Premier Congrès international de spéléologie. Tome II, Communications


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Premier  Congrès international de spéléologie. Tome II, Communications

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Title:
Premier Congrès international de spéléologie. Tome II, Communications
Creator:
International Speleological Congress
Publisher:
International Union of Speleology
Publication Date:
Physical Description:
1 online resource

Subjects

Subjects / Keywords:
Speleology ( lcsh )
Caves ( lcsh )
Karst ( lcsh )
Genre:
Conference papers and proceedings ( lcgft )

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University of South Florida
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University of South Florida
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K26-05613 ( USFLDC DOI )
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PREMIER CONGRS INTERNATIONAL ,:. ,., , DE SPLOLOGIE PARIS 1953 199 87 TOME Il coMMUNICATIONS Section 1. -Hydrogologie et Morphologie karstique Section JI. -Physico Chimie, Mtorologie et Cristallographie •

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PREMIER CONGRS INTERNATIONAL DE SPLOLOGIE PARIS 1953 TOME II COMMUNICATIONS Section 1. -Hydrogologie et Morphologie karstique Section //. Physico-Chimie, Mtorologie et Cristallographie

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AVERTISSEMENT Leprsent tome comprend les texte. des communication. et discussions pr sentes dans tes sances des Sections 1 et II . . w • • le rsum de .nous regrettons que tous le. auteurs ne rwus ment pas rem1s l t' , . 1 '/' i leur place 1m eur communzca wn, rnms avons estzme uwpportun l e rel zger l 1 , , . . . , . r le dfaut d' wmore.ume qlll aurmt pu trah1r leur pensee. On voudra bzen excuse gnit qui en rsulte dans la prsentalion des diver.o;es tudes. , L t 1 nous avons e.';:wye de es communzca wns se succedent dans un ore re que , . . d 1 Il J' , 1 les f'Jresentatwns, qm a ren re ogzque. c zff ere donc frquemment de l orl re l t publi dans le compte rendu sommaire des sances (Tome 1). . . . • 1 t les commurucatwns a Dans le meme but, rwus avons re port dans le ex l . 1 nous ont la Section II deux tudes prsentes en ralit la Sectwn 1, mazs qz 1 paru mieux leur place l o nous les avons insres. * , , . . . . M B. GZE, Ingnieur Ag:oLes travaux de la Section 1 ont ete dzrz[JeS par. 1 : 1 Agronomique (Parzs), nome, Docteur s Science.-;, Professeur de la France, Prsi Collaborateur principal au Service de la Carte du Comit Xalional de dent de la Socit Gologique de France, Vice-Presu. en Splologie. .. 'd le MM. G. T. \VAn. la JJresl ence c Al . Les runions de la Section ont eu lull sous 1 (Italie), A. BEu:-.: ( geWICK (Angleterre), B. G. EscHER (Pays-Bas), :M. Go rie), J. PETROCHILOS (Grce). * , , . . . ar M. F. TROMBE, . Ingnieur Les travaux de la Section II ont ete diriges P h au Centre Natwnal de la Chimiste, Docteur s Sciences, Directellr de de la Recherche Scientifique (Paris), Membre du • 'e dll Club Alpin 1• ranms, Scientifique, Prsident de la Commission lfe. Spe .eo O[Jl, Vice-Prsident du Comit National de Speleologze. , . de MM. C. Fn•WCLes runions de la Section ont ell lieu sous la presulence CHIARO (Italie) et F. TROMBE (France). Secrtariat • 1 de Spiolo[Jie, Gnral du t"r ConrJrs Internatwna l'H t e Natllrelle, Musum National l zs o1r 45 bis, rue de Buffon, PARIS <5") 199 COMMUNICATIONS Classement SECTION 1. HYDROGOLOGIE ET MORPHOLOGIE KARSTIQUE pages A. -Etudes gnrales. B. GzE. Allocution prsidentieHe : La gense des gouffres . . 11 M. GoRTANI. --Appunti . sulla classificazione dei pozzi naturali 25 A. REYMOND. -A propos d'un aven plafond perfor du pays basque. Contribution la thorie des a\ens ............. . c. FHANC. Sur la formation des gouffres de bas en haut ..... . P. CHEVALIER. -Erosion ou corrosion. Essai de contrle du mode de creusement des rseaux souterrains ................. . N. LLOPIS-LLAD‘. -Karst holofossile et mrofossHe ......... . F. BAUER. -Verkarstung und Nutzflachenverluste, ihre Untersuchung und Beldimpfung .............................. . B.-Etudes rgionales. 1 o Angleterre : G. T. 'VARWICK. -Polycyclic swallow Holes in the Manifold 29 33 35 41 51 Valley, Staffordshire, England . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 2 France: H. TINTANT. -Observations sur des sdiments de la grotte de Bze (Cte-d'Or) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 R. SRONIE-VIVIEN. --Etude des phnomnes karstiques dans l'Entre-deux-Mers (Gironde) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 G. DE LAVAUR. Hydrologie souterraine du Causse de Gramat (Lot) et applications des considrations gnrales sur la circulation des eaux souterraines ....................... . 87 A. CAVAII.L. -Le karst des gorges de l'Aveyron. Etude morpho-gologique et hydrologique ............................. . 91 87

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T.\BLE DES Dl" TO!\IE Il L2J pages J. Hol'IHF.. Hydrogologie du Plutenu des Bondons. Gaoltt• de :\Ialuntl (Lozac) ....................................... . J. nu CAILAH, A. Bol'HXIEH, .J. ConBEHY, .J. Conn:nc ct H. ::\loi':TEI.. -1 a •trotte du Seru-ent (St-Guilhem-le-Dseat, Hrault) J ,_, • A. BAi':C.AL. -Quelques caradaistiqtws de l'hydaologic soutearainc du Languecloc miditet'l'itncn ............. • J. Dt: C\ILAH, A. BoxxET, .J.-L. PLISSOX et ::\1. ::\L\HGEHIT. -u.n a\en-g•ottc gant elu Pays-Basque : Le Bcchanuka-Ko-Lccw H. Lvi. Le gouffre clt• la Pitrae Saint-::\Iaatin (Pyrnes basques) ................................ .J. ne C\ILAH, .J. BABTIZ, A. BoxxET, .J. :. .J.-1.... PLissox. -Hechcrchcs hydro-spclcologH(liCS sut le hor (Hautes-Pyrnes). L'origine du Ga\e de Pau • , T. • l' r 1 1 ac'•tfJOil d li Tl'Oll d li B. (J. Es<:HEH. --Lne perspedn•t•-re te < t• a o Toro et des Goueils de .Jouiou (Pyrnes ccntrales) tct'l"tin de lu VerB. DvcHEXET. Obsenations sur le couas sou 1 ' St-A•rnan-cnnaison et le •roufl'n dt• la Luire (Commune < c n ' h ••••••.••••• Vercoas, Drme) ............. . . renee d'cau sale P. DE BHTIZEL. --La Grotte clt• la ::\Icscla, resut b ......... . ....... (Aipcs-:\Iaaitimes) ........ :1" /la lie• el Territoire de Trieste : ')')') 1 t Guglielmo. Lo. --CLuB ALPI:'\ISTICO TniESTI:'\O. --La Gaot a fi . CJ>i•rea del T Ptleoidaogra hl n \V. :\IArcci. -Inghiottitoi fossJ J e. ' . . . . . . . . ..... . Solen di Aul'isina (Carso triestwo) . . t' Jcllc J'ICCI'Che tecnicu e t'ISUlta 1 ( . . ) \Y. ::\lA l'CCI. Organizzazione ( 1952_1953) taestin<> sul ('Orso ipogeo del Timavo Il . regione . •Jeolo•riche ne .t C. Co:'\CI. -Le attuali conoscenze spc. t) .......... . AJto Adige (Italia st•tlcntnona e . • , 13 v T. (Trentll1<>, l Il Bi rf()IHIH 2'i . A. GAI.VAG:'\1. -La (irotta < e l n ........... . Italin settentl'ionale) b Hl cnrsico t' alimentate dai ucll .... 105 1 1 127 135 145 147 201 215 221 22B C. --Le risorgen 1 ..... . di Colfiorito (Vmbria) (Stlerno, souterrain du Bussento • c •••• C. FHASCITTI. -Le l'Olll'S ••..... Italie mi l'id ionale) ...... 4" Youyosllwic• : . rraphie in I(enntnis der og ......... . H. SAV:O•ZIK. --Bcitrag zur ..... 241 Slowcnicn ............ ns cal-]C's reglO c G. MISTAHIHS. -Sm le drainage dans . . .... eaires de la Grct• menchonale 247 TABLE DES !\IA'l'IHES Dl' TO!\IE Il G. ::\IIsTAIWIS. Hccherches sm l'hydrologie des massifs calcai res plusitms ninauxde IJasc locaux de la Grce ml'idionale .......................... J. PETHOCHILos. Sm l'histoire du Quaternaire de la presqu'ile de ::\lani ........................................ . 6 Lemml : N. SHALE:\1. -Sur lt• kmst au Ll'\'Hllt ........................• 7" Sahara: P. Ih:xAUI.;r .. :-Cmactaes gt•neraux des grottes grseuses du Sahma maidional ..................................... . 7 pages 251 257 2()1 .275 SECTION 11. PHYSICO-CHIMIE, METEOROLOGIE, CRISTALLOGRAPHIE A. -Gnralits et Physico-Chimie. F. --Aspeet gn•al de la physique et de la chimie souterraines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 293 .T. Gvno:-.:. -Emploi des rmHolmcnts en . . . . . . . . 301 B. -Mtorologie. s. PoLI.I ::\letcorologia ipogea ne1la Grotta Gigante prcsso Trieste ............................................... . G. ABEL. Tempratures et formation de glace dans les grottes du Salzbomg (Autriehe) ............................... . C. -Cristallographie. .J. nu CAILAR ct P. Dunois. -Sur quelques modalits de fmma tion ct d'Yolution des dpts cristallins dans les cavits de haute altitude ......................................... . B. G. EscHEH. -Dpt de tra\ertin par l'intctmdiaire du gas-lift (monte de gaz) ................................. . L. BALSAN. Matl'iaux pour servir l'tude des perles de cavernes de la ri•gion des Grands Causses ..................... . .J. PETHOCHILos. Quelqut•s fornws concrtionnelles rares observes dans les grottes de la Grce ....................... .J. PETROCHILos. Sm les facteurs de la variation de l'importance des eoncrtions t'l de leurs formes dans les grottes P. RENAULT. -Dipts vermiculs d'argile de dcalcification .... 307 321 325 3::15 343 357 361 365

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SECTION 1 Hydrogologie et Morphologie karstique

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:,.i.:: .. .... ' ' Bernard GEZE < 1 > La "" genese des gouffres < 2 > Rsum Parmi les gouffres, on ne peut se horncr ;, distinguer, a\ec E.-A. MAI\TEL, des avens d'rosion ct des avens d'eiTond•cment, t•ar l'origine de ces type!'! de cavits souterraines s<' montre beaucoup plus varie. Une tude gntique. en mme temps que morphologique, pt•J•mct de reconnatre les pri"ncipales catgories suivantes : 1) Gouffres tectoniques, rc:sultant de l'largisscmcnl de diaclases ou de joints de stratification, parfois presque sans intcncntion d'une acthit hydrologique. 2) Gouffres d'effondrement, typl's classiques s'expliquant simplement pal' l'affaisse ment des votes de galeries soutcr1aines creuses pnr ll•s caux, lorsque l'pnisseur du calcaire au-dessus du rseau actif n'est pas trs grande. -!J) Gouffres nbsorlnmls, pamissnnt rt:•sultcr originellement d'infiltrations. souvent modestes, mais suivnnt des fi:;sutcs prhilgies qui vont en s'agrandissant par rosion rC:gressivc jusqu'il joindre le rseau profond it la surface du sol. ' Un cas particulier est celui des absorptions massives par les pertes de ruisseaux, nmmalemcnt situes au t•ontact, stratigraphiquc ou tectonique, entre une roche imper mable ct le calcaire. 4) (;mrffres missifs, moths par la remontt:•c d'caux profondes, souvent le long de failles ou de diaclases suln•erticales, ou suinmt lt• flanc d'un synclinal, ct jouant presque toujours un rle de trop-plein lors des fortes mises en charge. • 1)) Gouffres-chemines d'quilibre, hranch{s sur des rseaux nclifs dans lesquels les caux' s'lvent ou s'ahuissent suinmt les saisons, sans qu'ils fonctionnent jamais vrai ment comme points d'absorption ou comme l"avits missives ; leur liaison avec la surface peut trs bien ne pas tre ralise. Abstract Among the gulfs, one limit one's self, to distinguish, with E.-A. l'rosion avens and sink for the origin of thcse types of underground cnvities is indeed much mol'l' varied. A gcncticul and morphological sludy allows us to distinguish these principal categories : J) 1'ecfonic Az1ens, resulting from the widcning of diaclases or of joints of strati iil'ation, sometimcs nearl.y without intervention of hydrological activity. 2) Sink Avens, clnss1c types, cxplaincd hy sinldng of the vaults of the underground gulcl"ies dug by the watc1s, whcn thl' thiclmess cf the limestonc ovcr the nctiv networlt is slight. 3) Absorption. AIJtns, nsult primithcly of, often slight, infiltrations, but along the same chml{s, wluch Cl!largc hy rcg1csshe e1osion until to join the profound nctwork to the surface of the sotl. :\ specinl is of the absorption of slteam loss, normally situated on tlw contact, stratigrapluc or tcctot:tc, hetween an impermeable stone and limestone. 4) .41Jens, •csult from the ren!ounling of the decp waters, often along the suhverhcal faults or diaclases, or along the tlank of n syncline, and playing most always as overtlow during stout wutcr pressures. 5) Avens-Chimneys .of equilibration, hranched on activ networl{s, in which the waters go up and to the seasons, but ncver worldng really as absorption point 01• emissive caVlty : thc1r conneclion with the surface is not always rcalised. -l'Institut National Agronomique (Pal'is). Allocutton pl't•sidl•nticlle, prsente le 7 septembre 1953,

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1:? BEHNAHD GZE l:o\TRODUCTIO:o\ De trs nombreux auteurs ont essay de distinguer les causes dh<•rscs qui ont prsid la gense de ces cavits kmstiqucs verticales, plus ptofondcs que larges, appeles gouffres, abmes ou avens, d'une faon gnrale. Il en est rsult toute une stie de classifications, la fois dcscripti v cs ct gntiques, parfois bien confuses, ct 1wrsquc toujours artificieiics. Le fondatcm de la splologie scientifique, E.-A. :\IAHTEL, s'est botn, pour sa patt, distinguer deux catgoties fondamentales : gouffres d'rosion ct gouffres d'effondrement. Les premicts seraient << de colossales marmites de gants formes de haut en bas J?ar l'action chimique, mcanique ct hydtoshttiquc d'caux vioAicmnwnt engouffrees dans de grandes diaclases ou fissures prexistantes, ct meme des failles (3). Les seconds, beaucoup plus I'HI'es oor;, des croufftcs connus environ), r:o.;ul tera.ient d'etfondrements sur le trajet de cours n d'eau soutern1ins. lis scnuent habituellement moins profonds et plus larges que les premiers. . . Le mrite de cette conception de E.-A. :\'IAHTEL a t de ruiner t l 'Il 1 1 't ent consideres a VIel e 1ypot 1ese << gcvsricnne , suivant laqueiie les avens e 31 : • • Comme 1 'tf l' . . 1 t a1 • exemJ>le rejete en es gn ons c anciennes somces mineta cs avan , P ' surface des argiles sidrolithiques porter un ar•rument nutjeur a sa . T t') tour une << res souvent, l'intrieur d'un croutfrc et sm tout 'iOn poUl '. . 1:') 1:') 1 . t J ']' fi " flans la p1e1 re par cs 1e 1ce tgure encore, en pas de vis, Ir sillon trace ' 4 tourbillons de l'eau furieuse char11c de cralets taraudants. ( ), At o ru'il n'en 0 1 1 1 n n 1 •ut 1 c < . r, fans a p upatt des cas cits en cxemp c, on . 1 relief, et de dlits est nen. Ce sont les alternances de strates dures, restees ci .. '1 tourbillon] f . 1 ,.11 . d'un tr ,1va1 P marneux, acllement creuss, qui 1 us1on.. obliquit des bancs na1re, surtout lotsqu'un lger pendage entnnnc une certmne calcaires. les vraies marmites Bien plus, toutes les obsrtvati'ons clirectcs prouvent que 1 n t . t l>as que qucs 1e res des rivires souterraines, bouches vers le bas, n'excden ent vers le bas 1 f 1 . . t uitricurem ' ce pro one cur. Lorsqu'une ancJCnne nuunutc, ouve• e , . 't tombe rapidc..t ' t ' l' 'y l>l'eCIJH e uev1cn un ventablc petit puits absorbant, cau >. (c) = OuYcrture des diaclases dans les flancs des nnticlinaux ct synclinaux coffrs . (d) = Exemple de l'Igue des Landes (commune de l\Iilhars, Tarn). (c) = Ou,crture des diaclases dans le cas des glissements de la tectonique en banquise :) ct des blocs bascult•s. Les avens d'origine tectonique pourront exister prs de l'axe anticlinal. D'autres, mais beaucoup plus rares, en ce sens qu'ils ne s'ouvriront qu'exceptionnellement en surface, se trouveront dans l'axe synclinal. Dans certains cas, anticlinaux et synclinaux peuvent prsenter un style dit coffr , ou << en auge (fig. 1 c). Les zones axiales montrent des couches peu prs horizontales, mais elles sont alors spares par des flancs correspondant de vives flexures. Les avens sc localiseront seulement prs de la torsion des couches et non plus dans les axes anticlinaux et synclinaux. L'exemple de l'Igue des Landes (commune de Milhars. Tarn). dont j'ai donn autrefois la description d'aprs

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14 HEHNAHD (4] A. CAVAILL (5), remarquable avec sa p•ofondcm de 90 m travers plusicu•s tages gologiques, parait constituer un excellent exemple de cc type (fig. 1 c/). Par ailleurs, on peut en visagcr un aulic type de gense des goufr.-cs d'o.-iginc tectonique (fig. 1 e). Dans les rgions o de grandes masses caleaircs sur des couches plastiques avec un ce1tain pendage, sous l'influence de la gravit, des masses calcaires peuvent se disjoindre ct s'loigner lgJ'Cincnt les unes des aut•cs, en glissant sur leur substJatum. En trs grand, ce phnomne est appel tecto nique en banquise . En plus petit, dl•s blocs peuvent basculer sm les pentes au voisinage de gorges ou de dpressions topogntphiques, tout en restant •clis la masse principale. Dans les deux cas, des diaclases vont •ester bantes, ct plusicms gouffres de Provence ou des Gorges du Ta1n, par exempll, n'auront pas d'autJc origine. b) Cas des joints bant.<;. --Dans le cas de plissements assez violents, on pomTa rencontrer des shatC's caleailcs il la verticale. Si les eondis A ven du P/c St:.Loup --...... N FIG. 2. -Gouffres tectoniques (cas des joints de stratification bants). Exemple de l'An•n du Pic Saint-Loup (20 lun au Nord de lions topographiques s'y p1tcnt, ]cs joints entre ces strates, eux-mmcs verticaux, auront tendance s'(eartcr ct laisseront un espace bant entre chaque rocheux ; l'aspeet sc1a tout fait eompmable celui des diaclases, bien qu ICI le calcaire ne sc t•ouvc pas vraiment fraetur. Les avens du Pic-St-Loup, au Nord ,le Montpellier (fig. dcdts GEN NEVAUX ct MAUCHE (()), pa• moi-mme (7) ct par M. LAum'<:s (8), nppal'llcnnent incontestablement ce type. . dl• ln hcuclurc (5) (B.). -Etude hydrognlogiquc ct morpho!ogiic Saint-Loup. Bull. Soc. Languedoc. de (;o(Jr., t. XXXI, .1908, 1 1l. \ campagne (7) GrlzE (B.). -Recherches splologiqucs aux cmuons ce • 011 P ' Spelunca, n<> 4, 1HH3, p. 41-54 (voir p. 41). . . 1 }'.J ntpcllicr. Ann. de• (8) LAuRJ::s (M.). -Explorations soutct'l'ninl'S clans ln t•cgwn cl' 1 0 Splo., t. 1, 194(;, p. 75-117 (voir p. 91). ...... ..... -• 1 Jj ill i5.1 LA GENSE DES GOUI"FHES 15 Le Garaga de Ste-Victoire, au N.E. d'Aix-en-Provence, explor par R. DE JOLY (9), parait avoir une origine identique. Il n'y a pas lieu de dire, comme l'avait crit E.-A. :\IAHTEL (10), ct comme je l'avais admis moi-mme autrefois : << Tout cela implique une amplem de dnudation ct de modifications superficielles qui confond l'imagination ct dnmtc bien des thories. L'cau n'a fait ici peu prs aucun travail. Aueun engouffrement n'est il l'origine de la cavit. Il n'y a gure que les haccs de hs petits suintements qui ont provoqu des coules stalagmitiques sm les parois ct qui ont tcjoint des baumes de falaise sm les parois extrieures voisines. II. LES GOUFFRES n'EFFONDREMENT Le principe de la gense des goulftcs d'effondrement ptoprement dits est le plus simple de tous et ne ptsentc pas .de g1ands problmes : sur le trajet d'un courant souterrain dj existant, les votes cdent peu peu, habituellement banc par banc ; finalement la clef de vote s'affaisse son tom ct il sc forme une ouverture peu prs circulai•c. NE sw FIG. 3. -Coupe schl:•matique du gouffre d'effondrement de Padirac (Dpartement du Lot, Causses du Quercy). La coupe du gouffre est celle d'une coupole ; les strates Inontrent frquemment des signes de fauchage ou de << pousse au vide , c'est--dire qu'elles ont tendance basculer dans l'intl'icur de la cavit ; le fond est habituellement occup par un cne d'boulis rsultant de l'effondrement lui-mme, et dont la base est lentement sape par le cours d'cau souterrain, si celui-ci manifeste encore quelque activit. .La de tels gouffres est rarement grande. Parmi les }Jlus specta celui se•:t l!e type classique est le puits de Padirac (Lot). Large d'une trentaine de metres a louverture, d'une cinquantaine au fond, il est seulement profond de 55 111 au niveau du sommet du cne d'boulis pour 75 m au point le plus bas du puits (fig. 3). ' C'est pour de telles cavits que l'Abb PARAl\LLE avait tabli ds 1856 sa thorie du << jalonnement (11), contre laquelle MARTEL s'est lev violemment. (9) JoLY (R. DE). -L'exploration du Garuga de Ste-Victoire (Bouches-du-Rhne). La Gograpbie, juillet-aot 1928, p. 77. (10) MARTEL (E.-A.). Les abmes ou puits naturels. Assoc. lnlern. HlJdrologie scient., B 11 no 19, 1932,.6 p. u (tl) PARA:\IELLE. L'art de dcouvrir les sources. Paris, P" d. 1856, Ge d. 1926, 428 p.

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1(j c;i :Z E [ (j J S'il f a ut reconnaitrc que les g o ufl"res d 'un massif calcair e pais, comme par exem ple ceux des Grand s Causses, n e rejoig n e nt qu'cxcl'ptionncllement d 'une directe un coura n t sout errain a ctif, par contre, nous Ill' pouvons adml'ltte la ngatio n quas is y s tmatique d e :\IAIITEJ.. Les vritable s goufl"rcs d'cfl"ondrc ment n'existent que l o r sque l :t masse cal caire est p e u paisse, une cou c h e f ormant t o it impermable, o u 1111 niveau d'cau karstique e n quilibre a\ec l e niveau d e base absolu de l a rgion n e s c l r o u vanl pas plus d 'une centainl' de m etres au-dessou s d e l a surface. C e cas est prcisment celui des P etits Ca usses du Quercy, o : 1 dabli sn loi . 11 demeure alo r s exact que le s grandes dolin l'S e l les g oufl" res d'efl"ondrctttcnt jal onnent approximati , e m ent les l'O Ur s d 'cau souterrains . Plusieu r s exemples p ourraient t r c d onns d e d bla ientents, a u dch't des cnes d'boulis, q ui ont per mis de rejoindre des ruisseaux, alors qu' till e prcm i re exploration avait fait COncl u r e lille Ca\it SCtlll' . I l l. LES I!Ol"F F IIES Les condit i o n s premires pour qu'il exist e des goufl "tes a bsorbant les eaux s u p e rfi c i e lles sont que ces l'a u x exi stent it l a sutface du calcaitc l't qu' il :ail des possibilits d e rsurgence d a n s 1111 p o i n t situ une altitude inftl'icut 'l'. Ces vrits lmcnlains pantiss!nt :1\oit tC: le plus souvent penlucs de vue quand on parl e, a\ce :\1.\HTEI., d a n s la rt• gion des Causses, de g rands courants superfici e l s s'engoufl"rant violentm e n t dans des avens pour ressortir dans les gotges voi sines. Fu . . L Schimas des conditions l{o lll!-(iqucs nC:cessaitcs aux pc•rlcs d c ntissc•aux . Ca)=-Perle a u contact sttati g taphiquc c n l tc un l t•t't'ai n impctmC:a hll-l'l des SU JlCI'JlOSl'S, Ch)= Perle a u conl,tcl l l l t c:: c t t re 1111 crr:1111 tmp ctnH;tiJie ci des c:tlcains j uxtaE n eJI'e t : g t :ands c o ut anl s n 'ont exi s t l a surface des Causses que p e n d ant _ J e _ bte n avant l e c rettst•ntt•nt des gorges, cl ils ne (H>tt\'ait•nt c rer d e \' el'l. ta?Jes_ t:eseaux soule tTt l le • ' t ' t . . .• . n , . . .. • :::. . ., s e .llt X non p e n e 1 c v t atmc n t s o u s terr e qu'aptes 1 cunwn des cou t ,tnls supc rft c t e l s en quclqul s cours majeurs, p to fond menl ancrs des o u , c t tcs it L 'ait l i b re, cc qui n e parait g u c r c t 'l'lllOn t e r :'t ltll l' p e rJOd e a u (J.u a lernair l' (V illafranc lti c n compr is). L e f a tl_ que plusieurs goufl" rcs onl li v t des sable s quartzeu x , o u tll m e des gale_l s gran_ ltH]U es, n e pro _u, l attl'tt n e tHtnt que des courants ve nus des lltassifs a n cJens sont p r cipits dans ces cavits, mai s seule m ent que les suye dlcicb anc i e n s sont c n s tti l e tombs d a n s les a ve n s sous 1 Jll Jlu e ncc d e pcl1ts t'Uissell e m ents putcment loctu x 1\ou s n e saurions nier que l' erlains gou fl"rc s fonctionnen t ;.1 • 1 •ttr e tctu e ll e 1 . ( ' • 1 , 1: ' ' comme pertes 1 e ru1sscaux supe r !l 'tes, mai s il s'agi l a lors de condi t i o n s "ologiques assez s pciales. Les pertes p euvent C:tre permises p a r u n con tal'l pltique, c'esl--dir e que le s cau x c o ul ant sur une couche impcn!lt•ab ll' scnt s_ous terre e n d o uce, it l : afllcure m ent des cal_eaires fissurs s u s -jaccnts, cc qut est l e c a s general d:tns les Lausst s du Quercy ( lt g . t ct). p e uven t tre aussi ducs it un contac! tectonique , c'est--dirc que des c:tlcaires C:tanl mis bru t a l e ment en c o n t : tt'l p:tr faill e :1\cc d1•s c oucllt•s impl• tmabtcs, le s t•aux coul ant -.ur ('t• llc•<:-t"i .s'Pn(!oufl ' n •nt d(•.; l t•aJJ' :11 a i\'l'•!• sur l e c ants. ( a " t =Coupe de I' II{u c del Gan('( , commune de Pt nmilhancs, L o t du Quetcy) . C h )=-= Coupe dt• la paa tie supt•• i e u1c du Goull'n• de la llt•ntH•-:\I orlc, cummune d'Arbas, 1-Iautc-Ga tonnc ccnt•alcs) . L'norme goull'rc de la Hcnne-:\lortc. comnHtnc d 'Arbas ( HauleGaronne ) , l 'une des exp l o r a ti o n s duquel j'ai pris part en 1 9 fG, s 'ouvre, par 1.300 rn d'altitude, presqu e s u t l 'art e d'une monta"ne escarpe ( 1 3) . L e bassin d'alimentation supe rfi c i e l , t out a u m oins Pottt la supticure, sc limite l 'ouvei"Lute d u goufl' r c c t une d o li n e profond e, g(•n(•ralcmenl rempl ie de n e ige jusqu'en j uillet a u m o ins ( L a Glae irc) . Aucun cours d'eau actuel o u fossil e n e peut tre J 'oi' ginc du creusement dans une t elle silual ion topogta p hiquc ( fig . 5 b ) . Il sembl e donc que, ft qucmmcn t , les infiltration s d'caux, tlt aincs sut de s i petit s b assins ,ers:tnls, n e s u ffisent pas expliqu e r la gense de cadts prsen t a n t p ourtant t o u s les caractres des goufl ' res d'absorption . .Je ct o i s qu'il faut. e n parei l ens, t enir compt e cssentielll•menl du fait que les dolines, loca!ises s u r des fissures prexi stantes, sencnt de pige neige e t que cc1Je c 1 fondant l ente m e n t , t o ujours a u tnC:mc e ndroit, fini r a par agn111clir peu peu les joints ct ( l:.:!) (13.) . Etude cl tl.; la bmdutc Sud-Ouesl . 'f Central. Atlll. . .Val. Agro .. Parts. 1. XXIX, I.J3 t . p. _.J., d u (F.) . • -;: L'cxpl o1at"o11 elu l{outl "rc de la lll' llllC'-:\I ortC' . .-!1111. de Splo . , t. liT , 1 H.J.H, fa sc. 1, P _a. 2.

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IR BERNARD GZE diaclases du calcaire sous-jacent jusqu' faire apparatre en smface des cavits importantes. Cette explication est valable, non seulement pom des gouffres montagnards comme la Henne-::\lorte dans les Pyrnes, mais aussi pour ceux des Grands Causses et des Plans de Provence (altitude voisine de 1.000 m 1.200 m), o la neige peut subsister parfois jusqu'en juin dans les dolines. Enfin, il ne faut pas oublier que ceux qui sont situs des altitudes encore infrieures (cas des Causses du Languedoc ou du Quercy, dont l'altitude n'excde gure 300 400 m) ont t soumis un climat rigomlux pendant les priodes glaciaires du Quater naire, et que le mme phnomne de fonte localise de neige peut a \'oir motiv leur creusement ancien, en l'absence de tout vritablc ruissellement. Dans de tels gouffres d'absmption, la forme de la cavit est en entonnoir in vers, ou, mieux, en << teignoir . Les cnrs d'boulis sont rarcs ou trs rduits. L'ouverture est trs troite par rapport la profondeur ; on peut mme dire qu'elle est souvent absente. FIG. 6. Schmas de l'ou\'cl'lUJ'C des goufl'res ahsmhants. (a) = par ablation superficielle descendante ; (b) = par rosion souterrnine remontante. Ces caractres ont fait proposer par A. CAVAILL (14) l'hypothse suivant laquelle, dans la majorit des cas, ces gouffres, leur priode fonctionnelle, n'au raient pas t ouverts l'extrieur. Cc serait l'rosion superficielle qui aurait peu peu, par ablation de tranches horizontales du terrain sus-jacent, amen la cavit au jour (fig. 6 a). Sans nier un tel phnomne, parfaitement vraisemblable, j'aurais croire plutt, en rgle gnrale, la fixit relative de la rgion qu.1 nous est atteste, dans bien des cas, dans les calcaires, particulirement rehfs a l'rosion normale, lorsqu'ils renferment des cavernes (contrairement l'hypothse trop rigide du cycle karstique, prne par la plupart des gographes). I:cs gouffres se dvelopperaient toujours plutt en profondeur qu'en les suin tements proches de celle-ci n'ayant aucune force rosive, mais peu a peu,, par corrosion, ct par de minuscules effondrements, on assisterait un.e d evo: Iution remontante du gouffre (rosion rgressive si l'on veut), qui finn mt pal permettre son ouverture en surface (fig. 6 b). , ff 1 . t Les trs nombreux cas de cavits ouvertes de nos jotus par l e one 1 cmen . . . ti ues dnns le Causse de (14) (A.). Observations sur les lt4I \ !tG p. 392-'!00, 18 fig. Limogne. Bev. gogr. Pyrnes el S.lL, Toulouse, t. VII, fasc. ' ' [U] J.A DES GOUFFHES 19 accidentel d'un rocher, ou gn1ce aux explosifs utiliss pnr les splologues pour largil des fentes impntrables, mc semblent 'lmonstn1tifs cet gard. Le formidable rseau du Trou du Glaz de la Chnrtreuse, Isre), explor par P. CHEVALIEH (15), n'aboutit la smface du plateau de la Dent de Crolles que par un seul de ses nombreux a\'cns visibles l'intrieur, ct de gros tntvaux de dsobstn1ction ont t ncessaires pour forcer le passage vers un puits neige. Egalement, le n:•senu de l'vent de Hogns, prs du Vigan (Gard) (16), montre l'exemple d'une caverne de plus de 4 lun. de dveloppement, jointe seulement par des fentes impntrables aux dpressions du Causse qui la surmonte, alors qu' l'intrieur celles-ci sc traduisent par d'normes puits qui concourent son alimentation hydrique (fig. 7). SCHMA GOLOGIQUE DU RSEAU DE ROGNS P _Caillou lis pliocines? J,,_\5 _Calcaires el dolomies du Bajocien_Alllnien JS•et J 3 -•_ C.alc;aires du Jurassique sup. C.alcllires lits du lias suprieur ct moyen J,.,_ Dolomie balhonienne l' _Calcaire dolo mi Liquc du Li.a!> inrrieur t _ Trias FIG. 7. -Schma du rseau de l'\'ent de Hogns prs du Vigan (Gard, Bas-Languedoc). IV. LES GOUFFHES MISSIFS L'un des rsultats importants des recherches rcentes, particulirement de BouRGIN, CHEVALIER et HENAULT, dans les cavernes des Alpes et de Provence, du Gu CousTEAU la Fontaine de Vaucluse, et de G. DE LAVAUH dans le Lot, a t de montrer qu'un grand nombre de gouffres, soit encore actifs, soit actuellement asschs, doivent leur gense exclusivement la remonte des eaux souterraines. L'exemple peut-tre le plus frappant est celui du gouffre de la Luire (Vercors), o l'on a observ sur le vif la remonte des eaux mises en charge sur une verticale dpassant 200 mtres, derrire l'orifice calibr d'une galerie profonde, et l'mission de cette cau dans un talweg superficiel (17) (fig. 8). Dans le rseau du Trou du Glaz, un puits intrieur actuellement fossile n'a (l5) CHEVALIER (P.). -Escalades souterraines ; douze nns dnns le plus grand gouffre l onde Paris, Susse, 1948, 190 p., fig. ct pl. . ( l1 11( 1l 6 ) ou (J.) ct BounNmn (A.).L',cnt de Hogns. Ann. de Splo., 'riJ f sc 2 t9o2, p. 61-77. t. (A.). -La Luire et ln Ve1nuison soute1rnine .. 4nn. de Splo., t. 1, JI. 31.

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:!0 BEHNARD [lOj pu fonctionner, selon CHEVALIER (18), que comme branche remontante d'un tube en U de plus de 100 mtres de hauteur. Dans les rsurgences vauclusiennes, la Fontaine de Vaucluse elle-mme, h• Cdt CousTEAU a dpass une lH'ofondeur d'une soixantaine de mtres, sans t•onsta ter autre chose que la continuation de la descente de la cavit. Egalement, il la Fontaine des Chartreux, prs de Cahors, G. DE LAVAt:n a plong, avec et FARGUES, une cinquantaine de mtres de profondeur (19). Cc dernier eas est d'autant plus remarquable qu'on se trouve ici au-dessous du lit du Lot, qui constitue le niveau de base hydrographique de la rgion. Ainsi, la remonte par les gounrcs << missifs ou << refluants est un fait et, .dans !a. plupart des cas, on ne voit pas pom eux la possibilite d avOir etc creuses anlcl'lcurement par des caux descendnntes. D'ailleurs, la ?e ces en conduite fcwcc pat hugissemcnt des diaclases preexistantes, quoHJLIC vartablc ct difficile il dfinir d'un mol, diffre beaucoup de celle des avens d'absorption. Tandis que nous avons dit que les prcmicts a\aicnt l'allure d'un teignoil ou d'un entonnoir renvers lo•squ'ils aboutissent en smface, (l'une eloche, selon N E 0 C) N 5 Km FIG. Schma du fonctionnement hydrologiquc du rl-seau de la \\.•rnaison ct du gouffre missif de la Luire (Saint-Agnan-cn-\'ercots, Dtme). CHEVALIER (20), lorsqu'on les t'encontre sous terre l'issue d'un parcours hol'izon tal, les seconds ont peu lJI's la mme section sur toute leur hautem ct. au lieu d'tre verticaux, sont frquemment inclins. Leur coupe thol'ique est ronde ou elliptique, mais il peut y avoir de f•quentes anomalies cet gard. Le creusement des goufl'res missifs suppose videmment que la tC:gion ren ferme des points topographiques levs, o les eaux descendent en coulement libre, puis un rseau de fissures profondes, d'o les eaux ne pounont •emonter par un conduit privilgi que sous l'influence de mises t•n eharge padois consi drables. Au point de vue lithologique, ccci ne sera possible que si les calcail:es rcil= ferment des fissures ayant permis l'installation ,t'un rseau lutrstique, mms aussi sous la condition que ces fissures soient rares ou peu largies en quoi l'eau s'chapperait librement l'horizontale sans avoir sui v re un dtsposthf de tube en U. Certaines conditions tectoniques jouent aussi un gn1n'l rle dan<; la gensl' C Il (ls&te). A 11n. de (18) CmWAJ.lEH (P.). Le rsenu soulcrtain de l<1 Dent de cs f'}J/o., t. 1, tH-Hl, p. 15. . Alli!. de Splo., OH) LA\'At:n (G. DE).-I.:cxploralion des n:•surMCHCl'S vauelustl'1111'-'s. t. II, 194, fasc. 4, p. 18. . 1 . . l\'Pl'S d't•rosion sou-(20) CHF.VAJ.IEH (P.). -Distinl'lions mo•phnlnJ.pqucs_.'-'llll'l' (nl-cs centrales). ronnantcs, il resterait la Hount des Herctchos un aven vc•tical anciennement missif, dont on aurait quelque difficult s'expliquer la gense, sans tude complte du dispositif hydrogologique actuellement reconnu. V. LES GOUFFHES CHEl\HNES D'QUILIBHE L'une des toutes dcrnircs conceptions rsultant des travaux de A. BouRGIN, mais plus encore de ceux de P. RENAULT (22), est celle suiYant laquelle il existe des gouffres qui n'ont jamais vraiment fonctionn comme point d'absorption ni cavits missives. Ces gouffres seraient en quelque sorte branchs sur les rseaux karstiques (21) Gi;.zg (B.). -Inllucncc de ln tectonique sur la localisation des sources vauclu "icnncs. Acles /'". Hl!Jr. nat. de Splo., 1H39, p. 5-14 (voir p. 11 ct fig. 5 et 6). (22) RE;I!AtrLT (P.). -Distinction de deux types d'mcns sm les Plans de Canjuers r. ) CU Acad. Sciemes, t. CCXXXV, p. 15 H), 1952. t'ar liE:-o:\ULT (P.).-Influence du sens des drculations aquifl•rcs sur le creusement . s clc.•s Plans de Canjuc1s (Var). Id., p. Hl72, 1952. des .

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_1 J actifs comme des chemines d'quilibre sm une canalisation lH"ofondc. En priode humide, les eaux s'lveraient dans le gouffre, tandis qu'elles rcdescendraient sur place en priode sche. La cmTosion jouerait considrablement pour la transformation des fissures en chemines, mais les cfrets de coups de blier ct autres actions ressortissant de l'rosion JH'oprement dite ne sauntienl iotre passs sous silence. Bien entendu, de telles ca,its ne peuvent tn reconnues que par les explorations en quelque sorte internes des massifs calcaires. Cependant, les d(•sobstnJe tions artificielles ou de petits effondrements de votes permettent quelqul•fois d'y aboutir dircctement depuis la smface. On a alors de vrilables avens, mais dont la gense demeure trs particulire. Leur forme peut tre fmt \'ariable : lem section horizontale scrait nonnalc ment anguleuse, avec lames rocheuses transversales, les parois senti en t eouve1tcs de cupules de corrosion ou mont•eraient des revtements argileux r(sultant du dpt des rsidus de dcalcification lors de la lente d(•crue des caux. Ils seraient frquents smtout dans les zones fissmcs en hord me des poljs (exemple de l'aven du Puits, cit par P. HEXAt:LT, en bo1dun• du Gnmd Plan de Canjuers, Var), tandis que les avens situ(•s plus haut sentient surtout des a\'cns Surface pisomtriqve thori'lue en hautes. eaux GouFFres Sou l'l're d 't;uilibre \ Goul'f"roe mi.s.sil' Fm. 10. -Fonctionnement tho.-ique des caux soutciTaincs d'un polje. Schma inspir pa1 le Grand Plan de C:tn.jucls,_ Yar it l'poque o Je Grand-A\"en fonctionnait comme gouJlJ•c l'lllJSslf. absorbants et ceux situs plus bas, dans la zone dprim(e du polj, sentient des avens missifs (fig. 1 0). . II semble permis de rapprocher de ces chemines d'quilibre plusreurs des clbres Katavothres du Ploponse, dont la plul?att s'ouvre.nt de trandes dpressions fermes. Alternathement, suivant les satsons, t1s •hsor bcnt f,cau des bas-fonds ou, au contraire, y rcjettPnt l'excs paovcnan t des montagnes voisines. 1 1 , t '•s lli"ises lll" . Ici le mouvement hydrique dpasserait un peu cc tu < es ca' • c. . . . lemn'Ient en exem1Jle ct la forme de l'ouvcrturc ext(•rilurc en senut IH•ees.smce( . ' . . . f . . 1 •nt •esteraient 1.e111ent modifie, mms le pnncipe de la genese et le orH tt on ne n c analogues. • 3 l' 'lieurs cit des Dans le Causse de Montdardier (Gard), R. DE .JoLY (2 ) a c at 1 1 • e1gences < e 1 'l vens situs sur le plateau, 200 ou 300 m plus luntt que cs c 111 • 1 • a ' 1 1 t' Il t •cstt"tti,.. de l'cau par em Il. e voisine (jlll a pres c cs {J tues tonen te es, on " va e ' ' 1 s une eontr<.• bouche Cette mention remarquable nous JH"ouve que, ml'me < dn. t t l"t. . . . . . . . : . • ll1Jl li r 1 a o a J e du resque aplanie supcrficieilcmcnt, l'eau peut atiJ ve•. .1 1 l . 1 • . sens ( .. ) 4 i.seau karstique et y fonctionner par consquent un peu dans le-s cc ux -). (' FI Faux (2iJ) .JoLY (R. DE). -Ruissellement l't pe1colntions. Conur. •01111 e • • • Frfoud, 1934, 8 p. . . r H ni: .Jor.Y, Sl'rait ' (24) Ln coupe du Causse de Montdal'
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1L Michele GORT ANI < t > Appunti dei sulla • pOZZI classificazione naturali <2> Rsum M. a propos de classer les J,touff1es d'aprs lem gense, en tectoniques, d'effondrement, absorbants, missifs, alternatifs. Dans le but de complter le tableau, :\1. GonTANI cite des phtnomnes ne t rounmt pas une plale dans cette classification, sa\'oir : 1) Gouffres absorbants creuss sous remplissage l'ontinuel ct demeurs toujours remplis ; exemples typiques, r\'ls par des sondal{es, prs de di Caclore ; type rpandu dans gypses feuillets des Alpes. :.!) Goufl'res absorbants au-dessous d'allu,ions lluviatiles ct demeurant remplis ou non sui\'ant la nature de la •ochc et celle des cailloutis. 3) Goull'rcs d'rosion littorale, produits pal' l'action combine des fadeurs karstiques cl de la mer ; \'oir par exemple les trous soutllcms. -1) Gou1l'tes tl'ol'iginc hydrothermale : les facteurs de la godynamiquc extrieure sc mlant il ceux de la godynamique intrieure (solutions hydrothermales, manations de CO:!, \'a peur
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2(i [2] facilitano la raccolta deU'acqua ; la penetrazione di questa si compic attraverso fra!ture assorbenti., che man mano si allargano per clissoluzione ma s<•nza che _la dell'Inghiottitoio, via via approfondentesi, resti liben1 da mate1iali d1 riempimento, --tanto sono abbondanti i residui e le materie franate, mistc ? no ad apporti dall'estcrno. JI pozzo quindi si appn>fondiscc •estando semp•c Ingombro, .senza che nulla (all'infuod di un sondaggio) pcrmctta di app1ezzmne la profondita. .Esempi sono stati messi in cvidcnza qucst'anno nella fonnazionl' Pieve di Cadorc (Alpi O•ientali), nell'occasionc di sondaggi presso Il VJllaggi? di Vallcsclla allo scopo di studiarc le condizioni di stabllJta del sottosuolo. Tnvellazioni ubicate nel fondo di due doline a imbuto, per. 45-50 metri esclushamentc matedali di dempimento, rhe lando 1 esJstenza dJ questi pozzi \'etticali, che si aprono in un tettazzo orogra fico fiancheggiante a 70-80 m. di altczza la sttetta gola del fiume Piavl', ora da un 1ago artificia1e. II materiale che ostruiscc i pozzi non impcdisce c.lcll'acqua ; tanto che in una deiic due doline si scal'icava fino a poe u anni achhetro la fognatura di un paese. 2 Pozzi SOTTO COLTHI DETHITICHE 0 ALLUVIo;o.:ALI. -Tl dott. F .• BAUEH ha nchiamato l'attcnzione del nostro Con"resso (4) sulla facilit con CUl acque .insinuanclosi 1ungo il contatto fra una roccia l' P1 acc.a sovrastantc (ad es. residui argillosi), possono •:lggwnX al .ch fcncliturc asso•benti. D'ultra parte, ne.I 19 Il . MAR'l!SSI, stuchando J pozzi che si aprono lun"o ali antichi pcrcorsJ fluvwh subacrei del Cms 1' t' n n • t tt 1 . . ' 0 lies Ino {5), trov le prove di cortosioni complU c so 0 e alluvionl degli an tic hi fiumi supcrficiali a cl O}Jcra di acc}UC subalvcl• c himicamente att' • I ' ' ' ' 1 su 1 n c. .. autmc rihenc che il fenomeno sia stato generale, ?s.1 con:;!t: ne] Cars? Triestino c nell'Istria. Comunquc, la . e rli.mostrata In modo clccisivo dalla scoperta di uno ch . tah poz.zi riemp•t,o ciottoli alluvionali, presso San Canziano al T!mavo : 10 iiale 1 corrosiva ulteriore non avcva potuto sul .. mate: I nempimento, pcrch costituito ela ciotto di arcnana. Altr avvenne, col tempo 1 1 1 . . . si ,renerah In seno . • r ove e a luviOni erano calcarec ; 1 pozzt co. n .• materre rimasti in origine almeno parza1mente ostnuh clal1le a uvwnah cach. t l'b . al potere so -vente 1 11 I e, SI 1 erarono succcsstvamentc graZie ' 1 ,ce e a.cque cd all'approfondirsi e allaraarsi delle vie sotter..-ance. pue) invece persisterc, la roccia carsiea ab.hin delle Alpi 0 rcsidui, come appunto il caso dei gesst marne Per lunghi tratti, nc11e va11i del Tag1iamcnto c del 1 c, vion. . tt Il ere venncro ricopcrtc da p1acchc moreniche e r a a u: 1 CIO o ose fluv1ali f1 1 . . . tto le quah perdure) il 1 . llVIo-g ac1ah, p1u o mcno ccmentate, s? . hanno d' de1Ic acque infiltranti. Anche qui le trivellazionl ch v.anesella h Imos ra 0 la realt di quanto l'osservazione geologica lasciava ntcnerc ; pOic .te stud dove il gesso .copcrto da un arosso banco di conglomera o In erglactale spes . n • ffondata per decine di . so una venhna di mctri, una sonda si e a t 1 . ncl fon.do di una dolina, rivclanclo l'esistcnza etfettiva ciel pozzo na ura e Intel amen te colmo di materie res I l' f bcnch tuttora assorbente Si c f . . H uc e < 1 rana, b 11 . on ermato In tai modo cio che cra Jo ico revcdere in ase a e osservazioni di O. MAHINELLI sune << di suberosionc net gessi, non soltanto ne lie Alpi ma financo in Sicilia (6). /Vefrl{arstung und NutztHichenverlustc, ihrc Untcrsuchung und yr. n eJn. Splo 7 sept 1953 (5) MAnussr (A.). _ 11 PaJcot' ., • , : : . , . Ici Cnrso Traestmo. Roll. Soc. Adriaffca S f 3 c ! antica sulMel ( del carsismo. Giorn di Geol' . 1/ na., 8, frtestc, J941 ; -Jpotcsa sullo s\ Jluppo • .z 0flla, •1 , Bologna 1941 (6) MARINEr r 1 (0) St d.' . . . s c (;eogr. Ital., 8, 1898, e Bol/ • G -u I orografaca nclle Alpi • regioni gessose d'Itulia Me (i eogr. Ital., 1900, 1902, 1904 Fcnomcm cnrsiCI ne e • m. zeogr. di G. Dainelli, 34, 1917. 1 { i GIH\SSIFICAZIO:-\E DEI POZZI 27 3. Pozzi DI cosTmnA. -eoste altc calcmce sono ben noti i pozzi vc•ticali che, pmtendo da talunc fra le moltissimc g•otte apc1tc a lhcllo del mare, snlgono \'Crso la Sll!H•rfil'it• del massiclio costiero. processo gene tico di tali cavit si tro\'ano d'ordina.-io associati i fatto•i del fenonu.no carsico c l'azionc del man•. Pe1 quanlo l'iguanla i pozzi, mentrc le acquc vadosc agiscono in prcvalcnza dall'alto al basso, l'azione del marc si s\'olgc in lH'C\'alcnza dai basso verso l'alto, c con tutt'alt1o }>I'Ol'esso. Fattore pl'incipale di qucsto non pi la co••osionc, bcnsi l'azione llll'ccanica dovuta nJI'alte•nmsi di cncrgichc subitancc comp1cssioni e dilatazioni : l'mia contenuta ncllc fcnditurc che durantc le mareggiatc sotto l'mto dcll'onda fnmgentc subiscc una comp1cssionc fortissima c la trasmettc pc• lutta la •ete dei mcati della •occia, ment1e con la risacca subcntra l'etfctto aspinmte da •isucchio, ptovocmulo distacco di pmti sconncssc e allontanamento di materic cadute. Si originano cosi i pozzi soffianti e forme analoghe, nclla vccchia lette•atunt geologica scgnalati sopra tutto nelle isole Britannichc, ma che hanno l'iscont•o in moiti littorali, anche nd :\ledite• ranco a cominchue da Capd (7) c dalle isole Trcmiti (8). L'etfctto combinato dcll'azione mt•ecanica del mme e dell'azione sohente di acquc vadosc penctranti, spiega la f•cqulnza di cavit:'t non solo mizzontali ma anche vcrticali nei littorali calcmci. :\la f01mc analoghc sono scgnalate anche in rocce non solubili, sn coste niolto battutc dai marosi (ticordiamo p.cs. il pozzo soffiante di Kilkec in Irlanda, apcrto in seisti anlesiaci), most•ando come l'azione del mare possa riuscirc in dati ensi non solo eoneomitnntc, ma prevalentc a pcrfino esclusiva. Si cade allora in tutt'altra eatl'gU'' 203 ScATL'nno (A.), Le ncque mm<.•rah c le stufe naturali 1 d Ita Ul ' 0 ' • o • 1 (S) L' 1' geo . p lcrmo 1940 -BolWAN (B.) e • , arc llll<.'ntosa Imprcsa (h due d! Scwccn 1. t stini'. Il Pic:colo di Trie-ste, 8 ott. 1942, Le Grotte d'Italia, (2), Y. 11 tiC

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GOHTA:"I [4] singolarit del fenomeno, differenziandolo dalle tante emanazioni di Yapori eht• si sprigionano da terreni calcarei fn1tturati e pi o meno earsici, a eui fanno capo s01genti termali, c doYe appunto il fenomcno emsieo esogeno si ttoya sposato a quello che si pui1 chiamar<> fenomcno earsi('O cndogeno. Una certa analogia con tali fenomeni pu rilenusi nelle eavit prt'\'all•ntl mente verticali aperte in scno a toece caleareeda acque vadosc mistc ad aequt• giovanilio mineralizzate da emanazioni endogene di anidl'ide eatboniea. Il fm marsi di tali cavit puo darc luogo a sptofondHmenti, emue qul•lli osscrvati a pi riprese nella piana di San Vittorino in val delrAnienc (13) c nella pianunt Pontina (14). A risultati analoghi puo condurre anche il solo earsismo l'tHlogLno , dovuto a soluzioni iclrotermali di origine intenuncntc eruttha : l'Sempi numl'tosi sono offerti dalle miniete apertc in giacimenti nu•tasomatici. :\la il ft•nomeno assume in tai caso un altto caratterc, e sc Jo si \'Uolc includere nel quad t•o generale conviene inserirlo in un'apposita catcgoria. Origine pure lcgata almeno in parte al vulcanismo, e in certi casi essenzial mente dipendente da esso, hanno infine quclli che si potrebbero chiamarc po::i di accumulamenlo, c che derivano dai )H'olun•rarsi del condotto di vapoti o di acque ascendenti in sguito alla continuata di depositi chimiei alla emittente. offrono esempi i geysers c alcune sotgenti tet mah, fra cm ncordo quelle di Ti h nell' Aussa, dove ho ved uto un pozzo noll'volmente profondo di esttema tegolat•it (15). Forme analoghe possono l'SSl'r generale anche. ac_quc non termali )Hnch fortemcnte inerostanti, Acque Albule fh 1noh, ehe sono fredde ma ari"cchite da vcnute endogenc dt LO che hanno loro permcsso di cai'carsi di bicarbonato ealcico altntversando le d.el sottosuolo profondo. Deve esser tenuto presente qu.esto ti po di cav1ta verhcah anche da parte di studiosi dei fenomeni carsiei, perche, ccssnta la causa, la loro presenza in antichi depositi tntvcttinosi pottcbbe venin• sea,n biata con un effetto di cnrsismo (16). T • o:n (C.). SprofonI (H.), La piana di S. Vittodno. I.e l le d Jtalw, ., .. , . ' 'n . . • Cfr . .:\IAIH:>LI.I (0.). -Gli << sprofondi della pianu1a Pontina. Mondo S(!llerr., 1, ld.me, n. 1 2;AL\IAGIA' (IL), Pltc1iori notizic sugli << .,;profondi dl'lla pwnura Pontma. llnd., n. 3. (15) GonTANI (1\1.) BJA!IOCHI (A.). -Nclla Dancalia mciidinnale. Appunti Roll. Soc. Geogr. Ital.,_ tchhr. 193H (v. pag. 6 d. cstr. e fig. 17). _ E' per pozz•. che si. pu ritcne1e ntlidu anche uggi la 111111}'g1 -nata _d.t n HALLl'l'Cicux comP . . t d' t •. : sa . t' l' . . . ''l ,•icnt de citer, \'Icn appor cr c1 • • com_m,umca w.n sur oj•Jgnw des 1-{ouff•cs. l..cs cas qu ! louvcrtmc n0tamm<'nt ceux de cavttcs creusees au-dessous d'un remplissage ou d une . 1 sdimentnirc, doivent vich.•mmcnt tre retenus dans une classifkation gnC:•tiquc Les autres pmah;scnt plus l'ares ct localiss, mnis leur intrt n'l'Il demeure pns moms incontestable. . J .i 1 :' A Andr REYMOND < I > propos d'un du Pays aven perfor Basque. Contribution la thorie des avens (2) Au cours de l't 1949, ct grce la pri•scnce de notre Prsident, l\1. Robert DE JoLY, nous avions dcid de pousser l'exploration de la rgion du Pays Basque comprise sur la feuille de et qui avait dj fait l'objet des recherches de splologues ct de la fmme ct dont les plus cl bres ont t DuFAU, E.-A. :\IAHTEL ct le Docteur Rene JEANNEL. En tant qu'lve de cc dernier, et avec mes camarades du Musum et de la Rccllerchc Scientifique, nous avions poursuivi l'inventaire des cavits connues ou indites de cette rgion calcaire les. annes 1934 jusqu' 1942. Au cours de la campagne 1949, pres de c1nquantc cavits furent visites ou repres et, parmi les plus :\1. DE JoL\: fora l'entre des abmes alors vierges du Bechenka Ko Leccia ct Leccia ... La cavit sur laquelle nous athtons 1c1 1 des speleologues n'a rien faire avec ces a\cns monstres. C'est au contraire. une cavit des plus modestes, une dizaine de mtres de profondeur sur quatre metres de diamtre, sise 2 km. environ du hameau de Cihigue, prs de Tardets (feuille de Maulon) . Cet aven, oblique par rapport la surface topographique des calcaires aptiens, qu'il entaille, offre la ?e un plafond rduit une dalle de calcaire, cette dalle percee de trms trous Inegaux, dont deux presque parfaitement circulaires ; ces trous correspondent l'intersection de la surface topographique par ?es de corrosion dont l'action persistante n fini ainsi par perforer en tro1s pmnts le de l'aven. . . En admettant que la cotToswn perdure, des trmts e scie finiront par runir les perforations de la vote ; la partie centrale du plafond ira s'craser nu fond de l'aven et celui-ci aura atteint alors sa forme finale d'aven circulaire en canon de fusil, dont l'explication a pos des questions difficiles rsoudre aux ]Jremiers thoriciens de l'rosion souterraine. L'intrt thorique de ce curieux petit aven est qu'il montre un exemple presque schmatique de dbouch d'un aven interne l'air libre pat un phnomne d'rosion ascendante qui semble permettte d'tendre l'rosion souterraine les lois gnrales de Surcll pour l'rosion linaire l'air libre. Si on admet cette hypothse, tout se simplifie en hydrologie souterraine : celle-ci devient un chapitre particulier dans le grand ensemble de l'rosion fluviatile. Les lois gnrales de Smcll s'y appliquent, comme tous les autres cas de l'rosion linaire. (l) Institut Scientifique Chrifien, Rnbnt (Mntoc). ( 2 ) Communication prsente le 10 septembre 1953 .

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:.w .\C\DIIf.: l:.! Les g r ottes h o rizont a les lac-; ou :"t bids tranquilles son t les tL'Illo ins d e l'att einte provisoire du ni Yeau de base local. L 'ann est l ' asylllptotc Yt•rt i e ale dt l'rosion rgr essi \"C' son terme. m o 10 /J m 0 5 10 "jQ• ' ' ' . ,.--..., {\ -+-'--1-i' ) (._\ ..__ Coupe :suivant AB te P lafond Grolle aven de A YON DO KO LECCIA Mais s i J e r l e d e l'rosi o n ascendante s'avre indis c u tabl e et presque exclusif pour l'ouverture e n surface des avens internes p rsentant l a f orme circulaire parfait e e n eanon d e fusil n u en ogive, il ne s'agtt pas pou• 1 'b'l't' d'une t:•rosion desautant d e sou s -estime r c l encor e m o ins d e nie r a posst • 1 c cendanle son s l ente o u massive d e s cau x de surfat:e. .\\'E X Dl' PA Y S llASQl' E 3 1 L'ayen , en gnt:r a l , est le r sultat d ' u n e a c ti o n COilYctgcnlc entre la corrosion ascendant e agissant d e bas e n haut, ct la dissolution ct J'rosion descendant des fissures o u des cadts gueules de la surface, ct •eprenant d'en haul l e terme ultime asympto tique H rlical d e l'rosion soutl'tTaine . L e Pays Bas
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Sur C. FRANC la formation de bas en des gouffres haut (Note sur la communication de M. A. REYMOND) (1) Suivant A. REYMOXD, certains gouffres ne seraient que la forme limite d'une cloche
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34 C. Il est vident que la .11w)scncc,. l'origine, d'une (galerie de l"ivi{n souterraine active ou foss1 c est necessaire. Remarquons que la formation de grandes salles avec iboulis it la hast• a une origine analogue, (fig ... !). On peut supposer qu'un de certains de ecs gouff•es pat l'cau courante, venant du haut ou du as, h ansformerait l'aspc<.t de ces cavits, qui perdraient ainsi plusieurs de leurs caractrcs fondamentaux en les re•Hiant difficilement reconnaissables. En dfinitive, nous pouvons que les Houffres d'efrondtement setait•nt plus frquents qu'on ne le supposait a l'origine. n 1 2. _ ... ___.. 1 .i)eveloppement dta /q cloche ft9.3 Discussion 1\ 1 1 1 o 111 nlto, pl'l' cedimcnto di mall'f. 'V. l\L\UCCI : L'accrl'scirtl"Jlt<, cll'l. camini (a wss • )' ... 11to ho potuto osservare net casn rta 1, fino all'apc..turu in supl'rficil' coincidc con qun degli inghiottitoi rl'li'O\'l'rsi. ' l\1 B • :-. . . , . . , 1 les communications de 1\EY:\IONn • • • GLZE est hem eux cl .. "()Jlsttler 1 1 1' •t ... su1 1• • F ... " • t n s es H (.'es q u 1 .. • .. • • c. <'. RANC appUient, :• l'aide dl' nouvelles ohsc.•r\'H JO nu c.om:; du prsent creusement de certames ca\'tt•s J>er ascensunt , 110 t 1 t .... '1 imJlOI'hnt 1• C , • , • le l'Il ou re, l' 1 .n .u • < c ongres, mais Husst anh'••i(•urement ( J). Il stgna • , .J. GootTF.L sur l'efl"ond1(•nHnt des soutertainl'S <2). . . . . erraincs l't dt•s dolilws dans les rodtes 0) B. Gl::zE. Sm la g(•nl-sc dc.•s ('H\'Jtcs sout non karstinues. Ann. lie SJ> '{' t \' 1n:->1 11 61-66. t , Erosion ou • corrosion Essai de contrle du mode de creusement des rseaux souterrains (2) Rsum Aprs une ,ue d'ensemble su1 les deux modes de creusement, l'auteur pl opose une ml-lhode pl'l'mt•tlnnt de contrler en un pomt donnls'il y a prdominance de l'rosion ou de ln corrosion. Cette mthode est base su1 ln diffence d'usure entre deux chantillons minrnux, l'un dur et soluble dans les acides, l'autre mou ct chhniquement inerte . 11 conclut it Ja prdominance de l'rosion ds que l'eau a travers la carapace JapiazC:•c. On a souYent discut de l'impmtance relative la corrosion et de l'rosion dans le creusement ct l'agrandissement des conduits souterrains : mais, si les deux thories sc sont atrrontes, il semble qu'aucune preuve certaine ne soit venue tayer l'une ou l'autre. Certains aspects sont caractristiques, comme les cannelures de coiTosion dans les lapiaz, ou les vagues d'rosion en coups de gouge dans les •i vi res souterraines ; mais dans la plupurt des cas un examen mmphologique est insuffisant, ct c'est pomquoi nous avons cherch une mthode permettant de difftencic• les deux modes de creusement. A va nt de cl(•crirc not t'(' mthode, nous exposerons nos vues sur ce problme. LSURE ANNUELLE D'UN MASSIF CALCAIRE Si nous ptenons un massif calcaite quelconque, dfini par l'ensemble d'un nassin versant compos d'un plateau d'absorption, d'un rseau souterrain et d'une •surgcncc, un examen complet de celle-ei peut tho.-iquement permettre de conttlc• l'usmc totale du massif. On peut dire en effet : 1) Corrosion. Calcaire en solution dissolution, moins calcaire dpos. lu t•surgence = calcaire enlev par 2) Erosion. -:Uatriaux en suspension ns, moins a11uvions dposes. it la •surgence matriaux entra-Dans un tscau en activit, les deux termes dduire peuvent tre consi di•rs connue assez faibles pom que l'on n'en tienne pas compte. Le calcaire en solution est le p1oduit du dbit de la rsurgence par la concentration en calcaire de l'eau. L'expdt•nce ptouvc que cette concenhation est sen----Pr(•sident de la Snciitl-Spllologique de Francl', Lyon. Colllmunication pn'sente le !) seph•mbrc 1953.

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J>IEHI CHE\'ALIEH pom un rseau d'une eertainl' impl'lll C:tn en fonctwn. de la, .sul'face bassin \'l't'sant, de la hautem dls pricipita hons et d On IlL' tiendra pas eomptl' des l'aux dl condensatiOn, ne modtfieront pas beaueoup J'ordre dl• gnmdeur du 1isultat. Pour fixer. les Idees pat une valeur approche, admettons la n:surgerH'l' unl' de mg. carbonate de chaux pm Iitre, une hautlm de pluie de 2 metres e! une de 50 '/r. Cela nous donne pm kilomtn earrC.: l'l par an une lhssolutwn de lOO tonnes de caleaire. . Par en. ce qui les mati•riaux entrains l'Il suspl•nsion, il l'St a, peu pres 1mposs!ble de fa11e une estimation ou une mesme : la l'OIH"entration n, est plus cette fois constante, elle augmente considntblement avl'l' le dbit l'l c est au. n_1omcnt crues les fortes qu'il faudntit efl'eetuer les mlsures lls plus precises de debit ct de matietes entranes. , . cc qui conce1:ne I'usme totale d'un riseau, nous sommes incapahll•s d etablir limportancc rel ah Ye des deux phnomnes. . Entrons. dans le dtail de lem l'p.tt'ti lion au coul's de la tnt ,er du massif, depms la goutte de pluie lHI d'eau de condensation jusqu'il la resurgence. Connosw:-.; L'usure par corrosion cmTespoiHl la HI' litre, l'l' qui correspond l'tat d'quilibre 2,5 mg. d'acide cadwniquc libre dans l'l'au, l'l une pression paiticlle de 9/10.000" d'atmosphre en CO:!, e'est--dil'l' it l'altitttdl considre, une tcncm de l'air en acide carbonique de 1,1 pour mille (1). D'autres mesures ont donn des Yaleuts du mme ordre pour des JH'lve Jnents effectus dans les ruisselets du Ttou du Glaz, .1()() mtres plu<.; haut, el 200 mtres sous le plateau de lapiaz ; pat eonsi•quent, l'cau est dj satme en bicarbonate de chaux dans cette zone (2). On est donc amen se demander quelle est la dure d'tablissement d'quilibre de saturation. Nous rpondtons cette question par deux exemples. Le premier a t publi pm HAHIH et nu FIEF : dans la tntvcrsic de la grotte de Rmouchamps, cnttc le chantoit d'Adscux et la somce du Hubieon, penn une distance i1 vol d'oiseau de 1.000 mttes, un dbit :'1 la soUJTC de 239 litl'cs/sccondc et une dure de passuge de 9 heures mesul'e :'J la fluo1escinc, le titre de l'eau en calcaire est pass de 23 ou 48 mg. 135 mg. par lit1e entre l'entr(e l'l la s01tic. Ce chiffre limite ayant t identique pour deux mcsmes, nous suppl'l'Cl}>ltc en suspension, nous avons fait barboter un courant d'ait un dbit de 50 littes (1) Vc,ir: F. TnoMI. --T•ail cie Splologie (Payot, t!J52), fHll'tl'ulil't•mt•nt lt•s tablaux des pages 21:-i-214. (2) Voit note en ri•ponse il M. Nom. ---------l3J HOSION OU COHHOSION 37 l'heure. Le dosage du calcaire dissous en fonction du temps (mesure par titrahon) nous a donn les rsultats suivants : Tcinps ............ . C0=1Ca en mg./Iitre .. 0 h. 15 30 0 h. 45 35 2 h. 45 55 4 h. 62 7h. 72 15 h. 72 L'quilib1e de satmation, corTcspondant il un ail 7 rJr d'acide carbonique, a t atteint ici en 7 hemes. Nous pensons que ces deux exemples prsentent maJar des conditions d'essai t,r.s une satisfaisante ct que l'on peut conclure : 1) que 1 eqmhbrc de saturatiOn est obtenu gnralement en moins d'une dizaine d'heures ; 2) qu'en moins d'une hemc on mua dj en solution la moiti du carbonate corTespondant la satmation. Que va-t-il se passer sm Je tcrrain ? Ptcnons les deux cas extrmes. En pl'iode normale, condensation ou pluie peu abondante conduiront des te.mJ?s d? cont.act considrab.Ics entre J'cau et la roche pom une profondeur de penetratiOn fatble. La corrosiOn sur la surface du lapiaz sera intense. Les suintements le long des fissures ou des goufl'res de lapiaz, t1s lents, achveront de saturer l'eau qui, dans la suite de son trajet souterrain, ne possdera plus aucun pou-voir dissolvant. En priode de gros orages, si nous supposons que l'eau mette une heure traYerser la couche lapiaze, elle n'aura dj plus que la moiti de son pouvoir solvant, et comme cc moment les ruisselets ou rivires souterraines seront fortement g1ossis, les surfaces t•t temps de contact deviendront trs faibles. Cette priode de corrosion, plus importante en profondeur, n'aura toutefois que la dure elu flot de crue et sera par consquent trs courte. Nous pouvons conclure ljuc l'usun• par corrosion d'un massif doit tre en pratique limite la carapace lapiazc, soit quelques dizaines de mtres en gnral. EROSION Nous n'avons peu prs aucune indication sur l'usure par l'rosion. Nous pouvons seulement admettre qu'elle doit crotre avec la vitesse du courant et avec le dbit. Dans la zone lapiuze, o l'on n'observe que des suintements ou de faibles filets liquides, elie sera peu prs nuiie ; elle augmentera au fur et mesure que la rivire s'agrandit en sc rapprochant de lu rsurgence. Si nous nous plaons au point de vue pratique cie l'explorateur, nous comprendrons fort bien pounruoi si peu de gouffres permettent d'accder au rseau sous-jacent. En effet, dans la zone lapiaze on trouvent presque toujours des gouffres creuss ou ag1anclis par la co1Tosion. Au fond de ceux-ci, l'action corrosive de l'eau sera trs attnue, un moment o le dbit est insuffisant pour que l'rosion soit dj sensible. Au delit, au contraire, les dimensions augmenteront rgu-lirement avec l'importance du dbit. MTHODE DE CONTH‘LE DU 1\IODE D'USURE 1" Principe de la mtlzoc/e. On mesure la perte de poids, aprs un certain temps de contact avec l'cau dont on veut connatre l'action, de divers chantillons de roches sc distinguant entre cll<•s par des diffrences de duret ou de sensibilit aux acides. L'llal serait d'avoil' tm chantillon t1s dur, soluble, et un autre mou, mais insoluble duns I'nehlc carbonique. Pmmi les produits tudis, les plus intressants ont ti la calcite ct le plomb. •>" Mode opratoire. -Les chantillons schs poids constant 60" sont . ... . lille nille en fils d'ader inoxvdabll' par deux fils d'inoxvdable Jllacs fixes sut n .;

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3H PIEHRE CIIEVALIEH en croix. Ils sont paotgs conhe J'usun par fn>tlcmcnt
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1 1", l Nol LLOPIS-LLADO < t > Karst holofossile et mrofossile <2> Rsum Le J{arst fossile ou Palokarst est trs mal connu, bien qu'autrefois les phn 1 t . t d 1 . omenes {!lrs 1ques se solen eve oppes comme aujourd'hui. Il faut distinguer entre 1\.arst holo-fossile, fossilisation totale, ct l{arst m•ofossile, il fossilisa"tion partielle. La fossilisation peut sc faire avec des sdiments allochtoncs par immersion dans un bassin sdimen tcain, par alluvionnement ou a,ec des sdiments autochtones clastique et Dans le JH'emier cas, nous a\ons des 1\.arsts holofossiles it fossilisation complte ; dans le deuxime, on peut abouti• it des 1\.arsts holofossiles ou simplement J{arsts mrofossiles ; dans la fossilisation il sdimentation autochtone, presque toujours on arrive it des l{arsts mrofossiles, mais la peut aussi donner des fossilisntions Lotalcs. On dcrit quelques exemples en Espagne, en particulier en Cata-logne. Le J{arst fossile nQrmal est d il l'alluvionnement conditionn par le niveau de base cl ne reprsente que la phase de snilit hyd•ologique de l'appareil lmrstique qui dtermine une sdimentation corrlathe au profil d'quilibre des talwegs hypogs. Mais il f:mt nussi tenir compte du l{arst rajeuni, bi ou polycyclique, constitu par des pnloformcs qui ont t incorpores aux appnreils ltarstiqucs actuels ct qui font partie active des rseaux hypogs vivnnts. Comme il nrrivc souvent duns le model pig, bien des fc,rmes du model souterrain sont donc des formes anciennes, pmfois fossiles, qui font partie du model souterrain actuel. J. CONCEPTS FONDAMENTAUX On commence connatre les principes d'hydrologie karstique, et le dveloppement du Karst actuel ct quaternaire, mais on ignore presque compltement l'volution karstique ancienne, l'existence d'un Palokarst, qui, au cours des temps gologiques, a sans doute volu dans les massifs calcaires. MARTEL avait dj parl de cavits combles par les sdiments ct DE MARTONNE [26, 27] a donn pour la premire fois l'ide d'un karst fossile. Nanmoins on ne retrouve pas cette ide dans les traits les plus rcents de (!omorphologic [3, 9, 16, 19], et mme dans ceux de Splologie [30, 31), bien qu'en France et en Allemagne aient t publis plusieurs travaux sur ce thme [ 4, 7, 8, 13, 14, 28]. II est vrai que le J{arst fossile n'est pas trs rpandu. On ne trouve que trs rarement des cavits totalement combles par des sdiments, mais la prsence de galeries fossilises et surtout mi-combles est trs frquente. La majorit des sols plats argileux fossilisent des fmmcs d'rosion ancienne, tmoins de la phase de jeunesse de la (1) p of or Instituto de Geologin, Unhersidad, 0\'iedn (Espnfia). (2) dpos{oc lt• 12 septcm}>l'C 1953.

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cavetne. Il faut c_lo.nc distingue• videmment un 1\arst lzolofos.'iile, formi pat un ensemble de ca\'Ites totalement noyes par des sdinwnh, et un 1\mst mro fossile, cavits combles seulement t•n pattie. Il faut t'tlente laisser une plan au Karst mort, cavits sehes sans comblement, mai-; il faut tenir compte du fait que la plupmt des f01mes que nous appt•lons coununment Karst mort cotTes pondent en ralit des I'arsts mtof.ossiles. D'autre part, nous a\ons des preu,es que bien d(•s phnomnes lwtstiqut•s que nous trouvons clans les massifs t•cemment exhums de lems couvt•t'llll"t•s fossilisantes appartiennent des eycles luustiques anciens, ntjeunis p;H' lt•s nouvelles conditions hydrologiques pat l'exhumation. On peut clone patler encore d'un /(ars/ rajeuni, qui doit a\oit un tle impottant dans le d(veloppl' ment des phnomnes luustiques aetuels. JI. -lm FOSSILISATIO:S A) Gnralits Les obsetvations ralises JHll' les splologues et les hyd t•ologues du Katst ont dmontr que la fossilisation des ca,its peut se rialiset de plusieuts manires : 1) par immctsion, c'est--ditl H\'t•e clt•s sdiments mal'ins on laeustn•s; 2) par allu,•ion nemen t, c'est--d i te avec des si cl imcnts lli•tritiqut•s allochtoncs ; 3) par JH'ocessus clastique ct solifluction avee des sdiments dltitiqucs autochtones ; 4) pm stalagmitisation, c'est--dite pat des sdimentations lithochimiques. Dans le premier cas, la fossilisation est toujours totale ct complete car les massifs karstiques submctgs dans les bassins marins ou lacusttes par des mouvements ngatifs setvent dP socle une sdimentation normale ; nous aurons alors un Kmst holofossile. Dans le deuxime cas, la sdimentation est essenticlJcmcnt subarie.nnc et la fossilisation peut tte totale ou pm-tiellc ; les cavits peuvent tre noyees par des couches de sdiments qui fossilislnt aussi les formes superficielles du Km:st. On peut parler aussi d'un vrai I'tS l'"couvrll' les fmtotale,. Inais Jamais comp etc, cm cs sec unen s ne peu\ ' '" fi 11 1 l' 1 • 1 tot"li'tc'• etes fortncs mes super Icie es c c appare1 <.mstHJue, 111 mt•nlc a co •• • • • l 1 ' ' 1 t • )•t fc>SSlhsatJOll lllCOlllraines. Dans ce cas, c p 1enomenc le p us couran set a ' , . . . . ' l' 1 t lill 17(1rst mei"o[osstle. Nous pite, c est-a-< H'e que nous nous t•ouvcrons c evan n . pouvons en dire autan:! pom la sdircntation l.it.hoc.himiquc,. b1cn qtw, dans cc cas, on ait plus de chancl .. S d'aboutir une fossilisation totale t lu moment deux types A titre d'essai nous pouvons donc adn1ct re . P_<>l!l' '" b t et lJUC nous uv ons sc hi-ptincipaux cie Kmst fossile susceptibles d'ttc su c • vises, matiss dans le tableau suivant : 1\AilS'f IIOI.OFOSSILF. F.T 43 1 TYPE DE KARST TYPE I>E TYPE DE TYPES 1 FOSSII.ISATH>:'II SDil\IEXTATION DE SDil\IEXTS Totale. Allochtonc .Marins Complte (fos-Immersion. ou 1 silisation des lacustres formes hypo( Subaricnne. Alluvions 1 Ilnlofossile. et piges. :\fixte. 1 Incomplte Allochtone. Alluvions (fossilisation Clastiques d cs formes Autochtone. hypoges). Litho-chimiques Alluvions 1 Allochtonc. ou 1 1 colluvions 1 J.llr.,fossile. Partielle. Clastiques 1 Autochtone. Litho-chimiques 1 Mixte. 1 1 Ce.tte. systmatique est inspilc par des obserYations ralises. Au point de vue theorique, on. peut enYisagct\ encore d'auttes types de Karst fossile qui, pour sont Inconnus. :\Ime certains types placs dans ce tableau n'ont Jamais. ete observs (comme des Karsts holofossiles alluviale d'apts les formes reconnues on doit admettre leur existence car la fossilisation des formes piges est impossible sans ln fossilisation pralable des formes souterraines. B) Karst holofossile sdimentation allochtone . a) Palokar.ts. immer,q. fossilisation complte. -Les karsts les plus et c?nn.us sont les Palokarsts immergs, c'est--dire des massifs lmtstifies immergs dans des bassins de sdimentation par des ClHI'o.genehques ngatifs. Toutes les formes de l'appareil ont t fossilisees. Les connmssances que nous avons de ces karsts sont tout fait th.oriques. a t faite en deux tapes : une phase de sdimen tation a sediments allochtones ou autochtones, qui a fossilis les formes hypogees, et une seconde phase de sdimentation sous-marine, souslacustre ou aussi subatienne, responsables de la fossilisation des formes superficielles. Ceci se dduit du fait que, dans les cas connus, les formes souterraines sont toujours combles par des sdiments continentaux, comme il arrive avec les phosphorites du Quercy [ 4, 13, 14, 29], ou dans les bauxites du centre de la Catalogne [ 10, 11, 15). Dans cc dernier cas, il est bien vident qu'il s'agit de formes fossiles d'une phase de kmstification, probablement place dans l'Oligo cne sans plus de prcisions, car les avens fossiles ont t creuss dans les dolomies' et les calcaires. elu Tr!as. et du La des cha.nes pr littorales catalanes [25] d01t ct re placee entre le Lu teh en ct le Sannmsien, et

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' ' 1 : 1 '\ \' '',(; 1 . ., ... 44 [l.J jusqu' cette poque-l la karstification n'a pas pu commencer il est clone pto bable qu'il s'agit d'une karstification sannoisienne ou Mais nous connaissons d'autres formes kaastiques plus anciennes, fossilisiL•s aussi par les bauxites dans les Pyrnes ct en Provence. Dans les Pvrnes c.-ata Ianes [23, 2], les gtes de bauxite doivent tre placs dans une phas'e d'i•mersion qui a exist entre le Lias et le Crtac infrieur [23] ; ils ont pl'U prs le ml-ml' ge que ceux de la Provence [ 18], dont les formes se sont creust>s dans lt>s calcaires du Crtac suprieur et sont fossilises par les sables et les ealeaites lacustres du Bgudien. On dirait dnry.c qu'une importante phase de kmstifieation a succd aux mouvements pirognliqucs positifs qui ont eu lieu dans les Pyn: nes et en Provence au dbut du Crtac. En plus de ces cas connus, il ne faut pas carter Ja possibilit d'l'Xistencl' de karsts fossiliss et dtruits par les cycles d'rosion normale uJtrieurs, ear il faut penser logiquement que chaque fois que des sdiments calcaires ont t t:Jc vs au-dessus des mers par des mouvements orogniques ou pirogntiques, la karstification s'est produite ; mais la pJupart des f01mcs de ces Karsts ont t , 1 "' 1 ' ' " , ' ' ,'-. 1 FIG. 1. -Poches de bauxite du Cent1e de Barjols (:'\ord du Var), d'aprs ,J. de Lappa•cnt. B. Bauxite ; J. du .Jurassique suprieur ; C. Sahles ct ralcai1cs elu Crtac supicur continental (Bgudicn). dtruites, sauf celles qui n'ont pas el)core t exhumes, de faon analogue cc
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1 1 4o XOI. LJ.OPIS-LJ..\1>0 Les exemples de fonnes superficielles fossiles sont plus rares. A Banyolas, prs de Gerona (Espagne), nous a\ons un cas trs rcnwrquable de lapiaz fossile model sur les gypses luttiens ct fossilis par des luvions quaternaiics. Unl' carrire, creuse sur le bord de la route it Banyolas, J>I's du kilomtre 2n, montre d'normes lapiaz de plusieurs mtres de J>I'ofondcm, fossiliss par des luvions. On n'a pas vu de formes souterraincs, mais elles doivent Yidemnwnt exister. SWNE so rn. •JFw. 4.Coupes \'etticnlcs de J'Avene de J'Atcuda >> (Ordal, pt'O'' Batcelone, Espagne). En hnchu•es: Dp6ts anciens de calcite. En noi1 : Stulugmitisntion t•ccnte. C. Dolomies aplienncs. , . . h r f silisation par (.h.•s c) Karsts Jwlofossile.fi ti sedunentatwn autoc tone. --.. a os. . . • . •t •• , I . 1 . 1 . nt s c 1 as tH (li(' s (' p cll sdiments autochtones ne peut se rea ISCI' que par < es se< une : . ]"S • 1,,ee intlr. 'J f t J J't' . S}JeC'Hl < stalagmitisation. Dans Je prenuer 1 au c con<. 1 . [ 21, pout vention de la << subsidence souterraine et de 1 •1 In fossilisation b t . t t 1 ''l'tls IUJ>art des l ctS, • a ou Ir a une fossilisatiOn o a e. ' ' ' • 1 Je progtes d(.• Par les se'di'mei1ts cltstic[ties est sculenwnt pal'tielle. hn tevanc 1e, ss<'• ("tletin . . . ' . . . . 1 n s 1 a 111 n. . ' ' ' la stalagmitisation impliquant une tianslatwn de calcite < tevientH•nt alors peut amener fossilisation totule. Les fonnes soutearnines lion ancienne, probahll'ment pliocne, fossilisl>e pat des dp.ts de ealcite ct rajeunie pm un l{arstiqne quatetnaire. La calcite aYait rempli totalement une cavit immense (\'Ol' coup<.•), partage enl'ote en deux par les restes du iemplissage. Le processus de stalagmitisation actuel dans ces cavits sc fait smtout aux dpens des restes du t'emplissage de ealcite, cause de leur trs gmnde solubilit. La fossilisation lithochimi<1ue est indpendante de l'volution du niveau de basl', mais elle est localise il la zone sche ::1) de CVIJIC [li, 5], soit par abandon des cavitt>s fossilises, soit par installation d'un climat plus sec, incapable de maintenir les appmeils kmstiqucs en pleine activit. d) Kars/.<; mrofos:dle.aJisc sous nos yeux. le remplissuge int<.niennent les mmes tvpes de sdiments que dans les cas de fossilisation totale. Le Itrst mrofossile rcprsente donc qu'un moment de lu fossilisation vers le rcmplissage total. Le Karst mrofossile est largement rpandu dans la plupart des cavernes connues, cm, mme dans les formes trs actives des karsts vivants, on taouve le di•but d'une sdimentation qui doit conduire la fossilisation totale. Dans la mi•tofossilisation allmiale, ()n constate constamment l'influence du niveau de base i•pigi. Dans la Cont Fonda (massif de Garraf, prs de Barcelone), la mrofossilisation <.•st en rapport a\'l'C la tenasse de 8 mtres de la Vall de Joan l'l la smface dl•s si•dinwnts soutl'ITains sc prolonge exactement par la surface de Ja terntsse pige. On troun le ml> mc phinomric, mais . une plus grande chelle, dans la Cm•,a de Fresnedo [Asturies (Espagne)]. Lit, la mtofossilisalion a eu une impmtanee i•noJ'Illl' et la surface concide aussi avec la terrasse de 20 mtres. La rivire ttop-plein aetuel a coup dj:'i ces sdiments en f01mant aussi une terTasse souterraine. III. ET XIVEAe DE BASE D'apl's les considrations antrieures, on peut dduire l'existence d'une fossilisation IlOI'Ilutle, conditionne par l'volution du rseau hvdrographique souterrain, et d'une {ossili:mtion accidentelle, provoque pur des inrlpendnnts de eette i•volulion. La ptemire doit se produir'e dans tous les rseaux luustiques duns la phase de snilit hydrologique, Imsque le profil d'quilibre est atteint ; il s'ugit done d'une fossilisation totale ou partielle, mais toujours avec nlluvionnl'IIlent. La fossilisation aeeidcntl•lle peut sc produire comme rsultat de l'intcnention d'auti'l'S fact(.•u•s, pm l'X<.•mplc, mouvements pirogntiqucs, changeml•nts d(.• clhnat, ou disiquilibres dans l'infiltnttion. Les rapports entre la fossilisation nonnalc et le niveau de base sont donc trs troits et l'Il nu..,nu• tl'mps trs eomph•Xl'S, car on sait que les hydrologues ne sont pas l'ncote cl'aceotd sm l'application au kmst du concept de nivenu de base. Nos observations n sujl't nous ont conduit admettre dans les cas normaux [22] une intenli•pendaiH'l' <.•ntre le di•veloppenll'nt lwrstique et le niveau de base pig, c'est--din• que, lorsqu'il n'y a pas d'nnt1es influences perturbatrices, l'mergence des eaux luustiques a Ii(.'tJ dans le niveau de base pig et l'rosion ne semble progtessct l'Il profondem', bien quc la (.'Ouche impermablt> (niveau dt> base karstique) soit plus profondt•. A Cl' monwnt-l nous avons un rseau hydrographique

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lS ::OI. J.I.OPIS-I.I.AI>O [8j souterrain qui, at! point de vue fonctionne comme un tseau p1ge. Au cours de son evolution, la rivire souterrame aura donc une tendanee it alll'in drc un profil d'quilibre comme une rhire pige. Les fonnes cie conduite force seront remplaces par des formes de .conduite libte ct l'\'olution fluvialt• commencera la poursuite elu 1)rofil d'quilibre. Cette volution seta, bien entendu, conditionne par l'volution de la rivite pige, ni\'eau de base. La l Il' Fm. 5. -Deux cas possibles dans )a fossilisation ]Hll' •apport au niveau de hase. I. norf!Iale. FossiJisation paJ'tieJJc pal' rappo1t il la ':aJJe . . 1.1. Dc:scen.te du de hase. Formation des ter1asscs hypogees ct l! >,Ascenswn ,c!u l!neau de hase. Fossilisation complte. . . . 1 -1 Profil d cqUJJibrc hypog. S-S'. Surface d'aJJuvionncmcnt. •ceJJe ou tlll'onquc. t. Terrasse. v. alluviale. arrivera avec le profil d'quilibre ct le ptogrs de l'allu,ionnl'ment, .Il ,Y aura un racconl complet entre les alluvions soutcrTai?cs ct lt:s tlrTasst•s epigees. Nous aurons alors un mrofossile sdimentation. htone (que pouvo.ns appeler fossile normal). Dans cc cas, ne peut parce que le profil d'quilibre restera toUJOUI'S au-d( ssous des cavttes creusees pendant l'volution ka•stique. I.!J] KAUST 1101.01.-0SSII.E ET liHOFOSSILE 49 1 •. si le niveau de base n'est pas stable, l'volution dcviend1 a J>lus com p cxe d on peut en\isager deux c:ts : 1) le ni veau .de base descend par rapport profil d'quil'b. Le eyel.e. flu.\'la) J'eCOilllllence alors, la sdimenhllion l :t foss1hsatron ne prog1esse pas ; la 2) l . e 111 ve:m de base monte par rapport au p1ofil d'quilib1e. La sdiaugmente ct on ar•he un comblement total des cavits :'<>us a\ons alors un Kar.'>l lwlofossile [os.'>ilisalion ali 1 lllcomplte. lWza e , . . Nous avons .mentionn dj les cas de lu Cova Fonda {Garraf) ct de la Cu , .cxemp.Ies de /(ar sis mrofossiles les deux la stab1hle du mvcau de base est J•esponsablc de la mrofossi cas les plus frquents sont ceux d'abaissement du niveau de b ee eml?l'ehc une fossilisation totale, ct bien des fois un rajeunissement ca \'1 tes, ct leur abandon pour d'autJes plus basses creuses par le cy.ele karstH)Ue. Ceci peut expliquer que les exemples de fossilisation totale sment •mes, ainsi que le Kmst m•otossile, en rapport clair avec les terJ'asses En rcnmche, dans 80 "( des cas, nous trouvons des tages de grottes temOins des descentes successhes du niveau de base. . notre hypothse, la fossilisation normale conduit un Karst mcrofoss1lc alluvionnement, mais l'abaissement du niveau de base qui si fr quetnment, intcl'f•c n\cc l'volntion karstique, empche, dans la plupart des cas ntixitns PiriilCO cie Lri
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1 ' ' 50 l10j 3 CoTTos (C. A.). --Geomorphology, 505 p., 473 fig. New-YorK, 1949. 4. Cr.oziER (R.). -Les Causses du Quercy, 183 p., 67 fig., -l1 phJt. Paris, 1940. 5. CvJJic (.J.). -Das l{arstphanomen. Geogr. Abll., vol.\', p. 21-330. Berlin, 189:L Il. CVJJIC (.J.). Hydrog1aphie souterraine et nJlution lllOI')JhologiqUL du 1\aJst. 7'nw. Jnst. Goyr .• Hp., vol. VI, n . .J., 56 p., 3 pl. Grenoble, 1918. . Cl'ISINIER (L.). H.gions calcaires de l'Indochine. Ann. [e Gogr., vol. XXX\'111, p. 266-:.!73, 1 fig.,:.! pl., Paris, 1H29. S. CH\HOT (G.). -Les plntcaux du Jura Straslwurg, l!l2i. 9. ENGEL:S (0. D. V.). Gcomorphology, 1 vol., 655 p., ai2 fig .. Ynrlt, 1948. tf'. FAt'RA SA:ss (M.).Naturalcssa, origen v cdat de formado de las hauxita!-. de la Sena dl Ja Llacuna. Bu/. 1. C. Hist .. :i'' poc., Any 1, n" 2, p. 49-55, HHS. 11. F.rlUJtA (M.), BAT.\LLE>t (,J. :\1.). -Les bauxites triasiques de la Catalogm•. Bull. Sm:. Gol. Fwn, 4• sr., t. XX. p. 251-267, Pal'is. 1920. 12. 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L'influence nuisible exerce par l'homme sur de la natu1e, alllSI que les changements du climat, doivent tre considrs comme causes princip:tles de l'altration du sol, de la vL•gtation, de l'hydrographie ct du des phl-nPmnes lulrstiques il la surface du sol. La lutte contre l'cxten dt• la 1\arstification doit tle mene en Jll'enant pour base une analyse de l'tat dans lt•quc1 Sl' trouve la rgion en question, faite par les spcialistes comptents en collabo rnlion tloite. Abstract of recent .lo•:ss in arahlr: lund in the Austrian Kallwlpen (Limestone Alpsl, the ru•cd has arrscn to study the phenomenon Vcrltarstun" in ali its causes and cfl'ccts. > can he halted only, if worl\.cd upon on the basis of an analysis of aU conditions regarding such e\clnpment, existing in the arca in question, to be carried out by the coordinaled ell'm•ts of rcsponsiblc scicntific circlcs. Scit nun schon einem Jahthundert sind Karstgebiete das Ziel zahlreicher fachlicher Untcrsuchungen, die vm allem die KHirung der eigenartigcn morpho logischen und hydtographischen Verhiiltnisse zum Ziele hatten. Und cbensolange bilden ausgcpriigtc Karstfliichen (wic der dinarische Karst) ein wirstchaftliches Problem ctstcn Ranges : Kahlc Steinwsten widersetzen sich dem Aufkommen ciner ncnen Vegetation, Aufforstungsvt:tsuche haben gewaltige Hindernisse zu bcn.vinden. Ueber die Bctrachtung der stcrilcn Karstflachen darf jedoch ein im steten Fortschreiten bregriffener Prozcsz al\tivcr Verkarstung nicht berschen werden, der in den begrntcn Kalkgebicten zu bedeutenden Nutzflachenverlusten fhrt. (1) SpeHiologischcs Institut, \Vien, Ocstcrreich. Communication prl>scntl-e Je i septembre 1953. ___ --.: __

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52 FHIDTJol: HA UER [2] In den sterreichischen Kalls k.. f 1 D lo nitc sow1c "a -onncn erner auch metamorphc Kalkc (Marmorc) un< o 1 ' 1 glimmerschiefer und Kalkphyllite Anlasz zu cincr VPrkarstu.ng < clrcn 1 hti •1
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54 FHIDTJOl" UAUEH (4] Bodeo -in das \Vcchsclwirkungssystcm cin. Die Ausbildung cincr bcstimmtcn Pflanzengesellschaft auf cinem zugehrigcn Bodcn ist von der Art des gesteines und den Klimafaktoren abhngig, welche indirekt aud1 ber das System Morphologie-Hyd•ographie auf dicse einwirken. In bcdcutcndlm :\laszc tntgcn Vegetation und Bodln ais vcnnittelndes .Zwischenglictl zwisehen und Untcrgnmdgestcin zur Acndcnmg cler Entwicklung des Systlms :\loq>holo gic-Hydrographic bei. Das jcwcilige Tierlcbcn stcht sh.•ts im (ieichgewkht mit der Vegetation. lm Laufe der Zcit wird sich in cliesem Sysh:m cin gcwisscs Gldchgewicht einstellen. Tritt nun cine Stnmg dicscs ausgcglichcncn .Zustands ein, wic cs zum Beispiel die \Yiedcrbelcbung der Verkarstung nach einer inaktiven Pcl'iodt• ist, daon bedeutet dies, dasz mindestcns cincr der gnmdlcgcnden Faktorcn cint• Aederung erfahren hat. \Vahrend der geo1ogische Bau hic1 im all•tcmcincn ais lumstant bezeichnct werden kann, untcrlicgcn dagcgcn die klimatlschcn Bedingungcn zahhcichen nachgewiescncn Schwankungcn, die inncrhalb einigcr .Jahrzt•hntc bcrcits nachhaltige \\'irkungcn auf die Vegetation (und damit auch auf den Bodcn) und die gesamtc wciterc Entwicklung des Systems :\Ioq>hologie-Hydrogntphic ,•cru.rsachcn konnen. Dicse Veriinderungcn wirkcn sich vor allem in der Kampfrcgwn v.ro das Vordringen oder Riickweichcn der pflanzenhngenden Bodendecl{C em empfindlicher Anzeiger fr alle iiuszcrc!i Veriindenmgcn ist. Ein zweitcr, rdikal die Grundlagen dl's bestchenden natrIichen Gleichgcwichtszustandcs veriinderndcr Faktor liegt im Eingrei[en \Vahrend in den Gcbirgsgegcndcn vor allem landund forstwutschaft_hchen Masznahmen grszte Bedeutung in dicscr Hinsicht zukommt, knnen vorwtcgend in tieferen Lagcn Kulturbauten etc.) empfindlich die natrlichen Verhltnisse becinflussn. Den b•ngnffcn des Menschen sind dazu noch fast keine Grenzen _ wedcr hhen-, noch maszig -gesetzt, wodurch ihm groszriiumige Veriinderungen der nalurhchcn Gegebenheiten moglich sind. An erster Stelle der Schdigungen durch ::\Ienschcnhand stchcn wohl zweifellos Holzgewinnun{J und Almweide. \Venn die groszfliichigen gen ohne folgende Aufforstung, die, wie in den klassischcn l{arstgebtcten, Innc_r halb kurzer Zeit zur volligen Vcrd.ung fiihren konnen, auch heule schon relahv selten sind, dann war cs und ist es heute noch oft das Ziel des Forstma?nes, Kulturformen einzufiihren, die bei raschem \Vachstum und cinfachcr moglichst brauchbare Holzsorten liefern. Aus dieser Tendcnz erg?b SlCh
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56 FIUDT.HW HA UEH [()] gleiche Phanomene durch verschieclene t:rsachen erzeugt werden knnt•n, Unter suchungsergebnisse folglich nicht auf Gnmd \'on Analogien i.ihertntgen werden drfen und somit einem solchl•n Befuncl immer nur eine im lokalen Hahnwn gltige Bedeutung zukommt. An Beispielen aus 3 verschiedenen Hhenht•reichen des Daehsteinstoekes soli hier die Notwencligkeit einer solchen Analvse unterstriehen werden. Auf der Obertrauner Lahnftiedahn (1.350 1;1) fallen Bodenvel'luslt• hesondt•rs deutlich ins Auge. Der einstmals ausgegliehene Almhoden (sehwtre Tonhden liegen vor) ist von zahlreichcn Stcllen frcilicgcndt•n Ft•lses zerTissen. An der Sdflanke wird ein alles bereits \'On Bodcn bcdcckt gewesenes KarTenfcld wicdcr freigelegt. Die horizontalen Oberfliichen der frei•rele•rtcn Karren sind ben•its durch direkte Regen-und Schneewirkung whrend in den Einschnitten noch weit ber cler jctzigen Boclendcckc Vcgctationsiitzung zu erl<.ennen ist. Der Bodenschwund ist hier folglich aiietji.ingsten Alters. Die nahegelcgcnc Ml!lde Altarsteines zeigt in sta1k versaucrten ticfgl'iindigen Tonbdcn zahl reiChe fnsche Erdflle, die jetzt die Entwsscrung dct :\lulde an sieh ziehen und damit Ausgangspunl{t der Bodcnzetstorun•' sind. In diesen beiden Fiillen hat intensive Beweidung stattgefunden, die h;ute schon bedcutcnd eingt•schriinkt wurde. lm Gebiet sdostlich cler Oberen Schnbcrctalm sieh in 1.700 111 Hhc deutliche Anzeichen von Bodenrckcr::m•' In cincr in die Schiehtplattenlandschaft eingesenkten ca. 30 rn Dmchmcsscr sind die Ni veaus der OberfHichen einer tieferen Kalkbank (:\Iuldenboden) und der m dmbet liegenden nachsten Ban){ zu untetscheiclen. Die hhere Bank zeigt glatte, schai'fe Karren (langdauer:nde Freilcgung) im Gegensatz zu wcich zugcnmdctcn, Altkarrenformcn 1m Bodcn der Jlulde. "'iilllcnd die hohere Bank schon langere .. 'Yittenmgseinflsscn ausgcsctzt ist, muss die tieferc noch In Jungster Bodendecke getragen haben. Stad{cr vollendct den zur vollstanchgen Stetilisienrnr1 fmtschreitendcn Ptozcss. In d1cscm Fall hat keineswegs eine intensive Beweldung gehelrscht, wenn auch 'Ycidevich von der oberen Schnbcrgalm noch zeitweise hie1hergel{ommen sein mag. . . Am Nordhang des Speil{berges Iicgen auf nol'sscrer Vmdringlichkcit, da die Erhaltung bcstchcnder :\'utzfHichcn der Gcwinnung ncuer vorangehen muss. Um Kulturfliichcn \'01' d1ohcndc1 Verkurstung zu bewahren, muss vor allem l'in moglichst ausgcglichcncs Glcichgcwicht im Natmhaushalt angestrebt werden. \\'cnn der :\lcnsch auch nic hl in dc1 Lage ist, ldimatischen Einflssen cl'folglcich cntgcgen zu tretcn, so musz cr zuminclcst durch Stiitzung dc1 von ihm bceinflussbmen Faktorcn cincu gewissen Ausgleich herbeizufhren, und vor allem die ZerstOrung von Kulturflachen durch unsachgemiissc Nutzungswcisen zu vcrhindcrn. Dc1 Vegetation gilt hier folglich erste Aufmerksamkcit. Die E1haltung cincr natiirlichen Pflanzengcsellschaft, n2ch Schiidigung durch \\'aldund 'Veidcwirtschaft und in tcilweisc verkahltcn Gebieten ihre knstliche Fnlerung sind zucrst anzustn•bt'n. Solltc der Boden wie es in alten \Veidege bictcn hufig der Fall ist, beteits versauert und degencricrt sein, muss der Vcgctationspflegc vm allcm cine Bodcnverbcsserung (in den meisten Fallen durch Kalkung) vorausgehcn. Der bermiissigc Niihrstoffcntzug, sowie die stark cinseitigc Auslcsc der Vegetation der "'eidenutzung muss uuf einen solchen Umfang erniedrigt werdcn, class ihm durch kiinstliche Massnahmen {Pflcge, Diingung) die "'ange gchalten wenlcn lumn. Die "'aldweidc hatte iiberhaupt zu unterbleiben. ebenso die Schafwcidc in der Kampfrcgion. lm 'Valde wiire auch die daucrnde Streunutzung cinzusclu-anken. Die Holzgewinnung selbst hiHte sich mglichst bodenschoncnder l\lethoden zu bedienen und liingere Zeit f1cilicgcnde Kahlschlage zu vcrmeiden. Dicse allgcmcincn Hichtlinien sind nun nach der Lage und den Un'':elts bcdingungen auf jede FHiche spczifisch abzustimmen. So sind vor allem elen schiidlichcn 'Vitterungseinfliisscn {Schnce, 'Yind) frei ausgcsetzten Exposi tioncn bcsondcrs zu beachten. Auf jedcn Fall muss bei einer nachgewiesenen Gcfh1dung der Grundsatz leitcnd sein, dasz der Verzicht auf die Nutzung cines Bn1chtcilcs der Gcsamtnutzflilche immcr noch vorteilhaftcr ist, ais dessen voll stiindigcr Vcrlust, der sich auch auf den Rest der Flache ungnstig kann. \\'enn auch heule nach oberfliichlicher Betrachtung eine Fliiche voJlstan dig ungcfhrdct erscheinen kann, kaon unsachgcmsz durchgefiihrte Nutzung -glcich wclcher Art -zu derc.n Verlust fiir die kommenden Generationen, wenn nicht gar fr immer fhrt. In humer grsserem Masze rckt heule das wirtschaftliche Problem der Vcrkarstung in den Vordcrgrund. Die schdlichen Auswirkungen der Entwicklung der vergangenen Jahrzehnte wcrden humer deutlicher s!chtba1 lcnken die Aufmerksamkeit der land-und fm,stwirtschaftlichen Kre1se auf s1ch. Aufgabe der Karstfo.-schung ist es nun, auf Grund von in weitestem durchgcfiihrten Untersuchungen die 'Vege zur Eindammung und Bekampfung des Ver]{arstungsprozesses aufzuzeigen.

