Le docteur Quartz, ou, Une trouvaille à donner le frisson.

Citation
Le docteur Quartz, ou, Une trouvaille à donner le frisson.

Material Information

Title:
Le docteur Quartz, ou, Une trouvaille à donner le frisson.
Series Title:
Nick Carter weekly
Creator:
Carter, Nicholas
Place of Publication:
New York
Publisher:
Street & Smith
Publication Date:
Language:
English
French
Physical Description:
1 online resource (32 p.) 25 cm.: ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Detective and mystery stories. ( lcsh )
Dime novels. ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )

Record Information

Source Institution:
University of South Florida
Holding Location:
University of South Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
020237492 ( ALEPH )
367556845 ( OCLC )
C36-00026 ( USFLDC DOI )
c36.26 ( USFLDC Handle )

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Format:
serial

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LE GRAND DTECTIVE AMRICAIN Le docteur Quartz ou Urie trouvaille donner le Les cas extraordinaire 'de Jeremy Stone. Comme l'express arrivait en gare, le fameux dtec tive amricain Nick Carter se p rpara descendre de la plate-forme rserve aux fumeurs l'avant du train. Le quai tait encombr de VQyageurs et de flneurs. En y posant le pied, il lcha, dessein sa valise, et de faon si maladroite, qu'elle lui fit faire un faux pas sur les planch08, o il faillit, du moins il en eut rair, s'taler de tout son long. Au diable toutes ces planches de sapin mal rabot 1 s'cria-t-il d'un ton de fureur bien simule, o se reoonnaissait sans peine l'accent tranant et nasillard, caractristique d'un fermier yankee. Il se releva. pniblement, saisit rageusement la va lise qui lui avait chapp des mains, puis se mo quant de lui-mme, il ajouta: C'est Miranda qui en aurait. pouss des joyeux: Ah, ah, ah 1 si elle m'avait vu ainsi faire la cul bute 1 1 Jrusalem 1 Malheur, va 1 Les p{S1Jonnes qui se trouvaient autour de lui riaient d'un air bon enfant et sans malioo, de sa msave1ure. Il s'avisa du fait, et se retournant brusque ment, il interpella: l'homme qui se trouvait le plus rapprooh de lui. Dites d(9nc, Mister, peut-tre que V'OUs pensez que vous auriez fait a mieux que moi, hein? Je ne crains pas de le dire, je peux conduire un joug de N. C. 22. Tons droits rservs pour tous les pays, y ompris la Sude et la Norvge. bufs aussi bien que le premier venu; je peux dfouir plus de pommes de terre en une heure que n'importe quel gars du Comt de Wyndham, l-bas dans de Vermont; mais je ne pourrai jamais m'y faire, je serai toujours inquiet et mal l'aise dans ces diables de longs trains de chemin de fer qui tournent comme une queue de serpent! Et voil bientt toute une se maine que je suis dans ces maudites machines! Quand je m'en retournerai, je ferai la route pied, c'est sr ... Dites-moi! Eh bien, monsieur? demanda l'homme auquel il avait adress la parole et qui ne pouvait s'empcher de rire de ces tranges propos. Ne me donnez pas du monsieur, s'il vous plat! Je suis simplement Joshua Juniper, tout oourt, voil ce que je suis!... Josh, c'est le nom on me nomme la plupart du temps, l-bas, dans l'est. Mais dites donc 1 -Eh bien? Cet endroit-ci, c'est bien Kansas City, n'estce pas? Certainement. Alors, o est la ville? Je ne vois qu'une quantit de voies ferres, une rivire sale et boueuse et un mome escarp. Y a-t-il une ville quelque part, aux environs? Oui, derrire le sommet de ce morne. Von& n'avez q<1.' prendre le trin ...

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2 L e Dr . .Quartz ou une trouvaille le ___________ _ Oli; 1 non, pas moi 1... Non jeune homme, non, sur votre vie 1 J'ai pris toutes les voitures que je prendre pour aller o je vais ; je les ai prises, et j'y ai t suf_ fisamment pris oomme a .. La roiture de mes jambes, c'est assez bon pour moi; voil vrai ment ce qui me oonvient... Alors, il faut grimper cette colline-l? Oui, tout droit, jusqu'en haut. Diable 1 Dites donc, est-ce qu'il n'y a; pas un sentier, quelque chose suivre? -Il y a la: rue o. passent les tramways. Vous n'avez qu' suivre les rails. Vous trouverez que c'est dur monter pied, je vous pfviens. -Dur!... Dites donc, avez-vous jamais grimp le Gleoo, le vieux C-Obble, Markham, ou une autre de nos petites collines, l-bas dans le Vermont? ... Non?... Eh bien les gars qui sont levs au milieu de de ces collines se moqueraient joliment de votre petit morne, ils n'en feraient pas le moindre cas. a! diraient-ils, a. n'existe pas! et ils l'car teraient de leur chemin d'un coup de pied, voil tout... Dites donc! -Eh bien? Vous ne oonnatriez pas, par hasard, un individu qui est la. tte d'un muse dix sous l'en tre, hein? Si, je le connat. Allons donc 1 quelle bonne blague 1 Je me demande si vous connaissez vraiment Jeremy Stone, hein? L'homme eut un mouvement de surprise vidente, scruta d'un il attentif le visage imperturbable de Nick Carter, et rpondit: Oui, je. connais cet homme-l. Allons donc! Vous le connaissez, vraiment? En tes-vous bien sr? .. Diable! dites donc! -Eh bien? Ne pourriz-V'ous pas me dire o je pourrais1 le trouver? Vous lui parlez en ce moment, rpondit froide ment l'homme. Jarnicoton! s'cria: Nick simulant admirable ment la surprise. Voil qui est de plus en plus fort! Dites donc. -Eh bien? J'ai dans ma' poche une lettre pour lui. Alors vous ferez bien de me la donner, car je suis Jeremy Stone, rpondit l'tranger. Oui, reprit Nick comme s'il n'avait pas en tendu; j'ai un ami l-bas, dans l'est, qui m'a dit que Jeremy Skme dsirait se procurer un nouveau ph nomne, et il est d'avis je suis le plus trange phnomne qu'il ait jamais oonnu, alors il m'a donn une lettre d'introduction. Trs bien, V'Oyons-la. -Il m'a dit que peut-tre vous seriez sur le quai de la m'attendre, et je me suis dit tout de suilo que vou'.s tiez Jeremy, quand je vous aperu. O est la lettre? -La voici. Et. Nick exhiba une enveloppe toute chiffonne qu'il tira avec peine de sa poche et qu'il remit entre les mains de aon interlocuteur, que ce rnange amusait considrablement. Vous ferez peut-tre bien d'aller un peu plus loin, du ct de cette fentre l-bas, pour pvuvoir la lire votre aise, ajouta-t-il; car je V'Ois tote une file de oous en caoutchouc qui s'allongent vers nous, plus nombreux que je n'en ai jamais vu l-bas dans l'est; il n'y a; pas d'erreur! Pklsieurs spectateurs oisifs, que cette scne avait attirs et qui s'taient approchs par curiosit, se reculrent vivement en entendant cette remarque d sobligeante. Nick jeta un regard circulaire sur ces importuns qui battaient en retraite, et sourit malicieuse ment, pendant que Jeremy Stone, se conformant son conseil, traversait le quai, dans la direction d'une fentre voisine. L, l'abri des regards indiscrets, il ouvrit la lettre que lui avait remise le faux pay san. Alors il s'aperut, son grand tonnement, que c'tait une lettre qu'il avait lui-mme et expdie Nick Carter la semaine prcdente. Elle tait conue en ces termes : Mon cher Mr. Carter 1 Vous verrez par l'entte de cette lettre que je m'occupe, comme par le pass, de l'exploitation d'un muse populaire, bien que j'aie transport mon tablissement, si avantageusement connu dans les deux hmisphres, de San Francisco Kansas City. Le hasard ne nous a pas remis en prsenc depuis les fmeuses affaires du redoutable 13t clbre Dr. Quartz, pour lesquelles j'eus recours votre il y a de cela plusieurs annes. Vous n'avez pas sans d'0n!c oubli que ce fut sur mon appel et mo stiga tion que V'OUS vnteS, cette poque, dans l'ouest pour pntrer certains mystres inquitants. Eh bien 1 j'ai maintenant 'V'Ous entretenir de quel que chose de tout aussi mystrieux, et s je ne sa vais pas que le Dr. Quartz est mort, je dirais que c'est lui, ou son spectre, qui a maniganc cette nou velle affaire. Si vos nombreuses occupations vous le permettent et s'il ne vous dplat pas de pousser jusqu'ici pour tudier ce cas, je m'engage payer tous vos frais de dplacement en y ajoutant quelque chose qui en vaudra la peine, soit que vous acceptiez de vous

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. Le Dr. Q uartz ou une trouvaille donner le de l'affaire, soit que vous y renonci0z. Mais s vous acceptez, eh bien! v ous me connaissez, vous n'aurez pas vous en repentir Envoyez moi un mot par le tlgraphe et j'irai votre renoontre la gare. La lettre tait signe de son nom, Jeremy Stone C'tait sans aucun doute, la lettre authentique qu'il avait crite et adresse au clbre dte c tive. Alors une pens e rapide lui traversa l'esprit: le :naf paysan qui prtendait venir de l'tat de Ver mont n 'tait autre que Nick Cart e r, qui avait mis en d faut sa perspicacit et devait normment s'amuser eri lui-mme ses dpens. Alors il plia la lettre, la mit dans sa poche et revint l'endroit o le dtective l'attendait patiem. ment, et o une foule oonsidrable de cous en caout chouc, suivant la comiqu e expression de Joshua Ju nipellJ s'tait runie, dans l'espoir d'utiliser leur extans.HJilit regarder de plus prs quelque incident :Trs bien Mr. Juniper dit il. Si vous ne vou l ez pas monter dans le tramcar, vous n'aurez pas d'oje ction, j'imagine, prendre une voiture ordinaire, n'estce pas? -N importe quef v hicule, depuis une charrette i. foin jusqu' un bogh e i de oourse, fera j-oliment mon '3.ffaire, Mister Stone, rpondit Nick saps hsitati v n. -Par ici, alors, v e nez avec moi. Et, Jeremy Stone le prcdant, tous deux traver .srent la station au mili e u des badauds dsappoints. Peu de temps aprs les deux hommes taient con ffortablement assis dans une voiture ferme qui se .ittirigea vive allure du ct de la vill e Vous vous t e s pay ma t te dans les grands p rix Nick, pour une fois. Je n'y ai vu que du feu .dit S t on e Vraiment? Eh bi e n je l'ai fait uniquement pour m e conformer aux gnraux de ma profes sion. Vous ne m'avez aucunem ent inform vous savez, de la nature de entreprendre, et j'ai pens .qu'il tait prfrable, en tout tat de cause, de venir ici, sans le crier sur les toits O aUons-nous maintenant? J'ai pens vous conduire au Goates House. C'est ridicule! Vou.S n'y demeurez pas, n'est<:e pas? Non, j'ai un appartement de garQn dans Oak Stre et. Eh bien, allons y! L'endroit est tranquille, .n'estc e pas? Oui, assez tranquille Alors c'est juste ce qu'il nous fa.ut. Qand ils furent enfin dans l'appartement de Mr. :Stone et que Nick ayant enlev son parut sous les traits el le oostume ordinaire de Nick Carter en personne, les deux hommes s'assirent en face l'un de l'autre une table entre les deux fentr:es. -Eh bien! maintenant, dit Nick, entrant sans plus tarder dans le vif de la question, qu'est-e& qui se passe? Vous voyez que je vous ai pris au mot et que je me hte de rpondr:e votre appel. C'est vrai, et j'avoue que j'en suis trs oon. tent. Le fait est, dit Nick d'un air songeur, en rappe lant ses souvenirs, que je n'ai jamais retir d'aucune affaire la somme d'exprience que j'ai trouve dans le cas du Dr. Quartz, et je me suis figur que vous ne vous seriez pas dcid m'crire pour me faire venir, comme vous l'avez fait, si vous n'tiez pas raison nablement certain que la chose est vraiment impor tante. Assurment. D'un autre ct il se trouve que j'ai des loisirs; c'est--dire, j'ai voulu m'en procurer. Je dsirais m'ab. senter de New-York p e ndant que lque temps. On sembl e croire l bas que je sui s une simple machine va peur et qu'il suffit d'y jeter du charbon la pelle pour me faire marcher sans r e lche nuit et jour. A vous dire la v rit, mon c h e r monsieur, il semble bon par fois de s'loigner pendant quelque temps Je n e suis pas loin de partager cette opinion. Eh bi en, racontez-moi votre affaire, Stone. Elle ne manque pas d'lgance, et elle est faite pour plaire un je crois. Vous n'avez pas oubli que l'autre affaire tait relative une caisse piano; eh bien! cette fois -ci, il s'agit d'un wag'On entier de marchandises. -En effet, je me souviens. L'autre fo.is, vous aviez achet aux enchres une caisse ; piano avec son contenu, une de ces o l'entrep rise de transports connue sous le nom d'Express Company, se dbarrasse des marchandises non rclames Vous vous attendiez, comme c'tait bien naturel d'ail leurs trouver dans cette caisse un beau piano droit; mais au lieu de cet instrument de musique, vous n'av i e z qu'une caisse vide tendue d'toffes et capi tonne dans le meill eur style, et garnie d'une doublure intrieure en feuilles de plomb pour lui donner le poids Et nous dcouvrmes, vous et moi, qu'une femme et un homme avaient fait le voy age de New York la cte du Pacifiqu.e dans ce peu banal compartiment. C'est bien cela; et nous dcouvrmes aussi ql,le l'homme, qui se trouva tre l e Dr. Quartz, avait as--138.Ssin la femme qui l'acoompagnait, etc, etc ... Parfaitement Eh bien! si cette oouvelle affaire ne surpasse pas l'autre, je ne suis qu'un Iroquois, voil t o ut ;

