Premier Congrès international de spéléologie. Tome III, Communications


previous item | next item

Citation
Premier  Congrès international de spéléologie. Tome III, Communications

Material Information

Title:
Premier Congrès international de spéléologie. Tome III, Communications
Creator:
International Speleological Congress
Publisher:
International Union of Speleology
Publication Date:
Physical Description:
1 online resource

Subjects

Subjects / Keywords:
Speleology ( lcsh )
Caves ( lcsh )
Karst ( lcsh )
Genre:
Conference papers and proceedings ( lcgft )

Record Information

Source Institution:
University of South Florida
Holding Location:
University of South Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
K26-05614 ( USFLDC DOI )
k26-5614 ( USFLDC Handle )

USFLDC Membership

Aggregations:
University of South Florida
Karst Information Portal

Postcard Information

Format:
Book

Downloads

This item is only available as the following downloads:


Full Text
ERROR CAUGHT WHILE SAVING NEW DIGITAL RESOURCE
10/30/2019 5:22:35 PM

Error while executing stored procedure 'SobekCM_Save_Item'.
at SobekCM_Resource_Database.SobekCM_Item_Database.exception_caught(String StoredProcedureName, Exception Exception) in C:\Users\Administrator\Box Sync\SobekCM-Web-Application-dc-redesign-backup\SobekCM_Resource_Database\SobekCM_Item_Database.cs:line 3798
at SobekCM_Resource_Database.SobekCM_Item_Database.Save_New_Digital_Resource(SobekCM_Item ThisPackage, Boolean TextFlag, Boolean OnlineSubmit, String Username, String Usernotes, Int32 Userid) in C:\Users\Administrator\Box Sync\SobekCM-Web-Application-dc-redesign-backup\SobekCM_Resource_Database\SobekCM_Item_Database.cs:line 706
at SobekCM.Library.MySobekViewer.New_Group_And_Item_MySobekViewer.complete_item_submission(SobekCM_Item Item_To_Complete, Custom_Tracer Tracer) in C:\Users\Administrator\Box Sync\SobekCM-Web-Application-dc-redesign-backup\SobekCM_Library\MySobekViewer\New_Group_And_Item_MySobekViewer.cs:line 832



PAGE 1

PREMIER CONGRs INTERNATIONAL DE SPLOLOGIE :rA RIS 1953 1 . TOME III PUB L I AVEC L E C ONCO UR.S DU CENTR.E NATIONAL DE L A R.EC H ER.C H E SCIENT IFIQ UE COMMUNICATIONS Sectirm Ill -Biologie FFS023210

PAGE 2

PREMIER CONGRS INTERNATIONAL DE SPLOLOGIE PARIS 1953 TOME III PUBLI AVEC LE CONCOUR.S DU CENTR.E NA TI ON AL DE LA R.ECHER.CHE SCIENTIFIQUE COMMUNICATIONS Sectio11 III -Biologi e .. -

PAGE 3

AVERTISSEMENT Le prsent tome comprend les textes des communications et discussions prsents dans les sances de la Section III. Elles se succdent dans l'ordre logique qui avait t tabli, autant que possible, lors de la tenue des sances elles-mmes. Comme pour le tome prcdent, nozzs re{fretterons que les auteurs n'aient gure remis le rsum de leur communication dans les langues officielles des Congrs, mais nous avons estim inopportun de rdiger leur place un rsum qui aurait pu trahir leur pense. Les travaux de la Section III ont t dirigs par M. A. VANDEL, Docteur s Sciences, Professeur la Facult des Sciences de Toulouse, Directeur du Laboratoire souterrain du Centre National de la Recherche Scientifique Moulis, Cor respondant de l'Institut de France. Les runions de la Section ont eu lieu sous la prsidence de MM. S. RuFFO (Italie), F. EsPA‘OL-CoLL (Espagne), F. ANCIAUX DE FAVEAUX (Belgique), M. PAVAN (Italie) et de Mmo P. MANFRED! (Italie). Secrtariat Gnral du tor Congrs International de Splologie, Musum National d'Histoire Naturelle 45bls, Rue de Buffon, PARIS (V0 ) ...... _-_ ....... TABLE DES MATIRES DU TOME III COMMUNICATIONS SECTION DI. BIOLOG. A. -Etudes prsentes en sance gnrale. A. VANDEL. -Allocution prsidentielle : Les recherches biospo-logiques en France ..................................... . S. RuFFO. -Lo stato attuale delle conoscenze sulla distribuzione geografica degli Anfipodi delle acque sotterranee europee e dei paesi mediterranei .................................. . S. GLAON. -Recherches sur la biologie et le comportement des Coloptres cavernicoles troglobies ....................... . B. -Etudes sur les Crustacs cavernicoles. P. A. CHAPPUIS. Sur certaines reliques marines dans les eaux souterraines A. -: e; geographie de J'Oligocne ............................... . E. A. GLENNIE. -A brief account of the hypogean Amphipoda of the British Isles R. ia' nicoles aquatiques (Niphargus, Ccosphroma, Asellus) ... K. -Les Cyclopides (Crustacs coppodes) trs vo lues, en tant qu'habitants des eaux souterraines. Revue de travaux. rcents concernant les Bryocyclops Kiefer et Speocy-clops K1efer ............................................ . C. -Etudes sur les Insectes cavernicoles. pages 9 13 39 47 55 61 65 71 B. -Gonmie, morphologie et phylognie des Campodeides troglobies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 F. EsPANOL-COLL. -El Antrocharidius orcinus Jeann y sus razas (Col. Bathysciin) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 M. E. FRANCISCOLO. -Studio comparativo sulle larve mature delle specie liguri cavernicole del genere Parabathyscia Jeann. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 J. MATEU. -Revision de los Ceuthosphodrus (s. str.) cavernicolas de la Peninsula Ibrica . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113

PAGE 4

6 TABLE DES MATIRES DU TOl\IE III [2) pages -Etudes de biospologie rgionale. R. GINET. -Contribution la connaissance de la faune cavernicole du Jura mridional. Influence des glaciations quater-naires ................................................. . P. STRINATI. -Faune cavernicole de la rgion de Genve ....... . P. PARENZAN. Stato attuale delle conoscenze sulla speleobiologia dell'ltalia meridionale ................................... . N. SANFILIPPO.-Sintesi della fauna cavernicola ligure ......... . E. PRETNER. -Die geographische Verbreitung der Hhlenkafer in Slo,venien ........................................... . S. PATRIZI. -Notes sur la faune cavernicole du Lazio et de la Sardaigne ............................................ . T. lMAl\IURA. Sorne subterranean .Water-mites from Hyogo Prefecture, Japan .................................... . . E. -Etude d'cologie souterraine. H. CoiFFAIT. -La biocnose cavernicole du versant nord des Pyrnes ................ . G. MARCUZZI. -Relazioni tra habitat ipogeo in pianura ed habitat epi-od endogeo in alta montagna ....................... . E. DE BELLARD-PIETRI. -La espeleologia en Venezuela. Flora y fauna l1ipogea .................... • L. DEROUET. -Vie aerienne de quelques Crustacs cavernicoles et pigs .......... : ...... L. DEROUET.Mtabolisme compar de deux Araignes, l'une troglophile, l'autre pige obscuricole. Influence de variations brusques de temprature et d'humidit ................... . A. REYMOND. -Mesures prises au Maroc pour la conservation de la faune cavernicole de la grotte des Portugais, sise en 125 131 135 151 179 185 193 215 221 223 233 237 amont du barrage de Bin-el-Ouidane, l'occasion de la mise en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241 F. -Etudes sur les Cavernicoles (Crustacs et Insectes excepts). F. ANCIAUX DE FAVEAUX. -Observations sur une colonie de Murins (Myotis myotis Borkhausen) dans la grotte de Han-sur-Lesse (Belgique) .................... 245 E. DE BELLARD-PIETRI. -The Gu.charo ......... 265 C. CoNCI. -Nuovi rinvenimenti di Molluschi troglobi del genere Zospeum in caverne delle Prealpi Trentine e Venete (ltalia settentrionale) .......................... 275 P. MANFRED!. -Contributo alla conoscenza dei Miriapodi caver-nicoli della Francia ..................... . 283 P. MANFRED!. -Miriapodi cavernicoli della Corsica (Raccolti dai Prof. P. Remy) .......................... 289 E. DnEsco. -Note sur quelques Araignes cavernicoles du genre Troglohyphantes et description d'espces nouvelles .... . . . 295 SECTION III : \"/ Biologie

PAGE 5

Albert V ANDEL u> h b . ' 1 . F <2> Les recherc es tospeo ogtques en rance . Monsieur le Prsident, Mes chers Collgues, Mesdames et Messieurs, A bien des reprises, des biospologues se sont runis dans le but d'exposer les rsultats de leurs travaux, d'changer leurs ides et de confronter leurs points de vue. Mais, c'est la premire fois, je crois, que des biospologues venus de tous les pays du monde tiennent de vritables assises internationales. Je suis persuad que ce jour reprsente une date importante dans l'histoire de la biospologie. Je suis heureux d'accueillir tous ceux qui ont voulu prendre part ces runions et je les remercie d'avoir insuffl la vie ce premier Congrs par l'apport de leurs communications. S'il nous est permis de nous runir aujourd'hui, c'est grce l'initiative de notre Prsident, le Professeur R. Jeannel. C'est son inlassable activit sur laquelle les annes ne semblent pas avoir de prise, que ce Congrs a pu tre organis. C'est une heureuse fortune que nos assembles se droulent sous son haut patronage, car on ne saurait trouver quiconque de plus qualifi pour prsider nos travaux. Dans le triple domaine de l'entomologie systmatique, de la biogographie et de la biospologie, le Professeur Jeannel a t un novateur et un initiateur, et, dans ces trois disciplines, son uvre est et restera fondamentale. 11 est bien certain que si le Professeur Jeanne! n'tait dj Prsident du Congrs, c'est lui que reviendrait le soin de prsider les sances de notre Section et d'arbitrer nos discussions. Mon intention est de vous entretenir trs brivement de la science biospologique, de rappeler son histoire, de dire ce qu'elle est devenue aujourd'hui et d'esquisser ce. qu'elle devrait tre. Mon expos sera surtout consacr. aux recherches poursuivies en France; ce qui, vous le sentez bien, n'est point pour laisser dans l'ombre les admirables efforts poursuivis dans les autres pays, mais simplement parce que j'prouve, en ce domaine, -le sentiment trs vif de mon incomptence et la ncessit de laisser nos collgues trangers le soin de nous faire connatre leurs propres travaux et ceux de leurs compatriotes. On peut reconnatre dans l'histoire de la biospologie trois phases qui se sont succdes dans le temps, que les deux premires soient loin d'avoir puis leur carrire. Dans un premier la biospologie fut cre et anime par les naturalistes amateurs, elle devint, par la suite, une science organise, cultive par des zoologistes professionnels; enfin, elle tend devenir aujourd'hui (1) Professeur l,a. des Toulouse. (2) Allocution presidenhelle, presentee le 8 septembre 1953.

PAGE 6

10 ALBERT V ANDEL [2] une science exprimentale, c'est--dire exigeant l'institution de Laboratoires spcialiss. En France, tout comme en Italie et en Autriche, ce furent des amateurs qui prirent l'initiative des recherches et fondrent -sans la nommer -la science que nous appelons aujourd'hui bio.pologie. Voici prs d'un sicle que des entomologistes tels que Delarouze, Linder, Lesps, Abeille de Perrin, Piochard de la Brlerie, Valery-Mayet, Mestre, Marquet, etc., visitaient les grottes des Pyrnes afin d'y recueillir les premiers reprsentants de cette faune cavernicole reste jusqu'alors compltement ignore dans notre pays. Ds 1870, le grand arachnologiste, Eugne Simon, parcourait le Midi de la France, explorant les Cvennes, les Causses, les Corbires, les Pyrnes. Il recueillit au cours de ces explorations, les premiers Invertbrs -autres que les insectes -vivant dans les grottes. Pendant longtemps, tout ce que l'on a connu de la faune des cavits souterraines, reposait sur les rcoltes d'E. Simon. En 1875, Bedel et Simon publient un Catalogue de toutes les formes cavernicoles connues l'poque, Catalogue qui parat aujourd'hui fort rudimentaire et trop souvent inexact, mais qui a eu l'immense mrite de reprsenter la premire de c.e Il est regrettable que les conditions de vie de l'heure prsente .. aient de si fortes proportions, le nombre des amateurs, car le role qu Ils ont JOUe dans le dveloppement des sciences de la nature a t de toute premire importance. L'anne 1907 mar
PAGE 7

12 ALBEHT VANI>EL [4] commenons connatre maintenant quelques lments de faon assez prcise. La physiologie nous renseigne galement sur l'origine marine de quelques , rnicoles aquatiques. On savait depuis longtemps que la rpartition des ca' e .. . d t t Il . . Sphromiens cavernicoles e assezbexba1c .avec ce. e des mers Mue D ouet a rendu extremement pro a e origine manne des SphcromiCns l er . b l' . t . E . oies en tudiant leur meta o 1sme respira 01re. Ile a constate que cavern1c . t . d c t , t 1 . • l'optimum de l'intensit 01re ces. r1us odes pas rea 1seden eau is dans un mlange a proportiOns ega es eau ou ce et d'eau e mer; douce, ma . d t t' l' b rv galement que prepare par une a ap a Ion progressive a eau elle a o se . . d A. . . 1 podes peuvent vivre quinze JOurs en cau e mer pure. Insi, salee ces so . 1 t . . . . , . '. ri'ne des Sphromiens cavern1co es es prouvee tant par leur resis-1 or1g1ne ma . 1 • t . l' au de mer que par leurs mecanismes osmoregu ateurs qu1 sont res es tance a e .. . trs proches de ceux de leurs ancetres manns. 1,_, Sandro RUFFO u> Lo stato attuale delle conoscenze Il d . tribuzione geografica degli Anfipodi SU a IS d . . d. <2> tteranee europee e e1 paes1 me Iterranei delle acque 80 . . nt'anni di ricerche speleobiologiche le nostre conoscenze Negli ultimi tre cque sotterranee europee e dei paesi mediterranei si sono sugli Anfipodi delle aute Nel 1927, infatti (Cfr. SPANDL 1926 e CHAPPUIS 1927, t accresci . . d' d notevolmcn e . contemporaneamcnte CI 1e ero l'ultimo aggiornamento delle gli autori che quasi Ua rauna acquatica sotterranea) solo 8 generi di Anfipodi, Osccnze su d t' nostre con . 1 entina dl spec1c, erano a 1 presenh nelle acque sotterranee d nh una r N l' . . . compren e . interessa. eg 1 ann1 success1v1 8 nuovi generi vennero ad della che conosciuti e numerose specie furono descritte per i generi aggiungersi a que 1 soterranea europea e meditterranea conosciamo pertanto oggi t' Nella fauna t' d' '1 1 g1a no 1. d' e una novan Ina I spec1e, 1 c 1e porta le regioni in esame 16 generi di 1 fauna di Anfipodi sotteranei di ogni altra della Terra. Cio l Pm r1cca 1 . . . t . , ad avere a . nte in parte al a pm In ensa e p1u metodica esplorazione del si deve 1 ntodo di quello europeo, ma in parte anche alle condizioni . specia . 1 sottosuolo, 10 1 oclimatiche e geologie 1e che hanno fatto di questa regione paleogeografiche, pa e nti dai punto di vista biogeografico. Ci sembrato pertanto .. ntercssa . . . . . una fra le plU 1 . do che i dah relahvl a1 nuov1 reperti sono sparsi in varie onsideran . . d' t opportuno, c . . ni specwh, 1 presen are un prospetto aggiornato delle bbhcaziO d tt 1 decine di pu 1 guardo. SI e e o PlU sopra c 1e 16 sono i generi d1 Anfienze a ri t' l'E nostre conosc 1 ente conoscm I per uropa e per i peasi mediterranei. attua m '1 Z Podi sotterranel e che fra ess1 I genere enkevitchia (con la specie Z. osservar 1 T Dobbiamo pero. 0 da BIRSTEIN (1941) .a in una rivista mirabilis) descrllt lt e date le ben note dlfTicolta d1 accedere ai periodici russi, non potemmo consu at: 0 compreso nell'elenco dato in seguito. tale mo IV ' • • rion sara, per . d di fare sem ph cemente Il punto della situazione, di un a Si trattato qui.n 1 o definire assai fluida ed in continua evoluzione per il h dobbiaDl t '1 situazione c e estesesi ncentemen e con 1 successo che tutti conoscono 1 icercbe, 1 . t fatto che e r . 1 portano annua men c a nostra conoscenza sempre nuov1 . . terstizia e, .. al dominiO 10 regioni risultano ancora poco esplorate e debbono percw da ti inoitre estese nuove sorprcse. Per tale motivo le considerazioni d'ordine ' 1 futuro . riserbare per 1 Ua fine di questa nota potremo fare saranno limitate e caute. biogeografico che a te riconoscere che le severe osservazioni dedicate da Dobbiamo d'altra par . Naturale di Verona. C . jco di t le 8 septembre 1953. (1) 1\IUSCO I.V tiOfl prcsen C (2) Communica

PAGE 8

SANDRO RUFFO [2] JEANNEL (1943) agli Anfipodi, da lui definiti uno dei gruppi pi mal conosciuti e per ora, quindi, senza alcun interesse paleogeografico, bench ancora parzialmente valide, debbono, alla luce dei nuovi reperti, essere oggi mitigate come vedremo meglio pi avanti dopo l'esposizione dei dati obbiettivi in nost possesso. GLI ANFIPODI DELLA FAUNA SOTTERRANEA EUROPEA E DEI PAESI MEDITERRANEI Subordo JNGOLFIELLIDEA Fam. lngolfiellidae Gen. INGOLFIELLA H. J. Hansen 1903 ( = Balcanella Ka raman 1933) Bibl. RUFFO 1951. Il genere Ingolfiella, unico del sottordine degli Ingolfiellidei, comprende quattro specie anoftalme a caratteri assai primitivi tre delle quali conosciute su un unico esemplare. La sua distribuzione geografica vasta e discontinua; oltre all'unica specie europea si conoscono infatti due specie marine : abyssi Hansen (a oltre 3.500 m. di profondit nello Stretto di Davis -Atlantico sett. le), FIG. 1. [3] $) DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 15 c-i d li: ... ...

PAGE 9

16 SANDRO RUFFO [4] littoralis Hansen (Golfo del Siam a 2 m. di profundihi, su fondi a coralli) e una terza specie (gigantesca rispetto alla precedenti che superano appena i 2 mm.) cavernicola nel Congo Belga (/. leleupi Ruffo) l'unica descritta s.u un rilevante numero di esemplari. Nelle acque sotterranee europee conosciamo : I. acherontis (Karaman) -Pozzo di Skoplje (Jugoslavia meridionale). Subordo GAMMARIDEA Fam. Gammaridae Gen. BOGIDIELLA Hertzog 1933 (= Jugocrangonux Karaman 1933) Bibl. HERTZOG 1933, KARAl\IAN 1943, RUFFO 1952, 1953 b, RUFFO e DELAl\IARE-DEBOUTTEVILLE 1952, SIEWING 1953. II genere non presenta affinit con altri conosciuti e comprende varie specie di piccola statura, anoftalme; le seguenti appartengono alla fatma delle regioni che ci interessano : B. albertimagni Hertzog -Acque freatiche di Strasburgo. -B. skopljensis (Karaman) -Acque freatiche di Skoplje (Jugoslavia meri-dionale) (1). -B. chappuisi Ruffo -Acque interstiziali della Francia meridionale (Pirenei Orienta li) e dell' Algeria. -B. sp. -Acque freatiche presso Verona (Italia sett.le). -B. sp. (prope albertimagni) -Acque interstiziali litorali di Sitges a S di Barcellona (Spagna). Due altre specie appartengono alla fauna neotropicale : neotropica Ruffo (acque sorgenti dell'Amazonia) e brasiliensis Siewing (acque interstiziali litorali delle coste atlantiche del Brasile). Gen. HADZIA Karaman 1932 Bibl. KARAl\IAN 1932, 1943, RUFFO 194 7 Secondo ScHELLENBERG (1937) il genere affine a Quadrivisio (due specie : bengalensis Stebb, diffusa dalle Isole Figi alle coste dell' Africa Orientale e lutzi Shoem. delle lndie occidentali). Si noti che le due specie di Quadrivisio hanno gli occhi in stadio di regressione e che Q. bengalensis fu rinvenuta, con una forma microftalma, anche in acque sotterranee di grotte e pozzi dell' Africa orientale. Secondo noi Hadzia ha affinit, forse anche maggiori, con Metaniphargus Steph., genere che conta due specie anoftalme rinvenute in acque freatiche delle Indie occidentali. Anche il genere Weckelia Shoem. (una specie cavernicola di Cuba) ci sembra affine ad Hadzia. II genere Hadzia comprende tre specie anoftalme la cui distribuzione Jimitata alla Balcania meridionale e alla Puglia : H. fragilis Karaman -Grotta Vjeternica (Erzegovina), Dubrovnik (pozzo ad acque leggermente salmastre), Grotta di Cavtat presso Dubrovnik. (1) Recentemente InAMAN (1953) ha considerato slwpljensis comme sottospecie. di lbertimagni di cui ha inoltre creato una nuova sottospecic (dalmatina) su mater1alc in ambientc litoralc prcsso Dubrovnilt, a soli m. 1 dalla ?-cl marc. A giudicarc daJla dcscriZIOnc c dalle figure la subsp. dalmntina scmbra assai VIcma a chappuisi. [5] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA I>EGLI ANFIPODI 17 , ,.,. .. a"' / 2

PAGE 10

18 SANDRO RUFFO [6] [7] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 19 H. gjorgjevici J{araman -Pozzi e sorgenti presso Skoplje (Jugoslavia meridionale). --:H. minuta Ruffo -Acque cavernicole salmastre . di una grotta litorale di Terra d'Otranto (Puglie-Italia mer.le). Gen. ERIOPISA Stebbing 1890 Bibl. GAUTHIER 1936, MONOD 1938, J. L. BARNARD 1952 II genere comprende cinque specie una delle quali (E. elongata Bruz.) marina, anoftalma e diffusa nei nostri mari dall'Oceano Artico, lungo le coste atlantiche europee, fino al Mediterraneo. Due altre specie (philippensis (Chillon) (anoftalma e chilkensis (Chillon) microftalma) sono state trovate in un pozzo d'acqua dolce delle Filippine e, rispettivamente, in acque salmastre di lagune litorali del Bengala e della Penis'ola Malese. Una quarta specie (marina e anoftalma), infine, stata recentemente descritta (E. garthi J. L. Barnard 1952) per le coste della California meridionale. L'unica specie trovata nelle acque sotteranee della regione che ci interessa : _ E. seurati Gauthier -Pozzi della Tunisia meridionale. Tale specie sistematicamente piuttosto isolata tra le congeneri. Gen. NIPHARGUS Schidte 1849 Bibl. d'ANCONA 1942, 1935, 1942, KARAMAN 1943, 1950 (1). La sistematica di questo genere, il pi ampiamente diffuso nelle no.stre acque sotterranee, tuttora discussa e controversa; i tentativi di revisione, anche recentemente compiuti, non ci lasciano del tutto convinti. Non qui, naturalmente, la sede di fare una critica delle numerose specie descritte (una sessantina con almeno altrettante sottospecie), cosa che ci porterebbe assai fuori di strada, e ci limitiamo pertanto a darne un semplice elenco in ordine alfabetico (lo stesso aggruppamento specie in gruppi o addirittura in sottogeneri ci Iascia assai perplessi). _ N. abchasicus Martynov-Caucaso (acque superficiali). _ N. ablaskiri Birstein -Transcaucasia. _ N. abrikossovi Birstein -Armenia. _ N. anatolicus Karaman -Coste or.li del Mar di Marmara. _ N. adei Karaman -Isola di Samotracia (Grecia). _ N. admirabilis Birstein -Transcaucasia. _ N. andropus Schellenberg. -Transilvania (acque lacustri). _ N. aquilex Schidte Specie comprendente varie razze distribuite dall'lnghilterra mer.le all'Olanda, al Belgio, alla Francia, Germania, Cecoslovacchia fi no ali' A us tria. In acque superflciali e sotterranee (pozzi e grotte). _ N. auerbachi Schellenberg -Schaffhausen (Svizzera), acque sotteranee. _ N. balazuci Schellenberg -Ardche (Francia), in grotte. _ N. balcanicus (Absolon) -Erzegovina, in grotta. _ N. baloghi Dudich-Ungheria (sorgenti). _ N. bilecanus Karaman Jugos.Iavia (Bileca); sorgenti e grotte. (1) Dopo i lavori di revisione. e di ScHELLENBERG (1935) sono comparse parecchie nitre note e descriziom di spec1e d1 cui sarebbe troppo Iungo fare un'enumerazione completa.

PAGE 11

20 SANDRO RUFFO [8] N. bitoljensis Karaman Bitolj (Macedonia), in N. borutzkyi Birstein -Transcaucasia, in gratta. ;-N. boskovici Karaman -Erzegovina, in gratta. N. brevicuspis Schellenberg _ Cattaro (Dalmazia), in gratta. N. bureschi Fage -Bulgaria, in grotte. -N. carpathicus Dobreanu e Manolache -Bucovina, in pozzi e sorgenti. N. ci liat us Ch evreux -Francia merid. le in pozzi e grotte; un a razza nella Gratta di Guesaltza (Spagna sett.le). -N. Schellenberg -Corsica. . . . N. croailcus Jurinac _ Croazia, in acque superf1c1ah. -N. cvijici Karaman -Erzegovina (sorgenti). N. delamarei Ruffo -Francia mer .le (Pirenei or .li); acque interstiziali. N. dudichi Hanko -Ungheria (pozzi). N. effossus Dudich _ Transilvania (acque interstiziali). -N. elegans Garbini _ Italia sett.le (acque superficiali). Forse suo sinoni-mo : N. illidzensis Schfiferna della Penisola Balcanica. . io N. fontanus Bate _ Specie distribuita tra l'Inghilterra merid.le, Il Belg ' la Francia or.le e la Germania occ.le (pozzi e grotte). -N. foreli Humbert _ Specie ancora non sicuramente definita e comprendente varie razze alcune delle quali di incerta attribuzione. Pre-' f d d' 1 1 sui due ver-sente nella regione alpina (nella fauna di on o 1 agu, santi), in sorgenti montane e in grotte. N. ohridanus Karaman del . lago di Ochrida (Jugoslavia mer.le) considerato da ScHELLENBERG come razza del foreli. gallicus Chevreux -Francia mer.le, in pozzi. galvagnii Ruffo -Venezia Tridentina (Italia sett.le), in gratta. -N. -N. -N. graecus Karaman -Grecia (sorgenti). -N. gurianovae Birstein -Transcaucasia. t') -N. hvarensis Karaman _ Isola di Lesina e Dalmazia (pozzi e sorgen 1 -N. inopinatus Schellenberg _ Germania meridionale, Austria. . . l') cie s1stemab-_ N. hrabei Karaman -Ungheria (acque super 1c1a 1 , spe camente ancora mal definita. N. ivanovi Schaferna -Cecoslovacchia (nomen nudum). N. kochianus Bate. Specie a vasta distribuzione, comprendente du.e gruppi di razze : uno occidentale (lnghilterra mer.le, Irlanda, Belgw, Germania occi.le, Francia) ed uno orientale (Polonia, Romania); t_re sott.ospecie sono note dell'ltalia sett.le or.le (pozzi, grotte, sorgenh, laghi). N. korosensis Dudich -Bihar (Romania), in acque interstiziali. N. jovanovici Karaman Specia a vasta distribuzione di cui si scono quattro razze distribuite tra la Jugoslavia mer .le, l' Austria, la -N. -N. -N. -N. Germania mer.le e l'Italia sett.le. ladmiraulti Chevreux -Francia, in pozzi. laisi Schellenberg -Baden, in pozzi. leopoliensis Jarovowski -Leopoli, in pozzi. . . . . longicaudatus (A. Costa) Specie tuttora non ben def1nit.a nei sum limiti di variabilit e comprendente varie razze di po.zzi, e sorgenti distribuite dall' Asia minore, alla Penisola Balcan1ca, ali Itaha, alla Francia e alla Germania occ.le. . 1 ) N. macedonicus Karaman Sorgenti pressa Skoplje (Jugoslavia mer. e N. molnari Mhely -Ungheria, Romania (sorgenti, pozzi e grotte). N. nicaensis Isnard Nizza, pozzi. [9] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 21 N. orcinus Joseph Specie a vasta distribuzione nota con varie razze della Jugoslavia, dell'Istria, della Francia, del Belgio e della Germania occ.le (sorgenti, pozzi e grotte). N. pancici Serbia mer.le (sorgenti). N. parvus Karaman -Regione di Skoplje (Jugoslavia mer.le), in pozzi. N. pellagocinus Karaman -Macedonia, sorgenti. N. podgoricensis Karaman Sorgenti di Ribnica (Jugoslavia). -N. puteanus Koch Specie tuttora mal definita nei suoi limiti di varia-bilit. L'attribuzione ad essa di un certo numero di razze ci sembra dubbia. Germania, Italia sett.le, Transcaucasia (acque superficiali, pozzi e grotte). _ N. rajecerzsis Schellenberg -Cecoslovacchia (pozzi). _ N. rhodi Karaman -Isola di Rodi (sorgenti). _ N. salonitanus Karaman Spalato (Dalmazia) in acque sotterranee. _ N. sancti naumi Karaman Sorgenti pressa il lago di Ochrida (Jugoslavia). _ N. skopljensis Karaman Specie a vasta distribuzione di cui si conoscono quattro razze : nella Jugoslavia mer.le, nell'Italia sett.le, nella Francia mer.le, nei Carpazi or.li e in Transilvania. Acque freatiche e interstiziali. E'incerta l'attribuzione di skopljensis hebereri Schel lenberg dell'Istria. _ N. smeredvanus Karaman Serbia sett.le (sorgenti). _ N. strouhali Schellenberg -Carinzia . _ N. stygius Schidte. Specie tuttora non ancora sistematicamente ben definita nei suoi limiti di variabilit; comprende varie razze diffuse nell'Italia sett.Ie e peninsulare e nella Penisola Balcanica (grotte e sorgenti). _ N. tatrensis 'Vrzesniovsky -Altra specie sistematicamente non ben definita e suddivisa in varie razze distribuite tra la Cecoslovacchia, la Germania, l'Ungheria, l' Austria (grotte e sorgenti). _ N. ta uri Schellenberg -Comprende varie razze distribuite tra l' Asia minore, la Penisola Balcanica e l'Italia peninsulare (grotte e soprattutto sorgenti). _ N. valachicus Dobreanu e Manolache -Romania, Ungheria e Jugoslavia sett.le, in acque superficiali e in pozzi (= mediodanubialis Dudich). _ N. velesensis -Jugoslavia mer.Ie (pozzi). _ N. vodnensis Karaman -Jugoslavia mer.le (sorgenti). _ N. thermalis Dudich -Ungheria (acque termali). _ N. zavalanus Karaman -Erzegovina (acque superficiali). Sono da considerare specie dubbie : _ N. pliginskii Martynov -Crimea. _ N. stebbingi Cecchini -Italia peninsulare. Dall'elenco qui dato vediamo che la regione che possiede il maggior numero di specie la Jusgoslavia con 27.; ad essa seguono la regione dei Carpazi, Alpi Transilvanicbe e della media del Danubio con 15 specie, la Francia con 15 , la Germania e la Cecoslovacclua con 12, l'ltalia sett.le con 10, la Transcaucasia con 7, l'A us tria con 5, l'ltalia peninsulare. e il Belgio ciascuna con 4, l'Inghilterra e l'Irlanda con 3, la la Grecia e la Svizzera ciascuna con 3, la Turchia e Rodi pure con 3, CorsiCa e Sardegna con 2, l'Olanda infine con 1 specie. Terremo particolarmente significativi, questi dati numerici nelle consideraz10n1 generah svolte alla fine del presente lavoro.

PAGE 12

22 SA:\ORO RUFFO Gen. NIPHARGOPSIS Chevreux 1922 Bibl. S CHELLE:\13ERG 1942 [ 1 0 ] Genere sicuramente affin e a Niplwryus. Comprende una sol . a s peci e anoftalma : N . casparyi (Pra tz ) ( = l egeri C hev• eux) Pozzi delle regioni lungo l'o.-Jo setlenl•i onale alpino ela Grenoble a Vienna : Memminge n , Ne u Ulm, Brege n z e L a ule•ach , Basil e a , in Yarie localit della pianu1a r e n a n a presso FribUJ go, Slrasburgo, G•enoble, Vienna. KARA:\IAN include ne! gener e Niplwrgo p s i s anche N. skoplje n s i s ma io sono d'accordo con ScH ELLEl\BERG n e ! rite n ere quesla speci e apparlenente al genere Niplwrgus . \ . \ ., ... . • r FIG. 5. G en. NIPHAHGELLUS Sch ellenbe r g 19 38 Bibl. ScHELLEN B ERG 1942 Altro ge n e r e appartenente allo slesso gruppo di Nipha r g u s ; esso stato recent e m ente invaliclato da SPOONER (19 5 2) m a i o non condivido p e r o•a la sinonimia propos ta dall'A . ing l ese . Comprende tre s peci e di cui clue limita t e alla G ermania cen trai e e d un a ail' Ing h il t erra m e l'id ionalc . -N. arndli Sch e ll enbe •g -In varie localit d e ll a regione d e i Sudeti e d ell'E l s t ergebirgc ( g r otte, pozzi e s o•gcnli) (vedi e l e n c o p articolaregg i a t o delle local i t in ScHELLENBERG 194 2). [ 11 ] D !STRIDUZJONE GEOGRAFJCA OEGLI A N FIPODI 23 N. no/li Schellenberg -Noto di 32 pozzi d ella valle d e l Meno tra I
PAGE 13

24 SANDRO RUFFO [12] \ \ tl.. FIG. 7. FIG. 8. [13] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 25 Gen METACRANGONYX Chevreux 1909 Bibl. CHEVREUX 1909, BALAZUC e RuFFO 1953, RUFFO 1954. Genere del gruppo Crangonyx (sensu ScHELLENBERG 1936) di cui sono note quattro specie anoftalme : M. longipes Chevreux-Grotte e pozzi delle Baleari (Maiorca e Minorca). M. panousei Ruffo -In un pozzo (Hassi Igma) situato a S della Hamada du Dra nel Sahara marocchino; Oued Todgha (a N di Tinerhir), Oued Gheris (tutte localit del Marocco francese), in acque freatiche. M. remyi Balazuc e Ruffo -In una sorgent a Ijoukak a 1280 m.s.m. nel Grande Atlante marocchino. M. longicaudus Ruffo Oued Gheris (tra Goulmina e Tadirhoust -Ma rocco francese), in ac que freatiche. Gen. MICRONIPHARGUS Schellenberg 1934 Bibl. ScHELLENBERG 1934, 1936, 1942. Genere facente pure parte del gruppo Crangonyx. Comprende un'unica specie anoftalma occupante un'area assai limitata tra il Belgio e la Germania nord occ. le : M. leruthi Schellenberg -Grande Caverne d'Engihoul (Lttich), pozzi pr-esso Lttich e a Siegburg. Gen. PSEUDONIPHARGUS Chevreux 1901 Bibl. CHEVREUX 1901, ScHELLENBERG 1937, 1939, 1943, ANGELIER e BALAZUC 1951. ScHELLENBERG (1936) non comprende questo genere nella sua revisione del gruppo Crarzgonyx cui pero sicuramente affine. Una sola specie microftalma avente una distribuzione piuttosto ampia nelle acque sotterranee (anche salmastre e a tenore salino notevolmente variabile) lungo le coste delle regioni europee e nord africane del Mediterraneo centro occi.le : P. africanus Chevreux -Acque freatiche e interstiziali della Tunisia e dell' Algeria, grotte spagnole e portoghesi, acque interstiziali litorali della Francia mer .le (Pirenei or.li); acque sotterranee della Corsica . e della Dalmazia, cisterna nell'isola di Madera. Gen. SYNURELLA Wrzesniowsky 1877 ( = Boruta Wrzesniowski 1888) Bibl. SCHELLENBERG 1936, RUFFO 1950. Il genere Synurella che pure fa parte del gruppo Crangonyx comprende varie specie per lo pi oculate ed epigee distribuite dall'Europa centrale fino alla Sibe ria e ali' Alaska. Alcune di esse mostrano una tendenza alla degenerazione degli organi visivi e al popolamento delle acque sotterranee. Nelle acque sotterranee europee sono state trovate le seguenti specie : . S. tenebrarum ('Vrzesniowski) _ Specie anoftalma di pozzi della reg10ne dei Tatra. S. dershavini Behning Pozzi di Saratow (Russia). S. ambulans (O.F. Mller) _ Specie epigea a vasta nel-. l'Europa centro-or.le, nella Penisola Balcanica e nella P1anura Parla na; venne abbastanza frequentemente rinvenuta in acque in Italia e in Jugoslavia (in quest'ultima regione con forme a occh1 ridotti, = jugoslavica Karaman).

PAGE 14

26 SA:\URO HUFFO [ 14] [ 1 5 ] DISTRinUZI O::-IE GEOGRAFI CA DEGLI AN F IPODI G e n. S A LENTINELLA Ruffo 1947 B ibl. RUFF O 19 5 3 a 27 Il g e nc1e, ad aflnit i ncerte, sembra , seco n d o rccenti ritrovamen t i , l a rgam ente diffus a ncll e ncq u e sottcn a nee dell e regi oni riv i e raschc d e l M editerra oeo cen ll a l e . C omp• cnde attu a lmente t1e s peci e ano ftalme : S. g m cillima R ufl'o Acqu e s a l mn stre d i g r o tte lit o rance d ella Puglia (Ita l i a mer.l e) e d e!Ja D a l m a z i a . S . angelieri R uiTo e Delamm e D e boutteville ( ? = S . d e nliculal a Baschicri Salvad o r i ) L a form a ti p ica f u l'in ve n uta in acq u c d o lei in ter s tizia li d ella C o r s ica, i n acque cav ernicol e d e ll 'Arge nta1 i o (Toscan a) (= d enlic u la t a Basch . S a l v . ) e i n ncq ue cav ernicol e dell a ( P e l o p onneso). La subs p . p i s a n a RuiTo p o p o l a le acqu e dolci sotterranee dei M . t i Pisan i (Tas c a n a). -S. franc iscoloi R u ff o I n un l a g h etto d'acq u a d o lce di una g rotta d elle Alp i : M arittime. Sa/eni/ne/la FIG . 10. Il gen e r e S a l e nlinella vcnn e , ancor a t rovat o i n una g • o tt a d e l L az i o p •esso Roma, ma l a s peci e l utlo1a in corso d i studio . Allo stesso ge n e r e sono cert a mente rif cribili g l i csem p l a r i h ovati n elle Gr otte d e l Drach a Ma iorca (Ba l e a r i ) e citati com e G ammarus sp. d a C HEVREUX (190 9 ), come i o s tesso h o potuto costa t e •e esnmin n n d o i l matcd a l e g i studia t o dallo CnE VREUX stesso; p u rtropp o il cattivo s t a t o d i con s ervazione n o n m i ha pcr m esso l'ide n t ificazi o n e s pecifica.

PAGE 15

28 SANDRO RUFFO [16] Gen. TYPHLOGAl\E\'IARUS Schferna 1906. Il genere notevolmente isolato comprende un'unica specie : T. mrazeki Schferna -Acque sotterranee del :Montenegro e dell'Erzegovina. La subsp. hercegovinensis Karaman fu trovata nella Gratta Vjeternica (Erzegovina). Gen. GAMMARUS Fabricius 1775 Questo notissimo genere a distribuzione olartica comprende vari sottogeneri (per lo pi, seconda noi, elevabili a rango di generi distinti). La maggiore parte delle specie note sono oculate, dulciacquicole ed epigee, ma qualcuna di esse segnalata, pi o meno frequentemente, di acque sotterranec (ad es Rivulo gammarus pulex, Rivulogammarus balcanicus, Echinogammarus pungens, ecc.). Si tratta pero. sempre di ospiti accidentali, senza particolari adattamenti alla vita ipogea. Un'unica spccie microftalma sembra un ospitc regolare delle acqua sotterranee dolci o salmastre delle regioni litorali europee c nordafricane de Mediterraneo centrale : -G. (Neogammarus) rlzipidiophorus Catta. Bibl. RUFFO 1951. Pozzo ad acqua salmatra di La Ciotat (Bouches-du-Rhne) -Francia mer.le), Grotta del Capo Varigotti (Liguria) acque dolci, sorgenti costiere dell'lsola La Galitc (coste tunisine), acque salmastre dell'isola Djerba (coste tunisinc), pozzi della Tunisia mer.le, pozzo di Cersut Golfo di Policastro -Italia mer.le), sorgente pressa il mare Spalato (Dalmazia). Recentemente il KARAMAN (1953) ha riferito al genere Gammarus come suo sottogencre, la. carinata oscuramente illustrata da AnsoLoN (11927). Dalla accurata descnz1one d1 KARAMAN appare evidente che si tratta di una forma sicuramente affine al gruppo Gam"!arus, ma notevolmentc isolata entra questo genere .. Il Gammarus (Metoh1a) car1natus (Absalon) (1) un a specic anoftalma troglob1a, nota per ora solamente delle acque sotterranee di alcune localit della Jugoslavia mer.le (Gacko, Trebinje). ALCUNE CONSIDERAZIONI GENERAI..! BIOGEOGRAFICHE SUGLI ANFIPODI SOTTERRANEI EUROPE! E DEI PAESI MEDITERRANEI Abbiamo veduto all'inizio che le attuali conoscenze sulla distribuzione degli Anfipodi delle acque sotterranee europee e dei paesi mediterranel, pur rappresentando un complesso di dati indubbiamente non trascurabile non ci possono tuttavia ancora permettere sicure considerazioni generali di carattere biogeografico; le continue nuove scoperte in tale campo ci inducono infatti .a. che attualmentc sappiamo rappresenti solo una trama suscethblle dl p1u amplo svlluppo attraverso le ricerche future. Occorre tenere inoltre presente che la sistematica di alcuni generi di anfipodi sotterranei tuttora oscura e spesso controversa riposando, in moiti casi, su caratteri di impor-(1) Noto per incidenz.a qualora sia valida la sinonimia proposta dai l{AR;\MAN, alla specie dovr essere attrihUito un diverso nome in quanto Gammarus carinatus gi almeno due volte preoccupato (Gammarus cari nat us J .C. Fabricius 1793 e Gammarus carinatus G. Johnston 1828). [17] DISTRIBUZIONE GEOGR,\FICA DEGLI ANFIPODI 29 tanza discutibile. Cio spiega le diverse e contrastanti interpretazioni date da vari autori sull'origine di tali generi. Per questo motiva riteniamo prudente limitarci a poche considcrazioni di carattere generale e precisamente a quelle che, fondandosi su dati obbiettivi, riteniamo maggiormentc attcndibili allo stato attuale delle nostre conoscenze. Abbiamo veduto che la fauna degli Anfipodi delle acque sotterranee della rcgione considcrata comprcnde 16 generi ed una novantina di specie. Cio che pi ci colpisce non pero tanta il numero dei suai componenti quanta piuttosto l'eterogencit di tale fauna. Possiamo infatti riconoscere in essa 9 linee filetiche sisten1aticamente differenziatc ed isolate : 1) Ingolfiella -2) Bogidiella -3) Hadzia -4) Eriopisa -5) Niphargus, Niphargellus, Niphargopsis -6) Crangonyx, ltfetacrangonyx, Microniphargus, Pseudoniphargus, Synurella -7) Salentinella -8) Typhlogammarus -9) Neogammarus, Metohia. Talc etcrogcneit evidentementc la risultante di successivi apporti nel monda sotterranco, apporti che si sono verificati per vie diverse e in diversi momenti. Il dominio sotterraneo costituisce, infatti, un habitat estremamente conservativo nel quale si sono successivamente decantati, diremmo quasi stratificati, clementi delle faune epigee succedutesi nel tempo, Il ricostruire la storia di queste origini non cosa facile e le congctture sono spesso discutibili, tanta pi quanta pi ci si allontana dalle fasi pi rccenti della storia terrestre; mentre indubbio che l'origine del popolamento sotterraneo ha radici molto lontane, come dimostrato dalla presenza di clementi a tano aroaico, i cosi detti fossili viven ti Pur postulando una generale origine marina, pi o mena lontana nel tempo, di tutti gli Anfipodi dulciacquicoli, possiamo considerare in essi due categorie corrispondcnti a due diverse modalit di popolamento delle acque interne : -a) -b) clementi che hanna colonizzato le acque interne di una determinata regione direttamente dai mare. Per cio che riguarda la fauna sotterra-nea si possono verificare due casi : clementi che hanno colonizzato dapprima le acque superficiali di tale regione ed in un seconda tempo quelle sotterranee; clementi che sono migrati direttamente dai mare nell'ambiente sotterraneo (spesso attravcrso l'habitat interstiziale); elemen ti che han no colonizzato le acquc dol ci di una determinata regione per migrazione da altra regione (centra di diffusione) dave essi avevano gi assunta l'habitat dulciacquicolo. In questo seconda caso ci sembra evidente che deve trattarsi di forme che hanno colonizzato in un primo tempo le acque superficiali essendo pensabile che spostamenti di grande entit possano essers1 verlfiab nelle acque sotterranee. Che tali categorie non siano presupposti teorici ma corrispondano ad un obbiettiva realta sar meglio veduto in seguito, pur considerando che determinati generi una piuttosto che in un'altra categoria sla materia di sicuro giudizio. Teniamo comunque presente che il cons1derare 1 una o l'altra modalit di colonizzazione delle acque interne e sotterranee ha un notevole significato biogeografico; se, infatti, nel seconda casa, la contemporanea

PAGE 16

30 SANDRO RUFFO [18] presenza di eguali clementi in differenti rcgioni implica di neccssit un continuit territoriale delle regioni stesse (scartando l'ipotesi di un trasporto passivo difficilmente pensabile per questi organismi, per lo meno a grandi distanze), talc continuit non invece affatto necessaria nel primo caso, ammettendo che la specie o diverse specie di un medesimo genere abbiano potuto colonizzare da una stessa regione marina le diverse terre che vi si affacciavano. Se esaminiamo le cartine di distribuzione dei diversi generi notiamo che un gruppo pi numeroso di essi, ben 9 su 15 (lngolfiella, Bogidiella, Hadzia, Eriopisa, Pseudoniphargus, Metacrangonyx, Gammarus (subg. Neogammarus e, Metohia), Typhlogammarus), presenta una distribuzione nettamente mediterranea; taluni di essi accennano anzi pi o meno chiaramente ad una distribuzione perimediterranea (Bogidiella, Pseudoniphargus, Salentinella, Neogammarw;). Riteniamo che per la maggiore parte di essi (Bogidiella, Hadzia, Pseudoniphargus, Salentinella, Neogammarus, Eriopisa) il centra di origine sia costituito dai Mediterraneo nella sua attuale configurazione o nella sua passata condizione di frazione del mare mesogeico. Tale affermazione ci sembra suffragata dai fatto che l'area di distribuzione di tali generi gravita nettamente intorno al Mediterraneo attuale opure, se pi ampia, si prolunga iungo una fascia che segue l'estensione della Tetide; si tratta, in ogni caso, seconda noi, di clementi che hanno popolato le acque sotterranee direttamente dai mare, essendo essi presenti in regioni perle quali del tutto inverosimile o altamente improbabile ammettere continuit territoriali : -Bogidiella-Francia mer.le, Spagna, nord Africa, Italia sett.le, Jugoslavia, Strasburgo, Brasile. -Hadzia-Balcanica, Puglie (generi affini nella fauna indopacifica e nelle Indie occ.li). -Eriopisa -nord Africa, Filippine, California mer.le (una specie tuttora marina nel Mediterraneo e sulle coste atlantiche europee). -Pseudoniphargus -nord Africa, Penisola Iberica (anche sui versanti atlantici), Francia mer.le, Corsica, Dalmazia, Madera. -Neogammarus-Francia mer.le, ltalia peninsulare, Dalmazia, nord Africa. Una considerazione a parte spetta ai generi Ingolflella, Typhlogammarus, Metacrangonyx e al subg. Metohia. lngolfiella ha una distribuzione estremamente discontinua (Atlantico sett.le, Penisola Balcanica, Golfo del Siam, Congo Belna) ed habitat straordinariamente differente per le varie specie (marino abissale 0 nell' Atlantico sett.le, marino Ii totale nel Golfo del Siam, freatico nella Penisola Balcanica, cavernicolo nel Congo Belga). La presenza delle due uniche specie dulciacquicole in regioni di antichissima emersione (zoccolo africano, Balcania mer.le), e solo in esse, rende probabile la supposizione, gi da noi altrove espressa, che si tratti di antichissimi colonizzatori delle acque dolci della Terra. La primitivit della costituzione morfologica di tali crostacei un'ulteriore prova del fatto che ci troviamo innanzi a veri fossili viven ti . . Typhlogammarus ha una posizione molto isolata tra gli altri Anfipodi sotterranei ed una distribuzione estremamente limitata (Balcania mer .le); seconda noi il genere presenta qualche affinit con Phreatogammarus, gammaride che abita le acque sotterranee della Nuova Zelanda. Riteniamo quindi che anche Typhlogammarus abbia il carattere di relitto di un'antica fauna dulciacquicola europea. So asservi che esso popola le acque sotterranee dell'Erzegovina e del Montenegro dove sono state scoperte parecchie altre forme a tono nettamente arcaico (vedi, ad esempio, anche Metohia). [19] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 31 Se per noi sicuro un popolamento dai mare della regione mediterranea per i generi Bogidiella, Hadzia, Eriopisa, Pseudoniphargus, Salentinella, Neogammarus (c per molli di essi addirittura una diretta penetrazione dai mare nelle acque sotterranee, attraverso l'habitat interstiziale), e se cio appare probabile anche per Ingolfiella, il genere Metacrangonyx sembra, a qusto riguardo, fare eccezione. Come abbiamo visto altrove esso . affine al gruppo Crangonyx il quale seconda la revisione di ScHELLENBERG (193.6) comprende una diecina di generi popolanti le acque interne (sotterranee e superficiali) di due regi?ni della Terra, da una parte la regione olartica (con il maggior numero dt spect?), dall'altra varie regioni dell'emisfero australe (sud Africa, Madagascar, Austraba, Nuova Zelande). Il gruppo Crangonyx non ha invece rappresentanti nelle regioni tropicali africane ed asiatiche e man ca egualmente in tutta l'America meridionale. Una distribuzione di tale tipo ed il fatto che i generi del gruppo Crangonyx non presentano affinit con nessun genere marino della fauna ci a pensare, come giustamente rileva ScHELLENBERG (op. cit.), che s1 trath dt antl chi colonizzatori delle acque dol ci della Terra; la presenza di un genere (Hyalellopsis) nella fauna del Bakal, notoriamente considerata un'antica dulciacquicola a carattere relitto, conferma tale punto di vista. Da quali si sia svolta la colonizzazione delle acque interne difficile dire. Se pero not escludiamo, come parrebbe dato il tipo di distribuzione boreale ed australe del gruppo Crangonyx, un'origine dai mare mesoge.ico, dovremmo c?ns!derare Metacrangonyx come elemento migrato dalle acque dolci di altre e in tai caso riconoscere ad esso il carattere di elemento transatlanhco. E CIO not riteniamo assai probabile considerando che il nord America, con ben 6 del gruppo Crangonyx rappresentati da numerose specie, sembra essere uno del centri di dispersione di questi Anfipodi. In conclusione noi riconosciamo alla fauna degli Anfipodi sotterranei dei paesi mediterranei un carattere spiccatamente mesogeico. Anche genere Metacrangonyx, per il quale abbiamo ammesso un'origine un centro di diffusione nordamericano, dovrebbe aver seguito nella sua migraztone la via delle terre rivierasche della Tetide (come , ad esempio, sostenuto da VANDEL (1952) per alcune specie di Isopodi mediterranei a diffusione transatlantica). Per quanta riguarda l'epoca di colonizzazione delle acque sotterranee da parte dei vari generi sopraindicati, riteniamo che le nostre supposizioni partano da dati assai meno sicuri; non riteniamo quindi opportuno soffermarci er1 su tale problema. In base a quanta sopra esposto, pero, vedrem111:o net gen lngolfiella e Typhlogammarus le forme di pi antico popolamento 0 addirittura Mesozoico ?). Oligo-mioceniche sono probabilmente Hadzia e almeno in parte Bogidiella le Salentinella si distribuiscono tnfath ' ' ' ' B "d ll alla periferia della Tirrenide e delle Egeidi, mentre una dt _ogz ze at presente nelle acque freatiche di Strasburgo, in una regione, cioe, lambda e il Miocene medio da un braccio della Tetide penetrante a. Alpt il solco perialpino. E' pero possibile che le varie specie di Bogzdzell? colonizzato le acque sotterranee in tempi successivi, come parrebbe il fatto che alcune sono costituenti dello psammon marino, e che una specte tuttora epigea nell'Amazonia. Pseudoniphargus, Eriopisa, invece probabilmente di recente immigrazione (Quaternario ?) ; si tratta 1 1 -fi 1 d' t' e lardamente eunabne, o di forme v1venh anc 1e In acque super 1c1a 1 1 sorgen 1 o . oppure, come nel caso di Eriopisa, di forme congeneri con altre tuttora manne.

PAGE 17

:--_ --32 SANDRO RUFFO [20] Al gruppo di generi a distribuzione mediterranea se ne oppone un secondo, che chiameremo centro-europeo, comprendente i generi Crangonyx, Microni phargus, Synurella, Niphargus, Niphargopsis, Niphargellus. Tali generi si concentrano nell'Europa centro-settentrionale, tranne Synurella ed una specie di Crangonyx che giungo!lo fino alla Russia ed il genere Niphargus che si spinge fino al Caucaso e deborda nella regione mediterranea, sovrapponendosi parzialmente all'area dei generi a distribuzione mediterranea con i quali, anzi, convive in talune regioni. Si osservi ancora che Crangonyx, Microniphargus, Niphargopsis, Niphargellus non valicano in alcun punto le grandi catene montuose dell'Europa meridionale (Pirenei, Alpi). Si tratta, anche per i generi a distribuzione centro-europea, di forme aventi sicuramente origini e storia differenti. Crangonyx possiede in Europa due centri di distribuzione, uno centrooccidentali (subterraneus, paxl), ed uno orientale (chlebnikovi). II genere, pero, conta varie specie (aJcune anche epigee) nel nord America, una in Asia ed una nel sud Africa (sull'attribuzione generica della quale facciamo pero le pi ampie riserve). Riallacciandoci a quanto detto a proposito di Metacrangonyx, riteniamo probabile che il nord America rappresenti anche per Crangonyx il primitivo centro di diffusione, dai quale esso avrebbe popolato l'intera reaione olartica per migrazione verso. accidente (Europa) e verso oriente (Asi:). Le specie dell'Europa centro-occ1dentale sarebbero pertanto da considerarsi come clementi transatlantici settentrionali (tardo-terziari ?, certo prequaternari). L'unica specie degli Urali morfologicamente molto differenziata rispetto alle congened centroeuropee; per essa forse ammissibile una via di penetrazione attraverso l'Asia sett.Je. In tai caso l'Europa sarebbe stata raggiunta da due diverse correnti genere I dati riguardano la distribuzione di questo genere In As1a sono pero ancora troppo 1ncompleti per poter seguire con sufficiente attendibilit lo spostamento di esso attraverso a questo continente. Su Microniphargus, genere del grupo Crangonyx, conosciamo assai poco, essen do la sua arca estremamente limita ta; pur ritenendo che si tratti di un antico elemento dulciacquicolo crediamo che qualunque supposizione sulla sua origine non avrebbe per ora alcun sicuro fondamento. Per quanto riguarda invece il genere Synurella, la cui distribuzione si estende, in Europa, dalla Russia fino al Bassopiano Germanico alla Pianura Padana e a gran parte della Penisola Balcanica, riteniamo come 'del tutto prohabile la sua dalle regioni dell' Asia centro-settentrionale; in tali regioni, infatti, anche In base che su di_ esse possediamo, il genere rappresentato da. plu spec1e. S1 tratta quindi di clementi angariani penetrati in Europa probabllmente durante una fase del Quaternario e verosimilmente tuttora in espansione verso accidente, dato che le specie sono in parte epigee. L'insediamento acque sotterranee europee quindi, secondo noi, di data del tutto recente, diremmo anzi addirittura attuale. Ci rimane da il genere Niphargus con gli affini Niphargopsis e Niphargellus; crediamo che la distribuzione geografica, piuttosto limitata, di questi ultimi s! debba interpretare alla luce di quella ben pi ampia e pi significativa del pnmo. Come a suo tempo ha chiaramente dimostrato ScHELLENBERG (1933), il genere Niphargus limitato alla fauna europea. Dalla cartina si vede che esso manca non s"olo in tutto il nord Africa e nella Penisola Iberica (salvo uno sporadico reperto presso i confini della Francia), ma anche nelle Baleari, nella Sicilia, nell'ltalia mer.le (al di sotto di una linea passante press'a poco tra Napoli ed [21] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 33 il Gargano), nella Grecia meridionale, a Creta ed a Cipro. Il genere invece presente in Corsica e nella Sardegna (dato inedito), nelle isole dell'Arcipelago Pontino (dato pure inedito), nelle isole di Zante e di Samotracia, a Rodi e , con reperti piuttosto sporadici, nell' Asia minore, in Crimea e nel Caucaso occidentale, regione che segna il limite orientale della sua distribuzione. A nord la sua compatta area di dispersione sembra arrestarsi al Bassopiano Germanico, ma il genere ricompare pero in Polonia, nel Belgio, a Helgoland, nell'Inghilterra meridionale e si spinge con una specie fino all'Irlanda. Al di fuori di tali regioni non solo il genere assente ma non ha neppure, sia nella fauna dulciacquicola che in quella marina, forme sistemat:camente ad esso vicine. Le sue aftnit con il genere marino Eriopisella sono collaterali e non di carattere filogenet,ico. La sua grande diffusione con un elevato numero di specie in Europa ci sembra indicare che" esso deve essersi andato differenziando in tale continente. Quale la origine ? L'assenza neJ nord Africa e la sua sporadica presenza con poche specie in Asia Minore, il fatto, cio, che la sua distribuzione non graviti intorno al Mediterraneo ci porterebbe ad escludere tale mare come suo centro di origine. Noi abbiamo visto d'altra parte che il maggior numero di specie e le pi ecologicamente differenziate si addensano nelJa Balcania centro-settentrional, nella regione alpina orientale e nelle regioni montuose dell'Europa centrale fino ai Carpazi e alla Transilvania; qui troviamo sia specie strettamente frcatobie a troglobie evolute (kochianus, skopljensis, jovanovici, stygius, balcanicus, ecc.), sia forme pi o meno stabilmente legale alle fredde acque sorgenti montane (razze di foreli, tauri, ecc.), sia ancora forme lacustri d1 profondit (foreli e sue razze) o di acque superficiali dei fontanili di pianura e dei fiumi che da essi si originano (elegans, illidzensis). Procedendo verso l_e aree periferiche della distribuzione del genere si osserva un graduale impoven mento del numero di specie ed un parallelo diradarsi delle forme pi evolute. Noi crcdiamo percio di individuare nelle regioni tra la Balcania la zona alpina orientale e le regioni montuose dell'Europa centrale Il centro d1 origine e di diffusione del genere Niphargus. Su tali considerazioni l'ipotesi che il genere sia andato differenziandosi all'inizio del Neogene ne1 mari tra il solco perialpino ed il Bacino Pannonico i quali, nella loro graduale trasformazione in bacini chiusi salmastri, hanno presentato l'ambiente un lento e continuo passaggio di forme d'allambiente marino a quello dulc1acqu1colo. I Niphargus avrebbero quindi colonizzato le acque dolci delle regioni periferiche a detti bacini e quindi con graduale moto di diffusione centrifuga raggiunto le regioni orientali e occidentali dell'Europa attestandosi sud ai Pirenei (valicati solo in un caso e verosimilmente in data recente) e ragg1ungendo quindi, probabilmente tra il Pliocene ed il Quaternario, l'Inghilterra e l'Irlanda a nord. Noi non possiamo dire se il passaggio di Niphargus dalle s_almastre alle dolci sia avvenuto in una sola fase di tempo o sia continuato 1n fas1 successive, ma riteniamo comunque che si sia avuto dapprima un popolamento delle acque superficiali e quindi una successiva migrazione in quelle sotterranee; la 1 ' ' fi t d"ff t 1 tanto vero che qua e m1grazwne, pero, SI e ver1 ca a certo In temp1 1 , . troviamo tuttora parecchie specie pi o meno regolarmente legale alle epigee (si tratta, in tai caso, di clementi ritardatari e non di un ritorno vila epigea per perticolari condizioni locali, come qualche autore ha creduto dl pretare il fenomeno). Un gruppo di. specie troglobie pi evolute raggiunto nel Pontico un grado di adattamento tale alla vita ; ha impedito da quel momento una pi larga espansione. Noi costahamo, In a. in Balcania che tutte le specie altamente differenziate (balcanicus jovanovzcz, 3

PAGE 18

34 SANDRO RUFFO [22] skopljeizsis, ad esempio) non oltrepassano il limite segnato dai solco transegeico al quale sembrano attestarsi ( noto, infatti, che il solco transegcico ha funzionato come barriera fino al Pontico). Solo le forme meno evolute (longicaudatus, ad esempio) hanno potuto ancora varcare tale limite cd espandersi nella Balcania meridionale fino alla Grecia, raggiungendo nel corso del Quaternario, le isole dello Jonio e dell'Egeo; esse hanno inoltre valicato l'Adriatico lungo la soglia gargano-dalmatica emersa, raggiungendo attraverso il Gargano la rcgione appenninica e spingendosi fino all'Arcipelago Pontino, alla Sardegna e alla Corsica. Nel corso del Quaternario un altro fattore, il fenomeno glaciale, ha pero profondamento influito sulla distribuzione dei Niphargus. Uno sguardo alla cartina rjportata (vedi fig. 5) ci mostra con evidenza che il limite nord della cornpatta arca di dispersione del genere segue assai fedelmente la linea della fronte della massima espansione glaciale mindeliana, la quale, come noto, ha pressoch annientato la fauna prequaternaria dell'Europa settentrionale. Osservando che le arce residuali a nord di questa linea (Polonia, Helgoland, lrlanda) giacciono esternamente alla fronte del successivo glaciale wurmiano, verosimile ammettere movimenti di ritorno e di successiva espansione per forme attardatesi in acque superficiali (kochianus, aquilex, ad esempio) nellc arce liberale dalle calotte glaciali in ritiro. 1 mutamenti climatici quaternari hanno avuto indubbiamente una notevolc influenza anche al di fuori della grande calotta glaciale nordica sia per l'impoverimento delle faune in relazione all'estensione dei ghiacciai alpini (i Niphargus sono infatti estremamente rari nella zona alpina interna), sia per la differenziazione ecologica delle popolazioni dell'Europa media e meridionale in relazione ai mutamenti stessi. Ricordiamo, infine, che l'influenza glaciale si manifesta nettamente anche per gli altri generi di Anfipodi sotterranei centroeuropei la cui distribuzione a nord trova sempre un limite di arresto corrispondente alla linea di massima espansione mindeliana, la quai cosa, tra l'altro, stabilisee automaticamente che l'insediamento sotterraneo di essi , per tai motivo, sicuramente premindeliano. 1 generi Niphargopsis e Niphargellus con la loro arca pi limitata si Inscriscono, secondo noi, nel problema .del genere Niphargus di cui costituiscono un caso particolare. Osserviamo solo come degno di attenzione il fatto che la distribuzione di Niphargopsis segue con una significativa coincidenza il solco perialpino fino al Bacino di Vienna. CONCLUSION! Volendo concludere e brevemente riassumere quanto fin qui csposto possiamo dire di aver riconosciuto tra gli Anfipodi sotterranei dell'Europa e dei paesi mediterranei, due gruppi di generi : 1) uno a distribuzione mediterranea : Bogidiella, Hadzia, Eriopisa, Pseudoniphargus, Salentinella, Gammarus (subg. Neogammarus e Metohia), Ingol(iella, Typhlogammarus; 2) uno a distribuzione centro-europea : Microniphargus, Synurella, Niphargus, Niphargopsis, Niphargellus. 1 generi a distribuzione mediterranea, in grandissima parte, sono di origine ogeica ed il }oro centro di origine individuabile nel Mediterraneo nella sua n;;s ale configurazione o in quella di frazione del mare mesogeico; il popolamento acque interne avvenuto direttamente dai mare ed in moiti casi si avuto [23] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 35 anzi un diretto popolamcnto delle acque sotterranee attraverso l'habitat inter-stizialc. raie popolamento, infine, si iniziato per alcuni generi in fasi verosimilmente assai antiche della storia della Terra (Paleogene ?) ed continuato via via, attraverso apporti. successivi, fino ai tempi nostri. Il solo genere Metacrangonyx rappresenta un probabile elemento transatlantico, migrato da un primitivo centro di diffusione nordamericano. Tra i generi a distribuzione centro-europea abbiamo riconosciuto : -clementi transatlantici settentrionali (Crangonyx). -clementi angariani (Synurella) -clementi propriamente europei probabilmente differenziatisi nei mari mioccnici dai solco perialpino al Bacino Pannonico. Vorremmo infine segnalare l'interesse biogeografico che quegli clementi a distribuzione mediterranea che abbiamo ritenuto diretti colonizzatori delle acque sotterranee dai mare attraverso l'habitat interstiziale (Bogidiella, Salentinella, Hadzia, specialmente). Poich pare che tale colonizzazione delle acque interstiziali litorali si arresti sulla linea di costa e non proceda o proceda limitatamente verso l'interno, le stazioni di raccolta di tali generi vengono a punteggiare con una suggestiva coincidenza il profilo delle coste quale era al momento della colonizzazione. E' evidente, percio, che i dati su tali generi saranno di prezioso conforta nella ricostruzione paleogeografica del c che quanti pi dati potremo avere tanto pi particolareggiate ad attendib1h potranno le ricostruzioni stesse. LAVORI CONSULTATI 1927. AnsoLON (C.). -Les grands Amphipodes aveugles dans les grottes balkaniques. C. R. Congrs Ass. Fran. Avan. Sciences, Constantine, 6 p., 3 fig. 1953. ANGELIER (E.). -Recherches cologiques ct biographiques sur la faune des sables submergs. Arch. Zool. Exp. et Gn., t. 90, 161 p., fig. • 1951. ANGELIER (E.), BAJ.Azuc (J.). Sur la capture Banyuls-sur-Mer talcs) de Pseudoniphargus africanus, Chevreux, 1901 (Amphipodes Gammarzdae). Bull. Soc. Zool. France, t. 76, p. 309-312. . 1954. BALAZUC (J.).-Les Amphipodes troglobies ct phratobies de la faune gallo-rhenane. Arclt. Zool. Exp. et Gn., t. 91, fasc. 1, p. 153-193, 7 fig. 1953. BALAZUC (J.), RuFFO (S.). -Due nuovc specie del genere Metacrangonyx Chevreux (Amphipoda Gammaridae) delle acque interne .del nord Africa franccse. Mem. Mus. Civ. St. Nat. Verona, vol. 4, p. 25-33, 4 fig. C lr (genus 1952. BARNARD (J. L.). -A new spccies of Amphipod from lower a I orma Eriopisa). Pacifie Science, vol. 6, n 4, p. 295-299, 2 fig. h 1941. BmsTEIN (J. A.). -The subtcrranean amphipods of Abkhasia with notes on e Niphargus species of Transkaukasus. Arch. Mus. Zool., Moscou, 6, P 259-272, g. (da Zoological Record). d 1 1947. BnEHl.\1 (V.).-Reflexions sobre relaciones zoogcograficas de la fauna de agua u ce de la Pcninsula lbrica. Publ. lnst. Biol. Apl., t.' 4, p. 53:.74, 4 fig. .. 1927. CHAPUIS (P. A.). -Die Tierwelt der unterirdischcn Gewiisscr. Die Binnengewasser, Bd. 3. 175 p., 70 fig. , . B 11 1901. CHEVREux (E.). Amphipodes. des eaux souterraines de France et d Algrie. u • Soc. Zool. France, t. 26, p. 211-216, 2 fig. t 1909. CHEVREUX (E.). -Amphipodes. (1re srie), Biospeologica, t. 12. Arch. Zool. Exp. e Gn., 5 srie, t. 21, p. 27-42, 2 tav. . . . d 11 1942a. ANCONA (U. o')., -1 Niphargus italiani. Tentativo di valutazione fi e e minori unit sistematiche. Mem. lst. It. Spel., Ser. Biol., Mem. 4, 125 p., 8 . g. 1 1942b. ANCONA (U. o'). -Variabilit, differenziamcnto di razze Iocali e di specie ne genere Niphargus. Mem. lst. Ital. ldrob., vol. 1, p. 145-167, 13 fig.

PAGE 19

36 SANDRO RUFFO [24] 1936. GAUTHIER (H.). -Eriopisa Seurati, nouvel Amphipode du Sud tunisien. Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. d. Nord, t. 27, p. 133-143, 3 fig. 1945 .. HAINE (E.). -Die Fauna des Grundwassers von Bonn mit besondcrcr Bcrchsichtigung der Crustaceen. Inaug. Dissert. Melle in Hannovcr, 144 p., 27 fig. 1933. HERTZOG (L.). -Bogidiella albertimagni sp. n. ein ncuer grundwasscr Amphipode aus der Rheinebene bei Strasbourg. Zoo/. Anz., 102, p. 225-227, 1 fig. 1932. KARAl\IAN (S.). -Beitrag zur l{enntnis der Ssswasser-Amphipodcn. Prirod. Razpr., Kn. 1, p. 179-232, 25 fig. 1943. KARAMAN (S.).Die unterirdischen Amphipoden Sdserbiens. Srpska Kr. Akad., 34, p. 163-313, 215 fig. 1950. KARAMAN (S.). -Etudes sur les Amphipodes-Isopodes des Balkans. Acad. Serbe des Sciences, Monographies, t. 163. Sect. d. Sc. 1\lath. ct Nat., no 2 (nouv. srie), 212 p., fig. 1953. KARAltiAN (S.). Ubcr subterrane Amphipodcn und Isopodcn des l{arstcs von Dubrovnik und seines Hinterlandes. Acta Mus. Mac. Sc. Nat., t. 1, no 7, p. 137-167, 47 fig. 1943. KossWIG (C.). Uber Tethysrelikte in der trkischen Fauna. C. R. ann. et arclt. Soc. turque Sc. Phys. et Nat., fasc. 10, p. 31-46, 5 fig. 1926. JEANNEL (R.).-Faune cavernicole de la France. Enc. Entom., t. 7, 334 p., 74 fig. 1943. JEANNEL (R.). -Les fossiles vivants des cavernes. Gallimard Ed., 321 p., 120 fig. 1938. LERUTH (R.).-Remarques cologiques sur le genre Niphargus. Bull. Soc. R. d. Sc. de Lige, p. 437-443. 1939. LERUTH (R.). -La biologie du domaine souterrain ct la faune cavernicole de ln Belgique. Mem. Mus. R. Hist. Nat., no 87, 506 p., 61 fig. 1953. 1\IARGALEF (R.). -Los Crustaceos de las aguas continentales ibricas. Min. de Agricultura, Madrid, 243 p., 261 fig. 1938. MoNOD (Th.).Sur une localit nouvcllu d'Eriopisa Seurati H. Gauthier, 1936. Bull. Soc. Zool. France, t. 63, p. 244-247, 3 fig. 1953. PASA (A.). -Appunti geologici per la Paleogeografia delle Puglic. Mem. Biogeogr. Adriatica, vol. 2, p. 175-286, 16 fig., 11 tav. 1907. RAcoviTZA (E. G.). -Essai sur les problmes biospologiques. Arch. Zool. Exp. et Gn., t. 36, p. 371-488. RuFFO (S.). -Hadzia minuta n. sp. (Hadziidae) c Salentinella gracillima n. gen. n. sp. (Gammaridae) nuovi Anfipodi troglobi dcll'Italia meridionale. Boil. Soc. Nat. Napoli, t. 56, 11 p., 4 fig. 1950a. RuFFO (S.). -Considernzioni sulla posizione sistemntica e sulla distribuzione gcografica degli Ingolfiellidi. Boil. di Zoo/., t. 17, p. 65-73, 1 fig. 1950b. RuFFO (S.). -Nuove osservazioni sulla di Synurella ambulans (F. Mller) in Itnlia. Alti Ace. Agr. Sc. Lett., Verona, Ser. 5, vol. 35, 7 p., 2 fig., 1 tav. 1951a. RuFFO (S.). -lngolfiella Leleupi n. sp. nuovo nnfipodo troglobio del Congo Belga (Amphipoda Ingolfiellidae). Rev. Zoo/. Bot. Afr., t. 44, 2, p. 189-209, 7 fig. 1951b. RuFFO (S.). -Rinvenimento di Gammarus (Neogammnrus) rhipidiophorus Cattanelle acque sotternnee della Liguria. Doriana, vol. 1, n" 18, 4 p., 1 fig. 1952. RuFFO (S.). -Bogidiella neotropica n. sp. nuovo Anfipodo dell'Amaziona. Riv. Svizz. di Idrologia, t. 14, p. 129-134, 2 fig. 1953a. RuFFO (S.).Nuove osservazioni sul genere Salentinella Ruffo (Amphipoda Gammaridae). Boil. Soc. Entom. lt., t. 83, p. 56-66, 6 fig. 1953b. RuFFO (S.). -Anfipodi di ncque interstiziali raccolti dai Dr. C. Delnmare Deboutteville in Francia, Spagna e Algeria. Vie et Milieu, t. 4, fnsc. 4, p. 669-681, 4 fig. 1954. RUFFO (S.). -Metacrangonyx longicaudus n. sp. (Amphipoda Gammaridae) delle acque sotterranee del Sahara Marocchino. Mem. Mus. Civ. St. Nat. Verona, vol. 4, . p. 127-130, 1 fig. . 1952 . RuFFO (S.) et DELAMARE. (C.). -Deux nouveaux Amphipodes souterrains de France. Salentznella Angelrerz n. sp. et Bodigiella Chappuisi n. sp. C. R. d. sances Ac. d. Sc., t. 234, p. 1636-1638, 9 fig. [25] DISTRIBUZIONE GEOGRAFICA DEGLI ANFIPODI 37 1933. ScHELLENBERG (A.). -Niphargus-Probleme. Mitt. Zool. Mus., Berlin, Bd. 19, P 406429, 7 fig. . . .. 1934. ScHELLENBERG (A.). -Eine ncue Amphipoden-Gnttung aus cmer belgischen Hohle, ncbst Bemcrkungen ber der Gattung Crangonyx. Zoo[. Anz., 106, p. 215-218, 1 fig. 1935a":" ScHELLENBERG (A.).-Schlssel der Amphipodengnttung Niphargus mit Fundortan-gaben und mehrercn neuen Formen. Zoo[. Anz., 111, p. 204-211. . 1935b. ScHELLENBERG (A.). -Der Niphargus des Thringer \Valdes und die Glazinlreliktcnfrnge. Arch. f. Hydrob., t. 29, p. 274-281. 1936. ScHELLENUERG (A.). -Die Amphipodengattungen um Crangonyx, ihre Verbreitung und ihre Arten. Mitt. Zool. Mus., Berlin, Bd. 22, p. 31-43, 1 cartina. 1937a. ScHELLENUERG (A.). -Litorale Amphipoden des Tropischen Pnzifiks. K. Sv. Vet. Alcad. Handl., S. 3, Bd. 16, no 6, 105 p., 48 fig. 1937b. ScHELLENBERG (A.). -Die hohere J{rebsfauna in Ssswasser Deutschlands, ihre Zusammensetzung und ihr Artcnzuwachs. Arch. f. Hydr., t. 31, P 229-241. 1937c. ScHELLENBERG (A.). -Hohlenamphipoden Spaniens und ihre Bezlehung zu Nord Afrikn. Zoo[. Anz., 118, p. 223-224. . • 1939. ScHELLENBERG (A.). Verbreifu!lg und Alter der Amphipoden-Gattung Pseudomphargus nebst Verbreitung der Gattung Niphargus. Zoo[. Anz., 127, 297-304, 2 fig. 1940. ScHELLENBERG (A.).-Die subterranen Amphipoden des unteren Mamtales. Arch. f. Hydr., t. 36, p. 466-482, 3 fig. d 40 t 1942. ScHELLENBERG (A.). -Flohkrebse oder Amphipoda. Tierwelt Deutschlan s, CI • 252 p., 204 fig. Rh ebiets im 1943a. ScHELLENnEnG (A.). -Die unterirdische Amphipodenfnunn des emg Spiegel der geologischen Entwicklung. Arch. f. Hydrob., .t. 40, 7 P 1943b. ScHELLENBERG (A.). -Portugiesische Ssswassernmphipoden. Mem. e Est. Mus. Zool. Uniu. Coimbra, no, 7 p., 1 fig. . 11 235 1926. SPANDL (H.).-Die Tierwelt der unterirdischen Gewiisser. Spel. Mon., Bd. ' p., 116 fig. ) f Britain Proc 1952. SPOONER (G. M.).-A new subteirnnean Gammarid (Crustacea rom Zool. Soc. London, vol. 121, p .. . .. n und-1953. SIEWING (R.).-Bogidiella braszliensrs, em neuer Amphipode nus dem l{uste gr wasser Brasiliens. Kieler Meeresforschungen, Bd. 9, p. 3 tav.: E 0 as 1936. STAl\11\IER (H. J .) . -Alter und Herkunft der Tierwelt der Hohlengewasser ur P • c. R. X11 Congr. Int. Zool., Lisbonne, p. 1051-1056. . 1950. THIENEl\IANN (A.). -Verbreitungsgeschichte der Ssswnsserherwelt Europns. Die Binnengewsser, Bd. 17, 809 p., 249 fig. 1949. VANDEL (A.).Ln faune nord atlantique. Rev. fran. d'Entom., t. 16, fasc. 1, 11 p., 9 fig. 1 r le Dr G 1952. VANDEL (A.). -Etude des Isopodes terrestres rcolts au a pa Marcuzzi, suivie des considrations sur le peuplement du Contment de Gondwana. Mem. Mus. Ciu. St. Nat. Verona, t. 3, p. 59-203, 97 fig. 1934-38. \VoLFF (B.). -Animalium Cavernarum Catalogus. Vol. l-Ill. Junk Ed.

PAGE 20

Sylvie GLAON (1) Recherches sur la biologie des Coloptres cavernicoles troglobies <2> La note que nous prsentons est l'expos des premiers rsultats de nos travaux qui portent essentiellement sur les caractristiques biologiques et thologiques lies au biotope chez les Coloptres cavernicoles troglobies. Pour l'instant, nous considrons deux espces du genre Speonomus (Bathysciinae) : Speonomus longicornis Saulcy, Speonomus diecki Saulcy. 1. BIOLOGIE Sur le cycle volutif de Speonomus longicornis Saulcy. Technique d'levage. -L'Insecte est tudi au laboratoire. Dans toute la mesure du possible nous recherchons dans la nature un contrle permanent de . nos observations. Pour les levages, nous utilisons les nids 'Janet (GLAOllf et LE MAsNE, 1951). Les imago capturs dans les grottes, sont levs +-10 C., en atmosphre sature de vapeur d'eau. Ils sont nourris l'aide de proies diverses, notamment des Grillons. Les sitjets se maintiennent en parfaite sant. La dure moyenne de leur existence dpasse un an; nous avons conserv un mle 25 mois. Biologie. -Le comportement de l'imago ne rvle jusqu'ici aucune particularit remarquable. Signalons simplement, le forage de assez profonds dans l'argile, par les individus des deux sexes. Les Insectes se rfugient frquemment dans des cavits o ils peuvent aprs transport dvorer leur proie. Ils se rassemblent souvent. Les copulations se rptent. Les femelles pondent en toutes saisons, sans priode dfinie. Tous les 40 50 jours environ, elles dposent un uf unique, volumineux (1 mm 1,5 mm, 0,5 mm 1 mm). L'intervalle entre deux pontes varie de 20 80 jours. Le dveloppement embryonnaire dure 60 jours en moyenne (maximum 80 jours, minimum 40 jours). Le chorion trs mince, permet l'observation des derniers stades de l'ontognse on voit fort bien la courbure de l'em-' 0 bryon et la formation des appendices. Les manuvres prliminaires de l'clo.sion durent quelques heures mais l'closion proprement dite est rapide : une fois le chorion fendu, la larve sort immdiatement. (1) Laboratoire d'Evolution des Etres organiss. Facult des Sciences, Paris. (2) Communication prsente le 8 septembre 1953.

PAGE 21

40 SYLVIE GLAON [2] La larve, en raison de sa teneur en matires de rserve, prsente un aspect particulier. Trs mobile sa naissance, son activit cesse au bout d'un temps plus ou moins long (quelques heures quelques jours). Invariablement, 1? larve se construit une logette, typiquement sphrique, faite de particules arrachees aux morceaux de calcaire placs dans le nid et assembles en assises successives mme les faces du nid. On constate une tendance des larves tablir leurs logettes cte cte. Une larve peut adopter une logette partiellement ferme et l'achever ce qui dnote de sa part une plasticit assez remarquable. Durant les trois premiers mois de son existence, les larves chasses de leur logette, ou spontanment sorties, peuvent en construire une nouvelle. Dans sa logette, la larve est mobile jusqu' la nymphose. L'observation attentive montre que l'Insecte ne prend aucune nourriture avant la construction de la logette. Celle-ci ne contient que la larve, sans trace de matires alimentaires. Dans sa logette, la larve subit une diapause; on n'observe pas de mue larvaire; sa morphologie reste inchange jusqu' la nymphose. Au cours du cinquime mois, une larve s'est transforme en 48 heures en nymphe, libre, parfaitement constitue. Au fond de la logette, nous avons trouv l'exuvie larvaire. Nos documents sur le cycle volutif de Speonomus longicornis Saulcy se bornent actuellement ces rsultats. En conclusion, le cycle biologique de Speonomus longicornis Saulcy pr-sente les particularits suivantes : 1 o Absence de priodicit reproductrice saisonnire. 2 Ponte d'un seul uf, de grande taille. go Larve bourre de rserves, entrant en diapause dans une logette qu'elle se construit peu aprs son closion. Aucune mue, aucune absorption d'aliments n'ont t observes avant la nymphose. Speonomus longicornis Saulcy suit-il ce cycle dans la grotte ? Nous ne l'affirmons pas. On peut se demander si le cycle observ par nous est normal. Dans nos levages, il se droule tel que nous l'avons dcrit (1). II. COMPORTEMENT Matriel et mthode. -Nous avons utilis des Speonomus diecki Saulcy recueillis dans les grottes aux environs de Moulis et mis en levage selon les techniques indiques prcdemment. Nos expriences ont t faites au microactographe de CHAUVIN (1943) adapt aux Coloptres cavernicoles. Une mince couche de pltre est coule l'intrieur du tube o se dplace l'animal. Humidifie avant chaque exprience, elle permet d'obtenir dans le tube une atmosphre sature. Pour liminer l'action de la lumire, on badigeonne extrieurement ce tube d'encre de Chine. Dans toutes nos expriences, nous observons une phase initiale d'intense activit correspondant une phase d'excitation conscutive aux manipulations. Nous n'en tenons pas compte. Les interprtations sont bases : 1 o sur les actogrammes; 2o sur les relevs au curvimtre des priodes d'activit et de repos, rapports une chelle de temps. (1) GLAON Sylvie.-C.R. Acad. Sc. t. 236, pp. 2443-2445, Sance du 22 juin 1953. [3] BIOLOGIE ET COMPORTEMENT DES COLOPTRES TROGLOBIES 41 Les rsultats obtenus sont homognes. On note quelques diffrences individuelles lies probablement un tat physiologique particulier. Par togrammes de mles et de femelles spars in copula, montrent une activite ac t t h" globale plus considrable .durant les heures l'enregistremen ac ograp 1que (priode d'activit plus frequentes, mais plus breves) (fig. 1). . ' ...... ....... .;,;,;..-: .. "'.'h Actogrammes de Speonomus diecki mle et femelles spars FIG. 1. -lors de la copulation. Temprature de so C. FIG. 2. -Actogrammes de Speonomus diecki mle. De 1 8 : tempratures de 8 C. 25 C. 9 : Echelle de temps. _,. 9 8 7 6 s 3 2 Rsultats. _ Trois faits importants se dgagent de nos : 1 s ou Absence de rythme nycthmral. L'activit de repos P u des moins longs et plus ou moins nombreux est continue au cours 24 heures.

PAGE 22

42 SYLVIE GLAON [4] -Les points de torpeur suprieur et infrieur sont +20 C. et oo C. (les points lthaux sont respectivement de +25 C. et -5 C.). Les actogrammes sont sexuellement diffrencis. Les actogrammes furent raliss entre les extrmes de temprature suivants : _go C. -5 C. + 5 C. + 10 C. + 20 C. + 25 C. -5 c. -2 c. + 1 oo c. + 15 c. oo c. + 5 c. + 15 c. + 20 c. FIG. 3. -Actogrammes de Speonomus diecld femelle. De 1 8 : tempratures de 8 C. 25 o C. 1 : 8 5 4 : + 5, + 8 7 : + 15 + 20 2 : 5 2 5 : + 8 + 10 8 : + 20 + 25 3 : 0 + 5 6 : + 10 + 15 9 : Echelle de temps chaque intervalle correspond 1 heure. Leur tude montre que : 9 8 7 6 5 3 2 1 1 o A partir de 0 C. jusqu' + 20 C., les mles et les femelles ont une activit continue et rgulire durant les 24 heures. Cette activit est faite d'une alternance de priodes de repos et de mobilit plus ou moins longues et plus ou moins frquentes. Pour une certaine temprature, l'activit globale est maximale. 2o Ce maximum d'activit est lgrement diffrent pour les mles et les femelles et ne concide pas dans l'chelle des tempratures : [5] BIOLOGIE ET COMPORTEMENT DES COLOPTRES TROGLOBIES 43 Pour milles (fig. 2), l'activit totale maximale (1 >. est de 11 heures, la temprature se situant entre + 5o C. et + go C. Pour les femelles (fig. 3), les valeurs correspondantes sont respectivement d.e 12 heures et de + .. oo C. et + 5o C. Phnomne remarquable, pour ces temperatures chez le male, comme chez R la femelle, les priodes d'activit et de repos tendent vers l'galisation (A Enfin on remarque que l'activit globale du mle est suprieure celle de la femelle pour toutes les tempratures comprises entre + so C .. et + 20 C. \ \ \ \ \ \ \ 0 ,/ . _.,. ,-1 6 12 16 1 1 1 i 1 1 1 ' 1 1 1 i 1 J 20 FIG. 4. Les courbes de gauche reprsentent les variations de la dure des priodes d'activit en 2. h. de Speonomus diecki mle et femelle, en fonction de la temprature. En abscisses : tempratures; en ordonnes : activit totale. dmR Les courbes de droite reprsentent les variations du rapport ---, en fonction dmA de la temprature ct du sexe. En abscisses : tempratures; en ordonnes : rapport dmR dm A En huit plein : courbe mle; en pointill : courbe femelle. Pour illustrer d'une manire synthtique les variations de l'activit de Speonomus diecki Saulcy en fonction de la temprature et du sexe, nous avons trac les quatre courbes suivantes (fig. 4) : Les deux premires reprsentent les variations de l'activit totale en fonction de la temprature, durant les 24 heures de l'exprience, respectivement pour les mles et pour les femelles. (1) C'est--dire lu somme des dures des priodes ucthes.

PAGE 23

44 SYLVIE GLAON [6] -Les deux autres, les variations du rapport dmR dure moyenne d'une priode de repos dmA dure moyenne d'une priode d'activit dans les mmes conditions. Ces nombres ont t tablis partir des dures moyennes fournies par cinq actogrammes pour chaque sexe (voir tableau). TABLEAU DES MESURES (MOYENNES DES RELEVS OPRES SUR CINQ ACTOGRAMMES MALES ET FEMELLES) Dure totale des priodes d'activit en 24 heures (courbe A) 1 h. 30 6 h. 30 11 b. 9 h. 30 9 h. 8 h. 3 h. 30 1 h. 30 5 h. 30 12 h. 10 h. 30 7 h. 30 6 h. 30 5 h. 30 2 b. 30 Dure totale des priodes de repos en 24 heures 22 h. 30 17 h. 30 13 h. 14 h. 30 15 h. 16 h. 20 h. 30 22 h. 30 18 h. 30 12 h. 13 h. 30 16 h. 30 17 h. 30 18 h. 30 21 h. 30 Dure moyenne d'une pr. d'activit 12 m. 26 m. 32 m. 27 m. 22 m. 16 m. 50 m. 22 m. 1. h. 30 31 m. 30 m. 20 m. 18 m. 13 m. 23 m. Dure moyenne d'une pr. de repos 2 h. 30 1 h. 30 38 m. 36 m. 42 m. 24 m. 3 h. 30 2 h. 30 5 h. 31 m. 43 m. 54 m. 1 h. 20 45 m. 4 h. 30 Rapport dmR dm A (courbe B) 13 3 1,1 1,3 1,6 1,5 4 7,5 3,3 1 1,3 2,7 2,8 3,5 12 Nous pouvons finalement rsumer les rsultats obtens de la manire sui-vante : Pas de rythme nycthmral. Fait rapprocher de celui des Termites (RICHARD, 1951) et opposer celui des Insectes pigs tudis : Ortho ptres, Diptres, Coloptres, etc ... Les limites thermiques de l'activit de Speonomus diecki Saulcy sont oo C. et + 20 C. (les points lthaux infrieur et suprieur se situent trs rapidement au del : -5o C. et + 25 C. Entre ces deux tempratures, l'activit crot avec la temprature jusqu' un certain maximum aprs lequel elle dcrot, puis cesse compltement. Le maximum d'activit ne se place pas aux mmes tempratures dans les deux sexes et n'ont pas la mme valeur. Pour les mles, il se situe entre + 5o c. et + go C., pour les femelles entre oo C. et + 5 C. Nos graphiques montrent que les courbes relatives l'activit des mles et des femelles sont sensiblement parallles mais ne se recouvrent pas. Nous ignorons les causes de cette diffrence. Il faut remarquer que l'chelle des tempratures compatibles avec la vie de Speonomus diecki Saulcy est assez troite et dplace vers les tempratures relativement basses ( + 25 c. reprsente un optimum pour beaucoup d'Insectes). L'thologie de Speonomus dieclci s. se [7] BIOI.OGIE ET COMPORTEMENT DES COLEOPTRES TROGLOBIES 45 trouve strictement en accord avec les conditions de milieu. Les actogrammes raliss dans le milieu naturel + 11 o C. nous ont donn des rsultats identiques ceux que nous avions recueillis en chambre froide pour cette mme temprature. DISCUSSION l\1. H. COIFFAIT : 1 ) La taille de la larve de Speonomus longicornis observe par :M11 " Glaon tait de 2,5 3,5 mm. au moment de la nymphose. Il semble difficile que cette larve donne un adulte de taille normale de 3 mm. car chez Speonomus infernus lev par M. Coiffait, la larve adulte mesure 5 mm., pour un adulte de 2,5 mm. 2) Chez Speonomus infernus, les macrochtes simples sont un caractre de la larve du deuxime ge. Les macrochtes composes n'apparaissent que chez la larve adulte. 3) La larve de Speonomus infernus mne une vie libre normale et s'alimente normalement avant sa mise en logette pour la nymphose. :M. Coiffait a observ dans la nature les larves de plusieurs espces de Speonomus habituellement au voisinage entres. Il recherchera celle de S. longicornis car il suppose que le dveloppement observ par M11" Glaon est anormal et dt) aux conditions d'levage, peut-tre la suralimentation des femelles. M. R. JEANNEL : Le dveloppement observ semble trange, mais M. Jeannel ne pense pas que cela tienne une suralimentation des femelles pondeuses car, dans la nature, les Speonomus trouvent toujours une abondante alhnentation.

PAGE 24

Pierre A. CHAPPUIS u> Sur certaines reliques marines d 1 . (2) ans es eaux souterraines Il existe dans les eaux douces un petit groupe d'espces d'origine marine. Il y en a qui vivent dans les eaux de surface et d'autres que l'on trouve seulement dans les caux souterraines. C'est de ces derniers que nous allons nous occuper. Une partie des membres de ce groupe sont ce qu'on appelle des reliques. Mais qu'est-cc qu'une relique ? On en a dj donn diffrentes dfinitions. Celle de Sven EI{l\IAN me semble tre dans notre cas une qui circon.scrit le mieux cette notion : L'ensemble d'une espce est dans une contre une relique, si sa prsence cet endroit est due ce que l'espce elle-mme ou sa forme primitive y a t laisse en arrire sous des conditions de vie qui actuellement ne s'y trouvent plus. De cette dfinition nous pouvons conclure que dans l'eau douce les reliques marines sont des espces marines qui vivent actuellement dans des eaux dont on peut prouver gologiquement qu'elles taient dans les temps passs en connexion avec la mer. Peu peu spares de celles-ci leurs eaux se sont adoucies, par les pluies et l'apport des fleuves. De tout temps .des espces marines sont entres dans les eaux douces et il s'est montr que les contres tropicales sont plus favorables ces immigrations que les zones froides. En effet nous trouvons en Europe peu d'espces qui peuplent en mme temps la mer, les eaux saumtres et l'eau douce, tandis que dans les contres chaudes il y en a beaucoup. Or, nos contres avaient du Crtac jusqu'au nogne un climat chaud et cc qui s'observe actuellement dans les eaux tropicales a trs bien pu se passer alors dans nos contres. Nous pouvons admettre qu'une forte immigration d'animaux marins dans les eaux douces d'Europe a eu lieu au dbut du Tertiaire ou plus tt encore. Pendant le Nogne le climat se modifie peu peu; il devint plus froid pour aboutir au Glaciaire. Ce changement de temprature rendit peuttre aux immigrants marins, et encore maintes autres espces, la vie la surface impossible; ceux qui ne pouvaient trouver un asile disparurent. Cet asile, quelques espces le trouvrent dans les sources chaudes, par exemple les Melanopsis ct Melania, petits Gastropodes que l'on trouve dans les d'Hongrie, d'Italie ct de l'Afrique du Nord. Mais d'autres espces qui avaient besoin de plus d'cau que les Mollusques, qui peuvent vivre un endroit comme une source, entrrent dans le sous-sol et y restrent. Certes, ils y subirent le froid, mais ils s'y accomodrent. Ce qu'ils vitrent dans ce nouveau milieu tait les changeInents brusques de la temprature ainsi que le gel. Evidemment, seules les espces carnivores ou omnivores purent survivre dans les eaux souterraines. Toutes celles qui se nourrissaient d'algues ou autres vgtaux disparurent. (1) Sous-Directeur du Laboratoire souterrain de Moulis. (2) Communication prsente le 9 septembre 1953.