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' \ 1 .. , r. : i Gordon T. WARWICK Polycyclic swallow holes • m the Manifold Valley, Staffordshire, <2> Rsum Ap1•&s a\oiJ pnssc? pnr les schistes Jutmutiens ct les culcnircs \'tscens, ln rivire :'\lanifold, i1 \\•etton Mill, rencontre une musse d'une forme irrgulire de culcuirc rcifal, non rnt Hic.\ de l'ge C:!
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1 1 1 1 1 JI ' ll 60 GORDON T. WARWICK [2J The cave system d_iscusscd this papcr occms in the Jowet pmt of the 11 of the River Mamfold, a of the Do\'e (which fonns the bound:uy ;a 1 the counties of Derbyslure. and Staffonlshitc), in the Xotth :\lidlands ; 111 nd. This par-t of the \:aJlcy 1s eut in Jimestones of Lowet Cmbonifctous 0 110 da 1n drv weathcr the l'lver disappears undci•rromHI at "'L•tton :\lill (SL'l' age an ... k 1 :-. Fg' ?) reappearng some ' ms ! ownstream at liam Hall. ln the imnwdiatc ! : :"'t' of the main swallow hole, thete an• sevc1al otlter small ean•s and fn1g others which once as swallow hales when the l'iver flowed at a much higher leval than the Pl esent valley floor. It s the JHII'pose of this JWJ>l'l' to describe grou!> of c:l\'.cs and t.o discuss thcir effects upon the t'L•gimen and thalweg of the nver durmg epicycles of etosion. The mea is covered by the Ordnance Survey 1 mch : 1 mile map (()th or 7th Edn), Shect 111. GEOLOGY OF THE LOWER .:\IA:'I:IFOJ.J) VALLEY The Manifold valley lies on the westetn cdge of the Peak Disllil't, which consists of a gently arched, elongated dome of Carboniferous rocks. whieh has been strongly denuded along ils core, exposing thiel< Yisan limestones. The major axis runs N-S towanfs the wcstern edge of the Jimestone oulctop, but in the Manifold Valley region thcrc a1e secondmy fohl uxcs nmning und nem the Dove valley, they are aligned along NN\V-SSE Jincs (PAHKI:"SO:'I:, 19?0). Thcse last are associated with paraJicl faults, but faulting is ta•e in the :\Iamfold Valley (PRENTICE, 1951) The geology of the area is furthct complicatecl by. the presence of cl iserete masses' of unbeddcd rcef limcstones, marking the fonner position of an unstable zone between a region of gcntle subsidence with pure, well-beddcd limestones of massif facies, and a more rapidly sinldng basin in which thin Jimestones and shales were being deposited. The main developments of 1ecf ocemtcd in c.,, and D1 times, with minor developments to the east in the Semmula zone. The ;eef Iimestones resisted the intense folding to which this arca subjected, relief from compressional stresses taldng place along huge, curv1ng master joints, whilc the surrounding limestones of basin facies were often contorted into complex folds. . Namurian shales lie unconformably over the limestoncs s1ncc there was considerable uplift and erosion after the limestones were deposited .. The shale Jimcstone contact is therefore very irregular. Thus the upper Mamfold flows over shales, while the soulhern part of the valley is eut in the _stlatignlphicully lower, Iimestones, with shalcs only on the upper parts of the nght 11anl< of the valley. GEOMORPHOLOG\' OF THE l\IAXIFOI.D VALLEY The Manifold was nitated upon a surface weil above the ptesent lcvel of the valley floor, which was probably covered with a thin layer of 1951). lt probably formed an eady lrihutary of the forerun?er 0 •• a •• ,1 1 Trent, flowng in a N\V-SE direction, like many of the :nn 111 c Uplift and eustatic changes in sea-Ievel caused the rivet to eut /n le d surface and become superimposed upon the undedying Carboni erofus r:oc
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( .. , )_ J"arure up to at c,ts [5J POLYCYCLIC SWALI40W HOLES 63 "'here the river encounters the reef limestones, just below \Vetton Mill, it sinks into a small depression in ils bed, filled with loose stones. During dry periods, ali of the water in the •ive• flows underground. An attempt was made l'. no yea1s ago, to seal off the bed of the river with concrete, but the river soon found another way underground a few metres further downstream. A bold cliff, Darfm Ctags, rises above the river on ils left bank at this point, but just above the swallow hole, the steep hillside swings buck from the river, Ieaving a small flood plain at ils foot on which rests the farm. In the lower part of this section of the hill is a small hole, a few mettes above the flood plain, which leads steeply downwmds for 10-12 metrcs to a small rock chambe1 choked with debris, through which the river can be heard to be passing. If excavated this might lead to the underground course of the :Manifold, but il would be difficult owing to the ctamped conditions, and thcre appears to be a lot of loose debris to move (5). After ntin, the river occupies its smface course below \Vetton l\Hll, but as the flow dccreases a sel'ies of minm swallow holes grudually absorb the water, and thcn successively pass out of use. The most southerly one sho,\•n on Fig. 2, occurs where the river swings against the reef limcstones. Il is a small opening, 1-2 metres deep in the side of the river bank, choked with large stones, at the end of a wall erected to prolect the old l\'lanifold Valley railway. The next swallow hole is more complex. During periods of high water, pmt of the rivel' flows into a series of openings below Yelpersley Tor, leading into a cave lu1own as Redlwrst Swallet. As the water Ievel falls, the river may be secn to terminale for a short period in a pool just above the cave. On drying up complctely the floor of this pool is seen to be irrcgularIy fretted by so.Iuti?nal activity, but no large openings can be secn. A sketch plan of the cave IS g1ven in I.,,ig. 3. The river appears to have encountercd this cave as it has undercut th<: bank at this point, and has donc little to modify its form. After a cntrancc passage, the cave quickly increases in height, and the floor level IS mue h lowe l', wherc the cave is developed along a mas ter joint. fwo small passages le ad off from he re, but they are normally sealed by small water. traps. In dry seasons one of these can be forced, as in 1947 and 1949. On tlus last occasion C. L. RAILTOX (HAIL'foN, 1949) and others explored the furthcr rcaches of the cave until stopped by nar•ow passages and fmther pools of very. c?ld water. The floor of this further part of the cave shows considerable vanahon in level. Apart f1om depositing mud, stones and driftwood, the appcar to have had little effcct the form of this cave. Also when sinks in the pool above the cave, it nppears to use other passages on Ils wa) down to the water table. About 200 metres above \Vetton Mill Sink, the river has eut through a small isolatcd mass of reef limcstone, part of which remains on the east bank a small, isolated hill, Nan Tor, rising straight up from the river level, and t_erminat ing in stcep rocl< walls. The southcrn wall is pierced by the openlng Nan Tor Cave, shaped like an hour-glass, with subsidiary opcnings a short to the west (sec Fig. 3). This 1eads into a chamber, open to the sky wluc 1 occupies the centre of this small rocky tor. The walls bear signs of turbulent water flow in a downward direction, the entrance is in line with the sink and the adjoining hole in the northern end of Dmfur Crag. The floor de_I>ns includes frngmcnts of gritstone borne here by the river in the past, or by 1t bears ali the marl{S of a fossil swnllow hole. The top of it is just below t general Ievel of the Stceplehouse Farm/Musdcn Grange valley floor, and it 1 appear to have been used during the period when the river flowed at thal eve d Therc is another small cave associated with this same level, at the southern :n of Dmfur C•ag, which leads down from the top of the clifl, and cornes out a ew (5) Acccss to this cn\'C is fmbiddcn without special permission, ohtaincd from the locnl representative of the Nntionnl Tru-;t (Dr J. ,, Buxton, at the tinu• of wriling).

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{j4 GORDON T. WAHWICK [61 metres above the river. This is now partly choked with debris whieh mav be of glacial origin. This appcars to have been a subsidiary sink serving to lake sorne of the water that flowed past the Nan Tor swallow hole. At the northern end of Yelpersley Tm, is the eave of thal name ((}) which consists of a steeply sloping passage through the coanca of the recf mass. Its REDHURS.T SWALLET A B A 0 NAN TOR CAVE A YELPERSLEY TOR CAVE FIG. 3. Plan5 and sections of the main \Vetton Mills caves. The plans uJ'c compiled from various surveys of CHG Gmdes 1 and 2. Iower exit is below the Ievel of the Stecplehouse Farn1 valley floor, and ils entrance lies below the Ievel of the next stage, though obviously some of it has been destroyed by erosion. As shown in l;ig. 3, undercutting by the river has eut across the cave obliquely, Ieaving a small recess or rocl< shllter in the cliff, (6) This cave has also heen refcrred to as Ossom's Crag Cave (vide Appendix to CRG N/L 17.1948). J .1 J>OLYCYCI.IC SWAI.I.O\\' IIOLES 65 above a gaassed-over seree slope. This is floored with sandy material to an unknown depth, but leading off from it is a small tube which slopes steeply into the clifl' face and is flomed wilh clay. Again this cave appears to be a remnant of a former influent system, and is in alignment wilh Redhurst Swallet. There mc also othea small openings in the cliff face which once carl'ied watcr down wards faom the river at the higher level (Castern sub-stage of the lower valley). There appears to be incontrovertible evidence that the river uscd swallow holcs during the last two stages in ils evolution and it. remains to examine the cfl'ect of thesc upon the landscape. The form of the }o,ver elements of these influent systems indicates that they were formed beneath the water table (sec "AnWICK 1950 & 1953 for further details), and it appears thal the river discovered them in cutting down ils valley, modifying their upper sections to sorne extent. The only other cave shown on Fig. 2 (Old Hannah 'Voman's Hall) is a simple effluent cave associated with one of the higher valley stages. THE EFFECT OF THE SWALLOW HOJ.ES THE To-day the river bed is dry for a considerable pel'iod each, year, probably for 1-3 months pe1 annum, though no accurate record has been kept, and there must be considerable variation from :rear to year. During these dry periods the river cannot erode its bed, and even during periods of flow, the volume of watea is aeduced below "•etton l\lill, though little of the load of the stream is lost undergaound. This means that the river will require a slightly steepe1 gradient to transpmt the same Joad with Jess water. Such a steepening is tcvealed by the gene1al profile along the modern flood-plain, though the true paofile is not so steep. Above 'Vetton Mill, the river flows over limestones containing appreciable thicknesses of interbedded shales which inhibit seepage downwards. Below the swallow hole the bed of the river is above the saturated zone, as one can pen etaate severa} metaes below the level of the river in Redhurst Swnllet. This con,lition is necessary for a swallow hole to function. The open character of the joints in the reef limestones facilitates the lowering of the water table to a level near to the lowest point of discharge. The reef limestones also contribute to the steepening of the gradient as they are more resistant to minor rejuvenations which pass up the river, which tend to get held up in this section. The inteq>Olated profile of the Musden Grange stage shown in Fig. 1 reveals an even steepea gradient that that of the present flood plain. Above 'Vetton Mill it merges into the profile of the Steeplehouse Farm Sub-stage, which is now only presened as small << facets in the lower part of the valley. A similar condition is shown to have occurred during the eastern stages.., and the gradient of the valley floor was perhaps steeper thau any of the luter ones since the river has increased the length of its course since those times bv developing meanders of larger amplitude. It would appeaa thal the anomalons gradient of the valley floor below 'Vetton Mill, and the occlusion of two of the stages above that point, is connected with the influent cave S)'Stems described above, which concide with the onset of these aberrations. The first to come into use was the one fed by Yelpersley Tor Cave, and the adjoining small openings. This appears to come into being towards the end of the eastern sub-stage in the lower valley. The hydrological conditions favouring it would probably be induced by the lowering of the water table caused by the eastern main rejuvenation. This would expose a greater depth of reef limestone than before (the eastern sub-stage hench at Yelpersley Tor is eut across the top of the reef-mass.), in which the Iarget passages would facilitate a qnicker ground water flow and a quicker adjustment to the new base-level. In fact it would probably lead to the lowering of the waler table below the level of the river some distance above the knick-point head. This would result in 5.

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66 T. WAHWICK water !osses from the river, which would be greatest whcre the joints had been enlarged by solutional activity below the water table. This appeurs to have occurred near \Vetton as is in
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GOHDOX T. WAHWICK [ 10; in the middle of the lowcr :\lanifolcl valley. Supplemenhuy evidence f01 the tcctonic stability is afforded by recent surveys (\YHITE, 19-19) whieh show the Peak District as being an arca with a strong posithe gravity anomaly, which is presumably an indication of the strength and rigidity of th<.• hasement rocks of the arca.. This condition is also inconsistent with postulations of recent physical uplift, in fact on isoslatic grounds one might expe<:t subsid<.rwe. ACKX 0 WI.EDG:'\1 EXTS The author wishes to acknowledge the receipt of grants from the {.;niversity of Birmingham towards the cost of field wo1k and of attending this eonferenct.• to give this paper. The number of gcographers, geologists, have been of assistance to the autho1 me too nume1ous to detail, though sp<.•cwl mention should be mode of C. L. HAILTox fm permission to incorporate lHut of his survey of Redhurst Swallct in Fig. 3, and to G. E. \YILFORD for the use of unpublished surveys in the preparation of the plan of Tor Cave and Redhmst Swallet and :\fr. and Mrs. B. L. c. Jonxsox fo 1 the translation of the abstnlCt. Tl . t f D 'r 1 1 dac(l fm draWil!! 1e assiS ance o . ,\. OLIVER is also gratcfully ac {flOW e .n .. figure 2, and for photographing ali of the figures for reproductiOn. Bibliography P.P.ETZ (J. G.). 1942. Vndose and Plueatic Featu1cs of Li mcstolll' Can•rns . ./ of (;eol., 50, 675-Sll. ,..\'IJIC (J) 191u H d 1 • • 1 t' I'Jll1c1lcJ•ri()Ul' du Karst. Tra11. '-' • • -o. y rograp souterraine ct c\o u ron mo n Ins.l. de Gog. Alpine, 6, 37{}-432. LINTON (D. L.).-19'51. Problcms of Scottish Sccncry. Scotti.dt Geo!J. Ma!J .• 67 • 65 8i>. PARIH.XSON (D.). -1950. The Strutigruphy of the Dovcdale Atl'H, Dt.•hyshin• und Staffordshirc. Q .. J.G.S., 105 (for HJ.J.9), 265-294. PLOT (R.). -1686. The Natural History of Stuffordshilc, Oxf01cl. 1> f tl :\1 1ifolcl Valley H<.•gion, HENTICE (J. E.). 1951. 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EscHER : .Je ne crois pas que I'Angletc•rc sort un pa) s t de la Hollande 1 , t d J 'b d . t t 'l"lJld(' pal IC ' c csas reuscs u cc ut c cette nnnec on recouve• une H : H }lande s'abaisse de vinsi qu'une partie des ctes orientnlcs de J'Angletcrre. La cote 0 de ln mer ct 5 cm 2r.: •• • • }' t du J'l\'CHU • • • ._\ cm. par srecJc, dont :.!0 cm. sont att••bucs au sou cvemcr.1 • ' d mouvements du sol il l'ahaisscment du sol. Il mc semble qu'en AnglctcrJ'C aussi ri Y n cs ' comme, du J:estc, plus ou moins partout. l .... de Henri Observations la grotte de TINTANT des sdiments (Cte d'Or) sur Bze D'TUDE (2) La grotte de Bze, dcouverte en 1950 par l\l. VELARD, du Splo-Club de Dijon, ct explore depuis lors par les membres de cc Club, sous la direction de M. B. DE Lonw1., est situe sur le territoirc de la commune de Bze, 25 kilom tres environ au Nord-Est de Dijon. Elle est constitue par un rseau kmstique se dveloppant sur prs d'un Jdlomtrc dans les calcaires subhorizontaux du Kimridgien. La partie infrieure de ce •seau est occupe par une puissante rivire souterraine alimentant la cl bre rsmgcnce de Bze, tandis que sa partie la plus leve est constitue par des galeries sches, pmticllcmcnt ou totalement colmates par des sdiments dposs par la rivie lorsque son niveau tait plus lev qu'aujourd'hui. Au cours de l'exploration de la grotte. j'ai pu prlever un certain nombre d'chantillons de sdiments, tant dans les galeries suprieures que dans la zone encmc fonctionnelle, notamment : 1) dans le boyau d'accs la rhite soutenaine. Ce boyau, entirement combl par les sdiments, a t dgag sur toute sa longueur ct offre une excellente coupe, montrant : a) la base, sm les calcaires kimridgiens formant le plancher du couloir, des sables quartzeux d'paisseur irrgulire (environ 30 cm), b) sur ces sables, des limons (1 mtre environ), d'abord assez grossiers, avec des rcmrences sableuses en poches, puis de plus en plus fins vers leur partie suprieure, c) au-dessus de ces limons vient un de calcite (10 sur mont par de nouveaux limons fins ; 2) d'autres sdiments ont t recueillis dans une galerie suprieure, elle aussi enticment colmate. Il s'agit ici de limons finement constituant de vritables vml'es ; 3) on a enfin rcolt des limons trs fins sur le parcours de la rivire, en priode de busses caux. On voit alors affleurer, sur les parois de la rivire, des talus de limons aigilcux, en pente trs incline (45 environ). Le fond de la rivitc, par contre, parat dpourvu de tout sdiment. MTHODEs n'TUDE Les sdiments trs varis recueillis, allant depuis des sables jusqu' des limons argileux, ont fait l'objet d'une tude granulomtrique dtaille. . Les phases au-dessus de 50 microns ont t analyses par tamisage, au moyen d'une colonne de tamis dont les dimensions mailles, conformment (}) Laboratoire de Gologie, Facult des Scit.•nccs, Dijon. (2) Communication par l\L B. DE LontoL, le 12 st.•ptemhre 1953.

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U IIEXIH TIXTAXT [2J la norme franaise (Afnor) sc suivent en progression gomitriquc de raison lOyl[ Les phases les plus fines, au-dessous de 50 microns, ont t itudies par la mthode de la pipette. Les rsultats obtenus ont t exprims sous fonnc de courbes cumula ti v es, sur papier semilogarithmiquc ct sur papier probabilit. Pour elwqul' sdiment, on a calcul les valeurs de la mdiane :\1, des premiers ct troisimcs quartiles Q1 et ainsi que le coefficient de dispersion (.orlin[J coefficil•nl) dl• TRASK (1932) : et le coefficient de symtrie : Sk = V Q1 Q::/ :\J:! La classification des sdiments adopte est l'chelle d'ATTEHREIW, qui l'SI adopte par la Commission internationale de Pdologie, ct qui 1wsente, sm l'chelle de "'ExswonTH, gn1alcmcnt utiJisc par les sdimentologues nmti cains, l'avantage d'hc LES SARLES Les sables recueillis Bze uroviennent de la base du •emplissage dl• la grotte. Ils sont composs presqu'uriquement de grains de quartz. Le eakai•e <_2 'Ir) est uniquement dans les phases les plus grossires par eclats arraches a la •oche encaissante. En dehors du quartz, on reconnmt .wssJ quel-ques grains de glauconie plus ou moins altrs. . L'analyse granulomtrioue de ces sables a donn la courbe cumulah ve 1 dP la fig. 1. On voit qu'il s'agit -d'un sable dont la valeur mdiane est au-dessus de la limite des sables fins, trs bien tri et dont la distribution, symtrique, se rapproche tout fait de ia distribution normale. Sm papiet ptobabilit, cette courbe donne une droite. Au point de vue morphoscopique les grains d'un diamt1e avoir b' ' 1 • Sm une vingtatnl' pu su Ir une usure nette prsentent un aspect tres evo ue. • de grains de diamtre supriem 0,5 mm, on a obtenu comme valeur de la 0,83, et comme valem de la rotondit 0,80 (indices. les methodes de 'VADELL, 1935). En outre, beaucoup de ces gnuns pt csentcnt l'aspect caractristique qualifi d'mouss luisant par A. CAILLEUX 0942 ). . Ces divers caractres : sables trs calibrs, arrondissement des .luisants, sont gnralement considrs comme d:s sables d gine marine. Comme telle n'est certainement pas l'origine 1mmechate .sables d B t . . ment de sednnents e eze, on es amene a penser qu'Ils p•oviennent du remanie . . marins plus anciens, savoir les sables glauconieux de l'Albi en, qm exisftent S d 1 t' toute la sm ace encore au u cu village de Bze et qui ont clt recouvru Ja< IS • 1 1 les 1 t 1 ' . . 1 b . l'alimentatiOn c e a c p a eaux ca caires JUrassiques qm constituent e ass1n c ' rivire souterraine. Ces sables prsentent des caractristiques granulomtriques identiques celles des sables de Bze, comme le montrent la co111lJ>HI .r te.s b I t I ' d 1 fi tonne es cat, ns •cour es e e a rgme 1, et le tableau ci-dessous, qm c , .hantillon d . ques granulomtriques d'un chantillon de sable de Bze et d un cc ' ( sable albien provenant de Norges (Cte-d'O•). M QI Q .. .. Sable de Bze . . . . mm. 0.39 mm. 0,22 mm. Sable albien . . . . . 0,27 0,37 0,215 -D'autre part, les sables albi ens prsentent exactement . ]es. ristiques morphoscopiques que ceux de la rivire souternune sement des grains, mme abonclanee rl'mousss luisants. So 1.33 1,0() 1,31 1 '1 0 mt-mes caractmtme arTondis-SDillEXTS DE LA GHOTTE DE BZE 71 On doit donc conclure que la rivire souterraine de Bze a emprunt son matdel la couvertme albicnne des plateaux, couverture aujourd'hui presque totalement disparue sm le territoire d'alimentation de la rivire. Ce fait indique (jll(' le dbut du remplissage de la grotte de Bze pourrait tre assez ancien. Di ve1ses observations permettent de penser que l'tablissement du karst dans les plateaux au Nord de Dijon est antriem au Pliocne, dont les argiles obstruent l't ttonquent gnntlement la partie suphme des cavits. 75% .50% 25% 2mm 1,25 0,6 0,5 200p. 1l5 BO 70 ;l,!i 20 8 ; , 2 1,27 0,8 fL Fw. 1. Combes cumulatives des sdiments de In grotte de Bze. -En abscisses : diamtre des grains (chelle logarithmique). En ordonnes : frquences cumules en pourl'enlagcs (C:•chelle al'ithmtique). 1 : sable de Bze. Il : limon g1ossicr. I' : sable albien de Norges. III : limon argileux. LES I.ll\IONS Dans le boyau d'accs la riviere souterraine, les sables sont surmonts par une importante masse de limons jaunes. eompacts, non stratifis. L'analyse gra nulomtrique montre que ces sdiments sont en ralit des sables trs fins. dont

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1.:.. IIEZ..:JH TI:-;TA:-;T [4] la mdiane sc trouve gnralement au-dessus de la limite des limons ou peinl' en-dessous de celle-ci, comme le montre le tableau ci-dessous : ).1 QI Q So Skg. .. 1 31 53 9 ') -0,()9 .......... _,;) 2 .......... 285() 8 2,65 o,7n 3 ......... 27-59 8 2,70 0,80 4 ......... 18----Il 5,8 2,(i8 0,74 On constate que tous ces limons rcstent trs semblables, ceux de la pa.rlie suprieure (3 et 4) tant un peu plus fins que ceux de la base (1). Le coefficient de dispersion est trs constant ct la clistribution nettement dissymtrique. , Cette dissymtrie IHovient de l'existence, clans toutes ees courbes, d une importante queue vers les phases les plus fines, entranant une brisure de la courbe vers la zone cmrespondant un diamtre de 5 8 microns (courbe Il, fig. 1). En-dessus de cette limite, la combe cumulative l'St trs rgulire, sa pcntl• est forte, la distribution est pratiquement nonnale. Dans les phases plus fines. au contraire, la combc devient trs irrgulie et sa pente est beaucoup plus faible. Cc mme cmactre sc tetrouYe sur la courbe Ill tle la figure 1, courbe qui correspond un limon trs argileux recueilli sur le talus de sdiments qui la rivire. Ici, le matriel est sensiblement plus fin que dans le cas des. hmons prcdents. Le premier quartilc se place 25 microns ct la mdiane 5 nuerons ; 47,5 o/o du sdiment sc en-dessous de la limite des argiles (2 microns). Or? constate ici encore que la courbe prsente deux pmtics distinctes : une .z?nc a forte pente entre l'origine et un point correspondant un diamtre \orsul de 5 microns, et une partie en pente trs faible au-dessous de cc point. Ces caractres s'accusent encore si on tracc les eourbes sur papier probabilit (fig. 2) : la premire partie de ces courbes sc transforme en une droite, tandis que les phases les plus fines donnent une courbe s'cmtant considrablement de la normale. On est donc amen penser que ces limons sont htrognes, chacun tant constitu : d'un sable fin ou d'un limon grossier, }H'cipit suiva.nt la lm de Stock, et responsable de la portion de courbe correspondant a une dis tribution normale rgulire ; b) d'une phase mgileuse fine (infricme 5 micnms) de distribt:tion beauco.up et qAui a. d sc dposer, non pas pu'r simple mecanique,. mms bwn p_Iutot smvant des processus physico-chimiques ou adsorption). Dans 1 etat actuel de son rgime, la riviie de Bze possede d ml leurs toujours une turbulence suffisante pom empcher lu sdimentation par gra\it des particules les plus fines. La phase argileuse serait d'importance trs variable : de 25 "(o environ (courbe Il) 50 r.ft;. (courbe III). A Les caractristiques granulomtriques de la phase sableuse peuvent ctre dtermines graphiquement sur diagramme en papier probabilit. Dans eus de la courbe III, par exemple, SI on admet que le constituant sable 50 r;, du sdiment, il suffit de multiplier par deux les mdonnes de la pmtwn d•oite de Ja courbe pom obtenir la droite rcprsentative de la phase On peut alors aisment la mdiane et les qu:.rhles de cette phase. On obtient ainsi, pour les se Courhes cumulntiYes des lunons ce eze, en p.tptel 1 f . . mulcs en n' dt•s gl'ains (l'chelle. En ordonnes : rcquences cu potii'C:('lltagcs (chelle prohnluhte). . En trait continu, courbes a un limon g1ossier. En tiret, les cour !Jls '-'Ol'rcspondunt it un limon argllcux. LES VAHVES . . . 1 1 t tte bovau entirement Dms un des boyaux de la pmhl' superieure ( c a gJ o ' . d'explo-' t' 11 t d u a m cours des travaux eolmat(• par les sdiments ct pm. Je emen ' ..... rr • : et trs caractrttion on obsl'l'Yl' des limons presentant une nltct nanc .. I lternances se ristiqt;c de claires ct de zones d'un brun plus sombre. a ' pr(•sentent comme de vritables varves. . , . . . •cnnc d'une Tes couches constituant l'CS varves sont tres fines, l ndlO) ocder _. . . ' ' ' (, tt fi t )lUS )lCrllllS e pl varve tant de l'ordre du nulhmetre. e ness.e n a ' A microscope, l'•t"illC:e de ces
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HENHI TINTANT [Gj sables quartzeux trs fins, tandis que les couches plus sombres paraissent beaucoup plus riches en matire argileuse. Les limites entre ces zones sont bien tranches. Par dessiccation, elles sc comportent comme de vritables plans de clivage. Dans la galerie, ces varves ne sont pas horizontales, mais fortcn1cnt inclines ; leur pente, qui atteint 45<>, rappelle beaucoup celle des talus argileux qui bordent les galeries fonctionnelles de la rivire actuelle. On peut donc penser que les varves ont pris naissance au moment o la rivire en question tait encore occupe par les eaux. Les couches les plus sires correspondraient aux dpts forms en ptiode cie hautes caux, tandis que les couches argileuses se seraient dposes en priode de !Jasses caux, uu moment o la comptence de la rivire est la plus faible. Si le rgime de la rivire souterraine de Bze tait analouuc cc qu'il est 0 • actuellement lors de la formation des vanes, chacune d'entre elles reprsentcrmt vraisemblablement les dpts d'une anne. L'existence de varves dans les sdiments forms par la rivire souterraine de Bze semble indpendante de tout phnomne ulaciairc ou priglaciaire. Il semble plus indiqu de rapproche• cc phnomne 0dcs observations rappol'lcs rcemment par A. JOURNAUX (1952-1953), qui signale l'existence de varves annuelles dans les rservoirs de barrages situs sm le cours de la Slunc, en Normandie. Dans ce cas, cependant, les vancs ne paraissent s'tre formes que sous une paisseur d'eau suprieure 12 mtres. Il ne semble pas que tel puisse tre le cas pour les varves de la grotte de Bze, les conditions mme de gisement ne permettant pas d'obtenir une tranche d'eau d'une semblable puissance. Bibliographie sommaire CAILLEUX (A.). uctions oliennes priglaciaires en Europe. Mm. Soc. Gol. Fr., n.s., XXI, 1-2, mcm. 46, p. 1-176, pl. t-5. 1943. Distinction des sables marins ct fluviatiles. Bull. Soc. Gol. Fr., 5c s., t. XIII, p. 125-138. (A.). --:-1952. Dpt actuel de varves lacustres en Normandie. C.ll. Ac. Sei., t. ccxxxv, p. 1669-1672. de sdimentation dans le htssin de la Slunc. Bull. Assoc. ogr. ranars, 118 231-232, p. 14-18. • (\V. C.) et (F. J.). _ l\l 1 1 . tai'"' Pctrography. Appleton-Century, New-York. • . anua of SC( IJ11Cll ' ., THASJ; (P. D.). 1932. Origin and environmcnt 01• S('Ut'ce d' ts of Pctroleum. Houston, Texas. se uncn \V ADELL (H.). 1935. Volume. sha(>e .,1 d d . 1 . Journ. Geology, 1 1 roun ness of quartz patttc cs. voL XLII , p. 250-280. ---Discussion 1\f. c. Bouc,n;ET fuit I'emarquet que, mulgrt cctt. . de dpt, il .. .unes zones prt'V 1 t ) peut y avoir dans ces mtmcs zones dpart des matriau ( r'rile, sable ou ga c 5 • t d 1 f' • • x a tn c tH s .1 tt 11 faut donc tenll' romp e e ces mo( 1 tentions possibles. L 1 1 l' 1 . les dpts de :M. B. DE rcpom e excmp e pat l'oncernc < ., •tC: tout matriaux beaucoup plus grossiers que les hmons, donc 'l"" t moins d'homogcncl • 1 1 l' . • .,.tn . par plaques en en Hyant un cel'lain pole s. ..cs. n:nons eux-memes peuvent tre nrraches • e de leurs priodes de crues violentes, mats Ils ont plus de rigidit en t•ahon de la fincss C:lmcnts. R. SERONIEVIVIEN Etude des phnomnes karstiques dans l'Entre-deux-Mers (Gironde) < 1 > Rsum L'Entrc-dcux-1\lcrs, zone calcahc drainage superficiel incomplet, prsente des ph nomi•ncs karstiques clignes d'intrt. Des tudes de surface ct l'exploration de plusieurs ruissl•nux hypogs nous ont permis de connatre les caractc!ristiqucs de cc systme ka1stiquc. Nous nous sommes efl'oacs, d'une part, de connatre le mode de formation ct d'nlimcntr.tion des ca,its de cette rgion, ct, d'autre part, nous uvons pu en suivre l'vo lution ct la dntc1 g1cc it des conditions de sdimentation toutes particulires. lNTRODUC'riON .Jusqu' ces dernires annes, le dpartement de la Gironde paraissait ne pas possder de cavits souterraines importantes. On n'v connaissait que quel ques grottes prhistoriques de faibles climensions (larcamps, Fontarnaud, Ladaux), ct la de Rauzan, dcouverte accidentellement en cteusant un puits ct signale pm E.-A. :\IAHTEL dans ses publications. . C'est M. Ruoul Cot'STE que revient le mrite d'avoir mis en vidence l'exis tcnec d'une zone lmtstique en Gironde (2). Ensuite la Socit splologique. ptihistol'ique de Bonleaux sc constitue, sous sa direction, et entreprend aussitot l'explotation ct l'tude systmatique des phnomne!, karstiques du Sud-Ouest de la France. . Actuellement, nous avons explor en Gironde quatorze rivires souterraines, dont ttois ont une longueur dpassant deux kilomtres. Nous avons un nombte nu moins gal de cavits explorer. Tous ces ruisseaux se localisent duns l'Entre-deux-Mers (fig. 1 ). A la suite des travaux cntrepds, et en tenant compte des tudes en cours, nous pouvons, ds il pn!scnt, exposer les lignes gnrales de la gense et de l'volution de ces cours d'caux hypogs. RPAHTITION GOGRAPiiiQUE ET GOLOGIQUE 1 l\1 1 1 aux souter-La partie de l'Entre-< eux-r' crs < ans aqucllc se trouvent les rmsse, . 1 l 1 t b t cs cie la Gat onne rains correspond a a zone < es som ces < es rmsseaux ri u air 'est la et de la Dordogne, tels l'Engranne, la Gamage et la Pimpine. En fait, c 'y zone de partage
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7 Il. L:!J Celte regwn est constit ue par des calcaires d'ge s t ampic n ( Tcrtiaiic), avec, par place, des lambenu x d e calcair e aquitanie n s c t des p l;;qUl'S d e r ccOli\Tl 'll1 ents pliocnes ( a r g iles c t gntvic r s) . Tout e s les <.:icr s ......... . .J() 111. Bl Cale. d lriliquL o u msocris l a lli n Halitherium ................. . Al Cale. marne u x Oslrea l onyiros-20 111. E 1 ris .... . . 1 5 Ill. \To ilasse du Fron s a d n i s . KAHST OA:'\S COUPE THEORIQUE D'UN COURS D'EAU SOUTERRAIN DE GIRONDE, MONTRANT LES DIFFERENTS STADES DE CREUSEMENT(C), DE REMPLISSAGE(A) ET DE CONCRTION-STADES DE CREUSEMENT S TADE S DE REMBLA I EMENT STADES DE CONCRETIONN EM E N T NEMENT(Ifl). Ct Creusement int a l C2 pllase de surcreusemen t . C3 2"!" pllase d e surcreusement ( ectud) A 1 Remblsiemen t a n cien (all u v ions) A 2 Rembi;Nement ilct11el ( alluvtons) A 3 Rembfil,ement a ctuel (argiles) Cr2 Conr(tJons ; naennes . scd! Jnt A1 et aaav11us par CJ Cr 1 ilctu ell e s. sync!Jron''?ues de Al FHo. 2 77

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78 H. SHONIE-VIVIEN [4] La plupart des cavits sont creuses dans le niveau dans des bancs peine suprieurs. Le calcaire marneux Ostrea ct le sont des niveaux de base qui conditionnent certaines rsurgences. Le Stamptcn est subhorizontal. Toutefois on observe parfois, sous terre, de lgers pendages ct des failles trs faible rejet. Les ruisseaux souterrains de la Gironde sont accessibles de diffrentes faons: a) A partir de leurs rsur{Jences : cas peu frquent (Riboutcau, Trou-Noir). Les rsurgences ont souvent t noyes par la construction de de retenue ou de captage (Clotte-:Moron, Faleyras, Camiac, etc ... ). b) A partir des pertes d'un ruisseau : ces exceptions sont rares ; nous n'en connaissons actuellement qu'un exemple, le Touron de Rauzan. c) A partir de dolines, appeles cahugcs '> dans le pays : c'est le type gn ral d'entre. La rgion centrale de l'Entre-dcux-l\Iers comprend de tts nombreuses dolines, dont certaines, incompltement colmates, nous permettent d'attein dre des cours d'eaux souterrains (Clotte-Moron, Camiac, Villesque, Baigneaux, Grand-Antoine, Augey, Mrignas, etc ... ). d) A partir d'entres artificielle.-; : la grotte de Rauzan a t dcouverte en creusant un puits (cf. E.-A. MAH'l'EL) ; une autre cavit, dcouverte de cette faon, nous a t signale. Une fois passe la zone des colmatages et des boulements proche de l'entre, on se trouve gnralement dans des galeries d'un type assez constant. Ces galeries ont une hauteur de un deux mtres, une largeur variant entre un 1ntre et un mtre cinquante ; au-dessus, on rcmarquc un largissement gnral (trois cinq mtres) jusqu' la vote, situe entre quatre et six mtres au-dessus du niveau de l'eau (fig. 2). Le cours d'eau .lui-mme occupe la partie infrieme de la galel'ie. L'eau u une profondeur vanable, de zro mtre vingt un mtre cinquante ct plus. Pm fois on remarque des lots d'alluvionnement sur les bords ou au centre du ruisseau qui a, le plus souvent, son cours coup par une srie de cascades stalagmitiques et de gours. Sur les banquettes situes la partie suprieure de la rrrottc, sc sont souvent dposes des alluvions de la rivire, graviers et sables, ml:s des argiles de ruis sellement ct des coules stalagmitiqucs interstratifies. On note galement l'existence d'abondants concrtionncments, stalactites, stalagmites, et autres types de concrtions. Les excentriques sont ratcs ct isoles. Les parois rocheuses, l o elles ne sont pas recouvcrtes par des dpts, sont rodes par l'action de l'eau et il n'est pas rare de pouvoir obscrvet des lames et des marmites d'rosion. Les largissements de la galerie principale sont assez ftquents ct sont toujours lis une zone d'boulement. Gnralement la vote s'lve, tandis que les parois s'cartent et que le centre de la .ai.nsi forme est occup par blocs bouls (Clotte-Moron, fig. 3). La des galeries est et smt les lois gnrales du creusement en doma1ne calcaire ; la direction gnerale est souvent rectiligne (Mrignas, fig. 5). Les galeries adjacentes sont de deux sortes : . ) Couloirs donnant dans les parties lwules de la galerie principale : •l.s sont . a t encombrs soit par ]cs dpts tcrTcux superficiels s'ils communiquent surface pa; une doline, soit d'alluvions andcnnes, s'ils reprsentent le cours d'un affiuent ancien (Clotte-Moron, fig. 3). 1 0 W --v RUISSEAU SOUTERRAIN DE CLOTTE-MORON ST QUENTIN DE-BARON (GIRONDE) PLAN rhf
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rr! 80 DOLINE 'ENTR[ 1 l H. SRONIE-VIVIEN 1 1 RUISSEAU SOUTERRAIN 1 FIG. 5 LES CLUSETS MtRIGNAS IGIRONDt.l o_• __ .., ,... [ {) j mn 7 '7 1 K\I!ST l>AXS I.'EXTIIE-I>EUX-:mms 81 b) Galezies secomluile.o; cormm . soutcrntin. Certaines le rui.. pur le.<; eau:t de ruissellement: En premier lieu, nous uvons des soulrt'l'
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82 H. SHOXIE-YI\'IE:\ [8] l'origine du cours d'eau souter-rain. C'est le cas du Touron de Hauzan oit nous voyons disparatre un petit ruh.scan arien. Dans ectte eatgotie nous nmgeons aussi une partie, au moins, du systme de Villesque. En efret, l'entn:c dite dL• Villesque 2 est une bouche cl'ahsoq>tion lflun ruisseau temporait'l'. Ce AL'IHl' dL• cavit, toutefois, parat actuellement peu 1pandu t'Il Gironde, mais il pn:•sL•ntL un certain intrt en C qui concl'rne ll's ides qul' l'on peut aYoi1 sm la forma tion et l'volution du Karst girondin. D'autre part, nous trouvons un autre type de dn.tinagt: des caux de ntissl•llc ment au profit des cours cut egalement I l'existence dans ces • . OU l'rJ''llllS Vet•s ]'•tnlOilt e cl • J' parties de multiples dolines fon .1 . • • • 1 t' lhologie qu'ils possdent cnco1e aujourd'hui dans la plupart des cas en cc qui conccrne leurs parties hautes ct moyennes. Elle marque un enfouisse ment du ruisseau sans que celui-ci ait subir une rduction importante du \'olume de ses eaux, car la hugem des galeries est peu prs la mme que celle stades prcdents. l') Priode de remblaiement (A LCrt) : Pendant cette priode se dposent d'i•paisses eottchrs d'allu,ions (A 1 ), dont il subsiste encore des lambeaux. Ces alluvions sont eomposL•es de galets, sables, argiles et fragments rouls de calcite. Les galets dominent en nombre ct l'Il \'olume ct ils sont d'assez grandes dimensions. On trouve aussi des •estes d'habitats prhistol'iques ct de faunes anciennes, dont nous pmlctons par ln suite. Cc genre de sdiments dnote un apport impor tant de matriaux -p1ovcnant de l'extricm. Des concrtions (Ct1 ) se dveloppent dans les parUes suprieures. Ellls sont interstratifies avec ll•s alluvions et ont assur la conservation. d) Phase de smcreusement (C:q : Le ruisseau souterrain coule actuellement dans la partie infrieure dl' la grottc. Cette zone est beaucoup moins. large que lt•s parties Iwutcs, ce qui montre tllll' rcptise du creusement par un ru1sseau ayant un dbit plus faible. e) Pt!riode de l'emblaiemenl (.-\.:, A::, : Pendant cette ptiodc, des allu \'ons et difftents sdiments (A:1 ) sc dposent, tandis que des eoncrtions fotment. Cc remblaiement n'l•st pas encore termin. Les alluvions sont constitues dr galets qui ont gnralement taille ri•duite que p1cdemmcnt, de sables, d'argiles, de fragments roules .de res, etc ... On note la pri•scnce d'lments remanis des superiemes, que l'on reconnat leur patine, ainsi que des silex prelustoriques, des poll•J'ics t•t des ossements d'animaux contemporains. Dans les padies supticmcs de ]a g1otte, qui sont pm ll•s eaux, se dposent des argiles dt> dcalcification (Aa) melangees, de ]a et des dbl'is humiques provenant de la surface et ayant penet . pm des fissures. En mmc temps que ces sdiments s'accumulent, des tions se d\'l'loppent tous ll•s nheaux de la grottc, et jusque dans le c du nrissPau, oit elles l'Onstituent dl•s cascades stalagmitiqucs et des gours. 1 des de stabiCes stades successifs d'enfouissement, alternant avec c es peno. . ous ]es lit qui ont facilitl• l'pandage des alluvions, se retrouvent dans presque t 1 l'Olll's d'l'au souterrains de Gironde que nous explors. I ... a n•s phnomnes et la pn;sencc de restes prhistoriques nous ont .'• Y •. _ d'i•tablir une chtonologie qui, bien qu'incomplte ct en pmtie sl•nlc un n•rtain intrt rgional l't mmque une tape dans notre etude de e\ 0 Jution karstique du Sud-Ouest.

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84 H. SHO.XIE-\'1\'IE:s" [10] . Notre chronologie s.m les industries prhistori"ll' les spclco ognes 1 d ' ' 1 g"1c 1uc ct lnhistoriI's l't•ludc de qut•lques du dpartemt•nt de la Dordogne possede . . • • ]>artiC lllCI fonnation post<.•riCurc ... a . 1 t sctu hvpogt•. d' t:.tn cmcn un 1 • • • t ., 1 . . h formation du 1\.arst g1ron 111, . '1 BIOX s'Il n no c, ( clllS • l • 1 . l\1 C Bot:Qt'ET demande n :' . ascensum par les caux, comme il en n o >serve Ul- • . • l ancrcn per • u11 caructn d<' crcuscnu•n ' ml-mc dans lt• Claret. 'ft" t 1 11 de . . formation du 1\.arst girondin l'St hil'n th c tc cc e .:\1. P. Bwx ripond que 1.•. , • des mises l'Il charge pou\'
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\ \ Guy de LAVAUR Hydrologie souterraine du Causse de Gramat (Lot) et Applications des considrations gnrales sur la circulation des eaux souterraines < 2 > Le Causse de G1amat est un plateau calcaire. stratification rgulire dans son ensemble, avec un lger pendugc vers 1'"'.-N.,Y. Le Bajocien et le Bathonien correspondent aux aflleurenients les plus larges dans le N.E., tandis que dans le S.-S.,Y. le Virgulien (Kimridgien suprieur) n•cou,Tc toute la •gion. A la base, le niveau impermable est reprsent par les marnes du Toarcien. Sauf en bonhuc, ce Causse ne prsente qu'un accident tectonique notable : la faille de ::\Iiets-Paclirac-Saint-Vincent. Les phnomnes ka.stiques sont trs dvelopps et, la suite de MARTEL et Vm, plusieurs auteurs ont mis de nombreuses hypothses sur la circulation souterraine des caux. Depuis quelques annes, des explorations et des colorations systmatiques ont penuis de prciser la question. En particulier, il a t possible de dterminer les ri•smgcnccs de toutes les pertes importantes, sauf celle de l' Alzou. Par contre, Il existe sur tout le pourtour du Causse des fontaines sur l'origine desquelJes on ne possde aucune indication, ce qui montre combien le problme est complexe. Les caux qui alimentent la partie N.E. du Causse de Gramat proviennent, soit du plateau liasique relev par la faille de Padirac. soit des massifs cristallins de la bordure N.E. Cc sont d'uilleurs ces qui ont, dans le pass, t essentiellement it la base de la fmmation des principales manifestations (fU('s, ct plus spcialement des rseaux souterrains de Padirac et de l'Ouysse . • J c n'ai pas l'intention d'aborde• les problmes que pose encore. circula: tion soutet-raine elu Causse de Gramat, mais plutt de montrer les enigmes subsistent au sujet d'une rgion karstique tl's tudie et, au demeurant,. tres .-;impie, si on la compme aux massifs calcaires des Alpes ou des ou les phnomnes tectoniques ont introduit des causes multiples de complexite. (1} Pt.:sidl•nt du Splo-Cluh de Paris, Sl'l'rtuirc gnral du Comit National de SpiIinlogic. t2) Communication prsl•ntc le 11 scptemhr<' Hl53. . i

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SB GUY DE I.A\':\tn -J Le croquis ci-joint rsume les rsultats obtenus : la rivire de Padirac ressort dans le chc1ue de :\lontYalent, aux fontaines de Saint-Georges ct du Lombard ; -le ruisseau de Cazelles, qui se perd Hoc-de-Corn, ressort, comme la ri Yirc de Padirac, Saint-Georges et au Lombard et aussi la Finou ; CAQUE J\EY o CAUSSE @) Gouff"e A Pnt .n G.-octe 0 rol\fAi.\o\e. rad le. \ \ . . . . Jo'l\c..tt:o n S o vt e\" 'olo1t.,ues \ H \ R<' C.l1 E l' ( R C. E: t. Fm. 1 \ \ \ . . la perte de Rveillon sc l'etrott\'c . . (, ff .. cl tt 1 .1 • 111011 , celle du Saut de ] P ]] , ct u x JOu 1 es . a uce e egalement ; les pertes de L'Hpital, Issl'rHiol•Js .1 , 1 .• . • . •t 'I'h(mincttes passent au r • ' u nunc s l' t Stint des \ Itarelles l'l l'l•ssottent aux r(•surgt'IH'l'S dl' Cahouy c ' -Sauveur. JIYI>HOI.OGIE DU CAtssE IlE 89 (A noter que les engouffrl•s :'t Thminettl•s ressortent, non seulement Cabouy ct Saint-SauYeur, dans le bassin vcrsant de la Dordogne, mais Corn, affinent du Cl, tributaire du Lot). Tous ces rsultats ont t obtenus pm une srie de colorations, nulis ils ne rsolvent pas toutes les questions. Dans le cas de la rhirc de Padirac, la mieux connue, on sait qu'il existe plusieurs cours supcrposs et on ignore si tous aboutissent aux mmes rsurgences. La rivire du Saut de la Pucelle pose plusiems points d'interrogation. Outre qu'elle n'alimente pas la somcc de Tournefeuille toute J>l'oche, comment expli quer que son cours soutcnain tait, en 19-17 ct 1948, patcomu par un ruisseau de dbit tis apprciable, alors qu'aucunl' rsurgence ne coulait au pied du Causse de Gramat ? Dcrnire renuuque, enfin : Padintc et Hoc-de-Corn d'mu part, l'Ouyssc d'autre part, ont deux rsurgences, une dbit relativement rgulier, l'autre dbit trs irrgulit•r. Ainsi le Lombard ne connat pas de entes brutales comme Saint-Georges, ct Saint-Sauveur ne connat pas les missions violentes de Cabouy. FONTAINES DE SOTURAC-TOUZAC Sctlma la c•rculncan souterraine JOUJ le lil du lat FIG. 2 D'une faon gnrale, on constate que le dbit d'tiage des rsurgences est certainement infrieur celui des pertes, sans compter les drainages de surface. Pourquoi ? Peut-tre parce que certaines rsurgences se trouvent dans le lit mme de la Dordogne. :Mais il y a plus, et, ce sujet, je citerai un exemple pr cis, qui montre que les rh•ircs souterraines peuvent parfaitement poursuivre leur cours en passant sous des rivires de surface sans s'y dverser, du moins totalement. A Touzac, sm la l've gauche du Lot, sc trouve une fontaine vauclusienne dnomme Fontaine-Bleue. En face, sur la rive droite s'ouvre la rsurgence de Soturac. Une srie de colorations et d'explorations m'ont permis d'tablir.
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90 GUY I>E 1..\\'.\lt Discussion 1\I •• P. D.t:sors : .\xez-,ous color le ruissl'au pl'l'nne de Pmlimc quand ses risurgencl's cie la Fontarne St-Georges ct du Lombard taient it sec ? On pour1nit. peut-tre, cndsnger une sortie decte des caux dans le lit de la Dordogne. 1\I. G. DE t:n r.pond. que les colorations ont faitl's soit l'Il pl:•riodc dans ll' cours semi-fossJ]e, sort dans lu rivire en crue. Les doses cie colorant taient assez qu'il semble peu probable qu'une rC:surgence dans la 001dognc ait l-chappl: it 1 obstnatJon .. r.I serait intressant d'ohteniJ confirnwtion put une c:oloration dnns les cond1twns suggerl'es par :\1. Dt:BOIS • . B. Gf:zE _J'intrt des rsultats cxposC:s :\1. uE LA\'Alt. Grce it Sl's <.xpcrJences, les circulalwns soutciTainl's du Causse de Gramat sont pnrmi les mieux l'nnnues de et doit faire •llchir. Cependant, on ne peul pus dire que e<.: so1t fmt lntnqUille tcctoniqucmcnt. Il exist<.• plusieurs failles impottantcs qu1 pas cte reconnues par les gologues antl-ricu•s. Le ,ritablc nud dt• fJUl notamment pourmit expliqut•r JH>Ul'CJUO les c •• ux de cette per tc sc durgcnt a la fms \'cts le N.-,V. et ,e1s le Sud. \ , Albert CAVAILLE Le Karst des gorges de l'Aveyron Etude morphogologique et hydrologique <2> 1. -Sorti du :\Iassif Ct•ntral aprs Lagupie, l'Aveyron travcrsc une ttoite bande de marnes liasiques avant de s'engager dans la bordure de calcaire jmussique qui ceinture le Sud-Ouest du :\lassif Centn1l. Pnltant dans ce Causse du Quercy en amont de Saint-Antonin, la rivire s'en dgage it Montricoux, aprs un par cours de 30 km (fig. 1 ). La valle de l'A ,eyron est guide dans tout ce trajet par plusieurs accidents tectoniques, qui inter-rompent la rgularit du plongement des l'Ouest, vers lt• centre du Bassin Aquitain. La faille de Saint-Anton111, d1ngee d'Est en Ouest, limite au Nonl la puissante masse du Causse cl'Anglats. Elle est relaye au Sud-Ouest par le synclinal de Cazals, o sc ntrouve toute la St't:Ie calcaite des Causses du Quercy, du Bajocien au Kimml'idgien, avec une pmssance totale de plus de GOO m. En aval de Cazals, vers Penne, l'Aveyron retrouve les marncs du Lias (lll forment la retombe Nord du dme de la Grsigne. De Penne Bruniquel, faille de Saint-Paul-de-Mnmiac, cie direction Est-Ouest, fait appmatre au fond de la \'alle une troite bnnde cl'argilcs, tandis qu'aprs Bruniquel la valle recoupe les ealcaires du Jutassique moyen, inclins " le long d'une faille perpendiculaire it la rivire. L' Avevron a donc install su \'alle dans une zone de tectonique assez complique ; tablissement a cu lieu au Pliocne la faveur de rejeux des aceidt'nts plus anciens. Le creusement s'est effectu durant le Quaternmre ; la sudace du Causse de Cazals est de 300 m en movenne, tandis que la rivire passe 112 m. au Smat u Loup ct it 85 111 Les versants de la valle sont toujoms en pente raide ; parfois des corniches sc dveloppent, dans les dolomies du Rajocien ct les calcaites compacts du Callovien. La dt! d'Anglars domine Saint-Antonin de sa masse imposante, tandis qu'apres s les 120 m de hauteur du Hoc de Courgnac transforment la valle en itroit. Par contre, la valle s'largit quand elle atteint lt•s marnes du Li.as ou t 1 1 . 'l'f . . . r (flll tr:tnsfmme afficure sur ses vcrsan s e ca ca11e ge 1 du .huasSHfUC super1eu ' chaque vcrsant en longues coules de picnaille. . Au fm et mesure de l'enfoncement de la ri vi re, des phnomnes qucs se sont di•velopps, qui sc traduisent par la prsence de gro.ttes de p.u e d'autre de la ri vi re ; toutes ces grottes sont donc d'ge quatermure. 11) Professeur it I'Ec:ol<.' Notmalc de Montauban (Tarn-ct-Garonne). (2) Cf.mmunil'ation prl-scntC:•e par:\[. B. le 9 s<.•ptemiH'e 195;l.

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AI.BEHT CA\' Al l2J La structure gologique penn et de d istinguet quatte sedems dans la pmtie de la valle que nous allons tudier : en amont, le scctcm de Saint-Antonin, o la •i Yi re coule sur les marnes ; les eaux sont ar-rtes dans leur enfonecment pm la prsence de ces couches impermables ; ,, • 9 . ... 0 z Il 'J 3 0 10 x 4 r -11 Ooo 5" v 12 ooo ==---=6 0 BRCTOU FHi. 1. CAU.>J& --DE Cutte des G01ges dt• l'A\'e)'l'on. Lgende : 1. mollasse teJtiaiJe ; 2. t'Olll'l't' de TourHs; Il. gtotte dt• Betnadou ; 12. groltt• dt•s Anglais; LJ. soulce des \'iprt•s ; lL source dt• l!t Loutre ; L). soutTe des A miels ; If). g•ottes de .Jano)'0.; 1 i. de Larmandt•l ; lH. SOU J'(.'(.' de la ; 1 n. abris sous I'Ol'hl' de Bt'UiliCflll'l ; :w. gi'Otfes de la B:llthasst• et dt•s :\latnit'l'l's lou de ; 21. somees. dt• Saint-Gt•nis; :n. sourt•t•s dt• Bounll.'lle; 2:L gtottt• du Bn•lou ; 2L sour•t•e de Galwou. 1 nd ica/ ion des qro tl es : H. sourtc pt•ren nt• B. ..0urn l t'Ill pot ai l't' ; 111. J.{I'Ol tt :.;i-l lw 11. igu( Unt•J;) : 12. abri sous r•ocht• ; 1:1. tl'ajt'f:; souttrrains exp ot't•s. H3 au cenhc, le sectem de Cazals, oit l'enfoncement des caux de la smface du plateau nu niYeau de la riYire n'est gn pm aucune assise impermable ; plus en antl, le secteur de Pcnnc-Bnmiquel oi1, nou\cau, on rcttouve des mmnes au fond de la ntllc ; en aYal, enfin, le scctcm de :\lontl'icoux, o la ri \'ire a dcap d'abord la coU\'ettme de mollasses tertiaires qui surmontait le substratum jurassi que ct oit on ne peut rctJouvet qu'un Karst plus jeune qu'ailleurs. Il. -LE SECTEUH DE SAIXT-AXTOX.IX La faiiie Est-Ouest a considrablement dniYel les marnes toarciennes. Alors que la pattie suprieure de ces marnes sc trouve 300 nt sous le Causse du Bosc, au Nord, elles sont 120 m sous le Causse d'Anglars, au Sud. L'volution de la cireulation soutctTainc est domine pat ce fait. 1 o Le !lroupe des {llottes du Bosc. Sm ce large affieurement de calcaire bajoricn, on troll\'e le tJs attaehant n:•scau soutct'l'ain du Bosc, plusieurs fois dedt (fig. 2). Ce tseau dbute dans une huge cu,ettc oit des drains conduisent les caux une premitc troite ouyertme. En rampnt pniblement dans des boyaux glaiseux, percolations primithes }leine largies de son bassin de rception, on atteint le cours ptenne, qui re1Hn;ait au jour sous le hamean du Bosc. Le ruisseau coule alms l'extriem pendarft .tOO m et 1edisparat dans une perte pntrable sur une faible distance ; on le l•ctrouvc la rsurgence de Nibouzou d'oit il va •cjoindte la Bonnette, affinent de' l'Avcvron. En 1936, une prospection plus pousse fait rcconnaifrc un tage plus leY" de galeries sches, la ferme Ladon, prs de l'i•glise, au del du Bs, et au Roc-Rouge, sur le Yersant de la Bonnette. Ces galel'ics hautt•s font pattie d'tm cours :du nlisseau souterrain, vets 340 m. d'altitude, dont lt• conduit est maintt•nant t1s concrtionn. et ftagnwnt pm de puissants ridenux stalagmitiques. Ct•s dpts recouvtt•nt une argile sans fossiles qui tapisse le fond et les patois. Nous a\ons l une grotte vieille. avec la succession habihJt•lle des phnomnes : creusement par corrosion ct rosion, dpts argileux, di•pts stalagmitiques, conc•i•tionnt•ments dhers et oblitration de la galt•tie. Son tablissenwnt, comme celui de la galerie active plus hasse, est influenc pm la lithologie ; l'utilisation de joints ct de diaclases prexistantes donnt• un t•ac nombreux angles dtoits ; cependant, cette influence est locale et le ni veau gn(•ral de la ga lede n'est pas li au pendage : alors que couches plongent VL'rs l'Ouest, les ttonons explori•s de la galerie sont horizontaux et •ecoupcnt les bancs du calcaire. Il semble donc que le niveau gi•nral dt• la galerie soit en n•lation a\ec un ancien ni \'eau de base form par le coms des dvires at•t'it•nnes. Cet anch•n niYt•au l'l'lHsente alors un. stade . du dbut de l'approfondisst'lllL'nt des vallies ; aprs une •eprise d'rosiOn qm a abaissi• ce niveau, les eaux du Causse du Bosc sont dt•scendues plus bas ct ont •encontJ le toit impermable dt•s mmnt•s o elles ont tabli la galel'ie infricme etH•ote aethe ; le l't'seau supi•rieur s'est peu peu combl en partie. . . . . le
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Il 1 l' 1 1 1 1 1 1 Jf!. de IVt'houzou Traowc. de 1 1 -001 @Bloc -dio9ra mme La clou 1 .Jc:rulhier J JIVcale a/re _ ( v3 .:. ,..,arne' ( d (3. CEzE) a'Jile sup ,,... cai/louf/s l '1 e 1nar'}' A !rsence du I>lancher a1gileux hol'izontal cmpehe la formall?n. par c • " • • • • • , • fonnee ' sii>hons el on obsl'l'\'l' chaque fois ln dispositiOn d une exsm gence, • e re • i 1 'trahies hn 3111 l'uT\'t'e sur une gnll'rH.' l'larg1e d un n•seau < c c lenau x unpcnc c • • fi . re , . , . t 1 1 1 t ne zone ISSU (I'"'S (r1 ossl'S sources des pavs calcauls se enc e p us souven u . . >"l' ... n . . • • • 1 • ' I . t'nue SUl\'ll' 1 u cie l'HIHHIX plus ou moms anastomoses, p utot qu une ga enc con I . . >asscr un courant uniqu('. Cl•s canaux sont d'ailleurs assez larges pour. c 1 :0n l"lpidement les caux des orages, conune le montrent les nbsl•rvah.ons I 'b t de 1;eut faire aprs les averses ; l'eau sort prt>sqm• imm{•diatl•mnt aprcs le de u

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96 ALBEBT C.\ l(i] la pluie, avec un trs fort dbit et une gn111dc tmbiditi•. Elle n'est ni retenue, ni filtre. Plus haut que chacune de ecs sour(cs, et dans leur vOismagc, des galeries sches reprsentent d'anciennes sorties, suivant les tapes de constn1ction de la valle. Il est difficile d'tablir des niveaux de grottes ct des homologies d'volu tion entre les diverses sources. Cependant, au-dessus de Salet, une grotte sche se trouve 35 m d'altitude rclathe pm rapport it l'tiage ; Poulsoguro, le Cuzoul-des-Blondes est 30 m, tandis que prs de la la grotte de la Cte de Caussade se trouvc -!0 m au-dessus de l'A ve\Ton. Toutes ces grottes ont un aspect identique : glaiseuses sm toute lem longuem:, elles sont trs peu concrtionncs, sauf sur lem terminaison, 30 ou -!0 m de l'entre, o des rideaux de calcite obstruent les petites galeries d'arrive des caux. Plus haut encore que ces FIC.. :J.Coupl' des ,crsants de 1'.-\ve_yl'on i• l'emplacement de qul•lqucs groupes de grottes. 1. Groupe de Sakt. 2. Grottcs de Bne. Sourec de la .:\fade lei IH.'. de•nircs grottes, la grotte d l'S Eboulis Sall•t l'l celle de la Combe-dc-Paou prs de Poulsogun> reprsentent un stade plus ancien de sortie des eaux, 100 m du niveau actuel des l'ivires. Ces grottes supriemls sont tapisses lrimportants ren!tcments stalagmitiques qui sowll'nt ll•s inoJ'Illl's boulis qu'elles prsentent. La prsence dl' Cl'S groupl'S de grottl's aux mmes points de la valle montrt )a permanence dl's zones chenaux anastomosi•s, dont l'exploration dirccte nous rvle l'<.x:stene<. dans J'tagl' infiril'lll'. A chaqUl' stade du e1euscmcnt dl• la \'alle correspond unl' sortil• ; au stadl' suivant, le n\'l'Hll de la rivire ayant baiss, la zone dl' la sourcl' est dcse"cndul' plus bas et une IHHI\'l'lll bouche d<.• sortl' sl' cn•use, qui en assure l't•vaeuation (fig. Il est friquent l(lll' Ja descente du nivl'au soit l'n a\anel' sur <.elle d<.•s eaux souterraines; iei cependant ll's sources l'<.•stent au-dl'ssus dl' pan'l' qu'elll•s ont rerHontri Ja couche d<.• marrws. Dans Il' s<.•<"ll'tll' d<. vallie suivant, auetllll' <.ouchl' impcnni•able n'arrte leur d esc en tl•. r 1 !. 11 r 1 ,. f.l ' tJ LE li.\HS'l' DES GOHGES 1>1!: L'AVEYHON Di Ill. -LE SECTEl" H DE CAZALS De Bne Penne, l:A,e)dTonJ tra,c_rsc Je S)nclinal de Cazals, o il recoupe deux fOis les diverses assises u urass1quc. :\lalgr des ditrrence, 1 • l . '1 . . . 1 d' f . . 1 1 . s ( c l chu qm caractcnsent cs n•crs ac1es c e c 1aque etage, l'ensemble est .. 1 1 1 t . assez homogcnc pour JOUer vis-a-vis l c a circu a wn soutcrra1ne des caux le rle d'une masse calcaire continue. Deux sources prennes, les seules de la valle, existent de chaque ct de l'Aveyron, J'endroit o la rivire coupe !'axe dt! synclinal ; droite, Ja source de Touds draine les eaux du Causse de Cazals ; a gauche, celle des Vipres sert d'coulement aux caux du Causse d'Anglars. 1" La source de 1'ouris (fig. 4). Elle Ill au-dessus du niveau d'tiage de l'Aveyron ct une de metres de ses rives. Son dbit est tis variable ; il passe de 150 litres (sept. 1949) plus de 25 m:c par minute (juin 1951, janvier 1948). La pcrenntte indique qu'en arrire s'tend une zone de galeries constamment .momllees qm constituent une rserve d'cau sc vidant par temps de scheresse. Cette zone est surmonte par une zone de galeries sches largement ouvertes, susceptibles de laisser le passage de grandes (1uantits d'eau au moment .des a\erscs. L'observation faite en juin 1951, apres gros orage survenu vers minuit, confirme ces dductions : 8 heures matin! l.a source donnait 10 m:c par minute d'eau limpide contre -t m:: les JOurs precedents : c'taient les rserves d'cau claire qui s'coulaient, sous la l'ea_u la nuit. A midi, le dbit tait bien plus fort et l'cau trouble : 2 5 a 30 01' 1 par nunutc. La temprature de l'cau (15 .. ) tait intermdiaire entre de l'eau profon_de (12") et celle de 1 . 1 (l8 ") Les aalcries su}>rieures etaient alors en train de sc vider. Le cl P UlC ' 0 " ' l l 'b • t t t' f t l trouble n'a persist que 36 mais e c 1 es,, or et. a temprature . 1 . . . 1 12 .. I>en<.lant hmt Jours. De for tes masses d cau rapidement venues cssus ( e . t t 1 l' • du >latcau sc sont trs vite au con .ac < e Interne cnarge de 1 1 . . 1 de l'vacuatwn du debut souligne la largeur de certaica emre, mms a rap 1 ' l . . . e <.le lt source tandis que e maintien d un gros debit huit nes ''a cnes en arner ' ' . . . ? d . t t • 1 . prsence de petites fentes qm restent longtemps imbibes. JOUI sC Ut abn 11100t. 1 e areJ'ot' ,111ent celles que nous avons dj faites propos des cs o serva Ions o i b . 1 1 Le't•e Au dbit permanent et soutenu d la vidange des sources< u assin < e a . d'b't t', . 1 d" ,. 1 . e btsse s'ajoute un e I 1 es u regu 1er u a 1 ecoule-chenaux de la zone ca cair ' 1 1 1 l' d averses dans les passages p us argcment ouverts de la ment brusque l e eau cs . zone Jllus haute de la masse calcaire. t . 1 L' . 1 • t' lirccte retrouve souvcn ces c constamment mouills . ex1? 01 a < • >hons infranchissables (meme avec l'appareil de plonqm tcrm1nent pcll des SlJ 1 ,c11ncs 1 e niveau de ces siphons s'tablit . l l t le sources vauc usi . . A gee) a P upar l s 1 • ,e re voisine. A Touris le niveau du siphon 'Il t lel'ewdearni , souvent a a HlU em < ' • 1 Dc>l\tONT ont rvl une raJ>idc descente des 1 Ion'rees < c • • est plus haut, es P 0 • . outerraines peuvent descendre au-dessous du gale•ies vers l'arnerc. Les leauxl sla galerie d'alimentation de la Fontaine des 1 • es (exemp e c e ' niveau < es nv1e1 . 1 1 .1 40 m au-dessous du niveau du Lot). Cela Chartreux, it Cahors, qtu < 'vers l'aval, qui est un fait gnral dans un explique la migration des sourc bassin karstique. . 1 1 . bits de Touris avait fait mettre par B. GzE La constance (.cs <. I-l source par l'Aveyron lui-mme ; en effet, l'hypothse d'une 1 . e sc perd au Saut du Loup, dans un joint deux kilomtres plus en anton .. 't i 112 m, pouvait alimenter Touris, situ latral agrandi. Cette. perte, .s• .uce en 1952 par B. GZE s'avra dcevante : 106 m. L'exprience de colOJ a twill cs kilos etc fluorcscine furent jets dans la t s <.Ille que qu l ' 1 1 T quelques nu nu es api e . 1 olores 25 m. en av a . ...a source t c ou nes l >erte les eaux de vcyron fur e. ni dans la quinzaine qui sui vit. Cette exp-' t JCUne CO 01 c l' 1 • ne prsenta par con re at les rivi1cs coulant duns un It ca emre peu-t tout cas que 1 1 l l't denee nous mon re en . , t ttains latralement on en-c cssous t c eur 1 ; • J • )'lSS'l'-res sOU e vent s'ouvnr c cs 1 'o i,

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r w 1 1 1 1 1 -ALBEHT CA YAILL lH] certaines grottes parallles la direction de ln valle peuvent :woit une telle origine. L'alimentation de Ja source de Toul'is est donc seulement caussenanle ; ses eaux viennent de ce plateau trs creus par les dolines qui s'tend l'Ouest de Cazals. En t, c'est la seule source qui ait un (•coulement ; les galeries profondcs du Causse, suivant le pendage des couches, amnent toute l'eau au centre du Source FIG. -l. -Ln source de Touris. u) Ca th.• de la rgion c)(•s goq.{es de C:tzal s. bl Plan de l'exsuq!;cncco c) Schtma de la .dteuluti'.m de l'cau 1; causse de Cazals. Les din•tses couches for mant lt• syndmal de Cazals sont .mdtqueeso. AB, talweg actuel de l'Aveyron. CD, ligne au-d('ssous de laquelle les petites galertt•s dl la masse calcaite sont mouillies. T LE K.\HST DES E L'AVEYHON 9U synclinal. En priodc pluvieuse, deux autres somccs donn. t ii-rgulier : la grotte lie la Dume-l:Slanchc, suivie J.llSlJU'it en .. 1111 for.t debit, trs J ' t . • . . . 1 1 un Siphon •t l'JO en rce, en amont de 1 ou nes ; a grotte de a Loutre dont 1 . ' ' -m He place .JOO m de l'entre, vers l'an1l. Ces galeries n';nctt. t \ Slp,hon lenninal sc les galeries Ucin 1 a. t t d ' a ol ottc de Ber ntdou la ,rrottc des Analais, mon ren es cpmssems d'arailc co . 1 . ' • o t:J t t f 0 • ' o llSH erables . les osscn1ents d'ours oro ot 0 ' uvee des actions de phnomnes c c . . . . 81 e. n peut, la plupnrt du temps, distinguer ces 1 0 d.e systmes karsti culs a 1e our e "' c . . t t . 1 1 1 Cast'l'rnrdc a om gn.tc e peu -etre aux arottes de . trent a t •rrottc < c a c • 'b ' . l' o ' ' . . aussi d'aprs GEZE, < anciennes pertes consquentes de .Janoyo, qm peuvent ct; e ("' Sur cette l'ive, d'aillcms, de grandes coules eolll':'i d'c.au ven. us.1?e t .a Tl cotn•rir les ouvertures de ces anciennes sorties. de p1crrmlles de ge 1va wn pe IV. _ LE sECTEUR DE PE:-o:NE , . 1 xi me coude de l'A vey l'on, les accidents tectoniques Dans la regton du < eu. . le la Grsignc font affieurer les marnes au qui s'affinnent proximit ctu ctome ( • • a ntussi une magnifique << premire en pro-(3) Le 13 a_ot 1953, Cl,1.a1r1 1Ics t t'du Capudn. ;.t"l'l':O:S:lfl{ Slll' (),1 l
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100 ALBEHT CAYAILL llO] niveau de la riVIere. Les rsurgences actuelles sont •arcs ; par conllc, de nombreuses grottes sches s'ouvrent divers niveaux ptoximit de la valle. Vers la Grsigne, de grandes ca\its sc d\eloppcnt dans les calcaires de l'Infralias. Elles tmoignent d'une intense cilculation souterraine passe, qui s'exerait de la Grsigne vers l'Aveyron ; c'est ainsi que les deux grottes llcs Barthasses et de reprsentent les tronons tl'un mme ours hypog situ 180 m du niveau actuel des rhircs. Leur sol est colmat par du sable fin et des graviers transports par un cours d'cau issu des grs de la Gtsignc. La granulomtrie de ces sols souterrains monhc plusieurs phases dans le ttpt : la base les lments grossiers dominent, indiquant un fort comant ; vers le sommet les lments du sable sont de plus en plus fins, indiquant un alluvionne ment dans des eaux tales. Ces grottes, assches depuis longtemps par la capture arienne des ruisseaux qui les occupaient, ont ensuite donn lieu des coulements locaux, en sens inverse de la direction gnrale ancienne : ces petits ruissellements, actifs lors de phases humides ultcriemcs, ont dpos des argiles ct construit des gours, tandis que les suintements de la vote oblitraient les galeries ct soudaient les normes boulis qui sc sont produits, boulis qui semblent caractriser les plus vieilles ct les plus grandes grottes du Quercy. Il en est de mme pour les g1ottcs de Larmandel, dont le goufl'rc de la Houssario (30 m), donne accs sur une galerie trs concrtionnc, situe 150 m au-dessus de l'Aveyron. Sur la rive droite de cc secteur, les grottes de la :Madeleine montrent trois tages de galeries communiquant entre elles par des puits obliques. Le plus bas de ces tacres repose sur les maancs ct est cncol'C actif ; il montre, la terminaison de galerie pleine d'cau, les multiples di vcrticulcs impntrables habituels. L'tacre moyen a servi d'habitat aux p1historiqucs, qui y ont grav des ficrurations ct sculpt deux corps de femme (dcouvertes faites en juin 1g53 par BESSAC (fig. 3 C). Dans tout cc secteur de Penne, l'rosion a t pendant tout le Quaternaire trs active. Les ruisseaux ont entaill de profondes \'alles dans les marnes du Lias, ct sur toute la rive gauche, il n'y a plus qu'un Karst fossile; mais le dnivellement frquent des assises marneuses, pa1 suite de la complexit tectonique de la rgion, ne permet pas d'tablir des cm•espondances de niveau. V. SEGTEUH INFHIEUR De Bruniquel :\lontricoux, l'Aveyron traverse l'paisseur du Jurassique nwycn fortement inclin vc1s le Sud-Ouest. Les grottes sont rares. En effet, dans ce secteur de la valle, la circulation ul'icnnc l'a toujoms emport sm la sou terraine par suite de la prsPncc des argiles tlttiaircs qui recouvraient le calcaire ct qui plusieurs fois remanies, ont oblitr les diaclases du Jurassique. On peut cependant citer la rsurgence de Gabou, fixe lO m au-dessus de l'Aveyron par un banc marneux, ct les somcl'S de Saint-Genis, qui alimentent une valle colmate de tuf sut une C.:paissem de 22 mtres. La g 1ottc du B•etou, en umont des sources de Bourdelle, au Nord de Montricoux, est intressante, malgr son peu de dveloppement (40 m), car elle permet d'tablir la chronologie rclati vc de plusiems phnomnes morphoclimatiqucs rcents (fig. 5). Elle s'oU\TC sur le flanc (l'une valle sche entaillant le substra tum jmassique de la mollasse tertiaiic. Le fond de la valle sche se raccorde vers Saint-Laurent Ulll' ll'tTasse de 22 m. L'asschemcnl de la valle est donc contemporain de l'achvement cie la f('tTasse infriemc. Ouverte 25 m du fond de la valle, c'est une exsurgcnec fossile typique, . ec son ponhe ass('Z grand, t•n penh \'els J'inti•rieur, ses mannites de :,n1 vote ses stl'ies d'osion le long des parois latrales, ses diverticules tcrnu-,t a ' 1 S 1 l l' '1 t . x houchC.:s par de la ('a e1tt .. on p ane 1er est recouvert < argt e smmon l'l' n clll. • f '}' ' 1 • J J 1-J ' J d'uru cuirasse stalagmitiqlll' qut a oss1 1se p ustems sque ettes l c yenl' re touFHi. 5. -La gr•ollc du Btetou. ttl Cartt• de la t•l-gion. o, mollasses te..tiaircs. l,_ta.kairc jmassique; 2, h.•t-rasscs de 1'..\Yeyl'on ; 3, ntllt•t• sdtc; 4, lumtt• par un talus .la l.umte a poehes il phosphoritcs (;}). L'emplaeemcnt de la gtottc t•st mdHJUC par le stgne nahitucJ. /J) Plan ct c.oupc dt• la grotte. t'l Coupe en tra,et•s de Ja ntllt•c sdlt' : .J3a, Cakairc massif. .J:\b, Caleaire en gros bancs. Le indique lt• profil de la vallt•e i1 l'l-poquc d'al'li\"iti• de la grotte.

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102 ALBEHT CA \'AILL [12] 1) L'cxsurgence est en activit, la grotte sc creuse pendant une pdodc de 1epos de l'rosion arienne, qui peut corrcspondrc l'dification de la terrasse de 60 mtres. 2) Un creusement 1apide de l'Avcyron intervient par suite d'un changcnu.•nt climatique qui acclre la facult d'rosion des fleuves. La valle du Brctou Sl' creuse par son ruisseau arien, aliment sm des placages de mollasse impcr mable, en fonction du noU\'eau niveau de base ; l'cxsmgcncc s'assche. 3) La grotte est ouve1tc, sert de repairc aux hynes pendant le dcrnier inter glaciaire, tandis que la valle s'assche son tour par une nouvelle modification climatique. On peut dater l'elle phase de la fin du Moustrien, d'aprs les osse ments recueillis. 4) Un nouveau systme karstique sc fonnc, quelque 30 m plus bas, avec la rsurgence Bourdelle. Au dernier glal'iaire, les coules de picrraillc se forment et cmmment la giottc, o sc produit un nlsscllcmcnt local, responsable des gours et du plancher stalagmitique. La basse terrasse s'difie. 5) Une reprise de cicuscmcnt, aprs le dcrnier glaciaire, porte le lit majeur de l'Aveyron 20 m plus bas, mais ne retentit pas sur la valle du Bretou, dfinitivement assche depuis la pl"iode prcdentc. Ces dernires tapes du creuscment de la valle sont prcises par l'tude des abris sous-roche de Bnmiqucl. Les plus i•lcvs, ainsi que la grotte du Cuzou let, ont donn de l'Aurignacien. Les plus bas, du :Magdalnien. Or, ces abris, dont le plancher est seulement quelques mtres au-dessus du niveau de l'A ''eyron, ont t creuss par une dvire courant violent, et probablemcnt sous l'efl'ct de phnomnes de gel-dgel, pendant la dernire priode glaciaire. A la fin de la priode, les hommes les ont habits entre les crues qui dposaient des limons sur les dbris de leur industl'c, voin• sur leurs squelettes, ct qui colmataient le fond de la vaiJe ct difiaient la plaine basse aux environs de ::\lontl'icoux. C'est pendant cette priode que. se mettaient en place les systmes karstiqucs actuels, dont les sources, chclonnl'cs le long de la valle, sont les exutoiies. VI. -Co:'\cLusw:-.;s L'exploration et l'tude des grottes de la \'alle de l'A vcvron sont d'un prieicux concours pour l'explication des diverses phases dn de la valle. Il est difficile ou impossible d'i•tablit dc>s concordances d'altitude enttc des sceteurs de structure difftcnte, comme le font volontiers les gographes. Cepen dant, dans tous les eas, on peut mcttte en vidence la ralit de systmes karsti ques qui commandent les circulations souter-raines de vastes calcaires. Hcmarquons que ces systmes, fotms par de larges rseaux de diaclases peu hugies, Ill' dterminent pas dans la partie infrh.•ute de la masse calcaire de \'titables nappes en quilibn• hydtostatiqul'. Il sc produit des siphons, des mises en charge, qui maintiennent un JH'rptu{') disquilibre ct expliquent des anoma lies locales. Des restes dt• systmes kmstiques Hntricurs sont marqus par les gtottcs, qui sont Je plus souvent d'ancitnnl'S bouches de sources vauclusiennes. Mais la des niveaux de grottcs ne peut avoir quelque valeur qu'en strue twc caJcai re homogne, comme aux en virons de Cazals. L'volution d'une gtotte, cn•usement, alluvionnement, concrtionnement, est en liaison din•ctt• a\ec les phnomnes climatiques qui commandent J'irrigation de Ja •rrotft•, pf aussi l'Il t't'lation indit'(•etP, par les pulsations dans le creusement qu'ils impost'nt .aux ridr:s ai•l'it:nnes de niveau de base Sl'BH'nt des systemes karsfl wscs sc rctrouvent ega emen < ans a cons rm 1011 des tn1rtsses cltr B "" . . . . '" ' . as-., veyron, l'Il untl de Montncoux. Les parallehsmcs ' • ' ' ' 1' . ) 1) . t . ,\CC (comme ta conhnmtc < un mveau s son nus en valeur J>m dcttx otd. 1 1 'tl 1 ('tf' . leS ( e rechcrches poursui vies avec < l'S mc 10< cs < 1 crentcs ; lorsque les •sultats sont concordants, cela ne peut que rcnfmcei la ''alcur des synthses tablies sur ces doubles donnes. Bibliographie Uemmque. -Nous n'indiquons ici que les trantux qui trnitcnt de ln •te rendu d'explmations soutt'l'l'aims. Bull. Soc. des • • C JA "'"' \' • .' • : 1 1 Amis du tJieu.r Smnt-Antomn, 1949 • :> • ( ,:zr: (l' ) Ftudn hnho•rologicJUC l't mmphologiqm• dl' la l:ordu:l' S.-O. du :\lassif Cen1 • • • >. ' " • n ' • • X 1937 t1nl. ..trw. Jnstit . .Yal. Ayro., t. XXL • ' Cartes golo1{iqucs au 1/80.000 Cahors n" 206 et :\lontauhnn n" 218, 2"M l'ditin11s. 'f , (1•' ' ) ('' •• 1 t' s(>ufel'l'aill' dl'S l'aux dans ll•s Callssl'S du Tarn-ct-Garonne. ,, ,\111EI. .... ,IJCU ,l JOil A.F.A.S., !\Jontnuban, 1902. ([ ) ( • tt 1 • 'ssetux soutci'J'ains de Rt•c. Acadmie df' PEIIHIEH ..... -JI'O l'S l' 1 Ul .. ' . . 1'.-et-(;,, t. XXXIV. 1919. r t ('. t'<> Il Ill' Id. t. XXX\', 1 !120-21. 11-(Ul's ct A \'l'Ils de a1n-c 1.t • ' 1 S J) t \ ' nDFII (A) -Quelques nouYl'llcs l'Xplomt ions en Tmn-ct PEHHII ( .... ), (, • l' E • ' , Garonnl'. Id., t. XXXVII, 192-l-2:>. • 1 rstic1ucs du Causse de Limognl'. Bull. So<'. /list. na! (,J.). --Les phnoml'ncs <.a • • Toulouse, t. LVTII, 192H. t ]>'li' ]cs spl-Il-olc!!!ques de Snint-.-\nt11nin 1 ' ' f t' t )J'OS)lCC l'l' ' . ' • ,a l'l'f.(IOil CS :Il' 1\'Cilll'll ] . _ . ) J' ']]li. (JAHI.,\N) ct de l\lnnl'tttl>•ttl (l)ESTBt'l'l et • JI ( (\'FIH'SIS , < "' ' • • • ' ' de tc •. ,''.s dl' fouilll'S J'l'l'historiques sont oU\'CI'ls sou-. ln BnotJSSE). Plusil•urs l'hantrc.; 1 • dircl'fion de P. DAllASSE.

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...... Jr._ Jacques ROUIRE (]) Hydrogologie Grotte de du Plateau des Bondons. Malaval (Lozre) <2> HISTOHIQUE SUCCI="CT . Cc, fut P<.ml An:-.:AL, l'un des p•cmicJ•s compagnons de MARTEL, qui, ds 1895, attua 1 attention des splologues sm le Plateau des Bondons. :\fais aucun cnmpte 1 •1c. fut. publi sur ses cxplutations. On peut les considrer comme ayant etc hnutces a des prospections de smfacc ct uux cinquante premiers mtres de la g1otte de l\lala val [ 1, 2, 3 J • . 1925, un mchologue lozricn, le D• Chmles :VloHEL, s'intessu aux phenomenes hydrogologiques de cette 1gion ct, accompagn d'un ouvrier, visita il •eprises la premie partie de la grotte de :Malaval. L encore, aucune pubhcatwn ne suivit. l1 parait cependnnt vraisemblable que le n MoREL soit parvenu jusqu'aux plcmites cascades, situes 300 m envi•on de l'entre. A partii de septembre 1948, sm les instances de Paul ARNAL, et avec l'accmd du D' :.\'loJL, le D GAJAC:, de Mai'Vejols, le n PELON, de Toulouse, et moi-mme, entJ'elH'imes l'tude systmatique du Plateau des Bondons. Depuis 1948, plusiems campanncs ont t effectues chaque anne, avec le eoncoms spo1tif de la Section Causses ct Cvennes du Club Alpin et uvee l'aide de nomb1eux autres splologues appartenant divers clubs. Plu sieurs kilomtres de galeries ont t visits et topographis sommairement. Mais malgr cela l'explo•ation est loin d'tre tennine [5, 6, 7, 8]. LE CADRE GOLOGIQUE Le long de la bordure occidentale des Cvennes, sur les schistes cristallins ct les granites du Mont Lozre, du Bougs et de l'Aigoual, s'aligne une .de pl;tcnges de sdiments liasiques. Ce sont les Petits Causses Cvenols , des dpts de bonlure du Golfe des Grands Causses, qui, la fin du Jurassique, s'tendaient, semble-t-il, sur toutes les Cvennes. . Pmmi ces Petits Causses, l'un des plus importants, quant la le Plateau des Bondons ou Plateau du Vnldonnez (20 lim2). Il est situe st ' ' . t l' c Isse de Sauveterre flanc sud du Mont Loz•e ct, topogrupluquemen , ae 1e au at ' par le Coi de Montmirat. , . . 1 240 m Il est inclin vers le Sud Alors que, pres du Bramont, Il culnune a t. , t' 1 '1 l s esctrpemen s n es au-dessus de la valle du Ta1n, la cote la P e evce le se ' d plus qu' 842. A l'Ouest et au Sud, il est entmlle pm de p•ofonds ravins, esccndant jusqu'au socle c1istallin. 1 1 Gologiques ct G&ophysiques ( 1) Service de Splologie du Bureau des Hec lci'C 1cs (Paris). C2) Communication JH'sente Je 10 septembre 19a3 . ............ --

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10() J.\CQl"ES UOUIHE [2] L'chelle stratigraphique est la suivante (de bas en haut) : Hettangien : 3 m de bancs grseux ciment dolomitique, altetnant avee des bancs de dolomie brune, petits gntins de quartz ; 30 m. de !lnlomic, ptsentan t la base des bancs de couleur trs fonce ( << brun de capucin >> ), ct passant plus haut des assises de couleur chamois, it pte fine, avec grand<.•s godes de calcite ; 60 m de calcaire ou de dolomie, en bancs tts minces, de <.ouleur jauntre, sc dlitant facilement en paralllipipdes ct prsentant de ftqucntes intct calations de marnes vertes, grises ou bleues. Sinmurien : 10 m de calcaires gris, spathiques, trs d uts, donnant une corniche. Charmouthien : 30 40 m de calcaires matncux gdstres, avec intct-cala tions marneuses de plus en plus frquentes vers le haut. Le Lias suprieur (marneux) et le Bajocien (calcaire) ne sont teprsents que sur les buttes-tmoins qui surmontent le plateau. ---...---•H/. en.Ul /'1afaNae eL &. .J"jietLR c.L /1a&.-q.-Munzi& MT LOZERE • + + • . . . . .. . . . C.n .... .. : s : .. ..,., • ...,, c ... e...;.z .. He.ll.a."'3'•": l>ofo...ie c,. llctt.o. .. 21:UI: Dofo,.,ie "ur"""'" • Gt. cl• c.wt4.:,.. FrG. 1. -Coupe goJogique du PJatenu des Bondons. LES PHI:'I:CIPAUX PH;'I;O:\I:'I:ES Le Bramant. Le nrisseau du Bnunont 1>1cnd sa somce au pied du Roc des Laubies (ult. 1.5()1), et, avec ses affluents, d1aine une surfuee de plus de 15 km2 du versant Sud-Ouest du Lozre. Il coule sur les granites, pendant 7 ou 8 km, en direction gnrale elu Sud-Ouest. En aval du hameau des Faux, 1.500 m environ, le Bramont mrive au contact du petit escarpement grso-do]omitiqul' qui forme la limite septentrionah du Plateau des Bondons. Presque aussitt, il engouffre une partie de ses caux (3) dans trois sries de fissmes (joints et diaelases), distantes seulement de quelques dizaines de mtres. Durant prs d'un kilomttc, le Bramont suit le pied de la cuesta, la limite du granite ct de l'Infntlias, en dircetion elu Nonl-Ouest, cette fms. Pu.Js, conscrnmt cette direetion gnirale, il s'enfonce de plus en plus dans le gramte et eo11ede les nomhn•ux tuisseaux qui deseendent du Lozre. A () ou 7 ]on. en aval des pel'lcs, le Bramont franchit le grand accident qui spare les Causses Ma,jems des Cv<.•nnt•s, et pnhe duns une large valle, ---------(3) En Hi et plus. gi•nl-rnlement pend:lllt. les pl'ir_Hies hal!it.ants rle la ohstruent par•lJl'IJenH•nt les pl•l'ies atm cl(• m:11ntenu un cert:11n dt•IHt en avnl. Sans ces inte1,cntions, du J'Uisse.au sc•J•ait. totale. En piode de crue, et en I'HI'l<'UIl'l' )ors cil' la fonte: dc•s tH'I!-{l'S, I.e .callhte des hssul'l'S <.•st, de toute nette HH'llt insuffis:tnt pour soutJJ"l'l' tout le. delHt. 11\'DHOGOLOGlE DU I•LATHAU DES BOlSDONS 107 dblave dans le Lias moyen. II la suiv1a jusqu' Balsigcs, son confluent avec le Lot. Une exprience de t•oloration la 11uorescine, prntique en octobre 19-!8, a montn:• la communication des Pettcs du Bmmont (-1) avec la Rsmgence des Combes (5). Socle cristallin c==J Lias infriP.ur moyeo et suprieur Oolithe FIG. 2. 1. .-\ncic•ns cnnrs du B1amont. 2. Pe1tcs du Brnmont. 3. Hsu•gence. des Comhl'S. !. OriJice du •scau de l\lulnntl. -5. Hsurgencc de l\lontcils. 6. Rcsur1-{l'lll'C cie Celle-ci est situe l'issue d'un ravin sec, lui-mme affiuent d'un grand ravin ig:dement sec. . Conune les pertes du Btamont, elle se trouve, la base de l'Hettangie_n, a.u contact des dolomies brun de capucin ct du niveau g1seux. Elle est unpe-\ r Il (Lozre) Coordon(.J.) Perles du /lmmrmf : Commune de Saint-Etienne-dun c nnnez. . t ,: quelques Lu m hcrt : .t = OO, ; y = 231l, 100 ; z = 1.1 iO m. F:llcs it clizaiues de mtres uu Nonl de la route du Col de Montnurat ct .J,i' lon d'! Col ch• !\lontmhat. • . • . C lon nes Lamhert: (;') Resuryent'e des Combe.-;: ConnnmH.• des Bondons ...
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108 J.\CQt:ES HOUIHE [4] ntrable. Un bassin, d'aspect artificiel, profond de 1,50 2 m, musque l'entre d'une galerie de faible section, dans laquelle il tait autrefois, dit-on, possible d'entrer. La rsurgence est capte pom l'alimentation en cau de diffn•nts hameaux de la valle. La dure du trajet souterrain de la fluorescine fut de deux heures, pour une-dnivellation de 110 rn ct une distance de 1.200. Le Bramousset. -Le Bramoussct est un aflluent de gauche du Bramont. Il nat vers 1.220 rn d'altitude, duns les marcagcs, au Sud-Ouest des Badieux. Ces marcages sont aliments J>cutiellcmcnt par le ntisseau des Badieux, lequel, cependant, envoie directement une partie de ses caux au Bnunont. On a donc l un curieux phnomne d'anastomose de deux ntisseaux. Le talweg du Bramousset est, au dbut, hsitunt ct peu nu1rqu. Il s'est tabli entre un dme trs aplati de granite, limit au i'\onl par le Bramont, ct la cuesta de l'Infralias. Le Bramousset est sec, ou prcsquc, pendant l't. :\lme lorsque le dbit est moyen, ses eaux ne parviennent pas jusqu'au Brumont. Nous avons observ le long du talweg une srie de fissures cl d'entonnoirs dans les dolomies et dans les grs. Vraisemblablement, ces accidents fonctionnent comme pertes. D'ailleurs, toute la zone au contact eristallin-scfimentaire pantt absorbante, particulirement au niveau des marcagcs des Badieux. Les eaux infiltres doivent contribuer pour une large part l'alimentation des grosses rsmgences de la priphrie mridionale du plateau. Mais lors de la fonte des neiges les fissures fonctionnent en sens inverse : les eaux infiltres sur le plateau liasique refluent sous pression et augmentent le dbit du Bramousset qui, cc moment-l seulement, sc cl\crsc dans le Btamont (6). Cc renversement du phnomne en temps de cnte, joint au fait que les infiltrations en priode normale sont ncessairement lentes, explique les tcmpratmes relativement constantes ct les dbits rgulariss observs aux mergen ces (7). il en rsulte la quasi-impossibilit de ptatiquet une coloration, qui seule permettrait d'nonce• des certitudes. TABLEAU DE Fvl'ier .Juin Pertes du Bramonl.. . . . . . . . . .... 3:) 17,5 Rsurgence de"s Combe ...... _... . . ;p 11,5 Bnunousset . . . . . . . . . . ........... . 2,5 170 Huissenu souterrain de ... . 0,5 X0,5 Hsurgence de :\fonteils ......... . 0,5 Hsurgence de Saint-:\1'artin ... _. ---Juil Id ti0,5 l ()0 17,5 8,75 8, sc,25 1 Odobrt 1 tif' 11 13 go Le r.<;eau souterrain dl' Malcwal. --Le sl•ul ol'ifice aetuellement eonnu pl•r mettant d'accdet dans ce \'aste rsem1 souterrain est situ duns le talweg d'un ravin td:•s escarpi•, descendant du True des BmHlons (cote 1217), butte-ti•moin de Lias supirieur et de Bajocicn, surmontant le Plateau (8). L'rosion externe a dgagi• le haut cl 'une vaste galerie et cr ainsi une ou vertu re accidentelle. Par une d iadasP verticale, on atteint 10 le sommet .t' (t)) Ohsernttions .J. GA.J,\C (19-2-1950). (-l Voil tableau clt.s tl'mpt:ttuJ•t•s (Jelt,<.'•t•s pat .J. (iA.I\c:l. r;roffe de Maluual: Commune des Bondons rLoz&•c.:,). Coonlonnt.•s Lamhe1t 7110, HOfl ; u = 2:s:t, .J.OO ; ;: = 1.000 m. A :mn m., au N.-1-... du hanH.•au de Mala\aJ. [5/ HYDIHJGOLOGIE DU PLATEAU DES BONDONS H75 Terminus (z"' 5 ) 420 BRANCHE • •• •ORENTALE MALAVAL Prem,res CdSCdc:k.S PLAN 0 Yer.s l'font eils .... ..... Echelle Orif/ce Fw. 3. -Plan de la rivire souterraine de Malaval, d'aprs les levs de J. Rouum (de 0 420 rn), M. COUDERC (de 420 1.886 rn) et de J. l\IAZENQ (de 1.886 3.391 rn). 109

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110 JACQt:ES HOt:Il [6] d'un boulis, dont le bas se situe 20, au bord d'un petit lac fond boueux. Ce lac est la premire manifestation (tU nusscau soutcrrain. . . Vers l'aval, c'est--irc vers Je cc nusseau sc petd auss1tot entre les blocs qui forment l'eboulis, et sous une vole trs surbaisse. Une expenence uc coloration, etl"ectue le 16 juillet HJHI, a prouve la conlatwn tic celle perte interne avec la source de Monteils, qm sourd dans un ravin parallle, 900 m au Sud-Est, impntrable, entre les bancs ne la uotomic capucin, qmnzc mtres au-dessus des granites (9). Vers le Nord, autrement dit vcrs l'amont, au contraire, aprs avoit franchi une srie de plans d'eau profonuc, on remonte le cotus d'un tuisscau de cascades tombant dans es marmites aux formes tts rodcs. Cette partie active est creuse dans les grs de la base de l'Hehangicn, donc trs peu de distance au-dessus du socle cristallin. Au-dessus du ruisseau, dans la dolomie capucin, un tage sec, souvent Lts concrtionn, atteint parfois une largeur de m et une hautem de 25. Trs sou vent, cette partie haute est en comHHmication directe ct constante avec le ruisseau, mais quelquefois un plancher d'boulis, plus ou moins consolid par le concrtionnement, vient sparer les lieux tages. Quelquefois aussi, des eboulis ou de grandes fmmations stalagnutiques creent de veritables barrires, qui obligent remonter assez haut dans la diaclase. Trs rarement, la galerie sche parait nettement distincte de la galcl'ic du ruisseau. A prs de 1.900 m e l'entre, on parvient dans une salle assez vaste, oit confluent deux ruisseaux arrivant en cascades. Le ntisseau du d'un faible dbit, arrive d'une galerie en trs tortc pente : on pcni d'aillcms trs rapidement sa trace, mais la galerie continue monter jusqtnlll moment oit, une centaine de mtres du confluent, ct une quanmtaine de mtrcs plus haut, elle devient impntrable. Divers indices, comme la prsence de tetTe ou de dbris organiques sur les parois, semblent prouver que la surface du sol n'est plus trs loigne. D'aprs le relev topographique, cc point sc situe sous lu partie amont du ra vin des Combes. Le ruisseau principal, ou de l'Est, provient d'une galerie sensiblement hien tique celle qui au contluent. A 2.400 m. de l'entre, on rencontre une deuxime bifurcatiOn Importante. . La branche occidentale dbute par une srie de lucs de bouc profonde, surInonts d'une faible tranche d:eau. Cet obstacle se pomsuit sm 150 m. Au-del, le couloir continue avec les memes caractristiques qu'en aval : nombreux mandres, cascades dans les gts, :oanicht•s eoncrtionnes 1lans les pmties hautes. A 3.100 m, la physiononue c.hangc : on lHtnicnt it l'origine elu ruisseau, qui sort d'un orifice surbaissi t'l impntrable. La galeric sc poursuit au-del d'un ,,.rand boulis, mais sa pente augmente t1s fortement. Elle est creuse dans un nt : sa laa ge ur devient plus grande que sa hauteur. Le sol est constitu de gtos de ,,.ranite, puis, plus loin, de terre sche. A :i.400 m de l'entre, on se na o . t' . . l' 1 . 1 eurtc un boulis herme HJUe, <[Ut met un tl•tme a exp matwn. . 1 Le relev topographique indique que cc terminus est situi• tout. pres _de I_n surface du sol, non loin du eontaet cristallin-Hcttangien, en un pomt C]lll dOit . trouver au voisinage du contlu(•nt Bramont-Bnunoussct. se 1 branche oceiclentall' n'a pas it{• topographie, mais seulement. reconnue . 6030 111 environ. C'est un systnw assl•z eomplexe de actives ct de sur . f . cs assez \"tstes Son ex plotation n'est pas ternunce. Notons en galerieS .OSSI . ct C}.Ue c •t l;J'OiiJ't'SSOil 1lans toute la crrotte est tJ•s difficile et Passant a cc suJ ' • n . . . n b t 1 l ' se . ar un cboulentcnt de rocher cette ••aleiIe sera1"t \'l'aiscm a emen ass r . . • o cz aciic a dcgage1 (10). CONCLUSIONS 1. Le rseau lzydrograplliqt 1 B . . dtaille permettrait d'no . . 'e c rumon_l. -Seule .etude _mmphologiquc 1 1 1 d B nccr des concluswns quant a l'evolution du reseau lHtJue ttu . ralmont et aux influences }{arsti(JUes (jlli ont pu conditionner l Jai' IC cmen cc c cvo utio '1 . . . . . . n. u ,us 1 examen de son coms actuel et de celui de ses afllucnts sufht a revler (lliCl
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112 J.-\CQl'J;:s ROl'IHE [8] peut donc considrer qu'un pourcentage trs lev des eaux de prcipitations ruisselle sur les pentes et gagne directement le fond granitique des raYins pri phriques, o elles chappent dfinitivement au domaine souterrain. Les circulations souterraines du Plateau des Bondons sont donc presque uniquement le fait de l'enfouissement des ruissellements allognes, eontrailement it ce qui se passe dans les Grands Causses o, mis pmt les cmns soute1-rains de la J on te, du Trvezel, de la Virenque et de la Vis, ce sont des eaux endognes qui dterminent le karst profond. Le rseau souterrain des Bondons n'est donc pas, proprement parler, karstique. Si, avant le dmantlement de la surfaee pliocne, de 1.240-1.280 m [ 4], un karst s'tait tabli dans les calcaires de l'Oolithe, il tait ncessairement limitl• en profondeur au Lias marneux. Les cavits aujourd'hui reconnues dans l'Hcttangien ne pouvaient, sauf accident tectonique, tre en relation avec ce karst suppos et disparu. On est donc conduit admettre que les cireulations anciennes dans l'Hettan gien provenaient, comme aujounl'hui, de l'enfouissement de ruisseaux forms sur le granite. :VIais nous avons vu que l'volution superficielle trs rapide fait reculer vers le Sud la limite des sdiments, cl que le plateau subit galement des attaques, par rosion rg•essiv, \'enues de la priphric. Les rseaux souterrains des Bondons sont donc tronqus leurs deux extrmits, aussi bien en amont, au Nord, qu'en aval, au Sud. Cc qu'il en subsiste aujounl'hui n'est que le rsidu de rseaux plus importants, qui afl'ectaient un placage de sdiments plus vaste mais aujourd'hui pa•tiellcment disparu. Si un cycle karstique doit maintenant s'attaquer il l'Inf•alias, bien que les conditions lithologiques soient, comme nous l'avons vu, assez dfavorables, nous n'assistons qu' la toute premire phase de cette volution. Bibliographie sommaire 1. AnNAL (P.). Splologie. Bulletin du Club Cenol, n" 3--l, 1895, p. 64. BAHUOT (J.). -Les Grottes de la Valle du Lot. SpelmHa, XII, p. 188. iL x ... -Exploration splologHJUe. Bulletin elu Club Cr,enol, n" il, 190i, p. 180. -L l\IAHHES (P.). Les Grands Causses , 1936, p. :-J2. (,J.). La Grotte de :\lalaval. Bulletin trimestriel de lu s.S.F., n" 2, nm. 1949, p. 9. (). G,\.JAC (D") et Bonmo; (J.). Le Platcnu des Bondons l't la Grotte de .-tnn. Splo. T. IV, 19-19, fasc. :i, p. 125-liJ2. . RonHE (,J.). Rivire souterraine de Malaval. /lu/1. Com . .Yu/. Splo., juil.-sept. 1952, n" 3, p. 6;J-H-l. 1-i. RoPIHE (,J.). Hhire souter-raine de .Mala"al. /lui/. Com . .Yal. Sp/o., juil.-sept. 1953, n" 3, p. 61. -----------J. DU CAILAR, A. BOURNIER, J. CORBERY, J. COUDERC et R. MONTEL < I > La grotte du Sergent (Saint-Guilhem-le-Dsert, Hrault) (2) Rsum .Nous donnons ici ln ..-sc1iplion et le plnn de la g1otte du Se1gent, vaste cavit de la djlt explorc!c par l\IARTEI., et dont nous anms port le parcours it trois lulomclles. Un important cours d'eau souterntin n t dcnuvett ; une coloration a dtcnnin les rsurgences dans la ntlle de l'H•ault ; l'exploration difficile ncessitant le passage de plusieu1s siphons n'est pas nchevl-c. La cavit dont nous voulons apporter ici la description est situe dans cette zone de basses montagnes calcaires, de 300 m. d'altitude, qui borde nu Sud et l'Est, les hauts reliefs languedociens du Larzac ct des Le fleuve Hrault. descendu de l' Aio-oual, entaille du Nord au Sud cc bas massif de profondes ct belles, de 30 km de lon'' dcou1>ant ainsi une srie de plateaux que l'on peut l l'H. 1 appeler << Les Causses de la valle moyenne ce erau t . Cc sont des surfaces d'rosion niveles aux dpens d'une structure plisse la fin du Luttien dans le premier tiers de l'poque tertiaire. La tectonique en est trs complexe. Le matriel calca.ire en d'horizons mmneux pais, ne se prtait pas aux phsseme.nts Il a donc ete hache de failles sous l'action de fortes vaguc>s tectoniques onentees Sud-Ouest au Nord-Est. A l'extrmit sud de ces plateaux garrigues, de part et. d'autre . des de l'Hrault, peu avant le dbouch de ce fleuve da.ns la plaine alluviale. cohere, s'tend la partie Ja plus pittoresque de cette contree :.le de Terroir d'une pre beaut trs attacha?te, nche un d ' f t l' fl ti annelles il est egalement d une richesse speleo-une aune c ( une ore excep • logique considrable. . .. , C ' t 1 •t d 1 l' f 1110ntaoneux adosse au grand chateau d eau es a posi Ion e ce arge re Ie t d 1 calcaire du Larzac, favoris par la nature de la1 . 1 mitise, fortement faille et diaclase, qui exp IQU.e es gran es percees 1Y o-splologiques de ce massif. (1) S,pln-Cl.ub .Alpin 0!> Commumcatwn presentee le 9 septembre s.

