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Lucrările Institutului de Speologie din Cluj

Material Information

Title:
Lucrările Institutului de Speologie din Cluj
Alternate Title:
Travaux de L'Institut de Spélogie de Cluj
Publisher:
L'Institut de Spélogie de Cluj
Publication Date:
Language:
French
German
Romanian

Subjects

Subjects / Keywords:
Regional Speleology ( local )
Genre:
Monograph
serial ( sobekcm )

Notes

Restriction:
Open Access
Original Location:
Emil Racovita Institute of Speleology Collection
Original Version:
Vol. I, no. 1-25 (1920-1925)

Record Information

Source Institution:
University of South Florida Library
Holding Location:
University of South Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
K26-02180 ( USFLDC DOI )
k26.2180 ( USFLDC Handle )
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Table des Matières du tomen 1 (553 pages, 229 figures) ( .pdf )

Legea de infiintare promulgata la 26 Aprilie 1920. Contractul din 18 Decembrie 1919 Memoriul din 14 Decembrie 1919 Numéro 2. INSTITUTUL DE SPEOLOGJE. (20 p.) ( .pdf )

Montage, conservation et classement des préparations microscopiques (Arch. de Zool. exp., Paris, t. 59, Notes ot Revus, No. 3. p. 78-89, 1 fig.- Paru le 25 Aoùt 1920) Numéro 3, E. G. RACOVITZA ( .pdf )

Notes sur les Trecbini (Coléoptères, Carabidae) Numéro 4. R. JEANNEL. (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. I, fasc. 1, p. 154-170, 25 fig. - Paru le 31 Décembre 1921) ( .pdf )

Megalobytbus Goliath, Psélapbide cavernicole nouveau monts Biba r Numéro 5. R. JEANNEL. (Bull Soc. Sciences Cluj, t I, p. 232- 237, 10 fig. - Paru le 11 Mai 1922) ( .pdf )

Deux Choleva nouveaux de France Numéro 6. R. JEANNEL. (Bull. Soc. entomologiqus de France, Ann. 1922, p. 24-27.- Paru le 22 Fèvrier 1922) ( .pdf )

Sur les Choleva des îles Britaniques Numéro 7. R JEANNEL. (Bull. Soc. entomologique de France, Paris, Ann. 1922, No. 4, p. 49-50. - Paru le 21 Mars 1922) ( .pdf )

Les Trechinae de France. Première partie Numéro 9. R. JEANNEL. (Ann. Soc. entomologique de France, Paris, t. 90, p. 161-192. - Paru le 22 Mars 1922) ( .pdf )

Deux Staphylimdes endogés aveugles des monts Bihar Numéro 11. R. JEANNEL. (Bull. Soc Sciences Cluj, t. 1, ·p. 337-347, 14 fig. - Paru le 29 Septembre 1922) ( .pdf )

Description de trois Asellus (Isopodes) cavernicoles nouveaux Numéro 12. E. G. RACOVITZA. (Note préliminaire) . (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. 1, p. 401-410, 9 fig. ·- Paru le 6 Novembre 1922) ( .pdf )

Etude préliminaire des · Coléoptères aveugles du Bihar Numéro 13. R. JEANNEL. (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. 1, p. 411-472, 56 fig. - Paru le 16 Décembre 1922) ( .pdf )

Nouveaux Copépodes cavernicoles des genres Cyclops et Canthocamptus Numéro 16. P. A. CHAPPUIS. (Note préliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, t .1, p.. 564.-590, 20 fig. Paru le 31 Mars 1923) ( .pdf )

Un nouveau Drimeotus endogé des monts Bihar Numéro 17. R. JEANNEL. (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. 1, p. 604-605.- Paru le 11 avril 1923). Numèro 18. R. JEANNEL. - ( .pdf )

Un Silphide (Col.) cavernicole nouveau du Jura Bernois (Bull. Soc. entomologique de France, Paris,, Ann. 1922, No. 15, p. 202-204, 2 fig. - Paru le 21 Novembre 1922) ( .pdf )

Un nouveau Bathysciola des Pyrénées-orientales (Col. Silphidae) Numéro 19. R. JEANNEL. (Bull. Soc. entomologique de France, Paris, Ann. 1923, No. 7, p. 104-106. -.Paru le 11 Mai 1923) ( .pdf )

Les Trechinae (Coleoptera Carabidae), de la Région Orientale Numéro 21. R. JEANNEL. (Ann. and Magaz_ of Nat. Rist., London, Ser. 9, Vol. 12, p. 393-435, 18 fig. - Paru en Octobre 1923) ( .pdf )

Sur la validité spécifique de deux Harpacticides Numéro 22. P. A. CHAPPUIS. (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. Il, 2e partie, p. 17-20. - Paru le 30 Décembre 1923) ( .pdf )

Description de deux Harpacticides nouveaux de Transylvanie Numéro 23. P. A. CHAPPUIS. (Note préliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. II, 2e partie, p. 23-26, 4 fig. - Paru le 30 Décembre 1923) ( .pdf )

Descriptions préliminaires de Copépodes nouveaux de Serbie Numéro 24. P. A. CHAPPUIS. (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. II, 2e partie, 27-45, 44 fig. - Paru le 10 Janvier 1924) ( .pdf )

Index des espèces décrites Index. R. JEANNEL. (8 pages) ( .pdf )

K26-02180-S62-00016.pdf


Full Text

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LUCRARILE INSTITUTULUI DE SPEOIJOGIE DIN CLUJ TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPƒOLOGIE DE OLUJ 'T'OMUL 1. (NRE 125) 1920-1924: CLUJ ƒDITION DE L'INSTITUT DE SPƒOLOGIE STRADA MlKO, No 5, CL U 1 (R 0 U flf A N l ) (Prix) 30 lei aur (francs or) 1926.

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LUCRRILE INSTITUTULUI DE SPEOLOGIE DIN CLUJ TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPƒOLOGIE DE CLUJ.

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... LUORARILE INSTI'rurrULUI DE SPEOLOGIE DIN OLUJ T RA V AU X DE 1'1 N S T 1 rUT DE S P ƒ 0 L 0 G 1 E DE CLUJ 'rOMUL 1. (NRE 1 25) 1920-1924 CLUJ ƒDITION DE L'INSTITUT DE SPƒOLOGIE STRADA MIKO, No 5, C LU J (R 0 U M A N 1 E) Pre\ul (Prix) 30 lei aur (Cranes or) 1926.

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Table des Ma ti  r es d u t o rn e 1 (553 pages, 229 figures) NumŽro 1. E. G. RAcovJTZA.L'Institut de SpŽologie de Cluj et considŽrations gŽnŽrales sur l'importance, le r™le at l'organisation des Instituts de recherches scientifiques (Premier rapport de la Direction PŽriode 1920-1924 (50 p.+Annexes: A, 1 p.; B, 10 p.). NumŽro 2. INSTITUTUL DE SPEOLOGJE. Legea de tnfiinta,re promulgaUl. la 26 Aprilie 1920. Contractul din 18 Decembrie 1919 Memoriul din 14 Decembrie 1919. (20 p.). NumŽro 8, E. G. RAcoviTZA Montage, conservation et classement des prŽparations microscopiques (Arch. de Zool. exp., Paris, t. 59, Notes ot Revus, No. 3 p 78-89, 1 fig.Paru le 25 Aot 1920). NumŽro 4. R. JRANNEL. Notes sur les Trecbini (ColŽoptres, Carabidae) (Bull. Soc. Sciences Glu.j, t. I, fasc. 1, p. 154-170, 25 fig. Piuu le 31 DŽcembre 1921). Num Ž r o o. R. JRANNEL. Megalobytbus Goliath, PsŽlapbide cavernicole nouveau monts Bibar (Bull Soc Sciences Gluj, t I, p. 23 2 237, 10 fig. Paru le 11 Mai 1922). NumŽro 6 R. JRANNEL.' Deux Choleva nouveaux de France (Bull. Soc. entomologiqus de Franc6, Ann. 1922 1 p. 24-27.Paru le 22 Fvrier 1922).

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II TABLE DES MA11RES NumŽro 7. R JEANNEL. Sur les Choleva des ”les Britaniques (Bull. Soc. entomologique de France, Paris, Ann. 1922, No. 4, p. 49-50. -Paru le 21 Mars 1922). NumŽro 8. R. JEANNEL.Les Trechus de l'Afrique du Nord et des ”les Atlantides (Bull. Soc. Sciences nat. Maroc, Rabat, t. II, p. 15-30. Paru le 1 Mars 1922). Numtlro 9. R. JEANNEL. Les Trechinae de France. Premire partie (Ann. Soc. entomologique de France, Paris, t. 90, p. 161-192. Paru le 22 Mars 1922). NumŽro 10. R : JEANNEL. -Les Trechinae de France. Deuxime partie (Ann. Soc. entomologique de France, Paris, t . 90, p. 295-3'45. Paru le 26 Juillet 1922). NumŽro 11. R. JEANNEL. Deux Staphylimdes endogŽs aveugles des monts Bihar (Bull. Soc Sciences Clu.j, t. 1, p. 337-347, 14 fig. Paru le 29 Septembre 1922). NumŽro 12. E. G. RAcoviTZA. Description de trois Asellus (Isopodes) cavernicoles nouveaux (Note prŽliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. 1, p. 401-410, 9 fig. Paru le 6 Novembre 1922). NumŽro 13. R. JEANNEL. Etude prŽliminaire des ColŽoptres aveugles du Bihar (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. 1, p. 411-472, 56 fig. Paru le 16 DŽcembre 1922). NumŽro 14. E. G. RACOVITZA. Notes sur les Isopodes: 10.Orientatio.ri de l'Isopode et essais de nomenclature pratique des bords et faces de son corps et de ses appendices. 11.Morphologie et phylogŽnie des pŽrŽiopodes et de leurs phanres (Arch. de Z?ol. exp., Paris, t. 61, Notes et Revue, No. 4, p. 75-122, fig. 1q5..,..151. le 12 Janvier 1923).

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TABLE DES MATlREB III NumŽro 1o. R. JEANNEL. Les Choleva de l'Italie (Coleopt. Silphidae) (Boll. Soc. entomologica ltaliana, Genova, Ann. 55, No. 3, p. 34-42.Paru le 16 Mars 1923). NumŽro 16. P. A. CHAPPUis. Nouveaux CopŽpodes cavernicoles des genres Cyclops et Canthocamptus. (Note prŽliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, t 1, p .. 564.-590, 20 fig. Paru le 31 Mars 1923). NumŽro 17. R. JEANNEL. Un nouveau Drimeotus endogŽ des monts Bihar. (Bull. Soc. SciencBS Cluj, t. 1, p. 604-605.Paru le 11 avril 1923). Numro 18. R. JEANNEL. Un Silphide (Col.) cavernicole nouveau du Jura Bernois. (Bull. Soc. entomologique de France, Paris,, Ann. 1922, No. 15, p. 202-204, 2 fig. Paru le 21 Novembre 1922). NumŽro 19. R. JEANNEL Un nouveau Bathysciola des PyrŽnŽes-orientales (Col. Silphidae). (Bull. Soc. entomologique de France, Paris, Ann. 1923, No. 7, p. 104-106. -.Paru le 11 Mai 1923). NumŽro 20. R. JEANNEL. Descriptions prŽliminaires d'Anophthalmes nouveaux de Serbie (Coleopterli Carabidae). (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. II, 2e partie, p. 1-12, 9 fig. Paru le 6 Octobre 1923}. NumŽro 21. R. JEANNEL. Les Trechinae (Coleoptera Carabidae), de la RŽgion Orientale. (Ann. and Magaz_ of Nat. Rist., London, Ser. 9, Vol. 12, p. 393-435, 18 fig. Paru en Octobre 1923). NumŽro 22. P. A. CHAPPUJs. Sur la validitŽ spŽcifique de deux Harpacticides. (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. Il, 2e partie, p. 17-20. Paru le 30 DŽcembre 1923). NumŽro 28. P. A. CHAPPms. Description de deux Harpacticides nouveaux de Transylvanie (Note prŽliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. II, 2e partie, p. 23-26, 4 fig. Paru le 30 DŽcembre 1923).

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IV TABLE DES MATIRES NumŽro 24. P A. CHAPPUIS. Descriptions prŽliminaires de CopŽpodes nouveaux de Serbie. (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. II, 2e partie, 27-45, 44 fig. Paru le 10 Janvier 1924). NumŽro 25. R. JEANNEL Sur le mŽcanisme de l'isolement gŽnital chez les Cavernicoles. (C. R. Soc. Biologie, Paris, T. 90, p. 533-534. Paru le 1 Mars 1924). Index. R. JEANNEL Index des espces dŽcrites (8 pages).

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AVANT-PROPOS. Bibliothques et Institutions scientifiques subissent une crise progressivement accentuŽe; leurs maigres "ressources n'arrivent plus ˆ faire face ˆ l'augmentation continue des prix et du nombre des publications. La documentation bibliographique indispensable aux recherches, devient de plus en plus difficile. La hausse des prix est un dŽsastre pour les pays ˆ monnaie dŽprŽciŽe; elle est moins pŽnible ˆ ceux qui JOUissent d'un change normal. Mais tout le monde subit ˆ peu prs Žgalement les inconvŽnients financiers qui rŽsultent de la pullulation croissante des revues scientifiques. Cette augmentation numŽrique tient ˆ deux causes .A. Une cause fatale, disons ,lŽgitime et ,fortunŽe": l'augmentation progressive des laboratoires, des savants, des besoins du progrs de nos connaissances, des nŽcessitŽs de la spŽcialisation scientifique et du perfectionnement des mŽthodes de Les pŽriodiques nouveaux qui sont la consŽquence "naturelle" de cette cause, rŽpondent donc ˆ un besoin rŽel et sont assurŽs d'avoir la collaboration abondante et choisie, et la vente suffisante, qui seules font les publications durables; B. Une cause Žvitable, disons ,illŽgitime" et ,infortunŽe" : la gloriole un peu puŽrile d'tre ,Directeur de revue", mme si la publication nouvelle ne rŽpond ˆ aucune nŽcessitŽ, ne peut compter sur un nombre suffisant de collaborateurs, ne peut espŽrer assurer sa vente, et par consŽquent sa diffusion, et se rŽduit ˆ de maigres brochures dans lesquelles quelques faits intŽressants se perdent dans un fatras de texte ,tirŽ-ˆ-la-ligne". Les pŽriodiques de la seconde catŽgorie sont nuisibles au progrs de la Science. D'une durŽe ŽphŽmre, ils font le dŽsespoir des bibliothŽc.aires et des bibliographes, tenus ˆ tre "complets". N'ayant pas de collaboration assurŽe, ils incitent leurs rŽdacteurs ˆ "tirer-ˆ-la-ligne" et leurs directeurs ˆ ramasser n'importe quel ,rat" pour faire du ,remplissage". Et que dire du gaspillage de fonds qui pourraient tre utilement employŽs ailleurs Une revue de science pure ne peut compter sur une clientle nombreuse d'abonnŽs et ses frais de fabrication sont trs considŽrables ; elle demande donc de trs gros sacrifices matŽriels, bien rarement amortis 1 Les reproches qu'on vient de lire ne peuvent tre adressŽs aux deux publications qui paraissent sous les auspices de l'Institut de SpŽologie de Cluj, c'est-ˆ-dire : Blospeologlca qui en est ˆ son cinquante-deuxime fascicule. Travaux de l'Institut de SpŽologle de Clnj qui dŽbutent par le prŽsent volume. Si ces deux pŽriodiques ne rentrent pas compltement dans la catŽgorie premire A, ils font partie d'une troisime catŽgorie qui a son utilitŽ, tout en ne prŽsentant aucun ries inconvŽnients de la catŽgorie seconde B. En effet, BIOSPEOLOGICA, ne contient que des mŽmoires dŽfinitifs, ˆ sujets spŽologiques, publiŽs d'abord dans les Archives de Zoologie expŽrimentale. Les 'fRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPƒOLOGJE rassemblent,par volume, toutes les notes prŽliminaires et les mŽmoires ˆ caractre non strictement

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A VANT-PROPŸS speologique, que publient le personnel, les Žlves et les de cet Institut. Toul ce rrui dans ces Travaux" p.ossde _,un intŽrt scientifique gŽnŽral, a ŽtŽ publiŽ d'abord dans des 1'evues ˆ grande diffusion. Notre publication ne contient donc que des tirages-ˆpart", rŽunis pa1 volume el pourvus d'une ,Table des matires" et d'un ,Index'' dŽtaillŽ farilitant la recherche des renseignements. Les seules parties inŽdites sont les rapports de la Direction, les actes intŽressant l'Institut, ou des notes ˆ portŽe scientifique restreinte qui pourront sans inconvŽnient manquer dans le rŽpertoire de la J?roduction scientifique universelle. Cette troisime catgorie (C) de publications pŽriodiques prŽsente une utiliLŽ pratique sur laquelle il me semble inutile d'insister; groupant les travaux par Inslilulions scientifiques, donc par spŽcialitŽs plus ou moins restreintes, elle facilite singulirement aux spŽcialistes, comme aux bibliothques, l'acquisition de ,l'outillage" bibliographique indispensable aux recherches. Les pŽriodiques, dont il est question, sont de vŽritables "Collections de travail", des Handappa1ale", comme disent les Allemands. Leur cote environ dix fois moins cher que celle des revues Žquivalentes ˆ C0;1lenu inŽdit; elle est donc ˆ la portŽe des ressources toujours motlesles des institutions scientifiques. Elle. n'empche mme pas la manifestation, aussi complte rru'on peut le souhaite!', de )'amour-propre des dirigeants; la couverture et le faux-titre n'offrent-ils pas leur su.rface esclave et rŽsignŽe pour immortaliser les noms et prŽn'oms direloriaux, ar.compagnŽs des titres el qualitŽs ainsi que de l'ŽnumŽration des acadŽmies, sociŽtŽs et cŽnacles dorll les .dits peuvent se prŽvalait el des dŽcorations dont ils ont le droit de J,restigieusement se parer Je ne puis trouver, aprs mre rŽflexion et de quelque c™tŽ qu'on lt!s envisage, aucun inconvŽnient qui pourrait amoindrir l'ensemble des avantages de ces sortes de publications. Il me semble donc qu'il faut les encourager, les soutenir et les ger et cela, non seulement pour leurs verlus propres, mais aussi parce quil est permis d'espŽrer que leur adoption gnŽralisŽe amnera, sinon la disparition complte, du moins une forte diminution, des pŽriodiques de la seconde catŽgorie (B) qui sont la grande calamitŽ des bibliographies et des bibliothques. Ce premier volume des ,TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPƒOLOGIE" dŽbute par un rapport inŽdit sur la crŽation et l'organisation de cette Institution, .rapport dans lequel le directeur traite Žgalement, d'un point de vue gŽnŽral, la question si actuelle des ,Instituts de Recherche" el de leur organisa1ion ; sont aussi exposŽs, l'origine et le programme de l'entreprise scientifique; qui sous le nom de ,Biospeologica" se propose de mettre les bases d'une ,Histoire naturelle du domaine souterrain". On trouvera ensuite la ,Loi de crŽation de .l'Institut de SpŽologie" avec ses documents annexes. Suivent vingt-tr9is travaux purement scientifiques, ayant pour sujet les CopŽpodes, les Isopodes (spŽcialement les Asellides) el les ColŽoptres (spŽcialement les BathysciinŽs et les TrechinŽs) La matire devant constituer un second volume est presque entirement rassemblŽe, de sorte que son apparition est ˆ prŽvoir pour 1927. Glu}, janvier 1926. E. G. RACDVITZA



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INDEX INDEX DES ESPCES DƒCRITES Tra\. Inst. SpŽol. 'l'. 1. X t.

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TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPƒOLOGIE DE CLUJ TOME 1. 1 ND EX des espces dŽcrites par R. Jeannel Le volum e est compost de v i ngt-cinq trataux (NumŽros 1  25) parus dans diverses revues et ayant gard Ž leur pagination originelle. Deux indications sont clone nŽcessaires pour chaque 1envoi de l'Index. 1. Un chiffre a1abe, en caractres gras, indiquant le numŽro du mŽmoire. 2 Un clti/fre, arabe, en ca1actres courants, indiquant les pages. L'index mentionne tontes les espces nouvelles, et les espces d Ž crites, ˆ l'exclusion des e spces simplement citŽes sans commentaires. L e s descriptions accompagn Že s de figures sont sigual1;es par l'abr1 viation : fig. COPEPODA brevicornis (\V olterstorff'ia). 22. 20. Canthocamptus (genre) 16 588. -23. 25.-24. 29 Ceuthonectes, n. gen. 24. 28. C yclopidae (famille ).16. 584 -24.27. Cyclops (genre). 16. 584.24. 27. dacicus n. sp. (Canthocamptus). 23. 25 (fig). divaricata, n.sp. (Nitocra). 23. 23.(fig). elaphoides, n. sp. (Canthocamptus). 24. 29 (fig.). Georgevitchi, n. sp. (Canthocamplus). 24. 33 (fig.). Harpacticidae (famille). 16 .588.22. 17.-23. 23.24. 29. hirta, n sp. (Nitocrella) 24. 4 1 (fig.). Jeanneli, n. sp. (Parastenocaris) 24. 44 (fig.). (genre). 24. 36. Nitocra (genre) 22. 20.23. 23. Nitocrella, n. gen. 24. 4 1. parastenocaris (genre). 24. 44. pyrenaicus, n, sp. (Canwcamptus). 16 588 (fig.). Racovitzai, n. sp. (Cyclops). 16. 587. (fig.). s erbicus, n. sp. (Ceuthonectes), 24. 38 (fig.) Stankovitchi, n. sp, (.l\loraria). 24. 36 (fig.). stygius, n. sp. (Crclops). 24. 27 (fig). Treforti (Nitroca). 22. 20 ti'Og!odytes, n. sp. (Cyclops). 16. 585 (fig.). unisetiger (Cyclops). 16. 585 (fig. \V olterstorll•a (genre). 22. 20

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4 INDEX ISOPODA. af[uae-calidae, n. subsp. (Asellus). 12 406 {fig,). Asellidae {famille). 12. 401.-t4. 90. Asellus (geme). t2. 401 hypogeus, n. sp. (Asellus). 12 407 {fig.). spelaeus, n. sp. {Asellus). tZ. 403. {fig.). COLEOPTERA Abeillei (Trechus). 9. 173, 185. al.mormis (Duvalites). 13 423 428. acuticollis, n. subsp. {Drimeotus). 13. 442 {fig.). Aepopsis, n. gen. 9. 1 68.10. 321. Aepus (genre). 9. 168. t O. 319. aethiopicus (Trechus). 8, 17, 30. agilis (Choleva). t5. 35. Agonotredms, n. gen. 21. 428. algiricus, n. subsp. {Ttechus ). 8, 17, 23. Almsi (Vuva l ites ). 13. 432. allicola ( Trechus ) 8. 21, 26. amplicollis (Tte chus ). 9 175, 189. Andteae {fieotrechus). tO, 326, 329. Amheinii, u. sp. (Ttnchus). 4, 168. Andrewesi, n. sp. (Agonotrechus). 430 {fig.). Andrewesi, n. sp. (Neoblemus). 21. 410, 413 {fig.). angusticolle {Pholeuon). 13. 459. {fig.), angusticollis (Trechus) 9, 173, 186. Aphaenops (genre ). 9. 169.-tO. 329. aranensis (Tre chus ). 9. 17 4, 185 areolalus (Peril ep tu s) 9. 166. At-godi (Trichaphaenops). 10. 318. Arpdi ( Pholeuon). 13. 460. attenuatus (Drimeolus). 13. 440, 442. Attila (Pholeuon). 13. 468 {fig.). Aubei (Trechus ). 9. 179 188, -1 O. 342. Auberti {Duvalius ). t O. 311, 313. ausli"acus (Trechus). 4 159 (fig).9. 175 180. azilensis (Aphaenops). 10. 332. 336, Bakeri, n. sp. (Trechus). 21. 416. 426 {fig.). Bathysciinae (sous-famille). 13. 419, 438. t7. 604.18. 202.19. 104.-25. 533. Bath ysciola (genre). t9. 10 4. iledeli, n. sp. (Tre chus ). 8. 18. 29. Bedoci, n. sp. (Neoblemus). 21. 410. 412 {fig.). Bepmalei (Trechus). 9. 178, 187. bigerricus (Trechus). 9. 173, 187. bihariensis (Duvalites), t3. 432. hihatiense (Pholeuon). t3, 459 {fig.). Bihorites, n. subgen. t3. 439, 442. hitmanicus (Agonotrechus). 21. 429. Birui {Duvalites). 13. 432. Biroi (Pholeuon), t3. 468. (fig.). Bokori {Drimeolus). 13. 449 {fig.). Bokorianum (Pholeuon). 13 471. Bonvouloiti (Trechus). 9. 177, 187. B01dei (frechus). 9. 177, 188. Boursini (Duvalites). 10. 304, 307. hrachynotos, n. subsp. (Pholeuon). 13. 465. (fig.). Breili, n. sp. (Choleva). 15 36. Ureiti, n. sp. (Drimeotus ). 17 604. Breitianus (l..luvalites). 13 423, 436. brevicule, n. subsp. (Pholeuon). 13. 461 {fig.). Briicki (Trechus). 9. 177, 187. Brujasi (Duvalites). 10 303, 307. bucepltalus (Aphaenops). tO. 337. byzantinus (Treclms). 4. 158 (fig.). Caecolinus, nov. gen, 11, 337. caecum (Lathrobium). tt 344 (fig ). Cailloli (Duvalius). 10. 312, 315. Cameroni, n, sp. (Perileptus). 21 397, 407 (fig.). Cameroni, n. sp. (Tteclms). 21. 4 1 6, 422. (fig.). cantalicus (Trechus). 9. 178, 181. Caranlii (Duvalius). 10 315. f!a tdioderus (Tr echus ). 4 156 (fig.). Catopinae ( so us -famille) 6 24. 7. 49.15 34. cauliops (Trechodes). 2t 4 1 5. caussicola lSpeotreclms). tO. 308 309.

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INDEX 5 cautus (Duvalius). 10. 3 1 3, 315. cautus (Trechus). 8, 20 26. Cerberus (Aphaenops), 1 0 333, 335. cerdonicus (Trichaphaenops ). 1 O 31 7 31 9. -cey1anicus (Perilcptus). 21 397, 401 (fig.). -Ghampioni (Trechus ). 21. 416, 420 (fig.). -Gitampioni, n. sp. {Neoblemus). 21. 410, 411. -Ghaudoiri (Aphaenops JO. 334, 340. -Gholeva (genre). 6 24. 7 49.J5 3 4. 'Ch yzeri (Dimeotus). J3. 440, 45 0 (fig.). -cisteloides (Cho1eva) 15 40. Clairi (Duvalius). JO. 312, 314. -cognatus {Duvalites). 13. 423, 424 (fig.). condoricus (Drimeotus). 13 446. consorranus (Geotrechus). 10 324, 32 7. -convexicollis (Duvalites). 10 302, 30 6 convexum (Pho1uon). 13. 461 (fig.). crucifer (Trechus). 4. 161 (fig.) cryophilus, n. subsp. (Dimeotus). 1 3 442. (fig .) cryptico1a (Aphaenops). 10. 334. CsikŸ (Drimeotus). 13. 442. cuniculorum (Trechus ). 9 172, 183. curticollis (Trechus ). 8. 1 7, 29. custos (Trechus). 8. 20, 26. Cvijici, n. sp (Duvalites). 20 3, 10 (fig.). Dayremi (Trechus). 9 176. 192. debilis (Trechus). 8. 20, 26. Delarouzeei (Trechus). 9. 1 73, 1 79. 10 341. Delhermi (frechus). 8 176, 1 92. delphinensis (Duvalites). JO. 303, 305. denticollis, n. sp. (Perileptus). 2 J 3 9 7 406. Desp‰xi, n. sp. (Trechus ). 10 34 1 detersus (Trechus). 8 19 24 Devillei (Duvalites). JO 303, 37. devojensis, n. subsp. ( Duva lit es ) 20 3, 7 (fig.). Diecki (Trechus). 4. 162 (fig.) 8 17 21. Dieneri (Drime o lu s ). 13. 442. Dieneri ( P holeu o n) 13. 462 {fig). dilutus lTre ch us). 8, 20 2 6. diniensis (Duvaliu s ). 10 .312, 3 1 5. Discontignyi (Geotrechus). 10. 324, 3 27. discus (Lasiotrechus). 9 299. distigma (Trscbus). 9. 1 77, 188. distinctus (T rec hu s ). 9 1 74, 186. Doderoi (C it ol ev a). 15. 37. Doderoi ( Geo lre c hu s ). 10. 324, 327. Drimeotinus, n. su bge n 13 439. 44 1. Drimeotus 'genre). 13 .438. -17 664. Dryops (Duvalites). J3 428 Duvalites (genre). 9. 168 10. 3CO. 13, 422. 20 3. Duva1ius ( g enre). 9 1 69. 10. 309. Ehlersi {Ap h aeno p s) 10 333, 339 ElemŽri (Du v alit es ). 13. 428. ElemŽri (P h ol euon ). 13. 462 (.fig. ) endogaeus, n. sp. (Caecolinus) 11 341 (fig.). Entzi {Drimeotus). 13 440, 45 0 Epaphius (genre\ 9. 1 67, 169. Fagniezi, n. sp. (Choleva), 6 26.7 50. Fagniezi (Duvalius). 10 311, 3 1 3. Fairmairei (Trechus). 4, 1 57 (fig.}. 9. 1 76, 181. fallaciosus, n. subsp. (Trechus). 4 1 67. felix (frechus) 8. f9, 24. Ferieeus (sous-genre) 13 439. 45 1. flavocinctus, n. sp. (Trechus). 8. 1 9, 23. llavocircumdatus, n, sp. (Trechus). 8. 1 9, 24. Jlavolimbatus (Trechus). 8 19, 23. llavomarginatus (Trechus). 8 21, 24. Frivaldszkyi (Pho1euon). 13.462 (fig.). fulvus (Trechus) 8. 18, 28. 9, 176, 1 9 1. fuxeensis (Geotrechus). 10 325, 3 28. gallicus (Geotrechus). 10 325, 329. garganona (Choleva). J5. 34. Georgevitchi, n. sp. (Duvalites). 20 3, 5 (fig.).

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1NDK\ Geotreclms (geme) 9. 169. 10. 322. glaciale n. suhsp. {Pbolcuon) 13. 465 cfig.). glauea {Choleva). 7 50 15. 40. Goliath, n. sp. (Megalobrthus). 5, 234 (fig.). :.iounellei l Trichaphaeuops ). 1 O. 317. 318. gra ci le (Pholeuon) 13.459,471 (Hg ). (irenieri (Trechus). 9. 178, 187. lirouvellei (Trechus). 9. 179, 189. llyleld rDuvalites). 13. !28. li rleki (Pholeuon). 13 462 (fig.). (Pholeuon). 13. 467 hehes. :. var. (Plwleuon). 13. 465. hermensi:< (Geotrcchus). 10. 326, 329. Hickeri (Di'imeotus). 13. 440, 446. llickeri (Duvalites). 13.424 437 (fig.). Horvˆthi (Drimeotus). 18. 440, 450. hungaricum (Protopho1euon). 13 453 (fig.). hungaricus (Drimeotus). 13. 442 (fig.). Huslachei (Aphaenops). 10. 333,335. lblis (Trecltopsis). 10. 317. ill y ri eus, n. sp. (Trechus). 4. 162. imaicus, n. sp. {Perileptus). 21. 397, 405 (fig.). 1: imaicus, n. sp. (TreclJUs). 21. 416, 1 421 (fig.). incelatus, n. subsp. (Duvalites). 13. 1 432. i in cola {Trechus ). 8, 18, 28. 1 indicus, n. sp. (Perileptus). 21. 397 i 399 (fig). 1 iudicus (Treclms 21. 416 (fig.). J infernus (Duval iles) I:S. 437 (fig) interceptum (Pholeuon). 13. 464. 1 intermittens (PhoLeuon), 13.465 (fig.). l interruptum (Pholeuon) 13. 464. Islei (Duvalites). 10. 301, 304. i talicus (Trechus). 4, !58 (fig). janitUI n. subsp. (Pholeuon ). 13. 468 (fig). japonicus (Peri1eptus}. 21. 397. Jeanneli (Apl1aenops). J 0, 333, 337. Kiesenwelleri (Trecbus). 9. J 73, 1 E6. Knitschi (Pholeuon). 13. 459, 461 (fig.). Kovacsi (Drimeotus). 440, 449. (fig.). Kraatzi (Orimeotus). 13. 441, 451 (fig.). La BrQleriei, n. sp. (Trechus). 160 (fig.). laevimarginatus ( Orimeotus ). 13. 440,. 442 (fig.'. laevis (Trec hus). 8, 21, 25. Lallemanti (Trechus). 8. 18, 28. lampros, n. sp. (Stevensius). 21 .. 433 (fig.). lan tosquensis (Du va li us). 1 O. 312, 315. Lapiei {Trechopsis). 10. 316. Lasiotrechus (genre). 9. 168. 10. 2S9. 1atebricola (Trechus). 9. 17 4, 185. 1atissimus (Drimeolus). 13. 442. latus (Trechus). 9. 179, 189. La uni (Trechopsis ). 1 O. 317. 1eptodennn {Pho1euon) 13. 459. 466(fig.). . Leschenaulli (Aphaenops). 1 O. 333 ,. 338. Lespesi (Duva!ites). 10. 301 304. liguricus, n. subsp. (Trechus). 4, 165. longicornis (Thalassophilus). 10. 296. lulevanus (Dumliles). 10. 302, 305. maculipennis (Ttechus). 4, 162.8. 17, 21. ]lladoni, n. sp. Bath 19. 104. ?!Iagdal e nae 10. 311, 313. Magdelainei (Duvaliles) 10 302 306 . major (Duvaliles). 13. 424. .\[ancinii, n. sp. {Trecltus), 4, 168. marinus (Aepus) 10. 321. maritimus {Trechus). 9. 173, 180. .Maeri, n subsp. (Roynella). 18. 208 {fig.). mauritanicus {Trechus ). 8, 17, 23. Mayeli {Speolrechus). 10. 308. Megalobythus, nov. gen. 5, 232. ˆtenozzii, n. subsp. (Choleva). 15 35 . ?llerizodinae {sous-famille). 9, 164. mcziadis (Duvalites). 13. 432. micros (Trecboblemus) 10 297. ... \lihoki (Drimeotus). 13. 440, 446{fig.) Mihki {Pholeuon} 13. 460 (fig.) .\linos (Aphaenops). 10. 334, 338.

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INDEX 7 .l\locsnrri (DuVllites ). Il. 431. :Mocs‰ryi (PholJuon) 13. 458, 471 (fig.). moesiacus, n. subsp. (Trechus). 4, 163. montis-Rosae, n, sp, (Treclms). 4. 165 (fig). mouzaiensis, n subsp. (Trechus). 8. 18, 28. navaricus (Trechus). 9. 177, 188. NeoLlemus, n. gen. 21. 409. Neumanni, n. subsp. (Ttechus). 4, 164. nigrocl'Uciatus (Treclms ). 8. 20, 27. obesus (Tdchaphaenops ). 10. 318. oblonga (Cholem). 7, 50. -15. 35,
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INJJKY Stankovitc:hi n. sp (Uuvaliles) 20. 3 (fig.) Staphylinidac (famille). 11. 337. Stevensius, n gen 21. 432 stopicensis, n. subsp, (Duvalites). 20. 3 JI (fig.). Sturmi (Choleva). 15 41, s tygius (<.ieolrechus). 10 325, 328. s uhacuminatus ('frechus} 4, 156. suhnotatus (Trechus). 4 !55 (fig). suhterraneus (Drimeotus).l3. 442 (fig ). Taxi (Duvalites), 13435. Thalossophilus (genre). 9 168. 10. 195. tlwracius (Urimeotus). 13. 449 (fig). tingitanus (Trechus). 8. 17,, 23. Tiresia s (Apl1aenops). JO. 332, 336. Tisiphone (Aphaenops). 10. 332. 336. transylvanicus, n. suhsp. (Trechus) 4, 164 Trechinae (sous-famille). 4. 154.8. 15.9. 161.10 295.13. 419, 422.-20. 1.-21. 393. Trechoblemus (geme) 9. 168.JC)' . 296. Trechodes (genre). 21. 414. Trechopsis (genre). 9. 169,-10.315, Trechus (genre) 4, 154. -:8, 15. 9. 167 170 21. 415. Treulandi (Aphaenopidius). JO 317. Tricl1apaenops (genre). 9. 169.JO 316. Trophonius {Greotrechus), 10 325, 328. lumidus, n sp, (Trechus), 4. 169. tul'inensis, n. subsp. (Trechus ). 9-. 173, 179. umbricola (Trechus). 8 20, 27. Villardi (Duvalites) 10. 303, 305. Vulcanus (Geotrechus). 10. 325, 328. vasconicus (Aphaenops). JO 334, 340 Winkleri, n. sp. (Duvalites). 20. 3, 8 (fig ). Winkleri, n subsp. (Piwleuon). J3. 468 (fig.). Wollastoni, n. sp. (Trechus). 8 20, 27.

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ARCHIUfS Of ZOOLO&If fXPfRIMfHIALf & Histoire Morphologie Histologie ƒvolution des animaux . HENRI DE 4cAz,EDUT ,. HRS ,. . par -G: PRuVoT et :.E.-G'. RCOVLTZA la ti¤ d. DtoscQ, L. FAGE' et E.-G. Archives dˆ Z Mlogle expŽrimentale et gŽnŽrale, fond‘es en 1872 par Hxmu .PE LACAZEDUTHIERS, comptent actuellement 67 volumes publiŽs qui sont en ˆ la Libra.irie H. Le Soudier, boulevard Saint-Gerptain, Paris (6e ).; Ces volumes sont numŽrotŽsde la faon suivant: Tomes _:: 1ii: 10; SŽriŽ, tomes l ˆ X. : JI ˆ 20 : -:1 ˆ X et tomes Ill bis et V ba.s. 21 ˆ 30: ame I ai ˆ 40: 4me .... "'r':" 1 ˆ x '41 ˆ 50 6 1118 z e. t. -t:::" 5'1 ˆ : 65' 6 1 sans meQtion de sŽri9. Le de l'abon'l16mElnt pour un volume est 'd: 160 frants pow !a france et.':de 17'6fmhcs pour l'Žtranger. Chaque volŸ.me ilompren4_ environ 40 feqilles de texte illustrŽe& de nombreuses fiiurs et accompagnŽs de planches hors-texte en noir Žt h couleurs. : Il se compose nombre variable de fascicules, ne contenan:f qu'un seul mŽmoire, pls quelques feuilles de Notes et Revue. Ls fascicules des Archives,' comme ceui de Notes et Revue vendus sŽparŽment du tomt' 33 .: BIOSPEOLOGICA J!tq.des s1i1: l'histoire naturelle du domaine souterrain Tome 1 Un volume in-8¡ cartonnŽ toile de 1:f0 pages; 33 figures dans 1e text e et 42 planches horstexte "' ... . : ,. . . .... Prix : 100 fr. Tome Il (N¡ 8 Xl ˆ m}. 1009,-1911. ---' Un volqnie in...go cartonnŽ toile de 1074 pˆges, 104 figures le teXte et 47 planches hors-textŽ : . ; Prix: 100 fr. Tome lll (Nos XX ˆ XXIX). 1911-1913. -::-:1 Urt volume in-8¡ cartonnŽ toile de 805 pages, avec 46 figures dans le texte et 66 planches hors-t&'Jrte :,_ ' Prix: 100 fr. Tome IV (N¡ 8 ltL). Uri volume in-SO brochŽ de 812 pages, av':Ji 19J' :ftgures 1 dans le texte et l8 plan<:he$ hors-texte . .. i r -! ... Prix : 100 fr. Tome v (N¡ 5 xLI 1 ˆ. ;. rt1 1920-1924 .J. Un vc;>lume in:8¡ brochŽ de 1138 pages, ayec 1206 figures dans le-texte et 22' planches 1 .. /\ .' .. _Prix; lOO fr. Lt;J Ždtteurs se rŽsgrVJmp Jo ff1Qfif de m,.,adifier ces pf'lX sutvant les fluctullturns du change. ... En rente ˆ la Librairie H. LE 80UDIER, 174 Boulenrd Snlnt-tiermalu, Parla VIe , -



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11 11 R. JEANNEL DEUX STAPHYLINIDES ENDOGƒS AVEUGLES DES MONTS BIHAR.

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SOC3tETTII .DE DIN CLUJ. Tomut 1, pag. 337-347. Noemvrie 1922. Deux SfaphyŸ.nides endogŽs aveugles des monts Bihor. par le Dr. R. Jeannel Professeur ˆ l'UniversitŽ de Cluj, Sous-directeur de l'Institut de SpŽologie. DŽposŽ le 10 aot 1922. Jusq.u' ˆ pr,Žsent tous les ColŽoptres endogŽ5 aveugles connus .lllOnts hor appartenaient aux seuls groupes des Trechinae (Duvalites), B,athysciinae (Drimeo/u!,) et Colydiidae (Anommatus). On de ne conna”tre encore aucuns PsŽlaphides ni aveugles de cette rŽgion si riche en EndogŽs, alors QU'JI en eKi s.te cla,:1s les Alpes orientales et la pŽninsule Balcanique. O.r, .d'J.1.ne part, dŽjˆ fait conna”tre dans une Note prŽcŽdente ( 1 ) .uJJ r.e.marqua.bJe .PsŽlaphide aveugle (Megalobvthus o/iath Jeann.). rec.ueilli, U est vrai, dans une grotte, mais qui se retrouvera bien s.ou,s les groiSes pierres enfoncŽes. D'autre p.ar.t la camp.agne Q.\1e j'ai faite en juin 1922, avec M A. WINKLER, de Vienne, dans le sud mo nts Bihor, nous a procurŽ enfin deux StaphyŸaveu9les pont .1'\,ln est pa.rticulirement intŽressant, puisqu'il .¨p artient ˆ pn n‚>.uv ea u genre. Caecetinus, nov. gen. Xantholininorum. Voisin de Baptolinu$ Kraatz. .allongŽ.e, ŽtroiteJ linŽaire, dŽp.r.imŽe. Tte .carrŽe, avec le C9\l Žtr,9it; pas d'\y;e,ll,x .. Parti.e du lra:nt, entre les insertk>Jls des antennes, formant une large surface carrŽe, plane, lisse et brillante, limitŽe latŽralement par les siJ:Ions frontaux courts et profonds, nets, un peu arquŽs en dedans, et prolongŽe en avant par une saiiUe nas.ale .Ž.troite, portant le (fig. 6); un gro s pore .sŽtig.re se trouve postŽrieu,.re .de sUion frontal, (1) Ce Bulletin, p 22

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-338autres pores plus petits occupent•e fond du sillon mme('). Joues rŽgulirement convexes, sans sillon longitudinal ventral comme celui des Baptolinus (fig. 1). Sutures nettes et entires; pice gu2. FJG. 1. Face ventrale de la tte du Baptolinus affinis Payk., x 46. F10. 2. Labium, face ven traie, du mme, x 92. laire Žtroite, profondŽment dŽprimŽe en avant, couverte de petites strigositŽs transverses. Antennes assez distantes, sŽparŽes parla large surface frontale antŽrieure lisse; elles sont lŽgrement coudŽes; l'article 1 est renflŽ en massue, aussi long que les trois articles suivants ensemble, les articles moyens sont globuleux, les articles apicaux transverses (fig. 8). Labre petit, Žtroit, profondŽment bilobŽ et frangŽ de longues soies. Mandibules robustes, semblables ˆ celles des Othius et des Baptolinus: la pointe est peu arquŽe, le bord masticateur dentŽ au milieu et pourvu d'une lame membraneuse la face externe profondŽment excavŽe entre les branches de la furca, avec deux soies prs de la base. Maxilles ˆ corps assez court, mais (1) Les sillons frontaux des Staphylinides sont parallles au tiord interne de la c™te du tentorium et varient par consŽquent de forme et de direction comme cette c™te. Chez les espces dŽpigmentŽes, comme celle qui nous occupe ici, ou comme les Lath!'obium aveugles, on voit sur le disque du front deux petites taches rondes, noires, grandes comme de gros pores sŽtigres, placŽes exacte ment au c™tŽ externe de l'extrŽmitŽ postŽrieure du sillon frontal. Ces deux taches noires sont parfois trs apparentes et on pourrait tre tentŽ de les prendre pour des vestiges d'ocelles. En rŽalitŽ elles ne correspondent aucunement ˆ des phanres tŽgumentaires et il est mme facile de se rendre compte que les pores sŽtigres se superposent parfois ˆ elles. Ces taches noires se trouvent prŽcisŽment ˆ la place de l'extrŽmitŽ postŽrieure de la c™te du tentorium; elles doivent ttre formŽes par l'insertion apodŽmatique des piliers du tentorium, visible par ransparence ˆ travers les tŽguments non pigmentŽs.

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-,. 339 avec le lobe externe bien plus long et plus robuste que chez les Bapto/inus; les palpes maxillaires sont aussi bien diffŽrents : leur avant-dernier article est renflŽ, le dernier article conique, plus Žtroit t plus court que l'avant-dernier (fig. 1 et 3) . . Pices labiales courtes et transverses, alors qu'elles sont au contraire longues et allongŽes chez les Baptolinus (fig. 2 tt 4). : La languette est Žpaisse, fortement chitinisŽe; les paraglosses sont grands, larges, longuement ciliŽs; palpes labiaux assez courts avec le dernier article nettement plus court que l'avant dernier (fig. 1 et 3). Pronotum allongŽ, pas plus large que les Žlytres, arrondi ˆ la base et aux angles antŽrieurs. Ep i pleures prothoraciques rŽ guliers, s'Žlargissant peu ˆ peu vers le milieu, sans sinuositŽ du bord interne. Prosternum avec une pice mterclaviculaire bien dŽlimitŽe (fig. 3) et une apophyse intercoxale saillante comme chez les Othius et les Baptolinus. Scutellum assez grand, arrondi. Carne mŽdiane du mŽsosternum longue, ......._ fiG. 3. face ventrale de la tte du Caecolinus endogaeus Jeann., x 46. ftG. 4. Labium, face ventrale, du mme, >. 92. ŽlevŽe et Žtroite. Elytres courts, ˆ bords suturaux rectilignes et ne se recouvrant pas ; une strie suturale nette, parallle ˆ la suture; ponciuation fine et trs Žparse. Abdomen un peu Žlargi dans sa partie apicale; le segment VII un peu plus long que le prŽcŽdent; le premier segment ventral avec une petite carne longitudinale sur le milieu de sa base, les segments dorsaux II ˆ VI avec un double sillon 1ransverse sur Je dlsqu'e de chacun d'eux (fig. 5). Le segment dorsal IX du m‰le est prolongŽ en arrire par deux apophyses latŽrales relativement courtes et larges, hŽrissŽes de quelques soies, et son bord apical est presque rectiligne entre la base des deux apophyses (fig. 10), Pattes grles. Les fŽmurs et les tibias antŽrieurs sont simples,

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340 sans Žpaississements, ni dents, ni arcuatures. Tibias intermŽdiaires et postŽrieurs pubescents, mais sans fortes Žpin es dressŽes; le bord apical de ces tibias est garni d'une forte frange oblique d'Žpines Žgales et alignŽes, et porte un grand Žperon interne et ventral (fig. 9). Tarses de c;nq articles; les tarse antŽrieurs sont la rgement f:iilatŽs, le premier article des tarse:> intermŽdiaire:> et postŽrieurs n'est pas plus long que le second. Il ne parait pas exister de caractres sexuels propres au m‰le, portant soit sur les segments abdominaux, soit sur ies pattes. ET DIFFƒRENCES. On cannait dŽjˆ un certain nombre d'espces aveugles appart .-nant ˆ la tribu des Xantholinini; toutes sont plus ou moins Žtroitement apparentŽes aux X -mtholinus vrais (Tvphlodes Sharp, Tvphlulin:1s Reitt). Par contre il ne fait aucun doute que le nouveau genre Caecolinus doive prendre place dans la mme tribu, parmi les genres du groupe d'Othius, immŽdiatement ˆ c™tŽ de Bapto!inus Kra atz ( 1 ). D'une part en efiet, comme chez les Othius et Baptolrnus, les bord suturaux des Žlytres sont et ne se recouvrent pas l'un l'autre, ce qui distingue ces genres des autres Xantho!inini; d'autre part toute une sŽr ; e de caractres Žcartent le Caecolinus des Othius et le rapprochent Žtroitement des Bapto/inus. C'est ainsi QUe les sillons frontaux sont profonds et larges, que l'espace interantennaire du front est par une large surface carrŽe et plane (tandis que ce1te surface est plus Žtroite chez les Othius}, que les Žlytres .sont trs superficiellement ponctuŽs et portent une strie suturale, que le mŽsosternum est hautement carŽnŽ, que les tibias postŽrieurs ne sont pas Žpineux. Chez les Othius il n'existe pas de carne mŽsosternale et les tibias intermŽdiaires et postŽrieurs sont hŽrissŽs de fortes Žpi nes dressŽes. Mais malgrŽ ces affmitŽs certaines avec les Baptolinus, le nouveau genre Caecolinus des caractres propres indiquant qu'il reprŽsente une lignŽe spŽciale, distincte de celle des Baptolinus lucicoles actuels. Ses buccales ont en particulier une structure toute diffŽrente. Les palpes maxillaires avec leur avant-dernier article renflŽ et le dernier petit et conique, sont tout autres que ceux des Baptolinus (fig. 1 et 3). La mme forme des palpes se retrouve d'ailleurs chez certains Othius (O. /aeviuscultls Steph ), tandis que les palpes des ( 1 ) E. REJTTER (fauna Germanica, Die l
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341 Baptolinus sont tout ˆ fait semblables ˆ cem< des Xantholinus. La maille du Caecolinus est relativement courte, mais sa galea est bien plus d-ŽveloppŽe que celle des Baptolinus, Les pices labiales enfin soitt trs spŽciales, courtes et larges chez Caeco/inus au lieu de longues et Žtroites chez les Baptolinus (fig. 2 et 4); la languette et les paraglosses ont aussi une toute autre forme. De plus, sans parler de l'absence d'yeux et de la dŽpigmentation, Caecolinus n'a pas les joues profondŽment sillonnŽes ˆ la face ventrale (fig. 1 et 3), ses Žpipleures prothoraciques sont rŽguliers, non sinuŽs sur leur bord interne, et son septime segment dorsal de l'abdomen ne porte pas de fin liserŽ apical membraneux co mme il en existe chez les Baptolinus. Toutes ces importante:; diffŽrences montrent bien que l'espce dŽcrite ci-dessous ne doit pas tre tenue pour un Baptolinus adaptŽ ˆ la vie endogŽe, elle est une forme relicte dont la souche ŽpigŽe n'existe plus. A ce point de vue phylogŽnique, Caecolinus n'est donc pas du tout comparable aux TT,1ph/odes par exemple, qui ne sont pas autre chose que de vŽritables Xantholinus aveugles ou microphthalmes. Tl;phlodes mvops fau11., en particulier, est une espce trs proche de Xantholinus tricolor f. et il est bien probable qu'une revision des Xantho/lnus endogŽs conduira ˆ supprimer les sous-genrts crŽes pour eux. fto s. Caecolinus endogaeus Jeann., m‰le, C du mont Detunala, : 16 aecolinus endogaeus, n. sp. Type: un m‰le recueilli le 25 mai 1922, vers 1100 m. d'altitude, sur le mont Detunata (comm. de Buciurn, jud. Alba-inferioar‰, Roumanie). L'insecte a ŽtŽ pris dans la terre argileuse d'un petit ravin boisŽ, sur le versant sud-est, dans un endroit trs h umide o les Duvalztes Mal/aszi Cs. Žtaient assez nombreux. Long 5,5 mm. (en extension complte). forme trs Žtroite, linŽaire, peu convexe (fig. 5) ; Coloration testacŽe uniforme. TŽguments alutacŽs sur la tte et lisses et brillants sur le pronotum et les Žlytres. ' Tte (fig. 6) un peu plus longue q†e large, les c™tŽs parallles les angles postŽrieurs saillants, mais arrondis; le cou est Žtroit, S:l

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342 largeur n'excŽdant pas le tiers de celle de la tte. Sillons frontaux profonds, larges, ˆ fond rugueux, lŽgrement arquŽs en dedans et convergents en arrire jusqu'au niveau des deux gros pores mŽdians du front (fig. 6). La surface frontale antŽrieure, entre les sillons, est carrŽe, aussi large que longue, plane et non ponctuŽe. Tout le cr‰ne, 6. F1o. 6. Tte et prothorax du Caecolinus endogaeus Jeann., vue dorsale, x 46. fiG. 7. Le mme, vu de profil, x 46. ˆ l'exception de la surface frontale antŽrieure et de la pice gulaire, est semŽ de gros points pilifres inŽgaux et trs espacŽs les uns des autres. Pas trace d'yeux, pas mme de petite surface blanch‰tre ponctiforme comme on en voit chez les Lathrobium aveugles. Antennes (fig. 8) aussi longues que la tte et le pronotum; l'article 1 est fortement renflŽ en massue, aussi long que les trois suivants rŽunis; les articles Il et Ill sont un peu plus longs que larges, les IV et V globuleux, VI ˆ X nettement transverses et articulŽs par d'Žtroits pŽdoncules, le XI pyriforme,ˆ peu prs deux fois aussi long que le prŽcŽdent. Mandibules trs robustes, presque aussi longues que la tte. Pronotum (fig. 6) un peu plus d'une fois et demie aussi long que large, un peu plus Žtroit que la tte, mais aussi large que les Žlytres, un peu plus large en avant qu'en arrire. Les angles antŽ rieurs sont fortement dŽclives, les angles postŽrieurs arrondis, la rŽgion basale brusquement convexe devant le b'ord postŽrieur. Deux gros pores discaux de chaque c™tŽ, l'un vers le cinquime antŽrieur, l'autre vers le milieu, et quelques autres pores sŽtigres plus petits, Žpars surtout sur la partie antŽro-latŽrale; trois ma crochtes noirs aux angles antŽrieurs.

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Elytres ˆ peine plus courts que le pronotum, ne recouvrant pas d'ailes. La strie suturate est entire, trs rapprochŽe de la suture et il existe une petite dŽpression linŽaire juxtascutellaire. La ponctuation est trs fine, aciculaire, trs espacŽe, et chaque point porte une soie dorŽe recourbŽe en arrire. Des macrochtes noirs se dressent ˆ l'angle humŽral et le long du bord externe. Epipleures rŽguliers, avec un fort sillon le long du bord ventral (fig. 7). Abdomen nettement Žlargi en arrire. Le rebord latŽral de .! ". "' \[ ,;,. 1 '*-""' ;y.f '{;;J? ,, ... 6; "ii' ' y 1 . . / r \ .. . J l . 8 . ../0 Caecolinus endogaeus Jeann.f10. s. Antenne droite, face dorsale, x 60. f10 9 ExtrŽmitŽ du tibia et tarse postŽrieurs droits, face dorsale, x 60, F10. 10. Derniers segments dorsaux de l'abdomen, 60 f1o 11 Oedeagus, vue latŽr ale gauche, 100 chaque segment dorsal est Žpais, pubescent; les segments dorsaux III ˆ VII (les cinq segments librement visibles) portent, prs de la base, d'abord un profond sillon transverse arquŽ, puis en arrire de lui une strie transverse trs nette. Le segment dorsal IX du m‰le est plus large que long, ses apophyses postŽrieures sont aussi longues que le segment lui-mme, le bord apical, rectiligne entre les bases des apophyses occupe environ les trois cinquimes de la .largeur du segment (fig. JO). Le bord apical du segment dorsal X est largement arrondi.

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Pattes grles, Les fŽmurs antŽrieurs ne sont les ti. bias sont droits. Tarses antŽrieurs dilatŽs, aussi larges que le spmmet des tibias antŽrieurs, eux-mme fortement ŽlarS}iS au sommet; tarses intermŽdiaires et postŽrieurs aussi longs que les trois quarts des tibias correspondants (fig. 9). Pas de caractres sexuels secondaires Oedeagus Oig. 11) oourt, ˆ bulbe basal sphŽrique, la pointe fortement chitinisŽe .du c™tŽ ventral, peu arquŽe, obliquement tronquŽe ˆ l'apex; st.yles latŽraux trs grles, armŽs d'une soie insŽrŽe dans la continuation de leur ,axe.
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-345Long. 6,5 mm. (en extension complte); largeur de la tte 0,6 rn m. largeur du septime segment abdominal 0,8 mm. A l'Žtat de contraction moyenne, l'insecte aurait bien 5 ˆ 5,5 mm. de longueur. forme trs Žtroite, linŽaire 12), l'abdomen peu Žlargi en arrire. Coloration testacŽe uniforme. TŽguments alutacŽs sur la tte et l'abdomen, lisses entre les points sur le pronotum et les Žlytres. Tte volumineuse (fig. 13), un peu triangulaire, le cr‰Re un peu plus long que large, les angles postŽrieurs saillants, les joues larges en arrire, un peu rŽtrŽcies en avant. Saillie frontale antŽrieure large et convexe, sans sillons frontaux; un gros point enfonŽ sur chaque tubercule antennaire. Tout le cr‰ne est couvert de gros points pilifres plus serrŽs vers le diamtre moyen de la tte, plus espacŽs sur la saillie frontale antŽrieure. Pas d'yeux fonctionnels, mais seulement, prs de la base des mandibules, une petite tache elliptique blanch‰tre, difficile ˆ voir, dont le petit diamtre n'excde pas celui des gros points enfoncŽs des tubercules Antennes !fig. 14) presque aussi longues que la tte et Je pronotum ensemble; l'article 1 est un peu plus court que les deux suivants rŽunis, les Il et Ill un peu plus longs que larges, le II plus long que le Ill, les IV ˆ X globuleux, le Xl pyriforme, une fois et demie aussi long que le X. Pices buccales semblables ˆ celles des Lathrobium testaceum Kr., L. pallidum Nordm., etc. F 10 12. Lathrobium Pronotum (fig. 13) allongŽ, peu convexe, (Gipptomerus) caecum presque paralrele, bien plus Žtroit que la tte, Friv., femelle, de Scariˆ peu prs une fois et demie aussi long $oara, x 16. que large; les angles trs efiacŽs. Une large bande mŽdiane est lisse et les c™tŽs sont couverts de gros points pilifres ˆ peine plus serrŽs vers le milieu que ceux du cr‰ne; une vingtaine de points irrŽgulirement alignŽs limitent la bande mŽdiane lisse depuis le bord an tŽrieur du pronotum jusqu'ˆ sa base. Elytres bien plus courts que le pronotum, ne recouvrant pas. d'ailes. La suture est rectiligne, les Žpipleures sont finement rebordŽs

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346 le disque porte des points aciculaires assez fins et vaguement alignŽs en 4 ou 5 sŽries longitudinales; pas de strie suturale Abdomen Žtroit, les segments ventraux couverts d'une ponctuation aciculaire fine et peu serrŽe; gouttire latŽrale des segments dorsaux Žtroite et profonde. Le segment dorsal IX est prolongŽ en arrire par deux longues apophyses ciliŽes, son bord apical est concave. Le segment X est ovale, ˆ peine convexe, nullement '\i:,ft, : bombŽ comme chez { At les femelles du L. te$faceum Kr. Prosternum avec une petite saillie intercoxale MŽsoster. Y4 . :. \ ; num avec une carne longitudinale bien dŽveloppŽe, mince et Žtroite, mais saillante. Premier segment ven tral carŽnŽ ˆ sa base. Pattes robustes, les fŽmurs antŽrieurs et postŽrieurs renflŽs. Le fŽmur et le tibia antŽrieurs portent les dents et carnes caractŽristiques de tous les Lathrobium. TarF10. 13. Tte et prothorax du Lathrobium (lpp l o merus) caecum Friv., de x 46.Fto 14. ses anteneurs peu Antenne droite du mme face dorsale, 60 dilatŽs; postŽrieurs aussi longs que les deux tiers des tibias correspondants. En confrontant cette description avec celles du L caecum par FAUVEL et (Die Kafer Mitteleuropac;, Il, p, 516), on peut relever les quelques contradictions suivantes: Žhez L. caecum le cr‰ne ne serait pas plus long que large, d'aprs †ANGLBAUER, alors qu'il est Žvidemment plus long que large chez notre exemplaire du Bihor, qui d'autre part ne prŽsente pas trace des trois impressions frontales transverses dŽcrites par F AUVEL. Enfin la ponctuation de la tte et du pronotum parait tre plus forte

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-347et plus serrŽe chez notre exemplaire que chez ceux prŽcŽdemment dŽcrits. Ces quelques diffŽrences sont relevŽes sur une femelle et, si elles Žtaient confirmŽes, elles pourraient laisser supposer qu'il y ait aussi des diffŽrences dans les caractres sexuels secondaires des m‰les. De nouveaux matŽriaux seront nŽcessaires pour dŽcider si la forme transylvaine doit tre sŽparŽe comme sous-espce. Quoi qu'il en soit, le L. caecum prŽsente ur. e distribution intŽressante, habitant la Serbie, le Banat, les Alpes de Transylvanie et les monts Bihor. Il appartient ˆ un groupe d'espces balcaniques qui a d coloniser au Tertiaire les massifs montagneux transylvains. Il est en effet trs proche parent du L. bosnicum Reitt., endogŽ aveugle des environs de Travnik, en Bosnie, et aussi du L. Matchai Ramb., in litt.( 1 ), du mont PŽristŽri, forme endogŽe, mais oculŽe. d'ailleurs trs voisine du L. testaceum Kr., des Alpes orientales, si mme elle ne lui est pas identique. )'ajoute en terminant que l'Žtude de notre L. caecum de Sca m'a conduit ˆ examiner en dŽtail les diverses espces de Lathrobium que j'ai en collection. Il ne m'a pas ŽtŽ possible d'apercevoir la moindre diffŽrence essentielle entre les espces aveugles et celles pourvues d'yeux fonctionnels. Cette constatation vient corroborer l'opinion dŽjˆ Žmise jadis par F AUVEL{ 2 ). Les Lathrobium endogŽs, aveugles ou non, n'ont pas une origine diffŽrente de celle des Lathrobium ŽpigŽs. Une revision systŽmatique du g1 oupe conduira certainement ˆ supprimer la coupe !vptomerus MŸll. (Tvphlobium Kr.) qui ne semble pas pouvoir tre caractŽrisŽe autrement que par la rŽduction des yeux. En somme les rapports phylogŽniques des Lathrobwm endogŽs seront les mmes que ceux des Xantholinus. Les deux genres nous fourniront des exemples de groupes, peut-tre fort anciens, o les proche parents lucicoles existent encore dans la faune actuelle, ˆ c™tŽ des dŽrivŽs souterrains. (Tip‰rit a 29 Septemvrie 1922). (1) Voir Casopis, IX, 1915 p. 30. La description de l'espce n a pas encore ŽtŽ publiŽe, ˆ ma connaissance. ( 2 ) A. fAUVEL Aveugle ou non? RŽponse ˆ M de Saulcy au sujet des 6/pptomerus et description d'une espce nouvelle (Revue d'Enfomol., Caen, IV, 1885, p. 28).



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12 12 E. G. RACOVITZA DESCRIPTION DE TROIS ASELLUS (ISOPODES) CAVERNICOLES NOUVEAUX (NOTE PRƒLIMINAIRE).

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BULETiNUL SOCIETTU DE $TIINTE DIN CLUj, Tomul 1, pag. 401-410. Noemvrie 922. Description de trois Asellus (Isopodes) cavernicoles nouveaux (Note prŽliminaire) par Emile G. Racovitza Professeur ˆ l'UniversitŽ de Cluj, Directeur de l'Institut de SpŽologie. DŽposŽe le Il octobre 1922 Les Isopodes sont reprŽsentŽs dans les eaux douces palŽarctiques par des Asellides d'origine trs ancienne, dont le plus connu Žtait Asellus aquaticus auct. Cette prŽtendue espce est en effet rŽpandue dans les eaux douces de toute l'Europe, de la SibŽrie et de l'AlgŽrie; depuis deux sicles elle a fait l'objet d'un nombre onsidŽrable de mŽmoires et elle est devenue un canimal de laboratoire:t comme la Grenouille et le Cobaye. Or j'ai dŽmontrŽ, il y a trois ans( 1 ), que malgrŽ ces circon slances bien faites pour nous rassurer sur la lŽgitimitŽ de la dŽ termination, cet Asellus aquaticus auct. n'Žtait qu'un mythe zoologique, qu'ne grave errer taxonomique, que les Zoologistes se transmettaient de gŽnŽration en gŽnŽration comme le font les peuples pour leurs traditions religieuses, c'est-ˆ-dire sans le contr™le de l'observa1ion et de l'expŽrience. J'ai montrŽ, en effet, que les vocables prŽcitŽs dŽsignaient non une espce, mais un groupement hŽtŽroclite de formes appartenant ˆ deux lignŽes trs diffŽrentes Une premire lignŽe est reprŽsentŽe jusqu'ˆ prŽsent par une seule espce, ˆ laquelle j'ai attribuŽ l'ancien nom A. aquaticus LinnŽ et dont j'ignore encore la patrie originelle; je la considre, en effet, comme un immigrant venu du nord et continuant actuelle( 1 ) RACOVITZA (E. G.). Notes sur les Isopodes. t. Asellus aquaticus auct est une erreur taxonomique 2. Asellus a quat ic us LinnŽ et A. meridianus n. sp. (Arcll. de Zool e.'Cp; Paris, tome 58, Notes et Revue, No 2, p 31-43, fig. 1 12, 1919). 26

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402ment encore ˆ Žtendre son habitat vers le sud. Je souponne que son centre de dispersion devait se trouver, aux Žpoques prŽgla ciaires, dan:; les rŽgion arctiques Une seconde lignŽe, europŽenne autochtone, est reprŽsentŽe par plusieures formes. Son origine est mŽditerranŽenne et de lˆ elle s'est rŽpandue vers le nord jusqu'en Angleterre Je lui ai attribuŽ comme chef de me A. meridianus Racovitza 1919, espce europŽenne, granˆe et trs commune, mais aussi la plus ŽvoluŽe. Les formes plus primitives sont celles qui habitent les pays des rives orientales et mŽridionales de la MŽditerranŽe (1) comme A. coxalis Dollfus 1892 car. emend. Racovitza 1919 et A. coxalis peverimhoffi Racovitza 1919; les rives septentrionales de la MŽditerranŽe hŽbergent des formes plus ŽvoluŽes comme A. banvulensis Racovitza 1919. Des espces primitives, des relictes de formes antŽrieurement rŽpandues ˆ la surface, se rencontrent aussi dans les eaux souterraines. A. cavaticus Schiodte (auct.)( 2 ), connu depuis un demisicle, Est une forme trs ancienne, qui habite les cavernes de la rŽgion des Alpes; quoique faisant partie de la lignŽe de A. meridianus, il occupe une position isolŽe, car je ne lui ai pas encore trouvŽ de parents trs proches. Les trois formes nouvelles dŽcrites dans cette note sont assez voisines de A. coxalis, mais les liens de parentŽ ne datent pas de la pŽriode actuelle. A. spelaeus est une forme primitive, probablement trs ancienne, qui n'a aucun rapport de filiation directe avec A. meridianus; ces deux espces se trouvent cependant habiter, l'une en surface et l'autre sous terre, les mmes rŽgions. A. meridianus vit aussi dans les grottes, comme A. aquaticus; les deux espces se sont rapidement modifiŽ sous l'influence des facteurs de la vie souterraine, mais elles rŽagissent d'une faon trs diffŽrente et avec une intensitŽ inŽgale On trouve aussi un reprŽsentant du genre Asellus dans les grandes profondeurs des lacs alpins Cet A. Fore/li Blanc 1879 est une forme involuŽe du groupe de A. meridianus; je l'Žtudierai dans un autre note. (1) RACOVITZA (E. G ). Notes sur les Isopodes. 3 Aseltus ban v ulensis n sp. 4. A. cox a lis Dollfus. A. CO 'J a lis peverimhoffi n. subsp. (Al'CII. de Zoo/ exp. Paris tome 58, Notes el Revue, No 3, p. 49-77, fig. 13-51, 1919). (2) Ce nom cache Žgalement une grave erreur taxonomique, car les auteurs l'appliquent tant™t ˆ une simple modification cavernicole de A. aquaticus L., tant™t ˆ une vŽritable espce relicle du groupe de A. meridianus Rac.; c est naturellement ˆ cette dernire forme que je fais allusion ici. Je me propose de fi x er la v Ž ritable histoire de ces deux formes dans une autre public:tl i on.

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403De ce qui prŽcde on peut conclure qu'en rŽalitŽ, les espces d 'Ase l/us doivent tre nombreuses et qu'elles mŽritent d'tre recueillies et soigneusement ŽtudiŽes, car ce sont des anciennes dont l'histoire, une fois bien Žtablie, fournira des donnŽes importantes pour la phylogŽnie des Isopodes et pour la palŽogŽograph:e des rŽgions palŽarctiques. 1. Asellus spelaeus n. sp. (Fig. 1-4) Tvpe de l'espce: Grotte d Oxibar, Camou-Cihigue, cant. de T a rdets Sorholus, dŽp. Basses-PyrŽnŽes, france. Biospeologica no 127 (1. J. 05) m‰le et femelle. LignŽe de A. meridianus Racovitza l l Dimen sions: m‰le ad.: 5,5 mm.; femelle / ov.: 4 mm Corps 4 fois plus long que large, ˆ bord subparallles. Coloration -'\ nulle. Tte a v ec rŽgion occipitale 2 fois ?{ \ plus large que longue, lobes posfmandibu/ 1 laires saillants, somite du maxillipde corn1 :. / pitement soudŽ, yeux nuls. \' Ant e nn es 1 de 1 /3 plus courtes que la .. . hampe des antennes II ; fouet de 1 h plus ;::--- court que la hampe, avec 5 (femelle) et 7 ,. \ _ (m‰le) articles et 2 (femelle) et 4 (m‰le) la: ) mes olfacli ves de 60 !t env de longueur. f ", Antennes Il de 1 /g (m‰le) et de 1 2 (femelle) plus courtes que le corps, avec fouet de moins de 50 articles che z le m‰le et de 40 chez \ l a femell e '"". _ __ ;/, ';:: Mandibules fortement redressŽes. ft'Ja \xilles 1 ˆ lame externe avec 13 tiges san5 \\ :. soie sup p l Ž mentaire et lame int erne ˆ bord interne sa ns ventre proŽminent.Maxillipdes des femelles ov. san s oostŽgite, avec crochets sem blable s ˆ ceux du m‰le. fw. 1. A seflus spe!f!eus n sp d (5,5 mm ). PlŽopode I gauche, face stern11e. :: 146. PŽr Ž ion avec an gles r os tr a u x des somites Il ˆ VII non saillants en apophyses et rŽgion mŽdiane des bords latŽraux non ŽchancrŽe PŽr Ž iopodes. Coxa I avec ligne de suture distincte et coxa \} ˆ VII ave s lob e distal tergal tronqu Ž, sans lo bul es PŽrŽioP ode 1 femelle. Propodos avec rangŽe stern ale peu fournie et au 2G*

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404 dŽbut de la dissociation; la rangŽe submarginale rostrale n'existe pas encore, la submarginale caudale n'a que 2 soies dont 1 soie guide et la marginale 2 Žpines non ensiformes. Dactylos avec 2 _____ Žpines dactyliennes. PŽrŽiopo/ 1 :=../ .._... des l m‰les ad. Propodos avec \ rangŽe sternale peu fournie et peu ) dissociŽe; rangŽes submarginales, }t rostrale de 3 soies et caudale sim 4 ple et continue de 6 tiges; rangŽe j marginale de 2 phanres nettement '. 'ensiformes ; secteur distal du bord 7 -- i stern al lŽgrement mamelomiŽ et F1o. 2. Asel/us spelaeus n. sp. (! (5,5 mm.). PlŽopode Il gauche, face sternale. x 146. flanquŽ d'Žcailles effacŽes. DactyJ'os avec 4 Žpines dactyliennes. P ŽrŽiopodes IV m‰le ad. spŽcialisŽs en crochet nuptial mais non tordus. Carpos avec rangŽe caudale de 5 + 1 tiges, un peu plus longues que les 6 de la rangŽe sternale continue et rŽgulire; Propodos avec rangŽe sternale de 6 soies et caudale de 1 soie mŽdiane. Oeufs trs gros, env. 12 par ponte. PlŽopodes I m‰le (fig. 1). S ympod i te 1 1 /4 fois plus long que large, ˆ angles proximaux et distal-externe largement arrondis, mais distal-interne tronquŽ, ˆ bord externe lŽgrement convexe, avec seulement 1 crochet ˆ gauche et ˆ droite. Ex op od i te subquadrangulaire ˆ angles largement arrondis, attŽnuŽ fortement du c™tŽ distal, 1 1 13 fois plus long que large au milieu, 1 1 /4 fois plus long que le (l sympodite, avec une tige seulement ˆ l'angle proximal-interne, avec, aux bords externe et distal, une rangŽe continue Fw. 3. Asellus spe/aeus n. sp. d'env. 13 tiges lisses.
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-405terne garni de 4 tiges plumeuses moyennes. Ex op o dite 1 2/a fois plus court et 2 1 /2 fois plus Žtroit que le sympodite, 2 fois plus court et 2 fois-plus Žtroit que l'exopodite 1; article proximal avec 1 soie lisse sur le bord externe; article distal subtriangulaire, un peu plus long que large, un peu plus long que le proximal, avec 1 soie lisse ˆ l'angle ...-roximal-externe, 2 tiges lisses et 2 tiges plumeuses, plus longues que l'article, au bord distal. End op o dite (organe copulateur) (fig. 2 -3) en forme de bouteille cylindrique lŽgrement courbŽe du c™tŽ externe, 1 3 /4 fois plus long que large au milieu, un peu plus long et large que l'exopodite; culde-bouteille ˆ peine plus large que le corps, peu excavŽ, ˆ rebord tranchant, avec une protubŽrance externe mŽdiane et ˆ peine indiquŽe; goulot nul, l'orifice Žtant une boutonnire ouverte limitŽe par une lvre (c) circulaire, pourvue d'un crochet sternal (g) et d'un bouton tergal; apophyse basale du goulot (a) lamellaire, courte, arrondie; vŽsicule interne membraneuse, pyriforme, simple. PlŽopode Il fern. (fig. 4). Ex o po dite en forme de secteur de cercle, ˆ bord interne rectiligne et externe trs convexe, 2 fois plus court et 2 1 /2 fois plus Žtroit que l'exopodite lll; bord interne aussi long que l'arc de l'externe, avec 2 fortes soies mŽdianes; seulement 3 tiges plumeuses sur le bord externe, du c™tŽ distal. PlŽopode lll m‰le et femelle. Ex op o di te 1 1 /2 fois plus long que large; au bord externe F1o. 4. A se/lus spelaeus n. sp. ov. (4 mm.). PlŽopode Il gauche, face sternale. x 146. de l'article proximal 5 soies lisses et du distal 2; 5 tiges plumeuses au bord distal qui est fortement lobŽ-festonnŽ; face rostrale nue; bord interne avec une rangŽe submarginale distale de soiŽs courte. PlŽopode IV m‰le et femelle. Ex op o di te ˆ bord proximalexterne nu. PlŽopode V m‰le et femelle. Ex op o dite ˆ bord proximal-externe nu. Endopodite plus long et un peu plus large que son exopodite. Uropodes 1 1 /4 (m‰le) et 1 1 /3 (femelle) fois plus courts que le plŽotelson; uropodites cylindroconiques; exopodites un peu plus courts que l'endopodite, 1 1 /.3 fois plus longs que le sympodite. PlŽotelson subcirculaire, aussi long que large, ˆ pointe compltement effacŽe.

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-406Asellus spelaeus aquae-calidae n. subsp. (Fig. 5-6) Trpe de la sous-espce: Grotte des Eaux-chaudes, Les Eauxchaudes, canton de Laruns, dŽp. des Basses-PyrŽnŽes, france. Bio speologica no 239 (27. VIII. 08). 1 m‰le ad. Dimensions: m‰le ad. 5,5 mm. Antenne 1 avec fouet ˆ 6 --._ -------\ J \ __! / \ 11 . 11 / /j & f.' : /.1 r /t : '\ 1 1 f lm ,1 1 1 1 lli 1/ 1 : / ( / /i \ --== -=-' 1/; . \ /, \ ;....__ l \ : !. -, ../ ., _;.. ... ___//f1r : : Y / / l' 1 ( 1 1 i 1 1 FIG. 5. Asellus spetaeus aquaecalidae n. subsp 6' (5.5 mm ). PlŽopodes 1, face sternale. x 146. articles et 3 lames olfactives. Antennes Il avec fouet a 40 articles. Mandibules avec article Il du palpe pourvu de 1 soie et d'une brosse de 11 tiges et article III ˆ 10 tiges ( 1 ). PŽrŽion avec angles rostraux Il ˆ IV un peu saillants et tiges marginales plus longues et plus fortes. PŽrŽiopode 1 m‰le ad Propodos 2 1 / 4 fois plus long que large (2), donc plus grle, avec rangŽe submarginale rostrale de 4 soies, caudale de 5 tiges, dont une tige guide, et rangŽe marginale sternale de 3 phanres ensiformes; secteur distal du bord sternal garni d Žcailles frangŽes. PŽrŽiˆpod IV m‰le ad. ˆ articles distaux plus grles ('} Chez le type : 1 lige et une brosse de 3-4 tiges ˆ l'art II et 76 tiges ˆ l'art. Ill. (2) Chez le type seulement 2 fois.

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carpos ˆ rangŽe caudale formŽe par 3 tiges, 2 proximaies et t distale. PlŽopodes 1 m‰le (fig. 5). E x o po d trs faiblement attŽnuŽ du c™tŽ distal, 1 1 /a fois plus long que large au milieu, 1 2,' 3 fois plus long que le sympodite et aussi large, avec, au bord) externe et distal, une rangŽe de 16 tiges lisses. PlŽopodes Il m‰le (fig. 6). S y m po dite 1 1 /2 fois plus long et 1 1 / 3 fois plus large( 1 ) que le sympodite 1. Ex op o dite un peu plus court et 2 1 /" fois plus Žtroit que son sympodite, 1 1 /3 fois plus court et 1 2fs fois plus Žtroit que l'exopodite 1; article proximal avec une soie plumeuse sur le bord externe; article distal ovalaire, l 2 /a fois plus long que large, presque 2 fois plus long que le proximal, avec 1 tige plumeuse ˆ l'angle proximal-externe et 4 tiges plumeuses, plus longues que l'article, au bord distal. En d op odi te (organe copulateur) 2 1 /s fois _. . . plus long que large au m1heu, auss1 # ......, /1 long et large que l'exopodite. ;-.-: Uropodes inconnus. P/Žo/ telson ˆ pointe caudale saillante et ,/ 4 bien dŽlimitŽe. ftn. 6. Asel/us spe/eeus PhvlogŽnie.Les deux souscaltae n. subsp. c! (s,smm.). PlŽoespces sont trs voisines; leurs pode II droit, face sternale 146. caractres diffŽrentiels sont bien de l'ordre de ceux qui se produisent fatalement et rapidement quand deux colonies d'une mme lignŽe sont com}Jltement isolŽes. Asellus hypogeus n. sp (fig. 7-9) Tvpe de l'espce: lfri bou-Amane, Azerou Tidjer, comm. de Michelet-Djurdjura, dŽp. d'Alger, AlgŽrie. Biospeologica no 898 (2. VII. 14) 5 m‰les ad., Iegit P. de PeyerimhoH. LignŽe de A. meridianus Racovitza. Dimensions: m‰le ad. 6 mm. Corps 4 fois plus long que large, ˆ bords parallles. Coloration nulle. Tte avec rŽgion occipitale J 3 /4 fois plus large que longue, lobes postmandibulaires ( 1 ) Chez le type seulement 1 1 /:, plus long et large. .

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408 peu saillants, arrondis, somite du maxillipde complet (ligne de suture distincte sur tout le pourtour), yeux nuls. Antennes 1 de 1 /s plus courtes que la hampe des antennes II; fouet de 1 /a plus court que la hampe, avec 7 (m‰le) articles et 4 (m‰le) lames olfactives de 53 r.r. env. de longueur. Antennes II de 1 /6 (m‰le) plus courtes que le corps, avec fouet de moins de 50 articles chez les m‰les. 1 : : . fJCi. 7 Ase/lus hvpogeus n. sp. J (6 mm.). PlŽopode 1 gauche, face stemale. :< 146. Mandibule peu redressŽe ˆ droite (60q env.), fortement redressŽe ˆ gauche. Maxilles 1 ˆ lame externe avec 13 tiges sans soie supplŽmentaire et lame interne ˆ bord interne sans ventre proŽminent. -Maxillipdes des femelles ov. inconnu. PŽrŽion avec angles rostraux des somites II ˆ IV ŽtirŽs en trs courtes V non saillants, arrondis, VI et VII effacŽs, arrondis et rŽgion mŽdiane des bords IatŽra ux non ŽchancrŽe: aux somites II ˆ IV subdroite, au V droite, aux VI et VII subconvexe. PŽrŽiopodes. Coxa I avec ligne de suture persistant seulement du c™tŽ caudal, et coxa Il ˆ VII avec lobe distal tergal large, court, tronquŽ, sans lobules. -PŽrŽiopode 1 fe T'. inconnu. PŽrŽiopode 1 m‰le ad. Propodos avec rangŽe sternale peu fournie et peu dissociŽe; rangŽes submarginales, rostrale de 11 soies et caudale continue de 19 tiges; rangŽe marginale de 2 phanres nettement ensiformes, avec quelquefois un troi sime proximal rudimentaire encore simple mais avec tendance ati dŽdoublement; secteur distal du bord sternal pourvu d'une baguette hyaline et amorphf:'. avec une bosselure proximale. Dactylos avec 6 Žpines dactyliennes. PŽrŽiopode IV m‰le ad. spŽcialisŽ en crochet nuptial, mais non tordu. Carpos avec rangŽe caudale de 6 + 1 tiges, 2 fois plus longues que les 6-7 tiges de la rangŽe sternale continue, les deux rangŽes occupent seulement la moitiŽ proximale des bords. Propodos avec rangŽes, sternale de 6-7 soies et Žpines et caudale de 1 soie submŽdiane. Oeufs inconnus. PlŽopodes I m‰le (fig. 7). S y rn po dite 1 '/ 4 fois plus long que

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-409latge, ˆ angles proximaux, interne droit et externe efiacŽ arrondi, ˆ angles distaux, inter:ne tronquŽ et externe effacŽ arrondi, ˆ bord externe fortement convexe, avec seulement un crochet ˆ gauche et ˆ droite. Ex op o dite ovalaire, ˆ angles largement arrondis, les proximaux effacŽs, attŽnuŽ lŽgrement du c™tŽ distal, 1 1 /a fois plus long que large au milieu, 1 1 /3 fois plus long que son sympodite, avec une Žpine seulement ˆ l'angle proximal-interne, avec aux bords, externe 12 courtes tiges lisses et distal 6-7 tiges plumeuses 2 fois plus courtes que l'article, donc 18-20 phanres en rangŽe continue. P/Žopodes II m‰les (Fig. 8-9). Sympod i te 1 1 /4 fois plus long que large, ˆ angles proximaux, interne subdroit et externe effacŽ-arrondi, ˆ angles distaux, interne droitarrondi et externe droit, ˆ bords, interne subdroit et externe lŽgrement convexe, l'interne garni de 4 tiges plumeuses courtes. Exopodite un peu plus court et 2 1 /3 fiG, s. Asel/us hppogeus n. sp. rf (6 mm.). PlŽopode Il gauche, face sternale. x 146. fois plus Žtroit que son sympo1ite, 1 /2 fois plus court et 2 1 /2 fois plus Žtroit que l'exopodite 1; article proximal avec 1 soie lisse sur le bord externe; article distal ovalaire trs allongŽ, deux fois plus long que large, 3 fois plus long que le proximal, avec 2 soies lisses au milieu du bord externe, suivies, en rangŽe continue, d'env. 7 tiges plumeuses en partie aussi longues que l'article et qui font le tour du bord distal. End op oct i te (organe copulateur) (Fig. 9) en forme de bouteille cylindrique mais fortement courbŽ du c™tŽ externe, 2 fois plus long que large au milieu, un peu plus court, mais aussi large que son exopodite; cul-debouteille plus large que le corps car il est fortement dŽbordant du c™tŽ externe, peu excavŽ, ˆ rebord arrondi, avec une protubŽrance externe distale et trs forte

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410ment saillante; goulot presque nul, 1'-orifice Žtant au sommet d'un court bec courbŽ de gouttire ouverte (g) sortant d'une dŽpression irrŽgulire; apophyse basale du goulot (a) longue et lamellaire; vŽsicule interne membraneuse, subpyriforme et simple. PlŽopode Il fern inconnu. PlŽopode Ill m‰le. Exopodite 1 1 /2 fois plus long que large; au ' ' ,. ,, ,' !I cv f10. 9. Asellus hppogeus n. sp. J (6 mm.). ExtrŽmitŽ distale de l'organe copulateur (endopodite du plŽopocte Il) gauche face ter gale. x 640. bord externe de l'article proximal, env. 7 soies lisses en sŽrie continue avec env. 15 tiges plumeuses qui garnissent les bords externe et distal de l'article distal; bord distal finement festonnŽ; face rostrale nue ; bord interne avec une rangŽe distale de soies courtes. PlŽopode IV m‰le. Exopodite ˆ bord proximal externe pilifre, mais sans tiges . PlŽopode V m‰le. Exopodite ˆ bord proximal-externe nu. End op odite un peu plus long, mais plus Žtroit que son exopodite. a= apophyse tergale de la base du goulot; g = extrŽmitŽ de la gouttire. Uropodes m‰les un peu plus longs que le plŽotelson; uropodites cylindra coniques; exopodites 1 1 /4 fois plus courts que l'endopodite, un peu plus courts que le sympodite. PlŽotelson subpentogonal, un peu plus long que large, ˆ pointe caudale bien indiquŽe et saillante. Tiparit la 6 Noemvrle 1922



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13 13 R. JEANNEL ƒTUDE PRƒLIMINAIRE DES COLƒOPTRES AVEUGLES DU BIHOR.

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BULE.TINUL SOCIETTII DE DIN CLUJ. Tomul 1, pag. 411-472. Ianuarie 1923. Etude prŽliminaire des ColŽoptres aveugles du Bihor par le Dr. R. Jeannet Professeur ˆ l'UniversitŽ de Cluj, Sous-directeur de l'Institut de SpŽologie. DŽposŽe le 10 octobre 1922. Depuis 1911 les ColŽoptres aveugles des monts Bihor sont l'objet de recherches particulirement actives. On connaissait en juin 1911 seulement une quinzaine d'espces aveugles dans la faune du Bihor et des monts MŽtalliques, toutes d'ailleurs r:iŽcrites depuis longtemps dans les genres Anophthalmus, Drimeotus et Pholeuon; leur nombre Žtait passŽ ˆ 83 en 1914 et il atteint aujourd'hui 90! On pouvait s'Žtonner ˆ juste titre qu'un si grand nombre d'espces aveugles occupassent un aussi petit territoire que les monts Bihor(l); mais le prŽsent travail rŽduit considŽrablment ce nombre excessif, puisqu'il ne retient que 8 espces de Duvalites dans les monts Bihor, 9 Drimeotus, 6 Pholeuon et 1 Protopholeuon. Il faut certainement rendre justice ˆ l'activitŽ dŽployŽe depuis 1911 par les explorateurs de la faune du Bihor, J. Breit, f. Tax, E. Moczarski, L. Gylek, E. Knirsch, O. Mih6k, E. Bokor et bien d'autres. Mais le moindre reproche que l'on puisse faire aux descripteurs, ˆ l'exception cependant de ]. Breit et E. Moczarski, serait d'avoir publiŽ des notes trop h‰tives, laissant voir toujours bien davantage le souci de s'assurer la prioritŽ des noms nouveaux que celui de faire uvre scientifique en faisant conna”tre avec soin les caractres spŽciaux, le genre de vie, l'habitat des nouvelles espces, en vue de travaux ultŽrieurs plus importants. C'est que, de 1911 ‰ 1914, ce fut sur le Bihor une vŽritable course aux nouveautŽs. Ds la fin de l'ŽtŽ, les uns ˆ Vienne, les (1) O. M!H6K. Die Verbreitung des Trechus (Duvalius) cognatus friv. und seiner Rassen (Ent. Mitteil., lll, 1914, p. 146).

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,_ 4t3 .;..ot sont des plus v‰gties, qu;il sont mm souvent intntionnellement ineKacls, par intŽrt de collectionneurs voulant garder des monopoles pour leurs Žchanges( 1 ), ou bien encore systŽmatiquement tenus cachŽs. On ne trouve en effet pas un seul renseignement gŽographique mme vague, dans les deuK travauK de parus en 1921 t on constate mme nettement l'intention formelle de l'auteur de stenir de toute dŽsignation de noms de lieuK. On ne comprend la raison de cet Žtrange principe qu'en constatant que les deuK travaux en question, dont l'un traite des Sophrochaeta des Carpathes du Banat, l'autre eKclusivement des Anophthalmes du Bihor, portent les titres suggestifs de cEin neuer Blindkafer aus Ungarn et de Beitrage zur Kaferfauna Ungarns (Entom. Mitteil. Berlin, X, 1921 1 p. 156-161 et 169-174). Mais qui croit-il tromper? Est-ce les ZoogŽographes? Ou bien plus simplement son Žditeur, afin qu'il laisse passer dans une Revue scientifique des manifestations chauvines aussi dŽplacŽes? Peut on s'Žtonner, aprs ce qui prŽcde, si j'avance ici que les descriptions des ColŽoptres aveugles du Bihor semblent avoir ŽtŽ rŽdigŽes plus souvent avec le dessein d'empcher d'identifier les espces {lU lieu de les faire conna”tre ? Elles sont comme ces rades ou autres jeuK d'esprit que les magazines offrent ˆ leurs lecteurs oisifs pour exercer leur sagacitŽ! Cependant, gr‰ce ˆ des circonstances heureuses, il m'a ŽtŽ possible d'identifier le plus grand nombre de ces 90 espces actuellement dŽcrites. C'est un premier essai de mise au point de leur valeur systŽmatique que j'ai voulu donner dans ce travail. Si quel quŽs erreurs ont pu s'y glisser, qu'on veuille bien en imputer la responsabilitŽ aux premiers descripteurs plus qu'ˆ moi-mme. Dans un mme ordre d'idŽes je signale encore les synonymies inŽdites suivanfes, asst!z surprenantes, mais dment constatŽes par l'examen de cotypes: Trec/rus /renis Csiki (1912, Rovart. Lap., XIX, p. 19) de la grotte Godinest, en Transylvanie, n'est pas autre chose que le vulgaire Trechus subnofatus car. dioderus Putz. Anophthalmus hungar ic u s sziliczensis Csiki (19 12 Ann. Mus. nat Hung., X, p. 509; types : grotte glacire de SziliczP, Gomor) est synonyme de Trechus Bokorianus Csiki (1910, Rovart L a p ., XVII, p . 114: types : grotte prs de Szi licze). Ici le mme auteur a dŽcrit deux fois la mme espce, du mme en droit et dtsns deux genres diffŽrents! (') Voir dans ce travail diverses observations ˆ ce sujet, ˆ propos des Duvalites problematicus Bokor. D. Drpops Bokor, D. Alm6si Bokor, Drimeotus diabo/icus Bokor, D. similis Bokor, Pholeuon bihariense Csiki, Ph. Mih6ki Csikl, Ph. Bokori Csiki.

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412autres ˆ BudaPest se h‰taient de publier d'urgence les rŽsultats de leurs campagnes, et trop souvent .leurs mŽmoires parus ˆ quelques jours d'intervalle, ont donnŽ des descriptions presque simŸltanŽes des mmes sŽries d'espces(). La h‰te avec laquelle ces descriptions ont ŽtŽ conues explique bien leurs imperfections. Certaines sont d'un laconisme excessif, la plupart ne renferment que de faciles comparaisons de formes nouvelles avec les espces les plus diffŽrentes, sans dire un seul mot de celles, vraiment voisines, avec lesquelles .n aurait ŽtŽ ut.ile de les comparer( 2 ). D'autres rŽptent sans aucune utilitŽ tous les caractres du genre, ce qui leur donne peut tre un peu plus d'Žtoffe auK yeux du lecteur non averti; mais on y cherche en vain les caractres spŽciaux de l'espce. La description itŽrative et simultanŽe de la mme farine sous des noms diffŽrents est encorŽ un accident qui est arrivŽ plusieurs fois ˆ CsiKI ( 3 ). Ajoutons enfin que dans toutes ces descriptions les renseignements sur l'habitat des espces nouvelles ------------(1) Il a fallu, ˆ cause de cela, faire une vraie enqute sur les dates d'apparition des numŽros des publications pŽriodiques o ces travaux so nt parus, enqute dont les rŽsultats sont consignŽs dans la Liste chronologique d s publi cations postŽrieures ˆ 1911, sur les ColŽoptres aveugles des monts Bihor que l'on trouvera un peu plus loin. i.a description de l'Anophthalmus Meziadis Csiki tient dans deux lignes o l'espce est comparŽe aux A. Horvatlli et A. vleki qui ne lui ressemblent pas du tout, mais non ˆ l'A bihariensis Csiki dont il est d'ailleurs probablement synonyme. Ailleurs Cstl
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-414tes matŽriaux qui m'ont servi sont de deux sortes. D'abord j'avais reu de M. Bokor en 1913 et 1914, par voie d'Ž ;han ge, une sŽrie d'exemplaires de toutes les espces de Pho/euon dŽcrites, ainsi que quelques Drimeotus et Du11alifes. On comprend facilement quels servi ces ces sŽries, la plupart de cotypes, ont pu me rendre pour l'identification des espces. Elles ont souvent bien avantageusement remplacŽ les descriptions. Puis deux campagnes organisŽes par l'Institut de SpŽologie dans le Bihor, en 1921 et 1922, m'ont permis de retrouver moi-mme presque toutes les formes dŽcrites. Notre campagne de juin 1922, particulirement fructueuse, fut faite avec le concours de M. A. WINKLER., de Vienne, dont l'expŽrience en tant que chasseur d'endogŽs nous iut prŽcieuse. Qu'il en reoive ici nos vi”s remŽrc”ments. Aux difficultŽs d'identifier les espces d'aprs les descriptions des auteurs, s'est ajoutŽe une autre difficultŽ, celle d'identifier les grottes. Cela n'a pas ŽtŽ une petite affaire de savoir ce qu'Žtaient les cPacifik barlang, Ripp Ripp barlangt, cCsiki Erno barlang", cEskim6 barlang et autres que les bergers du Bihor, tous de race roumaine, ne connaissent que par leurs vieux noms locaux roumains. Il a fallu pour cela se livrer ˆ de patientes recherches dans les publications touristiques en langue hongroise et procŽder ˆ de nombreuses et laborieuses enqutes sur le terrain. L'Žtude gŽographique de toutes ces grottes sera publiŽe dans la 7e sŽrie d'EnumŽrations de grottes visitŽes de Biospeologica et je donne dans la suite de ce travail, pour chaque grotte citŽe, l'indication du numŽro de matŽriel qui permettra de se reporter ˆ une description dŽtaillŽe. Voici enfin, comme justification de la nomenclature entirement nouvelle adoptŽe dans ce travail, la liste par ordre d'apparition de toutes les notes o sont dŽcrits des ColŽoptres aveugles des monts Bihor, depuis juin 1911 jusqu'ˆ prŽsent, c'est-ˆ-dire postŽrieurement ˆ ma Revision des Bathvsciinae. LISTE CHR.ONOWGIQUE DES PUBLICATIONS POSTƒR.IEURES JUIN 1911 O SONT DƒCHITS DES COLƒOPTRES AVEUGLES DU BIHOR. 15 juill. 1911. E. CSIKJ. Uj vak bogarak a bihari barlangokb61. (Rovarl. Lap ., BudaPest, XVIII, p 105 110). [Phol. Mih6ki, Mocs‰r,,i, Bokori, Czarani, nn. sp ). 8 aot 1911. ). BREtT. Sechs neue mitteleuropaische Kaferarten (Wiener ent. Zig,, XXX, p. 169-173) (Phot. Knirschi, n. sp .]. 30 sept. 1911. O MIH™K Uj Anophthalmusok Magyarorszag faunajab61. CRovart. Lap., Buda-Pest, xvlll, p. 135-137). [Anophth. Etem Ž ri. Reissi, nn. sp,).

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41530 sept. 191 1. E. Csu
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4lb23 dÂŽc. 1913. E. BOI. nat. Hung., Xl, p. 584-591). [ Anopltth. insignis, lapidicola, Pitot. kafeniaszense, nn. sp.]. 15 dÂŽc. 1913. E. Boi
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-417FJG. 1 Carle de la distribution des calcaires dans les monts du Bihor. D'aprs la carte gŽologique de ta Hongrie au millionime et le; cartes au cent millime de l'Institut gŽologique Hongrois. l Voir la lŽgende ci-contre]. 27

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418ˆ l'ouest dans le haut bassin du negru (fekete Koros), jusqu'ˆ B‰i!a (massifs de B‰i!a). Vers le nord ils contournent les schistes et conglomŽrats permiens du Magura V‰nata et s'Žtendent au nord du Sorne$ cald (massifs du Au nord ouest enfin les petits massifs calcaires isolŽs de St‰na-de-Vale et de feriee font encore partie de cette rŽgion centrale Dans l ensemble, ces calcaires centraux du Bihor se trouvent ˆ une altitude plus ŽlevŽe que ceux de la rŽgion nord; leur altitude varie de 1000 ˆ 1600 m et s'abaisse seulement dans les massifs de feriee et de Baita jusqu'ˆ 400 m. Lorsqu'elle dŽpasse 1000 m., toute cette rŽgion centrale est couverte de forts de sapins trs humi l saui cependant dans la rŽgion des monts Batrina, o s'Žtendent de vastes p‰turages que les gens du pays appellent le C‰lineasa. La troisime rŽgion calcaire enfin est la rŽgion du sud, sŽparŽe de la prŽcŽdente par d'Žpais massifs de marnes crŽtacŽes et de schists cristallins. Elle s'Žtend au sud de l'Arie$ de Vidra et est formŽe de calcaires triasiques dont l'altitude des sommets dŽpasse 1100 m. On ne connait de cette rŽgion du sud que la faune de la pe$terea Lucia, prs de C‰mpeni, o vit le Profopholeuon hungaricum Cs. En dehors de cela, on ne sait rien sur la faune endogŽe ou cavernicole de cette rŽgion calcaire pas plus d'ailleurs que sur la faune des massifs calcaires du Marna Codrului, ˆ l'ouest de Vascau cha”ne sŽparŽe du Bihor par la large vallŽe du Cri$ negru Mais les rŽgions septentrionale et centrale du Bihor sont assez bien explorŽes aujourd'hui pour qu'il soit possible d'Žtablir un intŽressant parallle entre leurs faunes premire observation s'impose tout d abord: on ne conna”t des E ndogŽs que de la rŽgion calcaire centrale; ils y abondent mme d'une faon extraordinaire au dessus de 1000 m. d'altitude. Par contre on n'en a jamais trouvŽ, ˆ ma connaissance, dans la rŽgion du no:-d Il serait tŽmŽraire d'affirmer qu'ils n y existent pas, car des EndogŽs descendent ˆ basse altitude dans la rŽgion centrale (D c ognatus ˆ 450 m. dans la vallŽe Sighi$tel, D p a ro e cus ˆ 550 m. dans les environs de Baita), mais il est certain que, s'il se trouve des EndogŽs dans la rŽgion nord, ils y sont tr  s r a r e s. Le D. cognatu s si abondamment rŽpandu dans toute la rŽgion centrale jusqu'ˆ St‰na-deVale, fait dŽfaut sous les pierres de la rŽgion nord; de mme l'aire de distribution des Drimeotus endogŽs s arrte vers le nord, aux sources du Sorne$. Cette absence des EndogŽs dans les calcaires du nord s'expli que par la grande diffŽrence de climat, e n rapport avec l'altitude

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419 .:..:. moindre. Pas de forts humides dans la rŽgion nord, pas de neiges persistantes pendant l'ŽtŽ. Toutefois il est possible que dans certains points localisŽs, des conditionr; d'existence favorables permettent aux EndogŽs de vivre et qu'on en dŽcouvre alors dans ces endroits Le prŽsent travail montrera que des espces diffŽrentes et mme des sous-genres particuliers caractŽrisent les deux rŽgions calcaires du nord et du centre du Bihor. La rŽgion du nord est peuplŽe en effet par un Duvalites spŽcial, D. Redtenbacheri, et des Bathvsciinae appartenant aux sous-genres Drimeotus s str. et Parapholeuon, tan dis que la rŽgion centrale nourrit plusieures autres espces de Du valites, des Drimeotus du sous-genre Bihorites et des Pholeuon s. str. D'autre part l'isolement relatif des massifs calcaires dans la rŽgion centrale est cause que chacun d'eux possde souvent des espces ou sous-espces spŽciales. Le massif du Sorne$ est peuplŽ par le Duvalites ElemŽri et le Pholeuon angustico/le et on n'y con. nait pas de Drimeotus; le massif de Scari$oara hŽberge des Duvalites spŽciaux (ffickeri, Drvops) et un Pholeuon assez diffŽrent des autres (Ph. Proserpinae); le massif de Baita, peut-tre plus isolŽ des autres massifs, fournit une race particulire du D. cognatus et un Bihorites (B. Mih6kz) diffŽrent de ceux des autres parties de la rŽgion centrale. Il est Žvident que les diffŽrences gŽnŽriques entre les Bathvs‰inae de la rŽgion nord et ceux de la rŽgion sud sont le fait de l'isolement des souches lucicoles dans chacune des deux rŽgions et que les espces et sous-espces ont ŽtŽ formŽes lorsque ces souches lucicoles dŽjˆ diffŽrenciŽes ont d coloniser le domaine souterrain. LE PE UPLEMEN T DES GRO TTE S D U BitlO I{ LES Dans les grottes du Bil1or, on trouve des Duvalites, des Dri meotus et des Pholeuon, mais ces derniers seulement sont exclusivement cavernicoles ; les Du v alites et les Drimeotus se trouvent aussi sous les pierres et il est donc intŽressant d'examiner tout d'abord l'Žcologie de ces deux genres. Les Duvalites du Bihor n'ont certes pas les mmes murs que les EndogŽs habitant les rŽgions dŽnudŽes du littoral mŽditerranŽen. Ils sont avant tout infŽodŽs aux grandes forts humides des massifs calcaires Par temps humides, c est en surface qu on les trouve sous les pierres, mme petites, lorsqu'elles reposent sur un sol argileux, grumeleux, remaniŽ par le travail des Vers de terre. Certains d'entre eux, comme D. cognatus, se trouvent ainsi ˆ l'Žtat de 27.

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-420larve et d'imago avec les Trec hus. oculŽs, et paraissent mme bien moins exigeants au point de vue de l'humiditŽ que certains de ces derniers, que T. pulchel/us par exemple. La grande majoritŽ de ces Duvaltfes vit ainsi en surface dans les endroits o l'humiditŽ est relativement constante et je ne connais gure encore que le p. ffickeri qui se trouve normalement dans les fissures du sol, dans la terre, comme les Trechinae endogŽs des PyrŽnŽes (eotrechus) et de Carniole (Orotrechus). En temps de sŽcheresse tous les Duvalites dis paraissent de la surface et s'enfoncent probablement dans les galeries des Oligochtes, mais en cela ils font comme les autres Carabiques. Ces Duvalites du Bihor, comme ceux des rŽgions alpines des Carpathes, sont donc bien moins des hypogŽs:. que des relictes d'une ancienne faune qui occupait la surface du sol pendant des pŽriodes gŽologiques plus humides, peut-tre pendant le Glaciaire. Le climat particulirement humide des forts dans la rŽgion centrale du Bihor leur a permis de survivre et nous ne les voyons, en somme, qe venir vraiment endogŽs qu'ˆ certaines Žpoques de l'annŽe. Les Drimeotus ont des murs assez diffŽrentes que nous avons pu observer, A Winkler et moi, pendant notre campagne de juin 1922. Gr‰ce ˆ une saison exceptionnellement favorable, en raison de la persistance des neiges aprs un hiver trs rigoureux, nous avons pu recueillir un assez grand nombre de ces Silphides rŽputŽs fort rares Nous les avons en gŽnŽral trouvŽs sons les pierres enfoncŽes, avec les Duvalit e s, mais trs localisŽs, une seule pierre enlre plusieures centaines fournissant un mme souvent plusieurs Drimeotus Toujours ces pierres ˆ Drimeotus se sont trouvŽes non pa;; dans les endroits les plus hu mides, mais dans des endroits peu ŽloignŽs de la roche en place, au pied de pentes rocheuses, dans le fond des dolines. prs des lapiaz. Une fois mme, ˆ V‰rasoaea, nous avons pris D hungaricus errant ˆ dŽcouvert sur une paroi verticale d'une doline, paroi dont le pied s'enfonait sous une nappe d'argile. Aussi nous a-t il semblŽ que les captures des Drimeotus sous les pierres ne pouvaient tre qu'accidentelles que les Drim e otus devaient se tenir normalement sous ta couche d'argile de dŽcalcification qui recouvre le massif calcaire, dans la fente de contact entre cette argile et la ro c he en place, surtout lorsque cette dernire prŽsente les formes d'Žrosion connues sous le nom de lapiaz. Cette fente doit constituer un domaine Žtendu et on put supposer que des Animaux relativement grands, comme les Drim e otus y trouvent leur nourriture entra”nŽe sous terre par le ruissellement le long des roches

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-421Par cette fente de contact les Drimeotus doivent aborder facilement les fentes du calcaire et, dans cette hypothse, c'est vraisemblablement ainsi qu'il pŽntrent dans les grottes. D'ailleurs les mmes Drimeotus semblent bien se trouver ˆ la fois sous les pierres et dans les grottes d'une mme rŽgion, comme D. acuticollis nous en fournit un exemple. Les Duvalites, que l'on trouve si rarement dans les gro tt es des massifs ŽlevŽs du Bihor central, sont aussi toujours les mmes que ceux vivant sous les pierres de la mme rŽgion et doivent pŽnŽtrer dans ces grottes par les mmes voies que les Drimeotus. Cette pŽnŽtration des Drimeotus dans les cavernes pose un petit problme qu il est intŽressant de signaler. A quelque sousgenre qu'ils appartiennent, les Drimeotus sont communs dans les grottes de basse altitude, lorsqu'il n'existe pas de Pholeuon dans ces grottes; mais ils font dŽfaut ou tout au moins sont trs rares, dans les grottes habitŽes par des Pholeuon. Cette rgle ne comporte aucune exception Les D Kovacsi, Entzi, Chvzeri, Kraatzi, Ormavi, Rothi, sont abondants dans les grottes o on les trouve seuls; au contraire D. thoracicus, crvophilus, Csikii, condoricus, Mih6ki, Hickeri, etc cohabitant avec des Pholeuon, ne se trouvent qu'en trs petit nombre souvent par un seul ou deux exemplaires au milieu de centaines de Pholeuon. Il semble qu'il y ait antagonisme entre le Pholeuon et le Drimeotus, que la prŽsence du Pholeuon limite le dŽveloppement du Drimeotus On comprend ˆ la rigueur que, dans les grottes de haute altitude, les Drimeotus soient rares, puisqu'ils sont lˆ des Cavernicoles occasionnels d'origine endogŽe; mais dans les grottes de basse altitude, dans la rŽgion nord et sur la pŽriphŽrie de la rŽgion du centre, o les Drimeotus sont de vrais Cavernicoles, on peut s Žtonner de constater que telle grotte hŽberge des Pho/euon telle autre des Drimeotus, comme si les deux genres s'excluaient l'un l autre. Ces faits ne peuvent gure s expliquer autrement que par un effet de la concurrence vitale; les Drimeotus n'ont pu s'installer dŽfinitivement que dans les grottes o la place n'Žtait pas dŽjˆ pri s e par un Phol e uon Ces observations diverses permettent de se faire l id Ž e sui vante du peuplement du domaine souterrain dans les monts Bihor Dans des temp5 gŽologiques passŽs, Duvalites, Drimeotus Pholeuon vivaient ˆ la surface du sol, ˆ la faveur d'un climat trs humide. La faune actuelle de la rŽgion centrale du Bihor nous donne, ˆ la fonte des neiges une image probablement assez exacte de ce que devait tre cette ancienne faune hygrophile ŽpigŽe. Par suite des

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-422changements du climat devenu plus sec, tous ces ColŽoptres, autrefois largement distribuŽs dans toute la cha”ne, ont d former d'abord des colonies localisŽes dans les endroits plus favorablement humides, puis s'enfoncer dans le sol, d'abord aux saisons sches, ensuite dŽfinitivement, enfin coloniser les grottes. AchevŽe dans la rŽgion nord par la disparition des EndogŽs, cette Žvolution est en cours dans la rŽgion centrale du Bihor qui constitue par consŽquent un merveilleux champ d'observation pour l'Žtude de la gense des faunes cavernicoles. Certaines espces y sont encore presque compltement ŽpigŽes (D. cognatus) et ne s'enfoncent dans le sol qu'ˆ la saison sche; d'autres (Duvalites paroecus, Drirneotus) sont des EndogŽs dŽjˆ confinŽs, pŽnŽtrant cˆ et lˆ dans les grottes; d'autres enfin (Pholeuon) ont achevŽ leur Žvolution Žcologique et n'existent plus que dans les grottes. Cette Žvolution a d tre la mme partout. Elle a naturellement commencŽ d'abord par les rŽgions de plus faible altitude, rŽgion du nord, massifs de feriee et de Baita. Les Pho/euon, probablement plus exigeants sur les conditions hygrom.Žtriques ont d peupler les grottes les premiers, sans doute aprs avoir ŽtŽ eux aussi endogŽs. Puis lEs Drimeotus s. str., ˆ leur tour, ont d devenir endogŽs, pŽnŽtrer dans les grottes comme les Bihorites pŽntrent de nos jours dans les grottes des massifs du centre, s'installer seulement dans les grottes encore inoccupŽes, puis dispara”tre de la faune endogŽe, de faon qu'il n'existe plus aujourd'hui que des colonies cavernicoles discontinues, jalons de leur ancienne aire de rŽpartition. Les grandes diffŽrences existant entre les faunes souterraines des deux rŽg i ons calcaires cEntrale et septentrionale du Bihor s'expliqueraient donc par une inŽgale rapiditŽ de l'Žvolution physique des deux rŽgions, en rapport avec leur diffŽrence d'altitude. ƒTUDE SYSTƒMATIQUE. Gen. Duvalites Jeannel. Du va/iles Jeanne!, 1920, Bull. Soc. ent. fr., p 151 ; type: D. Doriae fairm. Tous les Trechinae aveugles du Bihor que j'ai pu examiner appartiennent au genre Duvalites Les Duvalius sont bien reprŽsentŽs dans les Carpathes, tant dans les Alpes de Transylvanie que dans le massif de 13. Tatra, mais ils semblent f.:aire compltement dŽfaut dans le massif central transylvain. Je dis semblent:t, car il

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existe sur le Detunata une petite espce, D. saetosus I
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424 Antennes un peu plus longues, les articles apicaux deux fois aussi longs que larges. Elytres trs convexes, ˆ Žpaules trs saillantes. le bord basal tombant ˆ pic sur le pŽdoncule, perpendiculairement ˆ l'axe du corps. Long. 4,5 ˆ 5,5 mm. . . . . . . . Hickeri Kn. 5. Elytres allongŽs, ˆ c™tŽs peu arquŽs, ˆ Žpaules trs saillantes, le bord basal tombant ˆ pic sur le pŽdoncule, perpendiculairement ˆ l'axe du corps. Long. 6 mm Scarisoarae Kn. Elytres ˆ Žpaules moins saillantes, le bord basal tombant obliquement sur le pŽdoncule. . . . . 6. 6. Pronotum bien rŽtrŽci ˆ la base, les angles postŽrieurs vifs. Elytres ovales, amples plus ou moins Žlargis vers le milieu, avec les Žpaules peu saillantes. Long. 6 ˆ 7,5 mm. . . . . . . . paroecus Friv. Pronotum peu rŽtrŽci ˆ la base, les angles postŽrieurs obtus. Elytres allongŽs, Žtroits, peu ou pas Žlargis au .milieu, les Žpaules un peu plus accusŽes. Long. 6 ˆ 7 mm. . . . . . . . . Redtenbacheri Friv. Le D. Taxi Breit, que je ne connais pas, manque dans ce tableau. Duvalites cognatus frivaldszky. a. Subsp. cognatus frivaldszky, 1879, TermŽsz. fŸz, III, p 3; types: forts des environs de Petroasa, E. Merkl. troglophilus Csiki, 1907, Magyarorszag bogarfaunaja, I, p. 268; types: grotte de feriee. spe/uncarum Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 162; types: de la Alun (Cz‰ran barlang). nuptialis Csiki, 1912, l. c, p. 163; types: piatra Gar)an‰.dispar I
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comme chez ies autres espces du Bihor. Les yeux sont trs petits, non fonctionnels, mais pigmentŽs, constituŽs par une tache ovale, noire, de petit diamtre Žgal ˆ celui du sommet du deuxime article de l'antenne. Le pigment noir de l'il est parfois rassemblŽ ˆ la pŽriphŽrie et forme alors une tache annulaire; trs rarement il fait dŽfaut; j'ai trouvŽ quelques individus ˆ yeux sans pigment parmi le grand nombre recueilli dans la rŽgion de et sur le Padi$. Les antennes sont toujours assez Žpaisses, avec les articles terminaux ovales, l'avant-dernier environ deux fois aussi long que large. Le pronotum est toujour3 bien cordiforme, ses c™tŽs Žtant fortement arrondis en avant, rŽtrŽcis en arrire et sinuŽs profondŽment dans le quart basal; les angles postŽrieurs sont vifs, souvent saillants en dehors. Les Žlytres sont amples, ovales, plus ou moins courts, avec les angles humŽraux 0 trs arrondis et effacŽs, bien diffŽrents en cela des angu. leuses, plus ou moms sa1llantes, /?' : ): :; :; : \ ;,:c. >iv ,:-:;>. de toutes les autres espces du r : . 1 . Bihor. La surface des Žlytres est /;:;yrŽgulirement convexe, les stries sont fortes, ˆ ponctuation grosse et rŽgulire, les interstries peu convexes. Taille variable de 4,5 ˆ 6,5 mm. L'deagus (fig. 2) est petit, peu arquŽ, avec la base trs peu F10. 2. deagus de Duvalites co gnatus Friv. (sources du cald), vue latŽrale gauche; a sommet du bec, vu de dessus; b. cuille ton du sac interne, vue latŽrale 65 renflŽe, l'ouverrure basale faisant face du c™tŽ ventral, perpendiculairement ˆ l'axe longitudinal, la pointe Žpaisse, mousse (fig. 2 a.). Le sac interne porte un cuilleron ventral trs grle et effilŽ et deux petites pices dorsales Žtroites (fig. 2 b.). Les variations individuelles sont considŽrables dans cette espce et on croirait ˆ premire vue avoir sous les yeux deux espces bien diffŽrentes lorsqu'on place c™te ˆ c™te de petits exemplaires du et des individus de grande taille de la rŽgion du Mais tous les intermŽdiaires se trouvent entre ces formes extrmes et cela dans toutes les rŽgions du Bihor. A coup sr D. cognatus peut tre donnŽ comme un bel exemple d'espce en variation fluctuante et fournirait un ma.tŽriel de choix pour des Žtudes expŽrimentales. Mais si la variation individuelle est si Žtendue chez D. cognatus, par contre il est absolument impossible de retenir les prŽtendues

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races gŽographiques qui ont ŽtŽ dŽcrites ( 1 ), sauf cependant cell qui est localisŽe dans l'extrme sud-ouest. Le D. troglophilus Csiki, de la grotte de feriee, est dŽcrit sur un seul exemplaire de petite taille, de couleur p‰le, ayant le pronotum plus Žtroit et plus cordiiorme que d'habitude, les Žlytres plus arrondis. Beaucoup d'exemplaires recueillis sur le rŽpondent parfaitement ˆ ce bien vague signalement et se relient sans aucun doute au D. cognatus typique par toutes sortes d'intermŽdiaires. Le D. speluncarum Csiki, encore trouvŽ dans une grotte rea de la Alun) aurait des antennes plus longues, un pronotum plus Žtroit, les Žlytres plus larges. Nous avons recueilli sur le Caciulata, non loin de Alun, plusieurs exemplaires qui pourraient tre nommŽs speluncarum car ils prŽsentent ces quelques variations, mais combien d'autres de et mme du sud du Bihor sont dans le mme cas! Quand on a pu examiner, comme je l'ai fait, des centaines de D. cognatus de toutes les rŽgions du Bihor, la conviction s'impose que les D. speluncarum et D. troglophilus, quoique trouvŽ.s dans des grottes, ne diffrent pas de la moyenne des individus que l'on trouve sous les pierres. Le D. nuptialis Csiki (type: Galbana), caractŽrisŽ surtout par des Žlytres amples, mais courts, ne rŽpond pas davantage ˆ une forme localisŽe. Il est certain qu'en gŽnŽral les individus de Piatra Galb‰na et du ont les Žlytres plus larges que ceux de St‰nade-Vale ou que ceux du Calineasa, mais d'une part cette diffŽrence n'est pas du tout constante, d'autre part la rŽgion o la forme ˆ Žlytres larges est la plus frŽquente, est prŽcisŽment celle qui touche aux forts de Petroasa d'o est dŽcrite la forme. typique. Le D. dispar Kn rŽpond ˆ ces petits exemplaires Žtroits du C‰lineasa et pas plus que les trois prŽcŽdents ne mŽrite d'tre con sidŽrŽ autrement que comme un variŽtŽ individuelle frŽquente. Il n'en est pas de mme du D. cognatus major Kn. qui, con trairement ˆ l'opinion de ne saurait tre tenu pour synonyme du D. nuptialis Cs.( 2 ). Il s'agit certainement ici d'une forme gŽographique distincte, particulire ˆ la rŽgion de Ba•ta et surtout au>' massifs situŽs entre le negru et la vallŽe Tous les D. cogn::Jtus sont lˆ de grande taille, en gŽnŽral 5,5 ˆ 6 mm. (une femelle de la vallŽe atteint 6,5 mm.), leur coloration est plus foncŽe, leur forme plus robuste, leurs Žlytres plus amples, mais aussi en () O. MtH61<. Die Verbreilung des Treclzus (Duvalius) cognatus Friv. und seiner Rassen (Ent. Mi/lei/., Berlin, Il, 1 "14, p. 146). (Z) E. KNtRscH, Coleopt. Rundsch., Wien, Ill, 1914, p 154.

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ovale bien plus allongŽ que chez les individus larges de Piatra Galb‰n‰ et du Padi$ Quant au D. Reissi Mih. que je ne connais pas, ses c™tŽs du pronofum seraient bien moins arrondis que chez ies D. cognatus typiques. Il est possible qu'il s'agisse encore lˆ d'un race locale diffŽrenciŽe dans l'extrme nord de l'aire de rŽpartition de l'espce, mais il est possible aussi que ce ne soit encore qu'une simple va riation individuelle extrme ]'ai pu examiner plus de cinq cents individus des localitŽs suivantes de la rŽgion centrale, la plupart recueillis au cours de notre campagne de juin 1922 (]. et W ) ( 1 ). a. Subsp. cognatus friv St‰na-de-Vale (pie r res enfoncŽes sur les crtes), juin 1921 (J. et R). Haut Sorne$: mont Caciulata et sources du Sorne$ au pied du Var‰$oaea (sous les pierres) Padh;;: doline de V‰r‰$oaea; piatra Bogii; environs du ghetar de la Barsa, sur Je B‰laleasa (trs abondant sous les pierres en fort). Ponorul; pentes de la grande doline du Cetate ; vrf Bortigului; piatra Galb‰nˆ (Knirsch !). C‰lineasa: Gh‰rdi$oara. Casa de Piatra (dans les dolines et en fort); v alea Vulturului (en f ort) ; Ocoale ; environs du ghetar de la Sc‰ri$oara (abondant sous les pierre s ) juin 1922 ; v alea prs de Gh‰rda-de-sus, 2 ind. ( dans les dŽbris vŽgŽtau x au bord de l'eau ), oct. 1921 (J et R.). V‰rtopul (dans de petites dolines). b. Subsp. major Kn. Environs de la source du negru (sous les pierres, en fort) ; valea flescu tii ( dans les feuilles prs d un bloc de ne i g e ); pentes du Delosul (sou s les pierres) ; piatra Muncelului (dans le s do ii nes en fort de htre s ); pester ea de l a Varn i ta [Biospeol. no 1105], tout pr  s de Baita dŽbris d un m‰le; valea Si(sous une pierre du lit de la rivire), une femelle de trs grande taille. JI est probable que D. co g n a t u s doit exister encore dans la parlie orientale du Bihor {jud. Cojocna), encore t r s mal connue Dans la partie que nous avons explorŽe, ce Duvalit es e5t certainement au printemps l'espce de (arabique la plus commune. On le trouve partout, sous les pierres, mme en surface dans des endroits peu humides, vivant comme les Trechus oculŽs Les larves ne sont pas rares. Il existe ˆ toute altitude et descend jusqu au p i ed du mas:;if (450 m. d'ait dans la vallŽe On remarquera enfin qu'il ne pŽntre pas dans les gro ite s ( 1 ) j P1 W ) e a nne! el W i nl
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42S d'altitude ŽlevŽe dans le centre du massif, o il abonde sous les pierres, mais qu'il aurait quelque tendance ˆ devenir cavernicole ˆ basse altitude, sur la pŽriphŽrie du massif (grotte de la ]ada, grotte de feriee, 450 m., la Varni!a, 500 m.). Duvalites abnormis Knirsch. D. abnormis Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., Il, p. 161; type: une femelle du cvrf Gurulupoi:t (?). O. MIH6K pense qu'il s'agit d'un D. cognatus monstrueux. Mais le Or E. KNti{SCH m'a dit conna”tre Je m‰le et maintenir la validitŽ de son espce. D. abnormis possde, comme D. cognatus des yeux pigmentŽs, mais il est remarquable par ses Žlytres convexes et larges, ˆ peine plus longs que larges. L'deagus serait diffŽrent de celui de D. cognatus. Duvalites paroecus Frivaldszky. a. Subsp. paroecus frivaldszky, 1878, TermŽsz. fŸz., Il, p. 13; type: de la f‰na!e (funacz‰i bar lang). problematicus Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung., XI, p. types: pierres enfoncŽes aux environs la source du negru (1). b. Subsp. ElemŽri Mih6k, 1911, Rovart Lap,, XVIII, p. 135; types: St‰na-deV ale (BihariŸred).var. rectestriatus et macrocephalus Bokor, 1921, Ent. Mitteil, X, p. !59. Csikii Mih6k, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 166; types; Ponorvolgy barlang. c. Subsp. uvleki Breit, 1911, Wiener ent. Ztg., XXX, p. 196; types: Ponorul. Szalavi Csiki, 1912, Ann". Mus. nat. H ung., X, p. 538; type: pierres enfoncŽes devant l'entrŽe de Eszkim6 barlang. H or v ath i Csiki, 1912, 1. c., p. 538 types : piatra Bogii (Bogav‰r) d. Subsp. Drvops Bokor, 1913, Rovart. Lap., XX p 211, nom. nov. pro fnsignis Bokor, 1913, Ar.n. Mus. nat. Hung., XI, p. 584; types: pierres enfoncŽes dans la valea Ord‰ncu!;)a. ( 1 ) Celte indication doit tre inexacte. Dans la vallŽe du prs de la grotte d'o sort le on ne trouve sous les pierres que le D. cognatus. Il faut s'Žlever assez haut en fort, sur les pentes des montagnes, pour trouver le D. problematicus dans les dolines et les endroits humides. (2) BoKOR Žcrit: Ein Tai der Gemeinde Aranyosf™. On sait que ce nom avait ŽtŽ imposŽ par l'adm:nistration hongroise ˆ la commune de D'autre part j'ai reu de BoKOR un co-type de son D. Drpops ŽtiquetŽ: cVall. Ordinkus. Cette indication n'est vraisemblablement pas plus exacte que celle donnŽe pour le D. problematicus. On en vain des D. Drpops dans la v alea gorge Žtroite et souvent inondŽe, ˆ rives rocheuses et ˆ pic. alors que l'espce n'est P"S rare en fort, sur les sommets des montagnes voisines.

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hŽz toŸtes ies races de cette espce, I‘i tte est le pronotum est bien cordiforme, rŽtrŽci ˆ la base, avec les c™tŽs peu arrondis en avant, et anguleusement sinuŽs vers le cinquime basal, parallles immŽdiatement avant les angles postŽrieurs qui sont vifs et saillants. Elytres ovales, amples, plus ou moins Žlargis vers le milieu, les Žpaules peu saillantes, le bord basal tombant obliquement sur le pŽdoncule. Striation des Žlytres variable. L'deagus est relativement grand (fig 3), peu arquŽ dans sa partie apicale, mais trs renflŽ ˆ la base qui est sphŽrique, inflŽchie, de faon que l'orifice basal fait face vers la pointe, paralllement ˆ l'axe longitudinal; sommet du lobe mŽdian anguleux. Sac interne avec fJG. 3 deagus de Du va lites pal'oe c us Friv. (Ba i ta) vue latŽrale gauche ; a sommet du bec, vu de dessus ; b., cuilleron du sac interne, vue latŽrale. :< 65. un large cuilleron en forme de demi cylindre (fig 3 b.) et une pice dorsale Žtroite et acuminŽe. Les quatre races du D. paroews, qui prŽsentent toutes le mme organe copulateur m‰le, sont caractŽrisŽes de la faon suivante: 1. Pronotum nettement transverse, un peu moins rŽ t rŽci ˆ la base; Žlytres moins amples, moins ovales, ˆ stries pro fondes et interstries convexes. Long 6 ˆ 6,5 mm. . . . . . . . . . subsp. paro ec us friv. Pronotum ˆ peine plus large que long, bien rŽtrŽci ˆ la ba se, ce qui le fait para”t r e plus petit ; Ž lytr e s en ovale bien arrondi. . . . . . . . . 2. 2 Antennes "Žpais s es, ˆ article IV au plus trois fois aussi

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long que large. Elytres ˆ stries profondes et interstries peu convexes. Taille plus petite. Long. 6 ˆ 6,5 mm. . . . . . . . . subsp. ElemŽri Mih. -Antennes grles, ˆ article IV au moins quatre fois aussi long que large. Elytres ˆ stries superficielles et interstries plans. Taille plus grande . . .. . . . 3. 3. C™tŽs du pronotum moins profondŽment sinuŽs en arrire; de faon que les angles postŽrieurs ne sont pas saillants en dehors. Long 7 ˆ 7,5 mm. . .. subsp. Gvleki Br. C™tŽs du pronotum plus profondŽment sinuŽs en arrire, les angles postŽrieurs un peu plus saillants en dehors. Long. 7 ˆ 7,5 mm. . . . . subsp. Drvops Bok. La sous-espce paroECus est certainement la mieux caractŽrisŽe des quatre et ce fait est ˆ rapprocher de l'existence dans la mme rŽgion de la seule vŽritable race gŽographique du D. cognatus. Il ne fait aucun doute que le D. problematicus soit identique au D. paroecus. J'ai trouvŽ ce dernier sous les pierres enfoncŽes non loin de la grotte de f‰nate et la comparaison d'une quinzaine de D problematicus provenant de la rŽgion des sources du negru me prouve bien leur identitŽ. D. ElemŽri Mih. est la fJrme septentrionale de J'espce. Il est absolument impossible d'en sŽparer le D. Csikii Mih. dŽcrit d'une grotte de la valea Ponorului et que j'ai retrouvŽ dans la Smeilor. compare sJn D Csikii au D. pseudoparoecus auquel il ressemble effectivement, mais il ne parle pas du D. ElemŽri dŽcrit par lui l'annŽe prŽcŽdente; celte comparaison aurait sans doute ŽtŽ embarassante. Quant aux variŽtŽs rectestriatus Bolmr et macrocephalus Bokor, ce ne sont que des variations individuelles comme il serait facile d'en nommer un grand nombre, si on voulait le faire pour toutes les fluctuations des Anophthalmes du Bihor. D. Gvleki et D : Dn;ops enfin sont deux races de grande taille, ˆ peine sŽparables l'une de l'autre; la petite difrŽrence dans la forme des angles postŽrieurs du pronotum qui les distingue, est bien lŽgre et difficile ˆ saisir. Il est vrai qu'on peut y ajouter l'observation que les D. Drvops sont toujours de grande taille, tandis qu'on trouve de petits D. Gvleki dans les mmes localitŽs que les grands exem plaires. Ce sont ces petits individus de D. Gvleki que a redŽcrits sous le nom d' H orvathi. Ainsi compris, D. paroecus est une espce rŽpandue dans toute la cha”ne du Bihor, depuis St‰na-de V ale jusqu'ˆ l'e>Urme sud.

