Premier Congrès international de spéléologie. Tome IV, Communications & Table générale


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Premier  Congrès international de spéléologie. Tome IV, Communications & Table générale

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Title:
Premier Congrès international de spéléologie. Tome IV, Communications & Table générale
Creator:
International Speleological Congress
Publisher:
International Union of Speleology
Publication Date:
Physical Description:
1 online resource

Subjects

Subjects / Keywords:
Speleology ( lcsh )
Caves ( lcsh )
Karst ( lcsh )
Genre:
Conference papers and proceedings ( lcgft )

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Source Institution:
University of South Florida
Holding Location:
University of South Florida
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All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
K26-05615 ( USFLDC DOI )
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PREMIER CONGRS I N TERN A TI ONA L DE SPLOL. OGIE PARIS 1953 TOME I V PUBLI AVEC LE CONCOUR.S DU C E NTR.E NATIONA L D E LA R.ECHER.C HE S C IENTIFIQUE C O MMUNICATI ONS Sectio n IV. -H abita t h um ain Sec tio n V. -Doc um enta ti o n Sectio n V I . -Pho t og r aphie e t Cin ma to g r aphie Sectio n V II. -M a t rie l e t T echniques TA BLE GNRALE FFS023198

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/ Don Charlas DURAND " , PREMIER CONGRS INTERNATIONAL DE SPLOLOGIE PAR.IS 1953 TOME IV PUBLI AVEC LE CONCOURS D U CENTRE NATIONAL DE LA RECHER C HE SCIENTIFIQUE COMMUNICATION S Section IV. -Habitat humain Section V. -Documentation Section V I. -Photographie el Cinmatogrnphie Section V II. .i.\latdcl c t Techniques T A BLE GN R A L E

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AVERTISSEMENT . d les textes des communications et discussions Le present tome compren . . 11 prsentes dans les sances des Sectzons IV a V El[ 'd t dans un ordre que nous avons essay de rendre logique. es se sucee en . t 't • bl' f . t de l'ordre des presenta zons, qlll a e e pu , dans Jl differe donc requemmen I) d nees (Tome le compte rendu sommazre es sea * * * S t. IV ont t dirigs par M. N. CASTERET. Les runions Les travaux de la zon d MM F. ANELLI (Italie) et J. ELOSEGUI (Espagne). ont eu lieu sous la prszdence e . * ** 1 S t' v ont t dirigs par M. J. RouiRE, Ingnieur, Charg Bureau des Recherches Gologiques et Gophysiques. du Servzc_e e p l' la prsidence de MM. C. L. RAIL TON (Angleterre), Les runwns ont eu zeu sous . G. ABEL (Autriche) et A. GROBET (Suzsse). * * * . VI t t dirigs par M. J. ERTAUD, Cinaste, Membre Les travaux de la Sectwn on du Splo-Club de Paris. * ** d la Section VII ont t dirigs par M. R. DE JoLY, PrsidentLes travaux e , . de France . . Fondateur de la Socit Spleologzque , , t•r Congres International de Splologie Secrtariat General du . 1 d'Histoire Naturelle Musum Natwna PARIS (5•) 45 bis, rue de Buffon, _ -------=-------=---TABLE DES MATIRES DU TOME IV COMMUNICATIONS SECTION IV.-TUDE DE L'HABITAT HUMAIN (de la Prhistoire l'poque actuelle) A. -tudes gnrales. N. CASTERET. -Allocution prsidentielle : L'apport de la Splo-logie la Prhistoire ................................... . H. G. LAl\IBERT. Message to the Future ................... . F. E. KoBY. -Modifications que les ours des cavernes ont fait subir leur habitat ................................... . B. -tudes rgionales. 1 o Espagne M. DRIBR. -Dcouvertes rcentes de gravures prhistoriques dans l'le de Minorque ................................. . 2 France L. MRoc. -La conqute des Pyrnes par l'homme et le rle de la pyrnenne au cours des temps prhistoriques M. CATHALA. -Dcouvertes prhistoriques dans la Grotte d'Al-dne-Minerve, Cesseras (Hrault) ......................... . J. AuniBERT, J. et L. MARTIN et G. B. ARNAL. -Quelques gise-ments prhistoriques du Nord-Est de l'Hrault ........... . 3o Italie F. ANELLI. -La Grotta delle Mura di Monopoli (Bari), nuova stazione paleolitica sulla costa adriatica pugliese ......... . M. JuRZA. -Per la classificazione dei manufatti preistorici del Carso Triestino .............. : ......................... . 4o Tchcoslovaquie pages 9 13 15 29 33 53 63 75 83 J. SKUTIL. L'importance du Karst morave pour la Prhistoire 85

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4 TABLE DES MATIRES DU TOME IV SECTION V.DOCUMENTATION A. -Services splologiques et rdaction de fiches. J. ROUIRE. -La documentation splologique en France H. TRIMMEL. -Ein osterreichisches Hohlenverzeichnis ....... . M. AuDTAT. -tablissement d'un fichier central des grottes suisses ................... J. DuRET. Utilisation des coordonnes kilomtriques comme base de classement des fiches splologiques ............. . B. -Bibliographie splologique. H. TRIMMEL. -Arbeiten an einer Bibliographie fr SpeHiologie ais Grundlage fr die praktisch-wissenschaftliche Forschung J. ELoSEGUI. -Sur la Splologie au Pays Basque Espagnol C. --souterraine. C. L. RAILTON.-Cave Survey F. BAUER.Hohlenvermessungen mit Theodolit und Bussole .... A. MARUSSI. -Rilevamento fotogrammetrico della Grotta Gigante presso Trieste ......................................... . D. Centres de recherches splologiques. J. MAuvzssEAU. Un centre de recherches splologiques (Projet d'Architecture) ......................................... . ANNEXE: Travaux de la Commission d'uniformisation de la terminologie et des signes conventionnels employs en Splologie pages 91 97 105 111 113 117 119 123 127 131 P. RENAULT.Les problmes de la description splologique 139 SECTION VI. PHOTOGRAPHIE ET CINMATOGRAPHIE SECTION VII. TUDE DU MATRIEL ET DES TECHNIQUES D'EXPLORATION A. -Etudes gnrales. R. DE JoLY. -Allocution prsidentielle : Rflexions sur la Sp-lologie et le matriel moderne du Splologue ........... . B. -Matriel et techniques de descente. J. MAUVISSEAU. -Fabrication des chelles ................... . J. DuRET. -Treuil, chelles mtalliques souples, poulies, lingues F. CARRRE. -L'chelle souple du Splologue ............... . P. RENAULT.chelle de corde de fabrication indigne, Zinder (Niger) ............. ......... 151 155 169 181 189 TABLE DES MATIRES DU TOME IV C. -Matriel et techniques varis. C. L. RAILTON. Aids to exploration ....................... . A. BANCAL. Utilisation du mt pour l'attaque des grottes de falaise sous fort surplomb ............................... . R. Lvi. -Le matriel utilis dans l'exploration du gouffre de la Pierre Saint-Martin ................................... . P. AGERON. -Brancard pour sauvetage en Splologie D. -Matriels et techniques d'exploration en haule montagne. F. EDL. -Forschungen in Ostalpinen Grosshohlen, unter besondercr Bercksichtigung des in der Tantalhohle verwende-ten Materials ........................................... . J. nu CAILAR.Technique d'exploration de haute montagne E. -Matriel et techniques de plonge souterraine. G. DE LAVAUR. -L'exploration des siphons et des fontaines vauclusiennes .......................................... . W. MAuccz. -Organizzazione tecnica delle ricerche sul corso ipogeo del Timavo (Carso triestino) ..................... . F.-Techniques mdicales. Y. H. DuFOUR. -Le point de vue du mdecin TABLE GNRALE DES AUTEURS ...... . 5 pages 191 199 200 201 203 205 209 212 213 223

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1. .J SECTION IV tude de l'Habitat humain (De la Prhistoire l'poque Actuelle)

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r 1 ) Norbert CASTERET L'apport de la Splologie la Prhistoire Messieurs et chers Collgues, La Direction de la Section no 4 du Congrs International de Splologie : << l'Habitat humain dans les cavernes , avait t confie au Dr PALES, sousdirecteur du Muse de l'Homme. Au dernier moment, son tat de sant ne lui ayant pas permis de venir, il m'a demand de le remplacer -ce que je fais en ce moment-en regrettant, comme vous tous, de ne pas entendre le discours inaugural du Dr PALES et en vous demandant toute votre indulgence pour ma propre allocution car je viens d'tre prvenu et charg ainsi, au pied lev, de prendre la direction de la 4o Section. '* '* '* Quand un splologue circule dans une grotte il est amen, tout naturellement, dcouvrir bien des choses, faire des constatations et observations nombreuses. Parmi tous .les sujets d'tudes qui le sollicitent et qui peuvent se rencontrer sous terre il y a des vestiges de frquentation et d'habitat humain et particulirement d'habitats prhistoriques puisque nos lointains anctres ont frquent les cavernes durant les millnaires des temps rvolus de la prhistoire. Ces vestiges consistent en nombreux dbris et accumulations d'outils et d'armes de pierre, d'os ou d'ivoire que l'on retrouve dans le sol de certaines grottes, intimement mlangs la cendre des foyers et aux ossements des ani dont ils faisaient leur nourriture. Tous ces vestiges constituent de prcieuses atrc I:ves qui ont permis de reconstituer en partie l'outillage des tribus primitives e qui ont donne n . . . 1 . . aissance l'archologie pre nstorique. pas se demander o en serait cette science si les grottes n'avaient taines Le ou SI elles n'avaient pas servi de refuge l'hoxp.me ces poques loin-f t t es cavernes sont en effet un milieu minemment conservateur o tout u en repos l'ab . d' b d d h . . . . . d , ri, a or es ommes qui JUsqu'a nos JOurs ne s'avisrent pas. e la presence de ces archives, et o tous les vestiges des civilisations prhis se sont conservs l'abri des intempries et des agents extrieurs : pluie, vent, brouillard, gel, etc. Ces circonstances exceptionnelles, qui ne peuvent se l'extrieur, ont permis en outre la conservation et perduration de vestiges encore plus fragiles et prissables. On retrouve en effet, et c'est l un (1) Allocution prsidentielle, prsente le 8 septembre 1953.

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10 NORBERT CASTERET [2] des aspects les plus surprenants de la prhistoire, des vestiges encore plus attachants et instructifs, tels que des empreintes de pas humains admirablement conserves sur le sol argileux de certains vestibules souterrains, et les admirables dessins, peintures, voire sculptures, uvre des chasseurs aurignaciens et magda-.lniens qui furent de trs grands animaliers. Certes, bien des dcouvertes de cet ordre ont t effectues par des prhistoriens. Mais il est intressant et instructif de rappeler que souvent aussi et dans des circonstances mmorables de telles trouvailles ont t faites par des non spcialistes, des profanes, voire mme des adolescents et des enfants. C'est en cela que la splologie rejoint la prhistoire et c'est pour cela aussi qu'on a eu raison d'incorporer dans un Congrs de splologie, une section de prhistoire. Il est classique de rappeler que la premire trouvaille de peintures paritales prhistoriques dans une caverne fut le fait d'une fillette de sept ans, la petite Maria Sautuola dcouvrant, en 1879, la clbre fresque des bisons peints de la grotte d'Altamira. Il est non moins intressant de rappeler que la dcouverte des splendides dessins de la grotte de Niaux fut le fait du jeune Jules Molard, g de quinze ans, qui accompagnait et aidait son pre le Commandant Molard lors du relev du plan de cette grotte. Qui ne sait que le premier, et longtemps unique, specimen de modelage prhistorique : les fameux bisons d'argile de la grotte du Tuc d' Audoubert, fut dcouvert en 1912 par les trois fils du Comte Begoun, alors lycens. Ils rcidivrent en 1913 en dcouvrant dans la grotte voisine, dite des Trois Frres, d'innombrables gravures, dont la silhouette clbre d'un Sorcier dansant. A Cabrerets c'est le jeune David (14 ans) qui pntra le premier dans la grotte de Pech Merle en 1922 puis signala l'abb Lemozy l'existence de cette cavit o tous deux allaient dcouvrir par la suite les fresques murales de cette caverne. En 1923, la dcouverte de l'ours et des flins acphales, models en argile dans la caverne de Montespan fut le fait de deux tudiants : Henri Godin et moimme. En 1940 trois jeunes gens, qui n'taient certes pas prpa1s une telle aubaine et qui ignoraient tout de la prhistoire, font la dcouverte retentissante de la grotte de Lascaux, suivie la mme anne de la dcouverte par des collgiens de Nmes, des dessins archaques si intressants de la Baume Latrone. .. . Ce simple rappel signifie que ds que l'on pntre terre e.t si l'on circule dans des cavernes d'accs trs difficiles o rien ne parait Indiquer que .l'homme prhistorique ait pu avoir accs, il ne faut jamais cesser de scru,ter les parois en qute d'uvres d'art primitives qui peuvent s'y trouver et que 1 on y trouve parfois. . . .. On demeure surpris stupfait de constater combien nos lOintains ancetres de l'ge de pierre, s'av:nturaient loin sous terre et parvenaient des ,. d' entai'res et un eclairage obstacles naturels Importants avec des agres tres ru Im des plus prcaires. d'' 1., 0 vait Il ne fait aucun doute que seule une lite de spcialistes et Ini P u • d ons d'ordre magique tres se permettre des pntrations profondes, pour es rais C' t ' ' t I' '1 gnement et le secret. es probablement car ces ceremonies requerraien e OI .. , . 1 ' ' ' 'h' d nt touj'ours etre en evei encore pourquoi le speleologue et le pre oive , . "t' d es tiges prehisto et ouvrir l'il partout sous terre pour ne pas passer a co e e v d t 1 d 'tr 're sans s'en douter, rique's sans les voir pour ne pas y marcher essus e es e UI , . t comme cela a t 1; cas maintes fois au cours des sicles o des trsors prelus o-riques ont t ainsi perdus pour la science. 1 1 [3] L'APPORT DE LA SPLOLOGIE A LA PRHISTOIRE Mais pourquoi y a-t-il eu habitat humain dans les cavernes ? Ici le problme s'tend et risque de s'tendre dmesurment. 11 Disons brivement que l'homme semble avoir fait sa demeure des grottes ds l'poque moustrienne (au moins sous nos climats), c'est--dire ds que le froid a rendu pnible, yoire impossible, la vie normale et en pleine nature comme cela avait t le cas aux poques prcdentes o le climat tempr l'avait jusqu'alors permis. Il est indubitable que l'homme a cherch sous les porches des grottes et dans les premires salles un abri contre le froid, les intempries et les dangers qui le menaaient. Cet habitat a t la rgle, est devenu une tradition immuable durant des millnaires. Certaines grottes servaient aussi de ncropoles et la pratique des grottes spulcrales a survcu l'habitat troglodytique proprement dit jusqu' nos jours. Il existe encore de par le monde des troglodytes, des parias qui par tradition, incapacit ou ngligence sc construire des huttes, des cabanes, des maisons, vivent encore dans des grottes. Les modernes splologues ont remis en honneur la frquentation des cavernes, par des sjours videmment mais parfois trs grande profondeur. Les ventualits et ncessits de certaines explorations obligent parfois raliser des bivouacs et mme des camps souterrains. Pour l'avenir il semble que l'on doive aussi envisager une sorte de retour l'ge des cavernes, modernis et adapt videmment. Mais n'est-il pas symptomatique et curieux de constater que, si l'aurore de l'humanit la barbarie et les conditions de vie trs prcaires incitrent l'homme chercher un abri tutlaire sous terre, nos temps modernes ct certains excs de notre civilisation obligent maintenant l'humanit entreprendre des travaux d'urbanisme souterrain, crer des usines, prvoir des dpts et des abris pour se protger des armes chaque jour plus menaantes et meurtrires que l'homme invente et dirigera, non plus contre une nature hostile ou des animaux froces, mais contre lui-mme.

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Henry G. LAMBERT<1> Message to the fi. ture <2> Prehistoric cavemen left pictures of prehistoric animais in caves. This generation is leaving only rubbish. Yet caves are still the ideal repositories for withstanding the ravages of time. This paper sets out practical details for a scheme to design and manufacture thousands of identical plastic ta blets for. deposition by speleological societies in deep recesses of caves ali over the world. The information-to be conveyed would be rouch the same as we ourselves would like about the world of, say, a million years a go, including the shapes of continents and shapes of human heads. Even the date could be conveyed by the present trace of the ecliptic on a star map. Content would be limited by practicable size, requiring rigorous selection. A suitable committee should be established, including famous scientists. The project would seize public imagination, provoking suggestions and world-wide publicity. Correct handling of the publicity could induce sorne major plastics manufacturer to assume the expense of manufacturing. This seems essential to the practicability of the project. Anticipating probable removals, the. initial number of tablets must be large to. allow for the exponential rate of decrease and still leave reasonable probability of discovery after thousands or millions of years. (1) President of New Zealand Speleological Society. (2) Communication crite, dpose le 12 septembre 1953.

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: Modifications ont fait F. Ed. KOBY que subir les ours des cavernes leur habitat Les splologues s'intressant plus la lumire des cavernes qu' leur remplissage, il n'est pas tonnant que les traits de splologie, mme les plus rcents, ngligent un peu e dernier. II n'y a gure que l'ouvrage de Kyrie, paru Vienne en 1923, qui fasse louable exception, surtout en ce qui concerne les phosphorites. C'est pourquoi il nous a paru indiqu de faire une courte mise au point des modifications que les ours ont fait subir leur habitat. Cela nous a paru d'autant plus ncessaire que beaucoup de traces de leur activit ont t mises au compte des palolithiques et que de nombreux prhistoriens ont t ainsi induits en erreur. Les cavernes ossements, quand elles contiennent des os d'ursids, en sont trs riches et toujours il s'agit de l'ours des cavernes, qui comme l'ours brun descend de l'Ursus etruscus, mais ne parat possder tous ses caractres morphologiques qu'aprs le milieu du quaternaire. Le remplissage des cavernes encore ouvertes de nos jours ne remonte gure au-del de la dernire glaciation (Wrm), de sorte que les ossements les plus profonds de l'ours des cavernes sont d'ge moustrien et les plus superficiels d'ge -magdalnien. Nous laissons ici de ct la question de l'anctre direct de l'ours splen, l'Ursus deningeri, qui n'est pas encore trs bien connu et qui ne se trouve en gnral pas dans les cavernes. Si la caverne est favorable, assez profonde et assez chaude, protge des courants d'air, on peut admettre qu'elle a t habite par de multiples gnrations d'ours et cela pendant plusieurs milliers d'annes. Il est clair qu'un si long habitat n'a pas t sans laisser de traces, qu'on peut encore constater de nos jours et qui sont de nature diffrente, d'autant plus qu'un bon nombre des animaux y ont laiss leurs dpouilles. On peut distinguer les traces physiques, qui ont t produites par les activits des animaux et les chimiques, qui ont t causes par l'enrichissement du sol par les djections et les cadavres. On connat depuis longtemps les griffades d'ours sur les parois rocheuses et les surfaces d'argile. Ces traces, comme les empreintes de pas des animaux, dans l'atmosphre calme des cavernes, peuvent s'y conserver pendant de nombreux sicles. l)n.lger dpt de calcite, provenant des eaux qui peuvent ruisseler sur les griffades, peut contribuer les rendre encore plus stables. Naturellement, seules se laissent attaquer les parois rocheuses qui sont plus tendres que les griffes des animaux. Aussi les griffades font-elles dfaut dans nombre de cavernes. Un dpt de guano, ou tout autre substance corrosive, peut rendre les parois (1) Communication prsente le 9 septembre 1953.

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1G F. ED. KOBY [ 2 ] plus attaquables. U n d p t mou d e carto n de montagn e se l a isse attaque r facil e m ent, mais conserve m a l les empreintes. Quand il y a des griffades, e ll es sont e n gnral nombteuses c t les sillons sont groups par trois , plus souvent pat quatre o u cinq. La ditection gn 1a l c des r a inures es t oblique de h aut e n bas e t e lles sont situes h auteur d'oms , p our autant que l es modificatio n s du niveau du sol peuvent tt e ngliges. O n croit p arfois reconnatre, ct des gt:itrades des our s s p len s , des rainures plus fin es qui peuvent tre situes l a m me h auteur que les ptcmitcs. San s doute il s'agit i c i d e l'ours brun, dont les g rifi'cs sont moins paisses que celles d e son cousin. Il n o u s a p aru parf o i s que le s gritrades d'ours bnm s e tro uvent plus prs de l'entre d e l a caverne que les autres. Il est certain que l'ours des cavernes avait des g rifl'es plus courtes e t plus paisses que celle d e l'ours brun ; nous avon s mesur les l o ngucuts e t les pais seurs, ces derni res prises tra nsversal e m ent, des p h a langes ung uales osseuses d eux mains d 'ursids : l 'une provenant d 'une authentique patte d e splcn d e forte t a ill e , l'autre d 'un g r and ours brun a u d but d e sa cinquime anne, c t obt enu les chiffres ci-dessous. L'ours bnlll, qui a vcu dans l a fosse a u x ours de Berne, tait d'une taille sen sible m ent a u-dessus d e l a moyenne des ours d'Europe, car il avait d a n s son ascendance un grand mle du K amtchatka. Ours brun Ours splen 1er rayon, Jo/ p . 53 / G mm. 43/7 mm. 2" )) l> 53/G 43/8,5 3" l> 5 4/5,5 48,5/8,5 < 1 " )) )) 47,5/G 45/9 5" )) )) 52/5 43/9 Comme on voit, il y a de sen sibles diffrences entre l es dimensions, les griffes de l'ours brun tant plus longues, mai s plus minces que celles des s p len s . Il est probabl e que l e revtement com t endait chez ces d erniets l a diff t e nce encor e p lu s forte, e n ce qui concerne l'paisseu r. Les ours d es cavernes t ant moin s grimpeurs mais p l us m a rcheurs ct fouisseurs que les o ut s bruns, comme une tude (1951) d e l'omopl a t e n o u s l'avait dj montr. On tro uvera dans l e trait d e Trombe (19 52) une l iste d e 17 cavcmes fran aises e t d e 4 espagn o l es o o n a r e lev des empreintes des f a uves du p a loli thique, p articuli r e m ent des out s. Cette liste n'est n atmellement qu'une p r emire indication. Les plus anciennes tudes sur J e " s g rifl'ades ont t f aites e n Fra nce par Cartailhac e t Breuil. Depui s plus d 'un sicl e des gologues ont r e m arqu que dans certaines cavernes les p a r o i s sont comme p o lies par endroits . Il est difficile de prc iser que l est J e premier savant qui a v u dans ce lustrage le travail invol ontaire des ours. D'aprs Erdbrink (195 3) ce serait Noggc r ath qui, a u commencem ent elu s icl e demier, aurait fait l a premi r e observation p el'linente. Un p e u plus t ard Go ldfuss s'exprime comme suit : ... dass das vom Sinter entblosst e Gest ein a n e n ge n Durc h ga n gss t e ll e n ga n z abgeriebcn , glatt und fast p oliert i s t , w ahrsch ein lich von d e m o ft e r e n Anstreife n und Durchdtngen d e r fri.iheren tierisch e n Bewohner ... E n 1 836 Bou r pte l'o bservation : Dans cel't aines cavernes q u elques gologu es ont cru apercevoir d es endroits polis par l e passage rpt d'animaux canlivo res ( hyn es) ... l> Parfo i s l a cause du polissage n'est pas r e connue, comme par exempl e dans l a descriptio n d e N icol e t (18 47), qui concel'n e l a cavctne d e 1 l a ncen a n s (Do u bs) e t o l'auteur voit d es surfaces polies, san s stries n i s ill o ns, par a ll les a u plancher ... angl es arrondis. Parfois aussi o n [ 3 ) IIAJllTAT DES OURS DES CAVERNES 17 a incrimin, san s d oute ptesquc t o ujours t ol't, l'actio n d e sources the tmales. Ces B r c nschliffc ont t s lll t out bie n tud i s l a cavemc de :\Iixnitz (D rachcnhohlc) c t reproduits dans l a m onog raphi e pl. 134 et 13 5. L e de
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18 F. ED. KOBY [4] sente des creux et des bosses, les parties les plus en relief sont aussi les plus lustres et les creux sont d'autant plus pargns qu'ils sont plus profonds. Cela indique bien que la roche a t frotte pat un corps mou, qui ne peut tre que la toison des ursids, laquelle tait plus ou moins imprgne de marne qui jouait le rle d'abrasif. D'une faon gnrale les Barenschliffe sc trouvent surtout dans les parties rtrcies des couloirs ou sur des blocs isols. Mais les angles sortants chambres plus vastes peuvent aussi tre polis. Comme les ours ne voyaient pas plus que les humains dans l'obscurit et comme on sait qu'ils s'aventuraient des centaines de mtres dans l'intrieur des cavernes, on peut supposer qu'ils progressaient surtout en frlant les parois, qui les guidaient plus ou moins. Mais cette scurit relative ne ls empchait pas de tomber dans les abmes. Dans les endroits recouverts de tuf, le frottement continuel des toisons, qui devaient contenir de la boue et de l'argile, enlevait d'abord le tuf avant d'attaquer la roche. Inversement nous avons constat parfois, et cela est particulirement le cas Saint-Brais (Jura suisse), qu'aprs la disparition des ours un dpt calcitique s'est form sur la. roche polie. Quand on enlve cette couche, qui peut comporter plusieurs centimtres d'paisseur, on constate alors la prsence sousjacente de calcaire poli. Si le dpt est constitu de calcite suffisamment pure, on peut constater que la face qui recouvrait le rocher prsente des impurets jauntres qui sont les vestiges de l'argile que les ursids y ont laiss. Quand on a pu observer dans la nature ou dans les ja.rdins zoologiques avec quel sorte de plaisir et d'acharnement les ours sc frottent aux arbres ou aux rochers, on comprend aisment la prsence de lustrages tendus dans les cavernes. Il est possible que la prsence de parasites dans la toison ait aussi pouss les ursids es frottements, qui taient aussi plus actifs peut-tre l'poque de la mue. Il n'est pas impossible non plus que les lustrages, de mme que les griffades aient aussi constitu des marques de proprit, comme le veut une cole psychologique actuelle. Quoi qu'il en soit des causes, nous en voyons encore les effets aprs plusieurs milliers d'annes. . D'autres animaux sont d'ailleurs capables de produire les mmes phnomnes. Il y a bien longtemps que le gologue Buckland avait dj observ en Angleterre des surfaces polies dans les repaires d'hynes. De grands serpents, tels que les pythons, polissent des rigoles de rochers devant antre et notre paisible btail peut arriver au mme rsultat darts les paturages: lc1 on peut observer que le degr de poli est plus pou!?s en automne qu'au pr1ntemps: Le muse de Ble possde de beaux Schliffe produits par des moutons a l'entre d'une caverne en Angleterre. Nous avons observ dans les pturages qu'il suffit au btail d'une saison ou deux pour polir un rocher hauteur favorable, mais le poli, s'il n'est pas entretenu, disparat assez rapidement sous l'effet des !1 en est ?e mme dans les cavernes. A Saint-Brais nous avons observe les premiers endroits polis une quinzaine de mtres de l'entre de la caverne. Mais, en plus tard le remplissage, nous avons trouv des morceaux de rocher pohs plus prs de l'entre surtout le long des parois, provenant de la desquamation. _Cela dpend non sedlement de la nature de la mais aussi de de la caverne, de la circulation des eaux, de l absence ou de la presence de courants d'air, etc. II y a une certaine antinomie entre les griffades et les Barenschliffe . Quand les derniers sont bien prononcs, les premires sont absentes, et vice-[5] HABITAT DES OURS DES CAVERNES 19 versa. Quand une caverne possde des barres de rocher fleur de sol, on peut qu'elles sont aussi polies, surtout si le couloir est en pente. La production des lustrages n'est sans doute pas lie obligatoirement la pr . grand d'ursids. L'hypothse de Penck de la pullulation excessn e des ours speleens pendaQt le dernier interglaciaire, tabli\! sans raisons valables ex cathedra, a t pertinemment combattue par Soergd. Aussi bien des couches ours appartient la dernire glac..iation et a lin terglacialre. . Tout fait supposer qu'une caverne donne n'tait habite en mme temps que par quelques individus. Les recherches des auteurs autrichiens (Abel, Ehrenberg, etc., ont montr qu' Mixnitz les femelles mettaient bas en hiver. Y fa1sa1ent leur et les trs vieux individus s'y retiraient. Les ours pouvaient atteindre un age patriarcal, comme le montre extraordinaire de leurs dents. Nous avons .Parfois observ une abrasion telle a la. premire molaire infrieure que la couronne avait disparu entre -les deux raCines. Les canines infrieures, qui subissent une plus forte abrasion que les supriet\res, coinces qu'elles sont entre ces dernires et l'incisive Iat se casser en donnant un fragment lamella.ire. Plusieurs milliers d plus tard ces fragments, retrouvs par des prhistoriens, seront consi comme des couteaux par l'homme, baptiss lames de Kiskevely ' une caverne hongroise, et devront prouver que la caverne tait une. station _de chasseurs palolithiques ! Il est navrant de constater que de rares ont prt leur appui une telle ineptie. Nous croyons avoir etabn rationnellement (en 1940) le mcanisme de la formation de ces lames. les ours mouraient dans la caverne, les carnivores du voisinage, attirs par les emanations, s'attaquaient d'abord aux chairs, puis aux Les recherches de Buckland (cites par Boyd Dawkins), de Zapfe (1939) et les ntres ont montr que les hynes procdent suivant une technique ne varietur. os. longs sont toujours attaqus par l'piphyse proximale, qui est dbite par pehts eclats dont la plupart sont immdiatement avals. La cavit mdullaire ouverte, l'hyne en retire le plus possible de moelle, se servant surtout de sa langue. La diaphyse se casse alors en fragments plus ou moins allongs, suivant la de l'os et ce qui reste de l'os prend une forme plus ou moins pointue. Ce bout risque d'tre pri.s plus tard pour un instrument primitif, les traces de dents e!ant considres comme des marques d'accommodation. Les hynes sont surtout . friandes des vertbres, de l'omoplate, de l'os iliaque. Du bassin il ne que la partie la plus compacte, l'acetabulum, dont l'imagination des prhistor.Iens fera une lampe ou un gobelet. Les carnivores ngligent en change metapodes et les phalanges et de la prdominance de ces ossements on dduira a tox:t q.ue les chasseurs palolithiques apportaient les pattes dans la caverne et laissaient le reste du cadavre dehors. . S'il n'y a de carnivores dans les environs les chairs se dcomposent le processus tant activ par les collemboles, pactries et autres anima.lc.ules (V. plus bas). Le squelette qui restera ne sera pas l'abri des avatars. montre qu'il faut des circonstances extraordinaires pour permettre de un squelette complet. Il est mme douteux qu'on ait jamais trouv la totalite des quelque 200 os d'un mme ours des cavernes. Pour les survivants, qui ne voient nullement dans l'obscurit, le squelette sera un obstacle continuel. Les lourds plantigrades craseront la cage thoracique, d'o l'extrme raret des ctes entires, casseront les os dlicats comme le pron et l'os pnien en produisant la constante fracture en bec de flte, que