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1 Le Dr. Quartz ou une treuvaille donner le fri sson. -De quelle manire? 1 -De tis de d c hargement. Il paraissait presque neuf, et pour une raison qu'il me serait impossible d'expliquer, l'as pect de ce wa gon semblait exercer sur. moi une certaine fascination. J'appelai bientt de Dur land c 'est le nom du chef gare -sur la._ voiture qui m'intriguait. Qn'est-ce que ce wagon? lui demandai-je. Que le diable m'e mp o rte si je le s ais 1 rporn--. dit-il aussitt. Je voudrais pourtant bien le Pourquoi donc? lui d e mand a i -je e nc o r e -Eh bien 1 il y a. d'abord l'ennui : ce wagoni me gne il obstrue la voie, dit-il. Je l'ai d j fait c h ange r de place bien d e s fois, tant de fois q : ue j'en suis d got Pour le moment j e l'ai r em i s e n cet endroit o il me cause m o ins d' e mb a rr a s. On d ev r ait le r c lamer; mais personn e ne sembl e s inqui t e r de ce qu'il peut y a voir ded a ns, et, qu o i qu'il y ait, on ne parat pas du. tout press d'en prendre li v rais on. Alors c'e s t un wagon qui a une hi sto ir e !'. . Racontez-la moi 1 m' criai-je, cdant une CliLl"io sit de plus en plus excite. Voici ce qu'il me ra conta: Le wagon l'embarrassait dj depuistrois s emai nes ; il y a don c quatr e semain e s environ qu il est arriv. Il est con s ign au nom de Z. T Rauk, Esq.' avec cet avis qui s e tr o uve gal e m ent ins c rit sur la lettre d v o iture qui l'acco mpagne: Gare restante; le garder la disposition du propritaire, iusqu' ce qu'il vienne le rclam e r. Hum! C'est justement ce: que j.'ai dit, fit Stone en guise de commentaires. Or, continua-t il, je n'ignore pas que ce n'est une chose extraordinaire de voir de pareils avis in sc rits sur les wagons mais c-ondition que l'on ob se rve les trois articles du rglement relatifs des cas semblables. Quels sont ces b's articles du r glement? D'abord une dclaration faite sous serment d e vant un doit aco ampagner la lettre de voiture, affirmant que le wagon ne contient auune substance prissable, ou explosive, et un tas de choses de ce genre dont je vous fais Deuximement, la: oompagnie a le droit d'exiger cinq dollars par jour pour chaque jour dpassant la semaine accorde pour stationnement sur rails, si le wagon n'est pas rclam +ls son arri;ve son1 point de destination; en outre,_ 11ne-sommesuffisante pour couvrir l'indeninit d'un retard de trente-et -un jdUrs,. doit tre vers:e en garantie la eaisse ae la com pagnie. A l'expiration de ce la compagnie a:. le droit d .'ouvrir lei et d.'en. transporter le contenu ans les: magasins de-la g;u'e ; o, il pourra tre mis en vente aux enchres publiques; ou bien. enoo re, le oontenu d i1i11 wagon-pourra tl:eo v;endu, tel quel, sur l indications de la lettr& voiture; et. sans qu'il soit ncessaire> d& le-faire v:oil:-a. personne-,,

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Le Dr. Quartz ou tine trouvaille ; donn e r le rss.on. toujours au plus offrant et dernier nchrisseur. Troi simement enfin,. il doit y avoir assez de place lians la. gare des marchandises pour remiser le dit wa gon pendant les trente et-un jours stipuls. Voyez vous '? Oui, je comprends -Eh bien ce wagon ne la marque ren n e compagnie de chemin de fer qui en serait la p r o pri taire Il n'y a aucun signe extrieur pour mon frer qui il appartient. D'o a t-il t eocpdi? demanda Nick Cart e r -De Philadelphie. Quelle est la compagnie exp ditrice? -La P R. -Et vous tes bien certain que ce n'est pas un d e ses wagons? -Il n'appartient personne. Il a t exp di .comme tant un wagon de la. P. R. mais il n'existe .au cun signe pour indiquer qu'il lui appartient. D'ail leurs on s'est livr a des r e cherches actives et un -examen s rieux a dmontr qu'eHe n'a pas de wagon portant le numro peint sur celui-ci. Comffient le savez-vous? Parc e que j'ai crit deux lettres, l'une une
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Le Dt. Qun.rtz ou une trouvaille donner le frisson et la oonapagnie n'a pas besoin non de l'emplace ment qu'il occupe. -Ce qui ne l'empchera pas, sns doute, d'ouvrir le wag :la !compagnie de lui verser une grosse somme pour le lot entier, si personne ne se prsente pour le rclamer. Dites-vous que vous avez offert d'acheter le wagon ainsi que son contenu? Parfaitement. Mais, mon cher monsieur, comment la compagnie pourra-t-elle lgalement vous vendre quelque chose qui Re lui appartient pas et vous en donner un reu valable. -J'ai tout prvu et il est convenu que je d gage la compagnie de toute responsabilit en cas de revendications futures; j'ai sign l'engag ement formel que, si quelqu'un rclame plus ta;rd ce wagon en four la preuve qu'il en est bien le propritaire, je le restituerai en tat au dit propritaire et payerai tous les dommages qui auront pu survenir pendantle temps que je l'aurai eu en ma possessi'Or, ... aref, la compagnie accepte volontiers les condi tions, si le wagon n'a pas fait l'objet d'une rclamation dans le laps de temps stipul. La compagnie n'a aucune rserve faire S'Ur le chargement du wagon, car tous les frais de trans port exigibles ont t pays d'avance. La 1>eule responsabilit qu'elle puisse vraisem bl..'tblement avoir encourir se rapp.rt ;)a' rastjtuti o n du wagon. Si donc je lui d:>nne une garantie confo c cette ventualit et que, d'a:ut.re part, je .lui offre un profit pcuniaire, elle a ptus d'avantage traiter avec moi sur s bases qu' garder un wagon non rclam, encombrant les voios de garage pendant un tomps que personne ne peut prvoir, n'est-ce pas vrai? C'est vrai. -J'ai retir un profit net de cent mille dollars dans l'affaire de la caisse du piano; je puis en cons quence me de risquer, .et de perdre, ,s'il le fa.ut, dix mille dollars dans tette nouvelle spculation. Si, d'un autre ct, elle est fructueuse, comme je pense qu'elle le sera,. j"y gagnerai enoore cent mille dollars -ou mme davantage. Voyez-vous la .si tuation, mon cher Car.ter 'l -Oui., je mis:. -J'ai le t.emprament d'uru spculateur. Bn exploitant un muse diix sous d'entre, je mon: argent en courant de g,ros risques. C'est comme iun. fermier qui sme du bl. Si la roolt;e est bonne, il ga.gne de l'argent; si la :roolte est mauvaise, il en perd. Je sme mon. a,rgent,. exactement comme il sme oon bl. Voil le rsum de la chose. Ainsi vous avez. t&min vos arrangements tels que vous me les expliqus, avec la compagnie et si le wagon n'est ,pas rclam, il devient votre pl'O prit, c'est bien la., n'est-ce pas? Oui, une condition, c'est qu'on ne mett e pas d'enchre sur la. somme que j'ai propose. Oh 1 je vois. 11 sera ncessaire de faire une vent.e publique, aprs tout, n'est-ce pas? Certainement. Lorsqu'on annoncera la vente publique, ce qui se fera, dix heures du matin, aprs. demain, mon offre sera proclame. S'il se trouve les lieux quelqu'un qui ait plus envie que moi d'tre l'acqureur du wagon, il fera une offre suprieure a. la mienne -s'il le peut; sinon, j'entre en possession du tout, voil 1 offre est dj inscrite dans les bureaux de la compagnie, si je vous ai bien compris,' n'est-ce pas? Oui, et l'engagement qui l'accompagne est d j libell, sign, scell et tout ce qui s'ensuit. Ils ont aussi un chque de la .. somme, dment certifi et lgalis, me sera renvpy, comme de juste, si la vente n'avait pas liu, ou s'il se prsentait lllll 10n chrisseur. .-..: Mais une supposition. Si le propritaire lgi time allait paratre au dernier moment? -Eh bien,, alors, il aura le droit de prendre li vraison de son wagon, quand il aura tabli ses droits de proprit. Je n'y pDrdrai rien, sauf ce que je devrai vous payer pour votre drangement, ainsi qu'il a t convenu nous. Mais il ne viendra personne metooz-vous cela dans la tte. Vous allez dc'O uvrir un mystre dans l'intrieur de ce wagon, aussi vrai que vous tes un bOn. tireur qui ne manque jamais son but. C'est po:ur cela que je vou.s ai fait venir ici, Mr. Ca.rte r. C'est ,pour cela que je dsire que vous ouvriez ce singulier wagon vous-mme. C'.est une manire que j'ai de faire de fa rclame, et je la crois bonne. Maintenant tout q'ile vous avez faire' d'ici jeudi matin, c'est votre temps agrablement. Jeudi matin, aprs dix he.\11'$. ds que sera

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Le Dr. ou une trouvaille donner le frisson. j possible, vous et moi nous pntrerons dans le wa gon pour en explorer le mystrieux contenu. Entendu 1 dit Nick. La f einme voile. Le dt.eetive avait expdi par les tra.n.Bp<>rts ex press le5 effets dont il pensait avoir bes-0in pendant son sj-0ur Kansas City. Ds que son entrevue avec Jeremy Stone fut termine, il alla au bureau rclamer sa malle. Il se mit ensuite la recherche d'une tranquille maison de famille o il avait dj pris penson lors d'un voyage dans cette ville et o il avait trouv, il s'en souvenait, des facilits particulires, pour l'exer cice de sa profession. Une fois install dans cette demeure, qu'il retrouva facilement, il procda un changement de costume complet: il revtit un pan talon de toile, une vareuse, une casquette, de grosses bottes, et, sous cet accoutrement de manuvre qu'il portait avec l'aisance d'un homme habitu ces m tamorphoses, il se dirigea vers la gare des marc4an dises que lui avait dcrite son client, Jeremy Stone. Il n'eut pas d peine trouver Bill Durland, le sur veillant, il proposa ses services pour un tra vail quelconque. Il n'y a rien faire en ce moment, l'ami1 r pondit Durland. J'ai plus d'hOmmes qu'il ne m'en faut. Peut-tre qu'aprs la semaine prochaine, je pour rais vous embaucher comme extra. ... Trs bien, dit Nick. Je repasserai par ici vous voir, vers cette poque. Dites donc, patron, on peut travailler son aise dans votre chantier; tout a l'air en ordre et bien rgl. Pas d'erreur 1 j'y tiens la main aussi. a se voit. Allons, au revoir!... Quel drle de wagon vous avez l l Quelle espce de voiture est ce donc? Lequel? demanda Durland sans lever les yeux. Celui-l. Et Nick dsigna d'un geste le wagon qui, d'aprs son aspect extrieur, devait tre celui dont Stone lui a.va.it parl. : Oh 1 dit Durland en levant les yeox et avec un sourire amus, c'est un orphelin. Un orphelin? rpta. Nick d'un ton interr>Jga r tcur. Oui; il n'a ni pre ni mre, que je sache. Per sonne ne le rclame; personne ne semble se' s.:mcier o h, sauf. Jeremy Stone. Que diable veut-il en faire? J'avoue que cela me dpasse et que je ne puis le de viner. Qui a, Jeremy Stone? demcida Nick. C'est le diredeur d'un muse populaire. Oh! dit Nick. C'est tout de mme un wagon bien bizarre, ne trouvez vous pas? Il n'est pas plus bizarr e.que les autres, ce qu'il me semble, rpondit Durland : Il n'y a pas de nom de chemin de fer crit dessus; _du moins je n'en vois pas. Est-ce qu'il y en a un? Ne vous ai-je pas dit que c'tait un orphelin? Je croyais que c'tait une plaisanterie. Non, je ne plaisantais pas. Ce wagon est arriv ici de Philadelphie. La. lettre de voiture mentionne qu'il est rempli de meubles.. On va le vendre jeudi matin. Peut-tre que vous a:uriez le dsir de vous p-0r ter acqureur? dit le chef de gare avec une polit.esse ironique. Eh, eh 1 patron a se pourrait tout de mme ... Dites donc? Quoi? Voulez-vous me permettre d'y jeter un: coup d'reil? Certainement. Rien ne VQUS en empche, si .le cur vous en dit. Profitant des bonnes 8.ispositions du surveillant, Nick Carter sauta du quai su! la voie, et s'approchu du wagon, qui avait veill les instincts de t eur de .son ami Jeremy Stone. Extrieurement, il avait l'aspect banal d'un wa gon destin au transport des marchandises, sauf qu'il paraissait tout' neuf' et qu'il ne portait aucune mar que .en couloors, ni aucune indication Il tait peint en rouge mais en rouge sale. Il ne fallut pas longtemps l'il souponneux du dtec tive pour remarquer cette particularit, et un lger exa men lui suffit pour se oonvaincre que le peintre avait m lang de la poussire sa peinture afin d'obtenir une teinte moins vive et qui et l'air moins rcente. Cette n'avait pas donn tout le rsultat dsir, car on pouvait apercev-0ir la superche rie, en y regardant d'un peu prs. Cependant, dans un oonvoi d'autres wagons, il se serait suffisam ment confondu avec ses voisins pour ne pas attirer l'attention, et un obsocvateur orilinaire n'aurait p.as eu l'ide de le regarder ideux fois ... Nick Carter n'tait pas un observateur ordinaire. Commenant l'un des bouts du wagon, il en fit le tour d'un pas lent et mesur. Mais da:ns cet examen superficiel, qu'il ne poova.it prolonger sans veiller la dfiance du chef de gare, il n'aperut rien qui le distingut de milliers d'autres voitures de mme espce, J>i ce n'est qu'il tait entirement neuf.