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431 Mais sa distribution est discontinue, chaque race Žtant isolŽe dans un massif calcaire distinct. a. Subsp. paroecus friv . de la f‰nate (funacz‰i barlang) [Biospeol. no 11011. L'espce n'a plus ŽtŽ retrouvŽe dans cette grotte, dit-on, depuis une vingtaine d'annŽes. Nous l'y avons effectivement cherchŽe en vain; mais nous l'avons retrouvŽe ˆ l'extŽrieur, sous les pierres dans le haut du vallon qui conduit directement de Baita ˆ la grotte de f‰nate, juin 1922, 2 exempt. (J. et W.) .. Piatra Muncelului, au nord de Baita, vers 1000 m. d'ait. (sous les pierres, dans les dolines et les champs d'A Ilium, en fort de htres), juin 1922, une quinzaine d'exempt. (J. et W.). Baita, un Žxemplaire femelle trouvŽ flottant sur le negru, dans le village mme, aprs uri orage (J. Breit, 1911)( 1 ). : b. Subsp. ElemŽri Mih. St‰na-de-Vale (pierres nfoncŽes sur les sommets, au nord de la station), juin 1921, 4 exempi. (J. et R.). Snieilor [Biospeol. no 1069], dans la valea Ponorului, aot 1921, deux exempt. (J. et R.). c. Subsp. Op/eki Br. (dans une doline); piatra Bogii; environs du ghetar de la Barsa, sur le B‰laleasa; To(assez nombreux exemplaires, sous les grosses pierres dans les endroits humides), juin 1922 et W.).Ponorul, aot .1921, 3 exempt. de trs petite tailie (J. et R.); Cetate (sous les pierres dans la grande doline), juin 1922, 'Plusieurs exemplaires (J. et W.). d. Subsp. Drpops Bok. Casa de Piatra (dans la Coi ba mare); v alea Vulturului (sous les pierres en fort); Ocoale; environs du ghetar de la (quelques exemplaires de chaque localitŽ), juin 1922 (J et W.). Le D. paroecus ne semble pas reprŽsentŽ sur le C‰lineasa, de faon que l'aire gŽographique du D. plekl est sŽparŽe de celle du D. Drpops par une rŽgion o l'espce fait dŽfaut. OBSERVATION. Le o. Mocs‰rpl Csiki (1913, Rovart. Lap XX, p. 116; types: Izvor barlang, prs Remetea, vallŽe de la ]a da) ne diffŽrerait du D. E/emŽri que par ses angles postŽrieurs du pronotuin un peu saillants en arrire. S'il. n'existe pas d'autres diffŽrences il semble possible que D. Mocsar.pi ne soit qu'une colonie cavernicole du D. E/emŽri. Mais aussi bien, ce qui a ŽtŽ dit dans l introde ce mŽmoire sur les diagnoses diffŽrentielles de CSII\1 {') Cet exemplaire est remarquable par la grosse ur de sa tte, exceplion nelle chez une femelle, son pr.)notum trs Žlargi en avant, avec les al'gles antrs saillants, la .. trs N u, doqte cependant qu'Il e
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-432oblige ˆ la prudence. La position gŽographique ferait plut™t penser que D. Mocsarvi se rattache ˆ l'espce suivante et l'examen de rdeagus sera nŽcessaire pour en dŽcider. Duvaiites Redtenbacheri Frivaldszky. a. Subsp. Redtenbacheri frivaldszky, 1857, Verh. zool. bot. Ges. Wien, VII, p. 44; types: grotte d'lgricz. vidttretensis Bokor, 1921, Ent. Mitteil., X, p. 171: provenance du type cachŽe. b. Subsp. Biroi Csiki, 1905, Ann. Mus nat. Hung., Ill, p. 575; type: grotte du mont B‰trina, prs Re v. Mihoki Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 18; type: Zichy barlang. c. Subsp. incelatus, nov.; types: de la d. Subsp. Meziadis Csiki, 1913, Rovart. La p., XX, p. 116; types: Meziadului. e.? Subsp. bihariensis Csiki, 1911, Rovart. Lap., XVIII, p. 140; types: grotte de la cValle Vize:t (valea Vida). f. ? Subsp. Almosi Bokor, 1921, Ent. Mitteil., X, p. 156 ; provenance du type cachŽe. Espce de grande taille (6 ˆ 7 mm.), plus ou moins allongŽe et parallle, avec la tte trs robuste, les tempes trs convexes, trs fJG. 4. deagus de Duva/ites RC?dtenbacheri inCE latus ]eann. de la vue latŽrale gauche; a., sommet du bec, vu de dessus; b., cuilleron du sac interne, vue latŽrale. 65. saillantes. Pronotum peu rŽtrŽci ˆ la base, ses c™tŽs presque pas sinuŽs avant les angles postŽrieurs qui sont plus ou moir.s obtus Elytres allongŽs, relativement Žtroits, les angles humŽraux saillants mais arrondis, le bord basal tombant obliquement sur le pŽdoncule; stries profondes, ˆ ponctuation rŽgulire; interstries convexes. CEdeagus (fig. 4) peu grand, trs peu arquŽ, le sommet Žpais et mousse (fig. 4a.), la base non renflŽe; l'orifice basal fait face du c™tŽ ventral, perpendiculairement ˆ l'axe longitudinal. Sac interne avec un cuilleron court, bord apical trs ‚tminci, qeux petite&

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-433pices dorsales soudŽes ˆ son bord dorsal (fig. 4b.). Ces caractres de l 1 deagus sont Žtablis pour les D. Redtenbacheri, D. Meziadis et. D. ince/atus; je n'ai vu que des femelles du D. Bir6i 1. Elytres allongŽs, parallles. . . . Elytres nettement Žlargis vers le milieu. . 2. C™tŽs du pronotum rŽtrŽcis en arrire presque ett ligne droite jusqu'aux angles postŽrieurs Long. 6 ˆ 7 mm. 2 3. . . . . . . subsp. Redtenbacheri friv. C™tŽs du pronotum arquŽs jusqu'au sixime basaJ, puis sinuŽs lŽgrement immŽdiatement avant les angles postŽrieurs . Long. 6,5 ˆ 7,2 mm. . . . subsp. Bir6i Cs. 3. Pronotum semblable ˆ celui de Redtenbacheri typique, ˆ peu prs aussi long que large. Long. 6 ˆ 6,5 mm. . . . . . . . subsp. incelatus, nov. Pronotum nettement plus large que long, les c™tŽs comme chez D. RedtentJacheri typique. Long. 6 ˆ 6,5 mm . . . . . . . . subsp. Meziadis Cs La provenance du type de D. vidaretensis n'est pas pubJiŽe par E. BOKOR. Cependant le nom peu euphonique qu'il lui a donnŽ semble faire allusion ˆ la valea Vida, se trouvant au sud du massif habitŽ par le D. Redtenbacheri. En tous cas les caractres que BOKOR. assigne ˆ son vldaretensis, d'aprs un seul individu femelle, ne peuvent pas tre autre chose que ceux d'une variation individuelle. La position des pores sŽtigres de la sŽrie discale, dont le mŽdian serait plus rapprochŽ du pore apical que du pore antŽ rieur ne mŽrite certainement pas d'tre retenue, car on sait combien est variable la position de ce pore mŽdian chez tous les Trechinae. Sans caractres valables, sans provenance connue, la subsp. vidaretensis de BoKOR ne peut qu'tre rejetŽe. D Bir6i est une race gŽographique de grande taille, bien caractŽrisŽe par la torme de son pronotum. Quant au D. Mih6ki, il habite la sortie du trajet souterrain d'un ruisseau dont l entrŽe hŽberge le D. Bir6i. Tous deux sont dŽcrits sur trs peu d'exemglaires et les diffŽrences invoquŽes par BoioR pour les sŽparer ( E nt Mittei/ X, p. 172) sont encore Je fait de fluctuations individuelles. Je ne les constate d'ailleurs pas sur les exemplaires que j'ai recueillis moi-mme. Deux autres Duva/ites enfin appartiennent encore bien probablement ˆ l'espce Redtenbacherl, ce sont les D bihariensis Csiki et D Alm6si Bokor D bihariensis aurait les Žlytre$ Žtroits allongŽs comme D. 2S

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434 Redtenbacherl, d'aprs sa description originale. Cependant E. BoKOR. (/. c., p. 161 et 169) le rapproche plut™t du D. EfemŽri, mais d'autre part les termes de la description qu'il en donne, ainsi d'ailleurs que ceux de la description de CSIKI me font supposer qu'il doit tre bien peu diffŽrent du D. Meziadis Cs. Il ne serait pas Žtonnant qu'il en soit mme exactement synonyme, auquel cas le nom de D. Meziadis devrait cŽder le pas ˆ celui de D. bihariensis, plus ancien. D. Alm6si Bokor, enfin, est dŽcrit, comme D. vidaretensis Bok. et d'autres, sans indication de provenance. On a vu dans le dŽbut de ce travail (p. 413) de quel ordre antiscientifique Žtait la raison de cette entrave mise par BOKOR. aux travaux de ses confrres. MalgrŽ cela il est facile de conclure de sa longue et prolixe description, que le D. Alm6si doit prendre place dans le groupe des races du D. Redtenbachel'i, auprs de D. Meziadis et de celle que je nomme ici incefatus (en latin: 'non cachŽ); mais il n'est certainement pas possible de dire quels rapports exacts il peut avoir avec eux. HABITAT. L'espce est localisŽe dans les grottes de la rŽgion nord du Bihor. Elle ne semble pas exister en dehors des grottes. a. Subsp. Redtenbacheri friv. de la Igrita [Bio speol. nos 1056 et 1 089] (grotte d'Igricz), prs du village dans les falaises dominant la plaine du repede, 4 exempl. (J. et R.). b. Subsp. Bir6i Cs. de la Batrina, prs de Vad sur le plateau karstique de la rive gauche du terea lui Zichy [ Biospeol. no 1 055], rive gauche du prs de V ad mai 1921, une femelle (Jeanne! et P. La premire de ces deux grottes est une perte de ruisseau, la deuxime une grosse rŽsurgence; des expŽriences de coloration auraient prouvŽ qu'elles sont en communication. c. Subsp. incefatus Jeann. de la [Biospeol. no 1120] (Nagy barlang), comm de Calota, dans le haut bassin de la valea Vida, juin 1922; cinq exempl. (Chappuis et Racovifa). $oimului, au dessus des soures de la valea Vida, deux exemplaires. d. Subsp. Meziadis Cs. Pe$terea Meziadului [ Biospeol. nos 1 051! et 1118], une quinzaine d'exempl. recueillis dans les dŽbris vŽgŽtaux du lit de la rivire souterraine, mai 1921 et juin 1922 (J. et R.) ? Subsp. bihariensis Cs. Grotte de la valea Vida.

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-435Duvalites Taxi Breit. D Taxi Breit, 1911, Wiener ent. Ztg., XXX, p 195; type: Condor grotte, une femelle. le ne connais pas ce Duvaltfes qui doit tre trs remarquable par l'allongement considŽrŽ ble de ses Žlytres, encore plus longs, 2troits et parallles que chez D. Redtenbacheri. Il s'agit vraisemblablement d'une espce distincte, localisŽe dans la c Condor grotte au dessus de la source du negru, dans l'extrme sud-ouest du Bihor. Duvalites Scarisoarae Knirsch a. Subs.J. Scˆrisoarae Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch Il, p. 139; types: pierres enfoncŽes ˆ i/lustris Mih6k, 1914, Ent. Mitteil., Ill, p. 145; types: grotte sur le C‰lineasa. b. Subsp. profundissimus Mih6k, 1914, Eni. Mitteil., JII, p. 143 ; type: une seule femelle recueillie dans une pige descendu, par une ficelle de 80 m. de long, dans le fond du grand aven du mont Batrina (Hangenden loch), rŽgion du Calineasa (O. Mih6k). Cette espce est bien tranchŽe par ses caractres sexuels et aussi par ses caractres externes. Le pronotum est cordiformP avec les c™tŽs bien rŽtrŽcis ˆ la base, largement sinuŽs en courbe rŽgulire dans tout le quart basal, parallles au devant des angles postŽrieur5 qui sont vifs Elytres ˆ c™tŽs peu arquŽs, ˆ Žpaules trs saillantes, le bord humŽral tranchant et relevŽ, le bord basal tombant ˆ pic sur le pŽdoncule presque perpendiculairement ˆ l'axe du corps; stries trs superficielles. Long. 6 mm. deagus (fig. 5) grand Žpais. assez fortement arquŽ, l'extrŽmitŽ apicale Žpaisse, aplatie et anguleuse au sommet, la base non renflŽe, l'orifice basal faisant face du c™tŽ ventral, perpendiculairement ˆ l'axe longitudinal. L'armature du sac interne est sembable ˆ celle du D Re d t e nba c h er i (fig 5 a.). 1. Pronotum plu 5 Žtroit ˆ peu prs aussi long q ue large, les angles postŽrieurs non saillants en dehors. . . . . . . . subsp. Scˆrisoarae Kn. Pronotum un peu plus large que long, les angles postŽrieun saillants en dehors . subsp. profundissimus Mih. 28"'

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436Le D. ressemble beaucoup au D. pseudoparoecus Csiki, de la grotte de Bedeleu, dans les monts MŽtalliques, et il est possible qu'il doive lui tre rŽuni comme sous espce. Je n'ai malheureusement pas encore pu examiner le m‰le du pseirdoparoecus, mais je constate d'aprs un exemplaire femelle, que l'espce de Scari$oara n'en diffre gure que par ses antennes plus courtes, son pronotum un peu moins arrondi en avant, ses Žlytres en gŽnŽral plus courts, ˆ stries plus fines el plus superficielles. Ce sont d'ailleurs lˆ les quelques dif/_ fŽrences i ndiquŽes par / _,-r 0_ . MIHOK pour sŽparer du D. / / .. . :.; . .: pseudoparoecus son D. ( ;i Ž! pce de Fw. 5 <;Edeagus de D u valites Sca r i$D a ra e Kn (Casa de Piatra), vue latŽrale gauche. ha 6. deagus de Duval!tes Hickeri infernus Kn, (corob. M‰ndrutului). a., cuilleron du sac HABI T A T. D. Scaest localisŽ dans les rŽgions de Scari$oara et du C‰lineasa, sud est des monts B1hor. Kn. Environs du Ghetar de la Sc‰ri!}oara, assez rare, juin 1922 (J. et W.). Casa de Piatra, sous les pierres dans la doline de Coiba mare, rare, juin 1922 (J. et W ). b. Subsp profundissimus Mih. Mont B‰internt>, vue 65 trina sous les pierres enfoncŽes, non loin du grand aven, en prairie, deux exemplaires, aot 1921 (J. et R.). Duvalites Breitianus Kn i rs c h D. Breitianus Knirsch 1912, Coleopt. Rundsch., 1, p. 149; type: ? Bihor central. Espce bien diffŽrente des prŽcŽdentes, comme la suivante, par sa trs petite taiile et la forme de ses antennes. Long. 4,5 mm. Tte volumineuse, ˆ tempes saillantes; antennes Žp aisses, ˆ articles apicaux courts, ovales, ˆ peine une fois et

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- 437 aussi longs que larges. Pronotum ˆ peine plus large que long, ses c™tŽs peu rŽtrŽcis en arrire, largement sinuŽs dans le quart basal, les angles postŽrieurs saillants, vifs. Elytres Žtroits et trs convexes, ˆ stries fortes, irrŽgulirement ponctuŽes, interstr ies aplatis; angles humŽraux saillants, le bord basal tombe obliquement sur le pŽdoncule. Pattes trs courtes. Je ne connais que la femelle. Mais s i, comme cela est probable, l'organe copulateur du m‰le est identique ˆ celui du D. Hickeri, il faudra rattacher cette dernire espce au D. Breitianus, comme race cavernicole. Nous avons recueilli une femelle du D. Breitianus au dŽbut de juin 1922, sur le mont Glavoiul, en fort, vers 1300 m. d'altitude. Cette montagne n'est pas calcaire et ce Duvalites est d'ailleurs le seul que nous y ayions recueilli. Duvalites Hickeri Knirsch a. Subsp. Hickeri I
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438rtuŽs en arrire, les angles postŽrieurs droits, non saillants. Long. 5 ˆ 5,5 mm. . . . . subsp. infernus Kn. a. Subsp. Hickeri Kn. Scari;;oara (sous les pierres ˆ l'entrŽe d'une grotte de la valea Ord‰ncu;;J) (Knirsch). Petite grotte en face de Poarta lui Joaneli, valea Ord‰ncu;;a, un exemplaire en tamisant la terre, mai 1922 {J. et W.). b. Subsp. in fern us Kn Corobana M‰ndrutului I Biospeol. nos 1087 et 1094], rive gauche de ˆ Gh‰rda-de-jos, un exempl. sous une pierre du vestibule de la grotte, oct. 1921 (J. et R.), 7 exempl. dans la terre devant l'entrŽe de la grotte, mai 1922 (J. et W.). Gen. Drimeotus L. Miller. Drimeotus L. Miller, 1856, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, VI. p. 635. leannel, 1911, Rev. Bathysc., p. 473. Subgen. Drimeotinus, nov ; type: D. Ormavi Reitt. Subgen. Bihorites, nov.; type: D. laevimarginatus Mocz. Subgen. Drimeotus, s. str ; type: D. K ovacsi L. Mill. Subgen. Fericeus Reitter, 1885, Verh. natf. Ver. BrŸnn, XXIII, p. 10; type: F. Kraatzi friv. Il n'y a plus lieu de revenir sur l'Žtroite parentŽ dEis Drimeotus et des Pholeuon, que les divers auteurs, avec REJTTER, plaaient autrefois dans des tribus diffŽrentes. Depuis ma Revision des Bathvscinae il est dŽfinitivement Žtabli que ces deux genres, quoique si di!iŽrents d'aspect extŽrieur, ont la mme origine et appartiennent ˆ une mme sŽrie phylŽtique. Toutefois leurs rapports phylo3Žniq1tes mŽritent d'tre prŽcisŽs. Ce serait une erreur de croire que Drimeotus reprŽsente un stade Žvolutif par lequel le3 anctres des Pholeuon seraient passŽs, qu'il soit un stade moins ŽvoluŽ, archa•que par rapport ˆ Pholeuon. En rŽalitŽ les Drimeotus constituent une lignŽe diffŽrente de celle des Pholeuon. Les deux lignŽes ont eu ce1 laine ment un anctre commun, mais ont ŽvoluŽ diffŽremment. Chez la premire le pronotum est restŽ large, chez la seconde il est devenu Žtroit et allongŽ; l'organe copulateur m‰le lui-mme a subi une Žvolution spŽciale dans chacune des deux lignŽes, en ce qui concerne la forme de son extrŽmitŽ apicale. La comparaison des Drimeotus s. sir., comme O. Chvzeri Bir6, avec les Parapholeuon est trs suggestive ˆ cet Žgard. on trouvera plus loin quelques observations sur les remarquables convergences qui existent entre eu><.

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-439Ma Revision des Bathvsciinae, en 1911, n'ŽnumŽrait que siK espces du genre Drimeotus, toutes cavernicoles. n existe actuellement 22 espces dŽcrites am(quelles il faut ajouter encore les 4 formes nouveiles dŽcrites ci dessous. Au cours de notre campagne aux monts Bihor, avec A. WINKLER, en juin 1922, nous avons pu reprendre presque tous les Drimeotus dŽcrits et gr‰ce ˆ ces heureuses rŽcoltes, je suis en mesure aujourd hui de faire une revision du genre. L'Žtude des 26 formes connues de Drneotus m'a montrŽ, comme il fallait s y attendre qu'il ne s agit pas de 26 espces distinctes, quoiqu elles aient ŽtŽ dŽcrites comme telles. Il est facile de les grouper dans uo trs petit nombre d'espces reprŽsentŽes par de nombreuses races gŽographiques isolŽes soit dans des grottes, soit sur des massifs calcaires dŽlimitŽs. De plus ces espces peuvent tre hiŽrarchisŽes dans quatre sousgenres bien sŽparŽs Les Drimeotinus (nov.), ˆ ponctuation alignŽe en sŽries longitudinales sur les Žlytres, sont des Cavernicoles des mont5 MŽtalliques Les Bihorites (nov ), ˆ ponctuation et pubescence fines, ˆ gouttire marginale des Žlyt r es trs Žtroite, sont des EndogŽs des monts Bihor, qui pŽntrent parfois dans les gl'ottes. Mais la mme espce se trouve alors ˆ la fois dans la grotte et au dehors. Les Drimeolus s. str ˆ ponctuation forte, pubescence longue, gouttire marginale des Žlytres large, remplacent les Bihorites dans le nord du Bihor; tous ceux qre l'on cannait sont des Cavernicoles. Fericeus enfin renferme une seule espce cavernicole de l'ouest des monts Bihor, espce trs curieuse par les Žtonnants caractres seKuels secondaires nŽogŽnŽtiques qu elle prŽsente T A BL EAU DES ESPCES. 1. Chaque Žlytre avec quatre c™tes saillantes, bien nettes, entre lesquelles se trouvent, dans chaque intervalle, deux lignes longitudinales rŽgulires de gros points ; entre ces points la ponctuation est fine, r‰peuse, alignŽe en travers. Pubescence longue. Gouttire marginale des Žlytres large mais rŽgulire (Subgen Drimeotinus, nov.) . . 4 Elytres avec les c™tes effacŽes, sans lignes longitudinales rŽgulires de points dans les intervalles. . . . 2. 2 Pubescence trs courte; ponctuation des Žlytres trs fine, r‰peuse, formŽe de points alignŽs en travers, confluents, formant presque des strioles obliques en dedans et en arrire Gouttire marginale des Žlyt, es trs Žtroite, rŽgulire (Subgen. Bihorites, nov.). . . . . .. 5.

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440Pubescence longue, redressŽe; ponctuation des Žlytres lort non r‰peuse, formŽe de point:; profonds, peu serrŽs, en gŽnŽral trs vaguement alignŽs en travers. Gouttire marginale des Žlytres trs large, inŽgale, bien plus large vers le milieu qu'ˆ l'Žpaule. . . . . . . 3. 3. Onychium des tarses pos1Žrieur:> bien plus ccurt que les quatre articles prŽcŽdents ensemble. Tibias et t rochanters sans diffŽrences sexuelles (Subgen. Drimeotus, s. str ) . 6. Onychium des tarses postŽrieurs aussi long que les quatre articles prŽcŽdents rŽunis. Tibias des m‰les non hŽrissŽs d'Žpines, dilatŽs et aplatis, les q Jatre rostŽrieurs en forme de lames de sabre. Trochanters antŽrieurs et intermŽdia i res dentŽs chez le m‰le. (Subgen. Fericeus Reitt.). . . 9. 4. forme elliptique peu allongŽe, les Žlytres moins de deux fois aussi longs que larges. Long. 4 mm. . Ormayi Reitt. forme Žtroite, trs allongŽe, les Žlytres deux fois aussi longs que larges. Long. 3,5 mm. . . attenuatus Bok 5. Ponctuation des Žlytres plus fine et plus serrŽe; on co;npte environ dix points sur une rangŽe oblique entre les deux c™tes internes vHs le milieu de l'Žlytre. Tarses antŽrieurs m‰les largement dilatŽs, aussi larges ou plus larges que le sommet du tibia. Long. 3,5 ˆ 3,8 mm. laevimarginatus Mocz. Ponctuation des Žlytres moins fine et moins serrŽe; on compte seulement cinq ˆ six points sur une rangŽe oblique au mme endroit. Tarses antŽrieurs m‰les plus Žtroits que le sommet du tibia. Long 3,5 ˆ 4,2 mm . Mih6ki Cs. 6. Elytres au plus une fois et demie aussi longs que larges ensemble . . . . . . 1. Elytres deux fois ou plus de deux fois aussi longs que larges ensemble. . . . . . . . 8 7. Ponctuation des Žlytres moins forte et moins profonde, les points vaguement alignŽs en travers Long. 3,5 ˆ 4 mm . . . . . . . . Kovacsi Mill. Ponctuation des Žlytres plus iorte, profonde, les point:; non alignŽs en travers. Long. 3,8 mm. . Horvathi Biro. 8 for.ne moins allongŽe, la gouttire marginale des Žlytres plus large. Pronotum transverse, ˆ c™tŽs fortement sinuŽs et rŽtrŽcis en arrire Long. 4 ˆ 4,5 mm . . Entzi Bir6 forme tr:; grle, trs allongŽe et Žtroite, la gouttire margmale des Žlytres moins large Pronotum presque aussi long que large, ˆ c™tŽs moins sinuŽs et moins rŽtrŽcis en arrire. Long. 4 ˆ 4,2 mm. . . Chyzeri Bir ™. 9. forme courte et large rappelant celle du D. Kova c si, mais le pronotum non transverse, aussi large ˆ la base

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441qu'au sommet, avec les c™tŽs ˆ peine sinuŽs. Long. 3,8 ˆ 4 mm. . . . . Kraatzi Friv. A ce tableau il faudra peut-tre ajouter D. ffickeri Kn., voisin .. du D. /aevimarginatus, s'il n'en est pas une race gŽographique, Au premier coup d'il D. ffickeri est reconnaissable entre tous ˆ sa trs petite taille (2,8 mm.) . Subgen. Drimeotus jeanne). O. (Drimeotlnus) Ormayi Reitter. D. Ormavi Reitter, 1889, Deutsche ent. Zs., p. 301; types: grotte la Gros. ]eanne!, 1911, Rev. Bathysc., p 47 6, pl. XVII, fig. 475 fm. 7. deagus de D. (Drimeotinus) Ormapi Relit. (grotte de Bedeleu). fiG. s. :feagus de D. (Bihoriles) /aevimarginatus Mocz. (Cetate) fiG. 9. deagus de Drimeotus (s. str.) Kovacsi Mill. (grotte d'lgrita). face latŽrale gauche. >< 65. L'deagus de cette espce est long, grle, arquŽ (fig. 7.) La fossette en nid de pigeon est bien dŽveloppŽe et la pointe est fine, longue, droite, lŽgrement inflŽchie du c™tŽ ventral au sommet. La comparaison des figures 7, 8 et 9 montre bien que J'deagus du Drimeotinus Ormavi ressemble plus ˆ celui des Bihorites qu'ˆ celui des Drhneotus s. str. Grotte dite la Gros, assez loin du village du Bede

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44:2leu (Bedel!o), juct. TurdaArie$. La grotte se trouve, parait-il, au sommet du mont Bedeleului, dans la cha”ne des monts MŽtalliques et domine la vallŽe de l' Arie$. D. (Drimeotinus) attenuatus Bokor. D. attenuatus Bokor, 1913, Ann Mus. nat. Hung., Xl, p. 450; type: grotte Pavai Vajna. Il est probable que ce Ddmeotus, lorsqu'il sera mieux connu, devra tre rattachŽ au D. Ormavi comme race gŽographique. BoKOR. situe la grotte o on le trouve cdans les environs d'Aiud (Nagy Enyed). Ce renseignement est Žvidemment inexact, car la nature gŽologique du sol montre bien qu'tl ne peut y avoir de grottes qu'ˆ une distance relativement grande d'Aiud. Subgen. Bihorites Jeanne!. O. (Bihorites) laevimarginatus Moczarski. a. Subsp. laevimarginatus Moczarski, 1912, Coleopt. R undsch 1, p. 118; type: Ponorul. b. Subsp. acuticollis, nov ; types : pe$terea de la Sohodol. c. Subsp. Winkleri, nov.; types: valea Vullurului. d. Subsp. subterraneus I
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443cependant que tous deux soient des races cavernicoles dont les caractres seraient ˆ rechercher aprs examen de nouveaux matŽriaux. Chez toutes les races du D. litevimarginatus les tarses antŽrieurs m‰les sont largement dilatŽs, aussi larges ou plus larges que le sommet du tibia. L'deagus (fig. 8) est court, peu arquŽ, avec la fossette en nid de pigeon bien dŽveloppŽe, la pointe grle, acŽrŽe, droite, seulement inflŽchie du c™tŽ ventral au sommet. 11 est absolument identique chez les races laevimargin‰tus, acuticollis, subterraneus, hungaricus, crvophi/us, dont j'ai pu Žtudier des m‰les. [ f, / ./(). \\ C, /; \ Contours du prothorax des races du D. (Bihorifes) laevimarginatus Mocz. x 20. -FIG. 10. laevimarginatus Mocz., m‰le. FIG. 11. acuticollis Jeann., m‰le. -FIG. 12. Winkleri Jeann., (E'melle. FIG. 13. subterrsneus Kn., m‰le.FIG. 14. hungaricus Cs., m‰le. FIG. 15. crpophilus Jeann., m‰le. 1. C™tŽs du pronotum, surtout chez le m‰le, divergents en arrire, depuis le fond de la sinuositŽ jusqu'aux angles postŽrieurs; la plus grande largeur du prootum se mesure aJ niveau des angles postŽrieurs. Tarses antŽrieurs m‰les aussi larges que le sommet du tibia 2. C™tŽs du pronotum non divergents en arrire dans leur tier;; basal. . . . . . . . . . 3. 2. Pronotum presque aussi long que large, les angles postŽrieurs ŽmoussŽs (fig. 10). M‰le: antennes Žpaisses. atteignant le tiers basal des Žlytres; l'article VIl est Žpais;i ds la base, le VIII ˆ peine plus long que large, le X aussi long que large au sommet. Long. 3,5 ˆ 3,8 mm. . . . . . . subsp. /aevimarginatus Mocz.

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444-Pronotum nettement plus large que long, les angles postŽrieurs viis, aigus, saillants en dehors et en arrire chez les m‰les (fig 11). Antennes plus grles. M‰le: forme gŽnŽrale elliptique allongŽe; antennes atteignant le milieu des Žlytres, ˆ article VIl Žpaissi dans sa moitiŽ apicale, VIII deux fois aussi long que large, X un peu plus long que large au sommet. femelle: pronotum plus petit, ˆ c™tŽs peu divergents en arrire dans le tiers basal, Žlytres renflŽs, convexes; antennes atteignant seulement le premier tiers des Žlytres. Long. 3,5 ˆ 3,8 mm.. . . . . . . . . . subsp. auticollis, nov. 3. C™tŽs du pronotum nettement convergents en arrire jusqu'ˆ la base qui est Žtroite (fig. 12). femelle: pronotum relativement petit, pas plus large que les deuK tiers des Žlytres ˆ leur plus grande largeur; Žlytres courts, larges, trs convexes, sans dŽpression suturale; antennes courte;, ne dŽpassant pas le tiers basal des Žlytres, avec l'article X aussi long que large; pattes courtes et grles. M‰le it:tcoimu. Long. 3,8 mm. . . . subsp. Winkleri, nov. C™tŽs du pronotum parallles dans leur quart postŽrieur. 4. 4. SinuositŽ des c™tŽs du pronotum profonde et brusque, angles P
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gnant le premier tiers des Žlytres, l'article Vlll une fois et demie aussi long que large, le X aussi long que large au sommet; Žlytres elliptiques, acuminŽs au sommet; premier article du tarse antŽrieur un peu plus large que le tibia et carrŽ. femelle de forme absolument sembable ˆ celle du m‰le, en particulier les Žlytres longs, acuminŽs, non Žlargis, antennes plus courtes (f11rma tvpica}, ou femelles eKcessivement dilatŽes, ˆ Žlytres trs larges et conveKes, pronotum trs petit, bi plus Žtroit ˆ sa base que les Žlytres, antennes et pattes courtes (forme latissimus Mih.). Long. 3,8 mm. subsp. hungaricus Cs. Les D. Csikii Mih. et D. Dieneri Bok. manquent dans ce tableau. B. (Bihorites) laevimarginatus habite la rŽgion calcaire centJale du Bihor, mais il n'est pas connu encore des massifs situŽs au nord du ni de celui de St‰na deV ale (voir la carte, p. 417): il est remplacŽ dans les massifs d Bai fa, par l'espce suivante, D. Mih6ki. Les calcaires de la rŽgion nord, par contre, n'hŽbergent pas des Bihorites endogŽs, mais des Drimeotus s. str., cavernicoles. Les localitŽs o le D. laevimarginatus a ŽtŽ rencontrŽ sont ˆ ma connaissance les suivantes: a. Forma tv pica. Ponorul, un m‰le (Moczarski); Cetate, un m‰le, sous une pierre enfoncŽe (J. et W.). b. Subsp. acutico/lis Jeann. Casa de Piatra, en haut de la vallŽe Gh‰r..ia Saca, un m‰le, sous une pierre dans une doline, prs de la neige {J. et W.); de la Sohodol (Biospeot. no 1100] non loin de Casa de Piatra, Žgalement ˆ 10 ind. (J. et W.). c. Subsp. Winkleri Jeann. Une femelle trouvŽe sous une pierre de la valea Vulturului, ors de ˆ d. Subsp. subterraneus. I
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-446f. ? Subsp. Csikii Mih. Paci”ik barlang, dans le haut de la valea Galb‰n‰ (Mih6k, Knirsch). g. ? Subsp. Dieneri Bok Grotte sur le C‰lineasa (probablement dans la rŽgion des B‰trina) (Bokor). h. Subsp. cn;ophilus )eann. Ghetarul de la Barsa [Bicispeol. nos 1073 et 1112], au nord du mont Galb‰n‰, sur le Bal‰leasa, aot 1921, une femelle (). et R.), juin 1922, un m‰le et une femelle (). et W.). O (Bihorites) Hickeri Knirsch. D. Hickeri K nirsch, 1913, Ent. Blatter, IX, p. 253; type: grotte du Vrf. T‰rsilor, ˆ Albac. Ce Drimeotus est bien reconnaissable ˆ sa petite taille (long. 2,8 mm.) et ˆ son pronotum trs rŽtrŽci en arrire. Il est possible cependant qu'il ne soit qu'une forme extrme du D. laevimarginatus. Grotte dite Coderinca lui Putui:o [Biospeol. no 1088), situŽe prs du sommet du Vrf. T‰rsilor, comm. d'Aibac, ˆ l'est de la commune de une femelle (Knirsch). O. (Bihorites) Mih6ki Csiki. a. Subsp. Mih6ki Csiki, 1912, Rovart. Lap, XIX, p. 161; types: Ripp-Ripp barlang. laticollis Knirsch, 1913. Coleopt Rundsch, Il, p. 164; type: une femelle de cProbe grotte, vallŽe b. Subsp Rothi, nov.; types: de la Varnifa. c. Subsp. condoricus Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., Il, p. 163; types: Condor grotte. Moczarskii Bokot, 1913, Ann. Mus. nat. Hung, XI, p. 444 (23 dŽc. 1913: voir p. 415); types: grotte innomŽe de la rŽgion de la source du negru d. Subsp. similis Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung., XI, p. 446; types: pierres enfoncŽes cprs de la source du un m‰le (Bokor) (t). D. Mih6ki ne diffre fondamentalement du D. laevimarginatus que par sa ponctuation des Žlytres plus forte. L'deagus en particulier e5t absolument identique, chez ses diverses races, ˆ celui des formes du D. laevimarginatus. D. condoricus Kn. et D Moczarskii Bok, dŽcrits presque en mme temps, de grottes diffŽrntes mais voisines, sont certain .. ement (1) Comme les types d1.1 Duvalites prob/emaficus Bokor 1 \/oir p. 42E), il est bien probable que ce Drimeotus n'a pas ŽtŽ trouvŽ prs de la source du

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-44.7identiques; la confrontation des deux descriptions ne laisse aucun doute ˆ c e sujet. D. laticollis J:
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-448longues et grles, atteignant le milieu des Žlytres, avec l'article X nettement plus long que large. Gouttire marginale des Žlytres un peu plus large que chez les autres espces . . . . . subsp. similis Bok. D. Mih6ki remplace le D. laevimarginatus dans le sudouest du Bihor. On lui cannait trois races cavernicoles et une seule race endogŽe. a. Subsp. Mih6ki Cs. de la [ Bios;,Jeol no 1109], ˆ 2 km. env. du village, sur la rive gauche de la vallŽe ( 1 ), juin 1922, 7 exemplaires (J. et W.). de la d t 1 ./,'}. \ Contours du prothorax des races du D. (Bihorites) Mih6ki Cs., x 20. fiG. 16. Mih6ki Cs., m‰le. fiG. 17. Rothi Jeann, m‰le. ftG. 18. similis Bok., m‰le. Contours du prothorax des races du Drimeotus (s. sir.) KouJcsi Mill., x 20. fw. 19. Kouacsi Mill., m‰le. fw. 20. Bokori Cs., m‰le. fiG. 21. thoracicus Kn., femelle. d‰mbu Colibii [ Biospeol. no 1110 ], ˆ un km. env. en amont de la prŽcŽdente, toujours sur la rive gauche, juin 1922, 6 exempl. (J. et W.). de la Magura [ Biospeol. no 1115] (Herzog Josef grotte), bien en amont des prŽcŽdentes, mais rive dro:te de la vallŽe Sighhtel, juin 1922, une femelle (Racovitza et Chappuis). b. Subsp. Rothi Jeann. de la Varnifa [ Biospeol. ( 1 ) Cette grotte doit correspondre au Ripp-Ripp barlang des Touriste$ honsrois 1 la suivante au Nagy Sandor barlang,

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-449no 1105], ˆ trois quarts d'heure de Baita, dans la valea Mare, prs d'une carrire de chaux, juin 1922, 12 exempl. (]. et W.) Pesterea de la f‰nate [Biospeol. no 1101] (funaczai barlang), juin 1922, 3 exempl. (]. et W.). c. Subsp. condoricus Kn. Condor grotte, au dessus des sources du (Knirsch). grotte innomŽe prs de la source du Cris (Bokor); il s'agit vraisemblablement de la pesterea de la paretii Corla1ului [Biospeol. no 1102] non loin du confluent de valea Corlatului avec valea flescutii d. Subsp. similis Bok Pierres enfoncŽes dans les dolines de la fort de htres de piatra Muncelului, vers 800 ˆ 1000 m. d'ait., juin 1922, deux m‰les (]. et W.). Subgen. Drimeotus s. str. D. (Drimeotus) Kovacsi Miller. a. Subsp. Kovacsi Miller, 1856, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, VI, p. 635; types: grotte d'Igricz.]eanne!, 1911, Rev. Bathysc, p. 478, pl. XVII, fig. 476 ˆ 482. b. Subsp. Bokori Csiki, 1911, Rovart. Lap., XVIII, p. 138; types: grotte de Topa-de-sus (felsoTopa). c. Subsp. thoracicus Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., II, p. 110: pe;;terea de la Cuglis (Nagy barlang). Chez cette espce l'deagus est court (fig. 9), ˆ peu prs de mme proportions que chez les Bihorites. La fossette en nid de pigeon est trs dŽveloppŽe, la pointe est recourbŽe en S, inflŽchie du c™tŽ dorsal ˆ la base, du c™tŽ ventral au sommet. L'extrŽmitŽ des styles latŽraux, au lieu d'tre coudŽe brusquement en dedans ˆ sa pointe (Drimeotinus, Bihorites), est longuement recourbŽe en crosse du c™tŽ ventral. L'deagus est identique chez D. Bokori et D. Kovacsi; le m‰le du D. thoracicus est inconnu. 1. Pronotum non rŽtrŽci ˆ la base, les c™tŽs parallles dans le tiers basal (fig. 19); Žlytres plus amples, ˆ peine une fois et demie aussi longs que larges ˆ la base. Long. 3,8 ˆ 4 mm. . . . . . . subsp. Kovacsi Mill. Pronotum nettement rŽtrŽci en arrire, les c™tŽs sinuŽs, convexes dans le tiers basal; Žlytres plus allongŽs. 2. 2. SinuositŽ des c™tŽs du pronotum plus faible, .les c™tŽs moins arrondis en avant (fig. 20). Long. 3,5 ˆ 3,8 mm. . . . . . . . subsp. Bokori Cs.

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--:450 SinuositŽ des c™tŽs du pronotum plus brusque et plus profonde, les c™tŽs plus arrondis en avant, de faon que le pronotum parait bien plus rŽtrŽci ˆ la base (fig. 21). Long. 3,7 mm. . subsp. thoracicus Kn. D. Kovacsi est localisŽ dans les grottes du nord du Bihor; il n'a pas de reprŽsentants connus dans la faune endogŽe. a. Subsp. Kovacsi Mill.de la Igrita [ Biospeol. nos 1056 et 1089], prs de dans les falaises limitant au sud la plaine du Cri$ (abondant sous les pierres et sur les parois stalagmitŽes) (J. et R.). b. Subsp. Bokori Cs. Grotte de Topa de sus (Fels6Topa), nombreux exemplaires (E. Bokor); grotte de la vallŽe Vize (valea Vida) (E. Bokor). c. Subsp. thoracicus Kn. -de la lBiospeol. no 1120] (Nagy barlang), comm. Ca lota, dans le bassin supŽrieur de la valea Vida, une femelle (Knirsch), une femelle, juin 1922, (Racovitza et Chappuis). D. (Drimeotus) Horvathi Bir6. D. Horvathi Bir6, 1897, TermŽsz. FŸz., XX, p. 448; types: grotte de Remecz. )'ai sous les yeux une femelle reue d'E. Bokor. Plusieurs grottes existeraient dans la vallŽe de la Jada, non loin de Remetea (Remecz). D. (Drimeotus) Entzi BirŽJ. D. Entzi Bir6, 1897, TermŽsz. FŸz, XX, p. 448; types: grotte innomŽe. L'deagus du D. Entzi est sembable ˆ celui de l'espce suivante. Les deux D. Entzi et D. Chvzeri sont d'ailleurs ˆ coup sr de mme souche que le D. Kouacsi et se sont diffŽrenciŽs par Žvolution orthogŽnŽtique d'inŽgale rapiditŽ. On sait que des exemples sembables sont frŽquents chez les Bathvsciinae cavernicoles. D. Entzi habite dans le nord-est du Bihor une grotte dite Ungurului (Magyar barlang), situŽe dans la commune de Banlaca, pl. jud. Bihor, nombreux ezemplaires (E. Bokor !). D. (Drimeotus) Chyzeri Bir6. D. Chvzeri Bir6, 1897, TermŽsz. FŸz., XX, p. 447; types: Rabl6 barlang. Ce Drimeotus est remarquable par sa forme excessivement Žtroite, parallle et allongŽe. Son deagus est du mme type que celui de

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-451D. Kov‰csi mais bien plus long (fig. 22); la pointe et l'extrŽmitŽ apica'e des styles latŽraux prŽsentent les mmes courbures. Cette espce habite, non loin de la prŽcŽdente, une grotte situŽe dans la valea Mizid prs de (Var Sonkolyos); j'ai vu une sŽrie d'exemplaires (E. Bokor!). fiG. 22 deagus de Drimeotus (s sir.) Chyzeri Bir6 (grotte de v. Misid), face latŽrale gauche fiG. 23. deagus de D. (F e riceus) !
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452 Habitat. Ouest du Bihor: de la feriee 1 Biospeol. no 1114], dans le village de ce nom, au pied des pentes nord-ouest de M‰gura fericei, juin 1922, abondant (J et W.). Gen. Protopholeuon, nov. Cette coupe est faite pour recevoir le Pho/euon hungaricum Csiki, espce trs remarquable par les caractres archa•ques de son organe copulate
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453 24), sans invagination dorsale en nid de pigeon. A la place de cette invagination se trouve cependant une large dŽpression se manifestant de profil par une forte sinuositŽ du bord dorsal; le fond de cette dŽpression est occupŽ par une sorte de plaque ovale plus fortement chilinisŽe que les parties voisines de la face dorsale (fig. 25). Le sommet du lobe mŽdian se termine par un bec aplati, ˆ pointe lŽgrement incurvŽe du c™tŽ ventral. Styles latŽraux trs grles, terminŽs par une petite spatule arrondie portant trois soies, une sur la face interne, les deux autres sur le bord ventral (fig. 26). Sac interne avec le mme filament arquŽ sur le cul-de-sac, accolŽ ˆ la partie invaginŽe du canal Žjaculateur, que chez les Drimeotus et les Pholeuon (JEANNEL, Rev. Bathysc., p. 475, pl. XVII, fig. 481). Au premier abord le Protopholruon hungaricum rappelle les espces du sous-genre Parapholeuon, dans lequel d'ailleurs il avait ŽtŽ primitivement placŽ. Mais, sans insister davantage sur l'importante diffŽrence de structure de l'deagus, un certain nombre de caractres ExtŽrieurs indiquent qu'il appartient ˆ une toute autre lignŽe. Les antennes courtes et Žpaissies du Protopholeuon ne sont pas en corrŽlation avec la forme Žtroite et grle du corps, la grosse ponctuation si particulire de ses Žlytres et aussi la gouttire marginale Žtroite et rŽgulire de ces derniers le sŽparent encore nettement des Pdrapholeuon du nord du Bihor. Le nouveau genre ne renferme qu'une seule espce habitant une grotte de basse altitude, dans la rŽgion sud du Bihor. Protopholeuon hungaricum Csiki. Ph. hungaricum Csiki, 1904, Ann. Mus. nat. Hung, Il, p. 565; types: grotte de Szohodol. Jeanne!, 1911, Rev. Bathysc., p. 483. Lucia, prs de C‰mpeni (Topanfalva), jud. Turda-Arie$. La grotte se trouve en amont de la vallŽe de Sohodol, dans les falaises de la rive droite de l' elle s'ouvre, cachŽe dan'5 les buissons, au dessus d'une autre grotte inhabitŽe. P. hungaricum y est extrmement abondant sur les paro:s stalagmitŽes et le mondmilch (Biospeol. no 1078 et 1 093). Gen. Pholeuon Hampe. Pholeuon Hampe, 1856, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, VI, p. 463; type: Pholeuon angusticolle Hampe. Jeanne!, 1911, Rev.

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-454 Bathysc., p. 480. Synon., Apropeus Reitter, 1885, Verh. natf. Ver. BrŸnn, XXlii p. 10; type: Ph. leptoderum friv. lrenellum Csiki, 1911, Rovart. Lap., XVIII, p. 106; type: Ph. Mih6ki Cs. Subgen. Paraphofeuon Ganglbauer, 1887, Deutsthe ent. Zs., XXXI, p. 95; type: Ph. gracile friv. GANGLBAUER avait sŽparŽ le Ph. gracile dans un sous-genre spŽcial ˆ cause de l'intŽgritŽ du rebord marginal de son pronotum. Il est bien prouvŽ maintenant que ce caractre n'a mme pas de valeur spŽcifique, mais cela n'empche pas que la coupe Parapha leuon mŽrite d'tre conservŽe, car elle peut tre basŽe sur d'autres trs solides caractres. Les Pharapholeuon constituent un groupe bien tranr.hŽ; ils sont un rameau phylŽtique distinct des Pholeuon vrais, rameau qui montre une Žtonnante convergence avec les formes les plus ŽvoluŽes des Drimeotus s. str habitant la mme rŽgion qu'eux. La comparaison du Parapholeuon Mocsarvi avec le Drimeotus Chvzeri est intŽressante ˆ cet Žgard. Tous deux ont ˆ peu prs la mme taille ef sont au mme degrŽ d'Žvolution; leurs Žlytre:; ont des sculptures analogue:;, une pubescence longue et dressŽe, la gouttire marginale particulirement large et explanŽe; mais le prothorax du Pholeuon est long et Žtroit, celui du Drimeotus est large et d'autre 'part chacun prŽsente les caractres de l'organe copulateur m‰le particuliers ˆ chacune des deux lignŽes. Nul doute que ces ressemblances soient bien le fait de convergences; mais la production de ces convergences dans des rŽgions dŽterminŽes indique qu elles doivent tre sous la dŽpendance d'une cause gŽographique dont la nature nous Žchappe ( 1 ). Les Pholeuon s. str. rappellent de mme les Bihorites par leur sculpture fine et l'Žtroite gouttire marginale de leurs Žlytres. Ils sont reprŽsentŽs par un grand nombre de formes cavernicoles diverses, localisŽes dans la rŽgion centrale du Bihor, c'est-ˆ dire sur la mme aire gŽographique que les Bihorites endogŽs. Ils donnent aussi quelques exemples de convergences avec les Bihorites. On peut remarquer en effet que les tarses antŽrieurs m‰les sont particulirement larges et les c™tŽs du pronotum particulirement arrondis chez le Bihorites crvophilus et le Pholeuon Dieneri habitant la mme grotte (ghetarul de la Barsa), que les tarses antŽrieurs () Les faunes cavernicoles balcaniques et pyrŽnŽennes fournissent d'autres exemples trs remarquables de semblables convergences entre espces de genres diffŽrents et habitant, dans la mme rŽgion, soit les mmes grottes, soit des grottrs distinctes.

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-455m‰les par contre sont particulirement Žtroits chez les Bihorites Mih6ki et Pholeuon /eptoderum de 13 rŽgiot:t de B‰ita Ce sont lˆ Žvidemment encore des convergences relevant d'une cause gŽographique. Dans la lignŽe des Pholeuon, comme du reste dans beaucoup d'autres lignŽes des Bathpsciinae, le prothorax a subi un rŽtrŽcissement orthogŽnŽtique. Mais ce qui fait l'intŽrt de ce rŽtrŽcissement chez les Pholeuon, c'est qu'al s'accompagne d'une variation du rebord marginal du pronotum, mŽritant d'tre examinŽe de prs en raison c. bis A. face latŽrale du prothorax de Pholeuon ElemŽri (ˆ rebord marginal entier): B. face latŽrale du prothorax de Pholeuon E/emŽri interceptum (ˆ rebord marginal effacŽ); C. He bord marginal avec deux interruptions, correspondant aux sommets des 2e et 3e articles des antennes en position de reps, chez un P!r. ElemŽri. des interprŽtations qu'elle peut suggŽrer. Ayant l'intention d'en faire ailleurs une Žtude dŽtaillŽe, je me contenterai seulement de la signaler brivement. On a remarquŽ Ionptemps qu'il existe deux types de pronotum chez les Pholeuon; les uns ont le rebord marginal des c™tŽs entier (fig. 26 bis, A), les autres ont ce rebord totalement efiacŽ dans la moitiŽ antŽrieure convexe (fig. 26 bis, B), de faon qu'ˆ ce niveau aucune limite n'existe plus entre la surface du pronotum et les Žpipleures prothoraciques. Les premiers ont ŽtŽ rangŽs dans un

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456 Sous-genre spŽcial Jrenellum Cs., les seconds 2tant groupŽs sous le nom de Pholeuon s. str. Mais voici qu'on a dŽcouvert que parfois, dans la mme colonie de la mme espce, une partie des individus a le pronotum rebordŽ tandis que les autres, vivant mlŽs aux premie1s dans la mme grotte, ont le rebord du pronotum parfaitement effacŽ. Pas ou trs peu de transitions en1re les deux types, de sorte que cette variat:on ne prŽsente pas du tout l'allure des variations fluctuaPtes. Chose remarquable, quelques individus ˆ rebord bien saillant prŽsentent parfois une ou deux courtes et brusques interruptions de ce rebord (fig. 26 bis, C). Par contre il arrive qu'un court tronon de rebord existe encore prs des angles antŽrieurs chez d'autres individus ˆ rebord effacŽ. Il semble donc que ce rebord du pronotum disparaisse non seulement brusquement, mais encore par petits etronons indŽpendants qui cdent successivement et dans un ordr dŽterminŽ. Les observations que j'Žli pu faire sur un trs abondanf matŽriel et en particulier sur 400 Pholwon ElemŽri (3 rebord entier) et var. interceptum (ˆ n bord effacŽ), seront exposŽes en dŽtail dans un prochain mŽmoire de la sŽrie Biospeo/ogica. Elles permettent de se faire l'idŽe suivante de la marche de cette orthogŽnse. Le rŽtrŽcissement du pronotum commence avec la perte de l'habitude de se replier en boule, attitude de dŽfense qui a certainement ŽtŽ gŽnŽrale chez les anctres des Bathvsciinae; il est corrŽlatif de l'effacement des carnes, de l'allongement et du changement de forme des pattes. La pression des sommets des fŽmurs, dŽbordant les c™tŽs du pronotum, a dŽterminŽ le rŽtrŽcissement basal du pronotum, l'Žchancrure et le retroussement des c™tŽs ˆ ce niveau. L'effacement du rebord marginal ne peut se produire dans cette p Jrtie basale, pour des raisons ?.natomiques, qu'au terme de l'Žvolution orthogŽnŽtique, lorsque le prothorax est devenu tout ˆ fait pŽdonculŽ (Leptodirus). Le rŽtrŽcissement antŽrieur du pronotum, bien moins rapide, Est conditionnŽ par la pression des antennes, quittant les fosses latŽrales dtt prosternum o elles s'abritaient au repos et venant s'appliquer sur le bord du segment. Ce sont elles qui effacent le rebord marginal dans la moitiŽ antŽrieure, comme le prouve nettement le fait que chez les individus ˆ rebord marginal interrompu par tronons (fig. 26 bis, C.), les parties saillantes de l'antenne appliquŽe contre les c™tŽs du prothorax se juxtaposent exactement ˆ ces interruptions du rebord. Ces individus nous montrent le stade initial

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-457 de l'effacement du rebord, effacement qui dŽbute au points de plus forte pression de l'antenne, c'est ˆ-dire au niveau du sommet Žpaissi des articles. Cet effacement du rebord prothoracique se faif-il par variation brusque? Une fois produite, la variation est-elle hŽrŽditaire? Il sera intŽressant de faire des Žlevages pour le savoir. :1 J "l il il 30 fiG. 27. deagus de Pho/euon angusticolle Mih6ki Cs. de la Alun). fJO. 28. deagus de Pho/euon Knirscfli brevicu/e Jeann. (Casa de Piatra). fJG. 29. deagus de Pholeuon leptoderum Bir6i Cs. d‰mbu :olibii). faces latŽrales gauches. fJO. 30 Sommet du style latŽral gauche du Ph leptoderum Bir6i Cs. En tous cas une conclusion s'impose. Variation lente ou mutation, l'effacement du rebord prothoracique n'est qu'une petite Žtape dans l'Žvolution d'une orthogŽnse complexe et malgrŽ les apparences, il ne peut servir ˆ caractŽriser des genres ni des sous-genres, c'est-ˆ-dire des lignŽes. S'il Žtait prouvŽ que l'effacement du rebord se fasse par mutation, il ne faudrait pas conclure que les Pho/euon oscillent par mutation Žvolutive entre deux sous-genres, mais tout

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458simplement que les prŽtendus sous-genres, comme d'ailleurs un trop grand nombre des genres actuellement admis en Entomologie, n'Žtaient que des groupes de convergence sans valeur et ncn l'expression naturelle de lignŽes (1 ). ]'ai pu examiner les 26 formes diverses de Pholeuon actuellement connues, d'abord sur des sŽries de co-types de toutes les espces dŽcrites avant 1914, que j'avais reus de BOKOR, puis d'aprs de grandes sŽries d'exemplaires recueillis au cours de nos campagnes de 1921 et 1922. De l'Žtude de ce matŽriel rŽsulte la constatation que toutes ces espces dŽcrites doivent tre ramenŽes ˆ seulement 6 espces sŽparŽes par des diffŽrences de forme de l'deagus et par des caractres de sculpture des Žlytres. TABLEAU DES ESPCES. 1. Pubescence des Žlytres courte et rŽgulire. Gouttire marginale des Žlytres Žtroite, non Žlargie dans le tiers moyen. Carne mŽsosternale plus ou moins atrophiŽe, rŽduite ˆ l'Žtat d'une petite dent triangulaire, ou absente. Grande taille (4,5 ˆ 6,5 mm.); forme gŽnŽrale robuste. deagus long et grle, les styles latŽraux coudŽs ˆ angle droit en dedans, ˆ leur sommet, la partie coudŽe tordue en S et terminŽe par une crte bicorne (fig. 30). Subgen. Pho/euon, s. str.). . . . . . . . . . 2. Pubescence des Žlytres longue et dressŽe. marginale des Žlytres large, trs Žlargie dans le tiers moyen; sculpture plus grossire. Carne mŽsosternale bien dŽveloppŽe. Petite taille (3,8 ˆ 4,2) mm.); forme grle et allongŽe. deagus court et Žpais, les styles latŽraux non coudŽs au sommet, terminŽs par une petite massue aplatie (fig. 53) (Subgen. Parapholeuon Ganglb.). . . . 5. 2. Partie apkale des Žlytres ˆ ponctuation bien plus grosse, plus superficielle, plus ŽcartŽe et plus irrŽgulire que sur la moitiŽ basale; la surface apicale des Žlytres est comme bosselŽe. deagus semblable ˆ celui du Ph. Knirschi. Long. 5,5 ˆ 6,2 mm. . . . . Proserpinae Kn. Partie apicale des Žlytres ˆ ponctuation aussi fine et serrŽe que sur le reste de l'Žlytre; sur le disque les points sont r‰peux, vaguement alignŽs en travers et presque contigus. 3. 3. Antennes relativement courtes et Žpaisses; chez le m‰le l'article VI est environ trois fois aussi long que large, le VIII aussi long que les deux tiers du VII, le X ˆ peine une fois et demie aussi long que large au sommet. forme (') R }E:.l\NNEL, Revision des Bathysciinae, in Arch. Zoo!. exp. et gŽ!z. 5e sŽrie, Vil. 1911, p. 191, nole 2.

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459gŽnŽrale assez grle, les femelles ˆ Žlytres peu Žlargis. Carne mŽsosterna Je bien dŽveloppŽe. deagus relativement court (fig. 27), plus arquŽ que chez les autres espces; la Jarne apicale occupe Je quart de la longueur du lobe mŽdian, elle est mince, avec sa pointe peu incurvŽe du c™tŽ ventral. Long. 4,5 ˆ 5 mm . . angusticolle Hpe. Antennes plus longues et plus grles; chez Je m‰le l'article VI est au moins quatre fois aussi long que large, Je VIII aussi long que la moitiŽ du VII, le X deux fois aussi long que large au sommet. FemeJles ˆ Žlytres larges. Carne mŽsosternale plus atrophiŽe. . . . . . 4. 4. Pronotum ˆ p eu prs aussi long que large. Carne mŽsosternale prŽ s e nte. deagus allongŽ, peu arquŽ (fig. 28), la Jarne apical e occupe Je quart de la longueur du lobe mŽdian, elle est trs mince, avec son sommet fortement recourbŽ d u c™tŽ ventral. Tarses antŽrieurs m‰les aussi larges que Je sommet du tibia. Long. 5 ˆ 6,2 mm. . t Knirschi Br. Pronotum plus long que large. Carne mŽsosternale totalement effacŽe (sauf chez Ph. Attila). Antennes toujours trs grles. deagus encore plus long, peu arquŽ (fig. 29); la lame apicale n'occupe que le cinquime de la longueur du lobe mŽdian, e11e est courte et Žpaisse, fortement crochue au sommet. Tarses antŽrieurs m‰les un peu plus Žtroits que le sommet du tibia. Long. 5 ˆ 6 mm. . . . . . . . . . leptoderum Friv. 5. Pronotum plus rŽtrŽci ˆ la base. Elytres ˆ ponctuation plus fine, plus longs et plus rŽtrŽcis ˆ la base, la gouttire marginale moins largement explanŽe dans sa partie moyenne. deagus trs court, plus arquŽ (fig. 52), la pointe de la lame apicale plus courte et moins aigue. Long. 3,8 ˆ 4 mm. . . . . . . gracile Friv. Pronotum moins rŽtrŽci ˆ la base. Elytres ˆ ponctuation plus grossire, moins allongŽs, plus ovales, moins rŽtrŽcis ˆ la base, la gouttire marginale trs largement explanŽe dans sa partie moyenne. deagus trs court, moins arquŽ (fig. 53), la pointe de la lame apicale bien plus longue et plus aigu‘. Long. 3,8 ˆ 4,2 mm. . . Moczaryi Cs. Subgen. Pholeuon, s. str. Ph. (Pholeuon) angusticolle Hampe. a. Subsp. bihariense Csiki, 1912, Ann. Mus. nat. Hung., X,

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460 p. 539; types: grotte innomŽe prs de BiharfŸred, E. Bokor (t). b. Subsp. M ih6ki Csiki, 1911, Rovart. La p., XVIII, p. 107; types: grotte des environs de BiharfŸred:t, E. Bokor.Csikii Mih™k, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 164; types: grotte "Csiki Erna barlang, dans la valea Ponorului. c. Subsp. angustico!le Hampe, 1856, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, V 1, p. 463; types: grotte d'Onczasza. Jeanne!, 1911, Rev. Bathysc., p. 484, pl. XVII et XVIII, fig. 493-499. d. Subsp. Arpadi Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 159; types: grotte de la vallŽe firei (fehŽr-volgy). La carne mŽsosternale est plus dŽveloppŽe chez cette espce que chez les autres Pholeuon s. str. Le dimorphisme sexuel est peu -q \,\\ .) _::: 1 Contours du pronotu.n chez les races elu P!zu!euon
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461 vexe depuis le fond de la sinuositŽ jusqu'aux angles postŽrieurs qui sont effacŽs (fig. 31). Rebord prothoracique effacŽ dans la moiliŽ antŽrieure. . subsp. angusticolle Hpe. forme plus robuste. SinuositŽ des c™tŽs du prothorax plus faible, les c™tŽs non divergents en arrire. . . 2. 2. C™tŽs du pronotum parallles dans le tiers basal (fig. 32). Rebord prothoracique entier. . . subsp. Mih6ki Cs. C™tŽs du pronotum convergents en arrire, dans le tiers basal, les angles postŽrieurs effacŽs, arrondis (fig. 33). 3. 3. Rebord prothoracique entier. Elytres plus longs, ˆ c™tes plus parallles, tout au moins chez le m‰le. subsp. Arpadi Cs. Rebord prothoracique effacŽ dans la moitiŽ antŽrieure. Elytres plus courts, plus arrondis latŽralement. . . . . . . . . . subsp bihariense Cs. HABITAT. L'espce est localisŽe dans le massif calcaire dŸ haut dont elle habite les grottes des petites vallŽes affluentes, dans les judej Bihor et Cojocna. a. Subsp. bihariense Cs. Bihor central: grotte des souro:es du (E. Bokor!); isbucul de la R‰deasa [Biospeol. no 1071], petite grotte d'o sort un ruisseau, en amont de la grande grotte de la Radeasa, un m‰le, aot 1921 (J. et R.). b. Subsp. Mih6ki Cs. Bihor central: de la Alun [Biospeol. no 1066] (Czaran barlang), dans la valea Alunului, affluent de la rive gauche du immŽdiatement eft amont de la valea Ponorului, nombreux exemplaires, aot 1921 (J. et R.); de la valea Ponorului, (E. Bokor !) c. Subsp. angusticoll‘ Hpe. Bihor central: Smeilor [Biospeol. no 1069] (Onczaszai barlang), dans la valea Ponorului, trs nombreux exemplaires, aot 1921 (J. et R.). c. Subsp. Arpadi Cs Grotte de la valea firei (fenŽr volgy), afluent rive gauche du en aval de la valea Ponorului, dans le judej Cojocna (E. Bokor!). Ph. (Pholeuon) Knirschi Breit. a. Subsp. convexum Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., II, p. 139; types: glacire Zsemenie sur le C‰lineasa. __: kale nvaszense Bokor, 1913, Ann. Mus. nat. Hung., Xl, p. 589; type: Kalenyaszaer Hohle. b. Subsp. brevicule, nov.; types : Coiba mica de Casa de Piatra.

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-462t. Subsp. Dieneri Mih6k, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 165: types; cgrotte innomŽe du mont Galb‰n‰. d. Subsp. Frivaldszkvi Csiki, 1912, Ann. Mus. nat. Hung, X, p. 539; types: Karfiol barlang ($ura Bogii). e. Subsp. Gvleki Moczarski, 1912, Coleopt. Rundsch., 1, p. 1 17; types: Pacifik barlang. f. Subsp. ElemŽri Csiki, 1912, Rovart. La p., XIX, p. 158; types: grotte innomŽe prs de la source du antro1 ( i cf J ., \ 1 IS \ .;.'J Contours du pronotum chez les races du Plzolwon Knirschi Br., x 20. fiG. 34. convexum Kn., m‰le. fiG. 35. brevicu/e }eann., m‰le. fiG. 36. Dieneri Mih., m‰le. fiG. 37. Erivaldszkpi Cs., m‰le. fiG. 38. Op/eki Mocz., m‰le. -fiG. 39. Knirsclzi Br. et ElemŽri Cs., m‰le. phi/um Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., II; p. 164; types: grotte innomŽe prs de la source du Var. interceptum Knirsch, 1913, \. c., p. 165; types: mme localitŽ. g. Subsp. Knirschi Breit, 1911, Wiener, ent. Ztg., XXX, p. 172; types: Kondor Hohle, Var. interruptum Csiki, 1912, Rovart. La p., X IX, p. 158; types: mme localitŽ. Ainsi compris le Ph. Knirschi constitue une espce bien caractŽrisŽe par une forme particulire de l'deagus (fig. 28) qui est grand, peu Žpais, peu arquŽ, avec la fossette en nid de pigeon trs grande, la lame apicale trs longue, trs mince, inflŽchie du c™tŽ

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-463ventral au sommet, les styles latŽraux grles. D'autre part la sculpture est fine et rŽgulire sur les Žlytres, pas plus grossire au sommet que sur le disque, le pronotum est court, toujours ˆ peu prs aussi long que large, la carne mŽsosternale est en gŽnŽral bien visible quoique en voie de rŽgression et par suite de forme trs variable et parfois mme rudimentaire. Les diverses races que je groupe dans cette espce sont distribuŽes dans tout le Bihor central et occidental; elles sont assez diffŽrentes d'aspect, mais la constan e absolue de l'organe copulateur m‰le chez toutes montre bien qu'il est impossible des les considŽrer autrement que comme les formes representatives d'une seule et mme espce. 1. forme plus courte 'et ramassŽe, les Žlytres en ovale court et large, moins de deux fois aussi longs que larges chez le m‰le. Antennes plus courtes et plus Žpaisses, l'article VIII seulement deux fois aussi long que large chez le m‰le. 2. forme plus allongŽe, les Žlytres elliptiques, Žtroits chez le m‰le o ils sont toujours au moins deux fois aussi longs que larges. . . . . . . . 4. 2. Elytres peu convexes, la rŽgion suturale plus ou moins dŽprimŽe Pronotum ˆ c™tŽs largement arrondis en avant, trs rŽtrŽcis en arrire. parallles dans le tiers basal (fig. 36). Long. 5 ˆ 5,5 mm. . . . subsp. Dieneri Mih. Elytres trs convexes, surtout chez les femelles. Pronotum ˆ c™tŽs peu arrondis en avant, moins rŽtrŽcis en arrire. 3. 3 Pronotum ˆ sinuositŽ plus profonde, les c™tŽs nettement divergents en arrire dans le tiers basal chez les m‰les, les angles postŽrieurs vifs (fig. 34). Long. 5 ˆ 5,5 mm. . . . . . . . . subsp. convexum Kn. Pronotum ˆ sinuositŽ plus faible, les c™tŽs parallles dans le tiers basal, les angles postŽrieurs ŽmoussŽs, le pronotum paraissant par suite moins rŽtrŽci en arrire (fig. 35). Long. 5 ˆ 5,5 mm. . . . subsp. brevicule, nov 4. Pronotum aussi large que long. Antenne:; Žpaisses, les articles apicaux Žpaissis depuis leur base, le VIII trois fois aussi long que large chez le m‰le . . . . 5. Pronotum un peu plus long que large chez le m‰le. Antennes plus grles, les articles apicaux grles ˆ la base, Žpaissis seulement dans leur moitiŽ apicale. . . 6. 5. Pronotum ˆ c™tŽs plus profondŽment sinuŽs, plus rŽtrŽci ˆ la base (fig. 37). Elytres plus arrondis latŽralement, plus rŽtrŽcis ˆ la base et au sommet. Long. 5 ˆ 5,6 mm. . . . . . . . . subsp. Frivaldszkvi Cs.

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-461Pronotum ˆ c™tŽs plus profondŽment sinuŽs, trs peu rŽtrŽci ˆ la base (fig. 38). Elytres ˆ c™tŽs moins arquŽs, moins rŽtrŽcis en avant et en arrire, surtout chez la femell. Long. 5,5 ˆ 6,2 mm . . . . subsp. vleki Mocz. 6. forme gŽnŽrale plus grle et plus allongŽe, le pronotum un peu plus long (fig. 39), surtout chez la femelle. Article VIII des antennes du m‰le seulement trois fois aussi long que large. Long. 5 ˆ 5,5 mm. . subsp. ElemŽri Cs. forme gŽnŽrale plus Žpaisse, avec les Žlytres plus Žlargis aprs le milieu, le pronotum plus court, pas plus long que large chez la femelle. Article VIII des antennes des m‰les quatre fois aussi long que large. Long. 5,5 ˆ 6 mm. . . . . . . . . subsp. Knirschi Br. Toutes les races de cette espce sont du type lrenel!um, c'estˆ-dire que le rebord prothoracique est entier; toutefois chez Ph. E/emŽri et Ph. Knirschi, il existe avec la forme typique, dans les mmes grottes, des variŽtŽs Žvolutives ˆ rebord effacŽ. Ces variŽtŽs ont reu le nom de var. ElemŽri-interceptum Kn. et var Knirschiinterruptum Cs. De rares exemplaires des Ph. Dieneri et Ph. Frivaldszkvi prŽsentent aussi parfois un commencement d'effacement du rebord aux points de contact des articles des antennes dans la position de repos. L'identitŽ du Ph. ka/envaszense Bok. avec le Ph. convexum Kn. est par la comparaison de co-types. HABITAT. a. Subsp. convexum Kn. glacire cZsemenie sur le C‰lineasa (Knirsch!, E. Bokor !); autre grotte sur le Calineasa (E. Bokor !). b. Subsp brevicu/e Jeann. _:_ Coiba mica de Casa de Piatra [Biospeol. no 1098], perte de la rivire Gh‰rda Saca, comm. Scaritrs nombreux exemplaires, 2 Vl-22 (J . et W.); de la Sohodol [Biospeol. no 1100], non loin de la prŽcŽdente, dans une vallŽe voisine, 15 exemplaires, 3 V 1-22 (J. et W.). c. Subsp. Dieneri Mih Ghetarul de la Barsa [Biospeol. 1073 et 1112], au nord du mont Galbana, sur le B‰l‰leasa (Bokor!, J. et R., J et W.). d. Subsp. Friva/dszkvi Cs. ;:>ura Bogii [Biospeol. 1072 et 1111] (Karfiol barlang ou Goth barlang), sous le sommet de piatra Bogii, dominant la valea Pulsa (Bokor!, }. et R., J. et W.). e. Subsp. vleki Mocz. Pacifik barlang, grotte situŽe dans le haut de la valea Galbana (Gylek!, Bokor!). f Subsp E/emŽri Cs. et var interceptum Kn de la paretii Corlatului [Biospeol. no 1102], ert amont de la source du

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-465rive droite, prs du confluent de la valea flescutii avec la valea Corlatului (J. et W.). g. Subsp. Knirschi Br. et var interruptum Cs. Kondor grotte, dans la montagne au dessus de la source du (Gylekl, Bokor!). Ph. (Pholeuon) Proserpinae Knirsch. a. Subsp. Prosetpinae Knirsch, 1913, Coleopt. Rundsch., Il, p. 140; types: grotte innomŽe ˆ (corobana M‰n drutului). / ,r:\ r----\ -?-.7 4 / J -'1-.3. Contours du pronotum chez les races du Plzoleuon Proserpiuae Kn., :: 20.fiG. llO glaciale Jeann., m‰le. fiG. 111. brachvnotos Jeann., m‰le. fiG. 42. glaciale Jeann femelle fiG 43. Proserpinae Kn., m‰le fiG. 411 intermittens Kn., m‰le. fiG. 45. Proserpinae Kn., femelle. b. Subsp. intermittens Knirsch, 1913, Ent. Blatter, IX, p. 254; types: grotte du Vrf T‰rsilor. c. Subsp. glaciale, nov.; types: ghetar de la Var. hebes, nov.; types: ghetar de la d. Subsp. brachvnotos, nov.; types: isvorul de la C )tet. L'deagus de cette espce est identique ˆ celui de Ph. Knirschi, mais un certain nombre de caractres dans la externe la sŽparation des deux espces. La ponctuation qui Žtait fine et rŽgulire sur les Žlytres du Ph. Knirschi est ici un peu plus grosse, moins nettement alignŽe en travers sur les deux premiers tiers de l'Žlytre et devient bien plus grosse, irrŽgulire, espacŽe, superficielle sur le tiers apical dont 30

PAGE 57

-466la surface est comme bo5selŽe. Les antennes sont longues et grles, elles atteignent les deux tiers des Žlytres, leurs articles apicaux sont Žtroits ˆ la base, Žpaissis seulement dans leur moitiŽ apicale, l'article Vlll est quatre fois aussi long que large chez les m‰les. Les Žlytres sont elliptiques, allongŽs, peu rŽtrŽcis en avant et en arrire, trs convexes, avec leur sommet comprimŽ latŽralement de faon que la suture est trs saillante dans sa partie apicale (sauf chez Ph. brachvnotos). La carne mŽsosternale enfin est trs rŽduite, constituŽe par une petite saillie mousse de forme trs variable. 1. Elytres ˆ ponctuation plus forte sur le disque, les points profonds et sŽparŽs par des intervalles au moins Žgaux ˆ leur diamtre. Coloration toujours brun foncŽ brillant. forme plus robste. . . . . . . 2. Elytres ˆ ponctuation fine sur le disque, les points r‰peux, alignŽs en travers et presque contigus, comme chez Ph. Knirschi, devenant plus gros et plus espacŽs, irrŽgulirement disposŽs dans la rŽgion apicale. Coloration brun testacŽ moins foncŽ. forme plus grle. . . . 3. 2. Pronotum grand, presque transverse, trs peu rŽtrŽci ˆ la base, les c™tŽs bien arrondis en avant, lŽgrement divergents en arrire dans le tiers basal (fig. 43 et 45). Elytres moins allongŽs. Long. 5,5 ˆ 6 mm. subsp. Proserpinae Kn. Pronotum moins large, moins arrondi latŽralement dans sa nioitiŽ antŽrieure, les c™tŽs parallles avant la base (fig. 44). Elytres plus longs. Long. 5,8 ˆ 6,2 mm. . . . . . . . . subsp. intermittens I
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467 thoracique entier, mais parfois, chez le second, on constate de petites interruptions du rebord (4 individus sur 25 examinŽs). Ph. intermittens a toujours le rebord prothoracique effacŽ et Ph. glaciale enfin, au moins dans les deux ghetar de la et ghetar de sub est reprŽsentŽ par un plus grand nombre d'individus ˆ rebord prothoracique effacŽ (var. hebes, nov.) que d'individus ˆ rebord prothoracique entier; on trouve en effet environ 4 individus de var. hebes pour 3 de forme typique. L'espce est localisŽe dans le massif montagneux appartenant ˆ la rŽgion de et se trouvant entre la vallŽe Gh‰rda Sac‰ et la vallŽe de a. Forma tvpica. corobana M‰ndrutului IBiospeol. nos 1087 et 1 094), petit couloir s'ouvrant prs du confluent d'un torrent avec ˆ Gh‰rdade-]os, oct. 1921, 2 exempl. (].et R.), juin 1922, 25 exempl. (J et W.). b. Subsp. intermittens Kn. Albac: coderinca lui Putui IBiospeol. no 1088), grotte situŽe prs du sommet du Vrf T‰rsilor, oct. 1921, une quinzaine d'exemplaires (]. et R ). c. Subsp. glaciale ]eann. ghetarul de la Sc‰riIBiospeol. nos 1065, 1083 et 1097) prs du lieu-dit Apa-din-Cale, au dessus de Gh‰rJa-de-Sus. aot et oct. 1921, une trentaine d'e xemplaires errant sur la glace, sous les dŽbris ligneux ou sur les parois rocheuses (]. et R.) (en juin 1922 aucun Pholeuon ne se trouvait dans le Ghetar o la glace hivernale n'avait pas encore commencŽ ˆ fondre); C‰ldarilor IBiospeol. no 10811 et de la pojarul Ghetarului IBiospeol. no 1 082), non loin du prŽcŽdent, ˆ Ocoale, dans les falaises de la valea Gh‰rda Saca, oct. 1921, nombreux dŽbris d'Žlytres (]. et R. ); de la Polita IBiospeol. no 1084), aven dans les pentes de la valea Gh‰rda-Sac‰, prs du Ghetar, oct. 1921, nombreux dŽbris d'Žlytres (]. et R.); ghetarul de sub IBiospeol. no 1 080), immŽdiatement au dessus de Poarta lui ]oaneli, dans la v alea oct. ,1921, quelques exemplaires recueilis dans une petite galerie latŽrale (]. et R.). d. Subsp. brachvnotos ]eann. Isvorul de la Cotetul lor IBiospeol. no 1086], rŽsurgence dans la vallŽe Gh‰rda-Sac‰, au pied des montagnes o s'ouvre le ghetar de la oct. 1921, deux m‰les trouvŽs dans un pf.tit couloir stalagmitŽ (]. et R.). Ph. (Pholeuon) leptoderum Frivaldszky. a. Subsp. Hazavi frivaldszky, 1884. fermŽsz fŸz ., VIII, p. 280; typE' s: Erzog Josef Grotte. 30"

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f 'l 468 b. Subsp. Attila Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 156; types: grotte du mont Tatarhegy. c. Subsp. leptoderum Frivaldszky, 1857 Verh. zool.-bot. Ges. Wien, VII, p. 44; types: Funaczai barlang. Jeanne!, 1911. Rfv. Bathysc., p. 485, pl. XVIII, fig. 500 ˆ 507. d. Subsp. Bir6i Csiki, 1912, Rovart. Lap., XIX, p. 157; types: Ri ppRi pp barlang. e. Subsp. janitor, nov.; types: por!ile Bihorului. f. Subsp. Winkleri, nov.; types: de la dosu Broscoiului. 4J. \ \ / l Contours du pronotum chez les races du Pholeuon leptoderum Friv. x 2@. FIG. 46. Hazapi Friv., m‰le. FIG. 47. leptoderum Friv., m‰le. FIG. 48 Bir6i Cs., m‰le. FIG. 49. janitor Jeann., m‰le. FIG. 50. Attila Cs m‰le. FIG 51. Winkleri Jeann m‰le. Cette espce est bien caractŽrisŽe par la forme de son organe copulateur, mais par contre elle est difficile ˆ sŽparer de certaines races du Ph. Knirschi par les caractres extŽrieurs. Avec son pronotum allongŽ, ses antennes longues et grles, sa carne mŽsosternale effacŽe, Ph. leptoderum reprŽsente un stade Žvolutif plus avancŽ que le Ph. Knirschi; mais d'une part la race Attila possde encore un rudiment de carne mŽsosternale et d'autre part certaines races du Ph. I
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-469C'est probablement parce que les colon!es du Ph. /eptoderum se trouvent ˆ un degrŽ Žvolutif plus avancŽ que chez toutes, le rebord marginal du pronotum est effacŽ dans la moitiŽ antŽrieure. 1. forme plus trapue le pronotum seulement un peu plus long que large, peu profondŽment sinuŽ et peu rŽtrŽci en arrire (fig 50) Carne mŽsosternale reprŽsentŽe par une petite dent souvent trs ŽmoussŽe Long 5,5 ˆ 6 mm. . . . . . . . . . subsp. Attila Cs. forme plus grle, plus allongŽe, le pronotum nettement plus long que large. Pas trace de carne mŽsosternale. 2. 2. C™tŽs du pronotum parallles ou ˆ peine divergents en arrire dans le tiers basal (fig. 46). Petite taille. Long. 5 ˆ 5,5 mm. . . . . . subsp. Hazavi friv. C™tŽs du pronotum nettement divergents en arrire dans le tiers basal. . . . . . . . . 3. 3. Elytres trs rŽtrŽcis en avant, les Žpaules effacŽes, ne formant pas de saillie Long. 5,2 ˆ 5 8 mm . . . . . . . . . subsp. /eptoderum friv. Elytres non attŽnuŽs en avant, les Žpaules saillantes, formant un angle arrondi. . . . . . . 4 4 C™tŽs du pronotum largement arrondis en avant, trs rŽtrŽcis dans Je tiers basa!, la base nettement plus Žtroite que le sommet (fig 51). forme gŽnŽrale trs grle ; antennes atteignant les trois quarts de la longueur du corps chez le m‰le. Long 5 5 ˆ 6 mm. . subsp Wink/eri, nov C™tŽs du pronotum peu arrondis en avant, peu rŽtrŽcis en arrire, la base aussi large ou plus large que Je sommet. forme gŽnŽrale plus robuste. . . . . . 5 5. SinuositŽ des c™tŽs du pronotum plus profonde, les angles postŽrieurs ŽmoussŽs, non saillants en dehors (fig. 48). forme gŽnŽrale plus allongŽe, les Žlytres des femelles moins amples et plus convexes. Long. 5,2 ˆ 6 mm. . . . . . . . . . subsp. Bir6i Cs. SinuositŽ des c™tŽs du pronotum plus faible, les angles postŽrieurs grands, vifs, saillants en dehors (fig. 49). forme gŽnŽrale plus robuste, les Žlytres des femelles plus amples, plus Žlargis aprs Je milieu, moins convexes. Long. 5,5 ˆ 6 mm. . . . . . subsp. janitor, nov. Ph. Bir6i n est typique que dans la de la Corbasta. Dans la de la d‰mbu Colibii, situŽe non loin de la prŽcŽdente et sur la mme pente montagneuse, il est constamment de taille plus grande, de forme plus robuste, avec les angles postŽrieurs du

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-470pronotum plus saillants. On serait pre&que en droit de considŽrer cette colonie comme une race distincte, d'ailleurs bien difficile ˆ sŽparer des Ph. leptoderum typiques. En rŽalitŽ. les Ph leptoderurn, Bir6i et janitor sont trs voisins et forment en quelque sorte une race principale bien opposable ˆ chacune des trois autres. Ph. Attila est isolŽ par ses caractres archa•ques, Ph. Win/den au contraire par un degrŽ Žvolutif plus avancŽ. Quant au Ph. ltazavi, c'est une forme de petite taille, ˆ caractres moyens, qui pullule littŽralement dans les grandes grottes du Magura. L'espce est localisŽe dans la partie sud-ouest des monts Bihor. a. Subsp. ltazavi friv. Pe$terea de !a Magura Bihorutui [Biospeol. no 1074] (Erzog Josef Grotte), grande grotte situ Že sur la rive droite de la valea aot 1921, un millier d'exempl. (J et R.); grotte dite Coliboaea [ Biospeol. no 1 075], tout prs de la prŽcŽdente, aot 1921, trs abondant (J et R.) b. Subsp. Attila Cs.Pe$terea T‰rt‰roaei [Biospeol. no 1077]. au sommet du mont T‰rt‰roi (Tat‰rhegy), aot 1921, 15 exempt. (J. et R.) c. Subsp. !eptoderum friv. Pe$terea de la f‰nate (funacza) [ Biospeol. no 1101 ], dans une petite vallŽe au sud de la v alea Sighi$tel, juin 1922, nombreux exempl. (J. et W.). d. Subsp. Bir6i Cs Pe$tert:a de la Corbasta (Biospeol. no 11 09], rive gauche de valea Sighi$tel, juin 1922, trs nombreux exempl. (J. ef.W.); pe$terea de la d‰mbu Colibii no 1110]. en amont de la prŽcŽdente, sur la mme rive de la vallŽe, juin 1922, nombreux exempl. (J et W.) { 1 ). e. Subsp. janitor Jeann.Por!ile Bihorului [Biospeol. n() 1103], dans une petite ; ; vallŽe affluente du Cri$ en amont de B‰i!a, mont Ponorului, juin 1922, une vingtaine d'exemplaires (J. et W.). f. Subsp. Winkleri Jeann. Pe$terea de la dosu Broscoiului [Biospeol. no 1106], prs du sommet de piatra Muncelului, versant ouest, juin 1922, 15 exempt. (J. et W.). Subgen. Parapholeuon Ganglbauer Ph. (Parapholeuon) gracile Frivaldszky. a. Subsp. gracile frivaldszky, 1861, Wiener ent. Monatschr., V, p. 387; types': grotte de Calota (Nagy barlang). (1) La premire de ces deux grottes doit tre le Ripp barlang la deuxime le cNagy S‰ndor barlang Ph Bir6 i se trouverait encore dans une troisime grotte voisine, Csori voda barlang.

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4?1 b. Subsp. Bokorianum Csiki, 1911, Rovart, Lap., XVlll, p. 137; types: grotte de la Valle Sans qu'on puisse deviner pourquoi, Ph. Bokorianum a ŽtŽ dŽcrit par CsiKI dans le sousgenre lrenellum 1 1. C™tŽs du pronotum moins arrondis dans leur moitiŽ antŽrieure (fig. 54). Tarses antŽrieurs m‰les avec le premier article plus long que large. . . subsp. gracile friv. C™tŽs du pronotum plus arrondis dans leur moitiŽ antŽrieure (fig. 55). Premier article du tarse antŽrieur m‰le aussi long que large. subsp. Bokorianum Cs. a. Subsp. gracile Friv. de la Cuglis [ Biospeol. no 1120] (Nagy barlang), situŽe dans le haut bassin de la valea Vida, commune de Calota, nord du Bihor, juin 1922, quelques exempl. (Racovitza et Chappuis). b. Subsp. Bokorianum Cs. Grotte de la valea Vida (Valle Vizel> ), une sŽrie d'exemplaires c=. Bokor !); cette grotte doit se trouver dans la rŽgion de Topa-de-sus (felsoTopa). fiG. 52. deagus de Ph. (Pa rapho/euon) gracile friv., (pe$t. de la Cugli$), face latŽrale gauche, : -: 65. fiG. 53. deagus de Ph. (Paraphol eu on) Mocsai'J'i Cs. (lzbundics grotte), face latŽrale gauche, 65. Ph. (Parapholeuon) Moczaryi Csiki. Ph. Mocz‰rvi Csiki, 1911, Rovart. Lap., XV Ill, p. 108; types: grotte du B‰triila, prs de Re v. Bokori Csiki, 1911, l. c p. 108; types: grotte cprs de Rev, E. Bokor (1). Czilr‰ni Csiki, 1911, l. c., p. 109; types: zichy barlang. Cette fois-ci, CsiKI a dŽcrit ˆ la suite dans la mme page du mme travail, trois fois le mme Pholeuon qu'il avait reu de trois (') Encore une indication fausse, rŽsultat de celle pl'atique antiscientifique consistant ˆ tenir cachŽe la provenance de ses types. Cette grotte se trouve non pas prs de Vad Cri$ului (Rev) mais prs de ˆ une dizaine de l
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-472diffŽrentes. Il place d'ailleurs avec raison ses trois espces nouvelles dans le sous-genre Ptlrapholeuon et cela rend plus inexplicable encore l'attribution faite par lui du Ph. Bokorianum au sousgenre /refzellum, dem(mois plus tard! Les descriptions Ph. Moczarvi, Bokori et tzŽfrani rte four.:.. nissent aucun bon caractre diffŽrentiel et l'examen de sŽries de cotypes me donne la preuve qu'il n'existe pas la moindre diffŽrence \ .56 : \ Contours du pronotum chez les Parapho/euon, x 20. fia. 54. gracile friv., m‰le. fia. 55. Bokorianum Cs., m‰le. fiG. 56. Mocsarpi Cs., m‰le. entre ces trois colonies, habitant d'ailleurs des grottes trs voisines ou mme communiquant entre elles. Ces trois grottes sont les suivantes: Grotte au dessus de la source lzbundics, prs de $uncuiu$, rive gauche des gorges du Cri$ (Sebes Koros) (O. Mih6k!, E. Bokor !); grotte du mont Batrina, ˆ peu de distance ˆ l'ouest de $uncuiu$ (O. Mih6k !, E. Bokor !, I<. Han dl !) ; Zichy barlang, dans les gorges du Cri$ (E. Bokor!). La grotte du Batrina est la perte d'un ruisseau qui rŽappara”trait au Zichy barlang, comme des expŽriences de coloration l'auraient prouvŽ. Tipilrit la 16 Decemvrie 1922.



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16 P. A. CHAPPUIS NOUVEAUX COPƒPODES CAVERNICOLES DES GENRES CVCLOPS ET CANTHOCAMPTUS (NOTE PRƒLIMINAIRE).

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BULE.tiNUL SOCIETTII DE DIN CLUJ. Tomul 1, pag. 584-590. A p rilie 1923. Nouveau x CopŽpodes cavernicoles des genres Cvclops et Canthocamptus (Note prŽliminaire) par A. Chappuis Directeur-adjoint de l'Institut de SpŽologie de Cluj. DŽposŽe le mars 1923. 1. CYCLOPIDAE. En 1910 E. dŽcrivait un nouveau Cpclops qu'il avait trouvŽ dans la grotte de Vert (gorges de I'Areuse, cant. de Net;t ch‰tel, Suisse) et qu'il nomma Cpclops unisetiger, ˆ cause de l'unique soie apicale de sa furca. Je recueillis plus tard ce Cyclopide dans la grotte du Chemin de fer, trs voisine de la grotte de Vert, et F1a. 1. Cpclops Racovifzai, n. sp.; antenne I ( x 500). aussi dans deux puits aux environs de B‰le (cant. de B‰le-ville, Suisse). En triant le matŽriel de Biospeologica, je viens de trouver deux autres nouveaux Cvclops cavernicoles; tous deux sont trs proche parents du Cpclops unisetigrr.

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M5Ouelques p'oints des diˆgnoss que et plus tard THIƒBAUD ont donnŽ de Cpclops unisetiger ont besoin d'tre complŽtŽs et d'autre part il est difficile de se procurer leurs travaux; je crois donc utile de reproduire ici la diagnose de THIƒBAUD en la rŽvisant. Cyclops unisetig er E. Graeter 1910. Corps allongŽ peu aplˆti. SŽparation entre le cŽphalothorax et l'abdomen peu nette, le segment thoracique V Žtant aussi large que le segment abdominal 1. Le bord postŽrieur des segments abdominaux IV et V d' sont garnis d'une rangŽe distale d'Žpines et IilUnis sur le c™tŽ dorsal, d'un opercule anal triangulaire et dentelŽ, comparable ˆ l'opercule anal des Canthocamptus. Les deux branches de la furca, trs courtes et larges, rŽtrŽcies ˆ leur base, ne sont pas plus longues que le dernier segment abdominal. Soie dorsale de la furca bien dŽveloppŽe, plus longue que la furca mme et insŽrŽe prs du bord postŽrieur. Une des soies apicales mŽdianes manque. Des trois soies restantes, l'externe est plus longue que l'interne et la soie .mŽdiane, seule bien dŽveloppŽe, est aussi longue que l'ab. domen et les deux derniers segments thoraciques rŽunis . La premire antenne est courte, de 11 articles, et tin peu l'extrŽmitŽ du segment thoracique I; b‰tonnet sensitif insŽrŽ au milieu de l'article VIII, atteignant l'extrŽmitŽ de l'article IX. Chez le d' l'antenne a 15 articles, avec b‰tonnets sensitifs aux articles I, V, Vlii et XI. Toutes les branches des pattes natatoires ne possdent que 2 articles, sauf l'exopodite de la paire IV qui en a normalement trois, mais peut exceptionnellement aussi tre composŽ de deux ar. ticles seulement. La patte V a un article et deux soies dont l'externe est deux ˆ trois fois aussi longue que l'interne. RŽceptˆcle sŽminal, voir fig. 11. Corps incolore, transparent; l'il ne fait pas dŽfaut. Longueur totale: 0,6-0,7 mm. d' 0,8 mm. HABITAT.Grotte de Vert et grotte du Chemin de fer, dans les gorges de l'Areuse, prs de Neuch‰tel, Suisse. Puits prs de B‰le, Suisse. Cyclops n. sp. Proche parent de la forine prŽcŽdente et diffŽrant de celleci p ar les caractres suivat:tts: . Espce aveugle. Corps aplati. Bords post2rieurs des segmnts abdominaux I, Il, Ill 9 et J, n, III, IV d' ˆvec des fines denteh.ires

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5.8.6 irrŽgulires. L'opercule anal plus long et plus dentelŽ. Les deuK 7. -' .9. F1o. 2. Cpclops unisetiger Oraeter, derniers segments abdominaux, femelle, vue dorsale ( >: 400). --:Fia. 3. Cpclops troglodytes, n. sp., derniers segments ab do minaux, femelle, vue dorsale ( x 400). -FIG. 4. Cpclops Racovitzai, n. sp., rŽ ceptacle $Žminal ( )\ 400). :.._ FiG. 5. Cpclops troglodptes, n. sp., endopodite de la patte IV, femelle ( x 600). FIG. 6. Cpclops unisetiger Graeter, endopodite de la patte lV, femelle ( x 600), Fia. 7. Cpclops troglodptes; n. s'p., patte IV, femelle ( x 660). FIG. s. Cpclops n. sp., patte V, femelle ( x 1060). F1o, 9, Cpclops troglodpfes, n. sp., patte V, femelle ( x 1060).

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587 branches de la furca sont rectangulaires, aussi longues que le dernier et la moitiŽ de l'avant-dernier segments abdominaux ensembles. Quatres soies apicales; les deux mŽdianes sont seules bien dŽveloppŽes; l'interne est deux fois plus longue que l'externe. Toutes les branches des pattes natatoires ne que deux articles. Patte V ˆ 2 articles, trs rudimentaire, l'article basal avec une, l'article terminal avec deux Žpines insŽrŽes au sommet. RŽceptacle sŽminal, voir fig. Jo. Longueur totale: t 6' 0,8-0,85 mm. avec les soies furcales, 0,5-0,55 mm. sans les soies furcales. HABITAT. de la Cuglis, comm. Ca lota, judeful Bihor, Roumanie [Biospeologica, no 1120], 25 vi-22. fiG. 10. Cpclops trog/odptcs, n. sp., rŽceptacle sŽminal ( x 500) fJo. 11. Cpclops unisetiger Graeter, rŽceptacle sŽminal ( x 500), Cyclops Racovitzai, n. sp. Espce aveugle, corps aplati; cŽphalothorax peu rŽtrŽci en arrire. Bords postŽrieurs des segments du cŽphalothorax non ou trs peu dentelŽs. L'opercule anal est petit, mais plus dŽveloppŽ que chez les autres Cyclopides (exceptŽ chez les del,lx prŽcŽdents). Le bord postŽrieur des segments IV V . J' avec une rangŽe latŽrale de fortes d ents. Branches de la furca rectangulaires, aus!:•i longues que les deux derniers segments abdQin,inaux et ressemblant ˆ, celles de C. troglodvtes. Quatres soies apit:ales, dont les deux mŽdianes sont seules bien dŽveloppŽes . Les longueurs respectives des quatre soies se comportent 'comme : l' : 13 : 8 : 2, en admettant que l'interne = 1.

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. 588 La premire antenne est et ne pas l'xtrŽmit du segment thoracique 1; elle a onze articles avec un b‰tonnet sensitif au milieu de l'article VIII. Branches des pattes natatoires de deux articles, avec des soies et des Žpines fortement ciliŽes. Paire V de deux articles, ressemblant bfaucoup ˆ celle de C. troglodt;fes, sauf qu'ici la soie interne de l'article terminal est plus longue que l'externe et que toutes les soies sont ciliŽes. RŽceptacle sŽminal (fig. 4) occupant presque toute la longueur du segment, ovale, avec une petite saillie vers le pore gŽnital. Longueur: 9 0,6-Q,65 mm. (0,4-0,45 mm sans les soies furcales). HABITAT. Grotte de BŽtharram, comm. de Arthez-et-Asson, dŽpart. des Basses-PyrŽnŽes, france [Biospeologica no 360], 10 Vll-10. En comparant leurs diagnoses. on reste frappŽ de la ressemblance de ces trois Ct;clops cavernicoles qui vivent cependant dans des localitŽs trs distantes les unes des autres. Je me propose de revenir sur les condusions phylogŽnŽtiques ˆ tirer de ces ressemblances dans un travail ultŽrieur et je me bornerai seulement ˆ noter ici que les trois Ct;clops tmisetiger, C. troglodvtes et C. Racovitzai sont des formes alliŽes, formant ˆ l'intŽriur du genre Ct;clops O. f. MŸller un groupe ˆ part. Il. HARPACTICIDAE. ' Canthocamptus pyrenaicus, n. sp. Aspect gŽnŽral du C. pvgmaeus. Les bords des segments thoraciques et abdominaux ne sont pas dentelŽs; le rostre, de longueur moyenne, est recourbŽ du c™tŽ ventral. Au bord postŽrieur des segments abdominaux 1, li, III, IV 9, une sŽrie d'Žpines latŽrales; au segment abdominal III 9 les Žpines latŽrales sont reliŽes ventralement pa r une rangŽe d'Žpines plus courtes. Bord postŽrieur du sgment abdominal 1 une courte sŽrie d'Žpines latŽrales; segment II et lii 6' comme le segment Ill 9. Segment lV avec une rangŽe latŽrale et ventrale d'Žpines de mme grandeur. Opercule anal avec trois ˆ quatre grosses dents dans les deux sexes. Branches de la furca courtes, de mme forme dans les deux sexes, presque carrŽes; bord externe avec trois courtes soies, bord postŽrieur et interne avec de petites Žpines sur le c™tŽ ventral. Soies apicales peu divergentes, la mŽdiane deux fois plus longue que l'externe, l'interne rudimentaire, trs courte et fine. Premire antenne de huit articles; le b‰tonnet sensitif dŽpasse de peu l'extrŽmitŽ du dernier article. Branche accessoire de la seconde

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-539bi articulŽe; l'article .Il porte trois sqies dont deux la troisime est insŽrŽe au milieu du bord interne du segment L;‰rticle basal ne porte qu'une soie prs de l'articulation du c™tŽ i11terne. Pattes natatoires : exopodites de trois articles, endopodites de /$. Canthocamptus pprenaicus, n. sp. fJO. 12. Patte 1, femelle ( 400) ..., fJG. 13. Palle 11, femelle (x 430). fJG. 14. Patte Ill, femelle ( 430).ftG. 15. Palle IV, femelle ( x 400). fJG. 16. Patte V, femelle (x 600). fJG, 17. Palle v, m‰le ( x 600). fw. 18 .. Endopodite de la patte III, m‰le ( < 1200). Fw. 19. Les deux segments de I'exopodlle de la palle III, m‰le ( x 1200). Fta. 20. Branche accessoire de l'antenne Il : ( x l:ZOO).

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590deux articles (sauf celui de la paire III qui en a trois). Paire t: endopodite aussi long que l'exopodite, identique ˆ celui de C. pvgmaeus. Paires '11, Iii, -IV, V 9, Ill et V voir figures 13 ˆ i9. Spermatophore petit, en fo];Qle de bouteille. Ovisac petit, avec un petit nombre (6-7) d'ufs. Longueur: 0,8 mm. HABITAT. Grotte de BŽtharram, comm. de Arthez-et-Asson, dŽpart. des Basses-PyrŽnŽes, france (Biospeo/ogica no 360], 10 Vll-10. Canthocamptus pvrenaicus est apparentŽ aux espces comprises dans le groupe Zschokkei. Ce groupe se compose de C. Zschokkei Schmeil, C. pvgmaeus Sars, C. Weberi Kessler et C. tvphlops Mrazek. Comme pour les Cyclopides dŽcrits prŽcŽdemment, les con sidŽrations systŽmatiques seront dŽveloppŽes dans un mŽmoire ultŽrieur. Tiparit la 31 Martie 1923.



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17 17 R. JEANNEL UN NOUVEAU DRIMEOTUS ENDOGƒ DES MONTS BIHAR.

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BULETINUL SOCIETTII DE DIN CLUJ. Tomul 1, pag. 604-605. Aprilie 1923. Un nouveau Drimeotus endogŽ des monts Bihor par le Dr. R. Jeannet Professeur ˆ l'UniversitŽ de Clui Sous-directeur de l'Institut de SpŽologie. DŽposŽe le 30 mars 1923. Drimeotus (s. str.) Breiti, n. sp. Deux femelles recueillies par M ]. BR.EIT, sous de grosses pierres enfoncŽes ˆ St‰na de Vale [BiharfŸred] (jude! Bihor, Roumanie), le 6 septembre 1912. Long. 3,7 mm. Roux testaLŽ brillant. forme gŽnŽrale convexe et peu large, rappelant celle du D. Horv‰fhi. Ponctuation relativement fine pour un Drimeotus s. str.; les points sont fins et trs serrŽs, rŽguliers sur le pronotum, petits et vaguement alignŽs en travers sur la base des Žlytres, plus gros mais irrt5guliers et assez superficiels sur le disque et l'apex des Žlytres. Pubescence dorŽe, peu fournie, assez courte, ˆ peine plus longue que chez les espces du sous-genre Bihorites Antennes grles, atteignant le miliEu de la longueur du corps; le funicule grle, les articles apicaux fortement Žpabsis ˆ leur extrŽmitŽ distale, l'article VIII petit, ˆ peine plus long que large, gure plus long que la moitiŽ du IX. Pronotum nettement transverse, d'un tiers plus large que long, nullement rŽtrŽci ˆ la base; sa forme est ˆ peu prs celle du D. Kov‰csi, mais la moitiŽ basale des c™tŽs est plus profondŽment ŽchancrŽe, les angles postŽrieurs sont un peu sailiants en arrire, le disque est plus convexe. Pas de rebord marginal. Elytres .convexes, elliptiques allongŽs, peu larges, environ une fois et demie aussi longs que larges et d'un tiers plus larges ensemble que le pronotum. Les quatre c™tes du disque sont relativement bien saillantes; la gouttire marginale est large et explanŽe, moins large cependant que chez D. Kov‰csi, mais de mme largeur que chez D. fforv‰thi Le bord externe des Žlytres porte une frange de poils trs courts. Carne mŽsosternale rŽgulire, formttnt un angle obtus ˆ

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605 sommet trs arrondi; les bords non ŽchancrŽs. Pattes grlŽs et relativement courtes. Le D. Breiti prend place dans le sous-genre Drimeotus s. str., ˆ cause de sa ponctuation irrŽgulire et peu serrŽe sur le disque des Žlytres, de la large gouttire marginale ciliŽe de ces derniers et de leurs c™tes saillantes. Mais il est visible que ces caractres sont attŽnuŽs chez D. Breiti par rapport ˆ leur dŽveloppement chez les autres espces du groupe. D'autre part D. Breitz rappelle un peu les espces du sous-genre Bihorites par la brivetŽ de sa pubescence. Il n'est d'ailleurs pas surprenant de trouver chez cette espce nouvelles des caractres intermŽdiaires ˆ ceux des deux sous-genres. On sait en effet que la diffŽrenciation des Drimeotus s. str. et du sous-genre Bihorites a ŽtŽ produite par isolement gŽographique sur les deux rŽgions calcaires du nord et du centre du Bihor ( 1 ) et on peut constater (voir la carte, p. 417) que St‰na-deVale se trouve prŽcisŽment dans une position intermŽdiaire ˆ ces deux rŽgions. Il y a lieu cependant de noter que les Duvalites de St‰na-deV ale (D. wgnˆtus, D. ElemŽri, D. 'Breitianus( 2 )) appartiennent tous ˆ des groupes rŽpandus sur les massifs calcaires de la rŽgion centrale, tandis que par contre le Drimeotus de cette station se rattache ˆ la faune de la rŽgion nord. Dans le groupe des Drimeotus s. str., D. Breiti constitue donc une espce bien distincte. On pourra l'intercaler dans le tableau de dŽtermination des espces du genre (ce Bulletin, p. 440) de la manire suivante: 7. Ponctuation des Žlytres forte et profonde, les peints non alignŽs en travers. Long. 3,8 mm. Horvathi Bir6. Ponctuation des Žlytres moins forte et plus superficielle, les points vaguement alignŽs en travers sur la base. 7 bis. 7 bis. Pubescence des Žlytres courte, les poils de la frange marginale plus courts que la largeur de la gouttire marginale de l'Žlytre. Pronotum transverse, Žlytres convexes. 3,7 mm. . . Breiti J eann. Pubescence dŽs Žlytres longue, les poils de la frange marginale au moins aussi longs que la largeur de la gouttire marginale de l'Žlytre. Long 3,5 ˆ 4 mm. Kovacsi Mill. ( 1 ) R. }EANNEL. Etude prŽliminaire des ColŽoptres aveugles aes monts Bihor (But. Soc. $f. C/uj, l, o. 419). (2) M. J BREIT m'a communiquŽ un m‰le de cette espce recueilli en mme temps que les deux Drimeotus dŽcrits dans cette Note. Tiparit la 11 Aprilie 1923.



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18 18 R. JEANNEL UN SILPHIDE (COL.) CAVERNICOLE NOUVEAU DU JURA BERNOIS.

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Extrail dn Bulletin de la SociŽtŽ entomologique de France, 1!122. Un Silphlde [CoL.] cavernicole nouveau du Jura Bernois par le nr R. JEANNEL. Pendant longtemps les grottes de Cerdon, dans le sud du Jura franais, ont ŽtŽ considŽrŽes comme marquant la limite nord de l'aire gŽographique des ColŽoptres cavernicoles en Europe occidentale. On sait que ces grottes hŽbergent un Anophthalme, Trechopsis ( Tric!taphaenops) cerdonicus A b. et une espce de Bathysciinae, Royerella Villmdi Bed., tous deux faisant partie de groupes largement distribuŽs dans le DauphinŽ. Il y a quelques annŽes la dŽcouverte du Tricltaphaenops Sollandi

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Seance du :12 octobre 1922. 203 Jean n. dans la grotte des Faux-Monnayeurs, ˆ l'est de Besanon, avait reportŽ loin dans le nord la limite de l'aire de rŽpartition des Trechinae cavernicoles; l'exploration de quelques grottes du Jura Bernois, faite avec beaucoup de soins par l\1. A. MATIIEY, de Bienne, repousse maintenant encore plus loin celle des Bathysciinae cavernicoles, puisque parmi ses rŽcoltes se trou vc un lloyerella. Royerella Villardi Bede! subsp. Ma theyi, nova. Une sŽrie d'exemplaires recueillis par 1\I. A. liiATHEY au cours de plusieurs visites, rn juin et juillet dans la grotte de Lajoux, district de 1\Ioutiers, canton de Berne (Suisse). Cc lloyerella a tout ˆ fait l'aspect extŽrieur, la taille, les caractres du 11. l'illardi Bed. (1 ) ; l'organe copulateur m‰le est identique (Rcv. Bathysc., pl. XII, flg. 333); mais le Royerella de la grotte de Lajoux sc distingue cependant par les deux caractres suivants. Antennes un peu plus longues et plus Žpaissrs. Les articles apicaux sont Žpaissis depuis la base (fig. A.), lrs articles vn, Ix cl x sont coniques, graduellement Žlargis de la base au sommet, l'article XI est ovale, allongŽ, un peu aplati. Chez R. Villmdi, des grottes de Cerdon, an con B. ExlrŽmilŽ apicale de l'an Lenne droile du mˆle : A., chez R. Villardi Jllatltcyi Jea n n.; B., chez R. J•llanli Red., de la grotte de Cerdon (X 60). traire, les articles apicaux sont Žtroits ˆ la base, brusquement Žpaissis dans leur moitiŽ apicale (fig. B. ) les articles Yn, Ix ct x sont renflŽs en massue, le xi est cylindrique ˆ la base, renflŽ dans sa moitiŽ apicale, puis effilŽ en pointe. ( 1 ) R. l•llardi Bede!, 18•8, Ann. Soc. en/. Fr., !Juil., p. 7!!; types: grolle de Cerdon. Jeanne 1, He1. Bathysciinae, p. 401, pl. xn, fig. 331 ˆ 333 (Arch. Zool. exp. et gŽn., 5' sŽrie, VII, U:l1 t, p. 1-641, pl. !XXIv).

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204 Bulletin de la SociŽtŽ entomologique de France. ƒlytres moins convexes chez R. Matheyi que chez R. Villmdi typique. La rŽgion suturale des Žlytres du premier csl toujours plus ou moins dŽprimŽe et la partie apicale est moins bombŽe, moins dŽclive prs du sommet; vue de profil la suture dŽcrit une courbure moins prononcŽe ˆ son extrŽmitŽ postŽrieure. Chez R. Villnl'di de Cerdon, le disque des Žlytres n'est pas dŽprimŽ, la rŽgion apicale est bombŽe et la suture, vue de profil, dŽcrit une courbure de plus petit rayon avant l'angle apical. En rŽalitŽ, ces diiTŽrenccs sont trs lŽgres ct assez difficiles a apprŽcier, m:lis elles sont constantes, comme j'ai pu le constater sur des sŽries d'exemplaires des deux. formes. Dans l'Žtat de nos connaissances, le R. Vi/lmdi se trouve donc reprŽsentŽ par deux. races gŽographiques habitant chacune une extrŽmitŽ de la chaine du Jura; prs de 200 km. ˆ vol d'oiseau sŽparent les grottes de Cerdon de la grotte de Lajoux. Il parait bien probable que l'exploration des grottes du Jura, encore bien mal connues au point de vue de leur faune, fournira d'autres jalons intermŽdiaires. Dans toutes les grottes o on les trouve, les Royere/la sont toujours rares, dans le DauphinŽ comme dans le Jura. Ce n'est que par hasard qu'on en renconJrc un ou deux exemplaires au cours de visites rapides. Il faudra donc les rechercher dans le Jura, mŽthodiquement, par des explorations rŽpŽtŽes des grottes en toutes saisons ct en les altiraut des appts, Il est vrai que je n'ai moi-mme trouvŽ aucun Silphidc dans les grottes des environs de Besanon, de Baume-lesDames, de MontbŽliard (dŽpartement du Doubs), que j'ai explorŽes avec soin en i9i6, et que A. MA THEY n'a rien trouvŽ non plus dans les grolles do RŽclrc ct de Milandre (district de Porrentruy)' qu'il a cependant minulicuscment fouillŽes. !liais il resle encore de grandes rŽgions inexplorŽes, dans le Jura suisse (canton de Ncufch‰tcl ct de Vaud) et en France autour de Pontarlier et dans le dŽpartement du Jura o, des centaines de grottes sont signalŽes. Nul doute qu'elles nous rŽservent encore de surprises. D'ailleurs on doit s'attendre ˆ cc que la distribution des espces cavernicoles dans le Jura soit discontinue, comme elle l'est dans le DauphinŽ, ct que de nombreuses grottcsr en apparence excellentes, ne renlcrmcnt.aucunc faune. Si les pŽriodes n'ont cel'laincment pas toialemcnt dŽtruit les faunes reliclcs dans le Jura, elles les ont cependant considŽrablement TYPOQH.API:lUC FUUUX-DIDOr E'l' cle. PARlS.



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19 19 R. JEANNEL UN NOUVEAU BATHYSCIOLA DES PYRƒNƒESORIENTALES (COL. SILPHIDAE).

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Extrait du Bulletin de Ill Socit!tŽ ento_molog,quŽ de Franct, : un nouveau dea [Cor.. SILPHIDAB] par Je . n R: JBANNEL. ::: _Bathysciola. Madoni; n. sp. -: Types : un m‰le et deux fe melles; recueiHiS' par M. .e ... MADON,ˆ Prats-de-Mollo, en tamisant 'des feuilles . en jqillet. i9f.8, et qui me sont communiquŽs par le n H . NORMAND. _' Long. mm. -:Elliptique, assez convexe,_ peu en arrire. Brun tes tact\. Ponctuation assez forie et serrŽe, supQrficielle sur le pronotum, nllement alignŽe en travers sur les ŽlYtres: Pu .bescence dorŽe,. courte et assez _!lense, ave-e quelqes petits poils d.reS$.ŽS sur c™tŽs et le sommet des Žljtres. .. d'yeux. Antennes courtes, atteignant ˆ peine lˆ bas& du pronotum, ave la massue lŽgrement aplatie. Les 'deux 'premiers articles SO.[I.t de mme. longueur, Žpais j l'article rn, bien pls Žtroit que le II;:est ˆ pou, prs mie fois et demie aussi que large; les IV-VIsont petits, ˆ peine.pluslongs_que larges;1e VII est .coniqu e,_ deu:i fois plus-long e(deux lŽ.VI;lŽ petit, transver8e, le IX et Je X larges, un pu tral!s verses, aussi larges que le-sommet du YII; le XII enfin est grand, ovall!, deux fois aussi long qe le X et aussi large que lui. c. : Pronotum pas plus_ large que la : bdse des Žlytres, trs convexe; ses c™tŽs .rŽgUliremen! arrond!s,_ sˆ plus grande largeur un peu avant les angles' postŽrieurs; la base lŽgrement ŽchancrŽe. ƒlytres ayant lur plus grande largeur ˆ la base; rŽguliremnt mais faiblement attŽnuŽs de h base aQ. sommet'; cei'IJ.i-ci arrondi. Stri suturale entire, . nette, Žcarte de lˆ suture vers le milieu et s'en rapprochant au solih App&l'eil mŽta tergal rŽduit.-Garne mŽsosternale trs basse, trs . rŽduite, formant un angiEnrs obtus dont le sommet est finement .' rochu; le bord antŽrieur convexe; trs obliqe .... Pattes coUrtes, retractiles. Les. tibias antŽrieurs ont l'armature ca .ractristique ds Bˆthysciola, c'est-ˆ-dire qu'ils portent ˆ' leur sommet irois Žpe.r:ons externes quatre internes de longueurs inŽgales 1 plls de d'Žpines formant un. : peigne sur le bord interne. Tibias Žpais, un pu arquŽs;, hŽrissŽs de quelques longues .ŽpinŽssur leur fae extl)rne'. Tibias ;postŽrieurs dans les .

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SŽance du_ '11 avril 19!3. 105 sexes, relativement' Tarses antŽr-ieurs liu m‰le ˆ peinŽ dilatŽs, gure-plus l‰rge8 qu ceux 'des reqieiles," bien l plu s : Žtroits que _le sommet des tibias. Tarses grles, comprimŽs, a ussi longs que les quatre cinquimes de la longueur des tibias pQStŽrieurs_; leur premier ˆrticle court, Tong que le second. Le m‰le est plus Žon un peu attŽnuŽ en arrire que la femelle. - ' Orgiln copulateur p1‰le petit, aussi long que le cinquime la longuer du corj1s; il est trs arquŽ, coud‚ presque ˆ angle droit dans son inille1;1. Sac int‘rne ave 'une pi'ce en Y bien sur son .cul-de-sac basal. _Styles la!Žraux grles, .retrŽcis dans leur partie apicaie :ct par. uri m,assuŽ Žlllplique portimt urie, hquppo de graJ:!des soies , Cette espce est trs remarquablepar les il! soies qui les styles lalŽJ'aux de son organe copulateur; oii sˆlt en efJ'Žt que ces soies sont normalement a1;1 nombre de 3 dnns le genre Bathysciola, sau,l eependn!!t' cbez B. Loatiai, dŽ Sardaignt', qui en : a t. . De plus le B. Madtmi est la pretriire espce oonnue d9S PyrŽnŽes chat qui les Žlytres portent une strie suturale : Par suiurale et ses Žlytres pQrictuŽs, B; M{ldˆni serappro_che un peti des espcs grou pŽ de B. Aube( ‘t davantage B. o,PI!Ca et B. Il ressemble un pou ˆ ce dernier par sa foriJ!e gŽnŽ:: ral, mais il CSt UD peu plUS grand, proporlionnellemn t lrioins colir.t, 'le funicule de ses antennes est 0 moins grle, sa : carne mŽsosternale est bien plus basse et ses--tarses antŽric'urs, ;ˆ peine dilatŽs etiez te m‰le, sont bien diffŽrentsdes larges palettes existant chez B. rum et espces voisines. ; Par contre B; Madoni s'Žeˆrte nettement des autres espces pyrnŽennes ˆ poricLuŽs, comme B.-oovatˆ B . asperula, tant par sa strie suturale que par sa taillŽ / sa forme plus longue et sa carne mŽsosternole dentŽe. C'est : donc avec des espces de Provence, des CŽ vennes, : d'Italie ct des lles / TyrrbŽniennes que le B. Madonl prŽsente quelques affinitŽs, Il n'est d'ailleurs pas isolŽ dans le$ PyrŽnŽes car M. R. ZARIQUJEY soumis un.e espce nouvelle qu'il compte dŽcrire; voisine du B: Madoni, mats-ne : portant' que: 9 soies au -so ni. met de styles latŽraux. . : .. : -.. 1-. . : . ll donc dans : la partie orientˆle dElS Py rŽnŽes un petit groupe de liathykiola alliŽ .aux formes italiennes Žt t nienries. Sa prŽsence oorrespond tout :l'fair ˆ celle des Duvalitea eatˆ

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106 Bulletin de la SociŽtŽ entomologique de Fmnce. lans, seuls reprŽsentants de ce genre dans la rŽgion pyrŽnŽenne. Comme ces derniers, les Bathysciola pyrŽnŽens ˆ strie suturale comptent au nombre do ces ŽlŽments de la faune pyrŽnŽenne que l'on ..a appelŽs tyrrhŽniens et qui appnrtiennent toujours ˆ des lignŽes trs anciennes. fYPOGnAPUIE FIRMIN-DIDOT ET C 1 0 PARIS.



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21 21 R. JEANNEL LES TRECHINAE (COLEOPTERA, CARABIDAE) DE LA RƒGION ORIENTALE.

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From tlie ANNAr.S .!.ND 1\LtG.UINfl: Ol' NATUn\f, fiiSTonv, Ser. 9, Vol. xii., p. 3!J3, Octuber 1!!23. Les Trechin [ Coleopte1a, Carabidre J de la RŽgion 01ientale. Par le DR. A. J EANNEL. connaissait jusqu'ˆ prŽsent bin peu de 'l'rechinre de la rŽgion orientale, et le prŽsent travail a pour but de faire conna”tre toute une sŽrie de genres et d'espces nouvelles de cette rŽgion. Cette premire ŽnumŽration fixera l 'Žtat actuel de nos connaissances sur les Trecbin orientaux et pourra servir de base ˆ des travaux futurs, car il est bien certain que les explorations de l'Himalaya, ˆ peine ŽbauchŽes jusqu'ˆ ce jour, doivent amener la dŽcouverte de quantitŽ d'autres espces aptres plus ou moins localis Že s, comparables ˆ celles qui peuplent nos massifs montagneux de l'Europe. Les matŽriaux les plus importants dont j'ai pu disposer pour cette Žtude, m'ont ŽtŽ soumis pal' M. H. E. Andrewes, qui les avait lui-mme reus du Forest Research Institute ˆ Delara Dun et de ses amis MM. H. G. Champion et H. Stevens. Qu'il me s0it donc tout d'abord permis de remercier chaudement ici M. 11. E. Audrewes de la confiuuco qu'il a b

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lJr. A. Jeannet sur les Tree-ltinro bien voulu me tŽmoigner en me chargeant de dŽcrire ces Treciin. Deux espces ont ŽtŽ dŽcrites par Motsclwulsky comn 1e appartenant au groupe des Trechinre, mais d'une faon si insuffisante qu'il est impossible d'en tenir compte. Ce sont le Trecltus fasciatus des Indes Orientales et le Tacltynutus castaneus de Ceylan. Le Trecltusfasciatus, Motsch., 1851, Bull. Soc. lmp. Nat. Moscou, iv. p. 506 (type: Indes Orientales), aurait les Žlytres marquŽs de "quatre stries trs imprimŽes de points enfoncŽs, que n'atteignent pas l'extrŽmit<\ et avec une seule fovŽole sm la 4" strie vers le milieu." On peut douter d'aprs cela qu'il s'agisse d'un liec!tus et d'ailleurs la coloration teFtacŽe, avec la partie postŽrieure de la tte et une large bande tmnsversale sur les Žlytres, noires" me font supposer qu'il s'agit peut-tre d'un Pe1igona ressemblant au P. Motsch., de Ceylan. En tout cas, la laconique dia.guose de Motschoulsky ne peut s'appliquer ˆ aucune des eSJJces ŽnumŽrŽes plus loin. Quant au Tachynotus castaneus, Motsch., 1861, Bull. Soc. Imlj Nat. Moscou, xxxiv. p. lOO (type: Colombo), il ne lll'est pas possible, d'aprs sa description, de faire la moindre supposition ˆ son sujet. Ses "impressions longitudinales dn front arquŽes'' et son "dernier article des palpes maxillaires eu alne et un peu plus long que l'avant-dernier" sem hlemient iudiquer qu'il doive se placer parmi les 'l'rccl1in; mais la desctiption que donne Motsc_houlsky u'™numre que de vagues caractres gŽnŽraux communs ˆ une foule de Carabiques de groupes divers, ce qui fait qu'ou est aussi bien en droit de supposer qu'il peut s'agir de tout autre chose que d'un Trec/tus. La taille du Tachynotus (32 mm.), sa forme "ovalaire du Tacllys rufescens" mon trent qu'il n'a certaiuement rien de commun avec le Pe1ileptus ceylanicus, N ietn. Les Trechin orientaux actuellement connus se classent dans quatte groupes phylogŽniquement bien distincts. Les Perileptini sont reprŽseutŽs dans le nord de l'Inde par 1111 nombre d'espces relativement considŽrable, alors que uulle part ailleurs dans toute l'aire de rŽpartition du groupe, lieux espces de Pe1ileptus ne coexistent dans les mmes Cette richesse eu espces et aussi la prŽsence de genres diffŽrenciŽs (Neoblemus) semblent indiquer que l'Inde a constituŽ un centte de dispersion important pour les espces de la tribu. D'ailleurs les Pe1'ileptus sont un groupe trs ancien. Le genre e:st en effet trs exactement rŽparti

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395 sur les re8tes du continent de Gondwana, indo-africanoce qui le date au moins du CrŽtacŽ, et les trs Žtroites affinitŽs des P. testaceus d'Abyssinie, P. prumontorii du Cap et P. constricticeps. d'Australie, montrent bien que le type morphologique Perileptus.n'a pas variŽ depuis cette Žpoque ancienne. D'autre part, le fait que le P. areolatus palŽarctique, certainement issu d'une lignŽe orientale, est reprŽsentŽ dans les ”les Canaries, prouve encore que c'est au moins dans la premire moitiŽ du Tertiaire que cette espce a d se rŽpandre en Eurasie. Un deuxime groupe de Trechinm est reprŽsentŽ dans la rŽgion orientale par le Trechodes cauliops, de Birmanie. Ce groupe doit constituer une tribu indŽpendante; mais je me rŽserve de la caractŽriser ultŽrieurement, lorsque j'aurai ˆ publier lesdel!lcriptions de ses principaux reprŽsentants en Australie et en Afrique. Ce groupe est encore un reste de la vieille faune du continent de Gondwana, et la distribution actuelle du genre Trechudes se montrera trs instructive ˆ cet Žgard. Tous les autres Trechin Qrientaux connus appartiennent enfin ˆ la tribu des Trechini (Jeanriel, Ann. Soc. ent. Fr. 1921, p. 166) et font partie des deux sŽries phylŽtiques de Trechus et de Duvalites. Leur histoire gŽologique est toute diffŽrente de celle des Perileptus et des Trech.odes. Le genre au sens restteint que je lui ai donnŽ (l. c. p. 170); constitue un trs grand genre distribuŽ dans les rŽgions palŽarctique et, nŽarctique, orientale et australienne. II est assez difficile de prŽciser le point du globe o le type Trechus a pris naissance ; mais il est bien vraisemblable que ce doit tre, comme pour beaucoup d'autres groupes, sur le. continent de l'Angara, les lignŽes australiennes s'Žtant' dŽtachŽ de la souche primitive vers la fin du Secondaire ou le dŽb'ut de Tertiaire. Les Trechus orientaux, qui d'ailleurs prŽsentent quelques analogies .avec ceux _ d'Australie, seraient donc d'anciens -endŽmiques. Rien d'Žtonnant par consŽquent ˆ ce qu'ils aient peuplŽ l'Himalaya pendaut le NŽogne, absolument comme les lignŽes occidentales ont peuplŽ les PyrŽnŽes, les Alpes, les Carpathes, le Caucase. Les quelques espces a11tres de J'Himalaya, dŽcrites plus loin, sont tout ˆ fait comparables aux espces alpines et subalp,ines de l'Europe et il faut s'attendre ˆ ce que les cha”nes. du sud de l'Asie centrale se montrent habitŽes par d'Žnormes quantitŽs d'espces de Trechus Žtroitement localisŽes. Sachant de plus que les 'l'rechin sont les Carabiques qui s'Žlvent le plus haut sm les moub2

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Dr. A. Jeannel a ur le& Trechin tagnes de l'Afrique .Orientale (4500 m.) et a1,1ssi ceuxqui s'avancent le plus loin vers le sud -_ dans l' AntaJ;'ctiqu (”le Crozet), on peut _aussi prŽvoir qu'ils auront l'Himalaya une rŽpartition verticale d'une amplitude .considŽrabJe . Il -existe un Trechuf! _aptre' dans PHe de ]iuzon, de l'archipel des Philippines. Le fait que cette appartient ˆ la mme lignŽe _que les espces alpines de J' Himalay11. _es.t particulirement intŽressant, il _est une preuve lies connexions continentales relativement rŽcentes ont existŽ entre Luzon et le sud de-l' sie. Les rappo;rts dn T. bakeri de Luzon avec les sont du mme qne ceux des Trechus .avec espces du groupe de 'J.', quadristriatus (Jeannel 1 Bull .. _Soc . Sc. nat. Maroc, ii. [1922], p. 16). Enfin la sŽrie phylŽtique.de Duvalites_ est .reprŽsentŽe dans rŽgion orientale par les deux genres .. n™uveaux, Agon_,otrechus et Steventns. On sait que les Duvalites ont ˆ peu prs la Jllme histoire gŽologique que les Trechus .; _()]} les co:nnait de l'Asie centrale (D. bodoanus) et ils sont abondammel).t ;reprŽsentŽs en Europe, ol!. leurs sont actuellement en train de disparaitrŽ .de la faune _ŽpigŽe, quelques-unes, oculŽes, se trouvant dans les massifs de refuge, -la plupart, aveugles, Žtant .devenues endogŽe!l ou Les orientaux. sont certainement le!! d'une ancienne lignŽe orientale, .contemporaine celle des Duvalites_ et qui a survŽcu dans la f.a'!lne ŽpigŽe. Q_uant Stevensius, certainement une des plus remarquables vertes de M. H. Stevens, .il _constitue un type nouveau, fort curieux, qui semble devoir remplacer les Duvalites 6culŽs d'Europe sur les hautes altitudes de l'Himalaya. Les types des nouvelles dŽcrites dans ce .travail sont dŽposŽs au British Museum, sauf indication contraire. . Trib. PERIL EP T 1 N 1, Jeannel. Gen. :,?ERILEl'Tus, Schaum: . - .feriletJttu,Schaum, 1860; type : c1reolatU8, Creutzer (J eannel, Ann. Soc. ent. Fr. 1921, p. 841).-Synon.: Ocltth8pkilus, Nietner, 1857; type : O. ceylanicua, Nietn. [nom par OchthephilU8, Misant et .H.eJ 1 1856; typŽ: O. jleruoiJUIJ, M. et( =.A.ncy,ophorm, Kraatz)J. : Tableau des Espces Orientales. 1 (10). Pronotum cordiforme, ˆ angles antŽrieurs IIJTondis et effacŽs. Stries des Žlytres entires, superficielles, ˆ ponctuation efiaeŽe. -

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de la RŽgion 01iental6. 2 (5). Base du pronotum aussi large que les deux tiers du sommet, les angles postŽrieurs grands, droits, non saillants en dehors, les c™tŽs de la base presq ne perpendiculaires ˆ la ligne mŽdiane. 3 ( 4) . Tte brun‰tre sur le disque, Žlytres testacŽs concolores. Long. 26 ˆ 28 mm .. .... 4 (3). Tte testacŽe, Žlytres testacŽs avec l'apex et le bord externe noir‰tre. Long. a6 mm. 6 (2). Base du pronotum moins large que les deux tiers du sommet, les angles postŽrieurs petits, obtus ou aigus, saillants en dehors, les c™tŽs de la base trs obliques ou ŽchancrŽs entre l'angle et le pŽdoncule. 6 (7) .Forme Žtroite et allongŽe, trs dŽprimŽe. Pronotum Žtroit ˆ c™tŽs peu arquŽs, longuement sinuŽs en arrire. Long. 26 ˆ3mm ............................ 7 (6). Forme plue large. Pronotum transverse, ˆ c™tŽs tr9 arrondis, la sinuositŽ basale trs courte et brusque. 8 (9). Pronotum convexe. Elytres sans reflet bronzŽ. Long. 25 mm ......... : .... 9 (8). Pronotum dŽprimŽ. Elytres ˆ reflet Long. 22 ˆ 23 mm ................. "!. 10 (1). Pronotum trapŽzo•de ˆ angles antŽrieurs trs saillants. Stries des Žlytres entires, ˆ ponctuation forte et profonde. 11 (16). Elytres parallles, dŽprimŽs, ˆ pubescence disposŽe sana ordre. Rouge‰tres; 12 (13). Elytres trs aplatis, avec les pores sŽti gres discaux de ln 3' strie distincts. Long. 28mm ............... ,, .. ; ........ 13 (12). Elytres dŽprimŽs sur le disque; les pores sŽtigres de la 3 strie nuls. 14 (15). Pronotum plus ample, ˆ c™tŽs plus arrondis. Elytres deux fois aussi longs que larges, ˆ interstries plans. Long. 25 ˆ 2:8 mm. 15 (14). Pranotum plus petit, ˆ c™tŽs peu arquŽs. Elytres longs, plus de deux fois aussi longs que larges, les interstries convexes. Long. 28 ˆ 3 mm .................... 16(11). Elytres ovalaires, convexes, ˆ pubescence dressŽe rŽgulirement ali!5nŽe sur les interstries. 'l.'estacŽ p‰lo trs brillant avec une tache noir‰tre sur la partie postŽrieure du disque des Žlytres. Long. 26mm ...................... ..... Pe1ileptus japonicus, Ba tes. 3!>7 japonicus, Dates. 1obustus, sp. n. indicus, sp. n. (N•etn. ceylanicus, pusiUus, sp. n. (sp. n. platypte1us, imaicus, sp. n. denticollis, sp. n. camel'oni, sp. n. Jeanne], 1920, Ann. & Mag. Nat. !-list. ser. 9, vol. v. p . 108. Cette espce, commune au Japon, existe aussi dans la region orientale. Elle est con mie de Chine, ˆ. Hong Kong (coll. Walker) et de l'”le CŽlbes (Wallace) [Brit. 1\lus.].

