La piste sous les eaux, ou, L'etrange refuge d'un riche.

Citation
La piste sous les eaux, ou, L'etrange refuge d'un riche.

Material Information

Title:
La piste sous les eaux, ou, L'etrange refuge d'un riche.
Series Title:
Nick Carter weekly
Creator:
Carter, Nick
Place of Publication:
New York
Publisher:
Street & Smith
Publication Date:
Language:
English
French
Physical Description:
1 online resource (32 p.) ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Detective and mystery stories. ( lcsh )
Dime novels. ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )

Record Information

Source Institution:
University of South Florida
Holding Location:
University of South Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
020237383 ( ALEPH )
367556840 ( OCLC )
C36-00025 ( USFLDC DOI )
c36.25 ( USFLDC Handle )

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Format:
serial

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No. 17. Prix: 25 Centimes. D'un effort terrible, Nick se dgagea des ma.ina des deux ho 1nme s

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LE GRAND DTECTIVE AMR l[AIN La piste sous les eau x ou L'etrange refuge riche. S in gulier appel au t lphon e ._ Allo Allo Allo! C'est bien Fillmore & Cadman? Oui. -Mr. Fillmore y est-il? Oui. Qui tes-vous? -La South.western Surety Company. Voulez-vous parler Mr. Fillmore lui-mme? Non, demandez-lui s'il peut venir chez nous out de suite. Trs bien! Attendez une minute; conservez a communication. Le commis au tlphone, dans les bureaux de illmore & Cadman Adams Stre e t Chicago, raccrocha e rcepteur et se rendit aussitt au cabinet directorial les deux associs entretenaient une conversation '1rt anime. La Southwestern Surety Company est au tl hone, Mr. Fillmore, dit le commis. Eh bien? fit l'associ principal. Ils dsirent savoir si vous pouvez passer tout e suite leur bureau. Les associs changr ent un regard de surprise A propos de quoi? demanda Mr. Fillmor e . -On ne l'a pas dit, monsi e ur. Demandez le donc. Le commis revint l'appareil, e t il y e ut u n ouvel change de allo N. C. 17. T ous droits rserv s p o ur tous le s p ays y ornpl's la Sude et la Norvge. Mr. Fillmore d sire savoir pourquoi on oa prsence dans votre bureau, dit le commis La rponse ne se fit pas attendre. C'est pn;ipos de l'affaire des puits d'huile du Texas. Je vais lui dire. Gardez la communi c ation. Quand le commis leur rapporta cette r ponse, les deux associs furent plus tonns que jamais. Cette affaire sem bl e marcher beau c oup plus rapidem ent que je ne l' aur ais su p pos, remarqua M r. Cadman. L'associ principal rfl chit un instant et se mit plier des documents qu'i l plaa dans des et des tiroirs. -Le reste attendra, dit-il. V ous y allez, al ors? Oui. Cette affaire est l a plus importante que nous ayons jamais eu traiter. Je voudrais savoir exactement o on en est; mais ce n'est pas u n e chose dont on puisse s'entretenir par tlphone Il n'y aurait qu' se prod.uire un croisement de fils et d'autres per s o nnes pourraient avoir d e s indications. Je vais y aller. Dites leur ajouta t il en se tournant brusque men t v e rs l e commis qui attendait, que je vais me r e n d r e d a n s l e urs bureaux sans perdre un instant. Oui, monsieur. Le commis se retira et Mr. Fillmore reprit:

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.. 2 La piste sous les eaux. Si ce n'est pas important, je serai prompteme' nt de retour, de sorte qu'il n'y aura pas de temps de perdu pour le reste. Il est probabJe que c'est important, sans quoi on ne vous demanderait pas. Si vous voyez que vous P,OUvez conclurn l'affaire je suppose que ... Je le feraj, bien entendu. Venez me trouver lba:s, si vous avez besoin de quelque chose. Au revoir l Mr. Fillmore descendit jusqu' la rue par l'ascen seur. Il s'arrta quelques secondes pour parler un ngociant de ses amis qu'il rencontra dans le vesti bule, puis il se dirigea vers la porte. Une voiture ferme s'arrtait justement au bord du trottoir devant la maison. Gomme Mr. Fillmore sortait, le cocher mit la main son chapeau et dit: Voiture, Mr. Fillmore? Mr. Fillmore jeta un coup d'il sur le cocher et ne le reconnut pas; mais ce n'tait pas extraordi naire; il se servait souvent de voitures de place, et plus d'un cocher de la ville le connaissait de vue et de nom. Il regarda des deux cts de la rue, pensant que, s'il apercevait un des cochers qu'il avait l'habitude d'employer, il le hlerait; mais il n'en vit aucun. __:_ Oui, rpondit-il en mettant la main sur la poigne de la portire. Au bureau de la Southwestern Surety; vous savez o c'est? -Oh 1 oui, monsieur. Entrez, l\fr Fillmore. Vous tes n'est-ce pas?-__:_ En effet. Mr. Fillmore ouvrit, entra et ferma aussitt la porte derrire lui. Ce ne fut qu'alors qu'il remarqua que les rideaux taient baisss aux deux portires. Il faisait frs sombre l-dedans, et cela ne lui plut pas. Ce cocher doit revenir d'un enterrement, mur mura-t-il. Il chercha en ttonnant le ressort sa droite pour faire lever le rideau. Il ne l'avait pas encore trouv, qiland 'Une main robuste le saisit la gorge et le renversa violemment en arrire. Impossible de crier au secours, car la pression de cette main contre sa gorge l'touffait. Mr. Fillmore ne pouvait plus respirer. Il tait moiti tendu, moiti assis sur la banquette. Le mouve ment de la voiture lui indiquait qu'on tait parti. Il fit un effort dsespr pour ouvrir la portire coups de pied. Mais il fut du dans son espoir de s e dgager, ou, du moins, d'attirer l'attention des passants. L'Homme invisible dont le bras l'touffait se jeta sur lui de manire faire porter le poids de son corps sur les jambes de sa victime, ce qui paralysa les efforts de Mr. Fillmore. En mme temps, l'treinte de la gorge se relcha un peu, et le ngociant put reprendre haleine. Mais il n'chappait' une suffocation que pour en subir une autre, due, cette fois, des fumes d'th'er. On lui maintenait avec force contre les lvres une ponge ou un morceau d'toffe, satur de ce stupfiant. Il ne put s'empcher d'en respirer les vapeurs. Il essaya de crier, lorsqu'il sentit que sa gorge tait moins serre; mais il ne put faire entendre qu'un sourd grognement. Il' lana violemment des coups de pied et clos coups de poing, au milieu de l'obscurit; il lui sembla qu'il avait frapp l'homme qui le tenait; mais celui-ci ne dit pas un mot. L'ther resta obstinment appliqu contre les l vres de la victime qui ne tarda pas en prouver les effets narcotiques. Mr. Fillmore it qu'il perdait oonnaissance; il s'assoupissait, la tete lui tournait; pourtant il se dbattait avec fureur, ou peut-tre s'i magina-t-il qu'il se dbattait; mais il se demandait avec surprise comment le cocher ne s'apercevait pas des mouvements tumultueux et insolites imprims la voiture. A mesure que son dlire croissait, il se figurait qu'il criait de toutes ses forces et qu'il matrisait son adversaire. Alors... Un homme s'imagine souvent savoir ce qui est arriv jusqu'au moment o il perd connaissance, mais ce n'est pas vrai. La mmoire ne peut se rappeler les derniers in stants de la lutte contre l'influence qui engourdit et annihile le cerveau. Mr. Fillmore gisait, ramass sur lui-mme et in conscient, dans un coin de. la voiture. A ct de lui, son ennemi invisible haletait, la suite des efforts violents du combat qu'il venait de soutenir. Il abaissa prudemment la vitre de la portire de quelques pouces sans lever le rideau. Les vapeurs de l'ther taient denses l'intrieur; il tait urgent que l'air extrieur en chasst une partie, car le vainqueur n'aurait pas tard perdre connais sance, comme le vaincu. Il y avait environ dix minutes que !\fr. Fillmore avait quitt son bureau, quand l'avertisseur du tl phone se mit carillonner de nouveau. Le second associ se trouvait par hasard debout prs de l'appareil, et ce fut lui qui rpondit. Allo l C'est bien Fillmore & Cadman? Oui. Qui est-ce? La Southw:estern Surety Company, Mr. Fillmore est-il l? ' Non, il vient de partir pour votre bureau, Il y sera dans quelques minutes. Oh! trs bien l Au revoir! La Southwestern Sur ety Company avait aban donn la communication si vite que Mr. Cadman n'au rait pu poser une question, s'll en avait eu faire. Il raccrocha le rcepteur. Son visage quelque surprise. '.

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La piste sous les eau:x. 3 Les affair e s doi vent tre urgentes l-bas, dit-iL C'est assez singlier qu'on nous appelle ainsi par tlphone de si courts intervalles. Puis il donna son attention d'autres suj ets. Un peu plus de deux heures se passrent. Mr. Cadman regretta souvent, pendant ce temps, l'absen ce de son associ, sans la sanction duquel rien d'important ne pouvait se faire, car Mr. Fillmore tait un personnage puissant dans le monde de la fica n ce et Mr. Cadman tait un homme relativement jeune, qui avait t premier commis de Mr. Fillmore. Il y avait peine un an que celui-ci l'avait associ ses affaires sur lesquelles il conservait seul la haute main. L'absence du principal associ se prolongea telle ment que Mr. Ca.clman finit par croire que l'norme affaire des huiles du Texas tait en train de se conclure. Il en ressentit un grand contentement, car cela apporterait un norme profit leur maison. D'autres financiers avaient fait ls plus grands efforts pour entrer dans cette opration; et tout d'abord il avait sembl que Fillmore & Cadman ne r ussiraient pas l'obtenir, du moins pour eux seuls; mais Mr. Fillmore s'tait t e llement dmen que la lutte tait gale entr e leur maison et celle d'un autre concurrent plus tenace que les autres. On supposait que l'affaire aboutirait dans trois jours, lorsque certaines personnes, qui s'taient ren dues au Texas, en reviendraient pour signer les contra ts. C'tait par l'intermdiaire de la Southwestern Su rety Compa.rly qu'elle devait se conclure, et la longue absence de Mr. Fillmore faisait croire Mr. Cadman que les choses se prsentaient leur avantage. Cependant une autre affaire, pendante dans les bureaux de Fillmore & Cadman, obligea le jeune as soci demander l'avis de son ancien, et le d ranger un instant. En consquence, Mr. Cadman dit au cqmmis d'ap peler au tlphone la Southwestem Surety Company et de prier Mr. Fillmore de venir une minute l'ap pareil. Le commis se conforma cet ordr.e sur l e -Mr. Fillmore?... dit une voix lointaine l'autre bout du fil. Voulez-vous dire Mr. Fillmore de Fill more & Cadman? Oui, c'est ici son bureau. -Mr. Fillmore n'est pas ici. -Il est donc reparti? Je ne sais pas: Il n'est pas venu ici aujourd'hui. Pas venu chez vous? Mais il est parti d'ici pour all e r vos bureaux vers dix heures. Vraiment? Oui; vous l'avez appel par tlphone', ne vous en souvenez-v.ous pas? Je l'ignore compltement. Alors, vous tes certain qu'il n'a p as t ch!ez vous? Oui; mais attendez une minute. Conserve z la communication, pendant que je vais m'enqurir. Trs bien! Dpchez-vous s'il vous plat. Le commis raccrocha le rcepteur et se tourna pour rapporter Mr. Ga:d.J;Uan cette surprenante con versation; mais ce dernier en avait entendu une partie, assez pour veiller vivement son intrt; il resta de bout prs de l'appareil, les sourcils froncs et l'air surpris. Ils disent qu'ils ne l'ont pas v:u? fit-il. Oui, monsieur, mais c'est quelque commis qui ne sait pas oe qu'il dit. Il est all s'enqurir. Le timbre retentit. Laissez-moi couter ce
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I ( La piste sous les ; valiseurs de banques qu'il avait arrts la nuit pr cd e nte. Dans la salle du tribunal se trouvaient avec lui s e s a g ents et fidles auxiliaires Chick, Patsy et Miss Ida Carter Chacune de ces trnis personnes avait pris une part active et importante la poursuite qui avait abouti la capture des voleurs, et chacune, en con squence, devait faire sa dposition. Gomme ils avaient kms l'habitude de tmoigner en justice et que la culpabilit des voleurs tait vi dente, ces formalits ne les retinrent pas longtemps. Ils furent libres de bonne heure dans l'aprs midi et quittrent le tribunal. Sur les indications de Nick, ils taient descendus diffrents htels. Nous ferohs aussi bien de nous runir main tenant, dit Nick au moment o ils franchissaient le porte du Palais de Justice. Faites vos mall e s et en voyez-les la gare du chemin de fer. Aprs cela, vous vi1 en drez me re.trouver l' Auditorium et nous pren drons notre lunch ensemble, sans. nous presser. Ce pas souvent que nous avons la chanoe de nous asseoir et de tnanger ct les uns des autres, sans tre bousculs ou proccups par le:s affaires. .Quand partirons-nous pour New-York? demanda Chick. / Par l e train de cinq heures. ela nous donne environ tr-ois heures rester ensemble. Ils lui dirent qu'ils iraient le rejoindre !'Au ditorium, et ils se sparrent. Nick venait justement de finir ses paquets quand un jeune garo n lui apporta une carte. Jerme Cadman, lut Nick. C'est un nouveau cli nt. Il n'y a pas de norrr semblable dans l'affaire de vol dont je viens de m'occuper. Est-ce que le gentleman attend? demanda-t il. -Au bureau, monsieur. Il m'a pri de vous dire qu'il aimerait vous voir en particulier. Oh! bien! faites-le monter. Nick poussa un soupir quand le garon disparut, car il flairait une nouvelle affaire. Il n'tait jamais fatigu et avait l'habitude de se d i straire d'une entreprise par une autre; mais il lui arrirnit parfois de souhaiter d'avoir un peu de rpit pour reprendre haleine. Mr. Cadman ne remarqua cependant aucun signe d'ennui sur le visage du dtective qand il entra dans la chambre. Il est inutile d'ajouLer qu'il ne vit pas le vritable Nick Carter, car Nick avait cha ng d'aspect ds que le garon avait eu les talons tourns. li agissait souvent ainsi, quand il tait sur le point de se rencontrer avec des tran g ers. Cadman eut devant l e s ye ux un gentleman d'un certain ge la barbe brune, les yeux abrits d e rrire des lunettes d'or, qui l'accueillit avec politesse et le pr i a d'avoir l'obligeance de lui exposer brive ment l'objet de sa visite. C'est ce que je vais faire, Mr. Carter, r pondit Mr. Cadman, car j'apprends que vous vous dis posez quitter la ville. J'espre cependant pouvoir vous persuader de rester. Nick s'inclina silencieusement. Mon associ a disparu, reprit Mr. Cadman, sans laisser la moindre trace, du moins aucune trace qnc moi ou ses amis aient pu dcouvrir. Mais pour un homme c-on me vous i l peut y avoir des indices ncm breux l o nous n'en apercevons pas du tout. Peut-tre. Comment s'appelle-t-il? Fillmore, Mr. Car .... Ce n'est pas Lonard Fillmore, le capitalisle '? C'est bien lui. Je suis content que vous le connaissiez Il m'a pris comme associ il n'y a pas encore un an. Et quand a -t-il disparu'? V ers dix heures. Nick jeta un long regard Mr. Cadman travers ses lunettes, puis au bout d'un i:1stant: Aujourd'hui, Mr. Cadman, detnanda t-il? Oui. Le dtective caressa sa fausse barbe et sourit. Excusez-moi, dit-il, mais, franchement, ne pen sez-vous pas que vous allez un peu vite? Qu'un homme soit absent de son bureau pendant quatre heu res, cela n'est pas excessif. Ne serait-il pas plus sage d'attendre, pour voir s'il ne rentrera pas chez lui ce soir'? Peut-tre est-il, en ce moment, de retour votre bureau. Je venais d'y tlphoner lorsque je vous ai fait monter ma carte, rpondit Cadman avec fermet. n n'y est pas. Je me rends bien oompte que cela semble absurde de faire oprer des recherches aprs une absence aussi courte, mais je suis sr que c'est ncessaire, et je sui s port croire qu'un dtective dD.it tre bien aise de pouvoir oommencer ses recher ches de bonne heure. Cette remarque est fort sense, dit Nick d'un ton convaincu Bien des ennuis nous seraient par gns si nos clients nous appelaient avant que les tra ces soient durciBS ou geles, pour ainsi dire, et avant que les criminels, s'is le sont rellement, aient eu le temps d'aller l'autre bout du monde. Mais, Mr. Cadman, n'est-ce pas une affaire qu'il conviendrait de con fier votre police locale? Je ne vous refuse pas mon concours; mais je n'ai pas l'habitude d'entre prendre une affaire que tout agent de police peut mener facilement. J'ai fait mon rapport la police, Mr. Carter, et voil pourquoi je suis ici. Allons donc! Oui, j'ai t trouver le chef de la police, qui, tout d'abord, m'a dit c omme vous qu'il tait trop tt pour supposer que Mr. Fillmore avait disparu; mais aprs que je lui eus expos les ciroonstances de l'af faire, il convint q:.;i.e la chose paraissait srieuse. Vous a-t-il dit de venir me trouver?