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8 Le Dr. Quartz ou une trouvaille donner le frissrrn. Les panneaux aux deux xtrmits ne diffraient pas de ceux des autres voitures; les portes sur les cts para,issaient tre semblables aux autres. Il re marqua qu'elles taient soigneusement scelles la cire. Les ferrures aussi ressemblaient celles des autres wagons, ainsi que les chanes d'acoo uplement et les crampons, et tout cela tait du dernier modle. C'tait un wagon de construction roente et d'as pect tout moderne sous totis les rapports. Vu ext rieurement, il ne prsentait, oup sr, rien de mys trieux. Il regarda l'tiquette colle contre la porte et ile put s'empcher de sourire en dchiffrant le nom qui y -tait inscrit, car, maintenant, aprs tout ce que Stone lui en ava dit, il ne voyait que ce mot sugges tif: Quartz. Z. T. RAUK, ces lettres se dtacha.ient de l'ti quette colle la porte et se refltaient dans ses prunelles; mais, en dpt de ses efforts pour chapper l'obsession, de tous cts il lisait le mot Quartz! QueUe absurdit 1 murmura-t-il. Quartz est mort, je le sais; j'en ai, je crois, la certitude. Il n'tait pas capable, bien qu'il ft de son vivant l'homme le plus exttaordinaire que j'aie connu, de se res susciter lui-mme, c'est bien certain. C'est une simple concidence, un rapproChement curieux, sur lequel Stone a difi un roman tragique, une affaire sensa tion... Mais c'est biln; je n'ai pas longtemps atten dre maintenant. Le wagon sera bientt ouvert, d'une manire ou d'une a:utFe. Il allait s'en loigner quand il s'aperut que Dur land tait debout prs de lui et l'observait curieuse ment. Un sourire malicieillx clairait sa oonne figure placide. -Eh bien, dit-il, qu'en pensez-vous? -Je n'en pense rien. Vous voulez l'acheter, hein? Je ne crois mon vieux. a ne rentre pas tout--fait dans ma partie, rpondit Nick d'un air d tach. C'est plutt dans celle de Jeremy Stone, hein? Qui est-ce, Jeremy Stone? Je vous l'ai dj dit, vous avez la mmoirn courte; c'est le directeur d'un muse. --:-Oh 1 Qu'est-ce qu'il va faire de cette machine-l? ---:Est-ce que je sais? Il va l'empaller, je m'ima gine, en faire une bote musique, lui apprendre sauter la corde, l'utiliser boucler la boucle, looping the loop. Vous ponvez me fouiller, si je le sais. Et personne n'en a rclam la posse8'Sion jus qu' prsent? demanda encore une fois Nick d'un air innocent. Pas une me. Est-il v.enu quelqu'un pour la voir? Oh! deux ou trois personnes sont venues l'exa- miner, je crois. Hier dans l'ap;r-s-midi, une femme .. s'est prsente ici, sous le prtexte de chercher des marchandises qu'elle attend depuis longtiemps et qui ne lui sont pas enoore parvenues; mais je ne s'Uis pas de ceux qu'on trorn,pe si facilement. Elle est venue ici uniquement pour regarder le W
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Le Dr. Quartz ou une trouvalle donner le trisson. 9 Elle me regarda pendant quelcrues instants, un peu interdite de ma remarque, puis elle me dit de sa voix mlodieiuse: Les wagons des marchandises sont des choses si intressantes. -a, c'est vrai, lui dis-je. Que conl;ient ce wagon? dema.IJ.da-t-elle. Alors je lui rpo ndis qu'elle pourrait me fouiller de haut en bas sans trouver une rponse sa ques tion. Personne ne parat sav:oir ce qu'il y a dedans; on ne sait mme pais qui il appartient, lui dis-je. On va le vendre .ux enchres publiques, jeudi prochain, dix heures du ma.,tin. Vous a:urie z peut-tre l'intention de l'achete r? lui demandai-je. -Je vous remercie bien, monsieur, de votre aimable oompJaisanoo. Et voil ma belle dame qui s'loigne sans ajouter un mot. Est-il venu d'autres personnes avec le mme but? -Oh, oui 1 un homme est venu ou plutqt deux hommes, pour tre exact. Ils sont arl'.ivs ensemble, il f a environ une semaine; mais, pour ceux-l, je ne pourrais pas jurer que ce ft avec l'intention de regardier le wagon. Vous le pensez seulement, hein? Ma foi 1 a en avait tout l'air. Ils sont donc, comme je vous lei dis.ais, arrivs ensemble la gare vers cinq heures de l'aprs-midi. Ils prtendaient tre la recherche d'un wagon de marchandises en retard. Moi, su. pposant que ces hommes taient les propritai res du w agon non rclam, je les y conduisis tout droit. Mais lei plus gr : os des deux se oontenta de lever les paules, d'un air ennuy, dclarant que ce n'tait pas la voiture qu'il& che.rchaient, et il s'loi gna en grommela.nt. Cependant, l'autre individu, son compagnon, le petit, il n'tait pas si petit que oela. aprs tout, c"est seulement quand ori le comparait l'autre voulut examiner le wagon de pl'us prs., et il s'y obstina pendant plus de dix minutes avant de par.atre oonvain'cu de l'inutilit de oet examen. Aprs oola, qu'a-t-il dit, ou qu'a-t-il fait? demanda Nick, de plus en plus intr ess. Rien du tout. Il ii. simplement allum un ci gare ein dclarant qu'il pensait que ce wag on n'tait p,;u:; celui qu'ils attendaioot. Puis ils s ortirent de la gare sans prendre la peine de chercher ailleurs, oo qui me donna penser qu'ils taient venus unique ment pour examiner oelui-ci, car il y en avait sur les rails deux douzaines et mme davantage qu'ils ngligrent d'.aller examiner. -Vo.us ne saviez pas qui ils taient, hein? de manda le dtectiv:e qui aurait bien vo'Ulu trouver une suiv. N. C. 22. Nenni. Pourtant je connais de vue presqt1e tous les oommerants et les hommes d'affaires de Kansas City, depuis le temps que je suis employ ici, la gare. Vous connaissez un grand nombre do gens cause de vos fonctions, n'est-ce pas? -Je m'en vante, camarade 1 Par exemple, je vous r econnatrai la prochaine fois que vQIUs vien drez ici, et je saurai de plus, quand vous serez parti, vous aussi, vol\ls tes venu ici pour jeter un coup d'il sur c.ette voiture. Nick se mit rire bruyamment. Vous ne vous trompez pas, Durland, lui dit-il; je reconnais bien l votre sagacit. Je pense que peut tre, si mes moyens me le permettent, j'achterai le wagon et ce qu'il contient. Il vous faudra alors faire une offre srieuse, si c'e st votre intooti()n, cama.rade, et dans les grands prix. Cela, je peux vous le dire. Pourquoi donc? Eh bien, j'.ai entendu dire, pas plus tard qu'hier, que Jeremy Stone, le directeur du muse,. a offert une somme vous faire dresser les cheveux sur la tte. D'un autre ct, si j'ai quelque connaissance de la na ture humaine, il y aura la vente de jeudi prochain qulqu'l\ln qui mettra une ou deux enchres sur les offres de mon ami Stone, au nom de la femme la voix mlodieuse. C'est votre opinion? J'en mettrais ma main au feu. Pl()urquoi ? Eh bien 1 je n'ai pas d'autres raisons de le croire que parce que je le cmis; et, si je ne me trompe pas, il y aura enoore un amateur cette vente, ajouta le che f de gare, qui n'tait pas mcontent de montrer sa perspicacit un tranger qui le conte.inp.Jait avoc un ballissem@t admiratif. Allons donc 1 Qui a? demanda Nick'. -L'un de ces deux hommes dont je vous ai parl. Je ne serais pas tonn que c wagon rserve quelque surprise amusante la galerie avant que tout soit termin, voyez-vous. Et, dites donc, vous dire la vrit, je: commence ;:i.ussi avoir la Ycnette, quand j'y pense. J' espre qu'on va pa.s trouver la voiture remplie d e cadavres 1 La spculation de Jeremy Stone. Nick Carter se dtermina, aprs rflexion, ne pas se montrer la vente du wagon. Il avait naturellement l'intention de s'y trouver, et, en eiffettr, il y mais en qualit de simple spec-

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10 Le Dr. Quartz ou une trouva,ille donner le frisson. tat.eur et 'SIO'Us un dguisement que le chef de gare, Bill DW'Land,. malgr la sagacit dont il se targuait, amait t inca.pa.ble de doouvrir. Le dtactive prouva quelqu.c surprise, quand il con.stata le grand intrt que tte vente excitait dans le attir le mystre qui enro'llrait l'hisooire de wagon noo rc.lam.. Il a.vait suppos que la prsence de cette voiture en gare n'tait connue que d'un petit nombre de per sonnes, en tte les pour assister, cett vente singulire; c'est--dire qu'il s'tait mis un peiu en arrire du commissaire piiseu:r; et que de la sorte il faisait face au public. Il SQ, umit l'examen attentif de ses yeux de policier expert chaque figure qui lui semblait digne d'in trt, et il n'eut pas de peine distinguer dans la roule l$ deux hommes auxquels, Durland 'avait fait allusi'On dans son rcit: le gros homme et le petit homme. Mais ce ne fut qu'au moment de l'OiUverture de la sa:nce quand le commissaire priseur tut mont sur son estrade, et oommen.a parler, qu'il s'aper ut qu''U.ne femme assistait cette runion En effet ; juste: ce moment, une voiture venait se ranger le long du quai de la gare; une femme entre deux ges, a.'11; visage angiuleux et revche, en des cendait promptement, et, voyant que la vente allait oommencer elle se hta de chercher un endroit d'o elle pt voir et entendre l'aise. Les rideaux de la voiture taient tirs de telle sorte que le fameux dtective ne put rien vo.fr da n s l'intriem; mais il ne douta pas un instant que l a personne qui se dissimulait s i bien a:ux regards, n e ft La darne la VIOX mlodieuse dont lui avait parl avec admiration l'oonnte chef de gare Il tait convaincu que la femnH:l' aux traits angu leux qui tait de:soondue de la voiture n'tait pas cell e qui avait ch.."tnn Bill Durland. cependant, lmsque le oommi:ssaire pris eur eut dclar les enchres ouvertes il ne se trouva personn e dains la foule pour lever .la, voix et faire une offre supri eure celle de Jeremy Sboo.e. Les minutes s 'ooul.a.ient au milieiu d'un silenc e ainxieux. La cinquime minute se p:assa sans qu'au cune voix interrompit c e silence. Ni 1a femme oovche et anguleuse ni l"Un ni l'autre des deux individus remarqus par le chef gare ne semblaient pr e ndr e plus d'intrt la chos e que les autres venus l par curios it Le oommiss,aire-p;riseur d'un m<>t 1vement brusque pressa le boti e r d e sa montre, qui se referma ave c un petit bruit sec. Il remonta S'Ur son estrade.

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Le DP. Quartz ou une il'Ouvaille donner le frisson. 11 Le dlai est a.nnona-t-il d'une voix per ante. Ai:je entendu quelqu'un oouvrir l'enchre de Mr. Stone? ... Non? ... Une fois! deux f.oisl trois fois! ... Pas de surenchre? ... Non? ... C'est bien vu, bien entendu?... Adjug Mr. Stone dans les con ditions oonvenues et tous droits rservs. Il desndit de son estrade et se perdit au milieu de la foule pour retOl\lrner son bureau. Jeremy Stone, un peiu l'cart des spectateurs qui commentaient les incidents de cette adjudication sin gulire, souriait de oontentement et se frottait les mains. Alors il se dressa sur la pointe des pieds et regarda longtemps autour de lui, examinant chaque visage pour doouvrir celui de Nick Car ter. Il avait hte de s'entretenir avec le fameux dtective sur les suites donner cette affaire. Mais oolui-ci, artiste COJ1Sl()mm, s'tait travesti de telle sorte que celui-l mme qui avait fait appel sO'll exprience et se'S services ne le reconnut pas sous son dguise ment. Il restait tranquillement assis l'endroit qu'il avait choisi, sur 'la caisse de tissus, 01uvrant loo yeux et les oreilles pour se renseigner, comptant sur le ha sard qui lui avait t si suvent favorable dans sa vie riche en aventures Dans les circonstances de la nature de celles:_ci, qui crent des rassemblements et qui attirent les fou les, on eist sr detrnuver des jeunes garons qui y viennent par ba.dauderie ou pOIUI trouver quelque oourse ou quelque commissjon faire. Il et t extra;0rdinaire qu'il n'y en et aucun cette vente. Il y en avait deux, assis sur 'Une planche, juste devant le dtective. Si Jeremy Stone n'avait pas t si occup au moment de l'arrive de Nick Carter Union Station, il aurait remarqu que oes de ux jeunes garons taient descendus de la mme voiture que Nick Carter avait quitte pour s'taler si piteusement sur le quai de la. gare. Seulement, si son avait attire sur leurs personnes, il a:urait vu qu'ils taient smtis P?U' l'autre porte d'U wagon et qu'ils avaient aussitt disparu au milieu de la foule des voyageurs et des badauds runis sur le quai. Cependant Nick Carter, voyant qu'un grand nom bre de wrsonnes se rassemblaient autour de Stone qui continuait se frotter les mains d'un air de ju bilation, abandonna son poste d'observation pour s'ap procher de l'heureux directeur du muse. Il fit en sorte, en oprant ce mouvement, de passer tout prs des deux jeunes gens dont nous venons de parler. dlit-il 'Voix basse et, en remuant peine les lvres, vous allez suivre les deux hommes qui oot des chltpieaux de soie. Venez au rapport chez moi, o vous savez, aussitt gue vOl\ls aurez appris quelque ch08e leiur sujet. Trs bien, monsieur, rpiondit le fidle Patsy, sans remuer ni tourner la tte Et voos, Te:rdtchi, ajoota. Nick, en prenant les mmelS prcautions, vous charge de s uivre la femme et la voiture. J'a). tQIUt lieu de croire que la pers onne qui m'intresse le plus en affaire, est l'intrieur de ootte voiture, soigneusement cache. Puis il poursuivit son chemin vers Jeremy Stone, qui le voya.it, sans doute, mais qui ne l'avait pas reoonnu. La foule, trs excite, lui demandait grands cris quel moment il avait l'intention d'ouvrir le wagon qu'il venait d'acheter; mais Jeremy, calme au mi.J.ieiu de cette effervescence, ne se lassait piaS de sourire batement et de se frotter les mains. Enfin, de la voix dont il dbitait ses boniments, le directeur du muse populaire fit l'annonce suivante: Messieurs, vous n'ignorez pas, j'en suis per suad, quei j'ai achet cette machine-l par spCIU. lation. J'ai dj obtenu 'Un permis de circulation des autorits de cette ville, pour transporter le wagQt il consti tuera, je pense, l'une des nombreuses attractions. Je ne saurais en ce moment vous dire avec cer titude quand wa.gon et ce qu'il renferme seront soumis votre bienveillante apprciation. La date en sera bientt fixe et annonce, oom'me il convient, par affichles et prospectus. Parbleu, oui! la bonne histoire! Et dans l'in tervalle vous ; aurez temps d'y fourrer n'importe quoi votre fantaisie, pour nous faire croire ensuite que vous avez trouv tout cela dans le wagon. C'est pas malin, vous savez 1 s'cria l'un des spectateurs. -Je jure bien que non, par exemple! Ce n'est pas du to:Ut oo que j'ai l'intntion de faire. Le chef de 1a police et une dlgation de citoyens choisis par lui seront prsents l'ouverture d'u wagon, et ils seront tmoins que je n'ai pas truqu la machin e oomme vous m'en croyez capable et comme vous ne craignez pas de l'insinuer. Voil tout ce que j'ai vous dire. On ne verra. pas l'intrieur du wagon, avant qu'il soit remis dans l' enoointe de mon tablissement, conclut le directeur du muse. Le prix d'entre sera le mme: dix sous. Il se retourna pour donner quelques ordres, avant de s'loigner; mais comme il le faisait, les yeux vifs et per.a;nts Nick Carter remarqurent que le plus grand des deux hommes S!uspects avait adress un clignement rapide et significatif un troisime in-