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398 Dr. A. Jeannel su1 les Trechin Perileptus 1 obustus, sp. n. (Fig. I.) Inde, Himalaya.-Garhwal: Siuni Gad, 1200 m. alt., juin H.l20, lex. (H. G. ChaMpion).-Kumaon: West Almora, L{anikhet, 3 ex. (types) (H. G. Champion) ; West Almora, Diva, lex. (H. G. Champion). Long. 35 mm. Epais, parallle, trs peu convexe. TestacŽ rouge‰tre bl'illant, avec l'extrŽmitŽ apicale des Žlytres et une Žtroite bordure lnargiuale noirfttres, le mŽtasternum et l'abdomen uoin”.tres, les antennes rembl'unies ˆ pat-til' du 4 6 articleJ les Fig.l. Perileptus robustus, sp. n. 1 de Ranikhet. pattes testacŽes. Pubescence dressŽe assez courte et peu fournie. Antennes atteignant ˆ peine le milieu des Žlytres, Žpaissies au sommet. Tte robuste,. aussi longue que }ijrge, assez clensŽment ponctuŽe sur les joues et le vmtex. Epistome unituberculŽ. Yeux gros; saillants, trois fois aussi longs que les tempes qui sont un peu convexes et obliques. Pronotum ˆ peine transverse, aussi large que la tte et plus Žtroit que les Žlytres, peu rŽtrŽci ˆ la base qui est un

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de la RŽgz'on 399 peu plus large que les deux tiers du bord antŽrieur; c™tŽs bien arrondis en avant, sinuŽs en arrire et parallles dans leur extrŽmitŽ basale; angles postŽrieurs grands, droits, vifs, non saillants en dehors; ba.se un peu saillante au dessus du pŽdoncule mŽsothoraciq ue, ses parties latŽrales droites et presque perpendiculaires ˆ la ligue mŽdiane. Disque peu convexe, ˆ ponctuation assez serrŽe et relativement fine; gouttire ma1ginale trs Žtroite ; surface basale avec de fortes rugositŽs ; fossettes petites, profondes, dŽprimant le bord basal et limitŽes en dehors par tine carne oblique placŽe sur l'angle postŽrieur. Elytres trs peu convexes, subparallles, ˆ peine deux fois aussi longs que larges; les stries trs superficie11es, ˆ ponctuation obsolte; interstries trs finement ponctuŽs. ChŽtotaxie normale ; les pores discaux de l'Žlytre sont di11tinets de la ponctuation des stries. Cette espce est la plus grande du genre. Elle est remarquable par sa forme robuste et Žpaisse et son pronotnm ample, ˆ peine transverse, ˆ base large. La forme angles postŽrieurs de son pronotum la rapproche du P. japonicus, mais par contre l'isole de toutes les autres espces orientales. Perikptusindku, sp. n. (Fig. 2.) Inde, Himalaya.-Dehra Dun: Chakrata, un ex., mai H>21 (Dr. M. Cameron) ; Dehra Dun, 4 ex., clŽc. 1920 et fŽvr. 1921 (Dr. M. Clzmeron).-Kumaon : West Almora, Il ex. (types) (H. G. Champion); West Almora, Divˆ., 2 ex., dŽc 1917 (H. G. Champion); West Almora, Tanakpur, 1 ex (H G. Champion) ; West Afmora, Ranikhet, 1 ex. (H. G. Ckampion).-Sikkim: Darjiling, Gielle Khola, Tista Valley, 1 ex., dŽc. 1919 (H. Stevens).-Ea.stern Duars, 6 ex. (H. Stevens). Long. 25 ˆ 3'2 mm. DŽprimŽ, Žtroit et allongŽ, parallle. TestacŽ brillant, parfois un peu rouge‰tre, avec la tte et le dessous du corps plus foncŽs, les pattes p‰les, les antennes rembmnies ˆ pa r tir du 3e article. .Pubescence courte et rare, 1 rŽgulire. TŽguments trs finement alutacŽs. Antennes atteignant le milieu des Žlytres, un peu au sommet. Tte aussi large que le pronottim, dŽprimŽe, les jQnes et le vertex pa1scmŽs de petits points pilift es aciculŽs, les yeux trs gros, six fois aussi longs que les tempes, celles-ci trs petites, nullement convexes, dirigŽes presq†e perpendiculairement ˆ la ligne mŽdiane. Pronotum cordiforme, d'un quart plus large que long, trs

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400 Dr. A. Jeanne! sur les Trecltin rŽtraci ˆ la base qui n'est gure plus large que la moitiŽ nn bord antŽrieur. Bord antŽrieur presque rectiligne; c™tŽs arl'Ondis en avant, lmgement sinuŽs en arrire dans le quart basal; angles postŽrieurs droits ou obtus, vifs, un peu saillants eu dehors; base saillaute, nettement ŽchancrŽe latŽralement entre l'angle postŽ1ieur et la partie mŽdiane pŽdonculaire. Disque dŽprime, ˆ ponctuation assez dense, mais superficielle; la gouttire marginale trs Žtroite et rŽgulire; le sillon longitudinal mŽdian Žtroit, superficiel, limitŽ par deux traits parallles; la surface basale rugueuse; les fossettes petites et arl'Onclies, situees prs de la base. Elytres un peu plus larges que le pronotum, un peu plus Fig.2. Perileptus indiczts 1 sp. n.,.de West Almorn. de neux fois aussi longs que larges, parallles et dŽprimŽs. Angle humŽral saillant ; stries trs superficielles, mais eutires, non effacŽes aux extrŽmitŽs ; elles sont marquŽes par de gros points arrondis et trs peu profonds, assez irri-guliers. Interstries plans, finement pointillŽs; les pores discaux sont bien distincts. ChŽtotaxie normale. Cette espce rappelle beaucoup le P. madecassus, Fairm., de .Madagascar, mais sa taille est un peu plus grande, son pl'Ouotum et ses Žlyt1es sont plus dŽprimŽs, la base de son pronotum est plus Žtroite, les stries de ses Žlyttes sont plus superficielles et moins nettement ponctuŽes.

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de la RŽgion 01iental e. 40l Perileptus ceylanicus, Nietner. (Fig. 3.) Inoe.-Gov. of Bombay: Poonah, mai 1908, un ex. (G. Bryant, in coll. H. E. L'espce est dŽc1ite de Ceylan. Un co-type sc trouve an Musee de Stettin o M. H. E. Andrewes a pu lui comparer l'exemplaire pris ˆ Poonah, que j'ai sous les yeux et qni ne diffre gure de co-type que par sa taille un peu plus grande. Voici la description del 'individu iudien. Long. 25 mm. TestacŽ rougeittre brillant, avec les Žlytres un peu rembrunis, mats, les pattes p‰les. TŽguments non alutacŽs. Pubescence courte et rate. Fig. 3. Pmileptus ceylanicus, Nietn., de Poonnb. Tte transverse, ˆ ponctuation aciculŽe trs Žparse sm le front et le vertex. Yeux trs gros, saillants, cinq fois au8si longs gue les tempes ; celles-ci trs planes, presque perpendiculaires ˆ la ligne mŽdiane. Epistome tuberculŽ. Front convexe entre les sillons frontaux. Pronotum ample, un peu plus large gne la tte et aussi large gue la base des Žlytres, sa plus grande largeur vers le cinquime basal. JI est transverse, de prs d'un tiers plus large que long, pen rŽtrŽci ˆ la base, qui est aussi large gue les deux tiers du sommet. C™tŽs bien arro11dis depuis les angles antŽrieurs jusqu'ˆ la base, les angles anŸlrieurs les angles postŽrieurs petits, presque clentiformcs, aigus et

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402 Dr. A. Jcnnncl su?' les Trcchinre saillants en dehors, pl"lcŽdŽs d'une trs petite simwsite elu bonl latŽral ; base peu saillante, en conrbe rŽgulite d'nu angle ˆ l'autre. Disque particulirement convexe, bombŽ surtout sur les c™tŽs, sa ponctuation pins dense que sur la tte; gouttite marginale trs fine, sillon longitudinal mŽdian limitŽ par deux traits parallles; surface uasale rugueuse ; fossettes petites et profondes. Elytres parallles, dŽprimŽs, moins de deux fois aussi longs que larges, mats. Stries superficielles, ˆ ponctuation grosse et irrŽgulire, mais trs peu profonde; ponctuation des interstries assez forte et espacŽe. ChŽtotaxie normale; les pores discauK sont di8tincts. Cc Perileptus se fait remarquer surtout pat la courbure forte et rŽgulire des c™tŽs de son pronotum. Perileptus pusillus, sp. n. (Fig. 4.) Tonkin.-Hoa Dinh, dans les monts Sip-song-chau-thai, lOex. reus par M. J. M. lledoc (types in coll. R. Jeanne!). Fig. 4. Perilcptus pusillus, sp. n., de Iloa Dinh. Long. 22 ˆ 23 mm. DŽprimŽ, allonge et parn.llle. Bl'lm, rougetttre btillant avec les pices buccales, le pronotum et le disque des Žlytr.Js plus clairs, les antennes rembmnies ˆ pattir dn 3e article, les pattes pities, les Žlytres mats avec nu reflet hrouzŽ. Pubescence courte ct peu fournie. TŽgumeutstrs brillants, non alntacŽs.

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de la RŽgion Orientale. 403 Antennes atteignant le milieu des Žlytres, un peu Žpaissie!! au sommet. Tte tran!lverse, dŽprimŽe, les joues et le vertex couverts de petits points pilifres aciculŽs trs espacŽs. Yeux trs gros, saillants, quatre ˆ cinq fois aussi longs que les tempes ; celles-ci planes et perpendiculaires ˆ la ligne mŽdiane. Pronotum cordiforme, aussi large que la tte, un peu moins large que les Žlytres, d'un quart plus large que long, peu rŽtrŽci ˆ la base qui est aussi large que les deux tiers du bord antŽrieur. C™tŽs arquŽs comme chez P. ceylanicus; angles postŽrieurs et base de mme forme. Disque trs peu convexe, assez densŽment ponctuŽ; la gouttire marginale est trs fine, le sillon longitudinal s'Žlargit en arrire et s'efface avant la base; la surface basale est rugueuse, les fossettes basales sont petites et arrondies. Elytres oblongs, deux fois aussi longs que larges, striŽs comme chez les espces prŽcŽdentes. Pores discaux de la 3" strie distincts. Ce petit Perileptus est certainement trs voisin du P. ceylanicus, dont il se distingue surtout par la forme moins convexe de son pronotum et le reflet bronzŽ de ses Žlytres. Il est probable que lorsque le P. ceylanicus sera mieux connu, on sera conduit ˆ lui rattacher le P. pusillus comme race gŽographique. Les deux formes appartiennent peut-tre ˆ une mme espce largement rŽpandue dans l'Inde pŽninsulaire, Ceylan et la 'pŽninsule indo-chinoise; mais ne connaissant pas encore le vŽritable P. ceylo.nicus de Ceylan et. n'ayant vu qu'un seul individu de l'Inde, je ne puis faire autrement que marquer les diffŽrences existant entre ce dernier et les Perileptus de Hoa Binh. Pel'ileptus platyptuus, sp. n. (Fig. 5.) Java.Un exemplaire femelle ŽtiquetŽ" Tji Salak, Wynknepsbaae, Grelak" (coll. R. Jeanne)). Je suppose qu'il doit provenir des monts Salak, au sud-ouest de Buitenzorg. Long. 28 mm. DŽprimŽ, assez large. Rougeil.tre brillant uniforme, les antennes et les pattes p‰les. Pubescence courte et peu serrŽe. TŽguments non alutacŽs. Antennes assez robustes, Žpaisses, atteignant ˆ peine le quart basal des Žlytres, les cinq articles apicaux ovalaires et assez larges. Tte transverse, trs peu conveKe, avec la partie antŽrieure du front dŽprimŽe et plane entre les sillons frontaux. Yenx trs saillants, quatre fois aussi que les tempes qui sont presque transversalement dirigŽes et 11lanes. Ponctuation de la tte trs fine et

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404 Dr. A. Jeanne! su1 les TIecl‰nro Pronotum trapŽzo•de, mais avec les angles antŽ1ieurs un peu moins saillants que chez les espces suivantes; la 'plus grande largeur se mesure au niveau du quart antŽrieur. Le pronotum est bien transverse, d'un tiers plus large que long, bien rŽtrŽci ˆ la base qui est ˆ peine aussi large que les deux tiers du bord antŽrieur. C™tŽs arrondis en avant, puis rŽtrŽcis presque en ligne droite, sinuŽs vers le sixime basal et parallles avant les angles postŽrieurs; ceux-ci droits, presque aigus, vifs et un peu saillants en dehors; base un peu saillante, arquŽe rŽgulirement d'un angle ˆ l'autre, sans Žchancrure de ses parties latŽrales. Disque dŽprimŽ, ˆ ponctuation assez dense, mais irrŽgulire et superficielle ; la gouttire marginale Žtroite, le sillon -longitudinal mŽdian assez profond, Žlargi en arri ; la surface basale tngueuse et dŽprimŽe; les fossettes profondes, grandes, se ptolongeant de chaque c™tŽ-sur la partie latŽrale du disque. Fig.5. Perileptus sp. n., de Java, Elytres trs dŽprimŽs, larges, ˆ peine plus fois et demie aussi longs que larges, donc relativement courts. Epaules bien saillantes, base transvf't'se, c™tŽs bien parallles comme chez les espces prŽcŽdentes. Stries seulement indiquŽes par des ligues de gros points assez iJTŽguJiers ; les cinq stries internes seules bien marquŽes, cependant effacees ˆ la base et au sommet ; iuterstries absolument plans, nettement ponctuŽs. ChŽtotaxie normale ; les pores discaux de la 3" strie sont nettement discernables. Espce curieuse par ses camctres synthŽtiques. Par la forme de son pronotnm elle est en Žffet intermŽdiaire aux: P. indicus et P. imaicus, constituant deux types morphologiques bien diffŽrents; sa forme trs dŽprimŽe rappelle un

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de la RŽgion 01'ientale 405 peu celle dn P. constricticeps, SI., d'Australie, et la dŽpmssiou plane de la rŽgion anterieure de son front .est cum me une Žbauche de la structure si particulire du front des Neoblemus qui seront dŽcrits plus loin. Pe1'ileptus imaicus, sp. n. (Fig. 6.) Inde, Himalaya.-GarhwaJ : Siuni Gael, 1200 m. ait., lex:., juin 1920 (H. G. Champion).-Dehra Dun: Chaluata, Saiya, 1 ex., avril 1920 (D1. M. Cameron) ; Chakrata, Binai Gad, 3 ex., mai 1922 (S. N. Chatte1'jee).-K.umaon: West Almora, 9 ex. (types) (H. G. Champion); West Almora, Diva, 6 ex., avril et juin 1917, mars et oct. l91H G. C!tampion) ; West Al mora, Upper Gumti Valley, 2 ex., avril 1!:.119 (H. G. Champion).-Sikkim: Darjiling, Gopaldhara, 4 ex., nov. 1919 (H. Stevens) ; Darjiling, ltongni River, Fig. 6. l'erileptus imaicus, sp. n., de West Alworn. 610 m. d'ait., 1 ex., mars 1920 (H. Stevens).-Eastern Duars (H. Stevens). Long. 25 ˆ 28 mm. Assez convexe. Rouge”itre brillant, avec la tte plus foncŽe, la partie apicale et les c™tŽs des elytres llOir(ttres, la poitrine et l'abdomen brun‰tres, les antennes ˆ pattir du sommet du 3 article, les pattes testacŽes. TŽguments lisses eutre les points, non alutacŽs. Pubescence rare, mais formŽe de poils longs, dressŽs, irreguliers. Antennes atteignant la milieu des elytres, grles, les articles apicaux non Žpaissis. Tte transvetse, ˆ ponctuation excessivement fine, trs espacŽe, le front bien co11vexe entre les sillons. Yeux trois fois aussi longs que les tempes
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406 Dr. A. Jeanne! sur les Trechinre Pronotum trapŽzo•de, transverse, de plus d'un tiers plus large que long, plus large que la tte, aussi large que la base des Žlytres; la plus grau de largeur se mesure vers le cinquime antŽrieur, la base est rŽtrŽcie, moins large que les deux tiers du bord antŽrieur. Angles antŽrieurs saillants en deho1s, non effacŽs; c™tŽs peu arrondis, rŽtrŽcis en courbe peu con-:vexe jusqu 'au sixime basal, puis brusquement si nuŽs avant les angles postŽrieurs ; CCliX-ci aigus, vifs, dentiformes, saillants en dehors; base saillante, avec ses partie.s latŽrales ŽchancrŽes entre l'angle postŽrieur et le pŽdoncule. Disque assez convexe, un peu bossu latŽralement, sa surface ŽparsŽment ponctuŽe. Gouttire marginale Žtroite ; sillon longitudinal mŽdian profond, limitŽ par deux traits parallles; surface basale rugueuse ; fossettes prolongŽes en avant par une dŽpression allougŽe sur les parties latŽrales du disque. Elytres un peu convexes, surtout latŽralement, aplatis clans la rŽgion suturale; ils sont relativement courts, ˆ peine deux fois aussi longs que larges, subparallles, un 11eu Žlargis aprs le milieu. Epaules saillantes, mais aiTOndies; c™tŽs un peu arquŽs, base transverse. Stries superficielles, mais marquŽes par des rangŽes de gros points enfoncŽs, assez rŽguliers; les stries externes sont bien visibles, toutes sont un peu effacŽes ˆ la base et au sommet. Interstries plans, trs finement pointillŽs. ChŽtotaxie normale, sauf que les pores discaux de la se strie ne sont pas discernables de la ponctuation de la strie. Espce trs facile ˆ distinguer des autres espces indiennes pa sa coloration rouge‰tre trs brillante, par sa forme peu d<.' l primŽe, sou prouotum trapŽzo•de trs rŽtrŽci ˆ la base, par la forte ponctuation des stries de ses Žlytres. Elle est reprŽsentŽe dans le; Yun-Nan par la .suivante. Perileptus denticollis, sp. n. Chine mŽidionale.-Yun-Nan, quatre exemplaires envoyŽs par des missionnaires ˆ A. Grouvelle, sans autre indication de 'proYenance (coll. R. Jeanne!). Long. 2 8 ˆ 3 mm. AllongŽ, assez convexe, subcylindrique. Rouge‰tre brillant avec l'apex e t la marge des Žlytres vaguement plus foncŽs, la poitrine et l'abdomen brun‰tres, les antennes rembi'Unies. ˆ partir du ae article, les pattes testacŽes. Pubescence rare, formŽe de poils blanch‰tres longs et irrŽguliers, dressŽs. 'l'Žguments lisses entre les points. Antennes atteignant le tiers basal des Žlytres. Tte transverse, ˆ Jlonctuation aciculŽe Žparse; quelques plis obliques

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de la Orientale. 401 sur les joues le Joug des sillons frontaux ; la partie mŽiliauc hien cou vexe eut re les sillons. Yeux saillauts, quat1e fois aussi Jougs que les tempes qui sont o!Jliques et un peu cou vexes. Prouotum relativement trs petit, aussi large que la tte et plus Žtroit que la base des Žlytres; sa forme est tmpŽzo•de, comme chez l'espce prŽcŽdente, mais uu pe moius tJausverse; la plus grande largeur se mesure an cinquime antŽrieur, les angles antŽrieurs sont saillants, les c™tŽs sont peu arquŽs, la base est trs Žtroite, par plus large que les deux tiers du bord antŽrieur. Angles postŽrieurs deHtiformes, aigus, vifs, bien saillants en deh.,rs; base saillaute, avec ses parties latŽrales ŽchancrŽes entre l'augle et le pŽdoncule. Disque convexe, ˆ ponctuation Žpa1se et superficielle ; gouttire maginale, sillon mŽdiau, surface basale rugueuse et fossettes comme chez P. imaicua. Elytres oblongs, allongŽs, plus de deux f<;>is aussi longs que larges, un peu Žlargis aprs le milieu. Epaules saillantes et arrondies, c™tŽs un peu arquŽs. St1ies superficielles, toutes visibles, ˆ ponctuation forte, profonde ct assez rŽgulire ; interstries convexes, finement pointill:>. Pore!! discaux non discernables de la ponctuation de la se strie. Ce Perileptus est voisin du P. imaicus, mais il s'en distiHgue aisŽment par la petitesse de son pronotum, ses Žlytres plus lougs et plus convexes, sa ponctuation des stries plus forte. came1oni, sp. n. (Fig. 7.) Inde, Himalaya.-Dehra Dun: Kaligad, 5 ex., juill. 1921 (Dr. M. Cameron). Long. 26 mm. AllongŽ, convexe. TestacŽ brillant, les Žlytres avec une tache runtttre mal limitŽe sur la moitiŽ postŽrieure du les pattes ]‰les. TŽguments lisses et brillants. Pubescence blanch‰tre, trs fine et trs Žparse sur la tte et le prouotum, formŽe sur les Žlytres par des rangs de poils plus gros, dressŽs et rrcourhŽs eu arrire, trs rŽgulireme.ut alignŽs eu sŽries longitudinales sur chaque inter;;t1ie. Autennes atteignant ˆ peine le tiers basal iles Žlytres, Žpaisses, les articles apicaux Žlargis. 'l'te dŽprimŽe, presque lisse, le front convexe entre les sillons, l'Žpistome uni, sans tubercule. Yeux trs gros, cinq ˆ six fois aussi lm1gs qne les tcm pes qui sont Jllanes et obliques, trs 11eti tes ; cou Žpais.

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408 Dt. A. Jeanne! su1 les Trechin Pronotum convexe, assez grand, plus large que ln tte et aussi large que la base des Žlytres, ˆ peu prs aussi long qne large. Les angles antŽ1ieurs sont bien saillants, la base est trs etl'Oite, presque pŽdonculŽe, pas plus large que la moitiŽ du bord autŽrieur. C™tŽs arquŽs en courbe rŽgulire depuis les angles antŽrieurs jusq u 'au sixime basal, brusquemeut sinuŽs ˆ cet endroit, puis presque parallles en arri1e; angles postŽrieurs presque di'Oits, un peu obtus, vifs, nullement saillants en dehors; base rectiligne. Disque l'eguliremeut convexe, ˆ ponctuation Žparse et superficielle; la gouttire ma1ginale trs fine, le sillon mŽdian Žtroit, limitŽ pa1 deux traits parallles et tr3 rapprochŽs; base rugueuse, .Fig. 7 .-re "'"'' "'" 1 '\ .;. Perileptus came1:oni, sp. u., de Knligo.d. impression nŽe transversalement; fossettes arrondies, petites, 11011 p r o l o n gt'es eu avant sur le disque. Hlyt r es ol'ales et convexes, une fois et demie aussi longs q ne la r ges, leur plus grande la1geur au milieu; base transverse, Žpaules effacŽes, c™tŽs arrondis, sommet attŽnuŽ. Stries rŽgulires, bien visibles, ˆ ponctuation forte et rŽgulire, uu peu effacŽe ˆ la base. La strie suturale est pins profonde, non parallle ˆ la sutu1e dont elle s'Žcarte vers le milieu. lnterstries lŽgrement convexes, presque lisses. Des ailes pmpres au vol. ChŽtotaxie uormale; les pmcs oiseaux sont trs difficiles il distiuguer de la ponctuation de la 3c strie. Cette remarquable petite espce est bien diffŽrente de

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de la Orzentale. tontes les autres espces du genre. Sa forme convexe, ses tŽguments lisses et brillants, soli pronotum trs rŽtrŽci ˆ la base f;!t presque pŽdonculŽ, SeS Žlytres OVales, ˆ lJUbesCeliCe alignŽe sur les interstries, sa coloration enfin permetteut de la reconna”tre au premier coup d'il. Mais la conformation de sa tte, de ses pices buccales et de ses pattes indiquent bien qu'elle doit tte placŽe dans le genre Perileptus. Gen. NEOBLEMUS, nov. Espce type : N. championi, sp. n. Les espces de ce genre ont l'aspect gŽnŽral des Perileptus, mais sont bien reconnaissables ˆ leur grande taille, ˆ la forme trs particulire du vertex et ˆ leurs tibias antŽrieurs sillonnŽs sur la face exteme. Long. 4 ˆ 5 mm. 'rŽguments brillants, non rŽticulŽs, ponctuŽs et pubescents ; le pronotum glabre chez certaines espces. Pubescence longue et redressŽe. 'l'te trs robuste, transverse, dŽprimŽs. Yeux velus, plus ou moins gros, convexes. Epistome indistinct; postŽpistome soudŽ avec le front, mais formant une saillie transverse, de forme elliptique, nettemeut limitŽe en al'l'ite par un sillon. Sillons .frontaux complets, lages et lisses, unis par une large dŽpression transverse du vertex Žgalement lisse et brillante; les sillons ftontaux et leur anastomose mŽdiane forment ainsi sur la tte une dŽpression lisse en forme d' H, nettement dŽlimitŽe sur ses bords par un trait qui dŽtoure les joues en dehors, le postŽpistome en avant, une saillie triangulaire mŽcliaue du vertex eu arrire. Front ponctuŽ en dehors des sillons, avec de longs poils dressŽs dont ceux qui se trouvent le long de la partie postŽrieure des sillons frontaux sont diligŽs en dedalls et en anire. Labre et pices buccales semblables ˆ. celles des Perileptus. Avantdernier article des palpes labiaux avec 6 ˆ 8 soies; languette carrŽe, ˆ bord libre arquŽ, convexe. Delit du menton simple, mais largement tronquŽe. Prollotnm snbcordiforme, rŽtrŽci ˆ la base, le Jisque plan, la gouttire marginale large, sŽparŽe du disque pat uue Ntrie, la sillon mŽdian de forme variable, la base rugueuse. PŽdoncule mŽsothomciq ue trs Žtroit. Ecusson trs petit. Elytres parallles, plans, ˆ Žpaules anguleuses, la base transverse. Gouttire marginale trŽs Žtroite, commenant par une petite crosse au niveau de la racine de la 5" striole juxtascutellaire nette ; stries fi nes, superficielles, ponctuŽes cotume les interstries. Pas de c™te apicale ni de retour de la strie snturale ˆ l'apex de l'Žlytre. c

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410 Dr. A. Jeanne! sur les Trechinro Dessous du corps ponctuŽ ct pubescent comme la face dorsale. Apophyse pmsternale allongŽe, non rebordŽe. MŽtasternum long, trois fois aussi long que le pilier de la hanche postŽrieure. Des ailes propres au vol. Pattes grles et courtes. Les tibias antŽrieurs assez grles, avec un sillon longitudinal sur la face externe, s'inflŽchissant vers le bord interne ˆ la hase; face antŽrieure du tibia presque glabre, face postŽro-externe pubescente. Tibias et postŽrieurs avec des Žperoris internes et une frange pectinŽe bien dŽveloppŽe sur le c™tŽ externe du bord apical. Tarses courts, les articles g et 4 aussi larges que longs, l'article 4 avec une expansion lamelleuse ventrale bien dŽveloppŽe, s'Žtendant sous l'onychium, comme chez les Perileptus. Les deux premiers articles du tarse antŽrieur sont lŽgrement dilatŽs et dentŽs en dedans chez les m‰les. ChŽtotaxie normale des Trechinre. Le pore susorbitaire postŽrieur est perdu chez N. c!tampioni au milieu d'une houppe de lO ˆ 12 soies dirigŽs en dedans. Pores prothoraciques normaux. SŽrie ombiliquŽe de l'Žlytre rŽgulire. Premier pore discal placŽ au quart basal de la ge strie, deuxime pore un peu aprs le milieu ; pore apical dans l'axe de la ge strie. Organe copulateur m‰le petit, semblable ˆ celui des Perileptus; la face ventrale et la partie apicale sont seules chitinisŽes; toute la paroi dorsale est membraneuse. Le lobe mŽdian est brusquement coudŽ ˆ angle droit vers le tiers basal, sa partie apicale est renflŽe; les styles sont courts et grles. Dans ce nouveau genre se placent trois espces nouvelles, dont c:leux, N. championi et N. bedoci, sont assez voisines et doivent tre considŽrŽes comme deux espces gŽographiques descendant d'une souche commune. Tableau des Espces. 1 (2). Yeux bien plue courts que les tempeR, celles-ci trs bombŽes. Pronotum pubescent, ˆ gouttire marginale Žtroite. Sillon externe des tibias antŽrieurs eHiteŽ . . . . . . . andrewesi, sp. n. 2 (1). Yeux plus longs que les tempes, celles-ci ˆ peine convexes. Pronoturn lisse et glabre, a gouttire marginale large. Sillon externe de11 tibias antŽrieurs profond. 3 (4). Saillie mŽdiane du vertex lisse et glabre; tempes planes. Pronotum une fois et quart aussi large que long, ses c™tŽs peu arrondis en a vaut. . . . . . . . . . . . . . . clwmpioni, sp. n. 4 (3). Saillie mŽdiane du vertex pubescente et pointillŽe; tempes un pou con vexeR. Pronotum presquo une fois et demie aussi large que l'ong, se3 c™tŽs bie!1 nrromlis en annt . . hedoci, sp. n.

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de ln Rrfg/on Orientale. 411 Neoblemus championi, sp. n. Inde, Himalaya.-Dehra Dun: Mussoorie, Massy Falls, un ex., mars 1921 (Dr. M. Cameron) ; Dehra Dun, un ex., dŽc. 1920 (Dr. M. Cameron).-Kumaon: West Almora, Diva, un ex., dŽc. 191i ( type ) (I-1. G. Champion) ; West Almora, Upper Gumti Va ll ey, un ex., avril 1919 (H. G. Champion).-Sikkim : Darj i ling, Gopaldhara, un ex., nov. 1919 (H. Stevens) ; Da rjiling, Namsoo, un ex., nov. 1920 (H. Stevens).-Eastern Duars 3 ex. (H. Stevens). Long. 38 ˆ 42 mni. DŽprimŽ, parallle. Coloration brun rouge‰tre brillant, avec les joues, les parties externe, apicale et suturale des Žlytres, le mŽtasternurn et parfois aussi le disque du pronotum brun‰tres; pattes testacŽes. 'l'te ponctuŽe et hŽrissŽe de longs poils sur les joues et la saillie cie l'Žpis tome, les poils postŽrieurs des joues formant une longue houppe dirigŽe en dedans ; saillie discale du vertex glabte et lisse comme les sillons frontaux. Pronotnm glabte et lisse. Elytres pubescents, hŽrissŽs de poils blaucluhtes assez courts, mais trs rŽgulirement espacŽs. Tte volumineuse, dŽprimŽe, tmnsverse, les yeux trs saillants, un peu plus longs que les tempes qui sont obliques, presque planes; antennes atteignant amplement le milieu des Žlytres, grles et cylindriques. Prouotum trausverse, une fois et quart aussi large que long, trs rŽtrŽci it la base qui n'est gure plus large que la moitiŽ du bord antŽrieur; celui-ci rectiligne. C™tŽs pen arquŽs en avant, siuuŽs brusquement, puis parallles avant les angles postŽrieurs qui sont saillants, un peu aig-us vifs; hase lŽg-tement saillante. Gouttire marginale du pronotum tr(s large en a\aut, cessa nt en arrire dans la pattie basale rŽtrŽcie ; disque plan, trs brillant, avec un profond sillon lougitudiual et mŽdian eu coup de gouge, ˆ peine plus large en arrire qu'en avant ; surface basale trs rngueusP, fossettes superficielles, ue s'Žtendant pas en avant, sur le disque. Elytres plans, parallles, deux fois aussi longs que larges ; les stties rŽgulires, supedicielles, mais. bien vi;;ibles, marquŽes de lignes de points un peu plus gros que ceux des iuterstries. Pattes courtes ; les tibias antŽrieurs glabtes snr leur face antŽrieure, le sillon de la face externe trs profond, bien dŽveloppŽ. Organe copulateur m‰le trs petit et trs peu lwoluŽ; la uartie basale est ˆ peine chitinisŽe. Uord ventral du lobe mŽdian parfaitement rectiligne depuis la coudnre basale j usq u'it la pointe, celle-ci mousse, a rroudie, pen sai lian te. c2

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412 Dr. A. Jeanne! sur les Trechim:e Pas d'armature au sac interne. Styles latŽraux courts, terminŽs par deux soies. Neoblemus bedoci, sp. n. (Fig. 8.) Tonkin : Hoa-Binh, dans les monts Sip-song-chau-tlJai, nombreux exemplaires reus par M. J. M. Bedoc (tgpes). Long. 4 ˆ 45 mm. Espce voisine de la prŽcŽdente, ayant tout ˆ fait le mme aspect et la mme coloration et en diffŽrant par les caractres suivants: La tte est plus robuste, plus transverse, avec les tempes convexes entre le bord postŽrieur de l'il et le sillon du cou ; la saillie postŽtieure du vertex est ponctuŽe et pubescente comme les joues, tandis qu'elle est lisse et glabre Fig. 8. Neoblemus bedoci, sp. n., de Hoa-Binh. chez N. cltampioni. Le pronotum est plus large, plus transverse, presque une fois et demie aussi large que long, ses c™tes sont plus arrondis en avant, le sillon longitudinal median est plus large, surtout en arrire, les fossettes basales plus profondes se en avant sur les parties latŽrales du disque. Les Žlytres sont un peu plus lougs, pubescents et stries comme chez N. championi, mai& les points des stries ne sont pas plus gros que ceux des interstries. Pour le reste, N. hedoci presente les mmes caractres externes que N. championi. L'organe copulateur mttle deN. bedoci est un peu diffŽrent

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de la RŽgion Orientale. 413 de celui de l'espce indienne ; il est plus grand, la partie apicale du lobe mŽdian est plus renflŽe dorsalement et sa pointe est plus longue et plus pointue ; les styles latŽraux portent trois soies. Neohlemua andreweai, sp. n. (Fig. 9.) Inde, Himalaya.-Dehra Dun: R. Song, un ex. '?,fŽvr. 1921 (type) (S. N. Chatterjee).-Kumaon: Haldwani division, un ex. (H. G. Champion). Long. 46 mm. TestacŽ rouge‰tre brillant uniforme, avec les pattes pilles. Tte et pronotum pubescents, finement et ŽparsŽment Fig.9. andrewesi, sp. n., de Hnldwani. ponctuŽs, les poils des joues dressŽs, dirigŽs en declans sur la partie postŽrieure prs du. sillon frontal, ceux du pronotum Žgalement dressŽs, mais dirigŽs en dedans et en ai'rire sur le disque; pubescence lies Žlytres blanchil.tre, assez courte, hŽrissŽe, un peu dirigŽe en arrire et rŽgulirement espacŽe. Tte volumineuse, transverse et dŽprimŽe, un peu plus large que le pronotum, avec les sillons frontaux lisses et glabres. Les yeux sont saillants, mais relativement trs petits; les tempes sont presque deux fois aussi longues que

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414 D1. A. Jeannel sur les Trechin les yeux, trs convexes, bombŽes, presque anguleuses. Antennes grles et cylindriques atteignant amplement le milieu des Žlytres. Pronotum transverse, dŽprimŽ, d'un t.iers plus large que long, trs rŽtrŽci ˆ la base qui est aussi large que les deux tiers du bord antŽrieur; celui-ci un pen ŽchancrŽ, presque rectiligne. C™tŽs pen arrondis en avant, profondŽment et br)lsquement sinuŽs ˆ leur sixime basal, puis divergents en arrire, les angles postŽrieurs aigus, vifs, saillants en dehors, la base presque rectiligne. Disque avec un sillon longitudinal mŽdian superficiel, limitŽ par del,lX traits parallles ; gouttire marginale relativement Žtroite, n'atteignant pas la base; surface basale rugueuse, mais moins fortement que chez les espces prŽcŽdentes ; les fossettes profondes, obliques, non prolongŽes en avant sur les c™tŽs du disque. Elytres dŽprimŽs, parallles, plus de deux fois aussi longs que largea; les stries nettes, supe1ficielles, sans ponctuation distincte, les interstries assez fortement et densŽment' ponctuŽs. Pattes courtes et grles; les tibias antŽrieurs portent quelques poils sur leur face antŽrieure et leur sillon externe est peu profond, effacŽ, mais cependant nettement recon. Cette espce est bien distincte des deux prŽcŽdentes par la petitesse de ses yeux, ses tempes longues et fortement bombŽes, son pronotum pubescent ˆ gouttire marginale Žtroite, son sillon longitudinal externe des tibias antŽrieurs effacŽ. Elle constitue dans le genre Neoblemus un stade Žvolutif moins avancŽ qui rapp'elle encore les Perileptus par certains de ses caractres. Geu. TRECHODES, Blackburn. Le genre Trechodes, que j'ai provisoirement rattachŽ au groupe es Perileptini Ann. Soc. eut. Fr. 1921, p. 165) doit devenir le type d'une tribu nouvelle que je me propose de dŽfinir ultŽrieurement lorsque j'aurai ˆ dŽcrire un certain nombre de genres nouveaux des rŽgions australienne, africaine et antarctique, qui s'y Les Treckodes habitent l'Australie (1'. bipariitus, MacLeay, T. secalioides, Blackb.), la Birmanie (T. cauliops, Bates), lVladagascar et l'Afrique australe et orientale, d'o je connais plusieurs espces encore JJa seule espce connue de la rŽgion orientale est celle de Birmanie.

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de la RŽgion Orientale. 415 Trechodes cauliops, Bates. (Fig. 10.) T1echus cauliops, Batee, 1892, Ann. Mus. Ci v. Genova, xxxii. p. 298; type: Karin Ghec [Mus. Gnes]. Birmanie.-Karin ; Asciuii Ghec, 1350 m. d'ait., plusieurs exemplaires ( L. Jta, in Mus. Gnes et coll. R. Jeanne]). Fig.lO. Trechodea cauliops, Bates, du Karin. Trib. TREc HI NI, Jeannel. Gen. TRECHUS, Clairville. Je range seulement dans le genre Trechus les espces ˆ sŽrie ombiliquŽe rŽgulire et organe copulateur m{tle complet, dont les tibias antŽrieurs, plus ou moins sillonnŽs sur la face externe, sont tout ˆ fait glabres et lisses sur la face antŽrieure, dont les Žlytres portent une carne apicale, dont la strie suturale se rŽflŽchit ˆ l'apex par une strie prolongŽe sur la terminaison de la 5c strie en dedans de la carne apicale et dont la 2 strie forme une crosse apicale, sur la convexitŽ de laquelle se trouve le pore sŽtigre antŽapical. Ainsi compris, le genre. Trec/tus est rŽpandu dans les rŽgions palŽarctique, nŽarctiq ue, orientale et australienne. Les espces orientales prŽsentent les mmes caractres

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416 Dr. A. Jeanne! sur les Ttecldn gŽnŽrnux que les espces d'Europe. Elles se distinguent cependant par la forme particulirement ample de leur prouotum et surtout par une conformation un peu spŽciale de la base de leur organe copulateur m‰le. Il n'existe pas en effet. de renflement basal et l'orifice basal, trs grand, fait face direct-ement .du c™tŽ ventral, au lieu que, chez les '17echus europŽens, il est toujours un peu dirigŽ en arrire ˆ cause de l'inflexion du bulbe basal. De plus, les c™tŽs de J'OI'ilice basal sont toujours profondŽment ŽchancrŽs chez les Trec/tus orientaux. Tableau des Espces Orientales. 1 (4). AilŽs. Yeux gros et saillants, bien plus longs que les tempes. Elytres ˆ base transverse et Žpaules saillantes. 2 (3). Prouotum ˆ base aussi large ou plus large que le bord antŽrieur, les c™tŽs non siuuŽs en arrire. Elytres subparallles. Long-. 45 ˆ li-2 mm.. . . . . . . . . indiczea, Putz. 3 (2). Pronoium ˆ bo.se 1ŽtrŽcie, les c™tŽs nettement siuuŽs en arrire. Elytres plus coUIts, moins parallles. Long. 43 mm. cltampioni, Jeann 4 (1). Aptres. Yeux petits et peu saillants, ˆ peine plus lon11s que les tempes. Elytres ovalaires, ˆ Žpaules effacŽes. 5 (10). Angles :postŽri.etirs du pronotum obtus mais v1fs, la base avec une dŽpression transverse mŽdiane. o (7). Base du pronotum saillante, s.es parties latŽrales obliques. Long. 35 mw. . . cameroni, sp. n. 7 (.0). llase du pronotum rectiligne. 8 (9). C™tŽs du pronotum bien arrondis, sinuŽs en arrire. Elytres ovales, ˆ Žpaules marquŽes, ls plus grande largeur vers le milieu. Long. 4 mm ......... . . . imai
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de la RŽgion Orientale. 417 Inde, Himalaya; Yun-Nan.-Punjab, Simla Hills Staate: Kotgath, 2150 m. ait., un ex. sept. 1921 (Dr. M. Cameron). -Dehra Dun: Chakrata distr., Konain, 2500 m. ait., Sijla Gad, 1500 m. ait., Kanasar, 2100 m. ait., Khedar Khud, 2200 m. ait., mai 1922, plus. ex. (S. N. Chatterjee); Chakrata distr.; Korawa Khud, 2800 m. ait., mai 1922, un ex. (Dr. M. Cameron); Mussoo1ie distr., Dhobi Ghat et Ringal Gad, 2 ex., avril 1922 (Dr. M. Cameron); Siwalik Hills, Mohan Rau, 1 ex., mars 1922 (Dr. M. Cameron).Sikkim : Kurseong, ˆ 30 km. au sud de Darjiling, un ex. 6' (coll. R. Jeanne!). Chine: Yuu-Nan, un ex. 6' (coll. R. Jeanne!). Fig. Il. 1'1echus indwus, PuLz., du Yun-Nan. M. H. E. And1ewes (Tans. en t. Soc. London, 1922, p. 247) a vu au MusŽe de Stettin un Trechm ŽtiquetŽ T. indicus, type" et provenant de Darjiling, auquel il a pu comparer un exemplaire de sa propre collection venant de Kurseong. Il a constatŽ avec raison que le Trec/tus de Stettin ne pouvait pas tre le type de Putzeys , mais il a pu bien marquer les diffŽ1ences existant entre ce de Stettin et l'exemplaire de Kurseong d'une part et le T; championi d'autte part. La lectute de sa note m'avait donnŽ ˆ penser que les deux premiers ne pouvaient pas tre D'aprs Putzeys, Je type du T. indicus a les palpes brisŽs; or l'exemplaire de Stettin les a au c10mplet,

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4-18 Dr. A Jeannel sm les Trechinre de8 T. indicu,s comme M. H. E. Andrewes semblait le croire, mais qu'ils devaient appartenir ˆ une e spce nouvelle du sous-genre Agonutrechus dŽcrit plus loin. L'examen de l'exemplaire de Kurseong, que M. H E. Andrewes a bien voulu me communiquer, m'en a donnŽ la confirmation. Il ressort en effet de la diagnose de Putzeys que le T. indicus appartient bien au groupe des Trechu.
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de la Orientale. 419 en arrire, rŽflŽchie e!l avant l'lUr les angles antŽrieurs ; sillon mŽdi m profonci; ciŽpession transverse pi'Ofonde, avec des gros plis sur le milieu; fossettes larges, en forme de croissant ˆ concavitŽ antŽrieure. Elytres oblongs, con vexes, subparallles, presque deux fois aussi longs que larges, faiblement Žlargis aprs le milieu; base transvei'Se; epaules saillantes j CtŽs peu arquŽs. Gouttire marginale trs large et Žgale; toutes les stries distinctes et nettement ponctuŽes, les quat1e premires plus fortes; interstl'es internes convexes. La strie rŽcunente apicale est droite, et se termine brusquement par un petit crochet avant d'atteindre le sommet de la 5 6 strie. deagus Žpais, plus ou moins grand; sa taille varie de prs du simple au double. Il est trs peu arquŽ, sans bulbe basal; les c™tŽs cie l'orifice basal sont profondŽment ŽchancrŽs et il n'existe pas ˆ la base d'aileron sagittal. La partie apicale est peu ˆ peu attŽnuŽe et se termine par une sorte de bec Žpais, mousse, recourbŽ en crochet du c™tŽ ventral. Styles latŽraux trs grles. Sac interne avec deux lames chitineuses dont l'une, dorsale, est la plus grande, longue et Žtroite. Chetotaxie.-Ligues orbitaires convergentes en avant. Pores prothoraciques normaux:; premier pore discal place vers le quart basal de la ge strie, deuxime pore un peu aprs le milieu. Pore antŽapical un peu plus rapprochŽ de la suture que du bord apical. L'espce est assez variable. En gŽnŽral, les m‰les sont bi en plus grands que les femelles et leurs yeux sout plus convexes. La graudeur des Žlytres est aussi :variable. Les deux exemplaires Punjab et du Sikkim que j'ai sous les yeux les ont notablement plus courts que ceux du Dehra Dun et du Yun-Nan. D'autre part, l'exemplai r e de cette dernire localite a un pronotum un peu plus la r ge, dont les c™tŽs sont un peu anguleux au lieu d'tre r Žg ul i eme ut arquŽs. Mais il ne s'agit certainement pas lˆ d 'une difl'Žrence specifique. L'deagu11 est tout ˆ fait semblable chez cet exemplnire chinois ˆ celui des individus indiens. Je n'ai pas vu de T. indicus de West Almora, quoique de nombreux matŽriaux de cette partie du Kumaon m'aient ŽtŽ communiquŽs. 11 semble donc que dans ce district montagneux le T. indicus soit remplacŽ par le T. championi.

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420 Dr. A. Jeanne! sur le. Trec!Jin Trechus championi, J eannel. (Fig. 12. ) Trechus champmi, Jtlannel, 1920, Ann. & Mag Nnt. Ilist. aŽr. IJ, vol. v. p. 109; type: Nainital (Brit. Museum). Inde, Himalaya.-Kumaon: Nainital, 8 ex., sept. 1918 (types) (H. G. Champion) ; West Almora, Diva, 2 ex., oct. 1Yl8 (H. G. Champion).-Sikkim: Darjiling, 2 ex. (J. Harmand, in Mus. Paris) ; Datjiling, Gopaldhara, :WOO m. ait., 3 ex., avril 1914 (H Stevens). Je ne connaissais pas le T. indicus lorsque j'ai dŽcrit ce Trechus ; je puis donc maintenant ajouter ˆ sa diagnose les qudqnes caractres diffŽrentiels suivants. Chez T. c!tampioni la coloration est toujours plus foncŽe, toujours d'un noir trs brillant et un peu irisŽ. Les yeux Fig-. 12. Trechus cleampioni, J eann., de Nainitn.l. sont plus petits que chez T. indicus, la base du pronotnm est un pen moins large que le bord antŽrieur et les c™tŽs sont plus fortement arrondis en avant, sinuŽs dans leur partie postŽrieure; le disque du pronotum et les Žlytres sont plus convexes; les sont plus courts, moins parallles. L'deagus est sem bi able dans les deux formes, sauf qne chez T. c!tampioni il existe nu aileron sagittal sur la base u lobe mŽdian et que les lames du sac interne paraissent un peu plus courtes et plus larges. Eu somme, ces deux Trec/ms sont trs vmsms ; mats on ne doit pas considŽrer le T. championi comme une tace gŽographique elu T. indicus, car dans le Sikkim les deux formes autour de Darjiliug.

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de la RŽgion 01'l'entale. 421 Trechus imaicus, sp. n. (Fig. 13.) Inde, Himalaya.-Sikkim : Tonglu, sur la frontire du Nepal, 3050 m. ait., un ex. d', sept. 1920 (H. Stevens). 'l'ype in coll. H. E. Andrewes. Long. 4 mm. Aptre. Elliptique, peu convexe, glabre. Brun de poix brillant, avec les pices buccales, le labre et l'Žpistome, les antennes, les pattes, les Žpipleures, une fine ligne mŽdiane sur le pronotum, la marge et la suture des Žlytres rouge‰tres. 'fte alutacŽe. Fig.l3. Trechu3 imaictcs, sp. n., de Tonglu. Tte petite, ovalaire, ˆ peine plus large que la moitiŽ nu pronotum ; sillons frontaux rŽguliers, arrondis, non anguleux sur le vertex. Yeux trs peu convexes, un peu plus longs que les tempes, qui sont convexes. Antennes grles, atteignant ˆ peine le tiers basal des ŽlytreK, l'article 2 plus court que le 3, aussi long que le 4, les article!! apicaux ovalaires, allongŽs, le dernier un peu plus long que l'avantdernier.

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422 Dr. A. Jeanne! sur les Trechiu Pronotum ample et transverse, d'un tiers plus large que long, aussi large que les deux tiers des Žlytres ˆ leur plus grande largeur, la base aussi liuge que le sommet; la plus grande largeur vers le tie1s antŽrieur. Angles antŽrieurs effacŽs; c™tŽs largement et rŽ){ulirement arrondis, ˆ peine immŽdiatement avant le's angles postŽrieurs; ceuxci obtus vifs, non saillants; base rectiligne. Disque rŽgulirement convexe, lisse; gouttire marginale trs Žtroite; fossettes basales lisses, transverses, en forme de dŽpressions courbes ˆ concavitŽ antŽrieure; dŽpression basale sans rugositŽs; un sillon longitudinal bien marquŽ. Elytres ovales, assez convexes, Ie bord basal oblique par rapport au pŽdoncule, les Žpaules effacŽes, arrondies, les c™tŽs bien arquŽs; gouttire marginale large et Žgale. Stries toutes visible!!, mais fines, superficielles, irrŽgulires, lisses; la 2 strie forme une crosse apicale trs allongŽe ; strie rŽt.:urrente se terminaut en avant brusquemeut avant d'atteindre la 5 strie. Pattes rohŸstes, les fŽmurs reu:BŽs, surtout les antŽrieurs. Tibial! antŽrieurs ˆ angle apical externe tronquŽ, le sillon longitudinal externe superficiel. assez court, arquŽ, la base non renflŽe, avec une profonde Žchancrure latŽrale de son bord basal ; l'apex gracluellemeut rŽtrŽci, terminŽ par un bec effilŽ et l Žg r e m e u t retroussŽ. Sac interne armŽ d'Žcai11es et de petit s Žpines dans sa partie apicale Žvaginable. Styles l a t Ž rau x larges, avec 4 soies. ChŽtotax1e.-Lignes orbitaires convergentes eu avant ; le prt'mier pore e1:1t fovŽolŽ. Pore prothoracique antŽrieur placŽ vers le milieu, le pore postŽrieur sur l'angle postŽrieur. Premier pore discal au tiers basal de la strie, deuxime pore un (Jeu aprs le milieu; pore ant.Žapical relativement loin de l'apex. T1echus cameroni, sp. n. (Fig. 14.) Inde, Himalaya.-Punjab, Simla Hill States: Kotgarh, 2150 m. ait., se(Jt. 1921, 1 ex. (S. N. Chat/e1jee); Narkauda, 2800 rn. ait., un ex. cr, sept. 1921 (type) (Dr. M. Cameron). Long. 35 mm. A(Jtre. Ovalaire et glabre, ayant vaguement l'aspect d'un petit T. obtusus, Er., aptre, mais plus fortement striŽ. Brun de poix brillant, avec lell Žpi(Jleures, la marge du prouotum, la marge et la suture des Žlytes, les antennes, les pices buccales et les pattes rouge‰tres. 'l'te alutacŽe. 'Tte petite, allongŽe; avec les sillon:> frontaux arrondis, ˆ

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de la RŽgion Orientale. 4t3 peine anguleux sur le vertex; les yeux trs peu saillants, gure pl us longs que les tempes; celles-ci nullement convexes. Antennes dŽpassant ˆ peine la base des Žlytr es, leur article 2 aussi long que le 3, nettement plus long que le 4, les articles apicaux (7-10) ovales et courts, ˆ peine une fois et demie aussi longs que larges, le dernier uu peu plus long que l'avant-dernier . Pronotum assez ample, transverse, d'un tiers plus large que la tte, un peu moins large que les deux tiers des Žlytres, d'un tiers plus large que long, sa plus grande largeur vers le tiers antŽrieur, sa un peu plus Žtroite que le bord Fig. 14. Treclius cameroni, sp. n., de Simla Hills. antŽrieur. C™tŽs assez fortement arrondis en avaut, nullement sinuŽs dans leur partie postŽrieure; angles postŽrieurs trs obtus, ŽmoussŽs, non saillants ; base trs saillante, avec les parties latŽrales obliques. Disque rŽgulirement con vexe; gouttire marginale large et rŽgulire; sillon longitudinal mŽdian net; dŽpression basale profonde, nette, avec des plis sur la ligne mŽdiane; fossettes lisses, en forme de croissant ˆ concavitŽ antŽrieure. Elytres ovales,. rŽgulirement convexes, une fois et demie au"si longs que larges, avec leur plus grande largeur au

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424 Dr. A. Jeanne] stsr les Trccl1in milieu; gouttire marginale larg-e et rŽgulie, Žgale. Base non transverse; Žpaules un peu !!aillantes, mais trs arrondies; c™tŽs bien arquŽs, sommet aTI'ondi. Stries indistinctement ponctuŽes, les deux premi1es profoncle'l, les st1ies 3-5 progressivement plus superficielles, les stries 6-8 tout ˆ fait effacŽes ; les trois premiers interstries assez convexes. Crosse apicale de la 2 8 strie ˆ peine indiquŽe; strie rŽcurrente apicale longue, droite, se terminant brusquement en avant par un petit crochet. Pattes robustes, les fŽmurs renflŽs ; sillon longitudinal externe des tibias antŽrieurs un peu effacŽ. deagus assez grle, allongŽ, peu arquŽ ; pas de bulbe basal ; les c™tŽs de l'orifice basal sont profondŽment ŽchancrŽs, comme chez les espces prŽcŽdentes. Pas d'aileron basal. Sommet effilŽ eu une longue pointe subcylindrique, grle et occupant presque le tiers de la longueur totale de l'deagus ; son extrŽmitŽ est recourhŽe en crochet du c™tŽ ventral. Pice Žvaginable du sac iuterne assez courte et large. ChŽtotaxie.-Lignes orbitaires parallles. Premier pore discal placŽ au tie1s basal de la 3 strie, deuxime pore vers le milieu, mais situŽ sur le 3 interstrie, Pore antŽapical plus rapprochŽ de la suture que du bord apical. Cette petite espce ressemble assez ˆ la prŽcŽdente, mais elle est plus petite et se reconna”t au premier coup d'il ˆ son prouotum dont les c™tŽs sont bien moins arrondis et dont la base est nettement saillante. De plus ses caractres sexuels sont trs particuliers. 11echua pumilio, sp. n. (Fig. 15.) Inde, Himalaya.-Kumaon: West Almora Division, Pinar, 3350 m. d'ait., un ex. !f, juill. 1920 (type) (H. G. Champion). ]Joug. 28 mm. Aptre. Peu convexe, rŽtrŽci en avaut, Glabre. Brun de poix brillant, avec la marge des Žlytres rouge‰tre, les anteuues, ies pices buccales et les pattes testacŽes. 'l'te alutacŽe, le reste du corps lisse, Tte petite, arrondie, ˆ peu prs aussi large que les tl'ois quart11 de la largeur du prouotum, les sillons frontaux arrou dis, 110n anguleux, mais approfondis sur le vertex. Yeux tl's peu saillants, un peu plus longs que les tempes, uu peu convexes. Antennes courtes, atteignant it peu prs Je quart basal des Žlytres, l'article 2 plus court que le 3, aussi loug que le 4, les articles apicaux ovales, courts,

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de la 01ientale. 42:5 le 9 une fois et demie aussi long que large, le dernier un peu plus long que le prŽcŽdent. Pronotum transverse, de moitiŽ plus large que long, aussi large que les deux tiers des Žlytres, la base rŽtrŽcie, uu peu plus Žtroite que le sommet, la plus grande largeur vers le tiers antŽrieur. Angles antŽrieurs arrondis, mais saillants en avant; c™tŽs fortement arrondis en avant, redressŽs avant les angles postŽrieurs ; ceux-ci obtus, ŽmoussŽs, non saillants; base saillante, avec les parties latŽrales obliques. Disque peu convexe, le sillon mŽdian net et profond ; gouttire marginale large, Žlargie en al'rire ; dŽpression basale nette, courte, plissŽe; fossettes petites et peu pl'Ofondes, lisses. Fig.l5. T1echua pumilio, sp. n., de West Almora. Elytres une fois et demie aussi longs que largPs, leur plus grande largeur aprs le milieu, leur sUIface peu convexe. Base Žtroite et oblique ; Žpaules trs arrondies et effacŽes; c™tŽs bien arquŽs. Gouttire marginale large et Žgale. 'l'ou tes les stries fines, vaguement et superficiellement ponctuŽes, les stries externes un peu effacŽes. Stiie rŽcurrente apicale se terminant brusquement en avant, avant d'atteindre la 5 strie. Pattes courtes, avec les fŽmurs trs renflŽs. Tibias antŽrieurs courts et1Žpais, avec l'angle apical externe arrondi, le sillon longitudinal externe tmperficiel. ChŽtotaxie.-Lignes orbitaires pamllles, un peu d

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426 Dr. A. Jeanne! sur lu Trecinm convergentes en avant. Premier pore prothoracique au tiers antŽrieur ; deuxime pore s u r l'angle postŽrieur Premier pore discal de l'Žlytre un peu avant le tiers basal clenxieme un peu aprs le milieu. Pore antŽa pical ˆ Žgale distance de l'apex et du bord suturai. Cette petite espce a un peu l'aspect d u T. obtusiusculs, Ganglb.; de Bosnie, mais elle est notablement plus petite, son prouotum est plus ample, plus large en avant et ses Žlytres sont plus fortement striŽs. Trecltus bake1i, sp. n. (Fig. 16.) Iles Philippines.-Luzon: Benguet prov., Baguio, un ex. ™ ( C. F. Bake1) (type in coll. H E. Andrewes ). Fig.l6. Trechua bakeri, ap. n., de Luzon. Long. 38 mm. Aptre. Ovalaire, convexe. Glabre. Noir de poix, avec les antennes, les pices buccales et les pattes rouge‰tres. 'l'te alutacŽe, le reste du corps lisse. Tte trs petite, arrondie, ˆ peine large comme la moitiŽ de la largeur nu pronotum, les sillons frontaux nets, arrondis, non anguleux. Y eux uullemen t saillants, petits, ˆ peu

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de la RŽgion Orientale. 427 prs aussi longs que les tempes qui sont peu convexes. Dent du menton latge et languette saillattte, comme citez les espces indiennes. Au tenues fi nes et courtes, ue dŽ passau t pas le cinquime basal des Žlytres, l'article 2 uu peu plus court que Je 3 et aussi long que le 4, les articles apicaux ovalaires, deux fois aussi longs que le eruier plus long que l'avant-demier. Prouotum ample, convexe, arrondi, transverse, de plus d'un tiers aussi large que long, aussi large que les deux des Žlytres et prŽsentant sa plus graue largeur vers le milieu ; la base un peu plus large que le sommet. C™tŽs I'Žgulirement et f01tement arrondis d'un angle iL l'autre ; angles postŽrieurs effacŽs, ts obtus ; ba"e lŽgrement bisinuŽe, presque droite. Disque convexe, ˆ ligne mŽdiane nette; gouttire matginale Žtroite, mais Žlargie sur les angles postŽrieurs; base uu peu non dŽprimŽe sm la ligue mŽdiane; fossettes formant sur les c™tŽs de la base une dŽpression eu ('roissant, peu ˆ concavitŽ tournŽe en avant. Elyttes ovo•des, attŽnuŽi en arrire, ˆ peu prs une fois et demie aussi longs que lage!!l, la plus grande largeur vers le milieu, la surface trs cou vexe. transver:::e ; Žpaules arrondies, effacŽes; c™tŽs bien arquŽs. Stries nettes, lisses, toutes visibles, les externes uu peu plus superficielles, les inte1stries internes un peu convexes. Gouttite marginale large; strie rŽcunente apicale droite et se tenninant brusquement eu avant, connue chez les espces indiennes. Pattes robustes, ˆ fŽmuts reuHŽs. Les tibias antŽtieurs suhroits, Žpaiasis au sommet, la gouttire longitudinale externe profonde. 'l'arses antŽrieurs m‰les avec les deux premiers articles bien dilatŽs. deagus grle, long, peu arquŽ, la base peu renflŽe, avec les bords latŽratix: de l'orifice basal profouclŽment un petit aileron basal. Sommet effilŽ eu pointe longue et mousse, droite, avec le botd ventral uu peu anguleux. Styles latŽraux trs grles, terminŽs par 2 soies. Sac interne sans armature bien diffŽtenciŽe, ses parois seulement vaguement chitinisŽes dans la partie apicale. ChŽtotaxie.-Lignes mbitaites parallles. P>rcs prothotaciques eu position normale. Premier pore di .. eal \ Ct's le quart basal de la a strie, deuxime pore aprs le milieu. ])ore autŽapical plus rapprochŽ du bord apical que de la sutme. Cette espce est !t coup st <'troitement apJHirent<'e n ux espces hilllalayonucs; sou organe copulateur m”tle, particulier, est tout il fait ll mrne type. .Elle est toŸtcfoi->

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428 Dr. A . Teannel sw les Trecl!nre tri.s facile ˆ reconna”tre ˆ la forme trs spŽciale, large et arrondie de sou prouotum. Gen. AGONOTJtEcHus, nov. Esp1 '.! ce type: T1eclnes birmanicus, :Bates. L1:s esp  ces de ce genre ont l'aspect cles Trechus; elles ressmnhlent un peu au '1'. cltampioni, Jeann., cle l'Himalaya. se rec:onuaissent cependant au premier abord ˆ leur )abre non ŽchancrŽ, leurs antennes longues et cylind iques, lcnr ponotum suhcarrt\, l'absence du deuxime pore sŽtige de la 8" stJie cles Žlytres. Les tibias antŽrieurs sont droits, sillonuŽs en dehors et pourvus de quelques poils trs petits sur la partie apicale de leur face antŽrieure. Taille moyenne. Glabre. Forme gŽnŽrale large et robuste, le prouotum relativement petit. Deux p01 es susorbitaires; pore prothoracique antŽrieur placŽ vers le tie1 s antŽrieur, deuxi1':me pore &\'aut l'angle postŽrieur. SŽtie ombiliqut:e rŽgnlire. Premier pore discal trs rapprochŽ de la base, \'ers Je sixime basal de la 3c strie; pas de deuxime pore sur Ja ge strie. Pore antŽapical prs de l'apex, eu position normale sur ln crosse de Ja 2c strie. Tte petite, arrondie, les sillons frontaux allongŽs, non anguleux, mais plut™t paralllea sur le vertex. Y e ux tr{:s g1'1mds et trs peu saillants, Jes tempes planes. Anteuues longnes, ˆ articles apicaux Jougs et cylindriques, hien di:fl'Žrcnts en ceh't cles articles ovalaires des 11ec/ms. Labre trans,erse, subrectangulai1e, le bord libre non Ÿehanc Ž, nu peu bisinuŽ. Labium soudŽ, sans trace de suture ; la dent dn lllcnton simple. Languette subcarrŽe L bord libre ari'Oudi, les pnraglosses larges. maxillaires grles, 1\ dernier article plus long que l'a\'aut-dernier. Pl'llnotum petit, suhcal'l'Ž, avec la base lisse, les parties latŽmles de la base formant une large surface lisse concave, les angles postl \ rieurs explauŽs et relevŽs. amples, convexes, ovo•des. La hunH'rale com111ence . la racine de la 5c strie; stliole jnxtascutellai c bieu dŽ\'eloppte, Stries profondes, r< gulires, entires!; strie rŽcurrente apicale courte et }Jrofomle, attŽuuŽe pen it peu en amnt pour se continuer sans interruption a\ CC le sommet de la 5c strie. Pattes roi.Justes; tibias antŽrieurs dJoits, assez long!', :t\ ec un profond sillon longitudinal externe; Ja partie aptcale cie Jn anttricul'C l'ltguense, gal'Die de quelques poils tJs petits. 1'm scs autt'rienrs m‰les avec les deux premiers articles dilatŽs et eut< : s cu dedans.

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de la RŽgion 01"ientale. 429 Organe copulateur mtt!e du mme type qne cel ni des Duvalites. La base est recourbŽe du c™tŽ ventral, un peu renflŽe; le sommet est asymŽttique et forme une pointe large et mousse, un peu inflŽchie du c™tŽ ventral. Styles avec 3 soies terminales. Sac interne aVI'C une pice Žvaginable eu f01me de gonttite placŽe de champ. A cause de la structure de leurs tihias antŽrieurs, les Agonot1echus se placent aupts des Duvalite.,; mais ils s'Žcarteut nettement des espces oculŽes cle ce geme pat leut dent rlu menton simple, leur labium soudŽ, la f01me du labte et les catacttes chŽtotaxiques. Il est rematquahle qu'un autte petit genre d'Eumpe doive tre rapprochŽ des Agonntrecltus, c'est /herot1eckus, Jeann., des monts Cantabriques, chez lequel on retrouve les mmes couformHtious rlu labre, du lahium et de la dent du menton. De telles affinitŽs entre des formes sŽparŽes par de telles distances gŽogtaphiqnes indiquent bien qu'on est lˆ en ptŽsence de suvivants de vieilles lignŽes contemporaines des anctres oculŽs des Vuvalites actuels. Le genre Agonobechus ne renfetme que deux espces, toutes deux de la rŽgion orientale. Agonotrechus birmanicus, Bntes. T1eclms bzhnanicus, Bo.tes, 1802, Ann. l\I us. Ci v. Genom, xxxii. p. 297; type: Asciuii Ghec [1\Ius. Gnes]. Birmanie.-Karin: A.sciuii Ghec, ait. 1500 m. env. (L. Fea, in M11s. Gnes et coll. R. Jeanne!). Long. 5 mm. Large et couvexe. AilŽ. Noir de poix, avec les Žlytes ˆ reflets irisŽs, la marge du pronotum et des ™lytres rouge{itres, les anteunes testacŽes rouge‰tres, les pattes testacŽes. 'l'Žguments lisses. Tte ovalnir, ˆ peu prs aussi large que le pronotum, les yeux quatre ˆ cinq fois aussi longs que les tempes; cellesci obliqu<'s, mal limitŽes en arrire. Antennes atteiguant le tict s basal des Žlytres, l'article 2 un peu plus court que le 4, les articles apicaux (7-10) environ quatre fois aussi longs que larges, cylindriques, le del'llier un peu plus long que l'avant-demiel'. Prouotum trs petit, subcarrŽ, ˆ peine d'un tiers plus large que long, plus Žtroit qu'un seul Žlytre, la base aussi large que le sommet. C™tŽs peu arrondis, nettement en arrite; angles postŽrieuts droits, vifs, fmtement relevŽs; base rectiligne. Disque trs peu conrcxc, a\'ec les dcnx c™tŽs de la partie basale lmgemcnt d™ptimŽs eu deux va:Hii

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430 D1. A. Jeanne) sur les Trechinm surfaces conca\"es et lisses; gouttire marginale large, se eu al'l'ire dans les vastes surfaces concaves; sillon lougitudinal mŽdian uet, atteignant la base et le sommet. Elytres amples et trs convexes, attŽnuŽs en arl'ire; la hase transverse, les Žpaules arrondies mais sai !lau te!!, les c™tŽs bien arquŽs. Gouttire matginale large et Žgale, seulement l'ŽtrŽcie aux Žpaules. Stries toutes bien visibles, assez fines, rŽgulirement pouctuŽes, les stries externes anssi profondes que les st1ies internes; inter11tries Jieu cou vexes. deagus petit, grle, non attŽnuŽ au sommet; la partie basale arquŽe du c™tŽ ventral; le bec large, mousse, asymŽtr1que, ˆ peine recourbŽ du c™tŽ veutml. ChŽtotaxie.-Lignes orbitaires convegeutes en avant. Pore antŽapical un peu plus rapproch Ž de la sutue que du honl apical, placŽ sur la crosse de la strie qui est courte et bien dŽveloppŽe. Agonotreckua andrewesi, sp. n. (Fig. 17.) Inde, Himalaya.-Sikkim: Kurseong, ˆ 30 km. nu sud de Darjiling, un ex. 0' (type) (coll. H. E. Andrewes); Dar:jiliug, un ex. c! (ex Putzeys, in 1\fus. Stettin). J'ai sous les yeux l'exemplaire rle Kurseong que M. H E. Andrewes a bien voulu me communiquer aprs l'avoir comparŽ ˆ celui qui est conservŽ au MusŽe de Stettin (H. E. AudreweR, 'rrans. Ent. Soc. Loudon, 1922, p. 247). J'ai pu vŽrifi1r ainsi qu'il s'agit non pas du Trec/tus Putz. (voit plus ltaut, p. 418), mais bien ,Pune espce nouvelle voisine de l' Agonobechu! bi7"1nanicus, Long. 5 mm. Mme forme gŽnŽrale que chez A. birmanicus ; coloration noir brillant, uu peu "irisŽ, avec la marg e des Žlytres les antennes et les pattes rouge‰tres. TŽguments lisses. 'l'te trs petite, ovalaire, pas plus large que les deux tiers du pronotum; les yeux quatre ˆ cinq f,_;is aussi longs que les tempes; celles-ci obliques. Antennes grles, atteignant le tiers basal des lilytres, semblables ˆ de l'A. birmanicus. Pronotum plus granrl que chez A. birmanicus, aussi, larg-e qu'nu Žlytre dans :sa plus gmurle largeur, d'un tiers plus large que lou{!, la base uettement plus large que le bord antŽieur. C™tŽs bien moius arquŽs en avant qne chez A. bimwnicus, nullement sinuŽs en arrire ; les angles postŽrieurs obt.us, ŽmoussŽs; la base rectiligne. Disque trs peu convexe, sa partie hasale conformŽe comme A.. bmauicus; gouttire IUlll'giuale large, cftacŽe en arrire.

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de l" RŽgion Orie11tale. .J.31 ElytJ'C'S amples ct trL'S convexes, semh lab!As :'! ccnx cie l'A. binnanicns, mais avec les stries plus }Jrofoudes et les intl'rsties plus con vexes. pins arquo du c™tŽ ventral que chez A. birmnnicus, le bec lagc et mousse, fortement asymŽtique, uettemeut recourbŽ du c™tŽ ventl'al. Mmes caractres chUtotalt.':iq ucs que chez A. birmanicus Fig. 17. AtJmwtrcclws sp. n., dij Kurs(;ollg. A. and1ewesi diffre clone de l'espce birmane par la petitesse de sa tte, son pronotum plus grand, il ctt's moins Ufi]UŽs en avant, nullement sin uŽs en arrire, ˆ hase Lieu plu11 large ct ˆ, angles post(,ricnrs Žmouss<'s ct obtus, pa la striation ]1lns forte c ses !'!ytres ct aussi par de !!'gres difl'Lrenccs dans la forme de l'organe copulateur m‰le.

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432 Dr. A. Jeanne! sur les Trechinro Geu. STEVENSius, nov. Espce type : Stevensius lampros, sp. n. Ce genre est voisin de Duvulites, Jeann., et semble bien le remplacer dans les rŽgions alpines de l'Himalaya. ( ) omme chez les Duvalites oculŽs de l'Europe, les tihias antŽrieurs chez Stevensius sont droits, sillonnŽs su1 leur face externe et ont la partie apicale de leur face antŽ1ieure rugueuse et pubescente. Mais le genre nouveau de l'Himalaya se distingue par un facies trs particulier, une forme spŽciale de l'Žpistome et du vertex et par d'importants caractres chŽtotaxiqnes. Aptte. Forme gŽnŽrale large, avec la tte volumineuse, le pronotum rŽttŽci et les Žlytres suborbiculaires, presque lisses et brillants. Sillons frontaux complets, profonds, les jones et le vertex trs convexes ; le vertex forwe une saillie mŽdiane allongŽe, arrondie en avant et bien sŽpa r Že ˆ ce niveau de l'Žpi1>1tome qui est trs dŽprimŽ, tout ˆ tait plan, sub ectangulaire et trs transverse. Yeux petits, arroiJ(lis et saillants; tempes trs grandes et trs bombŽes. Antennes it articles apicaux ovalaires. J,abre transverse, ˆ bord antŽrieur ŽchancrŽ et ciliŽ. 1\faudihules longnes et acŽrŽes, recourbŽes. Palpes ma x illaires ˆ avant-dernier article conique, trs Žtroit ˆ la base, Žlargi an sommet, le demier article Žpais, subconique, aussi Ž p a is mais plus long que l'avant-dernier. Labium souciŽ au submentum, sans trace de suture; la dent mŽdiane bifide et profondŽment incisŽe Languet.te trs saillante, son bord libre anguleux, formant une saillie conique qui porte deux grandes soies mŽdianE's et deux ou trois plus petites de chaque c™tŽ. Pronotum subcordiforme, ˆ base Žtroite; ses c™tŽs rebordŽs et son disque convexe. Surface basale dŽprimŽe, avec de profondes fossettes latŽrales. Elytres trs larges, rŽgulirement convexes; le bord ha s al est trs oblique et relativement long. Gouttire marginale )urge et rŽgulire; en avant des Žpaules, elle se rŽtrŽrit peu ˆ pen le loug du b01d basal pour se pet dt e sur la racine de l'Žlytr e sans petit crochet ˆ son origine. Les traces de la 5 strie paraissent bien s'inflŽchir ˆ la base vers la racine de l'Žlytre de faon que l'origine de la gouttire marginale semble bien conespondre ˆ la base de la 5 8 strie, comme chc.z les Duvalites. Disque des Žlyt1 es presque lisse, trs brillant, avec de vagues traces des stries ˆ peine discernables. Pattes courtes. Tibias antŽrieurs droits, avec un profond sillou longitudinal sur la face externe, la partie apicale de la

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de la RŽgion Orientale. 433 face antŽrieure rugueuse, }JonctuŽe, garnie de quelques petits poils tl's courts. 'l'arses relativement courts ct ,pais, les tarses ant Ž rieurs avec les deux premiers articles dilatŽs en dedans chez les m‰les. deagus du mme type que celui cles Dtalites europŽens. Le bnlhe basal est bien dŽ,eloppŽ et inflŽchi du c™tŽ ventral, les styles l a tŽraux sont large s et te m i u Ž s pat 4 soie!', le :
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434 Dr .A. J eannel sur les Trechinre et sinuŽs en arrire, les angles postŽrieurs obtus, vifs, nullemeut saillauts en dehors, mais fortement relevŽs ; base saillante, avec les parties latŽtales obliques. Disque bien convexe, uni, le sillon longitudinal mŽdian superficiel; gouttire marginale Žtroite, s'Žlargissant en arrite; impression basale profonde, fossettes larges et profoudes. Elytres suborbiculaires, environ d'un tiers plus longs que larges, le bord basal long, subdroit, trs oblique, les anglea Fig.18. Stevensts lampro1, sp. n., de Tonglu. humŽraux ˆ peine marquŽs, les c™tŽs bien arrondis, le sommet attŽnuŽ. Gouttire marginale large et rŽgulire; disque avec de vagues traces des stries internes, sa surface unie, polie, trs brillante, la strie rŽcurrente apicale droite, oblique, peu ˆ peu effacŽe en avant. Pattes courtes ; les fŽmuts non renflŽs, les tarses courts. -deagus bien arquŽ ˆ sa base, la partie apicale allongŽe, la face ventrale large et plane, droite, la face dorsale renflŽe.

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de la RŽyion 01'ientale. 435 Le sommet est trs fortement asymŽtrique, totdu ˆ gauche et se termine par un petit bec arrondi et retroussŽ eu crochet du c™tŽ dorsal. ChŽtotaxie.Ligues orbitaires fortement divergentes. Pore prothoracique antŽrieur situŽ au tiers antŽtieur des c™tŽs ; pore postŽrieur sur l'angle. Pore discal placŽ un peu avant le milieu de l'Žlytre, sur l'emplacement de la 8" strie.



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P. A. CHAPPU IS SUR LA VALIDITƒ SPƒCIFIQUE DE DEUX HARPACTICIDES. 22

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DULIJETN DE tA DES semNCES DE CLUJ Tome II, 2e partie, pages 17-20. 30 dŽcembre 1923. SUR LA VAUIHTƒ SPƒCIFIQUE HE HEl'X HARPACTilDES par P. A Chappuis Adjoint ˆ la direction de l'fnstitut de SpŽologie de Cluj DŽposŽe le septembre 1923. E. DAllA Y dŽcrivait en 1884 dans sa "Monographia Eucopepodorum liberorum in Hungaria hucusque repertorum "( 1 ) et dans quelques de moindre importance (2) parus plus t™t, 14 nouveaux Cyclops ainsi que 3 nouveaux Canthocamptus. Les Cyclopides furent rŽvisŽs par ScHMEIL (3) en 1892 et 1898, les Harpacticides par contre furent oubliŽs et leurs noms mis sur la Jiste des espces incertaines. Gr‰ce ˆ l'obligeance de la dii:ection du MusŽe zoologique de l'UniversitŽ de Cluj,. il m'a ŽtŽ possible d'obtenir le matŽriel d'Harpacticides dŽposŽ par DADAY dans ce MusŽe et de le reviser. Les antiweamptu.s que DADAY avait dŽcrits comme Žtant de nouvelles espces sont : Canthocamptus Treforti Dada y Canthocamptus breV'cornis Daday, Canthocamptus ornatus Daday. De ces trois .espces deux seulement purent tie tetrouvŽes parmi le matŽriel. Les tubl?s qui contiennent ces Harpacticides portent l'inscription suivante: No 33 Ca.nthoramptus brev-icornis Daday et No 39 Canthocampi-us Treforti Daday. Les, numŽtos qui se trouvent avant le nom de l'espce ˆ ceux que DADA Y donne aux mmes espces dans son ,Catalogus Crnsl.aceorum faunae Ttansylvaniae e collectione Musei Transylvaniei". Dans les tubes se trouve l'indication de la localitŽ o furent trouvŽs exemplaires pour Canlhocamptus brevicornis: Vizacna ct Tord a, pour CantlwcamP,tus T1e{orti: De va. Ces tiois localitŽs corres. (1) Math. is 1'etwl.-t"cl. KozlemŽnyek. XIX. kiitet, No 5, (2) On,os-Term.-tud. ƒrtesito. Il Ter-m.-t"d. szˆJ.:, V. k
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18 J> .4. ('HA pondent aussi avee donnŽes par DADAY dans son travail, et il n 4 r a aucun doute que le matŽriel qui m'a ŽtŽ conliŽ ait ŽtŽ recueilli et Žtiquet{: par DADAY Les exemplaires examii'tŽs Žtaient en trs bon Žtat de conservation, sorte qu'une dŽtermination sŸre et dŽfinitive Žtait vossible. Il en rŽsulta que Canthocamptu.s lJ'revicorn is est identique ˆ lVolterstorlfia Blnchrwdi Richard et Canthocamptus Treforti ˆ Nitocra simplex Schmeil. Wolterstorffia Blancha1di Richard fut dŽcrit par RICHARD en 1889( 1 ) sous le nom de Jfesochra Rlan.chardi, et Nitocm simplex en 1894(2) par SCHMElL. La dŽnomination de DADAY a la prioritŽ et, bien que ce soit regrettable, les noms de Wolterstorffia Blunchard i et Nitocra simplex doivent cŽder leur place. DorŽnavant les deux espces dont il s'agit ici devront tre nommŽes Woltmstorffia bnrvicornis (Daday) et Nitocra Tteforti (Daday). Les dessins et la diagnose or.ginale sont, il faut en convenir, imparfaits, mais l'identitŽ des deux Harpacticides une fois prouvŽe par la C!onnaissunce cles types, trouvŽs au Mus(>ie de Cluj, il me semble superflu de discuter les travaux de DADAY .Je me bornerai seulement ˆ quelques remarques Dans sa premhre description du Canthocamptus T1e{o1ti, en 1883, DADA Y dit: Corporis segmentis quatuor antetiorilms mmg i -nŽ posteriori appendicibus d-i g-il.ifonnibus C'iliatis. caete1'† seti.s parvis insth.teti.s, . . ". Comme j ai pu le constater sur les exemplaires que j'ai examinŽs, ces ,appenclicc:-; digitiformes qui paraissent f'tre singuliers sm le dessin de lhoAY, sont 1les aesthŽta s ques :-;eulement avec un tr s fort J,CJ Ossissement (ca 800.) \ des inlervalles plus ou moins t  guli e r:o; se ttouvent; au bord de tous les segments du cŽphalothorax, de dŽlicats aesthŽtasde forme cylindrique portant une trs fine soie apicale. Ces organes sensitifs n'ont sauf erreur plus ŽtŽ dŽcrit s depuis DADAY. Ils pas seulement spŽciaux ˆ Nitocra T refm'ti, mais on les tl'Ouve aussi :-;ur d'autres reprŽsentants du gent'e Vitocra. Des exemplahes de Wtorra h.iben1ica Hrady, provenant des em irons de Sulina (met Noire) et tm< nouvelle espce du m  me genre, trouvŽe dans les Carpathes et dont la de s eriptiou para”tra prochain e ment portent les mmes aesthŽt ) ICHARO (J.) D e scription du Mesoclwa Blan c h.arcl i, Cop.Žpode no m e a u de s Sl'hkhas alg(riennes. (Bull. So c . ZooL de France XIV p. 317 1889) . (1) SCHMEIL (0 ) Einige neue Harpa c ticidt>nformen des SUsswa s ser!' : (Zrits c h r Xaf?lrarisll . Halle, Bd 67 1894)

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l:IiJR DEUX 1.4.1Jl'AOTit:iDES tasques avec la seule diffŽrence que .chez ces deux dernires espces les intervalles entre les b‰tonnets sensitifs sont plus grands. ,. Le dessin de Nitocra Treforti que DADAY donne daJ!S sa premire description est inexact; la rangŽe d'Žpines qu'il dessine au bord postŽrieur du cinquime segment thoracique n'existe pas en rŽalitŽ, et les segments abdominaux ne possdent pas de rangŽe d'Žpines du c™tŽ dorsal. Outre les nouvelles espces dont nous avons parlŽ ci-dessus, PADAl' mentionne encore dans son mŽmoire quatre autres espces; ce sont: staphylinus Jurine. ,. dentatus Poggenpol. honidus Fischer. minutus Claus. Une revision du matŽriel ainsi ŽtiquetŽ m'a monttŽ que seuls les Canthocamptus staphylin.us t C. minutus avaient ŽtŽ bien dŽterminŽs. Le Canthocamptus dentatus se rapporte en rŽalitŽ au C. mitrostaphylinus WolfT et le O. horridus au C. crassus Sars En parcourant les travaux concernant la faune des lacs salŽs, mon attention fut attirŽe parle Canthocamptus Yahiai que BLANCHARD el RtcHARD dŽcouvrirent dans les lacs salŽs d'AlgŽrie('). Cet Harpacticide, dŽcrit comme Canthocamptu..s, possde en rŽalitŽ tous les caractres des Nitoe1a. Pour justifier cet opinion il est suffisant de reproduite quelques passages de la. diagnose de_ cette espce. BLANCHARD et disent : "La branche secondaire (de la deuxime antenne) est triangulaire, uniarticulŽe, et se termine par troi:; soies, dont l'interne est plus longue que les deux autres . Les quatres paires de pattes natatoires sont biramŽes chaque rame triarticulŽe. La branche interne de la premire paire est ˆ peine plus longue que l'externe . Le m‰le de cette espce i:lifTre trs peu de la femelle . La taille est ˆ trs peu de choses prŽs la. mme dans les deux sexes Les organes buccaux, les pattes natatoires, Je nombre des segments du corps, la conformation de la furca, sont identiques chez le m‰le et chez la femelle. Seules les antennes de la premire paire et le s pattes de Ill cinquime paire prŽsentent des difftwences ". T01,1s ces caractres sont propres au geure Ni tocra et il n'y a aucun dout e que le Canthocamptus Ya hia.i soit un reprŽ se ntant de ce genre. . (lj BLANCHARD (R.) et RICHARD (J.) : Faune des lacs salŽs d AlgŽrie, Mim. Soc. Zoo/. France, T. IV 1891, pag, 512.

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D'une comparaison de l'espce e11 questiou avec les autres esrices du genre Nitocra, il rŽsulte que Nitccra YaMai est identique ˆ Nitocra TrefO'I-ti Daday. Il me semble inutile de rŽpŽtP.r cette comparaison ici, les dessins de BLANCHARD et RrcHARD Žtant trs bons et lp. description si minutieuse qu'il est nimc curieux qu'aucun autcr ri'ait jusqu'ici 1emarquŽ l'identitŽ de ces deux espces. Deux dŽtails ne C'oncordent pas avec les descriptions que ScHME!L et VAN DouvE (1) donnent du N T1e(o1ti (= N. simplex Schmeil et N. ff.fueUeri van ,Douve) ; ce sont le nombre des segments abdominaux chei la frriell et le nombre du deuxime segment de la cinquime paire de pattes chez le m‰le . En effet BLANCHARD et RICHARD diseni, en pal'lant de la femelle : ,L'abdomen se compose de cinq segments, dŽcroissant graduellement de largeur vers l'exLIŽmitŽ, et d.e la furca." Chez tous les Nitocra, et la plupart des Harpacticides, les deux premiers ments de l'abdomen de la lemelle sont soudŽs ensemble formant ainsi un seul segment, le segment gŽnital. L'abdomen ne se compose de ce fait que de quatre segments. Chez Nitocra Treforti, l'union de ces deux segments est incomplte du c™tŽ ventral ; il est donc comprŽhensible que BLANCHARD et RICHARD aient comptŽ cinq seg ; nents. En c e qui eoncerne les soies du second article de la cinquime paire dq m‰le, l'espce d'AlgŽrie en porte sept, tandis que les exemplaires d'Europe n'en ont que six. Le nombre de ces soies peut varier comme je l'ai retlnJ cjuŽ chez d'autres espces d'Harpacticides, mais le nombre de six semble H1e normal chez N. Tret'orti. En tous tous les autres caractres indiques par BLANCHARD et RrCHARD concordent si bien avec ceux de N Treforli que l'identitŽ des deux espces ne peut tre mise en doute pour im tel dŽlai!. En rŽsumŽ, la synonymie des deux espces d Harpacticides faisant l'objet de celle Note, doit s'Žcrire de la faon suivante: Woltct'Storft'ia brevicornis (Daday), 1883. = Canthocamptus brelJicornis, Daday, 1883; Mesochra Blˆnchardi, Richa1d, 1889; Wolterstorffia Rlanrhardi, Schmeil, 1894 Nitoera Treforti (Daday}, 1883. = Cantlwcamptus TNforti, Daday, 1883; Cantlwcamptus Yahiai, Blanchard ct Richard, 1891; Nitocra simple:.t' 1 Schmeil, 1894; Nitocra 1-lu.elleri Douve, 1905 .. .... . .. -------------------------------l'J VAN Douve (C.) .Ncue SUsswasser-Hnrpacticiden Deutschhmds. (Zool. Anz., Bd :.!fi, 1905).



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23 23 P. A. CHAPPUIS DESCRIPTION DE DEUX HARPACTICIDES NOUVEAUX DE TRANSYLVANIE (NOTE PRƒLIMINAIRE).

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BUJJLETIN DE LA SOCIƒTƒ DES SCIENCES DE eLl!.J Tome II, 2e partie, pages 23--26. 30 dŽcembre 1923. DESeRIPTION DE DEUX HAR.PACTICIDES NOUVEAUX UE TRANSYL'\'ANIE (Note prŽliminaire) pat P. A. Chltppuis \djoint it la J'Institut de Spiulogif:' de f.luj. DŽposŽe le 8 octobre lU:W. 1. Nitocra flivarieatn, 11. sp. -Le corps de la femelle est allongP. et mesure 0,6 mm. sans les soies furcales, 1 mm. avec ces soies. L(' cŽphalothorax se tetrnine en avant par un rostre allongŽ, ˆ pointe peu lŽgrement recourbŽe du c™tŽ ventral, et garnie de deux soies fines. Le premier segment du corps atteint la longueur des deux suivant..;; t,unifi. Le bord postŽrieur des quatre premiers segments du thorax porte de fines aesthŽtasques hyalines, semblables ˆ celles dŽcl'tes che7. Nitocra Daday (= .N. simple.1.= Schmeil) (). Le cinquime segment thoracique, ainsi que le l)l'emier et le second segments abdominaux pott.ent latŽralement une rangŽe de petites Žpines. Au ttoisime segment ahdominai cette rangŽe devient circulaire, avec une interruptiou rlu c™tŽ dorsal. Le premier segment abdominal, segment gŽnital, est large el aussi long que les deux suivants rŽunis. Les trois detuiers segments abdominaux sont Žgaux, le derniet porte l'opercule anal garni de quatre petites dents. La fmca, ˆ peu prs Žgale en longueur au segment prŽcŽdent, est plus longue que large (fig. 1). Ses branches sont ŽcartŽes et divergentes et ont dn c™tŽ dorsal une petite bosse. Elle portent deux soies apicales, dont l'interne est deux fois plus longue que l'externe. Une courte soie s'insre ˆ l'extrŽmitŽ interne de la fmca; ˆ l'extrP.mitŽ externe se trouve une soie et quelques Žpinet:. Les premites antennes ont. huit articles et montrent la flexiou. t.ypique chez ce genre, entre Je deuxime et le troisime articles. Let: rJuntre premiers segments sont larges et assez longs. La soie sensoriell" (1) Voir Bull. Soc. &. II, partiP) p. 17.

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24 P. A. CHA.PPUIB du quatrime segment atteint .J'extrŽmitŽ de l'antenne. Les secondes FIG. 1. Nitocra divaricata, furca (41..0 X) antennes n'ont rien de particulier ; la branche acces. soire a un seul article qui s'Žlargit au sommet et porte trois soies apicales. La mandibule a un palpe assez dŽveloppŽ et composŽ de deux segments dQnt .. le :" second porte quatre soies. Les quatres premires de pattes sont biramŽes ; chaque rame est triarticulŽe. La branche externe de la p_aire atteint l'extrŽmitŽ du second de la branche interne. {fig. 2) Le premier article de est trŽs long et porte une soie ˆ mi-hauteur sur la face inierne et uhe s.Žrie d'Žpines ˆ son extrŽmitŽ distale. Le second article, de beaucoup plus court que le premier, porte une sbie latŽrale du c™tŽ interne, et le troisime article deux Žpines apicales et une soie grle et penLes seconde, troisime et quatrime paires ne prŽs!l!ent aucune ; elles ressemblent 1 a quelques petit dŽtails prs, ˆ celles de Nitocra hiberLes. pattes .de la cinqui me paire ont une forme caractŽrisque (fig 3). L'article basal est larg‘ 't a forme d'un lobe aplati assez allongŽ qrii porte, ˆ son extrŽmitŽ et sur le bord interne, ciriq Žpines : et deux poils A l'extrŽmitŽ externe du segmeni se trouve une longue soie. Le deuxime article est trŽs quatre rois plus long que la rge et p9rte six soies. Il est muni du c™tŽ interne d'une douiame de courtes Žpines. Ovisacs et males iricorinus : , ; HABITAT: de la Paros, comm. ; FJG .' 2 : r li arr. Pui judetul Hunedoara Roumanie , patte l u ' prc:>m1re pllll'u {Biospeologic!l no 1134] 29 IV-23, 2 femelles. X).

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.HARPACTJCTDES DE TRAXSYL FA1.YTF: 2!) Les deu.x seuls individus connus de celte nouYelle espce furent trouvŽs dans le rŽsidu d'un tube oit l'on a,ait. conservŽ un exemplaire de Potamob-ius spec., rŽcoltŽ sur une stalagmite dans la grotte de Paros, ˆ environ i50 m. de l'entrŽe. L'habitus de .J..Vitocra divaricata exclut l'idŽe d'un parasitisme quel qu'il soit; il est bien plus probable que cet Hatpacticide vivait accidentellement sut le DŽcapode et se nou,issait des; matires otganicpies qui 1ecouYraient sa carapace. 2. Canthocamptus dneieus, ......,_...----.....n. sp. La femelle adulte mesure _;.::r::::::::::::=:::===""""'-0,45 mm. sans les soies fmcales et 0,7 mm . avec ces soies. Le mii.le est un peu plus petit. Le corps est allongŽ, de forme cylindl'que, trs peu rŽtrŽci en ari'te. Le cŽphalothorax se termine en avant par un rostre court et g1os. Le premier segment est aussi long que les trois segments suivants ensembles ; ces derniers sont ˆ peu prs de mme longueur, le cinquime est plus court. Le mier segment abdominal est, chez la femell e, nettement divisŽ eu deux par une rangŽe de soies latŽrales; il est deux fois long que le segn : ent suivant . Les premie1 cL second segments abdominaux portent chez la fe;nellc ." \ \ \ ˆ leur bord postŽiielll' une l'angŽc FIG. il Sito!w(z dir:aricata, patte de la cin quiome paire (400 Xl. !atŽrale de soies qui se presque du c™lŽ dorsal; un troisi  me segment celte rangŽe devi eut circulaire. Le qunt!'ime segment pOI'LC du cot™ \'Cilltal, des deux c™tŽs de l'insertiou de la fnrca, une courte rangŽe de f01tcs Žpines. Chez le m‰le utw rangŽe d'Žpines dor :: flles se Lrouvent SUl' h ) cinquime segment LhOIaeique et sur le premim segment abdominal. Les trois segments porte nt au bord postŽrieut une coutonne .formŸe
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:1(j P. A: CH.4PPU1S plus longue que l'extetue. Les bords latŽraux, faiblement recourbŽs, portent quelques petites Žpines. Ln ptemire antenne a sept articles, le bˆtonnet sensitif, insŽtŽ au quatlime article, dŽpasse de peu le sommet de l'antenne. La branche accessoi1e de la seconde antenne est de deux articles et ressemble ˆ celle du Canthocctmptus echinatus. Les exopodites des quatres pattes natatoires sont. triarticulŽs ; les endopodites de la premire paire dans les deux sexes et de la troisime du m‰le ont trois articles; ceux des autres paires en ont deux. Les quatre premires paires de pattes sont constituŽes de la mme faon que celles de Canthocamptus Hoferi Douve. La cinquime paire montre aussi une grande 1essemblance et. difffwe seulement pat l'inse1tion de la soie interne du lobe de l'article basal qui est plus rapprochŽe de la base. FIG. 4. Canthocamptus dacicus, patte de la cinquime paire (600 X). Un curieux dimorphisme de la cinquime paire a ŽtŽ observŽ chez le seul individu m‰le trouvŽ. (fig. 4). Tandis que le second segment de la patte gauche porte six soies, celui de la patte droite n'en porte que cinq ( 1 ). HABITAT: de la comm. an. Cllmpeni, jndetul Turda [Biospeologica no 1145], 1 VII-23. Canthocamptus clacictes est un lrs proche parent du Canthocamptus Jlo{mi Douve. Il se distingue de celui-ci pdncipalemcnt par la premire paire d'antennes qui n'a que sept articles au lieu de huit et par les rangŽes d'Žpines du bord postŽl'iem des segments abdominaux. (1) Les deux femelles trouvŽes ne portent que 5 soies au second article de la paire, il est donc probable que 5 est le nombre normal des soies qui se f.lou v1mt insŽrŽes ˆ cet article. Ce dimorphisme nous montre une fois do plus que le nombre des soies de la cinquime paire de pattes, qui est une extrŽmitŽ rudimentaire, n"oRI pas un critŽrium nbsolu pour Žtablir 11no nouvelle espce ou VluiŽtŽ.



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24 24 P A. CHAPPUIS DESCRIPTIONS PRƒLIMINAIRES DE COPƒPODES NOUVEAUX DE SERBIE.

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'fome li, 2 e partie, lin g e s 27 -J.o. 1 0 jauvict 1 HE NOU\'KUTX pal' J). A. mppni s Adjoint iL la ditcdiou c l'Institut dUJ'alion le c™phalqlhorax ct l'abdomen est peu nellc, le ]li'Cmiet segment abdominal tant huge que le segment Jll'liCI'!dcnt. Le bord posl'ticm des segments du thorax ct de l'abdomen n'esl pas dt nleh\ Le bord postŽrieur du dcl'llier segment abdominal est gai'Jli duns les deux sexes, d'une rangŽe d'(lpincs vcntl'llles. Du c™te dmsul e scgmeul po11c 1111 opctcule anal le hotd Jibtc csl arquŽ cl lisse. Cet opctculc csl mieux dvcloppŽ que chez le Cydops Raroritza1: cL plus pclil que cclui de ( '. Les braiJChcs de la futca iSOIIL peu divctgeutes el longues que les deux derniers segments abdominaux. Elles portent

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28 P. A. CHAPPUiS chacune quatre soies dont les deux mŽdianes sont seules bien dŽve loppŽes. De ces deux soies l'exlerne est aussi longue que les deux tiers de l'interne; les deux autres soies sont courtes et Žgales. Une courte !:•oic se trouve du c™tŽ cxtern de la branche de la furca, insŽrŽe au deuxime tiers de sa longueur. La premire antenne a onze articles, avec un b‰tonnet sensitif insŽrŽ au milieu du huitime; elle dŽpasse de trs peu l'extrŽmitŽ du premier segment thoracique et ressemble beaucoup ˆ celle de Cyclops troglodytes / :; l'IG. 1. stygius, rŽceptacle sŽminal. FIG. !.!. Gyclops stygius, patte de la cinquime paire. FIG. a. Cantltoc(UIIptrts clu.plwidcs, clanmps sexuel FIG. 4. Ccmthocamptus cl(tphoiclP.R, patte de la cinquime paire Jo. FIG. 5. Canthocampt-us claphol c s, palle d e la cinqui  me paire Les quatre premires paires de pattes natatoires ont un cxopodile him'liculŽ; l'endopodite des deux prenires paires n'a que deux articles, celui des deux paires s uivanles en a trois La cinquime paire est trs rudimentaire. sc compose de deux articles. L'article basal est court ct porl c  son angle distal externe une courte soie. Le second mticle pm tc
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‘OPƒPOJYltS DE 29 el d une p‰rtie infŽrieure, Žtroite, s'attŽnuant latŽralement dans le canal sŽminal. Longeur totale : 0,8 mm. (0,55 sans les soies furcales) Gyclops stygilus est apparentŽ aux Gyclops G. troglodyteS et G. RacOlitzai. MalgrŽ les grandes diffŽrences qui existent dans la forme de leurs rŽceptacles sŽminaux, l'organisation de la premire anM tenne des pattes et de la ftirca semble cependant indiquer q'ils ont la mme origine. II. HARPAC1'1CIHES. Canthocamptos elaphoides, n sp. Deux m‰les et cinq femelles recueillis dans un petit lac, au tond de la grotte dite Ravanika peŽina comm. de Senje, dŽpartement de Morava (Serbie orientale) le 2 VI 1923. (Biospeologica no 1147]. FEMELLE La femelle adulte mesure 0,6 mm. sans les soies furcales et 0,85 mm. avec ces soies. Le cŽphalothorax se termine en avant par un rostre extrmement court. Premier segment du corps aussi long que les deux segments suivants rŽunis; cinquime segment pas plus court que les prŽcŽdents. L'abdomen se compose de quatre segments, dont le premier est deux fois plus long que le second, les troisime et quatrime ˆ peu prs de mme longueur que ce dernier Les bords postŽrieurs de tous les segments sont finement dentelŽs De courtes rangŽes d'Žpines trs petites se trouvent du c™tŽ ventral du bord postŽrieur des second et troisime segments. Le de1nier segment porte ˆ la base des branches de la fmcn, du c™tŽ interne, une courte rangŽe de dents plus fortes. Les deux branches de la furca sont courtes aussi longues que larges et rŽtrŽcies ˆ leur base, ce qui leur donne une forme sphŽrique. EUes se terminent chacune par deux soies dont l'interne est trs longue et robuste, l'externe, six fois plus petite, est grle et presque rudimentaire. Outre ces soies principales, deux autres s'insrent un peu au dessus de l'extrŽmitŽ externe de la fmca et une autre au c™tŽ dorsal. Le c™tŽ interne de la furca est bordŽ d'une rangŽe d'Žpines Les antennes de la premire paire atteignent environ la moitiŽ de la longueur du premier segment thoracique. Elles sont formŽes de huit articles. Le b‰tonnet sensitif du quatrime article dŽpasse de beaucoup l'extrŽmitŽ de l'antenne; celui du huitime article est trs ŽlancŽ et presque aussi long que lˆ plus grande soie terminale du m  me a1'licle. L e s antennes de la seconde paire ont une branche accessoire uniarti cul Že qui porte deux s oies sur le hord interne et d e ux soies apicales. Le pnlpe de la mandibule est formŽ d'une seule branche.

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:iO P. A .. ciŸPPifis Les quatre premi1es paires de pattes sont biramŽes. L'exopodite des quatre premiJes paires et l'endopodite de la premire paire sont LriaJLiculŽs; les endopodites des autres paires sont biarticulŽs. L'exopodite de la premire paire est plus court que l'endopodite j il atteint seulement l'extrŽmitŽ du deuxime segment de ce dernier. Le premier et le second article de l'endopodite portent une soie vers leur extrŽmitŽ interne, le t1oisinw article porte ˆ son extrŽmitŽ distale deux soies el uuc piue. Les deux bords des articles sont garnis d'une rangŽe d'Žpines. /.1 ,.. FIG. 6-9. ('fmlhor.umplus r.l1tpholrs FIG. li. Palle de la premire pairf' FIG. 7. Patte de la seconde pairl\ FIG. 1'4. Endopoclite de la troisimr pnirr de palles I'JG H. de la rruatrime }IUI'e de rntles. 1 ,a patte de la Jll'emiro paire a un e stJucturc analogue ˆ. celle de CantlwcamptttS N'(tSS1tS Sars. Aux t1ois pattes suivantes, la branche iulel'lle est be.aucoup plus courte qu e l'e.xtel'llc Le premier article de la lll'unche intel'lle de la seconde jJaiJc porte une Žpine ˆ son extrŽmitŽ iutemc. Le second m ticlc porte une soie interne ve1s le milieu et d e ux l
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COPƒPODES DE SERBIE Bl a une soie du c™tŽ intern<, une du <'ill™ PXII't'ne vers milieu el dPHX soies CPlui dn lu qualtit'nw pair1 a lill<' soie du elltŽ ct dnux: soins lmminalPs (la soie nxll'l'lle llHllllfliP). Les des ll'Oisinw d qmllriimt paI'I\S m dill'rent que pat des ddails : le JH emier l'l Ill secoud pottcnl. tlllll gtosse Žpine ˆ lem exll'Žmit exlt!J'IH\ le sPcond Pli oulte une inlŸrm. Le troisime articll', de heauconp plus long qtw IPs pl'Žccdcnts, potle doux Žpines externes, deux soies 11ltnnes et deux soies apicales. La patte de la cinquime paitc a deux articles Le lobe interne d ptcmiet at'lieie est court ct pol'tc trois grandes soies et une petite Žpine. Le second /0 ././ /:!. .. FIG. 10-13. f.'anthocamJllus J. FIG. 10. Patte de la seconde FIG. 11. Palle de la troisime paire. FJG. 12. l'alle de la quatri(me paire. -- FIG. lll. Partie distale de J'apo}Jhyse du second article de J'endopodite de la tl'Oisimc paire. article est de fmmc at'l'ondic ct est muni d'une tris l<1nguc soie cl de trois Žpines; son bord inhwn<' est ciliŽ. Le champs sexuel difftc nn pen de cc qn'on admet tre normal pour les espces du gem<' Cttllthocamptu.s. MALF.. Le m‰ln a nnviton la m(mc longueur que la Les segments du corps n'ont aucune rangŽe ni autre ornPnWIItation. Les premires antennes sont prŽhensill's ; lelll' quatrime est trs gros ct renflŽ et rappelle celui de Cnnthoramptus crassus. La

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32 P. A. CHAPPUIS patte de la premire paire est. semblable ˆ celle dŽ la femelle, mais les pattes suivantes montrent quelques particularitŽs: L'exopodite de la seconde paire porte une trŽs grosse Žpine ˆ l'angle extŽrieur et dis t al du premier et du second articles; le second porte en outrŽ, du c™tŽ distal et ventral, une apophyse Žn forme de crochet. L'endopodite a deux articles; le premier porte une Žpine interne, le second, de forme ovale, est muni d'une Žpine interne insŽrŽe au tiers apical de l'artic le. L'exopodite de la troisime paire ressemble ˆ celui de la seconde, mais n'a pas d'apophyse L endopodite de la troisime paire est triarti culŽ; son premier article est petit et ne porte aucune soie ni Ž pine ; le second article porte ˆ son angle d_istal interne une apophyse qui dŽpasse beaucoup l'extrŽmitŽ du troisime article et q11i se termine en double harpon; le troisime artiCle en fin porte deu;'\ soies pennŽes. L'exopodite de la quatrime paire montre une conformation caractŽristique des Žp ines apical es du troisi me arti c l e. Ces deux Žp ines sont divisŽes en plusieurs pointes, de sorte qu elles ont l'asp ec t de corn es d e cerf. L'cndopodite est biarticulŽ ; le second article porte ˆ son extrŽmitŽ deux Žpines barbelŽ es et dŸ c™tŽ interne une grosse Žp ine lisse Les pattes de la cinquime paire sont biarticulŽes. L e pr e mi er article ne possde ni lobe, ni soie, ni Žpine du c™tŽ interne; le second article porte quatre Žpines barbel Žes dorit un e trs grosse et longu e Les branches de la furca sont courtes et ont la forme d'un trapze. Les spermatophores sont longs, en form e d e massue incurvŽe. La premire antenne du m‰le c t l es pattes natatoires de la premi  re paire de Canthocamptus ressemblent beaucoup ˆ celles de C. crassus, qui lui au ss i a les bol's postŽrieurs des segments d en telŽs; mais la ressemblance se borne ˆ ces caractres. D es relatiops beaucoup plus intimes semblent exister entre C . elaphoides et quelques espces d e .l'AmŽriqu e du Sud qu e DELACHAUX (1) a rŽuni es dans un groupe qu'il a nomm Ž "gro upe de crenulatus". Ce groupe comprend les eiipces suivantes: Canthocamptus crenulatus Mrazek ( 2 ), C. Fuhrmanni Thiebaud (3), C. Godeti Delachaux et C lzuaro ne nsis Delachaux. Ces quatre es p ces possdent tout es un e so i e divis Ž e en plusieurs point es au () DELACHAUX (Th ) Neue ans SŸdamerika (Zool. An z ., Bd. 49, 1918). DELACHAUX (Th.) Harpadicidcs d cau dou ce nouveaux de l'Am Žriq ue du Sud (Revue suisse de Zool Vol. l!6, l!J18 ) F) MRAZEK (A.) SŸsswasser Copepoden. (Hamburger Magalhaensis c he Sammclreise). (3) THIEBAUD (l\1 ) CopŽpodes, dans: Voyage d'Ex plora ti on scientifique en Colombie par le Dr O. Fuhnnann et le Dr. E. Mayor. 1912). (Mem d, /, Sqc, d. Sc, Nat., Vol. V).

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COPƒPODES DE SERBIE 33 troisime article de l'exopodite de la quatrime paire de pattes du m‰le; elles ont en outre, comme beaucoup d 'au tres espces de l'AmŽrique du Sud, l'apophyse Žpineuse de l'endopodite de la troisime paire terminŽe en double harpon ( 1 ). Canthoeamptus n. sp Plusieurs femelles et trois m‰les recueillis le 16 VI-1923, dans le ruisseau qui parcourt une petite grotte dite Sveta Voda, situŽe dans la commune de Guca, dŽl<'IG. 14. Ganthocamptus elaphoides, fUJca, face dorsale. HG. 15-18. Cantha&tus GeorgevjtchiFIG. 15. Champ sexuel c;?. FIG. 16. Patte de la cinquime paire c;?. FIG. 17 Endopudite de la quatrime paire de pattes c;?. FIG. 18. Furca c;?. parlement de Cacak. (Serbie occidentale) [Biospeologica no 1160]. Un seul m‰le trouvŽ le 20 VI-1923, dans le ruisseau ˆ l'intŽrieur de la grotte dite Megara peŽina (commune de Stopari, d Žpartement d'Uzice), distante d'environ 60 km. de la prŽcŽdente. (Biospeologica no 1162]. FEMELLE. La femelle adulte mesure 0,7 mm. sans les soies furcales, et 1,0 mm. avec ces soies. Le cŽphalothorax Žgale en longueur (') Celte particularitŽ se trouve aussi chez une espce habitant l Europe, le Canthocamptus Schmeili var. hamata. BuU. Soc, Sc. Cluj, Il (2e partie) lO Janvier 8

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3-! P. A. CHAPPlJIS cs trois segments suivants rŽunis ct sc termine en avant par un rostre court, recourbŽ du c™tŽ \'cntral ct portant deux fines soies ˆ son extrŽmitŽ. Les trois segments suivants sont ˆ peu pts Žgaux; le cinquime segment est le plus court. Les segments de l'abdomen sont plus Žtroits que ceux du thorax. Le premier est le plus long, le dernier le plus court. Le hord de tous les segments est lisse. Le premier segment du cŽphalothotax porte quelques cils trs fins, dispersŽs sur ,:!(). ?l'< ._,) I -FIG. 20. Endopodile de la quatrime paire de palles. FIG. Pallu de la cinquime paire r! FIG. Jlo,aric' Stankooitchi. -: FIG. 2:!. Endopodilc de la quatrime paire de pall e s 6' -FIG. 21 Palle de la cinquime paire 6' FIG. 1!4. Branche accessoire du la seconde antenne. FIG. 25. Palle de la premire paire Cf>. sa surfa c e dorsale. LŸs auttcs segments du corps portent, sur les faces dm-sale ct lat Ž rales, de multiples r a ngŽes de cils, analogues ˆ cdl e s qui reconvtent le cotps de C. crass-as Sars. Outl'e ces cils, les trois premiers segments de l'abdomen portent encore une rangŽe d'Žpines au hord postŽJ l'UI' clos face!-• latŽrales. Au troisime segment ces rangŽes lalŽl'alcs sont r™nnics du c™tŽ venttal par une sŽrie d'Žpines plus fines et

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COPƒPODES DE SERBIE 35 plus courtes. L'opercule anal est finement ciliŽ. Les branches de la furca sont deux fois plus longues que larges, fortement attŽnuŽes du c™tŽ distal. La seule soie terminale bien dŽveloppŽe est Žpaissie ˆ sa base, les deux autres soies sont rudimentaires. Au c™tŽ externe de la furca sc trouvent deux soies et quelques Žpines, et du c™tŽ dorsal une soie; le bord interne est lisse. L'antenne de la premire paiie a sept articles. Le b‰tonnet sensitif du quatrime article dŽpac;se de peu l'extrŽmitŽ de l'antenne. La branche accessoire de l'antenne de la seconde paire est uniarticulŽe ct porte quatre soies. Les quatre palles natatoires sont biramŽcs. L'exo poditc ct l'cndopodile de la premire paire sons triarticulŽs, les endopodites des trois autres paires biarliculŽs. Ces pattes ressemblent beaucoup ˆ celles de G. crassus. Celles des trois premires paires sont identiques chez les deux espces, sauf que la soie interne du premier larti0le de l'endopoditc fait dŽfaut chez le C Georget,itchi. La quatrime paire diiTrc par l'cndopoditc, dont le premier article ne porte pas de soie et le second article n'en porte que quatre. Les pattes de la cinquime paire sont biarticulŽes. Le lobe interne de leur article basal atteint l'extrŽmitŽ de l'article terminal ct porte cinq soies barbelŽes; le second article porte trois soies et une rangŽe de dents qui longe le bord, extŽrieur de cet article. Le champ sexuel ressemble ˆ celui de C. crassus. L'ovisac contient de dix ˆ douze roufs sphŽriques ct dŽpasse l'extrŽmitŽ du second segment abdominal. 1\1ALE. J,c m‰le est un peu plus polit que la femelle et possde la mme ornementation des segments du corps. Le bord postŽrieur du premier segment abdominal n'a pas d'Žpines. Le bord postŽrieur des trois segments suivants porte une rangŽe d'Žpines interrompue du c™tŽ dorsal. A la base de la fmca, du c™tŽ ventral, se trouvent deux Žpines. La furca est une fois et demie plus longue que large; elle n'est pas attŽnuŽe au sommet l't sc termine par deux soies dont J'interne est trois fois plus longue ({ltŸ l'cxkme. Les {'pinrs qui sc l!ouvent du c™tŽ externe de la furca chez la femelle IIHUJqtumt chez le mˆlc. Les antennrs de la premire pai1 c sont prP.hcnsiles, le quatrime article est de beaucoup plus gi'Os que les pr™cŽdents. Les cxopodites des pattes natatoires et l'cndopoditn de la ptcmirc pait c sont identiques dans les deux sexes. l..'cndopoditc de la t1oisimc paitc ressemble ˆ celui du C. crassus. L'cndopoditc de la quallimc paire ne porte que trois soies. Les pattes de la cinquime paii.e sont binrticulŽes. Le lobe interne du prmier article ne pm'tc qu'une Žpine. Le second article porte quatre soies ct une rangŽe d'Žpines au bord externo de L'opercule ne porte i>as de soies,

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36 P. A. CHAPPUIS Cmlthocampttts Ge01:qevitchi semble tre un proche parent du C. crassus Sars. L'ornementation des segments du corps, la branche accessoire de la seconde antenne, les pattes natatoires et le dimorphisme sexuel des branches de la furca prŽsentent chez ces deux espces de tts grandes ressemblances. Les diffŽrences sc trouvent dans la structure de la premire antenne et dans celle des pattes de la cinquime paire ct de la furca. Une des femelles que nous avons recueillies montre un exemple intŽressant de rŽgŽnŽration. L'exoi)odite la deuxime paire de pattes, accidentellement mutilŽ, a ŽtŽ rŽgŽnŽrŽ d'une telle faon, que j'ai trouvŽ utile d'en donner ici un dessin (Fig. 19). M01aria Stankovitchi, n. sp. Une vingtaine de m‰les et de fc,melles recueillis le 11 VI-1923, dans la grotte Ptekonoska pester, prs de Svrlig, dans le dŽpartement de Timok (Serbie orientale). Ces CopŽpodes vivaient dans des flaques d'eau profondes d'environ 30 cm. [Biospeologica no 1156]. Corps ŽlancŽ, vermiforme, de mme aspect que chez les autres Aloraria FEMELLE. La femelle mesure avec les soies furcales 0,65 mm., ct 0,55 sans ces soies. Les segments du cŽphalothorax sont sans ornements, et leur bord postŽrieur n'est pas dentelŽ. Le premier segment est aussi long que les deux suivants ensemble. Les quatrime et cinquime segments sont chacun aussi longs que le trois.ime. Les segments abdominaux sont peu rŽtrŽcis en arrire, le pre.mier est le plus long. Du c™tŽ ventral du premier et du second segments se trouve une courte rangŽe de dents obtuse ; au troisime segment cette rangŽe est plus longue et atteint les bords latŽraux. Au dernier segment, une rangŽe d'Žpines entoure la base de la furca sur les faces ventrale et latŽrales, et rejoint les bords de l'opercule anal. Ce dernier est grand, son bord libre est lisse, et trs arquŽ. Les branches de la furca, trs divergentes, sont aussi longues que le dernier segment abdominal; elles portent trQis soies terminales, dont la mŽdiane est trs longue, l'externe de moitiŽ plus courte ct l'interne rudimentaire. La base de ces trois soies est entourŽe d'une couronne de petites Žpines. Sur le c™tŽ externe de la furca s'insrent deux longues Žpines et un poil ; du c™tŽ dorsal se trouve une crte chitineuse qui porte une courte soie ˆ son extrŽmitŽ distale. La premire antenne est courte et a sept articles. Le quatrime porte un gros b‰tonnet sensitif qui atteint ˆ peine l'extrŽmitŽ du septime article; un autre batonnet, plus petit, se trouve ˆ l'extrŽmitŽ du

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COPƒPODES DE SERBIE 37 dernier m'licle. La bntnche acccssoite de la seconde antenne a un seul article triangulaire ct porte quatre soies ˆ l'extrŽmitŽ distale. Les quatre paires de pattes natatoires sont biramŽes Les cxopodites se ressemblent beaucoup, et sont tous triarticulŽs. Le premier et le second article portent une forte Žpine ˆ leur angle externe distal ; la base de ces Žpines est entourŽe d'une sŽrie de petites dents. Le troisime article porte uue Žpine et ttois soies terminales et ici encore la basP. de l'Žpine est entourŽe d'une sŽrie de dents. Normalement aucun article des exopodites ne porte de soie interne, mais il peut arriver exceptionellement que le dernier article de la quatrime paire en porte une vers son milieu. Les cndopodites ont deux articles, le premier article de l'endopodite de la premire paire porte une soie au bord interne, insŽrŽe vers le milieu, et une sŽrie de petites dents sur le c™tŽ externe. Le second article porte une soie interne et trois soies terminales. De ces dernires la mŽdiane est extrmement longue, l'interne rudimentaire, presque invisible, ct l'externe de longueur normale. Les endopodites des trois paires suivantes ont la mme conformation. Leurs deux articles sont de mme longueur, le premier porte une soie ˆ l'angle distal interne, le second leux soies _apicales et quelques petites dents externes. La patte de la cinquime paire a deme articles. Le lobe interne du premier mticle est garni de cinq soies pennŽes et de deux dents; il est petit et n'atteint pas l'extrŽmitŽ du second article. Le second at'lic1e est de forme ovale et porte cinq soies. Le champ sexuel a le mme aspect que celui des autres espces de ce genr.e. L'ovisac est inconnu. MALE. Le m‰le diiTre de la femelle par les antennes de la premire paire qui sont prŽhensiles, pat les endopodites des trois dernires pattes natatoires et par la patte de la cinquime paire. L'endopodite de la seconde paire se compose d'un article basal qui porte une Žpine externe et une grosse dent interne, recourbŽe vers le second article. Cc dernier de forme conique et porte une longue soie terminale. L'endopodite de la troisime paire a Žgalement deux articles. Le port9 des deu x c™tŽs une courte Žpine, le second, du c™tŽ interne une longue excroissance en forme de dent, qui dŽpasse l'extrŽmitŽ des deux soies terminales de l'article. Le premier article de l'endopodite de la quatri  me pai r e p01te une soie interne, le second trois Žpines intetnes de diffŽrentes longueurs et une dent apicale, qui a la forme d'un crochet. La cinquime paire diiTre de celle de la femelle par les soies du lobe interne du premier article, qui ne so nt qu'au Jl9mbre de deux, et p11r la forme du second article,

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38 P. A. CHAPPUIS Gen. Ceuthoneetes, nov. Aspect gŽnŽral des CaJtl!wcamptw;. Furca courte, ˆ soies apicales nettement sŽpaiŽes ˆ leur base. B:anche accessoire dn la seconde antenne uniarticulŽe. Palpe de la nHtndibulc biatticulŽ. Exopodites des pattes natntoirt:s lrinrtic:ulŽ:=;: Je article des seconde, troisime et quatriP.mc pai;e:=; nlllni d'nne soie ˆ sun ho1rl interne. Endopodites biarticulŽs. i-'utle de la duq11irne paire uniarliculŽe Sixime paire l'Udirncntairc chez le mic, rl!vrŽsentŽe par une lamelle chitineuse. 3{) ,, SI. 2/J. J:o'lG. l!6 2t!. Moratia Stankozilchi. FIG. 26 Endopodite de la quatrime paire de palles J. FIG. 2•. Cinr1uime paire de pattes <:j? FIG. 28. Endopodite de la lroisirne paire de palles J FIG. 29 31. Ceutlwner:tes serb : us FlŸ. 29 .Enciopodile de la paire J FIG. 30. Palle de la cIHIUime paire J -FIG 31. Patte d e la premire paire 0 Ceut honectes serbicus, n. sp. Un m‰le recueilli le 2 VI-1923, dans la grotte dite Ravanicka peŽina, commune de Senjc, dŽpartement de Morava (Serbie orientale) [Biospeologica nil 1147]. Un autre m‰le recueilli le 1 VH-1923 dans nn ruisseau qui parl::ourt la grotte Petnicka peŽina, prs de Valjevo (Serbje occident.) [Biospeolo;;;ica no 1168].

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COPEPODES DE SEllBill 39 t La .inconnue . Le maJe mesure avec : fl,!lrGI!-:les 0,7,5 : mm. et,0;5 mm: sans ces soies. Le ,bord d_e tous seginent$ du ;: corps est lisse, Le s.e _: par : qn cour.t et.Žtroit. Il e!:;t long 1 .qv.e .. suivants rŽunis et ne aucq_ne Les. se'g:I;letits. du thorax sont environ de mme longuel,ll' et (j,e I‰rgeur. 1 Le premier segment abdominal ne porteaucune oineLe porte une ran.gŽe d'Žpines ˆ son bord postŽrieur, t sur la. race ventrale. _. Les trois segments suivants .deux rangŽes superposŽes d'Žpines, dont la supŽrieure se en ardrŽ du j)ord antŽrieur; 'la. seonde sur le bord pqstŽrieur. deux :-FangŽes ex:i!:;tent seulem.ent du c™tŽ ventral et sur les c™tŽs. w 1 i Le: h ord libre l'opercule anal est trs arquŽ et porte une sŽrie .de .cfu. h extrmement cqur(.s et. fins, visibles s,eulement ˆ un trs fort .. (immersion). . . -. -: -LeS:. hr.Bl;l<;h$s. 111 furca Žgalent eJl jongueur le derniel,' segment elles sont d'un cinqnime .. plus longues que larges .et lŽg. .o,es trois terminales, deux seulement sont bien Ja; troisime, I'interi;Je, est ˆ peine perceptible. Outre ces principales .il en existe quatre .. sur le bord externe et une du c™ tŽ dorsal._ Les an termes de la paire Qnt sept articles et sont pl,'Ž; . ,Ler a1ticle n'est pas gros que les prŽcŽdents .. porte un :bˆtvnn;t sensftif tr3 lonJ et. Žpais.. Les antennes de la seconde paire sont triarticulŽe!2, ieur branche. accessoire est consti,1Že par u,n deux. soies ter111inales. Le palpe de la mandibuie est soies terminales. Les autres pices buccales ne prŽsentent aucŸne particularitŽ. quf!,tre paires de pattes natatoires sont biramŽes ; leurs podites sont triarticulŽs, ls endopodites bi articulŽs. L'exopodite de 'Ia: des exopodites suivants' par l'armature du -article qui ne porte que' trois Žpirtes et deux soies ; ces dernires, et surto.ui l'intimie; sont trs lopgues. L'endopodite Žsfcourt et ˆ peine l'eXtrŽmitŽ. du, second : article de l'exopodite . Son segment' porte : Au c™tŽ interne n soie et du c™tŽ externe dents, Le: s'econd arcle $e termine par une Žpine . et. une soie long!l 1 grle, flexible et pennŽe. n porte en outre une soie du C™tŽ Žpines du c™tŽ Les exopodites dŽux paires vantes sont constituŽs d.e la mme faon. Le premier article porte une forte Ž.pne ,, ˆ l'angle' distal e'x.trne, '' et rangŽe d'Žpines plus courtes. L'article suivant porte les mmes Žpines et : .en plus une soie insŽrŽe

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40 P. A. CRAPPUts du c™tŽ interne, au milieu de la longueur de l'article. Le troisim article porte deux Žpines du c™tŽ externe, une soie au bord interne et deux soies apicales. Il a en outre une rangŽe de grosses dents courtes; externe et distale. L'exopodite de la quatrime paire ne diffre des prŽcŽdents que par Je troisime article qui porte deux soies du c™tŽ interne au lieu d'une seule. Le premier article de l'endopodite de la seconde paire est large et porte trois grosses Žpines courtes du c™tŽ distal interne. Prs de l'angle distal externe, s'insre le second article, trs Žtroit, portant deux soies apicales. Le premier article de l'endopodite de la troisime paire ne porte ni ni Žpines ; son c™tŽ distal est Žlargi et concave. Le second article porte du c™tŽ interne, vers le milieu, une longue Žpine se terminant par une pointe de harpon, et une soie apicale. Le premier article de l'endopodite de la quatrime paire porte une Žpine du c™tŽ externe, le second article deux soies terminales et trois Žpines. La patte de la cinquime paire n'a qu'un seui article. Les deux pattes, comme chez presque tous les m‰les d'Harpacticides sont coalcscentcs, de sorte que les deux pattes se prŽsentent comme une lamelle lobŽe garnie de soies. Chaque patte se compose de deux lobes Žgaux en longueur. L'interne porte deux Žpines barbelŽes, l'externe porte cinq Žpines et une soie Cette soie s'insre du c™tŽ externe de l'article et est identique ˆ celle qui sc trouve gŽnŽralement au lobe externe de l'lllticle basal chez les autres ijarpacticides. Les rudiments de la sixime paire de pattes sont reprŽsentŽs par une lamelle chitineuse bilobŽe, qui se trouve dti c™tŽ ventral, au bord postŽrieur du premier segment abdominal. Celle nouvelle espce ne peut tre placŽe dans aucun des genres dŽja connus. Le seul genre d'Harpacticides d'Europe chez lequel la patte de la cinquime paire n'est composŽe que d'un seul article est le genre Wolterstorlfia; mais les diffŽrences qui existent entre notre espce ct ce geme (en particulier celles ayant trait ˆ la premire antenne ; du m‰le) sont telles que la crŽation d'un nouveau genre s'imposait. Ceutlwnectes a des ressemblances avec Moraria et avec avec ce dernier genre surtout par la conformation de la cinquime paire de pattes (soudure complte de J.'article libre). Ce dernier caractre se retrouve encore chez quelques genres d eau douce: (AmŽrique du Nord), Godetella {AmŽrique du Sud) ct Wolterstorffia (Europe). Quelques genres marins le prŽsentent aussi, mais il n'ont en dehors de cela, rien de commun avec Cettthonectes. Une diagnose prŽcise de ce nouveau genre ne pourra d'ailleurs l!c donnŽe que lorsque In femelle sera connue, et c'est alors seulement que l'on pourra disculet se s affinitŽs.

