hartung, 1891). ( 2 ) K. P E T R I S iebenbrgens K a ferfauna (Herma nnstadt, J Drotlef! 1912). (3) Petite grotte o a t dcouvert, il y a un an, le Meg a lob p thu s Goliath Jeann. (ce Bulletin, p 232) et o vivent encore les Duvalifes infernus Kn irsch et Pllol euon Proserpinae Kn i rach

PAGE 250

-345Long. 6,5 mm. (en extension complte); largeur de la tte 0,6 rn m. largeur du septime segment abdominal 0,8 mm. A l'tat de contrac tion moyenne, l'insecte aurait bien 5 5,5 mm. de longueur. forme trs troite, linaire 12), l'abdomen peu largi en arrire. Coloration testace uniforme. Tguments alutacs sur la tte et l'abdomen, lisses entre les points sur le pronotum et les lytres. Tte volumineuse (fig. 13), un peu trian gulaire, le crFie un peu plus long que large, les angles postrieurs saillants, les joues larges en arrire, un peu rtrcies en avant. Saillie frontale antrieure large et convexe, sans sillons frontaux; un gros point en!on sur chaque tubercule antennaire. Tout le crne est couvert de gros points pilifres plus serrs vers le diamtre moyen de la tte, plus es pacs sur la saillie frontale antrieure. Pas d'yeux fonctionnels, mais seulement, prs de la base des mandibules, une petite tache el liptique blanchtre, difficile voir, dont le petit diamtre n'excde pas celui des gros points enfoncs des tubercules Antennes ffig 14) presque aussi longues que la tte et Je pronotum ensemble; l'article 1 est un peu plus court que les deux suivants runis, les II et lli un peu plus longs que larges, le II plus long que le III, les IV X globuleux, le Xl pyriforme, une fois et demie aussi long que le X. Pices buccales sem blables celles des Lathrobium testaceum Kr., L. pallidum Nordm., etc. Fw. 12. Lathrobium Pronotum (fig. 13) allong, peu convexe, (0/vptomerus) caecum presque parall'le, bien plus troit que la tte, Friv., femelle, de Scari peu prs une fois et demie aussi long x 16. que large; les angles trs effacs. Une large bande mdiane est lisse et les cts sont couverts de gros points pilifres peine plus serrs vers le milieu que ceux du crne; une vingtaine de points irrgu lirement aligns limitent la bande mdiane lisse depuis le bord an trieur du pronotum jusqu' sa base. Elytres bien plus courts que le pronotum, ne recouvrant pas d'ailes. La suture est rectiligne, les pipleures sont finement rebords

PAGE 251

346 -le disque porte des points aciculaires assez fins et vaguement aligns en 4 ou 5 sries longitudinales; pas de strie suturale Abdomen troit, les segments ventraux couverts d'une ponctua tion aciculaire fine et peu serre; gouttire latrale des segments dorsaux troite et profonde. Le segment dorsal IX est prolong en arrire par deux longues apophyses cilies son bord apical est con. Ji> cave. Le segment X est ovale, peine :f, \\i convexe, nullement bomb comme chez ,)-il / i ")<'' :.} j, ... ,, '1 1 ./3 ' . i . : ; : F; les fmurs antrieurs et postrieurs renls Le fmur et le tibia antrieurs portent les dents et carnes caractristiques de tous les Lathrobium. Tar-fJG 13. T te e t prothorax du Lathrobium (Olppto, m e rus) caecum friv. de Scari$oara, x <16. fJG. 14. ses anterieurs peu Antenne droite du mme, face dorsale, 60. dilats; tarses postrieurs aussi longs que les deux tiers des tibias correspondants. En confrontant cette description avec celles du L. caecum par F A UVEL et (Di e Ki:ifer Mitteleuropac;, !1, p. 516), on peut relever les quelques contradictions suivantes: hez L. c a ecum le crne ne serait pas plus long que large, d aprs A NGLBAU E R, alors qu'il est videmment plus long que large chez notre exemplaire du Bihor, qui d autre part ne prsente pas trace des trois impressions frontales transverses dcrites par F AUVEL. Enfin la ponctuation de la tte et du pronotum parait tre plus forte

PAGE 252

-347-et plus serre chez notre exemplaire que chez ceux prcdemment dcrits. Ces quelques diffrences sont releves sur une femelle et, si elles taient confirmes, elles pourraient laisser supposer qu'il y ait aussi des diffrences dans les caractres sexuels secondaires des mles. De nouveaux matriaux seront ncessaires pour dcider si la forme transylvaine doit tre spare comme sous-espce. Quoi qu'il en soit, le L. caecum prsente ur. e distribution int ressante, habitant la Serbie, le Banat, les Alpes de Transylvanie et les monts Bihor. Il appartient un groupe d'espces balcaniques qui a d coloniser au Tertiaire les massifs montagneux transylvains. Il est en effet trs proche parent du L. bosnicum Reitt., endog aveugle des environs de Travnik, en Bosnie, et aussi du L Matchai Ramb., in litt.(1), du mont Pristri, forme endoge, mais ocule, d'ailleurs trs voisine du L. testaceum Kr., des Alpes orientales, si mme elle ne lui est pas identique. )'ajoute en terminant que l'tude de notre L. caecum de Sca m'a conduit examiner en dtail les diverses espces de Lathrobium que j'ai en collection. Il ne m'a pas t possible d'a percevoir la moindre diffrence essentielle entre les espces aveugles et celles pourvues d'yeux fonctionnels. Cette constatation vient corro borer l'opinion dj mise jadis par FAUVEL(2). Les Lathrobium endogs, aveugles ou non, n'ont pas une origine diffrente de celle des Lathrobium pigs Une revision systmatique du g1 oupe con duira certainement supprimer la coupe G!vptomerus Mll. (Tvph !obium Kr.) qui ne semble pas pouvoir tre caractrise autrement que par la rduction des yeux. En somme les rapports phylogniques des Lathrobzum endogs seront les mmes que ceux des Xantholinus. Les deux genres nous fourniront des exemples de groupes, peut-tre fort anciens, o les proche parents lucicoles existent encore dans la faune actuelle, ct des drivs souterrains. (Tip rit a 2 9 S eptemvrie 1922}. (1) Voir :asopis, IX, 1915, p. 30. -La description de l'espce n'a pas en core t publie, ma connaissance. ( 2 ) A. FAUVEL. Aveugle ou non? Rponse M de Saulcy au sujet des 0/pptomerus et description d'une espce nouvelle (Revue d' Entom o l., Caen IV, 1885, p. 28).

PAGE 253

12 12 E. G. RACOVITZA DESCRIPTION DE TROIS ASELLUS (ISOPODES) CAVERNICOLES NOUVEAUX (NOTE PRLIMINAIRE).

PAGE 254

BULETiNUL SCIETTII DE !;)TIINTE DIN CLUj, Tomul 1, pag. 401-410. Noemvrie 922. Description de trois Asellus (Isopodes) cavernicoles nouveaux (Note prliminaire) par Emile G. Racovitza Professeur l'Universit de Cluj, Directeur de l'Institut de Spologie. Dpose le 4 octobre 1922. Les Isopodes sont reprsents dans les eaux douces palarc tiques par des Asellides d'origine trs ancienne, dont le plus connu tait Asellus aquaticus auct. Cette prtendue espce est en effet rpandue dans les eaux douces de toute l'Europe, de la Sibrie et de l'Algrie; depuis deux sicles elle a fait l'objet d'un nombre onsidrable de mmoires et elle est devenue un animal de labo ratoire:. comme la Grenouille et Je Cobaye. Or j'ai dmontr, il y a trois ans(1), que malgr ces circon stances bien faites pour nous rassurer sur la lgitimit de la d termination, cet Asellus aquaticus auct. n'tait qu'un mythe zoolo gique, qu'ne grave errer taxonomique, que les Zoologistes se transmettaient de gnration en gnration comme le font les peuples pour leurs traditions religieuses, c'est--dire sans le contrle de l'observa1ion et de l'exprience )'ai montr, en effet, que les vo cables prcits dsignaient non une espce, mai.5 un groupement htroclite de formes appartenant deux lignes trs diffrentes Une premire ligne est reprsente jusqu' prsent par une seule espce, laquelle j'ai attribu l'ancien nom A. aquaticus Linn et dont j'ignore encore la patrie originelle; je la considre, en effet, comme un immigrant venu du nord et continuant actuelle----------( 1 ) RACOVITZA (E. G.). Notes sur les Isopodes. 1. Asellus aquaticus auct. est une erreur taxonomique. -2. Asel/us aquaticus Linn et A. meridianus n. sp. (Arch. de Zoo/. exp. Paris, tome 58, Notes et Revue, No 2, p. 31-43, fig. 1 -12, 1919). 26

PAGE 255

402ment encore tendre son habitat vers le sud. Je souponne que son centre de dispersion devait se trouver, aux poques prgla ciaires, dan:; les rgion arctiques. Une seconde ligne, europenne autochtone, est reprsente par plusieures formes. Son origine est mditerranenne et de l elle s'est rpandue vers le nord jusqu'en Angleterre Je lui ai attribu comme chef de file A. meridianus Racovitza 1919, espce europenne, grande et trs commune, mais aussi la plus volue. Les formes plus primitives sont celles qui habitent les pays des rives orientales et mridionales de la Mditerrane (1) comme A. coxalis Dollfus 1892 car. emend. Racovitza 1919 et A. coxalis peverimhoffi Racovitza 1919; les rives septentrionales de la Mditerrane hbergent des formes plus volues comme A. banvulensis Racovitza 1919. Des espces primitives, des relictes de formes antrieurement rpandues la surface, se rencontrent aussi dans les eaux souter raines. A. cavaticus Schiodte (auct.)(2), connu depuis un demi-sicle, est une forme trs ancienne, qui habite les cavernes de la rgion des Alpes; quoique faisant partie de la ligne de A. meridianus, il occupe une position isole, car je ne lui ai pas encore trouv de parents trs proches. Les trois formes nouvelles dcrites dans celte note sont assez voisines de A. coxalis, mais les liens de parent ne datent pas de la priode actuelle. A. spelaeus est une forme primitive, probable ment trs ancienne, qui n'a aucun rapport de filiation directe avec A. meridianus; ces deux espces se trouvent cependant habiter, l'une en surface et l'autre sous terre, les mmes rgions. A. meridianus vit aussi dans les grottes, comme A. aquaticus; les deux espces se sont rapidement modifi sous l'influence des facteurs de la vie souterraine, mais elles ragissent d'une faon trs diffrente et avec une intensit ingale. On trouve aussi un reprsentant du genre Ase!lus dans les grandes profondeurs des lacs alpins. Cet A. Fore/li Blanc 1879 est une forme involue du groupe de A. m e ridianus; je l'tudierai dans un autre note ( 1 ) RACOVITZA (E. G ). Notes sur les Isopodes. 3. Asel/us ban vulen sis n sp. -4. A. coxa/is Dollfus. A. peverimhoffi n. sut:sp. (Al'Cil. de Zoo/. exp. Paris, tome 58, Notes et Revue, No 3, p. 49-77, fig. 13-51, 1919). (2) Ce nom cache galement une grave erreur taxonomique car les auteurs l'appliquent tantt une simple modification cavernicole de A. aquaticus L., tantt une vritable espce relicte du groupe de A. meridianus Rac.; c'est naturellement cette dernire forme que je fais allusion ici. Je me propose de fixer la vritable histoire de ces deux formes dans une autre public'ltion.

PAGE 256

403De ce qui prcde on peut conclure qu'en ralit, les espces d'Asellus doivent tre nombreuse s et qu'elles mritent d'tre recueil lies et soigneusement tudies, car ce sont des form::s anciennes dont l'histoire, une fois bien tablie, fournira des donnEs impor tantes pour la phylognie des Isopodes et pour la palogograpl des rgions palarctiques. 1 Asellus spelaeus n sp. (Fig. J q ) Tvpe de l'espce: Grotte d Oxibar, Camou-Cihigue, cant. de Tardets-Sorholus, dp Basses-Pyrnes, france. Biospeologica no 127 (1. !. 05) mle et femelle. Ligne de A. m e ridianu s Racovitza. 11 Dimens ions: mle ad.: 5,5 mm.; femelle Y av.: 4 mm. Corps 4 fois plus long que "Y:1 1i l large bord subparallles Coloration nulle. -Tt e avec rgion occipitale 2 fois plus large que longue, lobes pos fmandibulaires saillants, somite du maxillipde corn1 1 pitement soud, yeux nul s / Antennes I de 1/3 plus courtes que la < / hampe des antennes II; fouet de 1/:; plus / ; court que la hampe, avec 5 (femelle) et 7 / (mle) articles et 2 (femelle) et 4 (mle) la-( mes olfactive s de 60 !t env. de longueur. -\ (,...______ Antennes Il de 1h (mle) et de 1 2 (femelle) \ (-.... _ plus courte s q u e le corps, avec fouet de moins p : ._.-,.,._ de 50 articles chez le mle et de 40 chez \ 1 -."-l a femelle. Mandibulrs fortement redresses. -/Haxil!r?s 1 lame externe avec 1 3 tiges san::> soie supplmentaire et lame inte rne bord interne sans ventre prominent.-Maxillip des des emelles ov. sans oos tgite, avec crochet s se mblables ceux du mle. \ ""_,-/ \ ,_ . \ \ \' 1 \ fw. 1. Asel!us spelaeus 11. sp. d (5, 5 mm.). pocle 1 ga uch e, ine ster nlle. l..J6. Prion avec angles rostrau x des so mites II VII non saillants en apophyses et rgion mdiane des bord s lat r aux non chancre. Priopodes. -Co:-
PAGE 257

dbut de la pas encore, guide et la 404 dissociation; la range submarginale rostrale n'existe la submarginale caudale n'a que 2 soies dont 1 soie marginale 2 pines non ensiformes. Dactylos avec 2 pines dactyliennes. Pr i op o-----des. 1 mles ad. Propodos avec \ ) 1 i 1 ----/ 'fiG. 2. Asel/us s p e laeu s n. sp. f ( 5,5 mm.). Plopode Il gauche, face sternale. x 1<16. range sternale peu fournie et peu dissocie; ranges submarginales, rostrale de 3 soies et caudale simple et continue de 6 tiges; range marginale de 2 phanres nettement ensiform es ; secteur distal du bord sternal lgrement mamelonn et flanqu d'cailles effaces. Dactylos avec 4 pines dactyliennes. P riopodes IV mle ad. spcia liss en crochet nuptial mais non tordus. Carpos avec range cau dale de 5 + 1 tiges, un peu plus longues que les 6 de la range sternale continue et rgulire. Pro podos avec range sternale de 6 soies et caudale de 1 soie mdiane. Oeufs trs gros, env. 12 par ponte. P/opodes I mle (fig. 1). Sympodite 11 / 1 fois plus long que large angles proximaux et distal-externe largement arrondis, mais distal-interne tronqu, bord externe lgrement convexe, avec seulement 1 crochet gauche et droite. Ex op o ct i te subquadrangulaire angles lar gement arrondis, attnu fortement du ct distal, 11/3 fois plus long que large au milieu, 11 / 4 fois plus long que le sympodite, avec une tige seulement l'angle proximal-interne, avec, aux bords {( ... externe et distal, une range continue fJG. 3 Ase/lus spelaeus n. sp. d'env. 13 tiges lisses. f (5,5 mm.) Extrmit distale de Plopodes II mle (fig. 2 -3). l'organe copulateur (endopodite du Sympodite 11j8 plus long que large, plopode Il) droit, face sternale. l t d. t 1 t x 640 a ang es proxtmaux e ts a -ex erne a = apophyse tergale de la base arrondis, mais distal-interne tronqu-du goulot; c = lvre et g= crochet arrondi, bords latraux subdroits, l'in-limitant l'orifice du ct sternal.

PAGE 258

-405terne garni de 4 tiges plumeuses moyennes. Ex op o dite 1% fois plus court et 2 1/2 fois plus troit que le sympodite, 2 fois plus court et 2 foisplus troit que l'exopodite 1; article proximal avec 1 soie lisse sur le bord externe; article distal subtriangulaire, un peu plus long que large, un peu plus long que le proximal, avec 1 soie lisse l'angle 2 tiges lisses et 2 tiges plumeuses, plus longues que l'article, au bord distal. End op o dite (organe copulateur) (fig. 2 -3) en forme de bouteille cylindrique lgrement courbe du ct externe, 1 3/4 fois plus long que large au milieu, un peu plus long et large que l'exopodite; cul de-bouteille peine plus large que le corps, peu excav, rebord tranchant, avec une protubrance externe mdiane et peine indique; goulot nul, l'orifice tant une boutonnire ouverte limite par une lvre (c) circulaire, pourvue d'un crochet ster nal (g) et d'un bouton tergal; apophyse basale du goulot (a) lamellaire, courte, arrondie; vsi cule interne membraneuse, pyriforme, simple. Plopode 11 fern. (fig. 4). Ex o po dite en forme de secteur de cercle, bord interne recti ligne et externe trs convexe, 2 fois plus court et 2 1 / 2 fois plus troit que l'exopodite III; bord in terne aussi long que l'arc de l'externe, avec 2 fortes soies mdianes; seulement 3 tiges plu meuses sur le bord externe, du ct distal. Plopode Ill mle et femelle. Exopodite 11/2 fois plus long que large; au bord externe '\ \ f1G. 4. A se/lus spelaeus n. sp. ? ov. (4 mm.). Plopode Il gauche, face sternale x 146. de l'article proximal 5 soies lisses et du distal 2; 5 tiges plumeu ses au bord distal qui est fortement lob-festonn; face rostrale nue; bord interne avec une range submarginale distale de sois courte. Plopode IV mle et femelle. Ex op o di te bord proximal externe nu. P!opode V mle et femelle. Exopodite bord proximal-ex terne nu. Endopodite plus long et un peu plus large que son exopodite. Uropodes 11/4 (mle) et 1 1 / 3 (femelle) fois plus courts que le plotelson; uropodites cylindroconiques; exopodites un peu plus courts que l'endopodite, 1 1/3 fois plus longs que le sympodite. Plotelson subcirculaire, aussi long que large, pointe caudale compltement efface.

PAGE 259

406-Asellus spelaeus aquae-calidae n. subsp. (Fig. 5-6) Tvpe de la sous-espce: Grotte des Eaux-chaudes, Les Eaux chaudes, canton de Laruns, dp. des Basses-Pyrnes, france. Bio speologica no 239 (27. VIII. 08). 1 mle ad. Dimensions: mle ad. 5,5 mm. -Antenne 1 avec fouet 6 -----------------------:.-:--:.1;/ '5[-\ill(-" , !/;)!! c !V)\ '{\ 1 ij ),. fi 1 --....:::::: ; Il _-::?( l / / ) \., --/Jr!r i 1 fiG. 5 Asellus spelaeus aquae-calidae n. subsp. rf' (5.5 mm.). Plopodes I, face sternale. :< 146. articles et 3 lames oHactives. Antennes II avec fouet a 40 articles. Mandibules avec article II du palpe pourvu de 1 soie et d'une brosse de 11 tiges et article III 10 tiges (1). Prion avec angles rostraux 1 I IV un peu saillants et tiges marginales plus longues et plus fortes. Priopode 1 mle ad. Propodo5 2 1 / 4 fois plus long que large (2), donc plus grle, avec range submarginale rostrale de 4 soies, caudale de 5 tiges, dont une tige guide, et range marginale sternale de 3 phanres ensiformes; secteur distal du bord sternal garni d'cailles franges. -Priopode IV mle ad. articles distaux plus grles (') Chez le type : 1 tige et une brosse de 3-4 tiges 1'11rt. Il et 7 -S tiges l art. III. ( 2 ) Chez le type seulement 2 fois.

PAGE 260

40'7carpes range caudale forme par 3 tiges, 2 proximales et 1 distale. -Plopodes I mle (Fig 5). Ex op o d : te trs faiblement attnu du ct distal, 11 / 2 fois plus long que large au milieu, 12 / 3 fois plus long que le sympodite et aussi large, avec, au bord1 externe et distal, une range de 16 tiges lisses. Plopodes II mle (Fig. 6). S y rn po dite 1 1/2 fois plus long et 1 113 fois plus large(1 ) que le sym podite I Ex op o d i te un peu plus court et 21/4 fois plus troit que son sympodite, 11/3 fois plus court et 1 213 fois plus troit que l'exopo dite 1; article proximal avec une soie plumeuse sur le bord externe; article distal ovalaire, 1 213 fois plus long que large, presque 2 fois plus long que le proximal, avec 1 tige plu meuse l angle proximal-externe et 4 tiges plumeuses plus longues que l'article, au bord distal. En d op o -dite (organe copulateur) 2 1 / s fois _ . plus long que large au milieu, aussi ; long et large que l'exopodite. ?.-; Uropod es inconnus. P/o/ telson pointe caudale saillante et .;'' bien dlin1ite. ::/ fJG. 6. Ase!lus spe /aeus Phvlognie.-Les deux sou s -calidae n. subs p. rf' (5,& mm.) Ploespces sont trs voisines; leurs pode Il droit face sternale. 146. caractres diffrentiels sont bien de l'ordre de ceux qui se produisent fatalement et rapidement quand deux colonies d'une mme ligne sont comvltement isoles. Asellus hypogeus n. sp. (fig. 7 9) Tvpe de l'e sp ce: Ifri bou-Amane, Azerou Tidjer, comm. de Michelet-Djurdjura, dp. d'Alger, Algrie. Biospeologica no 898 (2. V 1 I. 14) 5 mles ad. legit P. de PeyerimhofL Ligne de A. meridianus Racovitza. Dim e nsions: mle ad. 6 mm. Corps lJ. fois plus long que !arge, bords parallles. Coloration nulle. -T te avec rgion occipitale 1 3 / fois plus large que longue, lobes postmandibulaires -. ... . ( 1 ) Chez le type seulement 1 1/:, plus long et large.

PAGE 261

408' peu saillants, arrondis, somite du maxillipde complet (ligne de suture distincte sur tout le pourtour) yeux nuls Antennes 1 de 1 / 3 plus courtes que la hampe des antennes II; fouet de 1/g plus court que la hampe, avec 7 (mle) articles et 4 (mle) lames olfactives de 53 p env. de longueur. -Antennes II de 1/6 (mle) plus courtes que le corps, avec fouet de moins de 50 articles chez les mles. fJG. 7 Ase/lu s llvpogeus n. s p. J' (6 mm. ) Plopode 1 gau che, face ste rna le.:< 146. Mandibule peu redresse droite env.), fortement redresse gauche Maxille s 1 lame externe avec 13 tiges sans soie supplmentaire et lame interne bord interne sans ventre prominent. -Maxilli p d e s des femelles ov. inconnu. P rion avec angles rostraux des somi tes II IV tirs en trs courtes apophyses V non saillants, arrondis, VI et VII effacs arrondis et rgion mdiane des bords latraux non chancre: aux somites II IV subdroite, au V droite, aux VI et VII subconvexe. Priopodes. Coxa 1 avec ligne de su lure persistant seulement du ct caudal et coxa II VII avec lobe distal tergal large, court, tronqu, sans lobules --Priopod e 1 fe P. inconnu. -P riopode 1 mle ad. Pro podos avec range sternale peu fournie et peu dissocie; ranges submarginales, ros trale de 1 t soies et caudale continue de 19 tiges ; range marginale de 2 phanres net tement ensiformes, avec quelquefois un troi sime proximal rudimentaire encore simple mais avec tendance ati ddoublement; secteur distal du bord sternal pourvu d'une baguette hyaline et amorphe. avec une bosselure proximale. Dactylos avec 6 pines dactyliennes. P r iopode IV mle ad spcialis en crochet nuptial, mais non tordu Carpos avec range caudale de 6 + 1 tiges, 2 fois plus longues que les 6-7 tiges de la range sternale continue, les deux ranges occupent seulement la moiti proximale des bords. Propodos avec ranges, sternale de 6-7 soies et pines et caudale de 1 soie submdiane Oeufs inconnus. Plopodes I mle (fig. 7). S y rn po dite 1 1 / 4 fois. plus long que

PAGE 262

-409large, angles proximaux, interne droit et externe efiac arrondi, angles distaux, interne tronqu et externe effac arrondi, bord externe fortement convexe, avec seulement un crochet gauche et droite. Ex op o dite ovalaire, angles largement arrondis, les pro ximaux effacs, attnu lgrement du ct distal, 1 1h fois plus long que large au milieu, 1 1/3 fois plus long que son sympodite, avec une pine seulement l'angle proximal-interne, avec aux bords, externe 12 courtes tiges lisses et distal 6-7 tiges plu meuses 2 fois plus cour tes que l'article, donc 18-20 phanres en ran ge continue Plopodes II mles (fig. 8-9). S y rn po dite 11/4 fois plus long que large, angles proxi maux, interne subdroit et externe effac-arrondi, angles distaux, interne droit arrondi et externe droit, bords, interne subdroit et externe lg rement convexe, l'interne garni de 4 tiges plumeu ses courtes. Ex op o dite un peu plus court et 2 1 h fJG, s Asel/us lzppogeus n. sp. d' (6 mm.) Plopode Il gauche, face sternale. :< 146. fois plus troit que son sympojite, 1 1/2 fois plus court et 2 1!2 fois plus troit que l'exopodite I; article proximal avec 1 soie lisse sur le bord externe; article distal ovalaire trs allong, deux fois plus long que large, 3 fois plus long que le proximal, avec 2 soies lisses au milieu du bord externe, suivies, en range continue, d'env. 7 tiges plumeuses en partie aussi longues que l'article et qui font le tour du bord distal. End op o dite (organe copulateur) (fig. 9) en forme de bouteille cylindrique mais fortement courb du ct ex terne, 2 fois plus long que large au milieu, un peu plus court, mais aussi large que son exopodite; cul-debouteille plus large que le corps car il e5t fortement dbordant du ct externe, peu excav, rebord arrondi, avec une protubrance externe distale et trs forte-

PAGE 263

"-410 ment saillante; goulot presque nul, !'-orifice tant au sommet d'un court bec courb de gouttire ouverte (g) sortant d'une dpression irrgulire; apophyse basale du goulot (a) longue et lamellaire; vsicule interne membraneuse, subpyriforme et simple. Plopode II fern. inconnu. Plopode III mle. Exo po di te 11/z fois plus long que large; au ::0 ) 0' 0 ftG. 9. Asellus hvpogeus n. sp. 3' (6 mm.). Extrmit distale de l'organe copulateur (endopodite du plopode II) gauche, face ter gale x 640. bord externe de l'article proximal, env. 7 soies lisses en srie continue avec env. 15 tiges plumeuses qui garnissent les bords externe et distal de l'article distal; bord distal finement festonn ; face rostrale nue; bord interne avec une range distale de soies courtes. Plopode IV mle. Exopodite bord proximal externe pilifre, mais sans tiges . P/opode V mle. Exopodite bord proximal-externe nu. Endopodite un peu plus long, mais plus troit que son exopodite. a= apophyse tergale de la base du goulot; g = extrmit de la gouttire. Uropodes mles un peu plus longs que le plotelson; uropodites cylindro coniques; exopodi!es 1 1/4 fois plus courts que l'endopodite, un peu plus courts que le sympodite. Plotelson subpentogonal, un peu plus long que large, pointe caudale bien indique et saillante. Tip rit l a 6 Noemvrie 1922.

PAGE 264

13 13 R. JEANNEL TUDE PRLIMINAIRE DES COLOPTRES AVEUGLES DU BIHOR.

PAGE 265

BULE.TINUL SOCIETATII DE $TIINTE DIN LuJ. Tomul 1, pag. 411-472. lanuarie 1923. Etude prliminaire des Coloptres aveugles du Bihor par le Dr. R. ]eannel Professeur l'Universit de Cluj, Sous-directeur de l'Institut de Spologie. Dpose le 10 octobre 1922. Depuis 1911 les Coloptres aveugles des monts Bihor sont l'objet de recherches particulirement actives. On connaissait en juin 1911 seulement une quinzaine d'espces aveugles dans la faune du Bihor et des monts iv\talliques, toutes d'ailleurs dcrites depuis longtemps dans les genres Anophthalmus, Drimeotus et Pholeuon; leur nombre tait pass 83 en 1914 et il atteint aujourd'hui 90! On pouvait s'tonner juste titre qu'un si grand nombre d'es pces aveugles occupassent un aussi petit territoire que les monts Bihor(1); mais le prsent travail rduit considrablment ce nombre excessif, puisqu'il ne retient que 8 espces de Duvalites dans les monts Bihor, 9 Drimeotus, 6 Pholeuon et 1 Protopholeuon. Il faut certainement rendre justice l'activit dploye depuis 1911 par les explorateurs de la faune souttrraine du Bihor, ]. Breit, F Tax, E. Moczarski, L. Gylek, E. Knirsch, O. Mihk, E. Bokor et bien d'autres. Mais le moindre reproche que l'on puisse faire aux descripteurs, l'exception cependant de ]. Breit et E. Moczarski, serait d'avoir publi des notes trop htives, laissant voir toujours bien davantage le souci de s'assurer la priorit des noms nouveaux que celui de faire uvre scientifique en faisant connatre avec soin les caractres spciaux, le genre de vie, l'habitat des nouvelles es pces, en vue de travaux ultrieurs plus importants. C'est que, de 1911 1914, ce fut sur le Bihor une vritable course aux nouveauts. Ds la fin de l't, les uns Vienne, les --------(1) O. MtH6K. Die Verbreitung des Trechus (Duvalius) cognatus friv. und seiner Rassen (Ent. Mitteil., III, 1914, p lll6).

PAGE 266

sont des plus vagues, qu'il sont mm souvent Intentionnellement ine>< de parus en 1921; on constate mme nettement l'intention formelle de l'auteur de s'ab stenir de toute dsignation de noms de lieu><. On ne comprend la raison de cet trange principe qu'en constatant que les deu>< travaux en question, dont l'un traite des Sophrochaeta des Carpathes du Banat, l'autre e>
PAGE 267

412 autres Buda-Pest se htaient de publier d'urgence les rsultats de leurs campagnes, et trop souvent leurs mmoires parus quelques jours d'intervalle, ont donn des descriptions presque simltanes des mmes sries d'espces('). La hte avec laquelle ces descriptions ont t conues explique bien leurs imperfections. Certaines sont d'un laconisme excessif, la plupart ne renferment que de faciles comparaisons de formes nou velles avec les espces les plus difrentes, sans dire un seul mot de celles, vraiment voisines, avec lesquelles .iJ aurait t utile de les comparer(2). D'autres rptent sans aucune utilit tous les caractres du genre, ce qui leur donne peut tre un peu plus d'toie auR yeux du lecteur non averti; mais on y cherche en vain les caractres spciaux de l'espce. La description itrative et simultane de la mme forme sous des noms diHrents est encor un accident qui est arriv plusieurs fois Csuq (3 ) Ajoutons enfin que dans toutes ces descriptions les renseignements sur l'habitat des espces nouvelles ( 1 ) li a fallu, cause de cela faire un e vraie enqute sur les daies d'ap parition des numros des publications p riodiques o ces travaux so. nt parus. enqute dont les rsultats s ont consigns dans la , Liste chronologique des pttbli cations postrieures 1911 sur les Coloptres aveugles des monts Bihor que l'on trouvera un peu plus loin. (2) La description de l'Anophtha/mus M e z i adis Csiki tient dans deux li11nes o l'espce est compare aux A. Horvathi el A G p l eki qui ne lui ressemblent pas du tout, mais non l'A biha r iens is Csil toutes l e s collections dont il n'est qu'une s imple race. Bor
PAGE 268

-414-Les matriaux qui m'ont servi sont de deux sortes. D'abord j'avais reu de M. Bokor en 1913 et 1914, par voie d' 2hange, une srie d'exem plaires de toutes les espces de Pholeuon dcrites, ainsi que quel ques Drimeotus et Duualit es. On comprend facilement quels servi ces ces sries, la plupart de cotypes, ont pu me rendre pour l'iden tification des espces. Elles ont souvent bien avantageusement rem plac les descriptions. Puis deux campagnes organises par l'Institut d e Spologie dans le Bihor, en 1921 et 1922, m'ont permis de retrouver moi-mme presque toutes les formes dcrites Notre campagne de juin 1922 particulirement fructueuse, fut faite avec le concours de M. A. de Vienne, dont l'exprience en tant que chasseur d'endo gs nous iut prcieuse. Qu'il en reoive ici nos vifs remercments Aux difficults d identifier les espces d'aprs les descriptions des auteurs, s'est ajoute une autre difficult celle d'identifier les grottes. Cela n'a pas t une petite affaire de savoir ce qu'taient les c:Pacifik barlang, Ripp Ripp barlang,, Cs-iki Ern barlang c:. Eskim6 barlang et autres grottes que les bergers du Bihor, tous de race roumaine, ne connaissent que par leurs vieux noms locaux roumains. Il a fallu pour cela se livrer de patientes recherches dans les publications touristiques en langue hongroise et procder de nombreuses et laborieuses enqutes sur le terrain. L'tude go graphique de toutes ces grottes sera publie dans la 7 e srie d'cEnu mrations de grottes visites de Biospeoiogi c a et je donne dans la suite de ce travail, pour chaque grotte cite, l indication du numro de matriel qui permettra de se reporter une description dtaille. Voici enfin, comme justification de l a nomenclature entirement nouvelle adopte dans ce travail, la liste par ordre d'apparition de toutes les notes o sont dcrits des Colopt res aveugles des monts Bihor, depuis juin 1911 jusqu' prsent c'est-dire postrieurement ma Revision des Bathvsciina e LISTF-m : s PUBLICATIONS JUIN 1911, O SONT DCIHT S C O L O P T RES AVWG L ES DU 81HOR. 15 juill. 1911. E C S !Kl. Uj vak bogarak a bih nri barla ngo k b 61. ( Rovart Lap Buda-Pest, XVIII p 105110) [ P hot. M ih 6ki, Mocsarvi, Bokori, Czarani nn sp ] s aott 1911. ). B RF.IT. Sechs neue mitteleurop a ische I
PAGE 269

415-30 sept. 1911. E CSIKI. H arom uj v a k bog r a bihari barlango)
PAGE 270

4lb23 dc. 1913. E. Boi
PAGE 271

-417fiG. l Carte de la distribution des calcaires dans les monts du Bihor D 'aprs la carte gologique de la Hongrie au millionime et cartes au cent millime de l'lnslitut gologique Hongrois l Voir la lgende ci-contre]. 27

PAGE 272

-418 l'ouest dans le haut bassin du negru (Fel
PAGE 273

419 ;,;_ moindre. Pas de forts humides dans la rgion nord, pas de neiges persistantes pendant l't Toutefois il e s t possible que dans cer tains points localiss, des conditions d'existence favorables permettent aux Endogs de vivre et qu'on en dcouvre alors dans ces endroits. Le prsent travail montrera que des espces diffrentes et mme des sous-genres particuliers caractrisent les deux rgions calcaires du nord et du centre du Bihor. La rgion du nord est peuple en effet par un Duv a !ites spcial, D R e dtenbacheri, et des Bathvsciinae appartenant aux sous-genres Drimeotus s str et Parapho/ euon, tan dis que la rgion centrale nourrit plusieures autres espces de Ou va/iles, des Drimeotus du sous-genre Bihorites et des Pholeuon s. str. D'autre part l'isolement relatif des massifs calcaires dans la rgion centrale est cause que chacun d'eux possde souvent des es pces ou sous-espces spciales. Le massif du est peupl par le Duvalites Elernri et le Pholeuon angusticolle et on n'y con. nait pas de Drimeotus; le massif de hberge des Duva lites spciaux (Hickeri, Scri$OEJ.rae, Drvops) et un Pho! e uon assez diffrent des autres (Ph. Proserpinae) ; le massif de Bai ta, peut tre plus isol des autres massifs, fournit une race particulire du D. cognatus et un Bihorites (B. Mih6ki) diffrent de ceux des autre:s parties de la rgion centrale. Il est vident que les diffrences gnriques entre les Bath vsCiinae de la rgion nord et ceux de la rgion sud sont le fait de l'isolement des souches lucicoles dans chacune des deux rgions et que les espces et sous-espces ont t formes lorsque ces souches lucicoles dj diffrencies ont d coloniser le domaine souterrain. LE PEUPLI:Mt: NT Dt::S GROTTI : S DU Bll-101{ PAl? LES COLOPTI{ES. Dans les grottes du Bihor, on trouve des Duva!it es, des Dri meotus et des Pho! euon, mais ces derniers seulement sont exclusi vement cavernicoles; les Du va lites et les Drirneotus se trouvent aussi sous les pierres et il est donc intressant d'examiner tout d'abord l'cologie de ces deux genres. Les Duva!ites du Bihor n'ont certes pas les mmes murs que les Endogs habitant les rgions dnudes du littoral mditer ranen lls sont avant tout infods aux grandes forts humides des massifs calcaires. Par temps humides, c'est en surface qu'on les trouve sous les pierres, mme petites lorsqu'elles reposent sur un sol argileux, grumeleux, remani par le travail des Vers de terre. Certains d'entre eux, comme D. cognatus, se trouvent ainsi l'tat de 27*

PAGE 274

42.0larve et d'imago avec les Trechus oculs, et paraissent mme bien moins exigeants au point de vue de l'humidit que certains de ces derniers, que T. pulchellus par exemple. La grande majorit de ces Duvaltfes vit ainsi en surface dans les endroits o l'humidit est relativement constante et je ne connais gure encore que le p. fiickeri qui se trouve normalement dans les fissures du sol, dans la terre, comme les Trechinae endogs des Pyrnes (Geotrechus) et de Car niole (Orotrechus). En temps de scheresse tous les Duvalites dis paraissent de la surface et s'enfoncent probablement dans les galeries des Oligochtes, mais en cela ils font comme les autres (arabiques. Ces Duvalites du Bihor, comme ceux des rgions alpines des Carpathes, sont donc bien moins des hypogs que des relictes d'une ancienne faune qui occupait la surface du sol pendant des priodes gologiques plus humides peut-tre pendant le Glaciaire. Le climat particuli rement humide des forts dans la rgion centrale du Bihor leur a permis de survivre et nous ne les voyons, en somme, cte venir vraiment endogs qu' certaines poques de l'anne. Les Drimeotus ont des murs assez diffrentes que nous avons pu observer, A Winkler et moi, pendant notre campagne de juin 1922. Grce une saison exceptionnellement favorable, en rai son de la persistance des neiges aprs un hiver trs rigoureux, nous avons pu recueillir un assez grand nombre dP. ces Silphides rputs fort rares. Nous les avons en gnral trouvs sons les pierres en fonces, avec les Duvalit es mais trs localiss, une seule pierre enlre plusieures centaines fournissant un ou mme souvent plusieurs Drimcotus. Toujours ces piErres Drim e otus se sont trouves non pa:; dans les endroits les plus humides, mais dans des endroits peu loigns de la roche en place, au pied de pentes rocheuses, dans le fond des dolines, pr s des lapiaz. Une fois mme, Vra$oaea, nous avons pris D. hungaricus errant dcouvert sur une paroi verticale d'une doline, paroi dont le pied s'enfonait sous une nappe d'argile. Auss i nous a-t il sembl que les captures des Drimeorus sous les pierres ne pouvaient tre qu'accidentelles que les Drimeotus devaient se tenir normalement sous la couche d'argile de dcalci fication qui recouvre le massif calcaire, dans la fente de contact entre cette argile et la roche en place, surtout lorsque cette dernire prsente les formes d'rosion connues sous le nom de lapiaz. Cette fente doit constituer un domaine tendu et on peut supposer que des Animaux relativement grands, comme les Drimeotus, y trouvent leur nourriture entrane sous terre par le ruissellement le long des roches.

PAGE 275

-421Par cette fente de contact les Drimeotus doivent aborder fa cilement les fentes du calcaire et, dans cette hypothse, c'est vrai semblablement ainsi qu'il pntrent dans les grottes. D'ailleurs les mmes Drimeotus semblent bien se trouver la fois sous les pierres et dans les grottes d'une mme rgion, comme D. acuticof/is nous en fournit un exemple. Les Duvalites, que l'on trouve si rarement dans les grottes des massifs levs du Bihor central, sont aussi toujours les mmes que ceux vivant sous les pierres de la mme rgion et doivent pntrer dans ces grottes par les mmes voies que les Drimeotus. Cette pntration des Drimeotus dans les cavernes pose un petit problme qu'il est intressant de signaler. A quelque sous genre qu'ils appartiennent, les Drimeotus sont communs dans les grottes de basse altitude, lorsqu'il n'ex:ste pas de Pho/euon dans ces grottes; mais ils font dfaut ou tout au moins sont trs rares, dans les grottes habites par des Pho/euon. Cette rgle ne comporte aucune exception. Les D Kovacsi, Entzi, Chvzeri, Kraatzi, Ormavi Rothi, sont abondants dans les grottes o on les trouve seuls; au contraire D. thoracicus, crvophilus, Csikii, condoricus, Mih6ki, ffickeri, etc, cohabitant avec des Pho/euon, ne se trouvent qu'en trs petit nombre, souvent par un seul ou deux exemplaires au milieu de centaines de Pho/euon. Il semble qu'il y ait antagonisme entre le Pholeuon et le Drimeotus, que la prsence du Pholeuon limite le dveloppement du Drimeotus On comprend la rigueur que, dans les grottes de haute altitude, les Drimeotus soient rares, puisqu'ils sont l des Cavernicoles occasionnels d'origine endoge; mais dans les grottes de basse altttude, dans la rgion nord et sur la priphrie de la rgion du centre, o les Drim e otus sont de vrais Cavernicoles, on peut s'tonner de constater que telle grotte hberge des Pholeuon, telle autre des Drimeotus, comme si les deux genres s'excluaient l'un l'autre. Ces faits ne peuvent gure s'expliquer autrement que par un effet de la concurrence vitale; les Drimeotus n'ont pu s'installer dfinitivement que dans les grottes o la place n'tait pas dj prise par un Phol e uon Ces observations diverses permettent de se faire l'ide suivante du peuplement du domaine souterrain dans les monts Bihor Dans des temp5 gologiques passs, Duvalites Drimeotus, Pho l e uon vivaient la surface du sol, la faveur d'un climat trs humide. La faune actuelle de la rgion centrale du Bihor nous donne, la fonte des neiges, une image probablement assez exacte de ce que devait tre cette ancienne faune hygrophile pige. Par suite des

PAGE 276

-422-changements du climat devenu plus sec, tous ces Coloptres, autrefois largement distribus dans toute la chane, ont d former d'abord des colonies localises dans les endroits plus favorablement humides, puis s'enfoncer dans le sol, d'abord aux saisons sches, ensuite d finitivement, enfin coloniser les grottes. Acheve dans la rgion nord par la disparition des Endogs, cette volution est en cours dans la rgion centrale du Bihor qui constitue par consquent un merveilleux champ d'observation pour l'tude de la gense des faunes cavernicoles. Certaines espces y sont encore presque compltement piges (D. cognatus) et ne s'enfoncent dans le sol qu' la saison sche; d autres (Duva/ites paroecus, Drirneofus) sont des Endogs dj confins, pntranf c et l dans les grottes; d'autres enfin (Pholeu o n) ont achev leur volution cologique et n'existent plus que dans les grottes. Cette volution a d tre la mme partout. Elle a naturellement commenc d'abord par les rgions de plus faible altitude, rgion du nord, massifs de feriee et de Baita. Les Phole uon, probablement plus exigeants sur les conditions hygrom.triques ont d peupler les grottes les premiers, sans doute aprs avoir t eux aussi endogs. Puis les D rimeotus s. str., leur tour, ont d devenir endogs, p ntrer dans les grott e s comme les Bihorite s pntrent de nos jours dans les grottes des massifs du centre, s'installer seulement dans les grottes encore inoccupes, puis disparatre de la faune endoge, de faon qu'il n existe plus aujourd 'hui que des colonies cavernicoles discontinues, jalons de leur ancienne aire de rpartition. Les grandes diff rences existant entre les faunes souterraines des deux rgion:; calcaires centrale et septentrionale du Bihor s'ex pliqueraient donc par une ingale rapidit de l'volution physique des deux rgions, en rapport avec leur diffrence d altitude. TUDE SYSTMATIQUE. Gen. Duvalites Jeanne!. Duvalites Jeanne!, 1920, Bull. Soc ent. fr., p. 151; type: D. Doriae fairm Tous les Trec hina e aveugles du Bihor que j'ai pu examiner appartiennent au genre Duvalites. Les Duvalius sont bien repr sents dans les Carpathes, tant dans les Alpes de Transylvanie que dans le massif de J::l Taira, mais ils semblent fr.J.ire compltement dfaut dans lt! massif central transylvain. Je dis semblent, car il

PAGE 277

existe sur le Detunata une petite espce, D. saetosus l
PAGE 278

424 -Antennes un peu plus longues, les articles apicaux deux fois aussi longs que larges. Elytres trs convexes, paules trs saillantes. le bord basal tombant pic sur Je pdon cule, perpendiculairement l'axe du corps. Long. 4,5 5,5 mm. . . . . . . . Hickeri Kn. 5. Elytres allongs, cts peu arqus, paules trs sail lantes, le bord basal tombant pic sur le pdoncule, per pendiculairement l'axe du corps. Long. 6 mm. Scarisoarae Kn. Elytres paules moins saillantes, Je bord basal tombant obliquement sur Je pdoncule. . . . . . 6. 6. Pronotum bien rtrci la base, les angles postrieurs vifs. Elytres ovales, amples plus ou moins largis vers le milieu, avec les paules peu saillantes Long. 6 7,5 mm. . . . . . . . paroecus Friv. Pronotum peu rtrci la base, les angles postrieurs obtus. Elytres allongs, troits, peu ou pas largis au milieu, les paules un peu plus accuses Long. 6 7 mm. . . . . . Redtenbacheri Friv. Le D. Taxi Breit, que je ne connais pas manque dans ce tableau. Ouvalites cognatus frivaldszky. a. Subsp. coqnatus frivaldszky, 1879, Termsz. fz, III, p 3; types: forts des environs de Petroasa, E. Merkl. -tro q!ophilus Csiki, 1907, Magyarorszag bogarfaunaja, 1, p. 268; types : grotte de feriee. -speluncarum Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 162; types: de la Alun (Czaran barlang). nuptialis Csiki, 1912, 1. c, p. 163; types: piatra GarJana. dispar Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., II, p. 161; types: mont Btrina, sur le Calineasa. b. Subsp. major Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., 1 1., p. 161 ; types: source du negru (fekete Koros) c.? Subsp. Reissi Mih6k, 1911, Rovart. Lap., XVIII, p. 136 types: grotte de la valle de la Jada (Jadvolgy). D cognatus est une espce grande dispersion, rpandue dans tout le massif du Bihor, o elle est excessivement commune. Il n'est donc pas tonnant de constater qu'elle prsente des considrables variations individuelles. Mais malgr sa variabilit, D cognatus est cependant toujours facile reconnatre aux caractres suivants: La tte est relativement petite, avec les tempes non bombes

PAGE 279

tomme chez ies autres espces du Bihor. Les yeux sont trs petits, non fonctionnels, mais pigments, constitus par une tache ovale, noire, de petit diamtre gal celui du sommet du deuxime article de l'antenne. Le pigment noir de l'il est parfois rassembl la priphrie et forme alors une tache annulaire; trs rarement il fait dfaut; j'ai trouv quelques individus yeux sans pigment parmi le grand nombre recueilli dans la rgion de Scarisoara et sur le Padis. Les antennes sont toujours assez paisses, avec les article s terminaux ovales, l'avant-dernier environ deux fois aussi long que large. Le pronotum est touj our3 bien cordiforme se s cts tant fortement arrondis en avant, rtrcis en arri re et sinus profond ment dans le quart basal ; les angles postrieur s sont vifs, souvent saillants en dehors. Les lytres sont amples, ovales, plus ou moins courts, avec les angles humraux trs arrondis et effac s bien diff rents en cela des paules angu leuses, plus ou moins saillantes, de toutes les autres espces du Bihor. La surface des lytres est rgulirement convexe, les stries sont fortes, ponctuation grosse et rgulire, les interstries peu fto. 2. deagus de D u valite s coconvexes Taille variable de 4,5 gnatus friv. (sources du cald) 6,5 mm. L'deagus (fig. 2) est petit, peu arqu, avec la base trs peu vue lalral e g a uche ; a sommet du bec vu de dessus; b cuilleron du sac int e rne vue lat rale 65 renfle l'ouverrure basale faisant face du ct ventral, perpendicu lairement l'axe longitudinal la pointe paisse mousse (fig. 2 a.). Le sac interne porte un cuilleron ventral tr s grle et effil et deu x petites pices dorsales troites (fig. 2 b ) Les variations individuelles sont considrables dans cette espce et on croirait premire vue avoir sous les yeux deux espces bien diffrentes lorsqu'on place cte cte de petits exem plaires du Padis et des individus de grande taille de la rgion du Cris Mais tous les intermdiaires se trouvent entre ces formes ex trmes et cela dans toutes les rgions du Bihor. A coup sr D. cognatus peut tre donn comme un bel exemple d'espce en va riation fluctuante et fournirait un matriel de choix pour des tudes exprimentales. Mais si la variation individuelle est si tendue chez D. cognatus, par contre il est absolument impossible de retenir les prtendues

PAGE 280

races gographiques qui ont t dcrites (1), sauf cependant celle qui est localise dans l'extrme sud-ouest. Le D. troglophilus Csiki, de la grotte de feriee, est dcrit sur un seul exemplaire de petite taille, de couleur ple, ayant le pro notum plus troit et plus cordiforme que d'habitude, les lytres plus arrondis Beaucoup d'exemplaires recueillis sur le Padi$ rpondent parfaitement ce bien vague signalement et se relient sans aucun doute au D. cognatus typique par toutes sortes d'intermdiaires. Le D. speluncarum Csiki, encore trouv dans une grotte (pe!;ite rea de la Alun) aurait des antennes plus longues, un pronotum plus troit, le5 lytres plus larges. Nous avons recueilli sur le Cciulata, non loin de Alun, plusieurs exemplaires qui pourraient tre nomms speluncarum car ils prsentent ces quelques variations, mais corn bien d'autres de Padi$ et mme du sud du Bihor sont dans le mme cas! Quand on a pu examiner, comme je l'ai fait, des cen taines de D. cognatus de toutes les rgions du Bihor, la conviction s'impose que les D. speluncarum et D. trog/ophilus, quoique trouvs dans des grottes, ne diffrent pas de la moyenne des individus que J'on trouve sous les pierres. Le D. nuptialis Csil
PAGE 281

427ovale bien plus allong que chez les individus larges de Piatra Galbana et du Quant au D. Reissi Mih. que je ne connais pas, ses cts du pronolum seraient bien moins arrondis que chez ies D. cognatus typiques. Il est possible qu'il s'agisse encore l d'un race locale diffrencie dans l'extrme nord de l'aire de rpartition de l'espce, mais il est possible aussi que ce ne soit encore qu'une simple va riation individuelle extrme. ]'ai pu examiner plus de cinq cents individus des localits suivantes de la rgion centrale, la plupart recueillis au cours de notre campagne de juin 1922 (]. et W.) (1). a. Subsp. cognatus friv. Stna-de-Vale (pierres enfonces sur les crtes), juin 1921 (]. et R.). -Haut mont Caciulata et sources du au pied du (sous les pierres). Pa doline de piatra Bogii; Toma$ca; environs du ghetar de la Barsa, sur le Balaleasa (trs abondant sous les pierres en fort) Ponorul; pentes de la grande doline du Cetate; vr. Bortigului; piatra Gal ban (Knirsch !). Calineasa: Casa de Piatra (dans les dolines et en fort); v alea Vulturului (en fort); Ocoale; environs du ghetar de la Scri$oara (abondant sous les pierres) juin 1922; valea prs de Ghrda-de-sus, 2 ind. (dans les dbris vgtaux au bord de l'eau), oct. 1921 (J. et R.). -Vrtopul (dans de petites dolines). b. Subsp. major Kn. -Environ s de la so urce du negru (sous les pierres, en fort); valea flescutii (dans les feuilles prs d'un bloc de neige); pentes du Delosul (sous les pierres); piatra Muncelului (dans les doiines en lort de htres); de la Varnita [ Biospeol. no 1105]. tout prs de Baita, dbris a'un mle ; valea Si ghi$tel (sous une pierre du lit de la rivire), une femelle de trs grande taille Il est probable que D. cognatus doit exister encore dans la parlie orientale du Bihor (jud Cojocna), encore trs mal connue. Dans la partie que nous avons explore, ce Duualit es est certainement au printemps l'espce de (arabi que la plus commune On le trouve partout, sous les pierres, mme en surface dans des endroits peu humides, vivant comme les Trechus oculs. Les larves ne sont pas rares. Il existe toute altitude et descend jusqu'au pied du massif (450 m. d'ait dans la valle On remarquera enfin qu'il ne pntre pas dans les gro ites ------------(1) J. rt \V. Jeanne! et \Vi nider; 1. c t R. J e;mnrl e t

PAGE 282

42S d1altitude leve dans le centre du massif, o il abonde sous les pierres, mais qu'il aurait quelque tendance devenir cavernicole basse altitude, sur la priphrie du massif (grotte de la ]acta, grotte de feriee, 450 m., la Varnita, 500 m.). Ouvalites abnormis Knirsch. D. abnormis Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., Il, p. 161; type: une femelle du cvrf Gurulupoi (?). O. MH-IOI\ pense qu'il s'agit d'un D. cognatus monstrueux. Mais le Dr E. m'a dit connatre le mle et maintenir la validit de son espce. D. abnormis possde, comme D. cognatus des yeux pigments, mais il est remarquable par ses lytres convexes et larges, peine plus longs que larges. L'deagus serait diffrent de celui de D. cognatus. Duval!tes paroecus Frivaldszky. a. Subsp. paroecus friva\dszky, 1878, Termsz. fz., II, p. 13; type: de la fnate (Funaczai barlang).-proble maticus Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung., Xl, p. 435; types: pierres enfonces aux environs d.e la source du negru (1). b. Subsp. Elemri Mih6k, 1911, Rovart Lap., XVIII, p. 135; types: Stna-de-Vale (Biharred).-var. rectestriatus et mqcro cepha!us Bokor, 1921, Ent. Mitteil, X, p. !59. Csikii Mih6k, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 166; types; Ponorvlgy barlang. c. Subsp. Gvleki Breit, 191 l, Wiener eni. Ztg., XXX, p. 196; types: Ponorul. -Szalavi Csiki, 1912, Ann. Mus. nat. Hung., X, p. 538; type: pierres enfonces devant l'entre de Eszkim6 barlang. -tforvathi Csiki, 1912, 1. c., p. 538, types: piatra Bogii (Bogavar) d. Subsp. Drvops Bokor, 1913, Rovart. Lap., XX p 211, nom. nov. pro insignis Bol On sait que ce nom avait t impos par l'adm:nistration hongroise la commune de Scari$oara. D'autre part j'ai reu de BoJ
PAGE 283

=-429 -.;.. hez lotes ies races de cette espce, la tte est volumlneus, le pronolum est bien cordiforme, rtrci la base, avec les cts tJeu arrondis En avant, brusquement et anguleusement sinus vers le cinquime basal, parallles immdiatement avant les angles postrieurs qui sont vifs et saillants Elytres ovales, amples, plus ou moins largis vers le milieu, les paules peu saillantes, le bord basal tombant obliquement sur le pdoncule. Striation des lytres variable. L'deagus est relativement grand (fig. 3), peu arqu dans sa partie apicale, mais trs renfl la base qui est sphrique, inflchie, de faon que l'orifice basal fait face vers la pointe, paralllement l'axe longitudinal; sommet du lobe mdian anguleux. Sac interne avec fiG 3. deagus de Du va lites paroecus friv. (Bai\a), vue latrale gauche; a., sommet du bec, vu de dessus; b., cuilleron du sac interne, vue latrale 65. un large cuilleron en forme de demi-cylindre (fig. 3 b.) et une pice dorsale troite et acumine. Les quatre races du D. paroe cus, qui prsentent toutes le mme organe copulateur mle, sont caractrises de la faon suivante: 1. Prot1otum nettement transverse, un peu moins rtrci la base; lytres moins amples, moins ovales, stries pro fondes et interstries convexes Long. 6 6,5 mm. . . subsp. paroecus friv. Pronotum peine plus large que long, bien rtrci la ba se, ce qui le fait paratre plus petit; lytres en ovale bien arrondi. 2. 2. Antennes paisses, article IV au plus trois fois aussi

PAGE 284

long que large. Elytres stries rrofondes et interstries peu convexes. Taille plus petite. Long. 6 6,5 mm. . . . . . . . . subsp. Elemri Mih. Antennes grles, article IV au moins quatre fois aussi long que large. Elytres stries superficielles et interstries plans. Taille plus grande. . . . . . . 3. 3. Cts du pronotum moins profondment sinus en arrire; de faon que les angles postrieurs ne sont pas saillants en dehors. Long 7 7,5 mm. . . subsp. Gvteki Br Cts du pronotum plus profondment sinus en arrire, les angles postrieurs un peu plus saillants en dehors. Long. 7 7,5 mm. . . . subsp. Drvops Bok. La sousespce paroecus est certainement la mieux caractrise des quatre et ce fait est rapprocher de l'existence dans la mme rgion de la seule vritable race gographique du D. cognatus. Il ne fait aucun doute que le D. problematicus soit identique au D. paroecus }'ai trouv ce dernier sous les pierres enfonces non loin de la grotte de fna!e et la comparaison d'une quinzaine de D. problematicus provenant de la rgion des sources du Cri!;) n egru me prouve bien leur identit. D. Elemri Mih. est la f.Jrme septentrionale de J'espce. Il est absolument impossible d'en sparer le D Csikii Mih. dcrit d'une g rotte de la valea Ponorului et que j'ai retrouv dans la pe!;)terea S m eiior. MIHOI\ compare s Jn D C sikii au D. ps e udoparoecus auquel il ressemble effectivement, mais il ne parle pas du D. Elemri dcrit par lui l'anne prcdente; celte comparaison aurait sans doute t embarassante. Quant aux varits rectestriatus BolUrme sud.