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,, La piste s ous les eau:it. -Oui, il m'a conseill de ne pas faire appel l a police. Les Carter se trouvent en ce moment Chic ago, m'a-t-il dit; ils sont tout indiqus pour entrt'. prendre une besogne de cette nature. Allez tout droit vous adresser Nicholas Carter et obtenez de lui qu'il vous conseille en cette matire Persuadez-lui, si vous le pouvez, de prendre la chose en main. Alors il m'a donn votre adresse, et me voil. Je veux bien en tout cas vous donner mon avis, une consultaon si vous voulez. Quant me charger de l'affaire s'il y en a une, nous verrons plus tard. Racontez moi tout e s les circonstances du cas. Mr. Cadman lui dit ce qu'il savait. Relativement aux faits et gestes de Mr. Fillmore, ses renseigne ments n'allaient pas plus loin que le moment o H avait franchi la porte du bureau. Il ne savait pas si son associ avait pris une voiture, m:ais il le supposait, car c'tait ce qu'il faisait d'ordinaire. Nick lui posa quelques questions concernant les habitudes de Mr. Fillmore, et quand Mr. Cadman y eut rpondu, il dit: Les employs de .la Southwestern Surety Com pany affirment qu'on ne lui a pas tlphon: Y a-t-il d'autres maisons de oommerce qui auraient pu le :(aire? Votre commis a pu faire erreur. Le commis parat convaincu, rpondit Mr. Cadman; mais pour s'en assurer encore davantage, il a tlphon un grand nombr e de maisons, et pendant qu'il le faisait, je suis all dans un bureau du voisinage pour me liner la mme enqute. A nous deux, nous avons communiqu avec toutes les maioons o il tait possible que Mr. Fillmorie se ft r e ndu. Nous y avons pass plus d'une heure et nous n'avons dcouvert personne qui l'ait demand ou qui i'ait aperu. Voil qui ress e mble de la bonne besogn e Avez-vous tlphon aussi son domicile et aux clubs Jont il fait partie? Certainem e nt sans oublier la morgue et l e s hpitaux. Nous avions peur d'un ac c ident, vous savez. Naturellement. Et aucune trace du disparu? Aucune, pas la moindre. Je crois vous avoir entendu dire gue le message qui lui avait fait quitter son bureau tait relatif une spculation dans les nouveaux puits de ptrole du '.Texas. Oui; il ne fallait rien moins qu'une affaire de cette importance pour le faire sortir ce moment de la journe. Je suppose que vous avez tlphon tous ceux qui s'intressent aux puits de ptrole. Oh! videmment, sans oublier nos rivaux. Que voulez-vous dire? Il y a plusieurs maisons financires qui ont fait des offres pour obtenir cette affaire, Mr. Carter C'est une grosse opration pour celui qui en aura le privilge. Quels sont vos rivaux? Eh bien 1 il y a: Lawrence et Haworth, D. A. Porter et F. G. mais la chose en est (l.rrivt) e point que nous croyons que la: lutte est circons c rite entre nous et Dunbar et Fils. Quand l'affaire sera-t-elle dcide? Dans deux ou trois jours. Vous avez appris toutes ces personnes la disparition de Mr. Fillmore, je suppose. Nous leur avons demand des renseignements tous. -Ont'. ils tous rpondu comme les autres? A peu prs de mme. Oui, a revenait toujours <\.U mme en tout cas; mais Dunbar et Fils sont alls plus loin. Mr. Dunbar lui-mme est venu notre bureau pour savoir ce qui se passait. Vraiment! -Oui. Si nous sommes rivaux, en cette affaire, voyez-vous, c'est une rivalit amicale. Mr. Fillmore et Mr. Dunbar sont dans les meilleurs termes depuis de nombreuses annes Je crois qu'ils se connaissent depuis l'enfance et je sais qu'ils sont membres du mme club. Naturellement, dit Nick ngligemment Je com prends cela. Il y a d'autres dtectives que les Car ter, et mmes quelques uns qui sont excellents; mais nous ne nous montrons pas les dents quand nous nous rencontrons. Mr. Dunbar, poursui\ r it Cadman, tait aussi ihquiet que moi. Il m'a pouss mettre l'affaire entre les mains de la polioe. Eh bien 1 il est inutile que nous perdions plus de temps sur ce sujet. Je crains de vous avoir fait trop de questions relativement cette affaire des puits de ptrole, mais, quelquefois, ce sont les affaires qui font disparatre l'homme d'affaires, vous savez. C'est vrai, rpondit Cadman d'un ton srieux; mais, Mr. Carter, il n'y a chez nous aucune raison qui puisse expliquer la disparition de Mr. Fillmore. Notre prosprit n'a jamais t aussi grande, et nous sommes la veille de raliser de gros bnfices. Je comprends, mais je vous prie de concenn : er vos ides sur le point que je vais dire il faut que vous soyez franc avec moi, sans quoi je n e / pour rai pas vous aider; ne voyez-v ous aucun e affaire qui puisse faire penser Mr. Fillmore qu'il lui serait avantageux de ne pas se faire voir pendant quelque temps? Je n'en vois rellement aucune, Mr. Carter -Y a-t-il u monde quelqu'un qui soit son ennemi? Quelqu'un qui pour un motif quelconque, ait .intrt ce qu'il disparaisse? Je crois pouvoir rpondre d'une faon positive cette question. Mr. Fillmore est respect par tout le monde; en fait, c 'est un homme populaire; il n'a pas d'ennemis. Encore une question. Y a-t-il dans sa vie prive quelque chose qui puisse avoir un lien queloonquo avec sa disparition? Je suis bien sr qu'il n'y en a pas. Et cepen dant ...

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.. L. _,., 6 La; sio:u:s les oot un mouvement d'hsitation; il parut En bien? dit Nick un rudement Il y a quelque chos e Vous dev:ez tre fr.a.ne a.vec moi, ou .-Ous faisons rien J'ai l'intention d'tre; franc, s'cria vivement Gadm' an. Je pensais seulement une insinuation faite par Mr. Dunbar. ne suis nullement d'aC'cord avec lui s'Ur tCie1 P,oint. suis certain que tdut cela est faux. ,Qu'impioroo v sentiments et apprciations? Qu'st-00 suggrait Mr. Dunbar? -Il dit qu'il avaiit ap,pris que Mr. s'tait laiss sduire par les cfuirm:es d'une smillante ce ne sont que des raoontars, Mr. Carter. Je ne voudrais pas y sroger un instant. -M veux pas y so'rl'ger plus longtemps qu'il M :faud.r, soyez tfnquille. Savez-vious le nom: de la; dame? OhJ 1 o'ui; Violet Harding. C'e'st une-de nos olien tes. Ell a: de la: fortune? Trs son aise. Et Mr. Fillmore 1aJ connat? Certainemient; mais simplement comme cliente. Vous pouvez m'en croire sur parole. Merci. Mrs. Harding est-elle vehue: rc emment dans vos bureaux? Non. EUe' a cess depuis quelques mois de fa.ite des affaires ave c nous. Pourquoi cela? Je l'ignore. -A qui confie-t elle ses intrts? Je ne sais Ma foi, Mr. Carter, nous n'en savons pas plus long son sujet qu'au sujet de cen taines d'autres P,ersonnes qui passent dans nos bureaux pour affaires. Trs bien 1 nous n'en pjarlerons plus. PouvezV OU$ me donner son adresse? Oui. Ecrivez-la sur cette carte Nick fondit une carte Cadrnan et q uand l'adresse y fut inscrite le dtective demanda: -Y a:-t-il d'au-es personnes que le chef de la; police qui sachlent qu e vous vous teis adress moi? Seulement Mr. Dunbar. Pourquoi le lui avez vous dit? Je ne le lui ai pas dit. Il m'a accompagn au bureau central d e police et a entendu ce que le cnef m'a o ons-eill. Mr. Dunbar a t d'avis que c'tait u n e c hose faire, et il est venu presque jusqu'. votte h tel. Nic k se mit rflchir. Avant qu'il re p:rt la: paI"ole, un garon se prsenta la porte. Deux messieurs et une dame vous demandent m:onsieur, dit-il. Cela voulait d i r e que ses fidles a gents t aient. arriv s pou r l e l u n c h qu'il s dev a ient prendr e e n se m b l e sans se p re ss er . c omme c tait o onvenu . ;___, Dites-leur de m'affo'ndre au salon un instant fit Nick. Puis, se tournant vers Cadman: Je, suis de votre avis, monsieur; il tait utile de remettre c e tte affaire entre les mains d'un d tective. Ce cas me semble int ressant et j e vais m"en o ccuper. Ne le dites personne je vous en prie'. Certes non, mais si Mr. Dunbar me demande .. .! Oh' 1 vous devrez le lui dire naturellement; mais faites-lui la mme recom:rlli\Ildation. Il serait plutt fcheux que' l'on publit que Nick Carter est sur cette piste. ---' Nous serons muets ; Mr. Carter. Je v'oUs re mercie ... Attendez que j'aie fait quelque chose pour mrif.er des remerciements et informez-moi, sans p er dre une minute s'il se passe quelque chse. Je n'y manquerai pas. :1 I Cadman s'loigna et Nick ayant retir son d guisem ent, alla rejoindre ses compagnons dans le salon. -Il n'y a pas de: demi-j<111r de ciong pour nous dit-il. Je viens d'accepter une nouvelle affaire. De quelle nature? del$I).drent-ils tous les trois en m'me tell].ps. Un hl:lmme fiche ai disparu dan8 des oirconsfance8 a.ppal'em'rnent mystrieuses; mais en lait il n'y a: rioo de! mystriie'ux l-dedans. li a t enlev sim plem e'nt par un de ses rivaux commerciaux qui a intrt l'carter au q, une grosse pra tion va se conclure. Tout ce que nous avons faire, c'est de le retrouver. Eh' 1 oui, fit Patsy; a 'n'est pas plus maHn que a. Il n'y a plus qu' aller aU' coin de la rue: et l'y trouver! Nick: eut un bon sourire. Vou:s iavez raison Patsy, dit-il. Quand une ch o se parat toute simple, mettez-vous dans lesprit que vious avez une rude besogne en perspective. Ch' acun de nous va: trouver s'occuper. En attendant nous allons prendre notre lunch dans une salle particulire et causer un peu de cette MUv'elle affaire. Le fil que suivit Patsy. Le repas fut court. Nick mangea: peu et parla presque tout lei temps. La journe d'affaires n'tait pas enciore' termine et il pensait qu'on pouvait avoir dj fait beaucup de besogne avant le. sir. Quand il eut mis ses agents au courant de; ce qu'il avait appr is lui-mme, il leur dif: Il n'est gure possible que nous appr e nions que Mr. Fitlmore a t ren ve rs une voiture ou a t victime d'un a utre acc id e nt. S'i l e n tait ains i je pen s e qu'on l e s aurai t :'t l h e nr e qu'il e st. M o n twis !:'S t qu u n d:e ses co n currc n l s s m la pbrc l'::t e n leY6 cl s questr i,

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ta pisle sous les ea'tij(. 1 Dunbar, dit Patsy d'un ton bref. Parfait! rpondit Nick. Si c'est viotre supposition, Patsy, vous pouvez chercher du ct de Dunbar et Fils. Cela rend la partite un peu singulire, qi.ti.ls sachent que nous nous oceup ons de la chose, murmura Patsy. Oh! non; vous trouverez plutt que c'est en notre fav.eur. Cela simp.lifie tout; car vous ne serez pa8 oblig d'essayer de tromper Dunbar; il saura que vous tes u:n dtective, et vous dcouvrirez facile ment, aprs q:uelq'Ues minutes de opnversation avec lui, s'il sait quelque chose qu'.U ne veut pas dire. Alors VIO:US p;ourrez agir en consquence. Que fera-t-0n d la imP,lique dans l'affaire? demanda Chick. regarde Ida, Nick. Je crois qu'il R'y aura pas de difficult non plus d ce ct-l; je suis bien renseign sur l compte de Mr. Fmmore, et j'ai la conviction qu'.il n'a: pas t victime d'un pige ten du 1p;ir la sniillante veuve. Cependant il faut suivre eette indication, et je te laisse le soin, Ida, d'agir de la faon qui te semblera la mei.Ileure Toi et mioi, Chick, nous prendrons la. tche la plus diffioile, celle de voir si nous pourrons trouver trace des mouvements de Mr. Fillmore, depuis qu'H a qu'tt son bureau. Si vous tes prts, nous allons nous en campagne immdiatement. Bien que, comme nous venons de le dire, la jour ne p.e ft pas termine pour les hommes d'affaires, Patsy p.e trouva: ni Mr. Dunbar ni ses fils leurs bu re:;iux. tacun d'eux tait parti de bonne heure, ce qu'on lui dit, et on nel les atwdait pas avant le len demaih. Ce reruieignem 'ent gouvait aussi bien avoir une importance significative que n'av 1 oir aucune valeur. Avant d'aller plus loin, Patsy, sans laisser souponner sa qualit de dtective:, s'iinforrna des faits et gestes des Dunbar pendant la m.atine. Il apprit que Mr. Dunbar pre tait rest au bu reau. Il n'tait sorti que pour aller chez Fillmore & Cad man, lorsque le tlphone lui avait transmis leur mes_ sage. Aprs une absence d 'une heure environ, pen dant laquelle il tait all au bureal\l ntral de po lice avec Cadman, Mr. Dunbar tait rentr. Les fils, George et Percy, avaient pour mission, dans la raison sociale, de s'occuper des affaires de bourse. Il tait donc normal qu'ils fussent absents de la maison presque de dix heures trois heures. r;: Ce jour-l ils taient p;artis pour la Bourse oomme d'habitude, quelque temps avant l'ouverture. Vers deux heures, Dunbar pre tait revenu au bureau et avait appel son fils George au tlphone de la Bourse. C'tait ce mnmPnt que Nick Carter recevait les pr ami rcs inclicaLions sur c e tte affaire mystrieu;;e. Aprs une oourte conversation par tlphone, Ge orge Dunbar vint au bureau o il s'entretint a.vec son pre pendant quelques minutes dans le cabinet particulier du direcbeur. Immdiatement aprs, ils partirent pour leur 'do micile priv, environ une demi-heure avant que Patsy oomment ses investigations. Quand ils sortirent, ils dirent aux oonunis que l'autre fils, Percy, rentrerait !a m,aison en revenant de la Bourse. Tout cela parut suspect Patsy, qui avait eu, ds les premires explications donnes par le matre dtective, l'ide que les Dunbar taient au fond de la. disparition de Mr. Fillmore. Il s'en fallait encore de quelques minutes que la Bourse fermt ses portes pour la journe. Patsy y courut en hte et pri a un garon d'appelier Percy Dunbar. Il n'avait pas enoore dcid en 'lui-mme ce qu'il allait dire Percy, lorsque le messager reviint. -Mr. Percy n'est pas ici, dit-il. Vraiment! s'cria. Patsy, oomme s'il tait trs tonn. Y a-t-il longteinp s qu'il est parti? -Il n'est pps venu aujourd'hui. Ce n'est pas possible 1 En tes-vous bien s'r? Oui, quand je l'ai demand, on m'a dit que. Mr. George Dunbar avait remplac Mr. Percy, dont il avait fait tout{l$ les affaires p ; endant toute la jour ne. Alors vous prtendez que Percy n'a pas paru ici de toute la journe? C'est exact. Eh bien 1 il faut que je voie George. -Il est parti, voil quelque temps dj. Patsy prit un air dsappo 1 int et fit un grand nombre d'autres questions qui eurent pour rsultat de lui apprendre que George Dunbar n'tait pas au parquet de la Bourne l'heure de l'ouverture. Il lui fut impossible de doouvrir au juste l'heure la quelle il tait arriv, rn.ais il eut la quasi-certitude le jeune homme tait en retard d'au' moins une demi heure ce matin-l. De plus en plus persuad qu'il tait sur la bonne piste, Patsy chercha le domicile des Dunbar dans le Directory, ou dictionnaire des adresses. Il vit qu'ils habitaient tous la rn.me maison, non 1oin de Lincln Park. Patsy aurait bien voulu demander conseil Nick; il lui semblait que cette visite chez les Dunbar n'tait pas sans danger, et qu'il allait ainsi les mettre sur leurs gardes, mais Nick lui avait donn de la faire. D'ailleurs, les Dunbar savaient dj, ou, du moins supposaient que les Carter s'occupaient de cette a! faire, et ils s'attendaient probablement une visite. Peut-tre serait-il possible de les surprendre et dit les amener se trahir si le dtective les interr-0geait !ra : n c hement et ians dtours, )

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s La pis te SOL is l e s e aux. A quatre heures, donc, Patsy sonnait la maison des Dunbar. -Mr. Dunbar est-il chez lui? au do-mestique qui ouvrit la porte. Le vieux gentleman, monsieur? Oui. Je crois que oui. Voulez-vous entrer? Le domestique tendit un plateau d'argent pour que le visiter y dpost sa carte; et Patsy remit une des cartes toujours emp loyes par Nick et ses age nts dans des circonstances analogues. Elle ne con t e nait gue ces m()ts : Nicholas Carter, New-York. Quand ils se pi"sentaient chez des personnes en qui ils avai ent confiance, Patsy et Chick ne tar da i ent pas dire qu ils taient les reprsentants de Mr. Carter. Quand ils s'entretenaient avec des gens qu'ils seuponnaient, et que ces derniers les prenaient pour Nick lui mme, ils ne les dtrompaient pas. Patsy fut introduit dans le salon de rception, ma:gnifiquement meubl Il n'attendit qu'une seconde ou deux, et alors un jeune homme entra. Il tenait la main la crte que Patsy avait donne au domes tique. -Mr. Carter? d e manda le jeune h : omme d'un air a.imable. Patsy se leva et s'inclina. Vous dsirez voir mon pre', je crois. Je suis George Dunbar. Je crois qu'il est dispos vous voir mais il ne se porte pas trs bi e n, peut tre pour riez vous me poser d e s questions moi-mme. -Il ne sera peuttre pas n cessaire que je voie v o tre pre rpondit P a t sy; m a is comme c'est un vieil ami de Mr Fillmore ... J avais la convi c tion que vous veniez pour cette affaire interrompit George. C'est ce qui a boulevers mon pre. Il e n est tout mu. C'est ce que m'a dit Mr. Cadman. Avez-vous dj appris quelque chose, Mr Carter? Vous pourrez en juger vous-mme, Mr. Dun bar rpondit Patsy en souriant, quand je vous aurai dit que je viens s eule m ent d e commencer mes re c h e rches et que les seules d marches que j'ai faites ioe sont born es votre bureau et la Bourse o j' e sprais rencontrer votre pre. ___, Je ne vois pas de quelle utilit il peut vous tre. George parlait avec politesse et regardait le dtectiV'e bien en face -Ni moi non plus dit Patsy, mais cette affaire est si mystrieuse que j'a v ais l'espoir qu'un ami con naissant les habitudes de Fillmore, pourrait me d o nner qu e lqu els ides de nature guider les dmarches l.'un dtective. Je n'en serais p a s surpris rpondit Mr. George, et je suis sr qu'il sera heureux de le faire, s'il le peut. Pour cette affaire d'ailleurs, mon frre et moi, nous sommes vos ordres. Nous avons le plus grand intrt apprendre ce qu'est devenu Mr. Fillm,ore. Merci! Venez par i c i s'H vous plat. Nous allons problablement tl'ouv e r mon pre dans son cabinet de travail, o nous serons srs de ne pas tre drangs. George pr cda Patsy dans l'escalier et le long d'un corridor de peu d'tendue; il s'arrta devant une chambre appa re mm ent sur l e derrire de l. maison. Il frappa et ouvrit la porte. Ah! dit-il en regardant l'intrieur p r e n'est pas ici. Il est probablement couch Mais je suis certain qu'H se lvera pour vous voir en une cir constance qui l'intresse ce point. Entrez, Mr. Car ter; je vais l'appeler. Patsy entra dans la chambre qui paraissait tre une petite bibliothque, car il y avait des tagres remplies d livres, un pupitre pour lire et une longue t.able Dans un coin se trouvait un canap. Vous plairait-il d e voir aussi mon frre? demanda George. -Il vaut peut tre: mieux que je parle votre pre seul, tout d'abord, rpondit Ptsy. Trs bien! Mon frre et moi, nous rpondrons votre appel ds que vous aurez besoin de nous. Pre sera ici dans une minute ou deux. George sortit, fermant la porte derrire lui, et Patsy s'assit devant la table. Un roman populaire se trouvait l. Il l'ouvrit avec l'ide d'y jeter un coup d' il pour se distraire en attendant. L'ombre d e sa tte se proj e tant sur les pages, il chang e a sa chaise de place pour avoir une meilleure lumire. Alors seul e ment il s'aperut que les fentres taient garni e s de lourds rid e aux, et que ces rideaux taient tous baiss s Cette circoI4,stanoo lui avait chapp jusqu'ici parce la chambre tait bien claire; il jeta alors autour de lui des regards curieux pour se rendre 6ompte de la nature de cet clairage. Il vit que la lumire venait d'un grand nombre de lampes le c triques places le long de la corniche de la muraille d'un ct On ne voyait p a s les lam pes. Elles taient dissimules d e rri re un troit cran qui pendait du plafond, et leurs rayons en frappant cet cran se rflchissaient sur le mur et autour de la cham bre, f1Vec toute l'apparence de la lumir e du jour. C'est assez bizarre, pensa Pa.tsy. Mr. Dunbar a les yeux malades probablement et ne peut sup porter la lumire directe du soleil quand il lit. L'explication ne semblait pas bien convainc a nte ; mais il n'essaya pas d'en trouver une autre en ce moment, car ilsavait que beaucoup d'homm e s sont excentriques, simplement pour se d i stingu e r des autres. Il eut alors l'ide de s'assure r de la v u e qu'on pouvait avoir de la fentre Il posa son livre sur la table et traversa la chambre.

