Un maître-chanteur femelle.

Citation
Un maître-chanteur femelle.

Material Information

Title:
Un maître-chanteur femelle.
Series Title:
Nick Carter weekly
Alternate title:
Nick Carter stories
Creator:
Carter, Nick
Place of Publication:
New York
Publisher:
Street & Smith
Publication Date:
Language:
English
French
Physical Description:
1 online resource (32 p.) 25 cm.: ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Detective and mystery stories. ( lcsh )
Dime novels. ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )

Record Information

Source Institution:
University of South Florida
Holding Location:
University of South Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
020237774 ( ALEPH )
405646059 ( OCLC )
C36-00028 ( USFLDC DOI )
c36.28 ( USFLDC Handle )

Postcard Information

Format:
serial

Downloads

This item has the following downloads:


Full Text

PAGE 1

Caver Missing No. 34. Prix: 25 Centitns. ; "'.

PAGE 2

o.e .. e .. e .. !l:t .. t!!' .. ll:tw&w!l:tw& t!!' .. !!t,.$.,&.,* .. St .. St .. fllt .. flt .. $ .. &.,fi!t,.*...'lt.J.:!!:..!lt...!!!.,$ .. $,.$,.$,,!1!.,$ .. . PoR PBbleIT NICK CARTER e S'advessev M. A. il. STOFltEil, 32, Rue Rodiev, Pa11is (9e> '$"$ ... "$"+.F'O .......................... u ....................... &.(6. u . Celbre ,, DIVINA'' fi) La Rsine des Mandol/nss /ta/l1d11'81' pu 1'11rel Cbarme de sonorit lnj)Omparalile l I Tout le Jroude peut l'appreudri! Hua Mait.re,-lola. aoec notre M ethode C o n1r e 011!5 l imb. envol c atalogu e c ontenanl les Magnifique Motoa de ,, DIVINA fi a cbotstr. At> eompt.o.nL 10 Violon, Gullarea, 1nSt.run1. en cuivre, en bob, Accordon.a, Harmontcaa, ocarinas. DEPOT DE. F .\,BRIOU! hB LA BANL l !.Ua D& E' A"'" 21 r deCourloevole. La G arennoColombea-Pal'la. '"'' YYYT9 ........ ......... ,,, '' ,.,, '''''''''""'' CYCLES,OTOCYCLETTESAAUTOS H, lllLLUIN Jnginur c-..uc1e...,. tM, .A.Teaae 4e TlllUre, PAlll8 s Mlilalllea d'Or et 4 rant11 Prlu Expesmoa 11wn1 u 111111, """ 11 1111 prulill Bloycltt aeuvea "'"" 130 fi'. d'occasion boa tat 40 Motoc:rolettea ueaTH 4711 d 'oc:c:aslon \&\ tao Tri-cars 91i0, 4' occulon bon 6tat 4H Autemob. 2 et 4 pl. Z6". ecc-,. & Moteure, Acoeaaolrea, PloeeaobM9. Cllailpl lrlN Ttuphenc: 548-03 FacillH de Paiement. Rserv

PAGE 3

Aux Affaiblis A vous qui souffr ez de : Faiblesse gnrale, Varicocle, Rhumatismes, Sciatique, Goutte Con tipation, Indigestions, Perte de la m ItJ.Oire, Troubles nerveux, Maux de Reins et de Vessie, Mauvaise circulation du sang A vous qui tes dbilits, affa iblis, non seulement par la perte de votre force vitale, mais aussi par les d rogues inutiles qui ont gt votre estomac; vous qui commencez douter de tout ce qu'on vous a dit; vous qui tes fatigus de vous faire soigner sans Ne vous droguez plus Faites appel aux guenr,Je d1rm: moyens rat10nnels, aux exigences m mes de la Nature, aux principes de la vie. J'ai fait la preuve que !'ELECTRICITE peut vous gurir; c'est la seule chose au monde qui peut vous rendre la force perdue; servez-vous de t'ELECTRO-VIGUEUR du or MACLAUGH LIN Elle a rendu la sant et la force des milliers d'hommes et de femmes affaiblis. Si elle est employe comme je l'indique, elle produit' la gurison certaine et ne peut chouer. Elle fournit la vivifiante puissance lectrique sans brler ni blesser. Les m decins consultants attachs ma clinique donnent gratuitement tous les conseils sur votre tat; si le traitement ne s'applique pas votre c11s, ils vous le diront loyalement. BROCHURE GRATUITE Toute personne venant dans nos bureaux peut faire une exprience gratuite. Si l'on ne peut venir,J'ENVOIE GRATUITEMENT MON MAGNIFIQUE LIVRE ILLUSTRE avec t dtails, ctr c cette annonce. Dr F.-T. MACLAUGHLIN, 14-, bould Montmarhe, Paris CURIEUSE PETITE BROCHURE -INSTRUCTIF ET AMUSANT IN DIT vos .ou BLANCS Si CHEYEUJC sont IRIS lis rep rendront, en une Mule applicatlI 500 Recettes-Primes Envoi fr. c'" mandat-p" 1 fr.115 R.-H TRE 96, rue Denfert-Rocher ea u BOULOGNE ( Seine) -J cette ann". de :L'BEl\1'.J!I BK:S l"ollenslve :L. KOTE .. ur couleur pri mr.tiot et naturelle quell e quea soit l a nmmce: du blond clair au plus bf>au nelr. Jr'c .mandat(Jran): 3195 petilmedle,6186 gdmo4lt rvvn 1nnHr.1tir..1 li L. ROY"ER. S6. ruP d e Tri-LOCA89tHleur, ta. &ou. Roclltclaouan. PARI

PAGE 4

,. LE GRAND DTECTIVE AMRl[AIN ,, 1 UR: MaitreChantur femelle. -, .. On dfi. Trs honor Mr. Carter 1 J'ai rsolu de faire .ae New-York mon champ d'oprations, et j'ai l'honneur de vous en faire part parc.e que, trs pr-obablement, mes clients involontaires solliciteront bientt vos con seils et V10tre assistance. La pense d'tre file par voo.s me cause UDE'.l joie sans bornes, car je me sens tout fait de force me mesurer aV'oo vo.s ainsi qu'avec vos collaborateurs, et je me fais w:i.. pla.isir de vous mener par bout du nez, d'aP,rs toutes les de l'art. La Grive Brune. Nick Carter trouva tte lettre pann,i son cour rier du matin, au moment o, assis la tabl e du djeuner, il dgustait une tasse de roo:lra Qdorant que sa cousine Ida venait de lui verser i-Eh bien 1 Cie dfi ne laisse au moins rien dsirer sous lei rapport de la cla:rt 1 fit-il avea bonne humeur, en tendant l'trange lettre sa oousine. Quelle impudenl dit Ida ds qu'elle eut oommenc' la .Qu,i e5t cette Grive Brune -:. une femme? i-Ah 1 qui po'urra.it 'Xe. 1 rp;ondit en: riant dtective Pour les a:utorits poli c.ires de nos grand,!*I villes, il lo'U elle je ne sais V'raiment Pas' oomment dire, ---, est rest jUsq,u'ici le livre scell des sept dire une nigni,e N. C. 34. F Tous droits rservs pour tons les pays, y c:impris la Sude et la Norvge ._A juger d'aprs l'criture, il s'agirait bien d1un femme 1 dclara Ida aprs avQir soigneusement exa min les caractres. Il y a. une allure masculine dans les lettres; mais c'est gal, je serais fmt trompe s'il ne s'agissait pas d'une femme) -:C'est une des rares critures qui admettent plusi eurs interprtations cet gard,' rpondit le d tective, aprs qu'il eut examin minutieusement 41; lettre une seoonde fois. L'auteur peut tre un h!omme; mais je penseraiSi plutt, comme toi, qu'il s'ag it d'une femme au c,a,rac tre viril. Les esc.ro : queries et eX'.acfions oommises avec une rare audace cette Griv e Brune, c-0rrob10reraient cette opinion. Il y a peine dex ans, elle.a; tenu en haleine to.utes les a.utorits de la; polioo de Chicago, sans qu'il ft possihle seulement d'a.perceV'Oir plume de la queue de ce bel Piseau. A moment-l je nepouvais pa.S' quitter New York Je n 'ai pas pJU davantage rpondre nn appel' de ce genre 'V'enu de Boston, o, un peu plus tard, ce matre--cha,ntetur, femelle sans doo.te, avait d oon des sances de son art, que plusieurs persnies ont e:u. droit de trouver vraiment trop chres Et en quoi oonsiste l'industrie, de cette Grive Brune? demanda ldru, intresse Elle connat fo cadavre que presque chaque famille renferme dans aon je veux dire

PAGE 5

2 Un Matr&-Ch1ante:ur fe:m:elle. le sec:ret de non.te! ou: de crim, qu'on c 'acne sement to!US. C'est naturellement dans 4t. classe qu'elle opre. Elle menace les inreresse s de trahir leur secret, et, d .ei ell:e. importantes. On dit que, rien: qu' Cbiicag01, elle. a rciolt centaines de mille dollars; mais les plus h:abiles d tectiv-es de la ville des vents eux-m;mes, malgr les instantes 13uppJicao1nS des victimes plumeS; qui letur prometta.ient de trs grosses roompienses, n'-0nt s1J. y remdier} bfo;n moi:ml 11ui faire rendrei gorge. n y a e'U des sc:a;nd.ale:s faire dr'ess :er les che' veux sur la ttei. Cette Grive Brune a; fait des rvlations d'vnmoots intimes, fo!Uchant les les ph.1s en vue de Chicago, qui 10,nt littralement stu pfi 1'10pi!nion piuMiqiue. De sjorte que sinistre ioiseaU choisit toujours ses victimes dans les de qui on.t ca. ch'er quelque actijo:n 1o;uche, iou aut.n:i: chos e d'ana-: Jiogue? dit Ida. C'est tout fait cela, ,app: ro:uva lei dtective. q:ui os .el rsister cette bte de proie, est bris i:;ans piti pn. r elle. il Grive Brune ne se dei mande pas si elle dtruit jamais: le bronheur des familles, la considration, l'honneur de ses. victimes; mais, en gnral, les preiuve.s. qu'elle accumule sont si crasantes crue la victime se trouve dans l'alternative oiu d'acheter le sllence du matre-chanteur au prix fortune, ou dei v;ojr sa, sociale de fond en oo:r:nblei. ,__ Un gentil oisealu, Nick1, a'u.quel j'espre, tu rogneras bientt les ailes, d'a.utan.t plus qu'il est assez audacieux pour tel dfier. Nick se rir;e, e : t fi. t :un geste: de dngation ddaigneuse. .-N, :m a chre Ida:, j'ai' mioox faire que d'accepter les d'tune av-en.turire. Si l'une de ses victimes n'a pas reoorurs mes conseils 1 et ne m'oblige par l m'o:ccuper de cet oiseau malfaisant, il n:existe pas p:oiur IlllO. Sa; lettre ridioule m'est une preuv:e vidente que les. grives a:ussi bien que les grenoiu.illes, clater presque de vanit; et le$ cri!Illnelis qu'il faut c:ra;indrel et, p ,ar c :onsqut, prendre ne: pa$i fa:its de : cette druche. D'ailleluts', c'est !u'n(j griV'.el qui' a e'u. de la; chan:, -ion dit qu'elleJ est hld>He se dguiser, et qu'elle! porte aussi bien le oostume masculin que celui de! femme, -et son aide par les I:ui a pertnis dusqu'ici de se so ustraire aux recherches. A c et instant, 1,a,' go.uvern:a.nte entra dans. la; salle a et remit au dte:ctiv'e une lettre qui ven _ait d'tre pa.r ,n c!omm,issionnaire de) l' Ex;press . De la: Grive s'cria le : dtective tonn, ds qu'il 0iUt o\Uv:ert le; pli. Il ciomm'.ena; lire. demi :voix: ln:ciompatahle Mr. C:a.rter 1 ;......, Pe!u de' lemp's'. aprs que 'vous aurez reu s lignes, V'Oi'us aurez sMs dioute la. visite de Mr. Qi,ry, el)t $< P..remire victime new-yorkaise. A en juger d'aprs que viens faire sur lui, l; mtrolp!Ole sur l'Huds i on ,m'offre n: ch,arnp d'action inpuisa,ble. La seule chose que je regrette est que ce Mr. C;u-y est rnalh:eureus ement honnte. trompeur. Aussi, moo. binfice. clo:U'V'ri:ra-t-il a peine, ce c:as, les frais que j'a.i d faire. Le: digne et ver tueux vieillard vous dira lui-mme de quoi il s'agit. Que pnseriez-v'OIUS, c e propos, mon cher Mr. Carter, d'une associa : tion oommerciale entre nous1 dont les oprations aonsisteraient presser comme des ci les ttes vides de New-York? Il y a l des millions gagner, et cierta.,inement beauco.upi plus quei vos rapporte. votre prtenduej intgrit. Il est vrai ,que vo:Us jo : uez p:rdilecfion le rle d'honnte homme; peut -tre mme vious figurez vous que V'OUS en tes un rellement? Voyons 1 avez vious vraiment a.s.ooz peu ide jugeotte pour persi;ster cette opinion ridicule? Salu tations La GriV'e Brune. Lgre.ment agac, le dtective dposa; la Cependant, son sens de l'humoor l'emporta. Il rit de bon cur de la nave insolence de l'aventurire. Pendant ce temps, Ida a.vait repris la lettre. Si j'tais ta. pla., Nick, je n'aurais pas repos avant d'avoir: r .dwt a:U.X abpis -Je v'ais te dire une cllos e, ma cliere Ida;, ra. partit le dtective aprs a.V'Oir enoore minutieusement examin les deux lettres. Cette personne poursuit un: but trs dtermin. La vantardise de ses dclarations sert des projets plus profonds, et, te le dirai-je ?i il me semble preiscrue que cette mystrieuse Griv-e Brune vo111drait oouronner son uvre. de chantage en faisant galement de moi sa victime, et que s :on: dsir serait de me faire chanter mon tour. Cette supposifi.on parut si extrav;a g ante Ida: qu'elle en oublia son dp :it contre l'inoonnue, et qu'elle de rire. 1 Non, Nicx, tu nel crois pas srie:u,s_ e : mcnt ch'ose-l p,ossible ? s'cria-t-elle

PAGE 6

Un Matr&Chanteur femelle. 3 .:.._ Et pomquoi pas? Je pense que mon argent est J v'.ais te le dire ex:actement: je l'ignore moi-Pi'ussi bion que celui des autres. _:_ Et quel triomphe mme. ce serait pour la Grive. Brune si eUe pouvait se Et que signifie l'trange mot de pass e que tu as vanter d'avoir mis dedans, tout comme les autres, donn a.u pauvre Ten Itchi? Nick Carter quij a tout de mme une certaine notorit, Ma foi, o'est la premire fois que je l'entends g;Ui devrait le mettre l'abri de pa reilles tentatives. lll'O-mme. Essayer et mener bonne fin font deux. Mais ,_ Mais alo rs que signifie toute taJ c:ommission?, je crois aussi que ton observation de tout l'heure .._ Rien et tQut. Tu sais que le dj.amant ooupe la; est juste, Nick. Cette Grive Brune clate de vanit. pierre. En d'autres termes, on djoue la ruse par une Connais-tu, d'ille,urs, cei Mr. Cary, qu'elle a dj ex,-ruse plus fine. Bref, celui qui se trouvait l'autre ploit, dit-elle. bout du fil tout l'heure, n'tait pas fo moins du ,...... Tout c.e j e sais c'est que c'est le prsident m-0nde Ten Itchi, car il m'aurait demand de lui ex d'une banque, et en outre que c'est un homme trs pliquer l'ordre incompr hensible que je lui bigot et un temprant fanatique. Tu sais, ma chre tandis que s mensongre dle Ten vingt-dix-neuf sur c:ent i:;ont hypocrite2. Itchi devait parfaitement Herman Hartwig O demeure Mr. Cary? et le mot de passe. ,_ Quelque part dans Central Ouest; mais Je pie que tu dev'ehais: je ne connais pas son dmicile. mfiant. ; F-Eh bin 1 l'ide me: passe/ par la tte que le Sans doute, ina cnre Id0n fut tablie. Mais ds les premires paroles changes, Ida La gouvernante rentra dans la salle a manger et s'aperut qu'une expression de profonde mfiance asremit uu.e Garte au dtective en disant que visiteur sombris_sa.it les traits du c.lbre dtective. tait en bas dans le salon:. Il redemanda par le tlpl;ione si c'tait Ten Itchi Trs bien 1 dites ce gentlem ai qu'il patiente! qui se trouvait l'autre bout du fil. IUn pe u; je suis occup en ce momnt, dclara. le La rponse qu'il reu,t ne fit quJa:ugmenter lai tective, dont l'intention tait de ne parler au prten mefiance emweinte sur sa physionomie. II continuai, du Mr. Alpheus Cary, icar 'tait son nom que portait la d'ailleurs, !IU'il disait remplissait Ida; carte d' visite, qu'en prsence de) s :on; cousin Chick; de surprise. Carter, le frre d'Ida. Ds que cela: vo!us sera: possible, Ten Il voulait, putr, fair filel'. p;ar Patsy, apr$ rendez-vous chez Herman Hartwig; introduisez-vous) son dpart. lui du mot de passe, (( -veillr et qu'il Nick attendait encore, ses: deux a.ides, lorsq'u .ei Ida VlllUS fus-Sel son rapport. Puis vous viendrez ici, et reparut prcipitamment. me rendrez c;ompte. Av:z-vous oom:pris mes ordres? .. .!] ,_ Figure-toi quel hlIBard fra'ngeT Alors rptez oo que j'ai dit! hbrs d'haleine. Je sonne pour Ten Itchi, mais je Pendant qu'il oou.tait, un SOlu.rire moqueur errai peux ol>tenir la; communication. Aprs un moment de, sur ses lvres. Il raccrocha le rcep.teur et s'approcha rflexion, je demande la ciOmmunica.tion avec Mr. la fentre en laissant percer une certaine agitation. Cary. A pcin ai-je prononc: ton nom que le gentle;,,,,,, QQ,i d<>:nc: c e Heimil.n Hartwig:? &'inforillA man l'autre bout du fil dclare qu'il t'est trs obliM Id. a. ( de ton appel et qg,'il te fait prie.l'. de v'enl'. trouver le..