PAGE 25

48 PIERRE A. CHAPPUIS [2] Une autre condition de vie que l'on trouve dans les eaux souterraines a aussi jou un certain rle et peut-tre pas le moindre. C'est le peu de concurrence qui y existe. Evidemment, la vic n'y est pas toujours facile et la nourriture peuttre rare; mais le risque d'tre mang est moins grand et c'est cela qui compte pour la prservation de l'espce. Une fois dans les eaux souterraines un retour la vie pige devient impossible, quelques espces tant devenues stnothermes, ne pouvaient plus supporter les changements de tempratures, les autres, bien que restes eurythermes dans une certaine mesure, ne purent plus soutenir la lutte avec les concurrents de l'extrieur. La vie souterraine peut bien conserver, mais ne donne pas l'individu les armes ncessaires pour lutter contre les nouveaux habitants des eaux de surface. Quels sont actuellement les animaux que l'on peut nommer reliques marines ? Comme je l'ai dj dit, il y a eu de tout temps des immigrants, venant des mers, qui envahirent les eaux douces. On peut mme prtendre que toute la faune d'eau douce descend de formes marines. Chez quelques uns on trouve encore la souche, chez d'autres les espces marines ainsi que les dulcaquicoles ont volu de telle faon qu'il est difficile de retrouver la forme commune. Les Coppodes pigs sont certainement un lment trs ancien de l'eau douce, pour quelques uns nous pouvons mme trouver les genres marins dont ils descendent. Mais nous ne pouvons pas inclure tous les Coppodes cavernicoles dans la catgorie des reliques marines, parce qu'ils habitaient les eaux douces bien avant d'entrer dans le domaine souterrain, ils n'ont donc pas t laisss en arrire par les mers qui se retiraient. C'est en 1919 que DELACHAUX dcouvrait dans un bassin de la grotte de Ver prs de Neuchtel en Suisse un petit ver qu'il prit pour un Polychte primitif. Il le nomma Troglochaetus beranecki. Plus tard on constatait que Troglochaetus tait un Archannlide voisin du genre N erilla qui est marin. En 1925, REMANE trouva dans le genre Nerillidium, le pendant marin de Troglochaetus. Deux espces de Nerillidium vivent dans la mer du Nord, une troisime dans les sables Amphioxus Naples. Cette dernire, Nerillidium mediterraneus est trs proche de Troglochaetus. De ce fait, REMANE conclut que Troglochaetus n'tait pas un trs vieil habitant des eaux douces mais entra pendant le Tertiaire dans les eaux de la Suisse occidentale. Cela fut possible dj pendant l'Oligocne moyen. Alors un bras de la Mditerrane remontait vers le nord sur l'emplacement actuel de la valle du Rhne et rejoignait la valle du Rhin pour atteindre la mer du Nord. Plus tard, pendant le Miocne la liaison avec le Nord disparut, mais le bras qui traversait ce que l'on nomme maintenant le plateau suisse, c'est--dire la contre entre les Alpes et le Jura, et la Bavire rejoint le bassin de Vienne, enveloppant les Carpathes par le Nord et le Sud pour atteindre la mer Pontique. Aprs DELACHAUX, HERTZOG trouva Troglochaetus dans les eaux phratiques du Rhin prs de Strasbourg et NoLL dans les puits de la valle du Main puis, plus tard STAMMER signale l'espce dans les grottes prs de Glatz en Silsie. Toutes ces localits se trouvent sur les bords de cette mer tertiaire dont nous venons de parler. Parmi les Polychtes d'eau douce nous trouvons une espce cavernicole : Marifugia cavatica. ABSOLON dcouvrit en 1913 dans les profondeurs de la grotte Vjeternica dans le Popov,o-Polje en. sur les parois loin de des roches recouvertes d un amas epais de petits tubes calcaires mlanges a du limon. Le tout donnait l'impression d'un tuf calcaire. Ces tubes taient tous vides, ais par analogie avec les tufs semblables trouvs dans la mer, il conclut qu'il ;evait s'agir de restes d'un Serpulide genre de Polychte sdentaire qui, comme [3] RELIQUES :MARINES DANS LES EAUX SOUTERRAINES 49 les coraux, btit son tube sur ceux de ses anctres morts. Mais ABSOLON n'avait pas trouv tl'animaux vivants et croyait qu'il s'agissait de restes fossiles. D'une visite ultrieure il rapporta des animaux vivants. La grotte de la Vjeternica est le ponor par lequel se dverse l'eau qui s'accumule en printemps dans le Popovo Polje. Il existe l alors un lac de 2 km. de large et d'une dizaine de kilomtres de long. L'eau qui se dverse dans le ponor rapparat 10 km plus loin et 250 rn plus bas dans une resurgence sous-marine, aprs avoir travers un massif calcaire de prs de 1.000 rn de haut. Lors de la description, ABSOLON crut qu'il s'agissait l d'un cas unique d'immigration. Marifugia serait entr par l'orifice sous-marin dans la grotte, s'y serait adapt l'eau douce et aurait remont le courant jusque vers l'autre entre. Pendant la saison sche, l'eau qui remplissait le Popovo-Polje une fois coule, les animaux vivent retirs dans leurs tubes. Les suintements des parois suffisent maintenir une humidit suffisante pour leur permettre d'attendre la prochaine inondation. Mais Marifugia fut retrouve par STAMMER et KuscER dans beaucoup de sources et quelques grottes en Herzegovine, Dalmatie, Croatie et Istrie, l'espce a donc une grande rpartition et habite entre autres des contres qui n'ont aucune communication souterraine avec la mer. Leurs eaux sont tributaires du Danube. .Marifugia est du point de vue systmatique place aux environs de Placostegus et Ditrupa, genres exclusivement marins. Si donc la thorie d'immigration souterraine ne peut plus tre maintenue, nous devons trouver autre chose. Or, pendant la transgression marine du Luttien, l'Eocne, une grande partie du systme actuel fut submerge. C'est peut-tre cette poque que Marifugia se rpartit dans les contres qu'elle habite aujourd'hui. Lors du retrait des mers elle resta quelques endroits favorables, puisqu'elle est sessile, et se conserva jusqu' nos jours. Les Marifugia restes dans la mer volurent dans un autre sens, o les individus dlaisss dans les eaux douces se sous son influence, et ceci serait la raison que l'on ne trouve plus de trs proches parents marins. STAI\11\IER, qui a dcidment la main heureuse, trouvait en 1934 dans la Krska Jama prs de Ljubljana quelques exemplaires d'un Nematode qui appartient la famille des Desmoscolecidae. Ce sont des Nmatodes aberrants, c'est--dire qu'ils ne ressemblent aucunement ce qu'on est habitu se reprsenter sous un Nmatode. On a d'abord cru qu'il s'agissait de larves d'Arthropodes puis d'Anne1ides et c'est seulement en 1907 qu'on reconnut leur vraie filiation. STAMMER nomma sa nouvelle espce Desmoscolex aquae dulcis. Le genre contient 18 espces dont une seulement, celle qui nous intresse vit dans l'eau douce. Les autres furent trouves dans la Mer du Nord, en Mditerrane, la Mer Noire et sur les Ctes atlantiques de l'Afrique. Elles vivent dans l sable et le limon. La Krska Jama est situe dans une contre qui fut recouverte par les mers jusqu' la fin de l'Oligocne. STAl\IMER y trouva encore un autre Nmatode du genre Halalaimus qui aussi est d'origine marine. C'est parmi les Crustacs que nous trouvons le plus de reliques marines; chose comprhensible puisque ce sont eux qui ont le plus de reprsentants dans les eaux souterraines. Les seuls Ostracodes que l'on puisse considrer comme des 'reliques marines sont des ectoparasites ou plutt commensals de Malacostracs. II s'agit de.s Sphaeromicola et Entocythere. Le premier, Sphaeromicola topsenti fut decrit par PARIS d'aprs des exemplaires trouvs sur Caecosphaeroma virei et C. burgundum. Plus tard STAMI\IER trouva sur Monolistra racovitzai et M. schottlaenderi, les deux rcoltes dP.ns la rs.urgence du Timavo prs Trieste, la Sphaeromicola stammeri 4

PAGE 26

50 PIERRE A. CHAPPUIS [4] qui vit aussi sur Jl1onqlistra berica dans les grottes au Nord de Vicenza, ct sur Monolistra herzegovicensis de la Vjeternica dans le Popovo Polje. Enfin HuBAULT dcrivit une troisime espce, Sphaeromicola sphaeromicolia trouve sur le Cirolanide Troglaega virei. Ces trois espces sont maintenant dulcaquicoles, mais comme leurs porteurs sont d'origine marine il tait logique de s'attendre ce que le commensal le fut .aussi. Ceci d'autant plus que Sphaeromicola appartient la famille des Cytheridae qui est essentiellement marine. En effet, DunrcH trouvait en 1937 une Sphaeromicola marine sur l'Amphipode Chelura terebrans, espce qui vit dans des trous qu'elle creuse dans les bois utiliss pour consolider la construction des ports. L'autre genre, Entocythere vit en Amrique du Nord sur les Cambarus. On cannait deux espces dont l'une, Entocythere donnaldsonensis vit sur les Cambarus pellucidus de la Donnaldson cave dans l'Indiana. Parmi les Coppodes nous trouvons quelques genres marins qui ont colonis les eaux douces une date relativement rcente; mais il n'en est qu'un qui soit aussi cavernicole. C'est le genre Nitocrella trs proche de Nitocra qui est marin. Le passage de l'eau sale en eau douce provoque chez les Coppodes harpacticoides gnralement une rduction des soies et mme d'articles aux pattes natatoires. Cela peut s'observer chez les Schizopera qui ne sont que des Amphiascus vivant dans l'eau douce et aussi Nitocrella qui sont des Nitocra dulcaquicoles. Mais tandis que les Schizopera se trouvent dans les lacs, les Nitocrella peuplent en majorit les eaux souterraines. L'immigration de Nitocra dans les eaux douces se poursuit encore aujourd'hui. C'est pourquoi nous trouvons des Nitocrella qui ressemblent encore beaucoup aux espces marines et d'autres qui ont certainement immigr depuis bien longtemps et ont fortement volu. Ces dernires sont toutes cavernicoles. Mais il est difficile de se prononcer sur l'poque laquelle les premires immigrations ont eu lieu. Je ne crois pas que les Thermosbaenacs puissent tre considrs comme reliques. La premire espce fut dcouverte dans des sources chaudes en Tunisie. L'emplacement o vit T. mirabilis tait submerg par la mer il n'y a pas longtemps. Puis RuFFO dcrivait en 1949 un nouveau genre de cet ordre, Monodella stygicola de l' Abisso de la Zinzolusa dans la Pouille, suivie de celle par Mlle STELLA de Monodella argentarii d'une grotte au bord de la Mer Thyrnienne et tout rcemment de la dcouverte de Monodella halophila par KARAMAN des environs de Dubrownik. Toutes ces localits sont. trs prs de la mer et leurs eaux sont lgrement saumtres. Puisqu'aucun Thermosbaenac n'a t trouv loin des ctes en eau douce, il ne peut pas chez eux tre question de reliques. Il semble plutt que ce sont des espces psammiques marines, dont nous n'avons pas encore trouv l'habitat normal, qui ont migr dans les eaux saumtres voisines des ctes. Mais avant de pouvoir les ranger dans cette catgorie il nous faut attendre les rsultats qu'obtiendra M. DELA:MARE avec l'appareil
PAGE 27

52 PIERRE A. CHAPPUIS [6] et Microcerberidae telle que nous la connaissons actuellement, nous voyons que tous les endroits o l'une ou l'autre espce a t trouve sont sur le bord des nters tertiaires, l'intrieur des continents ou alors sur le bord actuel de la mer. II s'agit des espces yougoslaves Microparasellus puteanus, Microcharon latus, stygius et profundalis et Microcerberus stygius, tous de la valle du Vardar ou de ses environs, Microcharon stygius hellenae de Grce, Microcharon acherontis de Transilvanie et Hongrie, Microcharon sisyphus de Corse, un Microcharon encore non dcrit des environs de Toulouse et d'une grotte du dpartement de l'Hrault dont nous n'avons que deux femelles en mauvais tat, Aficroparasellus d'une grotte du Liban ainsi que Microcerberus ruf{oi des sables de l'Adige prs de Verone. Toutes ces espces vivent en eau douce loin des rivages marins et peuvent tre considres comme reliques marines dans les eaux souterraines continentales. Dans les sables marins plus ou moins saumtres vivent Microcharon teissieri de Roscoff, Microcharon marinus, Angeliera phreaticola, Microcerberus remanei et arenicola. Rcemment une espce d'Angeliera et un Aficrocerberus ont t dcouverts par M. GNANAl\IUTHU prs de Madras, et un autre Aficrocerberus en Amrique du Sud, ce qui nous montre que la rpartition des 1\Hcroparasellides et Microcerberides est trs tendue. Les Fabellifres sont reprsents dans les eaux souterraines par beaucoup d'espces qui ont t tudies dans leur ensemble par RAcOVITZA dans deux mmoires de Biospeologica. Leur distribution gographique a fait l'objet d'une tude de HuBAULT qui conclut ainsi : Il faut, mon point de vue, regarder les formes (il s'agit des Sphaeromiens) ainsi que les Monolistrini, non comme des remanants d'une ancienne faune d'eau douce mais comme une ancienne faune marine,. miocne et. pliocne, de rivage et de mers peu profondes, faune qui s'est peu a peu aux eaux douces et qui a survcu jusqu' nos jours dans les eaux souterraines, trouvant l une concurrence vitale rduite. Et ceci explique actuelle trs nette de ces organismes sur le pourtour. des et pliocnes. Ceci explique la prsence de Sphaeromides a la fois en Istne et en France, dans le sud du dpartement de l'Ardche. Ceci explique. la rpartition Monolistrini dans le Karst, l'Herzegovine, les environs de VIcence, de Brescia, pied des Alpes du Bergamasque et en France, dans la grotte de Baume les Messieurs (Jura), en Bourgogne ainsi que dans la station excentrique de la Rochefoucauld. Les Syncarides souterrains Bathynella et Parabathynella me semblent tre des habitants. de l'eau. douce ?epuis, bi_en longtemps. Je ne crois pas que ce soient des reliques marines et si cela etait le cas, ce ne seraient pas des reliques des mers tertiaires mais_ anciennes. II est vrai qu'ils vivent en abondance dans les graviers des riVIeres de Transilvanie, ensemble avec Microcharon, mais_ tandis que ces derniers se que dans la nappe phratique de celles qu1 descendent vers la plaine hongrOise, les Bathynelles vivent aussi dans les eaux qui s'coulent_ le bassin transilvain. Or, ce b sin a une toute autre lusto1re geologique que le bassin hongrois. Il tait as d l' . i submerg par les mers u numu 1hque, mais a t soulev plus tt et auss . 1, . , t d, . 1 , a alors form une mer Iso ee qu1 ses tee peu peu. La preuve sont les grands massifs de sel que l'on trouve en maints endroits une faible profondeur sous des dpts rcents. Les Bathynelles vivaient. alors dj dans les sables des cours d'eau qui se . t . nt dans cette mer, mais en eau douce seulement. Les Microparasellides Je aie . 1 1 , t' d .. d ient alors aussi habiter a nappe p trea Ique es cotes mais ont t dtruits eva l' 1 1 b par la forte concentration sa Ine orsque e ass1n transilvain a commenc se [7] RELIQUES 1\IARINES DANS LES EAUX SOUTERRAINES 53 desscher. J'ai en 1943 prospect presque tous les cours d'eau qui descendent des Carpathes ct des Monts Bihar vers ce bassin. Il y avait des endroits P les Bathynella abondaient, mais je n'ai jamais trouv de JJficrocharon. Il y aurait vidcmmen t encore la question des Amphipodes endogs et spcialement les Niplwrgus dont quelques auteurs prtendent qu'ils sont eux aussi des reliques des ntcrs tertiaires. Je n'ai pas tudi ce groupe et dois laisser d'autres, plus comptents, le devoir de tirer les conclusions de leur rpartition gt:•ographique. En tous cas il semble que la rpartition du genre Bogidiella, dont on ne connaissait jusqu' l'anne dernire que deux espces des eaux douces d'Europe a des analogies avec celle des Microparasellides et Microcerberides, puisque RuFFO en a dcrit une espce du psammique de la cte du Roussillon, une autre d'un ruisseau tributaire de l'Amazone et SIERVING une troisime espce du psammique marin de la cte brsilienne. Je terminerai ici cet expos, bien qu'il y ait encore les Mysidacs et les Dcapodes dont nous trouvons aussi des reliques dans les eaux souterraines et qui sont sans doute d'origine marine. Mais n'ayant que peu de connaissances de ces groupes je renonce en parler.

PAGE 28

A. BONNET Les Crustacs aquatiques cavernicoles et la palogographie de I'.Oiigocne u> I. INTRODUCTION Dans deux notes antrieures [1, 2] une tude a t faite des cavernicoles aquatiques languedociens et des conclusions ont ptt tre esquisses. Des tudes plus pousses de la palogographie tertiaire m'ont amen envisager le problme de l'ensemble de la faune troglobie aquatique et de sa rpartition. Une 1elle tude a son origine dans une remarque du Professeur VANDEL qui nous demandait de rechercher les causes de l'absence de toute faune troglobie ancienne dans les Pyrnes franaises. II.REPARTITION ACTUELLE DES CRUSTACES AQUATIQUES CAVERNICOLES On va rappeler brivement la rpartition actuelle des biotes tudis ici. Les Coppodes et les Syncarides ne seront pas tudis car leur tude est en cours et demandera encore de longues recherches. Ils ont t fort peu chasss jusqu' maintenant et il a fallu la persvrance du Professeur CHAPPUIS pour rvler leur intrt [7, 8, 9]. Parmi les Amphipodes nous avons montr prcdemment [1] que le Niphargus orcinus Vir prsentait une rpartition limite par le Pliocne marin, donc relativement rcente. Les Isopodes forment le groupe de beaucoup le plus nombreux. On sait que les Oniscodes sont tous terrestres et ne rentrent donc pas dans le cadre de cette tude. Les Assellotes avec le genre Stenasellus, connu des Pyrnes espagnoles, des Causses, de Toscan.e, de Hongrie, de Serbie, de Bulgarie et d' A.O.F., parat tre relativement ancien, sans toutefois dpasser le Pontien et ne semble pas Inriter d'tre mis sur le mme pied d'anciennet que les genres que l'on peut citer parmi les Flabellifres. Parmi ceux-ci, on peut retenir Faucheria faucheri du Languedoc mditerranen [1, 2] sans proche parent connu, Spheromides raymondi (Languedoc mditerranen) et Trogloega virei (Istrie), qui, tant par leur rpartition discontinue que par leur morphologie spcialise, sont manifestement de vieilles formes tertiaires. Ces trois genres sont groups avec les Cirolanides, mais les Sphromiens prsentent eux aussi de vieux cavernicoles avec Monolistra, dont l'aire (1) Communication prsente le 9 septembr 1953.

PAGE 29

56 A. BONNET [2] s'tend depuis les Alpes Bergamasques jusqu'en Herzgovine, !flicrolistra de Basse Carniole et, en France, Coecosphoeroma burgundum de Bourgogne et sa varit rupisfucaldi de Charente et Dordogne, ainsi que Coecosphoeroma virei du Jura. Carte des stations des crustacs cavernicoles aquatiques ei palogographie de t'Oiigocne en France LEGENDE li!IIID Trenagr••••on MIOCENE OLIGOCENE m•ron c::J Kjt.ASTIQUE MAS.SIFS jt.NCIENS STATION DE CRUSTACES CAVERNICOLES jt.QUATIOUES 1 ST GUILHEM LE DESERT OU FORT 4 Ljt. DAAGONNIEAE S BEAUME LES MESSIEURS 6 SOURCE OE LA LOVE ' ,{g { STA":IONS O ?R 1() jt.ACY SUA CuRE 11 LAAOCHEFOUCAUL T 12 BEAUSSAC Umi&o •cu••la lirn.&• ., lirntt•• du k•t'a&iqu& s' o• III._ PALEOGEOGRAPHIE ET REPARTITION ACTUELLE Nous allons entreprendre l'tude par rgions palogographiques, en confrontant la position des stations connues avec les anciennes lignes de rivages. [3] CRUSTACS AQUATIQUES CAVERNICOLES 57 En premier lieu, le foss nord-pyrnen se prsente nous riche d'enseignements. On sait depuis longtemps, et les sondages rcents en ont complt la connaissance, que sur ses rivages sud la mer oligocne a laiss les dpts franchement marins du facis flysch. Ceux-ci reprsentent une sdimentation en milieu marin et subsident, bord par une cte leve au pied d'une chane rcemment surleve et en pleine rosion. Sur la bordure nord de ce golfe, on connat au contraire des facis lagunaires qui devaient se dvelopper sur une cte basse o le passage du milieu marin au milieu continental se faisait par transition lente. Par la connaissance des phosphorites du Quercy, tudies rcemment par le Professeur GZE (1), on sait que les phnomnes karstiques taient bien dvelopps cette poque dans toute la rgion exonde. On retrouve dans le peuplement aquatique cavernicole actuel le mme contraste qu'entre les deux rivages nord et sud de ce golfe oligocne. Au Sud, dans les Pyrnes, on ne connat aucun cavernicole aquatique ancien. Au Nord, en Charente et Dordogne, la sous-espce rupis{llcaldi du Coecosphoeroma burgundum a pu se maintenir jusqu' nos jours isole du type de !;espce [11]. Il est remarquable que ces stations se situent la limite de la transgression saumtre oligocne. Elles sont fort loignes des rivages de la mer miocne, qui est la dernire a avoir occup le golfe nord-pyrnen et qui pourrait tre responsable de l'apport du genre Stenasellus, seul Crustac cavernicole connu des Pyrnes, dont l'aire de rpartition trs vaste et discontinue s'tend des rgions comme la Hongrie et la Bulgarie, exondes seulement aprs l'Oligocne. Pour retrouver d'autres sations de cavernicoles aquatiques, il nous faut maintenant contourner le Massif Central par le Nord et atteindre la rgion d'Arcy-sur-Cure et les grottes bourguignonnes pour retrouver, avec Coecosphoeroma burgundum, un aquatique ancien. On connat, proximit de ces stations, un Oligocne saumtre sous jacent un Miocne et un Pliocne galement lagunaires. Mais ici les limites des transgressions se superposent et l'on ne peut rien conclure de la disposition des stations. La mme remarque s'applique au Coecosphoeroma virei, qui occupe une pQsition symtrique dans les grottes du Jura. C'est en suivant vers le Sud le sillon qui, de la valle du Rhin, gagne le Languedoc que l'on retrouve dans l'Ardche, proximit immdiate du profond bassin oligocne qui borde le pied des Cvennes, la station longtemps unique du Sphoeromides raymondi la Dragonnire, dans les Gorges de l'Ardche. Cette espce a t retrouve rcemment par les recherchs du Splo-Club Alpin Languedocien dans les Gorges de l'Hrault, la rsurgence des Cents-Fonds, quelques kilomtres peine de la limite de la trangression oligocne, alors que les mers du Miocne et du Pliocne se sont toujours maintenues beaucoup plus loignes du bord cvenol. De plus, entre les contours des avances extrmes transgressions miocne et oligocne, il existe dans cette rgion de nombreuses vires souterraines importantes et frquemment visites (Karst des garrigues crelaces du Gard). Aucune d'entre elles n'a encore livr jusqu' prsent un seul aquatique ancien. C'est encore dans le bord cvenol que l'on retrouve les remarquables Troglocharis schmidti [10, 14] et Faucheria fauclzeri, qui font de notre rgion celle o la faune des anciens troglobies sont les plus nombreux. peut tre d des recherches dans cette zone, car nous avons deJa signal dans d'autres publications combien la capture de ces animaux devait tre minutieuse, en particulier pour le minuscule Faucheria. (1) B. GzE. -Les gouffres phosphate du Quercy; Annales de Splologie, t. 4, 1949, pp. 89-107.

PAGE 30

58 A. BONNET [4] facteur est :pre?dre en. considration la Provence, qui prsente . J?Oint vue, les mmes possibilits que le Languedoc mediterraneen : c est vers ce domaine que dvront sc tourner nos recherches. Plus au Nord,. dans les massifs les conditions changent car on rentre dans le doma1?e des grandes glaciations quaternaires qui peuvent avoir dtruit la on. est dans le domaine du flysh; enfin la transgression m1ocene a penetre tres lOin au cur du massif et l' d'hl . . .. . erosion a e ayc ses depots de sorte qu'il est bien difficile l'heure actuelle de tirer des conclusions de 1 absence de faune dans ce domaine. En se dplaant vers l'Est, il est intressant de constate l'lt l' . . . r que a 1e ne contient de vieux cavernicQles (Monolistra) que dans les ma 'f f d 1 T . ss1 s re uges e a os-cane et les massifs centraux alpins mergs depuis la f' d 1'01' • d . . . In e 1gocene, alors que les Ifferentes transgressiOns ont noy ce pays sot d t f d • ,. . 1s es eaux marines sou-ven pro on es JUsqu a une epoque rcente (1 000 mt d d quaternaires dans la plaine du P). res e se •ments marins Dans le domaine de l'Egedc du Nord on ret d . . . , ' rouvc encore c nouvelles stations Interessantes. Tout d abord en Istrie pre' s d T t A l 1 ' . . . ' e ries e, on connmt un Tro-g oega que on a voulu 1denhf1er avant le genre s h 'd . • b . "t d"ff. t t . p oeromz es, mais qui parait 1en e re 1 eren , out en conservant une parente' t C' 1 cer a1ne. est en tous cas un cavern1co e ancien, aussi nous ne sommes pas sur d 1 . • Troglocharis schmidti dj connu en e voir. accompagne du charis jalonnent le bord ouest de cette Egde du N dau stations .de unit palogographique. Ceci permettrait d'envisagor ' qui est une tres ancienne l h b er, pour ce remarquable TroU oc arzs, une origine eaucoup plus ancienne p t-"t . Cette opinion se trouve renforce par la eu ntonhennc (Jeannel). cette espce dans le massif du Kutas en plein Cnce une nouvelle station de "Il d A . d. . 1 ' au case, et par le fait que la fam1 e es ty1 es, a aquelle le Troglocharis est ratt 1 • .. . dispersion mondiale une trs ancienne origine [ 6]. ac te, parait a vou par sa IV. CONCLUSIONS II semble donc bien, par l'tude des facis de l'Oligo • . . .. . 1 c . cene QUI VIent d'ctre faite ci-dessus, que es vieux rustaces aquatiques ne se tro t , . 1 . • uven qu en bordure des anciens nvages o Igocenes et seulement dans les rgions • 1 . . . . "t f . . ou ce lll-CI s'est depose dans des eaux sauma res qui ont avonse le passage du .1 . . .. • 1 t" d" . mi Ieu mann au milieu troglobie. Cette evo u Ion a u se produire en un tem 1 • • • L tt r (1) . ps re ahvement bref (la duree des etages a or 1en et Stampien) pour don d . . . 1 d ner es formes speciah-ses qui, dans e ommne souterrain, ont pu sc mainteni . . . d • 1 s r au travers des viciSSItu es geo ogique . Pour tayer cette thorie, on a remarqu que l ou' 1 , 01 . . .. N 1gocene a un facies marin plus franc (fly sb a ummuhtes) on ne trouve pas de t 1 b. . anciens (Pyrnes franaises, Alpes). rog 0 Ies aquatiques Toutefois, il ne s'agit l que d'une observation destine a' . t 1 h f d . orien er es rec er-ches Pour venfJCahon, Il au rmt chercher a capturer avec . . t d . . Ins1s ance e tels cavernicoles en Espagne (pourtour du bassin oligocne de 1 . 'd ) p . '1 d . .Jen a , rovence (bassin oligocne de Marsei le), bor ure de la Limagne 1 orrai B 1 . B • • • ' .J ne, e g1que, a-vire (bassins obgocenes de Mayence, de Treves et de basse Belgi ) . . . '1 t' . que . On aboutirait ainSI a une corre a wn vraiment dmonstrati . transfor-. d t '1 f 't b ve qut merait une hypothese e ravai en ai Ien etabli. (1) Lattorfien = Sannoisien des auteurs, terme impropre qui doit tre abandonn. [5] LES CRUSTACS AQUATIQUES CAVERNICOLES 59 BIBLIOGRAPHIE 1 [1] J. BALAZUC, A. BoNNET, A. BounNIER et J. nu CAILAR (1951). Crustacs des eaux souterraines du Languedoc. Remarques sur la rpartition, A.F.A.S., Toulouse, 1950. [2] A. BoNNET, A. BounNIER, J. DU CAILAR et P. QuEzEL (1951). Sur quatre crustacs aquatiques ct troglobies d'une rsurgence des gorges de l'Hrault. Bull. Soc. d'Rist. Nat. de Toulouse, t. 86, p. 341. [3] A. BoNNET, J. nu CAILAR et O. TuzET (1947). Contribution la connaissance de la faune cavernicole du Languedoc mditerranen, Notes biospologiques, fasc. 1. [4] A. BoNNET, J. DU CAILAR et O. TuzET (1948).-Deuxime contribution la connaissance de ln faune cavernicole du Languedoc mditerranen, Ibid., fasc. 2. [5] A. BoNNET, A. BouRNIER, J. DU CAILAR et O. TuzBT (1950). Troisime contribution la connaissance de la faune cavernicole du Languedoc mditerranen, Ibid., fnsc. 5. [6] E. L. BouviEn (1924.Monographie des Atyids. Recherches sur la morphologie les variations, la distribution et la systmatique des Crevettes d'eau douce de la famille des Atyids, Encycl. ent., t. 4, Paris, Lechevalier. [7] P. A. CHAPPUis (1927). Die Tierwelt der unterirdischen Gewiisser, Stuttgart, Schweizerbart. [8] P. A. CHAPPUIS (1933). -Coppodes (1r" srie) avec l'numration de tous les Coppodes cavernicoles connus en 1930, Arch. Zoo/. Exp., t. 76, p. 1 57. [9] Th. DELACHAUX (1921). -Bathynella chappuisi, nov. sp., une nouvelle espce de Crustac cavernicole, Bull. Soc. Neuch. Sc. Nat., t. 45. -[10] L. FAGE (1937). -Troglocharis schmidti inermis, Crustac dcapode aveugle des eaux souterraines franaises, Arch. Zool. Exp., t. 78, p. 215. [11] E. HunAULT (1934). Etude faunistique d'eaux souterraines la lisire septentrionale du bassin d'Aquitaine, Bull. biol. Fr. Belge, t. 68, p. 39. [12] E. HunAULT (1938). -Sphoeromicola sphoeromidicola, commensal-de Sphoeromides virei Valle en Istrie et considrations sur l'origine de diverses espces cavernicoles primditerracnnes, Arch. Zool. Exp., t. 80, p. 20. [13] R. JEANNBL (1943). -Les fossiles vivants des Cavernes, Paris, Gallimard. [14] R. DE JOLY. -Exploration dans le Gard et l'Hrault. Spelunca (2" srie). [ 15] E. G. RACOVITZA (191 0). -Sphoeromiens (tr" srie) et rvision des .Monolistrini, Biospeologica, t. 13, Arch. Zool. Exp. (5), t. 4, p. 625. [16] E. G. RACOVITZA (1912).-Cirolanides (lro srie), t. 27, Arch. Zool. Exp., (5), t. 10. (17] REMY (1948).-Sphoeromicola cebennica, Bull. Soc. Linn. Lyon, t. 17, no 7, p. 129. [18] SPADL (1926). -Die Ticrwelt der unterirdischen Gewiisser, Wien Speliiol. Inst., 235 p. DISCUSSION M. A. V ANDEL : Les Trogloclzaris sont des Atyids, formes d'eau douce n'ayant pas du tout la mme origine que les Cirolanides et les Sphaeromiens. . M. R. JEANNEL : Ln prsence de Troglocharis en France et en Carniole est tout fait comparable celle du genre Duvalius. M. L. FAGE : Le genre Troglocharis a une trs vaste rpartition. Ln prsence de stations intermdiaires inconnues est probable. L'espce a pu tre dtruite par des transgressions marines en certains points. M. S. RuFFo : Les Sphoeromiens existent en Italie : Monolistra sur toute la bordure mridionale des Alpes, Typhlosphaeroma dans les Colli Berici. l\1. P. A. CHAPPUis : Le Caecosphaeroma burgundum se trouve dans la rgion de Metz et de Toul, ce qui endre mal avec la rpartition de cette forme sur les ctes des mers tertiaires. (1) La bibliographie ci-dessus concerne seulement ln rpartition des crustacs ca;:r nicoles. Pour la Palographie nous ne pouvons que renvoyer aux travaux de synt se de HAUG (Trait de Gologie), GIGNoux (Gologie stratigraphique), FURON (La Pal!>gogra phie). H. et P. TERl\IIER (Histoire gologique de ln biosphre) et aux cartes golog1ques au 1/80.000 et au 1/320.000.

PAGE 31

E. A. GLENNIE ct> A brief account of the hypogean Amphipoda of the British Isles <2> The carly records of the discovery of subterranean amphipoda are few and are scattered in books and journals which are not readily accessible, and the few references in continental Iiterature include sorne mistakes and do not include recent work. 1 think therefore, that it may be useful to give here a short, up to date account of the results obtained. In about 1812, a blind shrimp was obtained in a newly sunk weil in the square of St. Bartholomew's Hospital, and this was recorded by Leach in the Edinburgh Encyclopaedia un der Crustaceology with name Gammarus subterraneus. This is perhaps the first published record of a subterranean amphipod. For forty years, no further finds were made in England, though during this period, a great deal was being done, by continental workers. Then, between 1852 and 1858, there were important flnds at Corsham by E.H. MuLLINS and at Ringwood by A.R. HoGAN, where four species were found. Thirty-five years Inter, an isolated, and nearly forgotten, discovery was made by R.J. HousE in a weil at \Vest Hartlepool, Durham, and recorded as Niphargus subterraneus by A.M. NoRMAN: and in 1899, Sir Sidney F. HAR?tiER reported Niphargus aquilex from Cringleford, near Norwich. J{ANE, in 1904, dredged Niphargus kocllianus from Lough Mask, in County Clare, Ireland, a-nd referred to the find of a single diaphanous specimen from a weil near Dublin, and to Niphargus .c;ubterraneus and Niphargus fontanus from wells near Sittingbourne on the North Downs, Kent. In this case, the Niphargus subterraneus which were stated to be very small, were perhaps Niphargus kochianus and not Niphargus aquilex. Sorne finds were made in the inter-war period, notably by A.G. LoWNDES, but it is from 1947 onwards that investigations in caves by Miss Mary HAZELTON (Biological Recorder of the Cave Research Group) and her collaborators, have added a great deal, including a species of Niphargus new to science; and in 1951, the first refind in Britain of Crangonyx subterraneus, since its discovery at Ringwood and Marlborough nearly a century before -this lime it was obtained from South Wales in a cave. For the identification of these records we are greatly indebted to Mr. G.M. SPOONER of the Marine Biological Laboratory, Plymouth. The writer has also collected Niphargus fontanus and Niphargus kochianus from wells in Herfordshire and Bedfordshire; and Niphargus aquilex from wells in Norfolk and Hampshire. (1) Cave Hesearch Group of Great Britain. (2) Communication prsente par Mrs .M.E. RAILTON, le 9 septembre 1953.

PAGE 32

62 E. A. GLENNIE [2] Niphargus aquilex and Niphargus kochianus have bcen dividcd into subspecies by Schellenberg. In England we have the species Niphargus aquilex aquilex and Niphargus kochianus kochianus; in Ireland, N. k. kochianus was obtained by K.ANE in Lough Mask. HENCE, Schellenberg's reference to Kane's cave , repeated by WoLF in his Animalium Cavernarum Catalogus, is incorrect. There is also possibly sorne uncertainty about the Niphargus in the Dublin arca, where REID places Niphargus kochianus irlandicus. KA-sE suggested that the Niphargi in Lough Mask bad reahed the lake from caves opening under the water into the cave. In fact, up to the present lime, aquatic fauna in Irish caves seem to have been entirely neglected by biologists. 1 give a list of British Finds up to date : Crangonyx subterraneus Bate : From wells: Ringwood, Hampshire; Marlborough, Wiltshire; from a cave Ogof Pant Canol, Breconshire, S. Wales. Niphargus aquilex aquilex : From wells: St. Merryns & Saltash, near Padstow, Cornwall; Mannamead, near Plymouth, S. Devon; Margotsfield, near Bristol, N. Somerset; Botley, Ringwood, Brockenhurst & Petersfield, Hampshire; Bembridge, Isle of Wight; Wandsworth, Surrey; Maidenhead, West Kent; Clerkenwell & Cherisey, London; Cringleford & Banham, Norfolk; and West Hartlepool, Durham, (Niphargus subterraneus) and from a runnel, under a stone; at Newton Ferrers, s. Devon; and from the sphagnum moss-cover of a marsh at Wellington, Berkshire. From an underground passage at Street, S. Somerset; and from a cave : Holwell Cave in the Quantock Hills, S. Somerset. Niphargus kochianus kochianus Bate : From wells : Ringwood, Upper Clatford, near Andover, Hampshire ; Marlborough & Warminister, Wiltshire; Sittingbourne, East Kent; Berkhamsted & Waterend, Hertfordshire; Studham, Bedfordshire; Odsey, Cambridgeshire; and near Dublin, Ireland (? Niphargus kochianus irlandicu.); from a cave : Holwell Cave in the Quantock Hills, S. Somerset. Niphargus kochianus irlandicus Schellenberg : From a lake: the deep part of Lough Mask, County Clare. Niphargus fontanus : . From wells: R1ngwood, Hampshire; Cosham, Wiltshire; Sittingbourne, East Kent; Berkhamsted & Winkswell, Hertfordshire; and Odsey, Cambridgeshire. From caves : Mendips, N. Somerset; Brecon; Glamorgan & Camarthen, South Wales. N phargus glenniei Spooner : z From caves : Buckfastleigh, South Devon. Niphargus fontanus is well in the Mendip and South Wales Though never in large numbers In any one place, il is likely to turn up caves. d't' •t bi Tl . cave where the con 1 wns are sui a e. 1e remark probably applies ID any d N f t tl b th Niphargus kochianus an . on anus In 1e Clultern Hills. to 0 • ft t b Gammarus pu/ex I..inne, IS o en presen ID caves, ut always as an accidentai trogloxene. The Iocalities where may be found are interesting. b expected to occur In low lying ground where the soil-water zone Is may. e with the phreatic (or ground-water) zone, and is perhaps aberrant continuons . . t . d tl . in England where it may be beginning o 1nva e 1e sml-water zone. 1 l' 1 1 1 1 [3] HYPOGEAN Al\IPHIPODA OF THE BRITISH ISLES 63 The new species Niphargus glenniei is different in important details from ali species of Niphargu.
PAGE 33

Roger HUSSON <1> Considrations sur la biologie des Crustacs aquatiques (Niphargus, Caecosphaeroma, Asellus) <2> Le biotope souterrain constitu par les cavits artificielles offre aux animaux des conditions cologiques assez semblables celles existant dans les cavernes naturelles. En effet, dans les 107 exploitations minires (abandonnes ou non) que j'ai explores en France depuis 1933, il m'a t donn de rcolter un ensemble de 290 espces (dont 13 nouvelles), ensemble qui ne reprsente pas un amas fortuit d'espces appartenant aux groupes les plus divers mais forme au contraire une socit vivante (biocoenose) bien adapte la vie souterraine, socit qui s'est forme grce l'effet slectif des divers facteurs cologiques carac-trisant ce biotope particulier. Ce qui distingue fondamentalement la biocoeno;e des galeries artificielles de celle des grottes naturelles, c'est le nombre restreint des vritables troglobies : 15 sur 290. De plus on remarque que, mises part les neuf espces de Crustacs aquatiques, les vritables troglobies ne se rencontrent dans les mines, comme dans les grottes naturelles d'ailleurs, que dans les rgions du Jura, des Cvennes et des • L'abondance des Crustacs aquatiques cavernicoles dans les mines de fer de Lorraine m'a tout naturellement incit tudier leur biologie peu ou pas connue. Mon matriel pour les recherches biologiques provenait au dbut de la mine de fer d' Aubou (Meurthe-et-Moselle) et de la captation d'eau de Hardval prs Nancy et, par la suite, des deux mines de fer voisines d' Aubou et de Moutiers et d'une captation d'eau de la ville de Metz. Ce choix a t dtermin, d'abord par le fait que, comme j'ai dj eu l'occasion de le signaler, les eaux de la mine de Moutiers sont non seulement riches en . Niphargus virei Cbevreux mais aussi en Asellus cavaticus Leydig et qu'ensuite, dans les eaux souterraines de la rgion de Metz vivent, non seulement les mmes Amphipodes, mais aussi le remarquable Isopode troglobie Caecosphaeroma burgundum Dollfus, comme l'a signal FRIDRICI en 1940. Ce sont surtout les Amphipodes qui ont d'abord retenu mon attention; j'avais en effet trouv dans les eaux des galeries de mines huit espces de Niphargus, dont deux nouvelles (N. Foreli setiferus et N. longicaudatus rhenorhodanensis Schellenberg 1937). (1) Professeur la Facult des Sciences de Sarrebruck. (2) Communication prsente le 9 septembre 1953. 5

PAGE 34

66 ROGER HUSSON [2] De ces huit espces, cinq vivent en Lorraine (sur 48 mines explores dans cette rgion 32 abritaient des Amphipodes de cc genre); parmi celles-ci j'ai choisi plus spcialement Niphargus virei Chevreux, d'abord en raison de sa taille ( et peuvent atteindre 32 et 28 mm) ct aussi parce que l'on peut la rcolter en grand nombre (il m'e.st arriv d'en pcher une centaine en deux heures). Je rsumerai ici les rsultats obtenus au cours d'levages et les recherches faites ou en cours. J'ajouterai par ailleurs que ces levages sont longs et dlicats et qu'il m'est souvent arriv de perdre des lots entiers d'animaux la suite de pannes de courant ou d'appareils. Ces Crustacs ne supportant pas de temprature suprieure 15, j'ai d les installer d'abord en cave puis ensuite dans des chambres isothermes (rglage 11 o -11 o 5, temprature des eaux souterraines); de petits cristallisoirs contiennent un ou plusieurs couples de Niphargus, de prfrence dans de l'eau souterraine d'origine (celle-ci est change tous les cinq ou six jours); une feuille morte, d'orme si possible, et des fragments de boisages en dcomposition assurent une nourriture vgtale qui est complte par l'adjonction bi-hebdomadaire de grains d'orge; de temps en temps quelques menus fragments de viande sont vivement apprcis par les Amphipodes. Je n'ai jamais pu observer ni accouplement ni ponte dans les conditions d'levage ralises au laboratoire mais, ayant rcolt des femelles ovigres en toute saison, j'ai pu obtenir des Niphargus nouveaux-ns; ceux-ci, comme cela est la rgle chez les Amphipodes, sont issus d'ufs incubs dans un marsupium (poche incubatrice), ralis par l'imbrication de lamelles incubatrices ou oostgites que j'ai examins. De cet examen il ressort qu'avec le genre Niphargus on a un type particulier de rpartition des soies dites ovigres : sur l'arte antrieure de l'oostgite des soies moyennement longues et modrment serres; sur l'arte postrieure des soies ,si courtes qu'on peut les qualifier de cils raides, galement peu serres. L'tude des divers stades de croissance des lamelles incubatrices m'a montr que l'existence de soies ovigres sur l'arte antrieure concide avec l'volution d'une srie d'ovocytes; les cils raides tant eux indpendants de l'ovognse, seules donc les soies ovigres antrieures constituent un caractre sexuel temporaire. Par ailleurs ces Niphargus nouveaux-ns n1'ont permis de prciser certains points concernant la Tout ces Crustacs ont des cycles d'intermue trs longs : si la premiere mue se fait en moyenne un mois environ aprs la mise-bas, les mues suivantes n'ont lieu que tous les deux ou trois mois. Chez les Amphipodes pigs Gammarus, au contraire, la dure de l'intermue t seulement de quelques JOurs. SEXTON a montr que le jeune Gammarus ehs vreuxi Sexton atteint au quarantime jour environ la maturit sexuelle avec c e t'. . 1 . huitime mue. Or au quaran Ieme JOUr e Jeune Niphargus virei n'a mme sa d . . Il pas atteint l'poque de sa euxieme mue. donc que chez le genre t lobie il y ait, par rapport aux autres Amplupodes, un ralentissement de rog . d , loppement et de croissance. eve N. h ., . b , Au sujet de la mue chez le zp argus J 0 • serve qu'on peut facilement la , . . une surveillance soutenue des recipients dans lesquels vivent les prevoir tt t 3 . . h permet de constater que ceux-ci erne en , a 5 JOurs avant la mue, Ntp argus , . ., d', 1 f'lament bourr de concretions que J a1 etu Iees et qui s'avrent tre un ong I d 1 constitues indiscutablement de de ct1um, lequel est sous la forme 1 't Il y a donc la fin de la peno e In ermuc, assouplissement de la de ca ci e. ' . ejet de calcaire ct non mise en reserve comme cela se passe chez rodes 1 'limination de calcaire avant la mue chez les Niphargus certains ecciP ( .... / --.. [3] BIOLOGIE DES CRUSTACS CAVERNICOJ .. ES AQUATIQUES 67 est quelque chose de trs particulier; je. n'ai rien observ d'analogue dans les levages de cet autre troglobie qu'est Asellus cavaticus mais il est dans mes intentions d'examiner ce qu'il en est chez l'Amphipode pig Gammarus et, par ailleurs, d'essayer d'lucider le problme pos la fois par cette reprise et ce rejet du calcium et par l'apport du nouveau calcaire ncessaire la consolidation de la nouvelle carapace. Du fait de leur dpigmentation, les Niphargus ont constitu pour moi un matriel de choix pour tudier le phnomne d'athrocytose chez les Amphipodes qui n'avait pour ainsi dire pas fait l'objet de recherches approfondies depuis celles de BRUNTZ en 1904. J'ai ainsi pu mettre en vidence, en dehors des athrocytes discriminants dj connus chez Gammarus et Talitrus (athrocytes sacculaires des reins antennaires, athrocytes buccaux vus par DELLA VALLE, athrocytes pericardiaux, athrocytes coxaux), d'autres athrocytes galement discriminants que j'ai qualifis de et propres au genre Niphargus; aucun auteur ne les a signals et je n'ai pu les mettre en vidence chez Gammarus, ils constituent un amas athrocytaire occupant une notable partie du carpe de chacun des quatre gnathopodes. Si les Niphargus sont dpigments, ils n'en conservent pas moins la possibilit de fabriquer des pigments mlaniques, comme j'ai pu le constater non seulement la surface de section de membres amputs, mais aussi la suite de piqres faites sur leur corps. Il est d'ailleurs curieux de noter que cette particularit observe chez trois espces de Niphargus ne se retrouve pas si l'on s'adresse d'autres Crustacs cavernicoles tel Asellus cavaticus. J'ai galement tudi chez Niphargus virei la localisation des activits phosphatasiques alcalines, celle-ci n'ayant t prcise que dans les groupes des Dcapodes et des Isopodes. Cette tude a apport un fait nouveau, savoir que les systmes athrocytaires et phagocytaires donnent une raction de Gomori positive. Par ailleurs, il a t constat que les Niphargus semblent dots d'activits phosphatasiques alcalines un peu moins intenses que les Cambarus et les Asellus : comme pour les Isopodes on ne trouve pas cette raction hypodermique trs nette qui a t signale chez Cambarus, peut-tre parce qu'il s'agit. de Crustacs moins calcifis; par contre, l'inverse des Isopodes, la raction est beaucoup moins dveloppe dans le tube digestif et l'appareil gnital. Les rsultats obtenus sur les Niphargus tant intressants nous avons, tout en continuant les recherches sur ce genre, mont au laboratoire deux autres levages de Crustacs aquatiques cavernicoles : Caecosphaeroma burgundum Dollfus et Asellus cavaticus Leydig. Ces levages sont mens dans des conditions identiques celles adoptes pour les Niphargus. Une seule diffrence cependant concernant la nourriture, qui pour ces deux Isopodes ne doit tre que vgtale; en effet, si nous avons pu observer des Niphargus n'hsitant pas dvorer un congnre bless, venant de muer, ou un Caecosphaeroma, nous n'avons jamais vu, ni les Caecos plzaeroma, ni les Asellus, se repatre d'un autre Crustac; leur nourriture est constitue de dtritus vgtaux, comme le montre l'analyse du contenu du tube digestif d'animaux venant d'tre ,capturs. Les premires observations, faites en collaboration un de mes assistants M. J. DAUM, sont les suivantes. Tout d'abord les Caecosphaeroma sont beaucoup moins stnothermes que les Niphargus puisque, si ces derniers ne peuvent subir que des tempratures variant de 1 o 15, il nous est arriv de conserver sans difficults des Caescosphaeroma la temprature du laboratoire (18 20) pendant plusieurs jours.

PAGE 35

68 ROGER HUSSON [4] Contrairement ce qui avait t affirm par certains ,auteurs nous n'avons jamais observ, pas plus dans la Nature qu'au laboratoire, les Caecosphaeroma burgundum aient l'habitude de s'enfouir dans le sable ou le fin limon tapissant le fond de l'eau. Les mles sont, comme tous les Isopodes en gnral, plus grands que les femelles (13 14 mm pour les 9 11 pour les 9 adultes). A l'inverse des Sphromiens marins, il n'y a pas formation de sacs incubateurs et les femelles prsentent un marsupium typique o les ufs sont dposs et incubs. Il y a quatre paires d'oostgites fonctionnels insrs sur les quatre premiers priopodes et l'on remarque la base des maxillipdes un appendice lamelliforme que nous interprtons maintenant comme un cinquime oostgite rudimentaire (on ne peut y voir l'homologue du Wasserstrudelapparat ::1> dcrit chez d'autres Isopodes). La quatrime paire d'oostgites, qui est la plus grande, est seule porter des soies ses artes internes (chez les Niphargus les quatre en sont pourvues); proportionnellement celles-ci sont au moins trois fois plus courtes que celles des Niphargus; au nombre de 18 22 elles sont pennes, ce qui se rencontre assez rarement quand il s'agit de soies ovigres. Le fait le plus important apport par les Caecosphaeroma est que l'accouplement de ces troglobites peut se faire au laboratoire. Il nous a t donn d'observer dj une quinzaine de couples dont six ont montr que la ponte avait lieu huit neuf jours aprs la mue de la femelle. Nous avons ainsi obtenu dans nos levages six femelles ovigres. Nous ne pouvons encore donner de chiffres pour la dure de l'incubation, mais celle-ci parat trs longue, car nous avons observ que l'volution des embryons semble se faire trs lentement lans les marsupiums des Caecosphaeroma que nous avons rcolts en tat de gestation. Pour la quarantaine de femelles ovigres observes nous avons trouv une moyenne de 8 9 ufs par marsupium; ce nombre parat relativement peu lev par rapport aux effectifs connus chez les Sphromiens marins (chez une femelle de Sphaeroma serratum nous avons compt 67 ufs dans ses sacs incubateurs). Ce sont l seulement des rsultats prliminaires; nos recherches se poursuivent. Enfin l'levage de l' Asellus cavaticus nous a montr que cet Isopode, l'inverse des Caecosphaeroma, parat tre aussi stnotherme que les Niphargus, et ne pas devoir supporter longtemps une temprature atteignant 15 16. Cette particularit n:est d'ailleu.rs pas la qui semble rapprocher ces deux espces puisque, de meme que Nzphargus vzrez, Asellus cavaticus fuit la lumire et que, jusqu' prsent, nous n'avons J?U obtenir ni accouplement ni ponte. Il est vrai que, tandis nos sur Niphargus virei portent sur annes, nous n avons encore etudie Asellus cavaticus que de novembre a JUillet; ce qui permet encore de que cette espce peut s'accoupler et pondre en automne, comme la forme epigee Asellus aquaticus. Nous n'avons donc pu, comme pour les Niphargus, que tenter des levages en partant de femelles ovigres ecueillies dans la Nature en octobre ou dcembre (15 ufs en moyenne). La eut lieu entre et le vingtime jour suivant la capture; aprs pt mois les jeunes, qui avaient effectu trois cinq mues, mesuraient de 4 mm. Ds que la. feme.lle mue et le marsupium d.isparat. ces d . erses constatations Il resulterait que 1 Asellus cavaticus muerait plus frequemIV • 1 • 1 ent que les deux autres cavernico es envisags et suivant un rythme qu1 e rn rocherait lgrement de I'Asellus pig. rapp 1 ........ . [5] BIOLOGIE DES CRUSTACS CAVERNICOLES AQUATIQUES 69 Alors que MIETHE pensait que ces Crustacs ne pouvaient vivre que quatre cinq semaines au laboratoire, nous en avons eu pendant prs de huit mois, seui un incident technique en provoqua la mort. Ces premires observations sur la biologie de l' Asellus cavaticus, malheureusement interrompues, seront reprises et compltes prochainement. De ces recherches en cours on ne saurait dduire un genre de vie uniforme pour les Crustacs des eaux souterraines, puisque les uns se rapprochent des pigs par leur comportement, tandis que les autres s'en loignent. Il est vrai que, si le genre Asellus a encore des espces dans le domaine pig, les genres Niphargus et Caecosphaeroma eux n'en ont pas ou plus; or ces deux genres sont justement ceux qui ont le dveloppement et la croissance les plus lents. BIBLIOGRAPHIE 1904. BRUNTZ. -Contribution l'tude de l'excrtion chez les Arthropodes. Arch. Biol., 20, 217-422. 1931. GRAVIER. -La ponte ct l'incubation chez les rustacs. Ann. Sc. Nat. Zool., 10• srie, 14, 309, 419. 1932. HEINZE.-Fortpflanzung und Brutpflege bei Gammarus. Zool. Jahrb., Allgem. Zool., 51, 397-440. 1936. HussoN. Sur la faune des cavits souterraines artificielles. C. R. Acad. Sc., 203, 823-825. 1936. HussoN. -Contribution l'tude de la faune des cavits souterraines artificielles. Ann. Sc. Nat. Zool., 1011 srie, 19, 1-30. 1939. HussoN. -Amphipodes des galeries de mines de France, Arch. Zool. exp., 81, 101-111. . 1949. HussoN. -Observations biologiques sur l'Amphipode Niphargus virei Chev. (note prliminaire). Bull. Soc. Zool. Fr., 74, 126-132. 1950. HussoN. -Apparition de taches mlaniques chez Niphargus virei Chev. Feuille d. Natur., 5, 73-75. 1950. HussoN. -Observations biologiques sur l'Amphipode Niphargus virei Chev. (deuxime note). Bull. Soc. Zool. Fr., 75, 211-218. 1950. HussoN. -Elimination de calcaire avant la mue chez Niphargus virei Chev. Ann. Sc. Nat. Zool., 11 srie, 12, 309-313, 1 pl. 1951. HussoN. -Etude du phnomne d'athrocytose chez un Amphipode cavernicole Nipltargus virei Chev. Ann. Sc. Nat. Zool., 11• srie, 13, 417-426. 1952. HussoN. -A propos du rle des gnstrolithes chez les Ecrevisses. C. R. Acad. Sc., 235, 905-907. 1953. HussoN.-Recherches histochimiques des phosphatases alcalines chez l'Amphipode Niphargus virei Chev. Ann. Sc. Nat. Zool., 11• srie, 15, 361-369. 1953. HussoN ct DAUl\1. Sur ln biologie de Caecospltaeroma burgundum Dollf. C. R. Acad. Sc., 236, 2345-2347. 1953. HussoN et DAul\1. -Contribution l'tude de la biologie d'un Isopode des eaux souterraines Caecosphaeroma burgundum Dollf. (note prliminaire) Annales Uni versitatis saraviensis, 2, 166-167. 1926. JANCKE. Uber die Brutpflege einiger Malacostraken. Arch. f. Hydrobiol., 17, 678199. 1948. l{uoLER et BmKNEn. -Histochemicnl observations of alkaline phosphatase in the integument, gastrolith sac and nephridium of the crayfisch. Physiol. Zool: U.S.A., 21, 105-110. 1949. NICOLA (). -Alkaline phosphntnse in the gonade of isopod crustaceans. Quart. Journ. Micr. Sc., 90, 391-400. 1925. PARIS. Sur la bionomie de quelques Crustacs troglobies de la Cte-d'Or. C. R. Cong. Assoc. Avanc. Sc. Grenoble, 451-454.

PAGE 36

70 ROGER HUSSON [6] 1951. RocHE. -Donnes histochimiques sur la rpartition des phosphatases alcalines chez Asellus aquaticus L. Arch. Biol., 62, 459-468. 1937. ScHELLENBERG. -Niphargen des franzosischen Jura und Jugoslawiens. Zool. Anz., 120, 161-170. 1924. SEXTON. -The moulting and growth stages of Gammarus. Jour. Marin. Biol. Assac. Plymouth, 13, 340-396. 1922. VAN El'tiDEN. -Zur Kenntnis der Brutpfege von Asellus aquaticus nebst einigen Bemerkungen uber die Brutpflege anderer lsopoden. Arch. f. Naturgesch., 88, 91-133. DISCUSSION M. A. VANDEL : La courbe de croissance des Amphipodes et Isopodes aquatiques cavernicoles serait trs intressante comparer celle des espces piges. Elle apporterait peut-tre des donnes nouvelles. M. H. CoiFFAIT : Le ralentissement de croissance chez Niphargus, la dure d'incubation trs longue chez Caecosphaeroma, le petit nombre d'ufs pondus concordent parfaitement avec tout ce que l'on observe chez les insectes cavernicoles dont le ralentissement du mtabolisme parat tre la rgle gnrale. M. A. VANDEL ': Les tempratures ltales pour les animaux semblent diffrentes des tempratures permettant la reproduction. Les limites des tempratures o la reproduction est possible sont toujours beaucoup plus troites que celles o la vie est possible. M. s. RuFFO : Niphargus thermalis d'Amrique du Nord vit dans des sources thermales 30. Il est adapt ce milieu. Knut LINDBERG Les Cyclopides (Crustacs Coppodes) trs volus en tant qu'habitants des eaux souterraines Revue des travaux rcents concernant les Bryocyclops Kiefer et Speocyclops Kiefer RSUM Observations gnrales sur le peuplement des eaux souterraines par les Cyclopides. Revision du genre Bryocyclops en relation avec la dcouverte par M. R. Paulian de deux espces nouvelles dans des caux souterraines de Madagascar. Revision du genre Speocy clops en rapport avec les recherches de M. H. Coiffait dans les Pyrnes et la dcouverte d'un Speocyclops dans le sud de la Grce. Il est bien connu que la vaste classe des Crustacs est largement rprsente dans les eaux souterraines. Parmi ces animaux, l'ordre des Coppodes offre un intrt considrable plusieurs gards. Les. Coppodes sont cependant rpartis d'une faon assez ingale dans les eaux des cavernes. Parmi les trois sous-ordres dans lequels on les divise, les Calanodes ne se trouvent gure dans les eaux souterraines et, quand on les rencontre, il ne s'agit dans leur cas, pour autant que nous sachions, que de prsences accidentelles. Les faits sont tout autres pour les Harpacticides et les Cyclopides. Des reprsentants de ces sous-ordres s'observent frquemment dans les grottes et il y a parmi eux aussi bien des espces troglophiles que de vrais troglobiontes. Je dois laisser de ct le groupe intressant des Harpacticides et je me limiterai ici quelques observations concernant les Cyclopides en tant qu'habitants de cavernes. Inutile de dire que ces petits Crustacs arrivent frquemment dans les eaux souterraines d'une faon fortuite et passive l'action des crues, la suite de fortes pluies, par le fait des inondations, par des efl'ondrements de la. surface, transports par des objets ou des animaux, tels que les chauve-souris et peut-tre par certains insectes, ct sans doute, aussi par d'autres agents. La faune trogloxne des grottes ne nous intresse cependant gure. Par ailleurs, il y a parmi les Cyclopides quelques espces qui immigrent dans les eaux souterraines d'une faon active, s'y rendant par leurs propres moyens mais qui eux vivent tou1 aussi bien la surface et la lumire. Le Paracyclops fimbriatus (Fischer) est (1) Communication prsente le 9 septembre 1953.

PAGE 37

72 KNUT LINDBERG [2] parmi elles, l'espce peut-tre la plus reprsentative. Je ne m'tendrai pas plus sur la question de ces formes simplement troglophiles. Restent les. especes troglobies, c'est--dire celles qu'on ne connat que des eaux souterraines. Le nombre de Cyclopides qui n'aient t trouvs que dans les caux des grottes est l'heure actuelle assez considrable : on en compte au moins deux douzaines. Avant d'entrer dans la question de leur rpartition gographique et de leur origine jetons un coup d'il sur leur apparence extrieure. Du point de vue de la morphologie nous trouvons aussitt que ces petits Entomostracs peuvent tre diviss en deux groupes trs distincts. D'une part, nous avons des Cyclopides ne diffrant pas, ou trs peu, de leurs congnres vivant la lumire dans les pays mmes o sont situes les grottes qui hbergent ces formes cavernicoles. D'autre part, nous trouvons des Cyclopides d'une structure trs diffrente de celle prsente par les espces rpandues la surface dans les mmes pays. Les Cyclopides du premier groupe, c'est--dire ceux qui ne sont que peu diffrencis des espces lucicoles d'Europe, sont constitus par quelques membres du genre Eucyclops, par des reprsentants du groupe languidoides et par quelques autres espces des genres Acanthocyclops et Diacyclops de Kiefer. J'ai dj dit que les proches parents de ces Eucyclops, Acanthocyclops et Diacyclops cavernicoles existent la surface dans les mmes pays. Il s'agit manifestement dans leur cas d'immigrants rcents dans le systme des eaux souterraines. Mentionnons l'appui que CHAPPUis avait dj dans sa thse de doctorat (1919-1920), montr que certaines de ces formes, trouves dpigmentes et aveugles dans les grottes, se sont repigmentes et ont recouvr le pigment visuel aprs avoir t soumis l'influence de la lumire. Les Cyclopidcs sur lesquels portaient ces observations de CHAPPUIS taient notamment Eucyclops graeteri (Chappuis), Eucyclops teras (E. Graeter) et Acanthocyclops languidoides zschokkei (E. Graeter). Nous devons que l'arrive de ces animaux dans le domaine souterrain ait eu lieu une poque relativement peu recule de l're quaternaire. II me semble encore sur ces formes dont la prsence dans les grottes ne souleve guere de problmes chorologiques. Dans le cas du second groupe de Cyclopides cavernicoies nous nous trouvons, comme je l'ai dj fait remarquer, devant des formes trs difrrencies. Il s'agit ici de trs petits animaux : leur longueur totale dpasse rarement un demi millimt:e J?ro.pos que la plupart des Cyclopides lucicoles sont d'une taille d environ un mdhmetre et qu'ils sont trs souvent encore plus grands. A part la taille minuscule, ces Cyclopides cavernicoles prsentent des membres et des la plupart du temps rduits aussi bien dans leurs dimensions relatives que le d_es articles et des appendices et la rduction numerique et si on peut s'exprimer ainsi, a parfois lieu aussi dan.s le d'une. Simplification morphologique. Tout ceci est apparemment le resultat dune tres lol)gue volution. En un mot nous devons bien tre en prsence ici d'une faune ancienne. ' La m?:phologique remarquable de ces animaux est-elle forcment ou entirement hee aux particularits cologiques de leurs habitats 'l Des espces qui ressemblent ces Cyclopides manquent, peu d'exceptions prs, la surface dans les pays oit ils vivent, je le rpte encore une fois, et, quand nous qui prsentent une structure similaire, nous les trouvons dans des regions tropicales et subtropicales de l'Afrique, de 1 Inde, de l'Indonsie, de l'Ocanie et de l'Amrique du Sud. Cependant, il ne s'agit pas chez ces Cyclopides des pays chauds d'animaux cavernicoles, mais de formes Il If 1 (1 1' '!' i,: ! ,( [3] LES CYCLOPIDES DES EAUX SOUTERRAINES 73 vivant dans la mousse humide et dans d'autres microbiotopes de la surface, notamment dans l'eau qui est retenue la base des feuilles des Bromliaces piphytes. Ces formes piges des tropiques prsentent la taille minuscule et possdent peu prs la mme structure ultra-volue que nos troglobiontes d'Europe. La similitude morphologique entre ces derniers et les formes lucicoles des microbiotopes des tropiques est-elle une preuve de leur proche parent phylogntique ou sommes-nous en prsence de phnomnes de convergence par le fait de l'influence de milieux analogues ? La question avait t pose dj par l\'IENZEL en 1924 et 1925 et rsolue en faveur de la probabilit d'une parent et cette ide avait t reprise et dveloppe d'une faon magistrale par CHAPPUIS (1927 et 1933) et JEANNEL (1926 et 1943). KIEFER par contre, avait eri 1928 soutenu que les ressemblances structurales n'taient que le rsultat d'adaptations des milieux semblables; mais, 9 ans plus tard, le carcinologue allemand s'est entirement ralli l'avis de MENZEL, de CHAPPUIS et de JEANNEL. Aucun des auteurs cits n'avait cependant entrepris une tude comparative des milieux biologiques dont il s'agit. Il ne m'est pas connu si les caractres physiques et chimiques des eaux stagnantes des grottes ont t tudis. Dans la littrature ma disposition je n'ai pas trouv des donnes suffisantes sur ces questions. Par ailleurs, Pica do dans sa remarquable thse, ne donne pas d'analyse chimique des eaux des Bromliaces. Les lments semblent donc manquer pour qu'on puisse comparer srieusement les milieux en cause. Tout en admettant que le milieu offert par les mousses humides puisse certains gards montrer une similitude cologique avec celui des eaux souterraines, on se demande, si l'eau des Bromliaces piphytes, dans laquelle l'abondant dtritus vgtal forme une boue cellulosique, peut vraiment prsenter des analogies assez grandes avec l'eau charge de sels calcaires des lacs, des bras morts de rivires et des gours des formations karstiques, pour qu'une volution puisse avoir lieu d'une faon convergente entre la faune pige des pays chauds et souterraine en Europe ? Sans que je puisse entrer dans les dtails il semble priori qu'il doit y avoir des diffrences trop notables entre ces milieux aussi bien du point de vue de la composition physico-cbimique des caux et de l'atmosphre ambiante que du point de vue de la nourriture offerte dans les deux cas pour qu'il puisse s'agir d'volutions parallles ou convergentes. L'hypothse d'une origine commune des deux groupes de formes parat bien plus plausible. Chez les Harpacticides nous trouvons du reste des faits analogues dans les genres Parastenocaris et Elaphoidella, genres comptant des espces troglobies en Europe et lucicoles en Indonsie et en Amrique du Sud. Chez les Cyclopides nous sommes cependant obligs d'tablir des distinctions gnriques entre les formes cavernicoles d'Europe et piges des tropiques, tout en reconnaissant la probabilit de leur parent trs proche. Nous admettons donc chez les Cyclopides des lignes spares, parties d'une souche commune trs ancienne. Ces anctres communs quelle poque faut-il les reporter ? Sans doute une poque o rgnait encore en Europe un climat chaud. Ils ne doivent donc pas tre postrieurs au milieu de l're tertiaire et c'est dans les priodes o nous avons des raisons de croire que les conditions climatiques taient semblables en Europe et dans les tropiques actuels qu'ils devaient pulluler la surface. Quand le climat s'est refroidi en Europe certaines de ces formes se sont rfugies dans le systme des eaux de fentes o elles ont trouv des conditions de temprature stables et moins rigoureuses et ont t l'abri de leurs ennemis. Ceci est en quelques mots l'hypothse gnralement admise l'heure actuelle pour expliquer la prsence de ces Cyclopides trs involus dans les grottes des pays

PAGE 38

74 KNUT LINDBERG [4] froids. En un mot, on est d'accord pour voir en eux une faune reliquaire de l're tertiaire. Voyons maintenant plus en dtail ce que nous savons de la rpartition gographique et cologique de cette faune trange. Certaines dcouvertes toutes rcentes ont considrablement largi nos vues sur ces questions et c'est pourquoi je voudrais vous en parler. Je laisserai de ct les Graeteriella, Muscocyclops, Menzeliella et Mixocyclops et je ne m'arrterai que sur les deux groupes de nos Cyclopides ultra-volus mis en cause par les travaux de ces deux ou trois dernires annes. Ces travaux concernent d'une part les Speocyclops, formes des eaux souterraines d'Europe, d'autre part les Bryocyclops, animaux habitant des eaux de surface des tropiques. Dans les collections faites par M. FRANCISCOLO dans une grotte de la cte de la Ligurie, le distingu professeur de l'universit de Gnes, Dr Alexandre BRIAN, a russi trouver un nouveau Speocyclops, tendant ainsi l're de rpartition de ce genre dont les reprsentants n'avaient t signals en Italie qu'en Vntie et en Campanie. Les recherches mthodiques de M. H. CoiFFAIT dans les grot.tes des ont mis jour un matriel important de Speocyclops qui a au M.F. KIEFER, d'en faire une tude approfondie. Par allleurs, J ai eu moi-meme la bonne fortune de trouver l'hiver dernier un Speocyclops en Grce dans des grottes du Sud du Peloponse, c'est--dire dans l'ancienne Egide mridionale rpute, tort ou raison, pour sa pauvret en faune ancienne. Mais les trouvailles les plus intressantes sont sans contredit celles de M. R. PAULIAN dans l'le ?e Madaga.scar. devons aux recherches patientes de ce grand savant la decouverte a la fOis du premier Cyclopide troglobionte des tropiques et du premier Cyclopide de la nappe phratique d'une rivire tropicale. Dans ces deux cas il s'agit d'espces prsentant les caractristiques du genre des Bryocyclops dont on ne connaissait auparavant que des reprsentants habitant des microbiotopes de la surface. Arrtons-nous d'abord sur la dernire forme t• men wnnee, nomme par KIEFER, Haplocyclops gudrunae n.g. et n.sp. Dans sa description ?e espce, KIEFER ne nous fait pas connatre les raisons pour lesquelles Il etablit un nouveau genre et il ne donne aucune dfinition de ce genre. J'ai dj dit qu'on pourrait ranger cette nouvelle espce dans le genre Bryocyclops en tenant compte alors en premier lieu de la cinquime patte. Cependant, genre,, tel qu'il a t dfini, comprend des formes assez. dissemblables. Dans une etude (Hydrobiologia 1954) je l'ai subdivis en cinq groupes en prenant en consideratiOn principalement les caractres du dimorphisme sexuel et la structure. des pattes natatoires et de leurs appendices. Le Haplocyclops gudrunae entrerait dans ce genre comme 1 . t t d' . . S''l f d' . e represen an un sixieme groupe. 1 aut Ishnguer cette espece par un nom g. . . d'tf. t , f " enenque 1 eren on serait oblige d en aire de meme, au mme titre pour le t d l A' 1 1 ,. ' s au res groupes u genre Bryocyc ops. Insi, se on Importance phylogntique qu'on voudrait attacher aux diffrences structurales et peut-tre cologiques d . es on . 1 6 df' t . c ces espec , arriverait a avoir, soi genres •1 eren s, soit un genre comprenant 6 sous-genres. A mon avis, il est encore trop tot d'entreprendre une classification dfinitive des Bryocyclops dont la plupart. des ont dcrites d'une faon tout fait insuffisante. De plus, chez Cinq. especes le male est encore inconnu et chez une sixime espce nous ne connaissons pas la femelle. Tchons de dfinir ici le genre autant que cela soit possible l'tat actuel de nos connaissances Incompletes. 1 1 1 [5] LES CYCLOPIDES DES EAUX SOUTERRAINES 75 GEN. BRYOCYCLOPS F. KIEFER 1927 1. Cinquime patte reprsente par trois appendices attachs simplement sur le rebord thoracique ou, dans le cas des deux appendices du ct ventral, sur un prolongement lamellaire plus ou moins bien dfini pouvant prsenter l'aspect d'un article, l'appendice externe, qui est toujours une soie, prenant naissance sur une protubrance du ct dorsal. 2. Dimorphisme sexuel se manifestant au niveau de l'une des deux dernires paires de pattes natatoires ou au niveau des deux dernires paires de pattes natatoires. 3. Basipodite 1 de P4 sans soie l'angle in terne. 4. Epine de l'levure interne du basp. 2 de Pl pouvant tre prsente ou absente (prsente chez 4 espces, absente chez 1 espce, aucune information chez 9 espces). 5. Structure de la lamelle basilaire de P4 variable. 6. Formules des pines et des soies variables. 7. Armature de l'enp. P4 (article 2 ou article uniqu) variable. 8. P6 chez la forme de 2 appendices chez les 4 espces o elle a t examine. 9. P6 chez le forme de 3 appendices chez 7 espces, de 2 chez 2 espces; inconnue chez les 5 espces restantes. 10. Rceptacle sminal incompltement connu, de forme gnrale allonge transversalement, renflement mdian de la partie antrieure plus ou moins marqu et .partie postrieure paraissant absente ou peu dveloppe. Voyons maintenant comment ce genre se subdivise (une espce, Bryocyclops parvulus Kiefer, chez laquelle la structure des pattes natatoires est inconnue, a t laisse de ct). GROUPE 1. -Six espces : anninae, chappuisi, apertus, difficilis, elachistus, phyllopus. Il n'est pas certain que anninae et chappuisi, chez lesquels le n'a pas t dcrit, appartiennent ce groupe. Ces deux espces sont places ici d'une faon. provisoire. Chez apertlls la est inconnue. 1. Dimorphisme sexuel portant sur l'pine apicale de l'article 2 enp. P3. 2. Epine de l'levure interne du basp. 2 Pt prsente (chez anninae, aucune information chez les 5 autres espces). 3. Soie l'angle interne du basp. 1 Pl prsente (chez anninae, aucune information chez les 5 autres espces). 4. Au niveau de la lamelle basilaire de P4 des tubercules pointus ou de fortes dents faisant saillie au-dessus du rebord libre. 5. Formules prsumes des pines et des soies : 3-3-3-3, 5-5-5-4 (P4 seule connue chez 3 espces, Pl et P4 chez une, P3 et P4 chez une espce). 6. -Exp. et enp. P4 forms de 2 articles dans les deux sexes. Armature de l'article 2 enp. P4 : 1 pine + 3 soies.

PAGE 39

76 KNUT LINDBERG [6] GROUPE II. -Deux espces : bogoriensis, muscicola. La position de muscicola dont le n'est pas connu est incertaine. 1. Dimorphisme sexuel portant sur l'pine apicale de l'article 2 enp. P3 et sur l'enp. P4. 2. Aucune information sur l'armature du basp. 2 Pt. 3. Aucune information sur l'armature du basp. t Pt. 4. Au niveau de la lamelle basilaire de P4 des tubercules pointus ou arrondis faisant saillie au-dessus du rebord libre. 5. Formules prsumes des pines et des soies : 3-3-3-3, 5-5-5-4 (P4 seule connue). 6. Exp. P4 form de 2 articles dans les deux sexes; enp .• p4 prsentant 2 articles chez le , un article chez la 2 . Armature de l'article terminal ou unique de enp. P4 : 1 pine + 4 soies. GROUPE III. -Deux espces : constrictlls, travancoricus. 1. Dimorphisme sexuel portant sur la structure de l'enp. P4. 2. Epine de l'levure interne du basp. 2 Pt prsente. 3. Soie l'angle interne du basp. 1 Pt prsente. 4. Au niveau de la lamelle basilaire de P4 des tubercules latraux arrondis ne faisant pas de saillie (ou une trs faible saillie) au-dessus du rebord libre. 5. Formules des pines et des soies : 3-3-3-2, 5-4-4-4. 6. Exp. P4 form de 2 articles dans les deux sexes; enp. P4 form d'un article dans les deux sexes. Armature de l'article unique de l'enp. P4 : 1 pine + 4 soies ou 2 pines + 3 soies. GROUPE IV. Une espce : africanw;. 1. Dimorphisme sexuel portant sur la structure de l'exp. P4. 2. Aucune information sur l'armature du basp. 2 Pl. 3. Aucune information sur l'armature du basp. 1 Pt. 4. Au niveau de la lamelle basilaire de P4 des tubercules arrondis ne faisant pas de saillie au-dessus du rebord libre. 5. Formules prsumes des pines et des soies : 3-3-3-4, 5-4-4-4 (P4 seule connue). 6. Exp. et enp. P4 forms d'un article chez la 2 ; chez le l'exp. P4 prsente deux articles et l'enp. P4 un article. Armature de l'article unique de l'enp. P4 : 2 pines + 3 soies. GROUPE V. Une espce : pauliani. 1 Dimorphisme sexuel portant sur une partie des appendices de l'article 2 P3 et sur la structure de l'enp. P4. en p. 2 . Epine de l'levure interne du basp. 2 Pt absente. 3 . Soie de l'angle interne du basp. 1 Pt absente. [7] J..ES CYCLOPIDES DES EAUX SOUTERRAINES 77 4. Au niveau de la lamelle basilaire de P4 des tubercules arrondis ne faisant pas de saillie (ou une trs faible saillie) au-dessus du rebord libre. 5. Formules des pines et des soies : 2-2-2-2, 5-4-4-3. 6. Exp. et enp. P4 forms de 2 articles chez le ; chez la 2 l'exp. P4 prsente 2 articles, l'enp. P4 un article. Armature de l'article unique ori terminal de l'enp. P4 : 1 pine + 3 soies. GROUPE VI. -(Haplocyclops) Une espce : gudrunae. 1. Aucune information sur la prsence ou l'absence de dimorphisme sexuel ( inconnu). 2. Epine de l'levure interne du basp. 2 Pl prsente. 3. Soie de l'angle interne du basp. 1 Pl absente. 4. Au niveau de la lamelle basilaire de P4 des tubercules arrondis ne faisant pas de saillie (ou une trs faible saillie) au-dessus du rebord libre. 5. Formules des pines et des soies : 2-3-3-3, 4-4-4-3. 6. Exp. ct en p. P4 forms d'un article chez la 2 ( inconnu). Armature de l'article de l'enp. P4 : 2 pines + 3 soies. Du point de vue de l'tude sur l'origine des Cyclopides cavernicoles il est intressant de considrer la rpartition gographique de ces 14 Bryocyclops. Quatre des cinq espces du premier groupe sont confines l'Afrique continentale tropicale, la cinquime est connue de l'Indonsie et des Nouvelles Hbrides. Les espces du second groupe (y compris B. parvulus qui est inclassifiable) ne sont connues que de l'Indonsie. Les espces du troisime groupe vivent dans le Sud de l'Inde. L'espce du quatrime groupe a t trouve en Afrique Occidentale franaise. Les deux espces des deux derniers groupes enfin, ont t dcouvertes Madagascar. Toutes ces formes sont des habitants de mousses et d'autres microbiotopes de la surface, sauf les deux espces de Madagascar, qui elles ont t trouves dans des eaux souterraines. J'ai discut ailleurs (Hydrobiologia t954) la question de l'origine du Bryocyclops pauliani. S'agit-il d'une espce rpandue la surface et qui s'est trouve dans la grotte d'A.ndranoboka d'une faon accidentelle ou par suite d'une immigration rcente active, ou sommes-nous en prsence d'un vrai troglobionte, c'est--dire d'une forme reliquaire dont les anctres n'existent plus la surface Madagascar ? Dans l'tat actuel de nos connaissances, trs insuffisantes, il n'est pas possible de donner une rponse dfinitive ces questions. En ce qui concerne Madagascar nous savons d'une faon gnrale trs peu de choses sur le peuplement par les Entomostracs des eaux des grottes et nous ignorons encore peu prs tout de la faune pige des mousses et des autres microbiotopes dans ce pays. Cependant, la dcouverte d'une forme trs proche du Bryocyclops pauli ani dans la nappe d'eau souterraine d'une rivire du Sud de l'le semble tre un argument en favetir de l'existence autochtone Madagascar d'une faune de type reliquaire. La prsence d'un dimorphisme sexuel. au niveau des pattes natatoires chez les Bryocyclops semble aussi parler pour l'anciennet de ces animaux. Par ailleurs, n'est-il pas trs probable que Madagascar hberge galement une faune pige de Cyclopides ultra-volus, tout comme c'est le cas en Afrique continentale, dans l'Inde et en Indonsie ? II est vrai que nous n'en

PAGE 40

KNUT L J Z'\O BEOG [ 8 ] conna isson s pas, mais des microhi o t o pes d e l a s tn face dans l a G t ande Tic n'ont pas e ncore t examins s uiTisammcnt, ma conn a issance . .1\ou s voyons combien sont dsirables a ussi bie n l'explora ti o n m thodique des cau x souterraines que celles des mic• obio topes d e l a su• face dans les pays tJopicau x afin que nou s puissi o n s arriver a des ides plus n elles sur l'origine des f o rmes LJs involucs. J'arrive m ainte n ant a u d e u xime groupe d e Cyclopidcs, celui des Speocy c lops. Parlons d'abord des collections d e l\f. Coi FFAIT. Des Speocycl o p s furent trouvs dans dix gtolles situes dans les dpat t e m ents d e I' A tige, des Haute s Pyr nes e l des Basses-Pyrnes. Le n ombre d 'individus a dC1 tre assez consid rable puisque KIEFER dit que 45 f emelles adultes ont t examines. La g •ande m a j o rit des e x emplaires ont rpondu a u x caract ristiques d e Speocy c l o p s mcovit=ai , dcouvert par JE A!':\EL et RACOVITZA d a n s la g tottc d e BthatTam e t dcrit par CHAPPU I S en 1923 . C e p endant , cert aines variations dans l'aspect d e J'o percul e anal , dans l a long u eur branches d e l a fll!ca c t clan s l a l o n g u e u r n ! cip•oque des soies furcales ont amene KIE F En subdiviser l'espce d e CnAPPUI S en 5 sou s e spces dont 4 ont t nommes d'aprs les grolles d a n s lesquelles e lles ont t trouves : nouslensi s, p e y orle n s i s, lique n s i s, sande t s i ct incert a. SPi o n l<.II!.l ' El\, l e s tuuc...lifi c ulio u:-. tlllJt Jllo l o gilJ U C S u c sc• u i cnl pur, eoncJit inn n e s p a • l e s d iff r e nces c o logique s des divc • s h abilnls m n i s ducs des faclelii ' S intrinsques produis ant des va• intio n s d n n s ln distl"ihulio n des gnes, fact eurs favoriss p a r l'isol e m ent gographique. Ainsi, d a n s l e cas prsent, o n n'admcllrait plu s l'exi s t e nce d 'une certaine ampl itude de variation pat J e fait d e conditio n s de v i e diff r entes, comme on est bie n oblig de l e fait c presqu e partout ailleurs c hez les Cyclopidc s , m a i s il s'ngirnit d e ph nomnps d e mic tohotulio n inL•as pc1[ q . u .. c 1/ . On voit que nou s n o u s trou vons t o uj o ut s devant l e m u1c pt o ull:tu c qunud il s'agit d e d finir une espce, problme e ncor e insolub l e d a n s n oL1e g toupc o, san s doute, il f audm alle ndre long t emps avant que la voie cxpdmcnta l e n e puisse tre aborde. En ce qui concerne l e r l e de l'isol e m ent gographique invoqu par KIEFEn qu'il me soit permis de f a i•e remarquer que sel o n l'tude e n question l a grolle de Sande t s (8) p:ual h h e r gf'• a u s s i bie n l e Sp. rucouil=ai sande lsi que l e Sp. J 'l/COffzu/ l t w erl({ (p. c l 1 :l O) " ' l u d e J n P u ll e (0 } l.(olcmcnl d('li X for m e s S p . racovilzoi rocovil::a i c l S p . ra rouil:al liqu e n s l s (p . J:lO c t 1 2 8). r n 1 a ill eurs, l a sous-espce de la g •olte Hounl-Sanlo ( 7) n'a pas t ]Wci se, KtEFEH disant seulement que sa popul atio n f orme un g roupe intermdiaire l'gard des dime n s ions de l'ope•cul c anal. Les exemplaires d e l a grotte d'Arreglade ont t dcrits comme une espce n o u ve ll e , l a PG de l u f c tn c ll e a yant 2 s o ies pennes e t une f o t l c pine, tandi s que l a PG d e l a f e m e ll e dans J e groupe Speocu c l ops racovilza i serait f orme d e 2 soies pennes e t d'une dent chitine use plus o u moins prononce . A cc pro pos il convien t d e rappel e r i c i que KIEFEn. avait lui-mme e xamin c l • edcdt l e type d e S peoc y c l o p s racovitzai (Chappuis) c t e n avait d onn une fi gure d e la PG d e l a f e m elle identique celle d e S peocy c l o p s arr egladensi s (Zool. .Tahrb. Syst. 1928, LIV p. 527 e t 529, 56) e n ce qui concerne l a longueur d e l'pin e interne, celle-ci t ant m m e reprsente comme tant plus l o n g u e que l a soi e l a plus interne, a ussi bie n c hez S peocy c l o p s mcovilzai t ypique que c hez S peocu c l ops arregladensis. Comme du •es t e l e S p . arreglude n s i s ne difl " •c pas sen siblement des autres individus examins du g r oupe racovitza i on n e peul f aire autre m ent que de J e consid ret comm e un synonyme de Sp. racovil:oi ct de voit d a n s les [ 9 ) LES C Y CLOPIDES DUS EAUX SOUTEI10 AJ;:o.;E s 79 racovil:ai d e KIEFEn, S p. n oustwsis , p e y orle n s i s, liquc n s i s, sande lsi c l , bte n fa c h c uscm ent, a u s s i l e S p . r acouil:ai rn cou il::ai des f o • mes difl"• nnl du t y p e par une pine interne d e la PG c h ez la f e m e ll e soit rudimentaire soit l•s. •d ui l e (les fi gu•cs 38 c l 39 de KIEFER 1952 m o n trent des d'egrs r llfl c•cnts a cet ega rd). La confusion inl!oduilc ainsi est tt s regrettable du point d e vue d e l a nomenclature. D'un autre ct les vndatio n s observes pa• KIEFEn c hez Sp. racovil::ai f?nl que Sp. s isypl111s Ki e f c • 1937 n e p eul plus tre disting ue de .'ip. rn c o vtl:ac l e i que n o u s l e connaisso n s maintenant. D'apl'l!s lu dcscdptio n ? t lc.s Sp. s i syplws paraissait caract ris par tm g r and ope r c ul e a n a l , a. p otnlc l1br c l•s lit c , d botdanl con sidrablement l e niveau d u rebord posl ncur du segment anal. C h ez Sp. arreg ladensis (sy n. Sp. racovil:ai) KIEFEn (1952) a rcp• scnl? d e u x types trs difl"rcn t s ccl gard; c h e z l 'un (fig. 25) l'opercule anal csl mmuscul c, pointe l oin d'att eindre l e teho• d pos t .-icur du segment anal, chez l'autt e (fi g . 27) n o u s avons un oper c ul e a n a l semblabl e celui d e Sp. s i syplws . Chez Sp. s i s y plws les so ies de l'a•ti c l e 2 cnp. P4 (notamment la soi e cxl c.-nc) ont t comme t ant tJs cou1 tcs (KIEFER 1937 , pl. 9 , fig. 72) c l plus l o n g ues c h ez des m embres du g r o upe racovil:ai ( KIEFEn. 195 2, fig. 4 1 c t ""';, ccn dilfl-q:-•Hcs s ont fni h lt•<; c t n e pcl"lncltraicnt s t c m cnt pus :\ e ll e s s e u l e s des disUnclion!; s pcifiques d'nula nt p lu s fJli C r i e s y nrintio n s n o t n bl c s rian s l a .l o n g u eur d e ces so ies exi s t ent c h ez plus i c ut s e s pces d e Cycl opidcs suns q u'on a1l e ncore pu d finir l eur imporlancc taxonomique. Du 1c s l c, Kmn:n (1937 , pl. 7, fig. 3 1 a dessin une soie cxl c m c de l ' a • ti c l c 2 cnp. P3 c h ez S p . rncovil=ai a ussi col!I L e que c h ez Sp. s i sypl111s. Toul compte fait l e Sp. s i suplws clot l htc n t omhc t e n syn o n y mi e nvcc l e S p. rncovit-:ai . v nfi n que l e s rcch<'. I'Chc s d e i\L COIFFAIT ont rvl l n prse nce les J.!• : o tt e s dPi: Pyt •C>n r!l fi ' Ull H I S Cii r i o cie u x ('lipheli " o " ""'•••'s, s1,.. ,JCt• l o f '-' galllCIIS K1cfcr c l Spcocuclop s anonwlu s Kicfct , cc c t ui c1 • suduut l :111t bien carac tris. .Je donne i c i une clef de dtcn11in a ti o n des Speocyclops connus ju squ' la fin 19 52 avec des indications sur leur rpartitio n gographique. CLEF D E DETE!ntr NATION DES SPI::OC YCLOPS 1 . P5 avec au moins l'article t erminal (interne) distinc t . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Adic lcs de P5 •duits d e p e tit s tuberc ules ......... . . . . . . ........... 11 2. Segment gnita l de la li? prsentant sur l a face dotsal c une lig n e d e sou dJJt c c o m p l t e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Segment gnital de la li? sans li g n e c ln face d o t sa l c . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 3. Formul e des pines 2 -2-2-2 ............ ............ ........... . Cl110nl(l[IIS France ( Arige ) . Formule des pines 3-4-4-3 ...................................... ... . 4 4 . Branc hes d e l a furca enviro n 2 foi s c l demi e a ussi l o n g ues que l a rges .....• ................ . . ga lli c u s France ( H a u te s -Pyr n es). B r a n c hes de l a furca t out au plus 2 f o i s a ussi l o n g ues que l a r ges . . . . . . 5

PAGE 41

1 80 KNUT LINDBERG [10] 5. Soie apicale interne de la furca relativement peu dveloppe, la soie apicale externe tant environ 2 fois, ou plus de 2 fois, aussi longue que la soie apicale interne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Soie apicale interne de la furca relativement bien dveloppe . . . . . . . . 8 . 6. Opercule anal semicirculaire, rebords dents .................... italicus Italie (Campanie). Opercule anal triangulaire, rebords dents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 7. Soie apicale interne de la furca cilie, la moiti de la longueur de la soie apicale externe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . sebastianus Espagne (Guipuzcoa). Soie apicale interne de la furca paraissant rudimentaire, glabre, bien moins que la moiti de la longueur de la soie apicale externe . . . . . . troglodytes Roumanie (Bihor), Yougoslavie (Timolt). 8. Soie apicale interne de la furca seulement lgrement infrieure la longueur de la soie apicale externe, pouvant mme l'galer en longueur . . . . . . (v . . . . . . . . . inf er nus Soie apicale interne de la furca nettement moins longue que la soie apicale externe (rapport 0,52 : 1 0,74 : 1 selon Kiefer 1952) .......... racovitzai France (Basses-Pyrnes, Arige, Hautes-Pyrnes). 9. la furca environ 2 fois et demie aussi longues que larges; soie apicale Interne considrablement plus longue que la soie apicale ex-terne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . cerberus .de la furca tout au plus 2 fois aussi longues que larges; soie apiCale Interne et soie apicale externe de longueur peu prs gale 10 10. Articles de P5 et leurs a d' b' d 1 t' 1 2 P4 . . ppen 1ces 1en eve oppes; ar 1c e enp. a soie et Interne trs longues, plus de deux fois aussi longues que l'pine apical: ................................................. spelaeus . spagne (Santander, Guipuzcoa). de :5 et leurs appendices faiblement dvelopps; article 2 enp. P4 a apicale et interne seulement lgrement plus longues que l'pine apicale .. .... .. .. . proserpinae Yougoslavie (Timok).' 11. Soie apicale interne et . . . SOie apicale externe de la furca de longueur a peu pres egale; so1e apicale i t • plutonis Y n erne c1 1ee ................. . ougoslavie (Timok). Sme apicale externe nettement plus longue que la soie apicale interne qui est glabre ou ne porte c , d . 12 JU un ou eux cils ................. 12. Al pas le rebord postrieur de Th. 1 lorsqu'elle est rabattue 13 Al depasse le rebord postrieur de Th. 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . franciscoloi Italie (Ligurie). 13. Aspect gnral du corps harpacticode la Jiane de soudure entre les deux segments primitifs du segment n'es; pas apparente . . demetiensis G.ra?de-Bretagne (Pays de Galles). Aspect general. _corps plutt cyclopode; ligne de soudure entre les deux segments pnmihfs du segment gnital nettement visible sur les deux faces hellenicus .. .. /(‘ ,? 1._ [11) I.ES CYCLOPIDES DES EAUX SOUTERRAINES 81 En allant approximativement de l'est l'ouest nous trouvons ainsi la distribution suivante : Nom des pays U.R.S.S. (Caucase) ... . Roumanie .......... . Yougoslavie ......... . Autriche ........... . Italie .............. . France ............. . Espagne ........... . Pays de Galles ...... . Nombre d'espces 1 1 4 1 3 4 2 1 Nom des espces Sp. colchidanus. Sp. troglodytes. Sp. troglodytes, Sp. infernus, Sp. pro serpinae, Sp. plutonis. Sp. cerberus. Sp. infernus, Sp. italicus, Sp. francis coloi. Sp. racovitzai, Sp. orcinus, Sp. galli cus, Sp. anomalus. Sp. sebastianus. Sp. spelaeus. Sp. demetiensis. Par ce tableau, nous voyons que des Speocyclops ont t trouvs dans des rgions de l'Europe qui au dbut de l're tertiaire formaient un continent ininterrompu et qui communiquait au sud-est avec la Gondvanie orientale. J'ai dj fait remarquer qu'on peut considrer les Bryocyclops comme reprsentant un type plus ancien que celui des Speocyclops chez lesquels on ne connat pas de dimorphisme sexuel au niveau des pattes natatoires. Ce qui subsiste en Afrique et en Asie de l'ancien continent du Gondvana est encore de nos jours peupl par les Bryocyclops et, comme je l'ai dj dit, on est bien tent d'admettre que les anctres de nos Speocyclops europens aient eu une rpartition gnrale la surface et que ce soit les changements climatiques survenus dans le Pliocne ou dans le Postpliocne qui les aient obligs se rfugier dans le domaine souterrain. Nous trouvons cependant qu'il existe bien des pays du Sud de l'Europe, massifs montagneux toujours respects par les priodes glaciaires, o l'on ne connat aucun Speocyclops. A quoi cela peut-il tre d? Rappelions tout d'abord que ces animaux n'ont jamais t recherchs dans les grottes de plusieurs de ces pays. Il en est ainsi, ma connaissance, pour le Portugal, l'Albanie et la Bulgarie. Et puis, peut-on vraiment s'attendre trouver cette fameuse faune partout o la palogographie et la gonomie peuvent faire admettre leur prsence et o des conditions d'existence favorables semblent actuellement offertes ? Je ne le crois pas, car la survie dans le systme des eaux des fentes a d tre des plus hasardeuses pour une multitude de raisons que nous ne pouvons pas prciser : les mouvements orogniques de l'Oligocne, par exemple, ont peut-tre amen la destruction de ces animaux dans bien des endroits. La Grce ne figure pas non plus sur mon tableau, ni la Turquie. Dans le premier pays la faune en question n'avait t explore jusqu'en 1952 que dans 4 grottes (une de l'Attique, 3 de Crte) avec un rsultat ngatif en ce qui concerne la faune qui nous occupe ici; en Turquie aucun examen de ce genre n'avait t entrepris. La Grce et la Turquie sont cependant des pays particulirement intressants du point de vue de l'origine et des voies de migration de nos Cyclopides ultra volus. 6

PAGE 42

82 KNUT LINDBERG [12] Pendant ces deux dernires annes j'ai eu l'occasion de visiter un certain nombre de grottes dans ces deux pays. La majorit des formations karstiques examines taient cependant assches et je ne ferai mention ici que des cavernes rivires ou renfermant des rassemblements d'eau plus ou moins importants pouvant servir d'habitats des Crustacs infrieurs. En t 1952, 16 grottes eau, la plupart de grande profondeur, furent examines en Turquie, dans 12 desquelles furent trouvs des Cyclopides appartenant 14 espces diffrentes. Cet t, 8 cavits souterraines eau purent tre visites en Turquie, dont une seule prsentait une extension considrable. Des Cyclopides de 5 espces diffrentes furent trouvs dans 3 de ces formations. Les deux campagnes en Turquie donnrent un total de 16 espces diffrentes de Cyclopides cavernicoles. Il n'y avait parmi elles aucune forme trs involue de type reliquaire. Les rsultats de mes recherches ont t trs diffrents en Grce. Dans ce pays 11 grottes renfermant de l'eau furent explores l'hiver 1952. Pes Cyclopides de 3 espces furent rcolts dans 4 de ces grottes. L'une de ces espces qui tait prsente dans deux cavernes de l'extrme Sud du Ploponse, fut un Speocyclops. Le fait que ce Speocyclops fut trouv dans le Sud de la Grce augmente considrablement l'intrt de sa dcouverte. Nous savons que l'ancienne Egide tait spare en deux parties par un long dtroit en forme de v, le sillon transgen de Haug, dont la branche occidentale allait du nord de l'Albanie et descendait jusqu'au golfe de Volo, coupant ainsi en deux la partie nord de la pninsule hellnique actuelle. Ce bras de mer existait dj au dbut de l're tertiaire et ce n'est qu' la fin du Miocne qu'il s'est assch. Ces faits sont videmment en faveur la grande anciennet de ce Speocyclops. Rappelions aussi, qu'il semble qu'on n'ait pas mis en vidence des dpts marins tertiaires dans le Ploponse, ce qui donne penser que ce massif de l'Egide mridionale soit rest merg continuellement ds la fin de l're secondaire. Le Speocyclops du Sud du Ploponse est intressant aussi un autre point de vue. Il diffre assez notablement des autres Speocyclops des Balkans et se rapproche le plus par sa morphologie de l'espce du mme genre qui lui soit de toutes la plus loigne gographiquement, c'est--dire du Sp. demetiensis (Scourfield) qui n'est connu que d'une fissure dans un rocher dans le Pays de Galles. Dans une grande discontinuit gographique on est tent de voir aussi une preuve d'anciennet. Si la prsence d'un Speocyclops dans l'extrme Sud du Ploponse peut donner, dans une certaine mesure, une indication sur la voie du peuplement de l'Europe par ces animaux ou par leurs anctres, nous manquons malheureusement encore de toute information, d'un ordre positif, relativement aux autres pays qui faisaient communiquer l'Egide avec le Gondvana oriental. J'ai discut la question en ce qui concerne une partie de l'Anatolie dans un article rcent (Hidrobiologi, Istanbul, 1953) et je n'y reviendrai pas ici. Dans les grottes examines au Liban je n'ai trouv aucun Cyclopide d'un type reliquaire et, si je suis bien inform, les nombreuses cavernes explores au Liban en 1951 par M. CoiFFAIT n'ont livr non plus aucun Speocyclops. Mes recherches dans quelques grottes de l'Iran et de l'Inde ont galement t ngatives. Nous voyons combien nos connaissances actuelles sont fragmentaires et insatisfaisantes et la grande ncessit de recherches biosplologiques surtout en. Orient et dans les Tropiques pour arriver une conception plus claire des relations e.ntre la microfaune des eaux douces des pays chauds et celle d'Europe. [ 13] LES CYCLOPIDES DES EAUX SOUTERRAINES 83 BIBLIOGRAPHIE BmAN (A.). 1951. -Dcscrizionc di duc nuovi Cyclops di caverne liguri Doriana, 1 (no 14), 1-3. . CHAPPUis (P.-A.). 192?. -Die Fnunn der unterirdischcn Gcwasser der Umgcbung von Basci. lnaug. Dzss Basci (1919), Stuttgart (Aussi : Arch. Hydrobiol., 1924, XIV, 1:-88). CHAPPUIS (P.-A.), 1923. -Nouveaux Coppodes cavernicoles des genres Cyclops et Can tlwcamptus (Note prliminaire). Bull. Soc. Sei. Cluj. Roumanie, 1, 587-588. CHAPPUIS (P.-A.), 1927. -Die Tierwelt der unterirdischen Gewasser. Die Binnengewiisser, III, Stuttgart, 45, 134. CHAPPUIS (P.-A.), 1933. -Coppodes (Premire srie), avec l'numration de tous les Coppodes cavernicoles connus en 1931. Arch. Zool. expr. gn., LX.XVI (Biospeologicn 59), 13, 37, 38. CHAPPUIS (P.-A.) et l{IEFER (Fr.), 1952. -Coppodes cavernicoles des Pyrnes, Notes Biospologiques, vu, 121-131.' HAUG (E.), 1911. -Trait de gologie, u, Paris, 1876. JEANNEL 1926. -Faune cavernicole de In France. Encyclopdie entomologique. Srie A, vu, Paris, 113. JEANNEL (R.), 1942. -Ln gense des faunes terrestres. Elmcnts de biogographie Paris 365. . ' JEANNEL (R.), 1943. -Les fossiles vivants des cavernes, Paris, 249. . l{IEFER (F.), 1928. Uber Morphologie und Systemntik der Ssswnsser-Cyclopiden. Zool. Jaltrb. Sgst., uv, 527, 550-552. RIEFER (F.), 1937. Uber Systemntik und geogrnphische Vcrbreitung einigcr Gruppen stark verkmmerter Cyclopiden (Crustncen Copepodn). Zool Jahrb Syst Lxx 432, 435. . . ., . ' RIEFER (F.), 1952. -Haplocyclops gudrunae, n.g. ct sp., ein neucr Ruderfusskrebs (Crustncen copepoda) nus Madagascar. Zool. Anz., cxLIX, 240-243. LINDBERG (IC), -Cyclopides (Crustacs coppodes) de ln Turquie, en particulier habitants de grottes. Hidrobiologi (Public. Inst. hydrob. Univ. Istanbul) serie B, 1 (fa.sc. 3), 149-185. (IC), 1953. Crustacs infrieurs de grottes hellniques. Bull. Soc. Splologzque de Grce, 11 (fnsc. 1), 5-7. (K.), 1953. -Cyclopides (Crustacs coppodes) de ln Grce. Praktika de l'Institut hydrobiologiquc hellnique, VI, 19-38. ' LINDBERG (K.), 1954. Un Cyclopidc (Crustac coppode) troglobie de Madagascar. Hydrobiologia, VI, 97-119. MENZEL (R.), 1924. Over mos Cyclopiden en Hnrpncticiden en over vrijleve.nde terricole Nemntoden van den maleischen Archipel. Handeling. derde Nederl. lndzsch Naturw, Congres., Buitenzorg, 298-309. MENZEL (R.), 1925.-Cyclopides muscicoles et bromlicoles de Java (Indes nerlandaises). Ann. Biologie lacustre, XIV, 209-216. PicAoo (M.C.), 1913. -Les Bromliaces piphytes considres comme milieu biologique. Thse Sei., Paris, Lille.