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' / La piste sous les eaux. 9 Le pre mier rideau qu'il toucha .se trouva tre spli dement attac h, et il ne fit auc un effort pour l'carter. Il n'oublia pas, non seulement qu'il ne devait rien faire qui pt faire sov.pQnner aux Dunbar qu'ils lui taient suspects, mais aussi qu'il tait dans la gi.aison d'uri g e ntleman. C'taient deux bonnes rai sons pour qu'il n e se permit pas d i e ri e n dranger. Mais sa tait plus veille que jamais. Il a ll a l'autr e fen tre. Le rid eau y tait de mme '.SOl dement attac h et derrire le rideau, il y avait la muraille nue. Il revint au premier, qu'H e;x:amina de prs. Il n'y avait l non plus aucun signe de fentre. Cela tait, certes, plus trange que la lumire lectrique qui clairait la chambr e tout en donnant l'explication de l'e mploi de l'lectricit. Il n'y avait pas de passage pour la lumire du jour. Il revint la table et s'y assit pour rflchir, car tout cela ne laissait pas de le troubl e r un peu. Il s'atte ndait bi e n dcouvrir que les Dunbar taient r e spon s ables de la disparition de Mr. Fillmore. Mais ,,;:-qu e l singulier homme dvait tre celui qui emp chait les rayons du soleil de p n'.trer dans sa biblio thque 1 Le vieux Dunbar est un sujet digne d'tre tudi, pensa-t il. Cependant plusieurs minnt e s s'taient c oules de puis le dpart de George. Ce dlai n'avait rien d'tonnant ; le vi e ux monsieur tait pr o bablem ent couch e t il lui fall ait l e t e mps de s'ha bill e r. P eut-tre, aprs tout, taitil r e ll e m ent m a lade. G e la n'aurait m m e ri e n d e surp r e nant s'il t a it vraiment coup a ble d' a v oir fait disp a ratr e un ami qu'il avait connu tout e sa vi e P e utre-tre n e vi e ndrait-il pas la bibliothque du tout. Patsy n'avait pas eno or e e nvisag c e tt e h ypo th se Ell e lui travmsa soudain l'es.prit; m a is il fut c omme surpris de )'avoir. En tout cas il n' tait pas homm e a g ir inc<:msidrment. Il resta as sis tran quill e m e nt s ouriant et jetant de longs regards autour de cett e chambre tran ge. P uis il tira s a et la tint ouvert e d e v a nt ses ye u x Q u and deux min u t e s se furent c oul e s, i l r em it sa m ontre d a ns sa poch e et alla vers la port e Il essa y a d e l ou vr ir d o ucement. Elle n e b o ugea pas. J e l e p e nsai s bi e n murmurat-il en lai ssant r e t omb e r s a m ai n j e s uis pr-iso:q.nier. Patsy so urit m a is s es yeux tincelrent. Il y a d so rmais une chose bi e n certaine de t oute faQn, se dit-il ; l es Dunb a r sont dans l'affaire. Il lui et t gal d'tre prisonnier, s'il avait pu faire so,n rapport Nick Cart e r. Il tait trs intr e s s ant pour Nic k de sav oir ce qui lui tit arriv ; c e la suffirait di s sip e r t out e in cer titud e d a ns son es p r it. M a is qu e pou va it fa i r e P a t sy d ans ces c onjon ctures? N C 17 ; Le jeune d t ec tive rfl chit longuement. Tout d'abord on pouvait oompte1r que Nick ferait de l'!On ct de s d c ou ve rt es comme il savait en faire. Il n'y aurait rien de surprenant qu'il trouvt des ,. tmoignages a c cusateiurs contre les Dunbar et qu'il vnt la maison pour les arr te r : De cett e manire, Patsy serait remis en libert, sans dout e ; mais il ne considrait pas ootte solution comm e satisfaisante pour lui. Patsy voulait faire qu elque Il aurait prouv de la honte s1e laisser meittre sous clef sans contribuer pour sa part au succs de qu'ils avaient entr e pris en commun. 11 lui s embla qu'il n'y avait qu'une seule bonne raison pour laquelle il s e rait prf rabl e gu'il restt prisonnier: Georg e Dunbar croyait qu'il avait mis la ma.in sur Nick Carter; s'il l e c royait reHement, il y avait beaucoup plus d e chan ces pour que lui et les autres tombass e nt e ntre les mains du vritable Nic k et du vigilant Chick. D'un autre ct l es Dunbar d e vai ent s'attendre que Nick Cart e r n e 1 resterait pas dans ce tte chambre sans tent e r un e ffort pour en sortir. 'Il y avait encor e un e1 autre raison pour la,gu e lle Patsy devait essaye r de s e dli v r er: son d e voir de dte ctiv e tait de trou ver l\ifr. Fillm o r e en pre mier lieu. S'il tait prouv qu'il av ai t t vi c tim e d'un enlve m e : nt on pourrait plus tard e n poursuivre les au teurs Aprs quelqu e s s ec ond1es d e ces rflexions Patsy se mit redre r c h e r s'il y a vait que lqu e moy e n de s'ch appe r d e sa prson. Il essaya d e n o u ve au d'ouvrir la porte s a ns fa ire d e bruit. L e bou t on t o urnait facil e ment si fac il eme nt, e n fait, qu'il t ai t v id ent qu'il tait du loquet. Quand il tirait sur c e bouton ou qu'il le poussait la por te n e bougeait pas plus que si e lle fais a it partie du mur pl e in Il n'y avait pas d e trou d e s e rrure, et par cons quent auc un e pos sibilit de s e utili e ment d e son piqu e-p ne l'outil invent par Nic k pour c roch e t e r l es serrus. C e tt e por te p a r aiss ait faite d e b o i s ordinaire; mai s e n l a t tant, il constta qu'ell e tait en fer peuttr e e n a c i e r. Patsy examin a e nco re et a vec plus d'attention, l e s fausses fen tr e s. Cet e xrun e n ne lui /lpp rit rien d e nouveau ni d'important. Il semblait qu'il y et des fe e n oet endroit quand la maison avait t cons truite, et qu'on l e s et bou c h e s plus tard avec des briques. Mais qu e le mur :rt pl e in ou quie les fentres fuss ent mur e s cela revenait au m me. Il tait enferm entre d e s p aro is qu'on n e pouvait p e r cer qu'au moyen de lourds outils et en perdant un t e mps con s idrable. Patsy soI).ge a un instant dcoup e r av ec son cou tea i:es briqu 1 es des fauss e s fen tres ; mais il ne douta p.as qu e s'il essayait, s i e s geers, prt s tout, ne l' e mp c h assent, au b o n mom e nt, de s'vad e r de cet t e fao n . 1 ---.......

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10 La piste sous les eaux. Non, ils ne le Ia.isseraient pas oortairi.ement sor tir de leur plein gr. Il ne pourrait leur chapp e r qu'en mettant leur vigilance en dfaut. Il tait grand temps d'agir. Il y avait prs d'une d e nli-hieure qu'il attend.it la visite de Dunbar le pre. G0\lui-ci et ses fils devaient srement compter qu'un dtective ne se laisserait pas enfermer ainsi sans de bruyantes protestations. Patsy retourna vers la porte, et essaya de faire grincer le bouton en l'agitant. Il essaya a:ussi d 'branler la porte, sans y russir. Il se mit alors cogner: deE!sus en criant tue-tte. Il ne s'attendait pas oo qu'on lui rpondt, et personne ne lui rpondit, en effet; mais il pensa qu'il avait t entendu et que, c-onsquemment, on sa vait qu'il s'tait aperu qu'on le i retenait prisonnier. Un cabanon de fou. Quand Patsy oossa de cogner et de pousser des cris, il se retourna et aperut dans la chambre un meuble qu'il n'y avait pas encore remarqu C'tait une espce de buffet, diffrent de tout c qu'il avait jamais vu ailleurs. Supposez un cylindre en bois plein, tel que le tronc d'un gros arbre, d'environ trois pieds de haut et de six pieds de diamtre. Supposez encore que ce cylindre soit quarri d'un ct, et que, de l'autre, on en ait dcoup un quart exactement en garnissant le bord de cette chancrure d'une galerie d'un pied de b;aut peu prs. Placez ootte chose de telle sorle que le ct plat soit appuy contre le revtement en bois du mur lambriss, et vous aurez un meuble ressemblant celui que Patsy avait devant les yeux. Il vit tout cela d'un coup d'il, et encore d'autrel! choses; le meuble tait poli comme de l'acajou et dessus taient poss plusieurs objets; mais le p-oint le important pour lui, c'est que cette espce de buffet ne se trouvait pa.c:; dans la ch'ambre quand il y tait entr. Il a Tait donc t introdu:t, d'une faon ou d'une autre, pendant que Patsy faisait du vacarme contre la porte. Il ne y avoir d'eneur ce sujet. a dtective avait t hB.bilement pris au pige, mais maintenant il avait les yeux bien ouverts. Le buffet n'.tait pM dans tte chambre tout l'heure, car il n1aurait pas manqu de le voir. Patsy donna; oeJ meuble bizarre le nom de buffet 1 cause des choses qui se trouvaient dessus. Il y avait une thire en argent, une tasse, une soucoupe, une assiette, un sucrier, un pot crme, une assiette avec petits pains, une autre avec de la viande froide, une petite bouteille de vin et un verre, une caraf d'eau, des couteaux, des fourchlettes, du beurre, du sel. .. bref tout ce qu'un homme peut dsirer pour faire un bon soupe r. Le dtective alla vers le buffet, pendant deux ou' trois minutes, regarda attentivement toutes ces choses sans y toucher Il examinait et tudiait le problme. Il ne fut pas longtemps CJompren!lre. Le buffet faisait littrale ment partie du mur de la ohambre. Il tait mont sur un pivot qui le faisait tourner en dedans et en dehors. Comme il tait en bois plein, il ne laissait voir ,aucune lacune dans le mur, quand on le tournait viers la chambre, et, pour la mme raison, quand on le tourn.aj.t de l'autre ct, le mur, auqtuel il s'adaptait exactement, ne prsentait aucune ouverture. Superbe 1 dit douooment Patsy; c'est simple ment parfrut 1 Ces gens-l doivent avoir l'habitude de recevoir des dtectives. Il saisit le buffet et le poussa lentern:ent. Il obit facilement l'impulsion et Patsy aurait pu le faire disparatre dans le mur, s'il avait voulu. Le jeune dtective essaya de regarder dans la ch;ambre adjaoente, d'o venait le buffet; mais il y rgnait l'obscurit la plus complte, et il ne put rien voir. Alors il replaa le buffet comme il se trouvait quand il l'avait aperu la premire fois, et examina le lunch: qui y tait servi son intention. Il n'avait pas faim, mais il aurait peut-tre besoin de manger avant de sortir. Il est possible qu'ils retournent bientt le buffet dans l'autre chambre, sans se proccuper si j'ai mang ou n-on, pnsa-t-il. ,., Dans cette ide, il enle va le pain, la viande et quelques autres provisions, -et les posa sur la table de la bibliothque Parmi les plats, il. y en avait un surmont d'une cloche. Il souleva la cloche croyant y trouver du pain grill; mais le plat ne contenait rien manger. A la plaoo, il y avait une lefe Nicholas Carter, Esq., der Grand Dtective. Patsy eutun bon sourire Ils s'imaginent qu'ils spirituels, n'est-ce pas? se dit-il. Ils croient avoir fait une bonne cap ture, en prenant au pige le grand dtective. Je me demande oo qu'ils diraient s'ils savaient que c'est se'Ulement mon humble personne qu'ils ont attrape? Que le dia:ble les emporte 1 Je leur en montrerai d'au tres, avant que j'en aie fini avec eux 1 Naturellement, Patsy lut lettr.ei. Bien qu'elle ft a.dresse son chief, elle tait videmment l'in tenti on de l'homme enferm prisonnier dans cette chambre singulire. La lettre tait conue en oos termes: Cher Mr. Carter 1 Nous pensions bien que vous viendriez nous faire visite mais ne croyez pas que nous soyons ass ez malins pour avoir fait prparer cette chambre ex prs pour vous. Le temps nous aurait fait dfaut, d'ailleurs; mais h:eureusement, elle tait prte d'a vance, l'usage de tout visiteur imp ortun. Le frre de notre pre avait des accs de folie. Nous avions dispos cette chambre pour le recevoir. Quand il tait

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-La piste sous les eaux. 11 en proie un de ses iaccs, nous l'enfermions l, o il ne pouv.a.it faire d e mal personne ni lui-mme, et nous le laissions sortir quand l'accs tait pass. Nous esprons que votre illustre esprit ne sera pas troubl l'ide que vous tes enferm dans une chambre de fou. Comme vous avez probablement votre revolver sur vous, il est trs possible que vous atten tiez VQS jours, mais oola vous regarde; pendant vQus pouvez compter sur nous po'UI' faire remettre votre corps votre famille. Quant au mal que vous pourriez fa.ire d'autres, nous n'en avons cure. Notre oncle dans sa folie, n'a jamais fait de mal personne, et pour oo qui est de vous, nous en courrons les risques. Il n'est peut-tre pas sans intrt pour vous de savoir qu'aussitt que nous emes appris que VQ'US vous tiez charg de l'alfaire Fillmore, nous rsolmes de rentrer la maison, car nous avons une haute ide de votre clairvoyante finesse. Nous fmes persuads que vous ne tarderiez pas fixer vos soupons sur nous, comme tant au fond de la disparition de Mr. Fillmore; et nous savions bien qu'une fois que vous seriez en campagne, il n'y aurait plus aucun espoir pour nous. La seule chose urgente tait donc de vous mettre hors d'tat d'entrer en campagne. C'est pour cette raison que nous sommes revenus la maison, prfrant vous y rencontrer plutt qu' notre bureau, o, nous n'avons pas de local pour les dtectives errants. Nous ne croyons pas utile de VQUS en dire davantage. Vous recevrez de la nourriture d frquents intervalles, et vous trouverez que le canap est un lit de repos assez confortable. Quand le PlOment favorable sera venu,. .. c'est--dire dans quelques jours nous entrerons en pourparlers avec vous pour vous rendre votre libert. Jusqu' ce moment, il sier.a parfaitement inutile que vous tentiez de vo us chapper ou de nous proposer quoi que oo soit. Nous n'acoorderons auoone attenti-on des tentatives de ce genre. En dfinitive, vous serez probablement asse z sens pour accepter nos conditions, qui seront de nature nous garantir que vous nous laisserez tranquilles, une fois mis en li bert. Vous ferez aussi bien de vous rsoudre les acoepter, ds qu'elles vous seront offertes, ca;, si vous les refusez, nous vous retiendrolli! prisonnier jusqu' votre mort. Nous esprons que les livres vous aideront passer le temps agrablement. Bien vous. George et Percy Dunbar. Charmants garons! se dit Patsy, aprs la lec ture de cette pitre; ce sont vraiment de charmants garons 1 Leur pre doit en tre fier. Je me demande pourquoi le vieux gentleman n'a pas, lui aussi, appos sa signature sur oo papier? Oh 1 si Nick savait seule ment 1 Ils ne disent pas qu'ils ont enlev Mr. Fill more, mais que poUvQllrS d emander de plus? Bah 1 Nick' ou Chick trouveront Leur piste, et je ne vois pas trop comment je pourrais 1eur tre utile. Il rflchit un instant, puis son visage s'claira une pense soudaine qui lui travie .rsa l'esprit. Revenant la table de la bibliothque, il crivit OO billet: Chers Messieurs 1 Mrerci de vos compliments et de vos attentions. Je me figure que je suis aussi sens que V10Us le supposez. Vous m'avez fait habilement tomber dans un pige et vous avez l'avantage sur moi. Je ne suis pas assez sot pour m'obstiner quand rien de bon n'en peut rsulter. Comme j'ai t un peu surmen rcemment, je vais profiter de ootte aventure pour me reposer qu' oo que vous soyez disposs me faire des pw positions pour ma dlivrance. Dans l'intervalle, j'aime rais bien fumer un bon cigare. Vous avez sans doute oubli d'en envoyer, en mme temps que ce bon sou> per. Aprs avoir fum, je pense pouvoir dormir, pour compenser les quelques nuits pendant lesquelles il m'a t presque impossible de le faire. Bien vous. Nicholas Carter. Avec un large sourire qui lui panouit la face, Patsy adressa ce billet Dunbar et Fils. Il mietta un peu de pain, se versa la moiti du vin, et fit d'autres simulacres de nature faire croire qu'il avait mang son souper. Puis il remit les plats sur le singulier buffet, posa la lettre bien en vidence, et repoussa le systme dans le mur. Il constata avec beauooup d'intrt que, lorsqu'il eut ainsi fait torner le buffet sur son pivot, le mur ne prsentait aucune traoe d'ouverture, aucune solu tion de continuit dans la boiserie dont il tait partie revtu. C'tait, selon toute apparenoe, un mur plein. C'est un fameux travail, murmura-t-il. Et il s'assit pour attendre les vnements. Il n'attendit pas loongtemps. Il entendit un faible dclancooment, comme si on avait press un ressort invisible, et le buffet, dans un mouvement de r volution lente, se prsenta l'intrieur de la pice. Les restes du souper avaient t enlevs. A la place ,' il y avait une bouteille de whisky, un verre et une de bons cigared. Il y avait aussi une autre lettre ams1 : Cher Monsieur Carter 1 Excusez notre ngligence. Nous vous envoyons des cigares que nous pensons pouvoir garantir, car c'est de la marque que nous fumons nous-mmes. Aussi de bon whisky, si oola peut vous faire plaisir. Nous appelons votre attention sur une erreur dans votre lettre si polie. Vous l'avez adresse Dunbar et Fils. Permettez-moi de vous dire que Dunbar, le chef de la maisn, notre pre respect, n'a rien vir da.us cette a,ffaire. Bien vous. Les Fils Dunbar. Des blagues 1 murmura Patsy. Je ne crois pas a. Je parie, au e-0ntraire, que le vieux y est jusqu'au oou.