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12 dividu que Je dtective n'avait pas remarqu jus qu'alors. Ce troisime individu sorti aussitt de l'atbx)'Upe ment, et, affecta.nt un air insouciant s'en alla d'n pas noochialant dans. la direction qu'avait prise Jeremy Stone. Ab;! Ah 1 pensa Nick. C'est un de leurs inter mdia.ires. Jre mei demande s'il en sait bien long sur leur compte? Trs probablement peu de chose. Ce. pendant ... Il s'arrta brusquement et prenant Un:e dcision soudaine, lui aussi suivit, d'un pas n
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t.e br. Quartz Q'il une donner le :hisson. Kansas un nombre aussi oonsidrable que 'vo' us le supposez d'animaux de votre espce, mon cher mon sieur. Mais, ooute z 1 Venez me troiuver mon ta blissement, t aprs-midi, vers quatre heures. N'oubJi.ez pas de viou:s munir d'un bea:u billet tout neuf de cinq dollars, et peut tre, je ne le promets pas, -je vous laisserai entrer. J'y rflchirai. J'y serai, l\jr. Stone, rpondit l'tranger. a va bien 1 Je vous attendrai. Mais dites moi, si vous en renoontrez deux Ol\l trois de votre espce, amenez-les 1 On s'arrangera, lui jeta le directeur du muse en guise d'adie Cette boutade tait une vritable inspiration. Nick Carter qui l'entena.Jt de sa place, l'approuva d'un sou rir e discret. Cambrioleurs devant la porte. 1 Jeremy, dit le dtective, quand il fut enfin renfierm avec le propritaire du muse dans le cabinet particulier dei celui-ci pour aviser ce qu'il y avait faire, que.ne he'Ure pensez-vous que le wa gon, c1ont v(?us avez tant envie de oonnatre le con tenu, sera aniv ici? Oh 1 Mr. Carter, je ne l'attends pas avant deux ou trois he'U11es de l'aprs-midi. J'ai pens qu'1on pour rait ouvrir la machine mystrie:ll.'Se aux environs de quatre heures. Je m'y oppose formellement, dit Nick' d'un ton: dcid, la grande surprise de Jeremy Stone. Ah: 1 Vous dites non? PourC(uoi pa.s, je voius demanda-t il. Je vais vou:s: lei dire toiut l'he1ure. Une simple po:Ur oommem.cer: Vous m'avez fait venir ici, suppose, potir diriger oette affaire en personne., pendant quelque temps. C'est bien l votre intention? Assrment. Qu'est-ce qui vou s prend? Qu'estce qu'il y a, maintenant? demanda Stone d'un air in quiet. -+ bien 1 vous .allez faire 'un saut jusque chez le ch.ef dei la; polioo, et vous l'informerez que vous avez pris des a,rrangettnents pour pvocder l'ouver ture du wagon', en petit oomit, mais en sa prsence, dix ooure:S demain matin. --" Mais la. va. drangier tous mes plans et me faire: perdre uM journe entire 1 Mais oolaJ va d'autant P.lUS s'Utexciter la; cu ciosit p;ubliC(Ue et v<>'U.s faif<:ll de la rclame, rpliqua Nick. .___. C'est bien p : o:ssibl. Mais pourquoi vo'ulezV'OUS que je fasse oo que vous me de fa.ire? insista lei direicteur: du Voici pourquoi, p'uisqu'il faut fx>'ut VOU$ e'X pliquer. J.e veux examiner le wagon avant crue le chef de la. police ait l'occasion de le faire. Je veux v;oir tout ce qui se tr-01uve et tout ce qui s'y rappo rte, autant que possible, avant que d'autres personnes y fourrent lei nez, surtout les gens de la police: Comprenez-V10us maintenant? demanda le dtective. Mais, oomment allez-vous faire, mon ami? Ce n'est pas ,possible. Vous ne pouvez pas pntrer dans la voiture [ff qu estion sans briser les scells, vous le s av e z bien. Je crois que c'eist po, ssible. En tout ca.s, lais sez-moi faire; j'ai envie d'essayer. Quand? Cette nuit? Oui, ,au milieu de la n1nit, quand nous certains de ,ne pa, s tre drangs. Rien que .vous et moi, tout se:uls? Prcisment, rien que vo:us et moi, tout seuls. Brrr!. .. fit Stone, avec un haussement d'paules des plus suggestifs. A voius dire la. vrit, cette besogne-l ne me sourit gure; je n'y tiens pas bea.uooup. C'est bon. Alors, libre yous de rester la maison; j me chargerai bout seul de la chose, dclara le dtective. Pour !JU me prenez-vo i us donc? Vous laisser seul? Je ne voudrais pas faire iune chose pareille, pour mille dollars, vous m'entendez 1 -Il rnei semble qu'en ce moment, vous tes une bourrique presque a:ussi russie que l'individu que vous avez .ppel de oe nom, dans le tramway, n'est ce p as vrai, Jemy? demanda Nick avec un s<:>' urire moqueur. Ah 1 vous avez entendu notre conversa,tion. Que p : ensez-vous de oet individu? J'en .sais assez pour vous prier d'accepter les cinq dollars qu'il vous a proposs, et de le laisser entrer avec Jes deux hommes que, suivant mes pr visions, il ,a.mnera avec lui pour voir o'Uvrir le wa gon:. Mais je lui ai dit de se trouver ici cet aprs : midi, quatre heures, fit observer Stone. a ne fait rien. Clouez sur la de votre tablis semoot un fi.VS l'effet que le wagon sera o 'u vert demain matin, non pas au public; mais 'un nombre restrein t ,de personnes, et que ceux qui au raient ass-ez .dei curiosit pour dpenser cinq dollars afin d'obtenir la faveur faire de ce petit oomit, se11ont admis l'intrieur, cette heure-l. et ce prix Ajoutez C(U'e tout l'argent de lru recette faite dans oette occasion .sera rem:i:s une uvre de bienfaisance, qu'il serai recueilli iun polioom.an plac la porte,

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14 Dr. Qu.a.rtz ou !llle trouvaille donner le 'frisson. t que le chef de la police sera prsent l'ouverture deis slls. Mille tonnerres! Nick, vous auriez d vous dans la partie. Quel directeur de muse po pulaire dix sou:s VOIUS feriez! VOius avez manqu votre vocation, Stone enth.ousia.c:;m. En bien V'OUS allez v
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Le Dr. Quartz ou une trouvaille donner le frisson. 15 Ai-je compris que V'OUS avez trouv un moyen pour entrer d.a.ns la voiture? dema_.nda Stone trs sur pris. Oui, je l'ai trouv, rpondit le dtective. Comment? Je vais vous le montrer d'ici peu de temps. Il y a un moyen pout. Comrn.nt cela? Oui, j'aurais doouvert o et oommoo.t ce wag
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Le Dr. Qu.a.rtz ou une trouvaille donner le frisson. Je vais vous le mo1ntrer tout 'l'heure. Eooutez 1 QueJ est oo bruit? N'entendez-vOIUs pas? A us si vrai que je vis, Jerry, je crois que les cambrioleurs dont je vous ai pa. rl sont arrivs Visite nocturne, au mystrieux wagon. Le bruit qui venait de troubler le dtective dans sa conversation avec le propritaire du muse, tait celui d'un co iup frapp la porte e xtrieure de l'ta blissement. Sans plus rflchir Jeremy Stone allait se prcipiter pour ouvrir. Mais Nick le retint. Attendez :un peu, lui dit-il. Si ce coup a t frapp par les cambrioleurs que je souponne, c'est pour s'assurer d'abord, si le gardien de nuit est son poste l'intrieur. Ne rpondez pas. Nous allons rester bie!Il tr.anquilles; et nous verrons bien s'ils es saient de dans la pfa, quand ils seront persuads qu'il .ne s'y trotuve personne de garde. Ils attendirent patiemment et longtemps, mais le bruit ne se renouvela pas, ni aucun autre qui rvlt qu'il se trouvait quelqu'un devant la; porte extrieure de l'tablissement. Le temps passait lentement dans cette vaine at tente; mais les veilleurs ne furent pas drangs, comme ils le supposaient, et enfin trois coups sonnrent l'horloge place contre le mur. L, dit Jeremy. Dieu soit lou 1 Il est trois heu res. Si j'attends plus longtemps, Nick, je sens que je vais devenir fou furieux ou enrag. Etes-vous si nerveux que cela., ami Jerry? Vous avez des vapeurs, comme une jolie femme, hein? de manda Nick de son ton moqueur. Ce n'est pas de la nervosit, c'est de l'obses sion, je crois, Nick. Je veux voir ce qu'il y a dans l'intrieur de oo wagon. Voil oe qui me tourmente et m'agace. Et moi aussi, je tiens voir oe qu'il y dedans. -Eh bien, allons-y donc:. Trs bien 1 je suis prt. Faut-il tourner le gaz pour y V'Oir clair? Ah 1 non par exemple 1 Comment allez-vous y voir? Avec ce petit instrument. Et il tira de sa poche la petite lanterne lectrique qu'il avait toujours sur lui dans ses expditions, et la tenant devant Jereriiy Stone : a.. dit-il. En mme temps, il pressa le bouton, et dirigea un puissant :rayon de lumire lectrique dans les yeux de son compagnon, ahuri. Jeremy fit un saut en arrire et poussa un cri qu'on aurait pu entendre dans la rue. Devant sa mine dconfite, Nick ne put s'empcher de riregorge dploye. Vous tes dcidment nerveux, fit-il. En bien 1 en avant, marche 1 Cette fuis, j'ai piti d e vous, et je ne vous .ferai plus languir. Allons 1 en route pour le wagon du mystre! Venez vite 1 Les deux hommes quittrent le cabinet directorial, et allrent vers o tait install le wagon, le dtec tive clairant le chemin au moyen de sa lanterne de, poclie. Maintenant, Jerry, dit Nick Carter en arrivant auprs de la lugubre machine, nous devons procder systmatiquement. Il faut rgler notre travail avec soin et mettre de la mthode en tout. Pour sr 1 dit Jeremy Stone. Je vais vous montrer quelque chose de singulier qui n'a pas, je le suppose du moins, t aperu par les personnes qui sont venues examiner le wagon pendant qu'il tait en gare. Qu'est-ce que c'est? Tenez, rgardez un peu attentivement oes pices de fonte. Et Nick 'projeta lun rayon Ide sa lanterne successiYe ment sur chacune des pices de fonte, qui entraient dans la oonstruction du: wagon. Qu'ont-elles de particulier, ces pices de fonte? demanda Jeremy. Elles sont de fabrication particulire. L'homme qui a constru:it le wagon a fondu ces pices lui-mme. Il a eu soin de ne pas s'adresser un manufacturier, ni un marchand tenant oes articles. Peut-tre savait-il qu'il ne pourrait pas se les procurer s'il les demandait; ou plutt, ce qui est plus probable, il craignait qu'on ne retrouvt ses traces, en remontant jusqu'au vendeur de ces objets, s'il se les procurait dans le commerce. Alors il les a fab riques lui-mme, suivant vous? Prcisment. Maintenant, Jerry, que je v>0us vois un peu plus calme et plus raisonnable, voulez vous me permettre de vous faire une question? de manda Nick. Une douzaine si a; vous plat, pourvu seule ment que vous vous dpchiez, rpondit Stone. Si vous aviez construit ce wagon et 'file vous eussiez voulu y pratiquer urie ouverture, pour y entrer et en sortir sans crainte d'tre observ, quel est l'en droit que vous auriez choisi comme le p:lus conve nable pour y tablir une porte drobe de ce genre?. /

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Le 1k Quartz ou une trouvalile donner ie Msson. Hum 1 J'ai beau chercher. Je ne sais vraiment qu<>i vous rpondre. Est-ce dns le foit? Dans le plancher? Sur l'un des cts ou sur les deux cts? ou bien aux ex trmits? Vous avez de quoi choisir. Je crois que ce serait l'un des bouts, rpondit le directeur aprs un moment d'hsitation. Certainement. Maintenant, je voudrais savoir quel bout vous donneriez la prfrence? Hein? Que dites-vous? Je vous demande quel bout vous placeriez la porte en question? Les deux bouts se ressemblent, n'est-ce pas? Oui. Alors a ne fait pas une grande diffrence, que la p<>rte s'Oit un bout plutt qu' un autre. Para.on, a ferait une diffrence trs grande. Suppoooz que votre wagon soit le dernier d'un convoi de nl.archan.disies et que l'extrmit dans laquelle votre porte est place se trouve par hasard ct de la logette de serre-frein du wagon de quetue 1 Bigre c'est vrai. Alo rs vous souhaiteriez vivement que votre porte ft perce. l'autre bout de la voiture, n'est-ce pas? Je vous crois. Ainsi vous auriez grand s'Oin de disposer cette ouverture l'extrmit antrieure, n'est-ce pas? Dans le cas prsent, comme la voiture tait destinati'On de l'ouest, vous auriez voulu que la porte se trouvt l'extrmit du wagon, n'est-ce pas vrai? Voyons! C'est possible. C'est--dire, oui, naturellement. Le wagon, tel qu'il est. p>0s ici, est orient enc<>re de l'est l'ouest, mais remarquez qu'il a t tourn bout pour bout, quand on l'a fait sortir de la gare des marchandises. On l a probablement aiguill sur un autre voie avant de l'amener ici. Certainement. Mais, dites-moi? Eh bien? Comment l'individu qui a construit le wagon, comme vous le supposez, pouvait-il savoir s'il ne chan gerait pas de voie, avant d'arriver Kansas City, et s'il ne subirait pas une douzaine, peut-tre, d'aiguillages diffrents. Il ne le savait pas. Il a d s'en rapporter au hasard et en courir le risque; moins cependant, et c'est ma ferme conviction, qu'il n'ait pris la peine d'tudier tous les dtails du parcours avant de lan cer son wagon sur les rails. Quoi qu'il en soit, je suis parti de ce point de vue qu'il avait agi de la sorte, et j'ai cherch d'abord quel bout du wagon tait situ dans la direction de l'ouest, car j'tais persuad que 'tait cette extrmit de la voure que je trouverais la porte. Mes prvisions taient justes, mes d ductions oorrectes, ami Jerry, car je l'ai trouve l o je m'attendais la trouver. Jeremy qui avait cout cette longue tirade avec une impatience qu'il avait peine dissimuler, fourra ses mains au fond de ses poches et se dtourna oomme s'il avait l'intention de revenir son bureau: Eh bien, qu'est-ce qui VQUS prend? lui demanda Nick Carter; o allez-vous ainsi? Je m'en retourne l-bas pour m'asseoir un peu et me reposer. Quand V'OUS serez dispos me mon trer cette porte et l'intrieur de la voiture, ayez l'obli geance, je vous prie, de me dpcher un petit mes sager pour m'en informer. De tous les raseurs a.Ssom mants que j'ai rencontrs dans ma vie, je n'ai jamais vu votre pareil. A vous la palme, vous savez 1 Me voici ici, consum de curiosit, prt clater, usant toutes mes forces iavoir de la patience; et vous vous tenez l paisiblement me faire de longs dis oours de prdicateur. Je ne puis le supporter plus longtemps. Quand vous serez prt me montrer l'intrieur de ce wago.n, que j'ai hte de connatre, je vous acc ompagnerai, mais si vous continuez rester ici p rorer, comme si vous faisiez la parade et le boniment, je ne suis plus matre de moi et je laisoo libre cours ma rage, aussi vrai que je vous parle, Nick Carter. J'tais en train de vous administrer une dose de v'Otre propre mdecine, dit le dtective amus. De ma propre mdecine 1 Qu'entendez-vous par l? s'cria le directeur, stupfait. -N'tiez-V10us pas l'homme le plus heureux de la terre, aujourd'hui quand, vous pavanant au milieu de la oour de la gare des marchandises, en qualit de seul et unique propritaire de ce wagon, qui venait de vous tre adjug, vous annonciez pompeusement au public empress autour de vous et dvor de cu riosit, que la: voiture ne serait ouverte et qu'il ne serait admis la visite que quand il vous plairait? C'est bien possible. Eh bien 1 en ce moment, je suis le seul et unique propritaire, comprenez-vous? Que le diable vous emporte 1 Jurez, mon ami, jurez donc, si a vous fait plaisir et si ;a vous s oulage. Voulez-vous, oui ou n<>n, me montrer l'intrieur de ce wagon? demanda Jeremy Stone, oors de )ui. Assrment. Quand? A l'instant mme. En avant do : nc. Nick, le prcdant, se dirigea vers l'extrmit du wagon, apportant une chaise avec lui pour s'en servir en guise de ma.rcl,lepied,