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OOPEPOJJJ!JS lJ SERB1J!J 41 Gcn. Nitocrella, nov. t'orme gŽnŽrale rappelant celle de Nitor:ra. Rostre court, lamel†; forme ; furca moyenne, do mme dans les deux sexes; Premires antennes de la femelle de huit articles, trs longues; la parti basale,. composŽe des deux premiers articles, formant un angle obtŸs avec la partie terminale. La partie mŽdiar.e de l'antenne du m‰le peu renflŽe. La seconde antenne de quatre articles, la branche accessoire uniarticulŽe. Palpe de la mandibule uniramŽ. Pattes natatoires biramŽes; .H FIG. 31?. Cctttlumcctcs BC1'biws, patte de la troisime paire. FIG. il3. Nitocrcllv hirta, patte de la premire paire <;>. l?JG. :a. Nitocrclla hirta, patte de la troisime paire d'. les exopoditos triarticulŽs. Endopodites do la premire paire do trois articles et prŽhensiles; ceux des trois paires suivantes biarticulŽs. Toutes les cinq paires de pattes de mme conformation dans les dnx sexes. Le dernier article des exopodites sans soiC's au bord intŽrieur. Champ sexuel, voir fig. 38. Nitocrella htrta, n sp. Un m‰le et quatre femelles recueillis le 2 VI-1923, dans la grotte dilo Ravanicka peŽina, prs de Senje, dŽpartement de Morava (Serbie mienlale) [Biospeologica n¡ 1147]

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P. A. CHAPPtliS et deux m‰les ct trois femelles reeuei!Jis le HJ \ri-1923, dans le ruisseau de la grotte Megara pcŽina, duns la commune de Stopari, dŽpartement d'UZice (Serbie occidentale) [Biospeologica no 1162]. FEMELLE. La femelle adulte mesure 0,55 mm. sans les soies furcales et 0,8 mm. avec ces soies. Le corps est six fois plus long que large, de forme cylindl'ique et ressemble ˆ celui des Nitocra. Le cŽphalothomx se termine en avant par un rostre court, Žtroit, lamelliforme, recourb Ž vers la face ventrale et garni du c™tŽ distal de deux soies tts fines. Le premier segment est aussi long que les deux segments suivants rŽunis. Les trois segments suivants sont Žgaux entre eux. Le cinquime segment est plus court. L'abdomen se compose de cinq segments nettement sŽpar Žs les uns des autres. Pas de coalescence du premier et du second segment; par suite, le segment gŽnital n'est composŽ que d'un seul segment. Il est plus long que les quatre 3uivants qui sont tous Žgaux entre eux. Le premier segment abdominal porte ˆ son bord postŽtieur deux courtes rangŽes superposŽes d 'Ž pines latŽrales, trs courtes et hyalines. Les segments suivants sont gamis, ˆ leur bord postŽrieur, d'une rangŽe ventrale de petites Žpines, et de plus sont couverts sur toute leur surface de petites rangŽes parallles de cils trs courts et hyalins. Du c™ tŽ ventral ces rangŽes sont plus nombreuses et mieux dŽveloppŽes que du c™tŽ dorsal. Le nombre des ces rangŽes est plus faible sur le deuxi  me segment et atteint son maximum au cinquime. Ce derni e r por tc e n outre, ˆ son articulation avec la furca, une rang Že de fortes Žpines qui rejoignent du c™tŽ dorsal les bords latŽraux de l'opercule anal. Le bord libre de l'opercule anal est arquŽ et porte 7 ˆ 10 gro sses dents. La furca est aussi longue que les trois quarts du dernier segment abdominal; elle est deux fo is plus longue que large et se termine par deux longues soies tr s effilŽes. Outre ces soies principales, il en existe un e tr s courte ˆ l'extrŽmit Ž interne de la furca, une autre un peu plus longue insŽtŽe un peu au dessus de l'extr Žm it Ž externe, ˆ c™tŽ de qnclques Žpines, un e troisime enfin du c™tŽ dorsal interne. L es antennes de la premire paire so nt formŽes de huit articles. Elles sont trs longues et dŽpassent de trs peu la longueur du segme nt du cŽphalothorax. Le seco nd et le quatrime articles sont l es plus long s L es deux premiers articles forment un e partie basale sur laquelle le re s l e de l 'a ntenne est coudŽ  angle obtus. Le quat.r:ime at'licle porte un bfttonn e t se nsitif qui dŽpasse de beaucoup l'extrŽmitŽ de l'antenne; un autre se trouve ˆ l'extr Žm it Ž du huitime articl. La sceu udc antenne a quattc articles, la b!'anche secondaire, triangulaire et uniarticul Že, sc tCIIHnc par trois ell e est insŽrŽe ˆ l'extrŽmitŽ

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COl'ƒPODES DE SERBIE 43 distale du second article. La mandibule et les pices buccales ne prŽsentent aucune particularitŽ. Les quatte paires de pattes sont biramŽes. Chaque rame externe, ainsi que la rame interne de la premire paire, est triarticulŽe; l'endopodite des trois paires suivantes est composŽ de deux articles seulement. A la premire paire, l'exopodite est court et atteint seulement l'extrŽmitŽ du second segment de l'endopodite; l'endopodite est prŽhensile. Les exopodites des quatre paires de pattes natatoires possdent la mme litructure; le premier et le second articles portent une Žpine ˆ l'angle distal externe ct le second porte en outre une soie sur Je bord interne, insŽrŽe ˆ la m™me hauteur que l'Žpine externe. Le troisime article se te1mine par deux soies et deux Žpines dont l'interne est la plus longue. Les deux premiers articles de l'endopodite de la premire paire ne portent ni soies' ni Žpines. Le troisime article porte trois soies apicales, dont les deux externes sont grandes et bien dŽveloppŽes et la troisime est petite. Les endopodites des trois paires suivantes ne diffrent pas entre eux. Ils sont compol:•™s d'un premier article qui ne porte aucune soie et d'un second qui porte une soie et une Žpine apicale. La cin
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44 P. A. CHAPPUIS encore des diffŽrences dans le nombre des segments de l'abdomen de la femelle, le nombre des articles de la seconde paire d'antennes, l'armature des pattes natatoires et la forme du champ sexuel de la femelle. Parastenocaris Jeanneli, n. sp. Un seul exemplaire femelle recueilli le 23 VI-1923, dans une petite flaque d'eau de la grotte dite FIG. 35-39. Nilo c rclla hirla FIG. 35. Patte de la cinquime paire <:;:> FIG. 36. Patte de la cinquime paire d' FIG. o 7. Branche accessoire de la seconde antenne. FIG. 38. Champ sexuel <:;:>. FJG. o9. Opercule anal. FIG 40-44 Paraslenocari s Jeannel i FIG. 40. Opercule anal FIG. 41. Endo podite de la seconde paire de pattes <:;:> FIG. 42. Patte de la quatri  m e paire <:;:>. FIG. 43. Patte de la cinqui  me paire <:;:>. FIG. 44, Furca, Velilra peŽina, situŽe en dessous du s_ommet du Murtenica planina, commune de Bela Rjeka., arrondissement de Zlatibor, dŽpartement ‰'Uzice (Serbie occidentale) [Biospeologica no 1164]. FEMELLE. -Longueur sans les soies furcales 0,42 mm. et 0,58 mm. ave c ces soies. Le corps est trs allongŽ, cylindrique; diX-sept fois plus long que large, et les segments du cŽphalothOrax' t de l'abdomen ont

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COPƒPODES DE SERBIE tous la mme largeur. Le premier segment se termine en avant par un rostre bien distinct, mais assez court et obtus. Ce segment est aussi long que les deux suivants rŽunis. Tous les autres segments ont ˆ peu prs la mme longueur, sauf le cinquime du thorax et le premier de l'abdomen qui sont un peu P.lus longs. La seule ornementation des segments du corps est constituŽe par une petite rangŽe de trs courtes Žpines sur la face ventrale du dernier segment abdominaL Les de la furca sont trs divergentes, aussi longues que le dernier segment abdominal et trois fois et demie plus longues que larges. Elles se terminent par une longue soie Žpaissie ˆ sa base, et deux petites soies, dont l'une est dorsale et l'autre venirale Outre ces soies, il en existe encore une trs fine de chaque c™tŽ, presque ˆ l'extrŽmitŽ distale de la branche. L'operCl anal est trapŽzo•de, ˆ angles trs arrondis; son bord libre est lisse. Les antennes antŽrieures sont longues ; leur partie basale, comprenant les deux premiers articles, forme avec le reste de l'antenne un angle bien distinct Le b‰tonnet sensitif du quatrime article atteint l'extrŽmitŽ du dernier article Les antennes de la seconde paire ne prŽsentent rien de particulier ; la branche accessoire est formŽe d'un :seul article portant ˆ son extrŽmitŽ une fine soie. Les exopodites des pattes natatoires ainsi que l'endopodite de la premire paire ressemblent ˆ ceux de Parasterwcaris fontinalis. Les endopodites des autres paires sont uniarticulŽs; celui de la seconde paire est une lamelle rectangulaire, sept fois plus longue que large, et porte deux trs courtes soies terminales. Les endopodites de la troisime. et de la quatrime paires sont cylindriques et portent une soie barbelŽe .ˆ leur extrŽmitŽ. La patte de la cinquime paire est uniarticulŽe et lamelliforme; elle porte du c™tŽ externe une trs longue soie et trois soies plus courtes. Ovisac et m‰le inconnus. Parastenocaris Jeanneli a quelques ressemblances avec Parasterw.caris brevipes Kessler et P. fontinalis Schnitter et Chappuis, les deux seules espces europŽennes du genre. Elle s'en distingue cependant par sa forme svelte et allongŽe, la petite rangŽe d'Žpines ventrale du dernier segment de l'abdomen, la forme de la furca, celle des endopodites des trois dernires paires de pattes natatoires et enfin par structure de la patte de la cinquime paire.



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9 0 1 1 NSTITUTUL DE SPEOLOGtE LEGEA DE PROMULGAT LA 26 APRILIE 1920. CONTRACTUL DIN 19 DECEMBRIE 1919. MEMORIUL DIN 14 DECEMBRIE 1919.

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UNIVERSITATEA DIN CLUJ INS'riTUTUL DE SPEOI_JOG lE LEGEA DE INFIINrARE PRmiULGATA LA 26 APRILIE 1920. CONTRACTUL DIN 18 1919. MEMORIUL DIN 14 1919. CLUJ INSTITUTUL DE ARTE GRAFICE ",\.RHEALtlL" STRADA MEMORANDULUI 22.

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lNSTITUTUL DE SPEOLOGIE AL UNIVERSITATII DIN CLUJ. (I NF II N T A T P RI N LEGt L A 1 MAI 19 20) PROECTUL DE LEGE prezentat la Senat in sesiunea ordinara (prelungita) 1919-1920. EXPUNERE DE MOTIVE(!) Organiz‰ndu-se Universitatea rom‰na din Cluj, Consiliul dirigent a :avt ”n vedere nu numai. de a corespunde nevoilor actuale ale ”nvatam‰ntului, ci de a creˆ toto data 9i un ”nsemnat centru cultural european; .un centru care sa atraga pe oamenii de 9tiinta din toata lumea 9i care sa poata luˆ par.te la lucrarile 9tiintifice mondiale. Un asemenea centru nu se poate creˆ dec‰t ”nfiint‰ndu-se o serie de institute, cari, ”n afitra de nevoile curente ‚tle ”nvatam‰ntului, sa urmareasca problemele mari 9tŸntifice, sa organizeze explorari 9i cercetari, sa faca publicatiuni 9i sa deˆ directive cercetarilor speciali9tilor din .toate tarile. Una din aceste ramure de activitate 9tiintifica mondiala este "Speo1ogia", adeca 9tiinta care se ocupa cu studiul vietii 9i conditiilor ”n cari se manifesta ea in domeniul subteran, ”n capul careia sta astazi un ”nvatat rom‰n, D. Dr. Em. Racovita, p‰na acum ata9at Sorbonei ”n tate de sub-director al statiunii bio-oceanografice dela Banyuls-sur-Mer. Prin studiile 9i cercetarile sale asupra faunei, flm:ei 9i conditiunilor de vieata din grotele subterane, D. Dr. Em. Racovita a ajuns a creˆ o ramura de 9tiinta cu totul noua, menita a aduce cele mai mari servicii cercetarilor biologice. Aceasta noua 9tiintˆ, pe l‰nga ca prin descoperirile ei ne ”mbogate9te cuno9tintele asupra formelor animale 9i vegetale care populeaza ( 1 ) Prezentata Adunarii deputatilor.

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astlizi fa ta prunˆntului .. dist;ributfuilli lor .. ea ne totodatii. putinta sii. urmii.rini. mbdul cum s'a adaptˆ vieata)a lill med.iu de trai cu totul parti'cular, mediul' subteran _cil.m.a: evoluat ea pe pii.m‰nt ”n. timp. spatiu; di.ci descoperirile fii.cute .n&; : arata cii. in grote s'au co:p.servat in vieatii., ca adevii.ra:te relicte . forme vegetale care au dispii.rut de pe fa ta pˆma.htului din ie:olo'gicŽ >. ... ... 'p dŽ altˆ. ptJ.rte prifi stud.iul geoflzi ai grotlor dob‰ndirri ™ seriede .. )ˆ : subterane, J care pot . :ayeˆ o foarle asupra :t:ezolv:irii .multor chestiuni. .' : . lmportanta nouei este dar atˆt din punct de vedere c‰i practic c __ 4ec,a.”.,.a.r}:R!lreˆ la prima vedere . . . . Ul.". pl are ; de eolaboratori, :rii.sP,‰Qd.iti: .rr, .tii.rile lumei; cari explorea};l1. : grotele de pe toatii..fata globl.!lui, adunl1 material publicii. rezultatele ercetii.rilor. Tot materiˆlul adunat de ei se concentreazl1 la. laboratorulD::.lui' Dr. El / -R'a:cdvit‰;' acum de o colect}uii& Je 'peste 28-,000 exemplare, iar studiile fii.cute se publll1 in revista: : : "'; care ,;, a pare sub directia sa -lˆ Paris, : ca ,. ariex!t a celi Reviste ; zoologice franceze de z6dlogie ip:ri- "-''''-,. .. :, '\ . k. . . .. :;. .. i _.;:.\ .. ;:'''' ' : illond.iat"al cercetii.'rilor speologic este astii.zila.bo-. ratorul D-lui R.'acovitii., pe cˆre b:.sa tl va m.utˆ. de a,cum .. iha”nte,:”inprŽunii. biblioteclt, r‘viste, etc., la_ nol Sl1u 'Institut de la : Uiliversitaia ''Cluj. .. .- 1 ,:: ,, ii' ' Clujul' 'fiind situat in mijlocul unei regiuni Mtatlt. :: tri este dar totoqˆtˆ indic!it :dela nˆturl1_ pentrua fi sediul unui asemenea Institut de important! -trul - directiv al' un or cercetii.ri ; tllenit a aduce at‰t de rhari servicii iŸiiversale. ,. ,; ; 1.'-'' .: : : ,,, Priri aproharea prezentului proiect de olege veti ”nzestrˆ deci'ifni versitatea din Cluf'cli un Institut de o mare importantii., con-: dus delin t.fiviltat rom‰n de 0: i'eputat•e umversall1 v'eti putinta sii. dVinli. lin centru dŽ culturl1 cu care poporul rom‰n sl1 poatl1 fllli l1 deˆ .dovadii. cˆ : e de : nieri:ITea cult.ralii. ce' are a : o deplinnspre binele intregii omeniri. . . ... r . ; " .. : Fa ta cu cele _ar! tate mai . am ”ntqcrtiit alii.tura:tul proiect d'e. lege' pentrti crarŽ'a:'-unuPinstitut de speolbgie p'l‰ngl1 Uriiversita:tea Ÿin: ' Cluj; pe care ; .am: 6noare a-f suptine deliberilrilor aprobl1rii_ -. . . -. : . .. ,. . Ministrul cultel™r mstrucfiunii, I..

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5 : LEGE vridtoare la creareˆ unui Institut' de Speologie la Universitatea _: (lin Cluj. Art. 1. Pe l‰nga Univer'sit‰teˆ din Cluj, fac‰ndparte :granta din ea, se un Institut de speologie, -av‰rid de scop : studiul general al domeniului subteran facerea de ceretari aplicate ”n aceasta a naturale. Art. 2 .:.._,.. Directiunea acestui .Institut est incredintata Dr. Emil, Racovita; care va aveˆ rangul, drepturile f? a'trllmt•unile Jesor universitar. D-sa va organizˆ instala Institutul, va propune mi rea pers™nalului' administra ti v f? va iatui nugetele anuale -de p ersonal material, De asemenea va alcatUi . programUI de stridii, Žerceiari f? explorari $i va con duce. punerea sa ”n aplicare. ' Directorlll are ‘oridu‘erea f? administra ti va ˆ el este f?efUJ. h:itregului personal distribue fiecaruia lucrarile dupa curn de . Art. 3. Exploatarea sub orie forma a grotelor nu se va pteˆ fˆce ori c™ritimiˆ, dela punerea in ˆplicare a acŽstei legi, de‰.t Žu ivizul Institutului de' speologie. ' . . Art. 4: -.:coritra:ctul ad aneiat, ”richeiai ntre f?eful iesqrtlui de -culte f?nnstructiune publica diri Cluj D. Dr. Emil' Racovita, -co lat la resortul cuhelo:t publiŽe sulJ No . 23.566/919 .aprobiit ile 'consiliul dirigent al Trarisiivaniei ”ri 1iedmta sa din 17 DeŽemvrie 1919, fac pˆrte integranta diri prezerita: leg‘ are pui13re -obligatorie : pen tru ambele parti :. Orice dispozitiune contrarie, ”ntruc‰t privef?te aplicat;ea contraŽt, . ratn‰n neaplicabila: . .. Miniiltrul !. : Aceasta lege, dimpreuna cu c.ontractul la d‰nsa anexat, s'a votat. de Adunarea in f?edin{a dela 26 Februarie amil s'a .:adoptat cu majorita te de una sutd f? opt yoturi,_ contra .. Fref!edinte, N; IoRGA J (L. s: A. D). Theoddsie BARcA. . : ,:_ ...

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6 No. 23,566}919. Cluj, 18 Decemt>rie CO N'l'RA CT ”ncheiat ”ntre Dr. Valeriu Branisce, ijeful resortulni de culte #une publicii, locuitor ”n Cluj, ¤ ”ntre Dr. Emil Racovita, profesor tmiversitar, locuito1 ”n Paris, referitor la crearea Institutului de Speologie la Facultatea de t;tiinte a Universitafii din Clttj. 1. Dr. Valeriu declara cii, la propunerea resortului de culte instructiune publica, Consiliul dirigent al Transilvaniei, Banatului tinuturilor din Ungaria, ”n ,sa din 17 Decemnie 1919, a hotaJ”t sa creeze, ca serviciu independent al Facultatif de la Universitatea din Cluj, un Institut de Speologie, caruia sa i se dea caracterul unui Institut de cercetari de purii aplicaUt, cu observarea ca nici Institutul, nici personalul nu vor avea rolul obligatiunile celorlalte servicii destinate ”nvatam‰ntului clasic prepararii licentilor ”ll Declara ca Consiliul dirigent ”n ”ntregime conditiunile puse de profesorul universitar Dr. Emil Racovita, cuprinse ”n memoriul ”nprotocolat la resortul cultelor f?i instruqiunii publiee sub No. 23,566/919 alaturat la acest contract, asigur‰nd prin buget sumele necesare at‰t cu privire la fondarea sustinerea institutului et referitor la retrihutiunea care se va angajˆ ”n conditiunile specificate ”n. memoriu (sub punctul 2 3 lit. A). n din 17 Decemvrie 191\l, Consiliul dirigent a votat ca fond permanent de ”nfiintare 100,000 lei, doua fonduri extraordinare de instalatinni, unul de 100,000 lei 9i altul de 100,000 franci un credit anual de 50,000 lei. Angajaza pe vieata ca director al Institutulu'i de Speologie pe profesorul universitar Dr. Emil Racovita, precum personalul institutului ”n conditiunile cuprinse in memorin. nsarcineaza totodata pe d. Dr. Emil Racovita sa prezinte aceasta hotar”re a Consiliului dirigent spre aprobare at‰t d-lui Dr. Alexandru Vaida Voevod, et si d-lui ministru de culte Ioan Borcea din Bucuref?t. 2. Dr. Emil Racovita, profesor universitar, locuitor in Pads, postul de director al Institutui de Speologie la Facultatea de a Universitatii din Cluj f?i se angajaza sa ”ndeplineasca toate conditiunile lucrarile aratate ”n memoriul alaturat f?i ”n contractul de fata.

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7 Acest contract, ”mpreuna cu m'emoriul. alaturat, se redacteaza ”n doua exemplare, dintre care unul se pastreaza la resorlul de culte instructiune pub li ca, iar celalalt se pPeda profesorului universitar Dr. mil Racovita. Cluj, la 18 Decemvrie 1919. Emil G. RAcoVITX. $eful resortului de culte instructiune publicii, Dr. Valeriu BRANISCE. (L. S.) Dr. Alexandru VAIDA VoEvoD, i. BoRcEA. Acest contract, dimpreuna cu legea, s'a votat de AdUI}area deputatllor, ”n dela 26 Fevruarie 1920, s'a adoptat cu majoritate de una suta opt voturi, contra cinci. N. IoRGA. Secretar, Theodosie BRCA.. (L. S. A. D.) MEMORIU Domnule $ef de resort, ln septemvrie 1919 ati binevoit a ma invitˆ a face parte din corpul profesoral al Facultatii de din Cluj o.ti rczumat astfel aceasta propunere : "Comisiunea universitara a fost de opiniune, ca pentru D-voastra sa se creeze la Facultatea de din Cluj catedra pe care D-voastra o veti socoti mai potrivita la care nu at• aveˆ ”ndatoriri de profesm in ”ntelesul al cuv‰ntului, ci de ”ndrumator pentru cerceti1r r?tiin tifi ce." Din corespondenta ce am avut-o cu D-voastrˆ mai rezulta cil ”naltul Consiliu dirigent doreˆ ca Facultatea de sa aibˆ un Institut biologie ”mestrat cu o specialitate capabila de a atrage atentia interesul ”nvatatilor straini, specialitate menita sa ”nlocueasca pe acea ce poseda Institutul de zoologie al universitatii maghiare. Cu alte cuvinte Consiliul doreˆ sa creeze pe l‰nga Universitatea din Cluj un centru de atractie pentru studentii savantii straini. Am onoare, D-le de resort, sa vl!. expun ”n r‰ndurile ce urmeaza un proiect de organizare a uhui Institut specializat, Institut care dupa cum cred va raspunde prin organizarea sa Consiliului dirigent care va puteˆ manifestˆ activitatea ”n toata libertatea, gratie binevoitoarei propuneri ce mi-ati facut.

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8 PROIEC'l }>ent rn c r ca r e a nuni In st itut d e S p eo l ogie la Fa e nl tatea de diu Clu,j Propun sa se creeze ”n Universitatea din Cluj, ca serviciu independent al Facultatii de un Institut de speologie, cˆruia sa 1 se dea caracterul :;;i organizarea unui Institut de certuri de purˆ :;;i aplicatlL Nici lnstitutul, nici personalul nu vor ave rolul :;;i obliga{iWlile celorlalte servicii destinate inva{aJuŸntului clasic :;;i preparŸrii licent•lor ”n r;;tiinte. A. De cc un Institut de cercel
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9 ln adevar, intreprinderea noastrii., publica lucrˆrile sub numele co mun de ." Biospeologica" numˆrˆ 40 de colaboratori zoologi, l?i explorˆtori, din toate natiunile; ea posedˆ o colectiune unicˆ in soiul ei de mai bine de 20.000 de numere; ea se de o hiblioteca specialii. de separa te l?i publiCJltia sa Biospeologica" numara actualmente 41 fascicole, rennite in 4 volume de c‰te 1,000 pagini mai multe sute de Propun deci sli transportlim la Cluj acest Institut, ce nu e o fagii.duintii. a viitorului, ci o organizatie veche cu rezuitate vadite; il vom instalˆ cu toate zestrea lui ”n o aripa a cliidirii, ce contineit Institulul zoologieal Universitˆtii maghiare. Un institut astfcl constituit raspunde sunt convins nu numai dorintelor Consiliului dirigent, dar chi ar intereselor didactice ale Facultˆ\ii de este o intreprindere cu colaborat[e intemat[onah"t, prin urmare a atras dejˆ, :;;i va atrage cu atˆt mai mult de acum lnainte ', interesul ”nva\il\ilor strˆini. Institntul din Cluj, in care se va instalˆ, va fi centrul de atractie international; pe care ”l cere Consiliul cHrigent. Institutul de speologie din Cluj va .fi unicul inslilnt de aceastˆ specialitate; totii savantii sau studentii cari dor.esc sa se ocupe cu chestiuni speologice vor fi siliti sa vina la CluJ sau cel. putin vor simti nevoia de a aveˆ rapotturi cu acest Institut. Speologia fiind un studiu de istorie naturala sintetica, poseda o valoaro educativa foat'le mare pentru studentimea uoastril.. Speologia se de rezultatele tuturor disciplinelor ”n care s:au fragmentat istoria naturalii. Prin urmare, elevi\ nu sunt specializati dela ”nceput; ei capˆU”. vederi mai largi notiunea relatiunilor ”ntre El vor puteˆ citi in cartea naturei fraze ”ntregi, iar nu numai cuvinte. rˆslete . Pe de altˆ parte speologia e cu totul la Jocul 'Ži in Cluj, caci acest e situat ln mijlocul urlei regiuni muntoasˆ, cu pe!jlteri multe, ”n ca.re s'a descoperit dejˆ o faunii. in\eresant‰. Cred, D-Ie de resort cˆ, din cole expuse mai sus, care nu sw1t dec‰l rezumatul condensat al lungilor convorbiri ce am avut im.:., reiese legitiutitatea propunerii mele. Jmi rˆmftne acum de expus cum vad eu organizarca lnstitutului de speologie, Institutul de speologie va aveˆ rangul administrativ deepturile colorlalte Institute ale facultii\ii de din Cluj. El va fi ”n localul Institutului de zoologie. Prin urma; in

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10 dttdirea fostului Institut de zoologie maghiar vor. fi instalate doua Institule cu totul independente unul de altul : Institutul de speologie :;;i cel de zoologie. Un regulament interior va fi prezentat de cei doi directori srue aprobare atˆt Consiliului facultatii c‰t :;;i Senatului universitar. Regulamentul va regulˆ ”ntre alte}e :;;i raporturile ce aceste doua Institute trebuie sa aiba ”ntre ele. II PcrsonaLul de fundatiune a Institutului va fi urmiHorul : 1. Un director, cu titlul, rangul :;;i toate prerogativele unui profesor tmi versitar titular. 2. Un subdirector, cu titlul, rangul :;;i toate prerogativele unui profesor universitar titular. 3. Un adjunct, cu titlul, rangul :;;i toate prerogativele unui conferentiar, ”nsarcinat cu lucrari practice. Trei asistenti, romˆni sau striiini, dar temporari, nurniti pe trei ani. Directiunea va aveˆ dreptul sii-i prelungeasca pe unul sau mai. mulp ani. 1. Un secretar-bibliotecar poseˆ‰nd cel putin franceza ca limb!l. 8. Un desinator-fotograf. 9. Un preparator entomolog. 10. Un de echipa speologica. 11-13. Trei servitori. Acest persona! de fundatiune va puteˆ fi cornpletat dupa trebuintli cu aprobarea autoritiitilor competente. Obligapunile personalului superior vor fi urmˆtoarele : a) Exploratiunea c‰t mai activii a regiunilor calcare grotifere nationale :;;i strline : b) Recoltarea rnaterialului biologie :;;i studiul acestui material cu ajutorul colaboratorilor rom‰ni :;;i straini ; c) Publicarea rezultatelor definitive ”n seria "Biospeologica ", publicatiune care i:;;i va aveˆ sediul redactiunii ”n Cluj, dar care ”:;;i va continuˆ relatiunile vechi cu revista Archives de Zoologie expŽrimentale", relatiuni care vor fi reglementate printr'un conti-act; d) A face c‰te 30 de magistrale, conferinte teoreti<:e sau practice sau excursiuni :;;tiintifice pc an. Acestc prelegeri vor fi publce, libere, adeca neobligatorii pentru studenti :;;i prin urmarc f‰ra sanctiuni academice. Subiectul lor va fi luat din cercetarile pel'l3onale ale protesorilor, din biologie, zoologie generalˆ :;;i istoria naturala sinteticˆ. Direcvs aveˆ dreptul s‰ limiteze numii.rul auditorilor dupˆ trebuintˆ: Cursurile vor fi anuntate prin afi:;;e cel putin douii. luni inainte.

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11 (In strliinli.tate obligatia de a face cursuri nu se impune personalului Institutelor de cercetilri; dacll. propun aceastA obligatie pentru personalul Institutului de speologie. Ž pentru a r‰spunde dorintelor formalc ntt a D-voastre c‰t !;li a D-lui Rector); e) Educarea in laborator, ”n excursiuni !;li exploratiuni a studentilor snu a altor persoane iubitoare de !;ltiintll. !;li autorizate de directiune; f) Diriguirea cercetll.rilor !;ltiintifice a licent•at•lor ce doresc: sˆ prepare doctorale sau a ”nvll.tatilor ceo voesc sll. lucreze ”n laborator cari Yor fi autorizati de directiune : g) Efectuarea oricll.ror studii ce direct•unea va crede ne cesare pen tru a raspunde la misiunea Institutului ; h) Direc\Junea va publica un raport anual detailat de mersul Jnde gPstionarea bugetului !;l de activitatea f?Liintificˆ a personalului superior. Raportul publicat ”n va fi distribuit antorit‰\Jlor din tarll. !;li speciali!;ltilor strilini. III Foi}durile nec es are niz‰rii !;li. f unctionarii Institutului : A) Fondnl de 'infiintar e : Acest fond va fi remis ”n ”ntregime tn mˆna directorului la ”nfiintarea Institutnlui. Directorul il va gestionˆ cum un particular fondul s‰u de pus la o banca. Fondul va fi d e pus la banca c e o va indicˆ Senatul universitar. Creditul va fi pe numele Jnstitutului de speologie f? manipulat cu semni\tura directorului, sau prin delegatiune, a siJbdirectorului. Pentru gestiunea acestui fond directorul va fi supus controlului administrativ financiar. Directorul va prezentˆ autoritˆtii competente un cont semestrial de gestiune, nnnl ”n luna martie pen"tru semestrul al 11-lea f? altul in luna octom'\T e pentru se!llestrul I. Acest fond e destinat s‰ setveasdi. la cumpirarea grˆbitˆ a cole c tiunilor, seriilor de separateJ obiectcll' utile lnstitutului. Din el s e vor suplementˆ cheltueli ce nu s'ar puteˆ acoperi din c elelalte fonduri. Va s ervi de asemenea pentru cheltueli extraordinare, pi ecum aducere.a savantilor straini ca sii expunil ”n c‰teva demonstratii de s coperirile lor, etc. Acest fond se va alimentˆ din dona\iile statului, conmnelor sau a altor autoritˆti oficiale, din virimentul sumelor necheltuite din celelalte fonduri, din donat•• particulare, etc. B) C1editul anual va cuprinde su mele necesare: a) Pentru cheltuelile ce revin in eomuu celor doua institute instal a te .fn cl‰dire ; b) Pentru cheltuelile curente ale Instittului;

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12 c) Pehtru exploratiunile speologice tn tarˆ strainatate ; d) Pentru prepararea efectuarea excmsiunilor e) Pentru publicatiunile Institutului. Acest credit va fi gestionat ”n forma ordinadi obh;muitil. pentru creditele Institutelor didat!tice ale facultatii. C) Un credit extraordinar de instalare. Observatie. Fondul de infiintare creditul annal ttebuie stabilite astfel ca sˆ fie suficiente pentru un' Institut deja complet instalat ”n })lina functionare. Aspectul exterior luxul interior al Jnstitutului de zoologie actual ar face sa creadˆ ca acest Institut eorespunde ipotezei de mai sus. Din nefericire realitatea e cu totul alta. Amenajamentul interior e flicut numai ”n vederea lucrˆrilor histologice dupˆ ni17te nOIme atŸt de bizare ”nc‰t e greu unui zoologist sa lucreze ”n laboratoa1ele astfel amenajate cu materialul aHator ”n ele. J'rebnie deci executate modificari, cari sa permita oricarni zoologist sa lncreze in 01ice ramura a zoologiei. Oarecati modificari sunt de prevazut pentru a separˆ serviciile celor doua lnstitute pentru a adaptˆ localul ocupaL: de Institutnl de speologie acestei specialitati. In fine mult ninterial tehnic ”n parte ori ”n totalitate. E natural fla lipseascli materialul speologic (fringhii, material de campament, scari de funie, etc.), dar e surprinziHor sa lipseasca materialul curent, ce trebuie sa existe ”n oricure luborator de zoologie (microtoame rotative, m”croscoape mari, o me parte din sticlˆrie, furnitui'i de biurou, producte chimice, aparate fotografice, etc., etc.) Pentru a pune deci lnstitutul de speologie ”n plina funct•onare, trebnie un credit mai maredec‰t s'ar puteˆ presupune apriori. Sunt de prevazut urmatoarele cheltueli principale : 1. Modificarea catedrei din amfiteatru. 2. Cumpararea uriui aparat de proiect.iune cinematografica pentru amfiteatru. 3: 1 Mˆrirea loc‰luli bililiotecii prin transformarea uneia din siUilc de lurarr 'prac†cŽ (e inutil ca sa existe doua identice). Actualmente cartile nu ”ncap ”n vechiul local ; nu e deci loc pentl'Ll noile achizitiuui pentru hiblioteca personala a directorului, caie va fi pusa la dispozitia ercetiitorilor . 4. Modificarea .. multor ferestre, cari actuahnente ”mpiedeca utilizarea bunii a microscopului. 5. Instalarea unui laborator fotografic a unei sali de pozˆ .. 6. Instalarea unei slUi de . desema.

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13 7. lnstalarea cated1elor rafturilor pentru biblioleca noua. Cumparare de pentru a clasˆ separate. 8. Cumpˆrarea aparatelor fotografice, microfotografice, cinema!ografice, ce ne suut indispensabile. 9. umpˆrarea de sticlˆrii, producte chimicc, artic0le de birou. 10. Pentru memmie: lnstalarea unui calorifer pentru ”ncalzirea centralˆ, pentru care directorul Institutului zoologie a cerut deja 250.000 lei, calorifer ce va produce mare economie de combustibil o utilizare mai rationala a personalului de serviciu. IV. Facilitati de prevaztd pentm {ttnctionare lnstitutului. 1. Carti de circulatie permanente pe toatc caile de comunicatie terestre, .fluviatile maritime pentru director, subdirector adjunct. 2. Asemenea d.rti, dupa cererea sub responsabilitatea directorului,' pentru asistent•, f;Jef de echipa speologicˆ persona! subaltern. 3. Bilete de liber pareurs pentru excursiunilc dupa cererea directorului sub a sa responsabilitate. 4. Autoritˆiile administrative ”n tarˆ consulare ”n strˆinatate vor fi ”nvitate, la momentul favorabil, sa de tot concursuJ exploratiunilor i;itiintifice a Institutului. 5. Publicat•unile oficiale, ce directorul va crede interesante pentru Institut, -vor fi donato Institutului. * Aceste considerenle l;li justificari fiin expuse, dati voie sii prezint aprobˆrii D-voastre pe candidat:i la posturile prevazute, cu conditiunile materiale ce se cuvin fiecˆruia : de asemenea sumele ce cred necesarc pentru fiecare din fondurile enumeratc : A. Enumeratiunea personalului. 1. Directorul lnstitutului de speologie : Emil Racovita. Salariu. Ca semn de defetentfi pentl'll colegii sai universitari ca proba cu se solidarizeazil cu intei'csele lor materiale, d-l Racovita nu sa i se atrilmie alt salariu decflt ace! cuvcnit profesorilor tituJari ai facultatii de i;iliinte din Cluj. Numirea sa la facultatea de din Paris duteaza dela 1 Noemvrie 1900. Aceasta data va fi ”nscristt l;li ”n controalele universitare va contˆ pentru gradatie pensie. D-l Racovita va fi autorizat si'i verse tezaueului public o sumil egala cu retinerile, delˆ 1 noemvrie 1900 p‰nil la 1 iuai 1920, ce le-ar fi v‰rsat un conferentiar rom‰n. Numirea d-lui Racovita va porni deltt 1 inai 1920, dar publicarea decretului va fi fa cula c‰t mai cur‰n d.

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14 .J-1 Racovita estimeazˆ la 50,000 franci (nu lei) cheltuelile lichidˆrii unei residente de 30 ani ”n Franta spesele transportului colectiunilor, bibliotecii, riwbilierul, c‰t costul calˆtoriei unei famllii de 6-persoane. Acei;iti 50,000 franci vor fi creditati D-lui Racovita de guvern. la Paris, cu schimbului studentesc de 20% (500 lei pentru 400 franci). D-l Racovita se obliga sa verse suma corespunzatoare ”n lei la casa publica ce i se va indicˆ. Un pai;iaport diplomatie se va eliberˆ D-lui Racovitˆ p‰na la stabilirea sa definitiva la Cluj, pentru a evitˆ pierderea de pretioase, ce nu pot fi transportate dec‰t ”n geamantane supravegheate de aproape cari trebuie sustrase eventualei brutalitati ”ncompeten'ˆ a vamei;iilor a altor agenti ai fortei publiee. D-l Racovita .va fi autorizat sa angajeze pe timpul i;iederei. sale ”n Franta, decemvrie 1919-iunie 1920, un secretar platit cu 600 franci francezi lunar. Acest secretar, daca va fi bun, va puteˆ fii adus la Clu ca sˆ ocupe postul de secretar-bibliotecar prevazut mai jos. Autori,tatea competenta va remite d-lui Racovita o recomandatiune generala catre autorit.a?le administrative consulare, ”nvit‰nd pe aceste autoritati sa ui;iureze prin toate mijloacele transportarea colectiilor, bibliotecilor, mobilierului, ”ntr'un cnv‰nt a ”ntregului material din Fran\a ”n Rom‰nia, c‰t calatoriile d-lui Racovita, a colaboratorilor sai a familiilor lor. Autoritatile competente, atˆt cele delegate de Consiliul dirigent, c::lt acele delegate de guvernul vechiului Regat, se vor legˆ cu D-l Rˆcovitˆ printr'un contract, care sa faca obligatoriu pentru ambele pˆrti toate conditiunile enumerate ”n acest raport. D-l Racovitˆ dorŽi;ite, intr'adevar, ca sacrificiile, pe cari e ga ta sa le faca cu ce a mai mare ”nsufletire pentru cultura neamului, sa nu fie zadlirnicite prin suprimarea vreunuia din mijloacele de munca, ce crede absolut necesare, pentru realizarea programului acceptat de ambele parti. Acest contract va fi consfintit printr'un decret regal. 2. Subdirectorul Institutului de speologie : Dr. R. Jeannel. Doctor ”n i;itiinte medicina, conferentiar la Facultatea de i;itiinte din Toulouse (Franta). Un raport asupra titlurilor sale o lista a hicrarilor publicate sunt anexate acestui raport. Dr. Jeanne} va fi angaJat cu un contract special, valabil .pe cinci ani, la a caror expirare contractul sau se va re”nnoi anual prin tacita reconductiune, sau i se va pune capat prin preaviz de un an. Acest contract va contine, pe l‰nga clauzele admise de guvernele rom‰n francez pentru angajarea profesorilor universitari de liceu. francezi, punctele urmˆtoare :

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15 Dr Jeannel va priml un salariu •n (ranci, cel putin egal cu dublul salariul sau actual francŽz (12,500 franci pe an), adica cel putin 25,000 franci. ln caz c‰.nd se vor numi ”n cursul anului 1920 conferentiari francezi la universitˆtile rom‰.ne cu salarii mai mari dec‰.t 25,000 franci, i se va atribui D-rului Jeannel un salariu egal cu cel mai ridicat. Dr. Jeannel va priml cel putin 15,000 franci, ca spese de mutare din Franta !i'i cel mult spesele maxime atribuite celorlalti profesor francezi angajati la universitlitile rom‰ne. Dr. Jeannel va.fi numit pe ziua de 1 august 1920. La expirarea celor 5 ani prevazuti de contract, !i> daca nici una din parti nu va denunt‰ contractul, i se va atribui D-rului Jeannel salariul dublu ”n franci de profesor universitar titular la facultatile Jranceze din provincie. ln caz c‰nd Dr. Jeannel s'ar stabili definitiv in tarˆ, drepturile sale la pensie vor fi recunoscute ca ”ncep‰nd din 1 Octomvrie 1919 !i> ret•nerile vor ”ncepe ”n ziua c‰nd ambele pˆrti vor decide stabilirea a D-rului Jeannel ”n tarˆ. Dr. Jeannel va primi o de transferare de 15,000 franci ”n cazul c‰nd va pˆrasi tara. 3. Adjunctul: Dr. O. Ionescu. Dr. ”n !i>tiinte din Jena, conferen-par la Ia!i>i, suplinind pe d-l profesor Bujor, pre!i>edintele Senatului. Dr. Ionescu va primi leafa de conferentiar, ”nsat cinat !i'i cu lucrˆrile practice, plus r e glementare, adica 700 \ 400+ 150 = 1,250 plus gradatiile, pe lunˆ. Cheltuelile de strˆmutare cu ”ntreagii. familie s unt pe seama guvernului. D-na Teresa Ionescu, institutrice, va ptimi un post cel putin echivalent cu ace! ce ocupa ”n Ia!i>i. Titlurile sale !i>Colare de serviciu ma ”ndreptatesc sa cer pentru ea directiunea unei !i>Coli primare. Indemnizatia de locuinta va fi cel putin echivaleuta cu chiria reaH”. plˆtitˆ de sotii Ionescu. 4---6. Trei asistenti cu 390+400 = 790 lei pe luna. 7. Un secretar-bibliotecar cu 465+400 = 865 lei pe luna. 8. Un desenator-fotograf cu 465+400 = 865 lei pe luna. 9. Un preparator entomologist cu 300 plus scumpetea lei pe lunˆ. 10. Un fief de echipii speolo,qicii cu 300 plus scumpetea lei pe lunˆ. 11 13. Trei servitori cu 120+273 = 393 lei leafa lunara. Dispozitii generale relative la ”naintrrea personalului. Recrutarea personalului Institutelor !i'tiintifice prezinta mari greutˆti. Formarea unui persona! competent, specializat !i> apt a-!i'i ”mplinl

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lG toata mtsmnea sa cere ani de zile; vorbl1d din punctul de vedere financiar putem zice di aceasta educare costa pe Stat multe parale. Daca functionarii superiori ai unei ascmenea institutii sunt relativ tineri, un fnnctionar inferior, cu toate cˆ a devenit eventual un specialist de mare valoare, nu poate vada situatia ameliorata dec‰t prin numire la un loc vacant ”n ait Institut altfel specializat. De aici rezulta o paraduire de bani publici o procedare absUl'di:i f;ii daunatoare ”n cel mai mare gtad f;itiintei. Pentru a da o solutiune rationala acestei cltestii e uf;ior ; e suficient sa nu se confunde gradele ierarchiei administrative cu functia sau, cu alto cuvinte, sa se admitil ”naintarea pe loc, schimbarea de grad fiirii schimbarea de func1ie. Af;ia au procŽdat multe tari striiine. -Ÿn singur cxemplu: la un moment dat, laboratorul mˆritim din Helgo . landa avea cinci funcVonari, un
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17 100.000 lei pentru modificarile de instalatie cumparaturi de facut ”n tara. * Termin‰nd, va rog, D-Ie de resort, sa dati voe. recunol;itintei mele sa se manifeste macar ”n parte prin povestirea urmatoarelor fapte : M. S. Regele, pus de D-l Dr. Vaida Voevod ”n cunol;ilinta acestuproiect, a binevoit a-l aprobˆ declar‰nd ca trebuiesc satisfacute dorintele mele. Primul contact cu Ardealul desrobit l-am avut ”n ministel'Ul D-lni Dr. V aida Voevod la Paris; binevoitoarea l;ii afectuoasa sa primire nu se poate asemanˆ deciit cu acea ce mi-ati fiicut-o ln ministerul D-voastrˆ din Cluj. Viul interes ce ati ari:itat amftndoi pentru proiectul meu s'a manifestat prin lungi desbateri, ”nct multumitˆ sfalurilor D-voaste, din proiectul primitiv cam teoretic a programul practic de mai sus, a rezultat crearea unei institutiuni noua ca scop, noua ca mijloace noua ca organizare, un concept de oameni de actiune, ce nu se sfiesc a face ce ”ncu n'a fost de a merge tot ”nainte, fiind sa fie ln frunte ”n orice loc. Institutul de speologie deci sub steaua a doua nnme iubite de Rom‰ni. E o unealta buna ”ndem‰nateca perfectibila. De se va fumi cu ea ceeace Consiliul dirigent, spre D-voastre trebuc mai ales sa se ”ndrepte multumirile iubitorilor de de va da e ca an a fost destoinic singur ”mi voin tragc pacatul. Primiti, va rog, D-Ie f;ief de rcsort, asigurarea deosebitci unele con sideratiuni ad‰ncului men devotament. Cluj, la 1-! Decemvrie 1mn Emil G. Ro\.COVITA.. S'a ”n din 17 Decemvrie 1\lln a Consiliului dirigent. Cluj, ln 18 Decemvric l:91H. Dr. Valeriu BRANISCE, 1"esortult. (L. S.)

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18 MONITORUL OI<,ICIAL No. S6 de Marfi, Julie paginele 301<1-3015. Mll.\"TSTERUL CULTELOR $1 INSTRUC'flUNII FERDINAND I, Prin gratia lui Dumnezeu 9i vointa nationali”., Rege al Rom‰niei. La tati de fata ¤ viitori, sdndtate : Corpurile legiuitoare vot‰nd 9i adopt‰nd, Noi sanctioniim cele ce urmeaza: LEGE privitoare la crea r ea unui Institut de Speologie la Universitatea diu Cluj. Art. 1. Pe l‰ngii Universitatea din Cluj, 9i fiic‰nd parte integrantl!.l din ea, se infiinteaza un Institut de speologie, av‰nd de scop: Studiugeneral al domeniului subteran 9i facerea de cercetarl 9tiintifice 9i apli cate ”n aceasta ramura a 9tiintelor naturale Art. 2. Directiunea acestui Institut este ”ncredintata dlui dr Emil Hacovita, care va ave‰. rangul, drepturil e 9i atributiunile unui profesor universitar. D-sa va organizˆ 9i instalˆ Institutul, va propune numirca personalului 9tiintific 9i administrativ 9i va alciHui bugetele anuale de persona] 9i material. Deasemenea va alcatui programnl de studii, cercetari 9i explorl!.ri 9i va conduce punerea lui ”n aplicare. Directorul are conducerea 9tiintifica 9i administrativa a institutului, el este 9eful ”ntregului persona! distribue fieca1:uia lucrarile, dupa cum crede de cuviinta. Art. 3. Exploatarea sub orice forma a grotelor nu se va puteˆ face ori continuˆ dela punerea in aplicare a acestei legi, dec‰t cu avizul Institutului de speologie. Art. 4. Contractul aci anexat, ”ncheiat ”ntre f;)eful resortului de culte f? instructiune publica din Cluj Dl dr. Emil Racovita, improtocolat la resortul cultelor 9i instructiunii publiee sub No. 23.566 d_in 1919 9i aprobat de Consiliul dirigent al Transilvaniei, ”n 9edinta sa dela 17 Decemvrie 1919, face parte integrantˆ din prezei'lta lege 9i are putere obligatorie pentru ambele parti contractante Orice dispozitiune contrarie, ”ntruc‰t prive9te aplicarea acestui -co ntract, ril.mne neaplicabila.

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19 Acea,sta lege, dimpreuna cu contractul la d‰nsa anexat, s'a votat -de Aduriarea deputatilor ”n dela 26 Februarie anul 1920 s'a adoptat cu majoritate de voturi de ttna suta opt,' contra cinci. N. IoRGA. Secret ar, Teodosiu BRcA.. (L. S. A. D). Aceasta lege, dimpreunii cŸ contractul la d‰nsa ar.exat s'a votat de Senat ln dela 10 Martie anul 1920 s'a adoptat cu majoritate de una suta doua. voturi contra doua. P. BuJoR. (L. S. S.) Secreta1, N. TRANDAFIREscu. CONTRAC1' ”ncheiat ”ntre Dr. Valer Branisce, :;ieful resorlului de culte instruc1iune publica, locuitor ”n Cluj, ”ntre Dr. Emil Racovita, profesor universitar, locuitor ”n Paris, referitor la creiarea Institutului de speologie la facultatea de a Universitatii din 'Cluj. 1. Dr. Valer Branisce declara ca la propunerea resortului de culte l;li instructiune publicii, Consiliul dirigent al Banatului l;li Tinuturilor din Ungaria, ”n sa din 17 Decemvrie 1919, a hotar‰t sa creeze ca sen'iciu independent al facultatii de la Universitatea din Cluj, un Institut de speologie, ciiruia sii i se deˆ caracterul unui Institut de cercetari de pura ii> aplicatii, cu observarea ca nici Institutul, nici personalul nu vor aveˆ rolul obligatiunea celorlalte servicii destinate invatam‰ntului clasic prepararii licentelor ”n Declara cil Consiliul dirigent ”n ”ntregime conditiunile puse de profesorul universitar Dr. Emil Racovita, cuprinse ”n memoriul improtocolat la resortul culteloqi instructiunii publiee sub No. 23.566/919 l;li aliiturat Ja acest contract, asigurŸnd prin buget sumele necesare at‰t cu privire la fondarea sustinerea Institutului c‰t referitor la retributiunea personalului, care se va angaja ”n conditiunile specificate ”n memoriu (sub punctul 2 3 lit. A.). In dela 17 Decemvrie 1919 Consiliul dirigent a votat ca fond permanent de ”nfiintare 100.000 lei, doua fonduri extraordinare de instalatiuni, unul de 100.000 lei altul de 100.000 franci $i un credit anual de 50.000 lei. Angajeazii pe viata ca director al Institutului de speologie pe profesorul universitar Dl'. Emil Racovita precum ii> personalul Institutului ”n conditiunile cuprinse ”n memoriu. Insarcineazii totdeodata pe D. Dr. Racovitzii sii prezinte aceasta hotar”re a Consiliului dirigent spre aprobare atŸt D-lui ministru

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20 Dr. Alexandru Vaida Voevod, cflt !;ii D-lui ministru de culte Ion Bore din Bucure!;iti. 2. Dr .. Emil Racovita, profesor universitar, locuitor ”n Paris, prime!;ite postul de director al Institului d.e speologia la facultatea de !;ilihitea Universitatii din Cluj !;ii se angajazˆ sa ”ndeplineasca toate conditiunile !;ii lucrarile aratate in memoriul alaturat !;ii ”n contractul de fata. Acest contract ”mpreuna cu memoriul alaturat se redacteaza in doua exemplare, dintre care unul se pastrea7.a la Resortul de culte instructiune, iar celrtlalt se predˆ profesorului universitar Dr. Emil RacovitiL Cluj, 1920, Decemvrie 18. Dr. Valeritl BRANISCE. Dr. Em. RAcovrrX. resortului de culte instructiune publica, Dr. Alex. VAIDA VoEvon. 1. BoRCEA. Acest contract dimpreuna cu legea s'a votat de Adunarea deputatHor, ”n dela 26 Februarie anul 1920 !;ii s'a adoptat cu majoritate de una suta zeci opt voturi, contra cinci. P1e!iedinte, IoRGA. (1. S. A.D.) Secretar, Teodosiu BRcA.. Acest contract dimpreuna cu legea s'a votat de Senat, ”n !;iedinta dela 10 Martie anul Hl20 !;ii s'a adoptat cu majoritate de una sutd doua voturi, contra cloua. Pre.,eclinte, r. BuJOR. (L. S. S.) Secretar, :.l". Promulgam aceasta lege !;ii ordonam ca ea sa fie ”nvestitˆ .cu sigilul Statului !;ii publicatii prin llfon"•tontl Oficial. Dat ”n Bucure!;iti, la 26 Aprilie 1920. (1. S. St.) Ministrul cultelor intruc(iunii, P. P. NEGULESCU. No. 19.11. FERDINAND Jlfinistru de justitie, M. R. CANTACUZINO.



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3 3 E. G. RACOVITZA MONTAGE, CONSERVATION ET CLASSEMENT DES PRƒPARATIONS MICROSCOPIQUES.

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ARCHIVES DE ZOOLOGIE EXPƒRIMENTALE ET GƒNƒRALE 1920. Tome 59. NOTES ET REVUE, N" 3, pages 78 ˆ 89. (Extrait) x MONTAGE, CONSERVATION ET CLASSEMENT DES PRƒPARATIONS MICROSCOPIQUES PAR ƒMILE G. RACOVITZA Directeur de l'Institut de SpŽologie de Cluj (Rcmnanle). &eue 14 14 AOllt 1920. Sommaire. E>:posŽ des motifs (p. 78). I. MoNTAGE DES PRƒPARATIONS (p. 80). 1. Conservation du matŽriel (p. 81) ; 2. ImprŽgnation des objets (p. 81) ; 3. PrŽparation du mŽnisque (p. 81) ; 4. Disposition des objets sur Je mŽnisque (p. 81) ; 5. Inclusion des objets (p. 81) ; 6. M.ise en place du couvre objet (p. 82) ; 7. Lutage des prŽparations (p. 82); 8. Remaniements des prŽparations (p. 83); 9. Avantages de la mŽthode (p. 83). Il. ETIQUETAGE DES PRƒPAilATIOSS (p. 83).Ill. CLASSE }lENT DES PRƒPARATIONS (p. 84). lV. PRƒPARATIONS EXAMINABLES SUR LEURS DEUX FACES (p. 86). V. FORllULES ET OUTILLAGE (p. 87). 1. GlycŽrine gŽlatinŽe (p., 87); 2. Boites ˆ prŽparations (p. 87) ; 3. Meubles ˆ prŽparations (p. 88) ; 4. Etiquettes en carton (p. 88) ; 5. PoTteobjets en carton pour prŽparations sur couvre-objets (p. 88); 6. Lut Arago (p. 88); 7. Fer ˆ luter (p. 80); 8. Nettoyage des porteet couvre-objets (p. 89); O. Algnilles plates (p. 89); 10. Aignilles ˆ
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79 E.-G. RAOOVITZA ganes, organites, appendices, sont logŽs entre deux verres pour le plus grand profit de l'Žtude et de la certitude. D'ailleurs, nombre de plantes et d'aniJnaux trs petits ne peuvent tre utilement collectionnŽs que sous forme de prŽparations microscopiques. Devant la foule des collectionneurs et techniciens se dressent donc les problmes de plus en plus pressa.nts du meilleur montage, de la plus parfaite conservation et du classement le plus pratique de milliers de prŽparations !microscopiques ; ces problmes sont encore plus graves pour ls laboratoires, les instituts et les musŽes qui ont ˆ manipule1; des collections de centaines de milliers de ces prŽparations. C'est, naturellement, ˆ la tradition immŽdiate qu on s'adresse d'abord pour trouver la solution de ces difficultŽs pourtant nouvelles. On continue aujourd'hui ˆ uvrer comme on le fit hier, sans chercher plus loin, car mme les scientifiques >> sont imprŽgnŽs de traditionalisme et passa blement misonŽistes. La grande extension de la technique microscopique a commencŽ ˆ une Žpoque relativement rŽcente quand le baume de Canada Žtait presque exclusivement employŽ dans les laboratoires et quand la vieille pratique de la glycŽrine gŽlatinŽe Žtait tombŽe dans le plus complet oubli. On embaume donc, avec une ferveur rituelle, tout ce qui doit tre examinŽ au microscope. Pour faire des prŽparations microscopiques on commence par dŽshydrater les objets dans des alcools de plus en plus purs jusqu'ˆ l absolu ; on les Žclaircit dans une essence et on les monte dans un baume. Ces opŽrations sont longues, compliquŽes et dangereuses pour l'intŽgritŽ des objets. La dŽshydratation est souvent incomplte, les petits objets sont frŽquemment perdus, et les objets fragiles brisŽs, dans ces nombreuses manipulations. Il est difficile de disposer en ordre m1 grand nombre d objets sur la mme lame, d'o rŽsulte un accroissement considŽrable du nombre des prŽparations et une grande gne pour l Žtude, puisque, au lieu de pouvoir se borner ˆ l'examen d'une seule prŽparation pour les diffŽrents organes d'un mme animal, on est forcŽ d'en manipuler plusieurs. Dans la pratique, une prŽparation montŽe dans le baume ne peut plus tre dŽmontŽe en vue de modifier la disposition des objets. Une fois la prŽparation montŽe; il faut la laisser ˆ plat plusieurs jours, ou la. mettre en Žtuve, afin que le baume devienne suffisamment dur au bord pour empcher le dŽplacement du couvre-objet. Pour annoter les prŽparations, on colle sur le porte-objet une te

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NOTES ET REVUE 80 en papier mince, car les Žtiquettes ont toujours ŽtŽ faites en ces sortes de papier et il ne faut point heurter la tradition. Voilˆ les prŽparations achevŽes, il s'agit maintenant de les classer. On les dispose, soit ˆ plat dans des logettes creusŽes dans des portoirs Fmperposables, soit dans des tiroirs trs plats de meuble trs coteux et naturellement encombrants. Ou bien encore, on les range verticalement dans des bo”tes ou tiroirs ˆ rairtures, systme qui prŽsente, entre autres, l'inconvŽnient de cacher les Žtiquettes ; pour chercher une prŽparation, il faut les sortir successivement ˆ moitiŽ de leurs rainures. Il est vrai qu'on peut aussi numŽroter les rainures et se confectionner un rŽpertoire reproduisant les annotations des Žtiquettes, mais non sans de nouveaux inconvŽnients ; lorsqu'on veut une collection ainsi rŽpertoriŽe, ou ajouter des prŽparations nouvelles, on doit se livrer dans ces casiers ˆ rainures ˆ de trs longues et trs pŽnibles manipulations. En rŽsumŽ, la mŽthode de montage, de conservation et de classement gŽnŽralement en UEa.ge, est aussi peu pratique que possible et ne correspond plus aux besoins actuels du microscopiste devant confectionner et manipuler un nombre Žnorme de prŽparations. Je me suis fait les rŽflexions exposŽes plus haut il y a plus de 15 ans, lorsque j'ai entrepric;; l'Žtude phylogŽnŽtique des Isopodes et, ds cette Žpoque, j'ai employŽ d'autres procŽdŽs qui m'ont donnŽ satisfaction. Une expŽrience de quinze annŽes me semble suffisant.e pour en dŽmontrer l'efficacitŽ et pour me justHier de les cmiseiller ˆ mes confrres microscopistes. Je tiens ˆ dŽclarer que je ne revendique pas la dŽcouverte des procŽdŽs que je prŽconise ; certains Žtaient anciennement en usage ; j'ai appris ˆ en pratiquer d'autres sur le conseil de confrres (par exemple l'Žtiquette en carton utilisŽe depuis longtemps par mon ami le professeur Sauvageau, de Bordeaux); tous d'ailleurs sont tellement simples et si faciles ˆ imaginer que leur dŽcouverte n'est pas de celles qui puissent illustrer leurs inventeurs. 1. Montage des prŽparations. Pour prendre un exemple concret, je vais indiquer comment je procde avec mes Isopodes ; mais la. mŽthode, avec de lŽgres modifications sur lesquelles il est inutile d'insister, peut s'appliquer ˆ toutes sortes d'objets microscopiques. A la fin de cette note (v. p. j'indique les formules

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81 E.-G. RACOVITZA des masses ˆ inclusions employŽes et je dŽcris l'outillage dont je me sers. 1. Les Isopodes sont recueillis dans des tubes de chasses )) I remplis d'alcool ˆ 75 p. 100, puis conservŽs dans l'alcool ˆ 70 p. 100 dans des tubes ordinaires en verre mince bouchŽs avec des tampons RerrŽs de coton; tub3s sont classŽs dans des bocaux ˆ fermeture hermŽtique remplis d'alcool ˆ 70 p. 100 2 IMPRƒGNATION DES OBJETS L'Isopode ˆ Žtudier est placŽ, pour quelques heures, dans de la glycŽrine ordinaire (28¡ BaumŽ) Žtendue de moitiŽ d'eau distillŽe. Dans ce liquide les animaux peuvent sŽjourner indŽfiniment sans inconvŽnient aucun pour une prŽparation ultŽrieure. 3. PRƒPARATION DU MƒNISQUE D'INCLUSION. Avec une aiguille plate, dŽcouper un fragment de glycŽrine gŽlatinŽe et le placer au centre d'un porte-objet bien nettoyŽ ; chauffer lŽgrement pour fondre la gŽlatine ; incliner dans tous les sens le porte-objet pour etaler la gŽlatine en un mŽnisque un peu plus petit que le couvre-objet ; rŽgulariser le bord du mtnisque avec l'aiguille plate ; enlever les bulles d'air Žventuelles en les touchant avec le dos de l'aiguille plate lŽgrement chauffŽe du mŽnisque doit tre ˆ peine supŽrieure ˆ de l'objet le plus Žpais ˆ inclure pour que l'application du couvre-objet ne fasse pas dŽborder la gŽlatine ; il y a d'ailleurs avantage ˆ ce que la gŽlatine n'arrive pas jusqu'aux bords mmes du couvre-objet. 4. DISPOSITION DES OBJETS SUR LE MƒNISQUE. L'Isopode est dissŽquŽ sous la loupe dans le liquide glycŽrique. Les appendices sont portŽs avec l'aiguille qui a servi ˆ les dŽsarticuler, au fur et ˆ mesure de leur dŽtachement, s'ur la surface du mŽnisque de gŽlatine maintenant figŽ. Je dispose les appendices gauches sur leur face antŽrieure ou tergale du c™tŽ droit du mŽnisque, et les appendices droits sur leur face postŽrieure ou sternale du c™tŽ gauche du mŽnisque. On peut donc en regardant normalement la prŽparation, la face postŽrieure ou sternale des appendices gauches et la face antŽrieure ou tergale des appendiees droits. Cette wnvention est arbitraire et ne rŽpond qu'ˆ la nŽcessitŽ d'adopter 1. Pour Žviter ln casso toujours si dŽsastreuse pour les rŽcoltes, Il faut employer en chasse des tubrs Žpnls qu'on fabrique par le procŽdŽ du moulage Ces tubes prŽsentent l'inconvŽnient grave d'avoir une Žtroite rainure ˆ l'lnt6r l cur, autour de leur fond disposition provoquŽe pnr lrur mode de fabricntlon Or dans cette rainure sc logent les petits nnlmnux ct on risq11c de les dŽtŽriorer en les y retirant ou mm e de les y oubli e r J'ni fait fabriquer pnr ln mnlson Lcunc d e s tubes en verre Žpol s b. fond plat 1\ l extŽrieur mals b. fond hŽmisphŽrique b. l'intŽrieur, qui ne prŽsentent plus ln malencontreuse rainure ; quand on l e s vide, on es t sQr que tout le contenu vient ave c le Cc sont ces tub e s sp6clnux qui servent aux collaborateurs de DIOSFJ:OJ.OOICA de tubes de

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NOTES E1' REVUE 82 une rgle fixe pour se rappeler, sans annotations et sans erreurs possibles, l'orientation des pices. 5. INCLUSION DES OBJETS DANS LE MƒNISQUE. Les objets sont donc placŽs ˆ la surface d'un mŽnisque solidifiŽ. On chauffe lŽgrement le porte-objet pour refondre la gŽlatine et on le porte sous la loupe ; on noie avec l'aiguille les objets qui n'ont pas pŽnŽtrŽ spontanŽment dans la gŽlatine et on dcnne ˆ l 'ensemble des objets leur disposition dŽfinitive sur le fond du mŽnisque 6. MrsE EN PLACE DU COUVRE-OBJET. On chauffe le couvre-objet bien nettoyŽ et on le dŽpose bien horizontalement sur le mŽnisque. Pendant qu'on exŽcute l opŽration dŽcrite sous le L 0 5 la gŽlatine :;e prend lŽgrement ; lorsqu on place le couvre-objet chauffŽ, seule la couche supŽrieure de gŽlatine se reliquŽfie suffisamment pour provoquer l'adhŽsion nŽcessaire du couvre-objet au mŽnisque ; la couche infŽrieme de gŽlatine reste assez ferme pour empcher le dŽplacement, si dŽsastreux parfois, des objets. Si l 'on a, par erreur, donnŽ au mŽnisque une Žpaisseur Lr.::p.grande, on maintient au dessus du couvre-objet une lame mŽtallique chauffŽe, ce qui fait fondre la couche supŽrieure de gŽl2.tine, ct lui permet de s'Žtaler jusqu'aux bords. S'il reste un excs de gŽlatine on peut s'en dŽbarrasser en exerant m1e lŽgre pression sur le couvre-objet. On arrive au mme rŽsultat d'une faon plus expŽditive en passant directement le porteobjet retournŽ sur une flamme, mai:; par ce procŽdŽ il est plus difficile d'obtenir l 'Žchauffement juste nŽcessaire pour fondre uniquement la couche supŽrieure de gŽlatine et ne pas liquŽfier aussi la couche infŽrieure qui maintient en'place les objets. Si le mŽnisque est trop (( maigre )), on fait passer l'appoin t nŽces:;air0 :;ous le couvre-objet en plaant des gouttes de gŽlatine au contact de son bord ; quand il n 'y a plt :s d'espace vide sous le couvre-objet, on chauffe l'ensemble pour homogŽnŽiser la masse et chasser les bulles d'air Žven tuelles. Les bulles d'air n'ab”ment pas les prŽparations ; on peut les y laisser si elles ne sont point gnantes. Pour les chasser, on chauffe du c™tŽ par o on veut les faire sortir et on exerce quelques pesŽes sur le couvreobjet du c™tŽ opposŽ. 7. LuTAGE DES PRƒPARATIONS. Enlever la gŽlatin0 qui dŽborde, avec l'aiguille plate; en essuyer les traces avec un linge riwuillŽ; laisser

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83 E.-G. RACOVITZA bien sŽcher ; chauffer le fer ˆ luter, l'appliquer sur le lut Arago, enlever une goutte de lut fondu sur la partie recourbŽe du fer ˆ luter et l'Žtaler le long des bords du couvre-objet. La gŽlatine de Kaiser se prend trs vite ; au bout quelques minutes les prŽparations peuvent tre impunŽment manipulŽes et supportent les essuyages rŽpŽtŽs nŽcessitŽs par l'emploi des objectifs ˆ immersion. D'autre part, on peut conserver ces prŽparations plusieurs annŽes sans les luter, mais nŽanmoins il est prudent de les fermer par un lut, surtout celles qui sont trs Žpaisses. L'antiseptique qui entre dans la formule de Kaiser (l'acide phŽnique) n'est pas toujours suffisant pour empcher l'infection des prŽparations par des microorganismes qui liquŽfient la gŽlatine. 8. REMANIEMENT DES Passer rapidement le porteobjet retournŽ sur la flamme de faon ˆ chauffer lŽgrement le couvreobjet ; ˆ l'aide d'une pince ˆ pointes fines on soulve, puis on enlve, le couvre-objet sans difficultŽ en laissant ˆ nu le mŽnisque de gŽlatine encore figŽ et tous les objets inclus en place. 9. LES AVANTAGEsqueprŽsente cette mŽthode, sur celle du baume, sont donc considŽrables. Suppressions des multiples et dangereuses manipulations de la dŽshydratation. Grandes facilitŽs pour disposer et arranger de nombreux objets s ur la mme prŽparation. Solidification rapide de hi gŽlatinŽe, donc utilisation immŽdiate de la prŽparation. Remaniement de la prŽparation facile et sans inconvŽnients. Ir:dice de rŽfraction plus favorable ˆ la vh;ibilitŽ de fine structure, surtout chitineuses. Il va sans dire que la glycŽrine gŽlatinŽe ne peut pas remplacer les baumes dans tous les cas. Il mme de nombreux cas (par exemple pour la plupart des coupes histologiques) o le montage dans le baume donne seul des rŽsultats satisfaisants. Je prŽtends seulement que, sur la table du microscopiste, les deux produits doivent s'y trouver ct tre employŽs, non suivant les dogmes de la tradition, mais suivant les enseignements de l'empirisme.

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N01'ES E1' REVUE 84 II. ƒtiquetage des prŽparations. J'annote provisoirement mes prŽparations en Žcrivant sur le porteobjet avec une plume ordinaire trempŽe dans l'encre de Chine ou dans l'encre << triple administrative Plateau . Ces encres, une fois bien sches, supportent d'ailleurs le passage dans les liquides aqueux ou alcooliques, mais ne rŽsistent pa.s ˆ un essuyage trop vigoureux ; l'encre Plateau rŽsiste beaucoup mieux que les encres de Chine. Beaucoup de microscopistes s'en tiennent lˆ; d'autres collent des Žtiquettes en papier sur leurs porte-objets. Dans les deux cas, les prŽparations doivent tre conservŽes ˆ plat ou placŽes chacune dans une rainure pour Žviter que le frottement rŽciproque ne les dŽtŽriore, d'o les in convŽnients citŽs dans l'introduction. Mais on peut faire mieux .Si l'on compense l'Žpaisseur de la prŽparation par deux Žtiquettes en carton collŽes de chaque c™tŽ du couvre-objet, on protge de cette faon les prŽparations et on peut., sans inconvŽnient, les empiler les unes sur les autres ou les ranger l'une contre l'autre comme on le fait pour les fiches. I-es Žtiquettes dont je me sers sont dŽcoupŽeR da.ns du bristol blanc ordinaire et ont trois Žpaisseurs diffŽrentes (0,5 mm., l mm., et 1,5 mm.); l'Žpaisseur de l mm. est la plus souvent employŽe. Les prŽparations qui dŽpassent 1,5 mm. d'Žpaisseur sont rares ; on leur procure l'Žtiquette nŽcessaire en superposant le nombre nŽcessaire d'Žtiquettes ordinaires. On colle les Žtiquettes avec de la gomme arabique ordinaire ou bien avec des colles ˆ base de farine rŽpandues dans le commerce, car toutes les colles tiennent bien sur du verre bien dŽgraissŽ. On laisse sŽcher la colle sous pression en empilaut les prŽparations et en chargeant la pile avec un poids. III. Classement des prŽparations. J..a prŽparation, ŽtiquetŽe comme il l'est indiquŽ plus haut, est une vŽritable fiche ; on peut donc lui appliquer les systmes de classement en usage pour les fiches en papier, c'est-ˆ-dire les seules mŽthodes pratiques qu'on ait encore imaginŽ pour classer de nombreux objets plats et uniformes.

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E.-G. RAGOVITZA Plus de bo”tes ˆ rainures encombrantes et rendant difficile le classement, le remaniement et la recherche De simples bo”tes sans rainures (fig. 1) ou des tiroirs ˆ. fiches de dimensions appropriŽes suffisent et peuvent loger cent prŽparations sur environ l!J cm. de longueur ; il faut 40 cm. de longueur pour loger la centaine de prŽparations dans une bo”te ˆ Des fiches intermŽdiaires de toutes sortes (fig. 1) peuvent tre emFIG. 1. BJitc ˆ sans rainures, avec prŽp 3 rations il curton rangŽes comme : un tiroir ou une bo”te ˆ .prŽparations classŽes de cette manire avec la mme faciliM qu'un tiroir rempli de fiches ordinaires. On con-oit que le remaniement de collections semblables n'offre pas plus de difficultŽ que l 'intercalation de prŽparations nouvelles dans la sŽrie. Le classement des prŽparations microscopiques (l'aprs le systme. des fiches est donc le l eul pratique pour les petites collections particulires ; pom lesgrandes collections des et des instituts il s'impose comme l'unique moyen pour rŽ oudre le problme du classement de millions d'exemplaires.

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NOTES ET REVUE 86 Il va sans dire que toutes les sortes de prŽparations peuvent tre ŽtiquetŽes et classŽes de la mme fayon; mme les prŽparations ˆ milieu d'inclusion liquide supportent, si elles sont convenablement lutŽes, cette sorte de classement. IV. PrŽpara t ion s examinables sur leurs deux faces Dans bien des cas, il faut pouvoir examiner une prŽparation sur les deux faces et ˆ un fort grossissement, par exemple s'il s'agit d'animaux entiers ou de gros appendices. Mme dans le cas des coupes ayant une certaine Žpaisseur, l 'Žtude des deux faces fournit parfois d'ut.iles renseignements. Une prŽparo.tion ordinaire retournŽe ne permet l'usage que de faibles objectifs ˆ longs foyerR ˆ cause de l'Žpaisseur du porteobjet. fFaisons remarquer que les Žtiquettes en carton, que je prŽconio:;e, permettent d'examiner la prŽparation ˆ l'envers sans risque, car le couvreobjet ne peut arriver au contact de la surface de la platine.] Si l'on veut, par consŽquent, avoir des prŽparations examinables ˆ un fort grossissement :our les deux faces, il faut les monter entre deux couvre-objets. Ces prŽparations sont fragiles, difficiles ˆ manier et elles ne peuvent :tre classŽes avec les prŽpara.tions montŽes sur porteobjets. Pour obvier ˆ ces sŽrieux inconvŽnients, je mc sers de porte-objets en carton de mfmes dimensions que ceux en verre X7!'i mm.). Ces porteobjets sont percŽs au milieu d'un trou carrŽ ou rectangulaire de dimensions nn peu plus faibles que celles des couvre-objets de forme correspondante. Une rainure formant .cadre, dans laquelle s'adaptent exactement. les couvre-objets, mŽuagŽe sur une des faces autour des trous. Les annotations se font directement sur les c™tŽs du porte-objet, le carton Žtant choisi de faon itpermett.re l'Žcriture ˆ l'encre ou au crayon. Pour monter la prŽparation on procde de la suivante : Disposer le porte-objet avec le cadre vers le haut ; placer un couvreobjet dans le cadre ; fai l'inclusion comme sur un porte-objet ordinaire ; recouvrir avec un second couvre-objet ; Žventuellement luter les couvreobjets entre eux et ˆ la rainure du porte-objet ; coller sur le premier porteobjet avec de la gomme arabique un second porte-objet mais avec le cadre tournŽ vers le bas. I.a prŽparation sur couvre-objet sc trouve ainsi maintenue dans un e

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87 E.-G. RAOOVITZA rainure formŽe par les caches superposŽs de deux porte-objets collŽs ensemble. On peut l 'Žtudier sur les deux faces, l'annoter et la clasRer avec les porte-objets ordinaires en verre. V. Formules et outillage. 1. OƒLATINE. Comme la recette de Kaiser, qu'on trouve dans tous les traitŽs de technique microscopique, m'a donnŽ d'excellents rŽsultats, je me suis bornŽ ˆ l'adopter sans rien y changer . Je signale cependant qu'elle ne prŽserve pas toujours la gŽlatine de l'attaque des microorganismes qui la liquŽfient. Il y aurait lieu e substituer ˆ l 'acide phŽnique un antiseptique plus sr. Une bonne gelŽe de Kaiser doit tre d'une transparence parfaite, lŽgrement jaun‰tre et inaltŽrable ; la couleur fonce cependant avec le temps. Formule. Tremper pendant deux heures : Trs bonne gŽlatine de Paris coupŽe en petits morceaux. 1 partie ; Eau distillŽe ........ .. ............................... 6 parties; Ajouter ensuite glycŽrine pure concentrŽe (2H 0 RanmŽ). 7 parties; Acide phŽnique cristallisŽ, par poids total..... . . . . . 1 p. 100. Chauffer au bain-marie pendant un quart d'heure en remuant const amment jusqu'ˆ ce que les flocons que forme l 'acide phŽnique aient compltement disparu. Filtrer dans un entonnoir chauff'ant sur dn coton de verre ou sur du verre 'pilŽ humectŽ avec de l 'eau. Conserver dans un flacon ˆ large ouverture, bouchŽ ˆ l'Žmeri. 2. BorrEs A PRRPAliATIONS (fig. 1) .. T'utilise des bo”tes en acajou sans rainures, aux dimensions suivantes : Dimensionr. extŽrieures : longueur, 200 mm. ; largeur 86 mm. ; hfHlteur, 40 mm. Dimen:;;ions intŽrieure:'! : longueur, Hl2 mm. ; largeur, 78 mm. ; hauteur, 32 mm. Le couvercle prend un tiers de la hauteur totale ; il porte ˆ l'intŽrieur, de chaque c™tŽ de sa longueur, une baguette en bois de section carrŽe de H mm. de c™tŽ ; cet te baguette, recouverte de velours, sert ˆ maintenir les prŽparations quand la bo”te est fermŽe. les bagettes il reste un espace de 60 mm. de largeur sm 30 mm. de hauteur pour loger le bord supŽrieur des fiches intermŽdiaires.

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NOTES ET REVUE 88 Pour caler les prŽparations, quand la bo”te n'est pas pleine, on se sert d'une cale en bois se ˆ frottement. dur. Ces bo”tes peuvent contenir environ lOO prŽpara.t.ions d'Žpaisseur moyenne. Les fiches intermŽdiaires en carton mince ont 76 mm. de longucur et 32 mm. de hauteur sur les 60 mm. mŽdians, car de chaque c™tŽ elles ont une entaille de 8 mm. en hauteur et en longueur, pour loger la baguette du couvercle quand la bo”te es t. fermŽe. 3. MEUBLES A PRƒI'AHATIONS. Ce s meubles, qu'il e s t inutile de dŽcrire en dŽtail, possdent des tiroirs superposŽs de 400 mm, de longueur intŽrieure sur 32 mm. de hauteur intŽrieure, divisŽs trois casiers de 78 mm. de largeur par des cloisons de 20 mm. de hauteur. Ces tiroirs, qu'il n'est pas l'rndent de faire plus grands ˆ cause du poids du porte-objet en verre, contiennent environ 750 prŽparations pesant environ 3.i50 grammes. 4. ETIQUETTES EN CARTON. ,J'en utilise de trois Žpaisseurs : 1,5 mm. ; 1 mm. (les plus employŽes) et O,n mm. et de deux dimensions : 24 x 24 mm. qui vont bien avec les couvre-objets carrŽs de 22 mm., et 17 X 24 mm. qui s'utilisent avec les couvre-objets rectangulaires ou loc1ue le couvre objet carrŽ n'est pas placŽ exactement au milieu du porte-objet. 5. PoRTE-ORJETS EN CAI.tTON pour prŽparations sur couvre objets. Ces porte-objets ont les dimensions courantes de X 76 mm. ; le trou est de 20 X 20 mm. pour les couvre-objet.s de 22 X 22 mm., ou de 20 x 30 pour les couvre-objets de 22 X :li mm. 6. LU'l' AttAGO. J'ignore le nom de l'inventeur de ce lut, dont j'ai appris la formte au laboratoire Arago et qui m a toujours donnŽ le s meilleurs rŽsultats. On le fabrique en chauffant au bain-marie un mŽlange de 2 parties de tŽrŽbenthine de Venise sche et une part.ie de cire jaune d'Abeilles ; il faut chauffer en remuant jusqu'ˆ ce que i'Žchantillon prŽlevŽ et refroidi soit suffisamment dur pour se laisser difficilement entamet' avec: l'ongle, ce qu'on obtient au bout de 2 ˆ::: heures, suivant la con s istan c e oliginelle de la tŽrŽbenthine de Venise. Ce l ut ne s'altre jamais, ne se fendille pas et sa consistance ne s e modifie pas avec le temps. On l enlve facilement en le grattant an couteau et sa fusibilitŽ resto invariable. Son adhŽrence ˆ la prŽparation est parfaite si l 'on a eu le de dŽbarrasser le verre de toutes traces d'humiditŽ, de graisse ou de glycŽrine. li n est pas atta.quŽ par la .gŽlatine glycŽrinŽe.

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E.-G. RACOVITZA On prŽconise aussi le Hipolin pour luter les prŽparations ˆ la glycŽrine gŽlatinŽe; je n'ai. pas d'expŽrience personnelle pour ce produit, mais mon collaboratem le nr .Jeannel en est satisfait. 7. FER A T.UTim . J'emploie un fil de cuivre de 1 mm. de diamtre reeonrbŽ ˆ angle droit sur 20 mm. de longueur et emmanchŽ dans une baguette en bois. Les fen< ˆ luter que l'on trouve ehe:t.les marchands sont faits en fil de cuivre trop fort; on charge a.vec eux trop de lut, ce qui nŽcessite des grattages ulbŽrieurs des prŽparations, qu'il vaut mieux Žviter. ti. "NETTOYAGE DES PORTEET COUVHE-CJD.JE'l'S. Je lave en bloc ˆ l'acide nitrique ˆ 1 p. 190 dans l'eau ; on peut d'ailleurs avec avantage conserver son stock de lames et lamelles dans cette solution. Je nettoie chaque pice ˆ l'alcool, au moment de m'en servir. Ce procŽdŽ ne m'a jamais donnŽ de dŽboires. !l. AIGUlLLE Je me sers d'une aiguille lancŽolŽe sur (imm. de longueur et imm. de largeur maxima, c1ue je courbe lŽgrement ˆ chaud. Avec semblable instrul!lent on taille et on transporte commodŽment les blocs de glycŽrine gŽlatinŽe et avec son dos couvexe on enlve facilement les bulles d'air ˆ la surface de la gƒ-latine liquŽfiŽe. 10. AIGUILLES A DISSECTION. Pour la dissection d'obj0ts trs petits, il faut se servir d'aiguilles trs fines ˆ pointe trs effilŽe. Les aiguilles ang'aises Kearby and 11eard N¡ l.G m'ont donnŽ de bons rŽsultats ; ce sont d'ailleurs les plus fines que j'ai pu me procurer. Pour les emmancher, je fais un petit trou au sommet d'un manche de pinceau et je le remplis de lut Arago fondu ; il suffit d'enfoncer dans le trou, avec une pince, l'aiguille prŽalablement chauffŽe pour obtenir une fixation solide. 11. A TROIS rou,s. Pour saisir dans un liquide des objets trs petits et dŽlicats, je me sers d'un pinceau de martre auquel j'ai laissŽ seulement trois poil!;. En appuyant ce pinceau sur l'objet, les poils s'Žcartent et, lorsqu'on le soulve, les poils se rapprochent et maintiennent l'objet suffisamment fort pour qu'on puisse le transporter commodŽment.



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4 4 R. JEANNEL NOTES SUR LES TRECHINI (COLEOPT. CARABIDAE).

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BULI::TiNUL SOCIETTII DE DIN CLUJ. Tomul 1. fascicolul 1. pag. 154-170. Noernbrie 1921. Notes sur les Trechini (t) (Coleopt. Carabidae) par le Dr. R. Jeannel, Professeur ˆ 1' UniversitŽ de Cluj, Sous-directeur de 1' Institut de SpŽologie. SŽance du 24 mars 1921. Les espŽes dont il est question dans ces Notes seront dŽcrites avec dŽtails dans une Monographie des Trechini o toutes les espces connues seront figurŽes. En attendant de pouvoir faire para”tre ce gros travail, il me semble utile de publier de courtes diagnoses comparatives des espces nouvelles ou litigieuses. Ces diagnoses, malgrŽ leur concision, seront certainement suHisantes pour permettre l'identification de ces espces; elles sont en outre destinŽes ˆ prendre date. IV. Les Trechus du groupe de T. subnotatus Dej. Ce groupe est homogne et est rŽparti dans toute l'Europe mŽditerranŽenne moyenrie et orientale, depuis le Rh™ne ju squ'au Caucase, remontant dans ie Nord jusqu'ˆ la bordure mŽridionale des Alpes, la Bohme, les Carpathes. Il renferme des espces largement distribuŽes et fort variables, dont les nombreuses variations individue†es et les races gŽ ographiques ont ŽtŽ dŽcrites maintes fois comme espces distinctes. Les divers auteurs ( 2 ) qui ont cherchŽ ˆ mettre de l'ordre dans le chaotique groupe du T. subnotatus, tant™t ont rejetŽ en bloc toutes ces formes dŽcrites, tant™t leur ont donnŽ le rang d'espces, et cela sans critŽrium valable dans l'un et l'autre cas. L'Žtude de l'oedeagus permet cependant de se faire une opinion prŽcise sur leur valeur systŽmatique. (') Pour les premires notes, voir Bulletin de la SociŽtŽ entomoiogi'que de France, 1920, p. 150-155. t 2 ) Dr. A. fLEISCHER, 1898, Wienez ent. ?.tg., X.Vll, p. 58. K. HoLOHAllS, 1902, Verh. zool.-bot. es. Ulien, Lll, p. 195. L. Ci/\NfiLRAUER. 1903, Wiener ent. Zgt, XXll, p. 109.

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155 il existe en rŽali1Ž quatre espces dans le bloc qu'on a l'habitude de grouper autour du T. subnofatus Dej.; ces quatre espces sont bien sŽparŽes par des caractres sexuels m‰les et ont certainement une origine commune. Ce sont: T. subnofatus Dej., T Fairmairei Pand T bvzantinus Apf., T. quadrimacu/atus Motsch. Certaines comportent de s races gŽographiques distinctes; toutes sont fort variables quant ˆ la coloration. De plus il faut rapprocher de ces espces deux formes italiennes, localisŽes dans les Abruzzes, T. italicu s Dan. et T. samnis, n. sp., qui prŽsentent le mme type trs caractŽristique de pices copulatrices. Ct'tez toutes les espces du groupe, en effet, l'oedeagus est de taille moyenne, le sac interne est armŽ d'une pice d'une forme spŽciale, rappel
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156q) T. s.ubnotatus, subsp. subacuminatus fleischer, is9ˆ, Wiener ent. Ztg., XVII, p. 58; type: grotte de I
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157 Race de montagne; on la trouve dans la zone forestire des Alpes orientales, de Bosnie, des cha”nes de Bohme, des Carpathes et des monts de Bihor. 2. Trechus Fairmairei PandellŽ, 1867, ap. Grenier, Catal. Col. Fl'ance, MˆtŽr.; p. 151; type: Alpes maritimes (synoh.: binotatus Putz.eys, 1870, Stettiner ent. Ztg., XXXI, p. 165; type: Toscane. Ffavmondi ( 1 ) PandellŽ, 1867, 1. c., p. 154; type: Hyres. gal/oprovincialis Abeille, 1876, Ann. Soc. ent. France, Bull., p. 8. Long. 4 ˆ 4, 5 mm. Aptre. Mme coloration que chez T. subnotatus typiqe; forme plus large, pronotum plus transverse, Žlytres trs amples. Lignes orbitaires parallles. Oedeagus trs asymŽtrique, fortement tordu du c™tŽ gauche, avec la pointe fortement recourbŽe en bec crochu. Pice didre du sac interne ˆ arte trs concave, trs ensellŽe (fig. 3 et 4). Provence, Alpes maritimes, Ligurie, 3. Trechus quadrimaculatus Motschoulsky, 1850, Kif. Russ!., p. 7; type: Caucase central (synon.: af{ilis Motschoulsky, 1850, 1. c., p. 7; type: Caucase central. subnae/Julus Reitter, 1 903, Wiener e n!. Ztg . XXII, p. 4: type: Caucase c2ntral. fnornatus ( 2 ) TschitschŽrine, 1904, Re v. russe d'Entom., IV, p . 148; type: ImŽritie. VariŽtŽ cauca sic o la TschitschŽrine, 1904, 1. c., p. 148; type: Caucase central (synon.: cau casic.us Reitter 1903, 1. c., p. 4; type: Caucase central; nec caucasicus Chaudoir). Long. 5 mm. Brachyptre ou aptre; les xemplaires typiques sont brachyptres. Brun‰tre avec une tache humŽrale indistincte et une macule subapicale arrondie sur les Žlytres. forme gŽnŽrale du T subnotatus. Pronotum tr ansve rse, ˆ base large, saillante, tronquŽe sur les c™tŽs. Stries des Žlytres fmes. Lignes orbitaires convergentes. Oedeagus symŽtl'ique, petit; son sommet forme un trs gros bec crochu. Pice didre du sac interne non ensellŽe, semblable ˆ celle du T. subnotatus (fig. 5 et 6). Dans la variŽtŽ caurasico!a. aptre, les Žlytres courts,. ovales, sans taches, les yeux sont plus petits. Espce rŽpandue sur le versant mŽridional du Caucase central el occidental, en GŽorgie, et aussi sur les deux rives du Bosphore: ( 1 ) C'E'st la forme ˆ Žlytres unicolores, comparable au pallidipnnis Schaum rians l'espce subnotatus. Voir R. ]l:ANNfL. ƒ tude sur le Trechus fu/vus Dei., in rrab a jos del Mus. nac. de Cmcias nntuz., Madrid, Zool, no 41 (1920), p. ( 2 ) Ce mot signifie non ornŽ et non pas ornŽ de ta c has co n'Tille urait voulu s0n au leur.

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158Butun TŽpŽ, prs de Constantinople; mont Alem Dagh, au dessus d'Anadoli Hissar, sur la c™te d'Anatolie. 4. Trechus byzantinus Apfelbeck, 1902, G/asn. Mus. Bosn. Herceg., 1901, XIII, p. 426; type: fort de Belgrad, prs de Constantinople. Long. 4 ˆ 4,5 mm. Aptre. Coloration brun testacŽ uniforme. Pronotum Žtroit, rŽtrŽci ˆ la base qui est trs faiblement saillante; Žlytres ovales allongŽs, trs convexes, ˆ stries fortement ponctuŽes. Yeux ˆ peine trois fois aussi longs que les tempes. Lignes orbitaires cohvergentes. Oedeagus symŽtPique comme chez T. subnotatus; sa pointe forme un bec recourbŽ. Pice didre trs fortement ensellŽe, comme chez T. Fairmairei (fig. 7 et 8). LocalisŽ dans les environs de Constantinople. 5. Trechus italicus K. et ). Daniel, 1898, Col. Stud., Il, p. 13; type: massif du Grand Sasso. Long. 4 mm. env. Espce entirement testacŽe, dŽprimŽe, avec les stries des Žlytres entires et ponctuŽes; trs facile ˆ identifier avec la bonne diagnose des frres DANIEL. Le pronotum est cordiforme, rŽtrŽci ˆ la base qui est rectiligne; les fossettes basales sont larges et profondes. Les Žlytres sont amples, Žlargis aprs le milieu, trs dŽprimŽs sur la suture. Tibias antŽrieurs sillonnŽs sur la )ace externe. Lignes orbitaires parallles. Oedeagus renflŽ vers le 'milieu, de faon que sa face ventrale appara”t convexe de profil; sommet en bec Žpais trs crochu. Pice didre trs grosse, trs fortement ensellŽe comme celle du T. Fa;rmairei (fig. 9 et 10). Italie: massif du Grand Sasso, dans les Abruzzes (A. fiori). 6. Trechus samnis, n. sp. Types: massif du Grand Sasso (coll. )eanne!). Long. 3, 8 mm. env Aspect du T. italicus Dan., mais moins dŽprimŽ et plus parallle. Pronotum transverse, non cordiforme, non rŽtrŽci ˆ la base qui est saillante, tronquŽe latŽralement; les c™tŽs sont peu arquŽs, les basales petites. ƒlytres oblongs, parˆ)lles, non Žlargis aprs le milieu, ˆ suture saillante en avant Tibias antŽrieurs sillonnŽs. Lignes orbitaires divergentes en avant. Oedeagus non renflŽ, de faon que la face ventrale appara”t plane de profil; sommet en bec crochu moins Žpais que chez T. italicus. Pice didre du sac interne petite, bien moins fortement ensellŽe (fig. 11 et 12).

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159 Italie : massif du Grand Sasso, dans les Abruzzes, nombreux exemplaires trouvŽs au milieu des T. italicus Dan. distribuŽs par le prof. A. fiori dans les collections (Mus. de Vienne, coll. }. Breit, coll. Jeanne!). V. Les Trechus du groupe de T austriacus Dej. Un certain nombre d'espces du pourtor de la MŽditerranŽe orientale et de l'Afrique du Nord se groupent auprs du T. austria cus Dej.; ils prŽsentent le mme type spŽcial d'armature du sac interne de l'oedeagus et ont en outre, comme T. austriacus, .les stries des Žlytres fortement ponctuŽŽs et les angles postŽrieurs du pronotum saillants, explanŽs. L'oedeagus est de taille moyenne, symŽtrique, assez arquŽ et le sac interne porte une pice en forme de gouttire, placŽe de champ, tournant sa concavitŽ ˆ gauche et se prolongeant en avant par une extrŽmitŽ attŽnuŽe (type crucifer) ou par une lame spatulŽe .(type austriacus). Il existe de plus des grandes Žcailles plus ou moins serrŽes sur la partie apicale du sac {type crucifer) (fig. 16) ou un vŽritable feutrage de petites Žcailles sur la face droite du sac (type austriacus) (fig. 14). Ce groupe comprend les espces suivantes: 1. Trechus austriacus Dejean 1831, Spec V, p. 15; type: Vienne. (Synon. : ? p!atvpterus Sturm, 1825, Ins. Deutsch!., VI, p. 101; type: Allemagne mŽridionale). Tous les auteurs qui ont parlŽ de ce Trechus disent qu'il est ˆptre. En rŽalitŽ les femelles sont ailŽes, macroptres, et il existe des m‰les macroptres et microptres. Cette espce est connue d Autriche ( 1 ) d Allemagne mŽridionale, du nord de l'Italie, de Bosnie. Elle existe auss i en france ; M. A. CHOBAUT vient en effet de me communiquer un exemplaire m‰le pris par lui en dŽcembre 1913, ˆ BŽdoin-lesJardins, au pied du versant sud, boisŽ, du J;TIOnt Ventoux, dans le dŽpartement de Vaucluse . D'autre part j'ai sous les yeux un exemplaire femelle pris par M. A. MoNT ANDON ˆ Mangalia, sur la c™te syd de la Dobroudja, en Roumanie; cet exemplaire diffre des T . aust r iacus typiques de Vienne par les stries de ses Žlytres qui sont plus superficielles, plus effacŽes en dehors. Comme on le voit, l'aire de dispersion du T autriacus est con_. si dŽrable, puisqu'elle s'Žtend de la mer Noire jusqu'au midi de la ( 1 ) o on la trouve dans les caves, dans les grottes.

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160La discontinuitŽ des stations indique qu'on est en prŽsence d'une espce ancienne dont la distributi.on sera intŽressante ˆ expliquer. 2. Trec hus La BrOieriei, n. sp. Type: un m‰le du Bulghar Dagh (J. Sahlberg) (coll. Jeannet). Long. 4 mm. M‰le microptre, femelle ailŽe. Tibias Žl ntŽrieurs nettemŽnt sillonnŽs. Mme coloration que le T. austriacus . Forme plus Žpaisse, plus large, avec le pronotum plus petit, les Žlytres ovales, trs Žlargis aprs le milieu. Tte et antennes semblables ˆ celles du T. austriacus. Pronotum transverse, aussi large ˆ la.base qu'au sommet; c™tŽs bien arquŽs, sinuŽs avant les angles pqstŽrieurs Groupe du ,T. a ustriacus Dej. Oedeagus, face latŽrale gauche ( x 56) et oices dlt sac interne, face gaUche (x 112): Fig. 13 et 14. T. austr1acus Dej. F!g. 15 et 16 T. crucife r La Br.Fig. 17 et 18. r Sau/cpi, n. SP. Fig. 19 et 20. r. 171iiCU/ipennis Bed. qui sont saillants fortement en dehors; base arquŽe, saillante; fossettes basales larges; gouttire latŽrale trs large, surtout en arrire. ƒlytres amples, ˆ Žpaul'es saillantes, ˆ gouttire mal-gin ale assez :. Žtroite, ˆ stries p.Jus fines et moins fortement ponctuŽes que chez T: austria cus, les externes bien marquŽes Interstries peu convexes. Mmes caractres chŽtotaxiques que chez T. a'u'!;triacus. Oedeagus plus court, moins arquŽ, ˆ bec Žpais et recourbŽ du c™tŽ ventral, tandis qu'il est droit chez T austriacus ; mme sac interne (fig; 14). Espce voisine du T at1sfriacus dont elle une forme -reprŽsentative.

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161 Asie mineure: Bulghar Dagh, au dessus de Karaman, en Lycaonie (J. Sahlberg), un Syrie: Ghor (La Brlerie), une femelle. 3 .. Trechus olympicus La Brlerie, 1875, Ann. Soc. ent. France, p. 434; type: mont Olympe. Espce aptre, reprŽsentative du T. La Brleriei dans l'ile de Chypre. Elle possde le mme oedeagus. 4. Trechus crucifer La Brlerie, 1875, Ann. Soc. ent. France, p. 434; type: Syrie. Subsp. qua-drin ota tus Reitter, 1_887, Deutsche ent. Zs., XXXI, p. 242; type: ”le de Crte. Espce voisine des prŽcŽdentes, mais possŽdant des taches sur les Žlytres et un sac interne de l'oedeagus bien moins spŽcialisŽ (fig. 15 et 1 Elle habite la Syrie, l'Asie mineure, la Turquie, la Bulgarie et l'”le de Crte. 5. Trechus Saulcyi, n. sp. (coll. ] eanne!). Types: Naplouse (La Brlerie) Long. 3, 5 ˆ 4 mm. AilŽ. Tibias antŽrieurs nettement sillonnŽs. Coloration variable, comme celle du T. obtusus Er. avec lequel LA (1875, 1. c.,' p. 433) l'a confondu. Les exemplaires de Syrie sont entirement bruns testacŽs brillants; ceux de Chypre ont la tte noir‰tre, le pron otum brun de poix ˆ bordure p‰le, les Žlytres p‰les. Tte mŽdiocre, ˆ yeux trs grands, cinq ˆ six fois aussi longs que les tempes, ˆ sillons !rontaux arquŽs, profonds, assez rapprochŽs; antennes fortes, atteignant le quart basal de l'Žlytre. Pronotum transverse, ˆ angles antŽrieurs saillants, ˆ c™tŽs fortement arrondis, angles postŽrieurs obtus, mais vifs, dentŽs, trs saillants en dehors; base saillante, convexe; disque peu convexe; fossettes basales petites, mais nettes; gouttire marginale large. ƒlytres oblongs, ˆ Žpaules saillantes, ˆ stries nettement ponctuŽes; les trois stries internes soi1t plus fortes. Lignes orbitaires convergentes; premier pore discal au quart de la 3e strie, deuxime pore vers les deux tiers. Oedeagus tr.s petit, as'5ez grle, du type crucifer. L'extrŽmitŽ apicale de la pice du sac interne est tordue en hŽlice ˆ droite et les Žcailles forment une large bande assez rŽgulire (fig. 17 et 18). C'est le T; obtusus Er. citŽ par LA BR.ULER.IE de Chypre et de Syrie. 11

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162 6. Trechus Diecki Putzeys, 1870, Stettiner ent. Ztg ., XXX 1, p. 195 ; type : Algesiras . Subsp. mac u 1 i penn i s Bede!, 1897, Bull. Soc. ent. France, p. 118 ; type : Azazga (AlgŽrie). L'examen des tvpes m'a montrŽ que T. macu/ipennis Bed. n'est que la race africaine du T. Diecki, diUŽrant de la forme bŽtique par ses yeux plus grands, ses Žlytres plus amples, moins parallles, ˆ Žpaules moins saillantes et ˆ stries moins profondes et effacŽes en dehors. L'oedeagus de cette espce est a peine diHŽrent de celui du T. cru ci fer La Br. (fig. 19 et 20). VI. Trechus nouveaux de l'Europe mŽridionale et orientale. 1. Trec hus Solarii, n. sp. Types: Arcidosso (coll. A Dodero). Long. 3,5 mm. Aptre. Tibias antŽrieurs sans sillon sur la face externe. 'Brun de poix, avec le pronotum, le bord et la suture des Žlytres, les Žpi pleures rouge‰tres; pattes testacŽes, antennes b-ru ries. Peu convexe; avec les. Žlytres amples. Tte moyenne, avec ls tempes convexes, ˆ peine plus courtes que les yeux, les sillons frontaux anguleux, profonds, couverts de petites rides transversales. Antennes ˆ article 11 aussi long que le IV ; Pronotum petit, transverse, peu rŽtrŽci ˆ la base; celle-ci rectiligne. Angles postŽrieurs obtus, vifs, n on saillants; fossettes basales larges et impression transverse trs profonde; disque convexe . ƒlytres oblongs, Žlargis aprs le milieu, ˆ base oblique, ˆ Žpaules arrondies, ˆ disque peu convexe; la gouttire marginale se rŽtrŽcit peu ˆ peu sur le bord humŽral sans former de crochet. Stries fines, effacŽes en dehors. Lignes orbitaires parallles. Premier pore discal de l'Žlytre situŽ au tiers basal de la 3e strie; deuxime pore aprs le milieu. Oedeagus court, petit, peu arquŽ, symŽtrique, ˆ pointe grle, non crochue. Les styles portent six soies au lieu de quatre. Le sac interne est armŽ d'une pice en gouttire dont un bord, dorsal, se termine par une sorte de bec apial, l'autre bord, ventral, est pourvu d'une cha”ne de grosses dents. Italie, Toscane: Arcidosso, dans le sud de la prov. de Livorno, plusieurs exemplaires recueillis en juillet 1908 par M. A. Solari (colL A. Dodero). 2. Trechus illyricus, n. sp. jama (BIOSPEOLOGICA, n¡ 776 A). Type : entrŽe de la Volcja

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163_ Long. 3,5 mm. Aptre. Tibias antŽrieurs sans sillon S\Jr la face externe. forme gŽnŽrale trs caractŽristique, large, dŽprimŽe, avec la tte trs grosse, les sillons frontaux trs profonds et rugueu!{, le pronotum trs fortement transverse, ls Žlytres trs brusquement tronquŽs en avant et en arrire, les pattes trs robustes. Brun de poix brillant, ave;<: la suture et .les c™tŽs des Žlytres, les antennes, les palpes et les pattes p‰les. Tte grosse, large, ˆ sillons frontaux profonds et anguleux, rugueux, ˆ yeux gros, saillants, trois fois aussi longs que les tempes, ˆ antennes Žpaisses; l'article 11 est aussi long que le IV. Pronotum transverse presque deux fois aussi large que long, ˆ c™tŽs peu arquŽs, ˆ _base aussi large que le sommet, presque rectiligne, ˆ peine arquŽe -; angles postŽrieurs presque droits, disque peu convxe, impression transverse faible, fossettes basales petites, mais nettes. ƒlytres trs dŽprimŽs sur le disque, tronquŽs ˆ la base et au sommet; c™tŽs peu arquŽs, Žlar-9is en arrire, Žpaules saillantes, rŽgion apicale brusquement dŽclive. Gouttire marginale Žtroite, rŽtrŽcie sur le bord humŽral; stries trs fines, les trois premires seules bien visibles, interstries larges et trs plans. Pattes robustes, ˆ fŽmurs trs Žpais, mme. chez la "femelle. Lignes orbitaires convergentes en avant; le pore susorbitaire antŽrieur est trs gros. Prem ier pore discal de l'Žlytre placŽ au niveau du sixime basal de la 3e strie; deuxime pore aprs le milieu; tous deux sont un peu en dehors de la strie, sur le quatrime intervalle. Espce trs remarquable par l'ensemble de ses caractres, mais pouvant tre rapprochŽe du T. validipes K. Dan.; je ne connais malheureusement qu'une femelle que j'ai recueillie en avril 1914 ˆ l'entrŽe de la Volcja jama, en Carniole (BIOSPEOLOGICA XXXIX, p. 303). 3. Trechus rhilensis, subsp. moesiacus, nov. Types: mont Rhodope (Hilf) (coll. Jeanne!). Deux Trechus bien distincts ont ŽtŽ distribuŽs dans les collections par M. O. Leonhard, sous Je nom de T. rhilensis Kaufm., du mont Rhodope. L'un plus robuste, facile ˆ reconna”tre ˆ ses gros yeux et ˆ ses tibias antŽrieurs non sillonnŽs, est bien une forme du T. rhilensis, espce voisine du T. Ormavi Ganglb.; mais il diffre cependant de la forme typique qui vit sur le Rhilo Dagh, plus au riord. L'autre est ne espce nouvelle du groupe du T Priapus K. Dan., qui sera dŽcrite plus loin sous )e nom du T. rhodopeius. Chez le T ; rhilensis Kaufm. typique, du Rhilo Dagh, les yeux sont peu convexes, quatre fois aussi longs que les tempes. Les u

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164 c™tŽs du pronotum sont arquŽs en avant, faiblement sinuŽs en arrire; les angles postŽrieurs du pronotum sont obtus, presque droits, ŽmoussŽs, non saillants en dehors, la base est fortement saillante. Les Žlytres sont amples, ovales, avec les Žpaules arrondies, mais saillantes. Les lignes orbitaires convergent en avant, L'oedeagus est grle, petit, allongŽ, effilŽ en pointe droite; Je sac interne prŽsente une petite pice en forme de gouttire. Chez Je T. moesiacus, nov., du mont Rhodope, la forme gŽnŽrale est plus dŽprimŽe, les yeux sont plus gros, plus saillants; les c™tŽs du pronotum sont moins arquŽs, les angles postŽrieurs droits, vi”s, lŽgrement saillants en dehors. Les caractres chŽtotaxiques et sexuels sont les mmes que chez la forme typique. tt. Trechus rhilensis, subsp. transylvanicus, nov. Type: Alpes de Transylvanie, deux exemplaires ŽtiquetŽs Hongrie mŽr., Merkl et provenant vraisemblablement du Banat. Un peu plus grand que la forme typique (3,8 mm, au lieu de 3,5). Mme forme gŽnŽrale et mme coloration. Les antennes sont un peu plus longues, les c™tŽs du pronotum un peu plus sinuŽs en arrire, leurs angles postŽrieurs plus droits, ph1s vi”s; la base est rectiligne au lieu d'tre saillante et les fossettes basales, petites et nettes chez la forme typique et chez la race moesiacus, sont ici compltement effacŽes De plus les tibias antŽrieurs portent un sillon longitudinal externe net, tandis que ce sillon est obsolet chez les deux races bulgares. L'oedeagus est identique. C'est le T. rhilensis citŽ de Transylvanie (mont Paringo) par K. Daniel (1902. MŸnch. Kol. Zs., 1, p. 63). ]'en ai vu des sŽries d'exemplaires tous recueillis par Merkl, au MusŽe de Vienne et dans la coll. Th. Sloane. 5. Trechus Rudolphi. subsp Neumanni, nov. Types: Amering Kogel (coll. ]eanne!). DiffŽrant de la forme typique par ses yeux bien plus petits, pas plus longs que les tempes et par la forme de son prothorax Le bord antŽrieur de ce dernier est plus profondŽment ŽchancrŽ ses c™tŽs sont plus fortement arquŽs, plus faiblement sinuŽs en arrire; les angles postŽrieurs sont moins saillants. Les stries des Žlytres sont plus fortes. Comme chez T. Ruda/phi typique, les tibi‘fs antŽrieurs ne sont pas sillonnŽs. Pas de caractres particuliers de l'organe copulateur m‰le.

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165 Styrie et Carinthie: rŽgion alpine de l'Amering Kogel, vers 2000. m. d'ait., plusieurs exemplaires recueillis par H. f. Neumann. 6. Trechus Putzeysi, subsp. liguricus, nov Types: mont Misurasca (coll. A. Dodero). Le r. Putzevsi Pand. typique est localisŽ dans la zone alpine des Alpes maritimes. M; A. DoDERO m'a communiquŽ trois exemplaires recueillis par lui sur le mont Misurasca, dans l'Apennin ligure et appartenant certainement ˆ une race gŽographique bien sŽparŽe. Tandis que le pronotum est toujours grand, carrŽ, chez le T. Putievsi des Alpes maritimes, il est au contraire nettement transverse chez la race /iguricus et ses c™tŽs sont arrondis, arquŽs rŽtrŽcis ˆ la base. La tte est bien moins nettement alutacŽe. 7. Trechus montis-Rosae, n. sp. Types: monte Moro (KŽrim) (coll. Jeanne! et British Museum). Cette espce est en gŽnŽral confondue avec le T. strigipennis Kiesenw. Long. 4,5 mm.; aptre Tibias antŽrieurs fortement sillonnŽs. forme gŽnŽrale dŽprimŽe, plus Žlargie en arrire que chez T. strigipennis. Coloration testacŽe uniforme brillante. Tte semblable ˆ celle dl;l T. strigipennis, c'est ˆ dire mŽdiocre, avec les joues saillantes, le cou brusquement rŽtrŽci, les yeux petits, de moitiŽ plus courts que les tempes, les sillons frontaux profonds, arrondis; les antennes sont un peu plus longues. Pronotum ˆ peu prs aussi long que large, rŽtrŽci Fig. 21. Sommet de l' oedeagus ˆ la base; celle-ci rectiligne; c™tŽs netteface gauche: de T ment si nuŽs en arrire; disque plan, n. sp. F1g. 22., de T stngz p e nnis Kiesenw. Fig. 23., de fossettes basales arrondies. Elytres am T. artemisiae Putz. pies, ovales, un peu Žlargis en arrire trs dŽprimŽs sur la suture; Žpaules arrondies, effacŽes, g'outtire marginale Žtroite, commenant, comme chez T. strigipennis, ˆ la racine de la 4e strie; stries ˆ forte ponctuation, les externes effacres. Lignes orbitaires divergentes. . Oedeagus grand, Žpais, allongŽ, arquŽ, avec un grand aileron basal; l'extrŽmitŽ apicale est Žpaisse, courte symŽtrique et se termine par un bourrelet aplati (fig. 21). Les styles, grles, portent seulement

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1663 soies. Le sac interne est d'un type trs spŽcial; ses parois sont Žpaisses, assez rigides, sans pices chitineuses, mais avec beaucoup d'Žcailles; une constriction annulaire marque la limite de la partie Žvaginable. Chez T. strigipennis l'oedeagus a son sommet fortement tordu ˆ gauche et effilŽ en bec mince retroussŽ, sans bourrelet (fig. 22); les styles portent 4 soies et le sac .' est armŽ d'une petite pice en forme de gouttire. Chez T. artemisiae Putz., du mme groupe, le sommet de l'pedeagus se prolonge par une longue pointe grle, tordue en hŽlice vers la gauche (fig. 23) et les styles portent 5 soies Par l'aspect extŽrieur, c'est avec T. strigipennis que T. montisRosae est en gŽnŽral confondu, ˆ cause de la forme Žtroite de son pronotum. Mais on peut le distinguer cependant trs facilement ˆ sa taille plus grande, son pronotum plus rŽtrŽci, ses Žlytres plus amples et toujours Žlargis aprs le milieu. Alpes pennines: monte Rosa, plusieurs exemplaires dans la collection A Grouvelle, les collections du British Museum, du MusŽe de Vienne, etc. ]'ai pris pour types de ma diagnose cinq exemplaires du British Museum, recueillis par KŽrim en aot 1872, sur le monte Moro, au dessus de Macugnaga. 8 Trechus rhodopeius, n. sp. Bulgarie: monts Rhodope (Hilf), deux m‰les et une femelle. Long. 3,3 mm. Aptre. Grle, peu convexe. Brun de poix avec la suture et le bord des Žlytres rouge‰tres, les antennes et les pattes testacŽes rouge‰tres. Tte petite, ˆ sillons frontaux profonds, peu anguleux; yeux trs pP.u saillan ts, deux fois aussi longs que les te mpes ; antennes Žpaisses ˆ article 11 plus long que le I V Pronotum peu tran sverse, ˆ ™tŽs peu arquŽs, sinuŽs et rŽtrŽcis en arrire; angles postŽrieurs droits, presque aigus, vifs, saillants en arrire et en dehors; base rectiligne, presque concave. Disque convexe, ˆ impression basale profonde ; fossettes petites mais nettes. ƒlytres ovales allongŽs, Žlargis aprs le milieu; Žpaules trs effacŽes Stries fines, superficielles, lisses. les cinq premires bien visibles, les autres obsoltes. Pattes grles; tibias antŽrieurs nettement sillonnŽs. Lignes orbitaires parallles; premier pore discal de l'Žlytre situŽ vers le cinquime basal de la 3e strie; deuxime pore vers le milieu. Oedeagus court, gros, trs Žpais au sommet, comme celui du T. Pr i apus K. Dan. La partie apicale est occupŽe par un large mŽat en calice la lvre gauche est plus saillante que la droife;

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167 a pointe iorme une sorte de gros bec repliŽ, en dessous duquel le bord ventral est creusŽ d'une Žchancrure comme chez le T. Priapus. Comme chez ce dernier le sac interne porte de trs nombreuses petites Žcailles et une pice chitineuse. triangulaire, ventrale, plus courte que chez l'espce de Bosnie {fig. 24 et 25). Il n'existe doric que de superficielles analogies entre le T rhodopeius et le T. rhilensis qui diffrent non seulement par les quelques caractres extŽrieurs indiquŽs ci-dessus, mais aussi par d'importants caractres chŽtotaxiques et sexuels. Par contre T. rhodopeius se place immŽdiatement" ˆ c™tŽ du T. Priapus K. Dan. (1). Il prŽseftte les mmes cara.ctres chŽtotaxiques que lui, mais s'en ti•"stingue aisŽment par ses Žlytres proportionnellement plus longs, Žlargis en arrire, ˆ Žpaules effacŽes et Žtroites, par les stries beaucoup plus nettes et mieux tracŽes, bien moins effacŽes latŽralement. L'oedeagus est du mme type, mais diffre rpar sa forme gŽnŽrale plus allongŽe, son bec plus court et plus Žpais, la pice chitineuse du sac interne beaucoup plus courte et plus rŽduite. \ 2ft . Oedeagus, face gauche ( 56) et pice du sac interne ( x1 12). f i g 24. T Priapus Dan. fig. 25. T. rhodopeius, n. sp 9. Trechus pulchellus, subsp_. fallaciosus, nov. Types : : lian Koprivnica (V. Apfelbeck) (coll. Jeannet). Diffre du T. pu/che/lus Putz. typique, des monts Sudtes, par son pronotum ˆ peine fortement rŽtrŽci ˆ la base par ses angles postŽrieurs vifs et par son oedeagus coudŽ ˆ la base, brusquement rŽtrŽci en pointe au sommet et arquŽ sur le c™tŽ dorsal. Chez T. pulche.Jlus typique la base de l'oedeagus est Žpaisse, (1) T. Meuseli RP.itl. est compltement ident i que ˆ T. Priapus K. Dan. et T. serbicus Apf.; il n'en diffre gure que par sa taille un peu plus grande et ses Žlytres proportionellement un peu plus longs Tous trois ont identiquement" le mme oedeagus. T Pr i apus est donc distribuŽ en Croatie et en Bosnie, dans l es Alpes Dinariques, pu i s en Se r b i e o i r Sl race serbicu > Apf. Il se trouve ainsi en cˆntinuitŽ de distribution avec le T. l 'hod (l peius b u lgare. On le re ncontre Ž n core au MontŽnŽgro et en Albanie.

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168hon arquŽe la partie apicale est rectiligne. graduellement amincie jusqu'au sommet. Bosnie: Han Koprivnica, sur le Bjelasnica planina (V. Apfelb.). 10. Trechus Mancinii, n. sp. -Types: Canale Verghe (C. Mancini) (coll. A. Dodero). Long. 4 mm. Aptre. Tibias anlŽrieurs nettement sillonnŽs. Brun de poix brillant, avec la marge des Žlytres, la suture, les Žpipleures rouge‰tres, les antennes et les pattes testacŽes. Fqrme large, dŽ primŽe, rappelant un peu celle d'un petit T cardioderus. Tte petite, ˆ tempes effacŽes environ de mme longueur que les yeux, ˆ sillons frontaux anguleux, profonds; antennes grles. Pronotum grand, peu transverse, ˆ base rectiligne, aussi large que le sommet; c™tŽs peu arquŽs, non sinuŽs en arrire, angles postŽrieurs obtus, vifs, ˆ peine saillants, disque peu saillant, sans impression transverse au devant de la base; iossettes basales arrondies, nettes, ŽcartŽes des c™tŽs; gouttire marginale large, rŽgulire. ƒlytres oblongs, dŽprimŽs, uri peu Žlargis aprs le milieu ; base tronquŽe, Žpaules saillantes. La gouttire marginale est large et commence brusquement par une crosse au niveau de la racine de la se strie, qui se trouve au niveau des angles postŽrieurs du pronotum; les stries 1 ˆ 111 sont profondes, les autres moins bien tracŽes, mais nettes. Les stries 111 et IV s ont fus10nnŽes en une strie unique entre la bas et le premier pore discal. Interstries plans. Pattes normales Lignes orbitaires convergentes. Le premier pore discal se trouve au niveau du cinquime basal de l'Žlytre, le deuxime pore aprs le milieu. 1 Oedeagus petit, symŽtrique, ˆ pointe effilŽe, simple. Styles normaux, munis de 4 soies Sac interne avec une pice chitineuse mal dŽlimitŽe, large, grossirement en forme de gouttire, masquŽe par de nombreuses Žcailles. Cette espce est facile ˆ reconna”tre par sa forme gŽnŽrale et la disposition des stries des Žlytres. Italie, pro v. de Livorno: Canale Verghe, dans les Alpes A pua nes (C. Mancini, sept. 1914), exemplaires. 11. Trechus Andrmnii, n. sp. Type : une femelle de Kamno (coll. A. Dodero). Long. 4,2 mm Aptre. Tibias antŽrieurs fortement sillonnŽs. Brun de poix foncŽ avec la gouttire marginale des Žlytres, les Žpipleures, les an tennes rouge‰tres, les pattes testacŽes. Forme gŽnŽrale Žpaisse, large, parallle, convexe. Tte robuste, ‰ sillons

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169 irontaux anguleux, ˆ tempes convexes, plus courtes que les yeux, ceux-ci saillants; antennes longues, atteignant le quart basal des Žlytres. Pronotum transverse, assez convexe, ˆ c™tŽs bien arquŽs, brivement sinuŽs avant les angles postŽrieurs qui sont droits, vifs; base rectiligne; gouttire latŽrale large; impression basale nette, fossettes basales petites, linŽaires. ƒlytres oblongs, ˆ c™tŽs peu arrondis, parallles; Žpaules trs saillantes; anguleuses; apex fortement dŽclive; gouttire marginale trs large au niveau de l'Žpaule. Toutes les stries sont visibles, mais les externes sont trs fines; interstries plan s. Pattes robustes. Lignes orbitaires parallles; premier pore discal de l'Žlytre situŽ au cinquime basal de la 3e strie; deuxime pore variable (chez l'exemplaire dŽcrit il est au milieu ˆ gauche, au tiers postŽriur ˆ droite). Espce voisine du T. constrictus Schaum, dont elle diffre les yeux moins saillants, les c™tŽs du pronotum bien moins Žlargis et arrondis en avant, moins profondŽment et plus brivement sinuŽs en arrire, par les gouttires marginales du pronotum et des Žlytres bien plus larges, par les Žlyh:es plus allongŽs, les Žpaules plus saillantes, les c™tŽs parallles et non largement arrondis; le .pore discal antŽrieur est placŽ plus en avant que chez T. constricrus. Haute Italie: Kamno, sur le haut Isonzo, dans les Alpes Juliennes (D. Andreini, janv. 1916), une femelle . 12. Trechus tumidus, n. sp. Type: Circassie (Leder) trois exemplaires (coll. Jeanne!). Long 4,5 mm. Aptre. Tibias antŽrieurs nettement sillonnŽs. Voisin du T. gravidus Putz. mais bien diffŽrent par s.a coloration foncŽe, sa forme plus robuste, son pronotum transverse, sa ponctua tion des Žlytres r;"n plus grossire. Brun de poix foncŽ brillant, avec les Žpipleures, les pattes et les palpes rouge‰tres, les antennes brunes. ƒpais, trs convexe. Tte transverse, ˆ sillons frontaux allongŽs, non anguleux, rugueux; ˆ yeux trs saillants, plus de deux fois aussi longs que les tempes; antennes Žpaisses, ˆ article 11 bien plus court que le IV, ˆ articles apicaux plus. grles que les articles moyens. Pronotum peu convexe, trs transverse, bien plus large ˆ la base qu'au sommet; c™tŽs peu arquŽs, ˆ peine rŽtrŽcis en ˆrrire, non sinuŽs; angles postŽrieurs droits, vifs; base rectiligne; disqŸe plan en arrire, dŽclive en avant, ˆ ligne mŽdiane trs fine, impression transverse obsolte, fossettes basales trs superiicielles, gouttire marginale trs fine. ƒlytres ovo•des, trs convexes, attŽnuŽs en arrire; base trs large, tronquŽe,

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170Žpaules saillantes, anguleuses; gouttire rŽgulire, ne formant pas de crosse ˆ la base. Stries entires, les quatre premires plus fortes, ˆ ponctuation trs grosse. Pattes trs grles. Lignes orbitaires convergentes en avant; le pore orbitaire antŽrieur est fovŽolŽ; premier pore discal de l'Žlytre situŽ au quart de la 3e strie, deuxime pore vers le milieu. Oedeagus trs grle, semblable ˆ celui du T. gravidus; la pointe est simple, les styles latŽraux larges et courts, terminŽs par un pinceau de q. soies. Le sac interne est armŽ d'une petite gouttire constituŽe par la fusion de grosses Žpines encore isolŽes dans la rŽgion apicale. Cette espce parait bien plus rare que le T. gravidus. Sur plus de cent T. gravidus que j'ai pu examiner dans les qiverses collections, j'ai trouvŽ seulement trois exemplaires du T. tumidus. Ils sont tous ŽtiquetŽs: Caucase: Circassie (H. Leder) (ex Reitter). (Tiparlt la 31 Decembrie 1921 ).



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5 5 R. JEANNEL MEGALOBYTHUS GOLIATH, PSƒLAPHIDE CAVERNICOLE NOUVEAU DES MONTS BIHAR.

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SULTINUL SOCIETATII DE $TIINTE DIN CLUJ. Tomul 1, pag. 232-237. Mai 1922. Megalobpthus oliath PsŽlaphide cavernicole nouveau des monts Bihor. par le Dr. R. jeannet, Professeur ˆ 1 UniversitŽ de Cluj, Sous-directeur de l'Institut de SpŽologie. SŽance du 24 novembre 1921. Au cours de notre premire campagne d'eKplorations souterraines dans les monts Bihor, nous avons recueilli un trs remarquable PsŽlaphide dans une petite grotte de la haute vallŽe de C'est le premier PsŽlaphide troglobie connu des monts Bihor; c'est aussi un type nouveau trs eKtraordinaire au premier abord par sa taille relativement gigantesque. Megalobythus, nov. gen Bvthininorum. Trs grande taille (2, 6 mm.); forme gŽnŽrale lourde et trapue, contrastant avec les formes habituellement sveltes et grles des autres Bythiniens cavernicoles. Tte petite, allongŽe, trs rŽtrŽcie en avant; le front est plan, largement dŽprimŽ en avant entre les deuK tubercules antennaires qui sont peu saillants; c™tŽs du front carŽnŽs entre les:tubercules antennaires et les yeuK; rŽgion occipitale avec une forte carne longitudinale et mŽdiane comme chez les Lophobvthus. VeuK atrophiŽs, ponctiformes chez le m‰le( 1 ). Antennes de 11 articles, prŽsentant des caractres seKuels analogues ˆ ceuK qu'on observe chez certains Bvthinus et Macrobvthus. Bouche et pices buccales peu dŽveloppŽes. Palpes maMillaires {fig. 6) ˆ deuKime article coudŽ dans son tiers apical, Žpaissi au sommet; troisime article aussi long que large; article terminal trs grand, allongŽ en forme de fuseau asymŽtrique, aplati du c™tŽ eKternŽ et inflŽchi du c™tŽ ventral au sommet, hŽrissŽ de poils nombreuK verticalement dressŽs. Le tiers apical du ( 1 ) Il est probable qu'ils font totalement dŽfaut chez la femelle

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233deuxime article et le troisime sont couverts de grosses granulations irrŽgulires. Pronotum trs convexe, bossu en avant, de faon que le col est rejetŽ du c™tŽ ventral et que la tte s'articule ˆ angle obtus par rapport ˆ l'axe du corps (fig. 2). Organe copulateur m‰le trs grand. Le lobe mŽdian est cachP. par de larges paramres en forme de valves concaves (fig. 3) qui se terminent par une forte tige apicale irrŽgulire et incurvŽe en dedans; le bord externe de cette tige porte une forte apophyse rŽtrograde en forme d'hameon recourbŽ en haut et en avant; le bord antŽrieur aminci de cette apophyse enfin est armŽ d'une expansion Mega/obvthus Goliath Jeann. fiG. 1. M‰le, x 20 fiG 2. Le mme, de profil, x 20. lamelle\,\se laciniŽe, insŽrŽe perpendiculairement ˆ ce bord et dans le plan horizontal, de faon qu'elle se dirige vers la base du paramre. Les caractres sexuels secondaires du m‰le sont trs dŽveloppŽs et intŽressent la base des antennes, les paltes et le pygidium. Ce dernier porte une forte impression rugueuse en forme de demicercle ˆ concavitŽ antŽrieure. AFFINITƒS Ce nouveau genre a des affinitŽs certaines avec les Macrobvthus Raffr., mais il s'en distingue aisŽment; la taille exceptionnelle, les proportions gŽnŽrales, le pronotum bossu, l'existence d'une carne occipitale, la forrrie du dernier article des palpes isolent nettement le Megalobvthus. D'autre part les palpes ˆ funicule granuleux du Megalobvthus empchent de le rapprocher des Bvthinus Leach. La sculpture du

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234funicule du palpe, bien plus la forme de l'article terminal de ces palpes, donne de bons caractres de filiation permettant d'Žclairer lŽ;! systŽmatique des Bythiniens cavernicoles. On comprend en effet que le funicule du palpe ait gardŽ dans son ornementation des signes hŽrŽditaires des souches anciennes et que le gros article termi. nal, essenliellement sensoriel, ait subi des adaptations variŽes sur lesquelles il ec;t bien imprudent de baser une classification. C'est cependant ce qui a ŽtŽ fait jusqu'ˆ prŽsent. Je dŽvelopperai ma faon de voir ˆ ce sujet lorsque je publierai une Žtude des Pselaphidae des collections BioSPEOLOGICA. Il me suffira d'affirmer ici que les Bythinie ns cavernicoles, qui tous ont le funicule des palpes granuleux ou dentŽs, ne dŽrivent pas des Bvthinus vrais, ˆ palpes lisses; ils doivent avoir une toute autre FJO. 3. Organe copulateur m‰le de Megalobythus Goliath, face dorsale, 185. origine et constituer des lignŽes bien On n'est donc nullement en droit de faire comme A. DoDEJW (1919, Ann. Mus. civ. Star. nŽJ!. Genova, XLVIII, p. 200 ‘t sequ.) qui rŽunit indistinctement tous les Bythiniens cavernicoles comme des sous-genres, dans un grand genre Bvthinus. Megalobythus Goliath, n. sp. Type: un m‰le recueilli le 7 octobre 1921 dans la grotte dite Corobana Mandratului, comm. de Sc‰ri!;loara, jud. Turda-Arie!;i, Roumanie (BIOSPEOL, n¡ 1087). Long. 2, 6 mm. La taille normale des Bythiniens varie entre 1 et 1,5 mm.; le Xenobvthus Serullazi, dŽjˆ trs remarquable par sa grande taille, mesure seulement 2 mm. de IQngueur. Coloration testacŽ rouge‰tre brillant uniforme. Tte bien plus longue que large, trs rŽtrŽcie en avant, ˆ peu prs aussi large entre les antennes que la moitiŽ l;iu fr.ont au niveau

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235 des yeux. Carnes latŽrales du front saillantes, crŽnelŽes, rectilignes; carne occipitale large, lisse et brillante. Tempes peu arquŽes, ˆ peine plus longues que la moitiŽ de la distance qui sŽpare l'oeil de l'insertion des antennes. Yeux trs petits chez le m‰le, formŽs par 4 ˆ 5 petites facettes arrondies et lisses. Antennes de longueur moyenne (fig. 4 et 5). Les articles I et I 1 sont granuleux. L'article l e:;t environ trois fois aussi long que large et porte chez le m‰le, vers le milieu de la face interne, une saillie 6 ,, 5 Megalobythus Goliath Jeann. Fw. 4. Antenne droite du m‰le, face dorsale, x 65. f10. 5. Base de la mme antenne, x 90. f10 6. Palpe maxillaire droit, face dorsale, x 65. fiG. 7. Le mme vu par la face externe, x 65 conique surmontŽe d'une sorte de bouton elliptique aplati, transverse; article II gros, ovale Žlargi en dedans par une haute crte dont le bord libre est Žpaissi et dentŽ ˆ l'extrŽmitŽ apicale. Articles III ˆ VIII petits, formant un funicule assez grle; III, IV et V sont cylindriques, plus longs que larges; V est un peu plus long que IV; VI, VII et VIII sont courts, VI et VIII aussi longs que larges, VII ˆ peine plus long que large; IX est aussi long que large, mais nettement plus gros que V Ill; X est aussi long que large, deux fois aussi grand que IX; XI enfin est grand, pyriforme, quatre fois aussi long bue X, un peu plus 1 arge que lui, trs effilŽ au sommet.