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I 12 La piste smlS les eaux. Il n'tait pas besoin de rflchir plus longtemps de crampons. Il ne lui restait donc plus qu' se se rvir fa dessus, et, sans plus tarder, il entama l'excution de la scie, et Patsy se niit l'ouvrage. du plan q:u'il avait 6onu. Ce fer n'tait pas dur, en tant que fer, mais c tait Il aurait voulu convaincre les Dunbar que sa du fer tout de mme, Elt comme le brat e dtective devait lettre tait l'expression de la vrit, car s'ils croyaient lever les bras au-dessus de sa tte en travaillant de qu'il allait se coucher et dormir, ils seraient d'autant. manire ne pas faire de bruit inutile, la besogne moins sur loors garde:s. n'avanait que lent.ement. Aussi il alluma son cigare e.t en tira pendant quel-Tout vigoureux qu'il ft, il tait oblig d e fomps ques moments des bouffes dont il dirige.ait la fume en temps de s'arr. ter pour reposer ses bras. sur le buffet qu'il avait repouss en partie. Enfin, il russ scier l'une des extrmits d'un Cela permettait la fume de pntrer dans la barreau. Il le saisit et tira de toutes ses forces pour pice voisine; et l'on en conclurait, sans doute, qu'il le oourber. Le barreau remua peine. Il lui fut im faisait ce qu'il avait dit. possible de le faire flchr. Alors, il eut de nouveau -Eh 1 dites donc 1 appelat-il en penchant la tte recours la scie et scia moiti l'autre e xtrmit du tout prs du buffet. barreau, qu'il put alors abaisser fa o ilement. Aucune rponse, ni ce premier, ni un_ seIl regarda de nouveau sa montre et fut aussi cond appel tonn que conste rn. Il tait s ept heures moins un Oh 1 trs bien 1 oontinua t-il d'un air de bonne quart. Il lui avait fallu plus d'une heure et demie pour hurpeur. Vous n'avez pas b e soin de parler si a ne e nlever un sul barreau, et il y avait encore quatre! vous convient pas. Je voulais seulement vous dire Il se demanda si c'tait la p e ine d e continuer. En merci. attelfidant il sauta terre et mangea une partie du souAlors, il repoussa le buffet et jeta le cigare dans per qu'il avait :retir du buffet. un cendrier. Il consulta sa montre. Cinq heures. 11 Ayant repris des forces, il se s entit mi eux et se y avait prs d'une h e ure qu'il tait prjsonnier. r emit au travail. Au train dont il allait il calcula qu'il Reprenant ses rflexions, Patsy se dit qu'aucun aurait termin sa besogne v.ers une heure du matin, prisonnier ne pourrait vivre dans oo local trange, ou un peu plus tard. s'il n'y avait pf!S un moyen pour en renouveler l'air. Ma.IB, en fait, il avait fini avant minuit. Cette Et en effet, en l evant la tte vers le plafond il aperavance / tait due ce qu'il prenait moins de pr-ut l'ouv erture d'un v e ntilateur. cautions pour ne pas fair : e de bruit. Il tait plac dans un coin et dfendu par des Il n'avait nullement t inquit e t n'avait enbarreaux de fer. Tant pis 1 sa seUle ch'ance possible tendu ,ucun bruit venant d e s autres parties de la maid'vasion tait l. son. Il pensa que les murs tai1ent si pai s qu'on pou. Il en avait conclu qu' l'exoeption du ventil at-eur, vait fair e beauooup de bruit sans danger d'attirer J'at-il n'y avait pas d'autre ouve rturn sa chambre e t tention du dehors, car si cette chambre avait t rqu'il tait inutil e de.. pre ndre tant de prcautions. Un e elfom e nt !construite pour y e nfermer un fou, on avait autre chos e contribua 1-e r a s surer: ve ,rs n e uf heures, d faire OO s orte que l e s gens de la maison ne fussent les lumi r e s l 1 e ctriques fment teintes Cela s e mbl ait pas ennuys par ses cris. montrer qu e ses geli1ers le croyaient Il s e Malgr c e l;i,, Patsy s mit l'ouvrage avec prud emarulait s'ils tai ent r e sts la maison p e ndan t denoe. L e s Dunbar pouvai ent bi e n tre aux coutes tout ce t e mps-l ,,, ou aux aguets d errire qu elque ouverture Evidemm e nt, il s d co uvrirai ent son absence 1 l e Il prit l e cana p e1t l e dressa aud essous du ventimatin quand ils s'a p e r cev rai 1 ent que l e djeuner qu'on lateur Ayant plac une chaise devant l e c a nap, il aurait, sans doute pos sur Je buffet tournant, n 'ava,it grimpa jusqu'au haut du mel\lble ainsi plac de champ paS' t mang. M a is avant oett e d couveroo, Pats y et Vit qu'il pouvait atteindre l'ouverture. esp rait bi e n avoir r e joint Nick ,-et amen l'arrestaEll e taitplus trnite qu'il n e l'avait suppos, mais tion des Dunbar. pas trop-. petite pour lui, car il tait mince et svelte. Aussitt que l' o uverture du v e ntilaiem fut d En s enant d'une autre cb:a.is1e qu il pla cerait au harrass e des barre aux d e fe r. Patsy: s'y glissa sans sommet du c anap, pourrait s'introduire dans ce perdre d e temps mais non sans pein e .. Le p a ssage passage, quand il en aurait enl-ev l e s barreaux d e fer. tait horribl e m ent troit si troit qu'il pouvait p e in e C'tait le seoond problm e rsoudre. Farmi les outils remuer bras e t jamb e s pour se p ousser en avant. noossaires dan:s : son mtier, et qu'il portait toujours Il y 'russit cep endant, l e ntement pou ce p a r pou ce, sur lui il y avait une sci e fine et un tourne v is. et enfin arriva en haut, o la girouette., fix e l'e x -il esprait qu e les barreaux taient fixs par des tr mit du v e ntilat eur, l'empcha d'aller plus loin. vis. En ce cas, queJqu e s minutes lui S'uffiraient pour Cela n e l'arrta quel peu d'instants. Elle pas dvisser iet e nle ver les barrea x. assujetti e aussi s olid e ment que les barres de fer .du Malheiureusiement, il se tr ouva qu e les barreaux bas, e t apr s quelqu e s efforts et secpus,ses, Patsy bris a avai ent l eurs e xtrmits eng a g e s dans le mur et qu'ils oot obstacl e dont il j e ta l e s dbris sur le toit, et il taient prob.able mer1t assujettis de l'autre ct au moyen se bis.sa doucem ent dehors. /

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. 1 I ' ta piste sous les eaux. l La nuit tait calme et sereine. Il s'tait chapp marches. Ce n'tait pas un endroit rester en place de la chambre du fou, mais il tait soixante pieds pour se. battre. Son seul espoir tait sortir de la et plus du sol. Il ne se trouvait pas dans une meilleure maison, sans que les habitants souponnasswt que situation, moins qu'il ne pt desoendre sans attirer c'tait leur prisonnier qui s'chappait. S'il continuait l'attention. courir, ils croiraient avoir affaire un, cambrioleur. Ce n'tait pas comme s'il et t sur l\l toit d'une Arrte-le, George 1 cria une voix d'en haut. maison faisant partie d'une range ou d'un bloc, d'o Patsy comprit qu'il avait un autre tage desil aurait p u gagne r le toit de Ja maison voisine. Dans cendre et il traversa prcipitamment le palier pour oe cas, en' passant d'un toit sur l'autre., il aurait bien trouver les marches. fini par trouver une trappe o lucarne, par laque.ne Soudain une lumire parut devant lui . Dans le il serait desoondu pour prendre l'escalier et .sortir dans p mier jaillissement de cette lumire, il vit George la rue, comme s'il habitait la maison. Dunbar la main pose sur un bouton lectrique. Le Mais la mais on des Dunbar tait spare des dtective leva le bras et brisa le globe en morceaux. autres de tous cts, par de larges espaces; il n'y La mais on fut de nouveau plonge dans les t nbres. avait pas de marquise sur la cour, ni d e tuyau de Pendant cette lueur, si brve, il avait aperu les gouttire pour l'aider desc eruire. march e s. Il repoussa violemment George de ct, tira Patsy ape rut oependant une trappe sur le toit un coup de pistolet dans le pla,ncher pour l'effrayer, et il s e dcida s'en servir, c'e st--dire pntrer et se prcipita dans l'escalier. par oe moyen dans la maison mme, au risque d'tre Au pied des marches se trouvait la porte de la dcouvert. Il n'y avait pas d'autre chose faire, rue. Elle tait ferme clef et par des moins de rester l toute la nuit sans bouge.r. chanes. L
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14 La piste sous les .aUX. Pendant un moment il avait cru qu' tenait l'homme. Et voil qu'avant d'avoir pu distinguer les traits du cambrioleur, celui-ci avait adroitement bris le globe de la lumire lectrique et avait bouscul George Dunbar assez rudement pour l'envoyer. chan celer au bout du corridor. Percy tait surexcit, lui aussi; mais il prouvait Ull certaine ,satisfaction la pense que le cam brio leur tait sorti de la maison sans lui faire de mal. Monte l-haut et essaie de calmer les domesti ques, dit George en entendant du tumulte du ct de leurs chambres. Trs bien, George I Je vais faire une r<>nde en bas, et puis j'irai voir si n'a pas t drang par ce vacarme. George avait dj descendu la moiti des mar ches; il vit alors que le cambrioleur avait laiss la porte ouverte. Il sortit sur le perron et entendit le bruit de pas rapides qui s'loignaient dans la rue. Au voleur I au voleur I cria George trois ou quatre fois du seuil de la porte. Il tait tent de se la poursuite de l'individu qu'il croyait voir courir. Mais rflchit et rentra chez lui. L'ide lui avait travers l'esprit que le cambrio leur pourrait bien avoir des complices encore cachs dans la maison, et qu'l y aurait des chances de les prendre. En tout cas, il tait ncessaire de fouiller la maison dans tous les coins. George tourna les boutons lectriques pour clai rer le vestibule et oommena son examen dans la 13alle manger, pensant que c'tait l qu'un cambrio leur se rendrait, probablem'ent, tout d'abord, pour s'emparer de l'argenterie. Il constata naturellement que rien n'avait t drang. Puis il visita les cham bres du premier tage. Dans l'intervalle, Percy, suivant les instructions de son frre, tait mont l'tage suprieur pour calmer l'agitation des domestiques. Il trouva l trois femmes presses l'une contre l'autre l'extrmit du corridor. Elles poussrent des cris encore pfus perants quand il approcha. -Ne faites _pas les sottes, dit-il; il n'y a au cun danger. Ne savz-vous pas qui je suis? Oui, dit l'une, d'une voix tremblante; c'est Mr. Percy. Mais ce n'est pas vous qui tes descendu par le toit? C'est absurde 1 s'cria Percy. Qu'entendez-vous par l? Parce que, expliqua la servante, Sarah l'a entendu qui descendait du toit. C'est impossible 1 Ra.contez-moi vite I dit Percy trs mu. Je ne dormais pas trs bien, monsieur, rpon dit la femme laquelle il s'adressait, et j'ai cru enten dre des pas sur le plancher au-dessus de ma tte. Puis, le bruit cessa et j'allais ne plus y penser quand "tendis le chat pousser des cris, le bruit d'une des ooups de pistolets et le reste. Vous avez d V'Ous tromper pour les pas enteh dus sur le plancher au-dessus de votre tte. Aucun cambrioleur ne s'aviserait de monter jusque-l. Cependant il devait se trouver cet tag; monsieur, insista une autre servante; autrement com ment aurait-il fait la culbute par-deasus le chat pour tomber sr ces marches? Percy ne put rpondre cet rgument. l lui parut tout coup que cette observation n'tait pas sans valeur. Le cambrioleur avait du se trouver l'tage des domestiques, d'une faon ou d'une autre. Mais qu'est qu'un cambrioleur pouvait trouver l-haut qui valt la peine de courir des risques pour s'en emparer? L'ide ne lui vint pas, Il.on plus qu' son frre, que l'homme qui causait tant d'moi pt tre leur pri sonnier. La chose tant inimaginable, ils n'y pensrent mme pas. Mais il y avait quelque chose d'inexpli cable dans les mouvements du cambrioleur, travers la maison. Vous ferez mieux d'aller vous coucher, dit Percy aux femmes, d'un air tranquifi. Il y a ... Elles ne le laissrent pas achever. Oh I non, non I s'crirent-elles en chut. Il y en a peut-tre un autre dans la mansarde. C'est absurde I Allons, assez d'histoires. Il n'y a personne l-haut. Il pourrait y a:Voir quelqu'un, Mr. Percy, r ptrent-elles avec obstination. Montez-y, s'il vous plat, pour voir. Je ne fermerai pas les yeux dans cette maison, tant que quelqu'un n'aura pas t l-haut 1 s'cria Sarah. Peuh I grommela Percy; s'il n'y a pas d'autre moyen de vous tranquilliser, je monte y regarder. Mais calmez-vous maintenant. Ce n'est pas la peine d'alarmer la ville entire. Il monta l'tage suprieur, et naturellement ne constat.a aucun dsordre. Il n) avait pas de lumire lectrique cet tage; mais il put s'assurer, en faisant flamber quelques allumettes, que personne n' tait venu rder par l. Il leva la tte vers la trappe. Elle tait ferme comme d'habitude. Les servantes s'taient videmment tvompes. Il tait, aprs tout, possible que le cambrio leur et grimp sur le toit au moyen d'chelles. Il ferait donc bien d'examiner tout. Mais si la trappe tait attache en dedans, il serait bin inutile de poursuivre les recherches de ce ct. Percy gravit les raides chelons qui conduisaient la trappe. Celle-ci n'tait pas attache 1 Il la souleva et regarda sur le toit. Il ne put rien apercevoir dans l'obscurit; alors il se glissa dessus. Comme il ne pensait pas autre chose qu' des chelles possibles, il ne s'approcha pas de la chemine qui mergeait au milieu du toit, prs de laquelle le ventilateur bris aurait pu attirer son attention et veiller ses soupons. Au lieu de cela, il courut vivement le long des bo rds du toit. Il ne dcouvrit aucune chelle, et il en tira la conclusion que Sarah' et les autres

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La piste sous les ea;u.x. 15 taient trompes. Le cambrioleur n'avait pas pntr autres, garons, v10us vous chargeriez de l'individu dans la maison par cette voie. et alors j'ai paroouru toutes les chambres de cet George n'avait pas termin son inspection du rez tage. quand il entendit son pre qui l'appe-Ave. z-vous trouv quelques traces du voleur? 0 m, dans la chambre de votre oncle Grgoire. J'espre que VUS n'avez pas t rveill pre Les deux frres changrent des regards stupGoorge en rponse son appel. Il n'y a faits. d'avir de l'inquitude. (}oorge fut si Vlemment mu de cette dclarabion .. Pas li_eu., d'avir de l'inquitude! rpta le que le pistolet qu'il tenait la main depuis le com vieillard stupefait. Un vacarme pouvantable avec mencement de l'aventure lui chappa des doigts et CUps de pistolets et hurlements sauvages, vous a'ppelez tomba sur le plancher. cela ne pas avir de causes pour s'inquiter? Avez_ Qu'est-ce que c'est? demanda Mr. Dunbar en vous l'esprit, Goorge? ou bien, qu'est-ce que cela se retourna.nt vivement. veut dire? J 1 -Rien, rpondit George d'une vix touffe. Mon s'alarme; vou .. n'y a pas rn,aintenant lieu de pistolet a gliss de ma main, c'est tout. Je le vois assez. Il se baissa pour ramasser son arme, et il y Nous avons reu la visite d'un cambrioleur. n:it du temps, de peur de montrer son pre son Je n'en ai p _as dout un instant VISage boulevers. Percy t.ai'.t ce point abasourdi qu'il -Il n'a rien emport cet tage. Je l'ai vine pouvait b ouger. sit partout. Vous devriez faire plus attention, quand vous Il a d prendre peur et s'enfuir avant d'avoir mamez des armes feu, remarqua le vieillard en se / en le teP11ps de faire main basse sur quoi que ce s oit. se mettre au lit, car ils taient entrs en C'est probable. Rien ne parat avoir t ensemble dans la chambre. lev d'ici. . . Son regard s'arrta par hasard sur Percy. Le vieux Mr. Dunbar parlait du deuxime Sur mon me! s'cria-t-il, on dirait, mes gar-o il se tenait en haut des marches. ons, que vous tes aussi pusillanimes que des fem-.. Mais il y a quelque chose de drang l'lecmes l Percy, vous tes ple comme un spectre! Je tricit ., t i : .: : . croyais que vous n'aviez pas peur! 1 .. ;. :;;;:_ Le globe du vestibule est bris en' JJllorceaux, Je n'ai pas peur, pre, rpondit Percy, en pre, dit Goorge. : . i , ... ; 1 lanant son frre des regards affols. C'est la lu-Et il expliqua comment c'ta&.t triv. .. mi qui rne fait paratre si ple, je suppose, et aussi Vous mieux de vous c-0ucher, prsitlt, parce que jB ne suis ha.bill& qu' moiti. P.ere. Percy et moi, nous allons faire notre tour d' inspecLe vieux gentleman fit entendre un grognement ho:n cet et.age, pour voir s' il ne manque rien. d'impatience et s'tendit sur son lit. A. ce Percy descendait la mansatd '"'" .Yos disiez, pre, que vous avez regard dans '. -:-a va bien, pre> ne so:yez pas inquiet. la chattibre de l'oncle Grgoire? demanda George, que nous aurons visit les chambres de votre fais!'lrit un effort pour que sa voix ne traht et.age que saurons ce qu'il y a dire la police, pas son nous irons la. prvenir et nous reviendroni;; nos couOui, j'ai regard partout. Je n'ai pas pas& un che r. ,. ... ''. .,,.. "' . seul cabinet; j'ai mme regard sous les lits. Je n'ai Trs bien, dit Mr . Dunbar 'se jet qu'un ooup d'il dans la chambre de sa chambre. Je n'ai pas nvie rester debout plus mai1S il Jnl'l suffit pour me convaincre que le cambrioleur ,Je pense que V()u$ tes bien srs qu'il y avait pass. Je ne l'ai pas examine fond, car n Y a pas d P?rsonn trangre dans la mais 1 on. videmment, il n'y a rien l qui puisse tenter un n ---:-T?ru..t fu:it Percy i ni:oins qu'elle cambrioleur. e soit a cet et.age-ci 'qm est bien improbable. .:....Non, rien, l'exception des livres, fit remarNous le saurons dans 'r:,?nq minutes. quer George, qui tchait de paratre calme, mais dont la .---:Vous pouvez n tre srs ds maintenant fit voix tremblait. le viei!lard, arriv "tt la porte de sa chambre o' les -Il ne se serait pas embarrass des line3; mais deux Jeunes .,,. 't l h f 'd ge l'avaient accompagn le long du il a P, penser qu'i y iava1 que que c ose a aire r:our corn or. lui dans cette chambre, car meubles y taient 9u.-A :Oulez-vous dire? entasss d'une faon bizarre dans un coin. Je ne serais m .m;,.,im,pJement que j'ai visit tout l'tage moipas tonn qu'il en soit tom.h un, pendant qu'il tait ..::... Oh! O ui. Je n'avais pas besoin qu:on me dise, quand fiii rveill tapage, qu'un avait p.netre dans la maison. J'tais convamcu que vous l'ouvrage, et que ce soit ,cela qui l'ait l'effra.-yQ et ait commenc le tapage Probablement, lit George d'une voix faible. Les deux frres changrent de nouveau des regards anxieux.