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20 F. EO. KOBY [6) Biich ler prtendait n e pouvoir tre f a it e q u e par les huma in s . De sort e qu'aprs un certai n temps l es os se r ont p l u s o u moins dispc•ss, le s p l u s massifs, y compris l e cr-n e qui perdra inv a.-iabl c m cnt sa mandibule, se ront repousss dans les e n co i g nllles o il s pourront sc con se r ve r plus o u moins intact s . Dans l es cavernes plus ieurs ta ges l es cr
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i . 1 22 F. ED. KOBY [8] etruscus qu'?n peut voir au Muse de Ble et qui porte dans son nez et sous son arc zygomatique des os longs d'autres animaux. Les accumulations de crnes et d'ossements, leurs fractures, leurs intrica tions et leur polissage sont des phnomnes naturels qu'il faut connatre avant des cavernes. II y aurait lieu d'ajouter la liste cidessus, a titre speleobwlogique, un phnomne plus rare, dcouvert par l'abb Cathala et Casteret dans la caverne de Minerve. Il s'agit des << nids d'ours ou arrondis et profonds, creuss dans l'argile. Le prhistorien pourrait s'Imaginer que la place a t balaye et les os et les ttes disposs Intentionnellement la priphrie. les modifications de l'habitat des ours traites jusqu'ici sont de nature physique et _produites par l'activit des animaux, il nous reste encore passer en les modifications chimiques des sols de cavernes. Ces dernires sont -dues a l accumulation des produits du mtabolisme de ces animaux, excrments et urines, ainsi qu' la dcomposition de leurs cadavres. II s'anit essentiellement d'un enrichissement en phosphates et en corps humiques. 0 dire que c'est en quelque sorte par hasard que nous sommes si bien sur ce <;hapitre, car les phosphates sont un prcieux engrais dans l et d'autant plus recherchs que la proportion soluble dans le citrate ammoniacal d'ammoniaque est plus leve. De nombreuses grottes ours ou guano de chauves-souris ont donn lieu des centaines d'analyses et cela depuis prs de deux sicles. On sait que le phosphore se trouve un peu partout dans la nature, dj dans les roches igne.s, et qu'il est ramen au jour par les sources hydrominrales. On aussi le. t:ouver dans des gisements d'origine vgtale ou animafe, ces derniers seuls meritant le nom de phosphorites. Dans nos contres les gisements de guano sont rares. On peut citer comme la fente de rocher situe dans le Lot et tudie par Delfortrie (1873). Mais dans les cavernes ours la grande masse des phosphorites a t produite par les ursids. Nous ngligerons donc par la suite l'apport des chauves-souris, dont le guano l'tat frais ne contient d'ailleurs que 0,5 1,5 % de pentoxyde de phosphore. ' A la fin du sicle dernier le chimiste A. Gautier a bien tudi les phosphates de la caverne de Minerve (Hrault), et plus prs de nous les auteurs autrichiens, (in Abel, 1931), par leurs recherches sur la Drachenhohle, pres de Mixnitz, ont singulirement contribu l'avancement de nos connaissances sur les formes collodales des phosphates et des corps humiques. On. exprime en gnral la teneur des terres en phosphore en acide , pentoxyde de phosphore : p 205 • Multipli par 2,2 le poids de ce corps a peu prs celui des phosphates. On sait que les ossements, mme frais, contiennent une forte proportion de phosphates, environ 60 %. Gautier en trouve 3,27 gr. dans un kilo de chair de buf. Pour Schadler un ours des cave1ncs devait livrer 7 8 kilos de pentoxyde de phosphore. Il ne faut pas oublier que le rocher natif des grottes peut aussi fournir du phosphore. Dans le calcaire nummulitique de la caverne de Minerve, A. Gautier a trouv 2 3 p.m. d'acide phosphorique. Dans les cavernes wrmiennes les ossements des animaux sont en gnral plus ou moins bien conservs et c'est seulement dans les couches les plus profondes qu'on peut constater leur lente dcomposition. En plus des djections ce sont donc les parties molles des animaux qui ont fourni les phosphates, suivant un processus que Gautier a aussi tudi exprimentalement. Dans un premier stade les matires albuminodes, attaques par les bactries anarobies et les fer-[9] HABITAT DES OURS DES CAVERNES 23 ments, se dcomposent en donnant de l'ammoniaque, des acides gras et lactiques, de l'hydrogne sulfur, des sels phosphoriques plus ou moins stables, etc. A cette phase de rduction succde un second stade d'oxydation, facilit par les arobies, avec formation de sels ammoniacaux, de nitrates, de phosphates, etc. Or, les phosphates d'ammoniaque, solubles dans l'eau, sont entrans au contact de la roche qui fournit le calcaire et il se produit des phosphates tribasiques et bibasiques, le phosphate ammoniacal donnant avec le calcaire du phosphate bibasique de chaux et du carbonate d'ammoniaque. Il se forme alors, surtout dans les couches ossernents, des dpts phosphats, souvent sous forme de concrtions zones, comme aussi de revtements de parois. Des morceaux de pierre peuvent se transformer presque compltement en concrtions avec un noyau fourni par le calcaire, entour d'une zone de chaux blanchtre, puis de couches de phosphates tribasiques et bibasiques. Ces 'concrtions ne se trouvent que dans les cavernes abondamment et longuement habites par les ours. Les auteurs allemands les appellent noix phosphates . Le chercheur averti les reconnat dj, avant de les voir, au crissement caractristique que produit le pic leur contact. Une analyse de l'corce zone de ces concrtions a donn Matchatski : Ca Co3 ••••••••• • • • • • • • • • • • • • 1 ,90 o/o Ca3 P2 08 H2 0 . . . . . . . . . . . . . . 95,94 2 Fe2 05 3 H2 0 . . . . . . . . . . . . . . 0,68 Reste organique, eau . . . . . . . . 1,51 Le matriel provenait de la Drahenhohle. Une concrtion de la caverne de Vaucluse sur le Dessoubre, faite par A. Perronne, nous a donn P205 , 3 H20 .................. 75% Si 02 , Ca 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Ca Co3 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 15 Traces de quartz, de charbon, de fer. Absence de . Une connaissance plus approfondie des divers phosphates rencontrs. dans les cavernes n'est pas superflue. Le 11hosphate bibasique est la brushite et a comme formule: P04 Ca H, 2 H20 Il est donc voisin de la mtabrushite : (P04 CaH)2 , 3 H2 0 On le connaissait pour l'avoir trouv auparavant dans quelques rares guanos rocheux des Antilles. Gauer en dit : Cette substance se prsente sous forme d'une matire pulvrulente, blanche ou chamois clair, farineuse et aussi. blocs friables au centre desquels on trouve un noyau de roche (a Minerve) encore incom-pltement transform en cette. substance. Qut:lquefo1s la brushite s'attache aux murs des galeries sous forme de crotes cristallines provenant videmment d'une lente corrosion du calcaire par une substance que l'eau a d dissoudre, comme en tmoigne l'horizontalit du niveau de cette corr?sion marque sur les parois. Cette farine est presque entirement forme de minces lamelles triangulaires, le plus souvent tronques, mais artes vives, o se .. duit frquemment l'angle de 38, bien plus rarement celui de 110o. -!'--.cote des lamelles on. aperoit au microscope quelques aiguilles assez rares. par un acide minral, la brushite se dissout ;n dgageant de rares bulles d acide carbo niqe et laissant un faible rsidu argileux et organique La teneur en pentoxyde de phosphore de la brushite traite au rouge est d'environ 40 41 %.

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24 F. ED. KOBY [10] D'aprs Schadler et Armbrecht la densit spcifique de la brushite est de 2,273. La minervite a t dcouverte par Gautier la caverne de Minerve. C'est un phosphate d'alumine ayant la formule: P2 05 • Al2 Elle rsult de l'action du phosphate sur les argiles. Gautier l'a rencontre sous forme d'une poudre blanche plastique s'paississant rapidement l'air. Examine au microscope, aprs avoir t abandonne l'air, cette substance parat forme de grains cristallins tnus et de prismes rhombodaux en hexagones rguliers ou en triangles quilatraux, dont les extrmits angulaires sont rgulirement tronques. Cet aspect rappelle celui de l'hydrargillite ... La minervite est plus ou moins mlange d'argile, de phosphate ferrique et surtout de fluorure de calcium (2 % ). Elle est voisine des corps suivants, qui surtout par une autre proportion d'eau.: la variscite : P2 05 • Al la callanite : P2 05 • AI2 03 , 5 H2 0 la gibb.fte, la wawellite, etc ... A -la caverne de Mixnitz les auteurs parlent de variscite. Elle a t rencontre surtout sous forme de veines dans les couches superficielles du sable sous-jacent la terre ours. A la caverne de Minerve la minervite se trouvait un endroit sous forme d'une veine d'une paisseur de 15 cm. et une profondeur de 3 m. 50. Elle tait assez plastique pour s'couler, s'paississait au contact de l'air en donnant une matire blanche semblable au kaolin et happant la langue. La minervite est soluble dans les acides minraux tendus, dans les lessives alcalines faibles et, en grande partie, dans le citrate ammoniacal d'ammoniaque. A Minerve, comme le montre une analyse de Gautier, c'est le phosphate d'alumine qui est le plus richement reprsent : Eau hygromtrique et de constitution-. . . . . . . . . . . . . . . . 12,157 Matire organique azote, environ . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1,900 Phosphate tribasique de chaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24,251 Phosphate d'alumine .'. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28,327 Alumine en excs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3,612 Fluorure de calcium ................................ 4,319 Argile . . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . 21,845 Eau de constitution de cette argile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3,121 Magnsie, oxyde ferrique, S03 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • traces A Mixnitz le phosphate d'alumine ne comprenait que 4 % environ, alors que le phosphate de chaux atteignait 36 %. Le matriel qui a donn Matchatski ces proportions est dsign par lui comme terre phosphate brune argileuse Les diffrentes sortes de phosphates ne sont pas faciles sparer et peu de remplissages de cavernes ont t suffisamment tudis sous ce rapport. Une dtermination exacte, quantitative et qualitative des lments chimiques aprs oxydation, comme celle qui a t faite par Utescher la Ilsenhohle, prs de Ranis, ne permet pas de dire de quels phosphates il s'agit. Mais on peut admettre, jusqu' plus ample inform, que le phosphate tribasique est en gnral prpondrant. Les phosphates tribasiques sont plus ou moins colors de brun. Ce sont eux surtout qui confrent la teinte brune la terre ours et il parat bien que leur coloration tient la prsence de matire organique. Les corps humiques (voir plus bas) sont les colorants les plus actifs. [11] HABITAT DES OURS DES CAVERNES 25 Le phosphate tribasique se prsente dans les cavernes ours sous une forme collodale intressante, le auquel on attribue la formule suivante : Ca3 P2 • 2,5 H2 0 Il se rapproche donc de l'ornithite un peu moins hydrate. Ce gel peut se trouver sous forme de couches assez minces recouvrant les ossements et les morceaux de calcaire plus ou moins modifis. Entre la terre ours ct le collophan on constate souvent la prsence d'une enveloppe de brushitc plus ou moins cristallise. Comme Cramer l'a fait ressortir, quand on enlve cette couche brune des os, on trouve dessous une surface lustre qui peut parfois faire croire un polissage artificiel. La prsence de collophan confre la terre un toucher tout fait particulier, qui permettrait au besoin de la reconnatre dans l'obscurit. Il nous est arriv parfois de dcouvrir sur le profil de la tranche des poches plus sombres que le reste et contenant des ossements rarement bien conservs de nouveau-ns d'ours. Si les conditions sont favorables un tel cadavre peut tre reconnu grce cet enrichissement local en phosphates. En plus des phosphates on trouve aussi dans les cavernes ours des corps humiques, qui, comme les premiers, sont aussi d'origine animale. Ils sont aussi de nature collodale plus ou moins apparente et colors de brun allant jusqu'au noir. On sait que les corps humiques vgtaux sont des produits de dcompositiop, avec nouvelles synthses, des substance vgtales. Les anciens agronomes nommaient ces corps Leur composition chimique est complique, variable, et imparfaitement connue. Ils contiennent environ la moiti de leur poids de carbone et toujours une quantit d'azote allant de 2 5 % et mme plus. Le type le mieux connu est la dopplrite des tourbes. Les agronomes dosent l'humus soit en oxydant le carbone, soit en attaquant l'azote du carbonate de potassium, soit enfin en se servant de la mthode colorimtrique de Mehlin et Sven Oden (1917), qui consiste extraire les corps humiques par la soude caustique 10 ou 15 % et comparer les solutions avec un talon d'acide humique fourni par Merck. Cette dernire mthode ne donne que des rsultats comparatifs et non pondraux. Les analyses de Gautier avaient dj dmontr la prsence dans les ossements et la terre ours d'une matire organique qu'il n'tait pas parvenu sparer de faon satisfaisante. Les auteurs de la monographie de Mixnitz ont montr que cette substance, qu'ils ont baptise scharizrite, est de nature collodale, plus riche en azote (12 21 %) que la dopplrite et colore en brun allant jusqu'au noir. C'est en quelque sorte le pendant animal de la dopplrite. Son spcifique est de 1,535 et sa duret de 2. Comme les corps humiques vgtaux, les animaux sont solubles dans les lessives caustiques et partiellement aussi dans l'eau. C'est pourquoi il faut les rechercher surtout dans les horizons profonds des remplissages des cavernes o ils peuvent former une strate noirtre qui a souvent t prise pour un reste de foyer. A Mixnitz, en plus de condensations locales, ils formaient surtout deux horizons qu'on pouvait poursuivre presque dans toute la caverne. Le remplissage y contenait en moyenne 3 4 p.m. d'azote. Les analyses de Gautier pour la caverne de Minerve indiquent aussi toujours la prsence d'une matire organique, allant de 2 5 o/o. Les collodes humiques d'origine animale mritent d'tre mieux conns, si l'on veut viter des confusions. Au Drachenloch, en Suisse, comme on avait

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r 1 126 F. ED. KOBY [12] constat leur prsence dans la couche ours, on avait prtendu tort que les ours avaient habit la caverne une poque o la vgtation tait beaucoup plus luxuriante qu'actuellement, parce qu'on considrait ces substances humiques comme des produits vgtaux. Une origine animale n'avait pas mme t souponne. Le prhistorien devra surtout viter de prendre des condensations en couches horizontales de corps humiques pour des restes de foyers. Il faut esprer aussi qu' l'avenir on trouvera une mthode permettant de discriminer les corps humiques animaux des vgtaux. BIBLIOGRAPHIE ABEL ct KYRLE (1931). -Die Drachenhohle bei 1\lixnitz. Spel. Monog. Bd VII, VIII. E. (1940). -Das alpine Palacolithikum der Schweiz. CASTERET N. (1951). Profonders. CRAMER H. (1941). -Ein Profil der Hohlcnablagerungen, Zbl. Min. Geol. Pal., P 129. DELFORTRIE (1873). -Les gtes. de chaux phosphate dans le dpartement du Lot. Actes Soc. Linn. Bordeaux, t. XXVIII. ERDBRINK D. P. (1953). -A review of fossil and recent bears of the old \Vorld. GAUTIER A. (1893). Sur les phosphates en roche d'origine animale. C.R. Acad. des p. 928, 1171, 1271. GAUTR A. (1894). -. Sur un gisement de phosphate de chaux. Ann. Mines, 9" srie, t. 5 (mm.). KonY F.-Ed. (1939). -A propos d'un pseudo-artfact. Ann. SSP, Il 135. KonY F.-Ed. (1940). -Les usures sniles des canines d'Ursus spelaeus et la prhistoire. Verh. Naturf. Ges. Basel, vol. LI, p. 76. KonY F.-Ed. (1941). -Le charriage sec des ossements dans les cavernes. Eclogae geol. Helvetiae, t. 34, p. 319. l{oov F.-Ed. (1943). -Les soi-disant instruments osseux du palolithique alpin ct le charriage sec des ours des cavernes. Verf. Naturf. Ges. Basel, vol. LIV, P 59. KonY F.-Ed. (1945). -Les cavernes du cours moyen du Doubs et leur faune plistocne. Actes Soc. jurass. d'Emulation, 2" srie, t. 48. KonY F.-Ed. (1951).-L'omoplate d'Ursus spelacus. Ve.rlt. Naturf. Ges. Basel, t. LXII, P 1. KYRLE G. (1923). -Theoretische Spelaeologie. \Vien. LEROI-GOURHAN A. (1950). -La caverne des Furtins. Prltistoire, t. Xl. MELIN et 0DEN (1917). -J{olorimetrische Untersuchungen ber Humus und Humifizierung. Sverig. geol. Undersolmig, t. 10, n 4. NICOLET (1847).-Bull. Soc. Sc. Nat. Neuchdtel, p. 435. . . . 1{ t fossiler l{nochen. RosENMUELLER (1795).-Be1traege zur Gesch1chte und na eren enn mss Leipzig. SoERGEL W. (1940). -Die Massenvorlwmmen des Hohlcnbaren, lena. SPAHNI et .RIGASSI (1951). -Les grottes d'Onnion par Saint-Jeoire-en-Faucigny. Revue savoisienne. TROMBE F. (1952). -Trait de splologie. Paris. UTESCHER K. (1948). -Das erdige Phosphathaltige Ranis. Abh. geol. Landesanstalt Berlin. H. 215. ZAPPE H. (1939). -Lebensspuren der eiszeititchen Bd VII, H. 2. Sediment in der Ilscnhohle von Hohlenhyucne. Palaeobiologica, [13] HABITAT DES OURS DES CAVERNES 27 DISCUSSION M .. J. ELOSEGUI signale J'existence de possagcs dans une caverne (Troskaeta-l{oJ{obcn) Ataun, dans le Pays Basque Espagnol (Guipuzcoa). Les polissages se trouvent dans le fond du grand vestibule d'entre ct dlimitent une chambrette de 6 7 rn de diamtre dont le sol est strile. l\lais, sur l'un des cts de la chambrette existe un gouffre profond de 12 13 rn, qui est occup par un important gisement en cours d'tude par la Socit de Sciences Naturelles Aranzadi de San Sebastian. Dans une autre grotte situe proximit de ln premire (Aizkirri-l{o-I{obea), il existe aussi dans une chambre, actuellement finale, 200 rn de l'entre, de remarquables polissages. Cette grotte a fourni Ursus spelaeus, Felis spelaea, llyaena spclaea, etc. Dans les deux grottes, la hauteur des polissages conduit admettre qu'ils sont dus aux ours des cavernes. M. F. ANELLI indique qu'il a reconnu des polissages paritaux attribuables au passage de l'ours des cavernes dans deux grottes horizontales des Murge di Bari (Pouilles). Cependant, aucun ossement d'ours n'a t douvert et il est permis de se demander si les polissages ne seraient pas dus au frottement des parois par d'autres animaux une poque rcente (chvres, moutons, etc.). M. Ch. RoTH remarque qu'un tel polissage une certaine hauteur sur les parois ou les vo1ites pourrait bien nanmoins tre dft des ours. Le manque d'empreintes ct d'ossements rsulterait peut-tre du fait que le ct les ossements auraient t vacus par les eaux. M. l'Abb GIRY croit que si le culte de l'ours ne peut tre dduit obligatoirement du groupage des crnes, de tels cultes ont bien exist, comme le prouvent par les bisons d'argile, etc. De plus, il ne lui semble pas que les ours, comme les autres animaux sauvages, aient eu besoin de se frotter aux parois pour circuler dans les grottes.

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Maurice DRIBR <1> Dcouvertes rcentes de dans l'le de RSUM gravures M . (2) In orque L'le de Minorque recle dans sn partie sud forme d'assises miocnes de trs nombreuses cavits. Beaucoup de celles-ci furent creuses et amnages au cours des poques prhistoriques et il a t rcemment dcouvert toute une srie de .gravures rupestres qui sont d'un trs grand intrt, parce que la plupart sont des idogrammes. Le dchiffrement "de ceux-ci apporte des prcisions curieuses sur le dbut de la civilisation de l'Age du bronz.e en ce pays. Cette tude est faite en liaison avec l\1. l\IASCARO PASARIUS, nrchologue mmorquin. L'le de Minorque est sans doute la moins connue et, pourtant, la plus intressante des Balares. Gologiquement elle est subdivise en deux parties essentielles. La partie situe au _nord de la route est constitue par des assises dvoniennes coupes de lambeaux jurassiques et crtaciques; la partie sud est forme par un plateau miocne. Il existe des grottes intressantes dans la partie nord, notamment des grottes marines autour de Fornells, ainsi que quelques habitats prhistoriques. Toutefois, c'est la partie sud qui est de beaucoup la plus intressante au point de vue splologie, car elle est truffe de cavits naturelles ou artificielles encore trs prospectes. Il existe peu de grottes de grande importance, tout au moins actuellement connues, mais, par contre, les habitats creuss et amnags au cours des poques .prhistoriques offrent un intrt tout spcial. Certains de ces habitats ont t creuss dans les falaises de barrancos, soit en profitant de grottes prexistantes, soit de facon tout fait artificielle. D'autres ont t creuss mme le plateau avec une entre en vritable terrier. Beaucoup de ces derniers sont videmment obstrus, mais il y en a un certain nombre simplement ferms par quelques dalles sur l'entre, et que l'on peut aisment dgager et visiter. Une tude complte sur les grottes de Minorque dpasserait de trs loin le prsent expos, qui a surtout pour but de signaler les dcouvertes rcentes de gravures prhistoriques situes dans les grottes et habitats que nous venons d'indiquer. Ces gravures qui taient passes jusqu' prsent inaperues, datent du. dbut de l'Age du Bronze et furent trouves ces dernires annes par notre a mt MAs CARO PASARIUS, avec lequel nous les avons depuis se !rouvent sous des enduits calcaires qui les dissimulent souvent en partie, mats qu1 les ont (1) Chef du Centre d'Eclairagisme la Compagnie des lampes Mazda (2) Communication prsente le 9 septembre 1953.

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311 ;\!. DRIBR [2j [ 3 ] GHAVURES DE )IINOHQUE 31 pm nillcurs . consencs c l. d'o1cs cl dj, un rpertoiJe nsscz t endu e n n t t abli. L es premires g ravures dcou ve rtes .fu1cnt celles d e B . Jl'IGUAHDA VELLE qui r e p1sentent, parmi t oute une suite de s i g nes que l'on p eut r a p ptocher de ceux de l'art du Levant Espngn o l , les figu1es con stituant un idogramme t ypique . Un autre idogramme fut dcou,crt quelque temps aprs dans l a grolle de Es TuuoNs, non l oin de l a Navetta. Enfin, un tro i sime idogramme fu t dcou vert p lu s 1cemrncnt sur les mut s cxt l"icnrs de l a grotte d e SAN JOA1\ GRA:\" prs de Ciudadela. Nous donnons c i-contre l a r eproduction de ces idog rammes e t de leurs explications. Ces intcqwtatio n s o n t t tablies avec :\L MASCARO PASARIUS e t avec l e ptci eux concom s d e l 'Abb BnEU IL. Il s'agit l d'un d but d'tude, car il apparat a uj ourd 'hui cer tain que beaucoup d'autres dcouvertes rest ent faire dans le sous-sol minorquin. Idogramme !. La JII"Cllli t c figure (!) tcpn!sentc l'Eto il e des Mages, symbole d e la divinit. La seconde (2) csl l a figuration d 'un personnage impottanl, snns doute l e Mage ; comme e n fait f o i l a tt e tt i a ngulaitc. Il csl en sign e d'adotati on. La l toi sime f i gutc ( 3 ) t c prscnl c l':uc hct f a it c l e feu c l l e fo yct, ct la qualtimc (.l) qui est san s doute une sch matisation d e c h nc, r c ptscnle l e g i bict. L 'inlcq)J"talion de ccl e nsemble est f01L simple : l e Mage r c m ctc i c l a didn!t de lui avoit p c tmi s d e lto u , c t en ces li e ux, sou s f01mc de gibi c t, l a subsistance lut pet m cltant d'tablit son foyct. C'est pcut-ttc l l'his t o it c de l a fondation primithc de la c i vilisation d e l'Age du 13to nzc i1 i\lino t quc. Idogramme Il. -Il s 'agil i ci d 'une b arque antique dole d 'un m :it ct de voil e s , _ct potta nl l e s pctson nages ven a n l sans dout e d'Oricn t pom peu pl cr 111im i li vcmcnl l 'ile (<>) L 'un des pctsonnagcs, p at s a t l c , est l e c hef (i\lage) ; les aullc s sont hommes, femmes cl enfants. On peut les rappr oc h ct des sch malisalion s espag n o les tudies pm l'Abb BnEIJIL. Idogramme Ill. -Nou s l rOU\'O n s i c i un personnage m ort auprs de sa . t ombe rcptsenl.e J'>at un cc t c l c cl d e son habitat e n f onnc d e hutt e tt o nconiquc f ermee par deux u r e s ( 6 ) . Celle pas d e lcnttCc d 'une J{l ' otlc i ndiqu e que celle -ci t•sl ltlc a dilc, puisqu'e ll e est de,enuc la lomhe d u c h ef qui y dem c ur ail. D ISCUSSION ill. F. o bsct TC que dan s l e s i\luq;c ( P ouilles) o n Ltou, c aussi des constructio n s d e pierr e sch e , p l a n e it c ulaitc ct fo t m e conique, ains i q u e des ca,erncs en terrain p e u tsi stant. Egale m ent, q uelques dessins , comme pat exemple J'toil e six pointes, ont t dcou\crts sut les parois d e plus ieur s g r oltcs. Il s ptscntcnl des analogies : n ec les m otifs gomlt i q u c s tt acs i t la s m fnec cxlct n c des mais o n s l\ Loils coniques, diles lntlli :.> dans les Pouilles. •

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0 0 '-'L. MROC La conqute ds Pyrnes par l'Homme et le rle de la frontire pyrnenne au cours des temps prhistoriques (I) L'occupation des Alpes par l'Homme au cours des temps prhistoriques a fait l'objet, en 1935, d'une remarquable tude (2). Rien de comparable n'existe pour les Pyrnes. Ces montagnes prsentent cependant sur les Alpes une double supriorit : la premire consiste dans .le nombre infiniment plus considrable et l'ge beaucoup plus vari de ses habitats. Une documentation d'une semblable richesse doit permettre des conclusions mieux assises. La seconde rside en ce que les Pyrnes constituent l'une des deux portes de l'Europe en direction du Sud. En effet, sur ses 4 000 km. de frontires mridionales, le continent europen offre deux issues seulement vers le continent africain : l'Est, l'isthme caucasien; l'Ouest, l'isthme pyrnen. Ils sont, l'un et l'autre, barrs dans toute leur largeur par une imposante chane de montagnes ne laissant que de mauvais passages en bordure de la mer. D'o l'importance capitale de la rgion pyrnenne dans la recherche des dplacements de peuples entre les deux continents. Nous avons tent de combler cette lacune, de faon bien imparfaite certes, en quelques cartes assorties de brefs commentaires o l'on trouvera condenss, pour le seul versant Nord, d'un ct la quasi totalit des faits connus et en grande partie indits, de l'autre les principales rflexions qu'ils suggrent. Afin de fournir au lecteur une base d'apprciation, nous avons port sur nos cartes : ......:.... la frontire franco-espagnole actuelle, qui co.rrespond grosso-modo la ligne de fate de la chane; -les moraines frontales wrmiennes, dans les valles qui en comportent. C'est par rapport ces deux repres fixes que l'on pourra juger le plus commodment des poitsses de l'Homme vers la montagne et de ses reculs vers les plaines. A l'gard de ces dernires nous avons pris pour limites septentrionales, l'Ouest, les sables des Landes, sous lesquels sont ensevelies, tout jamais sans doute, les traces de tout peuplement antrieur au Pal.olithique Suprieur, poque vraisemblable du dpt de ces sables qui ont fait de la rgion un vritable dsert jusqu'au Msolithique. Plus l'Est, le cur du dpartement du Grs nous a servi de frontire : le manque de recherches systmatiques y a laiss un large blanc entre les habitats de la haute valle de la Garonne et ceux des environs de Condom et de Nrac. Nous avons ensuite pris en considration (1) Communication prsente le 9 septembre 1953. (2) DELLENBA.cH (M. E.). La du Massif alpin, et de ses abords par les populations prhistoriques. Rev. Gog. Alpzne., t. 23, 1935, fasc. 2, pp. 147-416, 9 cartes 3