PAGE 43

Bruno COND Gonmie, et phylognie des Camp.odids troglobies HESU.ME On connnit 52 espces de Cnmpodids troglobies : 37 en 3 en Asie antrieure, 2 en Afrique septentrionale, 10 en Amrique du Nord. Pas de critres morphologiques spciaux communs tous, mais souvent accroissement de ln taille, allongement des appendices, dveloppement de l'organe apical de l'antenne, hypertrophie des griffes. Rpartis entre 10 genres : 6 monotypiques; 4 renfermant ln fois des endogs et des troglobies. De ces derniers, Plusiocampa est le plus nombreux, mais est dmembrer; une dispersion partir des Egides est suggre pour certains de ses reprsentants. Des Campodids ont t signals dans de trs nombreuses cavernes ou cavits artificielles d'Europe moyenne et mridionale, d'Asie antrieure, d'Afrique septentrionale et d'Amrique du Nord, courant l'air libre sur les bancs d'argile, le guano et les parois stalagmites, ou s'abritant au contraire sous les pierres et dans les fissures du sol. Ce sont parfois des espces endoges qui pntrent plus ou moins rgulirement dans les grottes, mais il s'agit le plus souvent de formes spciales, inconnues.ailleurs, rpondant donc la dfinition des troglobies donne par RACOVITZA. II est sans doute prsomptueux d'affirmer que telle espce est strictement infode au domaine hypog, tant donn notre connaissance fragmentaire des Campodids endogs, et il est probable . que certains troglobies ne le sont qu'en apparence. D'autre part, comme on l'a montr pour d'autres Arthropodes cavernicoles (JEANNEL, JANETSCHEK), les facteurs climatiques externes peuvent jouer un rle dterminant, une espce troglobie faible devenant endoge en haute montagne (Plusiocampa caprai Cond, cavernicole aux environs d'Innsbruck, endog dans les Alpes du Brenner 2.300 mtres). S'il n'existe pas de critres morphologiques communs tous les troglobies, beaucoup d'entre eux prsentent des hypertlies qui sont exceptionnelles, voire tout fait inconnues, chez les endogs. Les comparaisons doivent naturellement tre tablies entre formes appartenant une mme ligne. Il semble bien que la taille augmente, les plus grands Campodids actuels tant des troglobies des genres Tachycampa, Campodea s. str., Podocampa et Plusiocampa, qui atteignent 9 mm sans les antennes ni les cerques. (1) Communication prsente le 9 septembre 1953.

PAGE 44

86 BRUNO COND [2] L'allongement et l'amincissement des appendices sont lis l'ide que l'on se fait du cavernicole idal tel qu'il a t imagin par RACOVITZA, et il faut avouer que certains Campodids troglobies ralisent probablement le type de cavernicole le plus parfait que l'on connaisse. La corrlation vidente entre l'allongement des antennes, des pattes et des cerques n'est certes pas spciale aux formes cavernicoles, mais ses effets sont particulirement spectaculaires chez certaines d'entre elles, en raison des dimensions inusites atteintes par ces appendices. Toutefois, ct de troglobies trs modifis, il en est d'autres qui ne s'cartent pas sensiblement de leurs proches parents endogs. Il existe mme d'assez nombreux endogs dont les appendices sont plus longs que ceux de certains troglobies, ce qui permet DENIS d'crire : l'allongement des appendices n'est pas toujours le fait des (1). Pareille constatation n'est pas pour surprendre, car on l'a faite bien souvent propos de phylums arthropodiens varis; il n'en est pas moins vrai que les appendices les plus longs rencontrs dans le groupe appartiennent bien des troglobies, comme le montre, par exemple, l'tude des antennes. Aucun endog n'a plus de 43 articles antennaires dans le phylum des Lepidocampinae, de 33 dans celui des H emicampinae et de 37 dans celui des Campodeinae auquel appartiennent tous les troglobies; or, parmi ces derniers, les antennes atteignent ou excdent 40 articles chez beaucoup d'espes des genres Campodea, Podocampa, Jeannelicampa, Tachycampa, Plusiocampa et Vandelicampa, les nombres les plus levs tant 48 chez Plusiocampa dargilani Moniez, 52 chez P. remyi Cond, 54 chez P. bureschi Silvestri et 62 chez Podocampa simonini n. sp. (Pays basque espagnol). L'examen du groupe relativement homogne des Plusiocampa chtotaxie complexe, qui permet de confronter 7 endogs avec 21 troglobies, illustre bien le problme de l'allongement des appendices voqu plus haut : 6 endogs ont 20 26 articles antennaires et un seul peut en avoir 34, tandis que 9 troglobies ont 25 34 articles, les 12 autres en ayant 35 54. L'organe cupuliforme apical, qui renferme 4 sensilles globiformes chez tous les endogs que j'ai examins, prsente un dveloppement considrable (dj entrevu par VIn) chez de nombreux troglobies et contient jusqu' 23 sensilles de forme plus complexe. Les autres organes sensoriels des antennes se modifient peu ; on note pourtant un allongement du flagelle des trichobothries. Il va sans dire que l'interprtation de l'allongement des appendices et du dveloppement des organes sensoriels, comme compensations l'impossibilit de voir, est particulirement insoutenable en ce qui concerne les Campodids qui tous sont aveugles et vivent l'obscurit totale qui rgne aussi bien dans les fissures superficielles que dans les fentes profondes. Chez la majorit des troglobies (39 espces sur 52) les griffes prsentent une paire de crtes latro-tergales et, dans la ligne des .Plusiocampa chtotaxie complexe, les crtes des troglobies sont manifestement plus grandes que celles des endogs. On peut donc admettre que, dans cette ligne, un critre morph? Iogique permet de distinguer un troglobie d'un endog, sans prjuger toutefois que le dveloppement des crtes soit li la vie dans le domaine hypog, car certains endogs, tels les Haplocampa, ont d'aussi belles crtes que troglobies. Il est possible que ces cavernicoles soient des reliques de faunes disparues du domaine endog. Les Hapl.ocampa actuels, nivicoles pour la plupart, pourraient alors nous donner une ide de ce que furent les souches endoges de certains de nos troglobies. On peut aussi supposer que J'hypertrophie des crtes de (1) Trait de Zoologie, 9, 1949, p. 183, Paris, Masson. [3] CAl\IPODIDS TROGLOBIES 87 certains troglobies est l'aboutissement d'orthognses analogues celles qui ont conduit l'allongement parfois dmesur des appendices ct qui se sont droules sans entraves dans le milieu minemment stable que constitue le domaine hypog. La chtotaxie des troglobies prsente peu de traits originaux; assez souvent, les soies de revtement se couvrent de barbules plus ou moins denses et parfois on observe une notrichie affectant les urosternites. Les 52 espces troglobies connues actuellement (37 en Europe au sud du 49o parallle, 3 au Liban, 1 en Algrie, 1 au Maroc, 5 dans la rgion des Appalaches, 5 au Mexique) appartienne.nt toutes aux Campodeinae et sont rparties entre 10 genres. Six ont t crs pour des cavernicoles et sont monotypiques : Hystrichocampa du Jura moyen, l'andelicampa du Liban, Jeannelicampa d'Algrie, Tachycampa du Maroc, Juxilacampa et Paratachycampa du Mexique; il est assez difficile d'tablir leurs affinits avec des formes endoges et c'est souvent ce qui_ a conduit leurs auteurs les isoler dans des genres spciaux; l'exception de Jeannelicampa, tous possdent des crtes latro-tergales aux griffes. Les 4 autres genres (Campodea s. str. et subgen. Dicampa, Podocampa, Parallocampa s. str., Plusiocampa) renferment la fois des espces troglobies et endoges. Une petite fraction des Campodea s. str. (7 espces sur 68 environ), des Dicampa (2 sur 24), des Podocampa (2 sur 17) et des Parallocampa s. str. (1 sur 5) sont troglobies en Europe, pour la plupart, et au Mexique (1 Campodea s. str. 1 Parallocampci.). Leurs caractres fondamentaux permettent de les rapprocher sans difficults de formes endoges actuelles. Parmi les Plusiocampa enfin, 34 espces, sur les 45 connues, sont troglobies en Europe et en Amrique du Nord; toutefois, comme le genre est trs artificiel, le rapport global des cavernicoles aux endogs est sans grand intrt, puisqu'tabli sur des lments htrognes, non comparables entre eux. S'il est trop tt pour proposer une systmatique dfinitive des formes rassembles sous le nom de Plusiocampa, on peut dj y reconnatre, d'une part, un ensemble d'espces affines chtotaxie complexe et, d'autre part, une srie d'espces disparates chtotaxie simple, qui n'ont en commun que la prsence de crtes latro-tergales aux griffes Les Plusiocampa chtotaxie complexe, qui ne prsentent jamais la formule thoracique typique (3 + 3, 3 + 3, 2 + 2), sont cantonns, une exception prs, sur le pourtour de la Mditerrane -Afrique excepte -et dans ses les; six espces y sont endoges et 20 y peuplent exclusivement les grottes. Ils sont particulirement bien reprsents sur les vestiges des Egides, tant au Nord qu'au Sud du sillon transgen; vers l'Ouest, les endogs ne dpassent pas la Corse, tandis que les troglobies atteignent la bordure orientale des Pyrnes sans pntrer plus loin dans la chane. Il existe une similitude assez troublante entre la gonmie de ces Plusiocampa et celles des Duvalius s. str. (Trchids) et des Doliclwpoda (Gryllacrids )qui sont deux exemples classiques de migrations gidiennes d'ge Pontien. Dans la rgion dinarique, ces Plusiocampa ont manifest une volution souterraine intense, aboutissant aux formes ultra-volues du sous-genre Stygiocampa. Parvenus sur la Tyrrhnide, ils ont laiss des reliques aux Balares (P. breuili n. sp., P. fagei n. sp.) et en Sardaigne (P. provincialis Cond); puis des migrations centrifuges les ont conduits dans les pyrnes orientales (P. pouadensis Denis), dans la rgion des Causses (P. balsani Cond, P. dargilani Moniez) et en Provence (P. provincialis, P. bonadonai Cond). Hystrichocampa et Vandelicampa driveraient de ces Plusiocampa par spcialisation des soies prtarsales qui se couvrent d'une pubescence serre. Les Plusiocampa chtotaxie simple ont gnralement la formule thoracique indique plus haut; ils sont disperss dans presque toutes les rgions

PAGE 45

• 88 BRUNO COND [4] zoologiques, mais occupent exclusivement des territoires dans lesquels les Plu siocampa de type gidien sont inconnus. A l'encontre de ces derniers, ils forment un ensemble artificiel qui runit 4 espces endoges et 14 troglobies reprsentant en ralit plusieurs lignes plus ou moins convergentes. Les 8 espces dcrites d'Europe sont troglobies et appartiennent 5 lignes distinctes; elles sont localises en Suisse, en France et dans le Nord-Ouest de l'Espagne. P. sollaudi Denis et P. bourgoini Cond peuplent le Jura au sens large; P. humilis Cond s'tend de la Lorraine aux Causses mineures; P. cognata Cond, P. vandeli Cond. P. drescoi Cond sont des Pyrnes centrales; P. coiffaiti Cond et P. espaiioli Cond des Pyrnes occidentales. Leur rpartition dans le Jura et les Pyrnes voque celles des Royerella (Catopids) et des Aphaenops et il est possible qu'ils soient comme eux les descendants directs de la faune montienne. Les autres troglobies sont nord-amricains : 5 d'entre eux habitent la rgion des Appalaches (Cumberland Plateau et chane proprement dite) o ils sont d'ailleurs les seuls Campodids connus; tous appartiennent une mme ligne et prsentent certaines analogies avec nos P. drescoi, P. coi{faiti et P. espaiioli pyrnens. Le 6e, P. atoyacensis 'Vygodzinsky, de l'Etat de Veracruz (Mexique), semble excessivement proche de P. lwmilis et doit appartenir la mme ligne. Les 4 espces endoges, dcrites d'Afrique occidentale (1), d'Amrique mridiodionale (2) et d'Hawaii (1) ne me sont connues que par les descriptions; leurs rapports avec les troglobies ne sont pas lucids et je me bornerai rappeler que P. brasiliensis 'Vygodzinsky prsente une ressemblance assez frappante avec P. vandeli, mais qu'il s'agit peut-tre d'une convergence. DISCUSSION M. R. JEANNEL : Les conclusions de M. Cond semblent justes. Il semble y avoir pour les Campodids, comme pour les Coloptres cavernicoles ct endogs, deux dispersions sc superposant, l'une remontant au Montien, l'autre au Pontien. Francisco ESPANOL-COLL (l) El Antrocharidius orcinas Jeann. y sus razas (Col. Bathysciinae) <2> .RSUM L' Antrocharidius orcinus n'tait connu que de la cova Gran de la Febr6, situe sur le plateau de la Musara, vers 1.000 mtres d'altitude (prov. Tarragona, Espagne). Depuis deux ans l'auteur a explor assez minutieusement les massifs calcaires au nord de Reus, visitant de nouvelles cavits et revenant aussi dans la cova de la Febr6. Les rsultats ont d'ailleurs couronn ces efforts, puisqu'ils ont abouti la dcouverte de nouvelles stations qui tendent et prcisent l'aire de cette espce. L'examen de ces Antrocharidius a conduit aux constatations suivantes. L'A.orcinus Jennn. affecte trois formes principales : l'une a t prise dans les cova de la Febr6, cova del Cod6 et cova de la l\lonedn, ouvertes sur le plateau de ln Musnra, dans le Jurassique infrieur, 1.000 mtres d'altitude; l'autre dont l'aire est plus restreinte habite l'avene Nou de la Font-Fredn, sur la zone de Muschelknlk qui s'tend au pied et l'est du plateau de la Mu sara, dans la rive droite du Brugent, 600 mtres d'altitude; la troisime est localise dans le flanc de la sierra de Prades qui borde la rive gauche du Brugcnt, on la connat de l'avene del Roc de les Abellcs, prs de Farena et del Forat del Casteil de ln Formiga au-dessus de Vilnverd; les deux cavits s'ouvrent sur le calcaire du Muschelkalk 600 mtres d'altitude. Du point de vue la premire est conforme l'orcinus de la Febr6, les autres indites. Voici leurs caractristiques : Antrochariduis orcinus Jeann., Forme type.Cova Gran de la Febr, eova del Cod6, cova de la Monedn. Taille petite (3,5 mm.). Prothorax peine plus large que long, ses cts largis et un peu anguleux en avant, rtrcis et profondment sinus en arrire; sa plus grande largeur un peu avant le milieu. Elytres allongs chez le mle, plus renfls chez la femelle. Carne msosternale presque nulle. Antennes robustes; pattes peu allonges, les protarscs mles aussi larges que le tibia. Organe coaulateur, vu de profil, et assez fortement coud vers son milieu, lgrement impressionn avant l'extrmit; styles effils au sommet ef portant trois longues soies apicales; pas trace de pnicille. Antrocharidius subsp. lagari nov. Avene Nou de la Font Freda. Forme prsentant la mme taille que orcinus typique; elle en diffre notamment par ln carne msosternnle bien dveloppe, toujours anguleuse ct formant parfois une dent crochue; les antennes bien plus allonges, presque aussi longues que le corps chez le mle; les protarses
PAGE 46

90 F. ESPANOL-COLL [2] Antrocharidius orcinus subsp. acevedoi nov. Avene del Roc de les Abelles; Forat del Casteil de la Formiga. Assez voisine de la forme type dont elle possde la mme structure de la carne msosternale et le mme organe copulateur, mais bien distincte par la taille plus grande ( peu prs 4 mm.), les lytres plus renfls chez les deux sexes, les antennes plus longues, rappellant celles de lagari (mme un peu plus grles), les pattes plus longues, et les protarses quelque peu plus larges que le tibia. La carne msosternale presque nulle, les protarses moins largis, les lytres plus renfls et la taille plus grande l'loignent de la race lagari. Gnero y especie fueron descritos por el Prof. R. JEANNEL en 1910 sobre un ejemplar descubierto por el autor y E. G. RAcoVITZA en la cova Gran de la Febr6, situada en la Mola de la Musara (prov. Tarragona) a unos 1.000 m. sobre el nivel del mar. En 1919 R. ZARIQUIEY completa ambas con el estudio del recogido por l y A. GunuJUAN en la misma cavidad. Afios despus (1924) de nuevo JEANNEL se ocup6 de este curioso insecto en su magistral Monographie des Bathysciinae Dadas la gran extension de las sierras situadas al norte de Reus Y su extraordinaria riqueza en fen6menos crsticos, era de esperar que la fauna cavernicola lejos de concentrarse en la cova de la Febr6, apareciera dispersa por todo el dominio subterrneo de estos importantes relieves montafiosos. A la btisqueda pues de nuevos datos en el curso de estos dos tiltimos afios he realizado una serie de campafias biospeleol6gicas por las sierras de la Musara y Prades parte de las cuales han sido ya comentadas en una primera nota dedicada a la fauna endogea (1). A elias cabe todavia afiadir dos tiltimas exploraciones efectuadas en el itinerario Picamoixons-La Riba-Vilaverd-Rojals, acompafiado de los amigos y excelentes montafieros Srs. 1. FERNANDEZ, E. ScHTTE y M. AcEVEDO, poco afortunados esta vez, las cavidades exploradas han resultado de escasa importancia y sin fauna cavernicola propiamente dicha, salvo el Forat del Casteil de la Formiga, sima muy accidentada, de dificil acceso, pero con una pequefia representaci6n hipogea localizada en los rincones htimedos de la cavidad. El material de este modo conseguido justifica una segunda nota dedicda a los cole6pteros troglobios y concretamente al Antrocharidius orcinus del que he reunido una pequefia colecci6n tanto mas interesante cuanto su estudio viene a llenar, como vamos a ver, un importante vacio que subsistia atin en el conocimiento de este cavernicola (2). La expresada colecci6n amplia, ante todo, el rea de difusi6n del orcinus por ios relieves secundarios de las sierras de la Musera y Prades en direccion al rio Francoli, estando en ella representadas las 6 siguientes cavidades (fig. 1): Co va Gran de la Febr6, co va del Cod6 o de l' Aixvega y co va de la Moneda, las tres en los bordes de la Mola de la Musara, a unos 1.000 rn de altitud Y excavadas en las calizas del Jursico inferior que forman la zona carstica de la expresada Mola; curioso es sefialar que esta zona carstica descansa, a modo de islote, sobre una capa de arenisca y margas abigarradas del Kauper que al separarla de las formaciones calizas vecinas habra mantenido aislada su poblaci6n troglobia desde su confinamiento en el dominio subterrnco. (l) Speleon, III, n 4, pp. 197-203, 1952. (2) He de agradecer a los Srs. A. Lagar, E. Schtte, 1. Fernandez y 1\f. Acevedo la comunicaci6n del• material por ellos recogido y especialmente al Dr. R. Zariquiey la c?la boraci6n tcnica prestada que ha fncilitado en todo momento mi labor de investigac16n. [3] EL ANTROCHARIDIUS ORCINUS 91 Las tres restantes, abriertas en las calizas del Muschelkalk y a unos 600 m sobre cl nive! del mar, sc repartcn en dos unidades geogrficas, ampiamente separadas por cl valle del Brugent, cuyo corso marca los limites entre la sierra de l.a Musara y la de Prades (margen derecho e izquierdo en la mera unidad se situa nicamentc l'avene Nou de la Font Freda, Junto al caser1o FIG. 1. --Reparticion del Antrocharidius orcinus Jeann. en las y Prades (Tarragona). A. orcinus tipico : 1., covn Gran de ln e r ' d;; les AbelCod6; 3., cova de In 1\lonedn. Subsp. nov. : 4.! del Nou de la les; 5., Fornt del Cnstell de la Form1ga. Subsp. lagarz nov. 6., n'\ enc Font Fredn. . . . l d 1 . a de la Musara, del Bonretorn en las estr1bac10nes sud-onenta es e a s1err 1 entre l'Albiol 'v Alcover en la segunda l'avene del Roc de les Abelle.s ydel w ' • d leJOS e Forat del Casteil de la Formiga ambos en l sierra de Pra es, no . Brugent en cuyo margen izquierdo esh'm emplazados; al lado de Farena el mero; en el borde oriental de la Sierra que mira a La Riba Y Vilaverd, e segundo. El examen comparativo del material recogido pone de manifiesto que el gn. Antrocharidius el aislamiento geogrfico, actuando desde bace mue a tiempo ha cristalizado en cada grupo de cuevas, formas actualmente bleD 1 , ' 'd 1 ac1a e radas y cuyos carecteres diferenciales marcan, al el senh o 1 0

PAGE 47

0 92 F. ESPANOL-COLL [4] que se orienta la evoluci6n del gnero : aumento de talla, estrechamiento de la parte posterior del prot6rax, abombamiento de los litros, gracilidad y alargamiento de los apndices, antenas sobre todo, dilataci6n de los protarsos mas culinos y desarrollo de la quilla mesosternal. Antrocharidius orcinus Jeann. Forma tipo. -Talla pequefia (3,5 mm). Prot6rax ligeramente transverso, de lados ensanchados y algo angulosos por delante, estrechados y profundamente sinuosos hacia atras, la maxima anchura poco antes del medio; angulos posteriores rectos, nada salientes. Elitros convexos, FIG. 2.-Antrocharidius orcinus subsp. lagari nov. alargados en el , ms anchos en .la . Quilla mesosternal baja, muy obtusa y casi nula. Antenas mas bien cortas; las longitudes proporcionales de sus jas, en el , son : 9-8,5-9-10-11-10-9-7-7,1-6,5-8 (1). Palas poco alargadas, tarsos proporcionalmente cortos, los anteriores del tan anchos como la extremidad de la tibia. Organo copulador masculino fuertemente arqueado y robusta, depri mido en su proci6n apical cuando se mira el 6rgano de perfil; estilos siguiendo la encorvadura del 6rgano afilados en la extermidad y armados de tres Iargas sedas apicales, sin brocha de cilios. Corresponde con toda verosimilitud a la forma mas primitiva del gnero, aislada en la extensa Mola de la Musara, a unos 1.000 rn de altitud y de la que conozco material de la cova Gran de la Febr6, de la cova del Cod6 y de la cova de la Moneda (EsPANOL, LAGAR, ScHTTE, FERNANDEZ). Los ejemplares de estas (1) Cada unidad equivale a 30 micras. i' [5] EL AJ."lTROCHARIDIUS ORCINUS 93 dos ltimas cuevas son practicamente inseparables de los tipicos de la Febr6, pues las ligeras diferencias a sefialar (litros apenas mas anchos, quilla mesosternal un poco mas marcada, protarsos m:asculinos algo ms dilatados) son poco constantes y a menudo de dificil observaci6n. Antrocharidius orcinus subsp. lagari nov. Tipo : un avene Nou de la Font Freda (EsPANOL), col. Mus. Cien. Nat. Barcelona (Fig. 2, 3 y 4). Fao. 3. -A. orcinus subsp. lagari nov quilln mcsosternal. FIG. 4.-A. orcinus subsp. lagari no'! : 6rgano copulador ct , visto de perfd. Concuerda por la talla con la forma tipo de la que se encuentra muy separada por la quilla mesosternal bien desarrollada, siempre angulosa Y por lo general ganchuda; por las antenas sensiblemente mas !argas; las longitudes (1) proporcionales de sus artejos, en el son : 9-8,5-9-10,13,5-12-11,5-8,5-9,5-8,5-9, 5 ; por las palas mas largas y en particular por los protarsos masculinos que son notablcmente mayorcs, lo mismo en longitud que en anchura, siendo bastante mas anchos que la extremidad de la tibia; en fin por el 6rgano copulador visto de perfil, ms fuertemente curvado, casi anguloso, a penas deprimido . su porci6n apical sta ms estrecha en relaci6n a la basal. Es digna tamblen de menci6n la tendencia que ofrece el prot6rax a hacerse todavia mas anguloso por delante y ms brusca y fuertemente estrechado en su ltimo tercio, alcanzando la maxima anchura hacia la mitad de su longitud. Forma bastante ms evolucionada que el orcinus tipico notable por el desarrollo de la quilla mesosternal, por el gran tamafio de los protarsos masculinos y por el sensible alargamiento de los apndices. (1) Tomndas, naturnlmentc, con el mismo aumento que en la forma tipo.

PAGE 48

94 F. ESPANOL-COLL [6] Solo conocida de l'avene Nou de la Font Freda (ESPAGNOL, LAGAR, ScHliTTE, FERNA."'JDEZ), en las estribaciones sud-orientales de la sierra de la Musara y a unos 600 m sobre el nivel del mar. Dedico esta interesante a buen amigo y colega Sr. A. LAGAR que me acompaiio en una de las visitas reabzadas a la citada cavidad. Antrocharidius orcinus subsq. ac_evedoi nov. Tipo : un , Forat del Casteil de la Formiga (EsPANOL), col. Mus. Cien. Nat. Barcelona. Mas proxima a la forma. ti po, con la rnisma quilla mesosternal e idntico copulador masculino, pero por su talla mayor (de 3,8 a 4,1 mm), los litros proporcionalmente mas anchos, las antenas bastante mas !argas recordando a las de la subsp . . . Nel corso delle ricerche faunistiche de me condotte negli anni 1947-1.953 in caverne della Liguria Occidentale (Province di Savona ed Imperia) ho avuto modo di por mano su un cospicuo numero di esemplari di larve mature delle due specie di Bathysciini cavernicoli della zona (Parabathysci ligurica Reitter e Parabathyscia spagnoloi Fairmaire). La prima delle due specie non era ancora nota allo stado di larva, mentre la seconda venne descritta da P. de PEYERll\IHOFF [ 6] su un esemplare raccolto ali' Aven de Gaudissart (Peille, Alpes-Maritimes) da J. DEVILLE. Poich ho gi avuto modo di occuparmi delle larve di specie Liguri di Bathysciini cavernicoli [2 e 3] e trovandomi in possesso delle larve di quattro delle specie ascritte al genere Parabathyscia Jeanne] noie di Liguria e localit finitime (doderoi Fairmaire, tigullina Binaghi, spagnoloi Fairmaire, ligurica Reitter), credo opportuno stendere un breve studio comparativo su di esse e sulle relative diff.erenze riscontrabili a fini diagnostici, dando nel contempo le figure relative ad esse. Rimangono tuttora ignote le larve di Parabathyscia doriai Fairmaire e P. dematteisi Pavan, insieme con quelle delle altre specie non cavernicole citate di Liguria. Il materiale esaminato il seguente : Parabathyscia tigullina Binaghi : 3 es. maturi• della localit tipica Tann-a de Strie No. 130 LI (Rio di Foggia, Rapallo, pressa Genova), 18.4.48 e 25.9.50, leg. FRANCISCOLO. Parabathyscia doderoi Fairmaire : moiti es. della localit tipica Tann-a da Suja No. 5 LI e 3 es. della Tann-a do Cant No. 7 LI (M. FASCIE, Genova) leg. FRANCISCOLO e SANFILIPPO. Parabathyscia ligurica Reitter : 8 es. maturi e vari immaturi della localit tipica Tana do Scovro No. 86 LI ( = Tana dello Scopeto degli Auto ri) presso Oresine, Castelbianco, Albenga, Prov. Savona, leg. FRANCISCOLO-CONCI. Parabathyscia spagnoloi f. typ. Fairmaire : 10 es. maturi della localit tipica Tana da Giachira no. 3 LI presso Pigna (Prov. di Imperia) leg. FRANCIS coLo-CoNci. Le larve in questione sono state raccolte sempre vaganti liberamehte sul suolo stalammitico, presso il guano, oppure presso esche a formaggio (tigullina Binaghi), raramente sotto piccoli sassi, insieme con gli adulti. (1) Communication prsente le 9 septembre 1953.

PAGE 49

96 M. E. FRANCISCOLO [2] FIGG. 1-2. -Larva matura di : 1 Parabathyscia (s. str.) doderoi Fairm. della Tann-a do Cant no 7 LI. -2 P. (s. str.) tigullina Binaghi della Tann-a de Strie no 130 LI. [3]' LARVE DEL GENERE PARABATHYSCIA FJGG. 3-4. -Larva matura di : 3 P. (s. str.) spagnoloi Fairm. della Tana da Giacheira no 3 LI. -4 P. (s. str.) ligurica Rcitter della Tana do Scovro n 86 LI. 7 97

PAGE 50

98 M. E. FRANCISCOLO [4] La larva matura di P. doderoi Fairm. stata oggetto di accuratissimo studio da parte del MENOZZI [5] nel 1939, e quindi nelle seguenti pagine riteniamo inutile altri particolari, ove le figure compaiono, cio' unicamente a scopo comparativo. La larva. di P. tigullina Binaghi venne da me descritta in forma preliminare nel J948 [2], con qualche inesattezza dovuta principalmente a mancanza di materiale e ad un preparato difettoso dell'unico esemplare allora disponibile. Tali inesattezze vengono corrette nella presente nota. Dato che la struttura generale delle larve di Parabathyscia gi stata sufficientemente descritta da PEYERIMHOFF, JEANNEL e MENOZZI, credo inutile dare la descrizione dettagliata specie per specie delle larve in questione, mentre consigliabile una descrizione differenziale per mettere in evidenza le caratteristiche a fini tassonomici. DIMENSION! MEDIE IN MILLIMETRI Totale Granio Tora ce Proto-Addome Cerci 1 o tergite Lungh. race (esclusi i Lungh. Largh. Lungh. Largh. Lungh. Lungh. Lungh. cerci) doderoi .. 0.5 0.55 1.1 0.7 2.1 0.55 0.7 4.3 tigullina .. 0.5 0.45 0.95 0.65 2.25 0.45 0.65 3.7 spagnoloi. 0.7 0.75 1.5 0.9 2.8 0.7 0.8 5.lig,urica .. 0.7 0.7 1.25 0.85 2.9 0.6 0.7 4.85 FORMA GENERALE Nelle quattro specie in' esame molto simile; le uniche differenze salienti si notano nelle larghezze dei tre segmenti toracali, che in spagnoloi e ligurica hanno larghezza impercettibilmente descrescente del. pro-al metatorace mentre in doderoi e tigullina la lrghezza massima si ha rispettivamente al mesotorace e al metatorace, con la conseguenza che la forma generale delle prime due . specie leggermente pi snella che nelle seconde, anche perch i primi segmenti addominali di queste ultime sono appena pi stretti di quelli di spagnoloi e ligurica, mentre nel complesso l'addome proporzionalmente pi corto (vedi figure 1, 2, 3, 4). CRANIO : esclusion fatta per la forma generale che in spagnoloi e ligurica leggermente pi trasversa: la iifferenza saliente rispetto a doderoi e tigullina si nota nella tricotassi epicrania1e : in doderoi (fig. 5) MENOZZI [5, p. 137] segnalava 12 macrochete spatoliformi e 14 semplici, mentre io ho rlscontrato 14 macrochete spatoliformi e 12 semplici; poich il numero totale rimane invariato, probabile che le due setole poste agli apici delle suture divergenti, ai lati della fronte, possano presentarsi ora semplici, ora spatoliformi. In tigullina (fig. 7) si ha identico numero di macrochete spatoliformi e semplici, eccezion fatta per le due setolette poste presso il tondo, che risultano pi robuste e pi corte di quelle normalmen,te semplici di doderoi, e che probabilmente possono anche presentarsi come setole spatolate in certi esemplari (la mia figura A [2, P 53] errata per quanto riguarda la distribuzione delle macrochete spatoliformi sull'epicranio). lnoltre in tigullina le setole semplici preantennali e clipeali [5] LARVE DEL GENERE PARABATHYSCIA 99 7 FIGo. 5-8. Cranio d 1 d" 5 d . li ur c • • VI stone orsn c, 1 : P. oderoz, 6 P. spagnolo 7 P. figullina 8 P. dgm 1 f Sot} asportntc le le mnndibole e le pnr boccali: aft :' apoa ron a c h nsvcrsale : sd sutura divergente : sm sutura metopica. FIGG. 9-10.Cranio d" p r . 9 d" 1 t 10 d" . . boe 1 . 1 • zgurra : 1 a o, 1 fronto : sono state asportate le parti d her mostrnre il complesso del ponte ipofaringenle il tentorio e le articola cavi: e C : condilo craniale per della mandibola; CM : ipof . 1 FR : fronte; PC : postclipeo. Pl : ponte armgea e' SD: suture d1vergenh; T : ponte tentoriale: TO torulo. '

PAGE 51

100 M. E. FRANCISCOLO [6] soao assai pi corte che in doderoi. In spagnoloi e ligurica (fig. 6 e 8) le macrochete spatoliformi sono in numero di 16 mentre quelle semplici sono 10; anche qui si assiste alla sostituzione di due setole semplici (quelle pressa gli apici delle suture divergenti) con setole spatoliformi. Quanta alla distribuzione, comme si rileva dalle figure, essa praticamente identica nelle quattro specie. Inferiormente il cranio presenta differenze nel numero e nella densit delle denticolazioni delle guance (vedi anche figg. 12-15). In doderoi esse sono distinguibili in numero di 30 circa; in tigullina da 13 a, 20, molto distanziate l'una dall'altra; in ligurica tali denticolazioni sono nuovamente distanziate come in tigullina, ma in numero di circa 30; in spagnoloi sono minutissime, densamente raggruppate, in numero di circa 40. FIG. 11. -Cranio di P. ligurica in ventrale. Sono state asportate. tutte le parti boccali ed il mento pi gola. Sp1egazwne delle letttere come alle f1gg. 9-10. N elle figure 9, 10, 11 sono rappresentati tutti i particolari morfologici relativi alla struttura del ponte ipofaringeale e tentoriale; tali strutture Sono so.stanzialmente identiche nelle quattro specie. Sulla faccia ventrale del cran10 (vedi fig. 11) si nota, immediatamente dietro la. articolare. della. m_andi bola (CM) un esile cordone membranoso che un1sce 1 due process1 . l'ipostoma, fortemente sclerificati jn tutte e quattro le specie, che s1 1denhf1ca col ponte ipofaringeale (Pl); a questo,. si nota un ponte fortemente sclerificato, che dehmlta parz1almente Il foro occipitale, e che costituisce il ponte tentoriale (T); i bordi del foro occipitale si irrobustiscono in un cercine fortemente sclerificato. La tricotassi della faccia inferiore del cranio varia fortemente tra il complesso doderoi-spagnoloi-tigullina da una parte e ligurica dall'altra : nelle prime tre specie si hanno due setole semplici per li] LARVE DEL GENERE PARABATHYSCIA 101 parte in prossimit delle lamine ipostomiali, ed una, apparentemente caduca sulle guance; in ligurica, oltre alle suddette, altre tre nell'area latero-occipi: tale in prossimit del ponte tentoriale. MANDIBOLE : la struttura generale tale. quale descritta dai MNOZZI per P. doderoi. Notevoli per le differenze di dettaglio tra ligurica e spagnoloi da parte e doderoi e tigullina dall'altra. Le di spagnoloi e ligurica (f1gg. 21-24 et 25-28) appaiono notevolmente asimmetriche, particolarmente la FIGG. 14-15 : Visione ventrale del crnnio, con nsportnzione delle mandibole, di : 12 : P. ligurica, 13 P. SP,agnoloi, 14 • doderoi, 15 P. tigullina. in quella sinistra di un tubercolo fortemente sclerificato (28-A e 24-A) pnma del dente del retinacolo; in spagnoloi (24-A) tale dente terminato in punta_ largamente arrontondata, mentre in ligurica (28-A) ad apice allargato, prominente in forma di trapezio, leggermente emarginato .. Tale tubercolo -manca in doderoi e tigullina; in doderoi peraltro presente in entrambi mandibole, ma in posizione posteriore rispetto al dente del retinacolo, una prominenza tubercoliforme (1) che manca invece totalmente in tigullina
PAGE 52

.. 102 M. E. FRANCISCOLO [8] tutte e quattro le specie) esistono anteriormente alla articolazione superiore ... delle mandibole (AD) nella zona tubercolata, da tre a quattro setole nella mandibola e due nella destra. Identici per posizione e forma il sensillo J FIGG. 16-19. -Complesso mento-labbr inferiore-mascella, yisione ventrale, di : 16 P. doderoi, 17 P. tigullina, 18 P. ligurica, 19 P. spagnoloz. AL : alacardo, C : cardo, G : galea, LI : lingua, LO : lobario (lacinia), M : membrana articolare della mascella, ME. : mento, PL : palpo labiale, PM :. . mascellare, PMG : postmento pi gola (gulamentum), PR : premento, S : shplte. pla:coideo dorso-mediale e la fossetta setigera in prossimit della prosteca; il dente del retinacolo, meno sclerificato del rimanente, decisamente bifido nella mandibola sinistra di spagnoloi, appena diviso all'apice in ligurica, regolarmente arrotondato in doderoi e tigullina. Le pliche della mola sono robus-[9] LARVE DEL GENERE PARABATHYSCIA 103 tissime e allungate in ligurica e spagnoloi (rispettivamente in numero di 13 e 11 sulla mand. sinistra, 13 e 14 in quella destra, numero medio), corte e deboli in doderoi e tigullina (rispettivamente 9 e 11 in entrambi le mandibole). In tutte e quattro le specie la parte anteriore delle mal)dibole fortemente strozzata ali? b_ase, presenta nettissimo il lobo apicale ed il dente accessorio principale, cu1 Sl agg1ungono denticolazioni secondarie specialmente nella mandibola Si-Mascella e labbro inferiore visti dai dorsa di P. spagnoloi. AC : alacardo, G F : apodema ipostomo-faringeale, ALF : apodema latero-faringeale, C : cardo, : galea, IP : ipofaringe, LI : lingua, LO : lobario (lacinia), M : membrana arti-. c8ol?re . mascella, PG : paraglosse, PL : pal pi labiali, PM : pal pi mascellari, • shp1te. nistra. ln ligurica e spagnoloi sono ben nettamente visibili dorsalmente, in entrambe. le mandibole, davanti alla inserzione dell'apodema del muscolo adduttore, e d1etro alla serie delle pliche molari, delle striature trasversali fittissime, subrettilinee in spagnoloi, ondulate in ligurica, che delimitano un'area subtrettangolare meno sclerificata; tali stria ture sono circa 10-12; esse man cano totalmente, o almeno non sono visibili, in doderoi e tigullina. LABBRO INFERIORE, MASCELLA, MENTO, POSTl\IENTO : fondalmentalmente identiche sono le strutture del complesso mento-labbro inferiore nelle quattro specie. Qualche leggera differenza si nota nel numero delle macrochete semplici del postmento pi gola e del mento, peraltro ben poco costanti, giacch special-

PAGE 53

104 l\1. E. FRANCISCOLO [10] mente le setolette laterali sono facilmente caduche. Alcune differenze di poco conto si notano nella forma dell'apice della ligula, come risulta dalle figg. 16-19. Le mascelle (figg. 16-19) presentano differenze lievi nel numero delle spine FIGG. -Mandibole di spagnoloi : 21 sinistra 22 destra da sopra 23 destra [4 SlDis!ra, sotto.; 23-A dente del retinacolo 'della mnndibnla da 24-A dente del retinacolo e tubercolo del retinacolo AsMBs la maggiore ingr.). AD : articolazione dorsale della ventrale ma.ndibol D muscolo abduttore delle mandibole, CV : condilo delle mandibole RET .a.d 1 ddjnte !lccessorio delle mandibole. LB : lobo distale mola, SP : sen'sillo :en Rl\f : molflre della retinacolo (nella mand . t ) F tra]e f : tubercolo 1mpar1 asimmetrico del smis ra ' : fossetta in prossimit della prosteca. [11] LARVE DEL GENERE PARABATHYSCIA 105 sclerificate del lobario : 5 in doderoi (compresa quella apicale), 6 in tigullina, ligurica e spagnoloi; la galea presenta inferiormente in tigullina e ligurica una FIGG. 25-28. -Mandibole di P. ligurica : 25 sinistra 26 destra, da sopra; 27 destra, 28 sinistra, da sotto; 27-A dente del retinacolo deha mndibola destra, da fa magg. ingr.); 28-A dente c tubercolo asimmetrico del retinacolo della mand1 o a sinistra (da sotto, a magg. ingr. Spiegazione delle lettere come nelle figg. 21-24. prominenza claviforme ben distinta, che manca nella altre specie; l'arca nosa del margine interna della mas cella si presenta normalmente. estesa doderoi, tigullina e ligurica, ma molto ridotta in spagnoloi. Superiormente Il complesso del labbro inferiore e ipofaringe si presentano .sostanzialemente iden-

PAGE 54

106 l\1, E. FRANCISCOLO [12] cv FIGG. 29-30. -Mandibola sinistra di P tigullina . 29 d come figg. 21_ 24 . a sopra, 30 da sotto; spiegazione 31A 32A FIGG. 31-34. -Labbro superiore da d' spagnoloi, 34 P. ligurica; si-A P., do.deroi, 32 P. tigullina, 33 P. s?tto, P: doderoi, 32-A idem di tigullina del Iabbro da di P. lrgurrca. L : Iabbro; A . anticlipeo. p '. postel' em • P. spagnolor, 34-A 1dem . ' 1peo. tici a qu.ello descritto dai MENOZZI (1) per doderoz' (2). not 1 d L'unica particolarit evo e e ata dai fatto che tanto il MENOZZI in doderoi Reitt. abbiamo potulo distinguere e qua ro spec1e due pezzi simmetrici, in forma di linguetta fin t , emen e z1gr1-(1) 1939, p. 140, fig. VII. (2) Vedi in fig. 20, lo stesso pezzo di P. spagnoloi. .• i-.... [13] LARVE DEL GENERE PARABATHYSCIA 107 nati, posti antcriormente all'ipofaringe ed alla base della ligula; che il MENOZZI identifica, credo a ragione, con le paraglosse. Senonch JEANNL ( 4, p. 91 e pp. 95-96] afferma che le paraglosse non sono visibili nelle larve coriosciute di tutti i Bathy:iciini, mentre nella chiave analitica a pp. 95-96 al punto 2 indica per i Liodidae la presenza di paraglosse distinte, e per i Bathysciinae e Cho levirzae indica assenza della paraglosse. Su questo punto sarebbe quindi oltre32b FIGG. 32-b -33-b. -Palato di 3 : 432-b P. tigullina; 33-b P. spagnoloi. Spieg,azione delle lettcre come nellc ngg. 31modo opportuno appurare se si tratta realmente di paraglose o meno. nel caso di Parabalhyscia. LABBRO SUPERIORE (figg. 31-34) : le setole semplici,superiormente; sono costantemente in numero di sei per parte : una latero-marginale, due lateroanteriori marginali, una marginale anteriore, una latero-mediale, ed una discale; in pi un sensillo placoideo sublaterale. L'unica differenza apprezzabile si nota nelle dimensioni dei quattro sensilli conici. anteriori (figg. 31-A, 34-A) : in doderoi normalmente i due sensilli maggiori, laterali, lion sporgono che impercettibilmente dai bordo anteriore del labbro, e non sono visibili dlll lato superiore di questo; sporgono per circa met dea loro lunghezza in tigullina, mentre sporgono invece quasi totalmente in Ugurica e spagnoloi; la loro massima lunghezza si ha in ligurica. Inferiormente si hanno ancora tre setole marginali anteriori e dodici sensilli placoidei centrali, oltre ai quattro sensilli conici marginali-mediali. E' importante notare come. siano costantemente presenti le due setole discali. Tali setole mancano invece nelle .larve di Neobathyscia Dellabeffaella e Bathysciola (pu milio Reitt.); tale constatazione viene fatta sulla ferle delle figure che il BRASAVOLA de MASSA [1, p. 14] d del labbro superiore di tre specie di N eobathyscia e dell'unica specie nota di Dellabeffaella, dalle quali risulta che la tricotassi superiormente di complessive cinque setole per parte (quattro marginali anteriori ed una latero-mediale), anzich sei conie in Parabathyscia, appunto per ]a mancanza della setola discale; quanto a Bathysciola pumilio Reitt, taleparticolarit ern stata gi da me posta in rilievo sul materia1e da me precedentemente esaminato [3, p. 122; fig. H]; si puo quindi ritenere molto probabile che la presenza o meno di tale setola sia utilizzabile al fine di distinguere per gruppi di gen<:_ri le larve di Bathysciinae. ANTENNE (fig. 35-38) : sono inscrite su' una prominenza membranosa (torulo) posta al margine latero-anteriore dell'epicranio, e consistono di un articolo prossimale subcilindrico, recante due sensilli placoidei dorsali, una area posteriore densamente pubescente e quattro (ligurica) o due macrochete al lato

PAGE 55

108 M. E. FRANCISCOLO di un articolo intermediaro allungato, recante al margine apicale antenore appendice membranosa supplementare, e una setola dorso-mediale due anteriori marginali, une centrale basale, apiCab Inferion, ed Infine di un articolo distale (lllo articolo ?) obconico, terFIGa. 35-38. -Antenna sinistra di • 35 p . . P. tigullina. TO : torulo. APS . . lzgrzrzca; P. spagnoloi; 37 P. doderoi, dell'antenna (n dell'antcnna; Al : articolo arbcolo ?) ; AS : appendice d 11,: a.rbcolo distale dell'antenna (Ill re e arbcolo intermediario dell'antenna. Fraa. 39-40. -Zampe 1 2 3 d' . 39 p . trocantere; F. rfiT 1 t:b. t spapgnoloz, 40 P. ligurica. CX : coxa; TR : ' 1 Io-arso; TA : pretarso. minante, in ligurica e spagnoloi . d . in due semplici prot b . 'b1n ue ponte acuhssime, in doderoi e ligurica setol . . u eranze su arrotondate all'apice, e recante 4-5 o 6 grosse e semphci, generalmente due-tre dorsali e due-tre ventrali. ....... ...: __ -.... (lW' w r ! i J 1 [l5] LARVE DEL GENERE PARABATHYSCIA 10g TonAcE : esclusion fatta par le licvi diffcrcnze di forma dei tre segmenti toracici cui abbiamo preccdentemente fatto cenno, credo sia sfruttabile a fini tassonomici solamente la tricotassi del pro-, mesoe metanoto, che risulta della seguente tabella nella quale sono considerate solamente le macrochete spatoliformi, trascurando le piccole setolette, a yolte semplici a volte spatoliformi, che spesso compaiono irregolarmente specialmente lungo la serie laterale : Pronoto: Ugurica spagnoloi doderoi tigullina setole spatoliformi anteriori ........ 8 8 6 6 Setole spatoliformi mediali ......... 6 6 6 6 Setole spatoliformi laterali ......... 4 4 4 4 Setole spatoliformi ba sali ........... 6 6 6 6 Mesonoto: Setole spatoliformi anteriori ........ 8 8 6 6 Setole spatoliformi laterali ......... 2 2' 2 2 Setole spatolifor.mi basali .......... 6 6 6 6 Metanoto: Setole spatoliformi anteriori ........ 8 8 6 4 Setole spatoliformi laterali .......... 2 2 2 2 Setole spatoliformi basali ........... 6 6 6 6 Le due setole spatoliformi anteriori centrali sono sempre estremamcnte corte, come pure le setole laterali posteriori del meso e metatorace (vedi per tricotassi toracale le fig. 1, 2, 3, 4). . lnferiormente i segmenti toracici presentano un numero variabili_ssimo di macrochete, semplici di varia lunghezza, generalmente 4 mediane brevi e dodici basali, sei delle quali molto lunghe. Annol\ : la tricotassi degli uroterghi l-VII esattamente identica nelle quattro specie, e precisamente : 2 setole spatoliformi piccolissime anteriori mediali, 2 grandi setole laterali, cui a volte, irregolarmente, si associano due piccolissime setolette spatoliformi, quattro setole spatoliformi basali molto robuste. 1'8 urotergo presenta in doderoi e tigullina sei macroc]1ete spatoliformi identiche, basali, pi due setolette spatoliformi mediali; in ligurica tale urotergo presenta quatro macrochete spatoliformi. basali pi due setole bifide latero-basali, e in spagnoloi presenta quattro setole spatoliformi basali, due laterali e due latero basali bifide, conformate come in fig. 46. Da notare che le setole basali degli uroterghi in ligurica sono alquanto pi lunghe che in spagnoloi. Pressoch identici come forma e _tricotassi il go e lOo tergite; il go reca le due caratte"ristiche setole a gomito (fig. 44) e gli urogomfi (fig. 43). ZAMPE (fig. 3g, 40, 41) : costitlJite di coxa, trocantere, femore, tibio-tarso e pretarso; qualche differenza si nota nella tricotassi, tra specie e specie come risulta dalle figure, nonch nella forma e dimensioni della coxa : in spagnoloi (fig. 39) la coxa molto allungata, quasi quattro volte lunga quanto larga, mentre nelle altre specie ampiamente ovale, due vole al massimo lunga quanto larga. I sensilli placoidei della faccia laterale esterna del troncantere che in doderoi e tigullina sono costantemente in numero di due per ogni zampa, in ligurica e spagnoloi sono da tre a quattro.

PAGE 56

.1 110 l\1. E. FRANCISCOLO [16] 41 FIG. 41. -Zampe 1, 2, 3 di P. tigullina; spiegazioni come in figg. 39-40. 42 FIG. 42. -Produzioni tegumentali dei cra.nio o P. spagnoloi in prossimit della confluenza delle suture divergenti con la sutura metopica. FIGG. 43-46 p l . tergit : 4S spagno oz : 43 cercio destro; 44 macrocheta latero-apicale dell 8 1 1 e' -. macrocheta spatoliforme del pronoto; 46 ma crocheta ad api ce bifido a ero-apicale del go tergite. ,::;.. '------[17] LARVE DEL GENERE 111 Nell'ambito del genere Parabathyscia, in base a quanta precede, possiamo fare un ccrto affidamcnto, quali clementi utilizzabili ai fini di stabilire una sistematica preimaginale, sulle strutture delle seguenti parti : Tricotassi craniale ; Mandibole (con particolare riguardo alla presenza o meno di produzioni scleriftcate asimmetriche in prossimit del retinacolo) ; Dimensioni dei sensilli conici del palato ; Forma delle spinulc apicali dell'articolo distale delle antenne ; Tricotassi toracale ; Tricotassi addominale (8 urotergo). Se p1uttosto evidenti, sono le differenze tra i due gruppi distinti liguricaspagnoloi, doderoi-tigullina, questc di ven tano appena apprezzabili quando si .vuol sccndere alla distinzione speciftca, che si presenterebbe senza dubbio piuttosto problematica se non si fosse in partenza assistiti dall'ottenimento delle larve ex societate imaginis , data che le quattro specie in questione non convivono mai nello stesso biotopo. Alla luce degli clementi radunati, sembrerebbe possibile stabilire che le larve di Parabathyscia siano distinguibili da quelle note. altri generi come segue : 1 (2) Labbro superiore recante dorsalmente dodici setole : otto marginali, due discali e due, pi lunghe, submediali. Parabathyscia J eann. 2 0(1) Labbro superiore recante dorsalmente dieci setole : otto marginali e due submediali; mancano le setole discali. Batlzysciola Jeann., Neobathyscia Mll., Dellabeffaella Capra. Le larve delle quattro specie di Parabathyscia considerate nel presertte studio possono essere rese determinabili mediante la chiave analitica seguente : 1 (4) Mandibole pressoch Mancanza completa nella mandibola sinistra di un tubercolo fortemente sclerificato prima del dente del retina coto; questo intero all'apice. P1iche deHa mala esili, in numero di 9-11. Sensilli conici palatini non o appena superanti il margine anteriore del labbro superiore. Articolo distale delle antenne terminante in due protuberanze obconiche, corte, strettamente arrotondate all'apice. Epicranio 14 macrochete spatoliformi a 12 semplici. Pro-, mesa-, e metatorace recantl una serie transversale di sei setole spatoliformi in prossimit del anteriore. Vlllo urotergo con sei macrochete spatoliformi basali. Trocanteri recanti al lora lata esterno solo due sensilli placoidei. 2 (3) Mandibole con 9 pliche alla mala. Sensilli conici del margine anteriore del palato non superanti. il margine del labbro superiore. Gulamentum con due grandi setole semplici, due setolette mediali .e due basali. Mesa, e metanoto con 6 setole spatoliformi anteriori, due laterali, sei basali. . P. doderoi Fairmaire. 3 (2) Mandibole con 11 pliche alla mala .Sensilli conici platini superanti visibilmente il margine anteriore del labbro superiore. Gulamentum con due grandi setole submediali, due piccole mediali, quattro sub-basali. Mesonoto con 6 seto.Ie spatolate anterioi'i, tre laterali, sei basali; metanoto on 4 setole anteriori, due laterali, sei basali. P. tigullina Binaghi.

PAGE 57

112 M. E. FRANCISCOLO [18) 4 (1) Mandibole asimmetriche. La sinistra reca un grosso tubercolo sclerificato che precede il dente del retinacolo ; questo sempre pi o meno bifido all'apice almeno nella mandibola sinistra. Pliche della mola robuste, varia hUi da un minimo di 11 a un massimo di 13. Sensilli conici palatini di molto superanti il margine anteriore del labbro superiore. Articolo distale delle antenne terminante in due appendici spiniformi acutissime, lunghe pi delle .met dell'articolo stesso. Epicranio con 16 macrochete spatolate et 10 semplici. Pro-, meso-e metatorace con 8 setole spatolate anteriori; go urotergo con 4 setole spatolate basali, pi due setole bifide Iatero-apicali pi lunghe. Almeno tre sensilli placoidei ai Iati di ciascum trocantere. 5 (6) Tubercolo sclerificato del ritenacolo, nella mandibola sinistra, in forma di trapezio, strozzato alla base e Ieggermente emarginato all'apice. Dente del retinacolo appena diviso sulla punta. Coxae snelle, molto pi di tre volte pi lunghe che larghe. P. spagnoloi Fairmaire. 6 (5) Tubercolo sclerificato del retinacolo, nella mandibola sinistra, in forma di protuberanza obconica, arrotondato all'apice; dente del retinacolo della mandibola sinistra decisamente bifido all'apice. Coxae tozze, Iunghe poco pi del doppio di quanto son larghe. P. ligurica Reitter. Le differenze lievi ma apprezzabili riscontrabili tra ligurica e spagnoloi anche allo stato di Iarva sembrano giustificare la separazione di ordine specifico tra le due popolazioni della Tana da Giacheira e della Tana do Scovro, un tempo messa in dubbio da JEANNEL, e poi confermata definitivamente da questi su parere del DoDERO. BIBLIOGRAFIA 1. BRASAVOLA DE MASSA {A.) (1931). ----: Note sulle larve dei generi Neobatltyscia Mll. e Royerella Jeann. (con 1 tav.), Esplorazione Scientifica delle grotte dei dintorni di Rovereto, LVIII Pubblicazione .falla per cura della Societ del Museo Civico in Rovereto, 1931, pp. 13-14. . 2. FRANCISCOLO (M.) (1948). -Nota preliminare sulla Iarva della Parabatlzyscia tigullina Binaghi e notizie sulla Tana delle Streghe preso Rapallo, Bollettino della Societ Entomologica ltaliana, vol. LXXVII, N. 7-10, 30 dc. 1948, pp. 51-54 (pp. 51-54, fig. A-C, p. 53). 3. FRANCISCOLO (M.) (1950). Res Ligusticae LXXI. La Fauna della Tann-a do Balou No. ll.LI e descrizione della Larva di Bathysciola pumilio Reitter, Annali del Museo Civico di Storia N aturale di Genova, vol. LXIV, 3 marzo 1950, pp. 111-129 (pp. 121-128, fig. A-1, p. 123). . 4. JEANNEL (R.) (1911). -Biospeologica XIX, Rvision des Bathysciinae (Coloptres Silpbides), Morphologie, Distribution gographique, Systmatique, Archives de Zoologie Exprimentale et Gnrale, 5" srie, t. VII, No. 1, Paris, 1911 (Chapitre III, Les Mtamorphoses des Bathyciinae, pp. 85-107, pl. xxxm-xx1v). 5. MENOZZI (C.), (1939). -La fauna della Grotta della Suja sul Monte Fascie (Genova) ed osservazioni biologiche sulla Parabathyscia Doderoi Fairm. (Coleopt. Catopidae), con descrizione della larva e delle caratteristiche morfologiche del suo intestino e di quello dell'adulto, Memorie della Societ Entomologica ltaliana, vol. XVIII, 1939, 15 genn. 1940, pp. 129-154 (pp. 136-154, fig. n-xm). 6. PEYERIMBOFF (P. de) (1906). Sur quelques larves de Coloptres cavernicoles, Bulletin de la Socit Entomologique de France, 1906, pp. 109-118, 15 fig. (p. 114, fig. 12-14). Joaquin MATEU Revision los Ceuthosphodrus (s. str.) cavernicolas de la peninsula ibrica <2> RESUME Ayant cu l'occasion d'identifier une nouvelle espce de Ceuthosphodrus (Col. Carn biques) rcolt par nous mmes dans des grottes de la Sierra de Cazorla (prov. nous avons jug opportun d'tudier toutes les autres espces de Ceuthosphodrus caverni coles de l'Espagne et des contres voisines : Ainsi le C. villardi Antoine du Maroc et le C. navaricus Vuillefroy des Basses-Pyrnes. De son ct les Ceuthosphodrus espagnols sont : C. lederi Schaufuss de la Sierra de Ronda et Benaojn (prov. Malaga) affin au C. villardi du Maroc le C. cazorlensis n.sp. -et la race divergens nov. -de la de ' ' d t es d'adaptatiOn pas Cazorla (prov. Jaen), espce hien pigmentee et avec es carac r 1 d genre le C /evan-encore trop dvelopps par rapport aux autres esp ces cavermco es • linus C. Bolivar de Castellon de la Plana qui avec le C. peleus Schaufuss de la f d B t bolivari Jeanne! de Gu•Cantabrique -et ses races fairmairei Schau uss e urgos e t puzcoa-forment dj le passage vers les espces plus volues du Nord de e d L d b s de Renteria (prov. des Pyrnes C. vasconicus Jeanne! de la grotte e an ar aso pr . Guipuzcoa) C. navaricus Vuillefroy et ses races des Basses Pyrnes franaises c;r;c triss par l'allongement de leur corps, des pattes et appendices, par leurs yeux r Ul s, etc... . Nous avons dessin le penis de tous ces Ceuthosphodrus, sauf le C. villardi Ant., ainsi que la silhouette de toutes les espces troglobies en ajoutant en plus un tableau d'espces et des observations sur celles-ci. Tableau d'espces suborbiculaire 2 1. Elytres troits les cts presque parallles; tte grosse presque , 'ns Elytres bien largis par derrire; tte allonge et plus ou mo• 3 troite ....... .' . des 2. Les yeux presque plats et trs pehts. La .tte trs grosse et la g illardi) Ant. lytres planes. Espce de l'Atlas moyen (fig. 2) • • • • • • (v • l _ . t 1 ge Interstr1es des Y Les yeux grands et assez convexes. La tte moms grosse e ar B OJ'n d Ml s de Ronda et ena tres convexes. Espces de l'Andalousie, prov. e aga •erra deri Schauf. (fig. 3) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . . le T 3. Espces dpigmentes tte et pronotum allongs et plus ou moins troitds. 1 i long que le eux• minces et allongs. Premier article du mtatarse ong ou auss 4 et le troisime ensemble ...... m Espce bien pigmente d'une couleur noire lgrement bruntre. Tte et prono u le larges. Tarses court; et robustes. Premier article du mtatarse plus .lon4g) que d J n (f1g deuxime et le troisime ensemble. Sierra de Cazorla, pro v • e ae •. ov cazorlensrs sp. n • ••••••••• 1 •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• (1) Laboratorio de Entomologia del Instituto de Aclimatacion, Almeria. (2) Communication prsente le 9 septembre 1953. 8

PAGE 58

114 JOAQUIN l\IATEU [2] A. Angles postrieurs du pronotum droits et presque pas saillants en dehors. Cueva del Sagreo versant gauche du Rio Guadalquivir (fig. 4 et 9, A, B) ............... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . cazorlensis s. str. B. Angles postrieurs du pronotum aigus et trs saillants en dehors. La sinuosit des cfs trs sensible. Cueva de la Navilla du Fuente Acero, versant droit du Rio Guadalquivir (fig. 9, C) .................................... s. sp. divergens nov. 4:. Pubescence des protibias bien dveloppe sur toute la surface interne . . . . . . . . . . 6 Pubescence des protibias rduite quelques poils sur l'angle apical interne de la face antrieure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 5. Forme allonge et gracile. La tte troite ct plus longue que large, plus troite que le pronotum avec le cou pdoncul. Pronotum sensiblement plus long que large avec les angles antrieurs obtus ct peu saillants en avant. Les cts peu arrondis en avant et profondment sinus par derrire. Les angles postrieurs trs saillants en dehors. Elytres troits, oblongs avec les angles humraux effacs. Organe copulateur court, peu renfl, l'apex allong. Renteria prs de San Sebastian, prov. de Guipuzcoa (fig. 8) ....................... vasconicus Jeann. Forme robuste et plus courte. La tte grosse, presque aussi longue que large, et presque aussi large que le pronotum, le cou est court et renfl. Pronotum un peu plus long que large, les angles antrieurs trs aigus ct saillants en avant. Les cts bien arrondis en avant. Les angles postrieurs saillants ou non eu dehors. Elytres plus courts et avec les angles humraux accuss. Organe copulateur court et renfl, l'apex en lame droite courte et bord arrondi. Mts Cantabriques (fig. 6) ......... . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . peleus Schauf. A. Pronotum cts trs peu largis en avant, la gouttire marginale troite. Guipuzcoa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . s. sp. bolivari Jeann. Pronotum cts trs largis en avant, la gouttire marginale large . . . . . . . . B B. Cts du pronotum divergents en arrire dans la partie basale les angles postrieurs saillants en dehors. Oviedo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . s. sp. peleus s. str. 6. Tte grosse avec les tempes convexes. Pronotum allong, troit et convexe sur le disque. Elytres base trs troite et avec les angles humraux compltement effacs. Organe copulateur grand et renfl, l'apex mince, allong et bord arrondi. BassesPyrnes (fig. 7) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (navaricus) Vuill. Tte allonge, subcylindrique, les tempes trs peu convexes, aplanies. Pronotum plus large, court et aplani. Elytres base assez large et avec les angles humraux arrondis mais accuss. Organe copulateur petit, trs court et renfl, l'apex court et avec un petit bourrelet paissi. Castellon de la Plana (fig 5) .. . . . . . . . . . levantinus C. Bol. Hace unos meses en el curso de una campana entomol6gica realizada en compaiiia de los Sres F. EsPANOL de Barcelona y A. CoBos de Almeria, por la Sierra de Cazorla (prov. de Jaen), tuvimos ocasi6n de recolectar algunos Ceuthosphodrus troglobios en dos cuevas distintas muy alejadas entre si. La primera de elias Hamada cueva Secreta del Sagreo, esta ubicada cerca del caserio de Sagreo en la vertiente izquierda del rio Guadalquivir cuyo nacimiento situase a pocos ki16metros mas al sur. Trtase de una amplia cavidad con una buena red de galerias y salas algunas de las cuales rezuman humedad o poseen charcas mas o menos grandes. A unos setenta metros de la entrada en trampas cebadas con cerveza recogimos unos pocos ejemplares del mencionado Sphodrini y un slo ejemplar corriendo por la pared estalagmitica no lejos de una de las trampas. Visitada una segunda vez los cebos no nos proporcionaron ningun otro ejemplar. . ii ------[3] REVISION DE LOS CEUTHOSPHODRUS 115 Cueva de la Navilla de Fuente Acero es el nombre que dimos a la otro cueva en la que encontramos un ejemplar unico de Ceuthosphodrus atraido asimismo por los cebos de cerveza. Esta caverna as bastante mas pequeiia y menos humeda que la anterior, pero tai vez mas rica guano. Ambas cavidades distan una de otra unos 25 km. aproximadamente en linea recta y se ballan separadas por diversos valles y puertos. Examinados los ejemplares en el laboratorio han resultado ser como nos figuramos al encontrarles una especie indita de Ceuthosphodrus Y el ejemplar de Fuente Acero una raza diferente de la del Sagreo. MAPA DE LA DISTRIBUCION DE LOS .CEUTHOSPHODRUS EN LA PENINSULA IBERICA c. mauritanicus Dej. C. pelezzs s. str. z c. lederi Schauf. A C. peleus s. sp. bolivari Jean. + C. cazorlensis n. sp. v C. peleus s. sp. fair-mairei Schauf. x C. cazorlensis s. sp. di0 C. vasconisczzs Jeann. vergens nov. 0 C. levantinus C. Bol. navaricus Vuill. Con tal motivo bernos creido interesante publicar las presentes lineas • 1 lb ademas los Ceuthosphodrus s.str. cavernicolas que habitan la Penmsu a enca, de dar las descripciones de las nuevas formas, afiadiendo una tabla o clave de fi d 1 't l' d los machos las especies espafiolas y zonas limitrofes y guran o a gen1 a 1a e _ 1 y un representante de cada especie. Juntamos a los Ceuthosphodrus espanoles ; C. villardi Antoine de Marruecos especie muy proxima al C. lederi Schauf. de a provincia de Malaga y el C. navaricus Vuillefroy de los Bajos Pirineos franceses • d d. t b '6 D contamos de este por ser contiguas a los nuestros su area e 1s r1 UGI n. es _ comentario el C. mauritantcus s. sp. polyphemus Ramhur del sur de Espa?a por 1 C l • F de Argeba que ser ste de costumbres trogloxenas y e . pro lXUS a1rma1re

PAGE 59

116 JOAQUIN l\IATEU [4] desconozco en natura (1). El C. villardi Ant. y el C. navaricus Vuill. figuran en las tablas entre parntesis. Del segundo figuramos la genitalia, pero del primera desgraciadamente n9 podemos representarla. El subgnero Ceuthosphodrus s. tr. agrupa una serie de especies lucicolas y troglobias de Espaiia y de Africa del Norte. Entre las primeras deben el C. mauritanicus Dej. y su complejo racial; el C. prolixus Frm. del DJUrJura y demas especies norte africanas deberan considerarse asimismo como pertenccientes a dicha categoria. Las restantes especies son todas cavcrnicolas siendo de sur a norte las siguientes : El C. villardi Ant. de Marruecos (Atlas media), su afin morfol6gico el C. lederi Schauf. de la Sierra de Ronda y Benaojan (prov. de Malaga), el C. cazorlensis sp. nov. y su raza divergens nov. de la Sierra de Cazorla (prov. de Jaen), el C. levantinus C. Bol. de la provincia de Castell6n de la Plana, el C. peleus Schauf. y sus razas del norte de Espafia desde Guiptizcoa hasta Oviedo y Burgos, el C. vasconicus Jeann. de la provincia de Guiptizcoa Y finalmente el C. navaricus Vuill. y sus dos razas de los Bajos Pirineos francescs. A pesar de que todos ellos son de costumbres troglobias, no es raro encontrarlos en zonas todavia iluminadas de las cuevas que habitan, debajo las piedras Y cerca del guano. Al parecer las zonas de penumbra no parecen incomodarles demasiado y aun bernos encontrado algunos ejemplares en zonas bastante claras y pr6ximas a la entrada, pero nunca -hasta ahora por lo menas -se les ha capturado fuera de las cavidades que les albergan. .. En 1914 el profesor R. JEANNEL (2) cre6 el subgnero Ceuthosphodrus para agrupar las especies cavernicolas incluyndolo en el gnero Laemosthenus Bon. Mas tarde, en 1937 lo erigi6 en gnero independiente (3) afiadindole los subgneros Euchryptotrichus Jeann. y Actenipus Jeann. En ambos trabajos se ocupa naturalmente de las especies espafiolas. Tambin en su Faune de France Col. Carab. (Deuxime partie), Paris, 1942 se ocupa del C. vasconicus considerando probable su captura en Francia dada la proximidad del territorio francs con las cuevas de Landarbaso de donde proceden los tipos (pp. 864-65). Es 6bice decir que en todas esas publicaciones habla de la especie francesa de los Bajos Pirineos : el C. navaricus Vuill., especie conocida desde antigua por los entom6-logos franceses. C. BoLIVAR (4) public6 por su parte en 1919 una nota en la que describe una nueva especie de Ceuthosphodrus : el C. levantinus juntando a la descripci6n original la descripci6n de la larva, unas claves para la diferenciaci6n de las especies y una lamina con la silueta esquemtica de las mismas. De Landarbaso (Guipzcoa) cita el C. navaricus que posteriormente fu descrito por JEANNEL como C. vasconicus. Los Ceuthosphodrus cavernicolas afectados en mayor o menor grado por su adaptaci6n al medio subterraneo, y asi, en general, son ms o menas pigmentados (salvo el cazorlensis nov. que lo es tan solo ligeramente), los OJOS se presentan en regresi6n, las patas y demas apndices se alargan y el cuerpo tiende a estrecharse en su parte anterior y a ensancharse por detras lo que les da un aire afenopsiano que recuerda la forma de ciertos Trechini troglobios. (1) Aiidase a estos los C. mairei Peyer. C. jeannelianus Paul et C. ajmasfanus C. Bol., y C. lyauteyi Ali. del Africa del n?rte, todos. ellos de no y viviendo por lo tanto al aire libre debaJO de las p1edras. Los dos ulhmos son cons1 e rados por J eannel como razas del C. mauritanicus, Hnmb. 235 (2) JEANNEL R. Sur la systmatique des Sphodrides. Bull. Soc. Ent. Fr., 1914, PP 240 • (3) JEANNEL R. Notes sur les carnbiques ne note, Rev. Fr. Ent., t._ IV, 1937, cfP (4) BOLIVAR C. Estudio de un nuevo Ceuthosphodrus de Espana. (Col. ara 1 ne Bol. R. Soc. Esp. Hist. Nat. t. XIX, 1919, pp. 153-159. ----. -.--:........_ ____ ---..:.. -----'--[5] REVISION DE LOS CEUTHOSPHODRUS 117 Por su aspecta general se asemejan a los Anthisphodrus de los Asia Menor, Alpes y Norte de Africa originarios de las Egeidas. En contraposicion, el subgnero Ceuthosphodrus es evidentemente de origen ibero mauritano .ya ha sefialado en distintas ocasiones el Dr. JEANNEL) y que es consecuenc1a log1ca de su actual area de dispersion si se examinera siquiera someramente su distribuci6n en el Mediterraneo occidental. LISTA DE ESPECIES C. lederi Schaufuss (fig. 1, A y fig. 2). Tipos : Sierra de Ronda. La cueva clsica de esta especie era hasta hace par de a ii. os la Cu eva de la Pileta de Benaojn (pro v. Malaga) Y. en su mayoria proceden de alli los pocos ejemplares que existen en las colecc1ones. Nosotros en compafiia de los naturalistas y entom6logos prof. A. Mr. G. _CoLAS, Mr. H. CoiFFAiT y Mr. J. NGRE exploramos en la primavera de 1952 d1versas tf\ gif.\ q[A FIG. 1. Organo copulador' de Ceuthosphodrus : A, lederi Schauf. de la Pileta de Benaojn. B, cazorlensis n. sp. de la Cueva Secret!l del Grotte de J eann. de la Cueva de Lnndnrbnso en Renterin. D, navarzcus Vu11l. de : d. na F Camou, Bajos Pirineos. E, peleus Schauf. de !a Cueva de. la Joyosa r !saB' c•: levantinus C. Bol. de ln Cueva Oscura de VIstnbella. (V1stos de perfll). A' ' D', E', F', idem. idem. vistos por encimn.

PAGE 60

118 JOAQUIN 1\lATEU [6] cavidades subterraneas de la Sierra de las Nieves de Ronda, hallando en algunas de elias el C. lederi pero siempre contados ejemplares. Las cuevas visitadas en las cuales hallamos este hermoso carabido fueron si mal no recuerdo la _Sima de las Palamas cueva de Juan Parra, otra innominada cerca del Cortijo de las Navas de San Luis, cueva de Rejete y Sima Hoyo del Jaralon. Los dos nicos ejemplares cazados en las dos tiltimas cavidades lo fueron por los guardas del Coto Nacional a quienes encargamos de colocar trampas. No obstante Y a pesar de nuestra insistencia no bernos conseguir mas ejemplares de Ronda. FIG. 2. -Ceuthosphodrus lederi Schauf., de la Cueva de la Pileta de Benaojn. FIG. 3. -Ceuthosphodrus villardi. An.t. del A venc des Ours. J{siba A tl as md1o. La especie parece bastante polimorfa. De la Sima de las Palamas tenemos un ejemplar que aca.so pertenezca a una raza distinta por sus mejillas enormemente abultadas y salientes, pero el poseer tan solo un ejemplar y el dicha sima ubicada en una zona en las cuales bernos recogido o recibido algunos ejemplares idnticos a los la Pileta hace
PAGE 61

120 JOAQUIN :MATEU [8] Dentro de la misma cavidad recogimos Speonemadus bolivari Jeann., Catops, Estafilinidos, etc. Ubicada esta especie entre las areas geograficos del C. levantinus C. Bol. y el C. lederi Schauf. de Castell6n de la Plana y de Malaga respectivamente, viene a ser una especie intermedia sistematicamente entre el grupo, C. lederi-villardi Y el grupo de Levante-Norte de la Peninsula y Pirineos. De todos los Ceuthospho drus cavernicolas del Mediterraneo occidental el C. cazorlensis mihi es el que parece, por sus caracteres morfol6gicos, la especie de mas reciente adaptaci6n al mundo subterr.aneo, pues los tegumentos presentan solamente dbiles trazas de despigmentaci6n, los ojos son casi normales, las patas y antenas no son demasiado largas y finas, la cabeza y el prot6rax son anchos, etc., e indican bien que la especie esta confinada a las cavidades subterraneas desde hace poco tiempo relativam,ente. La pubescencia de las protibias esta bien desarrollada sobre la super ficie apical anterior. . -----.. Del C. lederi se diferencia a primera vista por su forma general, su cabeza estrecha y alargada, litros oblongo-ovalados ensanchados por detrs su colo raci6n negra, genitalia corta y gruesa, etc. Sin embargo tambien entre los C. lederi encuntranse algunos ejemplares de coloraci6n bastante oscura pero sin que jamas lleguen a ser negros y su despigmentaci6n es 'evidente aun en los casos mas estremos. Ni que decir tiene que los restantes Ceuthosphodrus poseen un marcado caracter de adaptaci6n al medio subterraneo que en la nueva especie es todavia atenuado. Asi el alargamiento y delgadez de todos los miembros del cuerpo, la despigmentaci6n, reducci6n muy notable de los ojos, forma general alargada y de tipo maso menos afenopsiano, etc., indican de manera asaz convincente una evoluci6n mas adelantada y una mayor especializaci6n a tenor con sus h.bitos troglobios. S. sp. divergens nov. (fig. 9, C). Tipo : una de la Cueva de la Navilla de Fuente Acero 22-V-1953 (EsPANOL MATEU), Sierra de Cazorla prov. de Jaen. Parecido a la raza tipica por su aspecto general. Difire por los .ngulos posteriores del prot6rax aguzados y sensiblemente salientes hacia afuera, por lo que la sinuosidad lateral es mucho ms acentuada. Tambien las patas, antenas y palpos son mas finos y largos. Un ejemplar hembra encontrado dentro de una trampa con cebo de cerveza Y queso en el fondo de la sala principal de la cueva, donde tambin se recogi6 un curioso estafilinido troglobio todavia no identincado. La cueva de la Navilla de Fuente Acero esta separada de la del .sagreo de donde procede la raza tiponominal, por el valle del Guadalquivir y d1versos valles secundarios; en linea recta puede calcularse en unos 25 km. la distancia que _las separa. C. levantinus C. Bolivar (fig. 1, F y fig. 5). Tipo de la Cuevas de las Maravillas, prov. de Castell6n de la Plana. Se aproxima ya a las especies del norte de la Peninsula brica Y Bajos Pirineos por su forma alargada y estrecha bien ensanchada por detras (C. nava ricus Vuill. y C. vasconicus Jeann.). Coloniza las cuevas del norte de la pro vincia de Castell6n de la Plana habindola recogido nosotros en la cueva Santa de Adzaneta y cueva Oscura de Vistabella. FIG. 5. -Ceuthosphodrus levantinus: C. Bol. de ln Cuevn Oscurn de Vistnbella. FIG. 7. -Ceuthosphodrus navaricus. Vuill. de ln Grotte de Camou. Fia. 6. -Ceuthosphodrus peleus. de ln Cueva de la J oyosa en Ardt sana. FIG. 8. -Ceutlwsphodrus vasconicus. de la Cueva de Lnndarbaso en te ria .

PAGE 62

122 JOAQU I:\ :'.IATEU E n l a revista Graellsia (1 . [10] e l que cita e l L (Ceuth ) a p arecJ 6 un articula del S la provincia de. V a l ?sphodrus) p e l e u s v. obscur t sr. F er n andcz PonTER e n t ritus " Desde _anadiendo : En c uevas a c hauf. d e On teniente en C. peleus s a Cita c s t o t almentc c nnel curas entrc l a a •cna y de-y B • s Jvo d e l a cad C e n prime • 1 urgos . En serrun 1 • ena ant:ibrica d e d . . ugat p o •qu c l linus, o bien d "'r C ( o lugar podda e n todo cas , t . s e Gmpuzcoa hast a Oviedo , 1 . e c a::orl e n . . • 0 1 a t a •sc de 1 . \ a or lllcierto d e 1 s t s mllu s u s ms p• . a cspccJ c C . l evan-t mue 1a s d e J d . X ll110S rreorr 1af" . enga que reel . . as c t cnnin-tc i o . d . ., ., •c,tmcntc ms c l 1 lazm con dud c nes e l Cltado t b . , pares d e Onteniente E .a _por l o m c nos, l a c it a d e . r_a a J o hace que sc C. mauritanicus . s muy im roba Val e ncia h a s ta vct c j e m est a e s peci e est' que tambJn se cita en c l e n Valenci a del E . a acanto nada . 1 . ra aJa pues b ' s bast ante . so amcntc a un l a d ' es 1 c n sabido que algl!n que los talcs otJo d e l Eshecho de Gibtaltar. les complanatus 0 p 1 no sean e n rcalidad 01: rt s onyclws ter . l . .ts que nco a o algennus. FIG . 9. -A. Ceuthosph d Pro t o1ax d e l c _ 0 ca::;orle n s i s 11 . de l a Na villa d .. orle n s t s n. s p. C id de la C ueva S e cre l a e u e nle Acero S l cm de la s . s p . divergens • .. a. d e Sag•eo -B, nov. d e lu C ueva E l C. levantinus no cs • a • o d b . amonto . t c aJa las pied nam1e n o de murcie laguina. ras Y e n las p roximida dcs d e los c . v asconiclts .Jeanne ! (firr 1 c n ., . ' y t g . 8) T' . 1P O : Cueva d e Landai'IJaso 1 , t . • . , 'en ena Hasta hace poco ti empo so'l prov. d e Guipzcoa. o sc con o cl Clan os e j emplares de e s t a J'ato Ge u G (1). FEnNANDEZ PonTJ; u C. lnlrodu -6 rae{{sw, t. 11, ( 4 ) , pp. 119-132, cc, 11 al callogo de los can\bidos valen cinnos, [ 11] T\EVISI0:-1 DE LOS CEUTHOSPIIODT\US 123 thosphodrus. Nosollos tuYimos l a suer t e d e hall a r e n e l otono d e 1950 durante una cort a campana espclcol6gica rcalizad a con los Sres EL6SEGUI de Pasaj es de San Juan otros t•es ejcmplares (1 ) . Uno de ellos debajo de una piedra y los dos res t antes atntidos con cebos d e qucso. Posteriormcntc Jcss EL‘SEGUI p a rece ha capluntclo a l gunos ms . E n la mis m a caY idad v iven c l C . (Ac l enipus) obl ongus s . s p . elliplicus S c h auf., e l Pris t onyclws t errico la s.sp. rcicllembac lli S chauf., el Treclws fulvus s . sp. uasconic tls .Jcann. y l a B athysci o l a breuili Jeann. C. p e l e us Schaufuss (fig. 1, E y fig . ) . La taza tipo coloniza las c uevas de los alre d e dores d e O v i e d o , Asturias, Santandct y Viz c aya. En Guipzcoa c n c unlrase l a raza bolivari Jeann. Y e n Burgos la l'az a f airmairei Schauf. D e la raza liponominal se conocen nume rosos e jcmpl a rcs d e muy diversas cuevas, pudindosc a firmar por lo tanta que la especi c cs, e n general, abundante . P o t s u cabeza bastante abulta d a y prot6rax bast ante ancbo e s u n a especi e intermedi a entte e l C. ca = orle nsis y el grupo levantino -pirenaico con i c us, navaric us). En todos los e j cmplarcs d e peleus es caracteristica l a despig mcntacin d e los tegumcntos. No rcpctimos aqui los caracteres diferen ciales l a raza tiponominal y las dos restantes, p u es sus dife r e n c ias pue d e n apre cwrsc e n l a c lave que seguidamcnlc ofrccem os. C LAVE DE ESPECIES 1. -Elit ros estiechos y d e la lados ensi parale los; cab eza muy a ncha Y casi subo tbi cular . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Elitros ovalado-oblongos c n sa nchados por d etr:is. Cabeza alargad a Y ms o m e nas estrechada ................................... 3 2. Ojos pianos y muy pcqucios. Cabeza m u y ancha y grande. Intervalos. d e los litros planas. Espccic d e l Atlas matroqui (fig . 2). (villardi) AntOine Ojos gmnde s y bastante convcxos. Cabeza menas g r ande y a n cha. de los litros convexos. Especic de Andalucia. Prov. de Malaga, Sierra d e Ronda (fig. 3 ) .................................... lederi Schaufuss. 3.-Especics d espigmcnt a das con l a cabeza y protorax alargados Y mas ,0 menas estrech os. T a rsos largos y finos. Prim e r artejo d e l m e t a t a rso mas largo o tan l a1go como e l segundo y t e rcet o reunidos 4 Espccie bie n pirrmentada de co!OJ neg1 o Jirreramente parduzco. C a b e za ., b • d l Y prot61ax anchos. Tatsos c01tos y bastanle gruesos. Prime r arleJO e m etatarso m s corto que cl se"undo y t ercer a r eunidos. Sierra de Cazorl a . p ., . J'OV. de Jae n (fig. 4 ) .............................. ca = o rl e n szs sp. nov. A. -Angulos post e l'iorcs d e l prot ras rectos y no salientes hac i a afuera. Cueva del Sagreo (fig . < 1 y 9 A y B) ............ ca:zor lensis s . tr . D. An gulos posterior cs d e l prol 6 rax aguzados y y notable m ente salicntes haci a afucra. L a sinuosidad d e los lados muy m a rcad a. C ucva d e la Navilla d e Fucnte Accra (fig. 9, C) .... ......................................... s. sp. dive r ge n s nov. (1) F. EsPANOL v J. i\!ATEU. Sob•e algunos insectos cnYernicolns d e l pais vascona vano. Munibe, 150. •

PAGE 63

-----124 JOAQUIN 1\IATEU [12] 4.-Pubescencia de las protibias reducida a solo algunos pelos dispersas sobre el angulo apical interno de la cara anterior . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 -.-Pubescencia de las protibias bien desarrollada sobre toda la superficia apical anterior . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 5. -Forma alargada y gracil. Cabeza estrecha mas Jarga que an cha, ms estrecha que el protrax y con el cuello pedunculado. Protrax asimismo nota blemente mas largo que ancho con los angulos anteriores _obtusos y poco salientes hacia adelante. Los lados poco arqueados por deJante y profun damente sinuados por detras. Los angulos posteriores muy salientes hacia afuera. Elitros estrechos y oblongos con los angulos humerales borrados. Organo copulador corto, poco grueso y el apice alargado. Guipuzcoa, Renteria cerca de San Sebastian (fig. 8) .............. uasconicus Jeannel -.-Forma robusta y mas corta. Cabeza gruesa, casi tan an cha como larga y tan ancha o casi tan ancha como el protrax, cuello corto y grueso. Protrax poco mas ancho que largo, los angulos anteriores muy agudos y salientes, los lados bien arqueados por delante. Los ngulos posteriores salientes o no hacia afuera. Elitros mas cortos y con los angulos hume rales acusados. Organo copulador corto y robusta, bien engrosado, el apice termina, en lamina derecha, corta y con el borde redondeado. Mtes. Cantabricos ....................... . . . . . . . . . . . . . . . . . pele us Schaufuss A. Protrax con los lados muy poco ensanchados por delante, el canal marginal estrecho. Guipuzcoa . . . . . . s. sp. boliuari J eannel -.Protrax con los lados muy ensanchados por deJante, el canal marginal ancho . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B. B .. Lados del protrax divergentes por detras en su parte basal, los angulos posteriores salientes hacia afuera. Burgos ............. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . s. sp. fairmairei Schaufuss Lados del protrax no divergentes por detras, los ngulos poste ... riores no salientes hacia afuera. Oviedo (Fig. 6) ...... : ....... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . s. sp. peleus s. str. 6. -Cabeza grande con las mejillas convexas. Protrax alargado y estrecho, mas convexo en el disco. Elitros con la base muy estrechada y con los ngulos humerales completamente borrados. Organo copulador grande y grueso, el pico delgado, alargado y con el borde redondeado. Bajos Pirineos _franceses (Fig. 7) ............ ; ......... (nauaricus) Vuillefroy -.-Cabeza alargada, subcilindrica, las mejillas poco con vexas. Protrax mas ancho, corto y piano. Elitros con al base bastante ancha y los angulos humerales redondeados pero acusados. Organo copulador pequeiio, muy corto y grueso; el pice corto y con un pequeiio engrosamiento terminal. Castell6n de la Plana (Fig. 5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . leuantinus C. Bolivar Ren GINET u> Contribution la connaissance de la faune cavernicole du Jura mridional Influence des glaciations quaternaires <2> ABSTRACT During a first biospeological expedition in Southern Jura (beetween Nantua and Crmieu, dpartments of Ain and of Isre) wc visited thirteen caves; eight of them are new stations. Among the 40 species collected, only three terrestrial troglobies were taken -Collembola : Tomocerus unidentatus BoRNER (8 stations); -Diplura : Plusiocampa sollaudi DENIS (8); -Coleoptera : Royerella villardi villardi BEDEL (3). nnd four aquatic troglobies : -Niphargus orcinus virei CHEVREUX (2); -Niphargus longicaudatus rl1eno-rhodanensis ScHELLENBERG (6); Caecospheroma virei DoLLFuss (1) ; Asellus cavaticus ScHIODTE (3). The presence of 3 species of Hymenoptera in 4 caves is to be noted -Phaenoserphus calcar HoLLYDAY (2) ; -1 Chalcididae; 1 lchneumonidae. The country was subjected to pleistocene glaciation which influenced the terrestria.l troglobitic fauna : The beetles of Tertiary origin were destroyed by this glacial advance (JEANNEL). This is the reason for the hiatus in arca of dispersion of present day Royerella, cur rently unknown beetween Northern Vercors and the valley of the river Albarine. The constancy of the troglobitic Apterygotes, poses the problem of the time when they penetraded into and underground habitat. If one adroits that the Crmieu Upland was submerged by a glacier; theo one cao consider that Plusiocampa sollaudi and Tomocerus unidentatus which one encounters there to day penetrated under ground after the last glacial retreat (Post-wrm) (GISIN). (1) Assistant la Facult des Sciences de Lyon. (2) Communication prsente le 10 septembre 1953.

PAGE 64

126 REN GINET [2] Nous prsenterons ici quelques remarques sm la faune cavernicole rcolte au cours d'une premire campagne de prospection dans les cavits du Jura r_nridi_onal. Le but de ces recherches est une tude comparative, faunistique ct ecologique, des grottes d'une rgion restreinte. Nous opposerons ce genre de prospection aux recherches que prconisait RAcoviTZA (1907), lors des dbuts de la Biospologie. La rgion tudie correspond au Bugey, moiti Ouest des monts du Jura fran a!s s'tendant entre Nantua et le Rhne (dpartement de l'Ain), et l'Ile Crmi.eu, plateau calcaire jurassien individualis sur la rive gauche du Rhne (departement de l'Isre), quelques dizaines de km l'Est de Lyon. Dans cette rgion restreinte (50 km du N au S; 15 km de l'E 1'0), nous avons tudi, jusqu'en juin 1953, 13 cavits souterraines. La situation exacte et les descriptions succintes de ces grottes sont donnes dans un mmoire actuellement sous presse (1). L'une d'elles (grotte de la Balme Isre) a fait l'objet de P!Usieurs publications de notre part (GINET. 1951, 1952)'; d'autres ont t ant rieurement visites par des biospologues : grottes de Hautecour (STRINATI, 1952), de Charabotte (2) (Biospeologica, no 301), de La Tire (Biospeologica, .no 1152), du Trou-des-Voleurs (3) (Biospeologica, no 1149); la biologie des 8 autres n'avait pas encore t tudie, ou porte la connaissance des chercheurs; il s'agit des gr?ttes de Corveissiat, de Thoirette, de Jujurieux, de La Doua, des Balmettes (Ain), de Verna, du chteau de Leyrieu, de Bthenaz (Isre). Nous mentionnerons ici une partie des rsultats faunistiques obtenus. La caractristique essentielle de ia faune terrestre est la raret des espces troglobies, au nombre restreint de quatre dans nos rcoltes; il s'agit des espces suivantes: CoLLEMBOLE : Tomocerus unidentatus BoRNER, captur dans 8 cavits (Thoirette, Hautecour, La Tire, Jujurieux,. Charabotte, Les Balmettes, La Doua, Verna et La Balme, Isre (DELAMARE-DEBOUTEVILLE, 1950). DIPLOURES : Plusiocampa sollaudi DENIS, rcolt dans 8 grottes (comme T, unidentatus; en moins : Verna; en plus : Trou-des-Voleurs). S'il est en moyenne assez commun dans chaque localit (un seul individu cependant La Doua), ct Insecte est remarquablement abondant dans la grotte de Charabotte; en dcembre 1951, une courte visite dans cette grande cavit a permis d'en observer une cinquantaine, se dplaant et l sur le sol argileux (temprature de l'air : go ,2C; atmosphre immobile; degr hygromtrique lev; ressources alimentaires macroscopiques trs rares : quelques branches pourries). Des rcoltes ultrieures (avril-mai 1952) ont confirm cette abondance que nous n'avons constat dans aucune autre localit. -Plusiocampa humilis : 1 exemplaire dans la grotte de La Balme (Isre). CoLOPTRE : Royerella villardi villardi BEDEL, Bathysciin troglobie cap-tur dans la rgion de Cerdon (Ain), station dj connue, et Charabotte, station indite (1 individu par nous-mme, en dcembre 1951; une vingtaine d'exemplaires par A. SoLEILHAC, en avril et mai 1952). . (1) Contribution la connaissance de la faune cavernicole du Jura mridional et des Chanes subalpines Dauphinoises. 1. Notes biospoloyiques, 1953, t. VIII, PP 185-198. (2) Nomme encore : La-Balme--Gontran, prs de Chaley, (Ain). (3) Ou : Grotte A de :f?oncin, (Ain). [3] l"AUXE CAVERNICOLE DU JURA MRIDIONAL 127 Trois autres espces troglobies, peu co:Qtmunes, ont t signales dans les cavits prospectes avant nous; ce sont : l'IsoPODE Trichoniscoides mixtus RAcoviTZA, au Trou-des-Voleurs DEL, 1952); -le DIPLOURE Plusiocampa bourgoini CoND, au Trou-des-Voleurs (CoND, 1948), et Hautecour (STRINATI, 1952); -le CoLOPTHE Trichaphaenops cerdonicus ABEILLE, La Tire (JEANNEL, 1926). Nous avons, d'autre part, captur environ 30 espces troglophiles ou trogloxncs, au cours de notre campagne. Leur liste fera l'objet de publications ultrieures, lorsque toutes les dterminations auront t effectues; nous signalerons toutefois, parmi ces cavernicoles, la prsence d'Hymnoptres, dans la biocnose des entres; ils appartiennent aux espces ou groupes suivants : SERPHID : Phaenoserphus calcar HoLLYDAY, Thoirette (1 individu le 26-2-52) et au Trou-des-Voleurs (3 individus le 8-2-52), sur le sol, dans la pnombre de l'entre. -CHALCIDID (1) : 1 individu la grotte des Balmettes, le 19-5-53. lcHNEUMONID (1) : 1 individu dans la grotte de Bthenaz (26-5-53). Ces deux derniers ont t capturs alors _qu'ils se tenaient immobiles, comme engourdis, sur la paroi rocheuse au dbut de la zone obscure. Ces Hymnoptres ont dj t signals dans les cavernes; cependant, le problme pos par la biologie souterraine de ces Insectes lucicoles, dj dfini par JEANNEL (1926, p. 216), mrite que ces rcoltes soient notes plus spcialement. En ce qui concerne la faune aquatique, nos captures ont permis quelques observations qui font l'objet du mmoire prcdemment cit. Nous nous bornerons signaler ici la prsence de 2 Amphipodes et 2 Isopodes, dans les grottes tudies : a) AMPHIPODES : -Niphargus longicaudatus rheno-rhodanensis ScHELLENBERG, le plus commun, observ dans les cQllections d'eau stagnante des grottes de Hautecour, du Trou-des-Voleurs, de Jujurieux (1 individu, dtermination douteuse), de La Doua, de La Balme (Isre), et de V erna. -Niphargus orcinus virei CHEVREux; abondant dans le Jura franc-comtois et connu de nombreuses stations cvenoles (BALAZUC, 1952), cet Amphipode n'habite, dans la rgion ici tudie, que dans les det1x cours d'eau souterrains de Corveissiat et du Trou-des-Voleurs. b) ISOPODES : -Caecospheroma virei DoLI.Fss, retrouv par nous au Trou-des-Voleurs o RMY (1948) l'avait signal. Nous remarquerons l'intrt de cette petite cavit, situe en hordure de la rivire d'Ain et occupe par une modeste nappe d'eau courante; les trois espces de Crustacs aquatiques troglobies qui viennent d'tre cites y col:mbitent. -Asellus cavaticus ScHI‘DTE, captur dans les rivires souterraines de Corveissiat, de la Balme (Isre) et de Verna . (1) Dterminations en cours auprs de M. L. BERLAND.