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114 J. DU CAILAR [2] Nous donnons ci-joint un schma montrant l'importance de cette formidable rosion souterraine qui, en quelques kilomtres, dtermine quatre grands systmes souterrains. ...) CARTE HYDROSPLOLOGIQUE SCHMATIQUE de la RGION de St-GUILHEM-LE-DSERT E. 5 v c 0 1>-0 s t p.. (., v '( v () 4J Q -' 0 ANIANE @ FIG. 1 s E du et du RouH J.Rchu,.gence des Cent Fonds. 4Perle de '• Bugu S.Aven Trous.(Bo .. •c•del) PUE:CHABON 6.8e,ume Cellier du IS.P.11\iu Vcrdus 16. de Buges ECHELLE 0 2km. ___ Tr•cs soutcr'r
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116 J. DU CAILAR [4J . 1. LES 1 o Rsurgences elu Ronlet : En rive droite de l'Hrault, 60 m d'altitude, 250 m en aval du premier barrage de St-Guilhem ct 3 m au-dessus du niveau du fleuve. Prenne de 5 6 1/s. 2 Rsurgence du barrage : En rive droite de l'Hrault, 200 m en amont des prcdentes, on trouve un petit rseau de fissures souvent rccou,ertes par l'eau du fleuve laissant passage en permanence un dbit de 5 G 1/s. 3o Rsurgence du Cabrier: En tive droite de l'Hrault, au-dessus des prcdentes, sur le bord de la route GC 4, 100 rn au Sud du dpart de la Combe de Malafosse. Plusieurs orifices chelonns sur une vingtaine de mtres. Prenne de rputation ; en ralit, nous l'avons trouve plusicms fois il sec. Dbit moyen : Nord Aven de Belle Aure "\. Aven.s du chemin COUPE N-S &oo du Roc de la Jarre 1 520 la Font de Poulie Baume Cel/ i er 365 Grolle du Sergenl / 210 .... :; tl (. 'QI :r: .. Rsurgtmce.s du Rou/et ef Resurgence du Barrage .. .,,,,__...,u Cabri er t!> &oJI 2 3 FIG. 2 8 1/s. Rlusieurs mtres cubes lors des crues. Un des orifices, sous forme de galerie remplie de blocs, pourrait, aprs dsobstruction, permettre le passage. Ces trois rsurgences ont t colores par la fluorescine verse tlans le torrent de la gtotte du Sergent. Il. LA r.ROTTE DU -Dans la commune dl• St-Guilhem-lc-Dscrt. ::\fentionnc sm la carte :VIichelin au 1/200.000" ct sm la feuille E.:\1. du Vigan aux coordonnes Lambert : X = ()98,2, Y = 1()2,2, Z = 210 m, au pied du Roc de la Vigne, qui culmine 712 rn, en rive droite de l'Hrault. Remontet la Combe de ::\lalafossc, qui dbouche 1.800 m au Nord de Saint Guilhem, sur la route GC 4 (sow-ce du Cabtiet). Abandonner cette Combe pom celle du Setgent, que l'on suivra (prendre un sentier qui coupe la croupe en rive dtoite) jusqu' la bouche de la grotte, 210 rn d'altitude. L'entre, que l'on atteint par une escalade facile d'une quinzaine de mtres, s'ouvte clans une petite falaise qui domine la rive droite du ruisseau. La g1otte du Setgent comprend t1ois patties net tement distinctes : 1" un tage fossile, explor pat :VIARTEL, de 1.100 rn de long, dvelopp vers le Nord-Ouest. Il peut jouet le rle de tscrvoir, en particulier dans les parties profondes, -100 par tapport l'entre. On a coutume de l'appeler la GrandeBranche ; [5] LA GROTTE DU SERGENT 117 2o un tage actif, parcouru par un ruisseau de 8 10 1/s. De dcouverte rcente, il est creus aux dpens d'une grande diaclase N.-S. Il est parcouru par le ruisseau qui rsurgc au Cabricr : nous l'appelons la Grande-Diaclase ; 3" un rseau de galel'ies galement fossile (280 m) fait communiquer les deux premiers tages. Nous l'appelons la Petite-Branche. 1" La Grarule-Brcmche. --Ds le dpart, la galerie s'abaisse rapidement, pour sc relever ensuite, cette concavit J"ecueille des caux d'infiltration de surface qui forment une laisse que nous avons vue siphonner en priode de grosses pluies. On arrive, au bout d'une trentaine de mtres, dans la salle des sept colonnes, d'o l'on sort. soit en passant dans la salle du Dais, qui se termine au Nord par une diaclase impntrable, soit en f1anchissant une grille de colonnes stalagmitiqucs, qui donne accs dans la salle des Draperies, parfois occupe par une laisse. La galerie descend brusquement lorsqu'on franchit un chaos rocheux d'une vingtaine de mtres, ct l'on aboutit une grande salle sol sablonneux, deux boyaux troits et bas partent de cette salle vers le Nord pour rejoindre la << Petite-Branche . Toujours sur le sable, une galerie haute et large conduit la bifurcation de la Petite-Branche . Continuant encore ve1s le Notd-Ouest, la Grande-Branche , toujours aussi large, prsente quelques stalagmites de belle taille et commence tre plus riche en concrtions, draperies, coules, plancher stalagmitique. On atteint ainsi la salle du Grand-Pilier, salle de belles dimensions, au centre de laquelle est une importante colonne. Ct Sud, une large galerie remontante permet de revenir en arrire et d'arriver une corniche donnant une belle vue sur la galerie qu'on vient de parcourit. Ct Nord, une srie de croupes stalagmitiques, puis un chaos 1ocheux, nous amnent la salle du Lac du Rservoir. Arrt de MARTEL 60. A partir de ce point, en prio.dc de plu.ies, toute la galerie est inonde. Du plafond trs haut tombe une plme torrentielle dans le lac ou sur le sable lorsque le niveau est moins lev. Le sol, qui tait -40 la salle du Granrl-Pilier, est _ 75 la salle du Rservoir, pour passer -90 une centaine de mtres pluo;; loin. Cette cralcrie, dont les parois et le plafond sont tts rods, dut tre parcourue par '"'un courant violent et de fort dbit, ainsi qu'en tmoignent plusieurs arosses marmites de gants encore visibles. Le sol est couvert d'une couche de ;able de plus en plus paisse ; la galerie devient troite et basse et l'on. atteint, 610 mtres de l'entre, une troiture, toujours dans le sable. Suivant les priodes de l'anne, l'eau arrte plus ou moins haut la progression dans cette galerie. :\'lais en grande scheresse il n'y a plus d'cau ct c'est le sable qui colmate le passage. Nous avons pu encore progresser rcemment d'une centaine de mtres ap1s l'troiture. Il y a de plus un petit rseau de galerie suprieure d'une cinquantaine de mtres, qui permet d'esprer arriver franchir un jour ce point, le plus bas de la cavit, ct progresser au del. Ajoutons aussi que, par suite de dplacement du sable par l'eau, la topographie de ce secteur est chaque anne modifie. 2o La Petite-Branche. Elle s'ouvre sur la << Gtatide-Branche , 230 m de J'entre, par une laisse permanente, oit il n'y a jamais bcnucoup d'eau : le << Lac des Paresseux . Le plafon(f s'abaisse alors brusquement et ncessite pendant une soixantaine de mtres une mmche particulirement pnible. On arrive alors devant le Lac du Bain . Cette laisse, bien que tcmpotaiJe, atteint parfois une profondeur de plusiems mttcs, ct mme arrive toucher la vote, cc qui interdit pendant quelque temps une exploration facile du reste de la cavit. C'est dans ce lac. qui siphonnait lors de son que MARTEL a pris un bnin rest clbre. Ds que 1<' << Lac du Bain est franchi, le Lac des Draperies rsente ses belles concrtions. p Bien que d'un m.tre, on peut le passer sansA sc mouiller par. une 1 l en traversee assez facile sur la gauche. De ce meme lac part un reseau esraa(e n"qttc• e 1 G d D' 1 l 't t hbyrinthc, qm conunu 1 ,tv c a 1 an e1ac ase ; ga cnes e rmtes. ft:anchit ensuite une troiture forme par une coule, et c'est la << Salle

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118 J. DU CAILAR [6] des Mille-Colonnes , au plafond bas, mais sem de nombreuses stalagmites. A la sortie de cette salle, 500 mtres de l'entre et sm la gauche, s'ouvre la Bote-aux-Lettres , entre de la Grande-Diaclase, assez difficile trouver ; elle absorbe un ruissellement d'infiltration qui coupe la galerie. La Petite-Branche continue encore pendant une centaine de mtres et se termine sm une troiture infranchissable. go La Grancle-Diaclww. -De la << Boite-aux-Lcthcs (400 mtres de l'entre) au dernier siphon (1.000 mtres de l'entre), on suit un couloir rectiligne de direction exactement Sud-Nord, au bas duquel coule une l'ivire souterraine. C'est une faille au sens gologique du mot, il suffit de jeter un coup d'il sm les parois pour s'apercevoir que deux roches bien diffrentes sont venues au contact : d'un ct dolomie, de l'autre calcaire bicolore trs fin. D'autre part, cette faille n'est pas dans un plan vcttical ct plonge 30o vers l'Est. Le ruisseau a pu emprunter un cours supriem actuellement fossile ; il coule aujourd'hui dans une galerie infrieure distante d'une trentaine de mtres de son cours antrieur. Le dveloppement total est de 890 mtres. La source du Cabrier est dans l'axe de cette diaclase. a) Galerie suprieure : C'est la plus commode d'accs, bien que la plus rcemment dcouverte. A 30 mtres de la << Bote-aux-Lettres , on trouve sur la gauche une chemine de 2 m. 50, facile escalader. Elle donne accs un boyau coupant un puits peu profond. Aprs une courte troiture, le boyau remonte puis redescend vers une partie concrtionne, qui aboutit un rond-point. C'est ce rondpoint que dbouchent deux boyaux trs troits provenant du << Lac des Draperies . Il faut alors escalader sur la gauche une croupe stalagmitique pour retrouver le boyau, qui est coup de deux petites laisses successives. Un chaos de blocs de dolomie, puis un passage en laminoir oblique, ct l'on arrive la salle du sable, assez vaste, et dont le sol est recouvert d'arne dolomitique. Il faut ensuite remonter un boulis de gros blocs ct l'on s'engage dans une galerie assez ingale comme calibre, tantt violemment rode, tantt concrtionne. Un fait curieux noter : il semble cru'ici le cvcle normal d'volution se soit reproduit deux fois, priode active, priode fos;ile ct retour l'rosion. On trouve en effet, dans les parties les plus creuses par l'cau,. des concrtions en place uses par l'rosion, ce qui donne des surfaces o l'on peut compter les couches successives de calcaire. Actuellement, cette deuxime rosion est termine, ct la progression dans cette galerie oblige franchir des laisses formes par .des barrages stalagmitiques. Nous sommes 280 mtres de la << Bote-aux-Lettres ct dj, depuis quelques minutes, nous entendons un bruit de cascade. Nous dbouchons au plafond d'une salle d'une vingtaine de mtres de haut, dont le fond est occup par un lac (3) de 6 mtres de profondeur : c'est la salle du Grand-Lac. Le bruit de cascade est produit par Je dversoir du lac : dbit d'une dizaine de litresseconde. Le ruisseau s'engage dans la galerie infrieure. b) Galerie infrieure : A 30 mtres de la << Bote-aux-Lettres , au lieu de faire la petite escalade qui conduit la galerie suprieure, on franchit trois laisses permanentes trs peu profondes. La suite du trajet jusqu'au Grand-Lac est trs pnible. Les deux parois de la diaclase sont ici resserres et il faut souvent progresser en opposition sur les parois. Or, ces parois, trs dchiquetes par )'rosion et Jes artes tranchantes, lacrent l'piderme et le vtement. A mi-chemin, peu prs, on entend couler le ruissea,u et peut Y. et le suivre quelques mtres. On ne le retrouve qu une cmquantamc de metres avant le Grand-Lac . On peut contourner le Grand-Lac >> par partant du haut de la salle et passant derrire la rive gauche ; on aboutit ams1 a deux regards profonds (3) Station du rarissime Cirolanide : Faucheria Faucllerii.

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R A c " c "' :) 0 ,tl u c: 0 \Il 0 0 0 c i:.. E .., ., .... .., C'l,) c c; cil .>.-• . .., .::1 t t; c. , 'Cil :;, ., :1> e f]Ol Gl -a"S u2 -Gl "' c.CQ C.41c: .. • lau en permanenc.e .laisse ou lac sec: en priode d"tiase IIB!oes rocheu)( boule. cate de i&tance depuis !'entre -15 Cte de profondeur depuis l'entre tJe terrain b Chemine Plan d'ensemble de la Grotte du .Ser9ent o 'o 8• 'rom. DtvELoPEMf.NT rorAL =2670m (1''1!J) PifDFDND!UR TOTALE : 80m ( /949 ) 1: (. r. Cl ..... ;) 0 Il) a b c d e r s h i. j k 1 m n 0 p q r .s t. u N D E i C) :1 (:5 fit& 1 ' C) 1 \Il 1: c: 0 QI 0 IQ 6 •t; cl)8: V):)" c:eo belle de& 7 colonnef. u 9"'1/e Grande Salle Ga/er/e havt.e dou61e la Fo,.t /1/v/e're 64sse /1/.,,.e're haute Chem/ne pt'n6on Coultle (a:plc lfm) Bloc.a rocheuJt ss6/e Salle des dunes ft:Jnt naturel Ma,.mite de 9e"ant Pa&!oaje tsou .... ant siphonnant: pres9ues ensables Etroit ure Salle tles 1 ooo co/onnos Colonne Gro$tse conc,.dUon G11/erie haute A-pic .3m. D 1 A c ;, " Ill \J ;, Qo .... . ., v Pont :.talajmitt",ua et sable .-<:'1 \!If haute 7 x Gale ,.;e hasse Rond-Point ou puits du loir z Colonne la !Jaleri'e L A s E llJI 1 N -GROllE ou SERGENT S10uil hem-le-Dsert Hrault TravauJ( d la .Section Lan!Juedoc Mditerftanen du C.A.F. o fO 1'0 JO 40 som. [}es:,jq de J.Oowde,.c

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[-1 1 ' LA GROTTE DU SERGENT 119 sur le siphon. Nous avons pu faire la jonction la lumire entre le regard aval ct le << Grand-Lac C'est par le regard amont qu'il faut effectuer le passage du siphon (A. BouR C'est une cuvette de 1 mtre sur 2, dans laquelle on n pied. La vote plonge brusquement d'un mtJe environ sous la surface, puis sc relve en plan inclin assez doux pour mergea 5 mtres plus loin dans le bief amont. Il n'y a aucune difficult l'aller. Toutefois, comme le bief amont est grand et profond, et qu'il est difficile de retrouver le passage au retour, il est bon de tracer le chemin avec une corde. L'eau qui alimente la rivire sort d'un chaos qu'on escalade. On perd la rivire et on ne la retrouve qu'une cinquantaine de mtres plus loin, peu aprs une chute de un mtre. Le plan de faille est devenu vertical, les parois, trs resserres et pic, permettent une progression en opposition au-dessus du ruisseau. Un chaos de trs gros blocs obstrue la diaclase et cache la rivire pendant un moment. On trouve ensuite de grandes lames rocheuses verticales, cres par l'rosion ct un nouveau chaos. Trente mtres en amont, le ruisseau sort de la roche dolomitique, trs rode, par une conduite de cinquante centimtres de diamtre. La progression dans ce boyau troit, t'liat ventre dans le ruisseau, est peut-tre possible, mais cependant pnible. Cette opration pourrait permettre d'viter le passage d'un deuxime siphon, dont on aperoit un peu plus loin le bief aval. PossiBILITS DE DVELOPPEMENT nu SERGENT. -En dix ans de recherches, nous avons port le dveloppement de cette cnvit, de 1.100 mtres 3 kilomtres. En ralit, il est ici facile d'augmenter la distance dans de petites galeries par quelques largissements d'troiture, mais l ne sont pas les possibilits ressantes. Il en existe trois : 1 o poursuite de l'exploration dans la grande galerie Nord en remontant le cours de la rivire, mais il faut franchir des siphons, pour ne trouver qu'une srie de galeries qui iront en s'amenuisant ; 2" dsobstruction des galeries ensables de la grande branche, qui doivent permettre de rejoindre un rseau actif, fusionnant vers le Sud avec celui de la Grande-Diaclase ; 3" poursuite de l'exploration vers l'aval du ruisseau au fond de la Grande Diaclase. JIJ. LES CAVITS nE LA Col\IBE DE L'ARBOUSIER Situes sur le trajet de la grotte du Sergent, mais niveau trs suprieur. Dans cc groupe, nous rangeons : 1 o La gl"olle de Reaume-Cellie1 : Situe 500 mtres au Nord de la ferme cie 390 mtres d'altitude. Impntrable. X = 698,40, Y = 163,25, Y = 163,10, Z = 365 m. . 1 Sa position en tte d'un ravin indique que cette cavit a jou autrefms e rle d'vent. Nous ne •eprendrons pas sa ,fcscription, parfaitement bie-n tablie par prdcesseurs (MAnTEL, JEANNEL et RAc.oviTZA), ainsi que le plan. Longue galene descendante de 250 mtres. 2n La Folld de Pm1lie : Petite rsurgence prenne, situe au fond la Combe de l'Arbousier, 390 mtres d'altitude. Impntrable. X = 698, '\: = 163,7, z = 390 m.

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120 J. DU CAILAR [8] 3o Les avens du chemin du Roc de la Jarre : Situs en bordure du chemin allant de l'Arbousier au Roc de la Vigne, vers 520 mtres d'altitude, au-dessus de la partie du thalweg, oriente S.,V.-N.E. X = Y = 163,7, Z = 520 m. Trou souffleur du chemin du Roc de la Jarre : Petite cavit, largie artifi ciellement, en raison du courant d'air puissant qui sortait de sa bouche sur le bord du chemin, gauche, en montant. On descend --10, d'o le courant d'air s'chappe d'un orifice dans l'boulis facile dblayer. Aven du chemin du Roc de la Jarre : Sous le chemin, quelques mtres au-dessus du prcdent. Ouverture de 4 mtres. Profondeur : 10 mtres. IV. DE BELLE-AURE (BELLE-BRISE) Situ sur le vaste plateau compris entre la crte de la Srannc et la crte du Roc de la Vigne, au Nord de St-Guilhem-lc-Dscrt, en rive gauche de la Combe d'Arnaud. X = 697,9, Y = 163,8, Z = 600 m. A un kilomtre au Sud de la ferme en nrine de Lapourdoux, flanc de thalweg, environ 60 mtres au-dessus du puits de B
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122 J, DU CAILAR [10'] source du Cabrier. Il admettait une rf.'lation directe entre l'eau vue par lui au fond de la Grande-Branche ct la source du Cabricr. Or, nous avons vu que cette sol!rce est alimente, du moins partiellement, par l'eau cie la galerie Nord, qui est situe 50 mtres plus haut que Je fond de la galerie du Rservoir. Il semble donc exister tians cette partie-l un systme indpendant du premier, et dont la confluence fornwrait la somce du Cabricr. La galerie du Rservoir est alimente par des caux d'infiltration venant di1ectcment de la surface, mais aussi, en priode de crue, par le ruisseau de la galerie Nord, qui, entrant en charge, reflue par des galeries encore inconnues, ou pm la Petite-Branche, jusque dans la Grande-Branche qu'il remplit. Exceptionnellement, ce phnomne entrane un 1cflux la bouche. En somme, deux systmes apparemment indpendants : l'un actif, l'autre fossile, pouvant correspondre l'occasion. :\lais, contrairement ce que nous voyons d'habitude, c'est--dire un systme infrieur entrant en charge et dbordant dans les galeries suprieures, ici, c'e.'>t un rseau actif suprieur suspendu, qui dborde lors des crues dans un large rservoir situ wz niveau infrieur. Ce fonctionnement atypique ne peut provenir que d'un creusement indpendant de deux cavits, qui ont ralis des jonctions par la suite. Bibliographie MAnTEJ. (E.-A.). Les Abmes, p. 149. Les C,ennes, p. 222-362. Causses et C,ennes. .husNEL et RAr.oviTZA. /Jiuspeologica, XVI. Arch. Zoo/. Exp., r>p srie. vol. 5, fasc. 3. p. 116. --Biospeologica, XXXIX. Arcll. Zoo/. E.r:p., vol. 5i, p. 246. TuzET (0.), BossET (A.} ct CAILAH (.J. du). -Contribution l'tude de la faune cavernicole du Languedoc :\Jditcrranen . • Yoles IJiospologiqucs, Editions du :\lusum, n 1, 1947, p. 5i. MmiTEL (R.) et SfutJI (.J.). Rechciches dans l'Hrault. Annalcs Splologie, III, 1948, fnsc. 4, p. 191. BALA7.1JC (J.), BoNNET (A.), BounNIEn (A.), CAILAH (.J. du). C1ustacs des caux soutcirai nes du Languedoc. Remarques sur leur rpa1tition. A.F.A.S., Toulouse, 1950. CAILAH (J. du). Dans le siphon du giand lac Nord du Bulletin c .. 4.P., section Languedoc Mditerranen, no 53, fvrier 1950. BoNNET (A.), BouRNIEn (A.), CAILAH (.J. du) ct QUJ!ZEI. (P.). Sm quatre crustacs uqun tiques et troglobies d'une rsurgence des G01ges de J'Hrault. Socit Mridionale de Splologie el de Prllistoire, 1950-1951. CAIJ.AH (J. du). -Bulletin du Comit National de Splologie, .Janvier-mars 1951, no 1, p. 30 ; juiiJet-septembrc 1952, no 3, p. (,2. CAILAJI (J. du) et CounEnc (,J.). -Les richesses souterraines de St-Guilhcm-le-DserL Causses et Cvennes, VIII, 1, 1953. Andr BANCAL Quelques caractristiques de l'hydrologie souterraine du Languedoc mditerranen < 1 > I. -LA RGION Cette regwn, particulirement riche en cavits explores, comprend la majeure partie des bassins de l'Hrault, du Lez et du Vidourle, entre les Cvennes et la mer. Nous ne donnerons pas la bibliographie correspondant aux travaux des prcurseurs, :MARTEL, MAZAURIC, VIR. Elle figure dans les tudes postrieures, o toutes ces anciennes explorations sont reprises. Entre les deux guerres, elle intresse particulirement R. DE JoLY, B. GzE ct nous-mme, ainsi que F. PouGET, G. GIRY et A. PouJoL, pour la bordure orientalc du Larzac. Depuis la dernire guerre, la grande activit dploye dans la rgion par quatre groupes splologiques a t concrtise par les nombreuses publications de J. DU CAILAR, :\'1. LAURs, R. PLGAT, J. SGUI ct nous-mme. Nous donnons une bibliographie aussi complte quf.' possible, mais avons limit, pour allger le textf.', les exemples ct les renvois mt minimum. JI. -CARACTRE SPCIAL DES RSEAUX Dans ce secteur, la tectonique complexe, on observe une incoh_re?ce apparente des rseaux, un illogisme apparent de l'hydrographie, qui le distingue Causses classiques, tabulaires et peu fracturs. Seul un Causse (l'enclave du petit Causse de Pompignan) a une hydrographie normale. . , Le dbit (les sources ne correspond pas leur bassin d'alimenta.twn geolo gique, ct de grands massifs restent sans drainage apparent. Le apporte l'Hrault quatre fois plus d'cau qu'il ne peut en fourmr a pointe N.E. de la Srannc ne peut fournir Brissac les 350 pur de son tiage. Par contre, les 40 km2 du bois de Moni n'ont, le tres spcial de la source de ln Vernde [3], aucune exsurgence perenne VISible. Le (1) Communication crite dpose le 12 septembre 1953.

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124 ANDR BANCAl. [2] bassin de St-Martin n'a, en t, aucun drainage et engloutit les sources du secteur S.,V. du Causse de Pompignan [2]. d 'b' Bie? des mergences ont un aspect rcent, inachev, sans rapport uvee leur e It perenne (Foux de la Vis, Brissac) ou temporaiic (Foux du Mas-de-Banal Foux Triadou, Lirou). Pour elles, pus de cirques, pas de bout elu monde: aucun temoin d'une rosion normale. d' b aspect rcent des pertes de la Sumnc ct du Vidourle. Les points a sont nombreux, impntrables, ct n'interviennent pas dans le profil du ht, et pourtant leur cours souterrain emprunte des gulcrics de forte section. Dans les cavits, ces c;ections varient normment. Souvent la rivire entaille d'anciennes concrtions. Dans l'vent de Rodcl, au bord de la Vis, o ces erosiOns so?t trs belles, un siphon aux parois concrtionnes descend au-dessous du mveau de cette rivire. III. LOCALISATION DES :\IERGENCES PRS DES FAILLES Dans cet illogisme npparcnt, un fait important, mis en vidence par B. GZE, en 1939 [12] =. 1a des me1gences sont localises sur ou proximit des qui sillonnent la rgion. Les tudes postrieures ont confirm le en .de nouvelles failles ct de nouvelles mergences la carte publiee. n. expliquait cette localisation par le rle de barrire de la faille, obligeant le reseau hydrographique s'lever. annes, leAs colorations du Trou-du-Drac ct des pertes de lu que le role de barrire des failles n'taient pas aussi absolu qu on le croymt et que des courants importants pouvaient les traverser. , .Par du Trou-Fumant de l'Olivier [ 4] nous confirmait 1 d un reseau Une galerie de forte section est emprunte pm une partie des .de !--'alt.itudc ?tteinte et le dbit exigent un point de resurgence lomtam, situe au moms a 30 kilomtres au Sud, et la traverse de failles. La cnvit est de formation ancienne et a d tre entirement colmatee. phnomnes peuvent s'expliquer facilement. Sans faire une tude aussi precise que celle que B. GzE a consacre l'volution splologique du Quercy [13].' peut. affiri_Uer que lu .formation des grandes cavits est ancienne. EI_Ie est anteneure, sinon a. la tout au moins au rejcu des failles. Ccrtams mouvements sont d'ailleurs recents. Ces mouvements ont fragment les rscaux ct facilit, concurremment avec les transgressions, leur colmatage. Les priodes de calme et de r g . n au t . f . t l d . 1 1 c ressw , con raire, avonscn c eco matage et a formation de not1ve•ttlx r pa1 • • A ' • eseaux a , h: des anciens Le a du reproduire plusieurs fois. Les derniers decolmatages, accentues par 1 action de 1 homme sur la vgtation sont n cours et expliquent la rapidit de l'enfouissement actuel. ' e Une faille a rompu un canal souterrain : ]'cau peut profiter de 1 fr cttuc ct s'lever e,n surfac;e l eii.e !?eut aussi reflue• vc.rs. l'amont ct de In bo.uche d u?e d.e Lez), sans qu'il soit nces saire de faire Intervemr 1 erosiOn regressive. SI, par contre, elle trouve moins de rsistance retrouver ancien ou une autre cavit, ln faille sern passe et ne jouera plus le ro1e de barriere. Certains vents temporaires sont la limite : les eaux d'tiage passent ; celles des crues jaillissent. L'volution le peut tre .trs car il ne s'agit pas de forer un long traJet dans un calcaire dur, mais de faire sauter un bouchon ou de concentrer sur une courte distance l'action d'une mise en charge considrable. [3] HYDROLOGIE DU l\IDITEH.RANEN 125 Des exemples d'actions tectoniques postrieures au creusement ont dj t signals par F. PouGET, en 1935, sur le Causse du Larzac [31]. Sur la faille au N.,V. du bois de :\loni, plusieurs cavits (Foux des Baoutcs, Foux du :Mas-de Banal) en montrent dans d'anciens rseaux redevenus actifs. Le Lirou [9, 10, 15, 18, 22, 23, 26, 29] est particulirement intressant. C'est une mergence temporaire, dont le dbit de crue est parfois considrable (plus de 25 rn:' par seconde, d'aprs P. TniNQUIER). La bouche prsente l'aspect d'une formation 1ccnte. On dirait que le flunc de la montagne a clat sous la pression. Pntrons : nous pouvons, sur plusieurs centaines de mtres, parcourir une vaste galerie, qui nous amne un siphon. Il correspond une petite faille, visible en surface dans le lit de la Dridirc. Les plonges de H. LoMBARD [29] ont permis de voir que la section du siphon tait trs faible, mais que, de l'autre ct, on retrouvait une grande galerie. Cette hoiture explique les mises en charge considrables qui font jaillir des boulidous dans le lit de la Dridire et du ravin de Coucolire. La tte de cc ravin est un vritable bout du monde C'est l que se trouve cnchc sous les boulis l'ancienne sortie des eaux du Lirou. Elle est compltement abandonne, mais cet abandon est suffisamment rcent pour que sa morphologie reste bien nette. Le dcolmatagc du siphon est rcent ; l'rosion y est trs active ; l'enfouissement est rapide. Autour du bout du monde , de nombreux habitats prhistoriques l'ont peut-tre utilis comme point d'cau. Le dbit prenne a dj russi passer la grande faille de Corconne, sur laquelle se trouve la bouche, ct doit contribuer alimenter une des sources de l'aval. IV. CoNsQUENCES Au point de vue thorique, la rutilisation des rscuux trononns et l'existence d'un rseau profond expliquent les anomalies l'hydrographie de notre rgion. Ce rseau draine, peut-tre jusqu' la mer, les rgions sans coulement apparent. Il peut passer proximit d'exsmgcnces indpendantes, ou de cours d'eau prennes, sans qu'il soit ncessaire de faire intervenir des couches << impermables . Par contre, les couches marneuses' sont suffisamment fractures pour laisser passer l'cau ds qu'il s'agit de surfaces importantes. Le Valanginien marneux du bassin de Ganges est une vritable passoire. Cette situation est essentiellement instable. L'enfouissement a t acclr par l'homme ct peut tre brutal. Au point de vue pratique, on doit se mfier de tout ce qui peut acclrer le dcolmatage (dboisement) ct surtout le dclancher par l'uugmentation des en charge. Il faut s'abstenir de scJT<.'r les mergences. Un barrage comme celm projet sur le cours moyen de l'Hrault, nous parat particulirement dangereux. Par contre, les g•ands rseaux noys proches des exsurgences .I?r senter des rserves importantes. Leur utilisation par pompage est ment intressnntc, puisqu'elle rduit les pertes vers l'aval en diminuant les mises en charge. Nous souhaitons que nos confres puissent utiliser ces tions, tant en les tendant aux pays de structure analogue qu'en precisant 1 his toire de l'volution des rseaux.

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126 ANDR [4] Bibliographie 1. BANCAL (A.), BoNNET (A.), CAILAH (,J. du), Cot:DEBc (.J.). -Exnlorations dans l'Hrault. A nrz. de Splo., t. Ill, 19-18. !l. BANCAL (A.) ct VALAT (G.). -Explorations dans la t•gion de Ganges, 1 ro srie. Ann. de Sp/o., t. VI, 1951. 3. -id., 2" srie, ibid. 4. -Id., 3" srie, indit. li. CAII.AR (J. du) ct CouoEHc (J.). -Explorations dans le Gard. .-tnn. de Splo., t. 1, 1946. 6. -Hecherches splo. dans le Languedoc mditerrancn. Id., t. II, 1947. 7. -Le bassin suprieur du Vidourle. Id., t. VI, 1951. 8. CHAPUIS (P.-A.). -L'ge des cavernes. Ann. de Splo., t. II, 1947. Gl!:zE (B.). -Recherches splo. aux environs de :Montpcllie1 • en 1932. Spelunca, 2" srie, t. III, 1932. 10. -Id. en 1933. Spelunca, 2" srie, t. IV, 1933. 11. -Id. en 19,3-l-36. Spelunca, 2" srie, t. VII, 1936. 12. Influence de la tectonique sur la localisation des source!; vauclusiennes. Acles lill Jrr Congrs naliorzal de Splo., 1939. 13. --Les goutrrcs phosphates du Quercy . . -tnn. de Splo., t. IV, 1949. 14. Gmv (.J.). Explorations souterraines sur Je Larzac. Spelunca, 2" srie, t. VI, 1935. 15. Jor.Y Un aven-grotte gant du Pays Basque : le Bchanaka-ko-Lecia <2> Rsum Dans les Basses-Pyrnes, en Haute-Soule, nous avons achen! l'exploration, commence par H.. nE JoLY ct A. HEntoNn, poursuhic par :\1. BoVILLO:s ct .J. BoucHER, d'une cavit grandiose : le Bechanalta-ko-Lccia. Nous estimons que sous le rapport volume-longueur, cette cavit est la plus importante connue it cc jour. Sa pmtic terminale mriterait un amnagement qui donnerait un nouvel clat it cette contre toudstiquc. INTRODUCTION Le haut Pays-Basque, lorsqu'il s'agit de phnomnes du calcaire, parat tre frapp de gigantisme. C'est en effet sur les quelques centaines de kilomtres carrs de ce pays que sc sont accumules les gorges gantes de Kakouetta, d'Ol art et d'Olhadibie, l'Aven de la Pierre-St-Martin, l'abme de Hcylc et quantit d'autres, dont le Bechanaka-ko-Lecia, qui sera l'objet de la prsente tude. Diffrents facteurs sont responsables de ces formations : d'une part, l'existence d'normes masses calcaires, qui dpassent trs probablement le millier de mtres, aussi bien dans l'Urgo-Aptien que dans le Snonien ; des mouvements orogniques ont. d'autre part, port ces rcs des hauteurs importantes, proximit d'un niveau marin qm s est toujours maintenu trs en contre-bas au cours des temps gologiques. Il en est rsult un coulement extrmement rapide, qui a donn l'rosion une force ingale, ou tout au moins rarement gale la surface de la terre ; enfin, le dernier facteur intervenant est l'abondance des prcipitations et leur constance dans cette rgion de France, qui constitue un vritable pige nuages . En palogographie tectonique et climatologie interviennent ble pour expliquer le gigantisme' des cavits de cette terre bnie de la splologie. (1) Splo-Club Alpin Languedocien (Montpellier) ct Splo-Club de Touraine. (2) Communication pr!;entc le 9 septembre 1953.

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z 0 ..J UJ (/) w. if) ..J 1 UJ a. ...., :) -; 0 u <( u u w __J 1 0 <( Il) UJ a. :) <( 0 z U,.-. z <( (/) w <( I 0 ..J u Q UJ w u <( co cr 1-O"' < :::> UJ I u 0 (/) cr ..J o./) :::> u 0 0 (J) ..J w (J) J lU 1-:L ID cr w <( ..J w ..J I <( ID u 1-cr 0 (/) <( a: IDD . ... E 0 ... ---z FIG. 1 !' ,; 'a ;) () -:; ... .., ': ., ., "' Q 0 1 1 I 1 ID 1 u. 1 UJ 1 0 1 u 1 (J) <( w ....J CD L UJ 0-. !1) L UJ 0 uJ Q e :) "' 0 u LluJ 0 0 0 0 0 Cl) N ID l') 1 " 12 9 H I S TOIIIQL"E :\lalgr ses grandes dimensions. son acci.•s l'l'lali,cmenl facile, sa proximit de la grotte bien connue l e Bcchanaka-ko-l.ecia est l o n g l emps inconnu. I l faut a ttendre 193 pour que l'entomologiste A. HEn1o:-:u remarque l'entre de la ca, it, el ce n'est qu'en 1 !J-1!J qul peut y conduire le Prsident UE .IOLY, accompag n d e :\L\1. et 13oUJLLO:-\. L e s pro p ortions de la ca\"il al'.: t ent les assistants, peu habitu<; aux g1an des cxpl o 1ations, e l c 'est seul EHC, E. :\1.-\SSEH.-\:-\D, A. BucH:-\IEH, E . DtiOis. H . :\lo:-.; TEL, :\1. :\1.\tH:Eti!T, .-\. Bo:-\:-\ET1 pour le Spl-lo-CiulJ alpin langue doC'icn, cl c'est au cours de celle dernire sanec de lra,ail souterrain que furent n•Je,s pa1 .1. CoL>Enc les plans cl coupes dcssint•s t'l dcrits ci-joint, ainsi que les di,trst•s ohscn:tlions qui ,ont su\Tc. DESCIIII'T!O:-\ DE LA L\VITI: : (3) I.'A,cn-grott e gC:•anl du BC:•l'lwnak:t commence d'emble par un Yaslc puits, c:'cst le qui. aYec ses 50 111. compllcmcnl \"CI"licaux, c l ses h 111 ?<.X Ill de scel10n, sou s une ,ole ,-.:gC:tall' conimt• st•t!lc la fott basque peui en ollnr , annonct dC:•jit une ca\'il' de bon aloi. Au bas, un cne d'boulis fon11e I.e sol en pt•ntc d'une galt•1 i e se dirigeant Yers IL> Sud cl se terminant, au bout de h.O .111• par. lll.1 sehe, la eole-SO. L e plan montre que l'on est l a a du ptnls dt• .lor.Y, dont il sera question p lus bas. Pour trouver la <.le l a c:l\ it, i l faut rt• , enir a u bas du puits cl prendre la lwutc g':lle rie qui st• d 1nge Yt r s 1'0ut•s t. I.e sol t •st formC: d'un plancher slalagmitique, forl'e '.'ll' n . t i nl'linC: d:tns .le IIan,trsal, 011 peut a\anccl facilement su1 une l'f rott e bande d qui s'est dt•posC:c en C'oin entre Il' plancher t'l la pa1oi Sud de n•lle dtaela.s l' . Au hout dt• so 111, l e plancher est bn1squt•mcnl. par une L'ros!oll :tn c 1ennt l'Il fonttt• d'ichantTtll'l', l't"Wltal du traYail l'egrcss!l d'une c:t scadt• au cours d 'un nou,t•at1 stadt• dt• crt•uscnu•nt de la C:tYit. l"n peu au del:'t, o n dl>tJouehc sur une ,aslt• salle. oecupC:•c pa1 une iiii(Hll'lanlc easeade s t a l:tgniiliqtiC. Il s':. t g i t d'tilH' C:•norn!l' masse de ealcil t ' qui. partant dt• l a cote-SO, 1:l1 Dans la cnn11nunr dC' C:tnwu-Cihi•
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130 J. Dt: C:.-\JLAH [41 o elle a 45 rn de large, remonte cie 55 m vers un qui poutTait l-tre un dpart de galerie (4). Cela correspond une ancienne n:•e c'eau, qui deYait t-t re c_onsidrable, car. c'est . partir de l que la eavit pl'etHI des p1opmtions exceptionnelles. En eflet, apres une descente cie 40 m sm l'extrmit orientale de la coule stalagmitique, on dbouche au point 80 su1 une immense salle (60 rn X 200 rn), dont le sol est occup par des blocs normes, au-dessus desquels la vote dessine une immense arche t•xttl-mement rgulire. Vers un_e salle de plus petite dimension conduit, pm une htcmne paroi, au. pmts :\1.-\RG.ERIT, dont le fond est 1t:! m. C'est clans la salle superieure, au depart elu pmts, que nous H\'ons remarqu sm l'argile des griffa-&alle lluptlrioure ...... ( dimen$ions)? e Salle COUPE selon (eJ) f' Bloc:s rocheux •fl\s 0_U -45m LA GRANDE ARCHE (h.g) -smc D PUITS OBLIQUE DE 25 m. ( O_C) COUPES: e_f ,h-g ,c.d, b_a,D-C, M BCHANAKA_ KQ_ LECCIA Passase troit Lucarne du puits Msr9erit L L/SECTION DE LA 3-;;;. GALERIE NO en(b.a) PE Tl TE SALLE avec gour sous la coule slagmitiquc en (M) o..__ ... 2d0=----=-40m. Dessin do J. .Sp/ttc pente et, aprs avoir parcouru une aalerie cou1Je de aours secs et de 1 1 . . , 0 0 g1anc es ( IlllellSIOllS, de S assuret• que la cavit continuait encore, toujours aussi immense. En clfet, il pa1tir de l, la dilcction change brusquement et nous nbordons mu• nouvolle unit topographique de la grotte. C'est un alignement de trois gntndes salles, dont la longueur totale mesure 450 m, qui nous ramne vers l'Ouest. La premite, de forme il peu prs triangulaire, mesure 80 X 130 m ; sa moiti est occupe par un cne d'argile parsem d'normes blocs, qui justifieront l'appellation de salle des Blocs. Lt• plafond est tts haut (60 80 m), cm nous sommes l en diaclase. La seconde, qui mesure 80 x 100 m, est richement dcore dans son extr mit occidentale pat une gnmdc coule stalagmitique dont certaines pnrties, d'un blanc immacul, sont d'une grande beaut. A son pied, quchJues r<>tiennent des d'eau.

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J. DU CAIL.\H [GJ Enfin la troisime salle, la plus grande de toutes, longue de 220 m, pour une largeur variant de 40 60 rn, doit son nom de salle de la-Ho•nc nnc stalagmite isole, de forme trapue, qui retient l'attention par son isolcincnt au milieu de cet immense couloir, dont le sol est un plancher stalagmitiquc. Un ressaut stalagmi tique d'un mtre de haut, rectiligne et barrant toute la largeur, interrompt la rgularit du sol, qui permet une progression rapide, tendant faire sous-estimer les dimensions exceptionnelles de cette caverne. A partir de ce point, la caverne est richement orne ct, comme les ph1lcs d'un trfle, s'en dtachent trois vastes salles. Au Nord-Ouest; une salle de 40 m X 20 m, trs bien dcore, mrite son appellation de Cathdrale. Elle sc tc•minc par un boulis remontant -40 rn. De la paroi Nord s'loignent les salles du Temple Chinois qui prsentent une profusion d'excentriques de tailles exceptionnelles (certaines de la dimension d'un bras humain). Cette partie de la cavit se termine par une salle qui n'est, en ralit, que le bas d'un aven colmat par des boulis, remarquablement instables, qu'il ne nous a pas t possible de dblayer sans risquer de provoquer de dangereux boulements. C'est dans la paroi entre la Cathdrale d le Temple Chinois que sc trouve l'ouverture d'un puits par lequel on atteint, 1-10 m, une salle jonehic de blocs recouverts d'argile ct parcourue par l'unique ruisselet de la cavit. Dans la paroi Sud, par un orifice troit, on descend ve1s une autre vast<. salle, au sommet de laquelle on prend pied par une sorte de balcon qui permet une vue d'ensemble sur cette Salle du Gour , presque circulaire, au sol encombr d'normes blocs. Un gm11 immense (20 rn de diamtre), au pied d'une belle coule stalagmitique, dcore fort heureusement cette salle. L'n puits oblique de 70 rn permet d'atteindre une nouvelle fois la cote -HW m, qui marque le point bas de cette vaste cavit. Est-cc l'indication d'un nheau de bnsc sm lequel sc serait arrte l'rosion qui l'a creuse '? Enfin, poiir en finir avec la description de cette dernire salle, qui est bi<.•n l'chelle des prcdentes, puisque, de forme circulaire, elle mesure RO m de diamtre, signalons qu'elle renferme, dans sa partie Nord, de nombreuses eomr tions de gypse, en forme de boucle fibreuse, si caraet•istiquc de ee min•al. Coxcr.uswxs Avec le Bechanaka-ko-Lccia, nous somm(•s donc en p1sencc d'une immense cavit (probablement la plus grande connue sous le rapport ,.0lumc/longuem). Son rle hydrologique doit tle, semble-t-il, envisag comme celui d'un grand collecteur qui a drain par de multiples arrives (Temple Chinois, coule de ln salle du Gour, chemine du puits :\IARGEIUT, grande cascade stalagmitiquc, enfin et surtout puits ScHLUMBERGER) les eaux superficielles de cette contre et, en par ticulier, celles de la grande valle sche qui se dveloppe en surface, uu Nonl de la cavit. La grotte d'Etchevarri-ko-Carbia (plus connue sous le nom de grotte d'Oxybar, depuis les fructueuses chasses du Professeur .JEA:'OI., cnenre appeie Campagnaga-ko-Lcia, et clbre par les belles peintures rupestres dcouvertes par MM. et ni veau infrieur au Bechanaka, ct qui doit communiquer avec cc dermcr, de,mt fort probablement constituer la rsmgcnee par oil des torrents tls puissants taien.t rendus l'rosion supcrfieielle. Enfin, et pmu termine• ce texte, qui ne veut <.•tre qu'une simple vue d'ensemble, ayant pour but d'accompagner le plan de c.ettc colossale caYit, par notre ami .J. CoUDERC, signalons lmtent que presentenlit pmu cette rgion minemment touristique l'amnagement, non pas toute la eavit, mais simplement celui des salles du fond : la Borne, la CathedJ•ale, le Temple Chinois, lu salle du Gom. Le fond d'avl'n trouv dans le Temple Chinois doit permettre un accs facile en ce point. . Les dimensions exceptionnelles de ces salles, associes leurs splendides dcorations, femient ete cette cavit une de nos plus belles cavernes amnages.

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--PLAN SCHEMATIQUE Echelle : 0 40 80 rn. 1 1 1 , 1 et dessin par J. Couderc 0 Pu rt.s ))}))) Coule ou cascade stalagmit.ique importante Pente ,boulis ;• 1.;: Paroi lrs oblique T"'"T"f' Apic, @ Pilier st.alaetimitique important Gros eboulement _160 Profondeur (releve l'altimtre R SPLIO CLUB ALPIN LANGUEDOCIEN_ Exploration des E 0 E R' E G A OOm.) N "'. 0 ':> Sil ' lion approximative de 11 ntre de la grotte d Et everri-ko-carbia BCHA NAKA_.KJ_ LECCIA L'aven-grotte gant du 8c3sgue Cornrnune de Carne. -Cihigue -,Basses

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R. LEVI Le gouffre de la Pierre Saint-Martin (Pyrnes basques) < 1 > (1) Cmnmunicntion prc,sentc le 9 scpll•miHc 1953. Texte non remis pm l'nutcut.

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J. DU CAILAR, J. BARTHEZ, A. BONNET, J. COUDERC, P. DUBOIS et J.-L. PLISSON o> Recherches hydro-splologiques sur le Marbor (Hautes-Pyrnes). L'origine du gave de Pau <2> Au cur des Pyrnes centralt•s, sur la frontire franco-espagnole, s'lve le haut massif calcaire du :\larbor, qui culmine au :\lont-Perdu, 3.351 m. Du point de nre gologique, nous rappelons simplement que toute cette haute rgion est formP par un substratum de terrains anciens cristallins ct palozoques, sur lesquels sc sont dposes, la fin du Secondaire ct au dbut du Tertiaire, de puissantes formations calcaires. La srie calcaire, dont on trouve une belle coupe dans la paroi du Cirque de Gavarnie, a une paisseur moyenne de 1.300 m, pouvant atteindre 1.()00 m. La srie est continue du Campanien au Sparnacien. L'ensemble de ces lL'tTnins, socle primaire ct couverture calcaire, a subi, dans la deuxime moiti de l'Eocne, un important mouvement tectonique qui l'a port des hauteurs considrables. Le substratum primaire fut disloqu tel point qu'il prsent(' des phnomnes de chevauchement. La srie calcaire, plus plastique, a t puissamment plisse, puis rcnvetsc vers le Sud. Elle se pr sente ainsi comme un empilement de puissants plis couchs les uns par-dessus les autres, ct tous djetC:•s dans le mme sens vers le Sud. Les plis, resserrs et cou chs 45" dans les parties hautes du massif (entre 2.()00 cl 3.300), se couchent et s'allongent vers les basses zones, faisant penser aux effets d'une tectonique d'coulement. Les strates plongeant uniformment au forment, suivant le jeu de l'rosion, de vastes terrasses coupes pat de puissantes falaises, donnant ainsi ces gigantesques gradins si particuliers ces rgions. Les ttes anticlinales, ren verses au Sud, montrent un pendage faible. Le cm de ces anticlinaux est :\lontien. Quelquefois une pousse plus forte, une faille, ou l'rosion, font affieurer le Crtac sous-jacent. Les synclinaux, profonds, aigu<; et trs souvent crass, doivent aux schistes sparnaciens leur allure aplatie. L'importance de la couche calcaire, le grand dveloppement des mouvements tectoniques, de fortes p1cipitations, tout concide donc pour faire de cette rgion un Karst trs l'clw, dont le prsent rapport ne peut constituer qu'une tude prliminaire. (1) Splo-Ciuh Alpin Languedocien (Montpellier) ct SplC:o-Club de Touraine. (2) Cnmnnmi<.ation prscntl-c le 9 scpt<.>mbrc 1953. Le texte intgral de la communi t•ntion a t puhlh'• clans le Ru/lelin cle la Soc. Languedocienne de Gogmpl1ie, l\lontpellier, t. XXI\', fasc., HH'lil, p. 199-22-1. Nous n't•n donnons id qu'un ri•sum<.:.

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r-r 1 w 0 z w C> i.LJ _. ., 0 c: CJJ a.. ., ., 1 0 "' c " L. IL ., L. •Go c 0 L. IL ... + + + 136 L. .! ; 3 E c " Go .s:: u " s g " .. . ., L. u " , Gl c: ..J 1 ... • 0 ::::1 .. " c: :! L. a.. 0 a.. Go E "V , -41 L. > 0 "' .D c .: ... ... 011 " 'Il 0 'Il m \5 ( : (.J J. DC C.\11 • .\H : . ..... 0 ct: ::::1 Ill a. Q) , Q) > ... " ::::1 , L. ., c " ;o Ill L. a, L. !; ., ::::1 ::::1 0 0 011 011 011 ;:! L. ::::1 ::::1 "> 0 0 'Il u u u •! 1 '! • 1 l2J tr '0 .s:. ....:: G.> ..., 0 0 0 0 1? cf. ;:, ..., .., "a c.. j Ill :a ICIIEHCJIES SUit I.E 13i 1" LE PHOBLME nE J.A sot•ncE ne GAVE DE PAt: Classiquement, c'est la grande chute de 422 m du Ci•que de Gantrnie qui est considre comme la somce du de Pau. En effet, on a longtemps admis que la grande cascade tait le produit de fonte du glacier nich dans le cteux nomm par ScnnADER << Conque de la Cascade . :Mais le dbit d'un pareil torrent est-il assur uniquement par Je glacier, ou faut-il pensct que, grce la fissuration des mmailles calcaires, une pmtic des eaux pro,ient du vetsant espagnol, de la fusion des nvs emplissant les vastes cuvettes du revers sud du Cirque ? L'origine de la cascade de Gavarnie s'tait prcise avec la dcouverte pat BnuLLE, en 1888, d'un << vastr ttou noir dans le pic central de la cascade, liv•ant passage un fmt torrent alimentant la cascade. C'est la rsurgence Brulle. Plus tard, la dcouverte ct l'exploration des grottes Devaux devaient permettre l'accs d'une partie elu cours soutetrain. :\'IE:\GAUD, GAURIER, SCHRADEB ct CASTERET admettaient que l'alimentation de cc cours tait due la fusion des nvs du plateau compris dans le << triangle marboren , dlimit entre le :\larbor, le Cylindre ct le Col de la Cascade. Nottc premire prospection, en 1948, nous amen revoir cette question et, nous appuyant sur la tectonique bien particulire de cette contte, nous avions pens (J. nv CAILAH et J. Cot:nEnc) que la zone de drainage de la cascade pouvait s'tendre bien au del du << triangle marboren . En effet, la rsurgence Brulle est place au contact des calcaires montiens ct thantiens : llc sc troun au dbouch sur l'-pic du Cirque de Gavarnie d'un gmnd synclinal que L. :\lengaud a suivi du Soum-de-Ramond aux Gabitous, en passant pm le :\lont-Perdu, les Surs de la Cascade et le vallon de Sal'ladet. 01, nous avions constat que le petit tang glac du Mont-Perdu l), situ 3.000 m au cur mme du synclinal entre le Cylindre ej le Mont-Perdu, contrairement aux cartes, qui lui attribuent un dversoir arien, vacuait son trop-plein dans un otifice rocheux, vritable perte souterraine, dbitant 100 150 litres par seconde. Nous avons donc pcnsi• ct mis l'hypothse qu'il s'agissait peut-tte de l'ori gine du torrent sc dversant la rsurgence Brulle. Seule une coloration la fluorescine pouvait ttancher la question. La coloration a t ralise le 30 juillet 1952, 1 i h. 30 (nu CAILAR, Cou nEne, Den01s, MASSEHAND), avec 18 litres de fluorescine (fournie par le C.N.R.S.). La sortie de la colotation s'est effectue la rsurgence Brulle le 31 juillet, patti• de 15 h., colorant fortement la Grande-Cascade et le Gave. Cc rsultat nous permet de tiret quelques conclusions et dductions : a) la source du Gave de Pau est en Espagne, au pierl du Cylindre, l'tang glac du Mont-Perdu, 3.000 m. Aprs un trajet souterrain de 2 km. 500, orient S.E.-N.,V., le tmrent sort la rsurgence Brulle, dans le pic centtal de la Cascade, 2.820 m, soit une dniYellation de 180 m ; b) il s'agit de la plus haute pcrcic hydrogologiquc naturelle connue ; c) c'est un nounl exemple de captmc du versant mditerranen par le ver sant atlantique. 2o ETUDE DES CAVITRS DU SYSTME I>U GAVE I>E PAU De haut en bas, nous connaissons, sur Ir trajet hypothtique elu cours sou tetTain : A) La perle de l'lany glac (3.000 m). 1:n espagnol :. dans I.e banc de calcaire il Aholim•s bordant au S. l'etnng glat•t• du :\font-Pet du. Peht ol'ifice de 50 em dr hautl•ur sur 1 m de largt•, et•ttaint•mt•nt pinNrable, mais il

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::::J 0 ._OJ " -. E OJ -•QI > Il) c. c. ::::J c. .. o ::::J w 1:1 0 0:: Il) L OJ Il) •QI 0 c cu OJ c. " E •OJ Ill) co cu > OJ c .t:. 0 u a: u 0:: 0 (J) t( 0 -.() 0 <( N '() Q_ 1 Q\ 2: <1) N w :::> ............., c 0 0 0 . -0) z 0 0 L w <( > <( UJ :::> 0 1-Q) l: Q) () .c: V) lJ.J <: tr lJ.J "" ....,J -J 0<:-a.. C> QI cu c. ..... "QI t E QI E -eco -"" V) "' Q "o -. , s"' ..s :la-!:: ar.. Il) c: c: u 8ol c. ::::J " ::::J oq;.,q,_ 0\ c 2 Il) QI " Il) 0 u z 'OJ > a: E Il) ()\ 1 'Il 0 ;:, 0 t: of,.J QI '--::: ...: -.i c...i c:.5 -c... c.. ;:, a t...) -) .. Q. "' Cl) " 1:::) Q ...c::l c5 Q: 1.. " Q. "lb :0.. 11:1 ...... a 1 (.) w a. ::> 0 u E 0 OJ ., w 0 < u Il) < u <( ....J w 0 ....J ii: 0 a: a. z UJ > '!....J w 0 L&J a. ::> 0 u ICIIEHCIIES S UB I.E ::'\IAHBOH 139 faudrait s'imme1gcr. En yoic d'agrandissement de 19-18 il 1953. Le trajet descend ensuite presque verticalement. On peut donc pronostiquc1 une dispal'ition il plus ou moins bl,c chance de l'tang glacC:•. B) La {frotte de l'lany ulac. --Toujours en territoire espagnol, nous appellerons ainsi, pro,isoiremcnt, l'ouvc1tmc situe en conhe-bas de l'tang glac, au pied de la face Sud du banc calcaire dans lequel s'oU\'I'e la perte. Elle est place en tte du ruisseau de Golis. Le sol en pente est occup pur un nv et de la glace qui obture p1csque compltement le passage. :\lais nous avons not du courant d'air : la dsobstruction sem aise. Sa position, qul'lques mtres seulement de la pcrtt•, permet d'affirmer sa communication ct son rle de hop-plein probable autrefois. C) .-lven du Marbor. C'est la caYit la plus haute signale cc jour dans le monde. Il s'oll\TC il 2.920 m, en Espagne, sur le revers Sud du :\larbm, sur le large gradin qui passe au Col de la Cascade ct qui s'tend sm tout le revers Sud de l'Epaule et des trois Pics de la Cascade. Environ 800 m l'Est du Col de la Cascade, il est situ clans Je lapiaz de calcaire thanticn, gl'is fonc, rognons de silex, presque l.a limite d'un banc de calcaire blanc Alvolincs, dominant en rive droite le vallon qui spare le Cylindre et le :\[arbor. Sa bouche troite, dt• 3 m de long sur 0,50 de large, est dcouverte en juillet 1952 pm J. Cot'DEHG ct E. Nous rcxplorons les 30 ct 31 juillet 1953. Le dveloppement total est cn\iron de 800 m (dont 500 m de topographis) pour une profondeur de prs de 1-10 m. A -lOO m de-l'entre, nous avons not les tempratures suivantes : cau 0" 5, air 6" 3. Nous trouvons, dans cet a\'en, l'exemple parfait du creusement de cavits soutenaines partir d'un rseau de diaclases sc recoupant plus ou moins angle droit. Chaque arrive d'cau supl'icurc ct chaque cascade importante ont agrandi les diaclases ct form des salles, dont deux sont d'assez belles dimensions. Signalons enfin la prsence d'une fine poussire gris jauntre, recouvrant toutes les pmois, ct dont un chantillon est actuellement l'tude. L'aven s'ouvrant en,iron 2.920 m, le fond atteint sc1ait vers 2.i80 m, soit, semble-t-il, plus bas que la rsmgcncc Brullc. Cependant, 30 m prs, en plus ou en moins, nous n'avons aucune certitude sm les cotes des entres, en parti t•ulicl' pour la Brullc. Pmu dfinir les rapports entre le cours d'cau souterrain de l'aven du :\!arbor ct la rsurgence Brulle, une exprience de coloration s'impose donc : s'il ne s'agit pas du mme courant, il faudrait envisager une sortie des caux de l'aven du :\Imbor sm le versant espagnol, 1.-100 m plus bas (3). D) La arolle Devaux el la rsur!Jence Brulle. -Dernier tage du systme, puisque situes en France dans le Cirque mme de Gavarnie, 2.820 m environ d'altitude, la rsurgence Brullc et la grotte Devaux communiquent rintrieur ct ne forment en rC:alit qu'une seule cavit, donnant issue au fort torrent qui constitue la Grande Cascade de Gavarnie. Elles s'ouvrent sur le gradin qui descend du Col de l'Epaule du :\larbcH (3.013 m) ct coupent hansvcrsalemcnt commune des trois << Sms de la Cascade >>. A la base de la Sur centrale, la rsurgence Brulle est, il l'Est, au point le plus dclive du gradin, la grotte Devaux, l''V., 40 m plus haut. Nous serons trs brefs sur la description des premires salles, soigneusement (3) En juillet 1954, nous a\ons continu J'tude de <.ettc cavit. Ln galerie n\nl pour au-del de l'ai'I't HJ5a n'est pas encore nclleYe. L'exploration de l'amont nous a que l'nlimentation du cours est rl-alise pm l'enu de fonte des n\'l'S emironIHtllts. Il ne s'agil donc pas du ('Ours (•nfoui il l'l-iang glac du Mont Perdu. De plus, une ('o)omtion. la fluc)l'escine n'(•st pas resscwtie il la B!ullc. .la ,faillie quantite de colorant utilist• ne nou-. p<.'l'lll<.' pas <.•ncorc d <.•limlll<.'l' ln possllnhte dune confluence des deux cnUIs. Cc problme sera repris en HJ55 <.Yofe ajoute en <.'ours d'im JH ession).

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140 J. DC C.\II • .\11 l6] explores et dcrites pa1 J. DEVAl'X, J. RoscH et :\. CASTEHET. insisterons un peu plus sur le long couloir Est de la g1otte Devaux, qui nous a permis de sui v1e trs loin le cours hypog et dont l'exploration n'est pas acheve. Rsurgence BIulle. Une ouve1ture, de 5 m de haut sm 3 m tle large, et dont les flancs sont occups pa• de la glace, JivJc passage au fort torrent qui se NE CROQUIS DE LA PAROI SE DU CIRQUE DE MAABOA 3.250 GA VAR N lE S DE LA CASCAo E 3.157 PIC CENTRAL 93 -;-.-:r;, /) __ TT_:) ,/) d'apr s ./ ' J le 0!' L. Mengaud ) )_-= P. Dubois u so prcipite sous un nvi (en rt:alit il n'est pas possible d'aborder eettc ('avit pur dehors car elle est suspendue clans la falai"ic). l'n couloi• de 90 m, au fond duquel la rivic scqJente dans un passage qu'elle. s'lst cn•usi dans la glace, dbouche SUl' une vaste gale1ie de 30 m de. hugc.• sur 150 m de long. Le sol est eouve•t de gros (•bou lis rc\l-tus d'une l'arapa('l' de glal'e eraqueltl'. Le ruisseau court oti [] HECHEHCJIES St:H LE liAHBOH 141 s'tale sous la glace au milieu des 1ocs. La galel'ie s'enfonce ve1s l'Est, en s'le vant et en diminuant cie dimensions. La glace disparait ; le sol est trs sec. Au fond, une hoitme impintrable (B) a1rl-te la progression. Le tuisseau, dans la paroi Nord cie la gale1ie, dt•bouche d'un o1ifice trs troit, courant d'air. Le passage est possible, mais il faut s'immlrger. Grotte Del1Cw:r. en large ol'ifice, de 10 m sur l m de haut, oc'cup par un boulis, donne accs sm un ni•v rejoignant presque la vote. Par un passage surbaiss on dbouche dans une galerie avce boulis revtu de ghTe. A 40 m de l'enlJe, vers Il Sud, un i•troit orifice dnnne accs la salle des Cristaux (salle D de DEVAl'X). oit sont les thermomtres. Compars aux descriptions de DEVAl'X et de Rscn, lt•s cristaux sont en nette. rgression : diminution de superficie ct de dimensions. Pm l'ontl'('•. de grosses msscs de glace transparente occupent le fond de cette salle, ainsi que le fond du petit couloir qui s'en dtache. Cette glace prend son odgine dans des chemines. Prsence de plaques de gypse, sur, dans et sous la glace (glace c.n porte--faux) ct sur les rochers. Pas de courant d'air dans cette salle, situt:•e en •etrait du rseau principal. Un •seau de boyaux, plus ou moins occup par la glace, fait communiquer la grotte Devaux avec la gnmdc galerit• de la rsurgenee Brulle. Vers l'Est, diffn•nts boyaux pennettent d'acedtJ' une petite galerie (1,50), parcourue par un eounmt d'air, et dont les parois sont reYtues de giYre. A 230 m de l'entre, fin du givrage. A 320 on atteint tme salle de petites dimensions, avec boulis. C'est le point d'm..-l-t des explorations antl'ieures (J. DEVAUX, 1929 et N. CAsTEHET, 1952). Le 20 juillet 1953, une dsobstntdion rpide nous permet (.J. :\IAHTIX, J. BAnTUEZ et :\IonLoCII) de dt•boueher dans un boyau l'reus en conduite force. Le passage d'une nou\elle t•troitun• eondttit dns une diaelase, oit l'on retrouve momentanment la rhire (eneo1e un peu
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J. Dl' Co\II •. \1: [8] A 10 m en aval du bassin, par tm petit orifice, on accde un rseau suprieur, de progtession trs dangetcusc, it cmtsc d'un entassement de blocs d'une centaine de mttcs. On parvient ainsi it un croisement (.J. BAHTHEZ, .J. Coummc, .J. MARTIX, :\IonLocH, .J. nu CAILAH, 31-7-1953). Vers le Sud, on s'lve toujours dans les blocs pour parvenir jJtsqu' une salle tts nrrosc, avec un puits central (non explor). Vers l'Est, s'chappe une galctie en fonnc de diaclase que nous avons suivie, sans la terminer, sut une centaine de mtres (J. 8:\ HTIIEZ), 975 m de l'entre (5). 3" Coxci.uswxs Nous avons donc pu, par nos explorations de 1953, rcjoindtc trs loin, sous le massif marboren, le tmTcnt souterrain du Gave de Pau, ct le remonter sur plusieurs centaines de mtres. L'exploration, difficile, n'est pas achc,e. Le dveloppement actuel de la grotte Devaux-Brulle est de 1. 700 m. Le trajet de la galerie principale est orient E.-S.E. ; sa longueur est de 975 m. Le fond doit sc tJouvct 20 30 m au-dessus de l'entre. La majeure pal'tic des galeries parcourues sc dveloppe donc en Espagne, 300 m sous le plateau marboten. La liaison avec le plateau doit tre possible en plusieurs points. :\lalgr les diffrences de cotes que nous n'avons pas voulu cm-rigcr, ct le cheminement \'crs le Sud de l'aven du Marbor, la relation devrait exister. Il y a donc un systme de galctics trs dvelopp. L'absence de plan d'cau ct de remplissage, l'absence de concrtions, donnent ceux qui voudront en prendre la peine, l'assurance d'explore• une dizaine de kilomtres de galeries nouvelles (0). (5) Au coms de nottc campagne 1954, la pout;;uitc de cette galctic nous a pcnnis de t•etrou\er c,ours a. t .nrt'tl;c (Hll' bassin d'cau ncessitant poUl' sa tra,crsce 1 emploi du bateau (.,ote aJOlllee e!l (6) Pnu1 la hihliographic, sc t•ftcr it : .J. lW CAti.AB, ,J. Col'VEBC ct P. Dl'nots La du Gave de Pau, de Splolouie, t. \'III, 1H53. ' Pour J'tude du climat d des concrtions de la Grotte Dc\'aux \'ol Ja communication [Jt•scnte la Section 2 du prsent Cong1s : .J. Dl' C.\II.AH ct P. A propos de quelques modaiits de cl'istallisatinn (gypse ct glac(•J dans )(•s dl• altitude.

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PROFIL A.B (Longueur230m.) ? . . ' \. E /roi lure SECTION enC r;::: d'at'rG Rsurgence Bru/le ceoooooooooo ba nqui.se Glace R 1 v i J r e , • ' . . c PROFIL d Petite Galerie t • • PROFIL enD E T e PROFIL en E b 1m a 1 PROFIL E_F ------------------------------m. 1 f g GROTTE DEVAUX RESURGENCE BRULLE al t. 2.820 Etroit ure tlJaye par le S.C.A L le 29/7/IS53 ( C'oura t tl'air) Salle 60xJs Gavarnie Pyrnes) 900 Cole de longueur l'en !re grolle 1iD RIVIERE 230 Fin du givrage 32 Galerie .sup • reconnue our 60m de chauve. sourts . . .;./ ' '"'i ' t!'r.t;a ( .scni.sles marneux n f[2] NtVE: e,.H LOUPES de GLACE PLAN SCHEMATIQUE ECHELLd s,o 100(". :J premire porlie et les levs du S.C.A.L compagne 1953 pour la deuxime partie Rivire err mandres .SU p. reconnus .sur 'OO"'. ,ttlour/,e .!J""' p/U81ilur• pulh llur psrois.

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L B. G. ESCHER < t > Une perspective-relief de la rgion du Trou du Toro et des Goueils de Jouou ' (Pyrnes centrales) <2> Abstract N. CASTERET demonstrated in Hl31 the conncction hl'twcen :he swallow hole Trou du Tnto and the big spt•ing Goucils de .JouL•nu hy a colom test. The geological dtuclurc of the region was elucidatcd in Hl:ll hy thl• Spanish mining cnginccr .Juan DE LtzAH y This summl•r corrections tn thl• gcnlngy wcrc made hy Prof. L. r. I>F. Sn-ram and his assistent H .• J. ZwAn1 ft•nm Leidcn unhetsity. The hlock diagram shows the new concl•ptinn of the gl•ological connectinn hltwccn imput and output of the wutct, which cntcrs the southcrn limh (at 2.000 m ultitudcl nnd ll'a\cs the northern limh (at 1.405 ml of a svncline in Dcvonian limcstonc which ha:. bcen rcctystallizcd tn marhlc. • Ap•s aYoil lu la eaptinmte histoire de la coloration de l'eau du T1ou du Toro par notre Vice-Pri•sident, :\1. X. CASTERET, publie dans son liv1e << Dix ans sous terre , je me suis procur sa dissertation sur le problme du Trou du To1o, paru dans le Bulletin de la Socit d'Histoire Xaturelle de Toulouse . • Je me suis dit que ce bel exemple d'une enpture souleiTaine deYrait entrer dans les Traits cles phnomnes gologiques. Pour atteindte ce but, il s'imposait de construhe une pc•spectivc-relief. :\lais, l'esquisse gi•ologique qui est ajoute l'uvre de CAsTEHET tant trop sommahe pour ce but, .ie denlis attendre une carte golo gique plus dtaille et munie de coupes gologiques. L'ingnieur des mines espa gnol .Juan DE LIZAH y HoLuA.:-.: les a publiis dans le << LhTe .Jubiliaire de l'Institut de Gologie et ar notre JI. \Y. F. TEGELAAH. Ap1s achn•menl de la petspl'l'l\'l'-t'elief, elle fut coupe en ttois parts, donnant l'occasion 1l'y dessiner un profil gologique tanns\ersal, passant par le Trou du Toro, el un Sl'l'OtHI passant par Goueils de .Joui•ou. L'eau qui entre ---------( 1) ProfesscUI' it ITnhet•sitc! cie Ll•idt•n (Hollnndl•l. Cnmmunil'ation prsentL•c Il• !1 septemhtc 1953.

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J.14 B. c:. ESCJIEH [2] dans les calcaires dvoniens marmoriss dans le flanc sud d'un synclinal it 2.000 m d'altitude. y sort pm le flanc nont l'altitude dl• 1.405 m. Cette perspective-relief ayant t excute, nous a\ons attendu le nou,cau lev gologique du Val-d' A1an, P.m mon ancien l\c ct collgue actuel :'t Lei den, :\1. L. U. DE SITTEH, et son assishint p1incipnl, ::\1. H .. J. ZwAHT. Ce de1nier esl rentr Lciden la semaine dernire ct il m'n p1ocur des donnes nouvelles sur ln gologie de ce ter1ain. Il semble que le Silul'ien de la cmtc espagnole n'existe pas au Sud du synclinal dvonien, et que nous avons affaire du Carbonifre il facis continental, avec restes de v•!gtaux. Cette observation change l'allure tectonique du terrain. Au lieu d'un large anticlinal au Sud du synelinnl dont j'ai parl, il s'y tJouve un anticlinal aigu dans les dvonh.ns, smvi au Sud d'un synclinal, dont le noyau est form pa1 du Cmbonifre. Au Nord du synclinal dvonien, qui nous intcssc spcialement, H sc trouve une grande faille. Les dtails seront publis• pa1 DE SITTEH ct ZwAH1', dans une tude ult rieure ; mais ::\L ZwAnT a bien ,oulu l"'i<(t1isse1 ll•s nouvelles donnes gologiques dans la pcrspccti ve-relief. Quant l'explication gologique de la captme souterraine, elle resle en principe la mi-mc que celle base sur la ('aJ'le de .Juan DE LIZAH y Hoi.nx. Bibliographie CASTF.HET (.N.). -Le problme du Ttou du Totu. des soutccs du Hio Escta ct de Ja Garonne Occidentale. /Juil. Soc. d'l/isloire .Yalurelle de 1'oulouse, t. LXI, p. 89-t:n. HJ31. Dix ans sous let•t•c >>, Penin, Patis, p. 2:i5-2()(), 1 fliJ..J.. LlZAiln (.Juan DE) y Hor.na.s. -Estudio solnc Jas cotH.'xioncs la_:; calll'cc• ras de los rios Eseta y Garona. Jnslilu/o (;eo(o!Jt'O 11 ,lli11ertt de b:pana, Lihto Juhilar (18..J.8-HI..J.!)), t: II, p. 381-..J-25, :\laddd, l!Ja l. SITTEn (L. r. DE). Instnunent fot• the mechanicnl constntdion nf Blol'l< Diagtams. Leillsche (;eotoyisdte Jlededelinuen, i, p. :a:325, 193(;. -----------.

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; S.E Pic ae A ne LC 3LIOL. ' 1 .!!' de la Maladeta . en Zandsleen Carnoon Schiste!. et Grs CarboniFre Forat (lrou au Toro) 1: ; ; kalksteen 1-r_ .. ,J Devoon Calcaire mar-morist Dvonien Onderaardse aflapping van de Rio [:>era Ordovicien door de Garonne Occidentale volgens kaart en profieten van Lu de 5itter en M J Zwart 1953 0 1 Km

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B. DUCHENET < t > Observations sur le cours souterrain de la Vernaison et le gouffre de la Luire (commune de Saint-Agnan-en-Vercors, Drme) (2 ) Le Gouffre de la Luire (altitude 883 m.) constitue un regard sur la Vernaison souterraine, dont les rsmgcnccs prsumes sc trouvent 16 km, 5 au Nord, au Bournillon (alt. 470 m) ct Arbois (alt. 405 m), dans la valle de la Bomne (3). Voici le rsultat de nos explorations, ralises en juillet 1952 : Le 25 juillet, nous descendons les puits connus jusqu' la cote 200 m. L, nous parcourons une galerie bifide, ferme par deux siphons. Nous percevons un lger courant d'air au siphon nord. Aprs plusieurs tentatives, et aprs avoir creus le << mound milch de la vote, nous franchissons une laisse d'eau de 10 m, qui provoquait prcdemment l'immersion de la galerie. Nous dbouchons dans une salle de 7 8 m de diamtre, ct nous passons un second siphon, sec celui-l ; nous arrivons alors dans une vaste galerie, descendant vers le Nord, o nous parcourons seulement environ 300 m, car nos dcou-vertes dpassent nos prvisions. . . Le 27 ju!llet, au cours d'une deuxime expdition, nous parcourons la gale Ile aval et debouchons dans deux trs grandes salles. Aprs avoir descendu une et un puits de 20 m, nous dvalons une galerie plongeant 45'', qui sc termme, aprs 150 m, en cul-de-sac, la cote 400 m. Une. nouvelle galerie nous amne, aprs 100 m, devant un siphon trs important, qm semble continu par un mandte remontant, parcouru sur 40 m, o nous avons constat un courant d'air. No.us prenons le chemin du retour ct parcourons la galerie amont sur 600 m. Celle-cl se trotn:e coupe par un grand puits, dlaiss faute de matriel et de .. se en deux branches inacheves. Nous terminons 1 explot api es un SeJom de 15 heures derrire le siphon. . Le bllan de ces explorations se solde par la dcouverte de 1. 700 m de gale ries topographies en deux exl>ditions de 30 heures. L'altitude du termmus serait de 480 m, soit 10 m seulement au-dessus du Bournillon. L'quipe ne se composait que de 11 membres de 1 () 28 ans. ---------(1) Centre National de Splologie des Eclaitcurs Unionistes de Frnncl'. (2) Communication prsente le 12 septemlHe 1953. (3) Voir l'tude de A. La Luitc ct la Vernaison soute•rninc, .4nn. de Splo., t. 1, 1946, p. 31-42, 5 fig., pl. 10.

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r ( 146 n. DUCHENET [2] Discussion M. R. DE LoESCHNJGG : En tant que reprsentant du Groupc Splologique Valentinois, qui poursuit les tudes sur le rseau de la Luhe, je tiens signaler les progrs raliss depuis la visite des Eclaireurs Unionistes. A Nol, Pques ct cu juillet 1953, trois expditions ont permis au G.S.V. de dcouvrir dans la Grotte de la Luire des rseaux annexes ct un nouveau systme de puits donnant directement accs la grande galerie dcou\e•tc en 1952. Dans la branche sud de ret.te galerie, il a t entendu une rivire soutc•rainc au has de deux puits distants de plus de 100 m ct profonds, l'un de 69 m, l'aut1c de 80 m environ. Cette rivire est sans doute la Vcmaison soute••aine que l'on •echerchc depuis plus de cinquante ans. Du point de vue des cotes prcdemment annonces, il con\'icnt de rectifier ap1s n'rifrcation : Point le plus bas atteint _ 3-li 111 (et non 441 m). L'erreur provient en partie de la cote -260 m donne au siphon, alo•s que la topog1aphie ct l'altimetre ont montr qu'il n'tait qu' 184 m. D'autre part, la Vernaison souterraine semble couler la profondcur de 2i5 rn environ, soit alors 135 rn au-dessus de la rsurgence du Bournillon (ccci aprs correction des altitudes de la carte d'Etat-l\lajol', qui sont fausses). .Pour_ le moment, nous n'avons fait qu'entrevoir les possibilits de cc 2.a00 rn de dveloppement ct dont Je volume des saJJes ct des galeries a etc cst1me a 200.000 ma, ce qui montre l'ampleur du systme Luire-Vernaison. 1 1 Pierre de BRETIZEL La grotte de La Mescla, rsurgence d'eau sale (Alpes-Maritimes) (1) La grotte de la :\'lescla, dite grottc de l'cau sale , situe dans le dpurtcmcnl des Alpcs-:Maritimcs, s'ouvre l'entre .des gorges du Var, au lieu-dit << ::\lescla nu confluent de la Tine. E11c s'ouvrc par deux entres : l'une, sche, dhcclcment la route N" 202, tandis que l'autre, 10 mtres au-dessous de la la sortie d'une rivia:c soutera.ainc d'cau sale, 'lUi sc jette Immediatement dans le Var ct debite env11on 10 htres par seconde. Le rseau souterrain qu'elle parcourt est situ dans le massif du Mont-Vial, qui se situe en quelque sorte la limite des plissements alpins ct des plans provenaux. Le porche de la grotte s'ouvre dans les calcaires marneux noirs de l'Oxfordicn, et toute la partie explore, d'une longueur totale de 2 lim, reste dans cet tage gologique. 1. -HisTORIQVE DES Avant 1939, un chercheur isol, :\L J. GAVET, visite la prenuerc galerie de l'tage fossile, sans chercher plus loin. Puis, en 1948, le Club ::\'lartcl, de Nice, en commence l'exploration mthodique. Aprs avoir fait la jonction de l'tage fossile ct du rseau actif pm un labyrinthe de petites galeries, il s'attaque aux parties supl'icurcs ct dcouvre une enfilade de galeries entrecoupes de puits, qui sc termine par un siphon. En 1951, le siphon, qui n'est qu'une laisse d'cou est partiellement vid ct ouvre l'accs d'une galerie qui s'arrte assez rapidement .sur un nouveau siphon. L'obstacle est franchi par une c:1cmine au plafond, qm donne dans une galcl'ic en toboggan montant, puis descendant brusquement SL!I'. gran_des salles entrecoupes de lacs. Des puits obliques plongent la. rr a ch ve l'(•tlouve, mais qui sc pc1d malheureusement dans d.cs siphons A l'hcme actuelle, nous cxplmons les parties sup ncurcs de. ces dcr:m.eacs galcl'ics, o nous avons quelques chances de trouver la suite du reseau penetrable. JI. Cc qui tout d'abord, c'est la. constance pmfaitc de l'alhue ct des formes la vite .. galeries, de section elliptique, sont creuses aux dpens de!) strahficatwns rcouhcrcs du calcaire mmncux. La staatification se situe dans un plan d'environ 45o .sm l'horizon ; elle est soulinnc par des banco; parallles de rognons de marcassite trs impm<', groups par 0zoncs plus denses. Les strati fications redescendent bausqucment aux deux Hers du riscau par un anticlinal sommet trs troit. La partie explore reste constamment dans ecs calcaires marneux, marcassite, que nous trouvons aussi bien l'enhic qu'au fond. ( 1 ) Communil'alion prsente Il• Hl septembre tH5iJ.

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. , -G DE LA M ESCLA (c.ncllt 1/500' .. ' • • • • u ,.. :: . . Ftn . t t.A (;IIOTTE tn: !. . \ • . \ 1 1 D L : l pal'lic du n ::seau consist e en une sene de laq.;es regards s ut l a ririrc, qui deYaicnt t•tre autrefois les dbouchs dt• galeries suprie ures descen dant oblique ment sut l a rivire. Ce ll e patti c s'atT t c s ut un siphon il cnYi ton 200 m ttc s d e J 'entt t•. par les galeries fossiles suprieures d ont n o u s Ycnons d e parler, o n r e descend rapidement jusqu'au niveau zro, o l'on tcttou,c des siphons sous fonn c de puits obliques noys. Les galeries fossiles intermdiaires, qui dominent d ' e n viro n m le niveau d e t a riYitc, fonnai cnt auttcfois l'ancienne voie d e sortie des caux sales . Elles sont continues en lwutc ut pat des c hemines obliques, snivant l e pendage des strates, qui dbouchent dans les tages fossile s supricuts . C 'est pat ces tages supricut s que l'on avance l e plus ptofontlm cnl l'int dcut d e lu montagne. Les couloirs successifs y montent rgulitcmcnt, e n s u i vant diagonalcmcnt la d irection des strates. jusqn'il une h auteur maximum (56 m), o J'on t c dcsccnd bntsquc m cnl jusqu'au niveau des siphons. Les plus g r a nds \'ides sc t1 o uvcnt dans cette dcrnitc p att i e descendante ct sont dus uniquement a u travail mcanique des caux. D'ailleurs. dans tout e la grott e, l a corros i o n est peu importante c t il n 'existe jusq u':'\ prsent aucun boulement de paro i s , ni d e Y i clc s d'etron d t c m c n t s. )(). LE nttSEAU ET SO:'\ 1:'\Tnh Dans celte gn1 tt e, nous avons t amens c trcctucr un cel"lai n nombtc d'obscrYa tions, d'ordre la fois physko-chimiquc c t gologique. L e 2 septe m bre 1948. nous aYon s prlcY un chantillon d 'cau sale pour l'analyse. Pour un l itre d'cau, o n a: 2,130 g. d e chlorure d e sodium, 1 , 295 g. d e chlorure de magnsium, 0,398 g. d'acide sulfurique dissoci, plus du gaz carbonique dissou s en tts p etite quantit c t cs traces d'acide carbonique. Cett e cau a, en t oute saison , une temprature tts l cYc c t constante: 2 1 " . L ' air est il 2 F. En h iver, il l a sortie d e l'eau dans les gorges du Var, o tgnc une t empnttutc de5", la Yapcur qui s'en dgage, a u contact de l'ait froid, sc condense ; c t l ' o n Yoit la tsurgcncc exh a ler d e lourdes vap eurs blanches. Cc p h nomne c uticux ne s c pt o cluil pas d ans l a g r otte tlll 'll1e, o il y a 2.J", c t , par consquent , pas d ',aponttion \' i sible . Le dbit cie l'cau est aussi constant que s a tcmp(ratun. Il t•st extrmement l ent (un flotteur parcou t t 20 c m la minute). mais assez important : 10 1 /sec. Les v i o l entes ptcipita tions d'automne, ains i que la fonte des neiges au print emps, n e la ront pas vari e!'. Citons toutefo i s une cx('cption en 1951, lot s des pluies qui. nt cnt tant d e d l gftt s dans les Pendant p l u s teuts JOut s, l e n tvcau d e la l'ivitc s oute tTain e monta d 'cnYiron 2 m ; mais ccci reste un fait isol . Cett e cons t a nce de d bit laisse d onc supposer l'exi s t ence de nssutcs communiquant entre elles pat u n syst m e de siphons, qut amol'ltt toute vanatton d e dl-bit. La grotte possde une cat al'll'I' s tiqut• : c'est J a natute tles toches I.e. noit oxfonlicn d onl i l s'agit i c i a une trs haute t c ncut e n argtlc, cc qut dtmtnuc l'al'lion des agent s chim iques s ut le cadlonat c de calcium contenu dans la toch<'. Cet Oxfordie n . commr nou s l 'avon s dit, esl tndr d e b.anc s d e rogn o n s m a rcassit e assez impure; f o t t c m cnt attaque pat l'ait hunude, cette marcassllc sc dcompose l 'humidit en masses f1iables d e sul fate ferreu x imbib, solutio n d'acid e sulfurique que nou s t e t t o u vons e n grande proportton dans l'cau d e l a dvirc. Ces bancs de marc assite sont riches en Belemniles lwslatus p yritc u x. L e cal caire qui fonnc l a tochc e ncaissantc est donc ttop pour donner naissance :\ des concrti o n s. Seuls, dans les tages supt i c ut s, exi s t ent des coules c t des piliers stalagmitiqucs, ains i que q u elques fistula ires, q u i \'icnncnt direct e m ent des elu L e s galeries h aute-; son t donc il trs peu d e distance d e s calcatrcs b l a n c s masstfs du Tithonique.

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r -L J LA GIIOTTE DE L . \ 1 5 1 Les dpts d 'argilc sont td!s importants dans la cavit . Ils obstnrcnt compltc m c n t ou e n part ic un b o n nombr e de passages. Dans les gal eries basse s ct une grande partic des gal el"ics hautes, celle a r g il c est grise, sable use, c t parse me d e paille ttes de chalcopyl"it c, d e pyrite c t d e mica. Au contraire, v e r s l e f ond des galeries haut es, elle est rouge, grasse c t trufi'c d e cri s t a u x mic roscopiqucs d e cal cite. Celle d cmirc provi ent d o n c des cal caires bla ncs tilhoniques dj cits, qui semblent l assez proches. De p lu s, cette argile r o uge sembl e nHlio a ctivc: en cfi"ct , des par ti cules microscopiques, mises e n prsence d 'une pelli c ul e p h o tographique, ont e n quelques jours impressionn celle-ci a n point de former des aurolcs de 3 c m d e diamtre. Enfin, d c r nirc p a r ti culadt int rcssantc : l a boussol e subit dans la g r o tt c une dvi a ti o n normc. Au d but, quand n o u s e n avons l e v les prcmie r s pla ns, n o u s avons commis d e n ombrcu scs e rreur s d'orientati o n sans l e savoir. Cc n'est qu'en r acconla.nl l e plan des galeries du f ond celui du rcsl c du rscau que nous n o u s e n sommes rcrHiu compte : nos boussoles i ndiq u a ient l 'Est a u lie u d u Nord (dviation de 90 " ) cl redevenaient p e u prs normales dans les galeries d'entre. Tl semble, d e plus , y avoir :\ certains cndro it s des oscillations de l'aiguille aimante ds que l'on s'approch e des paro i s . Ces phnomnes magn ti ques sont , a c lucllemenl, t out fait inexpliqus, ct con stituent une nig m e , car la m a rcassit e des par o i s n ' a pas d e propri ts c t sc trouvcr ail d'ail l eurs en quantit insuffisante p o ur expliquer de t e lles dviations de l a b o ussol e ( 1 ) . D e t oul ccci, n o u s pou vo n s tir c r quelques con clus ions i n t ressantes pour la gologie gn r a l e d e l a rgion. L e m ont Vial, o se trouve l a g r otte, est l e d ernie r c hevau c h e m ent des p l a n s proven a u x, mais il prsente une anomalie tect onique. En cfi'cl , pantll lcment la li gne d e c h evauc h e m ent, l'o n observe urH.: espce d e soulvem ent e n ellipse des assises gologiques, d ont l e sommet axial a un a n g l e trs a i g u. Or, n o u s l e retr o uvons n u f ond de la grolle, mais rn surface il est e n p artie dcoup l'cmporte-pice par l'ros i o n. Ains i , n o u s voyons sou s l a couverture d e Barrmien apparaitre s uccessivement l e i:\ocomicn , puis les calcai res tithoniqucs, et mmc, par endroits , les calcaircs m arneux d e I 'Oxfordicn. L e soulvem ent en question a l'allur c d e cc que l'on appelle un pli diapir, d une pousse salif r e. L'exa m e n d e l'cau de l a rswgencc, qui drain e t oul l e massif (prsence d'un e assez g r ande quantit d e chlorur c d e sodium c t d e magnsium), ain s i que l a tcmp nrturc a norm a l e ment leve, l e confirment. L e rseau a d lre en conlac l avec des masses de sel gemme incluses dans l e Trias. Cel u ic i est trs salif r e dans la rgi o n. Pcul-tre est-cc l l a cause cie ce soulvement local , rcs t encore inexpliqu . . D e t oute faon, s i l e sel n'est pas uniquement l a cause de cc pli, il e n assez rmportanlcs pour qu'on en r clro uve une telle quantit diluee d a n s ' d e la. rsurge ncc. C e lle-ci est alimente par les i nfillnllio n s des pla tcau.x supe n curs, qtll p e rcol ent l e massif e n lessivant e n tluelquc sorte l a masse d e sel rn cluse. O n peul clo n e f onnuler d e u x h y p othses : supposon s d'abord que l e sel s c l)rscntc o . l a form e d 'une a r Jophysc m as. 1 l 0 l . 1 . S liS s r vc sar an . s. cs sec uncnts : dans cc eas n o u s avon s afi ' a i r e, comm e n o u s J 'avons s ugger e, a un pli diapit; o u a l o rs, deux i m e : l e sel sc prscnte sou s fo r m c d e fil o n s injects d a n s les fissures elu c alcarr e ct d a n s cc eas il n e j o u e qu'un rl e secondaire dans ---------------(1} C n e nou . ' cl l c plus dtaill{(' de la gmttc ayant C'ntrC'pt i sl' e n octo hn• l!J:i:l a pc!mr s d e .. IJUC les. anomal il's magntique s d(ctrtcs haut sc l t o u , aiC'nt completc nH'nl bou!e' c r st.es_, Yo11e invcts< cs. l'ne t-tudc :>pprofonotc d.c l a grolle pC'rmett m sente d e f o u mr! lC's n (•ccssa itcs p out t ablir une h y p olht'SC' de base ( ole ajoute en cours d ' rmprcssron) .

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<>-I>IERHE DE BRTIZEL [] la fmmation du plissement. La cause de celui-ci serait inconnue, et c'est lui qui aurait provoqu, par formation de grandes failles dues au inanque de plasticit du calcaire, la monte des filons de sel. Ces deux hypothses s'excluent videmment l'une rautre. Pour approcher de la vrit, il ne nous reste donc qu' poursuivre l'exploration de la grotte jusqu' ce que nous rencontrions le sel. Malheureusement, il n'apparat jusqu'ici aucun endroit de la surface du calcaire. Nous conclurons donc en disant que nous avons affaire, la :\'lescla, un cas exceptionnel de morphologie karstique en ntpport direct avec des formations salines. Discussion (1) M. B.-G. EscHEH : La tcmpratuJc moyenne de la rgion etant de 10" ct celle de l'cau de 21 ", il Y a une difl"rl!ncc de Il" expliquer. On sc•ait conduit admett1e le cheminement de l'eau 400 m de la surface. M. B. GRzE : Les plis diaphs sont frequents dans cette rgion. Il en est notamment d,e spect.aculaire dnns le prolongement du Vial au N.-,Y., 1us de Pugct-Thnicrs, ou 1 continue elu T•ias salifre HI'I'VC parfois il bal'l'el' le . L orJgmc du sel parait donc facile trouver, nuds cela n'c:xpliquc pus ducctcmlnl l'origine de la haute tempature des caux, it moins d'admett•e, a\ec ::\1. EscHER, une venue hydrolhcrmal<.• pouvant pcut-tJc arJ•iveJ' en surface prcisment it la faveur du dispositif diapir. :\1. P. DuBois estime galement que si les deux hypothses proposes par :\1. TIZEL motivent la salinit ln tcmpntturc leve ne peut s'expli --------(1) Etude dj soumise au Congrs le 12 septembre 1953.

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,Walter MAUCCI < t > Inghiottitoi fossili e paleoidrografia • ep1gea del Solco di Aurisina (Carso Triestino) <2> Rsum L'tude se rfre i1 la du Cmso triestin compl'ise entre la cte les reliefs du Concusso-Lanaro (Vallon d'Aurisina). L'autcua exnminc les conditions motl>hologiqucs ct gologiques ct fait une analyse de!> aspects du Caaso en cette zone. A l'aide d'un pnt•alllc entre le phnomne considr ct celui dl' Castclnuon> (lstl'n), il reconnat en cc dernier une hydrogrnphie superficielle ttansversalc absorbe par des ponot•s. L'existence de que l'on peut considrer lomme des ponors (puits ahsorhants) fossiles, ct les conditions tectoniques, dmontrent que Je d'Aurisina passa il la fin du Pliocne par une phase hydrographiquement analogue (l'auteur l'appelle phase caslelnovicnne >>). Pnssant ensuite il l'analyse d(•taille des ditl'rcnts ponors fossiles, l'auteur reconnat le long de toute la zom• hydrographique, i1 gauche du vallon, onze bassins ferms ?u t\ pe castelnovicn, qui reprsenteraient les atlluents dl• gauche de l'ancien Timavo (Paleo mavo) ayant sur,cu it sa disparition grce il la mat•no-arcnace du ct gauche de la ligne de des eaux. La regione della Vcnezia Giulia indubbiamente la zona carsica p1u ampiamente studiata dai punto di vista spelcologico, dell'intcra Italin. Prescindendo da una ricchissima serie di monografie su sinnole caYit 0 ,1ruppi di cavit, le grotte della Venezia Guilia trovarono ilhtstJazio;e, nel 192(), fondamentale opera Duemila Grotte di L. V. BER1'AHELLI e E. [ 15]. In quest'opera sono clencate e descritte 2142 cavit cmsichc. Successivamente (1930), a cura dell'lstituto Italiano di Speleologia, fu pubblicato il primo fascicolo (e finora unico) del Catasto delle Grotte ltaliane, riguardante le grotte della Venezia Giulia. In esso sono catalogate 2745 cavit. Altre grotte della Venezia Giulia furono descritte in successive pubblicazioni ( << Le Grotte d'Italia . << Alpi Giulie ) e nel volume << Il Timavo di E. BoEGAN .[20]. Con questo ultimo lavoro, le cavit arrivano a 3503. Oggi, dopo la della con le nuove scoperte, si arrivn ad un totale di 3925 cav1t.a Giulia, delle quali 837 rimangono entro i confini del Terr1tor10 d1 Tnestc {Zona A). A questa di notizic descrittivc non corrisponde pero una ade profond1ta d1 1ndag1ne. Se si prescinde dagli accurati studi di G. TIMEUS e d1 E. sul corso sottenaneo del Timlvo da,rli scavi di C. MARCHESETTI e di BATTAGLIA, e 'cu G. MuLLER e altri, le che s1 hanno sul cars1smo Ipogeo della Venezia Giulia rimangono tuttora enunen temente di carattere dcscrittivo e prettamcnte morfologico. (1) Societil Adriatica di Scicnze NahHali (Trieste) Sezione Geo-Speleologica. (2) Communication pl'sent(•e le 9 septembre 1953.'