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( La pl.st sos Ie s ell;ll.'k. Je m:e demande ce qu'il essaiyait de fa.ire? continua le vieux gentleman en s'allongeant commo dment dans son lit. Il a d avoir l' ide que ootte pice communiquait, de faon ou d 'autre, avec: un caveau reclant des trsors. C'est 'heureux, hein? qu'il n'ait pas referm la porte sur lui en entrant 1 Car il n'au, rait jamais pu ressortir. Trs heureux pour lui, fut tout que Percy parvint dire. Sur un nouveau coup d'il de 'l'un l'autre, Prcy se glissa sans bruit hors de la chambre. ; Oui, ce fut heureux pour lui, reprit inno<:em le vieillard; car s'il avait referm la porte, il serait rest prisonnier sans espoir de dlivrance. Nous n'auri, ons pas mme su qu'il tait l, moins que ses cris de dsespoir n'eussent fini par attirer notre attention. Faut-il teindre maintenant, pre? demanda George. Oui, vous pouvez ... Attendez. Avez-vous d couvert comment l'individu est entr? Pas encore. Nous ne nous coucherons pas avant de le savoir. Bonne nuit! Bonne nuit, George. Je ne cris pas que j'au rai envie d'aller au bureau demain matin. L'tranJ!e disparition de Mr. Fillmore et oot incident m'ont du rement secou. Voulez-vous que je vous donne quelque chose pour vous faire dormir? Non, je m'en passerai. Naturellement, vous n'avez rien entendu dire au sujet de Mr. Fiillmore de puis que j'ait me coucher. Pas un mot. Eh bien, bnne nuit 1 lnformz :ta police, mais ne me drangez pas, moins gue ce ne soit ncessa.fre. George promit et tourna le bouton ectrique. Alors il forma la porte de la Chambre de son pre et se dirigea doucement le long du corridor vers le cabanon dans lequel Patsy avait t renferm. Il y trouva Percy debout, comme dou au plan cher, les yeux grand ouy;erts devant les meubles en t.asss dans le coin. Sans tourner la tte quand son frre entra, Percy montra du doigt l'ovverture du ventilateur. Regarde-moi murmura-t-il. Il est smti par l. C'est heureux que pre ne s'en soit pas aperu. -Eh bien 1 grommela George, avec un pouvan table juron; si tu vois quelque chose d'heureux dans la situation, c'est plus que je ne saurais faire, quant moil Je sais, je sais, George; c'est une sa,,le affaire. J'ai pens un instant, quand pre a parl de porte ouverte, que le dtective avait pass prs de lui, d'une faon ou d'une autre son insu; mais tu vois; c'est bien vident, c'est par l qu'il s'est eafui. Oui, s'cria George, et cela veut dire que Nik Carter est en libert. Voil le fait important, et c'est tout ce qu'il est ncessaire de savoir. Naturellement; mais je suis compltement aha. 1 \ sourdi. Que diable pouV10ns-nous faire? Mais qu'est-ce que tu fais maintenant, George? George remuait fbrilement les livres et les pa piers qui taient sur la table. -Je herche les lettres que je lui ai crites. Elles contenaient un aveu, comprends-tu? Oui, rpondit Percy -se calmant tout coup. C'tait ton ide... -Je le sais; m)Lis tu es auss, i menac que moi. Et c'est toi qui as crit ces lettres. -Eh: bien, quoi, aprs tout? Tu n'as rien trouv redire quand je t'en ai parl. Cela ne veut pas dire que j'aurais fa:it une confession crite. Peut-tre pas, mais tu es pris dans les filets d'une femme qui te fait commettre des extra, vagances. Allons, George 1 interrompit Percy en posant la main sur le bras de son frre. Que gagnerons-nous nous disputer? Nol!'S y sommes tous les deux, n'est" ce pas? L'un peut-il s'en tirer en y la,issant l'aut? Non. -Eh bien! restons unis. Je suis d'avis que nous avons t une paire de fous maladroits, et pe'l'l.t-tre suis-je le plus sot des deux i mais s'il y a un moyen quelconque de se tirer de ce mauvais pa.s, il nous faut le .chercher et le trouver ensemble. Trs bien, Percy. Tu ne trouves pas les lettres, hein? Pas une bribe. Bien sr que Carter n'a pas t ?SSez nigaud pour s'en aller sans les emporter avec lui. C'est un tm()ignage suffisant pour nous faire -Pour nous faire pendre, dit George. Grand Dieu! J'espre que nous n'en arriverons pas l L Mais, en tout cas, ce serait de l folie de rester ici. -Pour sr 1 Carter est probablement en train de revenir avec la police pour nous arrter. Nous ferons donc mieux de filer avant son arrive. Allons, viens 1 Si pre p.ous entend sortir, il supposera que nous allons faire notre rapport la police. l:.a vitrioleuse. Nick en parlant de la part qui fooomberait Ida dans leurs recherches communes, l'avait consi dre comme facile. Elle en eut une opinion diffrente ds le db ut, bien qu'ell' n'en dt rien. Elle avait pour mission de faire la connaissance d'une femme et de dcouvrir si cette femme taH complice de la dispariti
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La pis.te sous les ea:ux. 17 1 Parmi les cochers que de temps autre elle avait eus son ,service Chicago, y en avait 1111 dont elle avait remarqu la vive, .intelligence et la promptitude excuter fidlement oo qu'elle lui disait de faire. Elle i;etooma l'htel o ielle tait descendue dans l'espoir de l'y rencontrer, et e1le le trouva heureuse ment, qui atte:n,dait la clientle. Il n'ignorait la profession de la jeune fem me, et il suffit qu'elle lui dt: -J'ai :une nouvelle affaire, pour veiller son in. trt. Ida lui ordonna. de lentement de 'vant la maison de Mrs. Harding et de s'arrter au premier coin de rue au-del; elle dciderait alors de ce qu'il lui oonviendrait de faire. Elle pnsait que l'aspect extrieur de la ma i son de Mrs. Harding lui donnerait une ide quant la meilleure manire de faire la connaissance de cette dame. Une victoria attele d'une magnifique paire de chevaux, avec uri imposant cocher sur le sige, tait arrte devant la maison de Mrs. Harding, quand la voiture d'Ida passa au petit trot. Elle reQit une visite en ce moment, pensa Ida. Elle changea aussitt d'opinion; car elle avait peine dpass la maison, la porte s'ouvrit et qu'il en sortit une femme qui se mit descendre les degrs du perron. A ses manires et ce dtail que personne ne l'accompagnait la sortie, Ida eut la conviction que cette dame tait de la maison. Ce doit tre Mrs. Harding, elle-mme, ooriclutelle. Elle tait extraordinairement belle, de taille, mais bien proportionne . Elle avait les joues trs colores, les cheveux noirs, les yeux noirs et perants. . Sa dmarche dnotait l'nergie, et de toute fa on elle paraissait tre une femhle accoutume com mander. Dangereuse! murmura Ida. Elle se retourna pour regarder par la petite vitre l'arrire du cab, et elle vit Mrs. Harding -autant dire tout de suite
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: r \ \ i 1 18 ta piste sous les eaux. Puis il revint sur ses pas, les yeux brillants d6 malice, les lvres serres pour dissimuler un sourire satisfait. -a y est, Miss, murmura-t-il. Bien 1 dit Ida Vous savez ce qui vous reste faire. Elle s'adossa au fond de la voiture et attendit. Quelques minutes plus tard, Mrs. Harding sortit du magasin et monta dans sa voiture, qui s'loigna. Le cab d'Ida marchait immdiatement derrire la victoria. Aprs avoir pass trois ou quatre blocs de ma i sons, la victoria s'engagea dans une autre rue A ce moment, le cab roula plus rapidement et dpassa la victoria. Il y eut une secousse violente et un sourd cra quement. Ida poussa les hauts cris, comme si elle avait une peur terrible. La roue gauche de la vi_ctoria se dtacha et le corps de la voiture s'affaissa et pmta sur le sol. Pendant un moment les chevaux de Mrs. Harding se cabrrent follement, mais le cocher ne tarda pas les matriser. Ida tait sortie prcipitamment de son cab; elle aida Mrs. Harding se dgager de sa voiture brise. La belle Mrs. Harding tait toute saisie et lgrement ple; mais elle n'avait pas la moindre bles sure. Stupide idiot 1 s'cria Ida en s'adressant son cocher qui avait pris un air horriblement pouvant, comment avez-vous pu tre aussi ma.la.droit? Voyez ce que vous avez fait? Elle se tourna alors vers 'Mrs. Harding. Je suis dsole, madame. C'est la faute de mon imbcile de cocher. C'est i\lil malheureux a.ccident., dit le cocher humblement. Descendez vite et voyez si vous ne pouvez pas y porter remde, ;ors 1 s'cria Ida. Je vous assure, madame, que je ne veux pas que vous ayez souf frir de cette pouvantable histoire 1 Je ne suis pas blesse, je vous remercie, r pondit Mrs. Harding d'une voix un peu tremblante; mais je ci:ains bien qu'il ne soit ncessaire d'envoyer ma voiture chez le carrossier. On ne pourra pas la rparer ici, c'est voir. Comme c'est irritant! s'cria Ida. Il faut que vous preniez ma voiture, madame; permettez-moi d'in sister; j'en trouverai un autre. Oh 1 non, il ne faut pas que vous fassiez cela, interrompit Mrs. Hard ing. Ce n'est pas de V10tre faute. Mais c'est de la faute de m()n cocher, et je ne puis supporter l'ide de l'ennui que vous subissez. Acooptez, je vous en prie, l'offre de ma voiture. Je serai heureuse de vous dposer l'endroit o vou.s voudrez descendre. Vous tes bien aimable, murmura Mrs. Harding encore hsitante. -Et j'aurai aussi b'esoin de connatre ce qu'aura cot la rparation ajouta Ida. Vraiment, dit Mrs. Harding, vous pensez t o ut. La plupart des femmes et des hommes se disputeraient propos d'un accident semblable. Je vous remercie beaucoup J'aurais l'esprit bien plus tranquille, si vous vouliez me perm e ttre d e vous r a m e n e r c h er.: vous, ou n'imP'orte o vous dsiri e z aller. -Je rentrais ohez moi. Eh bien 1 oui, s'il vous plat, j'accepte votre offre si aimable. Je suppose que vous me garantissez que votre homme ne va pas nous faire courir d'autres dangers. Mrs. Harding s o uriait en disant ces derniers mots. Elle monta dans le cab. Vous entendez bien 1 dit Ida au cocher. Il faut conduire avec prudence, ou ce sera vos dpens, vous pouvez compt e r l-dessus. Oui, madame, rp o ndit le cocher avec l'air confus d'un coupabl e. En ce moment un policeman tait survenu et posait des questions. Les dames lui dirent qu'il s'taif pl'oduit un accident, mais que personne n e dsirait dposer de plainte. Le cocher de Mrs. Harding re ut des ordres pour conduire la victoria l'atelier de carrosserie, et les deux dames partirent ens e mble. Quand elles furent installes dans le cab, en route pour le domicile de Mrs. Harding, elles chan grent leurs carte s. Ida en donna une qui portait le nom de W elman. E1les conversrent agrablement pendant le tra jet; Ida fit de son mieux pour produire une bonne impression sur sa nouvelle connaissance. Elle y avait dj russi en proposant de lui pr ter son cab. -Ne voulez-vous pas entrer un "instant, :M:rs. Welman? demanda Mrs. Harding quand le cab s'arrta devant la porte; je serais heureuse de vous offrir une th. -J'en serais enchante, rpondit Ida avec une sincrit parfaite. Elle dit au cocher de l'attendre et entra dans la maison avec sa nou v ell e connaissance. Mrs. Har ding s'arrta dans le vestibule pour regarder une carte dpose sur un plateau. Ida russit jeter un coup d'il sur cette cart e et lut le nom de Mr. Percy Dunbar. Asseyez-vous un instant, Mrs. Welman, dit Mrs. Harding en l'introduisant dans le salon; je viens vous rejoindre dans un moment. Ida entra et entendit Mm. Harding demander une boIUle: Quand Mr. Dunbar est-il venu? Just aprs votre dpart, madame, rpondit le domestique. A ce moment, la; sonnette de la porte retentit et on entendit une voix d homme demander la domestique qui ouvrait ., (

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La piste sous les eaux. 19 Mrs. Harding est-elle ... Oh! vous voil, Violet!.,, Celle-ci avait d, videmment, faire un signe d'a vertissement au visiteur; car Ida n'entendit plus rien qu'un bruit de pas qui lui indiquait que Mrs. Har ding et le visiteur taient entrs dans une autre pice. C'est Percy Dunbar, naturellement, pensa Ida. C'est un des membres de la maison Dunbar et Fils. Patsy se figure qu'ils sont au fond de cette affaire. Une femme pourrait bien s'y trouver implique, aprs tout. Il faut que je voie la figure de Mr. Percy Dunbar. Elle pron1e:ha les regards autour de la chambtEi. Dans :Un cadre dress sur une table tait la photo graphie d'un jeune homme. Ida l'examina, puis jeta un coup d'il sur les autres bibelots. Elle vit que Mrs. Harding aimait s'entoure.r d'objets prcieux, et qu'elle en possdait beauooup. Le.. gentleman venu en visite ne resta pas long temps. Ida, en l'entendant traverser le vestibule, alla la fentre. ,,.-A travers les rideaux, elle le vit descendre les marches du perron. C'tait bien l'homme dont la photographie tait sur la table. Ida revint promptement s'asseoir sur sa chaise, et Mrs. Harding rentra dans le salon. Excusez-moi, dit-elle, j'ai t drange pour une question d'affaires. Je suis propritaire de plusieurs maisons, et mon agent est venu pour m'entretenir de certaines rparatioru; urgentes. Je l'ai oongdi en lui disant de revenir. -Il ne faut pas que je vous drange, rpondit Ida poliment. Du tout. J'tais heureuse de m'en dbarrasser. Mrs. Harding cacha sa figurfl derrire son ven tail et se mit biller. Un grand changement s'tait produit en elle. Elle n'avait plus l'animation de tout l'heure. Dans des circonstances ordinaires, Ida aurait pem qu'elle en avait dj assez de sa nou velle connaissance. Mais si Mrs. Harding essayait de faire comprendre Mrs. W.elman qu'elle ferait bien d'abrger sa visite, elle dut tre dsappointe, car Ida ne manifesta aucune ment le dsir de s'en aller. Une bonne apporta du th et des gteaux. Mrs. Harding fit tous les gestes de cette opration rconfor tante, tandis qu'Ida grignottait des gteaux et buvait petits coups, comme une personne qui y trouve un plaisir extrme. Pendant tout oo temps elle examinait cette crature superbe. -Me souponne t-elle? pensait-elle. Mr. Percy Dunbar lui a-tmis la puoo l'oreille, par une indi cation quelconque? Comment le pourrait-il? J.e vais lanoor la sonde et voir c qu oola donnera. Au bout d'un instant: Mrs. Harding, dit Ida tout coup, je voudrais vous demander une chose... C'est une chose qui m'a vivement frapp quand je suis entre dans le salon. Cette photographie (elle dsignait celle de Percy Dun bar) res&emble teUement l'un de mes a.mis, appel Fillmore 1 Serai t-oo ... Fillmore 1 s'cria Mrs. Harding videmment toute saisie. Je sais bien que oo n'est pas le Mr. Fillmor auquel je pense, c ontinua ingnument Ida, car il est: beauooup plus vieux. J'ai cru que c'tait peuttre: un d e ses parents. Non; rpondit pniblement Mrs. Harding; il' ne s'appellie pas Fillmore et n'est parent de personnes de ce nom. Ohl dit Ida, j'ai d me tromp er. Le ooup avait port. Ida tait convaincue que Mrs. Harding savait quelque chose de la disparition du millionnaire. Il lui sembla qu'il tait temps de partir mainbe nant pour fa.ire surveiller la belle veuve. Elle se leva donc. . Avant de partir, Mrs. WeJman, dit Mrs. Harding, voulez-vous monte.r un instant? J'ai fait qu>elques achats aujourd'hui et je srerais heuuse de vo'Us les montrer. Toutes les femmes prennent intrt ces ses, je le sais. Ida s'aperut bien que ce n'tait l qu'un pr texte. Mrs. Harding r:tvait quelque motif srieux et cach pour la prier de monter son appartement par ticulier; mais cette rflexion ne pouvait que la d,.. cider se rendre ootte invitation. ../ J'en serai enchante, rpondit-
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La piste s.ous les eaux. Un agrable parfum remplit l'atmosphre et se mit rire. Mrs. Harding leva les bras au ciel, suffoque d'tonnement. Avant qu'elle fut revenue de sa stupeur, Ida tir son petit mais dangereux revolver, et le braquait dl'oit sur la femme. Rassurez-vous, Mrs. Harding, dit,elle en sou riant; je pourrais lancer du vitriol, moi aussi, .si je voulais, car j'ai la bouteille qui tait sur votre table de toette. Je l'ai mise dans mon rticule pendant que vous le rideau, et je l'ai remplace par une bouteille de parfumerie inoffensive. Si vous m e donnez de l'ennui, je ne vous jetterai pas du vitriol, mais je tirerai et je vous ferai du mal. Hors de chez moi, dmon 1 dit Mrs. Harding d'une V'oix haletante, en essayant de se remettre de son tonnement et de sa frayeur. A une seule oondition, dit Ida. Laquelle? Dites-moi o est Mr. Fillmore ? Les yeux de Mrs. Harding lancrent des Il semblait qu'elle allt se prcipiter sur la dtective et Ja terrasser; mais le revolver braqu tait un argu ment irrsistible. V ous n'obtiendre z rien de moi, rponditelle d'un ton furieux. Trs bien 1 rpondit Ida. Je n'y tiens pas par ticulirement mais il faut que vous sachiez que j'ai le pouvoir vous arrter. Je vais vous oonduim au central de police, o vous pourrez parler de oett affaire avec Mr. Percy Dunbar. Percy est donc arrt? s'cria Mrs. Puis elle posa la main sur ses lvres, comme crai gnant d'en avoir trop dit. Vous ne supposez pa;s, n'est-oe pas, rpliqua Ida, que je l'aie laiss sortir de cette maison sans donner le signal pour qu'on l'arrte? Alors votre oocher est aussi un dtective? Vous de vinez bien, Mrs. Harding. Mettez votre chapeau et nous allons faire une autre promenade en voiture. Les yeux agrandis par l'pouvante les lvres en trouvertes, la belle Mrs. Harding regarda fixement Ida pendant un moment, puis toute son assurance tomba et elle renona la lutte. Ne me mienez pas travers les rues comme un vulgaire criminel 1 Je ne le ferai pas, rpondit la cousine de Nick 'Carfor. Personne ne saura que vous tes en tat d'arrestation, et nous pourrons peut-tre vite-r de vou;s y mettre si dites ce que vous savez. II vaudrait mieux vous pargner oot ennui, Mrs. Harding. Je ne veux pas, s'cria-t-elle avec une nouvelle nergie. Faites de moi oo que vous voudrez, je ne dirai pas un mot. Alors mettez votre chapeau. Ida tait calme mais rsolue, et Mrs. Harding com prit lui fallait obir. Elle voulait pass er dans une autre chambre, mais Ida ne le lui permit pas. Elles desoendirent ensemble et montrent dam.s le cab. Assises l'une ct de l'autre, elles allrent au bmea;u central. Ida essaya plusieurs reprises de persuader Mrs. Harding de lui dire ce qu'elle savait, mais elle n'y russit pas. Finalement, aprs avoir fait son rapport au che f de la polioe, e.Jle dut laisser Mrs. Harding prisonnire au bureau oontral P:Our aller raconter Nick les dtails de son expdition. .. Besogne pour -dtectives. Nick et Ch,ick s'taient chargs de la partie la plus difficile de l'enqute. Il s'agissait de retrouver les traces d'un individu travers la ville, en faisant des questions frquentes et habiles droite et gauche. Il y avait peu de chances d'aventures ou de gu01 que oo soit d'intressant dans une besogne de cette na ture; mais il fallait la faire et c'tait un travail qui exigeait une oonnaissance toute particulire des finesses du mtier de dtective Par exemple, ds le dbut, ils obtinrent un ren seiignement que Mr. Cadma,n aurait pu avoir plus tt, s'il avait su s'y prendre. Ils interrogrent l'employ de l'asceinseur qui avait descendu Mr. Fillmore au rez-de chausse; il leur parla d'un homme qu'il avait vu d e bout la porte ce moment-l. Ils se mi11ent la reche rche de cet homme, ils le trouvrent et ils apprirent de lui qu'il avait vu Mr. Fillmore s'en aller en cab. Cette sorte de travail, pas pas, n'est pas bien passionnant, mais il a son importanoe, surtout quand il est fait tout de suite e.t sans dsemparer. -On cabman qui le voisinage leur dit qu'il avait remarqu Mr. Fillmore quand il tait et que le cocher de sa voiture tait un homme qu'il n'avait jamais vu auparavant: Oela s'acoordait bien avec les conj ectures de Nick Il demanda si le cab tait en service rgulier. Le cabman pensait que oui, et qu'il une oertaine maison de voitures de louage dont il donna le nom. Il ajouta que les stores de ce cab taient baisss des deux cts. Quand ils eurent appris cela, les dtectives se sparrent. Chick alla la recherche du loueur auquel on sup posait que le ca,b appartenait, et Nick continua suivre la piste d'un cab aux bais;Ss travers les rues de la ville Chick avait natureJMment demand tous ceux qui l'avaient vu, le signalement du cheval qui tranait le cab de Mr. Fillmore. Tous s'taient trs peu de chose prs trouvs d'accord sur oe point. Aussi, lors qu'il arriva l' curie, il demanda au propritaire:

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La piste sous les eaux. 21 Avez-vous fait sortir oe matin un coup. attel d'un che v al bai ayant une tache blanche la jambe droite cl.e derrire I? Oui, rpondit-il; vous devez parler de l'quide Jim Bailey. Est-ce qu'il est rentr, Jim Bailey? Pas encore. Il doit tre ici dans dix minu'tes environ. Je vais l'attendre. Chick s'assit dans le bureau du louetur et examina attentiv;ement toutes les voitures et tous les cochers mesure qu'ils rentraient. Il attendit plus de dix minutes, rruils enfin un cheval bai avec une tache blanche sur la jambe droite de derrire parut. Il tait attel un ooup. Le cocher avait l'air d'un homme srieux. Chick < dcida au pmier coup d'il que oe n'tait pas tun homme se ml 1er une affaire d'enlveQ1ent, s'il en avait connaissanoe. ___ C'est bien l Jim Bailiey, n'est-ce pas? demanda -"L-il. ::.,.t" -Oui, rpondit le propritaire. Ici, Jim; void un gentleman qui dsire vous parler. BaiJey desndit de son sige et entra dans le bureau. J'ai besoin de vous faire une ou deux questions, dit Chick d'un air aimable. Allons faire un tour. Il tait .aussi clair que le jour que Bailey n'tait pas rassur, mais il se mit march:e 1 r fl. ct de Chick, et ils entrrent dans un restaurant o le dtective paya des rafraclss i ements. O tiez-vus oe matin, Baey? demanda Chick, regardant l'homme bien en faoo Sur mon sige, rpondit-il. Tout le temps? Bruley eut 'un mouvement d'hsitation. -De quel droit me faites-v;ous ces questions'! demanda-t il. Jevais vous le difle, rpondit Chick. Je suis un dtective. Le cocher avait l'air trs mal l'aise Je n'ai rien fait de rprhensible, grommelat-il. V 11;ms pourrez peut-tre, me ca;usr des ennuis a-vec le pat1,on Fcurie, mais c'est tout ce qu e 1 vous pou vez faire, '--Je ne veux p.as vous attirer des ennuis. Je veux seuliement que vous me disiez oo que vo us sa vez r.elativement aux hommes qui vous ont lou votre voiture, un peu avant dix hlemes oo matin. Ce n'tait pas un mot lanc l'aventure, car Nick' et Chick taient dj tombs d'a.ccrd qu'aucun co cher de profussion n'tait ml ootte histoire. Il tait beaucoup plus probable que les individus cou pables de t enlvement avaient lou une voiture et fait eux-mmes toute la besogne. Baey eut l'air tout saisi. Je ne savais pas qu'il y en et plus d'un, dit-il. C'tait pourtant le 1 cas, rpondit Chick, oomme si l'homme ne lui avait donn qu'un renseignement: sans valeur. Mais si vous n'en aviez vu qu'un, ne fait rien. Raoontez-moi tout. Il fallut quelques arguments mls de menaces pour le persuader; mais enfin Baile y raconta son his toire. Il dit qu'un homme 1 qu'il n'avait jamais vu au paravant; lui avait lou sa voiture pour une courte promenade, oo matin-l de bonne heure. Quand il eut pay sa oourse, il dit: Voudriez-vous gagner facilement cinquante dollars? n'est pas demander, rpondit Bai1ey. Prtez-moi cette voiture, depuis dix heures moins un quart jusqu' dix heures et demie epviI'On. Impossible, rpondit Bailey; c'est contre le rglement. Vous pourriez m'attirer \].es dsagrments. Sottise 1 dit l'homme. Personne n'en saura ja mais rien. Je veux simplement faire une petite farce un ami. Il va se marier dix heures et je veux que oe soit moi qui le i oonduise au train. Vous voyez? B:ailey ne vit pas tout d'abord; mais quand un rouLeau de billets de banque fut tal devant ses ye:ux, il sentit flchir sa rsistance. Cinquante dollars, c'tait une somme qu'il n'avait jamais possde aucun moment de sa vie, et l' tranger semblait un gentleman. Alors il fut convenu entre 1 eux qu' dix hetures moins un quart Bai1ey se trouverait avec son cab un endroit dsign, o l'tra.nge, r ramnemit la voiture trois quarts d'heure plus tard. Cet arrangement fut excut la lettre. Bailey cda sa voitu et attendit l'endroit fix jusqu' dix bieures et demie , et elle lui fut rendue en bon tat. Avez-vous reu vos cinquante dollars? de-manda Chick. _..::_ Oui, certes. Qu'en avez-vus fait? Je les ai dposs la caisse d'par g ne. Je suppose que l'homme vous a ordonn de ne jamais dire un mot de oo qui tait arriv, n'est-oe pas? Oui, ci je rue vous l'aurais pas dit, car oela pourraH m'attirer des ennuis l'curie, mais quand j'ai vu que vous saviez toute l'affaire, quoi c e fa m'au rait-il servi de me tair-e? A rien. Maintnant allons au bureau central de polioe. Ce n'est pa.s loyal, protesta Bailey. Vous m'avez dit ,que vous ne me mettriez pas dans l'embarras. Je le rpte Je crois votre rcit, Bailey; mais, pour constater l'identit de ,l'homme qui. a pris votre voiture, j'ai besoin de v9us. Vous se.rez oblig peut-tre de l'attendre toute la nuit, mais vous ne serez pas en tat d'arrestation. Vous pou.ve z envoyer un mot chez vous pour rassurer vos gens. I

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22 La piste sous les eau.x. Naturellement Bailey dut oonsentir accompagner le dtective, car il ne p o u vait fair e autrement. Ils arrivrent au bureau ntral avant Ida. Chick expliqua pourquoi il dsirail que Bailey ft gard en qualit d'invit; et il poursuivit ses re cherches ailleurs. Il se rendit au bureau central du tlphone et :se fit donner le registre des demandes de communi cation pendant la matine. De cette manire il apprit qu'il n'y avait pas eu de communication entre la Southwestern Company et le bureau de Fillmore & Cadman avant midi, mais aprs, et que c'tait cette dernire maison qui avait demand la oommunication avec l'autre Avant la, il y avait eu plusieurs demandes de diffrentes maisons, parmi lesquelle s, deux provenaient du mme endroit; et Chick, aprs avoir consult le Di:rectory du tl phone, dcouvrit que c'tait un ca baret situ non loin d'Adams Street. La premire demande de communication avait t faite dix heures moins une minute, la deuxime, neuf minutes plus tard. Chick se rendit ce cabaret et demanda au pa tron, ou, oomme on dit l-bas, barkeieper s'il pou vait se servir du tlphone un instant. Oui, jeune homme, si vous savez vous en servir oomme il faut, rpondit-il d'un ton bourru. Chick demanda la oommunication avec le bureau ntral du tlphone. Allo 1 dit-il tout bas dans l'appareil. Donnezmoi le numro un million quatre cent miUe trois. Quoi? demanda l e oontral. Chick rpta le numro. Il n'y a pas de numro semblable. Donnez-le-moi tout de mme. En rponse la demois e lle du tlphone remarqua qu'il tait trop innocent pour vivre longte:mps, et elle oou ,pa la communication. Chick se mit alors parler vmme, ou les homme!J, car il n'tait pas sr que ce ft le mme ch 'aque fois; mais il les reconnatrait s'il les voyait. Trs bien, dit Chick, je vous suis bien oblig. Si demain, on avait besoin de vous au bureau cen tral, ce serait pour identifier ces hommes. Si ces individus, ou seulemoo.t l'un revenait, faites le moi savoir. Il laissa une adresse o le barkooper pourrait communiquer avec lui et alors il se mit la recherche de Nick. M ais comme il connaissait la direction qu'avait prise la voiture et qu'il savait d'ailleurs ce que Nick ignorait que la course avait t faite en moins d'une heure, il pensa qu'il avait peut-tre chance de trouver o l'on avait cach Mr. Fillmore, avant Nick lui-mme. Il se trompait en ceci; mais il ne rencontra Nick qu'aprs av oir cherch fort longtemps. Ce ne peut tre 1oin, dit-il au matre; car la voiturn a mis moins d'une hieure faire 1'e trajet aller et rntour, partir d'un endroit d'Adams Street, que je connais. Cela ne me surprend pas, rpondit Nick, car j'ai perdu la piste. J'ai parcouru le terrain plusieurs fois et je reviens toujours par ici, pas plus avanc qu'auparavant. Ils regardaient un grand entrept, de l'autre ct d,e 1a chausse. a ne signifie peut-tre rien, dit Nick, mais cet entrept appartient Dunbar & Fils. Rencontre avec une chaloupe vapeur. L'entrept s"adossait la rivire, non loin des bords du lac. Chick raconta Nick Carter qu'il avait appris et mit l'opinion que l e s Dunbar d<:lvraient tre mis en tat d'arrestation immdiate.

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La piste; sous leis eia.u,x. 23 Si Bailey, dit-il, et le cabaretier reconnais-sent l'un des Dunbar, la chose sera rgle. Quelle chose., rgle? demanda Nick. -Eh bien l qui a fait le coup, naturellement. Oui, mais oela ne fera pas retrouver Mr. Fillmore. J'ai cru ds le dbut, qrie Patsy avait devin juste. J'en avais l'ide pendant que je parlais Cad man; mais tu ne suppose:s pas que les Dunbar vont faire des aveux, n'est-oo pas? Ils ne nous diront pas o ils ont mis Mr. Fillmore. C'est vrai, tout de mme. Ils l'ont peut -tre cach dans leur entrept. C'est peu probable. Continuons nos recherches. Nick tait dguis en dbardeur. HabiUe-toi de tte faon, Chick, dit-il au bout d'un instant, et viens me rejoindre aux docks. Nick se dirigea en flnant du ct de l'emhou chure de la rivire et le long des quais. Il engagea conversation avec un ouvrier qui ne faisait rien en ce moment-l. Qu'est-ce qu'ils font l-ba.<>? demanda Nick, montrant du doigt une barque l'ancre, quelque distance sur le lac. Une golette a sombr en cet endroit, il y a quelque temps, rpondit l'homme, et des scaphan driers sont. en train d'essayer de saver la cargaison. Vraiment! je me demande si je pourrais y trouver du travail. Sais pas. Etes-vous scaphandrier? Oui. Vous pourriez peut-tre vous faire emboucher pour le travail de nuit. J'ai entendu dire que les Dunbar n'avaient pas autant de plongeurs qu'ils en voudraient. Les qui? Les Dunbar, Dunbar & Fils. Ils ont l'entreprise pour sauver la cargaison. -Estla mme maison de commerce qui a un bureau dans Adams Street? Je crois que oui. Ils ont un bureau pour cette sorte de travaux l-bas, et l'ouvrier indiquait un en droit du geste. Merci, camarade, je vais y aller. Nick revint sur ses pas jusqu' oe qu'il et ren contr Chick, qui avait revtu de grossiers .:vtements de db.ardeur. -J'ai trouv une piste aquatique, dit Nick. Est-oo que les coupables ont laiss la trace de leurs pas sur les vagues? demanda le jeune dtec tivie fst0n cousin Nick. C'est ce qui nous reste dcouvrir, rpondit Nick d'un ton srieux. Tu ne dois pas oubli1er que notre premier soin est de trouver Mr. Fillmore. C'est exact. Il court peut-tre un danger mortel en ce mo-ment. Alors? Je suis presque certain que les Dunbar ont fait le coup, ou bien ont soudoy des gens pour le fa.ire, Il est peu probable qu'ils aient cach leur prisonnier ailleurs que chez eux, n'est-ce pas? Non, c'est pour cela que j'tais d'a\fis de faire des recherches dans leur entrept. L'ennui c'est que cet entrept t ouvert presque toute la journe. Des voitures y sont entres et en sont sorties, pendant que je flairais de ce ct. Dans de teilles conditions, ils ne pourraient squestrer quelqu'un dans ce btiment. Non, Chick, ils l'ont a.men ici tout d'abord, et se sont empresss de le transporter ailleurs. Ils l'ont peut-tre transport de l'autre ct du lac? Peut-tre, mais j'ai l'ide qu'il est plus pro ximit. Les Dunbar, Chick, ont des entreprioos de toute nature. C'-est ce que j'ai entendu dire, Ils sont entrepreneurs en gnral. Entre autres chosBs, ils ont l'entreprise de 13auvetage des cargaisons de navires qui sombrent. C'est oo que je viens d'apprendre d'un individu l-bas dans les docks. -Et oeJa te porte souponner ... Qu'ils ont c3.cb; Mr. Fillmore sur leur cha-land de sauvetage. Y Bn a-t-il un en moment qui travaille? Oui, il est l'ancre environ un mille du riva.ge. Alors, nous allons lui rendre visite, je pose. Parfaitement. Si tu vois un endroit oq nouspuissions louer une embarcation, dis-le moi. Trs bien, Nick. Ils n'avaient pas perdu de temps, e t, tout en discourant de la ils s'taient avancs rapidement le long des docks. Ils t:iiouvrent bientt une embarcation et firent. force de rames vers le navire, sur lequel Nick avait demand des renseignements l'ouvrier. En s'approchant fi virent que c'tait un vritabl(l) chaland de sauvetage, avec des bossoirs et les di verses machines noos.sais pour excuter des tra vaux sous l'eau. Avant qu'ils fussent arrivs porte de la voix, ils virent un scaphandrier qui meirgeait la sur face pour se reposer. Une chaloupe vapeur si balanait Jelong des flancs du chaland. Peu d-e temps aprs que le scaphan drier eut gagn lie pont du chaland, la chaloupe poussa au large dans la direction du rivage. Elle ne transportait qu'un seul passager, le seul homme bord, l'exception du timonier et du m canicien. Je parie, dit Chick, que Fillmore est dans la cabine du chaland. Ne risque pas d'argent l-dessus, Chick, r p1iqua Nick; nous allons bientt l e savoir. Ils ramrent vigoureusement dans la direction du chaland. )