PAGE 7

Un Matre,Cbh:nfe.'u r femelle pl1u.s vite ila Ge:rm:ania Bank.1. Il prtiein;tl aVJoir te pade r d'une! affaire grave. Etrange, en effet 1 Tu dis Cflle tu as parl mme avec ce Mr. Cary? Nick Carter, sant de son sige. -En tout cas, lei g:ent1eman: qui s e lro'uvait aU) domicile de Mr. C ary s'est. fait passer pour tel, dr clara Ida., un peu tonnei de l'effet produit. Dans ce.'Cas, il faut q;ue j'aille un peu so:nder un: visiteur qui attend en bas; .r, en juger par sa carte de visite, ce, visite:u .r. est Mr. Alpheus Cary en perso:nnel Et la dtective La: po rle' avant _q'u.'lda eut pu une question. Mais dans le salon, il :n'y avait p : ersonne Le visi teur s'tait loign sans. trei aperu. On appela ,qJu.i n:e, put fu:urnir au cune explication. Elle avait introduit lei soi-disant Mr. Cary au salon et l tait ensuite retourne a.u p:ou;t y -v,aquer aux: soins du mnage. Voil le pot a'uX: rosoo r fit Nick en souriant ef en s'adressant S,ai oousine. Ta supposition tait juste; la Grive Brune voulu me faire une visite sous leS! espces de Mr. Cary, proibablement pour me sionder. Je n'ai plus qu' me rendre immdiatement lal Germacia Bank po tur sa.V'oir ce/ yrai M r .CaIYi p eut a ;v:oi. r Irljej oo.rrun.l\lAiqu,e;'r. Une position embarrassante. Gomme lei matre. dtective supposait qU: siteur mystrieux se tenait cach'. daiilS le de sa. maison, il wdonn,a/ Chc.k de: marche r lui. Chick a son ibour dev'ait trei suivi quelque dis. tance par P,a,tsy, .q'U.e. celu,i-ci serait suivi par Ida. De cette. fa, Nicl co mptait qu'il serait assez' facile d'taMir s'il ta,it ou non fil par un tranger. Le mat,rei nei sel rendit pais la Germania par le chemin direct; car un sig:na:l, donn par Chick>: lui fit supposer quei quelqu'Un tait sur ses. tra,s. Il suivit donc un chemin en zigzag, piour se, mer, s'il p:ossjbJe!, c:urieux _crui s'atta, c'hait a ses pas. Chick avait, en: effef, ap:eru: un: jeune d'environ vingt-six: ans qui tait sorti d'une piorte OO chre ds que Nick avait dans. la, rue, et ,qui avait pris rn,m,ei dire:c,tion hti, Ce je'uhe hlommi n e se laissa pas 'drouter; Chicl remarqua, au contraire, que lorsque le matre entra dans les bureaux de laj banque, le i ndividu se mit en faction devant. Nick se fit anno:noer ait prsident de IaJ banque: et fut reu p a r oolui-ci ll.V'ec toiutes les m,a,rques d'unei grande agitation d'esprit. Mr. Cary tait un ho:m.m:e maJgrel et se'c!, apprd ch'ant de la soixantaine. $a figure, rase de prs', aV'ait cette expressi o n et covimunq a:ux p e rnonnes bigotes -Je suis infiniment ohlm d'ei faire votre o o n : n aissanc.e, Mr. Carter, dit-il en: le recevant. Mon cas; est extrmement pires:sant. .On m'a, il est mis en. garde contre vous, et ... Je sais, interrompjt Nicl en S:Ouria'.nt; Grive Brune vous 1a; dfendu V!OIUS mettre en rapport av0Q moi, n'est-ce pas?. Mon Die u 1 wmin.ent pi.:>uvez-v ous savoir cela, s'cria Cary surpris : -Je vous prie de mie' on.fier tout sans: tion, q'UeUe que puisse tre lai ca.se de vio.tre in quitude, rpliqua Nick en s'asseya,nt en face de sOjll interlocuteur touj-0urs agit. -Je V'OUS l'aV'OUera franch1eme'nf; on m'a mis en garde contre vous et on m'a dconseill d'en. trer ien rapprt aveCl-V'OUS. -Et q'ui a t ct aimable conseiller? Celu,i que v'ous ai dit? demandai fck en souriant. Oui', cellui q;ui signe '3e'S La. Grive Brune'. : Montreq;-moi ces lettres. -Je ne sais vraiment pa.s; si je peux m"y risquer, fit en h:sitant le prsident qui baissait les yeux. Eh: brien 1 Mr. Cary, j e V'O:U:S dirai de mon ct', ,que lai mme personne m'a f.a;it savoir que vous avez dj t mis oontribution par eUe. Je dsire V10ir tout fait clair dans cette affaire. Si vous voulez me prter votre oonoours, je aerai peut-tre en tat de VOU$ protger si vous tesi da.ns le cas d'a,voir besoin de ma protection; mais quoi qu'il en soit, que V'ous: m..e donniez votre confiance, ou que vous me la refusiez, je considre comme mon devoir de dcou,vrir cette. personne et de la rendre inoffensive 1 -En vrit, Mr. Carter, je voulais ni.'adressel' vious pour V!QUS. dernpndeiri i.ais lettre .... Montrez-moi c ette lettre, rpta; Nick d ;u,n fon; qui ne souffrait pas de rplique. Ca.ry prit en hsitant un dans S:On porte. :fe'uille et le tendit au d&tectiv'e. Du premie r coup d'il, Nick Carter reconnut
PAGE 8

Un Matre-Chanteur femelle En voici le oontenu, pJus que familier: Mion non ipetit Papa! Je .ois ro'Us mettre en garde contre mi h'ommel trs angereux, q'Ui est un loup dans' la; peau une, bl:ebis, et qui s'appelle Nick Carter. Si vou.sl vousj mettiez en rapports Jl,VeCi ce coq'llin, il vous en cuirait. Dans l'tat vo:us voUSi trouvez dj da:ri-1 ger, biais si V101\1S !O!Utre, votre sort sera,it dfini tivement scell. La seule pense d-e: v'oir le si vertueux Mr. Cary dmasqu devant les pieux fidles de son glise, me. fait frmir. Vous ne soufflerez dond mot de votre! dconvenue d'hier soir oet impertinent Nick Car ter. Du reste, j'attends sO!Us peu votre visite, il faudra bientt m'ap;poi'ter encore de l'arg ent. Ja viou.s ferai saV10ir q'Uand et o je attends : Ne manquez pas de venir, j'enverrai ravissantes graphies q:ue 'ViOtus savez madame votre pouse. Les directeurs de v1otre banque, eux aussi, ne seront PM p ,eu merveills de ce charmant portrait. D 1 onc bien sage!, fnl()IIl, vie'Ux Papa, vous adressez pjas Cjarter, O'U je V'{)US, m;nagel n sc;mdalei m,o;nstre. La Grive Brune. Nick ;mit la lettre dans saJ po che en suriant. -Je crois qu 'eHe sera! m,ieux garde chez moi que chez vio1 us. Mais, dites-:i,loi, dans quelles, tanc'es avez vous renoontr cett fille? M:on Dieu 1 que p : a.reille : ch.:Ose ait pu m 'arrived g mit le prsident de b3,nque se .fordant :ciOmm,e; .un ver sur s fauteuil. Voyez-v'o:U. s, Mr. je suis un liomme d e Ia; :vieille roch'e. Je ne vis q,'ue poJut famille et p : our mes res... t, en dehJo.rs dei cela:, je mets tut m:on orgu,e : il :mener ne viei irrp!l'o : cb,able. :Vo:us devez savioir que je suis marguillier de m on g1ise, et oomrne. tel, chlt.rg de visiter ies pau,vres .J'ai reu une; lettre dchirante d'une vieille respeda:Me dame qui t abando'nne d'nne faion. indigne par son ma.ri; ellei est reste m!),Jade dans 1\1. n ic:Omplet de dnuement. Son mari est n ngociant oonsidra .b1e: qui tait, bllas 1 IU.'n membre indigne d
PAGE 9

Matre-Chanteur femelle . oonsidrer'n qu'il tai t fil. Dix minut e s s'coul ren t sans que rien m o ti vt lal supposi t ion qu'il s>0up on nait qu e lque chose. D'un pas l ast ique, l' tranger se dirigea: v'ers Broa d way, .qu'il l'.emonta en gr a nde h te, s a ns r egar der ni droite ni ga uche et sans se re tourne r. P atsy eut ass ez de p e in e cause du gr a nd mouvem ent de cir cu l a ti on dans cette large voie, une des. plus a nimes de N ew-York, ne pas perdre son homme. Lorsque le j e une h:Omme arriva en vue du b ti., ment vingt tages de la oompagrue d'assurances la vie, la New-Y0trk, il hta le pas et entra par une de ces portes tournantes en forme de croix, ment ctfonn es par un moteur lectrique, et d o nt b:ut est de P : rs e rver l e vestibule des co,urants d'u ir.

PAGE 10

Un Matre-Chanteur femelle "l Patsy hta le 'd'e son ct, cal' l danger dei v-Oir son gibier lui ecJ1;a;pper, tait imminent. Ces maisons hautes, que les Amricains appellent si pitoresquemeht des gratte-cieil, des avec leurs nomhreux ascenseurs, roncfi.onnant tous la fois, S'()nt, en trs: propres favoriser hll fuite de quelqu'un qui se sent poursuivi. Au moment o. Patsy sel glissa. dans. l'entre', il aperut so. n homme, dans lai rotonde des : ascem;eurs, -il n'y en pas m,ojns dix, --= l'a;utre. bout l'immense galerie a se gter murmura ; Patsy. Ma: seule: est que le gaillard ne p ,isse pas atteindre n; ascenseurs. avant Patsy passa: en coup ll v'ent, sans s'in' qu .iter d .eJ l'tonnement des personnes prsentes. Il se P'rcipit.ait vers rotonde. Il arriva j'uste temps pour voir la grill de l''un: des :ascenseurs se fermer sur un certain nombre del personnes, parmi lesquelles, l'h,o;mme qu'il poursu .i-. vait. Dja rascense'ur tait en: mouvement. Furieusement dsappoint, Patsy se ft vloJ.ontiers donn des gifles lui-mme. Mais il remarqua: presque aussitt que l'asc .enseur 11ui montait tait un ascenseur, express, lequel ne s'arrtait qu'au dixime tage, tan dis que Cielui qui allait s:uivre dev.a,it s'arrter chaque tage. Il rap. id-elnent da:ns c seco:nd lift et sel dissimula parmi les personnes qui l'encombraient d j, de telle q:u,'il et t; difficile de le distingtt;er au milieu de cette roule serre. En d :passant lei ne:uvime t.a:g'e: il vit diagonale ment au-dessus de sa: tte, le jene htomme dans l'autre ascenseur, cherchant d'un air soupon. neux examiner les piersooneSi ,que oontenait censeur de la: cag voisine. A ce moment son ascenseur s'arrtait a'u: dixi 'me: efa'ge, et il en sortit avec ses oompa.gn ons d'ascension. Ds que le lift>? o se tr:ouv:ait Patsy, eut Il son atteint lei dixim e tage, le jeune s'lana dehloirs, et !lgringtola. l'escalier. Il ne lui avait piaS cihapp que quelqu''un des: cendait p.r'cipitamment le.s march es, entre le le huitime Cet piortait Ioufo la: l::hrb e et etait brun oomme Patsy p't lei voir en se penchant sur la: rampe. Or, l'individu qu,'il tait imberbe ;ef d'un blond clair. Cependant, l'hli.billem:en'f etanl le mln'e Pafsy en conclut sans b:sitation que l'hm :nmei s'tait en: quelques seoond1es .affubl : d'!un .' >p;erruque d;u;ne faus. se bar be l Pour pJus vite, Patsy enfo:urcli 'aJ la: rampe et s'y laissa glissr, pomme font les gamins impr:u;-(lents. Le pi<>'llrsuivi s'en a : perut, et s .e: m it quatre. La ch'asse crdinaire, il rpiiqua nettement: Je dsire ,quj V:o:us: tes iC' ornment V!<>US VO:US appelez ? 1 :Et d'o V'OUs vienf c : ette; tra'ng'e c'tlriosit?. :-C'est mon affairei, dclata Patsy. Il ne savait vraiinent quelle autre chose il aurait pu dire, car il ignorait parfaite;me ,nt p o:urquoi il filait c;e.t homme Il piris la i filature sur la simple! indication Chick, 'et nej sava,it p:as tojut de ,qu:oi il s'agissait a:u; fond. Je s atisforai VP;J.o: ntiers viotre: curi'()sit, fit l'in.; connu en souriant. Je m'aprpeJ.le Geo : rg e Vernon, et j'e suis l'uri deS\ insp.e'cteurs priV's cette so:cit d'assurances. J'ai suivi ce In.atin Nick Carter, parce que j'ai cru '.q'u'il s'oc cupajt d' unei affaire que j'ai prise mo i-mme en mains. Quand j e s:u.iS: :ap;er'U, de mon j'a, ab' andonn: lp; P:ste;

PAGE 11

8 Un Matre-Chlmteur femelle 'A ce moment, run des empJoys s;uprieurs de lai socit -s'approcha des deux hommes qui parlai ent avec une certaine unimation. Patsy le connaissait bi e n. Il lui adressa imm'dia tem ent la paroJe et s'informai si l'homme qui tait prs de lui, tait a;u de la New-York C<>mpany. C'est plus que je ne saurais'vo.us dire, le directeur 'en souriant. Ccrnment oonnatrais-je personnellement tous nos employs ? Rien que dans cette maison, nous en avons mille. -Je suis employ au servi de l'inspection, clara Vernon respectueusement. De quoi s'agit-il, Patsy? s 'inrormal lei direcl teur, ien passant amicalement son bras sous c.elui du, jeune dtective. Venez, nous allons trouver l'insp e c F teur en chef; il saura nous renseigner. Mais p eine le directeur trop complaisant fl fut-il plac entre Patsy et le soi-disant inspecteur, que celui-ci saisit l'occasi o n et trav ersa, en oourant comme un furet, la salle encombre de p upitres, pour disp'ar ratre par La porte oppose. Il va sans dire que Patsy secoua nergiquement le bras du directeur qui regard.ait bahi, et qu'il courut aprs son homme. Mais la port e s'ouvrait tnalh:e.ureusem ent en d dans, c.e qui fit pocdre enoo:re u,ne s econde pr cieuse! au dtective. Lo!l'Squ'une seconde plus tard, il pntra dans la: pice attenante, qui n'tait pas moins vaste que la premire, il vit l'homme fil tait dj bout. La we d'un fugitif, poiu.rsuiVi dei prs pat !llti homme hors d'haleine, d e rrire lequel s'avanait en pressant le pas l'un des plus importants res de la socit, mit natureJlem,ent towt let .. :brurea;u; sens dsus dessous. ,.., Les employs se le'Vrent de leurs tabo urets, et, se poussant et se bousculant, envahirent le ooul oiI1 rserv au pu.hlfo et spar d e lai rgion des pupitr e s par iUll.e balustrade de bois. Avant que Patsy se ft fray' un ptassage ceS gens curieux qui l'interpellaient et le questio n naient, et qu'il et pu po rte, le fauX1 inspe;cteu.r avait disparu. Patsy eut beau se pTcipitel' dans/ le oorridor; tou tes ses recherches furent dsormais vaines; le fugi tif avait su profiter, de minute pour &.e rendre in., visiMe. Mais, mon cihle.r Patsy, me direz-vous '!;ignifie nos b'U,I'eaiux ? s'informa la directeur ,q'u.i, s:on four, dans le corridor. Cet homme est un malfaiteur; je n "en veux: piour 'preuve que la dsinvolture ave.c; laquelle il a su s e tirer de mes mains, dit Patsy d'un ton bourru, en rprima.nt violemment la oolre qui montait en lui. Dites-moi, au moins, je v-0US< prie, si, parmi ves empl'ys, vio:us a,vez u n inspecteur du nom de George Vernon? Le dicteur s'enquit aupirS' d'un des employes et conduisit enfin Patsy dans un bureau o ils trou,. vrent un horrune assis devant un plDngi dans l'tude de pi ces et de papiers. Il se leva ds qu'il vit entrer le directeur, et d,; clara que l'inspecteur GeQ rge Vernon tait un de subalternes, et qu'il se trol).vait da..."ls la pice ct;. Eh b>ien 1 apipclez-Ie, o ,rdonna le directeur.. Un homme maigre et fluet, l'air intelligent, con h:astant en tout dans son extrieur avet' celui q111.e.' Patsy venait de filer, entra auss.itt dans la chamhre. C'tait le vra r George Vernon. Lorsqu'il eut t mis a u oouran.t de l'affaire, il dclara s'tre tl'oiuv, par hasard, la veille, dans un htel du haut de la ville, I avec un homme rpPndant la description faite par, Patsy. Il avait trait avec lui, p-ropos d'une pDlice: d'as-.. surnce, et dans le ooma.nt de l'entretien, il lui avait donn son nom et son adresse. Allons 1 pardonnez-moi, Directeur, d'aroir et la cause de ce fcheux drangement, fit Patsy, en eSr sayant sans de sourire. -Il est vrai que .mon homme m'a fauss oompa:. gnie, ru. ais je sais, du moins, maintenant g,u.e c'est bien !Il malfaiteur. J.e l'ai, du r e ste, si atte ntivem:enf regard dsmma is, je le r e c10nnatrai son,& n'importe quel gisement. Il a un port d' paules tout fait partfoulie:t, et mets en fait qu'il n'y e,n a pa.s d eu,x sur piillei ,crui ti e nnent oomme lui. Il trotte menu et tourne les genoux ien: deda.rul comme les femm e s. Il est imberbe; car il portait cer tainement une p erruque et une fausse barbe, maisi si artistement faites, que moi-m me je m'y suis, tromp. er tout d'a b o rd. Enfin:, il a un grain de bleiaiu.t' gauch'e du menton, cela, il ne p eut pas le fa.ire disparatre. Je .vais me dpche r, il 1Se peut que je le fro;u'Vel encore dans la rue Le jenne d t ective prit poHmen{ oong. Buis, comme il restait indcis dans l'escaJier, une ide su. bite lui piassa pa;r la tte e t il chercha immdiatement