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36 L. MROC [4] Les petites Pyrnes tires obliquement dans la direction Nord-Ouest SudEst, en avant des Pyrnes vraies, de mdiocre altitude, souvent calcaires, semblent n'avoir pas attir les Palolithiques infrieurs en dehors des principales valles qui les coupent : l'absence de galets propres la fabrication de bifaces peut rendre compte de cette constatation. Pour la mme raison, sans doute, les massifs mollassiques formant les interfluves parraissent avoir t galement dlaisss en ces temps reculs. Par exception un groupe de stations s'y remarque sur la rive droite du Tarn immdiatement l'aval du confluent de l'Agout. La matire premire uniformment utilise dans toute la zone envisage jusqu'ici a t le quartzite .. Les alluvions du Tarn ne comportent que du quartz ct un peu de silex; l'Homme y a parfois mis en uvre ces deux roches mais il y a surtout apport, pour son industrie, des galets de quartzite depuis la valle de la Garonne distante d'une vingtaine de kilomtres. C'est, sans doute, le plus ancien fait de cet ordre, connu. Tous ces habitats. sont en plein air, l'exception de celui de La Terrasse Montmaurin o l'Homme s'tait install, comme Brbach en Alsace, entre deux basses parois rocheuses susceptibles de servir de support une toiture artificielle. Tous ces habitats encore, celui d'Ascou mis part, sont situs l'aval du front glaciaire wrmien, une altitude absolue infrieure 400 m. L'Homme, si l'on s'en remet aux donnes de la carte, s'est donc tenu l'cart, non seulement de la montagne vraie, mais aussi des hauteurs beaucoup plus modestes des Petites Pyrnes. Le dpt d'Ascou rvlerait une aventureuse expdition jusques au cur des Pyrnes. Si l'on met en parallle le bassin sous-pyrnen de la Garonne avec le pays des Gaves d'une part, avec le Bas-Languedoc d'autre part, on est frapp par l'extrme indigence en stations de ces deux dernires rgions qui correspondent cependant aux deux extrmits maritimes de la chane, donc aux deux voies de passage les plus faciles entre les deux versants. Notre exprience personnelle, aprs celle de bien des devanciers, nous permet de penser que cette pauvret ne tient pas une insuffisance des prospections mais qu'elle correspond la ralit : le nombre des stations sera certainement accru dans ces provinces mais .il y restera toujours trs loin en arrire de ce qu'il est dans la valle de la Garonne. Le manque presque absolu de Palolithique infrieur sur la cte orientale de la Pninsule Ibrique renforce ce point de vue et l'on peut, sans crainte de grave erreur, tenir pour tablie la non utilisation de la bordure mditerranenne des Pyrnes au cours de la priode considre. Plus surprenante apparat la pauvret de notre Pays-basque si l'on considre l'intensit de vie que les travaux de MM. BREUIL et ZBYSZEWSKI ont rvle, pour la mme poque, sur les ctes portugaises .. Cependant, les provinces cantabri: ques espagnoles constituent, aux abords de _la un vide qui fait pendant celui de nos provinces franaises du bassin de 1 Adour. En dfinitive en l'tat actuel de nos connaissances, sur le versant mridional, comme le versant septentrional des Pyrnes, la zone centrale a seule livr du Palolithique infrieur en quantit notable : dans les alluvions l'Ebre aux en virons de Saragosse, et Torralba (Soria) Il a donc dans la rpartition de sur les deux On est, conduit se demander si a montagne n'aurait pas fran clue,_. non par extrmits, mais dans sa partie la plus ardu, celle ou elle constitue une ver1-[5] LA CONQUTE DES PYRNES PAR L'HOMME 37 table muraille entaille de rares et difficiles passages fort levs et la faveur du climat favorable des priodes interglaciaires. Dans ce cas, la trane de pices parses de la valle de l'Arige jusqu' l'altitude de 1 200 mtres jalonnerait la route transpyrnenne qui, par Ascou, aurait reli la valle de l'Arige la valle de la Sgre. Il faudrait, galement, admettre que les traces du sjour des hommes du Palolithique infrieur l'amont des moraines wrmiennes auraient t effaces par les avances glaciaires postrieures ce sjour, ce qui n'est rien d'impos:.: sible. II. -LE PALOLITHIQUE MOYEN Sur cette carte ont t portes et caractrises par des signes diffrents : a) Les grottes-habitats ayant donn soit des restes humains, soit un outillage appartenant incontestablement la famille moustrienne, que nous qualifions provisoirement de Moustrode compos surtout d'clats plus ou moins utiliss accompagns de rarissimes pointes, racloirs et bifaces, li une faune comportant l'Elephas primigenius, le Rhinoceros tichorhinus, avec l'Ursus spelaeus prdominant, mais d'o le Renne est radicalement absent. Parfois (au Coupe-Gorge) des bifaces micoquiens s'ajoutent cette industrie, ce qui dmontre la complexit des faits (1). b) Les gro,ttes-repaires ayant livr, sans traces de l'Homme, les restes de la faune du groupe prcdent a). . En mettant ainsi part les cavernes industrie ou faune dites gnralement << moustriennes o le Renne fait dfaut, nous avons manifest notre sentiment qu'il s'agit l d'habitats et de repaires antrieurs la Glaciation wrmienne, probablement contemporains de l'Interglaciaire Riss-Wrm, tandis que les aatres, analogues mais avec Renne, correspondent au maximum wrmien. Cette faon de voir surprendra; elle repose, cependant, sur des arguments srieux : Tout d'abord l'absence du Renne est trop frquente dans toute une srie de grottes du Palolithique moyen, partout en Europe, pour qu'elle y soit le seul effet du hasard ou du choix de l'Homme et non l'indice d'une particularit climatologique et chronologique. Les grottes du Palolithique suprieur dmontrent en effet que, lorsque cet animal vivait dans une contre, ses restes figurent dans la quasi totalit des inventaires faunistiques de l'poque. On objectera, peut-tre, qu'il s'agit, dans les Pyrnes, de grottes montagnardes aux abords desquelles le Renne ne pouvait vivre. Quelques exemples suffiront dmontrer l'inanit de cet argument : si le Renne fait dfaut dans le repaire moustrode de Massat-grotte-suprieure, il abonde dans le Magdalnien de Massat-grotte-infrieure, situe cinquante mtres plus bas dans le mme massif; -si le repaire de l'argile de base et le niveau de la grotte de Gargas l'ignorent, les niveaux susjacents, aurignaco-prigordiens, le possdent. Bien mieux, dans la grotte de Malarnaud, il existe deux couches d'argile superposes, spares par un pais plancher stalagmitique : dans les deux, la faune (1) Nous avons galement inclus dans cette catgorie les couches infrieures F. 1. 1 4 faune chaude de l'abri Olhn, voisines dans le temps de la couche P de la grotte qui, elle, entre bien dans le cadre de notre groupe a).

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w z (!) o::::c .Q.. Cl) <,., z: LA.I >-c: :E LA.I :::a t=:l LU ---::c 0 z ....... LU c: ..... (!) ........ . LU -a: ...J a.. o. cu c c Go '-en c m en 0 + ...J • > < [7] LA CONQUTE DES PYRNES PAR L'HOl\I:ME 39 est analogue avec cette seule diffrence que la couche du bas (d'o provient la clbre mandibule nanderthalienne) ne connat pas le Renne, alors qu'il est prsent dans la couche du haut. Identifies dans deux grottes diffrentes, les deux couches de Malarnaud eussent t considres comme contemporaines; leur superposition dmontre qu'elles correspondent, conformment notre point de vue, deux moments diffrents spars par tout le temps ncessaire la formation du plancher interpos et par une modification trs nette du climat; elle fixe, par la mme ordre de succession dans le temps. Un second argument, trs fort, en faveur de notre classification rside dans la situation gographique spciale du plus grand nombre des grottes sans Renne : L'une, (Bouichta) s'ouvre plusieurs kilomtres l'amont du front glaciaire wrmien de' l'Arige; d'autres (Le Tuteil, valle du Lasset; Gargas, valle de la Garonne) se trouvent au contact immdiat des moraines de la dernire Glaciation. La plupart sont assez haut dans la montagne (Lherm, 635 m.; Boulchta, 800 m., Massat suprieure, 750 m.; Aubert, 600 m., Lestelas, 900 m.) et assez avant aussi pour s'tre trouves au voisinage de formations glaciaires d'altitude, puisqu'englobes dans la Zone de de E. de Margerie et de F. Schrader, forme de longues crtes ou de plateaux calcaires adosss la Zone axiale et prlude des hauts sommets. Ce sont l conditions qui excluent de faon absolue la possibilit d'habitats contemporins du maximum de la dernire glaciation : force est d'admettre qu'ils sont soit antrieurs, soit postrieurs lui. Or, le Renne accompagne, toujours et partout, le Moustrien final correspondant la dcrue glaciaire; de plus Malarnaud, la faune sans Renne est antrieure celle avec Renne. Les grottes sans Renne sont donc d'ge pr-wrmien et l'industrie qu'elles renferment ne peut tre qu'un Moustrien ancien, un Prmoustrien interglaciaire (Riss-Wrm) parallliser avec celui des grottes des Alpes (Wildkirschli, Petershohle, etc ... ) et, sans doute, aussi, avec le Vieux Moustrien tempr des grottes de la Dordogne. Enfin, ces cavernes ne descendent jamais au-dessous de l'altitude relative de 30 m. par rapport aux cours d'eau actuels. , Avec ce groupe de grottes, on assiste donc, dans les Pyrnes comme dans les Alpes, une nette pousse de l'Homme vers le cur de la montagne et vers les sommets, la double faveur d'un climat interglaciaire et de la protection d'habitations souterraines. Si de ces cavernes reste, chez nous, infrieure ce qu'elle est en Suisse (de 1 500 2 500 m.), cela tient certainement l'absence de recherches un niveau comparable : des cavits y existent et ceux qui s'essaieront les prospecter connatront immanquablement le succs. c) Les stations de plein air industrie comparable . celle des grottes du groupe a) : une seule a donn de la faune; elle ne comprenait pas le Renne (l'lnfernet, fouilles Noulet, 1851 : Felis spelaea, Elephas primigenius, Rhinoceros tichorhinus, Megaceros hibernicus, Equus, Bos). Il semble s'agir d'une mm.e civilisation dont, seule, la forme d'habitat a vari avec l'altitude. Cs stations sont nombreuses, mais sans faune, dans les Petites-Pyrnes o le silex local a servi de matire pr,emire presque exclusive. Leur outillage, trs rudimentaire, est caractris par de nombreux nucleus bipyramidaux passant souvent au chopping-tool, par une grosse masse d'clats souvent utiliss, rare ment plan prpar, accompagns de quelques mauvais racloirs et bifaces. Il rappelle trangement celui de la grotte de Fontchevade (Charente). La mme industrie se retrouve, en quartzite cette fois, d'une part l'amont sur le Plateau de Lannemezan, d'autre part l'aval autour de Toulouse o elle

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33NJfli31103W w z LL.J w 0::: en UJ lU 1--...., • Cl ...., a :::J c... en z __. c lU 0 UJ en <.!) ...., en cv ...., 3. . UJ .:a '17();./Ny cv 7.1/;>' > ....J ::I: • z :1( V) 0 "' lU ...., L. ...., a cv L. c::n c c lU lU en ca.. lU c 'lU lU 0 en en ...., en CIJ lU ...., u ..Cl •lU cv a: ::J: + 0 [11] LA CONQUTE DES PYRNES PAR L'HOMME 43 pris la conqute de la montagne en s'aidant, pour la premire fois et de faon trs avise, de la protection que lui offraient les cavernes; -qu'il en a t de mme dans les Alpes;-que la dernire Glaciation l'a contraint abandonner du terrain, mais qu'il s'est accroch encore moins de 20 km. en dehors des moraines frontales (Le Portel). Notons enfin que les stations de surface quartzites taills moustrodes de la valle. de la Garonne comportent dans leur outillage, le hachereau ou clat de l'abri d'origine africano-ibrique, si abondant dans le Moustrien de la rgion cantabrique (Castillo, Cueva-Morin, etc ... ). Cet instrument a franchi, de toute vidence, la frontire pyrnenne, du S. au N., par le littoral atlantique; on le retrouve dans les grottes basques franaises d'lsturitz et d'Olha (et dans deux autres grottes dcouvertes aprs tablissement de notre carte et encore indites) d'o il est pass dans la valle de la Gronne pour parvenir en Lot-et-Garonne, point extrme de son avance vers le Nord. C'est la seule preuve du franchissement de la frontire cette poque, mais elle est clatabte; ce fait doit tre localis au cours du dernier Interglaciaire sur la foi de la faune Rhinoceros Mercki de l'abri Olha. III. -L' AURIGNACO-PERIGORDIEN En l'tat de nos connaissances, il ne nous a pas t permis d'aller au-del de la division tripartite classique : L'industrie pointes de Chatelperron est nettement reprsente dans six stations dont trois en air, ce qui tmoigne d'un radoucissement de la temprature. Les Aurignaciens typiques, de loin les plus nombreux, ont sjourn en seize localits diffrentes, toutes en grottes, sauf une bien loigne des Pyr nes (Montricoux, basse valle de l'Aveyron). Les porteurs de la pointe de la Gravette ont tabli six campements, en cavernes. Encore une fois, c'est le Bassin-suprieur de la Garonne qui l'emporte par le nombre des gisements. Mais ils y sont peu prs exclusivement concentrs, en raison du climat sans doute dans les Petites-Pyrnes, riches en grottes, d'altitude faible, o l'Homme au s'urplus en abondance le silex devenu indispensable la fabrication de ses outils. Seule, la grotte de Gargas, occupe de bout en bout de la priode, se trouve au contact des moraines wrmiennes de la Garonne. Ne peut-on en conclure, dj, un retrait notable des glaciers ? Dans les Alpes, l'ensemble du groupe s'est tenu loin de la montagne. Que Prigordien et Aurignacien soient, suivant l'opinion dominante, des manifestations de deux ivilisations diffrentes ou qu'ils rsultent d'une seule, il n'en est pas moins retenir que la superposition des habitats dans les mmes cavernes est de rgle (8 fois sur 11) entre ces deux groupes de populations dans la rgion pyrnenne. Cette constatation n'est pas sans surprendre, dans une contre o l'on n'avait que l'embarras du cho!x s'ag,issait. d'lire domicile sous terre : les caractres mixtes de l AurignaCien d Isturllz apportent, peut-tre, l'explication de cette particularit. Si, comme il y a tout lieu de le penser, les Pyrnes ont t franchies cette poque, ce n'a pu tre que par leurs extrmits : la prsence des glaces sur la montagne imposera ces routes jusqu'au Msolithique. L'Aurignacien

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'Z UJ en cu .. cu c z '-a LLJ UJ cu • ...J en Q • .: .• y:• :. ,:.,, ..... __ :,,..:. .... ' ---. -............ --en cu 'CU en cu .•cu ..c c cv '-.c a en ., cu cu a a '-'-(!) (!) 0 -& '-cv c . a:; CL. cu -a en c a ::; cv Cf) + [ 13] LA CONQUJhE DES PYRNES PAR L'HOMME 45 moyen de la Grande Salle d'Isturitz dnote une occupation intermittente qui peut correspondre de simples sjours d'tape de voyageurs transpyrnens par la voie occidentale. L'existence d'uvres d'art aurignaco-prigordiennes prs des rivages deux mers dans la pninsule ibrique donne penser que les deux voies ctires ont t empruntes. l .. a pousse s'est indiscutablement exerce du N. au S. IV. -LE SOLUTREN Pour la premire fois la suprmatie chappe au Bassin superieur de la Garonne qui ne possde que deux habitats vritables (les Harpons, valle de la Save ct Roquecourbre, valle du Leins) en plus de quelques pices isoles dcouvertes dans d'autres grottes. C'est le bassin de l'Adour qui l'a dtrn avec quatre stations. Le Bas-Languedoc vient toujours au dernier rang. Tous les sites sont loin de la montagne, comme dans les Alpes. La raret des gisements confirme l'avis unanime d'une population vivant par petits groupes clairsems. Leur rpartition s'claire la lumire d'un examen de l'industrie : avec ses pointes base soit convexe, soit concave, soit rectiligne, soit dsaxe, tenant la place des pointes cran typiques du Solutren classique du Prigord, le Solutren pyrnen apparat comme urie exportation de la Pninsule ibrique o ces types sont courants. Les diverses stations des Pyrnes occidentales rvlent la route qu'ont suivi les envahisseurs espagnols par le bord de l'Ocan et la valle des Gaves jusque dans celle de la Garonne, pour achever, semble-t-il, leur quipe l'abri des Battuts Bruniquel, dans la valle de l'Aveyron. Quelques influences ibriques, beaucoup plus faibles, ont chemin par la voie littorale mditerranenne jusqu' la grotte de Bize (Aude). V. -LE MAGDALNIEN Avec le Magdalnien et sa brillante civilisation, les Pyrnes centrales reprennent le pas sur les rgions voisines. L'occupation s'intensifie : de la valle de l'Arige l'Ocan, plus de cinquante grottes ont abrit ces tribus ou reu leurs uvres d'art paritales. Si l'on tient compte de la faible dure relative de la priode, on est amen conclure une densit de population jusque l ingale. Une grotte aux proportions gigantesques comme celle du Mas d'Azil a d jouer, l'poque, le rle d'une mtropole o il devait tre de bon ton de se rendre, comme aujourd'hui Paris ou Londres. Le Magdalnien a donc bien t l'Age d'Or de la Prhistoire pyrnenne. L'habitat en grottes reste la rgle : c'est peine si l'on connat quatre stations de plein air. 11 s'carte souvent des lieux oit les aurignaco-prigordiens ont vcu : 7 grottes aurignaco-prigordiennes sur 14. t pes par les Magdalniens. Mais ces derniers ont repris la tradition du Paleolithique moyen initial et se sont enfoncs rsolument dans la montagne : Bdeil hac, Niaux, La Vache, Les Eglises d'Ussat, Le Cagibi, dans la valle de l'Arige; Aurensan dans celle de l'Adour Lourdes dans celle du Gave d.e Pau; les Espalungues et Saint Michel d'Arud; dans celle du Gave d'Ossau, sont l'amont des moraines. Les grottes de Labastide, de Tibiran et Saint-P-d' Ardet une situation comparable quoique l'cart des morames de la haute vallee de la

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w Q.. w UJ :::> 0 QI z :c t-1-I.LJ (!) I.LJ _J __J 0 5: en 3/JOI./N/7'7 LLJ './y ::!: V) > o = cv c 'j a. c cu + r _, • t--1 o> < [15] LA CONQUTE DES PYRNES L1HOlll\IE 47 Garonne. D'autre part, Massat infrieure est 650 m. d'altitude. Bdeilbac 695 m. et la Grazzio de l' Aspiou atteint 800 m. Dans les Alpes, les Magdalniens sont monts jusqu' 1 680 m. Les glaciers, privs d'alimentation par suite de la scheresse du climat, ont donc recul bien haut vers ies sommets, tout au moins la fin de la priode (Magdalniens IV,. V et VI). Ce mouveinent, nous l'avons vu, semblait dj amorc ds l'Aurignacien (1). Par rapport au talweg actuel, le plus ancien niveau du Mas d' Azil est + 4 m.; les gisements du Putois Montmaurin ne dpassent pas + 3 m.; l'un de ceux de Lespugue, sur la rive gauche de la Save est + 5 m.; Marsoulas servait de trop-plein au ruisseau de son tage infrieur qui dbouchait alors comme aujourd'hui, 1 m. sur le Laouin. De mme, aux abords de l'Ocan, la grotte de Rivire, Tercis (Landes), s'ouvrait ii peu prs au niveau de l'Adour. Ces exemples, beaucoup mieux que ceux de Lorthet, de la Roque Montespan et de La Tourasse, souvent invoqus, dmontrent que le creusement actuel des valles tait dj un fait accompli. Au cours des trois premiers stades du Magdalnien (I, III) on relve une communaut d'outillage .entre le Prigord d'une part, la rgion et la cte levantine espagnole d'autre part. Des. changes sont forcment intervenus entre ces ples .par les deux extrmits de la chane. Mais, chose curieuse, rien sur le terrain n'en porte la trace dans les zones intermdiaires franaises, tant orientale qu'occidentale : les Nord-pyrnens sont rests trangers ces relations et les voyageurs transpyrnens ne se sont ni mls eux, ni mme attards chez eux, sauf cas exceptionnels. Au contraire, durant les deux derniers stades du Magdalnien (V et VI), la civilisation est devenue la mme sur le versant Nord des Pyrnes et dans les provinces cantabriques : c'est alors seulement que les stations relativement nombreuses du Pays basque franais et des Landes tablissent un utile trait d'union entre le groupe si dense des Pyrnes centrales et celui du Nord-Ouest de l'Espagne. Rien, pour l'instant, ne trahit l'utilisation de la cte mditerranenne comme voie de passage; cependant des habitats seront sans doute reconnus dans les Pyrnes orientales jusqu'ici peu prospectes; ils expliqueront les quelques indices relevs sur la cte levantine ibrique. VI.-LE MSOLITHIQUE En dpit de la multiplicit des civilisations contemporaines, l'habitat reprend un caractre clairsem. Les Aziliens demeurent aux cavernes et, dans 15 cas sur 18, leurs sont superposs ceux des .. semble, plutot qu'une simple concidence le rsultat d un heritage, d une tradition dont la parent des . outillages fournit une autre prs?mption ... c'est ainsi. que les Aziliens se retrouvent souvent l'amont des moraines et meme en pleine montagne, l'exemple de leurs prdcesseurs locaux et de leurs cousins du Vercors.' Qu'il y ait eu des relations entre Aziliens des deux versants de la chane, et dans les deux sens, par les rivages atlantiques ne fait pas.de doute. (1) La localisation des habitats au cours du Palolithique Suprieur ne semble pas laisser de place une nette pousse glaciaire 'Vrm III. Ce stade aurait t surtout marqu, dans les Pyrnes par un pisode oli.en, dont on relve les traces sous forme de de loess, li une ;ecrudescence du frOid sec.

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r r "1 50 L. MROC [18] Si la plupart des grottes des Petites-Pyrnes sont demeures vierges de toute occupation post-msolithique, l'inverse il est peu de cavernes de la Zone de !;Arige;, qui n'aient reu, de faon plus ou moins durable, leur contingent de pasteurs transhumants. Presque toutes les grottes des environs de Tarascon-sur-Arige (et leur nombre dpasse largement la centaine) ont servi, un jour ou l'autre, d'abri. De telle sorte que, sous une impulsion avise, Tarascon devrait devenir le grand centre franais et l'un des premiers centres mondiaux pour l'tude du Nolithique.., comme les Eyzies ont su l'tre pour le Palolithique. Ces pasteurs, aprs un long hivernage dans les cavernes du fond des valles, poussaient leurs troupeaux, ds les premiers beaux jours, jusque sur les plus hauts sommets. On a retrouv leurs traces dans la Grande Caougne de Montsgur 1 700 m. d'altitude; au col de la Hunarde 2 253 m., comme au Port d'Orle 2 363 m. et dans la grotte de Riusec 1 230 m. Leur outillage, lger et peu encombrant, ainsi adapt leur mode d'existence, se composait surtout d'objets en os en dehors des poteries. La dcouverte de nombreuses et grandes meules dans leurs cavernes permet de penser qu'une partie du groupe demeurait dans la valle durant l't pour s'y livrer la culture des crales, moins que ces montagnards ne se soient procur ces dernires par voie d'changes avec les cultivateurs sdentaires des plaines auxquels ils pouvaient offrir en contre partie, les produits de leurs troupeaux. L'absence quasi totale de pesons de mtiers tisser dans les grottes arigeoises semble venir l'appui de cette hypothse : la laine des troupeaux pyrnens aurait t tisse dans la valle de la Garonne. La nature diffrente des roches utilises pour la confection des haches et J'absence de mlange de ces roches dans les deux rgions obligent carter l'ide que c'aient t les gens de la plaine qui venaient en t faire patre leurs troupeaux sur la montagne. Ds le Nolithique, les relations furent frquentes entre habitants des deux versants des Pyrnes. De ce moment date le rseau de sentiers qui, d'une mer J'autre, sillonnent la montagne en tous sens et permettent de la franchir par les ports ;, les plus levs. Ainsi dbuta la longue priode historique durant laquelle, de faon beaucoup plus vraie qu'au temps du Roi-Soleil, il n'y eut plus de Pyrnes. La Prhistoire des ne s'est pas termine autrement. CONCLUSIONS Dans l'ensemble, le comportement de l'Homme vis--vis de la a t le mme dans les Pyrnes et dans les Alpes : il semble s'en tre tenu loin au cours du Palolithique infrieur; il profite du dernier Interglaciaire pour aborder les sommets, mais ii s'agit, peut-tre, d'incursions plutt que de conqute vraie. La dernire Glaciation l'oblige battre en retraite l'aval des moraines o il demeure jusqu' la fin du Solutren. Au Magdalnien, il met profit le recul et probablement la disparition peu prs totale des glaces pour reprendre sa pntration, mais de faon circonspecte : il s'avance en tenant le fond des valles, ne se hasardant que plus rarement roccuper en altitude certaines des positions des Pr moustriens interglaciaires. Au Msolithique, il ne se conduit pas autrement. C'est seulement au Nolithique qu'il procde la seconde et vritable occupation des Pyrnes tout entires jusqu' une altitude d'environ 2 500 mtres. A peu prs tout au long des temps prhistoriques, des relations ont exist entre les deux .versants, par les deux extrmits de la chaine, sauf, peut-tre, au [19] "LA DES PAH I.'HOlf:\IE 51 Palolithique infrieur ct srement partir du Nolithique o les ports;, les plus ardus ont t couramment emprunts. Ces courants se dirigeaient du Sud au Nord pendant le Moustrien et le Solutren; du Nord au Sud pendant l' Aurignacien et le Magdalnien; dans les deux sens partir du Msolithique. A premire vue les Pyrnes. semblent donc n'avoir jamais constitu une frontire absolument hermtique aux changes de civilisation. Un examen plus attentif permet, cependant, de considrer que la chane pyrnenne a toujours jou le rle de barrire rigide et effective entre deux continents, presque entre deux mondes, que la Nature lui avait assign : de part et d'autre, des Hommes porteurs. de civilisations diffrentes s'y sont affronts, presque en permanence. Jamais ceux qui l'ont franchie n'ont russi porter bien loin lem: expansion. Quel qu'ait t le sens de leur marche, ils n'ont jamais russi qu' pousser une pointe;, sur le versant oppos, y tablir une tte de pont;, plus ou moins vaste dont le temps assurait inexorablement la rsorption sous l'effet d'une pousse de direction inverse. En somme, on assiste, durant la majeure partie des temps prhistoriques, des chasss-croiss comparables ceux dont l'Histoire a prsent plus tard tant d'exemples : partir de l'an 410 de notre re, les Barbares septentrionaux, Vandales, Suves, Alains, Wisigoths surtout, passent les monts et s'installent dans la Pninsule. Ds le VIlle sicle, ils en sont dlogs par des africains, les Arabes. Ceux-ci parviennent, un moment, s'installer en Gaule; mais les Francs de Charlemagne les refoulent avant d'tendre, eux-mmes, pour un temps, leur empire jusqu' l'Ebre. Les Pyrnes ont donc constitu le terme ultime de la plupart des aventures collectives aussi bien prhistoriques qu'historiques; elles apparaissent comme la vritable frontire entre l'Afrique et l'Eurasie.

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Marguerite CATHALA <1> Dcouvertes prhistoriques dans la Grotte d' Aldne-Minerve, Cesseras (Hrault) <:!> Dans le Haut-Minervois, du hameau de Fauzan, le panorama qui s'tale devant les yeux du visiteur montre, au Midi, ne plaine graveleuse, alluvionnaire, sche, plante de vignes; l'Est, l'Ouest, au Nord, le paysage est pour ainsi dire uniformment plat, ce sont les Causses du Minervois, coups de profondes gorges dont les bords sont pic. Celles-ci ont servi de collecteurs du passage des masses d'eau qui, aux temps pliocne et plistocne, dvalaient du sommet de la Montagne Noire. Les quelques rivires qui traversent ces plateaux y ont form de vrais canons, mais aucun n'a la grandeur sauvage de celui de la Cesse. Cet affluent de l'Aude est un des plus curieux ruisseaux de France. Long de 50 km. envi ron, il est trs abondant tant qu'il serpente sur le haut plateau. Ses eaux disparaissent pendant prs de 20 km., ne laissant comme trace de son passage, comme vestige de son cours moyen, qu'un canon profond et dessch; elles reviennent au jour dans la dernire partie de son trajet, prs d'Agel. Dans ce ravin priv d'eau la majeure partie de l'anne, et profond de 100 mtres,des falaises de 50 mtres de haut en calcaire nummulitique dominent, en stratification discordante, un calcaire cambrien gris ou bleut, fine ment mouchet ou coup de filonnets de quartz. Ces deux terrains sont spars par une couche d'argile rougetre, sablonneuse, renfermant de nombreux fragments de calcaire siliceux ; sori paisseur va de quelques centimtres cinq mtres. Parmi les innombrables grottes creus s dans ces falaises, celle d' Aldne . s'ouvre, sur la rive droite du ca fion de la Cesse, par un grandiose porche, face au Nord. Dans le pays, on la dsigne tantt comme grotte de Fauzan (nom du hameau tout proche de la caverne), tantt comme grotte de Minerve (site historique trs conn. qui n'en est pas trs loign), tantt comme grotte de la Coquille (terme du lieu-dit, du tnement o elle se trouve). Totes ces appellations dsignent une seule et mme cavit qui, dans la commune de Cesseras (Hrault), a t le centre d'une exploitation industrielle de phosphate Seule connue jusqu'en 1948, la galerie principale ou galerie superieure est oriente S\V-NE. Tandis que les parois et le toit se trouvent situs dans le Nummulitique (Luttien infrieur moven), le sol repose sur le Gorgien, la plus ancienne formation de l're Longue de 600 mtres environ, cette galerie est recoupe par de nombreux couloirs donnant la caverne un dvelop-pement de plus de 2 000 mtres. (1) Prsidente de la Section Spologie de la Socit mridionale de Spologie et de Prhistoire de Toulouse. (2) Communication prsente le 9 septembre 1953.