PAGE 285

-431 Mais sa distribution est discontinue, chaque race tnt isole dans un massif calcaire distinct. a. Subsp. paroecus friv. .de la fnate (funaczi barlang) [Biospeol. no 1101]. L'espce n'a plus t retrouve dans cette grotte, dit-on, depuis une vingtaine d'annes. Nous l'y avons effectivement cherche en vain; mais nous l'avons retrouve l'eKt rieur, sous les pierres dans le haut du vallon qui conduit directe ment de Baita la grotte de fnate, juin 1922, 2 exempl. (J. et W.). Piatra Muncelului, au nord de Baita, vers 1000 m. d'ait. (sous les pierres, dans les dolines et les champs d'Ailium, en fort de htres), juin 1922, une quinzaine d'exempl. (J. et W.).Baita, un e xemplaire femelle trouv flottant sur le negru, dans le village mme, aprs uri orage (J. Breit, 1911)(1). b. Subsp. Elemri Mih. Stna-de-Vale (pierres nfonces sur les sommets, au nord de la station), juin 1921, 4 exempi. (J. et R.). Smeilor [Biospeol. no 1 069], dans la valea Ponorului, aot 1921, deux eKempl. (J. et R.). c. Subsp. vteki Br. (dans une doline); piatra Bogii; environs du ghetar de la Barsa, sur le Blaleasa; To (assez nombreux exemplaires, sous les grosses pierres dans les endroits humides), juin 1922 (J. et W.).Ponorul, aot 192), 3 exempl. de trs petite taille (J. et R.); Cetate (sous les pierres dans la grande doline), 1922, plusieurs exemplaires (J. et W.). d. Subsp. Dn;ops Bok. Csa de Piatra (dans la Coiba mare); v alea Vulturului (sous les pierres en fort); Ocoale; en virons du ghetar de la (quelques e>notum trs largi en avant, avec les aPgles an trieurs trs saillants la trs N ul cependantqu'il I!Oit un D, paroecus,

PAGE 286

-432-oblige la prudence. La position gographique ferait plutt penser que D. Mocsarvi se rattache l'espce suivante et l'examen de l' deagus sera ncessaire_ pour en dcider. Duvaiites Redtenbacheri Frivaldszky. a. Subsp. Redtenbacheri frivaldszky, 1857, Verh zoo!. bot Ges. Wien, VII, p. 44; types: grotte d'lgricz. -vidtJ.retensis Bokor, 1921, Ent. Mitteil., X, p. 171 : provenance du type cache. b Subsp. Bir6i Csiki, 1905, Ann. Mus nat. Hung III, p. 575; type: grotte du mont Batrina, prs Re v. -Mih6ki Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 18; type: Zichy barlang. c. Subsp incelatus, nov.; types: pe!;)terea de la Cugli!;i. d. Subsp. Meziadis Csiki, 1913, Rovart. La p., XX, p. 116; types: Meziadului. e. ? Subsp. bihariensis Csiki, 1911, Rovart. La p., XVII 1, p. 140; types: grotte de la Valle Vize (valea Vida). f. ? Subsp. Afm6si Bokor, 1921, Ent. Mitteil., X, p. 156 ; provenance du type cache. Espce de grande taille (6 7 mm.), plus ou moins allonge et parallle, avec la tte trs robuste, les tempes trs convexes, trs fiG 4. deagus de Du v alites R e dtenbach e ri ince la/us Jeann. de la vue latrale gauche; a., sommet du bec, vu de dessus; b., cuilleron du sac interne vue latrale 65. saillantes. Pronotum peu rtrci la base, ses cts presque pas sinus avant les an gles postrieurs qui sont plus ou moir s obtus. Elytres allon gs, relativement troits, les angles hu mraux saillants mais arrondis, le bord basal tombant obliquement sur le pdoncule; stries profondes, ponctuation rgulire; interstries convexes deagus (fig. 4) peu grand, trs peu arqu, le sommet pais et mousse (fig. 4a.), la base non renfle; l'orifice basal fait face du ct ventral, perpendiculairement l'axe longitudinal. Sac interne avec un cuilleron court, bord apical trs aminci, qeux petites.

PAGE 287

-433-pices dorsales soudes son bord dorsal (fig. 4b.). Ces caractres de l'deagus sont tablis pour les D. Redtenbacheri, D Meziadis et D. incelatus; je n'ai vu que des femelles du D. Bir6i. 1. Elytres allongs, parallles. . . Elytres nettement largis vers le milieu. 2. Cts du pronotum rtrcis en arrire presque ell ligne droite jusqu'aux angles postrieurs. Long. 6 7 mm. 2. 3. . . . . . . subsp. Redtenbacheri friv. Cts du pronotum arqus jusqu'au sixime basal, puis sinus lgrement immdiatement avant les angles postrieurs Long. 6,5 7,2 mm. . . . subsp. Bir6i Cs. 3. Pronotum semblable celui de Redtenbacheri typique, peu prs aussi long que large. Long 6 6,5 mm. . . . . . . . subsp. incelatus, nov. Pronotum nettement plus large que long, les ct:; comme chez D. Redtenoacheri typique. Long. 6 6,5 mm . . . . . . . subsp. Meziadis Cs. La provenance du type de D. vidaretensis n'est pas publie par E. BOI\OR. Cependant le nom peu euphonique qu'il lui a donn semble faire allusion la valea Vida, se trouvant au sud du masaif habit par le D. Redtenbacheri. En tous cas les caractres que BOKOR. assigne son vidaretensis, d'aprs un seul individu femelle, ne peuvent pas tre autre chose que ceux d'une variation indi viduelle. La position des pores stigres de la srie discale, dont le mdian serait plus rapproch du pore apical que du pore ant rieur ne mrite certainement pas d'tre retenue, car on sait combien est variable la position de ce pore mdian chez tous les Trechinae. Sans caractres valables, sans provenance connue, la subsp. vida retensis de BoKOR ne peut qu'tre rejete. D. Bir6i est une race gographique de grande taille, bien ca ractrise par la forme de sein pronotum. Quant au D. Mih6ki, il habite la sortie du trajet souterrain d'un ruisseau dont l'entre h berge le D. Bir6i. Tous deux sont dcrits sur trs peu d'exemplaires et les diffrences invoques par BOI\OR pour les sparer (Ent. Mitteil., X, p. 172) sont encore le fait de fluctuations individuelles. Je ne les constate d'ailleurs pas sur les exemplalres que j'ai recueillis moi-mme. Deux autres Duvalites enfin appartiennent encore bien pro bablement l'espce Redtenbacheri, ce sont les D. bihariensis Csiki et D. Alm6si Bokor. D. bihariensis aurait les lytre$ troits et allongs comme D. 26

PAGE 288

434 -Redtenbacheri, d'aprs sa description originare. Cependant E. BoKOR. (/. c., p. 161 et 169) le rapproche plutt du D Elemri, mais d'autre part les termes de la description qu'il en donne, ainsi d'ailleurs que ceux de la description de CSIKI me font supposer qu'il doit tre bien peu diffrent du D. Meziadis Cs. Il ne serait pas tonnant qu'il en soit mme exactement synonyme, auquel cas le nom de D. Meziadis devrait cder le pas celui de D. bihariensis, plus ancien. D. Alrn6si Bokor, enfin, est dcrit, comme D. vidaretensis Bok. et d'autres, sans indication de provenance. On a vu dans le dbut de ce travail (p. 413) de quel ordre antiscientifique tait la raison de cette entrave mise par BOKOR. aux travaux de ses confrres. Malgr cela il est facile de conclure de sa longue et prolixe description, que le D. Alm6si doit prendre place dans le groupe des races du D. Redtenbacheri, auprs de D. Meziadis et de celle que je nomme ici ince/a tus (en latin: 'non cach); mais il n'est certainement pas possible de dire quels rapports exacts il peut avoir avec eux. HABITAT. L'espce est localise dans les grottes de la rgion nord du Bihor. Elle ne semble pas exister en dehors des grottes. a Subsp. Redtenbacheri friv. Pe;;terea de la Igrita [Bio speol. nos 1056 et 1 089] (grotte d'Igricz), prs du village Pe;;tere, dans les falaises dominant la plaine du Cri;; repede, 4 exempl. (J. et R.). b. Subsp. Bir6i Cs. Pe;;terea de la Batrina, prs de Vad Cri;;ului, sur le plateau karstique de la rive gauche du Cri;;.-Pe;; terea lui Zichy [ Biospeol. no 1055 ], rive gauche du Cri;;, prs de Vad Cri!;)ubi, mai 1921, une femelle (Jeanne! et P. Voite;;ti). La premire de ces deux grottes est une perte de ruisseau, la deuxime une grosse rsurgence; des expriences de coloration auraient prouv qu'elles sont en communication. c. Subsp. incelatus )eann. Pe$terea de la Cugli;; [Biospeol. no 1120] (Nagy barlang), comm. de Calota, dans le haut bassin de la valea Vida, juin 1922; cinq exempl. (Chappuis et Racovita). Pe;;terea $oimului, au dessus des soures de la valea Vida, deux exemplaires. d Subsp. Meziadis Cs. Pe$1erea Meziadului [ Biospeol. nos 10511 et 1118 ], une quinzaine d'exempl. recueillis dans les dbris vgtaux du lit de la rivire souterraine, mai 1921 et juin 1922 (J. et R.) ? Subsp. bihariensis Cs. Grotte de la valea Vida.

PAGE 289

-435-Duvalites Taxi Breil. D. Taxi Breit, 1911, Wiener ent. Ztg. XXX, p 195; type: Con dor grotte, une femelle. le ne connais pas ce Duval/tes qui doit tre trs remarquable par l'allongement considr;:, ble de ses lytres, encore plus longs, 2troits et parallles que chez D. Redtenba ch e ri. Il s'agit vraisem blablement d'une espce distincte, localise dans la Condor grotte:o au dessus de la source du negru, dans l'extrme sud ouest du Bihor. Duvalites Scarisoarae l
PAGE 290

436-Le D. Scarisoarae ressemble beaucoup au D. pseudoparoecus Csiki, de la grotte de Bedeleu, dans les monts Mtalliques, et il est possible qu'il doive lui tre runi comme sous.espce. Je n'ai mal heureusement pas encore pu examiner le mle du pseudoparoecus, mais je constate d'aprs un exemplaire femelle, que l'espce de Scari!;ioara n'en diffre gure que par ses antennes plus courtes, son pronotum un peu moins arrondi en avant, ses lytres en gnral plus courts, stries plus fines et plus superficielles. Ce sont d'ailfiG. 5 <;Edeagus de Duvalites Kn. (Casa de Piatra), vue l atrale gauche. fiG. 6. deagus de Duvalttes Hickeri infernus Kn, (corob. Mndrutului). a cuilleron du sac leurs l les quelques dif frences indiques par MIHOK pour sparer du D. pseudoparoecus son D. il/ustris qui est manifes tement identique l'es pce de KNII{SCH. HABITAT. -D. Sca ri$oarae est localis dans les rgions de Scari!;ioara et du Clineasa, sud est des monts B1hor. Kn. Environs du Ghe !ar de la Scri!;ioara, assez rare, juin 1922 (J. et W.). Casa de Piatra, sous les pierres dans la doline de Coiba mare, rare, juin 1922 {J. et W .). b. Subsp profundissimus Mih. Mont Bainterne, vue la:rale. 65. trina sous les pierres en fonces, non loin du grand aven en prairie, deux exemplaires, aot 1921 (J. et R.). Duvalites Breitianus Knirsch D. Breitianus Knirsch, 1912, Coleopt. Rundsch 1, p. 149; type: ? Bihor central. Espce bien diffrente des prcdentes, comme la suivante, par sa trs petite taille et la forme de ses antennes Long. 4,5 mm. Tte volumineuse, tempes saillantes; antennes paisses, articles apicaux courts, ovales, l,.lne fois et c;iemie

PAGE 291

437 aussi longs que larges. Pronotum peine plus large que long, ses cts peu rtrcis en arrire, largement sinus dans le quart basal, les angles postrieurs saillants, vifs. Elytres troits et trs convexes, stries fortes, irrgulirement ponctues, interstries aplatis; angles humraux saillants, Je bord basal tombe obliquement sur Je pdon cule. Pattes trs courtes. Je ne connais que la femelle. Mais si, comme cela est probable, l'organe copulateur du mle est identique celui du D ffickeri, il faudra rattacher cette dernire espce au D. Breitianus comme race cavernicole. Nous avons recueilli une femelle du D. Br e itianus au dbut de juin 1922, sur le mont Glavoiul, en fort, vers 1300 m. d'altitude. Cette montagne n'est pas calcaire et ce Duvalites est d'ailleurs le seul que nous y ayions recueilli. Duvalites Hickeri Knirsch. a. Subsp. Hickeri Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch, II, p. 137; types: pierres enfonces lapidicola Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung., Xl, p. 586; types: pierres enfon ces b. Subsp. infernu s Knirsch, 1913 Coleopt. Rundsch, Il, p 138; types: Corobana Mndrutului. Long. 4 5 5,5 mm. forme troite. avec la tte volumin2use les tempes saillantes Antennes paisses, articles apicaux ovales, assez courts, deux fois aussi longs que larges. Pronotum cordi!orme, ses cts largement sinus dans le tiers basal. Elytres troits, trs convexes, trs hauts dans la rgion suturale, mais avec une large dpression humrale; stries fortes, irrgulirement ponctues, in tH stries peu convexes; angles humrau x trs saillants, bord tran chant et relev; Je bord basal tombe pic sur le pdoncule, presque perpendiculairement l'axe du corps. Pattes courtes. deagus grle, allong, fortement et rgulirement arqu dans toute sa longueur (fig. 6), la pointe mousse, la base non renle. Styles latraux relativement larges. Sa c interne arm d 'un cuilleron de mme forme que chez D. Redtenbacheri et D Scari$oarae, mais plus grle et relativement plus long (fig. 6 a ) 1. Pronotum un peu plus long que large, cts plus for tement sinus en arrire, les angles postrieurs saillants en dehors. Long. 4,5 5 mm. subsp. Hickeri Kn. Pronotum un peu plus large quE) long, cts moins si-

PAGE 292

-438nus en arrire, les angles postrieurs droits, non saillants. Long. 5 5,5 mm. . . . subsp. infernus Kn. a. Subsp. Hiclri Kn. -Scri$oara (sous les pierres l'entre d'une grotte de la valea OrdnCU$3) (Knirsch). Petite grotte en face de Poarta lui Joaneli, valea Ordncu$a, un exemplaire en ta misant la terre, mai 1922 (J. et \V.). b. Subsp infernus Kn. Corobana Mndrutului [ Biospeol. nos 1087 et 1 094], rive gauche de l'Arie$, Ghrda-de-jos, Scari$Oara, un exempl. sous une pierre du vestibule de la grotte, oct. 1921 (J. et R.), 7 exempl. dans la terre devant l'entre de la grotte, mai 1922 (J. et W.). Gen. Drimeotus L. Miller. Drimeotus L. Miller, 1856, Verh zool.-bot. Ges \Vien, VI. p 635. leannel, 1911, Rev. Bathysc., p 473 Subgen Drimeotinus, nov ; type: D Ormavi Reitt. Subgen. Bihorites, nov.; type: D laevimarqinatu s Mocz. Subgen. Drim eot us, s str; type: D Kovacsi L. Mill. Subgen. F erie eus Reitter, 1885, Verh. na tf Ver. Brnn, XXII 1, p. 10; type: F. Kraatzi Friv. Il n'y a plus lieu de revenir sur l' troite parent des Drimeofus et des Ph o euon, que les d ivers auteurs, avec Rr:rrTr:I{, plaaient autrefois dans des tribus diffren1es. Depu i s ma Revision des Ba thvsc inae il est dfinitivement tabli que ces deux genres, quo ique si difirents d'aspect ext rieur, ont la mme origine et appartiennent une m me srie phyltique. Toutefois leurs rapports 1.1es mritent d'tre prciss Ce serait une erreur de croir e que Drimeotus reprsente un stade volutif par lequel le3 anctres des Pholeuon seraient pas s s, qu'il soit un stade moins volu, archaque par rapport Ph o l e uon. En ralit les Drimeotus constituent une ligne diffrente de celle des Phol e uon. Les deux lignes ont eu ceJtainem ent un anctre commun, mais ont volu diffr emment. Chez la premire le pronotum est rest large, che z la seconde il est dev enu troit et allong; l'organe copulateur mle lui-mme a subi une volution spciale dans cha cune des deux lignes, en ce qui con c erne la forme de so n extrmit apicale. La compara i son des Drimeotus s. str., comme O. Chvzeri Bir6, avec les Paraphol euon est tr s suggestive cet gard on trouvera plus loin quelques observations sur les remarquables con vergences qui existent entre

PAGE 293

439Ma Revision des Bathvsciinae, en 1911, n'numrait que six es pces du genre Drimeotus, toutes cavernicoles. Il existe actuellement 22 espces dcrites auxquelles il faut ajouter encore les 4 formes nouveiles dcrites C dessous. Au cours de notre campagne aux monts Bihor, avec A. WINI\LER, en juin 1922, nous avons pu re prendre presque tous les Drimeotus dcrits et grce ces heureuses rcoltes, je suis en mesure aujourd'hui de faire une revision du genre. L'tude des 26 formes connues de Drimeotus m'a montr, comme il fallait s'y attendre, qu'il ne s'agit pas de 26 espces dis tinctes, quoiqu'elles aient t dcrites comme telles. Il est facile de les grouper dans un trs petit nombre d'espces reprsentes par de nombreuses races gographiques isoles soit dans des grottes, soit sur des massifs calcaires dlimits. De plus ces espces peuvent tre hirarchises dans quatre sous-genres bien spars. Les Drimeotinus (nov.}, ponctuation aligne en sries longi tudinales sur les lytres, sont des Cavernicoles des mont3 Mtalliques. Les Bihorifes (nov.), ponctuation et pubescence fines, gou1tire marginale des lytres trs troite, sont des Endogs des monts Bihor, qui pntrent parfois dans les grottes. Mais la mme espce se trouve alors la fois dans la grotte et au dehors. Les Drimeotus s. str., ponctuation forte, pubescence longue, gouttire marginale des lytres large, remplacent les Bihorites dans le nord du Bihor; tous ceux qt e l'on connat sont des Cavernicoles. Fericeus enfin renferme une seule espce cavernicole de l'ouest des monts Bihor, espce trs curieuse par les tonnants caractres sexuels secondaires nogntiques qu'elle prsente. T AI3L EAU DES ESP CES. 1. Chaque lytre avec quatre ctes saillantes, bien nettes, entre lesquelles se trouvent, dans chaque intervalle, deux lignes longitudinales rgulires de gros points; entre ces points la ponctuation est fine, rpeuse, aligne en travers. Pubescence longue. Gouttire marginale des lytres large mais rgulire ( Subgen. Drimeotinus, nov.) . . 4 Elytres avec les ctes effaces, sans lignes longitudinales rgulires de points dans les intervalles. . . . 2. 2 Pubescence trs courte; ponctuation des lytres trs fine, rpeuse, forme de points ali gns en travers, confluents, formant presque des strioles obliques en dedans et en arrire. Gouttire marginale des lyt1es trs troite, rgulire (Subgen. Bihorites, nov.). . . . . . 5.

PAGE 294

440 -Pubescence longue, redresse; ponctuation des lytres fort non rpeuse forme de points profonds, peu serrs, en gnral trs vaguement aligns en travers. Gouttire mar ginale des lytres trs large, ingale, bien plus large ver s le milieu qu' l'paule. 3 3. Onychium des tar s es pos t rieurs bien plus CJurt que les quatre articles prcdents ensemble Tibias et trochanters sans diffrences sexuelles (Subgen. Drimeotus, s. str ) . 6. Onychium des tarses postrieurs aussi long que les quatre articles prcdents runis. Tibias des mles non hrisss d pines, dilats et aplatis, les q Jatre rostrieurs en forme de lames de sabre. Trochanters antrieurs et intermdiaires dents chez le mle. (Subgen. F ericeus Reitt.). 9. 4. Forme elliptique peu allonge, les lytres moins de deux fois aussi longs que larges. Long. 4 mm. Ormayi Forme troite, trs allonge, les lytres deux fois aussi longs que larges. Long. 3,5 mm. attenuatus Bok. 5. Ponctuation des lytres plus fine et plus serre; on co;npte environ dix points sur une range oblique entre les deux ctes internes VErs le milieu de l'lytre. Tarses antrieurs mles largement dilats, aussi larges ou plus larges que le sommet du tibia. Long. 3,5 3,8 mm. laevimarginatus Mocz. Ponctuation des lytres moins fine et moins serre; on compte seulement cinq six points sur une range oblique au mme endroit. Tarses antrieurs mles plus troits que le sommet du tibia. Long. 3,5 4,2 mm. Mih6ki C s 6. Elytres au plus une fois et demie aussi longs que larges ensemble . 7 Elytres deux fois ou plus de deux !ois aussi longs que larges ensemble. 8 7. Ponctuation des lytres moins forte et moins profonde, les points vaguement aligns en travers Long. 3,5 4 mm. Kovacsi Mill. P o nctuation des lytres plus iorte, profonde, les p o ints non aligns en travers. Long. 3,8 mm. Horvathi Biro 8 For ne moins allonge, la gouttire marginale des lytres plus large. Pronotum transverse, cts fortement sinus et rtrcis en arrire Long. 4 4 5 mm. Entzi {:3ir6 Forme trs grle, trs allonge et troite la gouttire mar gmale des lytrEs moins large. Pronotum presque aussi long que large, cts moins sinus et moins rtrcis en arrire. Long. 4 4,2 mm. Chyzeri Bir. 9. Forme courte et large rappelant celle du D. f
PAGE 295

-441 qu' au sommet, avec les cts peine sinus. Long. 3,8 4 mm. Kraatzi Friv. A ce tableau il faudra peut-tre ajouter D. Hickeri Kn., voisin du D laevimarginatus, s 'il n'en est pas une race gographique. Au premier coup d'il D. Hickeri est reconnaissable entre tous sa trs petite taille (2,8 mm.). Subgen. Drimeotus j e annel. O. (Drimeotinus) Ormayi Reitt er. D. Ormavi Reitter, 1889 Deutsche ent. Zs. p. 301 ; types: grotte Pe;terea la Gros. Jeanne!, 1911, Re v. Bathysc., p 4 76, pl. XVII, fig. 475. fiG. 7. deagus de D. (Drimeotinus) Orma p i Reitt ( grotte de Bedeleu). fiG. s ieagus de D. (Bi hor i te s ) laevimarg in atus Mocz. (Cetate) FIG. 9 deagus de D rimeotus (s str ) Kov a csi Mill. (grott e d lgrita). Face latrale g auche. 65. L'deagus de cette espce est long, grle, arqu (fig. 7.) La fossette en nid de pigeon est bien dveloppe et la pointe est fine, longue, droite, lgrement inflchie du ct ventral au sommet. La comparaison des figures 7, 8 et 9 montre bien que l'deagus du Drimeotinus Orma v i ressemble plus celui des Bihorites qu' celui des Dri;neotus s str Grotte dite c la Gros,, assez loin du village du Bede-

PAGE 296

442leu (Bede llo), jud. Tu rda Arie$. La grotte se trouve, parait-il, au sommet du mont Bedeleului, dans la chane des monls Mtalliques et domine la valle de l' Arie$. O. (Drimeotinus) attenuatus Bokor. D. attenuatus Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung., XI, p. 450; type: grotte Pavai Vajna. Il est probable que ce D:imeotus, lorsqu'il sera mieux connu, devra tre rattach au D. Ormavi comme race gographique. BOI\01{ situe la grotte o on le trouve cdans les environs d'Aiud (Nagy Enyed). Ce renseignement est videmment inexact, car la nature gologique du sol montre bien qu'tl ne peut y avoir de grottes qu' une distance relativement grande d'Aiud. Subgen. Bihorites Jeanne!. O. (Bihorites) laevimarginatus Mocz
PAGE 297

443-cependant que tous deux soient des races cavernicoles dont les c ractres seraient rechercher aprs examen de nouveaux matriaux. Chez toutes les races du D. laevimarginatus les tarses ant rieurs mles sont largement dilats, aussi larges ou plus larges que le sommet du tibia. L'deagus (fig. 8) est court, peu arqu, avec la fossette en nid de pigeon bien dveloppe, la pointe grle, acre, droite, seulement inflchie du ct ventral au sommet. Il est abso lument identique chez les races /aevimarginatus, acuticollis, sub terraneus, hungaricus, crvophilus, dont j'ai pu tudier des mles. r 1 l e li j /!1. \ Contours du Prothorax des races du D (Bihorites) laevimarginatus Mocz ;-: 20. -fiG. 10. laevimarginatus Mocz mle. fiG 11. acuticoltis Jeann., mle. -fiG. 12. Winkleri Jeann., fE> melle. fiG. 13. subterraneus Kn., mle.fiG. 14. hungaricus Cs. mle. fiG. 15. crvophilus Jeann., mle. 1. Cts du pronotum, surtout chez le mle, divergents en arrire, depuis le fond de la sinuosit jusqu'aux angles postrieurs; la plus grande largeur du prootum se mesure a 1 niveau des angles postrieurs. Tarses antrieurs mles aussi larges que le sommet du tibia 2. Cts du pronotum non divergents en arrire dans leur tiers basal. . . . . . . . . . 3. 2 Pronotum presque aussi long que large, les angles pos trieurs mousss (fig. 10). Mle: antennes paisses, attei gnant le tiers basal des lytres; l'article VII est pais;i ds la base, le VIII peine plus long que large, le X aussi long que large au sommet. Long. 3,5 3,8 mm. . . . . . . subsp. /aevimarginatus Mocz.

PAGE 298

-'---:" 444 ---Pronotum nettement plus large que long, les angles pos trieurs viis, aigus, saillants en dehors et en arrire chez les mles (fig Il). Antennes plus grlEs. Mle: forme g nrale elliptique allonge; antennes alteignant le milieu des lytres, article VII paissi dans sa moiti apicale, VIII deux fois aussi long que large, X un peu plus long que large au sommet. femelle: pronotum plus petit, cts peu divergents en arrire dans le tiers basal, lytres renfls, convexes; antennes atteignant seulement le pre mier tiers des lytres. Long. 3,5 3,8 mm. . . . . . . . . . . subsp. auticollis, nov. 3. Cts du pronotum nettement convergents en arrire jusqu' la base qui est troite (fig. 12). femelle: pronotum relativement petit, pas plus large que les deux tiers des lytres leur plus grande largeur; lytres courts, larges, trs convexes, sans dpression suturale; antennes courte:;, ne dpassant pas le tiers basal des lytres, avec l'article X aussi long que large; pattes courtes et grles Mle in connu. Long. 3,8 mm. . . . subsp. Winkleri, nov. Cts du pronotum parallles dans leur quart postrieur. 4. 4. Sinuosit des cts du pronotum profonde et brusque, angles p0 5trieurs effacs, arrondis, de faon que le quart basal des cts forme une ligne courbe, convexe en de hors, entre le fond de la sinuosit et l'angle postrieur (fig. 13). forme robuste, paisse, surtout chez la femelle. Carne msosternale particulirement variable. Mle: an tennes paisses, ne dpassant pas le premier tiers des lytres, article X aussi long que large. femelle: prono tum semblable celui du mle, mais lytres bien plus amples, antennes un peu plus courtes. Long. 3,8 mm. . . . . . . . . subsp. subterraneus Kn. Sinuosit du pronotum faible, les cts rgulirement in curvs, bien rtrcis en arrire, nullement convexes en dehors avant les angles postrieurs. . . . . 5. 5. Cts du pronotum plus largement arrondis en want (fig. 15); antennes plus longues et plus grles. Mle: antennes atteignant le milieu des lytres, art icle VfJI deux fois aussi long que large, X nettement plus long que large au sommet; lytres elliptiques, acumins au sommet; pre mier article du tarse antrieur aussi large que le sommet du tibia et plus long que large. Femelle: antennes plus courtes; pronotum de mme forme que chez le mle; lytres elliptiques, mais bien plus larges, acu mins au sommet. Long. 3,8 mm. chez le mle, 4 mm. chez la femelle. . . . . subsp. crvophi/us, nov. Cts du pronotum moins arrondis en avant (fig. 14); antennes plus courtes et paisses. Mle: antennes a1tei-

PAGE 299

gnant le premier tiers des lytres, l'article VIII une fois et demie aussi long que large, le X aussi long que large au sommet; lytres elliptiques, acumins au sommet; pre mier article du tarse antrieur un peu plus large que le t;bia et carr. femelle de forme absolument sembable celle du mle, en particulier les lytres longs, acumins, non largis, antennes plus courtes (ftJrma tvpica), ou femelles excessivement dilates, lytres trs larges et convexes, pronotum trs petit, biEn plus troit sa base que les lytres, antennes et pattes courtes (forme latissimus Mih.). Long. 3,8 mm. subsp. hungaricus Cs. Les D. Csikii Mih. et D. Dieneri Bok manquent dans ce tableau. D. (Bihorites) /aevimarginatus habite la rgion calcaire cen tl"ale du Bihor, mais il n'est pas connu encore des massifs situs au nord du ni de celui de Stna de V ale (voir la carte, p. 417); il est remplac dans les massifs d Bai!a, par l'espce suivante, D. Mih6ki. Les calcaires de la rgion nord, par contre, n'hbergent pas des Bihorites endogs, mais des Drimeotus s. str., cavernicoles. Les localits o le D. /aevimarginatus a t rencontr sont ma connaissance les suivantes: a. Forma tv pica. -Ponorul, un mle (iVioczarski); Cetate, un mle, sous une pierre enfonce (J. et W.). b Subsp. acuticollis ]eann. Casi de Piatra, en haut de la valle GhrJa Saca, un mle, sous une pierre dans une doline, prs de la neige (J. et W.); de la Sohodol [Biospeol. no 1100) non loin de Casa de Piatra, galement 10 ind. (J. et W .). c. Subsp. Winkleri ]eann. Une femelle trouve sous une pierre de la valea Vulturului, ors de d. Subsp. subterraneus. Kn. Pierres enfonces dans la doline immdiatement voisine du Ghetar de (Knirsch, ]. et W.); pierres enfonces en fort, dans le voisinage du Ghetar, 13 ind. (J. et W .). e. Subsp. hungaricus Cs. enfonces sur la piatra Bogii, un mle (J. et W.), sur le plateau de prs de piatra Bogii, une femelle (J. et W.), dans une doline une femelle errant sur une paroi rocheuse verticale, l'air libre, prs de l'argile (J. et W.). Subsp. hungaricus, var. latissimus Mih. Pierres enfonces sur la piatra Bogii, une femelle () et W.), et sur le plateau de Padi$, dbris d'une femelle (J. et W .).

PAGE 300

-446f. ? Subsp. Csikii Mih. Paciik barlang, dans le haut de la valea Galbn (Mih6k, Knirsch). g. ? Subsp. Dieneri Bok. Grotte sur le Clineasa (proba blement dans la rgion des Batrina) (Bokor). h. Subsp. crr;ophilus Jeann. Ghe!arul de la Barsa [Biospeol. nos 1073 et 1112], au nord du mont Galbana, sur le Balaleasa, aot 1921, une femelle (J. et R.), juin 1922, un mle et une femelle (J. et W.). D (Bihorites) Hickeri Knirsch. D. Hickeri K nirsch, 1913, Ent. Blatter, IX, p. 253; type: grotte du Vrf. Trsilor, Albc. Ce Drimeotus est bien reconnaissable sa petite taille (long. 2,8 mm.) et son pronotum trs rtrci en arrire. Il est possible cependant qu'il ne soit qu'une forme extrme du D. laevimarginafus. Grotte dite (oderinca lui Putui [Biospeol. no 1088], situe prs du sommet du Vrf. Trsilor, comm. d'Albac, l'est de la com mune de une femelle (Knirsch). D. (Bihorites) Mih6ki Csiki. a. Subsp. Mih6ki Csiki, 1912, Rovart. Lap, XIX, p. 161; types: Ri ppRi pp barlang. -laticollis Knirsch, 1913. Coleopt Rundsch, Il, p. 164; type: une femelle de cProbe grotte, valle Sighi$tel. b. Subsp Rot hi, nov.; types: pe$1erea de la Varnifa. c. Subsp. condoricus Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., II, p. 163; types: Condor grotte. -Moczarskii Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung, Xl, p. 444 (23 dc. 1913: voir p. 415); types: grotte innome de la rgion de la source du Cri$ negru d. Subsp. similis Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung XI, p. 446; types: pierres enfonces prs de la source du Cri$", un mle (Bokor) (1). D. Mih6ki ne diffre fondamentalement du D. laevimarginafus que par sa ponctuation des iytres plus forte. L'deagus en parti culier e3t absolument identique, chez ses diverses races, celui des formes du D. laevimarginatus. D. condoricus Kn. et D Moczarskii Bok, dcrits presque en mme temps, de grottEs dilfrntes mais voisines, sont certai11. ement ( 1 ) Comme les types d11 Duvalites problematicus Bokor 1\/oir p. 42E), il est bien probable que ce Drimeotus n'a pas t trouv prs de la source du Cri$!

PAGE 301

-447-identiques; la confrontation des deux descriptions ne laisse aucun doute ce sujet. D. laticollis Kn. dsrit sur une femelle provenant d'une grotte de la valle doit de mme tre tenu pour synonyme de D. Mih6ki Cs. Je n'ai en effet trouv que cette espce dans toutes les grottes habitables de cette valle, mme trs distantes les unes des autres L'exemplaire que KNIRSCH a dcrit doit tre une femelle de D. Mih6ki un peu aberrante, pronotum particulirement court et large, comme on en trouve pariois au milieu d'autres prono tum semblable celui du mle. D. Mih6ki comprend, comme D. laevimarginatus, un certain nombre de races locales. On peut observer qu'il n'existe pas chez D. Mih6ki de formes cts du pronotum divergents en arrire comme on en trouve chez D. laevimarginatus; d'autre part il n'y a pas chez ce dernier de races tarses antrieurs mles non dilats, comme on en connat chez D. Mih6ki. l. Cts du pronotum nettement convergents en arrire, jus qu' la base qui est troite. Tarses antrieurs mles peine plus larges que ceux des femelles, bien plus troits que le sommet du tibia. . . . . . . 2. Cts du pronotum parallles dans leur quart basal; le pronotum est aussi large la base qu'au tiers antrieur (fig. 18). Tarses antrieurs mles dilats aussi larges qne le sommet du tibia. . . . . . . . 3. 2. Pronotum bien rtrci en arrire, les cts nettement si nus au tiers postrieur (fig. 17). Mle: forme gnrale allonge, oblongue, peu convexe, les lytres arrondis au sommet; antennes atteignant le milieu des lytres, assez grles, l'article X aussi long que large au sommet femelle: semblable au mle, mais plus grande, avec les lytres un peu plus amples, les antennes plus courtes. Long. 3,5 3,8 mm. . . . . . . subsp. Rothi, nov. Pronotum peu rtrci en arrire, les cts presque pas si nus (fig. 16). Mle: forme gnrale plus robuste, les lytres oblongs, arrondis au sommet, mais plus larges; antennes comme chez le prcdent. femelle: pronotum assez semblable celui du mle, aussi large que les trois quarts de la largeur des lytres, ceux ci amples, peu con vexes, dprims le long de la suture; antennes paisses. Long. 3,8 mm. . . . . subsp. Mih6ki Cs. 3. Petite taille, 3,5 mm. chez le mle, 3,8 mm. chez la fe-melle. . . . . subsp. condoricus Kn. Grande taille, 4 4,2 mm. chez le mle. Mle: antennes

PAGE 302

-448-longues et grles, atteignant le milieu des lytres, avec l'article X nettement plus long que large. Gouttire margi nale des lytres un peu plus large que chez les autres espces . . . . . subsp. similis Bok. D. Mih6ki remplace le D. laevimarginatus dans le sud ouest du Bihor. On lui connat trois races cavernicoles et une seule race endoge. a. Subsp. Mih6ki Cs. de la [ Bios;Jeol no 1109], 2 km. env. du village, sur la rive gauche de la valle Sighistel (1), juin 1922, 7 exemplaires (J. et W.). de la d Contours du prothorax des races du D. (B i horites) Mih6ki Cs., x 20. -fiG. 16. Mih6ki Cs. mle. fiG. 17. Rotlzi Jeann, mle -ftG. 18. similis Bok. mle. Contours du prothorax des races du Drim eotus (s str. ) Kovcsi Mill., x 20. fiG. 19. Kovacsi Mill., mle -ftG. 20. Bokori Cs mle. -fiG. 21. thoracicus Kn., femelle. dmbu Colibii [ Biospeol. no 1110], un km. env. en amont de la prcdente, toujours sur la rive gauche, juin 1922, 6 exempl. (J. et W.). Pesterea de la Magura [ Biospeol. no 1115] (Herzog Josef grotte), bien en amont des prcdentes, mais rive dro:te de la valle Sighhtel, juin 1922, une femelle (Racovitza et Chappuis). b. Subsp. Rothi Jeann de la Varnita [ Biospeol. ( 1 ) Cette grotte doit correspondre au Ripp-Ripp barlang des Touriste $ hongrois, suivante au Nagy Sandor barlang,

PAGE 303

-449-no 1105], trois quarts d'heure de Bai! a, dans !a valea Mare, prs d'une carrire de chaux, juin 1922, 12 exempt. (J. et W.) rea de la fnate [ Biospeol. no 11 01] (funaczai barlang), juin 1922, 3 exempl. (J. et W.). c. Subsp. condoricus Kn. Condor grotte, au dessus des sources du (Knirsch). grotte innome prs de la source du \Bokor); il s'agit vraisemblablement de la pesterea de la paretii Corlatului [Biospeol. no 1102] non loin du confluent de valea Cor latului avec valea flescutii d. Subsp. similis Bok Pierres enfonces dans les dolines de la fort de htres de piatra Muncelului, vers 800 1000 m d'ait juin 1922, deux mles (J. et W .). Subgen. Drimeotus s. str. O. (Drimeotus) Kovacsi Miller. a. Subsp. Kovcsi Miller, 1856, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, VI, p. 635; types: grotte d'lgricz. Jeanne!, 1911, Re v. Bathysc, p. 478, pl. XVII, fig. 476 482. b. Subsp Bokori Csiki, 1911, Rovart. Lap. XVIII, p. 138; types: grotte de Topa-de-sus (fels6Topa). c. Subsp thoracicus Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., II, p. 110: de la Cuglis (Nagy barlang). Chez cette espce l' deagus est court (fig. 9), peu prs de mme proportions que chez les Bihorites La fossette en nid de pi geon est trs dveloppe, la pointe est recourbe en S, inflchie du ct dorsal la base, du ct ventral au sommet. L'extrmit des styles latraux, au lieu d'tre coude brusquement en dedans sa pointe (Drimeotinus, Bihorites), est longuement recourbe en crosse du ct ventral. L'deagus est identique chez D. Bokori et D Kovacsi; le mle du D. thoracicus est inconnu. 1. Pronotum non rtrci la base, les cts parallles dans le tiers basal (fig. 19); lytres plus amples, peine une fois et demie aussi longs que larges la base. Long. 3,8 4 mm. . . . . . . subsp. Kovcsi Mill. Pronotum nettement rtrci en arrire, les cts sinus, convexes dans le tiers basal; lytres plus allongs. 2. 2 Sinuosit des cts du pronotum plus faible, .les cts moins arrondis en avant (fig. 20) Long. 3 5 3,8 mm. . . . . . . . . subsp. Bokori Cs.

PAGE 304

-450-Sinuosit des cts du pronotum plus brusque et plus profonde, les cts plus arrondis en avant, de faon que le pronotum parait bien plus rtrci la base (fig. 21). Long. 3,7 mm. . subsp. thoracicus Kn. D. Kovacsi est localis dans les grottes du nord du Bihor; il n'a pas de reprsentants connus dans la faune endoge. a. Subsp. Kovacsi Mill.de la lgrita [ Biospeol. nos 1056 et 1089], prs de dans les falaises limitant au sud la plaine du Cri;; (abondant sous les pierres et sur les parois stalag mites) (J. et R.). b. Subsp. Bokori Cs. Grotte de Topade sus (Fels6Topa), nombreux exemplaires (E. Bokor); grotte de la valle Vize (valea Vida) (E. Bokor). c. Subsp. thoracicus Kn. -de la lBiospeol. no 1120] (Nagy barlang), comm. Calota, dans Je bassin suprieur de la valea Vida, une femelle (Knirsch), une femelle, juin 1922, (Raco vitza et Chappuis). D. (Drimeotus) Horvathi Bir6. D. Horvathi Bir6, 1897, Termsz. Fz., XX, p. 448; types: grotte de Remecz. ]'ai sous les yeux une femelle reue d'E. Bokor. Plusieurs grottes existeraient dans la valle de la Jacta, non loin de Remetea (Remecz) D. (Drimeotus) Entzi Bir(J. D. Entzi Bir6, 1897, Termsz. Fz, XX, p. 448; types: grotte innome. L'deagus du D. Entzi est sembable celui de l'espce suivante. Les deux D. Enfzi et D. Chvzeri sont d'ailleurs coup sr de mme souche que Je D. Kouacsi et se sont diffrencis par volution orthogntique d'ingale rapidit. On sait que des exemples sembables sont frquents chez les Bathvsciinae cavernicoles. D. Entzi habite dans le nord-est du Bihor une grotte dite Ungurului (Magyar barlang), situe dans la commune de Banlaca, pl. jud. Bihor, nombreux ezemplaires (E. Bokor !). D. (Drimeotus) Chyzeri Bir6. D. Chvzeri Bir6, 1897, Termsz. Fz., XX, p. 447; types: Rabl6 barlang. Ce Drimeotus est remarquable par sa forme excessivement troite, parallle et allonge. Son cteagus est du mme type que celui de

PAGE 305

451-D. K ovacsi mais bien plus long (fig. 22); la pointe et l'extrmit apica1e des styles latraux prsentent les mmes courbures. Cette espce habite, non loin de la prcdente, une grotte situe dans la valea Mizid, prs de ;>uncuiu;; (Var Sonkolyos); j'ai vu une srie d'exemplaires (E. Bokor !). fiG. 22. deagus de Drime otu s (s str.) Chvzeri Bir6 (grotte de v. Misid) face latrale gauche. fiG. 23. eagus de D. (Fericeus) f{raatzi friv., (grotle de feriee), face latrale gauche. 65. Subgen. Fericeus Reitt. O. (Fericeus) Kraatzi Frivaldszky. D. Kraatzi frivaldszky, 1857, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, VII, p. 45; types: grotte de feriee. Jeann. 1911, Rev. Bathysc., p 479, pl. II, fig. 57 et pl. XVII, fig. 483 485. Cette espce, souvent dcrite, prsente de curieux caractres sexuels secondaires chez le mle. L'deagus y est assez diffrent de ceux des autres Drimeotus et semble avoir subi aussi, comme les pattes des mles, une dformation nogntique. L'invagination en nid de pigeon (fig. 23) est en effet aplatie, presque ferme. La pointe du lobe mdian est courte, grle et tr aigue, lgrement arque concavit ventrale. Les styles latraux sont semblables ceux des Drimeotus s. str.

PAGE 306

452 -Habitat. Ouest du Bihor: de la feriee 1 Biospeol. no 1114], dans le village de ce nom, au pied des pentes nord-ouest de Mgura fericei, juin 1922, abondant (J et W.). Gen. Protopholeuon, nov. Cette coupe est faite pour recevoir le Pholeuon hungaricum Csiki, espce trs remarquable par les caractres archaques de son organe copulateilr mle. Chez lui en effet l'invagination en forme de nid de pigeon, caract ristique de la srie phyl tique de Drimeotus (Rev. Bathysc., p. 4 70) n'existe pas ou plutt n'est indi que qu' l'tat d'bauche; par contre le sac interne prsente la mme arma ture que chez les autres genres de la srie (Rev. 26 Bathysc., pl. XV Il, fig. 481, pl. XVIII, fig. 499). 26. fiG. 24. deagus du Protopholeuon hu n garicum Cs. (pe$t. Lucia), face latrale gauche. fiG. 25. Sommet du mme, face dorsale. fiG. 26. Sommet du style latral gauche. x 65. forme gnrale des Pholeuon, cepEndant les lytres plus elliptiques moins largis en arrire. Pubescence longue et dres se, comme chez les Para pholeuon et les Drimeotus s. str. Ponctuation des lytres bien plus forte que chez les Pholeuon, tout au moins sur le disque; les points sont en effet trs fins et trs serrs contre la base et s'car tent peu peu sur le disque o ils sont gros, profonds, espa cs, d'autant plus gros et espacs qu'ils sont plus lo i gns de la base; au sommet ils deviennent trs gros, encore plus espacs, mais plus superficiels. Antennes relativement courtes et trs paissies au sommet. Tte non rtractile. Pronotum de mme forme que chez les Pholeuon; le rebord latral est entier, non effac en avant chez l'unique espce connue. Carne msosternale efface, mais toujours reprsente par une petite dent. Elytres gouttire marginale troite, rgulire, non largie dans sa partie moyenne Pattes semblables celles des Pholeuon. Organe copulateur mle assez grand, allong, peu arqu (fig.

PAGE 307

453 -24), sans invagination dorsale en n i d d e pigeon. A la place de cette invagination se trouve cependant une large dpression se manifes tant de profil par une forte sinuosit du bord dorsal; le fond de cette dpression est occup par une sorte de plaque ovale plus fortement chilinise que les parties voisines de la f3ce dorsale (fig. 25). Le sommet du lobe mdian se termine par un bec aplati pointe lg rement incurve du ct ventral. Styles latraux trs grles, termins par une p e t ite spatule arrondie portant tro:s soie3, une sur la face interne, les deux autr e s sur le bord ventral (fig. 26). Sac interne avec le mi'le filament arqu sur le cul-de-sac, accol la partie invagin e du canal jaculateur, que chez les Orim e otus et les Pho! e uon (JEANNEL Rev. Bathysc., p. 475, pl. XVII, fig. 481). Au premier abord le Protopholruon hungaricum rappelle les espces du sous-genre Parapholeuon, dans lequel d'ailleurs il avait t primitivement plac. Mais sans insister davantage sur l'impor tante diffrence de structure de l' deagus, un certain nombre de caractres fxtrieurs indiquent qu'il appartient une toute autre ligne. Les antennes courtes et paissies du Protopholeuon ne sont pas en corr lation avec la forme troite et grle du corps, la grosse ponctuation si particulire de ses ly tres et aussi la gouttire marginale troite et rguli re de ces derniers le sparent encore nettement des Pdrapho! e uon du nord du Bihor. Le nouveau genre ne renferme qu'une seule espce habitant une grotte de basse altitude, dans la rgion sud du Bihor. Protopholeuon hungaricum C siki. Ph lwnga ricum Csiki, 1904, Ann. Mus. nat. Hung, II, p. 565; types: grotte de Szohodol. Jeanne!, 191 1, Rev. Bathysc., p 483. Lucia, pr s de Cmpeni (Topanfalva), jud. La grotte se trouve en amont de la valie de Sohodol, dans les falaises de la rive droit e de elle s'ouvre, cache dans les buissons, au dessus d'un e autre gro tte inhabite. P lwngaricum y est extrmement abond ant sur les paro : s stalagmites et le mond milch (Biospeol. no 107 8 et 1 09 3). Gen. Pholeuon Hampe. Phole u o n Hampe, 1 856, Verh. zool.-bot Ges. Wien, VI, p. 463; type: Ph o l e uon an g u s ticoll e Hampe. Jeanne], 1911, Rev.

PAGE 308

454 Bathys c., p. 480. Synon., Apropeus Reitter, 1885, Verh. natf. Ver. Brnn, XXIII p. 10; type: Ph. / eptoderum friv. -Ir e n e/hlm Csiki, 1911, Lap., XVIII, p. 106; type: Ph. Mih6ki Cs. Subgen. Paraphol e uon Ganglbauer, 1887, Deutshe ent. Zs., XXXI, p. 95; type: Ph. gracil e friv. GANGLBAUER avait spar le Ph. gracile dans un sous-genre spcial cause de l'intgrit du rebord marginal de son pronotum. Il est bien prouv maintenant que ce caractre n'a mme pas de valeur spcifique, mais cela n'empche pas que la coupe Parapho leuon mrite d'tre conserve, car elle peut tre base sur d'autres trs solide!; caractres. Les Pharapholeuon constituent un groupe bien tranch; ils sont un rameau phyltique distinct des Pholeuon vrais, rameau qui montre une tonnante convergence avec les formes les plus volues des Drimeotu s s. str habitant la mme rgion qu'eux. La compa raison du Paraphol e uon Mocsar v i avec Je Drim eotus Chv z e ri est intressante cet gard. Tous deux ont peu prs la mme taille ef sont au mme degr d volution; leurs lytres ont des sculptures analogue:;, une pubescence longue et dre ss e la gouttire marginale particulirement large et explane; mais le prothorax du Phole uon est long et troit, celui du Drimeotus est large et d'autre part chacun prsente les caractres de l'organe copulateur mle parti culiers chacune des deux lignes. Nul doute que ces ressemblances soient bien le fait de convergences; mais la production de ces con vergences dans des rgions dtermines indique qu' elles doivent tre sous la dpendance d'une cause gographique dont la nature nous chappe (1). Les Pho!euon s str. rappellent de mme les Bihorites par leur sculpture fine et l'troite gouttire marginale de leurs lytres. Ils sont reprsents par un grJnd nombre de formes cavernicoles di verses, localises dans la rgion centrale du Bihor, c'estdire sur la mme aire gographique que les Bihorites endogs. Ils donnent aussi quelques exemples de convergences avec les Bihorites. On peut remarquer en effet que les tarses ant rie urs mles sont particulirement larges et les cts du pronotum particulirement arrondis chez le Bihorites cr vo philu s et le Phol e uon Dien e ri habi tant la mme grotte (ghetarul de la Barsa), que les tarses antrieur s ( 1 ) Les faunes cavernicoles balcaniques et r v r nenne s fournis sent d'autres exe mples tr s remarqua bles de sembla ble s convergences entre e spces de genres diffrents et habit a nt, d a ns la m me r gi on, s oit l e s m mes grottes, so it des grottrs d istinctes.