PAGE 65

128 REN GINET [4] Ces rcoltes nous suggrent qulques rflexions relatives l'action des glaciations quaternaires sur la faune cavernicole terrestre de la rgion tudie. Celle-ci a t intresse fortement par les glaciers plistocnes, au moins deux reprises (Riss et Wrm). . Nous envisagerons ici deux aspects de cette question : 1) La raret des stations .de Coloptres troglobies, d'origine tertiaire, s'explique grce ce phnomne glaciaire. Reprenant ce qui a t dit par d'autres auteurs (SoLLAUD, 1935; 1943), nous expliquerons ainsi la raret de Trichaphaenops cerdonicus (produit de l'volution des Duvalius immigrs au Pontien dans la rgion tyrrhnienne et actuellement localiss aux environs de la valle de la Bourne dans le Vercors). Quant . Royerella, dont la pntration dans le domaine souterrain remonterait au Pliocne (JEANNEL, 1950), la sous-espce villardi villardi, endmique du Jura francais, a une aire de dispersion qui s'tend depuis St-Claude au nord (d'aprs les rcentes rcoltes de E. SoLLAUD et M. CoLLIN, cites par CoiFFAIT (1952), jusque dans la grotte de Charabotte, station nouvelle situe une dizaine de km au sud des stations antrieurement connues. Si elle s'agrandit peu peu avec les dcouvertes nouvelles, l;aire de dispersion de cette espce est cependant bien localise, et nettement spare des autres Royerella et des Cytodromus ancestraux, qui ne dpassent pas vers le nord la boucle de l'Isre, prs de Grenoble, R. z1illardi est en effet inconnue dans l'extrmit mridionale du Jura, dans la Chartreuse, les chanes subalpines savoyardes. Ce hiatus est dmonstratif, cette vaste rgion ayant t soumise aux glaciations quaternaires, dont l'action a t ici la destruction de la faune prexistante. 2) Contrairement ces Coloptres, nous remarquons que les deux Aptrygotes troglobies de la rgion tudie se trouvent dans de nombreuses stations. A leur sujet se pose la question de leur moment d'entre dans le domaine souterrain : les souches humicoles de P. sollaudi et T. unidentatus ont-elles pntr sous terre avant, pendant ou aprs les glaciations ? Dans les deux premiers cas, est-il possible d'envisager que les glaciers n'ont eu aucune action destructive sur ces espces, alors que nous venons de constater une telle action sur les Coloptres prexistants ? Pour rsoudre ce problme, il serait intressant d'avoir une connaissance prcise de )a configuration des glaciers quaternaires : glaciers de valle ou inlandsis ? Les avis des gologues sont assez partags sur ce point. L'hypothse glacier de valle :1> permettrait videmment de penser que la faune pige ou endoge des montagnes a pu vivre dans des conditions peu prs normales pendant un maximum glaciaire; rien n'empche dans ce cas que la pntration ait eu lieu pendant la scheresse d'un interglaciaire, ou mme avant. C'est l peu prs l'hypothse de PEYERIMHOFF (1906), reprise rcemment par R. LANEYRIE (1953) au sujet des Duvalius provenaux. Dans le cas d'un Inlandsis ayant envahi toute la rgion, il semble logique de penser que les animaux terrestres n'ont pu subsister, mme sous terre, pendant ce maximum glaciaire : comment croire, en effet, mme si le terrain s'y prte, l'existence de cavernicoles ariens dans des cavits souterraines sous un inlandsis comparable celui du Gronland actuel ? Or, le Jura mridional, et particulirement le plateau de l'Ile Crmieu, sous lequel sont creuss des grottes habites par les deux espces dont nous nous occupons, et dans lesquelles on .ne trouve aucun Coloptre, a t entirement submerg par une calotte glaciaire; les dpts morainiques de sa surface en tmoignent. [5] FAUNE CAVERNICOLE DU JURA MRIDIONAL 129 Nous pouvons donc, d'aprs ces considrations, faire remonter la pntration sous terre des souches des espces ici en cause, au maximum une poque postrieure au retrait wrmien, dernire glaciation ayant intress nos rgions, ces espces, pendant les glaciations, s'tant rfugies en haute altitude, dans une rgion non atteinte par la glace, puis ayant repeupl le sol de la rgion la faveur de variations climatiques favorables aprs le retrait wrmien, ct, de l, ayant colonis le sous-sol o elles se cantonnent aujourd'hui. Nous citerons ce propos quelques lignes de H. GISIN (1953), relatives la faune des Collemboles hypogs du Jura et des Pralpes de Savoie: Ces espces apportent des documents intressants ... , sur le repeuplement des grottes depuis la glaciation, et peut-tre mme sur l'tat actuel d'une faune en volution relativement rapide :1>. A l'appui de cette hypothse de rcente, nous observerons que si T. llllidentatus est troglobie, puisque connu de stations souterraines uniquement, sa spcialisation hypoge pas encore complte, comme en tmoignent les ommatidies qu'il conserve et qui constituent un caractre gnrique (HANDSCHIN, 1929, p .. 98). Nous insisterons en terminant sur le caractre fragmentaire de ces recherches, qui ne permettent pas encore de tracer une vue synthtique de la faune cavernicole de la rgion. Notre intention est de poursuivre ces prospections en les prolongeant dans les ulthnes chanons sud-jurassiens, les massifs subalpins de la Chartreuse et du Vercors, dont nous avons visit quelques cavits. Si la faune des Coloptres est maintenant bien connue, on sait par contre, fort peu de choses des autres Invertbrs hypogs de ces rgions karstiques. Leur tude nous apparat cependant comme ncessaire pour l'intelligence de la biogographie rgionale. BIBLIOGRAPHIE BALAZUC (J.), BONNET (A.), BoURNIER (E.), CAILAR (J. du), 1951. -Crustacs des eaux souterraines du Languedoc. Remarques sur leur rpartition. Bull. Soc. Hist. Nat. Toulouse, t. 86, fnsc. 1 et 2, pp. 80-87. CoiFFAIT (H.), 1952. -Notes sur les Bathysciites. Description d'un genre nouveau et de formes nouvelles (col.). Notes biospol. fasc. VII, pp. 41-44. CoND (B.), 1948. -Contribution ln connaissance des Campodids cavernicoles de France. Notes biospol., fnsc. pp. 35-48. DELAl\IARE DEDOUTTEVILLE (Cl.), 1950. -Notes fnunistiques sur les Collemboles de France. VIII. Collemboles de la grotte de La Balme rcolts par GINET (R.). Bull. Soc. Linn. Lyon, 19 anne, n 6, pp. 122-123. GINET (R.), 1951. -Etude cologique de ln grotte de Ln Balme (Isre). Bull. Biol. France et Belgique, t. LXXXV, fnsc. 4, pp. 422-447. GINET (R.), 1952. -Ln grotte de La Balme (Isre); topographie et faune. Bull. Soc. Linn. Lyon, 21 anne, no 1-2, pp. 4-17 et 27-30. GISIN (H.), 1953. -Collemboles cavernicoles du Jura, des Pralpes savoyardes, du Valais et du Tessin. Stalactite, Bull. Soc. Splo. Suisse, n 2, pp. 11-14. HANDSCHIN (E.), 1929.Urinsekten oder Apterygota. Die Tierwelt Deutschlands, 16, Teil, Ina. JEANNEL (R.), 1926. -Faune cavernicole de la France, avec une tude des conditions d'existence dans le domaine souterrain. Paris, P. Lechevalier. JEANNEL (R.) 1943. -Les fossiles vivants des cavernes. Paris. JEANNEL (R.), (1950).-Sur le g. Trichapl1aenops (Coleoptera Trechidae), et le peuplement du domaine phratique du Dauphin et du Jura. JVotes Biospol., V. publi. Mus. 0Hist Nat., no 13, pp. 37-52. 9

PAGE 66

= 130 REN GINET [6] LANEYRIE (R.), 1952. -Nouvelles notes sur les Duvalius de Provence. N'otes Biospol., fasc. VII, pp. 21-33. PEYERil\tHOFF (P. de), 1906. -Recherches sur la faune cavernicole des Basses-Alpes. Considrations sur les origines de la faune souterraine. Ann. Soc. Entom. France, LXXV, pp. 203-233. RACOVITZA (E.-G.), 1907. -Les problmes biospologiques. Biospeologica 1, Arch. Zoo. Exp. et Gn., 4• srie, t. 6, pp. 371-488. REMY (P.-A.), 1948. Sur quelques Crustacs cavernicoles d'Europe. Notes Diospol., fasc. 3, Publ. Mus. Hist. Nat., no 11, pp. 35-47. STRINATI (P.), 1953. -Faune cavernicole de la rgion de Genve. Stalactite, Bull. Soc. Splo. Suisse, no 1 et 2. . VANDEL (A.), 1.952. -Isopodes terrestres (3 srie). Biospeologica LXXIII, Arch. Zoo Exp. et Gn. t. 88, fasc. 3, pp. 232-362. Grottes cites dans Biospeologica et ci-dessus : N 301 : JEANNEL (R.) et RACOVITZA (E.-G.), 1912. -Enumration des grottes visites (4 srie). Biospeologica XXIV, Arch. Zoo. Exp. et Gn., Paris (5), t. IX, pp. 501-667. N 1149 et 1152 : CHAPPUIS (P.-A.) et JEANNEL (R.), 1952. -Enumration des grottes visites (1927-1949, 8 srie). Biospeologica LXXII, Arch. Zoo. Exp. et Gn., t. 88, pp. 81-216. DISCUSSION M. A. VANDEL :La rpartition de Trichoniscoides mixtus concide avec la limite extrme des glaciers quaternaires. M. B. CoND : Plusiocampa so(laudi s_emble tre un cavernicole trs ancien. !Jo .... ---Pierre STRINA TI F . 1 d 1 ' d G ' <2> aune cavern1co e e a region e eneve . '!ne vingtaine de grottes situes dans les de l'Ain et de la Haute Savoae ont t explores au point de vue biospologique durant les annes 1949 1953. Presque tous les animaux rcolts sont des trogloxnes ou des troglopbiles. Parmi les captures intressantes il faut noter : Rhinolophus euryale (Chiroptre) et Choleva angustata (Coloptre). Dans quelques grottes on trouve des Amphipodes troglobies du genre Niphargus. Trois grottes seulement abritent des troglobies terrestres. La Grotte de Saint Julien est la plus riche en troglobies. Au cours de plusieurs annes (1949 1953) nous avons tudi la faune de grottes situes dans les dpartements de l'Ain et de la Haute-Savoie. Une vingtaine de cavits ont ainsi t explores au point de vue biospologique. Celles-ci sont situes au Mont Salve, le long des valles du Risse, de l'Arve et du Torrent des Usses et dans les environs immdiats des localits de Thorens-Glires, Faverges, Bellegarde et Nantua. La zone explore comprend donc des rgions situes au Sud, l'Ouest et l'Est de la ville de Genve. Toute cette rgion a t recouverte par les grands glaciers quaternaires. Il fallait donc s'attendre ne rencontrer dans les grottes tudies que peu .ou pas de troglobies. Nos rcoltes ont confirm ce fait. En effet, dans la plupart des gr.ottes on ne trouve que des trogloxnes ou des troglophiles ayant peupl rcemment la cavit. Par contre dans quelques rares grottes on trouve certaines espces troglobies, tmoins d'un peuplement plus ancien et ayant pu subsister durant les grandes glaciations grce des conditions locales plus favorables. En tenant compte des rcoltes faites par nos prdcesseurs et par nousmme, la faune de ces grottes se prsente comme suit : .......................... Amphipodes ..... -......................... Isopodes ................................ . Aranides .............................. Acariens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .... (1) Socit Suisse de Splologie. (2) Communication prsente le 10 septembre 1953. Nombre d'espces rcoltes 1 2 1 3 8

PAGE 67

132 PIERRE STRINATI Opilions ..................................... . Pseudoscorpions ............................... . Myriapodes .................................... . Collemboles .................................. . Diploures .................................... . Thysanoures ............................... ... . Trichoptres ................................. . Lpidoptres ................................. . Hymnoptres ................................ . Coloptres .................................. . Diptres ..................................... . Amphibiens .................................. . 1 1 1 15 2 1 4 3 2 4 4 1 [2] Chiroptres ................................... . 9 Soii un total" de 63 espces. A ce chiffre il faut ajouter one dizaine d'espces d'Opilions, Myriapodes et Diptres qui n'ont pas encore t dtermines. On rpartit gnralement les animaux cavernicoles dans trois groupes : Trogloxnes, Troglophiles et Troglobies. Nous emploierons galement cette clas . sification tout en faisant remarquer, la suite de plusieurs auteurs, le manque d'homognit qui existe dans ces groupes. A) 'lrogloxnes : Dans ce groupe on trouve en ce qui concerne la rgion tudie 1) des Trogloxnes acci.dentels (Salamandra salamandra); 2) des dtriticoles (Symphylella isabellae, Collemboles); 3) des Trogloxnes de l'association paritale des entres (Opilions, Thysanoures, Trichoptres, Lpidoptres, Hymnoptres); 4) des Trogloxnes aquatiques (Gammarus pulex pulex); 5) des chauves-souris frquentant les grottes toute l'anne (Rhinolophus, Miniopterus schreibersii) ou uniquement pendant la priode du sommeil hibernal (Myotis daubentoni, Plecotus auritus); , 6) qes ectoparasites de Mammifres (Acariens, Diptres pupipares). Parmi ces espces trogloxnes seul Rhinolophus euryale prsente quelque intrt. Il s'agit en effet d'une espce mridionale dont l'aire de rpartition est largie par la capture d'individus proximit du Canton de Genve. (La Catalanna et Grotte le Jujurieux). B) Troglophiles : Dans ce groupe on trouve en ce qui concerne la rgion tudie : 1) des guanophiles (Collemboles, Acariens, Quedius mesomelinus); . 2) des troglophiles de l'association paritale des entres (Tegenarza, Meta, Choleva angustata). d ' rare acarien, Parmi ces espces troglophiles il faut noter la capture un Rhagidia diversicolor, dans la Grotte de la Buna et la dcouverte de Choleva angustata (Coloptre) dans deux grottes du Salve. Lgende de la figure ci-contre : Carte de rpartition des grottes explores. L _ Grotte du 8. -Grotte Franois. 2 _ Grotte de 1 Ours. 9. -Grande Barme. Grotte du Sablon. 10. -Grotte du Bar. -Grotte de la Balme. 11. -Grottes de Mgevette. 5 = Grotte d'Arc.hamp. 12. -Grotte de Balme. 15 _ Grotte de Seythenex. 16 _ Grotte de la Buna. 17: -Borne du -18. -Grotte de SamtJu lien. G otte du D1able. 13. -La Catalanna. = du Lichen. 14. -Grotte de la Diau. 19 • _ Grotte de Hautecour. [3] FAUNE CAVERNICOLE DE LA RGION DE GENVE 133 0 c( a. 0 ::t v < , a:

PAGE 68

134 PIERRE STRINATI [4] C) Troglobies : Dans ce groupe on trouve en . 1) des troglobies aquat ce. qui concerne la rgion tudie : 2) des troglobies t Iques (Nzphargus); r R erres tres (Tr h . . es, oyerella villardi); zc onzscozdes mixtus, Collemboles, Diplou-.3) des reprsentants d donlcus> e l'habitat ph re' ati'qtte t . errestre (Trichaphaenops cerPar 1 mi es troglobies aquati ue ' appartenant au genre N. h q s nous n avons captur que des individus 't. zp argus N' h e e. trouv dans les grottes de la B zp argus .longicaudatus rheno-rhodanensis a D'autres Niphargus ont , una, Megevette, de Hautecour et de Saint et a la Grande Barme malh et captures dans les grottes du Lichen, du Bar spcifiquement. ' eureusement ces individus n'ont pu tre dtermins T . . rois grottes seulement abr"t . Seythenex on trouve On h. I ent des troglobies terrestres. Dans la grotte de d ge zurus d 1 ecrite et qui n'est actuell zsszmu ans (Collembole), espce rcemment Dans la grotte de H connue d'aucune autre station. sallaudi, Plusiocampa bo:u on trouve 4 espces troglobies : Plusiocampa Quant la Grotte de ;u?znz, l!oyerella villardi et Trichoniscoides mixtus. trouve en effet, en plus elle la plus riche en troglobies. On y sollaudi, Plusiocampa b es. N_zphargus, Trzchoniscoides mixtus, Plusiocampa T . h . ourgoznz Pseud . ll . . rzc aphaenops cerdon. ' oszne a vandelz, Tomocerus unzdentatus zeus et Royerella villardi. BIBLIOGRAPHIE On trouvera des dtails graphie complte dans le d sur les et sur la rcolte, ainsi qu'une biblio-Stalactite. STRINATI (P.) : eux prem•.eres parties d cette note publies dans la revue fv. 1953, pp. 8-11, 2• de la rgion de Genve, tr" partie : Stalactite, Pour les Collemb 1 a actrte, avril 1953, pp. 1-10. GISIN (H.) 1952 -To consulter les deux travaux suivants : ' . rOis nouveaux On h. pp. 79-80. yc _rurus cavernicoles de France. Notes biosp., 7, GISIN (H.), 1953. -Collembol . et du Tessin Stal t•t es du Jura, des Pralpes savoyardes, du Valais ac 1 e, avril 1953, pp. 11-14. DISCUSSION Dom F. ANciAux DE F g . . , . AVEAUX : Rhznolophus euryale a bien t signal jadis de Bel-. •que mais n a Jamais t repris, en dpit des recherches rcentes. Pietro P AREN ZAN u> Statto attuale delle conoscenze sulla speleobiologia dell'ltalia meridionale <2> L'attivit nel settore della speleologia nell'ltalia meridionale stata, in un certo periodo, vivace, poich la scoperta di alcune grotte di interesse turistico stimol6 qualche nativo occurparsene, coll'aggiunta di qualche elemento esperto dell'Italia settentrionale. Cosi nella storia della speleologia meridionale, oltre a qualche altro, troviamo i nomi di F. ANELLI, A. BALDI, R. BATTAGLIA, BLANc, BoEGAN, BnoccHI, B. CAPODANNO, L. CARELLA, CARTA, CARUCCI, CosTA, DE ANGELIS, DE VANNE, DnEossl, Giovanni FERRARA, Francesco FERRARA, FERRARIO, FlORE, MIRIGLIANO, PANSA, PARPAGLIOLO, M. PASTORINO, Manlio SERIO, A. TARDIO, TENORE, Angelo Tozzr, M. TROTTA, Nicola ZaNZI, ZucARELLI. Pi recentemente si dedicarono i professori Antonio LAZZARI (geologo) e Marcello LA GRECA (zoologo), il Barone Carlo FRANCHETTI et il March. Saverio PATRIZI, con vario seguito. Ma dell'attivit passata i risultati concreti nei vari settori della speleologia, anche se interessanti, sono frammentari, o superficiali, in parte pubblicati in giornali di scarsa importanza, e nel complesso, comunque, si puo dire che, in alla vastit del campo d'azione, della speleologia meridionale si conosceva ben poco : nulla che avesse potuto darci un'idea, seppur molto relativa, della importanza effettiva delle regioni meridionali d'ltalia sotto questo aspetto. Solo COn le esplorazioni pi recenti, di FRANCHETTI, PATRIZI, ANELLI, RUFFO, LA GRECA, e dello scrivente, si mise in evidenza la reale e vasta Importanza del sottosuolo meridionale nel suggestivo campo delle ricerche speleologiche. Anche il chiarissimo Prof. Mario SALFI, istituendo il gruppo grotte della Soc. dei Naturalisti di Napoli (ott. 1947), affermi> che un gruppo di soci, in considerazione delle scarsissime conoscenze che, per l'ltalia Meridionale, si sulle grotte, sull'idrografia sotterranea e sulla fauila di tali ambienti, dec1deva di iniziarne lo studio, riconoscendo che pure gli studi faunistici in generale dell'Italia Meridionale si arrestano alla met del secolo scorso, consistendo principalmente nelle di viaggi e nel pregevole tentativo, per l'epoca della Fauna del Regno di Napoli di Oronzio Gabriele et Achille Si pu affermare, quindi, che l'alto di nascita della maderna speleologia dell'Italia Meridionale risale all'immediato dopoguerra, con la sulla scena del centra speleologico che fa capo a Castellano col Prof. Franco ANELLI (1) Professore dell'Universit di Napoli. (2) Communication prsente par M. Pavan, le 10 septembre 1953.

PAGE 69

136 PIETRO PARENZAN [2] gi direttore dell'lstituto Italiano di Speleologia di Postumia, del Circolo Speleo logico Romano, di un nucleo speleologico della Soc. dei Naturalisti di Napoli, e della Sezione Speleologica dell'Istituto di Biologia Applicata da me fondato in Napoli nel 1946., . Si ebbe un tentativo di rinascita di un Gruppo-Grotto salernitano, per parte della sezione di Cava dei Tirreni del C.A.!., rinascita che peraltro il presidente di quella sezione del C.A.I. aveva affidado a me, ma che senza seguaci non poteva sviluppo. Per ora, il gruppo speleologico pi attivo nel Mezzogiorno d Itaba e .quello da me diretto. Ritengo pertanto opportuno fare il punto ., fissare cio lo stato delle attuali, raccogliendo le notizie sparse qua e l nelle varie pubblica ZIOni, al fine di darci una visione d'insieme, utile per un proficuo orientamento nelle ricerche future. E' ovvio che tale tentativo di sintesi non sar scevro di qualche lacuna. Di cio chiedo venia agli studiosi della speleologia ed ai Colleghi, c?e sapranno certamente valutare le finalit, sopratutto indicative, orientative, di questa prima revisione sulle conoscenze della biospeleologia meridionale. . Ritengo non inutile questa revisione perch, ad onta della scarsit delle Indagini compiute, emersero dei fatti di particolare interesse, reperti che danno all'ltalia Meridionale una particolare importanza, e che dovrebbero stimolare i giovani a dedicarsi con maggiore entusiasmo alle esplorazioni del sottosuolo. Citer6 il caso molto, significativo della Grotta alle Fontanelle (Comune di Seiano), parzialmente esplorata nel 1930 dai Trotta e visitata per ricerche biologiche nef 1946 dai LA GRECA che raccolse in essa alcuni aracnidi e l'acaro Damoesoma nitens. Orbene, l'esplorazione fu completata da me in compagnia della studente universitario Gaetano PEPE e di mio figlio Paolo, e le pescate planctoniche e raccolte fatte con esca ci dettero reperti di particolare interesse la scoperta del primo mollusco cavernicolo per I'ltalia Meridionale, cui fu imposto, dallo specialista Prof. Carlo PIERSANTI, il nome di Valvata pusilla, la scoperta dei primi Ostrcodi troglofili in Italia con le due specie Ilyodromus olivaceus e Cypria opthalmica, la scoperta della nuova sottospecie di miripodo Polybothrus electrinus paulianus, dell'acaro Soldanellonyx parenzani, oltre le rinvenimento del ciclopide Tropocyclops prasinius, dell'arpatticoide Bryocamptus pygmaeus di forme larvali dell'anfibio Salamandrina ter-digitata determinate dai Lanza, di oligocheti troglofili, ecc. Il Prof. ANELLI, in una sua relazione al Congresso Speleologico Nazionale che si tenne nel 1948 in Asiago, accennando alle Grave di Castellana (Bari) e al sorprendente grandioso complesso di cavit sotterranee di quella zona, fece presente che poich attualmente nel Centro e nel Mezzogiorno d'Italia che si riuniscono i maggiori massicci calcarei carsici, non sarebbe fuori proposito che nel Mezzogiorno d'ltalia risorgesse a nuova vita l'Istituto Italiano di Speleologia, per coordinare e promuovere la ripresa dell'esplorazione sotterranea delle varie regioni italiane. A questo punto ritengo doveroso informare i Signori Congressisti che nella citt di Napoli in allestimento, per mia iniziativa, una Stazione Biologica Spe rimentale Sotterranea. A parte le conoscenze biologiche, il territorio dell'ltalia meridionale pi completamente noto dai' punto di vista speleologico, sotto gli aspetti geofisico c geologico, quello in sula re di Capri; cio per merito dei tedeschi Prof. Giorgio KYRLE, direttore dell'lstituto Speleologico di Vienna, Prof. Adolfo CERNY e Ing. Ermanno BocK( Le Grotte di Capri, 1947). Degne di menzione sono le formazioni stalattitiche e stalarnmitiche fitogene segnalate per alcune grotte costiere [3] SPELEOBIOLOGIA DELL'ITALIA MERIDIONALE 137 dell'isola, dovute al rigoglioso sviluppo di crittogame nei periodi abbondante stillicidio, loro rapido morte nella stagione asciutta e conseguente periodico rivestimento di c"oncrezioni calcaree. Coloro che si sono dedicati con passione l;llla ricerca e raccolta di materiale biologico nelle caverne dell'ltalia Meridionale, che pur comprende caverne di notevole interesse, oltre ad un'infinit di cavit minori, come .gi dissi, sono pochi : in testa lo Stammer, poi il Prof. ANELLI, il Prof. Sandro RuFFO, il geologo Prof. LAZZARI, l'entomologo LA GRECA, ed a questi si aggiunge lo scrivente. Il Dott. Giorgio BucHNER raccolse materiali nelle grotte delle isole di Cap.ri' e d'Ischia. Non mi pare di poter aggiungere altri nomi, salvo qualche raccoghtore casuale, e qualche biologo che visito limitatamente qualche grotta. Gli specialisti sistematici che studiarono questi materiali sono parecchi, e fra essi parecchi stranieri (K."r VERHOEFF, A.P. CHAPPUIS, F. KIEFER,. E: DRESCO: ecc.). Collaboratori che studiarono o che stanno studiando mater1ah raccolb dalla sez. spelcologica dell'lstituto di Bi-ologia Applicata, sono i chiarissimi professori e dottori : BADONNEL {Psocidi), BENAZZI M., BRIAN A. (lsopodi), CHAPPUIS A. (Arpatticoidi). CERRUTI M. (Stafilinidi), DELAMARE-DEBOUTEVILLE DE LERMA (Opilionidi), D'ERASMO (fossili), DREsco E. (Aracnidi), FIORI A: dotteri), HENROT Henri (Coleotteri), JEANNEL R. (Col.), KIEFER (Copepodi Ciclo pidi), LA GRECA M. (Ortotteri), LANZA B. (Rettili e Anfibi), LAZZRI LoMBARDINI G. (Acari), MANFREDI PAOLA (Miripodi), MASI L.
PAGE 70

138 PIETRO PARENZAN [4] poda cucullus Stein. (frequente) Euplotes harpa (?) ed una probalile forma nuova di Perispira (det. Uberto ANNULOSI. escludo?o. le tre specie segnalate per qualche grotta della Lucania : t . P!tora calzgznosa (Sav.) f. trapezoides, A. caliginosa f. typica e Bimastm; enu1_zs ed alcune per le Puglie, fino a poco fa nulla altro si conosceva sug 1 elm1nh viventi nelle 1 . caverne mer1d10nali. Devesi ora agg1ungere e spec1e dallo Sciacchitano sui materiali da me raccolti in alcune grotte della ampan1a : 1) Allolobophora caliginosa (Sav.) f. typica. 2) Allolobophora caliginosa f. trapezoides. 3) Allolobophora rosea (Sav.) : Grotta S. Michele (Olevano sul Tusciano), Grotta di Castellana, Grava di Vesolo (Laurino). 4> Allolobophora georgii Mich. : Grotta del Bosco Reale di Capodimonte. 5) longa Ude : Grava di Vesolo. 6) Bzmastus. tenuis (Eisen) : Grotta di Castelcivita. 7) Pachydrzlus pagenstecheri (Ratz.) : Gr. Bosco Reale Capodimonte. 8) rubellus Hofmstr. : Gr. Bosco Reale Capodimonte. 9) castaneus (Sav.) : Gr. Fontanelle. 10> mima (Rosa), var marenzelleri : Gr. B.R. Capodimonte. 11) Ezsenzella tetraedra (Sa v.) :. Grotta della Vasca (Seiano), . Caverna Planina (Gargano). 12) Bucholzza appendiculata (Buch.) : La Zinzulusa . 13) Lumbriculus variegatus (Mll.) : Caverna Planina (Gargano)? Le specie ? e 8 sono nuove per la Campania. La specie Al. georgii nuova per la Campania e per la prima volta trovata in caverna. L'Octolasium mima nuova per la Campania e come variet nuova per le caverne. In Lombardia per le caverne la var. tergestina. Lo Sciacchitano osserva che 1 con dimensioni esageratamente ridotte. Trovato fino ad ogg1 In Istr1a e In Lombardia, il rinvenimento nella Campania costituisce un reperto interessante. . :er. i territori meglio noti sotto tale aspetto si hanno le seguenti citazioni : la !oscana Il Lanza cita 16 specie di Vermes (Turbellaria 1, Chae tof!oda_ 14, 1); per. il Trentino il Conci ne segnala 10 (Chaetopoaa 9, Hzrudznea 1); per Il territorio di Genova l SANFILIPPO cita 27 specie (Chaetopoda 21, Hirudinea 6). Per la Toscana stato segnalato I'Octolasium mima. II Pachydrilus pagenstecheri, fino a poco fa era stato sempre rinvenuto in caverna; solo recentemente stato trovato all'esterno. Per le grotte meridionali si conosce solo l'lrudineo Herpobdella octocula L., var atomaria Car. (grotta del Tasso, Gargano). Nella Grotta alle Fontanelle (Seiano) sono comunissime certe piccole Planarie bianche (Dugesia subtentaculata), nota anche per vari pozzi di Terra d'Otranto. MOLLUSCHI. Rare sono le forme propriamente cavernicole di molluschi; trattasi per lo pi di specie crittobie secondo la classificazione dello Stabile ed altri. La prima specie cavernicola, di particolare interesse, scoperta nell'ltalia meridionale, la [5] SPELEOBIOLOGIA DELL'ITALIA 1\IERIDIONALE 139" Valvata pusilla, della Grotta alle Fontanelle, studiata dai Prof. C. PIERSANTI, trovata dagli studenti Gaetano Pepe e Paolo Parenzan. Tra le specie lucifughe I'Oxychilus (Hyalinia) glabrus considerato come uno dei molluschi pi quenti neJle caverne (Soos, 1927). Ecco l'elenco delle specie note per le grotte mridionali : 1) Valvata pusilla Piers. : Grotta alle Fontanelle (Seiano). 2) Clausilia dubbia Dupuy : Gr. Bosco Reale Capodimonte. 3) Helix setipila Zgl. : Grotta S. Michele (0. s. T.). 4) Helix (Cantareus) aperta Born. : grotticella della pineta di Torre del Greco, Grotta alle Fontanelle (Seiano). 5) Helix (Cryptomphalus) aspersa Mll. : Grotta alle Fontanelle 6) Goniodiscus rotundatus Mll. : Gr. S. Michele Ar,cangelo (01. s. T.). 7) Oxychilus alliarius Mll. : grotticella pineta Torre del Greco. 8) Oxychilus cellarius Mll. : Gr. S. Michele Arc. (0. s. T.), Gr. d. Vasca (Seiano). 9) Oxychilus cellarius austriacus A. J. W. : Zfnzulusa, gr. Umbra. 10) Oxychilus lucidus Drap. : Grotta della Dragonara (Miseno). 11) Oxychilus (Hyalinia) glabrus Stud. : Gr. S. Mich. Arc. (0. s. T.). 12) Agriolimax agrestis L. : Gr. B. R. Capodimonte, Gr. alle Fontanelle (Seiano), grotticella pineta Torre del Greco. . 13) Cochlostoma septemspirale Razoum. : Grava di Vesolo (Laurino). 14) Arzcylastrum capuloides Jan. : Grava di Vesolo (pozzo d'entrata). . 15) Agardhia biplioata Mich. : Grotta della Vasca, Gr. del doppio fondo (Sel.). 16) Limax flavus L. : Grotta alle Fontanelle (Seiano). 17) Phytia myosotis Drap. : Grotta Azzurra di Capri, Grotte in tufo della regione flegrea (Bellini). A proposito della Valvata pusilla, ricordero che le specie del genere note in Italia sono una trentina ma per la fatma cavernicola si conoscono solo due, la ' t t •t alpino e tutte Valvata spelaea e la V. erythropomatia, locahzza e In err1 or1o pi grandi della nuova specie meridionale (PIERSANTI). h na notizia Prima della nostra scoperta della V. pusilla non SI avera essu sul gen. Vaivata per l'ltalia peninsulare e insulare. d Merita una menzione particolare anche il mollusco del sott'ordine Gehy rophila, fam. Auriculidae Fer. : Phytia myosotis Drap., specie nota per I'Europa ma rarissima, rinvenuta dai Dott. Ignazio Cerio fra il terriccio della Grotta Azzurra di Capri e dai Bellini in alcune caverne di tufo della regione flegrea. Questa specie stata descritta dai Draparnaud nel 1801. Un fatto interessante la scoperta da me fatta nella Grotta Bosco Reale di Capodimonte (periferia di Napoli), di molluschi (Limax stranamente parassitati da numerosi acari del gen. Rhagidia fino ad ogg1 mai tro-vati ospiti, ma sempre liberi (Lombardini). . Se si considera che per altre regioni, meglio esplorate, i molluschi sono sempre segnalati in numero. non grande e che inoltre all'infuori di alcune, tutte le altre specie sono state determinate su materiaU da me raccolti in poche .grotte della Campania, da pensare che lo studio delle specie troglofile e dell'ltalia Meridionale ci dar risultati interessanti. Per la Toscan a il LANZA cita. 2 7 specie, per la provincia di Genova il SANFILIPPO ne cita 6 soltanto, per il CoNci ne cita 18, una decina ne cita il WAGNER per le Grotte di Postum1a e di qualche altra localit della Venezia Giulia.

PAGE 71

140 PIETRO [6] CROSTACEI. t . . Fra lsopodi, per quel poco che stato raccolto in un numero limitaISSimo di caverne •ct 1. 1 . . .. d 1 V men IOna 1, e spec1e f1no ad oggi idenhf1cate, per opera e . d erhoeff, dell' Arcangeli, della Torelli, ma sopratutto per l'a ttivit in tensa c rapi a. del Prof. Alessandro BRIAN di Genova, che pu dirsi il pi prof on do conoscitore degli isopodi troglobi e troglfili, sono 20 : ( C 1> Murgeoniscus anellii Arc. : Grotta di Castellana Grotta di Gemmabella om. di Noci, prov. Bari). Troglbio. ' 2 > Aegonetes cervinus (Verh.) : caverne della Penisola del Gargano. 3) Porcellio sp. : Grotta della Sibilla (reg. flegrea). • 4) : Gr. B. R. Capodimonte (Napoli). 5) Porcellzo laevzs d1aboli Verh. : Grotte presso Lecce. _6) Porcellio : . Grotticella Masseria De Ruggero (Torre del Greco), Grothcella Masser1a Pr1nc1pe (periferia Napoli). Eh _7> Porcellio dilatatus Br. : Gr. S. Michele Arc. (01. s. T.), Gr. del Convento ( oh),. Grotta Roccadaspide (Sallerno), Grotta di Pertosa, Grotta del Bosco Reale d1 Capod1monte, Gr. Castelcivita. 8) Trichoniscus sorrentinus Verh. : Gr. S. Michele Arc. (0. s. T.), Grotta di di Pertosa, Gr. d. Sportiglione, Gr. dei Monaci (Massiccio del Pollino), r. del fiume Bussento, Grava di Vesolo, Gr. di Castelcivita, Gr. alle Fontanelle (Seiano), Gr. del doppio fondo (Seiano). 9) Tracheoniscus apulicus Verh. : Grotte presso Lecce. 10) Androniscus dentiger Verh. : Grotta della Dragonara (Miseno). 11) Metoponorthus sp. (M. pruinosus ?) : Grotta s. Michele Arc. (0. s. T.). 12) Halophiloscia gracilicornis Verh. : Grotte presso Lecce. . 13) cellaria (Doll.) : Gr. del Convento di s. Francesco (Ebo-h), Grothcella Mass. Principe (Napoli), Gr. Dragonara (Mis.), Grotta di Cas tellana (Bari). . (14) Hqplophthalmus mengei Zadd. var lagrecai Brian : Grotta d. Sporti ghone. 15) Philoscia (Lepidonb;cus) minuta Sars. : Grotta della Sibilla (reg. flegrea). 16). 1-rmadillidium sp. : Grotta San Angiolesi (Cetraro Cosenza), Grotta di , 17) Armadillidium sp. del gruppo Arm. nasutum B. L. : Grotta del Bussento. . 18) Armadillidium cinereum Zenker : Grotta delle stalattiti (ls. Capri), Grotticella pineta Torre del Greco. . 19) Castellanethes Sanfilippoi Brian (1952) : triconiscide c1eco e decolorato; parte profonda della Grave di Castellana (Bari). 20) Sanfilippiella pilosa Brian : triconiscide completam. cieco, biancastro; Grave di Castellana (Bari). . sono il Murgeoniscus anellii, il Castellanethes Sanfllzppoz, la Sanfzlzppzella pilosa ed il Trichoniscus sorrentinus, sul quale ultimo il Brian ha fatto uno studio particolare. L'Aegonethes cervinus, triconiscide troglobio rinvenuto in caverne della penisola del Gargano (Puglie), presenta un particolare interesse zoogeografico. E' stato trovato pure sulle coste della Dalmazia meridionale e nelle isole di Curzola e di Meleda, e costituisce una prova convincente che il Gargano durante il postpliocene era collegato alla costa dalmata a mezzo di un istmo che comprendeva le isole Tremiti, Pelagosa, Me1eda e Curzola. Interessante il fatto che questo isopodo tanto specializzato alla vita endogea si mantenuto, nel lungo [7] SPELEOBIOLOGIA DELL'ITALIA 1\IERIDIONALE 141 periodo trascorso dai passaggio alla vita troglobia fino ad oggi nella stessa forma senza subire mutazioni, in localit ormi tanto distraccate fra loro dal mare (ARCANGELI, 1945). Il gen. Philoscia comprende varie specie considerate eutroglofile. 1 primi Crostacei acquatici, diremo cosi, maggiori, cio macroscopici, delle acque sotterranee meridionali, ci sono noti per i magistrali studi del Prof. Ernesto CAROLI su materiali raccolti dallo STAl\IMER e dai BoTTAZZI e suoi collaboratori moiti anni or'sono : Caridei : Tiphlocaris salentina Caroli, lungh. 62 mm; Grotta Zinzulusa, Abisso,. Buco dei Diavoli (Terra d'Otranto) . Misidacei : Spelaeomysis bottazzi Caroli, lungh. 9 mm; Grotta Zinzulusa, Abisso, Buco dei Diavoli, fontane presso Bari. Stygiomysis hydruntina Caroli, lungh. mm 10,10 : Buco dei Diavoli, Abisso. Questi tre reperti, non seguiti da altri del genere fino ad oggi, appariscono di notevole importanza, ed assegnano all'ltalia Meridionale, per quanto riguarda la carcinofauna ipogea, un posto preminente. Difatti, la Typhlocaris salentina, Carideo cieco della famiglia Palaemonidae, rappresenta la terza specie Cino ad oggi nota, con le altre due : T. galileae Calman (pressi del Lago Tiberiade in Palestina) e T. lethaea Parisi (Grotta del Lete, Cirenaica), segna dai punto di vista zoogeografico un triangolo circummediterraneo euro-asiatico-africano. La Spelaeomysis bottazzi con la Stygiomysis hydruntina, misidacei ciecbi, costituiscono i rappresentanti italiani di uno sparuto gruppo di cinque specie Cino ad oggi segnalate per le acque sotterranee di tutto il mondo. Le altre tre sono : Lepidops servatus Fage del Iago Machunwi-Ndogo (Isola di Zanzibar), H eteromysis cotti Calman, delle acque salmastre del Hameo de Agua nella Cuevo de los (Isola Lanzarote, Canarie), Troglomysis vjetrinicensis Stammer, della Grotta Vjetrenica (Herzegovina, Balcania). Il Ruffo descrisse poi anche per le acque della penisola salentina (Grotta L' Abisso ) il nuovo genere di crostacei termostenacei (Malacostraci) Monob della, con la specie Monobdella stygicola, e Jo Stammer raccolse in alcune localit la Pseudolimnocythere hypogaea Klie (Ostracode). La speleofauna anfipodologica presenta pure un interesse particolare. Le acque di varie caverne, incluse quelle delle ampie grotte di Pertosa, non anfipodi, almeno fino ad oggi. Sono stati invece raccolti in due cavit delle Questi rinvenimenti non comprendono specie del genere Gammarus, frequenb nelle acque sotterranee delle caverne dell'ltalia settentrionale, bensi specie appartenenti al genere nuovo per l'Italia : Hadzia, ed a quello nuovo per la scienza : Salentinella. Faro. Hadziidae : Hadzia minuta Ruffo. Specie descritta nel 1947, cieca, lunga mm 3,5. Il nere comprendeva prima solo due specie della Balcania : H. fragzlzs Kar. e H. gjorgjeuici Kar. La specie italiani presenta caratteri dell'una e dell'altra, ed ha dimensioni minori. La descrizione stata fatta su un a femmina ovigera raccolta dai Lazzari nell' Abisso (ramo secondario) penis. Salentina. Fam. Gammaridae : Salentinella gracillima Ruffo. Specie cieca, lunga mm. 1,6, raccolta in una grande pozza del Buco dei Diavoli, dallo Stammer nel 1937, e nell'

PAGE 72

142 PIETRO PARENZAN [8] Abisso. Lo St . ammer raccolse b 10 Sltuate fra Capo d'Ot . t en 5 esemplari. L p . rao a e Capo di L e due cavit sono er le acque s tt euca. Anfipodi .. Il gen. sono noti fino al . . . . . nee; seconda JE a apparhene ai pi antichi . . ogg1 d1ec1 genen d1 colloca an h . rappresentano veri fo 'l' delle acque sotterra-c e Il nuovo sst 1 Vtventi F .. presta alle st . genere Salentinella. Il ri . '> • ra quesh Il Ruffo Aegoneth constderazioni d'ordine zoo del gen. Hadzia si N es cervznus. geograflco e geologico dell'isopodo . . ella Grotta di Cersuta ( . • rhzpidiophorus Catt Luciana) e stato trovato il Ga 1 a. mmarus (Neogammarus) n una pozz a r Prov. di Sale .s' one della Grotta del Bussento cabili. rno) Il Patrici raccolse ale un. N. h (Comune di Caselle in Pittari, D 1 'P argus, femmine non identifi-evo segnalare a h . dai Masi h . ne e Il reperto di 0 t . . . C. ovum Cc e ringrazio, e precisamente s racodt determina ti Fie r , . laevzs) da me raccolta nell Cyclocyprzs serena Koch (sin. g ea), Cypria ophthalmica (Ju . ) e acque della Grotta della Sibilla (Regione me raccolti nell rlne e llyodrom r Que t . e acque della Grotta ali F us o waceus Br. et Norm., da sono indicate dai Klie (:Bi (Se!ano, penisola sorrentina). C ad una peculiare quell f o ogte der Tlere Deutschlands ) come orne 1 Misidacei en a un a . devono ' anche gli Arpatt' 'd' 1931) I essere considerati reliquati ma . I, A.P. CHAPPUIS (1938) • 0 acque assolutamente dole' rtnt auna d1 penetrazione, v. PARENZAN gen. Bryocamptus, le altre specie I sono state rinvenute solo due specie de CHAPPUIS asserisce che lo Stappartengono a generi marini o affini. (warme Quelle, 22o) nella ha raccolto crostacei in una sorgente ne 'Io ho fatto delle ricerche : Sibilla, presso il Lago d'A vern o. nota_to che l'acqua era fredda L'a;e . d'acqua di questa grotta, ma ho quattrocento anni or;sono trovato in tale bacino di origine m?trl sotto il Iivello odiern L era ancora sommersa di ben sette spinipes Boeck.,' gi a specte raccolta stata riconosciuta come tana dt Bari. p ecedentemente nota per l'acqua di qualche fon-Le altre specie di arpatticoid. . nee dell'Italia Meridionale so segnalate dallo CHAPPUIS per le acque sotterra-Parastenocaris porcina Ch' 00 • E app. : Grotta d' p pactophanes richardi Mrazek . G .1 ertosa, Gr. di Castelcivita. Elaphoidella plutonis Cha . G dt Pertosa. Elaphoidella plutonis ; :ertosa, Gr. di Gastelcivita. Viguirella coeca Maupas . przspznosa Chapp. : Gr. di Pertosa. M . d . • . 1 ertosa (non in . . . orarza entzculata Chapp . in acqua, bens1 nel legno fradtcio). . di Castelcivita (a nella parte pi interna della Grotta Nztocrella reducta (Schafter): Laophonte spelaea Chapp . Ab' G 0 presso Castro Marina. • • ISSO r de' D' . Laophonte sp. (copepodite) : nella 'G 1 Ztnzulusa. Bryocamptus pygmaeus Sars . z l rotta della Stbllla. Bryocamptus dental us Ch . tnzu usa presso Castro Marina. A . app.. '> '> mezra scotti Sars Zinzulusa Psyllocamptus Chap Castro Marina. Schizopera clandestina Klie . f: 1 1nzulusa presso Castro Marina. Nitocra affinis Gurney . z . 1 IDZU usa, fontane di Bari. . • IDZU Usa. Nztocrella stammeri Chapp. : fonta d' B . ne 1 art (acque salmastre). [9] SPEIJEOBIOLOGIA DELL'ITALIA 1\IERIDIONALE 143 Da mc sono stati trovati : Bryocamptus pygmaeus (Sars) nella Grava di Vesolo e nella Grotta alle Fontanelle (Sciano). Bryocamptus echinatus (.Mrazek) nella Grava di Vesolo. Nelle acque sotterranee dell'ltalie Meridionale sono stati trovati anche alcuni Ciclopidi : Speocyclops italicus Kiefer : Grotta di Castelcivita. Specie affine allo Speocyclops sebastianus Kief. di una caverna presso San Sebastiano (Spagna). Vari Ciclopidi sono stati raccolti nelle caverne dell'ltalia settentrionale (Cyclops viridis Jur. e Cyclops robustus Lylli); trattasi pero di specie troglofile. o troglossenc, di minore importanza dei copepodi rinvenuti nelle grotte dell' Italia Meridionale. Specie troglossene, trasportatevi a caso, sono state raccolte in varie caverne della Venezia Giulia. Nell'acqua fredda in una vasca nell'interno della Grotta della Dragonara (Miseno) ho raccolto in gran numero il Tropocyclops prasinus, trovat anche nella Grotta alle Fontanelle (det. Kiefer) e in un pozzo del Gargano. Halicyclops neglectus rotundipes f. putealis Kief., Eucyclops serrulatus (Fisch), Acanthocyclops cfr. bicuspidatus (Claus), Ac. bic. odessana (Schmank.) Ac. bic. lubbocki (Brady), Metacyclops minutus (Claus), Met. Kiefer, Met. subdolus Kief., Thermocyclops dybowskii (Lande), Th. hyalinus (Rehb), sono stati repertati in acque sotterranee delle Puglie. La fauna arpatticoidea sotterranea, particolarmente per gli studi dello CHAPPUIS sui materiaU raccolti dallo Stammer, si rivela di particolare interesse nella regione balcanica, per la qale sono state descritte numerose specie dei generi Bryocamptus, Echinocamptus, Paracamptus, Moraria, Centhonectes, Maraembiotus, Attheyella, Elaphoidella, Nitocra, Nitocrella, Ectinosoma, Parastenocaris, con un complesso di ben una trentina di specie. Netto dominio per numero di specie dimostrano i generi Elaphoidella e Parastenocaris. Ora, dati i rapporti zoogeografici delle specie pescate fra la regione balcanica e la penisola italiana, rivelati anche .dalla sopravvivenza di specie epigee ed ipogee nelle due parti ora separa te dall' Adriatico, interessante no tare come non vi sia una maggiore corrispondenza per quanto riguarda la fauna arpatticoidea, Difatti, delle 18 specie segnalate per l'Italia, solo il Bryocamptus pygmaeus comune per le due regioni (ltalia : Zinzulusa, Jugoslavia : presso Scoplcje); ma questa specie pero appare a distribuzione nettamente circum-mediterranea (Nord-Africa, Grecia, Isola di Creta, ecc.). ARACNIDI. Il numero degli Aracnidi delle caverne dell'ltalia Meridionale sia troglobi che troglofili e troglosseni, sino ad oggi noti, piccolo. S. potrebbe conoscerne di pi, ma gli esemplari raccolti dalla sez. speleologica dell'I.B.A. in questi ultimi tempi sono tutt'ora in corso .di studio. Amaurobius erberi (Kys.) : Gr. San Michele {01. s. T.). Amaurobius ferox ('\Valk.) : Gr. San Michele (Avelia); Gr. dello Sportiglione. Amaurobius scopolii Th. : Grotta di Roccadaspide. Chiracanthium angulitarse E.S. : Grava di Castellana (Bari). Devillea subterranea Verh. : Gr. S. Michele (ls. Capri). Harpactes strandii Di Cap. : Zirizulusa. Leptoneta sp. : Gr. San Michele (01. s. T.).

PAGE 73

J44 PIETRO PARENZAN [10] Leptyphantes r . L zgurlCus Sim. : Gr. San Michele (01 s T) eptyphantes messapieus Di Cap . Gr di p t• . . .. salfii Descro : Gr. dl G;) di Caste lian a. M e pt zonal us L.K.G. : Gr. di San Michele (01 . s T.) e a marzanae (Sel) . G d. C E . . . rava I astellana, Gratta de Convento d. S N bob), alle Fontanelle (Seiano), Grava di Vesolo I . Francesco es zeus eremzta E.S. var. italiea Di C . . . gnano, Grotta di San M. h 1 (Ol. aTp. Grave di Castellana, Grotta di Puti-N . 1c e e . s.. .). estzeus spelunearum. er •t s G Grotta Puta emz a Im. : r. dello Sporliglione, Gr. dei Briganti, Grava d" v' Glr. alle (Seiano), Gratta di San Michele (01. s. T.), I eso o (Laurtno). Paraleptoneta parenzani Dr. : Gr. Porta di Monte Piano Pseudoanapis apuliae : Grotte pugliesi. . sp.: Grotta di Roccadaspide. Stygzoglomeris pertosae Manfr. : Gr. di Pertosa. globosum F.: Grave di Castellana. Textrzx Olv. : Gratta di Putignano. Tegenarz_a si!. : Grotta di San Michele (01. s. T.). Tegenarza lzgurzea Sim. : Grava di Vesolo. d Tegenaria _liguriea era stata segnalata prima solo per le Alpi Marittime a Imon e per 1'1s 1 d" p • ' • 0 a I Ianosa dai Dalmas, sotto il nome di Tegenaria tyrre-. nzea; spec1e troglfila c t"t . . . . 1 ' os 1 u1sce un reperto Interessante per l'ltaha Mer1d1o-na e. Gli Opilionidi noti per le cav d 1 zr d . erne mer1 Iona 1 sono due : Trogulus sa ll escrttto dai De Lerma 1 G t S . . Iseh . . per a ro ta an Michele (Olevano sul Tusctano), e . yropsalzs earlz De Lessert per la Grotta di Campo Rotondo (Matese). Sono 10 corso di_studio gli Opilionidi da me raccolti nella Grava di Vesolo nel 1952. Fra gli Scorpionidi e Pseudoscorpionidi sono note l'Euseorpius earpathieus, la Grotta della Dragonara (Miseno), e gli pseudoscorpionidi Chtonius Ruffoi 1 Cap. e Par?bothrus gigas Di Cap. per le caverne publiesi; nella Grotta alle Fontanelle (Sei.) raccolsi un Roneus, probabile specie nuova (in studio, Dr. M. VACHON). Alcune specie le raccolsi nel sottosuolo di Napoli (in corso di studio). A CARI. il territorio di Genova il SANFILIPPo segnala solo 6 specie (raccolte dai Franc1scolo; altre da lui raccolte asserisce essere in studio). Per la Toscana il Lanza dice che gli acari cavernicoli non sono ancora stati dterminati. Per il Trentino il Conci ne cita 9. se si considera la scarsit delle ricerche nell'Italia meridionale, il numero di 25 speie gi determinate appare relahvamente notevole. Quasi tutte sono state determinate dai Lombardini. Coprolaspis glaber J. Mll. : Grotta alle Fontanelle (Seiano). Soldanellonyx monardi Wall. : Zinzulusa, pozzi di Bari. Soldanellonyx parenzani Lomb. : Gr. alle Fontanelle (Sei.), Grava di Vesolo. Tyroglyphs nadinus Lom. : Grotta alle Fontanelle (Seiano). Polyaspis sorrentinus Lomb. : Grotta alle Fontanelle (Sei). Eulaelaps stabularis C. L. Koch : Grotta Vasca (Seiano). Haemogamasus horridus Michael var. arvieu/arum Berl. : Gr. d. Vasca. Hypoaspis (Androlaelaps) sardosus Berlese : Gr. della Vasca (Sei), citata in Ha-lia, prima, solo, per la Sardegna, in nidi di Topo campagnolo. Copriphis s.p.: Grava di Vesolo (Laurino, Prov. di Salerno) .. [11] SPELEOBIOLOGIA DELL'ITALIA l\IERIDIONALE 145 /:rodes canisuga Johns ton : Grotta del doppio fon do (Seiano); specie europea, nuova per l'ltalia. Ixodes vespertilionis Koch : Gr. di Montenero (Gargano). Caloglyphus myeophagus Mgnin : Grotta San Michele (Avelia). Rhizoglyphus sportilionensis Lomb. : Grott degli Sportiglioni, Grotta di San Michele (01. s. T.). Phaulotraehytes raekei Oud. : Grotta di Castelcivita. Damoesoma nitens Koch : Grotta alle Fontanelle {Seiano). Spahaerozetes orbicularis Koch : Grotta degli Sportigl_ioni. Traelzyuropoda pseudoperforada Lomb. : Grotta San Michele (01. s. T.). Traehyuropoda lagreeai Lomb. : Grotta San Michele (01. s. T.). Epierius geometrieus Koch : Grotta degli Sportiglioni (Avelia). Gamasellus (Di)faleiger (G. et R. Can.) Berl;: Gr. Sportiglioni. Pergamasus hamatus Koch : Gr. di Castellana. Lohmanella stammeri Viets : l'Abisso (Castromarina). Maeroeheles penicilliger Berl. : Gr. Sportiglioni, Gr. Castelcivita. Diversipes exhanulatus Mich. : Gr. degli Sportiglioni. Pigmephorus eultratus Berl. : Gr. di San Michele (01. s. T.). Cheletoides sp., juv. : Grotta San Michele (01. s. T.). Mierotrombidium sp. (larva) : Grotta San Michele (01. s. T.). Rhagidia sp. : Grotta Bosco Reale Capodimonte .(Napoli). Glieyphagus sp. : Grotta alle Fontanelle (Seiano). Alcune specie raccolte in grotte meridionali presentano dimensioni maggiori (es. : Damoesoma nitens, Epierius geometrieus), ed alcune invece dimensioni minori delle normali note (es. : Diversipes exhanulatus). . . . Un fatto singolare da segnalare quello della Rhagidia (la specte 10 questione in studio). Finora le specie di questo genere sono state trovate libere, mentre gli esemplari da me raccoti nella Grotta del Bosc_? Reale Capodimonte infestavano in numero notevolissimo gran parte degh ibil. come punbn1 raccolti del mollusco Limax agrestis L.-Quesh acar1, VIS 1 bianchi, vivono insediati nel muco che ricopre i molluschi, e in questo b 1 d. d.b.le da apparire come serie dt s1 spostano con veloctta s a or Ihva, 1ncre 1 I ' • . d Il' puntini giuzzanti che possono penetrare ed uscire dai foro resptratono e ospite. , MIRIAPODI. Per quanto riguarda i Miriapodi, troviano, neJla letteratura, serie di note di Paola Manfredi, e ben poco altro. Dei vari miriapodt raccolb 10 grotte solo alcuni sono troglob veri. In Sicilia stato trovato il Mastigonodesmus Deste{anii Silv., ed in Calabria il Julus (Diploiulus) rufifrons Koch. Al d. 1 tt da me e dai miei collaboratori, nonch tn m1napo 1 racco h In gro e da altri speleologi, sono : Glomeris stammeri Verh. : Abisso di Castromarina. Glomeris sp. : Grava di Vesolo (Laurino, prov. Salerno). Glomeris pulehra Koch. : Abisso (Castr.omarina). Glomeris pulehra garganensis Verh. : Gr. Trojano (Gargano). Glomeris pulchra quarnerona erspeda Att. : Zinzulusa. Callipus sorrentinus dentiger Verh. : Grotta di Caltelcivita, Grotticella presso Torre del Greco. 10

PAGE 74

1 1 . ' !, . 1' '11 1 1 1 1 l' 1 •' 1 1 1 1 '1 i 1' i :j r: l' li ii l' l' !' li 1 1 'll 1/ 'l'\ • 1i1 l' ,f 1 ! 1 . •' 1: 1 l' '1 1 il 1 146 PIETRO PARENZAN Lithobius tylopus Latz. sub.-;p. sorrentinw; : Gr. S. l\Iich. (0. s. T.). Lithobius stammeri Verh. : Grotta dei Pipistrelli. Lithobius (Monotarsobius) microps Mein. : Grotta di Pertosa. [12] Lithobius acuminatus prob. subsq. cassinensis V. : Grotticella nella pineta di Torre del Greco (terreno vulcanico). Lithobius forficalus Latr. : Grotta Bosco Reale Capodimonte. Lithobius piceus peregrinus Latz. : Zinzulusa, Gr. del Diavolo. Lilhobius lamaninii Manfr. : Gr. di Agnano, Gr. grande di Ciolo (Puglie). Cryplops horlensis Leach. : Zinzulusa. Cryptops parisi Brol. : Gr. San Michele (0. s. T.). lulus sp. (femm. indeterminabile) : Gr. San Michele (01. s. T.). Clinopodes flavidus noduliger Verh. : Gr. del doppio fondo (Seiano). Brachydesmus proximus proximus Latz. : Gr. di Agnano (Ostuni). proximus. Verh. subsp. Sancli Michaelis Manfr. : Grotta di San Michele (Olevano sul Tusciano). Crypl?ps Verh. : sp. epigea race. nella parte pi profonda della Gr. S. (0. s. T.) in un esemplare di dimensioni notevoli; race. anche m Gr. d1 Pertosa. Lysiguetalum sicanum verhoeffi Str. : Zinzulusa, Abisso, Gr. d. lena, Gr. Madonna della Rutta, Gr. Castellana, Gr. Agnano. Eroonsoma pominii Manfr.: Gr. di Montenero (Puglie). Isobales adriaticus Verh. : Grotta Campana (Gargano). Leptoiulus trilinealus Koch. : Gr. di Agrano (Ostuni). Scutigera coleoptrata : Gr. della Sibila, Frotticella Torre d. Greco. Polybolhrus eleclrinus paulianus Manf. : Grotta alle Fontanelle (S.). sp. (immaturo) : Gr. Bosco Reale Capodimonte (Napoli). apenninorum Broll. : Gr. Bosco Reale Capodimonte. Entolhalasszum italicum Latr. : Gr. Bosco Reale Capodimonte. Enlolh?lassium ilalicum denliculalum Att. : Gr. di Putignano. guanophilus Verh. : Zinzulusa (Lecce). Polzdesmzde sp. : Grotta del doppio fondo (Seiano). flavipes Koch. : Gr. di (Ostuni). Pachymerzum ferrugineum insulanum: Gr. del Diavolo. Trachydesmus simoni meridionalis Silv. : Zinzulusa. Trachydesmus simoni granulalus (Dad.) : Zinzulusa. Recentemente nella Grotta di Pertosa stato raccolto lo Stygioglomeris perlosae descritto dalla Man.fredi. d. che nelle grotte italiane sono stati raccolti poco pi di 35generi I Iriapodi, con un complesso di circa 150 specie. INSETTI. Il _Rosso. descrisse la nuova specie cavernicola Balhysciola partenii, coleottero cieco di mm 1,5, raccolto dai LA GRECA nella Grotta degli Sportiglioni 1946. Ricorda per l'Italia meridionale la Bathysciola deslefanii Rag., mmuscola raccoltra in qualche caverna della Sicilia, e la Bathysciola R?:elz Dod. nota solo per la Grotta delle Stalattiti (S. Michele, isola di Capri). GI d?l 1933 nota per il Gargano la Balhyscia lesinae, comune con le grotte delle Isole dalmate. Nelle Grotta del Mavone (Isola d'Ischia) ho raccolto alcuni esemplari del nero tenebrionide Elenophorus collaris, nella parte pi interna e calda della __ i--..... [13] DELL'ITALIA 147 galleria pi profonda, che sprigiona emanazioni solforQse. Ma sui coleotteri troglbi e troglfili nulla si pu dire ancora. Una nota del Ruffo sull'Italodytes tutt'ora in corso di elaborazione, ed assolumente prematura quindi ogni considerazione sugli insetti cavernicoli meridionali, in quanto le specie raccolte nelle varie caverne,-che elencher pi avanti, sono per lo pi troglssene, con qualcuna troglfila. L' llalodytes stammeri Mller noto per la Grotta dei Pipistrelli (Matera), per l'Abisso presso Castromarina e per le grotte delle Murge. Altri da me raccolti in grotte meridionali ritengo di segnalare, poich, se in gran parte di nessuno o sarso interesse per la speleologia, qualcuno rappresenta una novit per la fauna entomologica meridionale in generale, o locale : Corlicaria falva Corn. : Sottosuolo di Villa Guerra (Torre del Greco). Crystophagus cellaris Scop. : Sottosuolo di Villa Guerra (Torre del Greco). Ceulospl10drus (Actenipus) acutangulus Sch. : carabide,. Grotta Bosco Reale Capodimonte, Gr. della Dragonara (Miseno), Gr. alle Fontanelle (Seiano), Gr. di Pertosa, Gr. di Castelcivita, Grotticella pineta di Torre del Greco. Pristonychus algerinus Cory : carabide, Gr. B. R. Capodimonte, G,r. pineta Torre del Greco, sottosuolo Villa Guerra (Torre del Greco). Asaphidion flavipes Lin., carab., Gr. B. R. Capodimonte. Platyderus canaliculatus Chaud. neapolitanus _ Reiche : carab., Gr. B. R. Cap. Athous niger L. : elater., Gr. Bosco Reale Capodimonte. Chlaenius nitidulus Shr. var. coeruleipennis Fiori : Gr. del fiume Bussento. mucronata Latr. : Gr. della Sibilla, Grotticella Torre .del Greco. Leislus crenatus Fairm. : carab., Gr. Masseria Principe (Napoli), citato dai Lui-gioni solo per il Lazio e per la Sicilia. Nebria brevicollis F. : Masseria Principe (periferia Napoli). Agabus bigullalus 01. var. nilidulus Fab. : Grava di Vesolo (LaU[ino). Omoperyphus hypocrita Dej. : carab., Grava di Vesolo (Laurino). Trechus quadristrialus Shrank : carab., Grava di vesolo (Laurino). Peryphanes dalmatinus Dej. s. sp. latinus Natol. : Grava di Vesolo, Grotta del fiume sotterraneo Bussento (Caselle in Pittari). Pteroslichus cristatus Duf. var. phaeopus Chaud. : Grava di Vesolo. Quedius fumatus : stafil., Grava di Vesolo (Laurino). Ocalea concolor Kiesw. : stafil., Grava di VesQlo. Alhela languida Er. : stafil., Gr. di Vesolo. Nuova p. grotte italiane. Tricotteri (det. G. MoRETTI) : Mesophylax adspersus : Grotta della Vasca (Seiano). Stenophylax latipennis Curt. : Grava di Vesolo (Laurino). Rincoti Gerridi (det. TAMANINI) : l'elia major Puton : Grava di Vesolo (Laurino). Fra gli Ortotteri, in quasi tutte le caverne da me visitate ho trovato l'elegante Dolichopoda palpata Costa, specie che pero richiede un'accurata revisione. La grande quantit di Dolicopode che vivono in gran parte delle caverne meridionali fa pensare che molto probabilmente non si tratti sempre della stessa specie, o che per lo meno esistano delle sottospeie o variet. Osservero qui che ho trovata la Dolicopoda anche in certe cavernette in terreno vulcanico non pi ampie di alcuni metri. In qualche caverna in tufo ho trovato questo animale in abbondanza eccezionale. Nella Grotta di San Michele (01. s. T.) ho raccolto la Gryllomorpha dlmalina (Osck.), mentre nelle grotte della regione flegrea che si sul mare

PAGE 75

148 PIETRO PARENZAN [14] non raro il Mogoplistes .quamiger (Fisch.) (determinazioni del Prof. LA GRECA). La Dolichopoda palpata molto pi frequente nell'ltalia meridionale che nella settentrionale. Nelle caverne pugliesi comune il Troglophilus andreinii (Capra). Ditteri. Per quanto riguarda i Ditteri, a parte i frequenti rinvenimenti delle forme parassitarie sui Chirotteri, del gruppo dei Nicteribiidi, ed a vari brachiceri e nematoceri troglofili e troglosseni in corso di studio, ricordero qui solo un no-tevole reperto del March. Saverio Patrizi, il valoroso speleologo del Circolo Speleologico Romano, nella parte pi della Grotta Patrizi, di Sasso Furbara, a circa 40 km. da Bench qesta grotta si trovi fuori dei limiti dell'ltalia meridionale da me considerati, ritengo interessante ricordare la scoperta del nuovo genere di dittero micetofilide Allopnyxia patrizii, descritto da Paul FREEl'tiAN del British Mus. Nat. Hist. di Londra (Boll. Soc. Entom. Ital., vol. LXXXII, fl:0 3-4, 1952), in quanto dimostra la possibilit di scoperte analoghe in qualcuna delle numerose grotte meridionali. Imenotteri. Fra gli Imenotteri sono state raccolte delle formiche. in varie grotte. L'unica determinata dai March. S. Patrizi per l'Italia meridionale l'lridomyrmex humilis (formica argentina), specie cosmopolita, da me raccolta in gran numero attratta con esca di ossa, nella camera interna della Grotta della Sibilla. Ben poco si sa sui Collemboli .cavernicoli meridionali. Il Caroli ba descritto l' Achorutes phlaegreus segnalato poi dai DENIS J. R. per qualche grotta dell' Alta ltalia. Io ho raccolto degli Sminthurus nella Grotta del fiume sotterraneo Bussento, nel Comune di Caselle in Pittari, esemplari che sono in studio, o come vari altri,_presso il Dr. Per le grotte pugliesi sono stati segnalati : Heteroriz.urus tetrophthalmus Borner, Heteromurus nitidus (Templ.) (che trovai frequente in grotte della Campania), Neogastrura cavicola (Born.), Onychiurus ghidinii Denis, Sirodes lamperti Schaffer, Tomocerus minor (Lubb.), Troglopdetes ruffoi Del. Deb. La fauna lepidotterologica delle caverne meridionali deve essere piuttosto ma ben poco si in grado di precisare in proposito. Nella Grotta di S. Michele (01. s. T.), ho raccolto, nella parte pi profonda, l'Endrosia lacteela (det. HARTIG) e nella Gr. del doppio fondo (Seiano) il macrolepidottero Ma!lia maura L.-Numerosi microlepidotteri sono stati pero raccolti in varie caverne, esemplari che dopo inviati ad un Istituto di Entomologia di Roma, pare siano introvabili... Domina comunque nelle caverne meridionali l'Hipena obsitalis (det. FIORI), che abbonda nella Grotta alle Fontanelle (Seiano), e non sono rare l'Apopestes spectrum Esp. e Scoliopteryx libatrix. PESCI. Nelle acque sotterranee d'Italia non sono stati trovati finora pesci troglobi n troglofili. Potrebbero tuttavia trovarsi in qualche caverna dell'ltalia Meridionale, per l'esistenza di certi inghiottitoi e fenomeni idrologici analoghi a quelli della Balcania. Pet questa regione sono noti alcuni pesciolini troglofili, come I'Aulopyge Huegeli, il Paraphoxinus alepidotus, il P. croaticus, il P. ghetaldii il P. metohiensis, il Chondrostoma reiseri, il Ch. phoxinus, specie che in Dalmazia, un terzo dell'anno nelle acque periodiche superficiali, e per il resto, dell'anno nei laghi sotterranei. [15] SPELEOBIOLOGIA DELL'ITALIA MERIDIONALE 149 Ricordero qui che grosse Trotte sono state pescate nel bacino sotterraneo alla risorgenza della Grava di Vesolo, in localit di San Giovanni (Corn. Laurino). Nel Comune di Rivello (Lucania), dove esiste, in localit Patricello, nella propriet del Dott. BELLINFANTE, un vasto fenomeno carsico, con uno stagno periodico che in piena per un terzo dell'anno (dicembre-marzo) e poi si 'prosciuga completamente sparendo le acque repentinamente in numerosi inghiottitoi, non stato fino ad oggi trovato nessun pesee, neanche nelle acque di un piccolo sifone da me reeentemente esplorato. ANFIBI. Nclle acque della Grotta alle Fontanelle (Seiano) ho trovato esemplari forme larvali dellp Salamandrina ter-digitata, mentre nel_Ie stesse acque frequente l'anuro Rana graeca. Mi meraviglio il fatto che trovai esemplari vivacissimi pure in un minuscolo bacino al buio perpetuo nella parte pi .profonda della galleria pi lunga, come anche nella di Vesolo Come noto, per l'Italia settentrionale si conosce, fra gli Anfibi cavernicoh, il classico Proteo (Proteus anguineus) mentre qualche Rospo a .qup.lche Ran.a, troglosseni, furono trovati, casualmente, specialmente caduti dall'esterno In qualche pozzo (es. : Bufo bufo spinosus Daud., Bufo viridis Laur., Rana sp.). Nella Grotta alle Fontanelle come nella Grava di Vesolo, pare che la Rana graeca si trovi molto bene, 'trovando di che nutrirsi nei microlepidotteri che cadono nell'acqua. Gli esemplari raccolti nella Grava di Vesolo presentavano una marcata depigmcntazione. MAMMIFERI. Mammiferi troglobi, come noto, non ne esistono. Esistono pero delle specie troglofile ed antrofile, che tuttavia interessante tener presenti. Difatti, qualche specie dimostra una particolare tendenza alla vila cavernicola. Nel pozzo d'entrata della Grava di Vesolo (Laurino) ho catturato un esernplare del piccolo roditore dai pelo rossiccio Evatomys glareolus hallucalis Thomas, in Italia meridionale gi noto solo per la Calabria, e parti pi profonde delle gallerie del sistema alle Fontanelle (Seiano) trovai nidificante l'Apodemus sylvaticus dicrurus Raf., noto troglofilo, che parc ab hia qui acquistato abitudini pi spiccatamente cavernicole (det. A. ToscHI). Tralascio di citare pi estesamente i Chirotteri, frequentissimi nelle caverne dcll'Italia meridionale, ma le cui sarse notizie nulla ci dicono di interessante. Essi hanna una particolare importanza anche per i notevoli depositi di cui hanno dato origine in talune grotte (Pertosa, ecc.), che creano un habztat favorevole alla vila di svariati troglobi guanicoli. Ricordero che nella Grott.a di Castelcivita (Salerno) sono stati trovati Mlrilopterus schrelbersi Kuhl., oxygnatus Mont. e Myotis myotis Borkhausen (det. A. ToscHI) ed in quella. Castellana, oltre Rhinolophus ferrum-equinum (Schr.), al Myotis capaccznu (Bonap.), al Miniopterus schreibersl (Natt.) ed al Rhin, euryale Blasius, stato trovato il Rhinolophus mehelyl Matsc. nuovo la fauna italiana (B. Lanza, 1952). Devesi concludere che delle probabili oltre duemila grotte grandi e piccole, inghiottitoi e pozzi, esistenti nell'ltalia Meridionale, nella fascia costiera, nei

PAGE 76

. __ m::: 150 PIETRO PARENZAN [16] massicci calcarei del Matese, del Cervati, dell' Alburno, ecc., e nei terreni vulcanici, sono state esplora:te bio.logicamente solo pochissime, in numero irrisorio, un centinaio appena, o poco pi se si tien conto di quelle sulle quali nessuna notizia biologica stata pubblicata. Fino ad oggisono state esplorate biologicamente, e niente affatto sufficentemente, dunque, alcune delle grotte maggiori (Pertosa, Castelcivita, Castellana, Zinzulusa, Grotta del Bussento, Grava di Vesolo, ecc.), varie medie (San Michele di Olevano sul Tusciano, degli Sportiglioni, del Briganti, di Camporotondo, della Dragonara, ecc.), nonch qualche grotticella minima (nelle pineta di Torre del Greco, ecc.). E' curioso notare come, ad esempio, le Dolicopode vivono . anche nelle grotticelle di 2-3 metri in terreno yulcanico alle falde del Vesuvi.o, e nelle costruzioni romane del sottosuolo della it di Napoli. Chiudero questa mia succinta relazione affermando che indispensabile studia.r:e e far tutti gli organismi che si trovano nelle grotte, e non solo i veri e cio non solo in considerazione del fatto che i troglosseni di oggi possono essere-i troglofili di domani, ed i troglofili i troglobi di domani, ma anche perch lo studio comparativo fra troglosseni, troglofili e t_roglobi ci puo rivelare le graduali modificazioni strutturali, l'entit e rapidit dei (enomeni regressivi ed evolutivi. Inoltre lo studio accurato di tutti gli organismi ipogei, o, pi ,Propriamente endogei, dell'Italia Meridionale, territorio che emerge centro del Mediterraneo e le cui isole rappresentano interessanti centri di 1solamento, offre notevoli occasioni per la soluzione di problemi zoogeografici di interesse. L'illustre storiografo di Capri Edwin CERIO, defini, p. es., l'isola azzurra, come un laboratorio sperimentale che la Natura ha impiantato per elaborare forme particolarmente interessanti ed indurvi meravigliosi fenomeni. Nino SANFILIPPO Sintesi della fauna cavernicola ligure ABSTRACT In this work nil the orders amongst which there been findings of species _in the caves are listed; for each order summary information, is supplied, as weil as the number of species collected according to the biological cathegory, together with a list of troglobius species. For each of them also the species which may be taken as more represen-tative for our local fauna are listed. The troglobius spccies which are dealt with. in this work are 43. A list of 57 caves with geographical coordinates and the highth, together with a short description and with a list of troglobius species found in ench of them. This note is concluded with a historien} sketch of biospeological researches, with general information on caves and cave fnuna, general consideration on fauna, bibliographie index and three plates giving distribution iri Liguria of troglobius Isopod, of the genus Duvalius and Parabathyscia. RIASSUNTO Vengono esaminati tutti gli ordini per i quali si sono avuti reperti di specie in sede ipogea; di ciascun ordine sono date notizie genericbe, il numero delle specie raccolte con la categoria biologica e un elenco delle specie troglobie. Di cinscun ordine sono pure citate le altre specie pi rnppresentative della nostra faunn. Le specie troglobie trattate sono 43. Segue un elenco 57 cavit con fauna troglobia, per ciascuna data la posizlone con le. coordinate geografiche e la quota, un cenno descrittivo e l'elenco delle specie troglobie rinvenute. La note corredata dalla storia delle ricerche biospeleologiche, da notizie generiche sulle grotte e sulla fauna, da considerazioni generali fauna, da bibliografia e da tre tavole con la distribuzione in Liguria degli Isopodi troglobi, del gen. Duvalius e del gen. Para ba th y scia. PREMESSA 1 dati esposti sono il risultato dello spoglio di tutta la bibliografia riguardante la fauna della Liguri; bibliogra.fia che si arricchita recentemente di moite pubblicazioni frutto per la maggior parte ricerche degli amici CoN cr, Conn e FRANCISCOLO che insiene ali' A. studiano, da vari an ni, con identit di vedute le grotte deUa nostra regione. . Essendo trattate tutte le specie troglobie, con notizie sulla natura delle relative biosedi, nonch le altre specie pi significative della nostra fauna, citando pure il numero delle specie raccolte con la categoria biologica, per ogni ordine (1) Communication prsente le 10 septembre 1953.

PAGE 77

152 NINO SANFILIPPO [2] rappresentato, riteniamo che la presente sintesi dia un quadro d'insieme abbastanza chiara sulla fauna della nostra regione. PerIa categorie biologiche segno i concetti esposti da PAVAN (1944), riportati in SANFILIPPO (1950, p. 45). Quando tutto il materiale raccolto sar studiato da specialisti e quando saranno completate le ricerche, sia che in grotta, in zone della Liguria ancora poco studiate, nonch nelle zone confinanti sopratutto del Piemonte, e ci auguriamo che cio avvenga tra pochi anni, sar allora nostra cura stendere un elenco ragionato su tutta la fauna che forse si permetter di trarre quelle conclusioni di carattere generale che per ora solo intravediamo. STORIA DELLE RICERCHE BIOSPELEOLOGICHE IN LIGURIA Le prime notizie degne di rilievo su grotte liguri risalgono al 1793 ad opera di SPADONI che scrive tra l'altro dell'esplorazione eseguita in una caverna presso Spezia che fu pi tardi a lui dedicata. SAvl nel 1825 scrive sulla caverna ossifera di Cassana, situata nell'entroterra di Spezia. Da allora troviamo moite citazioni di caverne ad opera di BERTOLOTTI, SPALLANZANI ed altri, ma solo nel 1859 che FAIRMAIRE descrive la prima specie cavernicola, il Duvalius doriae della Grotta di Cassana. Mentre le pubblicazioni di carattere paleontologico e paletnologico divengono numerose, sempre scarse invece sono le notizie riguardanti la fauna viven te. Nel 1872 FAIRMAIRE descrive la Parabathyscia doriae e verso il 1880 si intensificano le ricerche ad opera di valenti entomologi (DoDERO, GEs.TRO,. VAccA: CANEVA ed altri), limitate pero quasi sempre ai soli coleotteri. Nel g1ro d1 poclu anni vengono quindi descritti praticamente tutti i coleotteri troglobi della nostra regi one. Solo verso la fine del secolo scorso cominciano ad essere presi in maggior considerazione altri gruppi, quali i Miriapodi da LATZEL e SILVESTRI, gli Pseudoscorpioni da SIMON, i Chirotteri dai DoRIA. Nel 1900 BENSA pubblica il suo Iavoro d'insieme delle caverne della Liguria con elenco faunistico comprendente numerose specie. Dopa il 1900. i lavori trattanti la fauna sono pi numerosi, pero escluse le due pubblicazioni del BRIAN del 1914 e 1930, e quella del CASELLI del 1 elenco faunistico si tratta quasi sempre o di descrizioni di nuove di citazioni faunistiche e solo nel 1939 MENOZZI illustra sotto tutti gh aspeth la Gratta della Suja sul M. Fascie, presso Genova con elenco faunistico ragionato comprendente tutte le specie rinvenute. Verso il 1940, sotto la guida dell'Ing BENSA, presidente del Gruppo Speleo logico A Issel e del Dr. CAPRA del Museo di Genova, iniziano le nostre ricerche. Il materiale raccolto, inviato agli specialisti, stato oggetto di. varie note per opera specialmente del Prof. BRIAN per gli Isopodi e i Copepod1, pianto Prof. CAPORIAcco per gli Aracnidi, della D.ssa MANFRED! per 1 Miria podi, del Prof. MoRETTI per i Tricotteri. Ricordo pure il Prof .. che ha gentilmente studiati tutti gli Oligocheti e gli Irudinei da no1 rac?olh. . Le pubblicazioni, in ordine cronologico dai 1940 al 1953, r1guardanh lP. nostre grotte sono le 153 FAUNA CAVERNICOLA LIGURE [ 3] . . . u a della Tanna de Strie 1 Parabathyscza tzgu zn . 'BRIAN . in 1940 BINAGHI : descrive .. . d 1 Duvalius doderoz. . -. della distrtbuziOne e neologiche e paleon prcsso Rapallo e tratta tte di Toirano con note o . 24 s ecie. un'ampia monografia illustra le elenco faunisUco e la tologiche, numerose fotogTrafie s:I CoNCI : .illustrano la Grotta MoRETTI : 1943 SANFILIPPO, IMO ' J faunistiCO rag10n • . . G nova con e enco 'ta alcune specie Grotta Drogonara, press? . ' . Tricotteri delle caverne t' di Mono-in due importanti pubbhcazwni. sul d'seule su importanh reper I . . tt in ev1denza e 1 raccolte in Liguria, me e tte del d , Iumetto le gro centra ID .se e Ipogea: . 'll stra in un prezloso . . l'itinerario 194 7 _ BERNABO BREA 1 u . d l'esatta posizione e Fin alese . dai punto di vista la Grotte di Napoleone presso di una cinquantina di cavit: SANFILIPPO . o Cairo Montenotte in Prov. di Savona. d Strie pressa Rapallo con elenbc-1948. CAPPELLO : illustra la e. descrive la larva della Para a ragionato della fauna raccolta. . nn-a thyscia tigullina con notizie sulla descrive e l rilievo 1949 -Conn : in tre sucessive n d' Chiavari della Grotta 1 d . Il' entroterra 1 ' grotte e1 da Ciocca, profonda voragine 1 FRANCISCOLO : descrive 'lievi e e della Gratta Staricco, nel Fina ese. ) uesta nota corredata a ri dintorni di Bardineto (Prov. de Savona ' q . . • • 0 Finalborgo. note faun1shche. . 1 Gratta di s. Antonino, press. teriale 1950 AscENSO : descrive a o . elenca il numeroso ma . . t' DI CAPORIACC ie di ragn1 con rilievo ed elenco faunls ICO. d t' e descrive due nuove spec o . }' i prece en 1 e TIRAGALL raccolto in Liguria neg 1 ann h t s sanfilippoi. FRANCISCOLO Il' tro-la Leptoneta franciscoloi e il Leptyp an e tt e la Tana di Lici.orno ne descrivono con rilievo la Tann-a da Cruxe a del Comitato Scientifico del ... terra di Spezia. SANFILIPPO : pubblica trattando 48 cavit con elenco una monografia sulle grotte della Prov. 1 e . 1 • 200 ie . C 1 ps {ranczsco oz faun1shco d1 oltre spec : . bblicazioni descnve : yc 0 ara 1951 -BRIAN : in tre dishnte pu r . della Gratta Bocca Lup . ' c elaps san{l zppoz ) franczs-della Tana da Basua a Tmrano e Y tto in Finalonzscus presso Spezia. Marioniscus borgensis de!!: co loi dell' Arma Poilera pressa Finale d. rr sanfilippoi della grotta della Tagd 1 Gratta di Verzi a Loano e la Buddelun a . e accurata nota sulla fauna e presso Spezia. FRANCISCOLO pubblica un ampia l'Arma Poilera nel Finalese. . '. ora ine del Rampion sul Melo-1952 -Conn . descrive con rihevo la V g A Candide la piu estesa . . t le grotta delle rene ' l fau-gno. CoNCI : descrive accuratamen e da rilievo topografico ed e enco . cavit della Liguria, la nota corredata l beauchampi Tricladide freatobiO nistico. DEL PAPA : descrive il Dend_rocoe : illustra varie _grotte, della Grotta di Cavassola, presso on rilievi e note faunishche. nuove o poco conosciute, della Prov. di avonad c oni e descrive una nuova . rti di Pseu oscorpl . no 1953. BEIER : cita alcunl repe d'd CoNci e FRANCESCHI : descriVO sottospecie della grotta delle Arene I e .. LoMBARDINI : descrive due nuove le Grotte di Pigno ne (Spezia) e la T e ne cita altre. specie di acari della Tana da Basua dl G tte del Finalese e la loro fauna, Un poderoso lavoro di FRANCISCOLO ? ro raie ora in corso ricchissimo .di dati e con considerazioni di carattere gene ' di stampa. L' . otr senz'altro collocarsi t pubblicato la 1guna P . Quando anche qut-s o .sara . d 1 t di vista biospeleologico. fra le regioni italiane rnegho conosc1ute a pun

PAGE 78

154 l' ll'O SA:-.IFII,IPPO NOTIZIE GENERAL! SULLE GROTTE LIGURI ha una superfice complessi va di 5433 km:!. I confini p1esi in considerazwn e son o quelli amministrtiv i c h e vanno d a i bacino del Fiume Roja a quello della Magra, comprendendo quasi tulto il versante tirTcnico a qua l c h e tratto d e l versante paciano dell e Alpi e d e ll'Appennino. . l e z o n e dove pi n o tevol e il f enome n o carsico abbiamo : il deposito del Fina lese c h e h a una n o tevol e potenza e c h e appar e poggiato s u calcari dolomitic i d e l Triassico con strati preval entemente orizzontali e facilmente erodibili. L a zo n a da Genova fin presso Lavagna car attedzzata dai notevol e sviluppo d ell'Eocen o, costituito da calcari marnos i a fucoidi. La fascia costiera a con g lomcrato d e l P romontorio di Portofino. Una strelta fascia c h e s i s tende a nord ovest di Spezia costituita preva lent e m ente da calcare dolomitico del Betico. Entro i confini amministr ativi dell a Ligud a son o catastate 255 cavit. d e ll e g r otte eiTett'ivamentc esi stcnti elev e essere di g ran lunga 111 quanto intcre zone d e ll a L igur-ia con tencni calcarei sono s tatc o per nulla v i.silate a scopo s p e leolog ico, fra q uest e l'intcra prov. 1 mpena, l a zo n a a Nord d1 G e nova, que ll a a Nord di Spezia, l ' Isol a Palmaria Fra regioni megli o conosciute abbi amo invece il Fina lcsc, i dintorni di To1rano, Il Genovesato e i dintomi di La Spezia. , D e ll e cavit cita t c ne abbia m o v i sita t c 167, delle quali s t a t a fissat a 1 con l e coordina t e gcogr afic hc; 100 di queste son o s t atc rilevatc e 1 n!Jevi .111 .buona parte pubblicali o in via di pnbblicazione. . r . datJ nassunliv i pi avanli es posli s i riferiscon o appunto a queste 167 ca vila . . Il loro complessivo supera di poco i novemila metd med10 di c11ca 55 metr-i per cavit . E' evidente quindi che llgun sono di regol a poco e t d 1 s ese e 1 mass11no sv1luppo (677 m.) J o con uno le g r otte abbiamo n e ll a g rotta d e ll e A r e n e Candide presso Final e Lig. Il l.oro. n e ll a quasi totalit preval entemente o dzzontal e e sol o una quwdic m a h anno andamento preva l entemente veiLical e fra q ueste l a pi profonda, 65 metri , il.Bur a nco Rampiun. ' U n a trentina hanno regime idrico intcrno, qualche volta con asp etlo n o tevole, come a ll a Grotta d e l Bui o n e l Finalese, alla T ann-a da Suja presso Genova e a ll a Bocca Lupara presso Spezia. Dodic i son o in p a r t e o tota lm ente occupate d a i mar e. Le arnbi entali di q ucst e cavit, d a i punt o di vista b i o logico, quant o ma1 v a ne,. e dai scmplice riparo sottoroccia, Jungo pochi 1 , e azo1co, alla vasta caver na con d e posili di guano, dcca d1 detnh. organ1c1, con ruscell o inte m o e con crezioni calcarce. Abbiam o quindi fra quest1 due estrern i tutte J e f orme intcnnedie c vano sar ebbe il tentativo di voleri e inquadr a 1e in forma sch ematica. Ricerche f aunistiche accu• a t c son o s t u t c eseguite in c irca duc terzi di qu.esl e g•otte; poche son o quelle assolutamente azoich e e quas i t utte costitUJscono Wl .amb1 ente degno di s tu d i o a fini sc non a lt•o compa1ativ i. In 57 d 1 queste son o s tale rin ven ute forme trogl obie . [5] FA :-;A CAVERl:\ICOLA LIGURE 155 NOTIZTE GENERALI SULLA FAUNA CAVERNICOLA LIGURE La f a una caveinicola l igure comp•cnde orrrri 348 Ira specie e vadel, appar tencnli a 39 o 1dini di\ersi. Di qucste 43, al 12,4 % , sono troglobie, 239 l•ogl o fil e e 6G t •oglossene. 450 JI n ume • o delle specie raccolte assai maggio1e e l e 0 l . . . . . 1. l I l bbl .. ion e dt FRANCISCOL qua n e o saranno note l e ctla7.IOI1I o n g111n 1 cc a pu ICaz . 1 . 1 t 1 sm esamma o. sulla faun a cave• n icol a del Savoncsc c quando t utto 1 ma ena e ' • . . Alcuni o •din i son o tutt'ora in attcsa di studio, fra questi i Ditteri nclla quas. 1 l o t a li t pa1 t c dei Collemboli derrli Acari e dei l\lii'apodi. Di!Ticilmenle pero , ' 0 . 1 r a quest o matc• i a le potranno 1in ven ir si forme molto speciali zzate. . . . l t. tutte l e speci e Nell'elenco c h e segue sono comprcse in o1dme s 1 s ema 1co troglobie l'nvenute enll o i confini amministralivi della Liguria. t . della noslra Per ogni o•dine son o pure cilate le specie pi rappresenta Ive fauna. . Dato il caratte•e schematico dell'elenco sono omesse le citazioni . . • . . . cl l' pia bibho" rafia fiche particolan. Queste sant facile nntraccwrlc consultan o am 0 1 . pi recente. in calce e l'elcnco dell e grotte dove segnalala la pubb 1caz10ne Le citazioni inedit e vengono segnalate con asterisco. PROTOZOA . . d' I J r e levati anche P 1otozoi sono p rescnti in quasi tutti i camptom acqua . '1 e l . . . . Ito comuni aue le n n c ll c pa1t1 p1u u1t c1ne d e ll e nrolle c dcvono esscre mo . " ' d. d 1 matenal e non t e n e no; pero le diflcolt per l a conservazione e Io stu 10 e. • h a n n o permcsso fin o•a di idenlifica•e con si c u r ezza a lcuna specie. PLA TELl\IINT A TRICLADIDA . . t in quasi tutti i Le planade si rinvennono in Liguria assai frequentemen e . . i "' . f . dei sassi Immers cor s i d'acqua. Stanno di p1eferenza nella parte 111 enore ' . . ve-ed hanno spiccato fototropismo negativo, solo tre specie sono state pero rm nute in caverna, di queste due sono IJoglobie: o 1? Li. Dendroc oel11m bea11cllampi Del Papa : Grolta di CaYassola n _ o G•otta dell a Scaggia n o 15 Li. ' F onlicol a sp. : Tana di Spcttad 11 183 Li. L a spccie eulloglofila l a D11gesia sllblenlaclllal a Dn1p. raccolta alla Grotta del V c •de n o 1 3 Li. NEMATELMINTA GonoiACEA U n a sol a specie, subt•oglofila, raccolta alla Tann-a de Strie n o 130 Li. Molto ntd anche all'esterno. ANELLIDA LIGOCIIAETA t 1 fil Sono comuni Ventidue specie fin ora raccolle, che ritengo tutte en rog o 1 e. in g•otte ricch e di guano, di l111m11s o di detl'ito vege t ale.

PAGE 79

156 NINO SANFILIPPO &.1 a :0: 3 w 8 ::;) ID ... 0 a. a. ::; t: z 4 01) 4 ...1 d 0 z ::;) ...1 w C') c ::;) Ill 0 Ill Ill N 0 [6] [7] FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 157 Spccic dcgna di nota l'Enchytraeus argenteus Mich. della Tann-a da Scaggia n" 15 Li, unico biotopo finora accertato per l'Italia. Le specie che si rinvengono pi frequentemente sono : Henlea ventriczzlosa Udek., Pachydrilzzs pagerzsteclzeri Ratzel, Eiseniella tetraedra Sav., Bimastus tenuis Eis., Eisenia rosea Sav. HIRUDINEA Tutti i repcrti, quattro specie e due variet, eutroglofili, sono di grotte a regime idrico interna della provincia di Genova. Si rinvengono frequenti, spesso assai internamcntc sopratutto alla Tann-a da Scaggia no 15 Li. Appartengono ai generi Herpobdella, Trocheta e Haemopsys. ARTHROPODA CoPEPODA Sette specie, di una troglobia, due eutroglofile e quattro troglossene. Sono comuni in quasi tutte le grotte con acqua stagnante o a lento decorso. La forma troglobia : Cyclops (Dyacyclops) franciscoloi Brian : Tana della Bazura no 55 Li. Tra le altre specie degne di nota il Cyclops (Microcyclops). sanfilippoi Brian della Bocca Lupara no 74 Li ed il Bryocamptus pygmaezzs Sarz. * che raccolsi numeroso 1'11-V-52 nel detrito legnoso in fonda al Buranco Rampiun no 232 Li. Iso .Po nA Venticinque spccie : di queste nove sono troglobie, dieci eutroglofile e sei troglossene. Comuni in quasi tutte le caverne, purch umide, prediligono i detriti vege-tali c pi raramente il guano. Le specie troglobie sono : Trichoniscus (Spiloniscus) voltai Arc.: Grotta'di S. Antonino no 30 Li. Gratta di Verzi no 91 Li. Spelaeorzethes mancinii Brian : della Madonna n! 1 Li; Gratta del l'Acqua Santa no 71 Li; Bocca Lupara no 74 Li; Grotta della Taglia no 79 Li; I Grotteschi no 175 Li*; Gratta della Fata no 230 Li*; Tann-a da Dragunea no 6 Li; Tann-a da Scaggia no 15 -Li*; Tann-a de Fate no 17 Li; Tann-a do Brigidun no 128 Li; Tan.n-a de Strie no 130 Li; Tann-a da Reixe no 1-32 Li. Sanfilippia concii Brian : Tann-a da Scaggia no 15 Li. . . Buddelundiella biancheriae Brian* in litt. : Grotta delle Conche no 93 LI numerosi es.il 6/IV /53 leg. Franciscolo, Biancheri, Sanfilippo. . . . Buddelundiella caprai Brian : Arma Poijera no 24 Li; Arma do no 26 Li; Gratta di S. Antonino no 30 Li; Arene Candide no 34 Li; di Verzi no 91 Li; Grotta della Rocca di Perti no 98 Li; Grotta Staricco no 136 Li; Grotta della Cava di Martinetto no 155 Li. Buddelundiella borgensis Verh. : Grotta di Verzi no 91 Li. Budellundiella san{ilippoi Brian : Grotta della Taglia no 76 Li. Finaloniscus franciscoloi Brian : Arma de Fate no 33 Li. Altre forme caratteristiche eutroglofile sono : l'Androniscus dentiger Verh., diffusissimo nella Liguria :centra-orientale e conosciuto di sei grotte della prov. di Spezia e di trenta della prov. di Genova; si spinge fino alla Grotta del Garbetto no 60 Li in Val Sansobbia, prov. di Savona. Il Trichoniscus provisorius Rac. della Gratta Grande di Pignone no 36 Li, con la var. sujensis Brian della Tann-a da Suja n" 6 Li e altre due grotte vicine.