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236 Pronotum grand, ˆ peu prs deux fois aussi large que la tte, bossu et trs convexe, lisse et brillant sur le disque o la 'i)ubescence est rare et courte, recourbŽe en dedans et en arrire. C™tŽs formant deux grosses saillies convexes, en arrire desquelles le prothorax est fortement comprimŽ latŽralement. Base deux petites fossettes ovales sur les c™tŽs; impression basale transverse du disque trs effacŽe. Elytres sans caractres particuliers. La strie suturale est entire; .=--. ... .: :. = .. . Megalobvthus Goliath )eann. fiG. s. Patte antŽrieure droite du m‰le, face interne, x 65. fJG. 9. Patte intermŽdiaire droite, face interne, x 65. fiG. to. Patte postŽrieure droite, face interne, x 65. la base est rebordŽe, avec cieux sur chaque Žlytre. Le disque est presque lisse, ˆ peine trs superficiellement et trs ŽparsŽment ponctuŽ, hŽrissŽ de quelques longs poils dorŽs recourbŽs en arrire. Segments dorsaux de l'abdomen lisses, hŽrissŽs de longs poils comme ceux des Žlytres. Pattes Žpaisses et robustes, tout au moins chez les m‰les. Chez l'exemplaire dŽcrit (fig. 8, 9 et 10) les fŽmurs sont fortement' renflŽs, puis ŽtranglŽs ˆ leur cinquime apical; les tibias an tŽrieurs sont

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237 longs, droits, sans carnes, armŽs d'une dent su1v1e d'une Žchancrure au quart apical de leur face interne; les tibias intermŽdiaires sont arquŽs, un peu Žpaissis vers le milieu; les tibias postŽrieurs sont incurvŽs en dehors au milieu, incurvŽs en dedans au sommet, leur interne s'Žlve dans la partie moyenne en une forte carne qu1 se termine brusquement par une dent au tiers apical; aprs celte dent le bord interne est fortement concave. Les tarses sont du type habituel chez les Bythiniens. II est probable que la femelle doit se distinguer du m‰le par l'absence totale d'yeux, les antennes simples, les pattes moins Žpaisses, les tibias sans dents ni Žpaississements. Beaucoup d'autres espces de Bythiniens prŽsentent en effet des diffŽrences sexuelles analogues. ( Tipˆrit la Il Mai 1922.)



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6 R. JEANNEL DEUX CHOLEVA NOUVEAUX DE FRANCE [COL. SILPHIDAE]. 6

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Extrait du Bulletin de la SociŽtŽ entomologique rle France, 1922. Deux Choleva nouveaux de France [CoL. SILPHIDAE] par le D R. JEANNEL. On admet gŽnŽralement que, chez les Choleva d'Europe, il existe des variations considŽrables dans la forme des trochanters postŽrieurs des m‰les. Que les anciens anteurs, SPENCE, KnAATz, EnicHsoN, MussA Y, aient pu croire que des trochanters simples ou lancŽolŽs, ou dentŽs, ou acuminŽs ou encore en forme de gouge, se rencontrent chez la mme espce, cela se comprend; mais on est en droit de s'Žtonner qu'une telle conception soit encore accrŽditŽe aujourd'hui. J'avoue l'avoir trouvŽe invraisemblable ˆ priori et, pour en dŽcider avec certitude, j'ai fait systŽmatiquement des prŽparations del'oedeagus du plus grand nombre possible d'individus de toutes les espces que j'ai pu examiner. Aprs examen de nombreux m‰les des collections Biospeologica, d'une sŽrie importante d'exemplaires du MusŽe de Vienne mis ˆ ma disposition par !IL K. HoLDHAus, des collections Ch. FAGNIEz et A. MAGDELAINE, je puis affirmer que les caractres sexuels secondaires de chaque espce sont invariables, tant ceux des m‰les que ceux des femelles,

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SŽance du 1922. 25 ct que les prŽtendues variations de forme des trochanters, admises par les auteurs modernes (REITTER, SEIDLITZ, GANGLBAUER), Dl' sont que le rŽsultat de la confusion d'espces bien diiTŽrentes par leurs caractres gŽnitaux, mais assez semblables extŽrieurement Deux espces sont confondues sous Je nom de C. cisteloides Friil., deux autres sous celui de C. Stiwmi Ch. n ds. La note prŽsente a pour but de signaler J'existence de ces deux espces franaises mŽconnues. ct qui existent certainement dans la plupart des collections. Une Žtude dŽtaillŽe, avec ligul'es, du genre Cholez'a est octucllcmcnt ˆ l'impression dans les .4rchives de Zoologie expŽrimentale et gŽnŽJ'ale (Riospeologica : Silphidae Catopinae, 2" sŽrie) Choleva py r ena i ca n. sp. Types : nombreux exemplaires de la grotte de Lherm. Cette espce a tout  fait J'aspect extŽrieur du C. cistelolcs F ro 1. ( 1 ) cl les femelles sont tts difficiles ˆ dŽterminer en l'absence de males. Cependant chez C. pyrenaica, le pronotum est toujours plus petit, moins large, nettement plus Žtroit que la base des Žlytres; ses c™tŽs sont moins arquŽs, ses angles postŽrieurs sont ll's arrondis, mais toutefois nettement indiquŽs. Les antennes, chez C. py1enaica, sont plus grles, moins Žpaisses au sommet, surtout chez les m‰les; leur article VIII est allongŽ, deux fois aussi long que large, l'article IX est allongŽ, conique, Žtroit ˆ la base. Chez le m‰le, les segments ventrnux III ˆ V portent une dŽpression longitudinale, lisse, mŽdiane, commenant mme sur le bord postŽrieur du fleuxime segment; chez C. cisteloides, il existe une fossette arrondie, nette, lisse, sur le milieu de chacun des segments III, IV et V et celle du segment IV est la plus profonde et la plus grande. Les trochanters postŽrieurs des m‰les sont lancŽolŽs, aplatis, avec leur sommet en pointe mousse, leur fŽmoral angulpux, leur bord postŽrieur arquŽ et muni, vers le apical, d'une forte apophyse unciforme, lisse et brillante, recourbŽe en dehors. Cette apophyse manque totalet:ncnt chez C. cisteloides. Les fŽmurs sont grles ct simples dans les deux sexes. Les femelles de C. pyrenaica sont identiques ˆ celles duC. cisteloides, sauf que leur pronotum est un peu plus Žtroit ct l'article VIII de leurs antennes un peu plus allongŽ. L'organe copulateur m‰le de C pytenaica est court, arquŽ, terminŽ par une forte pointe conique, longue et Žpaisse, arrondie au sommet. (1) Le C. cisteloides est dŽcrit par FniiLicu su r des exemplaires proven an t d'Allemagne oŸ il n'existe que la forme de Clloleva ˆ trochanters simples.

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26 Bulletin de la SociŽtŽ entomologique de France. Les styles latŽraux sont peu comprimŽs ct terminŽs en massue. La dent du sac interne, toujours bien visible, est Žpaisse, robuste, assez longue et, vue de profil, prŽsente un peu la forme d'un sabot. Chez C. cisteloides au. contraire, l'oedeagus est grand, Žpais, terminŽ par une pointe grle, acŽrŽe ct courte, aigu‘ au sommet. Les styles latŽraux sont aplatis en forme de valves. La dent du sac interne a la forme d'un Y renversŽ, c'est-ˆ-dire qu'elle est courte, grle, aigu‘, ˆ base Žlargie formant deux cornes. C. cisteloides est rŽpandu en Europecentrale et occidentale. En France, on le trouve dans l'est et le sud-est, le bassin de la Seine et la partie orientale des PyrŽnŽes; il existe sur le versant espagnol des PyrŽnŽes. C. pyrenaica est au contraire localisŽ dans le sud-ouest de la France ct le versant nord des PyrŽnŽes et remonte dans .l'ouest en Touraine et en Normˆndie. n se mle au C. cisteloides en Normandie, d'une part, et dans le dŽpartement de l'Ade, d'autre part, mais les deux espces restent toujours absolument distinctes. C. pyrenaica pŽntre frŽquemment dans les grottes pyrŽnŽennes. Choleva Fagniezi, n. sp. Types : La Bonde. C. Fagnie:;i a tout ˆ fait l'aspect extŽrieur du C. Sturmi Ch. Bris. (1) ct ne peut gure s'en distinguer que par ses caractres sexuels. C'est une espce de grande t.1ille, allongŽe, comme C. Sturmi, avec les c™tŽs du pronotum un peu plus largement cxp\anŽs et relevŽs vers la base et l'article VI des antennes un peu plus allongŽ et moins Žpais que chez le C. Sturmi; mais ces lŽgres diffŽrences sont peu sensibles. Chez le m‰le de C. Fagniezi les fŽmurs postŽrieurs sont Žpaissis, comme chez C. Stu1mi, mais leur bord postŽrieur est ˆ peine dentŽ. Les trochanters postŽrieurs sont du mme type, c'est-ˆ-dire effilŽs en pointe longue ct aigu‘. Les segments ventraux de l'abdomen ne portent pas trace de fossettes ni d'impression longitudinale; chez C. Sturmi au contraire, les segments I ˆ V sont nettement impressionnŽs sur la ligne mŽdiane. L'oedeagus est bien diffŽrent dans les deux espces. Chez C. Fagniezi, il est trs grand, trs long, brusquement arquŽ ˆ la base, incurvŽ du c™tŽ dorsal au sommet; la pointe est graduellement rŽtrŽcie et.se termine par une sorte de lame aplatie, assez large, portant deux longues cornes recourbŽes en croissant; les pices basales sont courtes. (1) Les types de Ch. BmsouT sont des exemplaires m‰les ayant une impression longitudinale sur les deuxime, troisime et quatrime segments de !"abdomen dans leur milieu el proviennent des environs de

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SŽance du 2 5 janvier 19!22. !7 Les styles latŽraux sont longs, coudŽs en dedans dans le tiers apical de faon que leurs sommets viennent en contact au-dessus de l'extrŽmitŽ du lobe mŽdian. La dent du sac interne est trs longue, trs grle, presque droite, terminŽe en pointe lancŽolŽe. Chez C. Sturmi, l'oedeagus est bien plus court, Žpais, arquŽ; ses pices basales sont relativement longues; le sommet est larg e puis brusquement rŽtrŽci en une petite lame quadrilatre Žtroite et lŽgrement bilobŽe. Les styles latŽraux sont Ž vid Ž s en gouttir e dans leur partie apicale coudŽe. La dent du sac interne est bien plus courte, tordue en S et terminŽe par une sorte de c™n e ˆ base saillante. L oedeagus du C. Fagniezi r e prŽsent e Žvidemment un stade Žvolutif bien plus avancŽ du mme type morphoiogique que celui de C. Stu1mi; mais les difTŽrences sont telles qu'il est bien Žvident qu'elles ont produit deux espc e s isolŽes Le C angustata F. (= elongata Puyi< ), du m  me groupe, poss  de un oedeagus du mme type, mais avec la lame quadrilatre apicale et la delit du sac interne trs rŽduites. C. Sturmi habite le nord de la France, l'Allem:Jgne, l'Europe centrale et la pŽninsule balcanique. C. Fagnie z i au contraire est localis Ž dans le midi de la France; il est surtout commun en Provence et dans la rŽgion pyr Ž n Ž enne, o on le trouv e souv e nt dans les grottes (grott e d e llloulis). Le C Sturmi citŽ de l'Escorial par S. DE UHAGON (An. Soc e sp Hist nat [i890], p 3i) apparti e nt ˆ une es p ce autre que celles dont il est question ci-dessus. TYrOORAPIJJE ET c 1 e. l>A itiB,



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7 R. JEANNEL SUR LES CHOLEVA DES ILES BRITANNIQUES LCOL. SILPHIDAE]. 7

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E.xtrait du de la SociŽtŽ entomologique de France, 1922. Sur les Cboleva des ”les Britanniques [COL. SILPHIDAE] par le n R. JEANNEL. H. BRITTEN ( 1 ) admet qu'il existe dans les iles Britanniques cinq espces du genre Choleva, mais un simple coup d'il sur les figures accompagnant son travail montre avec Žvidence que l'identification de trois de ces cinq espces est erronŽe. Ces figures reprŽsentent le simple contour de la pointe du lobe mŽdian de l'deagus; les dessins semblent avoir ŽtŽ laits ˆ la chambre claire, ils sont en tous cas trs exacts et, mieux que la comparaison des types, permettent d'identifier avec une certitude absolue les espces que H. BRITTEN a eues sous les yeux. Qu'il me soit permis ˆ r.e propos d'in!\,ister sur l'utilitŽ que peut avoir une figuration de l'oedeagus, mme incomplte, ˆ la condition qu'elle soit exacte. Aucun doute ne peut exister sur l'identification des exemplaires dŽcrits! La synonymie des cinq Choteva citŽs par H. BRITTEN doit donc tre Žtablie de la faon suivante : C. cisteloides Britten (nec Friilich), = C. pyrenaica Jeanne! (i922, Bull. Soc. ent. Fr., p. 25).La description de l'auteur anglais et son dessin de la pointe de l'oedeagus ne laissent aucun doute sur cette identification. C. pyrenaica est donc une de ces espces, originaires des PyrŽnŽes, qui ont Žtendu leur aire de rŽpartition vers le nord, le long des rivages atlantiques, jusque dans les ”les Britanniques. Cette distribution est comparable ˆ celle du Trechus {ulvus Dej. ( 2 ) et d'autres nombreuses. espces. (1) H. BRITTEN. Choleva angustala I<'. and ils allies, in The Enlomologist's monthly Maga::;ine, LlV (1918), pp. 30-33, fig. (2} R. JEANNEL. ƒtude sur le Trec hus fulvus Dej., sa distribution, son intŽrt biogŽographique, in Trabajos Jllus. nac. Cienc. nat. llladrid, Zool., n"41 [1920], pp. 1-15, fig.

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50 Bulletin de la SociŽtŽ entomologique de France. c. glauca Britten. Ce Choleva possde le mme oedeagus que le C. cisteloid11s Fr ii l., mais il diiTre par la prŽsence d'une Žpine droite sur le tiers apical du bord postŽrieur du ttochanter postŽrieur des m‰les. On sait que cette Žpine est crochue, recourbŽe en dehors chez le C. pyrenaica Jean n . C. glauca parait tre spŽcial aux iles Britanniques; il n'est peut  tre qu'une race gŽographique du C. cisFr ii 1., dont la forme typique, ˆ trochanters postŽrieurs m‰les inermes, ne se trouverait pas en Angleterre. C. intermedia Kraatz, Britten, = C. oblonga Latr -C'est l'espce rŽpandue dans l'Europe occidentale et septentrionale C. angustata Britt en (nec F abri ci us), = C. Fagniezi J eannel (i9:!2, Bull. Soc. ent. Fr., p. 26). Le dessin trs caractŽristique de BRITTEN montre bien qu'il s'agit du C. Fagniezi, espce p)-rŽnŽenne et provenale existant aussi dans les ”les Britanniques. La distribution de cette espce est ˆ comparer avec celle du Pambathyscia Wnllastoni Jans., par exemple. C. Sturmi Britten (nec Ch. Bri sou t) enfin, ne peut  tro identifiŽ ˆ aucune des espces connues; il s'agit vraisemblablement d'une forme nouvelle, voisine de C. angustata F. (elongata Sturm). Mais chez le vrai C. angustata F. le sommet de l'oedeagus porte une petite lame quadrilatre, tandis que chez le Choleva citŽ par BRITTEN ce sommet est anguleux, vif. D'autre part, l'oedeagus duC. Sturmi Bris. est du mme type que celui du C. Fagniezi et n'a par consŽquent aucun rnpport avec celui de l'espce ˆ laquelle BRITTEN a attribuŽ ce nom. En rŽalitŽ doue le C. angustata F titre principal de la note de H. BRITTEN, ne se trouve pas plus dans les iles Britanniques que les C. cisteloides Frol. etC. Sturmi Bris. nPOGilAPUIE f III&IINDID01" tT C 10 PA.IIJS.



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9 A. JEANNEL 1.ES TRECHINAE DE FRANCE (PRMIRE PARTIE). 9

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Extrall des Annales de ta SociŽtŽ entonwloJique de France, 1921 [1922]. LES TRECHIN.AE DE FHANCE PARTIE) par le nr RenŽ JEANNEL. Le groupe des Tl'echinae comprend une quarantaine de genres distribuŽs dans le monc cnticr. Le prŽsr.nt travail, limitŽ ˆ la faune de Francr, n'en traitera qu'une faible partie; mais, tout en faisant l'exposŽ des espces franaises, cette petite revision mc permettra de p™scr les premiers jalons d'une classification phylogrniquc nouvelle du groupe. Lrs Trechinae constituent un groupe homogne, bien Žflni (:!ar certains caractres ct, par suite, bien isolŽ des groupes voisins. D'autre part; ils sont trs anciens, puisque la distribution gŽographique actuelle de certains genres ou mme de certaines espces prouve clairement que ces g()nrcl' ou espces datent au moins du CrŽtacŽ et peut-tre mme du Jurassique. Les larves de Trechinae possdent d'ailleurs une conformation archa•que des palpes, qui ne sc retrouve dans aucun autre groupe des Carabidae [JEANXEL, 1.920, Les larves des Trechini (llio.peol. XLII) ]. Pour ces raisons je pense qu'il faut donner aux Tl'eehinae le : rang de sons-famille, ˆ c™tŽ des quatre autres groupes d'importance inŽgale, Nomiinae, Poyoninae, Bembidiinae, .1/erizodinae, dont les manihulcs portent un porc sŽtigrc sur leur face externe, comme chez les Trechinae. CAIIACTRES DES Tll.ECIIINAE. Tte avec des sillons frontaux nets, arquŽs en dehors, srparant c faon prŽcise le vertex des joues ou parties lat™ralcs du front. Ces sillons frontaux commencent en avant sur les ct™s de l'rpistomc, ils s'arrondissent sur le disque du front, puis passent en gŽnŽral sur les c™tŽs de la tte en arrire des yeux, dont ils sont sŽparŽs par les tempes ct gagnent la face ventrale pour sc terminer ˆ la base de la pice Labre en gŽnŽral transverse, Žchancre. Mandibules saillantes, avec un porc sŽtigrc sur leur face externe. Palpes maxillaire_s ˆ avant-dernier article glabre ( 1 ), ˆ {1) Quelques poils se trouvent sur le palpe des Trechisibus Motsch., des Tlechoblemus Ganglb. ct du Neaphaenops Telkamp{i Er. 1\lais ces quelques poils sont bien diffŽrents de la pubescence longue ct fournie des palpes acs Bcmbidiinae ct des llfe1i::odinae. Ann. Soc. ent. Fr., xc ['1921].

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!62 Dr RenŽ JEANNEL. dernier arliclc conique, plus ou moins Žpais, aussi long ou seulement un peu plus court ,que l'avant-dernier. Labium transverse, libre ou soudŽ ˆ la pice gul:.lirc; son bord antŽrieur est profondŽment Žchan crŽ cl porte une dent mŽdiane, simple ou bifide; les lobes lat(raux sont pointus ct trs saillants. L'av ant-dernier article des palpes labiaux porte 3 ou 6 soles. La languelle est carrŽe ou triangulaire, souvent munie d'une sur le milieu de son botd libro; elle porte toujours deux longnes mŽdianes, insŽrŽes c™te ˆ c™te sur la face ventral<', tout prs du bord libre, cl trois petites soies de chnqnc c™tŽ, sur le bord libre. Paraglosses grls. longs, :uquŽs, ciliŽs, trs peu chitinisŽs. ƒlytres en gtnt'ral avec huit stries, parloilneulement six. La strie suturale sc rŽllŽchit presque toujours ˆ l'apex ct forme une crosse qui sc recourbe vers la terminaison de la 5 ou de la ac strie. La partie r(flŽchic de cette crosse (1) longe le c™tŽ interne d'une forte carric saillante (carne apicale), dont le c™tŽ externe est bordŽ par les derniers porcs apicaux de la sŽrie ombiliquŽe. CavitŽs coxales intermŽdiaires fermŽes en dehors Abdomen ˆ six segments ventraux. Tibias antŽrieurs avec une Žchancrure interne vers le tiers apical. Tarses antŽrieurs avec les fieux premiers nrticlcs (rnrcment les quatre premiers chez un genre austr:11icn, p:1rfois seulement le premier) di ln tŽs et lobŽs en dedans chez les mˆlcs ; ln face ventrale des articles dilatŽs est garnie de poils adhŽsifs cupuliformes. Quatrime article de tous les tarses trs._ sou vent prolongŽ, ˆ son bord npicnl ct ventral, par un long appendice membraneux Žtendu sous l'onychium Cet appendice existe chez beaucoup de gcnr"cs; lorsqu'il manque il est toujours remplacŽ pnr un petit tubercule portant une longue soie. Ocdengus ˆ lobe m(i:m arquŽ, ˆ styles latŽra11x courts ct aplatis, en gŽnŽral terminŽs par 4 soies; la partie dorsale du para mre est membraneuse. Le sac interne porte des pices ŽYaginablcs de forme va rialllc, mais d'un type absolument fixe ct bien dŽfini pour chaque espce. ChŽtotaxic. Deux porcs sŽtigrcs susorbitaircs, dont l':mtŽrieur se trouve au-dessus de l'il, l 'au tr e dans le sillon frontal; les lignes imaginaires passant par les deux pores susorbitaires de chaque c™tŽ sont appelŽes lignes orbitaires ; suivant l'Žcartcnicnt variable des pores entre eux, ces lignes convergent ou divergent en Pronotnm avec un porc margin:JI situŽ ver s le tiers antŽrieur de la gouttire marginale et un porc marginal postŽrieur situŽ un peu postŽrieur. Cc porc postŽrieur dispara”t chez certains troglobies ˆ pronor um tres rŽtrŽci. (1) Etlc fait dŽfaut chez les Ocltthephilini cl dans le genre Cnides lllotsch.

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l-es Tl'echinae de Fr ance. !63 : la sertc ombiliquŽe est sŽparŽe en deux groupes d pores sŽtigircs, sur la ge strin, prs de l:r goutlii!rc m:r'rgin:rle. Le groupe nntŽrir.ur humŽral, est !orm par quatre porcs dont le premicr sc trou\'C l'origine de la 7c strie, les trois autres sur la Sa strie; le groupe postŽ rieur comprend quatre porcs sur la moitiŽ npicolc de la 8 stric, les deux porcs post(ricurs sc tramant contre carinc ('). La 3c strie, ct pal'fois :russi ln i)c portent des sl-rics discales de porcs sŽtigrcs. Il existe, en gŽ n Žra l, seulement deux porcs sut la 3c strie, vers le quart ou le tiers IJ:rs:rl, le postŽrieur 11n peu aprs le milieu. De pl11s .-.n trouYe l'apex. de de l'L'Iltrc trois u porcs apicaux , l'un (porc apical interne) s11r le 3 c interstrie, contre la crosse de ln 2 c strie, un autre ( porc :rpic:ll externe) sur la p:rrlie rŽllŽchic de la crosse de la strie contre la j:arnc :rpicalc, enfin 1111 troisime plus petit (po rc marginal) sur le sommet apic:rl de la ('rnsse de la strie suturnlc, ˆ l' endroit o elle rct:oil la terminaison de la 2c strie. Ces trois pores npicaux forment un triungle apical dont la lorme peut servir ˆ cnrnctŽriser certaines espces amŽricaines La plupart clcs carnctrcs ŽnumŽrŽs ci-dessus ne sont pas absolument constants, soit qu'ils mnnqucnt pa.rlois chez qu e lques types nb cnnnts des Trechinae, soit qu'on les rrtrou vc chez quelques espcrs luisant partie d'un autre groupe. deux: caractres sont spŽciuux aux Trechinae, ne manquant chez aucune espce ct ne sc rctrouvunt chrz aucun autrc Carubiquc,.cc sont : (1) La dŽsagrŽgation tle la st\ric omhiticptŽr. chez certains genres ca1 ernicoles n'est pas u toul, I'Ommc te croyait J,. GANGLDAUEn, Je rŽsultat du simple rPjcL en dcans du 2 ou a pore vers le dis c ptc de l'Ž l ytre. C'est un phŽnom  ne plus complir1uc qui s'est produit en plusieurs temps. D'abord l'espace qui sŽpare la 8' strie de la gouttire marginale s'accroit ct lous les peres si! uŽs sur la 8' strie sc trouvent de ce fait ŽcartŽs du bord mar,::inal en bloc. Ensuite le premier porc, situŽ sur la racine de la 7' stri e, sc dŽpl ace le long de ce ll e strie; il sc porte ainsi au niveau du deuxime porc ou mme du troisime cl en dedans d'eux. C'est donr. le premier pore qui devient le n interne. I.e cuxiime porc, placŽ ˆ l'angle humŽral, reste invariable, mais ks troisime ct quatrime porcs sc dŽplacenl sur la s strie en s'Žcartant les uns des autres. La sŽrie ombilirpu!c dŽsagregŽe Anophlhalmes d Europe comprend ainsi un porc interne, sur la 7 strie, ˆ un niveau plu s ou moins postŽrieur, ct trois pores externes dont l'antŽrieur est dans la gou ttire ˆ l'angle humŽml ct les deux aulrl's sont sur la 8 strie. Tous les degrŽs s observent entre la sŽrie om!JiliquŽe rŽgulire d'un Trechu. ct la sŽrie << >> ŽvoluŽe d'un Aphaenops. Chi'Z l es Anophtbalnws amŽricains la shic omhilil)uŽe sc Msagri>gc suivant un autre lype, car che z eux le premier pore resLe li x c ˆ la racin e c la 7' strir.

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1.64 Dr RenŽ JEAI'I'NEL 1. 0 la forme spŽciillc rlc3 sillons frontaux. touj(lurs nets, r‘gulicr:>, ŽcartŽs cs yeux; 2 ¡ la stl'llcturc de la languette ct drs parnglosscs ct particulirement la disposition des huit S(lics sur le --bord c la languette ( 1 ). Cette diagnose rejette hors des Trechinae les 1/erizodus Sol., Oopte1"US Whitr, 13atcs, Brouu ( nec GuŽrin), Brachydema SI., Pcrcodermus SI., Pterocyrtus SI., Idaca.rabus Lca, que Th. SLOANE (:1!}20, Proc. Lin. Soc. N. S. Wale , XLV, p. 1.39) a d'ailleurs dŽjˆ groupŽs, ˆ ma suggestion, sous le nom de Meri:::odini ( 2 ) ˆ cotŽ de ses Trechini, dans une tribu spŽciale. Il reste ˆ sa voir si les Merizodini cie SLOANE doivent constituer une sous-famille propre ou s'il faut, comme cela mc pmait probable, les rattacher aux nembidiinae Les Trechinae sc divisent en deux tribus d'aprs la forme de leurs palpes maxillaires c t la dispo:;ition des stries ˆ l'apex des Žlytres. La prcmi6rc de ces tribus, entirement tropicale, est constituŽe par deux sŽries phylŽtiques principales, celle des Ochthephiltts ( Pel'ileptus auct.) ct celle des Trechocles ntackiJ. Seule la premire de ces deux sŽries est rcprLsentŽe ans la faune palŽarctiqur Quant it l'autre tribu, elle est beaucoup plus ct renferme un certain nombre de sŽries phylŽtir1ues  u type Trecitus, dans le monde entier. (1) Il n'existe que deux soies, aux deux grandes soies mŽdiane;; des Trecltinae, cbrz le; Bembicliinac, Pogoninae el Nomiinlte. (2) Les Meri:.oclinae ont une distribution antarctique. Ils comprennent rn rflP.t : t le genre Jlleri:;o
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Les Trechinae de France. i65 Tnwu OCHTHEPHILINI, nov. Dernier article des palpes maxillaires subulŽ, grle, cylindrique, hien plus Žtroit ct pl us court que ra vaut-dernier; cr lui-ci un peu sŽcuriforme. Apex des Žlytres sans carne apicale, sans retour de la strie su tura le. Celle tribu n'est reprŽsentŽe fJUC par une seule espce dans la faune palŽarctique (l ). Genre OchUae(tlallns Nietner. Och thephilus ( 2 ) Nictncr, 1857 Ann. Jlag. nat._ Jlist., (2) XX, p. 276; type : O. ceylanicus Nietn. Perilrptus Schnum, 1860, Nat. JnsDcutchl., 1, p. 663; type : P areolains Cr. Putzcys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. 362 (revision ). Ganglbancr, 1892, JGif. Mittcleur., 1, p. i85. Blemus Lap. de Castelnau, 186,0, His!. nat. Col., 1, p. i55 [nec RI emus Stcphcns, 1830, Ill. Bril. Ent., I, p. i 7i; type : R. pa/udoms Gyll. ]. Bede!, Faune Col. Bass : Scinr, 1, p. 38. Pyrrotachys Sloane, 1896, Proc. Linn. Soc. N. S. H'a/es, p. 376,; type : P. constricticeps SI. Les Ochtltephilus sont de trs petits Insectes de forme Žtroite ct parall.lc, dŽprimŽs, pubescents. Leurs yeux sont volumineux, les sillons frontaux sont Žtroits, rŽguliers, nettement creusŽs en coup de gouge; l'Žpis tome est distinct du postŽpistomc, le labre est Žtroit ˆ la base, prcsqe bilobŽ en avant ct un peu en forme d'Y. Les antennes sont longues ct la dnt du menton est simple. Le prouotum est cordiforme, ˆ peine rebordŽ latŽralement, avec le disque ponctuŽ et un profond sillon longitudinal et mŽdian en coup de gouge. ƒlytres longs et parallles ˆ strir.s plus ou moins nettes, ˆ intcrstrics plus ou moins fortement ponctuŽs. Tibias antŽrieurs pubescents, sans trace de sillon (1) Dans les faunes tropicales, la tribu comprend les genres Ochthephilus Niel!!. (Afrique, Asie, Australie), Apoplotrechus Ail. (Madagascar), 'he clwdes Black b. ( ,Urique, Asie, Australie), Sporades Fau v. Temnostega G. Enderl. (lie Crozet) el un genre inedit de l'AmŽrique du Sud. (2) J)Ochlhepliilus ceylanicus Nietner est une espec trs voisine rln l'erileptus japonicus Ba tes. J'en ai vu nnc sŽrie d'exemplaires provenant de l'Inde, parfaitement conformes ˆ la description de Nm.Ti'nm. Il ne fait donc aucun doute que les genres Oclltltepltil11S et Pe1'ileplus soient identiques; l'uTZrs (l. c., p. 362) cu avait d'ailleurs dŽjˆ convenu. On sc trouve donc dans l'obligation formelle de remplacer le nom de Pe1ileptus Scbaum 1860 par celui d'Ocltlhephil1ts Nictner 1857.

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f(j(j n HrnŽ JgANNEL. l o ngitudinal exter n e. L e q r wtri  nw articl e drs tar ses est' pr o l o ng 1) t'Il dessous de l'onydrillln par une lon g u e rxpausion 111L'Illbr, pl. 2, llg 1!.1 ; typ e :Autrich e 1. Duva l, iS.•2 :11111. Sor :. r 11t. Fr., p. 22;) Ganglhauer, U!!.l2, K i if. I, p. 18 :i. Bed e !, Faun e Col. Bass. S e in P, I, p 82 ( 2 ). acu ticul/i s L. Dufour Exc cnt. Mont. Ossau, p 28 Tout e la Frunce, commun au b or d des e: tux U. tli'tolatus es t r( pandu t o ut e l Eur o p e l e mp Ž. r (e et l e nord de l Afrique. Il prŽsente i vcrsrs vnriŽtŽ:; e cu l o rati on c t l S t r P pr( St'n t Ž a ux ”l es Canaries pat une ra ce or ale di:; linl'le (s ub sp. ?l i!Jr itttl u s Woll. ). La form e typiqtre seule se trouve e n Fr a nce. Tmn u TRECHINI, 11 0\ Dl'rnhr article d es pulpes maxillaires co niqu e, uussi l o ng ou plus lung qu e l'uvant-Li e mir.r ct g uLr e plus L 'li 'uil ˆ sa hase qu e lui; l' a Ynut dern icr urticle es t conilfUL', Ž tJ uit  l a hase, Ž lar gi au so mm e t. Apex d es Ž l y tre s av.:c une car ue :tpicalc l't u ne crosse dL cdte pa r l a s trie suturale sc rt. tl Žc ltb sa nt sur l a ii" rJ U wrla :.l" strie. L e groupe Lles Trr c ltin i romprcnd un CL'I'lai n nombr e Lie sŽ r ics plryltit[Ul s, c'est-ˆ-d i re d e gro up es d1 ge nre s  d es lleg n s (w nl utif s dinr s, ayaut une o ri g iue l'utnmune Ces li gn'cs dt \ lini es pal' des cural'li.rcs [Wrticuli e r s de l e ur m orp lt tllogie cxterue l't auss i pur  cs curuc t  r cs se xu els. Elles rl'nfcrmcut c™ t e Ÿ cŸ t e d es ( 1 ) D c.;sŽc h t's c t c on :ie rvŽs e n co tle clion, l e s Oc htl tepllilu s une forte odeur d e cuir de 1\us .;ie, co mpar al.J le ˆ ce ll e 1u e l es llledius Ž m e tt e nt lor s qu 'i l s sont vivant s (2) On _trouvera dan s trois ouvra ges la hilJ i io ;,; raplti e complte de s noinrcux travaux concernan t c dl e es p ce

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Les Trechinae de France. :1.67 lucicolcs du typo Trechus ct des genres ou espces souterrains, cavernicoles ou endogŽs, il des stades d'Žvolution plus ou moins avancŽs. En outre ces sŽries phylŽtiques peuvent tre rassemblŽs dans deux grands groupes d'aprs la structure des tibias antŽrieurs Le premier de ces groupes est c:1ractŽrisŽ par des tibias antŽrieurs absolument glubres sur les fuccs externe et antirirurc cl ordinuircment ornŽs d'un sillon longitudinul sur la laec extrne Il comprend la majorilŽ des espces lucicoles, mais aussi des cavcrnicolc3. Le druximc groupe rŽunit les espces dont les tibias anltricurs sont pu!Jesccnls, uu moins sur lu moi li apicale de la fae antŽrieure; tant™t la face ex terne est glabre ct occupŽe par un profond sillon longitudinal cxteme, tant™t cette mme face ne uucun sillon et tout le Lihia est pubscent. Cc deuxime grmpe rcnlermc surtout des ca vcrnicoles palŽarctir)lles, mais uussi des lucicolcs, prindpalemcnt dans l'Arn{rirJue du Sud. Dans la lanne palŽarctique il n'L'x isle qu'une seule sŽrie phylŽtique du prcmir groupe, mais on cannait plusieurs sŽries phylŽtirJucs distinctes du deuxime groupe. TAIIL EAU DES GENRES DE LA FACNE FRAX‚AlSE. :1.. Tibias antŽrieurs glabres sur les lacrs antŽrieure ct rxtcrnc, pr.csquc toujours sillonnŽs sur la face externe (sŽrie phyl. de Trechu.Y).... .. .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. Tibias antŽrieurs soit entirement pubescents, soit glabres sur la lace externe, mais au moins pubescents sur la partie apicale de la lace untŽricure.. . . . . . . . . . . . . . 3. 2. Dent du menton simple. Porc apicul interne placŽ loin avant la dŽcli vilŽ apicale de l'Žlytre, sur la deuxime strie Type : E. secalis Payk .. ... . ... .. ... ... . L Epaphius Stcph Dent du menton bilidc. Porc apical intrmc placŽ p1s du sommrt, sur la crosse apiculc de la deuxime sll'ic. Type : T. rubens Clairv., = quadristl'iatus Sehrk. : 2. Trechus Cluirv. 3. Tibias antŽrieurs avec un sillon longitudinal externe; la pubescence du tibia est alignŽe : un rang de poils sur la face antŽrieure, un' rang de poils duns le sillon extcrnr. 4. Tibias antŽrieurs avec un sillon longitudinal cx.turnc, glabres sur la face cxtcrne; pubescents il l'extrŽmitŽ apicale de la lace antŽrieure (sŽrie phyl. de Dura/ites[ .. .. .. . .. . 5. Tibias antŽrieurs sans sillon longitudinal rxtrrne, rnlii rcment pubescents (sŽl'ies phyl. de Dnvaliu.s ct lplwnwps). 7.

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:1.68 Dr RenŽ JEANNE! .. ƒlytres avec un bourrelet basal entre l' Ž paule ctl\:cusson. Crosse apicale de la strie suturale rŽllŽchic sur la 3c strie Labium libre; six soies sur l'extrŽmitŽ antŸrieurc de piicc (sŽrie phyl. de Insectes glabres, oculŽs, ˆ trs longues. Type : 1'/t lfh ilei won... ................. ..... ... 3. Thalassophilus Woll. ƒlytres sans bourrelet basal. Crosse npicalc de strie sutur:rlc rŽllŽchic sur la 3¡ sttic. soudŽ; une herse de :1.3 ˆ soies sur l'extrŽmitŽ :rntŽricurc de l:r pice gulairc (s!ric phyl. de 1'1echob/emu.). Insectes p_uhcsccnts, oculŽs. Type : '7' Hcrbst... . . . Trechoblemus Ganglb. 5 SŽrie ombiliquŽe irrŽgulire Dr nt du menton ˆ pein e presque cnti.re. Type : S. J/ayetiAb. 7. Speotrechus, nov. gcn. SŽrie ombilii]UŽe rŽgulire. Dent du menton bifidr ..... .. 6. 5 L:rbium soudŽ; une herse de 10 it :1.2 soies sur l 'e xtrŽmit Ž :mtŽricmc de la pice gul:rirc Tte ct pronotnm glabres, Žlytres pubescents. Type : L. discus F. 5. Lasiotrechus Ganglb. Labium libre; 5 ˆ 6 soies sur l'extr ŽmitŽ antŽricmc de pice "gulairr.: Jtlytrcs glahres. Insectqs troglobies. Type : IJ, Doriae Gestro . . . . . . . . . . 6. Duvalites Jc:mn. 7. Trs petits insectes :i grosse tte cl :mtcnncs longu es, vivant la zone des plages maritimes . A va ntdernier des palpes renflŽ; dernier article conique, grl c. Tibias an tŽ rieurs courts ct Žp11 is. . . . . . . 8. Insectes de taille nor'nwle, cavernicoles ou cndogŽs. Avantdernier mticle des pnlpcs allong Ž ; dernier article  sa hase que le sommet u prŽcŽdent. Tibias anh\rieurs trs long s ct trs g:rlcs. . . . . . . . . . . . . . . . 9. 8. Dent du menton bifide. Jtiytrcs norm:tlnment dŽ ve loppŽs :i l'apex, anc la sttie sututale rŽllŽchic ct une c:rrime :rpicalc nette; nombreux porcs stigrcs surnumirailes sm les interstries. Labium libtc. Type. A. mnrhms Strom. iO Aepus Sam. Dent du menton simple. au sommet; sŽparŽment arrondis ct amincis ˆ s:rns tr:rce de st ri e api cale ni de carne apicale; pas de por cs supplŽmcnL:rircs sur les intrrslrics. Labium partiellement soudŽ. Type : :1. Robini La boo .... .. ... .. 00 00 00 00... i:l.. Aepopsis, nov. gcn. 9 SŽric ombiliquŽe rrgulirc. Dent du ment o n bifid e. Laliium libre.......................... .............. ....... :1.0.

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Les T1rchinae de France. i69 SŽrie ombiliquŽe dŽsagrŽg(r.. Dent du menton simple. Labium soudŽ . ... ............ ........ ...... . : .............. ii. iO Sillons frontaux complets. Prothorax et tc”tc glabres. Type : IJ llaymondi Delar.. . . . . . . .. . . . 8. Duvalius Delar . Sillons frontaux iitc omp lnts. Tte et pronotum pubescents chez les espces franai ses (s ubgcn. Trichaphaenops Jcann.). Type rln genre : T. Dapiei Pcyer...... O. Trechopsis Pcycr H. Sillons frontaux complets. Inseclrs de petite membres grt1lcs et courts, adaptŽs  la vic rndogŽe. Type : G Discontignyi Fairm.. . . . . . . 12 Geotrechus Jeann. Sillons frontaux incomplets. Insectes grles, allongis, it membres excessivement l ongs, adaptŽs  la vic sur les parois stalagmitŽes. Typ e: .-1. Leschellaultil3onv 13. Aphaenops Bon v. GROUPE 1. (Genres ˆ tibias antŽrieurs glabres.) PHYLƒTIQUE DE TnECHŸS. i. Genre F.aaahius Stcphcns. Epaphizts Leach (Strpht'ns, i830, Ill Brit. Ent. I, p. i7fl ); type : E P:Jyk. Seidlitz, i8!J1 Faun Balt., Žd. 2, p. IH; Fa un Transylv., p 68. Ganglbauer, 1892, K:,r. Mitteleur I, p. 2:20. Trechus auct. (pars). Le genre Epaphius renferme quelques esllces archa•ques, remarquables par Ir.urs caractres chŽtotaxiques et qui prŽsentent un type d'oc dcagus trs particulier Il constitue une lignŽ e d'espces bor(ales ayant une tout autre origine que celles qui composent l e genre Trec hus ( 1 ). Epaphius secalis Paykull, 1790, i\lon Crirab. Suce., p. type : SuMc -D c j can, 1831, Spec. V, p. l eon ., IV, pl. 206, Fairmairc ct Laboulhne, 1854, Faune cnt. fran<: I, p. HO. PandellŽ, 1867, .Mat Faune fran II, p. 147. Putzcys, 1870, St e tt. l'Ill. Ztg., p. 187. -Bede!, Faune Col. Bass Seine, I, p. GangliJauer, 1892 Kiif. .i\Iittcleur., I, p. 220. Fabticius, 1801, Syst. Elcuth I, p. 209. /aticollis Motschoulsli.y, i8!ili, ln s. Sib., p 235; type : lac Ba•kal. (1) Les espces constiluanl le genre Epaphiu. sonl les E. sccalis Payl1. F.. cpl!ippiatns Balcs ct t'. punctatoslriatus Putz., du Japon, E. chinensis Jeann., du TchŽ-Kiang Il n'existe pas d'Epaphitts dans J'AmŽrique du Nord quoi qu'en aient dit PUTZE\"S Cl GANGLUAUER.

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:1.7(1 n Rcu™ JEAl'>NEL. Strasboutg (Ecofl'ct). 1\Joscllc : Mntz ( G1 \ hin ) Somme : Le 'frŽpmt {Ch. Coque l'el) ; Dieppe (A. Grou \ !'Il!'! ). One : IJOis de Charme (L. BedPI !). Mtwhihan ( G. de VŽry!). Sl'inc : Asuiiwrs ( LŽveillŽ!).Oise: C™te-d'Or (tes te Bcdrl).Hhnc: Lyou (A. Grou velle!). RŽpandu dans le Nord de la France, mais toujours rare. On le trouve encore dans les Iles Britanniques, la pninsulc Scandinave, la Finlande, l'Europe moyenne (All cmng nc, Mora vie, Dohnw, Tran sylvanie ), la Hussic, le Caucase ct lu SibŽrie occidcntule, au moins j us qu'au luc Ba•kal. 2. Genre 'l'a cc hnN (Ciairville ) Jeanne!. Treclms Clair\'Hc, 180G, En tom. Hel v., If, p. 2:2; type : T. mbens Cluirv. ( = quadrislrialus Schranl-:). Dejcun, :1.83 1, Spec. V, p. 2. Putzcys, :J.8q,7, Stcit. ent. Zig, p 302. l'andcllŽ, 18G7, Mat. Faune fran., li, p. 13:1.. Putzeys, :1.870, Slelt. ent Ztg, p. 7-48, 11!5 -2 0:1., ill. I. Bede!, Faune Col. Bass. Seine, J, p. 39 f't 15::!. Ganglbnucr, 189:-.!, Ka!. I, p. 18G. Jeanne!, :1.920, /Juil. Soc. cnt. F1 ., p. i52 { dtat'. emcud.). Barthe, Cat. Gall orht'man ... {hors texte des Misee/lan entom., Hl:l.!l-22 Jeanne!, :102:1., /Juil. Soc. /list nat., Toulouse, XLIX p :l.Gi:i-:1.82. -JJlemus Stephens, :1.827, Ill. Brit. Ent. I, p. 17:1.; type: T. mbens F. ( 1 ).Culot?ecltus Wollaston, i85t,, Jns. Madcr., p type: 1'. 11igrocruciatus WoU. Tel qu'il est dl”ni ici, l e gcurc Trechus e::>t reprŽsentŽ dans toute la rŽgion palarctiquc, la tŽgion nŽarctiquc jusqu'au Mexique (T. a:::;t.ec Jcann ) ct l'Australie. Les espces dŽcrites comme Trechus de l'AmŽrique du Sud, de l'Alrirjuc australe ct orientale, de l'Inde ct certaines espces australiennes, appartiennent ˆ des genres de toul autre origine, diffŽrant par la structure des tibias antŽrieurs ct par la disposition des stl'ics  l'apex des Žlytres. ( 1) Le genre Trec/tus a Žtc crŽŽ par CLAIRVILLil pour plusieurs espces ct celle qu'il a figurŽe. en dŽtails, celle qui a servi de base ˆ sa description est ˆ n'en pas douter l' !cupalpus mcridianus L., si bieu qu une application stricte de la loi de priorite obligerait ˆ reserver le nom de T1ecltus aux Acupalpus, comme fait STEPHENS. Mais l'usage a prŽvalu depuis OF.JEAN Je laisser le nom de nec/ws au genre 11ui nou s orcupe ici, Žtant donnŽ surtout que parmi les Trccltus tl e Cum VILJ.E liguren t des espces 11 ui sont certainement des Trec/m . dans l'acception ad111ise, comme par exemple T. 1'1tbens Clairv. = quadrist1iatit.! Schrank) qui doit tre considŽrŽ con11ne le type du genre.

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Lrs Trerhinae de France i7f Les T1echus constituent un groupe trs ancien dont l'histoire gŽologilJU1'rrmonte jusqu e dans l're Secondaire. Presque tuns ses reprŽsentants actuels SŸnt lucimles, la plupart rŽlt"gnŽs dans lf'S famws alpines ciPs dill"lrents massifs montagncux 1le l'Europe; un petit nomhrPsont des Cavemicolcs. Par contre la grande majoritŽ des nomhr eux Cavcmicol es d'Emope appartiennent ˆ tl'autres lignŽes de T recl!iui ˆ tibias antŽrieurs Ces lignŽes, dont l'histoire est l.Jicn dill"t! rente, n'existent plus dans la faune actuelle que par des reliclcs cavernicoles ou quelrJues relidcs alpins Le grand genre Trechus lui-mme est nnturellcmtmt polyphylŽtlJUC. Dans la faune palŽnrctiquc il est possible de distinguer une quai 'a ntainc de groupes d 'espces bien cart1ctŽrisŽs, dnns chacun desquels il existe un type particulier de pices copulatrices du sac interne, type const ituant une vŽritable signature de la lignŽ e (1). 1' ABLEAU DE DES 1. Base du p1onotum sans plis ni rugositŽs lnugitudinnles en dehors du sillon mŽdian ; fosscllcs bnsalc s absentes ou snpcl'ficicllcs, petites, liss rs. ltlytrcs nv ec seulement quatre ˆ cinrJ stries internes trs li nes et trs supcrliciclles, liss es. Ligne:; orbitaires convergentes... . . . . . . . . . . . :i!. Base du pronotum toujours plus ou moins rugueuse; fosselles lw sales nettes, rugueuses. ltlytres ˆ stries cxte.rn cs toujours plus ou moins discernables.... . . . . . . . . 2. Angles postŽ1ieurs du pronotum pre s que droits, vifs; fossettes basales petite s mais nettes. Tibias an tŽ rieurs a \ Cc (1) Je mc propose d'exposer ailleurs l'Žlude ph)logŽnique dŽtaillŽe des espces du genre Trec/ms, lr;rvail pour lequel j"ai dŽjˆ rŽuni un millier de prŽparaliom microscopiques clcs pices copulatrices de toutes les espces connues Mais duns le Catalogue des Treclws frarHjais qui se trou1e pins loin, j"ai provisoirement ŽnumŽrŽ les espces dans l'ordre phylogŽnic(lte nouv e au, c"est--dire groupŽcs d aprs leur lype J armature uu ,;ac inlernt'. Au conlraire, dans le lablcau cie dŽlerminalion de,; espces, j'ai cru hien faire en laissant au second plan les caractres sexuels cl en prenanl pour caractres directeurs tlcs : araclres faciles ˆ voir, tirŽs de la morphologie I'Xlerne Il en rŽsulte ualurellcrn<,ul spond pas tlu tour ˆ l'ordre phylogŽnique cl que des espcces rapprochŽes par le lahh au de dŽtermination sonl en ralilŽ phylŽliquemenl trs ŽloignŽes. Mais cela, il me semble, n a gure
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1.72 Dr RenŽ lEANNEL. un sillon longitudinal externe net. ƒlytres ˆ 5 stries visibhs AilŽ. ƒlytres ovales comme chez T. obtusus Bt. Oedeagus trilS grle, ˆ bec efl1h\, arquŽ ors alement ct terminŽ par un petit crochet; sac interne avec deux pices :illongŽes dont l'une est reŽourbŽe en forme de cimcterrC'. Long 3,7 ˆ 4 mm ... . .. . ........ 8. cuniculorum Mequ. Angles postŽrieurs du pronotum trs obtlis, trs e!TacŽs; base trs saillante. Tibias antŽrieurs ˆ sillon longitudinal externe plus ou moins e !TacŽ. ƒlytres ˆ 4 stries visibles.... 3 3. Macroptre. Coloration p‰le. Yeux cinrJ ˆ six fois aussi longs que les tempes. ƒlytres allongŽs, parnll  les, ˆ Žpaules trs saillantes Oedeagus Žpais, ˆ sommet m o usse; pices du sac interne longues, droites, Žgales e t parallles. Long. 4  4,5 mm. . . . . . . . . . . . . . . . . G. quadristriatus Schrk. Ordinnirement brnchyptre. Coloration brun‰tre brillant. Yeux au plus rJuntrc fois aussi longs que les tempes. ƒlytres ovales Oedeagus Žpais, mais ˆ pointe longue ct effilŽe; pic e s du sac interne courtes, trs inŽgales, tordues et repliŽes. Long. 3 ˆ mm......................... 7 obtusus Er. a. Grande taille 1_ 4 ˆ 4,5 mm.) Brachyptre ou rnrcment ƒlytres ov al es ˆ Žpaule s saillantes.. ...................... forma typica. b. Trs petite taille (3 mm. ). Aptr e ƒlytres ovales courts, non (}!argis en arrire. les Žpaules enae Žc s .. .. ... . . . . . . subsp Renati ( 1 ), nov. 4 Tibias nnt Ž ricurs sans trilce de sillon longitudionl sur la fac e externe ... .... : . . . . . . . . . . . . . . . . . 5. Tibias antŽrieurs avC'c un sillon longitudinal externe. . . 8. 5. Boed basal de l'Žlytre perpendiculaire ˆ la ligne mŽdiane. Pore apical interne de l'Žlytre situ Ž ˆ sa position normale, c'est-ˆ-dire ˆ peu prs ˆ la mme distance du somm e t de l'Žlytre que de la suture Lignes orbitaires convergent e s. ƒlytres allongŽs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6. Bord basal de l' Ž lytre oblique. Porc apical interne bien plus Žloign Ž du somm e t de l'Žlytre qu e de la suture; la cross e apicale d e la 2 strie e st tr  s all o ng Ž e. Lignes orbitaires divergentes. ƒlytres en ovalc trs ample................ 7. (t ) DŽdiŽ ˆ la mŽmoire de RenŽ MAGDELAINE, fils de notre collgue.

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Les Trechinae de France. G. Base du .pronolum saillante. allongŽs, ˆ stries effacŽes, furtemeul ponctuŽes. Coloration brun de poix. plus ou moins claire. Oeeagus LrŸs grand, renllŽ el trs arquŽ ˆ i73 la !Jase; sac interne avec une petite tlice ovalaire concave plarŽe de champ. Long 2,5 ˆ 3 mru.. i. Delarouzeei Panel. a. Stries des Žlytres tt'i!s cll'acŽcs au sommet ...... .. . . . .. .. .. .. .. .. .. .. (or ma typit:a. b. Les trois premires striPs bien marquŽes jusqu'au sommet, leur ponctuation plus !m'le ....... ... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. subsp. tu1'inensis, nov. 13ase du pronotum rectiligne. plus et plus convcX!\S,  stl'ics l>icu jusqu'au sommet, plus lincmPnt ponctuŽrs. Coloration toujours foncŽe Ocdc:1gus scmblablr ˆ celui de 1'. Dclarou:=rei. Long :J mm. 2. maritimus De v. 7. Angles postŽrieurs du pronotum obtus, ŽmoussŽs, mais accusŽs; !ossclles basales profondes. ˆ stries pl us fines, moins nettement ponrtuŽcs, ˆ inlcrstrics presque plans. gtan court el (pais; sac interne deux pices arliculŽPs, l'une droite, concarr, r.Ll'autre, g:mchc, crt'nclŽc. Long. 4-,2 mm. ....... 1G bigerricus Jcann. Angle:postŽrieurs du pronotum trs arrondis; fosse \les basales superlicir.lles, mais lmgc s ƒlytres ˆ stries plus !orles, plus pro!ond[\menl ponctuŽes; interslrics con rexes. Long. 4mm. (9) il 4-,5 mm. (d') .. i:•. Kiesenwetteri Pand. ll. Angles pcslt'tieurs du pronolum fortement La goullirc marginale des t'lytres commence au niveau do la mcincdc la 4- strie. Coloration teslart'c; [Ot'me Žtrnitc cl d™primŽe. Lignes orbilairrs div er gentes. Pronotum Žtroit, ˆ base saillante. ƒlylr
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i74 D nonŽ JEANNEL. des :.mtcnnes aussi long que le qtwtrime ... ... . .. .. . .. .. . .. .. sn!Jsp. tlistinct : us Fairm. b. anguleuses. Deuxii.me article des antelines plus court rJue le q.twtrime. .. {onna typica. iO. Deuxime article des antennes plus long que le quatrime. Ua se du pronotum saillante. Insectes de petite taille. . . . :l L Deuxime nrticle des antennes pas plus long qu e le quatrime ...... ....... .... .. . ........ .. . ...... ..... . t2 H. Antennes courtes, noueuses, ˆ articles ovo•des. Yeux deux luis aussi longs que les tempes. Lignes or hilaires con vergentes. Ponctuation des stries assel grosse et superlieielle. Oedeagus court, ˆ bec effilŽ.; sac in leme armŽ de deux pices Jˆmelleuses, l'une arrondie, l 'aut re allongŽe, retruussce nu sommet. Long 2,5 ˆ 2,8 mm ...... ... H Drj. Antennes plus loirgues, ˆ :rrticles cylindriques. Lignes orbitaires parallles. Stl'ies des Žlytres lisses co urt, il bec e ffil Ž; pices du sac interne toutes deux allongŽes, rectilignes, mais in&.gales. . . . . . . 1.2. latebricola Kiesw. a. Youx i1 peine pluslongs que les tempes. Pas e stl'iole juxt a scutellairc Pronutum petit, trs rŽtrŽci ˆ la hase. Long. 3 mm. subsp. a ranensisJeann. Yeux gros, deux lois' aussi longs que les tempes. Striole juxta-scutellaire nette. Long 3,5 mm... b. b. Pronotum fortement transverse, i1 cotŽs bien arrondis; Žlytres co nvexes .. ... ....... . . . . . . . . . .'... .. subsp. pinguis Kiesw. Pronotum moins transverse, ˆ c™tŽs peu arquŽs; Žlytres Ž-troits .. {onna typica. -12. Pronotum allong(, subcarrŽ, ses t™tŽs tris peu arquŽs, presque par allles. Angl es postŽrieurs du pronotum drt>its, fossettes basales pctiles. ƒlytres courts, peu convexes, ˆ stries fines ct lisses. Lignes orbilaires convergent es Ocdeagus petit, grle, i1 :rplati; sac intern e avec une petite pi i ce cnrrre dont le IJOrd dorsal Žpaissi forme une pointe en avant. Long 3,5 mm. 9. Putzeysi Pand. Pronotum plus ou moins transn ; rse, ses t:ti s bien ar
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Les Trechinae de France. Stries des Žlytres lisses ou ˆ ponctuation trs fine... . . 19. U.. Pronotum trs grand, presque aussi large que la base des Žlytres, ses c™tŽs fortement arrondis, ses angles postŽrieurs saillants en arrii.re, les fossettes basales larges cl trs profondes, la base rectiligne. ƒlytres allongŽs, convexes, ‰ Žpaules saillantes, ˆ stries pro ct fortement ponctuŽes, les interstries tl's convexes. Lignes orbitaires parallles. Oedeagus Žpais, ˆ pointe c!filŽo; sac interne sans autre armature que quelques petites dents dorsales ct apicales. Long. 5 mm... . . . . . . . . . . amplicollis Fairm. Pronotum nettement moins large que les Žlytres, les angles post.‘riours non saillants en Armature du sne interne toujours dŽveloppŽe .............. -.............. 15. 15. Stries externes des Žlytres effacŽes ou moins profondes que les stries internes. Yeux. plus longs que les tempes... .... !6. Stries externes des Žlytres profondŽment quo les stries internes. Yeux. aussi longs ou plus courts quo les tempes. Aptres ..... ... ........ ; : . . . . . . . 18. 16. P1onotum il base rectiligne.Grande espce ailŽe ˆ prothorax petit, transverse, non rŽtrŽci ˆ ln base, ˆ Žlytres grands, parallles, allongŽs, avec les Žpaulrs saillantes, les stries externes bien marquŽes. Gouttire marginale du pronotum trs large, les angllls postŽrieurs oxpl:mŽs. Oedea gus trs grand, non renllŽ ˆ la hase, le sommet dissymŽtrique ct large; sne interne avec deux larges pices aplaties rectangulaires accolŽes l'une il l'autre; pas d'Žpines. Long. 6 ˆ 6,6 mm ..... ; .. .............. ,.... rubens Fahr. Pronotum ˆ base saillante en arrire. Stries externe des Žlytres effacŽes ......... .. ; .. ..... .. .. ............ .... 17 l7. Pronotum transverse, non rŽtrŽci ˆ la base, la gouttire marginale trs large, les angles postŽrieurs explnnŽs, trs saillants. AilŽ ou brachyptrc. Lignes orbitaires convel' gcntes. ƒlytres courts, elliptiques, peu arrondis sur les cotŽs. Coloration brun de poix assez plo uniforme. Oedeagus court, arquo, symŽtrique, trs renOŽ ˆ la base, mousse au sommet; sac interne avec une pi  ce spatulŽe reposant sur un Žpais feutrage de petites Žpines trs nombreuses. Long. 3,5 ˆ 4 mm .. ....... . . . . . 3. austriacus Dej. Pronotum ˆ peine transverse, rŽtrŽci ˆ la base, la gouttire

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i76 D l\enŽ JEANNEL. mnrginale ™troilr, lrs :mgles posl(rieurs prf'sqne non sagus tts petit, gn\Je, trs arquŽ, ,, poiut e com t(l; sac intcnw avec un e pico qua dl'ilat tn llonL le bord dorsal Žpaissi Iurnw un boe acŽ1™ .. .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2!J. Delhermi Saulcy a. Yeux plus gtmu.ls, composis d n 50 omtpalidies tnvit OII Pronotum aussi long que large, ˆ ctt's en gŽnŽral arroudis. Long Ÿ mm . .. .... . .. . .. .. . . . . .. subsp. Day1' e mi Saulcy b Yeux plus p e tits, d'environ 20 ommnli di e s. Ponotum un p e u pluslongiJuclatgc, ˆ c ™ t ™ s moins arquŽs Long. 4,;':i mm . forma typiclt (') !9. C™tŽs du pronotum f t H'l(uwnt rŽtrŽcis el si nuŽs dans leur I}U:lrl basal. -Lignes orhilairl's divergentes. Base du Jlro. (1) Le '/'. Fauve! r.sl certainement idenliqtw au 1'. Dllillenni typii(UC. Les termes trs prŽcis tle ta diagnose latine de F,\UnL {llev. tl'E'Ittom Caen, 1880, 1, p. 7 u ) s'arpliiiUCnl trs exa c tement au T. Oelltermi de la grolle de cl contrastent d'ailleurs a vue l'allirmation faite ensuite par FAUVIlL que le T. avcy1onen.v•s sc distingue sans peine [du 1'. /Jelllermi] par tous ses caractres, notamment par sa tte cl son corst!lct toul autres, . par l'i1tscrlion des porcs i!lytraux etc. Il rst dnir rue JI.\UVJ>L a dŽcrit comme 1 '. IWC!JI'OIICIISis un 1'. f)e/hermi Saulcy vo ; rilablc cl l(u'il ra ensuite comparŽ au 1' Dcj.

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Les Trecltinae de F-rance. :1.77 notum rcctilignlus court,; qtw les tempes. Antennes attcignunt le ticts bnsal des Žlyllcs Pronotum aussi que !urge. ƒlytre.s elliptiques allongŽs. Long. 5,6 ˆ 6 mm. 2L Bordei Pey er. Coloration testuc rouge‰tre. robuste. Yeux trs petits, poncti!ormcs. Antennes atteignant le milieu des Žlytres. l'ronotum plus que l:nge. ƒlytr es oYales, amples, ˆ stries ptolondcs. Long. ti ˆ 6,5 mr:n. . 22. navaricus Vuill. 2L Tibius untŽricurs bisillonn(\,; sur leur face externe; en uvunt du sillon hubitucl sc trouve un deuxime sillon patal\lc, net, mais moins marquŽ. Yeux voluminr.ux, deux lois aussi longs que les tt'lllJleS; lignes orbitaires patalllcs. Pronotum transverse, ˆ base rectiligne. oblongs, h11ges, ˆ ŽtJaulcs saillantes, ˆ stries externes elfacŽes. Oedcagus court ct sac interne muni de deux pices Žvaginahlcs, dont l'une est en lorme de sabot, placŽe de clwmp, l'ault'tl quadrilobŽe. Long. 3,5 ˆ 4,5 mm.. .... distigma Kiesw Tibius antŽrieurs uvee un seul sillon sur la face externe.... 22. 22. Base du pronotum saillatltC en arri(rc au milieu, obliquc lllenllronquŽc latŽrallmcnt.Lignes orbitaires divergentes Oedeagus de trs grande taille, allong; sac intmne muni d'une double pli!CC lamelleuse placŽe de champ ct dont la branche supŽrieur e est longue et aiguŸ. . . . . . . . 23. Busc du ptonolum rectiligne................. .......... 23. J.<'orme gŽnŽrule oblongue., allongŽe Pronotum rŽtrŽC-i ˆ la base. ƒlytres longs acuminŽs, ˆ stlies Il nes' le.s externes hien tracŽes; interstries phms. Y1ux aussi longs que t e s tempes. Pointe dr 1\,e!lc:tgus aigui', simple; sac interne cou vert de petites tcailles. Long. t1 mm. { 9) ˆ mm. {d') .. . ..... .. .. .. . . . . . .. . . . . .. . i9. Brucki Faitm

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i78 D RenŽ JEANNEL. Formo plus lr:1pue, plus convexe; ™! ytres courts. Y eux plus courts que les t e mpes Pointe de l'oedcagus terminŽe une sorto de bec crochu du c™tŽ dorsnl; sne interne un gros d'Žpines nccolŽes .. ... . . ....... .. 24 24. Pronotum non ri!LrŽci ˆ la !Juse, celle-ci aussi lllrge que le sommet. Strics des Žlytres JU'ofondns; interstries convexes. Colom lion !Jrun:Hrc foncŽ. Long. 4,5 mm. ( Q) ˆ 5,5 mm. (d') .. .. .. .. .. .. . .. .. i 7. Grenieri Pronoturn subcortliforml', trs rŽtrŽci ˆ bnsr.. Stries dl's Žlytres linos, snperficil'llcs; iott1rstrics plans. Colornlion noir de poix Ltl'illant. Long. 4,3 mm. (d') . i8. Bepmalei Jcnnn. 25. Pctilc (moins do 3,5 mm.). Dr.uxime porc discal situŽ bien le milieu de l'Žlytre............ . ............ 26. Gmnde laille (Illus de 3,8 mm.) Deuxime porc de l'Žlytre situŽ milieu ... ... .. .... ... .. ... .. ..... ..... '1.7 26. Pronotum petit, us rŽtrŽci ˆ base, les angles postŽrieurs o!Jtus, non en dehors, les fosstUes bnsales lnrgt'S ct profondes, eontigu‘s aux c™tŽs. ƒlytres ovules allougŽs, ˆ Žpaules clfncŽt\S, ˆ stries superficiC'Ilcmenl ponctuŽes, effacŽes au sommet N sur les c™tŽs. Lignes orbiwirus parallblcs ou divergentes. Ocdr,agus moyen, acumin; sac interne muni de deux pices, l'une lnmclleuse, placŽe de chnrnp, dont le bord dors:! Žpaissi forme un bec apical recourbŽ, l'outre Žtroite, stylo•dc, acuminŽe. Long 3,3 mm.. Pertyi Heer. Pronotum mnplc, aussi large ˆ lu base qu'au sommet, les :mglcs postŽrieurs presque droits, snillants en dl!hors, les fossettes bns:tles trs snpcl'licielles, rapprochŽi's de la ligne mŽinnc. ƒlytres allongŽs, ˆ Žpaules suillantcs, ˆ stries tr Ÿs fines, lisses, non ciTact\es mr sommct, encore indiquŽes sur les c™tŽs. Lignes orbitnircs convergentes. t\dcngus Žpais  ln b:1se, r.llilŽ au sommet; sac interne li vcc une pice en gouttir e tt,r'duc en spirnlc sur face convexe Long 3,2 ˆ 3,5 mm...... .. .. .... .. . ...... 5. cantalicus Fnuv. 2i. Pr.u convexe Brun de poix hrillnnt. Pronotum pclil, il c™tŽs peu arquŽs Jtlytrcs .:,Jarg"is aprs le inilir.u, ˆ JJorrs tliscuux fovŽolus; Ill 2" slrie s Žcntc de la suture liU sommet sans former de crosse. Lignes orbitaires p:ualll!lcs. ('(lcllgus trs grand, allongt\, iJ pllintc rctroussŽe; sac interne tll'mti de trois grandes pices enroulŽes en spiralcs les unes nutoul'

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Les Trechinae de France. i79 des autres. Long. 3,8 mm. ( 9) ˆ !J,,5 mm. (d'). 23. Aubei Pand. Trs convexe; noir trs brillant. Pronolum transverse ˆ c™tŽs fortement urrondis. ƒlytres eu ovule allongŽ, ˆ peine Žlargis postŽl'ieurl!ment,  porcs discuux trs petits; la 2¡ strie dŽcrit une crosse apicale en s'unissant ˆ lu 3¡, suivunt lu disposition normale. Lignes orbitaires puralllcs. Ocdcugus court, trs gros, rentlŽ ˆ lu base, brusquement terminŽ pur un pelit bec uplati; suc interne avec deux pices dont l'une est rectangulaire, plac(e do champ, l'autre allongŽe en f™nue d'S, un organe vrsiculeux impaii' du c™tŽ gauche, une rangŽe I'Žgulire de petites dents sur la faGe gauche. Long. 5mm. (d')...... 25. latus, su!Jsp. Grouvellei('J Jeann. CATALOGUE DES ES!'if:ES L Trechus Delarouzeei PandellŽ, i867, Mut. Faune fran., II, p. ll!G; type: Fuill<'feu. Putzeys, Ul70, Stett. ent. Zly. p. Hi:.i. GanglhauPr, !l2 Kiif. J, IL 202 Caillol, Cal. Col. Prov. 1, p. 73. Burthc, Car. gallo-rh(m., p. 380. b. Suhsp. tu?'inen sis, nov.; type : fort de Turini. a. Fo rmn tu pic 11. Dusses-Alpes : Faillcfeu (Delarouzec, Dcdel !) ; Le ChPvul Blunc (PeyerimhoiT!); lac 'Allos (PeyerimhoiT!). b. Subsp. turinensis Jl'ann. -Alpes-Maritimes : Turini, autour des baraquements militaires (.Jeanncl, 1!l02); cime de l'Au thion (PcyerimhoiT!); environs de Deuil (Ste-Claire Dl' ville!); mont Pommier (Fagnicz!); Le BonŽon (Fagniez!); Saint-.\Jartin-VŽsuiJic (A. Grouvelle!); col do na us, col 'Andi'Žon, cime lle ln Val1!1lr. (Ste-Claire Deville); madone des Frntres (Pcragallo, Fagniez !) (t) T. Gronvcllei a le mme oedeagus trs particulier que le T lalus dP. Transylvanie; iln la coloration noir brillant, la mme forme gŽnŽrale large el convexe. JI n"cn di!l"rP. que par ses angles posterieurs du pronotum non saillants en tlchors St'S Žlytre> plus allongŽs, ˆ stries encore plus fines cl sa taille un peu plus grantle. (2) Cd tc espce appartirnl au groupe du T uiyrinus Pulz., groupe caractŽrisŽ par l"abscnec de sillons longitudinaux sur la face externe des tibias antŽrieurs, rc!facement des fosselles basales du pronotum cl un type special "oetlcagus. A ec groupe appartiennent les T. uiyrinus Putz., T. nrlarou::;eei Pan., 7'. marilinms Del., T urmuyi Gangll!., 1'. valleslris Dan., T. rhi.Kaufm 1'. modus/us Pulz., 1'. ublusiusculus T. Dan., 7' /lŸbinyeri Apf., T. cephalunicus Winld T validipes Dan., T. illyricus Joann., 7' rolunrlalus Dcj., 1' So/al"ii Jeann Le groupe est mŽditerranŽen

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iSO Dr HcnŽ JEAN.l'L. 1' Dclarcw;;eei ( 1 ) d l'espce suivante sont elu groupe do 1'. groupl' :tbomlamment l'I'JH'c\sl'nlt , s ut le versunt mŽriionul des Alpe>s et ans lu IJalkanilJlW. 1' \ u1'endor/li IJcv ., de Corse, n 'a riLn e commun avec le 1' IJelaron:tti ct au groupe cie 1'. pyrenaeus Dej. Le T Detwozt:tei est une csp™cc alpine, sc trouvant ˆ alliluc pins ŽlevŽe que l'espi' suivante. 2. Trechns maritimus Sainte-Ciaite Devil!l', i!JOH, ap. Caillai, C:lt. Col. 1'rovene e, 1, p. 74; type : Peira-Cava. Alpes-Maritimes : l'c•ra-Cava (St1'-Cl11iro IJ eri ll r !) ; SoHIH'I (.lr:tnnrJ); lorc\t o Tul'ini (Jl'annel); S:tint:llat'linVlsulcic ( A. (;tou \'lllle !) Cc Trtclm.v a Žt dL cril comme r:tec du T. l>eluron::.e l'i. Quoiqu'il ail cxaclcnHnt le 111  nw organe copulat e ur m
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Les Trechinae de J<'mnce: i8i 4. Trechus Fairmairei PandcllŽ, i867, Mat. Faune fran,., II, p. Uii; type : Alpes-Maritimes. - Putzcys, i870, Stett. ent. Ztg., p: i63. G'a.nglbaucr, 1892, Ka!. Mittclcur., 1, p. 194. Flcischer, 1898, Wiener ent. Ztg., XVII, p. 58. Holdhaus, 1902, Verh. zoo/. bot. Ces. Wien., LII, p. 195. Ganglbaucr, 1903, Wiene1 ent. Ztg., XXII, p. 109. -Jeanne!, 19U, nul .. Soc. St. Cluj, 1, p. 157, fig. 3. binotatus Putzcys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. {65; type : Toscane. Raymondi PandcllŽ, 1867, Mat. Faune !ran., p. i54,; type: Hy/)rcs. -Jeanne!, 1920, Trab. Cienc. nat .lladl'id, Zoo!. 4.1, p. 7. galloprovincialis Abeille, 1H7'6, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 8 (nom. nov. pour Raymondi Pand.). Var.: monts des Maures (Fagniez!); Hyres (Fagniez!); vallon de N.-D. des Anges, prs Gonfaron (Ste-Claire Deville). Alpes-Maritimes : Cannes, canal de la Siagne (Str.-Clairc Deville, Viturat, \Varnier); Nice, bords du Paillon (A. Grou velle!); Menton (A. Grou velle!). Je l'ai vu encore du PiŽmont : chartreuse du val Pcsio (A. Grouvelle 1), Huta (Dodcro !) ct de Toscane (Dodero !). H. CAILLOL (Cat. CoL Prov., 1, p. 73) le cite de nombrGuscs localitŽs de Provence. L'espce existerait peut-tre en Corse : bergerie de Cartalavona, audessus de Porto-Vecchio (Dieck, 1868); mais cette indication mŽriterait confirmation (STE-CLAIRE DEVILLE, Cat. Col. Corse, p. 2i ). Les exemplaires sorit entirement brun testacŽ et sc rapportent ˆ la description du T. Raymondi; ceux de Nice sont pregquc toujours de coloration foncŽe, sans taches. T. Fairnairei Žst une espce distincte du T_ subnotatus Dej. (JEANNEL, i92i, nul. Soc. St. Cluj, 1, p. 154., fig. 1 ˆ i2), et appartient au mme groupe que lui (l), 5. Trechus cantalicus Fauve!, i888, Rev. d'Entom., VII, p. 221; type : Le Lioran. -Barthe, Car. gallo-rhim., p. 370. -latebricola Fauve!, 1886, Rev. d'Entom., V (nec Kicsenwclter). Cantal : Le Lioran, dans les mousses humides (Fauve!!, Ph. Grouvelle!, PŽcoud! ). Espce tout ˆ fait isolŽe, certainement rclictc des faimes varisques, comme le 1'. amplicollis Fairm. (t) Le groupe duT. subnolatus renferme T. subnotatus Dej. (Eur. orient.), sa race de montagne cardioderus Pulz. el sa forme ailŽe subacuminatus Fleisch. (Greee), 'J'. Fainnairei Pand., 1. quadrimaculalus 1\tolscb. (Caucase), T. by:::;antinus Apf. (Constantinople), 7'. italicus Dan. el T. samnis J eann. (Abruzzes).

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i8! D RenŽ JUN!'{EL 6. Trechus quadristriatus Schr:mk, i78i, Enum. Ins. Austr p. type: Autl'iclw. -Bede!, Faune Col. nass. Seine I, p. Hi3 (pars). Ganglh:nuw, :1.892, Kaf. Millelcm., J p. 1!12 (p:u s). Barthe, Car gallo-rh‘.n., (1 :lli!1 i9:H, llull. Soc. nat. TouloitsP, XLIX, p. {71 (dwr. emend.). wnmwocPp/mlus Kolenati, Melet. Ent., I, p. 69; type : Caucase. Cltpilaltt.S Fomcroy, i785, Ent. paris.; type: France. {us‰pennis Stephons, 1830. Ill. llrit. Ent., J p. 69; typo :Nor! olle -/mmera/i  Q('sk:y a p. DPjenn, i837' Cal., a M.' p. r>6; type : Hongrie. minul-tts Fabl'icius, i792, Syst Eleuth., 1, p. :HO uigriceps Sturm, 181!6, C11tal., p. 203; type : France mllridion:lle piciventris Gr:1i'lls, i858, !\lem: Com. Mapa Geol. Esp., 1855, p. 39; type : Madrit.I. polit-us Faldrmann, 1837, Fa un. cnt. 'l'ransc:mc., 1, p. :1.00; type : Tr-.mscaucasic. tubens Clairvillc, 1806 Ent. Hel v II, p. 1!6; type : Suisse. t e mpeslivus Panzer, 1801, Faun Jns. Germ ., 73, p. 6; type : France. sytiacus Pulzeys, 1870, Slell. en.t. Ztg., p. 178; type : Beyrouth. Lmvct : Jeanne!, 1920, /lio peol XUI, p. 5:!2, fig. 13-17 Commun dans toute l'Europe templlrŽe, l'Afrique du Nord, los ”les mldil('rranŽenncs, le Cnucase, le Turkestan, l'Asie .i\lincure, la Perst, la Syrie et la Palestine J'ai dŽterminŽ, par examen de l'occagus, des exemplaires des localitŽs suivantes de }<'rance : Seine : Bictre!; Hautes-Bruyres! -Seine-et Oise : Rambouillet!. Indre-ct-Loire : Perrusson (MŽqnignon !) llautc-Alsacc : Fontcnclhd Isre : Grenoble (A Grou velle!). Loiret : Orlans (D Patay!). Haute Garonne : Toulouse!. Aude : Limouzis!; Saint-FerrŽol! Arige: Saint-Girons!.Hautes Alpes: Btianou (A Grou velle!). Alpcs-Maritims : Nice!; Saint-MartinV Žsubic (A Gt'ouvellc!) Vaucluse : mont Ventoux (Chobaut!); La Bonde (Fagnicz!).Corse (A. Grouvellc !). 7. Trechus obtusus ( 1 } Erichson, 1837 K i if. ˆfark Brandcnb I, (1) Au groupe tlu 7'. qnail1i.striatus apparliennenl encore les espces sui vantes qui possMcnt le mme type d oedcagus : 1: cutticttlorum 1\JŽqu., T. asttt1icus Jt:aoo. (Picos d e Europa), T. libammsis La llrl. (J.iban), T mOJilaiUIS lllot.srh. (SibŽrie), T. 1lir.!trous Rein. (l'urkestan c hinoi s ), 7'. m i cmngulus 1\eilt. (id.), 7'. picticornis Fleisch. cl T. v i ci nus Putr.. (Cau case), 1'. 11allitlulus Ganglb. ( AIJICS), T. Bantevillei P"and. (PyrŽn. cantahri 'lues), 7'. ru{ulus Dej. (Afrit(UC tlu Nord), T. tingitanus l'utz. (id ), 7 : mauritan i cus Jeann. (AlgŽrie) el les nombreux Tt echus des ”les Canaries et Madre : C'est avec les espces du groupe de T qttadti.dt'iatus IJUe Tre de l'AmŽrique dn Nord ( 7'. cltalybaeus Dej., T. micans Lee., T. Catolillae Schllff., 7'. ovi}Jelmi.s M.otsch. et T Pomonae FaU.) on Lie plus d'affinitŽs.

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Les Trechinae de Fmnce. 183 p. i22; type : Brandenburg. Schaum, 1858, Naturg. In s. Deutsch!., I, p. 641.Thomson, 1859, Skand. Col., 1, p. 2H.--:PandellŽ, l867, Mat Fnc fran., Il, p. 155. PUtzey!l, !870, Stett. ent. Ztg., p. 179. Jcanncl, !92!, Bull. Soc. flist. nat. Toulouse; XLIX, p. !71 (char. cmcnd.). -quadl'ist1iatus, var. obtusus Betlcl, Faune Žol. Bass. Seine, 1, p. 4.LGanglbauer, !89:!, K‰f. Miltcleur., 1, p. 192. -Barthe, Car. gallo-rhŽn., p. 364. -castanoptei'us Hcer, 1840, Faun: Col. Hclv : p. 120; type : Suisse. laevis Stephcns, 1832, I. Brit. Ent., V, p. 384; type : Angleterre. tl'istis Stcphens, i830. 11. Brit. EnL, I, p. 170; type :London. b. Subsp. Renati, nov.; type: lac de GuŽry. T. obtusus rŽpandu dans l'Europe centrale, dans l'Europe occi. dentale ot dans l'Afrique du Nord; il est surtout commun en Espagne ct dans le Midi de la France. Vers l'est il atteint la Roumanie ct la Finlande, dans le nord il remonte jusqu'aux iles Far-Ocr. On le trouve partout ˆ basse altitude, comme le 1'. quacllistriatus, mais il s'Žlve plus haut que ce deruicr dans les montagnes Tandis que les 1' quacllisllittttts ont toujours des ailes propres au vol, les T. obtusus sont en gŽnŽral brachyptres, parfois totalement aptres, mais aussi macroptres. La race Renati est une race de ll's petite taille, aptirc, localisŽe dans le Central; elle est souvent confondue dans les collections avec le T. rantalicus Fnuv. Les localitŽs suivantes de France m'ont fourni des T. obtusus, dŽterminŽs par examen de l'ocdcagus : a. Forma typica. VendŽe : La Roche-sur-Yon brachyptrcs (L. Renaudin !). Tarn : Castres, plusieurs cxr.mplaircs macroptrcs (Clermont!). PyrŽnŽes-Orientales : fort de Sorde, brachyplrcs (Jeannel); fort de Fontromcu, l.Jrachyptres (Jeanne!). Alpes-Mari times: s aint-Martin-VŽsubic, brachyptrcs (A. Grouvelle !) b. Subsp. Renati Jeann. -Puy-de-D™me: Alont Dore (Alluaud!); lac de GuŽry (Alluaud!).Cantal : L Lioran (PŽcond!). 8. Trechus cuniculorum MŽquignon, 192!, Bull. Soc. ent. Fr., p. 93; type : Saint-Jean-desllfonts (coll. Mi-quignon ct Jeannel). VendŽe : Saint Jean-des-Monts (A. lllŽquignon !), dans le sable de terriers de lapins obturŽs par des tou !Tes d' Eryngium. Gironde : Arcachon, un exemplaire pris au vol (Bodel, 9?). 9. Trechus Putzeysi ( 1 ) PandcllŽ, 1867, Mat. Faune fran., ll, (l) T. Put::.eys\ est une espce constituant un grouy.e S}lŽcial qui ne peut gure Lre rapprochŽ que du 7'. Perlyi.

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Dr T\cn JEANXEI .. p. U9; types: Alpcs-'Ainrilinws.Pnlzys, 1870, Slell eut. Zig., p. liiO. G:mglb:mcr, !8!12, KiiL T, p f!lii. ll:uthr, Cm. gnllo-rhŽn )l. :li!l. Alpts-:.\luriliml's : llt Turiui, raYin dt> 1: (SI-t:lnire Deville!); bataqllc.nwnts de Tnrini (Je:mtlC'I). Aus:;i en Italit ll:ms lu rt;gion ftonliilre : du V ni trl.ls commun (A. !.itouvelle!); San Sitphano-tl'Awtto (A. llt'o! ). Cclll' e:>)ltco Jocnlist:, . Elit )ll'l:scnlr. rn Ligmie IIIW t':tct gŽogtnphiCJnn distincte, sur le llisnrasc:n (suhsp. litJttl'iCIU JMnuel, {!121, ll!tl. Sot. St. Cluj, T, JI 16:i). iO. Trechus Pertyi { 1 ) Herr, 1837, 1\iif. Srlnniz. II, p .. typr. : Gemmi. !RU, Fnc Col. lkl r ., p. 122 Pnlzeys 1870, Slrtt. eut. Ztg., p. :17, pl. J. Ganglhaur.r 18!12, 1\iif. 1, p. 205. J. C\l K. llnnicl. i8!l8, Col. Stnd., TI, p 2 Ganglhaurr, 1903, H•enel' ent. Ztg., p. !16. Cette espce si tlpatulue surtout dans les Alpos Ile la Snisst> Jt n'ai Jlns vn d'oximplnire:> :mllwntiquemcnt pris tn Fr:mcr; mnis Cttlllllltl cc a ŽtŽ Ll'nHY( smIo versant italien du mnnl Blanc, il est bien probable qu'il scr:t rcncnnLt' nn jnm utzcys, i8i0, Slett. eJI t. Zig., p. iiii• Bartbc, C:n'. gallo(l) On groupe ;\ lorl sous le nom de Pe1 tyi Ioule une s\rie de Trl!cli!ls des Alpl'S oritmlalcs d riSfl'S Jlar J'armature du s;u: interne. JIIUS ftS espi!ces suivantes fllnl cncon! partie du groupe du r. Pui!Ji Hetr : T. ylacialb liP.cr, T. /lampti Ganglh., 'J'. lelluilimlwltls Dan. 1' dn1wlus Schaum, T J>inkeri Gnnglb., 7' con obrillu. Dan. disL ), T lm.Y11icus Gang( b., 1'. ft/alli: in ii Jeann r ll'agiWI'i Ganglb. Clwr. toutes CilS cspi!CCS le sac interne esl armŽ l'une
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Les T1echinae de France. i85 rhn., p. 368. _.: Jeanne!, 1!J2i, lJull. Soc. /list. riat. Toulouse, XLIX, p. 174,. PyrŽnŽes-Orientales. Montlouis, vers L500 m. (Jeanne!!); mont Canigou, au-dessus du Vernet (DclarouzŽc !, A. Grouvcllc'!). Espce alpine, paraissant localisŽe dans la hauto vallŽe de la Tt, entre L200 ct m. 12. Trechus latebricola KicscnwcHer, 1850, Stett. ent. Zlg., p. 218; type : Prats-de-Mollo. 1851, .hm. Soc. ent. Ft ., Jl. 387. Fairmairc ct Laboulbnc, 1854, Fnc cnt. fran., 1, p. 1lJ,!J. -Pandelle, 1867, Mat. Fnc fran., Il, p.-150.-=Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. 155. Fauvel, 1888, Rev. tl'Ento1n., VII, p. 22L DmtlJc, C11r. gallo-rhŽn., p. 372.Jeanne!, 192t, Bull. Soc. Rist. nat . Tou/ous, XLIX, p. 174. b. Subsp. pinguis Kicsenwctlcr, 1850, Stelt. ent. Ztg., p. 218; type : en v. du lac de Scculejo, au-dessus u lac d'Oo. l'airm. ct Lab., l. c., p. 150. PandcllŽ, l. c., p. 145. Putzcys, l. c., p. Jcannel, 1. c ., p. 172. c. Suhsp. arnnensis Jcann('l, 1!!21, Ru/1. Soc. Hi.t nat. Toulouse, XLIX, p. Hi!!; type: Lez (Žon. Jeanne!). a. Fol'llHI ty]Jica. : La Pr('sl e, sur le versant mŽridional du Canigo! (Hustachc !)< Ariilgc : roi de Puymaurens, au-dessus de I'Hospitalct, 1.931 m. (A. GJomcllc !) ; environs d'AX.:lc.s'-Thcrrurs (A. Grou velle!). b. Subsp. pin g nis Kicsw. Hautc-Gnrnnnc: environs de Bagnresde-Luchon (A. Grou velin! ) ; lac de Seculcjo, au-dessus du lac d'Oo (Kiescnwcttcr), c. Subsp. aranetuis Jeann Espagne, val d'Aran : environs de Ll'z {lrrc Hilaire!), un St-'Ul exemplaire ll'UVŽ dans des dŽtritus d'inondation. La race amnensis n'est ('ocore connue que de la partie espagnole du val d'Aran; .elle sc re trou Yera certaiucmenl en Franco. '1' lalebricola est surtout suu-alpin, mais il sc trouve llarlois aussi dans les rŽgions alpines ( 1 ). 13. Trechus Abeillei Pandcllo, 1872, :1p. Abeille, ƒt. Col. cavei'n., p. 13; type : pic de Bcnlaillou...hm. Soc. ent. l.
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i86 D HcnŽ JEANl'L. JI. :18. Bnrthc, Car. gallo-rhŽn., p. 367. JcannC'I, i921, Bull. Soc. /list. 1wt. 'J'ou.louse, XLIX, p. i7a. Ar-iigc : pic de Benlaillou, i.590 m., au-dessus de Castillon (Abeille, Bonvouloir), il la limite dar'o 'tlles p:u la structure dt! la base de l'Ž.lytro ct ses caraclircs chŽloluxiques. Hl. Trechus Kiesenwetteri Punl'llŽ, Hl67, l\Jal. Fnc fraw;., H, p. !'0; type : MarOJ'Ž { coll. J<'annd). PulZllYS, 1H70, Strtl ent Zig., p. Jl'annel, Hl21, Bull. Soc. llisl. nnt. Toulouse, XLIX, p i73. 111ttlalttS lledcl, i876, Altlt. Soc. ent. /?r ., IJull., p fU Barthe, Car gallo-thn., p. 3(ia Basscs-PyrLnŽcs : m on r Perd u, massif tlu M:ll'borl, audC'ssus d e Gavarnie, il la limite des neiges (PandellŽ !).

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Les Trechinae de France. i87 i6. Trechus bigerricus Jeanne!, Hl2i, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p. :1.73; type : pic du Midi de Bigorre (coll. Jeanne!). PyrŽnŽes: pic du 1\lidi de Bigorre, vers 2.500 m. (Hustachc !) un m‰le, juillet i9U. i7. Trechus Grenieri PandcllŽ, :1.867, Mat. Fne fran., Il, p. :1.47; type : Gazost (coll. Jeanne!). -'Puizcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. :145. -Jeanncl, i92:1, Bull. Soc. /list. nat. Toulouse, XLlX, p. :1.77. Hautes-PyrŽnŽes : env, de Gazost (PandellŽ !) vers :1..200 m. d'ali. trs rare (1 ). i8. Tre.chus Bepmalei Jeanne!, i921, Bull. Sbc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 176; type: val d'Espingo (coll. Jeanncl). Haute-Garonne : val d'Espingo, au-dessus du lac d'Oo, i.800 m., un seul m‰le (J. Bcpmale !). i9. Trechus BrŸcki Fairmaire i862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 548; type :Eaux-Bonnes. PandellŽ, :1.867, Mat. Fne fran., IJ, p. i6!l. Putzcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. 28. -Jeanne!, i92:l, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p. i 77. politus Fairmairc, i86i, 1lnn. Soc. ent. Fr., p. 578; type : Eaux-Bonnes (nec poli tus BrullŽ, !842).]Jlaniuscnlus Fairmairr, :1.861, ,\nn. Soc. ent. Fr., p. 578; typo : Eaux-Bonnes (nee planiusculus Costa, :1.858). oblongus Schaum, i862, Catal. Col. Europ., Žd. IJ, Suppl., p. H!l; type: Pyr. occ. Basses-PyrŽnŽes : Eaux:.nonnes (Bruck); pic MontagnoŸ, la valli.e d'Ossau (Mascaraux !). Ilautcs-PyrŽnŽes (PandellŽ !). Alpin, entre 2:000 ct 2.400 m., antonr dr.s plaques de nr.igc, juin ct juillet. 20. Trechus Bonvouloiri PandellŽ, :I.SŸ7, Mal. Fnc frnn., IJ, p. !48; type : pic de 1\lonlaigu (coll. Jcannel). Putzcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. i52. Jcnnnel, i92:1, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p. :178. Bnrthc, Car. gallo-rhŽn., p. 387. Hnutes-PyrŽnŽes : pic de Montaigu, au nord-ouest du pic du Midi do Bigorre (PandellŽ !) ; val c Gazost, flanc nord du pic de .Montaigu {PandellŽ!). Entre :1..500 ct 2.000 m. sous les pierres, prs des ruisseaux, de juin ˆ_octobrc {d'aprs PandcllŽ). (1) Un nec/ms de ce groupe a ŽtŽ recueilli par 1\. DEsPAX dans les environs de Sainl-llŽat (Haule-Garonne). Voir ˆ ce sujet l'Appendice, ˆ la suite de la deuxime partie de ce lravnil.

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188 D RenŽ JEANNEL. On ne conna”t gure de cette espce que les exemplaires autrefois rŽpandus dans les collections par PandcllŽ 21. Trechus Bordei, i90!J, Bull. Soc. ent. lau er i8!J2, Ka!. ;\litteleur., 1, p. i95 BarthC', Car. gallo-rhŽn., p. 374. ll -Alpcs :-1\laurin, Saint-Paul (Hustachc !), nombreux exemplaires. Aussi dans les Alpes du PiŽmont :mont Viso (Ganglbaucr!) 24. Trechus distigma Kicscnwctter i85i, .4nn. Soc. ent. Fr., p. 388; type : lac d e Gaub. ct La boulbne, 18 54, J?nc e nt. !ran., I, p. H”O. Pand c llŽ, :l867, Mat Fnc fran ., II, p. i50. Putzcys, 1.870 Slett. r.nt. Ztg ., p. 43. B ; 1rlhe, Car. gallorbŽn., p. 37LJeanne! 1908, Biospeol. V, p 27:1.; I!J09, Riospeol. X, p. 473; 1.921, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p i74. Larva : Jeanne!, 1.920 Biospeol. XLII, p 5i!J ct 525, fig. 26-30. Hautes-PyrŽnŽes : Cauterets (A. Grou ve ll e!, C. Bolivar!); lac de Gaubc (A Grou velle!); Eaux-Bonnes (Huslachc !) ; Gavarnie (Cierrpont! Galiberl!). -Basses -Pyr Ž nŽ es : feuilles mortes ˆ l'C'nlr Že des grott es :g rotte de Malarodc, ˆ Arudy!; grotte d Ist:wrdy !, grotte de Lecenoby l, grotte Compagnaga lccia !, grotte Aichkiuneco lecia !, dans les Arbailles; groue. d'Astu te!, au-dessus de Saint-Jean-Pied-de-Port.

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Les T1echinae de France. i89 Espce subnlpine dont l'aire de distribution s'Žtend en Espagne, dans la cha”ne Cantobrique : pc fla Aratz, en Guipuzcoa (C. Bolivar!) ct Hcinosa (colL Sharp !, Bril. l\lus.). Une ruee distincte, encore inŽdite, de cette espce habite la sierra Nevada, dans le sud de l'Espagne. 25. Trechus latus Putzcys, i81a,7, Stett. ent. Ztg., p. 3i0; type : Austria . PandcllŽ, i867, Mot. Fnc !rnn., II, p. i!a,8. -'-Putzcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. la,8. Ganglbouer, 18!l2, Mittcleur., 1, p. i903, Wienel' ent. Ztg., p. :1.:1.5. Subsp. Gl'ouvellei Jconncl, i9i3, Bull. Soc. ent. Fr., p. la,70; type : sources du BorrŽon.Barthe, Car. gullo-rhin., p. !!73. Subsp. G1ouvel/ei Jeann. -Alpes-Maritimes: lac de Tres Colpas, aux sources du BorrŽon, au-dessus de Saint-:Mnrtin-Vtsnbic, 2.200m. (Buchct!). Le 1'. Grouvel/ei ne diiTrc du T. /atus que par de lŽgres diiTŽrenccs de lorme des angles postŽrieurs du pronotum et des stries des Žlytres; de plus l'ocdc:tgus est absolument identique chez ces deux T1eclms ct est d'ailleurs d'n type trs particulier : le soc interne porte une longue pice en forme d'S cl une large pice quod_rilatrc placŽe de chomp, nvcc en outre une rangŽe de dents ct un organe v(siculcux hŽmisphŽrique dans le cul-de-sac. Ln seule cspcr1 connue possŽdant un sne interne d'un type analogue est le T. gmndis Ganglb. des Alpes de Styrie. Comme on le voit, la distrihntion du T. latus prŽsente une discontinuitŽ rcmarquablŽ, puisque la lorme typique abonde dans les forts des Curpnthcs ct des monts de Bihar, alors que la race Grouve/lei n'est connue que de l'extrŽmitŽ occidentale des Alpes. Il est clair que l'espce T. latus, a peuplŽ autrefois, au Miocne, toute l'Žtendue de la chaine primitive, Alpes et Carpathcs, avant son clfondrcmcnt dans le bassin pnnnoniquc. A prs la sŽparation en deux tronons de son aire primitive, l'espce a donc survŽcu florissante dans les massi!s cnrpathiques, mais elle a ŽtŽ dŽtruite dans Jll'csque toute la chaine des Alpes, probablement par les extensions gl:tciaircs; le T. Grouvellei ct probablement aussi le T. grandis, en sont les seuls survivants, Žtroitement localisŽs dans des massifs de refuge. 26. Trechus amplicollis Fairmairc, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. i49; type: Puy-de-D™me. PnndcllŽ, i867, Mat. Fnc !ran.,

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i90 D RenŽ JEANNEL II, p. i5i. Pulzcys, i870, Stell. cnt Ztg., p i63. G:mglb:mcr, i892, Kiif. !llillclcur., I, p. i93. DarLhc, C:1r gnllo-rhŽn., p. :J69.scztlptus Sch:mm, :1.860, NuL. Ins. DcuLschl., p. 6:.17; Lypc: Riesengebirge. HauLeVienne : Saint-Sulpicc-Laurire (lledel !) ; Limoges, bords des caux (L Bleu sc!). -Creuse: GuŽret, Žtang de !:1 Courlille (Alluaud !). Puy-dc-Dmc : Mont-Dore, pierres enfoncŽes autour des flaqu e s do neige (Vuillchoy); cas c ade de Qucurcilh, nu i\Iont Dorc (Fau v e!); La DourhOulc Cnntal : LC Lioran, Plomb du CanL:1l; sous lr.s pierres, prs de la neige (BruytmL). Allier : NŽr is (Hcy, Leste FauYcl) Espce :i caraelres arehn•qucs cl dont la distrilmLion actuelle indique une grande anciennetŽ; on la trouve en eifel ˆ l'Žtal de rcliclc sur les restes des anciens massifs va1isques exondŽs depuis le Secondairc { 1 ). 27. Trechus rubens Fabricius, i801, Syst. Eleulh J, p. :187. BmllŽ, i834,, Hist nat. ln s., V Il. i 76, pl. VII, fig. 5 Schaum, i860, Nat. Jns. Deutsch!., 1, p. 638 S c hiodLc, i84J, Gcn Sp. Danru. Elcuth., I, p. 327. Pandrlh\, :1867, 1\lat. Fn c fran JT, p Hi2. Putwys, i870, Stcll. eut Ztg., p. i6. Scidlitz, i89:1., balt., 2 Žd p. 61. Ganglbaucr, i892, Kiil. l\lil_Lclcur., J p. 192. ]Jalutlosl M Gyllenhall, {870, lns. Sn rc ., n, p. 3i; Lypc : Sude. Sturm, DentschL lns., VI, p 89, pl. i51, fig. d D. -D c jcan, i83l, Spcc. V p. 8; leon IV, pl. 203, fig. i. Fairmairc el Laboulbnc, i8Ÿ4 Fnc eut. rr:m., 1, p. {4,8. Thomson, i859, Skand Col., J, p. 210 ]Jnlpali  Duftschmidt, i8i2, Austr., II, p. i83; type : Liuz. Sturm, i825, Deutsch!. Ins YI, p. 98 pl. i53, fig. a A; t y pe : Alsac e var. B. Schonhcrr, :1806, Synoo. Ins., J p. 320. 11llll giDalla Torrc i889, Dcutscllc Ml. p. 204. Aisne {frre Apoll.-i\larie).Marne : Reims (teste Barthe). -Sa™ne(1) Une forme de 7'. amplicollis est connue ˆ l'Žlat fossile du Pliocne supŽrienr du comlŽ de Dnrham (nord de I'Anglclcrre) : 7'. amplicolli.t pmeglacialis Lesnc (Bull. Hu t. 1/Ÿt. nat., Paris, 1920, p. 388, lig.). Cela semblerait indique qu'au Pliocne 7' UlniJlicoltis av a it ŽtŽ plus largement rŽpaiulu vers le Nord l[u ˆ l' Ž pO!JUC actuelle Jllais les diR‘rcnccs dan s la r orme des stl'ies qui existent entre tc 7'. praeglacialis et les T. amplicollis actuels me font penser plut™t lfUC lous deux sont de vieilles espces isolŽes depuis le Secondaire, la premire sur les anciens massirs calŽdonien s la seconde snr les massifs hercyniens ou varisltucs. T. praegla c ialis s'est ŽleinL pendant le Glar.iaire el T. amplicollis subsiste encore de nos jours dans certains asiles.

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Les Trechinae de France 191 ct-Loire : Tournus (Lnfay), lll‰con (GuŽrin). Meurtheet-Moselle : Longuyon (frre Ap o ll .Marie). Vosges : Remiremont (B
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i92 D RenŽ JEANNE!, Le. T1echinae de Fmnce. Pour plus de dŽtails SUl' cette esp, voir n. JEANNEr., ƒlude sur le Trcclm  {ttlvus Dej. (1'm!J. Mus. nac. Ci cru;. nat .llmlritl, Zool. p. 1-24, 2.:1 fig.). Ln fotmc typique seule sc llouvc en Frunce. 29. Trechus Delhermi Saulcy, i880, Bull. Soc. Et. Sc. Gi1ondr, p GO; type : grotte du Houinct. PcyerimholT, i909, Rull. Soc. ent. F1., p 208. Jcannel, i921, Bull. Soc. /list. nat. Toulouse, XLIX, p. i79. -llarthc, Car. gallo-rhŽn., p: 389 aveyronensis Fauve], 1882, Rev. d'En tom., I, p. 70; type : !lodez. b. Subsp. Vay1emi Saulcy, i90G, IJull. Soc. ent. F1., p. i88; type: Lectoure inondations dtt Gers. Saintc-Claitc-Dcvillc, L':lbeille, XXX p 21H Barthe, Car. gallo rhŽn., p. 390.Jeanne!, i92:l, Rull. Soc. l/isl. 11at Toulouse, XLIX, p. iM a. Fonna typicn. -Lot : grotte du llobinrt, ˆ Martillnc-dn-Lot (P1'yerimhoiT, Jeanne]). A\cyt on : Hollez ( 1 ), un m‰le sous une pirrrc enfoncŽe (de Mathan, in coll. Fauvcl) c. Subsp. Dayremi Saulcy. Inondations du Gers, ˆ Lectoure (Day rem!); inondations de la Garonne, ˆ Bordeaux. (Gil'atHl ). Les cxcmplnircs ptis par M. GmAuo d:ms les inondations de la G:1ronnc ˆ Bordenux sont absolument identiques ˆ ceux pris par M. DAYHF.lll ˆ Lectolll'e. T lJelhcrmi, s lato, pnr3it jalonner l es nncicns rivnge s du golfe miocime. qui assez av:mt !l:ms le bnssin de la Gmonne. Il descend vraisemblablement d une souche contemporaine tPnlent dispnrn de la faune lucicolc actuelle et nous ne connaissons In lignŽe que par quelques colonies enogŽcs ct troglobies inŽgalement ŽvoluŽes. (1) Rodez el la grolle du Robinet, ˆ Marcillac-du-Lot, ne sont gure disl;mts que d'une soixantaine de ldlomlres, ˆ vol d'oiseau. fYI OGhAl'UIE flnlllNlliDOT ET c 1 ,



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LUCRARILE INSTITUTULUI DE SPEOIJOGIE DIN CLUJ TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE DE OLUJ 'T'OMUL 1. (NRE 1-25) 1920-1924: CLUJ DITION DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE STRADA MlKO, No 5, CL U 1 (R 0 U flf A N l ) (Prix) 30 lei aur (francs or) 1926.

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LUCRRILE INSTITUTULUI DE SPEOLOGIE DIN CLUJ TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE DE CLUJ.

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... LUORARILE INSTI'rurrULUI DE SPEOLOGIE DIN OLUJ T RA V AU X DE 1'1 N S T 1 rUT DE S P 0 L 0 G 1 E DE CLUJ 'rOMUL 1. (NRE 1 -25) 1920-1924 CLUJ DITION DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE STRADA MIKO, No 5, C LU J (R 0 U M A N 1 E) Pre\ul (Prix) 30 lei aur (Cranes or) 1926.

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Table des Mati res d u t o rn e 1 (553 pages, 229 figures) Numro 1. E. G. RAcovJTZA.L'Institut de Spologie de Cluj et considrations gnrales sur l'importance, le rle at l'organisation des Instituts de recherches scientifiques (Premier rapport de la Direction Priode 1920-1924 (50 p.+Annexes: A, 1 p.; B, 10 p.). Numro 2. INSTITUTUL DE SPEOLOGJE. Legea de tnfiinta,re promulgaUl. la 26 Aprilie 1920. Contractul din 18 Decembrie 1919 Memoriul din 14 Decembrie 1919. (20 p.). Numro 8, E. G. RAcoviTZA. Montage, conservation et classement des prpara tions microscopiques (Arch. de Zool. exp., Paris, t. 59, Notes ot Revus, No. 3 p 78-89, 1 fig.-Paru le 25 Aot 1920). Numro 4. R. JRANNEL. -Notes sur les Trecbini (Coloptres, Carabidae) (Bull. Soc. Sciences Glu.j, t. I, fasc. 1, p. 154-170, 25 fig. -Piuu le 31 Dcembre 1921). Num r o o. R. JRANNEL. Megalobytbus Goliath, Pslapbide cavernicole nouveau monts Bibar (Bull Soc Sciences Gluj, t I, p. 232 -237, 10 fig. Paru le 11 Mai 1922). Numro 6 R. JRANNEL.' -Deux Choleva nouveaux de France (Bull. Soc. entomolo giqus de Franc6, Ann. 19221 p. 24-27.-Paru le 22 Fvrier 1922).

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II TABLE DES MA11RES Numro 7. R JEANNEL. -Sur. les Choleva des les Britaniques (Bull. Soc. entomologique de France, Paris, Ann. 1922, No. 4, p. 49-50. -Paru le 21 Mars 1922). Numro 8. R. JEANNEL.Les Trechus de l'Afrique du Nord et des les Atlantides (Bull. Soc. Sciences nat. Maroc, Rabat, t. II, p. 15-30. -Paru le 1 Mars 1922). Numtlro 9. R. JEANNEL. Les Trechinae de France. Premire partie (Ann. Soc. en tomologique de France, Paris, t. 90, p. 161-192. -Paru le 22 Mars 1922). Numro 10. R : JEANNEL. -Les Trechinae de France. Deuxime partie (Ann. Soc. entomologique de France, Paris, t . 90, p. 295-3'45. -Paru le 26 Juillet 1922). Numro 11. R. JEANNEL. Deux Staphylimdes endogs aveugles des monts Bihar (Bull. Soc Sciences Clu.j, t. 1, p. 337-347, 14 fig. -Paru le 29 Septembre 1922). Numro 12. E. G. RAcoviTZA. Description de trois Asellus (Isopodes) cavernicoles nouveaux (Note prliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. 1, p. 401-410, 9 fig. -Paru le 6 Novembre 1922). Numro 13. R. JEANNEL. Etude prliminaire des Coloptres aveugles du Bihar (Bull. Soc. Sciences Cluj, t. 1, p. 411-472, 56 fig. -Paru le 16 Dcembre 1922). Numro 14. E. G. RACOVITZA. Notes sur les Isopodes: 10.-Orientatio.ri de l'Iso pode et essais de nomenclature pratique des bords et faces de son corps et de ses appendices. 11.-Morphologie et phylognie des p riopodes et de leurs phanres (Arch. de Z?ol. exp., Paris, t. 61, Notes et Revue, No. 4, p. 75-122, fig. 1q5..,..151. -le 12 Janvier 1923).

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TABLE DES MATlREB III Numro 1o. R. JEANNEL. Les Choleva de l'Italie (Coleopt. Silphidae) (Boll. Soc. entomologica ltaliana, Genova, Ann. 55, No. 3, p. 34-42.-Paru le 16 Mars 1923). Numro 16. P. A. CHAPPUis. Nouveaux Coppodes cavernicoles des genres Cyclops et Canthocamptus. (Note prliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, t 1, p .. 564.-590, 20 fig. Paru le 31 Mars 1923). Numro 17. R. JEANNEL. Un nouveau Drimeotus endog des monts Bihar. (Bull. Soc. SciencBS Cluj, t. 1, p. 604-605.-Paru le 11 avril 1923). Numro 18. R. JEANNEL. Un Silphide (Col.) cavernicole nouveau du Jura Bernois. (Bull. Soc. entomologique de France, Paris,, Ann. 1922, No. 15, p. 202-204, 2 fig. -Paru le 21 Novembre 1922). Numro 19. R. JEANNEL Un nouveau Bathysciola des Pyrnes-orientales (Col. Silphidae). (Bull. Soc. entomologique de France, Paris, Ann. 1923, No. 7, p. 104-106. -.Paru le 11 Mai 1923). Numro 20. R. JEANNEL. Descriptions prliminaires d'Anophthalmes nouveaux de Serbie (Coleopterli Carabidae). (Bull. Soc._ Sciences Cluj, T. II, 2e partie, p. 1-12, 9 fig. -Paru le 6 Octobre 1923}. Numro 21. R. JEANNEL. Les Trechinae (Coleoptera Carabidae), de la Rgion Orientale. (Ann. and Magaz_ of Nat. Rist., London, Ser. 9, Vol. 12, p. 393-435, 18 fig. -Paru en Octobre 1923). Numro 22. P. A. CHAPPUJs. -Sur la validit spcifique de deux Harpacticides. (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. Il, 2e partie, p. 17-20. -Paru le 30 Dcembre 1923). Numro 28. P. A. CHAPPms. Description de deux Harpacticides nouveaux de Transylvanie (Note prliminaire) (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. II, 2e partie, p. 23-26, 4 fig. -Paru le 30 Dcembre 1923).

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IV TABLE DES MATIRES Numro 24. P A. CHAPPUIS. Descriptions prliminaires de Coppodes nouveaux de Serbie. (Bull. Soc. Sciences Cluj, T. II, 2e partie, 27-45, 44 fig. -Paru le 10 Janvier 1924). Numro 25. R. JEANNEL. -Sur le mcanisme de l'isolement gnital chez les Ca vernicoles. (C. R. Soc. Biologie, Paris, T. 90, p. 533-534. -Paru le 1 Mars 1924). Index. R. JEANNEL. -Index des espces dcrites (8 pages).

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AVANT-PROPOS. Bibliothques et Institutions scientifiques subissent une crise progressi vement accentue; leurs maigres "ressources n'arrivent plus faire face l'augmentation continue des prix et du nombre des publications. La documen tation bibliographique indispensable aux recherches, devient de plus en plus difficile. La hausse des prix est un dsastre pour les pays monnaie dprcie; elle est moins pnible ceux qui JOUissent d'un change normal. Mais tout le monde subit peu prs galement les inconvnients financiers qui rsul tent de la pullulation croissante des revues scientifiques. Cette augmentation numrique tient deux causes .A. -Une cause fatale, disons ,lgitime et ,fortune": l'augmenta tion progressive des laboratoires, des savants, des besoins du progrs de nos connaissances, des ncessits de la spcialisation scientifique et du perfection nement des mthodes de Les priodiques nouveaux qui sont la consquence "naturelle" de cette cause, rpondent donc un besoin rel et sont assurs d'avoir la collaboration abondante et choisie, et la vente suffisante, qui seules font les publications durables; B. -Une cause vitable, disons ,illgitime" et ,infortune" : la gloriole un peu purile d'tre ,Directeur de revue", mme si la publication nouvelle ne rpond aucune ncessit, ne peut compter sur un nombre suffi sant de collaborateurs, ne peut esprer assurer sa vente, et par consquent sa diffusion, et se rduit de maigres brochures dans lesquelles quelques faits intressants se perdent dans un fatras de texte ,tir--la-ligne". Les priodiques de la seconde catgorie sont nuisibles au progrs de la Science. D'une dure phmre, ils font le dsespoir des bibliothc.aires et des bibliographes, tenus tre "complets". N'ayant pas de collaboration assure, ils incitent leurs rdacteurs "tirer--la-ligne" et leurs directeurs ramasser n'importe quel ,rat" pour faire du ,remplissage". Et que dire du gaspillage de fonds qui pourraient tre utilement employs ailleurs Une revue de science pure ne peut compter sur une clientle nombreuse d'abonns et ses frais de fabrication sont trs considrables ; elle demande donc de trs gros sacrifices matriels, bien rarement amortis 1 Les reproches qu'on vient de lire ne peuvent tre adresss aux deux publications qui paraissent sous les auspices de l'Institut de Spologie de Cluj, c'est--dire : Blospeologlca qui en est son cinquante-deuxime fascicule. Travaux de l'Institut de Spologle de Clnj qui dbutent par le pr sent volume. Si ces deux priodiques ne rentrent pas compltement dans la catgorie premire A, ils font partie d'une troisime catgorie qui a son utilit, tout en ne prsentant aucun ries inconvnients de la catgorie seconde B. En effet, BIOSPEOLOGICA, ne contient que des mmoires dfinitifs, sujets spologiques, publis d'abord dans les Archives de Zoologie expri mentale. Les 'fRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPOLOGJE rassemblent,par volume, toutes les notes prliminaires et les mmoires caractre non strictement

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A VANT-PROPS speologique, que publient le personnel, les lves et les de cet Institut. Toul ce rrui dans ces Travaux" p.ossde _,un intrt scientifique gn ral, a t publi d'abord dans des 1'evues grande diffusion. Notre publication ne contient donc que des tirages-part", runis pa1 volume el pourvus d'une ,Table des matires" et d'un ,Index'' dtaill farilitant la recherche des renseignements. Les seules parties indites sont les rapports de la Direction, les actes intressant l'Institut, ou des notes porte scientifique res treinte qui pourront sans inconvnient manquer dans le rpertoire de la J?roduction scientifique universelle. Cette troisime catgorie (C) de publications priodiques prsente une utiliL pratique sur laquelle il me semble inutile d'insister; groupant les tra vaux par Inslilulions scientifiques, donc par spcialits plus ou moins restrein tes, elle facilite singulirement aux spcialistes, comme aux bibliothques, l'acquisition de ,l'outillage" bibliographique indispensable aux recherches. Les priodiques, dont il est question, sont de vritables "Collections de travail", des Handappa1ale", comme disent .les Allemands. Leur cote environ dix fois moins cher que celle des revues quivalentes C0;1lenu indit; elle est donc la porte des ressources toujours mo tlesles des institutions scientifiques. Elle. n'empche mme pas la manifestation, aussi complte rru'on peut le souhaite!', de )'amour-propre des dirigeants; la couverture et le faux-titre n'offrent-ils pas leur su.rface esclave et rsigne pour immortaliser les noms et prn'oms direloriaux, ar.compagns des titres el qualits ainsi que de l'numration des acadmies, socits et cnacles dorll les .dits peuvent se prvalait el des dcorations dont ils ont le droit de J,restigieusement se parer Je ne puis trouver, aprs mre rflexion et de quelque ct qu'on lt!s envisage, aucun inconvnient qui pourrait amoindrir l'ensemble des avantages de ces sortes de publications. Il me semble donc qu'il faut les encourager, les soutenir et les ger et cela, non seulement pour leurs verlus propres, mais aussi parce quil est permis d'esprer que leur adoption gnralise amnera, sinon la dispari tion complte, du moins une forte diminution, des priodiques de la seconde catgorie (B) qui sont la grande calamit des bibliographies et des bibliothques. Ce premier volume des ,TRAVAUX DE L'INSTITUT DE SPOLOGIE" dbute par un rapport indit sur la cration et l'organisation de cette Institution, .rapport dans lequel le directeur traite galement, d'un point de vue gnral, la question si actuelle des ,Instituts de Recherche" el de leur organisa1ion ; sont aussi exposs, l'origine et le programme de l'entreprise scientifique; qui sous le nom de ,Biospeologica" se propose de mettre les bases d'une ,Histoire naturelle du domaine souterrain". On trouvera ensuite la ,Loi de cration de .l'Institut de Spologie" avec ses documents annexes. Suivent vingt-tr9is travaux purement scientifiques, ayant pour sujet les Coppodes, les Isopodes (spcialement les Asellides) el les Coloptres (spcia lement les Bathysciins et les Trechins) La matire devant constituer un second volume est presque entirement rassemble, de sorte que son apparition est prvoir pour 1927. Glu}, janvier 1926. E. G. RACDVITZA

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1 1 E. G. RACOVITZA L'INSTITUT DE SPOLOGIE DE CLUJ ET CONSIDRATIONS GNRALE SUR L'I MPORTANCE, LE ROtE ET L'ORGANISATION DES INSTITUTS DE SCIENTIFIQUES. (Premier rapport de la Direction Priode 1920 1924). Trav, Inst. Spo\. -T, 1. N. 1.

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TRAVAUX' DE L'INSTITU DE SPOLOGIE DE CLU J Tome 1 (1920-1924) Numro 1 ======================= L'INSTITUT DE SPOLOGIE DE CLUJ ET gnrales sur l'importance, le rle et l'organisation des INSTITUTS DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES. (PREMIER RAPPORT Dl: LA DIRECTION -PRIODE 1920 A 1924) PAR E. G. R.acovitza TABLE DES MATIRES Pag. I, Avant-propos historique. t l', -Considrations gnrales sur l'importance, le rle et l'organisation des Instituts de recherches scientifiques. 1 2 Ill. Caractres gnraux des Instituts de recherche . 20 IV. Organisatipn administrative des instituts de recherche. 27 V. L'Institut de Spologie de Cluj. 40 Vl. Biospeologica. Ides directrices, programme, tat de la publica1ion. 42 Annexe A. Loi du 26 avril t 920 dcidant la cration d'un Institut de Spologie l'Universit de Cluj. B. -Biospeologica; objet de cette publication, collaborateu rs, fascicules parus. Prospectus. C. Travaux de l'Institut de Spologie de Cluj, Tome 1 (nos t 25) t 920 1924. Avant-propos et table des matires, J. -Avant-provos historiqu('. Il existe depuis 1920, l'Universit de Cluj, un Institut de re cherche consacr l'Histoire naturelle, qui porte le nom d'Institut de Spologie. Pourquoi a-t-il ce caractre? Pourquoi porte-t-il ce nom? .. Voil des questions auxquelles il me semble opportun de rpondre dans ce rapport, qui est le premier, avant de dcrire l'organisation de l'Institut et qe rendre compte de tctivit. Il rn a que

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8. G. ll:l COVITZA meilleure manire de m'acquitter de cette tche, est de narrer simple ment comment les choses se sont pasc;;es, de faire pour ainsi dire ,l'historique" de cette cration scientifique, tout en concdant qu'au stade dans lequel elle se trouve, le procd peut paratre prtentieux ; si les peuples heureux n'ont pas d'histoire, les institutions scientifiques in compltement organises sont, pour des raisons bieTl diffrentes, dans le mme cas. Je n'insiste pas sur les vnemnts qui en 1919 dlivrrent la Transylvanie de la millnaire domination trangre. Il me suffit de constater qu'en Mai de cette mme anne, le comit rvolutionnaire transylvain, dnomm ,Consiliul Dirigent", prit possession ,pacifique ment" de l'Universit. J'insiste sur le mot pacifiquement", parce qu'il reprsente la ralit des faits et surtout l'tat d'esprit des membres de ce Conseil dirigeant. En effet, et c'est son honneur, le Conseil proposa au personnel universitaire hongrois de conserver fonctions, prrogatives et situations, sous la condition lgitime, logique et indispensable de prter serment d'allgeance au nouveau rgime. Tous les professeurs, et presque lout le pesonnel scientifique in frieur, refusrent ce serment et par consquent manifestrent nette ment et hautement leur refus de continuer leurs services aux posses seurs lgitimes de la Transylvanie. Que de cette constatation des faits qui se sont passs en Mai 1919, il ne puisse en dcouler ni blme, ni mme reproche, envers le personnel didactique de l'ancieime Universit hongroise, co;'la va de soit, mais que ces vnements aient pu servir de prtexte calomnie envers le gouvernement rvolutionnaire d'alors, cela st rellement rvoltant ; il est peu d exemples, en ralit, de sem blable gnerosit vis--vis de durs oppresseurs que celle montre cette occasion par les hommes d'action transylvains qui assumrent, cette poque, la lourde et prilleuse charge de rorganiser leur pays dlivr. Le Conseil dirigeant prit donc, en Mai 1919, possession d'une gr!l.nde Universit, compltement dpourvue de personnel enseignant ; situation extrmement embarrassante, car une Universit, en principe, ne semble pas pouvoir s'improviser. Et pourtant elle s'improvisa dans d'excellentes conditions, grce l'esprit ,rvolutionnaire" (t), et tout rl'action, qui animait les hommes du Conseil dirigeant. (1) J'oppose cet esprit l'esprit bureaucratique. On est en dro;t de se fliciter JUe les choses ce soient passes ainsi. Si .l'organisation" de l'Universit de Cluj ;1vait t confie it M. Lebureau, il est probable que cette institutjol} ne fqnctionnerait pas encore au moment o J'cris ces

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 3 Un commissaire pleins pouvoirs fut nomm, M. Sextil Puscariu, professeur l'Universit de Cernautzi et une commissio!l, choisie parmi les savants roumains les plus qualifis, fut constitue pour recruter le personnel universitaire. Naturellement la commission s'adressa d'abord aux Universils de Jassy et de Bucarest, et obtint ainsi le concours de quelques professeurs titulaires, mais surtout celui d'agrgs et de matres de confrences. Elle complta ce personnel par quelques spcialistes connus, ne faisant pas partie du corps enseignant, et par quelques jeunes savants franais. Mais la commission s'adressa aussi aux hommes de science rou mains tablis l'tranger. C'est ce dernier titre que M. Puscariu m offrit, au nom de la Commission, la chaire de Zoologie et la Direction de l'Institut Zoolo gique dans une lettre date du 27 .Juin 1919, dont voici (Jiielques passages: ,A la suite du refus des professeurs hongrois de dposer le serment d'allgeance le Conseil dirigeant de Sibiu a pris possession de e Cluj, comprenant tous ses difices, ses biLliothques, ses laboratoires et ses cliniques, la plupart trs bien organiss, et il a dcid d'ouvrir Cluj, avec l'anne scolaire l!Jl9-1920, J'Universit roumaine de Trans ylvanic. ,Nous nous rendons tous compte que la ,roumanisation" d'une Universit n'est pas facile dans les circonstances actuelles, surtout lorsque cette Universit, quoiqu'elle n'ait pas eu un grand renom, avait nanmoins une belle tradition et comptait parmi ses professeurs '!uelrrues savants d'incontes table valEur. ,Notre dsir est de crer Cluj, non seulement un foyer de science et de culture nationale, mais de faire valoir ds le dbut, la nouvelle Universit roumaine, l'aide de quelques-uns de nos plus mritants savants, connus aussi l'tranger comme des piliers de la Science. Vous comprendrez donc, honor collgue, pourquoi je viens en qualit de Commissaire gnral, charg par le Conseil dirigeant de Sibiu de rorga niser l'Universit de Cluj, vous prier d'accepter la chaite de Zoologie de l'Uni versit de Cluj. Je n'ignore pas que, dans votre situation, c'est vous demande!' un sacrifice que de vous proposer de vous tablir en ; cependant je ne dout pas que notre prire ne puisse pas faire vibrer cette fibre de votre coeur qui, dans les grands jours que nous nous impose l'of frande de n'importe quel sacrifice pour la grand cause du Roumanisme. Vous n 'ignorez certainement pas l'existence Cluj de l'Institut d'Aputhy, qui plus que Institut de l'ex-Universit est connu, et juste titre, aussi l'tranger. Comme successeur P..:Apathy, nous dsirerions avoir un savant dont la rputation dpasse mme celle .de son Trav. Inst. Speol. -T. 1. -Num. 1. 2

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4 R. G. RACOVITZA prdcesseur et nous vudrions rrue de ce bel institut sortent des travaux plus mritoires que du temps des Hongrois". Si le simple sentiment du devoir rn 'incitait accepter cette ho norable proposition, c'est pourtant ce mme sentiment du devoir envers la nation, et de responsabilit envers la jeunesse roumaine, qui, la rflexion, m'incita refuser. Arriv un ge o il est difficile de mo difier ses aptitudes, je me voyais forc de dbuter dans une carrire didactique que je n'avais jamais exerce et d'abandonner par cons (juent, pendant plusieurs annes de dure prparation, la voie des re
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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 5 Mais elle est parvenue un Conseil directeur rvolutionnaire, et :ce sont des hommes nd'aetion" et non de .forme" qui en ont discut. 'Ce qui est sorti de leurs dlibrations est expos dans la lettre suivante : ,Consiliul Dirigent Romn" ;Resortul Cultelor !ii al Instructiunei publiee No. Sibiu, 1 Seplem!Jrie 1919. Sectia IV; ,Monsieur Hacovitza, ,La Commission d'organisation de l'Universit de Cluj, forme par des professeurs des Universits de Bucarest, Jassy, Cernautzi et Cluj, a dcid l'unanimit des voix que vous deviez tre invit de nouveau nous accorder votre concours pour l'organisation de l'Universit nouvelle de Transylvanie. "La rponse que vous avez adresse notre Commissaire gnral, lorsqu'il vous a propos la chaire de Zoologie de Cluj, nous ouvre nanmoins -4 'heureuses perspectives ; si une chaire, ayant surtout pour objet la prpara tion des maitres de l'enseignement secondaire, ne correspond pas au voies dans lesquelles vous travaillez, la direction d'un institut de recherches scienti fiques et la prparation de travaux originaux, pourrait vous inciter qUitter, au moins temporairement, la France pour fournir, la patrie agrandie qui vous rclame, votre aide inestimable. ,En effet, l'Institut d' Apathy qu,e nous avons pris en charg est si Lien dot qu'on pourrait y cr er, m dehors des cours de Zoologie et d'Ana tomie compare confis l\-( 1. Scriban, une ppinire de futurs savants et de travailleurs de recherches scientifiques, qui dmontreraient au monde que notre peuple a non seulement le dsir, mais aussi les aptitudes, de figurer parmi les nations cultives de l'Europe. t ,Excusez donc, M. Racovitza, si nous renouvelons cet appel votre concours et si nous insistons pour que vous reveniez sur la dcision prise et sur le moyen qui nous est offert de remplacer le renom d Apathy Cluj par un nom encore plus illustr. ,La Commission universitaire a t d'avis qu'il soit cr pour vous, la Facult des Sciences de Cluj, la chaire que vous estimeriez la plus convenable et au service de vous n'auriez pas d'obligations professorales -dans le sens que l'on donne habituellement ce mot, mais seulement celles de ,-guide dans les recherches scientifiques.