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54 l\1. CATHALA [2] Cette cavit est connue depuis fort longtemps puisque, dit-on, s'y trouve une signature du Chevalier de Caraman datant de 1788 ou 1783. Nous ne devons pas oublier qu'en 1827, mule de Jouannet dans le Pt:i gord (1810), un Audois, le Docteur Tournai, de Narbonne, met au jour dans une grotte de l'Aude, Bize, de nombreux documents indiquant nettement que l'homme remonte une trs haute antiquit, l'ge prhistorique. Cette dcouverte, sensationnelle pour l'poque, attire forcment l'attention sur. le bassin de la Cesse et une pliade de savants : Christol, Cazalis de Fondouce, Reboul, Marcel de Serres, Paul Gervais, Brickmann et bien d'autres, viennent sur .Jes lieux, voir, fouiller et malheureusement emporter les objets qu'ils trouvent. Ces alles et venues durent susciter une certaine curiosit, si bien que quelques annes plus tard, en 1875, nous vo'yons s'installer demeure dans ce canon si peu hospitalier un guide, bien plus, un directeur de grotte, Jambe de Fer de son vrai nom Pierre SoLOMIAC. Nous lui devons la premire monographie sur la grotte de la Coquille ou d' Aldne, qu'il fit imprimer Carcassonne en 1885. Un Narbonnais encore, M. Armand GAUTIER, y fait une dcouverte importante : aprs de nombreux prlvements et de frquentes analyses, il dcouvre. en 1879, dans sol de la grotte, des phosphates bi-basiques de chaux et d'alumine (brushite et minervite). En 1887, la commune de Cesseras concde M. Gaston GAUTIER, de Narbonne, l'exploitation de ces phosphates naturels. De curiosit naturelle, la grotte devient chantier, mine. Dans sa plaquette, Jambe de nous parle de concrtions, de stalagmites, de colonnes, de statues. Tout cela est si frquent sous terre, qu' moins d'tre d'une beaut exceptionnelle, et il ne semble pas que ce fut le cas, il n'y a point dplorer leur perte. Il y a cependant une chose qui a disparu et que nous regretterons lous et toujours, ce sont les traces de pieds humains qu'il trouva, le 11 aot 18g4 lorsque pour la premire fois il franchit sur un radeau fait de planches et d ' barils, clair par quelques bougies, le lac qui se trouvait dans la galerie raie de ce mme nom. La concession de l'exploitation minire soulve des protestations, 1 directeurs de la mine se mettent en relation avec Emile . RIVIRE et dcide:t tout en poursuivant l'exploitation, de faire l'tude de ces dpts. Au Congrs de l'Association Franaise pour l'Avancement des Sciences . Limoges, en 1890, Emile RIVIRE annonce qu'il ne s'agit pas seulement da dpts ossifres quaternaires ... mais encore de l'homme et de s e habitation Minerve cette poque gologique II dclare avoir trouv don silex taills affectant trs nettement le type du Moustier et avoir dcouv es au-dessus de la couche stalagmitique recouvrant les gisements quaternaires ert grand nombre de poteries prhistoriques, voire mme, des vases entiers de dessins type de l'poque . es L'anne suivante, au Congrs de Marseille, il informe les membres d l'Assemble qu'on a recueilli un certain nombre d'ossements et de dents d'a .e maux, des silex taills. L'ours, crit-il, y abonde en telle quantit et ses os lll ments gnralement entiers sont, pour la plupart, si bien conservs qu'il s sefacile de reconstituer des squelettes complets Les silex trouvs sont ;ra mais du type moustrien. Lui-mme en a trouv neuf gnrale:rn eu assez grands, plus ou moins retouchs su!" les cts; l'exception d'un seul, ent grattoir, ce sont tous des lln [3] LA GROTTE D' ALDNE-l\IINERVE 55 A une assez grande distance de l'entre de la grotte de la Coquille, la surface du sol, en un point o la stalagmite n'a pas t brise (il ramasse) deux. fragments de poteries nolithiques :l'un grossier, brun, sans ornementation, l'autre en poterie fine, noire, orne de traits irrgulirement espacs, plus ou moins divergents, quoique tracs dans l'intention d'tre Les fouilles archologiques et prhistoriques sont longues et minutieuses, le soin qu'il faut y apporter n'est pas compatible avec la ncessit de maintenir dans toute exploitation un coefficient de rendement. Les recherches passent .au second plan, et tout : ossements, silex, coprolithes, dents, passe dans les mchoires des concasseurs. Cette exploitation des phosphates, qu'on serait tent de honnir pour tout ce qu'elle a dtruit, ossements, vestiges d'industrie prhistorique et jusqu'aux traces de pied humain, mrite cependant notre reconnaissance pour les deux ouvertures qu'elle a ralises en abaissant le niveau de la grotte de plus de 6 mtres : 1 ) Ouverture inopine, le 7 fvrier 1927, sous un coup de pic, de la galerie dite des dessins reconnue par M. GUERRET. Ces dessins, authentifis par M. l'Abb BREUIL, ont t classs par lui comme appartenant l'ge Aurignacien suprieur; 2) Ouverture, toujours sous un coup de pic, d'un trou souffleur d'environ 10 cm. de diamtre. C'est ce trou souffleur nglig jusqu'en 1948 qui, agrandi par un travail acharn, a permis les dcouvertes de l'tage infrieur. Pour tre complte, cette description de l'tage suprieur doit mentionner une dcouverte faite par l'Abb D. CATHALA. C'est, au lieu dit Fontaine Intermittente la mise au jour d'un bracelet de bronze que M. LANTIER, Conservateur au Muse de Saint-Germain-en-Laye, a dtermin comme faisant partie de l'ge Til du Bronze. . Ce bracelet patin, verdtre, engag aux 9/10 dans la calcite, s'est rvl, aprs dgagement, dans un merveilleux tat de conservation. Sa section est demicylindrique de 7 mm. d'paisseur, avec gemmes d'oreillettes chaque extrmit. Il est finement cisel de hachures verticales et de chevrons alterns. Sa forme pouse _parfaitement le poignet, grand axe intrieur 58 mm., petit axe 39 mm., ouverture 24 mm. La patine gnrale est vert sombre, avec des taches de vert meraude. Tant l'intrieur qu' l'extrieur, quelques plaques en relief vert olive o apparaissent en creux les ciselures alors que le vert meraude remplit et recouvre les hachures. En date, il est la premire des dcouvertes effectues par l'Abb CATHALA, alors qu'il nous faisait visiter l'tage suprieur avant d'aller forcer la chatire (1er mai 1948). Le trou souffleur, dnomm aprs agrandissement chatire, a'ccs un tage dit infrieur d'une longueur de 1 200 m. Il est presque en totalite dans le calcire Alvolines (Luttien infrieur); seuls les derniers 100 m. pntrent dans le calcaire bleu gorgien. Le ter mai 1948, avec son co-quipier M. DESCAZAUX, l'Abb CATHALA .s'engageait dans le trou souffleur agrandi, devenu la Chatire peine franchissable. Un puits de 25 rn. leur donnait accs l'tage infrieur inviol. La fissure troite, qui forme le puits de descente, se continue par un boulis assez raide donnant accs une galerie troite assez leve remplie de sable argileux. Vierges lors de la dcouverte, le sol et les parois de la galerie disparaissent sous une poussire noire (oxyde de manganse) ce qui donne un aspect lugubre. Le sol est jonch d'ossements d'ours. :aientt effondre, la partie gauche du sol de la galerie rvle un couloir infrieur malheureusement colmat par le sable

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, ,' ) ,,,,•;i;n;J.,,.• 56 l\1, CATHALA [4] boul. La progression continue droite par un passage troit, niveau encore en place de l'ancien Le plafond surbaiss gne la marche; sur le sol apparaissent des cavits en forme de cuvettes, nids d'hynes ou d'ours. Bientt la vote se relve et l'on chemine dans une galerie troite dont les parois portent les marques d'rosion faites par le fleuve souterrain, il y a des millnaires. Sur la roche noire s'inscrivent en blanc des traces de griffades de petits aniinaux, puis les normes et terrifiantes traes des griffes d'ours. . Lors' de cette premire reconnaissance. rapide, dlaissant la galerie de gauche, le cheminement continue. Au haut d'une pente se trouve un nid d'ours d'une taille telle qu'on reste stupfait. Une lgre descente mne dans une vaste salle. Ancien lac ? Plus vraisemblblement simpie largissement de la rivire o l'eau a sjourn longtemps. On foule un sol noir, mou; remu, c'est une sorte de sable jaune. La salle est strie de gours recouverts de 2 cm de dpts argileux. La galerie se poursuit avec quelques tranglements, on escalade mi-dessous, mi-dessus un boulis de gros blocs; puis une coule d'argile qui descend du plafond semble l'obstruer. Cette exploration fut riche en dcouvertes : ossements pars d'ours, d'hynes, de lions, dents, coprolithes in (1), parfois griffes par de petits animaux, plus loin griffades d'ours. Habitats de ces derniers sous forme de cuvettes-nids au nombre d'une centaine. Un de ces nids mesure 2 m. 50 de diamtre et 0 m. 60 de profondeur. Les parois gard la trace de lustrage laisse par le poil de l'animal (2). Les ours et les lions avaient mme leurs terrains de jeux, une coule d'argile de 10 m. de long, 6 m. de haut. L, les animau"J\ se sont laiss glisser et ont remont inlassablement. C'est un pitinement invraisemblable, les mottes d'argile entranes la descente sont encore en place; d'o appellation Toboggan des fauves Il a t facile de constater que les pattes de lions (3), couvrent celles des ours. Quelques jours plus tard, l'Abb CATHALA, en progressant seul, dcouvrait une paroi d'argile de 3 mtres, entirement lacre de griffades d'ours (4). L'extrmit des ongles a pntr de 2 3 cm. Aprs le toboggan, 2 fissures troites mais courtes et un nouveau boyau glaiseux donnent accs dans la galerie de la rivire. Celle-ci aprs un chaos de blocs bouls a de belles proportions, 8 10 mtres de large, 30 40 mtres de haut. La vote tantt se termine en fente qui se perd dans la nuit, tantt, plus large, est ferme par un plafond plan, d'un blanc pur, qui contraste avec le sol noir. Plus loin, ce mme plafond fissur laisse pendre de gros blocs des hauteurs diffrentes d'un effet assez impressionnant. Au-dessous, sur le sol et mme mi-hauteur, coinc par les parois, se trouve un amoncellement de blocs. Le sol cet endroit est coup de diaclases nombreuses; certaines trs troites sont impntrables; les autres d'une profondeur variable : 12, 18, 20 mtres, communiquent souvent par des troitures. Elles ne nous ont pas livr l'accs un troisime lit de la Cesse, mais elles renferment des traces de griffades d'ours. Aprs avoir franchi le chaos, trace de Ja rivire avant sa dispa-(1) Planche I, Figure 2. (2) Malheureusement des vandales ont profit de mon sjour Paris pour forcer l'entre de la chatire, le nid d'ours a t compltement pitin, le lustrage a presque entirement disparu, des fouilles mme Y ont t faites (Note ajoute en cours d'impression). (3) Planche II, Figure 2. (4) Planche II, Figure 1. --------[5] LA GROTTE D' 57 rition, c'est un minuscule gour et un fin serpent de calcite jauntre qui change de la noirceur de la grotte, et qui quelques mtres plus loin disparat sous un boulis. Au bas de celui-ci, un bloc au creusement bizarre, une lettre ;r parat y tre grave profondment. M. l\IRoc qui nous l'avons montre l'attribue simplement un phnomne d'rosion, car la roche est tendre, friable. L'boulis est fait de feuillard instable, calcaire siliceux tout diffrent de c.e que nous avons vu jusqu'alors. Cet boulis nous amne tout prs de la vote 1 ou 2 mtres. C'est le seul endroit o nous avons trouv, cet ta., trace de la secousse sismique trs nettement sentie dans le Minervois en 1950. Aprs l'escalade, on redescend pour passer sous un vaste porche de 6 7 mtres de porte horizontale, trs fissur, qui fait un peu hsiter. C'est le passage dnomm par l'Abb CATHALA Porte de Mycnes Elle donne accs une salle; les parois sont couvertes des classiques coules stalagmitiques en forme de mduse. Sur le sol, les gours sont npuveau visibles, mais toujours gris trs sale. A mi-hauteur un diverticule frique, le petit gour. Lors des premires explorations, plein d'eau avec une calcite immacule, entour de parois aux belles draperies transparentes, veines de couleur et franges, il tait trs beau. Actuellement presque assch, il jaunit et les draperies se foncent, c'est le terminus de cette galerie. C'est dans cette partie que, dans une fente troite, s'ouvre le puits ayant donn accs au troisime tage infrieur. Le 2 juin, toujours seul, dans une galerie de gauche jusqu'alors nglige, l'Abb CATHALA, suivant l'ordre de sa progression, dcouvre : -des frottis de torche (1); le mouchage du bois carbonis, obtenu par frappe sur le rocher, y a laiss des traces noires irrgulires avec poussire et brin dili es sur la paroi et le sol; -des dbris de charbon de b.ois stalagmit; un fragment a t identifi par M. JACQUIOT, Inspecteur la Direction des Eaux et Rorts. C'est un morceau de branche de gnvrier (2); -des empreintes humaines. Sur une longueur de 20 mtres, les traces de pieds sont trs nombreuses et certaines trs nettes; c'est une piste, aller et retour (voir dpliant); .. -un peu plus loin, les vestiges d'un foyer . stalagmite; . Au dtour de la galerie, une excavation faite par un prelevement d argile. La cuvette mesure 0 m. 35 de diamtre sur 0 m. 20 de profondeur Deux ments d'os, encore enduits de glaise, placs proximit, ont sans doute servi la creuser. Quelques jours aprs, dans un passage bas, dcouverte de traces reptation des hommes prhistoriques, traces de genoux, de coudes, de. Enfin le 2 Octobre 1948, l'Abb CATaALA, en tudiant la piste humaine, decouvre sur une motte de glaise tombe du plafond et couvrant le plancher stalag-mitique des pas, des empreintes de pattes. 0) Planche I, Figure 1. b de bois de (2) Il nous avait t demand de prlever tous les dbris de on C bone 14 l' pour de fixc,r l'ge des empreintes de pieds grce prfocde. du vu le poids demande pour l'exprience ct le peu de matire ourntc P 11 nous avait t conseill d'y surseoir. indres brin-. A notre insu, des intrus forant ln porte ont fait main sur, les .mo onn ? Nous d1lles en entaillant la calcite. L'essai du Carbone 14 n-t-il t fa1t ? Qua-t-Il d l'ignorons (Note ajoute en cours d'impression).

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58 l\1. CATHALA [6] L'homme n'a pas t, l'tage infrieur, le contemporain des fauves, mais leur prdcesseur. Voil ce que contenait cet tage jusqu' prsent tage infrieur de l'Aldne et qui a donn l'Abb CATHALA ses plus belles joies. Cette galerie, dnomme par opposition la prcdente Galerie des Pas d:?n trs facile avec trs peu d'boulis. L'rosion est reguliere JUsqu apres le passage des pas. L'enduit noir disparat peu peu de la galerie. Aprs la cuvette d'extraction d'argile, sur la. vote qui s'abaisse apparaissent quelques stalactites trs pures, trs fines, avec excentriques. cet endroit, le sol est recouvert de fines lamelles de calcite flottante, abandonnes par l'eau lors de son retrait. Puis le sol devient trs glaiseux; diffrents passages bas et des barrires. stalagmitiques gnent la progression. La teinte est gnralement sombre, d'un gris noir. Puis la teinte change, voici quelques gours rouges. Nous sommes dans la zone de transition entre les couches gologiques. Enfin des stalagmites immacules annoncent la salle blanche. C'est un largissement de la galerie entirement concrtionne de calcite trs pure avec excentriques et gours encore pleins d'eau. Ensuite les dimensions deviennent plus vastes; c'est la salle terminale ferme par un boulis, assez compact, siliceux. Cet boulis terminal ferme l'entre prsume des hommes (les traces humaines releves au passage bas paraissent le confirmer) et peut-tre celle des btes, mais cela est moins certain. Dans le bulletin de la Socit Mridionale de Spologie et de Prhistoire de Toulouse, anne 48-49 (1), paraissait le rsum succinct des dcouvertes de l'Abb CATHALA. Je ne reviendrai pas sur ce qu'il crivit alors. Sa disparition prmature a interrompu le travail : relev des empreintes l'aide d'un quadrillage effectu sur le sol. Grce l'attachement et aux encouragements de nos quipiers, que je tiens remercier ici, j'ai fouill les notes manuscrites, tudi les croquis de descente et chemin nouveau dans cette grotte Ja recherche de chaque repre, alors que je ne l'avais parcourue qu'insouciante, derrire le plus sr des guides ... , Malgr toutes les difficults, le travail a repris et s'est fait lentement. Ce relev des pas -plan encombrant mais qu'il et t difficile de rduire plus de 115 sous peine de supprimer tous les dtails -je vous le soumets (2) : C'est sur une piste de 20 mtres environ, un cheminement aller et retour. Les hommes sont passs par l. Combien taient-ils 'l Qui pourra le prciser ? La couche stalagmitique trs mince qui va s'paississant recouvre les empreintes de pas et les Les dimensions varient, elles ont : 250, 245, 230, 220, 200 et 180 mm. Ce sont des adultes, des femmes, des enfants. Il est facile de diffrencier les pieds d'hommes (3), de ceux de femmes. Plus que tout commentaire ce plan vous permettra d'apprcier une partie des richesses que contient l' Aldne. J'ai bien dit une partie, car ce relev n'indique pas tous les pieds de l' Aldne. Aprs la portion de galerie reprsente, les traces continuent encore, plus espaces, coupes de preuves aussi nettes de l'habitat humain : _ Vestige d'un foyer, le bois carbonis est recouvert de calcite; (1) Extrait du tome 84 de l'unne 1949 de la Socit d'Histoire Naturelle de Toulouse (2) Le plan initial 1/5 a photographi et rdll;it permettre la publication: Nouvelle chelle de. la. piste humame 3/100 .(ReproductiOn mterdite). (3) Planche III, Figure 2. [] LA GROTTE D' ALDNE-1\IINERVE 59 -Gour l'origine plein de glaise semi-liquide o deux traits tracs au bton dlimitent trois zones : a) la premire conserve les empreintes de nombreux pieds humains enchevtres et superposes; b) la deuxime garde la trace de quatre pieds droits de dimensions diffrentes (donc quatre personnes); c) la troisime est vierge (endroit ?) ; ' .. -Couloir glaiseux o les pieds s'enfoncent de 3 4 cm. formant un fouillis tel que l'ide de procession autour d'un socle naturel parat possible (1). De tout cela mme de bonnes photos ne peuvent donner une ide prcise. Tel est le bilan de l'tage infrieur. l\lalgr l'exploitation des phosphates, l'tage suprieur de la grotte d'Aldne ou de :Minerve n'avait pas livr tous ses trsors et peut encore en livrer bien d'autres. Le deuxime tage infrieur moyen en recle d'importants; le travail est loin d'y trt: termin et dj un troisime tage infrieur nouvellement dcouvert offre un champ de travail presque illimit. DISCUSSION M. F. ANELLI signale que des traces du passage des ours des cavernes, avec empreintes des poils, du corps, etc., ainsi que de la prsence de l'homme contemporain de l'ours, toutes traces trs semblables celles brillamment illustres par Mlle CATHALA, ont t reconnues dans une caverne de l'Apennin ligure prs de Gnes et dcrites par la Dott. Ginetta CHIAPPELLA, de la Superintendance aux Antiquits de Gnes, l'occasion du quatrime Congrs National Italien de Splologie. (1) Planche III, Figure 1.

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PLANC:l-IE II. PLANCHE l. FIG. 1. Frottis de Lmchc. :.. F1c. 2. Coprolit hes d 'hyne.

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PLANCHE III. :: :: :: CJ E '"' ::

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' ( (_, J 0 ;::, Ct[ lQ -..) <( .. 0 -\o ' 0 '( c 0 a.:> r' c -----------------------------------------------Commune de Ces se r a s (Hr a u lt ) GALERIE DES PAS Etage infrieur 0 PLAI'CHE IV . Plan de l a Galerie des P11s (Etage infrieury. .......... . 0 .r. .. : J .;;:.• .. -..) .•. . . :::::-. . ,, :> L

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r--li .. 1 l ' J. AUDIBERT, J. et L. MARTIN et G. B. ARNAL <1> Quelques gisements prhistoriques du Nord-Est de l'Hrault <2> Les gisements qui font l'objet de la prsente tude se situent tous peu ,de distance les uns des autres dans la mme rgion naturelle qui s'tend aux pieds du Causse du Larzac et prsentent de ce fait une unit gographique incontestable. Ils se composent de grottes habitats, de spultures mgalithiques et de quelques rares stations de surface, dont les rapports mutuels demeurent encore assez imprcis dans l'tat actuel de nos recherches. SITUATION : LA GROTTE 1 DU RAVIN DE ROUVIGNOUX Commune de Montpeyroux (Hrault) Coordonnes Lambert : X= 693,10; Y = 158,10. Cette cavit s'ouvre en rive gauche du ravin de Rouvignoux, presqu'au fond du ravin, 400 mtres environ en aval de son confluent avec le ravin du Vent. DESCRIPTION : Creuse dans le Tithonique coralligne, cette grotte a son entre barre intentionnellement par une double murette en pierres sches tablie de part et d'autre d'une barre rocheuse qui la spare en deux parties. L'accs actuel est ralis par un troit passage entre.la vote et les murettes, passage provoqu vraisemblablement par l'boulement de leur partie suprieure. A cette entre fait suite un couloir pente rapide, occup par un important boulis postrieur l'utilisation de la cavit. Ce couloir dbouche dans une vaste salle de 10 m. de long sur 8 m. de large et 5 6 mtres de haut. Cette salle a t occupe pendant longtemps si l'on en juge par l'norme accumulation de cendres
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64 J. AUDIBERT, J. ET L. MARTIN ET G.B. ARNAL [2j Le dveloppement total de la cavit atteint 60 rn. environ (fig. 1). FIGURE 1. Plan et coupe de la grotte I du ravin de Rouvignoux. Le premier sondage dans la grande salle est indiqu en noir (Relev S.C.M.). MoBILIER : 1 ) La Partie Spulcrale. Au fond extrme de la cavit, et au point le plus bas, gisaient un crne d'adulte, deux faces d'enfants et un gros fragment de vote cranienne. Divers os longs, notamment un fmur intact, demeuraient pris dans la calcite devant les crnes. Sous l'emplacement occup par le crne le mieux conserv et sous une couch de 7 cm. de calcite dlite, se sont rencontrs de nombreux ossements allongs sans ordre : 1 cubitus et son radius (dposs vraisemblablement alors que les ligaments les retenaient encore l'un l'autre), des vertbres (dont deux soudes par le mme phnomne), etc ... (1). A signaler la prsence d'une grosse coquille de moule marine. Le matriel ostologique actuellement en notre possession comprend donc, outre les vestiges craniens dj cits : . -3 fmurs intacts; 3 fmurs incomplets; 1 tibia intact; 2 tibias abms; 2 1 radius; 2. os iliaques; 1 sacrum; 5 ,vertbres, 2) L'Habitat. Un norme dpt de cendres correspondant un habitat prolong occupe la grande salle. II y avait en surface parmi de trs nombreux tessons sans caractre : -2 fragments d'un mme vase 'avec tton perfor horizontalement et rebord, orn de triangles inciss (fig. 2, no 1); _(1) L:tude en est effectue par R. P. CHARLEs, Bibliothcaire du Cabmet d Egyptologie du Collge de France, et fera l'objet d'une publication part. [3] GISEl\IENTS DU NORD-EST DE L'HRAULT 1 rebord de vase avec bourrelet impressions digitales; 1 fragment de vase avec oreille sur cordon; 1 rebord de vase avec une petite oreiile bilobe; 1 fond plat de grand vaisseau; 1 second plus petit; 1 rebord de coupelle avec tton; 65 fragment de vase avec grosse anse en ruban, l'entre de l'troiture qui mne la partie spulcrale, pris dans la concrtion; -une superbe en silex noir, de section trapzodale, aux bords retouchs; long. 0,064, larg. 0,014 (fig. 2, no 6). ' 5 FIGURE 2. Poteries ornes et lames de silex de la grotte I du ravin de Rouvignoux. II y avait galement contre la paroi de gauche, peu avant d'accder au couloir, un humrus d'adulte, intact. Nous avons alors pratiqu un lger sondage au fond de la salle, paroi. Ce sondage a donn : 20 cm. de cendres mles de blocaille calcaire puis immdiatement au-dessous, de l'argile rouge de dcalcification. La couche d'occupation a livr, parmi d'innombrables de crami-que sans carctre : Os : quatre poinons intacts dont : -1 de 0,069 tir d'un os de mouton; -1 de 0,058 tir d'un os de rongeur (lapin vraisemblablement). 5

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66 J. AUDIBERT, J. ET L . MARTIN ET G.B. ARNA L Cramiqu e : 4 bouiTe l e t s a Impressi o n s digita les (dont 2 sans rebord) appmte n a n t des vases diffrent s (fig. 3). 1 rebord avec 2 lig nes parallles incises convergeant ver s un double t ton; 1 r ebord d e petit vase avec une nmge de p e des repousses; 4 fragments d e coupelles diffrentes ornes d e chevrons inc iss (fi g. 2 , D0 2, 3 e t 4); d e nombreux cordo n s e n r elief; carne. une coupelle sans dcor , avec oreille, reconstituable; 1 r e b ord de coupelle avec minuscule o r e ill e bilo be; 3 fragments d e coupelle avec rebord et t ton sou s -jacent; 2 anses e n anneau dont une petite , sous-jacen t e un reb01d ; 2 fragments diffr ents de vases car ns dont un avec une oreille s ur la Fr ounE 3 . Cmmique imptessions d igilules de l u g totte 1 du ravin d e R o u v ignou x . Nous avons pu recon stitue r e n outre u n grand vase eau 3 cordons en r elie f e t 6 oreilles d e prhension , d e 0 ,4 0 de diamlte e t de 0,43 d e haut e u r (fi g. 4). Dive r s : 2 ttes fmorales d'adultes. Silex : -une lame ir..guli r e e n silex g ds, d e 0,033; -un clat informe de silex bl a n c . Parur e : -une minuscule per l e r onde e n calcaire . [ 5 ) GISE:>IE:\TS DU l'ORO-EST DE L'HRAULT 67 CoNCLUSION : On r emarquera l a rmet des lment s dcors : des pastilles e n •elief surtout, s i abondantes dans les g isements p l u s mddi onaux. No u s avons par contre 4 dbris de v ases impressi o n s dig it a les, o rnementalion frque nle dans les g isement s plus sept e n trio naux. Les cordons e n te l ie f sont abondants comme dans les stations de la rgion. Les triang les i n c iss, e u x, sont r a rissimes dans l a tgion littorale el nous ftGt.:RE -1. Grotte 1 d u ravin d e RoU\ignoux. \'nsc il eau reconstilu. Environ 118 G. N. 0 FtGUH E 5. Coupe teconstitue pro,cnant de la pn rlic spulcrale d e la gtottc 1 de RouYignoux. ne connaisson s vrai dire que cet exemp laire. Ils sont par contre a b ondants dans l e Gard, e t la valle du Gardon, par exempl e, en a fourni elle sete de belles sties. T out comm e dan s les quelques g isements que nous avons prospects a lento.ur, l a cr amique non dcore l'emporte d e plus des 2 / 3, cramique fine, lisse, bren c uite, p o rtan t a nses c lassiques : o r e illes simples, o r eilles bilobes, anses en a -nneau, ttons ...