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18 Le Dr. Quartz ou t rouvaille donner le frisson. Al-s il se recula. et, se tourna.nt dJe. n o u v eau vers Stone: C 'est bien vous, ce wag o n, n'est-oo pas, Jerry? lui demanda Nick d'un ton enjou. Parbleu oui, c 'est moi oo wagon. Qu'est-ce qu'il y a enoore? Rien; s e ulement puraque c'est V'Ous, vous devriez y entrer le premier. H ein? Quo i quoi? Entrer le premier ldedan s ? A h 1 non pas a, par exemple 1 -'-Pourquoi pas? Est-ce que vous auriez peur p a r hasard? Je ne l'aurais jamais c ru. Peur? Qui est-oo qui a peur? Ce n 'es t pas moi s' cria Jerem y pour se d onner du courage C'est trs bien. Mont ez sur ootte c haise. Poul'q'lloi faire ? Pour ouvrir la porte donc. Mais je n e sa:urais jamais ouvrir cette s a cr .. cette infernal e porte. L, C arter, vous m'avez presque f.ait jurer, moi qui me gard e d e s jurons oom me de la peste. Eh bien, ne vous emp orte z pas je vais vous montrer oomm ent il faut faire pour l'ouvrir. Allez-y le premier. J e ne suis pw;; l e co c h o n qu 'on envoi e en avant pour fouiller la terre e t d terrer les truffes; je me contente de jouer le seoond rle, je vous en prviens. Montez sur cette chai s e, Jerry, et ouvre z la porte vo usmme, insista; le d t e cti v e d'une voix s vre. Jeremy se d cida obir la premir e partie de ce commandement, c'est--dire qu'il monta sur la chaise, mais l s'arrta son action Dites donc, Nick 1 dit-il. S'il y aimit par ha sard une machine infernale attache contre cette po rte que vous me dites d'ouvrir, et qu'elle clatt quand je la pou s serai, qu'en pensez-vous? Ce ne serait pas drle, hein? C'est une ehan que VOU8 avez a oourir r pondit Nick en riant int rieurement de l'anxit du pauvre directeur. Vous n'allez srement pas me d e mander de oourir ce risque moi-mme, quand rous, le plus intress en cette affaire, tes ici prs e nt pour assumer les responsabil its? Ce ne serait pas raisonnable, voyons, r flchissez un l C'est bon. O est votre maudite porte? dit Stone, faisant appel tout son courage. Mont rez-la moi. Je vais l'ouvrir, m me au risque d'br a nl e r la ville de Kansas dan:s ses fondements, si la machin e infernale clate. -Ce sera prour les habitants un grondement d' ar tillerie d'un nouveau genre n'estc e pas? Allons, J erry, un bon m o u y e m ent te s-v ous p rt? Oui c m nma n dez le feu! Ici, prenez ma lanterne le c trique. La porte s'ouvre en pressant un s i t u sur le fond du wagon du moins, je 1 le suppose, car je ne l'ai pas encore essay. Quand j'aurai pre s s le ress ort et que l a porte s'ouvrira, projet e z la lumire de votr e lanterne l'intrieur, regar dez d e tous les cts et dites-moi ce que vous vo.yez. Trs bien, lchez tout. Nick pressa le ressort, et, o omme il l'avait devin u ne porte assez grande pour perme t t re un homme de s'introduire le wagon, s o u vrit l'intr ie u r bru s quement. Jeremy qui se tenait debout sur la chaise, pr t tout vnement, poussa une excla m a tion de surprise et se hta d e diriger les rayons de la, l a n terne le c trique du dtec tive dans l ouverture bante. Pendant un instant il resta imm o bile et silen cieux, puis il pous s a un c r i ef fooy a ble, lcha la lanterne qu'il te nai t dans sa main tremblante et tomba entre les b ras du d tective. Trs belle, en vrit, mais morte. Quand Jeremy Stone tomba d e sa c haise, il n'a vait pas p e rdu connaissance ; d 'un seul coup d' il Nic k Carter e s tima qu 'il" n'y a vait rien de grave d ans son tat et qu'il avait eu plu s de peur que de mal. Le d t ec tive, dans sa h te de satisfaire sa propr e curiosit e t d e connatre la cause d e l' pouvante du pauvre directeur du muse, prit peine le temps d e le dposer, moiti vanoui, sur le plancher de la salle. Il rama!'lsa la lanterne et sauta sur, la chaise Dans une blouissante clart, l'intrieur du wagon mys trieux se rvla ses yeux, et il ne s'tonna plus que Je.remy Stone et t frapp de stupeur en perdre l esprit, bien que lui-m me ne fit que sou rire devant l'trange spectacle. C'tait, d'aill eurs, une vision suffisamment lu gubre et effrayante. Il regr etta en oo moment d'avoi r pouss aussi loin la plaisanterie; car s il avait in sis t pour que Jeremy Stone jett aivant lui un cou p d il l'int rieur, que, r e llement, il ne s'atten dait trouve r rien de plus intressant qu'un int rieur de w ago n vid e ou renfermant, tout au plus un ou d eux ooffr e s qtii auraient pu oontenir les choses horri bles que le my s tr e et les prcautions pris es sugg raient l'imaginafm. Mais il tait loin de s'attendre au spectacle extra ordin a i r e qui frappa ses regards. Il voya i t l'int rieur lgant d'une chambre oou <;he r l uxueuse ment meuble, de petite dim e nsio n

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Le Dr. Qua,rtz ou une trovaille. donner le frisson. videmment, mais suffisamment" grande pour l'usage auquel elle tait apparemment destine . Au centre de cette chambre, se trouvait une petite lal>le ronde, en acajou massif. Dans un coin, le p.lus loign de Nic.k pa.:r rapport la position qu'il ocupait prs de la porte, il aperut un lit qui semblait occup. Une description plus complte du res,te de l'a meublement n'est pas, pour l'instant, ncessaire. Ce n'ta}t pint le mobilier de cette chambrer, dont la vue avait ainsi boulevers le propritaire du. muse, et serr le cur du dtective lui-mme, tout accou tum qu'il tait aux scnes mouvantes et tragiques. C'tait le groupe runi prs de la table ronde et le oorps tendu s11r le lit, qui avaient tellement mu Jeremy Stone qu'il avait lch la lanterne lectrique, et tait tomb comme une masse entre les bras de son compagnon. ,es figures sous la lumire crue de la lanterne, semblaient premire vue ds tres humains surpris par la mort au milieu mme de leurs occupations de vivants. Des cadavres 1 telle avait t la premire im pression de Jeremy Stone. Nick Carter l'aurait pro bablement partge, s'il n'avait dj, dans les diverses suppositions et conjectures qu'il avait faites d'avance, cart de son esprit cette hypothse, qu'il avait juge invraisemblable. Il se et du haut de sa chaise, jeta un coup d'il sur Jeremy. Il eut un sourire Encore sous le ooup de la; terreur qu'il venait d'prouver, le propritaire du muse tremblait de tous ses membres; ses dents claquaient lamentablement. Descendez de l 1 Pour l'amour de Dieu, des cendez vite 1 dit-il d'une voix haleta.nte. Mais Nick, imperturbble, continuait de sourire. Du courage, Jerry, dit-il d'un ton compatis sant, remettez-V10us, mon ami. II n'y a rien l-dedans qui doive vous effrayer Ce ne sont pas des hommes vivants, vous pouvez m'en croire. Non, mais que le ciel me protge ce sont des llmmes morts, n'est-ce pas? Non, pas mme cela, ou je me trompe fort. Mais je vais pntrer l'intrieur tout de suite et m'en assurer. Que pensez-vous donc que ce soit? Des figures de '.cire, tout simplement, aini Jerry. Il ne s'arrta pas prolonger la oonversaon, mais franchit le seuil de la petite p nature, que les cartes dissmines sur la table rond o y setnblaient attachOO:s, comme si on les et fixs i.i l'endroit qu'elles devaient oecuper avec de la ciro ou de la oolle. Il bientt 1;1.ussi que les joueurs runis autour de la table, et dont le visage et les taient une reproduction exacte et naturelle de la vio elle-mme, taient maintenus dans leur poses respec tives par un rseau de fils de fer, dont on les avait habilement entoures. A mesure qu'il s'avanait, l'odeur pntrante do l'trange parfum devenait de pls en plus forte, et quand il arriva assez prs pour pouvoir les toucher du doigt, l faillit se trouve r mal, tant elle tait in tense et irrespirable. C'est alors qu'il fit une dcouverte qui le fit tressaillir et le glaa d'r)ouvante pour un instant. Les personnages n'taient pas des personnages de cire. Ce n'taient pas de vains simulacres. C' taient ... Il fit un brusque mouvement de retraite et la porte, o Jeremy, inquiet de son long silence, mon trait timidement le visag ,e. Restez o vous tes, Jerry 1 commanda. Nick Carter d'w1 ton de voiix q_ui fit oomprendre Stone qu'il se Pa.ssait quelque chose de ave. Ne bougez pas 1 C'est beaucoup plus que je ne le suppo sais. Qu'y a-t-il doo.ei? dem,a.nda Stone d'une voix basse et haletante. Dieu seul le sait. Je ne pourrai rpondre votre question a.vant d'avoir pouss plus loin mes recherches, ma,is je ne veux que vous veniez .ici de v et m'ennuyer de votre prsence Restez o vous tes, celac vaudra. mieux. Trs bien. Avez vous une demi-douza.ine d'appareils leo triques, d'ampoules avoo fils isols, que nous pour rions attacher au lustre ici dedans, afin d'avoir beau coup de lumire? Certainement; une centaine m me, si vous vou lez. Nous nous servons de ces ampoules lectriqes pour illuminer tout l'tablissement; quand c st nces. saire, d::ms l e s grande s

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Le br. .Quartz ou une trouvai.lie cknner le frisson. A!Qm, allez m'en chercher autant que le lustre peut en tenir... neuf, par exemple. Il est ncessaire d'avoir beaucoup 'de lumire pour ce que je dsire faire. -Ce sont donc des cadavres, aprs tout? C'est bien vrai, dites, mon cher Nick? Oui, je crois, en effet, que ce sont des ca davres, Jerry; mais ils sont si bien embaums que je ne suis pas enoore certain, mme maintenant, que ce ne sont pas des figures de cire et que tout ceci n'est pas une norme mystification. Que le diable emporte le mystificateur 1 s'cria Jerry avec indignation. Allez chercher vos ampoules lectriques et ces sez de bavarder, commanda le dtective, bout de patience. Jeremy s'loigna en oourant et revint bientt les bras p1eins d'ampoules lectriques et de fils de fer. On apporta un marchepied ; les fils de transmi s sion furent en quelques instants fixs au lustre et Nick eut bientt neuf ampoules lectriques dont la vive clart illumina l'intrieur du soi-disant wagon de marchandises. Pour obtenir une diffusion de la; lumire aussi gale que possible, le fameux dtective dit Jeremy Stone d'aller chercher un marteau et quelques cram pons de fer. Celui-ci, sans faire d'observations qu'il savait inutiles, se hta de les rapporter. Alors Nick Carter attacha trois des ampoules lectriques chaque paroi du wagon, une chaque oot, et une au beau milieu de la pice. Maintenant, tout est bien dispos, tout est en pleine lumire; il ne s'agit plus que de procder avec mthode-, dit al()rs Nick Jeremy, qui se tenait l'ooverture de la: oontem.plant avec effaremei;it et horreur ce spectacle tonnant, dont il ne pouvait plus dtacher ses regards. Voulez-vous entrer prsent? Ab-, non 1 par exemple 1 Je m'en garderai bien; je suis assez prs et je vois bien 'd'o je suis. -Eh bienl resteZ o vous tes. Mais faites bien attention; si vous m'adressez la parole avant que j'aie cru !Utile de vous donner la-permission dei parler, je fermerai la porte et vous laisserai dehlors, tout seul, dans la nuit. Oh! je serai muet comme une carpe, je vous le promets. Mais, enoore une fois, Nick, dites-moi ; in sista. le pauvre directeur toujours tremblant, ce sont des cadavres, n'estpas? Oui, ce sont des cadavres. -Et cette personne l-bas que je crois apercevoir, etendue sur w lit? -Je n'ai pas enoore t voir ce que c'est. C'est recouvert d'un drap, oomme vous pouvez lei voir. Eh bien 1 a.liez voir, je vous prie, ce que c'est; et a.prs cela, je vous jure que je tairai mon bec. Silence, Jerry, interrompit Nick. Il faut absolu ment VQUS taire, maintenant. Il est indispensable que je poursuive le reste de mon enqute mai faon et sui vant ma mthwe, et pour cela, il ne faut pas que j e sois le moins :du monde, interr-0mpu et drang par votre bavardage. Jeremy Stone se le tint pour dit, et garda: le si lence sans autre observation. Alors le dtective tourna toute son attention vers l'intrieur du wagon myst rieux. Ce wagon !tait une V10iture ordinaire, du modle de trente quatre pieds (environ dix mtres), ayant, en fait, les dimensions de oortains' wagons de marchan dises comme on peut en voir dans les oonvois qui sillonnent les V10ies de chemin de fer, et portant g nralement l'extrieur l'inscription: Voiture de dmnagement>>, ou Wagon capitonn. Il n'y avait pas. un centimtre du plafond et des parois qui ne. ft recouvert e t tapiss de peluche .e soie, d'une chaudecouleur ambre. Cette toffe prc,ieuse tait retenue de place en place par des bro quettes en cuivre, disposes en forme de losange. De chaque broquette pendait un bouton et un gland de la.. mme qualit et de la mme nuance que la belle et coteuse draperie. Il semblait d onc que oet intrieur de voiture et t soigneusement capitonn et tendu d'toffes par des t.tpissisrs habiles. Mais en ttant le beau tissu, le d tectivf> ne tarda: pas s'apercevoir qu'il n'y avait rien qui s'interpost entre la peluche de soie et les planch es qui formaient la paroi intrieure du wa gon. Sur les ctS' et l'extrmit plus loi gne de la; voiture examine par Nick Carter, c'est--dire en trois endroits en tout, il y avait des appliques pour retenir de petites lampes. Chacune des petites lampes poses sur ces con soles avaient tout l'air d'aVQir servi clairer la pice. Dans le ooin lei plus Joign de lw porte gauche, comme on dj dit, se trouvait un lit en cuivre dor. La: garniture et les accessoires de literie, sem blaient, premire vue, aussi riches qu'lgants, et d'accord avec le du mobilier. Mais ce lit, lui-mme, paraissait truqu, bien qu'une forme quelconque, un corps peut-tre, ft tendu sur la couverture. de soie broche. Nick Carter ne pouvait enoore prciser ce qu'tait cette forme, car elle tait compltement dissimul e aux regp..rds sous un 'drap blanc que l'on avait tendu dessus.