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156 WALTEH l\IAUCCI [2] Recentemente (1952) ho avuto occasionc di pubblicme un tcntativo di ipotcsi speleogenetica [581 tendentc ad inquadtare i fenomcni c!el carsismo ipogco in un sistema naturale busato non soltunto sulla morfologia ma anche sulla gcnesi. L'ipotesi dell'erosione irwer.•w statu assunta come busc di Ia,oro dalla Sezionc Geo-speleologica della Socictil Adriatica di Scicnzc Xaturali, cd ha pcl'lnesso cli giungere a notevoli •isu1tati nell'inclaginc sulla gencsi, storiu cd cvoluzione di diverse cavit del Carso Ttiestino r2s, 29, 30, 54, 56, 57, 58, 59, 60]. Su qucsta stessa base stato impostato un lavo1o cli pi vasta mole, aventc per oggetto la ricostruzione della storia idrologica c spcleologica del ca1sismo giuliano. Le attuali condizioni della linea di confine resc•o pcto possibilc di ptcndcrc in csame soltanto una zona rclativamente tisttctta, nei dintorni di Trieste. Le indagini sul terreno si svolsero in trc anni c richicscto la l'iesplorazionc> tutte le principali gtotte della zona, moite delle quali dovcttcro essere rilevutc d1 nuovo, per corteggere inesattezzc dei rilevamenti pi antichi. La natma e l'evoluzione de11e cavit esploratc, interptetate ulla luce dell'eroone inversa, permisero di ottenerc un soddisfaC'entc quadto delle condizioni idro-geologiclw zona nella fase palcocarsica, quadro che vienc esposto ncl presente che questo lavoro non sia pl'ivo di interesse, sia pcr i risultati ottenull. Sia per Il metodo di studio cui l'isultati sono dovuti. , Colgo ora l'occasione per csprimcrc il mio ringraziamcnto al clott. Carlo 0 A.l\IBROSI, per le notizie geologiche fotnitemi, a Luigi nE 'i\fARTIXI, per la vahda collaborazione a tavolino c sul tcrreno, c a tutti gli spcleologi della SociCta Adriatica di Scienze Naturali, senzu la cui instancabile attivit non si smcbbcto potute svolgere le numerose esplorazioni conncssc con qucstc ricerche. 1) LIMITI DEI.I.A ZONA La zona presa in esamc nel presente Iavoro c dcnominata Carso Triestino, comprende la quasi totalit dell'attuale Zona A del Tcrritol'io di Trieste, e pre senta. u_na sua unitariet geografica e gcologica, c-he risulta evidente da11a sua descrizwne morfologica. 1 limiti della zona sono quasi ovunque chiarmncntc segnati e racchinrlono un vasto fra doppia serie di rilievi, qua c l debo]ment<> incisi. A parhre dall msenatura. di Sistiana, i limiti considcrati in qucsto lavoto seguono la costa del aolfo d. T t fi . . 1 osta • • ' n I nes e mo a Bmcola ela qm si abbandona a c ' nsalendo Il profilo del Crinale dei Vena, lungo le 'cime di Poggioreale (m. .. 451), M. Calvo (m. 447), M. Spaccato (m. 405), si raggiungc Il sopra S. Giuseppe. T1 profondo solco clc1la Val Rosandnl ri? S. al M. Stcna (m. 4 43). Da qui, un'altza / ri;;;;' Caccentuah, cllmde a Est, Nord-Est c Nord la zona : M. Gt'ociana m. ' . ocusso (m. 667), M. Gaia (rn 431) M dei Pi ni (m. 476), : (md. 4(08),4M03. )Mfieducia ,lco

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    158 WALTEH :MAUCCI [4] f '1 "i G '1 S ccato e il :\'1. dei t nere pi a Nord-Ovest, ra 1 1' • aia e 1 n • pa ' . t , _ Il o . • . . t lill 'IS}>CttO <1 a\ 0 P . 1 :\1 Calvo Si allarc1a ancora e assume pm hp1camcn e • . lili c • 0 ' • t 'nctcrsl nuova-hto in corl'ispondenza della soglia di Sesana. Prende pm a res Il o . t 1 c nella zona di Bristic-Aurisina si va facendo pi accidcntato, pt:esen qualcl;e piccolo rilievo secondario. Questa ondulazione del fondovalle s1 ulteriormente nella zona a Nord di Anrisina dove, in corl'ispondenza con mci sione di Malchina si ha un nuovo allargamento. Tutta la valle tipicamente carsificata. Ill) GEOLOGIA DELLA ZONA La zona del Carso Triestino comprcsa entra i limiti sudescritti, il tianco di una grande anticlinale spianata, faccnte patte del complesso. dl 0111 c litoidi paralle1e uclla Venezia Giulia. L'asse di questa picga, dirctto da SE a NO? si trova in corrispondenza dcll'attuale solco di Brcstovizza, dovc 1 terreni Cenomaniani e bassocretacei (calcari dolomitici e calcari d1 Comcno) del nucleo. 1 ,. La serie strai.igrafica presenta quindi una successionc di affioramenh Ollb1 tudinali, allincati parallelamente dall'interno verso la costa. . . Il complesso cretaceo incomincia con i calcari del Turoniano mcdw e 1nfe: . (non essendo compreso nella zona l'affioramcnto Cenomaniano), con calcan crislallini o subcristallini, talora grossolani o brecciati. (br_cccc . d1 con Chondrodonla Joannae, Xailhaea Zilleli, c r ualche spesso scuri c bituminosi (S. Giovanni d_i . ando al Turoniano supcriore, i calcari si fanno pi cluan, CII con Hadioliti e Ippuriti. 1 tipici calcari. a . lensis e Radiolites radio:;us) appartcngono al Senon1ano, e t1 apassano. IOIin calcari compatti, scarsamente fossiliferi, alternati con la breccia rosea, che chiude superiormente la formazione crelacea. . . . Alla base della formazione eocenica si trova il calcarc hbmmco (STACHE) dello Spilecciano, con sporangi di Characcc (coJTispondcnte ai calcari istriani a Stomatopsis e Cosinia), a facies lagunmc salmastra. Questo orizzonte, con potenza variabile da 20 a 50 mctri, i calcari cretacei con _una. pressoch continua, a Sud-Ovest c a Sud, con un affioramento (h m,tssun,t ampiezza intorno all'abitato di Basovizza. . . Segue un calcare a Miliolidi (con Peneroplis, Biloculina, Triloculwa, lites), del Luteziano inferiore, con una potenza di circa 50 metri. Esso corn sponde al calcare marino compatto, a Xummuliles per{ol'ala, dell'lstria: . , . Il Luteziano medio, carattel'izzato in lshia dai calcure alveolinico prulclpulc, dal calcare nummulitico principale e dalle marne a Cancer, rappresenta!o nel Carso Triestino da un orizzonte uniforme, dalla potenza, di oltre 100 con Alveo!ine (A. elongala) e poche Nummuliti, a volte leggermente bitununoso. Infine il Luteziano superiorc rappresentato dalla formazione marno-arenacea del Flysch. . Tettonicamente, la zona esaminata rapp1cscnta il fianco di una umpia clinale abrasa, che si chiude ad elissoide sia a Nord-Ovest (MonfaJcone), SHl Sud (Val Rosandra). L'asse della piega cm•ispondc al solco di Brcstovizza c diretto da Sud-Est a L'elissoide meridionale ha il suo nue eo all'incirca nella zona a Sud di Gropada. 1 t 1 • tcccnhta a, Gh strah cre ace1 SI unmcrgono 1cgo ar1, con pcndcnza poco ' . . Al f' 1 d t 1 1 lcari eocentci, verso 11 marc. tanto su< -oec1 en. a c, 111 cornspondcnza ( e1 c.t che si manifesta una ma rea ta tlcssura (hnea della Val Hosandra, MAnussi [u ... ] ), 1 porta ad una pcndcnza dcgli stntti molto accentuata, fino alla verticale e lC oJtre con (Jllalche accenno a limita ti ribaltamenti Jocali (M. Spaccato, Val osant' . . . f rtemcn c dra). La formazwnc del Flysch, che cluude Ja zona a Sud-Ovest, e 0 corrugata, con qualehe disccwdanza. . 1 11110 piccolc In diverse zone, e spccialmcnte lungo la tlessura marginale, s1 1a faglie, spesso rasate. 1 l5] I>ALEOIDHOGHAFIA DEL SOLCO DI AUIUSINA , 159 IV) GENEHALIT SUL CARSISMO DELL.\ ZONA Il carsismo nella zona considerata un tipico olocarso (CVIJIC [23]), in quanto il livello di base rappresentato dal livello del mme, e la potenza degli strati calca1ei tale da permettere un completo sviluppo degli apparati carsici in senso verticale. Le condizioni tettoniche sono inoltre caratterizzate principalmente da una giacitura suborizzontale o lievemente inclinata degli shati. Lungo il lianco sudoccidentale, dove si manifesta la grande flessura marginale, affiora in prevalenza il calcare nummulitico del Luteziano, in grandi banchi indistintamente stratilicati che ben presto appaiono ricoperti dalle menarie del Flysch, praticamente 8e consegue che dei due principali tipi di soluzioni di continuit carsogcne, i giunti di stratificazione e le diaclasi, queste ultime hanno un ruolo di gran lunga prevalente, menlre le manifestazioni morfologiche condizionate dai primi sono rare e tutto subordinate. Si tratta cio di quel tipo di carsismo di pianura che Il LLO VIS LLADo [ 48 J ha chiamato karst de mesa che qui si presenta in uno degli esempi pi tipici e dimostrativi. In un << karst de mesa )) l'anctamento verticale delle diaclasi rende possibilc il drenaggw verticale delle acque, che rappresenta il caso pi semplice di una idrogi:niia carsica sotterranea. Pertanto le acque meteoriche avranno la possibilit di seguire la linea di minima resistenza nella direzione stessa della aravit c potranno quindi raggiungere il livello di base per la via pi breve. La tratturazione dei calcari facilita ancor pi questo drenaggio verticale, per cui esso puo manifestarsi praticamente in qualsiasi punto del penepiano. Questa disposizione rende praticamente impossibile una raccolta di acque meteoriche in superficie, anche in caso di violente precipitazioni, e quindi vengono del tutto a mancare i corsi d'acqua epigei autoctoni, anche a carattere temporaneo. Inoltre la morfologia superficiale a penepiano e la profondit rilevante del livello di base escludono pure, quasi ovunque, corsi d'acqua epigei autoctoni, provenienh da ris01give (3). In un << carso di mesa quindi, eventuali corsi subaerei possono soltanto avere una origine alloctona. Non si potranno quindi avere veri inghiottitoi alimentati da acque meteoriche raccolte in superficie, come il caso, per esempio, degli inghiottitoi dell'lstria centrale (Abisso Bertarelli, Abisso di Semi ccc.) o dell'Altipiano della Bainsizza (Abisso di Verc_o). Cavit funzionanh da inghiottitoio possono esistere quindi, in un carso dr mesa soltanto se alimcntate da corsi d'acqua epigei di origine alloctona. Nel Carso Tricstino, nelle sue condizioni attuali mancano del tutto i corsi d'acqua epigei, e di conseguenza mancano del p'ari cavit funzionanti da inghiotti toi. Tu_ttavia l manifestazioni del carsismo sono spiccatissime in tutta la zona, e speCialmente sul !ondo della valle in oggetto. 1 fenomeni sotterranei sono delle diaclasi, e hanno quindi uno sviluppo ver Il di cavit il pozzo verticale, semplicc o, p1u composto: Qlllndt Il meccanismo speleogenetico di gran lunga prevalente e 1 er?swne Inversa (NIAucci t54, 58]). Si hanno anche cavit ad e cnvit complcsse con alternanza di pozzi e gallerie, ma Ill tuth casi rare eccczioni) le gallerie sono tipiche pseudo" gallerie , la cm spesso evidentissima. In questi casi naturalmente la direzione del vani sottenanei segue la direzione delle diaclasi, essendo la pseudogalleria formata da una serie di << fusi allineati su un medesimo live llo. La fratturazi?ne. principale quella condizionata dalle ultime spin te orogenetiche e quindi, 1n lmca generale, prcvalgono in lutta la zona le diaclasi orientale -----(a) Fa eccezione naturalmente il corso inferiorc del Timavo.

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    160 W.ALTEH li.AUCCI [6] parallelamentc alla flessura marginale, e quindi in direzione XO-SE. Questa fratturazione tettonica pero onrnquc accompagnata da un secondo sistema oricntato in senso perpendicolare al primo. La formazionc di cavit in seno a questo doppio sistema di diaclasi pu quindi dare ol'igine a sistemi complessi di gallerie nellc quali possibile riconosccre le duc direzioni prevalenti incrociatt ortogonalmente. Ci ben l'iconoscibile in dhersc grotte, come per escmpio la Grotta di S. Lorenzo (X. 605 \'.G.) e la Grotta dell'Alce (N. 62 V.G.). In molli casi pero una delle duc direzioni appare nettamente prevalentc in seno al sistema sotterraneo, fino a soll'ocare e talma a sopprimerc le dirczioni antagoniste. Si hanno cosi pseudogalleric ad andamento •ettilineo, che scguono un solo sistema di diaclasi, mentrc l'altro sistema l'icscc a condizionare soltanlo singole pa1ticolal'it morfologiche della g•otta. Il sistema diaclasico prcfel'ito i.: in certi casi quello principale (G1otta del Cane, N. 136 V.G. ; Abisso sopra Chiusa, X. 116 V.G.; Grotta del Bosco dei Pini, X. 18 V.G.), in altl'i invece quello acccssorio (Grotta presso B01go Grotta Gigante, X. 3875 V.G. ; Grotta Vittoria, N. 2744 V.G.). Si ha quindi, in un certo senso, una specie di scella, in base alla quale la cavil dirige il suo s\iluppo. Evidenlemente questa scella puo essere cndizionata soltanto da un fattore speciale, estranco all'andamento puro e semplice delle diaclasi. Quale sia questo fattore l'isulta chiaro quando si osservi che qucstc cavit hanno tutte carattcre in,•erso, e, pe1 vmi dettagli, dimostrano di csse1e degli inghiottitoi fossili. La direzionc dunque condizionata dall'andamcnto del corso d'acqua epigeo che li alimentava, e prccisamente nel scnso di una << •ctro versione cci [56, 58]). Riguardo alla distribuzione dei fenomeni si osserva una certa influenza della morfologia superficiale, ma non tanto spiccata come potrebbt• apparire a prima vista. Il microcarsismo supc•ficiale distribuito uniformemente in tutto il rondovalle e anche sullc pendici dei rilie\'. Formazioni di << Karren pi o meno estese, si notano in parecchi punti. Ben ,istosi e tipicamente sviluppati sono i << Karren a di Basovizza, a Nord di Opicina-Borgo Grotta Gigante, lutta la zona attorno a Gabrovizza, a Sud c SE di Aurisina ccc. In linea generale lu superficie del terreno riveste dovunquc i cmatteri pi tipicamente carsici. Le doline, molto regolari in genere, possono essere g1osso modo distinte in due categorie : grandi doline e piccole doline. Le grandi doline sono quelle il cui diametro supera i 100 mctri. Esse sono tipiche doline imbutiformi, quasi sempre evidentcmentc senili, raramcnte complicate du crolli o cedimenti di volte. Esse tendono al ti po morfologico delle << uvula , ma non lo ruggiungono quasi mai. In esse riconosciamo un tipico allineamento lungo l'asse del fondovalle, che fu gi messo in evidenza da MAnussi [52]. In particolare la serie di queste doline si sviluppa attraverso la soglia di Sesanu con un orientamento Est-Ovest, per proseguire poi da Opicina verso il seno di Sistiana, con un ol'icntumento SE-NO. Una sola si trova a Nord del seno cli Sistiana, sulle pendici dell'Hermada. A SE di Opicina si notano trc sole gtandi doline, nella zona di Basovizza : da notare pero che esse non sono allineatc sulla soglia di Lipizza, bensi sono pi spostate verso il margine della Val Hosandra. Le piccole doline sono incompantbilmente pi nume1ose. Esse prcsentano i vari aspetti pi tipici della doline in gcnete : di crollo, di sprofondamcnto, di erosione ccc. lnoltre si possono riconoscere in esse tutte le fasi di passaggio dalla gioventlt alla senilit. Nessuna distribuzione ordinala •iconosl'ibile : esse sono irregolarmente sparse su lutta l'atea del fondovalle. Anche nelle grotte non si osserva in genere un particolare oaclinamento. Pozzi carsici pi o mcno complessi sono distribuiti in lutta la zona senza denotare allineamenti particolal'i. Attualmente sono note nella zona citca 800 cavit la magg-ior parte deJlc quali tappresentata da pozzi semplici o cmn posti; di l_>rof_ondit. Le grotte di m.aggiorc estensione e p 1ofonclit sono anch esse dtstr1bmte Ill genere lungo tutto Il fonclovalle, ma con una regolarit molto meno vistosa delle doline. zona di Basovizza, che 1appresenta una 1 L7] PAI.EOIDROGR.AFIA DEI.. SOLCO DI .AURISIN.A 161 conca, aperta verso la sogliu di Lipizza l' verso Opicina (varco Franco-M. Belvedere) troviamo diverse cavit di notevole estensione, uniformemente distribuite. Gli abissi ad andamenlo prevalentemcnte verticale, ad eccezione dell'Abisso sopra Chiusa (situato vicino .al ma1gine SO dell'nltipiano), sono raccolti in una ristretta zona, a Sud del l\1. Gaia, dove ben 6 abissi superiori ai 100 mctri sono taccolti in circa un chilometro quaclrato. La 1>osizione di questi abissi sta in relazione evidente con la soglia di l...ipizza. Tutti sono inversi, composti e non hanno mai funzionato da inghiottitoio, nel senso stretto del termine. Un'altra zona, molto simile a quella 01a descritta, si trova a Est di Opicina. Qui troviamo, su un'area di poco superiore a quella di M. Gaia, sette abissi superiori ai 100 metri, quattro dei quali sono superiori ai 150 metri cd uno superiore ai 200 metri. Anche questi sono tutti inversi, composti e non inghiottitoi. A breve distanza si trova poi la Grotta di Trebiciano (N .. 17 V.G.), la pi profonda del territorio (329 metri) e l'unica che ruggiunge il livello di base. Tutti questi abissi sono in rclazione con la sogliu di Sesana. Le altre grotte della zona, a Nord e NO di Opicina, sono pi chiaramente allineate lungo il fondovalle. Fra esse vanno sempte pi prevalendo le grotte suborizzontali o prevalentemente orizzontali, mentre i grandi abissi vertica11 vanno facendosi decisamente pi rari. Riguardo alla morfologia sottenanea, si riconoscono in queste cavit i tre tipi principali di morfologia distinti du MoNTORIOL Pous [61] e LLOPIS LLADO [ 48] : erosiva, litogenica c clastica. Molto frequente la sovrapposizione di morfologie diverse :f>, che qui un fenomeno quasi generale. In linea di massima le cavit della zona hanno gi sYolto le varie fasi della loro evoluzione e si presentano attualmente con i caratteri della senilit. La lito genesi chimica ha avuto agio di svolgersi ampiamcnte e nella muggior parte dei casi il rivestimento e anche riempimento stalammitico ha largo sviluppo. Meno importanti sono i fenomeni clastici : essi riYestono in genere un carattere di dettaglio e solo raramente assumono un ruolo cosi importante in una cavit da determinare una vera << morfologia clastica . Cavit a morfologia spiccatamente litogenica sono, per esempio, la Grotta di S. Lorenzo (N. 605 V.G.), la Grotta No (N. 90 V.G.), la Grotta di Ternovizza (N. 242 V.G.), la Grotta fra Opicina e Borgo Grotta Gigante (N. 21 V.G.) ecc. Cavit a morfologiu prevalentemente clastica sono la Grotta Gigante (N. 2 V.G.), la Grotta dell'Orso (N. 7 V.G.), l'ultima parte della Grotta di Padriciano (N. 12 V.G.). Diffusa, ma raramente vistosa la rnorfologia erosiva. Questa forma la p1u. delle cavit giovanili. Nel Carso Triestino. le cav1ta gwvamh sono pnlltosto rare. In generale la morfologia erosiva si manife sta come conscguenza ?i fenomeni di ringiovanimento e quindi si trova a mor_fologie litogeniche 0 (pi raramente) Indubbiamente gwvamh appawno sole poche cavit : la Grotta di TrebJctano (N. 17 V.G.) (MAu cci-DE [ ()0]), parte dell'Abisso di Opicina Campagna (MAUCCI [54]), parte dell Ab1sso a Nord di Fernetti (N. 3901 v.G.) ccc. Frequen inve.ce sono i Essi appaiono come manifestazioni erosive Iocuhzzale 1? uno o. p1u l?tmt! delle cavit della zona. Talora, ma pi raramente, il e sp1ccato da obliterare quasi completamente la precedente htogeniCa (Pozzo fra Villa Opicina e Fernetti N. 3914 V.G?, . Morfolog1e sovrapposte sono quindi molto comuni, e possiamo avere d1vers1 casi : << Litogenica su << clastica : il caso pi vistoso dato dalla Grotta Gigante (N. 2 V.G.) dove una abbondante stalammitizzazione si sovrappone ad ummassi di blocchi di origine chimioclastica. Un caso meno vistoso, ma sempre notevole si ha nclla urunde caverna della Grotta di Padri ciano (N • .12 V.G.) (MAucr.r [57]): questa caverna di origine gliptoclastica, ma blocchi caduti sono in parecchi punti cementati da concrezione. 10.

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    WALTER MAUCCI [8] << Clastica su << Iitogenica : caso pi raro del precedente. Ne abbiamo un esempio nell'Abisso di Opicina Campagna 3873 V.G.), specialmente nella caverna a 200 metri di profoncht. << Erosiva su clastica : ringiovanimenti in cavit a carattcre clastico si trovano, per esempio, nella parte e il quellu inferiore della grande caverna della Grottu di Padriciano (N. 12 V.G.). Erosiva su << litogenica : il caso piit frequente e, come ho detto si ritrova nella maggior parte ch•lle grotte della zona. Il concetto su esposto di sovrapposizione di morfologie va intcso natural mente in senso diverso ela quella che la normale t-voluzione delle cavit carsi che. E' evidente che ogni morfologia Iitogenica o clasticu di regolu sovrupposta ad una morfologia erosiva, e il caso cosi generale da non rientrare nei fenomeni considerati qui sopra. Vestigia della precedente morfologia etosiva primaria rimangono riconoscibili in diverse cavit, di solito sotto forma di evorsioni nellavolta. Gli stessi camini, del resto, cosi frequenti anche in cavit senili, devono essere considerati, suJla base deJl' << erosione inversa [58], come de menti morfologici della primitiva fase erosiva. Non trova conferma invece, nelle grotte del Car'io Triestino il fenomeno delle cavit di intercettamento ( << caviclad interceptora ) di Po us [()1]. Nell' Abisso di Opicina Campagna (N. 3873 V.G.), per esempio, la litogenesi chimica ugualmente sviluppata in tutte le cavit uppartenenti allo stesso sistema A (MAucci [54]). Del pari mancano nel Carso Triestino esempi evitlenti e vistosi di cavitil abortite [ 48], cio cavit la cui evoluzione si atTesta ta ad un a modologia crosiva primaria, senza pcrcorrerc le ultcriori fasi. Riguardo la genesi, come si cletto, prevalgono neltamente le cavit inverse che costituiscono la quasi totalit dei fenomeni carsici sotterranei. Cavil dirette di una certa importanza sono molto ntre. Possiamo citare la grotta dell'Orso (N. 7 V.G.), la grotta Ercole (N. () V.G.) (nE :\IAHTIXI e la cavcrna presso Samatorza (N. 257 V.G.). I!J conclusone il carsismo ipogeo della zona stato alimentato prevalente mente ela acque percolanti attraverso le cliaclasi, acque mctemiche o scmplici perdile di corsi d'acqua epigei. Veri inghiottitoi sono rari, e si possono riconoscere anche nella loro attuale conclizione cli cavit fossili, sia per la loro relazione con la morfologia superficiale, sin per la loro morfoloua interna sia per le vestigia talora conservate della orignaria erosione a 0 ;r1avitazionalc .[37], MAUCCI [58]). alloctoni, su Jivelli all'attuale piano ch base non hanno m ncssun punto tracee del ]oro percorso, e probabilmente non sono mai esstiti (4). Il carsismo sotterraneo ha avuto un cielo del tutto normale, con un graduale insenilimento delle cavit cd una intensa chimica, corrspondente, in senso cronologico, probabilmente al elima del glaciale. Si sono poi stabiliti, in epoca pi recente, difficile da deter i. di ringio_vaniment.o tuttora in corso, che sembrano preannun .lmiziO ch un nuovo cielo cars1co. Questo ringovanimento attuale tanto nmarchevole in quanto non accompagnato, come di regola, da movimenti ch sollevament_? regionc, bcnsi da una generale subsidenza negativa, accompagnata per ch plU da una gracluale trasgre'isione eustatica del marc. A titolo di ipotesi, si potrebbe forse mettere in relazione tali ringiovanimenti con un accentuarsi della fratturazione in seguito ad un riclestarsi di movimenti tettonici in corrispondenza con le flessure marginali e con le sinclinali e anticlinali ciell'Istria e della regione Giulia in generale (D' A.MBHOSI [24, 2()] ). Per quanto riguarda l'idrografia sotterranea, le acque meteorichc vengono assarbite verticalmentc, in quanto in genere mancano fattori capaci di determi-(4) Fa cccczione forse il Timavo ipogeo, che scmlHa essc1e c01so pe1 • un certo tempo !'nsp<.'so sopra il livelln di base (MAuccr-DE MARTI11:1 [60]). j L LHJ PALEOIDROGRAFIA DEL SOLCO DI AUHISINA 163 nare una deviazione dalla linea verticale, che quella di minor resistenza. Tali acque vengono quindi convogliate verso il livello di base dove deve esistere quindi un livello piezometr.ico costante. La regolarit di qucsta acqua di rondo (5) pero turbata da tre fattmi principali : . a) La mancanza di uno stn1to impermcabile sottostante, b) La tamponatura marno-arcnacca impe1meabile verso il c) L'apporto di grandi masse d'acqua di origine alloctona, corso sotterraneo del Timavo. n1are, rappresentate daJ La potenza degli strati calcarci carsificabili molto rilcvante e certo molto superio1e. alla possibilit di penet1azionc delle acquc vadose. La maggior parte della superficie carsificata data dall'affimamento dei calcari , radiolitici del Senoniano, ma sottostanti a questo orizzonte, i calcari si estcndono in profondit almeno fino al Trias superiorc, come dimostrato dagli affioramenti del Dach steinkalk della Bainsizza e del Postumiese. Fra questi potenti banchi calcarei sono interclusi limitati orizzonti di dolomie o calcari dolomitici, che non riescono peril ad avere una continuit cd una potenza tali da dctcrminare un livello idrografico di base. Il piano di base condizionato quindi dai livello del mare, in quanto, esscndo abrasa la tamponatura marno-arenacca a NO di Aurisina, il drenaggio delle acque sotterranee puo a\'venire in quella dirczione. Gi nella zona di .. S. Giovanni di Duino comunque, si incontra l'acqua sotterranea ad una quota compresa fra i 2 cd i 5 metri s.m. (BoEGAN [20], MAUCCI [59]). La quota dell'acqua di fondo si eleva nell'interno, raggiungendo i 12-15 metri in corrispondenza della grotta di Trebiciano (N. 1 V.G.). Qucsta acqua di fondo, ammessa pcr i terre ni carsici da divcrsi Autod (GR UND [33], Cvi.JIC [23], LLo PIS l...LADO (48]) e negata da altri (::\IARTEL (49, 50, 51], (47], TROl\IBE [68]) deve, in linea generale essere accettatn per il Carso Triestino. L'intensa frattu razionc determina una fitta densit nella distribuzione delle diaclasi, la maggior parte delle quali beante. Pertanto si puo stabilire un live11o piezometrico teorico (FouRMARIER l31]) che unisce la superficie delle zone acquifere di ogni singola diaclasi. Tuttavia in mezzo a qucstc acque devono esistere (MAU CCI [59]) vere gallerie distintc di drenaggio, nel scnso inteso da MARTEL. L'acqua di fondo distribuita su un livcllo che va gradatamente sollevandosi, dai livcllo del mare verso l'interno, secondo una curva temica determinata al drcnaggio che si verifica in direzione del mare. Lungo quasi lutta la linea della flcssura marginale questo drcnaggio pero impedito _dall'esistenza dell'orizzontc marno-arenaceo del Flysch per cui le acquc vengono in parte deviate in dirczione NO, in parte costrctte ad aprirsi una via di deflusso sotto il livello teorico di dando luogo a sorgcnti sottomarine, in parte infine costrette. a p1u o meno a Iungo, detcrminando un innalzamento del li vello p1ezometrtco. Per effetto di questo innalzamento si possono avere localmen.tc corsi ipogei sospesi, anche a quotc sensibilment.e superiori al hvello d1 base, hm1tatamente pero alla zona della flessura marginale, dove possono dare luogo a piccolc sorgenti (S. Giovanni, s. Antonio di Mocco). Le risorgive del1e acqu sotterranec dell'altipiano sono le seguenti : a) Sorgenti. di Aurisi.na .= nove sorgenti, situate al livello del marc, su un tratto di 350 metn dt costa, fra S. Croce e Duno .. b) Tre sorgenti principali a S. Giovanni di Duino che fmmano il Timavo inferiore, e che si dividono in nove bocche c) Duc sorgenti pi a Nord delle prccedenti (Risorgive Randaccio). (o) Non il caso di cntJarc qui in mcrito alla polemica csistcnte (soprattutto fra gli t tedcschi e qclli frnncesi) a I>roposito del significato da attribuire al contrastato S UUIOSI • f l A } b" . "fi to . dt" 'lcqun dl one o . mc sembtn cite ln controverstn a> tn un stgnt ICa ternll ne • • • 1 . palrllcnte terminolog•co, e qumcli pi formale che sostanziale, purcbc non si vog 1a Prtnci • l 1 Gnu 1 . aJc 1 Grune wasscr < I ND ac unn vera faldn freatlca. <.'GUIJ>tll•

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    l:--. -----------------1()4 WALTER MAUC<;I [ 10 j d) Altre tredici sorgenti p_i piccole, ancora piit a Nord, le cui trc piit settentrionali costituiscono le risorgive di II deflusso totale medio di tutte qucstc risorgivc di 1.771.400 ma giornalicri. Queste sorgcnti costituiscono il drenaggio delle acquc di fondo. Esse ,;pero alimentate dalle acque meteoriche dell'altipiano solo in misura di 1.315.842 m: aiornalieri (6). Gli oltre 400.000 ma in pi sono di provcnienza alloctona, e precr sono dovuti al corso sottcrranco del Timavo. Abbiamo qui un vero corso d'acqua ipogeo che corre, nella zona considcrata, sul livcllo dell'acqua di e con essa probabilmente si mescola, gi a monte della Grotta di Trcbrcwno (N. 17 V.G.), fino alle suc risorgivc di Duino (.MAu cci [55]). Secondo n' Al\IBROSI [28], l'acqua di fondo del Carso Triestino vic ne in parte alimentata anche dalle acquc del Solco di Castclnuovo. V) CENNI SUL SoLco DI La zona denominata Solco di Castelnuovo una tipica valle carsica, allun gata con un allineamento da SO a NE, che rapprescnta morfologicamente il lungamento sud-orientale del Solco di Aurisina. Il collcgamento fra i due solclu rappresentato attualmente soltanto da una esigua striscia di terrcno sorgono gli abitati di e Nazire) chiusa fra la mmcata incisionc della Rosandra a Ovest e le pendici del Bcllavista (m. 663) a Est. Il solco d1 Castelnuovo pure aperto in direzione Nord verso la conca di Auremo (Timavo superiore) attraverso la soglia di Roditti. . Gli altri lati del solco sono chiusi da sede di rilievi decisamente marcah. Verso NO, le pendici del Castellaro, con i monti Bellavista (m. 6()3) c Polauscc (m. 668). Verso Sud e SO una serie di rilievi molto acccntuati che rapprcscntano i contrafforti settentrionali dell'Altipiano della Cicceria : fra questi si possono citare il M. Bucovizza (m. 802), :\1. Acuto (m. 698), M. Boscoso (m. b4 ), un altro M. Acuto (m. 612), :\L Glavizza (m. 646), :\1. Trestenico (m. 83t)), lancava (m. 779), M. Tussa (m. 902), M. :\'laio (m. 812), :\1. Ol'liacco (m. ()90), M. Ch ven a (m. 657) ecc. Il fianco Nord e NE rappresentato dallo spartiacquc marno arenaceo che separa il solco di Castelnuovo dalla valle del Timavo sopmno. Il solco di apre largamcnte, a Est di Sappiane, in un pencpiuno fortemente ca-rsificato. Lu Jinea del fondovalle alquanto spostatu verso so, rispetto all'asse del solco, per cui la sezione di csso risulta asimmetrica. La quota del fondov.alle stesso si eleva gradualmente da Erpe lie verso Sappiune, passando da m. 4 70. a oltre 600, e presenta quulche contropendenza poco accentua ta, cl ovula u Jncnrsimento. A Est di Sappiane il penepiano si abbassu fino sotto i 400 mctri. . Il fianco settentrionale della valle si complica in un modellamcnto seconduno e si spezzetta in una serie di bacini chiusi di erosione fluviale a smnltimento sotterraneo per carsismo. . _il solco formato da una. crosa longitudinahnente,. il. asse cmncHfe con 1 asse del solco ne1 dmtorni di e si sposta pm Sud di esso, nella parte orientale del solco. Lu direzione degli stnlli parallela all'assc e l'immersionc, nella maggior parte del solco e verso NE, con una mchnazwne debole o media (5"-20" ). si puo riconos.ccre la serie principale, dai st:pc I'ore all'Eocene medw. Il fondovalle e formato nell a sua totalit dall'affim ,Ullt' nto dei calcari radiolitici del Turoniano e Senoniano, cui se,rue (poco a sinistra strada Trieste-Fiume) il sottile affioramcnto dei bituminosi dello SpiJ cusifi-1()) Questa dfra i! calt-olala in Htsc alle precipitazioni mcdic sulla sola • Iclh enta, dct.necndonc Je pcl'ccntuuli pcr cvaporazionc c Jll.'l' J'tlimcntazwne <1 • • 1 tt' t '.Jr: m • • • • bili (ca carc ngctazwnc, cnlco ate r1spe rvamen e Ill ,,,1 1o c la % pcr i tc•rcm pcnnc.t . . . • radiolitico) (' in 3i% 16% pcr quelli scmipcrmeuhili (caJca•e lihurnil.'O, aln.•oluwo c nummulitico). l i i ..... .. ! j _L ., ': :! ";-.. ":; "i : •-:t t -::; .,::. .. " jo; ! .t ! .! : g "" D . ? :z: j s j 0 .. c " ! i r :., 0 ' i " . .: D 1.) .. ! 0 > 0 = c : u: c: u ;a 0 u '0 en -c-i ci

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    1(}6 WALTEH. MAUCCI [12] lccciano e quello, di poco pm esteso, dei calcari a Imperforate e dei calcari nummulitici del Luteziano. Il fianco Nord e NE della Yalle completamente formato dai Flysch, facente parte del potente complesso marno-arenaceo dell'Istrin (Luteziano superiore). Il fondovallc cnlcareo intensamente cnrsificato. doline si trovnno fra Erpelle e )latteria, vicino a :\larcossina e soprattutto, in gran numero, a Sud di Obrovo. Il Joro allincamcnto con i linemnenti morfologid della valle per meno evidente di quanto non s,i riscontri nelle doline del solco di Aurisina. Anche qui poi ncssun ordinamento riconoscibilc neJia distribuzione delle piccole doline, che sono numerosc ovunque. Limitando l'csame al piano di fondo--.. .... ----J FI. 1 C.'11 F :. 1 Tl J C.-n • 'b. l c. r. 3. -Sezioni del solco di Castelnuovo. FI = flysch eocenico C.n: = nummulitico (Luteziano _ C.b. = calcari bituminosi (Sp1Ieccrano) C.r. = calcari a rudiste (cretaceo). valle, il carattcri molto simili a quelli osservati nel solco di Aunsma : cavita semlt, prevalentemente inverse. Solo il rapporto fra verticali e cavit. suborizzontali un po' pi spostato verso queste ultime. E noto un solo ch corso d'acqua sotterraneo, di origine del I•umo, presso Marcossina (N. 02u V.G.) [()7, (j4] : tipico caso d1 fiume Ipogep sospeso, molto al di sopra del Jivello di base. . Ben diverso l'aspetto del carsismo sul fianco settentrionalc della valle. Qm la copertura impermeabile marno-arenacea pcrmette l'esistenza di un fitto reticol? idrografico che scende dalla Iinea di spartiacque in numerosi torrenti e ruscelh: i appena .i .calcari vengono inghiottiti. A quest! corsi d acqua epigei alloctom e dovuto Il modellamento secondario del versante nei quale r.ico.noscere. di valli prive di sbocco, .cl!c. uno dei. di bacm1 chiusi carsici. Questi baclni. •nconunCiano a Nord di Matteria e SI sussegnono ordinatamente fino a Craccina Nova, in numero di 14. i 13] PALEOIDROGRAFIA DEL SOLCO DI AURISINA 167 1) Bacino di Bresoviz:a (Lat. 45u35'. -Long. 1 o33'). La conca, dai fondo pianeggiante c ricoperto da alluvioni, ha una superficie di circa 600 mctri pcr 1 km., cd allungata in scnso Nord-Sud. A Q\cst, Sud cd Est dclimitata da un ripido pcndio ad anflteatro, Jcggcrmcntc verso su.d .. Il t_>rrcnte. n:mco ov.cst, una lunge )a paretc terminale c famscc m un mgluottJtoto dt P.•ccolc duncnswm (N. 398 \ .G.) ([15], pug. 279, fig. 597), invcrso, con acccnno a rctro\'crswnc. 0 011 0 FIG. 4. -Inghiottitoio prcsso Brcsovizza (n. 398 V.G.). N! 128 V.G. FIG. 5. -Grotta di Odolina (N. 128 V.G.).

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    1G8 WALTEH MAUCCI [14] Bacino di Odolina (Lat. 45'. Long. 1 "34'). Anche qucsta conca ha un fondo pinncggiantc, ma la forma pi allungata in dirczionc Nord-Sud (m. -lOO per 1.200). Anche questo hacino chiuso da ripidc parcti. Il torrcnte corre in diaczione Nord-Sud c finisce in un vasto inghiottitoio inverso c rctJ'o\crso : la grotta di Odr>lina, o Grotta Lethe (N. 128 V.G.) [15, 45, 58). 3) Turren/e cli C.oticcina CLat. -lr>":ii>'. Long. I":J5'), E' un toJ'I'L•ntL l'Ile non ha inciso un hacino ben dclimitato. Esso sccndc in diaczionc N.E.-S.O., incontrn unn pnactt• .:alcarca che Jo fa girarc di 180", prima di scomJHll'ii'L' in un grande inghiottitoin, pro126 V. G. 0 10 FIG. 6. -Inghiottitoio di Coticcina (N. 126 V.G.). fondo 204 mctri e lungo con alcuni pozzi interni (N. 126 V.G.) (15, pag. 338, fig. 775). Si trntta di un inghiottitoio dhetto, che nppenn intorno ai 200 metri di profondit pre senta un a retJ'O\'Crsione inte:ana. Sc il l'ilievo pubblicato in [ 15] csatto, si nota che, nonostantc la prcsenza di pozzi vcaticali, qucsti non sono sormontati du camini. I cnmini inh1tti sono da considcJ•arsi come una caaatteaistica delle ca\'it inverse. Il P. 37, a tf, 7 metri di profondit pottchbc, pcr la sua f01ma (qua le apparc dai rilievo) esserc un pozzo invcrso, e infatti sotto di esso si ha la retro\'Cl'sionc. 4) Torrente dt SlilJirt (Lat. 45'. -Long. 1 '-36'). E' un tol'lentc ncttamcnte inciso nctle arcnaric, che termina con un imJ>Olll'nlc inghiottitoio, che il pi profondo della 1'ona (N. 399 V.G.), con oltrc 300 metri di paofondit. Muncano notizie esatte su questo inghiottitoio, tuttavia CSSO semhra CSSCI'C ll\'Crso C I'Ctl'O\'CI'SO r15, 19). PALEOIDHOGHAI"IA DEL SOLCO Dl AUHISINA 169 5) Bacinn lli Loce Grande (Lat. 45'. -Long. 1 '). F.' un bacino di forma comp1essa, che 1 accog1ie duc torrcnti, i quuli si innbissnno nmbedue in un grande mghiottitoio, profondo chca 140 mctri, invcrso e retro\erso (N. 400 V.G.), sul qunle mancnno per esattc ([15], png. 380). 0 FIG. . -Il bacino chiuso della Valle Jezerinn (1 : 2.000). tl) l'alle Je=erina (Lat. 45"33' ... -Long. 1 '). Tipico bncino chiuso, simile a quello di Brcsovizzn, mu orientnto da N.E. a S.O. Vi scorrono due COI'S d'acqua. Uno vicne assorhito da un inghiottitoio impraticnhilc pcrch ostruito da materiale nlluvionale, l'nitro, pi a N.E. tcaminn ncl \'a<:>to inghioltitoio di Obrmo (N. 3018 V.G.), profondo 23 metri c FIG. 8. -Inghiottitoio di Obrovo (N. 3.018 V.G.).

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    1i0 WALTER MAUCCI [ 16] lungo 320. Questo importante inghiottitoio inedito formato da una lunga galleria con dapprima in direzione S.O., poi N.E. Nella parte terminale, si hanno alcuni pozzi n .. •rticali e una retro,ersione interna. Nella galleria sono abbastanza frequenti i camini. Le caratteristiche morfqJogiche indicano che si tratta di un inghiottitoio, almeno in partc di genesi inversa. ma non retro,erso. L'apparente contraddizionc si spicgu considcaatHlo l'r.ttuale cavit come deaintla da un aaaetramento dcll'inghiottitoio del fiume, il qualc prim:t vl!niva a mancare assicmc all'altro toaacnle della slcssu \'ali<.', mcntae si undunmu formando per erosionc irwcrsa i dhersi clementi dcll'inghiottitoio attualc. ) Bacino di Loce Piccolo (Lat. -15"33'. -Long. 1"39'-40'). Spazioso bacino chiuso da calcarce, col fondo pianeggianlc copeato du allu\'"oni. E' percorso da duc corsi d'acqua che si perdono ambedue in inghiottitoio. L'no di essi, il pi scttentrionule, impraticabile. Sull'altro (N. 3019 V.G.) mancano notizie. 8) Torrellle di Crusizza (Lat. -15'.Long. to-11'). Modesto totTente che teamina in una stretta conca, dove viene assorbito da un notevolc inghiottitoio inverso e retroveaso (N. 3035 V.G.), esplorato fino a 52 metri di paofondit [18]. N! 30.35 V. G. FIG. H. -lnghiottitoio di C:ausizzu di Castelnuovo (N. 3.0:l5 V.G.). 9) Torrente di Caslelnuovo (Lat. •l5'. -Long. 1 '-42'). E' un modesto torrentc rhe ha scavnto una valle deholmentc incisa, c che scomparc in un inghiottitoio ostruito a duc mctri dall'imhocco (N. 3353 V.G.). 10) /Jacino di Paniqlla (Lat. 45"31'.Long. 1 "4-1'). Luaga valle dai fondu pianeggiante, (•hiusu a Sud da potenti pareti calcaree, contraffoati dei monti Bucovina (rn 774) e Lippova (m. 724). E' pcrcorsa dai toracntc Razzule che termina contro la pmctc rocciosa e vi penetra in un cospicuo inghiottitoio tipicamente diaettrl (N 3020 V.G.), formato da una galJeria quasi rcttilinca, orizzontale, lunga 300 mctri, Iarga da 4 a 6 e alta costantcmente [181. 11) Bacino di Prato paolo (Lat. 45'. Long. 1 -16'). llacino ampio e complesso, da un torrcnte che termina nell'inghiottitoio N. 3595 V.G., di cui mancano nohz1e. 1 1 i L17] PALEOIDROGRAFIA DEL SOLCO DI AURISINA Fu;. 10. -Il bacino chiuso di Pnniqua (l : 25.(l00). 3 02 0 V. G. 111! Fw. 11. -lnghiottitoio di Pnniqun (:'\. il.U20 \'.G.). 10 ao loO '0 171 12) Y alle Brusan (Lat. 45'-30'. -Long. 1 '-48'). Valle chiusa molto alluugata, il l'U torrente si perde in un inghiottitoio impraticabile (N. 3596 V.G.). 13) Torrente Loquisti (Lat. 45'9'. -Long. 1 '-49'). Si perde in un inghiottitoio impraticabile (N. 3597 V.G.).

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    172 WALTER ltiAUCCI [18J FIG. 12. -Bacino chiuso di Cmccina Nova (1 : 25.000). . H) Ba?ino cli praccinu .\'otm (Lat. 45"2H'-30'. Long. 1 "51'). Vasto e complesso m \'allecolc minoai, chiuso fra i monti Vissad (m. 757), s. Caterina 690) E.! (I:n: :606): Vi seurre un rcticolo di torrcnti che convergono in un 1mponcntc d1rctto, formato da un susscguirsi di vaste caverne per una lu?ghc•zza d1 oltre 800 mctri (N. 683 V.G.). Vn torrente della rete, proveniente 'da Ovest, di raggiungcrc l'imhocco della gtotta, catturato da un inghiottitoio vcrtJcale mverso (N. 3633 V.G.), che Jo convoglia nell'inghiottitoio di Craccinu Nova stesso, il quale, rispctto questo tortente, da considcrarsi ... FIG. 13. -Inghiottitoio di Craccina Nova (N. 683 V.G.). [19] PALEOIDROGI\AFIA DEL SOLCO Dl AURISINA 173 In complesso dunque l'intero solco di Castelnuovo una tipica valle chiusa carsicu, a idrografia trasversale, le cui acque vengono assorbite da inghiottitoi. La modologia generale della zona, e quindi l'incisione della valle di origine precarsica, e conserva nelle grandi linee la sua fisionomia originale grazie al l' azione consen•ante del carsismo (RovERETO [65 ]). La valle fu incisa da un fiume che la percorse Iongitudinalmente e che fu assorbito per carsismo, non appena il livello di base si fu abbastanzu abbassato. Per il paragone che sto facendo col solco di Aurisina, non ha interesse stabilire quale sia stata la direzione di questo corso d'acqua. Tuttaviu, a titolo di ipotesi, si potrebbe ricostruire l'idrografia subaerea precarsica, come segue : a) Un fiume scorrente in direzione Nord-Sud, a oriente di Sappiane, circa corrispondente all'attuale torrente Loquisti (Paleoloquisti). b) Un altro fiume scorrente da SE a NO, con sorgenti a Ovest di Sappiane (in corrispondenza cilca degli attuali monti Iasbina e Golaz) e terminante nel Paleotimavo [52], presso Au remo, a tt ra verso la soglia di Roditti. (Fiume di Castelnuovo). c) Un terzo fiume smgente presso Erpelle e scorrente verso il solco di Aurisina. Questo ultimo fiume, ad un certo punto, cuttura il fiume di Castelnuovo e lo devia dalla soglia di Roditti, verso il solco di Aurisinu, separandolo quindi dal Paleotimavo. Successivamente, mentre si va sempre pi incidendo il solco di Castelnuovo, il fiume Paleoloquisti, situato su quota inferiore a quella del fiume di Castelnuovo (attualmente m. 380 circa, rispetto a 500-600) condiziona un livello di base che tende rapidamente ad attirare nel sottosuolo le acque del fiume di Castelnuovo. Il Paleoloquisti ha tempo di divagare spianando la vasta superficie fra Sappiane, Lippa, Poliane e Bergt Grande, mentre il Hume di Castelnuovo finisce col man cure su tuttu lu sua lunghczzu. Pi tardi, coll'ulteriore abbassamento del piano di base, anche il Paleoloquisti finisce col pcrdere la sua caudale e si riduce al modesto torrente attuale. Poich pero il fianco Nord del solco di Castelnuovo cra cd tuttora coperto di Flysch impermeabile, la rete degli affluenti di destra del fiume di Castelnuovo non segue la sorte del fiume stesso e questi corsi d'acqua mantengono il loro corso subaereo, limitandosi a perdere la caudale sulla zona calcarea. Hanno cosi origine i bucini chiusi e gli inghiottitoi sudescritti. Questi inghiottitoi appariono raggruppabili in tre categorie : . imprnticabili, ottmati da matcriali alluvionali. Sono tali il primo 1!1ghwlhtow ?.ella. le.zcrina, il primo del Bacino di Loce piccolo, il Tp1:rente di Cnstelnuovo, lmghwthtaiU della Valle Brusan e 11 Tmrentc Loquisti. -Il) Inghiotti.toi dhctti. Si sviluppano nella direzione stessa del corso d'acqua, hanno quas1 sempre suborizzont .. lc e 11 f 1 . r 1, tutta la loro lunghczza. . : •• 1or o og1a un1 orme .1 . . a l'inghiottitoio di Coticcinn, J'inghiottitow d1 Obrovo (m patte), lmgluottltow dt Pmuqua, l'inghiottitoio di Craccina Nova. III) Inghiottitoi invcrsi. Sono 01• 1g1 •11at' . . ('IAUCCI [58]) Hanno un , . • 1 per CI'OSIOnc InVersa U ' • • • nndnmento COll truth nltcrnati \'crticnli c suborizontali, frcqucnh n<>lln vo_Hn, m?lt? varia, e prl•scntnno di regoln retrovct•sione qucsto t1po sono 1 mgluothtoiO di Bresovizz•t 1 Grottu di Odolina, l'inghiothtoio Slivia, quello di Locc il sccondo • uLocc Piccolo c il pozzo N. 3633 V.G. d1 Crnccina Novu. Sono tutt1 rl'hovctsi. Ho gi in un altro lavoro [58] esaminato il problemn della genesi inghiottitoi inversi. Sar comunque opportuno riassumere qui brevemente Il concetto. Si ha un corso d'acqua subaereo scorrente su terreno calcareo. Le acque si infiltrano nelle diaclasi sottostanti al letto e le erodono in senso verticale

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    114 WALTER MAUCCI [20] scavando una serie di cavit fusiformi che vanno gradatamente ampliandosi verso l'alto. Finalmente una di queslc cavit si innalza tante da sboccare aJI'apctto, nel letto del torrente, e diventa cosi un vero inghiottitoio. Ora le acquc si vcrsano nell'inghiottitoio e si perdono nel sottosuolo. A valle del punto di perdita, le cavit fusiformi sottct-rance esistcnti sono ora alimentale soltanto dalle acquc meteoriche e vanno quindi ampliandosi con maggiore lentezza, quando non subentrino addirittura fenomeni di inscnilimento. A monte dell'inghiottitoio invece le acque del fiume continuano ad alimentarc larrramente tutte le cavit fusiformi gi delineate, esercitando una attivit erosiva t:J immutata. Un collegamento fra cavit diverse, gi separatamcnte abbozzate, talc da dcvime le acquc inghiottite dai loro percorso verticale, potr stabilirsi nclla ma,srrior parte dei casi a monte dell'inghiottitoio, per cui la cavil risultantc finir il caratteristico andamento in ditczione contraria a quella caso molto interessante, ncl Massiccio di Garraf (Spagna). [21] PALEOIDROGRAFIA DEL SOLCO Dl AURISINA 175 VI) lDROGRAFIA SUBAEREA PRECARSICA DEL DI AURISINA I lineamcnti morfologici uttuali della zona considerata sono la risultante di un complesso cielo geologico, in diver:se fasi! ha impresso alla superfi,cic una somma (h pecuhan. cielo SI sviluppa dai :Miocene ali Attuale, e le suc fas1 possono cssere schemahzzate come segue : 1) Spianamento marino, miocenico [36, ch.e ha abraso la cerniera dell'anticlinale riduccndo la stessa ad un penepwno s1tuato 2 o 300 metri pi in alto dell'attuale supetficie dell'altipiano. II) Fuse precarsica : un rcticolo subacreo di fiumi completa dupprima Jo spianamento, e determina poi l'incisionc di ampi solchi vallivi longitudinali (Solco di Brestovizza, Solco di Aurisina ccc.) orientati da SE a NO. Secondo MARUSSI [52] questa fase si sarebbe prolungata dai Miocene a tutto il Pliocene. E' da ritenersi pero che essa sia stata pi breve, per motivi che vcdremo in seguito. III) Carsismo giovanilc : il drenaggio sotterraneo delle acque fluviali determina un rapido inabissamcnto dei fiumi subaerei, la genesi di un sistema di inghiottitoi, e presumibilmente lo stabilirsi di qualche corso ipogeo sospeso. IV) Carsismo maturo e senile : scomparsi completamente i fiumi epigei (eccetto il Timavo supcriore), gli inghiottitoi passano allo stato di cavit fossili, con progressivo insenilimento. V) Ringiovanimcnto : la fase tuttora in corso. Il riaprirsi . di .vecchi_e diaclasi rri obliterate e talora lo stabilirsi di nuove fratture determina Il mani festarsi di quei fenomeni erosivi sotterranei localizzati, cui ho accennato nel capitolo IV. Scpo del presente lavoro sopratutto l'analisi delle condizioni esistenti nella III delle suddette fasi. Un accurato studio della II fase (precarsica) stato fatto .dai MA_Russ! il quale, dall'csamc dell'attualc morfologia superficiale ncostnuto 1 anhc_a idrografia subaerea del Carso Triestino, e in particolarc 1l corso del . mavo Il MAnussi riconosce nei sole hi orienta ti da SE a NO (Solco di S1nadole, di Brestovizza, di Aurisina, di Castelnuovo) vere valli fluviali fossili, all'azione di paleofiumi ora scomparsi perch assorbiti pcr Egh ammette il fiume del solco di Castclnuovo e ne dimostra la conhnu1ta con le acque subaeree del solco di Aurisina, pero ritiene che esso sia scomparso molto presto, e comunque ben prima del Paleotimavo. Quest'ultimo, dopo aver. I.ungamente divagato sulla superficie di spianamento miocenica, si sarebbe stpp1hzzato su un corso Auremo-soglia di Corgnale-solco di Orle-solco di Aurisina, confluendo, vicino ad Opicina col fiume di Castclnuovo. Frattanto un altro fiume occupare il solco di Brestovizza, confluendo con qucllo, pi importante, di Sina dole. Questo fiume, scorrendo su un lctto di dolomie frlabili, riusci ad abbassare il suo corso fino a catturare il Paleotimavo a s. Canziano. Rimase cosi abbandonato il solco di Aurisina, essendo ncl frattcmpo interrotto, in corrispondenza della Val il corso. di Castelnuovo. Dopo la cnttura del da parte del Vallone
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    176 WAI..TEH .M.\UCCI [22] sismo [52, 53]. Avendo rinvenuto, nei pressi di S. Canziano, un inghiottitoio colmato da terreno alluvionalc, Egli concludc che i ferwmeni carci, .'iia super ficiali (doline) sia sotterranei (inghiollitoi) deuono es.'iere auuerwli non gi per azione diretta di acque scorrenti o precipilanti, ma solto le alluvioni degli antichi corsi d'acqua carsici, elze lllngo il /oro percor:w imbeLtel'WlO il manlello allu vionale di acque chimicamente at live . Ho gi avuto occasione di csprime•c il mio parc1e contrario a tale asscrzionc, in un precedente lavoro [58), contrapponendo al carsismo fossile di :\IAHUSSI il concetto di carsismo attuale , che mi sembra meglio in accordo con i osservabili. Una ricca idrografia subacrea infatti, pe1 definizione, in antitcsJ col concetto stesso di carsismo, alla base del quale sta il drenaggio vcrticule, sotterraneo della acque. L'csistenza dei palcofiumi epigei dovclte essere quindi necessariamente breve e precaria. Fino a che cssi stessi poterono condizionan.• il livello di base della regione, pot esistere il rcticolo idrografico e la copertura alluvionale, ma necessario ammetterc subito al di sotto dei fiumi un livello piezometrico, molto vicino alla supe1ficie. In un tcr..-eno fratturnto come quello calcareo, questa << acqua di fondo non pot sussistere a lungo a quotc cosi vicine alla superficie e dovette quindi molto presto scendere a profondit pi rilevanti, e cio indipendentemente dalla distruzione della tamponaturn marnoarenacea dovuta all'abrasione marina (distruzione avvenuta pi tardi) bensi per il semplice drenaggio delle acque att1avcrso le diaclasi beanti in dirczione dl'l Friuli o della valle di Castelnuovo (data la continuit •reolo"ica della formazione calcarea in lutta l'lstria). Quando questa acqua di rappresentava il sostegno dell'idrografi? subae1ca, si trovo scesa a quotc pi basse, si da lasciare fra essa c la superficie uno strato roccioso beante, i paleofiumi dovettcro, pc• cosi dire, sentirsi il tcneno sotto i piedi, c non potcrono che scguire prontamente la de1 fiumi carsici, e scomparire quindi nel sottosuolo. l'er. tanto un ep1geo, durante lu fuse iniziale di un carsismo giovanile, sma ?d il proprio alveo c poi ad essere catturato da un Ingluothtow, c?me SI ?sserva nel co1so stesso del Timavo supedore, . fra Au remo e S. Canz1ano,. e In ait ri csempi in regioni carsiche itahane (Bussento) [32) e stramere (Causses) [ 49, 50, 51). Es!'io non a\T il tempo per determin_are, le sue alltn:ioni imbevute di acque chimicamente tutti i fenomen1. cars1c1 del bacmo, rapida essendo la sua scomparsa. Tanto meno po1 esso trovera Il tempo pcr (hvagare, spianando laruJ1i solchi dai rondovalle penepianizzato e fortemente incarsito, come quello di Pe1 spiegare la distribuzione, notevolmente disorclinata, delle grotl e delle doline (special mente le piccole doline) :\IAnussi costretto a chiumme in causa le divagnzioni del paleofiumi. Ma un fiume sospeso '> al di sopra del livello di base, che << divaghi . un a_ insostenibile contraddizione. Per quesh moh VI la fa se dei palcofiumi non pot esse re che brcve. Faccndola alla. o fin_e d_el essa non puo essersi prolungata oltre 1l Phocene 1nferwre. E qmnd1 ncl (e forse anche prima) ch(' deve essere la cattma del Timavo da parte dell'inghiottitoio di S. Canziano. A ela questo momento l'idrografia subaerea della regione pot esserc rappresentata soltanto da cotsi d'acqua scorrenti sui tencni impcrmeabili del Flysch. La de_vc chiamata precarsica )>, e ad vanno nfer1h tutti que1 tratt1 11101 fologici della regi one che 11011 .'WilO carszct : quindi i sole hi vRlli vi aperti, in primo luogo. Per quanto riguarda pi_ in particolare il solco di Aurisina, oggetto del sente Javoro, la fase devc essere s!ata ancora pi breve, in quanto Il solco risulto abbandonato pnma ancora dell'mabissamento del Timavo. Due fiumi, come si dello! contribuirono a incidere il sol co : il Paleotima vo (nel suo primo corso), proven1ente da Orle e per Fernctti, Gabrovizza, Aurisina, e un fiume, proveiuente da Erpelle e passante pe_r Basovizza, ParlrH.'Iano, Trebicwno e confluente col primo nei pressi di Ferneth. 1 ....• ! 1 L23] PALEOIDHOGHAr'IA DEL SOLCO Dl AUIUSINA 177 Uurante questa fase, riconducibile, grosso modo, al le condizioni geologiche della zona e1ano alquanto •. in quanto tutlo il patente complesso lutcziano del Flysch doveva csscre molto pm alto che non attualmente. valle risultava quindi limitata a SO da una linca di spartiacque pi clevata dell'attuale c pi spostata verso SO .. valle _era quind_i formato terreni murno-arenacei, pm crochb1h dei culcan, ma prahcamentc unpermeabth. Del pari era ancora in silo la copcrtura marno-urenacea verso Sud, che chiudeva la valle l dove attualmente la sinclinalc fagliata della Val Rosandra (allora appena accennata) tiene compressi e pizzicati gli ultimi lembi di qucsta antica copertura. Qucsto spartiacquc impcrmeabilc potcva sostencre un fitto reticolo idrogra-fico fmmato da torrenti e ruscelli che confluivano nel Paleotimavo c nel seconda con corsi dirctti in generale da SO a NE. Si aveva quindi una situazione del lt;tto analoga a quella esistente nel solco di Castelnuovo prima della scomparsa del suo fiume : l la retc degli affluenti scorrcva (c scorre tuttora) sul Flvsch in direzione NE-SO, qui scorreva, pure sul Flysch, in direzione SO-NE. • 11 'nume proveniente da Erpelle catturo, come ho detto il fiume di Castel nuovo deviandolo dalla soglia di Roditti, e fu di conseguenza costretto a seguirnc la smte quando le sue acque furono inghiottite nel sottosuolo. Pressoch contem alla scomparsa del fiume di Castelnuovo, fu la cuttura del Palcotimavo, da parte del solco di Brestovizza, e quindi, prima ancora della fine del Pontico, il solco di Aurisina divennc una valle morta. Rimasero in attivit naturalmente gli ufflucnti scorrenti sul Flysch: i quali pero dovettero la loro caudale sul tcrrcno calcarco .e vcnnero cat_Lu_rati da uha serie di inghiottitoi. Da momcnto la del s_olco dn?cne decisamentc carsica : ci trovia1!1o di fronte ad un hp1co bac1no. a grufia trasversale con drenaggw sotterraneo. Il fondovalle sub1sce 1 normah processi di incarsimento meteorico, con formazione piccolc grotte inverse, mentre lungo la di e fianco SO della valle si dehnea una sene dt bac1n1 chms1 secondai 1, reticolo idrografico del Flysch e smaltiti da inghiottitoi. Si tratta e\?dente mente di una fuse del tutto analoga a quella in cui si trova attualmente tl di Castelnuovo (le cui caratteristiche ho voluto, appunto per questo, esanunare nel capitolo V), e che potJcmo chiamare fase Castelnoviana . VII) INGHIOTTITOI FOSSILI DEL SOLCO Dl At:IHSINA Dai paragone fra le attuali condizioni del solco di Aurisina c quelle del solco di Castelnuovo, si possono trarre gli clementi utili a ricostruire i dettagli idrografici e morfologici della fase Gastelnoviana della nostra zona. Dobbiamo infatti tencr presente che questa fasc pot prolungarsi fino a tanto che lo spartiacque sud-orientale della valle si mantenne abbastanza alto da essere formato da terreni marno-arenacci. Quando tutto il complesso del Flysch, in seguito all'abrasionc esogcna, c probabilmente anche ad un. tuarsi della flessura marginale fu abbassato oltre la sommit degli attuah riliev• dei Vena, il fianco sud-orientale della valle si trovo costituito (con1e oggi) da terreni caloarei, permeabili e carsificabili, e avvenne 'tuindi la definitiva scomparsa delle acque cpigee, c il consegucnte insenilimento dcgli C•:ono Jogicamente la fine della fuse Castelnoviana difficile da .. Abbwmo tuttavia un elemento ncl fatto che, mcntrc in un pozzetto cars1co di . pino [22], e in una ossifcra in Jitoclasi, della medes!ma . [34)_ sono stati rinvcnuti resh di mammiferi riferibili al Cromenano, ne1 gt a_ndt . h ottitoi fossili del versante SO (caverna Pocala, grotta dell'Otso) lo sh ato pi antico non risale oltre il 'Vrmiano [12, 13J. Questo fatto permette 1 re che, mcntre nel fondovalle e sul versante NE l'insenilimento delle dt (di sola origine meteorica) pot incominciare abbastanza presto, cavi a Ill l . . . . . fi 1 Pl . t ett"ote . . 1 ttt'toi caste nov1an1 rimas('ro athvi mo a ets oc('ne sup . gh 1ng no 12.

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    C> 178 [ 24j L a ricostruzio n e d e i bacini chius i in cui si articol o l'idrogntfia trasversalc della valle, pub esser e ottenuta dall'analis i delle cmatteristiche m:.lrfologichc delle principali grotte d e l ,ersante sud-orientale, allo scopo di individua• c gli inghiotlitoi fossili. Il riconoscimento d e l caralle r e di antico inghiottit o i o in una g r otla pub essere oltenuto in base alle scgucnti particolarit morfologichc a) Sczione d elle gallcric << gravitazi onale o << a prcssi o n e [37, 58 ] : quest e sezi oni smanno indizio, in gen e r e, di inghiottitoi direlti. b) Sczione << tipo Vittoria [ 5, 58] : pul cssc• c indizio di i n g lti ottitoio diretto o inver so. c) Segni di marcat a e rosione mcccanica sullc p a r c ti o sulla volta ( quint e o evor s i oni ). l .. , .., ........ , .•. . . r .. .. --.''•• t .. , ••••. futu'• ., .. . .. . ,,, .)" ... ".,,.., T.,, • .._:..,,. • Q"fl •'• . .. ., •• •'1 ........ --'"' ••'•- ••• M o . o •• ,.J !J•• " • 1'1 + •' -_.,._. , ...... c ... J o l ........ .. ; . . . .. L w FIC> . 14. Il solen di Aurisina. d) Vi:5loso di cavit fu siformi ( pseudogalleric ) scgucnti un sol o s r s lcma dt dtaclast, a pre f c t c n:za s u que ll o orto • • o n a l e : sar indi:zi o di inghi oltiloio inver so. "' e) Esis l cnza di << r e trovcrsioni interne c io di alle e c h e dolJO u n cctto . d' . ., ' b 11 percorso t n • • •. orn • n o s u sc s tessc, alla base cl i un pozzo i n t crno : sadt indizio dr 111gluoltrlo10 mvcrso. Detenninato, in base a i suddclti tratti m orfo loici , . tt . di inahiollilo i o f 1 tt f 1 t 1 . 1 . o 1 c,u a e 1 c " c 1 n un a a,1 .sa1•/, .act. e 1s . li'C l a di rczi o n c d c l corso d'acqua c h e t o a ltmentava : se m g HO t O t o e c • ltpo dirclto, la direzionc del corso d'acqua [25] DEL 50LCO Dl AUIIISJ);A 179 sma l a slcssa della gallel'ia; sc l'inghiottitoio c di tipo invetso, il cotso d'acqua subactco avr avuto una dirczione contraria a quella della gtotta, passando quindi sopra l a gto tt a s tcssa (retroversione). L'applica:zione di questi crilcri, basati sulla tcoria spelcogenetica dell'eto s i o n c inversa [58], ha pcrmesso di giungcre alla l'icostruzionc dell'idrografia subaerca reionalc, n c ll a fasc castclnovinna. Un elcm enlo, c h e vale a confcrmarc le dcdu:zioni su cspo!>tC, dato dalla clirczion c d e ll e princ ipali grotte. La figura rapprcsenla in diagtammi p o l ari l e ditczi oni azimutali, misurale lungo l'asse delle galleric, d a ll'imbocco vctso i l r ondo, di clue complcssi di cavil. La a si rifel'iscc a otto grotte situal a Sud del pan1llc l o di Basovizza (.t5• 38' 40") (8). La !inca marenla inclica la d i r c :zionc ptesumibil c del primitivo contatlo fra i calcal'i c l e menarie del Flysch , le linec tratteggial c indicano le dirczioni d e i clue sistemi di diaclasi della zona Ncll a b sono raccolte l e direzioni delle 17 pi cstcsc cavit del v etsantc sud-orienta l e d ella vall e, da Basovizza a Aurisina . \ H ... . . , -. Il N o# _ -/JI"/nc'JII/i ___ hini/,. I d HV"AH'N ' / FtG. 15a. D iag1am m a polar e sulle. din•zioni di l:lg•otte a Sud di Baso,izza Fu;. l:i Il.-Oi :q(•:Hnma p o l a re di 17 g• olle f•a 13asovizza c Auns111a. in. ambcduc i diagrammi, la maggiore cfficacia s pelco gen cltca delle c haclast oncntatc perpendicolarmcntc alla Jinca di contatto calcarco arcnacea. Q ucsto risulta t o confe tma quindi c h e la ncncsi delle cavit considcrate v a ricercat a nell'azione di una irltogntfia epi••ca 0 trasversale e non longitudinale ris p ello al.l'asse della vall e . E' quindi da l'azione ditctta del Paleolirnavo . le cavit con s iclcrate, si ottengono i scguenti bacini chw s t cat s t c t : 1 ) Bacino di Basovi = = a . -L'inghiotlitoi o n lpprescntato dalla Grotte del Cane di Basovizza (N. 136 V.G. ) (9). (Il) Di lulle l e !:t:o tte slalo ncccssario •if a•c i!lt c 1 a mcnt c i r ilc,amcnli lopografici, csscndo ••s ullat• t n gcnc•e inesalti quc l li csistcnli c pnbblic:tli i n [ 1 5 ] . t!J) E' uno d e i ca s i , PI:'•L•oppo non in frequent i ncl Ca1so Tricslino, di una ll' 'Olt a calalogala ncl ufhc.t:tl c dell a .cavilit ca1 siche, c o n duc Co_ l. N. 1 36, V.G . (: slata puhblt .ca t a . sommana dcscl'izionc cd un gtahco pa•zwlc tn [1:>], ma la postzionc topograhca tn i! _fortemcnle s bag.li:tta. Col 2836 V.G., l.a slcssa urolta c ompare, con u n o.' tite'? cu una nuova postzlonc, anch essa un p o tncsall:t. schcdario della Commtssto n e lirottc della Sociclil Alpina delle Giulic. "''

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    lS WALTER MAUCCI 25.000 I.G.M. F. 53" 1 N.E. Erpelle-Cosina. Sit. m. 245 N. + 24 O. da Baso,izza. Lat. 45"3g'39" -Long. 1 '32" (10). Quota ingresso m. 365. J>rofondit m. 75. Lunghczza totale m. 166. H.ilicvo : Club Touristi Triestini (6 luglio 1895). \V, MAUCCI (1940). \V. 1\L\uccr (febbraio H)51). [ 42, 15]. 10 /f 20 'a$ FIG. 16. G1otta del Cane di Basoviz .a (:\. 1iJ6 V.G.). [26] L'imboccatura della grotta, originariamentc cra strcttissima, a forma iriangolare, alla base di una parcte rocciosa dclimitante una piccola dolina, al dell'abitato di Basovizza. Oggi, in seguito allo scavo di una caverna-ricovcro artlficialc, l'orifizio del primo pozzo notcvolmcntc pi ampio. (10) La longitudinc delle grotte qui elcncatc, si intcndc Est dai meridiano di 1\Ionte .Mario. [27] PALEOIDHOGHAFIA DEL SOLCO Dl AURISINA 181 Il pozzo sccndc pcr 17 mctri, mantcnendosi piuttosto stretlo, c sbocca in un alto corridoio discendcnte, ripidissimo, dai suolo coperto di dctriti di roccia, in buona parte provenienti dallo scavo del ricovcro. Questi mntcriali hanno in parte ostruito la comuni cazione coi vani seguenti, che ridotta ora a una augusta fessura. Al di l di essa, un ripido pendio franoso conduce ad una serie di spaziose caverne che si diramano in dirczioni diverse. ena di queste (dirctta ,erso si in. f?ndo. _un strctto c altissimo, che va restrmgcndos1 fmo a rendcrs1 Impratlcabllc. C•rca 6 mctr1 sopra il suolo del corridoio p_ero possibilc, pc•: a inoltrarsi oltre strcttoia, raggiungcndo un ulterwrc complcsso d1 vam, 111 scno ad una amp1a diuclnsi diretta da N.O. a S.E. Questo ramo della grotta ha 1mzw con una alta caverna, sormontata da un camino, la cui parete N.O. forma un piano inclinato liscio, tagliato dalla spaccntura longitudinale, la cui nmpiezza di :-oli 20-25 cm. Scgue una serie di cavcrnettc, allineatc sccondo l'orientamento della diaclasi, che sboccano infine in un pozzo, ampio e profondo 9 metri. Alla d_i qucsto,_ altri duc pozzetti, colle?ati con una cavcrnctta laterale sormontata da un alt1ssimo cnm1no, p01tano ad un ulter10re complcsso di cavitit, che si cstendono parallelamentc al ramo ::upcriorc. All'estrcmit s.E. di qucsta ramo della grotta, un ullcriore piccolo pozzo, d acccsso all'ultima parte della grotta, che si dirige esattamcntc sotto alla precedente. 11 carattere di inghiottitoio fossile riconoscibile, in questa grotta, in base ai seguenti caratteri : a) La sezione gravitazionale , an cora riconoscibile soprattutto nel tratto 3-6 (grafico), per quanto qua e l alterata per fenomeni di insenilimento litogenico e clastico. b) La marc a ta preferenza esercitata dai mcccanismo speleogenetico verso le diaclasi NO-SE, a detrimento di quelle NE-SO, che si sono limitate a determinare singoli dettagli morfologici della grotta. c) La retroversione interna a partire dai P. 9. Inoltre i camini nella volta e la morfologia diversa dei vari tratti della cavit denotano trattarsi di un inghiottitoio inverso. E' comunque da osservare che l'imbocco dell'inghiottitoio non corrispondeva all'attuale ingresso della grotta. Infatti le prime cavit della grotta (punti 1, 2, 15, 18, ecc.) non mostrano nessun segno che indichi l'azione di acque correnti. Inoltre non pensabile che il corso d'acqua abbia potuto dare origine ad una grotta cosi vasta e complessa, passando attraverso una apertura di pochi centimetri, senza ampliarla considerevolmente. Suppongo che l'ingresso dell'inghiottitoio corrisponda all'attuale punto 17, dove esiste un ampio camino, oggi bloccato da grandi macigni incassati fra le pareti. Qucsto camino poteva comunicare coll'esterno attraverso una apertura, forse ampia, che stata successivamente ostruita per effetto di franamenti. Trattandosi di inghiottitoio inverso, e quindi retroverso, il corso d'acqua che lo ha originato doveva scorrere al di sopra di esso, e quindi in direzione SE-NO. Conforme la genesi degli inghiottitoi inversi, possibile trovare tracee di incarsimenti ipogei dovuti al medesimo fiume, anche a valle dell'inghiottitoio stesso. Sono forse da considerare tali le grotte N. 23 V.G., 229 V.G., 3842 V.G., che per non arrivarono mai ad inghiottire il fiume e dovettero la loro genesi alla percolazione delle l!erdita (11). . A monte dellingluothtow troviamo allineate sulla direttr1ce NO-SE, le grotte N. 31 V.G., N. 49 V.G., N. 294 V.G. N. 605 V.G. Di queste grotte, la !?rima, la terza e la quarta non furono mai inghiottitoi. La N. 31 non che un piccolo pozzetto inverso. La N. una ampia voragine che deve la sua genesi a fenomeni clastici. La N. 605 e una grotta inversa, ad nndamento molto complesso. In essa riconosciamo quasi egualmente sviluppate le due direzioni ortogonali (ll) La ga11eria della grotta N. 23 V.G. (Ahisso Plutone), rapprcsenta forse una da .. etroversione interna del corso ipogco sospeso . secon •

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    182 WALTER l\IAUCCI [28] dei fasci di diaclasi, e cio, congiunto con l'assenza di altri caratteri propri dcgli inghiottitoi, indica che la grotta non giunta mai a catturarc il coaso d'acqua alla cui perdite essa deve la sua genesi. La grotta N. 49 V.G. invece, che una pseudogalleria suborizzontalc, con direzionc (dall'imbocco) NO-SE, potrebbe esscre stata un inghiottitoio invcrso e retroverso che ha catturato il fiume di Basovizza, posleriormentc alla gcncsi della grotta del Cane. Dalla direzione e dalla complessit dei fenomeni carsici ipogci derivati da questo fiume, si pub supporrc che esso sia stato la caudale dello stcsso corso di Castelnuovo, che, provenicnte dalla ora distrutta copertura arenacca, scorso sui calcari foraminiferi luteziani, ha attraversato il sottile affioramento spi lecciano ed stato catturato dall'inghiottitoio del Cane non appena raggiunti i calcari bracciati bianco-rosei del Turoniano. IJ 11-. 1.\ . ' < ). : 'ez.c. •• ,&. •• " ; •Ill '' 2.; \ , .. i-1\8 VG. R:!; ... o :1.1 .!aiL VJ rv'.b .. '"'"' s., .. ,c4 ... .i. .. '1\llt Fw. 17. , Grotta del Bosco dei Pini (N. 18 V.G.). 2) Bacino sopra Chiusa. -L'inghiottitoio rappresentato dalla Grotta de] Bosco dei Pini (N. 18 V.G.). 25.000 I.G.M. F. 53" 1 N.E. Erpelle-Cosina. Sit. m. 1.480 O. + 18" S. da Basovizza. Lat. 45"3H'HJ" -Long. 1 "23'33". Quflta ingresso m. 367. Profondit m. 41. Lunghezza m. 330. Rilievo : \V. MAuccr (1952). [1, 11, 15]. [29] PALEOIDROGRAFIA DEL SOLCO DI AURISINA 183 L'ingresso di questa vasta grotta rappresentato da uno scoscendimento ripido, del tipo delle doline di crollo, sul fonda del quale ha inizio, con una stretta apertura trian golar<:, una estesa galleri:t, diretta verso S.S.E. L'ingresso, come pure la prima caverna, sono attualmente molto ristretti, rispetto alle dimensioni originali, per l'accumula di etriti di roccia che scendono ncll'interno con ripido pcndio. La galleria, che si addentra succcssivamente, con limitata pendenza, formata da una serie di caverne, con volte nrrotondate o sormontate da camini, collegate da brevi corridoi. Il suolo formata da una rrosta concrezionata, talara molto spessa, che ricopre argilla e detriti. Dopo un percorso di circa 100 metri si trova (punto 11) una diramazione ascendente, molto ripida, che rnppr<:senta uno dei pi tipici esempi di morfologia clastica ipogea. Poco prima di questa diramazionc, si stacca, a destra, un bnsso corridoio in discesa, che sbocca in una spnziosn cavernn dai suolo fortemente concrezionato, e dalle pareti r<:canti ancora tracee di ctosione meccanica. Dai fondo di qucsta caverna (punta 18) si dirama un braccio inferiore lungo circa 50 metri. Ln continuazione principale della gratta si apre invece sulla purete Nord della c:.vernn, poco sotto alla volta. Questa galleria, nd andamento molto complesso, si dirige verso N.N.O., cd quindi vistosamente retraversa rispetto al ramo iniziale, mantenendosi ad una quota inferiorc ad esso. La morfologia qui largamente litogenica, ma in diversi tratti (punti 14, 15, 16) la concrezionc non ricsce a mascherare la originale sezione gravitnzionale .. Dopo un percorso di circll 80 mctri, si incontra un pozzo verticale, a forma di crepaccio allungato, alla base del quale la gratta continua, sempre nella medesima dtrezione (Nord). Un tratto in salita, stretto in diaclasi, riporta la galleria ad un livello piit elevato, ma un nuovo pozzo, anche questo a crepaccio riconduce la gratta al suo livello inferiore. Quest'ultimo tratto ha la forma di una altissima fenditura stretta, e la sua sezione quella tipo Vittoria . Per effctto della rctroversione intetna, la fine della gratta viene a trovarsi vicinissima all'ingresso, e quasi sotto di esso. II carattere di inghiottitoio inverso fossile, , in questa grotta cvidentissimo. Lo stanno a dimostrare : a) La st.ruttura a pseudogalleria orientata secondo le sole diaclasi NO-SE. b) L'erosione meccanica riconoscibile in diversi tratti della prima galleria e soprattutto nella caverna d'angolo . c) La sezione gravitazionale riconoscibile in diversi punti. d) La sezione tipo Vittoria dell'ultimo vano. e) La retroversione interna. Quest'ultimo particolare il pi caratteristico. La grotta rappresenta infatti un bellissimo esempio del fenomeno della retroversione, ben tre volte ripetuto. La galleria infatti una pseudogalleria retraversa rispetto al corso epigeo. Sotto essa (e molto leggermente spostata) si form, col meccanismo della ero sione Inversa, la seconda galleria, che catturo il corso sotterraneo sospeso, in corrispondenza. del punto 17. La caverna d'angola si venne a trovare sottoposta a un alla deviazione di 180" impressa alle acque, ed ebbe. cos1 modo Esiste infine un terzo piano, sottostante ai prece4 denb no? continuo
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    1 \\'Al.TEH A. bisso sopra Chi usa (N. 1 Hi \'.G.). 25.000 I.G.:\1. F. 5:-Ja 1 N.E. Erpcllc-CGsina. Sit. m. 1.600 O. + 3-Ju S. da Basovizza. Lat. 45"38'03" --1"2:i'36". Quota m. 367. Profondit m. 2:l3. Lunghczza m. 140. Hilicvo : \V. :\Lu:cci (2-3 HJ51). [38, 49, 15, l, 19, 68j. N.0 116 V.G. 16 111 J1 40 -----Fw. lH. -:\hisso sopm Chiusa 1 Hi V.G.). [3(}] L'ingresso dcll'ahisso si apre sul cl'inalc cnrsico soprt il 1 . 1" Cl 1 tiP:tio di mctl"i dalla strada che pmta a Baso\izza f 1 11msa, tc un di un metro di lalo. Ln hocca p01ta in un pozzo inc'linato 111• Cfll'o 1 rra.ngo • 2 't 5re c 11 1 11 . • • o one o c•rct n1e ri . ,Q ca e JHII'clJ accidcntatc c f•anosc, mte••otto da duc I"iJ>hn 1 S • 1t d' -() t (P -c) l' f • cguc a questo un success1vo sa o 1 1 mc I'I . 1) con parcti c rstnnt1 •a loro lino ucl u . . . . t Ail 1 . J • t • • 1 • d n.t uc:cJn•t di mc ri. a >a se c 1 qucs o pozzo, un ripH o p1ano ctlrtico po1tu nlh sa . . • . Il d' . ,2 t p . . . • 1111111tu del pross1mo sa o 1 a mc 1'1 ( • 32), ncl qualc la cadutu cil pwtrc c frccJucntiss1 • S t ' l l l d mu c•ruc una \"lS a cavcrna cu suo o etritico, nella qua le si apre la bocca di un J>ozzett . • n . • • . (P 16) o Cieco ch 16 mctri . . PALEOIDHOGRAI-"IA DEL SOLCO Dl AUHISINA 185 Ad una decina di mctri sopru il fondo del P. 70, si npre una vasta fincstra, che porta in una cavcrna di medie dimcnsioni, ingombra di detriti c sormontata da un camino. A qucstu cuverna scguc una gallcriu lunga unu quindicina di metri, che sbocca, con un piccolo hallatoio, sulla pmctc del grande pozzo interno (P. 77). Questo pozzo largo circa melri 20 pcr 30 cd soimontuto da un ampio cnmino che si sdoppia p1imn di chiudersi. A quindici metri sotto lu gnllcria vi un umpio ripiano pianeggiante, in un angolo del quale si apre un pozzo cicco di 8 mctri. Lungo la purete del P. 7i vi sono poi nltri ripiani, in massima parte costituiti du blocchi franati che si sono incassnti fru le pareti. Alla base vi un immenso cumulo detritico, nel arallcli, di notcvoli dimcnsioni, riuniti da una strettn gallerin. Si puo notnre che mcntre nclla prima pnrtc della grottn (P. 25, P. 70, P. 32, P. 16) )c pnreti sono nudc e \"iscide, nella seconda (gnllerin mediann, P. 77, P. 12, P. 8) le concrezioni sono numerose c notevoli e lo stillicidio fortissimo. La potenza della azione crosiva attunlc dello stillicidio riscontrabilc alla base del P. 77 e dei pozzi finnli, per le mnrcatc incisioni che vi si osservano. Questo abisso che, come risulta dalla suesposta descrizione, uno dei pi importanti della zona, si sprofonda interamente nello spessore dei a foraminiferi (Luteziano) che costituiscono qui il fianco della grande anhchnalc del Carso triestino, e comprendono anche il livello corrispondente all'orizzonte nummulitico dell'Istria. Gli strati sono inclinati di cilca 55", con immersione verso Sud-Ovest, e le loro testate sono ben visibili nei pochi punti in cui le pareti sono libere da concrezione. . . . . Tutti i vani sono scavati nel seno di una ampia diaclasi, la cui dtrezwne, In superficie, quasi esattamente Nord-Sud. Questa diaclasi fa parte del grande sistema di fratture parallele che si estendono a Sud della M
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    186 WALTER ?tL\UCCI [32] 3) Bacino del Monte Spaccato. -L'inghiottitoio rappresentato dalla Grotta di Padriciano (N. 12 V.G.). 25.000 I.G.M., F. 5311, 1, N.E. Eroelle-Cosina. Sit. m. 2.300 O. + 21 o N. da Basovizza. Lat. 45'02" -Long. 1 '28". Quota ingresso m. 368. Profondit m. 226. Lunghezza m. 600. Hilievo : ,V. MAl!CCI (25/5-19/6/1949). [8, 49, 2, 43, 15, 17, 19, 57]. L'ingresso formato da due aperture, la maggiore delle quali d acccsso ad un largo pozzo, profondo 5 metri, la cui parcte N.O. intcramcnte occupata dall'ampio portale d'accesso ai vani sotterranei. Ha inizio qui una ripida gallcria, pressoch rettilinca, diretta verso O.N.O., che dopo 115 metri di lunghezza, con un dislivello di 40 mctri, raggiunge una serie di piccoli pozzi. Questa prima galleria presenta carattcri dccisamentc senili. Il suolo ingombro di argilla e grandi massi, talma concrezionati. La volta presenta evorsioni ed forata da qualche camino. A N.12V.G. FIG. 19. -Grotta di Padriciano 12 V.G.). La serie di pozzi si sviluppa in tre salti, di m. 4, 6 e 12. Anche qui la volta reca ancora segni di marcata erosione meccanica. Alla base del P. 12 si verifica una retroversione interna, e Ja galleria si sviluppa in direzione E.S.E., con una serie di sale spaziose, sormontate da alti camini e separate da stretti cunicoli. Questa galleria sbocca in una caverna triangolare, dai suolo concrezionato e molto ripido, 'un lato della quale precipita in una enorme voragine profonda 45 metri. AIJa base del pozzo si estende una grande caverna, che una delle pi importanti del Carso Triestino, e che si dirige in direzione Nord-Sud. Essa lunga ben 145 metri, Jarga da 10 a 15 e alta fino a 30 metri. Le pareti sono formate da roccia viva, soltanto qua e l coperta da veli di concrezione. L'umidit e lo stillicidio sono forti. 11 suolo molto ripido e scende con una pendenza di oltre 20o, per cui il dislivello totale della caverna di 45 metri. Tutto il suolo formato da un di enormi blocchi di rc1ccia, in parte mobili, in parte gi cementati dalla concrezione. La volta va scendendo gradatamente, seguendo i di fino a a circa 5-6 metri, al termine deJla caverna, che .s• trova a 192' d1 Una stretta apcrtura d inizio ad un augusto cumcolo, strctto e r1p1do, che SI estende pcr 120 mctri con un dislivello complessivo di 34 metri.. La roccia qui intensamcnte cesellata ela viva rosione, c il suolo coperto da fango il fondo, il cunicolo si allarga a fmrnare tre piccole cavernette, mfine. ID una fessura urnidissirna, cornpletarnente ostruita dai fango, a 226 rnetn d1 profond1t., 1 IL .J [33] PALEOIDROGRA}•IA DEL SOLCO DI AURISINA 187 La genesi ed evoluzione di questa cavit statu da me descritta in un altro lavoro [57], e pub essere qui brevemente riassunta. Il carattere di inghiottitoio fossile evidentissimo, per le seguenti partico-larit morfologiche : a) La retroversione interna, a partire dai P. 12. b) 1 cami ni, molto vistosi, del tratto retro verso. c) La morfologia erosiva primaria (12) rappresentata dalle evorsioni della volta. d) La evidente relazionc csistentc fra questa grotta e la morfologia superficiale, e precisamente con la marcata incisione del valico del M. Spaccato: Questa incisione accompagnata da una faglia, in parte rasata, che ha determmato lo stabilizzarsi del letto di un corso d'acqua che dovette essere uno dei pi importanti del reticolo castelnoviano. Il corso d'acqua dovette quindi scorrere sul Flysch, con una direzione Ovest Est, scavando il valico del M. Spaccato e descrivendo poi una curva in dirczione SE (curva analoga u quella compiuta da diversi torrenti del solco di Castelnuovo, e condizionata dalla fessurazione). Dopo aver forse ricevuto un affluente (che ha isolato il culmine del M. il fiume fu poi catturato dall'inghiottitoio inverso e retroverso. A vaHe della cuttura esiste ancora una piccola cavit inversa, ehe non fll mai un inghiottitoio, ma che deve la sua genesi alle perdite del medesimo fiume (N. 36 V.G.). N. 10 v.o . •• Fin. 20. G•ottn Clemcntina (N. 10 V.G.). 4) Bacino di Opicina. -Questo fu un ampio bacino chiuso, forse sul di quello della Val leserina di Castelnuovo, alimentato da almeno fiumi. 11 principale di questi incise il profondo solco di Poggioreale, dirigendos1 verso fino ad essere catturato da un inghiottitoio, rappresentato dalla Grotta Clemenhna (N. 10 V.G.). (12) La grolta presenta in alcuni punti anche dettagli di secondtria, dovuti a fenomeni di ringiovanimento. Quanto intensa s1a l'nzwne ,e, lungo i punti di ringiovanimento, si pot constatare. in qucsta stessn grottn. n a 1 pcriodi di forti precipitnzioni, ln base del P. 45 percore.t ela unn .ve_rn gra!lde c forma un vasto laghetto fra i mncigni del fondo, e cl,e scorre pm, m rap1do rad. macigni stessi dapprima, poi in superficie, perdendosi nel suolo della cavernd prima 1 aver raggiunto _l'imbocco _del .terminale .. In queste occasioni la gran e caverna funziona quind1 da vero mgh10thto10 mterno athvo.

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    188 WALTEH l\IAUCCI 25.Cl00 I.G.l\1., F. 40", Il, S.O. Villa Opicina. Sit. m. 250 E. + 12 N. da Villa Opicina. Lat. 45'28" -Long. 1"20'17". Quota ingresso m. 313. Profondit m. 1 . Lunghezza m. 59. Rilievo: A. (4/1/1920). [4, 15]. [34] E' una tipica grotta inversa, formata da due sistemi parallcli, orienlati du Nord a Sud, <: collegati da unu spnziosa cuvc•na. Il sistcmn Est rapprcscnlato da una pseudo gvlJeria, in parte gra\itazionale, con diversi camini, che termina in fcssu1c impraticabili. Il sistema Ovest, pi limituto, rapprcsentato da piccoli corridoi invcrsi. Lu morfologia (> spiccatamente senile, con una imponente litogcncsi chimicu che ha ricopcrto tutte le pareti c probabilmcntc ohlitcrato ulteriori vani. Un altro corso d'acqua, forse non meno importante, raccoglieva le acque che hanno inciso diversi piccoli solchi fra i rilievi del M. Gurca e di Poggioreale. Questo torrente aveva un corso Ovest-Est, e forse un tempo si fondeva col fiume precedente, prima di essere catturato da un inghiottitoio, rappresentato dalla grotta presso il cavalcavia ferroviario di Villa Opicina (N. 523 V.G.). 25.000 I.G.M., F. 40", Il, S.O. Villa Opicina. Sit m. 650 O. + 20 N. da Villa Opicina. Lat. 45641'33" -Long. 1'35". Quota ingresso m. 305. Profondit m. 61. Lunghezza m. 70. Hilievo : G. FunLANI (4/10/1920). [5, 15]. Il primo pozzo una voragine clastica, in cui si riconoscono le vestigia di almeno quattro fusi primitivi. Alla sua base un pozzo di 6 metri attualmente ostruito da materiale detritico, ma un altro di 17 metri, sul lalo S.O. anco1a aperto. Alla base di questo P. 17, un meandro in salita, spiccatamente inverso, con quattro cnormi camini, 1! in comunicazione col P. 6 ostruito, e scendc poi ripido, fino a incontrarsi col rumo principale in corrispondenza col P. 22 interno. Il ramo principale procede dircttamente dalla base del P. 17, con una galleria in direzione Ovest, fino all'orlo del P. 22 interno, che un pozzo dai fondo cieco, sormontato da due alti camini. Segue una spaziosa caverna, sul cui fianco Sud si apre un piccolo ramo laterale. L'intero ramo principale fortemente concrezionnto, con numerose stalattiti c stalammiti. Il meandro fra il P. 17 e il P. 6 presenta invece una morfologia erosiva giovanile. non. si n?tano particolari infiltrazioni di acque, possibile che si tra!h d! una . pr1maria quai .caso questo tratto rapprescnterebhe un esempw di . aborhta . Tuttav1a non c da escluderc un ringiovanimento, anche se non p1u In La senili!. del. rai?o. principale dettagli morfologici, per cui il carattere dt IngJuoth!oiO fossile .non e cos1. evidente e si euro come nelle grotte descntt.e. Tut.tavta reJazwne della. grotta col sistema idrografico ep1geo nsulta chiara, s1a per tl suo ca.rattere tnverso, sia per la sua direzione, che si accorda col E' possibile che il P. 12 . zt"ale debba la sua genes1 a fenomem clashc1 recenti, e che quindi lu g•otta Inl d . ] . tt"t • } abbia mai funzionato a Ing 110 1 mo ne senso stretto del termine. Pere) non . 1 t stata certamente In re azwne con un orrente superficiale in quanto le essate elle han no inciso le sellette esistenti a Sud del M. Gurca 'non potevano acqt . d. 0 .. re Che verso il bac1no 1 p1c1na. scorre . . . . Una cavit di difficile Interpretazwne SI trova nella pi settentrionale di queste incisioni, sul fianco Sud del M. Gurca. . 1 DEL SOLCO Dl AUIUSINA Grotta del Mnnte Gurca. 25.000 I.G.M., F . .ton, Il, S.O. Villa Opicina. Sit. m. 150 E. + 63 S. dai Gurca (m. 3l). Lat. 45"41'22" -Long. 1"18'24". Quota ingresso m. 354. Profonditil m. 21. Lunghezza m. 201. Hilievo : E. l\IAVRICICH (1921). l44, 6, 15]. 189 Si tratta di una pseudogalleria, con direzione prevalente Vi sono di crosionc longitudinale che ha in parte cancelluto la morfolog1a mversa, e dall1mbocco (che si upre sul vcrsnnte S.O. dello il suolo della grotta sale al fondo dovc un sottilc stralo d1 rocc1a la separa dalla superficie. Alcun1 pozz1 pmtuno un uccenno di piano inferio1c, formulo da tratti stuccnti e pendente nnch'esso n•rso Sud. La grotta non ha mai funzionato da vero inghi.otti!oio, e cio dimostrato sopratutto dalla sua direzione ascendente. Questa. dtrezwne, col fatto che l'apertura si trova sul versante SO dello .ra tnvece la cavit abbia funzionato, almeno per breve tempo, da nsorgtva. La sua fase dt attivit sarebbe stata dunque posteriore alla abrasione della sullo spartiacque, e quindi posteriore .alla fine della fase .. difficile ammettere la formazione ch un collettore sotterraneo cos1 vtc1no alla superficie, senza l'intervento di altri fattol'i. La genesi dei vani andrebbe dunque collegata con la fase Castelnoviana,. duran te la qu?le grotta le acque di perdita del fiume sudescritto, avv1andole sulla n,a d1 una. retroverswne abbozzata (dunque dai fondo verso 1 a.ttunle 1n!bocco, Inest stente). Una seconda retroverswne pm s•. accenno, ma. non gmnse a termine Quando la superficie del terreno SI abbasso fino a taghare la parte declive della galleria, si ebbe la transitoria fase di risorgiva, cui segui rapida-mente l'insenilimento. 5) Bacino di Borgo. L'inghiottitoio rappresentato-da un, sistema di tre grotte, studiate da F. FoRTI [ 30]. Esse si trovano a circ a 500 ri a di Borgo Grotta Gigante e pur essendo attualmente separate da mater1ale detnhco che obliterato parte dei vuni, costituiscono un sistema unitario sia per morfologta che per genesi. Grntta N. 3876 V.G. 25.000 I.G.l\1., F. 4011, Il, S.O. Villn Opicinu. Sit. m. 550 E. + 13 S. da Borgo Grotla Gigante. Lat. 45'22" -Long. 1 o19'14". Quota ingresso m. 275. Profondit m. 5. Lunghezza m. 35. Rilievo : F. FonTI (1950). [30]. E' 1 . gallcria rettilinea, che si estende, con lic\e pcndenza, in E 1 _ 0 , una re"olnre sezione semicircolarc, il suolo ingombro da grandi s 'cds. a.1v1o ahc ban no rlempito la cn\it quasi completamentc. L'nltezza attuale masst 1 arg1 a c • 1 h d" 2 5{) d Il' me del d Il 11 . • • f riore nd un metro, per una arg czza 1 c1rca , , ma a esa ta ga e• e 111 e nel suo insiemc si puo dcdurre che l'nltczza effettiva della grotta dsls ema so i 20 mctri Si trntta quindi di una cavit di relitto in avnnzato O\'eva raggmngere insenilimento. Grotta N. 3875 V.G. . .. 25 . 000 I.G.l\1., F. 40", 11, S.O. VIlla Opicma: S . 500 E + 13o s. da Borgo Grotta Gigante. Il, nl. , • 1o19'12". Lat. 45'22" -Long. Quota ingresso m. 275. Profondit m. 34.

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    HJO Lunghezza m. 111. Rilievo : F. FonTI (1950). [30]. WALTER MAUCCI [36] Questa la grotta pi spaziosa del sistema. Consiste in una \'asta galleria, diretta a1.prossimativamente da Est a Ovest, e comunicante lon ht supel"ficic t1amitc un camino verticale, aperto alla sommit in un imbocco strettissimo. L'estremit orientale della aneora ingombra da quegli ammassi di argilla che hanno ostruito il collegamcnto con la grotta N. 3876. Altra argilla orizzontale, inte1rotta da concrezioni e da detriti clastici, forma il suolo dell'intera gratta. La litogenesi chimica vistosissima, ma non riesce n mascherare del tutto la morfologia della cavit che risulta essere una ampliata da una azione erosiva primaria che ha impresso ai vani una scz1one gravitaziOnale. La volta, forata da alcuni camini (il maggiore dei qunli forma attualmente il pozzo di accesso) ha subito fenomeni di disfncimento favoriti dnlln giacitura degli L'estremit occidentale della grotta ingombra da una grande frana di materiale detr1hco, che la separa dalla \'icinissima grotta N. 21. Grotta N. 21 V.G. 25.000 I.G.M., F. 40", II, S.O. Villa Opicina. Sit. rn; 430 E. + 13 S. da Borgo Grotta Gigante. Lat. 4a042'22"Long. 1'09". Quota ingresso m. 275. Profondit m. 32. Lunghezza m. 60. Rilievo : F. FonTI (1950). L39, 30, 15]. grotta del sistcma rappresenta il termine della parte ha un andamcnto pi complcsso e vnrio delle precedent!, ma cio c dovuto ad fen?I'?cni avvenuti dopo ln scomparsa del c dopo un. lungo di ms.emhmento litogenico, in quanto nci sono cnmpre.si d1 colonne stalammitichc. A qucste dJsl?caziom SI dcvc probab1lmente 1 mterruz10ne della continuit fra la grotta stessa e la vicma N. 3875 V.G. _II sistema di queste tre grotte rappresenta un chiaro esempio di fossile, e questo carattere, gi riconosciuto dai FoRTI [30], in base a m1e Indi cazioni, . anzitutto dalla pa lese unitariet del sis tema, e poi tracee d1 morfolog1a erosiva primaria (13) .riconoscibili nonostante la success1va sovrapposizione della morfologia litogenica di insenilimento. La struttura del sistema di tipo inverso, con caratteri di pseudogalleria ma la sezione gravitazionale, che in qualche punta assume caratteri tipo Vittoria [58], indizio di un funzionamento diretto postembrionale, e quindi rivela evidentemente il carattere di inghiottitoio inverso e retraversa. L'andamento dei vani essendo pressoch esattamente da Est ad Ovest, se ne deduce l'csistenza dell'antico corso subaereo diretto da Ovest a Est, e quindi appartenente al sistema castelnoviano. 6) Bacino della Grotta Gigante. -Si trova a breve distanza a Nord-Ovest del precedente, e l'inghiottitoio rappresentato dalla, Iargamente nota, Gratta Gigante (N. 2 V.G.). 25.000 I.G.l\1., F. 401 \ Il, S.O. Villa Opicina. Sit. m. 770 E. + 37 S. dalla Stazione ferr. di Prosecco. Lat. 45'39" -Long. 1 '39". Quota ingresso m. 269. Profondit m. 160 (14). Lunghezza m. 330. [39, 9, 15J. (13) Nella grotta N. 3875 si hanno anche fcnomeni Iocalizzati di crosione verticale sccondnria, dovuta a ringiovanimento. (14) La profondit di 160. metri risulta dai du ti catastali ufficiali della gr?tta. In realt essa sembra esscre alquanto minore (forse 120-130 metri). Mentre scrivo cos
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    192 WALTER M.\UCCI [38] mente coeva col funzionamcnto idrico dcll'inghiottiloio descritto in c), le cui acquc si smalti\ano pcrcio attrmcrso gli clementi, ancora incoctenti, delle grandi franc ; la st'conda pi recente, conncssa con l'ampliamcnto a volta della caverna e postcriotc alla giovanilc della grotta. Su qucsta morfologia clastica ptcntlcntc so\Tapposta una Iitogencsi chimica pi tardint. La successione cronologica dcgli avvcnimenti, deducibilc dalle sudescdttt• particolarit morfologichc, pu cssere la scgucntc : 1) Un corso d'acqua, provenicntc da Sud-Ovest, genera un mcdioctc inghiottitoio inversa e retrovcrso diretto verso Sud (particolarc a). Questo co•so si man tiene sospeso anche nel suo tratto ipogeo, e d origine, sotta di csso a ampic cavit fusiformi inverse che tcndono a cntturarlo ultcriormcnte ve1so un piano pi bassa. 2) Lo stesso corso, oppure pi probabilmente un altro indipcndente dai primo, d successivamente origine ad un altro inghiottitoio, pure inve1so c rctroyerso (particolare c), essendo catturato in cor-rispondcnza dell'attuale ingresso settentrionale. Le forli perditc subite in corl'ispondenza del sccondo ingrcsso determinano, a Sud di questo, un gradualc ampliamcnto gravitazionale dcll'inghiottitoio. 3) Il diaframma orizzonlale che dividc i duc inahiotlitoi cede in scguito a fenomeni teltonici che sconvolgono la originaria della cavit. Una faglia ben riconoscibile sulla paretc Est, cd essa segna lo scoscendimcnto cor risponqente all'ingrcsso centrale. Si abbozzu cosi la grande cavcrna nclla quale si riversano ambedue gli inghiottitoi. 4) Scompaiono i fiumi epigei c lu volta tende ad assumcre un profilo di Per lunga tempo quindi l'inscnilimcnto litogcnieo si limita alla galle na nuova . Nella ca vern a prcvalgono i fcnomeni graviclastici, che dan no alla volta la forma a cu pola, ma non ar ri va no a canccllare i camini, clementi di morfologia erosiva priinaria, connessi con l'inghiottitoio 1). . 5) l'equili.brio statico della volta, puo stabilirsi il processo di htogenes1 clum1ca che da alla gratta la sua facies attunlc. La morfologia attuale della grotta risulta cosi dcterminata, attravcrso un complesso cielo di fenomeni che trac la sua origine dall'azione di uno, o pi paleofiumi. Il carattcre castclnoviano di questi fiumi provato dalla loro direzione e dalla natura dei fenomcni ipogei ela essi detcrminati, fcnomeni analoghi nel meccanismo a prcsumibilmentc cocvi con tutti quelli conncssi con la fase castelnoviana del solco di Aurisina. E' da notarsi che la Gratta Gigante situata a de.lra della linea del fondavalle, ove per delta linea si prenda (.MARUSSI [52]) l'allineamento di grandi doline lungo la direttrice SE-NO. Tuttavin cssa va rifcrita, in base all'andamento dei vani, a corsi d'acqua provcnienti dalla sini.'>lra idrografica. La contruddizione pero soltanto apparente, in quanto, secondo quanto abbiamo esposto ncl capitolo VI, il funzionamento degli inghiottitoi castelnoviani, c quindi anche della Grotta Gigante, fu posteriore alla scomparsa del Paleotimavo, e quindi data da un periodo in cui non poteva pi esistcrc una rigorosa delimitazionc fra versantc destro e sinistro del solco fossile. 7) Bacino di Gabrovizza. E' caratterizzato da tre inghiottitoi fossili, studiati da DE MARTINI [29], e precisamcnte : Grotta N. 7 V.G. 25.000 I.G.l\1., D. 40n, JI, S.O. Villa Opicina. Sit. m. 750 N. + 15" O. da Gabrovizzn. Lat. 45'58" -Long. 1 "16'23". Quota ingresso m. 224. Profondit m. 38,70. J..unghezza m. 175. : A. BERANI (1920) L. I>E (1951). [21, 311, 46, 12, 15, 29]. J . ' ,) -P.\I.EOIDHOGHAFI.-\ DEI .. SO:.CO Dl AUHJSJNA Grotta di Gabro,izza (Grotta Etcole), N. 6 V.G. 25.000 I.l\I.G., F. 401l, 11, S.O. Villa Opicina. Sit. m. 600 N. + 15 O. da Gnbrovizza. Lat. 45'52" Long. 1 '26". Quota ingtcsso m. 21 !J. Profonditil m. 113. Lunghcz?.a m. 200. Hilicvo : A. BERAXI c S. RuLLI (1920) ; L. DE l\IARTIXI (1951). [10, 39, 1, 4, 15, 29J. Grotta dcll'Alcc (Grotta Tilde), N. 62 V.G. 25.000 I.G.l\1., F. 40", Il, S.O. Villa Opicina. Sit. m. 1.150 O. + 38 N. da Gabrovizza. Lut. -!5'56" -Long. 1 '50". Quota ingrcsso m. 2115. Profondit m. 43. Lunghczza m. 135. Hilicvo: H. (1924) L. DE (1951). i -10, 41, i, 15, 29]. 193 J..o studio di nE MARTINI basato sui criteri fondamentali esposti nel presente luvoro, c interpreta le tre grotte seconda un cielo di fenomeni che si inquadra perfcttamentc nella fase castlnoviana del solco di Aurisina. Rima_n dando quindi all'ottimo lavoro sopracitnto per tutti i particolari di dettagho, baster qui riassumere brcvcmel)tc le conclusioni. Le grotte N. 6 e N. 7 sono oggi scparate in seguito ad un enorme cedimento del tcrrcno che ha dato origine alla grande dolina di crollo irt corrispondenza dell'attualc ingrcsso della () V.G. Esse pero originariamente un tuttoc aencticamentc unito, c precisumente il piil bell'escmpio di inghiottitoio direll; esistente nel solco di Aurisina. . Il corso d'acqua che ha dato origine all'inghiottitoio un tipico castclnoviano, provcnicnte da Ovest. Ncl suo tratto subaereo, a monte dellingluot titoio il torrente detcrmintl i normali processi di incarsimento ipogeo seconda I'etosionc invctsa, C fini per .. catturato da un nuovo inghiottitoio, naturalmente inversa c retroverso, rapprcscntato dalla gratta N. 62 V.G. La complessit dei vani di quest'ultimo fa inoltrc ritenere che forse nclla sua acnesi non fu cstraneo un altro corso d'acqua, c prccisamente un affluente di del tmTente principale. Le incisioni della linea di spartiacque fra il Monte s. Primo (m. 279) e il monte S. Paolo (m. 274) contribuisCOJ:\O a confermare la complcssit idroarafica di questo bacino. Anche la Grotta Verde (N. 851 V.G.) esistclitc a Nord dct Thalweg del pur essen do evidentenente un a pseudogalle ria am plia ta pcr c l?er. crollo. di un a volta forse legata, nelle pr-ime fasi della sua genes1, ail azwnc d1 un affluente d1 sinistra, apparte-nente allo stesso bacino. 8) Bacino di Aurisina. -Questo il pi settentrionale dei bacini fossili castelnoviani della sinistra idrografica del solco di Aul'isina, almeno per quanta ci risulta. A Nord di questo bacino, il solco stesso si prolunga fi_n_o sboccarc in marc in corrispondenza col golfo di Sistiana, ma una di fra Sistiana e Prccenico acccnnano ad una interruzio,ne sctlentrionale anticipa la definitiva chiusura del solco, data rlall'Hermada. Qualche corso d potcva anche sccndcre da questi rilievi, pet lo meno con carattere _e poteva anche concludcre il suo pmcorso epigco in inghiottitoi, ma SI tratta deutcmente di torrcnti appurtenenti alla dcstra idrografica, c pertanto. dai limiti del presente lavoro. A questa categoria va r1fcnta la Gratta delle Torri di Sliviu (N. 39 V.G.), la caverna Pocala (N. 91 V.G.), e anche un'altra urotta situata a Sud-Est di Aurisina, recentemente scoperta ed Di quest\tltima, trattandosi di cavit inedita, colgo comunquc l'occaswne per qui il grafico cd i dati catastali : 13.