PAGE 80

' 15 8 N TI\0 SANL-TLIPPO Ill C\J Ill 0 [ 8 ] [ 9 ] FAU1'\A CAVERl\JCOLA LJGUHE 159 L a Budde/undic lla catamctac Vcl'l1. della Tann-a d a Reixe n o 1 32 Li; l 'Haploplz llwlmtts pcrc::i Lcgl'. d ella Grotta delle A r c n c Candide n • 34 Li c I 'Haplophtlzalmus m cngc i Zadd. della Tann-a da Rcixc n • 132 Li. ANPHIPOOA Ttc spccic almc no, di cui duc troglobie e una cutrog l o fila. Assai diffus i n cllc acqu c sotte rT a nee s i l'inven go n o qua l c h e volta anche all'cst erno. E' stato raccolto numcroso m a tcrial c, m a tutt'ota in corso di studio. Le citazioni c h e abbiamo son o : N iplz argus stygiu s s . s p . s peziae Schcll. : Grotta Gtande di Pignone n o 36 Li. Niplzargus stygitts s . 1. : Grotta Bocca Lupara n o 74 Li; Grotta d ell'Acqua Santa n • 71 Li'; Tann-a da Suja n • 5 Li; Tann-a da Dragunea n o 6 Li; P ertzo do Cant n • 7 Li; P el'lzo do Paolin n o 8 Li; 0 Buran n • 1 4 Li; T ann-a d a Scaggia n o 15 L i ; T ann-a d e F a l e n o 1 7 Li; Grotta di Cavassola 11 125 Li; G t otticel!a di Canascm n o 152 L i ; Arma P ' olleta n • 24 Li; G1otta del Buio n o 2 7 Li; Ga_rbo de Con c h e n o 93 Li; Gtotta d e l VaU onasso n • 253 Li. N iplzar g u s sp. (1) : Tana da Bazura n • 55 Li. La s pcci e euttoglofila il l\ cogamma ru s rhipidioplwrus Calta, d ella grotta d e l Capo di Varigotti n o 138 Li presso Finale Ligure. PROTUHA Un a sol a spccie, cutrogl o fila, l' l lcerentomon doderoi Si! v. d ell' Arma Polle ra 11 24 Li. COLLEMBOLA Vcnlun speci e con due Yal'i e t . Una sol a speci e forse trogl obia , l e altre eutroglofilc. Son o gli inselti pi comuni n ellc nostre g r otte , s i rinvengono quai c h e volta in gtande quantil c son o atlitati d a qual sias i d ctrilo o rganico, purc b in zona umida . Sol o una pic'cola parte del nostro m a t edale s t ato studia to, quindi il nume t o efl'cltivo d elle speci e che popolano l e nostre caverne eleve cssete di gta n lung a maggiore. Mesacol'lll cs cionii Denis : G r otta Grande di P i gnonc n o 36 Li. DIPLURA Pet la Liguria son o cilati Diplud del gen. Campo d ea di tre grotte diverse. Puo d a r s i c h e s i tratti di spec i e troglobi e , m a n o n s t a l o ancora possibile uno studio accurato del m a t eria l e raccolto. TISANURA Duc sol e spccl e cita l e . Son o molto r ari in grotta, dove s i trovano solo ptesso gli imbocchi in zona ancor a illuminala. HTHOP1'ERA Tre s peci e in Ligul'ia . Fra quest e l a pi s peci alizza t a una Dolichopo d a taccolta solo in cavetna e n o n ancorn b e n identificat a . E ' n o t a di nove grotte tutte in ptovincia di Sa von a o Impc l'ia tra cui l a gtotta d e l Vallonasso n o 253 Li e la Gtotta delle Co n c h e n o 93 Li ne! Fin a lese e l a Grotla del Baraico n • 24 0 Li e la G t otta del Ttnrett o n • 242 Li presso Pigna. (1 ) Tmltas i d i una speci c c erlamcntc dhcrsa d n ll o slygius.

PAGE 81

160 NINO SANFILIPPO [10] [11] FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 161 Le altre due specie, eutroglofilc, sono la Gryllomorpha dalmatina Osck., comune nelle grotte de Genova e Spezia e pi rara nel Savonese, e la Petaloptila andreinii Capra, nota di quattro grotte di Genova e della Tana delle Fate no 233 Li* a Framura. PsociDAE Molto rari in grotta, si rinvengono qualche volta presso detriti organici in punti secchi e polverosi. L'unica specie identificata il Liposcelis terricolis Bad. • eutroglofilo della Grotta dei Colombi no 80 Li. HEMIPTERA Non si hanno reperti effettuati nell'interno delle grotte, l'unica citazione si riferisce a Velia major Put. raccolta nell'acqua presso l'imbocco della Grotticella di Canascra no 132 Li a Genov'a Nervi. COLEOPTERA E' l'ordine meglio rappresentato. Delle nostre caverne si conoscono cinquantadue forme specie e sottospecie, di queste ben venti sono troglobie, 13 troglofile e 19 troglossene. Duvalius doriae Fairm. : Grotta di Cassan a no 65 Li; Grotta del Ginepro no 66 Li; Grotta Grande di Pignone no 36 Li. Duvalius doriae ssp. ligurie us Dieck : Ca v erna Spadoni no 68 Li; Grotta del Tasso no 70 Li; Grotta di Acquasanta no 71 Li; Bocca Lupara 74 Li. Duvalius doriae ssp. casellii Gestro : Grotta Regazzala no 174 Li; Grotta della Fa ta no 230 Li. Duvalius doderoi Gestro : Tann-a da Suja no 5 Li; Tann-a da Dragunea no 6 Li; Pertzo do Cant no 7 Li; Tann-a da Scaggia no 15 Li; Tann-a de Fate no 17 Li; Tann-a do Santo no 63 Li; Grotta Valdettaro no 129 Li; Tann-a de Strie no 130 Li; Tann-a da Reixe no 132 Li. Duvalius ramorinii Gestro : Tre no 9 Li; Tann-a do Drago no 10 Li; Tann-a do Balou no 11 Li; 0 Buran no 14 Li; Grotta Sup. di Iso no 119 Li; Grotta di Turbi no 61 Li. Duvalius ramorinii ssp. franciscoloi Sanf. : Grotta del Verde D0 13 Li. Duvalius canevae Gestro : Arma Poilera no 24 Li. Duvalius canevae ssp. solarii Gestro : Grotta di S. Antonino no 30 Li. Duvalius canevae ssp. apennin us Gestro : Grotta delle .Conche no 93 Li; Grotta Taragnina no 105 Li Grotta del Vallonasso no 253 Li; Grotta della Ma-' . donna no 40 Li; Buranco delle Dotte no 39 Li; Tana Rimilegni no 163 LI; Tana di Spttari no 183 Li. Duvalius spagnoloi Gestro : Grotta della Giaccheira no 3 Li; Tana Bertrand no 104 Li; Grotta del Badalucco no 4 Li. Glyphobythus doriai Schauff. : Caverna Spadoni no 68 Li; Grotta del Tasso no 70 Li. Glyphobythus doriai var. pachypus Dod.: Caverna Spadoni no 68 Li. Glyphobythlls vaccai Dod. : rma Poilera no 24 Li; Grotta di Verzi no 91 Li. Glyphobythus vaccai ssp. Bensae Dod. : Arma de Fate D0 33 Li; Arene Candide no 34 Li; Tana dello Scopeto no 86 Li; Grotta della Cava di Martinetto no 155 Li. Parabathyscia doriai Fairm. : Caverna Spadoni no 68 Li. Il

PAGE 82

162 NINO SANFILIPPO [12] Parabathyscia doderoi Fairm : Tann-a da Suja no 5 Li; Pertzo do Cant no 7 Li; Pertzo do Paolin no 8 Li*; Tann-a da Scaggia 0o 15 Li; Tann-a de Fate no 17 Li; Tann-a do Santo no 63 Li. Parabathyscia tigullina Bin. : Tann-a de Strie no 130 Li. Parabathyscia ligurica Reitt. : Tana dello Scopcto no 86 Li. Parabathyscia spagnoloi Fairm. : Gratta della Giaccheira no 3 Li. Parabathyscia spagnoloi var. brevipilis Dod. : Gratta di Badalucco no 4 Li; Tana Bertrand no 104 Li. Specie degne di nota sono : lo Sphodropsis ghilianii Schaum., noto in Liguria solo di se de ipogea e precisamente dell' Arma Poilera no 24 Li, c dovc si rin!iene abbastanza frequente, della Grotta Cornarea no 252 Li, della Grotta del Vallonasso no 253 Li* dove Codd raccolse un solo es. il 30/XI/52. La Bathys ciola pumilio Reitt. comunissima alla Tann-a do Bal ou no 11 Li, e l' Atheta linderi Bris. dell' Arma Poilera no 24 Li. TRICHOPTERA Si raccolgono spesso nelle nostre grotte specialmente in quelle con rusccllo e molto umide. Sono state finora raccolte sette specie di cui sei subtroglofile. La pi interessante senza dubbio la Monocentra lepidoptera Ramb., eutroglo:fila, che nella gratta della Scaggia no 15 Li corn pie l'intero cielo di sviluppo. HYMEN OPTERA Ordine pochissimo rappresentato nelle grotte liguri, si conoscono solamente quattro specie tutte troglossene. LEPIDOPTERA Sarebbe interessantissimo conoscere meglio la biologia e l'cologia delle specie che hanna spiccato troglofilismo, purtroppo i nostri dati sono tutt'ora scarsi essendo stato quest'ordine per lunga tempo trascurato dagli speleologi. Si conoscono 12 specie di cui sette subtroglofile quattro troglossene e una eutroglofila, la Monopis lombardica Hering della Tann-a do Lou no 173 Li* a Pitelli pressa Spezia, dell' Arma Poilera no 24 Li e delle Arene Candide no 34 Li. DIPTERA Molto frequenti in gratta, anche nelle parti pi interne si rinvengono adulti appartenenti al gen. Phora e larve di moite specie nel guano, su pipistrelli morti et su detriti. vari. Purtroppo tutto il materiale raccolto an cora in determina ta e ben poco possiamo dire. Si conoscono finora otto specie di cui tre . sono. Nycteribidi parassiti di Chirotteri. Una specie nivicola, molto interessante, appartenente al gen. Chionea* stata raccolta dall' A. al Buranco Rampiun no 232 Li sul M. Melogno nel Finalcse. NISCOMORPHA Prediligono i detriti lcgnosi molto umidi. Due specie di cui una troglobia e l'altra eutroglofila. Spelaeoglomeris andreinii Silv. : Grotta di Verzi no 91 Li. La specie eutroglofila la Gervaisia ormeana Verh. dell'Arma Poilera no 24 Li. SYMPHILA Una sola specie subtroglofila. [13] FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 163 NE:MATOPHORA 1 b t tt della Liguria occidentale (1). Cinque specie di cui tre trog 0 Ie, u e d . p . o 10o Li Arma Poilera Antltroherposoma hyalops Latzel : Arma CI C n o 93 Ll. Tana Lubea no 24 Li; Arcnc Candide no 34 Li; Tana delle one e n ' no 47 Li. l. T Lubea no 47 Li. Anthroherposoma augustum ssp. caecum Latze : . Anthroherposoma mirabile Manfr. : Gratta Star1cco n 136 LI. . . f t 'd. 'mus Sa vi raccolto in tre Le specie cutroglofile sono 11 Calllpus oe ' lss.' . della Gratta grotte del Finalese e il Callipus longobardus ssp: llgurlnus V delle Trc Tann-e no 9 Li e di ale une grotte del Finalese. PoLYDESMOIDEA . h d s e Polydesmus, abbastanza Sette spccie cutroglofile dei genen Brac Y esmu . 'd' Ricordiamo il . . . d t 'ti legnosi in punh umi 1. frequenb sotta 1 sass1 e pressa e ri . o 34 Li. il Polydesmus bar-Polydesmus dismilus Berl. delle Arene Candide n F' 1 ' • il Brachydesmus berii Latzel di alcune grotte del Genovesat? e del Ina ese, subterraneus della Tann-a da Reixe no 132 L1. SCOLOPENDROMORPHA b . Ver b. della . Tann-a da Una sola specie, troglossena, il Crytoos um rlcus Rcixe no 132 Li. LITHOBIOMORPHA . tte frequen ti sotta i sassi, Sono i Miriapodi pi comuni nelle nostre gro , . d. D. . otto specie eutrogloftle sono pressa il guano e i detriti legnosi purch umi 1 ICI t . 1 Bothropolys lon-per ora citatc, devono essere pero pi numerose. Fra e 1 • •8 Mein pure p n o 24 L' l'Archilithobzus r1cusp1 ' g1cornls R1sso dell' Arma o era n I,. . o 91 Li. il Lithobius pusillus dell' Arma Poilera no 24 Li e della Grotta dl Verzl n ' o 10 Li. il Litho-Latz. della Tann-a da Suja n 5 Li e della Tann-a nT nn-a' de Balou bi us ligusticus Silv. della Tann-a do no 10 . Ll, de Il e t: del Ginepro no 11 Li; il Lithobius (Polybothrus) excellens Sllv. e a ro a no 66 Li. JULIPHORMIA . t te nelle nostre caverne. Comuni in sede epigea si ritrovano p1uttos o raramen . d . 'fi t tamente troglob1a e apparUna sola spec1e non ancora ben 1denh ca a cer L' tenente al genere Blanjulus stata raccolta alla Grotta Staricco no 136 1 ' N OTOSTYGMOPHORA • 1 trata L molto diffusa, Una sola specie subtroglofila, la Scullgera co eop ., . tt citada di una gratta dell'Isola Palmaria, di grotte del Genovesato e . di g;o he di Savona. Normalmente si trovano pochi individui erranti sulle pareh, qua c e volta pero appare assai numerosa. PsELAPHOGNATA Una sola specie eutroglofila del genere Polyxenus, citata della gratta di S. Antonino no 30 Li. (1) Un'altra specie di Anthroherposoma stata raccolta alla Grotta del no 253 Li* e sara prossimamente descrita dalla D. ssn l\fanfredi. Anthroherposoma ID gran numero sono stnte ruccolte dall' A. al Buranco Rnmpiun, no 232 Li.

PAGE 83

; 1 ,, i 1 1 1 ' 1' ; 1 ' 1 '\ =li 1 1' 'i' (r. Ir, ;/ 164 NINO SANFILIPPO [14] ARANEINA Ordine ben rappresentato nella nostra fauna. Per delle trentad citate almeno diciotto sono troglossene una sola troglobz'a 17 ue specie L ' e eutrogl fil eptoneta franciscoloi Di Cap. : Arma Poilera no 24 Li Arm , 0 1 e. no 29 Li; Arene Candide no 34 Li. ' a dell Acqua Tra le eutro?l?file pi specializzate abbiamo tre specie appart . al gen. Nestzcus, tra cm Il Nesticus menozzi Di Cap raccolto alla c enenh doni alla Ta d s averna Spa '. nn-a a UJa, al Pertzo do Gant e alla Tann-a de Fate. Il Nest. E.s., .. con la var. italicus Di Cap., ditfusissimo nelle grotte della zc.w; orientale a plu raro in quelle della Liguria occidentale. Ricordiamo pure .1 Lzg. rappresentato da tre specie, il gen. Pholcus da due specie il 1 gen. narza da tre specie. ' gen. TegePsEunoscoRPIONIDEA Si . frequentemente presso il guano, ma anche sotto i sassi e presso detnh legnosi. Sono citate ventun specie di cui due cole sicuramente le altre le considero tutte eutroglofile, per questa attribuz mcerta a forse an 1 It . •one . .c te a re spec1e potrebbero essere cons1derate troglobie. Roncus llgustzcus Bei er : Tana dello Scopeto no 86 Li. Eh' . hh P zppzoc onzus troglophilus Bei er : Tana dello Scopeto no 86 Li. ali le spec1e eutroglofile citiamo : Ephippioclzthonius gestroi E.S. raccolto ;upara: da Suja, Arma Poilera, Grotta di S. Antonino, Arene C t t ' G otta di Verz1. Il gen. Chthonius rappresento da sei specie tra cui il . 1 Ce ssp. concii Beier della Grotta delle Arene Candide no 34 L . 1 G mzcrophthalmus liguricus Beier, della Tann-a do Drago no 10 Li d 111 ' roUa del Verde no 13 L' d Il ' e a G tt G d . . I, e a Tann-a da Reixe no 132 Li; il C: lanzai della Nro a ran e Pignone no 36 Li. Il gen. Neobisium con tre specie tra cui il R cavernarum och della Grotta Su p. Di S. Lucia no 58 Li nel Fin alese II gen e o;cllus tra cui il R. luci{agw; della Tann-a do Balou 11 Ll e a ro a I erz1 no 91 L 'l R [" E S 1 Genovesato d 1 p I, I • 1 a zcus •. . ra eco to zn varie grotte del 01 d . 1 e e malese. II R. (Parablothrus) gestroi Beier, conosciuto finora s o 1 a cune grotte di Sp . R' d . elemento al fil ez1a. Icor o 1nfine il Garypus lezmntinus Navas* Tana delle t' nouovo la fauna italiana e raccolto dall'A. il 2/9/51 Framura. a e 0 23 3 Lz, che si apre vicinissima al mare sulle scogliere di SCORPIONES Una specie subtro 1 fil t. . . . g 0 a, Euscorpius carpaticus concinnus C.L.K. e E. car-pa zcus nzczenszs C.L.K. di alcune grotte del Genovesato. PILIONES Si rinvengono piuttosto rarame t . . . . . subtroglofile tutte d Il L' . n .e ID grotta di cm SI conoscono sei specie, ' e a 1gur1a Onentale T t I Dicranolasma tra cui la D o r . . re specie appar engono a gen. ' pz zonozdes C.L.K. della Grotta Valdettaro no 129 Li. A CARI Solo una piccola parte del materi 1 sono state identificate b 38 . a e raccolto e stato esaminato ed ID questo en specie. Qualcuna pres t a gg Jizzazione come ad e 'l R . . en a un ma wr specias. 1 gen. hagzdza nel corn 1 t tt derarsi eutroglofile Son . . . , p esso pero possono u e conszqualcuno pa rassi ta di 0 sopratutto nei detriti legnosi e sul guano, [15] FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 165 Tra le specie raccolte abbiamo : Rhagidia clavifrons Can. della Grotta Poilera no 34 Li; Eugamasus furcatus Can. della Tann-a da Reixe no 132 Li; Belba berlesei Mich. della Grotta di S. Antonino no 30 Li; Belba geniculata Can. della Tann-a da Reixe no 132 Li e del l'Arma Poilera no 34 Li; Dameosoma splendes Koch e D. minus Paoli della Tann-a do Drago no 10 Li; Ixodes vespertilionis Koch, citato di numerose grotte di Genova e di qualcuna del Finalese; Macrocheles penicilliger Berl. della Grotta Grande di Pignone no 36 Li; Oppia parva Lomb. della Tana da Bazura no 55 Li; Parasitus coleoptratorum Latr. della Tann-a da Reixe no 132 Li; Rhizoglyphus sportilionoides Lomb. della Tana da Bazura no 55 Li. .MOLLUSCA STYLOMMATOPHORA Otto specie citate, subtroglofile o eutroglofile. La pi diffusa l'Oxychylus draparnaldi Beek. ( = lucidum), conosciuto di cinque grotte di Spezia, di una tre11tina del Genovesato e di undici del Savonese. Le altre specie si rinvengono invece solo sporadicamente in grotta. CORDA TA URODELA Tre specie rinvenute in grotte liguri, di queste una sola ha spiccato troglofilismo : l'Hydromantes genei italicus Dunn. che stato raccolto in tre grotte di Spezia, in ventitr del gcnovesato e in una decina del Le altre due specie, Salamandrina terdigitata Lac. e Sala.mandra maculosa Laur. sono conosciute solo di alcune grotte dei dintorni di Genova. 'ANURA Quattro specie raccolte di cui due subtroglofile : Bufo viridls Laur. e Bufo bufo L. di grotte del Genovesato. II Peltodytes punctatus Dan. di una grotta del Finalese e Runa sp. di una grotta dei dintorni di Genova possono considerarsi troglosseni afiletici. PHIDIA Una sola specie, Tropidonotus natrix L. della Tana da Ciocca no 133 Li, reperto evidentemente accidentale. CH IR OPTERA Dieci specie sono state raccolte in grotte liguri. Sono assai comuni e si rinvengono, qualche volta in grandi colonie, pi spesso isolati, in quasi tutte le grotte specialmente s estese. La specie che si rinviene pi frequentemente il Rhynolophus ferrum-equiIuzm ferrum equinum Schr. citato di venticinque grotte. Pure abbastanza comune il Rhynolophus euryale BI. conosciuto di sei grotte; entrambe le specie sono diffuse in tutta la Liguria. Ricordiamo ancora il Rhynolophus hipposideros minimus Heugl. raccolto solo in alcune grotte della Liguria centro-occidentale; il Myotis myotis Borkh., raro e raccolto solo in una grotta di Genova e in una Finalese. l f 1

PAGE 84

166 ELENCO DELLE G [16] ROTTE LIGURI :!enncfate in ordine geografic CON FAUNA TROGLOBIA • S a un a troglob o, da . pezia 20 di G Ia, che am oriente o . 22 di Savona e 3 . montana a verso accidente, tutte le tra e data prima la 1 dl. Imperia. 57, e precisamente : 12 di . esi Indlca la tavolett ongihtdin ghezza, Sv. sviluppo. a al 25 000 dell'I e poi la latitudine la Iocalit E' data la •t .l\f. Q . ' Cl az1one bibliog fi ' significa quota L. Iuntrovarsi anche la dra della PUbbr . , s 1 relativi alle grotte di S della c pi recente e dave ono rlassunti dalla publicazion pezia sono dell'A _avita e l'elenco faunistico. . II da ti relativi alle grotte sune grotte . di Ge quelli delle grotte di Genova ml sono stati gentilmente f .. 1 Savona Per 1 nova (SANFILIPPO, 1950). ornitl dall'ing E Ce quau non citata b"bl" fi onn c . 1 xogra a he senhtamente ringrazio. G t LA SPEZIA ro ta della Fa ta no 230 L. . C . z. -Amegli unxcolo ascendent a-(Leric") la fauna ipogea. e percorso da 2030'10" 44004'06"Q. 100 Coleoptera : Dzzvalius d . perenne, ambiente ottimo per Isopoda : Spelaeonethes orzae casellii Ges . Grotta Regazzala no 174 . mancznzz Brian; comtro, abbastanza frequente. Q 120 Lz. -Pitelli une. -Ingresso a po . (Vezzan L' Coleoptera . Duval" dzzo, lmbocco attual o xg.) 2034'21" 44005'43" uzs oriae mente 0 t Grotta dell'A ssp. casellii G s ruito. 4 cqua Santa no 71 L. estro. 4'28" _ Q 15 1 • -Acq Cun 1 uasanta (L guano, concrezioni a . ICa o ascendente -a Spezia) 2038'15" -Isopoda : Spel ' mbiente ottimo. percorso da ruscello perenne, A aeonethes ma . . . nphipoda . Niph ncznu Brian. fr C 1 argus sp . abb ' equente o eoptera-: Duvalius do .. , astanza frequent . C rzae ssp Ug . e. averna Spadoni no 68 L. . . urzcus Dieck; raco. Q. 200 _ 1 z. Fabiano _ 4-5 . mbocco 0,50 X 1 in (La Spezia) 2o 39'01" 44o 05'27" -m., non malt ' un muro a di un seconda im o estesa, rimaneggiata d secco, inizia con un pozzo di resse faunist bocca per usarla come la guerra con l'apertura Coleopte . IDco. . ri ugw, presenta armai poco inte-ra . uvalzus doriae . anni. ssp. lzguricus Dieck. non pi raccolto da moiti Glyphobythus doriai S h Glyphobythus doriai auff. Parabathyscia doriai F;: pachypus Dod. non pi raccolti. Grot!a del Tasso no 70 Li. _ Nel Irm.; 1 es raccolto dall'A. il 23-Xl-52. Identificata. Citata da Bensa di Fabiano, piccola cavit non ancora Coleoptera : Duvalius d . ' • p. 23. orzae ssp lig . Glyphobythus doriaf Dieck. Gratta della Madonna no 1 L. uff. z.-Cave Reb Q. 25 -lmbocco chiuso d occo-(La Spezia) 2u 39'10"-44 06'47" o t d a una porta 't' ccupa o a acqua; gi attrezi7 t ' cav1 a a pozzo pr. 18 m. con fondo z'o . C d' . . a a scopo t . t' , . 1 Dl. on lZIODI trofiche pess. ur1s Ico, e ncca di belle concre-Isopoda : Spelaeonethes . ll r1an; raro. ---[17] FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 167 Bocca Lupara no 74 Li.-Chiappa -(La Spezia) 2 39'22" 44 07'15"Q. 120 -Chiusa da un cancello, fu adibita a rifugio durante la guerra. Vasto ambiente percorso da ruscello perenne, ricca di guano e detriti legnosi un ottimo ambiente per la fauna, 25 sono le specie finora raccolte. Isopoda : Spelaeonethes mancinii Brian; comunissimo. Anphipoda : Niphargus sp.; frequente. Coleoptera : Duvalius doriae ssp. ligrzricus Dieck.; frequente. Grotta della Taglia rzo 79 Li. -Pegazzano Biassa -(La Spezia) 2o 39'47" 44o 06'03" -Q. 210 -Galleria discendente lunga oltre 200 m.; pozzette d'acqua, depositi di guano e detriti legnosi ne fanno uno degli ambienti ipogei pi interessanti della zona. lsopoda : Spelaeonethe, mancinii Brian; molto frequente. Budellurzdiella sanfilippoi Brian; due soli es. raccolti. 1 Grotteschi no 175 Li. -Pegazzano Bi'assa -(La Spezia) 2 30'50" 44o 05'54" -Q. 125 -Grotticella a pozzo profonda una decina di metri. Essendo nella cava di Biassa stata semidistrutta per estrarre le concrezioni a scopo industriale. Isopoda : S pelaearzethes mancinii Brian; molto comune. Grotta Grande di Pignorze no 36 Li. -Pignone -(Beverino) 2o 43'44" 44o 10'33" -Q. 190 -Imbocco 10 x 5 di altezza, vasto antro, poi spaccatura a pi ripiani lunga 190 m. Rigagnolo interna, pozze di stillicidio, vastissimi depositi di guano e detriti legnosi contribuiscono a formare un ambiente quanta mai interessante perla fauna ipogea. (Bibl. CoNCI e FRANCESCHI, 1953, pp. 43-4 7). Anphipoda : Niphargus stygius ssp. speziae Schell.; raro. Cpllcmbola : M esacorutes cionii Denis. Coleoptera : Duvalius doriae Fairm.; raro. Grotta del Ginepro no 66 Li. -Cassana -(Levanto) 2 45104" 44o 12'16" Q. 220 Vasta ed intricata cavit, molto umida ma scarsa di risorse trofiche. Coleoptera : Duvalius doriae Fairm.; molto raro. Grotta di Cassana no 65 Li. -Cassana -(Levanto) 2o 45'30" 44o 12'34" Q. 190 Si apre in un bosco di castagni; bench piccola molto umida ed un ottimo ambiente per la fauna. Coleoptera : Duvalius doriae Fairm.; comune. GENOVA Grotta Valdettaro no 129 Li. -Rapallo -(Rapallo) 3 13148" 44 20'52" -Q. 35 -L. 27 -Imbocco con cancello, galleria orizzontale con pozzo interna, ambiente ottimo; 13 specie segnalate. Bibl. SANFILIPPO, 1950, P 34. Coleoptera : Duvalius doderoi Gestro; raro. Tann-a de Strie 11 130 Li. S. Pietro di Novella -(Rapallo) 3 14'33" 44o 22'22"Q. 105L. 20Cunicolo, al fonda piccola cameretta, umida, detriti; 18 specie. Bibl. SANFILIPPO, 1950, p. 35. lsopoda : Spelaeonethes mancinii Brian; comune. Coleoptera : Duvalius doderoi Gestro; molto raro. Parabathy.cia tigullina Bin.; molto raro.

PAGE 85

168 NINO SANFILIPPO [18] Tann-a da Reixe no 132 Li: Carsi -(Torriglia) 3 21'31" 44o 32'45" Q. 875 L. 35 -Galleria discendente, umida con guano e detriti legnosi; 36 specie. Bibl. : o.c., p. 36. Isopoda : Spelaeonethes mancinii Brian. doder'Oi Gestro; raro. Tann-a do Santo no 63 Li: M. Cordona -(Nervi) 3'45" 44'18" -Q. 600 -L. 20 -Galleria con due imbocchi, umida solo nella parte pi interna, scarsi i detriti e il guano; 12 specie. Bibl. : o.c., p. 26. Coleoptera : Duvalius doderoi Gestro. Parabathyscia doderoi Fairm.; non pi rinvenuti. Tann-a da Scaggia no 15 Li: Scaglia, Val Bisagno (S. Olcese) 3'46" :-44026'06" -Q. 300 -L. 50 -Cunicolo leggermente sinuoso percorso da ruscello pressoch perenne, una delle grotte pi interessanti della Prov. di Genova; 41 specie. Bibl. : o.c., p. 22. Tricia di da : Dendrocoelum beauchampi Del Papa;. me no corn une che alla grotta di Cavassola si rinviene nella parte inferiore dei sassi immersi in una pozzetta al 46o m., 1 es. adulto stato pure raccolto sotto un sasso in luogo molto umido (1). Isopoda : Sanfilippia concii Brian; molto rara e Iocalizzata al 42 m. Spelaeonethes mane in ii Brian; 1 solo es. raccolto. Anphipoda : Niphargus sp.; corn une nel ruscello. Coleoptera : Duvalius doderoi Gestro; abbastanza frequente. Parabathyscia doderoi Fairm.; corn une. Grotticella di Canascra no 152 Li. S. Ilario _ (Nervi) 3'15" 44'03" -Q. 120 -L. 15 -Chiusa da un cancello; sorgente perenne tutta occupata dall'acqua, 3 specie. Bibl. : o.c., p. 39. Anphipoda : Niphargus sp.; comune. Tann-a da Suja no 5 Li. -M. Fascie (S. Olcese) 3'00" 44'20" -Q. 582 -L. 67 -Cunicolo con ruscello perenne, ricca di guano; 36 specie. Bibl. : o.c., p. 13. Anphipoda : Niphargus sp.; comune. Coleoptera : Duvalius doderoi Gestro; abbastanza frequente. Parabathyscia doderoi Fairm.; comune. Grotta di Cavassola no 125 Li. -Prato _ (S. Olcese) 3'03" 44'08" -Q. 120 -L. 10 ...:_ Galleria artificiale di 90 m., al centro fenditura naturale con sorgente perenne. Bibl. : o.c., p. 32. Tricladida : Dendrocoelum beauchampi Del Papa; comune. Anphipoda : Niphargus sp.; comune. Pertzo do Gant no 7 Li. -Cresta M. Moron -(Nervi) 3'21" 44'07" Q. 525 -L. 17 -Cunicolo con sorgente perenne, piccolo' deposito di guano; 14 specie. Bibl. : o.c., p. 15. Anphipoda: Niphargus sp.; raro. Coleoptera : Duvalius doderoi Gestro; non raccolto da noi. Parabathyscia doderoi Fairm.; rarissima. Pertzo do Paolin no 8 Li. -M. Fascie -(Nervi) 3'25" 44'45" -Q. 615-L. 15-Cunicolo percorso da ruseello; 23 specie. Bibl. : o.c., p. 16. Anphipoda : Niphargus sp. : molto raro. Coleoptera : Parabathyscia doderoi Gestro : 1 es. raccolto d'all'A. il 24-2-52. (1) Il materiale di questa grotta non stato ancora esaminato dallo : ritengo pero trattarsi di questa specie, distando la Iocalit tipica circa 2 km in hnea d'ar1a. [19] FAUXA CAVERNIC9LA LIGURE 169 Tann-a de Fate no 17 Li. -Creto (S. Olcese) 3'40" 44'15" -Q. 580 L. -Cunicolo sin uoso percorso da ruscello perenne, guano; 22 specie. Bibl. : o.c., p. 24. Isopoda : Spelaeonethes mancinii Brian; raro Anphipoda : Niphargus sp.; comune. Coleoptera : Duvalius doderoi Gestro; raro. Parabathyscia doderoi Fairm.; abbastanza corn une. Tann-a da Dragunea no 6 Li. -Genova Begato (Sestri Poo.) 3'58'' 44'04" Q. 250 -L. 100 -Corridoio leggermente sinuoso, termina con un sifone, talvolta percorso da un ruscello; 26 specie, Bibl., o.c., p. 14. Isopoda : Spelaeonethe.-; mancinii Brian; comune. Anphipoda : Niphargus sp.; comunc. . Colcoptera : Duvalius doderoi Gestro; citato, mai raccolto da noi. Grotta Sup. di Iso no 119 Li. -Isoverde (Busalla) 3'14" 44'56" Q. 300 -L. 24 -Gallcria con diramazioni, pozzette di stillicidio, guano scarso; 15 specie. Bibl. : o.c., p. 29. Coleoptera : Duvalius ramorinii Gestro; un solo es. raccolto. Tann-a do Drago no 10 Li. -Isoverde (Busalla) 3115" 44'56" Q. 320 -L. 28 -Galleria, poi pozzo di 5 m., poi salone subcircolare; umida, guano; 26 specie. Bibl. : o.c., p. 18. Coleoptera : Duvalius ramorinii Gestro; molto raro. Tann-a do Balou no 11 Li. -Isoverde (Busalla) 3135"' 44'16" -Q. 375 -L. 20 -Galleria, poi dislivello di 6 m., poi camerone di 10 X 4, umida con guano e detriti legnosi; 49 specie. Bibl. : o.c., p. 19. Coleoptera : Duvalius ramorinii Gestro; prima comunissimo si rinviene ora solo di rado. Tre Tann-e no 9 Li. -Isoverde (Bussalla) 3135" 44'16"Q. 380 -L. 23 -Tre imbocchi a pozzo, pol fenditura, umida, poco guano .verso il fondo; 28 specie. Bibl.: o.c., p. 16. Coleoptera : Duvalius ramorinii Gestro; molto raro. 0 Buran no 14 Li. -Isoverde (Busalla) 3"47' 44'54" -Q. 270 : L. 68 -Pr. 35 -Pozzo verticale ad imbuto prof. m. 16, poi due gallerie, umida, detriti legnosi; 16 specie. Bibl.: o.c., p. 22. Anphipoda : Niphargus sp.; un solo es. in una pozzetta. Coleoptera : Duvalius ramorinii Gestro; un solo es. raccolto. Grotta del Verde no 13 Li.-Isoverde-(Busalla) 3 35'56"44'45"Q. 300 L. 50 -Imbocco ristretto, poi due cunicoli dei quali uno percorso da ruscello perenne, risorse trofiche scarse; 16 specie. Bibl., o.c., p. 21. Coleoptera : Duvalius ramorinii ssp. franciscoloi Sanf. non rinvenuto dai 1949. Tann-a do Brigfdun no 128 Li. -M. Gazzo (Sestri Pon.) 3S'22" Q. 170 -L. 34 -Fenditura larga 1 alta 5, poco umida; 22 specie. Bibl.: o.c., p. 33. Isopoda : Spelaeonethes mancinii Brian; raro. Tann-a de Turbi no Gt Li. -Torbi (Busalla) 3'24" 44'15" Q.-560 L. 18 -Antro con breve cunicolo terminale, poco guano, risorse tro-fiche scarse; 5 specie. Bibl. : o.c., p. 25. . Coleoptera : Duvalius ramorinii Gestro; citato, mai raccolto da nol.

PAGE 86

170 SANFILIPPO [20] SAVONA Arma de Fate no 33 Li. -Rio Ponci -Finale Lig.) 4'05" 44'45" -Q. 240 L. 200 circa. Bibl. BERNABO BREA, 1947, p. 69. Isopoda : Finaloniscus franciscoloi Brian. Coleoptera : Glyphobythus vaccai ssp. Bensae -Dod. .4.rma di Ponci no 100 Li . ...:.._ Rio Ponci -Finale Lig.) 4'05" 44'38" -Q. 260 L. 30 circa. Nematophora : Anthroherposoma hyalops Latzel. Grotta di S. Antonino no 30 Li.-Finalborgo-(Finale Lig.) 4'50"-44'37" Q. 283 L. 40. -Cunicolo sinuoso con diramazioni c, sala, umido, risorse trofiche scarse. Bibl. AscENSO, 1950, p. 78-80. Isopoda : Trichoniscus (Spiloniscus) voltai Arc. Buddellundiella caprai Brian. Coleoptera : Duvalius canevae ssp. solarii Gestro. Grotta delle Arene Candide no 34 Li. -M. Caprazoppa -(Finale Lig.) 4'34" 44'42" -Q. 110 L. 420 Sv. 677 -E' la pi vasta cavit ligure, da un amplissimo vestibolo con trc imbocchi si passa in una serie di cunicoli che si aprono in vasti saloni interni. In parte secca e povera di risorse trofiche. Bibl. CoNci, 1952, p. 1-12. Isopoda : Buddelundiella caprai Brian. Coleoptera : Glyphobythus vaccai var. bensae Dod. Nematophora: Anthroherposoma hyalops Latzel. Arma dell'Acqua no 29 Li.-Valle dell'Aquila-(Finale Lig.) 4'53"-44o11'45" Q. 260L. 35-Bibl. BERNAB BREA, 1947, p. 47. Araneina : Leptoneta franciscoloi Di Cap. Grotta del Buio no 27 Li. -Montesordo -(Calice Lig.) 4'10" 44'48" -Q. 181 L. 385 -Galleria percorsa da ruscello di notevoli dimensioni, scarsi detriti e guano. Bibl. BERNAB BREA, 1947, p. 51. Anphipoda: Niphargus sp. Arma do Principa no 26 Li. -Montesordo -(Calice Lig.) 4'14" 44o11'54" Q. 240 Bibl. BERNABO BREA, 1947, p. 50. Isopoda : Buddelundiella caprai Brian. Arma Poilera no 24 Li. -Montesordo -(Calice Lig.) 4'19'' 44'58" -Q. 280 L. 300 circa -L'imbocco da in una vasta sala superiore dove al termine si apre una voragine a piano inclinato profonda 40 m., in fondo a questa altra vasta sala detta Plateau con un pozzo che porta alla galleria terminale. Ambiente interessantissimo, ricco d'acqua, di guano e detriti vegetali; 66 specie raccolte. Bibl. FRANCISCOLO, 1951, p. 40-53. Isopoda : Buddelundiella caprai Brian. Anphipoda : Niphargus sp. Coleoptera : Duvalius canevae Gestro. Glyphobythus vaccai Dod. Nematophora : Anthroherposoma hyalops Latzel. Araneina : Leptoneta franciscoloi Di Cap. Arma della Rocca di Perti no 98 Li. -Finalborgo -(Calice Lig.) 4o08'36" 44'35"Q. L. 52Sv. 90. Isopoda : Buddelundiella caprai Brian. [21] FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 171 Grotta Staricco no 136 Li. -Borgio (Loano) 4'53" -Q. 32 L. 86. -Imbocco con cancello. A tre ripiani distinti raggiunge la prof. di 29 m.; ricchissima di concrezioni. In fon do grande lago di 20 m. di larghezza. Bibl. Conn, 1949, p. 15. Isopoda : Buddelundiella caprai Brian. Nematophora : Anthroherposoma mirabile Manfr. Gratta di Verzi no 91 Li. -Ortari (Loano) 4'52" 44'22.r.t -Q. 160 L. 80 Sv. 150 Stretto corridoio poi vasto salone semicircolare, molto umida, pozzc d'acqua, talvolta un ruscello esce all'esterno. Depositi di guano. dctriti legnosi, arnbiente ottirno. Bibl. Conn, 1949, p. 18. Isopoda : Trichoniscus (Spiloniscus) voltai Arch. Buddelundiella caprai Brian. Buddelundiella borgensis Brian. Coleoptera : Glyphobythus vaccai Dod. Oniscomorpha : Spelaeoglomeris andreinii Silv. Tana delle Conche no 93 Li. -Magliolo (Calice Lig.) 4'49" 44'39" Q. 480 -Vasta galleria ascendente percorsa da un torrentello con pozze notevoli, concrezieni, piccoli depositi di guano, ambiente ottimo. Isopoda : Buddelundiella biancheriae Brian in litt. Anphipoda: Niphargus sp. Coleoptera : Duvalius canevae ssp. apenninus Gestro. Nernatophora : Anthroherposoma hyalops Latzel. Tana da Bazura no 55 Li. -Toirano (Zuccarello) 4 15'06" 44o. 08'12" -Q. 190 -L. 160 circa Accessibile fino a pochi anni or sono per soli 60 rn., a seguito dell'apertura di un diaframma costituisce ora . pi vasti e belli ambienti sotterranei liguri. Laghi interni e deposlt1 di guano lo rendono biologicamente interessantissimo. Copepoda : Cyclops (Dyacyclops) franciscoloi Brian. Anphipoda : Niphargus sp.; comunissimo, visibilmente differenziato dalla specie che si rinviene nelle altre grotte. Gratta della Cava di Martinetto no 155 Li. -Martinetto -(Finale Lig.) 4'56" 44'18'"'Q. 86 -L. 83. Isopoda : Buddelundiella caprai Brian. Coleoptera : Glyphobythus vaccai var. bensae Dod. Tana Lubea no 47 Li. -Toirano (Zuccarello) 4'28" 44'45" -Q. 390 -Sv. 86. Nematophora : Anthroherposoma hyalops Latzel. Anthroherposoma augustum ssp. caecum Latzel. Buranco Rampiun no 232 Li. -M. Melogno (Calizzano) 4'35" 44'32" Q. 1130 Pozzo verticale ad imbocco ampio, profondo 65 metri, fondo occupato. da detriti vegetali. Umidissima. Nematophora : Anthroherposoma sp.; numerosi es. non ancora studiati raccolti 1'11V-52. Tazza di Spttari 11 183 Li. -Carpenazzo (Zuccarello) 4'57" 44'19" Q. 300 L. 130 Galleria leggermente sinuosa con vasto camerone terminale, pozze di stillicidio e piccoli depositi di guano. Bibl. FRANCISCOLO, 1952, p. 61. Tricladida : Fonticola sp. Coleoptera : Duvalius canevae ssp. apenninus Gestro.

PAGE 87

172 NINO SANFILIPPO [22] Grotta della Taragnina no 105 Li. -Carpenazzo -(Zuccarello) 4'04" 44'16"Q. 330L. 40 -Andamento orizzontale. Coleoptera : Duvalius canevae ssp. apenninus Gestro. Grotta della Madonna no 40 Li. -Roveirola -(Calizzano) 4'09" 44'37" Q. 765 -L. 2,50 -lmbocco 0,40 x 0,30, poi stanzetta di 1,50 X 2 alta 1,90. Malgrado le dimensioni limitatissime, per le condizioni trofiche ottime e la stabilit climatica determinata dall'esigua apertura un'ambiente buono. Bibl. FRANCISCOLO, 1949, p. 47. Coleoptera : Duvalius canevae ssp. apenninus Gestro. Buranco delle Dolto no 39 Li. -Bardineto (Calizzano) 4'38" 44'18" Q. 717 -E' questa la sorgente di un ramo del rio delle Gore ed accessibile solamente in periodi di forte magra. Bibl. FnANCiscoLo, 1949, p. 44. Coleoptera : Duvalius canevae ssp. apenninus Gestro. Tana Remilegni no 163 Li. -Roveirola (Calizzano) 4'09 44'36" -Q. 785 -L. 21 -Vasto camerone con due imbocchi, molto umida, detriti legnosi. Bibl. FRANCISCOLO, 1949, p. 51. Coleoptera : Duvalis canevae ssp. apenninus Gestro. Grotta del Vallanasso no 253 Li. -Barbassiria -corn. Calissano (Murialdo) 4'50" 44'15'"Q. 1 000 -L. 100 circa -Cunicolo, poi vasto salone con diramazioni, molto umida con pozzette e piccolo ruscello interna, guano e detriti legnosi. Anphipoda : Niphargus sp. Coleoptera : Duvalius canevae ssp. apenninus Gestro. Nematophora : Anthroherposoma sp. Tana dello Scopeto no 86 Li. Oresine -(Nasino) 4'29" 44'54'" -Q. 460 -L. 35. Coleoptera : Glyphobythus vaccai var. bensae Dod. Parabathyscia ligurica Reitt. Pseudoscorpionidea : Roncus ligusticus Beier. Ephippiochthonius troglophilus Beier. IMPERIA Tana no 104 Li. Valle di Taggia, pressa la cima del M. Faudo. Non v1s1tata. B1bl. BENSA, 1900, p. 13. Coleoptera : Duvalius spagnoloi Gestro. Parabathyscia spagnoloi var. brevipilis Fairm. Grotta del Badalucco no 4 Li. Valle di Taggia reg. Marcurela, Badalusco. Non visitata. Bibl. BENSA, 1900, p. 13. ' Coleoptera : Duvalius spagnoloi Gestro. Parabathyscia spagnoloi var. brevipilis Fairm. Grotta della Giaccheira no 3 Li. -Rio del Corvo; Pigna _ (Pigna) 4'35" 43'51" Q. 580 Sv. 100. circa -Fenditura con dislivello iniziale di 16 m., pozzette d'acqua, piccoli depositi di guano. Coleoptera : Duvalius spagnoloi Gestro. Parabathyscia spagnoloi Gestro. [2:iJ FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 173 BREVI CONSIDERAZIONI SULLA FAUNA Prcmesso che videntemente accidentale il rinvenimento di forme altamente specializzate in ambiente accessibile all'uomo prudente andar cauti nel trarre conclusioni sulla distribuzione della fauna ipogea. A proposito di questa accidentalit nei reperti abbiamo esempi assai evidenti nella storia delle ricerche nella nostra regione, tra questi il pi notevole quello della San{ilippia concii che stata rinvenuta nella Gratta della Scaggia solo dopo una ventina di accurate visite per ricerche faunistiche effectuate in tutti i periodi dell'anno. Comunque, alla luce delle attuali conoscenze, e con un esame sommario possiamo constatare i seguenti fatti. Esiste una sostanziale differenza tra le forme troglobie rinvenute nella Liguria occidentale e quelle rinvenute nella Liguria orientale. Il maggior numero di specie troglobie si rinviene nel Finalese, il minor numero nelle grotte di Spezia. Cio che separa le due zone della Liguria il massiccio a serpentine calcescisti e anfiboliti detto Gruppo di Voltri e che risale al Mesozoico. Questo si estende da Voltri fino quasi a Savona e a Nord giunge ai margini della pianura Padana. Pi dettagliatamente vediamo che nella Lig. occ. si rinvengono frequentemente Miriapodi troglobi, tra cui il gen. Anthroherposoma che giunge fino in Piemonte dave si rinviene pure il gen. affine Criossoma (Gratta Ghiacciata del M. MoNDOL); ed i generi Spelaeoglomeris e Blanjulus, che si ritrovano sopratutto nei Pirenei e in Provenza. Questi generi sono per nulla rappresentati a oriente del Gruppo di Voltri_ Tra gli Isopodi il gen. Buddelundiella' frequente nel Finalese ed ben rappresentato da specie sicuramente troglobie; invece sporadico nella Liguria orient: con una specie eutroglofila, la B. cataractae della Tann-a a da Reixe, e una dl Spezia, B. sanfilippoi, finora considerata troglobia ma che dopo pi accurate ricerche protrebbe rinvenirsi anche in sede epigea. Nella Lig. orient. abbiamo invece quali clementi caratteristici la Sanfilippia concii, endemica del Genovesato e lo Spelaeonethes mancinii, forma non molto specializzata e con ampia area di distribuzione che va della Toscana al margine oriente del Gruppo di Voltri Il gen. Duvalius che rappresentato in tutti i grandi massicci calcarei Liguri comprende serie filetiche ben distinte; serie filetica del D. doriae per la Lig. orient. e serie filetica del D. longhii cui appartiene il canevae (nonch il gentilei pet il Piemonte) e serie fil. del D. raymondi a cui appartiene il D. spagnoloi, per la Lig. occidentale .. Anche il gen. Parabathyscia ha origini nettamente diverse a accidente e a oriente del Gruppo di Voltri Elemento tipico della Lig. occ. dove ampiamente diffusa la Dolichopoda, questa manca completamente nella Lig. orient. per ricomparire comune in Toscana. Altro fatto di natura diversa che si nota esaminando la fauna cavernicola ,, ligure il maggior numero delle specie troglofile (subtroglofile ed eutroglofile) rispetto a quelle troglossene. Cio dovuto al fatto che nelle grotte liguri, pre-

PAGE 88

174 NINO SANFILIPPO [24] orizzontali, i reperti accidentali sono rari, contrariamente a quanto avviene ad esempio in Trentino dove si hanno cavit in prevalenza verticali, che funzionano da vere e proprie trappole per le forme esterne. Sarebbe utile un raporto qulitativo e quantitativo tra le specie epigee ed di ciascun ordine, purtroppo pero questo presuppone un lungo lavoro d1 ncerche e di studio che stato solo da poco iniziato. BIBLIOGRAFIA ASCENSO (A.).-La Grotta di s. Antonino, no 30 Li.-Rass. Speleol Italiana, 1950, p. 7880, 1 fig. BENSA (P.). -Le Grotte dell'Appennino Ligure e delle Alpi Marittime. -Bol. del C.A.I. vol. XXXIII, no 66, 1900, p. 81-141, figg., 2 tav. BERTOLOTTI (D.). Viaggio nella Liguria Maritima, Eredi Potta, Torino, 1884. BEIER (M.). Zwei neuen Parablothrus Arien aus Ligurien, Ann. Mus. Cio. St. Nat. Genova, vol. LV, 1930, pp. 94-96, 2 fig. BEmn {M.).-Neue und bemerkenswerte Pseudoscorpione aus obertitalianischen Hohlen, Boil. Soc. ent. Ital., vol. LXXXIII, 1953, pp. 35-38, 3 fig. BERNABo'BREA (L.).-Le Caverne di Finale, Istit. di Studi Liguri, Bordighera, 1947, P 87, 20 tav. f. t. BINAGHI (G.). -Lo Sphodropsis Ghilianii Schaum, le sue razze e la sua diffusione nelle Alpi Occidentali, Mem. Soc. Ent. Ital., vol. XVIII, 1939, pp. 177-185, 1 fig. BINAGHI (G.). -Coleotteri cavernicoli dei dintorni Rapallo (Trechinae e Bathyscinae), Boll. Soc. Ent. Ital., vol. LXXII, 1940, pp. 13-16. BRIAN (A.). -Elenco di animali cavernicoli delle grotte situate in vicinanza di Genova, Monitore Zool. Ital., Firenze, anno XXV, no 1, 1914, pp. 8-12. BRIAN (A.).-Trichoniscidi raccolti in alcune caverne d'Italie, Mem. Soc. Ent. Ital., vol. V, 1926, pp. 170-186, 2 tav. BRIAN (A.).-Le Grotte in vicinanza di Genova, Rioista mensile del C.A.I., vol. 49, no 3, 1930, pp. 236-242, 1 tav., 13 fig.; n 4, pp. 278-286, 2 tav., 16 fig. BRIAN (A.). -Descrizione di una nuova specie di Budellundiella proviniente dalla caverna delle Arene Candide, Boll. Soc. Ent. Ital., vol. LXVIII, i936, pp. 22-27, fig. BRIAN (A.). -Determinazione di Trichoniscidi e di altri Isopodi terrestri cavernicoli (111 contributo). Mem. Soc. Ent. Ital., vol. XVI, 1937, pp. 167-225, fig. BRIAN (A.). -Res Ligusticae LXIV. -Le Grotte di Toirano (Liguria), Ann. Mus. Cio. St Nat., Genova, vol. LX, 1940, pp. 379-436, 8 tav., fig. BRIAN (A.). -Res Ligusticae LXXXIV. -Descrizione di due nuovi Cyclops di caverne Liguri (Crustacea Copepoda), Doriana, Suppl. agli Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova vol. 1, 1951, no 14, p. 8, fig. BRIAN (A.). -Descrizione di un nuovo genere di Trichoniscidae raccolto in una grotta ligure da Mario Franciscolo (Isopodo cavernicolo), Boil. Soc. Ent. Ital., vol. LXXXI, 1951, pp. 22-25, figg. BRIAN (A.). -Sostituzione di nome al gen. Marioniscus mihi (nec Bernhard) (Isopoda Trichoniscidae), Boil. Soc. Ent. Ital., vol. LXXXI, 1951, p. 48. BRIAN (A.).-Res Ligusticae LXXXV.Due interessanti specie di Buddellundiella delle grotte liguri (lsopodi terrestri) (Nota preliminare), Doriana :r> suppl. Ann. Mus. Cio. St. Nat., Genova, vol. 1, no 17, 1951, pp. 1-4, figg. CAPELLINI (G.).-Caverne e brecce ossifere dei dintorni del golfo di Spezia, Mem. R. Ace. delle Scienze lst. di Bologna, serie Vo, tomo VJo, Bologna 1896, p. 19, 2 tav. CAPELLINI (G.).-Di una caverna ossifera presso Pegazzano nei dintorni di Spezia, Rend. R. Ace. dei Lincei, classe Sc. Fis. Mat. e Natur., 1 o semestre, Roma, 1896. CAPPELLO (C.).-A Tann-a de Strie (Prima descrizione di una caverna in Val Tonnego a Rapallo). Notiziario del C.A.I., sezione ligure, 1948, no 4, pp. 13-14, 1 fig. CAPRA (F.). -Res Ligusticae LXIII. -Anellidi cavernicoli della Liguria, Ann. Mus Civ. St. Nat., Genova, vol. LIX, 1936, pp. 150-159. [25] FAUNA CAVERNJCOLA LIGURE 175 CASELLI (C.). -Speleologia, l\lilano, U. Hoepli, 1906, pp. 163 (serie manuali). CASELLI (C.). -Grotte e Caverne della Lunigiana. Parte Jo circondario della Spezia, Mem. Soc. Lunigianese G. Capellini :r> per la Storia nat. della Regione, vol. Il, fasc. III-IV, 1919-20, pp. 105-131, figg., 2 tav. • CASELLI (C.). -La Lunigiana geologica e preistorica (geologia generale cronolog1ca economica). La Spezia Libreria della Marina, 1926, p. 303, 2 tav. f. t. ConnE (E.).-Tana della (La voragine pi profonda della Liguria), Notiziario del C.A.I., sezione Ligure 1949, no 2, pp. 10-11, 1 fig. . ConnE' (E.). -La grotta di Verzi, Rass: Speleol. Ital., Anno 1, 1949, pp. 69-72, 1 fi_g.. . ConnE' (E.). -Grotta Staricco. Prima descrizione di una grotta nel Finalese, Notzzzarzo del C.A.I., sezione Ligure, 1949, n 1, pp. 15-17, 1 fig. . ConnE' (E.). -La voragine. del Rampione. -Esplorazione di une cavit recentemente scoperta nclla Liguria occidentale, Not. del C.A.I., sezione Ligure, 1952, no 3, PP 18-19, 1 fig. . • L A C d'd no 34 Li -Morfolog1a e CoNci (C.). -Res Ligusbcae LXXXIII. -e rene an 1 e, 1 12 Faun.a, Doriana, suppl. Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. Jo, no 24, 1952, PP • 1 tav. . ) R CoNci (C.) e FnANCESCHI (T.). -Le grotte di Pignone e la loro fauna (La Spez1a' ass. Speleol. Ital., Anno vo, 1953, pp. 43-49, 3 figg. L. DELLEPJANE (G.). -Guida per escursioni nelle Alpi e appennini liguri, yo ed. Sez. zg. del C.A.I., 1924, p. XXIII + 494, con cartine e panor. f. t. DEL PAPA (R.). Su un Dendrocoelum cieco della Grotta di Cavassola (Liguria), Atti. Soc. Tose. di Sc. Nat., 1\lem. vol. LIX, serie B, 1952, P 7, fig. 1 C • st N t Genova, vo • DI CAPORIAcco (L.). -1 Nesticus liguri e emiliani, Ann. Mus. w. a ., LVI 1934, pp. 395-403, fig. . A Mus DI CAPORIAcco (L.). -Res Ligusticae LXXX. -Aracnidi cavernicoli liguri, nn. Civ. St. Nat., Genova, vol. LXIII, 1950, pp. 101-110, 1 fig. . . d' ove DonEno (A.). -Materiale per lo studio dei coleotteri italiani con descrlzione 1 nu specie, Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. XL, 1900, PP c St DoRIA (G.).-Res Ligusticae 1.-1 Chirotteri trovati finora in Liguria, Ann. Mus. w. Nat., Genova, vol. XXIV, 1887, pp. 383-474. F 1859 FAIRMAIRE (L.). -Miscellanea entomologica, III0 parte, Ann. Soc. Ent. ranc., ' pp. _21-64, 1 tav. M c St Nat., FAIR MAIRE (L.). -Nu ove specie italiane del genere Adelops, Ann. us. w. Genova, vol. II1, 1872, pp. 54-55. M e Civique d 1 optres appartenant au use FAIRMAIRE (L.). Trois nouvelles especes es co e 445 _ 474 . de Gnes Ann. Mus. Cio. St. Nat., Genova, vol. XVIII, 1888, PP . . . _ ' 1 1 d 11 Parabathyscza tzgullma. FnANCISCOLO (M.). -Nota preliminare sul a arve e a B 11 S Ent. Ital., vol. Binaghi e notizie sulla Tana delle Streghe presso Rapallo, o oc. LXXVIII, 1948, pp. 51-54, 1 fig. . l'minare FRANCISCOLO (M.). -La Grotta del Capo di Varigotti. -Nota illustrahva pre 1 ' Notiz. del C.A.I., sezione Ligure, 1949, no 3, PP 7 8 , 1 fig. . . della larva d B lou n 11 Li e descrlZIOne FnANCISCOLO (1\L). -La fauna della 0 0 t' . tologiche sulla sua sede matura di Bathysciola pumilio Reitt. con no lZie eco-e . ipogea, Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. LXIV, 1950, PP 111-130: 1 flg. R . d' B d' to (Prov d1 Savona), ass. FRANCISCOLO (M.). Su alcune grotte del dmtorm 1 ar me Speleol. Ital., Anno 1, 1949, pp. 43-52, 2 fig. . . • cristallini FRANCISCOLO (M.) e TIRAGALLO (P.). Su nuove grotte dei fig. in Liguria, Notiz. del C.A.I. sezione Lzgure, 1950, no 2, P ,n PP . ' R FRANCISCOLO (M.). -La fauna dell'Arma Pollera no 24 Li presso Fmale Ligure, ass. Speleol. Ital., anno III. 1951, PP 40-53. d' S (Liguria FRANCiscoLo (M.). Su alcune grotte nuove o poco note della Prov. 1 avona occidentale), Rass. Speleol. Ital., anno IV. 1952, PP 57-70, 2 tav. 'b 11 t d'o della fauna entomoGESTRO (R.).-Note entomologiche 1.Contr1 uz1one a o s 0 1 1885 logica delle caverne in Italia, Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. XXII, ' pp. 129-148.

PAGE 89

176 NINO SANFILIPPO [26] GESTRO (R.). -Appendice alle note entomologichc, Ann. Mus. Ciu. St. Nat., Genova, Vol. XXII, 1885, pp. 551-554. GEsTRO (R.). -Res Ligusticae III. -Gli Anophtalmus finora trovali in Liguria, Ann. Mus. Ciu. St. Nat., Genova, vol. XXV, 1887, pp. 487-508. GEsTRO (R.). -Res Ligusticae XXIV. -Due nuovi Anophthalmi, Ann. Mus. Ciu. St. Nat., Genova, vol. XXXIX, 1898, pp. 15-19. Gozo (A.). -Gli Aracnidi di caverne italiane, Boil. Soc. Ent. Ital., vol. XXXVIII, 1906, pp. 109-139. GuLINo (G.). e DAL PIAz (G. B.). -I Chirotteri italiani. -Elenco delle specie con annotazioni sulla loro distribuzione geografica e frcquenza nclla penisola, Boil. Mus. Zool. Anal. Comp., Torino, vol. XLVII, 1939, srie III, no 91, pp. 61-103. ISSEL (A.). -Liguria geologica e preistorica. -Genova, 1892; 2 vol. in 8 di pp. 440 e 376; atlante con 20 ta v. e 2 carline. IssEL (A.). -Liguria preistorica, Alti. Soc. Lig. di St. Patria vol. LX, 1908, p. 766 266 fig., VIII tav. f. t. , , JEANNEL (R.). -Biospeologica L. -Monographie des Bathyscinae, Arch. Zool. Eexper. l. Gen., tome 63, 1924, pp. 1-436, 498 fig. JEANNEL (R.). -Monographie des Trechinae. -Morphologie compare et distribution gographique d'un groupe de Coloptres (troisime livraison). -Les Trechini cavernicoles. L'Abeille, Journ. d'Entom. publi par la Soc. Ent. de France, tome xxxv. 1928, pp. 1-808, 2269 fig. LATZEL (R.). --:alcuni Miriapodi cavernicoli italiani raccolti dai Sigg. N. Vacca e A. Barbieri, Ann. Mus. Ciu. St. Nat., Genova, vol. XXVII, 1889, pp. 360-362, 3 fig. LERICI (P.).-La grotta della Madonna. (Dintorni di Spezia). -Le Grotte d'Italia, anno III, 1929, pp. 120-122, fig. LoBARDINI (G.). Su alcuni Acari raccolti dai Dr. Franciscolo nella grotta delle Streghe (Tana da Basua) no 55 Li presso Toirano (Liguria occidentale). Doriana Suppl. Ann. Mus. Ciu. St. Nat., Genova, vol. I, no 26, 1953, pp. 1-6. fig. MANFRED! (P.). -I Miriapodi cavernicoli italiani, Le Grotte d'ltalia, anno VI, no 1, 1932, p. 13, 21 fig. MlFREDI (P.). -Contributo alla conoscenza della fauna cavernicola italiana Natura Milano, vol. XXIII, 1932, pp. 71-96, fig. ' ' MANFREDI (P.). yo contributo alla conoscenza dei Miriapodi cavernicoli italiani, Alti. Sc. Nat. e del Mus. Civ. St. Nat., Milano, vol. LXXIV, 1935, pp. 253-283, MANFREDI (P.). IJo elenco di Miriapodi cavernicoli italiani Le Grotte d'ltalia, serie IJo, vol. Jo, 1936, pp. 77-84. ' MANFREDI (P.). VIo contributo alla conoscenza dei Miriapodi cavernicoli italiani, Alti. S 1ofc: Ital. Sc. Nat. e del Mus. Civ. St. Nat., Milano, vol. LXXIX, 1940, pp. 221-252, Ig. MANFREDI. (P.). VIIo contributo alla conoscenza dei Miriapodi cavernicoli italiani, Attz. Soc. Ital. Sc. Nat. e del Mus. Ciu. St. Nat. Milano vol LXXXVII 1948 pp. 198-224, 10 fig. ' , . t , (M. G.). -Collemboli della grolta Arma Poilera no 24 Li presso Finale Ligure, Boll. Soc. Ent. Ital., vol. LXXXII, 1952, pp. 29-33, 4 fig. MENOZZI La _fauna della grotta della Suja sul Monte Fascia (Genova) cd osser vaz10?1. hiOlogiche sulla Parabathyscia Doderoi Fairm. (Coleop. Catopidae) con descrtzione della larva e delle caratteristiche morfologiche del suo intestino e di quello dell'adulto, Mem. Soc. Ent. Ital., vol. XVIII, 1939, pp. 129-154, fig. MoRETTI (G? Studi sui Tricotteri, XVI -Terzo contributo alla conoscenza dei Tricotteri delle caverne, Boil. di Zool. Agraria e Bachicoltura, Milano, vol. XII, 1943-44, pp. 53-101, 4 fig., 1 tav. (G.). Stu?i sui Tricotteri XVII. -Ancora sui Tricotteri delle Caverne, Boil. .. dz Zool. Agrarza e Milano, vol. XII, 1943-44, p. 11. MuLLE.R .. -I cavernicoli italiani. -Elenco geografico delle grotte con mdicaziOne delle spec1e e variet dei coleotteri finora trovati in Italia. Le Grotte d'ltalia, anno rvo, no 2, 1930, pp. 65-85, fig. [26] FAUNA CAVERNICOLA LIGURE 177 PARONA (C.). -Res Ligusticae VI.Collemboli e Tisanuri finora riscontrati in Liguria. Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. XXVI, 1888, pp. 133-154, 11 fig., tav. II. PELLA TI (A.). -La Penisola di Portofino, note geomorfologiche, Natura, Milano, vol. XXV, 1934, fasc. I, pp. 13-34, 10 fig. PonTA (A.).-Fauna Coleopterorum Italica. Vol. I0 Adephaga, Piacenza, 1923, pp. VI-285, 278 fig. PonTA (A.). -Fauna Coleopterorum Italien. Vol. II0 Staphylinoidea, Piacenza, 1926, pp. 405, fig. PonTA (A.). -Fauna Coleopterorum Italien. Supplementum Jo, Piacenza 1934, p. 208. PonTA (A.). -Fauna Coleopterorum Italica. Supplementum no, Sanremo, 1949, p. 386. REITTER (E.). -Drci neue Sylphiden aus Italien, Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol., XXVII, 1889, pp. 293-294. RovERETO (G.). -Liguria geologica, Mem. Soc. Geol. Ital., vol. II, 1939, p. 743, 190 fig., 13 tav. f. t. SAcco (F.). -Il Finalese. Schema geologico, Alti R . ...tee. Scienze, Torino, vol. 55, 1919-20, p. 24, 1 fig. SANFILIPPO (N.), Til\tossi (G.), CoNci (C.). -Res Ligusticae LXIX. -La Grotta del Brigidun e la Grotta Dragonara (Esplorazioni Speleologiche nella provincia di Genova I). Alti. Mus. Civ. Nat., Genova, vol. LXI, 1943, pp. 307-319, 2 fig. SANFILIPPO (N.). La grotta di Napoleone. -Descrizione di una caverna finora sconosciuta della Liguria, Notiz, del C.A.I. sezione Ligure, 1947, p. 23 •. SANFILIPPO (N.). -Le grotte della proyincia di Genova e la fauna. C.A.I., Memorie del Com. Scient. Centr., no 2, 1950, a cura del Corn. Scient. Ligure, p. 92, 2 fig., 2 tav. . SAVI (P.). -Memoria sopra una caverna ossifera stata scoperta in Italia, Giornale Letterati, tomo XI, Pisa, sett.-ott. 1825. SciACCHITANO (1.). -Anellidi cavernicoli d'Italia, Boll. di Zool., anno VII, no 1, Napoli, 1936, pp. 17-22. SILVESTRI (F.). -Res Ligusticae XXII -Diagnosi di nuove specie di Miriapodi cavernicoli, Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. XXXIV, 1894, pp. 579-581. SILVESTRI (F.). -Contribuzione allo studio della fauna delle caverne in Liguria, Bol. Soc. Ent. vol. LIV, 1922, pp. 18-20. SIMON (E.). -Res Ligusticae XXIV. -Note sur quelques Chernetes de Ligurie, Ann. Mus. Civ. St. Nat, Genova, vol. XXXVI, 1896, pp. 372-376. SJl\.tON (E.). Studio sui Chernetes ilaliani conserva ti nel Museo Ci v. di Genova, Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. XXXIX, 1898,. pp. 20-24. SIMON (E.). Studio sui Chernetes italiani conservati nel Museo Civ. di Genova. II Ann. Mus. Civ. St. Nat., Genova, vol. XL, 1899, pp. 593-595. SPADONI (P.). -Lettere odeporiche sulle montagne ligusticae, no ediz., Bologna, 1793, p. 169. TonRA (A). -Tana della Suja, Rivista mensile dell'Unione Ligure Escursionisti, anno XIX, no 6, 1932, pp. 147-149, 1 fig. . TonnA (A.). -Tana della Suja, Rivista mensile dell'Unione Ligure Escursionisti, anno XIX, no 4, 1932, pp. 97-102, 3 fig. . TnossARELLI (F .) . -Contributo allo studio degli Opilionidi Italiani, Boll. Soc. Ent., Ital., vol. LXXV, 1943, pp. 50-58. WoLF (B.). -Animalium Cavernarum Catalogus Pars 1-14, 1934-38; Junk. DISCUSSION M. A. VANDEL : La rpartition actuelle des Isopodes montre que, pour certains, cette rpartition est trs ancienne. II y a st\rement, dans ce groupe, des superpositions de faunes. 12

PAGE 90

Egon PRETNER Die geographische V erbreitung der Hohlenkafer in Slowenien En Slovnie le Karst dinarique ct les Alpes Orientales mridionales se touchent. Cette position gographique caractrise sn faune cavernicole. On peut ranger les genres de Coloptres en trois groupes; a) les genres qui vivent exclusivement dans le l{arst dinnrique : Typhlotrechus J. Mll., Bathyscioies Jennn., Bathyscimorphus .Tenon., Parapropus Ganglb., Astagobius Reitt., Leptodirus Schmidt. b) les genres qui habitent les Alpes et Pralpes : Orotrechus J. Mll., Aphaenopidius J. 1\fll., Oryotus L. Mill., Lotharia 1\fandl., Spltaerobathyscia J. 1\lll., Ceuthmonocharis Jennn. Quelques-uns de ces genres ont pntr aussi dans le Karst dinnrique. c) les genres qui vivent galement dans le Karst dinnrique et les Alpes : Anophthalmus Sturm, Laemostenus Bon., Aphaobius Ab., Pretneria G. Mll. Enfin nous avons parl de ln rpartition gographique des genres et de leurs espces en numrant de nouvelles localits, ainsi que des espces dj connues et nouvelles. Jugoslawien besitzt eine sehr reiche Hhlenfauna und zwar hauptsachlich im dinarischen Karst. Dieser reicht im Nordwesten nach Slowenien, wo er an die sdlichen Kalkalpen grenzt. Die Hhlen Sloweniens sind, was die Koleopteren anbelangt, die in Jugoslawien am besten durchforschten. Ist ja der erste Hhlenkafer, Leptodirus hochenwarti Schmidt, vom Grottenfhrer Luka Ce in der Hhle von Postojna schon im Jahre 1831 entdeckt worden. Auf Grund meiner langjahrigen Sammeltatigkeit kann ich jetzt das Verbreitungsgebiet der einzelnen Gattungen in Slowenien ziemlich genau angeben. Manche Gebiete sind jedoch noch ungengend erforscht, so z. B. die Julischen Alpen, Dolenjsko (Unterkrain), HruSica (Birnbaumer-Wald), Sne.Znik usw. lm nachfolgenden habe ich mich nicht nur auf die Volksrepublik Slowenien beschrankt, sondern auch die benachbarten Gebiete in Betracht gezogen : im Western Venezien bis zum Tagliamento, im Norden den Dobrac, Obir und die Peca (Petzen) in Karnten, im Osten die Voralpen bei Vara.Zdin und die Medvjednica bei Zagreb, im Sden das Triester 'Gebiet, Istrien mit den vorgelagerten (1) Communication prsente le 10 septembre 1953.

PAGE 91

180 EGON PRETNER [2] Inseln, den Gorski kotar und den flachen Karst zwischen den Flssen Korana und Kolpa in Kroatien. In Slowenien berhren einander der dinarische Karst und die Alpen. Beide Gebiete besitzen ihre besondere endemische Fauna. Einige Gattungen sind aber sowohl in den Alpen ais auch im dinarischen Karst gleichermassen verbreitet. Darnach unterscheiden wir drei Gruppen : I) Die di n ar i sc h en Gattungen. Diese berschreiten nirgends die Grenzen des dinarischen Kars tes weder na ch Nord en noch na ch "7 esten. Hieher gehoren die Gattungen: Typhlotrechus J. Mll. Bathysciotes Jeann. Bathyscimorphus Jeann. Parapropus Ganglb. Astagobius Reitt. Leptodirus Schmidt. Die Gattung Machaerites L. Mill., die auch in den Pyrenaen verkommt, ist bei uns nur aus dem dinarischen Karst bekannt. Il) Die A 1 p e n-Gattungen. Sie Ieben im Alpenanteil Sloweniens, doch reichen einige noch in den aussersten nordwestlichen Teil des dinarischen Karstes hinein. Dies sind : Orotrechus J. Mll. Aphaenopidius J. Mll. Oryotus L. Mill. Lotharia Mandl. Sphaerobathyscia J. Mll. Ceuthmonocharis Jeann. III) Die Gattungen, die gleichermassen im d i n a r i s c h e n K a r s t und im A 1 pen ge bi et vorkommen : _ Anophthalmus Sturm. Laemostenus Bon. Aphaobius Ab. Pretneria G. Mll. 1. D 1 N A R 1 S C 1-1 E GATTUNGEN Typhlotrechus J. Mll. T. bilimeki Sturn ist einer der haufigsten und fast berall vertretene Hohlenkafer. Er lebt vom Kras d.i. der landlaufige Name fr den Triester Karst -(subsp. tergestinus J. Mll) bis nach zentral-Bosnien (subsp. prochaskai Obend.) und auch auf der Insel Cres (subsp circovichi G. Mll.) vor. Er fehlt nur 1m aussersten Nordwesten (Trnovski gozd, Banjsice, d. s. der Ternowaner-Wald, das Plateau von Banjsica) ais auch in den Gorjanci (Uskoken Gebirge). Bathysciotes J eann. B. khevenhlleri I.... Mill. lebt in den Hohlen ul'n das Bcckcn von Postojna, bei Loz, an der Kolpa (subsp. croaticus L. Mill.), im Gorski kotar wcstlich von Ogulin und im kroatischen Ktenlande (subsp. horvathi Csiki), auf den Inseln Cres und Losinj (subsp. crepsensis G. Mll.), in Istrien und auf dem Kras (subsp. tergestinus G. Mll.), Er fehlt in den Hohlen von Dolenjsko. [3] HOHLENKAFER IN SLOWENIEN 181 Bathyscimorphus Jeann. Diese Gattung besitzt mehrerc Arten, die fast das ganze dinarische Gebiet bewohnen mit Ausnahme Istriens mit den vorgclagerten Inseln. Sie kommt auch noch sdlich der Kolpa vor (eine nene, noch nicht beschrieben Art). Ob die Bathyscia likane_nsis Reitt. aus der Lika in Kroatien, die ich noch nicht gesehen habe, zur Gattung Bathyscimorphus gehort, bezweifle ich. B. byssinus Schioedte ist die in Slowenien verbreiteteste Art, dazwischen aber sind einige andere Arten eingestreut (B. globosus L; Mill., tri{urcatus Jeann. und zwei neue, noch nicht beschriebene Arten). Parapropus Ganglb. Das Verbreitungsgebiet dieser Gattung reicht vom ostlichen Dolenjsko ber die Kapela und Lika bis nach Nordwest-Bosnien, wo mehrere Artel) vorkommen. P. sericeus Schmidt ist aus der Hohlc bei Globodol, dem nordlichsten Fundort dicser Gattung, beschrieben. Er ist in den Hohln bei Koevje (Gottschee), an der Kolpa, im Gorski kotar westlich von Delnice und im flachen Karst zwischen der Kolpa und Korana nicht selten. Er reicht noch weiter bis in die Lika. Astagobius Reitt. A. angustatus Schmidt Iebt in Eishohlen, die ewiges oder nur zeitweise Eis beherbergen,. und zwar im Trnovski gozd, am Nanos, anf dem Rog (Hornwald) und dem Fridrihstajnski gozd (Friedrichsteiner-Wald) bei Koevje. Er reicht im Sden bis in den Gorski kotar. Leptodirus Schmidt L. hochenwarti Schmidt beschrieben ans der Hohle von Postojna, ist vom Trnovski gozd und den Berg;n sdostlich von Idrija ber den ganzen kras (lnnerkrainer Karst) und ber Dolenjsko bis in den Gorski kotar weil verbreitet. Er lebt auch anf Kras und in Nordistrien, jdoch da nur in Schachten (subsp. reticulatus Mll. und subsp. pretneri G. Mll.). Dieses Tier fehlt vollkommen in der Bela Krajina (Weisskrain), in den Gorjanci und im Karstgelande zwischen der Kolpa und der Korana. Es lebt auch in Eishhlen, vielfach zusammen mit Astagobius angustatus. Machaerites L. Mill. M. spelaeus L. Mill. ist nur aus wenigen Hohlen in Dolenjsko und (lnnerkrain) bekannt. Auf dem Kras, bei Postojna und bei Planina kommt die subsp. ravasinii G. Mller vor, von der wir nur kennen. M. spelaeus ist in zwei Hohlen im Fridrihstajnski gozd mehrfach gesammelt worden, jedoch fast immer nur im Winter bei hohem Schnee. II. A L p E N-GATTUNGEN Orotrechus J. Mll. Diese Gattung ist in den sdlichen Kalkalpen vom Tai der Adige (Etschtal) bis zu den Karawanken (0. carinthiacus Mandl) und den Savinjske Alpe (SanD taler Alpen -O. lucensis Scheib.) verbreitet, reicht aber auch noch etwas in den dinarischen Karst hinein. O. miillerianus Schatzm. lebt anf dem Kras, O. globu lipennis aber nicht nur im westlichen Voralpengebiet und in den Julischen Alpen, sondern auch noch anf dem Plateau von Banjsice. Letztere Art reicht nach \Vesten bis in die Furlanei (subsp. kalisi G. Mll.).

PAGE 92

182 EGON PRETNER r4J Aphaenopidius J. Mll. A. treulandi J. Mll ist n d H .. zu den SavinJ'sk Alpe h .. t burkaus en ohlen des Dobrovlje-Gebirges, welches ge or , e annt. Oryotus L. :l\'Iill. Das Verbreitungsgeb t d G von den Venezianer Al . in den sdlichen Kalkalpen der O. nicklitzi Reitt G. Mull.) bis zu den Julischen Alpen, wo und der Na di.. (N t: ' er auch In dem Voralpen zwischen der Soea (Isonzo) 0 .za. a Isone) mit einer neuen Rasse auf dem Matajur vertreten ist. schmldll L Mill da . (Trnovski gozd N K gegen . Ist auf den benachbarten dinarischen Karst ' anos, arst westhch von Postojna und Nordistrien) beschrankt. Lotharia Mandl. L. angulicollis Mandl vom .O.bir ist bisher our in einem einzigen 2 bekannt. Sphaerobathyscia J. Mll. :Wotsch. lebt vor allem im Alpengebiet, in den Julischen Sden in .1m "\Vesten und beim Krsko polje im Osten, reicht aber im zitiert sie Karst hinein (Berge von Idrija und Kras; Jeannel us cm Trnovski gozd). D' Ceuthmonocharis Jeann. lese Gattung kommt au hl. . . von Ljubljana vor und zwa:sc. In dem westlich des Beckens Ganglb, und pusillus J ) . die westhche Gruppe (C. {reyeri L. Mill., robici stliche Gruppe (C. net k 1? der .. Umgebung von_ Dom.Zale und Moravce, die Gegend von Sevnica K z yz J. M_ull. und subsp. kodrici G. Mll.) aber in der ' 0 und bei Lastnic. Na ch Jeanne} gehren. zu . Dod. und doderoi Jean ) dieser Gattung noch zwei Arten (C. heteromorphus n. aus der westlichen Lombardei. III. DEN D 1 N A R 1 s c H E N K A R s T UND DEN A L p E N G E B 1 ET BEWOHNENDE GATTUNGEN B . . Anophthalmus Sturm . el dieser Gattung gibt A . solche, die im Alpengebiet es rten, die den dinarischen Karst bewohnen, daon Gebieten vorkommen. vorkommen, und schliesslich Arten, die in beiden 1) Den d i n a r i s ch e n K a A. maderi Wi ki r s t bewohnenden Arten sind : n er auf den In 1 C A. kau.{manni Ganglb se 0 res und Krk, f d . auf dem S v 'k K . . au em Gorjanci, auf dem Kars nezn1 ( rainer Schneeberg), in Dolenjsko, Zagreb (diese aber gehrt h t an der Kolpa und auf der Medvjednica bei sc on. zur pa 1 • A. bukoveci Pretn 1n d T non1sc 1-rodop1schen Masse), . er urk . A. pubescens Joseph f d ova Jama oberhalb Vrhnika, A. teniporalis J Mu' li d em Plateau von Logatec, • • 10 en H .. l I A. heteromorphus J M .. 11 . 01 en am Rande des Polje von Planina, u In der Kr'" v A. springeri G. Mll. in der .. Izna _Jama bei Loz, A. capillatu.s Joseph . d Hohle Krasn1ca oberhalb Slap an der Idrija, 10 er Lukova jama bei Zdihovo. [5] H‘HLENKAFER IN SLOWENIEN 183 Aus dem dinarischen Karst aber reichen folgende Arten noch etwas in das Alpengebiet hinein : A. schmidti Sturm, bekannt aus dem Trnovski gozd, vom Nanos, Karst von Dolenjsko, Gorski kotar, Kras und Nordistrien, lebt auch in den Bergen von Skofja Loka und in den Polhograjski dolomiti (subsp. gspani Reitt.). ;l. .'lcopolii Schmidt kommt in den Voralpen zwischen der Soca und der Nadi.Za, auf den Plateaus Banjice, Trnovski gozd und Nanos, in den Bergen von Idrija, auf dem Karst von Postojna und sdlich des Beckens von Postojna, auf dem Karst von Dolenjsko und im Gorski kotar vor, ist aber auch nocb in den Bergen von Skofja Loka vertreten (subsp. nonveilleri Scheib.). A. hirtus Sturm Iebt auf den Plateaus Banjscice, Trnovski gozd und Nanos, Karst von Idrija, Postojna und sdlich des Beckens von Postojna, in Dolenjsko, Karst zwischen der Kolpa und Korana, im Gorski kotar, auf dem Kras und In Nordistrien; er kommt aber auch noch in den V oral pen (Polhoggrajski dolo mi ti, Berge zwischen der Soca und Nadiza) vor. -Das Verbreitungsgebiet dieser Art ist ein sehr weites : von der Divja jama im Tai der Soca bis nach Ogulin, d.s. 235 km Luftlinie. Interessant ist das gemeinsame Vorkommen dieser Art mit dem A. adjovskanus Ganglb. im Trnovski gozd .. 2) Das A 1 p e n g e b i e t bewohnende Arten : A. gobanzi Ganglb. in den Karawanken und den Savinjske Alpe, A. bernhaueri Ganglb. in den Karawanken (Obir), A. bohiniensis Ganglb. in den Julischen Alpen, Bergen von Skofja Loka und den Voralpen westlich der Soca. A. hitleri Scheib. im Hgelgelnde von Celje, A. erebus Krauss in den Savinjske Alpe, A. mariae Schatzm. am Dobrac, in den Karawanken und Julischn Alpen, A. egonis J. Mll. im ostlichen Teil der Julischen Alpen Bohinj), A. be.-,nicensis Preto. in den Bergeri von Skofja Loka und auf der Jelovica (Julische Alpen), A. fabbrii G. Mll. in den Voralpen westlich der Soa (Slowenisch-Vnezien), A. nivalis G. Mll. am Triglav in den Julisclien Alpen, A. micklitzi Ganglb. in den Hohlen im Becken von Ljubljana, am Westende der Voralpen stlich von Ljubljana, in den Polhograjski dolomiti, Bergen von Skofja Loka und auf der Jelovica in Julische Alpen), A. labacensis G. Mller in den Polhograjski dolomiti westl.ich von Ljubljana, A. manhartensis am Mangrt in den Julischen Alpen. 3) Das A l p e n g' e b i e t und zugleich den d i n a ri s ch en K a r s t bewohnende Arten : A.adjovskanus Ganglb. hat ein sehr grosses Verbreitungsgebiet; von den Gorjanci bis zum und Trenta-Tal in den Julischen Alpen, d. s. fast 240 km Luftlinie; im Ost en bewohnt diese Art die Gorjanci und das an der rechten Seite der Save zwischen der Mirna und dem KrS.ko polje, im "\Vesten dagegen die Karawanken, Julischen Alpen und auch den Trnovski gozd. Auffallender "\Veise fehlt sie vollkommen in den Savinjske Alpe. . schaumi Schaum, bekannt aus den Voralpen stlich des Beckens von LJublJana, aus den Savinjske Alpe (Menina, Dobrovlje), lebt auch in weiten Strecken des dinarischen Karstes (Dolenjsko, Gorjanci, Karst zwischen der Kolpa und Korana), ja er reicht im Sden bis auf die Pljesevica bei Biha !

PAGE 93

184 EGON PRETNER [6] Laemostenus Bon. Ich heschranke mich auf die heiden hauptsachlich in Hohlen vorkommenden den L. cavicola Schaum und L. schreibersi Kst. L. cavicola kommt auf dem dinarischen Karst von Nordalbanien bis nach Slowenien vor. Er lebt hier auf dem Kras,in lstrien und im Karstgebiet nordostlich des Ortes Pivka (frher St. Peter na Krasu), natrlich auch im Gorski kotar. . schreibersi ist in den Alpen weit verbreitet, von der \Vestlombardei bis ID die Gegend von Graz in Steiermark. Die ostlichsten Fundorte Iiegen in den Voralpen westlich von Vara.Zdin in Kroatien. Bei uns ist diese Art im ganzen Alpengebiet vertreten, sie reicht aber auch in den dinarischen Karst (Banisice, Trnovski gozd, Nanos, Berge von Idrija, Karst von Postojna und sdlich des Beckens von Postojna, Plateau von Logatec). Auffallender Weise fehlen beide Arten im Karst von Dolenjsko. L. paradoxus ist von Joseph aus der Hohle Skednenca nad Rajnturnom und aus der Krska jama in Dolenjsko beschrieben worden, doch hat kein spaterer Sammler diese Tiere wiedergefunden. Aphaobius Ab. Das ist der haufigste und am weitesten verbreitete Silphide in Slowenien. dinarischen Karst fehlt er nur in den Gorjanci, der Bela Krajina und lstrien, Im Alpengebiet aber in den Voralpen westlich vom Becken von Ljubljana und Dobra bei Villach. Diese Gattung scheint die Kolpa im Sden nicht zu uberschreiten. Das subg(mus Aphaobiella Preto. kommt ganz im Osten der Savinjske Alpe (A. budnar-lipoglavseki Pretn.) und der Karawanken (A. tisnicensis Preto.) vor. Bei Skofja Loka sind auf einem kleinen Gebiet gleich drei Arten (A. milleri Schmidt, heydeni Reitt. und eine noch unbeschriebene Art) vertreten. Nach Westen reicht die Gattung bis in die Voralpen nordlich von Udine (A. milleri subsp. foroiulensis G. Mll.) sie kommt auch auf der Nordseite der Karawanken (A. milleri subsp. brevicornls Mandl und subsp. winkleri Mandl) vor. Pretneria G. Mll. Pr. latitarsis G. Mll. lebt im Karst .von Idrija und im Trnovski gozd, Pr. saulii G. Mll. dagegen in den Julischen Alpen. Wie Astagobius kommt diese Gattung nur in Hohlen mit sehr niedriger Temperatur vor, d. s. Eishohlen, SchneelOcher oder hochgelegene Hohlen. DISCUSSION M. R. JEANNEL : La ligne Zagreb-Veglia spare des genres appartenant des sries phyltiques diffrentes. Il y a l une barrire zoologique que la gologie n'explique pas. Saverio PA TRIZI Notes sur la faune cavernicole du Lazio et de la Sardaigne <2> Je rsume d'une manire aussi brve que possible l'tat de nos connaissances actuelles autour de la faune cavernicole du Lazio, ainsi que de quelques nouveauts provenant de nos rcentes recherches dans quelques grottes de Sardaigne. 1. -FAUNE DU LAZIO 'l' 're car Pour la premire rgion, c'est une mise au p01nt tout a fait pre ' le nombre de grottes plus ou moins tudies sous leur aspect biOlogiq'!e est encore trs restreint non par dfaut de bonne volont de notre part, mais par ' t aient manque de naturalistes, professionnels ou autres, qui dans no re ddi au moins une partie de leur activit scientifique ce champ de recher ches pourtant si passionnant. . . Nos connaissances tant donc un tat si insuffisamment avance, Il serait bien imprudent de tirer des conclusions. d Quant la Sardaigne, le chemin parcourir est encore plus long, et, ans ce cas, je me bornerai donner quelques indications au sujet de nos recherches rcentes. tt Le matriel que nous avons pu recueillir au cours de nos visites aux ,gro es du Lazio n'a pas encore t tout tudi par les spcialistes, mais les resultats obtenus jusqu' aujourd'hui, tout en ne pouvant nullement tre comme richesse de formes ce qui constitue le butin ordinaire des agissant dans des rgions plus favorises, ne manquent toutefois pas. d Je dois ici avouer bien humblement que mes connaissances en de geologie, et surtout du pass si tourment de l'Italie pninsulaire, ne sont _que insuffisantes et je me garderai bien d'empiter dans ce champ que je latsse bien volontiers dbrouiller mes amis et collgues qui en savent bien plus long que moi. Mais un fait pourtant me semble dfinitivement acquis et accept: la r d f sous la centrale de la pninsule italienne a t submergee pour la ern1ere OIS • , mer nummulitique dans sa totalit. Il ne faut donc pas s'attendre, de ce fait, a la dcouverte de de souche plus ancienne que le Pontien. M. Pro fesseur JEANNEL dont les uvres magistrales sur la Biospologie constituent une base laquelle il faut constamment se rfrer, a si bien expos dans sa Gense des Faunes Terrestres les grandes lignes des vicissitudes auxquelles la rgion mditerranenne a t soumise dans la succession des res et poques gologiques, que je n'insisterai pas sur ces faits dsormais bien fixs. (1) Circolo Speleologico Romano. (2) Communication prsente le 10 septembre 1953.

PAGE 94

186 SAVERIO PATRIZI [2] A ct d'un nombre assez grand de formes nouvelles, surtout appartenant des groupes troglophiles n'ayant pas encore reu toute l'attention qu'ils mritent et parmi lesquels il n'est pas,difficile de trouver des nouveauts, nous avons p dcouvrir ce jour quelques reprsentants, bien rares ct pars il est vrai, d'une faune troglobie caractres voh.itifs assez pousss. . Ce. so?t surtout ces derniers qui, ds ce moment, pourront servir comme Indiquant la route suivie dans le pass par les cavernicoles dans la colo nisation de nos grottes. Il faut souhaiter que ces puissent augmenter de nombre au cours des recherches futures. Je passe rapidement en revue les rsultats de nos recherches : Ce qui nous a frapp tout d'abord a t l'extrme raret et localisation de nos troglobies. plus volus : ce sont surtout les Coloptres qui font dfaut, ct c'est d'autant plus regrettable que cet Ordre est le mieux tudi au point de P?ylogntique, et celui qui puurrait le mieux jeter quelque lumire sur 1 histOire passe de nos grottes. Parmi les Carabidae nous n'avons jusqu' prsent qu'une seule espce de Duvalius, le D. franchettii, dont la forme typique n'est connue que de deux grottes s'ouvrant dans le massif Simbruino (Grotte de Bel.Iegra et grotte de l'lnferniglio) spares entre elles par la gorge du fleuve Aniene. La sous-espce lepinensis de D. franchettii a t dcrite rcemment par et a t dcouverte dans une petite grotte puits d'une vingtaine de metres de profondeur, dans les Monts Lepini dont l'accs n'est malheureusement enco?rageant, cause de nomb:e de petites bombes d'avion, qui Y ont ete Jetees apres la guerre en dblayant les terrains environnants. Les deux de ce Duvalius sont spares entre elles par l'ample valle du FI. Sacco, QUI, actuellement, constitue videmment une barrire infranchissable pour ces coloptres. Jusqu' l'anne dernire, les Bathysciinae n'avaient jamais t trouves dans les grottes de la pninsule italienne au sud de la Toscana avec les deux seules de la Campanie : Bathysciola raveli Dod. de' l'le de Capri et B. par.ter_zzz Ruffo .de Avelia, tandis qu'un certain nombre d'espces muscicoles et lapi_dicoles avaient t dcrites pour ces rgions. L'absence de ces coloptres dans nos nous apparaissait bien trange, mais cc n'est qu'aprs bien des Infructueuses qu'enfin deux espces de Bathysciola, que nous avons nommees B. georgii et B. sisernica, ont t trouves co-habitant en grand nombre dans une grotte de diaclases dans les Mts Lepini, nomme Pozzo l' Arcaro, prs de Cecca?o: La premire de ces espces ne semble pas diffrer beaucoup des formes lapidicoles ou muscicoles dj connues, mais la deuxime, B. siserrzica prsenter des caractres volutifs bien plus marqus dans le sens caver niCole. Ces caractres ne semblent pas tre borns sa morphologie extrieure, mais aussi ses moindres possibilits d'adaptation biologique des conditions de temprature diffrente de celle de son milieu natal. Nous avons pu obtenir, de ce fait, le complet cycle reproductif en captivit de la B. georgii, tandis que cela ne nous a pas russi avec B. sisernica maintenue en des conditions identi-ques la premire. Je ne citerai pas ici les assez nombreuses espces de Coloptres troglophiles que l'on rencontre plus ou moins rgulirement dans nos grottes, mais je ne veux pas manquer de signaler un fait assez remarquable et <[Ui nous a beaucoup surpris : c'est la dcouverte de la prsence, en grand nombre, d'un Pslaphide, le Batrisodes oculatus Aub, habitudes myrmcophiles tablies, sur des plaques. de vieux guano de chauve-souris, l'extrme fond d'une grotte horizon tale longue de de 500 mtres, dans le Sud des Mts Lepini. La prsence d'un [3] FAUNE DU LAZIO ET DE LA SARDAIGNE 187 nombre incalculable de minuscules Acariens fourminant sur ce guano pourrait expliquer, peut-tre, la runion des Pslaphiles qui, pour s'en nourrir, ont pu pntrer dans la grotte par des fentes dans la vote, pas trs paisse cet endroit. Toutefois, ayant maintenu en captivit assez longtemps les Batrisodes, jamais nous n'avons observ un de ces petits Coloptres dvorant les Acariens emprisonns avec eux, ni obtenu leur reproduction. C'est dans les Arachnides que nous avons eu la surprise de trouver, cette anne mme, un reprsentant hautement volu, c'est--dire un Pseudoscorpion appartenant une nouvelle espce de Neobisium subg. Blothrus, au nombre de quatre individus capturs sur les parois de la mme salle terminale cite plus haut au sujet des Batrisodes. Quant la phylognie de cet intressant et . troglobie pourra tre mieux tablie, cette capture pourra constituer un prcieux jalon d'autant plus que, selon le Dr BEIER qui l'a dcrit, ce Blothrus prsente plus d'affinit avec des formes balkaniques, qu'avec celles jusqu'ici connues de l'Italie du Nord. Parmi les Araignes vritables je me bornerai signaler un Leptontide appartenant au genre Paraleptoneta, dcrit en 1949 par le regrett DI CAPORIACCO, araigne qui a colonis, je dirai presque sous mes yeux, une grotte dans monts Ceriti que j'eus la chance de dcouvrir et de dsobstruer en 1933 : malgre des recherches trs soigneuses effectues par moi cette poque, la .. -prive depuis des sicles de sa population de chauves-souris. semblait etre presque azoque. Une fois rtablie la communication avec l'extrieur, telle qu'elle avait d exister dans le lointain pass, ainsi que tmoignent les spultures appartenant au Nolithique moyen dcouvertes ensuite dans cette grotte, les chauvesouris Rhinolophus euryale, R. ferrum-equinllm et quelques Myotis et Miniopterus se sont empresses de reconqurir leur gte souterrain. A leur suite et avec l'amlioration gnrale de la condition d'existence, un certain nombre de troglophiles, guandbies ou autres, a lentement pris possession de cette grotte qui, presque chaque visite, fournit d'intressantes captures. Dans les cas de Paraleptoneta il s'agit probablement d'une lapidicole stnhygrique, qui, tout en ayant la nette tendanc de son groupe s'installer dans les grottes, est tout de mme encore. capable de se transfrer par l'extrieur. Mais un petit Diptre m'a laiss trs perplexe ce sujet : il s'agit du Sciaride Allopnyxia patrizii dcrit par FREEMAN en 1952 (1). C'est un tre extrmement dlicat, dcolor, dont les quelques ommatidies ne sont srement pas fonctionnels, et la femelle aptre, avec 'un norme abdomn distendu par les ufs, ce qui la fait ressembler une minuscule reine de Termite. Or, j'ai trouv cet extraordinaire Diptre dans la partie la plus recule de l'entre de la grotte, dans une galerie s'ouvrant au sommet d'une paroi verticale de 14 mtres de hauteur, la galerie elle-mme tant obstrue par les concrtions aprs un parcours d'une vingtaine de mtres. Un monceau de feuilles sches y avait t dpos par moi comme appt deux annes auparavant, aprs les avoir longtemps bouillies pour exclure toute possibilit d'introduction involontaire d'pigs dans cette partie recule. Dans des conditions semblables, je pense qu'il n'est pas trop risqu de conclure que Allopnyxia est un vrai Diptre troglobie habitant les fentes profondes, et seulement par ces voies capables de pntrer dans une grotte: Il est peut-tre intressant de rappeler ce point, propos de Diptres Sciarides, que deux espces appartenant aux genres Epidapus et Dasyciara, (1) Boil. Soc. ltaliana, vol. LXXXII.