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68 J. AUDffiERT, J •. ET L. MARTIN ET G.B. ARNAL [6] On notera ici, en outre, la prsence de deux fonds plats. Si l'on considre l'outillage, il n'y a rien de particulier dire au sujet des poinons ni des lames de silex qui sont bien leur place dans ce gisement. Elles sont associes ici la cramique de la civilisation bas-languedocienne des .coupes chevrons. 1 . Si l'on maintenant les conditions du dpt spulcral, il semble, tant donne la dclivit croissante de la caverne et le mlange extrme des ossements rpartis dans l'argile rouge, que les restes humains aient t entrans par les eaux. C'est ainsi qu'une calotte cranienne a, t trouve gauche de l'troiture qui fait communiquer la grande salle avec la 1partie spulcrale, troiture d'ailleurs toute artificielle et due au remplissage par solifluxion et concrtionnemnt; antrieurement donc, la grande salle et la partie spulcrale communiquaient largement. A ct de cette calotte demeurent encore, pris dans la calcite, divers ossements. Ils sont certainement lis la prsence d'un humrus en surface dans la grande salle, celle de deux piphyses suprieures de fmur dans les foyers de la mme sall et celle de dbris craniens dans la galerie parallle au d'q.ccs. Un plus loin, le plancher stalagmitique renferme encore de nombreux ossements mls des restes d'animaux (buf et cerf) et des poteries. Au fond enfin, {lans une couche importante d'argile de dcalcification, concrtionne en surface, gisaient la quasi totalit des ttes osseuses accompagnes d'un vase reconstitu (coupe vase fond plat) et d'un important fragment de grand vase. Ajoutons qu'il s'agit uniquement ici d'un sondage prliminaire et que des fouilles suivies amneront sans aucun doute la dcouverte de nouveaux lments. Nous avons ainsi ds prsent dans cette grotte le schma suivant : -ossuaire tabli au fond de la gral).de salle, entran postrieurement (par les eaux vraisemblablement) au fin fond de la cavit; -habitat postrieur chalcblithique dans la grande salle. SITUATION : LA GROTTE II DU RAVIN DE ROUVIGNOUX Commune de Montpeyroux (Hrault) Elle s'ouvre dans le lit mme du ravin, en rive gauche, 800 m. en amont de son confluent avec le ravin du Vent. DESCRIPTION : Elle se compose uniquement d'une salle assez vaste de 9 m. x 5 m., reste ' d'un trs vieux rseau creus dans un calcaire dolomitis et ayant servi rcem-ment de bergerie. MOBILIER : Trs pauvre, il a t trouv uniquement en surface et comprend : --une spatule (2) en bronze martel de 0,052, objet connu dans le bronze moyen du Bas-Lnguedoc (cf. dolmen en pierres sches de St. Pargoire (Hrault), mobilier de violation); -un rebord. de grand vase gros dgraissants prsentant au-dessous un cordon en relief avec oreille de prhension; [7] GISEMENTS DU NtiRD-EST DE L'HRAULT 69 -un fragment de plus fine orne de 4 lignes parallles incises, sus-jacentes un motif en chevrons, incis galement; -une clavicule humaine d'adulte. CONCLUSION : Il n'y a aucune couche archologique en place. Les quelques vestiges prhistoriques qui ont chapp la destruction conscutive la frquentation de la cavit, doivent provenir d'un dpt funraire attribuable au bronze moyen. SITUATION : LA GROTTE 1 DU FARIOL Commune de St Guilhem-le-Dsert (Hrault) Cette petite cavit est creuse sur le flanc oriental de la Srane, tout prs de l'Aven du Fariol, situ sur le pic du mme nom. DESCRIPTION : A une entre assez basse, font suite deux petites salles dvalant jusqu' 7 mtres environ. Une deuxime entre, gauche, en permettait l'accs par une galerie d'une douzaine de mtres actuellement obstrue par boulement en son milieu. Le dveloppement total atteint une quarantaine de mtres. Un boulement a proJ'et galement de nombreux blocs. de la vote sur toute d' vr1r de la grotte,. c'est en nous insinuant sous ces blocs que nous avons pu ecou en surface les vestiges que nous allons prsenter. MOBILIER : Il est exclusivement cramique ici et comprend 11. 1 de pastille.s en relief -un rebord de coupelle avec deux ranges para e es au-dessous -un 'rebord de vase portant au-dessous deux cannelures parallles assez larges et une petite oreille de 1>rhension; • . b' . . n r f corn Ines e -un fragment de gros vase dcor de cordons en re 1e grille; un autre fragment de vase plus mince avec deux boutons en lar-2 fragments d'un mme vase trs fin, orns de cannelures es e a 1 t t ent angle droit. Ce typ ges, tres regu 1eres, se coupan a un cer a1n mom , . . 1 en persist jusqu' la fin du premier ge du fer en Aquitaine et en e), I Yt m . F'b s ra de Pra es no a a un bon exemple dans la grotte de la VIlla (la e ro-Ier . 1944 ) la ment, attribu par les auteurs, S. VILASECA et A. PRIMERA (Ampurias ' Premire moiti du premier ge du fer. t nir a la t appar e Ces fragments pourraient tre cependant plus anciens ICI e . phase prliminaire des champs d'Urnes. GROTTE II DU FARIOL Commune de Saint-Guilhem-le-Dsert (Hrault) SITUATION Carte d'Etat-Major : Saint-Affrique S.E. Coordonnes Lambert: X Y = 161,8; Z = 700 m. environ. 693,75; 1 1 "1

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1 70 J. ADIBERT, J. ET L. MARTIN ET G.B. Afu"'AL [8] Elle s'ouvre tout comme la prcdente sur le. flanc oriental de la Srane 400 environ au N.E. du point cot 781 dit pic du Fariol. A 200 mtres environ au N. de l s'tend une petite station de surface, qui nous a livr parmi quelques clats de silex fortement cacholonns, une belle pointe de flche pdon, cule. et retouche sur le dos seulement dans. le style des pointes de la FontRobert, une pointe de flche pdoncule et ailerons. DESCRIPTION : L'entre actuelle est un aven d'une dizaine de mtres, assez troit l'entre. Cet aven dbouche sur galerie en pente de 7 mtres environ dont le point le plus bas est -15. Mais, en la remontant, un boulis important montre que la galerie se poursuivait par l et dbouchait sur le flanc de la Srane. Nous en avons d'ailleurs .reconnu l'entre. La distance entre celle-ci et la partie libre de la galerie est de 4 m. 40 peine: C'est dans la galerie que nous avons trouv les vestiges prhistoriques que nous allons tudier. FIGURE 6. Coupelle pastilles en relief et vase anse ho0:ton de la grotte II du Fnriol. MOBILIER : Il est exclusivement cramique ici aussi et a t trouv en surface : Anses : 3 simples de prhension; 2 petites oreilles de prhension verticales; une petite anse en anneau; une anse en ruban de dimension moyenne; un dpart de grande anse en ruban; une petite orreilJe avec 3 ranges parallles de petites pastilles en relief au.;dessus. Dcoration : 2 fragments d'une mme coupelle chevrons forms de ranges de petits oyales imprims. Vases reconstitus: Une coupelle hmisphrique 0,11 de diamtre et de 0,08 de haut, orne sous le rebord de deux ranges parallles de pastilles en relief et flanque de quatre ttons de prhension (fig. 6, n 1). Une coupelle hmisphrique galement, orne de deux ranges parallles de pastilles, avec une petite oreille de prhension verticale et qui devait en porter 4 l'origine. Diamtre = 0,16; Hauteur = 0,13. Un petit vase carn en pte noire, fine, fond plat, muni d'une anse bouton. Diamtre = 0,085;. Hauteur = 0,11 (fig. 6, no 2). [9]. GISEMENTS DU NORD-EST DE L'HRAULT 71 CONCLUSION : L'on pourrait dater, d'aprs le vase anse bouton, ce gisement du bronze moyen (1). Si donc les tessons cannels de la grotte 1 du Farioi et le vase bouton de la Grotte II sont bien contemporains de la cramique ,p.roprement indigne, nous avons l deux exemples typiques de gisements attards de tradition chalcolithique .. STATIONS DE SURFACE STATION DE SAINT-JULIEN-nu-Bosc (HRAULT) Elle est situe sur un mplat de la colline cote 254 (carte de l'Etat Major, no 232) droite de la route de Montpellier Lodve, sur le versant ouest. L'rosion superficielle d entraner ici la plus grosse partie du matriel et a fait disparatre notamment la poterie, aussi h'avons nous trouv que : -une petite flche pdoncule et ailerons, trs finement retouche; -une flche en amande grossirement taille; -une flche tranchant transversal; -un fragment de trapzodale retouche sur les bords; • -un micro-grattoir et une de petits clats de silex sans caractere. STATION DE LA BERGERIE DE LA TRIVALLE Commune de la Vacquerie Saint-Martin (Hrault) Cette minuscule station de surface s'tend entre la bergerie et la route d'Arboras la Vacquerie. Trs pauvre, sinon prospectee jadis,. elle ne nous a gure livr que : . -une flche pointe en amande, paisse mais fineiQent retouche, -un percuteur; . t t -une dizaine d'clats de silex informes, minuscules le plus souven ' e fortement cacholonns. Son intrt rside dans ce qu'elle est le premier tablissement de plein air du Causse du Larzac. Il se pourrait qu'il y en ait encore une seconde sur ce effet trouv cet meme causse, prs du hameau de Soulatget; nous avons en endroit, lors d'une rapide visite, quelques clats de silex blanc. LES SEPULTURES MEGALI'fHIQUES DE LA CROIX DE L'YEUSE (Commune de Montpeyroux) SITUATION : . 1 t dressent toutes sur e Ces spultures, actuellement au nombre de qua re, se . S 1 plus plateau qui court au-dessus et gauche du ravin (le Rouvignoux. \Ir a . on . , . , '1 . antaine d'annes envir ' Importante d'entre elles, l'on a erige, 1 y a une cmqu 'rot une croix, c'est la croix de l'Yeuse, lieu-dit partir duquel nous nu:e t toutes les autres. la spulture no 1 .se dresse a ga;c une cinquantaine de mtres du chemin du pont d'Arboras la Font u . t b en contem-(1) Si l'on doit videmment considrer que le vase en questi9n es 1 porain du reste du dpt.

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72 J. AUDIBERT, J. ET L. MARTIN ET G.B. ARNAL [10] La seconde se situe trois cents mtres au Nord de la prcdente, toujours gauche du mme chemin. Les deux dernires sont par contre droite du mme chemin et cinq cents mtres environ l'Est-Nord-Est (fig. 7). \ --. ... "' , . ' n \ ' ' I "' ' '"" , ' 1 ' , \ 1 \ ' \ 1 1 o 1 ' 1 \ 1 , ' / ...... ---\ "' , / 1 1 \ \. ' 0 2 -I bis --====:;j ... l_ -.... ' , .... --.. " ' 1 ' / ' \ 1 \ ' 1 1 ' '3 1 / ... ---\ 4 i4 FIGURE 7. Spultures mgalithiques de la Croix de l'Yeuse (Montpeyroux-Hrault). DESCRIPTION ET MOBILIER : "Dolmen no 1. . Connu depuis longtemps sous le nom de dolmen de la croix de l'Yeuse (voir l'inventaire des dolmens de l'Hrault, par P. CAZALIS, dans l'Hrault aux temps [11] GISEMENTS DU NORD-EST DE L'HRAULT 73 paru en 1900). C'est une 'chambre de 2 m. X 1 m. 50 forme de trois dalles calcaires et oriente N. NE :.. S. SO. La dalle de fermeture mridionale a t dtruite lors de l'dification du bti de la croix. Le tout est enclos dans un tumulus circulaire de 10 m. de diamtre. Fouill par l'Abb VINAS, il aurait livr ce dernier (voir A. VINAS, Monuments druidiques de l'arrondissement de Lodve, 1866) un poignard crans, en cuivre, parat-il. Pour nous-mmes, grattant le peu de' couche qui subsistait par lambeaux au fond de la chambre, nous emes la bonne fortune d'y dcouvrir un rebord de vase caliciforme en pte trs fine et bien cuite, orne sous le rebord de quatre''ranges parallles de petits chevrons tracs au peigne ou la roulette, groupes par deux, et spares par des lignes simplement incises. Le fragment en est malheureusement trop rduit pour que nous reconstituyons l'allure gnrale de l'ornementation du vase auquei il appartenait (fig. 7, no 1 et 1 bis). Dolmen no 2. C'est une petite chambre rectangulaire de 1 m. 70 X 1 m. dlimite par quatre dalles plus ou moins fragmentes aujourd'hui. Oriente NE. SO., elle est dcentre par rapport au tumulus de pierrailles et de terre q;ui l'enserre et en occupe l'extrmit NE. Le tumulus, ovale, atteint11 mtres sa plus longueur. Fouill probablement aussi par l'Abb VINAS qu1 ne a laisse aucune indication sur son mobilier. (fig. 7, no 2) (cf. CAZALIS, op. czt.). Dolmen no 3. Il ne reste actuellement de sa chambre funraire. que deux dalles. Ses dimensions devaient atteindre approximativement 2 m. 50 X 1 m. 50. Oriente N. NE S. SO, elle est dcentre galement vers. la droite du tertre qui accuse 11 mtres de diamtre. Fouille trs rcemment, elle aurait livr au milieu d'ossements humains trs fragments, 3 }Jerles rondes en statite du modle courant des dolmens (fig . 7, n 3) (cf." CAZALIS, op. cil.). Dolmen no 4. C'est le plus dgrad de tous, seule merge au milieu d'un tertre .de pierraille de 7 m. 50 de diamtre une dalle de 2 m. 40 oriente NE. SO. Nous Ignorons la composition de son mobilier (fig. 7, no 4). ji'

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74 J. AUDERT, J. ET L. ET G.B. ARNAL [ 12] CONCLUSIONS GNRALES Nous avons tenu prsenter groups ces gisements dont la prospection de l'un, au moins, n'.est qu'bauche, pour donner une ide d'ensemble des civilisations chalcolithiques de la rgion des Garrigues de hauteur moyenne qui s'tendent aux pieds des hauts plateaux jurassiques. Cette rgion, si elle a t souvent parcourue et fouille, n'a dorin lieu, hlas ! qu' de. rares publications; c'est peine sur le causse du Larzac, la Vacquerie, la grotte de Maurous, l'avenossuaire Ferrussac furent respectivement l'objet d'un travail de l'Abb GIRY (1) et de A. PouJoL (2), et si, plus prs de nous, l'Abb J. HBRARD tudia dans la rgion de Lodve quelques tablissements de surface {3) ; les ntres s'tendent du dbut la fin du chalcolithique et contrastent par leur cramique bien dcore avec les gisements vritablement caussenards voisins o domine la poterie paisse, rarement orne ou portant des cordons en relief simples ou combins, parfois dcors d'impressions digitales. ' Ils appartiennent aux civilisations qui occuprent si brillamment les terres calcaires qui s'tendent de l'Orb au Rhne et de l'Ardche la mer. (1) Abb J. GIRY. -La grotte de Maurous, commune de la Vacquerie (Hrault), Revue Anthropologique, 7:...9,1938. (2) A. PouJoL .. -L'Aven-Ossuaire de Ferrussac, commune de la Vacquerie. Actes du Premzer Congres National de Splologie, Mazamet, 1939. (3).M. Loms et Dom F. HBRARD.-Documents pour servir l'tude de ]a prhistoire LodvotDe. La Bruyre d'Usclas. Cahiers d'Histoire et d'Archologie NUe srie, 9-10, 1948. -ocuments ... II. Cahiers d'Histoire et d'Archologie Nuo sr'ie 11-12 1948 . . -Ld'Habitnt prhistorique du Grzac (commune de ahiers d'1lis-tozre et 'Archologie, N110 srie, 14, 1949. ' ' Franco ANELLI (1> La Grotta delle Mura di .Monopoli N uova stazione paleolitica sulla costa adria ti ca puglies <2> Nel 1900 veniva alla luce per merito di Paolo Emilio Stasi, appassionato cultore di ricerche preistoriche del Salento, il primo insediamento umano trogloditico sulla costa pugliese (3). Le magistrali ricerche del Prof. G. A. Blanc, iniziate alcuni dopo la scoperta ( 4), rivelarono in breve tempo l'eccezionale importanza marina essendo stato possibile ricostruire, attraverso l'interprtazione .naturabstica e paletnologica del giacimento, le oscillazioni climatiche regione, le variazioni paleogeografiche della costa salentina durante il paleolitico medio-superiore. . . . Si aggiungano le importanti manifestazioni artistiche riconosCiute ID nell'antro, rappresentate da disegni zoomorfi e antropomorfi incisi sull_e pareb calcaree o su blocchi caduti al suolo. e un a pittura a co lori su un frammento roccioso (5). . . d' Pochi anni fa, nel 1948, i fortunati scavi compiuti dall'lstituto Ital.Iano . 1 Paleontologia Umana in caverne della costa adriatica della Puglia presso. Pohgnano a Mare, ad una trentina di chilometri a sud-est di Bari, affiorare nella Grotta dei Ladroni reperti di un' industria litica, giudicata musteriana, asso ciata a resti ossei di Bos taurus primigeri.ius e Cervus elaphus in una rossa simile al bolo e nella Grotta del Guardiano e in quella dei Colombz cocci di ceramiche impresse neolitiche del ti po del di Molfetta. (6). {1) Consiglio Nazionale delle Ricerche, Universit, Bari. {2) Communication prsente le 12 septembre 1953. f nterglaciale {3) STASI P. E., REGALIA E. -Grotta Romanelli. Stazione con auna 1 • Arch. Aritrop. ed Etn., XXXIV, 1904. . • t ra di essi. (4) BLANC G. A. -Grottn Romnnelli .. 1, Stratigrnfia dei LVIiu 1 928 1-4, Ibid. L. 1920, 1-4, p. 65-103. II. Dati ecologici e paletnologic1. z ' ' . p. 365-411. tt R mnnelli Riv. (5) STELLA L. A., Rnppresentnzioni figurate pnleolitiche a Gro a 0 • Antrop. XXX, Roma 1931. . .: ne Soc. GRAZIOsi P. -Le incisioni preistoriche di Grottn Romanelli. Alti XVIII Rzumo Ital. Progr. Scienze, Firenze, 1929. t'f GRAZIOSI P. -Les gravures de ln Grotte Romnnelli (Puglia, Italie). Essai-compara 1 • IPEK, VIII, Berlino, 1932-33. .t Umana BATTAGLIA R.-1 graffiti antropomorfi di Grottn Romanelli. Pubbl. Ist. Paleon ' Firenze, 1935. . tt Roma-BLANC A. C. -Dipinto schematico rinvenuto nel paleolitico super1ore nella Gro ; 1 1 nelli in Terra d'Otrnnto. Rend. Cl. Sc. Fis. Mat. Nat. R. Ace. d'ltalia {VIl), ' vo '. L., Abitati preistorici dei 'dintorni di Polignano a Mare. Riv. Sc. Preist, III. 3-4, 1948, p. 269. CARDINI L. -Grotta dei Lndroni, ibid., p. 262.

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76 F . ANELL! [ 2 ] LA GR OTT A D ELLE MURA DI MONOPOLI Nel luglio del 1952 , visitando a l cune caver n e costiere d'erosione ma1in a lung o il lito r a l e di Monopoli, n o t a i l a presenza di una brcccia ossifera con t erra bolare rosso-bruna a ll a base d e l deposito di ricmpimento di un anlt o a l fondo di una piccol a rada, dove scaturivano, quasi a l livello d e l mare, l e acque d ebolmente salmastre di una sorgente li t oranea. 1 Grolla d elle Mura di Monopol i (Bari ) . E ' facile riconoscer e n e l tJalto anlel'iore J'avvenuta demolizione del telto dell' ori g inaria caverna n e l cOJs o della l!a s g r essione pos t tiJTeniana (Fiandriana di A. C. Bla nc). Aderenti alle pare t i dell a cavema, scavat a n e l cal c a 1e tufaceo del Pliocene superiore (che ammanta l e f a lde n ord-o 1 i entali dell'altopiano car s ico d e ll e Mur ge) osservai, a varia altezza d allo s pecchio d'acqu a d e l seno m a r ino, evidenti tracee di un antico riempimento d e ll a caver na s ucccssivamente asp ortato dall' azio n e dilavante dei flutti. L a caverna s tessa appad va com e l a p a r t e pi addentrata di una c a vit costiera un tempo m olto pi ampi a , la cui volta e r a s t a t a p ressoch inle r a m ente demolita dal m a 1e, com e J o provano grossi mass i roccios i affioranti dall'acqua . La cave1 n a h a un'altezza di circa 5 m. e d un'am p i ezza f1onta l e di una ventina di metri. [ 3 ] LA GROTTA DELLE D l :0.10:\'0POI , I 77 U n a breve campagna di scavi , eseguita subito d opo l a scoperta, mise in luce l a str a tigrafia del giacimento, c h e nppariva r e l ativamente semplice, costi tuita c io da Ire distinli livelli : -un li ve ll o supe l'io1 e di t erra bnma vegeta l e umica mis la a pietrame caduto da !l n volta; u n li\'ello m edio sottosl ante di nrgille chinre g i allastre; -un livell o inferio r e di terrn rossa sabbiosa simile a l b o l o. Il passaggio da ll o s tiato bnmo superio r e a ll o strato argilloso chi aro non appal'iva semp1 e ben n etto. Lo spessor e complessi\' O del giacimento era, a ll 'iniz i o d eg li scavi , di circa m. 3,5 a pa1t it e d a i li ,-e ll o d e ll o s peech i o d'acqua Jl!arin o, ma probabile c h e scendesse a maggior e profondil. L e ricer c h e furono dappri m a l'ivolt e a l d eposito a r gilloso giallast1o n e l t1atto dove l a t e iT a b1una umica era stata aspol'lata d a i lavori pe1 l a sist e m azio ne, in e poca recente, d e ll a modes t a cave1netta m a 1 ina . 1 I'i sultati fmon o sorpr endenti p e r l'abbondanza dei 1 esli fo ss il i scaturiti dall a l'im oz ione di questa p a l'l e interm edia del d e posit o di 1 i empime nt o d ella caverna e p erla s trao1din ara ricc hezza dell'industda litic a aOorata. U n pl'imo esame d e i 1e p erti f aunis ti c i h a consentito di riconoscere l a pre senza dell e segu enti s peci e : Felis s p elae a , S u s sc r o{a, Bos tauru s , Bo s taurus p ri migenius, Equus cabal/u s 1. s ., Equus (asinus) l!ydrunlinus, Ceruus , e laplws, Dama dama, Lepu s sp., r a pp1esenta t e massima m ente da d enti, da ossa degli a l'ti, in g 1 a n numero spaccat e longitndinalme nt e , d a frammenli ossei minuti anneriti cial fuoco come l o prova la p1of onda ca1bonizzaz ione dell e sost a nze o r ganic h e c h e imp regnavano i tessuti a llo stato frcsco. Gli scm s i r esli ornitic i , esaminati d a i P 1 of. G .A. B lanc, c h e v i va m e nte l'in g n1zio pe1 l'aulo 1 evol e s u a collaborazione, s i riferiscon o a ll e segu enti specie: Oti s t e trax, A n se r a l bi{ r o n s, Columba oenas, Nyroca {ulig ula (1). L'indus tl'i a litica d i quest o stra t o intcrmedio d e l riempimcnto d e ll a caverna rappresentato da o ggctti a vcnti car alteristiche tipo logi c h e del _ Pal eolitico supe rio r e pressoch idenlic h e a que ll e della ricord ata Grotta Roma n elli; s i tratta p e r l o pi di l a m e scmplic i e lame ritoccate, di raschiatoi, punte ottuse, c u spidi, lima ces, discoidi, bulini c d a l e u n e mic r oliti del ti p o La Gravette . Son o aO'iOIate anc h e tJe punte l e quali, s i a per l a n atma lito logica d e l m ate ria l e di cui son o costituite, s i a p e r l e caraltei's ti c h e tipolog i c h e, fi gurano prodotti esh a n e i a ll a maggi o r parte dei m anufatti. Due di esse sono di a r e n a n a silicca, a g1a n a finissima, l'all1 a di quarzite. A p1ima v i s ta att:udamenti mus t e riani 11e l Paleolitico superio1 e, n on infrequenti in altre s tazwn.1 d e ll o s tesso pedodo, ad esempio n e ll a Gratta di Sa n Teodor o in S i cilia (2)._ e possibilc pure c h e l a f orma mns t erianoid c dei tre ogg etti, s i a piuttost o d a nfenr_e a ll a natura d e ll a r occia d alla qua l e vcnne r o tratti, c h e n o n consentiva il m ento tccnico d e l ritocco seguilo per l a magg i o r p a l'! e d egli strumenti ncavatt d alla selce. Assi eme ai ricorda ti manufatli lilici so n o appa r s i a l cuni fra i pi comuni p1odotti di nn'officin a litica; nume rosissime sch egge di Javorazi o n e, sch egg i a a supe 1 fi c i e arcuala , i cosidetti depar t s d e burin, nu c l e i e d alcum catoi, costituiti da c i ott.oli p i alti c h e pre sentano s u cntrambe l e facce evide ntJ (1 ) In litt. 1 6 gcnnaio Hl53. (2) VAUI'IIEY n. , L e Palolithique italie n . ArciL Ins t. Pal onl. Humain e, Mem. 3 , l 9 28 • p. 155.

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78 F. ANELLI superfici di abrasi o n e . Uno di roccia calcarea tufacc.a, duc di arenaria a grana finissima, u n altr o di n cfdtc b• un a : quesl'ultimo reca s u una facci a il profilo sch e m atico finemente inciso d e ll a tesla di un bovide d alle lunga cornasinuose. Sull'altra una piccola fig u•a antropom01fa fu sifonne c h e s i accost a a que ll e inc ise sui ciottoli della G•otta R oma n ell i (1). / Ritoccatoi a sinistra di arena• i:t quarzosa, a dcslra di calcarc g•ossolan9. Raccol s i a n c h e un grosso poli e d•o del peso di ci•ca 700 gr. c h e ricorda molto b e n e J'esempla r e d e ll a G •otta Romanelli, raffrontato dal Blanc (2 ) a ll e caratteristic h e b o l a s d e l mous t edano f1ancese. GLI SCAVI RECENT! Il fortuna t o csito degli scavi d e l 1952 mi indussero ad estendeee l e ricerche a tutto il d eposito di riempimento della Grotta delle Mura a p artire d alla strato di t erra bnmo-ne rastra superfi c i a l e fino a ll a hreccia ossifem con t e iT a b o l arc inc rost ante l a hase d ella p a •ete occidental e dell'antto pressa l a s01gent e di acque salmasti e. 1 mezzi furo n o concessi d a l Minis te•o d e ll a P.L s u p r oposta d e l Soprinten d entc agli Scavi di Antichil della P ugli a e Lucania Prof. Ci r o Drago, al qua l e esprimo il mio vivo riograziam ento . ( 1 ) BLA:-oc G.A., Grotla Romanelli, Il. Dali ecologici c cc ., Loc. cil. p . l. fig. ( 2 ) BLANC G.A . , Ibid. p tt. XLVI, LI, LII. '-:n 0 ::l :...o:..,...; o. = ==; o':ll .... -c='-<": ;:o ..u <;)