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    104 \\'.-\LTEH :\1.-\UCCI Grotta pressa la f01nuce di Amisinn eN. 3913 Y.G.). 25.000 I.G.l\1., F. "lO", Ill, N.E. Duino-Aurisina. Sit. m. 800 E. -1-15" S. dalln stazione fer• di Aurisina. Lat. 45'53" Long. 1 "J.l.'-15". Quota ingrcsso m. Profondit m. 35. Lunghezza m. 125. Hilievo : C. l\JAuccr (1952). N. 3 913 V. G. 0 1010jqtO Fm. 21. G1ottn p•esso la foJ"JHl('C di Au1isina (:'\. \'.G.I. r -toJ Nel bacino di Aurisina, essendo csso vicino allo spartiacquc dei \'ena, l'im pluvio ben rappresentato da alcune fmti ed ampie incisioni dello spartincqUl' stesso. L'incisione maggiore si tJova fra i monti Berciza (m. 200) e Bali.la (m. 222), un altro profondo solco si trova a Nord del primo, un terzo solco a Sud del secondo. . grotte che stanno in con questo importante bacino. L'Ingluothtmo e rappresentalo dalla Grolta VIttoria di Aurisina (N. 2744 V.G.). 25.000 I.G.l\1., F. 40", III, N.E. Duino-Aurisina. Sit. m. 150 N. + 50" E. dnlla stazionc fcrr. di Amisina. Lat. 45'15" Long. 1 "14'05". Quota ingrcsso m. 168. Profondit m. 122. I.unghezza m. 240. HiJievo : \V. MAUCCJ (agosto 1!)48-giugno 1H50). t56]. Su questa grotta gi occ.asione .di pubblicare uno studio [51)] considc randola nella sua genest cd evoluzwnc. in i cmatteli di inghiottitoio inverso e retroverso, e lo mettevo m relazwne con uno di quei cmsi d'acqua provenienti dall'orizz.on!e marno-arenaceo, con clitezionc SO-NE. Si tratta quindi di un tipico inghiothtow della fase castelnoviana. Alla prima fase di grotta, cio la fase di inghiottitoio attivo segui una seconda fase, ch 1nsemhmento litogenico, in seguito alla seom parsa del corso. subaere.o. te.rza fase, in eorso, un vistoso ringio vanimento con Infiltrazioni Hlnche locahzzate e con tm attuale funzionamento da inghiottitoio interno, nel grande P. 90. l aL !>.\LEOII>HOGH.-\l:J..\. DEL SOI.CO Dl 195 Le acque del torrcnte epigeo, assorbite dall'inghiottitoio e deviate in direzione Sud-Ovest, hanno potuto mantenere un certo corso ipogeo sospeso, del quale troviamo traccia nella Grotta di Aurisina (N. 89 V.G.). 25.000 F. 40", III, N.E. Duino-Aurisinn. Sit. m. 310 S + 36 0 dalla stnzionc ferr. di Aurisina. Lat. -1.5"45'03" LunJ!. 1"13'56". Quota ingrcsso m. J.l.9. Profonditit m. 113,63. Lunghczza m. 400. Hilic,o : E. BoEGA:S (9 e 23/2i1902). [ 1 5J. Questa grotta non funziono mai da inghiottitoio, e l'attuale ingresso dovuto a fenomeni secondari di erosione inversa 'meteorica. Le gallerie invece presentano i caratteri di un corso ipogeo sospeso fossile. Una terza grotta pure in relazione con lo stesso bacino di Aurisina, la Grotta sopra le Sorgenti di Aurisina (N. 347 V.G.). 25.000 F. 40", Ill, S.E. Audsina. Sit. m. -105 E + 3" S del :\1. {Ill :.!00). Lat. -!5"-14'-13" -Lon!-!. 1 "12'58". Quota ing•cssn m. 182. P•ufondit m. !.14. Lunghczza m. 168. Hilicvu : E. BoF.G.-\:S (1 /211 !lOi) ; Gruppo Tlicstino Spelcologi (HJ51), l15 J. . Ln grotta si apre con un piccolo ingresso, nclla nuucnta incisionc ft•a il M. Berciza (m. 2110) c il Baliza (•n. 222), che rapprcscnta il Thalweg principale dcll'nntico bacino di 'impluvio c quindi del torrcntc cpigco. Non si tratta di un inghiottitoio pcrch l'aper in superficie dsale nppena al gcnnaio 190. Si trntta di una lunga gullci'a, ripidamcnte inclinata, il cui soffitto rnppresentato dnl lelto di unu st•ato. Alcuni camini ,-crticali sono do,uti n c\identi fenomcni di dngionmimento. La sczionc della gallc•iu di tipo gnwitazionalc e Ia vistosn litogenesi di tlSl•niiimcnto non lu ha sostnnzialmcntc altemta. La direzionc \"et•so S.O. Questa grotta presenta un insieme di caratteri apparentemente paradossali : a) 1 camini sono clementi di morfologia erosiva secondaria, dovuli a ringiovunimenti molto postedori alla genesi della grotta. Non si tratta quindi di una pseudogalleria, bensi di una galleria gravitazionale, morfologicamente diretta. b) La direzione dei vani indica una retroversione. c) La recente apertura in superficie esclude la genesi diretta e riconduce Ja cavit al tipo invcrso, che peril non trova conferma nella morfologia interna. d) La volta, rcgolare e diritta, S('gue esattamente l'andamento ella stratificazione. Q.ucsta ultima carattcristica la chiavc per grotta. Si tratta di una cavit di interstralo (caso molto raro nel Ca•so Tneshno) : forte inclinazione degli stiati (35o, con immersione verso SO) ha reso poss1bile un meccanismo di erosione inversa, pcr effetto delle acque di perdita del tonente cpigeo. Si uvula cosi una tdplicc azione speleogenetica : 1) Lungo J'immcrsionc degli strati, verso SO, con la graduale estcnsione del collettme ipogeo : azionc diretla. . 2) Nel scnso della gra,•itil, con l'affossamento gravitazionale del collettore : azione dhetta. 3) Verso In superficie (i<.•l terreno, fino all'apertura della cavit : azione i1wer:w.

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    1!)() WALTER [ 42] Riassumendo quanto stato esposto in questo capitolo, vediamo che la paleoidrografia trasversale del solco di Aurisina si mtieola in otto bacini chiusi, analoghi a quelli del solco di Castelnuovo : 1) Bacino di Basovizza (inghiottitoio N. 136 V.G.). 2) Bacino sopra Chiusa (inghiottitoio. N. 18 V.G.). 3) Bacino del Monte Spaccato (inghiottitoio N. 12 V.G.). 4) Bacino di Opicina (inghiottitoi N. 10 e N. 5:l3 V.G.). 5) Bacino di Borgo (inghiottitoio N. 3876 V.G.). 6) Bacino della Grotta Gigante (inghiottitoio N. 2 V.G.). 7) Bacino di Gabrovizza (inghiottitoio N. 7 V.G.). 8) Bacino di Aurisina (inghiottitoio N. 2744 V.G.). Le cavit sopraelencate, col loro carattere di innhiottitoi fossili, hanno pt•r messo di ricostruire il reticolo ichografico epigeo. b ci nella zona, altre cavit di notevole sviluppo verticale o le quah pero non possono riferirsi all'oggetto del presente Iavmo. R1tengo opportuno elencare brevemente le principali di questc cavitil, moti vandone l'escluzionc : N. 23 Y:G. -Abisso presso il cimitero di Bwwvizza: una pscudogallci'a con un pozzo profondo 115 metri, e si trova pi a valle dell'inghiottitoio del hacino d1 Basov1zza. Potrehhe cssere soltanto un collettotc ipogco sospcso. N. 32 V.G. -Grotta dei Colombi pressa BasotJiz=a: una cavcrna clastica, con duc ingressi superficie. Si tront molto spostnta t•ispetto al bacino sopra Chiusa c non m.ai stata un inghiottitoio. N. 26!.19 V.G. -Grotta 1 a S.E. di .Uonrupino : un inghiottitoin fossile in\'crso c retro verso, pero alla dcstra idt•ografica. N. H-! -:-A/Jisso E.-A. una tipica pseudogallcria di diaclasi, con due pozzt mtztah mvcrs1. S1 ape1ta ncl 18!)5 c quindi non funzionb mai da inghiottitnio. N. 90 V.G. -;-9rotta No, ptesso : il primo pozzo una voragine clastica. Le gaBeric Intcrne sono un anttco collettorc ipogeo sospeso, HJliHH't<.•n<.•nh• al sistema della dcstra idrogtafica. Cosi pure non sono compresi nel presente lav01o gli abissi della zona Gro pada-Monte Gaia, e quelli della zona Opicinu-Fernetti di cui stato fatto cenno nel capitolo IV. ' Tornando ai suddetti bacini, Yecliamo che essi corrjspondono a incisioni, plu o meno marcate, del1o spartiacque HOGHAFIA DEIJ SOLCO 1>1 AUHISINA 19i 7) Bacino di : incisionc fra il Monte S. Primo c il Monte S. Paolo (quota della soglia : m. 255). 8) Bacino di Aurisina : incisione a Nord del :\l011tc Berciza (quota della soglia : m. 150) (15) ; incisione fra il :\'fonte Berciza e il Monte Baliza (quota della soglia : m. 180) ; incisione a Sud del Monte Baliza. Esaminando il profilo della catena dei Vena, si riconoscono soltanto tre ulteriori incisioni, alle quali non conispondono cavit riconoscibili con certezza come inghiottitoi fossili : a) La nuucata incisione fra la Vedetta Alice e il :\lonte Calvo. b) La huga e piatta incisione di Prosecco. c) La huga incisione, poco marcata, fra il :Monte Baliza e il Monte S. Primo. Si dcve considcrare comunque che anche nell'attualc idrografia trasversale del solco di Castelnuovo, ci sono torrenti che terminano in inghiottitoi di picco lissima estensione, o addirittura inaccessibili. Si pu pertanto ritenere che gli inghiottitoi fossili attinenti a queste tre ultime incisioni, non siano pi oggi dconoscibili come tali, e pertanto, pur mancando l'elemento principale per l'iden tificaz.ione dei bacini castelnoviani, aggiungere, sia pure dubitatamente, alla serie anche i tre suddetti bacini. Si hanno cosi in tutto 11 bacini di tipo castelnoviano nel solco di Aurisina, su una lunghezza del fondovalle di ciica 23 km. Nel solco di Castelnuovo, si hanno 14 bacini, su un fondoYalle di cilcn 30 km. La proporzione, come si vede, l'isulta molto concordante, per cui si pu ritenere, in linca di massima, che non ci siano, nel solco di Aurisina, altri bacini, sfuggiti alla presente indagine. 1. Alpi Giulie, I, ..J., 18%. a. Alpi Giulie, Xli, 5-6, 1907. 4. A /pi Giulie, XXII, 2, 1920. 5. Alpi Giulie, XXIII, t-a. 1921. 6. Alpi Giulie, XXIV, 6, 1923. . Alpi Giulie, XXV, 3, 19:-H. Bibliografia 8 . .-lili e mem01ie ella S.A.G., 188:-J-85. 9. A IIi e memorie della S.A.(;., 188i-92. 1(). Alti e memorie della S.A.G., 189:L J 1. Alti della Soc. Adr. Sc. Sai. 12. BATTAGLIA (R.). La cn\ct•na dcll'ot•sn di Gabto,izza . • 4/pi Giulie, XXII, 5-6. 1920. 13. -Notizic sulla strntigmfia del dcposito quntcrnario della cavcrna Pocala di' Aurisinn. I.e Grotte d'Italia, IV, 1, 1930. 14. L'ct dei pi antichi dcpositi di ricmpimento delle cmctne. Alti 1 Congr. Na::. Spel. Trieste, 1933. tr.. BERTARELLI (L. \'.), BoEC.A:'ol tE.). IJuemila Grotte, Milano, 1926. 16. Bt.ASIG (F.).Appunfi geoagronomit' clellu provincia di Trieste, Trieste, 1930. (lr>) Fmse qucstn incisione non si riferSl'C n qucstn bncino, ed piii recente della fase cast<.•Jnn\'iana.

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    198 WALTER M:\UCCI [44] 17. BoEGAN (E.). -Le pi profonde cavitit sotterranee del mondo. Le Grolle d'Italia, 11. 4, 1928. 18. Grotte della Venezia Giulia. Alpi Giulie, XXXV, 1, 193-!. 19. The deepest gmttoes in the wo•ld. Caves an cl Caving, 1, 2, 19:-l. 20. -Il Timavo : studio sull'idrografia carsicn subaeren c sottc•-rnnca. Mem. Jsl. liai. Spel., Il, 1938. 21. Boil. Soc. Adl'. Sc . .Yal., 18Hl. 22. CoEN (G.), 1\IALAHODA (R.), PASA (A.). Un pozzctto cnrsico nci prcssi di :\lmll'upino (Carso Triestino). Bol/. Soc. Aclr. Sc . .Val., XL\', 19-l9-5U. 23. CviJIC (J.). Hydrographie souterraine et l'ovizza. Boll. Soc. Aclr. Sc. Nat., XLVI, 1952. 30. FonTI (F.).-Studio sul sistema di grotte N. 38 V.G., 38 Y.G., 21 V.G. Alpi Giulie, 51, 1950. 31. I•'ouRMARIER. -Hyclrogoloyie, Lh'•ge, 1936. FnANCHETTI (C.).La prime. esplorazione del Bussento sottet'raneo (Pl'O\". di Salerno). Rass. Spel. Ital., II, 3, 1950. 33. Gnu:sn. -Die J{arsthudrographie, Leipzig, 1905. 34. J{onMos ('f.). -Nuo\'e tracee di una Forest Bcd Fauna nc>lla rcgionc adl'iatica. Le (;rolle d'Jlalia, 7, 1933. 35. I{REBS (N.). Verbogene VcrebnungsfHichcn in Istricn. Geogr . .Jabresb. aus Oest., IV, 1906. 36. Die Halbinsel Istrien. Landeslmndlichc Studien. Geoyr. Ab b. Pene/;:. Leipzig, 1907. 3. KYRI.E (G.). -Theoretische Spiileologie, "'ien, 1923. 38. Il Tourisla, 1894-95. 39. 1895. 40. 41. 42. tl ii. 44. 45. 4C. III, 1896. IV, 1897. v, 1898. VI, 1899. VI, 1899. VII, 1900. XIII, 1906. 47. LEH;\IANN. -Die Hydrographie des Karstes. Encucl. der Erd/wnde, 'Vien, 1923. 48. Lt.OPIS Lr.ADO. Sobre nJgunos principios fundamcntales de morfologin c hiclrologia carstica. Speleon, Oviedo, III, 1-2, i 952. 49. MARTEL .-A.). Les Abimes, Paris, 1894. 50. L'tJolulion souterraine, Paris, 1908. 51. :Vout,eau trait des eau.t" souferraine.c;, Pal'is, 1921. PALEOJUROliHAFIA DEl. SOLCO Dl AURISI:SA 199 52. (.-\..). -Il Palcotimavo e l'antica idrografia subaerea del Ca•so Triestino. Bol/. Soc. Adr. Sc . .Yal., XXXVIII, HJ-ll. Ipotcsi sullo s\iluppo del caJ•sismo. Gior.

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    Walter MAUCCI Organizzazione tecnica e risultati delle ricerche sul corso ipogeo del Timavo (Carso Triestino) <2> (1952-53) Il 2 agosto 1953 una squadra della Sezione Geo-Speleologica della Societ Adriatica di Scienze Naturali di Trieste, fornita di attrezzatura per esplorazioni suhacquee, riusci a forzarc il sifone d'entrata della Grotta di Trebiciano (3), a 329 metri di profondit, risalendo, in immersione, il corso ipogco del Timavo. Qucsta impresa, che valse a risolvl•re un problcma pi che secolare, rappresenta un primato nell a nuovissima tccnica speleologica, sotto diversi punti di vista : a) E' il massimo percorso finora cffettuato, con autorl"spiratore, toccar tena in acque sotterranee, sotto volte sommerse (77 metri). b) E' un. sifone situato sul fondo di un grande abisso, preceduto da ben 15 pozzi verticali, per una profohdit di 329 metri. . c) E' il primo sifone forzato in acque torbide, con condizioni di visibilit ptessoch nulle. d) E' un sifonc posto al termine di un vasto lago, pri vo di sponde praticabili, distante circa 100 metri dalla base, pet cui tulta la manovra dovette essere regolata a bordo di due battelli di gomma. e) L'individuazione dell'imbocco del sifone (21 settembre 1952) [7, l] richiese otto ore di immersioni continuate. L'impiego degli scafandri autonomi leggeri, nel tentativo. di forzare sifoni o gullerie sommerse, costituisce senza dubbio la pi importante innovazione nella tecnica speleologica, degli ultimi anni. I primi tentativi di questa nuova tccnica furono effettuati in Francia, ad opera di sommozzatori professionisti, nel 1946 (Fontana di Vaucluse) e nel 1947 (Fontana di Chartreux a Cahors) [6]. In queste esplorazioni non fu possibile raggiungere la branca ascendente del sifone, e la profondit toccata fu di 46, rispettivamente di chca 60 metri, secondo DE LAVAUR [6]. L'apparecchio nsato fu un autorespiratore ad aria CousTEAU-GAGNAN, a circuito aperto. Nell'agosto-ottobre 1950, Henri LoMBARD, intraprese una campagna nella regione di Montpellier, affrontando una serie di sifoni [9]. 1..'8 ottobre 1950, nella . (1) Societ Adriatica di Scienzc Naturali (Trieste), Sezione Geo-Speleologica. (2) Communication prsente le 11 septembre 1953 la Section l, en ce qui concean.c l
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    \\'.\L'l'EH lJ:\l'C:CI [2] Grotta del Lirou, Egli lrova\'a la mmtc in un fatale incidente. Durantc qtll'sla campagna LolJRARU affronte', otto sifoni, c riusci a forzmne tJc : 1) Risorgiva di Avcncas (Hrault) : sifonc lungo 15 mctti, situato a unu cinquantina dl metrl dall'imbocco della gtotta. 2) Risorgiva di Fontanilles (Hrault) : a un centinaio cli metl'i clnll'imbocco stabili il collegamento subacqueo fra clue laghi giit noti, c lento (h prosegmre oltre, fino alla profonclit di oltre 12 metri. 3) R.isorg,.va di Lirou (Hrault) : un ptimo sifone, lungo 42 metri, situato a metn dall1mbocco. della gtotta. Dopo un a piccola ca \'Crnelta se gue un scconclo s1f_one, lun_go 10 metn, che fu pure forzato. Questa imprcsa rapprcsenl il pi bnllante r1sultato ottcnuto in questo campo. Degli altri tentativi di LoltnARD, notevolc qucllo cffettuato nella risorgiva di (dovc raggiunse i 30 metri di profondit), e quello nel Foux de Pompignan, dove percorse una galleria somme1sa pet be:n ()5 metri. Anche queste esplorazioni furono effettuate con un autotespiratote CousTEAt.:, GAG X apparecchio francesc presenta le scguenti caratteristiche ; (), 18] Gli e 1! sono da una maschera che non comprende hi bocca. La nserva dana e contenuta 1n un a, due 0 tre bombole (secondo il mode llo) (4 ), caricate a 200 atmosfere e sistemate sulla schicna del nuotatore. A ogni inspi _il vo_lt_Jme d'aria fornito, a Pl'(•ssione ambiente, per mezzo un _disposihvo ? due VIc v funzionamento automatico. 11 pa)Qmbmo ticnc fra 1 denh un boccagho, la cui dhposizionc evita ocrni perdita d'aria 0 pcnctrazionc boccag,Iio_ sono applicati duc tubi, 1'7mo per fresca e l'altro pc1 l c!ell ana cspirata. L'autonomia clell'apparecchio di ci1ca 50 minuh_ per c1ascuna bombola, in superficie, 25 minuti a 10 metri, 13 minuti a 30 metn. . ricerche .furono cffettuate con italiani PIRELLI. Per. la delle. par_eh sommerse furono usati autorespiratori ad ossigeno hpo Poseulon >> a chiuso. Per il forzamento del sifone, autorespiratori L.S. 901, pure a oss1geno e a circuito L.S. 901 rappresenta, a nostJo modo di vedere, quanto di megl!o _e creato in questo campo, cd il pili adatto pcr opcntre ncllc spec1ah condiZIOill della spcleologia subacquea. La maschera facciale, •otonda, ntcchiuclc tutto il \'iso, bocca compresa. Questo presenta un doppio vantaggio : 1) Permette all'esploratore di emetteJc suoni che possono servitc a comunicare con i compagni immcrsi. . 2) Permette di mia nclla maschera, per cquilibtarc la ptessionc esterna che tende a scluacc•me dolorosamcnte il vet•o contro il viso. Fra i clenti viene tenuto un boceaglio di tuho eoJTtl'rato, che, alla da11a _maschera, presenta tm rubinetto a trc vic che •endc:-,possibile la 1esp1razwnc a oss1geno o arl atmosfcra. . Il tubo corrugato porta in un saeco-polmone di ,romma robusta, cntro il qualc esiste cal?sula ripiena di ealec sodata, desti;ata ad assorbire l'anidridc car bomca esp1rata. . Sotta al sacco-polmonc sono applicatc due bombolc aecoppiate, piene di a 150 atmosfe•e. L'ossigcno vien<.' fornito al sacco-pohnonc pc• ch un erogatorc continuo automatico, l'<.•golabile a \'olont del palombaro. lnoltt c un a mano (hy-pass) pe•mettc di e•ogarc l'ossigeno secnndo le necessita. ( 4) L'e 1 1 11 • . 1 hoh•. Quella sp ntazwnc tc a \laucluse fu efl'cttuth c:ol modcllo a trc JOill 1 '1 1 dt•lla Fontana di e le immc•sioni di L;ln;h:ud, con nppnretchi n duc wm >O e. HICEBCI St:IJ C:OllSO DEI. TUIAVO 203 L'autonomia dcll'appmecchio di 4 mc per ogni coppia di bombole. L'apparecchio pu<', csserc usato, senza particolari precauzioni fino a circa 20 metri di profondit. L'apparecchio << Poseidon :1> ha un sacco-polmone pii1 piccolo ccl una sola bombola. Inoltre presenta un tubo a vahoht per la respirazione a atmosfera. L'autonomia di circa 45 minuti. 1 nmtaggi degli apparecchi ad ossigcno sono i scguenti : 1) Sono mcno ingombranti e pcsanti di quelli ad al'ia, 2) Han no un a autonomia molto maggiore, 3) L'apparecchio, compresc le bombole, si porta sul petto e non sulla schiena, cd quindi molto pi protctto, specialmcnte in acque sottct'l'anee e sotto volte sommerse, 4) Non e necessal'ia zavmra per immergersi, 5) L'azione pneumatica del sacco-polmone permette all'esplorato•e di rima nere a mczz'acqua, bilanciando la spinta idrostatica delle inspirazioni ed espirazioni, 6) Col rubinetto a t•e \'e in comunicazione con l'atmosfcra, il sacco-polmonc rimane completamente chiuso, e, convenicntemente riempito di ossigcno, costituisce un aiuto nel gallcggiamento che permette lunghe permanenze a nuoto in laghi sotterranei, 7) Essendo forniti di un tubo solo, conscntono maggiore Iibert di movi mcnto alla testa, c mino1e pericolo di avarie, 8) La •cspirazione ad ossigcno escludc il pericolo di embolie, c consente in qualunque caso una tapida risalita in superficie. Nellc nostre esplorazioni disponcvamo di due apparecchi L.S. 901 e di duc << Poseidon , tutti fo1niti di una doppia serie di bombole di riserva. Gli esploratori indossavano inoltrc una muta di gomma elastica, con sottostante un doppio completo di lana. 1 piedi erano protetti da calzari di pelle. Mani c nuca e1ano spahnati di una pomata antifrcddo, a base di lanolina. Pc1 l'illuminazione subacquca usammo torce elettrichc impermeabili a tlue clementi. La torcia era assicurata al palmo della mano sinistra. La profondit venne misurata mecliante un manomctro da polso, graduato Hno a 12 metl'i, fissato al polso destro. Per i collegmnenti con la superficie sperimentammo (ma non nclla Gtotta di Trebiciano) un telefono impermabilizzato, formato da due parti : un ricevito•e a fonia applicato ni ti•anti della maschera all'altezza dell'orecchio, e un pulsante assicurato al palmo della mano destra. 1 segnali Morse del pulsante crano ricevuti da un centralino in superficie, sia acusticamentc con una cicalina, sia visivamente con una lampada da quadro. Il collegamcnto era costituito da un cavo rivestito di gomma, e armato con fili d'acciaio che serviva pure da sicurezza. Qucsto dispositivo funzionil egreginmcnte nelle risorgive di S. Giovanni cH Duino [ 16]. Non fu usato a Trebiciano perch la morfologia complessa del sifone rese sconsigliabile l'impiego del pesante cavo telefonico, che fu sostituito con un semplice cordino. . • I battelli di gomma della spedizione consistevano in un << Nautilus tipo C e un << Nautilus >> tipo E. Ambedue supermono soddisfacentemente le condizioni di usura determinate daJI'ambiente c sopportarono perfettamente il contatto ine vitabile, con scogli e speroni di roceia. Un'avaria al fondo del tipo C, non com promise in nessun modo la sun facoltit di gallcggiamcnto. Tutto questo matel'iale, assieme a ogni ultra cosa connessa con la sistemazionc di un campo-base a nitre 300 metri di profondit (viveri, illuminazione, coperte, tenlle, fmnelli, genel'i cli conforto ecc.) fu imballato in 37 cmichi chiusi in di vimini o in sacchi 1li l{'In {' calcolnti in modo da non superare il diametro di

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    204 WAI.TEH :\lAl'CCI [ 4] cm. 45 (diametro minimo dei pozzi di discesa) e il peso di 20 kg. (5). Ogni enrico ave,•a un suo numero progressivo cd un elenco del conlenuto. Gli atttezzi pi delicati, gli strumenti e le mute di bianchetia erano contenuti in succhctti robusti di gomma, a chiusura ermetica. Essendo la Grotta di Trebiciano situata a poca clist.mza daJla citt cli Ttiestc, e raggiungibile con un'ora di cotriera pi venti minuti a piedi, si l'itenne oppm tuno di spezzare lo svolgimento della spedizione in dherse fasi, a intervallo di 5-6 giorni ciascuna, e della dura ta da 8 a 49 me. Complessi nt mente l'opetazione richiese 17 discese, per un totale di oltre 200 ore di permanenza in gtotta, e con la partecipazione ni 23 esploratori. L'na prima discesa fu effcttuata il 9 mayzo 1952, con lo scopo di esaminmt• sul posto la migliore sistemazione dei campi cd i dettagli organizzali vi di essi. Successivamente si dovettero studiatc le condizioni idrologiche del fiume sotterraneo (condizioni variabilissime, in dipendenza con i fenomeni meteotologici esterni) (6), allo scopo di determinare l'epoca pi favorevole per il tentativo. Tale epoca fu fissata per la seconda met del mese di agosto. Tuttavia pcr cause varie, estranee all'andamento dei preparativi, non fu possibile attenersi a quella data, e il primo tentativo pot cffettuarsi appenn nei giorni 13-14 settembre 1952. La discesa con lutta l'attrczzatura della spedizione (citca 7 quintali) fino alln caverna Lindner (7) situata a 273 metri di profondit, l'ichiese 19 ore, c impegn<'l severamente la capacit e la tesistenza clegli uomini. In quclla spedizione (cluntta :in tutto 49 ore) c nella seguente (2G ote) furono effettuale lt• esplotazioni preli minari lungo le pareti sommetse del grande Jago attraverso iJ quale il Timavo si getta nella caverna Lindnet, che fu dcnominalo Lngo Guido Timeus (8). Il livello del fiume fu trovato a quota 1G s.m. L'acqua eta torbidissima, la visibilitil subacquea nuiia. Fu tuttavia cffettuato il rilievo delle parti sommerse ciel lago, c fu individuato l'imbocco del sifone (ncJI'angolo SE del lago Timeus), che un esploratore pot risalire per breve tratto. I risultati di queste esplorazioni ptcli minari furono pubblicati [7, 16]. Il proseguimento delle ricerchc fu rcso impossibile, a causa delle conclizioni idrologiche : il 28 settembre il fiume fu trovato in piena (il live1lo sali, ne] corso della notte fra il 28 e il 29, ela quota 24 s.m. a quota 32 citca). Si clovcttc> togliet'<' il campo-base avanzato (quota 25 s.m.) c il campo-base (quota ()0), abbnndonando il cavo telefonico di collegamento col campo 2 (quota 18 s.m., sulla sponda del 1ago Timeus) gi sommerso, ed inizianclo il ticupero cli lutta I'atttezzatura. Il trasporto del materiale Iungo i .15 pozzi dell'abisso, fi no alla supetficic, t•ichicsc otto ulteriori discese neiia grotta. Le ft!rono riprese quest'anno. 9 luglio 1953 si procedette all'armamento dei pozzi della gtotta pe1 tendere JHU spcdite le successive operazioni. II 25 e il 26 furono dedicati alla calata di lutta l'attrezzatura fino al campo-base, stabilito anche questa volta nella caverna Linclner, alla profondit di 275 mctri. La spedizione vera e propr!a fu effettuata nei giorni 1 e 2 agosto. Il sifonc fu superato alle ore 3,20 del gwrno 2, da clue esploratori, i quali raggiunscro cosi un nuovo lago, denominato Lugo Eugenio (9). Dmante questa impresa il IiveJlo del Timavo si mantenne a quota 12 (5) Ai limiti di peso feccro cccczionc le duc mutasse di 100, 1ispctli\'aJllt'ntc 150 nH.•tti cli cavo tclefonico suhacqu fu uno dt:i l' dt•] JHohlcma dcll'iclmlogia del Carso Tl"irstino. Le suc ht•JIIantr espetrcnzt• ! 2] pet•miscro di dimostrare 1rt confinuitit fra l'Alto Tinw,o CHcc.ca), la Gtotta di Ttt•hiciano e le riso1ghe di Duino. (9j Eugenio BoEGA!'IO ll8i5-1Hi39) fu. il .massimo pionit•t'l', della spcleologia giuliana. A Lui si de,c, ft•a l'nltto, Jo studio t•d rJit•\anHnto clt•lla di Ttt'hieiano [iJ-4 1. L5] HICEHCHE Sl"IJ COHSO DEL TlliAVO 205 ma l'acqua fu ancora lorbidissima. La penetrazione nel sifone fu quindi fortemente ostacolata dalla mancanza pressoch totale di visibilit sott'acqua, oltre che dalla morfologia stessa dei vani sommcrsi, ramificati in un complesso rinto di sttette fcssme verticali a pmeti molto accidentate. Non fu possibile mantenere un collegamento di segnalazioni con i battelli d'appoggio del Lugo Timeus, e l'assicurazione per mezzo di una func fu mantenuta soltanto fra i due uomini di punta immersi. Cio obblig i due uomini a ripetcmTete frequentemente nei duc sensi i vari tratti del sifone, allo scopo di non petdere i contatti, e di rendersi conto della morfologia c dell'andamento del tratto esplorato. A prescindctc dai risultali ottenuti, dei quali sm fatto cenno pi uvanti, le nostre esplorazioni subacquee hanno dato alcune indicazioni tecniche sul problcma del forzamento di sifoni, non prive di interesse. Anzitutto bisogna osscnare che allo stato attualc dei mezzi tecnici disponibili, il forzamento dei sifoni rimane ancora, in qualsiasi caso, una impresa eccezio nalc c rischiosa, che non pm) ancora entrare a far parte della normale tecnica spelcologica. Fino ad oggi, a quanto mi risulta, sono stati oltrepassati in immersione me no di 1 O. sifoni, e in ness un caso stato possibile proseguire ulteriormente l'esplorazione al di I del sifone, sc non per brevissimo tratto. E' eviden temcnte ben altra cosa mandare uno 0 due uomini al di l di una galleria sommersa, a clare un'occhiata, che non far passare un'intera squadra di 4-G uomini forniti di tutto il nccessario (abiti di ricambio, battclli, illuminazione, stnunenti) per una avanzata lungo un fiume ipogeo. Il successo, nell'affrontmc un sifonc, ancora legato essenzialmente aiia fortuna. Un sifone cli 10-30 metri, per esempio, con debole cmrente, acqua lim pida e non trop po fred da e profontlit non supctime ai 10-15 metl'i pm'l mcnte csscre superato con relaliYa fncilit da uno o pi uomini cd allenati, ma le suddette condizioni rapprescntano eviclentemente un optlmllm ben raramente ottcnibile. La pi lunga pcnctrazione orizzontale in una gulleda finont quclla cffettuala da Steno Bmtoli e me nelle risorgive di S. Gwvanni dt Duino (72 metri), seguita da quella di Henri LoMBARD nel Foux de (05 metri). E' da tcnt•r presente che la possibilit di penetrazionc non hnutat.a dall'autonomia de•rli autotespiratori. Con un PIHEIJLI L.S. 901 si potrebbc, tcon camente, avanzmen per un'ma e mczza sott'acqua, con la certczza di clisporre del tempo nccessmio al ritorno c di un'ota in pi per qualsiasi imprcvisto. Ma possibilit fortementc limitatn da divctsi fattori, primo dei quali quel!o J?Sico logico. La consapc\olezza di allontanarsi progtessivmncnte dalla superficie libera, avanzando in acque sconosciute, e il don•r tcnct conto per il ritotno di un almeno pari a quello impiegato per l'avanzata, rappresenta, per t•sploratorc, un ,•incolo psicologico insuperabile c non permette sotl'acqua tunto quanto lo pcrmettcrebbc l'autonomia dcgli appatecclu. Chmnquc abbia spetimentato I'immctsione in sifoni, comprcncler facilmente che cosa intendo. Inoltte da tent•t' presente la assoluta neccssit di mantencrc il collcgamento con l'estetno, almeno medianic unn funicella. Il peso e l'attrito di essa scntano un altro insupentbile limite nll'avanzata. Senza contare che i segnah trasmessi in supedkic medianle stnttti alla func, ben ptesto cessano di esserc a \'\'crtibili : in queslo caso l'esploratore pu essere costtetto al ritmno sen zn ch.e, contcmporaneamente gli uomini di numovra t•icuperino la fune, che diventa Ill tai modo un pei'coloso impiccio per l'uomo immctso. Un telcfono subacquco, del tipo da noi spcrimentato, ptt<'l o\viare a questo pericolo, ma I'ingombto d.el cavo impenneabilc rende il suo uso possibile solo in un limitato numero di. cas1.. . l'n nitro ptoblema rapptcscntato dalla visibilih\. Le torce Iml!c• mcabili da noi adoperate, diedeto, nclle acquc li!npidc di S. Giovanni dt J?mno, un ra"io della Iunghezza di circa 3 metri, ma a Trebiciano, causa lu tmbHiczzn si formava un mmo abbnglinnte a meno di 10 centimctri dalla lam-

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    206 \\'ALTEH liAL'CCl [Gj pada, e la visibilit risult(, di consegnenza nulla. L'avanzare sott'acqua alla cicca, aiutandosi col tastare delle mani,_ possibile evid<>ntenu.nte solo pet un bteve tratto, e richiede una tensione nervosa che finisce pet diventare insostenibile. Tanto pi poi quando, come nel caso nostro, si tratta di avanzare in una sttetta fessura accidentata, con pareti irte di sporgenzc taglienti. In ogni caso comunque necessario che l'esploratote, prima di atrrontarc un sifone, abbia la pi perfetta e completa dimestichezza con l'autorespilatore. Bisogna essere in grado di avanzate con assoluta disin \'ollura, dimenticando, per cosi dire, di avere indosso l'apparecchio. Qualsiasi mo\imento troppo brusco o talvolta anche solo un pensiero divcrso dalla assoluta calma necessaria puil influire sul respiro aumentandone il ritmo e dando di conseguenza la sc:nsazionc di .. u?a v?lta perduto !'equilibrio fra movimenti, pensieri e respiro, quasi Impossibile ntrovarlo sott acqua ! In acquc libere basta emergete immcdiatamente, ma sotto una volta sommersa non c' scampo. La nostra spedizione richiese cliversi mesi di allenamenti quotidiani in mare, di giorno e di notte, compiuti sotto la guida del sommozzatore della :\'larina Itu liana, ::.\ledaglia d'Oro Spartaco ScHERGAT (uno dei violatori della base di Alcssan dria, duran te l'ultima guerra). Complessi va mente allenammo sette uomini, di cui soltanto due alla volta erano destinati ad immergersi nellc acque sotterranee. RISULTATI -Pozzo 1 presso S. Giovanni di /Juino. -N. 22() V.G. (10). E' un tipico pozzo carsico che si apre sul fianco di un mmcato canalone che scende dai dlievi mar ginali dell'altipi.ano, in direzione delle bocche pl'incipali del Timavo inferion•. Alla del pnmo pozzo, 43 metri, si trova una ripida china che alla. ch (quota 2,2 s.m.), la superficie ch un lago tnangolare d1 c1rca 10 metn per lalo. La profondit dell' acqua (scanda da E. 1911) risulti1 cl.i circ a 5 met ri. [ 4] ritiene che il lago s1a 1n comun1cazwne con la rete tdrica ma riferisce che la fluorescina immessavi in periocli di nonnali preeipitazion'i, mantcnne l'acqua coloratn per Jungo tempo, senza comparire alJc risorghe, situate a (){)0 metri di distanza. In questo lago fu etrettuata un a immcrsione, il 1 H''Osto 1952, esplonmdone le parcti e il fon do [ 1 ()]. Si constati1 la mancanza di 0 comunque di qualsiasi apertura. Le pareti, conerezionate c ornate di stalattiti anche sotto il pelo dell'acqua, vanno ovunque a unitsi ai detiiti del fondo chiudcndo nel vano l'acqua Si pertanto che detto lago non rappresenta uno sfioratore d1 un ramo ulttco sottetTanco, hensi formato soltanto dalle acquc che si Jnfiltrano ai lati delle vene d'acqua csistenti nella zona. L'acqua eta limpida, ma fu rapidamente intorbidita dai movimenti degli esploratori che sollevarono il limo del fondo. Quattro uomini si immersero ncl lugo (\V. MAUCCI, s. BARTOLI, L. DE MAHTINI, G. MoRNIG). La squadra d'appoggio era fonnata da c. 'MAUCCI, G. F'ERRARIS c C. PEROTTI. Risorgive di S. GiolJCmni di IJuino. -II Timavo inferiore cscc alla luce vicino a S. Giovanni di Duino, attravcrso trc bocche siluate su un ftonte di 200 meti' ai piedi clegJi stiati calcatei (Senoniano) che si vetso il mare [ 4]. Il Ii veHo del fiume varia da quota 1 ,4() s. m. (0/9/1911) a quota (1? 10( 1911 ), ma si mantienc in gencn• IH'essoeh costante, con piccolissime oscJllazwm. (lU) N. \'.G. 2ii.OO(j .G.M., F. 40", IIJ, Duino. Sit. m. 1.030 E. km. 131 della S.S. N. 14 ( dL•IIa \'cneziH (Jiulia >>L Lat. 45"-17'31"'. Lonl{. 1"0 t•;it'Jn';; ing•csso m. 51. P1ofondit m. 53. Lunghezza m. 11. Hilil•vo : E. BOIWAN ( • L4, 2, 1, 14, 16]. . li] HICEHCHE Sl"l. COHSO DEL TlllAYO 20 intorno a quota 2,45 s.m. Il letto del fiume si ttova fra i 3 cd i 5 metri sotto lo zero marino. Nci giorni 2-l e 31 agosto c scttembre 1952 etrettuammo ricerche nel eosiddctto Ramo Ill (il piit meridionale) [16]. Secondo BoEGAN [ 4] ]a risorgiva sarebbe rapprcscntata da strette fcncliture ascendenti sul fondo del fiume. Si tnttlercbbe cio di una specic di sorgentc di tipo Vauclusiano. Le nostre immersioni dimostrmono che si tratta di una sorgcnte pseudovauclusiana (TROMBE [18] ), in quanto non esiste una vcm branca asccndente. Furono scoperte cinque apertme nclla parete calcarea, situate a 4 metri sotto il livello delracqua. Una non fu risalita. Le altrc quattro risultarono in comunicazione fnt di loro mediantc un complcsso sistcma di gallerie orizzontali completamente sommerse. Una di queste gallcrie fu risalita da due esploratori (\\'. l\IAUCCI c S. BAHT<>LI) per 72 mctri, e ne fu eseguito un rilievo schematico. La direzione ptessoch rettilinea verso ENE, la volta si mantiene a circa 4 mehi sotto il pclo cstcrno clell'acqua. Gli esploratori si mantennero alla pro fondit di 8 mctri, ma sotto di essi il suolo della galleria si atrondavtl ancora in un crepaccio longitudinale impnllicabile, profondo 2-3 metri. La larghezza della gallcria si mantiene fra i 2 c i 4 mctri. La sommit, ristretta a fcssura, presenta qua e l tracee di concrezionc bnmastra. Si puo dedurre che in un cer!o pcriodo il fiume percorse la galle;ia a pelo libcro. Presumibilmcntc cit'• avvemva durantc la regressione \Yrmiana, quando il piit basso livello del mare rendeva possibile un pi intenso drenaggio verso quote inferiori. In quell'epoca tma buona parte delle acque sboccava circa 150 metri pi a valle dello sboceo attuale, dove csiste tuttora uno scaricatore uttivo soltanto nci periocli di picna. A qucsto periodo va evidentemente riferita anche la gencsi dl•l ,icino pozzo N. 227 Y.G., che si sprofonda fi no alla tftiOla 25, e ncl qua le l'acqua si incontm oggi a quota + 4,35 s. m. [ 4, 14]. Il ti po pseudovauclusiano della risorgi nt dcterminato dai fatto che esiste una appmcnte bnmca asccndcntc, con chca 5 mctd di dislivello, fonnata peri• soltanto da materiale detritico, sotto al qualc esistc una percolazione permanente di acque, alle (JUali sono dO\uti i piccoli sbocchi l'ilcvabili in diversi punti del letto del fiume. La retc delle gallcl'ic csistcnti nci calcari e petcorsc dalle acquc rappresenta un veto reticolo nel senso di :\IAHTEL [ 11, 12], molto rmnificato in quanto situato sotto al lhcllo piezometrico di busc. Non esiste pt•rtanto, in qucsta zona, una vera << acqua di fondo )) nel senso di e in nessun caso si pu!'• parlare di falda frcatica. L'isolamcnto idrografico del pozzo N. 22() V.G. ne una ulteriore prova. Per lutta la durata delle riccrche il pelo dcll'acqua vario da quota 2,40 a tfUOta 2,53 s.m. La temperatura si numtenne sui 1()", e l'acqua fu sempre Iimpidissima. A qucste immersioni pattcciparono 6 uomini (\Y. MAt:CCI, S. BARTOLI, L. DE MAHTINI, l\I. DEccHI, G. :\loRNIG c D. GoiliGAKis). La manovra dei battelli e dei envi fu effettuata da V. DE C. VELLA:-:I, G. FERRAHIS e C. PEROTTI. Grolla di Trebiciano. -La Grotta di Trebiciano la pitt profonda del Carso Triestino. Essa si apre con un ingtcsso, dai quale si scende in un primo pozzo, profondo 23 metri, sttetto cd accidentato. Scgue un secondo pozzo, di 4 metri, che porta ad un breve cunicolo suborizzontalc, una delle cui parcti si apn• in un pozzo fusiforme laterale, a fondo cieco. All'estremit declive del etmicolo si trova una serie di tre pozzi, a fmma di fcssura, profondi complessi vamcntc 18 metri e sc}Hirati da piccoli ripiani. Seguc la pi'ma cavctnctta, situata a 50 met ri di profondit, lunga 20 mctri, larga () e alta 8, sulla cui volta si alzano trc enonni cami ni. Un pozzo rli 28 mptri porta poi alla seconda ca vernctta, a forma di largo fuso, a sezione rotonrla, con 12 mehi di diax.nctro e oltre 20 di altczza. ' Sulla pmctc Est di questa cavctnetta, 12 metl'i sopra il suolo, si apre un

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    :ws W.-\LTEH [8] '1 l9] RICERCHE Sl'L COllSO DEL TUIA\'0 209 brcvc cunicolo che imructtc ncl pozzo scgucntc, strctlissimo c profondo 31 mctri. Un altro cunicolo orizzontalc, c poi si inontra il pozzo maggiore dell'abisso, profondo 53 mctri c largo fino a 6 mctri. Alla sua base, alla profondit di 165 metri, si trova un tratto di angusta gallcria inclinata e tortuosa, lunga 26 metri. Seguono JI IX o, X", Xl" c XII" pozzo, prof on di -rispettivamcnte 8, 6, 11 e 11 metri, e scpa l"ati da piccoli ripiani orizzontali. Il Xlllu pozzo profondo 36 mctri e va amplian dosi verso il fondo (alla profondit di 242 mctri) fmmando duc vani laterali. Seguc un nuovo cunicolo molto inclinato c quindi un pozzo profondo 9 mctri, dalla cui sommit (ristretta a come quclla di tutti gli altri pozZi della grolta) sccndc scmpre una forte infiltrazione d'acqua. Un altro cunicolo stretto c basso porta infine al XV" e ultimo }lozzo, profondo 20 metri, la cui base si trova alla profondit di 2 metl" c alla quota 68 s.m. Si incontra qui la enorme cavcrna Lindner, che una delle pi imponenti del Carso. E' lunga 160 mctri, larga 95 e alta 80. Essa occupata da un grande ammasso di sabbia dalla base dei pozzi sccndc, con ripida china, fino a quota 12 s.m. dovc si incontra il livcllo di magra del Timavo. La sponda del fiume (che attravcrsa la cavcrna da Sud a Nord) formata da un caotico ammasso di cnormi blocchi di roccia. Sulla purete Sud della cavcrna, un ampio portale d acccsso al ramo di cntrata del fiume (Lago G. Timcus), lungo 110 metri e largo da 12 a 25. Qui le sponde del fiume sono a picco c non prcsentano upprodi. Ncll'angolo SE del lago si apre il sifonc d'cntrata. E' noto che le acquc del Timavo, dopo un corso supcdore, subacrco, di 55 km, si inabissano nclle voragini di S. Canziano dove formano un vasto alvco sottcrraneo pcrcorribilc circa 2 lim., con una caduta da quota 323 a quota 1 s.m. Ncll'ultcdore pe1corso ipogco, sconosciuto, fino alla grotta di Trebiciano, il fiume percorrc, in linca d'aria chca 12 km., e scende, come si detto, fino a quota 12 s.m. Da Trcbiciano alle risorgive si hanno altri 24 km., con una caduta fino alla quota 2 s.m. circa. ' Il profilo altimetrico del corso ipogco presenta le scgucnti : G1otta di S. Canziano (2 km.) : 48,5 l/o. Tratto S. Canziano-Abisso dei Serpenti (2 km.) : 16 %. Tratto Abisso dei Serpenti-Trcbiciano (11 km.) : 11,8 %. Ttatto Trebiciano-Risorgivc (26 km.) : 0,4 o/o. Da questo profilo si potcva harrc la dcduzione che la Gratta di Trcbiciano fosse posta al limite fra il tratto in cui il fiume si manticnc sospcso con un vero alveo sotterraneo, e un t1atto in cui il fiume si ramifica sul di base, in una retc complessa di rami inondati. Seconda qucsta veduta la caverna Linttner non altro che l'ultima (o una delle ultime) di una lunga serie di caverne, ,alle sottcrranca iniziata a S. Canziano, c il sifone sarebbe soltanto un dettagho ace.identalc dcll'a modologia, analogamenle a quello che, nella Grotta di S. Canziano divide le caverne Martel e Marchesetti. Questo vero alvco sotterranco avrcbbc un percorso da S. Canziano a DivacciaLipizza-Trebiciano e arrivcrcbbc alla Gratta di Trebiciano stessa dalla direzione Est (BoEGAN ( 4]). Le prospczioni g1avimetdchc di SoLER ( 17] e, phi recentcmente del prof. l\loRELLI, sembrano confermarc qucstc dcduzioni. Le nostre esplorazioni diedero invccc dei risultati del tutto diversi, e in parte inattcsi. Anzitutto il fiume arriva a Trcbiciano da Sud e non da Est. Inoltre, a monte del lago Timcus esso gi ramificato in una retc di cannli, analogamentc a quanta si osserva al suo sbocco. L'inizio del sifonc si trova, come gi detto, nell'angolo SE del lago. Qui, con acque basse (livcllo infcriore a quota 14 s.m.) si scmge una stretta fenditura si va abbassando fino a immergcrsi sotto il pelo dcll'acqua. Questa fenditura e cvidentemente in relazione con le grandi diaclasi che si scorgono sulla volta del H.

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    L WALTER liAt.:CCI [10] lago Timeus e che, con la loto dirczionc SE-NO, appartengono al sistema principale di fratture del Carso Triestino. Immergendosi sotto alla roccia, ncl sifone, ci si trova in una strctta fcssura verticale, complicata da una serie 'di piccoli camini, la cui volta si manticnc fra 1 e. 4 metri sotto il pe!o A .maggiore profondit la galleda pi 111 modo che l? sez10ne. a molto acuto. La patete sud occidentale (destra, nsalendo Il stfone) !)1 allarga molto, fino a inoltntrsi in una diramazione che non statu csplorata, c la cui volta si trova alla ptofondit di circa 7 metri. Dopo un percorso immerso, di 5 metri, la fenditma che forma li sifone si e per un. di 12 met ri si trova acqua a pelo libero. Qui estslono due cam1111 e la cav1ta, sempre a f01ma di stretta fcssura tdangolarc, alcuni che confcriscono alla sezionc quell'aspctto a van1 sovrappostl che SI trova In diverse cavit che funzionano, o hanno funzio da inghiottitoi ( tipo Vittoria, :MAuccr [15]). Al termine di questa pnma cavernetta a pclo hbero, la volta torna a immetgersi e sccruc un nuovo tratto sommerso, lungo 34 mctri. Anche qui la sczione scmprc tri;ncrolare molto 1 1 . b , acuta. e a vo ta, a. fessura con qualche piccolo camino, si manhene alla profondtla dt 1-5 mctn. A sm1stra, dopo 18 metri si stacca una d.iramaz!one non espl?rata. A subito la cavernetta, il s1 allarga, al d1 sotto dc1 7 d1 profondit, e qucsta parte pi bassa si. va fessura p.rmclp.alc, separata da cssa, dapprima da un pllastro e pm da u_n d.la.framma d1 che di vide il sifone in galle rie parallele. La galler1a s1n1stra, su descntta, e quclla che vicne naturale di risalire. La destra, scopetta da uno dcgli esploratori, durante il ritorno, presenta, a. meta della lunghezza, un grande camino, molto alto, nel quale l'acqua nmane a pelo hbcro, formando una cavetnctta circolare di 8 metri di diamctro. Le riuniscono dopo 23 metri, e, altri 11 metri, si trova un vano a pelo libcro, lungo 6 metri c largo mcno di uno, la cui volta s1 manhene a pochi ccntimctri sull'acqua, ma presenta un piccolo cami no. Si ha poi un altro breve tratto sommerso, dopo del quale la volta si alza ancora sopra il pelo dell'acqua, mantencndosi ad una altczza fra i 5 centimelli e i 3 metri il in un ':ano lungo 11 metri c semprc molto stretto. Nel suo punto p1u stretto cs1ste un p1ccolo ponte naturalc, immediatamente sotto al pelo ,dell'acqua. Subito do po l'ambicnte si allarga fino a 17 mc tri e la volta si alza fino a 6 Ci si trova cosi in uno spazioso Iagd, le cui pareti scendono verhcah nell acqua. Dopo 18 mctri, un grosso pilastro di roccia sdoppia il lago in due canali. Questo lago, ampio 18 metri per 17 c profondo 10, venne da noi denominato Lago Boegan, cd. il massimo. raggiunto dalla. nostra csplorazione. Esso e slluato a 65 metn a SSE dai Lago T1mcus, e pcr raggiungerlo sono stati percorsi a nuoto 77 metri, dei quali 46 in immcrsione. In generale il sifonc rapprescntato da un labirinto di fessure verticali, riconducibili ad un sistema di Non si tratta quindi di un vero alveo sotterraneo nel quale Il fiume corra mcanalato, bensi di un reticolo di fratturazioni, poste al livello di base e pcrtanto intcramente inondate. La e; msensibile e questo fatto, data la ristrettezza dei s1ngoh canah, e 1ndiZlO d1 una complessit del Iabirinto ancora maggiore di quanto non si a stato possibile di constata re direttamente nel corso dell'esplorazione. E' vano quindi ricercare, a di Trcbiciano, un vero fiume ipogeo cana-lizzato, n possibilc dire a qualc i 1 $ L • . __ ..) ------L 11 J HICEHCHE St:L CORSO DEL TlliAVO 211 mente. E: indubbio che essa dcbba la sua gcncsi all'azionc del fiume, ma la sua pre,alentcmcnte clusticu, pi che erosiva, indica un nwlo piuttosto Induetto della c01-rcntc. La fonnazionc dcll'immcnso vano stata facilitata da con.dizioni litologiche a tettonichc locali, prcesistcnti, quali una intcnsa ftatturazwnc e la presenza di diverse faglic. Queste ultime sono ben riconoscibili nel lugo Timeus, nclla cavcrna Lindner c, pi in alto, ncl P. 53: 1ntcnsa fratturazionc ha dcterminato un richiamo di acquc dalla vasta e z?na di drenaggio, c mcntrc la cavcrna si ampliava, il fiume pot stabihrc qmnd1 un trullo localizzato ben incanalato. La seconda importante constatazione riguarda la dirczione del fiume sottcr raneo. Il sifonc, iniziahncntc diretto verso SE, pieaa atadatamcntc a destra fino a dirigersi verso Sud. Le diramazioni non 0 lasciano supporrc che le acquc m-rivino al lugo Timeus attravcrso una rete di canali lungo l'intero settore compteso fra le dirczioni Sud c Sud-Est. Questo, del resto, un fatto strettamcnte collegato con qucllo surrifcrito della ramificazione dell'alvco. Infatti, poich a monte di Trcbiciano il fiume non pi sospcso, bensi gi dispersa sul livello di base, le suc acquc non possono che scguirc la fratturazionc tettonlca prcvalentc nella zona, c questa, nel Carso Tricstino orientata da Sud-Est a Nord-Ovest. Viene cosi a cadcrc I'i1jotctico pct'cOIso ipogco del Timavo stabilito dai BoEGAN [ 4j : S. Canziano, Grotta dei Serpenti, Grotta Sottocorona Grotta di Corgnale, Grotta delle Torri, Voragine dei Corvi, Grotta di E' probabilc che il fiume, dopo S. Canziano, si porti rapidamcnte a Est, pas sando sotto alla soglia di Corgnalc, e a rd van do fino alla zona di BasovizzaGropada. Qui, con progrcssiva ramificazionc, il fiume iniziercbbe il suo corso in Nord-Ovest. E' anche possibile quindi che le acque che passano a Tre blciano (in media 4.00.000 ma giornalicri) non rappresentino l'intero Timavo ipogco, bcnsi soltanto un ramo di esso. Un seconda ramo passerebbe sotto llasovizza-Padriciano, e quindi molto pi spostato verso la tamponatura marno arcnacea della flcssura marginale del Carso. L'csistenza di questo seconda ramo (forse pi importante per portata di quello di Trebiciano) avvalorata dalle segnenti considcrazioni dedotte dalla morfologia del sifone. Essendo il sifone una tipica galleria complctamcntc inondata, ci si sarebbc aspettata un a morfologia diretta [ 15]), con sezione << a pressionc ( << Efforationsgang , 1\.YRLE [8] ). Invecc i numcrosi camini della volta c la sczione dei vani, nonch l'evidente allincamcnto del sifone su una linea di frattura molto pronunciata, denotano trattarsi di tm a tipi ca pseudogalleria [ 15]. Or a la << pseudogalleria un aspctto morfologico delle cavit di ti po in verso , nelle quali cio l'ampliamcnto dei vani avvicne dai basso in alto lungo le diaclasi pcrcorse da acquc scorrenti vellicalmente. Pcrtanto i singoli clementi (fusi) nei quali il sifone puo cssere scomposto devono esseri abbozzati ad opera di acque pcrcolanti, prima di essere pcrcorsi, come lo sono oggi, da un corso 1pogeo che va sovrapponendo alla morfologia originale, tratti dhetti, seconda1? E' da ritcnerc pcrcio che il fiume che oggi percorre la grotta di Trebiciano, scorso un tempo in un alvco posto a quota piil alla dell'attuale. Questo antico alveo sarebbe stato pero sospeso al di sopra del livello piezometrico di base, in 1!1odo che sotto di esso si verific.urc delle pcrdite alle quali si 1 abbozzo dcll'alvco attualc. Il hvcllo p1ezomctnco doveva pertanto cssere condlziOnato da altrc acquc, situatc gi allora all'incirca al livcllo attualc, e qucstc sarebbero rapprcsentatc da un altro ramo del Timavo ipogco, sprofondatosi pi rapidamente. Le vaste zone di anomalie negative rilevute dalle recenti prospezioni gravimetrichc del prof. MorLLI, nella zona Basovizza-Gropada-Padriciano-Montc Spaccato-Banne rapprcscntercbbero appunto questo seconda ramo, o per lo mcno i vuoti lasciati da esso quando le sue acque correvano ancoru incanalate in un alvco a livello pi alto dcll'attuale.

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    212 WALTEH MAUCCI [12] Inoltre se analizziamo le portale del Timavo in diversi punti nrrIviamo ad analoghi risultati : D'Al\mRosr [5] d le seguenti cifre, attinenti alle portale gi01naliere n1inime : Timavo superiore, prima degli spandimenti di Auremio, In:t 20.209,; . Lindner, 31.254 ; ris01give complessive, oltre 1.000.000 di 111:\. Egh rihcnc normale l'aumento che si verifica fra il Timavo supcrimc c Trebiciano, mn non altrettanto invece l'enorme eccedenza che si ha alle risorgi vc, e trovu in questc cifre un appoggio alla Sua ipotesi che le acque vadosc del Carso Triestino sinno alimentate anche dai bacino imbrifero del Solco di Castelnuovo. Questc acque dovrebbero confluire con quelle del Timavo ipogeo a valle di Trcbiciano, dato il grande balzo di portata riscontrato alle l"isorgenze. Dobbiamo pero osservare che queste acque sotterranec hanno a loro disposizione una zona relativamente ristretta pcr riversarsi ncl Carso Tl"icstino, esscndo questo separato dai Solco di Castelnuovo, sia dai Monte Castellaro, sia dalla sinclinale Occisla-Rosandra. Le acque di Castelnuovo non possono pertanto scorrere che sotta S. Lorenzo-Basovizza, con dirczione Sud-Nord. o Se il Timavo arrivasse a Trebiciano da Est, e cio passando sotto il solco di Orle, la confluenza si avrebbe regolarmente a valle della Caverna Lindner, e cio nella zona di Opicina. se, come risulta dalle nosh:e ricerche, il Tmavo atTiva a Trebiciano da Sud, passanclo cio sotto al cosiddetto << solco di Trebiciano (MARUSSI [ 13]); la confluenza si verificherebbe fatalmente a monte della caverna Lindner. Se cio non avviene (e le portale del fiume Io dimoshano) pub essere perch le acque del Solco di Castelnuovo incontrano, prima di arrivare a Trebiciano, quel ramo del Timavo ipogeo che, passando sotto a Basovizza e Padriciano, taglia fuori la cave rna Lindner, e scorre pi vicino al margine dell'altipiano, deviando con s anche il suo tributario proveniente da Castelnuovo. Concludendo, i risultati delle nostre ricerche nella a1otta di Trebiciano possono essere cosi riassunti : 1) Il d'entrata rapprcsentato da una rete di fcnditurc allagate, che giungono al lago Timeus dai settore Sud-Sud-Est. 2) A 65 metri a SSE del lago Timeus csiste il Iago Eugenio Boegan. 3) La morfologia del sifone di ti po in verso ( << pseudogallcl"ia ). 4) Il Timavo raggiunge il livello piezometrico di base e vi si ramifica, gi a monte della gratta di Trcbiciano. 5) La ?averna di una serie di caverne percorse dai fiume, bens1 una parhcolanta ch cars1smo profondo isolata e dovuta a condizioni litologiche e tettoniche locali. 6) Il Timavo ipogeo non scmre sotta Lipizza-Orle-Trebiciano bensi probabilmente sotta Corgnale-Basovizza-Gropada-Trebiciano. ' 7) Esiste probabilmente un seconda ramo del Timavo ipogeo che sc01-rc sotta Basovizza-Padriciano-Monte Spaccato-Banne. ' 8) Le anomalie negative registrate dalle prospezioni gravimetriche si riferiscono a vuoti non all'attuale Timavo pogco, bensi ad un alveo p1u anhco, s1tuato a quota plu alta, e attualmente abbandonato. i 1 1

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    t ..... d ...... a 2 agos lo 19 53 Il sijone d' enlrala del nell a h Gr olt a di Trebi ciano lb 8 . -. --' d 1 • ! f ..........

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    1 1 3 J 1\ll:Elll:IIE SCL l:Ol\SO UEL TDI.\ \'0 Bibliografia 1. .-1/f'i Giu/ie , XIX, l ! .ll-1, N . -1-G. 2. 13EHTAI IEI,LI t L . V.), BOJ::GA:> (E.) . Vuemil a fJrollc , T.C.I., 1926. :1. BuE<;A:-; (E.). La (;roll t t di T r ebici c lll o, T• iest l', 1 !l21. 213 -1. I l Tima\'u, sludio s ull'idl'ugndia ca1s icn subael'ca c sollcl'l'ane a . M em. / s i. Ital. di S J•cl., Scl'i c !-(coL c geuf. , Il, 1 !liH!. ;, , ( C . ) . -sscnaziuni gco-id• o logi c h c Jli'CliminaJ i pl'cSsu Tl'icslc . B ol/. Soc. Aclr. Sc. tYal., T •icslc, XLVI, ltl51-5:l. (i. IlE L A\' ,\l' H ( :l. 1{, I \ YJII. J: (G.J. -(;nlllcl r iss der /llcorelisc /JCn Spclii o/ogic, \Vien , I !)23. !J. L .\I'HES (:\ 1.). Les soulel't'aines d'Hc nti L omh:ud dans la l'gion d e :'llonl pcll i e l' . Ann. tl e Spl., \l , 1 , 1952. lU. Lu;. \SACCll t (r\.) , ( C .) . -La s peleolugi a s ubacquea. /lass. Spel. liai., Il, 3, 1 Il. :\IAIITE L (1-::.-A. ).Les Abim es, Pal'is,. I S!l-1. 1:.!. .\'111111<'(111 /ruil des etwx Pal'is, I!J21. 1:!. :'IIAHUSSJ (A.). Il Paleotima,o L' l'antica idl'o!-(J 'afin suhacl'ea del C: uso T •icslino. flnll. Sne. Aclr. Sc . .Yu/., T l'ie$lc, XXXVIII, I!J-11. I L (\\'.) . Ossct'\':tl.ioni a pl'opos ilo d i li'C !-:l' Olle n e l l n zonn di Dui n o (C:nso Tt ieslino). Rnss. S p c l . /111/ . , 11, 1 2 , 1!150 . 15. L 'ipolesi dell' eros i o n e im e tsa come contrihuto allo s t u d i o d ella s p elco 1-(cnes i . JJu/1. Soc. Ac/r . Sc. S n i., T I'e sle, XLVI , l !l5 1 f >2. H l. 1\ elazio n c sul primo ciel o di •iccrchl' dalla Sczio n c Spell'ologicn d elln Adt;alica di Scicnze Nalutali s u l cotso sollenanco del Tima,o. Rass. Spcl. /111/., V, l!lf>3. l. SoLEil (E.). 1 la\'ot i ncl 1!)31 -32 dali'I slituto di Geodesin d ella I L Uniwrsilil di Pndo\' a nclln l'egi o n c cnr s ica. Alli 1 C any . .Yu: . Spel., Tries t e , 1 !l33. I ll. (F.). Trait :o;E' I : Esl-cc qu'une lude des cnul'hcs d e ni\'eau d u f ond m ai'n a t f:1ile? Il sct ail d e prciser jusqu'il qu( •llc p•ofoncl c u r l e Cl'euscmen t s'est f ail sentir au l'Olll's d ' tll ll' •grcssinn qnn l crnaii'C. i\1. ( ;onTA:oil : En r ponse il la questi o n pr(•ct•d cntc, i l raul note r que la Mel' .-\cli':tliq n L ' l' S I tl'e s JH'll Jli'Ot'nnd c prt•s d e l ' emho u chu•l' cl. u Tinw ,o. Les traLes t'\'l'nluellcs d ' u n e \allt•c snhllll'l'!-:t'l' ont (t ain s i tapidcml'nl l ' n a ct c s pat les dt•pls s u p c•ficil'l s . C'est p nul'quo i l'ana l ys.:' dl's sondages l't rcetus par le Sci'\' z i o I d• o;: •:tfko delln i\lari n a n'a pns de ;.econnnitl'e un sillo n d n n s l e fond, quoi q u e l e dt•placcmcnl d e l a l i g n e de I'\':tg<: \'<'I'S Il• hnul soi t ici un phnomne hien t • lahli.

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    1 Le nella Cesare CON CI < t > attuali conoscenze speleologiche Alto Adige • reg1one (ltalia Trentino settentrionale) Rsum (2) La •gion Trcnlin -Haut Adige (jadis Tridentine) est forme des deux provin de Ttcnte ((U!02 lun.:!) ct de Bolzano {i..lOO lm1:.!), Celle-ci est constitue pacsquc tota lement de roches rupth•cs ct elle ne prsente aucun phnomne karstique de quelque intrl!t. La province de Tacntc, nu contrnite, dnns ses zones cnlcnircs ct dolomitiques, a des Jlhnomnes karstiques ct plusieurs cavernes trs importantes. Quelques brves notes historiques distinguent quattc pt!riodcs succcsshcs : les rcchcrthes les plus importantes ont commenc en 1938. Le cadastre splologiquc de ln Vntie Tridentine runit les principaux renseigne ments sm environ 2-10 cavernes, suffisnmment connues dans leurs lments topogrnphi ques ct rnotphologiques. La hihliogt•aphie splologique complte de la rgion u t publie en 1949. On parle ensuite, trs brivement, des cnverncs les plus grandes, en donnant les tHrcnccs bibliographiques essentielles : Grottn dc.lln Bigonda (dveloppement 3.020 m.), (.ii'Otta dl'! Calgt•ton (dC:vcloppcment m ennron), Grotta Battisti (dveloppement 1.{1()0 m), Grotta del Tonionc di Vnllesinclla (cote 2.350 m, d,eloppement environ 1 lun), Ahisso di Lamnr (profondeur 209 m), etc. On cite les trois cnvertws du Trentin qui ont fourni des dcome•tes palo-cthnolo giques des nolithique et nolithique, fondmuentalcs pour ln prhistoire de la l'l;giou. Les rsultats de recherches faunisliques trs nombreuses ont t rsums dans une monogmphie publie en 1951. Environ 80 ctwerncs. ont fourni 24 espces troglobies, 124 troglophiles ct 125 trogloxnes. Des rechcnhes recentes ont permis la dcou,erte ci'autres nouvelles espces de troglobies. On signale enfin l'intrt touristique des cavernes les plus gmndcs ; on conl'lut avec l'affirmation que le Trentin peut tte considr, en splologie, comme une des rgions mieux tudies d'Italie. La Heuione Trentino-Aito Adige (gi Venezia Tridcntina), situata nella parte nor(l odentale dell'ltalia, ha tma superficie di km2 13.602 e comprende le due Jli'OYincic cti Trcnto (lun:! ().202) e di Bolzano (lun!! 7.400). La provincia di Bolzano, costituita quasi interamentc da roct'ie eruttive, presenta fenomeni carsici d'interesse e di essa si conoscono solo due modcshssnne caverne. Al contrario la provincia di Trento parte formata da roccie sedimentarie calcaree o dolomitichc con cars1smo
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    2Hi CESARE CONCI [2] soprattutto in questi ultimi anni stata oggetto di atthe ricerchc spcleologichc che hanno portato a notevoli risultati. Storia. -La storia della speleologia trentina statu trattata in un recente lavoro (Coxci, 1952) in cui sono distinti quattro successivi pei'odi. primo periodo, che va fino al 1898, le scgnalazioni di ca\ernc nella regionc non raggiunsero la quindicina, contenute in lavori di indole st01ica, folclol'istica, geografica o paletnologica. La prima grotta della provincia di cui si ha menzionc, il Covelo di Rio Malo N. 12 V.T., a Lavaronc, ricordato per motivi stratcgici in un documento del 1272. Un secondo periodo, dai 1898 al 1914, carattcrizzato dall'operu del maggior geografo trentino, Cesare BATTISTI, che nella sua multiforme attivit si occupil anche, sia pure sommariamentc, di caverne. Un terzo periodo, assai pi importante, va dai 1925 al 1938. E' il momento del generale risveglio dcgli studi speleologici in ltalia : nclla nostra rcgione si costituiscono ben sei Gruppi Grotte, a Castello Tesino, Trcnto, A vio, Mattan•llo, Hi va e Rovereto. Vennero espl01ate circa 120 ''rotte e pubbJicati numerosi luvol'i, tra cui importanti tre studi del :\-IosxA. Il quarto pcriodo nfine inizia nel 1938 cd carattel'i7.zato dalla riprcsa delle esplorazioni con criteri strcttamcntc scientifici c dalla stesura cli lavori monogra fici che di. con la massima precisione vari aspctti costituenti il Gruppo Grotte della Alpinish_ (S.A.T., sezione del Club Alpino ltaliano) cd appo?gi:th al ch 1st1o1 na Naturalc di Trento, effettuano centinaia di giornatc ch In c e a regi one. E' doveroso qui •icordarc gli alti vissimi ami ci AntoniO GALVAGNI e Livio TAMAXIXJ. Lo scriventc compi pcrsonalmentc c11ca 200 visite in grotte trentine . . Catasto .<;peleoloyico. _ 11 Catasto speleologico della Venczia Tridentina presentementc al N. 245 V.T. ; pcr massima pa•tc tutte qucste Hrottc sono sufficiCntementc note nci Ioro clementi topografici c mo•fologici. . Purtroppo non stato ancora pubblicato il Catusto spclcologico ragwnato della Hegione, in avanzata stesura. Abbiamo invece tutta una sene (h la vori parziali. E' uscita la completa Bibliografia Spclcologica della Vcnezia Tridentina (Co:-.;cr, comprendcnte 271 numcri, ognuno con cenno del contenuto. Tale conhene pure_ completo delle nostre grotte, secondo il Ioro Numero ch Catasto, B1bhografia rel a ti va ad ognuna. Le maggiOri caverne sono state tutte accuratamentc studiatc in singole monografie, come verr esposto in seguito. . Una serie di lavori descrivono le cavit di singoli complcssi orografici : furono fi nora pubblicati quclli relativi a JI' Alti piano di Lavaronc (Co:-.;ci, 1941)' alla M. Biavena (Co!':ci, 1942), alla Catcna dello Zugna_ 1949 ) ' e In corso ch stampa quello sul M. Finonchio. ln stesura quelh • clahvi ad altri complessi. . Magyiori Grolle. -La grotta maggio1e dcll'intera •e,ione la della BitJoncl" N '>43 V 1' \T 1 • tr"Ittcra a partc • t-" _. • '"" • • In a sugana, seope•ta l'anno scorso, ch cUI ' . . , Il dr. A. Galvagni. Coi suoi 3020 nwtri di sviluppo UI1H delle cavcrne JHU vaste di tutla I'Italia. .. Presso la. precedent: la Grotta del CaJgeJon N. 2!4 V.T., di con uno SVJ]uppo di circ a 2000 met ri ecl un a profon.dtta ch m. Riconfiamo ancora la Grotta Battisti 125 V T suJia Paganella (sviiuppo m. 1060, Ilr f l' 105) 1 G. • ... . . . . c:. c: , 'J4'J V T. sulle .O. on.( 1 a m. • , c:l 1 otta ciel J orrwne di Vallesinella N. -: N '>9 v T nutJ (h B1cnta, a quota 2350 (sYi]uppo circt un }{m) il Bus ciel Dwol . '"" in Val del Sarca (lunghczza m ()88) HeceJ;tementc. corso di tntf'1 _a • f • ) •tt . • ' ' . . cOJ11lii11CHZIOI1e H 1 oe rtco, venncro scopcrti noteYoli sistcmi sottcrranei senz,t . con l'esterno (Grotta 1100 Gaggi X. 240 V.'f. e Grotta in Val cl' ( 11 '>09 La pi profoncla delle caverne ttcntine I'Abisso di Lanun N. 5 1 • .... ' HEGIONE 'rHENTINO-ALTO ADIGE 217 con un pozzo intcrno di m. 155). Da ricordarc che a pochi metri dai confine meri dionale della regionc si apre, in provincia di Verona, il pii1 imponente Abisso di tutto il mondo, la Spluga della Preta (profondit m. 637). Tutte (IUcste cave1ne hanno grande intcresse geologico e geomorfologico, particolarmente quelle, di recente scopcrta, scavate nclla Dolomia e sulle quali in co1so di elabo•azione lutta una sel'ie di pubblicaziom. Scmzzo DEI.LA HEGto:-.E TtNTINOAI.To ADIGE. La linca separa le duc Provincic di Trcnto e Bolzano. Le zone carsiche sono puntcggiatc. Sono scgnatc le posizioni delle g•oltc maggiori : N. 5 V.T., Abisso di Lamar ; N. 14-Y.T., Grotta di Coslalta ; N. 18 V.T., Grottn di Castello Tesina ; N. 29 \'.1'., Bus del Diaol ; N. 125 v:r., Gratta Cl•sate Dattisti ; N. 240 V.T., Gratta 1100 Gaggi; N. 242 V.T., Grotta del Torrione di \'aJlcsineJla ; N. 24-3 V.T., Grotta della Bigonda ; N. 2-1--l Y.T., Gtotta del Calgerot!. Ricprdiamo i lavori principali relativi alle nostre maggiori caverne : CoNcr c GALVAGNI, 1950 (Grotta Cesare Battisti), CoNCI, 1950 (Grotta di Costalta), PIPA:-.;, 1950 (Abisso di Lamar), CoNci c TAl\IANI:-.:1, 195P (Bus del Diaol), CoNCI c GALVA GNI, 1952" (Grotta del Torrionc di Vallesinelln), ToMASI c PERNA, 1952 (Grotta 1100 Gaggi). Le monografie sulla della .Bigonda e su!la Grotta rlel Calgcron son.o in stesma. Sulla Grotta clella Btgonda c statn pubbhcata finora una nota prch-

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    218 CESAHE CO:\CI [.f] minare (GALVAGNI, 1952). Un riassunto sullc maggimi ca\'erne della rcgionc in CoNci e GALVAGNI, 1952". Paleontologia e PaletnolO{JU. -Non abbiamo grotte di notevole importanza paleontologica. Riguardo alla paletnologia invece, tre delle quattro pl'incipali stazioni neo-eneoJitiche trentinc sono in caverna. La pi anticu stazione umana nota per la regione, risalente al Neolitico, la Busa de l'Adamo N. 135 V.T. prcsso Lizzana. La seconda localit preistorica trentina la Grotta del Colombo N. 14..t V.T. _presso Mori, presentante un a civilt neolitica, ma posteriorc alla precedente. Tra le stazioni eneolitiche importantissima la Grotta di Stravino, dctta la Cosina N. 58 V.T. Al riguardo degli scavi in queste cr1ottc c della prcistoria trcn tina, si pub confrontare il •ecente volume di DAL R; c (1952). -Fauna. -Particolare cura fu rivolta alla speleofauna della rcgionc. Il materiale raccolto, che ha fornito argomento a decine di pubblicazioni zoo]ogiche, ha permesso infine la stesura di un lavoro monografico 1951 ). In qucsto studio sono esaminate dai lato faunistico oltre 80 caverne alberganti 276 cntit, delle quali 24 troglobie, 124 troglofile c 125 troglossenc. Una parte notevole dei troglobi rinvenuti erano nuovi od endemici. Le l'icetchc hanno dimostrato la stretta affinit della speleofauna trentina colla vcronese e le suc parentcle con quella vicentina e bellunese da un lalo c bresciana dall'altro. E' stata confctmata la grande importanza del solco dell' Adige come limite zoogeografico. Un fatto nel_ corso delle n?st_re ricerche riguanla la distribuzionc dei troglobt p1u spec1ahzzah, che sono hm1tati alla fascia meridionalc della rcgione, man-cando del tutto nelle grandi cavit dell'interno. In questi ttimi anni ultcriori ricerche ci fmnirono altrc sei nuovc forme troglobie (Anfipodi, Miriapodi, Coleotteti c Molluschi). Notevole intercss ha prese?t.ato la revisione dei genere Aphaotu. (Coleoptera), che ha pcl'lnesso la descnzione del nuovo genere Halbherria c TA:\IAXIXI, 1951. Folklore. -Non furono neppure trascurate le inchieste sui nomi dialettali : abbiamo riunito una ventina di termini locali relativi alla voce << grotta (numero assai elevato considerando la piccola superficie della regione), oltre ad interessanti clementi sulla nomenclatura specifica delle singole cavit. Stranamente scarse risultarono invece le leggende connesse alle caverne. Tali ricerche sono ancora inedite. Interesse turistico. -Nessuna grotta della Rcaion eonvenientemenh. attrezzata dai punto di vista turistico. Solamente Grotta di Castello Tcsino N. 18 V.T. sono stati fatti dei lavori d'adattarnento, che peril andrebbero migl_io J•ati. Tutte le nostre maggiod caverne potrebbcro presenta1c notevolc attrathvn turistica. Sono in progetto grandi Iavori per rendere accessibile al pubblico la Grotta della Bigonda. Concludendo, la nostra piccola Regione stata, soprattutto in ann, oggetto di un'intensa atttivit speleologica che ha gi ottenuto, ID val'l campi, risuJtati molto notevoli. JI Trentno si pui) consderare senz'altro fra le regioni italiane meglio conosciute da] punto di Ysta speleoJogico. HEGIONE THENTINO-ALTO ADIGE 219 Bibliografia citata Cn:-.:c1 (C.). Hl41. Hiccrchc sull'ultipiano di La\aronc. Studi Trentini Scienze Naturali, Trcnlo, XXII, pp. 23-4-l, 6 figg. HJ42. Ricl'rche spcleolugiche sul versante u&ientale della catena :\1. Stivo-l\1. Bia \"elH1. SI. Tr. Sc .. Yal., X..XIII, pp. 93-122, 9 flgg. 194Ha. Bibliug&afia spelcologica Venezia Tl'identinu. Pubbl. lstitulo Alto A diue, Homa-Bolzano, 36 pp. 19-lHb. Hice&che spelcolugiche sulla cutena dello Zugna. Alli Accacl. roveretana Agiati, Sc1. IV, Vol. XVII, 1949, pp. 109-127, 8 figg., 2 Tan. HJ5U. La Grotta di Costalta. Alpi l'enete, Vicenza, n. 4, pp. 168-1i0, 1 HJ51. Contributo nlla conostenza della speleofnuna della Venezia Tridentina. Mem. Soc. Eni. Il., XXX, pp. 5-i6, 2 figg. 1 H52. La storia c le attuali conosccnzc spclcologiche trcntine, in rapporto alla SAT-CAI 1872-1952. Pubbl. comm. S.A.T., Trento, pp. 1i8-183, 1 fig. CoNCI (C.) c GAI.YAUNI (A.). 1950. La Gl'Otla Ccsa&e Battisti sulla Paganella. St. Tr. Sc. Nat., XXVII, pp. 100-111, 2 Tnvv. CoNCI (C.) e GAI.VAGNI (A.J.1952a. Le maggiori j.trottc del Trcnlino. SAT-CAI 1872-1952. PuiJb/. comm. S.A.T., Trcnto, pp. 184-194, 10 figg., 3 Tnn. Co:.:c1 (C.) c GAI.VAliNI (A.). -1952b. La Grotta del Torrionc di Vallcsinella ncl Gruppo di Brentn. St. Tr. Sc. Nat., XXIX, pp. 61-iO, 2 Ta,v. Co:.:c1 (C.) e TA:O.IA:'III:'III (L.). HJ51a. ?encre c un JlUo\o gcnc•e di Cnleotter1 hogloln. SI. Tr. Sc. 2\af., X..X' Ill, PP • .Ji figg. CoNC:J (C.) c TA:\IA:SINI (L.). Hl51b. Il Bus del Diaol N. 29 V.T. (La Grottn di Arco o di Ccniga). St. Tr. Sc .• Yal., XXVIII, pp. 145-155, 2 Ta\'\'. GAJ.\'.\G:'III (A.).HJ52. La Grotta della Bigonda (Nota preliminarc). SAT-CAI 1872-1952. Pubbl. comm. S .. 4.7'., Trento, pp. HJ5-209, 4 figg., 11 Ta\'\. ;\los:.:A (E.). 1929. L'csplomzione spelcologica della Venezia Tridentina. SI. Tr. Sc. Nat., x, pp. 173-186. 19Jl. L'csplorazionc spclcologica della Vcnczia Tl'identina. XXl' Ann. S.A.T., Trcnto. pp. 149-211, figg. 1932. L'csplorazione speleologica dclln Vcnezia T•idcntina. XXl'l Ann. S.A.T., Trcn to, pp. 139-192, figg. To:-.1Asl (G.) t• PEnNA (G.). 1952. La G&otta Ai Gaggi sul :Monte Gazza. St. Tr. Sc. .Vat., XXIX, pp. 74-7i, 1 Tav. PtPAN (L.). -1950. L'Abisso di Lamnr N. 5 V.T. Esplornzionc etTettuata dai Gruppo Tricstino Spclcologi. St. Tr. Sc. Nat., X..XVII, pp. 88-99, 2 figg. DAI. Hi (L.) e (U.). 1952. Sloria del Trentino, ,ol. 1. Dalla Prcistoria al Cristiancsimo. Rovcreto, Tip. 1\lanfrini..

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    1 f:, i \ 1.:"' i L Antonio GAL V AGNI < t > La Grotta della Bigonda N. 243 V.T. ( Sviluppo m. 3020, Profondit m. 96. Trentino, ltalia settentrionale) (2) Rsum Etude de la (irotta de la Bigonda N. 243 V.T., rcemment dcouverte (23 fvrier 1 H52). La grotte sc trouve sm le versant orographique droit de ln Vnlsugana, prs du fauhourg de Selva de Gl"igno (Trcntin, Italie septentrionale) 470 m d'altitude. Jusqu'il cc jour, la grotte a t explore, tudie ct relc\c sur un d,cloppcmcnt total de 3.U::!O mtacs, ct, par constqucnt, elle est une des plus gtandes grottes naturelles d'Italie. Sans doute elle continue nu delit du grnnd siphon terminal dont le franchissement est it l'tude. La grotte est situe dans la Dolomie principale (Trias LL• travail est divis en chapitres : 1. Introduction ; II. La dcouverte et les quatre ; Ill. Description topographique ct go-morphologiquc ; IV. GC:ologic ; V. Tcmpiaturc ct humiditC: ; VI. Hydtologic ; VII. Faune. J. INTRODUZIONE Anche ncl Trcntino si sono riprcsi nel dopoguerra, con grande impulso, gli studi spcleologici. 1 risultati pitt notcvoli ruggiunti dal Gruppo Grotte della Societ dcgli Alpinisti Tridcntini del Club Alpino ltaliano sono stati lo studjo di tre giganleschi complessi sotterranci scavati nella Dolomia principale, roccia ritenuta flno ad ora debolmentc cmsica : la Grotta del Tmrione di Vallesine1la N. 242 V.T. nel Gruppo di Brenta a quota 2350 (sviluppo rilevato m. 523 + forse altrettanti da rilevare ; profondit m. 77), la Grotta della Bigonda N. 243 V.T. (sviluppo m. 3020 ; profondit m. 96) e la Grotta del Calgeron N. 244 V.T. (sviluppo m. 1916 ; profondit m. 100), quest'ultimc due situale nella Valsugana. Intendo qui descri vere la maggiore delle tre caverne sopra accennate (la Grotta della Bigonda) che, col suo sviluppo complcssivo, occupa uno dei primi posti fra le cavit naturali italianc. Esprimo pubblicamente la miu piit viva riconoscenza agli amici e colleghi di lavoro : Cesare CoNci, Tullio PEnn-a, Giuliano PERNA, Emilio RoNEH, Livio TAl\IANINI, Luigi ToMASI, tutti del Gruppo Grotte S.A.T. cd al geologo Angelo PASA del Museo di Storia Naturale di Ve1ona che cooperarono con me nello studio di queste grotte. Le quattro spedizioni alla caverna sono state sovvcnzionate dalla Societ degli Alpinisti Tridentini, dai Centro di Studi Alpini del Consiglio Nazionale delle Ricerche e dai Comune di Grigno (Valsugana). (1) Gruppo Grotte della Soc. Alp. Trid. (C.A.I.). (.2) Communilation pt•c;scntc le H septembre 1!)5:1.

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    222 [2] 11. LA SCOI'EHTA E LE Qt:ATTHO SPEDIZI0:'\1 Alla base di un alto roccione esiste\'a un minuscolo lugo chiamuto della Bigonda. A Seha di Grigna si pcnso di sfnrttmc l'acqua di quel bacino e di costruire un acqucdotto. Fu pcr cercare la sorgentc che alcuni giovani della frazione, svuotando per mezzo di tubazioni il laghetto, il 23 febbraio 1952 si accorsero di trovarsi di fronte ad un gigantesco corridoio sotterraneo. Eraldo :\'larighetti ed altri intrepidi valligiani di Selva inizimono con accanimento e dccisione Je prime esplorazioni, allargando cunicoli e tendando di oltrepassare altri sifoni interni occupati dalle acque. Il Gruppo Grotte della S.A.T., informato della scoperta, mganizzo quattro grandi spedizioni scientifiche alla grotta. La prima si ebbe nel periodo 16-23 marzo 1952. Composta di cinque speleologi e di nove giovani \'Hlligiani, dotata di una perfetta attrezzatura, effettuo l'esplorazione cd il rilcvamcnto di gran parte della caverna. Si eseguirono un'ottantina di fotografic e si iniziarono le ricerche zoologiche che diedero subito buoni dsultati. Si speriment in cavcrna lo svuotamcnlo di lili considere,ole lago-sifonc, nel Hama del cigno, per mezzo di tubazioni di .rom ma sfnrttando i dis li velli della gallcria. llmctodo si dimostro ottimo e ad esso si pot csplora•c e studiare tutto il Rama del cigno. La seconda e la terza spedizione si ebbcro nci pcriodi 30 luglio-3 agosto e 20-27 agosto 1952. Il 20 agosto la grande massa d'acqua prcscnte ncllrt gratta, avcva completamente allagata la gallcria principale nel punta (13), sbarrando l'avanzata. L'acqua non accenno a diminuirc nci giorni che scguirono. Si continuarono gli studi geo-morfologici c le riccrchc zoologichc con nuovi rinvenimenti. La quarta spcdizionc si efl'ettu dal 21 al 29 murzo 1953. Essa avcva come scopo pl'incipalc il forzamcnto di duc gigantcschi laghi-sifoni : qucllo del Hamo Bcllin (16-45) c quello terminale (24) oltre i quali le verosimihnente p•ose guivano. La grande siccit vcrificatasi in mano sembrava volesse favol'ire i nostri progetti. Si lrasportarono a spalla, fino al Hamo Bellin, 80 metri di tubi di gomma con diamctro utile di cm. L Si innescarono nel lago-sifoue al punto (17) e dopo tre giorni di lavoro si riusci u svuotarlo. Oltrcpassata la depressione si constat(• che lutta la galleria nuova era posta in sifonc e cli conseguenza rimaneva sempre allagata. Dopa circa 100 metri la grotta si rcstringe fortcmente e l'avanzata non fu pi possibile. Non fu attuabile lo svuotamento del sifone terminale, per la forte affiuenza d'acqua nci bacini inferiori. E' stato pe• noi cosa inaspettata il constatare come in un periodo di cosi forte siccit le acque al teno piano si presentassero molto piit abbondanH che non nelle prcccclcnti visite cfl'ettuate in epoche piovose. llf. DESCHIZIOXE TOPOGHAFICA E HEO-.MOHFOJ.OGICA DATI ni CATAsTo. -N. 2 V.T. Xome indi{Jeno : mancantc. Localil : Bigondc presso Selva di Grigno. --Terr. yeol. : Dolomite del Trias supei'orc (Dolomia principale o Norico). 2.5.000 l.G.M. : Grigno (22.IIJ.SE). Long. : 0"52'22" ; Lat. : !6'05". -Quota di in(Jres.
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    l. 1 . 1 G R 0 T P 1 A N T A _j._ ..•

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    [3] LA GROTTA DELLA BIGONDA 223 L'ingresso della grotta si trova alla base del roccione che chiude a monte la piccola valle, proprio a perpendicolo salto la galleria artificiale sopra accennata. Dista circa tre quarti di ora di cammino dalla frazione. -La grotta si compone di una gigantesca galleria principale (1-24) lunga 1520 metri, che si addentra nella montagna con direzione di nutssima Da essa paatono dieci diramazioni : cin(iUe a destra (per chi entra) ascendcnti e cinque a sinistra, discendenti, di con1plessivi metri 1500. Xci senso verticale la grotta puo esser divisa in tre piani, secondo i quali cssu sar qui dcscritta. Il dlievo fu compiuto a bussola, clinometro e corda metrica. Le direzioni riportate sono cor..-ctte della declinazione magnetica (7 Ovest). 1 punti di rifcaimnto alla Ta,•ola sono stampati tra parentesi ( ). 1. Primo Piano. Punti 1-9, 3-25, 7-32, 8-34, 26-27 (m. 491 + m. 785 di rami latcrali). Cmnpacndc i 500 metri iniziali della galleria principale (Galleria del drago), dall'ingresso (1) al Primo pozzo (9-9') con direzione N + 31 o E, e setto dira ntazioni ; quelle a dcstra (entrando) : Ramo del grillo (3-25), Ramo del cigno (7-32), Hamo delle sabbie (8-3--l) ; quelle a sinistra : Ramo (26-27) e due dirainazioni ad ancllo tra i punli (7) e (8). Attravcrso una spaccatura ol'izzontalc non molto alta ed ora deformata da Jnine, si scende in un profondo sifone, normalmenle riempito dall'acqua se non si provvcde a scnricarla con mezzi artificiali ; indi la galleria sale lentamcnlc lino al punto (4) pet poi ridiscenderc in un nuovo sifone che ha il punto pi in (5). La grotla dprende a salire fino ad un ampio cmnerone piuttosto basso con pavimcnto c soffitto piatti, paralleli ed inclinati entratnbi verso oriente di ciaca 19" ; la Piazza Selva (7). Dai punto (7) ('i si abbassa fino ad incontrare un'imtuane diaclasi con dhezionc N + 55" 0 che, in certi punti, sovrasta la galleria e che in (9-9') origina il Paimo pozzo, di Inetl"i 9, sull'orlo del quale (9) ci troviamo cinque metri pi alti della quota d'ingn•sso. La galleria, di ol"igine evorsiva, disposta in guinta. Ha una larghezza ed un'altczza mcdic di metai 5 pcr mctri 2,50. Ha soffitto e pavimento inclinati verso orienlc di chca 20"-30" in Iastre per lo piit lisce o solcale da profonde incisure che coarono sccondo le linee di massima pendenza degli strati (20-30). Abbondanti i blocchi di faann sul pavimento, in special modo in corrispondenza delle numeaose• diac]asi tntsversali. Concrezioni rade sul soffitto, sulle pareti e su] pavimcnlo. Il suo1o piit volte ricoperto da croste calcaree e da concrezioni a vaschcttc (2). Nellc dcpressioni del pavimcnto frequenti le raccolte Le diramazioni (3-25), (7-32), (26-27) e gli anelli nei punti (7-8), seguono per lo piit i duc stntti racchiudenti la galleria principale. Essi salgono e mcntc sccndono secondo la linea di massima pendenza degli stessi, inclinati come dctto, di 20"-30 verso oriente. Il ramo (8-34) in 1ieve salita e si presenta ingombro di ingenti depositi sabbiosi che arrivano quasi al soffitto. Probabil tnente clctto materialc stato trasportato dall'acqua che scende dai Ran1o de] cigno (7-32). Qucst'ultimo la pitt lunga galleria secondaria del complcsso sotterraneo. Misura Ineti' 48() e pet la suu completa esplorazionc fu necessario svuotare, con circa 50 n1ctri di .tubi di gomma, il grmulc sifonc ncl punto (28), sempte invasoa dalle acque. Il ruscello fmmato dall'acqua di sfiotamcnto del Iago-sifone in (28) si scarica verso la Grande diaclasi. La sua portata 111olto variabile e deve raggiungcre una eonsidercvole potenza dmante i periodi piovosi e di scioglinlento delle nevi ai monti. Belle concrezioni ornano il Ramo del grillo e quello del cigno che, uniti al prhno tratto della galleria principale, costitniscono la parte pi interessante dai punto di vista sttettamente turistico.

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    224 GALVAG:-;I [] 2. Secondo piano.-Punti 9'-21, 16-.t5, 39-.t1, 20-.t3, 12-3-t, (m. 89ti + m. 7 1 5 di rami laterali). . <, .1 f n lo della diuclasi Disceso con facilit lo stretto pozzo 111 fessura (9-9 ), 1 < 1 •• t . b (" l' • .. S'lSS1 e COll'' Olllel d 0 si presenta inclinato all'indentro cd mgom ro ' 1 Cl 1 ' 1 ' ' srande •tltczzt arossolano Il soffitto della stessa non visihile dai bassu data h . 1 ' : ' sinuoso della Ncl punto (10) lu gallena npren< c, con direzione N + 66" E (Galleria inferimc). J't r tl }Hlllto (11) • 6 t t od in lieve sa 1 a 1110 • , Si percorrono 12 me n }HaneggiUn 1 . . . , . l" ovosi. ci ttoviamo indi si scende in un grande sifonc non 111 pc 1 JO< .}H net ri calcolando in una delle zone pi basse della Gallena pnnctpulc (--1 • , 1 .. 1 • 1 . 1 . l't .011 I>cndcnza IUC< 1 .. 1 < c 0 metri la quota dell'in•sresso) Ccnto mctn < 1 sa I a, c . . .. o . . ' . • ., • }• cr p sto in Slfonc, puo COilSl13 o/o, fino al punto (14), qu1nd1 d1scesa G• dlldc • Jlcsso sottenaneo derarsi la maggiore raccolta d'acqua cs1stcnte 0 .. •Ja metri di fi d 1 'r d d . ctrt il lago-silonc nusu1" -. . no a ora esp orato ... peno 1 1 n1ao •. ,, . • "tbilc con mczz1 nonnah, lunghezza e raggiunge i 3 mctri di profonosta in giunta. L Il • d } l SI })l'CSCnlc.l a ga ena evorsna e secoue o }Hano . . .. . . 30.. Le sczioni trasvc•sali L'inclinazionc degli shati oscilla sem pre dar 20 .tl 1 .. m 7 altczza media d . t 1 1 1 (la••,hczza IllC< 1,\ • ' . . . sono 1shn amen te c 1thc 1c o am1nar1 n • • • . tt , pia ttc e most ra nhcv1 m. 2,50). Il pavimento roccioso modcllato. a null dc"slJosti seconda la linea t d 1 Il 1 . l' llliCI'OC'lrSO J, ' arro on ati e profondi so chi pa•a c 1 < 1 ' 1 . mHmittc cupovoltc che do • l' t' Il ffitto 'l crnllH 1 ' . . 1 mass1ma pendenza dcg 1 stra 1. so .'. r> •• tille c mmm1tte cs1stono . '1 . . . l' . • arso Ira nt,ll n . 1 Sl sv1 uppano spesso 1n carnin! < 1 micl oc . . ffitto di una tinta 1110 to lamine scabre molto complcsse. Pavimento, paretl c so . scura originata da ossidi di manganese. 1 . • lsiasi rcsiduo roccioso Al secondo piano la gratta compare sgombnt < 1 'las 1 trtsversali che 11 ei'OSC ( lUC . ' ' trasportabile. Solo in corrispondenza de c num ffitt lc•rgcrmcntc concavo cd interrompono di tratto in tratto il monotono . so 1 • 0 • 1 •111 accllture, ehe 1 • • '1 l>I'CCl}H c. ' inclinato verso oriente, vi sono -• • le 'c snlc con pcndcnza interessante. Parte dal punto (1 0) della ptlnCifci do H mct1i. Attravcrso media del 30 %, pcr 82 met ri fi no al lago-s1fonc che continua ad l'acqua limpidissima del bacino, si scOJge sul fon .'1 r cronuna, si pot prosc avanzare. Vuotato il sifone col sistcmu delle tubazwni < 1 j0 cd occupato penna guire oltre, pet 100 metri, in un cunicolo abbastanza })arcti molto fango 11, . Sul fondo c su ' nentemente e completamentc du acqu .. t. • depositato dall'acc1ua che ivi rallenta la sua cmsa.. 1 • <>scilln dai 10" ai 23" ,. l' z one c • Il Ramo Giuliani (12-37) scende con un !ne 1 1 .. riscontrata ncll'intero e raggiunge la profondit di m. 96, la massuna hno a< 01 a "complesso sotterraneo. 3. Terzo piano. Punti 21 '-24, m. 133 + m. ?). di Selva, valoroso seoIl Pozzo Marighetti (dedicato ad Eraldo 'J>•ofoncla JH'I' 33 mctri . • . . l' ll'OidC (' te S } • pntore della gratta) (9-9') e un g1gantesco Ill< , •• 1 . disccsa, a sua }Hanta con una lieve inclinazione del suo asst•. A cr re a 10 m.ct•• sul fon do sono incli. 1" Il 1 Pcr ... l' e un e Isse a ungato, le suc paret1 sono 1sc1c. . n .. rnatn con una llH'a a spensabili le corde. Sul rilievo la pian ta
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    226 ANTONIO [Hl quota ; probabilmente in quanto la caverna percorsa da grandi masse d'acqua fredda (7 C.). In numerosi punti delle gallerie si ha forte stillicidio, veli d'acqua sulle pareti e pozze sul suolo. Numerosi i depositi di acqua di notevole consistenza. Huscclli si hanno, anche in tempi di magra, nel Ramo del cigno, sul fondo clclla Grande diaclasi, nel Ramo Bellin cd in genere in tutti i rami di sinistra. L'umidit pertanto molto forte in special modo nelle pa1ti piit intc•nc, dove supera normalmente il 95 % ed arriva spesso alla saturazione. VI. IDROLOGIA Il regime idrologico si presenta alquanto complesso. Un sistema di diaclasi, per lo pi perpendicolari all'asse della galleria e con clirezione di mussima Est Ovest, assorbe dai sovrastante altipiano spiccatamente carsico, un'ingcnte quan tit d'acqua. Nei periodi di magra, o di normale piovosit, essa affiuisce nella grotta e si raccoglie nei punti pi bassi della stessa, formando dei depositi piil o meno considerevoli. L'acqua in arrivo riesce pero ad essere smaltita, con una certa facilit, per altre vie. Allorch sopraggiungono periodi prolungati di pioggia o lo scioglimento delle nevi ai monti, le grandi spaccature, costituenti l'ossatura del complesso sistema idrico sotterraneo, convogliano nella grotta tm-renti impetuosi che, trovando insufficienti le fessure emissarie, allagano complctamente alcuni tratti della galleria principale. Nella nostra visita del 20.8.1952, una grande massa d'acqua aveva completamente riempita la galleria inferiore nel punto (12) e trovava sfogo con violenza e con rumore assordante gi per il Ramo Giuliani (12-37). In periodi particolarmente piovosi, dall'ingresso della grotta l'acqua esce con impeto ed ininterrottamente per circa due giorni ; infli cessa di colpo e tutto ritorna normale. La massa d'acqua stata stimata di 20 metri cubi al minuto second o. Dei rami secondari, quelli pi attivi sono il Ramo del cigno ed il Ramo Bellin. La loro massima portata deve raggiungere i 2-3 metri cubi al minuto second o. VII. FAUNA La fauna della Grotta della Bigonda risultata interressantissima : oltrc diversi clementi troglofili comprende alcuni troglobi. Tra il matel"iale fino ad ora determinato risultarono una specie, due sottospecie cd una variet nuove per la scienza. Nel complesso la grotta ospita una fauna notevolmenlc abbonclante. Il Hamc del grillo, pi vicino all'esterno e probabilmente in comunicazione. con qucsto tramite microfessure, permise la cattura di 110 microgenton assai numeroso. Abbondanti sul suolo e sulle concrezioni resti di artropodi, parte dei quali racchiusi gi nelle stesse concrezioni calcaree. , . Man mano che ci si inoltra, la caverna si fa sempre meno per fauna che diminuisce sia per numero di specie che per num.ero. es.emplan. L'assoluta mancanza di dcpositi tmrosi nellc gallcric dei pwn• (adominanza delle seconde sui primi. El\IITTEHI (clet. L. TA:MANINI). Pi di venti Omotteri del genere Cixius sp. nel Hamo del grillo. TniCOTTEHI. -Resti di esemplari non determinati nel Ramo del g 1illo. <:oLEOTTEHI (clet. L. ---Gli Orotrechus raccolti, purtroppo in massima parte morti, appartengono a due specie e sono trattati in un lavoro di TAMANINI in co1so di stampa. L'unico esemplare vivo, una femmina fu rinvenuto su csca di carne a circa 500 metri dall'ingresso a precisamente alia base della Grande diaclasi. Le spccic sono : Orotrechus Stephani subsp. Perinii nova. Descritta su duc esemplari morti raccolti nelle concrczioni e sui resti di altri otto esemplari. . subsp. Galvagnii nova. Descritta su cinque esemplari fra 1 quah una femmina v1va. Antisphodrus Sch1eibersi KiisT subsp. Sei esemplari adulti e sei larve nel Ramo del grillo. Neobathyscia antroium Don . .NoYe esemplari vivi, moltissimi resti ed una Iarva (su esca) nel Ramo del grillo. Troglobio noto della Grotta di Oliero presso del Bus de la .Nef de le Coe HlO V.T., del Bus del Bilbon N. 211 V.T. e . Non risulta fino ad ora segnalata per l'Italia. DITTERI. DiYerse specie, non determinate. In Piazza Selva e nel Ramo del cigno il 26.3.53 TAMANINI su tratti di parete anneriti dal fumo delle lampade ad acehlene, delle curiose piste, 111 tutto smuh a quelle riscontrate nella vicina Grotta del Calgeron N. 244 V.T., ma molto pi rade. le d.ette prodotte da Zospeum Galvagnii CoNCI, mollusco troglobw la cm descr•zwne e prcsentata dall'amico Prof. c. CoNci a

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    . . 228 ANTONIO GALVAG!':I [8] questo Congresso di S eleol . r ' possibile pero nellog•a: Non ostante le pi accanite rice1chc non fu a B1gonda alcun csemplaic di Zospeum. MAMMIFERI (det. A PAsA) TON pressa Piazza . v .-Uno scheletro di Glis {!lis italicus BAHHET HAl\liL' ane ossa ncl Ramo del grilla. Bibliografia Coxc1 (C.) _ 19-3 N . . • 0> " UOVJ l'In ven • " Pubblicazione pr 8 1 1 di Zospeum nellc P•culpi trentine e venetc. GAIV (A) e en a a al 1 Conyresso Internaziom:le di Speleulogia di Parigi. • AGNI •• -1 !l5!!. La Grott . Pubbl. Comm Soc Al a B1gonda (Nola preliminare). SAT-CAI 18-1952. 195-2'09 1l. T p. Trul. del CA/ ne/l'LXXX Anno, Trento, sett. 1952, • av. GALVAGNI (A.), PEnNA (G.) _ . . sabbiosi di riem.. 19<>3. Contnbuto alla morfologia dei prc:dotti argilloso-Valsugana (Tr tp•mento delle caverne. Osservazioni fatte nellc Grotte della Italiana). en mo). (ln corso di stampa sulla Rhista Rassegna Speleologica MANFitEDI (P) _ ln-;•.1 N • • t7uoJ uov' V" Studi TJentinl d" S ll"Iapod• cavernicoli del T•entino. (ln corso di stumpa su z czenze Naturali) HUFFO (S.). 1953 St d" . . Cro.stacei. Anfipodi XXXVIII. Nuovi Niphargus (Amphipoda di s cnez1a Tr1dentma (ln corso di stampa su Stzuli Trentini crenze Naturali). • • TA.MANINI (L.). 1953 Gli 0 su Studi Tren.tini delle Prealpi vcneto-trentine. (ln corso di stampa z crenze Naturali). Discussion M. M. GonTANI • Je b prouve d. d. mc ?roc observer que le plan de la Grotte de ln Bigonda N.S. et E w . e eux systemes de diaclases orthogonales, direction respectivement . ., qut ont ouvert la voie l'action de l'cau souterraine. !!n ______ _ !,'1 !,; C. LIPPI-BONCAMBI < t > risorgenti alimentate dai bacino • carSICO Le di Colfiorito (Umbria) <2> Rsum A la limite des Marches et de l'Ombrie, les eaux du bassin karstique de Padule di Colfiorito , qui sc perdent dans un aven , vont-elles vers le Chienti (versant adria-tique) ou vers le Topino (vrsant tyrrhnien) ? L'intrt pratique de ce problme avait t reconnu ds 1940 par l'auteur, tant en cc qui concerne la bonification du bassin qu'en ce qui a trait it l'alimentation des sources du versant tyrrhnien utilises par quelques industries ct les aqueducs de Prouse, d'Assise ct de Foligno. Des expriences faites avec le colorant Urnninn 0 sur une trentaine de sources aux limites du massif calcaire permettent de conclure avec certitude que ln majeure partie des caux de Colfiorito t•appnraissenl sur le versant tyrrhnien. Notamment les sources de Capodacqun, Bagnara, NocCIa sont en relations ave" ces eaux d'infiltration. (1) lstituto di Geologia Applicata dell'Univcrsit, Perugia. (2) Communication crite dpose le 12 septembre 1953.