PAGE 309

455 -mles par contre sont parti cultr e ment troits che z les Biho rite s Mih6ki et Pholeuon l eptoderum de 11 rgion de Bai)a Ce sont l videmment encor e des converge n ces relevant d'une cause gogra phique Dans la ligne des Pholeuon, comme du reste dan s beaucoup d autres lignes des Bathvsc i i nae, le prothora x a subi un rtrcissement orthogntique Mais ce qui fait l'intr t d e ce rir cissement chez les Ph o l eu on, c'es t qu'd s'acc ompagne d'une variation du rebord marginal du pronotum, mritant d' tre examine de prs en raison f JG.<6 bis. A face l at r a l e du prothorax de Pho l eunn E /anri ( r e borel margin a l e ntier): !3. face l at r a le du proJh o rax de Pho l e uon Elem ri intezaptum ( r eb ord m a r gi n a l e ffac ) ; C. Hebord ma r gina l avec deux interruptions, correspondan t aux sommets des 2 c et 3 e articles d e s anten n e s en position de repus, che z un Ph. Elem ri. des interpr t!tions q u elle peu t sugg rer Ayant l intention d en faire aille ur s une tude d taille, je me contente rai seule m ent de la signaler bri v ement. On a remarqu lonptemps q u i l existe deux types de pronotum chez les Phol euon; l es uns ont le rebord marg i nal des ct s entier (fig. 26 bis, A), les autres ont ce rebord totalement effac dans la moiti ant rieure convexe (fig 26 bis, B), de faon q u c e niveau aucune limite n'e x i ste plus entre la surface du pronotum et les pipleures prothoracique s Les premiers ont t rangs dans un

PAGE 310

-456-so us-genre spcial lre n ellum Cs, les seco nds 2 t ant group s sou s le nom de Pholeuon s. str. Mais voici qu'on a dcouv ert que parfois dans la mme colonie de la mme esp ce, une partie des individus a l e pronotum rebord tandis que les autres, vivant mls aux pr emiers dans la mme grotte, ont le rebord du pronotum parfaitement effac. Pas ou trs peu de transitions entre les deux types d e sorte que. cette variat:on ne prsente pas du tout l'allure des vari a tions fluctuartes. Chose remarquable, quelques individus rebord bien saillant prsentent parfois une ou deux courtes et brusques inter r uptions de ce rebord (fig. 26 bis C). Pa r contre il arrive qu'un court tronon de rebord existe encore pr s des ang l es antrieurs che z d 'a utre s individus rebord effac. Il semble donc que ce rebord du prono tum disp a raiss e non se ulem ent bru sq u e m ent, mais encore par petit s etronons indpendants qui c dent succ es sive m er,t et dans un ordr dtermin. Les obser vations que j 'ai pu faire sur un trs abondant ma triel et en particulier sur 400 Pholuon E lemri (3 rebo r d entier) et var. i n t e rceptum ( r l bord effac), seront exposes en dtail dans un prochain mmoire de la srie B i ospeol ogica. Elles permeltent de se faire l'ide suivante de la marche de cette orthog n se. Le rt!'cissernent du pronotum commence avec la perte de l'ha bitude de se replier en boule, attitude d e dfense qui a certaine ment t gn rale chez les anctre s des Bathvsciinae ; il e st corr latif de l'effacement des car nes d e l'allongement et du changement de forme des pattes La pression des sommet s des f mur s dbordant l es ct s du pronotum, a d termin le rtrcissement basal du pronotum, l'ch an crure et le retroussement des cts ce nbeau. L'effacement du re bord margin a l ne peut se produire dan s cette p J rtie ba sale, pour dEs rais o n s ?.natomiques qu'au terme de l'volution or thognt ique l e prothora x es t deve n u tout fait pdoncu l (Leptodirus). Le rtr cissement antrieur du pronotum, bien moins rapide, tSf conditionn par la pr es sion des quittant les fosses la trales d u proste rnum o elles s'abrita i ent au repos et venant s'ap pliquer sur le bor d du segment. Ce sont ellf!S qui effacent l e rebord marginal dans la moiti antrieure comme le prouve nett ement l e fait que chez les individus r ebord marginal interrompu par tron ons (fig. 26 bis, C.), les parties s aillantes de l a ntenn e appli q ue contre les cts du prothorax se juxtaposen t exactement ces in terruptions du rebord. Ces individus nou s m o n trent le s tade initiai

PAGE 311

-457-de l effacement du rebord, effacement qui dbute au points de plus forte pression de l'antenne, c'es t -dire au niveau du sommet paissi des articles. Cet effacement du rebord prothoracique se faif-il par variation brusque? Une fois produite, la variation est-elle hrditaire? Il sera intressant de faire des levages pour le savoir. fiG. 27. deagus de Pholeuo n angusl icolle Mih6i
PAGE 312

458 -simplement que les prtendus sousgenres, comme d'ailleurs un trop grand nombre des genres actuellement admis en Entomologie, n'taient que des groupes de convergence sans valeur et non l'expression naturelle de lignes (1). ]'ai pu examiner les 26 formes diverses de Pholeuon actuelle ment connues, d abord sur des sries de co types de toutes les espces dcrites avant 1914, que j'avais reus de BOKOR, puis d'aprs de grandes sries d'exemplaires re cueillis au cours de no s campagnes de 1921 et 1922. De l'tude de ce matriel rsulte la constatation que toutes ces esp ces dcr i tes doivent tre ramenes seulement 6 espces spares par des diffrence s de forme de l' deagus et par des caractres de sculpture des ly tres T ABLEAU DE S ESP CES. 1. Pubescence des lytres courte et r guli re. Goutti re mar ginale des lytres troite, non l a rgie dans le tiers moyen. Car ne msoslernale plus ou moins atrophie, rduite l'tat d'une petite dent triangulaire, ou abs ente Grande taille (4,5 6,5 mm.); forme gnr a le robuste. deagus long et grle, les styles latrau x couds angle droit en dedans, leur sommet, la parti e c oud e tordue en S et termine par une cr te b i corne ( f i g 30 ) Subgen. Ph o l e uon, s. sir. ) . . . 2. Pubescence des l y tres longue et dress e. Gputti re mar ginale des lytres larg e tr s largie dan s le tiers moyen; sculpture plus grossi re Car n e mso sternale bien dve loppe Petit e t aille ( 3 8 4 ,2) mm.); for me gr le et allonge deagus court et pais, le s styles l at rau x non coud s au sommet, termin s par une petite ma s su e aplatie (fig 53) (Subgen. P a r a ph o l e uon Ganglb.). . . 5 2. Partie apical e des l y tres ponctua t ion bie n plu s grosse plu s superficielle, plus carte e t plus irrg ul i re qu e sur la moiti ba sale; la s urface apicale des l y tres e s t comme bossele. deagus semblable celui du Ph. Knirs c hi. L o ng. 5 5 6,2 mm. . . . Proserpinae I
PAGE 313

45 9 -gnrale assez grle, les femelles lytre s peu largis. Carne msostern a le bien dveloppe. deagus relativement court (fig. 27), plus arqu que che z les autres esp ces; la lame apicale occup e le quart de la longu e ur du lob e mdian, elle e s t mince, avec sa pointe peu incurve du ct ventral. Long. 4,5 5 mm angusticolle Hpe Antennes plus longues e t plus grle s ; chez le mle l'article VI est au moins quatr e fois aus s i long que large, le VIII aussi long que l a moiti du VII, le X deu x fois aussi long que large au s ommet. femelle s l y tres large s Car ne msosternale plus atroph ie . 4. 4. Pronotum p e u pr s a u ss i lon g qu e lar ge Car ne m sosternale prsente. d eag u s allong peu a rqu (fig. 28 ) la lame apicale o ccup e J e qua r t de la longu e u r du lobe mdian, elle est tr s mince, avec son s omm e t fortement recourb du c t v entral. T ars e s antri e ur s mles a u ss i larges que le s omm et d u t ibia Lon g 5 6,2 mm. . Knirschi Br. Pronotum plu s l o n g q ue l ar ge. Car n e m sos ternal e to talement effac e (sauf c h e z Ph. Attila). A n t e n nes toujour s trs grles d eagus e n c ore plus l o ng, p e u a rqu (fig. 29); la lame ap i cal e n'occupe qu e l e cin qui m e de la longueur du lob e mdian, elle e s t courte et pai sse, forte ment crochue a u sommet T a r se s ant r i eur s m l e s un peu plus tr o its que le so m m e t du t i b i a L ong. 5 6 mm. leptoderum F riv. 5 Pronotum plu s r t r c i l a ba se E l ytr es ponctuation plus fine, plu s l o n gs e t plu s r t rc i s l a b a s e la g outti r e marginale m o i ns l a rgem ent ex plan e da n s s a p a rtie moyenne. d eag us tr s court, p l u s a rq u ( f ig. 5 2) la pointe de la lam e apicale plus court e e t moin s aigue Long. 3,8 4 mm. gracile F r i v Pronotum mo ins r t rc i l a ba se Elyt r es ponct ua t ion plus grossi r e m o i ns allongs, plu s o vales, moi n s r tr cis la base, la goutti re m a rginal e trs largem e n t expl 2 n e dans sa partie mo y enne. de agus trs court, moins arqu (fig. 53), la pointe de la lame api ca l e bien plu s longue et plus aigu. Long. 3,8 4,2 m m Mocz aryi Cs. S u b gen. Phol e uon s str. Ph. (Pholeuon) angusticolle Hamp e a Subsp. bih a r i e n s e 1 9 1 2 Ann. M u s nat. Hun g., X

PAGE 314

-460p. 539; types: grotte innom e p rs de Biharfred, E Bokor (1). b. Subsp. Mih6ki Csilih ariense Cs. m l e acc u s l e s femelles tant se ulem e n t un peu plu s g rand es et plu s larges que les mles. L'jeagu::; (fiq. 27) e::;t a::;sez grand, 1 : ais, a rqu; la t assette en niel cie pige on est bien dveloppe, l a l2.me api c a l e est assez grande mince, lg r ement i nflchie du ct v e ntr a l au so mmet. S t y l es l a t r aux assez gr les. 1 forme gn ra l e plu s gr l e S inuo sit des c ts d pro thora x plu s profonde, l es cts plus ou moins divergents en arri r e dans leur tie r s basal, parfois e n courbe con -( 1 ) C e tte p riphra s e d s i g n e l a grilncl c grol!c liu Some;; (M e l eg Szilmos) De lil g rott e ind i q ue un p e u plus loin com me aya nt fourni le s t ypes du P h Mih6i
PAGE 315

-461vexe depui s J e fond d e l a s inuosit jusq u 'a u x angles po s trieur s qui s ont effac s ( fig. 31). Rebord pro1horacique effac dans la moiti antrieure. . s ubsp a n q u stico/le Hpe. forme plu s robuste. Sinuosit des ct s du prothora x plu s faible, les ct s non divergents e n arri r e 2. 2 Cts du pronotum parall les dans l e tier s ba sa l (fig. 3 2). Rebord prothoracique entier . . . subsp. Mih6ki Cs. Ct s du pronotum convergents en arrire, dans l e tier s basal, les angles po st rieur s effac s, arrondi s (fig. 33). 3. 3. Rebord prothoraci q ue ent i er. Elytres plus longs, ctes plu s parall les, tout au moins che z le mle. su bsp. Arpadi Cs. Rebord prothoracique effac d a n s la moiti ant rieure Elytres plu s courts, plu s arrondis latralement. . . . . . . . . . s ubsp. b ihari ense Cs. H AB I TAT. L'espce es t locali se dan s le massif calca ir e dl! haut Sorn e$, dont elle habite les grottes des petite s vall e s afflue ntes, dan s les judet Bihor et Cojocna a. Sub sp. bih a ri ense Cs. Bihor c entral: grotte des sour:::es du Sorne$ (E Bokor!); isbucul de la R ade asa [Biospeol. n o 1 0 71], petite grotte d'o sort un ruis seau e n amont de l a grande grotte de la Radeasa, un m le, ao t 1921 (J. e t R.). b Subsp. Mih6k i C s Bihor central: pe$t erea de la Alun [Bios peol. no 1066] (Czrn barlang), dans l a val ea A lunului a1fluent de la rive gauc he du Sorne$ immdi atement e!'l amont de la valea Ponorului, nombreu x exe mplaire s aot 1921 (J. et R.); pe$terea de la valea Ponorului (E. Bokor !). c. Sub sp. anqusticol! e Hpe. Bihor cen t ral: pe$terea Smeilo r [Biospeol. no 1069] (Onc zaszi ba rlang), dans l a valea Ponoru lui tr s nombreu x exemplaires, aot 1921 (J. et R.). c. Subsp rpadi Cs. Grotte de la va l ea f i rei (fehr v o lgy), a fluent rive g auche du Some$, en aval de la val ea Ponorului, dans le jude! Cojocna (E. Bokor !). P h (Pholeuon) Knirschi Breil. a Subsp convexum Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., II, p. 139; t y pes : g laci re Zseme nie s ur l e C a lineas a -kalen vaszense Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung., XI, p. 589; type: Kalen ya s z aer H oh l e b. Subsp brevi cu! e nov. ; types : Coiba m i ca de Casa d e Piatra

PAGE 316

? 462 c. Subsp. Dieneri Mih6k, 1912, Rovart. Lap, XIX, p. 165 ; types; cgrotte innome du mont Galbana d. Subsp. Frivaldszkvi 1912, Ann. Mus. nat. Hung, X, p. 539; types: Kariol barlang ($ura Bogii). e. Subsp Gvleki Moczarski, 1912, Coleopt. Rundsch., 1, p. 117; types: barlang. f. Subsp. Elemri Csiki, 1912, Rovart. La p., XIX, p. 158; types: grotte innom e prs de l a so urc e du Cri;;. an tro1 Contours du pronotum chez les races d u P h o lwon 1\nir s chi Br., x 20. fiG. 34. convexum Kn. m le. f iG. 35. brevi cu / e Jeann mle. fiG. 36. Diene ri Mih., m le. -fiG. 37. Friva ldsz/q; i Cs. m l e f iG. 38. G v t eki Mocz., mle. --fiG. 39. J(nirschi Br. et E l e m ri Cs., m l e. phi/um Knirsch, 19 1 3 Coleopt. Rund sch., II, p. 164; types : grotte innome prs de la source du Cri;;. Var interc eptum K n irsch 1913, \ c., p. 165; types: m me localit. g. Subsp Knirschi Breit, 1911, Wiener, ent. Ztg. XXX, p 172; types: Kondor I-Iohle Var. interruptum Csild, 1 912, Rovart. Lap., XIX, p 158 ; t y pes: mme localit Ainsi compri s le Ph. Knirschi constitue une espce bien ca ractrise par une forme particulire de l' deagus (fig. 28) qui est g rand, peu pais, peu arqu, avec la fossette e n nid de pigeon trs grande, l a lame apicale trs lon g ue trs mince, inflchie du ct

PAGE 317

-463-ventral au sommet, les styles latraux grles. D'autre part la sculp ture e$t fine et rgulire sur les lytres, pas plus grossire au sommet que sur le disque, le pronotum est court, toujours peu prs aussi long que large, la carne msosternale est en gnral bien visible quoique en voie de rgression et par suite de forme trs variable et parfois mme rudimentaire Les diverses races que je groupe dans cette espce sont distribues dans tout le Bihor central et occidental; elles sont assez diffrentes d'aspect, mais la con stan e absolue de l'organe copulateur mle chez toutes montre bien qu'il est impossible des les considrer autrement que comme les formes representatives d'une seule et mme espce. 1. forme plus courte 'et ramasse, les lytres en ovale court et large, moins de deux fois aussi longs que larges chez le mle. Antennes plus courtes et plus paisses, l'article VIII seulement deux fois aussi long que large chez le mle. 2. forme plus allonge, les lytres elliptiques, troits chez le mle o ils sont toujours au moins deux fois aussi longs que larges. . . . . . . . 4. 2. Elytres peu convexes, la rgion suturale plus ou moins dprime Pronotum cts largement arrondis en avant, trs rtrcis en arrire, parallles dans le tiers basal (fig. 36). Long. 5 5,5 mm. . . . subsp. Dieneri Mih. Elytres trs convexes, surtout chez les femelles. Pronotum cts peu arrondis en avant, moins rtrcis en arrire. 3. 3 Pronotum sinuosit plus profonde, les cts nettement divergents en arrire dans le tiers basal chez les mles, les angles postrieurs vifs (fig. 34). Long. 5 5,5 mm. . . . . . . . . subsp. convexum Kn. Pronotum sinuosit plus faible, les cts parallles dans le tiers basal, les angles postrieurs mousss, le prono-tum paraissant par suite moins rtrci en arrire (fig. 35). Long. 5 5,5 mm. . . . subsp. brevicu!e, nov. 4. Pronotum aussi large que long Antenne3 paisses, les articles apicaux paissis depuis leur base, le VIII trois fois aussi long que large chez le mle . . . . 5. Pronotum un peu plus long que large chez le mle. An tennes plus grles, les articles apicaux grles la base, paissis seulement dans leur apicale. . . 6. 5 Pronotum cts plus profondment sinus, plus rtrci la base (fig. 37). Elytres plus arrondis latralement, plus rtrcis la base et au sommet. Long. 5 5,6 mm. . . . . . . . . subsp. Frivaldszkvi Cs.

PAGE 318

-461Pronotum cts plus profondment sinus, trs peu rtrci la base (fig. 38). Elytres cts moins arqus, moins rtrcis en avant et en arrire, Slirtout chez la femelle. Long. 5,5 6,2 mm. . . . subsp. Gvleki Mocz. 6. forme gnrale plus grle et plus allonge, le pronotum un peu plus long (fig. 39), surtout chez la femelle. Article VIII des antennes du mle seulement trois fois aussi long que large. Long. 5 5,5 mm. . subsp. Elemri Cs. forme gnrale plus paisse, avec les lytres plus largis aprs le milieu, le pronotum plus court, pas plus long que large chez la femelle. Article VIII des antennes des mles quatre fois aussi long que large. Long. 5,5 6 mm. . . . . . . . . subsp. Knirschi Br. Toutes les races de cette espce sont du type lrenellum, c'est-dire que le rebord prothoracique est entier; toutefois chez Ph. Elemri et Ph. Knirschi, il existe avec la forme typique, dans les mmes grottes, des varits volutives rebord effac. Ces varits ont reu le nom de var. Elemri-interceptum Kn. et var Knirschi interruptum Cs. De rares exemplaires des Ph. Die neri et Ph. Frivaldszkvi pr sentent aussi prfois un commencement d'effacement du rebord aux points de contact des articles des antennes dans la position de repos. L'identit du Ph. kalenvaszense Bok. avec le Ph. convexum Kn. est d2montre par la comparaison de co-types. HABITAT. -a. Subsp. convexum Kn. glacire cZsemenie sur le Cilineasa (Knirsch!, E. Bokor !); autre grotte sur le Calineasa (E. Bokor !). b. Subsp. brevicule ]eann. Coiba mica de Casa de Piatra [Biospeol. no 1098], perte de la rivire Ghrda Saca, comm. Scari trs nombreux exemplaires, 2 Vl-22 (J . et W.); de la Sohodol [Biospeol. no 1100], non loin de la prcdente, dans une va\le voisine, 15 exemplaires, 3 V 1-22 (]. et W.). c. Subsp. Dieneri Mih. Ghetarul de la Barsa [Biospeol. 1073 et 1112], au nord du mont Galbana, sur le Balaleasa (Bokor!, ]. et R., ]. et W.). d. Subsp. Frivald&zkvi Cs. $ura Bogii [Biospeol. no$ 1072 et 1111] (Karfiol barlang ou Goth barlang), sous le sommet de piatra Bogii, dominant la valea Pulsa (Bokor!, ]. et R., ]. et W.). e. Subsp. Gvleki Mocz. Pacifik barlangl', grotte situe dans le haut de la valea Galbana (Gylek !, Bokor!) f. Subsp. Elemri Cs. et var interceptum Kn. de la paretii Corlatului [Biospeol. no 1102], en amont de la source du

PAGE 319

-465Cri!?, rive droite, prs du confluent de la valea flescutii avec la valea Corlatului (J. et W.). g Subsp. Knirschi Br. et var interruptum Cs. Kondor grotte, dans la montagne au dessus de la source du Cri!? (Gylek\, Bokor!). Ph. (Pholeuon) Proserpinae Knirsch. a. Subsp. Proserpinae Knirsch, p. 140; types: grotte innome drutului). 1913, Coleopt. Rundsch Il, Scari!?oara (corobana Mn1 1 '/'() \ \ ) ,'/_ Contours du pronotum chez les races du Plzole uon Proserpin ae Kn., : 20.fiG. 40 glacial e ]eann., mle. fiG. 41. brachvnot os ]eann. mle. fiG. 42. g laci ale ]eann. femelle. fiG. 43. Proserpinae Kn., m le -fiG. 44. int ermitt ens Kn., mle. -fiG. 45. P roserpinae Kn . femelle. b. Subsp intermittens Knirsch, 1913, Ent. Blatter, IX, p. 254; types : grotte du Vrf Trsilor. c. Subsp glaciale, nov ; types: ghetar de la Scari!;)oara. Var. hebes, nov.; types: ghetar de la Scari!;)oara. d. Subsp. brach v notas, nov ; types: isvorul de la C )tet. L'deagus de cette espce est identique celui de Ph. Knirschi, mais un certain nombre de caractres dans la mor:)hologie externe la sparation des deux espces. La ponctuation qui tait fine et rgulire sur les lytres du Ph. Knirschi est ici un peu plus grosse, moins nettement aligne en travers sur les deux premiers tiers de l'lytre et devient bien plus grosse, irrgulire, espace, superficielle sur le tiers apical dont 30

PAGE 320

-466-la surface est comme bo:;sele. Les antennes sont longues et grles, elles atteignent les deux tiers des lytres, leurs articles apicaux sont troits la base, paissis seulement dans leur moiti apicale, l article VIII est quatre fois aussi long que large chez les mles. Les lytres sont elliptiques, allongs, peu rtrcis en avant et en arrire, trs convexes, avec leur sommet comprim latralement de faon que la suture est trs saillante dans sa partie apicale (sauf chez Ph. brachvnotos) La carne msosternale enfin est trs rduite, consti tue par une petite saillie mousse de forme trs variable. t. Elytres ponctuation plus forte sur le disque, les points pro!onds et spars par des intervalles au moins gaux leur diamtre Coloration toujours brun fonc brillant. forme plus robuste. . . . . . 2. Elytres ponctuation fine sur le disque, les points rpeux, aligns en travers et presque contigus, comme chez Ph. Knirschi, devenant plus gros et plus espacs, irrgulirement disposs dans la rgion apicale. Coloration brun testac moins fonc. forme plus grle. . . . ;3. 2. Pronotum grand, presque transverse, trs peu rtrci la base, les cts bien arrondis en avant, lgrement diver gents en arrire dans le tiers basal (fig. 43 et 45). Elytres moins allongs. Long. 5,5 6 mm. subsp. Proserpinae Kn. Pronotum moins large, moins arrondi latralement dans sa moiti antrieure, les cts parallles avant la base (fig. 44). Elytres plus longs. Long. 5,8 6,2 mm. . . . . . . . subsp. infermittens 1-\n. 3. Pronotum troit, plus long que large, les cts largement arrondis dans la moiti antrieure, trs profondment sinus et rtrcis la base, le tiers basal des cts for1ement divergent en arrire, les angles postrieurs saillants (fig. 40 et 42). Elytres longs e1 troits chez les mles, plus de deux fois aussi longs que larges, comprims latralement au sommet Long 5,5 6 mm. subsp. glaciale, nov. Pronotum grand, aussi large que long, les cts bien moins rtrcis en arrire, peu divergents dans le tiers basal, les angles postrieur:; non saillants (fig. 41). Elytres des mles plus courts, peine deux fois aussi longs que larges, non comprims latralement au sommet. Long. 5,8 mm. . . . . . subsp brachvnotf?s, nov. Au point de vue de l'volution du rebord marginal du pronotum, ces quatre sous-espces se sont comportes diffremment. Les Ph brachvnotos et Ph. Proserpinae ont le rebord pro-

PAGE 321

467 -thoracique entier, mais parfois, chez Je second, on constate de petites interruptions du rebord (4 individus sur 25 examins). Ph intermitlens a toujours Je rebord prothoracique effac et Ph. glaciale enfin, au moins dans les deux ghe!ar de la et ghetar de sub est reprsent par un plus grand nombre d'individus rebord prothoracique effac (var. heb es nov.) que d'individus rebord prothoracique entier; on trouve en Effet environ 4 individus de var. hebes pour 3 de forme typique. L'espce est localise dans le massif montagneux appartenant la rgion de et se trouvant entre la valle Ghrda Sac et la valle de a. Forma tv pica corobana Mndrutului [Bios peol. nos 1087 et 1 094], petit couloir s'ouvrant prs du confluent d'un torrent avec Ghrda de-Jos, oct. 1921, 2 exempl. (J. et R.), juin 1922, 25 exempl. (J. et W ). b. Subsp. intermitte ns Kn. Albac: coderinca lui Putui [Bios peol. no 1088], grotte situe pr s du sommet du Vrf Trsilor, oct. 1921, une quinzaine d'exemplaires (). et R.). c. Subsp. glaciale Jeann ghetarul de la Scari [Biospeol. nos 1065, 1083 et 1097] prs du lieu-dit Apa-din-Cale au dessus de GhrJa-de-Sus aot et oct. 1921, une trentaine d'e xem plaires errant sur la glace, sous les dbris ligneux ou sur les parois rocheuses (]. et R.) (en juin 1922 aucun Phol e uon ne se trouvait dans le Ghetar o la glace hivernale n'avait pas encore commenc fondre); Caldarilor [Biospeol. no 1 081] et de la pojarul Ghefarului [Biospeol. no 1082], non loin du prcdent Ocoale, dans les falaises de la valea Ghrda Saca, oct. 1921, nom breux dbris d'lytres (]. et R. ); de la Polita [Biospeol. no 1084], aven dans les pentes de la valea Ghrda-Saca, prs du Ghetar, oct. 1921, nombreux dbris d'lytres (). et R.); ghetarul de sub [Biospeol. no 1 080], immdiatement au dessus de Poarta lui ]oaneli, dans la v alea oct. 1921, quelques exemplaires recueilis dans une petite galerie latrale (]. et R.). d. Subsp. brachvnotos ]eann.-lsvorul de la Cotetul lor [Biospeol. no 1086], rsurgence dans la valle Ghrda-Saca, au pied des montagnes o s'ouvre Je ghetar de la oct. 1921, deux mles trouvs dans un pf.tit couloir stalagmit (]. et R.). Ph. (Pholeuon) leptoderum Frivaldszky. a. Subsp. ffazavi frivRidszky, 1884. fermsz. fz, VIII, p. 280; types: Erzog Josef Grotte. 30*

PAGE 322

-468 b. Subsp. Attila Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 156; types: grotte du mont Tatarhegy. c. Subsp. feptoderum frivaldszky, 1857 Verh. zool.-bot. Ges Wien, VII, p. 44; types: funaczai barlang. Jeanne!, 1911, Bathysc., p. 485, pl. XVIII, fig. 500 507. d. Subsp. Bir6i Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 157; types: Ri pp-Ri pp barlang. e Subsp. janitor, nov.; types: portile Bihorului. f. Subsp. Winkleri, nov.; types: de la dosu Broscoiului. f / l Contours du pronotum chez les races du Pholeuoll leptoderum friv., ; < 20. fiG. 46. Hazavi friv., mle. fiG. 47. leptoderum friv., mle. fiG. 48. Bir6i Cs., mle. fiG. 49. janitor )eann., mle. fiG. 50. Attila Cs., mle. fiG. 51. Winkleri )eann., mle. Cette espce est bien caractrise par la forme de son organe copulateur, mais par contre elle est difficile sparer de certaines races du Ph. Knirschi par les caractres extrieurs. Avec son pro notum allong, ses antennes longues et grles, sa carne msoster nale efface, Ph. leptoderum reprsente un stade volutif plus avanc que le Ph. Knirschi; mais d'une part la race Attila possde encore un rudiment de carne msosternale et d'autre part certaines races du Ph. f(nirschi, comme Ph. Elemri par exemple ont les antennes longues et grles et le pronotum plus long que large Seuls les ca ractres sexuels permettent de bien dlimiter les deux espces.

PAGE 323

-469-C'est probablement parce que les colon:e s du Ph. !eptoderum se trouvent un degr volutif plus avanc que, che z toutes, le re bord marginal du pronotum est effac dans la moiti antrieure. 1. forme plus trapue, le pronotum seulement un peu plus long que large, peu profondment sinu et peu rtrci en arrire (fig. 50). Carne msosternale reprsente par une petite dent souvent trs mousse. Long. 5 5 6 mm. . . . . . . . subsp Attila Cs. forme plus grle, plus allonge, le pronotum nettement plus long que large. Pas trace de carne msosternale. 2 2. Cts du pronotum parall les ou peine divergents en arrire dans le tiers basal (fig. 46). Petite taille. Long. 5 5 5 mm. . . . . subsp. !iazavi friv. Cts du pronotum nettement divergents en arrire dans le tiers basal. . . . . . . . 3. 3 Elytres trs rtrcis en avant. les paules effaces, ne formant pas de saillie. Long. 5,2 5,8 mm. . . . . . . . . subsp. e ptoderum friv. Elytres non attnu s en avant, les paules saillantes, for-mant un angle arrondi. . . . . . . 4. 4. Cts du pronotum largement arrondis en avant, trs r trcis dans le tiers basa! la base nettement plus troite que le sommet (fig. 51). forme gnrale trs grle; an tennes atteignant les trois quarts de la longueur du corps chez le mle. Long. 5 5 6 mm. . subsp Wink!eri, nov. Cts du pronotum peu arrondis en avant, peu rtr cis en arrire, la base aussi large ou plus large que le sommet. forme gnrale plus robuste. . . . . . 5. 5 Sinuosit des cts du pronotum plus profonde les angles postrieurs mousss, non saillants en dehors (fig. 48). forme gnrale plus allonge, les lytres des femelles moins amples et plus convexes. Long. 5,2 6 mm. . . . . . . . . subsp. Bir6i Cs. Sinuosit des cts du pronotum plus faible, les angles postrieurs grands, vifs, saillants en dehors (fig. 49). forme gnrale plus robuste, les lytres des femelles plus amples, plus largis aprs le milieu, moins conve x es. Long. 5,5 6 mm. . . . . . subsp. janitor nov. Ph. Bir6i n est typique que dans la pe$terea de la Corbasta Dans la pe$terea de la dmbu Colibii, situe non loin de la prc dente et sur la mme pente montagneuse, il est constamment de taille plus grande, de forme plus robuste avec les angles postrieurs du

PAGE 324

-470pronotum plus saillants On serait presque en droit de considrer cette colonie comme une race distincte, d'ailleurs bien difficile sparer des Ph. leptoderum typiques. En ralit les Ph leptoderum, Bir6i et janitor sont trs voisins et forment en quelque sorte une race principale bien opposable chacune des trois autres. Ph. Attila est isol par ses caractres archaques, Ph. Winkleri au contraire par un degr volutif plus avanc. Quant au Ph. Hazavi, c est une forme de petite taille, caractres moyens, qui pullule littralement dans les grandes grottes du Magura. L'espce est localise dans la partie sud-ouest des monts Bihor. a. Subsp. Hazavi friv. Pe;;terea de la Magura Bihorului [ Biospeol. no 1074] (Erzog Josef Grotte), grande grotte situe sur la rive droite de la v alea aot 1921, un millier d'exempt. (]. et R.); grotte dite Coliboaea [ Biospeol. no 1075], tout prs de la prcdente, aot 1921, trs abondant (). et R.) b. Subsp. Attila Cs. Pe;;terea Tartaroaei [Biospeol. no 1 077]. au sommet du mont Tartaroi (Tatarhegy), aot 1921, 15 exempt. (). et R.) c. Subsp. !eptoderum friv. -Pe;;terea de la fnate (funacza) [ Biospeol. no 1101], dans une petite valle au sud de la valea Sighi;;tel, juin 1922, nombreux exempl. (J. et W.). d. Subsp. Bir6i Cs Pe;;terea de la Corbasta (BiospEol. no 1109], rive gauche de valea Sighi;;tei, juin 1922, trs nombreux exempl. (). efW.); pe;;terea de la dmbu Colibii no 1110], en amont de la prcdente, sur la mme rive de la valle, juin 1922, nombreux exempl. (). et W ) (1). e. Subsp. janitor )eann.Portile Bihorului [Biospeol. nf'l 1103], dans une petite ; ; valle affluente du Cri;; en amont de Baita, mont Ponorului, juin 1922, une vingtaine d'exemplaires (J. et W.). f. Subsp. Winkleri )eann. Pe;;terea de la dosu Broscoiului [Biospeol. no 1106], prs du sommet de piatra Muncelului, versant ouest, juin 1922, 15 exempl. (J. et W.). Subgen. Parapholeuon Ganglbauer. Ph. (Parapholeuon) gracile Frivaldszky. a. Subsp. gracile frivaldszky, 1861, Wiener ent. Monatschr., V, p. 387; types: grotte de Calota (Nagy barlang). --------. -. -( 1 ) La premire de ces deux grottes doit tre le d Ripp Ripp barlang la deuxime le Nagy Sandor_barlang. Ph. Bir6i se trouverait encore dans une troisime grotte voisine, Csori voda barlang>.

PAGE 325

471 b. Subsp. Bokorianum Csiki, 1911, Rovart, Lap., XVIIl, p. 137; types: grotte de la Valle Vize. Sans qu'on puisse deviner pourquoi, Ph. Bokorianum a t dcrit par CSIKI dans le sous-genre lrenellum! 1. Cts du pronotum moins arrondis dans leur moiti ant rieure (fig. 54). Tarses antrieurs mles avec le premier article plus long que large. . subsp. gracile friv. Cts du pronotum plus arrondis dans leur moiti ant rieure (fig. 55). Premier article du tarse antrieur mle aussi long que large. subsp Bokorianum Cs. a. Subsp. gracile frlv. de la Cuglis [ Biospeol. no 1120] (Nagy barlang), situe dans le haut bassin de la valea Vida, commune de Calota, nord du Bihor, juin 1922, quelques exempl. (Raco vitza et Chappuis). b. Subsp. Bokoria num Cs. Grotte de la valea Vida (Valle V ize), une srie d'exemplaires c::. Bokor !); cette grotte doit se trouver dans la rgion de Topa-de-sus (fels6Topa). Ph. (Parapholeuon) Moczaryi Csiki. Ph. Moczarvi Csiki, 1911, Rovart. Lap., XVlll, p. 108; types: grotte du Batriila, prs de Rev. Bokori Csiki, 1911, 1. c, p. 108; types: grotte cprs de Rev E. Bokor (1). -Czitrani Csiki, 1911,1. c., p. 109; types: zichy barlang. Cette fois-ci, CSII\I a dcrit la suite dans la mme page du mme travail, trois fois le mme Pholeuon qu'il avait reu de trois (1) Encore une indication fausse, rsultat de celle pratique antiscienli!ique consistant tenir cache la provenance de ses types Cette grotte se trouve non pas prs de Vad Cri$ului (Rev), mais prs de $uncuiu$ une dizaine de l
PAGE 326

-472diffrentes. Il place d'ailleurs avec raison ses trois espces nouvelles dans Je sous-genre Parapholeuon et cela rend plus in explicable encore l'attribution faite par lui du Ph. Bokorianum au sousgenre Jreliellum, plus tard! Les descriptions Ph. Moczarvi, Bokori et tzara ni rte nissent aucun bon caractre diffrentiel et l'examen de sries de cotypes me donne la preuve qu'il n'existe pas la moindre diffrence Contours du pronotum chez les Parapho/euon, x 20. fiG. 54. gracile friv., mle FiG. 55. Bokorianum Cs., mle. fiG. 56. Mocsaryi Cs., mle. entre ces trois colonies, habitant d'ailleurs des grottes trs voisines ou mme communiquant entre elles. Ces trois grottes sont les sui vantes: Grotte au dessus de la source Izbundics, prs de $uncuiu$, rive gauche des gorges du Cri$ (Sebes Koros) (0. Mih6k!, E. Bokor !); grotte du mont peu de distance l'ouest de $uncuiu$ (0. Mih6k!, E Bokor!, K. Handl!); Zichy barlang, dans les gorges du Cri$ (E. Bokor!). La grotte du Batrina est la perte d'un ruisseau qui rapparatrait au Zichy barlang, comme des expriences de co loration l'auraient prouv. Tiparit la 16 Decemvrie 1922.

PAGE 327

14 14 E. G. RACOVITZA NOTES SUR LES ISOPODES 10. -ORIENTATION DE L'ISOPODE ET ESSAIS DE NOMENCLATURE PRATIQUE DES BORDS ET FACES DE SON CORPS ET DE SES APPENDICES. 11.MORPHOLOGIE ET PHYLOGNIE DES PRIOPODES ET DE LEURS PHANRES.

PAGE 328

ARCHIVES DE ZOOLOGIE EXPRIMENTALE ET GENERALE 1923, Tome 6/, NOTES ET REVUE N 4, pages 75 122. (Extrait) x NOTES SUR LES ISOPODES 1 10. Orientation de l'Isopode et essais de nomenclature pratique des bords et faces de son corps et de ses appendices. 11. Morphologie et phy lognie des priopodes et de leurs phanres. PAR MILE G. RACOVITZA Directeur de de Spologle de Cluj. (Reue lo 10 Octobre 1922 ) 10. Orientation de l'Isopode et essais de nomenclature pratique des bords et faces de son corps et de ses appendices. (Fig 135-137.) Si Promthe dota les humains d'un langage c'est afin qu'il s'ente n dissent entre eux, mais cela suppose que chaque chose est d signe par le mme mot. Ce n'est pas l e cas pour le l angage des Carcino lo gistes 1 Pour l es Notes antrieures voir ces ARCinVES, NOTES ET REVUE . N 1 2 in t 58, N 2, p. 31, fi!: 1 2; N"' 3 ln t 58 ,N 3, p. 49-77, lb:. 13-51 ; N"' 6 7 ln t. 58, N 4, p. 795, fig. 52-84; Not 8-91n t. 59, N 2, p 28, fig. 86-134. 1.

PAGE 329

76 NOTES ET REVUE qui est, pour s'exprimer avec modration, quelque peu chaotique. Ayant dcrire dans ces << Notes >>des structures compliqu es, je tiens tre clair et c'est pourquoi je me sens oblig d'expliquer quell e orientation je donne mes sujets et quelle est la valeur exacte des termes que j'emploie. Je propose en mme temps cette nomenclature l'agrment des confrres ; ils en feront ce qu'ils jugeront bon, mais j'espre en tous cas qu'ils se croiront obligs de faire comme moi, c'est--dire: employer toujours le mme mot pour dsigner la mme chose et dfinir avec prcision les termes qu'ils utilirwnt. Car de l'obscurit et de la confusion des termes, il ne peut rsulter de profit ni pour la science ni pour leur renomme. Dans la note suivante, je vais m'occuper de l a morphologi e des p riopodes; on verra que ces appendices sont trs polymorphes c t que leur s formes sont trs difficiles dfinir ; leur orieutation est aussi diverse suivant le somite auquel ils sont attachs. Pour pouvoir comparer les descriptions des divers priopodes d 'une mme espce entre elles et avec celles des autres espces, il est ncessaire d'avoir une nomenclature rationnelle ct pratique. Comme cette question n'a pas t e ncore traite avec tout le srieux qu'elle mrite, il en est rstllt. de multiples confu siom:;, chaque auteur orientant le priopode au petit bonheur et employant les termes descriptifs au hasard de la plume. Plus les descriptions devif'n nent dtailles, et plus les inconvnients de ces errements deviennent sensibles ; nombre de descriptions d'auteurs rcents sont des cassettes souvent insolubles. Aprs mres rflexions, je me suis arrt un systme d'orientation et de nomenclature qui me semble rationnel, pratique, facile se rappeler, < permanent >> et rpondant bien aux beso ins de la description des Isopodes, et mme des autres Crustacs, et cela pour les raisons suivantes : 1. Des zoologistes << murs >> mathmatiques et esprit soi-disant philosophique, ont propos des systmes d'orientation << absolus>>, s'appliquant tout le rgne animal et conformes aux thories zoologiques la mode ; ils forcrent les biotes rcalcitrants se livrer d'extravagantes cabrio le s pour sc < < ranger clans leurs cadres >> cul par-dessus tte et le s membres tire-bouchonns. Si l'animal tait copieusement pourvu d'orientation, le lecteur de sa description tait compltement dsorient et elevait f a ire un dur apprentissage pour arriver s'y reconnatre. D'ailleurs l es thories de << base >> passrent de mode, e t les systmes

PAGE 330

E.-G. RACOVITZA 77 d'orientation galement, pour tre. remplacs par de nouveaux systmes tout aussi phmres. Je considre que la recherche cl'un Rystme d'orientation a b so lu ct universe l est uvre vaine, car l'orientation naturelle deR animaux est trop diffrente. Il faut adopter un syHtme d'orientation spcial pour ch ag ue groupe ayant une orien ta ti.on na turellc sembla ble, et pour que ces systmes soient << permanents >>, il ne faut point qu'ils soient bass sur d es conceptions thoriques, mais sur l'orientation nature lle de la m ajorit des espces du groupe envisag. 2. L'orientation naturelle de presque tous le s Isopodes ( C ru s tacs, Articuls, Platodes, Ann lides, Vertbrs) dtermine une r gion cphalique antrieure, une caudale postrie ure, une tergale s upri e ure, une sternale inf rieure et deux pleurales, une droite et une gauche, et j'adopte cette orien tation clans mes de scriptions comme dans mes figur es (fi g. 1:15). 3. -L'orientation nature ll e des appendices est beaucoup plus eom plique et plus varie; elle ne p e11t tre adopte sans quelques modi fication s conventionnelle!'. r ostra l proximal lerga.L 1. distal caudal Fra. 135. Is opod e muni d'un appcn irc segmentaire (A) ct d'nu uropu c ( U), normalemr.nt o rient, c e5ttlir c a v cc la tHe en avant ct vu tic dos, a H'C la nomenclature de:; faces ct cs Lords. D eux dire ctions sont utiles distinguer ct uni>er sc ll es : le ct d e l in sertion ou proximaJ ct le ct oppos, ce lui de la pointe libre ou distal. Ces directions sont homologues c h ez tons les appendices et org anites quelle que soit leur orientation nat.m e lle. L es pices buccales sont a,ppliq ncs sur la fa ce stcrna.le avec leur bord distal dirig vers l'avant\ l es plopodcs gaiement, ma,is a,yec le bord distal dirig vers l'arrire; les uropodes sont dirigs vers l'arrire ; le;; antennes et les priopodes I tt III sont dirigs Yt>rs l'a\'ant, les prio podes IV s'orientent transversalement et l es priopodes V VII sont dirigs vers l'arrire. Tous ces
PAGE 331

78 NOTES ET REVUE homologues; ils drivent d'appendices ancestraux qui avaient ln mme structure et la mme insertion plcmalc (RACOVITZA 1920 p. 06) ct pourtant leur spcialisation est maiitcnant si complte qu'on ne peut lem imposer le mme systme d'orienta tion. Il faut se rsoudre les grouper par catgories, chacune ayant son systme d'orientation propre, issu d'un compromis entre l'orientation actuelle ct l'ancestrale. 4. -Les pices buccales seront figur es avec leur bord distal tourn vers l'avant (vers le haut de la publication) et le s plopodcs (ct uropodes) avec leur bord distal tergal tourn vers l'arrire (vers siernal prox. inl. l' di,tal tn/. distal proxtmal prox. exl ou dai s/ernJ/ ./. dtSial FIG. 130. Coupe transvcrale combine d e ln molt.i clroit.c d'un r,o. polle, vue par la face e a udal c (postt!ricurc) ct pourvue d'un appendice scgmcnt.1irc (A) ct d'un plopodc (/'), aynnt l'ori e ntation conv e ntionn elle, nvcc la. n omcm:laturc des fnccs des bords ct des angles. lq bas de la publication), c'est--elire clans leur po sition nature lle1 Pour la de scription (fig. 136), on supposera qne J'appen dice est un rectangle for mant un angle droit didre rwec h face stcrnale2 et l'on distinguera : les borrls distal et proximal 3 externe et interne, et leurs combi naisons, pour dsigner les angles, les regwns du bord et les aires (voir fig. 136). et les faces rostrale (antrieure) et caudale (postri c ure)'1 CeR termes tant appliqus comme je l'inrli que, d signent t o uj ou r s deR rgions homologue s c he?. les deux cat. gories d'appendices. G. -Les uropodes seront figurs dans leur situation normale, avec l eur rgion distale toume vers l'a rrire et l 'o n distinguera: les bords 1. Qu elques auteurs tlgnnmt l es plopodcs ave< l e horcl cllstn l en haut ; j e ne aucun avantage cette orl('lltation qn 1nc corrcspnml ni la r al! tt: pn:scntP, ni une bpositlon ancestrale ct qui n. l'iuronvnlcnt majeur c foncr :\ une accommodation mentale, l ori"qn'o n compare l es figures a le:; Chez les natura listes ftlll pa sscut l eur temps hi e n plus l es blutes qu'avce Ihns l e .; noms spdllqu cs v oq u en t l'aspect dcH i'tres rf'ls t:t de leurs organt: R e n uaturt lle situatiou. ct non l es cont'f'Jlt cs des thori u c rui-taut ;\ a1wnnc confusion ct clsignnnt des hmuologue:-; it tous les appcncliets. li faut, ifer h s tenues de sllpcir!cur d infrieur, CI'IIX tic boni ott dans la P:il'I'ptiou de ... huecales ct t'S plt:opudLs t ar dans ln pwdtlun naturelle d e .... an repos, l e IJonl dist.al Pst nnttiricnr che?. l es prcmin s ct postrieur dwz su couds, et.c.. On comprc!Hlm que ln fal'C l'ontrc J e sternum est la fa
PAGE 332

E.-G. RACOVITZA 79 distal et proximal, externe et interne et les faces tergale et sternale1 6. -Les antennes et les priopodes seront supposs avoir une sec tion. rhombodale (fig. 137) et tre orients avec leur grand axe perpendiculaire au grand axe elu corps (transversaux). On distin guera pour les appendices entiers, comme pour les articl es : les bords distal et proximal, tergal (suprieur) et sternal (infrieur) et les crtes et faces rostrale (antrieure) et caudale (post rienre)2. Ces termes tant appliqus comme je l'indique (voir aussi fig. 135-136), clsi gneront toujours des rgions homologues chez tous les appcndices3 7. --Il est certain que la nomencla ture la plus rationnelle la moins wjette mprises, la meilleure en un mot, est celle qui est indpendante de la situation: de l'animal dans l'espace et qui est tablie uniquement par rapport aux axes nor-maux de l'lsopode primitif: axes ros-tergal stern a{ FIO. 137. Coupe transv e rsal e d e l'app e ndice seg m e ntn lr e de l'Isopode, ave c l a n o m e nclature de ses faces et bord s. tro-caudal (antro-postdeur), ;tergo-sternal (dorso-ventral) et transversal. Mais pourra-t-on renoncer aux termes familiers d'antrieur et postrieur, supri eur et infrieur 1 Des tentatives furent dj faites rlans ce sens, mais sans succs. Avec persvrance, mais non sans certain scepticisme, je vai s de nouveau et proposer les termes suivants : Rostral = antriRm cphalique ; Caudal =postrieur; Tergal = suprieur clor:sa.l : Sternal = infriem, v e ntral. Proximal = basal ; Distal =apical. L Les ur o p odes ont une o ri e ntati o n s i diff r e n te d j celle des plop o dcs e t souvent si difficile dfinir, que nmlg r l e ur h omologi e avec npp c ndl ccs, o n do i t l e ur a ppliqu e r des s pciales pour des raisons de rlart c t p o ur n e pa s s u g g r e r des e rron es d e nees c t d e b o rd s 2. Les t e rmes int e rn e ct exte rn e son t vit e r c.ar Il\ ince ant ri e ur e p a r ex e mple, est Int e rne ame antennes ct I il III e t exte rn e aux p r i o p o de s V VII. 3 Sauf pour l'ante nn e I, qui o s t un o rgan e non h o mologue d e s appendi ces s e gmentaires et pour l aquelle Il est Impossible souvent de concevoir l 'ori e ntation primitive.

PAGE 333

80 NOT S ET REVUE A ces termes doivent s'ajouter, pour les besoins des descriptions, ceux de : externe et interne, latral et mdian, marginal et subm .arginal, tant bien entendu qu'on ne leur attribuera qu'une signi fication topographique actuelle et non une valeur morphologique et phylogntique. On ne pourrait les remplacer que par les termes de pleural, subpleural et antipleural, ou pimeral, sub-et antipimral, mais ce serait. une erreur grave, car ces vocables ont une signification morphologique et les << pleuron' >> comme les.<< pimres >> n'ont pas de situation topographique fixe, ayant subi maintes modifications et de considrables dplacements chez les Crustacs. Les bords du corps des Isopodes. -Les carcinologistes n'ont pas encore prt une attention suffisante la structure fort complexe des bords du corps des Crustacs en gnral et des Isopodes en particulier, mais cependant ils ont exprim nombre d'avis contradictoires sur leur valeur morphologique. De ce manque d'tudes prcises et de ces diver gences d'opinions, est rsult une nomenclature tellement obscure que je me sens oblig d'exposer sommairement ici les rsultats d'observations personnelles inacheves ; j'ai besoin, pour mes publications ultrieures, de prciser quelques points et d'expliquer les termes dont je compte me servir. l. TYPE A. Le bord latral des somites, chez les lignes ances trales, tait c1onstitu par l'accolement des bords latraux des parois tergale et sternale ; ce bord est donc morphologiquement un pli de la carapace aplati en forme de lame mince et continuant les parois ter gale et sternale sans solution de continuit. Cette organisation primitive a persist chez les I.sopodes actuels pourvus d'un coxa fonctionnel. 2. TYPE B. Dans beaucoup de lignes d Isopodes, le coxa est devenu marginal et, se substituant au bord primitif, a constitu un bord secondaire sous la forme d'une pice marginale articule avec la carapace des somites (Ex. : Idoteides, Cirolanides, etc.) 3 TYPE C. Ce remplacement du bord primitif par une << pice coxale >> articule, est une transformation orthogntique qui s'est effectue de faon indpendante dans les diverses ligne s d'Isopodes, qui se poursuit par l'ankylose de plus en plus complte l'articulation et qui aboutit la fusion complte de la pice coxale avec la carapace (Ex. : Oni sci d s). Arriv ce stade final d'volution (type C), le bord parat tre exactement se mblable au bord primitif (type A) : c'est un simple pli de la carapace, continuant les parois tergale et sternale sans

PAGE 334

E.-G. R.AOOVITZ.A 81 solution de continuit, mais en ralit les deux sortes de bords ne pas homoiogues et leur valeur :morphologique est co mpltement diffrente. 4. TYPE D. Quand des appendices segmentaires ont quitt leur insertion marginale primitive (Ex. : 'Plopodes, v. RACOVITZA 1920, pp. 96, 103, Ill), les bords contemporains des somites ont t entrans leur suite et rduits l'tat de petites lames rudimentaires (Ex. : RACOVITZA 1920, fig. 68 e) ou bien ils ont compltement disparus. Le bord des somites, pour les remplacer, a form un nouveau pli exactement semblable l'ancien, mais non homologue car d'origine trs diff rente. Ainsi dans le cas des plonites, le bord secondaire est form uni quement par un repli du tergum, tandis qu' la constitution du bord primitif prenaient part aussi bien le tergum que le sternum. 5. Nous devons donc distingp.er au moins quatre typs de bords de somites non homologues et les dnommer en consquence, avec la rserve mentale que cette nomenlature devra problablement tre revise. Nous ignorons, en effet, peu prs compltement, les modalit!l de l'involution des praecoxa et leur rle possible daps la constitution des bords des s omites: Quoiqu'il en soit, cette nomenclature ncessaire n'a pas. encore t fixe et. les termes << d'pimres >> et de << >>, usits pour dsigner les bords des somites, ont 't employs tort et travers, d'une faon tout fait arbitraire et sans tenir le moindre compte de la dfinition que leur ont donn MILNE EDWARDS (1834) et HuxLEY (1880) qui ont introdtt ces mots, dj usits ailleurs, dans la nomenclature carcinologique. Je ne puis, ni d'ailleurs ne veux, faire la << revision >> de cette question de nomenclature ; ce serait un travail long et pnible dont l'intrt serait mdiocre. J'aime mieux procder d'une faon plus arbitraire mais aussi plus pratique : en faisant abstraction de toutes les vicissitudes historiques des vocables << pimre >> et << pleuron >>, je les adopte mais je les vide de toutes leurs significations anciennes, incohrentes et contradictoires et je les dfinis nouveau d'une faon prcise et en rapport avec les quatre constatations exposes plus haut. 6. PLEURON dsigne uniquement l'expansion latrale de la cara pace des somites forme par le bord tergal doubl par le bord sternal. Chez les Isopodes primitifs et chez les Asellotes et Phreatocides actuels, le bord (rgion marginale ou plurale) des prionites est constitu !?ar ce pleuron. 7. EPniiRE dsigne la pice articqle avec le pleuron, provenant de transformation du coxa et formant secondairement le bord du

PAGE 335

82 NOTES ET REVUE somite. Ce sont seulement les bords de somite du type B qui ont droit au nom d'pimre. Ce mot (;rrl =sur, !J-ipo; =partie) depuis longtemps en usage dans le langage scientifique, est un antonyme de << mtamre>> et ne peut, sans abus, tre appliqu une catgorie << >> comme les bords pleuraux des Isopodes du type A. Le mot << pimre >> implique ncessairement la notion de"Pice individualise, au moins au dbut, bien dlimite et articule. 8. -PLEV"RPIMRE dsigne le bord des somites provenant de la soudure plus ou moins complte de l 'pimre avec le pleuron, c'est--dire les bords de somite du type C. 9. NEOPLEURON dsigne les plis de la carapace forms secon dairement au bord des somites pour remplacer le pleuron primitif migr, c'est--dire les bords de somite du type D La nomenclature que je propose me semble prfrable celle qui consi sterait tous les bords de somites << pimres >> et dis tinguer ensuite : le type A sous le nom de pleurpimre ; le type B sous le nom de eupimre ou coxpimre ; le type C sous le nom de synpimre; le type D sous le nom de no-(ou pseudo)pimre. Les raisons qui m'incitent penser aind sont d'ordre tymologique, euphonique et pratique ; on les devinera trop aisment pour qu'il scrit ncessaire de les exposer ici. Les taxonomi stes ont pris l'habitude de qualifier << pimres >> tons les bords de somites, sans distinction aucune, et j'ai moi-mme suivi ces errements dans quelques d es criptions sp c ifiques. Il ne faut plus pro cder ainsi, car la vrit ne change pas suivant les disciplines, elle est une. 11. Morphologie et phylognie des priopodes et de leurs phanres. (l 'lg. 138 145.) SO!!MAIRE.Introd u c ti o n (p. 82).-Notions prllmiJJU!rcs (p. 83). Cholx du matriel tudi (p 87). Or ga n tsatlo n gnra le des p r lo p o des (p. 88) Le nombre des a rticl e s des priopodes (p 93). Involution des praecox a e t 'cox a (p 96). -l'orme e t structure des articles di.t p r lop o d e primitif (p. 09). A. Le cas d e l'J sc hlum (p. 10 3 ) -B. L e cas des carpos et pro podo s du p r lop ode IV des d adultes (p. 10 4 ) C. Le cas du pro p o dos des p r l o podes I (p 10 5). D. Le cas dl] d a ctylos (p. 113 ). -Pos t e fa ce (p. 120). 1 La morphologie des appendices des Crustacs fut depuis l es temps les plus anciens sujet de prdilection pour l es spculations, et aussi pour les disputes d es Carcinologistes. Innombrabl es sont. le s mmoires qui

PAGE 336

E.-G. RAOOVITZA 'sa brassent cette matire controverse, car il ne se passe d'anne, depuis un sicle et demi, sans qu'il n'en close au moins quelques-uns Et pour tant, non seulement on n'est pas arriv une conception satisfaisant tout le ni.onde et couvrant tous les faits connus, mais mon intime con viction est que nous sommes encore trs loin de ce stade dsir. Il suffit d'ailleurs de constater qu'il y a autant de thories que d'auteurs, pour tre certain que l'erreur d'interprtation est la rgle et que la vrit vraie gt encore au fond du puits. Le hasard ayant fait de moi un carcinologiste, je ne pouvais manquer une aussi bien tablie, et m'abstenir d'occuper mon pupitre dans l'orchestre cacophonique qui joue avec tant de persvrance la symphonie des pattes articules; de plus, il m'a sembl que j'avais quelques raisons, que de bienveillants confrres jugeront peut-tre n'tre que des prtextes, pour agir ainsi. J'ai tudi trs soigneusemtmt plusieurs groupes de Sphromiens, de Cirolanides, d'Isopodes terrestres et d' Asellotes, sans compter d'autres formes qui ne figurent pas dans mes publiations ; je viens mme de publier, a gra-nds dtails, des descriptions d' Asellides dj connus dans le but de fournir des preuves pour assoir mes dductions A voir scrut l'organisation de ces animaux .pendant quinze ans, cela procure une certaine connaissance gnrale de leur structure et rend plus effi cace le jugement critique. Ds le dbut de mes tudes j'ai conu la zoologie comme une science historique, ce qui m'a singulirement facilit la comprhension des morphologies animales ; c est du mme point de vue que je crois le seul vrai, qu'il importe d'examiner aussi la question des priopodes. J,'ai enfin quelques conceptions nouvelles exposer. Notions prliminaires. Il n'est pas pos s ible, dans cette Note, de traiter compltement la que s tion t4e s priopodes de s Crustac s ni mme celle des priopodes des Isopodes. Mon but est seulement de fixer quelques points nouveaux de leur morphologie et d'attirer l'attention des confrres sur des struc tures trs importantes qu'ils devront dornavant mentionner dans descriptions. Il ne suffit pas de trouver l'origine et' l explication d une structure ; il faut, pour en tirer le maximum de bnfice scientifique, l tudier comparativement dans les diverses lignes homognes et cela

PAGE 337

84 NOTES ET REVUE ne peut se faire avec )es .matriaux actuellement publis. On conoit que cette formidable besogne ne puisse tre l'uvre d'un seul naturaliste ni excute en quelque s annes. Les gnralisations que je compte tablir plus bas tayent des gnralisations faites antrieurement et s'appuient sur ces gnralisations ; elles s'adaptent parfaitement ma conception de l I sopode que j e n'ai expose que par fragments dans mes travaux antrieurs, que je ne puis exposer ici, mais dont je dois forcment user dans une certaine mesill'e. PoUl' viter l es longueUl's et le s redites, je vais prsenter l es notions acquises nces saires ma dmonstration, so u s forme d'aphorismes, soit dduits de travaux dj publis, soit rsultant de recherches encore indites. A. corps du Crustac est form par trois rgions poUl'vues d'appendices : le lobe cphalique, l e soma, le telson. Le soma est seul segment, mais cette segmentation, primitive chez les Crus tacs, a t secondairement et progressivement acquise par leUl's anctres et elle n'a abouti dans aucune ligne l 'galit absolue de structure des segments (RACOVITZA 1896, p. 17 5-176) 2 B. L 'Isopode possde une tte (cphalon) forme par la coales cence plus ou moins complte du lobe cphalique avec l es segments ( so mites) I V du soma ; un thorax (prion) form par l es segments VI XII du soma ; un abdomen (plo-tel son ) form par l es segments XIII XVIII et le telson plus ou moins coalescent. -C. -L'antenne I (antennule) est l'appendi. ce du lob e cphalique3 ; le s antennes II, le s pices buccales, l es priopodes et l es plopodes et uropodes sont l es appendices du soma; il s sont drivs d'appendices ancestraux segmentaires et homologue s, mais dj plus ou moins diff rencis, suivant leUl' situation, pour rpondre aux spcialisation s tactiles masticatoires, prhensiles ambulatoires et respira-natatoires (RACOVITZA 19.12 ; p. 2 17-218). 1. C'es t --dilc n o n l wmo logues. Cette furm c vcruulc s i c01u1nuc n 'est pus u s i te ct c'est un t ort; elle est au s s i lgitime qu'htrogne a n to n y m e d h o mogne. 2. Le m ta mr e te l qu'li rsttlte de l a fausse thorie des Col onie s anima l e s e s t une abstractio n nocive <1111 pendant fort longtemp s a empch l a vi s ion c l a ir e d e l a structur e des animaux segme nt s. E n f ra li t duns l a rgion segmente du cor p s Il ex i st e des organes presq u e pnrf n item ent m ta m riqnes (comme les d'autres m ta m rlsatl o n plus ou moin s Imparfaites, d' autres enfin n o n m ta m r!s s. Il c h erc h e r dans un seg m ent les organes du m ta m re cur c'est un e b onne h y pothse d e t mvn!l, mal s il n e f aut pa s les Inv ente r quand on ne les trouv e pas, ni malaxer les orgnneg existants p o ur les r e ndr e tout prix mtamr!ques. a: Elle n'est donc p as homologu e d e s ant. ennes II et des p r !op odes ; ce n'est pa ; un a ppendice seg m e n t a ir e Elle est t yp! que m ent forme par une h a mpe de qu atre artic les e t par un fouet plurl u rt! c ul Ell e porte des organites se n s itifs s pci aux [RACOVITZA 1912, p. 2 1 6, et 1920, p 64). Seconda ir e m ent l'art. IV d e l n hamp e n pris l a f o rme d'un art. du f o uet (KA U LBEnsz, 1913) et e n taxonomie il ost toujo ur s compt pur ml ces a rti c l es; le vritable rt. 1 du fouet est l'artic le prolifre.