PAGE 12

. Un: Matre-Chlmteu.11 femelle. un: endroit is0l, !ou il p,uf a Ate; procder M o1lngement de toHette. Il tait entr dans la; maison: en jetm. lg ;mf. Il n S:Orlit sous la; furm:e d'un vieillard valtudinaire qui p1ouvait bien avoir soi:x,a;nte an.s. Il boitait e:t :une toux dchirante le secouait. Il ne regagna pas la: ru av'ant d'avoir impfore l'au;, 1n6ne d'une vio:ix lamentaDlei et lai main tendue, aes personnes: qtu.i circulaient dans la; rotonde:. Enfin le cbncierge de service lei nlit l'difioo avec de rudes paroles. Le vieiillard: CblltinlU'al mendier $Ur' le frottoir, JuS' qur ce que le mme. le cblasst aussi l le menaant de lei faire arrter. Pendant tout dei temps, il avait pro ine n: s es: yeux sa: g:aces de tous: les cts, et il remarqu sll,IJ le trotto.ir en fa:ce un homme CfU observait attentive : la grandei prte de sortie du sky-s m-aper Lorsque le c!Oncierg: e l<:S chassa, pour lai fois, Patsy saisit l'oocasion par les ch eveux et, traversant la rue en boitillant, il sei posta prs de l'h:0In:1I1,ei q-q'il avait remarqu. Un instant suffit Patsy p!oiur reconnatrei que : ce f h'o;mme dguis. Cependant, Patsy oo'.ntinuait, sans'. se troubler', ; tendre la; miin tous ce'IL.'1'. qui sort.aient, toutes les. lois qu'aucun policeman n'talt en vue. Mais en ra lit, il observait l'h!omme dguis, lequel, de son ct; ne perdait pas seconde de de la. oompagnie d'ass! uranoe\3. Enfin l'inoonnu dcida; a s'loigner, com:mei e:ontre-cur. Le 3eune dtective le suivit, et sentit -envahi un sentiment de joie farouche. C'est que, ds que l'individu susp-ect se fut mis eri march' e, le jeune dtective avait reconnu sa d march'.e, l'ho;mmei -ou la: femme qui s'.tait jou, de 1ui. Il match3.it la; faon des femmes, les genoux en deda.ns et avec un des banches qui aurait plus dei grce: d;:i;ns, ne _que{ s-au,s les pans d'.une j a quette. Le personnage d guis entra: dans un htel, s'as sit 'dans la salle de corresp,l>ndan, prit du: papier a lettre et des enveloipipes dans la poche de son: vtment, e.t \se mit d';une main rap ,ide quelques missives. Aussitt, Patsy ch'erchlt un endroit dans le; voisinage O. il pt chlw.ger son: extrieur. PuiSI il entra da;ns la salle: de oorrespondan et prit un to,u,t prs dei apn h ;om. me, toujours C.Up crirei des lettres LJorsq'u'il en crit il s e fo\"al et, tooj-0ursl suivi insu del Patsy, il s-ei dirigea vers l'Alnerican Distric.t U Y. r emit pour N . C. 34. r. . les faire porter par !Un. exprl3: dpch'es; W,-: gentes. 1 Du btrrea:u du tlgraphe, l'tranger retourna: cf I'e'ctement l'htel et se fit donner par l'employ lai clef de lai cham:hre quatre-vingt-dix-huit en Je suis fatigu, je vais me reposer un peu. tes-moi ap.peler deux heures, mais pas plus tard .. Ldessus, il monta sa chaml>re. Patsy ne perdit pas son temps. Il sut obtenir l'au.; forisation de feuilleter le livre des trangers., et d couvrit que loecupant de la chlunbre huit tait un nomm Harold Stan.ton. Il se tomna. vers l'empfoy et lui demanda; Depuis oombien de temps ce Mr. Sta.nton,"".. hA" bjte-t-il l'htel? ,..-Il n'est desc:endu que d'hier ,__ Pouvez-vous me donner: aur son: compfo de! plus amples dtails? Aue.un, repartit l'employ de nitel en sec,ouiant lia tte. Mr. 1Stanton lest arrive ici hier soir et a: pay. deux joors: d'avanoo; il n'a pas occup sa: cb,.ambre la nuit dernire. Le jeune dtective, prooccup, se rendit au burea; du tlgraphe et, aprs quelques difficults, il parvint persuader l'employ de servioo de lui laisser voir les ia.dresses des de'ux lettres par Stankm. L'une tait Nick; Carter, l'autre M:r< Alpheus Cary, / Comment les choses s'taient rellement passes. Nick: .carter, aprs av-0ir caus srieusement Chck et Ida, des renseignements: qu'ils avaient l'.e cu eillis, env-oya Chick la maioon de la Dix-septime Rue, o Mr. 'Cary tait tomb dans n si j()li quenard, afin d'y oontinuer, s'il y avait lieu, l.es recherches iru.r pla. Je crois pa8 que tu y trouv-eS' grand'cnose, fit le matre; il est pro;ba ble qu,e laJ maison est dj. abandonn e Cependant il se peut q'ue tu parviennes re
PAGE 13

10 l,Jn Matre-Chanteur femelle. ces hio:mmes quelconques', qufon dirait sortis du moule, tant ils offrent dans le costume, l'attitude, le geste et la 'V'Pix une ressemblance de vulgaire banalit. !Mr. 1Carter, je viens vous pour reclOurir vos! conseils, dit Mr. M0;untain commeentre en matireii aprt'J que le dtective se fut assis en race de lui. Ne serons-13:ous pas drang : s, e t pouvez-vous vo:us: c!Wger de mon affaire ? Nous ne serons p:as drangs; mais a :vant me charger de votre affaire, il faut d'abord que je la c 1 onnaiss e, dclarai tranquillement Nick. il s'agit d'u,ne. vilaine histoire, de ; CA8tag : e. V0ius ne v:_oulez p3$ p 'arler de Grive Brune:, par hltsai:d? demanda lei dteic.tive, cdant JJ.ne ins : pira.tion soudaine. Miountain demeura interdit e t je{a; un reg 'ard inter rci'gateur au dtectiv,. -En effet, le.s lettrel:; d e sont signes dei cie nom. Dans ce icaS-, ]ei tne chlu'ge de v'o.tre affaire sans plus d'enqute, car j'ai dj enta,rn, la lutte cootrei cette p.ersoone, dclara Nick. Ditee-mlus stricte discrtiO!ll. I Confessez-vous dona sa.ns dtours, et dvoilezmlqi, dMS les dtails plw; tout ce qui a trait votre affaire . Eh b-ien 1 eomme:na; le visiteur, suis a:g' ene d'a.Ssurances courtier en immeubles. J'ai souvent entre l ... es mains de trs gros dpts d'argent, des \ mes cionsidrabfos qui me sont oonfies pour les pla cer t;ur hypothques o'U en a.chat de biens fonds. .Ma rputation est bionne, de; m me que ma; situa tion financire. M,a.is il y a quelque; fernps, je m'tais laiss aller de sp;cula tions. La chlose tourna la crise, si gravement qU,e j'alla ,is perdr"-ma for tune jusq: u'a;u dernier cent, si je ne piOuvais pa,s verser une somme dtermine c o mme couverture. J?ans -cet embarras, le pire qu j'aie eu de ma vie, 'je pris de l'argent qui m' ,ta,it confi poUl'. oouvrir rnw1 dficit. J'av0:uei ,que c'tait un honteux abus de con fiance de ma pa.rt, et une dont ma clientle nei me croirait jamais capable. A peine eus-je commis cet a:cfe de ds espoir, quel le proprilaire de l'argent que j'avais dtou rn, en: eut besoin pour une a;utre destination et me le rclama. Je russis : sous toute sorte de p-rtextes, faire wnd,a,nt de :ux: trois jours; mais mes efforts piour me procUrer .d''un a!Utrei c,te; ce qui manquait, fu.rie!nt Dans mon dsespoir, j pris le, parti de mt'S sui cider, et j'crivis une dclaratiOIIl, lire ma Jn.ort, dans laquelle; ffll'V:O'.Uais ma faute, en repentir. Le jour o de'vait a v i oir lietu le paie'.m'enE, e.t qui, 'par 'Consquent, de'Vait tre le jour de je reus de mon client iu.ne dpichiit m,fe] remplit d':u.ne: ;n:oo,-; :Velle. A c:etto 'piol que, la; bio.'urse' tait trS hlouleus 'e; ls cours montaient et tombaient tous les jours; au point ; que ces fluctuatioins affectrent le : financier. dans tout l'univers. Je ramassai les derniers cents qui me resfaieht, et je me lanai dans une sp:culation effrne. Da.us le dlai
PAGE 14

1Jn Matre-Chanfeur femelle'. tion; il m'est insupp'Ottblei d. penser que j'aurais a rougir devant les personnes aveo qui je suis en re latins d'affaires. Et d'ailleurs la p:'Uhlicit donne cette pice ruinerait mon: crdit. Ce n'est pas qu'en soi, ait l>eaUc!o'upi d'imp ortanc:e, car je suisl m:;sez riche pour pouvoir vivre de mes revenus sans auo.un: Sl(){UCi. Mais je ne' mudrais pas avoir expier, pa.r cette tache infamante, le seul a,cte par lequel je me sois jamais, dans toute ma rire, cart du chelnin de l'honneur. Tenez, Mr. Carter, veuillez lire la lettre que j'ai reue ce matin, et votu.s en saurez sur mon. long que moi-mme. Au premier ooup d'' il, Niel{ reoonnut le papier a lettre et l'criture. C'tait encme une lettre dei la, Grive Brune. Mr. Ricllard F. Mountain Contrairement mes ihahitudes, je voUs ai accord6 un dlai de deux jours, pour vous permettre de satis faire ma demande. Je l'ai fait, dans la pense que vous aviez besoin de c.e temps pour vous procurer la, somme ncessaill Toute rflexi-on faite, m'aperois, aprs notre : entretien, que vous ne m'avez donn auoone promesse ferme. J'ai don0 peut-tre t berne; mais cela; n'ar rivera .c. ertes pas une deu.."'(ime fois. Il faut que demain, sans. faute, V'OUS: plortiez a ,, un endmit q'llie je VIOUS ferai connatre, somme complte, jusqu'au dernier dollar. Mais prenez garde vous 1 Ne faites appel, sous aucun prtexte, aux services du nopim Nick Carter. Si vous tenez votre honneur, Y.OllS ne lui parlernz seulement pas. La; Griv'ei Brune. Dites-moi, comment cet argent V'OUS a-t-il t: demand? s'enquit le dtective, tenant toujours l;ti lettre la main et fix.ant su.r son: nO'.Uveau client !UD, regard interrQgateur. Un jeune homme, qui nja pas dit son nom', est venu me trouver hier dans mon biureu et, bien que je fusse en 'train de traiter une a ffaire avea d'autre131 p<:!. r.sonnes, jl 's'approcha de table de travail et posa un pice {lcrite devant moi, en disant J>.imple-. ment: --' Il n,Q 13.'agit, il est v:rai, que d'une oopie;. mais elle est assez impptt.a;nte pour: mriter : votre attention. Je lus la ,pice, et natlirellement je m;empressai de pre.ndve le jeu.ne '.I},art, P,O:W-apprendre somme e qu'il me voulait. 11 me rpondit q'il agissait d'aprs le.s iordres d'une autre personne; que celle-ci exigeait mille dollars en de ma : confession. Gomme mon ca b inet rempli de clients, touf; g ens qui ont pnei foi absolue en mJon intgrit, VQUSI oomprenez que je ne pw;; pas entrer dans de plUS: amples explications; je me vis ohilig e demandeli deux jo.urs p!OUr rflchir, ce qu'on m'accorda, p.:;:i; reste, d'assez mauvaise grce. -Boo 1 fit Nick Carter, Jfiditant. Souponn ez . tv!O:Us qui peut tre ce jeune homme? Moruntain seaoua lai tte en signe de dngation Vous n'en savez pas plus long sur lai pe.rsonn] qui l'avait charg de la oommis ,sion? Je ne me fais 4t ide de cettEs Grive Brune. Vous ne souponnez personne gui aurait p)JJ inspirer le coup? Je ne sais trop que vous rpondre. J'avais un:el 'dactylographe que j'employais dans mon bureau. Ellei m'a quitt et juste avant le. moment o lai pice en questiOf! m'a manqu. Je me ISU:S; maintes :flois demand si cette jeune fille! pour quelque chose dans sa, disparfon. Elle s'appelait Alberta Curtis. Avez-voos eu tle ses nouvelles depuis 3; quitt votre maison? Oui, immdiatement aprs son dpart:' appartient une bonne famille du Sud, qui a eu des revers de fortune, et elle est partie avec un homme mari. C'est mme la ra,ison pour laquelle elle m'a; quitt si brusquement. J'ai appris que Sai famille l'avait renie a cause de ce coup de tte. Savez-vous par qui la;eune fille a t enleve? -Un nomm Charles Stymer; c'est tout qu,e j'en sais. A cet instant, Patsy entra; dans l ch'amhre ef, voyant qu'il y avait une visite, voulut se retirer dis crtement. Mais le dtective lui fit signe de rester. Je vous prsente mon aide, Patsy Murphy; Mr. Mountain. Malgr s
PAGE 15

12' Un fem:ell<:. Mountain cloutait une surp rise croissante le rcit du jeune dtective; enfin, n'y tenant plus, il -s'cria: t "--c'est m:On :visite:u,r: ahJ.er, !en chair ;et en os! Dans C ca.S, laJ Grive Brune est en mme hhmme et femme, observa; Nick en souriant. -Je ne comp"ends pas 1 avouai Miountain tonn. Probablement pas, mais que ceci vous serve de oonsolation : moi-mme, j'e n'ai pi3$ encore pntr assez avant dans: ces affaires, p'Our, en tirement. Je m'occuJkl dja d'n autre cas de chltnfage dans lequel la Grive Brune s'est montre oomme femme' Dans votre cas, un jeune nomme _qui le rle principal. Mais puisque cette intressante personne d'elle au fminin, oonsidrons)a comme: f e mme jusqu' plus inform. Cette aventurire est une dangereuse c oquine; a explo it Chicago, Boston et Phila,delphie, sans qu'on ait pu la saisir. A :prsent, elle a: transpo;rt le th'tre de s es exploits ici, New-York. Je crois que c'est par V'OUS: qu'elle a commenc ses agissements, et que le ca.s : qui m'a": dj t confi n'est que le numro deuX'.. , Que Ce soit Un h'omme 'OU Une femme, Oll tous les deux la; fois, c'est toujours une nature de criminel, agssant av-ec autant de hardiesse que d'astuce, avec autant de prudence que de dcision. Ja TIYlldrais vous faire une question, Matre, fit Patsy. Avez-V s reu une nouvelle lettre de la B I'.Wl ? -:----Sari.s doute; pourquoi demandes-tu cela? Parce que le gailla.r
PAGE 16

Un Matre-Chanteur femelle. 13 Le p.rix des tramways est si' lev a New-Yorl qu'il me faut absolument quelqu,es -centaines de dpllars de plus. Tu devras tre sur le coup! d cinq heures au coin: de la Quatrime Avenue et de la; Vingt-huitime Rue. Surtout sois exad, car tu y trouveras , quelqu'u n qu,i! te, oonduira chez moi. Mais pas deJ b-Ourrer ton p : ortefe'uille dei oonknotes. Ne t'a_vise pas de dsobir, si tu ne' .... Mais tu sais bien ce que je veux dire, vieux farceur! Lorsque Nick eut termin la lecture de cette let tre, Cary qui tait sur le point d'clater en sanglots:, lui remit une qu'on lui ava it galement envoye. Du pre mier cioUpl d'il, le, dtectiv'e' reconnut que; c'tait IUne photographie faite au magnsium. Le personnage principal, plus ou moins inv'olon'taire, en tait fo digne Mr. Cary; il s'y trouvait, en: outre, une jeune dame en toilette assez lgre. Mais tandis que celle-ci avait su veiller ce quel ses traits ne fussent pas visibles, figure du igne marguillier ress ortait nettement a .vec. une ressemblance; indniable. l Ajoutons que des deux personnages tait a c e point suggestive, Cartel'. eut de la P eine r primer un sourire. -Ma foi, Mr. Cary, fit lei d'tective' posment, vvus avez raison. Ce portrait n'a pas besoin de commentaire. En tous cas je ne saurais vous refuser mon admiratiml', car, en juger d'aprs votre expression, vous ;i.vez su faire trs bonne mine mauvais jeu. >--M ais, mon cli:er Mr. Carter! 'gmit Cary. Je jure, je v-0.ndrais m'arr-a.c.her un un les qu01.q,ues che veux qui me restent... Ce sourire incroyable sur mes traits est une infamie de plus Je ne sais mme pas sourire ainsi ... Cet infm:e SIQiUril\31 a d' y tre mis :ar>rs. c oup, par des retouch'.es 1 ,_ Je n:el cro:$ pas que! vous fair e) a : ccepter cela, Mr. Cary, fit le dtectiV'e, la voix s'.. d 'e. Nous n'a:voos pas enoore ralis dans l'art la; phoLographie des progrs telSi qu.'on puisse. chan ger une expression de terreur en: expression inteinse 1 Si seulement je pouvais mettre la: IIW.n sur: c ette femme! s'cria; le digne Mr. Cary en colre la funeste image en mille morceaux. Qu' cela: ne tienne! rpondit Nick en so'luiant. Il vous en est offert une iexcellente ioccasion; vous ) n'avez qu' vo:u.s tro,'u.ve'l'. cin q h:eures au, coin: rue. ;indiq;uel. Pas pour un million" si j'avais uni )nillion 1 dit lei prsident de. l8l ba;nq'U,e; .et il rcprena ,nt son t-on plaig;na ; rd : .__ Malgr ma position, je suis un: hlommei fr; '(>e'u et des chantages pareils m'amner:ont infailli blement la faillite. .. -Eh bien! restez tranquillement ou Y:ous tes :Mr. Cary. J'aurai soin que, malgr cela, cette j 'eunei personne, qui se rvle sous des aspects toujours nou veaux et divers, n'ait pas vous attendre en: vain au ooin de la rue. Il faut croire que caltbre dtective russit a raliser ce En effet, bien que l digne Mr. cary n.-et pas quitt sa maison de banque, on 10'. vit apparatre dans la' rue, un peu avant cinq heures, et se rendre toot droit au coin de la. Avenue e t de la :Ving.t-h:ni time Rue. Le double de Mr. ary. Si le directeur de la banque avait p.ass a cinq' h'eures au coin de la Quatrime A venue et de la Vingt-huitime Rue, il aurait certainement jur que le vieux gentleman qui attend.ait l, tait Alph' e tis Cary, le prsident bien oonnu de la Gerrnania Bank. Le vieux gentleman regardait dans toutes l e s di rections, avec inquitude, examinant attentivem ent la figure de chaque personne qui s'approchait de lui. Il trahissait une agitation nerve'use qui prouvait que le :motif qui l'amenait au 'Coin d e cette rue p_ass' a'nt e ne lui tait nullement agrable. Au coup de cinq heures, un jeun:e ho'mme, en: qui Patsy aurait reconnu son ami Harold Stanton, vint au vieux gentleman qui attendait depuis quelques ;mi. nutes. Si je nei me trompe', vous tes : Mr. Cary? demanda-t-il en le saluant poliment. C'est mon nom, fit nerveusement le prsident de :-Je croyais bien v ous rec : onn atre fit l'arrivant. ,....... Etes-vous l'hiomme qui'..: O en sont les cours Mr. Cary'? : interronl'pit prcipitamment l'tranger. Je me suis laiss dire que ce:r;tain.s papiers photographiques ont atteint 11.me hauteur V'ertigineuse. -l Il y a: llongtemps que je m sens pris de vertige gmit Mr. Cary, en ::;'ap.prt.a:nt suivre lei j eunei bpmme. Ainsi vbus voil tou.t prt me suivr e ? reprit qui devait lui servir de guide'. Oui; c' est---0.ire IDJQ.Il; 'v'e'uX dire, O'u; k.'>U plutt, c'est pour cela que je suis "V'enu. ici 1 b.gayaJ Mr. Cary en aut0iur de. lui c-0mme s'il ch:er chait du seo..rs.