PAGE 95

188 SAVERIO PATRIZI [4] femelles physogastres ailes rduites des moignons trs courts, ont t trouves par nous tout rcemment dans les dbris ligneux d'une autre grotte du Lazio : il s'agit toutefois dans ce cas de formes fournies d'yeux bien dvelopps et d'une grotte recevant un ruisseau qui y dverse ses eaux aprs un long parcours en surface du sol, dans des conditions tout fait diffrentes de l'habitat de Allopnyxia. Parmi les Insectes Aptrygotes, je signale l'existence du genre Plusiocampa dans la grotte de l'Inferniglio, dans une galerie accessible seulement dans des priodes de scheresse exceptionnelle, ce qui tend au Lazio l'aire de dispersion connue pour ces troglobies .. Ils y sont toutefois d'une extrme raret. Les Crustacs Isopodes sont assez bien reprsents dans notre faune cavernicole, et deux formes nouvelles sont venues ces dernires annes s'ajouter la liste de celles dj signales comme lapidicoles. On ne saurait toutefois encore affirmer qu'il s'agisse de formes strictement troalobies, la faune hypoge ou lapi-d . 0 Icole des Isopodes n'tant pas encore suffisamment connue. Les plus communs sont l'Androniscus dentiger Verh. qui semble ne pas dpasser au Sud la valle du Sacco, sa place tant prise dans le Lazio mridional par le Trichoniscus sorrentinus Verh. Le Haplopllthalmus mengei Ladd. est assez rpandu dans les grottes offrant des dbris ligneux, tandis que le H. danicus B. L. a t trouv rcemment. dans le sud du Lazio, ce qui tend considrablement l'aire de dispersion de cette forme nordique. Je pense pouvoir exclure toute possibilit d'introduction accidentelle par uvre de l'homme de cet Isopode dans la station o il a t captur en grand nombre, une grotte dans le sud des Monts Lepini d'un accs difficile cause de l'eau. Des deux formes nouvelles, l'une constitue un genre nouveau, Lapilloniscus Brian, l'autre une nouvelle espce de Miktoniscus Kess., la premire provenant des Monts Ceriti, la deuxime d'une grotte s'ouvrant dans les falaises ctires au nord de Gaeta. Dans l'eau de nos grottes les Amphipodes sont reprsents par le Niphargus longicaudatus et par au moins une espce du mme genre encore l'tude de la part du Prof. RUFFo. Une Salentinella trs voisine de S. Angelieri Ruffo et Delamare-Deboi.ttteville vit dans la nappe phratique occupant le fond du Pozzo Sventatore, grande grotte-aven dans les Monts Cornicolani l'est de Rome, et a t dcouverte tout rcemment. . Les Myriapodes, avec l'exception du Callipus sorrentinus et ses qui abonde dans certaines grottes, ne se trouvent qu'assez rarement, et eux, selon l'opinion de M11e MANFREDI, il n'y aurait aucun vritable troglobie. Les Gervaisiidae sont reprsentes par Gervaisia cultrifera albanensis Verh. dans les dbris ligneux des grottes dans le nord-est du Lazio, jusque dans les Monts Simbruini. Bien qu'en dehors de la rgion qui est l'objet de ces lignes, je crois devoir signaler maintenant l'existence de petits Glomerides cavernicoles autres que les Gervaisia dans la grande grotte de Castelcivita au sud de Salerno, ce qui tend bien. au sud de la pninsule italienne les de ce groupe .J?ar consequent, ne peut pas tre plus considr comme un survivant de la Mesoge1de montienne. Je passe sous silence les nombreuses formes de troglophiles, trogloxnes et guanobies, autres que celles dj cites, qui ont t trouves dans nos grottes. Nous nous proposons d'en publier la liste ds qu'un plus grand nombre de aura t tudi et que, partant, nos connaissances seront moins fragmentaires qu' l'tat [5] FAUNE DU LAZIO ET DE LA SARDAIGNE 189 II. FAUNE DE LA SARDAIGNE L'tude de la faune cavernicole de cette le prsente videmment un intrt tout fait particulier, soit en considration de sa position gographique que de l'anciennet de ses massifs calcaires, qui, notamment ceux de l'extrme su.douest, seraient rests mergs depuis le Montien. Malheureusemnt nos sances dans le champ biosplologique sont encore trs insuffisantes et limitees un petit nombre de grottes. . L'anne dernire 1952 j'ai eu l'occasion de visiter quelques grottes sOit dans le Nord que da,ns les' trs anciens monts de l'Iglesiente et du .a? Sud. L'tude du matriel recueilli n'tant pas encore finie, je me bornerai ICI a rsumer les rsultats dj fixs. . . Dans le nord (Province de Sassari), j'ai visit et explor au dbut de mat avec le Circolo Speleologico Romano la fameuse Gratta di Nettuno, prs de Alghero. Il est impossible de dcrire en peu de mots tous les aspects de cette grotte vraiment merveilleuse, qui s'ouvre dans les falaises crtaces _du. Caccia. Elle dbute avec une norme salle au niveau de la mer, qlll jusqu' 120 mtres de l'entre et y forme un vaste et profond lac souterrain d ou surgissent des grandioses colonnes stalagmitiques. La grotte poursuit en, tant lgrement et s'enfonce dans le Capo Caccia, pour redescendre ensuite, et aprs un parcours de 600 mtres, rejoindre nouveau le niveau de la me.r dont les eaux occupent le fond du vaste salon dcouvert par notre exploration, et empchent de poursuivre le chemin. . d Les concrtions calcaires de cette partie profonde encore VIerge, .lors. . e notre dcouverte sont d'une tranget, d'une dlicatesse et d'une beaute satsts. sante et il faudrait un gros volume pour les dcrire. Il faut dire toutefois, qu'.a toutes ces beauts ne correspond pas une richesse de vie telle qu'on aurait espr : la partie profonde de cette grotte nous a apparu absolument morte malgr des recherches trs soigneuses,. et c'est seulement dans la partie pr.oche au grand salon de i'entre que quelques formes d'arthropodes cavernicoles VJ.vent et se reproduisent. . . . 1 . Dans la Salle Smith ainsi nomme d'aprs un capitaine de marine ang ais qui le premier la dcrivit 'n y a une centaine d'annes, un petit Miriapode abondant : c'est le Isobates (Thalassisobates) adriaticus Verh. un genre qui habite normalement dans les algues du cordon littoral mals. G C M' d n'eta1t a t trouv dans les grottes des Pouilles et du argano. e 1r1apo, e. . pas encore connu de Sardaigne. Un Opilion Phalangodide, et de?1gmente a t recueilli sous les pierres de la mme salle : bien que son etude sOit encore d op d''' onnu comme faire, il ne semble pas diffrer de Scotolemon orzaz rav., e_Ja c 0 lapidicole de l'Italie pninsulaire, mais nouveau pour la Sarda1gne ou vraisemblablement il a acquis un habitat cavernicole. 0 Des Isopodes, dj connus comme lapidicoles en Sardaigne -le Metopo-Iwrthus (Aca_eroplastes) melanurus B. L. susbsp. decioi Arc. -sont abondants dans le mme milieu. . 1 Dans les eaux marines du lac de l'entre, en pleine zone obscure, uhe seu e espce de Crustac vit en grand nombre. Comme il fallait s'y attendre, c'est un Mysidac fourni de trs grands yeux qui a choisi .ce refuge o il peut profiter de la grande adaptabilit caractristique de son groupe.. 0 Les pches au filet planctonique dans les eaux 1nteneures ne m'ont donn aucun rsultat.

PAGE 96

190 S AVEIHO PATRIZ I [Ci] D a n s l a p artie oppose du Ca p o Caccia, la Grotla V c1de s'ouYr c il mi-ct e a Yec une norme sall e d ont l a volc semble tre soutenue p a r des g igantesques col onnes stalagmiliques, e t e n se r trcissant g r aduc ll c m cnl s'enfo nce e n p ente abrupte p armi des g•ands b oulis jusqu'il r c j oindrc, a u f ond, l e niveau d e la m e r . Au-dessous de ce niveau o n apc•oit claircm cnl sa continuatio n c l il est f ort pro b able que l o r s d e sa form ation e ll e ail communiqu a,cc la Grotta di Nettuno , l e niv e a u d e la m e r t ant a l o r s b eaucoup plus e n bas . L a trs ample o uvertur e de cette g r olle e n laissant pntre r la lumire, a p ermis aux Al g ues v ertes d e col o r e r brillammcnl les p a 1 ois cl les stalagmites e n p nombre , c t celle couleur verte , qui contrasle avec le r o ugc-b.-ique vif du sol c l l e ble u profond d e l a a u pie d d e l a falaise, con stitue un s pectac l e vraiment dig n e d'tr c admir. En descendant, o n tro u ve il dro it e un troit divcl"li c ul c p ar l eque l on peut effectue r une descente assez m o uvem ente ct diffic il e jusqu'il r e j oindre son fond e ncor e, le niveau d e l a m er. D a n s la zo n e m diane d e l a g rottc p l"in cipa lc, j 'ai tro uv quelques s pcime n s du g r and Isopode Oniscidc Typhloschi=i dium sardoum A1c. , aveu g l e c t d pig m ent, qui a t dcr it e n 1933 s w m a t r-ie l proven ant d e l a Grotta d e i Coralli qui s'O U\Te, elle a ussi dans les p a r o i s du Ca p o Cacci a . Dans l e divcr liculc, une Ara i g ne L epto n lide, appartenant il une espce n ouve ll e dcl"it c p a • R o EWEn comme Paralepto n e t a {ag e i , e t une n o uvell e s o u s -espc e elu Lilhobius d o d e r o i. Grotte d e Laenu : T o uj ours dans la Province d e Sassar i , m a i s s'ou v r ant d a n s des calcaires t endres miocniqucs, cette m o dest e grotte , qui n'est qu'un long boyau parcomu e n p a r tic p a r un ruisseau souterrain, a b.-it e une vic bie n plus ric h e que l e s d e u x prcd entes. D es f ortcs colonies de c h a uves-sour-i s (Myolis myotis, Rllinoloplws m e li elyi c l Minioplerus Schre iber s i ) f omnisscnl abondante n ourriture plus i eurs espces d e guanobics l erTestres e t aquatiques c t il l eurs prd atcurs . D a n s l e nrisscau j'ai tro u v, p o w l a premi ie f o i s en S ardai g nc, des Nipllargus qui n e semblent difl'r c r apprci ablc m ent du commun N. l ougi ca udutus d e l a p nins ul e ita li enne, un n o uveau Ascllidc aveu gle e l d pig m cnl une Planaire bla n c h e c l aveu g l e c t un M ollusque Gastro p o d e appar t e n ant a une forme varie d e Plry s a di111cida . l a f aune t e rrestre , e ncore une Arai g ne L cpto n etide n o uvell e (Lepto n e t a insularis Roewer). L e g u a n o pullule d e S t aphy li nides d 'une seul e cspccc, Co nosom a, d j s i g n a le p o u r d es g r olles d e la France e t de l'Espagn e , c t , t o u j o urs s ur l e g u a n o un cndroit est p eupl d'une quantit d e Aglenus brunne u s ( Co l. Colydiidae) . . D a n s l e Sud-O u es t d e l a Sarda i g n e j'ai v i sit, a u m o i s d'aot d e 1952, assez soi g n e usem ent, l a Grottc di S a n G iovanni pr s de D omus nova s. La g r olle e ll e m m e, p erfo r ant compl t e m ent l a m ontagn e e t p a rcour u c p a r une route caJTos sable, n'offre pas un milie u favor a bl c une v i e cavetnicol e que lconque, mais une ga l er-ie e s t accessible, qui d bouc h e d a n s l a grolte principa l e c t dont le niv e a u plus bas es t p riodique m ent envahi par les caux qui d posent des b a ncs d e sable e t d'ar g il e. f aune d e cette g r otte est int ressante, e t comprend des cs pccc s n o u ve lles p armi les formes l e n-estrcs, a u cun r sulla t positif n'ayant t obtenu p a t l a pch e pla n ctonique d a n s l es cau x du f ond. J e m entionne d e u x Ara chnides n o u veaux, d ont un Opilio n du genre illitost omu c l une Arai g nc L epto n lide du gcrw c Lepl o n e l a , une n o u ve ll e d e :-.1es i o t oniscu s qui vil e n compagnie d e Triclroniscu s provisorius Rac. S ut les bancs d ' argil e du f ond v ivent e n g r and n ombrc des Campo d eides a u x antennes c l cer qucs d mesurs: Plus i o campa p rouinc i alis Cond, t andis qu'un seul s pcime n d 'une v r a i e Campo d ea apparte n ant une [ ] FAU:\E D U LAZIO E T D E LA SAHDA I GJ'\ E 191 espce n oll\cll c a t captur il un auhe endroit plus l e v . E n c or c, une v a d t indite du Diplo m e M e lajapyx m o d eri S ilv. a t tro uYe sur l es b a ncs d'a• g ilc, o abondent a ussi les :\l y l'iapodcs du genre C allip11 s. A u cun Colopt r e troglobie n 'est v enu tcompe nser mes rech e r c hes. Sur les plaques de guano du f ond humide pullule c ncotc un S t aphylinide, m a i s celle f o i s c'est A 1 h e l a linc/ eri Bris . qui prend la place des Co nosoma du N ord de l ' il e. Les autres g r olles que j'ai pu v i s it e r , un p e u htiYcm enl il est v1ai, n'ont f ourni ric n d e bie n int r cssant, avec l'exception d 'une aulle espce n o u ve ll e de L cpto n e la, L. serbariunna Roew. C e tt e famille d'Araig nes plus ou m oins tJo g l obic semble donc trc a b ondamment r eprsent e e n S arda i gne, d'autant plus e n Province d e S assari. B i e n que n e pr o y c n anl pas d 'une g r o tt e, j e m entionne i c i l a prsence e n Snr d a i g n c d e Pnlpigmdes, a yant captur J(oen erria mirabilis Grassi sous des pic ncs prs d e A l g h c ro. O n a l e droit d'tre s lll pris d e l'absence apparcmment t o t a l e d e Baillycinae cavcr nicoles cla n s t outes les g rott cs v i s ites, ains i que d e Trecllinae a n ophtha l mcs, qui sont p our t ant connus des g r ottcs d e la Sarda i g n e centra l e . L e seul Coloptre dig n e d'tre m entionn, pro v enant d e mes rech e r c h es d a n s ces grottcs, csl e nco•e un Staphylinidc, la /llyrrn eco p ora {ugax, que j'ai trouv runi e n n o mbr e s i grand cla n s une tro it e g r o tt efi ssure d'o j aillit une sourcc pd! s du village d e Nuxis, qu' il m'a fallu dgu erpir, e n ayant l e vl e m ent gtouillanl d e ces insectes •unis e n plaques amples d e plus i eurs dcimtres caJTs sur les p a roi s o je d evais m c frotler p our av ancer. Il s'a g issait vide m m c n t cl 'un in l rcssan l cas d'estiva ti on massi vc d e ces Coloptres hygroph iles, conltaints se r fu g i e t d a n s celle fissur e fnticltc et humide pour fuir l a c h a l e ut ' v r aimcnl t o r..-id c qui e n plein t rgn c clan s celle zo n e. J e c los ces n o tes h tives e n souhaitant que l'tude de l a f aune cavernicole d e la Sardaign e reoive bient t t oute l 'attentio n qu'ell e m rite, et j e r e m e r c i e bie n Yi vcm e n t les s pcialis tes qui ont tudi m o n m a t riel.

PAGE 97

Taiji IMAMURA Some subterranean W ater-mites from Hyogo Prefecture, Japan <2> From J a pan, the re have be en reported only two species of subterranean. water-mites, Kawamuracarus elongatus Uchida, 1937 and Lethaxona heteropalpis Uchida et Imamura, 1953. The author has fortunately a chance to examine several species of subterranean water-mites from Hyogo Prefecture. ln the summer of 1953, .several specimens of subterranean water-mites were found by Mr. Yoshifumi MIURA of Tatsuno High School in plankton-net catches from a weil of the Municipal 'Vater-works of Aioi City sorne 15 km west of Himeji City. By examination, those were proved one species of Trombidiidae and twelve species of Hydrachnellae listed as below : 1. Stygothrombium (s. str.) japonicum n. sp. 2. Wandesia japonica n. sp. 3. Atractides (s. str.) miurai n. sp. 4. Lethaxona hyogoensis n. sp. 5. Axonopsis (s. str.) longipalpis n. sp. 6. Axonopsis (s. str.) uchidai n. sp. 7. Axonopsis (Hexaxonopsis) miur.ai n. sp. 8. Axonopsis (Hexaxonopsis) Jzeteropalpis n. sp. 9. Ljania japonica n. sp. 10. Stygomomonia rotunda n. sp. 11. Uchidastygocarus rotundus n. g., n. sp. 12. Uchidastygocarus minutus n. sp. 13. Miuracarus ellipticus n. g., n. sp. These thirteen species seems to be wholly new to science and included two new genera, Uchidastygocarus and Miuracarus. The new genus Uchidastygocarus seems belonging to a new subfamily. , Before proceeding further the writer wishes to. express his cordial thanks to the collector, Mr. Y. 1\-huRA, for his kindness in placing these valuable specimens at his disposai for examination. (1) Biological Institute, Ibnrnki University, Mito, Japnn. (2) Communication crite, dpose le 10 septembre 1-953. 13

PAGE 98

i94 TAIJI 11\IAl\IURA 1. St;rgothrombium (s. str.) n. sp. (1) (Fig. 1) [2] Nymph (type, prep. 1045). Body of long ellipsoid. in 1646 1-L long, excluding maxillar organ and 560 1J. wide ID the w1dest portion. Skin soft, colourless, transparent and covered with papillae on ali body surface. Crista 177 1-L long and the shape is illustrated in Fig. 1, Eyes not found, Maxillar organ 363 1-L long and 110 1-L wide. Mandibles 50 IJ. lugh 320 1-L long _inclusive of a claw in each. Palps measured as shown in Table 1, 1D JL. Fm. 1. -Stygothrombium japonicum n. nymph: c al s. a. anterior half of venter; b. terminal segment of r1ght ls.t {eg' P P ' d. maxillar organ, including mandibles; e. crls a. TABLE 1 Segment Basal segment Extensor surface . . . . . . 63 Flexor surface . . . . . . . . 30 Middle segment 72 55 Terminal segment 33 . . bristles and two croold hairs on Basal segment wllh two ch1ck sword-shaped . M"ddle segment slender, the flexor surface, and two hairs in the extensor margin. 1 . "th the country from where the (1) The new species bas been named in connccbon Wl specimen was found. [3] SOME SUBTERRANEAN WATER-MITES . 195 arched as a bow, with a short sword-shaped bristle at the inner basal portion and severa} hairs. Terminal segment slender, rod-shaped, a little curved and hairless. Epimera in four groups as shown in Fig. 1, a. Legs short and with no swimming haiis. Pedal segments as shown in Table 2, in 1-L TABLE 2 Segment 1 2 3. 4 5 6 Leg I 59 37 89 96 104 13.3 II 44 37 67 81 81 81 III 59 37 59 74 89 96 IV 52 52 89 118 133 133 At the terminal end of each pedal sixth segment there are three crooked sickleshaped claws, of which lateral two are comb-toothed in their flexor surfaces, and the middle one is not toothed and shorter than lateral ones as 'is shown in Fig. 1, b. In provisional genital organ presented_ four acetabula, very shortly stalked as shown in Fig. 1, . Body colourless. Locality. One nymph was captured on July 7th. Remark. Though this Japanese is very akin to the Jugoslavy species S. karamani Vierts, 1932, different from it in the thickness of the sword-shaped bristles in the basal palpai segment. This new species is also different from tliose of the Rumanian specie.s S. chappuisi Walter, 1947 in the shapes of palps. 2. W anclesia japonica n. sp. (1) (Figs. 2 et 3) : . Male (holotype, prep. 1054). Body of long ellipsoid in shape, 1037 1-L long .340 1J. wide in the widest portion. Skin soft, colourless and finely striated. plates as shown in Fig. 2, a. Eyes not found. Maxillar organ 124 1-L long and 68 1-L wide. Mandibles 48 1-L high and 226 (J. long, inclusive of a stout claw in each as shown in Fig. 2, d. Palps relatively short, measuring the segments as shown in )'able 3, in 1-L TABLE 3 Segment 1 2 3 4 5 Extensor surface ...... 24 48 32 64 24 Flexor surface ........ 24 16 26 24 20 Height ................. 24 36 36 24 10 First segment quadrate in shape and Second segment of trapezoid in shape and with two spines. Third segment with two spines at the extensor terminal end. Extensor distal end of the fourth segment protruded, making a clawp> The new spedes bas also been namcd in conncction with the country where the specimens were collected.

PAGE 99

196 TAIJI 11\IAl\IURA [4] shape as shown in Fig. 2, c. Firth segment furcated in its distal portion and with a long har. Epimera in four groups as illustrated in Fig. 2,b. Epimera region measured 266 JJ. long and 207 JJ. wide. Pedal segments measured as shown in Table 4, in JJ.. TABLE 4 Segment 1 2 3 4 5 6 Leg I 44 68 76 84 80 72 II 40 68 68 80 88 100 III 40 48 52 68 80 100 IV 44 60 72 88 92 92 FIG. 2. -Wandesia japonica n. sp., mle. a. dorsum; b. anterior half venter; c. palp; d. mandible ;e. 5th and 6th segments of left lst. leg. Legs ali destitute of swimming hairs and with a pair of sickle-shaped claws as illustrated in Fig. 2, e. Genital plates long, slender and each with several short hairs on it in a row. Genital acetabula shortly stalked, six in number, three on each side as shown in Fig. 2, b. Penis scafford 104 JJ. long and 64 JJ. wide in the widest portion. Excretory pore opening in venter near the posterior body margin. Body colourless. Larva (prep. 1064). Body of almost ellipsoid in shape, 280 JJ. long and 200 JJ. wide in the widest middle portion. Skin. soft, colourless and finely striated. Antero-dorsal plate measured 100 JJ. long, 68 JJ. wide and with five slender spines as shown in Fig. 3, a. In . dorsum, severa! pairs of hairs presented. Eyes not found. Capitulum 126 JJ. long and 96 JJ. wide. Epimera in four groups and the shapes are as shown in Fig. 3, b. Legs in tluee pairs and ail composed of each [5] SOl\IE SUBTERHANEAN WATER-1\IITES 197 five segments which measured as shown in Table 5, in 11• Each leg with _ three claws, of which the lateral two are jagged, and the middle one is slender spine-like in shape and is not jagged as is shown iQ. Fig. 3, c. Provisional genita arca as shown in Fig. 3, b. TABLE 5 1 2 3 4 5 Leg I 52 60 68 72 88 II 44 56 68 72 92 III 52 60 84 96 104 FIG. 3. -Wandesia japonica n. sp., larva. a. dorsum; b. venter; c. 4th and 5th segments of left 2nd leg. Locality. Collected one male and four larvae on May 21st. Remarks. The present species, seems to the author belonging to the genus Wandesia, is different from W. propinqua and W. helvetica described by WALTER (194 7) in the shapes of the maxillar organ, epimera and the genital a rea. The author, regret to say, can not refer to the paper of ScHECHTEL (1912) and SZALA Y (1944). .. 3. Atractides (s. str.) miura n. sp. (1) (Figs. 4-6) Female (holotype, prep. 1047). Body ellipsodal in shape, 600 JJ. long and 486 JJ. wide. Skin soft, colourless and finely striated. Antenniform bristles short. (1) This new species has been named in honour of Mr. Yoshifumi Miura of Tatsuno High School, Hyogo Prefectur.

PAGE 100

198 Segment Extensor surface Flexor surface H e i ght 22 1 6 20 TA!JI DIAMURA TABLE G 2 5 2 36 40 [G] 3 4 5 GO 10 4 30 44 92 28 32 28 8 Eyes not f ound. lVfaxill a r organ 10 8 fJ. l o n g and 52 fJ. wide . i\fandibles 172 !' l o n g , including . a c law in each. Palpai segments m e a surcd as shown in T able G, in Firs t segment o f tra p ezoid in s hape and with a bi"is tl e a t the extensor distal end. Second segment weil a; c hed b oth in the ex t e n so r and flexor surfaces, and with f our bl'istl es, three o f which feathe red. Third segment having two s lender hair s and fow bris tl s , three o f which feathered. Fourth segment the J o ngcst o f ali, with m a n y h airs and three bris tles as s hown in Fig. 4, c. Legs wholly des titnte o f swimming h airs and measure d the segment s as shown in Tabl e 7 , in Fifth and sixth segments o f the firs t l egs illustra t e d in Fig . 3, cl. Epimera and genital area as shown in Fig. 4, b. Genital p lates each 76 long and 26 wide in the widest portion. G enita l aperture 110 long. Body col ourless. i' r 1 a 0.2 rnm 0.2mm a. dors um ; b. FrG . 4. -A tract ides millrai o . sp . , femal e . ven tet; c . J e ft palp; d. 5l h a nd 6th segmeuls of right I s t Ieg. TABLE 7 ----Segm ent 1 2 3 4 5 6 Leg I 40 72 10 8 140 148 132 II 4 0 64 104 132 1 20 1 28 III 4 0 64 104 132 140 136 IV 108 100 172 200 220 184 Nymph (nymphotype, prep. 1062) . Body o f ellipsoid in s hape, measm ing 244 11• l o n g and 1 90 fJ. wide. Sldn soft , c ol ourless and flnely stda ted. Destitute of eyes. Maxill a r organ 70 1-t l o n g a n d 36 wide . Mandibles 28 fi hig h and 136 fi l o n g, inclus ive o f a c law in each. Palps wilh a few nurnbe r o f h airs as compa1ed with those of the imago. Segments measur e d as s hown in Table 8 , in [ 7 ] SUBT ERHANEAN WATER-MITES 199 TAULE 8 Segment 1 2 3 4 5 Ext e nso1 surface 15 33 36 51 21 F!exo1 surface . . .... . . 1 5 2 1 24 42 2 1 Height ................ 1 5 27 21 18 9 Epimera and provisional genital plates illusllat e d in Fig . 5, a. Prov i s i o n a l genital p l a t e 34 long, 52 widc in the w idest portion and with four acet abula on it. Body col ourless. Lwua (prep. 10G3). Bod y oval , dorso-ventrally flatte n e d , measuring 154 wide and 234 J L l o ng, excluding caudal p apillae, from which each one l o n g spine sp1 out. Dorsum con s i s l s of a l atge shicld, and vente r cover e d with two large shie l d s and a provisional genita l plate. Legs a U composed of five segments whic h measu1ed as s hown in T able 9 , in Ventra l shields and legs shown in F i g . 6. FIG. 5. -Alraclides (s . slt.) m iura i n. s p., n y . a. ven l et; b. r i ght palp; c . 5th a n d 6 lh s egments o f right l s t l cg . FtG. 6. Lana of A tractides miurai n. s p . TABLE 9 Segment 1 2 3 4 5 Leg 30 30 36 45 I 25 II 27 30 33 42 5 1 III 33 36 39 51 5 7 Localil!J. Collect e d o n e f c m a l e on June 3 Id, two n ymphs June 20th, six n ymphs and o n e t a 1va on July 3nl , and tluee nymph s o n July Jth. . R emarks. Thoucrh this new species i s ver y akin t o the Jugoslavy spec1es "' 932 tl cl e ami11atio n s there are found M egaplls Sllblerra n cus V I e l s, 1 ' ln l e e u l x . , som e difretentiatio n s in the s h a pes o f body, palps and the flrs t l egs.

PAGE 101

200 TAIJI UIAl\IURA [8] 4. Lethaxona hyogoens (Fig. 7 ) 1s n. sp. (1) Nymph (type pre 10 flattened, measuri 44). Body alrnost circular . in Fig. 7 a et b :g 214 ,... long and 252 ,... wid D ln contour, dorso-ventrally wide. .48nterval b.etween eyes 74 ,.... and venter illustrated in Table 10 . ,... long, Inclusive of a claw . r organ 42 ,... long and 28 11, ID ,.... Second segment with Palps. measured as shown rlstles. Tlurd segment having Segment 1 Extensor surface Flexor surface ..... . Height ................ 9 6 TABLE 10 2 3 21 12 15 10 4 33 30 5 24 18 15 two bristles. Fourth se 15 6 in the flexor mar . curved in the extensor 12 end. Pedal s gin. Flfth segment relative} 1 surfac.e, but alrnost straight posed of fo egments as shown in Table 11 ong and trlfurcated in its distal Nephridial ': .as shown in 7 ,...b genital organ comcolour Iight bln the rnid-posterior aperture not opened. yes lack. 1e ventral plate. Body O.lmm b FIG 7 • -Lethaxona hyo . a. dorsum; b. vent go.enszs. n. sp., nymph. er, c. r1ght pal p. . TABLE 11 Segment 1 2 3 Leg 4 5 6 I 24 II 20 28 24 36 42 64 III 20 28 32 40 56 24 IV 20 28 36 48 60 44 20 44' 52 56 52 (1) 'fhe specifie trivial name has . the specJmen was found. beett offered in connection with the prefecture where (9] SOl\IE SUBTERRANEAN WATER-MITES 201 Locality. One nymph was collected on July 3rd. . Remarks. Though this new nymph resembles closely the following species: L. pygmaea Viets; L. cavifrons Szalay; L. micropora "'alter; L. helvetica Walter and L. heteropalpis Ucbida et Jmamura, it is different from those species in the shapes of the body and palps. 5. Axonopsis (s. str.) n. sp. (1) (Fig. 8) Male (holotype, prep. 1055). Body of almost ellipse in .shape, characteristic of its anterior rnargin as shown in Fig. 8, a et b, dorso-ventrally a little flattened, rneasuring 555 ,... long and 400 ,... wide in the widest portion. Skin bard and porous. Eyes in two pairs, measuring the interval 185 ,... in the posterior pair. Maxillar organ 104 ,... long, 50 ,... wide and deposited in the bottom about half portion of the maxillar pocket 170 ,... long as shown is Fig. 8, b. Mandibles 160 ,... long, inclusive of a claw in each. Palps characteristic of shapes and measured segments as shown in Table 12, in !10.2mm FIG. 8. -Axonopsis longipalpis n. sp., mle. a. dorsum; b. venter; c. right pal p. TABLE 12 Segment 1 2 3 4 5 Extensor surface 48 68 100 144 28 Flexor surface ........ 52 40 68 132 24 Height ................ 20 40 32 24 16 First segment long and with a feathered bristle. Second segment curved 1n the exten_sor surface and with four spines. Third segment stra1ght and long. Fourth segment also straight and very long. Fifth segment short. measured as shown in Table 13, in ,.... Legs with no swimming hairs Claws and bifurcated at the tips. Epimera as illustrated in Fig. 8, b. Genital area found eight acetabula, four on each side as shown in Fig. 8, b: (1) The new species bas ben named in connection with 1t 1 1 s ong pa ps.

PAGE 102

2021 TAIJI IMAl\IURA [10] Genital aperture 52 f.A. long in the ventral view. Body colour light yellow. Eyes black. Locality. Collected eacli one 1nale on June 3rd and June 20th. Remarks. This new species is characteristic of the shapes of palps and the body contour in the anterior portion, so it is distinguishable from any other species belonging to this genos. TABLE 13 Segment 1 2 3 4 5 6 Leg 1 40 48 40 60 72 72 II 40 48 40 60 68 72 III 40 64 40 60 76 76 IV 48 68 60 80 96 88 6. Axorropsis (s. str.) uchidai n. sp. (1) (Fig. 9) Male (holotype, prep. 1057). Body almost circular in shape, a little pointed in its posterior portion, dorso-ventrally flattened, measuring 437 f.A. long and 385 f.A. wide in the widest portion. Skin hard, making dorsal and ventral shields. A rodshaped figure is found between eyes as is shown in Fig. 9, a. lnterval between eyes 200 f.A. Maxillar pocket characteristic of shape as shown in Fig. 9, b. Maxillar organ 68 f.A. long and 44 f.A. wide. Mandibles 36 (.L high and 112 (.L long, inclusive of a claw in each. Palpai segments measured as shown in. Table 14, in f.A. First segment spineless. TABLE 14 Segment 1 2 3 4 5 Extensor surface ...... 36 60 28 68 28 Flexor surface ........ 22 48 20 60 24 Height ................ 20 40 22 24 8 Second segment with three spines on the extensor surface. Third segment with a spine. Fourth segment stouter than that of the other species, belonging to this genos, as illustrated in Fig. 9, c. The surfaces of tbe palps and legs are wholly figured with longitudinal, somewhat oblique, striations as shown in Fig. 9, c. Legs measured segments as shown in Table 15, in f.A.. Legs wholly TABLE Segment 1 2 Leg 1 40 48 Il 40 52 III 44 56 IV 52 60 15 3 36 40 40 60 4 44 48 52 76 5 56 64 68 88 6 40 60 64 72 (1) This new species bas been named in honour of Dr. Tohru Uchida, Professor of the Hokkaido University. :J ! [11j SOl\IE SUBTERRANEAN WATER-MITES 203 destitute of swimming hairs. Epimera and genital area s shown in Fig. 9. b. Genital aperture 32 f.A. long. Bodys colour light yellow. Eyes black. Locality. One male was collected on June 20th. . Remarks. This new species is characteristic of the shapes of the dorsum, palps and inaxillar pocket, so can be easily distinguished from any other species. FIG. 9. -Axonopsis uchidai n. sp., mle. a. dorsum; b. venter; c. right pal p. 1 7. Axonopsis (Hexaxonopsis) miurai n. sp. (1) (Figs. 10 et 11) Male (holotype, prep. 1052). Body almost oval in shape, somewhat pointed in its posterior margin, dorso-ventrally flattened, measuring 480 J.f. long and 375 J.A. wide in the widest portion. Skin porous and hard, making dorsal and ventral shields. Interval between eyes 182 J.f. Maxillar organ 77 J.f. long and 51 (.L wide in the widest portion. Maxillar pocket 112 J..L long. Palps measuring the segments as shown in Table 16, in J.f. First segment extensorly bent and with TABLE 16 Segment 1 2 3 4 5 Extensor surface 33 57 25 57 51 Flexor surface ........ 27 36 15 45 Height ................ 15 45 24 24 14 a spine. Second segment the highest of ali, with three spines on the extensor surface and protruded at the mid-flexor portion. Third segment with two spines. Fourth segment a little elevated in its mid-flexor surface. Fifth segment slender and tapered towards its distal end .. Epimera wholly illustrated in Fig. 10, b. Legs ali destitute of swimming hairs, measuring the segments as shown in Table 17, in f.A.. Genital acetabula six in number, three on side of the (1) The new species bas been named in honour of Mr. Yoshifumi Miura who collected the specimens.

PAGE 103

204 TAIJI UIA:)IURA [12] TABI.E 17 Segment 1 2 3 4 5 6 Leg 1 32 44 36 44 64 68 " II 32 40 32 56 64 80 III 36 64 40 56 76 80 IV 60 64 76 92 104 80 genital aperture which 25 J..L long and 21 J..L wide. Penis scaffold shown in Fig. 9. d, measuring 153 J..L long and 60 J..L wide. Body colour light yellow. Eyes black. c Fm. 10.Axonopsis miurai n. sp., male. a. dorsum; b. venter; c. right palp; d. penis scaffold. Female (allotype, prep. 1060). Body shape, colour and organs, except genital organ, wholly equal to those of the male. Body 503 !Jo long and 363 !Jo wide. Genital area sufficiently shown in Fig. 11, a. Genital aperture 64 J..L long and 56 J..L wide. Nymph (nymphotype, prep. 1050). Body of almost ellipse in shape, dorsoventrally flattened and swelled in its body margin in preservative. Dorsal shield almost circular in shape, granq.lated, measuring 230 J..L long and 200 J..L wide. Skin between the dorsal and ventral shields very soft, striated and swelled in preserved specimens as shown in Fig. 11, c. and d. Interval between eyes 126 J..L• Maxillar organ, palps and legs ali equal in shapes to those of the imago. Maxillar organ 57 J..L long and 34 J..L wide. Palpai segments measured as shown in Table 18, in J..L. Pedal segments measured as shown in Table 19, TABLE 18 ----Segment 1 2 3 4 5 Extensor surface 16 40 20 36 34 Flexor surface ........ 16 24 20 28 32 Height ................ 14 26 24 20 12 [13] SOl\IE SUBTERRANEAN \VATER-1\IITES 205 in u.. Provisional genital plates elliptical in contour and each with two aceta and hairs on it as illustrated in Fig. 11, d. Genital aperture not opened. Colom equal to that of the imago. TABLE 19 Segment 1 2 3 4 5 6 Lcg 1 24 24 24 36 48 56 II 24 38 28 40 54 60 III 28 36 32 40 56 68 IV 32 42 48 58 66 64 0.2 mm Fia. 11. -Axonopsis miurai n. sp. a. female genital arca; b. palp of nymph; c. dorsum of nymph; d. venter of nymph., Locality. Collected two males on May 21st, one female on June 20th and one nymph on June 3rd. . Remarks. This new species is distinguished from any other spec1es of the genus Axonopsis by the shapes of its palps, especially in the fourth and fifth segments. 8. Axonopsis (Hexaxoraopsis) heteropalpis n. sp. (1) (Fig. 12) -Male (holotype,. prep. 1056). Body il_l shape, flattened, measuring 488 J..L long and 437 J..L w1de 1n the w1dest portion. Sk1n hard and porous. Interval between eyes 177 J..L organ J..L long and 52 lJ. wide. Mandibles 36 J..L high and 117 J..L long, inclusive of a claw In each. Palps measured as shown in Table 20, in J..L First segment extensorly curved and with a (1) This new spccies bas been namcd in association with the characteristic palps.

PAGE 104

206 TAIJI [14 ] TABLE 20 Segment 1 2 3 4 5 E x t e nsor surface 33 57 30 96 27 Flexor surface 2 1 48 24 84 24 Hei gbt ........ •••• 0. 0 •• 0 ••••• • 15 42 21 21 9 spine. Second segm ent thie l\, h adng two spines on the exte n sor surface. Thini segment . a little curved and with a spi n e . Fourth segm ent c h nrac t er-is ticall y l ong and_ a little c mved as s hawn in Fig. 12, b. Epimern p l a tes and the ext e rn n l ?emt a l organ w h olly s hawn in F i g . 12, a . Pedal segm ents measllled as shawn ;n Tabl e 21, in !J. Legs w h olly destilute of swimming hairs. Genital ape1ture 2 long and 2 6 !J. wide . Bod y col o ur light yellow, almost coloudess. Eyes blac k . Localily. One m a l e was capturecl o n .June 20lh. Remarks. This new s pecies i s dislinguis h c d f1o m a n y o the1 species of the gemi s Axonop s i s b y the !:;hapcs of palps. Segm ent Leg I II III IV 0 .2mm F rG. 1 2 . Axon o p sis lr e teropnlpis n. s p . , m le. a. v ente r; b. l e ft p alp; c. d o r sum. TABLE 2 1 2 3 4 33 45 38 52 36 51 36 52 33 72 44 60 6 4 84 80 100 5 6 68 76 76 92 84 92 112 108 [ 1;) ] SUDTEI\RA:-;EA;>; 9. Ljmria jnpouica n . sp. (1) (Fig. 13) 207 Male ( h o lotype, prep. 1059). Body elliptical in s hape, dorso-ventrally fl att ened, 480 IL l ong and 3i>5 "Yidc in the widest p ortion. Skin hard and p01o us. Fca lu1es o f dorsum and vente1 as shawn in Fig. 1 3 , a c l b. Inte1val b e tween eyes ver y s h o1t, .t5 IL :\laxillai 01gan 66 !J. long and 33 p. wide. Mandibles 44 p. hig h and 92 IL long, inclucling a claw in cach. P alps measu1ed a s s hawn in Table 22, in Fcatutes o f segments wholly s h awn in Fig. 13, c. Legs measured as s hawn in Table 23, in !l Legs \\ h olly destilute o f swimming h aits. Genit a l TABLE 22 Segment 2 3 4 5 Extenso1 s u l'face 22 32 32 52 26 Flexot surface . .... -.. 1 4 2 < 1 20 44 24 H e i ght ., •• ,,., •• ••• 1 lG 28 22 20 12 0.2mm 0.05mm f'rc;. 13. Ljanin japonica n . s p ., mlc. a. dorsum: /J. , enter : c. right palp; d. mandihlc. TAilLE 23 ----Segment Lcg 2 3 ' 1 5 6 I 24 32 6 4 80 88 88 J[ 32 28 48 56 64 68 Ill 28 36 56 G8 80 76 IV 48 52 76 100 10 4 88 (1 ) The new spccics has bccn namcd in conncctio n wilh the counl•y f•om w h e r c the s pecime n was round.

PAGE 105

208 TAIJI Il\IAl\IURA [16] aperture 30 J.A. long d in b an surrounded by slender hairs. Genital acetabula six at t:um on each lateral sidc. Nephridial pore opening in dorsum ; body margin. Body colour light yellow. ocalzty. One male was collected on June 20th. it . .. Though the ne\v species is very similar to L. macilenla Koen., f'ftihs Isbnguishable in the shape, which is more stocky, and in the palpai I segments. 10. Stygomomonia rotuntla n. sp. (1) (Fig. 14) fi tt Nymph (type, prep. 1042). Body almost circular in shape, dorso-ventrally ha dened, measuring 437 1.1. both in Iength. and width. Dorsal plates and epimera :r and granulated. Other part of the body skin soft and finely striated. Dorsal 1?4 J.A. long and 282 J.A. wide in the anterior one, and 188 1.1. long 2 J.A. Wide In the posterior one. Interval between eyes 148 J.A. Maxillar 66 J.A. long and 45 J.A. wide. Palps measured as shown in Table 24, in 1.1. econd segment moderately thick and with three bristles on the extensor surface. 0.2mm Segment Fm. 14. Stygomomonia rotunda n. sp., nymph. a. dorsum; b. venter; c. palp; d. )cft Jst Jeg. TABLE 24 1 2 3 4 Extensor surface 42 21 39 Flexor surface ........ 33 12 33 Height ................ 27 21 21 5 29 12 (1) The new species has heen named in connection with the round body shape. [17] SOl\IE SUBTERRANEAN WATER-MITES 209 Fourth segment expanded in the flexor surface. Fifth segment characteristic of shape as illustratcd in Fig. 14, c. Palps and legs porous. Pedal segments measured as shown in Table 25, in Il Shape of the first leg as shown in Fig 14, d. Epimera plates ali fused with each other, making a ventral shield as shown in Fig. 14, b. Four acetabula in the provisional genital area. Genital aperture not opened. Body colourless. Dorsal plates,. epimera and legs wholly light yellow. Eyes black. TABLE 25 Segment 1 2 3 Leg 1 21 42 54 II 24 39 36 III 30 39 36 IV 42 51 51 Locality. One nymph was captured on July 3rd. 4 69 48 54 72 5 150 69 78 105 6 63 78 78 102 Remarks. Though this new species resembles the nymph of S. jurassica Walter, it is more ro.und and relatively short in the body shape. Uchidastygocarus n. g. (1) Body circular in outline. Skin hard, making dorsal and ventral shields. Basal portion of maxillar organ sandwiched in between the dorsal and ventral shields, so no maxillar bay in the ventral shield. Palps peculiary distorted at joints. Claws of the first to third legs sickle-shaped. Fourth legs with a long hair-like spine and two accessory spines in stead of claws. Genital organ with six acetabula and situated in venter near the posterior body margin. Orthotype : Uchidastygocarus rotundus n. g., n. sp. The genus seems to the author belonging to the family Mideopsidae and must probably to build a new subfamily, Uchidastygocarinae. 11. Uchidastygocarus rotundus n. g., n. sp. (2) (Figs. 15 et 16) Male (holotype, prep. 1043). Body circular in shape, dorso-ventrally flattened, measuring 437 J.A. wide, 450 J.A. long in dorsum and 500 IL long in venter. Skin hard, making dorsal and ventral shields. Features of dorsum and venter as shown in Fig. 15, a et b. Ventral shield granulated. Eyes not found. Maxillar organ 131 J.A. long, 67 J.A. wide and pointed in its anterior portion. Mandibles slender in shape, 24 J.A. high and 105 J.A. long, i.nclusive of a claw in each. Palps porous on the surface, measuring segments as shown in Table 26, in J.A.. First and third sgments very short. Second segment thin and broad, having three feathered hairs on the inner surface. Fourth segment also thin, broadest of ali, almost triangular in shape, having two hairs and a short but stout (1) The new genus has been named in honour of Dr. Tohru Uchida, a pioneer of Hydracarinology in Japan. . (2) This new species has been named in connection w1th the round body outline. 14

PAGE 106

/\,• j i . ' : r. : 1 1 1 1 i 1' 1 li 1 r, !. r! :/ ') :; 1 1 i ! 1 '1' ! 1 1 1 1 ,, ' 1 i 1' 1' 1 i Leg 210 TAIJI UIAMURA [18) TABLE 26 1 2 3 4 5 17 97 11 114 91 51 103 112 Extensor surface ..... . Flexor surface ....... . Height ............... . Segment 1 saw-toothed bristle. Fifth segment bent and claw-shaped. Epimera fused with each other, making a shield. Legs measured as shown in Table 27, in p.. FIG. 15. -Uchidastygocarus rotundus n. g., n. sp., mle. a. venter; b. dorsum; c. left palp; d. left 4th Jeg; e. mandiblc. TABLE 27 Segment 1 2 3 4 5 6 1 28 40 40 40 68 80 II 32 40 40 40 64 76 III 40 56 36 40 60 76 IV 60 60 36 48 64 52 Destitute of swimming hairs. Terminal segments of fourth legs characteristic of having a long har and two accessory hairs in stead of claws as shown in Fig. 15, d. First to third legs each with two sickle-shaped claws. Genital arca of ellipse in shape, measuring 50 p. long and 36 p. wide, and with six acetabula, three on each lateral side. Three pairs of minute hairs besides them. Excretory pore opsi.ng in venter near the posterior body margin. Body almost colourless. [19] SOl\IE SUBTERRANEAN WATER-MITES 211 Female (allotype, prep. 1049). Body shape, colour and organs, except genital organ, wholly equal to those of the male. So there are only given the measurements as follows. Body 377 p. wide, 385 J.&. long in dorsum and 407 tL' long in venter. Maxillar organ 128 tJ. long and 76 J.l. wide in the widest portion. Genital area as shown in Fig. 16, a. Genital aperture 52 J.&. long and 40 J.&. wide. Nymph (nymphotype, prep. 1051). Body shape, colour and organs almost similar to those of the imago. Body 228 J.l. wide and 234 J.&. long in dorsum. Venter as shown in Fig. 16, b. Provisional genital organ with four acetabula, two on each side, and six minute hairs, three on each side. Genital not opened. Nephridial pore opening in venter just behind the provisional genital organ. Locality. Collected each one male, female and nymph on June 3rd and one male on July 3rd. O.lmm FIG. 16. Uchidastygocarus rotundus n. g., n. sp. a. female genital a rea; b. venter of nymph. 12. Uchidastygocarus .. minutus n. sp. (1) (Fig. 17) Female (holotype, prep. 1061). Body of short oval in shape, very small, 252 J.l. long and 216 J.l. wide, antero-lateral corners elevated, making shoulders as shown in Fig. 17, a et b. Skin hard but ellastic. Dorsal and ventral shields granulated. Eyes not found. Maxillar organ 44 J.l. long and 36 J.l. wide. Mandibles 21 J.&. high and 45 J.&. long, inclusive of a claw in each. Palps measured as shown in Table 28, in J.l. Features of segments shown in Fig. 17, c. Legs measured as shown in Table 29, in J.l. Fourth and fifth segments of each second to fourth legs with two slender long hairs in each terminal portion. Genital area 36 J.&. long and 44 tL wide. Acetabula six in number, three on each side. Nephridial pore opening in venter just behind the genital opening. Body colourless. TABLE 28 Segment 1 2 3 4 5 Extensor surface 6 30 9 24 17 Flexor surface ........ 3 12 11 21 Heigl1t ................ 18 18 18 15 6 (1) This new species bas been named in connection with the small body shape.

PAGE 107

Fi 1': i 1 1' ,, 1 1' 1 1 ' ' l' ,Il . li 1 .'/' 1 , 1, 1 ' i1 1 212 Leg I II III IV TAIJI IMAl\IURA TABLE 29 Segment/ 2 3 4 14 14 16 16 16 16 18 20 1 22 20 16 18 1 1 32 28 24 24 1 O.lmm O.lmm FIG. 17.-Uchidastygocarus minutus n. sp., female. a. venter; b. dorsum; c. left pal p. [20] 5 6 20 28 20 32 20 28 24 24 c Locality. One female was captured on July 3rd. Remarks. The present species is clearly belonged to the genus Uhidastygocar.us, but the body is very small and the body contour, especially in its anter10r lateral corners, are characteristic as shown in the text-figures. Miuracarus n. g. (1) . Body of in contour. Skin hard and porous, making dorsal and ventral shields: Maxillar organ situated in the maxillar pocket, different from the preced1ng genus, Uchidastygocarus. Palps somewhat similar in shapes to the genus, Lethaxona. Claws bladed and bifurcated in the distal end, resembling to of the genus, Aturus. Legs destitute of swimming hairs. Genital organ resembbng that of the genus, Uchidastygocarus, situated in venter near the (1) The new genu.s bas becn named in honour of Mr. Y. Miura of Tatsuno High School Hyogo Prefecture. , [21] SOl\IE SUBTERRANEAN WATER-MITES 213 posterior body margin, oval in shape and with six acetabula, three on each lateral side. Orthotype : Miuracarus ellipticus n. g., n. sp. The genus seems to the author belonging to the family Athienemanniidae and probably akin to the subfamily Mundamellinae. 13. Miuracarus elliplicus n. g., n. sp. (1) (Fig. 18) Female (holotypc, prep. 1058). Body of short ellipse in shape, dorso-ventrally flattened, measuring 460 J.L long and 377 J.L wide. Skin porous and hard, making O.OSmm C FIG. 18. -Miuracarus ellipticus n. g., n. sp., female. a. venter; b. dorsum; c. left pal p. dorsal and ventral shields. Marginal area of body with severa} long hairs as shown in Fig. 18, a et b. Destitute of eyes. Maxillar organ 72 J.L long and 44 J.l wide. Mandibles 30 J.L high and 66 J.L long, including a claw in each. Palps measured as shown in Table 30, in J.L. First segment spineless. Second and TABLE 30 Segment 1 2 3 4 5 Extensor surface 12 24 15 45 21 Flexor surface ......... 6 15 9 33 21 Heigl1t ................ 15 21 21 21 12 (1) The new species has heen named in connection with the elliptical body shape.

PAGE 108

214 TAIJI I li!Al\IURA [22] each )Vith a spine in the ext ensot dis t a l end. FOluth segm ent th.I c k , arche d m the extens01 surface and a lmos t s ti a i ght in the fl exot smface. Flfth segm ent trifurcated and c h a ract e d stic o f s hape as illustrated in Firr. c . Legs measure d as s hown in T able 3 1 , in Ail legs with sevetal spin:s 10 each segment. Genital a tea 120 l o n g , 104 wide and with six acetabula, three_ on each side. Exctetor y pote o p ening in vente r near the pos t e ti ot body margm. Locality. O n e f emal e was captuted o n June 20th. TABLE 3 1 Segment 2 3 4 5 6 Leg I 32 40 44 60 76 II 32 40 52 68 78 III 32 40 56 80 84 IV 40 40 44 72 100 11 2 BIBLIOGRAPHY 1\IOTAC (C.) & ANGELIER ( C.), 1927 . H yd•aca•icn s recueilli s dans le Massif Central. Trav. Labo r. d'Hyclrob. Pise. U niv., Gren oble, Ann. 19, pp. 121-137 . SzALAY ( L . ) , 1943. -Eine ncue Art der Gallung L e tllaxon a Viels ( H ydrachnellae, A cari). F olia Entom. Hungari ca, vol. 8, pp. 61-67. UcHIDA (Tohru), 1937.\Vate• l\lites from Ky u shu. Bull. Biog. Soc. Japan, vol. 7, pp. 9-29. UcHIDA (Tohru) ,\: btAMURA (T.), 1953. A New S ublcrrancan \Vater-mote from .Japan Anno t . Zoo/. Japon, vol. 26, pp. 2 0-27. VTs (!{ar!), 1932. \Veitere i\Iilben a u s unteriLdischen Gewssern. Zoo[. Anz ., Bd. 100, S. 173-176 . VJETS ( Karl ) , 1932.Dl'itte l\litteilung ber \Vassermilben au3 unterirdi schen Gewssern. Ibid., Bd. 100, S. 292-299. V tETS (Karl), 1 933. Vierte Mitteilungcn bet \Vasse1milbcn a u s unterirdischen Gcwiis sern ( H y d •achnellae ct H a lacaridae, Acal'i), Ibid. , B d . 102 , S . 277-288. VmTs (Karl), 1934.-Fnfte i\Iittcilung hc1 • \Vass e1milbe n a u s unteritdisch e n Gewiissern ( Hydmchn cllae und Halacaridae) . Ibid., Bd. 105, S. 133-141. VmTs ( K arl), 1934. S i c b ente Mitteilung be t \Vasscnnilbe n aus unterirdischen Gewiis sern, Ibid., Bd. 106, S. 118-124. \VALTErt CC.), 194 7 -Neuc Ac ari ( H y drachnellae, P oroha lacaridae, Trombidiidae) a u s subterr a n e n Gewassern d e r Schwei z und Rumiiniens . Ver/rand[. Naturf. Ges., Basel , Bd. 58, S . 146-238. H e nri COIFFAIT L a b iocnose cavernicole du versan t nord d P , , (2) es y renees 1. -DFINITION La bioc nose a t cons idte comme l'enti t se situant a u dessus d e l'espce. C'est un g t oupe m cnt d '01gnnis mes tts divet s, se disting u ant n ettement d e la f oule c t de la soci t animale. La f oule est un rassemble m ent fortuit d'or ganis m es, t e l que les anima u x a m e ns par une cnte dans un amas d e d tritus d'inondation. Ces o rganis mes se sp a r ent les uns des autres ds que l a cause qui a provoqu l eur rassemble m ent a cess, en l'occmTc nce ds que les eaux baissent. Dans la soci t animale au contraire, il y a tciptocit de l'atttactio n enlte les o rganismes. T e l est l e c a s des insec tes sociau x. L a b iocnose, e ll e, est caract l'ise par la d p endance rciptoquc des indiv idus qui la composent c t pat l'quilibre exi s t ant entre les espces, quilibre t e l que s i l e n ombre d'individus d e J'un e d e ces espces v i ent crotre o u dcrotr e exagr m ent t out J'e nsemble est modifi . La dis p al'ition compl t e d 'une espce, o u l 'apparition d 'une espce n o u ve ll e d a n s l a biocnose p eut arnene t l a dispal'ition d e plusic ut s autres o u mme d e l'ensemble . II. INTRT DE L 'TUDE L'int t t d e l ' tude d e l a biocnose du milie u cavernicol e est qu'elle n e groupe qu'un nombre trs restreint p tcsqu e t o u s anima ux. Les vgt aux autotrophes sont con stamment a bsents sauf aux entres. Cette biocnose est donc te l ativemcnt simpl e e t d e c e fait, il semble plus facil e d'y dcou vdr l 'interaction des espces que dans d es biocnoses plus complexes telles celles du milie u forcstie t o u d e l a pmiric pat exemple qui ont t plus particulirem ent tudies jusqu' ce j o ut . L'tude d e biocnoses simples pennettra v r a isembla blement d e mie u x comprendte les biocnoses complexe_s d a ns. lesquelles un trs grand nombte d ' o1ganismcs s c t1 o uvet1t li s par des mteractwns multiples . (1 ) Attach de •cchcrches, au Ccnt1c National d e l a Rec herch e S cientifique, Toulouse. ( 2 ) Communication Jll'senle l e 11 sepl emb•e 1953 .

PAGE 109

216 HENRI COIFFAIT [2] III. LES BIOTOPES Divers biotopes peuvent tre distingus dans le milieu cavernicole. A chacun de ces biotopes est li un ensemble d'organismes, ce que les cologistes appellent une synusie. Dans le milieu souterrain on peut distinguer 7 biotopes principaux : A. -Les parois et plafonds des entres et des znes claires. B. -Les sols entres et des cnes d'boulis. C. -Les planchers stalagmitiques, parois et plafonds de la zne obscure. D. -Les sols sous stalagmitiques. E. -Les fentes. F. -Le guano. G. -Le milieu aquatique. . . Ces biotopes peuvent d'ailleurs tre assez mal spars les uns des autres. La lunite entre la zne claire et la zne obscure est touJours trs difficile dfinir et a b't r 1 raire sauf si la grotte se prsente sous la forme d'une galerie brusque-ment ou trangle dans la rgion de cette limite. Cette limite peut varier avec 1 Incidence des rayons solaires donc avec le moment de la journe. La limite entre les fentes et le sol sous stalagmatique ainsi qu'entre les fentes et les sols des cnes d'boulis est galement souvent mal dfinie et l'on passe alors insensiblement de l'un l'autre de ces biotopes. . part un ou plusieurs de ces biotopes peuvent manquer dans une cavite .. Tout le monde sait qu'il y a des grottes sans guano, sans eau, ou s'ouvt:ant. en pleine roche donc sans sol l'entre. Enfin on doit remarquer que certains organismes peuvent passer de l'un l'autre de ces biotopes soit au cours de phases successives de leur existence le cas pour de nombreux organismes dont la larve vit dans un biotope . different de celui de l'adulte) soit au cours d'une mme phase, cas assez frequent chez les adultes de diverses espces. IV.-SYNUSIES DE LA CVERNICOLE , .. A. synusie des parois et plafonds des entres n'est pas compose d elements disparates quelconques. Ce sont toujours les mmes formes qui se rencontrent l. C'est l' Association paritale'> du Dr JEANNEL. Elle comprend des tro?loxnes. rguliers, des troglophiles et parfois mme des troglobies s'aventurant Jusque la lorsque les conditions leur sont favorables. . trogloxnes des entres sont attirs l soit par leur phototropisme nga tif, .soit leur positif. Le nombre d'espces de cette synusie est tOUJOurs faible, mais le nombre d'individus est parfois trs grand. Les Diptres sont les plus nombreux. Ce sont des Tipulides et des Culicides. Les I:ep1dopteres et les Trichoptres sont parfois abondants, les Hymnoptres parasites (Ichneumons) ou non parasites (Polistes) peuvent aussi se trouver en ce milieu. C'e&t l galement que se rencontrent les larves venant se nymphoser de certaines espces de Choleva. Tous ces individus constituent un garde manger abondamment garni pour de nombreux prdateurs qui sont surtout des Araignes [3] LA BIOCNOSE CAVERNICOLE DES PYRNES 217 du genre Meta ainsi des Opilionides, des Pseudo-scorpions et dans les Pyr nes-Orientales l'Orthoptre Dol_chopoda linderi. B. -La .ynusie des sols d'entres et des sols de cnes d'boulis au fond des avens est beaucoup plus riche et plus intressante. Elle comporte trs gnralement une strate vgtale autotrophe, mousses, hpatiques, fougres et souvent vgtaux suprieurs, moins que l'aven ne soit trop profond. Cette strate vgtale cre une couche d'humus recouvrant un sol gnralement form de terre et de blocs de toute taille mnageant entre eux des interstices. Au fond des avens ce sol reoit l'cau de pluie mais n'est jamais touch par les rayon,s. du soleil. Aux entres il reoit frquemment l'eau ruisselant de la roche ou la falaise surplombant l'entre. Si la grotte s'ouvre au nord il n'est jamais touch par le soleil. Dans cc cas comme dans le cas des fonds d'avens l'vaporation est faible, la vgtation rduite ne puise que peu d'eau, les conditions sont alors optima pour le dveloppement d'une faune trs riche en espces et en nombre d'individus. La nourriture est en effet trs abondante pour les saprophytes qui se multiplient. Ce sont d'abord des Oligochtes qui en creusant le sol de leurs g?leries permettent l'aration de la masse et crent des passages permettant la circula tion des insectes endogs. Les Collemboles existent toujours en trs grand nombre dans ce milieu t leur prsence est essentielle. Ils constituent la matire alimentaire de base pour toute une foule de carnivores et leur rle est tout fait comparable .celui du plancton dans la mer. Ce rle ils le jouent d'ailleurs d'une faon trs gnrale dans tout le milieu cavernicole terrestre, ce sur quoi l'attention n'a jamais t attire, il me semble. A ct des Collemboles les Campods jouent un rle peu prs identique bien qu'ils soient eux-mmes prdateurs de Collemboles. Dans ie groupe des saprophages il faut encore ranger de nombreux Coloptres : des Bathysciins peu volus : Bathysciola et Speonomus du sg. Phaco morphus; des Catopids : Ptomaphagus, Galops, Choleva. Les du genre Troglorrhynchus qui sont plutt des rhizophages. L.es sont souvent nombreux ainsi que leurs larves. Ils appartiennent a plus1eurs genres. A haute altitude se trouvent ainsi les Chionea aptres. Les Acariens sont en c:rnral trs abondants. Des Isopodes terrestres et des b Gastropodes habitent galement ce milieu. Quant aux prdateurs il sont eux aussi trs nombreux. Ce sont des Coloptres Carabiques : Pterostichus du sous-genre Liano et leurs larves, Trechus et leurs larves, Geotrechus et leurs 11phaenops du et mme du groupe cerberus; des Pselaphides; des Staph.y_lrnzdes appartenant a plusieurs genres et leurs larves des Araignes, des Opzlwns, des Pseudoscor pions, le Scorpion Belisarius xdmbeui dans les Pyrnes orientales, des Chilopodes. Cette trs riche s'apparente beaucoup des. de rgions trs humides toute priode de l'anne sans etre Jamais Inondes. Dans les Pyrnes cette faune varie beaucoup si l'on les grottes de l'ouest vers l'est. Par exemple pour les Coloptres endoges nous avons rencontr dans cette synusie le nombre d'espces ci-aprs

PAGE 110

:1; 1 :( l'' 'l' !1 1:' Il ' 1:' 1 1 11 , 1) ' 1 '1 '[' i 1 i . 1:1 ; i 1 Il 1 1 Il ,f, ' .. i '! ;1 ; l1 l' ! \ 1 i 1 : ! 1 L. ..... ....,....__..--...... 218 HENRI COIFFAIT [4] Basses-Pyrn cs Arige Pyrnes-Orien tales Saprophages : Bathysciola ............. . Phacomorphus .......... . Speonomus ............. . Ptomaphagus ........... . Troglorrhynchus ........ . 3 4 4 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 1 ToTAL ............ . 9 4 1 Prdateurs : Trechus ................ . Geotrechus ............. . Aphaenops ............. . Microtyphlus ........... . Pterostichus ............ . Pselaphides ............. . Staphylinides ........... . 3 0 0 1 1 0 3 1 0 0 1 0 2 0 0 1 1 3 1 0 0 TOTAL ............ . 11 4 3 TOTAL GNRAL ....... . 20 8 4 Cette variation correspond ' Il d 1 1 • . . . a ce e e a 1auteur d'cau de plme annuelle : les regiOns les plus nches des Pyr t II . . enees son ce es du Pays Basque qm est aussi la region ayant la plus forte pluv 't d' 'Il . , . Iome rie, a1 eurs repartie sur tonte l'annee, ce qm n est pas sans Importance. C. synusie et planchers de la zne obscure a ete la plus etudiee JUsqu'a ce jour. Cela tient srement la facilit des recherches dans cette zne et aussi au fait
PAGE 111

220 HENRI COIFJ...AIT [6] Or le Massif des Arbailles est la rgion de la chane qui reoit la plus grande hauteur d'eau rpartie sur toute l'anne alors que les Pyrnes orientales ne reoivent que peu de pluie, cette pluie tant d'ailleurs souvent amene par des orages violents qui sparent de longues priodes de scheresse. V. CONCLUSION L'tude de la biocnose des grottes pyrnennes permet de prvoir d'aprs la position d'une grotte ce que sera le peuplement de chacun de ses biotopes. Elle montre l'importance des Collemboles dans la biocnose cavernicole, importance comparable celle du plancton dans la mer. Elle montre enfin l'influence favorable d'une forte pluviomtrie tale sur toute l'anne. DISCUSSION M. A. V ANDEL : La zone priodiquement inonde des grottes semble renfermer une faune particulire de Troglobies. Ceci tient probablement un apport de nourriture par les eaux. M. R. JEANNEL : Le domaine des fentes est sdrement immense. II prsente probablement de vastes espaces azoques ct de rgions peuples. Les rgions priodiquement inondes doivent tre les plus peuples. ----Giorgio MARCUZZI Cl> Relazioni tra habitat ipogeo in pianura ed habitat epi-od endogeo in alta montagna 121 Vaglio segnalarc molto brevcmcnte alcuni reperti di animali che, mentre generalmentc sono ritenuti ipogei o addirittura cavernicoli, in alta montagna si rinvengono in condizioni epi-od endogee. Il pi importante il casa dello Spelaeonethes nodulosus Verh., Isopodo terrestre nota finora solo da cavit naturali od artificiali, c trovato da mc sulle Marmarole (Cadore) al Rif. Chiggiato, zona subalpina o delle conifcre, a circa 2 000 m. Gli esemplari furono trovati in condizioni molto simili a quelle che si hanna nell'ambiente di gratta, c precisamente in un suolo decisamente argilloso, con pietre profondamente interratc, a circa 10 cm di profondit, Da qucsto stesso ambiente proviene una specie schiettamente endogea di Enchytraeidae. Fridericia marcuzzii Omodeo (in litt.), oltre ai Coleotteri Bythinus sp. gr. rugosicollis Fiori e Bembidion nitidulum L., entrambe specie relativamente igrofile. Da notare che una casa gi nota che Enchytraeidae epigei di alta montagna possano essere conosciuti da ambienti cavcrnicoli per quote pi basse : talc ad es. il caso per Pachydrilus pagenstecheri Ratz., conosciuto da grotte del .Trentino c della Lombardia, e da me raccolto in alta montagna sulle Dolo-miti, come epigeo .(cfr. SciACCHITANO, 1943 e 1947/48). In accorda con l'osservazione che l'ambiente di argilla a sassi profondamente intcrrati molto simile a quello di gratta sta l'affermazione di DELAMAREDEno UTTEVILLE che la fa un a di quest'ambiente non fa parte della fa un a del suolo vera e propria. Si tratta di un ambiente specialissimo, che, a causa della sua rassomiglianza fisica con quello di gratta (si tenga presente che l'argilla igroscopica), pu offrire le condizioni di esistenza adatte ad organi.smi che altrove vivono in grotte, specialmente in alta montagna, dave a causa della bassa temperatura facile raggiungcre la saturazione dell'aria in vapor acqueo. In questo scnso bisognerebbe dedurre che il fattore che condiziona la diffusione di Spelaeonethes nodulosus Verh. l'umidit e non la temperatura. Nello stesso tempo non senza interesse rilevare che del gen. Spelaeonethes solo la specie nodulosus si trovata in ambienti diversi da quello cavernicolo schietto : mentre infatti le altre due specie del genere (mancinii Brian e briani Arcangeli) provengono solamente da grotte (cfr. AncANGELI 1937/38), S. nodulosus stato trovato in varie grotte, come pure in cavit artificiali (ricoveri militari sul M. Pau, Altipiano di Asiago, e cave di pietra a Valle di Montecchio Maggiore (1) Istituto di Zoologin e Anntomin Comparnta dell'Universit di Pndova. (2) Communication prsente pna M. Pnvnn, le 11 septembre 1953.

PAGE 112

222. GIORGIO MARCUZZI [2] presso Vicenza, ARCANGELI in litt.). Questo fatto interessante in quanto ci indica come pu variare la valenza ecologica in specie differenti dello stesso genere. L'altro organismo a comportamento analogo il Coleottero Carabide Laemostenus schreibersi Kst. Anche qui abbiamo il caso di un animale che in pianura vive esclusivamente come cavernicolo, in montagna passa alla vita epigea, e mentre nella zona alpina -o subalpina alta vive sotto sassi profondamente interrati, nella zona nivale -o subnivale -si trova sotto sassi superficiali. Sulle Dolomiti infatti stato trovato epigeo nella zona nivale, e precisamente nello stesso ambiente in varie localit, come su La Putia (leg. von Peez), sul Piz Popera (leg. Meggiolaro), alla Regensbrgerhtte, a N-E di S. Cristina di Val Gardena, sopra i 2 000 m. (leg. \Vrndle). Nelle stessissime condizioni lo raccolse il MLLER presso il nevaio del M. Bivera, presso Forni Avoltri, Carnia (comunicazione personale). Anche questo dimostrerebbe che la specie legata ad un'm:pidit dell'atmosfera praticamente massima, senza che la temperatura influenzi la sua distribuzione. Correi anzi segnalare a questo punto che il L. schreibersi una specie endemica delle Alpi OrientaU che pi che qualsiasi altra si spinge nell'interno della zona devastata dalla glaciazione wrmiana (La Putia, M. Bivera, Eggerloch presso Villacco, Carinzia). In tali localit sembra che esso sia l'unico elemento stenotopo (endemita) e ritengo che vi debba aver sopravvissuto durante tutto l'acme della glaciazione quaternaria. Rorse le sua speciale euritermia ha permesso tale resistenza in massifs de refuge , che erano dei veri e propri nunataq Questo dimostra ancora una volta che l'ambiente di grotta un ambiente . non del tutto localizzato dai punto di vista dei suoi fattori fisici, in quanto vi convergono animali che in esso trovano umidit costantemente elevata accanto ad altri che forse vi cercano una temperatura costante, od altri che, eventualmente, evitano per qualche motivo la luce. Solo ricerche sperimentali potrebbero stabilire-volta per volta-quale sia il fattore che determina l'habitat cavernicolo delle singole specie. 1 presenti reperti di animali di grotta raccolti in alta montagna in condizioni epigee ci possono portare un po'di luce sulle cause per cui una data specie sceglie l'habitat cavernicolo. Ma anche qui l'ultima parola la potrebbe dire solo una ricerca sperimentale. BIBLIOGRAFIA ARCANGELI (A.). -Il genere Spelaeonetbes Verh., Boil. Mus. Zool. Univ., Torino, 46, 1937-1938, S. III, N. 81. DELAMARE-DEBOUTTEVILLE (C.). -Microfaune du sol des pays temprs et tropicaux, suppl. N. 1, Vie et Miliell, 1951. SciACCHITANO (1.). -Anellidi cavernicoli del Trentino, Studi Trent. Sc. Nat., 24, 1943, 33. SciACCHITANO (1.).-Oligocheti delle Dolomiti, Atti Ist. Ven. Sc. LeU. Arti, 106, 1947-1948, P. n, Cl. Sc. mat. nat., 61. Eugenio de BELLARD-PIETRI u> La espeleologia en Venezuela. Flora y fauna hipogea <2> Mention est faite des principaux explorateurs splologues : Humboldt (1799), Codazzi (1835). Cruxcnt, .Dupouy, Rohl, Contreras. Les grandes difficults que l'on rencontre dans ces exploitations sont dcrites. Ci-dessous la liste des Flore ct Faune hypoges du pays: FLORE : Majomo, mijagua, caf, palmiers varis, laurncene varis. Tous sont d'origine trogloxnc. Leur prsence est due aux gucharos ct chauves-souris qui se nourrissent de ces fruits. Une grande partie des fruits consomms par le guchnro proviennent de la valle du fleuve Orinoco. Les cryptogames. n'ont pas encore fait l'objet d'une tude. FAUNE: 1) TROGLOBIES : a) Anciens : poissons aveugles; b) Rcents : criquets (Gryllides), araignes (fam. Phalangydae : Tarantllla palmata), scolopendres (Myriapodes); c) Guanobies : millepnttes (Myriapodes), cloportes (Orthoptres) et Diptres. 2) TROGLOPHILES : L'oiseau gucharo (Steatornis caripensis), rencontr sur une distance de 819 mtres; diffrents specimens de chauves-souris : le vampire hmatophnge (Desmodus rotllndlls) ; d'araignes varies (fnm. Phnlnngydae); scolopendres (Myria:: podes); rats (fam. Cricetidnc). 3) : a) Authentiqlles : Crustacs : crevettes gantes et crabes (fnm. Potamonidae); Rongeurs : rats et .lapas (Cllnicllllls paca; fnm. Dassyproctidae); diffrents poissons, papillons de nuit, serpents venimeux, criquets, scorpions, grenouilles, chouettes, gupes, et un rabipelado (fam. Didelphydne); b) Xenophiles : Parasites varis, htes de rongeurs ct chauves-souris. ABSTRACT Vcnczucla's principal cave explorers are mentioned : Humboldt (1799), Codazzi (1835), Cruxcnt, Dupouy, Rohl, Contreras. The principal difficulties niet in cave explorations are described. A list of the hypogenn flora and fauna of the country follows : FLORA : Majomo, mijagua, coffce, varions pnlms, vnrious lnuraceae. AU are of trogloxenic origin. Their presence is duc to the gucharos and bats, who eat these fruits. A great part of the fruits the gucheros eat come from the remote Orinoco valley. The criptogamcs have not as yet becn studied. FAUNA: 1) TROGLOBIES : a) Ancient : blind fish; b) Recent : crickets (fnm. Gryllidae), spiders (fnm. Phalnngydae : Tarantula pa/mata) centipedes (Myrinpoda); c) Guanobies : centipedes (Myrinpoda), cockronches (Orthoptcrn) and varions Diptera. (1) Delegado de la Secci6n de Espeleologin de ln Sociednd Venezolana de Ciencins Naturnlcs. (2) Communication prsente le 11 septembre 1953.

PAGE 113

224 E. DE BELLARD-PIETRI '>) T f2] ROGLOPHILES • The gu • h b" up t th h • ac nro Ird (Ste t • (D o e orizontnl depth of 819 meters. b t af do:nzs canpensis), which can be found esmodus rot d ) • a s o Ifferent k" d h • un us and varions others . . 10 s, ematophagus vampires cenbpedes (M:yriapoda); rats (fam. varrons spiders (fam. Phalangydae); 3) TnooLOXNEs : a) Authent• • mo d ) zc : crustaceans . . fi hm ne ; rodents : mice and (Cun. 1. gtant shrimps and crabs (farn. Pota-s es, moths, poisonous snakes, crickets .us paca; fam. Dassyproctidae); varions pelado (fam. Didelphydne); b) Xeno h-/ . frogs, owls, wasps, and a rabi p z es . parasites on both rodents and bats. 1. -LA ESPELEOLOGiA EN VENEZUELA La Espeleologia es acaso la ma entrado en Venezuela Q b d 1 nueva de las ramas cientfficas que han sistemas de montana ue ra a a dllatada extension del territorio por grandes s que ocupan buena parte d . b. . . cumbres superan los 5 000 t e su am llo, y cuyas max1mas investigacion al espel . 1 me no es extraiio presente fecundo campo de corre a la par con 1 eo ogo y da naturalista en general. Mas su gran superficie . a escasez e poblacion y a . 912 000 k"l' estan ocupados por al , d 5 . ' Sl, 1 ometros cuadrados p go mas e mlllones de habitantes. or. el_Io, el afio pasado ha podido fun darse espeleolog1co, 1nteresado con xito un naciente grupo costa de lo en aumentar los arcanos cientificos de la nacion a s secretas que gardan la b , d , , junio de 1952 d, . s ove as subterraneas. Es as1 como en lana de Cien . 0 1ntegrada, como departamento de la Sociedad Venezo Cias aturales, la Secci6n de Espeleologia. La Sociedad Venezol d c . ciencia de A , . ana e 1enc1as Naturales, prestigioso instituto de en el bajo su nombre a cuanto de notable hay en Venezuela campo C1entifico Cuent D a la altura d 1 : a con un epartamento de Ornitologa Americana por el Dr del mun do, el Museo Ornitologico Phelps, presidido de la Socied PHELPS Y su hijo William H. PHELPS Jr., ex-presidentes venezolanos a d estos notables hombres de ciencia debemos los espeleologos Steatornis e. los estudios mas vastos y completas que se han hecho del carzpenszs Humboldt . , 1 . graffa que el . . 0 paparo guac 1aro, obJeto de una breve mono-sentante or presenta a ste Congreso como miembro y Repre-1c1a e a Nahonal Speleological Society de los Estados Unidos. Por cuanto se refier 1 E . . carsti h . d . e a a speleologia prop1amente d1cha, algunas zonas Prer an 0 estudtadas parcialmente en escasos meses, gracias a traoajos . 1 m 1nares evadas a cabo con anteriridad a la fundaci6n del nuevo organ1s1mo, Y por los mismos que boy lo integran. Debemos confesar que los obstacu os naturales que se p t Il resen an a todo nuevo departamento han 1mped1do se even a cabo estudios rn f d d d 1 . as pro un os y metodtcos, y apenas s1 se han comen-za o a ar os prtmeros pasos en esta especialidad. las labores espeleol6gicas Uevadas a cabo hasta el presente e.n el pais, daremos a continuaci6n una breve exposici6n de los trabajos rea-bzados. a la fundaci6n del departamento, pocos investigadores serias se habtan aventurado en las cuevas y grutas de Venezuela con otro inters que no fuera pura.mente arqueol6gico, paleontol6gico 0 meramente excursionista. Asi pues, relahvamente pocas cuevas fueron exploradas durante el siglo XIX y [3] I..A ESPELEOLOGIA EN VENEZUELA 225 la primera mitad del XX. El sabio universal, Baron Alejandro de Hul\IBOLDT, fu indiscutiblemente, en 1799, el primera en visitar con fines cientificos una cueva en Venezuela. Exploro en se aiio 472 metros de la gran Cueva del Gucharo, asi nombrada por las aves que la babitan. Asimismo visit6 otras pequefias cuevas en territorio venezolano en el decurso de sus vastas exploraciones. Posteriormente, el Coronel Agustin CoDAZZI, geografo y naturalista de excepcionales condiciones explor6 la misma Cueva del Guacharo hasta la profundidad horizontal de 1.074 metros (en 1.835). Luego, Anton GoERING, Karl MoRITZ y Alfred ScHARFFENORTH, entre otros muchos, la siguieron explorando, logrando avanzar el ultimo por otra galeria, hasta la profundidad de 1.035 metros en 1.890. Como bien puede verse, .. las exploraciones subterraneas del siglo XIX giraron principalmente en torno a la Cueva del Guacharo, maxima manifestacion hipogea del pais. Finalmente, citaremos a Simon Ugarte, quien en 1.869 explor6 algunas avernas del Estado Miranda. En el siglo XX, la Cueva del Guacharo sigue el centro de todos los cieiltificos y naturalistas que visitan el pais. A pesar de sto, muchas otras. fueron visitadas con fines e intereses arqueol6gicos y paleontol6gicos fonda-men talmen te. Poco antes de la fundacion de la Secci6n de Espeleologia, .apenas si se tenia conocimiento vago de unas 30 6 40 cavernas, muchas de las cuales habian sido visitadas en la primera mitad del siglo XX por exploradores juveniles (Boy Scouts) o por simples excursionistas, si bien otras fueron objeto de' estudios serios y metodicos por hombres de ciencia del Museo de Ciencias Naturales de Caracas, debiendo destacarse entre estos al Prof. Jos Maria 9 CRUXENT Y a Walter Dupouy. Y entre los particulares, al Dr. Eduardo RoHL, actual Director del Observatorio Astron6mico de Caracas, y a los religiosos Nectario MARA Y BASILIO, Hermanos de la Congregaci6n de San Juan Bautista de la Salle. Iniciadas las pacientes investigaciones del grupo de la Sociedad Venezolana de Ciencias Natur.ales, al final de dos aiios bernos podido fichar y catalogar 198 grutas y ca:vernas, algunas de las cuales han sido realmente descubiertas. Adems, enormes macizos calcreos han sido Iocalizados y debidamente catalogados para futuras exploraciones minuciosas a fin de investigar la posible presencia de manifestaciones crsticas. De las, cavernas exploradas hasta el presente por la Secci6n de Espeleologia, la Cueva del Gucharo acusa actualmente una longitud que oscila alrededor de los 3 kil6metros, siendo cursada casi totalmente por un pequefio riachuelo. A la Cueva Alfredo JAHN se le han medido 2.845 metros, faltando aun 41 galerias por explorar. Esta ultima caverna fu descubierta por el sefior Roberto Edwin CoNTRERAS y por el que sto escribe en una exploraci6n realizada en las selvas que se extienden al este de Caracas, capital de Venezuela. Promete aventajar ampliamente a la Cueva del Gucharo, si bien a sta asimismo le faltan 19 galerias por explorar. Estas dos cavernas son hasta la presente fecha las maximas cuevas del pais. Las dificultades que es necesario vencer para concluir eficazmente los trabajos, hasta ahora han impedido la feliz terminaci6n de los mismos. En la sola Cueva del Gucharo, fu preciso bucear a 50 centimetros de la superficie del rio, una peligrosa grieta de cuatro metros de largo y estrechada en su parte central, para asi ganar la galeria profunda de la espelunca. La dificultad de pasar con escafandra este semi-sif6n es manifesta, y peligro de ahogarse no llega a ser despreciable. Quince boras de exploraci6n continua en traje de baiio a partir de 15

PAGE 114

226 [4] E. DE llELLARD-PIETRI st e pu_ n to. .rucron neccsarias {Ja r a llc::rai , .... 1 fOildo d , a l serni-sifon. " e una de las galcrias y regtesai En otr a caverna descubiert 1 .. fu f a e n a ocas10n de otra expl o 1aci6n por las selvas, e preciso orzar una cascada l t . d a locali"zar e l fi. 1 1 ' a raves e su ptopria caida de agu a en orden • n a ce un rraJ c El r a p e nas si d b • <> IIa. • o n I CIO d e salida d e l patente chot-ro de agua a a paso a un cuetpo 1 incapi e n las dT 1 d lUma no, Y por l o t anta es innccesatio hacer L d ' . I t c u t a es y pcligros que dicho paso present6. as I s t a n ctas a recorret en ard e n a podet llerrat a las c uevas de Venezu e l a son muy grandes p o r J o n 1 1 b ' . <> 1 .,encra • 1a I endo s tdo nccesari o e n varias ocasiones lacer campam entos e n una 1 t ha t . se va, S I IOS en los c uales hemos llerrado a pasar s aNseis noches totalmente aisl ados de contac tas humanos 0 1 o o b s t ante l o arriba exp t 1 S . ues o, e g t upo csp e leol6rrico y posteriormcnte l a eccwn d e han logtado explora i hasta cl p tcsente 41 de las 198 cuevas locah za das est o 2cl C . • en o mescs c trabajos. Par a l a sol a cxploracion de l a • ueva del Guacharo fu . 1 . . . . 1. 2 00 kilo . ' . pt CCISO lacer un V IaJe de d ias en automov1l de V dts l ancia que scpam a Caripe del G ucha1o d e la Capita l de 1 e n ezue l_a .. esta ocasi6n, fue ton localizadas 27 c uevas en los 15 dias que dur6 a expediCion, 8 d e las c u a les f uero n exploradas. Rast a l a fecha no hen1o t d . . . . s encan ra o e n las cave•nas exploradas restas antro pologlc_os ni pmtu ras primitivas de ninguna clase s i bie n en una de las cavernas descubie i tas e l espele61 R b t E ' . ' . ogo o e r o dwm CONTHERAS h a ll 6 restas a r queo logiCos d e Irnportancia. Il. FLORA HIPOGEA DE LAS CAVER N A S y Slli!AS DE VENEZUELA La Bot:inica Hipogea vcnezol a n a p1esenta varias e inte resantcs ejemplares lrogl o xenos dignos de mejoe cstudio, la mayor pa1tc de los c u a les viven rclati poco tlempo d ebido a l a a uscncia de luz solar. No obstante, a l gunas especies logran d a r hojas de desai-roll o norma l antes d e mOtit. En l a familia de las Palmae tenemos : e l p almito (Euterpe olerac ea, Mart. Y E_uter.pe Mart.) l a coroba (Jessenia oligocarpa), l a p a lma macagita ( M a r lznezw azphanes, l\lart.), Y posiblemente, l a cajia d e l Orinoco o cahu :Ua (Mauritia aculeal a y Maurilia b ) r t . s u wernus . Las frutos de slas p a lmaceas, que o •man pat e de l a ahmentaci6n normal d e los pajaros guachatos, han sido recogidos en l a C ueva del G uacharo hast a l a profundidad h o • izontal de mas d e 800 metros, mu c has de. ellos en fran ca germinaci6n y ateniendo a ltutas hesta d e 60 centimetros l a mas ?bscuridad. A l gunas d e stas plan tas no h a n si d o id e n tificadas smo e n las proximJdades d e l rio Orinoco a mas de 210 Jdl6metros de l a c ueva, por l o se cre, no sin raz6n, que aves trogl6filas vuelan con a lguna hast a clichas regi oncs e n busca d e stos frutos. El hecho d e vctse estas cunosas semillas en g r a n abunda n c i a gcnninando sobre las montafias g uano d e l a caverna Y e l no haber podido hasta la fccha encontiarse a rboles de a lgunas de las especies nombradas s ino en las vccinda des del Odnocu, parcccn a stas alturas no dejar duda sobre l a f ant:islica capacidad de vuclo d e l Stca t ornis caripe n s i s . Lauraceae : Son asimis m o ejemplares d e l a alimentaci6n normal del piljaro g uacharo. Asi, la cobal o n ga o laurel capuchino (Neclandra pichurim, \ Villd.) y el aguacatillo montaiiero g r a nde (Pe r sea caerulea, Melh.). Papilionaceae : Tan solo h cmos c ncont•ado un e j emplar de sta familia, y eso e n las caver nas del Estad o Miranda (Cucva Alft cclo Jahn y Cueva d e l Tigre). Las [5] LA ES PELEO LOG lA EN VENEZUELA 227 scmillas gcrminaban sobre cl limo de la cavcr n a, indublcmente arrastradas dcsde cl ext eriot por alguna c rcciente. Los ejemplarcs cran majoras ( Lonchocarpus d ensi{lorus M oril=ianus, Ben th. y Lonchocarpus Fendleri, Ben th.). Median 30 ccntimel!os y tcnian abundantcs hojas. Burseraceae : Palmit o cuiTucay o tacamahaco (Protium l 1eptaphylum, Aubl.) . Alimenta de los gu:icharos. Anacardiaceae : i\lijagua o mijaguo (Anacardium rhinocarpus, D.C.), rbol cuyos fntlos comcn los murcilagos. Los ejemplares median hasta 25 centimetros. Rubiaccae : Caf (Coffea arabica, L.), que encontramos germinando en una sima de 28 metros de profundidad, Jcjos de toda comunicaci6n ptxima con el cxtcdor; forma pm t e de la alimcntaci6n de los murcilagos fmgivoros. l\Iedan los ejempl atcs 12 ccntimetros. Menas unos ejcmplares d e majomo (Papilionatae) encontmdos e n l a zona d e pcnumbra, todos los ottos corrcspondcn a zonas de t inieblas perennes . E n casi todas las c uevas ba sido observada la prescnci a de algas, bongos, liquenes y m u sgos hast a notables profundidadcs, sobre t odo en l a Cueva del Guacharo, peio n o h a n sido objelo de esludios hasta e l ptesente. III. FAUNA HJPOGEA DE LAS CAVEilNAS DE VENEZUEL A lntroducci6n Es acaso la c lasificaci6n de l a fauna hipogea una de las mils problematicas clasificaciones que se puedan considerar. Se puedc decir q u e la mayoria d e los aut o res que ttat a n de ella, ruera de l a famosa clasificaci6n tric6toma de los sabios bio-espele6logos JEANNEL y RACOVITZA pmecc n o se ponen de acuerdo sobre qu especies dcben incluirse definitivamente en cada uno de estos tres grupos Y sobre cules han de ser las subdivisiones de ellos. Luego de estudiar cuidadosament c las clasificaciones bio-espcleol6gicas d e JEANNEL y RAcqvrTzA, Otto HAMANN, ScHIODTE, Joseph ScHINEn, E. A. GLENNIE, Flix A NCIAux y W. E. CoLLINGE, hemos llegado a la conclusion de que aun quedan muchos cstudios por delante antes de que se pueda llcgat a una clave defi nitiva. La mayo1 pat t c de los autorcs contemporneos ya empiezan a contentarse con dat c l nombtc c icntifico del animal hallado, explicar sus caracteristicas, y r e ferido a una dcterminada zona de la caverna, sin ordcnar cuidadosament e a las especics encontradas dentto de un s i s tema o clasificaci6n que no admita lugar a eludas. Por cllo, y sin l a menor aspitaci6n a conside1ar nucstio modesto tra b a j o como original , ni menos aun como base para ulteriores clasificacion. es, bernos querido s istcmatizm a lgo mas ste brevc estudio, a fin de haccrlo mas comprc n sible pata nuestros lcctorcs. Pata clio d aremos a continuaci 6 n una serie de definicioncs, orden ando s eguidamente las especies encontradas s iguiend o el orden de la escala zool6gica. C lasificaci6n de l a Fauna Hipogea : L a fauna hipogca queda inlcg1amente comp•endida en la tripl e clasificaci6n ya famos a q u e l a sistcmaliza en : Trog l obia, Troglofila Y Trogloxena. I TROGLonro s : Consideramos nosotios como fauna troglobia aquella integrada por las difetcn tes especies cuyos individuos viven en perptua y absoluta obscu rirlad, sin j a m s vet l a luz d e l d ia, y renlizando a l mcnos una gen etaci6n, su cielo compl e t a en c l medio ambientc h ipogco. A h o r a bien, denlro de sta consi-

PAGE 115

228. E. DE BELLARD-PIETRI [6] deraci6n caben tres grupos distintos que cumplen los dos requisitos fondamentales arriba expuestos : vivir en absoluta obscuridad y estar adaptados para producir por lo menos una generaci6n que viva normalmente su cielo completa en el medio ambiente subterraneo. Asi pues, tenemos : 1) Los Troglobios autnticos, verdaderos o antiquas : Son aquellos que muestran evanzados caracteres de adaptaci6n y especializaci6n hipogea que los fauna exclusiva del medio subterraneo, caracteres que han logrado al traves e miles de generaciones. Ejemplos : los peces ciegos, el famoso proteo de las grutas de Carniola, etc. Son los f6siles vivientes del Profesor JEANNEL. 2) Los Troglobios falsos o recientes : Son aquellos que si bien pueden ser encontrados en ambientes epigeos y mas generalmente en la zona de la penumbra de las cavernas, voluntaria o involuntariamente han sido sepultados en las profundidades de las espeluncas hacen varias generaciones, por lo cual ya a presentar caracteres inequivocos de adaptacion perfecta al medio amblente hipogeo. Asi, las descomunales araiias falangidas (frinos) de larguisimas antenas, y las escolopendras en vias de depigmentaci6n. Viven, pues, se reproducen Y moeren, en las regiones de obscuridad perpetua. . a 3) Los Guanobios : Son seres que comunente se encuentran en la zona eplge pero que voluntariamente se han sepultado en la eterna obscuridad de las en busca de sus alimentas. En stos seres no hay visibles caracteres de adaptaclOD hipogea, Y se alimentan, o del guano, o de los minimos animalillos que viven de ste. Dependiendo su vida a final cuentas del guano, moeren o abandonan la C;lVerna al desaparecer los dep6sitos de guano. Il TRoGLOFILos : Los trogl6filos son aquellos seres que viven en la zona de penumbra de las grutas, sin penetrar normalmente en las profundidades de obscuridad perpetua de la caverna o viviendo en sta ultima zona, hacen salidas periodicas al medio ambiente Asi pues, cumplen parte de su cielo vital en el o en la zona de penumbra, por lo cual presentan frecuente111;ente marcados signos de adaptaci6n al medio ambiente subterraneo. Algunos de estos seres pueden. ser encontrados en ambientes epigeos. Asi por ejemplo : los murcilagos cavern1colas. En resumen, los trogl6filos son los seres que buscan la obscuridad de las ca vernas para vivir. III TR?GLOXENos : Estos son los huspedes accidentales de las cavernas, Y su presenc1a en elias es momentanea y merramente circunstancial. Desde luego, no caracteres de adaptaci6n a ste medio ambiente, ya que su vida normal es Siempre epigea. Asi, las serpientes y las mariposas nocturnas. Pueden ser: 1) Trogloxenos verdaderos : Los de vida independiente epigea que se guarecen eventualmente y por diversas circunstancias en las espeluncas. Ejemplos : las serpientes y las lapas (roedor). 2) Trogloxenos xenofilos : Son los parasitas que viven sobre los seres Trogl6filos y Trogloxenos, y que por Io tanto deben su presencia hipogea al husped. Ejemplos serian los acaros, apteros y dipteros que acompaiian a los murcilagos y roedores. Hecha esta clasi!icaci6n, discutible, muy persona! y desde luego muy incompleta de la fauna hipogea, enumeraremos seguidamente los representantes que cada grupo tiene en Venezuela. [7] LA ESPELEOLOGIA EN VENEZUELA 229 Especies encontradas en Venezq.ela. 1) Troglobios llerdaderos : PEcEs : Varios bi6logos han recogido de peces ciegos en la Cueva del Guacharo, pero no bernos logrado ver estos ani males personalmente, a pesar de que su existencia en las profundidades. esta caverna esta fuera de duda. Ignoramos asimismo qu especies fueron clasiflcades. 2) Troglobios. recientes : ARACNIDOS : Falangidos : En varias ca:ernas bernos recogido a gran profundidad y distancia de toda luz, enormes araiias de gruta (Tarantula palmata un frino), uno de los cuales llego a medlr -12 centimetros de largo total desde 'la punta de las antenas hasta el extrema de 1 -t un exagerado desarrollo as palas posteriores. Esta descomunal arana presen a . d l 1 t ga y se mueve solo arlen-e os 6rganos tactiles. Al paree er es y a tota men e cie . . 500 t tandose por el tacto. Hemos vistos ejemplares de este fr1no a mas de me ros de toda luz, en las profundidades mas remotas de las grutas. -Tambin en . . . d' d en do de inters menc1onar este grupo varms clases de falangidos no estu Ia os, SI El una especie que lleva en el dorso del abdomen un rombo amarillo limon. cuerpo mide solo 2 a ,3 milimetros, pero las patas son muy largas. d. d d f balla da en un a ca vern a MIRIAPonos : Quil6podos : A gran prof un I a u d d t on una escolopendra de liDOS 6 {) 7 centimetros, presentando e: ara prolongada al medio hipogeo. De los caracteres ms resaltantes ama la . -. , , 1 olor normal de a espeCie Cion el color rosado del ejemplar, siendo asi que e c es gris obscuro o gris blanco. RTOPTERos : En la Cueva del Guacharo se encuentran interesantisimos . 1 t ada Tienen las antenas grlllos (Fam. Gryllidae) a mas de 800 metros de a en r : b 1 aredes extraordinariamente desarrolladas y viven en grandes colonlas so re as P de la gruta. ima de 28 metros se 3) Guanobios : MIRIAPonos : Dipl6podos : s d gorochos encontraron viviendo en plena obscuridad var10s eJemplares e con (juins) formando parte de la fauna guanobia de la caverna. . t vuelan constantemente INSECTos : Dipteros : Multitud de minimos Orto teros : En en ciertas cuevas sobre las deyecciones. de los murCielagos. -d 1 p llamadas una caverna logramos capturar a varias enormes cucarachas e as . de conchudas Miden hasta 7 centimetros. de largo Y Bunl att"edspecie , . . a la famlha a 1 ae. caparazon quihnosa. Hay varias clases; pertenecen 4) Trogl6filos : ARACNIDos : Falangidos : Ejemplares de araiias de (Tarantula palmata. Fam. Phalangydae frinos que por encontrarse en . penumbra constante o at'm de luz indfrecta evidentemente deben ser ' d sta aran a falngida que en este grupo. Asi pues, creemos que hay eJemplares e e . . por encontrarse en sitios distantisimos de la luz y a profundidades considerables. dehen clasificarse en el grupo de los troglobios recientes : mientras que otros han escogido por habitaci6n cuevas mas bien pequeiias Y con fcil Y a la luz, ejemplares que si bien al parecer son idnticos a evi dentemente no deben clasificarse como troglobios. Por ello los en este grupo. -Hay otras falngidas ms pequeiias, que tienen la de presentar sobre el dorso del abdomen el dibujo de un verdadero craneo humano. Este es de naturaleza quintinosa y esta en relieve. El color del arcnido es marr6nrojo. -Hay otra especie mucho mus pequeiia que lleva dorso del abdomen dibujado un rombo amarillo limon. Esta es idntica a la correspondiente desi 1 1

PAGE 116

230 E. DE BELLARD-PIETRI [8] crita en el grupo de los Troglobios recientes, solo que ha sido capturada en grutas pequefias y de penumbra constante.-Finalmente, hay otras variedades de falngidos troglfilos bastante distintos a los descritos. No han sido estudiados. MrRIAPonos : Quilpodos : Se encontraron dos variedades de escolopendras en una gruta-sima iluminada indirectamente. No pudieron ser identificados. Las dos variedades diferian enormemente una de otra. VERTEBRADOS : AvEs : Orden Caprimlgidos : El gucharo (Steatornis caripensis, Humb?l?t; Fam. Steatornithidae) es un ave netamente troglfila de las cavernas de America Ecuatorial. Vive en la Cueva del Gucharo hasta la profundidad horizontal de 819 .metros, sepultado en las mas estigias negruras de una descomunal galeria cuya altura medida en una seccin lleg a los 55 metros, variando el ancho de 25 a 30 metros. Nota: El guacharo es objeto de otra monografia que sera presentada por nosotros a ste mismo Congreso. : Roedores : El profesor venezolano Benigno Ontiveros ha capturado en la Cueva del Guacharo varias ratas muy curiosas que ha catalogado en la familia Cricetidae. Miden de 10 a 14 centimetros de largo excluyendo la cola, mide 14 a 16 centimetros. El dorso es pardo-negro, y el vientre Y_ la cara Interna de las extremidades blanco. Presentan inmediatamente por detras de las comisuras labiales unas boisas en formas de bolsillos constituidas por repliegues de la piel. La hendidura del bolsillo va desde un poco por detras de las aberturas nasales hasta el cuello, dando acceso a une cavidad cuyas dimensiones son : profundidad 1,50 2 centimetros anchura de la boca del bolsillo : 2 a 2,50 centimetros. Estos repliegues estan fnternamente cubiertos par pelos rojizos. Coma se v, ste roedor se parece al hamster comun (Cricetus cricetus) de Europa. Quir6pteros: No han sido estudiados a fondo todavia. Existen en Venezuela 7 familias de Microquirpteros, a saber: Embalonuridos, Noctilinidos, d"ntidos (el Desmodus rotundus lo bernos capturado personalmente en grutas; es muy terni do por sus hbitos hemat6fagos), Filostmidos, dos, Molsidos Y Tiroptridos. Muchas de estas familias tienen representantes cavernicolas, pero hasta el rnomento'• no se han hecho estudios serias Y a fondo de todas las especies que habitan el territorio nacional. Nosotros estamos actualmente recolectando de todas las cavernas a fin de poder dentro de algiln tiempo establecer cuales son en realidad las especies hipogeas de estas 7 familias. 5) Trogloxenos verdaderos : CRUSTACEOS : Decapodos : Varias, cangrejos no del todo identificados han sido capturados en distintas cuevas (Genera telphusa, Fam. Potamonidae); igualmente unos camarones gigantes de 30 cenhmetros de largo (Cueva Alfredo J ahn). La coloraci6n normal y los caracteres . que ambos gneros presentaron, parecen no dejar lugar a dudas acerca de su or1gen trogloxeno. ARACNIDOS : Escorpinidos : Hemos encontrado un alacran domstico comun al pi rnismo de una sima pequefia, evidentemente caido del exterior. INSECTos : Lepidpteros : Fu capturada una mariposa en el vestibulo de una cueva.-Himenpteros : Las grandes avispas denominadas vulgarmente mata caballo son comunes en los prticos de entrada de algunas nas. Miden 2,50 de largo y su picada es muy dolorosa.Ort6pteros Los grillas son comunes en los prticos de las cuevas (Gryllidae). [9] LA ESPELEOLOGIA EN VENEZUELA 231 VERTEBRADOS : b d Fisos-. . . . plares del su -or en PECES : Telesteos : Se han recogido variOs eJem . t te introducidos . d v ela y evtden emen tomos todos ellos comunes en los rtos e enezu t san de parte a ' d que a ravie en las cavernas transitoriamente por caudales e agua bagres sardinas, . A . . lo . los muy comunes ' parte los cerros calcareos. s1 por eJemp peces lajaos y otros. Corriente al pi de una sima, sin BATRACIOS : Anuros: Se recogi6 una rana duda caida deel exterior. d 0 grupo 115 etros de la entra a, u REPTILES : Ofidios : en una caverna, a m t . Gnero Bothrops, • 1 b gua (Bothrops a rox, .. explorador se encontro un a cu e ra ma ca . " . t venenosa y de morde-Familia Crotalidae), temible serpiente extraordtnariamen e dura morta!. . . t abandonando d St mforme fue VIS a AvEs : Una lechuza perteneciente al or en r1t:1A una cueva. di"stancia de Alf d Jabn y a una MAMIFEROS : Marsupiales : En la Cu eva re 0 b. la do (Didelphis mar550 metros de la entrada, fu visto e identificado un. ra I1_e sido vistos en las supialis; Fam. Didlfidos). -Roedores : Varias anla lapa (Cuniculus cuevas exploradas (Fam. Muridos). Finalmente, a grandes profundipaca; Fam. Dasipr6ctidos), que penetra vez cu;n as arenas de los lech os dades. Sus buellas son fcilmente discernibles en as oedor a la asombPosa de los rios hipogeos. Hemos logrado ver huellascde es Guacharo. profundidad de 2 kil6metros de la entrada de la ueva vistos varias gusanos en 6) Trogloxenos xen6filos : GusANOS : Fueron 1 h os deducido sean para-deyecciones recientes de los murcilagos, por lo cua cuerpo cilindrico alarsitos intestinales de los mismos. Son de color e N f identificados. gado (1 a 2 centimetros de largo). o neron 1 lan en torno a . . t d este orden pu u DIPTEROS : Millares de minimos 1nsec os e v n constantemente en los murcilagos en ciertas cavernas de Venezuela. 111 ve n una vida parasitaria . t identemente eva . obscur1dad perenne de las gru as Y ev . . b de estos minimos Insec-sobre los quirpteros dormidos. Al volar estos, enJai? mamiferos. Son muy tos Henan las galerias por donde vuelan los menciona semejantes a los mosquitos. . leologia en Venezuela, aiiadiPara finalizar esta vista panoram1ca de la Espe . s se refiere ofrecen las . peleogenest ' remos que en cuanto a espeleomorfologta Y es . "edad de fen6menos que 1 la misrna vari espeluncas venezolanas, como es na tura ' b. eto de esta breve presentas grandes cavidades europeas, Y por ello .s;nd 0 Jquimiolitognicas grandes tacin. Apenas si cabria destacar a titas rojas cristalinas (ribancos de helicotitas (estalactitas excentricas) Y e: a ac te no ha sida seiialada cas en frrico) de gran exploradas. la presencia de perlas de caverna en n1nguna e

PAGE 117

.232 E. DE BELLARD-PIETRI [10] BIBLIOGRAFIA ANCIAux (R. P. Dom Flix). -Cavernes, Editions Guide de la Nature, pp. 117 206. Bellevue-Dinant, 1950. CARROCERA (Fray Cayetano de). -Memorias para la Historia de Cuman. y Nueva Andalucia, 2a edicin, p. 542 a 552. Caracas. CODAZZI (Augustin). -Resumen de la Geografia de Venezuela. Biblioteca Venezolana de Cultura, Tomo III, p. 285. Caracas. DE BELLARD PIETRI (Eugenio). -Cavernas de Caripe : la Gruta de Rohl y la Cueva de Quijano, El Universal, 21 y 22 de octubre de 1951, p. 7. Caracas, 1951. DE PIETRI (Eugenio). -La Cueva del Gu.charo. Quince boras en el Cuarto del La Gruta del Caribe Vidal, El Universal, 4 y 5 de noviembre de 1951, p. 8 y 5. DE BELLARD PIETRI (Eugenio). -Las cuevas, grutas y cavernas, bellezas naturales de la patria. Ecos de Amrica, p. 10 a 13. Caracas, marzo de 1952. DE BELLARD PIETRI (Eugenio). -Cuevas de Lara, El Universal, 30 de marzo de 1952, p. 22. Caracas. DE BELLARD PIETRI (Eugenio). -The Guacharo Cave, The American Caver, boletin n 14 de la National Speleological Society de los Estados Unidos, p. 15 a 18. Septiembre de 1952. DE BELLARD PIETRI (Eugenio). -La Cueva Alfredo Jahn El Universal 7 de julio de 1952 p. 9. , ' , DE BELLARD PIETRI (Eugenio). -Caverna con valioso material arqueolgico ha sido hallada (descubrimiento y exploracin de la Cueva Cajigal), La Esfera, 9 de septiembre .de 1952. Caracas. GLENNIE (E.-A.). -Cave Fauna, Cave Research Group of Great Britain, Publication no 1 (part 1). Inglaterra. GOERING (Anton.). -Excursion a algunas, cuevas hasta ahora no exploradas, Boletin de la de Ciencias Fisicas y Naturales de Caracas, p. 124, 1869. Boletln de la Socredad Venezolana de Ciencias Naturales, t. III, no 28, p. 417 a 422. Caracas. HuM:B?LDT (Barn Alejandro de), y BoNPLAND (Amado). -Viaje a las Regiones equinoc Ciales del Nuevo Continente hecho en 1799, 1800, 1801, 1802, 1803 y 1804, p. 413 a 422 0 del vol. 1. Edicin F. Schoell, 1814. NTIVEROs (Bemgno). -La Cueva del Gucharo, monumento natural, Revis ta de las Fuerzas Armadas de los Estados Unidos de Venezuela no 73, p. 51 a 55. Caracas, julio de 1952. ' PITTIER (Henri). -Manual de las. Plantas Usuales de Venezuela. Caracas, Litografia del Comercio, 1926. RoHL (Eduardo).-Fauna descriptiva de Venezuela (Vertebrados). Segunda Edicin, p. 249 a 258. Caracas, 1949. TROMBE (Flix).-Trait de Splologie. Paris, Payot, 1952, p. 329 a 350. Venezuela up to date : Newly found caves added to Venezuela's wonders. Publicacin de la Embajada de Venezuela en Washington, Estados, Unfdos, vol. III, n 10, octobre de 1952, p. 7 a 9. DISCUSSION Mlle P MANFR D A EDI : e nombreuses Scolopendra ont t rcoltes dans les grottes. ucune ne prsente de caractres d'adaptation cavernicole. Si l'espce rcolte par M. de Bellard-Pietri prse t 11 • n e ree ement de tels caractres, c'est le premier cas connu chez les Scolopendra. M. A. V ANDEL demande si le matriel rcolt au Vnzuela a t tudi. M. DE BELLARD PIETRI rpond qu'il ne l'a encore t. 1 Louise DEROUET Vie arienne de quelques Crustacs aquatiques, cavernicoles et pigs RSUM Des Crustacs aquatiques Caecosphaeroma vereia burgundum et Niphargus orcinus virei Ch., cavernicoles; Sphaeroma serratum et Gammarus pulex pigs, sont transfrs de leur milieu en atmosphre sature. Ce transfert provoque une lvation importante de l'I.R. Cette lvation, qui est environ deux fois plus forte pour les cavernicoles que pour les pigs, se maintient chez ceux-ci, alors qu'elle rgresse chez les cavernicoles. Ln vie arienne s'accompagne d'une diminution de la teneur en glycogne et (sauf chez Gammare) en lipides des tissus. Jusqu' prsent, et pour les constituants tudis, les ractions au changement de milieu n'apparaissent pas trs diffrentes entre cavernicoles et pigs. Dans les grottes o vivent des Crustacs aquatiques, il arrive souvent que des gours, sans communication avec la rivire souterraine s'asschent certaines priodes. Si l'atmosphre reste saturation, leurs htes ne prissent : attendent le retour de conditions meilleures ou s'infiltrent par les fentes JUSqu a la rivire souterraine, ou des flaques encore emplies d'eau. Des analogues se rencontrent galement dans le domaine pig lors du saisonnier de certains cours d'eau, et, pour des priodes de courte duree, au bord de la mer, la limite suprieure d'atteinte des mares. Comment ces animaux aquatiques ragissent-ils un changement aussi brus-que de leurs conditions de vie ? ' Nous avons isol sur du sable satur, l'obscurit, dans une pice de 10o dont l'atmosphre est maintenue 90 % environ d'humidit relative, quatre espces de Crustacs : Caecosphaeroma vereia burgundum et N_iphargus Chevreux, cavernicoles, Sphaeroma serratum et Gammarus pulex p1ges. Especes dont nous avons dj tudi le mtabolisme respiratoire en milieu aquatique sous diverses conditions. L'intensit respiratoire (I.R.) l'air, dtermine par la d'oxygne, est mesure aussitt aprs le passage du milieu aquatique au mihAeu arien, et aprs un sjour de 2 7 jours dans l'air satur; des mesures de ont t faites en milieu aquatique au dbut et la fin de l'exprience. d'02 consomme est mesure, dans l'eau par la mthode de Fox, et suiVIe dans l'air au rcspiromtre mtallique de SMITH et DouGLAS. (1) Communication prsente le 11 septembre 1953.