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lj 80 F. fu.VELLI [6] L'inizio di questa seconcla campagna di ricerche interesso principalmente lo superficiale di terra nera mista a ciottolame calcareo-tufaceo caduto volta della caverna. Alla terra nera segue uno strato di argilla chiara della potenza massima di m. 1,80 nella parte centrale, ma che si assottiglia si due la ti. II passaggio dalla terra nera alla sottostante argilla graduale per impoverimento _di sostanze umiche. Come ho ricordato, il deposito di riempimento della grotta termina con una breccia mista a terra bolare grossolana di aspetto ,sab.: bioso. L'esame litologico e dei tre distinti depositi del riempimento della caverna conferemer le prevedibili relnzioni genetiche di essi con gli orizzonti superiori della Grotta Romanelli dalla quale dista meno di 200 km. Lo scavo dello strato di terra nerastra ha visto affiorare resti ossei abbon-dante industria litica e cocci' di vasi di varia forma e dimensione. ' 1 resti ossei. Nei resti ossei sono rappresentate specie locali tuttora viventi nella Puglia come Er.inaceus europaeus, Vulpes vulpes, Cunis sp. Meles meles, Felis catus, Lepus europaeus, Equus caballus, Equus asinus, Sus scrofa, Bos taurus, Capra sp. e Ovis sp. Abbondanti i frammenti di ossa lunghe di grossi mammiferi Bos ed , Equus, spaccate longjtudinalmente, evidenti avanzi di pasto umano consumato sul posto. I resti di Cervus elaphus provengono forse dai rimaneggiamento dei sottostanti depositi argillosi compiuto dagli ultimi abitatori dell'antro marino di Mono . poli. Ma non escludo che siano coevi al deposito superiore a terra nera; res ti di cervo (e di capriolo) sono afffiorati in varie localit vicine in terreni superficiali sicuramen te olocenici. Sono scaturiti anche resti scheletrici e denti di Uomo appartenenti ad aimeno due inumati in una sepoltura superficiale pi tardi. Non ho infatti osservato parti dello scheletro in connessione anatomic. L'industria litica. I copiosi manufatti litici rinvenuti strato superiore a terra bruno-nerastra e nicchia laterale dai rimaneggiamento dei sottostanti strati argillosi sui quali si svolse la vita degli ultimi abitatori della grotta costiera. E'evidente infatti l'identit tipologica dell'industria litica degli strati superiori con quelli delle argille chiare inferiori. Anche in questo deposito superiore del deposito di riempimento sono affiorati raschiatoi, lame, punte, discoidi, bulini di tecnica tipicamente aurignaziana; sono apparse qui pure, come nei primi scavi, alcune punte di calcare selcioso che, per le loro caratteristiche tipologiche generali, per la grossolaQa scheggiatura, richiamano qualche forma musteriana.' Come ho gi accennato, non vorrei escludere che l'aspetto apparentemente arcaico di questi oggetti in discussione possa essere attribuito alla natura litologica del matenale litico impiegato che non consentiva la finezza del ritocco, possibile soltanto con la selce. Sempre in questo strato superipre sono apparse due lunghe lame di selce finemente lavorate qui evidentemente trasportate da altra parte del giacimento. Scarse e indeterminabili le frammentarie schegge di selce rinvenute nella breccia ossifera con terra bolare a Bos taurus primigenius alla base del deposito di riempimento della grotta. [7] LA GROTTA DELLE MURA DI MONOPOLI 81 La ceramica. Si tratta di frammenti di vasi di forma globulare o a piatto di misure diverse di argilla non depuqlla, sovente male preparata, di grossolano impasto, mista ad impurit e tritumi calcarei. Alcuni vasi sono esternamente Iisci per sottile ingubbiatura superficiale, altri sono ingubbiati anche internamente con argilla . depurata arrossata dalla cottura. II repertorio decoraHvo dei cocci raccolti comprende per lo pi motivi primitivi : sono brevi tagli trasversali sub-paralleli, molto irregolari, tracciati sull'argilla ancor fresca con oggetti taglienti, forse con lame silicee, intaccature irregolari, altre brevi cosiddette a tremolo ottenute con frammenti di conchiglie marine del gen. Cardium. In un unico frammento dell'orlo di un vaso ho notato la decorazione impressa con polpastrelli di piccole dita. Un frammento di vaso di medie dimensioni reca esternamente un motivo di decorazione costituito da una piccola bugna rilevata. 1 bordi sono per lo pi diritti e lisci; in. pochi recipienti I'orlo si rivolge all'esterno allargando la bocca del vaso. Le anse sono costituite da bugne piene o grossolanamente canalicolate con decorazione simile a quella di tutto il reci-piente. 1 fondi sono circolari e scavati. Nel suo complesso la ceramica dello superiore del riempimento Grotta delle Mura riferibile al tipo molto diffuso in Puglia, a quello della coslddetta ceramica impressa neolitica del Pulo di Molfetta raccolta in altre caverne costiere vicine (1). Appartengono invece alla tipica ceramica appula di et protostorica (VII a. C.) alcuni cocci di argilla depurata nero-lucida . CONCLUSION! Ho g1a avuto occasione di illustrare i risultati preliminari delle ricerche finora compiute nella Grotta delle Mura di Monopoli (2). . L'esame del materiale portato .alla luce dai pi recenti scavi e l'approfondlta conoscenza stratigrafica del deposito di riempimento della grotta hanno consentito una pi sicura valutazione cronologica dei diversi orizzonti e del loro porto con le vicende climatiche che nel Quaternario determinarono le oscilla-zioni della Iinea di riva nel Mediterraneo. . Lo studio dei reperti faunistici e dell'abbondante industria litica aurignaziana degli orizzonti inferiori, un'attenta disamina delle liyelli superiori terminali del deposito, forniranno ulteriori e pl a; a clementi di giudizio per stabilire correlazioni stratigrafiche e cronologic et rt . . . . 1 . • oto e pi impor an e la Grotta delle Mura e la v1c1na Grotta Romanelh, 1 p1u n giacimento paleolitico della costa adriatica. (1) CARDINI L., loc. cit. p. 262 e 269. i l't• a sulla costiera (2) ANELLI F., Preistorm pugliese. Una nuova stazione pa eo 1 IC "ese v 1952, 1, adriatica, la Grotta delle Mura di Monopoli (Bari). Arch. Stor. Pugh ' ' estr. 10 pp. QU. A IV Congr Intern. -La Grotta delle l\Iura (1\lonopoli, Murge di Bari). IN ' 9 53 Sl-55. Excursion dans les Abruzzes, les Pouilles et sur la cte de Salerno, 1 ' P 6

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82 F. ANELLI [8] Sono frattanto possibili le seguenti conclusioni generali : 1. La Gratta delle Mura stata scavata, come numerose altre lungo 1 costa calcareo-tufacea pressa Monopoli, dall'erosione marina nel corso dell'oscillazione positiva della linea di riva del Mediterraneo durante l'ultimo interglaciale (Tirreniano). A tre chilometri dalla Gratta delle Mura verso Nord-ovest, pressa una cava di pietra calcarea, si osserva, poco lontano dalla riva, una spiaggia fossile a grossi ciottoli marini arrotondati e perforati da litodomi e briozoi a circa 8 m. sul livello attuale del mare. 2. La regressione . (postirreniana), conseguente all'incrudimento climatico dell'ultimo periodo glaciale wurmiano, ha portato all'emersione della caverna marina e di un'estesa bordura costiera antistante all'antro molto verosimilmente fino all'isobata 100 m., ad 8 km. circa dall'attuale spiaggia. 3. Durante l'emersione la caverna andata rierilpiendosi con prodotti della degradazione termoclastica interna, con materiali di trasporto eolico e di apporta umano dei cacciatori del paleolitico superiore e pi tardi degli agricoltori neolitici. 4. L'ultimo sollevamento eustatico del mare, la trasgressione versiliana di A. C. Blanc (1), ha nuovamente sommerso la afscia litoranea; l'azione dinamica del mare ha demolito la volta della grotta ed ha asportato la parte pi esterna del deposito di riempimento del quale si scorgono tuttora lembi residui incrostati tenacemente sulle pareti della piccola insenatura marina ad un'altezza di circa 3 m. dall'attuale livello del mare. (1) BLANC A. C., Variazioni climatiche ed oscillazioni di riva nel Mediterraneo centrale durante l'Era glaciale. Geologie d. Meere u. Binnengewsser. Bd. 5, H. 2, p. 190. Mario JURZA Per la classificazione dei preistorici del Carso T riestino RIASSUNTO Le pi recenti ricerche paletnologiche della zona vennero eseguite nelle seguenti localit : Grotta dell'Orso di Gabrovizza e caverne della Val Rosandra che fornirono, tra l'altro, ceramiche romane ed eneolitiche. In quelle eneolitiche vennero nota te le caratteristiche delle influenze balcaniche del ti po di Wucedol, Baden, Lubiana. Vennero pure ritrovati alcuni frammenti con evidenti influssi nordici, dati da vasi sferiformi con ornati di cordoni verticali. Poniamo in evidenza per la prima volta le prese a linguella, che per la loro quantit e continuit di ritrovamento costituiscono una caratteristica della nostra zona e che proponiamo di chiamare prese a lingue lia dell' eneolitico tries lino Dette prese sono presenti in tutte le ceramiche delle caverne e trovano la ]oro logica continuit e sviluppo in tutti i castellieri della zona con tipi man.,.. mano pi evoluti. Il che denota una continuit di coltura e di industria tra cavernicoli ed abitanti dei castellieri, come finora non era ancora stato messo in giusto rilievo. Tutto cio, unitamente ad altri elementi, da una caratteristlca fondamentale all'industria ed alla coltura del nostro territorio, tali da distinguerlo dalle zone circon vicine, delle quali pure subi gli influssi. (1) Communication prsente le 12 septembr 1953.

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Joseph SKUTIL L'importance du Karst morave .pour la Prhistoire Le Karst morave au Nord de Brno a une grande importance non seulement pom l'archologie rgionale de la Moravie, mais aussi pour l'archologie centraeuropenne en gnral. C'est un terrain qui a t habit dj pendant l'poque palolithique ; nos cavernes ont servi d'abri l'homme primitif, plusieurs reprises pendant les poques prhistoriques plus rcentes et tous ces faits sont pour le Karst morave d'une importance extraordinaire et de porte presque europenne. Les premires traces de l'homme quaternaire y ont t constates en 1868 par le Dr Henri "r ANKEL, mdecin du Comte SALM Rjec. C'est donc juste raison qu'il mrite le nom glorieux de pre de l'archologie morave (STEENSTRUP dixit) et Boucher de Perthes et Lartet de l'archologie morave (comme le dit H. BREUIL). 'VANKEL a bien tudi et trait fond toutes les questions concernant notre archologie prhistorique quaternaire. C'est aussi le Karst de Moravie en est devenu le berceau. Aprs le Dr H. "rANKEL, ce furent surtout le Dr M. KRii (1841-1916), le directeur K. J. MAsKA (1851-1916), FI. KoUDELKA (1862-1921), Fr. CERNY (18671918), J. KNIES (1860-1937) et d'autres savants encore qui continurent les travaux archologiques de leurs prdcesseurs. Aprs la premire Grande Guerre, c'est le Dr Ch. AnsoLON, petit-fils du Dr H. 'VANKEL, qui avec l'instituteur R. CziZEK, a fouill la caverne dite Pekrna. Bien que le Karst morave n'ait pas livr de traces de l'homme palolithique de l'poque la plus ancienne qui nous soient connues aujourd'hui dans l'Europe Centrale, il n'est pas exclu, qu'on puisse effectuer mme l des trouvailles plus anciennes que celles que nous connaissons dj. L'occupation la plus ancienne, constate dans nos cavernes (Pekrna, ByCi skala, Klna), est caractrise par l'industrie quartzitique trs primitive d:un caractre assez archaque ; elle a t considre auparavant comme moustrienne, ventuellement encore plus ancienne, mais Ch. ABSOLON a prouv_e qu'il ne s'agit que d'un Aurignacien ancien (l'Aurignacien primitif). 11 n'y a pas de doute que le Moustrien existait dans l'Europe Centrale ainsi qu en Moravie, il est absolument ncessaire d'entreprendre une rvision de ces trouvailles archologiques de nos cavernes. Le centre de l'occupation palolithique de l'Europe Centrale existait l'poque aurignacienne dans les temps des' grands gisements des de mammouths (par exemple les stations de Pfedmosti, de Dolni Vestonice, de (1) crite, dpose le 12 septembre 1953. 1 l'

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86 J. SKUTIL [2] Willend9rf, dans le bassin danubien). Il faut y compter aussi la station de Petrkovi?e, derrire la fameuse Porte morave (Moravsk. brna) situe sur l'Odra. Il n'est pas sans intrt de constater que l'homme palolithique s'est _rfugi mme pendant cette priode, aussi dans les cavernes, comme le prouvent par exemple non seulement les riches trouvailles de la caverne de Pekrna, mais surtout les trouvailles de Mladec de la Moravie du Nord, que l'on peut citer parmi les trouvailles anthropologiques les plus prcieuses de l'Europe. Il reste encore prouver si c'tait exclusivement pour des raisons climatologiques et seulement dans les dernires phases aurignaciennes. Il en va de mme pour la thorie d'aprs laquelle le groupe de Mladec, trs apparent par exemple avec l'occupation palolithique des eavernes polonaises des environs de Krakov, doit former une civilisation palolithique tout fait spciale (l' Olsevien :r> de BAYER), de laquelle sortirait mme le vieux Magdalnien. Si -certainement tort -on a ni dans l'Aurignacien morave une influence solutrenne trs forte, ce. n'est que dans les dernires annes de la guerre mondiale qu'on a prouv l'occupation solutrenne du Karst morave. La constatation de l'existence du Solutren mme dans les cavernes de -Moravie est trs importante ce point de vue, parce que, dans les circonstances stratigraphiques extrmement favorables, on peut acqurir des critriums chronologiques absolument ncessaires pour rsoudre de graves problmes concernant l'volution ainsi que les questions chronologiques touchant la prhistoire quaternaire de l'Europe Centrale et mme peut-tre de grands problmes paloanthropologiques relatifs l'occupation prhistorique palolithique la plus rcente -c'est la civilisation des cavernes par excellence -le Magdalnien. Elle est prouve par les trouvailles faites dans toute une srie des cavernes de notre Karst ou dans plusieurs abris sous roches (par exemple Kolibky prs de Rudice) et il est sr qu'elle sera encore constate par des fouilles archologiques systmatiques encore plus nombreuses qu'elles ne se font prsent. Notre Magdalnien est en outre qualitativement trs riche comme le dmontrent par exemple les harpons en bois de renne trouvs Pekrna et surtout la fameuse pice dont un ct porte la gravure reprsentant la lutte des bisons. Il est mme bien possible que les fouilles prochaines aideront distinguer dans le Magdalnien morave plusieurs horizons et phases culturelles, ce .qui sera plus utile que de le simplement diviser en deux phases comme on le fait aujourd'hui, mme si cette classification n'est pas aussi dtaille et minutieuse que la chronologie du Magdalnien franais. Par contre on n'a constat jusqu' prsent dans la rgion de nos cavernes aucune trace de l'art parital si clbre de la zone franco-cantabrique de l'Europe occidentale. Il parat que l'explication de ce fait se trouve non seulement dans les circonstances de l'volution culturelle contemporaine elle-mme, mais encore dans les conditions naturelles et dans le caractre . de nos cavernes. Voil en grandes lignes les faits les plus importants de l'volution palolithique morave dont la plus grande partie s'est droule dans nos cavernes comme le prouve la splo-archologie. Nos prochaines fouilles archologiques, qui doivent s'tendre sur toute la rgion karstique, ont pour but non seulement de constater de nouvelles stations et des traces de l'occupation palolithique, mais surtout de bien exploiter celles qui seront faites l'avenir et de les tudier mthodiquement pour obtenir des rsultats permettant de rsoudre d'importantes questions chronologiques. A ce point de vue le Karst morave peut livrer bien du nouveau. [3] PRHISTOIRE DU KARST MORA VB 87 Les recherches archologiques mentionnes plus haut et faites par M. Ch. AnsoLoN dans la caverne de Pek.rna, ayant prsent une coupe (acil comprendre ct analogue celles d'autres gisements; ont montr que les traces de l'occupation palolithique de la caverne sont couvertes une couche strile blanche, tout fait analogue de pareilles couches, constates par exemple dans les cavernes slovaques, hongroises et en Bohme ; au-dessus de cet il y avait dans des couches ptrographiques tout fait homognes, la continuation d'une volution postpalolithique d'occupations nolithiques et d'autres occupations prhistoriques eneore plus rcentes. Ces faits-ci font esprer que des circonstances stratigraphiques pareilles seront constates plus tard aussi dans d'autres cavernes. Le msolithique, connu aujourd'hui en plein air, ne sera pas, semble-t-il, constat dans nos cavernes. II est ncessaire de souligner de nouveau que nous connaissons dj plusieurs cavernes de la plus ancienne nolithique, celle avec la cramique rubane (par exemple Pekrna, Vypustek, Michalova dira Ludmirov, etc.). La richesse palolithique de nos cavernes a dtourn -certainement tort -l'attention de nos savants de ces occupations postpalolitbiques plus • rcentes qui, surtout du point de vue chronologique et anthropogographique, ont la mme importance. Plusieurs trouvailles mdivales sont galement intressantes. A cet gard, on peut citer les trouvailles de Pekrna; datant de l'poque nolithique (civilisation avec la cramique rubane, avec la cramique peinte), ainsi que de l'poque nolithique (cramique du type de Jevisovice), de l'ge du bronze (civilisation du type d'netice), l'ge de bronze 1, civilisation de la phase .. des champs d'urnes, (dite silsienne) et enfin mme protohistorique (VIllo-xo s1ecle aprs Jsus-Christ). Un autre fait galement important, c'est que plusieurs de nos cavernes ont t habites non seulement pendant l'poque nolithique mais pendant l'poque de Hallstat (Byi skla, Vypustek, Stramberk). Il n'est pas exclu que ce fait intressant soit li certaines circonstances climatologiques. Nos iles karstiques, comme le prouvent par exemple les trouvailles de Ludmirov, de Mlade, de Hranice prs de la fameuse Moravsk brna et Pavlov.k vrch! sur la frontire autrichienne sont aussi trs importantes au point de vue prehistorique. Ce bref rsum prouve que le Karst morave, comme nous le connaissons, est au point de vue archologique la mme importance pour la prhistoire europenne que la Dordogne pour la France et pour l'Europe occidentale. C est donc avec raison qu'il porte le nom clbre de la Dordogne morave. Il

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SECTION V Documentation

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. Jacques ROUIRE <1> La documentation splologique en France <2> Mesdames, i\1essieurs, Vous tes probablement tous d'accord sur ce point que l'tablissement d'une liste complte de rfrences bibliographiques est l'un des pr.emiers cueils auxquel nous nous heurtons lorsque nous entreprenons l'exploration d'une cayit. La difficult est bien pire lorsque c'est l'tude d'ensemble d'une rgion karstique que nous envisageons. Bien souvent, nous ne trouvons nulle part, dans les publications anciennes, la moindre allusion aux cavernes que nous nous proposons de visiter. Et, pourtant, parvenus au terme de notre exploration, nous trouvons souvent gravs sur la paroi une date et un nom qui attestent le passage d'un prdcesseur [ Il est donc avr que rien ou presque ne reste des travaux de beaucoup de splologues. Et pmutant ils ont dpens leur temps, leur argent et leur travail. La plupart du temps, ils ont pu effectuer des otiservations, qui, mme rdiges sous une forme lmentaire, auraient t trs utiles leurs successeurs. Il est inutile que j'insiste davantage sur les multiples inconvnients qui rsultent ou qui ont rsult de cette faon de procder : une foule de renseignemeQts sont perdus, qui auraient pu tre exploits par le gologue, l'hydrologue, le physicien, le biologiste ou mme plus simplement le collgue splologue agissant dans le seul but de l'exploration pure. Dans tous les cas, le travail est refaire. Aussi, je vous propose de commencer cette premire runion de la Section Documentation de notre C-ongrs, par un expos sur 'ce qui a t ralis en France, sur le plan officiel, pour pallier ces * ** Il existe en France, depuis 1941, un Bureau de .Recherches Gologiques et Gophysiques, dont l'un des rles essentiels est de constituer un rpertoire mthodique des renseignements gologiques fournis par tous les sondages, fouilles ou travaux souterrains dans l'ensemble de la France mtropolitaine. . A la suite de pottrparlers e.ntre divers Splologues, avec l'appui du Dr. JEANNEL, agissant ce moment, en qualit de Prsident de la Commission des Travaux Scientifiques du Club Alpin Franais, et, avec l'appui de M. DE J:oLY, (1) Ingnieur, Charg du Service de Splologie du Bureau des Recherches Gologiques et Gophysiques (Paris). (2) Allocution prsidentielle, prsente le 8 septembre 1958. Il 'i 1

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92 J. ROUIRE [2] alors Prsident de la Socit Splologique de France, le B.R.G.G. a entrepris, sur l'initiative de M. GZE, ct de cet inventaire des sondages et travaux souterrains, un rpertoire systmatique de toutes les cavits naturelles du sous-soi franais. C'est en 1947, que, sur la proposition de M. GZE, j'ai t appel assumer la charge de ce nouveau service. Le double but d l'organisation tait, d'une part de procder la concentration et, d'autre part, d'assurer la conservation des diffrentes observations d'ordres technique et scientifique. effectues lors des explorations qui se droulent en France. Une telle entreprise ne pouvait tre envisage, qu' la condition formelle de bnficier de la collaboration suivie du plus grand nombre possible de splologues franais. L'un des premiers travaux du Service ft donc de rechercher parmi nos collgues, ceux d'entre eux qui acceptaient de faire connatre le fruit de leurs travaux et, en particulier des travaux qui n'avaient pas encore t publis. En 1945, date de la fondation de ce Service, une vingtaine de splologues rpondirent favorablement l'appel que leur avait adress M. GzE. Par la suite, plus d'une centaine de nos collgues voulurent bien accepter leur inscription sur la liste des collaborateurs. Sur ce nombre, soixante-dix continuent adresser des documents au bureau. Les trente autres, ayant puis la documentation qu'ils avaient communiquer, ont cess leurs envois. A l'heure actuelle, le recrutement des nouveaux collaborateurs constitue toujours une des tches essentielles du Service. En effet, il faut dire que certains splologues hsitent encore communiquer les rsultats de leurs recherches un organisme officiel. Cette mfiance irraisonne, ou ce particularisme l'excs, entrave momentanment et dans une certaine mesure, le bon fonctionnement du Service. Il est toutefois trs vraisemblable que tous nos collgues se rendront bientt compte que leur vritable intrt ne fait qu'un avec l'intrt gnral. C'est d'ailleurs pour faciliter le recrutement des collaborateurs, que l' Administration a autoris le service de Splologie hberger la Socit Splologique de France, le Secrtariat des Annales de Splologie et la Rdaction du Bulletin du Comit National de Splologie. En effet, la co-habitation de ces organismes privs avec le Service officiel, permet d'entretenir des contacts amicaux avec les splologues. Dans bien des cas, nous obtenons ainsi de leur part une collaboration que leur raction naturelle premire aurait t de refuser. * * * Voyons maintenant, quels sont les moyens de travail dont nous disposons. L'instrument essentiel est constitu par la grande fiche questionnaire dont un fac-simil est imprim ci-aprs. Conue par M. GzE, cette fiche a t prsente de telle faon qu'en apportant sa rdaction un minimum de soins, un collaborateur dont le niveau d'instruction est assez lmentaire peut fort bien fournir des renseignements parfaitement. utilisables, surtout au point de vue topographique. Comme vous pouvez le voir, les renseignements demands portent en premier lieu sur la situation de l'orifice de la : situation du point de vue des divisions territoriales administratives (dpartement, canton ct commune) ct situa par rapport aux coordonnes gographiques. Un croquis de reprage est demand, ainsi que des renseignements trs sommaires sur la forme de la cavit. D'autres questions sont poses relativement la stratigraphie, l'hydrologie et la mtorologie souterraine. A la deuxime page, un court paragraphe est rserv la biologie. Ces renseignements sont certes incomplets; aussi, une place [3] LA DOCUMENTATION SPLOLOGJQUE EN FRANCE 93 trs grande a t prvue pour les observations diverses. D'ailleurs, il est demand aux collaborateurs de joindre leur fiche, un relev topographique (plan ct coupe) de la cavit dcrite. Lorsque intrt scientifique le justifie, il est galement demand aux collaborateurs JOindre des photogra-phies. . . . . Ds leur rception au bureau, ces fiches sont .pws immatricules. Le nom de Caque cavit est reporte sur un Repertoire affect d'un numro matricule. Par la suite, un resume de chacune de ces ficl;es est transcrit sur une fiche verte cartonne d'un format rduit et, par suite, plus facile consulter rapidement. Ces fiches vertes, aussi bien que les fiches compltes, sont classes par dpartement et par canton. A l'intrieur des cantons, les fiches sont classes par commune, les communes figurant dans l'ordre alphabtique. . . , J'ouvre ici une parenthse pour indiquer que ce nos collaborateurs n'est pas totalement gratuit, puisque l'Administration a bien voulu admettre le principe d'une indemnisation. Il est bien entendu qu'il ne s'agit nullement de financer les explorations, mais de donner aux collaborateurs 1 'd t' des fiches et aux frais somme correspondante au temps passe a a re ac 100 . . divers (dessins reproductions de relevs topographiques ou photographiques) a ' 1 L llo e pour chacune de ces laquelle leur etablissement a donne 1eu. a somme a u . . ,. fiches varie l'heure actuelle entre 100 fr. pour les fiches trs 1 000 frs pour les fiches d'une ''aleur exceptionnelle. Un groupe qui a s'il dans le courant d'une anne une trentaine d'explorations nouvelles 1 s'agit de cavits d dimensions modestes), arrive ainsi, en nous e rsultat de ses travaux, recevoir des sommes qui peuvent a une trentaine de mille francs. Evidemment, cette somme est modeste mais les de nos clubs franais sont galement souvent trs modestes et cet appoin es pas ngligeable. * * * . 1 1 f'ches concernant les L'exprience a prouv que, pratiquement, seu es es I • d' rper-. . . d . B R G G La ralisation un explorahons actuelles etment a ressees au . . t 'thodique . d " 1 . • r le depouillemen me tOire complet ne pourra one ctre rea Ise que pa . .1 • logie sous de toutes les publications ayant trait de questions touchant a la spe eo ses diverses formes. . la liste de ces Pour arriver ce rsultat il est d'abord ncessaire de dresser publications. l' d articles ou des Aussi l'dification d'un fichier des Auteurs ayant pub I es ouvrages de splologie a t entrepris. . . 1 au-ssi t entre-D'autre part et surtout le fichier sommaire des Cavites a Ul pd s. 't ommenc Pour cela le dpouillement des publications bien connues a e e c en deux tapes : . . . d s elunca Anna--dpouillement des publications trs classiques (series e P ' les de Splologie, Enumrations des grottes visites des Biospeologica, ouvrages de base de Martel, etc ... ). . . 1 . (Socit Golo -dpouillement des revues non spcialises en Sp. cleo ogie d des Sciences, Bulletins gique, Annales des Mines, la Nature, C. R. de l'A ca mie ct Mmoires des Socits Savantes de Province, etc ... ).

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' ' :_i,__ __ _ 94 J. ROUIRE [4] Ce travail permet de faire progresser la fois le fichier des Cavits et le fichier des Auteurs (grce aux notes bibliographiques publies dans les articles dpouills). * * * Examinons maintenant, et pour terminer, quels sont les rsultats actuels du travail ralis depuis la fondation du Service. En premier lieu, un coup d'il jet sur le registre constituant le rpertoire gnral, nous montre que 3 993 fiches dtailles ont t reues. Ces fiches sont de valeur ingale. Les unes sont trs sommaires, ou portent sur des cavits de faible tendue ou de peu d'intrt. Elles indiquent, nanmoins, la forme gnrale et l'emplacement exact. A l'autre terme de la gradation que nous pourrions tabli.r pour figurer la valeur de ces fiches, se trouvent au contraire de vritables monographies avec relev topographique complet, documentation photographique et srie d'observations se rapportant aux diffrentes disciplines scientifiques envisages. Ces dernires apportent souvent des renseignements de la plus haute Importance. Entre ces deux termes, s'chelonne toute une srie de fiches moyennes, bonnes, trs bonnes. * ** Quant la rpartition gographique de ces rsultats, il convient de noter que les fiches reues concernent des cavits situes dans 51 dpartement, sur 90 que comporte l'ensemble du territoire franais. Les dpartements pour lesquels nous possdons le plus de renseignements sont l'Aveyron, le Gard, l'Hrault et la Lozre (c'est--dire la rgion des Grands Causses), le Lot et la Dordogne (c'est--dire les Causses du Quercy) et, enfin,_le Doubs et le Jura. Le fichier des Auteurs comprend actuellement prs 2 000 rfrences. Quant au fichier bibliographique des cavits, son importance est de l'ordre de 10 000 cavits mentionnes. Je vous signale, en outre, bien que ce travail soit encore l'tat embryonnaire, qu'un fichier photographique, class par cavits d'une part, et d'autre part, par types morphologiques (aussi bien pour les formes souterraines que pour les formes superficielles), est en voie de ralisation. * * * Voici, Mesdames et Messieurs, rapidement rsums pour vous, le fonctionnement et les rsultats, encore bien modestes, de notre jeune Service de Splo logie du Bureau des Recherches Gologiques et Gophysiques. Je sais que dans plusieurs de vos pays, des ralisations de cet ordre ont dj t effectues. Certaines sont fort anciennes et ont rendu des services minents. Je voudrais que les travaux de cette cinquime Section du Congrs permettent tous de mieux les connatre. Ainsi, en bnficiant de l'exprience acquise par chacun, nous pourrions enrichir nos ides sur le problme et amliorer nos mthodes de travail. Je souhaite que cet change contribue au perfectionnement, dans .nos divers pays, de nos Rpertoires splologiques, qui, de plus en plus, deviennent un outil essentiel pour le splologue. : : : i ! i'"7 : .. B 1\ G G l\6pcrt.oire sp616ologtquc. Comtnune : ..................................... ---------Dnomination : ................................ -----------Synonymes : _ .......................... ------------Nature: --------------------N• de rfrence la carte dn rdactcu•: ...................... i''cuiiJe E.-M n•-------------1/4-------C<>o-:tJonnes l y c= -----Cote de" l"orifice _ Z = dtermine par lecture de carte [ISart'l! .. 1•• ladiulioae iaalil 1 (Ce numro sera report sur l11 carte . !' valuahon. mesure l'altimtre. Explorateur: .............................................. ----------Date de l'exploration:-------------.lJ :t .ti.!! Rdacteur de la fiche : ....................... ----------Les donnes de l'explorateur { llfrences bibliographiques : ont-elles t vrifies 1 : --------------tJ 'tS!:.. TOPOGRAPHIE Reprage de l'orifice : Profondeua lolalc : Longueur totale : Description sommaire : CROQUIS DE REPERAGE. f: . . Il tl l" h 11 ppro\lmlliv•• el l'oriP.nlaliunl 3 Plan ct (A tless111er au .loi .le la liche ou joimlre sur feu1lle st!par e. u l'as ome re ec: e o 11 GOLOGIE. Nature du terrain l'orifice : .............................................................................................................. Age: Observations en profondeur : (A faire ligurer snr les coupes !l'il y a lieu.) HYDROLOGIE. Prsence d'cau, nvs ou glaciers : (Indiquer quelle profomlcur el lil{urer lc:s cmplucl'ments sur le plan elles cuupes.) Emplacement prsum•! de la perte uu
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BIOLOGIE. Prsence de Faune. Chanyrs-sonris : -----------------------------Cavcr-nirolt•lo :' -------------------------------------------------------------------e L"loac : OBSERVATIONS. Hubert TRIMMEL Ein sterreichisches Hhlenverzeichnis <2> lm Jahre 1949 wurde der Verband osterreichischer Hohlenforscher gegrndet, in dem alle in ‘sterreich Hitigen hohlen-und karstkundlichen Vereine zusammengeschlossen sind. In den meisten BundesHindern ‘sterreichs hat ein Landesverein fr Hohlenkunde es bernommen, die Forschungsergebnisse der SpeHiologie fr sein Gebiet archivmassig zu sammeln (3). Einer der ersten Beschlsse des Verbandes war es, eine einheitliche Grundlage fr die Ordnung der vorhandcnen Unterlagen zu schaffen. Zur systematischen Sammlung des Archivmaterials ber Hohlen hat sich die Verwendung chies Kennziffernsystems bcwiihrt, bei dem jede Hohle eine bestimmte Nummer erhalt. Diese Nummcr gestattet es, bei Nennung einer Hohle sofort eincn berblick ber ihrc Lage zu haben und verhindert Verwechslungen. Idee und erster Entwurf eincs solchen Systems stammen von Gustav ABEL (Salzburg), der schon vor 20 Jahren seine Einfhrung vorgeschlagen batte. lm Jahre 1949 wurde beschlossen, alle bestehenden Archive ein Kennziffernsystem umzustellen. Das Gcbiet Osterreichs wurde dazu in insgesamt 107 Gebirgsgruppen gegliedert, fr deren Abgrenzung in erster Linie hydrographische, in zweiter Linie geologische Gcgcbenheitcn massgebend sind. Durch fortgesetzte Unterteilung nach den glcichen Gesichtspunktcn entstehen immer kleinere Einheiten, bis schliesslich Iokale Hohlengebiete zusammengefasst sind. Jede Kennzitfer eines Gebirgsteiles in den Ostalpen ist vierstellig. Die erste Ziffer zeigt die _grosste Einheit an. Es bedeuten dabei : 1. Nordliche Kalkalpen, Flyschzone, Grauwackenzone und Alpenvorland. 2. Zentralalpen zwischen den alpinen Langstalfurchen. 3. Sdliche Kalkalpen. Innerhalb jeder dieser Einheiten werden Hauptgruppen unterschieden, die von 1 bis 9 geziihlt werden. Die Zugehorigkeit zu einer bestimmten Hauptgruppe gibt die zweite Ziffer der Kennzahl an. Eine Kennziffer 1200 bedeutet zum Beispiel, dass das betrcffende Hohlengebiet in den Nordlichen Kalkalpen, und zwar in den Nordtiroler Kalkalpen zwischen Lech und Inn Iiegt. Die Gliederung Osterreichs in Hauptgruppen ist der beigeschlQssenen Skizze und bersicht zu cntnehmen (Abb. 1). (1) Verbnnd osterreichischer Hohlenforscher (\Vien). (2) Communication prsente le 11 septembre 1953_. (3) Lnndesvereine fr Hhlenkunde bestehen in den Bundesliindern W1en und Niederosterreich (Sitz : 'Vien), Obersterreich (Sitz : Linz, Sektionen in Ebensee, Hnllstatt-Obertrnun und Sierning), Snlzburg (Sitz : Salzburg, Sektionen in Bayern und Bischofshofen), Tirol (Sitz : Innsbruclt), Steiermark (Sitz : Graz, Sektionen in Altaussee und l{npfenberg). Damit besteht in ganz ‘sterreich eine einzige und durch Zusammenschluss nnch gemeinsnmen Richtlinien arbeitende Organisation aller Hohle_nund l{arstforscher. Dies ltommt auch in der gemeinsamen Herausgabe einer Fachzeatschrift Die Hhle seit 1950 zum Ausdruck. 7 1 1 1