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    @) 0 Cii 0 () 6 A x 230 15 (tl'IASCIONC:NI i6 GoRoo 0 :Dl 6JOVi >, who arl' lossing themsches in un aven arc they going towards the Chicnti lAdaiatic side) or townrds the Topino (Tyrrhenum side) ? The JH'atical intcrcst of this problcm bas becn cvidenccd sencc 19-lO by the auctor. Il concerns us weil as bonification of. the basin and alimentation of sources of the Tyrahcnum sidc uscd hy somc industries and the watcr-conducts of Pcrugia, Assisi and Foligno. Expeaimcnts made colouring Uranina 0 on about thirty sources on the limit of the calc:ucous mountains allow to concludc with certitude that the most of waters of Coltiorito arc rcappcaring on the Tyrrhcnum sidc. Espccially sources of Capodacqua, Bagnara and Nocera arc in relation with thesc infiltaation waters. Il rilcvamento geologico dell'intero altipiano carsico di Colfiorito (Appennino Umbro-:\'laachigiano) (3) m'aveva condotto a prospettare l'opportunit di ricerche idro-geologiche per risolvere l'annoso problema di bonificare pi o meno inte gralmente il comprensorio allo ra denominato Lago di Colfiorito Con i precedenti esperimenti idrologici del 1938 (4) avevo appurato come le sorgenti del versante adriatico non fossro in relazione con le acque assorbite dall'inghiottitoio di Colfiorito, contrariamente a quanto ritenevasi, pe1 la prossimit della valle del fiume Chienti e per le relative abbondanti polle che ivi scsorgano nel breve tratto di pochi kilometri. o Quanto al vcrsante tirrenico, per il quale restava pur sempre valida l'ipotesi basata sulle condizioni geologiche e co.nfermata dai calcolo delle precipitazioni, non mi era stato possibile il controllo ne con la prova colorimetrica n con quella batteriologica, data la vastit di questo versante. Per la impostazione del presente argomento, mi piace riferire la nuova tesi di lavoro quale scaturiva al termine della predetta memoria, cui si rinvia il lettore per la descrizione geo-morfologica del Bacino : << Il problema idrologico il problema pi g1ave anche per la bonifica del bacino. La deviazione delle acque potrebbe diventare un grave pcticolo per << s01genti molto importanti come '!uelle tirrenico, n si potrebbe suggerirc, per evitare questo per1colo, d1 lasc1are agli inghiottitoi l'attuale << dcflusso e incanalare il rimanente delle acqne, perch il fcnomeno carsico non << tanto importante negli inghiottitoi quunto in lutta la superficie dei piani. << Quindi, prima di inizinre grandiose opere di bonifica, i tecnici dovranno << esaminarc accuratamente la questione, e cio riuscire a determinare se le sor<< genti di Hasiglia che vanno ad azionare vari opifici e sopratutto le tre cartiere di Pale c quella di Vcscia e di Belfiore, se queUe di Bagnara che riforniscono << l'acquedotto di Assisi e uno di Perugia, se quelle di Nocera Umbra l'omonima << citt e se quelle di Capo d'Acqua Foligno, possano essere alimentate dalle acque << carsiche assorbite dalle conche di Colfiorito, oltrech da quelle del versante tirrenico di tai bacino spartiacque. (3) LJPPJ-Bm:cA:\tJJJ (C.). -Osscnnzioni morfologichc sul Bncino di Colfiorito c prcsupposti idrn-gcologid della sua bonificn (cstrutto da L'Universo, n. 7, 1940). (4) LIPPI-BoNCA:\IUI (C.). -Il bncinn cnrsico di Colfiorito. Bol/. Societ Geologica /laliana, vol. LVIII, 193H, fnsc. 2-3.

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    232 C, LIPPI-BOXCAMBI [4] Frattanto sempre pi si avvalorava col passat del tempo l'ipotesi suesposta e la questione della bonifica idraulica ed agraria del Padule di Colfiorito, riacce sasi nel 1948-'49, rese di viva e palpitante attualit il problcma del comporta mento sotterraneo delle acque. Per disposizione del Provvedit01ato Regionale alle Opere Pubbliche per l'Umbr.ia nello stesso anno 19-!9 i funzionari deii'Ufficio Idrografico di Roma, presi gli opportuni accordi con questo Istituto di Geologia e con gli Enti interessati (lspettorato Agrario Provinciale e Corpo Forestale di Pcnrgia, Consorzio ldraulico F. Topino '> e Comune di Foligno), 01ganizzarono ccl eseguirono le operazioni all'uopo occorrenti, nell'intento di chial'ire il fenomeno idrologico e poter quindi stabilire i criteri verso cui indirizzare lo studio della bonifica stessa. Fu stabilita perci una rete di trenta sorgenti, poste nei due versanti e pi o meno tutte situate ai margini del massiccio calcareo, tranne le nn. 21-22-23 entro il Piano di Colfiorito o di Casone a breve distanza dall'inghiottitoio prescelto, e precisamente queiio principale molino Vitali nel Padule. L'acqua fu colorata con l'Uranina 0, prodotto chimico non puro, ma prepa-rata industrialmente dalla Ditta A.C . .N.A. di :\Iilano. Le proporzioni furono di 10 chilogrammi di sostanza fluorescente in 600 Iitri di acqua con 500 grammi di soda. Nelle varie stazioni si era precedentcmente effettuato un prelievo di acqua per garantire controllo all'esperimento con la prova in bianco. Sorvegliata attentamente l'immissione della sostanza colorante, si controll anche che l'inghiottitoio avesse completamente smaltita l'acqua colorala, e si procedette indi alle analisi dei numcrosissimi prelievi, che furono effettuati ogni tre ore a cominciare dalle ore 18 del giorno 10 giugno 1949, ora in cui ebbe termine il procedimen to della colorazione. L'esperimento in parola, riuscito assai soddisfaccntc, offre dei risultati estre pos.itivi,_ ma a tutt'oggi ancora sui appare doveroso mare 1 attenz1one ID quanto confermano p1enamente l'ipotesi suggerita dallo studio geologico, seconda la quale ipotcsi la maggior parte delle acquc di Colfiorito si riversano nel versante tirrenico c non in quello adriatico. Poich il carattare della presente comunicazione non consente di indugiarmi dei ?.at! generali con qucsto csperimcnto, mi li.miter? a . r1ferue quelh che p1u Interessano la dimostrazione dell'assunto della mJa tes1, e cio i rapporti idrologici tra le sorgenti della Valle del Topino cd il sovrastante altipiano carsico di Colfiorito. ,. 1 risultati,. che .vengo ad csporre in questa sede, che ritengo la pi degna ?a ta 1mportanza attentamente ponderati da coloro 10 un doman1 cluamah a presiedere alla eventualc bonifica del bac1no In questione. Dai an.alitic! .di che pcr brevit non riporto, si puo infatti conoscere 1 ora In cm I campwni prelevati nelle trenta stazioni prescntavano una fluorescenza positiva per la prescnza di Uranina. Mi stato quindi possibilc determinare approssimativamente il tempo necessario pcrch l'acqua si porti dall'inghiottitoio del Padu]e alle varie sorgenti. E' certo, pero, Je acque nel loro ignoto pcrcorso sottcrraneo vie molto diverse breve. si pub teoricamcntc supporrc tendano a portars1 verticalmente In basso e poi orizzontalmente alle ; pertanto, essendo note le quote delle varie sorgenti e le distanze misurate talmente tra queste e l'inghiottitoio, stata ricavata in tabella la vclocit teol'lca in m./sec. supponendo che le acque si muovano secondo talc via [5] CARSICO DI COLFIORIT(') 233 T ABELLA DELLE SORGENTI E RELATIVI DATI Quota dall'ill[Jhioltitoio del padule di Col{iorito : m 7 56 Ll•ggl'IHia : H quota della smgcntc. -Nu --• ... . . . . 2 ..... a ..... 4 .•.•. 5 ..... 6 ..... 7 ..... 8 .. 9 ..... 10 .... 11. ... 12 .... 13 .... 14 .... 15 .... 16 .... 17 ... 18 .... 19 .... 20 .... 20 bb:. 21. ... 22 ... 23 .... 21 .... 25 .... 26 .. 27 .... 28 .... 29 .... 30 .... h dislivcllo della sorgcntc rispctto nll'inghiottitoio. Do D --distnmm misurntn nrizzontnlmcntc frn l'inghiottitoio c ln sorgentc. distnnzn tcoricn pcrcorsn dnll'ncqua. v = tcm.po in ore occorcntc alle mquc pet• ruggiungcrc ln sotgcntc. \'clncit dcll'alqua in m/scc in funzionc della distnnzn tcorica. 1 H h Do D == h+Do t \' SoHGt-:l'\TI (m) (m) (rn) (rn) (ore) (rn/sec) --Sorg. Acqua cci ..•.... 480 276 9 .. 230 9.506 15 0,18 )) Bagna ra .......... 622 134 8.900 9.034 15 0,17 )) Centino ........ ' ... 516 240 11.010 11.250 15 0,21 1) Cartiera .......... 430 326 11.460 11.786 15 0,22 )) Spugne ....... ... 415 341 11.470 11.811 15 0,22 )) Bagni ............. 625 131 8.360 8.491 6 0,39 Font. di Stravignano ... 630 126 8.220 8.346 3 0,77 Sorg. Lovaje ........... 740 16 7.750 7.766 15 0,14 )) Le Pra ta .......... 656 100 ---)) La Vena .......... 500 256 7.840 8.096 3 0,75 1) • Acqua bianca ...... 400 356 9.740 10.096 3 0,93 )) Ca podacqua ...... 400 356 7.660 8.016 1 2,23 )) Faucelli .......... 400 356 7.640 7.996 1 2,22 )) Fraz. Capodacqua 30() 8.240 8.546 1 2,37 1) Muscionche ....... 500 256 10 360 10.616 15 0,20 )) Gorgo di Giove ... 388 368 10.020 10.388 6 0,48 1) Husiglia (Molino). 690 66 1 7.760 7.826 1 1) Collecasole ....... 625 131 6.000 6.131 -Il Coppo ............ 620 136 6.220 6.356 --1) Boltegaia ......... 665 91 4.690 47tH 6 0,22 Il ......... 710 16 4.520 4.536 6 0,21 1) Caporosso ........ 752 4 1.990 1.994 39 0,01 )) Ferma na ......... 752 4 2.460 2.464 39 0,02 )) Casone ........... 755 1 3.400 3.401 39 0,02 )) Scopoli ........... 543 213 8.310 8.523 15 0,15 )) Sasso ............. 565 191 8.580 8.771 3 0,81 1) Castello ........ 658 98 7.020 . 7.118 48 0,04 )) Serra valle •..... 647 109 7.440 7.549 48 0,04 (Cagnolo) tl Bavareto ...... . 587 169 9.380 9.549 48 0,05 Menotre 6t0 116 8.090 8.206 --)) ....... (Le Venarelle) 1) Verchiano ........ 655 101 8.730 8.831 --(Alzabove)

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    234 C. LIPPI-BONCAMBI [6] I maggiori risultati positivi si ebbero dunque nelle stazioni della Valle del Topino, fuoriuscenti ai margini del massiccio calcarco (vcdi cartina allegata) c si cominciarono ad avere in un tempo molto brcve, il che dimostra la grandissima facilit di filtrazione delle acqu_e nel terreno carsico in questa dirczione. Ma per poter rendere evidente verso quali zone le acque tcndano a spostarsi con maggior velocit ho ritenuto opportuno segnaae con appositi simboJi convenzionali quelle sorgenti le cui acque presentasse1o fluorescenza positiva all'incirca alla stessa ora. Tali simboli sono ripmtati nclla suddetta cartina topografica in iscala 1 : 125.000. Da essi risulta, che dopo circa un'ora si aveva fluorescenza positiva nelle sorgenti Capodacqua (n. 12), Faucelli (n. 13) e Frazione di Capodacqua (n. 14). Dopo circa tre ore si aveva fluorcsccnza positiva nclle sorgcnti Fontana di Stravignano (n. 7), la V ena (n. 10), Acquabianca (n. 11), Sasso (n. 25). Dopo circa sei ore si aveva fluorescenza positiva nelle sorgenti Bagni (n. 6), Gorgo di Giove (n. 16), Bottegaia (n. 20), i\Ialanotte (20 bis). Dopo circa 15 ore si aveva fluorescenza positiva nelle sorgenti di Acquacci (n. 1), Bagnara (n. 2), Centino (n. 3), Cartiera (n. 4), Spugne (n. 5), Lovaje (n. 8), Mascionche (n. 15) e forse in quella di Scopoli (n. 24). Tutte le suddette sorgenti sono sul versante tirrenico. Dopo circa 39 ore si riscontrava fluoresccnza positiva nelle s01genti di Capofosso (n. 21), Fcrmana (n. 22), Casonc (n. 23). Dopo circa 48 ore si aveva fluorescenza positiva, quantunque discontinua nei tempi successivi, nclle sorgenti di Castello (n. 2()), Serravalle (n. 27) e dubbia in quella di Bavareto (n. 28) essen do positi vo un solo campione. Non sono state considerate le sorgenti cU Le Prata (n. 9) essend(Jvi stato impossibHe effettuare i prelievi, di Rasiglia (n. 17), Collecasole (n. 18), Coppo (n. 19), Menotre (n. 29) e Verchiano (Alzabovc) (n. 30) per la discontinuit nella fluoresceriza dei campioni rclativi alle suddette 5 stazioni. Le ultime due sorgenti in particolare, pur p 1esentando una posi tiva nei primi campioni, la perdevano nei successivi. I diversi tipi di simbolo di sorgentc riportati nella carla allcgata indicano con grande evidenza e chiarczza il moto delle acque per via carsica provenicnti dall'inghiottitoio del Padule di Colfiorito. Essi mostrano le acquc si muovano con sensibilc vclocit ve1so il versante tirrenico. In particolare si riscontra la maggior velocit ncllc acquc che rismgono nclla zona di Capodacqua. E cio spiegabilc anche per il dislivello di oltac 350 m. esistente fra l'inghiottitoio e Je sorgenti. I simboli delle sorgenti del vcrsantc tirrcnico sono di vari tipi, a mano a mano che aumenta la distanza dall'inghiottitoio. Il movimento delle acque provenienti dall'inghiottitoio si presenta molto pi lfnlo verso Est e cio verso il versante uchiatico. A causa del lieve dis li vello (da 1 a 4 m) esistentc fnt Pinghiottitoio le sorgenti a questo vicinissime, di Capofosso, Fermana c Casone, esistenti nel P1.ano di Colfiorito, il moto delle acquc lentissimo e la risOJgcnza si verifica dopo c1rca 39 ore. Permane lento anche il moto delle acquc verso le sorgcnti csistcnti nclla zona di Serravalle, c la risorgcnza si verifica clopo chca 48 ore. In queste u1timc sorgenti la fluorcscenza risultante nei campioni prelevati era molto discontinua. Mo1to dubbia era la positivit della acque della sorgcnte di Bavaacto, esscndosi talc caso presentato una .50 a vo. a .. E' da notarc invecc, che la positivit risultava eostante "sei 1 . . 1 t" 1 11 B na1"l . . •Iovena e, pre evah 1n tutte e sorgcn 1 c e a zona eompresa fra ag ' '' N rd-Ove t Noce ra, Stravignano, Giove, Sasso, Capo cl' Aequa, eio nell a zona a 0 5 dell'inghiottitoio. [7] BACI:-;O CAHSICO DI COLFIOHITO 235 Pi discontinua eaa la positivit della fluorcsccnza nclla zona di Rasiglia. Ncllc smgcnti ad Est dcll'inghiottitoio, poi, ncssuna smgcnte prcscntava una Jlumesccnza continua c costante. In eonsiderazionc che la vcloeitit delle acque, che dall'inghiottitoio del Padulc di Colfimito pervengono alle sorgcnti del vcrsanle tirrenico, sensibile c che dette smgenti, spccic quelle poste a Nmd-Ovcst dell'inghiottitoio, hanno prcscntato lilla fluorcs<.:cnza positiva ('ostantc nell'csperimento eseguito, mcntre le acquc che 1isoagono ncllc smgenti del veasantc adriatico hanno una velocit infcrime cd una fluorcsccnza discolitinua e moite volte incerta, si puo dcdurrc che le acquc del Padulc di Colfiorito confluiscano per la maggior parle verso il \'ersante tirrenico. Da quanto sopn1csposto, l'isulta oaa evidente che proprio la zona di San Giovcnalc quella, do po l'ultra di Capodacqua di Foligno, ad esse re maggiormcnte alimcntata
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    Carlo FRANCHETTI < t > Le cours souterrain du Bussento (Salerno, Italie. mridionale) <2> Le Bussento est le plus important fleuve souterrain dans l'Apennin italien pninsulaire. On calcule que le bassin hydrographique qui alimente le Bussento dpasse 150 y compris toutes les valles autour de Sanza jusqu'au bassin hydrographique contigu du Vallo di Diano. A environ 4 kilomtres au Nm:d de Caselle in Pittari, des sources augmentent le dbit du fleuve. Il s'agit srement des rsurgences de deux bassins sans issue, l'Est de Sanza, qui versent leurs eaux dans la Gtotta del Lago et la Grotta di Riotorto. ' D'autres caux sont absorbes par les pentes perces de grottes du M. Cervati (1.899 rn), le sommet le plus haut de la province de Salerno. Celui-ci, tout comme les autres sommets des :Monts Alburni, du Ccrvialto et des Monts Piccntini, a un car act re purement karstique. De cette faon, la Pescina di Polveracchio et la Voragine del Formatuo nourrissent les affluents du Busscnto par des voies souterraines, cette dernire perant le contrefort Nord des Monts de Vallicona, l'Ouest de Sanza. La longueur du lit de notre fleuve, de la source (Serra Cervati, 1. 700 rn d'altitude) jusqu' la grotte suprieure du Bussento, est de 18,8 km. La longueur du parcours souterrain, de l'entre prs de Caselle jusqu' la sortie prs de Morigerati, est de 4 km vol d'oiseau, tandis que l'on peut estimer son parcours souterrain au moins 6 km de longueur. Les eaux disparaissent dans une vaste grotte, haute de 35 rn, dans une gorge sauvage, 2 km l'Est de Caselle in Pittari, et apparaissent de nouveau, la cote 120 m , vingt minutes de marche, au Sud-Ouest de Morigerati. La dnivellation totale, de l'entre la sortie, est de 113 m. Par les explorations qui ont t faites, on a pu constater que le lit du fleuve, dj, au premier demi-kilomtre, s'abaisse de 50 mtres. Ajoutez ce fait l'engorgement qui, lors des crues, a lieu l'embouchure de la grotte, et qui fait amasser les eaux sur une profondeur de 60-70 m, en formant un lac temporaire, appel localement << Utimare (du Jatin Comme la mer ), et vous avez un indice certain de l'existence d'un ou plusieurs siphons dans le parcours souterrain. Cette hypothse est confirme par le fait que le volume des eaux augmente fortement l'entre pendant les crues, tandis qu'il augmente beaucoup n1oins la rsurgence. Pour cette raison, on a d s'arrter, au cours de la dernire exploration, au sommet d'une cascade, dont on n'a pu mesurer la hauteur exacte, mais qui tait assez haute pour empcher toute avance en bateau sans des moyens spciaux. A cet endroit de la grotte, qui a 15 m de et 3 de largeur, la cascade occupe tout le lit, et on ne trouve sur les parOis aucune prise qui permette de (1) Prsident du Circolo Speleologico Romnno. (2) Communicntion prsente le 12 septembre 1953.

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    238 CARLO FUA:>:CIIETTr l 2 ] Entre du cours suutc1Tain d u Hu : ; s cnto. [ 3 ] LE COUUS SOUTERRAI:>: DU RUSSE:>:TO 239 dpasser l'ob stac l e . On p ourra, t outefois, Yaincrc a ussi ccl obstacle gnwc e n construisant u n p ont s pcial e n fer p our s'loig n e r du bord d e ln chute , o u , mie u x c ncore, aprs l a crati o n d ' caux m ortes, quand o n aura capt ct d vi les caux du B ussentn a u moyen d 'un bar-rage e n amont p our usage industrie l qui est m ain t e nant l't u d e. A prsent, l e pire obstac l e p our la p o u rsuitc d e i'exp l o ratio n e s t con stitu par l e volume c t l a v i o l e nce du couranl tourbillonnant dans les rapiclcs, c l par l e gnmd frac a s qui cmpC:•c h e d e s'cntcnclre, mC:mc trs courte dis t a nce. ,Zoo:-a nelle mdS:. orne pie..,., ,,ve.-nd r i 1111 " M . Roto,.oJo 700 Des a ffiu ents temporaires exi s tent dans le par -co ur s souterrain, d ont tro i s ont t identifi s c l e n partie rclcvt:•s p a r l e Circol o Spclcologico Romano. li s'agit des abimcs d e l'Or s i v acca, du Cravo c t du Cozzctta. Les d e u x premic r s onl l eur saison 'aclivit d e l ' automn e jusqu'au printemps, e n g l outissant les caux; au troi s i m e, les cau x s'en goull'rent l o r s d e l a fonnatio n du lac d e << Utima r c .Dans l 'abme du Caravo, notre confr n S PtCA<;LrA a pu, e n collaboratio n avec les a utres membres d e notr e Associatio n , rejoindre l a profondeur d e 152 mtrcs, dans l e voisinage immdiat du cours soute r-rain elu Busscnto, duque l i l n ' a t spar que par un infranc hissabl e siphon.

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    240 CARLO [4] Selon les calculs de dbit faits du 16 au 22 aot 1903, le volume de l'cau l'entre et la sortie aurait t respectivement de 2.436 ct de 4.583 mtres cubes par minute, tandis que les mmes mesures, prises au 8 dcembre 1905, ont donn 3.293 l'entre ct 6.9<1.3 la sortie du coms soutcrrain elu Busscnto. Par contrc, la premire exploration que nous avons faite, en octobre 1950, on a cu l'iin pression gnrale qu'il y avait moins de diffrence ct que, au conllairc, le volume d'eau semblait tre plutt moindre la sortie qu' l'cntrc. Il faut videmment se rappeler que les puits absorbants existant clans les monts traverss par le fleuve souterrain sont inactifs pendant l't, tandis que des pertes existent sans doute dans son cours souterrain, ainsi que semble le dmontrer l'existence d'une grosse rsurgence, utilise pour actionner un moulin, qui jaillit un peu plus en haut que la sortie du Bussento, Morigerati. Cc fait semblerait justifier notre observation, mais un nouvcau.contrlc exact serait souhaiter. Au de vue biologique, la partie du cours souterrain visite ce jour n'offre pas des conditions de milieu favorables l'existence d'une faune caver nicole spcialise : seuls quelques crustacs Amphipodes, du Genre ont t trouvs au cours de notre exploration dans l'unique cuvette d'eau tranquille qu'on a pu trouver au sommet d'un banc d'argile, quelque 200 mtres de l'entre. Tout le reste du matriel recueilli appartient des (01mes, soit piges, entranes par les caux tourbillonnantes dans les profondeurs du souterrain, ou des formes troglophiles ou trogloxnes banales. La grotte du Busscnto offre tous les lments favorables faire d'elle un centre d'attraction touristique d'un grand intt, aussi bien cause de la beaut sauvage du paysage qui y conduit, que de la rare crrandeur, si imposante, du souterrain, dont l'amnagement serait possible dans ;a partic initiale. Quand la grande route, qu'on est en train de construire entre Casellc in Pittari, Morigerati et la station balnaire de Sapri, au Sud de Salerno, sera ache l'accs de la grotte du ct de la route nationale Rome-Naples-Reggio Cala bria sera court et ais, et suivra un parcours d'une grande beaut. der Roman SA VNIK < t > Beitrag zur Kenntnis Karsthydrographie in Slowenien <2> Rsum La td1e principale que ncessite l'tude de l'hydrographie karstique en Slovnie consiste duns ln recherche des communications entre les cours souterrains prdominants duns la rgion de partage des caux entre l'Adriutiquc ct ln l\ler Noire. Ici, le systme de la Ljubljunicn, un des nflluents de lu Sn\'c, est d'une extrme complication, que souligne lu diversit des noms ports pnr les ditl"rentcs pmties de son cours de surfnce : l'Obrh sur le Losko polje, le Strzen sur le polje, le Rnk sur le Skocjan, la Pivkn dans le bassin du mme nom, l'Unica sur le Planmsko polje. Dnns ce qui suit, l'nuteur donne l!ne l'Xposition dtnillc!c des conditions hydrogrnphiqucs dnns ll' Bassin de la Pivka et du Planinslw polje o, tout rcemment, des recherches ont donn un nombre considrable de rsultats. Duns le bussin de ln rivire priodique de ln Phlm, les cours d'enu souterrains per t.istcnt mnlgr ln plus ganndc scheresse. Puisque ces enux s'coulent des versants des .Javorniki et qu'elles contiennent des Protes, on est port supposer que quelque pnrt cette rgion montagneuse il existe de vastes bassins d'eau. Le ruissenu de ln Lovku, :n•ec le systme de grottes voisin, oit l'on n trouv des caux dont l'origine est encore mconnuc, prsente un problme hydrogrnphique tas compliqu. La purtie Sud-Ouest du Bassin de ln Pivkn, nvec le ruissenu la Rnkulsicn et les grottes uquatiqucs voisines, voit ses caux se diriger vers le Sud ct, selon toute npparencc, vers l'Adrintique. 'sur le Plnninsko polje, clans ln grotte .Jnmn pod grndom, que traverse le Rnk, on a cc.nstat, en priode de bnsscs cnux, que, dnns sn pnrtie profonde, celles-ci s'coulent vers l'intrieur ct qu'il existe une liaison avec la l\lalensica. Les sources de la Ljubljanica, sur le bord Sud du Bnssin de LJublJann, sont hydrogrnphiquement lies non seulement avec le Planinslw polje qui est situ nu Sud, mais aussi avec les ruisseaux de ln Logasica et ln Hotcnkn, en direction de l'Ouest. Unter allen Karstgebieten Jugoslawicns ist Slowcnien bisher am besten erforscht. Da im Karst unterirdischc 'Vasserlaufc bcrwiegen und zugleich hier die teilweise noch problematische \Vasserscheidc -zwischen den Zufliissen des Adriatischen und Schwarzen Mceres verluft, gehrt die Erforschung der unterirdischen hydrographischen Verbindungcn zu den wichtigsten Aufgaben der heimischen Spelaologie. Besonders kompliziert ist das Flussystem der Ljubljanica, cines Zuflusses der Save, was schon in der Benennung iluer vcrschiedenen oberirdischen Teile der Oberlaufe (Obrh auf dem Losl<:o polje, Shzen anf dem Cerknisko polje, Rak auf dem Polje skocjan, Pivka im gleichnamigcn Becken, Unica auf dem Planinsko polje) zum Ausdruck kommt. Ihr Quellgebiet befindet sich auf dem Bergmassiv (1) Membre de l'Institut de Recherches lmrstiques, Postojna (Yougoslavie). {2) Communication prsente le tt septembre t953. 16

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    0 242 ,1 1 ' 1 ' ' \ J... A 0 1288 -P L J U EINZUGSGEBIET DER LJUBLJANICA [2] A ............ , T L 1 N A ; i i \ ,... ,. .... \. \ ............ ... , ... j . ...... PO NOR / .... , ...•. i.. GRENZE DER POLJEN fESTGESTELLTE UNTERIRDISCHE VERBINDUNGEN -t-WAHRSCHEINLICHE ,, PERIODJSCHE KARSTSEEN 0 1 2 3 4 5Km FIG. 1 [3] KARSTHYDROGRAPHIE 243 des Sneznik (1.796 m), welches jhrlich durchschnittlich ber 2.000 .mm Niederschlge empfngt. Da hier fliessende oberirdische Gewsser gnzlich fehlen, ist die \Vasser&cheide zwischen der Ljubljanica einerseits und der Kolpa, Rjeina und der Reka andererscits unbestimmbar. Daher zichen wir sic einfach lngs der hchsten Erhebungen ll]. Auf dem Losko polje sammclt der Bach Obrh die obersten Zuflsse der Ljubljanica. Sein hydrographisches Einzugsgebiet ist teilweise bekannt. Die Gewsse1 flicssen hieher vom Sdostcn und teilweise vom Norden und verschwindcn im nordwcstlichen Tcile des Polje in die Ponoren. Ein durchschnittlich 200 m hoher Bcrgrcken trennt Losko und Cerknisko polje voncinander. Letzteres wird nach Hingcrcm Regcn vom bckannten See berflutet. In scincm lchmigen Bodcn rcihen sich aluviale Dolincntrichtcr, die ais Estavcllen ttig sind. Ihre hydrographische Verbindungen sind noch unbekannt. lm sudstlichen Teile des Polje kommcn unter dem Namen Strzen die Gewsser aus dem Losko polje und wahrscheinlich auch unmittelbar aus der bergigen Gegcnd von Sncznik und J avorniki zutagc. Ausserdem entwssert si ch hieher der grsste Teil der Hochebene Blokc, whrend vom Norden hcr dem Polje die Ccrknisica aus der nichtkarstigcn Gegend zufliesst. Das meiste Wasser fliesst im nordwestlichcn Teile des Cerknisko polje unterirdisch ab. Doch wurde bis jetzt nur seine hydrographische Verbindung durch die \Vasserhhle Velika Karlovica mit dem Planinsko polje festgcstellt. Zwischen dcm Ccrknisko und Planinsko polje liegt das kleine Polje skocjan mit dem Bache Rak [2]. Seine hydrographische Rolle ist noch nicht gengcnd klargcstcllt. Die Frbung besttigt nur die Vcrbindung mit dem Planinsko polje. \Vahrscheinlich empfngt der Rak das \Vasser aus dem CerkniSko polje durch die Hohle Vclika Karlovica. Infolge des Verlaufes der ehemaligen jugoslawischitalienischcn Grenze durch diescs Gebiet, wurde bei den Frbungen des \Vassers vor der Velika Karlovica der Rak nicht beobachtct. Das zweite Quellgebiet der Ljubljanica befindet sich auf der 'Vestseite des Sneznik und der Javorniki. Die Gewsser sammelt die Pivka, die in meridionalcr Richtung das ganzc nach ihr benannte Becken (Pivska kotlina) durchmisst und dann in der Postojnska jama (Hhle von Postojna) verschwindet. Das Becken umgeben hher licgende Karstmichen aus Kreidckalk, die teilweise auf den Flysch bcrschoben sind, whrend seincn Boden eozcner Flysch bedeckt [3]. Die Pivka ist ein periodischcr Karstfluss. Seine ersten Quellen befindcn sich wahrscheinlich im Troc]{ental unter der Milonja (1.098 m), wo sie sich bald in die Erdc verlieren. Die richtige Quelle liegt crst bei Zagorje, wo die Flussrinne beginnt. Von der linken Seite aus dem Flyschgcbiet cmpfngt die Pivka lauter -kleine Bucher mit stndigen "7asscr. Unter ihncn hat einigc Bedeutung nur die Nanosica. In diese mndet die stiindig ausgiebige Karstquelle Karentan, die an der G1enze zwischen der Kreide und dem Flysch cntspringt. Von der rechten Seite dagegen erhlt die nicht weit von den Bcrghiingen der Javorniki fliessende Pivka Wasser aus starln pcriodischen Karstquellen, die sie zeitweise in eincn grossen Stromm verwandeln. Sic bcfinden sich insbcsondcrs in der Niihe der periodischen Karstsecn PalSl{O und Pctelinjsko jezcro, die mit ihnen in unterirdischer Verbindung stehen. Wir sind nicht imstande auf den Javorniki und dem Sneznik die Grenzen des Einzugsgebictes der Pivka festzustellen. Infolgc der reichlichcn NiederschHige jedoch knnen wir annehmen, dass da sUi.ndig unterirdisches \Vasser fliesst und auch die Pi v ka einen stiindigen unterirdischen Lanf hat [ 4]. Fr diese Vermutung spricht cine Reihe von Fcststellungen aus der neuesten Zeit. \Vahrcnd der heurigen, fast zwci Monate andauernden Frhjahrsdrre wurde bei den Untersuchungen der starken periodischen Karstquelle Fuzina bei Stara vas 10 m unter der Obcrflche ein stndigcr Zufluss des \Vassers, wotin Protcen schwammen, fcstgestellt. Zur selben Zeit wurden stlich davon schon in den angrenzenden Abhangen der Javorniki mehrere Schchte erforscht, unter ihnen

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    244 .SAJEVCE 1V00NA JAMA V LOZI • OREHEK WASSERLAFE lM BECKEN DER PIVKA PERIODISCHER KARSTSEE ) HOHLENRAME MIT WASSERLAF"EN RICHTUNG DER UNTERIROISCHEN ZUF"LSSE .0 H0HLENEINGANG '-==--==,1...---J ... Po!fRALNIK V JELOVCU FIG. 2 [ . ( ] J4v 0 --? --z-PET EL/N.JSKO @JEZERO ............ PALSaO ---__ JEZERO -:-:----------• PALCJE [5] h:AHSTIIYilH0l;!1AI'HIE 1:\ SLOWE:\IE:\ auc h d e r ticfc Schlund .lama , . K obiljih Griza h , dcssen Grund jcdoch info l gc des hohen \Vasscrstandes noch ni e ht crre i cht w erdcn konntc . Endlic h habcn unscrc Hiihlcnfo rscher im Sys t e m der H ohlc Y o n Post o j n a fcstgcst elll, dnss die Pivka YOn de1 rccht c n Scitc c ini g c Zull ss c crhiilt [ 5 ] . Da s i c Pro tcen zufhrc n , kann man annchmen, dass diesc unterin l isc h c n Gewiisset n u s ausgi ebigen \Vassct bcck c n stammcn, clic wir irgcnclwo untcr den .la vorniki vcnnulc n konncn. Au c h rli e sch o n crwiihnte Karstquc ll c K :11cntan i s t cin ungc lostcs Problc m fr s i c h , d cnn ih•er \Vasscrmenge e nt spricht be i w e it e m nicht clas a llzukleinc o rographisch beding l e Einzugsgebiet. :\"ac h d e n A n gahe n der h eimisch e n Bevlkerung soli s i c h rli c Q u e ll e a u c h b e i h ci t c r c m W e lt e r trbcn und ans t e igcn , wenn cs irgcndwo im Hinlerlande der .laY orniki und d es S n dnik stark gl!rcgnct hat. Tm Bcckcn d et Phka harren noc h z w c i h y clrographisch c Problemc auf ihrc Lsung . Bei P r edjama bcfindc t sich die S c h w inrl e des Bac h es L o kva. N a c h alle r U cbcdicfcrung soli c r mit ele n Q u c ll c n cle r Vipava, die in das Adriatisch c yfce• f1icsst , in Vc•bindung stchc n [ 6 ] . Di e im .Jahrc 195 1 vorgenommc n e Fiirbung der Lok\a war crfo l g l os. Dcshalb w unle das sch1 vcn v i c k clte unrl aus gedchntc Hiihlc nsyst c m bei Prrdjnma hcue r cine r grnclli c h c n P1fu n g unt e r zogcn. D a b e i enldcckt c m a n in d e r H hl c ncuc RHum e und w rirme•c und kiillcre \VasscrHiufr noch unbckannt c r H crkunft. A u c h die Id eine l\!ulde , o n Saj c vcc mit dem Ba c h RakuEc ica sch cint cine cigc n c h ydrog raphisch e S t ellung einzunehme n . Di e sdlic h c R i chtung des o bcr irdischcn Laufcs diescs Bac h cs , der in d i e Ponikvc und \\'asscrhohlc Markov s p odmol mndc t , geben nebs l d e n F cs t s t ellnngc n in der unweit davon licgcndc n \Vasserko hl c Vodna jama v Lozi d e n An lass zur Vcrmulung, class clicscr sdwestli c h c T e il des Bcckcn s d e r P iYka mit diescm Fl ussc k eine Beziehunge n hat und s i c h nac h d e m Adrialisehcn l\!ccr c ntwii sscrt. In de• .Jamn p o d grarlo m bei Planina, die in der d cutsch c n Litc ratu1 unt e r d c m Namcn Klcinhasclho hl c bekannt i s t , vcr c inigcn s i c h die Gcwfisser der b cide n Q u c llgebie t c der Ljuhljanic a. Drinnc n ve rzwci g t s i c h d i e I-Iohlc in zwci Arme . Den wcs tli c h e n Arm du• chf1iesst clir Pivkn, r l e n ostlic hen rlc r Rak, dcssen Hl'fahrung nur sehr nic drigcr Wnsser s tand cnngli eht. Dabc i wurde in rliescm Arm, rtcr est in d e n . J alln: n lU I ! J I!IfiO grndlirh e rf o rscht w u n lc. cine mcrk wiirdige \\' nssersrh eidl' f es tgest e lll . ln scincm vonle rl'n Tl"ll 1\iesst tla s \\' a s M • i n
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    246 ROMAX SAVXIK l6] Literatur 1. (A.). -Ljubljanica (mit englischem Rsum), Geografsld vestnik, Ljubljana, XXIII, 1951. Barvanje ponikalnic v Slovcniji (Les colorations des rivires karstiques en Slovnie), /. c., XVIII, 1 !146. 2. SEUKO (R.). I Rsum Pour les regions calcaires de la Grce mridionale, voisines des ctes, le niveau de base s'abaissa dans le pass beaucoup plus bas que le nivc.lu actuel de la mer. La lutrstification intrieure avana donc beaucoup plus profondment que le niveau de base gnral actuel. Mais il une poque relativement rcente la mer ennoya les parties infrieures des va Bes, etc., d'o rsulte l'aspect actuel des ctes submerges. . La mer, ct, parfois, des alluvions ont ainsi recouvert les anciens dbouchs des eaux kurstiques. Elles continuent cependant jaillir avec force en plusieurs lieux dans la mer ou travers la couche d'alluvions. Il faut donc supposer que, grce cc dernier changement du niveau de base, l'hori ZI)n aquifre dc'i massifs calcaires ctiers de la Grce mridionale, qui autrement serait maigre i\ cause du climat sec, n pu devenir assez riche pour que des sources prennes trs nbondantes jaillissent avec force peu prs nu niveau actuel de la mer. 1 1. Pour les rgions calcaires de la Grce mridionale VOISines des ctes actuelles, le niveau de base d'rosion superficielle normale s'abaissa, durant le Pliocne et le Quaternaire, plusieurs fois, les unes peu, d'autres beaucoup plus bas que le niveau actuel de la mer. Le surcreusement de plusieurs valles dans ces rgions, comme par exemple celle de Krissa (lta), en est une des preuves. Les parties infrieures de ces valles, ennoyes par la mer, forment de petits golfes (d'lta, de Kreussis, etc.). Des alluvions rcentes ont leur tour combl une partie de ces golfes (petite plaine alluviale d'lta, etc.). La prsence des formations continentales plistocnes (conglomrats, etc.) sous le niveau actuel de la mer (au golfe Saronique, etc.), en est une autre preuve. 2. -Il est donc vident que la karstification intrieure doit avoir progress assez fortement dans ces rgions calcaires, beaucoup plus profondment que le niveau de base gnral (niveau de la mer) actuel, sauf, bien entendu, l o des conditions spciales avaient empch sa marche vers le bas. (1) Communication crite, dpose Je 12 septembre 1953.

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    248 G. MISTAHI>IS [2] On peut expliquer ainsi l'absence presque totale de soures dans les massifs calcaires de la Grce mridionale, comme dans ceux des monts Parnasse, Cith ron, Patra, etc., mme dans leurs valles profondes, sauf, bien entendu, l o nous avons des affieurements ou intercalations de couches impermables. n 3. C'est d'une poque relativement rcente de la partie moyenne et de la partie suprieure du Quaternaire moyen, que datent les derniers changements du niveau de base d'rosion grande dnivellation, vers le haut, dans la Grce mridionale. A la suite de ces changements du niveau de base vers le haut, la mer envahit les parties infrieures des valles, etc. D'o la prdominance de types des ctes submerges. Des alluvions avaient ensuite combl quelques espaces dans ces valles ennoyes partiellement par la mer, en formant ces petites plaines ctires, si frquentes en Grce mridionale. Les eaux karstiques, qui auparavant mergeaient en grande partie peu prs aux niveaux de base plus bas, d'autrefois, se trouvaient maintenant devant des obstacles plus ou moins considrables. La mer, et quelque part les alluvions rcentes, avaient obstru les issues karstiques. 4. -Mais, si ces eaux karstiques ne peuvent plus merger librement l'air aux mmes lieux qu'auparavant, nous les voyons cependant, assez frquemment, jaillir sous la mer, dans ces mmes lieux, et quelquefois c'est avec une assez grande force que l'eau sort de ces mergences sous-marines. Ainsi, sur la cte occidentale calcaire de la pninsule de Mani (Ploponse mridionale), des eaux karstiques, provenant elu massif calcaire qui prolonge vers le Sud le Mont Taygte, jaillissent avec force sous la mer prs de St-Dmtrcde-Slinitsa (2). 5. -Trs souvent, nous voyons aussi que des eaux karstiques l'air libre peu prs au niveau de base actuel, au-dessus des issues d'autrefois, en traversant les alluvions rcentes. Les mergences de ce type, aux dbits les plus abondants, forment trs souvent de petits marais qui quelquefois, en se runis-sant, forment des nappes d'eaux superficielles plus tendues. . Ainsi, en Attique, dans la rgion calcaire du Nord-Est (Epacne), des eaux karstiques trs abondantes jaillissent dans la plaine ctire de Marat_hon, travers les alluvions, qui ont combl une partie considrable du golfe-b?•? de Marathon. Elles formaient autrefois des marais assez tendus, qui ont etc pour la plupart rcemment desschs. La plus importante des mergences de la plaine de Marathon est celle .de Kato-Souli. Elle est capte aujourd'hui pour l'enrichissement (en ca,s beso.In) du lac artificiel dit << de Marathon , qui sert de rservoir pour 1 ahmentah?n d'Athnes en eau. L'mergence aussi de Provalinthos (Valta), au de NeaMakri, est aussi assez importante et forme un ruisseau qui coule jusqu'a la mer. 6. -II est vident cependant qu'il arrive trs souvent que les bouch compltement les issues karstiques d'autrefois, empchant ainSI la sorbe des eaux. Dans ce cas, les eaux karstiques sont obliges,. ou de creuser calcaire par largissement des diaclases, etc., d'autJes issues,. ou u 1 c1 es t . d' k 1 . . . t trefolS les eaux a hes par Ies anciens reseaux ars HJUCS qm condmsaiCn au f 11 . 1 1 '1 t . le Ja sur ace a uv1a e issues p us e evees, qm se rouvrnt a peu prs au niveau < c • actuelle. Mani. Bulletin de (2) Mentionn par : ,J. PETHOCHII.os, Hcchcrchcs splologiqucs n la Soc:it Sp/ologique de ce, t. Il, fuse. 1, 1953, p. 21. [3] DRAINAGE KARSTIQUE DE LA GRCE MRIDIONALE 249 C'est ainsi que nous pouvons expliquer la prsence de nombreuses mergences, dbit souvent trs abondant, le long de la ligne de contact des masses calcaires avec les alluvions rcentes, au bord intrieur (du ct de la terre) des plaines ctires alluviales. Des mergences de ce type, dbit trs important, sont celles de Myloi (pr. Myli) ct de Kphalari, en Argolide. Elles se trouvent la bordure alluviale intrieure (Nord-occidentale) de la plaine ctire de Lcrni-Argos, qui n'est en ralit qu'une partie du Golfe Argolique comble par des alluvions rcentes. 7. Un cas moins frquent' c'st la prsence d'mergences d'eaux karstiques trs abondantes aux pieds de collines calcaires, plus ou moins isoles par les alluvions. Ainsi, dans l'Ouest calcaire de l'Attique, nous voyons au pied de la petite colline calcaire de Rheitoi (pr. Riti), isole par des alluvions dans le Sud-Est du bassin d'Eleusis, prs de la cte actuelle, des eaux karstiques trs abondantes jaillir avec une certaine force. Parmi ces eaux, celles qui mergent du ct Sud de la colline forment, en sc retenant par un barrage peu lev, le 'petit lac artificiel de Koumoundourou. Celles qui jaillissent au Nord-Ouest de la colline forment un ruisseau assez important, qui contourne les pieds occidentaux de la colline et, aprs un trs court parcours, aboutit au golfe d'Eleusis. L'hypothse la plus satisfaisante, pour le cas des mergences de Rheitoi, est la suivante : des eaux karstiques de la partie mridionale du massif calcaire de Parns-Phyl, etc., dbouchaient, aux poques o le niveau de base tait plus bas, assez loin de la colline, peut-tre vers le Sud-Ouest. Aprs que ces issues karstiques furent bouches par les alluvions, ces caux utilisrent une ancienne voie du rseau karstique, qui avait ses issues plus haut, dans la partie calcaire qui forme aujourd'hui la colline de Rheitoi. Dans une de ces mergences, nous voyons en effet trs nettement que l'cau n"e jaillit pas de bas en haut, en traversant des alluvions, mais du Sud vers le Nord, de l'intrieur de la colline calcaire vers les alluvions. rn 8. _ De tout cc qui a t expos plus haut, nous pouvons tirer quelques conclusions au sujet des modifications dans le drainage karstique des rgions calcaires ctires de la Grce mridionale, survenues la suite des oscillations du niveau de base d'rosion, surtout au Quaternaire. Nous ne nous occuperons ici que des plus intressantes de ces conclusions, que nous exposons dans les paragraphes qui suivent. 9. -Le dernier changement du niveau de base d'rosion vers le haut, dnivellation considrable, qui se place un peu aprs la dernire glaciation (W-rmienne), avait, comme d'ailleurs aussi les plus anciens, des consquences assez favorables pour l'hydrologie karstique des rgions calcaires de la Grce mridionale. En effet, l'horizon aquifre karstique de ces rgions, qui autrement serait maigre cause du climat sec qui rgne ici, a t assez enrichi de ce fait. Les eaux karstiques, au moins une d'elles, ne que par ?es issues plus leves que celles cl aupar?vant, re.mphssent ainsi d aussi plus leves, des rseaux souterrams karshq?es .. avons ainsi evidem ment, au-dessous du niveau de base actuel, plus eleve qu auparavant, des eaux karstiques d'un volume plus grand. C'est grce cette plus grande riche,s.se due d'eaux souterraines karstiques, qu'un nombre d presentent pas de des oscillations dans leur dbit, surtout parmi celles qui, traversant les alluvwns rcentes, jaillissent prs de la bordure des masses calcaires, vers les petites plaines alluviales de la Grce mridionale.

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    250 (;, )IISTAHOI S [ 1 J 10. Aussi, les oscill a t i o n s du niveau d e base d'tosion, d'amplitu d e con s i d r a b l e, eurent \'idemmcnt comme consque nce d e fa,oriser une p ntration trs accuse de l 'cau d e l a mer dans les parties ctires des masses calcaires, cause de l eur karstification. U n e parfie d e ces cau x marines, p n trant ainsi p a r les creux de k a t s tifica tion, arri ve \' idemmcnt jusqu'aux p arties du rseau soutcrn:dn o circulent les eaux karstiques e t se m lange avec e ll es. Ces eaux kars t iques a in s i mlanges, mergeant ensu i t e l'air l i bt c , d onnent, bie n entendu, des sourc e s cau plus o u m o i n s sale. Ai n s i , les sou rces d e Rheitoi (pr. Rili), e n Attique occi d entale (3), cell e d e Ga laxidi, sur l a cte scpl cnlrional c du Golfe de Corinthe (4), cel l e d e V l y c h adad c -D yros, s u r l a ct e occid entale d e Mani (5), e tc. 11. Il p eut arriver, l a suite clcs oscillations d u niveau rie l a mer, que des o uver tures superficielles d u rseau des c r e u x soutctTains sc trouvent m ainte n ant l a li g n e d e dmarcation entre t erre c t m e t. Dans cc cas, videmment, l'cau de l a mer e n pntrant r emplira l es creux vi d es. Mai s, dans l'le d e Cpha l onie (l\lcr I onienne), prs d e sa capital e , Atgosloli, n o u s assiston s un ph n omne extrmement c urieux. L'eau de l a mer, e n cntnml par de tels trou s, n e templil pas le creux soute r r ain. Nous l a voyons coul e r lou JOur s dedan s . Sa f o rce permetta i t a u trefois de mettre en mouve m e n t quelques moulins (6) . . C'es t vers l e sen s d e l'explicati o n donne plus h a u t p o ut les sales qu'tl faudrait plut t t ente r d e t r o uver aussi une explicatio n satt s f a Jsant c du phnomn e curieux des << l\loulins d' A rgost o l i . L'eau d e la m e t , qui s e prcipit e p a r les tro u s karstiques l es creu x s o u t e rrai n s, p n t r e s a n s d o u t e , enfin, dans l a partie du reseau o u.ct t c u l ent des eaux k a r stiques a b o ndantes. En se m langeant avec c iics,. e l l e smt l c t!r cours e t e nfi n , ainsi m lange, m e rge proba blemen t sou s l a m er, a une p rofond e u r p eut-l t e f aible, dans un o u p l u s i eurs lieux. 1 Jrermales d e l a Grce, .C:J) Voi1 relativement elles : A . C . Sources Athc nes, 1887, p. 9. (4) lll enlionne par: C HnJS'TO\.J ANos , O J I ... , 1., ( 1. 7 . 1 Snrr'•lf <-• ' Buffetin d e n • •>Pe(5) i\Icntionue pal' : .]. PJ::TIIOCHII .Os, Ca\'cr ncs d e i\!ani. lotogiqu e d e Grce , t. I , 195 1 , fa sc. 1 , p. 6. s Le mysl e i nso-( 6 ) V . 1 l' . . . G l\1\ J \fNO ' h 1 o u 1 c a 1vem e n t a cc phc n o mnc, e ntre a u trcs ' 11 os nec CI'C •cs s pdes m oulins d'A rgostoli. Sol eil, U H 9, fasc . 265-7 ; 't. J , 4, 1952, lcolol-{iqucs il Cphalonie. /Julletin de fo Sncif Sp lo/ogr qu.e d e r!J2 1 ' p . l ' W . p. E . A. i\I , \1\TEr. , Nouveau lnlit des c a u x s o u lcr,a w c s , ' Gaspar d G . MIS TARDIS Recherches sur l'hydrologie des massifs calcaires ' plusieurs . de base locaux a niveaux de la Grce mridionale ( 1 ) Rsum Qunnd l e niveau de hase s'abaisse, la zone infl'icuie de drainage karstiqu e s'abaisse c l les c r e u x forms durnnl l a p rioc du ni\'cau de hase p1cdcnt constituent alo r s une sortc d'horizon d e sches. Ainsi pcuYcnl sc f ormc1 peu i1 p e u plusieurs tages dl cavcrncs. i\lnis, s0u,cnl, les d iYcrscs pal'lic s d'un mnssif calcaire nnt d ifTrents ni\'caux d e base (locaux) i1 caJ•Is consi d 6 rnhles. C'est s url o u t ycr s les nhcaux d e hase les plus bas que les caux, p nlranl dans l e massi f calcaire, d oiYcnt s'atlire1 , cl c 'esl d e l'CS c ts que les tages de g1oltes sches d oi \'Cnl t1e plus dvel opps. Dans l<'s J.(ra nds massifs calcailcs d e la n o u s \'Oy o n s cependant q u e des caux Jw1 stiques e xt1mcmenl ahondanles .J:ul hsscnl du ct des ni\'eau x d e hase les plus )c,s. Il f a u t d o n c supposc1 que quand le csl plutt_ ni,caux de base les plus has n e p eu\'cnl pas attirer les caux des par l1c s du a .niveaux d e base p l u s levs, :
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    252 G • .\IISTAROJS L 2 J 2. -Sauf des cas s pecwux cla n s l a dispositio n des intercalatio n s d e cou c hes impermables, les sou1c e s k a r stiques import antes sc trouYenl plus ou m oins e n rappo1t avec l e niveau d e base n'rosi o n normale. Il est d onc vident que les changem ents de cc niYcau d e base vers l e bas f avo1 isent a ussi un d placement \"CI"S l e bas des mergences e n air libre des caux karstiques. II 3. Une rg i o n calcaire, o u un massif calcaire, peuvent avoir, une priode d termine, un seul niveau d e base d'rosi o n supe rfi c i e ll e p our toute l e ur t e ndue. M a is, l e plus souvent, n o u s avon s plus i eurs niveaux d e base (locaux), c hacun se r apportant une parti e seul e m ent d e l a rgion o u du massif. Ces dive r s niveau x de base locau x p euvent prsenter des carts consid rables entre e u x . C'est l e cas p our la piUJHII" t des massifs calcaires plus o u m oins importants d e l a Grce m ridionale . Ains i , dans l e massif calcairr assez important d r 1 Parnasse, l e bassin rtu Haut-Cphise ( ali. p e u prs 300 m), c t celui du Cphise-!v[oyen (ait. un peu moins d e 200 m ) , se1vent comme nivc:r u x de base locau x l a m oiti orienta l e d e l a m ontagne, qui est l a plus leve. Les valles d ' H y l aithos (d'Amphissa) e t d e Pleis tos ( e t , par prol ongement, l e nivea u de l a mer dans l e golfe d 'lta), jouent l e m m e rle pou1 l a moiti occidenta l e du Pamassc. Pour l e massif moins important d ' H li con, la plaine d e Copaclc, anc ien lac dessch (alt. 95-110 m), sert cie niveau d e base local sa pmtic orientale. Le bassin nogn e d e P a lopanagia-Dombr na, e tc., j oue J e mme r l e pour s a partie m ridionale, e t l e niveau actue l d e l a mer (golfe d e Corinthe) pour s a partie occidentale . III 4. C'est surtout ve1s les niveaux d e base locau x les moins l evs que les eaux, pn frant clans l a masse calcaire, d o ivent videmment t1c l e plus a tti1cs, surtout dans un massif h omogn e c t pas dform. C'est donc du ct des niveau x d e base locau x les plus bas que les rseau x d e g rottes, gal eries, e tc., sehcs, ch e l onnes, doivent tre les plus dvelop ps dans les massifs calcaires. C'est a ussi d e cc mme ct que les sources c t les m e rgences doivent tre les plus n ombreuses, ct d bit nbondant. 5 . Les niveau x de base locau x, les m oins levs :i n otre poque, p o uvaient tre abaisss e ncor e plus d a n s l e pass. lis prsentaient a l o r s c les cal"ls plus con sid rables qu'auj ourd'hui avec les niveau x d e base locaux les plus levs. D a n s ce c as, o n doit s'atte ndre :i cc que les consquences plus h aut menti onnes, se r apportant a u drainage k a r stique, soient plus accentues c t qu'clics se soi ent plus o n m oins m ain tenues jusqu' not1c poque. L'tude cependant des massifs calcaires de l a Grce m1 idio n a l c n ous m o n tre q u e ce n'est pas toujours l e cas. IV 6. -E n Grce mridionale, il y eut dans l e pass, pour plusieurs ces massifs calcaires, des abaissements con sidrahles d e certains d e l eurs niveau x d e base d'rosion locau x. Au contraire, d'autres d e l eurs niveau x d e base locaux n e s'abaissrent pas sen siblement. , . . . Ces a b a issements considnrbles d e certains des nivcnu x d e (cl c,1 .0s10n n ormale supe rfi c i e lle) locaux all r ent, d a n s l e Quaternaire, a u m oins a plu s i e ms dizaines d e m tres beaucoup plus bas que l e niveau a c t u e l d e l a mrl. 7. Ains i , pour les massif s calcaires d e l ' H licon r.:t du Parnasse, d a n s l e Quatern aire des a b a issem ents c o n sid r ables elu niveau d e base C l oswn [3] .\!ASS IFS CALCAJIIES A PLUSIEUHS :\!VEAU X . DE BASE 25 3 d e l eurs parties occidenta les ( Golfe d e Corinthe). A u contraire, il n'y eut pas, p endant l e m me laps d e temps, d e changem ents assez sen sibles dans les ni veaux d e base d 'rosio n lle l eurs parties ol"icntalcs (bassins du C phise, plaine-lac de Copadc). Ent1 c ces niveaux d e base d'ros i o n des parties occidenta les c t orienta les, il y a, mme n ot1c pot1uc, des cmt s trs con sid rables, allant jusqu' plus de :wo m . Ces ca1ts furent f o rtement dpasss dans l e pass. On pouiTait don c s'attendre cc que les c rr c t s m entionns dans les parag raphes 4 e t 5 soi ent i c i trs accuss. 8. Or, dans ces deux massifs calcaires de l a Grce m ridionale , Yoyo n s que lles eau x k a r stiques extrmement abondantes j aillissent, n o n du des niveaux de base d'rosi o n les plus bas (sc tro uvant d u ct de l a m er), m a 1 s du ct d e ceux qui sont les plus clcvs (sc trouvant vers l 'intl"ieur). Ainsi, d a n s l e massif du Parnasse, des caux extrm e m ent abondantes jaillis sent ve1s son cxllmit N.E., Lilaia-Polyd roson , du ct du niveau d e base (loca l ) l e plus lev, celu i du bassin du Haul-Cephisc (attitude env. 3 00 m ) . Au contraire, du ct du niveau de base l e plus bas, celui de l a valle d ' H y l aithos, il n'y a pas d'merge nces v1aimcnt importantes . . . De mme, dans l e massif de l'Hlicon , des cau x abondantes liu. c _ote des ni veaux lie base d 'rosion les plus e leves, comme par exempl e dan s l a r eg1on A sk1a-Haliartus (ve r s l'ext1mite S.E.
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    254 G. En effet, cc sont les moitis orientales du Parnasse ct de l'Hlicon, tournes vers les niveaux de base d'rosion locaux les plus levs, qui rcoivent les pluies les plus abondantes. C'est aussi dans les parties supl'ieures de ces mmes 111oitis orientales, exposes vers le N. et vers l'E., que la neige persiste le plus longtemps. Donc, l'coulement des eaux karstiques, plus considrable ct plus constant du ct des niveaux de base les plus levs, rend extrmement difficile des captures karstiques par les cours souterrains, beaucoup plus maigres ct moins constants, des moitis occidentales de ces deux massifs, qui sont tournes vers les niveaux de base d'rosion locaux les plus bas. 11. -L'coulement souterrain vers les niveaux de base les plus levs, c'est-dire les bassins du Cphise et le bassin de Copade, doit avoir t plus impor tant et plus constant encore, l'poque de la dernire, au moins, glaciation (Wrmienne). Pendant cette priode glaciaire furent forms, la pal'tie suprieure de plusieurs hautes montagnes de la Grce mridionale (Aroania, Parnasse, Ghiona, Vardoussia, etc.), de petits glaciers, surtout de cirque. Sur le Mont Parnasse, c'est sur la moiti Nord-orientale de sa partie suprieure que nous observons des traces glaciaires. Ces traces (2) attestent la ralit d'une glaciation locale peu importante, mais qui suppose des neiges beaucoup plus abondantes qu' notre poque, ternelles dans la partie la plus leve de la montagne. Les eaux, plus abondantes alors sur cette montagne, provenant de la fonte de petits glaciers et du manteau hivernal de neige, beaucoup plus pais et plus tendu qu' notre poque, pntraient videmment en quantits plus considrables qu'aujourd'hui dans la masse calcaire. Elles creusrent alors probablement, en largissant surtout les. pa.rties d'un rseau plus ancien qui .trouvaient long et au-dessous des principales valles, des galeries, des cavites, etc., tres importantes. Ainsi, les plus importants des anciens fleuves souterrains de la moiti orientale du Parnasse formrent peu peu de larges voies karstiques souterraines, que les qui mergent au pied de la montagne, du ct des bassins du Cepluse, ou meme plus loin, surtout vers le S.E. Les eaux qui suivent la plus importante des voies souterraines faonne par les eaux de fonte des glaciers, nvs, etc., du secteur Nord-oriental du Haut-Parnasse (de la haute valle de Klaria, du cirque de Grontovrachos, etc.), mergent Lilaia-Polydroson. Les eaux trs abondantes de cc groupe des sources de Lilaia-Polydroson (3) devaient (avant le projet dit du lac Yliki ) tre captes selon les plans de la Socit Hellnique des Eaux pour l'enrichissement du lac artificiel << de Marathon . Ce captage devait tre ralis par prolongement, par tapes, de l'aqueduc d'A v lon (Kakosalessi), travers la Botie, jusqu' Lilaia. 13. -Les eaux karstiques trs abondantes, qui suivent la plus importante des voies souterraines faonne par les eaux provenant de la fonte des glaces, nvs, etc., d'autrefois, du secteur oriental du Haut-Parnasse, mergent, en grande partie au moins, au bord Nord-occidental du bassin de Copade. Il s'agit des mergences se trouvant prs d'Orchomne (source des Grces, etc.), prs de Tzamali (source de Ptakas, etc.), et prs d'Aspldon (source Polygyra) (4). (2) Voir dtails sur elles dans . 0 1\f B 't .. .1\lorphologie des Peloponncs d d • AULL, Cl ruge ZUI' . X 1921 Heft 3 un cs sdlichen Mittelgricchcnlands. Geo_grapltiscbe Ablwndlrwgen, ' ' ' Jl. :&69-272. (a) Pour dt 'l Il . 1\ 1 d • ftologique SUl' la par-. . ais sure es, voar: '1. 1\IAHAVELAJUS, Etude 1y to,,, tu.: septentrwnale du massif du Parnasse, Athnes 1 H25, p. 9 et sun d . U (4) v . . 11 A J> ' • • hcnland un seine mge-011 SUl e CS : • HILIPPSON, Dea }{opas-Sec in Grtcc X 1894 o 1 39 hung .. Zeilschrift der Gesellscltaft fr F.rdlmnde zu Berlin, Buncl XXI ' ' n ' p. • et su1v. et carte. r; [5] MASSIFS CALCAIRES A PLUSIEURS NIVEAUX DE BASE 255 Plusieurs projets ont t labors dans le pass pour le captage des caux trs abondantes de _ces sources en vue de leur transport jusqu' Athnes (5). 14. Comme des traces glaciaires manquent sur la n1oiti Sud-occidentale du massif calcaire du Parnasse, il est vident que des captures karstiques du ct des niveaux de base les plus bas devaient tre aussi, aux poques glaciaires, extrmement difficiles. VI 15. -De tout cc qui a t expos plus haut, on voit se retracer clairement l'influence prpondrante des conditions climatiques sur l'volution du rseau karstique souterrain d'une rgion calcaire ou d'un massif calcaire, dont les parties diverses jouissent de climats sensiblement diffrents. C'est surtout l'paisseur du manteau de neige et sa persistance plus ou moins prolonge durant une grande ou une petite partie de la priode estivale, qu'il faudrait attribuer le rle le plus important. 16. -Mais, pour avoir une explication plus satisfaisante des diffrences dans l'coulement souterrain dans les parties diverses d'une rgion calcaire, il faut tenir compte, non seulement des conditions climatiques qui rgnent aujourd'hui, mais aussi de celles qui rgnaient dans le pass, au moins durant le Quaternaire. L'influence des eaux de la fonte des glaces, nvs, etc., d'autrefois, doit tre videmment assez Importante. (5) Voir sur eux : R. J{INZEil, Happort-nvis sur ln que.stion de l'alimentation en eau des villes d'Athnes et du Pire, Athnes, 1911, p. 6 ct su1v.

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    de la Jean PETROCHILOS Sur l'histoire presqu'le de du Quaternaire Mani (Ploponse) Rsum ( 1) Aprs de::. ohsct•\ations fnitl•s dnns ln presqu'ile de :\lani (Sud du Pl-loponse), on n l'Pllstut( que duns cette agion : 1) il y a une aelntion troite entre ln morphologie superficielle ct le creusement des karstiques, pmce que tous les deux sont aussi chelonns ; 2J on peut supposer qu'il y n eu un nbnisscment du niveau de base par saccades le Teatiaire, depuis l'altitude de :l::W m jusqu'au niveau de la mer actuel et plus <.-lll'Ul'l', parce qu'il y a des vestiges d'uncienncs lignes de ri\'nge nu-dessus du niveau de la mca ct des cuvcrncs suus-marinl'S ; _ iJ) deux oscillatioais du niveau de hase sont probables ensuite, dont l'une est surve nuc ia unc poque rC::•centc, parce qu'il "J' a d('s vestiges de rajeunissement de quelques ainsi qu'une ligne dl' rhnge tas accnte. La presqu'ile de Mani se situe au Sud du Ploponse, entre le golfe de Laconie l'Est ct le golfe de Elle est comme un prolongement de la montagne << Ta.) gte , et elle se divise, par des montagnes aussi, en deux parties : une paatic orientale et une autre occidentale. Le point culminant de la •gion atteint une altitude de 1.217 m. Cet expos s'occupe de la partie occirlentale, entre le village de Slinitsa, au ct le village Yrolimin, au Sud. Le at•lief de lu rgion de :\'!ani, ainsi dfinie, se prsente sous forme de gra dins chelonns, qui sont spars par des escarpements rocheux. Au point de vue ptrologique, elle est constitue principalement de marbre accompagn d'un peu de schistes micacs, app.artenant au Cristallophyllien pliss du Ploponse. Sur le marbre reposent en discordance, par places (l o il y avait des anciennes valles), des couches nognes (marnes, calcaire marneux, psnmmites, et conglomrats), jusqu' l'al!itude m. Aussi, par places, il y u des fonnations plus rcentes (conglometats osstferes et alluvions), jusqu' l'al titude de 120 m. Lemarbre ptscnte des diaclases orientes N. too ,V.-S. lOo E., \Y.-E., et aa•ement N.E.-S."' Dans la rgion de Mani, que nous tudions, il Y n de nombreux vestiges d'anciennes eavits souterraines et de qui ne sont creuses que dans le nuubac ct le No•rnc leur rpartition est gnralement chelonne. La l>llll>art n ' 1 • • des cnvits qui sc trouvent dans les couc tes neogenes sont petites, sches, et n'ont que trs peu ou pas du tout de conc1tions. Quelques-unes sont agtandies ]Jar tl l Conununkation prscntc Il• !J scptemlwc 1953. J 7. l

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    258 JEA::-\ J>ETROCHILOS [2] l'homme pour l'exploitation du sable ; d'autrcs prsentent lts nettement des vestiges de l'rosion marine, sous la fonnc de lignes d'anciens rivages, qui sont quelquefois bien dessines par des trous de mollusques. D'autres autcms ont aussi observ des vestiges pareils clans les rgions voisines [ 1]. Les vestiges karstiques qui sc trouvent dans le marbrc \'adent sui nm t leur situation. Au-dessus de l'altitude de 200 m, il n'y a que peu de vestiges karstiqul'S anciens, qui sont surtout peu discernables ; entrc 200 m ct 100 m, i 1 y a de nombreux trous, qui taient autrefois missifs de l'eau, ainsi que t•s peu de cavernes, qui sont gnralement sches ct combles. C'est au gnulin de 100 m d'altitude qu'il y a des cavits importantes ; cc sont gounres d'une deur de 30-60 m. Ces gouffres sont gnralement forms pur la chute des plafonds d'anciennes cavernes, dont les \'cstiges sont bien observables aujounl'hui sur leur:s fonds. Au-dessous de l'altitude de 100 m, ct jusqu'au niveau de la mer, il y a des cavernes et des vestiga.s nets d'anciennes cavits, autrefois missives d'cau ; elles sont surtout nombreuscs entrc les altitudes de 30 m ct de O. Enfin, prs des ctes, et jusqu' une distance de 100 m en v iron loin des ctes, il y a des mer gences sous-marines. Les cavernes les plus intressantcs de la rgion de :\lani oeeidentale sont celles qui se trouvent prs du niveau dl la mer; parmi ees ca\ernes, les plus caractristiques sont celle de St-Demtre, il Slinitsa, qui est sehc, ct eclle de Vlychada, de Dyros, dont une partie est submerge. La caverne de St-Dcmtrc se compose cie deux parties distinctes, qui sont spares par une section de la ca\'ernc, oit la chute des couches de roches a entran un aspect chaotique. La premire pmtic, celle qui est prs de l'entre, sc compose d'une .gal.cri.e qui est creusg en empruntant les diaclases du mmhrc E.-\\'. Cette gale ne et art autrefois le lit d'une ancienne rivire souterraine, en maturit, qui, avant son tarissement, s'orienta vers le suivant la pente des couches du mnrbrc ct les diaclases de cette orientation, comme il est indiqu par les pcrtcs existantes duns la caverne. Dans cette pmtic de la cavc1nc il y a cie nomb•cuscs concrtions. La seconde partie de la caverne de St-De.mtJc, plus loin l'intl'iem: sente des formes juvniles d'rosion tombillonnaire ct de tunnels ronds, J>articnnent a des s mnmr cres. Ils l'l'Ssl•mblcnt aux c< : c ' . . . . J'FleJJhas de l'le de Cythre qui, au contJenrll'nt dl's. o:<; < "' quw; ['>] et d'autres d ag(' lH'ohabll'mlnt nss1en. . dl' la .On-n'• rencontr des conglomirats pareils plus haut qu'il l'cntn:c 1 1 . ' is tres oca .qu'un abaissement du niveau d la met, depuis l'altitude de 220 rn, s'est cfl eetlll' pendant les temps post-tertiaires ; 2) que les gradins du relief et les vestiges d'anciennes lignes de rivage mon trent que le •ctJait de la mer s'opra par saccades [ 4] ; 3) que le creuscmcnt du rseau souterrain suivait l'volution de la logic supcrficicllc et qu'il n'y a que trs peu de vestiges d'anciennes .cavits ques du nhcau cie 200 m, parce que la plupart des vestiges des cavites liarsti<]Ucs qui existaient auhefois furent effacs ; ..J) que les mergenccs sous-marines attestent un abaissement du niveau de base au-dessous du nhcau de la met actuelle. Les concrtions de la caverne de de qui se prolongent au-dessous du niveau de la mer, ainsi que de tcrTa rossa au-dessous des stalagmites sous la surface des eaux des de la mme caverne sont en faveur de cette hypothse. Pour quelle l'lait la dnivellation ci-dessus, il faut explorer des cavernes sous-marines ; 5) que les conglomrats ossifres, qui se trouvent p1s des entres des nes dmlnt he dposs pendant l'poque oit le niveau de la mer se trouvait le plus bas : a) pmce qu'ils prsentcnt un cmactre lHllement terrestre, ct b) parce qu'ils lll' sont dposs que jusqu' S m maximum de l'entre dans cavernes et par places et difl'rcnts niveaux sm les ctes. Ces conglomrats sont ptobablemcnt par des blocs effondrs, soit des plafonds des cavernes, smt des l'S('HI1ll'lllcnts l'Il sauf dans les anciennes valles ; . ()) qu'il y a cu un rajeunissement des cavernes qui se trouvent entre les lli\'l'aux ;{() m cnviron ct 0 m au-dessus aprs le Tertiaire, ct jusqu' l'poque l'issiennc, il y eut un abaissement du niYcau de la mer, par saccades. de 220 m jusqu' son niveau actuel, et un l'l'l'Usement successif de cavernes ; 2) rissienne, l'abaissement du niveau de la met continua ; h• nheau fut beaucoup plus bns que son niveau actuel, des conglomrats ossifer. se sont d<'poss, qui ont obstru les entres de plusieurs cavernes ct parties basses des valles existantes ; 3) )H'IH)ant une i•poqUl' post-rissienne, une l<'•vation du niveau de la mer jusqu' l'altitude dl' 30 m en\iron au-dessus de la surface de ln mer actue1le.' et un nouveau retrait jusqu'au nhenu actuel, a rajl'uni les cavcrnes qui sc trouYment entie Cl's niveaux et a op lem dsobslnJCtion ;

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    260 JEAX J>ETROCHII.OS r lJ 4) enfin, pendant une poque rcente, une nouYcllc lnllion de la mer, jusqu' 8 rn au-dessus de son nheau actuel, a labor les \'estiges de la ligne de rivage nette qui existe cc ni\eau ; 5) un nouvel abaissement du niYcau de la mer jusqu'il son achwl donna la morphologie de la rgion son aspect actuel. * ** De cette tude on peut aussi conclure que dans les calcaires compacts, homognes, plisss, qui prsentent des diaclases partout bin orientes, il y a une relation troite entre le crcusemnt dcs cavits souterraines ct le niveau de base des eaux superficielles de la rgion. En outre, s'il y a des mergences sous-marines, cela s'explique par un abaissement du niveau de base au-dessous du niveau de la surface de la mer actuelle. Note. -Le niveau de 220 m du de Mani est strictement dfini pour la rgion tudie. Nous n'avons pas fait des comparaisons avec les rgions voisines parce que les donnes pour ces rgions sont trs incompltes. Bibliographie 1. (F.). -Etude concernant ln dernite rgression de la tm.t. Bull. Soc. Gol. Fr., 1904, p. 156, 160, 165, 593, ct 1908, fasc.-15 juin. 2. PETROCHILOS (J.). Dcouverte de I'Elephas anliqtws dans J'ile de Cythre. C.R.S. Soc. Gol. Fr., 1938, fasc . .J. :1. LEHOXARD. -Die Insel Kythem. J. Pelers Gollta, 1899. .J. H,\UG (E.). Trait de Gologie, t. Il, fasc. a, p. 1897. Discussion 1\L B. G•::zE remarque que les datations, en sc •fmnt ft un eustatisme absolu, peu vent paratre douteuses, puisqu'on a de nomlll'eux exemples qui prou,ent des gnuchissemt."nts intenses en divers points de la piphrie de In :\Jditerranc. Dans chaque rgion, il convient d'tablir une st1atigraphie particulire. .M. J. PETHOCHILOS rpond qu'il n'est en etrct pas possible de fnite des comparaisons sans des observations analogues dans Les conttes voisines. Nathan SHALEM < • > Sur le Karst au Levant <2> Sommaire A. Aperu gnral : 1. Historique ; 2. Relief, pluie et vgtation ; 3. Terrains ; .J. Le dispositif katstiquc. , B. tude rgionale : 1. Ll' I.ihnn ct le puys Alaouite • 2. Transjordanie ; 3. Palesfille : a. Galile ; b. Samarie ; c. Jude ; d. Sodome ; e. <..:. Conclusion. A. -APERU GENERAL . 1.. HtsTOHIQUE. -La cartographie (y compris la photographie ari.enne), la ct la mtorologie de la l\Iditerrane orientale, ont atteint un etat astsez salis aisant pour fomnir la base ncessaire l'examen du Karst. Par con re, l'tude de l'coulement ct des dbits des sources: quoique tant active par les plans d'iarigation, laisse encore dsirer. Les Socits splologiques n'ont pas encore t constitues ct, par consquent, il h'y a pas encore lieu d'exposer quantitativement le phnomne du Karst. Cet article, donc, ne se propose de donner qu'une ide d'ensemble. Les premires donnes spotadiqucs (indpendamment des allusions Iittrai-: l'cs anciennes) (3) nous sont arrives ds le dbut du sicle pass. Karl RITTER [13] a rassembl ces matriaux. 1886, Karl DIE:\' ER [ 4] essaya la question. Ses tentatives d'expliquer le phnomne sont plutt des tatonnemcnts que des donnes karstiques nouvelles ct prcises. Max et les autrcs gologues, qui sc sont occups galement de l'tude de la gograpluc dynan.lique Levant, ont presque pass sous silence le phnomne du Karst, excepg hon fmtc de L. DunEHTRET, en 1943, dans la Carte lithologique [6], et en 194 dans tude sur le Liban [7] ; et rlc mme L. PICARD [12, p. 103], dans une note gnrale. 2. HELIEF, PLUIE ET VEGETATIO:\'. -Grce la haute barrire taurozagrique ct au complexe montgncux parallle la cte, les .Iuuntits de pluies ont ment et le grand dsert s'est vu empch d'atteindre jusqu' la cte de la Medi-terranc ; ct, de mme, un point d'appui a t donn au Karst. , La tectonique a jou un rle important. Elle a cr, par la du Jourdain, qui fit pntrer les isohytes de 200 300 mm l'Inteneur t montagne palestinienne, laquelle reoit 600-800 mm, et a compliqu, de cc fmt, e --------( 1 l l'nhetsitt-h!ht•nqul', Jt!rusnlem. Communkation crite. dpose le 12 septembre 1953. I'J) t• d la termi-. Ill' dl•s preu,es de l'existence du lmrst syro-palestinien se trou,e ans • s'est nolog.w dl' 50 termes) compl'isc dans ln littrature hb•nquc ancienne, laquelle t lnnstJlUl'l' dans la :\l!ditl'l't'alll• oricntnle. Elle int"lut tous les lt-ments du ltarst et cs l'llt
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    1 2 3 1===:1 1 -1 1-----1 4 5 6 :=J 1---1 7 8 9 >}}: : ::: :/::.:::-. i;i;i •• ... .,., n • OA••rllP FHi. 1 CARTI: I.ITHOI.O. Failles impo1tnnles. l>. Fkxu•cs lllfHH'tanles. 7. SoUIces importantes. S. Isohytes de 1 OU, 500, 1.000 mm. Sommets (au Lilwn jusqu'il i.l.OS9 m). An -== L Hs T -H J) H J --Alli = .JIll =-G ---BS ;\( A A b1 via lions (du N au S) : Antioche. Laodil'l. Homs. Tripoli. Ikyroulh. Damas. Hafa. .Jaira. Amman. . J•usalem. Gazn. Bel' l' Sheba. A lw ha. SllH I.E Kr\HST AU I.EVANT 263 Kmst lolal. Et l'l' n'est pas l un cas particulier,Jcs isohytes 200-300 mm servant de limites minimales l'activit du Karst au Levant ; mais, grce aux failles profondes, ses tntccs sont galement perceptibles dans les rgions de moins de 100 mm. La pluie ne tombe qu'en hiver, particulirement en dcembre, janvier, fvrier. Dans les hautes montagnes, elle atteint plus de 1.500 mm ; cc sont l des aires qui re\oivcnt galement des neiges paisses, qui sont plus effectives au Karst que la pluie. Le nombte de jours de pluie varie de 50 75 environ. Au fur ct mesure que l'on descend \'crs l'Est ou Ycrs le Sud, la pluie se rduit jusqu' la moyenne de deux dizaines de mm, ec qui paralyse l'activit du Karst. L'absence de pluies d't est un dfaut karstique pour les rgions qui n'ont pas encore cu le temps d'lmgit lems rservoirs souterrains. Le climat montagneux mditcrtancn permet la formation de maquis, qui collaborent l'largisscmcnt des aires de lapis. Le rgime des pluies ne permet pas la fonnation de tapis de verdure, ou cie forts paisses, qui puissent ralentir l'activit du Kmst. Le Levant, qui fut peupl depuis les temps prhistoriques les plus reculs, a connu des extrmes quant sa vgtation. La disposition en terrasses actuelles, duns les rgions du Sud, montre une grande diminution des caux d'coulement, parfois jusqu' l'absorption de toute la pluie. Dans les aires de calcaires massifs et purs, qui manquent de terra rossa, la nudit des rochers sc ptononcc en fnvcur du Karst ; mais dans les rgions des calcaires dolomiti ques, qui alternent avee les terrains moins permables, la couverture de maquis parat prfrable. 3. TEHHAINS. Les formations secondaires, jusqu'au Triassique, sont les complexes des telTains qui constituent le Karst. DvimHTHET a pal'lag les calcaires [ 6] en quatre catgories : deux karstiques (ealcaites purs ct calcaires dolomitiques), ct deux non lrstiques (marne crayeuse ct cakaire poreux). Cette classification, malgr son importance hydrologique, n'englobe pas toutes les fonnes du Karst, dans les diverses rgions. Ll'S eakaitcs purs et massifs du .Jurassique existent seulement au Nord de la bande (jusqu'aux sources du .Jourdain). A cause du manque de facteurs emp elllnts, ils ont cu un dveloppement lutrstiquc rapide (4). Par contre, les calcaires albiens-turoniens ne sont pas uniformes. Ils alternent avec des calcaires dolomi tiques ct des mmncs, ct eomprenncnt galement des lentilles d'argile. Grce lem puissance, leut altitude ct leurs affieurcmcnts, ils constituent l'essentiel du Karst. Entre ces deux sries de calcaires, un complexe calcaire du Crtac inft•tiem s'inll'rposc, avec intercalations dolomitiques, marnes et argiles, qui sont, dans l'cn!'\emble, impcnuables, ct servent comme un bon niveau de base karstique. De nombteuses aires, et surtout dans les dt•prcssions ct dans les rgions miclcs, sont encore tccmtvertcs par des restes elu Snonicn ct Nummulitique, ct eonstituent un empchement katstiquc semblable au flysch dans le Karst yougo slave. Ils forment un paysage de collines blanches ondules, qui se distingue par une pal'faite t'rosion notmnle, et qui diffre du paysage dur et gris-bleu des caleaites lwtstiqucs. C'est le double aspect des rgions montagneuses du Levant . La terra 1ossa, qui provient de la dcalcification dcc;; calcaires crtacs, ne di•passe pas, au Sud, les limites de la Jude. Cette limite, bien dtermine, nous renseigne sur la quantit de pluies ncessaires pour donner au calcaire un lessi vage apptopri, opration qui se fait principalement dans les niches des lapis. Cette limite eoncide, tians les montagnl'S, avec l'isohyte de 300 mm environ. Il est intressant de signaler que l'existence u partout dl•s ealcnhes purs appartenant au it l'Eocnc l't 1\finl'i•nc.

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    264 NATHA:OO: SHALEl\1 [4] l'affaissement de leurs fonds, quand mme ces sahels se trou\cnt placs dans des rgions montagneuses en tat d'lvation. De mme que les calcaires dolomitiques, les basaltes crcnt aussi de la terra rossa (5). La tectonique manifeste ses actions stimulantes et prpondranlcs, mme dans les rgions o les conditions de pluYiosit, elu relief, ou des comple-xes calcaires, ne sont pas les meilleures. Dans la Mditerrane orientale, o la densit ct le rgimc dl•s pluies n'est pas un facteur optimal au dveloppement rapide du Karst, l'intcncntion diastro phique joue un rle dcisif. Le progrs de la karstification en Galile, en Samarie, au Canncl, et dnns d'autres rgions analogues, doit tre attribu l'action des tremblements de terre. Leur tude montre que les bords des blocs ne sc sont pas encore ressouds pour la plupart. Les caux souterraines continuent largir les fissures et, cause de l'activit tectonique et de l'abaissement elu de karstique, de nombreuses rgions sont encore loin de former des Inscrustahons de soudure ; c'est pourquoi le Karst y tarde atteindre Je stade de maturit. Les chroniques des sismes au Levant, partir des premiers temps bibliques jusqu' ce jour, signalent frquemment des perturbations Iwrsto-hydrographiques. fort t.remblement de terre << change l'cau' des somccs en ,.les he, arre!e leur debit pour quelques heures ou plus longtemps, ct parfms mt•me abaisse le niveau de la source (6). Nous voyons donc que l'action des de terre sur les cavits souterraines est un phnomne frquent. Leur actJon sera diffrente suivant les dimensions des cavernes ct la quantit de stalactites qui peuvent retenir les votes et empcher les boulements. C'est ce qui supposc.r que la des effonchements dans les gtottes, soit dan:s le Nord, relati vement karstifi, soit dans le Sud, non arriv maturit, provient de secousses sismiques. Ces boulements se sont succd jusqu' nos joms: Il clone pas exclu que quelques-unes des secousses faibles ct localises qm surviennent dans des essentiellement karstiques ne soient en ralit que ,des secousses karstiques. Les restes de la couverture snonicnnc-ocnc vont en s ct de nouveaux .calcaires, qui taient sc dgagent. Le soulvement le.s :pertes de l'rosion et l'intensit de la pluie ne tend pas, par consequent, a diminuer. Mme l'affaissement constant des valles sc prononce en favcm du Karst, puisque les diffrences de niveaux vont en grandissant. De toute faon, l'examen du Karst au Levant montre qu'une pluie abondante, un relief lev (qui sont eux-mmes le rsultat de mouvements) et des \crrains appropris ne sont pas suffisants ; il y a besoin galement de de Pli.s et de failles qui retiennent les eaux dans les montagnes. De cc de, vue, Il que notre Karst, mme dans les rgions o il est presque n est pas riche en dpressions karstiques comme le Karst yougoslave. Les vallees stntcturales, intramontaines, les << marjes , les << sahels , ct mC: mc les << ct les kaas synclinales, qui ne sont pas un lment ratc au LcYant, .n ont pas produit la polification. Et ceci, que ce soit cause des fissmcs .et fmllcs breuses, ou de la couverture impermable nummulitique ct .. Le fort lan dislocatif qui rabaisse outre mesure le << sahel , ou bien l'Inchnatwn. rapide de celui-ci, n'incite pas non plus la polification. Les ]>L:u eleves de. la montagne de Sai?arie auraient pu avoir une polification si la rl;gwn davantage de pl me. Une ci es rgions les plus con venables du pm nt de 'ue -------------------(5) Le terme italien . 1 . ln scicnte, cJc\Tait &tre tcJTa •ossa >>, qui a tl• ndm1s < nn,.., • r tcna J'expressio',l Adrmw dont le .. ;c.:me Adam rdo1111{. , c est ln vegctale par excellence, connue au Le'. it( 1 il't-) proU\'t' lt• rle cause du sang, qu1 est rouge comme la tc••c •ouge, don! •.' .. lteu• du Lc\'an1. Important que a rcmpli dans de 1 t': 11_7-H)2i. 1-1-1Ri!7, . {6) Notons ICI, a trtre d'exemple, les tremblements dt• .c1 1 •• 1 , .• 111t .J.-C. 13-8-1822, 14-1-154(), t•n. 1710, 1a2:>, 18-1-74(), J:!-12-115, ''III' sJt:( t ' ' [5] SUR LE KARST .\U LEVANT 265 de la formation des dprcssions est la rgion smleve qui est situe prs de la grande faille longitudinale libanaise, rgion du Sanine-:\lncitri, qui est dj en voie de polification. 4. LE DISPOSITIF KARSTIQUE. -Les lapis caraclristiqucs ne sc forment pas dans chaque calcaire dans toutes les positions gographiques. La ngligence des agriculteurs du Levant ct la destruction des maquis rendent les champs de lapis nombrcux ct visibles. Les calcaires purs ct massifs qui ne crent pas de la terni. rossa sont les lH'incipaux foyers de lapis. . Il ne faut pas attribuer la seule activit karstique la formation des valles canyonifotmes dans le Levant. Elles. galement le rsultat la strt!cturc ct du climat, ct c11cs se dveloppent Inchstmctement dans des rcgwns fmblemcnt lmrstiques, dans les grs et dans les basaltes. Le climat, essentiellement aride, ne dveloppe pas le model des versants nvec la mme rapidit qui est ncessaire la transformation du terrain, comme tape dernire en polis. Nombre d'entre eux sont galement le rsultat d'eaux allognes. il n'y a pas lieu de minimiser l'importance de la circula tion souterraine, qui est si distincte, mme dans les rgions arides. Les fissures spciales des calcaires permettent la percolation co.nvenable par les avens cachs. Ceux-ci remplissent, dans une certaine mesure, la place des dolines. Parmi e11cs sont it noter spcialement celles orientation N.O.-S.E. ( fissures rythrennes ), dont la n'a pas cess ds le :\'Iiocnc. L:l situation topographique, aux versants. rapides, n'est pas, non plus, de nature a encourager le dveloppement des dohncs. L'tude de la splologie, en fait, n'a pas encore commenc. de fantaisie remplit la tradition locale au su.ict des dimensions des grottes. Toute une Iittrnhue folldorique s'est brode autour des grottes et des source-s profondes. Au Liban des sl'ies de ntstes grottes sont connues, dont la longueur totale dpasse parfofs quelques Divers .essais de statisth.tue citent en viron un millie•, dont deux hers, ct des plus unportantes en dimensiOns, se trouvcnt dans les lrrions du Nord. Aprs la de ln de galeries; si les veines. abondamment lems plafonds, le smntement peut commencer a hqHsser les de stalactites. Quoique au Levant la stabi lit du complexe caverneux, les caux desccn?en! a un ?n'eau Inferu.•ur. .. a. tem prature est un facteur qui stimule la stalachsahon, mais les caux font generale ment dfaut dans les aires qui sont au-dessus des grottes. C'est pourquoi, dans ln mesmc o nous descendons vers le Sud du Levant, les formations calcitiqucs deviennent de plus en plus rares. En Pales!ine mme, on ne trouve yrcsque pas de grottes stalactites dans le versant oncntal. Il semble que, meme dans la rgion du Nord, les stalactites se tJouvcnt davantage l'Occident qu' l'Orient. La terra rossa, qui sc forme dan.s la .des calcaires a.lbien-turoniens, imbibe la calcite d'une couleur de nuel. Une calcite de cc gcnPe Incruste chaque petit ereux, de fmmes vuries (dt'ndritiqucs, pisolithic.rucs, mamelonnai,res. et autres). Dans les grottes d' Alwura sc stalactites rouges, sous 1 actiOn de la terra rossa, qui ptovicnt de la desagregation des basaltes. L'tat de l'air qui existe dans les grottes est favorable l'habitation des animaux ct des hommes. Sur la hast' de l'habitation des grottes deptis l'Acheulen, PICARD conclut que << the most intensive period of the Karst-formation was thcrcforc during time preceding the Acheulenn ,Lower o.r . Old Pluvial period A et depuis lors il a degenere [ 12, p. 103 ,1. Cette opmwn ne nou.s parat pas Justifie, car ehnque grotte n'tait pas hnbitt•e par l'homme et tation n'a pas toujours l' En. outre, _les grottes habttces pcuvt•nt nous indique1 • la cessalton de 1 karshque qu.t propre, ct pas davantage, mais l'l'ln ne donne pas d HHheahons sur la dl'gl'nl•rahon rlu Karst l'Il gni•ral.

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    2UG [OJ Le Karst Lcnmt a mis son empreinte sm l'habitant du pays. Il a fourni a_u fellah parccllcs pour son tJavail agricolc ; il l'a soumis it la riparli hon capricieuse des somccs ct J'a aid, en lui fomnissant les grottcs, dans son effort physique ct intellectuel. J , . .. Importance des grottes pom l'homme de l'histoitc n'est pas moins gnmdc que pour l'homme lH'historique. Ln population dcnsl' l'l eonstantl' a ami•nag les creux pour ses besoins divers ct, de cc fait, elle a chang l'aspl'l'l nahll'cl ;Il nombreuses. grottes, petites ct moyennes. Les grottcs ont slrvi, dans tous les de lieu d'habitation aux villageois ct nux citadins, aux bcrgcrs l't aux aux ermites ct aux perscuts rcligicux. Elles ont servi d'ahi' contt'l' de smtc. Elles ont t amnages en bergcl'ies, en greniers, l'Il CI!er nes, en car-rieres ct en catacombes. Dans nombre d'entre elles ont i•t ta bhs des plans rvolte qui sc sont termins parfois par des victoircs iclatantes. ont s.er:vr de fnctcur d'inspiration cleste pom l'opposition il un regime rehgiCux existant, ct l'activit souterrninc des promotcms de religions n?uvelles, ou pour une communion pmc ct "iimplc n vcc le Cratcur. Ii n est donc P?s. etonnant si nombre de grottcs du ont la rcnomme d'i•lt'l' spirituels de mouvements de libration ct de lutte pom la propagation d utees nouvelles dans le domaine religieux ct dans la vie spirituelle en gC:•ni•ral. La tradition locale ct la Iittratme ancienne s'attardent sm la cmacti'stiqul• des s.ources. Les paroles des prophtes sur le rle des sourTcs dans l'a,cnir sont fondees sur un fond raliste sismo-karstiquc. . L'tude de l'coulement ct elu dbit des sources en est ses dbuts. L'ian hu sera donn aprs que les donnes auront t ntsscmblcs. La clistl'ibution des ct leurs dimensions nt> sont pas gales en chaque endroit. Ll's somccs dans le Jurassique sont peu nombreuses, elles sont gnmdcs ct jaillissent au .. pied des montagnes. Par contre, l{'s calcaircs dolomitiquc"i du Crtac moyen, grace aux couches isolantes, crent de nou\'caux hoi'zons d'cau. Lem apparition est varie (grandes et petites) dans la montagne ct dans la ,aJle. L'impmtanee de la source prou\'e bien la maturit de la circulation soutcrrainc, laquelle est lie l'tat tectoniqt:e de la rgion. Les sources qui jaillissent dans la aride du Jourdain reprsentent quelque 65 'Ir cie toutes les snmct•s dt• Palcstme. Ein-Fcch'ha, par exemple, qui coule au Xonl de la :\1er :\l01te (isohytt>: 100 mm), dbite 5.000 10.000 m=:;h, dbit fond sur la karstification des montagnes de qui reoi \'Cnt (lOO 700 mm de pluie par an. La Samarie, qui est plus karstifiee que toute autre rgion cie Palestine, rccoit plus de 50 de toutls les sources (la Galile 35 cio et la .Jude seulement 13 ). Et cependant le rigime _la des pluies! mme dans les rgions les plus plu\'icuscs, ne erh e etant un factcm karstiquc exccJlent, la yi mc en "YougoslaviC, ou meme dans les rgions du Karst, en Grec ct en Asie Jhneure. Les sources de Palestine ct, dans une certaine mesure, une partic de ccllls du qui jui1l!sscnt d'une faon << foJic ( << majnoun , l'Il dl•s trop-pleins, fonctionnant en temps de pluie. Leur dt•bit, par la smtc, ciimJIHJe dans une fortc mcsurc, .iusqu' sc t'approcher de ;dro. Par contre, les, somc(•s dont le dbit c.st constant ne sont pas l'at'l'S. De toute dans le du Levant, tout l'ccou]cmcnt n'est pas soulenain. Les riser,oirs soutcrTnllls sont, aprs tout, de dimensions limites. L'examen des sources nous a montri que la m.ajorih.' .d'entrc c1Ics donnent Je maximum de leur di•bit en mars (lwrfois en a\'ril el Illl'IHl' l'.11 ) t 1 ] 1 bn• eonfot'Jlll' jliJJ1 ; anc !s CJ.lll'. l' oseille l'ntre scptembn• l'l 1 l'C'l'll1 ' -ment avec 1 aJTJVl'l' dl's piUJes dans la nou\elle saison. J 'II t 1 . 1 •tJHflll' de> fleuves .. e SI on II1 cneur et l' rc.r1mc du Karst ont causl' t' m. • t t • 1 •. loi>JJl'l' ]a coll•. L(• 1mpor an s
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    268 :-;ATHA:-; [ S ] matri e l prhistorique. Aux g rolles d ' r\ fk a , ejui dgo rgent des caux rougelres p cnclnnl les pluies, sc rattache le mythe du sang d 'Adonis. La grolle de r\lwura. avec ses caux cl ses rouges, celles de 1\.a d il'ha, dont quelquL•s-u ncs n'onl t dcou Ycltcs q u ' a u courant des d ernires annes, sont rL'IlOilllllL'cs pour l a beaut de l eurs slalacliles. . Les de l'intrieur du pays n e sont pas moins int porlanles, quoiquL' e tant motns connues. :\l ar-:\ l a1on a scni d'lwbilation a u fondateur de la sccll' maronite. D e la g rolle de Ein-c i-Fidjch sort J e Ba rada. Ein-:\lembidj (it l'Est dL Beilh-Djn c) sc d i sting u e p :11 ses cau x inlermillcnles peuples de poi-;sons. Happcl o n s encore le s grottes du :\ahr-el-Kclh, dcou,criL'S p : 1 r \\'. en 18 .36, dcrites pa1 HouEnTso:-; e n 1875 [ 1 7 , 111, p . 91!] . Les gaiL J i es, longues de 1 a 2 km, c t le s s t a lacli l cs, sont compnrablcs celles d e l a Kadi c h a (!)). La par o l e biblique, l e bon pays des cours d'e:1 u c l des sources jaillissant dans les va lles c t les montagnes '1.1. (Dcul. 8 : ), Yise plus parliculicrement Il' Liban. 2. TnA:-;sJonoA:-;IE. L e territoire humide '1.1 tr:wsjordanicn. qui s'a,ance comme un promontoire dans le dsert, repose s u r une h: 1sc difl' i c n l<' d e cell e de l a Palestine. Seu l e une bande troite c l J on••u<: , t o ul prs de l a VaiiL'<' du J_ourdai n , vi?nl e n ligne de compt e. L 'alliludc (pres de 1.800 111 au 1\ord el au .Sud) entrane l' l v:ttinn d e J a pluviosit jusqu'il p lu s de 5 00 111111 dans le al'ldc, ct jusqu ' 800 111111 et daYanlage d:1n s Je :\orel. Ga laad c l l e pays d'Edom se d istinguent par f eur topographie ossLusc•. que l e pays de :\Jo a b e l d'Ammon, qui sc situe ;Ill milieu , est un p l a teau lJlll va en transformant lentement en hamada. De gn111ds cl profonds ouadi Il' crc.uscnt, d?COLJ\Tanl les calcaires cl J'imprgnant du caraelrt• particulier du relief calcai re. Tout e f a band e, p ;ll' l la rgion synclinale du Yari HOukh, descend en pente abrupte ,crs l a valle elu .Jourdain e l l a A rnbn. L'apJ ?arcil kars tique tra nsjordnnien nous est moins Lonnu que t o ul aul . r e nu connaissons cependant les g1otlcs qui s'ouvrent les paro1 s CJUI descendent ,crs J e .Jourdain. c. Ynbis, f(efrindji, Je 'l nbhocl \, HadJtb. Chab c t autres a u S u d. Faute d e donnes, il nou s csl diffic il e d e savoir, ;'t l ' h eure actuelle, Je deg r de dveloppement des dolines ou de galeries souterraines (10). . sou1ccs de l a rgion, mie u x connues, peuvent nous nider. Dj, nu sic\cl<' preced e nt , les explorateurs savai ent que, grce la buse du grs nubie n , les so.urccs n'taient pas rares. L 'tude h ydro logique dans Jes dernires nnnes a b l . 1 que presqu e I oules les soun:cs de T ransjordanie dans les cnkalrts ccnomaniens. La Transjordanie se signale galem<' n t pour ses so!IITes qu. i jn i lli s scnt dans l es rgion s du Lac d e Tibri a d e el de l a :\fer .\forie; JJWIS l eur l •c•n aYec l e phn o m n e karst ique n 'est pas e ncore c l a i r. 3. PALESTJ:-;E. Si n o u s cn\ i sageons l a bordure orienta ll' dt• l a :\ld il erranc'e une unit gogr aphique, ln Palestine apparat coJIIIIIL' son extrmit s u d , artd c. 1 . c Ka r s t s< dve l oppe dans les calcaires dolomitiques d.t! senl CrL•lncc' moyen (11). L a cou\'Crture calco-marncusc n ' a pas enrore t enii C rLmt•nl emp o r (!J) Notons que de tlf>tllhreusrs 1 , j .111 d e ns d e t n iL•rcs . l' 1 . . . ons o n poursut • , 1 1 ih t n Il t•xi t :tlllll't'S, exp Ol'alton de t'l'lit• ca\'it el de )l ., ... 1 . s ,rro!ic:: cIl •. ' . s l' l S .. . 1 U SitliiS .IUIC." f "JIS t' S \' onl l'J{'l main e twt.tl une . ottt'l<' iJ Bcytoulh, l'l dt•s ntissi o n s \ 0 ; 1 , 1 , /': i-l c lll cnl fa tl ptogrcss e r les re •ehereht•s h.l dn••;t;olog-iqut's l'l t . ' 1 1 1 1 t -leur). "' ! 10) U . 1• 1 1 1 1 . , e l llulu:t " l.:t lilli- •111s c p :1 t'au t u .loah, Sl' lroun: lll H ' l o q tlilt' appt• ll 1 ,. leries par suite d e l'coule m ent suhaicn . Les o uadi , d a n s lesqu e l s ont coul auticfois des cau x d e sources d'un dbit important, ont un l H'olil plus m l Jll e celui d'auhcs qui n'ont pas cu d e t e lles sou 1ccs. Les accidents tectoniques jouent u n •l c p1pondnmt dan s l e d\'cl oppcmcnl du Ka1 s t ; sans eux, i l nui a it tL' plus lent qu'il n e l'est. Les mouYcmcnls du !L'l'l'ain dangent sans cesse l n s tabilit du niveau d e l a valle du . J ounlain, c l fouinisscnl nu \'L'J'sant o l'i cnlal une p lus Yila lil karstique que cell e qu'ell e aurait l'Ill' gnicc aux autics faelcui s kaJsttqucs. Parfois les sotlrt:cs ont des dbit s s tabl es, pa•foi s e lles ont des dbit s cxlrmes, en t c l e n hiYer , dans les annLes sches o u pluvieuses. En pleine pl'iod c de pluie, des erucs soudaines e l sc p •oduiscnt ct, p a r l a suite, appa1a t un coulement 1gulicr, qui \'a en d11nmuant pa1 dcgt j u squ' cc que l a t e JTe J 'e\.o i\'c suffisamment des pluies de l a nou\'clle anne ( p e u prcs en janv i er). des donnes s u• les dbit s montre que les J'scJvoirs son t composs d 'Lill •scau d e galeries sparLcs. E ll e s ne d onnent pas l eu1s cau x cn m[ m e temps l'l de l p1oden l l e ca1actre h!L •rogn c de l eur dbit. Ce genre d e sou 1ccs est des plus cou1ant s e n Palestine. a) Golili;C. l.'alliludc (maxinlllllt : m ) cl l e \'Oisinagc d u Liban font du massif galilen l a 1gion l a plus pluvic11s e d e Palestine. Il est hat:h pa1 des failles d e dimen s ions c l de d i rcelions di\'t'J s cs, qui sonl la cause d e f a mise. n u d u lcl'lain du Cn:Oiae infLJieu r , l e l o n g de la \'all(•c du .Jounlain, e l du ftaul de la montagne galilenne . Les cakai•es cC:•nomanicns, qui sc conc c n lrenl a u l'por ti o n que J HII'Ioul ailleu1s L'Il Palt'slinL', J'l'lld 1 c:x• s t c nee des m oins t'a1 0 . L a g •ottl' du O. Ku1 n c•st connue pou1 la beaute d e ses s l a lacltll'S ( l'Ouest de Has-en-:-\abih, ,111 d e :\ l !iliL•), d e ntt\ ntL' q u e d'auttcs g tolles.