PAGE 338

E.-G. RAOOVITZA 85 D. -Les appendice s segmentaire s de s I s opodes sont typiquement con s titus par une hampe ( sympodite ) troi s article s muni s ou non d pipodites (endites, oo s tgites ou e x ite s)' et par deux rames cinq i a r t. (un endopodite presque toujours prsent et un exopodite presque toujours rduit ou disparu). E. -La transformation des organes (et des appendice s ) s opre orthogntiquement. L'orthogn s e peut. tre ou strictement linaire ou zigzagant e c'est--dire r sultant d'une variation en sens divers (peu nombreux et voi sins),mai s dir e ction unique prdomi nante (RACOVITZA 1912, p. 209, et 1920, p. 97)2 F. -La transformation des organismes et qe s org a ne s ne s'eff ectue p a s par l'adjonction de n oformation s ; elle r s ulte de la s imple modifi (accrois se ment, rduction, di sparition, dformation, subdivi s ion) d'organes ou d organites prexi stants: La fonction nouvelle e s t s e rvie par des org a nes primitivement adapts une fonction diffrente qui eux-mme s d'organes rpondant d 'autres be s oins et ainsi de suite. La fonction ne cre pas l'organe ; la fonction adapte l org a ne prexistant (RACOVITZA 1920, p. 97). G.-L'involution de s appendice s ou de rgion s limites d'un appen dice s e fait par la rgion proximale et la rduction de s articles par la rgion mdiane (RACOVITZA 1920 p. 96). H -Les phanres 3 sont des organite s troitement lis la struc ture fondamentale du corps et minemment conservateurs des carac tres ancestraux (RACOVITZA 1920, p. 96) 4 1. Co chlffre n'est c e rtain e m ent e x a c t qu e pour l es appendi ces des soml tes 1 XII ; p our les app e ndi ces des soml tes p ost r ie urs l e n o mbr e d e art. h r i ts sem b l e tre d e d eux (RA.COVITZA 1920, p 97). 2. P o ur se conv a in c r e d e la r a lit d e l' vo luti on o rthogn tiq u e Il f aut d' abo rd avoir a cq uis l a notion de l n li g n e h o mogn e e t tudie r l es t ransfo rmntio d e semblables li g n es comm e l 'ont fait ElMER, certains pal on. t o l oglstes m o d ernes c t comme j e l e f als m o i-m m e d e puis f ort lon gte mp s J e convi ens q u e ceux qui fout d e l' vo luti o n a v e c des a b stracti ons d n o mms types (RACOVITZA. 1912 p. 2 0 5 ) n e pe uv ent nlln constate r ni l a co n cevo i r Il e n est d o m m e d es e xp rim entate u r s e x c lu sifs, ahuris par l e clmto lm out des vari atio n s fluctua n tes, l e plu s souv ent provoqu es p a r l e ur s prop res agisse m e n ts. Ces confrres n' acco rd ent de val e ur d monstrative q u' l e ur cour te p ra tiqu e des p hn o m n es vit a ux c t aux rsultats m o m e ntans d' essa i s d o lab o ra to ire; Ils n o veulent se l a isser con va in c r e p!\r les e xp ri e n ces mill n a i res fai tes I "'" d a m e Natur e Mal l eu! e n a pris p uisqu e les voil m a int e n ant o n t r a in d e constater les prsences d u Facteur a bsence o u d u Facte ur l nhl bl to ire d' n dmetftre qu e l'Amib e c onti ent to us les d t e rm i n a nts des ca r actres hum a ins (BA.T ESS O N 1914) d e procla m e r qu e p erso nn e n e salt comm ent se f orment l es esp ces (BATESS O N 1922 ) e t autres pu riles a b s urdi ts. S. Ce term e d e m decine, a nton y m e d c r y p te , dsi g n e toutes les pro duction s app are n tes ( ?<>'vEpoo) de la p ea u J e l e trouve c o mmo de pour r unir sous un vo ca bl e c ommun toutes les p rodu ctions s up e rfi c i elles, s i v a ri es d e l a cara p ace des Crustacs : cn lllell, p e i g n es, p olis soles, tiges, c r oc h ets etc. L 'tude d e ces s e n ommerait .Phn n rotaxl e, ou C h ae totaxi e term e d j us u e l c h e z les E n to m o l ogistes. 4 L es pha n res n e sont d o n c p as d es p o lis sa n s In t r t comm e pe n sent e ncor e l n presqu e un a nimi t d es aute u rs Mals s i WAHRBEUG (1922) a raiso n d e r e p roc h e r a mt tax onomlsteo d e les a v oir ngligs, Il a tort de ne f a i re qu'uno vag u e e xc eptio n e n m a faveur (p 24). S i j'a l publi des sc h O ne .. von Thor a copod e nborstjln de 'fric honiscidCl!, c'est que j'avals reconnu leur val eur taxonomique c t ph y log!ln -

PAGE 339

NOTES ET REVUE I. Les phanres des Isopodes1 sont des modifications de deux organites primitifs, diffrents par l'origine et la structure : l'cailJe et le poil sensitif, ou bien le rsultat de la combinaison des deux organites2 J.-L'cailJe primitive est secrte par la face externe d'une seule cellule pidermique. La disposition des cailles reproduit donc la dispo sition de ces cellules qui, son tour, dpend du mode de multiplication de l'ectoderme embryonnaire, ,lequel est une rsultante de la oonsti tution de l'uf, caractres qui sont tous spciaux chaque espce. Les plaquettes polygonales formant les carapaces calcaires se comportent comme les cailles; les liteaux (ou bordures) hyalines qui les runissent, comme les bords (en gpral frangs) des cailJes, correspondent l'in tervalle non secrtaire intercellulaire. Plus l'pithlium est pavimenteux et. pais (tergum), et plus _les cailles et plaquettes sont distinctes ; les cailles et plaquettes sont indistinctes dans les rgions pithliales formes par des cellules trs plates et trs minces (jointures, face sternale). Les dispositions compliques que prsentent quelquefois les cailles et plaquettes sont des acquisitions secondaires ; ces stries, cils, poils, peignes, pines, etc., sont des modifications de la frange bordire de l'caille primitive qui rsulte de la constitution de l'appareil secrtaire de la. cellule. K. poil sensitif prirritif est une transformation a de la con nexion cuticulaire d'une cellule nerveuse pidermique. La disposition des poils sensitifs reproduit donc la disposition de ces cellules, qui son tbur tique, et cola ds mon pre mi er travail d e systmatique des I sopo des (1907) et non seulement pour les Trichonis cides mais pour les autres Isopodes terrestres dcrits. J'ai continu depuis accorder la phnn rotax i e toute l'attention qu'elle de sorte qu e WAiffiBURG doit se rsign e r m'avoir comme prcurseur. Mais U en a d'autres, qu'une tude plus attentive de la bibliographie lui feront aisment dcouvrir. 1. En biologie, 11 faut tre prudent et n e pas donner a ux gnralisations la vnieur absolue d'une loi mathmatique; 11 se pourrait donc que des phanres eussent une a utre origine que celle indiqu e par mon aphorisme, mais je ne connais pa. de semblables phanres ef rien de ce que j'ai vu dans les mmoires consults ne ju s ti tic semblable supposition. D'autre part, je suis convainc p a r des observations personnelles qu e les phanres des autres groupes de Crustacs ont la mme origin e ; jo r evie ndrai plus tard s ur cc sujet importltnt. 2. W AHRDERG (1922) a ellie m rite d'tudier cette combinaison du poil et do l'cniilc chez un grand nombre de t y pes d'Isopodes terrestres et de montrer par consqu ent l a gnmlit d phnom ne. l\1ais pour cette ques tion galement il vient aprs d'autres, ca r du moins mon droit de priori t n'est pn s contestable. D s mes premiers travau.'< taxonomique s (1907, 1908) je m 'e xprime nette ment sur l'assoclntion des ca illes et des poils sensitifs (par ex.: 1907, p. 183, 187 et 1908, p. 256,267, etc.) ct mes figures (par ex. : 1907, fig. 155-157 ct 1908 flg. 24-26, 53, 260 ,et c.) sont autrement claires e t ntlssi dmonstratives quo celles du j eune carcino loguc. Si j e relve ici, contrairement mon habitude, ces faits n'ayant qu'un vague Intrt hi stor ique ce n'est pa s pour empcher do nouveau." Vespuces de donner leur nom aux Am riques qu'Us dcouvrent, car depuis longtemps j'ni renon c, en ce qui mo concerne di sp uter des r eveqdica tions d e priorit ; c'est pour que, cette poque de ngligence bibliograpWque, le lecteur, peu au cournot d e l a question. ne puisse m'accuser de prendre mes Ides dans les mmoires au Ueu de les chercher la nature. 3. l'our l'explication de ce terme voir RACOVITZA (1896, p. 323)

PAGE 340

E.-G. RAOOVITZA 87 dpend du mode de multiplication et de diffrenciation de l'ectoderme embryonnaire, lequel est une rsultante de la constitution de l'uf, carac tres qui sont tous spcifiques Les dispositions compliques que prsentent les phanres actuels sont des acquisitions secondaires. Elles rsultent surtout de l'association des poils avec une ou plusieurs cailles et mme de spcialisations de rgions entires de l'piderme avec leurs poils et leurs cailles, comme d'involu tions secondaires de l'une ou de l'autre composante. * J'ai fait de mon mieux pour tre clair et net dans la rdaction de mes aphorismes, mais malgr mes efforts j e crains de ne pas toujours y avoir russi. C'est toujours tache difficile de rdiger maximes et dfi nitions surtout quand on doit exprimer des choses nouvelles avec des mots anciens. Notre langage drive de la conception << statique >> de l'univers ; les sens des mots expriment l'actuel et l'immuable. Les modes d'expression de ce qui drive, et de ce qui volue, de ce qui provient d'une chose antriettre et qui deviendra autre chose, ne sont 'pas encore fixs par la coutume. La manire de concevoir historiquement les choses n'est comprise que par peu de gens et ne possde pas encore de forms verbales usagres. A cela. nul remde autre que d'attendre qu lumire se fasse. Choix du matriel tudi. Les priopodes des Crustacs ont subi, au cours des ges, des modi fications profondes, des adaptations. aux condition s changeantes de 1 l'existence, des spcialisations partielles ou totales des fonctions nouvelles Les priopodes des formes actuelles ont donc tous ieur struc' ture originelle ou moins msque par des caractres nogniques 1 Et pourtant la cormaissance des structures primitives nous sont indis pensables pour << comprendre 2 >> les priopodes et pour tablir les lois gnrales de leur morphognie et morphologie Il n'est pas permis 1 Pour l a d finition d e ce terme et de son antonyme palog niquc vo ir RAOOVITZA 1910 p. 633. 2. Comprendre un tissu, un organe, un animal, c'est l e ram ene r un e unit d'ordr e plus prhnitlf, ce qui p e rmet d e comparer cc tissu cet organe, cet animal d'autres tis s us, organes, animaux a nalo g ues ramens la mme unit. Pour comprendre un organe, Il ne suffit pas de connaltre son anatomie ct m me son dvclopP!' mcnt Il faut le ramener un organe plus prhnitif qui puisse donner ln clef du comment de son organisation (RACOVITZA 1896, p 134 et s.). Cc pourrait tre mie ux dit, mals vingt-cinq nus d'ex prience m'ont convaincu que c'est la seule mthode pratique et sl\re pour tablir des g n ralisations exemptes de trop grosses erreurs.

PAGE 341

88 NOTES ET REVUE. de procder comme le mathmaticien qui des units actuelles, ou comme le photographe qui fait la photographie composite des membres coexistants d'une famille ; l'anatomie compare, comme d'autres disciplines biologiques, est une science historiqe par excellence. C'est la mconnaissance de ces vrits lmentaires qui est cause de la .,confusion qui rgne dans la morphologie des priopodes et qui a permis la prolifration excessive d'un' fatrs de mmoires en grande partie inutiles. . Comparer directement des soi-disant << types >> de grands groupes (Dcapodes, Isopodes, Ostracodes, etc.) ou des chantillons, pris au hasard; de ces groupes, ne peut mener la dcouverte de la vrit. Les questions de morphologie compare doivent tre d'abord tu dies isolment dans des lignes homognes et sans ides prconues ; la comparaison des rsultats permettra une gnralisatiQn, applicable seulement au groupe dont font partie ces lignes, hypothse de travail ou preinire approximation qui doit tre vrifie sur les lignes du groupe et modifie s'il y a lieu. Ces <> peuvf)nt m,aintenant tre compares entre elles pour donner lieu des << hypothses de groupes suprieprs >> et ainsi de suite, de proche en :proche. Tel}ter d'luder ces stades fatals de la connaissance est uvre vaine, mais une {?is quelques jalons srieux plants on peut complter la srie par de judicieuses interpolations d'hypothses . Nanmoins la seule manire prudente et sre d'activer la marche des morphologiques est de s'adresser d'abord aux lignes les moins spcialises, qui risquent d'tre aussi celles ayant le mieux con serv les traces de l'organisation primitive. Pour effectuer ce choix, on possde dj quelques normes bien tablies, mais une longue exp rience personnelle des groupes et le << flair>> conscutif, sont bien utiles. Les As ellides m'ont sembl un matriel d'tude favorable et ce sont eux qui vont me servir surtout dans la prsente tude. Organisation gnrales des Priopodes. Les sept paires de priopodes des Asellids sont tous fonctionnels mais trs poymorphes. Cette varit de structure est l'expression de deux sortes d'adaptations fonctionnells principales :

PAGE 342

E.-G. RAOOVITZA 89 A. -Adaptions gnrales, c'est--dire communes aux deux sexes et tous les ges, qui ont provoqu : a) L'orientation des priopodes: les per. I III sont dirigs vers le ct rostral, et spcialiss aussi dans la prhension des aliments et dans la dfense ; les pe.r. IV sont dirigs en travers ; les per. V VII sont d.IDigs du ct caudal et serventuniquement la progression. Cette disposition est ancestrale, car elle se retrouve dans toutes les lignes d'Isopodes, mais elle peut tre masque quelquefois par des adaptations secondaires (RACOVITZA, 1912, p. 218). b) La constitution d'une pince au per. I, appendice qui a perdu sa fonction ambulatoire et que l'animal tient normalement repli sous la carapace. Cette adaptation une fonction prhensible a produit ses consquences mcaniques ncessaires : raccourcissement et renforce ment des muscles, avec dformation conscutive des articles, raccour cissement du bras de levier par raccourcissement des art. proximaux et involution du carpos, ankylose de l'articulation coxo-sternale et carpo propodiale, mais dveloppement de l'articulation dactylo-propodiale, etc. Il est probable que la tendance la spcialisation prhensile du per. I tait_ plus ou moin s amorce ds le dbut, mais la constitution effective de la pince est un processus orthogntique spcial chaque ligne devant forcment aboutir la mme structure gnrale ; la constitution de la pinc des per. II et III, adaptation srement secondaire de quelques Cirolanides libres, le dmontre (RACOVITZA 1912 p. 218). B. -Adaptations sexuelles, trs dveloppes chez les d, qui ont provoqu : a) Renforcement considrable de la pince du per. I et complication considrable de sa b) Transformation du per. IV d'appndice ambulatoire en << crochet nuptial >> destin maintenir la <;? pendant la chevauche nuptiale. Cette transformation a raccourci le membre, a modifi le bord sternal du carpos et du propodos a tordu ces art. ainsi que le dactylos pour en former mi crochet et a compliqu leur phanrotaxie. La tendance orthognique former le crochet nuptial existe chez tous les mais chez les formes primitives elle n'a pas encore produit des modi trs profondes 1 1. TI suffit de regarder superficiellement un d ad. d'.A.sellus aquaticus L. ou meridianus Raco. pour tre frapp de l'aspect estropi que prsentent les per. IV, aussi ne suis-je p as fier d'avoir dcouv ert ce que j'at nomm de crochet nuptial Car quelle qu'extravagante que paraiss e mon affirmation, cette disposition si frap-

PAGE 343

90 NOTES ET REVUE c) Allongement et ac croissement des priopodes surtout postrieurs (VI et VII), modification non << qua litative >> mais seulement quantitative >>, dveloppement d'un caractre gn ral provoqu par l'accroissement chez les cr adultes des mmes ncessits mcaniques (support du porte--faux form par l'abdomen) auquel vient s'ajouter le poids de la Q pendant la chevauche nuptiale1 Toutes les adaptations que je viens d'numrer sont des acquisi tions plus ou moins rcentes qui masquent plus ou moins compltement la structure primitive. Il est vident que celle-ci doit tre cherche chez les priopodes non spcialiss, purement ambulatoires. J'ai fait cette recherche chez les espces d' Asellides publies dans mes pante n'avait t signale par aucun des Innombrables zoologistes qui ont manipul et dcrit les Aselottes. Je euls le premier en avoir tenu compte dans mes diagnoses (RA.OOVITZA. 1919, p. 37 et 41, fig. S et 9; 1919a, p. 01, 71, fig. 42; 1920, p. 88, fig. 01; 1920a, p. 37, 54) et l'avoir dcrit et figur. Le crochet nuptial fournit d'excellents ca ractres taxonomiques et, comme on le verra plus loin, son tude fournit des constatations morphognlques lmpor tantes. Ce n'est pas une mison pour que sa dcouverte soit attribu e UNWIN (1921). Quoiqu'li en soit, ce nouveau chapitre de bibliographique d'A. aquaticuR donne une riche Ide du soin que les zoologistes ont mis tudier ce Crustac si commun 1 1. La dure de la chevauche nuptiale, le degr de spcialisation du crochet nup tin! et la force des p rlopodes postrieurs sont des cnractres corrlntl!s spcifiques. FIG. 138. AseUu.s m eridianUR RAo cf (10,5 mm.) Prlopode III droit, face rostrale (x 50). B = biiSis, 0 = cnrpos, D =dactylos, d = crte et range distales de phanres, -portion de la crte distale refoule du cl\t proximal par Je rabattement du mras, l = ls c hlum, M = mras, P = propodos, r = crte ct range rostrales de phanres s = crte et range stemnles de t crte et range tergales de phanres.

PAGE 344

E.-G. RAOOVITZA 91 Notes )) et chez plusieurs espces cavernicoles, encore indites, caractres trs archaques, ainsi que chez les primitifs Stenasellus. Ls rsultats obtenus ont confirm mes conclusions (1912, p . 218) dduites de l'tude des autres groupe s d'Isopodes, mais les ont notablement prcises. _Le priopode ambulatoire non spcialis (fig. 138) typique, c'est -dire primitif, possde les caractres suivants : a) Allong, grle, mobile et, au repos, transversal par rapport l'axe longitudinal du corps 1 b) Form par sept articles, plus longs que large s de largeur subgaie, FIG. 139. A s ellus banyulensis Rn c d ( 8,5 mm .). Bnsls du pr l o p o d e III dro it, f ace rostrd l e ( x 110). c = cr to c t rnng. o de phan r e s ca ud a les v ues, p a r tra n s p a r e nr.r. et flg ur es e n p o i n till d = c r te e t rang e d e ph a n r es dis ta l es 1 = l sc hlutn r = c r te e t r a ng e d e ph an res rostra les, s = c r te. et r a nge do phan re s sto rn a l es t = cr tes e t r a nge d e ph a n res le I (coxa) et le VII (dactylos) plus courtes, le II (basis) plus long, que les autres qu( sont subgaux et de forme trs semblable. c) Avec toutes (sept) les articulations des articles mo biles ; les arti. culation's I (sterno-coxale) III (basio-ischiale) et VI (carpo-propodiale) tant les principales et donnant la forme de S au priopode au repo s d) Sans pince distale, l'art. VII (dactylos) tant court, le VI (propodos) semblable aux prcdents et l'articulation VII (propodo-dactylienne) course trs limite. e) Articles ayant ]a forme de prisme losangique (fig. 140} arte s pourvues chacune d'une range longitudinale de tiges. 1. Plus ln direction d'un p r iopod e nu r e pos se rapproch e d e l n transversale e t plus U possd e de traces d e !organisation primitive; c'est h i p e r IV compltem ent transversal, qui a con se rv l e plus de cara c tres ances traux, et 11 ne les perd pas tous m me aprs sa transformation, ch e z les d ad., en crochet nupti al. 2

PAGE 345

92 NOTES ET REVUE f) Tiges disposes sur chaque a.rtiele en cinq ranges (fig 13"9), une transversale le long du bord distal et quatre longitudinales quidistantes, ie long des quatre artes fondamentales. J e les ai dnommes dans mes Notes de la manire suivante (RACOVITZA, 1919, 1919 a, 1920, :1920a): T. Il. c FIO. l4iJ. A.
PAGE 346

E.-G. RAOOVITZA 1. -Range distale (transversale ) ; 2. --:-Range (longitudinale) suprieure ou tergale ; 3. -Range (lon gitudina l e ) inf rieure ou sternale; 4. -Range (lon gitudinale ) antrieure ou rostral e ; 5. Range (longitudina le) postr i eure ou caudale. g ) Article VII (d actylos ) muni d'un o_ngle unique et court, accom pagn d'une lanire unguale, et, sur la f ace rostrale, d 'un organe dactylien compos de soies et de tiges cilies 1 Il Il?-e faut reprendre en dtail, une partie du moins, d es aphorismes de plus haut, car il y en a qui sont nouveaux et il me faut prouver leur lgitimit ; il faut a u ss i montrer comment se complique la simplicit primitive et quell es lumire s mes dductions sur l a tn breu se histoire des Isopode s et mme des Crustacs. Le nombre des des priopodes. Les carcinologistes ne pas sur l e nombre des article s du priopode << thorique )) 2 du Crustac ; ils disputent mme sur ce nombi e chez l es Crustacs actuel s Ain s i l e nombre << thorique)) osc ill e entre 7 et 10, et celui propos pour le s I sopodes actuels est tantt de 8 (HANSEN 1893) tantt de 7 (TSCHETWERIKOFF 1911) pour ne prendre que parmi l es auteurs plus rcents. Ces divergences rsultent d 'erre urs certaines sur les faits de conceptions thorique s dfectueuses d u manque de bons travaux prlimi.J.?.aires et de l a difficult inhrente au sujet. L es pr iopod es des Crustacs prsentent des consid rables et ils ont subi, dans le s diverses lignes, d'innombrab le s modifi-' cations et spcialisations, non s euleme:J;Lt dans la forme, mais dans l e nombre de l eurs articles Il est certain que des arti cles ont di sparu dans certaines ligne s, et que cette diminution est une tendance orthogntique trs gnra l e Mais rien n'empche, a P'riori, d'admettre qu'il ait pu se produiTe auss i des divisions d'articles, comme CouTIRE (1919) et d'autres 1. L a dispos ition des autres tlg.;. clllc. est con s tante mais l e ur in se rti on est moilll! rguli re, c'est p o urquoi j e ne l a m e ntionne pas p :nmlles cnracttl r du p r iop o de primltlf, tout e n considrant les tiges cllles comme de s org.{nites fondam e ntamc au m me titre qu e l 'ong l e et les tiges des c inq rnng cs. -2. Cette expression Indique bi e n l 'esprit dan s lequ e l fur ent, ct sont actu elle m ent e ncore poursuivies les re c her c hes de morphologie, esprit frre de celui qui prside a ux con struc tion s des gom tres, l a-confection des photo g raphies composites ot am: crations des m taphys i ciens. Je ne chercll'e pa s conf ect ionner nn membre thorique un Crustac Imaginaire ; j e tllc hc do reconstituer ln s tructure d e l n vrnie patte Crustacs pri mltus nyo.nt rellement vc u Aur cette torre ,et cette humble besogne suffit mes mod estes ambitions

PAGE 347

94 NOTES ET REVUE l'admettent pour le basis, ou des fusionnements. On ne peut donc admettre d'emble, dans des lignes trs diffrentes, ayant des prio podes mme nombre d'articles, l'homologie de ces articles d'aprs leur ordre numrique. Certes on pourrait se livrer des essais de synthse fructueux et lgi times si l'on pouvait sebaser sur de tudes spciale s de homognes, mais l'on a. vu que semblables tudes sont encore fort rares (p. 88). JI faut, par une critique svre des conceptions gnrales actuelles, montrer leur insuffisance, afin de convaincre les. zoologistes qu'il n'est pas possible de sauter le << stade des recherches prliminaires )) faites dans des lignes homognes, et les inciter ainsi entreprendre de semblables recherches: Il faut aussi faire dfinitivement disparatre une errem qui empche la juste comprhension de la morphologie du priopode. HANSEN (1893) a donn l'ongle la valeur d'un article, opinion suivie par d'autres naturalistes, et rcemment CouTIRE (1919) a mme propos le nom de << stylopodite )), pour ce soi-disant. article. Mais si l'on tudie la question sans ides prconues, chez les Isopodes, ilest facile de voir que l'ongle n'est pa.s l'homologue d'urr article : TscHETWFlRIKOFF (1911, p. 428 et suiv.) invoqUe les raisons suivantes : a) Il n'existe pas de musculature unguale ; b) L'ongle est immobile et non articul avec le dac.tylos. On pourrait objecter ces arguments, l'hypoths e d'une ankylose secondaire avec disparition conscutive de la musculature. Il est vrai qu'il faudrait encore prouver qU:e les choses se sont rellement passe s ain s i et cette dmonstration n'est ni faite, ni faisable. Enfin j'tablis plus loin (p : 117) b vracit de la proposition suivante : c) L'ongle n'est la tige la plus distale rle la <
PAGE 348

E:-G. RAOOVITZA 95 HANSEN (1893) et BoRNER (1903) voient un semblable << jalon ->> dans l'articulation VI (carpo-propodiale) qu'ils nomment << articulation prin cipale>> quojque, du point de vue fonctionnel, l'articulation III (basio ischiale) ait droit au moins la mme considration. Cette manire de voir ppssde des contradicteurs; ainsi (1911, p. 428 ;lt suiv.) admt Fhomologie des articles des Malacostracs, mais non celle de<< l'articulation principale>> ou<< genou>>. Je crois galement qu'il est scabreux de planter nos jalons morpho logiques dans les articulations mme << principales >>. Ces se montrent, en effet, somnises sans rsistance aux_ vicissitudes des adap tations varies; et elles peuvent disparatre souvent sans lai&ser de trac_!ls. Nous connaissons nombre d'articulations << ordinaires >>devenues <>(ex. : propodo-dactyliennes des pinces, coxo-ba.Siales apr& ankylose des coxas), et d'articulations << principales >> devenues << ordinaires >> (ex. : art. carpo-propodiale du priopode I). La forme, l'amplitude et mme l'existence d'une articulation, sont trop les fonc tions des ncesrits mcaniques p.ctuelles pour que l'hrdit joue un grand rle dans leur histoire. Il n'en est pas de mme pour les articles. Si modifiables qu'ils soient, ils ont une plus solide << mmoire >> de leur structure ancestrale et ne dis paraissent pas sans laisser des traces ; des rudiments de leur bord distal ou de leurs phanres. Et si l'on peut dcouvrir qu'un article primitivement unique s'est subdivis, d'aprs la structure des nouveaux articles, il n'est pas possible de distinguer par leur structure une articulation secon daire d'une articulation primit-ive. Notre jalon doit donc tre choisi parmi les articles, et v_>ici quelles sont :t;nes raisons ponr attribuer ce rle celui qui, chez leR Asellides actuels, l'article II, c'est--dire le basis. les tudes des carcinologistes exprimNlts ont que les appendices segmentaires taient primitivement constitus par _une hampe (sympodite) trois articles: praecoxa, coxa et basis, et par deux rames cinq articles : ischium, meros, carpos, et dactylos 1 dont seule l'interne ou endopodite forme la rgion distale des p>riopodes actuels. Aucun fait srieusement tabli ne peut tre oppos cette ma-1. SI j'adopte les noms proposs par MILNEEDWARDS (1851), slmplllls par SP. BATE (1888) et auxquels BRNER (1908) n. cru Innover en ajoutant le nom de RUbcoxa, c'est pour les appliquer l'appendice segmentaire pr!mltU d'abord, et ensuite au.x rtlcles des appendices des formes actuelles dont j'al pu tablir les homologies, mals je ne veux aucunment endOBBer la responsablllt des homologie rsultant de l'emploi de cette mme nomen cllltiJ!e par d'autres carelnologlstes.

PAGE 349

96 NOTES ET REVUE nire de concevoir le priopode primitif, tandis que les preuves nou velles surg i sRent constamment. (E x : HANSEN, 1895, 1903, etc. VITZA, 1912, p 290-296, etc. ) Cela tant, il eRt clair que, dansla srie des articles, le basis se dis tingue de tous les autres par son rle de support immdiat rames, ce qui lui a assign des fonctions tellement importantes qu'elles l'ont pr serv des involutions totales et lui ont imposf. des structures qui permettent de l'identifier maJgrf> les spcialisations et transformations de l'ensemble appendices. De plus, dans le8 priopodes, l es rgions proximales et distales sont ncessairement l es plus sujettes aux influences m"cani> consacres aux Isopodes ; elle sera reprise ailleurs Involution des praecoxa et des coxa. L'involution d es praecoxa et de s coxa est un processus orthogntique qui se manifeste danR toutes le s lignes d'Isopodes 1 1. Des processus orthogntlqncs semb lables, communs tontes les lignes et Int res sant d'antres organes ou rgions du corps, sont nombr e ux c hez les I sopodes et li s l e ur Impriment ce caract re d'unit de type qui l e ur est particulier. J'e n al s i g nal i\ direntes reprises et j'ai ins i st sur l e ur Importance e n morphologie compare. Le sens de ces transformations est strictement rectiligne ct leur tude objective dmontre fac ilement que le de l'orthog m \sc n'est pas un l eurre

PAGE 350

E.-G. RAOOVITZA 97 Le praecoxa, qui tait fonctionnel chez les Trilobites (J.A.ECKEL 1901) et les Squillides (BOAS 1883, p. 515), est tellement involu chez tous les Isopodes qu'il est fort probable que, mme chez les Hgnes ances il devait tre pleine igression. Dea rudiments praecoxaux ont t cependant retrouvs aux antennes II, aux pices buccales, aux maxil lipdes et aux plopodes. (Voir par ex : HANSEN 1893 RACOVITZA 1912, p. 217, 260-269, etc.) L'involution est encore plus complte aux p'riopodes. Chez l'em bryon, NusnAUM (1891 p. 354-356) dcrit le blast.me d'une rgion praecoxale en forme d'article, maiR non dlimit par un sillon articulaire du ct sternal, et qui, de trs bonne heure. se confond avec la rgion pleurale du sternite. les adultes coxa galement involu ; il eet peu probable que le praecoxa ait lais s des traces, mais mme chez les Asel lides pourvus d'un coxa fonctionnel je n'ai rien obser-.: de net jusqu' prsent. Ent, re le bord proximal des coxa et le bord de la fm:sette articu laire sternale, sur la membrane articulaire, j'ai observ aux priopodes postrieura de quelques espces crtes effaces ; j'ai vu aussi au bord proximal des coxa des tiges qui semblent dispo s es en ranges transversales. Tout cela est t.rop incertain p9ur eonPlure, et je m'en abs tiens en attendant d'avoir trouv un matriel plus favorable . L'involution du coxa des priopodes est moins avance que celle du praecoxa et elle s'est effectue suivant dt>s modalit s plus complexes. Le praecoxa a << f.ondu >> par son ct proximal jusqu' ce que son bord oistal soit arriv au nivean de la fosse art.iculane du >;ternite. Le coxa a galement <>par "On bord proximal, mais pae compltement. Lorsque son raccouicissement eut. snffisamment rapproch son hm;d distal rl.u bord l atral du prionite, des rapports s'tablirent entre les pleurons et les coxa qui sauvrent ces derniers d'une disparition com plte dans b plupart des lignes d'Isopodes. Chez les Asellotes, l e coxa, quoique t.rs court, est rest fonctionnel, r.'est--dire avec ses articulations proximale ct distale mobiles Chez les Asellides, o je l 'a.i P.tudi, il nes tats d'involution diffrents chez les diverses espces et. chez l es divers priopodes d'une mme espce, ce qui permet de r econstituer jusqu' un cert ain pojnt l 'histoire et l e sens de ses tra n s formation s de la. fn. on suivante ; Les priopodes III et IV, les moins spcialiss, ont l e coxa en forme d'anneau court mais complet et. presque rgulier, avec prdominance cepen dant de la face tergale. Les ranges longitudinales de phanres ont dis-

PAGE 351

98 NOTES ET REVUE paru ne laissant que soie!! isoles comine tmoins, mais la range distale est conse! ve, et mme ses tiges tergales sont devenues aussi grandes et spiniformes que celles qui garmssent les bords latraux des prionites. La transformation du I en pince a provoqu J'anlylose plus ou moins complte, suivant les espces, du coxa I et son involution conscutive, sauf pour sa face tergale qui a u.n rle remplir. Aux priopodes postrieurs, la face tergale des coxa et leur bord distal dans sa rgion tergale, prennent un dveloppement spifiquement va riable, mais toujours notable, tandis que la face sternale se rduit une mince bande chitineuse. Ces modifications sont 1!!consquence de la direction de plus en plus vers l'arrire qu'ont pris les priopodes V VII, ce qui a provoqu la torsion vers l'arrire des rgions latrales des prio nites d'une insertion de plus en plus postrieure des coxa ; en ralit les rapports morphologiques des coxa avec le sternite n'ont pas vari, car l'insertion oxo-sternale est toujours mdiane. (RACOVITZA 1919a, fig. 23, 36-38). Le bord latral des prionites s'chancre au niveau des coxa; l'chan crure, d'abord faible chez les formes primitives, angmente beaucoup chez les espces spcialises (RACOVITZA 1920, fig. 53-56) et se creuse de plus en plus du prionite I au VII. La garniture des tiges spiniformes bor mres du bord latral des prionites est interrompue au niveau de l'chancrure, mais cette solution de continuit est masque par la srie de tiges spiniformes de puissance gaie qui garnit la portion du bord distal des coxa, de sorte que les bords latraw.x du corps continuent prsenter frottements ennemis un front dfensif ininterrompu d(tiges bordires pineuses. (RACOVITZ 1920, fig_. 53-56). Chez les Asellides, par consquent, le coxa a u,n rle dfensif qui explique une persistance le rle insignifiant qu'il joue dans la mca nique ne justifie pas1 Chez Mancasellus, les bords latraux des prionites forment de grandes expansions qui dpassent de beau coup le bord distal des coxa ; aussi la de tiges bordires est-elle continue et les coxa sont trs rudimentaires. (RACOVITZA 1920, fig. 8990, ll8}. Chez les autres lignes d'Isopodes, les oxa se sont transforms en pimres (v. p. 80} ; au lieu de remplacer partiellement les bords lat-1. Cet pisode de l'histoire duc oxa est un bon exemple l'appui de cc mien aphorisme: la structure des pha nres est fonction de leur situation. Je reviendrai plus loin, et ensuite plus tard, sur cette constatation.

PAGE 352

E.-G. RAOOVITZA 99 raux des somites, comme chez certains Asellides, ils se substituent tota lement ce bord, -en une forme approprie leur nouvelle fonc tion. L'articulation proximale de ces n est reste fonction nelle chez certaines lignes ; elle s'est ankylose ou a disparu secondai rement chez beaucoup d'autres ; elle est, bien entendu, toujours non fonctionnelle aux priopodes pourvus d'une pince. Le processus qui a donn naissance aux n n'est pas la simple continuation du processus qui a produit l'involution observe chez les Asellides ; il est diffrent et il a d s'e xercer aussi sur des coxa diffremment constitus. L'involution du coxa, phnomne gnral chez les Isopodes, donc certainement amorc chez les lignes souches, s'est continu dans des sens divers chez les lignes drives. Quelles sont les causes efficientes de ces transformations Elles doivent t-re gnrales que leur rsultat et je pense, simple hypo thse de travail car cette n'a jamais t tudie, qu'il faut la chercher dans l'adaptation l a marche de tout le groupe des Isopodes dont les anctres taient nageurs (voir p. 119). C 'est cette cause gnrale qui a d'ailleurs galement (< dirig )) dans un seul sens les nombreuses transformations orthogntiques qu'on observe dans ce groupe Notons tout de suite, pour viter toute mprise, que les Isopodes actuels nageurs (Ex. : ne sont pas des formes primitives, mais des formes rcentes drives de lignes ambulatoires ; leur adaptation la nage est certainement secondaire. Et si beaucoup d 'autres Isopodes peuvent nager, c'est parce qu'ils savent utiliser dans ce but leur s plo podes, car leurs priopddes ont perdu depuis longtemps leur aptitude natatoire. et structure des articles du priopode primitif. L'tude comparative des priopodes des Asellides m'a amene a les priopodes III, et surtout IV, comme ayant conserv le plus de caractres palaogntiques : ; parmi les articles, c'est l e basis qui in'a paru avoir la forme et la structure la plus voisine de l 'originelle, car la forme et la structure des autres articles drivent manifestement de celles du basis ; elles peuvent sans difficult s'y << ramener)>, pour m'exprimer en langage thorique Examinons donc de plus prs ces basis des Asellides. Cet article joue un rle capital dans la mcanique des priopodes, ce

PAGE 353

1 }00 NOTES ET REVUE qui a provoqu un .grand qveloppemi:mt musculaire et une augmentation conscutive de longueur et de grosseur ; c'est le plus grand article 1 des priopodes ambulatoires Tous les basis sont aplatis dans le sens rostra-caudal (fig. 139), mais cet aplatissement, trs faible au IV, augmente paralllement avec l'inclinaison des priopodes vers le ct rostral ou caudal comme on peut le voir sur la srie de coupes transversales figure ici (fig 140). TQutesles formes diverses tinsi obtenues drivent donc d'une forme primitive voisine du losange rgulier. :Ou ct proximal, les basis s'amincissent d'abord en un col, puis s'vasent en une rgion terminale pourvue, sur son bord caudal, d'une encoche trs profonde qui s'articule avec l'apophyse articu laire du coxa ; tandis que le reste du bord proximal est runi au bord distal du coxa par une membrane articulaire tendue. L'articulation bas a coxale est donc une articulation << pivot >>, permettant .Jes mouvements les plus tendus en tous sens; c'est une adaptation au rle principal et spcial qu'elle doit tenir dans la mcanique du priopode, mais c'est une transf.ormation secondaire de l'articulation<< charnire>> ne mettant qu'un mouvement plus ou moins limit dans un seul plan, arti cul'tion qui est celle de toutes les autres articulations priopodiales, et qui devait suffire la mcanique plus simple du priopode trs pri mitif. D'ailleurs le rle actuel de l'articulation coxo-basale devait alors revenir l'articulation coxo-sternale ou praecoxale. Sur le col aminci du basis est le mince sillon circulaire que TSCHET-. WERIKOFF (1911, p. 427) a dcouvert qu'il interprte correctement comme l'endroit de moindre rsistance \ o se fa i t l'autotomie, mais dont il n'explique pas l origine. Cette disposition n'es t pas une<< noformation>>, mais, comme de coutume (v. p. 85), l'adaptation une fonction nou velle d'une disposition due une fonction diffrente. En effet cet endroit favorable 1 s'est mcaniquement form sur le pourtour de l'insertion des musCles flchisseurs. Quoiqu'il eh soit, ce s illon est une acquisition nogntique et ne fait pas partie de l'organisation primitive des article s Le bord distal du basi s e s t form par une duplicature saillante de la chitine, sauf du ct tergal o ce bord s'vase dans la direction proximale et ne possde qu'une duplicature chitineuse peu prononce Cette disposition est due la pression mcanique de l'ischium qui peut se rabattre le bs is, l'articulation ischia-basale tant une des articu-1 En r e mpl aant favorable par pr ad apt je d o nnera m a p e n s e un costume la mod e, nonls j o m c rendrais complice d'un dangereux s o phisme contre leql!el j'al protest le t\1121 P 210).

PAGE 354

E.-G, RAOOVITZA lOI lations principales et une adaptation ambulatoire. Mais le bord distal dans sa disposition primitive devait tre circulaire et bord d'un repli chitineux complet et saillant. Sut les latrales du basis s'ob servent quatre crtes longitu dinales formes par des duplicatures de la chitine qui, aux priopodes III etiV, sont presque quidistantes (fig 139et 140) et ainsi di sposes: 1. -Crte longitudinale tergale formant le bord tergal mme ; 2. -:-Crte longitudinale sternale formant le bord sternal mme ; ,3. Crte longitudinale rostrale au milieu de la face rostrale ; 4. Crte longitudinale caudale au de la face caudale ; Les crtes tergale et sternale sont plus dveloppes que les autres, mais toutes sont peu saillantes et s'attnuent vers les cts proximal et distal. Ces fotmations suivent les limites d'insertion des divers faisceaux ; elles sont la rsu:Itante de l'action mcanique ces muscles et elles subissent le de toutes les adaptations fonctionnelles 1 des prionites. L'augmentation, ou la diminution de puissance des faisceaux musculaires, entrane l'augmentation ou la diminution d'tendue des parois et un dplacement passif des comme leur involution quelquefois totale. Toute la morphologie des priopodes n'est donc que des modifications fonctim ; melles historiques de l'appendice et le rsultat direct des adaptations musculaires conscutives. Aux adaptations fonctionnelles des priopodes ro straux (l-Ill) et caudaux (V-VII) qui sont progressives et opposes partir du milieu du prion, vers les extrmits, correspondent donc des modifications des crtes ; je trouve inutile d les dcrire, car les figures 140 sont suffi samment explicites Mais de leur examen on peut dduire les conclu sions suivantes : A. -La structure et des crtes des priopodes les plus spcialiss drivent manifestement de la structme des crtes des prio podes III et IV et l'inverse est exclu, par consquent c'est bien ces prio podes << transversaux )) qui ont le mieux conserv l e s caractres ances traux. B.-Les faces les plus troitement en contact avec la du corps (rostrale du priopode I et caudales des priopodes V VII) ont subi l'involution' la plus complte des crtes et, comme on le verra, de lems phanres. C. _Les faces exposes aux frottement!> du monde ambiant (caudale

PAGE 355

NOTES ]pT REVUE du propode I et rostrales des priopodes V VII) ont conserv leurs crtes et leurs phanres. 1 D.-L'involution se manifeste d'abord par la des ranges de phanres, puis par l'effacement progressif des crtes correspon dantes et cette involution progresse partir des deux extrmits des crtes. E. Les sytmes de crtes et ranges de phanres rostral et cau dal, toujours lgrement dvis vers le bord sternal mme chez les formes les plus primitives, montrent la tendance orthogntique accent'uer fortement ce dplacement chez les formes drrives, de sorte qu'en gi,J.-1 ral les systmes sternal, et caudal forment un groupe.ment qui s'oppose au systme tergal. Les quatre crtes longitudinales sont flanques chacune d'une range de phan:res constitue par <;les soies de longueur et de force variables; et de tiges plus ou moins fortes. Ces ranges sont et bien fournies aux III et IV; elles subissent de s involutions paral lles celle des crtes, aux autres priopodes. Je n'insiste pas ici sur ces dtails qui seront mieux leur place dans la monographie des AseJ..lotes cavernicole en prparation ; ce qu'il importe de retenir, c'est que ces ranges de phanres sont des caractres aussi constants et fondamentaux de l'article primitif que les crtes. Je les dnomme de la mme faon que les crtes : l. Range longitudinale tergale ; 2. Range longitudinale ; 2. Range longitudinale rostrale ; 4. lo:pgitudinale caudale . Outre les cinq ranges de tiges simples, il existe sur le basis une range de tiges cilies, mieux dveloppe du ct proximal, mais tou jours situe le long du bord tergal et insre prs du flanc caudal de la crte tergale. les basis possdent cette range, mais plus ou moins fournie, sauf le I qui n'en possde pas trace; nanmoins, si cette garniture de sensitives spcialises est caractristique des basis, elle manque aux deux articles suivants et prend une forme sp ciale aux articles terminaux. En rsum, les caractres fondamentaux de l'article primitif sont les suivants : Plus long que large ; en forme de prisme losangique rgulier ; pourvu de quatre crtes longitudinales. une chaque arte ; muni de quatre ranges longitudinales de tiges, chacune une crte i avec un

PAGE 356

E.-G. RAOOVITZA 103 rebord chitineux continu au bord di s tal, et une range transversale de tige d long de ce bord. L'analyse de la structure des .autres articles du priopod montre qu'elle drive de cette organistion. Je ne veux pas reproduire ici !e dtail de cette tude, que j'ai faite sur plusiel}l's espces et gentes d'Asel lides, parce que ce serait trop long et parfaitement inutile ; ces dtails, qui ont une valeur taxonomique et phylogntique, seront publis ailleurs. Je vais me borner, e t ce sera suffisamment probant, analyser quel ques structures qui semblent infirmer, premire vue, mes conclusions et montrer qu'elles ne font que confirmer la rgle. A. -Le cas de l'lschium (fig. 138) Les crtes et ranges ster nale, rostrale et caudale sont peu dveloppes, et les rostrale et caudale sont rapproches de la sternale. Le bord tergal de l'articuiation est occup par deux crtes pourvues de leur range de tiges. Nous trouvons donc ici cinq systmes longitudinaux et non quatre, mais c'est une simple appa' renee, car en .ralit voici ce qui est arriv. Le bord tergal de l'article est trs large et son tiers proximal est occu p par une dpression oblique, emprl')inte mcanique du basis qtii peut se rabattre sur l'ischium trs fortement. Le mros peut s'y rabattre encore plus et il dprim mcaniquement les deux tiers distaux du bord tergal ischia!. Mais de ce ct, il y le bord distal avec s a crte et sa range de tiges ; ces formations furent refoules du ct proximal et forces de s'tirer en une vaste convexit La bordure de la dpression distale du bord tergal de l'ischiuni est donc co:Q.stitue par le bord distal de l'article ,et non par des plis de la paroi du bord tergal, comme c'est le cas pour la dpression proximale de ce bord. La range transversale distale de tiges (d) fait naturellement aussi le tour de la dpression distale terg le (d'), mais les quelques tiges qui se 1 trouvaient au sommet de la courbure, celles par consquent qui taient so'us la pression directe du bord tergal du mros rabattu, ont t crases ou refoules sur le ct; quoiqu'il en soit, la range de tige est interrom pue cet endroit, ce qui fait croire qu'on a affaire deux ranges dis tinctes Le vritable systme longitudinal tergal doit donc tre cherch au del du bord de la dpression distale, vers le ct proximal du bord tergal ischia!. C'est effectivement l, sur ce qui persiste du bord tergal

PAGE 357

104 NOTES ET REVUE aprs les deux compressions dcrites, qu'on le trouve sous la forme rudimentaire d'une maigre range unique (t) de faibles soies. B. -Le cas des carpos et propodos du priopode IV des r:1 ad. (RACOVITZA 1919, fig. 3, 9; 1919a, fig. 42-44; 1920, fig. 61; 1920 a, fig. 96 et fig. 141-142). Chez les formes qui possdent un crochet nuptial trs sp cialis, ces deux articles sont lgrement courbs ; leur ct sternal concave est occup par une dpres sion, en forme d'auge, avec les deux bords garnis ranges de soies dont la force et le nombre varie spcifiquement. Si l'on s'adresse Asellus communis Say (fig. 61), on trouve une range tergale normale et sur le bord rostral de la dpression une range de soies bien fournie ; mais son bord caudal ne porte qu'une soie isole ; sur la 'face rostrale on ne trouve que 1 3 soies isoles. Ces deux articles ne pos sdent donc que deux ranges longitudinales de phanres et quelques soies isoles dont il n'est pas possible de deviner la va1/11 FIG. 141-142. AseUus aquaticus L. r:J (12 mm.). Prlopode IV gau che vu par la face sternale ( x 80). 141 cnrpos ; 142 = propodos et dactylos ; c = range caudale ; d = r a nge distille ; 0 = ongle ; r = rnnge rostrnle ; elle est reprsente nu propodos pnr une seule sole ; s = rnnge sternnle ; elle est reprsente nu dnctylos pnr ln srie d' c pines dactyllennes ; z = talon, pine mo difie de ln rnnge distille. leur morphologique. Nous voil donc en face d'une << exception )} qui semble embarrassante. Elle ne l'est nullement en ralit, car si l'on s'adresse Asellus aqua ticus L. (fig. 3, _141 et 142) ou A coxalis peye1imhoffi Rac. (fig. 43-44) il est facile de constater que : 1. -La range de soie complte est la range sternale. Cette range

PAGE 358

E.-G. RACOVITZA 105 persiste toujours dans le crochet nuptial, mais la force de ses .compo santes varie 2. La soie isole du bord caudal de la dpression reprsente la range caudale qui, non seulement est souvent complte, mais chez A. meridianus Raco (fig 9) et formes affines, elle prend, au carpos, un dve loppement prpondrant et forme un <>puissant qui s'est annex aussi la tige voisine de la range distale ; au propodos, par contre, dans ce groupe, la range caudale .est plus ou moins involue. Ces diffrences donnent de bons caractres spcifiques : 3. La soie isole ( carpos) ou la range de 2-3 soies (propodos) de la face rostrale sont les rudiments d'une range rostrale primitive com plte. Les quatre ranges primitives, car l'identit de la range tergale n'est nulle part douteuse, se retrouvent donc mme sur ces articles trs sp cialiss. C. -Le cas du propodos des priopodes 1 (RACOVITZA 1919, fig. 2, 8 ; 1919a, fig. 13-15, 25-26, 39-41; 1920, fig.' 57-60; :i920a, fig. 92-95, 120-123 et fig. 143 147). Ce propodos forme la branche fixe d'une pince et il loge les trs puissants moteurs de la branche mobile, son dact. ylos. Sa forme s'est modifie en consquence ; elle est devenue massive, ellipsode, trs bombe sur les faces Cette forme s'accentue avec l'ge et elle s'exagre chez les d, De plus, le rabattement du dactylos a agi mcaniquement .sur le bord sternal pour y produire d'importantes modifications. Examinons maintennt ce qu'est devenue la de l'ar ticle adressons-nous, par exemple, un vieux d d' aquaticus (fig. 2). La range distale est bien fournie, mais sur sa ligne mdiane sternale elle prsente une solution de continuit, effet mcaruque normal du rabat tement du dactylos. La range tergale est sa place habit-qelle, mais lgrement dissocie cause de qu'a subi tout le bord t.ergal aussi. Mais les autres ranges ne sont plus identifiables. Le bord sternal de l'article se complique d'apophyses coniques (fig. 2) ou de formes varies (fig. 57-58), et se hrisse sur le tranchant de<< tiges ensiformes>> tandis que, de chaque ct, les faces rostrale et caudale sont couvertes, sur leur tier s sternal, d'un fouillis de poils, soies, tiges, de toutes tailles.

PAGE 359

106 NOTES ET REVUE Il semble impossible de <> ce chaos l'ordre simple et clair de la disposition considre par moi comme originelle. Pourtant on y arrive si, d'une part, OJl tudie les espces cavernicoles plus primitives, si l'on compare les <;? aux cJ et si l'on tient compte du dveloppement en se de jeunes divers stades. Je vais simple ment rsumer les rsultats de ces tudes comparatives. SrADE JEUNE. l. Chez les jeunes (fig. 143), le propodos I est trs 0 0 IQ 1 1 .0 1 J'. 1 10 0 1 :(Q) !l 1 1 1-o 1 1 O\ \ 0 ', 1 0 I.O\ c. 0 IE.O\ Il III. >'' o FIG. 149. AseUus aquaticus L. d jeune (6 mm.) Pro podos du priopode I gauche, vu par la face sternale, montrant la dls- trlbutlon des phanres. Pour l'explication des lettres .voir fig. t45. semblable aux autre.S ; il n'a pas encore subi sa << dformation professionnelle >>. Il est deux fois plus long que large, mince et son bord sternal est subdroit. Les deux tiers tergaux de l'article, qui contiennent l;:t musculature, sont cependant plus renfls que le tiers sternal dpourvu de muscu lature ; ces deux rgions sont dlimites par les crtes rostrale et cauda.Ie plus ou moins distinctes. 2 . Les ranges de phanres sont constitues chacune par une srie rgulire, unique, de soies et tiges peu diffrencies. 3. Les ranges rostrale (r) et caudale (c) sont situes gale distance du bord sternal, le long des crtes correspondantes, c'est--dire vers la limite du tiers sternal de la hauteur de l'articl. Elles se composent toujours d'un petit nombre (2-4) de soies minces et courtes, et elles ne s'ten dent pas au del des deux tiers proximaux de la longueur du propocios Comme la disposition dcrite se retrouve inva riable chez les adultes, quelles que soient le s transformations subies par les autres organites propodia.ux, je ne mentionnerais plus ces ranges rostrales et caudales. Leur identification n'offre jamais de difficults car, mme chez les espces les plus pilifres, il y a toujours une surface nue qUi les spare des soies de range sternale. 4 -La range sternale ($) est insre sur la crte sternale mme et s'tend sur toute sa longueur. Elle est divise par le rabattement oblique du dactylos (D) en deux sections d'ingale longueur et valeur morpho logique : la section proximale occupant environ un tiers et la section listale occupant environ deux tiers de la longueur totale du bord sternal. 5. -La section proximale se place contre la face rostrale du dactylos

PAGE 360

E.-G. RAOOVITZA 107 rabattu. Elle est par 4-5 phanres, dont gnralement 3 trs dvelopps que je nomme <<. phanres ensiformes )) (I-III), quoique chez les jeunes ils ne mritent encore ce nom, tant de simples tiges lgrement aplaties la base; les autres phanres sont de courtes et minces soies places du ct distal des \D. ,, phanres ensiformes. Les dimensions des phanres ensiformes dcroissent pro1 0 1 gressivement de la plus distale (no I) 0 la plus proximale (n III) et je ls d ?01 ;o numrote dans cet ordre. 1 1 6. La section distale se place 1 1 1 contre la face caudale du 1 1 x ,1 o @ 0 '1 X.IO 1 10 'o rabattu. Elle est forme par 5-6 soies dont une ou deux mdianes prennent un dveloppement de tiges plus ou moins fortes : la o les << tiges-guides )) (g), qui dirigent les mouvements du dactylos pendant le fonctionnement de la pince1 0 01 1 .rr. 1 @ .9' 7. Toutes les structures que l'on constate chez l'adulte ne sont que le dveloppement e t la complication des dispositions que je Viens de dcrire. Les Q adultes de quelques espces (Caecidotea stygia Pack, Asellus spelaeus Rac., etc.) sont restes a ce stade r. 0 0 0 0 1 1 1 0 1 1 r,:='tlPl o @ I. VI l J'C . 1 1 If . @; 1 J .@r 1 1 1 1 IV: @ o,/ 0 0 0 d'volution primitif. STADE FEMELLE (fig 14-15, 26, 41, 59-60, 95, 123 et fig. 144). Dans FIG. 144 .d.lelZUI aquaticus L Q (ll!rrn.) Pro podos du prlopode 1 gauche, vu par la face steruale, montrant la distributi on des phanres. Pour l'explication des lettres voir llg. 145. toutes les espces, la structure du propodos I Q est moins volue et spcialise chez les Q ad. que chez les d ad. ; c'est pourquoi j'intitule ce paragraphe << stade femelle )), mais je 1. Toute articulation charulre est pourvue de guides plus ou moins spcialiss qui empchent les foulures latrales. C'est gnralement la rang e distale de phanres qui fourult les matires premires n cessa ir e s la fabrication des guides : tiges puissantes ischiales, pines volumineuses carpnles, talon di stal d e s propodo s II VII, etc. Au propodos 1, la rang e sternale a pris secondair ement Je rOie de ln distale ; le d ac t y los est g uid dans sa course, par le fait qu'il glisse entre les deux sections de cette rang e. Ce nouve a u systme acqnlrt un ren forcement coidrable par la complication du bord sternal (apophyses, pointes, etc.) chez les adultes surtcut mD.les de certaines espces (fig. 2, 67). Je reviendrai a illeurs sur les guides des artlculatlon charnire car Ils prsentent de l Intrt pour la morpholognle gnrale des Crustacs. 3

PAGE 361

108 NOTES E'l' 1?-EVUJJJ m'empresse :de spcifier que ce nom ne peut convenir un vritable stade bien dtermin, car nOUS avons YU que des 9 de Certaines espces Sont encore au << stade jeune )) d'autres espces, et nous verrons que les d peuvent rester au << stade femelle )) chez quelques espces. Chaque espce constitue en ralit un stade voiutif spcial et, pour tre prcis, si l'oh parle de << stade )) vritable il faut ajouter le nom de l'espce. Mais comme je n'ai pas besoin de nombreux intermdiaires pour assoir ma dmonstration, je vais simplement dcrire le stade d'une 9 ad. de 11. mm. d'Asellus aquaticus (fig. 144). Les autres << stades )) seront dcrits dans le mmoire taxonomiqu en cours. 1. Le propodos a subi un commencement de << dformation profes sionnelle )) ; il ressemble mieux un a-rticle de pince, tant plus massif, et le contraste entre le tiers sternal mince et les deux tiers tergaux renfls est plus marqu. 2.-La section proximale de la sternale n'a pas subi de modi fications importantes. Les phanres ensiformes (I-IV) sont devenus des pines triangulaires considrables, mritant le nom d' << ensiformes )), mais ils occupent toujours le mme emplacement que chez le jeune et leur disposition par de grandeur est la mme : ils diminuent progressivement du ct proximal. Les deux, trois courtes soies distales de cette srie ont galement per sist, mais forment, du ct rostral du bord sternal, l'amorce d'une << range submarginale rostrale (rs) )). 3. La section distale de la range sternale est bien plus modifie ; l 'effet mcanique du rabattement du dactylos est plus puissant prs de la charnire, ce qui a produit des refoulements notables et une dissociation complte de la range primitive, avec Il).ultiplication conscutive des lments constitutifs. Le bord sternal mme est occup par des ranges d'cailles bord dentel, trs apparentes, mais qui ne sont que des cailles normales pi dermiques dont les caractres primitifs ont subi l'augmentation cons l'excitation provoque par le frottement de l'armature pineuse du bord sternal du dactylos. Ces cailles chez certaines espces (fig. 95, 123) arivent former des peignes. Les phanres de cette section distale ont t refouls du ct caudal ; leur nombre augment jusqu' li et leur range s'tend maintenant jusqu'!tu du troisime ensiforme, dpassant ainsi de beaucoup leur limite proximale primitive. Elles ont pris les dimensions

PAGE 362

E.-G. RAOOVIPZA 109 de tiges plus ou moins fortes et ont diffrenci une ou deux tiges-guides (g). Elles constituent mainte nant la << range submargi nale caudale princi[>ale (sc))). Entre la range subma,r ginale caudale et le bord ster nal actuel s'tend maintenant un s pace plus ou moins tendu que je nomme<< aire caudale,> et qui chez les Q est gnra lement nu. Chez le type que nous avons choisi, trois des soies de la range submar ginale caudale sont plus minces et elles sortent plus ou moins de l'alignement, montrant la tendance for mer une nouvelle range doublant la premire vers le bord sternal (fig. 144 x). Cette disposition, pcine amorce ici, prendra chez les cJ de certaines espces un grand dveloppement et don nera naissance aux << ran ges submarginales caudales secondaires)). STADE MALE (fig. 2 8, 13, 25, 39-40, 57-58 92-94, 120 121 et fig. 145-147). -'Au sujet du titre de ce para graphe j'ai les obser vations faire que pour le prcdent et j'y renvoie. Au li e u de dcrire plusieurs ca s d ans l'ordre de complication croiss a nte, je vais galement .D. 1 d. Yco 1 0 ,o.o o' 1 0 0 (0 o' ,oo o' loo@ 01 1 0 ,oo@ 0 0 6 0 8.1 0@ J 'C.' 0 'O 0 0 1 0@ 0 1 0 0 0 0 10 @ l'r. o 10 0 0 1 0 0 .. 0 c. 1 1 @ r. \ 0 JI. 1 1 0 f(f ()\ 1 \ 1 IV @ \ 1 Fio. 14 5 eUus aquaticul L cJ (12 mm.) Propodos du prlo pode I ga u c he, v u par l a fa ce sternale, montrant la dis tribution des phanres. c = range cauda l e ; D = position du dactylos quand la pince est f e rm e ; d = range distale ; e = c r te chiti neuse occupant chez l e cJ ad., les dell..'< tiers distaux du bor d sternal ; g = tige-guide ; r = range rostr ale ; s = range sternale s impl e et continue du jeune; sr = range submarglnale r ostra le, subdivision de la range sterna l e ; s c = r ange submarglnale caudale, subdivision d e la ran ge sterna le, montrant, c hez l a Q, par les soles z l a tendance un e dissoc i atio n ultrieure i sc" = rang e s ub marglnale caudal e p ri ncipa l e des cJ, h omo lo gue de l a B c l : sc" =ranges submarglna les cauda les secondai res des cJ amorces c h e z la l par les soles :z: ; I-IV les p hanres ensiformes Les I nsert ions des so les sont Indiques par un contour sim pl e celles des tiges et pines par un double trait.