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Le Dr. Qoa:r.tz ou une tl'QUva.ille donner le frisson. 1 Les contours semblaient clairement indiquer que c'tait galement un tre hlimain, et Nick n'en douta pas un instant Il y avait enoore dans cette pice trange deux lits pliants et ferms. Ils taient garnis en cuir, sui vant les modles les plus rcents. L'un de ces lits tait plac oontre la paroi du wagon, prs de la porte 'lritable qui, le lecteur ne l'a pas oubli, portait l'extrieur, des cachets de cire pour empcher qu'on l'ouvrit avant l'arrive destination. L'autre lit pliant tait plus rapproch du bout du wagon par lequel le dtective avait pntr l'intrieur. H y iavait aussi plusieurs siges confortables diss mins dans ce luxueux appartement, et. des tagres accroches au mur taient remplies de livres, si l'on peut donner le nom de murs aux parois du wagon en question. A deux -endroits, dans le sens de la largeur de la voiture, on avait dispos de lourds doubles rideaux en peluche, munis de brides et de boutons, de fa.on pouvoir tre facilement attachs par paire. Ces rideaux taient, en ce moment carts et ac crochs aux parois de la voiture, mais un coup d'il suffisait pour faire comprendre qu'ils pouvaient ser vir diviser l'intrieur du wagon en trois comparti ments spars et distincts. Dans l'une de ces chambres particulires, le lit de cuivre dor avait sa place t()ut indique; chacune des deux autres pouvait aussi recevoir un des lits pliants l'usage de deux personnes. Comme il fouillait d'un il inquisiteur les ooins et recoins de cette curieuse demeure, Nick Carter dcouvrit des endroits 'O la tenture de peluche de soie tait attache et maintenue en place au moyen de nuds lgants. Il traversa la pice p.our examiner la chose de plus prs. Il dtacha l'un des nuds et il reconnut que ces nuds artistement draps servaient reoouvrir des sections dans la paroi du wagon ayant la dimension de fentres, et que l'on pouvait enlever pour en tenir lieu, et laisser entrer l'air extrieur. Le voyageur pouvait voir galement dfiler le. paysage sur le par cours, quand cela lui faisait plaisir Interposs entre l'toffe de peluche et les parois du wagon, sous ces fentres, on avait amnag des crans ou stores qui pouvaient s'ajuster la fantai sie et au caprice des occupants, ou suivant leurs be soins. Le parquet tait recouvert sur toute sa surface d 'un lourd tapis d'Axminster, qui avait videmment t tendu avec grand soin et solidement fix avec de petits clous. Sur ce luxueux tapis, de place en place, taient dis smins de petites ca,rpettes> des coussins pour les pieds, des tabourets. De tous cts, profusion, des bibelots et ornements de prix. Que pensez-vous de tout cela, Jeremy? de manda Nick, quand il eut emb:rass tous ces dtails de ses yeux perants de dtective, avant d'avoir t reconnatre la forme rigide tendue sur le lit. Jeremy se contenta de secouer la tte, sans r pondre. Aprs aV10ir attendu un instant, Nick Carter s'approcha du lit, et d'un mouvement brusque il rejeta le drap qui reoouvrait le cmps. Alors il ne put rprimer un tressaillement de stu peur et d:pouvante quand ses yeux tonns se fixrent sur le doux visage d'une jeune femme de beaut radiensC' .. mais morte. Les cadavres du wagon. Aprs cette mouvante dcouverte, une heure en tire se passa avant que Nick Carter adresst la pa role son oompagnon qui se morfondait au seuil de la petite porte de la voiture. Le fameux dtective ne perdait pas son temps; il y avait l un mystre troublant qui l'intressait au plus haut point et qui mettait l'p-reuve sa per spicacit et son flir de policier. Il examina avec un soin minutieux cba.que pouce de l'espace compris dans cet trange wagon. Il conduisit ses recherches avec le mme esprit mthodique et systmatique qui avait toujours signal ses oprations et qui lui avait valu la rputation bien mrite de grand dtective. Aprs avoir soulev le drap qui reoouvrait l visa.ge de la belle jeune femme,' il le replaa et l'autre bout du wagon. De ce point il se mit tudier avec attentic>n tout ce qui s'offrit ses yeux. Presse dans un des coins de la. porte, il aperut une parcelle d'argile rouge qui avait chapp l'atten tion de la personne charge de nettoyer l'intrieur du wagon. En deux endroits, prs de la; P,Orte aussi, il d couvrit des traces de marqus sur la peluche de soie, intacte partout ailleurs. En vidence, et l, il y avait deux ou trois pingles cheveux, .autant de boutons de grosseur diffrente, une pingle ordinaire et autres objets de mme nature et d'usage courant. Il n'attacha pas beaucoup d'importance ces ob jets qui, suivant lui, n'avaient qu'une relation trs a.vec le ca.s qui l'occupait.

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Le Dr. Quartz ou une trou v aille d onne r le, frisson. Il re8ta longtemps examiner la table o les quatre personnages taient assis, dans la posture de gens qui jouent aux cartes. Mais l enoore, il se garda bien de dranger quoi que ce soit. Il ne toucha rien, voulant laisser les choses telles qu'il les avait trouves. Les assis la table d'acajou se composaient de deux hommes et de deux femmes Ils ne paraissaient ni jeunes ni vieux, ce qui veut dire,, qu'il en pouvait juger, ils devaient avoir oo plutt avaient d avoir entre quarante et cinquante ans, tout a.u plus. Le corps tendu sur le lit, et dissimul aux re gards, sous un drap, tait celui d'une jeune femm, qui, selon toute apparence, n'avait pas encore atteint sa; majorit. 1 Nick supposa qu'ell tait ge de dix-neuf vingt et un ans, mais qu'elle ne dpassait certainement pas cette dernire limite; il tait mme probable qu'elle tait plus jeune que cela. L'ex.a.men rapide, et forcment superficiel, qu'il avait pu faire des quatre cadavres runis autour de la table, ne lui permettait pas encore de se prononcer sur la cause qui avait dtermin leur mort. Un fait cependant lui sembla acquis, aprs qu'il y eut bea.uooup rflchi: c'est que leur mort avait t le rsultat de l'absorption d'un poison violent, qu'on leur avait administr. Il tait stupfait de l'tat parfait de conservation dans lequel se trou v aient c : es oorps Il avai t fallu qu'il les vt de prs et qu'il les regardt trs atten tivement, pour tre sr que sa premire impression l avait trom}> et que ce n'taient pas 1 des figures de cire. Mais il ne pou vait plus se faire d'illusion mainte nant. C'taient les oorps inertes d'hOm.mes e t d o fem mes, autrefois pleins de vie et morts aujourd'hui l Assis sur des chaises autour de cette table ronde, ils tenai e nt des cartes en leurs mains immobiles et leurs attitudes figes taient si naturelles si sembila.blesi la ralit qu'on les aurait orus vritable ment en train de discuter un COU{), oomme le feraient des joueurs en chair et en os. Les femmes taient encore pares de leurs bijoux, pierreries et autres ornements fminins. Leurs physionomies, certains indices difficiles mais dont l'ensemble frappe l'il de l'ob servateur, dn<>Went qu'elles avaient d frquenter les lieux de plaisir, o fiamboie ia lumire aveuglante du gaz, et que la vie de boh!me des grandes villes o l'on s"amuse ne leur tait paa inconnue. Cependant on trouvait partout c:bez elles des t moignages (l'une certaine oolture, d'uu certain raffine ment. Leurs figures po!3sdaient une beaut relle, quoiqu'il y manqut la, dcence et la modestie Les mains indiquaient par leur finesse qu'elles n'avaient jamais accoutumes de pnibles tra vaux. Leur toilette avait un grand cachet d'lgance; les toffes en taient du tissu le plus riche, la cope irrprochable et la dernire mode. Il tait d'ailleurs vident que leurs magnifiques chevelures avaient t souvent confies a.ux mains expertes de quelque coif feur en renom. Depuis leurs fines chaussures jusqu'aux peignes orns de pierreries qui retenaient leurs cheveux, tout, dans ces deux femmes, proclamait 1a richesse, le souci de paratre belle, le culte de sa personne, l'amour du luxe et de la volupt Elles avaient ... mais qui jamais pourra dire avec certitude l'ge d'une femme, lorsqu'elle a sa dis position tous les artifices de toilette qui peuvent re hausser sa beaut et rparer des ans l'irrparable outrage? En chiffres ronds, elles devaient approcher de la quarantaine; mais si des cheveux gris avaient eu jamais l'audace de se montrer dans leurs super bes crinires, ils avaient depuis longtemps t ra mens leur teinte primitive par les prQ duits chi miques les plus efficaces. Que dire des leurs compagnons et part ners dans cette macabre partie de cartes? Suivant toute apparence c'taient des hommes du monde, du monde o l'on fu.it la fte. L'un d'eux tait un individu solidement, mais lourdement bti, a.ux pais sourcils, au teint basan. Dans la mort, son visage avait une expressi on de cruaut fro.ce qui rappelait celle d'un loup. Sa cheve lure, d'un noir d'bne,, tait et l seme de che veux blancs; la moustache forte et noire accusait en core l'nergie de ses traits. Des :OOutons en diamant ornaient son devant de chemise. Sur ses doigts et sa chane de montr e tincelaient des pifreries, comme seuls en portent, l'oocasion, les hommes de cette espce et dans ce monde spcial. Son vis--vis etait tout--fait diffrent. Il tait plus jeune, bien qu'il part avoir dpass la quarantaine. Il avait les cheveux blonds et une lon gue moustache blonde fort soign e. Les traits de son visage, non seulement rguliers, mais d'une grande beaut portaient les traces indiscutables d'une vie de dbauche et de dissipation. Un seul diamant, du plus pur clat, brillait l'un des doigts de la main qui tenait les cartes. L'autre main, lgante et fine, reposait sur la table, tenant encore entre ses doigts comme s'ils allaient le porter

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. Le Dr. Quartz ou une tr-0uvaiUe donner le frisson. 23 aux lvres, un cigare moiti oonsum de la meil leure marque de la Havane. Vraiment, sans la prsence des fils de fe.r crui s-0utenaient et maintenaient les oorps en place, dans leurs positions respectives autour de la table, un spec tateur, devant cette scne si naturelle dans tous ses dtl-, tails, aurait eu l'impression que quelque catastl"ophe soudaine avait frapp ces tres au beau milieu d'une partie, et d'un ooup si prompt qu'aucun d'eux n'a vait eu le temps ni de modifier sa position, ni de termine.r son geste. Nick Carter passa et repassa autour de la table, examinant sous toutes ses faces, tous les angles de vision, chacun de ces corps immobiliss, dans l'spoir de faire une doouverte qui l'aid-erait clairer ce mY"stre ; mais en dpit de tous ses efforts il ne put rien trouver d'autre que ce que nous venons de mentionner. Les vtements des avaient des poches, dans lesquelles il put fourrer les doigts sans dranger les oorps, en prenant mille prcautions et avec l'a dresse d'un vritable pickpocket; mais, comme il s'y attendait d'ailleurs, ces recherches ne donnrent aucun rsultat. Les poches des jaquettes et des pantalons taient vides. Comme il avait prvu qu'il en serait ainsi, il n'en prouva aucune dception. Jusqu'ici il n'avait trouv dans le wagon aucun indice, pas un morceau de papier rien, en un mot, qui pt le mettre sur la yoie conduisant l'identifition de ces hommes et de ces femmes. un problme irritant. Il ne pouvait douter que la personne qui avait arrang cette mise en scne sinistre, mais curieuse, avec un soin si minutieux, avait d prendre des pr cautions semblables pour ne laisser aucune trace per mettant d'arriver reoonnatre les personnages qu'elle avait si habilement groups dans un but qu'il tait, jusqu' prsent ; impossible, de deviner. Cette ingnieuse personne avait fait preuve, en effet, d'une habilet extraordinaire dans l'agencement et la disposition de toutes choses. Rien n'avait t laiss au hasard. La tab:le laquelle taient assis ces deux hommes et ces deux femmes, les siges qu:ils occupaient -en un mot, chacun des objets mobiliers contenus dans le wagon, avait t fix sa place, d'une faon si solide qu'aucun cahot, aucune secousse, quelque -vin lente qu'lle ft, n'auraient pu les faire bouger, encore bi:en moins les dplacer. Mmes les cartes, ainsi que nous l'avons dj re mro-qu, taient colles sur le tapis de la table et aux doigts des joueurs qui semblaient les examiner avant de les abattre. Cette scne extraordinaire ne semblait pas ap partenir au domaine de la ralit; elle touchait au fantastique. L'impression tait bien diffrente quand on regardait la personne tendue sur le lit. L oo.rps et le visage ceux d'une jeune femme merveilleusement belle. Ses fo rmes taient d'une symtrie parfaite. Son opulente chevelure, d'un brun fonc tira.nt sur le noir, encadrail un visage ovale d'un oontour exquis; ses traits dlicats et charmants dnotaient dans chaque ligne une origine patricienne et l'affinement d'une noble race. cette splendide crature avait pu soulever ses paupires abaisses dans la mort, on aurait vu de beaux yeux pleins de douceur, aussi noirs et brillants que le fruit du prunellier sauvage. lvres gla ces .et blmes taient nagure rouges comme les cerises mres, et sa. peau tait aussi fine et aussi douce que peut l'tre la peau d'une femme d,licate et belle. SeS vtements semblaient indiquer qu'elle s'tait pa,re en vue de quelque grande fte, avant de de venir la fiance de la mort. La robe qui l'enveloppait de ses plis rigides avait pmbablement cot un milier de dollars, ou mme davantage; les joyaux qu'elle portait autour de son oou d'albtre valaient plusieurs miliers de dollars et les bagues qu'elle avait aux doigts n'taient pe.s de moindre valeur. ---, H y a, une chose bien vidente, pensai le dtec tive, qui ne pouvait dtacher ses regaxds de ce spect:a;cle mouvant; c'est que la personne, quelle qu'elle soit, qui a pris le soin d'arranger cette terrible scne, a plus song la perfection des dtails de son 'ta bleau qu' lai valeur des bijoux et des diamants de la victime. Mais n'-tait aucune de ces choses, maintenant minutieusement dcrites, qui avait motiv le mouve ment de Tecul instinctif de Nick Carter, lO!l'Sque, ayant rejet le drap qui le recouvrait, il le cadavre de la oolle jeune femme tendu sur le lit. S'il aivait des doutes sur la manire dont les quatre autres occupants de cette chambre avaient trouv la tnort, il ne pouvait en aVl()ir en ce qui con cernait la personne qu'il examinait. Du sein de la jeune femme, juste au-dessus du cur, mergeait le manche, cisel et orn de pierreries, d'un poignard Si la longueur de ce manch e pouvait donner une ide de cel_le de la lame, l'arme rrueurtrir e avait d, qua:nd elle avait t enfonce jusqu' la garde, clouer la malheureuse victime sur le lit o elle ta it tendue si belle dans le calme majes tueux de la mort.