PAGE 17

14! Un Ma.tr0-Chant$t fem:ell. ;::: ge:ntlem,a11 :qu,i'. envo ,y, ici pour -fo suppos, Mt. Cia.l'Y.: :qU.ei :vlo:US JOUez ;frahd je'u ? ,.. ;-....; Salru!i .dio!ut,: ;ea't--di.00, !nioin., 0iu: plutt, q'llij v'oulez-vo.u.s dir:e:? ... jamais, Wfirm,a . Cary . Etes-vlous se'ul ? Toot fait seul [ 1 '---Personne n'est venu a'voo mus: i ,__ Non, .pk le moins d monde. '---Donnez vous votre parole que, a parI vous, Nick Carter, oo, a:utre ne se tient w::i. dans le voisinage? -Je peux le jurer sur ma vie san:s : reproch'e, quei,: part moi, dans le V,Pisinage, i de prs, ni de il n'y a auoun Nick Carte.r assura vivement Mr. Cary. Bon, je veux bien me fier a votre parole. Mais si vioius me trompfoz, ce serait qui en supporteriez les consquences. Suivez-moi. Le jeune homme descendit avec Mr. Cary Ving ,t huitime Rue jusqu' Lexingbon Aven._ue. L, it tourn,a le ooin et entra a:Vec le vieux g entleman &OUS Une porte oocllre. -Je ne me mfie pas de vou.s, Mr. Cary, maisje prfre tre .sr, dclara-t-il. Us restrent l un bon moment. Enfin le jeune homme fut persuad que personne ne les il ordirna alors au prsident de ban ,que de le suivre sans attirer l'attention. Ils se rendirent un petit htel partic ulier, l'.a:'utre extrmit du pt de maisons. eurent gravi le perron, le jeune hom: me la porte:. C e lli-ci fut ouverte aussit t et le j eune homme in vita, Mr. Cary entrer. Lui-mme suivit et ferma la porte en Veuill e z entre!'. ft'U, salon, Mr. Cary> fit l'tran ger Je a:pip: eJer prsonn-e: qui dsire vous p ar-1er Dis:ant :Cela, il dispa .:r:u,t m :0ra've h:Omm:e. J'avais p ens que vous m'en voudriez pour le tou,r que je vous ai j,ou, d'autant plus que, sans me c10n natre autrement, V1ous m':avi z invite au thtre, qu'ensuite vous m'avez traite royalement che.z Del monioo, et qu'enfin, vious me ftes l'honneur de me reconduire mon domicile de. lai Dix-s e piti.me R:u.e Ah! Ah! Ahl Le digne Mr. Cary devait se rjouir que; Nick Carter .ne ft pas prsent pour entendre cette nouvelle v ersion; ca,r il ne lu.i avait parl que d'une visite chez une pauvre femme malade -et il n'avait t question ni de thtre, ni de fine en cabinet particulier, ni de. cio, 1duite faite belle-jusque chez elle. -Je vous p a rd onnerai v-olo ntiers fout, si vous :vou lez me rendre mon arge nt, fit Gary sur ;un ton de doux r e proche. P etit farceur, fit la jeune femme a :muse.1 en frappant dans ses petites mains. Comme il vous dit a! Quel dommag e que vous n'ayez pas trente ans de moins; dans le temps', v<0us a v ez d .tre tout sim plement adorable. . Mais oo m m e je vous dja crit, lesi v'itures ootent cher New-York, et j'y ai dpens jusqu' !UOn dernier cent. V.S. mi,el,
PAGE 18

Un Matrc-Chante;ur femelle 15 '--Heu! Q;ui, fit Cary, moiti fig'Uei, m>oiti sin. VQici cent dollars, si mus pouvez vraiment avoir le cur de me priver de cette somme si pnib-lement gagne. -Rien q'Uei c ent dOllla.ts, dit.elle: ton bioudeUl': et du, saisissant tootefois la liasse d ba.nknotes, et l'empochant. Noo, q'Uei vQ'us tes. p 1 ingre, Papa Cary! En Vrit, j'ai hJoote dei VQUB. Je m'tais attendue: au; moins." cinq cents dollars; ViOus savez bien que les petits cadeaux entretiennent l'amiti. Je crains seulement qiue, si vous ne mel vernez que des acomptes je n'aie faire co.rc souvent appel V10tm lYourse, Pap;:iJ Cary Livrez-moi ces ... ces ... heu!... ces photogra phies indiscrtes le clich, et je payerai cinq; cents dollars! dit wsident de d'un. ton suppliant. Mais ellei enfona plus profondment sa; tte; boucle dans les oou,ssins de son fauteuil et clata 'un rire inextinguible. V ous tes 'Un homme d'affaires : des plus aviss il fa.ut se m ettre ien gardei contre vous. Mais srieuse-ment je ne veux pas trop vous pressurer. Paye z moi dix mille dollars, l:)t v ous aurez la plaque et les pte :u ves. VOIUs tes: folle!. .. C'est-a-dire, pardon, excu; sez ma hardiesse, s'interrompit le malheureux Cary; et il se fit fout petit sous les regards svres de la jeune femme. Je voulais dire simplement qu'il vous: plaf de p-laisanter. Je suis un homme sans fortune. Mon cher Mr. Cary, j'espre que vous ne me croye z pas capahile d'assez de faiblesse p{)ur me laisser mo uvoir par vos lamentations? l'interrompit la d'un ton a'USsi d cid que mprisant. Savez-voos que c'est trs offensant pour m:Oi, tenue par vous pour une. pareille gte-mtier. Croy e .z-volus vraiment
PAGE 19

16 Un femelle'; Si Mr. Cary amit lt Nick Carter, il lui aurait t facile de reernatre Chick e t Patsy dans deux jett nes gens qul se sur le trottoir. Il les remar qua sans se dOIU.ter probablement de oo qu'ils saient l; peut-tre avait-il cependant le sentiment va gue que le dtective devait, par lui-mme ou par ses: aides, le suivre dans cette rnalenoontreuse promenade. Ah! donnez-moi d onc bien vite vingt-cinq/ dollars; j'a,i payer tte sorn.rnie monsieur l dit 111 jeune personne d'une voix sua.V'e, en posant s,a; main; sur le bras de son oompagnon. -Je n'ai pas clara leb!an quier bondis .sant en arrire. Alors, signez tm ch'.'qu:ei, cela revient au 'mrn'e. Non, c'est tout fait hors de question. Mais attendez un instant; tournant du ooin habite iun de mes amis; il pourra me tirer d'affaire! Il quitta rapidement le bureau et tourna le ooin en: donnant une smte de signal trange, oomme un petit sifflement qu'on ne pouvait pas entendre de bien lt0in:. Ce signal lei fit rejoindre ;i,u, p : lus vite pa:r Chjck et Patsy. :Mr. Cary leur dit briv'e'ment: Suivez-mo.i lorsque guitterai de nouveau. le! b\ireau mme temps un m'prisabile h1ypo:crit:e, qui bri()tncherait la moindre alerte et serait prt tous les sacrifices, si elle t.ajt de)S rvlations. Pour rduire! a l'im!p.uissnc c:e matre'-c'hll:ntelur en juporu;, il :faudra lui tendre des filet.S! d'une tr.uru:s plus serre; et si je ne me trom,pe, c'est sur le cas Mountain que tte aventurire de gnie trbluch.er,aJ. Mais l, j'espre la prendre: coup sr ... A prsent, nous .a:u. lai Brune est une femme. Mnis qui alors', ptou:r l'amJour 'du: :Ciel,. Ha;.. rold Stanton? s'cria Patsy. Je te fo dirzj pluis tard, petit. S'.Uj'v'.e'z-_ mloi, maintenant. Ils se htrnt d'entrer _'da:ns un htel vfoisin et la, en quelques minutes, Mr. Alpiheus Cary, le digne pr sident de ban.que, dignitaire de st0;n, cilbire dte .cti:v:e Nick .Carter. Un toupet rare. Et il se hta: del retourner de re'm'etfrei IJo: rsque Nick Carter eut clbr S jioye'uS:ei r& dollars la Grive Brune:. surrection, en l>UV'ant une ooupe de champagne avec A la porte, elle dclarai en riant: ses aides, il se fit au plus vite oommuniquer les r;-. -A prsent, il nous faut nous sparer. Mais rap sultats acquis par ses de;ux aides. p:elez-vous d'tre trs exact demain! Chick avait dcouve .rt que lai maison sise:
PAGE 20

Qu:a.nt moi, il fa.tif q'Ue! j'e m. r'en'd a!tl olubl Cary, poor tdher dei tranquilliser OO. vfon,x; pcher'i tj:l.t il est la. limite extrme du dsespoil'.', Et oonunoo.t vai Mountain:, Chick?; ,..__ Je lui ai parl. Le gaillard poss'd ass e z dQ fom'pir'a.m:ent et de sang-fro!id p ;o;11. r mes:urer cratures de cet acabit. Tant que j'ai t isoo biu.rea.'lr, il .''est pas1 arriv' O.'autre message de l'avep.,t:u.,ri;re. D:!! jl thtre ce soir. !---Sais-tu auquel? i,.-; certes; Empii.re Thia.l:r. ..__ AIQlrs, voos ferez bien, mesl iniS'; [e r'esfelt: aans le et $i est possible dei su.rveille:li l'ami Mountain. Il est toot 1a.'USSi pisilie! d lui reme:ttr:e au tte qu'a.ille:urs, que lu. i destine! l:a; Brune. -Ce disant, Nicli se s ''pru'a} d.. l:!es deme oompar. g nons et rentra; chez lui avec 1.aJ certitud e que la nujf suivante n'amnerait rien de noo..veau. Depuis un qurt d'heure dj un da:m:e t'a.t-. fond au salon, Nick, dit Ida: accueillant lei tective son retour. Qui est-ce, et m. veut-elle?; Elle: n'a pas voulu, me, dire. s'On :nom, ip:on:ilit Id.a. Elle est jo-lie jeune, et elle; :m..'a: fait tes questions sur ton oompte,. Elle ajout.a. voix basse: -Elle mei fait l'effet d'tre u:ne: li)lute -roloo. Par une trange ero.ncidence, elle po.rte 'llnei Gn'V. Brune sur s chapeau, et j'ai t tente de lui mander si elle ne rpondait pas, par oe nom:. -Je suis VTaiment curieux de la voir, dclara '.d'tective, en entrant tout de suite au sa.J:on. Bien rares taient ls personnes no.us e:n a'vbns eu; rmtintes preuves, q'lli pouvaient, nous ne di sons pas galer Nick Ca.rter, mais rivaliser ave:c. lu i p ,our la prsence d'esprit, et l'empire sur soi. '.Mais lorsqu'il se vit dans oon propre salon en: faoe de la mme aventurire qu'il venait, soills les apparenoes de Mr. Cary, de renoontrer dans rm autre ooroit, et qu'il savait tre lematrec:h:antoor recherch par les autoriMs policires de trois grandes villes, il fallut Nick Outer: toute sa violont pour garder n [absolu sur le jeu _de sa physiionomie. Je suis Nick Carter, Madam!et, dit-il du: ton; lranquille gui l .ui hia.bifJueI, s'inclin.ant P,OJitess e. En quoi pis-fei :vto.us: tre; ( . Ut jeunet S le'v'al aved un sourire timidd; q'll'nne rougeur oouvrait ses jioues. Mais il n'chappai pas au dteetiw qu'en mm"' !mps, examinait a'v'oo nne trs grande sa figure, bje,n fixe.i; s .es: tr.aits dans moire. Il ta.if, 00.'n'v'ainc'a'. qu'il S:l tr:oruvait eq f.c: e d'une comdienne oonsomme, de qui mainte c; lbre !a.clri aurait pu des leons avec Pl'.fit. Ce soiurire timide et si artificiel, rougeur qu'elle pouvait volont faire monte r ]ou.es taient des facults naturelles ou acquises, mais sans lesqu,eJ,le13, il n'y Il. de: v : rita.hle: artiste dra... Ja v'oos serais trS redohnaiss:a.:nfe", Mr. Cartel\ murmuraJ la; visiteuse :a.veo une rserve pudique mirablement joue, si voos p;ouviez dpnner. :C9,I1AAI d,ans ;ma grande dtresse. Je suis si jeune, si ine'Xpirim e nte I -Je v:ous en prie, dites-moi sans crainl oo q1ui -ivlo'us iainne ici, fit Nick Carter qltI songeait beau.; ic.oup moins s'irriter de l'effronterie peu de cette femme, qu' o.bserver le dveloppement d''.Ull c:aractre en criminaliste et en psychOiogue. Majs v:ous p!af lerez ensuite. Je crois q'tl'l 'vlortlS feriez hien d e lire d'a, bord la terrible lettre qui a dtruit repos et la paix mon cur, murmura la visiteuse en leva.nt les yeux avec une expression si ,que; Nick en fut intrieurement amus. D'un ooup d'il, le dtectiv e reco'n.'nut qltl cytait l mme papier et la. mme criture qu'il connais" sait dj par les qu. i lui t,aient parv:en:u.es l'aventurire. Une criininelle gnie! s e dit-il. Ell ai front de venir ici avec une lettre crite der sa main; et va me demander protecti 1 on contre qui m'est arriv de ju,sgq,'ici. Il lu. t demi-voix: . Mrs. An.sel;: Je' v'o:US ru fix moo pdx. Il ).i me -'rste 'qu'a v'oius dire ceci: si la. somme livrer l'endroit et l'heure qu'on vous indiquera ultrieurment n'est pas prte, les lettres s eront ds demain soir les mains de votre mari. su.r: V10tr.ei tte,J La GriV' -Ehl bien ? fit Nicl Oa:ifer d'illl to! !l bref, eA lui rendant la lettre. J'coute; pa.rlez 1 Mais sa cliente fut ohlig'.e de lutter quelques! tants oontre soo, d,e, p ou,voh: 'cer une pai:o :l(l:.

PAGE 21

U,n femell. Niel{ Carte:t a.Va.if .e rire1 tooJ Hau. t devanti l matrise a;V'ed laquelle cette aventurire: jouait l'embarras eit la crainte d'une! jeune femme mide qui, piillr lai ro.is, se;st du ch'.e:-: min du de:viOir. Qu.and eJlei subi s:a peine j'.e lui cloilis' eil. lerai vive;me,nt dei s e vo;u.er a'U. th,ltrel, dit Nic.K Carter. A V'ec: 'Un prucil talent et des vUeS. mon joli vis--vis oomme1 artiste! dramatique, de.vien drait mjllio).lnaire ; .elle. en; Ill to;ute; la natu.re : capti vante! -Hla.S si difficile: de trouver un oomme'n cement !. .. Vo. us avez l'esprit si pntrant, Mr. Caxterl. N'est-ce PQ:s, vous: vous doutez bien dei q'll'oi il s'agit? Certainement 1 Il s'agjt de chantage, rpo;ndit fck avec un soiurire dont le. sens p;rofond rcbiappa\ probablement la visiteuse. Oui, en effet, d'une terrible histoire de ch'a:n:-. tage, soupira la; prtendue Mrs : Ans.el sei donnant l'air innocent d'une oolomb .e.. Po:ur des lettres, -v'o!u$'. p l ouv ez m,e croire, ?lfr. Carter, rien que pour des lettres 1 Voyez-VlilIB, j'tais fiance mon m,a, ri actuel... et... et... et y en aV'ait eneoife un autre', un beau jeune ho!rmne, sur qui j'a.V'ais fait galement une fonde impression, ajouta-t-elle avec. un coup d'il plein de coquetterie. Que pouvais-je faire? Fallait-il donner oong mon m.alh'eurc'UX am ou reu'x? Et si l'autre m'ava.it lche, de son ct!. .. Enfin, il fa.ut biein que j'avoue, fit-elle les yeux pleins de larmes; jusqu'au jour de mes noces, je fus fiance deux personnes la fois. Une piqre do.uhle tient mieux', to'utes les cou turires savent cela, dit Nick trs srieux. Et que fit votre fianc de rechange? Il devint gnant, hein? Oh, non 1 mais il ne voulut p a s me rendre mes lettres. Il pr tend.ait qu'il l e s gard era.it ternellement en souvenir, balbutia la soi-disant Mrs. Anse!. Et il les a si bm conserves qu' prsenf c;est la! Grive Brune qui les possde! Hlas oni, cette terriMe pers : onne 1 Qui cela: peut-il bien tre? Vous aV'ez :i.m oiseau de cetfo esp ce sur viotre chli.:pieau, fit Nick en riant. Si c'tait vous! Les beaux yeux de sa visiteu se lui lanc rent un regard souponneux. Mais eJle dc4t;ra aussitt, avec un sourire timide: -Je n'ai qu ce que je m,rifo, si v ous ne me prenez pas au srieux, Mr. Carter. Jei :sais bien que je n'a aucune expri e nce. Mais rie ponvez vous pas me. dire ce. qu:e: c'est, en so,ume', _que: c ttc Grive Brune? ---foa, lo'est quelq'Ue. matre-ch:anteur de gnie 'li. ChJc:a;g10, Boston, et Philadelphie les ,autorits ],a; r,echerchent actiwment. ;Mais est-ce n ho'ffi'ffie iou une femme ? Srement une femme:, aussi jeune; et a t1ss i jolie que vious, dclara Nick avec un aimable sourire. D'aprs ce saiSi, c'est IU.'ne ancienne qui s'eJ:;t fait un h
PAGE 22