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G E. a. RACOVITZA ,Recevez je vous prie, :\[. Racovitza, l'assurance de ma plus haute considration"; pour le Chef du Ressort. Dr. V GHIBU. Secrtaire gnral. Ces nouvelles propositions levaient tous mes lgitimes scrupules;: non seulement il tait de mon lmentaire devoir de les accepter, mais. elles comblaient mes vux les plus chers. L'autorit comptente d clarait: J'assume l'entire responsabilit de te toi de prendre la responsabilit entire du choix de l'Institution et de son organisation. Cette responsabilit je n'hsitai pas une minute pour l'assumer. Et. pourtant il fallait, mon ge et avec mes charges de famille, reconstituer une vie nouvelle pour moi et les miens. Mais comment hsiter ? D'une longue carrire consacre aux re cherches et aux mditations sur l'enchanement des phnomnes, d'une longue srie d'erreur.;, de redressements, de rechutes et de rtablissements sur la voie de la vrit, rsultent en chaque homme qui tudie scientifiquement la nature, des conceptions thoriques, et des manires de voir, qui se rsument en programmes et projets, ,chteaux en b:spagne" de intellect, auxquels r ve chaque homme de science. On me proposait avec gnrosit, et communicative confiance, de btir mon chteau, non "en Espagne", mais Cluj, en bonnes pierres de taille ; je trop mditerranen pour qu'un si brillant mirage ne m'ait rempli d'enthousiasme, et je me suis lanc tte baisse dans l'aventure! -Actuellement, aprs avoir vcu bien des difficults, les naturelles et invitables aussi bien que les artificielles, bureaucratiques et inutiles, mon enthousiasme n'est pas moindre, mais il est plus calme; il se double de patience et d'un certain fatalisme que la frquentation des autorits administratives impose aux hommes d'action que l'Etat arrive avoir son service. Et si je crois, comme au dbut, la ralisation de l'uvre, je joins, aux modalits de cette ralisation, le facteur "temps" que j'liminais trop la lgre, au dbut. J'tais donc parfaitemeht dcid accepter mais, pour laisser au Gouvernement et l'Universit toute libert de changer d'avis aprs plus ample information sur le programme et les moyens de ralisation,. je donnais mon acceptation la forme conditionelle suivante.

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L'INSTITUT. DE SPOLOGIE ,Monsieur le Commissaire, Banyuls-sur-mer. le 27. IX. 1919. 7 ,Je reois la lettre de Septembre No. 12072 ( 1919, section IV, par la -quelle vous voulez bien me faire connatre la dcision de la Commission pour !a rorganisation de l'Universit de Cluj el votre dsir de me confier une -chaire nouvelle cette Universit. ,Je suis trs touch de votre insistance, ainsi que de celle de mes collgues uni vP.rsitaires et je sens profondment ce q_u elles ont d'honorable pour moi. Je vous prie donc d'agrer l'assurance de mes sentiments trs vifs de gratitude. ,Par la nomination de M. Scriban iL la chaire de Zoologie, et par votre proposition, disparat un des inconvnients que signalait ma lettre; restent ce pendant les autre!'; ol.Jjections exposes et quelques unes encore que je n'ai pas mentionnes. ,Le problme rsoudre, ce rru'il me semble, peut se rsumer ainsi: quelle sorte d'institution doit tre cre, sous quelle direction, avec quel per sonnel et de quels subsides doit-elle tre dote, pour qu'elle soit non seule ment un facteur de culture roumaine, mais un centre d'attraction pour les tudiants et savants trangers, au moins autant 'lue le fut le service histlo gique d'Apathy. ,Je crois que la discussion de cette question. trs srieuse et com plexe, ne peut tre men(e par crit. Sans examen rllchi, ni vous ne pouvez prendre de dcision, ni moi je ne puis assumer une aussi grave responsal.Jilit(. Des dlibrations verbales sont ncessaires, ainsi r1ue des enqutes sm les lieux m(mes ,J'espre pouvoir partir dans le courant du mois d Octobre pour Buca rest et Jass l' o j'ai rgler des atraires personnelles. Si vous m'y autorisez, je me prsenterai it votre min(stre il Sil.Jiu ; je pounai galement me rendre Cluj pour me c:onsulter a1ec les professeurs universitaires de l-bas. Je pounai en mme temps solliciter Fa1is de mes amis les biologistes roumains. C'est seulement aprs cette documentation sur place que je pourrai me pro noncer, en toute consc ience. et juger si puis ou non assumer la grave responsabilit que 1ous d s irez me confier. Si j'acquire la comiction que je pourrai rellement satisfaire J'attente de l' Universit transylvaine, je me prsenterai de nouveau Sibiu pour vous exposer un projet dtaill de rorganisation de l'Institut". . .En Novembre 1919, j'ai eu Paris plusieurs entrevues avec M. le D1. Vaida-Voevod, l'un des Chefs transylvains qui constiturent le Conseil dirigeant et, cette poque, prsident du Conseil des minis tres de la grande Roumanie.

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8 E. G. RACOVITZA M. le Dr. Vaida me promit le concours du gouvernement gnral et, homme d'action et d'enthousiasme, il sut m'inspirer entrain et confiance. Je quittais dL'nc Paris pour mon enqute prliminaire avec un tat d'me euphorique, qui ne fut point modifi, au contraire, par ceque je vis sur place. Au milieu de l'inexprimable dsordre laiss par la. guerre dans tous les rouages sociaux et dans le fonctionnement de tous les services administratifs, je fus vivement impressionn de con stater l'ardeur de bien faire et l'enthousiasme rconfortant qui animait mes futurs collgues de l'Universit de Cluj, les dirigeants transylvains, le chef du Ressort rles Cultes M. le Dr. Branisce, et les hauts fonc tionnaires qui le secondaient. Peut-on d'a'illeurs traiter de fonctionnaireS-. des hommes d'actions, issus d'une rvolution, qui excutaient d'abord ce qui devait tre fait d'urgence, ou qu'ils croyaient utile, quitte ... trouver ensuite les formes administratives ncessaires la rgularisa tion des comptes et critures. C'est dans cette ambiance d'enthousiasme ralisateur et rnovatem que fui htivement couch sur papier, le 13 Decembre 1919, un rap port dtaill contenant le projet de cration de l'Institut de Spologie (2 ) Ce rapport fut donc crit currente calamo et la rdaction s'en ressent dans sa forme et dans sa disposition, mais le fond est le fruit de lon gues rflexions et expriences. Le projet fut d'ailleurs _verbalement expos mon lve, ami et collaborateur de la premire heure pour BmsPEOLOGI8A, R. Jeannel, qui. m'assura de son concours effectif, et mes amis et collgues les na turalistes roumains: Antipa, Bujor, Cantacuzen, Lon, Mrazec, Voinov,... qui tous l'approuvrent; Antipa me donna d'utiles conseils tirs de sa. grande exprience administrative et m'aida rdiger le projet de loi de cration de l'Institut. Mon rapport, remis le 14 Dcembre Hl19 au Ressort des Cultes et Instruction publique de Cluj, fut transmis avec avis favorable au, Conseil dirigeant, qui l'approuva dans sa sance du 17 Dcembre et lelendemain je signais un contrat avec le Chef du Ressort, M. Branisce,, duement autoris. Je fus charg de porter ces documents Bucarest pour les faire approuver par le gouvernement central. Mon collgue Borcea, ministre de l'Instruction publique, fit imm diatement accomplir les formalits et M. le Dr. V aida-Voe--( 2 ) Jnstitutul de Speologie, Universitatea din Cluj, Legea de tnfiintare promul gatii la 26 Aprilie 1920. Contractul din 18 Decemvrie 1919. Memoriul din a Decem vrie 1919. [Ciuj, Tipogr. ,Ardealul", 20 pg.] Reproduit in: Travaux de l'Institut der Spologie de Cluj, Tome 1, (1920-1924), No. 2.

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L'INSTITUT DE SPOLOGIR 9 vod, prsident du Conseil, accorda sa signature et m'assura encore de tout son concours. S. M. le Roi, qui s'intresse particulirement toutes les d'enseignement et de culture qui prside effectivement l'Aca dmie roumaine et d'autres grandes socits scientifiques, se pronona favorablement sur la fondation de l'Institut de Spologie et exprima le dsir que toutes facilits fussent accordes cette cration. Je devais rgler ma situation la Sorbonne et. mes affaires per sonnelles jusqu'au 1 Mai 1920 ; ce laps de temps n 'tait certes pas de trop pour liquidbr une situation et un sjour qui duraient depuis environ 30 annes. Je quittais donc Bucarest en Janvier 1920 sans dlais, mais sous les auspices les plus favorables : empressement gnral et enthou siasme communicatif, marques d'amitis et encouragements de tous, activit ralisatrice et absence de bureaucratisme. Le 26 Fevrier 1920, la loi de cration de l'Institut de Spologie fut vote par la Chambre des dputs et le 10 Mars par Je Snat. A l'occasion de .l'inauguration de l'Universit de Cluj par S. M. le Roi, le 2 Fevrier 1920, un dcret royal consacra ma nomination et celle de mon collaborateur R. Jeannel. comme professeurs titulaires de Biologie. Il semblait donc que tout dut s'accomplir rapidement et comformment aux prvisions. Mais Je gouvernement du Dr. Vaida fut remplace par celui de M. le gnral Averescu et, partir de ce moment, l'atmosphre changea et l'tat d'me des dirigeants galement. Le systme administratif se ,normalisa" de plus en plus, suivant l 'expression consacre par les gazettes officieuses des gouvernements au pouvoir, ce qui en ralit veut dire que la ,forme" prima le ,f0nd" et que M. Lebureau reconquit avec une vitesse progressivement acclre ses positionc; perdues et son omnipo tence ; il n'a pas cess depuis d'tendre ses pouvoirs souverains et st rilisants. L'on a beau introduire dans la lgislation du pays des rfor mes, parfois trs hardies ; c'est le plus souvent rcuvre vaine car leur effet est en grande partie annihil par une procdure administrative ex traordinairement complique et arrire, qui noie tout progrs sous la mare de plus en plus envahissante des formalits absurdes et des pa perasseries inutiles. Quoiqu'il en soit, la loi de cration de rinstitut de Spologie fut promulgue le 26 Avril 1920 grce aux pressantes dmarches de savants amis et du recteur de l'Universit de Cluj. La fondation de l'Institut de Spologie est consacre par une srie d'actes lgaux, lgislatifs, dfinitifs et inattaquables, qui sont les suivants:

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10 E. G. RACOYITZA ,\) Dcision du 17 Dcembre 1919 du Conseil dirigeant, laquelle une loi gnrale accorda ultrieurement force de loi. B) Contrat du 18 Dcembre 1919 pass entre le chef du Ressort de l'Instruction publique duement autoris et E. G. Racovitza, citoyen majeur, pleins droits civils et politiques. C) Approbation ministrielle, contresigne par le pr( sident dil Conseil des Ministres, des actes A et B. D) Dcret royal du 2 Fvrier 1920. E) Loi spciale promulgue le Avril 1920. Il n'est pas d'Institution qui repose sur des bases lgales plus so lides et qui soit ne avec des parchemins plus authentiques. C'est donc juridiquement arm de pied en cap que je demandais l'excution des engagements contracts pour que je puisse honntement, et en temps prescrit, tenir les miens. C'est pourtant partir de ce moment, c'est dire partir de Mai 1920, que commencf. rent mes tri bulations les moins agrables. Je renonce transcrire ici le chapitre de l'histoire de l'organisade l'Institut de Spologie qui a trait mes dmls avec M. Lebu reau pour l'amener excuter ses engagements, car cette priode man querait de ,recul historique", tant donn surtout qu'elle continue enJe ne dis pas que je ne publierai point un jour ce chapitre car, si du point de vue scientifique il peut manquer d'intr t pour l'tude documentaire du fonctionnement de rorganisme social il peul tre fort utile. On vetrait, en effet, par un cas concret avec irrfutable documen tation, comment des rglements administratifs, depuis longtemps hors d'usage, strilisent les activits civiques; comment les nes l'origine logiquement de ncessit s contemporaines, ne correspondent plus aux besoin:; actueb et les touffent; comment ces dispositions p rimes organisent" la dilapidation de l avoir public; comment les r formes les plus hardies et les meilleures sont annihiles, ou arrivent produire un effet contraire celui qu on se proposait, cause de leur application par des mthodes dsuettes. Ce sera donc une nouvelle d monstration, qui s'ajoutera aux milliers d'autres, de cette vrit premire : l;;t rforme qui doit prcder toutes les autres, est celle des m thodes administratives et de comptabilit, rforme lmentaire que r clament d'ailleurs en vain, depuis des lustres, sociologues et.techniciens, aux : gouvernants, parlementaires ct politiciens qui disposent du pouvoir. Quoi qu'il en soit, ces vicissitudes ne furent pas pour moi chosEis nouvelles;; elles furent la suite, mais aggrave, de mes avatars dans les situations antrieurement occup es,

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L'INSTITUT DE SPOL OGIE 11 Ce n'est pas d'hier que date ma devise "il faut tuer 1\f. Lebu ['eau" pour qu' la tte d'administrations enfin autonomes, puissent
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12 R. G. RACOVITZA Aprs avoir racont comment est ne l'ide de crer un Institut de recherches d'Histoire naturelle l'Univer sil de Cluj, je vais trs.. succinctement exposer les ides directrices, qui ont prsid la rdac. tion du programme de cette institution, ides directrices que la loi del'Institut de Spologie consacres et que l'Universit de Cluj et la Direction de l'Institut s'efforcent de raliser. La discussion approfondie de ces conceptions prsenterait un grand intrt gnral, car elles tou chent nombre de questions intressantes, comme l'orientation del'enseignement suprieur, le dveloppement de la culture nationale, leperfectionnement des organismes sociaux producteurs et mme l'adapta tion aux besoins actuels des mthodes administratives. On comprendra cependant qu'il n'est pas possible de traiter compltement dans ce-: rapport d'aussi vastes problmes et qu'il faut se contenter de les noncei ; on excusera donc la forme de mon expos : et la tournure sententieuse -de mes formules. Si je suis forc de m'exprimer le plus s ouvent par aphorismes,.. ce n'est point parce que les arguments me manquent, ou les preuves me font dfaut et parce que mes dossiers sont vides de documents ;. on voudra bien se souvenir que c'est simplement p a rce que l'espacem'est II. Considrations gnrales sur l'importanr.e, le Jle et l'organisation des Instituts de Recherches scientifittues. L'Universit moderne doit tre conue comme un service public caractre national et parfaitement neutre au point de vue politique ou confessionnel. Son rle est complexe comme la vie sociale dont elle doit s a t i s faire les multiples besoins intellectuels. De ses missions multiples les ; plus importantes sont les suivantes: A) La haute cultU!'e mondiale et l'ducation nationale. B) La prparation des professeurs des divers enseignements et la 1 formation des techniciens des diverses professions librales. C) La recherche scientifique pure et applique. D) L'enseignement populaire. (Extension universitaire, Cours publies, Universits populaires, etc.) Ces diverses missions de l'Universit, ces poinis de vues multiples dans l'organisation de l'enseignement suprieur, se dvelopprent pro gressivement et successivement depuis l'antiquit et cela paralllement au dveloppement des connaissances humaines et la complication de:: l'organisation sociale provoque par la multiplication des humains.

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L'iNSTI'l UT DE SPOLOGIE 13 Dans les socits antiques, despotiques ou oligarchiques et struc ture peu complique, la tche des col.es d'enseignement suprieur selimitait une culture gnrale de caractre encyclopdique et l'ducation dans le sens le plus complet du terme, c'est--dire tant intellec tuelle que physique. Les Universits" de cette poque remplirent ad-. mirablement leur mission relativement simple et bien mieux que .les. Universits modernes qui ngligent le ct ducatif pour se vouel"' uniquement, jusqu' prsent du moins, l'enseignement spcialis des. rsultats des recherches scientifiques. Des autres missions de l'Uni versit moderne il ne pouvait alors en tre question. Au moyen ge, sombre poque de l'histoire humaine, le dvelop pement progressif de la mission culturale et ducative de l'Universit. subit une longue clipse. Dogmatisme barbare et scholastique strili sante touffrent compltement la libre discussion et la possibilit du. devenir scientifique L'abus gnralis de la. force brutale svissait en mme temps que l'enseignement thorique du mpris _des choses cor porelles et terrestres; pratique des mthodes de !'ducation ,int grale" utilises par les anciens, n'tait plus possible. Cependant l'origine immdiate de nos Universits actuelles date de cette poque. Les corporations de professeurs et celles d'tudiants. fondrent, la suite de luttes prolonges contre les pouvoirs civils et. surtout ecclsiastiques, des Universits organises suivant les nprmes des libres corporations de mtiers, et constiturent ces tablissements. d'enseignement suprieur une tradition qui domine encore actuellement l'organisation administrative universitaire. La mission de prparer les professeurs et les diverses professions. librales s'organise galement ds cette poque. La renaissance n'apporta pas grand changement administratif dans. l'organisation universitaire, mais, fait capital, nous dota de la libert de. discussion qui permit tous les progrs ultrieurs. Tandis que l'Angleterre, au sicle dernier, continua les traditions. mdivales universitaires, en France, l'Universit devint de par la volont de Napolon une simple administration d'tat et servit malheureu sement de modle de nmbreuses Universits cres depuis. En Alle magne, de l'Universit corporative se dveloppa l'Universit autonome de type moderne et, en mme temps, une place de plus en plus consi drable fut accorde une nouvelle mission, celle de promouvoir la re cherche scientifique pure et applique, mission qui prit ensuite une si heureuse extension dans toutes les Universi.t actuelles Avant d'insister sur cette dernire mission, qui se rattache direc tement notre sujet, constatons que parmi toutes les tches que nous

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14 E. G. RACOVITZA .avons imposes l'Universit, celle qui a trait l'enseignement popu laire est la plus rcente, car elle est une consquence du mouvement -dmocratique moderne; elle est aussi de beaucoup la moins dvelop pe. Seuls quelques tablissements d'enseignement suprieur en Angle 1erre, Belgique et Etats-Unis ont srieusement organis cet enseignement populaire. Et il est naturel qu'il en soit ainsi ; car de semblables ,innovations", comme toutes les rformes caractre social d'ailleurs, ne peuvent prosprer si elles proviennent conceptions purement thori -ques; il faut qu'elles soient l'manation naturelle des besoins populaires. L'enseignement populaire universitaire ne s'organisera donc srieu sement, sous forme d'organisme social permanent, que lorsque le peu ple, principal intress, pourra l'imposer, c'est--dire lorsqu'il exercera rellement le pouvoir gouvernemental, ce qui n'est certes pas le cas pour la plupart des pays. Revenons celle des missions universitaires qui se rapporte la Techerche scientifique pure et applique. Elle fut d'abord assure uniquement par les .chaires" magistrales, munies de misrables laboratoires, et seulement en ce qui concerne la scil3nce pure. La mise en valeur des richesses naturelles se faisait sans mthode, par t.tonnements empiriques ; mme dans le monde savant, tout ce qui tait application pratique des conqutes de la Science tait ddaign, tflit considr comme un art infrieur indigne d'un universitaire. Faire de la science pure tait noble, mais en tirer profit pour le bien gnral, roturier. Cet tat d'esprit domine encore chez beaucoup de reprsentants -de l'enseignement suprieur et il sera bien difficile de le faire compl tement disparatre. Pour que les Universits obtiennent des laboratoires d'enseigne ment et de recherche, il a fallu une lutte sculaire contre l'incompr hen.sion et l'inert;ie des gouvernements. Pour M. Lebureau, les Universits sont composes de ,Chaires" -et". une ,chaire" consiste en une ,salle de classe", qui peut d'ailleurs servir plusieurs ,chaires", salle meuble de bancs pour les tudiants, d'une chaire pour le professeur, d'un tableau noir, d'une ponge et de craie, la rigueur de diverses couleurs. Hors cela c'est luxe ou ,lubies de savants" auquels il faut "serrer la vis", et par consquent ,pati-io tiquemeQt" rogner les crdits. Telle est encore la conception, avoue du moins mise en pratique, de la plupart des administrations -de l'enseignement, ei des parlements voteurs" de budgets. On en -est toujours, dans ces la conception mdivale de l'enseigne-

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L'INSTJ'l'U'l' DE SPOLOGIE 15 ment suprieur, d'aprs laquelle le professeur de science n'est que le commentateur des traits hrits des anciens grecs ou arabes. Une juste comprhension des besoins actuels de l'enseignement suprieur scientifique n'a pas encore gain de cause chez tous ceux qui disposent du pouvoir et des moyens de rali3ation. Peu nombreux sont mme ceux qui ont compris les formidables rvolutions qui ont boule vers compltement les mthodes d'enseignement et de recherches, et qui ont multipli et modifi les besoins sociaux auxquels cet enseigne ment et ces recherches ont faire face. Pour les sciences d'observation et d'exprimentation, les "travauK pratiques" sont devenus la principale mthode d'enseignement et la indispensable; les cours, la mthode verbale .. ne sont que l'accessoire et peuvent parfaitement se remplacer par des traits; actuelleme11t on en compte d excellents pour toutes les disciplines. Les de sci!3nces d'observation et d'exprimentation ne sont plus des chaires dans la conception mdivale de ce terme, comme le sont encore les ,chaires" de quelques disciplines du droit, des lettres et des mathmatiques. Ces ,chaires" sont en ralit des ,services" com plexes, des ,ateliers!' outillage trs vari, de vritables ,usines" machinerie formidable. Il est parfaitement ridicule de les dnommer ,chaires"; il n'est. pas rationnel changer ainsi valeur des mots et c'est dangereux, car cela faii persister dans l'esprit' des profanes hi. misrable quivoque qui a si fcheusement retard l'adaptation de l'en seignement de ces sciences aux besoins sociaux contemporains. Les ,chaires" de sciences d'observation et d'exprimentation ne sont pas compltes, ni capables de remplir leur mission enseignante si, outre les laboratoires de travaux pratiques, elles ne peuvent disposer de 1-ade recherche. Un professeur universitaire ne peut accomplir ellcacement sa mission s'il ne fait pas de recherches personnelles. Cette ,gymnastique mtellectuelle" lui est indispensable pour aiguiser l'esprit critique qui doit prsider au choix ,didactique" effectuer parmi les innom brables conceptions, thories et hypothses, qui compliquent actuel lement de chaque spcialit. On ne peut sans faire de recher ches, ou du moins sans en avoir fait, former les lves parmi lesquels. devra se recruter le futur corps enseignant universitaire. Le laboratoire d recherche est donc aussi indispensable la chaire" scientifique que le laboratoire d'enseignement. Au dbut de la priode de recherches caractre moderne, qui ,pratiquement" commence la fin du XVIIIme sicle, la Nature tait si peu. connue que le savant se trouvait dans la situation de l'exploraMur-

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16 E. G. RAOOVITZA d'une terre nouvelle ; toute incursion, mme rapide et superficielle, fournissait du nouveau". L'homme de science isol, muni d'un outillage rudimentaire, pou vait faire de ,grandes dcmwertes", comme le gographe qui pntrait le premier dans une rgion inconnue. Actuellement les ,rgions inexplores" se sont bien rtrcies sur le globe terrestre, comme dans la Nature, du moins celles qui sont fa cilement accessibles. Le savant isol, outillage prim, aux maigres prbendes, auteur de difficultueuses tudes sporadiques, contribuera de moins en moins efficacement au progrs de la science. Nous sommes entrs dcidment dans la priode des recherches prennes, collectives et puissamment outilles . Pour que l'on puisse faire des dcouvertes importantes, il faut de plus en plus des recherches de longue haleine, prolonges pend1,1.nt des semaines, des mois, des annes. Il faut une exprimentation de plus en plus complique, il faut l'aide d'instruments, d'appareils, d'installations, de plus en plus nombreux, co.teux et encombrants. li va sans dire qu'un isol ne peut suffire cette tche ; il doit -tre aid par das spcialistes scientifiques et des techniciens, par un personnel de plus en plus nombreux, de plus en plus adapt sa misdonc longuement duqu et situation dfinie et stable. Or ces i!onditions peuvent tre dans les laboratoires de recherche des ,chaires" universitaires, mais incompltement; ou encore dans des institutions spciales : les Instituts de recherche proprement dits. Mais d'autres considrations doivent intervenir en cette matire Lorsque les hommes taient peu nombreux, les questions sociales : ,Subsistance, organisation conomique, gouvernement, hygine gnrale taient faciles rsoudre ; les plus grossiers empirismes sociologi {lues ou conomiques se montrrent "suffisants", et mme les erreurs les plus brutales n'avaient point .de suites trop dsastreuses. L'humanit put vivre, et mme parfois prosprer, sous les absolutismes et dictatures les plus extr&-vagants, avec les agronomies et zootechnies les plus absurdes, les pratiques religieuses ou civiles les plus contraires la nature humaine, dans la salet ,la plus crasse, en pratiquant l'pandage sur place de tous les dchets de l'conomie, et mme vgter en quilibre biologique avec une masse constamment accrue de pllrasite& de toutes sortes. De l'augmentation progressive des populations et de leur tration de plus .en plus acclre dans les centres conomiquement favorables, naquirent des problmes sociaux de plus en plus nombreux, -
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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 17 multiplication progressive des humains est; en effet, la cause premire -qui dirige l'histoire humaine, la cause efficiente de ce que l'on nomme le "progrs", le principal moteur des volutions et des rvolutions des peuples et le phnomne qu'il faut avoir en vue d'abord lorsque l'on veut :spculer utilement sur l'avenir de notre espce. Nous sommes actuellement si nombreux sur terre, et nous no_us mul tiplions avec un rapidit telle, que les empiris\lles du pass sont abso lument insuffisants pour nous procurer la subsistance et mme bientt : ponr nous permettre simplement l'existence. Je. n'insiste pas sur les changements considrables que ce fait ca 'Pital introduit, et surtout introduir!"!, dans nos agencements sociaux : formes politiques de plus en plus dmocratiques, dcentralisation admi nist!'ative, coopration nationale et internationale, dveloppement natio nal et international de l'hygine sociale, transformation complte des modes de production et de rpartition des richesses avec modification conscutive de tous les principes juridiques; je n'insiste pas sur les lut- tes qui se donnent, et se donneront, entre les privilgis des organisations sociales existantes et les opprims qui escomptent les bnfices de l'adaptation de ces organisations aux besoins nouveaux, ni sur les fluctuations de cette lutte tragique, ni sur les pisodes de retour mo mentan aux formes dsutes et pfimes (comme actuellement en presque tous les pays). Je ne veux poin.t faire de digressions socio logiques. Je ne m'attacherai ici qu' une des consquences : celle qui doit influer sur le programme de toute Universit progressiste, digne de -ce nom. De par l'inluctable fatalit de la multiplication progressivement : acclre des nous sommes entrs, depuis quelques temps -dj. dans la priode d'application des mthodes scientifiques t.outes les branches de l'activit humaine. Pour que les ressources naturelles, et le travail humain, puissent nous suffire, il faut dj que leur utilisation soit sans gaspil lage et sans qu'il en rsulte des dchets inutilisables. Il faut donc que ressources et travail soient tudis "scientifique ment" en eux-mmes; il faut que les procds actuels empiriques de leur exploitation soient passs au crible de la mthode scientifique, afin que les plus absurdes (et ce sont les plus nombreux) soient reje ts, les insufisants amends, et que des mthodes nouvelles puissent tre tablies. Cela reprsente un travail effroyable, un effort scientifique colossal ininterrompu, dont gouvernants, politiciens et bureaucrates ne peu-

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18 E. G. RACOVITZA vent, faute de comptence, se faire la moindre ide. Or ce travail de caractre scientifijue, technique, international, prenne et trs dispm dieux ne peut se faire que dans des laboratoires spcialiss de rechei che et ne peut tre excut que par des spcialistes prouvs, longue ment duqus et imbus des mthodes de la science pure. Il est absm::de de demander ce travail au laboratoires de recher che des ,chaires" enseignantes, quelques bien pourvues qu'elles soient en matriel et personnel. Il ne faut pas par .,l'excs" de recherches, surtout de celles du genre prenne et collectif, distraire le matre de sa tche principale, qui est l'enseignement, ni dtourner par un enseignement classique et obligatoire les chefs des ,Instituts de recherche" de tche prin cipale, qui est la solution des problmes de science pure ou applique. Il faut donc crer, en dehors des "laboratoires de recherche'" des services didactiques Universitaires, des "Instituts" consacrs unique ment aux recherches et de toute obligation didactique classique,. de la prparation aux grades universitaires. Les nations occidentale,s possdent depuis longtemps de telles institutions, mais si insuflsamment dotes, que leur n'a pas. dpass celle des laboratoires de recherche des services didactiques. universitaires. L'initiative prive. aux Etats-Unis, fit beaucoup mieux et certaines grandes fondations rpondent presque au pro gramme de ce que doit tre une semblable institution. Mais avant 1914,_ surtout en Europe, l"op\nion publique ne se rendait pas encore compte de leur importance dans l'conomie humaine. Vint la guerre mondiale! Naturellement, par suite du dsquilibre conomique et social que cette grande crise provoqua, toutes les incon squences des organisations sociales qui taient compenses jusqu'alors par des expdients empiriques, prirent .les proportions et l'allure de ca tastrophes. Les aveugles virent enfin clair On dcouvrit que la guerre de vait tre conduite "scientifiquement" et non plus "militairement", et. mme ceux qui ja'dis en proclamrent l'irrmdiable faillite, implorrent l'aide de la Science et des Savants. La grande guerre a cess depuis trop peu de temps pour que la faGon dont cet appel fut entendu puisse tre compltement oublie,. mais il semble que le souvenir du triste tat dans 'lequel furent trouvs. les laboratoires de recherche, au moment ou l'on rclama leur assis tance, tende s'obscurcir. Et pourtant quelles clameurs sur la "misre des laboratoires" et. imprcations l"adresse des gouvernants ignares ou imprvo-

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 19 yants qui, de toutes les prparations la guerre, n'oublirent que la plus importante, celle de la .Science. Du ces affres, dangers et mortelles inquitudes eurent-ils plusieurs rsultats tangibles. Pour la premire fois dans l'histoire du monde, gouvernants et peuples furent mis avec une convaincante brutalit devant la vrit toute nue : le rle dcisif de la science, et des savants, dans la solu tion des problmes vitaux, nationaux et humains. Pour la premire fois clata aux yeux des plus aveugles la ,misre des laboratoires" et de leur personnel; pour la premire fois aussi les fonds de l'tat se au moins pendant la priode aigu de la crise guerrire, sur les officines o se fabrique la Science, et cela avec une largesse qui en certains cas frisa la prodigalit. Il est vrai qu'une fois la terreur passe, les gouvernants rser vrent les ressources matrielles pour des dpenses plus productives. Pour la premire fois la notion de l' ,Institut de recherche" se prcisa dans l'esprit des comptents. et fut peu prs comprise des profanes ; pour la premire fois les proportions normes de la tche, et des moyens ncessaires pour la mener bien, se dfinirent plus ou moins clairement aux yeux de tous les intresss. Aussi quelques importantes institutions de recherche virent le jour pendant la guerre et immdiatement aprs l'armistice, pendant que la cauchemar des affres vcues tait encore dans toutes les m moires. L'importance de plus en plus premptoire de la ,Science" et des ,Savants" pour le fonctionnement de tous les organismes sociaux actuels est une inluctable fatalit, et une consquence ncessaire de l'augmenta tion progressive des populations. Les phnomnes sociaux prcits de, vraient servir d'ides ,directrices", de fondement, la ,politique" des ,hommes d'tats" qui nous gouvernent. Cette varit de Homo sapiens devrait, par dfinition, tre pourvue des aptitudes ncessaires pour ,savoir" (je veux dire: connatre) l'tat prsent, ,prvoir" le sens dans lequel se fera l'volution et ,prparer" la venue des temps futur .s. Or il n'est pas contestable que, sans les catastrophes provoques par la grande guerre, les dits phnomnes sociaux, avec leurs consquences inluctables et les ides directrices qui en dcoulent, auraient t encore fort long temps ignors des gouvernements et de leurs peuples (3). (') Je remplace la forme usuelle : ,des peuples et de leurs gouvernements ,par son contraire qui me parait beaucoup roieux exprimer la ralit prsente. Trav. Inst. Speol. -T. 1. -Num. 1. 3

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20 E. G. RACOVITZA Immense profit, mais trs chrement pay, de la terrible catas trophe Maintenant au moins la voie est libre pour faire adopter une autre notion d'importance capitale. Si l'on est enfin d'accord que la guerre, manifestation destructrice et, esprons-le, de plus en plus exceptionnelle de l'activit humaine, ne peut tre prpare et mene bien que scientifiquement, et avec l'aide des ,savants", on doit forcment admettre que la paix, manifestation tri ce et ncessairement habituelle, sinon (dans l'avenir l permanente, de la vie nationale et internationale, devra galement tre prpare et vcue suivant les donnes de la ,Science" et d'aprs ses mthodes ap pliques par des ,Hommes de science" On peut donc esprer, que les peuples parviendront un jour imposer leurs gouvernants, comme tche principale, ,l'organisation scientifique de la paix". Les considrations qu on vient de lire prcisent dans quelle inten tion j'ai p:::oopos au Conseil dirigeant de Transylvanie la fondation d'un Institut de recherche d'Histoire naturelle ,comme service indpendant de la Facult des Sciences de l'Universit de Cluj, Institut qui aura le d'un Institut de recherche de Science pure et applique, tant entendu q_ue ni l'Institut ni le personnel, n'auront le rle et les obliga tions des autres services destins l'enseignement classique et la prparation des licences s science". Elles permettront galement de eomprendre pourquoi le gouvernement rvolutionnaire d'alors accepta ma proposition (Contrat du 18 Dcembre 1919). III. Caractres gnraux
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L'INSTITUT DN SPOLOGIE 21 b. -L'utilisation des moyens de travail universitaires est avan tageuse mme l'institution la mieux dote, car l'outillage ncessaire son fonctionnement ne pourra jamais tre trop parfait et trop Mentionnons seulement le matriel bibliographique Quelle bibliothque peut se vanter d'tre ftcomplte" ? c. -Le recrutement du personnel scientifique et technique est rendu plus facile par son assimilation au personnel universitaire. d. -L'Universit gagne de nouveaux dbouchs pour ses diplms, ce qui facilite le recrutement des lves et la slection de son personnel. e. ---: De l'intimit du contact il rsulte un renforcement de ,l'esprit de recherche" dans l'Universit, donc Je danger d'ankylose dans la men talit purement didactique et professionnelle, diminue. g.-L'Universit gagne en prestige, par les dcouvertes de science pure ou applique de l'Institut de recherche et ces dcouvertes peu vent mme devenir des sources de revenus, donc contribuer efficacement la ralisation de cette autonomie financire si indispensable au dve loppement nvrmal des Universits. B. L I n s ti tu t de r e c h e r c he d o i t a v o i r d an s s o n p r o g r a rn rn e n o n s e ul e rn e nt l a s c i e n c e p u r e, rn a i s s o n a pp li cation. L histoire dfls dveloppements, originairement indpendants, de la science et de l'industrie explique la distinction usuelle entre la science pure et la science applique, distinction pourtant injustifiable en thorie comme en pratique. Il n 'est pas d'autres moyens d'arriver la vrit que par l'emploi des mthodes usites dans les recherches scientifiques, que cette vrit soit recherche en vue d'une application immdiate ou qu elle serve j, rsoudre une question thorique c est--dire, pour s'exprimer autrement mais avec plus de prcision, pour rsoudre un question applicatiorr diffre. La distinction entre les savants qui "font la science" et ceux qui "dcouvrent des applications nouvelles" est fallacieuse et n'a pas de sens. Les deux doivent commencer par tre des savants dans leur spcialit et ils ne peuvent le devenir que par les mmes procds du catifs et en suivant les mmes filires de l'enseignement ; les deux doivent travailler d'aprs les mmes mthodes pratiques et avec les mmes thories et hypothses de travail ; les deux doivent excuter leurs travaux dans des laboratoires semblablement agencs et pourvus d'un appareillage identique. Le savant qui a approfondi le mieux une question thorique de sa spcialit est aussi le mieux qualifi pour en dcouvrir l'application }pratique, et le savant, qui se sera spcialis le mieux dans l'al>plication

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22 E. G RACOVITZA d un phnomne naturel, aura bien des chances d'arriver plus facile ment son explication thorique et sa gnralisation. Mon aphorisme B dcoule donc de ces lmentaires vrits, qui ont fini par tre gnralement acceptes, sauf dans les sphres dirigean tes et les administrations publiques, toujours en retard sur la vrit contemporaine d'au moins une priode ; cettCI incomprhension explique pourquoi les consquences de ces notions lmentaires n'oQt pas t tires en ce qui l'organisation des divers services admi nistratifs caractre scientifique. Si l'identit des savants ,purs" et des savants "appligus" a si longtemps tard tre reconnue mme dans les milieux ,comptents",. cela est d principalement deux ordres de considrations. a. -La rsistance des savants ,purs", universitaires et acadmi ciens. La science pure, dsintresse par dfinition, se glorifiant de ne servir rien, d' tre la ,Science pour la Science", dcorait ses secta teurs d'une aurole particulirement brillante ; les savants ",purs mprisaient la science qui servait directement quelque chose et qui se proccupait des besoins :natriels des humains. Peut-on accueillir sans dchoir des ,usiniers" dans la tour d'ivoire? L'homme, mme faisant partie de ,l'lite". est encore si imbu de puri lits nobiliaires que beaucoup de savants ,purs" rpondent n gativement cette question. b.-La lamentable confusion qui fut faite l'origine, et qui encore dans les milieux administratifs, entre deux catgories de spcia listes trs diffrentes au point de vue de la prparation scientifique, du recrutement et de la tche accomplir, qui n ont d'ailleurs de commune que leur situation lgale de fonctionnaires. Au dbut, en effet, l'tat n'avait son service que des techniciens recettes et formules dcouvertes par d'autres, des praticiens dont la prparation est plus lmentaire et donl les principales qualits exiges pour leurs fonctions peuvent se rsumer en zle et conscience. Depuis peu, car l'administration est toujours en retard sur son poque, l'tat engage aussi des spcialistes qui ont pour mission d'tu dier "sci entifiquement" les problmes, de trouver les applications nou velles des principes scientifiques ou d'adapter los applications connues de nouvelles contingences. Ces spcialistes sont, ou du moins de vraient toujours tre, des hommes de science de par leur prparation. scientifique et leur aptitude aux recherches, donc de vritables ,savants'". De cette malencontreuse confusion sont nes deu:ic manires de voir errones; celle du ,public clair", qui considre ces foP.ction nair.es strants" comme une simple catg orie des fonctionnaires techni,.

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L'INSTITUT DE 'SPOLOGIE ciens et celle des bureaucrates ,dirigeants" qui considre les dpnv ca tgories de fonctionnaires comme composes de Or les administrations, surtout celles de l'Europe, ne possdent encore que fort peu de ,fonctionnairds savants", mais en revanche toutes ont un corps nombreux et ancien de techniciens, qui naturellement sont bien mieux pourvus en fait de galons que les premiers. Lorsqu'il s'agit de rsoudre un problme nouveau, M. Lebureau, au lieu de s'adresser au savant le plus comptent, fonctionnaire ou non, dsigne celui qui est le mieux pourvu de galons parmi ses techniciens, car la ,Hirarchie" doit tre respecte et, d'ailleurs, tout vrai bureaucrate, surtout s'il est technicien, n'est-il pas encyclopdiste par destination? Aussi les questions zoologiques sont-elles confies aux vtrinaires, les botaniques aux forestiers, les gologiques aux agronomes, les chimi ques aux pharmaciens et ainsi de suite ; moins que ces diverses questions ne soient confies des bureaucrates ayant gagn tous leurs grades, depuis le dbut, omme ,gratte papier". Ces errements, qui ne sont pas prs de se modifier, surtout du {)t de l'orient europen, ne justifient pas, mais du moins expliquent certaines circulaires et instructions ministrielles scientifiques" qui sont certes des documents prcieux pour le chapitre des ,gaits de la science\ mais aussi l'origine de mesures inefficaces ou dsastreuses pour l'conomie nationale. Peur revenir notre point de dpart, concluons qu'inscrire sur l'enseigne des Instituts de recherche ,l'application" cot de la re cherche pure, c'est non seulement rtablir la vrit vraie, mais contri buer efficacement rpandre dans le grand public la notion juste de ce qu est le savant ,appliqu" et de ce que n'est pas le simple technicien. C. -L'Institut d e recherche doit tre s p ci a 1 i s ; son programme ne doit pas tre trop vaste pour ne p a s dpasser les possibilits d'une organisation concentre e t e ff i c a c e, n i t r o p r e s t r e i n t p o u r n e p a s t r o p b o r n e r s o n h o r i z o n s c i e n t i f i q u e e t d u c a t i f. II a t dit que la science est dj entre dans la priode des recherches collectives et prennes et que ces sortes de recherches doi vent tre! elles le seront d'ailleurs fatalement, rserv es aux Instituts de recherche. Il a t galement mentionn que l'outillage et l'quipe nient doivent tre considrables et le personnel nombreux pour que le rendement des Instituts de recherche puisse tre suffisant. Tout cela se rsume en lourdes charges pour les budgets actuellement si obrs. Il faut donc compter avec la parcimor.ie impose aux parlements et aux. gouvernements.

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24 E. G. RACOVITZA D'autre part, le dveloppement de la science impose au savant-. une spcialisation de plus en plus troite. Il n'st plus possible de trouver un chimiste, up physicien, un zool(lgiste, qui soit maitre de la chimie, de toutes les branches de la physique, de toutes les subdivisions de la zoologie. Cette spcialisation s'impose donc galement pour les services de recherche ; elle est d'ailleurs dj mise en pratique. On a mme cr des Instituts spcialit trs troite, comme l'Institut du Radium, l'Institut d"G. Cancer, etc ... Il est craindre que cette ncessit de la spcialisation ne mne des excs, qu'on ne fonde des Instituts de recherche pour l'tude questions trd'p limites, Instituts qui ne pourront modifier utilement leur programme une fois leur tche accomplie, ce qui serait un gaspil lage absurde de travail humain. Un service de recherches, pour tre efficace, a besoin d'un long fonctionnement aussi bien pour l'ducation de son personnel, que pour l'accumulation e n quantit suffisante du matriel bibliographique, des collections de comparaison et d'tude, desd'appareils spciaux, etc. Un Institut doit tre un organisme per manent. Plus il est ancien (il n'est pas question ici d'outillage et de btiments) et plus augmente son rendement ; il importe donc de lui fournir une tche non temporaire, ce qui n'empche pas de le charger aussi de trouver la solution de question limites et prcises. Une trop troite spP.cialisation est une mauvaise mthode d'duca tion scientifique du personnel et c'est aussi un mauvais terrain de cul. ture pour les gnralisations P-t hypothses de travail indispensables au .. progrs de la science, mme dans ses problmes les plus limits. D. Les 1 n s ti tut s de recherche de vraie nt de pr f rence tre consacr s une discipline synthtique. La scie11ce fut encyclopdique ses dbuts et tous les anciens .,savants" furent des encyclopdistes. L'poque, scientifiquement presque strile, du Moyen-ge vit encore des savants qui pouvaient se vanter de disserter de omni re scibili et quibu.sdam aliis, mais ds la Renaissance, le nombre des faits scientifiquement tablis augmenta au ,point d'exi ger une spcialisation progressive. Les nPhnomnes" furent d'abord groups en catgories imposes par la tradition, puisqu'on les retrouve dans le langage de tous les peuples primits, et ces catgories sont naturellement simplistes : cat gories des corps clestes, des plantes, des animaux, des matires com posantes, des proprits des corps, etc. Ainsi se constituremt les grandes disciplines dites ,fondamentales"' ou ,.primaires": Astronomie, Botanique: Zoologie, Chimie, Physique,_Ertc ...

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 25 Par la suite, sous la pression de l'accumulation des faits scientifi ques, les anciens cadres clatrent ; de nouvelles disciplines naquirent, ei continuent de natre, mais, en gnral, comm de simples subdivi sions des anciennes disciplines, tant contenues l'intrieur de la sphre des notions de la science fondamentale qui leur a donn naissance. Attribuons ces sortes de disciplines ,sec ondaires'" ou "sous-dis ciplines" le qualificatif plus ou moins arbitraire ,d'analytiques" et au processus de division celui de vertical", pour faire image et rappeler que ce processus est la rsultante rectiligne d'un mouvement plus com plexe, qui s'est fait de la simplicit ancienne vers la complexit rcente, comme cela se passe pour les ramification d'un arbre gnalogique. Au dbut, la subdivision ,.verticale" de la science, tait la seule possible et elle fut trs utile au progrs scientifique ; actuellement elle continue en.core prsider aux subdivisions des anciennes disciplines et son rle n'est certes pas termin. Mais son emploi exclusif consti tuerait un grave inconvnient, sinon un danger La subdivision des sciences dans le sens vertical provoque fatale ment le renforcement des cloisons tanches qui sparent les disciplines fondamentales, elle restreint la porte des gn ralisations et menace de transformer les spci3;listes de ces disciplines en secta i res courte vue ; elle prpare donc un bon terrain de culture pour les dogmes scienti fiques. Moins l'on cannait de faits et moins les faits connus sont d'ordre divers, et plus il est facile de btir des systmes ,logi ques" Aussi faut-il encourager le dveloppement de d i sciplines ayant une origine diffrente, qui ne tiennent pas compte des anciennes cat gories fondamentales mais groupent autrement les phnom nes en les prenant dans plusieurs disciplines primaires, sinon dans la plupart d en tre elles. Par exemple la cytologie et la physiologie gnrale, qui igno rent intentionnellement la division des tres en plantes et en animaux ; la gographie physique, qui utilise les donnes de la physique du globe, de la gologie, des zoo-, phytoet anthropo-gographies; l'ocanographie, la spologie, eq!. Ces spcialits ou sciences, toutes d'origine rcente, peuvent tre nommes: "synthtiques" puisqu'elles cherchent combiner en d'unitaires gnralisations les rsultats obtenus par les disciplines ana lytiques. Si nous avons figur la subdivision des disciplines primai res sous forme d'arbres gnalogiques verticaux et ramifis, nous pou vons reprsenter les sciences synthtiques par des tranches horizontales coupant en travers cette ramure gnalogique.

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26 E. G. RAOOVITZA On conoit que les disciplines synthtiques favorisent l'closion des gnralisations vaste envergure, englobar;t plus de faits et des catgories de phnomnes plus divers ; si la conception d'hypo thses et de systmes ,logiques" est rendue plus malaise, par contre les gnralisations lgitimes, qlli rsultent de leur tude, ont plus de chance de serrer la vrit de prs, car la nature est galement un complexe de phnomnes trs divers et SI( rit de nos catgories et di visions conceptuelles. Les inconvnients qui pourraient rsulter de la spcialisation trop troite dans une discipline analytique, sont vits ou fortement amoindris. Un ,spcialiste" s science synthtique est forcment un ,spcia liste" d'une autre sorte ; sa prparation sera plus longue car elle doit -tre plus ,encyclopdique", ses lectures seront moins unilatrales et ses recherches plus laborieuses, mais son esprit sera, toutes choses -gales, plus ouvert, et son sens critique plus aiguis et plus comprhensif. Lire le livre de la Nature, pour apprendre vivre heureux, est le but des humains civiliss; mais le spcialiste ,analytique" ne peut y -dchiffrer que des mots isols, tandis que le :,synthtique" arrive lire -des phrases, sinon des paragraphes, avantage non mprisable et de ihaute porte ducative . L'instruction de la jeunesse doit passer par les phases qu'a par -couru l'humanit dans l'acquisition de la science, autrement on vio lenterait cruellement les dispositions innes de notre cerveau et l'ordre de dveloppement de ses facults. La phase, celle du premier contact avec la nature, est pratique, simpliste et encyclopdique (Enseignement primaire}. La seconde phase, celle des gnralisations lmentaires est plus thorique, plus dogmatique et toujours encyclopdique (Enseignement secondaire). La troisime phase est celle de la spcialisation et de la techni tfe (Enseignement suprieur). Elle doit forcment commencer par les sciences analytiques" pour se continuer, si possible, par l'tude de disciplines ,synthtiques". Il va sans dire que la cration d'un service de recherche de science osynthtique" demande des moyens matriels cmsidrables. L'quipement de ces institutions est plus vari, en outillage, livres, col lections, etc. et son personnel doit tre plus nombreux; mais ces sa crifices valent les profits qu'on en tirera. * C'est pour rpondre aux considrations qui prcdent que l'Insti tut de recherche de l'Universit de Cluj a t consacr l'Histoire

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L'INSTITLT DE SPOLOGIE maturelle et spcialement la Spologie, science minemment synthti que, puisqu'elle se propose comme but de recherches ,l'Histoire natu relle du souterrain", c'est--dire d'une portion de la terre, petite il est vrai, mais aussi complexe de structure, aussi varie dans :ses manifestations nergtiques, aussi ancienne historiquement, que la plupart des autres domaines terrestres. IV. Organisation administrative des Instituts de reeherr.he. Que 1 q u e s cons i d r a ti o n s g n. ra 1 es. -Ayant indiqu les principes gnraux qui devraient, mon avis, servir de normes pour la cration des Instituts de recherche, je vais exposer maintenant le s rgles qui devraient prsider leur organisation intrieure. La question d'organisation est trs importante, plus importante qu'on ne le croit gnralement. Beaucoup d'institutions suffisamment dotes, et diriges par des hommes comptents, n'ont donn que de mdiocres rsultats cause de leur organisatio,p inad quate. En gnral, toutes les institutions de cette catgorie soUffrent de vices administratifs qui strilisent une plus ou moins notable portion de leurs moyens d'action scientifique. Le grand public ignore totalement ces questions trs spciales ; les administrations centrales sont diriges par des bureaucrates de carrire qui n'ont pas la moindre ide du fonctionnement et des be soins administratifs de ces organismes si particuliers et si compltement diffrents des autres institutions administratives ; les gens directement intresss, absorbs par leur tche scientifique si assujetis sante, ne pensent qu avec ennui et dgout aux questions administratives, qui leur semblent du temps inutilement ravi aux recherches. De ce temps si prcieux et si insuffisant, ils ne veulent rien sacrifier pour les contingences ; ils ne ragiseent donc pas contre les empi3tements de la bureaucratie ou les mauvaises rglementations administratives. Ils se refusent constater ,scientifiquement" le temps inutilement gll.spill par l'organisation mauvaise de leur service et tudier ,scien tifiquement" la possibilit d'une organisation meilleure; pour viter une perte de temps en somme minime, et en tous cas temporaire, ils se rsignent en fatalistes une perte de temps permanente. Ils s'imaginent qu'en laissant M. Lebureau administrer leurs laboratoires, ils auront plus de loisirs pour se consacrer la "science". Il n'est pas d'erreur plus funeste pour le progrs et pour le ,rendement" des institutions scientifiques! L'quipement proprement dit du laboratoire se fait .scientifique-

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28 E. G. RAOOVITZA ment; l'exprience ou l'observation sont ,scientifiquement" conues ,scientifiquement" conduites, mais l'organisation gnrale des laboratoires est le fruit de l'empirisme bureaucratique, et leur fonctionnement est soumis aux fluctuations dsordonnes de la plus crasse incomp tence administrative. Si l'on veut bien rflchir que l'efficacit des re-cherches scientifiques est de plus en plus une question de moyens". que par ccmsquent, celui qui tient la ,bourse" et rglemente son emploi acquiert de plus en plus la primaui du pouvoir sur celui qui ex cute la tche, on en nonclura qr1e l'organisation administrative des laboratoires joue un trs grand rle dans le fonctionnement d e c e s institutions et dans leur rendement scientifique. L'organisation des Instituts de recherche peut et doit tre tudie ,scientifiquement" et leurs statuts et rglements devront se conformer aux rsultats de cette tude. Ls directeurs de ces services doivent consacrer le temps ncessaire ces tudes .. administratives" et lutter en commun pour une organisation rationnelle des services scientifiques. Ce sera du temps gagn pour eux comme pour la recherche scienti fique, et que de moments d agacement, de vaines surexcitations, d ex asprations, de dcouragements, nuisibles aux recherches, ne leur seron t point pargns! Je n'ai donc pas m'excuser d'avoir noirci les pages qui sui vent pour exposer quelques vues sur cette grave et vaste question, vues puises dans une longue exprience tant scientifique qu'administrative. Depuis 1900, j'ai en effet pris une part active l'installation, l'organisation et la direction, de quatre institutions scientifiques, et une bonne partie de cette longue priode a t consacre la besogne purement administrative; je considre d ailleurs, avec regret, peine et co lre, que plus de la moiti de ce temps aurait pu tre jointe au chapitre .,re cherche" si elle n'avait due tre sacrifie aux formalits vaines des. rglementations absurdes et des traditions mauvaises de la bureaucratie. A.-L'Institut de recherche aura l a rn rn e situ tion administrative que les services didactiques de 1 U n i v e r s i t ; i 1 -s e r a r a t t a c h l a F ac u 1 t c o r re s p o n d a n t s a s p c i a 1 i t S o n d i r e c t e u r d o i t a v o i r -1 e s r a n g, t i t r e s e t p r r o ga t iv es d u n p r o f e s s e u r t i t u 1 aire, chef de s -ervice di dac tique. Une grave erreur a t commise au dbut, que l'on continue d'ailleurs encore commettre, celle de crer des Instituts de recherche comme annexe des chaires didactiques et par consquent d'en confier la direction un professeur charg en mme temps d'un enseignement classique. Ces errements ont g n pendant longtemps l'essor de c e s institu-

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 29 tions, ont nuit leur fonctionnement normal et ont par consqueil.t empch les gouvernements et l'opinion publique de comprendre leur vritable rle et leur haute importance d11.ns l'conomi, sociale. a.Pour tre productif l'Institut de recherche doit avoir un personnnel relativement nombreux et un outillage relativement considrable. Il est donc matriellement impossible un seul homme de diriger utilement et nproductivement" deux services importants comme sont. aussi bien les services didactiques que les instituts de recherche. b.-L'homme de science n'est pas, en gnral, un tre parfaitement pondr et symtrique : il est sujet tantt une n asymtrie et il sera alors mdiocre comme directeur de recherches, tantt une n asymtrie" oppose et il sera un professeur insuffisant ; avec la com plication croissante de la tche qui incombe ces deux spcialits, il faut choisir entre la spialisation pdagogique et celle des recherches, car il sera de plus en plus difficile de mener bien les deux la fois. c -Seulement un chef indpendant, gal en grade aux autres mem bres de la facult, peut reprsenter et dfendre efficacement les int rts de l'institution. Il peut aussi consacrer toute son activit,. et son ambition, la prosprit et au bon renom de son tablissement. B.-: Le Directeur de l 'Institut de recherche a u r a p l e i n s p o u v o i r s d i r e c t o r i a u x e t a d rn i n i s t r a ti f s, mais aussi l 'entire responsabilit de l a gestion s c i e n t i f i q u e e t a d rn i n i s t r a t i v e d e 1 i n s t i t u t i o n. Les pleins pouvoirs que je demande pom le Directeur de l'Institut seront complets, mais seulement au point de vue excutif ", car il est dsirable, comme on le verra plus loin, que pour chaque Service de recherche, fonctionne un Conseil d'administration fixant les directives gdrales des recherches effectuer et exerant le contrle. Quoiqu 'il en soit, ces pleins pouvoirs devront s 'exercer au moins dans la mesure indique ci-dessous. a. Direction des recherches normales" et collectives ; choix du. sujet et de la mthode. Cela ne veut pas dire qu'on doive supprimer au personnel scien tifique subalterne l'initiative de recherches personnelles et le choix des mthodes pour ces sortes de recherches. Mais il faut viter l'inconvnient majeur de laisser s'garer les recherches de l'Institution dans des direc tions tout fait trangres sa destination ; l'homme de science tant n bricoleur" par nature, ce serait fatalement le cas pour la plupart des institutions scientifiques. Je pourrais citer nombres d'exemples. typiques.

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30 E. G. RAOOVITZA Le Directeur doit donc avoir le droit et le pouvoir de maintenir les recherches dans le cadre qui a t fix par les statuts. Quant aux recherches collectives, elles ne sont possibles qu'avec une unit de direction et de mthode. b. -Prsentation du personnel de tous grades pour la nomination et l'avancement. Le choix des collaborateurs est bien plus important pour le ren dement et la bonne marche des recherches scientifiques que pour toute autre sorte .de t:.-avail collectif. La collaboration scientifique ne peut s'effectuer normalement s'il n'existe pas d'entente complte et intime entre les collaborateurs, ainsi qu'une entire confiance rciproque. Cette prrogative est d'ailleurs indispensable au prestige directo rial et l'efficacit de son pouvoir disciplinaire. c. -Direction, et responsabilit, de la discipline intrieure et juri diction disciplinaire de premire instance. n faut que les carts de conduite du personnel puissent tre im mdiatement rprims, mais il faut aussi prvoir la rparation des in justices, toujours possibles hlas !, dans les relations entre hommes. Le recours une juridiction suprieure : conseil de facult, conseil d tat, etc. fait d'ailleurs partie des ,droits de l'homme" actuel. d -Prsentation du projet de budget annuel. e. -Excution pleine et enti re des dcisions budgtaires sans autres formalits et autorisations Cela signifie qu'une fois le projet de budget contrl, discut et adopt, les sommes affrentes doivent tr.e mises la disposition du DirPcteur qui, dans la limite des prescriptions budgtaires, les dpensera comme il le jugera convenable. Ces pouvoirs directoriaux sont ceux qu'exercent tous ls chefs d'entreprises prives ; ils sont le produit d'une longue exprience et sont considrs par tous les administrateurs sagaces comme indispensables la bonne marche des entreprises. Il semblerait, premire vue, que les administrations de l'tat soient organises suivant des principes identiques ; le parlement est une sorte de co"nseil d'administration, les ministres sont des ,directeurs" plP.ins pouvoirs excutifs et directe. En ralit l'administration de l'tat n'est qu'une fallacieuse cari cature de l'administration prive. Les dpartements ministriels sont, depuis des lustres, devenus des organismes trop vastes pour qu'un homme puisse les diriger effec tivement dans leurs dtails ; cependant, lgalement, le ministre est tou jours cens directement responsable de tous les actes de son ressort

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 31 et sa signature est obligatoire, disposition tellement absurde que la ,responsabilit" ministrielle, n'est plus qu'une ,fiction" constitutionnelle; elle est compltement supprime en pratique dans tous les pays. Du mme coup, la responsabilit est supprime aussi pour les sous-ordres car, d'abord ils sont couverts par la ,signature ministrielle" et ensuite par l'efficace mthode invente depuis fort longtemps par M. Lebureau, mthode qui consiste parpillr la responsabilit des dcisions et des excutions parmi des services de plus en plus nombreux. Aprs un grand nombre de rapports, rfrs, approbations en cas cades, pourvus de multiples cachets et de signatures ,indchiffrables", il est absolument impossible de savoir qui s'en prendre en cas de ngligence, de faute grave et mme d'actes dlictueux. Surtout pas d'affaires! surtout pas de responsabilit directe! sont les devises de M. Lebureau et la principale cause de la mauvaise gestion des affaires publiques. Ce sont ces inconvnients que ma proposition a pour but d'viter. Il va sans dire que dans les services de recherche trs tendus et riches en matriel et personnel, le Di::ecteur pourra diviser son admi nistration en sections et dlguer ses pleins pouvoirs, avec la partie affrente e responsabilit pour ces sections, aux fonctionnaires imm diatement infrieurs en grade. C. -C h a q u e g ra n d I n s ,t i t u t d e avoir un Conseil d'administration: p er fe ct i o n n e rn en t et de p a.t r on nage ut il es. recherche doit des Conseils de lui sont fort Il ne faut pas faire des services de recherche, des ,sultanats". Le systme du ,bon tyran" ne peut donner de bons rsultats, la longue, comme le dmontre une sculaire exprience dans toutes les branches de l'activit sociale. Si ,l'excutif" doit tre confi un seul homme muni de pleins pouvoirs, le "lgislatif" doit tre du ressort d'une assemble; il faut, de plus, que le contrle soit exerc non s'eulement par des organes ad hoc, mais. aussi par l'opinion publique, le juge relativement le plus juste et dont l'action est la plus efficace avec le temps. Les petits lnstituts, faible personnel et matriel restreint, peu vent se passer, au dbut, de Conseil d'administration, mais ils devront finalement en tre pourvus aussi, ne fut-ce que pour assurer un bon recrutement du personnel et pour assurer l'efficacit d'un contrle com ptent, d'autant plus indispensable que l'Institution est plus ancienne. Dans les Universits organisation et traditions plus ou moins autonomes, comme celle de Cluj, les Conseils de Facult peuvent jouer

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32 E G. RAOOVITZA utilement le rle de Conseil d'administration pour les Instituts de re:cherche de modeste envergure et au dbut de leur existence. Le Conseil d'administration devrait tre form par un petit nom bre de membres, comprenant : 1. Des dlgus de l'universit. 2. Des reprsentants de la spcialit de l'Institut, dsigns par les corps de spcialistes. 3. Des reprsentants des ministres comptents. 4. Des dlgus des chambres ou syndicats des industries intresses. 5 Le Directeur et les reprsentants du personnel de l'Institut. Les attributions du Conseil d'administration seraient les suivantes : 1. Discussion et approbation des grandes lignes du programme des recherches normales et collectives. 2. Approbation du rapport annuel sur l'activit de l'Institut 3. Examen de la gestion administrative et financire. 4. Approbation du projet de budget. 5. Approbation des propositions de nomination et avancement des fonctionnaires. 6. Jugement des appels contre les dcisions de la direction. Le Conseil d'administration ne tiendrait qu'un petit nombre de san ces ordinaires par an, mais pourrait tre convoqu en sances extra ordinaires aussi souveo.t qu'il serait ncessaire. La cration d'un grand Conseil de perfectionnement, pour tous les Instituts de recherche de mme catgorie scientifique, form de : spcialistes, savants ,purs", ingnieurs spcialiss, chefs d'industries scientifiques et ouvriers de ces industries dlgus par leurs compagnies, associations ou syndicats, sernit dsirable. Un semblable Conseil pourrait rendre de grands services, condition de limiter son activit aux 'points suivants : a.-Instituer permanente sur les besoins de l'conomie nationale et sur les possibilits d'exploitation des ressources du pays. b. -Classer par ordre d'urgence et d'importance les problmes rsoudre. c.-Organiser la collaboration des institutions du pays en vue de l'excution de ce programme. d.-Organiser les rapports d'entr'aide et la collaboration des insti tutions scientifiques nationales et internationales. Il est trs important, tous les points de vue, que l'opinion publique s'intresse l'activit des lnMtituts de recherche. Il rentre dans la mission de ces institut.ions de faire dans ce but la propagande

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L'iNSTI1 UT DE SPOLOGIE 33 ncessaire au moyen de confrences et de dmonstrations publiques, d'expositions permanentes ou temporaires, et d'articles de vulgarisation. Dans cet ordre d'ides, un Comit de patronnage est de la plus grande utilit; comprenant rles amis des sciences de toutes les classes sociales, ainsi que les anciens lves de l'institution, il facilitera la manifestation des sympathies publiques et suscitera la bienveillance effective des donateurs et bienfaiteurs. D. -Ch a que Institut de recherche doit a voir a u s si, o ut re 1 e p e r s o n n e 1 s c i e n t i fi q u e e t d e s e r v i c e, u n p e r s o n n e 1 a d rn i n i s t r at i f e t u n p e r s o n n e 1 t e c h n i q u e en rapport a v e c son importance. Il est admis par tout le monde, et aussi par l'Administration centrale, qu'un laboratoire doit possder un personnel scientifique et un personnel de service. La premi re catgorie est reprsente dans les institutions les mieux pourvues par le directeur le sous-directeur, le ou les le ou les assistants et prparateurs. La catgorie est forme par les garons de laboratoire et les manuvres. Mais un service scientifique quelque peu dvelopp, doit se livrer aussi des activits non scientifiques nombreuses et varies, qui aug mentent progressivement avec son importance et avec son anciennet ct qui son indispensables son fonctionnement normal. a. Correspondance officielle et scientifique, nationale et internationale b. -Tenue des archives. c.-Inventaire du matriel. d.-Catalogue de la bibliothque et des collections d'tude, de com paraison et de muse. e.-Conservation des instruments et appareils et contrle de leur emploi. f. -Emmagasinage des produiis de toutes sortes, verrerie, produits chimiques, fournitures de bureau. quincaillerie, etc. et contrle de leur utilisation. Le nombre et la varit des objets et produits qui sont ncessaires au bon fonctionnement d'un service de recherche est trs considrable, beaucoup plus considrable que ceux qu'on trt.'Uve dans une grande usine spcialise g. -Comptabilit trs complique cause du nombre des spcialits qu'on doit souvent se procurer l'tranger. Toutes ces activits ,administratives" spciales sont conduites gnralement par le jeune personnel scientifique des assistants et pr parateurs, trs mal et c'est tout naturel. Les jeunes licencis ou docteurs ignorent les premiers mots de la technique de ces besognes qui n'ont aucun attrait pour eux; ils les considrent, avec juste raison, comme du temps perdu pour leur

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34 E. G. RACOVITZA instruction scientifique et pour les recherches. D'autre part, ce jeune personnel se renouvelle souvent, d'o ncessit pour le personnel suprieur deformer continuellement de nouveaux ,administrateurs" au dpens du temps rserv aux recherches et aux dpens de la bonne gestion de l'institution. Il faut donc fournir aux services de \'echerche aussi un personnel ,administratif" spialis et permanent, qui puisse dcharger le personnel scientifique de cette tche purement matrielle, et rserver au personnel' scientifique seulement la direction et le contrle de cette partie secon daire, mais importante et assujettissante, de l'activit de ces Instituts. Le rendement scientifique de ces y gagnera beaucoup et leur organisation et administration encore davantage. Le fonctionnement des services de recherche exige une machi nerie souvent complique, l'instatlation et l'agencement reils et d'instruments spcialiss, des rparations multiples, etc. Dans ces institutions on se sert de toutes les sortes d'nergies et l'on doit ouvrer toutes sortes de matires premires. Chaque laboratoire a donc besoin d'ateliers qui dans certaines spcialits doivent tre trs dvelopps et trs bien outills. Les garons de laboratoire sont, en gnral, chargs de ces fonctions techniques et, sj certains d entre eux, bien dous, russissent excellemment dans leur tche, le plus souvent cette pratique donne des rsultats lamen tables aussi bien ponr machines et pour l'utilisation des matires premirPs, que pour l'aide fournie au personnel scientifique. Parmi le personnel indispensable la bonne marche d'un service de recherche, il faut donc comprendre une catgorie de fonctionnaires: ,techniciens": mcaniciens, lectriciens, souffleurs de verre, menuisiers, etc., artisans dj spcialiss au moment de leur engagement et ayant une prparation profes si onnelle sulfisante. Le plus modeste des Instituts de recherche devrait tre pourvu du personnel suivant : un directeur, un chef des travaux, un assistant, un prparateur, un secrtaire comptable, un mcanicien, un garon de laboratoire et un manuvre. E. -Dans les Instituts de re che r che 1 es gradesseront indpendants des fonctions; l 'avancement sur place en grade (sans changement de fonction) pourra. t re a c c o r d t o u t le p e r s o n n e 1. Les progrs de la science amnent une complication progressive des mthodes de recherche et de l'instrumentation ; cette complication. rend de plus en plus long et laborieux l'apprentissage, la ,mise-audu travailleur sc i entifique. Actuellement, des annes son ncessaires pour former un bori chef des travaux ou un assistant

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 35 Il faut donc que les mrites puissent tre rcompenss, il faut mme que compte soit tenu de l'ge, du temps de service et de l'aug mentation des charges de famille. Dans le systme bureaucratique, encore gnralement en usage, ce n est pas ,pratiquement" possible. Mne si plusieurs ,grades" de salaires sont prvus pour ces ca tgories de fonctionnaires, l'amlioration matrielle qui leur est accorde est trop insuJTisante, et il n'est pas tenu compte du point de vue ,moral", qui a grande importance pour tout homme conscient de sa valeur. Si les fonNionnaires suprieurs d un Institut occupent longtemps leur situation, les infrieurs sont condamns, ou terminer leur carrire dans un poste infrie'ur leur mrite, qui peut tre de tout premier ordre, ou accepter une situation suprieure, un avancement" comme dirait l'administration, dans une autre institution difl'remment spciali se. Dans cette seconde alternative, ils sont obligs de perdre le fruit d une longue exprience acquise, sans profit pour personne ils sont forcs de refaire nn nouvel apprentissage trs difficile et pro long au grand dam de la recherche scientifique et de leur nouvel emploi. Il est donc indispensable que les fonctionnaires permanents des Instituts de recherche puissent avancer sur place, quelle que soit leur fonction. Il faut, par exemple, que le savant occupant les fonctions de chef des travaux ou d'assistant, puisse, s'il le mrite, arriver succes sivement aux plus hauts grades de la hirarchie scientifique. Si ce grade suprme est celui de professeur universitaire titulaire il faut qu'il puisse confr il tous les fonctionnaires permanents de l'In stitution. Ce systime est prtvu pour l'Institut de Spologie et il est dj mis en, prtique depuis assez longtemps, avec l es meilleru:s .. rsultats, dans d'autres institutions scientifiques ; il existe, en effet, des Instituts de recherche dans lesquels tous les fonctionnaires scientifiques ont le titre, ie rang et les prf>rogatives de professeur universitaire. Ce. que j'ai dit du personnel scientifique s'applique aussi, mutatis mutandis, une partie des autres catgories du personnel. Pour former un garon de laboratoire ou un technicien apte rendre de bons services, il faut!un temps aussi long et un apprentissage aussi difficile que pour former un savant spcialis; l'importance pratique de ces indispensables auxiliaires dans un Instituts de recher che n'est d'ailleurs pas moindre. J'ai connu des garons de labora toire dont la disparition a t rellement une perte pour la science", peut-tre plus sensible que celle de maint fonctionnaire scientifique, Trav. Inst. Speol. -T. I. -Num. f. 4

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36 E. G. RACOYITZA dont la notice ncrologique fut pourvue de celte expression consacre . Le personnel permanent technique, administratif et de service pourra donc galement avancer su!" place dans les grades de sa ca igorie. F.-Les fonctionnaires scientifiques seront ln a m o v i b 1 e s, sa u f d a n s l e s p o s t e s d e d b u t. L'amoyibilit et l'inamovibilit ont leurs partisans et cette controverse n est pas close. Il est certain que l'amovibilit serait prfrable si l'on pouvait compter avec une autorit toujours juste, impartiale et ne prenant des dcisions que conformes l'intrt La preuve que cette condition ne peut tre ni ralise, ni garan tie et r .ratique, rsulte du fait que l'inamovibilit gagne du terrain partout et qu'elle devient la rgle pour les fonctions les plus importan tes. Pour luttr contre le npotisme nfaste et contre les dsastres des ingrences politiques, il a fallu lgifrer, mme pour les fonctionnaires infrieurs, des statuts assurant leur stabilit et les garantissant plus ou moins efficacement contre l'arbitraire. On est donc forc d'accorde..r aux fonctionnaires scientifiques su prieurs des Instituts de recherche, une inamovibilit dont les inconv nients peuvent d'ailleurs tre attnus par la svrit des conditions de recrutement. Les autre catgories de fonctionnaires jouiront naturellement des avantages statutaires dont bnficient leurs collgues des autres admi nistrations. Mais l'inamovibilit ne peut tre accorde pour les postes de d but; il faut mmes qu'il soit expressment spcifi que ces fonctions sont temporaires avec droit de prolongement conditionnel pour une ou plusieurs priodes. Le bon recrutement du personnel est ce prix. Pour la slection de candidats aux postes scientifiques, les dipl mes et rfrences sont absolument. insuffisants ; un stage de quelques .annes est ncessaire pour dceler l'aptitude ou l'inaptitude aux re cherches. G.-Les Instituts de recherche doivent avoir l'aut o n o rn i e f i n a n c i r e. Que l'tat gre ses entreprises trs mal, que ses frais de gestion soient outrageusement exagrs et que les dlais d'excution soient inutilement prolongs, ce sont l des vrits tellement bien tablies qu'il est inutile d'insister. Cette infriorit de l'tat vis-a-vis des entre prises prives tient des causes multiples, dont je ne veux mentionner ici que deux, mon avis trs import!Vltes. a.L obligation de se conformer strictement aux priodes budgtaires.

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DE SPOLOGIE 37 Le fonctionnement d'une institution est continu et soumis aux 11luctuatins de l'imprvu; ses besoins peuvent varier dans d'normes proportions suivant des circonstances rsultant souvent de son activit mme. 11 est matriellement impossible de plier l'activit d'un organisme 'Vivant, agissant et se modifiant sans cesse, au cadre rigide dans le temps et au schma purement thorique que reprsente un budget arrt un an d'avance. La fin et le commencement de l'exercice bud gtaire sont des dates arbitraires, qui n ont aucun rapport ayec le fonctionnement organismes sociaux. Et pourtant toute leur activit doit se plier ces dates rituelles Si une anne l'institution n'a dpens que 15,000 frcs. sur les 30,000 prvus au budget, les 15,000 restants sont reverss au trsor, et ministres et commissions budgtairs se htent de diminuer l'anne suivante les crdits dans les mmes proportions. Pour que cela ne puisse arriver l'institution s'arrange tout dpenser dans l'anne en achats d'utilit douteuse. Si l'anne suivante l'institution a besoin de 45,000 frcs., elle ne peut se procurer le ncessaire que jusqu' concurence de la somme fatidique de 30,000 frcs. Il arrive qu'avec le systme budgtaire, des instituts ne peuvent pas se procurer des fournitures cteuses, ce qui serait facilement possible s'ils pouvaient conserver leurs conomies d'une anne sul" l'autre. Il arrive mme que la pride fatidique budg taire aimuelle de justification des dpenses soit fragmente arbitraire ment par l'administration centrale, qui introduit des ptiodes de justi fication bisanuelles, trimestrielles et mme mensuelles ce qui augmente considrablement les difficults de gestion des instituts. b. -La loi de comptabilit qui n'est plus adapte aux besoins des temps prsents. Cette loi empche, par son formalisme absurde, l'organisation d'une comptabilit rationnelle et pratique ; elle inflige aux fournisseurs de des dlais de payement trop prolongs; elle impose des dmarches et paperasses tellement nombreuses, en un mot : des frais gnraux inutiles si considrables, que les maisons srieuses se refusent four nir l'tat et que celles qui y consentent majorent copieusement les prix ou se rattrapent sur la qualit des fournitures. Que les prescriptions de la loi de comptabilit, dans le lointain pass o elles ont pris naissance, aient correspondu aux besoins et circonstances contemporains, c'est possible, quoiqu'on puisse objecter que jamais les entreprises prives d'alors n'en ont utilis de semblables; mais que ces prescriptions ne s'adaptent plus aux conditions actuelles ni au sens lequel volue l'activit sociale, cela n'est pas douteux. 4*

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38 E. G. RA.COVITZA Ces prescriptions absurdes, et matriellement inapplicables, de lru loi de comptabilit, combines avec celles de la loi budgtaire, ont amen le camouflage progressif de toute la comptabilit de l'tat, ont. ,organis" le gaspillage de l'avoir public et ont provoqu la paralysie progressive de leurs propres rouages; que l'on veuille bien seulement examiner ce point de vue le ,fontionnement", si l'on peut enco:.-e employer cette expression, de la Cour des Comptes Je ne puis dvelopper maintenant ces quelques indications som maires; je reviendrai sur cette question dans un utre rapport, vue son importance considrable, et progressivement accentue, dans le fonction nement de toutes les institutions scientifiques; il me suffit pour l'instant de constater qu'hommes d'tat et commencent ragir, quoique avec timidit, contre ces dsastreux errements. Dans tous les pays on dispute des remdes et l'on commence accorder certaines administrations ,l'autonomie financire" ou bien on ,commercialise" les exploitations de l' tat. Ces .,rformes" tendent toutes appliquer aux administrations de l'tat les rgles en usage dans l'exploitation des entreprises prives, rgles qui sont le contrepied des us et coutumes bureaucratiques. De tout ce qui prcde -il rsulte que la revendication de l'auto nomie financire pour les Instituts de recherche est parfaitement justifie ; elle est indispensable au fonctionnement normal et productif de ces institutions. Il s'agit d ailleurs de sommes relativement faibles dont la gestion est facilement contrlable, sommes qui sont insignifiantes s i ori les compare au budget total de l'tat ou mme celui d'un mi nistre. L'autonomie financire dbarrasse l'Institut de la suggestion des dlais budgtaires. Les sommes accordes par les budgets anauels sont des subventions .,fond perdu". Elles s'incorporent l'avoir de l'Institu tion, qui peut les conomiser ei les dpenser en bloc ou en dtail, sui vant ses besoins rels et sans limite de temps L'institution peut accu muler des fonds pendant plusieurs annes pour excuter une installation coteuse ; ayant des fonds ,liquides, elle peut traiter avec les fournis seurs dans les mmes conditions avantageuses que les particuliers; : ayant des disponibilits, elle peut profiter, pour ses acquisitions, ,d'ocasions" avantageuses, etc ; en un mot, elle peut grer ses fonds facilement, logiquement, conomiquement ; elle peut faire de la bonne admi nistration, ce qui est intP.rdit aux services non autonomes de l'tat. Que doit faire l'Institut de recherche de ses disponibilits puisqu'on lui accorde l'autonomie financire? La rponse est simple et aise, ce que font les entreprises prives pour leurs fonds de roulement::

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L'iNSTI'l UT DE SPOLOGIE 39 las placer dans une banque sous forme de dpt vue et terme. : Aussi longtemps que l'tat n aura point organis sa trsorerie sur le modle des banques prives, en olirant les mmes facilits e t avanta ges aux ,dposants", les Instituts de recherche devront tre autoriss dposer leur disponibilits dans une grande banque prive. Il en rsul tera de multiples avantages : maximuii?-de sret contre le vol ou la perte, facilit de m anipulation, comptabilit parfaite, contrle et vrifi cation facile de la gestion n'importe quel moment. A ces avantages s'ajoute l'apprciable bnfice des intr ts pays par la banque ; au cun moment le capital reprsent -par ces disponibilits ne reste improductif. Le systme prconis ne profite pas seulement aux instituts ; il est hautement profitable l'conomie nationale puisqu'il permet de mo biliser un capital autrement improductif et il diminue les besoins de la circulation montaire par l'utilisation, rendue possible, des ch ques et virements de compte compte. Il procure donc avantage gnral et aucun inconvnient. L a s eule ob jectic.n qu'on puisse opposer cette pratique, est la possibilit de la dimi nution ou de la perte du dpt par suite de la dconfiture de la banque Ces craintes thoriques sont ngligeables dans la pratique. Il s agit, e n effet d'utiliser les services de ces grands tablissements financiers qu'au cun gouvernement ne laissera sombrer purement et simplement, et cel a pour ne pas provoquer un dsastre national ; mais mme si l' hyp o thse se ralisait la perte occasionnelle d'un dpt, jamais considrable, se rait insignifiante si on la compare l'conomie relle que COI).stitue cette s o rte de gestion et au gaspillage effrn et f11tal pratiqu par les gestions non autonomes de l'tat Pour ne pas effaroucher une administration, mme aus s i rvolu tionnaire que celle qui a prsid la cration de l'Institut de Spologie, je n'ai pas mentionn le mot d'autonomie financire dans les statuts de cette institution, mais j'en ai introduit la pratique par la cration d'un .,fonds permanent". Ce n'est encore qu'un essai incomplet et limit, mais une lgislation ultrieure pourra l'tendre et le perfectionner de recherche doit jouir de la person: nalit civile e.t du droit de s e crer des ressour ces avec les rev.enus d 'expertises pour 1e public. Le de i'autonomie financire est grandement faci lit par l'attribution de la personnalit civile. Le droit de possder et d'acqurir est prcieux pour de s institu tions, qui seront toujours insuffisamment dotes par les gouvernements. De plus, cette situation juridique est une garantie, et un attrait pour

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40 E. G. RACOVITZA les donateurs, qui peuvent avoir ainsi la certitude que leur donation sera employe suivant leur volont et ne pourra changer de destination. L'exemple des tats-Unis est l pour montrer quel attraction exercent grandes fondations scientifiques autonomes sur la gnrosit des mcnes. Un Institut de recherches pures et appliques peut, et doit, rendre aussi des services pratiques et immdiats au public, nu moyen d'tudes sur des questions spciales, d'analyses scientifiques, d'expertises, etc. Il est juste et ncessaire que ces services soient rtribus. Les sommes ainsi recueillies devraient tre rparties, dans un proportion tablir pour chaque spcialit, entre trois bnficiaires : a.-L'tat ou l'organisme qui subventionne annuellement l'Insti tut, car il est juste qu'il soit ddommag du matriel us. b.-L'institut, car la valeur de l'expertise dpend du travail col lectif de tout le personnel. c.-Le personnel, pour l'encourager dans ce travail supplmen taire et le rcompenser de ce surcrot de besogne. V. -L'Institut de Spologie de (Jiuj. J'ai essay de dmontrer dans les pages prcdentes que les Instituts de recherche spcililiss sont des rouages ncessaires de l'conomie sooiale actuelle, que leur cration;. de date assez rcente, est un phnomne normal de l'volution de la science et des ncessits. de la production. J'ai tent d'esquisser en traits rapides les conditions que doivent remplir ces fondations pour rpondre pleinement leurmission, pour utiliser intelligemment et compltement les ressources mises leur disposition, pour permettre leur adaptation continue : l'volution de la science et aux modifications ininterrompues que su bissent les conditions d'existence des humains. J'ai donn cette tude la forme la plus sommaire possible ; je l'ai courte au point d'omettre exemples et dmonstrations pour tayer mes affirmations. Il se peut que mon expos soit insuffisant pour en trainer la mais je suis limit par l'espace ; les fonds que j'ai ma disposition ne me permettent pas d'Un rapport. trop volumineux. Je compte reprendre les points les plus importants dans mes prochains rapports, auxquels sont galement rservs, pour les mmes. raisons financires, les dtails sur l'organisation et le fonctionnement de l'Institut de Spologie, ainsi que la description des installations et arrangements de ses services et collections. Constatons pour le moment que l'Institut de Spologie de CluJj

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 41 est dot d'un statut qui essaye de raliser les principes exposs plus haut. C'est une institution universitaire, rattache la Facult des Sciences et assimile aux services didactiques. Son directeur a rang, titre et prrogatives de professeur titulaire. C'est un institut de recherche d'histoire naturelle, dans toute l'acception de ces termes, ayant comme principale spcialit la Spologie pure et applique, discipline synth tique par excellence. La direction a pleins pouvoirs et pleine responsa bilit sous le contrle du Conseil 'de Facult et du Snat universitaire. Son personnel comprend les catgories: scienttfique, administra tive, technique et de service. Les fonctionnaires scientifiques peuvent avancer sur place et les assistants occupent des postes temporaires. L'autonomie financire est partiellement assure par un ,fond permanent" dpos dans une banque, fond gestionn comme dpt libre par le directeur et aliment par les conomies faites sur les autres fonds, et par les donations. Les dtails de cette organisation sont d'ailleurs exposs dans la. loi du 26 avril 1920, dans le contrat du 18 dcembre et le mmoire du 14 dcembre 1919, documents publis dans ce volume (No. 2). Malgr les difficults matrielles de toutes sortes, et le manque de personnel spcialis ou duqu, l'organisation de cette cration lgislative se poursuit depuis la fin de 1920 une certaine lenteur, mais sans arrt. Le travail purement scientifique s'eifectue de faon satisfaisante, comme l'indique le premier volume paru des Travaux de l'Institut". De nombreuses grottes de Roumanie ont t explores et le matriel rcolt est en partie tudi. Bibliothque, collection de cartes gographiques, collection photographique, collection de matriel spolo gique et pig, en augmentations continues, sont en voie de rangement et de cataloguage. Le rsum statistique de cette activit est publi chaque anne dans l'annuaire de l'Universit. Dans mon prochain rapport, ces diffrents points seront exposs avec les dtails qu'ils comportent. Quand au devoir, qui incombe chaque institution scientifique, de susciter et de faciliter la collaboration internationale, l'Institut de Spologie n'y a pas failli. Envois et changes de matriel, dterminations d'animaux, rapports pistolaires avec les collgues spcialistes, sont mens si activement, que les frais de correspondance augmentent d'inquitante faon, tant donn l'normit des taxes postales actuelles . Avant de clore ce premier rapport essentiellement introductif, je tiens fournir quelques explications complmentaires sur la spcialit qui a t attribue cet Institut d'Histoire naturelle, c'est-dire sur la Spologie.

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42 E. G RACOVI1'ZA Sur le caractre synthtique de celte discipline, et par consquent sur ses avantages ducatifs, je me suis dj expliqu. Du ,Mpwire du 14 dcembre 1919" il rsulte que cette direction donne aux Nudes rpondait aux vux de l'Universit<' et du Conseil dirigeant qui d{sir raient doter l'Universit& de Cluj rl'une spcialit non dans les autres centres universitaires, pour combler le vide laiss( par la disparition d'un spcialiste connu et estiml de l'ancienne Universit maghiare. Le Mmoire du 14 dcembre 1919 explique galement que l'Institut de Spologie de Cluj n'est pas une cration nouvelle, mais seule ment l'installation demeure, et la reconnaissance officiell, d'une en treprise scientifique qui fonctionnait dj depuis longtemps avec des -collaborateurs nombreux, des collections importantes, un matriel appro pri, une publication qui tait son cinquime volume, entreprise qui tait par consquent un vritable ,Institut" ayant sa doctrine, ses m thodes et mme traditions. Il ne s'agissait donc en ralit que de fournir cette entreprise prive ,Biospeologica", la conscration oflcielle et universitaire et permettre de se dvelopper plus activement en lui fournissant domicile, personnel permanent et moyens d'investigation suilsants . Le rappel de ces faits suJlt, mais je crois ncessaire de m'tendre un peu plus sur Biospeologica", son origirre, son but et ses rsultats. VI. -BIOSPEOLOGICA. Ides directrices. Programme. Etat de la publication. J'ai dbut en :r.oologie par des recherches anatomiques et histo logiques sur une famille de Polychtes. Les nouveaux dcouverts ne me procurrent qu'une mdiocre satisfaction, car je ne pouvais ,com prendre" ces dispositions b.natomiques et histologiques indites, c'estdire entrevoir origine et me faire une ide des stades volutifs parcourus jusqu' l'tat en un mot: .reconstituer leur histoire. Cette invincible tendance qui me pousse a rechercher dans l'tude du phnomne actuel, son pass historique pour le ,.comprendre", m'amena tendre mes recherches d'autres familles de Polychtes dans l'espoir de dcouvrir des stades d'volution, des arrts d'antres priodes historiques, pouvant me fournir l'explication cherche. J'ai naturellement essay de dterminer avec prcision le materiel recueilli. Cette incursion en Taxonomie me procura beaucoup de dsillu sions sur les mthodes, comme sur les rsultats acquis, de cette disci

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 43 pline ; elle me donna aussi la conviction qu'il n 'e!!t d autre Taxono mie possible que celle base sur la phylognie et sur la rpartition gographique, qu'il est impossible de situer une espce correctement dans la classification des tres sans
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44 E. G. RACOVITZA Le milieu naturel est, en effet, un complex:e de facteurs extrmemcm.t. nombreux et divers; aux facteurs dnomms "primaires" s'ajoutent les. les biologiques, sans compter ceux dont l'existence n'est. encore que souponne et ceux, peut-tre fort nombreux et fort agissants,_ que rien ne dcle encore, mais dont l'vidence des lacunes existant. dans la science nou; interdit de contester la possibilit. Ces difficults qu'il faut vaincre, pour organiser l'exprimentation de faon rationnelle, sont encore aggraves par les considrations qui suivent. Les tres vivants, les biotes, au cours de leur histoire, se rlrobent. de plus en plus l'influence de leur milieu par la constitution d'un. "milieu intrieur" de plus en plus protg contre ces actions rieures. L'volution provoque par l'influence des facteurs externes tend. la suppression de plus en plus complte de cette influence. Or ces processus de dfense existent plus ou moins dvelopps m me chez les tres l'es plus primitifs; il n'existe pas actuellement de biote compltement permable" aux influences du milieu D'antre part le facteur ,temps" a jou un rle capital dans l'vo lution des biotes. La plupart des modifications historiques dont nous constatons actuellement le caractre si tenacement hrditaire, .se sont effectues sous des influences dont la dure ne petit tre conue net tement et qu'il faut se contenter d'apprcier vaguement par des s ymboles mathmatiques, d ailleurs tout aussi inconcevables. Les pres con troverses qui divisent les naturalistes actuels, sont dues, pour une grande part, la mconnaissance par certains d entr'eux du facteur ,temps":.. Quoiqu'il en soit, il faut choisir comme sujets d'exprience ceux:. des biotes qui possdent des caractres ractions rapides et ce ne sont, en gnral, les plus intressants de notre point de vue. Il faut noter encore que rares sont les biotes qui veulent bien. vivre et se reproduire normalement en captivit et que l'on puisse tir eflcacement de l'attaque des parasites et des maladies. Ceux qui ont fait des essais d levage d invert brs en connaissent les m i s r es eL diffi cults. Il faut enfin, last but not last, que propre du milieu .. artificiel d levage ne vienne pas fausser le rsultat de l'exprience, carc'est une des principales causes des graves erreurs si souvent commises par les exprimentateurs. Je me suis donc mis la recherche de l'oiseau rare, de l' tre or ig ines g ntiques assez claircies phylognie connue m ilieu intern e permable un pefit nombre de facteurs primair es et:.

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 45 impermable aux autres, ractions suffisamment rapides, pourvu d'or gatles externes facilement observables et consentant vivre et prosp rer en captivit sans se laisser influencer par le milieu artificiel La candidature du groupe que je connaissais le mieux, les Poly chtes, la dignit de sujet d'exprience, fut carte pour des sur lesquelles je n'ai pas besoin d'insister, et je cherchais ailleurs. Cette enqute me .procura tant de dboires que je me demandais si, en somme, il n'tait pas plus sage de tourner la difficult en adoptant une mthode d'investigation diffrente, mais fournissant des rsultats quivalents ceux procurs par les expriences de laboratoire. Ne pourrait-on pas tout simplement profiter des ,expriences" en cours, que Dame Nature a organise avec ses puissantes ressources, si peu limites dans l'es pace comme dans le temps ; ne pourrait-on pas se borner d'-en observer les rsultats ou intervenir seulement en les modifiant dans une certaine mesure? Ne pourrait-on pas trouver un miliea naturel dans lequel agiraient un nombre restreint de facteurs et qui serait habit par un petit nombre de biotes, milieu peu faune pauvre, facilement accessible l'observateur? J'en tais l de mes rflexions quand, l'occasion d'une campagne ocanographique organise en juillet 1904 par le Laboratoire Arago, dont j'tais alors le sous-directeur, j'entrepris l'exploration des grottes des Balares. Je fis ample connaissance avec les merveilles souterraines de Majorque et je dcouvris une faune cavernicole intressante, notamment un Cirolanide de souche marine que je dcrivis sous le nom de Typhlo cirolana Moraguesi n. gen., n. sp. De cette premire visite scientifique dans les grottes, je suis re venu avec l'impression quP-j'avais trouv ce que je cherchais et cette impression fut singuli.rement renforce par la consultation de la biblio graphie spologique. On croyait en effet il y vingt ans, que le milieu souterrain tait trs ,constant" et habit par un nombre ,infime11 d'espces. De fait, soleil et intempries, qui svissent dans le monde pig, en sont exclus; il en rsulte que certainement dans ce milieu le nombre des facteurs primaires est moindre. D'autre part, les influences des facteurs biologiques doivent se manifester en des rapports trs simples tant donne la faibles se de la population et. le petit nombre de ses composantes spcifiques. Milieu invariable, facteurs primaires en nombre rduit, biotes adaptations lmentaires ou unilatrales et milieu intrieur ce sont tous caractres rpondant bien mon programme.

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46 E. G. RACOVITZA Dans ce domaine souterrain, Dame Nature a institu des ,expriences" relativement simples; on pouvait, en raisonnant a priori, -conclure qu'il serait relativemer:t facile d'en dcouvrir les conditions et -d'en constater les rsultats. On pouvait d'ailleurs raisonnablement esprer aussi, qu'il serait ais de modifier ces ,expriences", suivant les besoins, par des artifices appropris, puisque l'on bnficie de l'inapprciable avan tage de travailler dans un ,laboratoirea naturel, relativement facile amnager. La recherche exprimentale devait ncessairement tre prcde d'une priode de prospection du domaine souterrain et de recensement de ses habitants. Les Pyrnes qui cette poque, pour trs bien explores av point de vue spologique la suite des tudes classiques des naturalistes de la seconde moiti du XIXe sicle, furent choisies pour ces recherches prliminaires, supposes devoir tre courtes. Il s'agissait, en eJl'et, guid par des travaux gographiques trs com plets, de retrouver des 'espces peu nombreuses et bien dcrites par d'excellents spcialistes. Ces recherches prliminaires dbutrent en 1l05 avec le concours de mon collaborateur de la premire heure, le Dr. R. Jeanne! qui, la fin de ses tudes mdicales prparait aussi la licence s sciences, prt ds-cette poque abandonner une carrire ,pratique" pour s adonner l'histoire naturelle et spcialement l'entomo)ogie s
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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 47. aux cavits accessibles l'h0mme, mais que doivent s'y ajouter ledomaine considrablement plus vaste des fentes troites. Les tudes topographiques prcises manquent d'ailleurs encore aujourd'hui. Au point de vue morphologique, la contradiction des doctrines montrait l'insuflsance des connaissances ; quant la chimie et la physique souterraines, elles n'avaient t qu'effieures en ce qui con cerne les concrtions seulement. La mtorologie souterraine tait des plus rudimentaire; les con-ditions du milieu souterrain avaieni t values et non ,scientifique ment mesures". On possdait des mesures valables seulement pour la temprature, mais sporadiques; d'observations continues pas l'ombre. Tout ce que l'on affirmait sur la constance du milieu souterrain n'tait que le rsultat d'impressions subjectives. En. ralit, c milieu prsente des variations" comme les milieux pigs et en partie corrlatives de celles de ce milieu, mais d'amplitudes plus faibles. En ce qui concerne les habitants des cavernes, les connaissances d'alors se montrrent tout aussi rudimentaires ; mme le groupe de beaucoup le plus tudi, les Coloptres, fournit un nombre considrable de formes nouvelles. A la conception rgnante de la simplicit de composition, de la pauvret en espces et en individus de la population cavernicole, se substitua, comme rsultat de nos tudes, la notion plus exacte de la complexit et de la richesse relative de cette population. Ce n'est pas d'ailleurs le seul profit de nos recherches ; d'autres considrations porte trs gnrale, en rsultent. L'tude approfondie d'un matriel trs abondant et systmatique ment recueini, montra l'insuffisance complte des mthodes et des r sultats de la ,systmatique" telle qu'on la pratique ghralement. Fixer ,l'tat civil" de cavernicoles formant des colonies physiologiquement et topographiquement isoles, mais morphologiquement peine distinctes, rtablir l'harmonie devant fatalement exister entre la spciation et la distribution gographique, dbrouiller l'cheveau compliqu des filiations et viter les similitudes insidieuses des convergences multiples, taient, et sont encore, qes proccupations trangres l'ancienne taxo nomie. mais qui s'imposrent imprieuses aux collaborateurs de Bio speologica. Cette nouvelle incursion dans le domaine de la taxonomie fortifia en moi la conviction que la Zoologie, mme ,descriptive", n'est pas ,faite" comme on s'est plu le proclamer, mai& tout entire refaire", non seulement pour-.les groupes reprsentants cavernicoles, mais mme pour les plus connus des pigs.

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48 G. RAOOVITZA Concevoir l'espce comme un .,phnomne purement actuel" est certainement une grave erreur, qui diminue considrablement la va leur des travaux anciens jusqu' les transformer le plus souvent en un ,poids mort" bibliographique trs nuisible aux progrs des recherches. Continuer actuellement les mmes errements, aprs tous les travaux dj publis sur la question et tous les exemples prcis et convaincants que la littrature de ces dernires annes contient, est vraiment impar donnable. L'espce doit tre considre comme une entit aussi bien mor phologique, qu'historique et gographique. La taxonomie 't'le peut tre autre chose que de la phylognie applique. La dfinition d'une espce doit contenir la synthse de ses caract res morphologiques, de sa distribution gographique et de sa gnalo ,gie; il est impossible autrement de situer correctement cette entit bio logique dans le systme, et de. s'en servir, sans invitables erreurs pour les tudes spciales ou les gnralisations. Les rsultats de la ta xonomie empirique se montrent donc inutilisables tels quels et c'est pourquoi furent publies dans ., Biospeologica" non seulement les revisions des espces cavernicoles, mais celles des groupes reprsentants tro globies, revisions qui, si elle ne sont peut-tre ni assez compltes ni assez parfaites, n'en constituent pas moins une contribution utile la fondation d'une taxonomie vritablement scientifique. Ces revisions sont encore peu nombreuses ; il reste un vaste ma triel non tudi et sa mise en uvre ne peut se faire que lentement. On conoit, en effet, que la taxonomie comprise de la faon sus-dite esf uvre de longue haleine et que la fabrication" des espces ne peut s'effectuer ,en srie" et avec l'abondance coutumire chez les taxonomistes de l'autre bord. Des fournis par nos revisions, on peut encore tirer nombre d'enseignements porte gnrale. Je n'en veux citer pour l'instant que deux. Dabord la preuve de l'anciennet historique relative de beaucoup de lignes actuellement vivantes. Si Biospeologica" n'a introduit dans la science ni la notion, ni le nom de ,relicte" (ou mieux: relique), cet ensemble de recherches a certainement montr que l'ide de renou vellement des faunes chaque poque gologique doit subir une res triction plus grande que celle que l'on admet, car le nombre des reliques d'ges divers est en ralit trs considrable. Un trs grand nombre de ces ,fossiles vivants" a t dcouvert ou dcel par nos tudes phylogniques. 'En ce qui concerne le domaine souterrain nous avons pu tablir pour un certain nombre de groupes, que tous les tro globies sont des espces reliques, la plupart trs anciennes.

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L'INSTITUT DE SPOLOGIE 49 Un seconde notion importante qui se dgage de ces tudes est celle de la ,ligne homogne. Nous avons vu que, pour une dfinition complte de l'espce, les donnes phylogniques sont indispensables. Que l'on reconstitue l'histoire d'une espce l'aide de fossiles ou, en leur absence, l'aide de la morphologie et de la morphognie compa res, le rsultat est le mme : on dpasse la notion de discontinuit spcifique plus ou moins rigoureuse actuelle pour aboutir la notion de continuit dans le temps ; invinciblement, les dlimitations spcifi ques s'estompent et une entit plus comprhensive s'impose avec force: la ligne. Il me semble que la vulgarisation de la notion de ,ligne" comme ,unit" biologique, et le fait d'en avoir prcis la signification et d montr la grande utilit par de nombreux exemples concrets, est un gain scientifique trs apprciable. D'abord on serre incontestablement de plus prs la vrit en sub stituant le concept: ligne, au concept : espce, dans toutes les spcu lations biologiques et surtout en phylognie et en biogeographie. En suite, en assignant la comme but, la recherche des ,lignes homognes" on lui impose un caractre ,scientifique" qui lui est con test actuellement, non sans bonnes raisons ; on lui fixe mme le caractre de ,science synthtique". De plus, la ligne fournit aux tudes compares, dans quelque domaine biologique qe ce soit, le seul mat riel ,lgitime", c'est--dire utilisable avec profit et exempt de trop gros risques d'erreurs. Comparer l'Invertbr au Vertbr, le Crustac l'Annlide, et mme l'Ecrevisse au Cloporte, ne peut !l-Ctuellement mener des Tsultats srieux. Tout ce que cette comparaison a pu fournir en fait d'approximations plus ou moins grossires et en fait d' ... erreurs plus ou moins considrables, est maintenant acquis. Pour serrer la vrit de plus prs, pour reconnal.tre le sens et constater les modalits ds transformations, pour trouver par consquent l'origine certaine et la signification vritable des structures et des fonc tions, il faut suivre les modifications pas pas dans leur changement 'Progressif ou rgressif, en un mot: il faut faire des tudes compares seulement ,l'intrieur" de. ,lignes homognes". Encore faut-il que la taxonomie les tablisse, afin qu'anatomistes, histologistes, embryologistes, biogographes, biomcanistes, physiolo.gistes, etc., puissent s'en servir. La dtermin11.tion des lignes homognes est encore tr s peu avance; du moins .Biospeologica" s'est efforc d'en augmenter le nombre en ce qui concerne les groupes reprsentants troglobies.

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50 E. G. RACOVITZA Je disais plus haut (p. 46), qu'aprs plus de vingt annes de re cherches, nous en tions toujours la priode prliminaire, celle de la prospection scientifique du domaine souterrain et de la recherche des mthodes et sujets d'exprimentation; je disais aussi que je tenais expliquer pourquoi il en tait ainsi; cette explication je viens main tenant de la fournir. Les quelqus profits que les sciences d'observation ont tir de etes tergiversations prliminaires en constituent une excuse que je crois valable. Sur le programme de nos recherches futures, j'aurai l'occasion de fournir tous renseignements utiles dans mon prochain rapport. Les pages prcdentes expliquent sufTisamment le but que se propose la libre association de naturalistes qui publie ses travaux sous le nom collectif de Biospeologica". En 1905, pleins d'ardeur et ... d'inexpience, nous fimes, mon premier colhi.borateur Jeannel et moi, une premire campagne de ,prospection" dans les Pyrne.:;, n'ayant qu'une ide peu prcise de l'importance et des difficults de la tche ntreprisc. Mais ds la. fin de cette campagne, nous en mesurames l'tendue, contraints cela par 1ft richesse et la varit du matriel recueilli. Un entreprise semblable ne pouvait tre que collective, et c'est ainsi que, petit petit, le nombre des collaborateurs de Biospeologica augmenta; nos rangs sont d'ailleurs encore ouverts toutes les bonnes volonts comptentes. Nous compton.> maintenant des collaborateurs pour l'tude taxo nomique des biotes, nous en avons qui nous aident dans la prospec tion des grottes et la rcolte du matriel; nous disposons d'une orga nisation permanente: l'Institut de Spologie de Cluj. Je n'insiste pas sur la composition de notre compagnie, ni sur les travaux parus dans la srie ,Biospeologica" ; le prospectus dtaill publi dans les annexes de ce rapport, donne i'intress tous ren seignements utiles. Dans Biospeologic!l. ne paraissent ,que les mmoires dfinitifs ; cette srie ne contient donc pas tout ce qui a t publi sur le ma triel cavet-nicole provenant de nos rcoltes; n'y figurent plis notam ment les notes prliminaires que nos collhorateurs peuvent publier o bon leur se!Jlble. L'Institut de Spologie de Cluj dite encore un autre priodique devant contenir toutes les notes et les mmoires publis par son per sonnel et ses lves, et qui ne figurent pas dans la srie ,Biospeologica" Le premier volume de ces Travaux de l'Institut de Spologie de Cluj" a paru en 1926; le second volume presque achev paratra en .1_927.

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ANNEXES &.. -Loi du 26 avril 1920 dcidant la cration d'un Institut de Spologie l'Universit de Cluj. B. -Biospeologica; objet de cette publication, collaborateurs, fascicules parus. Prospectus. C. -Travaux de l'Institut de Spologie de Cluj, Tome l (nos 1 25) 1920-1924. Avant-propos et table des matires. 'traY. Inst. Spol. -1'. i. -No i. 5

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Loi dcidant la cration d'nn Institut de Spologle I'Univtlrslt de Clnj. ARTICLE 1. -Auprs de l'Universit de Cluj, et faisant partie in tgrante de cette Universit, il est cr un Institut de Spologie ayant pour programme: l'tude gnrale du domaine souterrain et la poursuite de recherches de science pure et applique dlins cette branche d'histoire naturelle. ARTICLE 2. La direction de cet Institut est confie M. Emile Racovitza qui aura le rang, les prrogatives et les attributions d'un pro fesseur universitaire. M. Racovitza est charg d'organiser et d'installer cet Institut, de proposer la nomination du personnel scientifique et ad ministratif et de prsenter les budgets annuels des fonds destins au personnel et au matriel. M Racovitza tablira galement le programme des tudes, des recherches et ds explorations, et il dirigera son excution. Le directeur a la charge de la direction scientifique et administraLive de l'Institut; il est le chef de tout le personnel et il distribue chacun sa besogne, comme il le croit convenable. ARTICLE 3. -A partir de la mise en application de cette loi, l'exploitation des grottes sous toutes ses formes ne pourra tre effectue ou poursuivie sans l'avis de l'Institut de Spologie. ARTICLE 4. Le contrat ci-annex, conclu entre le Chef du Res. sort des cultes et de l'instruction publique de. Cluj et M. Emile Racovitza, contrat enrgistr au Ressort des cultes et de l'instruction publique sous le numro 23.566 de 1919 et approuv par le Conseil dirigeant de Tran sylvanie dans sa sance du 17 dcembre 19t9, fait partie intgrante de cette loi et est obligatoire pour les deux parties contractantes Toute disposition contraire, s'opposant l'application de ce contrat, reste inapplicable. Promulgue le 26 Avril 1920.

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BIOSPEOLOGICA tudes sur l'histoire naturelle du domaine souterrain Tome 1 (Nos 1 X) 1907-1909 1 volume in-8 cartonn toile de VIII + 710 pages, avec 33 figures dans le texte et 42 planches hors texte . . . Prix: 100 fr. Tome II (Nos Xl XIX) 1909-1911 1 volume in-8 cartonn toile de VIII + 107 4 pages, avec 104 figures dans le texte et 47 planches hors texte Prix: 100 fr. Tollle Ill (Nos XX XXIX) 1911-1913 1 volume in-8 cartonn toile de VIII + 805 pages, avec 46 figures dans le texte et 56 planches hors texte . . . Prix: 100 fr. Tome IV (Nos XXX XL) 1913-1919 1 volume in-8 broch de Vlll + 812 pages, avec 197 figures dans le texte et 18 planches hors texte . Prix: 100 fr. Tome V (Nos XLI L) 1 volume in-8 broch de VIII + 1138 pages, avec 1206 figures dans le texte et 22 planches hors texte . Prix: 100 fr. Tome VI (Nos .LI LX) En cours de publication. Les diteurs se rservent le droit de modifier ces prix suivant les fluctuntions du change. En vente la Librairie 11. LE SOUDJER, 174 Bonlevard Saint-6ermain, Paris VI e. Trav, Inst. Spol. -T. J. -N. 1. 6.

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2 BIOSPEOLOGIOA L'histoire naturelle du domaine souterrain est encore trs mal connue, et les recherches peu nombreuses publies sur ce &ujet sont fragmentaires et tout fait insuffisantes. MM. Jeanne] et Racovitza ont essay de combler cette lacune; depuis 1904, ils explorent systma tiquement les cavernes et ils tudient, avec la collaboration de spcia listes prouvs, le matriel biologique recueilli. Les tudes rcentes des spologistes o"nt montr l'extension in souponn du domaine souterrain. D'autre part, la publication (quoique partielle encore) de l'inventaire des premires rcoltes effectues par les deux collaborateuts a rvl non seulement l'ab o n da n c e et la v ari t des Biotes cavernicoles mais, fait plus important, la. proportion trs considrable, parmi ces Cavernicoles, de Relictes d'anciennes faupes disparues ou migres, formes caractres archaques, offrant un intrt capital pour l'tude de la ph y 1 o g n s e et de pa 1 o g o gr aphi e. Ces premiers mmoires ont montr en outre que la faune ca vernicole est un matriel favorable pour des pro blmes si obscurs encore de la bio g o graphie, et pour l'tude des questions non moins importantes se rattachant la s p c i at i 0 n, la sgrgation et l'orthognse. Il est donc certain que l'entreprise de MM. Jeanne] et Racovitza offre un grand intrt scientifique non seulement pour les S p o 1 o g i stes, mais pour tous les B i o 1 o gis tes s'intressant aux questions gnrales. La fondation, en 1920, de rlnstitut de Spologie de l'Universit de Cluj, a procur cette uvre collective une prcieuse conscration officielle et a assur sa prennit. Biospeologica est rserv, comme par le pass, aux mmoires dfinitifs sujet spologique; les notes prliminaires et les travaux non spologique, publis par le personnel et les lves de l'Institut de Spologie, seront reproduits dans les Travaux de -l'Institut de Spologie de Cluj, dont le Tome 1 (1926) est paru et le Tome II, en prparation, paratra en 1927. Matriel. Plus de mille grottes ont t explores de 1904 1925; le matriel recueilli et tri a fourni environs 15 000 tubes, 200 sries conserves sec et 500 Chauves-Souris. Collaborateurs. -J.,a collaboration des spcialistes suivants est assure ds prsent: Dr K. ABSOLON (Collemboles); Dr K. ANDERSEN (Chiroptres); Dr P. DE BEAUCHAMP (Hirudine!'i, Planaires et Rotifres) i L. BERLAND (Cherntes) i Pr. Dr M. BEZZI (Diptres); Pr. H. BREUIL (Prospection de Grottes); H.-W. BROLEMANN (Myriapodes); P.-A. CHAPPUIS (Coppodes et Syncarides); E. CHATTON (Protistes parasites); CHE-

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BIOSPEOLOGICA 3 vi\Eux (Amphipodes); L. CHOPARD (Orthoptres); J .R. DENis (Collembo les); E. ELLINGSEN (Cherntes); or G ENDERLEIN (Copognathes); L. FAGE (Dcapodes, Aranides et Opilionides); L. FALcoz (Pupipares); L. GER MAIN (Mollusques); or H.-J. HANSEN (Pal pi grades et Tart ari des); M.-A. c. JIINTON (Chiroptres); or R. JEANNEL (Coloptres et Hmiptres); o J. LAGARDE (Champignons); F. LE CERF (Lpidoptres); Pr. L.-G. NEUMANN (Ixodids); P . DE PEYERIMHOFF' (Palpigrades); Pr. F. PICARD (Laboulbniaces); E.-G. RACOVITZA (Isopodes); Pr. H. RIBAUT (Myriapodbs); Pr. J..,. SILVESTRI E. SIMON (Aranides et Opilionides); or Ivar TRAGARDH (Acariens); or G. UutER (Trichoptres, phmrides et Perlides). Liste des Mmoires publis. Tous les mmoires dfinitifs sont publis dans les ,Ar(hives de Zoologie exprimentale" sous le titre commun de Biospeologica. Cin quantetrois ont dj paru et sont en vente aussi isolment la LIBRAIRIE H. Le SoUDIER, 174 Boulevard Saint Germain, PARJs 6me, En voici l'numration et le prix qui doit tre major de 100 Ofo pour les N8 1 XXXIX et de 50 Ofo pour les N8 XL LI. Les diteurs se rservent d'ailleurs le droit de modifier ces tarifs suivant les fluctuations du change. FR.C. 1. -E;-G. RA.COVJTZA. l!:ssai sur les problmes biospologiques, 1907 (118 p.) . . . . . 5.II. -R. JEANNE L et E .-G. RAcoviTZA. numration des Grottes visites; 1904-1906 (tro srie), 1907 (48 p.) 2.lll. -E. SIMON. Araneae, Chernetes et Opiliones (tr c srie), 1907 (18 p., 3 fig.) . 1. -lV. E.-G. RACOVITZA.. Isopodes terrestres (1re srie}, 1907 (82 p., 11 pl. doubles) . 20.-V. -R. JEANNEL. Coloptres (1ro srie), 1908 (60 p., 3 pl. doubles} . . 8.50 VI. R. JEANNE L et E.-G. RAcoVITZA. numration des Grottes visites, 1906-1907 (20 srie}, 1908 (88 p., 11 fig.) . 4 50 VII. E. ELLINGSEN. Pseudoscorpiones (20 srie}, 1908 (6 p.) 1.-VIII. -P. de PEYERIMHOFF. Palpigradi (1re srie), 1908 (6 p., fig.) ' ' 1.-

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4 BIOSPEOLOGICA IX. E.-G. RAcoviTZA. Isopodes terrestres (2 srie), 1908 (178 p, 17 fig., 20 pl. doubles) . 30.X. -R. JEANNEL. Coloptres (2 srie), 1909 (tl6 p., 8 pl. doubles) . 18.-R. JEANNEL. Index alphabtique et analytique des matires, des espces, des noms gographiques et des auteu1s ponr les N5I X (BIOSPEOLOGICA, Tome I) (VIII+14 p.). 9.-XI. -G. ENDERLEIN. Copeognathen, (110 Reihe), 190'J (7 p., 1 pl. double) . 3.XII. E. CHEVREUX. Amphipodes (tro srie), 1909 (16 p., 2 pl. simples) . 3.-'Xlll. -1<.:.-G. RAcoviTZA. Sphromiens (1re srie) et revision des Monolistrini (Isopodes Sphromiens), 1'Jl0 (134 p., 10 fig., 14 pl. doubles) . . 20.XIV. -R. JEANNEL. Essai d'une nouvelle classification des Silphides cavernicoles, 1910 (48 p., 2:3 fig.) 4.50 XV. -SIMON. Araneae et Opiliones (2 srie), 1910 0 (18 p.) . . 0 1 50 XVI. R. JEANNEL et E.-G. RAcoviTZA. numration des Grottes visites, 1908-1909 (3 stie), HHO (119 p.) . . . . . . . . . 4.50 XVII. -H. W. BROLEMANN Symphyles. Pslaphognathes, Polydesmodes et .Lysioptalodes (Myriapodes) (lro srie), 1910 (42 p., 1 fig., 4 pl. doubles) 9 50 XVIII. -L. GERMAIN. Mollusques (lro srie), 1911 (28 p., 2 pl. doubles) . . . . 4.50 XIX. -R. JEANNEL. Revision des Bathysciinae (Coloptres Silphides). Morphologie, Distribution gographiqu'-l, Systmatique, 1911 (641 p., 70 fig., 24 pl. doubles) 65.-R. JEANNEL. Index alphabtique et analytique des matires, des espces, des noms gographiques et des auteurs pour les N5 XI XIX (BIOSPEOLOGICA, Tome II) (VIII+ 21 p.) 9.-XX. -M. BEZZI. Diptres (lro srie), suivi d'un Appendice sur les Diptres cavernicoles recueillis par le Dr Absalon dans les Balcans, 1911 (87 p., 23 fig.) 6.-XXI. -A. BoNNET. Description des Gamasides cavernicoles rcolts par A. Vir, 1911 (18 p., 3 pl. simples) 3.50 XXII. -I. TRAGARDH. Acari (1t series), 1912 (102. p., 7 pl. doubles 18.-

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BIOSPEOLOGIOA 5 XXIII .,..--E. SIMON Araneae et Opiliones (3 srie), 1911 (30 p., 5 fig.} . . . . . . . 2.XXlV. -R. JEANNEL et E.-G. RA.coVITZA. numration des Grottes visites, 1909-1911 (4 srie), 1912 (167 p.) . . 6.50 XXV. -L. FAGE. tudes sur les Araignes cavernicoles. -I. Revision des Ochyroceratidae (n fam.), 1912 (66 p., 3 fig., 9 pl. doubles) . . . 21.XXVI. -E. ELLlNGSEN. Pseudoscorpiones (3 srie), 1912 (13 p.) . . . . . LXXVII. E.G. RAcoviTZA. Cirolanides (tre srie), 1912 (127 p., 8 fig., 13 pl. doubles et 1 pl. simple) . 30.XXVUI. -H. RmAUT. Aseospermophors (Myriapodes) (1re srie), 1913' (80 p., 16 pl. doubles et 1 pl. simple) 30.XXIX. -L. FAGE. tudes sur les Araignes cavernicoles. -=-Il. Revision des Leptonetidae. 1913 (98 p., 7 fig., 6 pl doubles) . . . 17.R. JE ANNEL. Index alphabtique et analytique des matires, des esp-ces, des noms gographiques et des auteurs pour les N3 XX XXIX (BIOSPEOLOGIOA, Tome Ill) (VIII+17.p.) 9.-XXX. E. SIMON. Araneae et Opiliones (4e srie), 1913 (28 p., 5 fig.) . . . . 2.-XXXI. -H. W. BROLEMANN. Glomrides (Myriapodes) (1re srie), 1913 (59 p., 1 fig., 5 pl. doubles) . 12 50 XXXII. J. LAGARDE. Champignons (tre srie), 1913 (31 p 8 fig., 2 pl. simples) . . . . . 4.50 XXXlll. -R. JEANNEL et E.G. RACOVITZA. numration des Grottes visites, 1911-1913 (5e srie), 1914 (234 p., 50 fig.) avec l'Index gnral des Grottes publies dans les Sries 1 o (n6 1 580) 14.-XXXIV. -R. JEANNEL. Sur la systmatique des Bathysciinae (Coloptres Silphides}. Les sries phyltiques de Cavernicoles, (22 p.) . . . . 1.50 XXX V. -H W. BROLEMANN. Spelaeogervaisia Jones cui, M yriapode glomrode cavernicole nouveau de Roumanie. 1914 (6 p., 1 pl. simple) . . . . 1.50 XXXVI. -H. RmAUT. Notostigmophora, Scolopendfomorpha, Geophylomorpha (Myriapodes) (tro srie), 1915 (24 p., 25 fig.) . . . 3.50 XXXVII. -L.-G. NEUMANN. Ixodidei (Acariens) (1r0srie), 1916 (12 P1 i pl. simple en couleurs) .. . 2.-

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6 BIOSPEOLOG IOA XXXVIII. J. LAGARDE. Champignons {2e srie), 1917 (36 p., 3 fig., 1 pl. double, et 1 pl. simple en couleurs) 4.50 XXXIX. -R. JEANNEL etE. G. RACOVITZA. numration des Grot tes visites, 1913-1917 (6e srie), 1918 {268 p., 5'7 fig.) . . . 16.XL. ..:._ L." FAGE. tudes sur les Araignes cavernicoles.-Le genre Troglohyphantes. 1919 {94 p, 49 fig.; 7 pl. doubles) . . . . . 22.R. JE ANNEE. Index alphabtique et analytique des matires, des es-pces, des noms gographiques et des auteurs pour les N5 XXX XL (B)SPEOLOGIOA, Tome IV) (VIII+25 p.) 16.XLI. P. PARIS. Ostracodes (tresrie), 1920 {13 p., 1 fig., 4 pl. doubles) . . . 9.XLII. R. JEANNEL. Les larves des Trechini (Coleoptera Ca rabidae), 1920 (33 p., 62 fig.) . B.XLIII. P. de BEAUCHAMP. Turbellaris et Hirudines (1re srie), 1920 {43 p., 4 fig., 2 pl. doubles) . . 7.XLIV. -E. SIMON et L. FAGE. Araneae des Grottes de l'Afri que orientale. 1922 (33 p., 59 fig.) . 5.-XLV. -R. JEANNEL. Silphidae Leptininae {Coloptres) ure s rie) et morphologie compare du Leptinus testaceus Mll. et du Platypsyllus castoris Rits. 1922 (36 p., 36 fig.) . . . 6.XLVI. -J. LAGARDE. Champignons (3e srie) 1922 (33 p., 7 fig.) 5-XLVII. R. JEANNEL. Silphidae Catopinae (Coloptres) {2e s rie) avec une tude phylognique et palogogra phique de la sous-famille. 1922 (98 p., 117 fig.) 20.XLVIII. H.-W. BROLEMANN. Blaniulidae {Myriapodes) {1re srie), 1923 {355 p.,411 fig., 15 pl. simples et 1 pl. double) 75-XLIX. -L. FALcoz. Pupipara {Diptres)(Pe srie), 1923 (32 p., ll.fig.) . . . . . . . 5.-L. -R. JEANNEL. Monographie des Bathysciinae. 1924 {436 p., 498 fig.) . . . . 80.-R. JEANNEL et P. A. OHAPPUIS. Index alphabtique et analytique des matires, des espces, des noms gographiques et des auteltrs pou; les N9 XLI L (BIOSPEOLOGIOA, Tome V) (VIII+26 p.) . . . . . 16.-LI. L. FAGE. Lepidophthalmus servatus Fage, type nouveau de Mysidac des eaux souterraines de Zanzibar. 1924 (8 p.; 7 fig.) . . 3.-LII. -H. J. HANsEN. Trithyreus cavernicola n. sp., a new

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BIOSPEOLOGICA 7 form of the tribe Tartarides (the order Pedipalpi) from tropical East Africa and Zanzibar. 1926 (6 p., 1 pl. simple) . . . . . 4. -Lill.-H. J. HANSEN. Palpigradi (2e srie), 1926 (14 p., 2 pl. simples) 8.-Pour paratre prochainement. P.-A. CHAPPUIS. Coppodes (1re srie). F. PICARD. Laboulbniaces (1re srie). R. JEANNEL. Coloptres (3e srie). R. JEANNEL et E. G. fucoviTZA. tudes sur les conditions d'existence du Domaine souterrain.-1.. L'humidit dans les Grottes, d'aprs les observations psychromtriques. F. LE CERF. Lpidoptres (lresrie). E.-G. RAcoviTZA. Asellotes (1re srie). F. SILVESTRI. Thysanoures (1re srie). Sommaire du contenu des Memoires. Le premier mmoire contient un essai de s ys t m at i s at i o n des problmes biospologiques et en mme temps un expos critique des faits connus en 1907. Le dsordre qui rgnait dans les hypothses et biospologiques, et l'parpillement des faits, renda.j.ent indispensable cette mise au point prliminaire, qui sert en mme temps d'introduction et de p r 0 gram nl e la srie BIOSPEOLOGICA. Les "Enumrations des Grottes visites" contiennent une des cription succinte, mais prcise, accompagne souvent d'un plan schma tique, de toutes les grottes explores, avec leur situation gographique exacte. Sont nots surtout les caractres bionomiques qu'elles prsen tent, mais sont mentionnes aussi les particularits qui peuvent int resser les autres branches de la S p o 1 o g i e. De plus, on y trouvera nombre de renseignements sur les Grottes indites qui n'ont pu tre explores et de nombreuses observations b i o no mi q u e s sur les cavernicoles et g op h ys i que s sur les grottes. Cette partie de la publication est destine devenir avec le temps un des recueils les plus prcieux des ph no rri nes karst i 4.l} e s en gnral, et plus spcialement un r p er t o i re de gr o tt cs, sans quivalent dans la littrature pour la prcision des renseignements, r pertoire o Spologistes, Gophysiciens et Biologistes pourront gale ment se documenter. Les autres mmoires sont consacrs l'tude systmatique, bio gographique et phylogntique des Cavel'nieoles. On y trouvera signals ou dcrits :

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8 BiOSPEOLOGIOA Coloptres : 132 espces et varits dont 14 nouvelles ; 24 genres nouveaux, 1 nouveau sous-genre, 12 larves ; la Revision des Ba thysciinae du Globe, contenant l'tude morphologique et biogo graphique du groupe, la description de toutes les espces connues (295), une classification nouvelle de cette sous-famille et une liste dtaille de toutes les Grottes (397) hbergeant des Silphides ; un essai de groupement des 58 genres de Bathysciinae d'aprs la phylognie des souches; l'tude des 16 larves connues des Trechini dont 9 nouvelles; l'tude compare de Leptinus et Platypsyllus avec la revision des Leptinini: 3 gen 5 esp. dont 1 n. esp.; l'tude biogographique des Catopinae et de leurs genres dont 2 n. gen. et 1 n. sous-g., suivie de la revision des espces cavernicoles: 20 esp. ou sous-esp dont 6 n. esp. et 1 n. sous-g.; une nou velle revision mise jour des Bathysciinae, groupe actuellement compos de 81 genres et 377 espces. Diptres : 44 esp. dont 2 nouv. et 1 sous-esp nouv., ainsi que le cata logue r&isonri de tous les Diptres cavernicoles connus (122). Pnpipares : 11 esp. dont 2 nouv. ainsi que la dtermination rigoureuse des htes. Copognathes: 4 esp. ou var. dont 3 nouv.; 1 genre. nouv. Myriapodes (BROLEMANN). Bymphyles, Pslaphognathes, Polydesmodes et Lysioptolodes: 24 esp., sous : esp ou var. dont 8 nouvelles; 1 genre nouv. et une tude sur la biogographie des groupes pyr nens ; Glomrides: 14 esp. ou var. dont 9 n. esp., 2 n. var., 2 genres nouv. et 1 sous-genre nouv.; la revision des Gervaisiides europens et leur tude biogographique; la monographie syst matique et biologique des Blaniulides : 16 gen., 49 esp sous-esp., et var dont 6 n. gen 11 n. esp. et 12 n .. sous-esp. ou var. Myriapodes (RIBAur). Ascospermophora: 17 esp. ou sous-esp. dont 14 nouvelles; 8 genres nouveaux et 2 familles nouvelles; Notostigmophora : 2 es p.; 8 esp dont 2 esp. n.; Geophilomorpha : 17 esp. et sous-esp. Aranides (FAGE): Revision des Ochyroceratidae fam. nouvelle compose de 18 esp. dont 2 nouv. et 1 genre nouv.; revision des Lepto netidae groupant 24 esp ou sous-esp. dont 5 nouv., 1 genre nouv. et 1 sous-famille nouv.; revision du genre Troglohyphantes avec 29 esp. dont 8 n. esp. Aranides (SIMON): (Sries I-IV) 85 esp et sous-esp. dont 36 nouv., 5 geu nouv.; (Afrique orientale) 20 esp. dont 13 n. esp. et 3 n. Opilionjdes: (Sries I-IV) 21 esp. ou sous-esp. dont 7 nouv. Cherntes: (Sries l-Ill) 27 esp. ou var. dont 5 nouv,

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BIOSPEOLOG ICA Tartarides: 1 nouv. esp. Palpigrades: 4 es p. dont 3 n. esp. Acariens (BoNNET): 5 n. esp. et 1 var. nouv. 9 Acariens (TRAGARDH): 29 esp., sous-esp. et var. dont 7 uouv., 1 gen. nouv. 2 es p. Mysidacs: 1 esp. type d'un nouveau groupe archaque. lsopoda terrestria: 58 esp. ou sous-esp. dont 33 nouv., 3 nouv. genres, 7 nouv. sous-genres; la Revision des Monolistrini du Globe, et celle des Cirolanides cavernicoles. Amphipodes: 6 esp. dont 1 nouv. et 1 nouv. genre. Ostracodes : 6 esp. dont 2 n. esp. et 1 n. gen. Hirudines: 2 esp. Turbellaris: 9 es p. dont 4 n. esp . et 1 n. gen. Mollusques: 28 esp. ou var. dont 1 esp. nouvelle. Champignons: {Srie I) 33 esp. dont 4 nouvelles; (Sr. II) 24 esp. dont 4 n. esp. ; (Sr. III) 63 formes et 39 esp. Programme et Projets. L'expos qu'on vient de lire numre ce qui a t fait ; reste indiquer l'extension que l'on se propose de donner la srie BIOSPEOLOGICA. On publiera de nombreuses revisions de groupes repr sentants cavernicoles. Quand le matriel des premires rcoltes sera tudi, on publiera des monographies synthtiques de grottes tant au point de vue go physique que biologique, et aussi des rn o no graphie s s p o 1 o g i:. que s r g i o n a 1 es ainsi que des ca ta 1 o gu es de grottes par rgions naturelles avec leur faune et flore. Les ,numrations des Grottes visites" seront pourvues de temps en temps d'un 1 n de x rn tho di que et il en sera fait de mme pour les diverses sries de mmoires consacrs la systmatique d'un mme groupe. Desmmoiresa .natomiques, embryologiques ou physio-1 o g i q u e s sur la structure, le dveloppement ou le fonctionnement des organes influencs par la vie dans le domaine souterrain seront gale ment publis et le ct e x p r i rn e n t a 1 des problmes biospolo giques ne sera pas nglig. Enfin la publication d'une bibliographie annuelle de la Biospologie, avec le c o rn pte-rendu an al y ti q u e et cri ti q u e des mmoires intressant cette science, est en voie d'organisation. Cet ensemble d publications constituera avec le temps une vri table Encyclopdie du Domaine souterrain en gnral, et spcialement de sa Biologie, que les Spologistes ne pourront se dispenser de consulter.