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24 Le Dr. Quartz ou une t:rouvaille donner le frisson. Chlose tra:nge, on n'apercevait nulle part aucune trace de sang. De mme que les autres cadavres, le oorps de cette jeune femme avait t embaum avec un art mer veilleux. Il tait dans un tat de oonservation si parfaite, qu'on aurait jur que la vie ne l'avait pas ahan donn. Mais, nulle part, l ni ailleurs rien, absolu ment rien qui pt suggrer une piste suivre; pas une indication, quelque faible qu'elle fftt, qui pftt aider identifier les cinq cadavres de ce wagon lugubre ment mystrieux. Nick, dsappoint, se dtourna de ce spectacle tra gique et s'loigna du lit, aprs avoir remis sa place le drap qui recouvrait le corps. Pendant quelques instants il resta plong dans ses rflexions, examinant avec la plus minutieuse attention les diffrents objets qu'il avait recueillis et que nous avons dj signals, pingles cheveux et autres bagatelles sans valeur. Quand il lCSi eut bien examine et palpes, il se coua la tte, puis il les remit soigneusement aux en droits o il les avait trouvees. Proc.dant iavec lenteur et mthode, il tourna son attention vers les lampes poses sur les consoles. Il les prit l'une a.prs l'autre, les observa longuement; il en retirai soigneusement les verres, fit monter et descendre les mches, examina avec un soin scrupu leux les endroits situs au-dessus des lampes dans plafond du wagon, ainsi que les parois voisines, sans oublier le parquet immdiatement en dessous. Les chaises, le grand tapis luxueux, les tapis plus petits, carpettes et descentes de lit, furent galement J'objet d'un examen attentif; dans lequel le fameux dtective s'aida de la; forte loupe qu'il emportait tou jours avec lui. Il ouvrit ensuite les lits plia.nts, l'inspection des quels il n'alCOOrda. que quelques minutes. Il les referma et les laissa comme il les avait trouvs. Aprs cela, arm de son verre grosissant, ii par courut lentement et a.ttentivement les parois du wagon, dont il fit ainsi le tour, appliquant sa loupe avec un soin scrupuleux sur chaque point, chaque place o une main aurait pu se poser par hasard et laiss des traces de son oontact. Il fit, en un mot, tout ce que son exprience de fin limier de police pouvait lui suggrer. Quand ses recherches minutieuses furent termi nes, il se tourna vers Jeremy Stone, qui, peu rassur, se tenait toujours sur le seuil de la porte ou.verte l'autre bout de wagon. Puis il se mit en devoir de dtacher les ampoules lectriques des en.droits lo il 1013 a.v:a,it places. n se hta de 'les passer son compagnon pour les enlever du wagon. Enfin, aveo un soupir de dsappointement, il se dirigea vers la .qu'il franchit et ferma derrire lui. M.a.is comme pour descendre sur le plancher de l'tablissement de Jeremy Stone, il posait le pied sur la chaise qui leur avait servi monter dans la voiture, il aperut, debout derrire le directeur du muse, cinq individus de mine farouche, qui, menaants e t silen cieux, braquaient cinq revolvers sur sa poitrine. 1 .. Le second docteur Quartz. Mains en l'air 1 commanda l'un des h0mmes d'un ton tranquille. Jeremy Stone, qui n'a:vait pas la moindre ide de ce voisinage dangereux, n'en fut averti qu'en en tendant ces mots imprieux pronon c s derrire lui. Il tressaillit et fit un saut comme s'il avait d j reu une balle dans le oorps. Mais avant q'il et eu le temps de se retourner pour faire face ses adversaires ou s'enfuii:, la mme VQix tranquille ajouta: S i vous vous retournez, Mr. Stone, prenez-y garde, je vous prviens que je n'hsiterai pas vous tuer sur place oomme un lapin. Cependant Nick Carter, bien que pris au dpourvu, n'tait pas de ceux qui rsignent volontiers mettre les mains en l'air et s; merci s ans essay e r de lutter, la partie f' t-elle si mal eilgage qu'il toutes les chances oo,ntre lui, comme en cette cir oonsta.nce vraiment prilleuse. D'un coup d'il rapide, il envisagea la situation presque dsespre dans laqelle il se .trouvait, et d'un geste brusque, il parut se conformer l'injoncti o n reue. Il leva donc les bras; mais ce mouvement eut pour rsultat prvu dei faire tomber eQ.tre ses mains, qui les saisirent au passage, les de deux re volvers de petit calibre, mais dangereux et meurtriers, 1 que le dtective ne ma.riquaitjarriais d'ajuster dans ses manches chaque fois qu'il s'embarquait dans une exp dition o il prsumait qu'il oourrait de srieux p rils. Il et t surprenant qu'il et eu laJ moindre hsitation en faire usage, en ce moment que sa vie tait si directement menace. Il n'hsita pas, en effet, et les mots adresss Jeremy Stone taient peine prononcs que ses deux petits pistolets tir automatique remplirent l'air du crpitement oontinu d'un vrita.ble de mousqu e terie.

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Le Dr. Quartz ou une trouvaille donner le frisson. 21> Nick Carter avait la rputation, justifie en mainte occasion, d'tre un tireur qui ne manquait jamais son btlt. Il po uvait donc quand il le jugeait propos, faire servir cette adresse merveilleuse dfendre sa vie en danger, sans pour cela semer la mort atour de lui. Il savait blesser ses adversaires sans les tuer. Et l'on ne s'en tonnera pas quand on se rappellera qu'il tait d'une telle force qu'avec les balles de ces petits revolvers joujoux, il enfonait des ttes de clo us trente pas, et avec une telle rapidit qu'on avait juste le temps de compter les ooups. L'homme qui lui avait donn l'ordre de lever les mains en l'air fut le premier objet de sa sollicitude. A tout sfiign ,eur tout honneur! La balle dont il le salua l'ui effleura la, tempe de telle sorte que l'audacieux intrus tourna sur lui-mme oomme s'il avait reu un violent co1,1p de massue, et s'tala sur le parquet, o il resta, masse inerte. Ses compagnons avaient videmment compt sur la terreur que devaient inspirer cinq pistolets braqus sur un seul adversaire, Sous l'empire de cette trom peuse -conviction ils n'taient pas le moins du monde prpars se servir de l e urs armes. En tout cas, aucun de ces gredins ne tira. Il est vrai que trois d'entre eux taient par terre avant d'avoir eu l'occasion de le faire; deux avec une raflure la tempe qui les avait tourdis et fait tomber comme leur chef, le troisime, avec l'paule traverse d'une balle. Les deux dentiers s'taient retourns pour prendre la :fuite, mais des balles 1 tires sur leurs jambes avant qu'ils eussent pu faire une' demi-douza:irie de pas, les avaient promptement arrts et ouchs sur le plancher. Pendant cette mle qui ne dura pas plus de trois quatre secondes, il n'y eut donc aucun coup de feu de tir, si ce n'est par Nick Carter lui m me. Et le fameux dtective n'avait pas boug d'un semelle, pendant qu'il se livrait cet exercice avec autant de sang-froid que devant un carton dans une salle de tir. Le premier d'entre vous qui essaie de lever son arme et d'en faire usage, je m'engage lui trnuer la cervelle pronona-t-il d'une voix tranquille. Maintenant, ami Jerry, a}outa-t-il en s'adressant son qompa.gnon, peine revenu de sa pen dant que j'ai l'il sur ces gredins et f!Ue j'assure leur obissance ms ordres, vous allez, de votre ct, passer auprs de chacun d'eux et les dbarrass e r de leurs armes, pour leur viter jusqu' la tentation d'en faire usage contre nous. Un brigand, clbre dtrousseur voyageurs tlans les trains du chemin de fer du Missouri qu'il arr-tait en oours de 1.'0ute, disait un jour celui qui crit ces mmoires, qu'il pouvait, n'importe quel moment, bq.ut d'une demi-douzaine d'hommes inexpriments lui faisant face, pistolets etl fusils au poing. Il expliqua, et il n'y avait aucuae raison de mettre en doute son assertion, qu'il tirait avec tant de promptitude et de dtermination que toutes ses balles, sans exception, avaient atteint leur but avant que ses adversaires eussent le temps ou la prsence d'esprit de presser la dtente de leurs propres armes Et il ajoutait: On peut dire,
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Le Dr. Quartz ou u ne trouvaille donner I.e "friss o n. hein ? Mais Qu'est-ce que vous comptiez donc faire? Je voudrais bien le savoir, demanda Nick intress. Faire flamber toute la diablesse de machine. Quoi Faire sauter le wagon? s'cria le d-tective, en. poursuivant son interrogation. Pour sr, et Je mange, et le tir, et le jeu de massacre, et tout le d'un cotup! dit-il dans le pire des argots en usage parmi les malfaiteurs. -Je suis certain, distingu gentleman, que vous savez parler un anglais oorrect, quand vous avez le faire. Vous ferez aussi bien de vous figurer que c'est le cas. Je vous comprendrai mieux. Qui vous a envoy ici pour acc'Ofllplir cette besogne o vous ne oomptiz srement pas me renoontrer? Un .type 11.vec de gros yeux fleur de tte Il nous a donn chacun nt dollars po'Ur venir, et il FJ. promis de nous donner encore chacun un billet de cent dollars si nous revenions. aprs avoir fait sauter en l'air toute la baraque. Quelle ma.tire deviez-vous mettre sous le wagon pour le faire sauter? De la dynamite w quelque ce genre, n'est-ce Oui, c'est bien cela;, de la dynamite. Il y en a un tas l-bas, tout prt servir. J'aurais p u la faire partir au moins une dO!\lzaine de fois, pendant que vous tiez dans 1e wagon; se'Ulement je.ne-l'ai pas fait, car je ne suis pas un assassin, ce n'est pas dans mes cordes; vous tuer, n'tait pas dans la besogne que j'avais iacpt de: faire. Alors comme :vous n'tiez que deux hommes, je m suis dit que je poiUrr1;l.is v()lus tenir en respect, vous loigner du danger, et p'Uis faire la besogne. Je V'Of!, vois, rpondit Nick. Je vous sUis vraiment bien reconnaissant de ces 'bons sentiments. Moi, je crois que vous vous tes dit que si vous fai siez sauter le wagon comme vous vous tiez engag le faire, sans tuer quelqu'un, vous auriez beau coup plus de chances d'chapper au chtiment que si vous .commettiez deux a.ssassinats; hein, n'est-ce pas cela? Prenez la chse comme a, si a. vous fait plaisir; a m'est parfaitement gal, a ne peut pas me fa.ire l. moindr mal, dit le gredin d'.un ton maus sade. O deviez-vous retrouver Ie type a'ux gros yeux fleur de tte, qui 's'tait engag vous re mettre le reste de l'argent, quand la besogRe serait termine? demanda le df.octive, croyant enfin trou ver une piste suivre dans cette tnbre'ilse affaire Da,ns la. salle d'atrente ;rserve aux dames, l-bas, Union Station. Deviez-vous vous y :rerldre tous les cinq en groupe? demanda Nick .