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' 24 La piste sous les eaux. Bientt le pa.Ss.ager de la chaloupe vapeur se leva pour les regarder, Il prit mme une longue vue des mains du timonier pour les examiner mieu:x:. Il s'intresse nous, remarqua Chick. N'y fais pas attention, dit Nick. Ne le regarde pas. S'il a quelque chlQSle nous demander qu'il parle. Ils oontinurent tirer sur Les avirons. Le passager se rassit, mais il avait dit videmment quelqu e chose au tim'onier: la chaloupe vapeur gouverna souda.in se rapprocher du canot. Il tait vident aussi qu'il avait dqnn des ordres pour alle.r toutei vitesse, car l'emharcatio n va peur fendait les ondes beaucoup plus rapidement. Ils viennent sur nous, grommela Chick, tirant sur l'aviron de toutes ses forces. -H l-bas 1 criJL le passage r de la chaloupe un instant plus t.ard. Rame toujours 1 murmura Chick, mais sans te presser. Nrous ne l'av;ons pas entendu, tu comprends. H 1 l-bas, du canot 1 s'cria de nouveau le passager. O alle z-vous? rpondit Nick, se reposant sur son avi ron et regardant par-dessus son paule. La chaloupe tait environ nts pieds du canot. La machine tait arrte; eille avait pris position entre le canot et le chaland, qui tait tin peu plus loign. Les hommes sur le pont du chaland ce : ssrent leur travail pour voir ce qui allait se passer. O .allez-vous? rpta le passager. Oh! l-bas 1 rpondit Nick avec un geste vague de la .tte. Il piongea son aviron dans l'eau comme. s'il avait l'intenfion de poursuivre sa route, et comme il allait le faire rellement si la chhloupe ne l'en empchait pas. Mais c'tait jQstement oe qu'elle voulait faire. Arrtez-vous o vous tes 1 commanda le pa:s: sager V ous ne pouviez all er plus loin de oe ct. Hein? dit Nick, tournant de nouveau la tte et feignant de s'amuser b e aucoup Je vous dis que vous ne pouvez aller plus loin de ce ct. Eh bien 1 mon vieux, je voudrais savoir pour quoi pas? Est-ce' que le lac n'est pas tout le monde? Nron, pas cette partie. -Je voudrais bien savoir pourquoi. Je ne vois pas qu'on ait mis des palissades autour. a ne fait rien, vous ne pouvez avanoer plus loin. Je ne puis pas, hein? NIQn, vous ne le pouvez pas. Soyez raisonnable, mon bon am. Que le diable m'emporte 1 Je suis raisonnable, s'cria Nick qui semblait se m e ttre en colre. Je ne v10is nulle part de poteau avec un criteau disant: N'approchez pas des vagues! Eh bien! ... Chick ricanait silencieusement. Il y aura quarante ans au mois d'aot prochain que je parnours le lac en tout sens, interJompit Nick tout fait furieux; et c'est la premire fois qu'un sqt impertinent idiot dit que je ne pouvais aller o a me fait plaisir Nage Tommy 1 Chick se courba sur son aviron. Il n'avait pas eu le temps de donner un coup de rame quand le passager les hla de nouveau. Arrtez, j vous dis. Je ne v:ous laisserai pas aller plus loin. Attendez une minute et je vais vous expliquer. Quoi? dit Nick tournant de nouveau la tte J'ai dit qu e j'allais expliqu er. -Ma foi vous 'fernz bien, car j e n e me laisserai pa.s chasser du lac par n'imporLe quel... ooutez donc, voulez-vous? Hein? -Il y a un navire coul en dessous de oe chaland. Je le sais bien. -Je suis en train d'en retirer la cargaison. Vous avez entendu parler de la maison Dunbar, les entrepreneurs, pas? Oui, et puis aprs? Je suis l'un des associs. V ra.iment? Lequel ? a ne signifie rien, bien que me soit gal de vious dir e que je suis Goorge Dunbar, 1'1un des fils, vous savez. -Je suis heureux de fa.ire votre conna.issai;i.ce, Mr. Dunbar, mais je ne vois pa,s en quoi cela peut m'empcher d'aller pcher prs de oe chaland. Vous ne devez pas pcher en cet endroit. Non, mme pas une minute. ooutez, camarade, s'il y a quarante ans que vous frquentez le lac, vous savez que, quand il y a un navire perdu, l'entreprenem a le droit de trava.iUer l'pave, comme si c'tait sa prop1it. -Eh bien 1 qui est-ce qui va toucher votre proprit? deinancla Nick, se mettant de nouveau en rage. Tout ce que je rclame, c'est la' libert du lac, qui est mon droit, et, par le diable, j e Faurai Il faut nous faire donner la chasse, Chick murmura Nick, et il se courba sur son aviron. C'est bien 1 nous allons voir a, dit Dunbar avec un calme dsesprant. J'ai t patient avec vous les gars; mais si vous ne voulez pas tre raisonnables, vous aurez en subir les consquence s. Il se tourna vers le timonier. Coulez bas oe canot, commanda-t-il, moins qu'il ne vire d e bord et gagne le rivage. Oui, monsie : ur, oui, rpondit l'homme la harre. Nick j eta un regard inquiet du ct de la cha loupe. Vous n'oserez pas nous coul e r bas dit-il. Nre nous forc e z pas l'es s ay e r re prit Duiiba. r

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La .piste sous les eaux. Nick et Chick se remirent ramer vers le cha land. La chaloupe, trs rapprnche du canot, montait e t desoondait au gr des vagues. Elle s'loigna de quelques pieds pour avoir la place de gouv erner1 et alors elle se dirigea sur le c anot lentement, mais srement. Cette chaloupe tait une beJle embarcation dans son genre. Elle obissait au gouvernail avec autant de facilit qu'un homme fait tourner sa main. 1 Elle s'approcha tout prs des dtectives, ralentit un peu sa vitesse et cogna de sa proue l'avant du canot. Il y eut un choc lger, qui ne causa a'uc'Un dom mag e. Cependant Nick se dr-essa. d'un bond sur ses pieds, trs surexcit; il frappa la chalo1.1pe d e son aviron oomme s'il voulait la. repousser et feignant, avec adresse de perdre l'quilibre, il lcha son aviron par dessus le bord. Chick se leva d'un bond lui aussi et frt le mou' iinet av ec son aviron aud essus de sa tte, attendant des ordres. Malheur 1 s'cria Nick, j'ai perdu mon 'vi ron -C'. est bien, dit Dunbar au timonier, faites-le virer de bord. La chaloupe poussa l'avant du canot jusqu'il se trouvt dans la direction du rivage. Niek s'tait assis, s'emportant et jurant au point qu'il en avait le visage tout congestionn. Il aurait t content que la chaloupe et coul bas le canot, car alors Dunbar aurait t oblig de prendre les dtecti vies son bord S'il avait t assez mhumain pour les laisser se dbattre dans l'ieau, ils auraient t obligs de gagner le chaland la nage pour y trouver un refuge. L'uhe et l'autre alternativ e auraient favoris les projets de Nick; mais malheureusement, ou plutt heu reusement, comme les vnements le prouvrent par la suite, Dunbar n'alla pas jusque-l. Quand le canot eut vir de bord, la h aloupe recula jusqu' ce que Dunbar pt se pencher et ra masser l'aviron qu e Nick avait perdu Alors la cha l oupe se rangea prs du canot et l'aviron fut lanc dedans. Si vous tes un bon marinier, cetle fois ci vous tiendrez mieux v.otre rame, dit Dunbar. -Je vais me plaindre la police grommela Nick', en plaant son aviron entre les tolets. Faites-le, si' c'est votre ide. Il vous faudra aller terre p-our cela. Moi je dirai la police que je vous ai souponns d'essayer de voler une partie de la cargaison que nous sommes en train de sauver. Oh! ignoble putois 1 s'cria Nick; j'ai bien envie die s .auter bord et de te rosser d'importance. Pas de btises, repJiqua Dtmbar, exhibant son revolver. n vous en cuira dav antage, si vous essayez a. Nick murmura en secouant la tte: Je suppose qu'il faut s'en retourner1 '.('omrny, dit-il d'un ton maussade. Souque sur la ram 1 Chick' se mit ramer la chaloupe suivit de prs le canot pendant toute la traverse jusqu'au rivage. Enfin, quand il fut oorta,in qu'il avait loign les pcheurs par ses menaces, Dunbar commanda au ti monier de gouverner pour remonter la rivire. N'essayez pas de .revenir, cria-t-il encore en s'l'Oignant. Les hommes du chaland ont l'ordre de tirer sur toute personne qui approche. Les dtectivies ne rpondirent pas. Dunbar poursuivit sa route et, comme on le sait maintenant, S1e rendit droit chiez lui, o il arriV'a. tiemps pour rencontrer Patsy. Nick dit l'homme auquel il avait lou le canot qu'il en aurait enooro besoin, un peu plus tard. C'est maintenant, Chjck, qu'il faut remuer des jambes, dit il quand ils sortirent du canot; nous n'a vons pas une minute perdre. Au fond du lac. Quand Nick Carter descendit terre, la partie la plus difficile de sa tche n'tait pas accomplie. Il savait ce qu'il disait quand il dclarait Chick qu'il n'y avait pas 1.me minute perdre, mais en dpit de tous ses eff.orcs. il parut en perdre un grand nombre Le dtective .a,vait suivi la piste sur l'eau jus qu'au moment o il s'tait fait une ide nouvelle de la si tuatiion. Il tait assez vident que Dunbar avait peur de laisser des trangers l'l'approchier du chaland, mais cela n : e youlait pas dire que Mr. Fillmore ft bord. Nick avait une opinion diffrenbe maintenant, et la premire chose faire c'tait de s'assurer si cette nouvelle conjecture tait vraie. Pour s'en assurer, jl lui fallait un costume de scaphandrier. Il voulait explorer le fond du lac prs du chaland de sauvetage. Il n'y avait pas d'autre moyen die le faire qu'en descendant en scaphiand.oo. Or aprs son altercation -.......,, avec George Dunb3.r, il savait que ce serait inutile de demander tre embauch. Les Dunbar ne voudraient pas courir le risque d'employer un tranger si, comme Nick en avait la conviction, les hommes du chaland avaient t mis dans le secret de l'endroit o l'on ca.chait Mr. Fillmore, e.t avaient reu de l'argent pour ne rien dire. Si Nick avait t chez lui, il n'aurait pas tard avoir sa disposition un appareil de scaphandrier; c.a.r c'tait un de ces objets qu'il gardait en r&erve, pOUJ s'en se.rvir l'occ.asion. J

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La piste sous les eaux. Ivfia.is New-York tait bien loin; et Ch:icago, il avait peur de ne pas ce qu'il lui fallait. Il n'y avait pas beauooup de marchands qui v en d issent des quipements .de ce genre Il en trouva quel ques-uns qui tous ma,nqu.a,i,rent le)l moment de ce qu'il dsirait. La plupart taient to:ut disposs prendre la commande, et ]Jii faire un costume. Nous ne tenons pas ces articles -l en magasin, disaie n t-ils. Il finit par demander iLes noms et les adresses des scaphandriers de profussion, esprant en fr.ouver un sans travail en ce moment. Cette fois il y russit; mais Chck et lui avaient cherch Par toute la ville, des henres entires. Il ne trouva pas d'homme sans travail; mais tomba sur un scaphandriier qui avait un costume d e rechange. n'tait pas en trs bon tat, et on dut encoret 1>asser quelqu temps le rparer. Pui s il fallut le porter, ainsi que l'appareil pour fournir de l'air frais au plongeur, jusqu' 'l'embarcation que Nick avait retenue. La nuit tombait donc quand enfin le canot s e dirigea enoo.re une fois vers l'endroit o la golette tait coule bas. Cette fois-ci Chick seul ramait, Nick assis l'arrire revtu de sa cuirasse . On hl le ,canot du chaland. H, l-bas l .Qu'allez-vous faire? Fais-les rpter, Chick, dit la voix touffe de Nick Ga,rter du fond d e son casque., continue ram er. Le c anot approclla davantage. Un ordr bref et cassant vint du chaland l'anc r e Arrtez sur place l Trs bien l dit Nick doucement. a suffit. Maintisns le canot p il est, Chick. Ces mots taient p ; ein e prononcs que Nick S e laissa glisser 11e long du bord et disparut; SOUS l es eaux du lac. Chick mit tous ses soins fournir de l'air frais en quantit snffisant e son chef. Du chaland, on l'accablait d'injures et de me naoes; mais il n'y rpondit pas. Il les surveillait d'un il oepiendant, et il vit qu'ils se prparaient fair e quelque ch : ose. Il ne savait pas trop quoi; mais il aperut un scaphandriN d e soendre par-dessus le bord du ct o tait Nick Il tait' vident pour Chick, d'aprs la manire dont le tuyau air tait agit d'un mouvement oons stant, que Nick tait au fond et qu'il avanait r a pid e ment vers la .golette coule bas. Quelques hommes' desc e ndirent du chaland dan13 un canot et s e mirent ramer dans la direction de Chick. Maintenant c'est mon tour l s'criat il, sans i:iesser de faire m a n uvr e r l a pompe air. Gardez ( 1 vios distanoes, camarades, ou je vous fais des trous dans la peau. Ils parurent un peu effrays tout d'abord; mais le commandant cria s es hommes, avec d'affrieux jurons, d'aller de l'avant. Chick montra son revolver. fo vais vous donner un simple avertissement s'cria-t-il en envoyant une balle travers la proue de viotre bateau audessous de la ligne de flottaison. Il tira et une exclamation lui prouva qu'il avait tir juste. Les hommes cessrent de ra.mer. Coulez bas oe canot, poltrons que .vous tes vocifra oelui qui commandait -Jei ne tiens pas reoevoir une balle dans le dos grommela l'un des hommes . Ils s'taient assee: rapp ; roch s pour q.e Chick en tendt l eurs voix, et ils offraient une cible facile un tireur anssi expriment que lui Voil de quoi il retourne! leur dit il. Je me moque un peu des consquen ces et si votre bateau s'approche enc ore, je tire poLtr de bon. Voiu.s ferez mieux de vous loigneJ.1. De quel droit vieniezvous plonger ici? demanda le capitaine. Je ne plong e pas, rpondi t Chick. Tout ce qe.e je fais c'est de pomp;er de l'air pour en fournir un ami. Vous n'ave z pa,s le droit de rester ici. Ce sera un rol, si vous un des objets qui sont ici sous l'e : au. V r;aiment l Nous ppurrons v ous faire me ttre en prison pour cela. Eh: bien, alors, pourquoi n'allez -v ous pas terre pour ien ramener un bateau plein de policemen pour nous arrter? Vous dcamp:eTiez a,ssez vite, .si vou s voyi e z venir la polioe Vous n'oseriez pas amener la polic e i c i mon ami, rpondit Clck d'un ton significatif. Le capitaine oontinua temptoer, mais ses hommes r e fusi.,ent d'avancer. Dans l'intervalle, Nick lentement de sce ndu et av. ait atteint 1e fond du lac Michigan. Alms il se dirig.ea c;l'un pas a:ussi rapid e que pouvait lui permettre son a,ccoutrement encombrant vers la golette naufrage. Il aperut bientt sa masse sombre s e d.tacher travers les eaux vertes et limpides du lac. Il vit d'autres choses intress antes. Il y avait prs de l'pave une. grosse doch: e plongeur et prs de cette cloche un scaphandrier se teuait debout inactif. Il ne semble pas bien prss de sauver la car gaison, pensa Nick. Et si vous avie z pu regard e r l'intri eur d e son cas que :vous l'auriez vu sourire.

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La p ,ist.ei sous 1e: eraient terribles, n'arrivt la pompe air ou au tuyau, sentit un signal oonvenu entre lui et Nick'. Oeil. a V'Oulait direi: Approchle du En oonsquenoo, il se mit godill:er d'une main, tandis qu 1e: de il faisait marcher la pompe air. Au mme instant, il vit que les hommes 'du cha. la.nd faisaient remonter les scap handriiers. En une minute, Chlck amena son canot le long du cba.land, prt repousser urue attaque; mais le s nommes tai ent trop: occups 11e.fer plongeurs pour fair.e. attention lui. Au large fut tout ce qu'ils dirent, et oomme Cblick n'.av.ait pas l'intention d'aborder le chaland avant que Nick ft remont, il resta o il tait. Encore un instant et trois casques mergrent la surfa.ce. Un seul plongeur sei htait tant qu'il pouvait, de grimpe:r le long du ch'.aland. L'autre tait accroch au troisime. Chfok reoonnut l'accoutrement de Nick et vit qu'il tenait entre ses bras l'un de ses adversaires. L'instant d'aprs Nick saisit le plat bord du ca not et Chick se hta de dviss er son cas que. Je ne sais pas :si j'ai tu cet nomme ou s 'il est encore vivant, dit Nick d'une voix ha.Ietante. Je .vais le prend11ei bord. Ti ens s gredins sous la menace de ton pistolet et n'en laiss e chap,rer aucun en canot. Ch'ick sauta aussitt bord du chaland. Les hommes, qui : taient surexcits et dmoraliss la fois, se rallirent et, au commandement du capita,ine, se ruOO!Ilt sur lui. Ils taient vingt, sinon plus, contre 'Un. La bataille devait se gagner d'un seul coup ou se perdre sans rooours. Chck tira, et envoya une balle trav ers l'paule du capitaine Gelui-ci tomba sur le pont jurant et g missant. Les hommes s'enfuirent dans diffrentes pa. rties du navire. Nick sauta bord son tour. -Le scaphandrier est vivant; il est simplement puis, dit-il prcipitamment. Il va falloir rassembler ces hommes et les faire trav aille r c omme des diabl es Ils counm e nt tou s d e n x l )JJ' l e na.vir e,' prodiguan t mdres e t )es m enac e s. \

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28 piste sous les eaux. Soulevez la cloche! s'Bcria Nick, ou ce sera une accusation de meurt:ve que je porterai contre cha cun de vous J flchir une demi-heure. Maintenant ce que nous avons dc-ouvert prouve que oos amateurs n'avaient pas l'in tention de faire du mal Mr. Fillmore. f:pouvants, les h'ommes obirent et mirent .en mouvement le mcanisme destin relever la cloche plongeur que Nick avait vue au fond de l'eau. C'est vrai; mais iils ont oommis un crime. C'est bien mon avis, et si Mr. Fillmore veut les poursuivre, je l'y aiderai de tout mon pouvoir. Qu'est-ce qui te fait penser que Mr. Fillmore ne tiendra pas ces gredins ? Quand elle fut ramene sur le pont et ouverte, on y trouva enferm Mr. Fillmore. Il avait perdu connaissance, mais respirait en core. Nick lui donna des soins immdiats, et le ra nima. Pendant qu'il tait ainsi occup, Chi.ck hissa un signal oonvenu, auquel rpondit .un' bateau de pa trouille de la police en se dtachant du rivage. Quand il arriva le long navire, tous les hom mes du chaland furent mis en tat d'arrestation, em-. mens la station du bord de l', ea u et enf.erms. Da.ns la, cloche plongeur on avait mis de la nourriture pour Mr. Fillmor:e et l'air frais tait cons sta,mment renouviel. On avait mis aussi 'un iscaphandrier en faction auprs de la clO'he pour parer tout evnement. Ces mesures que l'on n'avait pas l'in tention de faire du mal au millionnaire, mais oeux qui avaient machin cet enlvement risquaient beau coup, car personne, &'il n'n a pas l'habitude, ne put resfier sans dangf plusi eurs heures dans ces conditions. Le sort de George Dunbar. Mr. Fillmore serait mwt, si Nick tait venu une heure plus tard. Enoore les hommes de l'art eurent ils bien de .la peine le ram,ener la vk Nick l'avait transport te.rre dans le canot de la polioe, avant qu'on ament les prisonniers du cha land. Les dtectives accompagnrent Mr. Fillmore jus que chez lui, d'o l'on en hte un mot ses mdecins. Ceux-ci arrivrent aussitt et dclarrent que jus qu'ici Nick avait fait tout oe qu'il tait post>ihle de faire pour lui sauver la vie __: Croyez-vous qu'il reprenne sa pleine cdnnais sance ce soir? demanda le dtective. Oui, s'il doit en revenir, rpondirent-ils. Alors je vais attendre jusqu'. oo que vous me disiez qu'il est en' tat de parler. Chick prouva quelque surprise. Il croyait que Nick' allait tout de suite faire des dmarches pour arrteir George Dunbar. Non, dit Nick quand il lui en parla, je prfre attendre la rapport de Patsy. Il y a vid emment des preuves suffisantes pour justifier l'arrestation e Ge-Orge, mais il a un frre. -Et un pre. Tu vois, poursuivit Nick; c'est une affaire d'amateurs. Toi et inoi l'avions compris,avant d'y reCe que Mr. Cadman m'a dit en partie. Cadman m'a dit que Fillmor e et le vieux Dun.bar, bien que ri vaux en affaires, taient des amis intimes. Naturelle ment Cadma.n peut se tromper. Dunbar est peut-tre le pire des sclrats double visage qui mritent la potence, mais je ne le crois pas. Je crois plutt que nous reeionnatrons qu'il ne mentait pas quand il sem blait inquiet du sort de Mr. Fillmore, et qu'il ignore le premier mot .au sujet de s on enlvement. Alors tu penses que Fillmore serait offens si nous mettions l'ombre '1e vie'U.X gentleman sur de simples s-0upons? Oui; cela, d'ailleurs, n'influe rait en rien sur ma rsolution si je croyais dev.oir arrtjeir le vieux Dunbar. Je ne le crois pas; mais Patsy peut me faire changer d'opinion. Mon autre raison de croirie que Fillmore ne tiendra peut-tre pas poursuivre les de'll.X fils se fonde sur ce que je co nnais de Mr. Fillmore. C'est un homme trs gnreux, au cur plein de bienveillance. S'il a rellement une haute estime pour le vieux Dun. bar, il ne voudra pas faire de peine s-0n vieil ami en tant dur avec s es enfants pour lei tour qu'ils lui ont jou. Tu vois, au surp'h1s que, s'il recouvre la sant, il n'y perdra rien. Il aura autant de chances que jamais de triompher dans l'affai des huiles du Texas. C'est bien possible, puisque tu le dis, rpondit Chick; mais si Mr. Fillmore ne poursuit pas les fils Dunbar, je 1) considrerai oomme un fier imbcile. Nick se mit sourire. C'est parfait, Nick. Aprs tout, peu m'importe! ajouta Chick. As-tu bes oin de moi, faut-il rester avec toi i ci? Non; Patsy ne va pas tarder venir au rapport, de mme qu'Ida. En attendant, je te prierais d'aller l'ht e l voir s'ils n'ont pas laiss un mot. Viens me le dirie, moins qu'il n'arrive qu elque chose qui exige une action immdiate. En ce cas, tu feras oomme tu l'entendras. Chick, en 0onsquen0e, se rendit l' Auditorium, o, pour des raisons dj connues, il ne trouva ni Patsy, ni mot de lui. Mais il apprit de la bouche d'Ida elle-mme qu'elle av a it accompli la tche qui lui avait t assigne, et elle lui raconta son histoire. Aprs quoi, il revint la rsidence de Mr. Fill more. Il tait maintenant prs de minuit. Peu de temps aprs que Chick lui et rapport ce qu'Ida avait fait,