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    2 XATH.-\X SHALEll [ 10] b) Samarie. -Deux facteurs essentiels ont men la Samarte 't-rs une maturit karstique relative, en comparaison de la .Jude, et mme en comrnuaison de la Galile, dont les conditions de relief et de pluies sont meilleures : A. La pluie : le bloc ancien Samarie-Galaad tait, clans le pass, de plusiems centaines de mtres plus lev que la Jude ct mme que la Galile. Et, de cc fait, il tait abondamment pluvieux. La majol"it de ses parties s'est libre de la couverture snonienne-ocne. L'rosion a atteint jusqu'nu Crtac infriem ct ce fait a vari le karst. B. La structure : les f, \I'C('S taphrogniqucs qui ont agi en Samal"ic sc distinguent par leurs qui sont comme ajustes pour la rendrc apte rece voir le Karst. Elle a t morcele, non seulement dans sa priphrie, comme la montagne de Jude, mais encore en pleine r"ion montagneuse. Des valles intnt montaines ont t cres, les ::\Iardjes samaritains bien connus, qui les eaux de pluie le temps ncessaire une percolation convenable. Ses caux ressortent par la suite en sources grandes ct petites, de tous cts. Dans l'aire du partage des caux, on peut t 1 ouver des dp•cssions luustiques plus ou moins prononces. Trs connues sont les cu\ettes qui se tnmsforment en marcages dans la saison des pluies, tel Sahel-Kafr-lstouna (lii5 m), Sahcl-::\lakhna (500 rn), Sahel-Askar (450 m), Jiardj-el-Ghuruk (350 m), ::\lanlj-Sanom (350 m), Sahel-Araba (250 m). Les pluies peu abondantes, l'altitude mdiocrc ct l'vaporation restreignent la poljfication rapide. En Samal'ie on t•ouvc, dans une cer taine mesure, la dsmganisation du rseau hydrographique. Dans le grand ouadi Far'a il n'y a lH'esque pas d'eau d'coulement, abstraction faite des eaux des gn1ndes sources qui jaillissent en amont. Le versant oriental de la Samaric est connu pour ses nomh•cuses grottes. Un des viJJages, El ( = grottes), en a tir son nom. c) Jude. -La Jude peut aussi nous rcnseigner sm du fact.em: tectonique dans Je dveloppement kmstiquc. La ._ficxmc bcnjanunienne a son altitude ; la quantit de pluie y a t rduite ct l'•osion s'y est affmblte ; l'anticlinorum juden y est presque rest dans son intgrit. SculcmcJlt, dans sa partie orientale, il a t coup par la faille profonde de la valle de la :Mo.rte ct il a mis nu les calcaires du C1tac moven, comme il a accompli l'action rosive qui dgagea ces calcaires sm les hautems de l'anticlinodum. L'afl'aiss(• ment constant de la valle de la :\lier :\lmte, les sismes qui agissent le long des failles, et le soulvement probable de la montagne de la .J uclc, causent le rajeu nissement perptuel du Kmst, la pntnllion profonde de l'cau dans le tcJTain et leur absorption partielle dans la Morte (12). . Les dolines ne sont pas un phnomne frquent dnns la monta.gne de Judee. Les eaux pntrent dans le tc1rain pal' )es lapis et les fissmcs .. nous donne un hon exemple. Les lapis sc dveloppent clans les calcaiJcs du Cenomanien suprieur, qui sont compacts, et les eaux pcrcolcnt en eux. Les. c! antiques cardres de Dcir-Yassin dcouv1ent des avens JHesque vel hca.ux, qm passent par les diaclases, les lmgissent, et parfois ils tapis:o;c?t les v/des de calcite. THoMsox [17, IJ, p. :!1] donne un<• description dhullec de 1 un >. a cause de son voisina,re avec a ' or • n • bl' 1 1 . ' ' 1 1 n . . t' ont et a 1 c es l('lls engcnc l'c c es cgendes. Les habitants dans Ieul' unagma wn, 1 . t l'l' 1 • . ' • • • , des eaux sou ('I'J'atn(•s sou erTmns avec -<..up 1rate qm est, leurs cl tres, la sour ( l . , . J'A. 1 . 1 ' ''t• Jlonf JliS<(liH IH)J(.• Pt c u monde entrer. Dans la trachtton a:abe, ces hens s e A 2 l' oC ob 1 1 v:. = •::J ':::;. "0 2 :r. = --';j; v 0 " ...:: ;::::; IQ

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    272 XATHAX SHALF.:'\1 [12] Rappelons la grotte de (clse•t de .Jude), d'une longuem de 250 m. (voir plan), qui nous a fourni les premie1s renseignements sur la faune caverni cole de Palestine. Les excrments des Chiroptres, smtout du Plecotus auiilu.", qui habite toutes les grottes elu ye•sant Est pendant toute l'anne, ct les Canids, surtout la Hyena striata, qui apportent dans les grottes toutes s01tes de cadavres, servent d'origine un complexe biolo(rique. En janvie• 1942, on a dcouvert, 100-200 m. l'intrieur de la grotte, des insectes et d'autres organismes qui grouillaient dans les excrments des Chiroptres : 2 sp. d'Arachnides, 1 sp. de Blattid aptre, 1 sp. iUicrolepidoplera, 1 sp. de Thysanoura, 1 sp. de Collembola, 2 sp. de Glomaru/, et les larves du Scarabe aveugle Gybbium. Il semble que les grottes qui s'OLl\Tent dans les ouadi qui descendent vers la Mer Morte soient plus nombreuses que celles du versant mditerranen. A part les grottes qui se trouvent dans les calcaires enomano-turoniens, il faut des grottes dans le complexe ocne (•gion de Bcth-Jibrine), pas aussi refractaire au Karst que la marne snonienne. L'observation des dbits des sources en Jude nous a montr que leurs rservoirs sont trs rduits. Seulement dans les annes cie bonne pluie ils sc remplissent jusqu'au bord et jaillissent a vcc fracas ct, aprs un dbit surabondant qui ne dure que quelques heures, 1cprcnnent leur dbit rgulie1. avons pu remarquer dans les de Jrusalem que la quantit de pluie n'est pas le seul decisif du dbit des sources, mais encorc leur reparhtwn. Un minimum de a .a 6 mm par jom, ou une quantit de 50 ()0 mm et plus par jom, ne porte en fait aucune efficacit aux sources. d) Sodome. -Le Karst du crvpse et du sel de Djcbel-Csdum appartient {•ga Iement la Jude (S.O. de la :\lmte). Son impol'lance rside seulement dans sa qualit karstique. Le climat exttl-mement aride le sauve d'une destruction rapulc. Les dolines sont ici relativemcnt courantes. Les photos ariennes (1/15.000") montn•nt clairement des colliers de dolines parsemes le long des lits des ouadi. Elles se prolongent en avens cl sc terminent en grolles prolonges. Les coupes du rseau souterrain sont bien visibles le long du plan de faille qui fait face la mer. Des plus connues est la grotte de Sodome (cnviron 150 m. de long), dans laquelle un chaos de blocs est parsem. On n'y trouve pas de galel'ies troites et longues, comme dans les grottes calcaires. Elle se termine en aven large ct abrupt, qui fait pntrer la lumire du jour dans la grotte. En hi ver, il arri ve qu'un Hl et d'cau serpente sm le sol. De petites stalactites de sel ne sont pas rans dans la rgion. e) S{fuev. -Son altitude notable (jusqu' 1.000 m), ct la .tectonique suffisamment active, qui a dcouvcrt les calcaircs dolomitiques, pu Y dvelopper un certain kmst, s'il Ill' s'tait trouv dans le dsert (50 a 150 mm de pluie). Il n'y a mme pas un Karst fossilis : pas de lapis, pas de_ tcna rossa, pas de patine ocre sur les coups de poin'r palolithiques, pas de Nan (c.arapacc), de grottes (13), et mme pas efl'cctive et tendue. Le Neguev, depms son nrigine, est plong dans sa lthargie dsertique. -----. l•s cits hvznntIH'S. qui stm-(13) A J'exct>ption de cc•tains ant1cs, dans le c llt's lwtstiqut•s Le Karst, dans la bordure orientale de la Mditerrane, se divise en parties, la partie scptentl'ionnle (pays des Alaouites et Liban) et la partie mcn clionalc (Palestine et T•ansjordanie), qui est moins karstique. Le Levant fait donc partie du cercle des rgions kurstiques mditerranennes, qui donne un de ses eharml's cantctristiqul'S it son bassin. tR. 1 1 1' i '

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    274 [1.J] Bibliographie Brm-rARELLI (L. V.) ct BoEGA:s (E.). Ducmila grotte. Touriny Club /laliano, :\Uiuno, 1926. 2. CAIU.E (G.). Vhydrauliquc agricole ct industrielle en Syrie. Socit d'ditions gographiques, maritimes et coloniales, Paris, 1923. 3. CHAPLI!II (Th.). ,Observations on the climatc of ,Jc•usalcm. Qualerly Slalement, Palestine Exploration Pund, 1883, p. 11. 4. DIENER (C.). -Lihanon, pp. 211-2:36, \Vien, 188fl. il. DFnEHTHET (1....). ::\lnnucl de Syrie, Lihun ct Pl'Oche-Ol'ient, Beyrouth, 1940. 6. UBERTRET (L.). Carte lithologique de la hordurc orientale de ln Beyrouth, 1943. 7. DunERTRET (L.). Aperu de Gographie Physique sur le Liban, l'Anti-Libnn ct ln Damascl!e. Notes et Mmoires, t. 1\', pp. 191-22(), Beyrouth, 1945-1948. 8. FitAAS (0.). -Aus dem Orient, t. II, p. 1:J2, Stuttgart, 1867. 9. JoNIDES (1\L G.) ct BI.AI (G. S.). Rcpo1t on the wnter resomccs of Trnnsjorclnniu, London, 1939. lu. LoRTET (L.).Poissons ct Reptiles du Lac de Tih•iadc ct de quelques autres JHll'ties de la Syrie, Lyon, 1883. 11. MARTONNE .m. DE). Trait de Gographic phy:.ique, t. Il, Le •elicf calcaile, pp. 649-678, Paris, 1926. 12. PICARD (L.). -Structure and Evolution of Palestine. Rullelin of Ille Geol. Depart pt-eni .Heb. UnitJ., vol. IV, n"" 3--1, Jrusalem, HJ43. 1:1. HITTER (IL). -Erdkunde \'on Asien, VIII, Bel. II, Ahth. pp. iJ08-524. 14. SHAW ,(S. H.). -Southern Palestine. Geological 1\fap on n Sen le of 1 : 250.000 with Explanatury Notes, Jrusalem, 1947. 15. SHALE!\1 (N.). -Attributcd climatic changes in the l..c\'ant. Comptes rendus elu t6e Congrs International de Gographie, Lisbonne, 1950, p. 593-649. J 6. SHALE!\1 (N .). The Hed Sen and the Erythrean perturba nees. Congrs Gologique International, 1!1" Session, Alger, septembre 1952. 17. THOMSON (W.).-The Land and the Book, London, 1881. Philippe RENAULT Caractres , greseuses des , , generaux grottes du Sahara mridional ( 1 ) Rsum Pmmi les g1ottcs cJ•cuscs dans les it ciment siliceux du Sud du Sahnrn [Annexe elu Hoggnr (Algrie) ct SubdiYision de Bilma (Niger)], il est possible de distinguer des ;!,I'Otlls de gnra , situes it l'int•icur d'un inselberg en n\'ant des falaises, ct des J.!l'otles de falaise . La g<.•nse de ces cnyits est duc it ln dissolution par l'existence de stalacti hs de si lice), ft l'J•o:;iun (qui n dblay les g•ains de quartz dsagrgs) et aux eff?ndren.wnts (fncilits put• une stratificution cnhecroise). Le processus s'exerce sur un gres mal l'llncntC.:• que tJme•sc une fissut•ation fm•orable. . L'null'Ut' propose l'emploi du terme knrst grseux , dans lequel il un lnpwz g•sl'UX sur la sutfncc tnssilicnne nccidentc pur les effondrements du de :-:uhsurfucc ct un rscuu 1nofond, en bordure de falaise, dterminant la formatiOn t.'a\e•nes Icns du recul des versants par sheet-flood . Des rseaux importants pnraispossibles le lmrst grseux est bien dvelopp. Les grottes mentionnesdans cette tude fment visites au cours d:ux missions gologiques (1950-1951 et 1951-1952), subventionnes par la des Mines de I'A.O.F., et d'une troisime (1953), ralise grce au Centre e Hecherches Sahariennes du C.N.R.S. Nous remercions ici M. A.-F. DE Professeur de Gologie l'Institut Catholique de Paris, M. le Directeur des de I'A.O.F ::\1 Directem du Centre de Recherches Sahariennes (Pans) • • • ' tf tuer l'l l'Institut de Recherches Sahariennes d'Alger, qui nous ont permis d e ec ces reeonnaissances. Remercions galement le Capitaine ARCHIEH, qui nous a autcuis publier une photo de sa collection personnelle. 1. SITUATION . H (Territoire Les grottes visites se situent dans le Sud de l'Annexe du ogg.ar 0 F)] du Sud algrien) et <_l,ans la paJ'til• Est .de la Subdivision de [Niger nuuques approximativement par le signe grotte sur le schema de figm du s'ouvrent en bmdure des plateaux grseux sparant les massifs de Hoggm ct de I'At (Tassilis d'ln-Guezzam), de l'Ar et du Tibesti (plateau. le I>jado). Ces grs sont cambro-sihuiens (grs infrieurs, de C. n Tassili d'In-Guezzam, dvoniens sur la bordure "r du plateau de DJndo, 1e 1 appartiennent au complexe continental des grs de Nubie (ulla nt du Pci"nllen at t 1) Communication prC:Hcntc!e le 11 scptcmh•e 1953. 1

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    276 PHILIPPE REXAL'LT [2] Crtac), pour la falaise de Bilma ou les monts de Toummo (2). Tous les << grs cavernes dont nous pal'lerons sont ciment siliceu:t:. Lem rsistance lithologique est variable, les bancs de quartzites ou de grs feaTugineux trs dms alter nant avec des bancs de grs mal ciments, stratification entrecroise. Les grottes se localisent dans les grs mal ciments. II. -DIFFRE:\'TS TYPES DE A) Grottes de gara. -La plupart des grottes se situent dans les << garas (terme saharien), ou inselbergs (terme morphologique), buttes-tmoins tts ' j 0 --; i Le Caire ,.. ... , 1 .,----', HOGGAR 1 1 ' (iJ 1 _, ' ___ : ', '-:>Tummo : '\, ..._,.,_,...... TiBESTI 1 ', DJador-...... , J 1 G ,_.o A .• R .n. ..... , r n uezza e 1 oailma '1 1 Z . d an er Lac ' ... 0 , ,' -,, ..... ____ .... J ' 1 \ 1 1 \ , 1 \ 1 / \ 1 1 .... ,' ', , ' { ' \ Frontire (') Massif montagneux .n. Grotte FIG. 1. -CAnTE scHtbtATIQt"E nE srn:,\TIO:-> cAYimsEs ui::c:ntTES rapproches les unes des autres, plantes devant la falaise et donnant une allme trs particulire ces paysages tropicaux (planche I, photo 1) <3> . . A une journe de marche au N. \V. d'In-Guezzan, nous avons. pu un rseau complet, commencant clans le lapiaz sommital et se ?u pted de la gara. Un rseau de fentes intermdiaires runit les cavits du lapliazt . f' 1 1 , . t re encerc an mse et a rie ID Crieure, ( e p a1n-1Hecf avec le glacis pedtmen cH . n (fig. 2). 1 Fezz•tn ct Soudan F•nnuis (2) Consulte1 les cartes au 1/2.000.000 de l'I.G.N. : 'oon (Bureau d'Etudl•s In Carte Gologique Internationale de I'Afl'ique au 1/5.0 g1ques et Minires Coloniales Paris). 1 1 je gnirale. Centros de (3) P. BmoT. -Essai sm quelques p•oblmcs de mot1> 10 ''Jo; esfuclos geograplliros (Lisbonne) ct A. Colin (Paris), 1 U4H, 176 P ... -GHOTTES DU SAHAHA MRIDIONAL 277 La galerie infrieure, de 2 rn de haut l'entre, diminue rapidement de section, la grotte tant partiellement colmate par le sable. A 12 rn, un passage de 40 X 40 cm conduit une fissure, perpendiculaire la galerie, impntrable COUPES des deux .. grottes rabattues sur un meme plan sw NE egen e OcP Eboulis L , d { :-:-: Remplissage de sable des coupes Grs stratifications entrecroises NW PLAN ' NM 0 '1 Ftti. 2. -GnoTTE n'l:-; GuEZZA:\1, Annexe du Hoggar, Algrie. Lev du 29 janvier 11153, au pas et la boussole. Ph. Renault. un mtre par resserrement des parois. Le sommet de la fissure se perd dans le noir. En contournant la gan1 vers 1'\V., une ouverture proche du sommet est visi ble une trentaine de mtres de la premire grotte. L'accs en est facile, grce une chemine garnie de corniches. Cette OllYerturc aboutit une petite salle

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    278 PHILIPPE REXAl'LT l-1 J de 10 x 5 rn, claire par un effondrement de la vote. Un cettain nombte de boyaux en forme de fissures, impntrables, plus ou moins clairs pm les fentes du lapiaz, s'ouvrent dans les parois. Le sol est jonch d'boulis. Vers le fond, deux ou trois gros blocs encadrent des fentes s'enfonant verticalement. L'une d'entre elles est en relation avec la grotte infrieure (communication tablie par jets de pierres). Cette grotte suprieure, trs vente, ne prsente aucune trace d'ensa blement. Les dimensions de la grotte d'In-Guezzam sont rduites. La plus gnmde grotte de gara observe par nous en Afrique se situe Ouarek (4), inselberg le plus mridional des rochers d.'Orida, 15 l{m au N.N.O. de Djado. L'ne vote de 30 m. (fig. 3 et photo 3), imposante, s'ouvre au milieu de la face Sud, perfore de nombreuses chemines, boyaux, etc. La pntration dans la grotte s'ante au pied d'une diaclase large de un mtre colmate par un remplissage rouge. L'escalade de la diaclase, facile, conduit ' une salle colmate par les boulis. LatraCOUPE 20 10 0 FIG. 3, GROTTE DE OuAREK (Djado). Subdivision de Bilma, Niger, A.O.F. Schma dessin vue le 12 dcembre 1951. lement, une galerie contourne un gros pilier. La longueur totale est d'une quarantaine de mtres. A l'autre extrmit de l'chelle dimensionnelle, citons le court rampant, aliment par des conduits centimtriques. Ce type de grotte tres A chaque type de gara correspond un type de rseau. Ouarek est un P31 ti culier de cavit atteinte de gigantisme et soumise aux . . Dissilak, avant-chane de la falaise de Djado, les grs cambi o-sil\IIIens, trs siliceux et ferrugineux, dterminent des garas dcluquetees clet at1u Nous n'y avons observ que des cavits en cours d'boulement, u s Y e e a grotte suprieure d'In-Guezzam. F l >e•ce prend des aspeets orme terminale du rseau de gara, la gara • sur le p>rliment multiples. Tantt il s'agit d'une grande arcade rocheuse posee ' i>onge. Signalons Je cas tantt d'une masse perfore en tous sens, voquant une N ) fr_•uille de Djndo N. F. 33, (4) CJ'Oquis de l'Afrique rw 1/1.000.000 (I.G.! 1. titude N.l, l'teuse dnns les .1 = y = :n ' (x en mridiens Greenwich E., !1 en '' grs dvoniens it 1/arlania. [5] GROTTES DU SAHARA l\IRIDIOXAL 279 particulier de la grotte du Tougouni-Bda (5) (fig. 4), laminoir rampant, traversant un dme aplati, et drainant souterrainement un petit bassin ferm. Ces types varis de << garas perces reprsentent le terme extrme d'un rseau, dont l'amont a recoup une paroi de la butte grseuse. Apparents aux grottes de garas, mentionnons les canons de gara petites COUPE 1 A • • • . • • • • . • . 1 • • • • • • • 1 •••• . . . . . . . . . . . . 1 •• • •• ; : • : • •• • : : ; • : ••• • •• : • : : : • • • • • •• _ .... • • ,. ..... . : .::... ---=----_-:__ ....,, . . . \ 0 • Sable jargileux --• •• A F PLAN D • C .. . . . --....=. • •• Section 1 . . . -. .. . . . . . . . .. Section 2 NM --J . ?1 , omt // evid i ssage , argtleux NG 1 E' 1 la 1 1 . IH B B • • • • • • • • • • •••••••• G .z ... 1-i ... _. .. . ...... . . 5 m. : . • • .. . :---=-_ • • • . ... . .. 0 2 3 4 Section 1 FJG. 4. -GnoTTE nu Tot:GOt:NI prs Bcni-Dourso. Subd. Bilma, Niger, A.O.F • Plnn ct coupe lcYl-s nu douhlc-m.tre ct ft ln boussole, le 25 janvier 1952. (5) de Bcni-Doutso, carte nu 1/1.000.000, f. Djndo N. F. 33, ;l'= 12'40", !1 = 211"4 iW'', duns ll's de Nubie.

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    280 PHILIPJ,E RE;>.;Al'LT [li] gorges troites, le plus souvent suspendues mi-hauteur de paroi, et dont le profil raide est souvent accident par une succession de cascades. Ces cai'ions sont aussi rpandus que les grottes et l'on peut admettre que les processus de creusement sont les mmes dans les deux cas, le canon de gara tant alors une simplt• caverne creuse ciel ouvert. B) Grottes de falai:;es. --Les grottes de falaise sont beaucoup plus rares. Nous en citerons trois, l'une d'entre elles (Chcmmidour), de caractre particulier, recoupant un peron de la falaise de Bilma. PLAN ? SECTION 0 2 FIG. 5. GROTTE DE L'El\11 BAo, prs de Segudines (Subd. Bihna, Niger, A.O.F.) Lev au double-mtre et la boussole du 8 dcembre 1951. NM ) 1 . . . l'Est de l'oasis de Sgu-a ... a prem1ere, grotte de l'Emi-Bao (6), s'ouvre a 1 1 1 d . f ' . . d du p us men a ( cs Ines, au ond d un peht rentrant de la falaise, au pie , d bi . bi' . t d l'E . 1 b rree e ocs ensa es rois pics e mi-Bao. Une belle entre en d1ac ase, ou t l' b ' d 't . . t' constan e ( un out con m , par une escalade de 9 rn, a une galerie de sec lOD 1 t 1 A l' t fi ote 1onzon a e. u a au re ( tg. 5), dont le sol s'lve lgrement sous une Y 1 , t b t d 12 . . t tJUe on rcncon re ou e rn, un boyau affiuent annonce le retrec1ssemen . 1 , .. 14 d l' " 1 • de poursm VIe. .. exisa rn e entree. Le manque d'clairage nous a empec 1 e . t . t d 1 mal c1men es, sous-ence e a grotte est commande par l'existence de gres . . . , 20"19', z = 460, 1-{I's de • _{6) Carte au 1/1.000.000, f. Djndo N. F. a3, .t == 1;}"01,, !1.. it• d'un lllUI' fcH•tifil' Nurne, cha.uvcs-so.uris, insectes, chacals. L'cntt•t•e de ronicts de banco (argile) perec de crcncnux ct mcmtl"irc J'l')Josant sut . . . )J"ti'ts •czzous -a"' P . hl us hms-Ia-lni. 6t ctlcctus sur les Confins Nig<:•ro-Lihyens par um hnndc de 1 ou )O • [7] (iHOTTES I>ll SAJIAHA 281 jacents it un bane de quartzites (photo 4). Le banc supricm n'a pas t •etouch par l'rosion, le banc infrieur a t excaY la faveur d'une diaclase dont la gnlel'ic consenc la ma•quc (cf. section de la fig. 5). Il importe de noter la localisation de la galerie dans la partie supiemc de la diaclase. b) S'opposant it la grotte de rEmi-Bao, suspendue mi-falaise, les six petites [JI'nlles de la source cie Toummo (7) s'otn•rent au fond d'un oued ct conduisent, ,...... , Elmenl de : \ galerie colmate , , G.S ,."" \ '.... ,"" \ -..... , ..:= !---\ ,'-' ... , \ /---3,' ,-... ) 1 1 _, , 1 ' ;::, 1 G.4 \ t .. G.611,. ! 1 --1 " , ___ _ NM o sm. ... _....._...__,._,_ ...... G.3 Fw. El. -PLAN u'ENSE:\IULE DES GnoTTES nE Tot::\DIO (Su bd. de Bilrna, Niger, A. 0. F. ). Lt•\' nu douhlemlte ct la boussole. G.1 (!):.:_-_ -...--:.? ---------oono () Pcut sm lt•s au 1/500.000, f. Toummo, N.F. :la N."'• nu. f. U jado N.F a:i au f. Fezzan, coordonnt•s •rl'o•'I'Hflhiqut•s cltt"s c111t • • , _ , n n _8() "S rt}'( .... •.l's du Lkutcnant Fot'Qt:ET (1!)2tl : .t = 1-1"10'-lh", !1 = 22"38'-10", :: = Il :-. . 1 ihYt•ns t•lc. mtntionnl'c.•s sommaiJcnu.nl pm L.\HHOQL'I-: (Happo•t sut la mission dt•s Confins • elu S<.•tvic.t dl• I'A.O.F., ms. ind. dl't., 1939. 27 p.).

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    282 PHILIPPE HE:'\Al'LT [x] 1 rn 70 de p1ofondeur, il un nheuu d'cau constant d'uiH' grotll> l'aul n. Comme souvent en pays saharien. le mot source disigne un bassin d'l'HU aliment en pe• manence, s'opposant la guelta, bassin au toche• aliment uniquement par Il• ruissellement superficiel lo1s des fortes prcipitations, ct sec ds puisemcn t des rserves accumules pm la dernire pluie. Les grottes ont t numrotes de 1 G du S.O. au (fig. 0). La gn>ttc no 1 est un boyau rampant de 2 m de long, colmat pm les boulis. La grotte n" 2 (fig. 7 et photo 2) commence pm un esculicr mtificiel, qui tnnetsc les alluvions de galets et blocs anguleux du fond de J'oued avant de s'enfoncer dans le grs, 2m. 0 N Alluvions COUPE 4 5m. NM 7. (iuoTTE n1;; TonDto N" 2. s Grs blancs grossiers • . •:1 une voftte mouillante. sm 6 m cie Jo n" sui va nt un )>lan en ba von nette, Jusqu c 1 11 on t n• .. • . . , .,1 • 1 • 1ent cs H LIVI s avan L'eau est profonde de 20 cm. La grotte n 3 traver sc l 11 •. tt • n" 4 est formt"' 1 1 . . ] . 1 1 l' 'Jltl'('('' 1 'l tf) 0 (' .... < e toucher J'eau dans l' grcs, u a \'ettH'H e ce c . .,"'. : gO". Cne l'loche d'une de li m. cie long, en cieux dcollant suivant d'effondrement est visible J>rs cie l'entrie, les ltts greseux sc f . •• 1 • 1 . . . . , .. ,. , •st )HIS 01 llH ( < l' 1 OC H' les IJhns cie la strttih("thon entrecroisee. La pm 01 "' 11 l' 1 r.: 1 t. tt • c • • ' c • t' le h ''rot l.' ,). .a gr o l' en place, mais d'un t'emplissage allu\'ial l'Il dll'l'e 1011 c 1 ' ,"' 111c)ntt'l' . l' t o 11 h• on•' t"l' Il" 5 en fOI'Ille de Y les deUX cralel'll'S lota tsan 1 1 t"l , , •• J, '-' ' ' n . . t"tlll)>'llll \liS ( '"'• 'flll des ttaces de remplissage. La grotte n" () est un hoyau ' ' tourne vers le N.E., colmat pm l'boulis. . . l'llt\l. •trlifil'illll' J' • 1 t l'Il' c l' ' ' • ' -JI est certain que le I'l'Illplissage alluv:al dl• ouc. c ',1oltc.• l'SI sugg(•st\(• ment pout accclet au nivPau aquifi.•tc. La <'Oli)H' ck la t"l [9] GROTTES DU SAHAHA 283 cet gard. Ajoutons que le rocher prsente des traces de coups de pic autour de chaque cntre. De quand date cc dblaiement des alluvions ? Toummo est une station prhistoriquc trs riche. Graffitis, perles, pointes de flches nolithiques abon dent tout autour. La topographie ne semble pas avoir volu depuis cette po que. Nous supposerons que le point cPeau tait utilis au nolithique et le dblaiement dj effectu. Par contre, la galerie au rocher est bien naturelle. La forme gnrale empche
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    284 [ 10 J on_ peu_t Y. faire l'abJcuvoi•: d'un t•s g1os troupeau, de 200 ("!) chamcuux. L<. gu.Ide Italien don?c le de 15 m=t comme contenance ... II semble qu'une les J?OChes d eau VIdees la venue de l'eau doit t1e lente. On doit pouvoir faire l'abreuvoir d'une trentaine de btes, puis tre oblig de dsen sabler les cinq poches ct d'attendre la venue d'cau. . Guerki prtend, au contraire, qu'en enlevant le .c;able .c;ous le rocher honzontalement, et non en cherchant creuser verticalement, l'eau arrive en mw;se et qu'on peut faire boire mille chameaux. . cas, dans la rgion, d'un paJokarst colmat, constituant Je l'Sel'YOil' d un pmnt d'eau, permettrait de pmle• cie l'ivire souterraine . c) La grotte de Chemmidour (8), ouverte dans la falaise du Kaoum (falaise de Bilma), est situe sur le flanc N. du promontoin• de Chemmidom. La grotte (fig .. 8) par une galerie ogivale de 3 m 80 de long, conduisant un dome de 2 rn 60 de haut, garni au N.E. et au S.E. de deux niches ct au S.O. d'un passage galel'ie termine pa• une troiture . . Des stalactites de silice s'observent la vote du dme. Cette de1niae obseav?hon de prciser le mode de c 1eusemcnt des grottes dans les grs ciment siliceux. III. DES . La gense des cavits g1seuses ciment siliceux se p1senle analogue la ge?ese. des cavits dolomitiques ou Cl'euses dans les grs ciment Le mecanisme de base repose sur la libration des grains de sable constituant lu roche encaissante. a • Cette est contrle pal la localisation des galeries les a 1 exclusion des quartzites, qui f01ment souvent. le tmt de la cavite. Le role de toit peut t1 e galement tenu par la crote ferrugineuse superficielle, ou un banc de grs ferrugineux interstratifi. Nous n'avons renconh qu'u?e seule exception dans le Dissilal<:, o les grs quartzifis et ferruginiss contiennent des cavits o les effondrements prdominent. . Toutes les grottes examines sont troitement lies la structure. Diaclases et joints se voient la vote ou sur les parois ou bien se dduisent facilement du ou de la coupe (cf. fig. 2 ct 4 ). Seuls es effondrements par.viennent obliterer cette marque structurale. L'immense vote en ogive, montre la diaclase originelle uniquement dans Je premier -pic (fig. 3). L'volution d'un rseau karstique se dcompose en deux stades : -dveloppement d'un rseau de fentes ou de percolation _(R. DE JoLY) -transformation du rseau de fentes en rseau de galenes. Le dveloppement du rseau de fentes s'effectue partir des fis'imes origi-ne!Ies selon quatre modes diffrents : ) 1 1 II'l nt elles-mmes (grotte a es parots ce la fissure s'largissent para e erne 'b affaiblir la d'In-Guezzam). Un lger diJlacement des JJOntes, ayant contn. Jante cie certaines resistance du grs, n'est pas exclu, pour expliquer la regu ' fissures ; . b) de petits canalicules subcylindriques traversent la greseuslel. d t 1 1 , ticuher aux c o omtes tame re est ce quelques centimtres. Ce tvpe semb e pdr et au x grs ; . . .. ) 1 1 . crotsemcnts de fissuf oca ement, des poches importantes se ctcusenl aux . (l(l) • 1 res. F A M • . 1 )Jal' LELO\ ' cl on_.,-• .r ARTEL (9), s appuyant sur un exemple s1gna c guement insist sur ce mcanisme ; _ •=JW4-0", gris dt.• Nubie. CH) nu 1/1.01111.000, f. Hilma N.E. :1il, .t = l:l"i>S', 11 -.1.8 .. iqut.•s dt.• Brin, Bull. . HJ.) La.:' a fu re, 8 oct oht•e HHH, rcJH'od u it in Ca \'l'l'Ill' 1 dt.• Font ai nehlea u, .'loc .• Htsfm. Corr::e, t. XXIX, IHII, in L'c!I'OSI011 de::-; gl llu/1. SertJ. Carle (;ol. Fr., t. XXI, 1 !) 1 il, n" 127, t.•ll' ... 011) !.tt .Vttfure, 5 nuus 1904. [11] GHO'fTES DU SAHARA liRil>IOXAL 285 d) les joints s'vident par alvolisation. A Ouarek, la paroi a une alhne cxhmement dchiquete, les bancs siliceux ou ferrugineux restant en relief, spars par des joints profondment excavs (le bras y pnhe en entier), garnis d'innombrables petites colonnes runissant plafond et plancher. II s'agit d'un type particulier d'alvolisation en ponge, limite un banc . Le passage du 1seau de fentes au rseu de galerie s'<:ffectue prs de l'mer gence. La dchmge facile vers l'extrieur accentue le creusement (surcreusement du seuil d'mergence, val'iations thermiques extrieures, etc.). Dans les cavits tudies, la galerie parat rarement dpasser 20 m de long. La rivire souter raine de Toummo pose ce sujet un problme non encore rsolu. Qul est le mcanisme du creusement de ce rseau ? Trois processus peuvent hc considrs : a) La dis:wlulion ne peut tre exclue. La dcouverte de stalactites siliceuses (11) montre que ce mcanisme joue un rle prcis dans le creusement des gaottes grseuses (12). On peut voir dans la dissolution l'agent principal de dchaussement des grains de sable. La ratet el les faiblt•s dimensions (2 cm de long, Chemmidour) des stalactites empchent cependant de lui assigner un rle comparable celui de la dissolution en rseau calcaire . b) L'rosion mcanique, souvent invoque par MAHTEL, peut tre envisage, 111ais en prcisant soigneusement la signification du terme. Dans toutes les grottes visites, nous voyons une galerie importante succder un ou plusieurs boyaux troits, ou bien une fente. Ces boyaux ne peuvent avoir aliment un coulement si important que l'on puisse voquer << la puissance considrable des co,urants de jadis , dont << les ,iolentes caux tourbillonnaires (13) auraient rod les galeries. L'rosion au sens stl'ict, c'est--dhe l'usure par le frottement d'un abrasif transport par un courant violent, existe en certains cas lorsque les conditions favorables se trouvent runies (forte mise en charge dans une caverne, gorge troite pente forte, etc.). Son action est lente et limite (14). Erosion destgnc galement le dblaiement d'un matriel meuble (sable ou blocs). C'est cc dernier sens que nous l'entendrons. Les grains de sable, dj mal cimentes, tant partiellemcnt ou totalement di•sagrgs, seront facilement entrans. Les boulis seront vacus de la mme faon. Si la dimension des blocs est trop forte, ces derniers rcsteront sur place. Connue marques d'rosion, nous retiendrons uniquement certains smcreuse ments de seuil (entre de la grotte de l'Emi-Bao). Mais nous signalerons galement certaines dispositions gnrales de grotte, en particulier Chcmidour, a':ec tournants anguleux et niches vases en ampoule au dbouch d'un de quelques centimtres, qui excluent totalement le travail d'une rosion-abrasif c) Les efl'ondremenls jouent un rle important dans le travail prparant l'rosion-dblaiement. La texture des grs stratification entrecroise, prsentant de nombreux plans de clivage oblique, facilitent, les boulements. La gnlerie tend vers deux profils : (11) Haremcnt si•tnalcs : ,oir H. E. BAYLES, Opal stalnctitt.•s in snndstonc (ahstr.). \\'est l'iryinia Ac. Sc. :.Proc., 1035, t. IX, Cnh. Bull., 36, n" 13, p. 82, fn. 1936. (12) Conformment it lu suggestion de B. in Ctwits soutct•taincs ct dolines dans ks rolhcs non kmstiqucs . ..tnn. Sp/o., t. VI, 1951, n"!< 2-3, p. 61-66. (lill E. A. :\L\HTEL. 1/t'rosion dt.•s gts de Fnntailwhlcnu. nu//. Serl1. Carle Gol. Fr., t. .\_Xl, HHO, n" 127. . (14) Les t.•:a•mples citl-s E. A. La \'itesse de l'tm:ion tmtcnticllc, CongrN• du. S.O . .Ytwigable, 1!)()7. concetncnt sott des t.•houlcmcnts, soit des di•plnl'ClllCJlts de blocs, sott dl's all'nuilllmcnts dans lt.•s null'lll'S.

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    286 PII!I.IPP E [ 1 2 ] rect a n gulaire , lmsqu'unc dalle d e qur ut z 1 e eon . 1 1 st"lue J e pla f ond, les par o i s recul ant a l o r s Jlal"all l e m cnt e lles-mtmcs ; _ _ ovale, e n roch e h o mogn e, l'quilibre d e ce p r o fiL l a ,-o t c t a n l o pllll1Ulll p o ul Localement sc que lques grotte d e C hemidoll!") . c loches d ' efl"on d !"l'Ill l' lit ( d m e de 1 , 11c ,.,. c r e usement des gal e U n point l'est e lucider : l e r l e des C I'O(c;-; ' -.c 1 • 1 • h e c l l a durc 1ssan nes. L a C J'Olc est un enduit d pos la surface d e a 1 oc .1 S' lll S fi 11 11 ont1cnl une l'OC 1 e s upe1 I C J e ement. L a plupmt des aal erie s d e gro cs Ill . 1 1 d • . • , •nd tJI! trop rc1 u1 p out e p o t s uperfic1 e l. L e nomb1c des o bscrvalwn s est ct p t • . . ....• . . 1 . . 1 core nccessatt cs. genera 1ser, e t des recherc hes compl m enlatrcs son e n , , . on << /{ars / q rseu x J? 'un point d e pure m ent termino logique, l annes, convJCnl-e ll e p our d es1g n c r ces •'roupcmcnts d e formes 1 1 •. C't\crncs du l 1:> ( J-) • nCC I 'll<.lll ( CS ' pseur. o-f(arst est appa1 u ria n s l a Jit l tature ;> • . . • • cej )lionn e l t e l • p 1 l ' l ' JllCC'tnJ snlC CX ' gres. < < seu r o'l.ar s t sc jus tifi e d a n s l e cas ' un : :\l 1 \L"Hl F (1 (i) a u ces coin s d e g lace ct h\'droJaccolithcs d(•crits par BoYE ctl '"t'> des n ola-G 1 , 1 n s cc ' crntc C< • rocn an". Il est pr f r a bl e cependant d'employer 'a . . . • s IJ"tr .J. THIt . 1 . • • I f of'tusl c r ctc. • w n s p u s p t ecJses, comm e << rrtjokurs l c l << Jerm ' ' roccssus J)t•l'i . 1 . s 1)'11' un p ... CART ( 1), p our les fol'lncs d 'allure karstique c ngenc rel'. ' g laci a i, e. . . . . . l 'absorption des cau x L a m orphologi e k ar stique type est caract crtsce P" . , t trantillcr sou s supe rfi c i elles d a n s les fissures c l galeries, les eaux. des m odifications t e l . e L f tr"t \'' ttl 1 -1 par COI'I'OSJ O n C p a r O I S par C I 'OSJOil , CC < ' < • t y p e cs! l e ca C:1ll 'l'. mor -phologiques soutc r T aincs c t ai'cnne s. L a toclt c lwrstrquel . t dch a ussent les D 1 • filt eni corroc e n ' a n s c cas des reseau x grescu x, les cau x s 111 r ' • 1 ; m c so11s lrdomina n cs, 1 nenl J>dS cait e. L orsquc les inlercalatio n s m arne uses n e c evr e n . e'J HII'es l o c a l ement f f . . 1 l ' le'sccntcs, s ... Il cette s u r ace est o r mec tllllquc m ent d e c o 1ncs coa . 'S cau x d e nussc l' p a 1 des seuil s d e l 'Oc hes lisses canneles par l a pas a u l apiaz m ent. L e dessin gn r a l e n est trs p articulie r cl n e 1 esse franais c l assique . -----------1 ) (;l'skn s/ulll'll-'k!l 1 1 (Sol;o "' ( I ii ) ' .1. l(l'I\LA. (imtl.es pscudo-l;nrsl iques pr< s d e L n ;e 1 1 tarnoi'J>hiqu\_-s c l' " r.> r t s (13rnol, n " ' !J10 , p. J!)iJO. . .. lion s IIH 1 (' dtctmhf't. (Hi) ,J. i\LIJ. At:Jt rf:. Su1 l e p seudo-k :11s. t I!J-Hl. n " 1' >1 JCirol'llland. eoll' \V du Gl'rcl ,,.ten ; :i'l-102. p. ,s!!2-i!i! il , c t :'11. BoY•::. (;( a c iairc et .1 ; J l cfor. n : 1 , _ Pi:,'s'c. 1 : :\Iode Al'f. :-;,._ flldusfr., n " 1.111 CHc•mann), / ; .cp_ed. ' : 1 1 ,,;1 • clirnalrqllt. ( l i ) Cours de gomorph o logie,:.:!' pal'tw: lrt •omor P .. 1 : 1. V I . I!H>t . . . . . . . ' ' [ " . . t c . , .. 11' P •lf'IS) (l... -1 .'ifH' ( ()., plrrgl a c J n lrc. C.TJ.(. ( ourn•e r s c o n s .11 • ' . ' . s i iqlles. ' till. ( I R ) B. G r : :zE. -Ca\'ils ... dan s les n> c:IH's n o n k .ll n " 2-il, p . fi 1 IHi. . 1 11r. Cl 1 10 . (1!1) L e Sah a 1a P.U.F ., l'n 1 ' 1 S, ' • P i t:n G IWTTES n r S.-\11.-\H.-\ 28 .PLA:\CIIE I -.•'rt's \ ' Usc eambro-s ilurit•JlnC du T:tssili d 'In (;u C'zza rll B o rdure Nord de l:t . r_nlaSl' .. ,\ 1 H g•' " ll ' -\[!.!L'l'fel. ?() ) (. llllt'Xl' cu " ,.,. • _ trts de pl'! ile ! :t ille (llloin s de _ Ill . .-\ u pn•mil'l" plan. deu x g. • . C liehC: C:tpita inC' :\uc:HIEII. • > _ Ertlrce d e l a grotle n " 2 d e T o u nlln_n. . de g rC:s --" . t l n r m te d':tllu\"ons. la p:trlie inl: n C'un• L:t partit supC:• ietll't' de 1 :t-pr t c s t 'Il pl:tn. C tiL'hC: HE:>At r . T.

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    PI!JL l l'I'E IIE:\Al"I.T [ 1 1 J o.> ::> :; CJ = ::.. ;.-[ <: ::> CJ :: ....... t c ;::; "<::o "' c !:::: '-' :: ::.. "' -"' •t z •t "' c :.:..: .. .,. -c ;.-; :.l c::: Vl -.::: t l;} J (;JHITTES Dt: SAiiAIIA Les surfact•s tassiliennes ont galement une allure qui leur est propre el sans analogi e n!gionale. Cne crote fcnugincusc noi1c constitue l e niveau supicur. La s urface t opog1aphi<[li C est elle-mme forme d'un chaos de dalles noi•cs, IJas culcs e n toul sens, accident de dpressions. T ous ces caractres sc retrouvent a u sommet de la gara d'l n -liuczzam, cl nous assimilerons l a surface tassi licnnc u n lapiaz grseux accident par les ef rondrcmenls du rseau de sub s u l face. :\lais s i l'on tient compte des observations faites clans les grolles de falaise, o les galeries dpassent rarement m, l e n:seau profond doit tre considrl' comme trs rduit. Le cas des grottes c t des canons de gara est plus complexe. 1\ o u s supposerons que l e c reusement des g1ottes est contemporain d e la formation des garas (20), la g•o tt c correspondant une fissutation d'un type donn, un autte t y p e de fissut .. f ion ayant dtermin la formation de talwegs ultrieurement lransf onns e n pldim.cnts lo•s du recul de la falaise paralllement cll c -mmc sou s l'action du shect-flood (21). C e tt e localisation des ca,crnes l 'intricut des insclbe•gs est u n p hnomne imporianl, su• lequel il impo l"!ail d'attirer l'nttcntion. V. -CoxcLusw:-.Les g•otles g rseuses (grs :\ ciment siliceux) taient clj connues en France (13ri VL', forl d e F ontainebleau, etc.), ct dans le monde (Australie, u.s.A., etc.). ::\o u s avons, p ou• notre part, cherch complter l'inventaire esquiss par H. H u ilEnT (22) pour l'A.O.F. cl l e Saha•a mridional. De ccl inventaire, n otions peuvent sc dduire, en particulier l'existence d'un 1\.ar s l grseux, :voluanl suivant u n mcanisme autonome, dans certains cas de s tructu1e eim t • ntalion du g rs), cl peutlre de clim a t (tropical). ,Jusqu'ici, les cavit?s repc rics sont d e dimension rduill'. Les grolles les plus longues, o:. •• H. llt" B EnT (22), n n l (j() cl 100 111 de long. Dans les deux c a s (23), il s'a gil_ tunnel patcou•u par un ruisseau torrentiel la saison des pluies. ne r _Jnel_c soul c iTainc d e plusieurs kilomltes existerait en Guine, mais elle n'a jamaiS !:ut l' objet d 'une description. Pa• ailleurs, l'on peul se demander si t'llc sc bie n dans une formation grseuse. L'existence de rseaux importants dans g• cs l'a cep endant, ti priori, rien d'impossible, pour peu que les conditi ons o _pllll_nun 1 . . . . ) . 1 1 ') "Il. s''IYCI"et••IJ[ nclH' tc <.Teuscmenl sc s01enl trouvees rcun1es. .cur elu< c < c ;Il cc ' ' cl' c nsc i g n cm e n ts. . !"tee d'implu. C:W) L a taillt• d e ces accidents scmhll' incompatible avec la pciJlC su• ' "rotlcs cl n u m constitut• (1:11" le somm e t de la gam. Il raul sc mppelcr "' •1ctuctle eoncspondcnl it un dimal tropil'al humide antrieur it 1•.• 1 0n1trait un IC.IPOT-HEY, Sahata F•an:lis, 1\153, p. lil6) oil l'inten sit des pre•p•l:tiJons toncc• gtos dt•hil sur une petite su•facc. . . . . . le Lisbonne . 1) Sur cl' m(•canismc. voir : P. B 1110T. Essai . . . de m orpho logtc ' p. Iii . (;t.
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    SECTION II Physico-Chimie, Mtorologie et Cristallographie 1 1 i

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    i .... .;)Lt::} ... ,""'A,. _ .. Flix TROMBE < t > Aspect gnral de la physique et de la chimie souterraines <2> Ln sportivit est la qualit essentielle du splologue ; sans elle il ne pourrait vainc1c les difficults de toutes sortes qui s'opposent, sous terre, sa progres sion. Tour tom, sn souplesse, sa force, sa rsistance ln fatigue, au froid, l'ambiance humide des cavernes, sont mises l'preuve. Sportif avant tout, le spi•lologuc peut aussi, ct mme, doit tre scientifique. Il a le privilge d'attein dre, souvent le prcmic1, ces gouffres, ces galeries, ces salles, ces couloirs des profondeurs terrestres, si loin de la surface ct si bien spares d'elle qu'ils repr sentent vritablement d'autres mondes. Dans ces mondes aux climats particuliers, quasi-indpendants de ceux qui nous sont habituels, nombreuses sont les manifestations originales mritant une tude approfondie. Il suffit d'numrer les sections de ce Congrs pour en raliser l'importance ct la di vcrsit. Ici, nous nous occuperons seulement de la physique et de la .chimie souterraines, tout en soulignant leur contribution aux autres aspects de la splologie. Le domaine du splologue est pratiquement limit aux cavits du calcaire. On connat videmment quelques rseaux ou cavits souterrains dans d'autres roches, mais cc sont des phnomnes exeptionncls et de jlCU d'ampleur, compars aux phnomnes du calcaire. Dans la section 1 de cc Congrs sont tudis l'volution d'un rseau karstique, son comportement hydrogologique aux diffrents stades qu'il prsente. Vous savez dj que ]a cavit du calcaire n'est pas un accident isol, mais fait toujours partie d'un rseau hyd•ologique, avec zone de pntration des eaux superficielles, dveloppement progressif de l'ampleur des rseaux souterrains, galeries, salles, couloirs, zone fossile et zone active, ct enfin rsurgence. Un tel ensemble est instable dans le temps, car le Inassif calcaire, continuelle:.. ment rong par les caux superficielles, disparat progressivement, en mettant peu peu jour les cavits qui se sont formes dans sa masse. Les eaux descendent de plus en plus profondment, des rsmgences successives, si le 1elief extrieur le permet. 1 out ceci nous conduit considrer dans un massif calcaire des zones superficielles, des zones profondes, fossiles ou actives, au point de vue hydrologique, mais ares, et des zones noyes temporaires ou pe1mancntes, zones phratiques , qui communiquent avec les rsurgences ou exsurgences. (1) Dhccteur de Recherches au Centre National de ln Hcchenhc Scientifique, Paris. AJlocution prsidcntit'llc, prt:•scntl• le septembre 1953.

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    294 FLIX Retenons donc, de ce qui JH'cdc, CJUC l'ai• est admis dans une partie des rseaux souterrains, il v circule ou il v est confin. Comme nous le vcnons, il y joue un grand rle. De mme, J'cau ou l'cau fonne par condensation interviendront de diff•cntes manires. Il est difficile de parle• des phnomnes chimiques sans a \'oJ d'a boni don ni quelques caractristiques des climats soutcr1ains. Cc sont donc les phnomnes physiques que nous numrerons d'abord. Nous nous intrcsscrons pa•ticuli•c ment la temprature, l'tat hygromtrique de l'ai•, son •cnoU\'t•llement ct aux tempratures de parois souterraines. Paralllement, cc1tains phinomnes, comme celui de l'ionisation de l'ail, nous intresseront, en pmticulic• comme 1noyen sensible de dtection de comants d'ail ou comme identification d'ait• mergeant en surface ct provenant de rseaux p1ofonds. L'air peut tre confin si les conununications extl"icu•cs des ca,itis sont bou.cl_les par des plans d'eau ou des •emplissages de ct de J'oc. :\lais ces cavites peuvent tre aussi en communication directe avec les parties supdt•mcs d'un massif et ses zones latrales. Nous assistcrons alors un phnomne de eil culation de l'air analogue, mais une chelle gante, celui des anciens ealori fres air chaud. Le massif calcaire possde une nonnc 1(•scrvc thennique ct sa tcmpnttLJJ'l', dans ses profondes, varie peu entre l'hivc1 ct l't. la tcmpi rature exteneure oscille entre des maxima ct des minima tres ecmtcs les uns dt•s autre?. Il s'ensuit que l'on disposera, pom la circulation de I'uir de pressiOns motrices dpendant de la diffrence d'altitude entre les onflccs, zlt et de de tempratme entJc l'air extl'icur ct l'uir En t, cette d.1fference de temprature sc•a positive, en hivc• elle se1a ncgatne, l'l, aux intermdiaires, elle pourra t•e positive ct ngative pendant la dme d'un JOUr. La premire consquence de la cration de ces sent l'exis tence de trs violents courants d'air au niveau des tJo1tUJ'CS des •cscaux souterrains, la perte de charge s'tant localise aux lv•cs de l'troiturc .. consquence sera l'existence d'anomalies ba•omtJ'iqucs dans les cavites a g•andc dnivellation. En effet, si en un point donn du rseau nous eomplle•?Ient le passage de l'air, la p1ession motrice n'en existera ct.' une meme altitude, de chaque ct de la fermeture, les altunctnqucs donneront des valeurs notablement diffrentes. Au point de vue the1mique, les rseaux souterrains se!ont, en absOJ beurs d'air chaud dans leur partie suprieme et des d frOict dans les zones plus basses. En hivc• le comant d'air sera inverse. Les reseaux suprieurs vomiront l'air rel a ti chaud des zones p•ofondcs: . ct le.s rseaux infrieurs absorberont, parfois avec violence, d'no•mes quantites d'mr f•oid ct mme de neige. n'avons pa8 , jusqu' p•scnt, parl d'tat .. !!ans les souterraines profondes, l'tat hvc1romtl'ique est, en general, vmsJ,? de 100 c'est--dire que l'air contient fonne de vapeur, toute l'eau CJU. 1l ycut avou, la temprature que lui' imposent les parois Mais. ,tc. ':oudrais souligner deux aspects, HU point de \'Ue hvrtromtriquc, des eueulatwns Inte•nes de l'air. t') L'air chaud, aspir l't la pmtic supl'icurc d"s dpasse presque toujours son point de •ose ; sa .s .. suffisamment potu que l'on ait d'impottantcs eoncfl'nsatrons slll )l's p.u OIS etes cavits. J 1 b 1 1 . st•rltl' sufJisamnwnt d'Hill .. e p 1cnomene o scrvc, mtssJ bJCn que ca eu e, pr (.'. . . 1 l ' . . 1 teur dtns le cll'l>1t dt•s P eur pour que on JHIJssc hu altnhucr un role •cgu .1 • ' •• •ivircs souterraines des massjfs caJeaires .. ft• l'ai remarque clans dt>s eavttts pyrnennes, et Pierre CHE\'ALIEH au GJaz, dans I'lsre. [3] PHYSIQUE ET CHIMIE SOUTERRAINES 295 L'uutJe phnomne, observ en hiver, est d la circulation d'air inverse, e'cst--diJc de bas en haut. L'air trs froid aspir au bas des massifs contient, en •aison dt• sa faible temprature, fort peu de vapeur d'eau. Rchauff par les parois soutcJ'I'nincs, son tat hygromtrique s'abaissera encore. S'il pas, dans cette zone, de l'ivire souterraine pe1manentc ou de ruissellements notables, on verra peu peu sc dessche1 la souterraine et certains phnomnes physico-chimiqucs se manifester. A l'chelle d'une.• cavit un seul orifice, les climats internes seront trs diff•cnts, selon que la cavit est plus bas ou plus haut que son ol'ifice de communication avec l'extrieur. Celles qui sont descendantes vers l'extrieur seront des piges ail chaud, l't, et ne pour1ont capter d'air froid l'hiver. Elles seront en moyenne chaudes ct donneront lieu des phnomnes de condensation interne. Les cavits ascendantes vers l'extrieur, dont le type limite est le puits ou le gouffre, seront des piges air froid l'hiver. Elles sont en moyenne froides ct n'auront jamais de condensations. Tout sc trouve videmment pertmb si la communication avec un deuxime ol'ifice provoque les circulations profondes dj dcrites. Pour toutes ces observations de circulation de l'air dans les rseaux souter •ains, la mesure de l'ionisation donne de prcieux renseignements. Elle apporte i•gnlement des indications sur la communication ventuelle des rseaux karstiques uvee des niveaux gologiques plus gnralement radioactifs. C'est ainsi que l'on a pu trouver, dans certaines cavernes, des valeurs de l'inisation cent fois plus grandes que celles de l'air extrieur et mme dceler, dans la grotte de Saint-Paul (Haute-Garonne), un rayonnement y, rayonnement pntrant analogue aux rayons cosmiques, caractrisant, dans ce cas, une mergence souteJ'I'aine d'eau provenant
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    296 FLIX TROMBE [-t] Au point de vue prospection, citons l'utiJisation 'rcente, dans le massif de Saint-Engrce (Pierre-Saint-Martin), des tudes de champ lectrique potn le reprage de la position des cavits. La chimie des miJieux souterrains, premirc vue cxtn!memcnt simple, est, en ralit, assez complexe. La roche calcaire est riche en carbonatc de calcium et c'est cc carbonatc qui nous occupera tout d'abord. Tout le monde connat la raction classique d'attaque du carbonate de calcium par l'eau et l'acide cmbonique, avec mise en solution de bicarbonatc de calcium. En ralit, l'tat d)quilibrc de cette raction globale est conditionn pm les diffrents tats d'quilibre des ractions successives. a) CO:! + H::o b> H:!co=: c) Hco::--d) Ca++ + co=:---e) H!!Q _,_ ---,_ --.,_ H!:CQ:: (acide carbonique) H+ + Hcoa-; H+ + co=:---; caco::; H-! +OH-. La premire de ces ractions, entre le gaz et l'acide cmbonique en solution, a une constante d'quilibre voisine de 1 o-=:. Il s'ensuit que l'acide carbonique, acide fort, agit en ralit comme un acide faible. D'autre part, la formation d'acide carbonique est rgic par la concentration de gaz carbonique dans la solution. Or, le yaz carbonique se dissout physique ment dans l'eau, c'est--dire que .'m solubilit, comme celle de l'ammoniaque, par exemple, est r{fie par la loi de Henry : la .o;olubilil du yuz e.o;t proportionnelle la pression qu'il exerce .'Wr la solution. Autrement dit, une temprature donne, le gaz carbonique sera d'autant plus soluble dans l'eau que sa pression partielle sm la surface de la solution sera plus grande. Si, par exemple, l'air contient 1 rk de gaz carbonique, on pomTa dissoudre un certain poids p de ce gaz par litre d'eau. Si l'air en contient 2 %, la solubilit, la mme tempratme, sera de 2 p par litre d'eau. TABLEAU I ---ToC 0 5 JO 15 1 17 20 BO 40 1 r ............ 1,713 1,424 1,194 1,019 1 0,958 0,878 0,665 0,530 :\'1 ......•..• 3,364 2,797 2,345 2,001 1 1,881 1,724 1,306 1,041 1 1 L : so]ubilit, en litres de gaz ranH.'n 0" par litte d'cau, de CO:.! sous une pression de une atmosphre. M : masses cortrspondantes de CO:.!. Le rle de la temprature scta aussi important que eclui de la pression par tielle de CO!! sur les solutions. On voit, sm le tableau r, qu'entre 0 et 40" la solubilit elu gaz catboniquc dans l'eau, pom une mme pression partiel1c dans J'ait, est divise par un facteur supricm 3. En dfinitive, la solubilit du carbonate de calcium dans l'cau sera rgie par ecllc du gaz carbonique, ct de la temprature et de la pression partielle de ee gaz dans l'arr ambwnt. [5] PHYSIQUE ET CHIMIE SOUTERRAINES 297 On pomTa dans une solution de bicarbonate de calcium, diff rcnts types de gaz carbonique. CO:! libre CO:! Agrcssif CO!! total C02 Equilibrant CO:: des bicarbonates CO!! Semi-combin CQ3H:! CO:! Li C03Ca 0 l Le CO:! librc qui .conditionne la prsence du CO:! semi-combin, et ccile aussi du CO:! carbonate de calcium, sera fonction de l'atmosphre des grottes ct de la temperature. On voit alors apparaitre le rle de la circulation de l'air souterrain dans les corTosions de la roche calcaire ou dans les cristallisations que l'on trouve sous tcrre. La solubilit du carbonate de calcium dans l'cau ne contenant absolument pas de gaz carbonique est de l'ordre de quelques milligrammes par litre. Trois dix miiJimes de ce gaz dans l'air suffisent dj donner 1 mg. de libre en .solution oo C., et plus de 60 mg. de carbonate de calcium dissous a cette temperature. Si la pression de CO:! dans l'air atteint 1 o/o, le CO:! libre est de 33 mg. et la solubilit du carbonate de calcium de 250 mg. environ. Les quantits de carbonate de calcium dissous seraient videmment beaucoup plus faibles pom des tempratures souterraines de 15 20o C. Plusieurs phnomnes interviennent donc pour la cristallisation ou l'rosion souterraines. Tout d'abord, la diffrence de temprature entre l'air extrieur et l'air interne. Les solutions superficielles chaudes, par exemple, en t, rentrent des cavits relativement froides, contenant au moins autant de gaz que l'air extrieur. Elles en dissolvent sous terre et peuvent provoquer des corro sions en profondeur en ruisselant sur les parois rocheuses. Il en sera de mme si les circtdations d'air des prcipitations d'cau en profondeur, cette eau condense dissout du gaz carbonique et attaque la roche calcaire. Au contraire, par exemple en hiver, une solution superficielle froide sera plus charge en gaz carbonique, le coefficient d'change L avec l'air tant plus favorable. Sous terre, la solution se rchauffera : il y aura vasion de -COet concrtionnement, dpt classique de carbonate de calcium. Un autre phnomne va intervenir pour augmenter la rapidit des cristalli-sations souterraines. On a remarqu que l'air confin du sol pouvait contenir_, au voisinage. racincs des plantes, jusqu' prs de 10 o/o de gaz carbonique. Le C02 Jibrc serait alors, 0", de 336 mg./litre et le calcaire dissous compris en re 0,5 g. et 1 g. Si les couloirs souterrains sont ars et si le gaz carbonique peut s'liminer rapiclement dans un air renouvel comme je l'ai indiqu prcdemment, on assiste alors des formations cristallines rapides. Si l'air des salles o arrivent les solutions est confin, la cristallisation s'arie: tera, car le gaz carbonique prsent dans l'air empchera le dgagement de ce 111 qui est dj dissous.

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    298 FLIX TROMBE [()j Il se peut aussi que les solutions provenant des zones super-ficielles soient loin d'tre satures en calcaire ; elles ciaculeront dans des sal1cs air confin, crant dans celles-ci un titre en gaz caaboniquc lcn:, tout en continuant it attaquer la roche. On a beaucoup discut sm les possibilits d'action coa..-osi n.• des eaux souterraines dans les zones noyes ou phratiques ; nous voyons l l'esquisse des facteurs qui conditionnent cette attaque : aichcssc du sol en gaz carboniquc, absence de circulation d'air dans des galcaies supaicmt•s. Si l'on rflchit la diversit des tcmpraturcs d'cau, de rochc ct d'ait souterrain, la variation des tats hygromtriques qui pcrmct, a\cc ceBe des tcmpt:• ratur.es, des vaporations en certains points ct des condensations en d'autres, aux echanges de gaz carbonique enttc l'air (•t l'cau, conditionns par les factcurs que nous avons indiqus, il apparat cie trs nombreuses possibilits, dans un mme rseau, de dpts cristallins, de dpts sdimcntailcs, dont nous pat•lt• rons plus loin, ou de corrosion trs paofonclt•mcnt sous tet•te. Tout cela change avec le temps, soit d'une manire rguliae, paa exemple dans un cycle saisonnier, soit suivant des volutions plus longues. J'en citerai un exemple : la disparition, en quelques dans d'eau du cours suprieur de la J"ivirc de Padinte, d'un developpcml•nt nucrocrist?llin d'un volume extraordinaire, pataissant hots d'atteinte d.e . qui auraient pu l'entraner mcaniquement. On doit attribuer une action clunuqu<.• la dissolution de ces << fleurs >> de calcaire formcs dans J'cau sur des centnincs de mtres de longueur et une paissem importante. . . Nous avons parl, jusqu' prsent, des rnctions du qu'Il est constitu uniquement de carbonate de calcium. Or n est iamms Je calcaire, roche sdimentaire ct t•ochc substitution, JHesente tions extrmement varies et, galement, des proprits physiques LIVCI"'t des roc e, sOit sous forme de sthcates type arg1 c. n Y 1 ' phosphates. 1 d . . . t de la sdimentation n ependammcnt de l'tppott des tmpmctcs au momcn ' 1 1 ' . . t.; tcmcnt nombreux, car le 1 yb a eu ega des app.orts par suhshtutwn c1x. r ..• <'lev sc prte patticar onate de calclllm, en ra1son de son volume mo ecu ' culiremcnt bien ce genre de ractions. . C ' t b . . . . 1 f . Je munganese ct les es pro ablcment ainSI que sont localises c er • phosphates. U eharges d'acide cmbon tel ensemble, soumis l'action coraosi ve des caux t 1 1 . nique, donnera videmment les n:actions fondamentales du carbona e ' e ca cmm, mais galement d'autres. N f . " fi .. ]s c)cs calcaues, ous sommes ami Janses avec les depots super Ici'" t . 1 l ' 1 ine avec une l'et auu.• es terra rossa , constitus en gnrai de silicate < n um t • 1 . proportion de silicate de fer. Ces argiles seront prcipites, danfs tt . • f J>SCLH o-co OI .. , < ans wns, ou, au contraire, t•n partie entnnnees, sous orme les cavits souterraines. . 1 .. il'e vn conditionnca <'<.•s Le titre des solutions en guz embonH(liC et en eu 'trt des <'On<'tidpts ou ces entranements. Il est acmarquable que, nstra tion, grande cheHc, des condcnsntions internes, sont parmi les objectifs du physico-chimiste aussi bien que parmi ceux de l'hydrologue. L'tude des fonnntions sdimentaires souterraines, l'tude des formations erhtallines, prsentent aussi bien des nigmes. Les splologues connaissent les aspeels varis de cristallisations rencontres dans les grottes. Or, dans la grande majorit des cas, l'examen de ct's cristallisations aux rayons X donne un spectre prinripal identique ; celui du carbonate de calcium sous forme de calcite.' bodl'ique. L'tude des cristallisations d'aragonite, que l'on trouve parfois, presente C.:galement un grand intrt. Des aspects semblables de formations cristallines sur une mme paroi, parfois de g1ande tendue, peuvent tre dus, en particulier, des dveloppements privilgis de certaines faces des cristaux. Pourquoi des faces se dveloppent elles plutt que d'auttcs, imposant l'aspect gnral observ tel est un des pro hU•mes qui doit pouvoir ht• r(solu pat le minralogiste, au chimiste et au physicien.

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    300 FLIX TRO::\IBE f8] Les recherches physiques. et chimiques ont une pmte qui ne sc limite pas aux objectifs dj cits. Les vestiges anciens des cavits soutctTaines Ill' pcu,cnt trc consl't'\'s que dans certaines conditions climatiques bien prcises. II suffit d'une tts faible: condensation sur une paroi calcaire pom la eotToder progressi vcmcnt ct dtntit'l' en quelques milliers d'annes des gravures ou des peintures. On \'Oit dans certai nes ouvertes visiteurs seulement depuis quelques dizaine;.; d'annes, les chmats souterrains se modifier par suite d'ouvcrtmcs nouvelles, et des destructions s'amorcer. L aussi doivent intervenir des contrles ct (h•s mcsmcs d_'viter ]a disparition rapide de ces vestiges fort rarcs, que d<>s conditions exceptionnelles ont parfaitement conservs pendant plusieurs thzaincs dl. milliers d'annes. La faune souterraine est extrmement sensible it dc faibles variations clima Elle disparat pendant de longues ptiodes, cache dans des fissures impnetrahles, puis se localise, d'autres moments, sur des parois bien dtcrminics. parois plutt que d'autres ? 11 est probable qu'elles le sige microclimats :1> favorables au sjour de la faune, microclimats ctrottemcnt hcs aux conditions physico-chimiques locales. Pour ce dernicr objectif de rcchcrchcs, il sera probablement ncessaire de construitc un apparcillagc spcial, pcrmettanl d'ausculter, aux points de vue tempraturc ct tat hvgromtl'iquc, non seulement les parois, mais des fissures profondes. Je souhaite vivement que les jeunes gnrations de splologucs trouvent dans ces recherches, qui ne sont qu' leur dbut, une raison de plus de descendtc terre. N'oublions pas que l'objectif du splologue est la decouverte. Le sport, ncessaire, et source (le bien des satisfactiOns dans unc exploration, doit nanmoins rester le moyen ct non le but de celle-ci. , J. GUERON Emploi des radio-lments en hydrologie <2> Il est en principe possible de faire, avec des produits marqus, des expriences d'hydrologie. Mais celles-ci se heurtent des difficults trs considrables . • J c ne connais pas de cas publi, dans le dtail, de telles expriences. U? succs tout fait remarquable a t rapport par nos collgues [1] qui, avec une assez faible activit -une centaine de millicuries de rubidium -semblent avoir tabli certaines liaisons cnttc le Nil et des nappes d'eau situes dans son voisinage. Le parcours suivi a t d'une vingtaine de kilomtres, le de dilution entre l'inJ'cction et l'mer•rence tait de l'ordre du milliard ; mais Je 0 ' d 't crois que nos collgues ont profit avec beaucoup d'habilet d'un systeme e cci leur trs bien mis au point, ct d'une chance exceptionnelle. Le terrain dans leque sc n1ouvait leur indicateur tait du sable de silice, extrmement peu adsorbant. Il en va tout autrement lorsqu'on se trouve en prsence d'alluvions ou ct il est vain de se li v rer des expriences d'hydrologie sans des tudes preala-bles srieuses, sous peine de discrditer la mthode. t Nous avons entam ces tudes grce au procd de percolation utilis dans l'tude des sols. On fait couler travers une colonne, aussi scntativc que possible des terrains dont la t;averse est souponne, une contenant, dans des conditions convenables, le produit que l'on veut ess;yer comme Inarqucur. La solution ayant travers la colonne est examine, par raclions ou en continu. d la Normalen1ent, on obtient des courbes en cloche du type de celles figure 1, o l'on a port en abscisse le volume ayant travers la colonne le fon ordonne la concentration du traceur (rapporte sa valeur dans la so: I et initiale). La n1esurc de celle-ci par radioactivit est extrmement commo e sur permet de faire rapidement des expriences qui, si elles devaient ntl'analyse chimique, pourraient tre longnes et pnibles. Nous altats rieuremcnt [2] l'interprtation qualitative de ces courbes et indique des 1 esu par prliininaires, obtenus sur un sol donn. Les cations sont le sol, ainsi que des anions complexes, ct nous avions alors l'espoir que. es pourcules organiques, peu solubles dans l'eau, mais relativement peu s nos raient constituer de bons tracems. Ces espoirs ne sc sont pas confirmes 1 essais ultrieurs, non plus que dans ceux faits par BucHAN [3] au Roya 0 of Mines de Londres. anions Par contre, nous avons obtenu des rsultats satisfaisants avec des simples (3). n faisant Les courbes de la figure 2 reprsentent les rsultats obtenus e ticulier pcrcoler travers une colonne de un mtre diverses solutions, en ne La des solutions de bromure et d'iodure de sodium marqus .sur l'ha courbe relative de la fluorescine 100 milligrammes par htre part. ai de 0 la de forte adsorption) et ne monte jamais haut. Le rendement de passage (1) Directeur nu Commissariat t\ l'Energie Atomique, Paris. Communication prsente le 7 septembre 1953. d Congrs (3) .Tc tiens noter ici l'influence, stimulante pour nous, des discussions u d'Oxford de juin 1951 ; cf. en particulier Aten [5].

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    %Concentration initiale Terre de Serre -Ponon (traceur 1* Il! 50 l/l) Influence de la longueur de la colonne Longueur 'Jo Traceur 1 mtre 100cc/12mrt 951o 1,9m. 87% 2,85m. 100cc/11mn. 857'o Volume en cc. FIG. 1 %Concentration initiale Terre de Serre-Ponon (Colonnes de 1mtre) Traceur 1--------+------.. -Fluorescine 1•Na , • -----Br•Na \ ' 1 1 1 • Concenh-atioo 100000 '!/litre 50 15 5 50 25 5 Dbit %traceur rcuP-r 100cc/16mn. 59 '1o 100u/JZmn. 95% 100c:c/10mn. 58% 100cc/10mn. 35% 100ccj10mn. 98% 100cc/9mn. 90% 100cc/9mn. 59cyo 20 ,, 1 ' 1 1 1 1 10 1 ..--.. __ . . --.. ----. -----00 1000 2000 Z500 Volume en cc FIG. 2 E:\IPLOI DES RADIO-Ll\IENTS :103 it cette conccntration leve, a t de 15 %, tandis qu' la dose de quelques microgrammcs par litre les bromures ou iodures nous ont donn des combcs partant beaucoup plus tt ct montrant des •cndemcnts de passage de 90 97 'Ir. Il s'agissait l d'alluvions argileuses ct trs fines. Conunc dans le cas des gaz, la courbe de passage s'tale mesure que la distance augmente entre le point d'injection et le point de dtection. La figme 1 montrc, pour une mme solution et un mme chantillon de tcflrc, les courbs d'lution obtenues sm des colonnes de 1 mtre, 2 mtres ct 3 mtres. Dfil de Serre Ponon Plan -------FIG. 3 Tout ceci mont•c eombien Je risque d'chec est seneux lorsqu'il s'agit passer du laboratoire au terrain et de chercher des connexions ou des fuites. des distances de l'ordre de quehtues centaines de mtres ou plus. de France ct la Soeit Soltanche (4) ont cependant dcid de courir ce avec nous et une exprience a t tente au site d'tude du futur barrage e SeiTe-Ponon, sur la Durance . (4) Respectivement reprsentes pnr MM. SCHNEEDELI et Bmu.ANT, ingnieurs, que je l"l'Illl'J'cie de ll•ur coopration.

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    304 J. GUROX [4] En ce point, des essais de rabattement par pompage faisaient soupf:.onner une liaison entre un pizomtre for sm la rivc gauche de la Dmance ct une galerie profonde qui passe sous le lit de la l'ivirc et dans laquelle existent des venues d'eau trs considrables. Sur cc parcours, de l'ordre d'une centaine de mtres, ce qui est assez faible videmment en hydrologie, des expriences classiques de communication par coloration n'avaient pas i"t•ussi ; on avait, n 1950, utilis plusieurs dizaines de kilogrammes d'osine, sans trou\cr cie rsmgcncc aprs dix jours de pompage (cf. fig. 3 un plan simplifi des lieux). Nous avons inject les quantits maxima d'iodme et de bromure cie sodium radioactifs qu'HARWELL poU\'ait mettre notre disposition, c'est--dire 250 milli d'io_de-131 <:tl :!• 8 et un curie de bromc-82 (T 11 :!• 34 h.), ce qui representait, par sm te des delais de transport, une commande de 1 ,H cmie. ,. .Il l/18r 7 11ZO ltS. 1500 _ Adit.fti lue tn t:tllfJS!mloote. J 1020 '11100 .1 ++++Activit ramtJIIa 4U fTMt'a'tJt‘ 118 9/Murt!$ 0 920 1300 1 / t--++ r--. + 820 1200 + ..... + + ++ T i -+--. J + 6r 7ZO noo r +" + 620 liXXl 1 520 900 1 ltZO 800 ; Jo Zl of ltO. 351 31.3 27.0 ZZ,6 18,2 s.z 320 700 -..-F"tC/A') 0 Zl 0' -FutA2l 220 600 0 1 0 1 ! o1o ' 120 500 f 1 FtD E. -Radioisotope Techniques (lsotope Techniques Conference, Oxford, 1951), vol. II, p. 14, H.M.S.O., Londres, 1952. . G • . Conference, &. tJEHoN (.J.). -Nucleonics, 1951, IX, 53 ; cf. aussi Isotope Techmques Oxford, 1951, vol. II. p. 6, H.l\I.S.O. a. Buc HAN (S.). -Communication personnelle. 4. DonEno. -C.R. Ac. Sc., 1952, t. CCXXXIV, p. 1462. Gt:NTz (A.). -C.R. Ac. Sc., 1953, t. CCXXXVI, p. 2423. 5. ATEN. -Isotope Teclwiques Conference, Oxford, 1951, vol. ;I, p. 15, H.M.S.O. .
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    306 J. GURON [()] Discussion 1\I. CHEVAJ.IER : Dans les recherches Serre Ponon, J'cs.sai chimique l'iodure a donn finalement un rsultat plus sensible que la fluorescine. Fn essai chimique massif au chlorure de sodium ne serait-il pas intressant tenter, car il serait moins onreux ? M. GURON : Le marquage radioactif est ncessaire car les caux contiennent du chlorure de sodium, ainsi que du bromure ct de l'iodure en beaucoup moins grande quantit. M. TRO!'.IRE souligne l'intrt de la confrence de :\1. GuRON, qui apporte de nouvelles possibilits exprimentales dans la splologie ct rhydrologic. C'est la premire fois aussi, semble-t-il, que l'on donne une tude systmatique des d'absorption en petit. L'emploi des tracurs permet de faire des cxpicnccs concluantes l o la fluorescine, absorbe par les terres, ne rapparat pas. En outre, la prsence d'lments radioactifs donne des possibilits d'enregistrement du phnomne en fonction du temps. Silvio POLLI < t > • 1pogea ne lia Meteorologia Grotta Gigante presso Trieste <2> Rsum La grotte Gigante est situe sur le plateau du Carso de Trieste, 6 km Nord de cette. ville L'entre est 269 m au-dessus du nhcnu moyen d6e0 ln mder.l C est uLne 120 hauteur ct 111 c argcur. e naturelle de 280 111 longueur, m. 01 c 20 1 de la surface. La grotte est tond est n 15() m. au-dessus du de. la m:r ct .n. c;. une au-dessus de ln partie en communication avec grace a ?eux 0.u' Cl tUin 'cnte, ayant une section centrale de la grotte, constituee d'une galerie coUI tc ct tt t pforme d'un petit puits d'ft peu prs 20 m.:! ; l'autre, il l'extrmit nord de la gi 0 • es ... Cette galerie est gn-. . , . . . t d' peu pres a m-. • sUIVI d une galerie inchnc:c, ayant une sec IOn 1 1 Ile il y a une ouverture de nd erne nt ferme pat• une p01tc de fer au-dessus (. e. aqutentospbriquc interne correso 1 •• A . . • de ln pressiOn a ' o cm-. chaque variation, meme minime, t. Ont t mesurs des courants 1 • • . ,. filt c dans les en • ces. pon( un courant d'mr notoire qui s In I 1 • d d 0 01 ntillibar (0 0075 mm de 1 • • • • • •• de l'or re c , • ' >, ct avec la (•ollaborntion c 11 et priodiques des prmci-cxcules duns l'intrieur de la g1otte des re prsente les rsultats des dter'1 D ttc relutwn, on JHlUX c ements meteorologiques. ans ce . 19a0 ct a t m1nulwns excuh!es dans les deux annees 1 t prature interne, les mesures on I•t 1 uclle de a cm d' avec nnt < onnc lu petite var1atwn ann 1 . . 7 l>ostcs de statwns, m 1qucs 't . . . Furent c toisis . 2 et 7 e c executees toutes les deux scmames. . . . (le ln caverne, les numeros • l'extc:rieUl • des numros allant de 1 it 7. Le n" 1 a 4 5 ct 6 sont l'intrieur de la caverne, duns les deux galeries d'entre les numeros 3 • ' tt, ' 1 l ln gro c. l' t le numro 3 ct du fond ct le 4 au fon( ( c • . truments de prcision contr cs e Toutes les mesures furent prises des 1 dj nomm. Elles furent dwntillonns dans le luborntoirc de pbysi'!ue ( c ur toute CI'reur. Pour les tem-.. saires po Fucss cxeculcs avec toutes les J>lcuutions neces 1 J'(>Jntrc :t aspiration Assmann. . 't dU psyc 1 • l' t de ln ptrnturcs ct pou1 l'humidit, on sc sei' 1 • .. p ur les temp(!raturcs de eau e . avec division de l'chelle en 1/5 de degres .. 0 gaadus en diximes de degres. Les . d J>recisiOn • 1 erreurs roche, on sc servit de thcrmometres e . ites au 1110. Dans tous les ens, n lect ures fu1ent faites au 1/20 et ensuite redu .. t re de l'cau est celle d'un sont infrieures il 1110 de degr C. La u] roche est mesure l'cxtrenutc situ entre les stations 4 ct 5. Ln le calcaire compact de la paroi au trou horizontal de 43 cm de profondeur prat q 1 foud de la grotte. csurcs internes, nous donnons dans e Pom mieux comprc.ndic les donnes des mes la surface durant un intervalle tableau suivant les vaieurs de tempratures mes de 12 mois. , . . f' > Trieste. (1) Geofis1co all'Istituto a JCC' emhre 1953. (2) Communic:ation prsente le tl sept 1 1 1

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    [2] 308 SILVIO POLLI .---:--1 _ 1 _ _:_ _:_ \' VI \'JI \'Ill 1.2 2. 5 6.0 10.3 .8 18.6 =-::: 16 .li JI : 1.1 TemJralure Moyenne ..... . :\1oy. mn x .. . 9.6 10.6 15.2 IH.8 2.J 2 3U.O :W.ll 26.1 20. • . 30.6 1 •) 7 2 . 0 -5 . 0 }i x Moy. min .... . . 7.7-5.9-3.1 1.8 5.5 10.1 12.7 ll.:J s. Dans les tableaux suivants nous d ures excutes dans ln onnons un rsum des mes grotte dans les deux annes d'examen. T, . l . . rwYe"rze emperu ures extremes mo(lennes el oscilluliDII 1 d l d '1 1. rode uns es eu.t: annes 1Y51-5"l en detJI' cen '.l/ • ' . _.. 1 :::::::::::::-.. Temprature 1 2 3 4 5 6 7 eau roche -----------------nrax .....•...•.• 35.0 11.0 10.0 10.0 10.1 to.l 1 rnin ............. -5.5 9. 1 H.2 9.3 H.l u.o 1noy ............ 11.0 10.4 Y.7 H.7 H.7 9.6 ose ............. 39.4 1.4 0.9 0.7 1 0 ).1 1.'i 10.1 9.80 6.5 9.1 H.30 H.2 9 6 9 GO 5.2 Il 9 0.45 D . 'fot•rncs, mais particu1'. ans toute la grotte, les conditions climatiques sont tres 11111 rr•tnde stabilit. Dans 1Ieremen_t les infrieures elles prennent un aspect ;u•c moyenne est de qui comprend les stations 3, 4, 5 et 6, la te!npci variation annuelle 9 1, mfer1eure de 1 relativement la tcm1Jrature de 1nnines d'octob1e est d 0 L t • res sc .. • , ? a emperature maximum se vrifie dans les prenue 1 •11mum se vrifie c est-a-dire 10 s 1 • •• aturc 111 d . em?mes aprcs e llHlXImum cxtetnc ; la tcmpcl lcment aprs la tcmles JOurs du mois de mai, c'est--dire 6 semaines. par le fuit que le a m1mmum externe. Cette diffrence dans les retards se JUS d'air froid), tandis 1 des couches basses advient par con,exion le transport d'air ju\ie rechauJJcment est d surtout la conduction, ttlllt donne . 1 . l•t diffrence entre roi ve;s le haut est trs limit. Cc fait fondamental justifie uussi • la cempcrature moyenne externe ct celle interne. H 'd ., a:x:imum Ullll t e exlreme moyenne el oscillultoll Ill dans les deux annes 1951-52 (ell pourcenls) 1 2 5 6 3 4 --Max .....• 97 99 99 99 99 99 Min ....... 26 H4 93 90 91 91 96.7 Moy ...... 67.5 96.2 96 .l 96 6 96.2 8 9 7 98 85 93.7 13 Ose ....... 71 ;) 6 5 --------. , . . . . Ile est de 4 %. L'cau L humHhtc relative est en moyenne de 96 3 % l'oscillation annuc 1 en raison du du bassin a UDC temprature de 0, celle de }'ait•, et CC a [3] METEOROLOGIA NELLA GROTTA GIGANTE 309 refroidissement produit par l'vaporation. L'eau qui coule le long des stalactites ct des parois n, pour la mme raison, des tempratures de oot 0, infrieures celle de l'air. Les (:ournnts d'air sont ptesque nuls. On a pendant les saisons hivernales une petite d'nit froid le long des parois qui, maintenant l'air nu fond une temprature inft'l•ure it la moyenne exte1ne, rend possible ln stabilit dans le systme de ln masse 'itrntifie. Dans la section suprieure, circulent de lgers courants dus spcialement aux variations de pt•ession, ils sc dclenchent bas. Dans les galedcs d'entre, les courants sct nu contraire tis forts. Quand le courant annuel (de densit) s'ajoute aux effets de lu ptc.ssion, 011 peut rejoindre des vuleurs de. la "!tesse 2,5 m/sec, telles peuvent d<'indte une lampe it actylne. Ces phcnomnes nlterent peu les conditions chmat iqucs de lu zone infdeure. Les tempratures moyennes sont lgrement plus hautes que duns les couches prs du fond, le maximum annuel de trs peu suprieur, l'humidit infrieurc. En gnt•al, la masse d'air de la cavit se prsente. dans les saisons avec un: sti:ntification thermique directe peu marqu':, la temperature dnn!nu? !e bas. lnt confre un quilibre stable qui rend possibles la constance ct 1 umform1tc des conditions climatiques internes. J. PREl\IESSE r d'aria da Trieste, verso N, a 269 m. sul . Sull'altipiano carsico, a 6 km. 10 mea. b >Ozzo l'ingresso alla grande medio del mare, si al fo?d.o d•. un 0 e da qucsto, attraverso cav1ta natun1le. Alcunc sene di gradilll pot tan . 1Qttesta lunaa ?80 rn larga l n . 'd . d Il a vasta cavet na. o ... • a IIJH a gallena, al e ' ' 1 l'vello del mare e a 121 m. dalla superhO .m. e alta 115 m. Il fondo e a 150 111• interni della grotta, indicate pi ficiC esterna. Questc quotc e quelle dei P no state determinatc mediante questa nota c nella figura aso>rossimate a mcno di 1-2 metri. hvcllazione baromctrica e pertanto nsull.fi . P}otogrammetl"ici i quali daranno Sono attualmente in corso rilievi_ topogra.•cdi lei grotta. le p ti notevoh c a OSIZIOili csatte di tutti 1 pun . le1la Commissione Grotte della Ail . . 1va e per cm a ( . a fine del 1950, per IniZW 1 ' . . t del c.A.I. (Club Alpino Hahano) e Societ Alpina delle Giulie, Sezione dl Tnes di Trieste sono state iniziatc con la collaborazione dell'lstituto e 111isure dei' principali clementi Il,. } • J>CI"10 lC 1 • • ne Interno della grolta rcgo an c . risultati delle dctcrminazioni ese-1 t . . . I>rcsentano I • • d' ne eor1c1. In questa relazwne s1 una chiara idea del chma 1pogco 1 guite nei due an ni 1951 c 1952. Essi dannlo t'vantente a qucllo della zona sovra-11 l t che re a 1 • l . . que a grotta sin in scnso asso n 1 Jla temperatura media, a nunmta stante. Notevole risulta il basso valorc d< c d' rase deali estremi interni rispctto . '1 ritar o 1 o . . l' ampiCzza della oscillazionc annua, 1 . . lat1,,3 c le fluttuanh correnh ag 1 Il' nid1ta re ' ' a quelh estcrni l'alto valore de 111• lternate secondo che le vanazwni ' tinue o a 1ngress1. Quest'ultime risultano con lente 0 rapide. La grotta ag1sce 111 della pressione atmosfcrica all'estcrno c microbarometrica. t . . 't. ba rome rlC• . . l' ques 1 cas1 come enorme cav1 a . f omeni nccessarw prec1sare qua 1 Pcr poter mealio determinare quest:, Originariamente vi erano tre sono le comunica;ioni della grotta, delta << ingrcsso alto ; una aperture. Un a sopra la parte ti . grsso attuale ; ed una tra all'estremit Nord, che costittuscc 1 Ill naresso intermedio . Questa e la ptu ma pi vicina al1'ingresso Nord, delta << pozzo che il 20 aprile 1890 venne . l . E' tato da que p1cco a cd e ora ostruita. s effettuata la prima discesa nella grolta.. . li'nata che si apre in una piccola ,. . dtlleria 1nc c Il •t' L 1ngrcsso alto una o' 1 , oto so}JI'a la llarte centrale rlc a cav1 a. 't l 1 fi cc ne 'u 1 1 concav1 a c e terreno e che mis . 1 Il ({I'scesa cmrisJlOnde ad una arg tezza J . Il'' z•o < e a '' ... a sez1onc di questa gallcda, a 1_01 1 't'ngresso chiuso inferiormcnte da un d 5 dt 3 111• " • U 1 c1rca m e ad un'aitezza. . t m'aperttHa di circa 4 m. qundrah. na muro che 1ascia libera supenormen e l

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    310 [-1] leggera inferriata impedisce il passaggio alle persone e cH, pcr evidcnti motivi di sicurezza. . L'ingress? ?ttuale costituito da un pozzo profondo circa 12 m dai qualc si d1parte una np1da galleria che sbocca, alla profondit di circa 30 m, nella cavit principale. Nella strozzatura della galleria, in prossimit dello sbocco interno, vi una porta di ferro di rn 1 per rn 2, chiusa generalmente. Sopra la porta, una di cm 20 per 40, lascia circolare l'aria attravcrso la galleria. Le condizioni del elima ipogeo, determinate nei due anni consiclerati, si riferiscono alla situazione degli ingressi ora descritta, che era tale pure negli .decenni.. Se questa dovesse di poco modificarsi probabile che le condizioni chmahche sub1rebbero solo minime variazioni. All'esterno della grotta e in sei siti interni furono scelti i posti di stazione nei ogni 2 settimane, vennero eseguite accurale determinazioni di termo metna e psicrometria. Furono usati strumenti di precisione controllati nel Iaboratorio di fisica dell'Istituto Talassografico di Trieste. Per eseguire le misure da Trieste, la grotta, discenclere nella stessa e salire nei Sih prescelh. Il Iavoro tanto pi notevole in quanto viene eseguito regolarmente durante tutte le stagioni e con tutti i tempi. Queste missioni furono eseguite con cura e abnegazione dagli speleologi de11a Commissione Grotte della Societ Alpina delle Giu_lie di. Trieste. Con particolarc passione si dedicarono . ad i due speJeolog1 FabJO FoRTI e Tuiiio ToliMAsr:-.:1 che vivamcnte nngra7.IO per la prezi?.sa collaborazione. Hingrazio pure il Presidente della per, l1?teressamento avuto ne lia sistemazionl.' degli . e Il. !>Irettore dell lshtuto Talassografico di Trieste per gli strumenti mcss1 a disposizwne. II. LE CO:-.IDIZIOXI CLIMATICHE ESTERXE Il terreno quello tipico delle zone carsiche. Calcari erosi c tormen.tati dall'azione chimica e fisica delle acquc, scheggiati dai gelo e sole, cheggiano tra il terriccio rossastro e i pochi ciuffi di un'erba stent?ta, sothle e ?assa. Qualche piccolo flore e qualche cespuglio di biancospino ra;vi_vano un po' Il paesaggio. Assenzio, timo e origano aromatizzano acutamente 1 ana rendendo indimenticabili i tardi pomeriggi estivi ivi trascorsi. . . La zona situata in una Iievissima depressione degrada lentamente verso N'V. Soggetta fortemente ai fattol'i chmahci del rctroterra separata dai mare dai sollevamento marginale dell'altipiano I?rcsenta notevoh analog. 'I l' 1 • d meteo ne he sono perturIe con 1 c 1ma subalpmo. Le norma 1 con IZJOni b t 1 1 ENE detto << bora che a e, specia mente nell'mverno dai vwlento venlo < a .J' '. • • • • ' I 1 ita ad una veaetazwne con I suo1 caratten di venlo freddo e secco ostaco a a v . l') • • h lt tura medw annua e dt c e a nmenh potrebbe essere meno povera. La tempera . . Il d' 111o c d' 3 c . T . t d' 0 6oC Inferwre a que a I , ; e I o mferwre a quella ch nes e e I ' . 1 Bolzano che si trova nelle Alpi ad una latitudine ben maggwre. posizi.one ele t 1 1 p 1 0vosa e nevosa maggwre va a e v1c1na a mare comporta una prec1p1 azwne di quella di Trieste. P t . 1 I 1 1 1 t tt1re e delle prec1pitazwn1 resen 1amo 1 va on mec 1 mens1 -1 < e e empera k SE 1 .. n rilevati a Opicina, situata nelle stesse condizioni di terreno, 3 7dott < grotta. Nella prima riga sono date le temperature mcdie e . .c ai d' 18 . . 1 me
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    312 SILVIO POLLI [(;] eseguire le misure con tutte le cure e gli accorgimenti affinch esse risultino il pi possibile esenti da errori. Lo strumento fondamentale stato il psic1ometro ad aspirazione Assmann n. 162, di costruzione R. FuEss, Berlin-Steglits. I termometri sono isolati c seller mati. 1 .bulbi hanno doppia schermatura metallica nichclata. La divisione in 1,5o C, la lettura esatta sino ad 1/20 C. La velocit della cmTente d'aspirazione lungo i bulbi di 2,8 rn/sec, la durata utile dell'aspirazione di 8 minuti. 1 due termometri sono stati tarati nel Iaboratorio di fisica deii'Istituto Talasc;ografico di Trieste, hanno correzioni inferiori ad 1/10 C, di queste si sempre tenuto conto nel correggere la Iettura. Per il bulbo bagnato si usata acqua piovana. La determinazione dell'umidit stata fatta su11a base delle letture eseguite ai termometri asciutto e bagnato e usando le : << Aspirations-PsychrometerTafeln del Preussischen Meteorologischen Institut, Berlin, 1914. Le letture venivano eseguite a temperatura stabilizzata e ripetute una seconda volta per controllo. Date tutte le precauzioni prese si ritiene che Je misure rispecchino cffettivamente le condizioni naturali dell'aria a rn 1,5 dai suolo, con un errme inferio1e a 0,1 o C. V. LA TEMPERATURA E L'U:MIDITA' I>ELL'ARIA Nella tab. 1 presentiamo le determinazioni termometriche corrispondenti ai singoli giorni di osservazione e a c.iascuno rlei 7 posti di stazione. La stazione 1 esterna alla grotta. Le stazioni 2-6 sono tutte interne. Il posto 7 nella caverna dell'ingresso alto, in comunicazione quasi diretta con l'esterno, risente percio notevolmente gli effetti delle condizioni esternc. Riassumiamo nella seguentc tabellina, pcr ciascuna posizionc consirlerata, i valori estremi e medi della temperatura e quelli dcll'oscillazione annua media. Le medie annue delle stazioni (; e 7, tanto neHa tab. 1 che nclla scguente tabellina riassuntiva, sono state dedotte solamcnte dai da ti dell'anno 1951, e cio per evidenti ragioni di rigorosit. Ternneralllre eslreme, mPdie ed oscillazionP media nef biennio 1951-52, in oC --1 2 :J 4 5 6 7 acqua roc ci a --------------------:\fax ............ 35.0 11.0 10 0 10.0 10.1 10.1 11.7 10.1 9.80 Min ............. -5.5 9.1 9.2 9.3 9.1 9.0 6.5 9.1 9.30 :\1ed •••.•......• 11.0 10.4 9.7 9.7 9.7 9.6 9 2 9.6 9.60 2. ...... 16:J-52 ........ 2-6-52 .......• :lO7-52 ........ 24-8-52 ........ 28-9 52 ....•... 3-11-52 ........ 30-11-52 ....•..• 4-1-53 .......• i\Iedia .......... 1\IETEOROLOGIA NELLA GROTTA GIGANTE 313 TABELLO 1 Temperallll"e de/l'aria, dell' acqua e dt•lla roccia. STAZIOXI HOC-1 ACQL1A CI.\ 1 2 3 .J 5 fi i ------------------5.7 10,2 9,5 9,5 9.4 9,4 7,6 9,7 9.48 4.8 10,3. {),5 !l,5 9.3 9,3 6,5 9,5 9,60 4.0 10,0 9.3 9,4 !l,l 9,0 7,5 9,5 9,40 6,7 10.4 9,6 0,6 9.5 9,6 9,6 9,45 4, 1 9,9 9,4 9,5 9,3 9,0 6,6 9,5 9,40 10,!l 10,3 9,f) 9,6 9.5 9,4 9,2 9,3 9,40 10,4 10,2 9,6 9,5 0,5 fl,5 8,7 9,5 9,40 9,7 9,5 9,5 9,40 14,0 10,0 9,7 9,8 9,6 9,7 9,6 9,5 9,45 12,5 10,5 9,7 9,6 9,6 10.5 9,fl 9,9 9,9 {),9 9,9 9,6 9,50 10,5 9,8 9.7 9,7 10,2 9,6 9,55 23,3 10,6 9,7 9,8 10,3 9,6 9,60 10,6 H,7 9,8 9,8 20,3 9,8 9,9 9,9 11,2 9,6 9,75 1!'>,6 10,6 9,8 10,0 9, 10,7 9.0 9,9 9,9 9,9 11,0 24,8 9,9 9,8 10,0 11,4 9,70 1(),7 9.9 23 8 10,0 10,0 10,0 11,5 9,75 24,2 10,9 10,0 10,0 10,1 ! 11,7 9,80 19,4 11,0 10,0 10,0 1 9,80 10,0 10,0 10,0 10,4 9,9 12.4 10,9 10,0 10,1 10,0 9,6 !l,D 9,80 10.0 7,5 10,7 10,0 10,0 9,9 10,0 9,5 9,9 9,80 10,0 10,8 9,9 9,7 !1,6 H,6 8,3 9,6 9.70 6,7 10,6 9,6 9,4 7,2 9,5 9,51 n.s 9,5 6,6 10,4 9.5 P,3 70 9,4 9,40 9,3 5,2 9,8 9.3 9,2 9,0 -9,2 9,30 9,3 2,1 9,1 9,4 9,1 9,1 -9,1 9,30 9,4 5.4 9,3 9,2 9,6 9,7 --9,7 9,60 24,4 10,4 9,7 9.9 10,0 --9,70 26,3 1 10,6 10,0 10,0 9,8 9,70 9.9 9,80 21,8 10,7 10,0 10,0 -9,8 16,1 10,8 10,2 10,0 10.0 -10,1 9,80 10,1 10,6 10,0 10,0 9,9 -10,1 9,80 8,6 1(1,5 10,0 9,9 9,7 --9,8 9,70 2,2 9,8 10.0 9,7 9,7 9,7 9,4 9.6 9,60 12,5 10,4 9,7 . ---:..--.J