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Le Dr. Quartz ou une trouvaiue donner le frisson. 21 Non, devais y aJler seul; c'tait oonvenu ainsi par prudence. -A !Illelle heure? -A heures du ma.tin. Mais, ditoo donc, oela. ne vous sert rien de me faire toutes ces ques tions-l, .r l'individu ne sera pas au rendet-vous donn. Il saura s'il y a eu up..e. explosion dans l'tablissement de Jeremy Stone, et s'il n'a rien entendu de sem blable, vous pouvez oompter qu'il se tiendra pru demment sur ses gardes et n risquera. pas de se faire coffrer. O demeurez-vous? demanda Nick. Ici, Kansas City. J'ai un dossier judiciaire. Si vous dsirez avoir sur moi t<>'US les renseignements possibles, vous n'avez qu' vous adresser aux bureaux de l'administration de la police. Vous voyez bien, je suis lranc aussi ma manire. Je compte sur votre parole que vous me laisserez peut-tre aJler, sans me causer de Q.sagrment. Je vous avoue que je n'en pas fch. Je s uis un voleur, comme le sont les grinches qui m'accompagnent. Quelques uns sont recherchs par la police, les autres ne le sont pas. Pour moi, malheureusement, je suis sous le coup d'un mandat d'amener. On peut me mettre la main .au collet tout moment, dit le gueux en jetant Nick un regard furtif. L'homme qui vous a envoy ici vous a-t-il dit ce qu'il y a.vait dans le wagon? redemanda le dtec tive qui voulait pui&& le sujet. Pas un mot, absolument rien. Voulez-vous VQUS engager sortir de cette ville, sans dlai, et promettre de ne pas y remettre les pieds a.va.nt un an au moins, si je me dcide vous laisseJ" partir? lni demanda Nick Carter. Certa.inemen t. Trs bien 1 Il y a. deux de vos compagnons qui peuvent marcher, les deux autres boitent Un peu, mais, aids de leurs camarades, ils poiurront s'ep. aller tout de mme. Voulez-vous leur dire de filer maintenant, et au plus vite. Quant vous, vous resterez encore avec moi. Vous donc pas me laisser aJler, comme les autres? protesta le pauvre diable. Si, je vous laisserai alle r en libert, mais quand vous m'aurez dsign l'homme qui vous 3i envoy ici. Vous pouvez faire cela pour qJ.oi et il faut que vous fassiez, bon gr, mal gr. Trs bien, j'aurai le courage: et la bonne foi d'excuter ma. promesse; mais aprs cela, wus p<>uvez parier coup sr, que c'est fini pour moi, ici,; je n'y :revidrai pas dans un an ..... ni dans dix!... Je suis prt courir les ris
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.28 Dr. : Quartz ou une trouvaille donner le frisson ; lai .dynamite le wagon dsign, de le dtruire t00mpltement. Il avait consenti accomplir cette boo ogne, et :s'tait mis fa recherche de compagnons pour !!aider,, dans cette affaire. Il n'avait pas eu de peine en "trouver dans les bouges et les mauvais lieux de la ville. Profitant de la solitude et des tnbres de la nuit, les cinq compres taient arrivs la porte -Ou muse un avant trois heures. Ils coutrent ;attentivement et se conv.inquirent qu'il y avait du monde l'intrieur de l'tablissement. Vers quatre : heures, n"entendant plus de bruit, ils se risqurent -entrer. Cambrioleurs ils n'prouvrent au-cune difficult pntrer dans J.e. btiment. Nick Carter tait dj depuis longtemps l'in trieur du wagon, absorb par ses recherches et plong Le gros Jim Gleason; ici ,Prsent, cambrioleur de profession et malfaiteur en gnral, pourra l'couter avec vous, car je .. doute ,pas qu'elle ne l'intresse aussi. Il pourr.a. l'couter si a lui fait plaisir, .car elle foi montrera. que'l'entreiprise dont il s'tait charg tait beauooup plus dangereuse qu'il ne Ie souponnait. Il n'est pa.S ifupossibl 1 e, que je puisse avoir besoin un peu plus tard des services mains des autorits. Il avait prvu, en outre, -si ma mJhode de rais9nncr est cmrecte, et elle m'a rarement tromp que cc serait un sr moyen de frapper de terreur cer taines personnes qu'il voulait atteindre in'directement. De ce qui prcde, nous pouvons conclure qu'il y a dans cette ville de Kansas personnes qui prennent un intrt aussi vif et aussi puissant ce wagn et oo qu'il renferme que celui-l mme qui l'a machin. Je crois que l'intrieur de ce wagon, avec tous ses accessoires et les cadavres qui s'y trouvent ne sont qu'une rptition je dirais plut9t une repro duction aussi exacte que possible -d'une tragMie qui a t jue dj Je veux dire qu' une poque plus ou moins loi gne, J.es quatre personnes dont les cadavres sont groups autour de la petite table ronde, en train, selon toute apparence de faire une partie de cartes ont assassin une jeune fille ressemblant celle dont nous avons vu le C
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.1 Le Dr. Quarlz ou une trouvaille donner le frisson 29 La chambre dans laquelle le crime fut ne diffrait pas sans. dout e de celle fjgure l'int rieur du wagon, bien qu'elle dt tre videmment de dimensions plus considrables. L'homme a construit, ou fait construire, ce wagon, et qui en a agenc l'intrieur, a connu, sans doute ou tout au moins devin, quelque chose des sc nes qui ont accompagn la mort de la jeune fille, et il s'es t effo.rc de reproduire, aussi exactement et aus'si que possible, chaque dtail de cette mou vante trag die. Vous m o bjecterez peut-tre que c'est une con clusion bie n tmraire et hasarde, mais l'tude mi nutieuse que "j'ai faite de l'intrieur du wagon me la suggre invinciblement. Ce qui m'a confirm dans cette opinion et en a fait une con v iction, c'est c e que j'ai appris de la bouche du gros Jim, tout l'heure, savoir qu'il y a un p e rsonnage plus important qui se cache derrire celui qui lui a donn de l'argent pour faire sauter le wagon, et que ce personnag e d o it le Dr. Quartz, deuxime du nom. Aprs cela je ne doute plus de la solidit de mon raisonne ment; je suis certain de ne pas me tromper dans mes d ductions, car c'est exactement l'espce de chose qu e le Dr. Quartz, en personne, aurait pris plaisir ex cuter. Je reconnais l ses procds habituels et sa mani re d'oprer. T out m'indique qu'on ne s'est pas servi du wagon d e puis le moment oil il a; t meubl, install et peupl comme nous l'avons trouv. On avait pos les cachets de cire sur la porte vi sible avant de l'expdier, et je suis absolument certain que depuis ce moment, on n'y est pas entr, et (\u'on ne l'a pas ouvert. Il n'y a rien eu de chang depuis l'instant de l'expdition jusqu' celui o j'y ai pntr, il y a quelques heures seulement, par la porte secrte pratique l'un des bouts. Les pingles cheveux et autres objets insigni fiants que j'ai ramasss sur le plancher, y avaient et jets exprs pour donner cette mise en scne un air de ralit plus parfaite. Les lampes poses sur des consoles le long des parois de la voiture n'ont t allumes qu'une fois; les mches en avaient t montes trs haut afin de les faire fumer et. de leur donner l'aspect d'un long usage. Les marques de doigts sur la peluche de soie, prs de la; porte, y ont t laisses par l'homme qui a arrang 1 'intrieur du wagon et non par aucune des personnes qui l'occupaient. Les doigts d'aucune de ces personnes ne pourraient avoir laiss des marques sem blables; il suffit de les e:xro:oiner d'un peu prs pour s'en conV.Unc:re. Les bijoux, les diamants et toutes les autres cho ses de grande valeur apparente ne sont que de borm.es imitations, destines augmenter l'effet produit par le reste. Ainsi, quelque part, un moment d-onn, deux: hommes et deux femmes peut tre les deux hommes et les deux femmes de la voiture m a is je n'en. suis pas certain -ont assassin froidement une jeun& fille dans des circonstanc es peu prs identiques celles qui soqt reprsentes dans cette v-oiture . L'homme qui a arrang et expdi le wagon, oonnat ce meurtre dans toutes ses circonstan ces et tous ses d mils. Les hommes et les femmes qui ont commis cet assassinat, si ce ne sont pas les personnes dont les cadavres sont ici renferms, ou, si ce sont elles d'autres personnes qui d bivent, pour des causes enoore inconnues, tre troubles et effrayes par le scanda!J:, de cette dcouverte... se trouvent en ce moment Kansas City. C'tait, mon a.vis, l'intenti, gens qu'il esprait terrriser par' ce moyen. Il tait bien l'homme choisir et mettre en, uvre des moyens semblables, d'aprs une mthode qui lui tait propre et que je retrouve ici. Il aurait. pris le mme soin minutieux du moindre dtail; il n'au rait pargn aucune dpense, aucune peine, pour ra liser s.on plan, une rois qu'il aurait t bien prpar: et bien mri. Cela vous semble absurde, j'en ai peur. Vous vous. figurez que je me laisse aller aux caprices de mon. dtective, prtei !Wu tes les suppilions: les plus invraisemblables. Dtrompez-vous. Si vous aviez connu le Dr. Quartz comme je l'ai connu,, mus ne penseriez pas ainsi. Or le gros Jim nous dit que quelque part ici,
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20 L o Dr. Quartz ou une trouvaille d onner le friSSQJ1. ..... mier Dr. Quartz, en mme temps que de son pouvoir .diabolique pour faire 1e mal. Je i:;ais qu'il a laiss en mourant, 'Un () il avait consign tous ses secrets. Je sais galement que ses manuscrits, ses carnets, le journal qu'il : tenait des vnements de sa vie, en un mot t'Out .ce qu'il possdait de prcieux relatif la science a t cach en un certain lieu, l'intention d'une -certaine personne; mais, malgr toutes mes recherches, je n'ai jamais pu trouver ces papiers, non plus que Ja personne laquelle ils taient destins. Pour conclure cette histoire, telle que je laJ comIJrends et que je l'imagine, ne l'appuyant sur rien, certainement ceux qui n'ont pas connu cet lhomme prodigieux et ses mthodes subtiles je dirai .en rsum, qu'il y a deux hommes et deux femmes, '-maris et femmes, en juger par les anneaux de mariage qu'ils ont aux doigts demeurant actuelle .ment ici, Kansas City, que le meurtre d'un june : femme a mis mme de recueillir un hritage con :Sidrable. Ils jouissent impunment de cette fiortune a.cquise par un assassinat. Le Dr. Quartz le sait; comment? je l'ignore ; mais jiout c.as, il connat ae crime dans ses dtails, et il a rsolu de s'emparer de cette fiortune, ou du m o ins ,(le la plus grande partie. Il ne s'est pas prsent chez ces hritiers dshonntes, peut-tre criminels, p0ur exiger sa part de leur fortune, en les menaant .t-1.e les livrer la justice; il est plus raffin que cela et des procds plus artistiques Il a prfr le silence loquent de i cette mise en scne, qui lui permet ide ne pas paratre dans cette affaire dont il tient tous les fils. Mais si tout ce que vous nous ;aoontez l Nick, -Ou mme une partie seulement, est vrai, dit Jeremy qui avait cout le rcit du dtective ave c la plus ; gra.nde attention, pourquoi donc ce Dr. Quai'tz au' ::rait-il voulu faire sauter la dynamite un wag o n qu'il avait .arrang avec tant de soins et si grands ,frais? Je : comprends votre objecti?n, ami .Jerry, r : pondit Nick lent e ment. Je ne crois pas que ce s o it .le Dr Qmtz, dont nous pfi. le faire sauter, pour faire disparatre du crime si bien reprs ent : l'.int rieur. d k' > : Je pense :aonc q'l Ik Q'Uartz atten:d simplement hcz .. hilermoment d oitprodei l'ouverture officielle de la mystrieuse, conformment la: promesse et l'annonce que vous avez faites, ami Jerry. Je pense galement que les personnes qui seront atteintes par le scandale qui en rsultera, ont eu vent de la chose et de ses consquences probables Il est possible que oos personnes ne sachent pas e:xa.ctement ce que le wagon renf erme; mais elles ont appris que le Dr. Quartz, pour une raison ou p our une autre, s'intressait cette affaire; et naturelle ment, elles ont pris peur. -C 'est bien possibfe, ce que vous dites-l ap prouva le 'airecteur du muse, qi dans la haute opinion qu'il avait de la perspicacit et du flair du fameux dtective, ne demandait qu' tre convaincu Nick oonsulta. sa montre et, apr s un moment de rflexion, se tourna vers le gros Jim : Nous allons partir maintenant, fit il. O allons-nous? lui demanda Jim, un peu in-quiet. ...:.... Ch' ez le docteur Quartz. Venez vite. Il n'tait pas loin de sept h e ures lorsque Nic k Carter monta les marches du perron de la maison qu'on lui avait dsigne. Il sonnb la porte,. pen dant que le gros Jim faisait faction au coin de la rue la plus proche. Qua.nd la porte s'ouvrit, Nic k eut peine r primer un mouvement et une exclamation de surprise, car l'homme qui se trouvait devant lui r e ssemblait d'une fac;,on extraordinaire celui qu'il croyait m ort et en t e rr, et qu'il considrait comme le plus grand cri minel de son temps. C'tait bien le mme beau visag e aux traits vi goureusement accentus, la m me fort e mchoire car r e la mme fa ce rase de prs, l es mm es yeux brillants, d'o jaillissait le m m e regard aigu. De mme que le Dr. Quartz pr e mi e r du n o m, il avait le front ha.ut et bomb d n otan t une gr a nd e intensit intellectuelle; il avait comm e lui une carrure massive, la taille peii lev e, mais bi e n prise e t ro buste, tous les dehors d'une forc e r e d o utable. L e mme sourire tranquiUe de supriorit se jouait sur s e s lvres; ses manires dnotaient la m me aisance d'homme bien lev; -ah! la ressemblance t a it p a r faite. -Le Dr. Quartz .je pense? d emanda Nick C a r ter d'un air froid. C'est bien moi, rpondit !'nomme qui s e tenait sur le seuil de la porte d'une voix qui c..1.us a autant de surprise au fameux d tective que les autre s r e ss em blances physiques qu'il avait dj remarques. Vou lez-vous vous donner la peine d'entrer? Nick le suivit dans son cabinet sans hsiter. Il refusa de prendre le sige que le doctur lui offrait,

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I.o Quart z ou trouvaille donner le frisson. 31 prs de son bureau; et, sans autre ; pramlmle, il lui dit: Docteur, le chef de la police municipale dsire rait vous voir ce matin; il m'a charg de vous en informer sur rheure.' Le docteur ainsi interpell fit volte-face du ct ire. Alors il laissa tomber ses p istelet.s sur le plancher, et etreignit le dcleur dans ses bras musculeux et singulirement robustes d'athlte rgulirement entran. Les deux h9mmes, lutteurs dignes l'un de l'autre, dployaient toutes les ressources de leur science pour se culbuter et se terrasser; ils se trouvrent bientt au milieu de la pioo qui servait de cabinet au doc teur. Un silence intense rgnait sur cette scne curieuse. La lutte, pour tre muette, n'en tait pas moins ar dente et acharne. Aprs les secousses et les soubre sauts du dbut, ils s'taient comme implants dans le parquet, sans arriver autre chose qu' neutraliser leurs efforts. Ni l'un ni l'autre ne perdait de terrain, ne cdait un pouce d'avan,tage l'autre. A les voir les dents serrs et presque immobiles dans l'treinte mutuelle de leurs corps, on les et pris pour deux antiques statues de lutteurs tailles dans le marbre. Cinq minutes se passrent de la. sorte. Alors le docteur dit de son air tranquille: Voulez-vous faire une trve d'un instant? Vous pas besoin de desserrer votre etrei.nte. Je vou drais simplement vous dire deux mots. S9it'I qu'avez-vous me dire? Ceci: vous tes plus fort que je. ne le supposais. -Ah!. J'ai beaucoup entendu parler de vous. En fait, j'ai de nombreux renseignements sur vous. J'ai en gag cette lutte uniquement pour m'assurer qu'on ne m'avait pas tromp. Si je vous avais terrass, je vous aurais permis de vous relever, sans essayer de vous faire de mal; aprs quoi, je me serais rendu avec vous la oonvcation du chef de la police. Que dsirez-vous encore de moi? Vous arrter sous l'inculpation de cinq meur tres. La trve est termine, docteur. Attention, maintenant l je rooommence la lutte. Le dtective avait peine dit ces mots que !l'un mouvement rapide, il donna un crqc-en-jambe au doc teur et le fit choir sur le parquet. Ils s'abattirent ensemble, Nick adversaire, auquel en un clin d'il, il ajusta les menottes qu'il emportait toujours avec lui dans ses expditions contre les malfaiteurs. Vous vuyez, dit le docteur, sans rien perdre de son merveilleux 5ang-froid, je n'ai pas fait de r sistance cette fois-ci. Je vais vous accompagner, mais V'O'!lS vous serez donn bien du .ma.l pour rien. Vraiment! dit Nick d'un ton ironique. Oui . Vous arrtez la.personne qu'il ne faut pas. V ob.$, VQUS tes tromp, Mr. Carter.

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32 Dr. Quartz ou une trouvaille donneF le frisson. Ce n'est pas la premire fois que j'entends fairs i3ette asserti()n; je la c
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