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10 BIOSPEOLOGICA La Direction de ,l'Institut de Spologie de Cluj" et celle des ,Archives" a donc pens tre utile aux intresss en rassemblant par volu mes les mmoires de la srie BmsPEOLOGICA qui paraissent isolment dans celte revue. Les volumes, tirs un petit nombre d'exemplaires, auront au moins 700 800 pages de texte et seront pourvus de plusieurs Index mthoditiues ct analytiques (Index des matires, des espces, des noms gographiques et des auteurs cits) trs complets, qui permettrnt larecherehe facile et sre des renseignePients. Le sixime volume, dont beaucoup de fascicules ont dj parus ou sont sous presse, paratra en 1928.

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9 -0 -11NSTITUTUL DE SPEOLOGtE LEGEA DE PROMULGAT LA 26 APRILIE 1920. CONTRACTUL DIN 19 DECEMBRIE 1919. MEMORIUL DIN 14 DECEMBRIE 1919.

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UNIVERSITATEA DIN CLUJ INS'riTUTUL DE SPEOI_JOG lE LEGEA DE INFIINrARE PRmiULGATA LA 26 APRILIE.1920. CONTRACTUL DIN 18 1919. MEMORIUL DIN 14 1919. CLUJ INSTITUTUL DE ARTE GRAFICE ",\.RHEALtlL" STRADA MEMORANDULUI 22.

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lNSTITUTUL DE SPEOLOGIE AL UNIVERSITATII DIN CLUJ. (INF II N T A T P RI N LEGt L A 1 MAI 19 20) PROECTUL DE LEGE prezentat la Senat in sesiunea ordinara (prelungita) 1919-1920. EXPUNERE DE MOTIVE(!) Organizndu-se Universitatea romna din Cluj, Consiliul dirigent a :avt n vedere nu numai. de a corespunde nevoilor actuale ale nvata mntului, ci de a cre toto data 9i un nsemnat centru cultural european; .un centru care sa atraga pe oamenii de 9tiinta din toata lumea 9i care sa poata lu par.te la lucrarile 9tiintifice mondiale. Un asemenea centru nu se poate cre dect nfiintndu-se o serie de institute, cari, n afitra de nevoile curente tle nvatamntului, sa ur mareasca problemele mari 9tntifice, sa organizeze explorari 9i cercetari, sa faca publicatiuni 9i sa de directive cercetarilor speciali9tilor din .toate tarile. Una din aceste ramure de activitate 9tiintifica mondiala este "Speo1ogia", adeca 9tiinta care se ocupa cu studiul vietii 9i conditiilor n cari se manifesta ea in domeniul subteran, n capul careia sta astazi un n vatat romn, D. Dr. Em. Racovita, pna acum ata9at Sorbonei n tate de sub-director al statiunii bio-oceanografice dela Banyuls-sur-Mer. Prin studiile 9i cercetarile sale asupra faunei, flm:ei 9i conditiunilor de vieata din grotele subterane, D. Dr. Em. Racovita a ajuns a cre o ramura de 9tiinta cu totul noua, menita a aduce cele mai mari ser vicii cercetarilor biologice. Aceasta noua 9tiint, pe lnga ca prin descoperirile ei ne mboga te9te cuno9tintele asupra formelor animale 9i vegetale care populeaza ( 1 ) Prezentata Adunarii deputatilor.

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astlizi fa ta. prunntului .. dist;ributfuilli lor .. ea ne totodatii. putinta sii. 'urmii.rini.' mbdul cum s'a adapt vieata)a lill med.iu de trai cu totul parti'cular, mediul' subteran _cil.m.-a: evoluat ea pe pii.mnt n. timp. spatiu; di.ci descoperirile fii.cute .n&; :arata cii. in grote s'au co:p.servat in vieatii., ca adevii.ra:te relicte.forme vegetale care au dispii.rut de pe fa ta pma.htului din ie:olo'gic>." ... ... 'p d alt. ptJ.rte prifi stud.iul geoflzi 'ai grotlor dobndirri serie de .. ) : subterane, J care pot . :aye o foarle asupra :t:ezolv:irii .multor chestiuni. .' : . . lmportanta nouei este dar att din punct de vedere ci practic c __ 4ec,a..,.a.r}:R!lre la prima vedere . . . . Ul.". pl are ; de eolaboratori, :rii.sP,Qd.iti: .rr, .tii.rile lumei; cari explorea};l1.: grotele de pe toatii..fata globl.!lui, adunl1 material publicii.. rezultatele ercetii.rilor. Tot materilul adunat de ei se concentreazl1 la. laboratorulD::.lui' Dr. 'El/-R'a:cdvit;' acum de o colect}uii& Je 'peste 28-,000 exemplare, iar studiile fii.cute se publll1 in revista: : : "';care ,;, a pare sub directia sa -l Paris, :ca,. ariex!t a celi Reviste ; zoologice franceze de z6dlogie ip:ri--"-''''-,. .. :,'\. k.. .. :;... i _.;:.\ .. ;:'''' ' : illond.iat"al cercetii.'rilor speologic este astii.zila.bo. ratorul D-lui R.'acovitii.,' pe cre b:.sa tl va m.ut. de a,cum .. ihante,:in-prunii. biblioteclt, rviste, etc., la_ nol Sl1u 'Institut de la. : Uiliversitaia ''Cluj. . .. .. 1 ,:: ,, ii' Clujul' 'fiind situat in mijlocul unei regiuni Mtatlt. ::tri este dar totoqt indic!it :dela nturl1_ pentrua fi sediul unui asemenea Institut de important! -trul directiv al' un or cercetii.ri ; tllenit a aduce att de rhari servicii iiiversale. ,. ,; -; 1.'-'' .: : : ,,, Priri aproharea prezentului proiect de olege veti nzestr deci'ifniversitatea din Cluf'cli un Institut de o mare importantii., con: dus delin t.fiviltat romn de 0: i'eputate umversall1 v'eti putinta sii. dVinli. lin centru d culturl1 cu care poporul romn sl1 poatl1 fllli l1 de '.dovadii. c : e de :nieri:ITea cult.ralii. ce' are a : o deplinnspre binele intregii omeniri. . .... r . ; ..: Fa ta cu cele _ar! tate mai .am ntqcrtiit alii.tura:tul proiect 'd'e. lege' pentrti crar'a:'-unuPinstitut de speolbgie p'lngl1 Uriiversita:tea in: Cluj; pe, care ;.am: 6noare a-f suptine deliberilrilor aprobl1rii_ -. . -. : . .. ,. . Ministrul cultelr mstrucfiunii, I..

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5 : LEGE. vridtoare la creare unui Institut' de Speologie la Universitatea_: (lin Cluj. . Art. 1. -Pe lnga Univer'sitte din Cluj, facndparte :granta din ea, se un Institut de speologie, '-avrid. de scop: studiul general al domeniului subteran facerea de ceretari aplicate n aceasta a naturale. Art. 2 .:.._,.. Directiunea acestui .Institut est incredintata Dr. Emil, Racovita; care va ave rangul, drepturile f? a'trllmtunile Jesor universitar. D-sa va organiz instala Institutul, va propune mi rea persnalului' administra ti v f? va iatui nugetele anuale -de p ersonal material, De asemenea va alcatUi programUI de stridii, erceiari f? explorari $i. va con duce. punerea sa n aplicare. ' Directorlll are oriduerea f? administra ti va el este f?efUJ. h:itregului personal distribue fiecaruia lucrarile dupa curn de ., Art. 3. -Exploatarea sub orie forma a grotelor nu se va pte fce ori critimi, dela punerea in plicare a acstei legi, de.t u ivizul Institutului de' speologie. . . Art. 4:. -.:-coritra:ctul ad aneiat, richeiai ntre f?eful iesqrtlui de -culte f?nnstructiune publica diri Cluj D. Dr. Emil' Racovita, -co lat la resortul cuhelo:t publie sulJ No . 23.566/919 .aprobiit ile 'consiliul dirigent al Trarisiivaniei ri 1iedmta sa din 17 De emvrie 1919, fac prte integranta diri prezerita: leg are pui13re -obligatorie : pen tru ambele parti :. Orice dispozitiune contrarie, ntruct privef?te aplicat;ea contrat,. ratnn neaplicabila: .. Miniiltrul !. : Aceasta lege, dimpreuna cu c.ontractul la dnsa anexat, s'a votat. de Adunarea in f?edin{a dela 26 Februarie amil s'a .:adoptat cu majorita ,te de una sutd f? opt yoturi,_ contra ... Fref!edinte, N; IoRGA J - (L. s:. A. D). Theoddsie BARcA. . : ,:_ ...

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6 No. 23,566}919. Cluj, 18 Decemt>rie CO N'l'RA CT ncheiat ntre Dr. Valeriu Branisce, ijeful resortulni de culte #une publicii, locuitor n Cluj, ntre Dr. Emil Racovita, profesor tmiversitar, locuito1 n Paris, referitor la crearea Institutului de Speologie la Facultatea de t;tiinte a Universitafii din Clttj. 1. Dr. Valeriu declara cii, la propunerea resortului de culte instructiune publica, Consiliul dirigent al Transilvaniei, Banatului tinuturilor din Ungaria, n ,sa din 17 Decemnie 1919, a hotaJt sa creeze, ca serviciu independent al Facultatif de la Universitatea din Cluj, un Institut de Speologie, caruia sa i se dea caracterul unui Institut de cercetari de purii aplicaUt, cu obser varea ca nici Institutul, nici personalul nu vor avea rolul obligatiunile celorlalte servicii destinate nvatamntului clasic prepararii licentilor ll Declara ca Consiliul dirigent n ntregime conditiunile puse de profesorul universitar Dr. Emil Racovita, cuprinse n memoriul nprotocolat la resortul cultelor f?i instruqiunii publiee sub No. 23,566/919 alaturat la acest contract, asigurnd prin buget sumele necesare att cu privire la fondarea sustinerea institutului et referitor la re trihutiunea care se va angaj n conditiunile specificate n. memoriu (sub punctul 2 3 lit. A). n din 17 Decemvrie 191\l, Consiliul dirigent a votat ca fond permanent de nfiintare 100,000 lei, doua fonduri extraordinare de instalatinni, unul de 100,000 lei 9i altul de 100,000 franci un credit anual de 50,000 lei. Angajaza pe vieata ca director al Institutulu'i de Speologie pe profesorul universitar Dr. Emil Racovita, precum personalul institutului n conditiunile cuprinse in memorin. nsarcineaza totodata pe d. Dr. Emil Racovita sa prezinte aceasta hotarre a Consiliului dirigent spre aprobare att d-lui Dr. Alexandru Vaida Voevod, et si d-lui ministru de culte Ioan Borcea din Bucuref?t. 2. Dr. Emil Racovita, profesor universitar, locuitor in Pads, postul de director al Institutui de Speologie la Facultatea de a Universitatii din Cluj f?i se angajaza sa ndeplineasca toate conditiunile lucrarile aratate n memoriul alaturat f?i n contractul de fata.

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7 Acest contract, mpreuna cu m'emoriul. alaturat, se redacteaza n doua exemplare, dintre care unul se pastreaza la resorlul de culte instructiune pub li ca, iar celalalt se pPeda profesorului universitar Dr. mil Racovita. Cluj, la 18 Decemvrie 1919. Emil G. RAcoVITX. $eful resortului de culte instructiune publicii, Dr. Valeriu BRANISCE. (L. S.) Dr. Alexandru VAIDA VoEvoD, i. BoRcEA. Acest contract, dimpreuna cu legea, s'a votat de AdUI}area depu tatllor, n dela 26 Fevruarie 1920, s'a adoptat cu majoritate de una suta opt voturi, contra cinci. N. IoRGA. Secretar, Theodosie BRCA.. (L. S. A. D.) MEMORIU. Domnule $ef de resort, ln septemvrie 1919 ati binevoit a ma invit a face parte din corpul profesoral al Facultatii de din Cluj o.ti rczumat astfel aceasta propunere : "Comisiunea universitara a fost de opiniune, ca pentru D-voastra sa se creeze la Facultatea de din Cluj catedra pe care D-voastra o veti socoti mai potrivita la care nu at ave ndatoriri de profesm in ntelesul al cuvntului, ci de ndrumator pentru cerceti1r r?tiin tifi ce." Din corespondenta ce am avut-o cu D-voastr mai rezulta cil naltul Consiliu dirigent dore ca Facultatea de sa aib un Institut biologie mestrat cu o specialitate capabila de a atrage atentia interesul nvatatilor straini, specialitate menita sa nlocueasca pe acea ce poseda Institutul de zoologie al universitatii maghiare. Cu alte cuvinte Consiliul dore sa creeze pe lnga Universitatea din Cluj un centru de atractie pentru studentii savantii straini. Am onoare, D-le de resort, sa vl!. expun n rndurile ce ur meaza un proiect de organizare a uhui Institut specializat, Institut care dupa cum cred -va raspunde prin organizarea sa Consiliului dirigent care va pute manifest activitatea n toata libertatea, gratie binevoitoarei propuneri ce mi-ati facut.

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8 PROIEC'l }>entrn c r ca r e a nuni Institut d e S peol ogie la Fa enltatea de diu Clu,j. Propun sa se creeze n Universitatea din Cluj, ca serviciu independent al Facultatii de un Institut de speologie, cruia sa 1 se dea caracterul :;;i organizarea unui Institut de certuri de pur :;;i aplicatlL Nici lnstitutul, nici personalul nu vor ave rolul :;;i obliga{iWlile celorlalte servicii destinate inva{aJuntului clasic :;;i preparrii licentlor n r;;tiinte. A. De cc un Institut de cercel
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9 ln adevar, intreprinderea noastrii., publica lucrrile sub numele co mun de ." Biospeologica" numr 40 de colaboratori zoologi, l?i explortori, din toate natiunile; ea posed o colectiune unic in soiul ei de mai bine de 20.000 de numere; ea se de o hiblioteca specialii. de separa te l?i publiCJltia sa Biospeologica" numara actualmente 41 fascicole, rennite in 4 volume de cte 1,000 pagini mai multe sute de Propun deci sli transportlim la Cluj acest Institut, ce nu e o fagii.duintii. a viitorului, ci o organizatie veche cu rezuitate vadite; il vom instal cu toate zestrea lui n o aripa a cliidirii, ce contineit Institulul zoologieal Universittii maghiare. Un institut astfcl constituit raspunde sunt convins nu numai dorintelor Consiliului dirigent, dar chi ar intereselor didactice ale Facult\ii de este o intreprindere cu colaborat[e intemat[onah"t, prin urmare a atras dej, :;;i va atrage cu att mai mult de acum lnainte', interesul nva\il\ilor strini. Institntul din Cluj, in care se va instal, va fi centrul de atractie international; pe care l cere Consiliul cHrigent. Institutul de speologie din Cluj va .fi unicul inslilnt de aceast specialitate; totii savantii sau studentii cari dor.esc sa se ocupe cu chestiuni speologice vor fi siliti sa vina la CluJ sau cel. putin vor simti nevoia de a ave rapotturi cu acest Institut. Speologia fiind un studiu de istorie naturala sintetica, poseda o valoaro educativa foat'le mare pentru studentimea uoastril.. Speologia se de rezultatele tuturor disciplinelor n care s:au fragmentat istoria naturalii. Prin urmare, elevi\ nu sunt specializati dela nceput; ei capU. vederi mai largi notiunea relatiunilor ntre El vor pute citi in cartea naturei fraze ntregi, iar nu numai cuvinte. rslete . Pe de alt parte speologia e cu totul la Jocul 'i in Cluj, caci acest e situat ln mijlocul urlei regiuni muntoas, cu pe!jlteri multe, n ca.re s'a descoperit dej o faunii. in\eresant. Cred, D-Ie de resort c, din cole expuse mai sus, care nu sw1t decl rezumatul condensat al lungilor convorbiri ce am avut im.:., reiese legitiutitatea propunerii mele. Jmi rmftne acum de expus cum vad eu organizarca lnstitutului de speologie, Institutul de speologie va ave rangul administrativ deepturile colorlalte Institute ale facultii\ii de din Cluj. El va fi n localul Institutului de zoologie. Prin urma; in

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10 dttdirea fostului Institut de zoologie maghiar vor. fi instalate doua Insti tule cu totul independente unul de altul : Institutul de speologie :;;i cel de zoologie. Un regulament interior va fi prezentat de cei doi directori srue aprobare att Consiliului facultatii ct :;;i Senatului universitar. Re gulamentul va regul ntre alte}e :;;i raporturile ce aceste doua Institute trebuie sa aiba ntre ele. II PcrsonaLul de fundatiune a Institutului va fi urmiHorul : 1. Un director, cu titlul, rangul :;;i toate prerogativele unui profesor tmi versitar titular. 2. Un subdirector, cu titlul, rangul :;;i toate prerogativele unui pro fesor universitar titular. 3. Un adjunct, cu titlul, rangul :;;i toate prerogativele unui con ferentiar, nsarcinat cu lucrari practice. Trei asistenti, romni sau striiini, dar temporari, nurniti pe trei ani. Directiunea va ave dreptul sii-i prelungeasca pe unul sau mai. mulp ani. 1. Un secretar-bibliotecar posend cel putin franceza ca limb!l. 8. Un desinator-fotograf. 9. Un preparator entomolog. 10. Un de echipa speologica. 11-13. Trei servitori. Acest persona! de fundatiune va pute fi cornpletat dupa trebuintli cu aprobarea autoritiitilor competente. Obligapunile personalului superior vor fi urmtoarele : a) Exploratiunea ct mai activii a regiunilor calcare grotifere na tionale :;;i strline : b) Recoltarea rnaterialului biologie :;;i studiul acestui material cu ajutorul colaboratorilor romni :;;i straini ; c) Publicarea rezultatelor definitive n seria "Biospeologica ", publi catiune care i:;;i va ave sediul redactiunii n Cluj, dar care :;;i va con tinu relatiunile vechi cu revista Archives de Zoologie exprimentale", relatiuni care vor fi reglementate printr'un conti-act; d) A face cte 30 de magistrale, conferinte teoreti<:e sau practice sau excursiuni :;;tiintifice pc an. Acestc prelegeri vor fi publce, libere, adeca neobligatorii pentru studenti :;;i prin urmarc fra sanctiuni academice. Subiectul lor va fi luat din cercetarile pel'l3onale ale prote sorilor, din biologie, zoologie general :;;i istoria naturala sintetic. Direcvs ave dreptul s limiteze numii.rul auditorilor dup trebuint: Cursurile vor fi anuntate prin afi:;;e cel putin douii. luni inainte.

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11 (In strliinli.tate obligatia de a face cursuri nu se impune persona lului Institutelor de cercetilri; dacll. propun aceastA obligatie pentru per sonalul Institutului de speologie. pentru a rspunde dorintelor formalc ntt a D-voastre ct !;li a D-lui Rector); e) Educarea in laborator, n excursiuni !;li exploratiuni a studentilor snu a altor persoane iubitoare de !;ltiintll. !;li autorizate de directiune; f) Diriguirea cercetll.rilor !;ltiintifice a licentatlor ce doresc: s pre pare doctorale sau a nvll.tatilor ceo voesc sll. lucreze n laborator cari Yor fi autorizati de directiune : g) Efectuarea oricll.ror studii ce directunea va crede ne cesare pen tru a raspunde la misiunea Institutului ; h) Direc\Junea va publica un raport anual detailat de mersul Jnde gPstionarea bugetului !;l de activitatea f?Liintific a perso nalului superior. Raportul publicat n va fi distribuit antorit\Jlor din tarll. !;li speciali!;ltilor strilini. III Foi}durile nec es are nizrii !;li. f unctionarii Institutului : A) Fondnl de 'infiintar e : Acest fond va fi remis n ntregime tn mna directorului la nfiintarea Institutnlui. Directorul il va gestion cum un particular fondul su de pus la o banca. Fondul va fi d e pus la banca c e o va indic Senatul universitar. Creditul va fi pe numele Jnstitutului de speologie f? manipulat cu semni\tura directo rului, sau prin delegatiune, a siJbdirectorului. Pentru gestiunea acestui fond directorul va fi supus controlului administrativ financiar. Direc torul va prezent autorittii competente un cont semestrial de gestiune, nnnl n luna martie pen"tru semestrul al 11-lea f? altul in luna octom'\Te pentru se!llestrul I. Acest fond e destinat s setveasdi. la cumpirarea grbit a cole c tiunilor, seriilor de separateJ obiectcll' utile lnstitutului. Din el s e vor suplement cheltueli ce nu s'ar pute acoperi din c elelalte fonduri. Va s ervi de asemenea pentru cheltueli extraordinare, pi ecum aducere.a savantilor straini ca sii expunil n cteva demonstratii de s coperirile lor, etc. Acest fond se va aliment din dona\iile statului, conmnelor sau a altor autoritti oficiale, din virimentul sumelor necheltuite din celelalte fonduri, din donat particulare, etc. B) C1editul anual va cuprinde su mele necesare: a) Pentru cheltuelile ce revin in eomuu celor doua institute insta l a te .fn cldire ; b) Pentru cheltuelile curente ale Instittului;

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12 c) Pehtru exploratiunile speologice tn tar strainatate ; d) Pentru prepararea efectuarea excmsiunilor e) Pentru publicatiunile Institutului. Acest credit va fi gestionat n forma ordinadi obh;muitil. pentru creditele Institutelor didat!tice ale facultatii. C) Un credit extraordinar de instalare. Observatie. Fondul de infiintare creditul annal ttebuie stabilite astfel ca s fie suficiente pentru un' Institut deja complet instalat n })lina functionare. Aspectul exterior luxul interior al Jnstitutului de zoologie actual ar face sa cread ca acest Institut eorespunde ipotezei de mai sus. Din nefericire realitatea e cu totul alta. Amenajamentul in terior e flicut numai n vederea lucrrilor histologice dup ni17te nOIme att de bizare nct e greu unui zoologist sa lucreze n laboratoa1ele astfel amenajate cu materialul aHator n ele. J'rebnie deci executate modificari, cari sa permita oricarni zoologist sa lncreze in 01ice ramura a zoologiei. Oarecati modificari sunt de prevazut pentru a separ serviciile celor doua lnstitute pentru a adapt localul ocupaL: de Institutnl de speologie acestei specialitati. In fine. mult ninterial tehnic n parte ori n totalitate. E natural fla lipseascli materialul speologic (fringhii, material de campa ment, scari de funie, etc.), dar e surprinziHor sa lipseasca materialul curent, ce trebuie sa existe n oricure luborator de zoologie (microtoame rotative, mcroscoape mari, o me parte din sticlrie, furnitui'i de biurou, producte chimice, aparate fotografice, etc., etc.) Pentru a pune deci ln stitutul de speologie n plina functonare, trebnie un credit mai mare dect s'ar pute presupune apriori. Sunt de prevazut urmatoarele cheltueli principale : 1. Modificarea catedrei din amfiteatru. 2. Cumpararea uriui aparat de proiect.iune cinematografica pentru amfiteatru. 3:1 Mrirea locluli bililiotecii prin transformarea uneia din siUilc de lurarr 'pracc (e inutil ca sa existe doua identice). Actualmente cartile nu ncap n vechiul local ; nu e deci loc pentl'Ll noile achizitiuui pentru hiblioteca personala a directorului, caie va fi pusa la dispo zitia ercetiitorilor . 4. Modificarea .. multor ferestre, cari actuahnente mpiedeca utilizarea bunii a microscopului. 5. Instalarea unui laborator fotografic a unei sali de poz .. 6. Instalarea unei slUi de . desema.

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13 7. lnstalarea cated1elor rafturilor pentru biblioleca noua. Cumparare de pentru a clas separate. 8. Cumprarea aparatelor fotografice, microfotografice, cinema!ografice, ce ne suut indispensabile. 9. umprarea de sticlrii, producte chimicc, artic0le de birou. 10. Pentru memmie: lnstalarea unui calorifer pentru ncalzirea central, pentru care directorul Institutului zoologie a cerut deja 250.000 lei, calorifer ce va produce mare economie de combustibil o utilizare mai rationala a personalului de serviciu. IV. Facilitati de prevaztd pentm {ttnctionare lnstitutului. 1. Carti de circulatie permanente pe toatc caile de comunicatie terestre, .fluviatile maritime pentru director, subdirector adjunct. 2. Asemenea d.rti, dupa cererea sub responsabilitatea directo rului,' pentru asistent, f;Jef de echipa speologic persona! subaltern. 3. Bilete de liber pareurs pentru excursiunilc dupa cererea directorului sub a sa responsabilitate. 4. Autoritiile administrative n tar consulare n strinatate vor fi nvitate, la momentul favorabil, sa de tot concursuJ exploratiuni lor i;itiintifice a Institutului. 5. Publicatunile oficiale, ce directorul va crede interesante pentru Institut, -vor fi donato Institutului. * Aceste considerenle l;li justificari fiin expuse, dati voie sii prezint aprobrii D-voastre pe candidat:i la posturile prevazute, cu con ditiunile materiale ce se cuvin fiecruia : de asemenea sumele ce cred necesarc pentru fiecare din fondurile enumeratc : A. Enumeratiunea personalului. 1. Directorul lnstitutului de speologie : Emil Racovita. Salariu. Ca semn de defetentfi pentl'll colegii sai universitari ca proba cu se solidarizeazil cu intei'csele lor materiale, d-l Racovita nu sa i se atrilmie alt salariu decflt ace! cuvcnit profesorilor titu Jari ai facultatii de i;iliinte din Cluj. Numirea sa la facultatea de din Paris duteaza dela 1 Noem vrie 1900. Aceasta data va fi nscristt l;li n controalele universitare va cont pentru gradatie pensie. D-l Racovita va fi autorizat si'i verse tezaueului public o sumil egala cu retinerile, del 1 noemvrie 1900 pnil la 1 iuai 1920, ce le-ar fi vrsat un conferentiar romn. Numirea d-lui Racovita va porni deltt 1 inai 1920, dar publicarea decretului va fi fa cula ct mai curn d.

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14 .J-1 Racovita estimeaz la 50,000 franci (nu lei) cheltuelile lichi drii unei residente de 30 ani n Franta spesele transportului colec tiunilor, bibliotecii, riwbilierul, ct costul caltoriei unei famllii de 6-persoane. Acei;iti 50,000 franci vor fi creditati D-lui Racovita de guvern. la Paris, cu schimbului studentesc de 20% (500 lei pentru 400 franci). D-l Racovita se obliga sa verse suma corespunzatoare n lei la casa publica ce i se va indic. Un pai;iaport diplomatie se va eliber D-lui Racovit pna la stabi lirea sa definitiva la Cluj, pentru a evit pierderea de pre tioase, ce nu pot fi transportate dect n geamantane supravegheate de aproape cari trebuie sustrase eventualei brutalitati ncompeten' a vamei;iilor a altor agenti ai fortei publiee. D-l Racovita .va fi autorizat sa angajeze pe timpul i;iederei. sale n Franta, decemvrie 1919-iunie 1920, un secretar platit cu 600 franci francezi lunar. Acest secretar, daca va fi bun, va pute fii adus la Clu ca s ocupe postul de secretar-bibliotecar prevazut mai jos. Autori,tatea competenta va remite d-lui Racovita o recomandatiune generala catre autorit.a?le administrative consulare, nvitnd pe aceste autoritati sa _ui;iureze prin toate mijloacele transportarea colectiilor, bibliotecilor, mobilierului, ntr'un cnvnt a ntregului material din Fran\a n Romnia, ct calatoriile d-lui Racovita, a colaboratorilor sai a familiilor lor. Autoritatile competente, att cele delegate de Consiliul dirigent, c::lt acele delegate de guvernul vechiului Regat, se vor leg cu D-l Rco vit printr'un contract, care sa faca obligatoriu pentru ambele prti toate conditiunile enumerate n acest raport. D-l Racovit dori;ite,. intr'adevar, ca sacrificiile, pe cari e ga ta sa le faca cu ce a mai mare nsufletire pentru cultura neamului, sa nu fie zadlirnicite prin suprimarea vreunuia din mijloacele de munca, ce crede absolut necesare, pentru realizarea programului acceptat de ambele parti. Acest contract va fi consfintit printr'un decret regal. 2. Subdirectorul Institutului de speologie : Dr. R. Jeannel. Doctor n i;itiinte medicina, conferentiar la Facultatea de i;itiinte din Toulouse (Franta). Un raport asupra titlurilor sale o lista a hicrarilor publicate sunt anexate acestui raport. Dr. Jeanne} va fi angaJat cu un contract special, valabil .pe cinci ani, la a caror expirare contractul sau se va rennoi anual prin tacita reconductiune, sau i se va pune capat prin preaviz de un an. Acest contract va contine, pe lnga clauzele admise de guvernele romn francez pentru angajarea profesorilor universitari de liceu. francezi, punctele urmtoare :

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15 Dr. Jeannel va priml un salariu n (ranci, cel putin egal cu dublul salariul sau actual francz (12,500 franci pe an), adica cel putin 25,000 franci. ln caz c.nd se vor numi n cursul anului 1920 conferentiari francezi la universittile rom.ne cu salarii mai mari dec.t 25,000 franci, i se va atribui D-rului Jeannel un salariu egal cu cel mai ridicat. Dr. Jeannel va priml cel putin 15,000 franci, ca spese de mutare din Franta !i'i cel mult spesele maxime atribuite celorlalti profesor francezi angajati la universitlitile romne. Dr. Jeannel va.fi numit pe ziua de 1 august 1920. La expirarea celor 5 ani prevazuti de contract, !i> daca nici una din parti nu va denunt contractul, i se va atribui D-rului Jeannel salariul dublu n franci de profesor universitar titular la facultatile Jranceze din provincie. ln caz cnd Dr. Jeannel s'ar stabili definitiv in tar, drepturile sale la pensie vor fi recunoscute ca ncepnd din 1 Octomvrie 1919 !i> retnerile vor ncepe n ziua cnd ambele prti vor decide stabilirea a D-rului Jeannel n tar. Dr. Jeannel va primi o de transferare de 15,000 franci n cazul cnd va prasi tara. 3. Adjunctul: Dr. O. Ionescu. Dr. n !i>tiinte din Jena, conferen-par la Ia!i>i, suplinind pe d-l profesor Bujor, pre!i>edintele Senatului. Dr. Ionescu va primi leafa de conferentiar, nsat cinat !i'i cu lucrrile practice, plus r e glementare, adica 700 \ 400+ 150 = 1,250 plus gradatiile, pe lun. Cheltuelile de strmutare cu ntreagii. familie s unt pe seama gu vernului. D-na Teresa Ionescu, institutrice, va ptimi un post cel putin echi valent cu ace! ce ocupa n Ia!i>i. Titlurile sale !i>Colare de serviciu ma ndreptatesc sa cer pentru ea directiunea unei !i>Coli primare. Indemnizatia de locuinta va fi cel putin echivaleuta cu chiria reaH. pltit de sotii Ionescu. 4---6. Trei asistenti cu 390+400 = 790 lei pe luna. 7. Un secretar-bibliotecar cu 465+400 = 865 lei pe luna. 8. Un desenator-fotograf cu 465+400 = 865 lei pe luna. 9. Un preparator entomologist cu 300 plus scumpetea lei pe lun. 10. Un fief de echipii speolo,qicii cu 300 plus scumpetea lei pe lun. 1113. Trei servitori cu 120+273 = 393 lei leafa lunara. Dispozitii generale relative la naintrrea personalului. Recrutarea personalului Institutelor !i'tiintifice prezinta mari greu tti. Formarea unui persona! competent, specializat !i> apt a-!i'i mplinl

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lG toata mtsmnea sa cere ani de zile; vorbl1d din punctul de vedere financiar putem zice di aceasta educare costa pe Stat multe parale. Daca functionarii superiori ai unei ascmenea institutii sunt relativ tineri, un fnnctionar inferior, cu toate c a devenit eventual un specialist de mare valoare, nu poate vada situatia ameliorata dect prin numire la un loc vacant n ait Institut altfel specializat. De aici rezulta o paraduire de bani publici o procedare absUl'di:i f;ii daunatoare n cel mai mare gtad f;itiintei. Pentru a da o solutiune rationala acestei cltestii e uf;ior ; e suficient sa nu se confunde gradele ierarchiei administrative cu functia sau, cu alto cuvinte, sa se admitil naintarea pe loc, schimbarea de grad fiirii schimbarea de func1ie. Af;ia au procdat multe tari striiine. -n singur cxemplu: la un moment dat, laboratorul mritim din Helgo . landa avea cinci funcVonari, un
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17 100.000 lei pentru modificarile de instalatie cumparaturi de facut n tara. * Terminnd, va rog, D-Ie de resort, .sa dati voe. recunol;itintei mele sa se manifeste macar n parte prin povestirea urmatoarelor fapte : M. S. Regele, pus de D-l Dr. Vaida Voevod n cunol;ilinta acestu proiect, a binevoit a-l aprob declarnd ca trebuiesc satisfacute dorintele mele. Primul contact cu Ardealul desrobit l-am avut n ministel'Ul D-lni Dr. V aida Voevod la Paris; binevoitoarea l;ii afectuoasa sa primire nu se poate aseman deciit cu acea ce mi-ati fiicut-o ln ministerul D-voastr din Cluj. Viul interes ce ati ari:itat amftndoi pentru proiectul meu s'a manifestat prin lungi desbateri, nct multumit sfalurilor D-voaste, din proiectul primitiv cam teoretic a programul practic de mai sus, a rezultat crearea unei institutiuni noua ca scop, noua ca mijloace noua ca organizare, un concept de oameni de actiune, ce nu se sfiesc a face ce ncu n'a fost de a merge tot nainte, fiind sa fie ln frunte n orice loc. Institutul de speologie deci sub steaua a doua nnme iubite de Romni. E o unealta buna ndemnateca perfectibila. De se va fumi cu ea ceeace Consiliul dirigent, spre D-voastre trebuc mai ales sa se ndrepte multumirile iubitorilor de de va da e ca an a fost destoinic singur mi voin tragc pacatul. Primiti, va rog, D-Ie f;ief de rcsort, asigurarea deosebitci unele consideratiuni adncului men devotament. Cluj, la 1-! Decemvrie 1mn Emil G. Ro\.COVITA.. S'a n din 17 Decemvrie 1\lln a Consiliului dirigent. Cluj, ln 18 Decemvric l:91H. Dr. Valeriu BRANISCE, 1"esortult. (L. S.)

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18 MONITORUL OI<,ICIAL No. S6 de Marfi, Julie paginele 301<1-3015. Mll.\"TSTERUL CULTELOR $1 INSTRUC'flUNII FERDINAND I, Prin gratia lui Dumnezeu 9i vointa nationali., Rege al Romniei. La tati de fata viitori, sdndtate : Corpurile legiuitoare votnd 9i adoptnd, Noi sanctioniim cele ce urmeaza: LEGE privitoare la crea r ea unui Institut de Speologie la Universitatea diu Cluj. Art. 1. Pe lngii Universitatea din Cluj, 9i fiicnd parte integrantl!.l din ea, se infiinteaza un Institut de speologie, avnd de scop: Studiu general al domeniului subteran 9i facerea de cercetarl 9tiintifice 9i apli cate n aceasta ramura a 9tiintelor naturale Art. 2. Directiunea acestui Institut este ncredintata dlui dr. Emil Hacovita, care va ave. rangul, drepturil e 9i atributiunile unui profesor universitar. D-sa va organiz 9i instal Institutul, va propune numirca personalului 9tiintific 9i administrativ 9i va alciHui bugetele anuale de persona] 9i material. Deasemenea va alcatui programnl de studii, cerce tari 9i explorl!.ri 9i va conduce punerea lui n aplicare. Directorul are conducerea 9tiintifica 9i administrativa a institutului, el este 9eful ntregului persona! distribue fieca1:uia lucrarile, dupa cum crede de cuviinta. Art. 3. Exploatarea sub orice forma a grotelor nu se va pute face ori continu dela punerea in aplicare a acestei legi, dect cu avizul Institutului de speologie. Art. 4. Contractul aci anexat, ncheiat ntre f;)eful resortului de culte f? instructiune publica din Cluj Dl dr. Emil Racovita, improto colat la resortul cultelor 9i instructiunii publiee sub No. 23.566 d_in 1919 9i aprobat de Consiliul dirigent al Transilvaniei, n 9edinta sa dela 17 Decemvrie 1919, face parte integrant din prezei'lta lege 9i are putere obligatorie pentru ambele parti contractante Orice dispozitiune contrarie, ntruct prive9te aplicarea acestui -co. ntract, ril.mne neaplicabila.

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19 Acea,sta lege, dimpreuna cu contractul la dnsa anexat, s'a votat -de Aduriarea deputatilor n dela 26 Februarie anul 1920 s'a adoptat cu majoritate de voturi de ttna suta opt,' contra cinci. N. IoRGA. Secret ar, Teodosiu BRcA.. (L. S. A. D). Aceasta lege, dimpreunii c contractul la dnsa ar.exat s'a votat de Senat ln dela 10 Martie anul 1920 s'a adoptat cu majo ritate de una suta doua. voturi contra doua. P. BuJoR. (L. S. S.) Secreta1, N. TRANDAFIREscu. CONTRAC1' ncheiat ntre Dr. Valer Branisce, :;ieful resorlului de culte instruc1iune publica, locuitor n Cluj, ntre Dr. Emil Racovita, profesor uni versitar, locuitor n Paris, referitor la creiarea Institutului de speologie la facultatea de a Universitatii din 'Cluj. 1. Dr. Valer Branisce declara ca la propunerea resortului de culte l;li instructiune publicii, Consiliul dirigent al Banatului l;li Tinuturilor din Ungaria, n sa din 17 Decemvrie 1919, a hotart sa creeze ca sen'iciu independent al facultatii de la Universitatea din Cluj, un Institut de speologie, ciiruia sii i se de carac terul unui Institut de cercetari de pura ii> aplicatii, cu observarea ca nici Institutul, nici personalul nu vor ave rolul obligatiunea celor lalte servicii destinate invatamntului clasic prepararii licentelor n Declara cil Consiliul dirigent n ntregime conditiunile puse de profesorul universitar Dr. Emil Racovita, cuprinse n memoriul improtocolat la resortul culteloqi instructiunii publiee sub No. 23.566/919 l;li aliiturat Ja acest contract, asigurnd prin buget sumele necesare att cu privire la fondarea sustinerea Institutului ct referitor la retri butiunea personalului, care se va angaja n conditiunile specificate n memoriu (sub punctul 2 3 lit. A.). In dela 17 Decemvrie 1919 Consiliul dirigent a votat ca fond permanent de nfiintare 100.000 lei, doua fonduri extraordinare de instalatiuni, unul de 100.000 lei altul de 100.000 franci $i un credit anual de 50.000 lei. Angajeazii pe viata ca director al Institutului de speologie pe pro fesorul universitar Dl'. Emil Racovita precum ii> personalul Institutului n conditiunile cuprinse n memoriu. Insarcineazii totdeodata pe D. Dr. Racovitzii sii prezinte aceasta hotarre a Consiliului dirigent spre aprobare att D-lui ministru

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20 Dr. Alexandru Vaida Voevod, cflt !;ii D-lui ministru de culte Ion Bore din Bucure!;iti. 2. Dr .. Emil Racovita, profesor universitar, locuitor n Paris, prime!;ite postul de director al Institului d.e speologia la facultatea de !;ilihitea Universitatii din Cluj !;ii se angajaz sa ndeplineasca toate conditiunile !;ii lucrarile aratate in memoriul alaturat !;ii n contractul de fata. Acest contract mpreuna cu memoriul alaturat se redacteaza in doua exemplare, dintre care unul se pastrea7.a la Resortul de culte instructiune, iar celrtlalt se pred profesorului universitar Dr. Emil RacovitiL Cluj, 1920, Decemvrie 18. Dr. Valeritl BRANISCE. Dr. Em. RAcovrrX. resortului de culte instructiune publica, Dr. Alex. VAIDA VoEvon. 1. BoRCEA. Acest contract dimpreuna cu legea s'a votat de Adunarea deputatHor, n dela 26 Februarie anul 1920 !;ii s'a adoptat cu majoritate de una suta zeci opt voturi, contra cinci. P1e!iedinte, IoRGA. (1. S. A.D.) Secretar, Teodosiu BRcA.. Acest contract dimpreuna cu legea s'a votat de Senat, n !;iedinta dela 10 Martie anul Hl20 '!;ii s'a adoptat cu majoritate de una sutd doua voturi, contra cloua. Pre.,eclinte, r. BuJOR. (L. S. S.) Secretar, :.l". Promulgam aceasta lege !;ii ordonam ca ea sa fie nvestit .cu sigilul Statului !;ii publicatii prin llfon"tontl Oficial. Dat n Bucure!;iti, la 26 Aprilie 1920. (1. S. St.) Ministrul cultelor intruc(iunii, P. P. NEGULESCU. No. 19.11. FERDINAND Jlfinistru de justitie, M. R. CANTACUZINO.

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3 3 E. G. RACOVITZA MONTAGE, CONSERVATION ET CLASSEMENT DES PRPARATIONS MICROSCOPIQUES.

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ARCHIVES DE ZOOLOGIE EXPRIMENTALE ET GNRALE 1920. Tome 59. NOTES ET REVUE, N" 3, pages 78 89. (Extrait) x MONTAGE, CONSERVATION ET CLASSEMENT DES PRPARATIONS MICROSCOPIQUES PAR MILE G. RACOVITZA Directeur de l'Institut de Spologie de Cluj (Rcmnanle). &eue 14 14 AOllt 1920. Sommaire. E>:pos des motifs (p. 78). -I. MoNTAGE DES PRPARATIONS (p. 80). 1. Conservation du matriel (p. 81) ; 2. Imprgnation des objets (p. 81) ; 3. Prparation du mnisque (p. 81) ; 4. Disposition des objets sur Je mnisque (p. 81) ; 5. Inclusion des objets (p. 81) ; 6. M.ise en place du couvre objet (p. 82) ; 7. Lutage des prparations (p. 82); 8. Remaniements des prparations (p. 83); 9. Avantages de la mthode (p. 83). -Il. ETIQUETAGE DES PRPAilATIOSS (p. 83).-Ill. CLASSE }lENT DES PRPARATIONS (p. 84). -lV. PRPARATIONS EXAMINABLES SUR LEURS DEUX FACES (p. 86). V. FORllULES ET OUTILLAGE (p. 87). 1. Glycrine glatine (p., 87); 2. Boites prparations (p. 87) ; 3. Meubles prparations (p. 88) ; 4. Etiquettes en carton (p. 88) ; 5. PoTteobjets en carton pour prparations sur couvre-objets (p. 88); 6. Lut Arago (p. 88); 7. Fer luter (p. 80); 8. Nettoyage des porte-et couvre-objets (p. 89); O. Algnilles plates (p. 89); 10. Aignilles
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79 E.-G. RAOOVITZA ganes, organites, appendices, sont logs entre deux verres pour le plus grand profit de l'tude et de la certitude. D'ailleurs, nombre de plantes et d'aniJnaux trs petits ne peuvent tre utilement collectionns que sous forme de prparations microscopiques. Devant la foule des collectionneurs et techniciens se dressent donc les problmes de plus en plus pressa.nts du meilleur montage, de la plus parfaite conservation et du classement le plus pratique de milliers de prparations !microscopiques ; ces problmes sont encore plus graves pour ls laboratoires, les instituts et les muses qui ont manipule1; des collections de centaines de milliers de ces prparations. C'est, naturellement, la tradition immdiate qu'on s'adresse d'abord pour trouver la solution de ces difficults pourtant nouvelles. On continue aujourd'hui uvrer comme on le fit hier, sans chercher plus loin, car mme les scientifiques>> sont imprgns de traditionalisme et passa blement misonistes. La grande extension de la technique microscopique a commenc une poque relativement rcente quand le baume de Canada tait presque exclusivement employ dans les laboratoires et quand la. vieille pratique de la glycrine glatine tait tombe dans le plus complet oubli. On embaume donc, avec une ferveur rituelle, tout ce qui doit tre examin au microscope. Pour faire des prparations microscopiques on commence par dshydrater les objets dans des alcools de plus en plus purs jusqu' l 'absolu ; on les claircit dans une essence et on les monte dans un baume. Ces oprations sont longues, compliques et dangereuses pour l'intgrit des objets. La dshydratation est souvent incomplte, les petits objets sont frquemment perdus, et les objets fragiles briss, dans ces nombreuses manipulations. Il est difficile de disposer en ordre m1 grand nombre d 'objets sur la mme lame, d'o rsulte un accroissement consi drable du nombre des prparations et une grande gne pour l 'tude, puisque, au lieu de pouvoir se borner l'examen d'une seule prparation pour les diffrents organes d'un mme animal, on est forc d'en manipuler plusieurs. Dans la pratique, une prparation monte dans le baume ne peut plus tre dmonte en vue de modifier la disposition des objets. Une fois la prparation monte; il faut la laisser plat plusieurs jours, ou la. mettre en tuve, afin que le baume devienne suffisamment dur au bord pour empcher le dplacement du couvre-objet. Pour annoter les prparations, on colle sur le porte-objet une te

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NOTES ET REVUE 80 en papier mince, car les tiquettes ont toujours t faites en ces sortes de papier et il ne faut point heurter la tradition. Voil les prparations acheves, il s'agit maintenant de les classer. On les dispose, soit plat dans des logettes creuses dans des portoirs Fmperposables, soit dans des tiroirs trs plats de meuble trs coteux et naturellement encombrants. Ou bien encore, on les range verticale ment dans des botes ou tiroirs rairtures, systme qui prsente, entre autres, l'inconvnient de cacher les tiquettes ; pour chercher une pr paration, il faut les sortir successivement moiti de leurs rainures. Il est vrai qu'on peut aussi numroter les rainures et se confectionner un rpertoire reproduisant les annotations des tiquettes, mais non sans de nouveaux inconvnients ; lorsqu'on veut une collection ainsi rpertorie, ou ajouter des prparations nouvelles, on doit se livrer dans ces casiers rainures de trs longues et trs pnibles manipulations. En rsum, la mthode de montage, de conservation et de classement gnralement en UEa.ge, est aussi peu pratique que possible et ne corres pond plus aux besoins actuels du microscopiste devant confectionner et manipuler un nombre norme de prparations. Je me suis fait les rflexions exposes plus haut il y a plus de 15 ans, lorsque j'ai entrepric;; l'tude phylogntique des Isopodes et, ds cette poque, j'ai employ d'autres procds qui m'ont donn satisfaction. Une exprience de quinze annes me semble suffisant.e pour en dmontrer l'efficacit et pour me justHier de les cmiseiller mes confrres micros copistes. Je tiens dclarer que je ne revendique pas la dcouverte des proc ds que je prconise ; certains taient anciennement en usage ; j'ai appris en pratiquer d'autres sur le conseil de confrres (par exemple l'tiquette en carton utilise depuis longtemps par mon ami le professeur Sauva geau, de Bordeaux); tous d'ailleurs sont tellement simples et si faciles imaginer que leur dcouverte n'est pas de celles qui puissent illustrer leurs inventeurs. 1. Montage des prparations. Pour prendre un exemple concret, je vais indiquer comment je procde avec mes Isopodes ; mais la. mthode, avec de lgres modifications sur lesquelles il est inutile d'insister, peut s'appliquer toutes sortes d'objets microscopiques. A la fin de cette note (v. p. j'indique les formules

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81 E.-G. RACOVITZA des masses inclusions employes et je dcris l'outillage dont je me sers. 1. Les Isopodes sont recueillis dans des tubes de chasses )) I remplis d'alcool 75 p. 100, puis conservs dans l'alcool 70 p. 100 dans des tubes ordinaires en verre mince bouchs avec des tampons Rerrs de coton; tub3s sont classs dans des bocaux fermeture hermtique remplis d'alcool 70 p. 100 2 IMPRGNATION DES OBJETS. L'Isopode tudier est plac, pour quelques heures, dans de la glycrine ordinaire (28 Baum) tendue de moiti d'eau distille. Dans ce liquide les animaux peuvent sjourner indfiniment sans inconvnient aucun pour une prparation ultrieure. 3. PRPARATION DU MNISQUE D'INCLUSION. Avec une aiguille plate, dcouper un fragment de glycrine glatine et le placer au centre d'un porte-objet bien nettoy ; chauffer lgrement pour fondre la glatine ; incliner dans tous les sens le porte-objet pour etaler la glatine en un mnisque un peu plus petit que le couvre-objet ; rgulariser le bord du mtnisque avec l'aiguille plate ; enlever les bulles d'air ventuelles en les touchant avec le dos de l'aiguille plate lgrement chauffe du mnisque doit tre peine suprieure de l'objet le plus pais inclure pour que l'application du couvre-objet ne fasse pas dborder la glatine ; il y a d'ailleurs avantage ce que la glatine n'arrive pas jusqu'aux bords mmes du couvre-objet. 4. DISPOSITION DES OBJETS SUR LE MNISQUE. L'Isopode est dissqu sous la loupe dans le liquide glycrique. Les appendices sont ports avec l'aiguille qui a servi les dsarticuler, au fur et mesure de leur dtachement, s'ur la surface du mnisque de glatine maintenant fig. Je dispose les appendices gauches sur leur face antrieure ou tergale du ct droit du mnisque, et les appendices droits sur leur face post rieure ou sternale du ct gauche du. mnisque. On peut donc en regardant normalement la prparation, la face postrieure ou sternale des appendices gauches et la face antrieure ou tergale des appendiees droits. Cette wnvention est arbitraire et ne rpond qu' la ncessit d'adopter 1. Pour viter ln casso toujours si dsastreuse pour les rcoltes, Il faut employer en chasse des tubrs pnls qu'on fabrique par le procd du moulage Ces tubes prsentent l'inconvnient grave d'avoir une troite rainure l'lnt6r l cur, autour de leur fond disposition provoque pnr lrur mode de fabricntlon Or dans cette rainure sc logent les petits nnlmnux ct on risq11c de les dtriorer en les y retirant ou mm e de les y oubli e r J'ni fait fabriquer pnr ln mnlson Lcunc d e s tubes en verre pol s b. fond plat 1\ l extrieur mals b. fond hmisphrique b. l'intrieur, qui ne prsentent plus ln malencontreuse rainure ; quand on l e s vide, on est sQr que tout le contenu vient ave c le Cc sont ces tube s sp6clnux qui servent aux collaborateurs de DIOSFJ:OJ.OOICA de tubes de

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NOTES E1' REVUE 82 une rgle fixe pour se rappeler, sans annotations et sans erreurs possibles, l'orientation des pices. 5. INCLUSION DES OBJETS DANS LE MNISQUE. Les objets sont donc placs la surface d'un mnisque solidifi. On chauffe lgrement le porte-objet pour refondre la glatine et on le porte sous la loupe ; on noie avec l'aiguille les objets qui n'ont. pas pntr spontanment dans la glatine et on dcnne l 'ensemble des objets leur disposition dfinitive sur le fond du mnisque 6. MrsE EN PLACE DU COUVRE-OBJET. On chauffe le couvre-objet bien nettoy et on le dpose bien horizontalement sur le mnisque. Pendant qu'on excute l 'opration dcrite sous le L 0 5 la glatine :;e prend lgrement ; lorsqu 'on place le couvre-objet chauff, seule la couche suprieure de glatine se reliqufie suffisamment pour provoquer l'adhsion ncessaire du couvre-objet au mnisque ; la couche infrieme de glatine reste assez ferme pour empcher le dplacement, si dsastreux parfois, des objets. Si l'on a, par erreur, donn au mnisque une paisseur Lr.::p.grande, on maintient audessus du couvre-objet une lame mtallique chauffe, ce qui fait fondre la couche suprieure de gl2.tine, ct lui permet de s'taler jusqu'aux bords. S'il reste un excs de glatine on peut s'en dbarrasser en exerant m1e lgre pression sur le couvre-objet. On arrive au mme rsultat d'une faon plus expditive en passant directement le porte-objet retourn sur une flamme, mai:; par ce procd il est plus difficile d'obtenir l 'chauffement juste ncessaire pour fondre uniquement la couche suprieure de glatine et ne pas liqufier aussi la couche inf rieure qui maintient en'place les objets. Si le mnisque est trop (( maigre )), on fait passer l'appoint nces:;air0 :;ous le couvre-objet en plaant des gouttes de glatine au contact de son bord ; quand il n'y a plt:s d'espace vide sous le couvre-objet, on chauffe l'ensemble pour homogniser la masse et chasser les bulles d'air ven tuelles. Les bulles d'air n'abment pas les prparations ; on peut les y laisser si elles ne 'sont point gnantes. Pour les chasser, on chauffe du ct par o on veut les faire sortir et on exerce quelques peses sur le couvre objet du ct oppos. 7. LuTAGE DES PRPARATIONS. Enlever la glatin0 qui dborde, avec l'aiguille plate; en essuyer les traces avec un linge riwuill; laisser

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83 E.-G. RACOVITZA bien scher ; chauffer le fer luter, l'appliquer sur le lut Arago, enlever une goutte de lut fondu sur la partie recourbe du fer luter et l'taler le long des bords du couvre-objet. La glatine de Kaiser se prend trs vite ; au bout quelques minutes les prparations peuvent tre impunment manipules et supportent les essuyages rpts ncessits par l'emploi des objectifs immersion. D'autre part, on peut conserver ces prparations plusieurs annes sans les luter, mais nanmoins il est prudent de les fermer par un lut, surtout celles qui sont trs paisses. L'antiseptique qui entre dans la formule de Kaiser (l'acide phnique) n'est pas toujours suffisant pour empcher l'infection des prparations par des microorganismes qui liqufient la glatine. 8. REMANIEMENT DES Passer rapidement le porteobjet retourn sur la flamme de faon chauffer lgrement le couvreobjet ; l'aide d'une pince pointes fines on soulve, puis on enlve, le couvre-objet sans difficult en laissant nu le mnisque de glatine encore fig et tous les objets inclus en place. 9. LES AVANTAGEsqueprsente cette mthode, sur celle du baume, sont donc considrables. Suppressions des multiples et dangereuses manipulations de la dshydratation. Grandes facilits pour disposer et arranger de nombreux objets sur la mme prparation. Solidification rapide de hi glatine, donc utilisation immdiate de la prparation. Remaniement de la prparation facile et sans inconvnients. Ir:dice de rfraction plus favorable la vh;ibilit de fine structure, surtout chitineuses. Il va sans dire que la glycrine glatine ne peut pas remplacer les baumes dans tous les cas. Il mme de nombreux cas (par exemple pour la plupart des coupes histologiques) o le montage dans le baume donne seul des rsultats satisfaisants. Je prtends seulement que, sur la table du microscopiste, les deux produits doivent s'y trouver ct tre employs, non suivant les dogmes de la tradition, mais suivant les enseignements de l'empirisme.

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N01'ES E1' REVUE 84 II. tiquetage des prparations. J'annote provisoirement mes prparations en crivant sur le porte objet avec une plume ordinaire trempe dans l'encre de Chine ou dans l'encre << triple administrative Plateau Ces encres, une fois bien sches, supportent d'ailleurs le passage dans les liquides aqueux ou alcooliques, mais ne rsistent pa.s un essuyage trop vigoureux ; l'encre Plateau rsiste beaucoup mieux que les encres de Chine. Beaucoup de microscopistes s'en tiennent l; d'autres collent des tiquettes en papier sur leurs porte-objets. Dans les deux cas, les prpa rations doivent tre conserves plat ou places chacune dans une rainure pour viter que le frottement rciproque ne les dtriore, d'o les in con vnients cits dans l'introduction. Mais on peut faire mieux .Si l'on compense l'paisseur de la prparation par deux tiquettes en carton colles de chaque ct du couvre-objet, on protge de cette faon les prparations et on peut., sans inconvnient, les empiler les unes sur les autres ou les ranger l'une contre l'autre comme on le fait pour les fiches. I-es tiquettes dont je me sers sont dcoupeR da.ns du bristol blanc ordinaire et ont trois paisseurs diffrentes (0,5 mm., l mm., et 1,5 mm.); l'paisseur de l mm. est la plus souvent employe. Les prparations qui dpassent 1,5 mm. d'paisseur sont rares ; on leur procure l'tiquette ncessaire en superposant le nombre ncessaire d'tiquettes ordinaires. On colle les tiquettes avec de la gomme arabique ordinaire ou bien avec des colles base de farine rpandues dans le commerce, car toutes les colles tiennent bien sur du verre bien dgraiss. On laisse scher la colle sous pression en empilaut les prparations et en chargeant la pile avec un poids. III. Classement des prparations. J..a prparation, tiquete comme il l'est indiqu plus haut, est une vritable fiche ; on peut donc lui appliquer les systmes de classement en usage pour les fiches en papier, c'est--dire les seules mthodes pra tiques qu'on ait encore imagin pour classer de nombreux objets plats et uniformes.

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E.-G. RAGOVITZA Plus de botes rainures encombrantes et rendant difficile le classe ment, le remaniement et la recherche De simples botes sans rainures (fig. 1) ou des tiroirs fiches de dimensions appropries suffisent et peuvent loger cent prparations sur environ l!J cm. de longueur ; il faut 40 cm. de longueur pour loger la centaine de prparations dans une bote Des fiches intermdiaires de toutes sortes (fig. 1) peuvent tre em-FIG. 1. BJitc sans rainures, avec prp3rations il curton ranges comme : un tiroir ou une bote .prparations classes de cette manire avec la mme faciliM qu'un tiroir rempli de fiches ordinaires. On con-oit que le remaniement de collections semblables n'offre pas plus de difficult que l 'intercalation de prparations nouvelles dans la srie. Le classement des prparations microscopiques (l'aprs le systme. des fiches est donc le l eul pratique pour les petites collections particulires ; pom lesgrandes collections des et des instituts il s'impose comme l'unique moyen pour r oudre le problme du classement de millions d'exemplaires.

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NOTES ET REVUE 86 Il va. sans dire que toutes les sortes de prparations peuvent tre tiquetes et classes de la mme fayon; mme les prparations milieu d'inclusion liquide supportent, si elles sont convenablement lutes, cette sorte de classement. IV. Prpara tions examinables sur leurs deux faces. Dans bien des cas, il faut pouvoir examiner une prparation sur les deux faces et un fort grossissement, par exemple s'il s'agit d'animaux entiers ou de gros appendices. Mme dans le cas des coupes ayant une certaine paisseur, l'tude des deux faces fournit parfois d'ut.iles rensei gnements. Une prparo.tion ordinaire retourne ne permet l'usage que de faibles objectifs longs foyerR cause de l'paisseur du porte objet. fFaisons remarquer que les tiquettes en carton, que je prconio:;e, permettent d'examiner la prparation l'envers sans risque, car le couvre objet ne peut arriver au contact de la surface de la platine.] Si l'on veut, par consquent, avoir des prparations examinables un fort grossissement :our les deux faces, il faut les monter entre deux couvre-objets. Ces prparations sont fragiles, difficiles manier et elles ne peuvent :tre classes avec les prpara.tions montes sur porte objets. Pour obvier ces srieux inconvnients, je mc sers de porte-objets en carton de mfmes dimensions que ceux en verre X7!'i mm.). Ces porte objets sont percs au milieu d'un trou carr ou rectangulaire de dimen sions nn peu plus faibles que celles des couvre-objets de forme corres pondante. Une rainure formant .cadre, dans laquelle s'adaptent exacte ment. les couvre-objets, muage sur une des faces autour des trous. Les annotations se font directement sur les cts du porte-objet, le carton tant choisi de faon itpermett.re l'criture l'encre ou au crayon. Pour monter la prparation on procde de la suivante : Disposer le porte-objet avec le cadre vers le haut ; placer un couvre objet dans le cadre ; fai l'inclusion comme sur un porte-objet ordinaire ; recouvrir avec un second couvre-objet ; ventuellement luter les couvre objets entre eux et la rainure du porte-objet ; coller sur le premier porte objet avec de la gomme arabique un second porte-objet mais avec le cadre tourn vers le bas. I.a prparation sur couvre-objet sc trouve ainsi maintenue dans un e

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87 E.-G. RAOOVITZA rainure forme par les caches superposs de deux porte-objets colls ensemble. On peut l'tudier sur les deux faces, l'annoter et la clasRer avec les porte-objets ordinaires en verre. V. Formules et outillage. 1. OLATINE. Comme la recette de Kaiser, qu'on trouve dans tous les traits de technique microscopique, m'a donn d'excellents rsultats, je me suis born l'adopter sans rien y changer . Je signale cependant qu'elle ne prserve pas toujours la glatine de l'attaque des microorganismes qui la liqufient. Il y aurait lieu e substituer l 'acide phnique un antiseptique plus sr. Une bonne gele de Kaiser doit tre d'une transparence parfaite, lgrement jauntre et inaltrable ; la couleur fonce cependant avec le temps. Formule. -Tremper pendant deux heures : Trs bonne glatine de Paris coupe en petits morceaux. 1 partie ; Eau distille ......................................... 6 parties; Ajouter ensuite glycrine pure concentre (2H0 Ranm). 7 parties; Acide phnique cristallis, par poids total..... . . . . . 1 p. 100. Chauffer au bain-marie pendant un quart d'heure en remuant const _amment jusqu' ce que les flocons que forme l 'acide phnique aient compltement disparu. Filtrer dans un entonnoir chauff'ant sur dn coton de verre ou sur du verre 'pil humect avec de l 'eau. Conserver dans un flacon large ouverture, bouch l'meri. 2. BorrEs A PRRPAliATIONS (fig. 1) .. T'utilise des botes en acajou sans rainures, aux dimensions suivantes : Dimensionr. extrieures : longueur, 200 mm. ; largeur, 86 mm. ; hfHlteur, 40 mm. Dimen:;;ions intrieure:'! : longueur, Hl2 mm. ; largeur, 78 mm. ; hauteur, 32 mm. Le couvercle prend un tiers de la hauteur totale ; il porte l'int rieur, de chaque ct de sa longueur, une baguette en bois de section carre de H mm. de ct ; cet .te baguette, recouverte de velours, sert maintenir les prparations quand la bote est ferme. les bagettes il reste un espace de 60 mm. de largeur sm 30 mm. de hauteur pour loger le bord suprieur des fiches intermdiaires.

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NOTES ET REVUE 88 Pour caler les prparations, quand la bote n'est pas pleine, on se sert d'une cale en bois se frottement. dur. Ces botes peuvent contenir environ lOO prpara.t.ions d'paisseur moyenne. Les fiches intermdiaires en carton mince ont 76 mm. de longucur 'et 32 mm. de hauteur sur les 60 mm. mdians, car de chaque ct elles ont une entaille de 8 mm. en hauteur et en longueur, pour loger la baguette du couvercle quand la bote est. ferme. 3. MEUBLES A PRI'AHATIONS. Ces meubles, qu'il e s t inutile de dcrire en dtail, possdent des tiroirs superposs de 400 mm, de longueur int rieure sur 32 mm. de hauteur intrieure, diviss trois casiers de 78 mm. de largeur par des cloisons de 20 mm. de hauteur. Ces tiroirs, qu'il n'est pas l'rndent de faire plus grands cause du poids du porte-objet en verre, contiennent environ 750 prparations pesant environ 3.i50 grammes. 4. ETIQUETTES EN CARTON. ,J'en utilise de trois paisseurs : 1,5 mm. ; 1 mm. (les plus employes) et O,n mm. et de deux dimensions : 24 x 24 mm. qui vont bien avec les couvre-objets carrs de 22 mm., et 17 X 24 mm. qui s'utilisent avec les couvre-objets rectangulaires ou loc1ue le couvre objet carr n'est pas plac exactement au milieu du porte-objet. 5. PoRTE-ORJETS EN CAI.tTON pour prparations sur couvre objets. Ces porte-objets ont les dimensions courantes de X 76 mm. ; le trou est de 20 X 20 mm. pour les couvre-objet.s de 22 X 22 mm., ou de 20 x 30 pour les couvre-objets de 22 X :li mm. 6. LU'l' AttAGO. J'ignore le nom de l'inventeur de ce lut, dont j'ai appris la formte au laboratoire Arago et qui m a toujours donn le s meilleurs rsultats. On le fabrique en chauffant au bain-marie un mlange de 2 parties de trbenthine de Venise sche et une part.ie de cire jaune d'Abeilles ; il faut chauffer en remuant jusqu' ce que i'chantillon prlev et refroidi soit suffisamment dur pour se laisser difficilement entamet' avec: l'ongle, ce qu'on obtient au bout de 2 ::: heures, suivant.la con sistanc e oliginelle de la trbenthine de Venise. Ce lut ne s'altre jamais, ne se fendille pas et sa consistance ne s e modifie pas avec le temps. On l enlve facilement en le grattant an couteau et sa fusibilit resto invariable. Son adhrence la prparation est parfaite si l'on a eu le de dbarrasser le verre de toutes traces d'humidit, de graisse ou de glycrine. li n 'est pas atta.qu par la .glatine glycrine.

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E.-G. RACOVITZA On prconise aussi le Hipolin pour luter les prparations la glyc rine glatine; je n'ai. pas d'exprience personnelle pour ce produit, mais mon collaboratem le nr .Jeannel en est satisfait. 7. FER A T.UTim . J'emploie un fil de cuivre de 1 mm. de diamtre reeonrb angle droit sur 20 mm. de longueur et emmanch dans une baguette en bois. Les fen< luter que l'on trouve ehe:t.les marchands sont faits en fil de cuivre trop fort; on charge a.vec eux trop de lut, ce qui ncessite des grattages ulbrieurs des prparations, qu'il vaut mieux viter. ti. "NETTOYAGE DES PORTE-ET COUVHE-CJD.JE'l'S. Je lave en bloc l'acide nitrique 1 p. 190 dans l'eau ; on peut d'ailleurs avec avantage conserver son stock de lames et lamelles dans cette solution. Je nettoie chaque pice l'alcool, au moment de m'en servir. Ce procd ne m'a jamais donn de dboires. !l. AIGUlLLE Je me sers d'une aiguille lancole sur (imm. de longueur et imm. de largeur maxima, c1ue je courbe lgrement chaud. Avec semblable instrul!lent on taille et on transporte commodment les blocs de glycrine glatine et avec son dos couvexe on enlve facilement les bulles d'air la surface de la g-latine liqufie. 10. AIGUILLES A DISSECTION. Pour la dissection d'obj0ts trs petits, il faut se servir d'aiguilles trs fines pointe trs effile. Les aiguilles ang'aises Kearby and. 11eard N l.G m'ont donn de bons rsultats ; ce sont d'ailleurs les plus fines que j'ai pu me procurer. Pour les emmancher, je fais un petit trou au sommet d'un manche de pinceau et je le remplis de lut Arago fondu ; il suffit d'enfoncer dans le trou, avec une pince, l'aiguille pralablement chauffe pour obtenir une fixation solide. 11. A TROIS rou,s. Pour saisir dans un liquide des objets trs petits et dlicats, je me sers d'un pinceau de martre auquel j'ai laiss seulement trois poil!;. En appuyant ce pinceau sur l'objet, les poils s'cartent et, lorsqu'on le soulve, les poils se rapprochent et maintiennent l'objet suffisamment fort pour qu'on puisse le transporter commodment.

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4 4 R. JEANNEL NOTES SUR LES TRECHINI (COLEOPT. CARABIDAE).

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BULI::TiNUL SOCIETTII DE DIN CLUJ. Tomul 1. fascicolul 1. pag. 154-170. Noernbrie 1921. Notes sur les Trechini (t) (Coleopt. Carabidae) par le Dr. R. Jeannel, Professeur 1' Universit de Cluj, Sous-directeur de 1' Institut de Spologie. Sance du 24 mars 1921. Les espes dont il est question dans ces Notes seront d crites avec dtails dans une Monographie des Trechini o toutes les espces connues seront figures. En attendant de pouvoir faire paratre ce gros travail, il me semble utile de publier de courtes diagnoses comparatives des espces nouvelles ou litigieuses. Ces diagnoses, malgr leur concision, seront certainement suHisantes pour permettre l'identification de ces espces; elles sont en outre destines prendre date. IV. Les Trechus du groupe de T. subnotatus Dej. Ce groupe est homogne et est rparti dans toute l'Europe mditerranenne moyenrie et orientale, depuis le Rhne ju .squ'au Caucase, remontant dans ie Nord jusqu' la bordure mridionale des Alpes, la Bohme, les Carpathes. Il renferme des espces lar gement distribues et fort variables, dont les nombreuses variations individuees et les races g ographiques ont t dcrites maintes fois comme espces distinctes. Les divers auteurs (2 ) qui ont cherch mettre de l'ordre dans le chaotique groupe du T. subnotatus, tantt ont rejet en bloc toutes ces formes dcrites, tantt leur ont donn le rang d'espces, et cela sans critrium valable dans l'un et l'autre cas. L'tude de l'oedeagus permet cependant de se faire une opinion prcise sur leur valeur systmatique. (') Pour les premires notes, voir Bulletin de la Socit entomoiogi'que de France, 1920, p. 150-155. t2 ) Dr. A. fLEISCHER, 1898, Wienez ent. ?.tg., X.Vll, p. 58. K. HoLOHAllS, 1902, Verh. zool.-bot. es. Ulien, Lll, p. 195. -L. Ci/\NfiLRAUER. 1903, Wiener ent. Zgt, XXll, p. 109.

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155 -il existe en rali1 quatre espces dans le bloc qu'on a l'habi tude de grouper autour du T. subnofatus Dej.; ces quatre espces sont bien spares par des caractres sexuels mles et ont certaine ment une origine commune. Ce sont: T. subnofatus Dej., T Fairmairei Pand T bvzantinus Apf., T. quadrimacu/atus Motsch. Certaines comportent de s races gographiques distinctes; toutes sont fort variables quant la coloration. De plus il faut rapprocher de ces espces deux formes italiennes, localises dans les Abruzzes, T. italicus Dan. et T. samnis, n. sp., qui prsentent le mme type trs caractristique de pices copulatrices. Ct'tez toutes les espces du groupe, en effet, l'oedeagus est de taille moyenne, le sac interne est arm d'une pice d'une forme spciale, rappel
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-156-q) T. s.ubnotatus, subsp. subacuminatus fleischer, is9, Wiener ent. Ztg., XVII, p. 58; type: grotte de I
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157 Race de montagne; on la trouve dans la zone forestire des Alpes orientales, de Bosnie, des chanes de Bohme, des Carpathes et des monts de Bihor. 2. Trechus Fairmairei Pandell, 1867, ap. Grenier, Catal. Col. Fl'ance, Mtr.; p. 151; type: Alpes maritimes (synoh.: binotatus Putz.eys, 1870, Stettiner ent. Ztg., XXXI, p. 165; type: Toscane. -Ffavmondi (1 ) Pandell, 1867, 1. c., p. 154; type: Hyres. -gal/o provincialis Abeille, 1876, Ann. Soc. ent. France, Bull., p. 8. Long. 4 4,. 5 mm. Aptre. Mme coloration que chez T. sub notatus typiqe; forme plus large, pronotum plus transverse, lytres trs amples. Lignes orbitaires parallles. Oedeagus trs asymtrique, fortement tordu du ct gauche, avec la pointe fortement recourbe en bec crochu. Pice didre du sac interne arte trs concave, trs enselle (fig. 3 et 4). Provence, Alpes maritimes, Ligurie, 3. Trechus quadrimaculatus Motschoulsky, 1850, Kif. Russ!., p. 7; type: Caucase central (synon.: af{ilis Motschoulsky, 1850, 1. c., p. 7; type: Caucase central. -subnae/Julus Reitter, 1 903, Wiener en!. Ztg . XXII, p. 4: type: Caucase c2ntral. -fnornatus (2 ) Tschi tschrine, 1904, Re v. russe d'Entom., IV, p . 148; type: Imritie. Varit cauca sic o la Tschitschrine, 1904, 1. c., p. 148; type: Caucase central (synon.: cau casic.us Reitter 1903, 1. c., p. 4; type: Caucase central; nec caucasicus Chaudoir). Long. 5 mm. Brachyptre ou aptre; les xemplaires typiques sont brachyptres. Bruntre avec une tache humrale indistincte et une macule subapicale arrondie sur les lytres. forme gnrale du T subnotatus. Pronotum tr ansve rse, base large, saillante, tronque sur les cts. Stries des lytres fmes. Lignes orbitaires convergentes. Oedeagus symtl'ique, petit; son sommet forme un trs gros bec crochu. Pice didre du sac interne non enselle, semblable celle du T. subnotatus (fig. 5 et 6). Dans la varit caurasico!a. aptre, les lytres courts,. ovales, sans taches, les yeux sont plus petits. Espce rpandue sur le versant mridional du Caucase central el occidental, en Gorgie, et aussi sur les deux rives du Bosphore: ( 1 ) C'E'st la forme lytres unicolores, comparable au pallidipnnis Schaum rians l'espce subnotatus. Voir R. ]l:ANNfL. tude sur le Trechus fu/vus Dei., in rrabajos del Mus. nac. de Cmcias nntuz., Madrid, Zool, no 41 (1920), p. ( 2 ) Ce mot signifie non orn et non pas orn de ta chas co n'Tille urait voulu s0n au leur.

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-158-Butun Tp, prs de Constantinople; mont Alem Dagh, au dessus d'Anadoli Hissar, sur la cte d'Anatolie. 4. Trechus byzantinus Apfelbeck, 1902, G/asn. Mus. Bosn. Herceg., 1901, XIII, p. 426; type: fort de Belgrad, prs de Cons tantinople. Long. 4 4,5 mm. Aptre. Coloration brun testac uniforme. Pronotum troit, rtrci la base qui est trs faiblement saillante; lytres ovales allongs, trs convexes, stries fortement ponctues. Yeux peine trois fois aussi longs que les tempes. Lignes orbitaires cohvergentes. Oedeagus symtPique comme chez T. subnotatus; sa pointe forme un bec recourb. Pice didre trs forte ment enselle, comme chez T. Fairmairei (fig. 7 et 8). Localis dans les environs de Constantinople. 5. Trechus italicus K. et ). Daniel, 1898, Col. Stud., Il, p. 13; type: massif du Grand Sasso. Long. 4 mm. env. Espce entirement testace, dprime, avec les stries des lytres entires et ponctues; trs facile identifier avec la bonne diagnose des frres DANIEL. Le pronotum est cordi forme, rtrci la base qui est rectiligne; les fossettes basales sont larges et profondes. Les lytres sont amples, largis aprs le milieu, trs dprims sur la suture. Tibias antrieurs sillonns sur la )ace externe. Lignes orbitaires parallles. Oedeagus renfl vers le 'milieu, de faon que sa face ventrale apparat convexe de profil; sommet en bec pais trs crochu. Pice didre trs grosse, trs fortement enselle comme celle du T. Fa;r mairei (fig. 9 et 10). Italie: massif du Grand Sasso, dans les Abruzzes (A. fiori). 6. Trechus samnis, n. sp. Types: massif du Grand Sasso (coll. )eanne!). Long. 3, 8 mm. env Aspect du T. italicus Dan., mais moins dprim et plus parallle. Pronotum transverse, non cordiforme, non rtrci la base qui est saillante, tronque latralement; les cts sont peu arqus, les basales petites. lytres oblongs, par) lles, non largis aprs le milieu, suture saillante en avant Tibias antrieurs sillonns. Lignes orbitaires divergentes en avant. Oedeagus non renfl, de faon que la face ventrale apparat plane de profil; sommet en bec crochu moins pais que chez T. italicus. Pice didre du sac interne petite, bien moins fortement enselle (fig. 11 et 12).

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159 -Italie : massif du Grand Sasso, dans les Abruzzes, nombreux exemplaires trouvs au milieu des T. italicus Dan. distribus par le prof. A. fiori dans les collections (Mus. de Vienne, coll. }. Breit, coll. Jeanne!). V. Les Trechus du groupe de T austriacus Dej. Un certain nombre d'espces du pourtor de la Mditerrane orientale et de l'Afrique du Nord se groupent auprs du T. austria cus Dej.; ils prsentent le mme type spcial d'armature du sac interne de l'oedeagus et ont en outre, comme T. austriacus, .les stries des lytres fortement ponctus et les angles postrieurs du pronotum saillants, explans. L'oedeagus est de taille moyenne, symtrique, assez arqu et le sac interne porte une pice en forme de gouttire, place de champ, tournant sa concavit gauche et se prolongeant en avant par une extrmit attnue (type crucifer) ou par une lame spatule .(type austriacus). Il existe de plus des grandes cailles plus ou moins serres sur la partie apicale du sac {type crucifer) (fig. 16) ou un vritable feutrage de petites cailles sur la face droite du sac (type austriacus) (fig. 14). Ce groupe comprend les espces suivantes: 1. Trechus austriacus Dejean 1831, Spec V, p. 15; type: Vienne. (Synon. : ? p!atvpterus Sturm, 1825, Ins. Deutsch!., VI, p. 101; type: Allemagne mridionale). Tous les auteurs qui ont parl de ce Trechus disent qu'il est ptre. En ralit les femelles sont ailes, macroptres, et il existe des mles macroptres et microptres. Cette espce est connue d Autriche (1 ) d Allemagne mridionale, du nord de l'Italie, de Bosnie. Elle existe auss i en france ; M. A. CHOBAUT vient en effet de me communiquer un exemplaire mle pris par lui en dcembre 1913, Bdoin-lesJardins, au pied du versant sud, bois, du J;TIOnt Ventoux, dans le dpartement de Vaucluse . D'autre part j'ai sous les yeux un exemplaire femelle pris par M. A. MoNT ANDON Mangalia, sur la cte syd de la Dobroudja, en Roumanie; cet exemplaire diffre des T . aust r iacus typiques de Vienne par les stries de ses lytres qui sont plus superficielles, plus effaces en dehors. Comme on le voit, l'aire de dispersion du T autriacus est con_. si. drable, puisqu'elle s'tend de la mer Noire jusqu'au midi de la ( 1 ) o on la trouve dans les caves, dans les grottes.

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-160-La discontinuit des stations indique qu'on est en prsence d'une espce ancienne dont la distributi.on sera intressante ex pliquer. 2. Trec hus La BrOieriei, n. sp. -Type: un mle du Bulghar Dagh (J. Sahlberg) (coll. Jeannet). Long. 4 mm. Mle microptre, femelle aile. Tibias l.ntrieurs nettemnt sillonns. Mme coloration que le T. austriacus . Forme plus paisse, plus large, avec le pronotum plus petit, les lytres ovales, trs largis aprs le milieu. Tte et antennes semblables celles du T. austriacus. Pronotum transverse, aussi large la.base qu'au sommet; cts bien arqus, sinus avant les angles pqstrieurs Groupe du ,T. austriacus Dej. Oedeagus, face latrale gauche ( x 56) et oices dlt sac interne, face gaUche (x 112): Fig. 13 et 14. T. austr1acus Dej. F!g. 15 et 16 T. crucifer La Br.Fig. 17 et 18. r Sau/cpi, n. SP. -Fig. 19 et 20. r. 171iiCU/ipennis Bed. qui sont saillants fortement en dehors; base arque, saillante; fossettes basales larges; gouttire latrale trs large, surtout en arrire. lytres amples, paul'es saillantes, gouttire mal-gin ale assez:. troite, stries p.Jus fines et moins fortement ponctues que' chez T:. austria cus, les externes bien marques. Interstries peu convexes. Mmes caractres chtotaxiques que chez T. a'u'!;triacus. Oedeagus plus court, moins arqu, bec pais et recourb du ct ventral, tandis qu'il est droit chez T austriacus ; mme sac interne (fig; 14). Espce voisine du T at1sfriacus dont elle une forme -re prsentative.

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161 -Asie mineure: Bulghar Dagh, au dessus de Karaman, en Lycaonie (J. Sahlberg), un Syrie: Ghor (La Brlerie), une femelle. 3 .. Trechus olympicus La Brlerie, 1875, Ann. Soc. ent. France, p. 434; type: mont Olympe. Espce aptre, reprsentative du T. La Brleriei dans l'ile de Chypre. Elle possde le mme oedeagus. 4. Trechus crucifer La Brlerie, 1875, Ann. Soc. ent. France, p. 434; type: Syrie. Subsp. qua-drin ota tus Reitter, 1_887, Deutsche ent. Zs., XXXI, p. 242; type: le de Crte. Espce voisine des prcdentes, mais possdant des taches sur les lytres et un sac interne de l'oedeagus bien moins spcia lis (fig. 15 et 1 Elle habite la Syrie, l'Asie mineure, la Turquie, la Bulgarie et l'le de Crte. 5. Trechus Saulcyi, n. sp. (coll. ] eanne!). Types: Naplouse (La Brlerie) Long. 3, 5 4 mm. Ail. Tibias antrieurs nettement sillonns. Coloration variable, comme celle du T. obtusus Er. avec lequel LA (1875, 1. c.,' p. 433) l'a confondu. Les exemplaires de Syrie sont entirement bruns testacs brillants; ceux de Chypre ont la tte noirtre, le pron otum brun de poix bordure ple, les lytres ples. Tte mdiocre, yeux trs grands, cinq six fois aussi longs que les tempes, sillons !rontaux arqus, profonds, assez rapprochs; antennes fortes, atteignant le quart basal de l'lytre. Pronotum trans verse, angles antrieurs saillants, cts fortement arrondis, angles postrieurs obtus, mais vifs, dents, trs saillants en dehors; base saillante, convexe; disque peu convexe; fossettes basales petites, mais nettes; gouttire marginale large. lytres oblongs, paules saillan tes, stries nettement ponctues; les trois stries internes soi1t plus fortes. Lignes orbitaires convergentes; premier pore discal au quart de la 3e strie, deuxime pore vers les deux tiers. Oedeagus tr.s petit, as'5ez grle, du type crucifer. L'extrmit apicale de la pice du sac interne est tordue en hlice droite et les cailles forment une large bande assez rgulire (fig. 17 et 18). C'est le T; obtusus Er. cit par LA BR.ULER.IE de Chypre et de Syrie. 11

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162 -6. Trechus Diecki Putzeys, 1870, Stettiner ent. Ztg., XXX 1, p. 195 ; type : Algesiras . Subsp. mac u 1 i penn i s Bede!, 1897, Bull. Soc. ent. France, p. 118 ; type : Azazga (Algrie). L'examen des tvpes m'a montr que T. macu/ipennis Bed. n'est que la race africaine du T. Diecki, diUrant de la forme btique par ses yeux plus grands, ses lytres plus amples, moins parallles, paules moins saillantes et stries moins profondes et effaces en dehors. L'oedeagus de cette espce est a peine diHrent de celui du T. cru ci fer La Br. (fig. 19 et 20). VI. Trechus nouveaux de l'Europe mridionale et orientale. 1. Trec hus Solarii, n. sp. Types: Arcidosso (coll. A Dodero). Long. 3,5 mm. Aptre. Tibias antrieurs sans sillon sur la face externe. 'Brun de poix, avec le pronotum, le bord et la suture des lytres, les pi pleures rougetres; pattes testaces, antennes b-ru ries. Peu convexe; avec les. lytres amples. Tte moyenne, avec ls tempes convexes, peine plus courtes que les yeux, les sillons frontaux anguleux, profonds, couverts de petites rides transversales. Antennes article 11 aussi long que le IV; Pronotum petit, trans verse, peu rtrci la base; celle-ci rectiligne. Angles postrieurs obtus, vifs, n on saillants; fossettes basales larges et impression trans verse trs profonde; disque convexe . lytres oblongs, largis aprs le milieu, base oblique, paules arrondies, disque peu con vexe; la gouttire marginale se rtrcit peu peu sur le bord hu mral sans former de crochet. Stries fines, effaces en dehors. Lignes orbitaires parallles. Premier pore discal de l'lytre situ au tiers basal de la 3e strie; deuxime pore aprs le milieu. Oedeagus court, petit, peu arqu, symtrique, pointe grle, non crochue. Les styles portent six soies au lieu de quatre. Le sac interne est arm d'une pice en gouttire dont un bord, dorsal, se termine par une sorte de bec apial, l'autre bord, ventral, est pourvu d'une chane de grosses dents. Italie, Toscane: Arcidosso, dans le sud de la prov. de Livorno, plusieurs exemplaires recueillis en juillet 1908 par M. A. Solari (colL A. Dodero). 2. Trechus illyricus, n. sp. jama (BIOSPEOLOGICA, n 776 A). Type : entre de la Volcja

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-163-_ Long. 3,5 mm. Aptre. Tibias antrieurs sans sillon S\Jr la face externe. forme gnrale trs caractristique, large, dprime, avec la tte trs grosse, les sillons frontaux trs profonds et rugueu!{, le pronotum trs fortement transverse, ls lytres trs brusquement tronqus en avant et en arrire, les pattes trs robustes. Brun de poix brillant, ave;<: la suture et .les cts des lytres, les antennes, les palpes et les pattes ples. Tte grosse, large, sillons frontaux profonds et anguleux, rugueux, yeux gros, saillants, trois fois aussi longs que les tempes, antennes paisses; l'article 11. est aussi long que le IV. Pronotum transverse presque deux fois aussi large que long, cts peu arqus, _base aussi large que le sommet, presque rectiligne, peine arque-; angles postrieurs presque droits, disque peu convxe, impression transverse faible, fossettes basales petites, mais nettes. lytres trs dprims sur le disque, tronqus la base et au sommet; cts peu arqus, lar-9is en arrire, paules saillantes, rgion apicale brusquement dclive. Gouttire margi nale troite, rtrcie sur le bord humral; stries trs fines, les trois premires seules bien visibles, interstries larges et trs plans. Pattes robustes, fmurs trs pais, mme. chez la "femelle. Lignes orbitaires. convergentes _en avant; le pore susorbitaire antrieur est trs gros. Prem_ ier pore discal de l'lytre plac au niveau du sixime basal de la 3e strie; deuxime pore aprs le milieu; tous deux sont un peu en dehors de la strie, sur le quatrime intervalle. Espce trs remarquable parl'ensemble de ses caractres, mais pouvant tre rapproche du T. validipes K. Dan.; je ne connais malheureusement qu'une femelle que j'ai recueillie en avril 1914 l'entre de la Volcja jama, en. Carniole (BIOSPEOLOGICA XXXIX, p. 303). 3. Trechus rhilensis, subsp. moesiacus, nov. -Types: mont Rhodope (Hilf) (coll. Jeanne!). Deux Trechus bien distincts ont t distribus dans les collec tions par M. O. Leonhard, sous Je. nom de T. rhilensis Kaufm., du mont Rhodope. L'un plus robuste, facile reconnatre ses gros yeux et ses tibias antrieurs non sillonns, est bien une forme du T. rhilensis, espce voisine du T. Ormavi Ganglb.; mais il diffre cependant de la forme typique qui vit sur le Rhilo Dagh, plus au riord. L'autre est ne espce_ nouvelle du groupe du T Priapus K. Dan., qui sera dcrite plus loin sous )e nom du T. rhodopeius. Chez le T ; rhilensis Kaufm. typique, du Rhilo Dagh, les yeux sont peu convexes, quatre fois aussi longs que les tempes. Les u

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-164 -cts du pronotum sont arqus en avant, faiblement sinus en arrire; les angles postrieurs du pronotum sont obtus, presque droits, mousss, non saillants en dehors, la base est fortement saillante. Les lytres sont amples, ovales, avec les paules arrondies, mais saillantes. Les lignes orbitaires convergent en avant, L'oedea gus est grle, petit, allong, effil en pointe droite; Je sac interne prsente une petite pice en forme de gouttire. Chez Je T. moesiacus, nov., du mont Rhodope, la forme gnrale est plus dprime, les yeux sont plus gros, plus saillants; les cts du pronotum sont moins arqus, les angles postrieurs droits, vis, lgrement saillants en dehors. Les carac tres chtotaxiques et sexuels sont les mmes que chez la forme typique. tt. Trechus rhilensis, subsp. transylvanicus, nov. -Type: Alpes de Transylvanie, deux exemplaires tiquets Hongrie mr., Merkl et provenant vraisemblablement du Banat. Un peu plus grand que la forme typique (3,8 mm, au lieu de 3,5). Mme forme gnrale et mme coloration. Les antennes sont un peu plus longues, les cts du pronotum un peu plus sinus en arrire, leurs angles postrieurs plus droits, ph1s vis; la base est rectiligne au lieu d'tre saillante et les fossettes basales, petites et nettes chez la forme typique et chez la race moesiacus, sont ici compltement effaces De plus les tibias antrieurs portent un sillon longitudinal externe net, tandis que ce sillon est obsolet chez les deux races bulgares. L'oedeagus est identique. C'est le T. rhilensis cit de Transylvanie (mont Paringo) par K. Daniel (1902. Mnch. Kol. Zs., 1, p. 63). ]'en ai vu des sries d'exemplaires tous recueillis par Merkl, au Muse de Vienne et dans la coll. Th. Sloane. 5. Trechus Rudolphi. subsp. Neumanni, nov. -Types: Ame ring Kogel (coll. ]eanne!). Diffrant de la forme typique par ses yeux bien plus petits, pas plus longs que les tempes et par la forme de son prothorax Le bord antrieur de ce dernier est plus profondment chancr ses cts sont plus fortement arqus, plus faiblement sinus en arrire; les angles postrieurs sont moins saillants. Les stries des lytres sont plus fortes. Comme chez T. Ruda/phi typique, les tibifs antrieurs ne sont pas sillonns. Pas de caractres particuliers de l'organe copulateur mle.

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-165 -Styrie et Carinthie: rgion alpine de l'Amering Kogel, vers 2000. m. d'ait., plusieurs exemplaires recueillis par H. f. Neumann. 6. Trechus Putzeysi, subsp. liguricus, nov Types: mont Misurasca (coll. A. Dodero). Le r. Putzevsi Pand. typique est localis dans la zone alpine des Alpes maritimes. M; A. DoDERO m'a communiqu trois exem plaires recueillis par lui sur le mont Misurasca, dans l'Apennin ligure et appartenant certainement une race gographique bien spare. -Tandis que le pronotum est toujours grand, carr, chez le T. Putievsi des Alpes maritimes, il est au contraire nettement transverse chez la race /iguricus et ses cts sont arrondis, arqus rtrcis la base. La tte est bien moins nettement alutace. 7. Trechus montis-Rosae, n. sp. Types: monte Moro (Krim) (coll. Jeanne! et British Museum). Cette espce est en gnral con fondue avec le T. strigipennis Kiesenw. Long. 4,5 mm.; aptre Tibias antrieurs fortement sillonns. forme gnrale d prime, plus largie en arrire que chez T. strigipennis. Coloration testace uni forme brillante. Tte semblable celle dl;l T. strigipennis, c'est dire mdiocre, avec les joues saillantes, le cou brus quement rtrci, les yeux petits, de moiti plus courts que les tempes, les sillons frontaux profonds, arrondis; les anten nes sont un peu plus longues. Pronotum peu prs aussi long que large, rtrci Fig. 21. Sommet de l' oedeagus la base; celle-ci rectiligne; cts netteface gauche: de T ment si nus en arrire; disque plan, n. sp. -F1g. 22., de T stngz. p ennis Kiesenw. Fig. 23., de fossettes basales arrondies. Elytres am-T. artemisiae Putz. pies, ovales, un peu largis en arrire trs dprims sur la suture; paules arrondies, effaces, g'outtire marginale troite, commenant, comme chez T. strigipennis, la ra cine de la 4e strie; stries forte ponctuation, les externes effacres. Lignes orbitaires divergentes. . Oedeagus grand, pais, allong, arqu, avec un grand aileron basal; l'extrmit apicale est paisse, courte symtrique et se termine par un bourrelet aplati (fig. 21). Les styles, grles, portent seulement

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-166-3 soies. Le sac interne est d'un type trs spcial; ses parois sont paisses, assez rigides, sans pices chitineuses, mais avec beaucoup d'cailles; une constriction annulaire marque la limite de la partie vaginable. Chez T. strigipennis l'oedeagus a son sommet fortement tordu gauche et effil en bec mince retrouss, sans bourrelet (fig. 22); les styles portent 4 soies et le sac .'est arm d'une petite pice en forme de gouttire. Chez T. artemisiae Putz., du mme groupe, le sommet de l'pedeagus se prolonge par une longue pointe grle, tordue en hlice vers la gauche (fig. 23) et les styles portent 5 soies Par l'aspect extrieur, c'est avec T. strigipennis que T. montis Rosae est en gnral confondu, cause de la forme troite de son pronotum. Mais on peut le distinguer cependant trs facilement sa taille plus grande, son pronotum plus rtrci, ses lytres plus amples et toujours largis aprs le milieu. Alpes pennines: monte Rosa, plusieurs exemplaires dans la collection A Grouvelle, les collections du British Museum, du Muse de Vienne, etc. ]'ai pris pour types de ma diagnose cinq exem plaires du British Museum, recueillis par Krim en aot 1872, sur le monte Moro, au dessus de Macugnaga. 8 Trechus rhodopeius, n. sp. Bulgarie: monts Rhodope (Hilf), deux mles et une femelle. Long. 3,3 mm. Aptre. Grle, peu convexe. Brun de poix avec la suture et le bord des lytres rougetres, les antennes et les pattes testaces rougetres. Tte petite, sillons frontaux profonds, peu anguleux; yeux trs pP.u saillan .ts, deux fois aussi longs que les te. mpes ; antennes paisses article 11 plus long que le I V Pronotum peu tran sverse, ts peu arqus, sinus et rtrcis en arrire; angles postrieurs droits, presque aigus, vifs, saillants en arrire et en dehors; base rectiligne, presque concave. Disque convexe, impression basale profonde ; fossettes petites mais nettes. lytres ovales allongs, largis aprs le milieu; paules trs effaces Stries fines, superficielles, lisses. les cinq premires bien visibles, les autres obsoltes. Pattes grles; tibias antrieurs nettement sillonns. Lignes orbitaires parallles; premier pore discal de l'lytre situ vers le cinquime basal de la 3e strie; deuxime pore vers le milieu. Oedeagus court, gros, trs pais au sommet, comme celui du T. Pr i apus K. Dan. La partie apicale est occupe par un large mat en calice la lvre gauche est plus saillante que la droife;

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167 -a pointe iorme une sorte de gros bec repli, en dessous duquel le bord ventral est creus d'une chancrure comme chez le T. Priapus. Comme chez ce dernier le sac interne porte de trs nombreuses petites cailles et une pice chitineuse. triangulaire, ventrale, plus courte que chez l'espce de Bosnie {fig. 24 et 25). Il n'existe doric que de superficielles analogies entre le T rhodopeius et le T. rhilensis qui diffrent non seulement par les quelques caractres extrieurs indiqus ci-dessus, mais aussi par d'importants caractres chtotaxiques et sexuels. Par contre T. rho dopeius se place immdiatement" ct du T. Priapus K. Dan. (1). Il prseftte les mmes cara.ctres chtotaxiques que lui, mais s'en ti"stingue aisment par ses lytres proportionnellement plus longs, largis en arrire, paules effaces et troites, par les stries beaucoup plus nettes et mieux traces, bien moins effaces latra lement. L'oedeagus est du mme type, mais diffre rpar sa forme gnrale plus allonge, son bec plus court et plus pais, la pice chitineuse du sac interne beaucoup plus courte et plus rduite. \ 2ft. Oedeagus, face gauche ( 56) et pice du sac interne ( x 12). f i g 24. T Priapus Dan. -fig. 25. T. rhodopeius, n. sp 9. Trechus pulchellus, subsp_. fallaciosus, nov. Types : : lian Koprivnica (V. Apfelbeck) (coll. Jeannet). Diffre du T. pu/che/lus Putz. typique, des monts Sudtes, par son pronotum peine fortement rtrci la base, par ses angles postrieurs vifs et par son oedeagus coud la base, brusquement rtrci en pointe au sommet et arqu sur le ct dor sal. Chez T. pulche.Jlus typique la base de l'oedeagus est paisse, (1) T. Meuseli RP.itl. est compltement ident i que T. 'Priapus K. Dan. et T. serbicus Apf.; il n'en diffre gure que par sa taille un peu plus grande et ses lytres proportionellement un peu plus longs Tous trois ont identiquement" le mme oedeagus. T Pri apus est donc distribu en Croatie et en Bosnie, dans l es Alpes Dinariques, pu i s en Ser b i e o i r Sl race serbicu > Apf. Il se trouve ainsi en cntinuit de distribution avec le T. l 'hod(lpeius b u lgare. On le re ncontre n core au Montngro et en Albanie.

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-168-hon arque la partie apicale est rectiligne. graduellement amincie jusqu'au sommet. Bosnie: Han Koprivnica, sur le Bjelasnica planina (V. Apfelb.). 10. Trechus Mancinii, n. sp. -Types: Canale Verghe (C. Mancini) (coll. A. Dodero). Long. 4 mm. Aptre. Tibias anlrieurs nettement sillonns. Brun de poix brillant, avec la marge des lytres, la suture, les pipleures rougetres, les antennes et les pattes testaces. Fqrme large, d prime, rappelant un peu celle d'un petit T cardioderus. Tte petite, tempes effaces environ de mme longueur que les yeux, sillons frontaux anguleux, profonds; antennes grles. Pronotum grand, peu transverse, base rectiligne, aussi large que le sommet; cts peu arqus, non sinus en arrire, angles postrieurs obtus, vifs, peine saillants, disque peu saillant, sans impression transverse au devant de la base; iossettes basales arrondies, nettes, cartes des cts; gouttire marginale large, rgulire. lytres oblongs, dprims, uri peu largis aprs le milieu ; base tronque, paules saillantes. La gouttire marginale est large et commence brusquement par une crosse au niveau de la racine de la se strie, qui se trouve au niveau des angles postrieurs du pronotum; les stries 1 111 sont profon des, les autres moins bien traces, mais nettes. Les stries 111 et IV s ont fus10nnes en une strie unique entre la bas et le premier pore discal. Interstries plans. Pattes normales Lignes orbitaires conver gentes. Le premier pore discal se trouve au niveau du cinquime basal de l'lytre, le deuxime pore aprs le milieu. 1 Oedeagus petit, symtrique, pointe effile, simple. Styles normaux, munis de 4 soies Sac interne avec une pice chitineuse mal dlimite, large, grossirement en forme de gouttire, masque par de nombreuses cailles. Cette espce est facile reconnatre par sa forme gnrale et la disposition des stries des lytres. Italie, pro v. de Livorno: Canale Verghe, dans les Alpes A pua nes (C. Mancini, sept. 1914), exemplaires. 11. Trechus Andrmnii, n. sp. Type : une femelle de Kamno (coll. A. Dodero). Long. 4,2 mm. Aptre. Tibias antrieurs fortement sillonns. Brun de poix fonc avec la gouttire marginale des lytres, les pipleures, les an. tennes rougetres, les pattes testaces. Forme g nrale paisse, large, parallle, convexe. Tte robuste, sillons

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169-irontaux anguleux, tempes convexes, plus courtes que les yeux, ceux-ci saillants; antennes longues, atteignant le quart basal des lytres. Pronotum transverse, assez convexe, cts bien arqus, brivement sinus avant les angles postrieurs qui sont droits, vifs; base rectiligne; gouttire latrale large; impression basale nette, fossettes basales petites, linaires. lytres oblongs, cts peu arrondis, parallles; paules trs saillantes; anguleuses; apex forte ment dclive; gouttire marginale trs large au niveau de l'paule. Toutes les stries sont visibles, mais les externes sont trs fines; interstries plan s. Pattes robustes. Lignes orbitaires parallles; premier pore discal de l'lytre situ au cinquime basal de la 3e strie; deuxime pore variable (chez l'exemplaire dcrit il est au milieu gauche, au tiers postriur droite). Espce voisine du T. constrictus Schaum, dont elle diffre les yeux moins saillants, les cts du pronotum bien moins largis et arrondis en avant, moins profondment et plus brivement sinus en arrire, par les gouttires marginales du pronotum et des lytres bien plus larges, par les lyh:es plus allongs, les paules plus saillantes, les cts parallles et non largement arrondis; le .pore discal antrieur est plac plus en avant que chez T. constricrus. Haute Italie: Kamno, sur le haut Isonzo, dans les Alpes Juliennes (D. Andreini, janv. 1916), une femelle . 12. Trechus tumidus, n. sp. -Type: Circassie (Leder) trois exemplaires (coll. Jeanne!). Long 4,5 mm. Aptre. Tibias antrieurs nettement sillonns. Voisin du T. gravidus Putz. mais bien diffrent par s.a coloration fonce, sa forme plus robuste, son pronotum transverse, sa ponctua tion des lytres r;"n plus grossire. Brun de poix fonc brillant, avec les pipleures, les pattes et les palpes rougetres, les antennes brunes. pais, trs convexe. Tte transverse, sillons frontaux allongs, non anguleux, rugueux; yeux trs saillants, plus de deux fois aussi longs que les tempes; antennes paisses, article 11 bien plus court que le IV, articles apicaux plus. grles que les articles moyens. Pronotum peu convexe, trs transverse, bien plus large la base qu'au sommet; cts peu arqus, peine rtrcis en rrire, non sinus; angles postrieurs droits, vifs; base rectiligne; disqe plan en arrire, dclive en avant, ligne mdiane trs fine, impression transverse obsolte, fossettes basales trs superiicielles, gouttire marginale trs fine. lytres ovodes, trs convexes, attnus en arrire; base trs large, tronque,

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-170-paules saillantes, anguleuses; gouttire rgulire, ne formant pas de crosse la base. Stries entires, les quatre premires plus fortes, ponctuation trs grosse. Pattes trs grles. Lignes orbitaires convergentes en avant; le pore orbitaire antrieur est fovol; premier pore discal de l'lytre situ au quart de la 3e strie, deuxime pore vers le milieu. Oedeagus trs grle, semblable celui du T. gravidus; la pointe est simple, les styles latraux larges et courts, termins par un pinceau de q. soies. Le sac interne est arm d'une petite gouttire constitue par la fusion de grosses pines encore isoles dans la rgion apicale. Cette espce parait bien plus rare que le T. gravidus. Sur plus de cent T. gravidus que j'ai pu examiner dans les qiverses collections, j'ai trouv seulement trois exemplaires du T. tumidus. Ils sont tous tiquets: Caucase: Circassie (H. Leder) (ex Reitter). (Tiparlt la 31 Decembrie 1921 ).

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5 5 R. JEANNEL MEGALOBYTHUS GOLIATH, PSLAPHIDE CAVERNICOLE NOUVEAU DES MONTS BIHAR.

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SULTINUL SOCIETATII DE $TIINTE DIN CLUJ. Tomul 1, pag. 232-237. Mai 1922. Megalobpthus oliath Pslaphide cavernicole nouveau des monts Bihor. par le Dr. R. jeannet, Professeur 1 Universit de Cluj, Sous-directeur de l'Institut de Spologie. Sance du 24 novembre 1921. Au cours de notre premire campagne d'eKplorations souter raines dans les monts Bihor, nous avons recueilli un trs remar quable Pslaphide dans une petite grotte de la haute valle de C'est le premier Pslaphide troglobie connu des monts Bihor; c'est aussi un type nouveau trs eKtraordinaire au premier abord par sa taille relativement gigantesque. Megalobythus, nov. gen. Bvthininorum. -Trs grande taille (2, 6 mm.); forme gnrale lourde et trapue, contrastant avec les formes habituellement sveltes et grles des autres Bythiniens ca vernicoles. Tte petite, allonge, trs rtrcie en avant; le front est plan, largement dprim en avant entre les deuK tubercules antennaires qui sont peu saillants; cts du front carns entre les:tubercules anten naires et les yeuK; rgion occipitale avec une forte carne longitudinale et mdiane comme chez les Lophobvthus. VeuK atrophis, ponctiformes chez le mle(1). Antennes de 11 articles, prsentant des caractres seKuels analogues ceuK qu'on observe chez cer tains Bvthinus et Macrobvthus. Bouche et pices buccales peu dveloppes. Palpes maMillaires {fig. 6) deuKime article coud dans son tiers apical, paissi au sommet; troisime article aussi long que large; article terminal trs grand, allong en forme de fuseau asy mtrique, aplati du ct eKtern et inflchi du ct ventral au sommet, hriss de poils nombreuK verticalement dresss. Le tiers apical du ( 1 ) Il est probable qu'ils font totalement dfaut chez la femelle

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-233-deuxime article et le troisime sont couverts de grosses granula tions irrgulires. Pronotum trs convexe, bossu en avant, de faon que le col est rejet du ct ventral et que la tte s'articule angle obtus par rapport l'axe du corps (fig. 2). Organe copulateur mle trs grand. Le lobe mdian est cachP. par de larges paramres en forme de valves concaves (fig. 3) qui se terminent par une forte tige apicale irrgulire et incurve en dedans; le bord externe de cette tige porte une forte apophyse r trograde en forme d'hameon recourb en haut et en avant; le bord antrieur aminci de cette apophyse enfin est arm d'une expansion Mega/obvthus Goliath Jeann. fiG. 1. Mle, x 20. -fiG. 2. Le mme, de profil, x 20. lamelle\,\se lacinie, insre perpendiculairement ce bord et dans le plan horizontal, de faon. qu'elle se dirige vers la base du paramre. Les caractres sexuels secondaires du mle sont trs dve lopps et intressent la base des antennes, les paltes et le pygidium. Ce dernier porte une forte impression rugueuse en forme de demicercle concavit antrieure. AFFINITS -Ce nouveau genre a des affinits certaines avec les Macrobvthus Raffr., mais il s'en distingue aisment; la taille exceptionnelle, les proportions gnrales, le pronotum bossu, l'exis tence d'une carne occipitale, la forrrie du dernier article des palpes isolent nettement le Megalobvthus. D'autre part les palpes funicule granuleux du Megalobvthus empchent de le rapprocher des Bvthinus Leach. La sculpture du

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-234-funicule du palpe, bien plus la forme de l'article terminal de ces palpes, donne de bons caractres de filiation permettant d'clairer l;! systmatique des Bythiniens cavernicoles. On comprend en effet que le funicule du palpe ait gard dans son ornementation des signes hrditaires des souches anciennes et que le gros article termi. nal, essenliellement sensoriel, ait subi des adaptations varies sur lesquelles il ec;t bien imprudent de baser une classification. C'est cependant ce qui a t fait jusqu' prsent. Je dvelopperai ma faon de voir ce sujet lorsque je pu blierai une tude des Pselaphidae des collections BioSPEOLOGICA. Il me suffira d'affirmer ici que les Bythinie ns cavernicoles, qui tous ont le funicule des palpes granuleux ou dents, ne drivent pas des Bvthinus vrais, palpes lisses; ils doivent avoir une toute autre FJO. 3. Organe copulateur mle de Megalobythus Goliath, face dorsale, 185. origine et constituer des lignes bien On n'est donc nul lement en droit de faire comme A. DoDEJW (1919, Ann. Mus. civ. Star. nJ!. Genova, XLVIII, p. 200 t sequ.) qui runit indistinctement tous les Bythiniens cavernicoles comme des sous-genres, dans un grand genre Bvthinus. Megalobythus Goliath, n. sp. Type: un mle recueilli le 7 octobre 1921 dans la grotte dite Corobana Mandratului, comm. de Scri!;loara, jud. Turda-Arie!;i, Roumanie (BIOSPEOL, n 1087). Long. 2, 6 mm. La taille normale des Bythiniens varie entre 1 et 1,5 mm.; le Xenobvthus Serullazi, dj trs remarquable par sa grande taille, mesure seulement 2 mm. de IQngueur. Coloration testac rougetre brillant uniforme. Tte bien plus longue que large, trs rtrcie en avant, peu prs aussi large entre les antennes que la moiti l;iu fr.ont au niveau

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-235 -des yeux. Carnes latrales du front saillantes, crneles, rectilignes; carne occipitale large, lisse et brillante. Tempes peu arques, peine plus longues que la moiti de la distance qui spare l'oeil de l'insertion des antennes. Yeux trs petits chez le mle, forms par 4 5 petites facettes arrondies et lisses. Antennes de longueur moyenne (fig. 4 et 5). Les articles I et I 1 sont granuleux. L'article l e:;t environ trois fois aussi long que large et porte chez le mle, vers le milieu de la face interne, une saillie 6 ,, 5 Megalobythus Goliath Jeann. Fw. 4. Antenne droite du mle, face dorsale, x 65. -f10. 5. Base de la mme antenne, x 90. -f10. 6. Palpe maxillaire droit, face dorsale, x 65. -fiG. 7. Le mme vu par la face externe, x 65 conique surmonte d'une sorte de bouton elliptique aplati, transverse; article II gros, ovale largi en dedans par une haute crte dont le bord libre est paissi et dent l'extrmit apicale. Articles III VIII petits, formant un funicule assez grle; III, IV et V sont cylin driques, plus longs que larges; V est un peu plus long que IV; VI, VII et VIII sont courts, VI et VIII aussi longs que larges, VII peine plus long que large; IX est aussi long que large, mais nettement plus gros que V Ill; X est aussi long que large, deux fois aussi grand que IX; XI enfin est grand, pyriforme, quatre fois aussi long bue X, un peu plus 1 arge que lui, trs effil au sommet.

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236 -Pronotum grand, peu prs deux fois aussi large que la tte, bossu et trs convexe, lisse et brillant sur le disque o la 'i)ubes cence est rare et courte, recourbe en dedans et en arrire. Cts formant deux grosses saillies convexes, en arrire desquelles le pro thorax est fortement comprim latralement. Base deux petites fossettes ovales sur les cts; impression basale transverse du disque trs efface. Elytres sans caractres particuliers. La strie suturale est entire; .=--. ... .: :.= .. . Megalobvthus Goliath )eann. fiG. s. Patte antrieure droite du mle, face interne, x 65. -fJG. 9. Patte intermdiaire droite, face interne, x 65. -fiG. to. Patte postrieure droite, face interne, x 65. la base est reborde, avec cieux sur chaque lytre. Le disque est presque lisse, peine trs superficiellement et trs parsment ponctu, hriss de quelques longs poils dors recourbs en arrire. Segments dorsaux de l'abdomen lisses, hrisss de longs poils comme ceux des lytres. Pattes paisses et robustes, tout au moins chez les mles. Chez l'exemplaire dcrit (fig. 8, 9 et 10) les fmurs sont fortement' renfls, puis trangls leur cinquime apical; les tibias an trieurs sont

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237 -longs, droits, sans carnes, arms d'une dent su1v1e d'une chan crure au quart apical de leur face interne; les tibias intermdiaires sont arqus, un peu paissis vers le milieu; les tibias postrieurs sont incurvs en dehors au milieu, incurvs en dedans au sommet, leur interne s'lve dans la partie moyenne en une forte ca rne qu1 se termine brusquement par une dent au tiers apical; aprs celte dent le bord interne est fortement concave. Les tarses sont du type habituel chez les Bythiniens. II est probable que la femelle doit se distinguer du mle par l'absence totale d'yeux, les antennes simples, les pattes moins pais ses, les tibias sans dents ni paississements. Beaucoup d'autres es pces de Bythiniens prsentent en effet des diffrences sexuelles analogues. ( Tiprit la Il Mai 1922.)

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6 R. JEANNEL DEUX CHOLEVA NOUVEAUX DE FRANCE [COL. SILPHIDAE]. 6

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Extrait du Bulletin de la Socit entomologique rle France, 1922. Deux Choleva nouveaux de France [CoL. SILPHIDAE] par le D R. JEANNEL. On admet gnralement que, chez les Choleva d'Europe, il existe des variations considrables dans la forme des trochanters postrieurs des mles. Que les anciens anteurs, SPENCE, KnAATz, EnicHsoN, MussA Y, aient pu croire que des trochanters simples ou lancols, ou dents, ou acumins ou encore en forme de gouge, se rencontrent chez la mme espce, cela se comprend; mais on est en droit de s'tonner qu'une telle conception soit encore accrdite aujourd'hui. J'avoue l'avoir trouve invraisemblable priori et, pour en dcider avec certitude, j'ai fait systmatiquement des prparations del'oedeagus du plus grand nombre possible d'individus de toutes les espces que j'ai pu examiner. Aprs examen de nombreux mles des collections Biospeologica, d'une srie importante d'exemplaires du Muse de Vienne mis ma disposition par !IL K. HoLDHAus, des collections Ch. FAGNIEz et A. MAGDELAINE, je puis affirmer que les caractres sexuels secondaires de chaque espce sont invariables, tant ceux des mles que ceux des femelles,

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Sance du 1922. 25 ct que les prtendues variations de forme des trochanters, admises par les auteurs modernes (REITTER, SEIDLITZ, GANGLBAUER), Dl' sont que le rsultat de la confusion d'espces bien diiTrentes par leurs carac tres gnitaux, mais assez semblables extrieurement Deux espces sont confondues sous Je nom de C. cisteloides Friil., deux autres sous celui de C. Stiwmi Ch. nds. La note prsente a pour but de signaler J'existence de ces deux espces franaises mconnues. ct qui existent certainement dans la plupart des collections. Une tude dtaille, avec ligul'es, du genre Cholez'a est octucllcmcnt l'impression dans les .4rchives de Zoologie exprimentale et gnJ'ale (Riospeologica : Silphidae Catopinae, 2" srie) Choleva pyrenaica, n. sp. -Types : nombreux exemplaires de la grotte de Lherm. Cette espce a tout fait J'aspect extrieur du C. cistelolcs F ro 1. (1 ) cl les femelles sont tts difficiles dterminer en l'absence de males. Cependant chez C. pyrenaica, le pronotum est toujours plus petit, moins large, nettement plus troit que la base des lytres; ses cts sont moins arqus, ses angles postrieurs sont ll's arrondis, mais toutefois nettement indiqus. Les antennes, chez C. py1enaica, sont plus grles, moins paisses au sommet, surtout chez les mles; leur article VIII est allong, deux fois aussi long que large, l'article IX est allong, conique, troit la base. Chez le mle, les segments ventrnux III V portent une dpression longitudinale, lisse, mdiane, commenant mme sur le bord postrieur du fleuxime segment; chez C. cisteloides, il existe une fossette arrondie, nette, lisse, sur le milieu de chacun des segments III, IV et V et celle du segment IV est la plus profonde et la plus grande. Les trochanters postrieurs des mles sont lancols, aplatis, avec leur sommet en pointe mousse, leur fmoral angulpux, leur bord postrieur arqu et muni, vers le apical, d'une forte apophyse unciforme, lisse et brillante, recourbe en dehors. Cette apophyse manque totalet:ncnt chez C. cisteloides. Les fmurs sont grles ct simples dans les deux sexes. Les femelles de C. pyrenaica sont identiques celles duC. cisteloides, sauf que leur pronotum est un peu plus troit ct l'article VIII de leurs antennes un peu plus allong. L'organe copulateur mle de C pytenaica est court, arqu, termin par une forte pointe conique, longue et paisse, arrondie au sommet. (1) Le C. cisteloides est dcrit par FniiLicu sur des exemplaires provenan t d'Allemagne o il n'existe que la forme de Clloleva trochanters simples.

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26 Bulletin de la Socit entomologique de France. Les styles latraux sont peu comprims ct termins en massue. La dent du sac interne, toujours bien visible, est paisse, robuste, assez longue et, vue de profil, prsente un peu la forme d'un sabot. Chez C. cisteloides au. contraire, l'oedeagus est grand, pais, termin par une pointe grle, acre ct courte, aigu au sommet. Les styles latraux sont aplatis en forme de valves. La dent du sac interne a la forme d'un Y renvers, c'est--dire qu'elle est courte, grle, aigu, base largie formant deux cornes. C. cisteloides est rpandu en Europecentrale et occidentale. En France, on le trouve dans l'est et le sud-est, le bassin de la Seine et la partie orientale des Pyrnes; il existe sur le versant espagnol des Pyrnes. C. pyrenaica est au contraire localis dans le sud-ouest de la France ct le versant nord des Pyrnes et remonte dans .l'ouest en Touraine et en Normndie. n se mle au C. cisteloides en Nor mandie, d'une part, et dans le dpartement de l'Ade, d'autre part, mais les deux espces restent toujours absolument distinctes. C. pyrenaica pntre frquemment dans les grottes pyrnennes. Choleva Fagniezi, n. sp. -Types : La Bonde. C. Fagnie:;i a tout fait l'aspect extrieur du C. Sturmi Ch. Bris. (1) ct ne peut gure s'en distinguer que par ses caractres sexuels. C'est une espce de grande t.1ille, allonge, comme C. Sturmi, avec les cts du pronotum un peu plus largement cxp\ans et relevs vers la base et l'article VI des antennes un peu plus allong et moins pais que chez le C. Sturmi; mais ces lgres diffrences sont peu sensibles. Chez le mle de C. Fagniezi les fmurs postrieurs sont paissis, comme chez C. Stu1mi, mais leur bord postrieur est peine dent. Les trochanters postrieurs sont du mme type, c'est--dire effils en pointe longue ct aigu. Les segments ventraux de l'abdomen ne portent pas trace de fossettes ni d'impression longitudinale; chez C. Sturmi au contraire, les segments I V sont nettement impression ns sur la ligne mdiane. L'oedeagus est bien diffrent dans les deux espces. Chez C. Fa gniezi, il est trs grand, trs long, brusquement arqu la base, incurv du ct dorsal au sommet; la pointe est graduellement rtrcie et.se termine par une sorte de lame aplatie, assez large, portant deux longues cornes recourbes en croissant; les pices basales sont courtes. (1) Les types de Ch. BmsouT sont des exemplaires mles ayant une impression longitudinale sur les deuxime, troisime et quatrime segments de !"abdomen dans leur milieu el proviennent des environs de

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Sance du 2 5 janvier 19!22. !7 Les styles latraux sont longs, couds en dedans dans le tiers apical de faon que leurs sommets viennent en contact au-dessus de l'extr mit du lobe mdian. La dent du sac interne est trs longue, trs grle, presque droite, termine en pointe lancole. Chez C. Sturmi, l'oedeagus est bien plus court, pais, arqu; ses pices basales sont relativement longues; le sommet est larg e puis brusquement rtrci en une petite lame quadrilatre troite et lgre ment bilobe. Les styles latraux sont vid s en gouttir e dans leur partie apicale coude. La dent du sac interne est bien plus courte, tordue en S et termine par une sorte de cn e base saillante. L oedeagus du C. Fagniezi r e prsent e videmment un stade vo lutif bien plus avanc du mme type morphoiogique que celui de C. Stu1mi; mais les difTrences sont telles qu'il est bien vident qu'elles ont produit deux espc e s isoles Le C angustata F. (= elongata Puyi< .), du m me groupe, poss de un oedeagus du mme type, mais avec la lame quadrilatre apicale et la delit du sac interne trs rduites. C. Sturmi habite le nord de la France, l'Allem:Jgne, l'Europe cen trale et la pninsule balcanique. C. Fagnie z i au contraire est localis dans le midi de la France; il est surtout commun en Provence et dans la rgion pyr n enne, o on le trouv e souv ent dans les grottes (grott e d e llloulis). Le C Sturmi cit de l'Escorial par S. DE UHAGON (An. Soc. esp. Hist nat. [i890], p 3i) apparti ent une es p ce autre que celles dont il est question ci-dessus. TYrOORAPIJJE ET c 1e. -l>AitiB,

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7 R. JEANNEL SUR LES CHOLEVA DES ILES BRITANNIQUES LCOL. SILPHIDAE]. 7

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E.xtrait du de la Socit entomologique de France, 1922. Sur les Cboleva des les Britanniques [COL. SILPHIDAE] par le n R. JEANNEL. H. BRITTEN (1 ) admet qu'il existe dans les iles Britanniques cinq espces du genre Choleva, mais un simple coup d'il sur les figures accompagnant son travail montre avec vidence que l'identification de trois de ces cinq espces est errone. Ces figures reprsentent le simple contour de la pointe du lobe mdian de l'deagus; les des sins semblent avoir t laits la chambre claire, ils sont en tous cas trs exacts et, mieux que la comparaison des types, permettent d'i dentifier avec une certitude absolue les espces que H. BRITTEN a eues sous les yeux. Qu'il me soit permis r.e propos d'in!\,ister sur l'utilit que peut avoir une figuration de l'oedeagus, mme incomplte, la condition qu'elle soit exacte. Aucun doute ne peut exister sur l'identification des exemplaires dcrits! La synonymie des cinq Choteva cits par H. BRITTEN doit donc tre tablie de la faon suivante : C. cisteloides Britten (nec Friilich), = C. pyrenaica Jeanne! (i922, Bull. Soc. ent. Fr., p. 25).-La description de l'auteur anglais et son dessin de la pointe de l'oedeagus ne laissent aucun doute sur cette identification. C. pyrenaica est donc une de ces espces, origi naires des Pyrnes, qui ont tendu leur aire de rpartition vers le nord, le long des rivages atlantiques, jusque dans les les Britanniques. Cette distribution est comparable celle du Trechus {ulvus Dej. (2 ) et d'autres nombreuses. espces. (1) H. BRITTEN. Choleva angustala I<'. and ils allies, in The Enlomologist's monthly Maga::;ine, LlV (1918), pp. 30-33, fig. (2} R. JEANNEL. tude sur le Trec hus fulvus Dej., sa distribution, son in trt biogographique, in Trabajos Jllus. nac. Cienc. nat. llladrid, Zool., n"41 [1920], pp. 1-15, fig.

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50 Bulletin de la Socit entomologique de France. c. glauca Britten. -Ce Choleva possde le mme oedeagus que le C. cisteloid11s Fr ii l., mais il diiTre par la prsence d'une pine droite sur le tiers apical du bord postrieur du ttochanter postrieur des mles. On sait que cette pine est crochue, recourbe en dehors chez le C. pyrenaica Jean n . C. glauca parait tre spcial aux iles Britanniques; il n'est peut tre qu'une race gographique du C. cisFr ii 1., dont la forme typique, trochanters postrieurs mles inermes, ne se trouverait pas en Angleterre. C. intermedia Kraatz, Britten, = C. oblonga Latr. -C'est l'espce rpandue dans l'Europe occidentale et septentrionale C. angustata Britt en (nec F abri ci us), = C. Fagniezi J eannel (i9:!2, Bull. Soc. ent. Fr., p. 26). -Le dessin trs caractristique de BRITTEN montre bien qu'il s'agit du C. Fagniezi, espce p)-rnenne et provenale existant aussi dans les les Britanniques. La distribu tion de cette espce est comparer avec celle du Pambathyscia Wnllastoni Jans., par exemple. C. Sturmi Britten (nec Ch. Bri sou t), enfin, ne peut tro iden tifi aucune des espces connues; il s'agit vraisemblablement d'une forme nouvelle, voisine de C. angustata F. (elongata Sturm). Mais chez le vrai C. angustata F. le sommet de l'oedeagus porte une petite lame quadrilatre, tandis que chez le Choleva cit par BRITTEN ce sommet est anguleux, vif. D'autre part, l'oedeagus duC. Sturmi Bris. est du mme type que celui du C. Fagniezi et n'a par consquent aucun rnpport avec celui de l'espce laquelle BRITTEN a attribu ce nom. En ralit doue le C. angustata F titre principal de la note de H. BRITTEN, ne se trouve pas plus dans les iles Britanniques que les C. cisteloides Frol. etC. Sturmi Bris. nPOGilAPUIE f III&IINDID01" tT C10 -PA.IIJS.

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8 8 R. JEANNEL LES TRECHUS DE L AFRIQUE DU NORD ET DES ILES ATLANTIDES (INSECTES COLOPTRES).

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COMMUNICATIONS 15 ZOOLOGIE LES TRECHUS DE L 'AFRIQUE DU NORD ET DES ILES ATLANTIDES (Insectes Coltioptles} par l e 0 r n h: AN N L Sous-Directeur de l'Institut de Spologic de Cluj (Houmanie). Depuis l'apparition du Catalogue raisonn des Coloptres du Nord de l'Afrique par L. BEDEL, le nombre des espces de T1echus connues de l'Afrique d u Nord s'est considrablem1mt accru. D'autre part, les nombreux T1echus des iles Allanlides ne sont gure connus que par les descriptions de V. WoLLASTON, parfois insuffisantes. PUTZEYS, dans s!l Monographie << Trecho1um oculatorum monog1aphia donne de simples traducti.ons des descriptions de woLLASTON, pour les espces canariennes qu'il n'a pas vues et L. llEDEL, dans son Catalogue raisonn, ne peut faire autrement que de renvoyer le lecteur aux mauvaises diagnoses de PUTZEYS. Grftce aux gnreuses communications qui m'ont t faites, par M. G. ARRow, des collections du British Museum, j'ai pu examiner une trs r.iche srie de Tl'echus des les Allantides, presque tous par compamison avec types de WoLLASTON .. J'ai pu giP.ment disposer des ftuclueuses rcolles faites en t8H7 par Maul'ice NOUALHIER et surtout en 1890, par Ch. ALLUAUD dans les les Canaries. Je crois donc tre utile en prsentant ici, sous la forme de Catalogue raisonn l}' les rsullats de la rvision que j'ai pu faire de ces espces atlantide!>, car le problme de l'origine de la faune des iles Canaries et Madte est encore loin d'tre rsol u Les T1echus des les Atlantides, comme d'ailleurs les Silphidae et bien d'autres gl'oupes de Coloptres, n'01it aucune aflinit a\'Cc les espces amricaines; ils sont, au contrail'e, troitement apparents des espces de la l'gion mditermnenne. Les T1echus des les Canaries, l'exception du T. felix, sont des formes reprsentatives du T. obtusns Et.; ce sont des espces qui se sont formes par l'isolement de colonies du 1'. obtusus dans les les, lorsque l'mchipel s'est spar de la cte occidentale du Maroc, probablement vers le dbut du Miocne. Quant aux 1'1echus de Madre, s'ils appartiennent aussi au gt'()upe du 1'. quad1islliatus i l est impossible d'e les rattacher telle ou telle espce continentale, au moins tant que l'exis-: tence en Espagne d'une espce voisine du T. flavoma1:ginatr's ne sera pas confirme.

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16 IIULLETIN OE LA SOCIT DES scm:-ICES NATURELWS Ill) MAROC Alors que les espces des les Canaries sont isoles chacune dans une ile, Madre au contmite de nombreuses espces vivent cte cte et prsentent parfois des variations extraordinaires, .comme il n'est pas rare d'en observer chez les espces sutvivantes des faunes insulaires; de.l'deagus est souvent le seul moyen d'tablir la phylognse de ces variations. Un fait curieux est que tous les T1echus de J'archipel canarien (sauf T. felix) sont ails, tandis que toutes les espces de Madre sont aptres. Comment conciliet celte antithse avec la fameuse loi de l'aptrisme des formes insulaires? Ce petit travail ne traite que des espces de l'Afrique du Nord et des iles Atlantides appartenant au gente Trechus Clairv.,el que je l'ai dfini rcemment (JEANNEL, Bull. Soc. ent. F1: p 152). Les Pe1ileptus Sch. et Thalassophilus Woll. des les, les Duval-ius Delar. (jp,rjurae Peyer.) et Trechopsis Peyer. (Lcipiei Peyer., lb lis Peyer.) d'Algrie ont donc t laisss de ct. l. -ESPCES DU NORD DE L'AFRIQUE 1. Stries externes des lytres effaces, bien moins nettes que les stries internes, ou absentes. Espces'pigrrientes (sauf T. curticollis) ...................................... :. . . . 2. Stries externes des lytres aussi ptofondment traces que les stries nternes. Espces rlpigmentes, testaces:........ g. 2. Tibias antrieurs sans sillon longitudinal sur la face externe, ou 'au plu!'!, avec des tmr,r.s de ce sillon. Lignes .orbitaires (1) conyergentes ; gros yeux ; pronotum angles pos trieUI'S effacs, trs obtus, base sai liante,fossettes basales obsoltes ; lytres paules saillantes, quatre slt.ies internes trs fines ..................................... :. 3 Tibias antrieurs avec un profond sillon longitudinal sur la face externe. Lignes orbitaites convergentes............... 4. 3. Elytres parallles Yeux cinq six fois aussi longs que les tempes. Des aiJ.es. Coloration ple Pices du sac interne de I'deaguslonguesetdroites(2). Long. 4 mm... quadristriatus Schrk. Elytres ovals. Yeux quatre fois aussi longs que les tempes. En gnral brachyptte. Colol'ation fonce . Pices du sac interne de l'deagus coUI'tes et replies. Long. 3 4,5 mm.: .............. ............................ -obtusus Er. ('1) Lignes imaginaires passant par les deux pores susori.Jitaires e chaque ct. Suivant l'cartement plus ou moins grand des pores postrieurs, ont ln position varie. ces lignes convergent ou divergent-en avant. (2) Voir n JEANNEL. Les 1',eclnis tlcs l'yrncs ct de la chaine Can lnbrique. (Bull. !$oc. Hist. nat. To11louse, 1921, p. 171.)