PAGE 363

110 NOTES ET REVUE me borner dcrire un type des plus compliqus, celui que prsente un vieux ct d'Asellus aquaticus L. de 12 mm. 1. -Le propodos montre une considrable << dformation profes sionnelle )) ; les parois de l'article sont trs fortement b.ombes pour pouvoir loger une masse musculaire dont le volume est tellement sup rieur celui ds Q qu'il ne peut tre expliqu que par uri rle suppl; mentaire que jouerait la pince ct et qui serait en rapport avec les comportements gnitaux ce sexe. Il va sans dire que le contraste entre le tiers sternal mince et les deu)l: tiers contenant la muscula ture est t.rs marqu et que les crtes de !lparation sont trs dve loppes. 2. -La rgion sternale proximale s'tire en une forte << apophyse propodiale gnitale)), qui n'est que l'aboutissant de l'volution de l'bauche qu'on observe chez les Q et mme, peine indique, chez les jeunes, et qui est en rapport avec la formation et le dveloppement des phan res ensiformes qui s'y insrent. Cette modification du bord proximal reste peine indique dans certaines lignes (fig. 85) ; elle se compli que, au contraire, dans certaines autres (fig. 57-58, 120-121}, comme on le plus loin (v. p. 111). 3. -La section proximale de la range sternale s'est modifie nota blement (fig. 145}. Les phanres ensiforntes (I-III); par de leur base, ont acquis forme typique de << ensis )>, de glaive, mais, quoiqu'insrs sur l'apophyse propodiale, ils occupent << morphologiquement )) la mme place et se succdent dans le mme ordre de grandeur. L'amorce de range submarginale rostrale, si rduite chez la c;;/J est devenueunelongue range soiesetdetiges(sr); elle dbute du ct proximal au mme endroit : le niveau du plus grarid phanre ensiforme (a.uquel j'attribue le .no 1}, mais elle aboutit prs du bord distal. Cette range, qui. peut tre peu fournie (fig 92}, est toujours unique mme chez les formes trs stifres ou volues (fig. 8, 58}; chez ces dernires (fig. 58) il se manifeste une tendance la dissociation. Elle peut aussi se prolonger du ct proximal (fig. 146, sr). L'aire ro'strale, qui est la plus troite, est toujours nue, c'est--dire dpourvue de phanres. 4. -La section distale de la ra:J:lge sternale a subi les modifications les plus profondes.

PAGE 364

E.-G. RAOOVITZA Ill Au bord sternal mme la range d'caille de la est remplace par une large lame chitineuse lisse et tranchante (e). Cette structure est cer tainement secondaire et rsulte de la fusion complte des lments d'une range primitive d'cailles, car on trouve des stades intermdiaires (fig. 25, 8) qui montrent comment les cailles pectines originelles aug mentent de taille, arrondissent de 1 plus en plus leurs angles et leurs dents, se soudent en conservant des traces de leurs anciennes limites (fig 147) et se transforment. enfin en une baguette amorphe. Cette rgion du bord sternal su bit encore d'autres vicissitudes chez certaines formes trs spcialises (fig. 57-58, 120-121). Son coin distal, toujours un peu saillant, devient trspromineht (fig. 120-121) et cette apophyse, prenant de 1 grandes pro portions, entrane le reste du bord, de sorte qu'on arrive avoir une vaste expansion sternale lamellaire (fig. 57-58) dont l'angle proximal est form par l'apophyse propodiale proximale et l'angle distal par cette nouvelle apophyse. Par contre, dans d'autres lignes (Caeci dothea), entre l'apo physe distale et la proximale, il se forme encore une mdiane. La range << submarginale cau dale principale t> (sc') n'a pas subi de changements notables : elle est res te sauf du ct proximal Ox .. 0 0 a 0 0 !'.(\ 0
PAGE 365

112 NOTES ET REVUE cette espce il n'y a pas de tige-guide nettement spcialise, mais chez Asellus cavaticus Schiidte (fig. 146) il en a deux mdianes (g), chez A. coxalis (fig. 25) il: y el). a une, etc., car cette spcialisation varie spcifiquement. . L'aire caudale est tantt nu comme chez Oaecidothea, Mancasellus (fig. 93, 121), Asellus spelaeus Rac., etc., les propodos d de ces espces se trouvant encore au stade Q tantt plus ou moins stifre. Chez 'FIG. 147. AsellU8 banyuknsi8 Raco. d (8,5 mm.). Rgion proxim a le du bord sternal du propodos du perlopode 1 droit occ\lpe p a r les pha nres ensiformes (1IV), avec les catlles mame llonnes(e) du bord sternal et les soles les plus proximales ile ia range submarglnale ros tral e ( sr) ( x 294). A. aquaticus (fig. 145), les soies sont trs nom breuses, mai s elles s'arrtent la hauteur des phanres ensiformes I et sont insres trs rgu lirement en deux << ranges submarginales cau dales secondaires )), (sc") Chez A. meridianus et formes affines (fig. 13, 25, 40), cette range com mence par 'tre linique mais (fig. 40), puis double seulement dans la rgion mdiane (fig. 25), enfin double mais irrgulire toute sa longueur (fig 13). Chez A. communis (fig. 57), par suite de l'tirement subi par le bord sternal, on constate que la range submarginale cau dale principale est reste en place mais s'est ddouble sur presque toute sa longueur que les ran gf:lS submargiii.ales caudales secondaires ont et avec le bord et sont actuellement spares de la principale par un large espace nu. Des exemples pour montrer comment la structure primitive se complique, J?lais aussi comment, vec une bonne mthode, on arrive toujours mettre de(< l'ordre )) dans le chws en apparence le plus inex tricable, car le << chaos )) est toujours une sctetion de la cervelle humiLine et non un tat de la nature De cette longue analyse de la structure du propodos I nous pouvons

PAGE 366

E.-G. RAOOVITZA 113 extraire l'aphorisme suivant, dont l'importance, pour la thorie .comme pour la pratique, sera dmontre plus tard. << La disposition fondamentale des phanres la surface des appen dices est la range linaire. L'volution progressive de cette disposi tion primitive s'annonce par la sortie des rangs de certains lments ; l'interpolation de nouveaux lments entre ces jalons achve le ddou_ blement de la range originelle. Ces deux ranges peuvep.t donner de la mme faon des ranges nouvelles, et ail}si de suite. La multiplication des ranges primitives est due 'un largissement mcanique de la carapace support, avec multiplication conscutive des lments pidermiques qui la secrtent, et cet largissement est provoqu par l'augmentation de volume du contenu. )) D. -Le cas du Dactylos (RACOVITZA 1919, fig. 2, 3, 8, 9 ; 1919 a, fig. 15, 26, 39, 41, 42 ; 1920, fig. 58, 59, 61; 1920a, 92 97, 120, 122 124 et fig. 148-151). L'analyse de la structure de cet article va nous fournir des donnes morphogniques tout fait inattendues mais, avant de la dcrire sur un exemple concret, quelques remarques prlim:nairef : sont ncessaires. Le dactylos est l'article terminal et il a toujours occup cette posi tion, par consquent, au moins dans son extrmit distale, sa structure doit diffrer de celle des autres articles. Il ne peut avoir ni<< crte distale )) ni range distale transversale de phanres. Dans la progression ambulatoire le rle de l'article terminal e s t trn important ; c'est lui qui est plus directement et plus constamment en contact avec les obstacles du monde extrieur." J'en conclus que le dactylos des priopodes ambulatoires a d subir des adaptations trs profondes qui l'ont fortement diffrenci des _autres articles. Si<< par hasard>> la progression ambulatoire est une adaptation secon daire des lignes souches des Isopodes, ies dactylos des priopodes ambulatoire::; seront les plus spciilliss, et c'est chez les dactylos des priopodes non ambulatoires qu'on aura le plus de chance de trouver les traces les plus nombreuses des organisations primitives. Ceci pos, procdons l'analyse, en partant d'un exemple concret, As. aquaticus par exemple (fig. 2, 3, 142, 148). l. -Les dactylos << ambulatoires )) sont des articles grles, plus courts que tous les autres, augmentant de longueur absolue du priopode II au VII (en mme temps que les .autres articles), Jlll!l.is non de longueur

PAGE 367

114 NOTES ET REVUE proportionnelle. Leur section transversale est_ subtriangulaire, sommet tergal et base 2. Ces dactylos portent les phanres suivants : a) Une range longitudina;le de quelques tiges cylindroconiques sur le bord tergal. Cette range est peu fournie (3-4 tiges) ; elle n'occupe que la moiti distale du bord, et les tiges s'insrent le plus souvent non sur le bord mme mais ct, sur la face caudale. b) Une range longitudinale de quelques << pines dactyliennes ,> (fig. 141) sur le milieu dubord sternal. Cette range commence en arrire FIG. 148 .A&eUus aquaticUB L. cJ (12 mm. ) Rgion distale du dactylos du prlopode I gauche, face caudale (x220). (Pour l'expllcatlon des lettres, voir fig. 150 ) de l'ongle et se termine avant d'arriver au bord proximal, laissant ainsi une longueur de bord nue. Les pines ne diffrent pas des autres pines des priopodes : ce sont des tiges spcialises. c) Un groupe (fig. 148 et _151 od), form par une tige cilie et une longue soie, qui s'insre une certaine distance de la base de l'ongle, sur la face rostrale, prs le bord tergal. Depuis longtemps je dsigne ce complexe d'organites sous le nom d'<< organe dactylien >>. d) Une longue tige (l) cylindroconique plus ou moins aplatie, insre trs prs de la base de l'ongle, sur la face caudale, un peu au-dessus du bord sternal. Depuis longtemps je dcris cet organite sous le nom de lanire )), e) Un ongle (0) conique, lgrement recourb, bord tergal convexe et sternal concave, non articul mais simplement limit par un sillon circulaire. Un second sillon circtilaire, trs lger, est visible au dbut du

PAGE 368

E.-G. RAOOVITZA 115 premier tiers proximal; c'est le stigmate produit l'endroit o se replie la paroi pendant le dveloppement et la mue. L'ongle forme le sommet normal de l'article tant au point de vue fonctionnel qu'au point de vue morphologique actuel. 3. -L'article que nous venons de dcrire, avec sa forme spciale et ses organites particuliers, avec ses deux seules ranges longitudinales de phanres, est si diffrent des autres articles qu'il semble bien que ma conception de l' << article primitif )) reoit un coup mortel. C'est bien ce que j'ai cru moi-mme quand je me suis trouv, au dbuh en!face de problme. En ralit il n'en est rien; l'analyse des faits apporte iune des plus lgantes et instructives con. firmations de ma manire de voir. 4. -La range a du bord tergal est bien la range longitu dinale tergale, car nous allons retrouver les trois autres concen tres prs du bord sternal. 5. -La range b d'pines dactyliennes est bien la range longitudinale sternale, car nous allonS trouver de chaque ct les ranges latrales typiques. FIG. 149. Aadlus meridianus Rac o d (8,5 mm.). Rgion distale du dactylos du p rlopode 1 gauche, face caudale ( x 220). (Pour l'explication des lettres voir fig. 150). 6. -La range longitudinale rostrale manque, alix dactylos des priopodes ambulatoires, toujours et compltement du moins chez les espces que j'ai tudies, mais elle a persist plus ou moins complte aux dactylos des priopodes I de Mancasellus macrurus GARM (fig. 120, 123) o elle est forme chez les Q de 4-5, et chez les d de 5-6, soies de taille moyenne et normale. 7. -La range longitudinale caudale a t plus gnralement con serve, au moins sous forme rudimentaire ; aux dactylos des priopodes I a et IV d elle est mieux reprsente et mme quelquefois complte. Chez Mari-casellus macrurus GARM. elle possde 7-8 longues soies chez les a et 4-5 chez les aux priopodes I et est trs loigne du bord sternal, ce qui reprsente un stade voisin du primitif. Chez Asellus aqua ticus L. elle possde 6-7 soies normales aux priopodes I d et 9, mais elle est trs rapproche bord sternai'; les soies s'insrent entre les

PAGE 369

116 NOTES ET REVUE epmes dactyliennes et trs prs de leur bord proximal. La figure 42 montre que cette range peut tre complte mme au dactylos des prio podes IV des cr ad. d'A. coxalis peyermihof!i. Je n'insiste pas. Mais la figure 148 montre aussi que la
PAGE 370

E.-G. RAOOVITZA 117 mme avoir une range rostrale bien dveloppe ; aux deux, les pha nres sont, en gnral, plus nombreux dans chaque srie. Ces dactylos prsentent donc un certain :nombre de caractres traux qui ont. disparus chez les ambulatoires ; la cause principale de cette disparition doit tre cherche dans le considrable raccourcisse ment que produit sur l'article terminal une adaptation ambulatoire trs intense. Nous avons vu aussi (v. p. 89) que la pince, chez les Isopodes, est l'adapatation secondaire d'un priopode primitivement ambulatoire et cela semble incompatible avec les conclusions de plus haut, mais ce ne l'est pas du tout. Tous les dactylos ambulatoires taient primitivement allongs et pourvus, dans chaque ligne, des quatre ranges longi tudinales se trouvant peu vrs au mme stade de trans formation qu'on constate sur les dactylos I. A ce moment a commenc, dans chaque ligne, l'adaptation des priopodes I la fonction prhensile, adapta tion qui a maintenu ou augment la longueur des dactylos et permis ou favoris le dveloppement des phanres Mais l'adaptation des prio podes ambulatoires a continu orthogntiquement, raccourcissant pro gressivement le dactylos et amenant l'involution actuelle des ranges de phanres. Ces considrations nous permettent de trouver pour chaque ligne la << date )) du commencement de la spcialisation prhensile de leurs priopodes, donne trs importante pour leur histoire. Elles permettent galement de constater que le crochet nuptial a t acquis chez le!:l Asel lides longtemps aprs la pince, confirmation d'un.e vrit que dmontre galement la phylognie du groupe. 9. -La structure de l'article terminal d'un appendice ne peup pas tre la mme que celle d'un article intermdiaire ; cela est vident et c 'est avec cette ide a prior.i que nous avons poursuivi notre analyse. Nous sommes arriv cependant au rsultat inattendu, qu'en ce qui concerne le corps du dactylos, l'organisation primitive tait exactement s emblale celle des autres articles. n nous reste' examiner maintenant quelle est la valeur morphologique du sommet actuel de l'article et ce que c'est au juste que l'organe lactylien. 10. -Le sommet de l article est constitu par l'ongle, qu'il ne suffit pas de baptiser << stylopodite )) pour lever au rang d'article (v. p. 94) ; il faut encore dmontrer qu'il a droit historiquement ce titre nobiliaire. Malgr la haute comptence des hraldistes parti-

PAGE 371

118 NOTES ET REVUE sans je dnie formellement l'authenticit des titres de noblesse de leur client. Chez les Isopodes, qui sont au point de vue qui nous intresse un stade trs primitif, il ne peut y avoir doute ou mmehsitation : l'ongle n'est qu'une pine dactylienne plus grande que les autres. Exarn!nez l'ongle d'un Asellus aquaticus par exemple (fig. 148) et constatez cette identit de structure et l'absence de musculature, vaisseaux, cavit gnrale, etc., en un mot : qui revient un articl ,e. Examinez aussi les rapports soies de la range caudale ave c le s pines dactyliennes, et vous ve r rez que les rapports de la (( lanire Fra. 161 cavatictu Sch!Odte cf (8 mm. ). Organe dactyllen du p r lopode 1 unguale & avec l'ongle sont exac tement les mmes (fig. 148 et 150). Mais il y a mieux. Les pines dactyliennes di minuent progressivement de droit (x1450). grandeur vers le ct proximal. La plus distale est donc la plus gTande, et il y a plus de diff rence de taille entre cette premire et la second e qu'entre les autres entre elles. La premire pine est gnr a lement trs d e l'ongle, et l'espace qui 1!1 spare de la seconde est plus large que celui qui entre elles les autres pines. Ces tendances, trs communes dans certain es lign es d' As e llid es, s'accentuent chez Mancasellus macruru s GARM. (fig. 120-124) et, c h e z Mancaselht8 tenax SMITH (fig. 92-97), elles arrivent au stade d'un vritable dactylos biongul, comme chez Janira, Jaera et autres Asellotes. Or, l e nouv el<< ongl e.,> po s sde ex acte m ent l e mme as pe c t e t l a m m e structure que l'ancien. Son volution orthogntique, depuis l s t a d e <, peut non seulement se suivre dans les lign es, m a i s chez le mme individu, car la transformation se manife s t e progressi vement ver s le ct rostral, le dactylos VII t!_ant encore au stade pine tandis que le II est dj au stade ongle. Mais si l'ongle n'est en ralit que la tige la plus di s tale de la range longitudinale sternale, il en rsulte q'elle a due tre primitivement situe

PAGE 372

E.-G . RAOOVITZA 119 au bord sternal, et que sa: situation au sommet de l'article est secondaire et manifestement une adaptation la progression ambula toire. Et comme je ne crois pas aux (1 migrations indpendantes )> des organites; pas plus qu'au fameux <1 concombre balladenr )> de Maupas sant,, j'en ai conclu que tout le sommet actuel tait primitivement sternal. Mais alors qu'es t devenu le sommet originel 1 Peut-on le retrouver, recons tituer sa structure et se rendre compte de sa signification morphologique 1 Je puis rpondre affirmativement toutes ces questions. ll. -Le sommet primitif du dactylos se trouve actuellement la base de l'ongle, prs le bord tergal et sur la face rostrale, et son empla cement est signal-e par son appareil stigre terminal, l'organe dacty lien t. Les efforts mcaniques mis en uvre par l'exercice progressivement accentu de la progression ambulatoire Oiit utilis ncessairement, comme principal outil d'accrochage, le phanre le plus distal de la range sternale. Au fur et mesure que ce phanre se transformait en ongle, le sommet tait de plus en plus refoul mcaniquement du ct tergal, et une dissi mtrie primitive le fit <1 verser )> du ct rostral. L'action mcanique s'exera directement sur les tissus, mais son effet ne se fixa giquement que par la diffrence d'accroissement conscutive des parois, cela va sans dire. Quoiqu'il en soit, l'involution de la rgion refoule s'opra comme d'habitude progressivement et, finalement, ce qui, sui vant la rgle, persista de tout le systme, c'est la garniture de phanres, une tige cilie flanque d'une longue soie. Semblable garniture de phanres se trouve la pointe extrme de tous les appendices de Crustacs qui ne sont pas vous de par leur fonc tion au heurt brutal et continuel contre des corps durs. C'est le cas des appendices natatoires, et c'est bien cette fonction natatoire que au priopode nes lignes ancestrales des Isopodes. Cette constatation est satisfaisante, car nous avons vu que le prio pode primitif devait tre constitu par au moins 8 articles trs semblables entr'eux tous les points de vue; or les caractres de multi-articulation et de homodynamie des parties ne conviennent bien qu' une palette natatoire. Nous tenons maintenant la vritable signification de l'organE' dac tylien et nous avons l'explication de la situation si insolite. Depuis lointaine de sa dcouverte, je le mentionne dans toutes mes diagnoses d'Isopodes et je le signale comme organite fondamental sans

PAGE 373

NOPES E'l' REVUE relche, d'ailleurs vainement, car les carcinologistes ne veulent pas m'en tendre. C'est pourtant, on me l'accordera maintenant, un des plus remarquables exemples rudimentaire qu'on puisse citer en zoologie. Postface. -Si je termine ici ma << Note n 11 >>, ce n'est pas que le sujet soit puis, c'est parce qu'elle est dj trop longue et parce que le matriel de dmonstration publi n'est plus assez complet pour tayer mes autres gnralisations. Les descriptions si minutieuses, et les dessins si nombreux et si dtaills, que j'ai publis prcdemment ne sont, en effet, que les lments de preuves que je srie pour tablir mes gnralisations, les << notes >> avec lesquelles je compose mes << symphonies >> morpholo. giques. Et je tiens ce que chacun puisse tre juge de la valeur de ces lments. Dans cette <>j'ai voulu tablir que : l. Le priopode primitif des Isopodes tait form par huit articles au moins: praecoxa, coxa, basis, ischium, m ros, carpos, propodos, dactylos. 2. -Les articles primitifs taient sub-semblables; ils avaient la forme d'un prisme losangique et portaient cinq crtes longes par une range de phanres : la transversale distale et le s quatre longitudinales : les tergale, sternale, rostrale et caudale. 3. Le dactylos, article terminal, avait l'apex, au lieu de range distale, l'habituel faisceau terminal sensitif des appendices natatoires, l'a.ctuel << organe dactylieh >>. 4 -L'ongle, l'lment le plus distal d(lla range sternale de phanres, n'est devenu l'apex du priopode que lorsque les lignes nageuses ont pris des habitudes marcheuses 1 Ces gnralisations ainsi que les autres lioolles dans cette << Note >>, ont t surtout tayes par de s exemples pris chez les Asellides ; il maintenant prouver qu'elles s'appliquent tous .les Isopodes et aux autres Crustacs. Cette dmonstration fera l'objet de << Notes l> ultrieures 1 On a soute nu au ss i l' o pini o n exacte m ent contra ir e c 'cst dlr e qu e !a rame n atatoire b!ram e, nombr e ux artic les h o m o d y namcs, d riv e du p r l o p o de ambulatl o r c unlr me, arti c les m o in s n o mbr e ux e t h t r o dynam e s Cett e c onc e ption e xp ose par llORNER (1903) v a l' e n c ontr e d e tout ce que l' o n sait d e certain s ur le s modalits d e l' vo lution e t h eurte c s impl e b o n se n s Ell e m o ntre par un ex e mpl e ab absu rdo quoi ris qu ent d 'aboutir des tude s phylog n tique s c t m o rph o g n tlques faites a v ec des t y p es c t e mbra ssant de s g rands groupes c o mme les Articul s ou leurs gr a ndes divi s i o n s avant qu e n o u s ayons di s position l e s tude s }Jr llmln n lrcs Indi s p e n s a bles faites sur des lignes homog
PAGE 374

E.-G. RAOOVITZA 121 INDEX BIBLIOGRAPHIQUE 1888. BATE C. SPENCE. Report on the Crustacea macrura. (Re p. Challenger , Zool., t. 2(., 90+%2 p., 157 pl.) 1914. BATESON (W.). Adress of the president of the britishAss. for the ad v. of Science, Melbourne and Sydney. (Science, New-York, NS Vol. XL, No 1026, p. 286-302, N 1027, .P 319-332.) 1922. BATESON (W.). Evolutionary faith and modern doubts. (Science, New-York NS. Vol. LV, N H12, p. 55-61.} 1888. BoAs (J.-E.-V.). Studien ber die Verwandtschaftsbeziehungen der Malakos traken. (Morphol. Jahrb., t. 8, p. (.85-579, pl. 21-2(..) 1903. BoRNER (C.). Die Beingliederung der Arthropoden; 3-te Mith e ilung. Die Cheli ceraten, Pantopoden und Crustaceen betrefTend. (Sitz -Ber Ges. natur forsch. Freunde, Berlin, Jahrg 1903, N 7, p. 292-3U, pl. 1-7.) 1919. CouTIRE (H.). Sur la morphologie du membre des Crustacs. (C. R. Ac. Sc. Paris; t. 168, p. 1062-106(..) : 1893. HANSEN (H.-J.). Zur Morphologie der Gliedmassen und Mundtheile bei Crus taceen und Insect en. (Zool. Anz., Leipzig, Bd. 16, p 193-198, 201-212.) 1895. HANSEN (H.-J.) Isopoden, Cmnaceen und Stomatopoden d e r Plankton Expedition. (Ergebn. Plankton. Exp. Humboldt Siift Bd. II, G c., 105 p 8 pl.) 1903. HANSEN (H.-J.). The deep-s e a Isopod Anuropus branchiatus Bedd. and sorne remarks on Bathynomus giganteus A. M.-Edw. (Journ. Linn. Soc. London, Zool., vol. 29, p. 12-25, pl. q 1880. HuxLEY (T.-H.). L'Ecrevisse, introduction l'tude de la Zoologie. (Bibl. Sc. internat. Paris, t. 36, 260 p., 82 fig.). 1901. JAEKEL (0.). Ueber di e Organisation der Trilobil e n, Theil 1. (Zeitsch. d. Deuts chen Geol. ges. Berlin, t. 53, p. 133-171, 31 fig., pl. IVVI.) 1913. KAULBERZ (G.-J.-V.). Biologische Beobachtungen an Asellus aquaticus n ebst einige Bemerkungen ber Gammarus und Niphargus. (Zool. Jahrb. Je11.a Abth. Allg. Zool. Phys., t. 33, p. 287-260, 13 fig. pl. 11-12.) 1834. MILNE EnwARDS (H.) Histoire naturelle des Crustacs. (Paris, Roret, t. 1.) 1851.. MILNE EnwARDS (H.). Obs e rvation sur le squel ette tgumentaire des Crus tacs dcapod e s et sur la !UOrphologie de c e s Animaux. (Ann. Sc. Nat. Paris Zool. [3], t. 16, p . 221-291, pl. 8-11.) 1891. NusBAUM (J.). Zur Morphologie der Isopoden1sse (Biol. Centrblt. L e ipzig, t. 11, nos 12-13, p. 353-356, fig. 1-2.) 1896. RACOVITZA Le lobe c phalique et l'enc phal e d e s Annlides polychtes (Anatomie, Morphologie, Histologie). (Arch. de ZooZ. exp. Paris [3], t. p. 133-3(.3, 9 fig., pl. I-V ) 1907. RACOVITZA (E.-G.). Isopodes terrestres {1f8 srie). Blospeologlca IV. (Arch. de exp: Paris[(.], t. 7, p. 145-225, pl. 10 -20.) 1

PAGE 375

122 NOTES ET REVUE 1908. RACOVITZA (E.-G.). Isopodes terrestres (28 srie). Bfospeologlca IX. (Arch. de Zool exp. Paris [4], t. 9, p. 239-415, 17 fig. pl. 4-23.) 1910. RACOVITZA (E.-G.). Sphromiens (1re srie) et revisjon d e s Monolistrini (Iso podes sphromiens) Bfospeologlca XIII. (Arch. de Zool. exp. Paris [5], t. 4, p. 625-758, 10 fig. pl. 18-31.) 1912 (E.-G.). Cirolanides (1re srie). Blospeologlca XXVII. (Arch. de Zool. exp. Paris [5], t. 10, p. 203-329, 8 fig., pl. 15-28.) 1919. RAcoviTZA (E.-G .). Notes sur les Isopodes. -1 Asellus aquaticus auct. est une err e ur taxonom i que -2. Asellus aquaticus L. et A. meridianus n. sp. (Arch. de Zool. exp. Paris, t. 58, Notes et R e vue, n 2, p. 31. 43, fig. 1 12.) 1919 a. RAcoviTZA (E.-G.) Not e s sur les Isopod es. -3. Asellus banyuiensis n. sp 4. A. coxalis Dollfus. -5. A. coxalis peyerimh.offi n. subsp (Arh. de Zool. exp Paris, t. 58, Notes et Revue, n 3, p. 49-77, fig. 13-51.) 1920. RACOVITZA (E.-G.). Notes sur les Isopodes. -6. Asellus communis Say. -7. Les plopodes I et II des Asellides; morphologi e et dveloppement. (Arch : de Zool. exp Paris t. 58, Not e s et Revue, n 4, p. 79-115, fig. 52-84 ) 1920 a. RA.coVITZA (E.-G .). Notes sur les Isopodes. -8. Mancasellus tenax (Smith). 9 Mancasellus macrurus Garman (Arch. de Zool. ex'p., Paris, t. 59, Notes et Revue no 2, p. 28-66, fig. 85-ta3.) 1922. RAcoVITZA (E.G.) Description de trois Asellus (Isopodes) cavernicoles nou veaux (Note prliminaire) (Bull. Soc. des Sciences de Cluj, t. 1, n 3, p. 401410, 9 fig.). 1911. TscHETWERIKOFF (S.). Beitrlige sur Anatomie der Wasserassel. (Asellus aqua ticus L .). (Bull. Soc. natural. Moscou, N. S. t. 24, p : 377-509, 3 fig., pl. 7-8.) 1922. WAHRBERG (R.) Terrestre Isopoden alis Australien. Results of br. E. Mjberg's swedish scient exp. to Australia 1910-1913, n 30. (Arki11. for Zool Uppsala, t. 15, n 1, 298 p., 78 fig.) 1920. UNWIN (E.-E.). Notes on the reJ>roduction of Asellus aquaticus. (The Journ. Linn. soc. London, t 34, no 228, p. 335, pl. 25-26 )

PAGE 376

15 R. JEANNEL LES CHOLEVA DE L'ITALIE (COLEOPT. SILPHIDAE). 15

PAGE 377

Estratto dai Bollettino della Societ Italiana Anno LV, N. 3, 16 Marzo 1923 LES CHOLEVA DE L'ITALIE (COLEOPT. SILPHIDAE) par le Dr. jEANNEL Des recherches rcentes m'ont montr que le genre Ckoleva Latr. devait tre revis (r) et que, sous des apparences ext rieures assez semblables, on confondait des espces bien diff rentes par leurs caractres sexuels. Il n'est donc pas possible de faire tat sans contrle des diverses citations de Ckoleva d'Italie que l'on trouve dans les Catalogues rgionaux et les Faunes et qui sont la plupart du temps inexactes, pour cause d'illgitill)es identifications des espces. Aussi me semble-t-il utile de donner ici une premire liste des espces italiennes revises. Les matriaux; que j'ai eu sous les yeux provien nent pour la plupart de MM. A. Dodero, A. et F. Solari, A. Andreini, C. Menozzi, auxquels j'adresse mes vifs remer cments pour avoir bien voulu me les communiquer. Une revision gnrale du genre paratra d'ici peu dans l'Abeille Elle sera accompagne d'une tude phylognique de l'organe copulateur mle et femelle des Choleva et suivie d'un essai sur la dispersion du groupe en Europe pendant la fin du Tertiaire. On trouvera donc dans cette revision le d veloppement dtaill des quelques ides gnrales que je me contenterai d'indiquer ici brivement. Ch. (Cholevopsis) gargano na Reitter, r 9 r 3, Wiener ent. Ztg., XXXII, p. 214. -Le type provient du monte Pagano, dans les Abruzzes mridionales, et non du monte Gargano, comme Reitter l'a crit par erreur. Le seul exemplaire connu est un mle. Cette espce est trs caractrise, mais se rattache sans aucun doute la ligne du vrai Ch. spadicea Sturm. (1) R. ] E ANNEL Deux C!to/eva nouveaux de france (Bull Soc. ent. Fr., 1922, p>g. 24-) Sur les ClwZ.va des les Britanniques (1. c .. p. 49-so) Biospeologica XLVIII, Si/pkidac Cafo/>inae, avec une tude phylog6nique et palogographique de la sons-famille .. (Arch. Zoo!. exp. et gn. Paris, t, 61 (1922), tgB, 117 fig, texte)

PAGE 378

Le Ch; spatllce s trouve en-Bosnie, dans le Alpd orientales, les Riesehgebirge et ies Carpathes. Je n'en ai pas vu d'exemplaire authentique d'Italie et les citations de Pro vence se rapportent urle tute autre e!ipGe, appartenant mme un group bian diffrent Ch. (s. str.) agilis Illiger, 1798, Verz. Kaf. Preuss., p. 88. !stria: de Trieste L'spc st encore cite d Pimoht par F. Baudi, et M . D o dero m'crit qu'il eh possd 2 d' pris par le :Dr. Andreini l'entre de la dite Foran di Landri de / Pres lento (Friuli). Je ne la connais pas de l Italie pninsulaire o elle doit ependant exister. Clt. agiliS est une espce d'origine asiatique, largement rpandue depuis l' Asi centrale jusqu'aux Pyrnes. Ch. (s. str.) obtonga i.atteiiJe J 807 (Jeanne!, 1922, Arch. Zool. exf., 61, p. 71, fig. 91-92). Liguna: Genova (P. Bensa!), -'---Piemonte: Roneo Ca Mvese, massif. du Gran Par.diso, prov, di Torinb (A. et F. Solri!, VII 191 3). _,_ Toscltii: Anghiarl, prov. di Atezzo, .(A. XI i919). -Apulia: monte Gargano (Mus; Vienne!). -'-Ca;npaniil: Vallo dlia Lutania et S. Biase, prov. di Salerrto (A. t F Solari!, V 1909). Ch . (s. str.) Qblonga subsp. Menozzii. nov. Etnilia: Spilamberto, pi'o\t di Modetla (C.-Menozzi1 IV 1914), phtsiurs exemplaires. Mmes caratres gtttax t i:nm rgane topulteur que chez le Ch. ohlotzga typique, mais bien diftrent pat la f61'tn des trochanters dti tnlct -_ u lieu d'tre enrouls en cotiuh chez Ck,_ o!J.long'fi typique, sdtit latgls etl palettes trangulaites pain:e FO!lvexes; l'angle apical externe est atrdndi, nott prlOitg lin pointe. D'autre part les i:roisime et quatri me segments de l'abdo tnefl stlrtt piiie dprims 9f la ligne au lieu de porter des fossettes arrondies. Enfin ls de la race Menozzit' sont plus allongs et plus troits que/ ceux de la forme typiq, leurs antei1ites sont un peu plus grles, aveG les articies apicaux proportiomieilenietit un peu plus lttngs.

PAGE 379

36 absolue d l'organe copulateur mle et femelle avec celui d la -forme typique, le que les trochanters pos. t r ieurs du Ch. Mmozzii ont en ralit.la mme structure que de la forme typique et n'en differt:nt que par leur cour bure bien moindre, enfin ponctuation, la pubescence, le contour du pronotum dans les deux formes, montrent bien que Ch. Me1;ozzii doit tre pour une race locale du Ch. iJblonga. Ch. oblo1tga est rpandu dans to ute l'Europe moyenne et occidentale jusqu'aux Pyrnes, e11 Scandinavie et dans les les Britanniques. Il prsente partout. des fortes variations ill dividelles, mais ne fournit aucuneautre race gographique isole _,qu, e celle dcrite ci dessus. Ch. (s. str.) Breiti, ; n. sp. Piemo1lte: Val Pesib, prov. di Cuneo (A : Dodero!), une femelle; Alagna, sud du m onte Rosa, prov. di Novara (A. Dodero!, VIII 1916), mle et femelle (types); colle Mol,!<;!, p,rs de Rima, sud du monte Rosa 0Breit!), un mle _ Veneto: monte Cavllo, prov. di Belluno (J. Breit!), un mle; Je connais en outre une du Reisalpe, Basse-Au triche (coll. J. Breit!). Cette espce au Ch nivalis Kr. el1e e;t troitement apparentf.e. Long. 5,5 6 mm. Forme g nrale plus allonge que chez Ch. tlivalis, avec le pronotuin 1 .-beaucoup plus large, les lytres bien moins renfls Mme co loration brun de poix uniforme avec les pattes et les an Pubescence trs fine, courte couche, do4ble, sur l'apex. des lytres par quelques petits poils dresss trs rai-es. Ponctuation trs fine serre sur le pronotum,. trs fine et un peu rpeuse sur les lytres. Ante11nes grles, mais relativement courtes, ne dpassant pas le ers basaf des lytres, u n peu paissies au sommet; l'article 8 peine une fois et dmie aussi long que large, ie 9 conique et pais, une fois et demie aussi long que large. transverse, d'un tiers plus large que long chez le mle, de moiti chez la femelle, la plus grande largeur le milieu; cts bien surtout chez la femelle, et .... .:::,;. .. :.; ..... ..

PAGE 380

37 largement soulevs dans leur moiti Qasa:le; assez con vexe. Elytres allongs, peu reilfls, rgulirement convexes, les stries bien marques, l'angle apical arrondi dans ls deux sexes. Pattes longues et grles. Tars' es antrieurs des mles plus larges que le sommet du tibia, le premier article ovalaire. Tibias i n termdiaires et fmurs des mles normaux. Trochant_ ers postrieurs des mles longs et troits, prolongs en l o ngue tige aplatie, coude angle en arrire et termine par un petit bord apical tron qu, aminci et. tranchant. Quatrime et cinquime segments ventraux de l'abdomen du mle avec des lgres mdianes : Organe copulateur mle semblable celui du Clz. 1li valis, mais plus court et plus arqu dans sa partie b!sale. Le lobe I,lldian est pais, large au sommet o il s termine par deux g randes cornes aplaties, concaves dans l e ur nsem. ble du ct ventral et lgrement inflchies en d eclans l e ur poiqte. Le sac interne, ientique celui du C/:t. 11ivalis, sera ultrieurement. Segment gnital f e melle diffrent de celui de Ch: 1tiviis par la forme du tergite, bien plus court e t plus large chez Ch. Breiti. Ck. Breiti est driv de la mme souche que le Clt. nivalis des Riesengebirge et des Carpathes et constitue l'espce reprsentativ e de cette ligne, spciale aux .. Alpes. li possde la mme arm ture du sac interne, les : mmes car-ac tres sexuels secondaires et les mmes caractres gnraux' que Ck. m'va!is, mais s'en distingue nettement par sa 'forme plus troite; l'absence des longues soies dresses sur les lytres, "llJ structure ge ses antennes, la l a rgeur de son prouotum et enfin la brivet et la courbure de son o'rga:ne cop4latetir mle et des diffrences dans les pices gitales qes femelles. Ch. (s. Doderoi 1903, Soc. XVII, p. 169. Sardeg-11: Laconi, vers le centre de l'le (A. E>odero!), nombreux exemplaires dcouverts .. dans l'es anfractuosits des pierres au dessous d'une cascade. Dans le reste de l'le.,l'esr. ce parait trs rare, M. Dodero n'en a trouv que des exem-

PAGE 381

38 isols Macomer, Setii, .1\JitzQ, Gairo, Dorgali, Sas sari, Bailari, et en possde un exemplaire pris Genoni par Lostia. Cette. appartient la ligne du Ch. 11ivalis, com me Je prouv_ent ses caractres sexuels. Ch. (s. str.) S9Iarii, IL sp. m ontagnes de Pratomagno, p:ov. di Arezzo (A. Andreini! X 1921), mle et femelJe .:.__ Lazio: monte Cavo, dans les monti Albani, prs de Rome (A. Dodero!, V 1905), deux mles ; Filettino, prov. di Roma (A. Dodero!, VI 1909)", u ne femelle. --'-Campa1lia: monte Sacro et S. Biase, prs de Vallo della Lucania, prov. di Salerno (A. et F Solari!, V 1994 et VI 191 1), mles et femelles (types). Calabria, Eufemia prov. di Reggio (Paganetti Hum !Jlleri), deux femell es. La c o llection K Reitter (Mus. Buda,Pest) renferme un mle Je cette sous le nom de Ch. leucoplzthalma Fiori et tiquet (< Italie, >>. Malgr. cela le que je dcris icj ne _peut pas tr.e ide ntifi au Clz. Fiori : Ce dernier en effet doit tre tenu pour synonyme du Clz. Sturmi Ch. Bris. pour des rai sons ,qui seront exposes plus loin. Long. 5,5 6 mm. Forme allonge, oblongue; rappe lant celle du Ch. oblonga Latr. Brun de poix avec les angles p c strieurs du pronotum et les lytres bruntres, les pattes rougetres, les antennes un peu rembruni e s au sommet. Ponc tuation trs fine et trs serre, comme chez Ch. nivtzl et Clz. bilzarica. Pubescence dore, courte et couche, double sur _,les lytres par des ,ri-lngs trs rguliers de longs poils un rang sur chaque interstrie; les rangs des inter stries pairs sont plus dvelopps que ceux des interstries im Antennes. grles, peu paissies ail sommet chez les mles, dpassant iln peu le tiers basal des lytres; l'artiCle 8 cylin driqu, deux fois aussi long que large chez les mles, une fois et demie chez les femelles, l'artide 9 conique, alJong, plus de deux fois aussi long que large che z les mles Pro notum peine semblable celui de Ch. uivalis,

PAGE 382

}a plus grande largeur un peu avant le milieu, les cts arron. dis en soulevs dar1s leur moiti postrieure, surtout, chez les mles; angles postrieurs arrondis, disque peu con V"exe. Elyes elliptiques, peu convexes, les stries bien traces, la suturale entire, presque parallle la suture, l'angle sutu rai arrondi dans les d! ux sexes. Pattes grles. Les femelles sont un peu plus paisses, plus renAes que les r:nles et leurs antennes lill peu plus courtes et plus paissies au sommet. Le. tergite du segment gn ital est troit, allong, en g9uttire. Tarses aiJtrieurs mles plus larges que le sommet' du tibia, le premier article ovalaire. Tibias intermdiaires et fmurs chez le mle Trochanters postrieurs mles allongs, renfls la base et effils en longue pointe aigu, recourbe en arrire. Segments ventraux de l'abdomen sans impressions mdianes. Organe copulateur mle semblable celui du Ch. biha rica, sauf que sa pointe. est plus large et plu : Le lobe mdian est peu arqu et son sommet forme une lame trian gulaire, large; concave du ct ventral dans sa partie mdiane, plane et tranchante sur les bords; la pointe est arrondie; 'qVec un tubercule apical. Le sac interne sera dcrit ult rieurement. 'Cft. Sola .ri{ est troitement apparent au Cft. bihart'ca Fleisch., espce qui habite non seulement ls monts Bihor, mais aussi les Alpe!' de Transylvanie et Il. prsente les mmes caractres sexuels mais se distingue facilement par la disposition rgulire de sa double pubescence, sa for.ne gnrale bien plus troite, surtout chez les femelles, la forme courte et large du bec deson organe copulateur mle. Ch. Solarii n'a que des affinits lointaines avec le Ch. itivalt's et drive certainement d'urie .. souche commune' avec Je Ch. biharica. Cette parent troite du Ch. : Solarii, loca lis dans le m
PAGE 383

fie fqurnit gu're d'indicatio f1s prcises ce suJet; mais je dvelopperai les raisons pour lesqelles je pnse qu'une t'lle communicatioti a d tre ralise au Miocne. Ch. (s. str} cisteloides Frol. 1799 (Jeanne!, 19i2, Arch. Zool. exp 61, p. 7 3, fig 93 94). Cette espce habite le nord et le centre de l'Jtalie; je ai pas vu d'exemplaire du sud de la pninsule . -l#ri'a: monte (A. Winkler!). Veneto: Pre mariacco, prs de Cividale. prov. di Udine (A. Andreini!, X 1916). '_::_ emilia: Spi1amberto, prqv. di Modena (C. Menozzi!, VI I922); _ Carpineti, prov. di ndi'Emilia (C. XI 9 15); grotbt di S. Maria. Maddalena dans le monte Val lestra (C.' Menozzi!, X 1917). Umbria: Gubbio, prov. dl Perugia et F. solari, V 1902). -Ch. cisteloides est c .ommun dans toute 1 'Europe septen trionale et moyenne, depuis l'ouest de la Russie jusqu'au m ridien de Paris. C'est une espc!! rpartition du type hercy nien (1), origin a ire du nord de l'Europe et qui s'est r dans la rgion mditerranenne la fin du Pliocne. Ch. (s. str.) glauca Britten, i918, Entom. Monthly Mag., LIV, p, 31. Trmizo: -monte Pari, massif de s! Giudicarie (0. Reiss!, J. Breit!); plusieurs exemplaires. :..__ Veneto: grotta di qliero, prov. di Vicenza (A. Dodero!), un mle. espce n'tait jusqu' prsent connue que d'An gleterre; mais }'e11 ai vu encore des exemplaires de Lorraine, de Moravie des et des mont s Bihor de Bosnie Elle doit vraisemblablement a u ssi se trouver dans l'ouest de la -France,_ comme le Ch: angustat' F (py1maica Jeann.) et le Clz. Fagm'ez i Jeann . Comme ces espces en effet, Ch. glauca prsente un type: de rpartition bien ceii des hercyniennes, type que J Deville, avec 'I.:'s. auteurs anglais; appelle .lusitanien-., < atlantique car, comme c'es t le cas des Choleva, il peut faire dfaut ( J. ], Sainte-,Ciaire Deville de (Ann. Soc entom. ( 1 ) -p,

PAGE 384

en Lusitanie ,. Ces espces sont des lments anciens de la faune de l'Europe, autrefois largement rpandus dans l'Europe centrale, mais qui ont t chasss vers l'ouest la fin du Pliocne et se trouvent actuellement rlegus surtout sur le versant atlantique. Au cours de cette migration, cee; espr.es ont abandonn en Europe centrale et mridionale des colonies sporadiques de relictes. On voit qu'en Italie, les co lonies du Clt. glauca sur un massif de refuge et dans une grotte des Alpes mridionales se prsentent bien comme des relictes. Ch. (s str.) Sturmi Ch. Brisout, 1863 (Jeanne!, 1922, Arch. Zoo!. exp., t. 61, p. 8o, fig. 103105). Syn.< Ch arguta Rey 1889, L'Echange, n 49, p 4; type: Carniole. Clz: leucophthalma Fiori, 1899, Atti Soc. Nat. Modena, XXXI, p. 160; types: monte Majella. La description du Ch. leucophthalma Fiori est faite d'aprs trois femelles sous des grosses pierres sur le monte Majella, dans les A Leurs caractres spciaux taient la petitesse des yux, blancs et dprim;;, le prono tum troit, l'existence de poils dresss sur les cts et l'apex des lytres, l'angle suturai des lytres dent ( angt)lo sutu rale emergente sotto f
PAGE 385

a dcrit des individus immatures et que leurs yeux blancs et dprims sont le fait de leur dessication. J''ljoute enfin que M. A. Dodero m'a communiqu le Ch. Si11rmi du monte Majella et toutes ces raisons me font penser que les du Ch. leucophthalma ne doivent pas tre utre chose que des femelles immatures du Ch. Sturmi. J'ai vu le Ch. Sturmi des localits suivantes: !stria: Pola (Mus. Prague!); Materia (Paganetti Hummler!). Vmeto: grotta delle 7 porte, dans le Montello, prov. di Treviso (A. Dodero!, X i9I4}, nombreux exemplaires. Piemonte: Roneo Canavese, massif du Gran Paradiso, p rov. di Torino (A. et F. Solari!, VII 1913), un mle. Emilia: grotta delli! Muscina, prs d'Aibinea, prov. di Reggio nel l'Emilia (C. Menozzi!, X 1914), un mle.Abruzzo: monte massif du monte Majella, prov. di Chieti (A. Do dero!, VIl r9o6), une femelle. Campania: S. Biase, prs de Vallo della Lucania, prov. di Salerno (A. et F. Solari!, V 1908), un ml e -Sicilz: Ficuzza (A. Dodero!, IV 1906), plusieurs exemplaires. Comme le Ch. cisteloid es, Cft. Stw mi est une espce distribution du type hercynien. Il est rpandu dans le nord est d la France, l'Allemagne, toute l'Europe centrale, les pninsules balcanique et italienne En Provence et dans les Alpes Maritime:: il est remplac par le Ch, Fagniezz', espce du type atlantique. Mais le Ch. Sturmi se trouve sur tout le versant mridional des Alpes jusque le Pimont et ce fait montre bien que c'est venant d'Europe centrale qu' il a d s'avancer le long du bord mridional des Alpes il faut noter enfin qu'il a le sud de la pninsule italienne alors que la Sicile n'tait pas encore spare du continent, tandis que sa migrat ion de l'est vers l'oues t dans le nord de l'E1,1rope l'a amen en France septentriona1e lorsque les les Britanniques taient dj isoles. Ces faits pr cis datent bien de la fin du Pliocn e la migration vers le sudouest des espces hercyniennes.

PAGE 386

16 16 P. A. CHAPPUIS NOUVEAUX COPPODES CAVERNICOLES DES GENRES CVCLOPS ET CANTHOCAMPTUS (NOTE PRLIMINAIRE).

PAGE 387

SOCIETATII DE $TIINjE DIN CLUJ. Tomul 1, pag. 584-590. Aprilie 1923. Nouveaux Coppodes cavernicoles des genres Cvclops et Canthocamptus (Note prliminaire) par A. Chappuis Directeur-adjoint de l lnstilut de Spologie de Cluj. D pos e le < 2 mars 1923. 1. CYCLOPIDAE. En 1910 E. R.AETER. dcrivait un nouveau O;clops qu'il avait trouv dans la grotte de Vert (gorges de l'Areuse, cant. de Neu chtel, Suisse) et qu'il nomma O;clops unisetiger, cause de l'unique soie apicale de sa furca. Je recueillis plus tard ce Cyclopide dans la grotte du Chemin de fer, trs voisine de la grotte de Vert, et FtG. 1. Cvctops Racovitzai, n. sp.; antenne 1 ( x 500). aussi dans deux puits aux environs de Ble (cant. de Ble-ville, Suisse). En triant le matriel de J?iospeo/ogica, je viens de trouver deux autres nouveaux Cvclops cavernicolPs; tous deux sont trs proche parents du Cvclops unisetig fr.

PAGE 388

-585 -Quelques points 'de' s diagnoss que et plus tard THIBAUD ont don11 de Cvclops unisetiger ont besoin d'tre complts et d'autre part il est difficile de se procurer leurs travaux; je crois donc utile de reproduire ici la diagnose de THIBAUD en la rvisant. Cyclops unisetiger E. Graeter 1910. Corps allong' un peu aplati. Sparation entre le cphalothorax et l'abdomen peu nette, le segment thoracique V tant aussi large que le segment abdominal 1. Le bord postrieur des segments abdominaux IV Cf' et V r! sont garnis d'une range distale d'pines et Iiluni5 sur le ct dorsal, d'un opercule anal triangulaire et dentel, comparable l'opercule anal des Canthocamptus. Les deme branches de la furca, trs courtes et larges, rtrcies leur base, ne sont pas plus longues que le dernier segment abdominal. Soie dorsale de la furca bien dveloppe, plus longue que la furca mme et insre prs du bord postrieur. Une des soies apicales mdianes manque. Des trois soies restantes, l'externe est plus longue que l'interne et la soie mdiane, seule bien dveloppe, est aussi longue que l'abdomen et les deux derniers segments thoraciques runis . La premire antenne est courte, de 11 articles, et dpasse tin peu l'extrmit du segment thoracique I; btonnet sensitif insr au milieu de l'article VIII, atteignant l'extrmit de l'article IX. Chez le r! l'antenne a 15 articles, avec btonnets sensitifs aux articles I, V, VIII et Xl. Toutes les branches des pattes natatoires ne possdent que 2 articles, sauf l'exopodite de la paire IV qui en a normalement trois, mais peut exceptionnellement aussi tre compos de deux articles seulement. La patte V a un article et deux soies dont l'externe est deux trois fois aussi longue que l'interne. Rceptacle sminal, voir fig. 11. Corps incolore, transparent; l'il ne fait pas dfaut. Longueur totale: Cf' 0,6-0,7 mm. r! 0,8 mm. HABITAT.-Grotte de Vert et grotte du Chemin de fer, dans les gorges de l'Areuse, prs de Neuchtel, Suisse. Puits prs de Ble, Suisse. Cyclops troglodytes, n. sp. Proche parent de forme prcdente et diffrant de celleci par Jes caractres suivat:tts: Espce aveugle. Corps plati. Bords postrieurs des segments abdominaux I, Il, III C? et J, H, III, IV 6' avec des fines dentelures

PAGE 389

irrgulires. L'opercule anal phJs long et plus dentel. Les deuK ], fiG. 2. Cvclops unisetiger Graeter, derniers segments abdominaux, femelle, vue dorsale (>: 400). F1o. 3. Cvclops troglodvtes, n. sp., derniers segments ab dominaux, femelle, vue dorsale ( x 400). fiG. 4. Cvclops Racouitzai, n. sp., r ceptacle sminal ( x 400). F 10. 5. Cvclops troglodvtes, n. sp., endopodile de la patte 1\, femelle ( x 600). fiG. 6. Cvclops unisetiger Graeter, endopodite de la patte lV, femelle ( x 600).-f10. 7. Cvclops troglodvtes, n. s'p., patte IV, femelle ( x 660).-f10. s. Cvclops n. sp., patte V, femelle ( x 1060). -fr o. 9, Cvclops troglodvtes, n. sp., patte V, femelle < x 1060).

PAGE 390

-587 branches de la furca sont rt!ctangulaires, aussi longues que le der nier et la moiti de l'avant-dernier segments abdominaux ensembles. Qua tres soies apicales; les deux mdianes sont seules bien dve loppes; l'interne est deux fois plus longue que l'externe. Toutes les branches des pattes natatoires ne que deux articles. Patte V 2 articles, trs rudimentaire, l'article basal avec une, l'article terminal avec deux pines insres au sommet Rceptacle sminal, voir fig. Jo. Longueur totale: cr et 0,8-0,85 mm. avec les soies furcales, 0,5-0,55 mm. sans les soies furcales. HABITAT. de la Cuglis, comm. Calota, judetul Bihor, Roumanie [Biospeologica, no 1120), 25 Vl-22. Il f1o. 10. Cpclops troglodptcs, n. sp., rceptacle sminal ( x 500) -fJo. 11. Cpclops unisetiger Graeter, rceptacle sminal ( x 500). Cyclops Racovitzai, n. sp. Espce aveugle, corps aplati; cphalothorax peu rtrci en arrire. Bords postrieurs des segments du cphalothorax non ou trs peu dentels. L'opercule anal est petit, mais plus dvelopp que chez les autres Cyclopides (except chez les det,tx prcdents). Le bord postrieur des segments abdominau?< IV cr et. V avec une range latrale de fortes d ents. Branches de la furca rectangulaires, aussi que les deux derniers segments abdqm,inaux et res semblant celles de C. troglodvtes. Quatres soies api cales, dont les deux mdianes sont seules bien dveloppes. Les longueurs respectives des quatre soies se comportent comme: 1 : 13: 8: 2, en adm ettant que l'interne = 1.