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98 H. TRIMMEL [2] In der gleichen Weise erfolgt nun die Gliederung der Hauptgruppen :r; in Untergruppen :r; (dritte Ziffer) und die Aufteilung der Untergruppen in Teilgruppen (vierte Ziffer). Vom Verband sterreichischer sind die Haupt-und Untergruppengliederung, die von O. ScHAUBERGER (Hallstatt) endgltig zusammengestellt worden sind, verbindlich festgelegt. Die Abgrenzung der unterschiedenen Teilgruppen ist Aufgabe der einzelnen Landesvereine fr Hhlenkun de. Das aufgestellte ist our fr das Staatsgebiet von sterreich ausgearbeitet. Die Staatsgrenzen stellen aber ebenso wie innerstaatliche Ver waltungsgrenzen keine fr die Arcbivfhrung bedeutsamen Linien dar, wie sie ja auch fr die Entwicklung der Karsterscheinungen ohne Belang sind. Die entsprechenden Kennziffern knnen daher ohne jede Schwierigkeit nach geographischen Grundsatzen auch fr angrenzende Staaten ausgearbeitet werden und ais Grundlage fr einen internationalen Hhlenkataster dienen, wie ibn etwa ein bedeutendes Institut fr Spelaologie bentigen wrde. Dem Kennziffernsystem entsprechend, fhren die Landesvereine fr Hhlenkunde ein Hhlenverzeichnis, das eine bersicht ber die Naturhhlen eines eng umgrenzten Karstgebietes gibt, und einen Hhlenkataster, der genaue Angaben ber jede einzelne Hhle enthalt. a) Holzlenverzeichnis. Das Hhlenverzeichnis wird fr jede Teilgruppe angelegt. Es zahlt alle Naturhhlen einer Teilgruppe auf, die von 1 :r; an fortlaufcnd numeriert werden. Neben der Hhlennummer. werden Hhlcnname, ein Hinweis auf die Lage, die ABD. 1 Die Gliederung ‘sterreichs in die Hauptgruppcn des Hohlenverzeichnisses A) Nordliche Kalkalpen, Flyschzone, Grauwaclcenzone und Alpenvorland . . 1000 1. Vorarlberger und Allgauer Alpen ....... ........... 1100 II. Nordtiroler Alpen zwischen Lech und Inn ............ 1200 III. Nordtiroler und Salzburger 1\.alkalpen zwischen Inn und Salzach 1300 IV. Nordtiroler und Salzburger Schiefergebirge ..... 1400 V. Westliche Salzkammergutalpen ........ .......... 1500 VI. ‘stliche Salzkammergutalpen ........ ......... 1600 VII. Obersteirische 1\.alk-und Schieferalpen . . . . . . . . . . 1700 VIII. Niederosterreichische Kalkalpen ... ......... 1800 IX. Wiener Wald und Wiener Becken westlich der Leitha . . . . . . . . . . . . 1900 B) Zentralalpen zwischen den Lingstalfurchen .. ............. . X. Engadiner Hochalpen zwischen Rhein und Inn ............... . XI. ‘tztaler Alpen . , .................. : ......... . XII. Stubaier Al pen .................... ........ .. XIII. Tuxer Alpen ...................... ......... . XIV. Hohe Tauern ..................... .......... . XV. Niedere Tauern ....................... : .............. . XVI. Norische Alpen ..................... ............ . XVII. Cetische Alpen und Oststeirisches Bergland ................. . 2100 2200 2300 2400 2500 2600 2700 2800 XVIII. Leithagebirge und Hainburger Berge ....................... . 2900 C) Sdliche Kalkalpen ................................................. . Da der Anteil Osterreichs an den sdlichen Kalkalpen gering ist, bleiben Kennziffern fr die westlicher gelegenen Gebirgsgruppen frei. XIX. Gailtaler Alpen ......................... . ............... . XX. Karnische Alpen ........................ ............... . 3700 3800 XXI. Karawanken und Steiner Alpen ............................. . 3900 2000 3000 [3] / i \ r. ' / .,.; ' " ' j . . / \ l E .x 0 0 ....... 0 EIN ‘STERREICHISCHES H‘HLENVERZEICHNIS c Q) c Q. Q) o. Q. ;::, Q. 1-;::, Cl) 1-Cl) Q. .-;::, -cU Q) ::r: 1-11-Q) Q) c c Q) Q) N N c c Q) Q) 11-CJ CJ Q) N c Q) 1. ::c Cl) Cl) cU cU en Q) ... Q) :.0 Q) Cl) c Q) ..&: 10 ::r: c ;::, 1 ... Cl) Q) 1-... cU ::.:: e Q) 0 ..&: 0 u 0 ..&: u c : ;::, Cl) Q) +' .x Q. i :;, cU ::.:: ::r: 99 1 1 l11 l' (1 llj 1}' i.11 Ill ji: l' ljl Il' JI li: i n , 1!1 li' 1) 1'1 !! 1 !1, 1 li ' /IIi! /, 1. Jjl ill l!jll; .li :li':'' l,,l,\ . '1\ ' 1 ,',1: l! 1, :lill \\f\ \Il

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BUCKLIGE WELT WESTLICH DER PITTEN 2871 Nr. Na me Lage M.H. GrBenordnung Jtd. der Anmerkun9 0 1 2 3 If. Ert. 1 Altaquelle Bischofskogel 320 T/'11 + Plan, Nat Brwm a.d.P. denlcrnal 2 ....... [5] EIN ‘STERREICHISCHES .• H‘HLENVERZEICHNIS 101 Seehhe des Hhleneinganges, die ermittelte Lange, die Art der Hhle und der Stand der Erforschung anf dem entsprechenden Formblatt (Abb. 2) angegeben. Die Gesamtlfinge wird irn Hhlenverzeichnis nicht exakt angegeben, sondern durch Zuordnung der Hhle zu einer bestirnmten Grssenordnung zurn Ausdruck gebracht. Dabei werden unterschieden Grssenordnung GesamtHinge 0 noch unbekannt 1 bis 50 rn 2 50 1.1 bis 500rn 3 500 rn bis 5000 rn 4 ber 5000 rn Benennung unerforschte Hhlen Kleinlihlen Mittelhhlen Grosshohlen Riesenhhlen Die Art der Hhle wird durch Kurzzeichen (Grossbuchstaben) ausgedrckt. Dabei handelt es sich nicht urn streng wissenschaftliche Unterscheidungen, sondern um Begriffe, die fr die praktische Forschung bedeutungsvoll sind und mglichst viel ber die Befahrungsmglichkeiten und die Charakteristik der Hhlen aussagen. Dabei bedeuten H Halbhhlen 'V \Vasserhhlen S Schachte T Trockenhhlen E Eishhlen Kompliziertere Hhlensysteme knnen durch Aneinanderreihung von Kurzzeichen charakterisiert werden. So bedeutet T /S eine Trockenhhle mit teilweise vertikaler Entwicklung, wobei der Eingangsteil vorwiegend •horizontal angeordnet ist und spfiter Schachte folgen, usw. Auch der Stand der Erforschung soll aus dem Hhlenverzeichnis auf den ersten Blick zu ersehen sein. Dafr haben sich ebenfalls Kurzzeichen bewahrt. Es bedeuten unerforscht (die Hhle ist noch nicht von fachlich gescbulten Spelaologen befahren worden) --+erforscht, d.h. befahren, aber noch nicht vermessen, teilweise erforscht und vermessen + erforscht und vermessen Wird auf Grund der Einsicht in das Hhlenverzeichnis ein Exkursionspro gramm zusammengestellt, so wird nunmehr der Hhlenkataster zu Rate zu ziehen ::.cin. b) Hohlenkataster. Ein Blatt des Hhlenkatasters wird ber jede Hhle angelegt und enthalt alle nfihercn Angaben, die fr jede Hhle standig vorhanden sein sollen (Abb. 3). HieZtt gehren in erster Linie eine genaue Zugangsbeschreibung, Angaben zur Forschungsgeschichte, Angaben ber das bentigte Material bei und ber die Eigentumsverhfiltnisse. Eine Anzahl von Spalten ermglicht die Anbringung von Hinweisen anf vorhandene Archivuntrlagen. ABD. 2 Formblatt fr das Hohlcnverzeichnis Das Hohlenverzcichnis gibt auf den ersten Blick einen berblick ber die Hohlen Hohle entwicklung einer best.!mmten Teilgruppe. Ais Beispiel ist die Eintragung der 2871/1 wiedergegeben. Uber die Bedeutung und Anordnung der Zeichen im Text.

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'1. Hame: r Katast.e:rnUIIWer: 1 4. Kartenblatte1 .. : 1: 75.ooo(alt) 1a 25.ooo(neu) . Land: 5 . Art: 6 . Ces teins 7 . lnbal.t: 8 . Seehone (Einga.ng) Cesallltsangliinge Max. Hori zon veaurtrore nz : 9. Lage: 11. Enteckung: 12. Erforschung' ?liine von: "' 14. un benotigtes .Materialr Bezirkshauptmsch.a Ce:richtsbezirks Ortssemeine: Katastralge.: 16. 17. 18. Eigentmers Schutzstellung: Sonstiges (Meteorologie, Fune, Auswertung): Parz.Hr.: [7] EIN ‘STERREICHISCHES H‘HLENVERZEICHNIS 103 Alle Unterlagen ber eine Hhle -Befahrungsberichte, wissenschaftliche Verffentlichungen, Zeitungsausschnitte, Planskizzen, Messresultate usw. -werden im Anschluss an die HhlenkatasterbHitter in Mappen verwahrt, die im Bedarfsfalle fr jede Hhle angelegt sind. Die mglichste Vollstandigkeit solcher Unterlagen strebt jeder Landesverein fr Hhlenkunde nur fr sein engeres, eine bestimmte Anzahl von Gebirgsgruppen umfassendes Arbeitsgebiet an. Dagegen werden in Zusammenarbeit mit dem . Speliiologischen lnstitute des Bundesministeriums fr Landund Forstwirtschaft in 'Vien die Biatter des Hhlenverzeichnisses und des Hhlenkatasters jedem Landesvereine zur Verfgung gestellt, so dass nach Fertigstellung der Verzeichnisse fr ganz Osterreich Landesverein fr Hhlenkunde ber das vollstandige Hhlenverzeichnis Osterreichs verfgen wird. Zusammenstellung, Verteilung und standige Erganzung der Verzeichnisse sind dem Verbande sterreichischer Hhlenforscher bertragen. Dieses System hat sich bisher gut bewahrt. Der Verband sterreichischer Hhlenforscher wendet sich daher mit dem Vorschlage an die speHiologischen lnstitutionen der NachbarHinder, das Kennziffernsystem sinngemass weiterzufhren, um eine einheitliche Ordnung aller Archivunterlagen ber zu erreichen. LITERATUR SCHAUDERGER o., TRUIMEL H. Ons osterreichische Hohlenverzeichnis. Die Hohle, 3. Jgg., H. 3/4, 'Vien 1952, 33-36. TRIMl\IEL H. -Dns osterreichische Hohlenverzeichnis und die speliiologische Erkundung in Niederosterreich. In : Karst und Holtlen in Niederosterreich und Wien, Ver/ag fr Jugend und Volk, "'ien 1954, 107-116. NACHTRAG Bei Drucklegung dieser Arbeit lag bereits die Verffentlicbung des sterreichischen Hhlenverzeichnisses im Druck vor. Es handelt s1ch dabel um alle jene Gebirgsgruppen, von denen die Fhrung des Hhlenkataste.rs dem Landesverein fr Hhlenkunde in 'Vien und Niedersterreich iibertragen Ist. Das Verzeichnis der Hhlen Niedersterreichs und der angrenzenden Gebiete ist in dem zusammenfassenden Boche Karst und Hhlen in Niedersterreich und Wien enthalten (S. 117-166), das 1954 anlasslich der Feier des 75-jahrigen Bestehens cines Vereines fr Hhlenkunde in 6sterreich herausgegeben wurde. ABD. 3 Formblntt fr den Hohlenkataster Ein solches Blntt wird fr jede Hohle mglichst vollstiindig angelegt fr jede Hohle ‘sterreichs nm Sitz der Lnndesvereine fr Hohlenkunde auf, Wien, Linz, Salzburg, Innsbruck, und Graz. und liegt das ist in il

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p_r:-.Maurice AUDTAT<1> Etablissement d'un fichier central des grottes suisses <2> La communication que je vous prsente sur la documentation et l'tablissement de fiches de recensement concernant les grottes de Suisse sera trs brve. Tout d'abord quelques mots sur le dveloppement de la splologie en Suisse et son organisation actuelle. La Socit Suisse de Splologie est trs jeune encore : douze ans seulement d'existence ne nous permettent pas de prtendre un pass trs riche. L'tude des cavernes de Suisse a dbut bien avant la cration de notre organisation par l'activit de chercheurs isols. Je citerai Je nom de. DEsOR qui avant la fin du sicle pass tabli un essai de classification des formes des cavernes du Jura. Je citerai encore les noms de quelques archologues et gologues : MM. BACHLER, Eugne PITTARD, Auguste DuBois, Dr VouGA, E. Ric KENBACH, Ch. MuHLETHALER, ScHARDT, M. LuGEON, etc ... Ces savants contriburent l'tude de cavernes prhistoriques ou de circulations souterraines dans les rgions karstiques du Jura ou des Alpes et Pralpes. Quelques cavernes furent explores par des groupes travaillant sur un seul rseau : KoRl\IANN et KuLLI dans le 4: Niedlenloch descendent -394 m. E. A. MARTEL et E. RAHIR explorent vers 1904 une partie du clbre Hll-Loch (9.000 rn) Muotathal. DuBois et STAEHLIN prospectent la grotte prhistorique de Cotencher (Jura). MM. les professeurs KoBY et PERRONNE visitent de nombreuses cavits du Jura Bernois sous la direction du Prof. Lucien qui en 1940 publie un ouvrage d'hydrologie souterraine Le Karst jurassien Des chercheurs d'or (! ... ) visitent sans succs bien entendu des g'?uffres de la rgion des Rochers de Naye (Pralpes) s'aventurant dans la Tanna l'Oura la profondeur de -160 m. En 1936, le Dr Hans STAUBER de Zurich tente d'tablir une liste gnrale des cavits connues en Suisse et dresse une liste de 478 souterrains. Cet inventaire est le premier pas dans la voie d'un rpertoire gnral et donne quelques renseignements sommaires, malheureusement en partie inexacts. . . , Avant 1940 existait Genve un groupement appel Les Boueux dirige par M. Georges Al\IOUDRUZ. Ce groupe qui fut l'anctre de la Socit Suisse de Splologie un grand nombre de grottes et gouffres aussi bien dans le Jura suisse que dans les rgions limitrophes de Genve (Savoie-Ain). . De 1939 1945, pendant les priodes de mobilisation de l'arme suis_se, quelques membres du groupe des Boueux se retrouvrent dans un de reconnaissances souterraines d'une brigade de montagne et crrent la Societe Suisse de Splologie (S.S.S.) en 1939. (1) Archiviste central de la Socit Suisse de Splologie. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953.

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106 l\1, AUDTAT [2] La Socit s'tendit en Suisse Romande d'abord, puis en Suisse Orientale et Italienne, actuellement elle est organise sous une forme fdrative et groupe un certain nombre de sections rparties dans toutes les parties du pays. Un comit centra! tablit la liaison entre tous les groupements et son but principal _ est la coordination des diffrents travaux splologiques .qui sont publis dans un organe priodique, le Stalactite . En 1950 fut dcide la cration d'un fichier central des cavernes suisses. Il fallut tout d'abord faire imprimer les fiches ncessaires. Aprs plusieurs propositions, un modle a t inspir du modle des fiches du B.R.G.G. franais. Nos fiches sont divises en plusieurs chapitres : Situation gographique -topographie gologie -hydrologie -mtorologie -biologie -prhistoire, etc ... La premire partie du travail fut de rechercher tout ce qui avait t fait aussi bien par le groupe des Boueux que par les membres de la S.S.S. auparavant. Aucune coordonne, aucune cote d'altitude, aucune rfrence gologique n'avaient t indiques pour la plupart des cavits et il a fallu tout recherher ; comme dans beaucoup d'autres groupements de splologues, il est parfois trs laborieux d'obtenir des renseignements prcis. En Suisse, les cavernes sont rparties prinCipalemen.t dans quelques rgions bien distinctes. Le Jura d'une part qui recle une quantit de gouffres sur les hauts plateaux et des grottes et rsurgences sur les flancs et la base dans les valles et clqses. Les Pralpes calcaires d'une altitude de 1500 2500 m contiennent de nombreuses manifestations de phnomnes karstiques, lapiez,. puits neige, gouffres et grottes. De .nombreuses rgions des Pralpes d'accs malais n'ont pas encore t prospectes et les rares incursions de nos adhrents nous donnent l'espoir de trouvailles intressantes. Je signale que la Suisse possde un des plus grands rseaux souterrains actuellement connus en Europe, le HoU Loch dans le canton de Schwytz, explor systmatiquement depuis 1948 par nos sections, en parallle avec un groupe de splologues lucernois dirigs par le Dr Alfred BGLI, et un groupe d'alpinistes du Club Alpin, Suisse de Lucerne dirig par M. Hugo NNLIST. Le plateau suisse, mollassique et les Alpes (granit, gneiss, schistes, etc.) ne reclent pour ainsi dire pas de grottes. Toutefois dans les Alpes valaisannes et les Alpes grisonnes, quelques rgions calcaires prsentent d'intressantes manifestations karstiques ; plusieurs cavits y ont t explores et dcrites par nos collgues. Toutes les cavits dont nous avons connaissance sont catalogues dans le Fichier Central l> de la S.S.S. et classes d'une manire simple. Le territoire de la Confdration a t divis en 24 rgions en utilisant pour cela les divisions politiques de la Suisse (cantons). Chaque rgion est divise elle-mme en utilisant les cartes topographiques, Atlas Siegfried, cartes au 1/25.000 pour le Jura, Pla teau et une partie des Pralpes, et au 1/50.000 dans les Alpes. La numrotation de la nouvelle Carte Nationale de la Suisse au 1/25.000 actuellement en prparation sera introduite dans notre fichier au fur et mes\)re de sa publication. Chaque cavit est dote d'un numro d'ordre dans le rpertoire gnral. Les cavits sur lesquelles nous possdons des renseignements prcis et des observations intressantes sont dcrites au moyen de nos fiches compltes par des croquis, plans, photographies, etc. cavits peu importantes ou insuffisamment connues font l'objet de notices classes dans le mme fichier. On trouvera ci-aprs un fac-simil de notre modle de fiches dont la collection arrive constituer des archives utiles notre pays. J r ( No-----Dnomination: ----------------------Benennung: Canton: District: Commune: Kanton: --------Bezirk: --------Gemeinde: SITUATION Carte: Feuille: GEOGRAPHISCHE LAGE: --------Karte: --------Blatt: --------Coordonnes Koordinaten: -----------------------------------------Altitude de l'orifice : Hhe /M. des Einganges : (06tormln6o per 6voluetlon, leeturo do la eerto, meauro 6 l'llllimlltr.). Bllftu qui pu. (8011timmt noe!! : Karto. HO!Ianmasaor) Nu:hl Accs, repres : Zugang, Anhaltspunkte : TOPOGRAPHIE DE LA TOPOGRAPHIE DER HOHLE Dveloppement:---------------------------Gesamtlonge : Distance de l'entre au point le plus loign : ---------Distanz vom Eingang zum entferntesten Punkt : Hauteur totale du rseau: Hohendifferenz zwischen hochstem und tiefstem Punkt . Description sommaire : Kurze Beschreibung : Plans et coupes (6 dosslner IUr loulllo dpar6a) Plane, Profile (Auf ba1onderam 81!1 bollogon) Croquis de reprage Skizze Ne pas omettre chelle et orientation Masstab & Nordrichtung nicht vergesson

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GEOLOGIE':' Nature du terrain l'orifice : Gesteinsbeschaffenheit om Eingang : Nature du ou des diffrents terrains en profondeur : (Mettre dea No do nU4roru:o our lo croqula anna16) No T orraln • Gestalntart Ago • A}tar No Direction et plongement des couches : Streichen und Follen der Schichten : -----Age: Geolog. Alter : Gesteinsart in verschiedener Tiefe : (Bezugenummom auf d•r Sllzzo angoban) T1rnln • G111talnnrt Ago. Alter Nature des remplissages, alluvions, etc.. (Indiquer loo omplacom1111ta aur croqula anno16): Art der Schwemm • und Verwitterungsmoterialien (Orto auf batgalagtar Sklzze etntragan): Fossiles: Versteinerungen :. Observations diverses : Besonderheiten : ------'--------------HYDROLOGIE HYD.ROLOGIE ---------------Prsence d'eau, cours d'eau permanent ou temporaire, nv ou glacier, mentionner origine ou rsurgence probable ou connue (Indiquer lao amplac.menta sur croqula annoa6). Vorhandensein von Wosser, stindige oder temporore Wasserliufe, Firn oder Gletscher, wohrscheinliche oder bekannte Her kunft des Wassers, Wiederaustritt. (Waaoorlaufo auf dan Sklzzon angabon). Observations de temprature, profondeurs et dbits : Temperatur, elnzelne Tielen, Wassermenge: Datu Tamp. 0111111 Tamp. OIIUl Tamp. partie Tamp. Profond ouro O'blllfl./IIC. Oboonatlono calmoo courante• riourgonco Datum Tomp. doa Tomp. clos flleao. Tomp. bal Temp. bolm Titi le Ertrag UL/IIC. Bomerkungen aloh. wa ... re Waoaaro Veralckarung Auatrltl ...••... -.•• .:....-. ... -------------•. -__ -----------l' MTOROLOGIE METEOROLOGIE Prsence de courants d'air (lndlquol' dllll quall• partie de " CIVII6 at daM quollo dlrKtlan, avec date d'ot.IY.t!an). Vorkommen von Winden (Angobe, ln welchom HOhiDIItlll und ln w.lchw Rldltung, mli Dltlml dOl' Boohch1ung). --------------Prsence de gaz toxiques : Vorkommen von schidlichen Gosen : Observations de tempratures : Temperoturbeobachtungen: Detoa Tomp. 111t6rlaur Temp. olr lnt•rlaul' • Dogl'li h1;rcm6trlquo • Datum Auoaontomperalul' lnnontamporatur cl. luft • luftfoud!tlgkan ln Prount • No Tom p. No Tamp. flo Tomp. No Tomp. No .0;/Pz Ho DgJPz No OgJPz No Dg {Pz • Num6ro do r6fdrence aulwant croqult onnoz6.-N11mmam l.iut baiL Sklzz• Observatiorts diverses : Andere Beobachtungen : BIOLOGIE BIOLOGIE Chauves-souris: Fledermouse : Cavernophiles : ----------Zeltweilige HShlentiere : Prsence de faune : Vorkommen von H6hlenfauna : -----------------------------------------------------M------------.. --.. -----------------------------------------------------Cavernicoles: Stondlge H6hlentiere : --.. -.. ----.. ------------------------------------.. -----------------Prsence de flore : Vorkommen von H6hfenflora: -.... --------------.. ---.. ---.... --------------------------------

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PRHISTOIRE * URGESCHICHTE Prsence de couches archologiques : Vorkommen von Kulturschichten : ................................................................. ........... . Emplacement (lnc!lquer sur croqula annax6) : Ort (Auf dan Sklzzon angaban): ••••••• .... .. Nature et importance : Art und Bedeutung : Travaux effectus foullhsa): Vorgenommene Arbeiten (Sandlerungan, ....................................................................................... . * IMPORTANTN'entreprendre des fouilles qu'en prsence de spcialistes c des autoriscitjons officielles. ' e genre de recherches tant trs dlicat et soumis WICHTIG Grabungen nur in Gegenwart von Spezialisten vornehmen und • B 11' •• • planlose Grabung kann Wichtiges bersehen oder vernichten.mat ewa agung der zustandagen Behorden; eine OBSERVATIONS COMPLMENTAIRES: WEITERE BEOBACHTUNGEN : MATRIEL ET OUTILLAGE NCESSAIRE : NOTWENDIGE AUSROSTUNG : EXPLORATIONS ANTRIEURES: FRCHERE ERFORSCHUNGEN: BIBLIOGRAPHIE: BIBLIOGRAPHIE : RDACTEUR DE LA FICHE : SECTION: VERFASSER DES BERICHTES : SEKTION: Date: Datum: Oopp!ght_ br 8oa16t6 SuiNo da Sp616ologlo. TOlla dfolta de raproduatlan .t do c!lffualon rNII'YN paur toua pep, r aomprla l'U.R.S.S. I.G.S. • Il 152 • 1 000 • 92Atl ;'.1 ,1 1 1 1 Jean DURET Utilisation coordonnes comme base de classement des fiches splologiques <2> Le classement utilis par la Filiale de Cannes de la Socit' Splologique de France comporte quatre sections : 1 o Inventaire gnral : classement chronologique sur un cahier. 2o Fiche d'identit : pour chaque cavit, cette fiche indique tous les renseignements qui ont t recueillis. Diverses rfrences en marge permettnt de se rendre compte premire lecture des caractristiques particulires de la cavit. 3o Ficlze communale : classement des cavits par cmmunes. 4o Fiche Lambert : classement par coordonnes Lambert. Ce classement permet d'identifier aisment une nouvelle cavit signale. En raison de sa commodit et de son originalit, nous prsentons ci-aprs un modle de nos fiches Lambert, avec explication ci-dessous des diverses nota-tions qui y figurent. Note : Le no de classement comporte les 3 premiers chiffres de chaque coord. Lambert. EXPLICATIONS DES DIVERSES COLONNES D'OBSERVATIONS Colonne 1 : Divers. -Colonne 2 : Concrtions : 1 5. -Colonne 3 : Prhistoire, Palont. -Colonne 4 : to. air tn. eau -Hygrom. -Colonne 5 : Chauve-souris : C-S (nb); Cavernicoles : C (nb). -Colonne 6 : Eau : gours (G), siphon (S), rivire (R), lac (L), glace (Gl), neige (N), cascade (C). -Colonne 7 : topogr. : Cannes (C); Grasse -: Colonne 8 : Matriel : chelles (long.). -Colonne 9 : Grotte (G) Aven (A); Diffi cult d'expl. (1 5). -Colonne 10 : Difficult d'accs : 1 5. <(21)) Socit Splologique de Fr.ance (Filiale de Cannes). Communication prsente le 12 septembre 1953. '.:1 ,, 1