PAGE 118

234 LOUISE DEROUET [2] Dans l'air, Caecosphaeroma et Sphaeroma cessent toute activit et se mettent boule; Niphargus et Ganimarus, aprs une priode d'agitation dsordonne s'Immobilisent et prsentent une acclration des mouvements des filaments res piratoires. Pendant une priode qui s'tend de quelques heures 24 heures envi ron, Crustacs tudis montrent une augmentation importante d'I.R. Sur le graphique, l'I.R. initiale_ est prise gale l'unit pour les quatre espces. Pour un lot de btes comparables, les valeurs de l'I.R. constituent un ensemble beau coup moins homogne en milieu arien qu'en milieu aquatique. Cet accroisse ment d'I.R. qui, chez les espces piges se maintient ou mme s'accrot encore lorsque le sjour en atmosphre sature se prolonge, tend assez vite rgresser chez les espces cavernicoles. Au retour la vie aquatique, l'I.R. reprend sensi sa valeur primitive chez les cavernicoles, il y a le plus souvent une chez les pigs. Si l'lvation d'I.R. a t trs forte, il y a mortalit a ce moment. A.' If\. l\. \ 0 ""'"' sr .e. 4-Us.o-.1-; \, -_ ... 4 --\ , -\ \ 'J. \ \ G ' 1 \ A \ f) 1 ' \ ,, x \ " 1\ 1 : \ ' ,, ... 1 1 ' ...... 0 ' \\ ...... \ 1 ...... 1 ' \ ) \ J 1 o.l ,: C1 0 2 '+ " 1(/ . do""" Quelques expriences ralises avec une espce aerienne de Crustac cavernicole, Scotoniscus .macromelos qui supporte trs bien de vivre dans l'eau, ont montr que inversement, l'I.R. en milieu aquatique est environ le double de l'I.R. arienne quelques heures aprs le transfert puis devient sensiblement identique aprs 2 4 jours d'immersion. ... [3] VIE ARIENNE DE CRUSTACS AQUATIQUES 235 L'animal transfr dans un milieu qui n'est pas le sien, ragit donc par une acclration de ses changes respiratoires, acclration qui rgresse, se maintient ou s'accrot, selon qu'il existe une adaptation plus ou moins grande la vie amphibie. Pour les espces aquatiques transportes en milieu arien, la teneur en eau diminue pendant le sjour en atmosphre sature. Le tableau 1 contient' les valeurs extrmes trouves au cours des expriences. TABLEAU 1 Eau Air satur (5 7 jours) Niphargus ............ 76-79 o/o -74 % Caecosphaeroma . ...... 78-80 % 76-77 % Gamma rus ............. 78-79 % 72-76 % Sphaeroma ............ 65-70 % 60-64 % ........................ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Scotoniscus ............ 72-74 % 73,2-73,8 %' TABLEAU Il --Glycogne Glucose Lipides Caecosphae1oma ....... air 11,43 63 12,25 (10,5-12,31) (60-65,4) (11,5-12,9) eau 16,25 58 35 (17,45-15) (62,5-55) (33,1-37,2) Niphargus ............. air 21,67 60,4 34,4 (24-18,4 (55-66,3) (31-38,8) eau 43 62 77 (48,2-36,1) (56,1-69,2) (70,9-85) Sphaeroma ............ air 10,6 24,9 1,04 (9,1-11,5) (22,4-27 ,9) (0,87-1,12) eau 6,15 29,9 3,14 (6,8-5,4) (26,8-32) (2,7-3,6) Gamma rus ............ air 6,33 111,5 14,35 (5,7-6,9) (100,8-121) (12-16,1) eau 37,3 77 15 (40-35,1) (74,2-89,8) (13,3-17,2) 1

PAGE 119

236 LOUISE DEROUET [4] Des dosages de glycogne, de glucose et de lipides dans les tissus ont t faits afin d'essayer de mettre en vidence les diffrences de mtabolisme susceptibles d'expliquer les variations des changes respiratoires. Ces dosages, effectus suivant les micromthodes de LI.NDERSTROl\1-LA.NG, ScHMIDT NIELSEN et HaLTER ont t raliss sur des animaux ayant toujours vcu dans l'eau et ceux ayant sjourn 6 8 jours en atmosphre sature. Dans le tableau II les valeurs trouves sont exprimes en y par milligramme sec; pour les lipides, l'talon de rfrence est l'acide palmitique. En milieu on peut remarquer la forte teneur en lipides des cavernicoles, valeur double de celle de l'pig dans le cas le moins net. On remarque galement la teneur plus faible des divers constituants tudis chez Sphaeroma, espce marine. Le glucose, mtabolite le plus facilement utilisable conserve sensiblement la mme valeur, except chez Gammare. Les lipides et le glycogne, constituants de rserve subissent, du fait de la vie arienne, une diminution importante. Ils sont vraisemblablement dgrads pour subYenir nux besoins accrns de l'organisme. Chez Gammarus, qui semble d'ailleurs le moins rsister la vie arienne, si la teneur en glycogne diminue considrablement, la quantit de Jipides ne varie pas; cette non mobilisation des lipides serait-elle cause de la difficult de Gammare rgulariser son mtabolisme perturb par le changement de milieu'! En conclusion, d'aprs l'examen des 1. R., il semble que, pour les Crustacs aquatiques tudis, les espces cavernicoles sont plus aptes que les pigs mener une vie amphibie. Nous comptons tablir des comparaisons avec d'autres espces et tudier le mtabolisme de divers constituants minraux ainsi que le rapport de composition entre les tissus et le milieu intrieur, afin de tenter de prciser les ractions qui accompagnent le changement de milieu. DISCUSSION M. R. HussoN : Il est possible que la mort des animaux en observation soit imputable partiellement ou en totalit, leur non alimentation. M. H. COIFFAIT : Dans la nature, les Niphargus, isols dans de petits bassins s'asschant, se mettent en logette et continuent vivre sans eau ct sans s'alimenter. Louise DEROUET Mtabolisme compar de deux Araignes, l'une troglophile, l'autre Influence pige obscuricole. de variations brusques de d'h •d•t, (l) temprature et um1 1 e RtSUMt • T saeva sont soumises Une araigne troglophile Meta menardz et une p1gee egenarza 10 et 24 des conditions diffrentes d'humidit relative lOO %, 90 %, 30 %h. M t d 'l' b' t s'accompagne c ez e a L'abaissement du degr hygromtrique u mi 1eu am 1an • menardi d'une importante diminution de l'IR, son lvation produit une augmentation d'IR, assez faible lOo. h t ue produit Pour Tegenaria saeva une modification quelconque du degr ygrom riq une variation d'IR : augmentation 24, diminution lOo. . 1 d t z fortement mfluenc es par es Les teneurs en glucose et en hp1des u sang son asse l . tt variations du degr hygromtrique. Il existe chez Meta menardi une entre les teneurs en lipides ct en eau des tissus, corrlation qui ne e . de L t . glycogne des tissus qul yarle aussi sftrement chez Tegenaria saeva. a eneur en d. manire assez iml>ortante chez Tegenaria saeva varie peu chez Meta menar z. . 't t 1 ou moins profondment A l'entre de nombreuses grottes et Y pene ran P us d. L _ . . . t 1 hiles Meta menar z a se trouvent souvent associees deux araignees rog op . . d d'pla-. . . . c d pces sont suJettes a es e treille et Tegena.rza znermzs S1mon. es eux es . bl t 'l s l'l'n' t' t ceci sem e--1 sou cements que l'on pourrait qualifier de migra 10ns, e ' 1 11 At t ssant de cherc 1er que e fluence des conditions extrieures. Il pouvait e re 10 re t t de . . . b ques de temp ra ure e est l'action sur le mtabolisme de variations rus T , b t limit de egenarza degr hygromtrique. Ne disposant que d un nom :e rdi et comme inermis, nous vons choisi comme troglophlle.. e a .. des respce pige de comparaison, Tegenarza sa eva. Pour etr.e . sur des conditions sultats plus nets permettant d'orienter des recherches ulterieures,. . . .. . . nt t cho1s1es : tempeca-d'expriences assez extremes, mais non arbitraires, 0 • • t ture 10 et 24, humidit relative : 100, 90 et 30 o/o. Toutes les expenences on t faites l'obscurit. (2) Communication prsente le 11 septembre 1953.

PAGE 120

238 LOUISE DERO UET [2] Intensit respiratoire (1. R.). -L'I. R. est mesure par la quantit d'oxygne consomm, l'air tant analys par l'appareil de FRY. Quelle que soit la temprature, l'I. R. de Meta menardi -qui vivait normalement depuis plusieurs mois dans un milieu d'humidit relative de 90 % _ diminue de 50 80 o/o lorsque cette humidit relative ambiante s'abaisse 30 %. La saturation de l'atmosphre accrot au contraire l'I. R. de 5 % environ 10o de 15 20% 24. Dans le tableau I, la valeur de l'I. R. mesure au dbut de l'exprience en humidit relative de 90 % ; est faite gale 100. TABLEAU I To Lot 1. R. Humidit 1. R. aprs exprience de initiale relative 24 heures 1 5 jours 10 T28 100 90 92 70 10 T30 100 100 21,4 59 10 T26 100 30 61 80 10 M32 100 90 91 80 10 M30 100 100 105 150 10 M31 100 30 0,8 6 " ....... . . . . . . . . . . . . .......... . .......... . .......... . .......... 24 T32 100 90 88 81 24 T29 100 100 119 120 24 T31 100 30 131 124 24 M33 100 90 93 88 24 M34 100 100 116 120 24 M35 100 30 18,4 15 Chez Tegenaria, pour laquelle l'humidit relative habituelle tait aux environs de 80 o/o, toute variation importante d'humidit produit une modification d'l. R. A 10 on observe une diminution qui peut atteindre 70 % en atmosphre sature et 40 o/o en atmosphre sche; aprs quelques jours dans les mmes conditions, 1'1. R. remonte trs nettement vers sa valeur hiitiale. A 25, -il se produit une augmentation d'environ 20 30 %. Ce qui diffrencie, en outre, Tegenaria de Meta, c'est la facilit avec laquelle la Tegenaire retrouve son mtabolisme respiratoire normal lorsque les conditions redeviennent ce qu'elles taient initialement. Mtabolisme des glycogne, gluco.se, lipides, eau. -Les trois constituants tudis ont t doss sur une partie aliquote d'un mme animal pulvris aprs dessication l'tuve 96o pohr teneur en eau. Le sang avait t au pralable prlev par ponction cardiaque. Les dosages ont t faits en double exemplaire suivant les micromthodes de ScHMIDT-NIELSEN pour les lipides, LINDERSOM LANG pour le glucose et HoLTER pour le glycogne. Le tableau II donne en -y pour mmg/sec la moyenne des valeurs trouves dans deux sries d'expriences; les teneurs en eau en pourcentage du poids frais. [3] MTABOLISME DE DEUX ARAIGNES 239 La teneur en glycogne des tissus est faible, en particulier chez Meta; elle subit peu de variations (entre 0,20 et 0,50 du poids frais de l'animal). Chez Tegeneria elle s'lve suivant les conditions extrieures 1 % du poids frais. La quantit de glucose est nettement plus leve. Si l'on fait le rapport glucose/glycogne, toujours suprieur 1, on remarque que, si ce rapport ne varie que faiblement chez Meta, quelles que soient les conditions extrieures, il subit au contraire des variations importantes en rapport avec les modifications d'l. R. chez Tegenaria. TABLEAU II Glyco-Glucose Lipides To Lot H.r. gne Eau tissus tissus sang tissus sang --------10 M32 90 7,55 111 164 470 2,8 70 10 M30 100 11,6 127 71 208 70,5 10 M31 30 12,1 211 89,6 251 0,01 68,5 10 T28 90 6,23 135 76 124 1,1 82 10 T30 100 41,6 96 18,7 107 78,5 10 T 26 30 28,7 136 51 136 0,16 78,3 ..... . .... . . . . . . . . . . . . . . . . . ....... ........ . ...... . . . . . . 24 M33 90 13,8 151 1195 113 82,1 24 M34 100 10,36 118,7 131 78,3 24 M35 30 13,25 130,5 337 182 67,3 24 T32 90 8,73 137 383 154 81 24 T29 100 26,4 154 39,9 81 24 T 31 30 27,2 135,2 37 35,6 74,5 TABLEAU III Valeur du rapport glucose/glycogne avec le degr hygromtrique Meta Tegenaria Humidit relative 90 100 30 90 100 30 ! 110" ........... 14 10,9 17,5 21 . 2,3 4,75 24 ........... 11 11,8 9,9 15,7 5,8 4,9 Chez Meta les teneurs en eau et en lipides varient toujours simultanment et en sens inverse l'une de l'autre, tant que l'animal semble en bonne sant. Chez Tegenaria, les variations de la teneur en eau dont l'amplitude est plus leve que chez Meta, ne paraissent pas lies aussi troitement aux variations de la teneur en lipides. Ceux-ci subissent, aussi bien en atmosphre humide qu'en atmosphre sche, une diminution considrable en rapport sans doute avec l'accroissement d'I. R. Dans. le. sang, les teneurs en glucose et en lipides sont 1 ,l

PAGE 121

240 LOUISE DEROUET [4] fortement diminues par les modifications du degr hygromtrique, ce qui pour rait indiquer leur mobilisation directe dans les processus du mtabolisme respi ratoire. On remarque, ainsi que le confirment des expriences en cours, que Tegenaria supporte beaucoup mieux que Meta des variations importantes de composition de ses tissus dont elle rtablit assez facilement l'intgrit. Chez Meta, au contraire, de faibles diffrences dans le rapport des divers constituants entre eux, modifie son quilibre de telle sorte que, dans la plupart des cas elle ne rtablit que difficilement, ou pas du tout, son mtabolisme normal. II se pourrait que chez Tgnaire, seule la vitesse des ractions mtaboliques soit affecte par les changements de conditions extrieures, alors que chez la nature mme des processus serait altre. II videmment pas possible de tirer de conclusion dfinitive, et ce n'est qu'en tudiant de trs prs les variations de composition du sang, compa res celle des tissus, et en cherchant connatre les chanes de ractions diastasiques qu'on pourra esprer comprendre les ractions diffrentes de ces animaux aux conditions extrieures, recherches que nous esprons entreprendre incessamment. DISCUSSION M. L. FAGE : Les phnomnes prparatoires la mue et les phnomnes de maturation gnitale risquent de troubler les rsultats obtenus. D'ailleurs, la physiologie des araignes, mme pige est fort mal connue. Andr REYMOND <1> Mesures prises au Maroc pour la conservation de la faune de la grotte des . Portugais, sise en amont du barrage de -Bin-el-O.uidane, l'occasion de la 'mise en eau (2 ) Sur la rive gauche de la cluse que prsent le mr de de 130 mtres de hauteur constituant le barrage de Bin-el-Ouidane, s'ouvrait, avant la mise en eau du lac de retenue, un large porche ascendant de 10 mtres environ et haut d'une vingtaine, qui donnait accs la _grotte dite des Portu gais, bien connue des entomologistes marocains. C'est dans cette grotte en effet qu'avait lu domicile et avait t dcrit un Scaurus cavernicole, le Scaurus jahandiezi Thry, qui vivait dans le guano chauves-souris minioptres dont les excrments accumuls couvraient sr un a deux mtres qe hauteur 'le plancher de grande galerie principale de .200 mtres de longueur qui constituait l majeure part de la grotte de Bin-el-Ouidane. Dans le porche de l'entre vivait en outre le /J[egagenfus frioli Peyerh., Coloptre tenebrionide dont l'autre citation marocaine est en rgion prsaha rienne dans le massif du Sarro. Cette gro"'tte avait reu notre visite en mai 1951. De trs Scaurus jahandiezi avaient t recueillis cette occasion aux fins de des sries de cette espce menace, pour les divers muses scientifiques qui pour-raient en faire la demande dans des buts de collection ou d'tudes. . d Le Scaurus s'tant avr trs abondant dans la caverne, l'ide nous vint . e tenter le sauvetage de l'espce en la transplantant si possible de el-Ouidane dans une autre grotte guano de Chauves-souris, situee aussi P que possible de la prcdente. Nos recherches d'une nouvelle cavit de. nous rendre ce service fut entreprise dans la rgion trs riche en situes au Su<;l immdiat d la rgion de Bin-el-Ouidane, dans la rgion comprise entre Demnate et Azilal. Elle aboutit au choix de la grotte de Dar-el-Cad, prcdemment dcouverte par les splologues de Casablanca et situ 50 km. au Sud de la grotte de Bin-el-Ouidane. (1) Institut Scientifique Chrifien. (2) Communication prsente le 11 septembre 1953. 16 1 1 1 -1 1 1 1 1

PAGE 122

242 ANDR REYMOND [2] Sur la demande qui lui en fut faite par la Direction de l'Institut Scientifique Chrifien et sous les auspices du Directeur de l'Instruction Publique au Maroc, M. R. THABAULT, la Direction du Service des Mines et de ]a Carte Gologique au Maroc mit ma disposition un camion de deux tonnes pour assurer le transfert d'une partie du guano de la grotte de Bin-el-Ouidane, et de sa faune, depuis la grotte des Portugais jusqu' la grotte de Dar-el-Cad. L'opration fut accomplie les mercredi 26 et jeudi 27 novembre 1952, un mois avant la mise en eau du barrage. Elle consista en la mise en sac de deux tonnes de guano de la grotte de Bin-el-Ouidane, la descente des sacs la corde du haut des quarante mtres de hauteur sparant l'entre de la grotte des Portugais de la route situe en contrebas, puis le transport en camion des deux cents sacs de cinquante kilogs ainsi chargs jusqu' la maison du Cad (Dar-el-Cad) situe 5 km. au Nord du poste des Affaires Indignes des At Mebammed. Les sacs furent ensuite dos de mulets jusqu' l'entre de la grotte de Dar-el-Cad, puis bras d'homme jusqu' un tas de guano de Chauves souris situ en terrasse une cinquantaine de mtres l'intrieur de la nou:velle grotte. Pour assurer une chance supplmentaire de succs l'opration, deux tonnes de guano de plus furent prlevs l'intrieur de la grotte de Bin-el Ouidane et ramenes Rabat o elles furent entreposes dans les caves du Centre d'Etude Suprieure Scientifique. Ce terreau tant littralement bourr de larves de Scaurus et de Colopt res divers, Histerides, tel que le Gnathoncu. nanus Scriba, Tenebrio obscurus F., cette double opration laisse un espoir de pouvoir conserver en vie un certain nombre d'insectes cavernicoles menacs de submersion par la monte des eaux du lac de barrage, et par surcrot d'esprer avoir sauv de la destruction l'espce du Scaurus jahandiezi, dont la grotte des Portugais tait jusqu' prsent la localit unique. L'exprience est actuellement en suspens et il faut attendre la terminaison du cycle biologique pour savoir si les larves du Scaurus jahandiezi trouveront dans leur nouveau milieu de Dar-el-Cad les conditions ncessaires pour parvenir en nombre suffisant l'tat d'imago et se reproduire. Dans ce cas, un certain nombre de ces insectes devront aussitt tre expdis par les voies les plus rapides (avion) aux laboratoires de Biologie souterraine que le Centre Franais de la Recherche Scientifique a cr sous la d_ir.ec tion des professeurs JEANNEL et GRASS. A ce moment, le sauvetage biologique de cette curieuse espce cavernicole pourra tre considr comme assur. Un espoir supplmentaire de russite rsulte du fait que. de nombreuses grottes inexplores existent dans la rgion immdiatement voisine de Bin-el-Ouidane et. que de nouvelles stations inconnues du Scaurus jahandiezi y sont possibles. Quoiqu'il en soit, nous pensons que l'effort consistant sauver une espce spcialise menace de disparition par une entreprise humaine, par ailleurs riche de bien des espoirs, mritait de toute f!l,On d'tre entrepris. [3] CONSERVATION DE LA FAUNE DE LA GROTTE DES PORTUGAIS 243 . . f s l'eau monta rapi-Le 30 decembre, les vannes du barrage ayant ete erm e ' . . d . . . et de qu1nze metres ement a l'amont de l'ouvrage de v1ngt mtres en 1anv1er en fvrier. Le 10 mars 1953, 'nous pntrmes pour la dernire fois dans un canot rames dans cette mme grotte o nous tions accoutums de monter une chelle de bois de vingt mtres cramponne au droit du mur de la fa}.aise. L'eau avait envahi les galeries foncires et il ne restait• plus d'accessible quf 'onet d ' b . tes''de la grotte uren pente e oubs dans le porche d'entree. Les derniers IDSeC . f . r capturs l, Blaps, Akis et les derniers exemplaires du rare Megagenzus rzo z Peyer. en provenance de Bin-el-Ouidane. . . . . . , ient dcel que quel-Les Chauves-sour1s, dont nos precedentes visites n ava . d 1 ques individus isols dans la galerie principale, et dont les ans a grotte taient videmment beaucoup plus profonds, taient rassem d es tn une colonie considrable remplissant l'ogive d'une poche de corrosion ans e sommet d'une galerie latrale, encore largement ouverte l'air libre. . . . . t de Chauves-souris des Cette colonie puissante rassemblait une foule JOln IVe t d 3 t deux sexes et de tout ge sur une 'ogive d'une hauteur de 3 mtres, ed. e ml rules d d . . , t At estime par 1vers ca c s e 1ametre a la base. Sa puissance totale peu e re . . plusieurs centaines d'animaux et sans doute un ou deux mllllers. alertes par la monte Il ne me parat pas douteux que ces Chauves-souris . . . . . . . . , nt fui les rgwns me-progressive du n1veau dans les galeries Interieures n ale f t rogres-naces de la grotte et craignant de se trouyer isols par la 'erme utre 'tp cette d A . . omme dern1 re re rai e, sive es vou tes en avant d'elles, n'a1ent gagne, c . t dA leur rgion obscure de l'entre. La monte progressive des eaux ayan d ub . tour les dloger de ce dernier asile, elles se seront au el ors des abris du mme ordre quoique moins spacieux et moins surs ne certainement pas Bon exemple de dfense active d'un ere suprieur devant un cataclysme exprimental exceptionnel a :,en sion des accidents normaux du climat et atteignant presque pulssadnceB. unie d la grotte e ID-e-chelle gologique. Une vingtaine de Chauves-souris , e , . Ouidane ayant t bagues par mon collgue et ami J.-B. a pre-cdente visite de la grotte, il sera permis d'esprer que des renseign;men s nous seront fournis, par des reprises, sur la dispersion des re uges secon-daires de la colonie dloge de la grotte des Portugais .. ' l'occasion du premier Enfin nous sommes parhcuherement he1:1reux, a . . . 1 , 1 . • d Congrs International de Splologie, sis Paris, de pubher ICI • Ine 1 e de la composition du guano de Chauves-souris de la grotte de Bin-e -UI ane. n b ation des laboratoires des Cette analyse que nous devons a l'amicale co a or . , _ ' t 11 et des Mines a revle une Phosphates et de ceux de la Production Indus r.Ie e , . teneur de 8,3% de Phosphore (soit 14 %, du poids de 1 engrais sous la de P205), 7,10 % d'Azote total (dont 0,77 sous la forme de N ammoniacal, 4,10 o/o de N nitrique et 2,23 % de N organique). Cette composition du gano de Chauves-souris de la de rvle une valeur trs moyenne du point de vue engrais et surtout en ce qu1 concerne leur teneur en lments d'intrt agricole. L'chelle des teneurs en N des divers guanos s'chelonne de 1 19 o/o; Binel-Ouidane, avec 7 %, se situe. au tiers de cette chelle. Celle des teneurs en p2Q5 varie de 1 40. Les 14% de Bin-el-Ouidane se situent galement au-dessous de la moiti.

PAGE 123

244 ANDR REYMOND [4] Cela ne saurait nous surprendre, l'alimentation en insectes des chiroptres ne pouvant assurer qu'une teneur beaucoup plus modeste des excretas en produits de valeur agricole que celle des guanos d'oiseaux de mer que les proies marines comblent d'lments riches . .Dans ces conditions, et devant la masse et la valeur rduite des accumulations de guano dans lt!s cavernes, les indications d'exploitation ne peuvent que paratre des plus modestes, tandis que les contre-indications dues leur richesse en htes biologiques de grande valeur de ollection et d'tude ne peut que conduire encourager leur classement et leur protection, au moins pour les plus riches et les plus intressants d'entre eux au point de vue faunistique. Ainsi la tentative de protection de l'humble faune de la grotte de Bin-elOuidane montre que les soucis des splologues ne peuvent que s'inscrire dans la grande uvre d'intrt gnral de la protection des richesses naturelles. Dom. F. ANCIAUX DE FA VEAUX O. S. B. <1> Observations sur une colonie de Murins (Myotis myotis Borkhausen) dans la grotte de Han-sur-Lesse (Belgique) (21 INTRODUCTION Depuis de nombreuses annes, la grotte. de Han-sur-Lesse abrite durant la bonne saison une importante colonie Chiroptr.:es. R. LERUTH (1937, .193?) avait remarqu en 1933 ces Chauves-souris qui couvrent de leur colonie bruyante la vote au-dessus du lac criant et se au passage des barques charges de p. 75); il les avait dclares inaccessibles et ds lors n'en avait pas dtermin l'espce. Le 12 aot 1943, E. NERINCX (1943b, 1944) parvient capturer et baguer 42 individus (16 g et 26 S!) dans un essaim accroch la vote, une hauteur de .9 mtres; il y reconnat l'espce Myotis myotis BoRKHAUSEN. Au la mthode biomtrique Standard (1943b), il se livre des mensurations et a des peses, ce qui lui permet de distinguer deux groupes de femelles : des S! lgres (environ 20 grammes) correspondant de jeunes individus,. et de: S! lourdes (moyenne de 28 grammes) tant des adultes; il constate aussi que le jeunes ont peu prs la mme taille que les adultes. d Deux Murins bagus par E. NER.INCX (820 et 841 S! ) dans la grotte.. e Han en aot 1943, ont t repris par moi (F. ANCIAUX, 1950) dans une carriere souterraine de marbre noir Dene, respectivement les 28 novembre .e: 4 novembre 1950 (38 km N-W). Ces deux reprises veillrent mon attention, e le 22 mai 1951 j'entrepris recherches systmatiques la grotte de il m'est agrable de remercier ici deux amis dvous qui m'ont fortement aid dans cette tche : Roger DETHOOR (de Bruxelles) et Paul CoRNET (de Han-surLesse), ainsi que la Direction des grottes qui m'a procur toutes sortes de facilits: Cette communication concerne les premiers rsultats obtenus depuis mai 1951 jusqu'en aot 1953. (1) Muse de l'Abbaye de Mardsous. (2) Communication prsente le 1-2 septembre 1953.

PAGE 124

1 i il 246 F. ANCIAUX DE FAVEAUX INVENTAIRE DES AUTRES ESPCES DE CIDROPTRES DE LA GROTTE DE HAN 1. Rhinolopizus ferrum-equinum ScHREBER. [2] Durant l'hiver ils .sont surt. t 1 1 G t . ' ou oca Ises dans la galerie des randes Fonaines et le long du che . d 1 1 . H ) 1 . min e 1a age pres de la sortie de la grotte (Trou de d ' e plus souvent assez distants les uns des autres. Nous avons cependant decouvert petite colonie de 28 individus (24 . et 4 9) le 16 fvrier 1953 ans une diaclase p "t d' . ' ' Pr. d. roximi e un puits bien isol du chemin de halage. La epon erance de a dans cett 1 . d . . w t J e co onie 'hiver confirme les observations de (F. ; HoOPER (1952) et celles que j'ai faites dans les Alpes-Maritimes 19 52) et d'autre part infirme mes remarques antrieures (F. ANCIAUX, h espce frquente aussi la grotte en t, de faon habituelle, le long du c emin de halage; nous avons vu quelques individus voler en qute d'insectes sous le de sortie, entre 22 et 23 le 26 mai 1953. Nous avons rl'emarque, le 21 aot 1953, deux Rhinolophus ferrum-equinum serrs troitement un contre l'autre ce t t . f . . r. . , ' QUI es out a ait anormal cette poque (serait-ce un P elude a 1 accouplement ?) ; trs veills, ils ont russi s'chapper. R 'Parmi les 60 individus que nous avons bagus en hiver (bagues de l'Institut oyal des Sciences naturellesde Belgique), nous avons enregistr 10 reprises locales. Un s.eul (11.721) a t bagu ailleurs. 2: Rhinolophus hipposideros BECHSTEIN. f. _21 ont t bagus (20 a et une 9 ) ; cette norme disproportion en janvier le nombre de a et de 9' a t galement remarque par P. STRI-. TI E des. de la rgion de Genve. . n et, Ils se refugient dans le grenier du btiment des machines l'extrieur de la grotte; l, les femelles mettent bas tout en continuant cohabiter avecDles mles; le 31 juillet 1953, une femelle encore son jeune. ur a nt l'h "1 . . Iver, 1 s sont disperses dans la galerie des Petites Fontaines . . 3_.: BarbastellCf barbastellus ScHREBER. Les Barbastelles ne t . . . 1 t d d'. . VIennen a la grotte de Han qu'en hiver, et se en fissures de l'ancien caveau prs du porche de sortie; gale lOD 19:s sexes. E. NERINCX ) en a trouv au mme endroit durant bes IVers 3 et 1944; galement J. PLISNIER en 1945. Tout comme ces deux d avons constat que ce ne furent jamais les mmes animaux uran ces ernires annes, aucune reprise n'ayant t .faite. 4. Myotis dasycneme BoiE. Quelques spcimens parpills en dcembre 1943 (E. NERINCX); un d dans la galerie Priappe le 16 octobre 1949. 5. Myotis nattereri KUHL. Un ., le 2 janvier 1952, prs de la sortie, dans une fissure de la vote (R. DETHOOR). [3] MURINS DE LA GROTTE DB HAN-SUR-LESSE 247 6. Myotis daubentoni LEISLER. E. NERINCX (1944, p. 20) avait signal cette espce comme tant isole dans les grottes. Nous avons trouv en t, proximit des Morins, une colonie d'une quarantaine d'individus compose surtout de mles. 7. Jlyotis mystacinus KuHL. Un couple de cette espce a t dcouvert par J. VERSCHUREN et J. PLISNIER le 28 dcembre 1945. 8. Plecotus auritus LINN. Un seul individu a t observ -le 28 dcembre 1945. I. LES COLONIES D'T CHEZ MYOTIS MYOTIS BORKHAUSEN 1. COLONIES DB PA YS TRANGERS a) En France. D'importantes colonies estivales ont t signales par' N. CASTE-RET (1938; 1939) dans la grotte des Tignahustes (Pyrnes) de fin mars septembre, par B. et R. CAUBRE (1948) dans les grottes du Queire (Arige) de mai au dbut de septembre, par J. BALAZUC et Cie (1951) dans la grotte des Ours (Ardche) et par G. et Y. BouDoiNT (1953) dans une grotte du Jura prs de Lons-le-Saunier. b) En Allemagne. M. ErsENTRAUT (1947 a) en a observ dans un grenier de btiment, mais ses recherches ont surtout t diriges vers les. quartiers d'hiver des Murins dans la Marche d'e Brandebourg prs de Berlin. A. KoLii (1950) en a tudi dans les combles de l'glise d'Erlangen d'avril fin ao_t, et aux environs d'Erasbach b. Neumarkt. c) En Suisse. H. MISLIN (1942; 1945) en a dcrit le comportement dans le d'une glise de Berne et dans des grottes prs de Ble, de mi-avril d) En Hollande. L. (1952) a surveill durant plusieurs annes une colonie dans les grottes artificielles du St-Pietersberg (Maastricht) de mi-avril mi-aot, et galement dans une vieille glise Berlicum prs de Hertogenbosch. 2. CoLONIE DE CLAIREFONTAINE (ARLON) Elle a t dcouverte le 6 mai 1952 par Tony V ANDERKERKHOVEN dans un petit tunnel situ l'intrieur d'un brrage abandonn, et s'ouvrant 2 m. environ au-dessus d'un ruisseau ( proximit de la frontire du Grand-Duch de Luxembourg). Ce souterrain coud en deux points, d'environ 20 m. de long, 1 m. 60 de haut, 0 m. 80 de large, se termine par une sans issue o un essaim de Murins a lu domicile. Le sol est recouvert d'un pais tapis de guano (plus de 0 m. 50 de hauteur) frais ef dgageant une cre odeur. ammoniacale; le vieux guano tendu dans le couloir disparat sous une couche de moisissures blanches. La chaleur est lourde et humide. Face ce tunnel, il Y a de l'autre ct du ruisseau un second couloir semblable o la colonie a t

PAGE 125

248 F. ANCL\UX DE FAVEAUX [ 4] surprise par D. DE BounNO!\VILLE J e 29 m a i 1952 (ayant t drange les 6, 13 e t 2 1 m ai). L e 1 2 juin 1952, un 1\Iurin voulant chappct a u x bagucut s, l enla d e franchir l e ruisseau pour gagner l'aultc tunn e l , m a i s t omba l'cau o e ll e se d barrassa d e son j eune qui se mit nager lui aussi ; cc j eune tant d j assez g rand , et l a parturation n'ayant pas t observe l e 29 m a i , les n a issances doivent se situer vers l e d but d e juin. Le j eune orphelin n'a pas t rcp.-is p a r sa mre; 8 jours aprs, il v ivait e ncore, mai s de d odu qu' i l t ait, il n e lui •estait p l u s que l a peau et l e s o s . E n 1952, une centaine d e l\lur-in s ont t bag us; l e nombre relativement rcslt eint des r eprises, au c o ms des v i sites de l'Cl 1953, s'explique peut-tre p a r une mortalit assez forte; l\1. ErsE:-\TriAUT (1947 b ) a observ avec une rg ul arit frappante une p erte annuelle d e 40 o/o, surtout sensible c hez les femelles a u cours des mois d e mai et juin. L e 29 m a i 1952, D. DE BouRNONVILLE a d pays des l\Iudns Attert, Bas togn e et Bruxelles; sur les 26 individus a l o r s lib t s, un seul, r elch Attert, a t tetJouv Clairc fontaine . Le 17 aot 1 953, j e me suis rendu au tunne l avec T . VA:-IDEriiRKHOVEN, afin d'y prcise r cert aines obsetvations (les n o tes prcdcn Les m'ont t cotumuniques par mon compag n o n auque l j'cxp.-ime ici ma gratitude). E n f ermant totalement l'entre du tunne l au moyen d'un filet, n o u s sommes parvenus capture r toute l a col onie prsente, soit environ 90 l\Imi ns; 33 !j? adultes, 24 jeunes t e t 22 j eunes ont t bag us a u d ehors ct immdiatement Jib ts. Seule m ent d eux reprises (une adulte dont l a bagu e t a i t illisible : 5 1 6???, ct une j eune bague l l e 22 juin 1953). Ce trs faible pourcentage d e reprises provient p eut-tre d e ce que l'essaim s'est scind e n deux p arties; l'autJe s't ant r fugi e d ans l e second tunne l (nous n'avon s pu vrifict celte h ypothse, f a ute d e temps). D ans un coude du tunne l , un petit chanlic r : des squc l ellcs plus o u moins dcharns d e M urins , tous accumuls dans un m m e coin sans q u'il y ait e u l a moindr e interven t i o n huma i ne; H. TRE\DIEL (194 9) a dmontr que les cadavres de Chiropt res d a n s des g r ottes d 'Autric h e n'ont pu tre amens e n c ertains endroits par des courants d'eau ni d poss p a r des animaux ; les Chauves-souris choisiss ent ellesmmes une p lace pom y venir mourir, c t l e ur dcompositio n s'achve e n un ou deu x a n s suivant les conditio n s val"iables d e temprature c t d'humidit . 3. TUDE DE LA COLONIE DE LA GROTT E DE HA:-1-SUR-LESSE a) Dates d'arrive e l de d p art. Les M urins rallient l a grotte d e Han e n plusicms con Lingen t s s uccessif s c t se rassemblent d'abord au Pas d u Diable dan s l a salle des Dn1p er-ies, au p l a f ond d'une h aute c h emine situe s o u s l'imme nse s alle du D m e ; l c m s c d s et une couche d e guano plus o u moins frais rvl ent l eur prsence . Ce guano se prsen t e sou s l'aspect d 'un ter-reau n oir, plus o u moins p t eux e n swface et relativem ent sec e n profondeur, f a r c i d e d bris d e couleur m t alliq u e qui sont des restes d e gros Co l optres t e l s que par exemple Geotrupes. Toutefois, d'aprs J. JAECKEL , Myolis myolis m a nge 65 espces de Lpidopt • cs p our 2 espces d e Coloptres ( cit p a t M. E t S ENTRAUT, 1950). Les guanohies d e Han sont : Quedius m eso m elinus MARSH. et sa l a rve, des Sci ar-ides j eunes d adulles ( su.-Lo u t Neosci a r a fenestra li s f. mic rocavernaria LDF., et une multitude de petits Collemboles blancs e t aveu g les d u genre M eso ga s t r ura, ainsi que de minuscules Acadens o p r do minc Cyrto la e laps mucronatus, r a ison de p l u<>i e u•s centaines par c m 3 de g u a n o. [5] :IIUIUl\S DE LA GROTTE DE HAN-SUR-LESSE 249 L e 22 mai 195 1, la colonie y tait, sembl et-il , a u grand complet. Dis pe1se p a r notre inte rventio n , e ll e s'est r eg roupe au-dessus du lac d'embarquement (form par l a Lesse soutenaine) o elle es t d emeure les moi s suivants. Au d but de novembre, e ll e avait dsert l a grotte . Le 1 5 dcembre, P. CoRNET m'infmmait avoir retrouY une parti e d e l'essaim au Pas du Diable ; l e 2 janv i e r 1952, R. DETIIOOH con stata leur absence: en e ffet, l'enduit d'un brun sombre qui cou v r e l a s u r face de l a vot e o les l\lurins se fixent au printemps permet tait faci l e m ent de le confond1c avec une grappe d e Chauves-souris endo rmies. Toute la s a ll e du Dme a t alo r s m inutieusement prospecte, mais san s s uccs. L e 2 5 mars 1952, la colonie n'tait pas encore de retour. L'avantga r d e est probablement ardve ve1 s l e 1 0 a\Til, car des cris onl a l o r s t entendus l a S alle des D rapcdes; entre l a mi-avi"il e t l e d but d e mai, tous les l\ludns menai e n t un bruya n t concert a u x D tapci"ics; e n mai, tout l'essaim s'est transport au lac d'embarque ment o nous l'avon s vu l e 26 mai. Le 29 mai , les l\l udns formaient deux g roupes : l 'un audessus du lac, l'autr e aux Draperies. L e 7 octobre 1 952 , la colonie avait for t diminu; la plus gr ande parti e avait fol"t probablement dj quitt l a gtotte; u n e centaine d 'individus t aient rasscmbls au p lafond d'une large diaclase, ver s 9 m. d e haut, prs .du porche d e sortie; l'ap1s-midi, ils s't aient rfug is au-dessus du chemin de halage dans une cr evasse de l a vote encadre de stalactites, vers 3 m. 50 de haut. Aux Draperies, aucune trace d e l\ludns. Au d but de janvier 1 953, P. Conl\ET r c rnarqua une centaine de l\lurins, cachs d a n s des fissures d e la vote par g roupes de plusieurs individus, l e p o r che de sortie et v e r s l 'intrieur au-dessus d e l a Lesse. Etant profondment endormis, i l s se l a issent a isment captur e• tous le 15 fvrier; les sexes taient mlan gs, avec cepen dant p rpondrance d e f e m elles. Entr e le lac d'embarquement e t l a salle des l\lyst rieuses, nous n'avons v u aucune Chauve-Souris. Dans l a premi r e quinzaine d'avril 1953 , les Murins taient de nouveau ins talls aux Draperies, e t l e 26 mai nous les retrouvions vers 12 m . d e haut au-dessus de l'eau . En rsum, lem m-rivc se situe ver s la m i -av ril , et l eur dpart s'organise ds l e mois d e septembre. A . KOLD (1950 ) a o bserv une col onie semblable d a n s l e grenier d 'une glise Erla ngen, durant trois annes conscutives; les arrives de Murins dans ce qua1 tie1 d't ont eu lie u le 1 5 avril 19 42, le 4 mai 194 3 et l e 13 avril 1 944, chaque fois p a r d eux o u trois groupes avec que lques j o m s d 'intervalle . L'essaim une f o i s a u complet s 'est divis en p lu s ieurs lots assez l'approchs. Vers l a fin aot, les f emelles ont q uitt ce b iotope pour rejoindre les mles d ans des quartie r s d'biver e ncor e inconnus. b ) Importance numrique de la co l onie . Au cours d e 1 5 v isites, nous avons bagu 570 Murins. L e 22 aot 1 953, n ous e n avon s captur encore une centaine que nous avons immdiatement librs p a1 suite d 'une p nurie de bag ues. Chaque coup de fil e t nous a liv1 un trs faible p ourcentage d e reprises e t u n grand nombre d'individus non bagus, ce qui n o u s autorise penser que n o u s sommes encotc t rs loin d'avoir marqu tout l'essaim. D e plus, celui-ci occupe une s uperfici e d e plus i eurs mtres carrs. Nou s estimon s p::n consquent que l'essaim se compose de 1 000 1500 Murins.

PAGE 126

250 F. ANCIAUX DE FAVEAUX [6 ) c) Moye n s d e capture . A l a sall e des Drap eries, une longu e ch el l e est insuffisanl.c pour atteindre l a col onie . Au lac d'embarquement, l a grande h aute u r de la vote e t l a pro fondeu r d e l'eau e n maints endroils empch ent l'emploi d'chelles. Notre dvou collaborateur, Paul CORJ\"ET, a d'abord f abl'iqu une nasse mtallique munie d'un couve r c l e a rticul sur ressort s, e t fixee s ur une l o mde p e rch c e n bois forme d e plus i eurs segments relis p a r des attaches e n fil de f e t; plus i e m s hommes vigoureux taient indispensables pom m a nipule r ce syst m e t ant s u r la terr e ferm e que sur une barquc; aprs quelques essais plus o u moins fructueux, ce proc d fut a b andonn l a suite de rupturcs rptcs d e la perchc. Il fut remplac par une nasse b ea ucou p p l u s lgre con stitue par u n filet dont l'ampleur et l a profondeur permetta i ent thoriquement de capturer toute l a col onie; un couvercl e mailles serres dbordait largement l a nasse : il s'ouvrait a u moyen d'une corde e t se refermait d e luimme e n lch ant l a ficell e. Cet appar eillage fut attach une srie de segments de bois facilement embotables au moyen d e bagues mtalliques. Malgt l a lgr e t de ce nouveau procd, l'ensemble accusait un flchissement plus ou moins marqu des hauteur s d e 9 12 m tres, qui s'accentuait n ature llement avec l e poids des captures (parfois une centain e de Murins en une seule fois) e t prcipitait brutalement l a nasse l'eau avec tout son contenu ; jamai s un seul l\lurin n e fut assomm e n semblables circonst a nces, e t nous avons admir l a r apidit remarquable avec laquelle les Murins gagnai ent l a b erge la nage. d) Sommeil diurne. Le 22 mai 1951, l a col o nie tablie a u x Dt1aperics tait bie n endormie; des essais infructueux de capture mens entre 11 et 15 heures, ont abouti son rveil prog ressif e t so n envol. Le 26 mai, les Murins taient veills vers 11 h eures; quelques-uns furent cependant ravis par .Jacques P IQUI N qui patvint mett1e un sac sou s l a colonie e n grimpant audacieusem ent sur une chell e place sur une barque. Le 28 juin, l a mme heure, la situation tait identique : beaucoup d e j eunes accrochs leur mre maint e n a ient l'essaim dans un tat de veille; cependant, g tce notre nasse mtallique exprimente alors pour l a ptemi e fois, les captures furent nombreuses. Le 8 aot 1 952, les C hauves-Souri s sont assez bie n veilles e t crient sans arr t ; n o u s inaugurons J e nouveau filet p;n un brillant tableau de chasse, e n prsence de W. et .J. HooPEn venus d'Ang l e terre. Le 7 octobr e 1952, les Murins tai ent plus somnolents, mais se sont rapidement rveills a u contact de n otre e ngin. Le 15 fvrier 1953, ils taient plongs dans un t a t de l thargie hiverna l e . Le 26 mai, i l s t a ient particulitcment actifs . P a r contre, l e 3 1 juillet, 10 h . 30, ils dormaient vers 12 m. de haut, tel point que ceux que nous avons fait tomber l'eau fl otta i ent la d dve san s nager. Le 20 aot, nous les r e trou v ions bien vigilants. Le sommeil diurne est donc tt s rel atif ct lger chez les Mudns durant les priodes d e gest ation e t d'allaitement. La temp1 aturc de l a salle est pourtant assez basse (e nviron 10 • C) . A , KOLD (1950) a n o t un sommeil lget d a n s une temp ratut e ext eme de p l u s d e 28• C. [7) lltURINS DE LA GROTTE DE HAN-SUR-LESSE 251 e) Sorties de c hasse au cours de l a nuit. H. M r sLIN ( 1942) a dt e1min l a dure de YOl durant l a nuit, pour une nic de l\lurins loge dans les combles d'une glise de Beme, nu cours des d'avril sept embre : en .mai, les i\[m ins sortent ver s 23 h eures; les vol s de rc t o m ont lieu 2 h . 45 et les derniers it 3 h. 55. En aot , les premiers vol s dbutent cntlc 21 h . 30 e t 23 heures, e t se terminent ver s 5 h eures. La col onie n e s'envol e pas en une fois; chaque individu a b esoin d'un certain temps pom se dtac h e• de l'essaim. Les vol s de r c t o m sc suivent par p etits g r oupes de 5 1 0 animaux; l a m a j orit de la col onie rentre aprs environ 4 h eures. t p i a uLes observatio n s de G. e t Y. BouDO INT (1953) nous apparatssen peu . sibles: Les l\ludns sortent t oute l a nuit, e t tr s peu r entrent durant la nmt > . l\1. E tSENTRAUT (1952), tudiant spcialement l e comportement d'Eptesict.rs serotin.u s S cHREDER, a prouv que certaines Chauves-Souris suivent. une vole bie n d finie a u cours de l eur vol nocturne ou c rpusculair e, e t conna tssent parfaitement leur dis trict d e chasse qu'elles explo1ent san s l e d passer. Leu.rs . . . . t 1 CI.e l est nuaneux ou clair. sorhes sont plus ou moin s precoces, smva n que e o . . .. ''1 tent l a colome mdlviIl reconnmt que les l\lurms sont les plus tardifs e t qu 1 s qm d u ellemen t. r ll ent ces constaNos observations la grotte de Han contredisent par J e em d 1 sortie de l a grotte, l utions . Restant souvent e n permanence le so1r pres e a . P aul CoRNET n'a jamais vu voler un seul Murin avant minuit. Le 26 mat. 195 3 • , d t o u s les Munns se aprs un p 1emier coup d e filet a u d but d e 1 apr s-ml I , • t' l t oi s essaims repar I S sont disperss e t sc sont rentoups g 1ande h a u eur e n 1 . l e l o n g de la Lesse o ils sont d emeurs trs agits JUsqu\ 19 heures. Le soir, deux rflecteurs lechiques ont t poss P 1 s du e l e . . l ' n t A ? 1 b 15 un Rluno op w s so1tie de la. "rottc c t nou s nous sommes mis a a u ' b ' 22 1 s l es Rllino lophus hipposideros (?) voltigeait autour des lampes. Vers teure b ement • t lac d'em a rqu ferrum-equinum apparaissaient. A 23 heures, une V!Sl e . a u . '])' t formaient nous permettait d e con s t a t e r q u e les Murins taient bJCn evet es e t' pour t aucun n'est sor l 4 g r oupes certains mme volaient d a n s l a grot e, mats . t ' l\furin ne s'est prcsen c hasser au deho1s. Entre 23 h. 30 et 1 heur e, aucun . d assez . . . . d t orride t ait evcnu ' l'cxteneur. Un orage avait modifi l e temps qm e . d . temps froid. Il ne semble pas que les Chiropt res c hassent c haque so i r e prm ' comme O. RYnEnG (1947) l'a d'ailleurs con s t a t . • . t avec les mmes L e 2 1 aot 1 953, nous ritrons notre veille noe urne b oncen-. larges cour es c projecteurs. Le vol des Rhinoloplws ferrum-equwum, . . d 22 heures tdques sou s l e porch e d e sortie c l au-d e hors, s'est poursmvt e 1 s rares 1 h eure du m atin. A 2 heures, les Rllinoloplws se font de .plus den 1 P ucaverne. . . r tneur e a < ' A 2 h. 50, nous avons entendu c d c r les Munns 111 • Vers f s t leur p resen ce. alors que jusqu' cette h eure ils n'avaient pas mam e 1 v s . . . . . ' l api de en flc le. er 3 hemes, quelques Murins ont commence a sortu '0 1 . s Un . t r petits groupe 4 heures, vue t -v ient inte nse des Murins qui se pa i\[ . volaient Myotis dauben.toni est pass devant nous en rasant l'cau. r nt lev 5 1 le JOUr s e a • encore l'approche de l'aurore, jusque 4 h. 45. A leures, . toute l a plus une seule h a uve-Souri s n e vol a it. No u s avons l'impressiO n qued matin . , . . 1 2? aot 10 heures u ' col orue de n1unns n'est pas sortie. Cependant, e ' . . diffrent les Murins, assez bie n veills taient t o u s reg roups un endroit bte n de celui occup l a veille, e t un peu plus bas.

PAGE 127

252 F. ANCIAUX DE FAVEAUX [8] Il. -LA MATERNIT DE LA GROTTE DE HAN 1. DISSOCIATION DES SEXES Les Murins formant la colonie d't sont des femelles. Cependant, nous avons captur deux mles dans l'essaim de femelles gravides, l'un le 26 mai 1952, l'autre le 27 mai 1953, certainement des mles adultes. A. KoLB (1950) admet que l'entre d'un mle dans une maternit se produit parfois, mais que son sjour y est ordinairement temporaire. RoLLINAT et TROUESSART (1896) estiment au contraire que les Murins n'admettent pas les mles, mme d'un an, dans les colonies qu'ils forment pendant la gestation et l'ducation des jeunes N. CASTERET (1939) n'a vu que des femelles la grotte des Tignahustes. La sparation des sexes est une ncessit physiologique, car elle. conditionne un dveloppement embryonnaire normal. En effet les femelles enceintes ont une temprature interne plus leve que cene des du fait d'un plus grand po.uvoir d'assimilation. En cohabitant avec les mles, elles leur communique raient de leur chaleur, cette chute de temprature favoriserait la lthargie. La dissociation des sexes est aussi une raction contre la temprature du milieu ambiant (A. KoLB, les . femeJ!es gravides qui forment la presque totalit de la colonie au mois de mai, nous avons trouv quelques femelles non enceintes (3 pour 46 gravides, le 27 mai 1953). S'agit-il de jeunes nes J'anne prcdente et encore impubres ? D'aprs RoLLINAT et TRoUESSART (1896), les jeunes Murins n'habitent pas avec les autres durant l'anne qui suit leur naissance; elles n'acquirent leur maturit sexuelle que dans leur seconde anne (M. EzsENTRAUT, 1936), vers l'ge de 12 15 mois (F. BouRLIRE 1951 p. 140) c'est--dire durant le second t. ' ' ' . Les femelles adultes se diffrencient des jeunes par le dveloppement des ova1res et de l'utrus, ainsi que par la grandeur des mamelles et par le degr d'usure des molaires et des prmolaires (J.W. SLUITER et M. Boul\IAN, '1951). Durant les mois de. juillet et d'aot, les jeunes at.teignent presque la taille des adultes; cependant leurs mamelles trs rduites sont peine visibles, leurs dents ne montrent aucune trace d'usure, leurs ailes sont fraches et de coloration uniforme (sans taches ni pustules), leur toison est moins fournie. estimons que les femelles non-gravides que nous avons prises le 27 mai etaient adultes; ou bien elles n'ont pas t fcondes et sont demeures stnles, ou bien elles avaient peut-tre dj accouch. Ce dernier cas n'est pas impossible, car plusieurs embryons que nous avons alors examins taient presqu' terme. Le 27 mai 1952, nous avons constat trois cas de parturition, et le 29 mai 1952, deux avaient dj un jeune alors que les autres portaient encore. Du reste, le pourcentage des non-gravides par rapport celui des certainement adultes, est beaucoup trop petit pour pouvoir y reconnatre des jeunes, surtout si on tient compte du taux lev de mortalit qui frappe les adultes en mai et juin. . En conclusion, les impubres n'habitent pas la colonie d't.; nous ne connaissons pas encore leur refuge d't. QuelqueA isoles ont t dceles par nous au cours des mois d'avril et de mai dans un grenie.r de l'Abbaye de Maredsous, dans une carrire souterraine Dene et la grotte du Pont d'Arcole Hastire-Lavaux; d'autres chercheurs en ont galement signal Villers-la Ville, Ninove et dans le Limbourg belge en mai, juin, juillet et aot. [9] MURINS DE LA GROTTE DE HAN-SUR-LESSE 253 Les n1les passent la bonne saison dans des lieux .encore inconnus; nous en avons surpris quelques-uns isols ou ou moins groups, au cours du printemps( avril-mai) dans les grottes de Dinant, Hastire et Jemelle. Des recherches plus pousses en t seraient hautement souhaitables. 2. COl\ll\lENSALISME ENTRE LES l\lURINS ET Myotb; daubenton[ LEISLER A proximit de la maternit des Murins, nous avons observ plusieurs reprises une colonie d'une quarantaine de Myotis daubentoni LEISLER, accroche la vote ou sur une paroi incline, entre 2 et 3 mtres de haut, habituellement au mme endroit au-dessus de la rivire. Nous tenons remercier le Dr. V. AELLEN qui a vrifi la de cette espce et qui a galement identifi les parasites que nous lui avons soumis. Cette colonie comprend surtout des mles; de 1951 . 1953, nous avons bagu 56 et 8 Au cours de 1952, nous avons pu capturer l'essaim en entier, soit 37 individus (31 et 6 ), dans les mois qhi ont suivi la mise-bas. Nous n'avons pas dcouvert la colonie avant et au moment de la parturition, de sorte que nous ne pouvons dterminer. le nombre de jeunes. Le 26' 1953, 2 taient gravides et presqu' terme; nous n'avons pas vu de nouveaux-ns; le 31 juillet, les jeunes avaient atteint la taille normale. Le 21 aot, nous avons surpris deux couples ( ?) isols du reste de la colonie; s'tant envols de suite, nous n'avons pu en identifier les sexes. Nous avons enregistr 16 reprises qui dmontrent bien que c'est la mme colonie qui revient ici fidlement chaque anne. Le 16 juillet 1951, grand fut notre tonnement en parmi captures, la prsence d'un Myotis daubentoni au milieu des Munns. Le 15 fevrier 1953, dans une fissure d'un ancien caveau situ prs du Trou de Han, un M. daubentoni. tait intimement engag au milieu de 7 M. myotis des deux sexes, et un couple de la mme espce fut aussi captur au sein d'un groupe ?e 16 Morins et exactement l'endroit de la rsidence d't Vespertilions. Aucun autre n'a t rencontr en hiver et la colonie d ete est demeure introuvable. Ces 3 M. daubentoni n'taient pas bagus; ils n'appartiennent pas l'essaim d't qui avait t compltement bagu en 1952. Leur provenance reste donc nigmatique. Ce genre de commensalisme avait dj t remarqu par gistes : V. AELLEN (1949, p. 57); M. EISENTRAUT (1949) qui a la de deux coupls de ces espces en tat de rut le 20 octobre 1948, qui a t confirme par notre ami R. DETHOOR qui a dcroch par troiS 3 couples de ces deux Vespertilions, le 29 dcembre 1949 dans une .carrire d'Henisdael, Vecbmael (Limbourg belge). Par contre, des M. daubentonz gravides taient installes le 3 juin 1939, Haarlem (Pays-Bas) dans une mater. nit de Nyc-talus noctul. ScHREBER au sein d'un arbre creux (L. BELS, 1952, pp. 21 et 42). . Le trs faible taux de femelles dans la' colonie d't de M. daubentoni Han, permettrait d'expliquer une anomalie signale par B. e! R. (19 48 , p. 98) propos de Myotis capaccinii BoNAPARTE; cette espece meridiOnale . est galement un commensal de Myotis myotis (F. ANCIAUX, 1952, P CAUBERE. a not avec tonnement en aot 1947 (donc aprs la naissance des. 60 Of:' de mles pour 40 o/o de femelles. Cette sex-ratio rsulte, notre avis, du peht nombre de adultes et d'une progniture & plus prolifique.

PAGE 128

254 F. ANCIAUX DE FAVEAUX [10] 3. PARASITES EXTRNES _De nombreux Diptres Pupipares Nyctriibids infestent la maternit des Munns. Ce sont : Penicillidia dufouri 'VESTW., Nycteribia vexata WESTW et Ny t "b ' . c erz za pedicularia LATR. Ces insectes ne sont pas rigoureusement propres a Myot" t• zs myo zs et parasitent galement d'autres Chiroptres (A. STEFANELLI 1942). , . _L'Acarien le plus commun sur les ailes des Murins est Spinturnix vespertilzonzs WALCK. Les autres espces d'Acariens ne sont pas encore dtermines. 4. FIDLIT A CE QUARTIER D'T Les Murins manifestent depuis longtemps un remarquable attachement la de Han, et ne semblent gure tre incommods par la prsence des tou ristes, par l'clairage lectrique ni par les perturbations frquentes causes par . nos recherches. S'agit-il d'une colonie stable, compose peu prs chaque anne individus? La mthode du baguage nous a livr quelques indications a ce SUJet : parmi les animaux bagus Han durant l't 1951, 2 ont t repris en 1952, et 7 en 1953; chez ceux bagus en 1952, il ya eu 3 reprises en t 1953. et 7 en hiver 1953; enfin sur ceux bagus en hiver 1953 (fvrier), 2 furent t .. Il s'agit uniquement de reprises locales; du reste, aucune reprise na ete signalee ailleurs durant l't. Nanmoins ces quelques reprises constituent un taux trs mxnxme par rappo.rt aux 570 Murins que nous avons bagus la grotte de Han. Il y a l un probleme que nos investigations ultrieures tenteront de rsoudre. 5. GESTATION ET PARTURITION La priode de gestation dpend fortement de la temprature; le dveloppement peut tre retard, voire mme interrompu, sous l'action du froid, ce qui se traduit par des variations dans l'poque de parturition (M. EISENT.RAUT, 1939 et 1947 a). La dure de la grossesse est d'environ 50 jours Myotzs myotis (F. BouRLIRE, 1951, p. 121) et s'effectue dans des conditions speciales du fait de l'interruption prolonge qui se produit entre la copulation et la fcondation (M. EISENTRAUT, 1936 a; J. W. SLUITER, 1952). . . A. KoLB (1950) a tudi en 1944 le comportement des futures mres en fonc tion de _la temprature, dans les combles d'une glise; au cours de la priode Il Y a augmentation progressive de la temprature extrieure : 20o C au debut de mai, 20 25o C dans les derniers J"ours de mai 25 30o C en J'nin (le t ' fi c.nhque se situe vers 25 C), augmentation d'ailleurs soumise des uctuabons vers le bas qui amnent les Murins ragir en se,serrant les uns les autres. ou former plusieurs petits groupements distincts lorsque la ambiante est leve. Ds que les jeunes sont ns, les Murins devien-nent mdlfferents aux variations thermiques. A Han-sur-Lesse, la haute vote (entre 8 et 12 mtres) o sige la colonie,. nous . a . contraint renoncer de telles mesures thermiques. D'autre part, la la. salle est gnralement de 9 10o C; les Murins remedient a ces conditions dfavorables en restant veills (mtabolisme lev) et eli s'agglutinant en un seul essaim compact au sein duquel se dveloppe. une de 35 45o c (nous avons pu l'tablir en conservant une de dans une caisse au lieu prcis de leur capture). Aprs la les Murins. us moins vigilants, cdent plus facilement au som (par ex: JUillet _1953) et ont tendance former plusieurs essaims d1shncts (mais Il n y a pas la une rgle absolue}: [11] MURINS DE LA GROTTE DE HAN-SUR-LESSE 255 Les tnres Murins n'accouchent pas toutes ensemble; la parturition se prolonge durant une dizaine de jours (contrairement aux suppositions de. G. et Y. BouDOINT qui la limitent 3 jours). Nous n'avons constat qu'un seul jeune par porte. En 1951, la mise-bas a dbut seulement vers le 20 juin pour se ternliner vers la fin de ce mois; en effet, le 28 juin, il y avait beaucoup de jeunes. de diffrents ges, et certains sont mme ns sous nos yeux dans la caisse o nous avions dpos nos captifs. En 1952, les premiers accouchements se sont produits beaucoup plus tt; en effet, le 27 mai, 3 femelles ramenes de Han ont enfant Maredsous dans la nuit du 27 au 28; peut-trela naissance a-t-elle eu lieu avant terme, car deux jeunes sont morts de suite. Le 29 mai, deux vhiculaient leur jeune nouveau-n, alors que 11 autres taient encore enceintes. En 1953, les premieres naissances ont eu lieu au dbut d juin, car le 27 mai un embryon tait presqu' terme, tandis qu'un autre tait beaucoup moins avanc. Nous avons t tmoins d'un accouchement, le 28 juin 1951 : au moment de mettre bas, la femelle s'est suspendue le dos en bas afin de recevoir dans son (membrane interfmorale) une petite masse rougetre; puis elle a sectionn coups de dent le cordon .ombilical et dvor le placenta (source d'hormones ncessaires la lactation, d'aprs le Dr Marc HERLANT qui nous . avait accompagn ce jour-l). 'Le s'est alors accroch au ventre de sa mre. Les diverses phases de cette opration se sont succdes en l'espace de quelques min utes. 6. DES JEUNES MURINS Nos observations, vrifies plusieurs reprises, contredisent certaines affirmations de G. et Y. BoUDOINT (1953, p. 23); ceux-ci soutiennent que les Murins ne transportent pas leurs petits en vol ( cette chose n'a produire que. dans le cas exceptionnel o une mre drange pendant la. tetee s'envolait, emmenant involontairement que les femelles n'importe quel petit (il est en effet invraisemblable qu'une femelle puisse retrouver son propre petit au milieu de deux mille autres et que les jeunes forment des colonies bien distinctes de celles des adultes. Le 28 juin 1951, un coup de filet dans l'essaim nous livr une centaine de Murins; dans la nasse, nous avons immdiatement remarqu un grand nombre de jeunes Myotis myotis g et agripps leurs mres;. dans lement conscutif leur capture, la plupart des ont abandonne leur progeniture; :nous avons essay de faire adopter les orphelins : quelques . ont accept et se sont envoles avec un jeune (pralablement bagu), mais nous estimons que cette adoption a t purement fictive et provisoire; en tout cas, aucun jeune n'a t repris et mme plusieurs ont t retrouvs morts les en virons du porche de sortie o nous avions libr les Chauves-Souris. D'autres femelles ont plus ou moins accept cette charge, mais s'en sont au moment ou au cours de leur envol. Enfin, d'un violent coup de dent a la. tete, une a tu un jeune. Nous avons rapport plus haut le cas d'une femelle volant avec son jeun Clairefontaine (p. 4). Par consquent, nous croyons pouvoir soutenir que les transportent leurs jeunes au cours de leur vol de chasse, et qu'elles ont un petit cune nourrit et lve }Jart. L. BELS (1952, p. 44) est cependant mo1ns matif : plusieurs volent en portant leur jeune, tandis que d'autres le lais sent derrire Il s'agit peut-tr de jeunes plus gs ayant dj adopt le 1 .1 1

PAGE 129

256 F. ANCIAUX DE FAVEAUX [12] insectivore. A. KoLB (1950) a dcrit l'attitude d'une mre qui avait perdu son : elle marchait de planche en planche en appuyant la tte sur chacun des pour les sentir (chacun ayant son odeur propre). Les Jeunes ne forment pas un essaim distinct de celui des adultes lors de nos d. ' . I':ers essais de capture, nous avons en effet toujours obtenu un mlange de Morins des deux ges, mme lorsque les Jeunes devenus plus grands n'taient Plu 11 {' Q . , s a ai es. uand Il y avait deux essaims, nous en avons extrait de part et d autre des adultes et des jeunes. Ce point de vue ne concorde pas avec celui de H. MISLIN (1942) qui rapporte que les jeunes se tenaient 10-20 mtres de la colonie des mres. III. COMPORTEMENT DES MURINS EN HIVER 1. DSAGRGATION ET DISPERSION DE LA COLONIE D'T . Elle se produit durant le mois d'octobre ou au dbut de novembre. Le 7 1952, la colonie tait rassemble prs du porche de sortie et ne com portait qu'une centaine d'individus; 36 .furent alors bagus, et un seul fut repris dans cette grotte en fvrier 1953. Nous pensions que seules ies femelles adultes partaient rejoindre les mles vu? de l'accouplement. Environ 15 jours aprs cette communication prsente a Paris, une nouvelle visite la grotte de Han nous a contraint modifier nos :. effet, le 29 septembre 1953, il y avait plusieurs femelles adultes dj znsemznees (le Dr Marc HERLANT a constat la prsence de spermatozodes dans les voies gnitales), ce qui nous autorise croire que l'accouplement a lieu avant le ?rand dpart; mais nous ignorons encore o se trouvent les mles. La copu lation donc lieu en septembre, comme le note galement F. MoNTICELLI (1895), ou vers la mi-octobre (M. EISENTRAUT, 1949). . D'aprs A. KoLB (1950), la fin des maternits se situe vers la fin aot; que les femelles ont rejoint les mles, la priode de rut s'bauche; souvent Il Y a plusieurs femelles prs d'un mle. Tenter d'tablir la direction adopte par les Murins lors de cet exode d'automne est encore prmatur. Aucune reprise d'individus bagus Han n'a en enregistre au cours des deux derniers hivers dans les grottes et cavits artificielles de Belgique (F. ANCIAUX, 1950) pourtant souvent visites (sauf celles du _Sud des Ardennes) par de nombreux splologues. cependant l'indi de plusieurs reprises faites au sud des quartiers d't en Hollande, durant 1 hiver (L. BELS, 1952, pp. 56-57). Il ne saurait donc pas exclu que les Morins de Han se dirigent galement vers le sud des Ardennes ou plus loin encore (rgions trs peu prospectes ce point de vue). 2. y A-T-IL UNE COLONIE D'HIVER A LA GROTTE DE HAN ? Les jeunes Morins mles et femelles ainsi que les vfeilles femelles demeurent dans la grotte de Han o il se dispersent, ou bien effectuent quelques legers deplacements dans la rgion; ainsi, un jeune bagu le 12 aot 1943 par E. NERINCX, a t repris le 10 octobre de la mme anne Villers-surLesse, c'est--dire 6 km N.W. Une absence prolonge l'tranger nous obligea suspendre nos recherches Han durant l'hiver 1951-1952; nos collaborateurs, R. DETHOOR et P. CoRNET n'y ont rencontr alors aucun Murin. Cependant E. NERINCX (1944, p. 15) en a dcouvert quelques-uns en dcembre 19'!3; J. VERSCHUREN et J. PLISNIER [13] l\IURINS DE LA GROTTE DE HAN-SUR-LESSE 257 les ont recherchs en vain le 28 dcembre 1945. Par contre, au dbut de janvier, 1953, P. CoRNET russit dceler leur prsence au voisinage du Trou de Han (porche de sortie); le 15 fvrier -1953, les fissqres de la vote dominant la Lesse souterraine ct celles de la galerie des Grandes Fontaines hbergeaient des groupes plus ou moins nombreux de Murins endorm!s et troitement serrs les uns contre les autres, certains. tant mme exposs la lumire du jour ct en pleine gele presqu'en contact avec des stalactites de glace. Ce fait, dj not par E. NERINCX (1944, p. 15, note 11) mrite d'tre soulign, car pour M. EISENTRAUT (1947), Myotis myotis hiverne dans des endroits .o la gele ne peut pntrer. petits groupes taient surtout localiss sous le .porche de sortie, l o la temprature extrieure se fait davantage sentir. Trois d'entre eux taient composs de 3, 5 et 8 Chiroptres des deux sexes avec prpondrance . de ; dans l'un d'eux, un Myotis daubentoni tait associ avec 7 Morins (5 et _2 (! ) ; les autres fissures contenaient uniquement des Morins mles, isols, soit runis deux ou trois. Une anfractuosit voisine abritait un couple de Bar-bastelles. . Les Murins formaient des groupes de plus en plus nombreux, en progressant vers le lac d'embarquement: 30 mtres de la sortie, deux groupes de 14 (10 et 4 et de 8 (6 et 2 g) individus; mi-chemin entre le dbarcadre et l'embarquement, 43 (30 et 13 g) taient incrusts dans les trous du plaf?nd entre les stalactites; prs de l'embarquement, 16 Morins (8 et 8 i!) taient en compagnie d'un couple de :Myotis daubentoni. Soit au total, 66 et 39 ! • Des guides de la grotte prtendent que les Morins passent l'hiver, en colonie, une vote trs haute au lieu-dit Pas du (R. LERUTH, 1939, p. 75) ou dans les rgions suprie.ures du Grand Dme (E. NERINCX, 1943 a, P 64> Nous estimons avoir dmontr que de telles croyances n'ont aucun fondement rel. 3. DISTRIBUTION GOGRAPHIQUE DES MuRINS EN BELGIQUE (cf. Carte) a) Durant-la mauvaise saison : Province de Limbourg: Hechtel, Vroenhoven, Canne, Lanaye, Vechmae\ frontire belgo-hollandaise, une colonie d'hiver (entre Canne et Maas rie dans le St-Pietersberg. Province de Brabant : Bruxelles (Groenendael; Tervuren), Hal, Folx-les-Caves, Orp-le-Petit, Villers-la-Ville. Province de Lige : Valle de la Meuse: Ramioul et Ben-Ahin. Valle de la Mhaigne : Huccorgne. . B 1 Valle de l'Ourthe : Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Valle de l'Amblve: Aywaille, Remouchamps, Goffonta Pro.vince de Hainaut : Aulne (Landelies) et Presles. . Province de Namur : Valle de la Meuse : Lustin, Yvoir,. Dinant, Hash.re. Lives et Goyet. Montaigle. Valle 'de la Moligne : Dene-Maredsous, Sosoye, Flavion, Grin. Philippeville, Ptigny. . Mazy et Bossires; Floreffe. . Lesse Valle de la. Lesse : Furfooz, Pont--Lesse, VIllers-sur' Eprave. Rochefort, Jemelle. . . Province de Luxembourg: Laroche, Orval, Ste-Marie-sur.;Semois. 17 1

PAGE 130

258 ..... ....-, • , , , • • • '-' ' 1 , , '\ , '\ ,,. ... -"; 1\VU1.1\EI'I • • • • couv:... F. ASCIAUX DE FAVEAUX • OJtP-u-pT. l"OU •U!.C6VRS \.._ ' ' 1 1 • ,_ ' ' ' 0 ' ' < ... • [14] 1 ---.---------[15] 1\IURINS DE LA GROTTE DE HAN-SUR-LESSE 259 Il Y a pratiquement une gale proportion de mles et de femelles dans les cavits de ces diverses localits; cependant, en mars et e:p avril, les mles sont beaucoup plus _nombreux que les femelles (par ex. le 16 mars 1951, dans la gr?tte de Rochefort, 16 t et 9 en plusieurs essaims). Les carrires .souterraines de Mazy, de Dene et de Vechmael sont rgulirement frquentees par cette espce. A Dene, sur 17 (4 tet 13 bagus le 25 dcembre 15 ont t repris au mme endroit (F. ANciAUX, 1948, p. 16); 5 Y sont revenus l'hiver suivant, et 3 autres en 1947/1948 un t (n 1429) a t revu 3 hivers successifs, et une 9 (no 1406) a t ret;ouve par nous au cours de 5 hivers (jusqu'en 1951). . . Les aqueducs de la Fort 'de Soignes (Bruxelles) s,ont surtout par Morins pendant les mois de novembre, dcembre et janvier. b) Durant l't : Des Morins ont t signals Ninove et Villers-la-Ville (Brabant), Maaseyck, Dilsen, Mechelen a/Maas, Alken, Canne et Tongres (Limbourg), Melen (Lige). Dene-Maredsous et Somme-Leuz'e (Namur). . . Les seules colonies d't connues actuellement sont, du au situees : St-Pietersberg (frontire belgo-bollandaise), Han-sur Lesse et (Arlon). IV. EXP_:t;:RIENCES. DE DPAYSEMENT Elles sont destines rsoudre un double problme (K. KoWALSKI J_ • WoJTUSIAK, 1952) : l'un d'ordre cologique (les Chiroptres sont-ils attaches a un habitat prcis et dans quelle mesure 'l Ont-ils tendance Y retourner l'homme les transplante ailleurs?), et l'autre d'ordre psychologique ( de quelle distance ce retour a-t-il lieu et quels sont les facteurs l'animal ?.) Ces auteurs travaillant sur une colonie de Rhinolophus hipposideros BECHSTEIN de la grotte de Raclawicka, ont obtenu 34 o/o de retours (24 km fut la plus distance). Ces ne peuvent pr l'utilisation des ltra-sons dont la porte est limite quelques mtres, et chouent presque toujours lorsque les conditions atmosphriques sont dfavorables. Des Morins expdis par N. CAsTERET (1952) dans des lieux de plus en. plus loigns 'de leur site d'origine des Tignahustes) ont rejoint leur base aprs un vol de 50 300 kms (Montpellier, Angoulme). J. GARNIER a obtenu de bons rsultats, sur une distance de 50 km, avec des Myotis myotis provenant de la des Ours, en Ardche, en juin 1950 (J. BALAZUC, etc ... , 1951). Nos essais de dpaysement effectus avec des Mrins de la grotte de (distance de 38 100 km) n'ont jusqu' prsent donn aucun posllif. 6 2 lches Bruxelles, et 9 autres Maredsous le 28 juin 1951 n'ont pas encore t retrouves Han; il est de mme avec ls 30 individus (femelles adultes et jeunes des deux sexes) que nous avons librs Maredsous le 31 juillet 195 3 • Deux raisons d'expliquer cet chec apparent :_ le petit de captures chaque visite (et surtout le faible de reprises), et pour l'exp_erlence du 31 juillet 1953, des conditions climatriques peu propices (vent d'ouest ?st soufflant en rafales, fortes averses) qui ont contraint nos Murins se rfugter dans les arbres aprs avoir pris gnralement leur envol contre le vent. Une 2 de Villiers-la-Ville a t libr Bruxelles et reprise, en octobre 1951, Dene, c'est--dire 43 km plus au Sud de -son habitat antrieur; l'approche de l'hiver a peut-tre influenc ce changement de domicile.

PAGE 131

260 F. ANCIAUX DE FAVEAUX [16] V. TENDANCES MIGRATRICES DES MURINS La plupart des Murins bagus dans les grottes durant la mauvaise saison ont t repris au Nord-Ouest et au Nord-Est de leurs quartiers d'hiver. M. EISENTRAUT (1936 b) signale une distance maximum de 165 km, de l'E. vers le N., en Allemagne. L. BELS (1952, p. 58) cite un parcours de 128 km. 1. REPRISES EFFECTUES A LA GROTTE DE HAN, ET LEUR INTERPRTATION . a) Une bague (Utreht, 9770) le 6 janvier 1952 Slavante (Maastricht) tait dans la de Han le 27 mai 1953 (distance : 90 km S.S.W.). Ce fait pourrait indiquer une relation entre la colonie du StPietersberg et celle de Han, et il est possible que certains individus de la colonie d't ou d'hiver environs de Maastricht viendraient hiverner plus au Sud ct se rapprocher a1ns1 peu peu de Han en t, ainsi qu'en tmoignent. d'autres refinds dj publies par L. BLs (1952, p. 57), un bagu le 27 juillet 1940 dormait Henisdael (Vechmael). le 20 fvrir 1943 (23 km W.S.W.); un bagu le 12 janvier tait Groenendael (Bruxelles) le 8 novembre 1947 (100 km W.); une baguee le 27 dcembre 1945 se trouvait Somme-Leuze le 21 aot 1946 (53 km S.S.W.). 'b) Une ba.gue (no 1180) par nos Dene le 27 novembre 1946 a capture Han le 26 mai 1952 (38 km S.E.). Nous avons dj attir l'attention (cf. supra, p. 1) sur deux dplacements en sens inverse (2 Murins bagus Han et repris Dene en novembre galement). A premire vue, les carrires souterraines de Dene pourraient tre considres comme un quartier d'hiver; en ralit, elles sont plutt une halte, car la population s'y renouvelle sans cesse au cours de l'hiver (F. AN ClAUX, 1948). c) Nous mis l'hypothse d'une migration automnale vers le Su<;l des Une reprise faite Han, le 8 aot 1952, pourrait tre intressante ce point de vue : il s'agit d'un individu bagu (no 2742) le 8 janvier 1947 par J. VERS.CHUREN dans une carrire de Ste-Marie-sur-Semois; malheureusement cette Chauve-Souris a t identifie alors comme un Myotis daubentoni; peut-tre Y a-t-il eu une erreur dans les critures du bagueur, car des Murins ont t aussi bagus le mme jour-? La distance est de 55 km N.W. 2. DANS D'AUTRES LOCALITS DE BELGIQUE La grande majorit des a eu lieu l'endroit mme du baguage aprs quelques mois, une ou plusieurs annes. Nous notons cependant quelques dplacements : no 1919 bagu Mazy le 10 mars 1946 par J. VERSCHUREN, et repris Villersla-Ville le 10 novembre 1948 par M. LEBRUN (20 km N.W.). no 8720 bagu Dene le 20 novembre 1947 par F. ANCIAUX, et repris Hastire le 27 novembre 1.949 par F. ANCIAUX (15 km .S.E.). no 8074 bagu Hastire le 17 avril 1948 par F. ANCIAUX et repris Poilvache (Houx) le 11 mars 1951 par Y. Loix (15 km N.E.). no 8995 bagu Bossires le 30 1949 par J. PLISNIER et repris Anse le 12 dcembre 1949 p,ar M. QUESTIAUX (37 km S.S.E.). no 8228 , bagu Mazy le 20 fvrier 1949 par M. LEBRUN et repris Auderghem (Bruxelles) le .8 avril 1949 par DE MEYER (40 km N.W.). [17] GROTTE DB HAN-SUR-LESSE :MURINS DB LA 261 s pour pou-. dications encore trop parse, ne et Cc sont l, reconnaissons-le, des 1 n d. ection des migrations .d autom nous prononcer sur l'amplitude et la Ir de printemps. CONCLUSIONS . , d't) a lien . . de Han-sur-Lesse (qua.rtier t. L'arrive des Murins la gr.otte 1 ois de septembre. . vers la mi-avril, leur dpart s'organise ds e m . • ant la naissance des 1 000 1 500 Morins, av d mles. 2. La colonie de Han groupe ub es. absence quasi-totale es jeunes (mai-juin), il n'y a que des femelles P r ' odes de gestation et . . . s Inexistant durant les p ri . 3. Sommeil diurne a peu pre . d'allaitement. . ' l' rore 4. Sorties de chasse trs tardives et se terminant . ti d't de Han\ 5. Fidlit des Morins leur quar er . L . 1 r sont des espces M tis daubentonz eis e d mles 6. Myotis myotis Borkhausen et .Y0 b t ni se compose surtout e commensales. La colonie d't de Myoszs dau en . . t ne dizaine de . 7. La parturition se prolonge duran u . t hiculs par leur • . de de lactation, son v mre 8. Les jeunes Murins, durant P e de celle des adultes. Chaque mre_, et ne forment pas une colonie distinct . nourrit et lve son propre petit. . d Han avnt le dpart t b e dans la rgton e ' d des 9. L'accouplement a lieu en sep em r de spermatozodes ans : de la colonie, ainsi qu'en tmoigne la pr sence . femelles captures Han le 29 septembre 1953 • . . la grotte de Han: t ) d'hiver a t 10. Il n'y a pas de colonie vieilles .femelles demeuren Les jeunes Morins mles et femelles ainSI qu . . probablement dans. la rgion de Han. . t 1 le durant la lthargie Les M\]rins supportent bien la lumire. e a ge . nale. , . core t retrouvs. 11. Les Murins dpayss de la grotte de Han n'y ont pas en Influence des conditions atmosph:r:iques._ ' outerraines de . t entre les carrl res s 12. Certaines relations semblent ex1s er Dene Han, ainsi qu'avec le St-Pietersberg. . . Nord-Ouest et Nord-Est. La migration de printemps s'effectue dans la direction 13. Existence d'une colonie d't Clairefontaine (Arlon). t prciser 14. Des recherches ultrieures v1seron a . a) Quartiers d't des mles et des femelles t 11eu de l'accon-. . d lt d Han. epoque ,.e b) Quartiers d'h1ver des femelles a es e ' . plement. . . ... . . d b ntoni avec' les Morins. c) Signification du commensallsme de Myotzs au e d ette espce Nombre de jeunes chez M. daubentoni; lieux e c d) Relations ventuelles avec d'a?tres. et printemps. e) Amplitude et direction des d automne 1 J '1

PAGE 132

262 F. ANCIAUX DE FAVEAUX [18] BIBLIOGRAPHIE AELLEN (V.). -Les chauves-souris du Jura Neucbatelois et leurs migrations, Bull. Soc. Neuchateloise des Sc. Nat., t. 72, 1949, p. 23-90. ANciAux (F.), 1948.-Le sommeil hivernal de nos Cheiroptres d'aprs des observations locales, Bull. Mus. Royal Rist. Nat. Belgique, t. 24, n 25, juil. 1948. . ANciAux (F.), 1950. -Explorons nos cavernes, volume de. 316 pages. Dinant, 1950. ANCIAUX (F.), 1952.-:Observations sur les Chiroptres de la grotte de la Baume Granet, Roquefort-les-Pins (A.-M.), Mammalia, Paris, t. 16, no 3, septembre -952, p. 148-156. BALAZUC (J.), MIRE (P. de), SIGWALT (J.) a: THODORIDS (J.). -Trois campagnes biosplologiques dans le Bas-Vivarais (1949-1950), Bull. Soc. Linenne de Lyon, 1951, p. 187. BELS (L.). -Fifteen years of Bat baoding in the Netherlands, vol. de 100 p., Maastricht, 1952. BounoiNT (G . .t Y.). -Chasse l'image dans le grouillement des chauves-souris, Scien ces et Voyages, D0 87, mai 1953, p. 18-24. BoURLIRE (F.). Vie et murs des Mammifres, Bibliothque scientifique. Paris, Payot, 1951. • CASTERET (N.), 1938. -Observations une colonie de chauves-souris migratrices, Mammalia. Paris, 19S8, p. 29-34. CASTERET (N.), 1939 • ..:_ La colonie des Murins de la grotte des Tignnhustes (H.-P.), Mammalia. P.aris, 1939, p. 1-9. CAsTERET (N.), 1952. -L'trange peuple des chauves-souris, Science et Vie, juin 1952, p .. 400-405. CAUBRE (B • .t R.). -L'essaim de chiroptres des grottes du Queire (Arige), Mammalia. _Paris, 1948, p. 94-99, 136-139. EISENTRAUT (M.), 1936a. -Zur Fortpflansungsbiologie der Fledermiiuse. Z. f. Morph. u. Oekol. d. Tiere, t. 31, 1936, p. 27-63. 'EISENTRAUT (M.), 1_936b. -Ergebnisse der Fledermausberingung nach dreijiihriger Versuchszeit, Z. Morphol. Oekol., t. 31, 1936, 1--26. EISENTRAUT (M.), 1939.Vom Wiirmehaushalt der Fledermiiuse, Natur. und Volk, t. 67, 1939, p. 223-233 .. EISENTRAUT (M.)., 1947a. Die Bedeutung von Temperatur und IHima im Leben der Chiropteren, Biologischen Zentralblatt, t. 66, 1947, p. 236-252. (M.), 1947b. Die mit Hilfe der :Beringungsmethode erzielteJi.l Ergebnisse ber Lebensdauer und jiihrliche Verlustziffern bei Myotis myotis Borkhausen, Expe rientia, Basel 1947, p. 157-158. EISENTRAu; -Beobachtung ber bei Fledermiiusen im Winter-quarher. Zoologzsche Jahrbiicher, t. 78, 1949, p. 297-300. . EISENTRAUT (M.), 1950. Die Erniihrung der Fledermiiuse (1\ficrochiroptera), Zoologische Jahrbcher, t. 79, 1950, p. 114-177. (M.), -Beobachtungen ber Jagdroute und Flugbeginn bei Fledermausen, Bonner Zoologische Beitrage, 1952, p. 211-220. HooPER (W.. H . .t J.H. D.). -Baoding experiments with cave-dwellings bats in Devon The TrQ.Jlsactions of the Cave Research Group of G.B., t. II, n 1, juin 1952, p. 39-72, 4 pl. . . KoLB (A.) . ..:.._ Beitriige zur Biologie einheimischer Fledermase, Jiihrbucher, lena t. 78, p. 547-572. KowALSKI (K.)'-a: WOJTUSIAK (K.J.). _ Homlng experiments on Bats (Part 1), Bull. Acadmie Polonaise des Sciences et des Lettres srie B 1951 p. 34-56, 4 pl. Cracovie, , , ' ' LERUTH (R.)., 1937.-Exploration biologique des cavernes de la Belgique et du Limbourg hollandais, Natuurhistorisch Maandblad Maastricht 30 avril 1937, p. 45-46. LERUTB (R.), 1939. -La Biologie du domaine souterr;in et la faune cavernicole de la Belgiqe, Mmoires du M. H. N. Belgique, 0o 87, 1939. . MISLIN (H.), 1942. -Beobachtungen im Sommerquartier de.r Myotis myohs Borkh., Revue suisse de Zoologie, Genve, t. 49, 1942, p. 200-206. [19] MURINS DE LA GROTTE DE HAN-SUR-LESSE 263 1\hsLIN (H.), 1945. -Erste Ergebnisse der Fledermaus.beringung im Jura Revue suisse de Zoologie, Genve, t. 52, 1945, p. 37i-376. ' MoNTICELLI (Fr. Sav.). Osser\'azioni sulla gestazione, sul parto e'su gl'invogli fetali di alcuni Chirotteri nostrani, Boll. Soc. Nat. Napolit., t. 9, 1895, p. 93-108. NERIN.cx (E.), 1943a. -Observations rcentes sur les Cheiroptres des grottes de Belgtque, Annales Soc. Roy. Zoologique. de Belgique, t. 74, 1943, p. 62-69. NERINcx (E.), _1943b. -Application de la mthode biomtrique et du baguage dans l'tude cologique des Cheiroptres, Bull. M. R. H. N. Belgique, t. 19, no 62, dcembre 1943 • NERINcx (E.), 1944. -Note sur l'thologie et l'cologie des Cheiroptres de Belgique, Bull. M. R. H. N. Belgique, t. 20, no 19, juil. 1944. RoLLINA1' (R.) TRoUESSART {E.). Sur la reproduction des chauves-souris, Soc._ Zool. de France,_ Paris, t. 9, 1896, p. 214-240. , RYBERG (0.). -Studies on Bats and Bat Parasites, Stockholm, 1947. (J. W.) .t Boul\IAN (M.), 1951.Sexual maturity in Bats of the genus Myotis 1 • ...:.... Size and histology of the reproductive orgnns during hibernation in connection with age and wear of the teeth in femnll1\fyos myotis and Myotis emarginatus, Koninkl. Nederl. Alcademie van ll'anttenschappen. Amsterdam, Proceedings, series C, 54, n 5, 1951, p. 594-601. ' SLUITER (J. W.), 1952.-De Voortplantingscyclus bij. vlermuizen, Vakblad voor Biologen., no 6, juin 1952, p. 107-114. STEFANELLI (A.). -Affinita sistematiche dei Chirotteri e parasitismo,:.dei Nycteriibidae, Riv. Parasittol., Roma; t. 6, 1942, p. 25-42, 61-89. STRINATI (P.). -Les chauves-soucis troglodytes de la rgion de Genve, L'Echo Monta-gnard, no 11, 26 mai 1950. TRI!\11\IEL (H.). -Temperaturbedingtes Massensterben von Fledermasen in Hohlen, W etter und Leben, mai }949, p. 13-16. DISCUSSION M. A. ANAVY demande si l'on a observ d'autres de chauves-souris. M. H. COIFFAIT signale avoir observ cinq ou six cadavres momifis de chauves-souris runis au mme point, dans la grotte Veternica, prs de Zagreb. M. N. CASTERET indique la prsence de toute une colonie de chauves-souris mortes dans la grotte de Saint-Paul, prs de Ganties-Montespan. Par ailleurs, six chauves-souris, dtermines comme tant des Oreillards, ont t trouves momifies dans ln grotte Devaux, au-dessus de Gavarnie. La temprature de cette grotte oscille entre -2 et -4 degrs. On ne sait s'il s'agit l habitat accidentel. M. E. DnEsco prcise, au sujet de ln mortalit des chauves-souris dans la grotte de Saint-Paul, qu'il convient de noter que cette grotte est particulirement riche en rayons gamma, ainsi que M. Trombe l'a dmontr. _

PAGE 133

-..----------. -----------Eugenio de BELLARD-PIETRI ul The Guacharo cz): Habitat : Le guacharo (Steatornis caripensis, Fam. Steatornithidae, Ordre Caprimulgiformes), dcouvert au Vnzuela en 1799 par Humboldt, se rencontre dans une superficie s'tendant au Vnzula, la Guyane. anglaise, Trinidnd, ln Colombie, l'Equateur et le Prou. Au Vnzuela il a t dcouvert en huit endroits diffrents, s'en tenant toujours aux cavernes. Dans la Grotte Guacl._laro, l'oiseau peut se retrouver sur distance intrieure surprenante de 819 mtres, obscurit totale et absolue. Cet oiseau est donc un troglophile. Description : L'oiseau est brun-rougetre, ayant une envergure de 1 m. 10, le corps mesurant 55 cm. Ses plumes sont tachetes de points blancs, en forme de cur, cercls de noir. Le bec est long et aquilin, ayant sa base de nombreuses trs petites et. trs jolies plumes que l'on pourrait mprendre pour des cheveux::. moins d'examen minutieux au microscope. Ses pattes sont semblables celles des tourterelles. Leurs habitudes .: Les femelles font leurs nids aux parois des grottes, une hauteur de 18 mtres et plus. Ces oiseaux sont frugivores et essentiellement d'habitudes nocturnes, quittant les grottes 6 heures du soir po\).r y revenir 5 heures et demie du matin. Pendant cette priode sont absents de leurs cavernes, un fait que nous avons pu dfinitivement tablir. Au crpuscule, ils quittent les grottes en groupes de milliers, poussant constamment des cris aigus. Leur vol en pleine obscurit s'accomplit au moyen d'cholocation, d'une infinie sensibilit spcialise. ABSTRACT Habitat: 'The gucharo (Steatornis caripensis, Humboldt; Fam. Steatornithidae, Order Caprimulgiformes), discovered in Venezuela in 1799 by Humboldt, bas a range covering Venezuela, British Guiana, Trinidad, Colombin, Ecuador and Peru. In Venezuela it bas been found in eight different places, always living in caverns. In .the Guacbaro Cave the bird can be found up to the horizontal depth of 819 metres (2,688 feet), in total and absolute darlmess. It is therefore a troglophile. Desctiption : Redish-brown bird with a wing span of 1 m. 10 and a body Diesuring 55 centimeters. The feathers ar speckled with white heart-shaped dots surrounded by black rings. The beait is lQng and aquilene with numerous and very fine feathers at its base, which unless seen with a magnifier, resemble. hairs. Tlie legs 'are similar to those of doves. Habits :The females nest on the cavern walls up. the. peight of 18 meters and more. These birds are frugivorous and exclusively of noctural habits, leaving the caves. at 6 p. m. to return nt 5 : 30 a. m. During this time they are absent of the caverns, a fact definitely by us. At dusk they leave -the caves in groups of thousands, emitting croaks. Their flight in utter darkness s accomplished by means of highly lized Echolocation :1> (i.e. : location of obstacles by sound waves rebounding from them during flight). ' (1) Dlgu de la National Speleological 'Society des Etats-Unis. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953.