Uri Matr&-Cha:ntoor femell. 19 'A la; trs grande )Oie de' 'Niol, elle tait, en disant cela, smtie n to.ut petit peu d sion rle, et sai viox tait P'resque raillep.se. Certainement que je le forai 1 affirma: le dtoo. tlv'e, comme s'il ch:Ose. qu i n'a,dmet tait pas le dou.te1. Il reprit: Voyez-vbus, cette jeun:e grive e st u:e petite! p:ers-0nne tout fait remarquable, et, peut-tre mme, !Un peu plus intelligente que la moyenne des demoisel les dactylographes mais en somme, c'est une fem me tout fait ordinaire IUn peu jolie, un peu -un peu dlicate, un peu sclrate; mais tout cela dans les t-0n;s, gris, iun mla;nge de: sel et poivre. Cependant elle est certainement asse z roue p.our 'ne pas s'exposer des dsagrments pour une misre de mille dollars. Le mari, je parle du vtre, non de! c elui de lal Grive Brune, au reu des lettres, ferait naturellement un tapage infernal et prov:oquerait prcisment par l l'attention que la demoiselle cherche viter. Cette coquine fieffe se vite assure qu'il n'y a rien gagner chez vous; et elle cherchera, to:ut simplement une victime plus productive. Mais je ne dQrmirai pas tranquille tant que je n'aurai p a s reoonquis ces terribles lettres 1 murmura la jeune femme dont les traits avaient, pendant le long discours du dtective, fourni celui-ci un intrci;sant sujet d'tude. Ah! j'aurais une g'ra.nde faveur vous demanded ,_ Et laquelle? fit. Nick Car t er, d'un ton bref. Ne voudriez-vous pas m'acoompagner l'endroit o cette personne veut' me faire venir? Elle n'oserait certainem e nt pas rsister votre ordre, et elle me livterrut les lettres! murmura l,aJ prtendue Mrs. Anse! regardant le dtectivei d':u,n air engageant. A ce moment, le. dtective oomprit le rare aplombi de sa visiteuse. Elle -roulait l'attirer lui-mme dans un pi'g;e acoomp.lir ainsi sa; m e naoo nigmatique. Il n'en prouva cependant aucun dpit; au oon.:. traire, l'audacieuse tmrit de l'aventurire l'Ui ins : pira une certaine a.dmiration. C'tait au moins l un type d e malfaiteur, (fui, sans se laisser dtourner par les possibilits tes d'insuccs, hardiment e t sans vers son but -Ma foi, fit-il, oomm:ei lh'sitant ; je suisl un: homme assez surcltarg, et je ne suis pas libre de dis poser de m,on te_mps . .Q.u.and doit-il avoir lieu? -Dem:ain matin, a onze h'.eure's. Mais OO. doit enC:Ore m'indiquer le lieu; je le saurai demain matin. C'est entendu; si VIOIUS m.'enV10yez 'bionnei lleure un avis, je vous aooompa:gnerai 1 I La prtendue Mrs. Anse! parut tre profondmenl fouche de la oompJaisance du dtective; elle; prit oong avec de vives protestations: de gratitude. Nick retourna. dans so;11 sajon particulier riant cape. Il y tait attendu a'v'eld /ne vive' impatie'rice par Ida. Elle fut passa blement due en apprenant qu'il n'avait pas arrt la dangereuse rnalfaitrice pendant ,qu'il la tenait, et elle lui en exprima. son sentiment. Le dtective se rassit et rallum,a, la petite pipe qui lui tait chre. Cela aurait bien t la plus grosse btise que j'aurais pu faire, fit-il laooniquement. Cette Grive Brune n'est pas enoore C:Onvaincu.e crime; elle s'est simp.Jement rendue trs suspecte. Mais je crois pouvoir te promettre que, dans le oourant de la journe de demain, elle fera oonnais sance avec les cellules de la. prison des Tombs Es-tu sre que c'tait la Grive Brune? Mais, bien entendu 1 Pas plus tard que oet apr s midi, je lui ai fait visite sU.S les et renoes de Mr. Alpheus Cary. Du reste, ma ch.re Ida, cette dangereuse sirne! a; tendu ses fets jusqu' moi1 et j'aurai probablement le plaisir de l'accompagner demain matin onze heu res, la maison de la Dix-se ptime Rue pour un rendez vous qu'elle s'est d<0nn'. elle-mme. L'audac e de cette personne dpasse vraiment t-o:iites les bornes, dit Ida avec indignation. Baste 1 ne t e fais pas de mauvais sang. Bour. moi, c'est une malfaitrice assez peu dangereuse. On lui donnera. :un peu sur les doigts ; a v,ut autre chose. Mais veux-tu, ma ch''re te pr parer a sortir? Je cro.is qu'une, P,etite prom,enade ne nous fera, pas. da mal. Par. la mmei o :cc:a:sion, je passerai devant le "F'es tus Club e.t je dirai deux mo.ts au digne Mr. Cary. Trs bierr, Nick! fo pense qu'il est inutile je te fasse remarquer que o'est :un guet,rupens gue. la: Grive Brune te tendra demain. Je n'attends pas autre ch:os. Mais n'aie c!une crainte pour moi, Ida; j'ai chapp des gers bien plus i:;rieux, et Chick et Patsy se trouveront naturellement dans le VIO isinage Mais dpche-toi. un quart d'heure aprs, Nick Carter et sa .ciOl la.bloratrice quittrent ensemble la mais<0n, et au 00,ura 'de Ieu.r pro:m.enade, i.l Fes-

PAGE 23

' Un tus Club, b la) oomm'lmiation 1qu'il fit a Mr. Cary eut pour rsultat dei fairei dolarer vieux pcleur, avec un SUpir dei soulage,m,ent, .:U$ m : e communiqiuer ce que vOIUs avez lui dire ? 1 Si, et c'est bien pioiur cela! que je me: s'Uis a v'o/Us. Il me r sembae que vous p1u. vez aussi bien que lui. r---Ehl bien 1 nitus: aJl.Ol$, notus. :m:ettre] un:. a l'cart, proposa Chick. Il Cl()nduisit Patsy et le-jeune fralg'er a un droit un peu isol, o ils po'Uv'aient sa;ns tre drangs ni observs. -Parlez; _de quoi Je me suis rendu ooupa.Dli'd'un abusde c on-fiance dans l'exercice de mon mtier, a\1'0ua le jeunej homm 'e; ma.i.s ma c onscien m e pouss e r p:are r le lm,al, mme si jei d 9is y perdre 1$ suis employ de la Soc-'..it du Tlphone. Je sais t<>:ut ce q'U,i concerne C a rter, v:ous, Pa tsy et Ten Itchi. Ce
PAGE 24

, 1Jn M.atre.-C1$.nle.u.r 2r Ell e dsir a it simp 1 l e ment doo'uVrir: leSI menes s o n fia nc qui la maioo :n. vioisinei et v': cmlait l' pier '.q't1and il tlphbnait. M a fo.i, je ne sais pras tre ur a :v'e' c : le8 dames, sur t out quand elles me reg;udent d'un.e c:e. rtaine mani re. Je deviens aussi m10:u que le oomre a,u, soleil. G e lle-l a: fait de moi c ES qu' lle vioulu; je l'ai m m e aide fixer le fil un vieil a p p a reil dei tl:-phlcm e q t1'e lle avait dans sa chambTe'. Ce n'est qu'aprs que je me fusi remis a ml().11 tra.' vail r guli e r, que je oonrpris le grn s sier abus de con fian ce d-0nt je m' tais rendu ooup a bfo. Je 'pris mon kle:u.x m a ins et j e r e t o urnai la chambre'. Arriv 'devant la p : o : r fe, j'ent e ndis so'nner a u t l phone, et immdi a tem e nt aprs, j'e nt e ndis lai qui disait: Trs bien, M a tre, je suis T e n Itchi 1 Gela me dcida oouter la p 1 0rt e Ja l'en t e dis p : arler :u. n chp.rllbia q:u,i m' tait sibl e . Il tait question 'de. H e rm a n H a.rtw ig t d'un mot d'-0r d r e : V e ill e r. J e pensai que. c : e tte: p e rsonn tait une C:oquinlel qui f e i g nait de va nt votre matre d'tre Ten: Ith.i, et qui p ro bablement voulait lui ext o rqu e r un se c ret. J e pris rapid e m ent une d c is ion; je rem o ntai sur. l e 1 o it, j-e coupai Je fil aj-oru.t et j e remis le tl" phone d e T e n It c hi eri ita:t. C'ost tout. A prsent, j'ai s o ulag m a oonscience. S i v o us vou l ez vo u s p o uvez me d nonoer ma; soc i t e t dans cei c as, j e saut e r a i o omme un smP,le L o u c h on. Mais je n'aurai que ce que je mri te V'us n'avez ri e n de p a r e il craindr e, dit Chi c k d'un t o n conciliant, surtout a p rs avoir avou(J v os to rts avec tant de oour.a.ge. Je ne s onge p11s v o u s c r e r d es d sagrments. Du r es te aucun domm ag e t oommis, car Mr. Ca rt e r a imm di a tem ent reconnu la V10ix qu'une p er so n n e n o n -aut o ris e av ait pris la place de T e n Itchi; et il a jou un t our de sa faon. Ensuite, il a ooup la c o mmunication: pour n,e! pas t re i nc ommod davantage. R e ndez-vous, demain matin a la; premire n otre et remettez secrtement l'apga,reil e;n tat. J e V'errai Mr. Carter c:e' soir, et je saurai le' dcider ne p a s vous p o ursuivre L e jeune lectricien visiblement soulag , sec :o:ua:. l e s m a ins des deux dtectives e t voulut poursuivre .son ch e min. T o ut efo is ; il avait pieine a,tteint le' premier cioiii de ru e lorsque quelque chose parut veiller son atten tion, car il observa et revint ensuite g : ran de a;uprS. de:U;X ia:m,isl, en: le:Ur faisant des signes de; loin Hol 1 dit-il denii-vPix a Chcl. UaJ femme d ont jei :violuS: ajj P,a;rl, d.$.ce.nd P;tci.sment ru,e . L:a mu_,r g_'u, i :vio:u,s avez cPMi.g leS du tlphone? ; Elle;mm 'e!. Il ya sans direi :que; le $ deu:i d teelives se! nt'.r'e' nt de suivre l'ouvrier vers le iin de rue, et l, .celui-ci leur une j eune femme vtue avec l gance qui des c endait d';un; r a pide : Lexingtoo 'Av enue. Sur l'invita t ion de Ch'ick', le ] eune homm e: et Patsy l'acc o mpagn r ent da;ns la m me directil()n. La j eune femm e ne so:uponnait videmment pas qu'ell e tait suivi e Elle m a r c h a rapid e ment jusqu' la Rue, puis elle, des ndit l'ave,uue jus.'.q'u' Irving Square. Elle traversa lal jusqu' la: Rue Ca:chez-v: ous, chuchta Chick lorsque 1a: per so nne file eut atteint le QO in de la rue, et il fra,nc.hit lui m m e la p,alissa,de; d'un j a rdin de vant lequel il se trou v ait. Ainsi qu e Chick l'a vait prv'U, la; jeune femme s' tait iti.U coin de la rue et avait jet a,ubo:u;r, d'elle des regards inv e stig ateu;rs. Comme elle he put doouvrir p:ersonn:e, elle crut sans d-0ute qu'elle n'tait pas fil e Elle tourna: g a:u.che d;i,ns la Dix-septime Rue et d ispamt. Les trois hiomme8 smtirent de leurs cach e ttes et, suivant les instructions de Chick, Patsy oourut jusqu'au c:Oin le p.Jus proche! et r egfl.Ida prudemment ayun ant la t te. Il fit immdi.atem ent signe a Chick d'arriver, et lui m me traversa pr6cipitamment la rue. La f e mme qu'ils. filai e nt, poursuivait sa floute en longeant les maisons du ct nord de la: ru,e en allant v:ers la Troisime A venue. T e n e z-v o:u. s hors de v:ue', i ordonn Chick au, jeune llectricie Pendant c elui-ci ob'iss:ait, Chick se glissai prude:tnment en avant, sa,isissant avec soin chaque oc casion qui s'offrait lui de se cach er. De l'autre ct de la, rue, P,atsy manuvrait avec les m mes prc a utions. A quelques portes de laJ Tr'oisim A venue; la j e une femme s'arrta. et se retourna subitement. Mais Chick avait prvu ce mo1Uv'ment et il s' tait retir sous \U.Il p : orche: 9bscur d';i,voir pu tre rem;a.rq'U.

PAGE 25

22 Un femelle'.' Patsy avait, de sidn: dti&, suivi fa factiqu. Seul, l'ectricfon tait visible, mais il tQu.rnait le os lal f diriger, :vers Irving Sq;nare. D'un pied lg ;e:r, lal j eun foinm:e monta lei erron: de lai maison devant laquelle elle s'tait arrte une sec onde, aprs, elle avait disparu derrire la d'entre. Au mme instant, Chief et Patsy s<>:rtirent de cJa;cheHes et se runirent. Est-ce l la. in.ai.son, Chick ? deman<4t Patsy,, -excit. C'est lal maiso;n que j'ai surveille Chick. Alors cette femme est la: GriV.e Brune 1 Il y a des chans En tout cas' nous aUons surveiller pendant un moment. Pendant qu'ils parlaient, !,.ouvrier du tlph'onel les a vait rejoints et aprs qu'ils l'eurent renseign, il V'O:Ulut prendre oong; m.ais Chick sut le persuader de rester encme. Bien qu'il et toutes les raisons pour ne pas douter de la sincrit du jeune homme, il ne voulut pas cou rir le risque de ilui lais s er la libert de fa.ire parvenir un a v ertissement la femme entre dans la maison sus pecte. Les trois attendre une demi heure entire. Ils avaient trouv le moyen, en attendant, de Sei dissimuler sous le perron d"une des maisons en fa de celle .qu'ils surveillaient. Au moment o Patsy mettait la; supposition Ia femme passerait probablement la nuit dans la mai son, la porte s'ouvrit et quelqu'un appa.rut sur le seuil. -La vtQil ch11chota le cadet, observant attentive meIJ.t dans .le gris du crpuscule. La personne descendit les degrs d:u C'est un homme, oo n'est pas une femme! fit l'lectricien. L'individu se dirigea vers l'ouest et frla l'endrnit o les trois hommes taient cachs. Un rverbre tait aHum: cet endroit, de sorte que la lumire tomba en plein sur son visage au mo o il passa. P
PAGE 26

Un fem B lle'. 23 Il alla 1en ttonnant, ju.squ'a l 'pk>'rle. au. entr:a dans lai pice et oouta. Puis, il claira !,a; a $a . Elle !tait vide. 'Al-o.rs, il mloni et sile'rcie'uS'ement tage, P.. jl s'a,rrta enC:Ore: P !Ofil'. ter. '.Auc:Un bruit cep .e:nda:nt ne. s fit entendre', et 'en: faisant joue r de nouveau sa lanterne, ses regards ;une chambre dev-ant lui. La: porte ,en tait ouverte; il Sur le lit de c e tte ch;a,m,bre ttaient de femme1 Il les p.rit pour les ex:aminer et constal;ii qlu,e tait ;un habillement oomP'let Q.e dame. Sur :une ch;a.isES ct, tranaie.nt quel .crues: vfo : m ents d'homme. Prcis ment c ;e/ j'e me fig:Ur'.ais l murmurai .Ch;ick lui-mme;. Il examina d'un rega;rd serutate:ur le; lavab1o qui tai t dans la; cb.a.mlxrn. Ce meubJe tait charg 'de' tubes, de fards et de toute 1espce de oosm tiques, mls des b)l. rbe s, des moustaches et d e s perruques. --. Bon prsent nous voil fixsl D'un pas rapide Chick paroo'U.rllt toute' la mais1on: Ell e tait entirement vide. Il n,'v avait pas me qui vive. Il tallait reig'agner la porte lorsq'u il entendits: o\.ulain quelqu'un qui approchait du dehors. L e d tective se glissa. silenci e us e ment dans salon et s'y tapit. : Ce n' tait pas une minute, trop tt, c:a.r quelqu'un: entra e t m onta rapidi em:Cjllt d'escali rer .qui oondui sait a u deux i me tage. Lorsqu'il s' aperiut qu'in V e nait d'allum ;e'r en haut,. Chick se faufila jusqu' fa porrte d'entre, et r egagna. l a rue. 1 A peine l'eut-il atte inte qu,'il fit entendre. '.qn lger, s iffl eme nt. La r po nse ne; se fit pa.s attendre, et Chick p-ressa. d'aller, en se dissimulant de s:on: mieux vers le lieu d'D tait parti le coup de sifflet. ,..._Qui est entr dans la maison? demanda Chick. r -Le mmel hiommei qui venait de la quitter un m<>mcnt auparavant. Subitement, comme si iune nouv e lle ide. lui tait venue, il s'est retourn, et il s'en est fallu d'un cheveu qu'il ne m'ait surpris. -Eh bien 1 j'ai paroor.u. toute maison, et je n; y \QIUV: m:ei (fui vive. ._, !Mais al ms iof! la1 f e mm :e; J. a;vlons 'v'U entrer?, Patsy, j'a,i: gra:r1d'. b)cli. Lli est et rnlo'mm qui es S'<>rt. n e font qu' 1 u ,rl'. Mais p.rsent, Patsy, dpche-toi, d.; lei dguiser; fais aussi vite, que possible, et suis trac :e, car, si ae ne me tromp:e, nou:s. nuit de lai par-dessus la tte A p ; eine Patsy se. fu.t-il lo ign que Chck' vit son nomme ; quitter 1de nouveau la; maison rapidement la; Dix-septime Rue Un mtJrc.eiaU. dei craie. m ,uge; a La; ffi ain Cbick sui :Vit ce jeune homme!. 11 y 3.Vait d .i m !O:ment 9.'u,e1 l'le.ctricie'ri s' tait Un jeu habilement combin La d'htel p Nick Carter s'taif d,. harrass de son dguisement, lui servait continuelle ment cet 111sage, lui et ses aides. C', tait l'un des; 11101mJb11eiu.x ;pied--terre que grand s'tait dans la cit des mil lions. Patsy y alla en foute h te, ef, un: quart d'heure aprs, il quittait l'htel, transform en un jeune l gant d' e n v iron vingt ans, vtu lai dernire mode, mani res distingues, et l porta,nt des rnoustac.b,es retr-9uss es. _,, Il fut surpris e n un flch' tracee: la: craie rou g e sur le t.l'ottoir, presque devant la de l'h'tel, et indiquant la direction nord. Elle avait videmment _t mise! l p:a.r Chick. Voil qui s'appelle avloir de la; c hancel mur 'm,Ura Patsy piart lui. Ceci m'vite un grand dtour! Au coin suivant, un nO!uveau signe indiquai a Patsy que Chick avait travers la rue, dans la direc.ti-on tJuest vers Bro:!.dway. Mais au tournant suivant', un autre; sign q'ui fit moins ,de .Plaisir Patsy, indiquait que: la personne file et Chick taient ml()nts dans ;Voiture du; tramwa) Bon! je ne serais 'I}a.S et:on'n si la: Grive Brune tait Empire Theatre pour rafraclllr la m, moire Mr. Mro;untajn, sei d ,it Patsy ria,nt s ous Il p : rit le premier car qui p;:i,ssait p 'OIUr s rendre Empire.. Th'eatre, situ dans Broadway. Son regard perant reina:rq ua tout de suife: q'Ue le P!otea'U d:u rv e rbre dw.a.nt le tbltre, ta,i.t entour de plusieurs tours tra:C:s la, cr;l,ie, rouge