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    314 SILVIO POLLI TABELLO II Umidila' relativa in percento e slalo del tempo STAZIONI DATA '--STATO UEL TE!\IPO 1 2 3 4 5 6 7 --------------7. 1.51 ..... 97 99 99 98 96 96 96 coperto, calma 21. 1.51 ..... 62 96 95 98 96 94 b8 va rio 4. 2.:1 ...•. 91 96 95 95 95 96 92 piovoso 18. 2.51 ..... 92 99 98 99 HS 95 97 piovoso 4. 3.51 ..... 58 98 96 95 95 96 85 coperto, CH lilla 18. 3.51 ..... 91 95 98 98 96 99 99 cop., venlo 1. 4.51 ..... 76 96 96 99 95 96 95 cop., venlo \V 15. 4.51 ..... 82 98 98 96 99 96 93 va rio 29. 4.51 ..... 94 95 98 99 99 99 98 piovoso 13. 5.51 ..... 64 98 98 98 98 99 97 bello 27. 5.51 ..... 39 96 98 96 98 98 96 va rio 10. 6.51 ..•.. 67 96 98 96 99 98 96 coperlo, calma 1. 7.51 ..... 67 96 98 99 98 B8 95 co p., venlo ENE 22. i .51 ..... 46 98 96 98 98 98 88 va rio 5. 8.51 ..... 60 98 98 98 99 96 91 bello 26. 8.51 ..... 67 95 96 9li 98 99 98 cop., venlo 'N 23. 9.51 ..... 67 97 97 H6 H6 !-J8 98 va rio 14 10.51 .... 42 95 96 98 98 96 89 sc reno, venlo ENE 4.11.51 ..... 88 96 9d 96 95 9 93 coperto, calma 25.11.51 ..... 78 96 95 96 95 tl6 95 va rio 9.12.51 ..•.. 91 96 96 98 95 95 95 coperlo 29.12.51 ..... 54 94 95 98 93 94 88 cop., venlo ENE 20. 1.52 ..... 26 96 95 95 90 91 85 coperto, calma 17. 2.52 ..... 62 96 93 95 93 94 -va rio, venlo ENE 16. 3.52 ..... 43 !-J4 94 94 9! 95 -bello 2. ..... 36 96 95 96 96 --va rio 20. 7.52 ..... 51 98 94 95 94 --bello 24. 8.fl2 ..... 60 96 96 94 98 --va rio, venlo ENE 28. 9.52 ..... 79 95 96 96 98 --bello 3.11.52 ..... 70 95 95 96 96 -cop., venlo ENE 30.11.52 ..... 95 95 95 95 96 --nebbioso 4. 1.53 ..... 65 95 93 95 93 --se reno, Yento ENE Media ....... 67,5 9li,2 96,1 96,6 96,2 96,7 93,7 [8] J l9j METEOROLOGIA NELLA GROTTA GIGANTE 315 Nella tub. 2 si p•csentano i valori dcll'umidit relativa in percento misurati in ciascuna stazione nci giorni d'osscrvazionc. Le mcdie delle stazioni 6 e 7 sono state dedotte dai soli valori dcll'anno 1951. Nella stcssa tabclla indicato Jo stato del tempo all'estcrno della grotta duranlc i pomcriggi nci quali furono eseguite le misure. Esso ha valorc relativo in quanto che le variazioni meteoriche diurne non alterano scnsibilmcnte le condizioni interne, speciulmcnte quelle degli strati d'aria piit bassi. Diamo pcr l'umidit rclativa una tabellina riassuntiva analoga a quella della tcmperatura. In cssa pero anche i .dati del sito 1 sono stati ricavati dalla tab. 2, inoltrc l'oscillazione dcll'umidit in ciascun silo quclla massima osservata nel bicnnio in csume. Umidila' e.-;lreme, medie ed oscillazirme mas.-.ima nef bienno 1951-52, in percerzlo 1 2 3 4 5 6 7 Max 97 99 99 99 9U 99 98 .. Min ...... 26 94 H3 94 90 1 91 85 Med ...... 96 2 96.1 1 96.6 96.2 96 7 93.7 67.5 5 9 8 13 Ose ....... 1 71 5 6 . . 1 c 2 si possono facilmente ricavare, mcdiante le labelle Dm valon delle tab. d 1 l metro con bulbo baanato (che non sono psicr t 1 1 t >erature e ermo o orne ne 1e, c emi . t. pazio) Esse possono interessa re in quanto che state prescntate per ccononua < 1 cra fango met'lllo ccc.) bagnata, cio che d 1 II malena (roc ' , ' ' ' ' anno le temperature < e a E' . f 'le vcdere che tali temperature risultano nell tt , lt mune pero aci 1 . a gro a e mo o co 0 3 0 5o C) inferiori a quelle segnate da termocratura dcll'aria, mediante la for-. del vaporc e a conoscendo la tenswne ' mula : 1,06 s U nss. = 1 + ct t _ 1 nsione del vapore in mm. di altezza di mer (U uss. = umidit assolu_ta, 5 ;assolta in grammi di acqua per m. cubo cu rio, 11 = 1 /273,2), si otticne 1 t;n riassunto dei valori dcll'umidit assoluta d'aria. Diamo nclle scgucnte dalle tab. 1 e 2. dedotti, con la relazione sopra 10 '' . ;ma (grammi di acqua per m cubo) Umidila' massinw ne/ biennio 1951-52 estremt, medt e 6 7 3 4 5 1 2 ------9.2 9.2 9.2 9.3 10.2 Max ...... 15.4 9.7 8.4 8.5 8.1 8.2 6.4 Min ...... 1.9 8.4 8.9 8.9 8.8 8.9 8.4 Med ...... 7.9 9 G.8 0.7 1.1 1.1 3.8 Ose ....... 13.5 t.3

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    316 SILVIO POLLI [ 10] VI. LA TEl\IPERATURA DELL'ACQVA Tra le stazioni 4 e 5, alla quota di circa rn 180, in una bassa e brcvc caver. netta, vi sono alcune vaschette che generalmente sono piene d'acqua. Solo in periodi estivi di grande siccit rimangono secchc. La principale avt un paio di m2 di superficie ed una profondit di una decina di cm. In questa vaschetta immerso un termometro a mercurio, con divisioni della scala in 1/5o C, bene apprezzabile la frazione 1/20 C. Il termometro stato tarato e controllato come quelli gi descritti. 1 dati ottenuti dalle Ietturc sono presentati nclla tab. 1 e nelle tabelline precedenti. Essi sono corretti e ridotti ad 1/1 0" C. La temperatura media del biennio risulta di 9,()" C. E' di 1/1 0" C inferiore a quella dell'aria circostante. A cio contribuisce l'effctto dell'evaporazione, la quale produce, come si visto, un abbassamento di temperatura di 3-5 decimi di grado. La massima tempera tura osservata nel biennio stata di 10,1 o C e quella minima di 9,1 o C. L'oscillazione massima risulta di 1 ,0" C, que lia mt!dia di 0,&. La massima temperatura si ha 'erso la met di ottobre, la minima verso la met di marzo. Il ritardo di fase medio rispetto all'esterno di 9 settimane, risulta di 11 settimane per il riscaldamento e di 7 settimane per il rnffreddamento. Si vedn1 pi avanti la causa di questa asimmetria. VII. LA TEMPERATURA DELIJA ROCCIA AI fondo della grotta, neJla parete verticale Ovest, alla quota di 150 m, circa a 119 m. di profondit, stato cscguito un foro orizzontalc, cm c del diametro di 3 cm. In esso, con il bulbo a 43 cm. di profondit, c tmmesso un sensibilissimo tcrmometro a mercurio. II grosso bulbo stato circondato da sostanze tcrmicamentc isolanti, in modo che estraendo il tcrmomctro dai forn non si abbia, per alcuni minuti, variazionc nella indicazione della Nel foro, con lo strumento in silo sono stati messi numcrosi diaframmi ISO anh, il tappo esterno pure isolante. tai modo il tcrmometro indica la delJa roccia alla profondit di 43 cm. Lo strumento un termomctro dt con la divisionc in 1/10oC, apprezzabile 1/50" C. E' stato tarato e con ro a o come i prccedenti. L t t 1 . . . . 60o C 1 a massima tcmperatura a empera ura mec 1a del b1enmo stata di 9, > • "' • • • t t d statu 9,80 C, la minima 9,30 C. L'escursionc massima nci clue an nt. e 5 .a a 1 0,50o C, l'oscillazione media annua di 0,45" C. Il dtardo di fasc me;ho all'esterno di circa 10 settimanc. La roccia in quel silo assume a masstma temperatura ana fine di oHobrc la minima alla met di marzo. 1 . u Nella stessa parete di calca;e compatto stato sistemato in ques I u t . S 0 in corso perio 1c 1e un errnometro 111 un foro orizzontale profondo 120 cm. • 011 letture anche di questo strumcnto. Si potranno cosi determinare i coefficienti di coriducibilit termica e calo rifica della roccia in silo. VIII. LA GROTTA QUALE CAVITA' BAROMETHICA . . . . . . iccolo foro si avr, Se in un recipiente chmso e Indeformablle SI apre un che la prcssione attraverso questo, una corrente entrante o uscente second 1 perfettamente t f . t . . . d. . . ne In moc o a mos eriCa es erna sara 111 aumento o In tmtnuzw . tmosferica in analogo si comporta la vasta cavit della grotta. Se la la aumento si ha, nelle due aperture, corrente entrante ; se 1It clcll'attuale corrente uscente. Particolarmcnte intcnso il fenomeno a D'l la vnstit della ingresso, dove la gallcria inclinata presenta una strozzatura.l corrcnti d'aria tt b t . . . . . l' . c per pro< ur 1 gro a as a ogn1 m1n1ma val'lazwne c 1 pressiOn . . l' tn microbarografo anche forli. Da confronti eseguiti con le registrazwn: t di 0 01 millibar risulta che variazioni della pressione atmosferica dell ore me ' [11] 1\IETEOHOLOGIA NELLA GROTTA GIGANTE 317 (0,0075 mm di altezza di mercurio) producono correnti dell'ordine di pochi cm/sec. e pertanto facilmente misurabili. Allo scopo di determinare qualitativamcnte e quantitativamente il fenomeno, sono state eseguite misure dell'intensit delle correnti d'aria alla porta d'ingresso, all'apertura alla e in altri punti della grotta. E' usat? il sensibilissim? anemo metro ad elica multipla, con 8 pale, per correnh deboh (N. 87), costrmto dalla Filotecnica-Salmoiraghi di Milano. . . . . La pressione atmosferica .a avenh periodi che possono essere dell'ordme. di. gi.orm, ore nunuh: Su quest.e SI sovrappongono oscillazioni pi regolan di e d1 perwdo, . , t' . tteri di , 1 uasi persistenza, delle nucroscillazwm. Il loro perwdo varia a\enicata . d' L tt 'b da pochi secondi a qualche decina di seconfl It.t a . a SI ctomporta en_e 1 . 1 b ometrica che tutte le -suddette u uazwm sono s ate messe 111 ev1 < ,t cavi a at d Il'' tt 1 C . f denza con misme escguitc alla porta e a ua on prcsswne. c: rica livellata fmono ripctutamcntc .. avenh di 10 _15 sec, di 25 .. 30 sec, di 55-60> sec. 1 s e1s 9 s5I1 J?Lcr10 Il SI prescnt.aro.no 1n t d' d Ile sta(fioni estate-autunno . e a tre fluttuaz1on1, con gwrna c 1verse c t) 1 s 1 . . . . . ,,iori risultarono me no re go an. e a presswne est erna er a periOth .minOJ 1 e mtagt) di'minuzione, gli stessi pcriodi apparivano quali ritardi 111 continuo aumen o o 1 Q t 'd 'Il. . . d 11 mrente fondamenta e. ues e rapt c osc1 aztolu s1 osscr o accelet amen tl a c Il rticolari }Jerturbazioni atmosfcriche che si 1 spondcnza a c pa va no so o 111 c.OI 11 . ncgli spostamcnti dei fronti atmosfcrici frcddi e caldi. han no nclla fm mazwnc c d a te e che di remo di prcssionc sono caralteLe correnti d'aria ora colnsit e 150 'senso in lutta la sczionc' dcll'apertura . t d 1 f tt he hanno o s cs ' nzza e a a 0 c . nellc correnti di densit pcr le quali nella contrariamente a quanto corrcnte disccndente e in quclla supcriore t . f . d ll'apertura si ta par c 111 crwre c , articolarit quella, come si visto, di avere cmrentc L altra. verso della correntc cambia con una ccrta pcriocmattcrc oscillatoriO, per cm 1 hi sccondi a vari minuti sccondo lo stato dei dicit che puo variare da parccc fronti atmosferici. IX. LE connENTI n'ARIA . Ile all'cffctto ora descritto si associano quelle geneAlle correnti dovt . 1 . Esse sono causa tc sopratutto dalle difl'crcnti d Il dl dcnsi a. rate . e. due masse d'aria, cstc•:na ed Da novembre a condlZIOlll tcrm1che delle 11, perto minore d1 quella Interna. Si ha pcrtailto tutto marzo la tcmpcratura ago la parte inferiore delle gallerie d'ingrcsso cd una discesa di aria pi calda c umida lungo la parte superiorc delle una asccsa di aria ed autunnali, l'aria estc1na csscndo pi calda aperture. Dul"antc .I mcsl in condizioni normali questc corrcnti stagionali dell'interna, non SI osscrva di dcnsit. . one diurna della tempcratura si osscrva ncllc due Pcr cfl'etto della. vartazi Ioga a quella ora descritla. Il loro ritmo pero pi gallerie una circolazw.ne ana 110 solo gli strati d'aria pi clevati della grotta. brcve, esse pertanto del mattino le correnti disccndcnti sono notcvoli, Durantc la nottc e le rimavcrili cd aulunnali. spccialmcnte nelle neali ingrcssi il moto risultante. L'effctto dovuto Complcsso risulla pet aoncord:nte od opposto a quello della densit Si essere c ' . . alla puo f rti correnti dtsccndenh lungo la parte bassa delle due hanno ncl pr1mo caso . 0 quclla dell'ingresso -attuale, perch pi strozzata, si gallerie. It cit da spegnerc facilmentc una candela accesa ed possono Sono state mismatc velocit massime di 2,5 rn/sec. anche una fiamma a 11 orla cH ferro si osservano normalmcntc correnti dell'or ln corrispondenza a a P (Il ne di 0 2-0 5 rn/sec. l' t t' ,! ' 1 Il (frotta e solamente neg I s ra I superwrt SI notano ancora < e Jlll deboli, hanna velocit clell'ordine
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    318 SILVIO POLLI [ 12] Seguono pero gli stessi ritmi di quelle delle due gaBeric d'acccsso. Le direzioni convergono o irragiano verso le uscite, i scnsi sono concordanti con quclli che si osservano nelle gallerie dcgli ingressi. Le intcnsit si smorzano allontanandosi dagli ingressi, specialmente verso il fondo. Negli strati bassi non si hanno apprezzabili movimenti d'aria. Duranlc la stagione invcrnalc vi disccndono gra datamente masse d'aria fredda. Questa clisccsa rallcnlala ncllc stagioni inter medie ed ordinariamente nulla durante l'estate. Qucsto raffreddamento convettivo della massa d'aria bassa non compensato che da limitatissimi moti convettivi ascendenti. Prevale dunque la diretla cliscesa d'aria fredda. Consegue da cio che al fondo della grotta l'aria ha una temperatura infcriore a quella media annua che si ha all'esterno. Questa di 11,1" C, queJla in fondo alla grotla 9,7 C, la differenza di 1,4o C mette bene in evidenza il fenomeno descritto. X. !L CI.Il\IA IPOGEO DELLA GROTTA GIGA:-;TE E t' t ci t>ossiamo ora sam1na 1 ne1 capitoli precedenti i singoli elemcnll me eoii • considerarli nel loro insieme e dedurre le condizioni del elima ipogco della cavit. ln lutta la grotta le condizioni climatiche sono molto uniformi, larmente negli strati inferiori esse assumono carattcrc di grande _Distm guiamo percio nella cavit, due zone, circa della stcssa altezza, una Infci'IOI'e cd una superiore. Consideriano quella inferiore. Essa comprcnde le stazioni n. 3, _4, ? e 6 La temperatura media annua di 9 7" C e l'escursione tra le due stagwni estreme di. 0,8o C, risulter cio al grado. All'esterno la .. la mass1ma estiva e la minima in vernale di 40" C. La tempera tu• a plU a a si Il tt' b l(J tt'nwnc clo}>O quella csterna. raggmnge ne a prima se Imana di otto re, cwe sc I . . 1 1 L t t 1 l' n 1 .11zo cwe so o t OJ>o a mm1ma empera ura SI 1a verso 1 pnm1 gwrn1 < 1 ' ' . . . 6 . . . . 1 . tardo si gmshfica col sethmane del mm1mo esterno. Questa ddferenza < 1 Il . • f tt . . . . 1 . 1 . bassi avviCne soprattutto a o gia accennato che Il ra fi rcddamento deg 1 stra 1 • . , . (d' d r 1 . 1 lda1nento e do\ uto soprat-per convezwne Iscesa 'ana rcdc a) mentre I nsca , 1 1 t tt Il . . . f. 1 t verso 1 a to e 1no to u o a a conduzwne, dato che Il trasporto d'ana 1 e< < a limitato. L ' 'd't' 1 d 1 . . . l' a e la rofondita 1 c1rca e a regwne superwre, cwe s1tuata tra gli 1ngress1 e ' . . . d' 60 1 d b 1 1 d' . 1 t a vanazwn1 1 pres-m., c1rco ano e o 1 corren I ana, dovute specia men e ' .1 b Q t' E 1 t rerso 1 asso. ues 1 swne. sse sono p1u Intense verso a volta e pi smorza e ' onsiderata moti perturbano lievemente le condizioni di stabilit della zona oc diverse senza peraltro alterare molto le condizioni climatichc che son_o pi alle di quelle della zona inferiore. Le temperature medic sono maggiore 11 11 d ' t t t' l' ua e < 1 po ' que e de e masse al'la sot os an I, escmswnc ann .. ni variano rapi-l'umidit minore. Nelle due gallerie degli ingressi qucstc le duc damente quanto pi si va verso l'esterno. In questu ftnc della galleria stazioni n. 2 e n. 7. J.,;a prima, situa ta do po il pozzo, a. a ci pale e partecipa d'ingresso, in immediata comunicazione con la cavita prin [ 13] l\IETEOROLOGIA NELLA GROTTA GIGANTE 319 pertanto alle condizioni climatiche interne ; tanto pi che la galleria di piccola sezionc e chiusa dai portone di ferro (a meno dell'.apertura sopra la porta). La stazione 7, situa ta nella galle ria alta, pi larga, pi breve e molto pi aperta della precedente, risente notevolmente delle condizioni esterne e non va pertanto com p•esa fra le stazioni della cavit principale. Nel complesso la massa d'aria della cavit si presenta in tutte le stagioni con una stratificazione termica direUa anche se appena apprezzabile, la temperatura cio diminuisce verso il basso. Cio le conferisce un equilibrio stabile che rende possibile la costanza e l'uniformit delle condizioni climatiche interne. Dalle due aperture, e specialmente da quella alta, scendono al fondo, scorrendo lungo le pareti, lievi correnti d'aria fredda che, mantenendo l'aria al fondo ad una temperatura inferiore alla media esterna, rendono possibile la stabilit nel sistema della massa d'aria stratificata. RIASSUNTO La grotta una vastissima cavit naturale lunga rn 280, alta rn 210 e larga m. 60. E' in comunicazione con l'esterno mediante una stretta apertura che si apre all'estremit superiore gr?.tta. Essa un tipico esempio di unica e grande cavit ed _e pe:cio molto adatta per ricerche normative di mctcorologia ipogea. ag1sce 1noltre come enorme c sensibilissima cavit baromctrica. Dai 1950 s1 eseguono nella caverna regolari e sistematiche misure delle condizioni dell'aria, dell'acqua e della roccia. La temperatura e l'umidit si misurano, mediante psicrometro Assmann, in sette posti opportunamente scelti. In questa relazione si i della claborazione di queste e di quelle, escguite a_d 1ntervalh stagwnah, delle correnti d'aria continue e osc1llatorie registra te parhcolarmente. _1 valori me. di cal cola ti ed il loro andamento c.ond1z10n1 chmahche della grotta e possono servire di norma per le cavlla di hpo analogo. Discussion l\f. TnoMBE souligne de temprature entre les parois et l'eau souterraines vrifient ce a deJa tr?m:e. dans les grottes franaises. Il est 1!gnlemcnt, que l'hunudxtc _des cants est plus faible que celle des suprieures. 11 serait souhaitable que 1 ? dans de nombreuses grottes, des etu-d t . t'qucs comme celles de :M. S1IV10 PoLLI cs sys erna 1 •

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    Gustave ABEL < 1 > Tempratures et formation dans les grottes du Salzbourg de glace (Autriche) (2) Les grandes diffrences d'altitude que prsentent les o-rottes du Salzbourg ont permis. de faite sur les tempratures des observations vastes qui, ailleurs, n'auraient t possibles qu' des latitudes diffrentes. Ces observations ont t effectues dans 30 grottes diffrentes, toutes d'une longueur minimum de 100 mtres, et des altitudes variant entre 420 et mtres. Durant ces observations, de nombteux thermomtres ont t installes dans toutes ces grottes. Prs de 3.000 prises de temprature, faites en toutes saisons, ont t la base de nos constatations. Dans tous les cas, entre l'entre et le fond de chacune des grottes, j'ai constat six zones de temprature : 1) zone extrieure, 2) zone d'entre, 3) zone froide, 4) zone de transition, 5) zone des grottes, 6) zone du fond. En se basant sur la zone extrieure 1' qui prsente les plus grandes ti ons allant de la temptature maximum de l't J'US(JU' la temprature ' d' l ? 1 t d ensible-de l'hiver dans la zone en 1 ee .... es emperatures exlrmes sont eJa s ment mais sont loignes nanmoins d'environ 15u C. (fig. 1). . Il a rsult des observations de ln zone suivante 3 qu'une poche de frOid y existait dans la premire partie. Presque dans chaque' cas nous avons pu tet (}UC la temprature de cette zone tait infrieure celle des autres zones (fig. 2 A' • 't' 4 1 t1rotte. La zone de ti an si wn nous mene vers la temprature propre de a. 0 JctiCette zone 5 comprend la plus grande partie des cavernes et montre de tres 1 tes variations de temprature, n'excdant pas 2o 2o5 C. La temprature des grottes ainsi constate montre qu'elle est gale ou presque gale la temprature annuelle moyenne de l'extrieur. La dernire zone, zone du fond 6, accuse une lvation de temprature. (1) Lnndcsvcrcin fiir Hohlcnkundc in Salzbur, (A t ,• 1 ) . t. . t • . H u l lC lC • ( 2) Communtca wn ptesc.>n l'C n la Section I l 12 b • , c Sl'ptcm . n . 21. r

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    322 GUSTAVE ABEL [2] 0 •• . .. , " 1 l#n 0 EtongtJttiln d's 81'UIIn/tJtlt -"10 FIG. 1. Variations des tempratures extrmes entre l'extrieur ( gauche) et le fond ( droite) dans la grotte du Brunnloch. 2.S lon,a.tl•n of•r T•mpnalllr 2.0 ,. •. u 15 '10 Co" -s t iO-=--2 3 4 5 5 4 3 2 Fw. 3. Variations des tempratures cxtJ•mcs dans le cas d'une g1otte it douhl(• (•nt•ie (Eislwgelhohle). 10 FIG. 2. en ,idence de la zone froide >> (n" 3) dans la 'Vienene•fall Hohle, en trois saisons difTrentcs. 2 3 4 5 6 Fu .J __ Vndntion des des , . 1 •s rrottcs avec leur a.lt ttUd(' b zones < c. H • 1 •. des entree:; ; it ( g"lUChe : aJtJtU< CS • ) choite : clwlle des tcmp(.••atu•cs . [3] TEl\IPHATURES DAXS LES GROTTES DU SALZBOURG 323 Si nous avons affaire une grotte double issue, dont l'extrmit nous mne la surface, la zone 6 est inexistante, et la zone 5 succde aux zones 4, puis 3, 2 et 1 (fig. 3). Les protections ou paliers gothermiques effectus pendant le temps de ces observations sont rests sans influence sur la temprature interne. Connue il a t dit plus haut, grce .la situation alpine du Salzbourg, il a t possible d'examiner des grottes situes des altitudes diffrentes, et dans toutes les grottes on a constat ces six zones. Nous avons de plus constat que plus l'altitude d'une grotte tait leve plus la temprature mme de celle-ci tait hasse ct restait proportionnelle la tcmpatmc annue-lle moyenne de l'extrieur. A une altitude de 1.450 m, on approche de la temprature de conglation, c'est il-dire de oo C. Au del de celte altitude, la temprature des g1ottes sc trouve un point infrieur celui de conglation, ct ces basses tempratures sont maintenant la cause de la formation des glaces permanentes souterraines (fig. 4). La formation de ces glaces -l'hiver des cavernes -commence au prin temps. L'hiver, l'espace est rf1igr ct l'nil' froid s'y trouve emmagasin. Au printemps, la fonte des neiges de la haute montagne, l'eau s'infiltre dans les g1ottcs, o rgne .Je froid, ct y gle. La chaleur de l't arl'i ve ct fait fondre une partie des a laces temporaires. L'automne accentue cette fonte ct il arrive mme que la permanente soit attaque. Pendant l'hiver, la fonte est arrte, le floid extrieur ct les chutes de neige sur la montaanc empchent l'infiltration des eaux. Si bien que les saisons l'intrieur de; grottes souterraines sont diffres de trois mois. Cette thorie, appele thorie de la glace d'hiver, a t propose par Eb. FUGGER, en 1886. Cc savant a bas ses t1avaux, entre autres sur le contrle des marques faites dans les glacires de six grottes diffrentes, et rclev.cs au moins une fois par an. Pour ces travaux, il a galement cu recours des plans et dessins anciens ; mme de simples inscriptions de dates dans les grottes ont t des prcieuses indications. La seule indication de valeur n'est cependant fournie que par la glace de base. La gtottc gl,ace << '. l'Untersberg, nous en donne un exem ple. Si nous prenons comme zero la posihon. en 1885, la glace. a diminu jusqu'en 1926 de 2 m 1 O. et .depasse la dmarcation de 35 cm. En 1951-1952, un tat statwnnmre est a enregistrer, ct seulement en 1953 on observe une lgre baisse. . . Au moment prcis ou les des Alpes de l'Est sont en grand retrait, nous constatons une des glaces soutcrn1ines. Nous enregistrons dans la Eisricsenwelthohlc ' entre 1 .et 1953, une augmentation des glaces dans l' << • de L de la glace qui recouvre le sol de cette grotte a pu etre Elle attcmt aujourd'hui une hauteur de 26 m. La progression ... des dans la << a fait l'objet d'une autre observation. En 1819, PossELT CzoRI?H chut capable d'avancer 150 mtres de l'entre, sans port de crampons. Ce.c1 • est aujourd'hui hnpossible, du fait que la
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    324 GUSTAVE :\BEL [4] Une seule grotte montre une rduction constante de la glace, }!1 4: Kolowrat-Hhle ::r> de J'Untersberg, qui s'est rduite, de 1886 1953, de 3 m. ba. Ici, l'largissement de l'entre devait tre une opration dplotable. D'autres observations, faites dan.; la Schellenbeager-Eishhle , une hauteur de 1.620 rn sur l'Untersberg, ont montr une augmentation cie la glace souterraine de 1926 1950. Dans la Eiskoaelhhle du Tennengcbircre, altitude 2.100 m, on enregistre depuis 1942 (anne sa dcouverte) jusqu'en l950 une augmentation de la glace au sol et une rgression des stalactites. A partir de 1950, dans cette mme grotte. on enregistre une rgression partielle de la glace au sol, alors que, par contre, on constate dans le Sulzenofen du Tcnncngebirge, depuis 1922, une tion de la glace au sol, ce qui entrane parfois mme une a caverne. Il en est de mme pour les << Feuertal-Hhlen , dans le Totes Gebirgc. La formation de la glace souterraine dpend la fois des meilleures tions de froid de l'hiver et de la fonte de neige du printemps, qui permet ID 1 -tration des eaux. . C . . . u' les formatiOns ontra1rement aux arottes de glace staticJues en rcgtesswn, 0 b t 1 . les ctverncs de la glace dans la poche d'air froid sont rgulires, elles son , < uns dynamiques, tributaires des intempries. 1 t S entre < e sor c . auvent, la sortie des grottes se trouve plus basse que son . . ' f 't par l''t' l' f '1 l'' b pel d'au sc ai, que, e e, air roH sortant par Issue la plus asse, un ap . , e est l'issue place plus haut. A cet endroit-l, la temprature, vu l'altitude c sur t d... l b c . . n cc consernl 1 h. c . souven eJa p us asse. es courants ont en so1 une ID uen . . fluencer la glace, mais il suffit de lgres diffrences de la temprature pout 11 .n dtion d bi } 1 • uer st < 1 spa ct otns11 eDra ntd a ?. ace. voire mcn11c yro.:oq au :\c;yen Age, il y o a e. epms a ern1ere epoque glaciaire, et en < crmer HeU . •. . le tem-a eu sur terre une augmentation sensible de tempaatme. Cette eleva\1 :'." elles prature aurait suffi pour provoquer la fonte des glaces des gro\ csl glaci dataient de l'poque glaciaire. Il en rsulte que la thol'ic selon laqucl c t d l st abandonnee. res sou erra1nes e nos rcgwns dateraient < e cette epoque c. ' ' 'ble l o la En conclusion, la formation des glaces souterraines est linlinu-mcyenne de la temprature annuelle atteint oo C. Une augmentatiOn \ des tion de cette temprature provoque une transformation correspon an e glacires. J. DU CAILAR et P. DUBOIS Sur quelques modalits de formation et . d'volution des dpts cristallins dans les cavits de haute altitude <2> Rsum A 11 cours de dhcrses explorations en. haute altitude (3.000 m), nous avons constat d:ms dill'C:rcntes ca\'trs la prsence de cristaux de gypse en position particulil'C (sur ct musse de glace), de mme que de nombreuses val'its de cristallisation de la glace. Nous l'appelons ici ces diffrents lments et posons les diffrents problmes relatifs cc:: constatations. Au cours de recherches hydrosplologiques dans le Haut-Massif calcaire du :\'larbor (1 ), nous avons t conduits nous aux conditions de tion ct d'existence des importantes masses glacuures ct de quelques cl'lstalh sations minrales qui ornent les cavits ces hautes montagnes. l.Ja rgion tuliP se situe au Sud du Cirque de Gavarme (Hautes-Pyrnes), ct s'tend surtout ( n Espa(tnc sur les pentes mridionales de la ligne de crte joignant le Casque m) i\lont Perdu (3.356 rn), une d'envir?n 2.900 m. N . 11 .. r•tJllJOrtons ici que quelques observations, fades surtout a la grotte 1 ous .. ' d 1 c b l 1 . ' D .. . :1 la arotte Casteret, aux grottes e a mn e ces sards et a 1 aven du C\ .lUX, n d't' } . • l'' . } ' l\hubor. Dans toutes ces cavits, des. con 1 Ions p 1eres, .leren-tes l'altitude, ont dirig des glaciaires. et nunerales: Trois facteurs paraissent determmants : la temperature, la pressiOn, le degre l1ygromtriquc. 1 LA TEMPRATURE Les diffrentes mesures effectues par J. DEVAUX [2] l'entre de la Devaux l'ont conduit considrer les zon,es du massif calcaire devaient avoir constamment une temperature d environ oo. De _I?lus, ther.moJ11e tres 1 . . a demeuae pat J. DEVAlTX ct J. RosH [3] ont vane depms envuon . aiSSe!Y 1 } f . ' 't , gt . s cnttc _ 3u et + o. r, c 1aque ms que nous avons pu pene rer '111 -cinq clD 1 . . f 1 • 1t a 1•1 1 trieur cie la masse ca caire, nous avons not des temperatures pro C1nc emet ( 2 ) Communication JH'scntc le septembre 1953, (1) Splo-Ciuh Alpin LnnJ.tucdocJcn, Montpellier.

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    326 J. Dl' CAILAH ET P. DUBOIS l2] toujours supel'!eures 0". Il apparait donc nces.•wire de considrer deux =ones tle rpartition de temprature l'intrieur des cuvil.c;. Zone profonde : La temprature semble y L-trc dtermine pm des circulations d'air. La masse calcaire a t tellement JHll' les. mou,ements tectoniques que l'on ne connat actuellement aucune cavit profondc qui ne communique avec l'extrieur par plusieurs passages. Ceux-ci ,ont infltu.t pm lem position sur le rgime de circulation d'ail. Zone externe : Les cavits ptoches de la surfatc subissent l'influence de ln temprature externe. Comme cette altitude ):1 tempnttme moyenne annuelle externe est infrieure 0", les diverses grottcs de celte zone demeurent constamment aux alentours de 0" ct seront aptes possder des gl.ac.iaires. plus, la glace inte1vient, suivant son impo1tance, comme agent rfngerant manent. Dans les galeries non ares, elle cmpehe toute variation ct stabilise la temprature. De toutes faons, dans les deux zones, les sont basses. Le carbot l 1 l' 1 f 1 1u•:t chnui na c < e ca c1um c 1ssous < ans l'eau tant beaucoup plus a rou < ' • ' rester en solution faible temptatmc. Il s'ensui/, dans les di/fel'entes cavztes, une absence pre.que complte de concrtions de calcite. 2" LA PRESSIOX Les (ll.ffe' ren 1 ... nt les di verses . ces < e presswn ducs la dni vellatwn sc}><11 .t • t des hydrologiques, et l'Instabilit des en altitude, prodmsent des courants d'ail violents dont F [a] a rec l'existence saisonnire ct donn les lois. . ' . Hz'ver Co t J' ttffr est trs man < air remontant le S\'Ste' n1e 1 '•tJ't exteneut engo f 1 ' .. ' fr1eur .rou, toute la cavite est soumise un I'crimc glac ccl'lainemcnt bien Ill . 1 • a ; mais l'absence de fonte empclH• toute formation de De plus, a neige bloque les entrees et tend empehcr toute cinulation d'aH. Et' A 1 . • Cet air sc . Ir < escendant des lapiaz surchauffs vers les lans le refr?Idit graduellemt>nt au parcours des cavits qu'il ttraverse. AinSI, ... < ': >CU du :Marbor-grotte Devaux, nous avons not, le 31 juillet 19n3, a 1 pres aux memes heures, les tempratures suivantes : Aven chi : galerie non are ()"9 .......... galerie are ............... 5"8 Grotte Devaux : galerie are .............. 5"6 galerie non are ........... 0 C t ' t bi' ofondc ct zone cs t.Jres e a Isscnt bien lu distinetion entre zone pl . t ,5 : externe des cavites. Dans ee systme elles ont les consquences smvan c Aven du Marbor : absence totale de concrtions. I)remires salles, . .= importantcs formations glaciaircs dnns les (hsparu1ssant a environ 200 mtres de I'entrt>. 3" DEGH HYGHOMTIHQl'E fonction I b 1 '•t' 1 I . l' sttttntnte t'Il t'., ... u com e < e varie\ Ion c e a tensHm de vapt•m c eau ' , • ntmosp 1e1 t: de la temprature montre la prsenec, it faible temp rH turc, d unt:i. soute dans 1 • 1 . l' • . l't••tll < JS. JI peu c 1mgee en HllllH Ile. La quantit maximum cie vapeur ' ' 1 , 100 r;,.. ] , t t • f 'bi " t•oches < t: air es res ai e, meme pom des dcgts hygnnnett'HflleS P [3] DP‘TS CRISTALLI!I:S DE HAUTE ALTITUDE 327 en rsulte les mmes consquences que celles constates par F. TROMBE [5] la grotte du Riusec (Haute-Garonne) : sol poudreux, absence d'humidit sur les surfaces rocheuses, possibilit d'vapmation de solution et dpt de cristaux de sel dissous (gypse de la grotte Devaux). Ces quelques donnes physiques sqnt gnrales. Elles sc compliquent dans le dtail de l'intetvention de facteurs particuliers. Nous nous proposons d'tudier leur influence sm le dpt des formations glaciaires ct de cristaux de gypse trouvs dans quelques-unes des cavits du massif. 1. FORMATIONS GLACIAIRES La glace prsente, clans les grottes marborennes, des formations certes imposantes pat leur masse, mais localises. Son importance apparait mme minime par rapport au dveloppcmcn.t des grandes perces hydrologiques de la rgion. Cc n'est, l'chelle, qu'un peht amas glac concentr la sortie des cavits. La condition premire de formation de la glace est une temprature inf rieure 0". Nous avons vu que seules les galeries soumises l'influence de la temprature externe possdent toujoms cette condition. La variation de cette influence en fonction des facteurs locaux nous permet de distinrruer trois types de cavits formations glaciaires. b a) Cavits pntrant profondment dans la masse calcaire, type : systme lapiaz marboren-grotte Devaux. Nous l'avons dj tudi en dtail. En t, par suite des courants d'air, la temprature est suprieure oo. Donc, pas de glace. Aux points de sortie. de la externe peut favoriser le dpt de glace, mais toujours localise et relativement peu important. Ainsi, la grotte Devaux, la glace disparat graduellement environ 200 mtres de l'entre. On obsetve d'abord d'paisses masses de glace, qui s'amenuisent pour ne former bientt qu'une mince pellicule, puis qu.elques cristaux de givre sur les parois. b) Ccwits :ie dveloppant distance de la surface, type : systme lapiaz des Isards-grotte Casteret. possede les caractristiques suivantes : Faible diffrence d'altitude entre le lapiaz et la sortie de la grotte. Le cou rant d'air est, par suite, peu important et le rchauffement, en rgime de circulation d't, ngligeable. La grotte reste t!ans toute longueur prs de la surface, c'est--dire sous l'influence de la temperature exteneure, et des importants refroidissements nocturnes (smtout en t). Au total, gtotte froide, abondamment alimente par les eaux de fonte des nvs tout .et possdant sur tout son dveloppement d'hu portantes gl?ci_a•res. Divers puits s'ouvrent dans les galeries. Ils jouent le rle de pige arr frmd et sont entirement glacs. c) Cavit . ., mixtes, type : grotte des lsmds. Cette gtotte fait partie d'un sys tme joignant les hautes pentes d.e la Tour du Marbor un point de sortie probuble quelque part dans muraille du Cirque de Gavarnie. Elle se dveloppe, par suite de la configurah.on du terrain, assez prs de la surface. Aussi elle pos sde de trs belles formations glaciaires, ducs l'influence des froids extrieurs. l)ne diffrence e.nt.re la sortie et l'entre du systme un violent courant d a.•r qm, en regime de circulation d't rchauffe sensible ment la cavit tel P?llll que l'on peut voir de petits de fonte la sur-f . des masses glacees. ,\CC • t • l J' 't f l'' d Ce type nux e, a a mu e e mfluence des courants chauds de l't et e la peut suivant les conditions locales, des cavits 1 ls ou moms enherement glacees. pl 1 1 1 ' . ..

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    328 .J. IlL: C:Afi.AII E T J>. IJ UBOJS :.JJ Dans ces di,crs systmes, les f ormations glaciaires IH'u\ ent appa1ait1 c sous plusiews vadls . Ces vari ts sont des f ormes dt• la glace. Lctll ' stn1cture cristalline 1est c e ncor e tudier en dtail , ainsi que lctll' S eonditi o n s d e c d slallisalion. nous bon1crons, i ci, les dcrire sous l et ll' forme macroscopiqu e . On peut dis t i n g u e r quatre va1i ts : 1 " Glace compacte: Elle a t appel(e tort g lacier sou terra i n par );. CAsTEflET [ ] . E ll e occupe l e planc h e r des galeries, quelque f o i s sur p lusieurs mtres d'paisseur. Elle a l ' a spect bleut e t vit1eux d 'un glacier de s u1facc ct provient de l a solidifi catio n direct e des cau x d e f onte dans les galeries. 2 " Glace en co n c r tiun: Ce tt e varit p1cnd des formes e n t o u s points sclll b lablcs aux concrtions classiques de calcite. On trouve ainsi des s talactites a\ec canalicule d'a liment a tion, rideau, cascade c t plancher stalaglllilique, qui donnent 0 1 2m. F1r.. 1 GROTTE DEVAUX Coupes des loupes de glace G e t H Thermomtres l a cavit un aspect d e g r olle con c r lionnc habitue lk. Ces concrti ons sc f orment partir d'caux d e percolation q u i assurent aussi l eur cro issance. , . . . . .. , . . s;,r nnlc 3 " Glac e transparente: C'est une l orme tics llll 1 eu-;e, .,., p o u 1 la premire l'o i s par .1. DEVAL"X, en sou s l e nom de g lace .,. t 1 h puree cidc . l\'o u s n e conserver o n s pas cell e app ellation, car e ll e d e 1111 ma. '. ' J 1 . l'L' 1 1 1 . . sscs .,.beees. On ne a 1mp1 c ' e, c surtout a tra n sparence de ces 1111posan cs llld . "'' .. ' t . 1 1 1 . 1. . 1 t . . ntc ni des fadcuJs conna1 n c n ( u moc c r c c n s l a IIsat iOn cilla gace rnnspa1 • : . r . _ l . 1 J ' 1 1 0 1 L •J"dcrnenl d des 01 p a r J e u rers qui on conc 1l:onncc. n pc11L ln vo1r passer ac • 1 . 1 1 J • . . -,, ,raation par ICU-111;1 I O n s cc g ace compnete. I:.lle appara1t alors comme une sc" n' lircmenl pure d e l a glace compacte. • 1 • sc 111ontre sou s Parlo11t ol! n o u s l'avons r e ncontre celle glace lranspal en h l . Jn "'lie, 1 ; cOII1 Cl ., n' forme d e langue descendant de c hemines du plafond, c l t enc '1 dizaine d e l ' 1 t l ll 'l'. S " sur une llC , que on vo1 par 0 1 s se pour s ui vre a ravers sa ,.,. . , . u n e h y p o -' 1 C f . . 'fj' 1 l' ' ! ' l ' ( !le IJI'OI)OSl l m e res. c a1t, ve n 1 c s u r l o u s cs < epo s, nous p er n 1 • . • cel a expl1l l • . 1 . . 1 1 [ . [' s•tnS p o lll lese s:mp c d'cvolu!Jon des masses < e g nee rans l"" e n t, : . , .. dans une 1 . . . l ' ' ['j . l 'l'IVl'e d (,Ill, . quc1 cur s t r u cture ( 'l'lSl
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    (;HO' I • m C ouloil' l : q > i ss(: de Cl'i s t a u x glacl', pl:lnthLl ' Cs d'air, l 'une immobil e c l . trs l ' a u t r e conli n u c llcmcnl e n m o uvement c t plus c h aude. li d oit e n resulte • des condens a tions qui sont tr(• s certainement l'origine d e s cri stau x. D e plu> cri s taux paraissent c \ o lurr assez rapi dement : J o .1. Dr::vAt:X [ 2 ] avai t s t gnalc e n 1928 d e magnifiques chantillons, n o u s n ': w o n s rctrou\' , e n 1 953, que d 'as.scz petites Il est d o n c n ormal d e l e ut nllribuc1 • une d a t e rie post1i curc l a m1sc e n place : t clue ll c d e l a g lace translucid e . . . Signalons enfin que les p hcnom nes rie condcn:alion en g a l erie s non aerees peuvent resulter auss i de .ch a ngem ents brusques rie entranant un brus que clwpgcmcnt d e Ces quelques con sHlc ralwns s u r l e s phnomnes g lacia i1cs internes n e son t pas d finitives. Les les importants sont il resoudre. Seul un n illagc d e m e.sutc p rcc1s. (lhc!mo. m ctrcs <.:1 baromNrcs enregistreurs) , C'l des exp rie nces f r equent es, cfl cc t uees a demc ut c , sont a cluc l l c m enl capables d e n o u s rensei g n e r d e )('S conditions p hysico-chimiqUCS regnant. il l ' i . n t ricur des cnvt l es. Plus dtlltcllc e ncore sera l'tude des diffrentes va1ites cnst a llogn.tphi.<.tu.cs d e l a g lace. Les rayon s X p cnne ttront seul s de p rci ser [a structure d e ces vanetcs. Il. Cni S T Al.LtSATio;-.;s D E GYPSE E n d e h o r s des . formations g l aci aires, les d (•pls cri s l :tllins i n k tnes sont rares d a n s les cavttL:s d u H aut-:'l larbor. Les seul s eonnu s acluc ll cmcnl sont d.cs cristaux de gypse, .!. DEVAL' X
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    332 J. DU CAILAH ET P. DUBOIS [8] runis pour former de grandes plaques de gypse de quelques dcimtres de ct. La surface de ces plaques est recouverte par une lgre couche d'un blanc laiteux, due probablement la formation d'albtre gypseux par altration. Les plaques de gypse se trouvent poses sur des bombements de la glace ou sur des gros encombrant la galel'ie, sans toutefois adhrer leur support. Il semble que le gypse se soit form la surface de la glace transparente, quelques plaques ayant ensuite gliss sm le plancher de la galerie. Gypse lenticulaire : Varit de gypse sous forme de g•anules d'un bla.nc fonc, sans apparence cristalline. Ces petites lentilles sont indiffremment collees sur les planchers, les parois ou les toits de rrlace. On en mme quelque 50 cm l'intrieur de la glace. n_ Les divers problmes poss pm l'existence de ce gypse sont nombreux et loin rsolus. On sait que le gypse sc forme partir de solution d.e sulf:1te calciUm. Le sulfate de calcium, plus soluble chaud qu' froid, husse l.fepose• une quantit importante de cristaux par abaissement brusque de la temperature. II n'entre pas dans le cadre de cc texte de prsenter dans le dtail le dlicat problme de l'origine du sulfate de calcium. Indiquons simplement qu'on ne connat actuellement dans le massif calcaire aucune autre tJacc de ec sel: . 11 parat donc provenir d'tm remaniement local de frarrments de pyrite pigcms('c, t b d t 1 n • • t tJouve res a on an s c ans certames assises de la rgion. Plus prec1scmcn ' on quelques traces de formations pvriteuses dans un niveau schisteux proche la grotte Devaux. Dans la cavit, ces aaleries recoupent deux reprises cc meme niveau. Le processus de transformation est bien connu [5] : oxydation ct. hydra tation de la pyrite, raction des llroduits forms sur !c calcaire. On obticn.t du If t d 1 R" [ t] envis't''C su a e e ca cmm et des oxvdes de fer. Mentionner enfin que J. osH . . c une origine possible, par t;ansfOJmation partir d'une fine poussire t c tt ousstere re recouvrant toutes les parois rocheuses de la grotte Devaux. c c P est. soit un rsidu d'rosion soit une des parois. Quelques chantillons sont l'tude ;u laboratoire. Nous venons de voir que le gypse s.c dpose, partir d'une solution cie sulfate de calcium J>ar abaissement de tempe• c ' • A • • • 1 s fmmarature. Les cnstaux de la rrrotte Devaux sont plus ou moms meles a c e. lions de glace II a donc pu se produire une cdstallisation SI• lt 1 • • lf'eau ••c 1 e mu anee le puis de glace, par refroidissement cl'une ?rnvee. s en sulfate de calcium. Le gypse reste alors comme un corps et1ange• an.J t _ par la glace. il n'est pas davantage exclu une formatiOn rieure la mise en place de la a]ace nt d'introduction et de base aux travaux < c c herc]1eurs. l [9] DP‘TS CRISTALLINS DE HAUTE ALTITUDE 333 Bibliographie 1. nu CAILAR (J.), CoUDERC (.J.), Duoms (P.). Ln source du Gave de Pau. Annales de Splologie, 1953. DU CAILAR (.J.) et Col. -Hecherches hydro-splologiques sur le Marbor. Premier Co11grs international de Splologie et Bull. Soc. Languedocienne de Gogr., :Montpellier, 1953. :!. DEVAUX (J.).Ln grotte des Surs de ln Cascade. La l'tture, fvrier 1929. il. Rosc:H (G. et .T.). -Visite il ln grotte Devaux. Lu Montagne, 11o 268, mai 1935. •l. Hosc:H (J.). Ln grotte Devaux il Gavarnie. Bulletin de la Section du S.C. du C.A.F., no octobre 19-19. 5. TRm.nn: (F.). Trait de Splologie, pp. 117, 118, 136, 137, 22-1. (). CM>TEHE'f (N.). -Quelques phnomnes hydro-splologiques duns Pyrnes. La Montagne, no :.!8:.!, octobre 1936. Discussion M BARBET : L'cau et ln calcite cristnllisnnt dans des systmes diffrents mais don nant des macroformcs ces mncroformcs sont donc indpendantes des lois de ln cristnllisation ct ne dependent que des lois rgissant l'coulement des fluides donnant nnissuncc aux concttions dont les formes sont communes ln glace et il ln calcite. 1\1. fait rc,mnrque• .que, nu-dessous de 3 C., il se forme de l'hydrocalcite qui cristallise dans le meme systeme que ln calcite ct ln glace ; seuls les paramtres sont diffrents. M. TnoMDE constate d'une manire gnrale ln mauvaise adnptation des appareils de Jlll'SUI'<.'s physiques conditi?ns d'utilisation sous h•rre. Un programme de construction d'appnrctls specialement ctudis serait envisager.

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    B. G. ESCHER < t > Dpt du de travertin par << gas-lift >> (monte l'intermdiaire de gaz) (2) Abstract Jn the ncighbourhood of Kuripan (Ja\a) tlll'cc longish hills of trnvcrtine arise from the !)Urrounding paddy-fields to a hcight of 31 metcts. Thcv stand on thrcc faults and arc huilt up of amgonitc depositcd by hot springs of 45 C. t is that on the l'l'est of the acti\c hill difl"en•Jlt springs nt various hcights, e.g. at and 20 m above the paddv-ficlds, but quitc near to one anothc1, arc llowing simultaneously. The water cont:;ins CO:! and also somc H:!.S in solution. In 1932 1 ascribcd the ascent of this ,,ntt:r to the action of the gas-lift, wc li known to oil-tcchnologists. The Austl'ian spclcolcgist \V. CzoEnNIG has dcscrihed from the Zhmzova Cave in TsdleCo Slowali.ya caco:: crystallisations in the shape of turtets with a perforation from the hase to the tnp, wlu.ch wcre hy nscending water. He gave them the name of <: Qucllstalagmitc , mt•ans sprmg-stnlngmites. As stalagmos means dtopping, this word is not approprwtc. 1 propose tu use the designation of pegostylite from the Grcclt pege spring and stylos -. pillar. A pegoslylile is huilt up by precipitation of crystalline matter an nscendmg spring ; its is conical, dome-shapcd c:r pil)at-shapcd. The surface of pcgostylites is wholly co\etcd by small rimstonc pools ( gours ), which IS everywhere to be found where a thin shcct of sahunted water tlows o\ct an mclmed surface. Besicles those made of calcium carbo1wtc llw authm found tlll'lll made of limonite nnd of malachite. 1) LES DE DE KOURIPAN (JAVA), PRS DE BOGOR (BUITENZORG) A 20 lon. au Nord de Buitenzorg (Bogor) (Java), se trouvent trois monticules de travertin, forms, cheval sur trois failles, par cristallisation d'aragonite prcipite par des sources chaudes, do?t la tempaatme est de 45 C. Ces monticules, d'une hauteur maximum de metaes, dominent un paysage de rizires en terrasses, sans beaucoup de rehcf. Un de l'cs monticules, le Gounoung Kapouran pcrampouan (.tc femnw). tait, lms de mn visite, en 1929, actif. De l'cau chaude jailhssmt 3 . divers endroits ct des hautems diffrentes de ces cnes, formant dans leur une espce de mur de tntvertin, d'une lon gm.m de 150 mtres. H. a dessin sm sa cartc de 1915 sept sources sur )a crte, dont il valua le total, avec celui de diverses sources de moindre importance, 60 par l:'cau qui monte pm le joint est de CQ:! et un peu de H-S, des oaz hrcnt leur origine du volcan Salak, qm . se trouve 30 km au Su cl de Kounpan. L'cau, aprs a voir prcipit l'aragonite, retient en solution encore quatre fois la quantit d'aragonite en chlorure de -de Leiden (HoiJnnde) ( 2 ) Communicntwn )>l'l'Sl'Jltt•c le H septembrl• HH>i.

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    336 11.-(;, ESCIIEII f:l) calcium c l dix-sept fois cett e qu:Jnlit e n chlorure de sodium (:'\: JCI). Non seulemen t l e lra\'lrtin est prcipit, mais aussi un p e u d e soufre. L e carbonate de c haux est originaire d 'une cou c h e d e calcaire du sous-sol , d ':igc miocne. Du point de vue phYsique, il est intrcss:111 ! d e noter q u e les diYcrscs snu1ccs jaillissent simullanmcn't des lwuteu• s difl'rentes, par exemple :'1 c l 2 0 au-dessu s des riz ires a u pied d u monticule. En combinant cc fai t avec la tres p etite dis t a nce qui spare les sources l 'une d e l'autre, il est clair que ces sources n e monte p:1s par pression h ydrosl : lliquc. En 1 93:l, je m c su1s •cfcrc a u rle cie cc qui est connu d a n s l 'exploitation du ptrol e sous le n o m uc gas-lift . 2 ) i.E PHIXC:IPE Dl' GAS-I.IFT D E c;AZ) L'application d u principe du gas-lifl dans l'exploitation d u ptr?le 1 .. () 1 1 1 J ' t c>lc 11c suffit plus C Cja a ll C J C llll C . a prCS S lOll des g a z. diSSOU S ( 111 l s till tu \'au cl c p our a••c mon c r c 1quJC c a a sur ace, on ( cscenc tans • . , . . . . . . f ( J . l!ldC I'I..'COI11111CllCC d1ametr c moindre, avec un cnlonno1r a la wse, e a sc produire. C'est .J. V En sJ.t..:Ys qui a f ourni la thorie de ce pl'incipe . . . P . . 1 (J'c>J1 cie oraz sous •enon s un luvau \cr!Jcal, par lequel s'ech appe une so u ."' . 1 1 : . 1 . 1 l ' . l-Ins du petro le, ou pressiOn c ans un HJUH c, par exempl e du m e t J a n e t 1ssou s c' • 1 . ] J' . fe ('111[ C(UC ,l b1cn de l'cau carbogazcusc. L e g a z restera dissou s dans e HJUit ' J 1 sion pressi o n h ydrostatique d u liquide dans l e Lu\'au resle plus h a ule que ,' 1 en 11. du '''l Z 'or il exi s t e u n e hauteur a Jaque c h 'du ,;a z dissous d passe L[ PR/fiCIPE DU .GAS-LifT. . . . . . ... 1 ( gouttes ) 5rouillard dans gaz Zone de lrans ttion ( bulles de gaz ) Ecume dans liqu•de Fu;. 1 ' . ,., 1 J onlll' sure evcc. sion l!vdroslalique d e a co . . 1 , • , '"Ill dll ) HJUH c . lei des bul les d e !!az se sep :ll 1 ,. • " . . . . 'ndrc que ,\\ani un p oids specJfHJli C 11101 . 1 •1 111011_ . J V'lll Ce r Olll ' liquide, les bulles cc gaz a ' • . . , dilatent . 1 . . E Otllre elles sc lee de cc u:-c1. n ' J 1,d•o-• 1 prcss1on • e n montant, parce que_ ' 1 . c diminue dans d e l a col onne .IHJUHI, li< uidc l e 11ll'll1<: . sen s . L a d'icllme, qu• transformee e n une colonne 1 . 1 >rrr e 1 ]LIS e n p u s Co ( fe,i cnl e n montant ce P ar unit de longueur. 1 ' . 1 il , . . 1 •• 1 en montan , -: bulles d e o raz sc dl ,lien u n Ill. c l dans l e tuyatllt )Jlacc aura un • 1 A cc c ' \'Cali o elles sc t o u chcron . '1/tt'd cc qui , f • 1 b r o "' ' , J'cume Sl' trans o rme C l . z avec des 1 e . de ''• \'CUl elire en une co onn "' ttelctlcs . . 1 ('cs gou goullc l e llcs d 'un lHJUI C e. : .. runir e n , . 1 ber c l a sc 1 ont t endance a o m . cs vers c . 1 1 . on 1 c nt r:ll n c . . t t •'out tes ma1 s l' es s 1 • o n e e n e a o , . 1 . • l;n trc a z '1 h Jul !J'tl ' l e JCl cc ' ' J J 1 1d 1 Y ' ' . 1 1 c h ro u 1 • ' d'cume c l celle en ela c 'on J>Clll se 1 t .. sition qu . aura u n e zon e cc 1 ,IJl. ' 1 • Junbeaux '•1 n•'C cc ' ., fiuurcr comme un mc ' 1 n . l e brou! ". . 1.• en etal ( d'ecume clans un nu ICll ltrd c l v ice-versa. 11c'•J 1 n•'C cie , , I l Je 1 , o La hault•ur it laque e ter clpcncl •an , qui, dan s leut .Jeuncssl•, lllOillr(•nt la fonnc dun domc c>t1 d 'un cne. . .lt' donn e la dfinition de pi•gostylilc: Un pgostylitc est un par prcipalio n d 'une source asccncla ntc ; sa { ontqut• , en forme de dome ou en fol mc de colonne. 4 ) J.A SUHFACE E:-1 PETITS {iOlJHS DE CEHTAI:-IS DE THAVEI1'1'1=' J . c'•rrostvlitcs de K ouripan monl1lnt .es p ,., • eux mieux d (cl'irc par une st.lccession p ' J ' f 1 •1 c 'l clt•j'iJ ('l'l'l' Ullt' l'XJ>l'eSSIOJ1 JlOilr S J H ' eo Oh ' une sul'faee I'Cillarquablc, que je. ne de petits gou1s . . Je ne sais pas st la ('l' model. qui sc rl'lrouvc nussi sur 22.

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    338 H.-G. ESCHER [-1] plusieurs dpts de carbonate de chaux dans des g1ottes, ct qui ressemble parfois de la dentelle. Du reste, je l'ai retrouv en limonite dans les Alpes Beigamas ques et dans le Muse gologique de Leiden en malachite. Je ptsunl( que cc model prend naissance l o des prcipitations cristallines sc forment d'une pellicule d'eau sature, qui coule lentement (coulement capillaitc) sut une sut face incline. Il est vrai que l'expression << gom s'est introduite en splologie, mais il ne m'est pas clair si on entend par cette cxpression la totalit de ct boni ou bien seulement la digue en carbonate de chaux qui retient l'cau. Les cuvettes des petits gours des pgostylites actifs Kouripan sont plies d'eau, qui est peuple d'algues. Le biologiste J. G. E. BEUME a l'impresswt, que la construction du model petits gours sc fait de ce.s algues et que la gense de ce model entre entirement dans le donuune de physico-chimie. Le model en petits gours une rugosit la surface, qm fait qu'on peut gravir ces monticules sans aucune difficult. . C d 1 . d 1 f ' 't' 1 . aLIX lJ';aostvhtcs. e mo e e e a sur ace n est pmnt une propr1e c cxc us1vc A • , . Mais quand on trouvera des difices 'plus u moins en forme de conc, cou' crts de ce model, on cherchera s'il y a une perforation ccntntlc. Si c'est le cas, on a affaire un pgostylite. Bibliographie B • (J G B t' Hmulelingen van . . .). De Kalkhcuvcls van Kocripan en hun vegeta Jcs. . . . r 1924. hel 3e Nederlands Indisclw Xatuurwetcnsclwppelijk Congre:>, BUJtenzoig, C • 1 . SJJC{iiologisclzes ZOEHNIG (\V.). -Re1sccrinnerungcn aus Hhlcn der Tschechoslowa tel. Jaltrbuch, 13-14 Jahrgang, \Vien, S. 111-116, 1932/33. o . . • . . Artistiques el .a;;.REUIL Ou1, Lascaux. est authentique. Les Nouvelles Lzlterau es, Sczenlzfzques, No 1 HW, Larousse, Paris, 1950. XVII nos 13 ESCHER (B. G.). -De travcrtijnheuvcls van l{ocripan. Tropisclz Nederland, " ' ct 14, De Bussy, Amsterdam, HJ32. E Ils Jcad. cl. SCHER (B. G.). Une remarque sur l'Hydrologie de Lascaux. Comptes rene 1 • Sciences, Paris, t. CCXXXII, p. 15i2-1574, 23 avril 1951. l Gcbirgcs. l{NETSCH (G.). l{ohlcns:iurc, Vulkanc, Eazlagcrstiittcn des Hheinisc 1en Geologisclze Rundsclwu, 30. Band, s. 7i7-789, Tafel VIII, 193!>. B 11 Carte ScHOELLER (H.). Etude sur le sidrolithiquc du Lot ct du Lot-ct-Garonne. ll • gol. de la France, XLIII, no 206, 1!>41. V J) liquid. Jourrwl ERSLUYS ( -The cause of fluctuations in rising mixtures of gas und of Rlleology, III, p. 1-15, 1932. WITKA:O.IP (H.). -De Kalkbcrgcn van Kocripan Tijdsclzr. /(on. Ned. Aardrij/;:s/;:undig Gen., l{e Serie, XXXIII, p. 41i-423, 1916. . Discussion colonnes de tra-1\J. ,). PETROCHn.os : II n'est pas possible de nommer stalagmites ces . en passant vcrtins, puree qu'elles ont un trou et sont formes de caco:l que J'cau depose ne stalag) ,. t. . d' C' t conune u par Jn crwur un canal qui est dans la mnssc de la colonne. '('S •• mite, mais rcnvc•sc, et il faut chercher un nouveau terme pour la designer. tdactite rcn M. EscHEH : Il est vrai que le pgostylite est mo•phologiqucmcnt une :re usuge dt• verse, mais le mode de formation tant aut1 e, il mc semble mieux de '11 l'expression pgostylitc. [5] DP‘T DE 339 i.\1. Tno:\IBE : Le dpt de carbonate du carbonate de calcium commence-t-il il s'effec tue• dans le tube ,ertical ? i.\1. GonTANI : Je rappelle qu'en Italie on trom•e aussi des hien moindres, mnis, toutefois, comparables il ceux qui \'icnncnt d'tre dcrits par M. EscHEn : par exem p!l', dans le bassin des Acque Albule de Tholi (Home) ct aux di San Filippo (Tos t•anc m•idionalc). L'cau est trochle, non seulement par les bulles de gaz, mais aussi par les particules Caco:: qui commencent sc spmcr ; cc qui confirme l'obscrntlion de l\1. Tno:\IBE. Lgende des Planches photographiques PI.ANCJ I, Fig. 1. -\'t.• du sommet du Gn. l{apouJ•an Pernmpouan vers le Gn. Kapou•nn Lnld bois au milieu des rizi•cs. Phot. C. J. l{e!J=er . Fig. 2. Pnrtic NO du Gn. l{apouJan Pemmpouan :l\'ec franges de travertin partant d'un conduit vc1s une baignoiJe (il droite), vue de l'Ouest. Pilot. /Jeume, 1!J18. PI.ANt:HE Il, Fig. 3. Le'i monticules les plus bas il l'cxt•mit NO du Gn. Kapouran Pe1ampouan. Phot. Doders mm Leeuwen, 1924. Fig. 4. Sommet d'un des pgostylitcs formant le Gn. 1\.npouran Pcram pouan avec source jaillissante. Plwt. Doclers lJan Leeuwen, 1924. III, Fig. 5. Sommet d'un des pgostylitcs du Gn. l{apouran Pcrampouan avec oJ•ificc ccntJal it gauche ct surface dentelles. Muse de Go logie Leiden (Hollande). Fig. (). Surfac<' it dent<.•llcs forme par de trs petits gours d'un des pgostylitcs du Gn. Kapoumn Pcrampouan. Pllot. /Jeume, 1918.

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    4 P LAI(CII E Il

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    13.-c_:. ESCIIEil [8] U") Louis BALSAN Matriaux . pour l'tude . servir .... a des perles de cavernes de la , . region des Grands Causses La question d e l'tude d es << pisolithes a t souleve. l a runio n internatio n a l e d e s p lologi e d e Val e ncesur-Rh n e [ 1 ] . Tl ne nous pa1 at pas s a n s int rt d'y rcvcnii', Depuis les premires tudes des Aut1 i chie n s SUI' l es << pisolithes , reprises c t dveloppes ensuite pa1 i\lAnTEL dans l e d ernie r quart du XIX" s icl e , la bibli o
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    344 LOUIS [2] Quelques-uns de ces pisolithes sont en toupie ; d'autres ont t sphriques mais prsentent, pm adjonction plus rcente, une sorte de bomTelel ou collerette horizontale, au plan de •otation. Les perles de Goussounc ne sont pas, en gnral, blunches, mais lgrement colores par des argiles. Leur texture est grenue. Une coupe rvlc la formation concentrique classique : les divel'ses couches ayant t formes de calcite [ l J plus ou moins pure, le plan de taille prsente, autour du noyau, l'aspect d'une agate ille. . A 1'f1ven de Banicous (commune des Vignes, Lozre), sm le :\ljean, lors de notre premire exploration l5], au fond elu un nid de perles de cavernes. Elles taient toutes runies clans une meme alveole, et de formes .diffrentes, allant de la sphre peu pts pmfuite au aux angles arron_chs,. en passant par le disque aplati. Lcms dimensions varHue,nt de de diametrc, pour la plus petite, 1-l mm pom la plus grande. 1 ou tes et?Jent du type << porcelaine , c'est--dire grain extrmement fin, d'un tres pur et d'une patine fort lisse, d'aspect vitl'ifi. Nous dmes dtrui1c cc nHl pour largir une troiturc qui donnait dans les puits suivants. L'aven de la Barelle (commune de l\levrueis, Lozre) est situ sur le encore, quelque 2.500 mtres au S.E. de A1mancl ; il fut explor partiel lement par Armand VIR, en 1900 [(i], ct par nous-mme, en 1932 [7]. Cet abme prsente tJois tages de puits en << bouteille >>. Le dernier, il -87 rn, tait fortement .anos lors ;le notre visite. Nous dcouvrmes. en cc point, prs d'un filet d'eau qui doit, I'hive1, se transformer en vritable plusieurs perles de cavernes du type elassique, calcite colore en beige, la plus grande d'un diamtre de 22 mm. L'un de ces pisolithes, texture trs cristalline est biconique. Son cne inf ' . . l' avec rieur tournait librement dans une grossire alvole parOis 1rregu !eres, . deux portes horizontales situes 10 mm l'une de l'autre ; il en t•esulte <.Ieu.x de_ roulement, polies, parallles, au mme cattemcnt. L'extrmit. neure, qm ne touche pas Jes parois de l'alvole montre une texture de cnsta de calcite << en bouquet >>, sans aucune trace de' poHssagc. . Sur le cne supriem nous vovons uussi des << bandes de toulcment bien moins marques que les plus grossires et plus ne raut pas songer, pour les expliquer, un retomncmcnt elu pisolithc dans . t : cette usure suprieure peut tJs bi>. Sur les argiles du sol, les gouttes d'eau du _plafo?d forment, des sortes de 5 cm de chametre), cuculmres on ovales, hsses, on plus ou moms henssces rle bourgeons ; cc les .dbuts de ces stalactites racines, si souvent sur les sols argtleux. entendu, ces pastilles sont ici immobiles et Il ne faut pas ]es comparer aux disques totatifs de l'aven II de Caoussou.

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    346 [ l J e mme type de pastilles, mais ici sans bourgeon, st• rcll'OU\'c dans la yrolil' des grs de Saint-Pierre (commune de Yerdrcs, Aveyron) [1:i], o nous photographimes des perles classiques, toujours de petit dim;1tre, disposes en << nids A la {frotte de Malaval (commune des Bondons, Lozre), dt'l'Oll\'eJ'tc pm Paul ARXAL dans un ravin du petit Causse des Bondons [ 14], nous avons aussi photographi, dans le fond une galerie, p•s de .t lI'O\'Iell \e oppe a on onnance rachee. :\hus Il J'este a etudH.'r si celte ccl niel . rtl >rnpas cl'unc cristallisation du milieu englobant, sans faire partie du piso 1 w 1 prement dit ? N 1 ' n'J'ottes d'une .1. ous nous trou,ons ici en lJI'sence cie la formation, dans cs n. :.1 • J]Is:• 1 tres ens .t .... sorte de calcaire oolithique, ou pisolithique, avec ciment de ca cl e mais qui passe cependant, par endroit, une texture amorphe. b (c01:1111llne de Dans la << salle des perles >> de la elbre qrolle de Brama Hill .. )thes S t S (' 1 les piso 1 .. ain -auvcur-des-Pourcils Gard) sm le Causse cie .. ampJiet ' nous 't t b ' ' 1 • lments que e a1en nom reux et de movennc dmwnswn allant, pmu cs ts ont , . . . ' . '1 ees documen a'\ ons pu exammer en place. JUsqu'a -l cm cie dwmet1 c. •' ,us • les de t pills par les t•op nombreux visitems de ces lieux. La texture des Un B b . • . 1 cs uciJ cs. rama Jau est assez fine ; toutes sont fortement col01ees pm . ' r-, 110yau e l' 1 f .. .. •1 l' s lJI'cscnte un . xcmp aire sc1e, < c orme ov01de, a\'Cc 11 et 2 mm c axe. • . pcntnf d' b 1. ouehes con .... orme un gram de qua1tz de 5 mm de longueur, cmo e c e c , f ement 1 . . t P'lS p.ll ,11 ques c asSHfUes cristallines. Plusieurs de ecs pel'lcs ne son •. . • ou de . 1 . t . ' l' •XCI'OISSanccs • Circu aires : cer ames, aplaties, ont leur pomtour OJ'ne c. c. re la supcbourgonnements ; dans ce cas, la face infrieure est padmtcmcnt po 1 ' rieure dans de moindres propo•tions. ( . ssc Noir [17], L'aven de Fonfreqe (commune cie ::\lillau Aveyron), sur le ,au. le dia-1 , . • , . 1 . 1 c ') 0 111111 ( ne nous c onna qu un seul pisolithe ; pal'faitement cli'Cll mrc, c -1 •. conccn. t t f ' ' ' ) ' . ) de ('OLIC lCS me re, 1 es orme (du moins dans sa partie penp lCI'Htlle . loictls des triques minces, d'une calcite trs blanche, amorphe, qui laisse aux ' n tranes blaneht•s ; ecs eouehcs s'(•l'aiJient faeilcmcnt. . . ( conunu ne Dans Je dernier aven cxplm des Grands Causses, eclui de Llll. a.c; )'lfl•rnh•, de Mostu<'jouls, Avey1on), situ( sm le Sauvetc.-rl' [1H], Ulll' ; ... 1n•rnes; --40 m de profondeur, •cnfcnnait une impol'tantc sC:•ie de pedes < t• .. 1;JCJier sur g1ce l'amabilit de l'inventeur et des explorateurs, nous avons pu r place. i L [5] PERLES DE CAVERXES DES GRANDS CAUSSES 347 Les pisolithes ont ici les dimensions les plus extrmes que nous connaissions: la plus petite ne mesure, en effet, qu'un dixime de .de di?mtre, la plus grande, de la taille d'une orange, pres.que. parfallei?ent et de trs forte densit (poids : 266 g.) a, comme diametres maximum et minimum, 59 ct 55 millimtres. Les billes de 3 cm de diamtre ne sont pas rares. Presque toutes gisent en nappe, rarement en godet. La coupe d'un pisolithe, en forme de drage, de 24 mm de longueur, nous a montr un noyau central, form d'un fragment de calcaire, de 7 mm de lon crueur, dont le g1and axe correspond celui de la perle ; les cercles concentriques de calcite pousent trs exactement, au dbut, le pourtour du grain central, mais s'arrondissent de plus en plus en s'en loignant : la forme du noyau central n'influe ainsi sur celle de la perle que dans une proportion trs limite et de moins en moins mesure du grossissement. Tous les stades de formation des perles base de gros fragments de calcaire sc retrouvent ici : les noyaux sont souvent recouverts par une trs mince couche de calcite, qui laisse encore apparatre sa couleur ; d'autres sont englobs d'une couche plus paisse, mais une usure de la bille, contre ses voisines, laisse entre voir l'importance du galet original. Tous les aspects extrieurs, depuis le blanc gristre mat jusqu'au blanc parfait l'aspect porcelaine, se retrouvent l'aven Lacas. Le polissage parfait ne se remarque pas seulement sur les pisolithes porcelaine : une de nos ovalaire ct aplatie, dont le noyau central est form d'un gros morceau de calcmrc de quelque 18 mm de longueur, est recouverte, sur sa face suprieure,. par une mince couche de calcite qui laisse apercevoir, par transparence, le gris de la roche ; au-dessous, par contre, l'paisseur de calcite est de 6 mm au stratifie ici comme de l'agathe en couches blanches et jaunes, et cette parhe. presente une glame extraordinairement brillante, rappelant le plus parfait polissage de cristal. Plusieurs coupes, dans de trs petites (d'e 1/20 1 ou 2 mm), nous montrent qu'elles sont p'I'esque toutes base d'un grain de dolomie cristalline ; le sable dolomitique est abondant dans les cuvettes du Nous avons trouv tous les stades de formation, depuis le grain de dolomie peine enrob jusqu' la bille parfaite. Pour ces petites dimensions, les pisolithes vite, en gnral, la forme. sphrique, ou alors conservent des angulaires avec, dans ce cas, un polissage presque toujours du type porcelaine. La coupe d'une perle, trs irrgulire, de 2 mm de grand axe, montre un noyau form de plusieurs grains agglutins de dolomie, mais cet chantillon nous parat exceptionnel. De nombreuses autres grottes des Causses : le Teil, le Pas-de-Jouli, la Cabane-du-Trvezel, l'aven Il de la Vialette, etc., nous donnrent aussi des pisolithes [19] ; tous rentrent dans les diverses catgories que nous venons de dcrire. Ces exemples montrent d'abord que les perles de caverne ne sont pas bien ares l'encontre de ce qui a t dit souvent, ensuite, que leur formation n'obit des rgles absolues, ce qui semble expliquer leur morphologie si varie.

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    L 348 LOUIS BALSAX (6] Bibliographie 1. Annales de Splologie, t. IV, 1949, p. 179. 2 L'auteur regrette de ne pouvoir rapporter ici la bibliographie des perles de caver nes . ; il reste la disposition de ses collgues qui :-craicnt intresss la questiOn pour leur communiquer celle qu'il a pu runir. 3. BAI.SAN (L.) et RoUinE (J.). L'aven de Goussoune. P. V. Soc. Let. Aveyron, t. XXXI\', 1946, p. 408-415. 4. Nous employons, dans cette note, le terme de calcite dans un sens trs gnral et n'avons pas fait de recherche pour savoir s'il ne s'agit pas, paafois, d'aragonite. 5. Bru.sAN (L.). -Hecherches splolo.giques aux environs de Millau. Campagne 1933 Spelunca, no 4, 1933, p. 15. 6 Vmt (A.). Six semaines d'exploration dans les Causses et les Cvennes. Bull. Club Cvenol, 1900, p. 1 O. . BALSAN (L.). -Recherches splologiqucs aux environ de 1\lilluu. Campagne 1932 Spelunca, no 3, 1932, p. 32. 8 BALSAN (L.).-Id. Campagne 1931. Spelunca, n 2, 1931, p. 51 ; n" 3, p. 47 ; no 4, p. 22 • 9. DE JoLY (R.).-Explorations antrieures 1931. Spelunca, no 5, 1934, P 107 10 • BmEDENT (J.). -Explorations souterraines, campagne 1942, s.l.n.d. (Millau, 1943), p. 29. 11 B'bl' 11 d l'A yron Rodez, • 1 wgrap Ic dans : (L.), Splologie du dpartem-:nt c ve ' 1946, p. 266. 12. Id., p. 133. Id., p. 23. 1 (Lozre). l..J.. CAJAC (Dr) et RoumE (J.). --Le plateau des Bondons ct la grotte de Malava Ann. Splo., t. IV, 1949, p. 125-132. 1 5. LEl\IOZI (L.). -La grotte-temple du Pech-Merle, Paris, 1929, pl. 17 l. BALSAN (L.). Splologie ... , p. 312. 17. BALSAN (L.).-L'aven de Fonfrgc. P.V. Soc. Let. Avellron, t. XXXV, 1949, p. 138-141. 18 • •t l'Alpina ' Dcouvert 1951 par Marcel LACAS, par le meme c en 19:>3 Jusqu a -laO rn ; son tude sc poursUit. 19 N . . . des grottes, ous ne Citerons que pour mmoire les pisolithcs forms il Mjean, rive par exemple,
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    3511 1. 0 l' I S P.Al.SA:\ Lgend e des planches photographiques 1. A1en Lac a s . Petits p isnlithcs. Echclll en 1/:l mm. :!. A1cn de G o ussounc . P etits pis olithcs . E chelle l'Il 1 i 2 1 f • . [ . J'tl ' •''<>.I','IU'. forllll' S UC t > l USil•ur s :-!. A1cn Lacas . U hul de a ormat1on t l'S ptso 1 tes. " ' g rain s de dolomie:. Eelll ll c e n 1 /:l 111111 • . J. A1e n Lacas. Pisolithl's. Echrllt• r n t'Ill. !'1., \XCIIE Il. 1. A1en de Goussounc. P isolithts l'Il 11:1 p Pl' rgulii-•e. :l. A l'en de G o ussnunc. l'iso! ilhes e n n appe irrigulie . 1 Certai n s son t :1. .4.1 't•n du \'alal Ng1c. Pisolilh l' s c u nlic de fixatiou au • lih1es, d 'aulJ'l'S font dijiJ cO!'p s a \ 't•c Il: l 'OIIC rit i o nnl•mcnl de hast•. G1otlc de Sainl-Pic l ' l 'l'. Pisolilht•s e n n i d s. PJ.AX(.HE III. 1. A1cn Lacas . Pisolit hes iJ f'ol'lnes cubiques. Echelle en mm. 2. Al'c n de Banicous. Jli solilhcs :'! foi' Inl's cuhiqul'S. E c helle e n m m . i!. A1rn d u \'alal Ni-gre. Pisnlithcs i 1 Jll'otuhra nccs. E c h elle l'Il 111111 .J.. Grotte til-Gnges . Pastille it protuh l a n t e s . Echell e <'Il n>JJl. . c t face 1 ct :.!. Al'cn Il d e Pisolilhc c11 formt d e disque. Face supl'l' l eure infrit u •r. Echelle en cm. :1. ,;,e n d e G o ussoune. Coup e d'un pisolitht• i 1 GnJtte des llatllnt•s Chauues. Coupe d'un e n m:n. 1J.ANCHE V 1 • 1 Ile e n 111 111• n o 1 au ealc::ire. • . . col o ri•. Echelle pisolithe a anne.lU 1. G 1 ottc de :\linthal. Calcite englobant des pisolithcs . 1 . 1 hcs e n p ince e :.!. Grolll' d e i\lirabal. D tail du bloc preidenl, rnoJJtranl d t • s P1 50 1 des alvoles l'ides. . . • succdent 'l ( ' t t 1 ' l ' e pu 1 s sc • ' 1 ' 0 et<:" ll'abal . Pisolithe coup. La partie c entrale m:•nqu '. des 1 1 l . turc rad1c. couc tes Candcs cc " > i s o lithc e n forme de touptc, : ' E c h elle en mm. I ' J. AxC:HE vr. Grotte d e .\lala\aJ. i'isolitl w en f onnc de t oupie . 1 de type cou• anl. 1. L e pise li t h e e n place. D a n s gauche, t'Il haut, p e r cs :.!. Ll endroi t , le pisolith(• e n toupie (•tant soul cn:. :1. Ll' pis<>lilhe 1 u en p e t speclil'c. Le pis o lilhe l 'li par-dessou s : l e et nt1 c des plus :ti'CC l e ccnltc aclue l d e I'Olalio n . La donne l'chelle. • correspon d ce rcles d'ac t ' l 'oisscnt enl n e d;amtre , d .11 J1l m d e picc de 5 fr, c

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    -:> Jean PETROCHILOS Quelques formes concrtionnelles rares observes dans les grottes de la Grce < • > Rsum Les f o •mcs cn\ isagcs dans cette (tude sont: 1 ) des s talactites en houles, (jUI sunt des stalactites cl'c uscs, aux sections c i 1culai•es o u e llipsoda les. L e u • est. :• . a \is, il l a \ai'at ion des tlhits des caux, ain s i qu':'1 l a \a•iatH>n des cond•t• o n s a lmtci'Je u• des canaux des stalactites ct ;1 l t' UI' slll'facc c xtl'i e u• c; :.!) des stalagmites ou il disque, qui son.t des stalagmites o u pilic•s n o •maux , qui po•tcnt il :lU c m :'t peu p•cs. de l e u• hase des !hsques, de SOJ 'lt• qu'elles •cssemblent it dt• s !'handelic•s. Leul' est duc il la \':ll'iation des c o n d itions de concJ't•lion-l!t!lll(llll : 'l) 1 . : deux faces. Sa fol'mat ion est pl'ohlt•matique : ; 1111 l i S !]II e .1 • • .J.) des !Joules d e c alcite, sont.dcs ho.ulcs de calcite el'euses ou 1 . 1 . . tic 1• !t'l'l'a 1oss.1. Lcu1 IOim.tlwn est tluc a h c lttJte tic ••o u l les < Cml l'elllp l eS p:11 ' , , . ' o 'uU, :ncc t e l'la l'ossa, accompagnees de houles d au dans llltt cau inc•uslante a\cc calcite ll • • c1 ot cc " n . ' t . bou les n e sont pas en une Jllt'ec. entre les deux n u trois boules 1 e n 111, s • es tl.. . , tan s . . t .. 1 une •'ou 1erc. leur in t e n eur, • ) ' "'. . . .. J l . ture d e la mat• e rt• des stalactites spht•roJdales se prsentt• sous r01.111., .a s 1 u r

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    3 5 8 JEA:\ PETHOCIIILOS [ 2 ] d e cou c hes de rhombodres d e cal cite, d ont quelques coins solides ont la s u r face ext rieure . Les cou c hes sont minc es, o u clfaccs e n hnul c l p a isses e n bas; enfin, celles qui sont les plus proc hes etc la surface ext rieure sont cohtenles c t celles qui sont les plus proch e s d e l a surface inlt•ricurc sonl friables. La f ormatio n des s l a l a c l i lcs sphrodalcs, not r e a v is, csl d u c l a variati o n du dbit cl d e l a conslilulio n des c :urx i ncru s t antes . D 'aprs cell e h y pothse, p en dant une p riode humi de, une s l a laclilc n orma l e sc con<>lruil, e n form e de maca r oni; celle s t a lactite , plus l ard, p endant une p rio d e d'tiage, est o b strue. P en d ant une n oll\clJc p rio d e humide, l'cau d bord e l e canal d u macar oni cl coule sur sa surface ext r i eure; ains i , o n a un d p t de cou c hes de c aleitc, qui sont plus minces e n h aut c l plus paisses e n bas; l a forme est cclJc d'une boulc, parce qu< l'eau n'est pas e n grande quantit c l ne coul e pas l o n g t emps, d : rn s c h aque p riode humide. FIG. 1 FIG. :.l face int E . t l ' . l e l a s u r • . n m e m e cmps, cau qut entre d:rns l e canal obs true c r O< . sc u'cll c n eure d e l a s t a l a clilc p e u p e u _ e n J e d b o u c h rnl quclqucfor s , ) o r .t\c csl m ontr e une p lu s grande agressi v lt . S i J e dbou c h a•; c d u c anal d e 11 u n e ,. , . ) , . . ,.., . . ... n r )JCI H . rn o p c r c , u n p r o o ngemcnt d e l a s l:tl a r trt e sc lorm e aussr en ru. l ( •1 1 0 prio d e humide . . . . t " rossi 1), . J • , • ( • ( • 1 • ( J rCS r ) CS d l c m e m e procc< c, c n o u veau macaro n i csl obstru e c •1 • 1 J'cau Par )'appo ' l d ' C CQ' ' : ) 1 ' • . ' Ill JIIO \' C n ( e ' c a • ' a ace cxt c rr curc du llWC tll o nr, • . • . c nou 1 t A J11S I un m crus a n c qur su1 nlc d e l a surface etc t a J>rcmire b oulc formee. '. c cau ' Il b 1 f t 'cur c pn• un 'e e .ou e se o r mc, q t u , n p re), une e rosi o n de la surface c.• 1•• forme d e agrcss1 ve , n e conser ve qu e des \'l'stiges du macaroni pnmtld' e n goutti r e . 2) S T A L A G)IJ1' E S Ot.; PILIE H S A D ISQUE (fig . 3) . l e une cer Ce sont des s t a lagmites, o u pili e r s n ormaux, q ui p ortent un d r s q11 ,1crs. On les l . 1 l 1 1 1 . 1 cs l' Il• Il t c 1 . a 1 n c r a u cur < c cur base, d e sorte qu'el les rcsscmblc n a 1 • • • • Au-dessou s b . 1 1 N \\' t i c h 1 a o vces <_ans a cavc• n c d e Pcram a , a . J anrna, au l •• • forme d'ar g u• des d t squcs, Il y a un amas d e cri s t a u x d e calcite, p e u . • t ,rnirale lcs. Les disques sont p erfo r..; o u n o n , syrnlriqucs o u nsymctr.•ques, c " mcnl prscnlcnl autour des s t a lagm i tes o u pilie r s une d i p rcssJ o n . [ 3 ) FOH)IES IIAIIES FtG. i.l

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    3(j0 JEAX I'ETHOCIIILOS [ •] La formation des stalagmites ou piliers il disque, i1 notac avis, est duc i1 la variation des conditions elu concrtionncmcnt : les stalagmites, ou piliers, sont construites normalement de calcite sur un soubassement sans catt ; les disques sont forms aprs une inondation du soubassement par de l'cau trs inenrstantc, qui porte sur sa surface de la calcite flottante. Le creusement des dpressions des disques est d il l'eau, qui suinte sm la surface des stalagmites ; elles sont symtriques quand les disques ne sont pas perfors, et dissymtriques en cas contraire. Enfin, les cristaux au-dessous des disques doivent leur formation l'ntporation de l'cau qui remplissait la cuvette du soubassement des stalagmites. 3) DISQl'E A DEl'X FACES (fig. 4) C'est un disque d'un diamtre de 40 cm, qu'on a observ dans la caverne de Katafyngui, prs de St-Demtre ;, Slinitsa de :\lani au Sud du Ploponsc. ' ' , • ') 1 .. Ce disque se trouve 700 m de l'entre de la caverne et est fixe a -n a environ au-dessus du plancher, sm le mur. Les faces du disque sont parall.lcs, avec une inclinaison de 30 environ. Elles portcnt de petites ct fines stahtctttes anormales. Le mode de construction de ee disque est problmatique. 4) BOCLES DE CALCITE A TEHRA BOSSA Ce sont des boules de calcite pmcillcs celles que "'ARWICK a observes Angleterre, dans des galedes de mines, nlais avec la particulal'it que ces bou)(•S ne sont pas vides ; dans leurs cavits il v a de la terra rossa. .1 Les boules de calcite terrH rossa trouvent clans la ca ''el"IH.' Hllinospl o. de Crte. Leur formation, notre avis, est due la chute des boules du fond dans l'eau des petits bassins de retenue d'eau, qui est trs avec calcite flottante. Le Caco:t que contient cette cau se dpose autom de l argJ c ou quelquefois mme autour de son accompagnement de boule d'air. 5) CALCITE SABLEUSE ( ., t 1 . . . . • l'on t observ .• es un amas < c cnstaux de calcite, sans aucune cohesiOn, que . • dans la caverne de Katafyna:ui de Dvros Mani au Sud du Ploponcsc. . • "' ' ' • • 1 • retenue Ces cnstaux se deposent sm une bosse du fond d'un petrt bussm < l: 1 , couvert par une mince pellicule d'cau. Ses dimensions sont de 0,03 1 mm. cau du bassin n'a pas de calcite flottante. 1 I f t . 1 1 ' tombent < u .a orma IOn < e a calcite sableuse est due aux a:outtes cl cau nrt, la vitesse de l'echappement du CO:! instable de l'cau pour que C SOl ' ' t l' . t t' l' • reaU dpose du CaCO:>, ct, d par , agi a IOll l'l epaSSCU:' de la couche d'cau, qui sont en rclat.ion :wec la . . . A t • d est eXf}OS le pl'lllCipc d'une thcone d'aprs une formule stati
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    362 .IEA::-> PETBOCIIII.US r 'J 1 --J Enfin, il y a des concrtions prs de la bouche de l'mcrgcrH'l', sm cll's pil'ITCS tombes dans le canal ct non cou\'l'l'tl's l'cau, mais seulement atteintes par des gouttes. '1 S 1 1 • PloJ>oni•se b) Dans la ca\crne de Katafvngui de Dvros, a ' anr, au LH 1 • ' dans Un bassin de retenue d'cau dans reaU COUIC par gouttes de petrtcs fissures de la roche du l>lafond, ii y a un sable cakili l' • avait le laps de temps ncessaire pour sc libn•r de la quantrte < u • . . . . . . l' mont des sectwns evidemment, elle pourrait dposer des concrtions meme a a . 1 . rues l 't' b 1 t'lions sOient l'!" m<: ' ou es con cre wns a on< cnt UJTaient former des s '1 a communes au lieu de dposer de la calcite sableuse. . il 1 • • • utiliss mais Cc facteur, bien entendu, dpend des autres facteurs < cJa . .' (;uc de ]<1 dpend aussi de l'agitation ct de l'paisseur de la <'(HJchc d'cau, mnsJ vitesse du courant d'eau, e'esl-it-clitc de l'alhH'c du comant Voyons la thorie : Quand l'eau a une dmct(• qui est duc au caco:: (plus de 0,1() et pH mesur gal au pH d'quilibre, le dpt de Ca co:: peut sc formu 1 ' < nos connaissances, statiqucment ainsi : D::=HI.!.:: (1) s lft•'l' s, D 'd . une su ''" ou = pm s de la masse concrtionnellc, qui est deposee sttl . t'ti de E d t R 1 • • • 'Ill" h qu.tn 1 = -egage e = coefhctcnt constant, qm ... ' . . . t1nte. C Co" J' '] • ' f ]'l''lll •JHILIS' a ( epose orsqu'une quantit(-unit de CO:! est degagee < c ' • 1 . urD E , • isle sur •1 s ans cc cas, est en relation avec la <(Uantitt'• Q 1l cau n rapport avec )cs pn•ssions du • et dans l'eau considre. E :.= R:!(2) 100 cie Jn vitesse Mais, quand l'cau est courante Q n'est plus constant ct du eourant d'cau. Alors la formule' (2) sc en la sur vante Q cl E = H:! ... (3) 100 S T T Mant le temps eonsidr. UIPUHTA:'\CE ET FUHi\IES DES CONCHT.IONS 363 D tintcnmt n'tant plus fixe, mais en relation avec le temps, sera La masse nu ' alors : Q ct .\D -H 1 n:.e --(4) ;..l. -100 S:! T 1 .. bondantc ((Uand l'cau coule en lames minces ct en tombillons et elle sera P us •1 l' F t I>lus crrand l' . les obsernttions que nous venons ( exposc1, es . 0 paree que, < apl es cc moment-l. Comme : E =Il:! Q ct Au '-' (5) 100STEp et EI> = facteur Epaisseur de la couche d'cau, ainsi oit Aci = facteur Agitation la (4) peut s'crire : Q c1 Ag (' .lD = Ht R:! 100 S!! TEp (l) . . . t nte n'est }Jas toujours en tat d'quilibre avec le CO:.!, et 1\lus l'clliinCiliS.l H. f'. H d'' . ' ' t. 11t souvent elle J>rcsentc un p tn eneur au p cqm-1 (' C()'l l'elle con lC • .a Cfl H . l>deu• au pH d'quilibre. hbrc ou un P su , ' 1 , est < pH d'i•quilibte, pour qu un dpt de concretions soli Si le pH de cau ralis, il faut que : oit c:! = teneur de en L'importance du dpt Q c:! Q c:! E ......... --(7) _,-100 S T CO:.! agressif (c'est--dhe sera notable tant que E CO:! en tat libre). s<.>rn beaucoup plus grand que T 100 S . . t , ccomplie quelquefois plus ou moins loin de la bouche Cette condttwn els de la cavcn1e d'Amphissa et de Katafyngui, de Dy ros. C'est c c •. de l'mergence. 1 . tance de ln bouche de l'merglnce jusqu'au segment du 1 nt la < ts ' l' 1 1 1 t EYH emme ' ' •t' s ci-dessus sont rea rsees < cpcn( < u emps necessaire . 1 , condi wn. l'ourant ou es .. . . . . Q (c•-c-) du CO:! soit degage, et elle est en rclahon avec la VItesse pom que le 100 S T du courant d,eau. stllactites, ce temps a une influence sur leur longueur ; dans Dans le cas <.le : '.1 .1 une influence sur leur talement. 1 . 1 , stahctnutes, 1 ' • • . e cas ( c ' '0 facteut aurml auss1 une mfluence sur la structure de la lire que ce l' 1 l Peut-on < • • c'est-i1-dire sm epmsseur < es couc 1es et sur leurs formasse des res cohrentes, etc. '} C'est possible. :\xposer, nous ne voulions que montrer Par les opmwns q . 1 1 , ( 1uestwn. l'importance < c •1 Discussion d .1,cc PETHOCHILOS, souligne l'importance du facteur chnnge l'•lCCOI • 1 • 1\L Tno:\tnE, < • • I'tI' et J'cau dans cs cantl•s soutl•tramcs. • entie • gaz carbonique . , rt uscs observatiOns e

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    1 1 1 -r Philippe RENAULT Dpts vermiculs d'argile de dcalcification Rsum ( 1 ) PJacngc de filaments argileux sm parois de roche massive, au Grand A ven de Canjuers (Var). Gense de cette forme, lie aux variations de porosit ct la mic•ofissuration de la roche. Gisement de ces vermiculures en galel"ies hol"izontales en roche massive s'opposant aux puits n•rlicaux en roche fissure o les ve•miculurcs sont absentes: Difl"i-rcnces dans le mcanisme des percolations impliques par cette opposition. Systmatique des vermiculures ohsc•,ablcs sm parois de cavernes. Au cours des campagnes 1950-1953 de l'Electricit de France dans la valle du Verdon nous avons not, dans I.e grand a\:en Canjuers (commune d'Aigui nes, Var) (2), un type de dpt argileux vernuculmre sur paroi, rarement signal jusqu' prsent. J. -DESCRIPTION Dans la galerie de ln Rotonde MA!lTEL, 1905), 90 m de profondeur, s'observent, adhrant aux parots et a la vmtte, des filaments argileux vermi culs dendriformes, anastomoss enhe et!x, de 1 4. mm de large (voir photo). Parois et votes sont constitues de yortlanchen blanc massif, localement recouvert de plaques stalagmitiques peu provenant d'un ancien remplissage concrtionnaire postrieurement rec.reuse. La .. galerie est humide, garnie de quelques stalactites et surtout de rougeatres (3). Les rubans arcrileux humides, semblent actuellement vnants Yermiculations ont N ret•ouves, en 1953, 250. m, d:ms les conditions de gisement. Jusqu' prsent, les vernuculahons argileuses ont t mentionnes une seule fois, en deux lignes, par JEAr-:NEL et RAco.viTZA (4), la Pesterea mare de la Soronista (Roumanie). Mais, d'apres la figurahon donne (5), les vermiculations n) Communication prsl•nte it la Section l, Il' 11 septem1wc 1953. (2) Explor jusqu' -100 m par E. A. 1\IARTEL, puis. it -250 m. pnr J. SERUES t 1\A:-.mNETSKY en l46--l8 et -290 !11 p;n PASTOH (Electricit de France) en 1952. E. A. MARTEL, Etude ... sur Fontame-1 EYequc, Ann. Hudraul. Agricole, no 33, 1905 : .;. N., Ann. Splo., t. VI, f. 4, et P. RE:sAUI.T, C.R. Ac. Sc., t. CCXXXV, 1952, p. 1519-20 et 1672-3. (3) MAHTEJ. nntit vu ces yermiculations qu'il mentionne sans commentaire : << dans ln ,ot.te de la rotonde il y n de minces rubans d'argile . (4) 7" Enum. de groft;s ,,;sites (Rim:pelenloyicu, no 5-l), Hl2!l, p. 4:l1. (5) Figmc sans chdlc.

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    3 l'IIILIPI'E HE:\A CLT ( :! J \ 'tl'lll i l'll l illions :lq.(i J L 'IIS C S iJ J a \ 'III'S SL' CS, :ill f ond dll puit s l e Grand ..\\'l 'Il ciL C anjuL•rs r\'a l'). l ' n :-lyl" r a u milie u \ ' L 'I'S l a g:lllehc) doniH' l'idwiiL. l.l•s l i!-(nL:-. pab:-.t' i1 des d e l a r.,ehc. l.ts ;r.rntcs l-(l ' it s fil gau c h e Ll r n l,;" l a cil'IJ i lc) de:-. dL• cakitc. tc de H . D .JoLY c t Congr s rf (illarvc) . Comit d ' l"ude des Enu.r Sor.r/erwrr tc's, 193-l, fl . <>4-61) o il est fait mcnl1on de zones p o lygoncs ( lo1sq u c la parOI e s t vi sihlcs dans t a rrr ollc dr Pos tumia (Ca1 soJ, Itnlic ,. , attribues i 1 la des c a u x d e Ces zones p olygoncs d o i n !nt coJTespondrc a u x argil e uses ( N o u s a\' O n s c hoisi ec d.c1ni? r lcrmc cmployi y:n .lnA:-INJ::L c l HACO\' ITZA) . Ln grn s c c n n sagcc par nE .TOLY suppnsc un t JlS aq.plc ux, marneux, s oumis une de
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    368 PHILIPPE !lENAULT [ 4] Dans la zone trs fissure des grands puits, les fissmcs sont multiples ct rela tivement ouvertes. L'eau qui en dbouche concrtionnc. Dans la rochc massh•c, encadrant les galeries horizontales, l'cau circule tts lentement, nutis dbouche non sature en bicarbonate, ct le concrtionncmcnt est rcmplac par un dpt argileux. Cette opposition de mcanisme apparat encore assez mystdcusc, ct son tude doit tre poursuivie en englobant d'autres phnomnes dj . connus. ou signals, telles ces exsudations d'cau de cardre partir d'un calcall'c subhthographique homogne, signales par H. DE JoLY dans une grotte du Chassczac (Ardche) (7), ou bien les stylolithes, trs dvelopps dans les divt's niveaux recoups par le grand aven de Canjucrs (8). lV. SYSTMATIQUE DES DIVEHS TYPES DE VEIUIICUI.UIS Essayons d'inclure les vermiculations argileuses dans une systmatique des diverses vermiculures dj' si•rnalcs le terme venniculation ou vt•rmiculurcs b ' • • • s'app.liquant aux formes ou dcpts linaiics onduls, souvent anastom??c.s, bles a la surface d'un aJllcurement calcaire. Il s'agit l d'un ensemble d dcn.len.ts: de caractristiqttes ct de gense trs varies, dont la classification p1oposcc ICI est toute provisoire. En dehors des stylolithcs dj mentionns, notons : ) L l 1 1 }Jar les crtes a es vermzcu a wns a veolaires, ou vermiculures tracees . S • t 1 1 1 1 l t•IIlCS •ra le nes ou eparan es cupu es ou a veo es qm crarn1ssent les parms ( c ccr " b d t L b. O) 1 . une note fonda e cer a1ns pmts. e terme est employe par J. Bot:HCAHT ( , tans . lnent l' t d d 1 • .. 1 1 c ott cupulatwn, ale pour c u e es a vcousatwns. La corrosion a vco au ' , 1 • est gnralement attribue aux eaux de condensation ou l'exsudation d cau L 1 l' 1 structure c carnere. a d1spos1hon des alveoles ct des crtes scmb c ICC a a la roche. . sc dcssi-b) Les vermiculures de corrosion des galets calcaires salwrwns, qm 1 f ns nent suivant la ligne de plus arande llcnte du caillou. Anastomoses ct ondu a 10 ' l' b l . ceux qm s .exp tquent par des phnomnes de tension superficielle, ana (lU) reglent le parcours d'une goutte d'eau sur une vitre. D'aprs A. ' l'origine de ces gouttelettes serait chercher dans la rose. A notre connaissance, aucune forme analogue n'a t signale sous terre. ) N . 4 • • • • • • miculures de c ous avons observe dans le meme aven de Canjuers, des ver .011 calcite 1 ' s d 'cxtcnsi ' ana ogues en dimension aux vermiculures atgilcuscs, mai .• . cs beaucottp pl d 't s . . l 11 sc sont depose us re lll e. 1tuecs dans un JHUts tres humu c, e cs • . sur une paro t' 1 b . . oulcs stalagnu I ver Ica c unnec de cu1Julcs. Il s'a•rll de llliCt oc . 1., Jt C}UeS att 'b bl ' ' tenu CC (. CJ ' 1'1 ua es a un ruissellement trs faible. Lem forme est u 1 e . ' . d?nt la gense n'est pas douteuse, conservant la marque des tcnswns sup Clelles qui rglent le ruissellement des gouttes isoles. d) J d d . . 1 fi sures ouvertes, .... es en rlles de manganese visibles sur les paroas ( cs JS. 1 lions ou a ur 1 t 1 fi ' les vcrmicll a eo an es ssures fermes sc classent •ralcment parmi . •stlnatu ell A t ' t tud1ce s\ r es. no re connaissance, la gense des dcncll'itcs n'a pas c (7) Rev. Gogr. Phys. Gol. /)II]n. t. III 19iJO n" iJ p. 29H-302. 1 . Journ. of p B s . . , ' ' ' . . J'OC {S. , ) : • 10CKIJAI.E, The stratigraphie significancc of solulJons lll. 1 ., 'CJ'(.'(l rncl-15. , . ' • o. g:Hl n" • ... (9) Le prnhlcme des taffonis, Rc11. Gogr. PIHJS. Go/. /Jflll., t. III, 1' : 1 Soc. Gt'0! . (10) A. CAII.I.EUX, Les actions oliennes pc!rtglaciaii'CS en Europe! !\;of es A{rr lrl_lnce (n.s.), t. XXI, 19
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    3 PIIILJI'I'E llE:-i .\l. T (i D i s c u s s i o n :\!. Goi!TA:>i!: Des \ "Crmitulalions toul i t f:tit scml.J:thlrs ont (lt obsr-t, •s par nous . :wssi hien d : trt s les galctic' adi1es du sysl mt '"uftorrain de l'ostunua que dnns des g rottes acti1cs de !"Apennin Ccnlr :tl, dan' la rgi o n dt• F:tbri:tno (.\lart •ht•) . Le s dpb , cnniculs sont pl:tcC:s s u r dts par o i s lisst' sujl'll ts it l'aclitllt e:tux de ruhseflt•mrnl. Il s':t gil tic dpts actuels. qu'on pt u t efl":tnt tri•s faeiltnH n t a\Tt' il' s doigts. l'l sou s lesquels on n'oh s t 'I"I"C' pas d< !)'aprs nos obsetTations , o n ne peut les t'l asser p:tnni dpts tic tl( calcilicati o n , m:ti s plut t parmi lts d(pi,\l: r : r r(pond il ohseJ'\'ations: Le rle dt s t'l"llt' S pout'l':til ttr e n lisag(• p o u r jL , de :!;)0 m. mai' p a s pour celles qui ''"'' situ(t•s it !)O _ nt .dan' une galcnc s uspendue au-dc,sus dt J"t'eoul t•me lll \"t' llll de l:t surface du plan de C:tn.Juers. Il Y :t e u rccmment (IHIO '! ) un tnglnulisstntcn. l brutal d 'cau dans lt• (irand . -\1 c n i t la suite du d(bourrage d 'un b ouciwn d e n e ige fonn( :'t J'cnlr(e dt J'a1en l'l ayant dtermin( ur l :tc s ur le fond du Plan. JI y a ioul lieu de t•ro irt que celle c t ut• n a pas atteint la galeno: tic s \"crmi!'ulations. /Jans Il' cas des lll'r!IItu/ulions llltl it;<'s pur n nus 1111 (;rullll . llll'/1 de Canjul'rs, le r le des c r uts t•sl il t•xl"ltll"t. L e nile du tuissell trnc n t (limin de mme par l a pn!sence d e n •rmit-ulatio n s it la voitle !l'l'. texlt) . Pnr rtillcuJs, nous c o n sidt:run s ces \ " Cl'llliculatio n s t'(pill li g: tl , l ' lrirnl'sln ftnpri n ll'I"t .\rlit•ns. :\lil l :lll L\\T_\"I"nlll 1 r

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    1 .... ....... .. .. . : . .


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