PAGE 391

588 La premire antenne est courte et ne dpasse pas l extrmit du segment thoracique 1; elle a onze articles avec un btonnet sensitif au milieu de l'article VIII. Branche5 des pattes natatoires de deux articles, avec des soies et des pines fortement cilies Paire V de deux articles, ressemblant beaucoup celle de C. troglodvtes, sauf qu'ici la soie interne de l'article terminal est plus longue que l'externe et que toutes les soies sont cilies. Rceptacle sminal (fig. ll) occupant presque toute la longueur du segment, ovale, avec une petite saillie vers le pore gnital. Longueur:
PAGE 392

58:9 -biarlicule; l'article II porte trois sqies dont deux la troisime est insre au milieu du bord interne du segment L ; rticle basal ne porte qu'une soie insre r prs de l'articulation du ct interne. Pattes natatoires: exopodites de. trois articles, endopodites de /.'5. Canthocamptus pvrenaicus, n. sp. fJG. 12. Patte 1, femelle (,: 400). ---, fJG. 13. Patte JI, femelle ( x 430). fiG. 14. Patte III, femelle ( '130). fiG. 15. Patte IV, femelle ( x 400) fiG. 16. Patte V femelle (x 600). fJG. 17. Patte v, mle ( x 600). fw . 18. Endopodite de la patte Ill, mle ( 1200) fJG. 19. Ces deux segments de l'exopodite de la patte III, mle ( 1200). fJG. 20. Branche accessoire de l'antenne Il ( ., 1200).

PAGE 393

-59() -deux articles (sauf celui de la paire III rJ. qui en a trois). Paire 1: endopodite aussi long que l'exopodite, identique celui de C. ppgmaeus. Paires Il, Iii, .. IV, V 9 Ill et V rJ, voir figures 13 19. Spermatophore petit, en foMte de bouteille. Ovisac petit, avec un petit nombre (6-7) d'ufs. Longueur : 0,8 mm. HABITAT. -Grotte de Btharram, comm. de Arthez-et-Asson, dpart. des Basses-Pyrnes, france [Biospeo/ogica no 360), 10 Vll-10. Canthocamptus pprenaicus est apparent aux espces comprises dans le groupe Zschokkei. Ce groupe se compose de C. Zschokkei Schmeil, C. pvgmaeus Sars, C. Weberi Kessler et C. tvphlops Mrazek. Comme pour les Cyclopides dcrits prcdemment, les con sidrations systmat i ques seront dveloppes dans un mmoire ultrieur. Tipiirit la 31 Martie 1923.

PAGE 394

17 17 R. JEANNEL UN NOUVEAU DRIMEOTUS ENDOG DES MONTS BIHAR.

PAGE 395

BULETINUL SOCIETTII DE $TIINTE D!N CLUJ. Tomul 1, pag. 604-605. Aprilie 1923. Un nouveau Drimeotus endog des monts Bihor par l e Dr. R. Jeannet Professeur l'Universit de Cluj Sous-directeur de l'Institut de Spologie. D pos e l e 30 mars 1923. Drimeotus (s. str.) Breiti, n. sp. Deux femelles recueillies par M ]. BR.EIT, sous de pierres enfonces Stna de Vale [Biharfredl (jude! Bihor, Roumanie), le 6 septembre 1912. Long. 3,7 mm. Roux testa L brillant. Forme gnrale convexe et peu large, rappelant celle du D. tforvat/Ji. Ponctuation relativement ine pour un Drimeotus s. str.; les points sont fins et trs serrs, rguliers sur le pronotum, petits et vaguement aligns en travers sur la base des lytres, plus gros mais irrguliers et assez super ficiels sur le disque et l'apex des lytres. Pubescence dore, peu fournie, assez courte, peine plus longue que chez les espces du sous. genre Bihorites Antennes grles, atteignant le milifu de la longueur du corps; le funicule grle, les articles apicaux fortement pai:::sis leur ex trmit distale, l'article VIII petit, peine plus long que large, gure plus long que la moiti du IX. Pronotum nettement transverse, d 'un t i ers plus large que long, nullement rtrci la base; sa forme est peu prs celle du D. Kovacsi, mais la moiti basale des cts est plus profondment chancre, les angles postrieurs sont un peu sai liants en arrire, le disque est plus convexe. Pas de rebord marginal. Elytres convexes, elliptiques allongs, peu larges, environ une fois et demie aussi longs que larges et d'un tiers plus larges en semble que le pronotum. Les quatre ctes du disque sont relativemEnt bien saillantes; la gouttire marginale est large et explane, moins large cependant que chez D. Kovacsi, mais de mme largeur que chez D. tforvathi Le bord externe des lytres porte une frange de poils trs courts. Carne msosternale rgulire, formnnt un angle obtus

PAGE 396

60 S -sommet trs arrondi ; les bords non chancrs. Pattes grles et relativement courtes Le D. Breiti prend place dans le s ous-genre Drimeotus s. str., cau se de sa ponctuation irrguli re et peu serre sur Je disque des l y tres, de la larg e gouttire marginale cilie de ces derniers et d e l eurs ctes sa illantes Mais il est visible que ces caractres s ont att nu s chez D. BrE iti par rapport leur dveloppement chez les autres espces du groupe D'autre part D. Breitr rappelle un peu les e s p ces du sous-genre Bihorites par la brivet de sa pu bescence. Il n'est d'ailleurs pas surprenant de trouver che z cette es p ce nouvelles des caract res interm diaires ceux des deu x s ous-g e nr es On sait e n effet que la diffrenciation des Drim e otus s. str. e t du sous-genre Bihorit es a t produite par isolement go graphique s ur les deu x r gions calcaires du nord et du centre du Bihor(1 ) e t on peut con s tater ( voir la carte, p 417) que Stna-de Vale se trouve prcisment dans une position intermdiaire ces deux rgion s Il y a lieu cependant de noter que les Duvalit e s de S tna-de-Vale (D. wgnatus, D. E!emri, D. Breitianus(2)) appartiennent tous des groupes rpandus sur les massifs calcaires de la rgion c e ntr a le, tandis que par contre le Drimeotu s de cette station se rat tac h e la faune de la r gion nord. Dan s Je groupe de s Drimeotus s. str., D. Breiti constitue donc une es p ce bien distincte. On pourra l'intercaler dans Je tableau de d termination des espces du genre (ce Bulletin, p 440) de la mani re s uivante : 7. Ponctuation de s lytres for t e et profonde, les peints non aligns en travers Long 3,8 mm. Horvathi Bir6. Ponct u a tion d es l y tres moins forte et plus superficielle, les point s vaguement align s en tra vers sur la base 7 bis. 7 bis. Pubescence des lytre s courte, l es poils de la frange mar gina l e plus courts que la larg e ur de la gouttire margi nal e de l' lytre. Pronotum transv erse, lytres convexes. 3} mm. Breiti Jeann. Pubesc e nce des lytres lon gue, i es poils de la frange margina l e a u moins aus s i longs que la largeur de la goutt i re marginale de l l ytre. Long 3,5 4 mm. Kovacsi Mill. (1) R. }EANNEL. Etude prliminaire des Col opt res aveugles aes monts Bihor (/3ut. S oc. $!. C!ui, l, o. 4 1 9). (2) M. J BREIT m a communiqu un m l e de cett e espce recueilli en m m e t e mps que les d e ux Drim e otus dcrits d a ns cett e Not e T i p aril l o 1 1 Ap rili p 1gn.

PAGE 397

18 18 R. JEANNEL UN SILPHIDE (COL.) CAVERNICOLE NOUVEAU DU JURA BERNOIS.

PAGE 398

Extrait du Bullel'in de la Socit entomologique cie France, Un Silphide lCoL.] cavernicole nouveau du Jura Bernois par l e D R. JEA:\1\EL. P e ndant l o n g t emps l e s g r ottes d e Cerdo n dans l e sud du Jura fran ais, o nt t con sidres comme marquant l a limit e n o r d d e l'air e gographiqu e des Colopt res cav e rnicoles e n Europ e o c c i d e n talc. O n s ait que ces g r ottes h b ergr,nt un Ano phth alme Trechopsis (Tri c haphaenops) cen loni cus Ab. c t une espce d e Bathysciinae, n oyerella Vil/anli B e d., t o u s d e ux fai s ant part i e d e g r oupe s largement distri bus dans l e Dauphin. Il y a que lques annes l a dcouvert e du Tri chapha c n o p s Sollandi

PAGE 399

Seance du 1'2 octobre 1 9'2'2. 2 0 3 d a n s la g r o t t e des FaiJX:\lonnaycurs, l'es t d e Bcs;mon avait r e p o rt l oin d a n s l e n ord l a limit e d e l n ir c d e r p artiti o n d e s T reclti11ae cav ernicoles; l'explo r atio n d e que lques gi'Ottcs d u .Tura B erno i s fait e ;nec b e a ucou p d e soins p ar !\1. A. i\LITIIEY d e Bienne, r e p o usse m a inte nant e ncor e plus l o i n celle des B alhysciinae caYc rni {;Oles, pui sque p ar m i ses icol tcs sc t r o u v e un nouele/11!. Royer ella Villardi 13cclc l s u b sp. Matheyi n ova. -U n e srie d 'exempl a ires recueillis par J\l. A. M A TIIEY. a u COUl'S d e plu s i e ur s Y i s ites, r n j11in c l j11illc t Hl22, clans l n g r otte d e La. i o u x, distric t d e M outie r s canto n d e 13crnc ( Suisse) Cc noycrrlla a t 011t fait l' a s p e c t e x t rieur 1<1 l aille les du / L Vil/ardi Bl'd ( 1 ) ; l' o rgan e copulat CIJI' mle est ide ntiqu e ( Hcv. 13atilys c pl. Xl!, lig. 33:3) ; mais l e /lo yere/la d r l a g r o ll e d e Lajo ux sc d i sting ue c e p enda nt par les d e u x caract res suiv ant s Ant ennes un p e u plus l o n g ues c t plu s p :Issrs. Les articles apicau x sonUp a issi s d epui s 1:1 b ase (ng. A.) l r s a rti c les 1 1 r 1 x c t x sn nt c o niques, gr:1duelll'rncnt l ar g i s d e la hase au l'arti c l e x r est alil> n g, 1111 p e u apl ati. C h e z Il. \llm di des g r o lles d e C erdo n au con Exlrmil apica l e d e l'antenn e droile u m c \ l e : A., c hez R. Y i l larrli .1/allwyi Jcann. ; B cheF. R i lla'l'(/i B ed., e l a g r o tte d e Cerd o n ( x liO ) tra ire, les sont l a h a se, hi'u sque m c nt p a issi s d a n s l e111' m o iti apit.:a l c ( n g /J.) l rs a rticles,.,, I X ct x. s ont r enfl s e n l e x 1 e s t cylindriq u e l a b ase, r enfl dans s a m oiti
PAGE 400

20/j, Bulletin de l a Soci t e nt o m ologique d e France. ly tres m oins c onve xes c h e z n Matli c y i que c hez n. \'illardi typique. La rgi o n s utural e des lytres du pr emie r est t oujo ur s plus o u m oins d prime c t l a parti e apical e est m oins b ombee, m oins d cliv e prs du somme t ; vue d e profil la s utur e d crit une courbur e m oins pr o n o nce son e xtr mit post rie ure. C h e z /1. \'ilhrdi d e C erdo n l e disque des l ytres n 'es t pas d prim, l a rgi o n apical e est bombe c t l a s uture, v u e d e pr ofil dcrit une c o urbur e d e plus p etit rayon avant l 'ang l e apical. En ralit, ces difrr cnccs sont trs lgre s c t assez difficiles a appr c i e r m a i s elles sont cons tant es, comme j'ai pu l e con s tat e r s ur des series cl'cx.cmplaires clos deux. f ormes. D;.llls l'tat actu e l d e nos connaissances, l e R. \llanli sc tr ouve d o n c r eprsent par d e ux races gographiques h abitant c h acune une e xt rmit d e l a chan e du Jura; prs d('. 200 km. il vol d'oiseau sp a r e nt les g r olles d e Cerdo n d e l a g r olle d e L a j o ux. Il parat bie n pro b able que l 'expl o rati o n des gr ottes du Jura e n core hie n m a l connues au p o int clc vue clc l eUt' f aune, f o urnim d autres j a l o n s int erm diaires. Dans t o utes les grotte s o o n les tr o u ve, les R oyer e /la sont t oujouts rares, clans l e D a uphin comm e dans l e Jura Cc n 'es t que p a r hasard qu' o n e n r e nconJrc un o u d e ux exe mplaires au cour s d e visites rapides. Il f a udra clo n e les r e c h e r c h e r dans l e Jura, m thocliquc m cnl, par clcs explo ratio n s r p tes cles g r olles e n t o ute s saison s c t e n les a lti rant p a r cles appt s Il est v r a i que j e n a i m oi-m m c tr o m a ucun Silphid c d a n s les g r o ttes Jcs e n viro n s cle Besanon d e B aume-les Dames, d e lllontbliarcl ( d part e m e nt du D oubs), que j 'ai expl o res avec soin e nl!H c t que M. A. MATHEY n 'a rie n tr o uve n o n plus cla n s les g r ottes clo llcl r c c t d e Milanclrc ( d i stric t d e P o n r ntruy ) qu'il a p cnclant minut i e usem e nt f ouilles. Mais il rest e e ncor e d e g r andes rgi o n s inexpl o res, cla n s l e Jur a suisse (cant o n clc Ncuf c h l c l c t d e Vaud) c t e n Fr a nce aut o ur d e P o ntarli e r c t dans l e d p a rt e m ent du Jur a o des crnlaincs d e g r otte s son t s ignales. Nul doute qu'elles n o u s rscr r c nt e ncor e d e s urpri ses. D 'aille ur s 011 doit s' att e ndr e cc que l a dis tributi o n des esp ces cavernicoles dans l e Jura soit discontinu e comme elle l'es t clans l e Dauphin, c l que d e n ombre uses g r ottes,-e n appar e nce excellentes, n e r cnfcrmcnla uL:unc i aune S i les p rio des gl
PAGE 401

19 19 R. JEANNEL UN NOUVEAU BATHYSCIOLA DES PYRNESORIENTALES (COL. SILPHIDAE).

PAGE 402

.Extrait du .Bulletfn de 1a Socite entq,m'Otogiq _e de France, 1923; un. nouveau des [COL. SILPHIDAE] par le nr R : JEANNEL . _Bathys.ciola. Mado ni, n. sp. Types : un mle et deux fe melles; TecueiHis par M. J:l, MADON,Pratsde-Mollo, en tamisant 'des feilles,_ en jqillet i9i8, et qui me sont communiqus par le nr H. NORMAND. Long' j mm. : Elliptique, assez convexe, peu en arrire. Brun testac Ponctuation assez forie et serre, sup()rficielle sur le pronotum, rp(luse, nllement aligne en travers sur les lytres. Pu bescence dore, cour 'te et assez dense, i!Ve qmilqes petits poils sur cts et le sommet des lytres. d'yeux Antennes courtes, atteignant peine la base: du pronotum, assez paiSS!lS, avec la massue -lgrement aplatie. Les deux premiers articles SOI:tt de longueur' pais; l'article III,. bien plus troit que le II;:est peu. prs une fois et demie aussi long que large; les IV-VIsont petits, peine plus longs que lafges; le. VII est coniqu 'e,_ deux fois plus-long efdeux fois plus large au soml!let'qu e l VI; l ,VIII petit, transverse, le IX. et le X larges; un pu traqsverses, aussi lQrges que l sommet du _VII; le XII enfin est grand, ovale, deux fois aussi long que le X et aussi large que lui. Pronotum pa' s plus large que la bd se des lytres,. trs convexe; ses cts rguliremen! arrond!s, s plus grande largeur un peu avant angles' postrieurs ; ta base lgrement chancre. lytres ayant leur plus grande largeur la base, rgulirement mais faiblement arius de l: base al sommet' ; celqi-ci arrondi. Stri suturale entire, nette, cart de la suture vers le milieu et s'en rapprochant au som. mt Appareil mta tergal rduit. Carne msosternale trs basse, trs rduite, formant un angle trs obtus dont le sommet est finement i:rochu; Je bord antrieur convexe; trs o])lique. Pattes cdurtes, rtractiles . Les. tibias antrieurs ont l'armature ca ractristique d s Bthysciola, qu'ils portent leur sommet trois perons externes et quatre internes de longueurs ingales 1 pas de d'pines formant. un sur Je bord interne. Tibias ,intermdiaires pais, un peu. arqus, hrisss de quelques longues pins sur leur fae externe 'Tibias :postrieurs dans les

PAGE 403

Sance du_ 11 av1il 1923. i05 sexes, Tarses antr-ieurs>du mle pein, dilats, gure pius larges qu ceux des bien' plu_ s troits que-le sommet des tibias. Tarses grles, comprims, a _ussi longs que les quatre cinquimes de la longueur des tibia!! pQl!trieurs_; leur premier rticle court, pas' plus fong que le second. Le mle est plus convexe, un peu moins attnu en arrire que la Organe-cop.!]lateur mle trs petit, aussi long que le cinquime de la longuer du corps; il est trs arqu, presque angle droit dans. son milieu. Sac interne ayec une pic en. Y bien sur son .cul-de-sac basal. Styles latraux grles, rtrcis dans leur partie apicale -et termins par une massue elliptique une. hquppo de soies divergentes. -Cette espce est trs remarquable par les soies qui termn_ent les styles latraux de son organe copulateur; ori slt en efft que ces soies snt normalement au nombre d 3 dans le genre Bathysciola, sau! cependa!it chez B. Lostiai, de Sardaigne, Q,Ui en' a i.n plusle B. A!adoni est la premire espce connue dQs Pyrnes chez qui les lytres portent une strie suturalc. Par sa suturale et seslytres pQri'ctus, -B. Mq.doni se rappro_che un peri des espcs du groupe de B :Aubei t davantage n. opqca et B. muscm:um. Il ressemble un -peu ce dernier par sa foriJ!e gn-:: r ,ale, mais il un peu plus grand, propnrtionnellement nioins court, le funicule de ses antennes est moins grle, sa carne msosternale est bien plus basse et ses"tarses antriurs, il pQine dilats etiez. te mle, sont bien diffrents des larges palettes existant chez B. mtis_co. rum et espces voisines. Par contre B: Afadoni s'carte nettement des autres -espces pyr nennes lytres ponctus, comme B ... ovat et B. aspe1'Ula, tant par sa strie suturale que par sa taille, sa forme plus longue et sa carne msosternale dente. C'est: donc avec desespces de Provence, des Cvennes, d'Italie ct des Iles, Tyrrhniennes que le -B. Madonprsente quelques affinits. Il n'est d'ailleurs pas isol dims les. Pyrnes c atalanes, car l\f. R .' ZA':. RI9UIEY m'' soumis remmm_ t une espce nouvelle qu'il compte dcrire ; voisine du B. Aladoni, mais-ne portant que 9 soies im -sommet de ss styles latraux. Il existe donc dans la parlie orientale dQS Pyrnes un petit .de Bathysciola .alli aux formes italiennes et tyrrh.: niemies. Sa correspond tout :l'fait celle_ des Duvalites enta' -

PAGE 404

i06 Bull e tin d e la Socit e ntom ologique d e Fmnce Jans, s euls r epr s e ntant s d e cc g e nr e d a n s la rgi o n pyr nenne Comme ces d e rni e rs, les Bathysci o l a pyr nen s strie s utur a l e c ompt e nt au n o mbr e d e ces l m ents d e l a J aune pyr nenne que l'on ..a appe l s t yrrhnic n s >> c t qui appa rti enne nt t oujours des lig nes trs anciennes.

PAGE 405

20 20 R. JEANNEL DESCRIPTIONS PRLIMINAIRES D 'ANOPHTHALMES NOUVEAUX DE SERBIE (COLEOPTERA CARABIDAE).

PAGE 406

llULLE'I,IN DE LA SOCIETE DES SCIENCF.S DE CLUJ Tome II, 2 c partie, pages-1--12. {j oct obre 1 9 2 3 DESCRIPTIONS PRLl iUINAIRES D' ANOPH'I'HA US NOUYEAUX DE SEIIE ( Colcopt e ra Cnrubid ae) p a r l e Dr. n. Jeann e l Pr o fesseur il rL niver sil d r .luj S o u s -direct eur d e d e S r t o logi D pos l e 1 aol 19213. P e ndant l e mois d e juin 1923 l 'Ins titut d e S pologi e d e Cluj u o r gan i s sous ma dir e ction, une ca mpagn e e n vieill e S e rbi e N otr e but t a it d'abord d 'e n explor e r l es grottes mais a u s si d e recu e illir J a f aune e nt omolo giqu e s ur que l qu es un s d es haut s m a s sifs c a l caires d e ce p a rs. A cett e expl or a tion ont pri s part MM. P A CHAPPU IS, adjo int , l a directio n d e l'In s titut d e S pol o g ie, e l .T. RoTI 1 c h e f d t quip o e t a ussi m es am i s MM. A. _MAGDELAIN E d e Pari s c l A \\'I:\KLE H d e Vienne 111' plus, M. l e p rolesse m S S n NKOVITC I 1 d e l'Universit d e H e l gmde 11 bie n voulu se j oindre : : t n o u s pend a nt t o ut e l a dur e elu l O r age e t n ot1s se rvir d e guide e t d 'inte r pr l c Qu'il veuille bie n r ece v oir i c i t o n s nos b i e n vif s r e m c r cme nl s p om l"airle util e qul n o u s a clonnt e e n s'ac quitt a nt a v ec un z l e inf atigable d e ces f o n ctio n s parf o i s clillciles e l 011 n o u s faisa nt pmfit e r a v ec une b onne grce inpuisa b le, d e ses c onnaissa n ces s m l n faun e aquicol e d es , g i o n s que n o11s mon s vis it(es a v ec lui. A B elgr a d e, n o u s avo n:; LrOUI'<' l'accticil l e plu s cordia l a upr s d e M J e pr o f esse ur .1. GEORGE\ 'ITC I -I, dire c t e ur d e l'In s titut zoo logique de l'Unive r s it e t d e M. l e pro f esse m .T. Cn.TI(: d o nt l es e x cellents travaux go gmphi q u es o nt t pour n o u s l e guide l e plu s pnci eux. C'es t e n bie n m o d es t e t m o i g n age d e r econna i ssa n ce que l es p1emir r es esp ces il ull. Soc. Sc. C l uj Il (2e partie) 1 oc t o br e 1923 1

PAGE 407

R .. TEANNEL d'Anopht!1ahnl;ls d courerles en Vie;ille Serbie ; leur sqntddi : es dans cette Note. Vingt-trois grottes ont t explores au cours de notre voyage . Leur et l'tude dtaille des Cavernicoles qui y ont t re cueillis seront publies dans les mmoires de la srie BIOSPEOLOGICA. Ces grottes se trouvent les unes en Serbl.e orientale, dans les massifs du Kucaj planina et du Svrljig, les autres en Serbie occidentale, aux environs de Cacak et d'Uzice et dans le Murtenica planina, massif si tu sur les confins du sandjak de Novibazar. Le prsent travail a pour but de faire connatre d'ores et dj les espces nouvelles du genre que nous avons recueillies. Il sera suivi d'autres notes pr lih:iinires semblables sur d'atitrs groupes de Cavernicoles et de quelques tdes sUr certains groupes intressants d Animaux lucicoles dont nous avons pu runir des collections assez importantes. On ne connaissait jusqu' p:rsent .. aucune espce de Trechinae cavernicoles on endoges de la Vieille Serbie (1). A ce titre; les Duvalites dcrits plus loin ont donc un certain intrt. En Serbie orientale, les Duvalite.s avec quelques Collemboles, forment la presque totalit de la troglobie. C'est un fait curieux r1ue les belles grottes de cette rgion soient si pauvres en Cavernicoles Le massif dti Kucaj planina rio us a fourni 3 Du valits troitement apparents, le Svrljigska planina une autre estJce bien ei on est en droit de periser que les autres mas sifs calcaires de t Srbi orientale, tout fait comparables aux sierras e.spagrioles par. leur isoL lement complet les uns des autres, feront cotmatre encore d'autres types nouveaux de Duvalites. Ces espces de Serbie orientale, qui toutes sont plus on moins pubescentes, forment un petit groupe bien spcial dans le genre. Elles sont en tous cas bien diffrentes de celles que nous avons trouves en Serbie occidentale, dans les derniers contreforts de la chane Dinarique. Ces Duvalites occidentaux, de la rgion du Murtenica planina, se rattachent en effet a groupe des espces bos: niaques, quoiqu'ils s'en distinguent par rabsnce des caractres ch: totaxiques aberrants qui existent che : les espces de Bosnie. Le tableau ci-dessous est destin mettre en relief les caractres ( 1 ) Le seul 1'rechu,s spcial la Vieille Serbie est le 1'. Priapus subsp. serbicus .J. .MillL, du Kopaonik planina, sur la frontire du Sandjak. Au cours de no:1:e explo, ration nous a\ons recueilli les espces suivantes : 1. sub1iotatus cardiocf&us Putz. (commun partout), T. obtsus Er. (abondant sur les du Suljigl, T. austr.iacits Dej (dans une petite grotte du Kutaj planina), T. pulChellus Putz, et 'r.< .P,ria. pus K. Dan . (sur le l\furtenica planina).

PAGE 408

ANOPHTH1-tLJlES DE SERBIE 3 spc ifique s des s ix form es distin c te s qu e noli s avon s rcolt es et qui s ont les se ule s connues jusqu c e jour d e Vieill e Serbie. 1. T guments pubescent s, a u moin s sur l es joue s el l es c t s d es lytre s. T te allon ge, j o u es r gulirement co nv e xes 2. T guments glabres. T t e v o lumineu se, jou es tr s conve x es, largies e n arri re D 2. Pronotum glabre. El vll :es d prim s, avec l e pre mi e r por e discal plac sm la 3e strie vers son c inqui m e ba sa l l e deuxi m e p o r e au milieu d e sa longueur. Long. J 2 mm. Winklerl, n. s p Pronotum distinctement pub escent. E l yl!es convexes, a\'ec l e pr e -mier pore discal situ sm l e -te inl etvalle, ver s l e quarl basal l e deuxi me pore apr s l e milie11 d e J'lytre, SUl' la 3e s trie. ., i.). 3. du pronolum div e rg e nt s e n a rri re Jans la partie basale ; angles postrieurs aigus saillants en d e h o r s L ong. 5 mm Stankovitchl, n sp. Ct s du pronotum co nv e rg en ts en arri r e dans l a parti e basa l e ; angles p os t rieurs dro it s, non s aillant:; en d ehors. .J.. 4. D es y eux pigment s Pronolnm m oins r tr c i <'t l a b ase. El y tr e s lar gis apr s l e mili e u. Long. G,5 6,2 mm. Georgevitchi, n sp. YPux sans pigm e ut. Pronotu11t plus r tr c i l a !Jase. Elytres plus tro its, non lar g i s nprs l e mili eu, l es p au l es plu s effaces Long. 5,5 mm . Geotgeyitchi, s ub sp. devojen s ls 110v G. Ct s du pronotum bie n ar r oud i s prs de s angle s an t rieurs. El \'lles h paules a n gule u ses tl h o rd basal pr es qu e p e r pend i c ulair e it l a lig n e m diane; s tri es plu s s up c rl c i c.lles. F o rm e gnra l e plu s trapu e Long 4 ,() h G 0 m1i1. C Yijici, n. s p du pron o tutn llluiu s arrond i s e n a v ant. Elyt r es pau l es arrondie s, il bon\ basal ob liqu e ; s tri es pl u s pr o f ondes. Form e g n rale plu s s v e lte. L ong. 5 2 mm. C Yijici suhs p s toJticen s is nttl Duvalites Stankovitchi n. sp. D e ux e x e mplair es r ec u e illi s l e 2 VI Hl23, sous d es morceaux d e boi s dan s la gro U e dit e Ravanick a peina, comm. d e Sen j e, d pa rteme nt de Morava (Ser bie otientale). Long. 5 mm Allong, B run te s ta c assez pl e et peu I J ril lant. T te alutace, l es joues, l e pronotum e t l es l ytres pars em s d e JJetits points pilif re s. Le s jou es s ont h riss e s d e poils tr s petits et c ourts, dirig s en a vant ; l e disqu e du pronotum e s t co uvert d e poils dor s plus long s e t r ec ourb s e n a rri re ; sur les l y tre s e nfin l es poil s sont plus fins mai s r guli rement r pa rti s s ur toute la s urf ace Lignes orbitaires divergentes e n avant. Pore prothoraciqu e aill rieur plac v e rs le quar t antri eur de la goutti re margin a le po pos 1"

PAGE 409

4 R. jEA.NNEL tde m immdiatemnt ava-nt rangle .Premier pore discal l lytre un peu aprs le quart basal du quatri;t:ne interstrie; pore dis cal sur la troisi m e strie, un peu aprs le milieu de sa longueur . Srie ombilique humrale rgulite ; toutefois les deux; derniers pores s ont un peu carts de la gouttire humrale. Pore apical sur la crosse de la deuxi me strie peu pr s gale distance de la suture et du bord apical. En somme chtotaxie normale. T te ovalaire, un peu plus longue que large, les joues rgulire ment convex es, le cou brusquement rtrci. Sillons frontaux complets, ne ts, rgulirenient arqus. Pas d 'yeux, mais leur place une petite cicatrie c hitineuse linaire et oblique. Antennes assez robustes ; d-FIG. 1. Duvalite s Stankovitch i, n. sp. X 16. FIG. 2 Organe copulateur mle du m me, face bt rale gauche, X 75. p assant un peu le milieu des lytres; !' article II plus court que le lV, lui-m me plus court que le III; l'article IV environ trois fois aussi long que large; le s articles ap icaux (VIII ou IX) ovales, peine trois fois aussi longs que larges. Pronotum c ordiforme, peu prs aussi long que large, peine plus large que la t t e sa base r trcie, aussi large que les trois qurts du bord antrieur; / celui-ci profondment chancr. Angles antrieurs s aillants en avant; cts bien arrondis en avant, prsentant le\11' plus, grande largeur vers le qliart antrieur, rtr'cis en courbe peu arque e n arri re ju squ 'att quart basal o ils se redressent pour di. verger

PAGE 410

ANOPHTBALMES NOUVEAUX DE SERBIE 5 rement en arrire jusqu'aux angles postrieurs; ceux-ci aigus, saillants fortement en dehors ; base rectiligne. Disque du pronotum p _eu convexe, avec le sillon mdian superficiel ; gouttire marginale large et rgulire ; fossettes basales profondes et larges, surface basale dprime d'une fossette l'autre. Elytres ovales, allongs, peu convexes, un peu plus de delL'< fois aussi longs que larges ensemble, environ deux fois aussi larges ensem ble que le proootum. Epaules bien arrondies ; cts arqus rgulirement leur plus grande largeur vers le milieu; apex arrondi Stries entires fortement ponctu es, les externes un peu plus superficielles, les int er stries l g rement convexes. Gouttire marginale troite et r gulire non largie dans la rgion hum rale. Carne apicale courte. Pattes gr les; tibias ant rieurs fortement pubesc e nts, m m e la face e xterne, avec un sillon longitudinal externe pe profond, mais n et. Les deux premiers articles du tar se antrieur d e nt s en dedan s c hez le mle. Tarse s post r ieur s aussi long s que le s trois quart s du tibia correspondant. Organe copulateur mle (fig. 2) grand, allong, son Liers basal brusquement coud du ct ventral, les deux tiers apicaux absolument droits et rectilignes Base du lobe mdian dilat e en un bulbe sph rique ; sommet aplati en he c large, mince, sym trique, bord mouss e Sac interne arm d'une grande pic e copulatrice, droite, trs longu e, occupant toute la partie re c tiligne du lobe m dian, c'es t--dir e les deux lie r s apicaux de l'organe. DuYalites Georgevitchi, n. sp. -:-Une tr e ntain e d 'cxe mplail'es. eecueillis dan s la grande salle d e ntr e d e la gl'Otte Lazar e va p e ina pr s de Zlot, dpart e ment de Timok (Serbie orientale), l e 9 VI 1923. Ce Duvalites se tient dan s la p nombre, sous les pierres reposant dans. l'argile humide et grum e l e u se ou au pi e d des paroi s roch e uses ; il ne se trouve pas dans les patties pl'ofonde s de la grott e qui est trs va s l e e t trs humide. Cette constatation est rapprocher du fait qu e ce D' u valites possde des y ux encore pigments, bien moin s d g n rs que ceux du D. Sta11;kovitchi et de la race devojensis qui vivent dan s l obscurit complte. Long. 5,5 6,2 mm; ; en gnt'al. 6 mm., mai s l es femelles so nt parfois trs petites. Allong, gl' le, peu convexe. Testac rougetre p e u brillant. T guments ponctu s et pubescents comme chez l'espce pr c dent e mais la pubescence est excessivement fine sur les joues, o elle n 'es t visible -qu' l'aide de forts grossis s ement s ; pubescen ce du pro notum e t d es lytres dor e bien visible.

PAGE 411

6 B. JEAJVNEL Chtotaxie normale; les st>ies sont places comme chez l'espce prcdente; toutefois le pore apical de l'lytre est n ett ement plus loign du bord apical que du bord suturai. T te nettem e nt plus longue l a rge, avec le s jou es r gulirement c onvex es, l e cou bru s quem e nt r trci, les sillons frontaux entiers, pro fonds, allongs, subparallles en avant et approfondis s ur l disqu e Y eux reprsent s par une tache blanchtre elliptique et transver se assez grande, avec un peu d e pigment noir s ur s on pomtour. Ant e nn es gi les FIG. 3. Duval-iles Georye1ritchi, n. sp. X 16. "--FIG. 4. Duva l ites GeorgevitcM suhsp. devojensis, nov., X 16 (lt longue s atteignant presque les deux tiers post rieurs de l'lytre, l'article II bien plus court que le IV, celui-ci quatre fois aussi long large, les articles VIII, et IX. ovalaires ; allongs, Quatre fois aussi ongs que larges. Pronotum plu s long que large, cordiforme, peine plus la1ge que la tte, bien rtrci la base qui est aussi large que les trois quart s du bord antrieur. Bord antrieur chancr; angles antrieurs avant ; cts peu largis en avant, prsentant leur plus grande lar geur ver s le antrieur, arrondis en courbe rgulire depuis l'aQgle antrieur jusque v e r s l e cinquime basal, puis l grement redresss sans

PAGE 412

,AN.OPHTHALJIES NOUVEAUX DE SERBIE 1 .Sinosit jusqu'aux angles postrieurs, de faon qu'il restent convergents -dans la partie basate ; angles postrieurs subdroits, nullement saillants -en deli'rs ; base rectiligne. Disque du proilotilm peu convexe ; avec l silld n'-riidian peu profond; gouttire marginale assez large et rgulire ;fosse s basales larges et superficielles, la base dprime d'une fgssett rautr: Eljtres en ovale allong, assez larges et nettement largis aprs le milieu, plu s de deux fois aussi longs que .larges ensemble, deux fois .aussi larges e nsemble que le pronotum. Epaules arrondies, plus effaces ..que chez D. Stankovitchi; stries entires, ponctues, externes effaces :vers l'paule et plus superficielles, les iilterstries faiblement convexes .Car ne apicale court e Pattes gr les et longues, les tibias antrieurs fortement pubescents, .avec un sillon longitudinal externe peu profond. Organe copul,ateur mle i dentique celui de l'espce prcdente. OBSERVATION. -D. Georgevitchi et D. Stankovitchi, qui hab itent -ehacun un versant, oriental et occidental, du mme riiassif calcrure du deux e spces de commune. De ces l une, D. vit dans la pnombre du vestibule grotte, .alors D.' Stankovitchi habite U:t profondeur d'une grande .,Wotte tout fait obs m Aussi ie premier des yetix p e ut-tre encore fonctionnels et le second est-il tout fait aveugle .Mais J'allongement du corps et des appendices n'a pas 'volu pareille ment chez les deu.'{ espce's. Il est en effet remarquable que c'est pr esnient celle qrii vit dans la pnombre qui a le pronotilm le plus ;allong t antennes les plus grles. Ce fait s'accorde avec l'opinion que j'ai dj formwe ailleurs (i), savoir que les caractres morpho J ogiques, d'or4}nall:e considr;; comme des adaptations cavernicoles, ;;ont le fait d'voiutions orthogntiques indpendantes de l'action du .mi]ieu souterrain. "\ Dnva.lltes .GeorgeVitchi, supsp. devojensis, nov. Un mle s ous une pierre dans grotte Devojacka peina (gaura feetuor), prs
PAGE 413

8 R. JEANNEL. a trophi s r e pr s e nt s par un e cic atric e lin air e tran s verse et s an s tra c e d e pigm e nt. L e s ant e nn es s ont un p e u plus pai s ses, av e c l es arti c l es VIII e t IX s eule m ent troi s fois aus s i long s que larges. L e pronot!lm es t un peu plus l a rgi e n avant a v ec l es ct s plus arrondi s dan s la moiti a nt ri e ure, l g r e m e nt sinu s e n arri r e la bas e un p e u plus r tr c i e Elytr es plu s e lliptiqu es troi s fois au ss i longs qu e e ns emble, plu s parall les, non largi s apr s J e mili e u ; l es pa t es plu s erfac e s C e tt e rac e g ogr aphiqu e diff r e don c esse nti elle m e nt d e ]a form e typiqu e par s a forrpe plu s gr le e t s es y e ux tout fait atrophi s ta b ase du pronotum pr se nte l a m m e f o rm e carac t ristiqu e qu e ch e z l e D. Georgev it c hi t ypi<{ue. Duvalites Winkleri, n. sp. D e ux m l es r ec u eillis l e 11 VI so u s l es pie rr es du gr a nd v es tibule clair d e la grott e Ravna p c comm. d e Pre .konog e, arrond. de Svrljig, d part e m e nt de Timok (Se rbie o r i e nt a l e ) C e tt e grott e s ouvr e dans un c ontr e fort du Svrljigika planint,.. n o n l oin d e l a grott e Prekbnoska p este r bie n connu e ; l e D. 1Vinkle r i y se mbl e e x cessive m e nt rare / Long. 4 2 mm. large e t d prim . T es tac brill a nt. T gum enLs pr esque glabres; le!? jou e s portent de trs p e tits poil s difficiles voir,_ l e pronotum es t glabre, l es lytres sont pourvu s d e trs petits p oilS.. rare s sur la parti e ex terne du disqu. ,i h tota4ie normale. Lignes orbitair es div e rg entes E m avant. P q r c;; proth o ra c iqu e s plac s c omm e chez les es p c es prc dent es. Pre!I)i e t : discal d e l' lytr e s itu s ur la 3e s trie v e r s l e ant ri eui\ donc r e l ative m e nt trs p is d e la ha se, d e uxi me por e v e r s l e de la troisi m e stri e S rie o mbiliqu e hum ral e r guli r e, tou s ( e i l e long de la goutti re P or e api c al un p e u plu s pr s d e la s utur e qu e du bord apic al. T te a rrondi e p eine plu s longu e qu e l a rg e avec le s jou es r guli r e m e nt conv e xe s l e c ou bru s quement i tr c i ; .s illon s frontauX: c om plets, profonds, rguli rem e nt arqus; non parallles en avant, appro fondis sur l e dis que. Yeux repr sents par une p e tite tac he ovalaire. tr a nsv e r se; blaneh.tr e s ans pigment. Antenn e s paisses, atteignant c'i. pein e J e milieu des lytr es l'article li p e ine plus court qu e J e IV; le s arti c l es VIII e t IX oval es e t deux fois aus s i longs que large s Pronotum s ubcordiforme au ssi Jong que large; un peu plus largequ e Ia t t e, p e u r t r ci la ba s e. Bord antrieur :pr squ e pas angl es a:nt ri e _urs p e u ._-n._ a'; ant ; t s p eu, la.rgj? r gtili rem ent

PAGE 414

ANOPHTHALMESNUVEAUX DE SERBIE 9 arrondis dns les quatre cinquimes antrieurs, leur plus grande largeur vers le tiers antrieur ; ils sont sinus leur cinquime postrieur puis dans la partie basale; postrieurs aigus, vifs, saillants en dehors ; hase rectiligne. Disque du pronotum peu convexe, lisse, avec le sillon mdian superficiel ; gouttire marginale troite et gale ; fossettes basales superficielles ; surface basale dprime et _. Elytrs ovales, larges, trs peu convexes peu prs deux foi$ aussi larges ensemble que le pronotum et un peu plus de deux fois a_ussi longs que larges, non largis aprs le milieu. Epaules arrondies assez saillantes; apex arrondi. Gouttire matginale largie dans sa partie suhhumrale. Stries ponctu es, un peu effaces la base et l'apex FIG. 5. Duvalites lV-inklC?i, n. sp., X 16. du mme, face latrale gauche,. X 75. Fao. 6. Organe copulateur ml e trois stries internes plus profondes que les autres, les interstries convexes et lis!es. Carne apicale courte. Pattes courtes mais grles; les tibias antrieur!? sont glabres sur la fce externe, pubesc ents sur la face antrieure, surtout dans la moiti apicale, et portent un sillon longitudinal externe trs net. Organe copulateur mle (fig. 6) assez grand, allong, rgulirement arqu du ct ventral, avec la partie apicle largie, tordue du cte gauche. La hase du lobe mdian est renfle en bulbe sphrique ; le bec a 1a forme d'une lame aplatie, asymtrique et pointe arrondie et mousse. Sa c interne avec une pice copulatrice un peu arque, allonge, de longueur gale au tiers de la longueur totale de -l'organe.

PAGE 415

10 R. JEANNEL Dnvalites -vijiei, il. sp. Neut exemplaires recueillis -Je VI 1923, sous les pierres enfonces dans les dolines du Murteliica planina, vers 1100 m. d'ait., Em comm. de Bela Rjeka, dpartement d'Uzice (Serbie occidentale); Long. 4,6 5,5 nim.; donc assez variable de taille ; Allong, d prim, tte. trs robuste et lyttes subparailes. Testac trs brillant, lisse, sans pubescence. Chtotaxie normale. Lignes orbitaires divergentes en avant. Pore 8 FIG. 7. Duvalitcs n. sp., X 16. FIG. 8. Duval itcs Cvijici subsp. sto picensis, nov., X 16. -FIG. 9. Organe copulateur mle du D. Cviji'ci, face latrale gauche, X 75. prothora(!jque : insr au quart antrieur de la gouttiJ;"e inar giriale, pore postrieur sur rangle postrieur. Premier pore disa.I de l'lytre un peu avant Je tiers basal, sur:Ie quatrime interstrie, deuxime pore sur la troisime strie; un .Peu aprs son milit;m . Srie ombilique rgulire, les quatre pores humraux le long de la gouttire ; pore api""' cal un. peu plus rapproch de : la . suture que du bord apicru. Tte trs grosse; arron.die, dprime sur le disque, les joues trs convexes, largies en arrire, le cou trs brusquement rtrci. Sillons : frontaux complets; arqus ; trs 0 profoilds et' fovol's' en.! a-vant et sur l

PAGE 416

ANOP1ITHALMS NOr!lTEAUX nE. SERBiE :ti ileilx ; reprsents par une petfte cicatricule elliptique et oblique, U0f.l ,pjgmente. Antennes grles, atteignant peine le milieu aes IP peine plus cotil't que le IV;. les articles VIII et IX ovales, uri, peif plus fois aussi longs que .larges . subcordiforme, un plus eiroit que la tte et a : peu pis aU$Si large que long, la base peu rtrcie : Bord antrieur . peu : chancr ; angles .. antrieurs peu saillants ; cts trs arrondis d,!lris le, qul:\-rt antrieur, prsentant leur plus grande vers le ainquime antrieur, rtrecis' cinquime basal, .. redresss prs d droits, vifs, n peu saillants en dehors; base . du pronotum peu onvexe, avec un sillon mdian bin trac ; gouttire ; ina1ginale rs troite, profonde et gftle; fossettes basales profondes ; surface basale dprime et rugueuse . Elytres dprims, : allongs, deux .fois aussi longs que larges et pas deux tois aussi larges ensemble que le pronotum .. Epaules ; trs saillantes, anguluses, bord tranchant; le bord basal est perpendiculaire la ligne mdiane. Cts des lytres peu arqus, un peu largis aprs Je milieu ; apex obtus. Gouttire marginale large et profonde, surtot dans la rgiori subhumrale. Stries peu profondes, assez irrgulires, superficiellement ponctues, les trois stries internes mieux marqus, les autres indiques par des lignes de points ; inters tries internes convexes. Carne apicale courte. Pattes courtes et grles. Les tibias antrieurs sont pubescents sur la partie apicale de la face antrieure, glabres en dehors et pourvus d'un sillon longitudinal externe bieri trac. Les deux premiers articles du tarse antrieur sont dents en dedans chez le mle. Organe copulateur inle (fig. 9) assez petit el grle, rgulirement arqu, presque en detni-ercle, du ct ventral. Bulbe basal peu renfl et pourvu d'tine lame sagittale ; sommet du lobe mdian fortement d vi du ct gauche, graduellement attnu en un bec mousse et arrondi. interne sans pic copulatrice diffrenie. Cette espce rai>pelle assez par la grossenr de sa tte les Duva lites de la Bosnie orientale, comme D. Kautianus Apf., mais el_le se distingue au premier abord par ses lytres trs dprims et par sa ch to taxie norina.Ie; elle rie possde pas en effet de sries discales stippl mentaires comme il en existe sur les lytres des Duvalites bosniaques. Duvalites Cvijiei, subsp. stopieensis, nov. Un m.le trouv sous pierre dans les alluvions de la rivire de la grotte Stopia, peina, Rozanstvo, 'd'UZice occidentale), le 20 VI 19?B. Il est possible que la prsence de cet uniqtie individu

PAGE 417

1:.? 7l. JEAXX.EL dan s ce ll e g roll e soit accid e ntell e e t qu'il y ait t entran par un c rue ; l e cours d eau sout e rrain provient e n efl'et d e la perte d'un rui s sea u pig. T o ut e f o i s l a S t o pia peina est c eeus e dans des mas sifs cal ca ires d altitude peu {l eve (env. 900 m.), une tten taine de kilom tres d e d i s tan ce elu Murtenica planina o vit le D. Ovijici typique. Long. 5,2 mm. Forme gnrale plus s v e lte que chez la forme trpiqu e Tte plus allong e, mai s avec l es jou es aussi renfl es; antenne s plus l o n g u es, avec l es articles VIII et IX troi s fois a us s i long s que lar ges Pronotum un peu pl11s allong, ct s moin s arrondis et moin s dargis e n ava nt. Ely tr es plus ovales, moin s parallles, un peu moin s d prims ; l es paule s arrondies moin s sa illant es, moin s an g uleuses, l e bord ba s al t o mbant obliqu e m e nt s ur l e pdoncule; stries plus pl'Ofondes cl plus fortement pon ctues O r gane cop ulat eur mftlc iele ntiqttC celui elu D. Ouijici typique

PAGE 418

21 21 R. JEANNEL LES TRECHINAE (COLEOPTERA, CARABIDAE) DE LA RGION ORIENTALE.

PAGE 419

From the ANN, H.s tND ol' NATtlllll. ll rs r o n v, Se r. 0 V ol. xii., p. ;.I!J:J, O c t u b a H!:!3, L e s Trechiu [ Cole opt era, Carabirl J d e la R!Jion Oric11tale. Par le Drt. A. JEANNEL. N connai ssait jus qu'iL pre sent bien p e u d e Trec hinre cle l a r eg ion ori enta l e, et l e pr sent travail a pour but d e fair e connatre toute une s rie d e genres et d'esp l:ces n ouvelles de c ette rgion. Cett e pre mil:re numratio n fixera J'tat actuel d e nos connaissa nc e s sur l e s 'l'r echiwe o ri c u ta nx et pourra servir de base d e s travaux futurs cur il est bie n certain que l es explorations de l'Hima laya, p eine b a uch es jusqu' c e j o ur, d o iv eut a m e n e r la d e c ouverte d e q uan t i t e d'autres e sp e ces p lus o u moin s lo calisees, co mparabl es c e ll e s qui p e u pieu t 110s mass if s montag n eux d e l .Eur o p e L e s matriaux les plus importants dont j ai pn dis p ose r pour c ette etude m'ont Ct s o umis par l\1. 11. E Andre1rcs, qui l es a v ai t lui-m m e du H esearc h Ins titu te D e lrr a Dun et de se s amis MM. H. G Ch a m p ion et H. S t e v e ns. Qu'il m e s0it clo n e t o n t d abord p ermis tle remerci e r eliaud erneut ici l\I. 11. E Audre wes d e la coufi a u c e qu'il a b

PAGE 420

a!J! JJr. A. Jeanne surles Tre.e ,himc hi e n voulu mc tmoigner en me chargeant de dcrire ces D e ux espces ont et dcrites par Motscl10ulsky comme appartenaut au groupe des Trecl1iure, mais d'une faon si qu'il est impossible d'en teuir compte. Ce so11t le Trechus jitsciatus des Indes Orientales et le Tacltynutus castaneus de Ceylan. Le Trechusfasciatus, Motsch., 1851, Bull. Soc. Imp. Nat. iv. p. 506 (type: Indes Orientales), aurait les lytres marq n s de '' q nat re stries trs imprimes de points enfoncs, que 11'atteignent pas l'extrmit<' et avec une seule fovole sur la 4 strie vers le milieu." On peut douter d'ap1s cela qu'il s'agisse d'un 1iechus et d'ailleurs la coloration tef'tace avec la pa1tie post rieure de la tte et une large bande transversale sur les lytres, noires" me font supposer qu'il s'agit peut-tre d'un Perigona ressemblant au P. ntjicollis, JVIotsch., de Ceylan. En tout cas, la laconique diagnose de M otschoulsky ne peut s'appliquer aucune des espces :mmres pl us loin. Quant au Tachynotus castaneus, Motsch., 1861, Bull. Soc. InlJi. Nat. Moscou, xxxiv. p. lOO (type: Colombo), il n e 111'cst pas possibl e d'aprs sa description, de faire la moindre son sujet. Ses "impressious longitudinales du front arques'' et son" dernier article des palpes maxillaires e11 al ne et un peu plus long que l'avant-dernier" se1nhleraient i!l(liquer qu'il doive se placer parmi les 'l'rec l1inre; mais la description que donne Motschoulsky 11't': nun1re que de vagues caractres gnraux communs une foul e cle Carabirjues de groupes divers, ce qui fait qu'on est aussi bien Cil droit de supposer qu'il peut s'agit de tout autre chose que d'un Trec/tus. La taille du 'l'ac!tynotus (3:l mm.), sa forme" ovalaire elu Tacltys nifescens" mou trent qu'il 11'a certainement rien de commun avec le P!!rileptus ayfanicw;, Nietu. Lcs Trecbin orientaux actuellement connus se classent tla11s quatre groupes pb y logniquemeut bien distincts. Les Perileptiui sout reprsents dans le nord de l'Inde par 1111 nombre d'espces relativement cousidrable, alors que 111dlc part ailleurs dans toute l'aire de rpartition du groupe, deux espces de Peril!!plus ne coexistent dans les m mes lucalitt's. Cette ricbesse en espces et aussi la prsence de geures diilerencis (N!!oblemus) semblent indiquer que l'Inde a constitu uu ceutre de dispersion important pour les espces de la tribu. D'ailleurs les Peri leptus sont un groupe trs a11t:t:ll. Le en effet trs exactement rparti

PAGE 421

395 sur les restes du continent de Gondwana, indo-africano australien, ce qui le date au moins du Crtac et les trs troites affinits des P. testaceus d'Abyssinie, P. prumonto1ii du Cap et P. constricticeps d'Australie, montrent bien que le type morphologique Perileptus n'a pas vari depuis cette poque ancienne. D'autre part, le fait que le P. areolatus palarctique, certainement issu d'une ligne orientale, est reprsent dans les les Canaries, prouve encore que c'est au moins dans la premire moiti du Tertiaire que cette espce a d se rpandre en Eurasie. -Un deuxime groupe de Trechinre est reprsent dans la rgion orientale par le Trechodes cauliops, de Birmauie. Ce groupe doit constituer une tribu indpendante ; mais je me rserve de la caractriser ultrieurement, lorsque j'aurai publier les de ses principaux reprsentants en Australie et en Afrique. Ce groupe est encore un reste de la vieille faune du continent de Gondwana, et la distribution actuelle du genre Trechudes se montrera trs instructive cet gard. Tous les autres Trechinre !_>rientaux connus appartiennent enfin la tribu des Trechini (Jeamiel, Ann. Soc. ent. Fr. 1921, p. 166) et font partie des deux sries phyltiques de Trechus et de Duvalites. Leur histoire gologique est toute diffrente de celle des Perileptus et des T1eclwdes. Le genre au sens restteint que je lui ai donn (l. c. p. 170 ); constitue un trs grand geure distribu dans les rgions palarctique et narctique, orientale et austra lienne. II est assez difficile de prciser le point du globe o le type T1echus a pris naissance ; mais il est bien vrai semblable que ce doit tre, comme pour beaucoup d'autres groupes, sur le continent de l'Angara, les lignes austra liennes s'tant dtach de la souche ptimitive vers la fin du Secondaire ou le dbut de Tertiaire. Les TIechus orientaux, qui d'ailleurs prsentent quelques analogies avec ceux d'Australie, seraient donc d'anciens end miques. Rien d'tonnant par consquent ce qu'ils aient peupl l'Himalaya pendant le Nogne, absolument comme les lignes occidentales ont peupl les Pyr nes, les Alpes, les Carpathes, le Caucase. Les quelques espces aptres de J'Himalaya, dcrites plus loin, sont tout fait compa rables aux alpines et subalp ines de l'Europe et il faut s'attendre ce que les chanes du sud de l'Asie centrale se monttent habites par d' normes quantit s d'espces de TIechus troitement localis es. Sachant de plus que les 'l'rec1Jinre sont les Carabiques qui s' lvent le plus haut sur les mon-b2

PAGE 422

396 Dr. A. Jeartnel iur les Trechinre tagnes de l'Afrique .Orientale (4500 m.) et aQ.ssi ceul[ qui s'avancent le plus loin vers le sud dans l' A.ntarctiqu (le Crozet), on peut aussi prvoir qu'ils auront dauf! J'Himalaya une rpartition vrticale d'une amplitude considrable . Il existe un Trechuf! aptre dans FHe de )Juzon, de l'archipel des Philippines. Le fait que cette appartient la mme ligne que les espces alpines de J' Himalay11 .es. t particulirement intressant, car il est une preuve qu!'l pes connexions continentales relativement rcentes mit exist entre Lu. zon et le sud de l' Asie. Les rappo:rts du T. bakeri de Luzon avec les )lim;tlayennes sont du mme que ceux des Trechus canariens avec espces du groupe de 'J'. quadristriatus (.:r eannel, Bull ... Soc . Sc. nat. Maroc, ii. [1922], p 15). Enfin la srie phyltique de Duvalites. est reprsente daus rgion orientale pa:r les deux genres .. et Steve.nsius. On sait que les Duvalites ont peu prs la histoire gologique que les Trechus ; _OJ:!. les co .nnait de l'Asie centrale (D; bodoanus) et ils sont abondamment reprsnts en Europe, o leurs ._espces sont actuellement en train de disparatr de la faune .pige, quelques-unes, ocules, se trouvant rlgues dans les de refuge, la plupart, aveugles, tant devenues endogel'! ou Les Agonotreclms orientaux sont certainement leE! s uryivant!! d'une ancienne ligne orientale, contemporaine de. celle des Duvalites et qui a survcu dans la faune pige. Q _uant Stevensius, certainement une des plus remarquables pcou vertes de M. H. Stevens, .il .constitue un type nouveau, fort curieux, qui semble bien devoir remplacer les Duvalites oculs d'Europe sur les hautes altitudes de l'Himalaya. Les types des nouvelles dcrites .Jans ce travail sont dposs au British Museum, sauf indication contraire. Trib. P ER 1 LE :PT 1 N x, Jeannel. Gen: Schaum: Perileptus, Scbaum, 1860; type: P . cereolatus, Creutzer (Jeanne!, Ann. Soc. eut. Fr. 1921, p. 341).-Synon. : Oclttli.ephilus, Nietner, 1857 ; type : O. ceylanicu8, Nietn ; [nom proccup. par pclttltephilu)J, Mulsa.nt et .H.ey, 1856; type: O. jle.t'UoBUIJ, M. et R. ( =Ancy1o-pl1orus, Kraatz)J. : Tableau des Espces Orientales. 1 (10). Pronotum cordiforme, angles antrieurs arrondis et effacA. Stries des lytres entires, euperficielles, ponctuation

PAGE 423

de la Rgion 01ientala. 2 (5) Base du pronotum aussi large que les deux tiers du sommet, les angles postrieurs grands, droits, non saillants en dehors, les cts de la base presque perptmdiculaires la ligne mdiane. 3 ( 4) Tte brnni'ttre sur le disque, lytres testacs concolores. Long. 2 2 mm .. .... 4 (3). Tte testace, lytres testacs avec l'apex et le bord externe noirttre. Long. 3 mm. 5 (2). Base du pronotum moins large que les deux tiers du sommet, les angles postrie urs petits, obtus ou aigus, saillants en dehors, les cts de la base trs obliques o u chancrs entre l'angle e t le pdoncule 6 (7). Forme troite et allong e trs d p rim e Pronotum troit cts peu arqus, longuement sinus en arri re. Long. 2 mm ......................... ... 7 (6). Forme plus lmge. Pronotum transver se cts trs arrondis, la sinuosit basa le trs courte et brusque. 8 (9). Pronotum convexe Elytres sans reflet bronz. Long. 2 mm ......... ..... 9 (8). Pronotum dprim. Elytres reflet Long. 2 2 mm ................. : 10 (1). Pronotum trapzode angles antrieurs tr s saillants. Stries d es lytres entires, ponctuation forte e t profonde. 11 (16). Elytres parallles, dprims, pubescence dispose sanR ordre. Rougeil.tres. 12 (13). Elytres trs aplatis, avec l es pores s ti gres discaux de la 3' stril'l di s tincts. Lung. 2 mm ............................ 13 (12). Elytres dprims sur le di sque; le s por es stigres de la 3 strie nuls. 14 (15). Pronotum plus ample, c ts plus arrondis. Elytres deux fois aussi longs que large s, ii interstries plans. Long. 2 2 : 8 mm. 15 (14). Prenotum plus petit, ii cts peu arqus. Elytres longs, plus de deux fois au s si longs que large s, les interstri es conve.xes. Long. 2 ii 3 mm .................... 16 (11). Elytres ovalaires, convexes, it pubescence dresse rgulirflm ent aliq-ne s11r l es inte rstries. T e stac ptle trs brillant avec une tache noir:'ttr e snr la partie post rieure du disque de s lytres. Long. 2 mm ..... ... ...... ..... : .... Pe1ileptus japonicus, Ba tes. 3!)7 japonicus, Ba t es sp. u indicus, sp. n. [Nietn. ceylanicus, pusillus, sp. n. [sp. 11. platypterns, ilnaicus, sp. n denticollis, u, C({IIWI'OIIi, Sp. 11. J e ann e!, 1920, Ann. & Mag. Nat. I-Iist. ser. 9, vol. v. p 108. Cette espece, commune au Japon, existe aussi dans la rgion orientale. Elle est connue de Chine, it Hong Kong (coll. Walker) et e l'le Cl bes (Wallace) [Brit. l\1us.J.