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La piste sous le.s e.a.u;x:. les docteurs informrent Nick qu'il pourrait parler Mr. Fillmore. Attends-moi, Chick, dit Nick, je ne vais rester que quelques minutes. Il se rendit la chambre du millionnaire. Ce gentleman, dit le docteur, veut vous poser quelques questions, Mr. Fillmore; mais il ne faut pas que cela vous agite. ne peut m'agiter, rpondit Mr. Fillmore d'une voix faible. Qui est-? T<0t en parlant, il tourna la tte. Eh bien! s'cria-t-il avec plus de vigueur, estce ... pourrais-je me tromper? ... est-ce Nicholas Carter? C'est bien lui, Mr. Fillmore, rpondit Nick, en lui serrant la main. Comment vous trouvez-vous? -Gomme si on m'avait fait passer par le noeud d'une ficelle, comme un chiffon laver la vaisselle que l'on aurait tordu et suspendu pour scher, comme un chat roussi par le feu, oomme si ... Le dtective inteITompit cette numration par un rire: Si vous ressentez tout cela, dit-il, j'ai bien peur que vous ne puissiez pas me dire ce qui vous est arriv. Pas un seul mot! s'cria le milli<0nnaire, si ce n'est la manire dont j'ai t emmen. Que le ciel le conf.onde 1 Eh bien 1 c'est tout ce que je veux savoir. Vraiment? Allez-vous suivre cette affaire? a ne m'tonnerait pas. Mr. Cadman m'en a pri. Cadman est un bon garon. O voulez-vous que je commence? ... Mais quel jour sommes-nous, en tout cas? Mr. Fillmore commenait s'intresser aux choses; ses yeux brillaient d'un plus vif clat. Sans ce gentleman, remarqua le mdecin qui se trouvait prs de lui, vous ne seriez pas vivant en ce moment. Quoi 1 Quoi! s'cria Fillmore, se dressant sur son sant, alors vous avez dj fait de la besogne? Grce Mt. Cadman, oui, rpondit Nick. Maintenant, dit le docteur, assez sur ce sujet. Couchez-vous, Mr. Fillmore, et dites au gent leman comment vous avez t enlev; aprs cela, il faudra dormir. -Eh bien! dit Fillmore en soupirant. J'ai quitt le bureau pour une course d'affaires. Une voiture tait range prs du trottoir. L,e cocher m'tait inconnu, mais comme je n'apercevais aucune autre voiture, je montai dans celle-l. Au moment du dpart, j'essayai de remonter les stores qui taient baisss ... Quand, interrompit Nick tranquillement, un h o mme qui tait dans la voiture et que vous n'aviez pas vu, s'est jet sur vous et vous a chloroform. Comment le savez-vous? Le fait est que je l'avais devin, rpondit Nick, il y a quelques heures dj. Ce que je dsire maintenant, c'est s1 vous avez vu l'homme dans I e cab? Je ne l'ai pas vu. Il faisait noir oomme dans un four l'intrieur. Vous ne savez pas qui c'tait? Je ne le sais pas. V.ous ne savez pas non plus qui conduisait la voiture? Je vous ai dit que je n'avais jamais vu le coc her auparavant. -Vous rappelez-vous quoi que ce soit de ce qui est arriv jusqu'au moment o vous vous tes rveill ici? Oui, vaguement. Je me rappelle une petil.e chambre quelque part. Elle tait claire l'lectricit, le long des corniches. Il y avait une table, des chaises, un c a nap et une bibliothque. Quand je m'aperus que j'avais assez de force pour bouger, j'essayai d'ouvrir la porte, mais je ne pus y parvenir. Alors je me retournai et vis un drJe de petit buffet que je n'avais pas remarqu auparavant. Il y avait dessus une carafe de vin et j'en bus un verre pour me donner du ton. Je ne me souviens plus de ce qui est arriv depuis. Ce vin contenait un narcotique, remarqua: Nick. Je n'en serais pas tonn. Vous ne souvenez pas d'autre chose? J'ai une vague ide d'avoir t transport quelque part. Une fois j'ai cru que j'tais en mer; bout cela est bien confus. Quel jour sommes-nous, m'avez-vous dit? Vous n'avez pas perdu un jour entier, Mr. Fillmore. Iln'est pas enoore minuit, et c'est de ce matin que date votre enlvement. Ah 1 c'est bon. Vous menez les choses, vous autres dtectives, tambour battant. Etes vous sur la piste du sclrat? Peut-tre. J'esprais que vous pourriez me l'indiquer. Impossible. Je ne pas pourquoi on a fait cela Je ne puis deviner qui l'a fait. Voudriez-v<0us le savoir? Fillmore regarda le dtective fixement, et, aprs uu moment, rpondit d'une voix ferme: Certainement, je le voudrais. Faut-il lui dire? demanda Nick au docteur. Oui, si vous le pouvez. Je crois qu'il n'en sera que mieux aprs le renseignement. ElJI bien 1 alors, ce sont les membres de la: mais on Dunbar & Fils. H.obert n'en tait pas 1 s'cria vivement Mr. Fillmore. H.obert tait Je nollll de Dunbar pre. Je croirai n'importe quoi de ces drles sans retenue qui sont ses fils, poursuivit le millionnaire; mais mon vieil ami Rbert n'a pas tremp l-dedans. Je prsume que vous avez raisiOn, dit Nick

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30 La piste sous Jes ea ;u!x. -Pourqu-Oi auraient-il$?... commena Mr. Fill more; puis il s'arrta. Je vois maintenant, aj-0uta t-il aprs un moment. Ils ont pens m'carter de leur chemin, pour pouvoir conclure une grosse affaire mon dtriment. Je crois que vous y t e s. Je suppol>e qu'ils n avaien t pas eu l'intenfron d'attenter ma vie. Les idiots!. .. Mais qu'ils ont fait de moi en tout cas? Nick lui r ac on ta bri ve m ent toute l'histoire et lui demanda s'il d sirait fair e arr ter les je unes Dunbar. En c e qui les con c erne, je dirais oui naturellernc r, rpondit-il; mais il y a R o bert, mon vieil ami. Cela lui causerait un gr b s chagrin. Je ne sais pas Car ter. J e crois que ce serait un service publi c que de punir ces coquins. Je m' e n rapp o rte votre jugem e nt. Vous savez quels sont sentiments c e suj et. Trs bi en, r p ondit Nic k ; j e s uis fix L dessus il s ouha i ta u ne b o nn e nuit Mr. Fi\1. m ore e t quitta la mais o n e n c omp ag nie de Chic k Je suis oontent d'av oir att en dur.our s a vo ir c e que Mr. Fillmore avait dire a pr s avoir rp t la conversatir
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La piste sous l es ea:ux. 31 De temps en temps il tait agit de frissons C 'On vulsifs. Nick l'aborda. Eh bien, George, dit tranquillement le dtective, croyez-vous qu'n ait fait une pche dfendue, l bas prs de la golette ooule? George se retourna brusquement avec un sursaut. Qui tes-vous? demanda-t-il d'une voix rauque. Mon nom: est Carter. Non! s'cria-t-il, et sa voix s'leva jusqu'au hurlement. Non! non! Il n'existe pas d'homme de ce nom. Je ne veux pas le croire. Il me ferait pendre, s'il existait. Je l'ai eu une fois en mon pouv .. La V'Oix de George devint soudain comme un muntrnre. 1 Il saisit Nick par le bras. Je vais vous dire quelque chose sur Carter, continua t-il en jetant des regards autour de lui, comme s'il voulait s'assurer que personne ne l'coutait. Car ter tait enferm dans une chambre sous clef, d'o un homme en chair et en os n'aurait.jamais pu s<0rtir. Il est pass travers le mur, comme un rayon X. Oui, sur ma parole 1 Carter n'est pas un homme du tout. C'est un rayon X. Je vais le signaler aux. profes seurs de l'universit. Peut-tre pourr-0nt-il le saisir, eux. Personne autre ne le peut. Les dtectives changrent des regards signifi catifs. Il tait clair que l'pouvante avait fait perdre la raison George Dunbar. Je vais aUer avec v ous l'universit, George, dit Nick d'un ton caressant, et essaya de m:ettre son bras sous celui du jeune homme. J'irai bien tout seul, merci, rpondit George en le repoussant et reprenant sa voix naturelle. V1ous feriez aussi bien de vous occuper de vos affaires, vous savet;, P:our un i nstant, un doute traversa l'esprit de Nick. Il avait dit plus d'une fois qu'il prfrerait avoir affaire une douzaine de voleurs dtermins qu' un seul fou furieux. Mais ce doute n'ava rien de com mun avec la peur. Il se demandait simplement si George ne simulait pas la folie. En tout cas il fallait le faire prisonnier. Alors, aprs un ooup d'il avertissant Patsy de se tenir prt, Nick court aprs George qui s'loignait grands pas. Vous feriez mieux de venir avec moi, dit-il; j'ai une voiture. Nn hurla le fou, car il l'tait rellement; je ne veux pas aller en viture 1 Ne me parlez pas de voitures! Lchez-moi le bras. Je vous connais. Vous \ T ulez me drguer 1. Je ne veux pas de votre drogue. Au secours Au secours En mme temps, George se dbattait rageusement peur se dbn.rnsser de Nick, et, oomme il ar,rive sou-L vent chez les fous furievx, il dployait une vig ueur extraordinaire. Il se tordait et frappait violemment droite et gauche. Nick, dans la ciroonstance prsente, ne vou lait pas lui faire de mal, et il ne put en venir bont qu'avec l'aide de Patsy. Ses hurlem ents avaient attir sur les lieux un certain nombre de gardiens des docks et de flneurs nocturnes. Ils ne cmprnnaient pas la situation, et ils taient d'abord disposs venir au seoours de Dunbar, que quelques-uns connaissaient de vue. Nick finit par leur expliquer que Dunbar tait devenu fou; alors ils le laissrent acoomplir sa besogne. Il n'essaya pas de leur expliquer que George avait commis un grand crime, car ori n'aurait pas ajout foi s e s paroles. C'est ainsi qu'aprs J,me lutte acharne et avec des cris incessants, George fut conduit au bureau cen tral de police, o on le mit dai:is un endroit o il ne pouvait faire de mal ni lui, ni : personne. Il y avait un homme la porte de Mrs. Harding quand Chick y arriva. Une servante inquite et fatigue lui disait que s:;t matresse tait sortie avec nne dame, pendant l'aprs-midi, et n'tait pas rentre. 1 N'a-t-elle pas laiss un mot pour moi? demanda l'homme. Non, Mr. Dunbar. Chick: s'avana. Mr. Dunbar, dit-il. Je puis vus mener auprs de Mrs. Harding. Percy eut un mouvement de recul, comme s'il venait de recevoir un coup de pistolet. Il sembla. un instant qu'il avait l'intention de rsister, mais il avait trop peur. Dites-moi, dem.anda-t-il en jetant Chick un rapide regard, tes-vous Nick Carter? Je suis son reprsentant. Qu'est-ce qui est arriv Mrs. Harding? Elle est p,u bureau central de police.Percy se contenta de cette rponse. Il accompagna Chick saiiS rsistance et sans ajouter un mot. Plus tard, il av.gua tout. A l'insu de son pre, il s'tait follement pris de Mrs. Harding. Un jour, dans un accs de jalousie, il avait fait allusion la grande influence que Mrs. Harding exerait, disait-il, sur Mr. Fillmore. Cette remarqUe n'avait pas d'importance, et n'ta>it fonde sur rien de sri.eux; mais son pre s'en tait souvenu, et cela lui avait donn l'1ide que cette femme pourrait savoir quelque chose de la disparition de Mr. Fillmore. Il est vrai que Mrs. Harding avait essay la puis sance de ses charmes sur Mr. Fillmore; mais n'ayant pas tmuv de pint vulnrahle, elle s'tait retourn du ct de Percy.

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32' La piste sous les eaU1x. Elle lui avait inspir l'am:hi.tion de : s'enrichir par des moyens George aussi, pour des raisons personnelles, vou lait gagner de l'argent plus vite qu'il ne le faisait. Alors 1 tous deux complotrent d'carter Mr. Fillmore de leur chemin jusqu' ce qu'i' ... fussent matres de l'exploitation des puits de ptrole du Texas. Percy en avait parl Mrs. Harding et il tait all chez elle cet aprs-midi-l pour l'avertir que les dtectives taient peut-tre sur ses traces, car son pre lui avait dit que Cadman avait requis les services de Nick Carter. Percy avait appris que Carter employait une femme comme dtective, et il craignait que la belle veuve ne tombt dans le pige. Les jeunes gens, oomme on l'a srement devin, avaient d'abord men Mr. Fillmore leur entrept. Puis un peu plus tard, ils l'avaient transport dans une de leurs voitures leur propre maison, o ils l'avaient enferm dans la chambre de l'oncle Gr-. go ire. L'ide de le cacher au fond du lac ne leur tait venue que lorsqu'ils surent que Nick Carter avaH e ntrepris d'lucider ce mystre. Ils furent tout de suite convaincus que Nick ne manquerait pas de venir leur maison et de la fouil ler de fond oo comble. Ils n'osrent pas en oqurir les risques, et il leur sembla que c'tait uM brillante manire de surmonter la difficult que de cacher Mr. Fillmore comme ils l'avaient fait, et d'emprisonner le dtective sa place. Mr. Fillmore se remit temps pour conclure la grosse affaire, objet de son ambition, et alors il n'eut pas le courage de poursuivre Percy George avait perdu la raison oompltement, sans espoir de gurison, et Percy, comprenant combien il tait mal vu depuis que les faits taient connus en Bourse, abandonna Chicago. Mrs. Harding' partit avec lui, car Ida ne tenait pa'S la punir davantage d'avoir essay de la dfigurer en lui jetant du vitriol la tte. Les hommes employs sauver la cargaison de la golette furent remis en libert, parce qu'.ils n'a vaient fait qu'obir aux Qrdres de leur patron Fillmore et Cadman reconnurent de la faon la plus magnifique le service que Nick Carter leur avai rendu; et ainsi cette; affaire reut une heureuse conchlsion FIN. __, .: .. ... . Le prochain fascicule (No. 18) contiendra: L e banc des tmoins o u la surprise d'u n avocat marron. A Eichler, dit., impr., Paris

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LES ftVEHTDKES PE BOF f llLO BILL. Seule dition originale autorise par le Colonel W. F. Cody, dit Buffalo Bill. Les fascicules dj parus contiennent les rcits suivants: Nr. 1. Le Hros du Far -West. ,, 2. L' Alli inconnu. 71 3. A la Rescousse. 71 4. Sur la Piste de la ,,Terreur du Texas". 71 5. Les Sentiers du Pays de la Mort. 71 6. L' Attaque du Courrier de la Prairie. 71 7. Les Gardiens dn Trsor. 71 8 La Piste de la Vengeance. 71 9. La Fleche fantme. 71 10. Les Piges du Dsert de' la Mort. 71 11. Les Eclaireurs noirs. 71 12. Flair et Courage. 71 13. La Diligence perdue. ,, 14. Le Roi de la Frontire. 71 15. Les Compagnons fidles. 71 16. Une Mission secrte. 71 17. Dans le Ravin des Morts. 71 18. Les Liens qui tuent. 71 19. Le Coup de d'un bon Tireur. 71 20. La Lutte mortelle. 71 21. Le Sauveur mystrieux. 71 22. Main Ronge. 71 23. Navarro, le Chef des Rengats. 71 24. Kenton King, le Bandit. 71 25. El Ramon, le Brigand du Rio Grande 71 26. Malo, le Bandit de la Frontire. 71 27. El Sol, le Limier de la Prairie. 71 28. La Chercheuse d'or du.Val de Perchido. ,, 29. Le Spectre de la Prairie. 71 30. Bras-de-Fer, le Roi des Tigres. 71 31. Peaude -Daim, le vieux Trappeur. 71 32. La Jolie Bess. 71 33. Mustang Madge, la fille du 5 me Regiment. NICK CARTER Le plus Grand Detective d'Amrique Les meilleures et les plbs captivantes histoires de d4tec ive qui existent Les fascicules parus contiennent les rcits suivants: Nr. 1. Un Maitre du Crilllje. 71 2. L'Aft'aire CarrutheJs. 71 3. Inez Navarro. 71 4. Le Serment fatal. 71 5. Pointe du 71 6. Dans le Brooillar l. 71 7. Un Voisin myst it""'l.. 71 8. La d'un E1 71 9. Un Malade dangere 71 1 O. Les Pires Voleurs ,, 11. Le Prince des Ban di 71 12. La Pension meublt 71 13. Le Mystre du Te 71 14. Un Meurtre sm 71 15. Un Colis macabr 71 16. Un Prilleux Vo: 71 17. La Piste sons le 71 18. Le Bank des T( 71 19. Une Nuit dehor 20. La Cha!'se aux 71 2 l. Une Effraction 71 22. Le Docteur Q Dans le cas o l'on ne trouverait pas dans sa localit les fascic directement, en. joignant 0,25 par fascicule, la Maison A. Eicl1ler, imprimeur-diteur. Paris, 2( New York, SS First Street. Londres E. C., 290 Old Street. I'


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