PAGE 134

/ 266 E. DE BELLARD-PIETRI [2] I.HISTORY The first mention of this bird dates from 1678, when the Franciscan-Capuchine Missionary Father TAUSTE published the first description of the Gucharo Cave on record. But it is probable that the gucharo was known previous to that date, because the first incursions of the Missionaries into that region of the old Spanish Province of Cuman date from 1657, and the Santa Maria de los Angeles Mission founded by the Missionary monks in Caripe in 1660. Prior to these dates, and possibly during centuries, the Chaima indians, aboriginal inhabitants of this region, hunted the gucharos and their chicks, for their fat as weil as their flesh, considered by them as a delicacy. But the first serions study both of the famous . Gucharo Cave its remarkable bird dwellers came from the pen of that univcrsal genius Baron Alexander VON HUMBOLDT, who, on September 18th. 1799 explored the cavern to a depth of 472 meters. HuMBOLDT described the gucharo in his great work Voyage to the Equinoctial Regions of the New Continent during 1799, 1800, 1801, 1802, 1803 and 1804 written with the collaboration of Aim BoNPLAND, and later amplifying his studies on the subject in a monograph included in the II volume of his Observations on Zoology and Comparative Anatomy HUMBOLDT's studies of the gucharo remain, to this day, classical, and modern investigations have only reaffirmed the accuracy of his keen powers of observation and full appreciation of his vast scientific culture. A copions lite rature bas accumulated in the past fifty years dealing with the awesome cavern and its feathered inhabitants (see chapter VII : Literature on the Gucharo bird). but we wish, in this brief analysis, to do justice especially, by underscoring their names, to the able scientists who have collaborated with their notable contributions to enlarge, illustrate, supplement or complete our knowledge of the interesting caprimulgid of the Gucharo Cave : Anton GoERING in the XIX century, and in recent times, William H. PHELPS and 'Villiam H. PHELPS Jr., famous Venezuelan Ornithologists; Dr. Eduardo RoHL, brilliant Venezuelan Natu ralist and widely known Scientist; William BEEBE, R. JoHNSON, and lately, Professor Donald R. GRIFFIN, of the Department of Zoology at Cornell University, discoverer of the method of sound-orientation (Echolocation) of the gucharo bird, a notable contribution. The Venezuelan Government, conscious of the importance of protecting these birds, bas forbidden their destruction and declared their sombre mansion a bird sanctuary. It is interesting to point out here thal at the time of HuMBOLJ?T's visit and even as late as the middle of the present century, the indians and inhabitants of the neighbouring country, entered the cavern every year about and destroyed ali accessible nests, killing the young birds which they imme-diately ripped open to secure the large amount of fat stored in their abdomens. This savage incursion was called in Caripe the oil harvest , and the fine, excellent fat was stored away in earthen or clay jars for future domestic uses. This wanton slaughter was stopped when the Venezuelan Government, on July . 15, 1949, decreed the zone near Caripe "where the Gucharo Cave is located a National Park, designa led Alexander von Humboldt National Park The gucharo is known in Venetuela by two different names : gucharo (practically ali over the country) and murraca in the mountains of the State of Cojedes. In Trinidad, the natives cali it diablotin , but it is generally known as the oil bird [3] THE GUACHARO 267 TI .. DESRIPTION . . Id like to complete Even though HUl\IBOLDT's description lS classic,. we British Museum it with the one that figures in the Catalogue o,f th.e o Phe Cs Ornithological to which we have added certain data from t e e P . Museum in Caracas, and sorne persona! observations. . . . 0 d . . . H b . ldt Family Steatornithidae, r er The guacharo (Steatornzs c_arzpenszs, um 0 ' f th Caprimulgids and b" d b 1 g"ng to the Order o e Caprimulgiformes), IS a Ir e on 1 . . . 10 this date, a single 'vithin this, to the Family of Steatornitides, of up blance of this genus is known, the Steatornis. Humboldt, obse.rving the . Caprimulgus bird's beak to thal of the whip-poor-wills (night jars or goatsuc represented . d . . . th . . f the nocturnal passeres, an europaeus), allocate 1t ID e group 0 • 1 d altogether the charac-for this savant the first specimen observed which s lOWe s it frequently b . t d" f th gucharo he compare teristics of the group. In Is s u Ies 0 e p corvus columbianus, with the Family Corvidae (Nucifraga caryocratactes and zcz f the birds belon-amongst others). The gucharo no doubt bas ;ifferent. ging to the Family Caprimulgidae, but its beak IS y . . . ted but . d h t th species of guacbaro exis ' For sorne time it was beleive t a o er d bt illy the unifor-tl t t•me have proved un ou e studies carried out up to 1e presen I S . t of Natural Sciences . mit y of a . unique species. Members ?f the La _Salle y of Cojedes a defini te of Caracas blieved that they bad ID the s ra of Cojedes, but variation of the in Cueva de las later studies of the Ornllhologists Phelps have proven A th Phelps Ornitho can by no means affect the uniqueness of the tecti: and examining logical Museum in Caracas we bad !he opi?ortunity the ;arions skins of minutely, accompanied by the Ornithologist Mr. AVE 1 : the similarity of ali the gu cha ros in different zones of ,V enezue a the skins obvions and left no room for doubt. . Ing spread . . . d. . ben. It has a w . The gucharo is a bird the siZe of an or Inary d lt b. ds measures about that may reach 1100 meters, while the of ut rs Irtarsus 16 to 18 mm, 55 centimeters. Other measurements are: tai123 centime e ' . culmen 38 mm. . . sexual differences . The color of the bird is a reddish-brown, there om one region of either in the size or coloration, which varies. orily yh Mr useum points out. b th However the ri IS the country to the other ID . o sexes. ' d variations in size occur that in even fully adult specimens, more or marke d . . . h e they were collecte . according to the varwus regwns w er h"bit small white . . h.l th head and neck ex I . The bird's dorsum Is chestnut, w I e e p and both the spots with black borders. The feathers on the dorsu;., striae of dark scapular and secondary feathers . possess transverse ripels rge rounded white and Iight coloring. The median upper wing-cqverts show a white dots on the bi k . g nd you can also 0 serve . spots bordered by a ac rio ' a . s the shafts and the I:p.ner lateral upper tail-coverts. As to the , rds the tips. The outer webs are of a dark hue of brown, becmming towa th dark brown. The webs are chestnut with white spots bordered laterally lations The lower rectrices are chestnut with delicate black bars and vermlCU 1 with surface is of similar coloring but generally more :::ck. The 'wings two or three white dots of a rombmd shape bordered Wl bave 17 or 18 remiges. . '

PAGE 135

268 E. DE BELLARD-PIETRI [4] As to the. young gucharos, called by the natives gucharo chicks they a peritoneum very heavily loaded with 'fat, while a thick adipose layer from the upper abdomen to as far back as the vent, forming a veritable ?f fat. between .the bird's legs. We must not forget the large amount of oll contained ID the fruits of Palmaceae which constitutes the basis of their diet (see chapter III Nutriment). HuMBOLDT, remembering the method used in Europe geese, ascribes to the abondant fatty diet and the practically total Immobility In the dark the unbelievable accumulation of adipose tissue in the chicks. This excess .rat disappears as the bird grows and starts his active hfe. v:'e bad the opportuntty of capturing two nearly fully adult birds and also examined a dead one we found : in neither one of the specimens did 've find the characteristic fatty abdominal pads. fat from the is color.less,. transparent, semiliquid, odorless of great purity. It ts known as gucharo fat or gucharo oil, and was used wtdeiyfor cooking, being preferred to ail other fats. It is an extraordinary fact that it keeps for a long time even more theo a year, 'vithout becoming_ rancid. ' !he of the gucharo is long, arched, hooked and strong, and it is provided wtth a double tooth. Its color is reddish brown of a dark hue its base adorned with delicate feathers which resemble hairs directed this tmparts to the bird a characteristic and grotesque closely the whip-poor-wills (nightjars or . goatsuckers : C?przmulgus europaeus, Famdy Caprimulgidae) though the beak is definitely dtfferent, and. therefore, so is the distribution of the hairs or bristles. The nature of_ these, unless examined un der strong magnification, is difficult to ascertain, so closely do they resemble rigid bristles. The tongue is thin and triangular. . legs, . to a dove's in general appearence, are pink, armed with go?d stzed. natls. The tarsus-meta tarsus as weil as the toes are pink, the former betng devotd of .feathers in its inferior portion. 1 The eyes, accustomed as -they are to the total and absolute darkness of their sombre c_ave and the faint illumination of moon-lit nights have developed a keen sensitivity to any increased luminosity... ' III. _:_ NOURISHMENT The diet of these birds is strictly frugivorous. eminent german Botanist Karl MoRq.z was able to gather in the Gucharo . Cave 15 different kinds of kernels or seeds at the .foot of the gucharo nests. These, mixed with fantastic of. guano droppings acumulated through the ages, form veritable the On accpunt of the 'high nitrogen of this material, the seeds germtnate readlly, and one of the most impressive sites in the Gucharo Cave are little mountains of guano and kernels accumulated there in the course of Lord knows how many centuries covered with a sparse, anemie, white or yellowish vegetation, showing the absence of chlorophyll due to Jack of sunlight. These plants, which outside attain the size of large trees 15 to 20 meters high (the palmito , vai'iety EuterP.,e edulis, Mart., Family Palmae, for instance, attains a circumference of to three and up to 36 meters in height), barely rea ch 50 to 60 centimeters, and many never develop leaves. [5] THE GUACHARO 269 / Among the seeds collected, the following species and familles have. been classified, the Palmaceae predominating, plants whose fruits are highly olea ginous : Family Palmae : The palmito (Euterpe .oleracea, Mart and Euterpe edulis, Mart.); the coroba (Jessenia oligocarpa); the palma macagita (Martinezia aiphanes; Mart.), and possibly the cajia del Orinoco or cahuia (Mauritia aculeata and Alauritia subinermis). Sorne of these Palnaceae have not been identified except in the forests near the Orinoco River, more than 200 kilometers away from the Gucharo Cave, wl1ich makes it probable that the gucharo sometimes flies to tbese remote lands in search of tbese seeds, proof of the capacity for long distance flight of the Steatornis. Family Lauraceae : the cobalonga or capuchine laurel (Nectandra pichurim, 'Villd.) and the aguacatillo montaiero grande (Persea caerulea, Meth.).' Family Burseraceae: the palmito currucay or tacamhaco (Protium heplaphylum, Aubl.). Evidently, the gucharo feeds on other fruits not Jisted above, but their -classification will come slowly; the difficulties besetting a Botanist having at his disposai for identification only the evidence presented by millions of plants and seeds undergoing abnormal germination in utter darkriess in the depths of a cave will be readily appreciated. It bas been suggested that sorne of found in the cavern may possibly be the fruit called cucurito (Maxzmzlzana regi a.. Mart., Fa mil y Palmae). This w.ould be interesting, for this . palm grows rnainly in the forests of .,the Alto Orinoco , and the Rio Negro, at great distance from the Gucharo Cave, but the classification bas not yet been made with absolute certainty. IV.-HBITS The gucharo is a troglophile, that is, it seeks the darkness to lead its normal life and raise its young. Even though it sallies forth ID of its food, it fulfills a great part of its normal ]ife cycle in the dense gloom .0 perpetuai darkness. It is therefore a guest of tropical american caves, and Ils adaptation to this environment is quite perfect, as we see further when dealing with its method of orientation in the blackness of his home (see Chapter V). This bird lives in the Gucharo up to a horizontal depth of 819 (2,688 feet), and the. females build their nests in the rocky recesses of t e forbidding walls and roof of the grotto up to a height o{ 18, 20 or meters. They never leave their subterrenean home in the day time, sallytng ;r at between 6 and 6,30 p. m., to between 5 and 5,30 a. m. It is, there ore, an exclusively noctambulous bird. . . ' 1 b. d the Gucharo We ourselves have verified the total absence of adu t Ir s I 11 Cave during the late hours of the night. At 2 a. m., when 1 and my fe 0"'; explorers were returning from the depths of the ca vern after 0 t continuons exploration, entered the HuMBOLDT or Gucharo Hall, we cool 0? perceive any otl1er sound than the discreet,murmuring of the young bir:s 10 their nests. During the time corresponding to the day light hours, more t an a

PAGE 136

. 270 THE GUACHARO [6] thousand of the birds which hihabit this gallery permanently, invariably greet the intruder instantly with a wave of awesome and deafening shrieks as they emit without cease their shrill screams of alarm. On directing up,vards rays of the powerful 'Vinchester 5 dry cell battery flash Iights, you cao readily sec, shining out of the deep shadows the glaring ruby red eyes of Steatornis as they sit on their balconies in the high rocky cornices, while others flotter around near the ceiling, only occasionaly coming down to approach the observer. The main gallery inhabited by the birds, called, as mentioned before, HuMBOLDT's Hall or the Gucharo Hall, is a gigantic corridor practically straight, which measures 819 meters (2,688 feet) in Iength, with a varying width between 20 and 30 meters (66 to 99 feet). The height, measured in one section of this hall, reached 55 meters (180 feet). This part of the cave, of which only 3 kilometers have been explored, is traversed, practically throughout its whole extent, by a stream, the Gucharo River, whose te'mperature varies between 16.8o. 17,.6 c., while the average temperature of the cave is 19 c. and the hl;lmidity almost constantly al 100 %. With the ad vent of dusk, the birds come out in compact groups of perhaps 100 or more individuals, followed rapidly by other groups. Before the exodus, a preliminary flight is staged bya few birds towards the entrance of the cave, as -if to make sure 'that night is falling and that everything is all-right. Soon after they return to the depths of their sombre mansion, evidently to give the flock the aU clear sign. the fight to the outside starts and continues almost without interruption until the cavern is totally empty of adult birds. As we have staded above, late in the evening is not a single adult specimen left in the cave. The fligth of these birds is silent, and so cannot be easily detected. On their return from their search for food, they reenter the cavern in similar fashion to that adopted in Ieaving it, that is in groups, flying straight towards their nests, to feed the young with the fruits that they have brought stored in their crops. It bas not be en possible up to now to determine with exact accuracy, the limits of the gucharo's priod of reproduction, on account o_f the dangers involved in climbing up to the nesting cornices, located at great he1gbt and presenting formidable difficulties to scale them. In olden times, when the hunting of the young gucharos for their fat was permitted, many hunters lost their lives in the attempt. Sorne tried reaching them by the extemporaneously made, long, clumsy Iadders. :This did not diminish the r1sk 1n;oived and sometimes ended in tragedy. It would seem, though, that ali the gu?charo chicks are born by June. The nests are made of clay and have a flat Circular form; each contains from 2 to 4 eggs of a dirty white color. The gucharo is a very shy bird with a deep love for liberty. Up to ail attempts to bring them up in captivity have been fruitless in Venezuela, the food problem the gravest encountered. Shortly after their capture, the b1rds die of voluntary starvation. On being captured, the gucharo limits his protests to frantic struggles and croaks, never using his powerful beak or claws, _thus showing its very peaceful We have verified this personally quite a few times. It is interesting to note down here tht the bird is powerfuly scented, sorne of his captors stating that the odour reminds them definitely of cockroaches ! [7] B. DE BELLARD-PIETRI V. SONORO-RECEPTIVE ORIENTATION OF THE GUACHARO BIRD (ECHOLOCATION) 1 o) Prologue. 271 The great facility of gucharos for fligth in utter darkness was observed even by the first Spanish Missionaries who vised the cave. They noticed the similarity of this phenomenon to that exhibited by bats; the gucharos could fly in absolute darkness without colliding with any kind of and still Jess with the other birds in flight. The first interpretation given to this strange phenomenon was that the birds could actually see in the dark, as well as human beings could see in plain daylight. it 'vas assumed that both bts and gucharos were endowed • by Nature with supersensitive retinas which could gather luminous waves imperceptible to the human eye, and that this explained their free flig}lt in darkness. But after it was proven beyond tne slightest .doubt that the;re was a total absence of luminous corpuscles (photones) in closed subterrenean spaces far removed from any light source or even penumbra, it became imperative to study more throughly and from another angle tha amazing faculty ot orientation of both the bat and the gucharo. We, pers.onally, in the course of our exploration of the Guilcharo Cave. August 23d, 1951, carried out, at the suggestion of .our eminent. Ornithologist Mr. William H. PHELPS Jr., most careful photographie tests with ultra sensitive film. This consisted in totally unrolling Super XX photographie films at the location of the nesting cornices farthest removed from the entrance of the cavern, and exposing them during three or four minutes. The .film was theo rolled back in its spool, wrapped in lead foil and returned to its original container. Back Caracas, the film was along with another new film of the same type as witness for comparison. Both films turned out to be equally and absolutely transparent, which proved beyond slightest dou})t that darl{ness in the deepest gallery inhabited by the bird is total and absolute. It should be mentioned that the test was carried out at 11 a. m., with strong solar light at the eptrance of the. cave, und.er a cloudless sky. We are to the weil known. 'American Scientist Mr. Donald R. GRIFFIN, Professor of Zoology of Cornell University, for the discovery and tre explanation of the marvelous system of orientation with which both the bat and the gucharo are endowed. ' Duly authorized by its eminent author, herewith summit his own remarks on his discovery of the sonore-receptive system or Echolocation, in Steatornis caripensis. The full text of his study will be presented to the scimtific world in August of this present year through the Proceedings of the National Academy of Sciences (Washington D.C.), after wbich it will be lectured on by the author at the meeting of the American Ornithologists Union of Los Angeles (California, U.S.A.), scheduled to take place in October. The complete. text of Professor GRIFFIN's study will also be presented by us, and in his name, at this International Congress of Speleology. • 1

PAGE 137

272 THE GUACHARO [8] 2) Acoustic Orientation in the Oil Bird, Steatorrzis (Summary), by Donald R. GRIFFIN. 1. The oil bird, Steatornis caripensis, Humboldt, roosts during the daytime in caves, and many of the choose nesting sites where vision could not be used for their orientation. This was established for the innermost occupied chamber of the Cave of the Guacharos at CariP,e, Venezuela by (1) noting tbat even after 25 minutes of. dark. adaptation no light could be seen as we stood under the bird's nesting ledges, and (2) by exposing film for nine minutes without causing any delectable darkening of the emulsion. 2. When flying about inside the cave the oil birds make a variety of sounds, but when flying out for night the predominant type is a sharp click, repeated in short bursts while the bird .is on the wing. When light is available the clicks are rouch Jess frequent or cease altogether. 3. The individual click consists of a very few sound waves having a frequency of about 7.000 c.p.s. (average of 33 measurements 7.300, extremes 6.100 • and 8.750 c.p.s.). The duration of each click is about one millisecond, the shortest measured to date being 0.3 msec, and the longest 1.5 rosee. The interval between clicks within the short burst varied bet.ween 1.7 and 4.4 rosee in a series of 43 measurements, the averagebeing 2.6 ms.ec. While no rneasurernents of intensity were feasible, the clicks were loud enough to be easily audible at a distance of 200 yards within the cave. Except for their lower frequency these pulses of sound are very similar to those used by most genera insectivorous bats for their acoustic orientation. 4. The external ear canals of tinee captive oil birds were plugged with absorbant cotton covered by Duco cement, and ali tinee birds became disoriented when flying in the dark with their ears plugged. Before, and immediatly after, this treatment, they flew about within a small dark room avoiding collisions with the walls. But wheJl their were plugged they never turned away from a wall and collided with every object they encountered. . 5. It thus seems clear thal these birds guide their flight through dark caves by a type of acoustic orientation similar to that used by bats, but employ for this purpose short pulses of sound thal lie weil within the frequency range of human hearing. VI. HABIT AT The guacharo is a troglodytic bird inhabiting the caverns of Equatorial America exclusively, and since its discovery in Venezuela by Baron von HUMBOLDT in 1799 it bas been found also in Colombia, Ecuador, Pern, Trinitad and British Guiana. The Naturalist Gray rnistakenly announced its presene in the Island of Guadaloupe of the French Antilles, but later investigations showed Gray's claim to be erroneus. In Venezuela, its distribution extends certainly to eight States of our Country : Anzotegui, Aragua, Bolivar, Cojedes, Mrida, Miranda, Monagas and Trujillo, and possibly in sorne remote caverns of Tchira. In these zones of Venezuela the caves inhabited by Steatornis are ali located at. altitudes not inferior than 800 meters above sea level. The Gucharo Cave itself is at 1.066 meters. This would mean that Steatorriis is a bird best adapted to live in the intermediate climatic zones of tropical America, at altitudes .roughly between seven hundred and one thousand five hundred meters. [9] E. DE BELLARDPIETRI 273 . In of widespread distribution throughout Equatoriaf America, the guacharo IS relahvely a very rare bird. This we ascertained after exploring for!y one caves ali over Venezuela. We found Steatornis only in the Cave; In none of the other forty did 've discover even vestiges of former presence. Very recently, this bird has been observed in two caverns In the . State of Anzoategui, not very far from Caripe, possibly migrants from the Guucharo Cave. In Colombia, the presence of Steatornis has been reported from the Depart menis of Boyaca and Tolima (Cuevas de T.ulini) while in Trinidad (British \Vest Indics), a cavecn from which the Oropuche ruver flows, barbors gucharos .. They are be found also in caves on Mount Aripo, on the chain of mountains that run along the Northern part of the Island. The ramous President of the States RoosEVELT, prsonally explored one. of these caverns and disco.vered. In Its deptl1s a colony of gucharos, known in Trinid'ad by the name and also by that of oil birds. British Guiana, Ivan T. discovered them in caves Iocated in the high mount.ains of the. Intenor of thal territory in 1938. We do not know the exact location of the caves explored by Mr. S&"JDERSON. BIBLIOGRAPHY ALAI.\IO (Francisco"' de Paula). -Espeleologia, El Cojo Ilustrado, n 141, p. 812, Caracas, 1897. CARROCERA (Fray Cayetano de).1\lemorias para la Historia de Cuman Y Nueva Andalucia, 2nd edition, p. 542 to 552, Caracas. CoDAZZI (Agustin) -Resumen de la Geografia de Vene.zuela, Biblioteca Venezolana de Cultura, vol. III, p. 285. Caracas. CoNTRERAs (Luis. Una maravilla mundial. de la Cueva del-Guacharo, Booklet with photographs and text, Caracas, 1926. DE BE_LLARD PIETRI (Eugenio). -La Cueva del Gucharo. Quince boras en el Cuarto del V•ento. La gruta del Caribe Vidal, El Universal, 4th of November 1951, P• 8, and Sth of November 1951, p. 5. . . DE PIETRI (Eugenio). Cuevas, Grutas y Caverons, bellezas naturales de la Patr•a, Ecos de Amrica, lst year, no 12, p. 10-13. Caracas, March 1952. DE BELLARD PIETRI (Eugenio). -The Gucharo Cave, American Caver, Bulletin no 1"of the National Speleological Society of the United States of America, p. 15-18, septembre 1952. . FEBRES CORDERO (Jlio). -Revista Nacional de Cultura, no 62, May 9th !947 GoERING (Anton) -Entre los indios Chaimas de Caripe, Bulletin of the Sociedad V ene:o lana de Ciencias Naturales, vol. 1, no 18, p. 387-396. Translation : Eduardo Rohl. Caracas. GuARIGUATA (Rafael C.). -Guia de la Cueva del Gucharo con un de ella. Caracs, Ed. Elite, 1940. . , . HARTWIG
PAGE 138

1 274 THE GUACHARO [10] ONTIVEROS (Benigno). -La Cueva del Guacharo, monumento natural, Revista de las Fuerzas Armadas de los Estados Unidos de Venezuela,' n 73, p. 51-55. Caracas, July 1952. RoBLES (Vito Alessio). -Alejandro de Humboldt, su vida y su obra, Biblioteca Enciclopdica Popular, n 49, Mexico, Secretaria de Educaci6n Publica. RoHL (Eduardo). -Fauna Descriptiva de Venezuela (Vertebrados), 2nd Ed., p. 249-258. Caracas, 1949. HARMER (S. F.) and SHIPLEY (A. E.). -The Cambridge Natural History, 1909. SANIN CANO (B.). ___:. El Universal of Bogota, Colombin, and Cultura Venezolana, no 90. Caracas. ZuLOAGA (Guillermo). -Como los murcilagos, los gucharos se gufan por Radar en la obscuridad, El Farol, August 1953, year XV, n 147, p. 2-7. Caracas. OTHER SOURCES Articles published in varions magazines of Caracas, Venezuela, such as El Agricultor Venezolno and El Farol (N 51). Das Ufer, die Farb-Illustricrte : cAuf Humboldts Spuren ... Novcmber 23, 1952, OtTenburg. Baden, Germ any. . Die Glocke : c Auf Humboldts Spuren in 1\fay 1953, p. 8-9, Stuttgart, Germany. Enciclopedia Universal Ilustrada Espaon : vol. XXVI, p. 1484, Barcelona, 1925. Gaceta Oficial de los Estados Unidos de Venezuela : no 22.970 of July 15th 1949, Caracas. lnstituto Gallach de Librerfa y Ediciones :. c Historia Natural vol. I : Zoology (Verte-brates), 3rd edition, p. 212, Barcelona, . . Ministerio de Relaciones Exteriores .de los Estados Unidos de Venezuela : c La Cueva del Guachar'o bulletin no 12, 2nd epoch, p. 18-20. Caracas, 1949. British Museum : Catalogue of the Birds of the British vol. XVI, p. 654. Venezuela Up-to-date : Newly found caves added to Venezuela's wonders vol. Ill, no 10, October 1952, p. 7-9. Publication of the Embassy of Venezuela in 'Vashington D. C., U.S.A. . DISCUSSION P. MANFREDI de quoi sont faits les nids' du guacharo. M. DE BELLARD PIETRI rpond qu:ns sont faits de paille ptrie avec de l'argile. t' l 1 1 i . .J Cesare CON CI Nuovi rinvenimenti di Molluschi troglobi del genere Zospeum in caveme delle Prealpi T e V enete (ltalia settentrionale) 12) Les micromollusqucs troglobies du Zospeum, amplement rpandus dans la ltarstique des Alpes orientales, jusqu'au Natisone, taient,' plus l'ouest connus jusqu' prsent dans une unique caverne du Trentino (Covelo di Rio : globosum Kusccr 1928) ct dans une petite rgion auprs de Brescia (Zospeum carza e-ghense Allcgr. 1944 ct var. turriculata Allegr. 1944). d • z Deux nouvelles localits dcouvertes dans l'anne 1952 permettent de os-peum galvagnii n.sp. de la Grotta del Calgeron (Pralpe du Trentino) et Z. allegrettu n.sp. . v ) L' t ur donne des notes de Buso de la Rana (Pralpes de la provmce de 1cenza • au e comparatives sur ces espces et sur leur corologie . . . 1 . olluschi troglobi, Il genere Zospeum BouRG. comprende p1cco ISSIIDI . m • ciechi e depigmentati Pi di una dozzina di specie vivono lieUe grotte e della Carniola. c. ed J. 1940 elencarono per i territori orientali a ora italiani 12 specie. . . f Il limite occidentale di distribuzione del gnere fino a non molb. era il Friuli : PoLLONERA descrisse ben quattro specie trovate fra 1 e ri 1 convogliati dalle piene del torrente Natisone. .-. . N 12 v T Nel 1928 KuseER su esemplari raccolti nel Covelo d1 Rio Malo t ' f' amene (Lavarone, Trento) istitui Io z. globosum, nettaniente separato geogra lC e distinto morfologicamente dalle specie preesistenti. Tra il Natisone e Lavarone intercorrono infatti oltre 160 chilometri (fig. 13). . • Nel 1937-44 ALLEGRETTI ritrovo il genere in tre grotte bresciane di Carideghe (Serie) e descrisse nel 1944 lo z. cariadeghense ela varie a turriculata. In seguito rinvenne tali entit in altre caverne della ed alture contigne, tanto che ora'Z. cariadeghense citato per una dozzina 1 grotte bresciane (ALLEGRETTI 1947 e 1950). 'd t Tali finora le nostre scarse conosenze sulla lac un osa presenza ad occl en e del Friuli di questo interessantissimo e gruppo di minuti Gastero-(1) Istituto di Zoologia dell'Universit di Genova. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953. .. ,....;. ___ ....... ----.......... : .........

PAGE 139

: 1 + r l ' 1 ]!l' , '',! 1 1 ,,, '1. 1, 1' 1' l, 276 CESARE CONCI [2] podi. N le numerosissime ricerch speleologiche che da una quindicinadi anni sono state effettuate nelle Prealpi trentine, veronesi e vlcentine avevano permesso di scoprirne altri biotopi (3). Nel' decorso anno 1952 fortunate circostanze permisero invece il retrovamento di due nuoye popolazioni di Zospeuin nella Grotta del Calgeron N. 244 V.T. (Prealpi trentine) e nel Buso de la Rana N. 40 V. (Prealpi vicentine). Le du popolazioni appartengono ambedue al gruppo degli Zospeum monodonti e si avvicinano allo Z. globosum Kuscer del Covelo di Rio Malo ed allo Z. caria degherise Allegretti del bresciano .. Nel complesso presentano pero dei caratteri peculiari, sia pur modesti, e pertanto riteniamo giustificato l'attribuirli a due specie n uove. E' pero da tener presente che questo inquadramento sistematico dei nostri Zospeum va considerato, come preliminare. Il genere richiede una totale revi sione. che prenda in esame possibilmente anche i caratteri interni. Lo studio del solo nicchio evidentemente non puo essere suflciente per una sicura discriminazione delle specie. Zospum Zuscer 1928. Questa spede . nettamente caratterizzata dalla forma oltremodo larga e quasi subglobosa del nicchio. Diamo, due altre figure (fig. 1 e 2), in aggiunta alla bella riproduzione pubblicata KuscER 1928. Fra. Zospeum globosum J{uscer. e E Le dimensioni degli esemplari da noi esaminati oscillano intorno ad una altezza (compresa l'espansione peristomale inferiore o basale) di mm 1,40-1,55 et un diametro (compresa l'espansione peristomale laterale) di mm 1,12-1,20: Corologia. -Noto esclusivamente della parte pi interna del Covelo dt Rio Malo N. 12 V.T., cavit che si apre a 950 rn, sull'altipiano di Lavarone . . d" 43'37" (provincia di Trento). Longitudine (Monte Mario) 1 .11'17", labtu tne (3) 11 Dr. Egon Pretner, dell'Istituto di ricerche carsiche di Postumia, mi c}[; tesemente di aver raccolto nel 1929 Zospeum vivi in una grotta sul Montello grotta di Oliero presso Bassano. Tale materiale non fu pero ulteriormente s u 1a o e del tutto inedito. [3]. HINVENIMENTI DI MOLLUSCHI TROGLOBI 277 (fig. 13). Fu raccolto dai PRETNER nel 1917 e ritrovato, pero solo esemplari non viventi, da mc nel 1940 e 19 44 28-33 Notizie su La grotta stata descrit.ta, con rilievo, da .CoNCI 1941, CoNCI 1951, tale specie sono riportate 1noltrc da PIERSANTI 1941, PP pp. 60-61, ALLEGHETTI 1944, pp. 48-52. -e E t so esemplare, . . • 1 figure 4 e 5 rappresentano Jo s es Fia. 3-6. -Zospeum un po' diverso. 1 stesso esemplare, •. • 1 fi 9 e 10 rappresentano o FIG. 7-10. -Zospeum allegrettu n .. spt., mcentgourucn. po' 19 con orten a .... .._L--------\ \ \ 1

PAGE 140

278 CESARE CONCI Zos p eum. galvagnii n . sp. L a s pecie molto somi gliante a ll a preced ente, con cui concord a n ella mas sima parte d e i car atteri. Si diffe r enzia (figg. 3 -6) per J e dimensioni n ella medio un p o ' maggiori, p e t l a f orma meno g l obosa e pi conica, per l a presen za di solito di una spira in pi ( 6 anzic h 5) , p e r l a conchig li a pi regolare. L'ape..tu• a h a un aspetto un po' dive r s o, l a lamell a p atie t a l e appar e n o tevolm ente larga e l a plica colum ellare di solito appe n a accennata o mancante (normalmente presente invece in Z. g lobosum Kuscer). Dimensioni: altezza (compresa l ' cs p a n s i o n e peristomal e basal e) mm 1 ,58-1 ,72; diametio (compresa l'espan s i o n e pe•istomale laterale) mm 1 , 12-1 ,24. Corol og i a. -Raccolto in parecchi esempl ari (ollte una cinquantina, una p arte dei quali e tan o v iven ti) il 3 1 Iu g li o 1952, 2 1-2 5 agosto 1952, 29 manw 1953, d a Conci, Galvagni, Perini e Tamanini n ella G r otta del Ca lger o n N . 244 V. T ., cavit c h e s i apre a 450 m , presso Gdgno in Val s ugan a (p•ovinc i a di Trento). Tale cavit dis t a circa 30 km. in line a d'aria dai Covel o di Hio ( fi g. 13). Longitudine (Monte Mario) 0 •50'04", l aliluine 46" 00'30". La g r otta, l a cui descrizione in corso d i pubblicazi one da parte di CONCI e GALVAGKI, g r andiosa (2 km di sviluppo). Gli Zosp eu m furono rinvcnuti sulle pareti della galleria principal e, tra il secondo Jagh etto ed il settimo Jag h etto (cio tra rn 120 e 300 dall'ingresso), in zon e oltremod o umide e spesso ricopett e da un velo soltilissimo d'acqua, sopra il livello delle pie n c stagion ali. T emperatura 8• C. Umidit 100 %. Curiosissima fu l a scopcrla dei primi individui. In una v i sita del marzo 1952 a lcuni punti della paret e e r a n o s t ati anneriti col fumo dell a larnpad a ad acetile n e. In una visita successiva d e l maggi o 1952 GALVAGKI e T AliiAK I N I osservmono curiosi ghidgod su certi tratli d e ll e zone ann erite e pervenne.-o cosi a l rinvcnimento dei primi gasteropodi. II 21-2 4 agosto 1952 e d il 29 marzo 1953 vennero raccolti altri esemplari e s i fotog1 a f arono J e str a n e piste (figg. 11-1 2) . Rendo n o t o pure che simili piste, s u pareti annedte d alle lampa d e ad acetilene, furo n o osservate da TAliiANI:sr il 26 marzo 19 53 n e ll a cosidetta Piazza Selva e n e l Hamo del Cigno d e ll a Grotta della Bigonda N . 243 V.T., g igantesca cavit situata appe n a lre km. a d Ove s t dalla preced ente e che descdtta dal collega GALVAGN I in a llt a comunicazione presentata a queslo Congresso. Non fu possibil e pet cattura r e qui alcun esemplare di Zospewn. L'esplotazi o n e d ella magnifica Grotta del Calge1on fu possible grazie a contributi ottenuti dai Centro di Stud i Alpini del C . N . . R., tramite il cortese interessamento d e l prof. G.B. TRENER, e dalla S.A.T . di Trento, che ringraziamo vivamente. Dedico cruest a s pecie, in segn o di aiTettuosa amicizia, a l. dr. Antonio GALVAGNI di Roveret o , a l entus iasmo ed a ll a cui attivit dovulo J o studio d elle g r andi grotte d ella Va l s ugan a. Zos p eurn allegr ettii n . s p . Q uesta speci e molto somigliante alle due precedenti, con cui concorda nella massima parte dei caratteri. Si differenzia (figg. 7-10) per J e dimensioni in media minori che n e ll o z. galvagnii n. sp.; l'altezza c i rea que ll a dello z. globosum KuscER , nel mentre il diametro nellamente minore. Ne risulta una forma m eno g l obosa e pi allungata. Il nicchi o h a un aspetto pi regolare ed il margine. d e l pedstoma [5] R I :'\VE:\DIE!\T I D I :'IIOLLUSCHI TROGLOBI 279 pi tobuslo. La ! a m e li a parie t a l e app a r e pi slrc tt a e l a s p o rgenza della plica columcllarc b e n CYidcnlc, in conlrapposlo a quanlo si verifica nello Z. galva{Jnii n. sp. in cui di solido appcna accenna ta . Fw. 11-12 . T•acci e Jasci a l e dallo Zospeum galuagnii u. s p. s u una pa1ete della G r otta del Calge • on N 244 V. T. in parte nnnerita dnl fumo della l:nnpada a d acelilene. E ' a llegaln unn scala cenlimetl"iea. ( F o t o Giuliano Perna). Dime n s i oni : altezza (compresa l'espansionc pedstomale basal e) mm 1,38-1,46; diameti:o (compresa l'espansione peri"Stomale lateral e) mm 0,96-1 , 07 .

PAGE 141

280 CESAHE CONCI [6] Corologia. -Raccolto in parecchi esemplari (una lrentina, alcuni dei quali erano viventi) da BOZZINI, CONCI, GALVAGNI e TAMANINI il 28-29 dcembre 1952 nel Buso de la Rana N. 40 V., cavit che si apre a 350 m, presso Monte di :Malo (provincia di Vicenza). Tale grotta dista, in linea d'aria, circa 30 km dai Covelo di Rio Malo e 45 km dalla Grotta del Calgeron (fig. 13). Longitudine (:Monte Mario) 1 o 05'26", latitudine 45o 39'00". Come la Grotta del Calgeron, anche il Buso de la Rana una cavit gran-. diosa (circa 2 e mezzo di sviluppo); la sua descrizione in corso di elaborazione da parte di PASA e GALVAGNI. Anche qui gli Zospeum vennero rinvenuti solo nella zona iniziale e precisamente sulle pareti delle due diramazioni che si aprono a destra della galleria principale, rispettivamente a 40 e 120 metri dall'ingresso; in maggior numero vennero trovati nella pi interna delle due diramazioni. Tempera tura 10. Umidit 100 %. 0 LUBJANA cZ. cariadeghanu AZ. Alleorettii gZ.Qiobosum GZ. Galvaonii FIG. 13. -Schizzo topografico con indicati i biotopi degli Zospeum nelle Prealpi bresciane, trentine e vicente, c = Zospeum cariadeghense Allegr. e Z. c. var. turriculata Allegr. (Grotte .dell'Altipiano di Carideghe presso Brescia). A = Zospeum allegrettii n. sp. (Buso de la Rana N. 40 V.). g = Zospeum globosum l{uscer (Covelo di Rio Malo N. 12 V. tf.). G = Zospeum galvagnii n. sp. (Grotta del Calgeron N. 244 V. T.). I rima-nenti Zospeum vivono nella zona tra il Natisonc, Trieste e Lubiana. . La cattura dello Z. allegrdt n. sp. fu effettuata durante una spedizione di ricerca al Buso de la Rana organizzata dai Museo Civico di Sto-ria Naturale di Verona, la cui Direzione ringrazio vivamente. Dedico questa specie, con e cordiale amicizia, all'amico speleologo e malacologo bresciano Corrado ALLEGRETTI, a cui si devono i rinvenimenti pi occidentali di Zospeum. Zospeum ariadeghense Allegretti 1944 e Z.c. var turriculata Allegretti 1944. Questa specie sembra presentare una fortissima variabilit, per cui non facile fissarne le differenze rispetto alle entit sopra esaminate. ALLEGRETTI descrisse Z. cariadeghense su esemplari rinvenuti al Buco del Budrio N. 71 Lo e nella grotta Omber Calamor N. 64 Lo, c la variet turriculata su esemplari del Legondol del Rig N. 201 Lo. In seguito (1947) di aver trovato specie e variet apparentemente mescolate in altre grotte. Presentemente lo Z. cariadeghense e la sua var. turriculata sono noti di una dozzina di grotte dell'altipiano carsico di Carileghe presso Brescia (ALLEGRETTI, 194.4, 1947, 1950). Queste localit distano circa 75 km dai Buso de la Rana, 80 km dai Covelo di Rio Malo e pi di 100 km dalla Grotta del Calgeron (fig. 13). k;. __ [7] RINVENUIENTI DI MOLLUSCHI TROGLOBI 281 Il fatto strano che la popolazione dell Grotta del Calgeron proprio quella che per l'aspetto conchigliare pi sembrerebbe avvicinarsi ad esemplari bresciani, nel mentre la grande distanza tra le localit dovrebbe escludere a priori l'appartenenza di tali popolazioni alla medsima specie. . BIBLIOGRAFIA CITATA ALLEGRETTI (C.). Primo contributo alla della speleofauna malacologica della Lombardia, Le Grotte d'Italia, ser. Il, V, pp. 48-56, 2 tav. ALLF.4iRETTI (C.), 1947. -Nuove entit malacologiche del Comm. Ateneo, Brescia, pp. 223-224. ALLEGI\ETTI (C.), 1950. Attivit speleologica i945-1950, Comm. Ateneo, Brescia, PP 183-185. ALZONA (C.) e ALZONA BISACCHI (J.), 1940. itallca, Genova, Tip. Pagano, 1, pp. 153-170. 0 CoNci (C.), 1941.-Ricerche spleologiche sull'altipiano di Lavarone, St. Trentini Sc. Nat., XXII, pp. 23-44, 6 fig. CoNCI (C.), 1951.Contributo alla conoscenza della speleofauna .della Venezia Tridentina, Mem. Soc. Ent. lt., XXX, pp. 5-76, 2 fig. . • KuscEn (L.), 1928. Primo contributo alla fauna malacologica cavernicola della Tridentina. Zospeum globosum n.sp., St. Trentini Sc. Nat., IX, pp. 185-187, 1 fig. PIERSANTI (C.), 1941. -Lo Zospeum globosuni I. (Trento). Nota complementare di malacofauna cavernicola, St. Trentini Sc. Nat., XXII, 1941, pp. 45-47. ' ' '

PAGE 142

Paola MANFREDI Cl> CQntributo alla conoscenza dei Miriapodi cavernicoli della Francia (Diplopodi) '2> L'auteur relate ses tudes sur une collection de Diplopodes cavernicoles rcolts par Ml\1. Drcsco, Hcnrot et Ngre dans les grottes, les catacombes et les arrires souter-raines de plusieurs dpartements de la France. A signaler quelques formes rares, comme Spelaeoglomeris jeanneli, ou nouvelles pour la France, comme Devillea doderoi. Il sig. DREsco ha avuto la cortesia di affidarmi per lo studio una cospicua collezione di Miriapodi raccolti in numerose grotte francesi. La collezione comprende pi di 200 Diplopodi e Chilopodi provenienti-da una cinquantina di grotte diverse. . Per il ho limitato lo studio ai Diplopodi che sono i pi interes-santi dai punto di vista biospeleologico. ' ELENCO DELLE .4./pes-Maritimes : + Grotte de la Mescla, alla confluenza Tine-Var : -26-II-1951, Henrot.' Baume Granet, Roquefort : 15-IX-1947,-Henrot. + Grotte de Valferrires, Sranon : 22-IX-1947, Ngre, Henrot. + Grotte d'Eynesi, Coursgoule : 16-IX-1947, Henrot. +. Aven. de la Chvre d'Or, Vallauris : 18-IX-1947, Ngre, Henrot. + Grotte des Ribes, Grasse : 20-VII-1947, Hen,rot . • 4.rige + Puits de la Mate, St-Jean-de-Castillonais : 16•VIII-1946, Dresco .. + Puits de Pruhaut, Galey : 11-VIIi-1946, Dresco. . . + Puits de la pelouse de la Croix de Guret, St-Jean-de-C_asbllonais : 16-VIII-1946, Dresco. Basses-Alpes : Grotte de Mailles : 25-II-1951, HenrQt. (1) Vice Direttore Museo Civico di Storin Naturale, Milano. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953. ' ! . 1

PAGE 143

284 PAOLA MANFRED! [2] Basses-Pyrnes + de Bechanaka, Camous, 1949, de Joly. Doubs : Grotte des Faux Monnayeurs, Mouthier-Hautepierre : 13-V-1951, Dresco, Henrot. Drme + Scialet de la Maison forestire de Lente : 24-IX-1947, Henrot. + Grotte Noire, St-Julien-en-Vercors : VII-1949, Dresco. Haute-Garonne : Goueil di Her, Arbas: .12-VIII-1946, Dresco; 27-XII-1946, Dresco; 1949, Casteret. Grotte de Gourgue, Arbas : 11-VIII-1946, Dresco; 5-IX-1947, Ngre. + du Mistral, Arbas : 27-VIII-1946, Dresco. + La Grotte Inconnue, Arbas : 19-VIII-1947, Caubre. + Grotte Espaune de Peliot, Arbas: 28-VIII-1946, Dresco; 14-VIII-1948, Gouffre de la Henne Morte, Arbas : 24-VIII-1946; 22-VIII-1947, Dresco. Doline de la Henne Morte, Arbas : VIII -194 7, Dresco. + Doline de la Glacire (pr. la Henne Morte) : 22-VIII-1947, Dresco. + Grotte de la Bourrusse, Arbas : 9-XI-1946, Caubre. , + Spionos deCuanca, Arbas : 22-VIII-1948, Caubre. Grotte de Ganties, Aspet: 1-IX-1.946, Ngre. Grotte de Riusec, Portet-d'Aspet: 30-VIII-1946, Dresco. + Grotte de Paloumre, )lilhas: 29-VIII-1946, Dresco. Hautes-Pyrnes : + Grotte de l'eau de Lortet : 8-VI-1947, Fours. + Gouffre des deux Vaches, Val de l'Arize : 25-V-1947, Fours. Isere : + Gro_tte du Guiers St-Pierre-de-Chartreuse : 6-VII-1947; Henrot. + Petites pres du Moulin de la Olette, Engins : 14-IV-1949, Ngre. Savoie + Grotte du Nant de Rossane, Aillon-le-Jeune : 29-VII-1949, Lechiffre, Dresco. Seine : + Carr. sout. de Villemomble : 21-1-1945, Dresco. Catacombes de Paris : 31-VI-1945, Dresco. Seine-et-Marne : . + Carr. sout. Trioux, Chelles : 4-11-1945, Dresco. : + Carr. sout. de Gagny : 18-11-1945, Dresco. + Carr. sout. de la Pinde des Forgets : 19-X-1946, Dresco. + Carr. sout. 5-XII-1943, 28-X-1945, 16-VI-1946, Dresco. + Carr. sout. Diour, Meriel : 25-111-1946, Dresco. Carr. sout. Nerville : 30-VI-1946, Dresco; 19-X-1946, Dresco. + Carr. sout. du Grand Puits de l'Abbey-du-Val, Meriel 9-Ii-1947 Dresco. + Carr. sout. Romainville : 5-XI-1944, Dreso. ' ' Le grotte segnate con + sono, a quanto mi nuove per il reperto di miriapodi. • 1 ,. [3] l\liRIAPODI CAVERNICOLI DELLA FRANCIA 285 ELENCO DELLE SPECIE 0NISCOMORPHA. Glomeris connexa Koch.; petites Grottes prs du Moulin de l'Olette : 2 -Forma epigea a larghissima diffusione. In Francia era stata raccolta nella Gr. de Gourgue. Spelaeoglomeris jeanneli Brol.; Gr. de Paloumre : 1 Questo glome ipogeo era noto per le Gr. de Gourgue e de l'Espugne. Il presente esemplare misura mm 6,5 : e per tutti i caratteri corrisponde alla descrizione del Br:.olemann. PoLYDESMOIDEA. superus roncanus Verh.; Aven de la Chvre d'Or : 1 g sottospecie, nuova per la Francia e per le grotte, diffusa in Italia (Liguria, Sardegna, Abruzzo) e s'incontra anche in e nella Morea. Br. superus genuinus fu gi raccolto nelle miniere di ferro del bacino di ;N'ancy. Polydesmus mistrei Brol.; Gr. d'Eynesi: 1' t, 1 -Specie troglobia gi nota per altre grotte delle Alpi Marittime. . Polydesmus subinteger subinteger Latz.; Carr. sout. Louvres : 1 t' 2 e 2 t giovani e varie larve. Specie troglofila largamente diffusa, in particolare Francia nord-occidentale; gi nota per grotte dell'Ardche, Meurthe-et Moselle, Seine e per le miniere di ferro del ba cino di Briey e Nancy Alla stessa appartengono probabilmente 2 t giovani della Carrire sout. Diour Meriel e della Doline de la Glacire. Polydesmus verhoeffi platynotus Poe.; Carr. sout. Louvres : 1 t -Questa ligqre ed epigea nuova per la Frap_cia, ove diffusa, sempre In stazioni epigee, la forma tipica con varie altre sottospecie (devo segnalare che il WoLF (Pars. 7, Bd. III, p. 494) indica il P. verhoeffi per una Vestafalia e per la Gr. Bossea, sulla fede del Lohmander; ma la ctazlone ml risulta inesatta). Polydesmus sp.; Gr. du Guiers Mort: 1 t giovane e 1 Gr. de ferrire : 2 , 1 g giovane 1 larva Carr. sout. Villemomble : 1 t e 1 vani; Gr. de la Mescla : { larva; 'Gr. du Nant de Rossane: 2 ; Grotte Noire : 3 ; Gr. des Faux Monnayeurs: 1 Carr. sout. de Gagny : 2 Carr. sout. du Grand Puit de l'Abbey du Val: 1 • Entothalassinum italicum italicum (Latz. Att.); sout .Tri?ux : 2. g -Questo Diplopodo gi stato raccolto in Francia, anche 1n stazione 1 1pogea (Catacombes de Paris); ma forma troglossena. . . Devillea doderoi Silv.; Gr. defi Ribes : 1 -La ID Francia (dipartimento A.-M.) di questa specie troglobia, solamep.te per stata raccolta una volta in una gratta della Sardegna, tanto pi notevole 1n quanto, nelle A.-M. appunto, si trova la Devillea tubetculata Brol. D'altro _no: avendo avuto esemplari maschi la determinazione sicura, perche llndividU d 1 , II t e del collo ela Gr. des Ribes presenta 2 tubercoli lunghi ne a serie pos erior .. (anzich 3 piccoli come la tuberculata); ed ha il telson guarnito delle tlpiche setole clavate (a meno che si tratti di una specie nuova, simile esternamente alla D. doderoi). 20

PAGE 144

286 PAOLA l\lANFREDI [4] NEl\lATOPHORA. Brolemanneuma palmatum Brol.; Gr. de Mailles : 3 a , 2 , varie larve. Specie gi nota per questa e per altre grotte delle Basses-Alpes. Polymicrodon polydesmoides (Leach); Carr. sont. Louvres : 2 a ; Carr. sont. de la Pinde des Forgets : 1 a ; Scialet de la Maison forest. de Lente : 2 ; Carr. Nerville : 1 ; Carr. sout. Romainville : 2 a ; Gr. Noire : 1 larva. Specie gi nota per le Gr. della Mayenne, Ardche e Gran Bretagna; e cave di . ardesia nelle Ardenne. Microchordeuma (Chordeumella) (scutellare ? Ribaut); Doline de la Glacire : 2 , 2 larve. In mancanza di , una sicura assegnazione non possibile; tuttavia la forma delle anche del 11 paio di zampe, con ispessimento ad arco a margini festonati; la forma delle vulve, saldate insieme e ristrette posteriormente; nonch il numero dei somiti (28) e la disposizione delle setole, mi fanno ritenere esatta la assegnazione generica, pur rimanendo incerta quella specifica, per la presenz_a di un numero considerevole di macrochete sulle vulve. Noto per l'Isre, il genere pero nuovo per le grotte. Larve di Nematophora di ge'lleri indeterminabili furono raccolte nella Gr. des Ribes, nella Baume Granet, nei muschi all'entrata del Goueil di Her. Lysiopetalidae di genere indeterminato; Aven de la Chvre d'Or : 2 ; Cat. de Paris : 1 e 1 larva. Probabilmente il Callipus foetidissimus (Sa vi) ( ?) delle grotte delle Alpes-Maritimes e Basses-Alpes. JULIFORMIA. Typh{oblaniulus lorifer garumnicus Brol.; Gr. de Bechanaka : 1 2 Gi noto per varie grotte della Francia : Arige, Haute-Garonne, Haute-Pyrn_es. Typhloblaniulus lorifer consoranensis Brol.; Gr. de Ganties : 4 10 ; Gr. de Gourgue: 2 4 3 larvs; ('?) Gr. Espauna de Peliot: 1 1 mutilato; (?) Gr. Inconnue : 2 ; ('?) Puits de la pelouse de la Croix de Guret : 2 a giovani, 3 . Questa sottespecie gi nota per moite grotte dell' Arige e della Haute-Garonne. Typhloblaniulus troglobius troglobius (Latz.); Gr. Goueil di Her : parcchi et giovani (legit Casteret); 1 (legit Dresco). Forma gi nota per Basses e Hautes-Pyrnes, e per la Haute-Garonne (Dresco, 1949). Dalla Gr. della Bourrusse ebbi una sola di cui non posso precisare la subsp. Typhloblaniulus 'troglobius gibbicoltls Brol.; Spionos de Cuanca : 1 ; Puits de Mistral : 1 ; Puits de Pruhaut : 1 a giovane, 1 e varie larve. ; La subsp. gi nota per le grotte dell' Arige e Haute-Garonne. troglobius gibbicollis paupercula Brol.; Gouffre de la Henne Morte : , e larve; Gr. de la Paloumre : , , 2 larve; Gr. de Riusec : 3 , 2 ; Puits de la Pelouse de la Croix Guret : 1 ; ( ?) Goueil di Her : 1 et 1 larva. La variet era gi nota per la Gr. Goueil di Her e alcune Gr. dell' Arige. e giovani e larve, indeterminabili, provengono dalle grotte : Puits de la Mate, Espauna de Peliot, Gr. de l'Eau de Lortet, Gouffre des deux Vaches. Blaniulidae di genere indeterminato Carr. sout. Villemomble : 2 ; Carr. sont. du Grand Puits de l'Abbey du Val :' 1 , 8 larve; Carr. sont. de Nerville : 1 Sono di colore castano o bruno con antenn brevi e 4 o 5 ocelli neri disposti in serie. fj i"' 1 1 [5] MIRIAPODI CAVERNICOLI DELLA CORSICA 287 Della Carr. sout. de Nerville proviene anche 1 a giovane, cieco, con brevi antenne chiare e corpo scurissimo anellato di chiaro. Cylindroiulus sylvarum (Mein); Carr: sout. de Gagny, 1 a. Specie epigea diffusa in tutta l'Europa occidentale, e gi nota per la Francia, ove stata raccolta anche nelle Cave d'ardesia delle Ardenne. In Belgio e in Germania ne fu pure riscontrata la presenza in qualche grott. . . Cylindroiulus teutonicus Poe.; Doline de la Henne Morte, 1 a. Anche questa specie epigea comune in Europa, e nota per grotte del Belgio e del Lussem-burgo. . ". Cylindroiulus dicentrus Latz. (?); Doline de la Glacire, 2 In mancanza di a a l'assegnazione di questi due .esemplari -pur essendo molto probabile -rimane tuttavia dubbia; i caratteri somatici pero concidono fin negll ultimi parti cola ri con la descrizione originale data' dai Latzel per gli esemplari dell' Ungheria, Croazia, Italia sett. (mentre per la Francia il predetto Autore segnala una variet (Cycl. dicentrus devius) pi scura, pi sottile e con maggior .numero di somiti). A quanto mi consta, questa specie ' nuova per le grotte .. Altri Iulidi rimasti indeterminati : Petite Grotte prs du Moulin de l'Olette, 2 ; Carr. sout. de Villemomble, 2 Carr. sout. de Gagny, 2 •*• Ale une delle specie sopra elen ca te meritano qualche breve considerazione : Fra i Glomeridi da no tare la nuova localit (Grotte de Paloumre, H .. G.) per la rara Spelaeoglomeris jeanneli, nota sinora soltanto per le Grottes de Gourgue e de l'Espugne. Fra i Polydesmidae da segnalare la Devillea doderoi Silv.; sino ad ora poche specie di questo raro geriere risultavano strettamente localizzate : doderoz in una grotta sarda; tzzberculata Brol. in alcune grotte delle Alpi subterranea Verh. in una grotta dell'lsola di Capri. La presenza della sarda in una grotta delle Alpi Marittime (se sar confermata) dimostra che Il genere -pur essendo scarsamente rappresentato da individui e da specie pi diffuso di quanto si credesse. . lulidi : esclusi i Typhloblaniulus, che sono troglobi, gli altri Iuli?i tengono a specie epigee gi note per la Francia; ta,luni erano gi stati :raccolb in cavit sotterranee artificiali. . Se passiamo a considerare la distribuzione delle specie troglobie e troglofile, osserviamo che concide con quanto gi stato osservato per gli insefti (Holdhaus 1932); infatti una vera fauna di Miriapodi troglobi si trova soltanto nei dipartimenti dei Basses e Hautes-Pyrnes, della 'Haute-Garonne, dell'Arige, delle Basses-Alpes e Alpes-Maritimes; mentre nella Savoia, nel Drme, Doubs, Seine, ecc. le cavit-sotterranee sono colonizzate soltanto da speCie troglofile. Quanto alle . cavit artificiali Catacombes et Carrires souterraines -. sono abitate esclusivamente da specie troglofile e mancano di una vera fauaa troglobia. Esempio probante ce ne offrono i Blniulidi di cui abbondano le specie e subspecie troglobie nei Basses-Pyrns e nella Haute-Garonne; m.entre nelle Carr-ires souterraines si incontrano soltanto forme (rimaste indeterminate per mancanza di maschi) cbe tuttavia per il colore scuro e spesso anche per la presenza di occhi, rivelano _la loro natura di

PAGE 145

288 PAOI.A MANFRED! * Ile* [6] Possiamo concludere,. da questa breve rassegna, che le raccolte dei signori DREsco, NGRE, IIENROT hnno notevolmente arricchito la conoscenza intorno ai Diplopodi cavernicoli francesi. Bench nessuna specie nuova sia stata osservata -il che sarebbe particolarmente difficile in un paese ove Biospcleologia ha avuto ed ha tuttora moiti valenti cultori -l'elenco delle caverne e dei Miriapodi che le frequentano o le abitano, noncb la conosc.enza della lor() distribuzione, ha ricevuto nuovi apporti; e certamente il numero delle specie elencate sarebbe stato molto superiore se fra il materiale non ci fossero state tante femmine e larve, che per lo pi sono rimaste indeterminate. BIBLIOGRAFIA BALAZUC (F.), DRESCO (E.), HENROT (H.), NGRE (J.), 1951. -Biologie des carrires sauterrains de la Rgion Parisienne. Vie et Milieu, no fasc., 3, pp. 301-334. DREsco (E.), 1949. -Recherches souterraines dans les Pyrnes centrales. Bull. Soc. Hist Nat. Toulouse, t. 84, pp. 1-15. GADEAU DE KERVILLE (H.), 1935. -Invertbrs rcolts dans sept grottes des dpartements de la Haute-Garonne t des Hautes-Pyrnes. Bull. Soc. Zool. France, t. 60, pp. 358-368. HoLDH"us (K.), 1932. -Die europaische Hhlenfauna in ihren Beziehungen zur Eiszeit. Zoogeographica, Jena, t. 1, pp. 1-53. HussoN (R.), 1936. -Contribution l'tude de la faune des cavits souterraines artifi. cielles. Sc. Natur., Paris (10), t. 19, pp. 6-30. JEANNEL (R.), 1926. -Faune cavernicole de la France, Paris. ScHUBART (0.) & HussoN (R.), 1936. -Les Diplopodes des cavits souterraines du N.-E. de la France. Bull. Soc. Zool. France, t. 61, pp. 484-502. WoLF (B.), 1934-1938. -Animalium Cavernarum Catalogus. Paola MANFREDI della Corsica Rmy)<2> Miriapodi cavernicoli (Raccolti dai Prof. P. ResuMe Ayant eu en examen les Myriapodes par le Prof. P. Remy dans une douzaine de Grottes corses, l'auteur a constat la prsence de 4 de Diplopodes, dont l'une (Gallipus sorrentinus rem yi) reprsente ne sous-espce nouvelle; et de 6 espces de Chilopodes, avec une espce nouvelle pour la. Corse. A l'exception d'un Glomeridien, tous ces Myriapodes sont pigs. Il Prof. RMY mi ba cortesemente affidato lo studio di una collezione di Miriapodi (Diplopodi e Chilopodi) raccolti durante una sua escursione n'ell'Isola, effettuata nei mesi di Agosto-Settembre 1948. Fra le localit visitate trovandosi anche alcune grotte, ho esaminato il materiale ivi raccolto, pensando che un contributo alla conoscenza dei cavernicoli corsi -dei quali beli si -possa riuscire interessante. I Miriapodi della Corsica in generale sono stati poco studiati, ad eccezione dei Symphila e Pauropoda di cui il Prof. RMY stesso si occupato ripetutamente e profondamente. Nella sua Contribution la Faune des Myriapodes de (1940) il RMY cita i pochi lavori riguardanti Diplopodi e Cbilopodi dell'Isola : fra questi, le sole specie cavernicole citate sono Miriapodi per la Gratta di Pietral bello, detta di Ponte Leccia (JEANNEL et RAcQVITZA, 1908); Corsikomeris remyi Verh. della Grotte de Sisco; Callipus corsicus Verh. della Grotte de Brando, e Lithobius brandensis Verh. della stessa grotta (VERHOEFF, 1943a e 1943b). La collezione del RMY comprende materiale di 14 grotte, che sono elen ca te qui di seguito; gi tutte cita te e descritte dai RMY (1950), il quale fornisce anche l'esatta posizione geografica : (1) Vice Direttore Museo Civico. di Storia Naturale, Milano. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953.

PAGE 146

290 PAOLA MANFRED! Grotte de Brando; 8-VIII-1948. Grotte de Sisco; 9-VIII-1948. + Grotte de Sulane; 15-VIII-1948. + Grotte de' Gudrone; 17-VIII-1948. + Grotte Corte; 10-VIII-1948. Grotte de Pietralbello; 19 e 20-VIII-1948. + Grotte de Sahara; 22-VIII-1948. + Grotte de Leccia. Tort a; 22VIII -1948. + Grotta di e Cherpinede, 26-VIII-1948. + Grotte de Cabanti; 27-VIII-t948. + Grotte de Valletto; 30-VIII-1948. + qrotta d'i Paladini; 6-IX-1948. + Tav9nu di Nuaia N. 1; 8-IX-1948. + Tavonu di Nuaia N. 2; 18-IX-1948. (Le grotte _segnate con + sono nuove per la fauna dei Miriapodi). ELENCO DELLE SPECIE DIPLOPODI N!SCOMORPHA . [2] . . Corsikomeris remyi Verh.; Grotte de Sisco, 1 Questa grotta la localit hpica e sinora esclusiva per questo piccolo Glomeride. POLYDESMOIDEA. Polydesmus asthenestatus Poe.; Grotte de Pietralbello; 1 e due giovani. . (1940) cita questa specie per la Corsica, probabilmente mettendo ln. sinonimia con essa il P. dispar Silv., citato dai BROLEMANN nel lavoro di LEGER et DUBOSCQ (1903). . Altri Polydesmidae, purtroppo solamente da o da -e. perci indeterminabili .furono raccolti nelle grotte di e' Cherpinede, Lecc1a Torta, d'i Paladini, Corte, de Sahara. NEMATOPHORA. Chordeumoidea gen. ? sp. ? Grotta di e' Cherpinede; 3 . . In, ?i mas chi, non possibile neppure un a assegnazion.e generica, giac<:he I caratten morfologici esterni non hanno sufficiente valore. Devo limi a che l'ornamentazione dei tergiti, la forma delle antenne, il numero degh _ocelh, la forma e posizione delle carene dei somiti e delle setole che le guarniscono con i caratteri assegnati dai BRoLEMANN al suo Craspe legerz; ma poich il VERHOEFF (1943a) contesta l'appartenenza della sp.eCie. del BROLEMANN al genere Craspedosoma, devo astenermi da una deter minazwne che sarebbe troppo incerta. LYSIOPETALOIDEA. c 1r a zpus corszcu_s (?) Ver. Grotte de Sulane; 1 . L'esemplare, di colore scuro quasi sul dorso -misura 40 mm di lunghezza e contra 54 In. una sicura assegnazione non possibile; tuttavia le piccole dimensioni e Il colore oscuro fanno pensare che si tratti appunto della specie suddetta, gi dai VERHOEFF trovata nella Grotte de Brando. f1 1 i 1 1 .1 1 [3] :MIRIAPODI CAVBRNICOLI DELLA CORSICA 291 Callipus sorrentinus Verb. remyi n. subsp. Grotte de Sahara, 1 ; lunghezza mm 54; somiti 58. Colore grigio anellato di bruno, coi somiti anteriori quasi neri; capo nero; antenne seure, con la met distale del VI e tutto il VII articolo grigio chiaro. Pori repugnatori come nel tipo. Nei gonopodi il tibiotarso p-oco allargato. il postfemore assai pi lungo che largo; la sua spina d1r1tta, lunga quanto il postfemore stesso. Questo tanto ravvicinato al hb1otarso che non vi spazio vuoto fra i due. Sul corno coxale i dentini sono numerosi ma poco evidenti, L'angolo dello zoccolo basale arrofondato; la zona pelosa dello zoccolo non forma bitorzolo rilevato, nell'appendice coxal, la costola marginale si estende ininterrotta dalla base all'apice, il quale incurvato, ma non presenta uno zaffo terminale i pori e tubercoli sensitivi sono poco evidenti. ' tt . ... pt' . :: ... ...... . ..1-H-rr--... .-.::::; /;;>:: ) FIG. 1. -Gallipus sorrentinus Verh. remui n. subsp. Gonopodio. La specie allipus sorrentinus Verb. di variabilit, quasi per ogni localit di cattura, se ne pu distinguere una sottospecie divers_a. Nessuna meraviglia, qu,ibdi, che anche la Corsica ne. pro pria; la quale, tuttavia, non da considerare come forma cavern1cola. E anzi probabile che altri esemplari se ne riscon.treranno fra U material epigeo ancora non esaminato. Callipus sp.; Tavonu di Nuaia N. 1 e N. 2; 2 immature e vari giovani e larve; Grotte de Cabanuli, 1 immatura e 1 larva. Le immature misurano gi pi dei 40 mm della matura della Grotte de Sulaile, assegnata al Callipus corsicus Verh. (ed hanno anche il dorso chiaro, visibilmente aneUato, con capo e collo molto scuri); penso dunque che siano da attibuire alla specie sorrentinus, e probabilmente alla subsp. remyi. . d'i Paladini; 3 adulte e alcuni giovani; Grotta di 1 adulta. Le piccole dimensioni (mm 42-44), il numero dei tergiti il colore giallastro con capo e collo scurissimi fanno supporre che appattengano alla specie corsicus Verh. Una larva della Grotte de Valletto non saprebb essre assegnata piuttosto all'una che all'altr" specie. .

PAGE 147

292 PAOLA MANFRED! [4] CHILOPODI LITHOBIOl\IORPHA. Bothropolys sp.; Grotta di e' Cherpinede; 1 giovane. Forse il B. elongatus corsicus Leg. et Dub. Lithobius castaneus remyi Verh.; Grotte de Leccia Torta; 1 La caratteristica forma e posizione dei denti e del parodonte del coxosterno corrispondono alla figura presentata dai predetto Autore; e cosi pure concordano con la sua
PAGE 148

294 . PAOLA :l\IANFREDI [6] SCUTIGEROMORPHA." Scutigera coleoptrata L.; Grotta di Sulane, 1 esemplare. Specie ubiquista, che s'incontra anche quasi in tutte le grotte. * '** In complesso, bench il materiale cavernicolo sia abbastanza abbondante, le determinazioni sicure sono pochissime; sia perch fra i Polydesmidi e i Lysiopetalidi sono scarsissimi i maschi maturi (e le femmine e i giovani non si prestano a sicure classificazioni); sia perch, fra i Chilopodi, moiti esemplari sono mutila ti, e per lo pi si tratta di esemplari unici, sui quali non possi.bile basarsi per la . creazione di sottospecie o variet nuove. Due entit nuove per la Corsica figurano in questa breve nota; e precisamente: Callipus sorrentinus remyi Manfr. e Lithobius tricuspis Mein.; il primo una subspecie nuova di una forma epigea troglofila diffusa, con numerose sottospecie, nell'Italia meridionale e centrale, nonch in Sardegna e nell'lsola d'Ischia. n seconda una specie epigea di provenienza nordica, giacch la sua area dl diffusione comprende l'Europa centrale, Francia, Gran Bretagna, Italia settentrionale e -seconda Fanzago (?) e Silvestri -anche la Sardegna. Ad eccezione di Corsikomeris remyi Verh. nessuna della specie esaminate presenta caratteri di troglobio vero; il che indurrebbe a concludere che nelle . grotte della Corsica non si trova una vera fauna cavernicola, almeno per quanto concerne i Miriapodi; ma soltanto una popolazione di fo_rme epigee trogloftle. BIBLIOGRAFIA ATTEl'tiS (K.), 1910. -Polydesmoidea 111, Das Tierreich, 70 Lief. BROLEMANN (H.), 1930. d'une Faune des Myriapodes de France. FANZAGO (F.), 1881.-I Miriapodi del Sassarese. Fasc. 1, Sassari. JEANNEL ct RAcOVITZA, 1908. -Biospologica. Enumration des Grottes visites. Arch. Zool. Exper., t. 8. LGER .t DunoscQ, 1903. -Recherches sur les Myriapodes de Corse et leurs parasites. Arch. Zool. Exper., (4), t. I. _ RMY (P.), 1940.-Contribution la Faune des Myriapodes de Corse. Bull. Soc. Zool. de France, LXV. RtMY (P.), 1945.-Nouvelle contribution la Faune des Myriapodes de Corse. Mem. Mus. Nat. Hist. Nat., Paris, t. 21. RliY (P.), 1950. -Grottes de Corse. Annales de Splologie, t. V, 1. SILVESTRI 1898. -Contributo alla conoscenza dei Chilopodi e Diplopodi dell'lsola di Sardegna. Ann. Museo Genova, t. 18. VERHOEFF (K.), 1937. -Zur Kenntnis der Lithobiiden. Arch. Naturgeschichte, t. 6, 2. VERHOEFF (K), 1943a. Ueber Diplopoden der Inscl J{orsica. Zool. Anz., t. 142. VERHOEFF (1{.), 1943b. Ueber Chilopoden der Insel J{orsica. Zool. Anz., t. 143. Edouard DRESCO Note sur quelques Araignes cavernic.oles du genre d d' ' Il <2> et escription especes nouve . es . Plusieurs campagnes splologiques, des envois divers et _des. captures de splologues .(3) m'ont procu.r un matriel intressant d'Araignees du _genre Troglohyphantes. J'en donne ci-aprs la liste des stations, la description de deux espces nouvelles et d'un dont la seule etait connue. Troglophyphantes cerberus SIMON. Basses-Pyrnes.-Gr. de Haut-Cors, comm. d'Asson. deo Ouest, !i! , 1-VIII-45 (HENROT, NGRE). Gr. Oueil du Nez. n ' 2 !i!, 2-VIII-45 (HENROT, NGRE). Aven d'Aphanice, comm. d Aussurucq, cant. de Maulon, 1 !i!, 26-XI-52 (H. CoiFFAIT). . G O il Espce signale de plusieurs grottes des Basses-Pyrnes, d?nt la .r. du Nez (1), (2), (3). La grotte de Haut,;,Cors constitue une station nouvellbe, t d .. b 't t pces T. cer erus gro te e Btharram, sur la meme commune, a r1 e rms es SIMON, T. marqueti SIMON et T. coecus FAGE. Troglohyphantes marqueti SIMON. p . Hautes-Pyr-Espce large rpartition (1) : signale des Bassesyrenees, . Bd t nes, Arige (1), et de la Haute-Garonne (3). Les stations de la grotte. du' (H.-P.) et de la gr. d'Aubert (Ar.) sont dj connu_es (1). Basses-Pyrnees. de Nabails, comm. d'Arthez d'Asson, 1 !i!, 31-VII-45 (HENROT et NGRE). b 1 . Arige. Gr. de la Cabane des G:ardes (4, p. 93), 2 ''1 1 JUV., 19-VIII-46 ! Puits de la Cabane des Gardes (4, p. 94), 3 p 't -Puits. de Pruhaut (4, p. 89), i 10 !i!, 1 sub., 1 juv., 14-VIII-46! -.w s de la Mate (4 p. 91) 1 n 16-VIII-46 ! Gr. d'Aubert (Biosp., 197), JUV., ' ' "' ' _1) d'Al cant de 18-VII-45 (HENROT et NGRE). Aven du Courrge, comm. os,. St-Girons, 4 , 4-VII-52. (H. CoiFFAIT). . . . -VIII-46 1 Haute-Garonne. Puits de las Teniplas (4, p. 88), 2 1 JUV., _13 -Gr. de Paloumre (4 p 87.) 1 n 6-VIII-46! Gr. de la Marbrire, ' ' "' ' p 't d Pened'Arbas, cant. d'Aspet, 1 !i! , 6-VIII-50 (CAuBtRE et DREsco). --:U1 s e blanque, d0 , !i! , 16-VIII-50 (CAUBRE et DRESCO). (1) Laboratoire de Zoologie du Musum Natfonal d'Histoire Naturelle, Paris. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953. • . te .. Dr BA(3) Je remercie vivement les collgues et amis suivants c1ts dan)s le (J) • LAZUC, BOURGOIN, CAUDRE (B.), COIFFAIT (H,), FOURS, Dr. HBNROT (H. et GRE ' •

PAGE 149

296 EDOUARD DRESCO [2] Le puits de Pneblanque ne parait pas avoir t signal dans la littrature; dcouvert par CAUBRE (B.), il s'ouvre gauche et en-dessous de la grotte de Pneblanque (en regardant le porche de l'extrieur). Un couloir descendant vient buter, au bout de quelques mtres, sur une grande diaclase verticale; nous ne l'avons pas explor, faute d'chelles; il communique probablement avec la grotte de Pneblanque. C'est dans le couloir d'entre qu'ont t prises les Araignes. Dans la rgion d'Arbas (H.-G.), j'ai signal le fait que cette espce peuple la crte voisine du gouffre de Ja Henne-Morte, ait. 1 400 rn env. (5). Hautes-Pyrnes. Gr. du Bdat (Biosp., 253 et 502), , , juv., 23-VII-45 (HENROT et NGI\E); 1 1 22-V-46 (C.R.B. BOURGOIN).-Puits du Mont Sacou, Valle d'Arize de Nistos, 1 1 7-IV-47 (FOURs). Je range .aussi dans cette espce une dont les mtatarses postrieurs n'ont qu'une seule pine latrale sur la face Ce caractre la rapprocherait de T. affirmatus Sil\ION, dont le est inconnu. Cette espce, que le Professeur FAGE maintient provisoirement, est trs affine T. marqueti. Sous les rapports de taille et de pigmentation, l'exemplaire tudi parat tre marqueti. Il y a toutefois lieu de signaler ce fait, car si le de T. affirmatus tait semblable T. marqueti, il faudrait en cmiclure que l'armature des mtatarses postrieurs est variable dans cette dernire espce, et n'est pas en rapport avec la mon exemplaire tant trs pigment. Si cette dtermination est maintenue, il y a lieu d'ajouter hi station suivante : Hautes-Pyrnes. -Aven de Yantot, comm. et canton de St P de Bigorre, 1 30-VII-45 (HENROT et NGRE). Trqglohyphantes balazuci sp. nov. Type de l'espce : Gr. de Rglade, comm. de Rbenacq, cant. d'Arudy, d:p. des Basses-Pyrnes, France (HENROT et NGRE) .. Matriel tudi : 1 , inconnu. Description. : longueur 3,5 mm. Coloration : cphalothorax testac, abdomen fauve obscurci en arnere, sternum obscurci. -Yeux bords de noir, les M. A. connivents, sur une tache commune, petits; les latraux connivents; les M. P. en ligne rcurve, rapprochs des latraux par un intervalle plus faible que leur rayon, et spars l'un de l'autre par un intervalle un peu plus faible que leur diamtre. Ban'deau lgrement concave sous les yeux, plus long que l'aire oculaire. Sternum parsem de poils longs. : fmur mutique, les autres articles de trs longues pines. ___: Pattes ambulatoires : fmurs des trois premires paires munis pine supre, fmur 1 muni d'une pine interne un peu au del du milieu; tibia 1 avec 2 pines supres, 2 pines subapicales latrales, 2 pines apicales; tibia II a1ec une seule pine latrale externe sub-apicale, 2 pines apicales; tibias III et IV sans pines latrales, avec 2 pines apicales; une seule pine dorsale tous les mtatarses. -Epigyne vu en-dessus aussi large que long; bord postrieur de la plaque pigastrique mettant une longue avance re borde, bords parallles peine largis l'extrmit (fig. 1 et 2). Affinits. -Le de cette espce tant inconnu, seul l'examen de l'pigyne peut nous donner quelques indications. C'est une espce du groupe V (1), qui peut se ranger dans la catgorie des Tr. orpheus, lucifuga (et solitarius ?), la languette interne de l'pigyne tant le prolongement direct du bord postrieur de la plaque pigastrique. La . de Tr. solitarius tant inconnue, la position systmatique de ces deux espces n'est pas possible situer. [3] SUR QUELQUES ARAIGNES CAVERNICOLES 2 7 / \ 1 5 FIG. 1. -Trogloltypltantes balazci sp. noy. -.Q, pigyne, vue en arrire. FIG. 2. -Idem., Q, pigyne, vue de profil. FIG. 3. -T. coecus FAGE. ., bulbe, face externe_. FIG. 4. -Idem., , bulJ;le, vue en dessous FIG. 5. -T. henroti, sp. nov. 0', bulbe, face externe. FIG. 6. -Idem., , bulbe, fn.ce interne. FIG. 8. -Idem., 0', pigyne, vue en arrire. FIG. 8. -Idem.,. 2, pigyne, vue de profil. 297

PAGE 150

298 EDOUARD DRESCO [4] Je ddie cette espce mon collgue et ami le Dr. BALAZUC, en souvenir de nos explorations souterraines Troglohyphantes coecus FAGE. Type de l'espce : grotte sprieure de la Lit, dite grotte de la Rsistance, comm. et cant. de St-P-de-Bigorre, Htes-Pyrnes, France (capt. NGRE). Matriel tudi : 1 , seul exemplaire connu. Description. _ longueur, 2,7 mm. -Coloration : yeux, bandeau, sternum semblables la femelle (1, P 113). -Patte-mchoire: longueur 1,35 mm (0,6 + 0,18 + 0,18 + 0,39). -Pattes ambulatoires : patte I. longueur 9,55 mm (2,7 + 0,4 + 2,85 + 2,4 + Fmurs comme la femelle; dessous des fmurs munis de dux ranges de poils stiformes trs longs (3 fois le diamtre de l'article), plants sur des granulations piligres et rpartis galement sur toute la longueur de l'article; ces poils. existent galement sur les des femelles (1, p. 64). __ Tibias comme la femelle; mtatarses munis d'une pine supre dans la partie basale, avec une pine interne (pattes I et II) ou externe (pattes III et IV) situe la mme hauteur.-Bulbe (fig. 3 et 4). Habitat. -France : Htes-Pyrnes. Gr. sup. de la Lit, comm. et cant. de 9-VII-45 (NGRE). -Grotte ancienne de La Pale, do, 2 1 juv., VII-45 (NGRE). Gr. de Montalivet, comm. de Peyrouse, cant. de St-P de-Bigorre, 1 sub., 1 1 imm., 25-VII-45 (HENROT et NGRE). -Aven de Caubole, comm. et cant. de St-P-de-Bigorre, 1 28-VII-45 (HENROT et NGRE). Cette intressante espce, aux yeux totalement absents, n'tait connue que par la femelle (1), et signale de deux grottes : gr. de Btharram (B.-P.) et de la Escala (H.-P.). Toutes ies stations ci-dessus sont nouvelles. Troglohyphantes henroti sp. nov. Types de l'espce. et provenant du scialet de la Maison forestire de Lente, 24-IX-47 (Capt. NGRE et HENROT), Drme, France. Matriel -Plusieurs individus provenant de grottes et scialets des dpartements de la Drme et de l'Isre (voir plus loin). Description. : longueur 4 mm. -Coloration : cphalothorax, appendices, pices buccales, sternum, fa.uve testac trs ple; abdomen blanc testac. _ Yeux punctiformes blanc nacre; les suprieurs en ligne fortement rcurve (le bord postrieur des mdians au niveau du bord ant. des latraux), quidistants, ls mdians plus petits, spars par un intervalle gal 3 fois leur diam. et des latraux par un intervalle gal deux fois le diam. de ceux-ci; les latraux des deux lignes gaux, spars par un intervalle gal 1 fois leur diam.; les mdians ant. perceptibles (ou absents), spars des latraux par un intervalle gal deux fois le diam. de ceux-ci. -Bandeau presque plan, sa hauteur 1. fois 1/3 la longueur de l'aire oculaire. -Sternum lisse, parsem de crins tres longs et espacs. -Patte-mchoire : longueur 2,66 mm (1 + 0,21 + 0,45 + 1). -Pattes ambulatoires : I : 10,15 mm (2,7 + 0,45 + 3 + 2,4 + 1,6); fmurs d.es. 3 paires pourvus d'une pine en-dessus, au 1/3 inf. et fem. I d'une Interne en son milieu; tibias pourvus de deux pines dorsales et d'une paire d'pines apicales, ces dernires stiformes et en outre, pour le tibia 1, de 2 ou 3 , pines infrieures et d'une paire d'pines latrales antrieures et, pour le tibia de 2 ou 3 pines inf. et d'une pine latrale externe antrieure; une seule pine dorsale dans la partie basale tous les mtatarses. -Epigyne : fig. 7 et 8. 1 i 1 ,, ! 1 / i. W: 1? i ,. 1 1-oL:.. [5] SUR QUELQUES ARAIGNES CAVERNICOLES 299 . -Y eux trs rduits, peinc indiqus sur le tgment. Patte-m: longueur 2,56 (0,96 + 0,3 + 0,3 + 1). Pattes ambulatoires: patte 1, longueur 10,3 mm (2,85 + 0,6 + 2,94 + 2,4 + 1,5). -Mtatarses avec une pine dorsale supre dans la partie basale, et des pines latrales, la mme hauteur: internes aux pattes. I et II, externes aux pattes IV, absentes atix pattes ID. -Bulbe : fig. 5 et 6. . Habitat. -France, Isre, Petit des Fauries, de Pres les, cant. de Pont-en-Royans, 3 sub., 13-VII-47 (IIBNROT). (Il y a plusieurs scialets autour de la ferme des Fauries, celui-ci a t dbQucb par un nomm ATTUYER, lequel a lev l'orifice du scialet une pierre commmorative, en forme de petite pyramide, et qui porte son nom; ce sci.alet serait bien prcis en lui donnant le nom de scialet_.grotte ATTUYER (H. H. in litt.). Scialet des Fauries, d0 , i 2 non ad., 26-IX.-47 (HENROT et NGRE) .. -Scialets no 1, 2 et 3 (dit de la chez Philibert, do, 1 3 1 JUV. (HENROT). -Grotte de Pr d'Etang, 1 sub.; 2 3 juv., 26-IX.-47 et NGRE). -Baume des Bufs, do, 1 1 26-IX-47 (HENROT et NGRE). Drme. -Scialet-grotte de la Maison Forestire de comm. de vante, cnt. de St-Jean-en-Royans, 1 10-IX-47 (HENROT); 1 6 1 JUV., 24-IX-4 7 (HENROT et NGRE); 3 , 23-V-49 (HENROT). -Grotte des. Fes, col de la Machine, la limite des communes de Bouvante, de St-Laurent-en-Royans et de St-Jean-en-Royans, 1 2 imm., 1 juv., 10-VII-47 (HENROT); 4. 25-IX• 47 (HENROT et NGRE); 2 10-V-49 (BALAZUC); 1 1 2-VII-50 (IIENROT); 1 , 15-V-52 (HENROT). d Capture remarquable; les Troglohyphantes (1, et 3) distribus le. long e la chane pyrnenne, en Italie et en Europe Centrale, sont ou des habitants des rgions froides d'altitude; aucune espce cavernicole :e genre n'tait connue de cette rgion en Haute-Savoie, le genre est sene ' (V lais) et en par une espce de montagne, laquelle se trouve aussi en Stusse a Italie (Val d'Aoste). • . : . A. b" t. il est vraisembiable-T. henroti a les yeux tres reduits et les M. . a sen s, , ment troglobie. H en souvenir de Je ddie cette ispce mon collgue et ami le D}\ ENROT, nos explorations souterraines communs. Troglohyphantes /urcifer SIMON. .Espagne. -Cueva de Martinchurito, prov. de Navarra, .1 12-XI-49 (HENROT). . . de AJava, de Espce signale d'Espagne : prov. de Navarra, de Guipuzcoa, Vizcaya (3). La localit cite est nouvelle. Troglohyphantes sp. Des individus non adultes ont galement t capturs; ils viennent deS statiQns suivantes : Haute-Garonne.-Gr. de l'Espaoune de Pliott (4, p. 83), 28-Vlll46 ' t d'Arudy Basses-Pyrnes. Gr. de Higure, comm. de Rbenacq, can ' 2-VIII-45 (HENROT et NGRE). Haute-Garonne. Gr. sup. de Coumo Ouero, d'Arbas, cant. d'Aspet, 13-VIII-48 (CAUBRE). 1 '1

PAGE 151

• 300 EDOUARD ORES CO [6 ] DIBLIOGRAPHIE (1) L. FAGE. -Etude sur les Araignes cavernicoles. L e genre Troylohyp!Jantes. de Zool. expr. , t. 58, 1919. (2 ) E. SmoN.Les Arachnides de F tancc, t. V I , 3 • partie, 1929. (3 ) L . FAGE.Araneae, 5• srie, Biospcologica. Arch. de Zool. e.1.:pr. , t. 7 1 , 1931. ( 4) E. DnEsco. -Recherches souterra ines dans les Pytnes ccnttalcs (Rsultats biospo logiques). Ann. d e Splologie, t. II, fasc. 2 ct 3, 19 , 17. (5) E. DnEsco. -Recherches souterraines dans les P y r nes ccntn tlcs (Notes bios polo giques , anne 1947). Bull. Soc. His t. Nat. de To!.!louse, t. 84, 1 949. ' Editions du Centre National de la Recherche Scientifique 1. -PUBLICATIONS PERIODIQUES Bulletin signaltique. Le Ccntt c d e Documcmtalion d u C.N. f\ .S. public un c Bulletin S ignal tique d a n s lequel sont signals pat de cout l s exlta i t s clas ss pm matires lous les lravaux scientifiques, techniques c l philosophiques, p u blis duns le m onde enlier. Le Ccnlt c de Documentation d u C.N.f\.S. foutnit gal ement ln reptoduclion sur microfilm o u s ut p apic t des atliclcs signals dans l e c Bulletin Signal tique ou des articles dont ln tfte n c e bibliogt aphique ptcisc lui est foutnic. . Abonne m ent annuel (y comp1 i s labie d e s aute u r s) . 2 • Parti e : (bi o logie, physiolog ie, zoologi e , a g l'i cullutc) . France ...................................................... . Ehange t .................................................... . Tiraycs par/ 2 • Partie. IX . -Biochimie, biophysique, sci e nces phn•nut co logiques, toxicologie. Fntnce ...................................................... . Elntnget ................ .................................... . X. i\Ii c t ol>io logi c , \'t u s ct bacll'iophngcs, immuno l og ie. France ..................................................... . Elranget ................ . . . ............ ..................... . SECTION xr. -B i o logi e animale, gn tique, biologie vgtale. F tancc ...................................................... . Elntnge t ..... . .............................................. . SECTION XII. Ag l'i eulturc, aliments c l indusll ies alimentaires. F tance ................................ ..................... . Eltnnget .......... ......................... ................. . ADONNE;\IEN'l' AU CENTHE DE DOCUMENTATION D U C.N.R.S. 16, rue P i e n e Curie, Pari s-5• Tl. DANton 8 7-2 0 C.C .P. P a r i s 9 1 31-62 Af\CHIVES DES SCIENCES PHYSIOLOGIQUES (D it ec l cut : E. TEnnotNE). Revu e lrinwsl r i elle. Pl'ix de l'abo nnement : France ................ . ......................... . ElLanget ............................. .......... . . ,\HCHIVES DE ZOOLOGIE EXPEf\I i\IENTALE (Dirccl e ut : L. CHOI'AIIU) . /lcUIW trimestrielle . Prix de l 'abonne m ent : France ............................ . . ............ . Etrangct . ............ . ........... ............... . 6.500 ft . 7 . 500 fr. 2.000 ft•, 2 .200 ft•. 1.300 f• 1.4 50 fr. 3.650 ft. 4.050 ft•. 1.1 50 fr. 1.4 50 fr. 1. 600 fr. 2.000 ft. 4.000 ft• . 4.5 00 fr. N. Il . _ /.cs Presses de l a Cit , 116, rue du Bac, Paris-6•, reoivent l es abonne m ents c l effectuent t outes les vent e s pur volumes o u fasci cules isols . . JOUHNAL DES HECHEH.CHES DU C.N.H.S. (Di t cc l eut : GoNDET) . Jlevu e t r imestrielle publicw l des articl es de rccltercltes faites dans es diffrent s luboral oires du C.N . U.S . P l'i x de l 'abonnc m cilt : Ftance ....................... . . . ................ . Eltangcr . . .... ..... . . ........................... . 1.200 1 .500 fr.

PAGE 152

NOTES BIOSPEOLOGIQ U E S (Di1cctcur : R. JEAii:-IEL) . Chaque anne , il es t publi un tome c omprenant f a sc i cules. Abonnement annuel : France ... . . . . . . .................... ....... ...... Etranger . ....... .... . .......... ...... . .......... . Vente p a r fas c i c ule : France . .... ....................... . -..... -.-.-Etranger ......... ............................... . II. OUVRAGES L ' HRITJEII. L e s m thodes stalisliques dans l'cxprimcntalion b i o logiqu e .. SEnV IGNE -G uHI N DE MoNTGAI UJJ. & PINTA. F •nclionncmc n l c l u omatogra-700 fr. 1. 000 f r. 500 fi'. 600 f1 . -lOO f 1 . phique et dosage de la vitamine A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . :150 f1. E. T E nrtOINE. L a synths e p1ot iquc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3.200 f1. RosE &: TnEGOUUOFF. d e Planclono logi c m ditcn
PAGE 153

'


printinsert_linkshareget_appmore_horiz

Download Options

close

Download PDF

temp: no images or image is ohp thumbnail.


Cite this item close

APA

Cras ut cursus ante, a fringilla nunc. Mauris lorem nunc, cursus sit amet enim ac, vehicula vestibulum mi. Mauris viverra nisl vel enim faucibus porta. Praesent sit amet ornare diam, non finibus nulla.

MLA

Cras efficitur magna et sapien varius, luctus ullamcorper dolor convallis. Orci varius natoque penatibus et magnis dis parturient montes, nascetur ridiculus mus. Fusce sit amet justo ut erat laoreet congue sed a ante.

CHICAGO

Phasellus ornare in augue eu imperdiet. Donec malesuada sapien ante, at vehicula orci tempor molestie. Proin vitae urna elit. Pellentesque vitae nisi et diam euismod malesuada aliquet non erat.

WIKIPEDIA

Nunc fringilla dolor ut dictum placerat. Proin ac neque rutrum, consectetur ligula id, laoreet ligula. Nulla lorem massa, consectetur vitae consequat in, lobortis at dolor. Nunc sed leo odio.