PAGE 424

398 Dr. A. J eannel sur les Trechin Perileptus 1ubustus, sp. n. (Fig. l.) Incle, Himalaya.-Garhwal: Siuni Gad, 1200 m. alt., juin UJ20, lex. (H. G. C!tar'tpion).-Kumaon: West Alrnom, L{anikhet, 3 ex. (types) (H. G. Champion) ; West Almora, Diva, l ex. (H. G. Cluunpion). IJong. 3 mm. Epais, parall le, tis peu convexe. Testac rougetre brillant, avec l'extrmit apicale des lytres et une troite b o rdure Jnarginal e noirtres, le mtastemum et l'abdomen aoirttttes, les antennes rembrunies partit du 4" article, les Fig. 1. Perileptu s r o lmstus, sp. IJ.1 de Ranikhet. pattes testaces. Pubescence dresse assez courte et peu fournie. Antennes atteignant it peine le milieu des lyttes, paissies au sommet. Tte robuste, aussi longue que large, assez d e ns ment ponctue sur les joues et le vertex. Epistome nnitubercul Yeux gros; saillants, trois fois aussi longs que les tempes qui sont un peu convexes et obliques. Pronotum it peine transverse, aussi large que la tte et plus troit que les lytres, peu rtr ci la base qui est un

PAGE 425

de la Rgion 01ientale. 399 peu plus large que les deux tiers dn bord antrieur; cts bien arrondis en avant, sinus en arriere et pa1allles dans leur extrmit basale; angles postrieurs grands, droits, vifs, non saillants en dehors; base un peu saillante au dessus du pdoncule msothoracique, ses parties latrale:<> droites et presque perpendiculail'es la ligne mdiane. Disque peu convexe, ponctuation assez serre et relativement fine; gouttire matginale trs troite ; sUJface basale avec de fortes rugosits ; fossettes petites, profondes, dprimant le borel basal et limites en dehors par tine carne oblique place sur l'angle postrieur. Elytres trs peu convexes, subparallles, peine deux fois aussi longs que larges; les stries trs superficielles, ponctuation obsolte; interstries trs finement ponctus. Chtotaxie normale ; les pores discaux: de l'lytre sont distincts de la ponctuation. des stries. Cette espce est la plus grande du genre. Elle est re marquable par sa forme robuste et paisse et son pronotum ample, peine transve1se, base large. La forme des angles postrieurs de son pronotum la rappi'Oche d 11 P. japonicus, mais par contre l'isole de toutes les autres espces orientales. Perileptus indicus, sp. n. (Fig. 2.) Inde, Himalaya.-Dehra Dun: Chakrata, un ex., mai 1921 (Dr. M. Cameron) ; Dehra Dun, 4 ex., rlc. 1920 et f vr. 192l (Dr. M. Cameron).-Kumaon: West Almora, Il ex. (types) (H. G. Champion); West Almora, Div, 2 ex., dc. 1917 (H. G. Champion); West Almora, Tauakpur, 1 ex. (H. G. Cltampion) ; West Afmora, Ranikhet, 1 ex. (H. G. Champion).-Sikkim: Darjiling, Gielle Khola, Tista Valley, 1 ex., dc. 1919 (H. Stevens).-Eastern Duars, 6 ex. (H. Stevens). Long. 2 3 mm. Dprim, tmit et allong, parallle. Testac brillant, parfois un peu rougetre, avec la tte et le dessous du corps plus foncs, les pattes ples, les antennes rembrunies partir du 3e article. courte et rare, il'!'gulire. 'l'ru meuts trs finement alutacs. Antennes atteignant le milieu des lytres, un peu au sommet. Tte aussi large
PAGE 426

400 Dr. A. Jeanne! sm les Tre chin r troci :\ ln bn se qui n'est g u c re plus large que la moiti e elu h o rd ant ri e ur. Burd ant rieur pre sque rectiligne ; ct
PAGE 427

de la Tl:;iun 01-iental e 4()l Pe1ileptus ceylanicns, Nietner. (l"ig 3 ) Inrl e.-Gov. oE Bomhay: Poonah, mai 19 08, un ex. 'j' (G. Bryan t in co ll. H. E. L'es pce est dcrite clPCey lan. U n co-type sc t r o uve :lll Mnsoe f l e Stettin o M H. E. Anflrewes a pn lni comp:uct l'exemplaire pri s Poonah que j'ai so ns l es ycttx et qttl n e difTre guere rle co-type que par sa taill e un p e u pin s grande Voici la description de l'individu iudie u. Long. 2 mm. 'L'es tac r o u gefLtre hrillant, avec l es lytres nn p e n remhrunis mats, l es pattes pCdes. 'l' ogumcnts n o n alutacs. P ubescence courte et rare Fig 3 F crileplu s ceylrmicus, Ni e tn. de Poonnb. 'fte tran sverse, il ponclnatiou acicu l ee trs pars e snr l e fro11t et l e vertex. Yeux trs g r os, saillants, c in q fois amsi longs qne l es tempes; celles -ci trs plan es, p erpendiculaires l a lig-ne m dian e Epistonte tubercule Front convexe entre l es s ill o n s honta nx. Pronotum ampl e un p e n p lu s large qn c la t l:t e et aussi large que la base ries e lytr es, sa pl u s grande lnrgcu r v e r s l e CllCJUime basal. ll est trn n s r c r se, d e p r s d'u11 tiers p lu s large qu e long, p e11 r trci la l x,se, qui est aussi large qu e l es deux tiers elu 80mmet. Cts bi e n arroucli s c l epuis l es a ngles antrieurs jusqu'iL l a l es a n g l es nntt'r i cnrs dl'nds, l es angles posterieurs p etits, p r csqne dc n tifo rm cs, a igus cL

PAGE 428

402 Dr. A. Jeanne] sur les Trcchinre saillants en clel10rs, d'une trs petite rlu honl latml; base peu saillante, en courbe rgulire d'uu angle l'autre. Disque particulirement convexe, bomb surtout sm les cts, sa ponctuation pins dense que snr la tte; gouttire marginale trs fine, sillon longitudinal mdian limit par deux traits pamllles; surface basale rugueuse ; fossettes petites et profondes. parallles, dprims, moins de flenx fois aussi longs que larges, mats. Btries superficielles, iL ponctuation grosse et il'l'gulire, mais trs peu profonde; ponctuation des intcr3tries assez forte et espace. Chtotaxie normale; les potes discaux sont distincts. Cc Perileptus se fait rematquer surtout pat la courbure forte et rgulire des cts de son pronotum. Perileptus pusillus, sp. n. (Fig. 4.) rronkin.-Hoa Binh, dans les monts Sip-song-chau-thai, 10 ex. reus par l\f, J. M. Bedoc (types iu coll.ll. Jeauuel). Fig.4. l'erilepluspusillus, sp. n., de Hort Dinh. Long. 2 it 2 mm. Dprirn, allongct pantllde. Brnn, rougefttre brillant avec les pices buccales, le pmnotnm et le disque des lytr0s plus clairs, les antennes rembrunies :'t partir dn 3e article, les pattes pi'tlcs, lytres mats avec un reflet hronz. Pubescence courte et peu fournie. rl'gumeuts trs rillauts, 11011 alutacs.

PAGE 429

rle la Rgion 01ientale. 403 Antennes atteignant le milieu des lytres, un pen paissies au sommet. 'l'te transverse, dprime, les joues et le vertex couverts de petits points pilifres aciculs trs espacs. Yeux trs gros, saillants, quatre cinq fois aussi lo11gs que les tempes ; celles-ci planes et perpendiculaires la ligne mdiane. Pronotum cordiforme, large que la tte, un peu moins large que les lytres, d'un quart plus large que long, peu rtrci la base qui est aussi large qne les deux tiers du bord antrieur. Cts arqus comme chez P. ceylanicus; angles postrieurs et base de mme fotme. Disque trs peu convexe, assez deusrneut ponctu; la gouttire marginale est trs fine, le sillon longitudinal s'largit en arrire et s'efface avant la base; la surface basale est rugueuse, les fossettes basales sont petites et arrondies. Elytres oblongs, dprims, deux fois aussi longs que larges, stris comme chez les espces prcdentes. Pores discaux de la 3 strie distincts. Ce petit Perileptus est certainement trs voisin du P. ceylanicus, dont il se distingue surtout par la forme moins convexe de son pronotum et le reflet bronz de ses lytres. Il est probable qne lorsque le P. ceylanicus sera mieux connu, on sera conduit lui rattacher le P. pusillus comme race gographique. Les deux formes appartiennent peut-tre une mme espce largement rpandue dans l'lude pninsulaire, Ceylan et la p,\ ninsule indo-chinoise; mais ne connaissaut pas encore le vritable P. ceylo.nicus de Ceylan et n'ayant vu qu'un seul individu de l'Inde, je ne puis faire autrement que matquer les diffrences existant entre ce dernier et les Perileptus de Hoa Binh. Pe1ileptus platypte.rus, sp. n. (Fig. 5.) Java.Un exemplaire femelle tiquet "Tji Salak, W yn knepsbaae, Gl'elak" (coll. R. Jeanne!). Je suppose qu'il doit provenir des monts Salak, au sud-ouest de Buitenzorg. Long. 2 mm. Dprim, assez large. Rougetttre brillant uniforme, les antennes et les pattes ples. Pubescence courte et peu sene. Tguments non alutacs. Antennes assez robustes, paisses, atteignant it peine le quart basal des lytres, les ciuq articles apicaux ovalaires et assez larges. 'l'te transverse, trs peu convexe, avec la partie anttieure du ftotlt dprime et plane entre les sillons frontaux. Yeux trs saillants, quatre fois aussi longs que les tempes qui sont presque transversalement diriges et planes. Ponctuation de la tte trs fine et ( parse.

PAGE 430

404 Dr. A. Jeanne) sur les Trecbin Pronotum trapzode, mais avec les angles antients 1111 pen moius saillants que chez les espces suivantes; la plus gmne largeur se mesure au niveau du quart antrieur. Le pronotum est bien transverse, d'un tiers plus large que long, bien rtrci la base qui est peine aussi large que les deux tiers du bord anttieut. Ct:> al'l'onrlis en avant, puis rtrcis presque en ligne droite, sinus vets le sixime basal et pamllles avant les angles postrieurs; ceux-ci fhoits, presque aigus, vifs et un peu saillants en dehors; base un peu saillante, arque rgulirement d'un angle l'autre, sans chancrure de ses parties latrales. Disque dprim, ponctuation assez dense, mais irrgnlite et superficielle ; la gouttire marginale ti'Oite, le sillon longitudinal mdian assez profond, largi en arril'C ; la surface basale rugueuse et cl prime; les fossettes pi'Ofondes, grandes, se prolongeant de chaque ct-sur la partie latrale du disque. Fig. 5. PerileptustJlatypterns, sp. n., de Java. Elytres trs dprims, larges, peine plus d'une fois et demie aussi longs que larges, donc relativement coul'ts. bien saillantes, base transverse, cts bien parallles comme chez les espces prcdentes. Stries seulement in diques par des ligues rie gros points assez irrguliers ; les cinq stries intemes seules bien marques, cependant ef'f<1ces la base et au sommet; interstries ahsol u ment plans, nettement ponctus. Chtotaxie normale ; les pores discaux de la 3c strie sont nettement discernables. Espce curieuse par ses ca mctres syntl1tiqnes. Par la forme de son pmnotnrn elle est en ffet intermdiaire aux P. indicus et P. naicus, constitnut denx types morpho logiques bien di:ffren ts; sa forme trs dprime rappelle un

PAGE 431

de la R gion 01'tCiltal e p e u cel l e
PAGE 432

406 Dr. A. J e ann e su r les Tre cltinre P ronoturn trap zode t ran s verse, de plus d'un ti e r s plus large que l o n g, plu s large que l a t te, aussi l a r ge q ue l a b ase de lytres; l a plus grande l a r geur se mesure vers l e c in quime antrieur l a ba se e s t r tr c i e, moins l a rge que l es deux tiers d n bord a n t rieur. A n g l es antrieurs sa ill ants e n de h o r s non efl'ac s ; cts p e u arrondis, r trci s e n c ourbe peu cou v e xe jusqu'au s ixi me b asa l, puis bru sq u e m ent sinus avant l es a n g l es postrieurs ; cenx -ci a i g u s vifs, d entifo rrne s, s a illants en dehors; ba se saillante, avec ses partie s lat r a l es c h a n cr e s entr e l'angl e postrieur et le p doncule Disque a sse z convexr., un p e u bo ss u lat r a lement sa surface pars m ent pouctue. Goutti r e marginale troite; s illon longitudina l m dia n profond, limit par d e u x traits parall l es ; surface b asa l e rugue us e ; fossettes prolonges en avant pat un e d pre ssio n a ll o nge sur l es p arties lat ral es du di sq u e E lytr e s un peu convexes, surtout latralement, ap lati s d a n s l a r g i o n suturale ; ils sont r e lativement courts, p eine d e ux fois aussi longs que larges, subparallc l es, un p e u largis aprs le milieu. Epaules saillantes, mais a rr o ndies; ct s uu peu arqus, ba s e transverse. S tries s up erficielles, mais marques par de s ranges d e gros points eufout?s, assez r guliers; l e s stries externes sont bien v i s ibl e s, toutes sont un p e u e f faces a l a b ase e t au sommet. Iute rstri es plan s trs finem ent pointill s C htotaxi e n ormale, sauf que le s por es discau x d e l a 3 strie 11e sont pa s di sce rnabl es d e la p o nctuati o n d e l a stri e Esp c e trs facile a distiugue r des autr es espces indiennes par a coloration rougetr e trs brill ante, par sa forme p.eu dtiiH'illle, so n pronotum trapzode trs r trci l a base p a r la forte ponctuation des stri es de ses lytr es. Elle est r cp r s eute dan s le Yun-Nau par l a suivante. P e rileptus dentico ll is, sp. n C hin e m ridional e.-Yun-Nan, quatre exemp l aires e n voy s par rlcs m issionnaires A. G ranvell e sau s autr e indication d e pr o y e n a n c c (co ll. Il. Jeanne!). Lon g 2 8 i\, 0 mm. Allo n g as se z co n vexe, s ub cylindrique. Rougdtre brill a n t avec l'apex et l a marge d es lytr es vag u e ment j>lus fo n c s, l a poitrin e et l'abd om e n brunt U r es, les antenn es rembru uies it partir elu 3 c arti c l e, les patte s testac es Pubesce n ce rare, form e de poi l s J o ug s et irrgu l i e r.-, dresss T guments lisses e n t r e l es points. A n te nn es atte i g nan t l e ti e r s basal d es lytres. T t e trans vers e, p o nctuation ac i cu l e parse; quelques plis ob liqu e s

PAGE 433

de la O ri entale. 407 s nt l es j o n cs l e lo11g clcs s ill o n s fr onta ux ; l a parti e m clim 1 c l1ic n c:ou vcxe c 11tr e le s s ill o n s. Yeu x qn
PAGE 434

.J(J,) Dr. A J carllle l s u ? les Tre clrin ProiiOlllm co11ve x e ass e11 grand, plus large que la tte et l a rge qnc l a base rles e lytr es, il p e u p r s aussi l o n g qrt e large. L es ang l es ante ri eurs sont bien saill a11ts la b ase t r oitc, presLJUe p donc ul e, pas plus large que la nro i t i d n b o rd a u tc' ri eur. C t c s arqus e n courbe rguli r e d e pui s les a n g l es :1.11t ri eurs j n sqn'au s ixi m e basal, brusque r nent s i nus cet e ndroi t p ui s presque parall les e n arri e re; p ostrieurs p r es q u e dro i ts 1111 p e u obtus, vifs nullc rne n t saillants e n d e h o r s ; base recti l i g n e Disq u e rguli r crnc :nt co u v exe, ponctnati o u p a rse e t supe rfi c i e ll e ; l a marginale trs f i u e, l e s illon m dian tr oit, limite' p a r c!CLL X t rtt ts ].Jara JJ J es e t trs r approc h s j !.Jase rugueuse, Fig. 7 Peril e ptus c ame r o ui, sp. 11., de Kn l igad. irnprc ss i omrc' c transve r saleme nt; fo ssettes arrondi es, petites, J I O II p r o l o ngc'cs e u avant sur l e di sque . Elytr es ovales et co nvexes, ulle foi s c t d emie a ussi l o ngs que l eur plu s g r ande largeur an mili eu; base tralls versc, e ffaces, cts arrondi s sommet attnu S trics rC:gu 1 i i : r es, hiC' Il v i s i bles i1 ponctuation forte et n g uli r e, 1111 p e u cfTacc h l a base. L a strie s u tura l e es t l'lus profond e, u o u parall l e it la s u ture dont e ll e s'carte v e r s l e mili e u. lJLterstri es lt gr eruent convexes, presqu e l is:scs. De:s ailes propres au vol. Clrc'-totaxi c 11o r11mle; l es p o r cs oiseau x sau t trs diffi ciles a distinguer d e la p o nctuati o n d e l a 0 str ie Celte r ertrar
PAGE 435

d e l a nr:r;i o n 01'l enla1e. t ontes l es autres es p ces du genre Sa form e conve x e, ses tgum e n ts li sses et brillants, so n pronotu m t r s rtr c i ;\ la base e t presque p doncul, ses lytr es ovales, it puhescenc.;e alig n ee sur l es sa co l o rati o u e nf in p ennettent de l a r econnat r e au pre mi e r co u p d'il. Mais l a co nfor111ati o n d e sa t t e, d e ses pices b ucca l es et rle ses pattes indiquent bien qu'e ll e doit t r e pl ace dans l e geure F e r i !ptas. Geu. NEonLEMUs, nOl Esp ce type: N. c hamp ioni, s p. n. L es es p ces d e ce genre o n t g n ral d es P eriLep t n s, m a i s sont bi e n r ec o nnai ss ables l eur graude taill e, i L l a l'or111e trs particuli r e du vertex et l eurs tibi as ant ri eurs s il lonns sur l a face extern e Long. 4 5 mm. 'l'gnm ents brill ants, n o n r t i c ul s, pon ctus e t pnbesceots ; l e pro notum g labr e c h ez certain es es p c es Pubesce nc e longu e et r edresse 'L' t e trs 1obu s t e, trans v e r se, d prims Y enx v e lu s, p lu s ou moins g r os, convexes Epi stome indistinct; post pistom e so ud avec l e front, m a i s f ormant tllle s ail 1 i e transve r s e, d e f orme elliptique n ettement limitr!e e n a rri r e par 11n sillon. S ill o n s frontaux complets, l a r ges e t u ni s pat uue large dpr ess i o n transve r se du v e n e x ga l e m ent lisse et brill aute ; l es s ill o n s frontanx e t l eur a uastom ose m d ian e forment a in s i sur l a t t e un e d p r ess i o n lisse er1 fo rm e d'l-I n ettement d limite su r ses bords p a r un trait qni d toure l es j o n e s e u d e h o r s, l e e n ava n t, nn e sailli e triangulaire m e rliau e du vertex e u arrire F ron t e n dehors d s sillons, avec d e J o ug-s p oils dresss d o n t ce ux qui se trouvei1t l e J o u g d e l a p a rti e postr i eure d es s ill o n s frontaux sont dirigs en rle d a n s e t e n arri r e Laure et pi ces bu cca l es s e mbl able s il. celles d es Peril eplus. Avant d ernie r a rti c l e d es pa l p es l a biaux avec (j it 8 so ies; l a n g u ette carre it. b o rd libre arqu cou v exe D e n t du m e nton s i m pl e, lllai s largemen t tronq n e Pronotnm s ub cordifo r m e rtr c i l a base, l e disque p l an, la gon tti r e m a r g in a l e l a r ge, s p a r ce cl n d i sque pa r uu e strie la s ill o n rn di a u form e variable, l a h ase rr1g u e u se P d on cule msoth o rac i q u e trs ctro i t. :Ecu sso n trs p etit. :Elytres parall l es plan s, pa ul es angule u ses, la ba se transve r se Goutt i r e marg in a l e trs etr o i te, p a r un e p e ti te c r osse a u niv eau cle l a r ac in e d e l a 5'' striol e jnxt a scn t ellaire nette; s tri es f i n es, s np crfic i ellcs, p miCtuees COlllnl e l es in te rstries P as d e cte a .pica l c ui rie r etour d e la. strie s n tnra l e :'L l'ape x d e J'lytre. c

PAGE 436

4 1 0 Dr. A J c ann e su7' les 'l'rc c hin::c D ess ou s du c orps ponctu ct pubescent comme l a face dors a l e A pophy se pro s t ernale a ll o n g e, non r ehor
PAGE 437

de la Ori e nta l e .Lll Neoblemus c !tam:pioni, sp. 11. I11de, Himalaya.-Delira Dun: lVI u ssoo ri e, Moss y un ex. mars 19 2 1 (JJr. M. Came ron ) ; D e ltr a Duu, un ex d c 1920 (Dr. M. Ca;neron).-Kumaon: \Nest A l mora Diva, un e x ., d c. 191i (type ) (Il. G. Champ i on) ; \ Yest Almo r a Upp e r Gumti Valley, un e x., av ril 191 9 (H. G Champion) .-Sikkim : Darjiling Gopalclh a r a, un e x., nov. 1 919 (H. Ste vens) ; Darjiling, Namsoo, un ex. n ov. 19:20 (H. Stevens).-Eas tern Duars 3 e x. (H. Steve ns) Long. 3 4 2 mni. D prim, parall l e Colorati o n brun rougetr e b rillant, avec l es j o u es, l es parties externe et suturale d es lytres l e m taster11um e t p a r fois auss i l e di sque du pro notum bruniltres ; pattes t es t aces rrte p o ncttte et ltrisse d e lo11gs poils sur l es j o u es et l a sa illi e cle l'pistoruc, l es poils postrie urs d e s joues fo rm a n t une l o n g u e lwuppt.: dirig e e n d e dans; saillie di scal e du e rtex glabre e t li:sse comme l e s s ill o n s frou taux. Prouotum g l ab r e et liss e E lytr es pubescents, h e ri ss s de p o il::; bl a n clt:t r es a sse;t; cour ts mais trs r guli r ement es pa cs T te volu mi u euse, d pri m e t r a n s ver se l es ye u x tre s saillants un p e u plus l ougs que l es te ntp cs qui so n t obli q u es presqu e pla11es ; a11tenues atte i g11ant
PAGE 438

412 Dr. A. J e anne sm les Trcc liin Pas d'armature a u sa c interne. Styles latraux courts, t e rmin s par deux soies N e obl emus bedoci s p. n (Fig. 8.) 'l'onkin : Hoal3inh, daus les monts Sip-son g -chau-tlmi, uornbr e ux exemp l a ir es re u s par M J. M B e doc (types). Long. 4 4 5 mm. de la prcdente, ayant tout fait l e m me a s pect e t l a m me coloration et en di ffrant par l es caract r es s uivant s : L a t te est plus robuste, p lu s transverse avec les t e mpes conv e xes entre l e bord postrieur d e l' il et l e s ill o n du cou ; l a sa illi e p ostrieu r e du v ertex est ponctue et pubes cente comm e l es joues, tandis qu'e ll e est lis se e t glabre Fig. 8. Neoblemns b edoci, sp. n de HoaBinh. clicz N championi L e pronotum est plus large, plu s trans pr esque une fois et d emie a ussi l a r ge que long, srs c ttts sont p lu s anoudis en avant, le sill on lon g i tudinal m e diau est p l us l a r ge, surtout en ani r e, les fossettes basal es p l n s profonde s se prolonfrent en avant sur les p arti e s latrn.les du disqu e Les lytres sont un p e u plu s Jougs p u b esce n ts et stri s comme ch e z N c!tam:pioni, mais l es poiuts des str ies n e sout pas p l us gros qu e ceux d es inte r s tries. Pour l e rest e JV. bedoci prsente les m mes cara c t r es ex te nt es q u e N. c lw111pioni. L'organe copu l a leur mtt!c deN. b edoci est un peu diffe r ent

PAGE 439

de la Ol'ie1ale. 413 rle celui de l'espc e indi enne; il est plus grand la parti e apicale du lob e m d i an est plus r entl e dorsalem ent et sa pointe est plus longue et plus pointue; les sty l es latraux portent trois so ies Neoblemus andrewesi, sp n. (Fig. 9 ) Inde, Himalaya.-Delira Dun: R. So ng, un ex.
PAGE 440

414 Dr. A. J ean n e s u r le.s Trechin les yeux, trs c onve xes, bomh e R presque an gule u ses Antennes gr l es e t cylindriques atte ign ant amplement Je mi l i e u d e s l ytres P r o notum transve r se, d p rim d'un ti e rs plus l a r ge que long, trs r tr c i l a bas e qui es t a ussi l a r ge que les d eux ti e r s d u borel a n t ri eur; ce l ni-c i un p e n c hancr presqu e r ectiligne Cts pen anoudis e n avant, profond m ent e t hrus q n ement s in us J e u r s i x i m e ba sa l, pui s di vergeuts e n a rri e r e les angles po strie ur s a i g u s vif s, saill ants en d e h o rs, l a b ase presq n e r ec ti lig u e Disq ue avec un sil lon l u n gitndina l m dian s up erfic i e l, limit par deux traits p a rall l e s ; goutt i r e margina l e r e lativement troite, n 'attei g nant pas la ba se ; surface bas a l e rugue use, mais moins fortement que cl1er. les deux esp ces prc d entes; l e s fossettes pro f ondes, ob li q u es, non pwlonges en avaut s ur l es cts du di q ue. E lytr es d prim s, parallc les, plus d e d e ux foi s a ussi lon g s q n e l arges ; les s tri es n e ttes, s up erfic i elles sans ponctuat i o n d i stincte les inte rstries a sse z f orte m ent et d e n sment pon c tus. Pattes courtes e t g r l es ; les tibias antrieurs portent qne lqu es p oils sur l eur face antrieure et l eur si l lon exteme est peu p r o fond, effac, mai s c ependant nettement r econ Cette espce est bi e n d e s d e u x pr cdentes par l a peti tesse de ses ye u x, ses t e mpes longues e t fortem ent hombe s, so n pro notum pubescent goutti re margina l e tr o i te, so n s ill on l ong itudin a l externe d e s tib ias ant ri eurs dl'ar. Ell e constitue clans l e ge ure Neobl e mus un stade voluti f mo in s avanc q 1 li rappdl e enco r e l e s Pe1ileptus ]Jar ce r ta iu s d e ses caract res. Geu. 'l'RECHODES, Blackburn. L e gen r e Trecl w d es, qu e j'ai provi soirement rattach ail g r o up e d e s P e r i i e ptini ( J e : m u el, Au11. So c ent. Pr. 1 92 1 Jl 165) doit d e v enir l e type d'ur1e tribu n onve l l e qu e je me propose de d finir ul trieurement l o rsqu e j'aurai d crire llll certain n omb r e d e genre s nouv e au x des r eg i o n s a u s tralie nn e afri cai11e e t anta rctique, qui s 'y rattach ent. Les Treclwdes habitent. l'Australie (1'. b i z Jmtitus, MacLeay, T. s e calioid e s, B l ackb.), l a Bi r mani e (1'. cauliops, Bates) Mad agas c a r et l'Afri q u e a ustr a l e e t o ri ental e, d 'o j e connai s p l usi e urs e s p c e s euc ore iudites J j a se ul e es p ce conn u e d e la rgion ori ental e est celle d e Birmanie.

PAGE 441

d e l a Rgion O r ientale 415 T1ecl wdes caul iops, Bates. ( F i g. 10.) Treclt.us cauliops, Entes, 1 892, Ann. l\Ius. Civ. Gen ova, xxxi i p 29 type : Karin G hedt [Mus. G nes]. B ir man i e.-Karin ; Asc i uii G h ec, 1350 m. d'alt., plusi eurs exemp lair es ( L. l a, in Mus. G u es et co l l. 1-t. Jeaune l ) Fig l. T r ecltodes cauliops, Bates du Karin. Tri b. T RE c H r N r, J eannel. Gen TREcnus, Je range seu lement dans l e genre Trec/tus l es esp eces sr i e ombilique r gul i re et organe copu l ateu r m:.Ie compl e t, dont l es tibias a n t r ieurs, p l u s ou moins sill onns sur la face externe, son t tout f ait g l ab r es et li sses s nr l a face antrieure, d on t les lytres porte n t un e carne apica l e, dont la stri e sutur a l e se r flcl1it :\l'a p ex par un e strie r cunonte p r o l o n ge sn r l a te rmin a i son d e l a 5 stri e e n d e dans d e l a ca r n e ap i ca l e et dont l a z c stri e fo rm e u n e c r osse apica l e, sur la con v ex it d e l a quelle se trouve J e po r c stigre a u t apical. A i n si compris, l e gen re. T?eclms est r pandu dans les rgi ons pal a rcti q u e, 11a rctigue, orientale e t australienne Les esp eces ori e u ta l es p r sentent l es m m es caractres

PAGE 442

41G Dr. A. J e a nn e ] sm l e s Tre c ltin gn rau x q11e l es es p ces cl'Enro pe. Elles se r li stingn ent c e p e ndan t p a r l a f o r m e par t i c uli r e m ent ampl e d e l eut pro n o t um e t surtout p a r un e confonnation un p e u sp c i a l e d e l a l,ase cie l eur orgau e copula t eur ml e Il n'existe p as e11 effet. cie r e n f l e ment basal e t l'or ifice basal trs g r a nd, fait fa clir ect emer Jt du ct v entral, a u li e u que c h e z les 'l i ech ns europens, il es t tonjours un p e u dirig e n arrire iL ea.n se d e l infl e xi o n elu bulbe basaL D e plu s, l es cts d e J 'ori fice basal sont to njours profo u drne n t clrancrs c h ez l es 'l':recltus ori e u taux. Tableau d e s Esp ces 01'ientales l (4). Ails. Y e u x g r o s et SfLillfLnts, bi e n p lu s l o n gs qu e l o s t empes E lytr es bfLse tmu sve r s e e t p a ul es sai ll a n t es 2 (3). rro notu m b ase a u ss i l a r ge o u p lu s l a rge C !tl e l e b orel ant ri e ur, l e s cts n o n siuuus e n a rr i r e .El ytres s ubpar a ll l es Long-. 4 5 mm.. . . . . . . . . !:ndicu;;, P u tz 3 (2) Pro not um :1. ba se r t r c i e l es cts nette m ent siuus e n fLni re. Elytr es p lu s c oll!-ts moin s pamll los. Long. 4 3 mm. clwm p i oni, .JefLnn 4 (1 ). Apt r e s Y e u x p etits et p e u sai llfLnts, :1. p e in e plu s lon)!S c1ue l es t e mp es. E lytres ova l a i ms p n u los e Ha ces 5 (10). Ang l es postrieurs du pron otum obtus m a i s vifs l n a se av e c u n e d p r ess i o n tran svtJrse m diane. G (7) Base elu pro notum s ai llante s. es pm-ti e s latr a l es o bliqu es. L og. 3 ll1UJ. c am e rom:, s p n. 7 ( n ) B nse d u p rono t um r ec tili g n e 8 ( H ) Cts elu p r o notum bie n nrrondi s, s in u s e n a rri r e Elytres ov n l es, :1. pa n h s mn.r q u es l a plus g mncl e l a rgeur v e r s l e mi l i e u L o n g 4 mm ...... ........ , naicJus, s p 11. 9 (8). Cts du pronotu m pe u n r qu s e n a rri re, n o n siuus nv n n t l es a n g l es poRtrieurs E lytr es laqri s aprs l e m ili e u l es paul es trs e ll ite es Long-. 2 8 mm . pumiNo, s p n. l (5) A U)! l es p os lt'tie ur s Lln pro n otum t out :\fai t etffLcs, l es cts t r s a rrond i s J.t b ase non d p rim e s u r l n li g u e m difLn e E lytr es ova l e s Long. 3 8 mm. . . . . bal.:e1 i, s p. n. Trec/tus indicus Pu tzeys (Fig. ll.) 1'rech us ind ieus, Putze,vs, 1 8 7 0, Stett ent. Ztg-. xxxi p. 17/i; tYJ.le : "1111 m i U e d es I nd es O r i e n t ales" (co ll. C b a ud o ir) 0" tyFc se mbl e ma lh e ur e u se m e n t fLvoir t p erdu. l\I. R berthiir, dten teur actu e l d e l a c ollecti o11 C h a u do ir nfTinn e qu' i l 11'es t pas e n sa p o D a u t r e p a r t l n collecti on Putzeys, p a r l a Soci t entomolog-iqu e d e Bel g i q u e, n e l e r enfe rm e pas et il es t c e r tai n que J'e x c mp lnir e d e D mjiling, tiquet "1'. i ndi cus, t y pe" e t c o n se rv a11 Mu.sc de Stetti n n os t pa s m me un 1'. indict ts.

PAGE 443

de la Ori ental e 4 17 Inde, Himalaya; Yun-Nan.-Punjab, Simla Hills Staate: Kotgarh, UiO m. alt., un ex. sept. 19.21 ( Dr. M Cameron).--Dehra Dun: Chaluata distr., Konain, 2500 m. a l t., Sijla Gad, 1500 m ait. Kanasar, 2100 m. ait., Khedar Khud, 2200 m. a it. mai 192 .2, plus. ex. (S. N. Cltatlerjee); Chakrata distr.; Korawa Khud, 2800 m. alt., mai 1922, un ex (Dr. Jl;J. Cameron); Mussoorie distr., Dhobi Ghat et Ringal Gad, 2 ex., avril 1922 (Dr. M. Cameron); Siwa lik Hills, Mohau Rau, l ex mars 1922 (Dr. M Cameron). Sikkim : Kurs e ong, 30 km. au sud d e Darjiling, un ex (S (co ll. R. Jeaune l). CIIiue: Yun-Nan, un ex. (S (coll. R. Jeanne!). F ig. 11. 'f' reclws -i11dwus, PuLz., dn Yun-Na11. M. H. E. A ndre wes (Trans. ent. Soc London, 19 22, p. 2 L.L7) a vu au de Stettin un T1edws tiquet T. indicus, type" e t prov e nant d e Darji ling-, auquel il a pn compare!' tlll exempl aire de sa pr o pre collect i o n venant de Kul'seong Il a constat avec raison qu e l e Treckus d e Stettin n e pouvait pas tre l e type d e Putzeys mai s il a pu bien marque r les diff r e n ces e xist a n t entre ce Trec lws d e Stettin et l 'exem plaire de Kurseongd un e part et l e '1'. cltampioni d'autre part. La l ecture d e sa note m'avait donu penser que le s d e ux premi e r s ne pouvai ent pas tre '" D'ftprs Putzey>:, l e typ e du T. indicus a l e s p a l pes bris s ; or l 'exe mplaire de Stettin les a au c"mpl e t.

PAGE 444

4 1 8 Dr. A. J e n nnel sm les Trec hin des T indicus comme M. H. E. A nclr e w es se mbl a i t l e croire, mais q u ils d e v a i ent appartenir uue n o uvelle du s ous -genre Agonubechus d crit p lu s l oin. L'e xam en d e l exem p l aire de Kurse ong, qu e M. H. B. Andrewes a bi e n voulu m e communiquer m'eu a donn l a confirmation. Il r e sso r t e n eHet de l a diag nos e d e Pu tze ys que le T. indicus appartient bi e n au g r o up e des Trech us s st. La d ent d11 m enton est bifide e t l e deuxi me p o r e discal prsen t s ur la 3 strie D e plu s, Putzeys indique n ette m e n t q u e chez T. indicus l e pronotum est t rs l a r ge .et que l a strie r curre nte ap i ca l e d es lytr e s a la confonnatiou caractri s t ign e de ce ll e du T. cltam:pioni Or, tou s ces caractr es n e r e trouv ent p as c hez l es d eux exemp l a ires dont parle M H E Andre w es Par coutre j'ai sous les yeu x toute un e srie d 'exemplaires ( dont l'un provient a u ssi d e Kurseong), qui so n t parfaite ment conformes l a desc rip tion d e Putzeys e t d a i vent tenus pour d es vr itabl es T. indicus En voi c i la desc ription : Lon g. 4 5 5 mm. Ail P e u convexe a llong. Noir on brun d e poix, av ec la mar ge du prouotum e t ce ll e d es lytres plu s p(de, l es a n t ennes et l es p i ces bucca l es ainsi qu e l es pattes testaces ou rou getres L a pigmentatio n est parfois bien d ve lopp e ma i s il se mble que l a maj o ri t e d es exe mplair es s oit plus ou mo in s d pigment s, rougetres ou brun tres. 'l' gumeuts g l abres, l a t te alutac e 'l'l:te un peu plus l a rge que lon gue, s illons frontaux profonds, a n g ul e ux et r a pproch e R J'nn d e l'autre sur J e di s qu e Yeux trs grands plus ou moins saillants, parfoi s trs conYexes, d e quatr e cinq fois auss i l ongs que l e s tempe, qui sont trs p etite s Autenues a sse z courtes, attci g nallt peine l e quart basal d es e lytr es, l'article 2 un peu plu s court que l e 3 lui-m me au ss i lon g que l e t l., l es arti c l es a p i caux ova l es, courts e t epais, u11e fois et d e mie a ussi longs qu e l a r g es l e de rnier a r ticl e p lu s l o n g qu e l'avant-d e n : i e r. D e u t du m ento n grande, large, bil o b ee Pronotum p lu s l a r g e qu e l a t te, tr( s tran sve r se, avec l a b ase aus s i l a r ge o u plu s l a r ge que l e b o rd antri eur. C s faibl e m e u t a n o udi:s c n avant, r g uli r e m ent arqus cla n s tou te l e u t l o11gucur e t i\, p e in e redr esss i mm cdiatemeut avant les a n g l es p o::;t ri c ur s ; c e n x -c i presq u e dmi ts v i fs; b ase druite IIJa i s UVCC l a p a r tie m edia n e 11ettement l o b e sur le p donc u l e m sot h o raci qne. Disqu e mod rment convexe, la goutti r e m arginal e large1 eXjtla n e, agrandie

PAGE 445

d e l a R qion 01ienta?e. 419 e n arri re r A c hi e en avnnt l es angl es antrieurs; s illon mdi 111 pro fond; ha,al e tran sve r se p r o fonde, avec rle s gros plis snr l e n1ilieu; fossettes larges e n forme de cmissant it concavit antri eure E lytres ob longs, co nv exes su bparall les, presq n e d e u x fois aussi ]l!n gs qu e ] 8 r ges, faiblelJl ellt ap r s l e m ili eu; base transrerse; pa1des saillantes; cts p e u arqus G outt i e r e marginal e trs hrge et ga le; toute s les stries distin ctes et n ettement ponctu es, l es quatr e premi res plus fot'tes; in t e r stries internes convexes La strie rcurrente apical e es t droite, long-ue et se termine brusquement pat 1111 petit c r oc het avant d'atteiudre l e sommet de la 5 strie. deagus e pai s, plus ou moin s grand; sa taill e varie d e prs du simpl e au double Il est trs p e u arqu, san s bu l be basal ; l es ct s d e l'orifice basal sont pro fond 1nent chancr s et i l n'existe pa s l a bas e d'aileron sag-ittal. La partie apical e est p e u peu att nu e et se termin e par un e sorte de b e c pais, mousse, recourb en crochet elu ct ventral. Styl es latraux t r s gr l es. Sac interne av ec deux lames chitine us es dont l'une dorsale, est Ja plu!:! grande, longue et troite. O h totaxie.-Lignes orbitaire s convergentes e n av ant. Pores proth orac iqu es normaux; p r e mi e r pore disca l plac vers l e quart de Ja 3 strie cle uxieme p o re u11 p e u aprcs l e milieu. Por e antapical un peu p lu s rapproclt de l a suture qne elu bord apical. L'espce est assez variab l e En gn r a l, l es m t tles sont bien p lu s grands que l es femelles et l eurs y eux: sont pl11s convexes La grand eur des lytr es es t auss i vari ab l e Les deux exemplaires du Punjab e t du Sikkim que j'ai sous l e s yeux les ont notablement plu s courts que c e ux elu D eltra Dun et du Yun-Nan. D'antr e part, l'e x em plair e d e c ette d erni r e loc alit a lllt pronotum un peu p lu s large, dont l es ct s so n t un peu a n gnle ux au lie u d'tre r"uli e r c m ent arques Mais il n e s'agi t certaine m ent pns lit d un e clif'l' rence spc i fiqu e est tont fait semblabl e chez cet exemplaire cltiuoi:s cclni cles incli v idn s indie n s Je n'ai pas vu de '1'. indicus de A lmora, quoique de nombreux de cette partie elu Knmaou m'aient t communiqu s l l se mbl e clone que dan s ce district m ontagn e ux le T. indicus soit rempl a c pn l e T. clzampioni.

PAGE 446

420 Dr. A. J ea nn e ] s w les Trcc ltin::c 7/ ec!tus clwmpioni J eannei. (Fig. 12.) Trechus cltcl?nJ>iuni, J e ann e!, 1920, Aon. & l\l ag. Ilist. s r 0, \ol. v. p. lO!:J; type: Nain ital (Brit. l\I u seun1). Jnrle, H im a laya.-Knmaon: Nainital 8 ex., sept. 1918 Ct!JJies) (FI. G. Champion); West Ahuora, Diva, 2 ex oct. 1!:!18 ( H. G. Chllmpion).-Sikkim: Darjiling-, 2 ex (J. Har mand, in Mus Paris) ; Dar j ilin g, Gopalclhara, :lOOO tu. a i t 3 ex avril191 L.L ( H Stevens). J e ne co nn a issai s pas l e T. indicus l o rsque j'ai. dcrit ce Trechus ; j e puis donc mai.ut e u ant ajout e r sa l es qt!('lq n es caractr es ditf' r entiel s suiv ants C h e z 7'. cltumpimti l a coloration est tou jouts plus fon ce, toujour s d un uoir trs brillaut et un p e u i.ri.s. Les yeux Fig. 12. Trec/ms clwmpioni, J e ann., de Nainital. sont plu s p e t i ts q n e c h ez T. indicus, l a b ase elu pronotn m est 1111 p e n moins large que l e borel a ntrieur et l es cts so n t p lu s fortem ent arrondi s e n avan t sinus dans l eur part i e post(rieu rc; l e d isqu e du pro notulll et l es lytr es sont p lu s con vexes; les so n t plu s courts, m o in s parali Clcs. L'dcagn s se mblabl e dans l es cle11x fon ues, sauf qnc eltcz '1.1 clwnt pioni il ex iste nn ai l eron sagittal sur l a b ase
PAGE 447

de la Rgion Q ,i entale. 421 T1ec!tus imaicus, sp. n. (Fig. 13.) Inde, Himalaya.-Sikkim: 'l'onglu, sn l a fmnti e r e du Nepal, 3050 m. ait., un ex. d', sept. 1920 (H. Stevens). 'l'ype in coll. H. E. Anrlrewes. Long. 4 mm. Aptre. Elliptique, peu convexe glabre. Brun cle poix brillant, avec l es pi ces buccales, le labr e et l'pis tome, l es antennes, les pattes, les pipleures, une fine lig n e m diane su J e pronotum, la marge et la suture des lytres rougefttres. 'l'te alutace. Fig. 13. Trechu3 imaicus, sp. n., d e T o ng-lu. Tte petite, m alaire, peine plus l arge que la moiti elu pronotum ; sillons frontaux r g uliers, arrondis, non angul e ux sur l e vertex. Yeux trs peu co11vexes, un peu plus long s que les tempe:;, qui sont convex es Antennes gr les, atteignant peine l e tiers basal des l y tres l article 2 plus court que le 3, aussi lon g que l e t l les articl e s apicaux: ovulaires, allongs, l e demier un peu plus long que l'avantdernier.

PAGE 448

422 Dr. A Jeanne! su1 Les Trec!J i me Pronotum ample et t r a n sve r se, d un t i e r s pl11s l a rge qne J o u g, auss i large qu e l e s de u x ti e r s des lytres l eur plu s gmnde largeur, la ba s e large qu e l e soJnmet; l a p lu s grande largeur v e r s l e tiers a ntrieur. A n g l es antrieurs cfi ac s; cts l a rg-eJ11en t e t r gul i rement arro u dis, p eine r ed r ess s i m n1d iatemeut avant l e s a n g l es postri eurs ; ceuxci obtns, v i f s non sa illants; b ase r ect ili g n e Disque r g u l i r e m e n t convexe, li s se; go utti r e mar g inal e tres troite; f ossette s basa les li s ses, t r ansverses, e n f o rme d e d pre ions cou rb e s co n cav it a ntrieure; d p r ess i o u b asa l e saus rugosi 1s; uu s illon l o n g itudina l bien ruarqu J o;lytres ovales, assez convexes, l e bord ba sa i oblique par rappo r t a u p donc ul e, l es p a ules effaces, arrondi es, les cts bi e n arqrH) s ; go utti r e m a r ginal e l arg-e et ga l e. Stri es tur tte:: v isiules, m a is fines, superfici elles, irrgrdie r es, li sses ; la form e un e c r osse ap ical e tre s allonge ; strie r currente se te rminant e n avant bru s gu e m e u t ava n t d 'atteindre l a 5 s tri e. Patte s r obustes, l es f murs r enfls, surtout l es ant ri eurs l iui as antrierrrs a n g l e apica l ext erue tronqu, l e si1lou lor1g-itudina l exte m e superfic i e l a ssez COilr t, a rqu 6 l a base non r enfl e av ec une pruf'ou de clw. n c rure latr a l e d e so n burd basal ; l'apex: g r a du e l lemer 1 t r t r c i t ermin par 1.111 b e c effi l e t legeremen t retr o u s s Sac i u terne a r m d'cailles e t d e petits p in es d a n s parti e ap i ca l e vag-in ab l e Styl es latraux larges, avec 4 so i e s. C h r.otaxJ e.-Lig n e s orbitai r e s co n vergentes e u avant; l e pri'llli e r po r e est fuvul Pore proth orac iqne antrieur jil ac ver:; l e 111lie u1 l e p o r e postri eur sur l'angl e po s t ri eu r. .Pr emie r pore di cal a u ti e r s basal d e l a 3 stri e, d e uxi m e pore u n p e u apr s l e mil i eu; pore autapical r elativemeut loin de l'a1Jex. T 1 ec!tus came1oni, sp. n. (Fig. l J..) Incl e Hinml aya.-Punjab, S irnla Hill States : Kotgarh, 2 1 fi0 nr. a i t s e pt. 1 921, 1 ex (S. N C h aLte1Jee); Narkanda, 111. ait. 1111 ex se p t 1921 (type) (D1. M. Cam eron) L o n g 3 mm. Apt re. Ovalair e et g l abre, ayant vague m ent l'aspect d'un petit T. obtztsus, E r a p t r e mai s plus fonemeut stri. Jlrun d e poix brill a nt, avec l es pipl eures l a marge elu proJJOtunl l a marge et l a s u ture d es lytr e s, l e s antennes, l es pic es bu c ca les et l es patte:; r o ugefLtres Jtc alutace T te veti w a lluug c avec l es s ilkn:s froutaux anuudis, i:t

PAGE 449

d e l a Orie ntale. 4i3 peine angnl euK. sur le vertex; les y e ux trs p e u s aill a nts gu re pl u s longs que l e s t c m p es ; c elle sc i null e m ent co n v e x e s. Aute nu es d pass
PAGE 450

42-i Dr. A. J e anne! s w les Tn:cl1inre mili eu; gou tti r e marginale large e t r guli r e, gale. Base 11011 t ran sve rse; paul es un peu liantes, mais trs arrondies; cts bie u arqu s, som n ;et arrondi. Stries indi stinctement l es d e u x premi r es l es strit>s 3-5 pro gres!
PAGE 451

de 1 a 01 ientale. 425 le 9 une fois et demie a ussi long que large, l e cleruier un p e u plus long que l e prc deut. Pronotum transverse, de moiti plu s l arge que lon g, au ss i large que l es deux tiers des lytres, l a ba se r tr c ie, uu p e u plus troite que le sommet, la plus grande l a r g e ur v e r s l e tiers antrie ur. Angles antrieurs arroudis, m a is sa illants en avant; c t s fortement anondis e n avant, redres s s avant l e s angles postrieurs ; ceux-ci obtus, mousss u o n saillants; base sai !lau te avec l es parties lat r a l es ob liqu es. Disque pen con vexe, le sillon m dian n e t et profo nd ; gouttire marginale large, lar g ie e n a rri r e ; d press i on basa l e nette, courte, pliss e ; fossettes p e tites et p eu pro fou des, li sses Fig.l5. 1'1-eclms pumilio, sp. n., de ViT est Almora. Elytres une fois e t d emie a u ss i l ongs qu e largPs, leur plus grande largeur aprs l e mili e u, l eur s urfa ce p e u couvex e Hase troite et oblique ; paul e s trs arrondies et effaces ; c t s bien arqus. Goutti re margin a le large e t ga l e 'l'ou tes l e s stries visibles, fines, vaguem ent et supe rfi c i elle m e1Jt ponctu es, l es stries externes un peu e ffac e s Strie r cur rente apicale se terminant brusquement e n avant, avant d'atteindre l a 5 strie. Pattes courtes, avec le s f murs trs r e nfl s 'l'ibias antrie urs courts et1 p a is, avec l angl e a pical externe arrondi, l e sillon longitnrlin a l ex t erne :superfic i e l. C litoL axie.-Ligues orbitaires presque p a r all l es un p e n d

PAGE 452

12G Dr. A J e anne] su? Trecuin co nvergentes e n avant. Premier pore prothoraciqne au t i e r s a n t ri eur ; deuxime pore sur J'angle postrieur. Premier p o r e di sca l r l e l' lytre un peu avant le ti ers basal, rle nxii.:rne 1111 p e u ap r s l e mili e u. Pore antapical i.t gale de l ap ex e t du bord sutura l. C ette petite espce a un p e u l'as p ect du T. obtusiusculas, Gan g lb., d e Dosnie, mais e ll e est notablement plus petite, son prouotum es t plu s ample, plus large en avant et ses lytr es saut plus fortement stris Trecltus balce?i sp n. (Fig. ] 6.) Tics Pltilippin es.-Luzon: D engue t prov., Daguio, un ex d" ( C. F. Baker) (type in coll. IL E. Andrew es) F ig-. J G. T1echus aken, sp. n., de Luzon. Long. 3 rnm. Apt r e Ovalairc, convexe Glabre l es ante nn e s l es pi ces bu cca l es e t l es 'l'te a lu tac e, l e reste du co r ps lisse. Noir le poix avec pattes rougetLtn:s. T te t ri.:s p etite arrondie, peine large comme la moiti d e la l a r geur elu pronotnm, l e s <;ilions frontaux nets, arron dis, 11011 a n guleux. Y cnx nul lem ent saillants, p et it s, il p e u

PAGE 453

de la Rpion (h-ientale. 427 prs aussi longs que les tempes qui sont peu convexes. Dent du menton large et languette saillaute, eomme chez les espces inciieunes. Autennes fines et coll!'te:s, ne dpassaut pas le cinquime basal des lytres, l'article 2 un peu plus court que le 3 et aussi long que le <.t, les articles apicaux: ovulaires, cieux fois aussi longs que le dernier plus long que l'avant-dernier. Pronotnm ample, convexe, arrondi, transverse, de plus d'un tiers at1ssi latge que long, aussi large que les deux: tiers des lytres et prsentant sa plus grande largeur vets le milieu; la base un peu plus large que le sommet. Cts rgulitement et fortement arrondis J'uu angle l 'antre; angles postrieurs effacs, t1s obtus ; lgremeut bisiuue, presque droite. Disque convexe, i't ligne mdiane 11ette; gouttire marginale troite, mais largie sur les angles post tiems; base 1111 peu rugueuse, non rlp rime snt la ligne m diane; fossettes formant sur les cts de la base une dpression eu croissant, peu profonde, concavit tourne en avant. ovodes, attnu;; en peu prs une fois et demie aussi longs que la plus grande largeur vers le milieu, la surface trs convexe. Base paules arrondies, effaces ; ct s bien arq ns. Stries nette s, lisses, toutes visibles, les exterues un peu plus superficielles, les i 11 terstries iu ternes un peu cou vexes. Gouttire marginale large; strie rcurrente apicale droite et se tenuinant brusquement en avant, comme chez les esp ce s indien nes. Pattes robustes, fmurs reuHs. L es tibias antrieurs subdroits, paissis au sommet, la gouttire longituiuale exteme profonde. 'l'arses antrieurs avec les deux premiers articles bien dilats. deagus gr le, long, peu arqu, la hase peu renfle, a1ec l es bords latraux de l'orifice basal profondment ehancrs; un petit aileron basal. Sommet etfilt \ en pointe longue et lllousse, droite, avec le bord ventral un peu anguleux. Styles latraux trs grles, termin s par soies. 3ac intel'lle sans armature bien diffrenci e, ses parois seulement vaguement chitinises
PAGE 454

4-28 Dr. A. Jeanne! m1 les Trechinre tn'.s facile reconnatre la forme trc': s spciale, large et arrondie de suu prouutum. Gen. AGoNOTitECHus, nov. type: Trechus birmanicus, Bates. L<:s el'.rll':ees de ce genre ont l'aspect des Trec/ms; elles rcss<:mblent un p e u an 'J'. clwmpioni, Jeann., cle l'Himalaya. se cependant au premier abord iL leut labre non chancr, leurs antennes longues et cylindriques, leur prunotmu subcarrt:, l'absence du deuxime pote stigere de la :3" strie des lytres. Les tibias antrieurs sont droits, eu dehors et pourvus de quelques poils trs petits sur la partie apicale de leur face antrieure. 'l'aille moyenne. Glabre. Forme gnrale large et rohuste, le prunotum relativement petit. Deux pores susorbitaires; pure prothoracique antrieur plac vers le tiers antrieur, deuxic':me pore a\'ant l'angle postrieur. Srie ombiliqu(: e rgnliere. Premiei pore discal tres rappmch de la base, vers Je sixieme basal de la 3 c strie; pas de deuxime pore sur la 3c strie. Pore antapical pres de l'apex, en position normale sur la crosse de la 2cstric. Tte petite, arrondie, les sillons frontaux allongs, non anguleux, mais plutt parallele:o sur le vertex. Yeux trt' : s grands et tres peu saillants, les tempes planes. Antettlles longnes, articles apicaux longs et cylindriques, hien diffrents en ('el:'t des articles ovalaires des Trec/11.ts. Labre tratJSYcr s e suhrectangulaire, le bord libre nou cltancr, lllt }Jeu hisinu. Labium soud, sans trace de suture; la dent un lllCUton simple. Languette subcarre h bord libre arrondi, les paraglosscs larges. Palpes maxillaires grles, h dernier article plus long que l'avant-dernier. l>rouotum petit, subcarr, avec la base lisse, les parties latrales de la base formant une large surface lisse concave, ang lcs postc:rieurs explans et relevs. an1ple;;, convexes, ovodes. La hnm< rale comnJCtlee la racine de la 5 strie; striole jnxtascutellairc Lien cl veloppte. Stries profondes, n :gulires, entieresl; strie apicale courte et profmde, attme peu peu en amnt pour se coutiuuer saus iuterruptiou avec le sommet de la 5c strie. Pattes robustes; tibias antrieurs droits, assez av e c un profo)l(] sillon longitudinal externe; la partie ap!c;,le de la f:H:e aut(ricurc rugueuse, garnie de quelques poils petits. Tarses aut(rienrs mles avec deux JH' Ctllicrs articles dilats ct cleutt :s cu clcdans.