PAGE 27

Un femellei. : cftait Uii sign aei Chicl, et il signifiait S;'uei telu.i-ci se, tmuvait dans le voisinage immdiat. A11.1 moment o Pat.a. y en.trait dans le; lobby OIU! vestibule, !Un homme portant des vtements ordinaire.s. sortait, qui lui fit un signe imperceptible. Patsy avait tou.t de reconnu dans c genf-1 leman son oompagnon, bien que celui-ci ft de moustaches et d'une perruque. Quand ils furent tous deux devant ilitre, Chick dit demi-voix son collgue : Mon homme qui est en ralit 1Une1 femme'; c'est--dire la Grive Brune, se tr-0nve dans la. salle:. Le deuxime acte vient de commencer. Mountain y est naturellement aussi. Aprs lei premier tl;Cte, venturire a parl sa. victime. Je n'ai pas pu entendre de il tait question:' mais oo qui est certain c'est qu'elle exigeait chose de lui, et qu'il refusait nergiquement de l'au.-: tmiser ou de l'excuter. __:_ Tu pourrais peut-tre lui parler ,aprs le! deu; xime ac.te, suggra Patsy -Je le dsirerais videmment; mais la; difficult est d'approcher Mountain 1 sans attirer l'attention et sans veiller les s0;upons de la. Grive Brune. :__ Dis dooo, Chick, ne connais-tu pas le rgisse:ur. du tMtre? Certainement; e.'est un trs bien. ief trs aimable. Mais alors, Chick, ne sois donc pas si obtus'. Demande. simpJement au rgisseur, de mettre une/ chamb'e ta disposition o tu puisses recevoir quel qu'un, et prie-le de faire prvenir Mr. Mountain dans sa loge. _:. Petit, tu as, oomme toujours une excellente ide 1 dit Chick avec reconnaissance et en riant. Le rgisseur fit quelque8 difficults, car il re connaiSsait pas du tout Chick: s-ous son dguisement, et oo ne fut que Iorsque celui-ci eut enlev pour un! instant sa perruque et ses moustaches, qu'il mit aussitt, que le rgisseur fut persuad d'avoir vrai ment fa:oo de lui le cousin du clbre dtective Nick Carter. Vous tes. tous a:ctoors de naissance', fit-il en: hiOChant la tte. Et OO jeune swell elga.nt, avec: figure millionnaire, o'est Patsy, rellement? Si voo.s voulez b.i le. penniettre, m.ioii, lit Patsy d'un ton jovial. Mais on sonne. Estpour annoncer lal tin: du: deuxime acte? Sans doute. Je vais prendre soin dei prvenir '.Mr. Mountafo : Jl.'ll. phls tt, d,clara lei rgisseur en s'loigna.nt ;rp.pidement.. Bientt lal se. ro'u:vrit et Mr. MoU:nt.a.ll enfril !.fans la chambre. Il d'un du: les de:UX homme$ .,rs: l. premier acte unei femme. -:--Quoi 1 avecl cette grande harbe? Dans oo cas elle peut se montrer pour ,._ Soyez ,slJJS orainte; u s'agit d'une; trs femme, rP;liqu:al iC:b:ick ;>o:Uriant. Yiems: lui avez

PAGE 28

, du 'reste fort bien rpondu:, Mr. Mountaitr" ca:r Jal Patsy io:b:.it danS: Ve5tibule! d:it Brune cliierchait naturellement dco'll,vril'. si' ViO!U$ lt. lo:U non e:n: rapport avoo nous. Un loi'u'vl'ei\l:r Clo'rnp:taisanl le1 fif entre r au p ;rom. e noir Dans ce! cas, cette femme doiit fre e'f, la'u premier rang, ,Pp.tsy vit la Brune dguis, qtr j'enV'oie Mr. Caner d .it en hlommei, entirement P,a.I: Jal oo:urtier d'Un ton plaisant 1 reprsentation. N'ous a.-t-0n fait parvenir' u:n a:vis?] Chick ita.if refourn'' Ji.'ll aomicile1 a Niclil !OJ! il ,_ Certes ds mon entre' a.tt ilifr'. C "esi ftoluv'a le dej rentr, a.voo 'v'ain :que j'en 'ai dherch le po;rteur. Nick loouta: attentire:ment lei rai'p!pirt s l o aid. Je me trouvais dans }aJ fuule qui S pl'e ss affaufour. tr:s il dit serra,n,t la main; au guichet, quand tout C'OUp! IOn me fourraJ quel-au; Ch1ck, ' ' ' _; ' ,. chose dans la ma,in, sans P!USSe m'aper:"' ' ch'er r C icevoir de quelle part. noU$. ne fais10:I1;S1 supp:ose.r J'usq:u, ici est desonruus v 1 t clonf1rm. oici e e; . . . ,. . 1 Nous s 'a'v'l()IlSi 1' prsent qtu:ei l'hlo'rn'rn. q'li Patsy 1 Et une. lettre! a ChlcJr, Jar ploUrsuivi travers les: bureaux de laJ socit d'as le oonVl Sel. surances de New-York et mon aimable oompagnon m1d1 du a l entree la maison de }aJ Vingt-huitimei Rue, ainsi que mon sioi P8;rk Hotel, ou Il .lru eta1t enromt de payer disant rePJ'sentant l'Empirei Th.tre, S OIIlt toujours JUsqu au der;riier cent les cmquante, mille la mme p.ea-sonne: saV'oir )al Grive Brune. de J10UJeil" c.arles .su.r table, sans qu les: Je l'ai bien pens cet aprs-midi, ca:r quoiqu'elle de tout. pro r cede P;e:u loyal retomberaient ait !lm grand talent de travestissement, elle ne sait mquement sur lm. pas changer vpjx: ;iu; point la re.ndrei Eh 1 cela: semble assez bien crit a:ns le foD! n.aissable. es affa ,i.reis. Cela. p e rmet de supiposer que demain,: Elle oo{ ve;'nlui lm!oi' dguise en lilomme; elle :aprs-midi, ce sera srie'UX 1 ap_rs avioir J,'U, la: m'a fait ;atten.re assez i 1 ongtemp;s iaiu salon pioiur pouvoir lettre :avec son oompa : gnon. reprendre ses de femme, puis eUe a jou -Je remettrai cette lettre Nick:; ou: non, dans le oorridior un petit intennezzio, parlant tantt en se reprit-il. Gardez-la dans V'otre poche. femme, tantt en hlomme et faisant semblant de oonMieux vaut tre prt io:ute ventualit. On pourgdier celui-ci. 1Par mallieur, je me suis apieru par rait vous demander de montrer c.et crit, et a.lors il la fentre que piewonne ne quittait Ia mais on sera bon pour d'tre en tat de le f.aire. t-il en riant de bcm cur .. Une lectrique annona lal reprise II se fit dner-son ohli:pea; ief cttnne par, reprsent.atioo. Ida et se prpami sortir. Chick inV'it.aJ lei co'urti-er a 'retourner fra'nquillem'ent NQiUS serons bientt d 'e' retour; mas nous allons aupr s de sa f.a:rriille qui tait galement au thtre, ef nous rendre a.u: domicile de p enda ,nt gue ne 'faire semblant de rien. la; Grive Brune est encore au th'tre. -Du reste, ne faites auc'ull dmarche piotul' vbil'. De cette faon, nous pourrons: arrter iaved lui le matre ou l'un de nous, avant demain (iS :aujourd'hui to1Utes lea mesures ncessaires, cal' car trs probablement cba..cun de VIQS pas sera sur-. )e ne doute pas que tte oom'.die de chantage ne veill jusque,-l, dit Chick terminant ::;es. instru,cr termine demain, dans laJ maison. 1!, tions. dans },(lj 'l'rentime, Mountain promit de s cionfornret p:on:ctuellern.'en! a fontes les reoommandations qu'on lui faisait, e t refourna sa pla.'Ce, tandis que lesi deux dtectives. :quittaient te thtre par une pwte Arrivs dans. Broadway, Chick dit.. "---iMaintenant, futsy, au; foyel.'. ,u;Wf(Q observe attentivement. Selon moi, Mountain sera: fil a son: refuut. ae t'en a8{iUrerl, ml{)ln ct, V';l.S, nicher Nick. Nick Carter pris au Ds le. lendemain matin, Patsy rap;porla: a Sion matre que, la il1'1lit prcdente, aP.rs. la. sortie du :tb'tre, la belle aventurire, tou.j1 ours sous son d guisement masculin, avait s :uiV'i Mo1Untain e:t a;a fa. pi,ijlle jusqu' le'Ur domicile particulier: Pendant !Une derni-hle'ure, elle tait OO: ieilim,ais1 on e.t

PAGE 29

26 Un Mafre-Clla'nfe'ur fl, pel"S'Uadoo dourtier .in.' rl sortirait elle avait fini par s e rendre: a'U coin de la Sixime A venue et de la Rue, !O: U elle avait trouv deux qui l'Y. vid.emment dep:uis : quelque dja . Peu s eule1noot a'v'aie:nt t c:b:':m' ge8 entr. e eux, p ui;s: ils' alls: ensemble la mais.ion d,e la Trentime R!u;ei, k> la. Grive Brunei ouvrif la. porte e.t fit 1$; de!ux ibiom,mes Elle-mme. n'tait PM ntre dans la maisori, mais av:ait .gagn, par le chemin le plru:s co'll.rt, la 5'0ln_ de l.a Rue. ol! ellei tajt arrive as. sez aprs minuit. Mais. l en.c!orel ellei n'a,Vait fait qu'une' station rclativ.ement et avait rep:aru dans ses vfo men.ts de femm e p;o:Ur se rendre la mais'on de la V;ingt-h)uitime o ell e avait final ement pass le de la nuit, gotant sa;n;s doute un. bien; gagn, le. s travaux de: la joturn e. ,__ Elle a, ma f<>ii, ioc:c,up son te 'mps, et pe.nSe, qu'elle! aura; bien do rmi, dit Nick' Cartel', de' boillD.e 'h'Ume!Ur. Eh bie'n. I allons prendre s :oi que pendant q'Uelqu$; anne s elle m ne: une; vie un: peu m.o1r$: nervante'. Les d eux qui cach s dans la maison de la Rue doiv:ent pirohableni ent l' a ide r dans jeu contre! Moun.Wn: Jei qu'it y ait qtuelq'Ui0 choo e; IObserver dev. a:nt cette m 'ais on. Po!ur .toi, Patsy, tiens-t0i e :n: 1observaon d e:vane cb.:ez no!t$', d;ej pv'U.v1oir m : e : suivre:, si je ce matin. Je pienSe1 que: la matin' e in se p :assera pas que ln.otrfe joli iOis:eau tc M '.d'attirer Sm chasseur dans. lun pige. No'US verrons si je: m:e laisserai p'rendr'e Pat::;y ne s'tait loign quei d epuis peu de temps lO:rSqtu'on appt0rt,al lune urgente l'adresse Nick' Carter. 1 Elle. tait de! Mrs' Ans e et in(o:rmait la dtedtiv'e, . le,'s femme : s : sornt s ;ouvent dc 1001cie:rta.nte s. Qtui Mit si m. Grive vfo'us f.orce'rtl: p 'a.S: d'un 15eul OOIUllJ r..eiVenir sur votre iopinion d favorable: ._ No!U$ verno;n;s. fit Nick 'm,arcb;mt l ente m ent a :Ct d'elle!. Je sais" p:asi, mhls plus j'appl'.Olcne d e cette ferriblie maisiorn, pltus je sens ba.ttre mon c'Ur, dit Mrs. '.Ansel qui tO!Ut ei'O,up, s :ei se;nf d;e; n'.O:UV:ell\u trs. inex: p; rimentoo. Au C!Of: de. la; Ru e ( del la1 Cin qtu.ime Avnue, la; ]e/Ulle femme pious;s:a: soudain: un petit cri et s ctam'P,onna -au bras du dteictiv-e; puis 'Sei cacb,'a; S!OIUS' lel w:rche: le Vlisin' . Ni ck: n,e l'y S'lliVi.t p3,s; il te.ta. sur J.e' frottoir ef ob!serva son m:ang 'ei avoo la plus gra:nde attentiion1 La 'prtendue M$1. Ansel lai119ai, t de:s: regards tif,$ e t scrutatetur'S d,a:ns 1a ruei.

PAGE 30

Un Matre.-Clili: nfour femell&. Enfin elle se' riSq'ua: 'r'e'IJOOrI'ner, avec1 u'n :exprimant la la :vive, d:u crm l'atte,ndait. Elle m'Urm'Ura, I: lvre8 trembllltes: ..........., Ah 1 c'tait m'On mari l Il traversait la r'u.. ...._ Eh bie.n. I qu'e1Stcela fait, que Si()it :v!otre mari? fit Nick, sans avoir l'air de c omprendre'. +-_ Oh! s'il m'avait vue en: V'i();tte oompagnie, il tn'a'urait assassine 1 Mon mari t s;i jallQ'U.X l C'est IUn vrai tyran l Il me tue.rait, i:;i j'osais seul-ement parler (un ia: u.tre hiomme l munn'Ura-t-cl.le en tremblant oomnl.e la feuille e,n 13:0 serra,nt troitement contre le bras de Nick'. Allons 1 suivez-'m'oi ilio'ut tran' quille : menf, et montrezmoi votre mari 1 lui dit-il. Il dut la traner littralement jusqu'au doin de la rue; mais arrive, l, Mrs. Anse! ne: put dfo01Uvrir son mari nulle part. ,_ Ah 1 voil q'ui me ca'us les craintes-les: plus :Vives 1 murmurat elle. Il nous a certainement vus. Il se cache sans doute pour m'pier. Je vous. en allons-nous en bien vite d'ici 1 Ah 1 soopira t-ellei, q'Ue -rous tes cruels, vo'US tres h ommes et quei savez P,e:U. liro dans un; pauvre cur de femme 1 rDame 1 les lecture s lgres !Il s ont p a:s 'd'u: got de taut le monde, grommela le dtecti v e avec un sourire railleur,. t out en suivant tranquillement la ruse CIO-quine v ers l.a Dix-septime Rue, normment amus de la voir tantt regarder autour d'elle dans une terre'U.r fei n te, tantt s'arrteir en tressaillant et fixer sur h:ii des y eux o s e : p : eignait l,a. ti,rnidit d'IU.Ile je:une biche<. Enfin o n a t t e ignit la que, le dt c ctiv'e con naissait dj tr s bien'. i--N ous r.iEqu.ero oo no'us ytaim,e:nt entrer. ? fit ;Mr;s. A.nse l dans tu:n. so'Uffle. ....-Mais, bien i::;r; c'ie.s.t pio'Ur. c :el,a; je sui$ :v.en'U avec VTOIJls 1 Sans lune paro1el de' plus, la prte'n.due Mrs A.nsel lnionta les degrs dtu _P,e.ri:on-t,ira, l ,&. :;i; onnette, s:Ui, y;i.e d e prs par Nick'. La porte fut immdiatement lo'uverte 'plar u:ne seryante taine ooups de. hache et dans laqiuelle Carter reconnut .aussitt un homme dguis. Mrs. An.sel et Mr. Carter dsire'nt parler a la matresse de mai.Sn, murmura la jeune femme trem lblante, en montrant tu:n: qu'elle avait jus.que.-l,. tenu lia: main. La virago fertria la porte, les' inlro: dtiisit a'U. iio.n: et s'loigna oomme pOIUl' les aimonoer. Quelques m,in,ute.s ap;r:s,_ r:epp.rut et cI:clara :que la: matresse ffe lal maiSon OCic'upe et priait monsieur et ma.da.me de vouloir hie.Il attendre. !--'fu.ut marche oomme su.r des : roulettes 1 se dit lui-mme le. dtootive . Mais je s:u.isl curie,u:x: tt'P4 oomment cela se. dnduera Pndant ce temps la; p:rte.n.d'U Mra AD.sel se C:O'J 'd!tiliiait aussi nervoosemoot qu'a'Urait pu le faire une femme 'q'U s:e serait reHement trouve da.IIB sa positioo. ;Njck s'tait 11m; peu l'cart, dans le ooin: canap; m.ais avant qu'il et pu l'empcher, elle s'assit le.t de lui eit hii saisit-le; liras de ses: deux In,il,inS tremblantes. i---, Oh 1 j'ai si p eur l fit-:elle: dans !Un' s :ouffier. PI'i{) l Votu.s tes 1Un hromme rortl ,_ A prsent, 11 ne m:anqu.e que l'instantan au; magnsi'lllll, et Le: tour serait jQ!U 1 pensa Nick. Mais ava.Il.t mme d'aroir pu exprimer Sa. pense; Ia porte dei communication rut ouverte brusquement et dans cadre apparut IUn homme barb qui prit a'USSitt ltlne attitude thtrale, peiu prs oomme un Othello furieux au moment o il va. trangler sa DsQ.mone qu'il croit ooupable. fck sourit simplement, c:.a.r il avait dj reoonnu dans le gaillard, la servantei qui leiur avait ouvert la porte. .--A.hl 1 mis rabie, je ty prends donc: enfin 1 s' cri'a le perStonnage qui venait de surgir, si inopinment, ro:ula.nt des yoox de camlon. Si Nick Carter ne s'tait pas vivem 'e:nt gar, Mrs. 1\.nsel qui poussait dei grands cris se serait jete a.aru. ses bras pour chercher un r:efug:e. Elle dut se oon te,nter de. tomber vanouie sur fo canp. f--, Ne dclamez do.ne pas oomme rous faites l Qui tes-vous? demanda Nick durement. :..__ Qui je suis,? Tu oses" le demander, infnm OOqtuin 1 Tremb.J!Eli, car je SUS l' p'OUX outrag 1 t9-nna; le dont la fausse 'barbe tait assez maladroitement appli<:rue, dtail qui !llatureJl ement s .auta aux yeux Nick Carber. ,_ Alors vo'US roU's An'sel ? d:e,manda tra.n. Wtille:m.eint le dooctive. ,_ Mais cela va sans dir, et la misrable femm que voil e:st mon rugit le, cabotin ;i.vec une .__ Mais dites-moi donc!, mon' che ; r Mi;-. 1\.D:sel, de'krattl:d:ru Nick en souriant; comment tes-vtous dams. lai mam'On de la fame!USe aventurire qui po:nd a'U nom pio:&t.iqu.e die 1a Grive Brun,e?. A 1 ce m10ment, Mrs AIIBel qui avait simul un: va: nouissement, ouvrit les yeux, mais pour s'effundrei: 1 ru0uveau avoo un gmissemen,t l'.Ue p;01UrWit la. force d.e. d il'e:'