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COMMUNICATIONS 4:. Etytres ovales, orns de quatre taches testaces. Pronotum base rectiligne, angles postrieurs vifs, saillants. Long. 1? 3,5 m rn ... . . . . . . . . . .. Diecki su bs Fl maculi pennis Bed -Elytres sans taches testaces .............. . . . . . . . 5. 5. Coloration testace rougetre. Yeux bien plus courts que les tempes. Antennes trs paiss(ls et trs longues, dpassant le milieu des lytres. Angles postrieurs du pronotum aigus, saillants en arrire. Elyttes oblongs, dprims, stries internes profondes et fortement ponctues,les ex ternes effaces, mais nettement ponctues. Long. 4.'2 4,8 mm ... curticollis Fairm. Coloration brun de poix brillant. Yeux plus longs que les tempes. Antennes ne dpassant pas le milieu des l ytres. Angles postrieurs du pronotum non saillants en aire .... 6. 6. Gouttire humrale ne formant pas de crosse, mais brusquement coude l'angle humral et se dirigeant en ligne droite en dedans vers la mcine de l 5c strie. Pronotum base saillante en stries des lytres fines, les extemes effaces, mais visibles. Long. 4 mm.................. inauritanicus Jeann. Gouttie humrale dcrivant l'paule une ourbe rgulire jusqu' la racine de la 5c strie .......... .'................. 7. 7 . Elytres ovodes, trs lal'ges, trs convexes, deux fois aussi larges qu le pronotum. U n seul pore stigre sur la 3c strie (p01e basal); pas de pores au sommet de l'lytre. Pronotum base ectiligne. Long. 5,8 mm ............... aethiopicus Alluaud. Elytes seulemeut u11 peu plus la1ges que le prono-tum, pol'es stigres normaux. Pronotum base saillante en arrire ......... . ................... ......... . . . . 8. 8. PI'Onolum ample, fossettes basales nettes. Elytres parallles, paules saillantes, stries fines non ponctues, les eX.temes totalement effaces. Ail .. Long 4,5 5 mm ........... rufulus Dej. Pronotum moins large, fossettes basales obsoltes El ytres elliptiques, paules efl'aces, stJies ponctues, les externes visibles ................................. ....... tingitanus Putz. a. Long. 4 4,5 mm. Yeux quatre fois aussi longs que les tempes, saillants ; pronotull! non rtrci la base ; lytres stries pl us fine-ment ponctues. deagus normal .. f o nn a t y pic a. b. Long 5 mm. Yeux peine plus longs que les tempes, peu .saillants; pronotum rtrci la base; lytres paules plus effaces, stries plus fortement ponctues. deagus trs grand, aussi long que les deux: tiers de l'ab-domen ................. subsp. algi1'icns, nov.

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18 Dj.JLLETIN DE [.A SOCIT DES SCIENCES NATURELLRS DU MA!\OC 9. Yeux gtos, saillants, bien plus longs que les tempes. Antennes n'atteignant pas le milieu des lyttes. Lignes orbitaires divergentes. Elytres parallles, non dptims, stries trs forte-ment ponctues. Long. 5 mm... fulvus, subsp. Lallemanti Fairm. Yeux petits, plans, bien plus courts que les tempes. Antennes atteignant ou dpassant le milieu des lytres. Elytres trs dprims ......... ........ ..... : ...................... ; . 10. 10. orbitaires parallles. Pronotum cordiforme, base presque rectiligne. Elyttes peine largis en arrite, stries fi. nes, interstties Antennes alleignant le milieu des lytres. Long. 4,5 mm............................. incola Peyer. Lignes orbitaires divergentes............................. 11. 11. Pronotum cordifol'lne, base rectiligne. Elytres amples, fortement arrondis et. largis aprs le milieu; stries fines, interstries plans. Antennes atteignant les deux tiers des lytres. Long. 6 6,5 mm.......................... oligops Bed Pronotu m base saillante en arrire. Elytres parallles, non largis en arrire .................. ................. .... 12. 12. Cts du pronotum qon sinus avant les angles postrieurs qui sont obtus. Elyttes larges, excessivement dprims; stries fines, interstries plans. Anl:ennes atteignant le milieu des lytres. Long. 6 mm .............. : . . . . . . . Bedeli, n. sp. Cts du pronolum sinus avant les angles postrieurs qui sont droits, vifs. Elytres allongs, paules saillantes, gouttire largie devant la srie ombilique; stries fortement ponctues, interstries convexes. Long. 5 mm... Peyerimhoffi Jeann. n T te moins gTosse; yeux trs petits, bien plus cour ts que les tempes. Angl e s postrieurs du pronotu rn sai liants en dehors. Ponctuation des stries moins forte......... (o1ma. typi:cn b. Tte plus grosse; yeux presque aussi longs que les tempes. Angles postrieurs du pronoturn r) u Ile ment en dehors. Ponctuation desstriesplusforte. subsp. mouzaiensis, nov. II. -DES ILES CANARIES ET (1) lChez toutes ces espces, les antennes et les tibias sont rembrunis (catacttequi les distingue des espces continentales), les tibias antrieurs sont sillonns sur leur face exteme, les stries ex ternes des lytres sont moins profondes que les stries internes, ou effaces, le sac interne de l'deagus porte deux (1) Il n'existe aucun Tl'echus cun11u aux. iles Salvages, aux. Aores, ni aux iles d11 Cap Vett.

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COMMUNICATIONS grosses pices chitineuses dissemblables juxtaposes, comme chez les espces du groupe de T. quad1istriatus Schr. et les espces de l'Amrique du Nord.] 1. La racine de la 5" strie se trouve bien en dedans de l'angle humtal de l'lytre, de faon que la partie transvetse de la crosse faite par la gouttire hurnrale est normalement dve loppe. Espces lignes otbitaires convergentes, en gnral ailes et troitement appatentes au T. obtusus, habitant Lou les l'archipel des Canaties............................. 2. La mcine de la 5 strie se trouve l'angle humral de l'lytre, de far;on que la crosse de la gou t tire humrale n'a pas de patLie transverse. Espces aptres, habitant toutes l'archipel de Madre. .............. .............................. 6. 2. Aptre. Testac bru mUre uniforme. Court et convexe, avec les lyLtes m i ales. Antennes paisses. Yeux trois fois aussi longs que les tempes. llase du pronolum rectiligne. Stries externes des lytJes visibles. Pattes robustes. Long. 3,5 mm. (Tn-19 riffe) .............................. ............... felixWoll. -:Espces ailes, allonges, peu convexes, rappelant le T. qua dristriatus par leuts sillons frontaux superfrciels, leurs lyttes allongs paules saillantes, leurs antennes fines, Jeuts gi'Os yeux, leur pronotum hase saillante en anire, angles postrieurs trs ob lus.. . . . . . . . . . . . . . 3 3. llrun de poix btillant avec la tte noirfttre, les fmurs ples. Yeux quatre fois aussi longs que les tempes. Pronotum cts trs peu arrondis, sans fossettes basales. Elytres paules trs saillantes, stries ex te mes visibles. Long. 4 mm. (Lanzarote et Fuerteventura)..................... detersus wall. Elytres bruns avec le bord exteme, la hase, la sutute et l'apex !laves. Yeux deux trois fois aussi longs que les tempes. Pronotl}rn cts bien atqus, fossettes !Jnsales petites mais nettes. Elytres stries externes totalement effaces......... 4. 4. Long. 4 mm. Aspect extrieut du '1'. qnad1ist1'iatus; angles postrieurs du pronotum trs obtlis; b01dure flave des lytres peu distincte. (Palma).. ............... flavocircumdatus, n. sp. Long. 3,2 3,8 mm. Angles posfrieurs du pronotum nette-ment matqus, quoique obtus; lytres plus courts, largis en attire; bordure flave des bien nette............ 5. 5. Stries internes des lytres !ines et superficielles. deagus court cl pais (Gran Canatia)............... flavolimbatus Wall. -Stries in te mes des l yttes pl us fa l'Les. deagus long et grle. (Tnri ITe). . . . . . . . . . . . . . flavocinctus, n. sp.

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20 IIULLI'TIN IlE LA SOCII'n{, IlES SCIENCES NATUREI.LES IJU MAROC 6. Trs grande taille, long. 5 5,5 mm. Base du pronotum rectiligne ......... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7. Petite taille, long. 3 4 mm.............................. 9. 7 El ytres avec la rgion humrale et un e tache anteapicale testaces. Forme trs large; pronotum et rgion periscutellaire dprims. Tte petite;. yeux aussi longsque les tempes; lignes orbitaires parallles; antennes dernier article deux fois aussi long que l'avant-dernier. Base du pronolum plus large que le sornmet:(Madre). . . . . . nigrocruciatus Woll. Elytres concolores, parfois la suture pl e Forme trs large; pronotum dprim, lytres conxes. Antennes dernier article peine plus long que l'avantderni er........... .... 8. 8. Yeux un peu pl us longs que les tempes. P ronotum cts non rtrcis e n arrire, parali les dans leur tiers basal. Lignes orbitaires convergentes. Coloration brune, avec la suture ple. (Madre).............. ........... umbricola Woll. Yeux trs saillants deux fois aussi longs que l es tempes. Pronotum cts rtrcis en arrire, sinus dans leur tiers basal. Lignes orbitaires parallles. Coloration noir de poix. (Mdre).................................... Wollastoni, n sp. 9. Elytres bruns musstres, sans bord u re latrale Have....... -10. Elytres noirs ou bruns aYec les cots, la base, la suture et J'apex flaves.................. ........ ................... 12. 10. Base des lytres ple. Forme peu convexe Yeux aussi lon gs que les tempes. Pronotum subcordiforme, cts sinus eri arrire, angles postrieurs droits, vifs, base rectiligne. Elytres ovales. Lignes orbitaires div ergentes. Long. 4 mm. (Madre) ..... ............. ..................... dilutus Woll Elytres concolores ....................................... 11. 11. Pronolum petit, carr, base saillante, sans fossettes basales. Str!es externes des lytres trs effaces. Long. 4 mm. (Porto Santo) ...................... :.................... cautus Woll -Pronotum grand, cts arrondis, base rectiligne, avec des fossettes basales petites, Stries externes des lytres nettes. Lignes orbitaires conv e rgent es Long. 4 mm (Ma-dre).............................. ........ ..... . custos woll a. Yeux aussi longs que l es tempes. Long. 3,5mm ............ : ...... var. debilis Woll. b. Yeux quatre fois aussi longs que les tempes Cts du pronotum bien anoncl i s en avant; stries d es lytres fortes. Long.4mm. (ormet typic a.

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c. Yeux quatre fois aussi longs les tempes. Cls du pronolum peu arrondis en avant; slries d es lytres plus fines. Long. 4mm .................... var. alticolavVoll. 12 'fle cl pronolum tla\'es avec le disque bruntre; lytres disque bruntre, large bordure marginale flave, ainsi qu'une lache carTc discale it cheval sur la suture; dessous flave Yeux une fois el demi e aussi longs que l es t empes. Antennes fines. Lignes orbitaires convergentes. Pronotum su hcordiforme. El ylres stries Jin es et interstries plans. 21 Long. 3,5 rnn1. ( Madre) ......................... signatus Woll. -'fle et pronotum !Jru n de poix concolol'es; lytres bruns avec une bo!'dur e fla\' e sut l es cls, la base; la sutul'e et l'apex. Yeux aussi longs que l es tempe s. Lignes orbitaires pamllles. Pronolum c ls arqus ; lytres ovodes. (Madre) ............................. :.. flavomarginatus Woll. a Elytl'es troits, sll'ies lrs profondes et inte l'slries trs co n vexes, tectiformes Long. 3 mm . . . . . . . . . . . . f o ,. m a t 11 p ica. Elytres amples, l atgcs, stl'ies fine s el inter-stries plans. Long.3,2mm ... var. lctevis vVoll. Os.-Le 1'. minyops \\'oll., espce testace,ll'spelils yeux, derniet articlc des palpe s presque acicul)), antennes monilil'onnes, n'est certainement pas un Treclius; vraisemblablemen l il appai'LienU.t un groupe de B embidiides. I1 l. -CA T DES ESPCES A. -Espces du groupe du r: a1annel, ]921 Bull. Soc. Sl. Cluj, 1, p. 162. Subsp. mac 'Ill i JI en ni s D e del, '1897, Du Il. Soc. ent. Fr., p 118 ; type: Azazga. -Jea nne!, J909, Arch. Zool. exp. e t gn. (5) I, p. 1 921, Bull. Soc. St. Cluj, 1, p. 162, fig. 1 9 .et 20. Subsp. mac n l i Jl en 11 i s n e tl. -A l gdr i e Alge1 : Azazga, en Kabylie (M. Pic!, types) ; Yacoun:n (M. Pic!, A. Chobaul ) ; massif des Mouzaa, inonda lions de l'ou e d Kebir (Pcye l'irnltoiT !). L'espce doit certainement exister au Maroc La form e typique habite l e sud de l 'Espagne: Algesiras, Malaga ( Dieck). T. Diccki. esl trs voisin du'/'. CI'Hcifi.'l' La Drl., d e Syr'ie, et prsente peu prse mlne mdeagus (Jeanne!, 1U21, Hull Soc. S t. Cluj 1, p 162).

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22 DUJ 1 J;TJN DE J.A SOCJ{n{, DES SCIENCES NATURELLES D U MA ROC B. Espces du groupe de 1'. quad1ist1iatus Schrank. 2. T. quadristriatus Schrank, 1791 En u m. lns. Austr, p. 2 18; type: A utriche. Jeanne!, 1 B ull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 17'1 (synon.). --Algrie, Oran : Gambella!; Algm : At-Abd-Aii Commun dans tou te l'Europe tempre et mridionale, l'Afrique du Nord ('1), les les de la Mditerrane, le Caucase, le Turkestan, l'Asie mineure,]a Perse, la Syrie et la Palestine. 3 T. obtusus Erichson, '1837, IGif. Mal'k llrandenb., 1, p. 122; type: Brandenburg.Jeanne!, 1 Hull. llist. nat. Toulouse, XLIX, p.17'1 (synon.). Maroc : Tanger, individus brachypttes (Vaucher !). Algrie, 01an : grotte de la Tout Combes, pts d'Oran, deux ind. aptres!. Alger. : tesserefts du Hazer, dans Je Djurjura,. ails et aptres (Peyerimhoff!). Constantine: djebel Cheliah! dans J'Aurs, ind. aptres. Tunisie : Ain-Draham, nombreux ind. macroptres (Bodemeyer !). Rpand u dans I'Europeoccidentale jusque dans les rgions arctiques (les Fiir-Oer) et dans l'Europe cen traie .et les Balkans; commun dans l a pninsul e ibrique. 4. T. rufulus Dejean, Spec. V, p. 15 ; leon, IV, pJ.. 204, fig. 4; type: Sicile (Dahl).-Pandell, -1867, Mat. Cal. Grenier, p. '1.Putzeys, Stett. Ztg., XXXI, p. .-Bede!, Cat. Col : N. Afr., 1, p. 85. -Jeanne!, '1920, Arch Zoo!. exp. et gn., 59, p. G23 (latva). ? Cf!,audoi1i Levrat, H!59, Et. en tom., 1, p. 4.5; type : Sicile Maroc : Tanger (Fa vier!, Vau cher!). Algrie, commun partout. Omn : Gambella! ; grolle des Beni-Aid, Ain-Fezza; larves et imagos!. Alge1 : Blidah! ; envi l'Ons d'Alger!. Constantine: Collo!; D j idjelli l; Philippeville!; djebel Babor!; djebel Aurs, dans les dbris vgtaux sous les palmiers des oasis, Rhoufi Mchounche Tunisie: Tunis ; Bizerte ; Si di-Tabet (Vau loger!); El Keff (Sdillot !) ; Souk-ei-Arba, Teboursouk (Normand!). L 'espce se re ncontre aussi en Andalousie (teste lledel), en Sicile (Mus Vienne!), en Sardaigne (Baudi !). T. 1'U{ulus est trs voisin du 1'. Barnevillei Pand. des monts Cantahriq ues et possde comme lui un deagus d u mme type q u e celu i du T. obtusus. Le sac interne porte deux grosses pices, l'une longue, concave, l'autre courte, hlicodale, t ermine en sratule. (1) Pour celle espce et la suivante je ne cite que les exemplaires que j'ai pu dterminer par examen de l'deagus:

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23 5 . T. tingitanus Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, p. 180; type: Tang.er.-Bedel, Cat. Col. N. A fr l, p. 86 . b. subsp. al g i 1'i cu s, nov.; type : El Biar. a. f o 1' rn a t y p ica. -il1a1oc : Tanger (Vau cher Escale ra!) ; Arsila (E. Simon !). b. subsp. al g i ri cu s Jeann. -Alut'lie, Alga : El Bi ar (Peyerimhoff !):;Nador (Peyerimhofl' !) ; Medeah (Hnou, teste Bede!); zaouia des Mouzaa (Peyerimholf !) .. Le T. tingitanus se trouve aussi G .ibraltar, d'aprs Bede.!; il est probable q u'il s'agit l de la forme typique. Je ne connais pas de citation du T. tingitanus dans le dpartement d'01an, u il doit cependant exister; il n'est donc pas possible de fixer la l imite gographique des deux sous espces. L'deagus est trs grand, SUI'lout chez la forme algicus, trs renfl dans sa partie basale, effil en longue pointe au sommet. Les pices chitineuses du sac interne sonl analogues celles du T. quad1istriatus; il existe une pice ventrale longue; lel'mine en spatule et une pice dorsa l e fractionne en dents irl'gulii'es. 6. T. mauritanicus Jeanne!, 1909, Arch. Zoo!, exp el gn. (5). 1, p. 458; type: Les Heumis (Coll. Bede! et Jeanne!). Algie, 01an : Les Heu mis, dans l e Daltm, deux exemplaires (Bedel !). 7. T. flavolimbatus Wollaston, 1863, Ann. Mag. nat. Hist. (3) XI, p. 2 16; type : Gran Canaria. 1864 Cat. Canar. Col., p. 63. :..... 1865, Col. Atlant. p. 53. -Putzeys, 1870, Slell. ent. Zlg. XXXI, p.186. Iles Canal'ies: Gran Canaria (Wollaston, in Bl'it. Mus!, Alluaud!). Iles Gomera et Hierro (teste Wollaston). L'deagus grand, pe arqu; sa pointe est courte, mousse, symtrique. Le sac interne porte deux grandes pices : une do!'sale triangulaire et plate., el une ventrale concave, ingulil'e; il existe en outre de nombreuses cailles et un paquet d'pines. 8. T flavoc inctus n. sp.; type: fort d'Agua :VIansa (co ll. Jeanne!). Iles Cana1ies. Tnrifl'e (Noualhiel'!, Alluaud !), fort d'Agua Mansa, dans l le Tnl'i ffe (Sedillot !). Trs semblable T. flavolimbatus sauf que la col01ation est plus sombre avec les parties flaves plus tranches, que les stries des lytres sont mieux marques et les interslries lg!'ement convexes. L' deagus est trs grle, allong, trs peu arqu, eflil en pointe longue et un peu !lSymtrique; l'extrmit de la pointe se te1mine par un petit tenflement. L e sac interne n'a qu'une seule pice, la pice ventrale; la pice dorsale est remplac par une chaine de dents articules.

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24 IIULLETIN DE LA SOCI' DES SCIENCES NA TVRELI.ES DU MAROC 9. T flavocircumdatus, n. sp.; type: isla de Palma, une femelle (coll. Jeanne!). lles Canaries. Isla de Palma, une seule femelle (Alluaud !). Chez cette espce la femelle a exactement l'aspect d'un '1'. quad1ist1'iatus ail. Mais le s lytres sont bords de flavc la base, sur les cts et le long de la suture; les tibias et les auteniles sont bruns; les yeux sont plus petits que chez T quad1ist1iatus; les angles postrieuis du prono..:: tum sont un peu plus sai ll an t s et les tibias antrieuts sont nettement sillonns sur leur face externe. Le mle est inconnu. Il n'est pas douteux qu'tl doit avoir un deagus diffrent de cel ui du '1'. quarhist1iatus et aussi des autres espces c'atlriennes. 10. T detersus vVollaston, -1864, Cat. Canat'. Col., p. ; typ_e: Lanzarote et Fuerteventura. 1865, Col. A tlant.,. p. 52.-Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, p. 18L Iles Canmies. Lanzarote (Alluaud !) ; Fuerteventura (AIJuaud !.). L' c'edeagus de cette espce est grand, allong, asymtrique; sa poi9te est effile et boutonne; les styles sont ingaux. Le sac interne-porte une grande pice venttale et un mng dorsal oblique de dents articules: Les exemplaires de l'le de Lanzarote sont semblables ceux de Fuerteventra. 11. T. felix Wollaston, 1864, Cat. Canar. Col., p. 63; ty{>e: 'fag,anana. 1865, Col. Allant., p. 54. -Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, p. 187. Iles Canarins. Tnriffe, au-dessus de Taganaua, une certaine altitude (Wollaston); Tnriffe, un inle (A. Cabrera!). Ce T1echus, le seul aptre des les Canai'es, est certainement une espce alpine. Son deagus est trs extraordinaire. Il est-long, renfl la base .et prolong au sommet pat une trs longue tige paisse, ment et Lnnine par uue. sorte de massue a .rrondie. Le sac inter:ne possde des pices assez rduites; la ventrale existe seule. 12. T. flavomarginatus Wollaston, 1854, lns. Mader., p. 65, pl. II, fig. _2; type : Madre. 1857, Cat. Mader. Col., p. 19. --1865,. Col. Atlant., p. 53. -Pulzeys, -1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, p .. 185. b. subsp. la ev i s Wollaston, 1857, Cat. Mader. Col., p. 18; tyr}e : forts leves et humides d Madre. a. { o ,. ma t y pic a. -Made, trs co mm un dans la zone des culture s et dans celle des forts entre 600 et 1 .500 m. (Wolla stem} ;. Madre, nombreux exemplaires (coll. Sharp!, in Hrit. Ms.); Rabaal (Fauve!!).

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COMMUN ICA TIO:"'S 25 b. subsp. laevis vVoll.-Jlfadte, forts suprieures et humides, avec le T. nigroc1uciatus (vVollaston); Madre, sans prcision de provenan (coll. Sharp! in Brit. Mus.). Malgr son aspect extl"ieur trs diffrent, il n'est pas douteux que le 1'. laevis Woll. n'est qu'une race montagnarde du T. flavomarginatus ; il a d'ailleurs identiquement le mme deagus que les T. {lal'OmMginatus du bord de la mer. L'deagus est trs asymll"ique. Le sac inteme porte deux pices chi tineuses, l'une dorsale courte, l'autre ventrale dveloppe, irrgulire, mais cache au milieu d'un pais buisson d'pines. Tandis que les espces canariennes possdent des paquets d'pines dorsaux dans le sac interne, les espces de Madre ptsentent des paquets d'pines semblables du ct ventral. Observ.-Le British Museum possde un exemplaire mle d'un Trechus tiquet Spain qlii a tout fait l'aspect extrieur d'un T. flavomarginatus de Madre, la mme coloration, mais s'en distingue par sa forme moins convexe, ses yeux .plus petits, plus courts que les tempes, ses lytres moins ovodes stl'ies beaucoup plus profondes, jnterstries bien plus convexes, stries extemes aussi profondes que les stries internes. Les lignes orbitaires sont divergentes au lieu d'tre parallles, le deuxime pote discal de l'lytl'e est bien aprs le milieu au lieu d'tre au milieu. L'deagus a peu prs la mme forme que chez T. flavornarginatus, mais les deux pices du sac in terne sont rgu lires, droites, allonges, la dorsale stylode, la ventrale en forme d cuilleron, bien diffrentes par consquent des pices courtes triangulaires et irrgulires du T. flavomarginatus. Mais ce T1echus provient-il bien d'Espagne el non pas de Madre ou d'une autre le de l'archipel? Il est certain qu'il appartient une espece nouvelle reprsentative du 1'. flavomarginatus; mais avant de nommer celte espce nouvelle, il est prfrable d'altendte que d'au ttes exemplaires soient connus et que l'on sache vraimet si elle est bien continentale et si elle reprsente en Espagne les survivants de la souche ancienne qui a colonis l'archipel de Madl'e. 13. T. signatus Wollaston, Cat. Mader. Col., p. ; type: San Antonio da Serra.-, Col. Atlant., p. 53.-'1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, p. '186. Madre: forts de San Antonio da Serra, au-dessus du ravin de Santa Cruz(Wollaston); Madre(coll. Lewis!, eoll. Sharp!, in Brit. Mus.). Espce trs remarquable par sa coloration qui L'appelle celle de certains T1eclms de l'Australie. L'deagus montre bien ses affinits avec le T. flat:omarginatus; il est coul't, tl's pais, peu aigu au sommet. La pice dorsale du sac inteme manque, la pice ventrale est gl'osse, con: cave, irrgulire et des dents et cailles couvrent la face ventrale du sac.

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26 DULLETI:>i DE .LA SOCIT DES SCIENCES NATURELLES DU MAROC 14. T. dilutus Wollaston, 1854, Ins. Made1., p. 6G; type : leves de Made. 1 857, Cat. Macler. Col., p. 20. -, Col. Allant., p. 5 4. -Pulzeys, 1870, Stelt. ent. Ztg., XXXI, p. Madre : forts humides, vers 1.500 m., avec T. fla1W1'(Jaltts, Lombo dos Pecegueiros, Cruzinhas, Lombo das Vacas, Fanal (Leste Wollaston); Made .. (Coll. Sharp!, in Brit. Mus. ). Espce bien tranche par sa coloration. J e n'en ai vu que des femelles. 15. T. custos wollaston, 1854, Ins. Mader., p. 68; type : Madre.-1857, Cal. Mader. Col., p 20. 1865, Col. Allant., p. 54. -Pulzeys, 1870, SLelt. enl. Zlg, XXXI, p. 183 -quad1'icollis Wollaston, M, Ins. Macler., p. 68; L ype: Madre; -1857, Cal. l\Tader. Col., p. 20; 1 865, Col. Allant., p. 57 [nec l]ltad l icollis Pulzeys ] -lelJ'acodeJ'us Gemminger el HaJold, 18ti8, Cat. Col., I, p. 394. Il. var. tl e Il il i s Wollaston, 187-1, Tmns. ent. Soc. London, p. 2"17; type : Madre c. var. n / .tic o la Wollaston, -1854, Ins. Made1., p 69 ; type : Madre, J.700 m.1857, Cat. Mader. Col., p. 20. 1865, Col. Atlant., p. 54. -Putzeys, -1870, SLelt. ent. Ztg., XXXI, p. 184. a. fo nn a t y pic a. -Made, trs commun dans les cultures, dans Lou te la zone des forts et les rgions al pi nes. woLLA STON (ln s. Mader. ) le cite de nombreuses localits en taules saisons. J'en ai vu de nombreux exemplai1 e s tiquets: .Made (Brit. .i\Ius. !). b. var. debilis Woll.-Madl-e, avec la forme typyque .. J en ai vu un exemplaire compar au type (Brit. Mus.! ('1). c. va1. alticola Woll.-J lfadlwe, haul.r. valle de Melade, vers 1.700 m., dans les picas dos Arieros ('\Tollaston); Madre, sans autre prcision (Brit. Mus.!). vVOLLASTON cite un exemplaire de Curml das Romeims, dans le sud de l'le, qui serait plus convexe, avec le pronotum plus troit, plus can (1'. quadJ'icollis). Mais c'est l un e \ aJiation i ndi v id uelle frquente qui semble se rpte1 dans toutes les stations. L'deagus du 1'. cuslos est gros et coul't, com111e celui du 1'. signatus; sac inlerne est identique celui du 1'. signalus mais avec l es ranges de dents ventrales bien plus d veloppes. 16. T. cautus vVollaston, -1854, In s. Made1, p. 70; type: Porto-Santo. 1857, Cat. Mader. Col., p. 21. -18G5, Col. Allant., p. 55.Putzeys, -1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, 182. A1'chipel de 11f(tcle : le de Po!'lo-Santo, c.ommun vers 300 m. d'al t., sous pierres, dans l es pmi ries (Wollaston). ('1) woi.LASTON dcrit son 1'. clebilis comme voisiu du 1'. flat'Oillai'!Jinatus; en ralit l'examen d'un exemplair e du Bl'ilish lllusenm, compar au typ e par M. G. ARROW, m a montr qu'il s agit d'une Yari t grle du 1'. custos, trs petits yeux.

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COMMUNICATIONS 27 17. T nigrocruciatus Wollaston, 1854, Ins. Mader., p. 64, pl. Il, fig. 1; t ype : Madte. -1857, Cat. Mader. Col., p. 18. 1865, Col. Allant., p. 52. Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., XXXI, p. 182. Made, dans les forts leves et hu mi des (Wollaston); Madre, sans autre prcision; nombreux exemplaires (coll. Sharp!, in Drit. Mus.). Espce trs remarquable par sa forme gnrale trs large et dprime et par sa coloration. L'deagus est gros, court, sommet mousse, comme chez '1'. custos et T. signatus; le sac interne porte une seule grosse pice ventrale tordue en spirale la base et un rangobliquedegrossescailles. 18. T. umbricola Wollaston, 1854, Ins. Mader., p. 67, pl. Il, fig. 3; type: nord de Madte.-1857, Cat. Madet. Col., p. 20. -1865, Col. Atlant., p. 52._:_ Pulzeys, Slelt. ent. Ztg., XXXI, p. 182. Madre, entre 1.000 et 1.800 m., dans les forts humides, sous les pierres et les troncs d'arbres, trs commun au Lombo dos Pecegueiros (Wollaston); Madre (Drit. Mus.!). Gmnde espce de coloration bruntte, large et dprime. L'deagus e!at gros, pais el court, effil au so111met; le sac porte une gmsse pice ventrale et u nlil range ob l ique d'cailles. T. Wollastoni, n sp.; type: Rabaal (Fauve!). Madre : Habaal (Fauve! !) ; Santa-Anna (Fauve!!). Long. 5,5 mm., comme T. wllbl'icola ; mme forme robuste. Coloration noir de poix bt'illant avec les pipleures et les antennes rougetres, les fmurs testacs, les tibias hruns. Tte arrondie, convexe, sillons frontaux anguleux; yeux trs grands, saillants, environ deux fois aussi longs que les tempes. Pronotum moins latge que chez T. umb1icola, ;;;es cts arrondis, rtrcis en arrire, sinus avant les angles postrieurs, les fossettes basales plus profondes que chez T. wnb1icola. Elytres moins larges, moins amples, stries plus fortes et plus nettes. Lignes orbitaires parallles Voisin de T. wnbricola, mais nettement distinct par sa coloration, ses gTos yeux, la forme e son pronotum et ses lignes orbitait'es parallles. Chez T. umbricola la coiOtalion est brun de poix avec la suture ple, les yeux sont moins sai liants, peine une fois et demie aussi longs que les tempes, la base du pmnotum est plus large que le sommet, les cts sont parallles ei1 arril'e, les l ignes orbitaires sont convergentes. L'deagus est semblable les deux espces. T. lVollastoni parat vivr e altitude tnoindte C[Ue T. wnb1icola .

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28 llULLETIN DE LA SOCIT DES SCIENCES NATURELLES DU MAROC C. Espces du gi'Oupe de T. fulvus Dej. 20. T. fulvus Dejean, 183, Spec. V, p. 10; type: Espagne. Jeanne!, 1920, Trab. Mus. nac. Cienc. nat. Madrid, Zool. 41, p. 1.integm Putzeys 1870, Slelt. ent. Ztg., XXXI, p. 16; type: Tanger. b. subsp. La ll e m a.n ti Fairmaire, 1858, Ann. Soc. ent. Fr., p. 783 ;'type: Alger. Bede!, Cat. Col. N. Afr., 1, p. 85.Jeanne!, 1920, Trab. Mus. nac. Cienc. nat. Madrid, Zool. 4'1, p. 16, fig. 17-21. Subsp. La ll eman ti Fairm.-Ma1oc : Tanger (H. de Bonvouloir!, C. Bolivar!). Algie, Alger (Lallemant !) ; Ouled-Ali d'A rbatache, dans le Dj urj u ra (Peyerimhoff); Palestro (M. Pic); Yacouren, en Grande Kabylie (L. Puel !) ; Bou-Berak, en Grande Kabylie (1. Puel !). Constantine : djebel Gouraya, prs Bougie (Catrel !) ; Philippeville (Le Boul !) ; djebel Edough (V. Mayet!); Hhar-ei-Djemaa, dans le djebel Tay a, prs Ain Amara (V. Mayet!). 21. T. Peyerimhofli Jeanne!, 1907, 13ull. Soc. ent. Fr., p. 51,. fig. 1 ; type: Hhar-ifri. -1909, Arch. Zool. exp. et gn., (5) 1, p. 453, pl. x, fig. 1-5. b. su bsp. 1n ou z a 'i n sis, nov. ; -type: btoire du lac des Mouzaa. a. f o hn a t y pic a. -Algie, Algm : grptte Rhar-if ri, dans le djebel Bou-Zegza (Peyerimhoff!, Jeanne!); forme cavernicole. b. subsp. mou z ae n sis Jeann. -Algie, Alger : btoire du lac des Mouzua, entre 800 et .000 m. :;ta le 'versant ouest, une femelle (Peyerimhoff !). L'de.gus de cette espce est grand, allong, asymtrique, tordu gauche; sa pointe forme un double hameon, ventral et dorsal; les styles sont longs. Le sac interne porte une petite pice en gouttire1 place de champ, dont le bord dorsal est paissi. 22. T. incola Peyerimhoff, H:I09, Bull. Soc. ent. Fr.; p. 277 ; type : Ouled-Ali. Alglie, Algm: Ouled-Ali d'Arbatache, dans le Djurjura, deux exem plaires pris sous de gros:;;ses pierres enfonces (Peyerimhoff !). deagus grand, allong, tordu gauche; le sac porte .deux pices chitineuses bien plus longues que les espces voisines. 23. T. oligops Bede!, 1895, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 345; type: Teniet-el-Haad. Cat. rais. Col. N. Afr., 1, p. 82. -Jeanne!, 1907, Bull. Soc. ent. Fr., p. 53, fig. 2. Algrie, Algm : Teniet-ei-Haad, dans le massif de l'Ouarensenis, vers

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COMMUSICATIO:oiS 2.000 m., sous les grosses pierres humides, en fort de cdtes (Bedel!, Desbrochers des Loges!). L'deagus a la mme forme extrieure que chez les espces prcdentes; le sac interne porte deux pis chitineuses dentes, formes par la juxtaposition de segments indpendants artieuls. 24 T. Bedeli n. sp,; type : Bou-Betak. Algie, Algm : Bou-Berak, en Kabylie (L. Pu el! A. Chobaut !) ; Dellys (A. Chobaut !). Long. 6 mm. Aptre. Coloration testace uniforme. moyenne, sillons frontaux anguleux, yeux saillants, aussi longs que les tempes. Antennes longues, paisses, atteignant le milieu des lytres. Le pronoturri est and, peine tl'ansverse, ses cts sont fortement arqus, non sinus en arrire, ses angles postrieurs obtus, sa base saillante, tronque obliquement sut les cts; le disque est Lts aplani, les fossettes basales sont petites. Elytres trs aplatis, mais parallle s, non largis en at-rire; l a gouttire matginale est lal'ge l'paule, toutes les stries sont visibles et gales, fines et finement ponctues, les interstries plans. L'abdomen dpasse un peu le sommet des lytres. Tibias antrieur3 nettement sillonns sut la f(lce externe. Mmes caracttes chtotaxiques que chez T oligops, c'est--dire lignes orbitaires divergentes, premier pore discal situ vers le cinquime basal de la troisime sttie, deuxime pore peu aprs le milieu. L'deagus est court, plus petit que chez T. oligops, trs tordu gauche; sa pointe fonne un bec crochu inflchi du ct venttal; ies styles sont trs larges Le sac inteme prsente la mme annatute. Chez T. oU.gopsla fotme gnmle est plus large, largie ei1 arrire, les yeux sont plans, bien plus courts qtie les tempes, les antennes atteignent l es deux liers des lyttes, les angles postrieurs du pronotum sont droits et la base es t rectiligne; les lytres sont largis aprs l e milieu, leut gouttire ltummle est troite; l'deagus est de forme diffrente. 25. T curticollis Fairmaite, 1866, Ann. Soc. ent. Ft., p 18; type: Constantine (Hnon). -Pandell, 1867, Mat. Cat. Grenier, p . -Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg. XXXI, p. 187. Bedel, Cat. Col. N. Art., I, p 84. Alg!'ie, Constantine : ( Hnon !) Bled Yousef [ '? probablement en Kabylie] (coll. Jeannel). Les deux seuls exemplaites que j'ai vus sont des femelles Cette espce est Lrs remarqua ble pat ses angles poslrieu ts du pronotu m sai liants eu atTire et pat les stries externes de ses lytres effaces. Je ne la place dans l e groupe du 1' {tvus qu'avec doute J en attendant de connailre son dcagus.

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30 BULLETIN DE LA SOCIT DES SCIENCES. NATURELLES DU llfA.ROC D. Espce du groupe de T. aethiopicus Alluaud (1). 26. T. aethiopicus Alluaud, Bull. Mus. Hist. nat. Paris, p. 493; type : petit Akaki. Abyssinie : bords de Ja rivire petit A kaki, affluent de l' Aouache, bassin de la mer Rouge, vers 2.200 m. d'ait., un mle (M. de !). Cette gtande espce 5,8 mm.) est remarquable par sa forme trs convexe, t'enfle, et pat ses camctres chtotaxiques qui l'isolent tout fait. deagus est grand, allong, et rappelle cel ui du T. Peyel'imhoffi; le sommet se termine en bec crochu et le sac interne porte une grande pice allonge, enroule en cornet. (1) Les Tl'ecltus sublael'is nniTr. et T. bipmtitus RaiTr galement dcrits d'Abys sinie, n'appru'liennru1L -pas au genre TJecllus. Ils constituent un genre bien diffrent avec des espces des hautes montagnes de l'Afrique orientale, de I'Afl'ique austrnle et de l'le Crozet. Rochefort-sur-mer. Imprimerie A. Tho yon-Th ze

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9 A. JEANNEL 1.ES TRECHINAE DE FRANCE (PRMIRE PARTIE). 9

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Extrall des Annales de ta Socit entonwloJique de France, 1921 [1922]. LES TRECHIN.AE DE FHANCE PARTIE) par le nr Ren JEANNEL. Le groupe des Tl'echinae comprend une quarantaine de genres dis tribus dans le monc cnticr. Le prsr.nt travail, limit la faune de Francr, n'en traitera qu'une faible partie; mais, tout en faisant l'expos des espces franaises, cette petite revision mc permettra de pscr les premiers jalons d'une classification phylogrniquc nouvelle du groupe. Lrs Trechinae constituent un groupe homogne, bien flni (:!ar certains caractres ct, par suite, bien isol des groupes voisins. D'autre part; ils sont trs anciens, puisque la distribution gographique actuelle de certains genres ou mme de certaines espces prouve clairement que ces g()nrcl' ou espces datent au moins du Crtac et peut-tre mme du Jurassique. Les larves de Trechinae possdent d'ailleurs une conformation archaque des palpes, qui ne sc retrouve dans aucun autre groupe des Carabidae [JEANXEL, 1.920, Les larves des Trechini (llio.peol. XLII) ]. Pour ces raisons je pense qu'il faut donner aux Tl'eehinae le: rang de sons-famille, ct des quatre autres groupes d'importance ingale, Nomiinae, Poyoninae, Bembidiinae, .1/erizodinae, dont les manihulcs portent un porc stigrc sur leur face externe, comme chez les Trechinae. CAIIACTRES DES Tll.ECIIINAE. Tte avec des sillons frontaux nets, arqus en dehors, srparant c faon prcise le vertex des joues ou parties latralcs du front. Ces sillons frontaux commencent en avant sur les cts de l'rpistomc, ils s'arrondissent sur le disque du front, puis passent en gnral sur les cts de la tte en arrire des yeux, dont ils sont spars par les tempes ct gagnent la face ventrale pour sc terminer la base de la pice Labre en gnral trans verse, chancre. Mandibules saillantes, avec un porc stigrc sur leur face externe. Palpes maxillaire_s avant-dernier article glabre (1), {1) Quelques poils se trouvent sur le palpe des Trechisibus Motsch., des Tlechoblemus Ganglb. ct du Neaphaenops Telkamp{i Er. 1\lais ces quelques poils sont bien diffrents de la pubescence longue ct fournie des palpes acs Bcmbidiinae ct des llfe1i::odinae. Ann. Soc. ent. Fr., xc ['1921].

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!62 Dr Ren JEANNEL. dernier arliclc conique, plus ou moins pais, aussi long ou seulement un peu plus court ,que l'avant-dernier. Labium transverse, libre ou soud la pice gul:.lirc; son bord antrieur est profondment chancr cl porte une dent mdiane, simple ou bifide; les lobes lat(raux sont pointus ct trs saillants. L'avant-dernier article des palpes labiaux porte 3 ou 6 soles. La languelle est carre ou triangulaire, souvent munie d'une sur le milieu de son botd libro; elle porte toujours deux longnes mdianes, insres cte cte sur la face ventral<', tout prs du bord libre, cl trois petites soies de chnqnc ct, sur le bord libre. Paraglosses grls. longs, :uqus, cilis, trs peu chitiniss. lytres en gtnt'ral avec huit stries, parloilneulement six. La strie suturale sc rllchit presque toujours l'apex ct forme une crosse qui sc recourbe vers la terminaison de la 5 ou de la ac strie. La partie r(flchic de cette crosse (1) longe le ct interne d'une forte carric saillante (carne apicale), dont le ct externe est bord par les der niers porcs apicaux de la srie ombilique. Cavits coxales intermdiaires fermes en dehors Abdomen six segments ventraux. Tibias antrieurs avec une chancrure interne vers le tiers apical. Tarses antrieurs avec les fieux premiers nrticlcs (rnrcment les quatre premiers chez un genre austr:11icn, p:1rfois seule ment le premier) di ln ts et lobs en dedans chez les mlcs ; ln face ventrale des articles dilats est garnie de poils adhsifs cupuliformes. Quatrime article de tous les tarses trs._ sou vent prolong, son bord npicnl ct ventral, par un long appendice membraneux tendu sous l'onychium Cet appendice existe chez beaucoup de gcnr"cs; lorsqu'il manque il est toujours remplac pnr un petit tubercule portant une longue soie. Ocdengus lobe m(i:m arqu, styles latra11x courts ct aplatis, en gnral termins par 4 soies; la partie dorsale du para mre est membraneuse. Le sac interne porte des pices Yaginablcs de forme va rialllc, mais d'un type absolument fixe ct bien dfini pour chaque espce. Chtotaxic. Deux porcs stigrcs susorbitaircs, dont l':mtrieur se trouve au-dessus de l'il, l 'au tr e dans le sillon frontal; les lignes imaginaires passant par les deux pores susorbitaires de chaque ct sont appeles lignes orbitaires ; suivant l'cartcnicnt variable des pores entre eux, ces lignes convergent ou divergent en Pronotnm avec un porc margin:JI situ ver s le tiers ant rieur de la gouttire marginale et un porc marginal postrieur situ un peu postrieur. Cc porc postrieur disparat chez certains troglobies pronor um tres rtrci. (1) Etlc fait dfaut chez les Ocltthephilini cl dans le genre Cnides lllotsch.

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l-es Tl'echinae de Fr.ance. !63 : la sertc ombilique est spare en deux groupes d pores stigircs, sur la ge strin, prs de l:r goutlii!rc m:r'rgin:rle. Le groupe nntrir.ur humral, est !orm par quatre porcs dont le premicr sc trou\'C l'origine de la 7c strie, les trois autres sur la Sa strie; le groupe post rieur comprend quatre porcs sur la moiti npicolc de la 8 stric, les deux porcs post(ricurs sc tramant contre carinc ('). La 3c strie, ct pal'fois :russi ln i)c portent des sl-rics discales de porcs stigrcs. Il existe, en gn ral, seulement deux porcs sut la 3c strie, vers le quart ou le tiers IJ:rs:rl, le postrieur 11n peu aprs le milieu. De pl11s .-.n trouYe l'apex. de de l'L'Iltrc trois u porcs apicaux l'un (porc apical interne) s11r le 3 c interstrie, contre la crosse de ln 2 c strie, un autre ( porc :rpic:ll externe) sur la p:rrlie rllchic de la crosse de la strie contre la j:arnc :rpicalc, enfin 1111 troisime plus petit (porc marginal) sur le sommet apic:rl de la ('rnsse de la strie suturnlc, l' endroit o elle rct:oilla terminaison de la 2c strie. Ces trois pores npicaux forment un triungle apical dont la lorme peut servir cnrnctriser certaines espces amricaines La plupart clcs carnctrcs numrs ci-dessus ne sont pas absolu ment constants, soit qu'ils mnnqucnt pa.rlois chez qu e lques types nb. cnnnts des Trechinae, soit qu'on les rrtrouvc chez quelques espcrs luisant partie d'un autre groupe. deux: caractres sont spciuux aux Trechinae, ne manquant chez aucune espce ct ne sc rctrouvunt chrz aucun autrc Carubiquc,.cc sont : (1) La dsagrgation tle la st\ric omhiticptr. chez certains genres ca1 erni coles n'est pas u toul, I'Ommc te croyait J,. GANGLDAUEn, Je rsultat du simple rPjcL en dcans du 2 ou a pore vers le dis c ptc de l' l ytre. C'est un phnom ne plus complir1uc qui s'est produit en plusieurs temps. D'abord l'espace qui spare la 8' strie de la gouttire marginale s'accroit ct lous les peres si! us sur la 8' strie sc trouvent de ce fait carts du bord mar,::inal en bloc. Ensuite le premier porc, situ sur la racine de la 7' stri e, sc dpl ace le long de ce ll e strie; il sc porte ainsi au niveau du deuxime porc ou mme du troisime cl en dedans d'eux. C'est donr. le premier pore qui devient le n interne. I.e cuxiime porc, plac l'angle humral, reste invariable, mais ks troisime ct quatrime porcs sc dplacenl sur la s strie en s'cartant les uns des autres. La srie ombilirpu!c dsagrege Anophlhalmes d Europe comprend ainsi un porc interne, sur la 7 strie, un niveau plu s ou moins postrieur, ct trois pores externes dont l'antrieur est dans la gouttire l'angle humml ct les deux aulrl's sont sur la 8 strie. Tous les degrs s observent entre la srie om!Jilique rgulire d'un Trechu. ct la srie << >> volue d'un Aphaenops. Chi'Z l es Anophtbalnws amricains la shic omhilil)ue sc Msagri>gc suivant un autre lype, car che z eux le premier pore resLe li x c la racin e c la 7' strir.

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1.64 Dr Ren JEAI'I'NEL. 1.0 la forme spciillc rlc3 sillons frontaux. touj(lurs nets, rgulicr:>, carts cs yeux; 2 la stl'llcturc de la languette ct drs parnglosscs ct particulirement la disposition des huit S(lics sur le --bord c la languette ( 1 ). Cette diagnose rejette hors des Trechinae les .1/erizodus Sol., Oopte-1"US Whitr, 13atcs, Brouu (nec Gurin), Brachydema SI., Pcrcodermus SI., Pterocyrtus SI., Idaca.rabus Lca, que Th. SLOANE (:1!}20, Proc. Lin. Soc. N. S. Wale., XLV, p. 1.39) a d'ailleurs dj groups, ma sug gestion, sous le nom de Meri:::odini (2 ) cot de ses Trechini, dans une tribu spciale. Il reste sa voir si les Merizodini cie SLOANE doivent constituer une sous-famille propre ou s'il faut, comme cela mc pmait probable, les rattacher aux nembidiinae Les Trechinae sc divisent en deux tribus d'aprs la forme de leurs palpes maxillaires c t la dispo:;ition des stries l'apex des lytres. La prcmi6rc de ces tribus, entirement tropicale, est constitue par deux sries phyltiques principales, celle des Ochthephiltts ( Pel'ileptus auct.) ct celle des Trechocles ntackiJ. Seule la premire de ces deux sries est rcprLsente ans la faune palarctiqur Quant it l'autre tribu, elle est beaucoup plus ct renferme un certain nombre de sries phyltir1ues u type Trecitus, dans le monde entier. (1) Il n'existe que deux soies, aux deux grandes soies m diane;; des Trecltinae, cbrz le; Bembicliinac, Pogoninae el Nomiinlte. (2) Les Meri:.oclinae ont une distribution antarctique. Ils comprennent rn rflP.t : t le genre Jlleri:;o
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Les Trechinae de France. i65 Tnwu OCHTHEPHILINI, nov. Dernier article des palpes maxillaires subul, grle, cylindrique, hien plus troit ct pl us court que ra vaut-dernier; cr lui-ci un peu scuriforme. Apex des lytres sans carne apicale, sans retour de la strie su tura le. Celle tribu n'est reprsente fJUC par une seule espce dans la faune palarctique (l ). Genre OchUae(tlallns Nietner. Och thephilus (2 ) Nictncr, 1857, Ann. Jlag. nat._ Jlist., (2) XX, p. 276; type : O. ceylanicus Nietn. -Perilrptus Schnum, 1860, Nat. JnsDcutchl., 1, p. 663; type : P areolains Cr. Putzcys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. 362 (revision).Ganglbancr, 1892, JGif. Mittcleur., 1, p. i85. -Blemus Lap. de Castelnau, 186,0, His!. nat. Col., 1, p. i55 [nec -RI emus Stcphcns, 1830, Ill. Bril. Ent., I, p. i 7i; type : R. pa/udoms Gyll.]. -Bede!, Faune Col. Bass: Scinr, 1, p. 38. -Pyrrotachys Sloane, 1896, Proc. Linn. Soc. N. S. H'a/es, p. 376,; type : P. constricticeps SI. Les Ochtltephilus sont de trs petits Insectes de forme troite ct parall.lc, dprims, pubescents. Leurs yeux sont volumineux, les sillons frontaux sont troits, rguliers, nettement creuss en coup de gouge; l'pis tome est distinct du postpistomc, le labre est troit la base, prcsqe bilob en avant ct un peu en forme d'Y. Les antennes sont longues ct la dnt du menton est simple. Le prouotum est cordi forme, peine rebord latralement, avec le disque ponctu et un profond sillon longitudinal et mdian en coup de gouge. lytres longs et parallles strir.s plus ou moins nettes, intcrstrics plus ou moins fortement ponctus. Tibias antrieurs pubescents, sans trace de sillon (1) Dans les faunes tropicales, la tribu comprend les genres Ochthephilus Niel!!. (Afrique, Asie, Australie), Apoplotrechus Ail. (Madagascar), 'he clwdes Black b. ( ,Urique, Asie, Australie), Sporades Fau v. Temnostega G. Enderl. (lie Crozet) el un genre inedit de l'Amrique du Sud. (2) J)Ochlhepliilus ceylanicus Nietner est une espec trs voisine rln l'erileptus japonicus Ba tes. J'en ai vu nnc srie d'exemplaires provenant de l'Inde, parfaitement conformes la description de Nm.Ti'nm. Il ne fait donc aucun doute que les genres Oclltltepltil11S et Pe1'ileplus soient identiques; l'uTZrs (l. c., p. 362) cu avait d'ailleurs dj convenu. On sc trouve donc dans l'obligation formelle de remplacer le nom de Pe1ileptus Scbaum 1860 par celui d'Ocltlhephil1ts Nictner 1857.

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f(j(j n Hrn JgANNEL. l o ngitudinal exter ne. L e q r wtri nw article drs tar ses est' pro l o ng1) t'Il dessous de l'onydrillln par une long u e rxpausion 111L'Illbr, pl. 2, llg. 1!.1; type :Autriche -1. Duval, iS. :11111. Sor:. r11t. Fr., p. 22;). Ganglhauer, U!!.l2, K iif. I, p. 18:i. Bede !, Faun e Col. Bass. S einP, I, p 82 (2). -acu ticul/i s L. Dufour Exc cnt. Mont. Ossau, p 28. Tout e la Frunce, commun au b or d des e:tux U. tli'tolatus es t r( pandu t oute l Eur o p e l emp.r(e et l e nord de l Afrique. Il prsente ivcrsrs vnrit:; e cul o rati on c t l S t r P .pr(St'nt a ux les Canaries pat une race or ale di:;linl'le (subsp. ?li!Jritttl u s Woll.). La form e typiqtre seule se trouve e n Fr a nce. Tmn u TRECHINI, 110\' Dl'rnhr article des pulpes maxillaires coniqu e, uussi l o ng ou plus lung que l'uvant-Lie mir.r ct guLre plus L 'li 'uil sa hase qu e lui; l' aYnutdern icr urticle es t conilfUL', tJ' uit l a hase, lar gi au sommet. Apex d es l y tre s av.:c une car ue :tpicalc l't u ne crosse dLcdte par l a s trie suturale sc rt-.tlcltb sa nt sur l a ii" rJU wrla :.l" strie. L e groupe Lles Trrc ltin i romprcnd un CL'I'lain nombr e Lie s rics plryltit[Ul s, c'est--d i re d e groupes d1. ge nre s d es lleg n 's (wnlutif s dinr s, ayaut une orig iue l'utnmune Ces lign'cs dt\ lini es pal' des cural'li.rcs [Wrticuli e r s de l eur m orplttllogie cxterue l't auss i pur cs curuc t r cs sexu els. Elles rl'nfcrmcut ct e ct e d es ( 1 ) D c.;sc ht's c t con:iervs e n cotle clion, l e s Ochtltepllilus une forte odeur d e cuir de 1\us .;ie, comparal.Jle ce ll e ue l es llledius m e tt ent lor s qu 'i l s sont vivant s (2) On _trouvera dan s trois ouvra ges la hilJ iio;,;raplti e complte de s noinrcux travaux concernan t cdle es p ce

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Les Trechinae de France. :1.67 lucicolcs du typo Trechus ct des genres ou espces souterrains, cavernicoles ou endogs, il des stades d'volution plus ou moins avancs. En outre ces sries phyltiques peuvent tre rassembls dans deux grands groupes d'aprs la structure des tibias antrieurs Le premier de ces groupes est c:1ractris par des tibias antrieurs absolument glubres sur les fuccs externe et antirirurc cl ordinuircment orns d'un sillon longitudinul sur la laec extrne Il comprend la majoril des es pces lucicoles, mais aussi des cavcrnicolc3. Le druximc groupe runit les espces dont les tibias anltricurs sont pu!Jesccnls, uu moins sur lu moi li apicale de la fae antrieure; tantt la face ex terne est glabre ct occupe par un profond sillon longitudinal cxteme, tantt cette mme face ne uucun sillon et tout le Lihia est pubscent. Cc deuxime grmpe rcnlermc surtout des ca vcrnicoles palarctir)lles, mais uussi des lucicolcs, prindpalemcnt dans l'Arn{rirJue du Sud. Dans la lanne palarctique il n'L'x isle qu'une seule srie phyltique du prcmir groupe, mais on cannait plusieurs sries phyltirJucs distinctes du deuxime groupe. TAIILEAU DES GENRES DE LA FACNE FRAXAlSE. :1.. Tibias antrieurs glabres sur les lacrs antrieure ct rxtcrnc, pr.csquc toujours sillonns sur la face externe (srie phyl. de Trechu.Y)...... .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. Tibias antrieurs soit entirement pubescents, soit glabres sur la lace externe, mais au moins pubescents sur la partie apicale de la lace untricure.. . . . . . . . . . . . . . 3. 2. Dent du menton simple. Porc apicul interne plac loin avant la dcli vil apicale de l'lytre, sur la deuxime strie Type : E. secalis Payk ....... ........... .... L Epaphius Stcph. Dent du menton bilidc. Porc apical intrmc plac p1s du sommrt, sur la crosse apiculc de la deuxime sll'ic. Type : T. rubens Clairv., = quadristl'iatus Sehrk. : 2. Trechus Cluirv. 3. Tibias antrieurs avec un sillon longitudinal externe; la pubescence du tibia est aligne : un rang de poils sur la face antrieure, un' rang de poils duns le sillon extcrnr. 4. Tibias antrieurs avec un sillon longitudinal cx.turnc, glabres sur la face cxtcrne; pubescents il l'extrmit apicale de la lace antrieure (srie phyl. de Dura/ites[.. .... ... . 5. Tibias antrieurs sans sillon longitudinal rxtrrne, rnlii rcment pubescents (sl'ies phyl. de Dnvaliu.s ct lplwnwps). 7.

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:1.68 Dr Ren JEANNE! .. lytres avec un bourrelet basal entre l' paule ctl\:cusson. Crosse apicale de la strie suturale rllchic sur la 3c strie Labium libre; six soies sur l'extrmit antrieurc de piicc (srie phyl. de Insectes glabres, oculs, trs longues. Type : 1'/t. lfhilei won... ....................... ... 3. Thalassophilus Woll. lytres sans bourrelet basal. Crosse npicalc de strie sutur:rlc rllchic sur la 3 sttic. soud; une herse de :1.3 soies sur l'extrmit :rntricurc de l:r pice gulairc (s!ric phyl. de .1'1echob/emu.). Insectes p_uhcsccnts, oculs. Type : '7'. Hcrbst... . . . Trechoblemus Ganglb. 5 Srie ombilique irrgulire Dr nt du menton pein e presque cnti.re. Type : S. J/ayetiAb. 7. Speotrechus, nov. gcn. Srie ombilii]Ue rgulire. Dent du menton bifidr ...... ... 6. 5 L:rbium soud; une herse de 10 it :1.2 soies sur l 'e xtrmit :mtricmc de la pice gul:rirc Tte ct pronotnm glabres, lytres pubescents. Type : L. discus F. 5. Lasiotrechus Ganglb. Labium libre; 5 6 soies sur l'extr mit antricmc de pice "gulairr.: Jtlytrcs glahres. Insectqs troglobies. Type : IJ, Doriae Gestro . . . . . . . . . . 6. Duvalites Jc:mn. 7. Trs petits insectes :i grosse tte cl :mtcnncs longu es, vivant la zone des plages maritimes . A va ntdernier des palpes renfl; dernier article conique, grlc. Tibias antrieurs courts ct p11is. . . . . . . 8. Insectes de taille nor'nwle, cavernicoles ou cndogs. Avant dernier mticle des pnlpcs allong ; dernier article sa hase que le sommet u prcdent. Tibias anh\rieurs trs long s ct trs g:rlcs. . . . . . . . . . . . . . . . 9. 8. Dent du menton bifide. Jtiytrcs norm:tlnment dvelopps :i l'apex, anc la sttie sututale rllchic ct une c:rrime :rpicalc nette; nombreux porcs stigrcs surnumirailes sm les inter stries. Labium libtc. Type. A. mnrhms Strom. iO. Aepus Sam. Dent du menton simple. au sommet; spa rment arrondis ct amincis s:rns tr:rce de strie api cale ni de carne apicale; pas de porcs supplmcnL:rircs sur les intrrslrics. Labium partiellement soud. Type : :1. Robini La boo ..... ....... 00 00 00 00... i:l.. Aepopsis, nov. gcn. 9 Sric ombilique rrgulirc. Dent du ment o n bifide. Laliium libre................................................. :1.0.

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Les T1rchinae de France. i69 Srie ombilique dsagrg(r.. Dent du menton simple. Labium soud ............................... : .............. ii. iO. Sillons frontaux complets. Prothorax et tctc glabres. Type : IJ. llaymondi Delar.. . . . . . . .. . . . 8. Duvalius Delar . Sillons frontaux iitcomplnts. Tte et pronotum pubescents chez les espces franai ses (subgcn. Trichaphaenops Jcann.). Type rln genre : T. Dapiei Pcyer...... O. Trechopsis Pcycr H. Sillons frontaux complets. Inseclrs de petite mem bres grt1lcs et courts, adapts la vic rndoge. Type : G Discontignyi Fairm.. . . . . . . 12 Geotrechus Jeann. Sillons frontaux incomplets. Insectes grles, allongis, it mem-bres excessivement l ongs, adapts la vic sur les parois stalagmites. Type: .-1. Leschellaultil3onv 13. Aphaenops Bon v. GROUPE 1. (Genres tibias antrieurs glabres.) PHYLTIQUE DE TnECHS. i. Genre F.aaahius Stcphcns. Epaphizts Leach (Strpht'ns, i830, Ill Brit. Ent. I, p. i7fl); type : E P:Jyk. Seidlitz, i8!J1, Faun Balt., d. 2, p. IH; Fa un. Transylv., p 68. -Ganglbauer, 1892, K:,r. Mitteleur I, p. 2:20. -Trechus auct. (pars). Le genre Epaphius renferme quelques esllces archaques, remarqua bles par Ir.urs caractres chtotaxiques et qui prsentent un type d'oc dcagus trs particulier Il constitue une lign e d'espces bor(ales ayant une tout autre origine que celles qui composent l e genre Trec hus ( 1). Epaphius secalis Paykull, 1790, i\lon. Crirab. Suce., p. type : SuMc -D c j can, 1831, Spec. V, p. leon., IV, pl. 206, Fairmairc ct Laboulhne, 1854, Faune cnt. fran<:. I, p. HO. -Pandell, 1867, .Mat. Faune fran II, p. 147. -Putzcys, 1870, St e tt. l'Ill. Ztg., p. 187. -Bede!, Faune Col. Bass Seine, I, p. GangliJauer, 1892, Kiif. .i\Iittcleur., I, p. 220. -Fabticius, 1801, Syst. Elcuth I, p. 209. -/aticollis Motschoulsli.y, i8!ili, ln s. Sib., p 235; type : lac Bakal. (1) Les espces constiluanl le genre Epaphiu. sonl les E. sccalis Payl1. F.. cpl!ippiatns Balcs ct t'. punctatoslriatus Putz., du Japon, E. chinensis Jeann., du Tch-Kiang Il n'existe pas d'Epaphitts dans J'Amrique du Nord quoi qu'en aient dit PUTZE\"S Cl GANGLUAUER.

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:1.7(1 n Rcu JEAl'>NEL. Strasboutg (Ecofl'ct). -1\Joscllc : Mntz (G1\hin) Somme : Le 'frpmt {Ch. -Coque l'el) ; Dieppe (A. Grou \ '!'Il!'!). -One : IJOis de Charme (L. BedPI !). -Mtwhihan (G. de Vry!). Sl'inc : Asuiiwrs (Lveill!).-Oise: Cte-d'Or (teste Bcdrl).-Hhnc: Lyou (A. Grou velle!). Rpandu dans le Nord de la France, mais toujours rare. On le trouve encore dans les Iles Britanniques, la pninsulc Scandinave, la Finlande, l'Europe moyenne (Allcmngnc, Moravie, Dohnw, Tran syl vanie), la Hussic, le Caucase ct lu Sibrie occidcntule, au moins j usqu'au luc Bakal. 2. Genre 'l'acchnN (Ciairville ) Jeanne!. Treclms Clair\'Hc, 180G, En tom. Hel v., If, _p. 2:2; type : T. mbens Cluirv. ( = quadrislrialus Schranl-:). Dejcun, :1.831, Spec. V, p. 2. -Putzcys, :J.8q,7, Stcit. ent. Zig, p 302. -l'andcll, 18G7, Mat. Faune fran., li, p. 13:1.. -Putzeys, :1.870, Slelt. ent Ztg, p. 7-48, 11!5-20:1., ill. I. -Bede!, Faune Col. Bass. Seine, J, p. 39 f't 15::!. -Ganglbnucr, 189:-.!, Ka!. I, p. 18G. Jeanne!, :1.920, /Juil. Soc. cnt. F1., p. i52 { dtat'. emcud.). Barthe, Cat. Gallo-rht'man ... {hors texte des Misee/lan. entom., Hl:l.!l-22, -Jeanne!, :102:1., /Juil. Soc. /list nat., Toulouse, XLIX p :l.Gi:i-:1.82. -JJlemus Stephens, :1.827, Ill. Brit. Ent. I, p. 17:1.; type: T. mbens F. (1).-Culot?ecltus Wollaston, i85t,, Jns. Madcr., p type: 1'. 11igrocruciatus WoU. Tel qu'il est dlni ici, l e gcurc Trechus e::>t reprsent dans toute la rgion palarctiquc, la tgion narctiquc jusqu'au Mexique (T. a:::;t.ec Jcann ) ct l'Australie. Les espces dcrites comme Trechus de l'Am rique du Sud, de l'Alrirjuc australe ct orientale, de l'Inde ct certaines espces australiennes, appartiennent des genres de toul autre ori gine, diffrant par la structure des tibias antrieurs ct par la disposition des stl'ics l'apex des lytres. ( 1) Le genre Trec/tus a tc cr par CLAIRVILLil pour plusieurs espces ct celle qu'il a figure. en dtails, celle qui a servi de base sa description est n'en pas douter l', !cupalpus mcridianus L., si bieu qu'une application stricte de la loi de priorite obligerait reserver le nom de T1ecltus aux Acupalpus, comme fait STEPHENS. Mais l'usage a prvalu depuis OF.JEAN Je laisser le nom de nec/ws au genre 11ui nou s orcupe ici, tant donn surtout que parmi les Trccltus tl e Cum VILJ.E liguren t des espces 11 ui sont certainement des Trec/m. dans l'acception ad111ise, comme par exemple T. 1'1tbens Clairv. = quadrist1iatit.! Schrank) qui doit tre considr con11ne le type du genre.

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Lrs Trerhinae de France. i7f Les T1echus constituent un groupe trs ancien dont l'histoire gologilJU1'rrmonte jusqu e dans l're Secondaire. Presque tuns ses repr sentants actuels Snt lucimles, la plupart rlt"gns dans lf'S famws alpines ciPs dill"lrents massifs montagncux 1le l'Europe; un petit nomhrPsont des Cavemicolcs. Par contre la grande majorit des nomhr eux Cavcmicoles d'Emope appartiennent tl'autres lignes de T recl!iui tibias antrieurs Ces lignes, dont l'histoire est l.Jicn dill"t! rente, n'existent plus dans la faune actuelle que par des reliclcs cavernicoles ou quelrJues relidcs alpins Le grand genre Trechus lui-mme est nnturellcmtmt polyphyltlJUC. Dans la faune palnrctiquc il est possible de distinguer une quai'antainc de groupes d 'espces bien cart1ctriss, dnns chacun desquels il existe un type particulier de pices copulatrices du sac interne, type const ituant une vritable signature de la lign e (1). 1'ABLEAU DE DES 1. Base du p1onotum sans plis ni rugosits lnugitudinnles en dehors du sillon mdian ; fosscllcs bnsalcs absentes ou sn pcl'ficicllcs, petites, liss rs. ltlytrcs nvec seulement quatre cinrJ stries internes trs li nes et trs supcrliciclles, liss es. -Ligne:; orbitaires convergentes... . . . . . . . . . . . :i!. -Base du pronotum toujours plus ou moins rugueuse; fosselles lw sales nettes, rugueuses. ltlytres stries cxte.rn cs toujours plus ou moins discernables.... . . . . . . . . 2. Angles postieurs du pronotum pre s que droits, vifs; fossettes basales petite s mais nettes. Tibias an t rieurs a \ 'Cc (1) Je mc propose d'exposer ailleurs l'lude ph)lognique dtaille des espces du genre Trec/ms, lr;rvail pour lequel j"ai dj runi un millier de prparaliom microscopiques clcs pices copulatrices de toutes les espces connues. Mais duns le Catalogue des Treclws frarHjais qui se trou1e pins loin, j"ai provisoirement numr les espces dans l'ordre phylognic(lte nouveau, c"est--dire groupcs d 'aprs leur lype J 'armature uu ,;ac inlernt'. Au conlraire, dans le lablcau cie dlerminalion de,; espces, j'ai cru hien faire en laissant au second plan les caractres sexuels cl en prenanl pour caractres directeurs tlcs:araclres faciles voir, tirs de la morphologie I'Xlerne Il en rsulte ualurellcrn<,ul s pond pas tlu tour l'ordre phylognique cl que des espcces rapproches par le lahh!au de dtermination sonl en ralil phylliquemenl trs loignes. Mais cela, il me semble, n a gure
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1.72 Dr Ren lEANNEL. un sillon longitudinal externe net. lytres 5 stries visi-bhs. Ail. lytres ovales comme chez T. obtusus Bt. Oedeagus trilS grle, bec efl1h\, arqu ors alement ct termin par un petit crochet; sac interne avec deux pices :illonges dont l'une est reourbe en forme de cimcterrC'. Long 3,7 4 mm..... .... ......... 8. cuniculorum Mequ. Angles postrieurs du pronotum trs obtlis, trs e!Tacs; base trs saillante. Tibias antrieurs sillon longitudinal ex terne plus ou moins e _!Tac. lytres 4 stries visibles.... 3 3. Macroptre. Coloration ple. Yeux cinrJ six fois aussi longs que les tempes. lytres allongs, parnll les, paules trs saillantes Oedeagus pais, sommet m o usse; pices du sac interne longues, droites, gales e t parallles. Long. 4 4,5 mm. . . . . . . . . . . . . . . . . G. quadristriatus Schrk. Ordinnirement brnchyptre. Coloration bruntre brillant. Yeux au plus rJuntrc fois aussi longs que les tempes. lytres ovales Oedeagus pais, mais pointe longue ct effile; pice s du sac interne courtes, trs ingales, tordues et replies. Long. 3 mm......................... 7 obtusus Er. a. Grande taille 1_4 4,5 mm.) Brachyptre ou rnrc ment lytres ovales paule s sail lantes.. ....................... forma typica. b. Trs petite taille (3 mm.). Aptr e lytres ovales courts, non (}!argis en arrire. les paules ena e c s..... ... . . . . . . subsp Renati (1), nov. 4 Tibias nnt ricurs sans trilce de sillon longitudionl sur la face externe ... .... : . . . . . . . . . . . . . . . . . 5. Tibias antrieurs avC'c un sillon longitudinal externe. . . 8. 5. Boed basal de l'lytre perpendiculaire la ligne mdiane. Pore apical interne de l'lytre situ sa position normale, c'est--dire peu prs la mme distance du somme t de l'lytre que de la suture Lignes orbitaires convergent e s. lytres allongs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6. Bord basal de l' lytre oblique. Porc apical interne bien plus loign du somm e t de l'lytre qu e de la suture; la cross e apicale d e la 2 strie e st tr s all o ng e. Lignes orbitaires divergentes. lytres en ovalc trs ample................ 7. (t) Ddi la mmoire de Ren MAGDELAINE, fils de notre collgue.

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Les Trechinae de France. G. Base du.pronolum saillante. allongs, stries effa-ces, furtemeul ponctues. Coloration brun de poix. plus ou moins claire. Oeeagus Lrs grand, renll el trs arqu i73 la !Jase; sac interne avec une petite tlice ovalaire concave plare de champ. Long 2,5 3 mru.. i. Delarouzeei Panel. a. Stries des lytres tt'i!s cll'accs au sommet ...... .. . . . .. .. .. .. .. .. .. .. (or ma typit:a. b. Les trois premires striPs bien marques jusqu'au sommet, leur ponctuation plus !m'le .......... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. subsp. tu1'inensis, nov. -13ase du pronotum rectiligne. plus et plus convcX!\S, stl'ics l>icu jusqu'au sommet, plus linc-mPnt poncturs. Coloration toujours fonce. Ocdc:1gus scmblablr celui de 1'. Dclarou:=rei. Long. :J mm. 2. maritimus De v. 7. Angles postrieurs du pronotum obtus, mousss, mais accuss; !ossclles basales profondes. stries pl us fines, moins nettement ponrtucs, inlcrstrics presque plans. gtan, court el (pais; sac interne deux pices arliculPs, l'une droite, concarr, r.Ll'autre, g:m-chc, crt'nclc. Long. 4-,2 mm........ 1G. bigerricus Jcann. -Angle:-postrieurs du pronotum trs arrondis; fosse \les basales superlicir.lles, mais lmgcs lytres stries plus !orles, plus pro!ond[\menl ponctues; interslrics con rexes. Long. 4-mm. (9) il 4-,5 mm. (d') .. i:. Kiesenwetteri Pand. ll. Angles pcslt'tieurs du pronolum fortement La goullirc marginale des t'lytres commence au niveau do la mcincdc la 4- strie. Coloration teslart'c; [Ot'me trnitc cl dprime. Lignes orbilairrs diver gentes. Pronotum troit, base saillante. lylr
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i74 D non JEANNEL. des :.mtcnnes aussi long que le qtwtrime ... ... . .. .. . .. .. . .. .. sn!Jsp. tlistinct:us Fairm. b. anguleuses. Deuxii.me article des antelines plus court rJue le q.twtrime... {onna typica. iO. Deuxime article des antennes plus long que le quatrime. -Ua se du pronotum saillante. Insectes de petite taille. . . . :l L Deuxime nrticle des antennes pas plus long que le quatrime ..................... ............ ........ ...... t2 H. Antennes courtes, noueuses, articles ovodes. Yeux deux luis aussi longs que les tempes. Lignes or hilaires con ver gentes. Ponctuation des stries assel grosse et superlieielle. Oedeagus court, bec effil.; sac in leme arm de deux pices Jmelleuses, l'une arrondie, l 'aut re allonge, retruussce nu sommet. Long. 2,5 2,8 mm.......... H Drj. Antennes plus loirgues, :rrticles cylindriques. Lignes orbi taires parallles. Stl'ies des lytres lisses court, il bec effil; pices du sac interne toutes deux allonges, rectilignes, mais in&.gales. . . . . . . 1.2. latebricola Kiesw. a. Youx i1 peine pluslongs que les tempes. Pas e stl'iole juxt a scutellairc Pronutum petit, trs rtrci la hase. Long. 3 mm. subsp. a ranensisJeann. -Yeux gros, deux lois' aussi longs que les tempes. Striole juxta-scutellaire nette. Long 3,5 mm... b. b. Pronotum fortement transverse, i1 cots bien arrondis; lytres convexes ............. . . . . . . . . . .'...... subsp. pinguis Kiesw. Pronotum moins transverse, cts peu arqus; lytres -troits ... {onna typica. -12. Pronotum allong(, subcarr, ses tts tris peu arqus, presque par allles. -Angles postrieurs du pronotum drt>its, fossettes basales pctiles. lytres courts, peu convexes, stries fines ct lisses. Lignes orbilaires convergentes. Ocdeagus petit, grle, i1 :rplati; sac intern e avec une petite piice cnrrre dont le IJOrd dorsal paissi forme une pointe en avant. Long 3,5 mm. 9. Putzeysi Pand. Pronotum plus ou moins transn ; rse, ses t:ti s bien ar
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Les Trechinae de France. Stries des lytres lisses ou ponctuation trs fine... . . 19. U.. Pronotum trs grand, presque aussi large que la base des lytres, ses cts fortement arrondis, ses angles postrieurs saillants en arrii.re, les fossettes basales larges cl trs profondes, -la base rectiligne. lytres allongs, convexes, paules saillantes, stries pro ct fortement ponctues, les interstries tl's convexes. Lignes orbitaires parallles. Oedeagus pais, pointe c!filo; sac interne sans autre armature que quelques petites dents dorsales ct apicales. Long. 5 mm... . . . . . . . . . . amplicollis Fairm. Pronotum nettement moins large que les lytres, les angles post.riours non saillants en Armature du sne in-terne toujours dveloppe .............. --.............. 15. 15. Stries externes des lytres effaces ou moins profondes que les stries internes. Yeux. plus longs_ que les tempes....... !6. Stries externes des lytres profondment quo les stries internes. Yeux. aussi longs ou plus courts quo les tempes. Aptres ......... ........ ; : . . . . . . . 18. 16. P1onotum il base rectiligne.-Grande espce aile prothorax petit, transverse, non rtrci ln base, lytres grands, parallles, allongs, avec les paulrs saillantes, les stries externes bien marques. Gouttire marginale du pronotum trs large, les angllls postrieurs oxpl:ms. Oedea gus trs grand, non renll la hase, le sommet dissymtrique ct large; sne interne avec deux larges pices aplaties rectangulaires accoles l'une il l'autre; pas d'pines. Long. 6 6,6 mm ..... ; .................. ,.... rubens Fahr. Pronotum base saillante en arrire. Stries externe des lytres effaces ............ ;......... .................. 17 l7. Pronotum transverse, non rtrci la base, la gouttire marginale trs large, les angles postrieurs explnns, trs saillants. -Ail ou brachyptrc. Lignes orbitaires convel' gcntes. lytres courts, elliptiques, peu arrondis sur les cots. Coloration brun de poix assez plo uniforme. Oedeagus court, arquo, symtrique, trs renO la base, mousse au sommet; sac interne avec une pice spatule reposant sur un pais feutrage de petites pines trs nombreuses. Long. 3,5 4 mm ........... . . . . . 3. austriacus Dej. Pronotum peine transverse, rtrci la base, la gouttire

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i76 D l\en JEANNEL. mnrginale troilr, lrs :mgles posl(rieurs prf'sqne non sagus tts petit, gn\Je, trs arqu, ,, poiut e com't(l; sac intcnw avec une pico qua dl'ilat .tn llonL le bord dorsal paissi Iurnw un boe ac .... . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2!J. Delhermi Saulcy a. Yeux plus gtmu.ls, composis d n 50 omtpalidies tnvit'OII. Pronotum aussi long que large, ctt's en gnral arroudis. Long mm ........ . .. . .. .. . . . . .. subsp. Day1' emi Saulcy b Yeux plus p e tits, d'environ 20 ommnli die s. Ponotum un p e u pluslongiJuclatgc, c t s moins arqus Long. 4,;':i mm. forma typiclt (') !9. Cts du pronotum f tH'l(uwnt rtrcis el si nus dans leur I}U:lrl basal. -Lignes orhilairl's divergentes. Base du Jlro-. (1) Le '/'. Fauve! r.sl certainement idenliqtw au 1'. Dllillenni typii(UC. Les termes trs prcis tle ta diagnose latine de F,\UnL {llev. tl'E'Ittom Caen, 1880, 1, p. 7 u ) s'arpliiiUCnl trs exa c tement au T. Oelltermi de la grolle de cl contrastent d'ailleurs a vue l'allirmation faite ensuite par FAUVIlL que le T. avcy1onen.vs sc distingue sans peine [du 1'. /Jelllermi] par tous ses caractres, notamment par sa tte cl son corst!lct toul autres, . par l'i1tscrlion des porcs i!lytraux etc. Il rst dnir rue JI.\UVJ>L a dcrit comme 1'. IWC!JI'OIICIISis un 1'. f)e/hermi Saulcy vo; rilablc cl l(u'il ra ensuite compar au 1' Dcj.

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Les Trecltinae de F-rance. :1.77 notum rcctilignlus court,; qtw les tempes. Antennes attcignunt le ticts bnsal des lyllcs Pronotum aussi que !urge. ly-tre.s elliptiques allongs. Long. 5,6 6 mm. 2L Bordei Pey er. Coloration testuc rougetre. robuste. Yeux trs petits, poncti!ormcs. Antennes atteignant le milieu des lytres. l'ronotum plus que l:nge. lytres oYales, amples, stries ptolondcs. Long. ti 6,5 mr:n.. 22. navaricus Vuill. 2L Tibius untricurs bisillonn(\,; sur leur face externe; en uvunt du sillon hubitucl sc trouve un deuxime sillon patal\lc, net, mais moins marqu. Yeux voluminr.ux, deux lois aussi longs que les tt'lllJleS; lignes orbitaires patalllcs. Pro notum transverse, base rectiligne. oblongs, h11ges, tJaulcs saillantes, stries externes elfaces. Oedcagus court ct sac interne muni de deux pices vaginahlcs, dont l'une est en lorme de sabot, place de clwmp, l'ault'tl quadrilobe. Long. 3,5 4,5 mm.. ..... distigma Kiesw. Tibius antrieurs uvee un seul sillon sur la face externe.... 22. 22. Base du pronotum saillatltC en arri(rc au milieu, obliquc lllenllronquc latrallmcnt.Lignes orbitaires divergentes Oedeagus de trs grande taille, allong; sac intmne muni d'une double pli!CC lamelleuse place de champ ct dont la branche suprieur e est longue et aigu. . . . . . . . 23. Busc du ptonolum rectiligne............................ 23. J.<'orme gnrule oblongue., allonge Pronotum rtrC-i la base. lytres longs acumins, stlies Il nes' le.s externes hien traces; interstries phms. Y1ux aussi longs que t e s tempes. Pointe dr 1\,e!lc:tgus aigui', simple; sac interne cou vert de petites tcailles. Long. t1 mm. { 9) mm. {d') .. . ..... .. .. .. . . . . . .. . . . . .. . i9. Brucki Faitm

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i78 D Ren JEANNEL. Formo plus lr:1pue, plus convexe; ytres courts. Y eux plus courts que les t empes. Pointe de l'oedcagus termine une sorto de bec crochu du ct dorsnl; sne interne un gros d'pines nccoles...... . ........... 24. 24. Pronotum non ri!Lrci la !Juse, celle-ci aussi lllrge que le sommet. Strics des lytres JU'ofondns; inter stries convexes. Colom lion !Jrun:Hrc fonc. -Long. 4,5 mm. ( Q) 5,5 mm. (d') .. .. .. .. .. .. . .. .. i 7. Grenieri Pronoturn subcortliforml', trs rtrci bnsr.. Stries dl's lytres linos, snperficil'llcs; iott1rstrics plans. Colornlion noir de poix Ltl'illant. Long. 4,3 mm. (d') . i8. Bepmalei Jcnnn. 25. Pctilc (moins do 3,5 mm.). Dr.uxime porc discal situ bien le milieu de l'lytre............. ............. 26. Gmnde laille (Illus de 3,8 mm.) Deuxime porc de l'lytre situ milieu... .............................. '1.7. 26. Pronotum petit, us rtrci base, les angles postrieurs o!Jtus, non en dehors, les fosstUes bnsales lnrgt'S ct profondes, eontigus aux cts. lytres ovules allougs, paules clfnct\S, stries superficiC'Ilcmenl ponctues, effaces au sommet N sur les cts. Lignes orbiwirus paral-lblcs ou divergentes. Ocdr,agus moyen, acumin; sac interne muni de deux pices, l'une lnmclleuse, place de chnrnp, dont le bord dors:! paissi forme un bec apical recourb, l'outre troite, stylodc, acumine. Long. 3,3 mm.. Pertyi Heer. Pronotum mnplc, aussi large lu base qu'au sommet, les :mglcs postrieurs presque droits, snillants en dl!hors, les fossettes bns:tles trs snpcl'licielles, rapprochi's de la ligne minnc. lytres allongs, paules suillantcs, stries trs fines, lisses, non ciTact\es mr sommct, encore indiques sur les cts. Lignes orbitnircs convergentes. t\dcngus pais ln b:1se, r.llil au sommet; sac interne li vcc une pice en gouttir e tt,r'duc en spirnlc sur face convexe Long. 3,2 3,5 mm.................. ....... 5. cantalicus Fnuv. 2i. Pr.u convexe Brun de poix hrillnnt. Pronotum pclil, il cts peu arqus Jtlytrcs .:,Jarg"is aprs le inilir.u, JJorrs tliscuux fovolus; Ill 2" slrie s 'cntc de la suture liU sommet sans former de crosse. Lignes orbitaires p:ualll!lcs. ('(lcllgus trs grand, allongt\, iJ pllintc rctrousse; sac interne tll'mti de trois grandes pices enroules en spiralcs les unes nutoul'

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Les Trechinae de France. i79 des autres. Long. 3,8 mm. ( 9) !J,,5 mm. (d'). 23. Aubei Pand. Trs convexe; noir trs brillant. Pronolum transverse cts fortement urrondis. lytres eu ovule allong, peine largis postl'ieurl!ment, porcs discuux trs petits; la 2 strie dcrit une crosse apicale en s'unissant lu 3, suivunt lu disposition normale. Lignes orbitaires puralllcs. Ocdcugus court, trs gros, rentl lu base, brusquement termin pur un pelit bec uplati; suc interne avec deux pices dont l'une est rectangulaire, plac(e do champ, l'autre allonge en fnue d'S, un organe vrsiculeux impaii' du ct gauche, une range I'gulire de petites dents sur la faGe gauche. Long. 5mm. (d')...... 25. latus, su!Jsp. Grouvellei('J Jeann. CATALOGUE DES ES!'if:ES L Trechus Delarouzeei Pandell, i867, Mut. Faune fran., II, p. ll!G; type: Fuill<'feu. Putzeys, Ul70, Stett. ent. Zly., p. Hi:.i. GanglhauPr, !l2, Kiif. J, IL 202. -Caillol, Cal. Col. Prov. 1, p. 73. Burthc, Car. gallo-rh(m., p. 380. b. Suhsp. tu?'inen sis, nov.; type : fort de Turini. a. Fo rmn tu pic 11. -Dusses-Alpes : Faillcfeu (Delarouzec, Dcdel !) ; Le ChPvul Blunc (PeyerimhoiT!); lac 'Allos (PeyerimhoiT!). b. Subsp. turinensis Jl'ann. -Alpes-Maritimes : Turini, autour des baraquements militaires (.Jeanncl, 1!l02); cime de l'Au thion (Pcyer imhoiT!); environs de Deuil (Ste-Claire Dl' ville!); mont Pommier (Fagnicz!); Le Bonon (Fagniez!); Saint-.\Jartin-VsuiJic (A. Grouvelle!); col do na us, col 'Andi'on, cime lle ln Val1!1lr. (Ste-Claire Deville); madone des Frntres (Pcragallo, Fagniez !). (t) T. Gronvcllei a le mme oedeagus trs particulier que le T lalus dP. Transylvanie; iln la coloration noir brillant, la mme forme gnrale large el convexe. JI n"cn di!l"rP. que par ses angles posterieurs du pronotum non saillants en tlchors St'S lytre> plus allongs, stries encore plus fines cl sa taille un peu plus grantle. (2) Cd tc espce appartirnl au groupe du T uiyrinus Pulz., groupe carac tris par l"abscnec de sillons longitudinaux sur la face externe des tibias antrieurs, rc!facement des fosselles basales du pronotum cl un type special "oetlcagus. A ec groupe appartiennent les T. uiyrinus Putz., T. nrlarou::;eei Pan., 7'. marilinms Del., T urmuyi Gangll!., 1'. valleslris Dan., T. rhi.Kaufm. 1'. modus/us Pulz., 1'. ublusiusculus T. Dan., 7'. /lbinyeri Apf., T. cephalunicus Winld T validipes Dan., T. illyricus Joann., 7' rolunrlalus Dcj., 1' So/al"ii Jeann Le groupe est mditerranen

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iSO Dr Hcn JEAN.l'L. 1'. Dclarcw;;eei (1 ) d l'espce suivante sont elu groupe do 1'. groupl' :tbomlamment l'I'JH'c\sl'nlt, s ut le versunt mriionul des Alpe>s et ans lu IJalkanilJlW. 1'. \ 'u-1'endor/li IJcv ., de Corse, n 'a riLn e commun avec le 1'. IJelaron:tti ct au groupe cie 1'. pyrenaeus Dej. Le T Detwozt:tei est une cspcc alpine, sc trouvant alliluc pins leve que l'espi' suivante. 2. Trechns maritimus Sainte-Ciaite Devil!l', i!JOH, ap. Caillai, C:lt. Col. 1'rovene e, 1, p. 74; type : Peira-Cava. Alpes-Maritimes : l'cra-Cava (St1'-Cl11iro IJerillr !) ; SoHIH'I (.lr:tnnrJ); lorc\t o Tul'ini (Jl'annel); S:tint:llat'lin-Vlsulcic (A. (;tou \'lllle !) Cc Trtclm.v a t dL cril comme r:tec du T. l>eluron::.el'i. Quoiqu'il ail cxaclcnHnt le 111nw organe copulat e ur m
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Les Trechinae de J<'mnce: i8i 4. Trechus Fairmairei Pandcll, i867, Mat. Faune fran,., II, p. Uii; type : Alpes-Maritimes. Putzcys, i870, Stett. ent. Ztg., p: i63. -G'a.nglbaucr, 1892, Ka!. Mittclcur., 1, p. 194. -Flcischer, 1898, Wiener ent. Ztg., XVII, p. 58. -Holdhaus, 1902, Verh. zoo/. bot. Ces. Wien., LII, p. 195. -Ganglbaucr, 1903, Wiene1 ent. Ztg., XXII, p. 109. -Jeanne!, 19U, nul .. Soc. St. Cluj, 1, p. 157, fig. 3. binotatus Putzcys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. {65; type : Toscane. -Raymondi Pandcll, 1867, Mat. Faune !ran., p. i54,; type: Hy/)rcs. -Jeanne!, 1920, Trab. Cienc. nat .lladl'id, Zoo!. 4.1, p. 7. -galloprovincialis Abeille, 1H7'6, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 8 (nom. nov. pour Raymondi Pand.). Var.: monts des Maures (Fagniez!); Hyres (Fagniez!); vallon de N.-D. des Anges, prs Gonfaron (Ste-Claire Deville). Alpes-Mariti mes : Cannes, canal de la Siagne (Str.-Clairc Deville, Viturat, \Varnier); Nice, bords du Paillon (A. Grou velle!); Menton (A. Grou velle!). Je l'ai vu encore du Pimont : chartreuse du val Pcsio (A. Grou velle 1), Huta (Dodcro !) ct de Toscane (Dodero !). H. CAILLOL (Cat. CoL Prov., 1, p. 73) le cite de nombrGuscs localits de Provence. L'espce existerait peut-tre en Corse : bergerie de Cartalavona, au dessus de Porto-Vecchio (Dieck, 1868); mais cette indication mrite rait confirmation (STE-CLAIRE DEVILLE, Cat. Col. Corse, p. 2i ). Les exemplaires sorit entirement brun testac et sc rapportent la description du T. Raymondi; ceux de Nice sont pregquc toujours de coloration fonce, sans taches. T. Fairnairei st une espce distincte du T_ subnotatus Dej. (JEANNEL, i92i, nul. Soc. St. Cluj, 1, p. 154., fig. 1 i2), et appartient au mme groupe que lui (l), 5. Trechus cantalicus Fauve!, i888, Rev. d'Entom., VII, p. 221; type : Le Lioran. -Barthe, Car. gallo-rhim., p. 370. -latebricola Fauve!, 1886, Rev. d'Entom., V (nec Kicsenwclter). Cantal : Le Lioran, dans les mousses humides (Fauve!!, Ph. Grouvelle!, Pcoud! ). Espce tout fait isole, certainement rclictc des faimes varisques, comme le 1'. amplicollis Fairm. (t) Le groupe duT. subnolatus renferme T. subnotatus Dej. (Eur. orient.), sa race de montagne cardioderus Pulz. el sa forme aile subacuminatus Fleisch. (Greee), 'J'. Fainnairei Pand., 1. quadrimaculalus 1\tolscb. (Cau case), T. by:::;antinus Apf. (Constantinople), 7'. italicus Dan. el T. samnis J eann. (Abruzzes).

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i8! D Ren JUN!'{EL 6. Trechus quadristriatus Schr:mk, i78i, Enum. Ins. Austr p. type: Autl'iclw. -Bede!, Faune Col. nass. Seine I, p. Hi3 (pars). -Ganglh:nuw, :1.892, Kaf. Millelcm., J p. 1!12 (p:u s). Barthe, Car. gallo-rh.n., (1. :lli!1. -i9:H, llull. Soc. nat. TouloitsP, XLIX, p. {71 (dwr. emend.). -wnmwocPp/mlus Kolenati, Melet. Ent., I, p. 69; type : Caucase. -Cltpilaltt.S Fomcroy, i785, Ent. paris.; type: France. -{uspennis Stephons, 1830. Ill. llrit. Ent., J p. ; typo :Nor! olle -/mmera/i. Q('sk:y, a p. DPjenn, i837' Cal., a M.' p. r>6; type : Hongrie. -minul-tts Fabl'icius, i792, Syst Eleuth., 1, p. :HO. -uigriceps Sturm, 181!6, C11tal., p. 203; type : France mllridion:lle -piciventris Gr:1i'lls, i858, !\lem: Com. Mapa Geol. Esp., 1855, p. 39; type : Madrit.I. -polit-us Faldrmann, 1837, Fa un. cnt. 'l'ransc:mc., 1, p. :1.00; type : Tr-.mscaucasic. -tubens Clairvillc, 1806 Ent. Hel v II, p. 1!6; type : Suisse. -t e mpeslivus Panzer, 1801, Faun Jns. Germ ., 73, p. 6; type : France. -sytiacus Pulzeys, 1870, Slell. en.t. Ztg., p. 178; type : Beyrouth. Lmvct : Jeanne!, 1920, /lio.peol. XUI, p. 5:!2, fig. 13-17 Commun dans toute l'Europe templlre, l'Afrique du Nord, los les mldil('rranenncs, le Cnucase, le Turkestan, l'Asie .i\lincure, la Perst, la Syrie et la Palestine J'ai dtermin, par examen de l'occagus, des exemplaires des localits suivantes de }<'rance : Seine : Bictre!; Hautes-Bruyres! -Seine-et-Oise : Rambouillet!. Indre-ct-Loire : Perrusson (Mqnignon !). -llautc-Alsacc : Fontcnclhd Isre : Grenoble (A. Grou velle!). Loiret : Orlans (D Patay!). HauteGaronne : Toulouse!. Aude : Limouzis!; Saint-Ferrol! Arige: Saint-Girons!.-Hautes Alpes: Btianou (A. Grou velle!). Alpcs-Maritims : Nice!; Saint-MartinV subic (A. Gt'ouvellc!) Vaucluse : mont Ventoux (Chobaut!); La Bonde (Fagnicz!).-Corse (A. Grouvellc !). 7. Trechus obtusus (1 } Erichson, 1837 K iif. fark Brandcnb I, (1) Au groupe tlu 7'. qnail1i.striatus apparliennenl encore les espces sui vantes qui possMcnt le mme type d oedcagus : 1: cutticttlorum 1\Jqu., T. asttt1icus Jt:aoo. (Picos d e Europa), T. libammsis La llrl. (J.iban), T mOJilaiUIS lllot.srh. (Sibrie), T. 1lir.!trous Rein. (l'urkestan c hinoi s ), 7'. m icmngulus 1\eilt. (id.), 7'. picticornis Fleisch. cl T. v i ci nus Putr.. (Cau case), 1'. 11allitlulus Ganglb. (AIJICS), T. Bantevillei P"and. (Pyrn. cantahri 'lues), 7'. ru{ulus Dej. (Afrit(UC tlu Nord), T. tingitanus l'utz. (id ), 7 : mauritani cus Jeann. (Algrie) el les nombreux Tt echus des les Canaries et Madre : C'est avec les espces du groupe de T qttadti.dt'iatus IJUe Tre de l'Amrique dn Nord (7'. cltalybaeus Dej., T. micans Lee., T. Catolillae Schllff., 7'. ovi}Jelmi.s M.otsch. et T Pomonae FaU.) on Lie plus d'affinits.

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Les Trechinae de Fmnce. 183 p. i22; type : Brandenburg. Schaum, 1858, Naturg. In s. Deutsch!., I, p. 641.-Thomson, 1859, Skand. Col., 1, p. 2H.--: Pandell, l867, Mat. Fnc fran., Il, p. 155. PUtzey!l, !870, Stett. ent. Ztg., p. 179. Jcanncl, !92!, Bull. Soc. flist. nat. Toulouse; XLIX, p. !71 (char. cmcnd.). --quadl'ist1iatus, var. obtusus Betlcl, Faune ol. Bass. Seine, 1, p. 4.L-Ganglbauer, !89:!, Kf. Miltcleur., 1, p. 192. -Barthe, Car. gallo-rhn., p. 364. -castanoptei'us Hcer, 1840, Faun: Col. Hclv : p. 120; type : Suisse. -laevis Stephcns, 1832, I. Brit. Ent., V, p. 384; type : Angleterre. tl'istis Stcphens, i830. 11. Brit. EnL, I, p. 170; type :London. b. Subsp. Renati, nov.; type: lac de Gury. T. obtusus rpandu dans l'Europe centrale, dans l'Europe occi. dentale ot dans l'Afrique du Nord; il est surtout commun en Espagne ct dans le Midi de la France. Vers l'est il atteint la Roumanie ct la Finlande, dans le nord il remonte jusqu'aux iles Far-Ocr. On le trouve partout basse altitude, comme le 1'. quacllistriatus, mais il s'lve plus haut que ce deruicr dans les montagnes Tandis que les 1'. quacllisllittttts ont toujours des ailes propres au vol, les T. obtusus sont en gnral brachyptres, parfois totalement aptres, mais aussi macroptres. La race Renati est une race de ll's petite taille, aptirc, localise dans le Central; elle est souvent confondue dans les collections avec le T. rantalicus Fnuv. Les localits suivantes de France m'ont fourni des T. obtusus, dtermins par examen de l'ocdcagus : a. Forma typica. -Vende :La Roche-sur-Yon brachyptrcs (L. Renaudin !). -Tarn : Castres, plusieurs cxr.mplaircs macroptrcs (Clermont!). Pyrnes-Orientales : fort de Sorde, brachyplrcs (Jeannel); fort de Fontromcu, l.Jrachyptres (Jeanne!). Alpes-Maritimes: s aint-Martin-Vsubic, brachyptrcs (A. Grouvelle !) b. Subsp. Renati Jeann. -Puy-de-Dme: Alont Dore (Alluaud!); lac de Gury (Alluaud!).-Cantal : L Lioran (Pcond!). 8. Trechus cuniculorum Mquignon, 192!, Bull. Soc. ent. Fr., p. 93; type : Saint-Jean-desllfonts (coll. Mi-quignon ct Jeannel). Vende : Saint Jean-des-Monts (A. lllquignon !), dans le sable de terriers de lapins obturs par des tou !Tes d' Eryngium. -Gironde : Arcachon, un exemplaire pris au vol (Bodel, ?). 9. Trechus Putzeysi (1 ) Pandcll, 1867, Mat. Faune fran., ll, (l) T. Put::.eys\ est une espce constituant un grouy.e S}lcial qui ne peut gure Lre rapproch que du 7'. Perlyi.

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Dr T\cn JEANXEI .. p. U9; types: Alpcs-'Ainrilinws.-Pnlzys, 1870, Slell eut. Zig., p. liiO. G:mglb:mcr, !8!12, KiiL T, p f!lii. -ll:uthr, Cm. gnllo-rhn )l. :li!l. Alpts-:.\luriliml's : llt Turiui, raYin dt> 1: (SI-t:lnire Deville!); bataqllc.nwnts de Tnrini (Je:mtlC'I). Aus:;i en Italit ll:ms lu rt;gion ftonliilre : du V ni trl.ls commun (A. !.itouvelle!); San Sitphano-tl'Awtto (A. llt'o!). Cclll' e:>)ltco Jocnlist:, . Elit )ll'l:scnlr. rn Ligmie IIIW t':tct gogtnphiCJnn distincte, sur le llisnrasc:n (suhsp. litJttl'iCIU JMnuel, {!121, ll!tl. Sot. St. Cluj, T, JI. 16:i). iO. Trechus Pertyi {1 ) Herr, 1837, 1\iif. Srlnniz. II, p .. typr. : Gemmi. -!RU, Fnc Col. lkl r ., p. 122 Pnlzeys 1870, Slrtt. eut. Ztg., p. :17, pl. J. -Ganglhaur.r 18!12, 1\iif. 1, p. 205. -J. C\l K. llnnicl. i8!l8, Col. Stnd., TI, p 2 -Ganglhaurr, 1903, Henel' ent. Ztg., p. !16. Cette espce si. tlpatulue surtout dans les Alpos Ile la Snisst>. Jt n'ai Jlns vn d'oximplnire:> :mllwntiquemcnt pris tn Fr:mcr; mnis Cttlllllltl cc a t Ll'nHY( smIo versant italien du mnnl Blanc, il est bien probable qu'il scr:t rcncnnLt' nn jnm utzcys, i8i0, Slett. eJI. t. Zig., p. iiii. -Bartbc, C:n'. gallo-(l) On groupe ;\ lorl sous le nom de Pe1 tyi Ioule une s\rie de Trl!cli!ls des Alpl'S oritmlalcs d riSfl'S Jlar J'armature du s;u: interne. JIIUS ftS espi!ces suivantes fllnl cncon! partie du groupe du r. Pui!Ji Hetr : T. ylacialb liP.cr, T. /lampti Ganglh., 'J'. lelluilimlwltls Dan., 1' dn1wlus Schaum, T J>inkeri Gnnglb., 7'. con. obrillu. Dan. disL. ), T lm.Y11icus Gang( b., 1'. ft/alli: in ii Jeann r ll'agiWI'i Ganglb. Clwr. toutes CilS cspi!CCS le sac interne esl arm l'une
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Les T1echinae de France. i85 rhn., p. 368. _.: Jeanne!, 1!J2i, lJull. Soc. /list. riat. Toulouse, XLIX, p. 174,. Pyrnes-Orientales. Montlouis, vers L500 m. (Jeanne!!); mont Canigou, au-dessus du Vernet (Dclarouzc !, A. Grouvcllc'!). Espce alpine, paraissant localise dans la hauto valle de la Tt, entre L200 ct m. 12. Trechus latebricola KicscnwcHer, 1850, Stett. ent. Zlg., p. 218; type : Prats-de-Mollo. 1851, .hm. Soc. ent. Ft., Jl. 387. Fairmairc ct Laboulbnc, 1854, Fnc cnt. fran., 1, p. 1lJ,!J. -Pandelle, 1867, Mat. Fnc fran., Il, p.-150.-=Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. 155. Fauvel, 1888, Rev. tl'Ento1n., VII, p. 22L -DmtlJc, C11r. gallo-rhn., p. 372.-Jeanne!, 192t, Bull. Soc. Rist. nat . Tou/ous, XLIX, p. 174. b. Subsp. pinguis Kicsenwctlcr, 1850, Stelt. ent. Ztg., p. 218; type : en v. du lac de Scculejo, au-dessus u lac d'Oo. l'airm. ct Lab., l. c., p. 150. Pandcll, l. c., p. 145. Putzcys, l. c., p. Jcannel, 1. c ., p. 172. c. Suhsp. arnnensis Jcann('l, 1!!21, Ru/1. Soc. Hi.t. nat. Toulouse, XLIX, p. Hi!!; type: Lez (on. Jeanne!). a. Fol'llHI ty]Jica. -: La Pr('sl e, sur le versant mridional du Canigo! (Hustachc !)< Ariilgc : roi de Puy maurens, au-dessus de I'Hospitalct, 1.931 m. (A. GJomcllc !) ; envi rons d'AX.:lc.s'-Thcrrurs (A. Grou velle!). b. Subsp. pin g nis Kicsw. Hautc-Gnrnnnc: environs de Bagnres de-Luchon (A. Grou velin! ) ; lac de Seculcjo, au-dessus du lac d'Oo (Kiescnwcttcr), c. Subsp. aranetuis Jeann Espagne, val d'Aran : environs de Ll'z {lrrc Hilaire!), un St-'Ul exemplaire ll'UV dans des dtritus d'inondation. La race amnensis n'est ('ocore connue que de la partie espagnole du val d'Aran; .elle sc re trou Yera certaiucmenl en Franco. '1'. lalebricola est surtout suu-alpin, mais il sc trouve llarlois aussi dans les rgions alpines (1). 13. Trechus Abeillei Pandcllo, 1872, :1p. Abeille, t. Col. cavei'n., p. 13; type : pic de Bcnlaillou.-..hm. Soc. ent. l.
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i86 D Hcn JEANl'L. JI. :18. Bnrthc, Car. gallo-rhn., p. 367. -JcannC'I, i92, Bull. Soc. /list. 1wt. 'J'ou.louse, XLIX, p. i7a. Ar-iigc : pic de Benlaillou, i.590 m., au-dessus de Castillon (Abeille, Bonvouloir), il la limite dar'o 'tlles p:u la structure dt! la base de l'.lytro ct ses caraclircs chloluxiques. Hl. Trechus Kiesenwetteri Punl'll, Hl67, l\Jal. Fnc fraw;., H, p. !'0; type : MarOJ' {coll. J<'annd). -PulZllYS, 1H70, Strtl ent Zig., p. Jl'annel, Hl21, Bull. Soc. llisl. nnt. Toulouse, XLIX, p i73. -111ttlalttS lledcl, i876, Altlt. Soc. ent. /?r., IJull., p fU. Barthe, Car gallo-thn., p. 3(ia. Basscs-PyrLncs : monr Perdu, massif tlu M:ll'borl, audC'ssus d e Gavarnie, il la limite des neiges (Pandell !).

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Les Trechinae de France. i87 i6. Trechus bigerricus Jeanne!, Hl2i, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p. :1.73; type : pic du Midi de Bigorre (coll. Jeanne!). Pyrnes: pic du 1\lidi de Bigorre, vers 2.500 m. (Hustachc !) un mle, juillet i9U. i7. Trechus Grenieri Pandcll, :1.867, Mat. Fne fran., Il, p. :1.47; type : Gazost (coll. Jeanne!). -'Puizcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. :145. -Jeanncl, i92:1, Bull. Soc. /list. nat. Toulouse, XLlX, p. :1.77. Hautes-Pyrnes : env, de Gazost (Pandell !) vers :1..200 m. d'ali. trs rare (1 ). i8. Tre.chus Bepmalei Jeanne!, i921, Bull. Sbc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 176; type: val d'Espingo (coll. Jeanncl). Haute-Garonne : val d'Espingo, au-dessus du lac d'Oo, i.800 m., un seul mle (J. Bcpmale !). i9. Trechus Brcki Fairmaire i862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 548; type :Eaux-Bonnes. Pandell, :1.867, Mat. Fne fran., IJ, p. i6!l. Putzcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. 28. -Jeanne!, i92:l, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p. i 77. -politus Fairmairc, i86i, 1lnn. Soc. ent. Fr., p. 578; type : Eaux-Bonnes (nec poli tus Brull, !842).-]Jlaniuscnlus Fairmairr, :1.861, ,\nn. Soc. ent. Fr., p. 578; typo : Eaux-Bonnes (nee planiusculus Costa, :1.858). -oblongus Schaum, i862, Catal. Col. Europ., d. IJ, Suppl., p. H!l; type: Pyr. occ. Basses-Pyrnes : Eaux:.nonnes (Bruck); pic Montagno, la valli.e d'Ossau (Mascaraux !). Ilautcs-Pyrnes (Pandell !). Alpin, entre 2:000 ct 2.400 m., antonr dr.s plaques de nr.igc, juin ct juillet. 20. Trechus Bonvouloiri Pandell, :I.S, Mal. Fnc frnn., IJ, p. !48; type : pic de 1\lonlaigu (coll. Jcannel). Putzcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. i52. -Jcnnnel, i92:1, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p. :178. -Bnrthc, Car. gallo-rhn., p. 387. Hnutes-Pyrnes : pic de Montaigu, au nord-ouest du pic du Midi do Bigorre (Pandell !) ; val c Gazost, flanc nord du pic de .Montaigu {Pandell!). Entre :1..500 ct 2.000 m. sous les pierres, prs des ruisseaux, de juin _octobrc {d'aprs Pandcll). (1) Un nec/ms de ce groupe a t recueilli par 1\. DEsPAX dans les environs de Sainl-llat (Haule-Garonne). Voir ce sujet l'Appendice, la suite de la deuxime partie de ce lravnil.

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188 D Ren JEANNEL. On ne connat gure de cette espce que les exemplaires autrefois rpandus dans les collections par Pandcll 21. Trechus Bordei, i90!J, Bull. Soc. ent. lauer, i8!J2, Ka!. ;\litteleur., 1, p. i95. -BarthC', Car. gallo-rhn., p. 374. ll. -Alpcs :-1\laurin, Saint-Paul (Hustachc !), nombreux exemplaires. Aussi dans les Alpes du Pimont :mont Viso (Ganglbaucr!) 24. Trechus distigma Kicscnwctter i85i, .4nn. Soc. ent. Fr., p. 388; type : lac d e Gaub. -ct La boulbne, 18 54, J?nc e nt. !ran., I, p. HO. -Pand c ll, :l867, Mat. Fnc fran ., II, p. i50. Putzcys, 1.870, Slett. r.nt. Ztg ., p. 43. -B ; 1rlhe, Car. gallorbn., p. 37L-Jeanne! 1908, Biospeol. V, p 27:1.; I!J09, Riospeol. X, p. 473; 1.921, Bull. Soc. llist. nat. Toulouse, XLIX, p i74. Larva : Jeanne!, 1.920, Biospeol. XLII, p 5i!J ct 525, fig. 26-30. Hautes-Pyrnes : Cauterets (A. Grou ve lle!, C. Bolivar!); lac de Gaubc (A. Grou velle!); Eaux-Bonnes (Huslachc !) ; Gavarnie (Cier rpont! Galiberl!). -Basses-Pyr n es : feuilles mortes l'C'nlr e des grottes :grotte de Malarodc, Arudy!; grotte d Ist:wrdy !, grotte de Lecenoby l, grotte Compagnaga lccia !, grotte Aichkiuneco lecia !, dans les Arbailles; groue. d'Astu te!, au-dessus de Saint-Jean-Pied-de-Port.

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Les T1echinae de France. i89 Espce subnlpine dont l'aire de distribution s'tend en Espagne, dans la chane Cantobrique : pc fla Aratz, en Guipuzcoa (C. Bolivar!) ct Hcinosa (colL Sharp !, Bril. l\lus.). Une ruee distincte, encore indite, de cette espce habite la sierra Nevada, dans le sud de l'Espagne. 25. Trechus latus Putzcys, i81a,7, Stett. ent. Ztg., p. 3i0; type : Austria -Pandcll, i867, Mot. Fnc !rnn., II, p. i!a,8. -'-Put zcys, i870, Stett. ent. Ztg., p. la,8. Ganglbouer, !l2, Mittcleur., 1, p. i903, Wienel' ent. Ztg., p. :1.:1.5. Subsp. Gl'ouvellei Jconncl, i9i3, Bull. Soc. ent. Fr., p. la,70; type : sources du Borron.-Barthe, Car. gullo-rhin., p. !!73. Subsp. G1ouvel/ei Jeann. -Alpes-Maritimes: lac de Tres Colpas, aux sources du Borron, au-dessus de Saint-:Mnrtin-Vtsnbic, 2.200m. (Buchct!). Le 1'. Grouvel/ei ne diiTrc du T. /atus que par de lgres diiTrenccs de lorme des angles postrieurs du pronotum et des stries des lytres; de plus l'ocdc:tgus est absolument identique chez ces deux T1eclms ct est d'ailleurs d'n type trs particulier : le soc interne porte une longue pice en forme d'S cl une large pice quod_rilatrc place de chomp,nvcc en outre une range de dents ct un organe v(siculcux hmisphrique dans le cul-de-sac. Ln seule cspcr1 connue possdant un sne interne d'un type analogue est le T. gmndis Ganglb. des Alpes de Styrie. Comme on le voit, la distrihntion du T. latus prsente une discontinuit rcmarquabl, puisque la lorme typique abonde dans les forts des Curpnthcs ct des monts de Bihar, alors que la race Grouve/lei n'est connue que de l'extrmit occidentale des Alpes. Il est clair que l'espce T. latus, a peupl autrefois, au Miocne, toute l'tendue de la chaine primitive, Alpes et Carpathcs, avant son clfondrcmcnt dans le bassin pnnnoniquc. A prs la sparation en deux tronons de son aire primitive, l'espce a donc survcu florissante dans les massi!s cnrpathiques, mais elle a t dtruite dans Jll'csque toute la chaine des Alpes, probablement par les extensions gl:tciaircs; le T. Grouvellei ct probablement aussi le T. grandis, en sont les seuls survivants, troitement localiss dans des massifs de refuge. 26. Trechus amplicollis Fairmairc, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. i49; type: Puy-de-Dme. Pnndcll, i867, Mat. Fnc !ran.,

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i90 D Ren JEANNEL. II, p. i5i. -Pulzcys, i870, Stell. cnt. Ztg., p i63. -G:mglb:mcr, i892, Kiif. !llillclcur., I, p. i93. -DarLhc, C:1r. gnllo-rhn., p. :J69.-scztlptus Sch:mm, :1.860, NuL. Ins. DcuLschl., p. 6:.17; Lypc: Riesengebirge. HauLe-Vienne : Saint-Sulpicc-Laurire (lledel !) ; Limoges, bords des caux (L. Bleu sc!). -Creuse: Guret, tang de !:1 Courlille (Alluaud !). -Puy-dc-Dmc : Mont-Dore, pierres enfonces autour des flaque s do neige (Vuillchoy); casc ade de Qucurcilh, nu i\Iont-Dorc (Fau v e!); La DourhOulc. -Cnntal : LC Lioran, Plomb du CanL:1l; sous lr.s pierres, prs de la neige (BruytmL). Allier : Nr is (Hcy, Leste FauYcl). Espce :i caraelres arehnqucs cl dont la distrilmLion actuelle indique une grande anciennet; on la trouve en eifel l'tal de rcliclc sur les restes des anciens massifs va1isques exonds depuis le Secondairc { 1 ). 27. Trechus rubens Fabricius, i801, Syst. Eleulh J, p. :187. -Bmll, i834,, Hist. nat. ln s., V Il. i 76, pl. VII, fig. 5 Schaum, i860, Nat. Jns. Deutsch!., 1, p. 638. -S chiodLc, i84J, Gcn. Sp. Danru. Elcuth., I, p. 327. -Pandrlh\, :1867, 1\lat. Fnc fran. JT, p Hi2. -Putwys, i870, Stcll. eut. Ztg., p. i6. -Scidlitz, i89:1., balt., 2 d. p. 61. -Ganglbaucr, i892, Kiil. l\lil_Lclcur., J p. 192. -]Jalutlosl M Gyllenhall, {870, lns. Sn rc ., n, p. 3i; Lypc : Sude. Sturm, DentschL lns., VI, p 89, pl. i51, fig. d D. -D c jcan, i83l, Spcc. V p. 8; leon IV, pl. 203, fig. i. -Fairmairc el Laboulbnc, i8 Fnc eut. rr:m., 1, p. {4,8. Thomson, i859, Skand Col., J, p. 210 -]Jnlpali Duftschmidt, i8i2, Austr., II, p. i83; type : Liuz. -Sturm, i825, Deutsch!. Ins. YI, p. 98 pl. i53, fig. a A; t ype: Alsace -var. B., Schonhcrr, :1806, Synoo. Ins., J p. 320. -11llll' gi-Dalla Torrc, i889, Dcutscllc Ml. p. 204. Aisne {frre Apoll.-i\larie).-Marne : Reims (teste Barthe). -Sane-(1) Une forme de 7'. amplicollis est connue l'lat fossile du Plio cne suprienr du coml de Dnrham (nord de I'Anglclcrre) : 7'. amplicolli.t pmeglacialis Lesnc (Bull. Hu. t. 1/t. nat., Paris, 1920, p. 388, lig.). Cela semblerait indique qu'au Pliocne 7' UlniJlicoltis av ait t plus largement rpaiulu vers le Nord l[u' l'pO!JUC actuelle Jllais les diRrcnccs dan s la rorme des stl'ies qui existent entre tc 7'. praeglacialis et les T. amplicollis actuels me font penser plutt lfUC lous deux sont de vieilles espces isoles depuis le Secondaire, la premire sur les anciens massirs caldonien s la seconde snr les massifs hercyniens ou varisltucs. T. praegla c ialis s'est leinL pendant le Glar.iaire el T. amplicollis subsiste encore de nos jours dans certains asiles.

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Les Trechinae de France. 191 ct-Loire : Tournus (Lnfay), lllcon (Gurin). Meurtheet-Moselle : Longuyon (frre Ap o ll .Marie). Vosges : Remiremont (B
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i92 D Ren JEANNE!,. -Le. T1echinae de Fmnce. Pour plus de dtails SUl' cette esp, voir n. JEANNEr., lude sur le Trcclm. {ttlvus Dej. (1'm!J. Mus. nac. Ci cru;. nat .llmlritl, Zool. p. 1-24-, 2.:1 fig.). Ln fotmc typique seule sc llouvc en Frunce. 29. Trechus Delhermi Saulcy, i880, Bull. Soc. Et. Sc. Gi1ondr, p GO; type : grotte du Houinct. PcyerimholT, i909, Rull. Soc. ent. F1., p 208. Jcannel, i921, Bull. Soc. /list. nat. Toulouse, XLIX, p. i79. -llarthc, Car. gallo-rhn., p: 389. -aveyronensis Fauve], 1882, Rev. d'En tom., I, p. 70; type : !lodez. b. Subsp. Vay1emi Saulcy, i90G, IJull. Soc. ent. F1., p. i88; type: Lectoure inondations dtt Gers. Saintc-Claitc-Dcvillc, L':lbeille, XXX, p 21H. -Barthe, Car. gallo rhn., p. 390.-Jean ne!, i92:l, Rull. Soc. l/isl. 11at. Toulouse, XLIX, p. iM a. Fonna typicn. -Lot : grotte du llobinrt, Martillnc-dn-Lot (P1'yerimhoiT, Jeanne]). -A\cyton : Hollez (1), un mle sous une pirrrc enfonce (de Mathan, in coll. Fauvcl) c. Subsp. Dayremi Saulcy. Inondations du Gers, Lectoure (Day rem!); inondations de la Garonne, Bordeaux. (Gil'atHl !). Les cxcmplnircs ptis par M. GmAuo d:ms les inondations de la G:1ronnc Bordenux sont absolument identiques ceux pris par M. DAYHF.lll Lectolll'e. T lJelhcrmi, s lato, pnr3it jalonner l es nncicns rivnge s du golfe miocime. qui assez av:mt !l:ms le bnssin de la Gmonne. Il descend vraisemblablement d une souche contemporaine tPnlent dispnrn de la faune lucicolc actuelle et nous ne connaissons In ligne que par quelques colonies enogcs ct troglobies ingalement volues. (1) Rodez el la grolle du Robinet, Marcillac-du-Lot, ne sont gure disl;mts que d'une soixantaine de ldlomlres, vol d'oiseau. fYI OGhAl'UIE flnlllNlliDOT ET c1,

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10 R. JEANNEL LES TRECHINAE DE FRANCE (DEUXIME PARTIE). 10

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J:xlrail d
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296 D Ren JEANNEL. les marais, sous les pienes ou les bris ligneux. Hs abondent sou.: Vt\nt dans les dt'hris d'inondation ct sc prennent parfois au vol. Thalassophilus longicornis Sturm, 1825, Deutsch!. Ins. VI. p.83, pl. 151, flg. a A. -Fairmaire rt Laboulbine, 18M, Faune eni. fran., J, p. H8.-Pandell, 1H67, 1\lat. Faune fl'lln., li, p. 137. Jlntzeys, 18i0, Stett. ent. Zig., p. 15. Ganglbauer, 18()2, lif. :Mitlclcm., 1, p. 186. Rr.ittcr, 1()08, Faun. Germ., 1, p. 126. llr.del, Faune Col. llass. Seine, I, p. 40 ct 152. -littoralis De jf'an, 1831, Spcc. V, p. 7; leon. IV, pl. 203, fig. 4. -llokujewi Tschitscht'rinr, 18()8, Wiener ent. Ztg., p. ()2; type : Crim.c. Rt'\pandu dans toute la Francf' (1), pins communment dans le midi. Seinc-lnf.ricnrc : Rouen (Heiche !). Aube : Troyes (Legrand!). Haute-Garonne : Toulouse, dbris d'inondations (Jeanne!, Despax). Drme : Crest (Argod !). Vaueluse : La llondc (Fagniez !). -Var :Antibes (A. Grouvcllc!). L'espL\CC sc trouve encore en Angleterre ct en Europe centrale jusqu'en llucovinc (D Nctolilzky !) ; elle a aussi t recueillie en Bul garie (D Nctolitzky !). D'autre part elle fait dfaut dans le nord de l' Arriquc ct parait mme manquer dans la pninsulc ibriquc, tout au moins dans la faune pig(e (2). B. SERIE PHYLETIQUE DE TRECHOBLEMUS. 4. Genre Tt'C('bobleJUul!l Ganglbaucr. Trechoblemus Ganglbaurr, 18()2, Kiif. 1\littelrur., 1, p. 187; type : T. micros Hbst. Rcittcr, 1()08, Faun. Germ., 1, p. 127. -Barthe, Car. gallo-rhn., p. 354. Jeannel, 1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 153. Genre voisin de Tltalassophilus Woll. par certains caractrcs (struc:. ture des tibias antrieurs, disposition des stries au sommet de l'lytre), mais bien distinct par d'autres points de son organisation. (t) Je ne donnerai ici ct la suite de cc travail que les seules indications gographiques qu'il nl'a t possib)e de contrlcr. Autant que possibiP, je m'efforcerai mme de ne citer que lieux de capture d'exemplaires qui me sont passs sous les yeux. (2} Deux exemplaires d'un Thalassophilus veut-tre un peu diffrent du Th. longicornis typique, ont l rcemment recueillis par l'abb II. BnEUIL, dans une grolle des envimns d'Alicante.

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Lllf Ttechinae de F1ance. !97 Tguments en entier pubescents. Des yeux normaux; tempes courtes. Antennes normales. Palpes maxillail'es portant par excep tion quelque poils sm les deux articles apicaux. Labium soud, deqt du menton bifide ou mme si profondment divise qu'elle est double. Extrmit antrieure de la pice gulairc avec un rang de !3 longues soies dresses formant une herse; languette transverse lytres sans bourrelet basal, stries fines, superficielles, gales; intcrstrics plans ct fipemcnt ponctus. La strie suturale sc rflchit l'apex, sur l'extrmit de la 3 strie Des ailes propres au vol. Tibias antrieurs pubescents, sillonns sur la face externe, avec un rang de poils dans le tond du sillon. Pas d'expansion chitineuse ventrale du 4 article des tarses Les deux premiers arllclcs des tarses antrieurs sont dilats en dedans chez les mles OEdcagus du type Trechu_s. Chtotaxic normale. Le genre Treclwblemus, dont .les deux espces connuQs habitent l'un l'Europe, l'aullc le Japon (T. postilenatus Dates), doit tre d'o rigine amricaine Il est en effet troitement apparent aux deux genres Neaph.aenops Jcann. ct Pseudanopltthalmus Jcann., caverni coles du Kentucky, ct fait pal'lic de la mme srie phyltique qu' e ux Les anctres des 1'rechoblem.us ont d vivre au Tertiaire dans l Am rique du Nmd et migrer aprs le J\liocnc par les continents nord atlantique ct nord-pacifique Il n'est plus rest dans l'Amrique du Nord, aprs extinction de la souche pige, que des relictes caverni coles (JEAl'iNEL, 1. C., p. !53). Trechoblemus micros Herbst, !784, Fuessly Arch., p. type : Europe centrale. Fahmaire et Laboulbne, !854, Faune cnt. fran., l,p. US. Dejcan, i83f, Spec. V p. 5; leon. IV, pl. fig.:! ..:.... Pandcll, !867, ]\[at. Faune flan Il, p. !37.-Putzcys, !870, Stett. ent. Ztg., p. !4. Ganglbauer, !89:! Kiif. .lllitteleur., 1 p. !81. Bede!, Faune Col. Bass Seine, I, p. 40 et !53 -planatus Duftschmidt, Fa un. Austl' , Il, p. type : Linz. -rubens Duftschmidt, i8U, 1. c., p. (nec Fabricius). -flavui Sturm, !825, Deutsch!. Ins., VI, p. 76, pl. !50, fig. c C. -sericeus Fleischcl', !8:!9, Bull. Jloscou, p. 69. Brot. : Jeanne!, !908, Biospeol. V p. 270 (observations sm la motilit poils sensoriels). Seine : catacombes de Patis (Bonnaire, Vir !); catacombes Bi-

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298 cNrt (Diosp. (') (Je.amwl, M. Royer!), errant sur l'argile autout ., au fond de la grolle. Vaucluse : A \ ignon (Chobnut). -lst'l' : b01ds de G11irrs (Piatwt). Belgique : gtotll'S de Han (Saule. y!); grottes de Rochefort (Svr.rin !). Europe septcntl'ionnle (les Btitanniqnrs, Finl:HHlP, Scandinavie ) el centtale. l\ipandu surtout en France dans le uord et l'l';Sl; il IH' pmait pas nxistm dans lP sml-ourst. Il sc ttouvc au botd drs tivir
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/,es 1'recti11lll' de Fttmce. 2\J!l 5. Genl'e Lnslotaeclus G:mglbauN'. Lasiotl'eclms Ganglball('l' f8\J2 Kiil. I Jl. Hll; t .yp11 : L. discus -Htillfw, i!l08, l'aun. Genn ., 1, Jl. :127.-Barth(, Car. gallo-rhlm., JI. 351i. Genre asst la slriiCllll'e de SI'S piC(\S labiaiPS. Le genre 1-asiotucltus est rlpnll
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300 Dr Ren JNNEL. coloration; e lle est testac rouge
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Les Trec/lin ae tle Fmnce. 301 sorte de. bulbe l'('nfl, souvent sphl!riquc. Le sac interne ne pm tc jamais de pices commr. chez les Trec/tus; il est ('n gilnral pourvu de deux lames de Iomw dfinie, l'une venttale, l'autre plus chilinisc dorsale (1), pouvant toutes dr.ux \tt'(' Les styles lattaux sont semblables ceux des Trec/lu.,. Chez toutes les hanaises les yeux sont atrophis, les ti gumcnts dpigmcnt.s, les stries des lytres sont profo11des et forte ment ponctues. TAUJ.EAU DES FRAN:\ISES. L Ptonotum nr.Uemcnt corlli!oime, ttansversr, ses rts ai'Jondis dans la moiti antl>tirme. rltcis en ligne droite en arrire puis bruSI(urmP.nt red1esst\s dans le cinquiime basal. lylJ'('S dp1ims. Tte al'l'ondic, les tempes fortement renlles en at'l'ire des yeux... .......................... Pronotum non cordi!orme, en glnral plus long qm largr, srs cts faihlemlnt r.t at'I(IU\s depuis l'angle ant.(tieur jusu'au cinruimo basal oit ils sc redtcssfnt. lytres elliptiques, convexes............................. 3 Pronotum tts transverse, plus fortm('nt llargi en avant, tts ttr(ci en ani e, les cts pm'llllles dans le cim(uiime basal, entre la sinuosit et les angl('S poswrieuts; ceux-ci dtoils, saillants lyLJes (paules anguleuSl'S, saillantes. TNe \'Olumineus('. Quattime mlicle des ant('nnes it pinc plus long que le dcuxiimc. Long. 5,5 mm. L Lespesi fail'ln. a. Tte mrondie, volumineuse, sensibl('mcnt dl' mt'me lm'g('UJ' que h pronot.um ......... {onna typica. -Tt\.te allong(', moins lmgr q