PAGE 455

de la Rgion Ort' e ntal e 429 Organe copulateur m:Ue du mme type qne cel ni des Duvaliles. La base est recourbe elu ct ventral, un peu renfle; le sommet est asymtrique et forme une pointe large et mousse, un peu iuf! c hie du ct ventral. Styles avec 3 soies terminales. Sac interne av('c une pice nahle eu forme de gouttire plac e de champ. A cause de la structure de leurs tibias antrieurs, les A qonobechus se placent auprs des mais s'cartent nettemen t des espces ocnles de ce genre par leur rleut du menton simple, leur labium soud la forme dit labre et les caractres chtotaxiques. Il est r emarquable qu'1111 autre petit genre d'Europe doive tre rapproch des trec/tus, c'est Iberotrechus, Jeann., des monts Cantabriques, chez l e quel on r etrouve les m mes confol'lnations du labre, du labium et de la dent du menton. D e telles affinit< s entre des formes spares pat de telles distance s g ographiques indiquent bien qu'un est l en prsenc e de survivants de vieilles ligues coutemporaiucs des anctres ocul s cs Duvalites actuels. Le genre Agonotrechus ne renfet me q ne deux espces, toutes deux e la rgion orientale. Agonotrechus birmanicus, Bate s. Trec/ms birmanicus, Entes, 1 802, Ann. :Mus. Civ. Genom, xxx11. p 297; ty pe: Asciuii Ghec [l\Ius. Gnes J. Birmanie.--Karin: Asciuii Ghec, ait. 1300 m. cnv. (L. Fea, in Mus. G nes et coll. R. Jeanne!). Long. 5 mm. Large et convexe. Ail. Noir de poix, avec les lytres reflets iris s la marge du pronotum et des t.'lytres rouge:tres, ls antennes testaces rougefLtres, les pattes tcstacrs 'l'gumeu ts lisses. Tte uvalaire, peu prs aussi large que le pronotum, les yeux quatre cinq fois aussi Jougs que les tempes; ci obliques, mal limites en arrire. Antennes atteignant le tiers basal des l'article 2 un peu plus court que le 4, l es articles apicaux (1'-10) environ quatre au ss i long-s que cylindriques, le demier un peu plus Joug que Pronotum trs p etit, subcarr, a peine d 'un ti e rs plus large que long, plus troit qu'un seul lytre, la base aussi large qu e le sommet. Ct s peu arrondis, nette m ent sinut.'s en arrie; angles postrieurs droits, vifs, fortement rel e vt.'s; base r eetilig'11e. Discp!C trts peu courcxc, avec les deux cts de la partie basale largement d u pri 111s eu deux va:;tc s

PAGE 456

430 Dr. A. Jeanne] sm les Trechinre surfaces concaves et lisses; gouttire marginale large, se perdant en arriere duns les vastes surfaces concaves; sillon lougitudinal mdian net, atteiguant la base et Je sommet. Elytres amples et trs convexes, attnus en arrire; la hase transverse, les paules arroudies saillaute1<, les cts hien arqus. Gouttiere marginale large et gale, seulement rtrcie aux paules. Stries toutes bien visibles, assez tines, rgulirement pouctu es, les stries externes aussi profondes que les st1ies iutemes; interstrit:s peu cgnvcxes. deagus petit, grle, non attnu au sommet; la partie basale modrmeut arque du ct ventral; le hec large, mom1se, asymtr1que, peiue recourb du ct ventral. Chtotaxie.-Lignes orbitaires convergentes en avant. Pore autapical un peu plus rapproch de la suture que du hor
PAGE 457

de la Rgion Orie11tale. J31 Elytres amples ct trL'S convexes, semblabiPs :'t ccnx cie l'A. /;inuanic11s, mais avec les stries plus profondes et les iutrrstries plus convexes. pins arqu du ct ventral que chez A. IJirmanic lls, le bec large et mousse, fortement asymtri<1ue, nettement recourb dn ct ventral. Mmes caractres chtotaxiqucs que chez A. birmaniws. Fig. 17. A,qonutrcc/ws andrewesi, sp. n., u Kurs0o11g. A. an(bewesi diff re donc de l'espce birmane par la petitesse de sa t te, son prouotum plus grand, ctt's 111oius an1us en avant, uullcmeut siuus eu arri re, it base uicu }Jlus large ct iL angles postrieurs mousst's et obtus, par la striation pins forte de ses <'!ytres et aussi par de !<' gres diiJLrenccs claus la forllle de l'orgauc copulateur wtde.

PAGE 458

-132 Dr. A. Jeanne! sm les Trcchin::e Geu. STEVENsms, nov. Espce type: Stevensius lampros, sp. n. Cc genre est voisin de Duvalites, Jeaun., et semble bien le remplacer dans les rgions alpines de l'Himalaya. Comme chez les Duvalites oculs de l'Europe, les tibias antrieurs chez Stevensius sont droits, sillonns sut leut face externe et ont la pat'tie apicale de leur face antl'ieure rugueuse et pubesc e nte. :Mais le genre nouveau de l' H imalaya se distingue par un facies trs particulier, une forme spciale de l'pistome et du vertex et par d'importants caractres Aptre. Porme gnrale large, avec la tte volumineuse, le pronotnm rtrci et les lytres suborbiculaires, presque lisses et brillants. Sillons frontaux complets, profonds, les joues et. le vertex trs convexes; le vertex forme une saillie m diaue allonge, arrondie en avant et bien spare ce niveau de l' pistome qui est trs dprim, tout fait plau, subl'ectangulaire et trs transverse. Yeux petits, arrourlis et saillauts; tempes trs grau des et trs bombes. Au tenues it articles apicaux ovalaires. Labre transverse, bord antrieur chancr et cili Mandibules longnes et ac res, recourbe s. Palpes maxil laires avant-dernier article conique, trs troit la base, largi au sommet, le dernier article pais, subconiqne, aussi pais mais plus long que l'ava nt-derniet. Labium soud au submentum, sans trace de suture; la dent mdiane bifide et profondmimt incise, Languet.te tres saillaute, son bord libre anguleux, formant une saillie conique qui porte deux grandes soies m dianes et deux ou trois plus petites de chaque ct Prouotum subcordiforme, base troite; ses cts re bordes et son disque convexe. Surface basale dprime avec de profondes fossettes 1 atrales. Elytres trs larges, rguliremeut convexes ; le bord basal est trs oblique et relativement long. Gouttire marginale large et rguliere; en avant des pau les, e lle se rtrrit peu :\ peu le Joug du bord basal pour se perdre sur la racine de l'lytre sans petit crochet son origine Les traces de la 5 strie paraissent bieu s 'inflchir la base vers la racine de l'lytre de que l'origine de la gouttiere margiuale semble bie n correspondre la base de la 5" strie, comme les Duvalites. Disque des lytres presque lisse, trs brillant, avec de vagLtcs traces des stries peine discernables. Pattes courtes. Tibias antrieurs droits, avec un profond sillon longitudinal sur la face externe, la 1mrtie apicale de la

PAGE 459

e la R gion 01i.entale. 433 face antrieure rugueuse, ponctue, garnie de quelques petits poils trs courts. Tarses relati vemeu t courts ct / pais, les tarses avec les deux premiers articles dilats en rledans chez les milles. deagus du mme type que celui des Dwalites europens. Le bnlhe b a sal est bien cll'elopp et inflel1i du ct ventral, les styles latraux sont larges et ter111ins par 4 le iuterne est arm rle piees apicales allongt'es, plus ou moins en formr. de Yalves. Chtotaxie.-Deux. pmes susorbitaires ; p01cs prothoraciqnes hien d rclupps. Srie ombiliqu e rguli\_.re semblable celle des Duvalites. Un seul porc discal vers le milieu de l'lytre; le deuxime pore et le pore autapical manquent. A l'apex se trouvent deux. petits pores apicaux l'un pr s de la carue apical, i1 la base de la strie rcune nte, l'autre sur le bord apical. Comme on le voit, le Stevensius prt'sente les c
PAGE 460

434 D r A. Jeanne! sur les Tre clrin et sinus e u arri re, l es angles p os t erieurs obtus vif s nullem eut saillauts e n d e hors, mais fortement r e lev s ; hase saillante, avec les parties l a t ral es obliques. Disque hien convexe, uni, le sillon lon gitudinal m dian superficiel; goutti re m a rgiual e troite, s'e l a r g i ssant eu anire; impt es sio n basale profonde, f ossettes larges e t profo11des. Elytres suborbiculaires, environ d'un tie rs plus l o n gs que larges, le bord basal long, subdroit, tr s oblique, les angle.s Fig. 1 8. Stevensius lmnprvs, sp. n., d e Tonglu. humraux peine marqus, les cts hi e n arrondis, le somme t attenue Gouttire marginale large et reguli te ; di sq ue avec de va gues traces des stri es internes sa surface unie, polie, trs brillante, la strie r ecurrente apicale droite oblique, peu p e u effacee en avant. Pattes courtes ; l es fmurs non renfl e s, l es tarses courts. deagus bien arqu sa base, la partie apicale allonge la face ventrale large et plane, droite, la face dorsale renH e

PAGE 461

de la Rgion Orientale. 435 Le sommet est trs fortement asym trique, tordu gauche et se termine par un petit bec arroudi et retrouss eu crochet du ct dorsal. Chtotaxie. -Ligues orbitaires fortement divergentes. Pore ptothoracique antrieur au tiers antrieur des ct s ; pore posttieur sut l'angle. Pore plac un peu a vant le milieu de l'lytre, sur l'emplacement de la 3c strie.

PAGE 462

P. A. CHAPPUIS SUR LA VALIDIT SPCIFIQUE DE DEUX HARPACTICIDES. 22

PAGE 463

BULI,ETN HE l,A DES SCIENCES DE CLUJ Tome li, 2e partie, pages 17-20. 30 dcembre 1923. SUR LA ])E ])E'('X HAUPAC'riCIDES par P. A. Chappuis Adjoint la direc tion de l'Institut de Spologie d e Cluj Dpos.;c le septembre 192:J E. DADA Y dcrivait e n 1884 duns sa "Monogtaphia Eucopepodorum liberorum in Hungaria hucusque repertorum "(1 ) et dans quelques travaux de moindre importance (2) parus plus tt, 14 nouveaux Cyclops ainsi que 3 nouveaux Canthocamptus. Les Cyclopides furent rviss par ScHMEIL (3) en 1892 et 1898, les Harpacticides par contre furent oublis et leurs noms mis sur la liste des espces incertaines. Grce l'obligeance de la direction du Muse zoologique de l'Uni versit de Cluj, il m'a t possible d'obtenir le mattiel d'Harpacticides dpos par DADAY dans ce Muse et de le reviser. Les Cantiwf!a.mptus que DADAY avait dcrits comme tant de nou velles espces sont: Canthocamptus Treforti Daday Canthocamptus bre vicornis Daday, Canthocamptus amatus Daday. De ces trois .espces deux seulement purent Nre retrouves parmi le matriel. Les qui contiennent ces Harpacticides portent l'insctip tion suivante : No 83 Canthocamptus brevicomis Daday et No 39 Cantho camptus Treforti Daday. Les numros qui se tro nvetlt a\'UJ le nom de l'espce corrcspond_ent <:eux que DADAY donne aux mmes dans son . Catalogus Cmstaceorum faunae Transylvaniac e collectione Musei Transylvaniei ' Dans les tubes se trouve l'indication de la o flll'ent trou vs exemplaires conservs, pour Ca.nlhocampt us brevicornis: Vizacna ct Torda, pour CanthocamP,tus Treforti: Deva. Ces trois localits corres-(') ,lJath s 1'enn.-twl Kozlemnyek XIX. kiilet, No 5, 188-!. (2) Ortos-Term.-t11d rtesito. II. 1'erm.tud. s::(.:, \'. kt., 1!.'83. V. kiil., ]884. . (3) SCHME:L (0. ) Deutsc!lands freilebende Copepoden. I Teil." ryclopidae, (lJibl ZoJlOfj'ica H 21, 1882. -Nachtrng, 1898).

PAGE 464

Ji:( J>. A. CHA pondent aussi avee eelles donnes par DADA dans son travaiJ, et il n\r a aucun doute que le matriel qui m'a t conli ait t recueilli et tiquet{: par DADA Y. Les exemplaires examirts taient en trs bon tat e conservation, cil! sorte qu'une dtermination s re et dfinitive tait possible. Il eu rsulta que Canthocamptus b1evicorn is est identique Wolter storffia Blancha,-di Richard et Canthocampt-us Trefort i N itocra .'limplex Schmeil. Wolterstorffia Blanchardi Richard fut dcrit par RICHARD en 1889(1 ) le nom de Jfesochra Rlanchardi, et Nitocm simplex en 1894(2) par ScmiF.IL. La dnomination de DADAY a la priorit et, bien que ce soit re grettable, les noms de Wolterstorffia Blancha1di et Nitocra simplex doi vent cder leur place. Dornavant les deux esp ces dont il s'agit ici devront tre nomm(es Wolte1sto1'{{ia bn3'l"icomis (Daday) ct Nitocra T1e{orti (Daday). Les dessins et la diagnose or1ginale sont, il faut en convenir, im parfaits, mais l 'ide ntit des deux Harpacticides une fois prouve par la r:onnaissauce des types, trouvs au Muse de Cluj, il me semble superflu de discuter les travaux de DADAY, .Te rne bornerai seulement quelques rematques. Dans sa pre description du Canthocamptus T1e{o1ti, en 1883, DADA Y dit : "Cor paris se9m entis quatuor anterioribus mmgin poste1 iori a.ppendicibus d igit.ifonnius C'iliat is. caeteTis setis parl'is inst'i'ucti.s, . . . ". Comme j'ai pu le constater sur les exemplaires que j'ai examins, ces "appen riiccs digitifonnes qui parassent f-t r e si s inguli ers sm le dessin de DAllA r sont des aesthtasques visiblrs seulement avec un trs fort :rrossissement (ca 800.) \ des intervalles plus ou moins l'gulieis se tl'Ouvent, au b01d post<''rienr d e tous les seg ments du cphalothotax de dlicats aesthtasque_s de forme cylindrique, portant une tr s fine soie apicale. Ces or gnrws sensitifs n 'o nt, sauf et-reur, plus t dcrits depuis DADAY. Ils ne !'Ont pas seulement spciaux Nitocra T1e{orti, mais on les trouve aussi s1u
PAGE 465

.91JR DEUX lTAUJ'ACTiDES i tasques avec la seule diffrence que chez ces deux espces les intervalles entre les btonnets sensitifs sont plus grands. Le dessin de Nitocra T1e{orti que DADAY donne dans sa premire description est inexact: la range d'pines qu'il dessine au bord pos trieur du cinquime segment thoracique n'existe pas en ralit, et les segments abdominaux ne possdent pus de range du ct dorsal. Outre les nouvelles espces dont nous avons parl ci-dessus, DADA Y mentionne encore dans son inmoire quatre autres espces; ce sont: Canthocan'tptus staphylinus J urine. dentatus Poggenpol. ho1'1-idus Fischer. minutus Claus. Une revision du matriel ainsi tiquet m'a montr que seuls les Can thocamptus staphylinus et C. minutus avaient t bien dtermins. Le Canthocamptus dentatus se rapporte en ralit au C. miC?ostaphylinus Wolff et le C. horriclus au C. crassus Sars. En pa1courant les travaux con ce l'nant la faune des lacs sals, mon attention fut attire par le Canthocamptus Yahiai que BLANCHARD et RICHARD dcouvrirent dans les lacs sals d'Algrie (1). Cet Harpacti cide, dcl'it comme Canthocamptus, possde en ralit tous les caractres des Nitocm. Pom justifier cet opinion il est suffisant de reproduire quelques passages de la diagnose de_ cette espce. BLANCHARD et RIC HARD disent: "La branche secondaire (de la deuxime antenne) est triangulail'e, uuiarticule, et se termine par trois soies. dont l'interne est plus longue que les deux autres ... Les quatres paires de pattes natatoires sont biram(!es chaque rame triarticule. La branche interne de la premi re paiie est peine plus longue que rex terne ... Le mle de cette espce difl' re trs peu de la femelle . La taille est trs peu de choses prs la mmc dans les deux sexes Les organes buccaux les pattes natatoires, le nombl'e des segments du corpi, la conformation de la furca, sont identiques chez le mle et chez la femelle. Seules les antennes de la premire paire et les pattes de la cinquime paire prsentent des diffrences Tous ces caractres sont prop1es au genre Nitocra et il n y a aucun doute que le Canthocamptus Yahiai soit un l'eprsentant de ce genre. (lj Hl.ANCHAIW (R.) et RlCHAHD (J.l : Faune des lacs sals d'Algrie, Jm. So,._ Zoo/ Fl'ance, T. IV, 1891, pag, 512.

PAGE 466

'c A. 01/A PPUIS D'une compamison de l'espce et1 questio!l avec les uutres CSfjces du genre Nitocra, il rsulte que Ni. tccra Yahia i est identique Nitol'!ra Trefm'ti Daday. Il me semble inutile de rJ.ller cette comparaison ici, les dessins de BLANCHARD et RICHARD tant trs bons et l.a description si minutieuse qu'il est' nirnc curieux qu'aucun auteur n'ait jusqu 'iCi remarqu l'identit de ces deux espces. Deux dtails ne concordent pas avec les descriptions que ScHMEIL et VAN DouvE () donnent du 11l. T refmti (= N. simplex Schmeil et N. 1lfuelleri van ,Douve}; ce sont le nombre des segments abdominaux che'z la femelle et le nombre d'pines du deuxime segment de la cinquime paire de pattes chez le mELle . En efTet BLANCHARD et RICHARD disent, en parlant de la femelle: "L'abdomen se compose de cinq segments, dcroissant graduellement de largeur vers l'extrmit, et d e la furca." Chez tous les Nitocnt, et la plupart des Harpacticides, les deux premiers ments de l'abdomen de la Jemelle sont souds ensemble formant ainsi un seul segment, le segment gnital. L'abdomen ne se compose de ce fait que de quatre segments. Chez Nitocra Trefm ti, l'un. ion de ces deux segments est incomplte du ct ventral ; il est donc comprhensible que BLANCHARD et RICHARD aient compt cinq seg;nents. En ce qui les soies du second article de la cinquime paire dq mle, l'espce d'Alg rie en porte sept, tandis que les exemplaires d'Europe n'en ont que six. Le nombre de ces soies peut varier comme je l'ai rernnrcju chez d'autres espces d'Harpacticicles, mais le nombre de six semble Hre normal chez N. T rclorti. En tous ca> tous les autres ca ractres indiques par BLANCHARD et RrcHARD concordent si bien avec ceux de N. 'l'reforli que J 'identit des deux espces ne peut tre mise en doute pour im tel dlai!. En r s um la synonymie des deux espces d'Harpacticides faisant J'objet de celle Note, doit s'crire de la faon suivante: W oltei'StOIffia brevicornis (Daday), 1883. = Canthocamptus brevicvrnis, Dada y, 1883; Mesochm Blcinchardi, Richard, 1889; TVolterstorffia Inanclwrdi, Schmeil, 1894. Nitocrn Treforti (Daday), 1883. = Cantlwcamptus Ti.f!,f'orti, Daday, 1883 ; C anllwcamptus Yahiai, Blanchard et Richard, 1891; Nitocra simple:r, Schmeil, 1894; Nitocra llluelleri v;m Douve, 1905 .. .... -.. ----------------------l'J VAN DuUV!! (C. ) Ssswasser-Hnrpacticiden Deutschlnnd s. (Zool. Anz. Bd 2P, 1905).

PAGE 467

23 23 P. A. CHAPPUIS DESCRIPTION DE DEUX HARPACTICIDES NOUVEAUX DE TRANSYLVANIE (NOTE PRLIMINAIRE).

PAGE 468

BUJJLETIN DE LA SOiT DES SCIENCES DE Cl;U.f Tome II, 2e partie, pages 2:J26. 30 dcembre 1923. DESCRIPTION DE DEUX RARP1\CTICIDES NOUVEAUX HE TRANSYLYANIE (Note prliminaire) par P. A. Chappuis \djoint il la dirrelion dP J'Jn s litut de Spt:ulogie de C:luj. D po s e le 8 octobre lD:!:J. 1. Nitocm rlivaricata, 11. sp. Le eorps de la fernelle est allongr> el mesure 0,6 mm. sans les soies furcales, 1 mm. avec ces soies. LP cphalothorax se termine en avant par un rostre allong, il pointe peu aigu, lgrement recourbe du ctr v e ntral, et garnie de deux soies fines. L e premier segment elu corps atteint la. longueur des deux suivanL" r(unis. Le borel postrieur des quatre premiers segments du thorax porte de fines aesthtasques hyaline s, semblables celles dcrites chez .Vitocra Tref'orti Daday ( = .N. Schmeil) (1). Le einquime segment t .horacique, ainsi que l e premi e r el le second segments abdominaux pol'lent latralement une range de petites pines. Au troisin1c segment. ab dominal cette range devient circulaire. avec une int e rruption du dorsal. L e premier segment abdominaL segment est large et anssi long que les deux suivants r unis. Les troi s demiers segments abdominaux sont gaux, le demier porte l'op e rcule anal gan1i de quatre petites dents. La futca, it peu prs gale en longueur au segment prcdent, est plus longue que large (fig. l). Ses branc hes sont cartes et. divergente s ct ont dn e t dorsal une petite boss e. Elle p01tent deux soies apicales, dont l'interne est d e ux fois plus longue que l'externe. Une courte soie s'insre J'extrmit interne de la fttr ca ; il l'extn; mit externe se trouve une soie ct quelques pines. Les premites antennes ont. huit articles et montrent la flexiou. typique ehez ce genre, entre le deuxime et le troisime articles. Le:=:: quatre premier::; segments sont larges et assez l ongs La soie sensoriellt () Voir Bull Soc. Sc. II, pm'lit>) p li.

PAGE 469

24 P. A. CHAPPUIS du quatri m seg m ent atteint l'ex tr mit de Les secondes FIG. 1 Nitocm divaricata, furca (41,0 X ) n'ont rien de par ticul i er ; la branche acces so ir e a un seul artic l e qui s'largit au som met e t porte trois so i es apica l es. La man dibul e a un palpe assez d velopp et compos de deux segments dotit l e second port e quatr e soies. Les qua tres premires pair es d e pattes sont bira mes; chaque rame est tl'i articu l e La branche externe de la premire paire atteint l'extr mit du second articl e de la bran c he int erne. (fig. 2) Le pr emier article de ce l te derni re est trs lon g e l port e un e soie mi-hauteur sur 1a face interne et une s rie d 'pines so n ex tr mit distal e L e sec ond artic le, de .. beaucoup r lus court que l e premier, porte un e so ie du ct interne, e t l e troi s i me artid, deux : forte s pines apica l es e l une so i e gtle E:t pe n ne. Les seconde troisime et quatrime paires n prsentent aucune particularit ; elles r esse rnblent1 quelques petit dtails prs, celles Nitocra hibm nica Br a dy. L es pattes d e l a c inqui m e pair e ont une f orme carac t ristiqu e (fig. 3). L'arti cl e basal est l arge eL a la forme d'un l obe ap lati assez a llong qui porte, son ex tr mit e t s ur l e bord int erne, c inq pines et delL'< poils. A l 'ext r mit externe du seg ment se trouv e un e longu e so i e L e d e mcime ar tic le est trs allong, quatre fois plus long que lar ge et porte six soies. Il est muni du ct intern e d'un e douzaine d e coULLes pines Ovisacs e t mles inconnus. HABITAT: d e la Pams, comm Paros Pel;ilCr, arr. Pui, Hun e doara, Roumani e [Biospeologicn n o 1134] 29 IV-2 3 2 lemelles. FIG. :!. Xitoc ra d imri"Ctl(f, palle d e l a prPmire pairt: (d7li X).

PAGE 470

HARPACTICIDES DE TRASS1'L FANTF.' Les deux seuls individus connus e celte uouYelle espce furent trouvs dans le rsidu d'un tube o J'on antit. conserv un exemplaire de Potamobius spec., rco lt sur une stalagmite dans la grotte de Paros, environ 150 m. de l'entre. L'habitus de .._Vitocra clivaricata exclut l'ide d'un parasitisme quel qu 'il soit; il est bien plus probable que cet Harpacticide vivait accidentellement sur le Dcapode el se nou rissait ries matires organiques qui tecouYraient :;a carapace. 2. Canthocamptus dacicul'l, n. sp. -La femell e adulte mesure _;::t:::::::=:::::::;:::::::===----0,45 rnm. sans les soies furcales et 0,7 mm. avec ces soies. Le mle est un peu plus petit. Le corps est allong, d e forme cylin drique trs peu rtrci en arri te. Le cphalothorax se termine en avant par un rostre court et gl'Os. Le premier segment est aussi long que les trois segments suivants ensembles; ces derniers sont peu prs de m me longueur, le einquirne est plus court. Le pre rnicr segment abdominal est, che" la fem e lle, nettement divis en deux par une range de soies latrales; il est deux fois plu: long que le segn:cnt s uivant Les premier el second segments ab dominaux portent cher. la fe; nelle. leur bord posll'icm, une range FIG. il .\'itocra divaricala, pat.tc de la ril1-quiome paire (400 X'. !atrn.le de soies qui :-;c rejoignent presqu e du c t dorsal; <.Ul segll\en L celle range devient circulaire. Le quatri m e segment porte du co t YCIILI'al des deux c ts de J'inscrtioll de ln flll' e a, une courte range d e fortes pines. le mle mw range d'pin es d orsn lcs se trcment sut lt> c inquime segment lhora eique el sur l e pre mi et segment ahdominal. Les trois segments sui\ant:-= portent au bord postrie ur une eouronne de fines pines. L e cinquin!e segment est analogue ce lui d e la femell e. L'opercule anaL dans les deux sexes, est garni de nombreux petits cils. La furca est plus coUlote que le segment. prcdent e l aussi longue que large. Ell e pO!'Ie :i :-nn rxtrrmit dPux longues snies, dont l'interiJ! <'SI rlcux fois

PAGE 471

1'. A. CH.4.PPU1S plus longu e qu e l'exteme. Les bords latraux, faiblement recourbs portent quelqu es petites pines. La ()l'emire antenne a sept rticles, le hiltonnet sensitif, insr au quatri me articl e, d passe de peu le sommet de l'antenne. La branche accessoil" e de la seconde antenne est de deux articles et ressemble celle du Canthocamptus echinatus. Les exopodites des quattes pattes natatoires sont triarticul s ; les endopodites de la pre mire paire dan s le s deux sexes et de la ttoisi me du mle ont trois arti cles; ceux de s autres paire s en ont deux L es quatre premi res paires de pattes s ont constitues d e la mme faon que celles de Cantho camptus Hoferi D o uve. La cinquime p a ire montte a u ss i une grande ress e mblan ce et. diffAee seulement par J'insertion d e la so ie i nterne du lobe de J'arti cle basal qui est plus rapproche de la base. FJG .t. Canthocamplus dacicus, patte d e la cinquime pair e (600 X). Un curieux dimorphism e d e la c inqui m e paire a t observ chez le seul individu mle trouv. (fig. 4). Tandis que le second segment de la patte gauche porte six soies, celui de la patte droit e n'en porte qu e cinq (1). HABITAT: de la comm. arr. Cmpeni, Turda Ariel? [Biospeologica no 1145], I VII-23. Cant hocamptus dacicus est un lr s proc h e parent du Cant hocampt us Hof'cri Douve. Il s e dis tingue de celui-c i principalement par la pre mi re paire d'antennes qui n'a qu e se pt articles au lieu de huit et pFtr les ranges d' pines du borel postt'ieur d es se gments a bdominaux. (1) Les deux feme lles trouv es ne p ortent que 5 soies au second article de la 5me paire, il est donc probable que 5 est le nombre normal d es soies qui se trou vt,nt insres cet article. Cc dimorphi sme nou s montre une fois de plus que J e nombre des soies de la cinqui me paire d e pattes, qui est une extrmit rudimentaire n'nAt pas un critrium nbsolu pour tablir nnc n o uvelle espce on vnrit.

PAGE 472

24 24 P. A. CHAPPUIS DESCRIPTIONS PRLIMINAIRES DE COPPODES NOUVEAUX DE SERBIE.

PAGE 473

rrome JI, 2e partie, pages :!7 -4;}. 0 janvie1 1 !J2-L HE XOUHaUX HE SEHBIE par P. A. Chappnis J\djoi11l la diret'It>ll de !'fnslil11l dt> C luj. Les Cop podes nonveaux dcrits ici ont d Jcctlcillis d : ms les grolles de la Vieill e Serbie, au coms de la cnmpagne qt1e l 'fnslil11t de !':ipologie a organise en juin lD:lB. Des :!:1 grolles visites, 1G taient traverses par un ruisseau ou co nt en aient de s Jlaqncs d'cau stlsccpliblcs d trc habites par des organisllles aqtwtiqnes. Les Coppodes trouv s dans ces 1G grolLes nppmlicnnont :t 1R espces ct une \'aril (!; ils f'ont pnrlic d e genres dill'l: 'l'l'ltls. L cs:f'oJ'Incs nouvelles qui sont dcrite:; dans les page s suirnnles sont nu nonil)re de 7 dan s (j gcn1cs, dont 2 sont nouvc:111\'. CycloJ>S st.rgins, n. sp. -Six cxen1pi:1ires. dont deux lllftl1s el qnatrc fcmcllcs, trouvs clans un go111' pmrottd de ln grolle nottlltH: e Lazarcra peina pn\ s d e /.loi, de Tin10k (Se,bic orient:dt). le 9 VI-1 f:l2i3. [Biospcologi c a n" l F5G]. Espicc aveugle; le co rps est aplati ct allong La s
PAGE 474

28 P. A. CHAFPUIS chacune quatre soies dont les deux mdianes sont seules bien dve loppcs. De ces deux soies l'externe est aussi longue que les deux tiers de l'interne; les deux autres soies sont courtes et gales. Une courte soie se trouve du ct de la branche de la furca, in sre au deu.xime tiers de sa longueur. La premire antenne a onze articles, avec un bfltonnet sensitif insr au milieu du huitime; elle dpasse de trs peu l'extrmit du premier segment thoracique et ressemble beaucoup celle de Cyclops troglodytes. .;. FIG. l. C yclops rceptacle sminal. FIG. :!. Gy c lops sl!f!J. ts, patte de la cinquime paire. FIG. tl. Canthocwnptus citamps sexuel <.;?, -FIG 4 Cnntho c (wtplu.s pal te de la cin([Uime paire Cf. -FIG. 5. Cn11lhocamptus elapholcs patte de la cinqui me paire <.;?. Les quatre ptcmi res paites de pattes natatoires ont un cxopoditc lti;uticul; l'endopodite des deux preu ; ires paires n'a que deux articles, celui des deux paires sivantes en a trois. La cinquime paire est trs rudimcntaite. Elle sc composo de deux articles. L'article basal est comt ct porte ;\ son angle distal exteme une courte soie. Le second atLicle potte cux comLcs soies apicales. Hceptacle sminal compos d'une partie suprieure, volumineuse

PAGE 475

COPPOlYES D SERBil!J 29 d une pat'Lic inf rieure, ti'Oite s'attnuant lat ral e ment dan s le canal s minal. Longueur totale : 0,8 mm. (0,55 sans les soi es frcales). Cyclops stygi,ts est apparent aux C y c lops wsetigcr, C. troglodytes et C. Racm it zai Malgr l es gmndes dill"t enc es qui existent dans l a f'Otme de leurs r ceptac les sminaux, l 'o tganisation de la premit'C an tenne des pattes e t de la ftitca se mble cependant indiquer qu ils ont la mme origine. II. HARPACTICIImS. Canthocamptns elaphoides, n. sp. Deux mftles e t cinq femelles recueillis dan s un petit lac, au tond de la grotte dilo Havanicka pcina comm. de Senje, d partement de Morava (Se rbie otientale) le 2 VI1923. (Biospeologica no 1147]. F EMELLE -La femelle adulte me s ure 0,6 mm. sa n s le s soies furcales et 0,85 mm. avec ces so i es L e cphalothorax se tetmin e en avant par un rostre extrmement court. Premier se gment du corps aussi long que le s deux segments suivants r unis; cinquime segment pas plu s court que les prcdents. L'abdomen se compose de quatre segments, dont le pre mier est deux fois plus long que le second, les troisi me et quatrime peu prs de m me longueur qu e ce dernier Les bords post rieurs d e tous l es segments sont finement dentel s. De courtes rang es d pines trs petites se trouvent du c t v e ntral du bord postt i e ur d es seco nd et troisi me seg ment s L e derni e t segment porte la base des branches de la IULca du ct inteme, une courte rang e de dents plus forte s Les deux br a nch es d e la fUtca sont courtes aussi longues que large s et rtrcies l eut' base ce qui leur donn e une forme sphl'ique. Elles s e terminent chacune p a t deux s oies dont l 'i nterne est tr s longu e e t robu ste l'ext e rne, six f o i s plus petite, est gr le et presque rudimentaire. Outre ce s soies principales, d e ux autres s insrent un p e u au d ess u s de l' extr mit e xt e m e de la furca et un e autre au ct dorsal. Le ct int e rn e d e la fmca est bord d un e rang e d' pin es. L es antennes d e la premi re p aite atteignent e nviron la moiti de la longueu1 du pr em i e t segment lhomcique Elles sont form e s d e huit at'ticles. Le btonn e t sensitif du quatt'i m c a rti c l e d passe d e beau coup l'extt'mit d e l'antenne; celui du huiti m e a r tic l c est tt s l a nc ct pres qu e aussi long que la plu s gr a nd e so i e l e t minal c du m me atticle. L es antennes d e la seconde paite ont un e bran c h e accessoire uni a t ti cule, qui pottc d e ux so i es sut' l e bord interne ct d e ux soies apicales. Le palpe de la mandibul e est form d 'une seule branch e

PAGE 476

HO P. A. ci=iAPPifis L e s quatre premi r es paire s de p attes sont biram es. L'exopodite d es quatre pre mire s p a ires e t l' e ndop o dit c d e la premire paire sont tri.lrticuls; l e s c ndop o dites d es autres p a ires sont biarti c ul s L'ex o p o dit e d e l a pre mi r e p a ir e est plu s comt qu e l' e ndopodit e ; il atte int s eul e m e nt l' extr mit du d e uxi m e s e gm ent de ce d e rnier. L e premie r et l e seco nd a rti c l e d e I'e nd o p o dit e p o l'l cnt un e soie v e r s l e u r extr mit le a rti c l e p o rte il s o n e x t r mit di s t a le d e ux soies e t urH !!p i r w L es d e ux bo rd s des artic l es sont garn is d un e r arig e d' pin es 7. FIG. G -!). f.'anl hor.amJJlu s <;:>. FIG. li. Palle e la p r e llli r c p ai n FIG 7 l'alle d e la seco nd e pairr -FIG :-:. F.nd o porlit e rle la lro isi m r pairr rie p al.lcs. FIG fl. Endop oi l c r l c l a qua tri m e pnir c d e rattes 1 ,a p a tte c la pn.:mi r e p a ir e a un e s tl'll cture analogu e c e ll e d e Can tlwcamp t us cmss u s Sars Aux trois p a lt ns s uivant es, la branc he in lr! J I W es t be.au co up plu s c ourte qu e l' e xt e rn e L e premie r arti c l e d e la bl'i.me h c intr !l'lle d e la seco nd e i )aire p o rt e un e pine s on extrmit i11te m e L e sceon articl e p orte un e so i e int cl'l1e v e r s l e mili e u et d e ux soi(!S trr nrinales; s on b o rd exte rn e porte un e srie d e c ils L e pre mi e r n rli el(! d ( s d u la t r ois i m e et d e la qnatri r m e paire n e por trnt pas dr! s oies. L e secon arti cle d e l' e nd o podit e d e l a hoisime pai1 e

PAGE 477

COPPODES DE SERBIE iH a une sOie du ct intel'IW, une du ellt PXl<'t'tle vers il' milieu et dfux ltrminales. Cdui dP ln qwti!'(me pat'<' a un0 soie du elll inlettw ct dnux soins letminalcs (la :-:oie nxlPrne ntatHill<'). Les exopodi des deux iinw, lloisinw el q uatt i(ntt pa i m di renl que par des dtails : le ptemier PL ln second atLiei
PAGE 478

32 P. A. GHAPPUIS patte de la premire paire est. semblable celle de la femeHe, mais les pattes suivantes montrent quelques particularits: L'exopodite de la seconde paire porte une trs grosse pine l'angle extrieur et distal du premier et du second articles; le second porte en outr, du ct distal et ventral, une apophyse en forme de crochet. L'endopodite a deux articles; le premier porte une pine interne, le second, de forme ovale, est muni d'une pine interne insre au tiers apical de l'article. L'exopodite de la troisime paire ressemble celui de la seconde, mais n'a pas d'apophyse. L'endopodite de la troisime paire est triarti cul ; son premier article est petit et ne porte aucune soie ni pine ; le second article porte son angle d_istal interne une apophyse qui dpasse beaucoup l'extrmit du troisime article et qui se termine en double harpon; le troisime artiCle enfin porte deu:. soies pennes. L'exopodite de la quatrime paire montre une conformation caractris tique des pines apicales du troisime article. Ces deux pines sont divises en plusieurs pointes, de sorte qu'elles ont l'aspect de cornes de cerf. L'endopodite est biarticul ; le second article porte son extrmit deux pines barbeles et d ct interne une grosse pine lisse. Les pattes de la cinquime paire sont biarticules. Le premier article ne possde ni lobe, ni soie, ni pine du ct interne; le second article porte quatre pines barbeles dorit une trs grosse et longue. Les branches de la furca sont courtes et ont la forme d'un trapze. Les spermatophores sont longs, en forme de massue incurve. La premire antenne du mle et les pattes natatoires de la pre mire paire de Canthocamptus ressemblent beaucoup celles de C. crassus, qui lui aussi a les bors postrieurs des segments den tels; mais la ressemblance se borne ces caractres. Des relatiops beaucoup plus intimes semblent exister entre C. ,elaphoides et quelques espces de .l'Amrique du Sud que DELACHAUX (1) a runies dans un groupe qu'il a nomm "groupe de crenulatus". Ce groupe comprend les eilpces suivantes: Canthocamptus crenulatus Mrazek (2), C. Fuhrmanni Thiebaud (3), C. Godeti Delachaux et C. huaronensis Delachaux. Ces qua tre espces possdent toutes une soie divise en plusieurs pointes au (1) DELACHAUX (Th.) Neue ans Sdamerika (Zool Anz., Bd. 49, 1918). DELACHAUX (Th.) Harpar:licidcs d'eau douce nouveaux de l'Amrique du Sud (Revue suisse de Zool., Vol. :!6, 1!!18). MRAZEK (A.) Ssswasser Copepoden. (Hamburger Magalhaensische Sam melreise). (3) THIEBAUD (1\1.) Coppodes, dans: Voyage d'Exploration scientifique en Colom bie par le Dr. O. Fuhrmann et le Dr. E. i\layor. 1912). (Mem d, /, 8qr:1 d. Sc. Nat., Vol. V).

PAGE 479

COPPODES DE SERBIE 33 troisime article d e l'exopodite de la quatt ime paite de pattes du mle; elles ont en outre, comme beaucoup d'autres espces de l'Am rique du Sud, l'apophyse pineuse de l'endopodite de la troisime paire termine en double harpon (1). Canthocamptus n. sp. Plusieurs femelles et trois ml es recueillis l e 16 VI-1923, dans le ruisseau qui parcourt une petite grotte dite Sveta Voda, situe dans la commune de Guca, d\ ___ j /4-FIG. 1-l. Gant hocamptu s cla phoidcs, furca, face dorsale. HG. 15-18. Canthacamptu.s Gcorgcvftchi, -FIG. 15. Champ sexuel -FIG. 16. Patte de la cinquime paire -FIG. 17. Endopudite d e la quatrime paire de pattes FIG. 18. Fur ca parlement de Cacak. (Serbie occid e ntal e ) [Biospeologica no 1160]. Un seul ml e trouv l e 20 VI-1923, dans le ruisseau l'int rieur de la grott e dite Megara peina (commune d e Stopari, d partement d'Uzic e), distant e d'environ 60 km. de la prcdente. [Biospeologica no 116 2]. FEMELLE. -La femelle adulte mesure 0,7 mm. sans les soies furcal es et 1,0 mm. avec ces soies. Le cphalothorax gale en longueur (') Celte particularit se trouve aussi chez une es pce habilant l'Europe, l e Canthocamptus Schmcili var. hamata. Bull. Soc, Sc. Cluj, II (2e partie) 10 janvier 192!, 3

PAGE 480

P. A. CILIPPUIS cs troi s segments suivants runis ct sc termine en avant pm un rostre court, rccomb du c l ,cntrnl ct p01tant deux fines soies son extr mit. Les trois segments suivants sont p e u pr s gaux; le cinquime segment est le plus co urt. L es sugmenls do l'abdomen sont plus troits que ceux du thomx. Le prem ier os t Je plus long, Je derni e r le plus court. Le bord posl<"riPm de tous l es segments est lisse. Le premier segment du cphalolhomx porte quelque s cils trs fins, disperss sur 2+7 /f.f' / l i / / 1 i .:..'0. FIG. l. 1 'aulhoc wupl11s Gt'U1"!)cvilc hi. -FIG. Hl. Hgnralioii." de la seconde paire tle paU.s FIG. 20. Ellflopodil e de la rJualrime paire de palles. FIG. 2 :. Palle de la P inqui ime pai1e d' FIG. 2t-:!;. Momrict 8taukouitclti. FIG. 2:!. Endopoditc d e la quatrime paire de palle s d' --FIG. 20. PaU.e de l:t cinqui me paire d' -FIG Branche accessoire de la seco1ule ant.c11ne. FIG. 25. Palle de l:t premi re paire ;!. sa Slu-l'aco dorsal e. Ll:s autres segments du corps porte nt, sut l es faces dorsal e ct latral es, de multiples mngcs de cils, analogues cl:lles qui r<'co uvr cnt l e corps d e C. crassus Sars. Outte ces cils, le s trois premicts segnJcnl.s l'abdomen portent encore une range d'pines au bord des faces lal ralc s. Au troisime segment ces ranges lat ra l es sont r(mtic s elu c t vcnltal par une srie d'pines plus fines et

PAGE 481

COPPODES DE SERBIE 35 plus courtes. L'opercule anal est finement cili. Les branches de la fmca sont deux fois plus longues que larges, fortement attnues du ct distal. La seule soie t e rminale bien dveloppe est paissie sa base, les deux: autres soies sont rudimentaires. Au ct externe de la furca se trouvent deux soies ct quelques pines, et dn ct dorsal une soie; le borel interne est lisse. L'antenne de la prmirc paire a sept nrticlcs. Le btonnet sensi tif du qnatl'ime article d passe de peu l'extr mit de l'antenne. La branche accessoire de l'antenne de la seconde pttitc est uniarticule ct porte quatre soies. Les quatte palles natatoires sont biramcs. L'exo poditc et l'cndopodilc de la premire paire sons triarliculs, les endo podites des trois autres paires biarliculs. Ces pattes ressemblent beau coup celles de C. crassus. Celles des trois premires paires sont identiques chez les deux espces, sanf que la soie interne dn premier lartide de l'endopoditc fait dfaut chez le C. Georgevitchi. La quatrime paire dilfrc par l'cndopodilc, dont le premier article ne porte pas de soie et le second article n'en porte qnc quatre. Les pattes de la cinquime paire sont biarticule s. Le lob e intcme de leur article basal atteint l' e xtrmit de l'articl e terlllinal ct porte cinq soies barbeles ; le second article porte trois soies et nnc range de dents qni longe le bord, extrieur de cet article. Le champ sexuel re sse mble celui de C. crassus. L'ovisac contient de dix dom:c ufs sphriques ct dpasse l'extrmit dn second segment abdominal. 1\-lALE. I.e mle est un peu plus petit que la femelle et possde la mme ornementation des segments du corps. L e bord postrieur du premier segment abdominal n'a pas d pines. L e bord postrieur des trois segments suivants pOt'LC une range d'npine s int e rrompue du ct dorsal. A la base de la furca, du ct ventt'al, se trouvent deux pines. La furca est une fois Dl demie pins longue fJll C large; elle n'est pas attnue au sommet l'l se tet'mine pat deux soies dont l'intcme est trois fois plus longlw rpw l' c xt c mc. Les fjlli sc Ltonvenl du ct cxteme de la flll'ea cheE. la fem e lle, n1anquent chez le mlc. Les antemws de la prentitc 1H1i1e sont ]Jl'('. hcn s iles, le quatrime article est de beaucoup plus gros que les pr cn denls. Les cxopodites des palles nalatoit cs el l'endopoditn dl! la ptcmi rc paitc sont identi ques dans les deux se x es. de la tl'oi simc paire ressemble celui du e. crassus. L c ndopoditc de la quatri me paire' ne porte que trois soies. Les paLLes de la cinquime paite sont biarticnles. Le lobe interne du ptemicr article ne ]Jortc qu'ttne pine. Le second article porte quatre soies cl une range d'pines au bord externe de l'arlick. L'opercule gnital ne porte pas de soies,

PAGE 482

36 P. A. CHAPPUIS Canthocwnptus Ge01_qcvitchi semble tre un p!'Oche parent du C. crassus Sars. L'ornementation des segments du corps, la branche acces soire de la seconde antenne, les pattes natatoires et le dimorphisme sexuel des branches de la furca prsentent chez ces deux espces de Lts grandes ressemblances. Les diffrences sc trouvent dans la structure de la premire antonne et dans colle des pattes de la cinquime paire et de la furca. Une dos femelles que nous avons recueillies montre un exemple intressant de rgnration. L'exoi)odite de la deuxime paire de pattes, accidentellement mutil, a t rgnr d'une telle faon, que j'ai trouv utile d'en donner ici un dessin (Fig. 19). Mmaria Stankovitchi, n. sp. Une vingtaine de mles et de femelles recueillis le 11 VI-1923, dans la grotte Prekonoska pester, prs de Svrlig, dans le dpartement de Timok (Serbie orientale). Ces Coppodes vivaient dans des flaques d'eau profondes d'environ 30 cm. [Biospeologica no 1156] Corps lanc, vermiforme, de mme aspect que chez les autres llforaria . -La femelle mesure avec les soies ful'cales 0,65 mm., cl 0,55 sans ces soies. Les segments du cphalothorax sont sans orne ments, el leut' bord posll'ieur n'est pas dentel. Le pl'emier segment est aussi long que les doux suivants ensemble. Les quatrime et cin quime segments sont chacun aussi longs que le trois ime. Les seg ments abdominaux sont peu rtrcis en arrire, le pre.mier est le plus long. Du ct ventral du pt'emier et du second segments se trouve une courte range de dents obtuse; au troisime segment cette range est plus longue et atteint les bords latraux. Au. dernier segment, une range d'pines entoure la base de la furca sur les faces ventrale et latrales, et rejoint les bords de l'opercule anal. Ce dernier est grand, son bord libre est lisse, et tl's arqu. Les branches de la furca, trs divergente s, sont aussi longues que le dernier segment abdominal; elles portent ttois soies terminales, dont la mdiane est trs longue, l'externe de moiti plus courte et l'interne rudimentaire. La base de ces trois soies est entoure d'une couronne de petites pines. Sur le ct externe de la fmca s'insrent deux longues pines et un poil; du ct dorsal se trouve une crte chitineuse qui porte une courte soie son extrmit distale. La premire antenne est courte et a sept articles. Le quatrime porte un gros bfitonnet sensitif qui atteint peine l'extrmit du sep time article ; un autre btonnet, plus petit, se trouve du

PAGE 483

COPPODES DE SERBIE 37 dernier m'liele. La hl'anche accessoire de la seconde antenne a un seul article triangulaire ct porte quatre soies l'extrmit distale. Les quatre paires de pattes natatoires sont birames. Les cxopo dites $e ressemblent beaucoup, et sont tous Lriarticuls. Le premier et le second article portent une forte pine leur angle externe distal; la base de ces pines est entomc d une srie de petites dents. Le troisime article lJOrtc une p ine ct ti"Ois soies terminales et ici encore la basP. de l'pine est entame d'une srie de dents Normalement aucun article des exopodites ne pot'Lc de soie inteme, mais il peut arriver exceptionellement que le demier article de la quatrime pai1e en porte une vers son milieu. Les cndopodites ont deux mticlcs, le premier article de l'endopodite de la premire paire porte une soie au bord interne, insre vers le milieu, et une srie de petites dents sur le ct externe. Le second a1Licle po1te une soie interne et trois soies termi nales. De ces dernires la mdiane est extrmement longue, l'interne rudimentaire, presque invisible, ct l'externe de longueur normale. Les endopodites des trois paires suivantes ont la mme conformation. Leurs deux articles sont de mme longueur, le premier porte une soie l'angle distal interne, le second deux soies _apicales et quelques petites dents externes. La patte de la cinquime paire a deux articles. Le lobe interne du premier article est garni de cinq soies pennes et de deux dents; il est petit et n'atteint pas l'extrmit du second article. Le second article est de forme ovale et porte cinq soies. Le champ sexuel a le mme aspect que celui des autres espces de ce genre. L'ovisac est inconnu. MALE. -Le mle dilTre de la femelle pat les antennes de la premire paire qui sont prhensiles, p1.u les endopodites des trois der nires palles natatoires el par la patte de la cinquime paire. L'endopoditc de la seconde paire se compose d'un article basal qui porte une pine exteme et une grosse dent interne, recourbe vers le second article. Cc dernier est de forme conique et porte une longue soie terminale. L'endopodilc de la troisime paii'C a galement deux articles Le des deux cts une courte pine, le second, du ct interne une longue excroissance en forme de dent, qui dpasse l'extrmit des deux soies terminales de l'article. Le premier article de l'endopodite de la quat!'ime paire poi"Le une soie interne, le second trois pines internes de diii"renles longuems et une dent apicale, qui a la forme d'un crochet. La cinquime paire diii"re de celle de la femelle par les soies du lobe interne du premie!' article, qui Il() sont qu'au pornbre de deux, ct ptu la forme du second article,

PAGE 484

38 P .d. CHAPPUIS Gen. Ceuthonectes, nov. A spec t gnral d es Co.Jilho(wiplu.<;. Furr a courte, soies apicales n etlerllen! "p!1. c 2 es ha se. Braw :IJe ac ee;;soire dP la seconde ant enne tlni. F!Lr. 29. Enr!op udiic d e la scc r>ncle paire d' FIG. UO. Patt e de la pair e d' -FIG. 31. Palle de la p rcnlirc p a ire d Ceuthonectes serbicus, n. sp. -Un ml e t ecueilli l e 2 VI-1923, dans la gtottc dite Rav a nicka p e ina, commune de Senjc, dpartement de Morava (Serbie ori e ntale) [Bios peologica no 1147]. Un autre mle recu eilli l e 1 V1I-HI23, d ans nn ruisseau qui la gt otte Petnicka pcina, prs de Valjevo (Se rbie o cc ident.) (Biospeolo;,;ica no 1168).

PAGE 485

COPEPODES DE SEllBIE 39 La femell!1 inconnue. Le mle mesure avec 0, 7,5 mm. et, 0,5 mm. san.s ces soies Le bord les segments corps est lisse . 1:1-Y&nt _.par Qn rof)tre court et troit. Il est aussi long q _Q.e suivants runis e t ne ornemn.tation,. Les autres seg.r;nerits. du thorax sont tous environ de mme longuel,ir et d,e lrgeur. Le premier segment abdominal ne porte aucune orne Le second porte un e r a ng e d' p ines son bord postrieur, e t sur la fac e ventral e Les trois segments suivants pqrtent : deux rang e s sup e rpos es d' pin e s, dont la suprieure se trouve tl,'S, peu en arri r du bord ant ri eur; l seconde SUr le bord postrieur. es deux rang e s e x istent seul e m en t du ct ventral e t sur les cts . ,., : Le bord libre d e l op e rcule anal est tr s a r qu et port une srie de e x trmement cqur t s et. fins, visibles s eulement un trs tort grossissem.,e:Q; . (i mrne r s ioh). ... -: Les br;m ches la furca galnt e..n longueur le dernie.l,'. segment ab.don:Jinat; elles sont d'un. cinqnime plus longues que larges et lg l'ement coniques, ,.q.es teQis soie s terminales,' deux seulement son tc bien la trois i me, l'intern.e, est peine perceptible. Outre ces pr:incipales il en existe sur le bord externe et une du ct d<;>rsal. Les antennes de la paire Qnt sept articles et sont ,Mnsiles. Le qu a tri me a l'ticle n'est p a s plus gros qu e les prcdents : porte un s e nsitif tr 3 lon g et . pai s Les antennes de la seconde paire sont tri a rticuler;;, leur branche accessoire est consti t ue par un artile deu x soies terf11nales. Le palpe de la mandibuie est et trois soies tormiriales. Les autres pices buccales ne prsentent aucne particularit. quat_re paires de P attes natatoires sont birames ; leurs exo podites sont triarticul s, h i s endopodites L'exopodite de ia' pl:l,ire' diff re des e x opodites suivants par l'armature du troi sime artiele qui ne porte que trois pines et deu.x soies; ces dernires, et surtout sont trs longues. L'endopodite esf court et peine l'extrmit du second : a rticle de l'exopodite. Son premier seg ment porte 'Au ct interne nc soie et du ct externe de' nts Le: :;econd arcle $.e termine par une pine et une soie grle, flexible et penne. II porte en outre une soie du ct exte,r:nEf: et pines du ct interne ; Les exopodites des clux paires vantes constitus de la mme faon. Le premier article porte une forte J'angle distal ex trne, et une range d'pines plus courtes. L arlicl suivant porte les mmes pines et en plus une soie inst'e

PAGE 486

40 P. A. dHAPPuts du ct interne, au milieu de la longueur de l'article. Le troisim article porte deux pines du ct externe, une soie au bord interne et deux soies apicales. Il a en outre une range de grosses dents courtes; externe et distale. de la quatrime paire ne difTre des prcdents que par le troisime article qni porte deux soies du ct interne au lieu d'une seule. Le premier article de l'endopodite de la seconde paire est large et porte trois grosses pines courtes du ct distal interne. Prs de l'angle dis tal externe, s'insre le second article, tr s troit, portant deux soies apicales. Le premier article de l'endopodite de la troisime paire ne porte ni ni pines ; son ct distal est largi et concave. Le second article porte du ct interne, vers le milieu, un e longu e pine se terminant par une pointe de harpon, et une soie apicale. Le premier nrticle de l'endopoditc de la quatrime paire porte une pine du ct externe, le second article d e ux soies terminales et trois pines. La patte de la cinquime paire n'a qu'un seul. article. Les deux pattes, com m e chez presque tous les mles d'Harpacticides sont coalcscentes, de sorte que les deux pattes se pr sen tent comme une lnmcllc lobe garnie de soies. Chaque palte sc compo se de deux lobes gaux en longueur. L' interne porte deux pines barbeles, l'externe porte cinq pines et une soie. Cette soie s'insre du ct externe de l'article et est identique celle qui sc trouve gnralement au lobe externe de l 'a rticle basal chez les autres ijarpacticides. Les rudiments de la sixime paire de pattes sont reprsents par une lam e lle chi tin e use bilob e qui se trouve dli ct ventral, au bord postrieur du premier segment abdominal. CeLLe nouv e lle espce ne peut tre place dans aucun des genres dja connus. Le seul genre d'Harpacticides d'Europe chez lequel la patte de la cinquime paire n'est compose que d'un seul article est le genre Wolters