PAGE 31

28 Un Matre-Chl.tnfour femell. --Mon: pioll(, Hugld, m:Ori poux 1 j e f jure' q'll'el je suis innoc..ente 1 Et la AD.S'el retomb'a : en: pendant que! le :ma.ri'. outrag se: p.;rparait donner un' no;'uvel oh!a.ntiUO!Il. dei lal dei sa voi:ir. Ne fatiguez donc! pas si furt v'.os fit Nicl La reprsentation que v:ous me donnez ici, eist iun pigei grq;sie. r auquel v'-011$ c ; omp : tez me prendrei. En bien 1 p'uis' qu je m'y suis laiss attire'r', doutez au dnotu.ement de la pi me le n'omb 're de b.a;nkfilOOOa qtui pe!ut gurir 'VIOS sentim:ents blesss. Quoi 1 vil suppt de Ma.mm: o n 1 cria l'h!ommel en: ge:stictulant furieusement. Rien ne peut mei rendre lal confiance dans la fe:nvne: que j'ai aimB de toutes' fibres de mon: cur NioJn, m:on h!o.n.'n,:elur ne: se: p aye p ;a:s ave c de. l'argent. Mais je V'.e!ux que : tu: m signes un 'aveu d e ton c.TI;me Jei ve'u.x que tu me mettes les mains le moyein de: rompre les liens lgaux qui me lie;nt enclore ce:lle: crue dsormais je dois har 1 Il jeta tune! pice crite sur la; table' et v :oulut frorcer Nick' Carte'r la: signer. Celtu.i-ci prit tranqtu.illement la' pic e et, au mme mk>mt il vit la prtendue Mrs Ansd revenir de son profond e t se redress e r doucement stur le ca.nap. ,__ Ah!!. ah! dit Nick Carter; a prs nt, la Gri\r Bruine leintrei M scne va donner la; rplique. s:Uis ourieux d voir e! qui eln. rsultera 1 0 mto:n. poux, misric :ordieux l san' glota : t-elle. Je '3ais quei Jes: apWJ"ence;s sont contre' m oi, mai'S tu me fais nanmoJn's IUn:eJ injustioo q'ui crie au: ciel 1 Sois raisonnable .... ge ;n:tle,m;an est Mr. Carter, le clbr e dtective 1 Et, ft-il dix fuis plus : cJb're !. .. Crois-t'u donc que ,a mBI p}aisir d_'tr:e, tromp:. par un -Tu ltu.i' $ do!Iin rendez-v't!Us Je te' s'urveillaiS: q'uant tu ais envoy la lettre 1 J'ai vu' c :omment tu l'as' re,nciontr. Je! vo us1 suivis jus qu'ici Ah'. f je: t'!Li V'.Ue t'apptuye!r ciont.rei lui... J'ai de:s tm;oins !. .. Et toturlla.nt v'eirs Nick' Carter: Signe, misrabJe, (lu me;urs l hurla: le: ma:ri. 1-Voos ne jouez pas votre rle: de moiti aussi bien que Viotre! prten:due femme, dclara Nick'. Vl(}US faites donc pas d'illusi 1 on : s co'm'Inence en a.voir assez de plaisanterie. Voti.ez-VlO'U.s nius y rnetti0ns fin? Q!Uoi l tu te moque s de moi par-dessus le mar ch: l ;:;'cria l'homme roula,nt toujours ses ye'ux. Par foi, ni .es; p.;mi,s !. . S:Urv; eillez homme 1 :A.lu: m me les : amis ap'p 'arurenf. Trois grossiers personnages, avec de vraies tte$ 'de criminels, des espces d'hercules dei foire, entr. rent dans la; ch.ambrei et se> placrent devant Nick'. 1-Ga;rdez cet hiom.Ine j'USqtu' mo:n retour! dclara; tromp. Je. oYUrSi chie:,z u,n, avocat et chez le juge! Sufa-'rn!oi, 'plo'u'se Il saisit faJ prtend'U,ei Mrs A'n.:s;e.I Ie: b'ras l'entrana hlors de la chambre. Ce fut :une des rare$ iOCieasions 10.U Nick: Carter lit ioublier ientirement sa prsence d'esprit; il s' tait laiss aller s'ur IUTI: fauteuil en se tenant les ctes; il riait P.'u pl()int que des lartn:es lui ioulaient sur lesl joues. La malrufresse dramaque: dei l'pio'u.X .utrag, q'ui avait dei faotn que mme lei plus. rustre deis valets dei ferme nei s'y s-a,t pas agissait d'une: faion sur. ia rate' . En ce il vit a'ussi :vritabl e n1otif du: mange d{S ia doq'ui;ne, ll'eSt jU):!q'U-l. ino omprhensible pour lui. Dans son for in;trie ur, il lui fit c : o m'plime nf. Elle avait simplement v-oul'u le mettre sous honne: g'arde et en lieu, sr, p:endant qu e lques h eure s pour po'uYoir termm:r s 1cm ch:antage en toute scurit; et elle en ta v:-enue bout d'une fa.io:U: ingni e'u.si. Vrous tes m' foi dei cllarm ants' gar:O'r1s 1 dit, en riant t-0uj-0urs', l e dtec tiv' e ses tr:ois grdi ens. Que Cnptez-V1o'US, fair e de moi? -Noius aY1ons VJ01L11 s ga.rd .er i:ci dei force jus: quau soir; dclara l'un' d 'eux. V 1 oyez-vio 1 us oela 1 Et qu'est de'\re .n,ue feln'mie qui tait ici? ,_:_ Elle 'ei.st' partie av'ec son: m :ar1' ,__ Allons, mes amis n e faites pas de bfag'.u e s ,Vo'us .savez biein qu:e. c:ett e fe;mrn e e,st l Grive Bruil;e. Je l'avais re:co!nn'uo avant d"e ntrer dans la m ais;on av:ec elle. r.: Les itrois gaillards s e r egard reint e'rl riCanant d'un a,ir d,'intelligenc e puisi l'un d'eux s'cria:: Je l'avai,s, hieirl dit qu'elle. ne: po;urrait p :as le to:'uler 1 : Je. s'uppO:s qoo v'ouS' e ;nten' de'z gagner :v'tlr'e sa.la;ire !e:n me g .ardant ici? s'informa Nick;' Carter, avec '.IUAe hUm.eiur ; Vou;s avez devin juste 1 -Eh! bie :nl jel ne pias: v-O'us: e:n; vio1oir., Je . ds.irerais seulement -s.a.vl()ir . fe:rnm.e; a. ment quitt J .31 ma,i;;:on' ,,....,, $: r qu."elle p!:(it.iru ;

PAGE 32

Un Matre-Gha:nfe;ur fem elle '--:Alors faites-moi faire l t0:'ur la; mai.so:n:; ieJ :Vlo:Udra.is m'en ass'.ureir moi-mme. f----< Qtu'e:s;t-ei C!Onvainquit qu'il ;t'oo:'uvai t pl m; p:er.s10!Ilhe!. Oin 11ui avait) s0:I$J. : e : te:nclu un: pig_ie: des P.;luS: Jordi:naires. .._:._, Gentliemen, nei v :e11x: pas violu.S e quels pays vous vnez; inais V-OUS rpandez un parfum qui n'est pas prcisment celui des violettes, fit Nick M riant. 1!0.1'.S:qti'il,s furei,nt rootr:s dans V 1un: de vlo'u,:S in.e J>!o'Urrait-il pias louvrirla fentre? ... : Bien, merci! Et maintenant' plantez-V'O'Us run hon: cigare dans la pour lei temps pli us vite! Les h lo'm'meis rica.nre'nt d e plaisir et aUumre:nt. le'urs cigares avec beaJUooup Nick Carter ;s1e mit au piano qui se trouvait danS' la pice et jo:ua d'une main habilei une rengaine rues, bien OOn'Ue, sur laquelle il ch:anta. de sa V iOX !'.nl'dieuse de bla:ryoon ces paroles impriovises : Ch-rie, viie!m; moi! Je suis si serul sans. tvil. De prs ou de 110in, je ll)!e rve qtu' toi! Nick _savait naturellemelnt que Patsy au moins, se te.nait dans la rue, et que la chans1 on parvenant SoQ,n !Oreille serait p,ar lui oomm une tiion la valse Mais les gardioe:n s don:naissaient aussi cett.e bellei rengaine, et to ut en marquant la mesure de 1-eurs: gros souliers sur lei parquet, ils C !Om,me;ncr:ein\t ihe;ugl:etr. de leurs voix avin.es : ... '-. De loin ou dei prs, je ne rv'e qu' roi'. En mme temps, Nick s'escrimait avec nergi s'ur le piano, C:ei qui ne l'em:pjch'a pas, grce la fi, nes.s-e de son 1otue:, d'enteAdre que smt a,ide ava.it ;vert !La porte d'entre. Une glaoo au-dess us du piano 1 p : e:rrnit Nicl :v: o _ir slOn cadet s'avancer dans le crridoc. A cet instant, le: dtective s'interrompit a'U milieu d'une mesure, leva lea 1 bras et, leur extrme sur prise, les v ,aga.biOnds' qui s'arrtrent au milieu de leur r efra .in,. virent en fa.ce deux: cb.:a.r:, Les mains: en l'air, c!oq'Uins l En mme :temP;s Patsy b:ondit d'u: c!orridvt da:n:s ch ambre. Les p:ri:s ain.Si a fim,'pirovist. deme'urrent b1o:Uclle be. Mai.s cio:m:m: ils virent' que toute rsis:-: :ta,n,ce serait in:utile, ils le vrent docilement les mains. Pre.nds-hl !ur leurs revolvers, Patsy, 10rdinn3; Nick Carter e:n tenant en arrt le.s m;alfaitrs, deoouf devant h, les mains leves. -. Je. regrette, d'fre oblig de v'o'ns:. traiter !un peu rudement, dclara Nick' en riant. Je s'ui:s C!O!n:traint de Y:O'US lier et de vous biU00iner. Mais je, :vous remettrai: en. libert ds qtue je liet piourrai. Les trois gaillards se soumirent lelllr sort invi fable et se laissrent si bien garriotter qu'aveCi la meilvo1ont ils n'aur;e;n,t pas P!U. d,e, J.eurs entraves. Les dx dtectives les ten.dir-en't stur des lits :et quittrent la maison, dont ils ne manqurent pas de, fermer soigneusement la piorte clef du dehors. ,_ Cette GriV'e agit encore plus follement, que je ne pens, dclara le dtective en che:. min. J'aurais pu vertjr bout des tr ois gaillards fout se'Ul; mais je tenais vite r to:ute: de sang, .et c;ela v.a.ut m,i.e:u,.x a.i,n:s.i 1 La prise de la Grive Brune. 1 Un pe:i.i a:vant cinq! h:eures, ce mme apr s-midi, Mr. Mo'Untai. n app,arut, un petit paquet s ous le bras, devant le perron qU.i do.nuait ia:c,cs Park A venUe lltel. Il n'e't pas; attendre longte:mp,s avant de: voir arriver le jeune homme qui tait venu le trouveir SiD. b:ureau d :eux jours auparavant. C'tait illaturellement l'aventurire elle-mm:e:, j;; a tactique fut i>emblable celle de la :v. eille, l 1 orsqu'elle avait reu le prtendu Mr. Cary. Elle les mmes questions M-0untain, Lorsqu'il relut rpondu de faQn satisfaisante, elle lui deruand s'il tait e:n tat de l'affaire convenue la; Gri:v'. Brune. '-. Certa.ement; je suis veriu pour oola:, dclara Molun.ta.in du ton fmid d'un homme d'affaires Mais, d'aller pl'!m loin, j Oi voudrai.a r:emiettre ce petit i>Ja+q'Uet l'htel. Le jeune homme suivit, visibilement a iciontre -cur, ;Mt. MO'ntai.n qtui se dingeait vers J.e bureau de l'htel p il remit le petit paqueit l'employ, ;:tV'OO la reioomm.andation de le serrer so!us clef le fu:rt, et de ne le remettre qu' lui:. Ainsi que Nick l'avait prdit, Mioomtain: fu.f s.'uite. ciond'uit 1a ma.ison la

PAGE 33

Un Matre-Chaufour femelle. Ce qui' chiappja: nanmo:iin$ au guid el, oo fut !im ex.oout oour,:;, de l'IOUt.e par Mountain, et qtti ltu,i iavait .t piar les d-tec:tive3. l'iO!Us les trois IO!U qu,atrei pa$, la m .ai:n d'u cJolurtfo'r, 1@remeint t.o!urn:ei ,arrire, iUD. bio:u.t de papjer. De Ce,ttei f.a.iop:, ll dtedim pouvait facilement v'oir qtue la piste la m ai$9A de .. la Trentime Riu,ei. . Totut se passa: d'a_ws lei programme: qui avait t: la vejlle pOIUr le pr-ndu Mr. Ca.ry. Le je'Une hiomme intoodtuisit Mountain au saloo et dii:;parut p 1our ch:erche!r 41. qui le; :visiteur dsirait p3{ler. Le ck:l:urtier, euJ a attendre un })io:n: m om'ent, mais l30tudain la Grive entra la P .ic-ei avec de.s de C'est po:ur : mhi !un wai:sir infini dei pouvoir re'. notuveler iu:n.e ancienne oonnaissanoo, dclara la malfaitrice avec /Un sarcastique. Trs surpris, 'Mioiuntain se le:va< Wcipita:m:ment Sion; fa'ute'Uil e ; t dvisagea la persionne qui entrait. QuOii 1 c i omment 1 .. AlbertaJ Curtis 1 .._ Elle-mmei 1 dclara la Grive Bl 'tme ... Bien que j'aie men /Une viet trs aventureuse depuis qoo j'aii q'Uitt. le pK>stei de. da,c,tylog;rapP, que remplissais mOJD. nom n'a pas chang. Alo,rs c'est qu,i vol c'onfession; dan:s ln.Ion b'Ureaiu? Mountain da.n.s, un tat :vjpleinte surexcitati':n : ,....__ Voler !a.Il bien: vila,in: In,tof, et votus fo's bien pelu: graieiewc,_ mpp: la j:e,u,ne; femmie; moque'IIBie'. D'habitude, .blli plus P,!oli erivers les dames Dite$ .qtei j'ai r'UeijJ.j, lorsque jei l'aj tIP!uv; CJ!U.i tranait 1 ,....__, Di$ le IC/Ommencem:enf, j in'.avafa pas c onfiance en TI>i'us l. Si ra:vais s:uivi m,io:n premier mouvement, je mme: lia;-Plo au: bolut du: premier mois Cela :m'Us; A'tl.rait pl"obableinlent fait faire : Jdoino:mie dei mjUe, l dclara froide ment l'aveintuti re. de! WJ'oJeS' si VO:'us rt:e vlulez ipi$. qjie' j'lv' ln,IOD. piriX 1-VOIUS :n'ooerilez ps. faire cela, car v10s con'di. ti.oln.s! #i rV10Jt.a;nters 1 rpJiq'lla; Mountain; ru. dem,ent. ,....__, 1 p : $ s,up : erflu : as 1 infurJ:'o)n'piit da.ctylograpih.e, q'Ui se: conduisait vis de lui totu,t aiutrement ne. !'av.ait fait la :Veille: v$--vis d'u prtendu Mr. Cary. -NiOiu!S traitw e:n gens. qui le); [affajrej:;' Y.O}'u)): 4:. richei et la; pe.rte; trnille dollar,s ne vou;s mmepas trs JS. e.nsible. is'uis exaiotement informe l'tat dei vos; fiAance$ a.vaut de me dcideir agir oo:ntre vous. En Siomme, votus sauvegardez votre rputation h!on '.marcl:t, c;ar le payement de cette somme rep;rse:n.W! nA isa.c.rilice relativement lger pour: y ous. A prsent, lisez ci. Elle tira de sa poche tune fougue feuillei de: papier iciauvert.e: la machine et la remit Moun-Wn. -Votus V'oyez qtu'il s'agit d'un article. de j-ournal J)ioig'n.e'Usement prpar, qui contient v-otre confession. Si vous refu.sie,z pr.sent de me payer la sommei entire que aet article paratrait dans les j o'r_ na,ux. Vo:Us oonnaissez nl(}tre presse; jaunei, qui n'e vit de scandale::;. Vous savez aussi bie,n que moi qu'itlll tel article serait publi au:s .sitt envoy. Miountain lut l'article e.t comprit avec quel indigne raffinement celui-ci tait IClombin. La publication d'un tel fa;ctum le rendait dsmmais impo1SSible et le p:riv.ait d'U coup ; de sa rputa ti10;n et de son crdit. :-Auriez-vous vraim.eJnt fo' c:ur de: pub-lier un p _areil article? h Ne lmei mettez pa:s: Q'pre!u.v. e, rpondit la j'eune avec !Un rire !ailleur. Dans. les affaires je suis insensible h'hi:iiterais pas passer sur des cadavres! Mais vio!Us tout de: mme un arrange -cinquante mille dollarn, ou rien:. Elle dit la du ton le. plus dcid. Puis : ellei ajo'.U.ta;, a.v.e:a iU;Il. hassemient lidaigne'ux: :A quoi bion 'v1olu'SI fair'. tirer l'oreille? __ yotre se'ttle pl'.senoo est IU.Ile preuvlei quei VIQ:U,S tes, prt payer la somm:ei qui' doit mon silence 1 '"" ,_ Et e:n dhange cette som:me, trez la cloillession crite; In,a. main?, -' Certaine.ment. 'i !'-. Vo'US ne vdU.S attdez dif Mou.ntain av-eci tune! ir-0nie tranc:hrulte, que, P 'O'Ur la du. d'ument, je! c1ompte, le; -mlQins; du. 13'Ur V10tre .Joya J ut ? Si V1dlIB tes fomln. je stuis encore! plus hb'.mlne d'affajr013, je. cr:0i13, j'ai l'habitude d'tr'.e: itr sp r'u dent. r--. Si l'arg:e:nf, y;Qiu;g montrera;i document. f

PAGE 34

Un fem elle 31 ._, Mais ne oo'mpitie:z p;as stur m a fa.ib!es:sei, fit l'a ;v'enturire en lev:aro..t la voix. Je s'Uis sur mes gar-. des! ... Et.au je. sais dfendre av:ec .le petit instrument :v:oH, term,ina,-t-elle en rn.-0ntlilillt re.v10lver. Je n'entra daDS1 htises de de gnl'i rpliqua Motuntain avec: un froid ddain:. Je 1s1nis tun gentleman et, mme d ,a.n,s, la: rei,spec.tei encore la. fe:rn:r 1 L-desstus, il prit tune! dans i:fa: il en tir. a Inn qu'il lui P,r,,s.einta:,, tout en le. garda;nt 1a main La Grive BI11mie1, qui tait $'ul' l pioint tiret fe : uille P;apie.r, se,i,n'; au. milieu S!O'Il geste. --Un: ah.que 1 s'cria-t-dl, indig'ni. Est-ce luD: pige q'ue V10tu.s; tendez? Ou seriez-vous vraiment .a.'>Sez stupjdei pjO!U,l'. d'UAe. $Jottise ? '-. qu V:o'us v'' ule:z de plus?: C'est un chque $'Ur ma hanqoo, de 1a cinquante mille dollars, et accept p,ar elle. Vio'U.S pouvez touch.e r n'importe o sa.nSi e'Xploser aucUJn.e:m:e:nt 1tme rrp,liqua MP:'U.I! tain avec !Un calme glac. 1 --. C'est possible, mais je iitccep: te p'as de ch:,-. ,q'ue'S 1 Vous auriez pu lei sa,v:oirl cria la femme ta.nt ciomme tune furie. Prenez garde 1 Si violus IOs:e;z se'uleiment remue:r un: doigt pour me p:riv-er du fruit de ma prilleuse entrer P,rise, je vou:s ferai seilltir ma; vengeanoo. Ma.is, je vous en prie, ne v;ous mouvez m'iltilement a.im;i 1 fit Mountain. Calme:Z-VIO'US 1 Je voiu.s arou.erai fra.nchement que je ne Vio'uS' ai off erl le. c:h:que qu.e p:our cr.er .ar vous tes capable de tO'Ut. Mais j'ai bien pens qu v'ous prefn"'ez de l'argent oomptant, j'ai apport cinquante mille dol lars e:n bankruotes dans le petit paquet que j'ai cionfi a'U oomptable de Park A Htel. Jei wux remettre le paquet da.ns dix minutes. Oui, et mettre mes trousses une vingtain'. de policiers ie,n fit la ,Brune. ,_ EH ibien 1 o'u acdo:mpag ,ner par jeune h:omme qui m'a amein ici. ......., .Ge jn.e. hiomme, c .'.Wt rn,io:i-mrn.e, espce d'i 'd.i:O:t 1 Eh: bien'!, vious ni"aO.c.ompagnerez vous-mml L'aventuril".0. r:flch.it IU;n in.sta;nt,. P,U,:& d,it .a,'(.ec; .dcisfon: B.on l :v'a{ :V:S aooom'pagner. Elle. :f apBO.rte.r S!On chapeau et s:o:n m an{ea'lf !par !ulne femme d chiainb'r'e qui avait l'air singulire.; nient blomma:sse: et CJ!U elle remit Qonfessi Mountain av-ec la r:e,c1omm:a:riidatiiOn la ga.rder ju:t; g,u' son retour. Suivie du ciourtier, ll se rendit d'Un p :a.S rapide a l'htel, et elle entra; en mme temps 'qiu,e lui au blurean. A \ une vingtaine de la, table, travail du: '.clo:mptable, iene s'arrta. 1Allez chercher l'ar'gent prs:e:n'f, fit-elle voix sifflant7, e.t pas de trucs 1. Je suis sur mes des., et le chatirn.ent suivrait quoi qu'il ptuisse 'n rsulter p iour moi 1 11fountain s'avana sal1S perdrl une parole jusqu' aa de l'empfoy et accompagna celui-ci dans le petit cabinet, spar du bureau principal par porte vitre!, o se tr:oiuvait le coffre-fort. Il se passa environ une minute avan. t que !l;urjre impatiente vt revenir le clOurtier. Il portait un petit paquet S!QUS le bras. Sans p11ononcer IUne pa.riole, la hardie coi'uin'e reprit le: chemin de sa maison et, pendant le trajet, t0bserva le silenc e, de mme que son oompagnon. Lors
PAGE 35

S2 Un M.atrei-Chb:nfuiur femell. , Pia.fsy dbla.:mib':re la La Brune et son. soi-disant ;q'ui s" d'1b: Bar. la fentm d101n,lumt le O.guisa.it l'occasion en femme de chambre, furent j;a.'rd,in. Il ;tenait lu)l; IiEm>lve:r d.a,tUi ch'.aquei main, et,-:au piostei de le plus viojsin, o ils fu.., alU mme momeint; Niik Ca,rte :r, du: re,nt !El>nferms. tlOOlrtier W'ri:v'.a.it par p:ortel, qu'il avait M a foi, Mr. Carter, dit M-ountain Chick, fA'cile'mlei'nt i()!U,vertel a raidie de rossigp.ol. Votre ravtissement tait si bon q'OO j.'ai inv 0 lonNick 1=1: e w-dev'.U.r. 'leJ ca,ITM'U, il iiLt.taqua. j ou -rotr e rle. -Il faut fliciter le 'matre, car c 'est SOtil pfan q'lle au do!ritr.aire, jeta S.'Ur la nous a :vons suivi avoo succs, du commencement jJ. femme dei charnbil"ei q'Ui1 ;f;te: -!u.lr la; fin, dit Chick modestement. dgu,is, inais tri> solide. On tl"OIUV'a, ctela va sans dir-e, loo portraits sugges. Chick vint fa.cilem:eiTiit l,a; je:une p ert;:onA'e tifs et piqtiants du digne 1\1r. Cary, au nombre de frle 0.t dlicate:. deux oonts, dj mis s ous env'elopp e s avec les n.dresLe domhat fut bileintt term:fu car d ex vaga:-ses, ainsi q u e lei clichi; da;ns !A maison de la, bioirids qiui avaient attaqu dtective, profit r ent du h'U,itime Rue . pre'lllieir mlOme!Ilt propicei po'l1r s:chapp,eir p ,ar la porte: Le tout fut dtruit. la maison rest.ei iOJUv'erte. L':aventurirei effront ,qu'tait taJ Grive Brune L'hlomme aux vtements: d. fo:nme avait t exen fut qui tt e po.ur une relativement lgre. dut avec lg3incel par Patsy, ctu avait essay sur lui' On sait quei les jurs amricains tmoignent aux: U!n OO'll'p de l'$tJoma.ct dernire, cratioo, dont il belles criminelles, q'ui comparaissent sur le banc n'tait pa.s peiu fier. Avant quei le Cioquin., qui avait des a uss, des sentiments si chevaleresques, qu'on; peine bWeine, et pu; se relever, il eut ne trouve gure les pareils qu err France. et leis lil,a.iil$ 'lis ipp,r le je.une et agile On lui donna nanmoins quelqus annesi de tra-Ebi biein 1 Ca.rOOr, je; reiC!onnais que je suis: vaux forc s dans cha cunei des villes o avait battue 1 dit la Br;u,ne, respir,a.'Ilt profondme:n,t. ses talentsr On rn:'a.v:ait dit que v:ous seriez piu.s fin que mioi, Mais l'honunei 'dprav qui se faisait passer pour m.:a.is je n'.ai pas v'iOlUltu. fol c:roire'. J'ai. :v10Ulu tre: P;lU:s; Bion: mari et premier ordre 1 de Mr. Cary, o'U biettt dans ma. propre maiS1on.1 -Je, ne suis pas du tout de t avis, dcla.raj ma.i;s cefuj m'am!u$ait bnJ Patsy de son ton pilaisanunent impertinent, au. milieu v.oitre des rires de Nick et de ses CQ>llgues. YtoitlSJ :v'!OU.S' '-ti ez J'aVO!Ue qu'elle ne vaudra; pilus ,rien c:om:me grande .O:u, i _, aV'oo rotrei aima!b[e pe-rmiSSio:n t fit I. : que.tte ou aomme tragdienne; mais si elle revient dtec'tiv:e en sO!uria:nt et wenant v<>!i:X: dei de la maiso n de oorrection, ellei jouera; tr& bien, en-set du vienx picll!eur. ore les rl e s de oommres1 C'en :(ut tro'p! p;o111r d.ei En somme, to:utei s'est r 'duit un lra;--renturire. n.il assez fa:cile. Elle 1PiaJ:!llt tre plw; m,lo'rtifi& {ra'vfoir donn Sj J'espre que. no:us' ll:UrUS. bientt a briser U)le lamentablement dans le panneau que: de son arresta,:., ;nojx plus dure! tion de la: oonda.rn:nati-0n p,robable. qui la suivrait. Le Patsy dev:ajt plus tt -Eh! bien 1 si l'ai V'raimrent et s i dplorablement 9:U.'il le. pe. UMit lui-mme. idio.te, ile n'ia:i q'U.e. qu,e je m:rite ... Traitez-moi oon la: OOJn,bja;nt sur. xi,ne I N.., Le prochain fascicule (No. 35) contiendra: ,,Dans l'Hypnose."_ A. Eichler, dit impr., Paris. Le Grant: SALMON :

PAGE 36

FORCE PENSE SUCCS SANT! Nombre d 'hommes luttent pendant leur vie entire pour russir, -et cela vainement, -car ils manquent de magntisme personnel. D'aul.i'PS, possdant cette prcieuse qualit russissent presque sans effort apparent, la bonne chance semble s'attacher leurs pas. Tous ceux qui s'intressent d'une faon quelconque J'INFLUENCE PERSONNELLE, la FORCE.PENSEE et ce pouvoir mystrieux de !'HYPNOTISME, sont cordia lement invits demander notre brochure gratui t e. Si vous suivez les indications que nous sommes mme de vous donner, vous ne po uv ez manquer de gagner POUVOIR, SANT, POMMADB DBBIATIQUB MOULIN Cme hHadt guerit lu aoutona, Kouireura,Dmaniralaona, .&cn acsma, Dartre, rpia,morroclH;PelU calea,ainii quo tontu loa maladlos ao la p0&u. 111 mite la Chute doa Ohevouz tl 411 Oils et les flll 11pou111r. Monsieur, votre pommade m'a parfai tement russi dans plus leurs ma/ad/es de la Peau et Eczma ohronlque. D MONTAIGU, ex-interne dee H pita ux On sert de notre Nom &c1T oftl>O lld'o11 mot e rapprocba111 d De1111&Uque pour contrefaire notr1 Pommade. IXIQER eur l'Etlquette la VIGNETTE clCOD&re et la Signature MOULIN-COULPIEll. Bnoo t Franco cont1'e Mandat dl 2'30. -.urmao1. MOULIN, 30,. flue Loul1-le-Grana, PAllD. MANUEL do la SArrTt "'''atla et franco FORTUNE & BONHEUR CYCLES1TOCYCLETTES6AUTOS H. lllLLOUIN Inginieur-Conslru c teur 104, Avenue de Villiera, PARIS s Mdallles d'Or et 4 Grands Prlx111 Expoaltlona l1chm1 d1rtut1, cauru tl l1111mntiel Btoyclettea neuves depu 130 tp, d occas ion bon tat 40 .. ':::"ves : tJ8 : Tri-cars 9501 d occasion bon 6tat -100 Automoll 2ot pl. 2600. occas. 500 Moteurs, AccHsolree, PhicHd,taeh' Ca!a"'1111 ll'l11t1 Tlphone: 648-03 FaciJjt6 de Paiement . Gra .... ce '.li& S" de la Gait Franal .. 85, rue du Faub. StDpnis, Paris. ran 1908 aera pour toua dt Plaisir, de Joie, 41 Bonheur, de Fou Rire, Envoyez vol rP. adrf'ISRe e 1 .ur30 vo11s recev. d e aultel'ALBUM ILLUSTRE d e 1908, fJOpaaea 351 gravurH comiques, Farces, Physique, Magie, Sorcellerie, Chansons, Monologues, Pliloes Succs, Cartea illrutr".'1-Prodults Beaut, d 'Hyglne, laventlone nouv. LIBRAIRIE SPECIAu: et oi Primes Extraordinaires. TRICOTEUSES BreTets S.G.D.G. l' Universelle POUR TOUS GENRES TRICOTS CHEZ SOI -Montfort, mcanicien, avenue Victoria, Parla Tarif rensei1nemnts franco sur dP.mande dont les A TOUTES LES MAMANS peuvent su .pporter l'huile de foie de morue, ni les si rops d'un .P.fTet trop incerlain, j'en voie contre 5 fr. en bon de poste un flacon d'Olose Qrenule ou rou dre d huile de foie de morue, produit actif el tr. qri&hle Prosp. fr. sur dem. FUllNON, ph. Ste-Sigotne
PAGE 37

,, 5 Ooe Cours de M agntisme personnel, d 'Hypnotisme, du :;uggeslion et a 'En- v'olement magique ENVOYS GRATIS titre de rclame. Ecr.en m nlionn. ce journal V TISSERAND, 13, rue du Havre, ELBZUF (Seine-Infrieure), RICQLS RICQLS RICQLS DIGESTIF Anticholriqno PRESKR VF, DES gPIDMIES 1 111111 Calme la Soif ASSAINIT L'EAU DENTIFRICE Ji:T EAU a r TOILETTE A ntiseptiqu e e e 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 e 1'11 RICQLES seul Vritable ALCOOL DE N)EN THE SPCIALIT DE Motocycl ette s L e a eres 47 francs Motocyclettea de Route, Course et Lux e epuis 8150 frrancs HUILES, SAVONS ET CAFE S Reprsent. sr. demands pour placement de c es articles. Fortes commissions. Ecrire M" A BINET, prop" du Gd lllouliu d'Huile. Vice-Consul dP Bolivie. L ambesc (Provenr.e). LA MARQUE 'L'ALBATROS" UN offre gra tuilement de faire connaitre tous ceux qui sont alteints d 'une m a Jadie de la peau, dartres, eczmas, boutons, d mange al sons, bronchit e s cbronlques, maladies de la poitrine d e l'estomac el de la vessie, de rhumatismes, un moyen infaillible de se gurir ains i qu'il l'a t radicalem ent lui-mme aprs avoir souffert e t essay en vain tous les remdes prconis. Cette ome. dont on appr ciera le but humanitaire( est la consquence d'un vu. MONSIEU R DJ!:POS& H BILLOUIN, Ingnieur-Constructeur P.\RIS-104. Avenue deVilllera, 104. PARIS VOIT URES AUTOMOBILES 2 et 4 p l aces depuis 2900 fr. Ecrire par leltre ou carte postale M VINCENT, 8 place Victor-Hugo, Grnoble, qui rp0ndra g T a tis e t frnco par courrie1", et enverra los indic;ilions demandes. Renforant, par odo-lectrode, le humain. 1Meounrt 1 1eiaRtifiQu1 ; Cantre Attractif ; hisun : a magnltiqua SANT, BONHEURToute personne son avenir duit pos."ider la bague myst6.. rieuse e t s cientif1que ... TOUTE PUISSANTE". dei nir. e cration des tudes maJ.{nliques et hipnotlques, donnant malhmaliquement l e POUVOIR P BRS ONNEL qui fait REUSSIR en TOU'!\ '/"" Succs certain, surprenant, mais naturel. .,,_.._,,,,.......,., Mesdames, tous 'OS dsirs seront satisfaits et vos rves raliss; Messieurs, tous vos projet,s, toutes vos ambitions russiront au del de vos esprances. ... GRATI S petit lilre 11 lun i ndiquant la fao n d'acqu6rir l a fiubtll11 Pulssanc11; lt demander au P rofesseur D' ARIANYS, J.9. 0 villa des Violettes, prs TOULOlJSe IH-G). /


printinsert_linkshareget_appmore_horiz

Download Options

close
Choose Size
Choose file type
Cite this item close

APA

Cras ut cursus ante, a fringilla nunc. Mauris lorem nunc, cursus sit amet enim ac, vehicula vestibulum mi. Mauris viverra nisl vel enim faucibus porta. Praesent sit amet ornare diam, non finibus nulla.

MLA

Cras efficitur magna et sapien varius, luctus ullamcorper dolor convallis. Orci varius natoque penatibus et magnis dis parturient montes, nascetur ridiculus mus. Fusce sit amet justo ut erat laoreet congue sed a ante.

CHICAGO

Phasellus ornare in augue eu imperdiet. Donec malesuada sapien ante, at vehicula orci tempor molestie. Proin vitae urna elit. Pellentesque vitae nisi et diam euismod malesuada aliquet non erat.

WIKIPEDIA

Nunc fringilla dolor ut dictum placerat. Proin ac neque rutrum, consectetur ligula id, laoreet ligula. Nulla lorem massa, consectetur vitae consequat in, lobortis at dolor. Nunc sed leo odio.