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No de la cavit Coordonnes Lambert __ _ Classeincnt: 980-152 Dnomination Gonf:fre de Val 1 a urj s synonyme: Gratte de Brs. Commune _____ _ X: 9801500 Canton: Cannes Y:l521100 Dpartement __________ Carte d'Etat-Major : _____ _ Dveloppement: __.2&.301L.l10_m.,....;... -------------Gologie: Jurassique Stlllrienr Portlandien .. Temprature : ____ Hygro1utrie : __ OBSERVATIONS .qi ,.... co Cil 1 0 0 1tn Hl 1 0 LOO tt) 1' l r-1 r-il qi r-lr-1 r-1 r-1 t<)c.O C\l No• de rfrence aux rapports faits sur cette grotte. Hubert TRIMMEL <1> an einer Bibliographie fr Spelaologie ais Grundlage fr die F orschung <2> Seit dem Bestehen einer organisierten Hhlenforschung wirkte auf den Fortschritt der wissenschaftlichen Arbeit die Tatsache hemmend, dass das ausserordentlich zerstreute Schrifttuni kaum von einem Einzelnen laufend berblickt werden konnte. Dies liegt in der Vielfalt der Speziaigebiete begrndet, die sich in der SpeHiologie berhren. Die meisten neuen Erkenntnisse aber ergeben sich gerade aus der Zusammenfassurig und Zusammenschau der verschiedenen Teilarbeiten. Es ist daher kein Zufall, dass die erste speHiologische Fachzeitschrift der Welt ein vom Verein fr Hhlenkunde in Wien vom Jahre 1879 an herausgegebener Literatur-Anzeiger war, der ais Grundlage fr eine Literaturkartei gedacht war. . Trotz des Bestandes eigener Fachzeitschriften in vielen Staaten ist es heute vielleicht noch schwerer ais frher, den berblick ber die gesamte einschHigige Literatur zu erhalten. Es fehlt daher auch in der jngsten Zeit nicht an Verso chen, das Schrifttum ber Hhlen und Karsterscheinungen bestimmter Gebiete zusammenzufassen. . Meist gehen diese Zusammenfassungen in Verbindung mit Katasterarbeiten vor sich. Czoernig fr Salzburg (Nr. 1), ferner Anciaux fr Belgien (Nr. 2_), Balsan fr die franzsische Landschaft Aveyron (Nr. 3) und Conci fr VeneZia Tridentina (Nr. 4) in allerletzter .Zeit sind in diesem Zusammenhang zu nennen. Derartige Zusammenstellungen lassen jedoch theoretischen Arbeiten unbercksichtigt. H. Cramer unternahm es, diesem Mangel abzuhelfen. Er plante eine .grosse Karstbibliographie. Infolge seines allzufrh erfolgten Todes reifte das Werk jedoch nicht zur Verwirklichung heran. beraus wertvoll und wegwe1send waren jedoch die alljahrlich in der Zeitschrift fr Karst-und Hhlenkunde und zuletzt -schon nach seinem Tode -in den Mitteilungen der Deutschen Gesellschaft fr Karstforschung erschienenen Zusammenstellungen speliiologischer Neuerscheinungen (Nr. 5). . Daneben gab und gibt es Bibliographien. fr einzelne B. WoLF verarbeitete das Schrifttum ber Hohlentiere in seinem Animalium Cavernarum Catalogus (Nr. 6), um nur ein Beispiel zu nennen. (1) Vcrband osterreichischer Hohlenforscher (Wien). (2) Communication prsente le 10 septembre 1953. 8

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114 H. TRil\IMBL (2] Um non unter Bentzung der bestehenden Arbeiten auf den vorllandenen Grundlagen weiterbauen zu knnen und um fern er die. aufzuschliessen wurde der Gedanke an eine umfassende B1bhograph1e fur Spe Hiologie .. Damit soll dem Speliiologen selbst die Einsicht in die Arbeiten angrenzender Disziplinen gesichert, dem Wissenschafter angrenzender Gebiete die berscbau ber benachbarte Facher geboten werden. Die Grundsatze fr eine regional begrenzte derartige Bibliographie, samtliches bisher erschienenes Schrifttum umfassen soli, bat die italienische Spelaologische Gesellschaft erst krzlich verffentlicht (Nr. 7). In anderen Landern ist vor allem daran gedacht, zunachst die neu erscheinende Literatur bibliographisch zn erfassen und ,so fr die allgemeine Verw'endung zu sorgen. Hinweise auf die Vorarbeiten einer Bibliographie tauchten nahezu gleichzeitig in den Fachzeitschriften verschiedener Lander auf, vielleicht durch die umfangreichen Besprechungen angeregt, wi.e sie die in Paris erscheinenden Annales de Splologie alljahrlich bieten. Solche Hinweise sind mir vor allem aus der Tschechoslowakei (Nr. 8) und jngst auch aus den Vereinigten Staatn (1) bekannt geworden. Beim raschen Fortschritt der Spelaologie erscheint es mir besonders wichtig, standig mglichst rasch ber die Neuerscheinungen aller Lander unterrichtet zn sein. Dieser Aufgabe kano nur eine einheitliche Internationale Bibliographie gerecht werden, die etwa jahrlich erscheinen msste. lm Rahmen des Verbandes sterreicbischer Hhlenforscher ist hierfr weitgehende Vorarbeit geleistet worden. Soweit Fachliteratur zuganglich war, wurde sie fr die Erscheinungsjahre seit 1945 in einer Autorenkartei erfasst und nach Sachgebieten geordnet. Die Arbeiten werden von mir laofend weitergefhrt, wobei die im Wege des Austausches wissenschaftlicher Poblikationen beim Verband sterreichischer Hhlenforscher einlangenden, sowie dorch private Verbindungen erhaltene Schriften eine breite Grnndlage bilden. Die sachliche Gliederung wurde nach folgenden Gesichtspunkten vorgenommen 1. Allgemeines. II. -Theoretische Spelaologie. 1. Geospelologie a) Allgemeine Arbeiten ber Geologie und Geomorphologie. b) Regionale Arbeiten zor Karstgeologie. c) Arbeiten znr Karstmorphologie. d) Regionale Arbeiten zur Karstmorphologie, bzw. zor Morphologie verkarsteter oder verkarstungsfahiger Gebiete, e) Mineralogie und Petrographie der Karstgesteine. /) Karstgebiete und Bodenkunde. g) Spelaogenese und Hhlenmorphologie. h) Hhlensedimente, Sinterbildong. i) Karsthydrographische Untersuchongen. j) Hhlenklima, Hhleneis. 2. Biospelologie. a) Zoologie, allgemeine und methodische Arbeiten. b) Arbeiten ber Hhlentiere und ber die Faona von Hhlen und Hhlengebieten. (1) Sylvia CRAIG. c ... is preparing a card index of ail magazine articles and foreign speleological (Nat. Spel. Soc., News, 10, 8, Philadelphia 1952, 4). LI ' ' ' /r :" [3] BIBLIOGRAPHIE FR SPBLAOLO,GIB c) Botanik, allgemeine und methodische Arbeiten. d) Arbeiten ber . e) Arbeiten ber Flora und Vegetation verkarsteter Geb1ete. /) Paliiobiologie, allgemeine und methodische g) Arbeiten ber paHiontologische Fonde ans Hhlen. 3. Anthropospelologie. a) Urgeschichte, allgemei'Ile und methodische Arbeiten. 115 b) Prahistorische Fonde a us Hhlen. A b •t u""ber anthropolo-c) Allgemeines ber Anthropologie, sowie r e1 en giselle Hhlenfonde. d) Hhlen und Landeskunde, Geschicbte und Sage. III. -Angewandte Spelaologie. 1. Karstmelioration und Karstbekmp{ung. 2. Wasserwirtschafl, Wasserversorgung. 3. Abbau von Hohlensedimenten. 4. Karsthygiene. 5. Hohlenerschliessungen, Schauhohlenwesen. IV. -Praktische Spelaologie. 1. Historisch Spelologie. a) Arbeiten zur Geschichte der Hhlenkonde. b) SpeHiologen (Personalia).2. Hohlenbefahrungstechnik, Ausrstung, Vrmessung. 3. Unfiille. 4. Hohlenphotographie. 5. Hohlenrecht und Hohlenschutz. 6. Berichte zur Organisation der Hohlenforschung. 7. Berichte ber Veranstaltungen (Tiitigkeitsberichte). V. -Regionale SpeHiologie. Nach Staaten geordnet, mit besonderer Bercksichtigong ‘sterreic::hs. VI. -Arbeiten. anderer Gebiete mit Angaben ber Naturhhlen. VII. -Arbeiten ber knstliche Hhlen. (Vollstandigkeit nicht angestrebt.). . . . . M skriptform druck-Der Inhalt der Karte1en ist ohne Schwierigkelt ID ano . h Schrifttum fertig zu verarbeiten. Das Manuskript der Arbeit Hhlenkondhc r als 530 des Jahres 1950 weist in den Abschnitten 1 bis IV we11 :e fr die verschiedene Arbeiten aof. Die Veroffentlichung ware, au G;ondlage. sterreichische wie fr die internationale Forschong eine WlC ner seiner Es knnte dann nicht mehr der FaU sein, dass -wie J. GoRBBL 1 : Arbeiten in den Etudes Rhodaniennes feststellen mosste im ander karstkundlichen Literatur die Beobachtung . assils ohne gelsachsischen, franzosischen und deutschsprach1gen Jewe Kenntnis der Ergebnisse der anderen Bereiche untersocht werde. . t Sobald die Verffentlichong der Bibliographie finanziell gesichert. lSh n sie konnte etwa im Rahmen der wissenschaftlicben Beihefte zur Zeltsc ri

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116 H. TRil\ll\IEL [4] Die Hhle '> erfolgen, die der sterreichischer Hhlenforscher ('\\7ien) jetzt herauszugeben beabsichtigt-werden Fachleute ausHindischer hhlenkundlicher Vereinigungen zur MitarJ:>eit und Durchsicht der vorhandenen Unterlagn eingeladen werden knnen. Der schon jetzt gefhrte Briefwechsel berechtigt mich zu der Hoffnung, brauchbare Arbeitsgrundlagen zu erhalten. Ich bitte um Ihre Stellungnahme zu der aufgeworfenen Frage, zur Art der Durchfhrung und zur Absicht der Verffentlichung. LITERATUR 1. CzoERNIG-CZERNHAUSEN ,V. -Die Hohlen des Landes Salzburg, Spelologische Monographien, Salzburg, 1924. 2. ANCIAUX D. F. -Explorons nos cavernes, Dinant, 1950. 3. BALSAN L. -Splologie du dpartement de l'Aveyron. Essai d'inventaire gographique descriptif et bibliographie. Mm. de la Soc. des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron, 26, Rodez, 1946, -315. 4. CONCI C. -Bibliografia speleologica della Venezia Tridentina. Istituto per l'Alto Adige, Roma-Bolzano, 1949, 1-36. 5. CRAl\IER H. -Das Schrifttum ber Hohlen-und Karstforschung. 1. Literaturbericht fr 1939. Mill. b. llohlen-u. Karst{., Berlin, 1941, 61-70. 2. Literaturbericht fr 1940 mit Nachtragen ans dem Jahre 1939, Zeitscltr. f. Karst-u. H_ohlenkunde, Berlin, 1942/3, 239-249. Sammelreferate und Bibliographien aus den Grenzgebieteil. Mitt. d. Deutschen Ges. f. Karstforsclt., 3, 1, Nrnberg, 1949, 7. 3. Literaturbericht fr 1941-1944. Mill. d. Deutsclten Ges. f. Karst{orschung, Nrnberg, 1948, H. 4. 6." WoLF B. -Animalium Cavernarum Catalogus, herausgegeben von der Gesellschaft fr Hohlenforschung und Hohlenkunde zu Berlin, Verlag Dr ,V. Junk, s'Gravenhage, 1934-1938. 7. WoLF B. -Communicato della Societa Speleologica Italiana e della Rassegna Speleo Iogica Italiana, riguardante la compilazione di Speleologia italien . Rassegna Speleo logica Italiana, 4, 1, Como, 1952, 3-6. 8. SKUTIL J.-Internationalni bibliografie speleologicka bude asi uslmtecnena. Ceslcoslovensky Kras, 4, 7/8, Brno, 1951, 204. . . NACHTRAG Seit <:Jem Jahre 1953 ist eine grossere Zahl von Zusammenfassungen bisher erschienenen speHiologischen Schrifttums erschienen, die teilweise regionalen Charakter tragen, teilweise aber auch in monographischer Art das Schrifttum zu bestimmten Einzelfragcn oder Problemen zusammengetragen haben. Es wrde zu umfangreich sein, sic alle anzufhren. Die im Bericht an den lnternationalen l{ongress fr Speliiologie zum Ausdruck gebrachte Absicht, eine Bibliographie herauszugeben, ist inzwischen in die Tat umgesetzt worden. Der Landesverein fr Hohlenkunde in 'Vien und Niedcrosterreich (Wien) hat mit Untersttzung des Amtes fr l{ultur und Volksbildung der Stadt Wien und des Notringes der wissenschaftlichen Verbande Osterreichs bisher folgende Broschren veroffentlicht : TRIMMEL H. -Internationale Bibliographie fr Spelaologie, Jahr 1950. Wissenschaftliche Beihefte zur Zeitschrift Die Hohle , Nr. 2, 62 S., 'Vien 1954. TRIMMEL H. -Internationale Bibliographie fr SpeHiologie (Karstund Hohlenkunde), Jahr 1951. Wissenschaftliche Beihefte zur Zeitschrift Die Hohle , Nr. 3, 72 S., Wien 1955. Ais Mitarbeiter stellten sich in danltenswerter 'Veise fr die bisher erschienenen Bande V. Hol\IOLA (Tschechoslowakei), K l{owALSKI (Polen), W. BoBINEe (Jugoslawien), H. S. ToRII (Japan) und T. btAMURA (Japan) zur Verfgung. Zahlreiche andcre Speliiologen untersttzen mich durch bermittlung von Hinweisen oder Seperatas. Dass die Veroffentlichung der Jahreshefte schleppend vor sich geht, liegt vor allem in den beschrankten finanziellen Mglichkeiten begrndet. Jedes Heft der Bibliographie wird vom Herausgeber um oS 25. US-Dollar 1 -) abgegeben. Die Einnahmen werden restlos zur Dru_klegung der weiteren' Hefte verwendet. Allerdings waren auch grossere Zuschsse notwendig. Zur Mitarbeit an dieser Veroffentlichung sind alle Spe liiologen und speliiologischen Organisationen eingeladen. • .1 ' Jesus ELOSEGUI Sur la Splologie au Pa Basque Espagnol <2> C'est partir de 1945, 'que l'tude des phnomnes karstiques s'est dve-loppe, dans notre pays, d'une faon active et mthodique. . Avant cette date, des travaux de qualit avaient t dans le do-maine de la biologie (UHAGON, JEANNEL, BoLIVAR, BoNET, EsPANOL, etc ... ) et dans celui de la prhistoire (BREUIL, ARANZADI, BARANDIARAN, EGUREN, etc ... ). En 1947, la naissance et le dveloppement de la Socit de relles Aranzadi , dont le sige est au Muse San Telmo de Saint-Sebastien, ont permis, grce l'action de sa Section de Splologie, d'largir le champ de ces activits au domaine de la gosplologie proprement dite. . . Les rsultats des travaux de cette Section de Splologie sont pubhes .dans la revue trimestrielle Af.unibe. La Socit Aranzadi est dsireuse de pratiquer l'change de cette publication avec les revues similaires espagnoles et En nous publions l'heure actuelle le Catalogue Speleologzque de Guipuzcoa. Le Guipuzcoa est la plus petite province de l'Espagne, ave.c ses 1.845 km2. Prsentement, le rpertoire compte 720 fiches se rapportant a des ' d'une cavernes ou des gouffres diffrents. Notre Catalogue :) sera . carte muette de Guipuzcoa, indiquant, avec numros de rfrence, la situation des dcrits. . . . . , . ho-La Socitc de SCiences Naturelles Aranzad1 a le plaisir d offrir sa colla ration tous les groupes et personnes qui s'intressent la splologie. se fera un devoir de rpondre toutes les demandes de renseignements qui lui parviendront au sujet de la splologie au Pays Basque Espagnol. (1) Sociedad de Ciencias Naturales Aranzadi (2) Communication prsente le 10 septembre 1953.

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C. Lewis RAIL TON Cave Survey<2> RSUM Le but d'un arpentage de caverne et l'importance qui s'attache l'indication de la prcision des plans et des sections finales seront discuts. Une mthode de classer les arpentages sera dcrite ; un total de sept classes est propos, dont chacune est sur le type d'instrumentation employ. Le choix de la classe dpend de : les conditions dans la caverne, la main-d'uvre, l'appareillage sa disposition et l'chelle propose pour le dessin final. La valeur des types divers d'appareillage d'arpentage sera examine et enfin, l'appareillage construit et employ par l'auteur pour des arpentages de trs haute prcision sera dcrit. ABSTRACT The paper refers to titree types of survey and gives a number of factors that influence the accuracy of the final work. An appeal is made for. ali plans to bear sorne mark to _indicate their accuracy. Seven different grades of survey are suggested which are based on the instruments used in the cave and sorne of the weaknesses of the present system are discussed. The factors that influence the choice of grades are : (a) th time and patience of the surveyors (b) the equipment available ; (c) the conditions in the cave ; and, (d) the scale of the drawings. . Sorne factors influencing the choice of instrumen_ts are considered and the apparatus made and used by the author is described. There are at least three reasons for making a survey of a cave : 1 To pro duce a route plan that will serve as a rough, but satisfactory guide to those who do not know the cave. • 2. To form the basis for the production of a striking impressionistic portrayal of the cave for publicity purposes for commercialised caves. 3. To serve as a foundation on which to record interesting and scientific information and to enable the history of .the cave to be studied, in addition to revealing the general pattern, which may assist in the discovery of new extensions. For the first, a very approximate pian will suffice. For the the ge-neral rise and fall of the floor' together with the widths of passages and the heights of roofs are desirable, in addition to a plan. The third should be as accurate as possible. The accuracy of a survey depends upon many factors, the principal ones being: 1. The time available and the patience of the surveyors. (1) A.M.I.E.E., M. Inst. W., Cave Research Group of Great Britain. (2) Communication prsente le 8 septembre 1953.

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120 C.L. RAILTON [2] 2. The difficulty and Jack of comfort in the cave. 3. The type of instruments available and how they are used. 4. The scale to which the master drawings are made. It is natural therefore, that the accuracy of published surveys will vary greatly. This does not matter, providing that the reader or user is informed how accurate they actually are, but unfortunately, most surveys give no such indication. There is a great need for a standard system of grading, which is acceptable to ali speleologists and which can be quoted on ali drawings. On what should we base such a system of grading ? Ideally it should be bsed on the final results, but this is only possible when there are a number of closed loops in the cave or the cave bas more than one entrance, thus permitting a check against an accurate surface survey. The Jack of closure of such loops automatically reveals the amount or extent of the error. Closure is seldom possible and few caves have many entrances, so sorne other basis is reqtiired. In Britain, the Cave Research Group has initiated a system of grading (1) based on the type of surveying instruments that are used. Grade 1 : Rough diagram from memory, not to scale. Grade 2 : Sketch plans, roughly to scale, no instruments used; distances and directions estimated. Grade 3 : Rough survey. Small pocket compass, graduated every 10 degrees; distances measured with a marked cord or a stick of known Iength. _Grade 4 : Prismatic compass, graduated in single degrees (compass error not known), and distances measured with a tape or marld cord. Grade 5 : Calibrated prismatic compass with bearings taken to the nearest degree, a clinometer, and distances measured' with a metallic or .steel tape. Grade 6 : Calibrated prismatic compass or Miner's dial, .mounted on a tripod, clinometer with tripod, distances measured with chain or steel tape or by tacheometry. Grade 7 : Theodolite for bearings and slopes, distances measured with a steel tape or chain or by tacheometry. Or by any more accurate method which may be devised in the future. The grading up to Grade 4 is, 1 think, good, but between Grades 4 and 6 1 personally think there should be a finer differentiation .to allow for variations in the methods of using the equipment. For example, Grade 4 demands a prismati compass and a measuring tape, but it does not specify whether the compass and sighting lamp are merely held in the band or whether they are mounted on tripods; obviously, the latter is more accurate than the former. Also if sights are taken in both backward and forward directions, the results should be more accurate than if they are only taken in one direction. The accuracy of detail should also be considered. Sorne survevors are most careful in the measurements of distance and direction from one sta.tion to but between stations, they only sketch in their notes the estimated position and amount of deviation, from the line of sight, of the walls or roof of the passage, wl1ile other surveyors may take many offset dimensions. The amount and accuracy of details should, 1 think, be taken into account in any system of grading. 1 bave said that a survey should be as accurate as possible. Let us examine this in more detail and see how wc can determine in advance which grade it would be possible to apply. (1) BUTCHER (Arthur L.). -Cave Survey, Publication n 3, Cave Research Group of G.B. [3] CAVE SURVBY 121 The length of time that can be spent in the cave and the length and size of the cave must be the first consideration. If time is short, only a low grade cao be attempted. If the passages in the cave are narrow, low, wet, muddy or are awkward for positioning instruments and the body, it would not be reasonable to expect a high grade, unless the surveyors were prepared to make a very special effort. The equipment availabl is also an important factor; the most which is that which provides for the comfort of the survey team. IS slow cold work, and even if the instruments are of the best, the results. will be poor if any members of the team become cold and wet, because it is !ben that their interest in the work rapidly declines and there is a great temptahon to be careless and to estimate many things that could, and should, be measured. If wet parts of the cave are to be surveyed, ali the party should be equipped with waterproof clothing, according to requirements. For example, if it to stand in shallow water, then gum-boots will suffice, but for crawhng or lying in water, a suit completely waterproof up to the teck, is desirable. If the parts ' d' essary to be surveyed are dry, but to reacb them sorne paddling or wa 1ng IS d then dry clothing to replace any that bas become wet, should be carried an . ' . d 'JI aturally be taken changed 1nto before survey work 1s commenced. Foo WI n h t into the cave, but if it is cold and the time is likely to exceed 4 bours, the: f 01 soup or coffee is very desirable. To provide this, a pan and !ype 0 f will have to be carried, but the increase in the comfort and the etficiency 0 e party will greatly offset the trouble involved. . . 'th due regard to the The actual measurmg equipment should be chosen wi t conditions under which it will have to be used. It does not follow that the expensive and delicate instruments will be the best and most satisfactory : ar from il. . d d in these condiIn Britain, most of the caves are damp, cold and mud y, an. risms lions. instruments embodying glass for spirit-levels, lenzes, ; them should be avoided as much as possible, because of the difficulty of eep1n clean, free from condensation, mud and splashes ofwater. . t . . d here glass mus A compass is generally used for measuring directiOn, an ' . at fre-be tolerated, but the design should be such that it is easy. to WIP: a card quent intervals. 1 favour a prismatic compass with a blting for the th at is heavily damped. In addition, there should be ample spa ce be fore the card, so that the compass may be tilted through a fairly large ang e e ca rd fouis, either its suspension or the co ver glass. . . h of glass or any . For measunng angles of slope, 1 completely av01d t e us.e nt 1 use has dcvtce that require to be Ievelled very accurately. The equ1pme d' t r and been made at home. It comprises a thin aluminium tube, mm. just sorne 46 cm long; across the diameter at one end is fixed a ftne is inside the other end, a plug with a very small hole in the 1s trally for sighting onto the lamp at the next survey station. This vermounted in the top half of a hinge that permits the tube to be 10 shaft tical plane. In the bottom half of the hinge is a vertical hole that t Jane' so permitting rotation of the tube through 360 degrees in a ab Attacherl to the bottom end of the shaft, is a bali which can be grippe : ts is two cup -shapcd sockets in the tripod mounting. of these eshaft machined in the end of a screw, so that by tightening this, the bali an t 1 s tlle 't a •few urns, can be clamped in the dcsired position, and by unscrewmg 1 f red bail and shaft can be released completely, thus allowing the tube to be trans e • r, :

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0 122 C.L. RAILTON [4] from one tripod to another. To the side of the tube is attachcd a semi-circular sheet of aluminium and to this is attached a cellulod protractor that is marked off in 1/2 degrees from a centre zero to 90 degrees on either si de. Just above-the centre of the protractor, projects a small peg, which, in a vertical plane, is split longitudinally from one end. Around the peg, and close up against the protractor, a few turns of fine white thread are wound, and this is prevented from unwinding by passing the end of the thrcad through the slit in the peg. The bottom of this slit concides with the centre of the protractor and from here the thread bangs down across the face of the protractor, to terminale just below it. It is weighted by a small weight. In use, it is only necessary to see that the face of the protractor is sufficiently vertical not to touch the hanging thread and at the same time, is not too far away to cause a large parallax crror when taking a reading. The deviee just described is mounted on a trip9d which must be telescopic, so that it cao be adjusted in height to suit varions positions or so that the legs can be of different lengths when placed on an irrcgular ground surface. In addition to the adjustable legs, it is an adventage to provide a single, vertical sliding member, between the junction of the threc legs and the clamps for the measuring tube or lamp. For one thing, it is quicker to adjust one sliding part than to alter the length of tbree legs, and what is more important, it allows for an to be made in the height of the tube or lamp without disturbing the of the station : this is often necessary to sight over or under sorne proJection. 1 have provided for sorne 33 cm. of single vertical adjustment by arranging that a length of 2.54 cm. diameter tube cao slide or be gripped in a socket 4 cm. long. In use, the height of the measuring tube, above the floor, is recorded at each station, as is also the height of the Iamp which is elcctric with a reflector, 6 cm. diameter. For measuring distances, 1 have used a marked cord a mild steel tape, an alun:inium tape and a copper one : the last has proved tl;e best. 1 have made a special reel for the tape, so thatit cao be wound into an cnclosed space through a slot in the case. Around. the slot felt is fixed, to wipe sorne of the mud and from the tape when winding it into the case. In spite of this, grit etc. docs get Inside the case, _and to facilitate cfcaning, the reel cao be withdrawn from the case after releasmg a spring catch which normally retains the reel on its shaft. . . recording measurements in a cave, 1 do not like using a book, because If Il IS dropped and cannot be recovercd, many records are lost; also it soon too wet and muddy. 1 prefer single sheets of paper, sorne plain for sketching and sorne ruled into columns with a heading at the top of each to remind the recorder of each measurement that should be taken and written down. Without this reminder, 1 have found that important dimensions can be forgotten. The papers are carried in a waterproof map case, slung on a cord around the neck. Only one ruled and one plain sheet is taken out of the case for use at any one time. The number of stations recorded on a sheet may vary from 2 to 20, depending upon clean and dry it is possible to keep the paper. Before the plan is drawn out, it is necessary to decide upon the scale to use. This 1 consider is governed by the size of the smallest details it is required to show. If sorne of the passages are OQ.ly 30 cm. wide, 1 consider that for reasonable accuracy of drawing, one should not use a scale smaller than 20 ft. to 1 in., 6.096 m. to 2.54 cm., i.e. 1 . : 240. Fridtjof BAUER Hohlenvermessungen mit Theodolit ., und Bussole<2> / Grundlage jedcr morphologischen einer Hhle ist das cines guten Planes. Die Aufnahme cines Planes ist somit die erste und wtchbgste Aufgabe nach der Entdeckung einer Hlile. Die verschiedenen Methoden zur Ver messung unter Tag und die verschiedenen hiebei zur Verwendung gelangenden Instrumente wurden bereits vielfach in der Fachliteratur beschrieben. lm allgemeinen werden wohl nur Bussolen der verschiedensten Konstruktion bentzt, wahrend Theodolitvermessungen sehr selten durchgefhrt '\verden. lm vergangenen Jahr wurden in sterreich 2 Hhlen mittels eines Theodoliten vermessen. In beiden Fiillen Iagen mehrere alte Planaufnahmen (Bussolen zge) vor, welche nun mit dem Theodolitzug verglichen und auf die bei der Bussolenvermessung aufgetretenen Fehlcr untersucht werden knnen. Die erste betrifft die Hauptgangzge der 1909 stein-Mammuthhle bei Obertraun (Salzkammergut), von welcher bereitsd. vorlagen. Der erste Plan aus dem Jahre 1922 sttzt sich vor allem auf -. . R' ht wurden mlf einer rend der Erforschung gemachten Messungen. (Die IC ungen 1 "t t kleinen Bussole gcmessen, die Hhenwinkel konnten zum Teil . nur z werden, die Entfernungen wurden oft our durch Abschreiten besbmmt). .. Aufnahme des zweiten Planes (1-923) wiihrend des Ausbaues zur Schau. 0k .et d .. . . . m-osserer Genauig el stan fur die Richtungsmessung eme Bussole von wei aus 1:), • E tf zur Verfgung, die Neigungswinkel wurden mit einem Klinometer, dTieh nd f"l ten eo o 1 -nungen mit einen Massband gemessen. Bei der 1952 durchge u 1r. H b gg vermessung wurde der Repetitionstheodolit T 1 der Firma Wlld er r? ' Schweiz) verwendet welcher die Hhen-u'nd Seitenwinkelablesungen bis _zu G . . ' . . f wurden mit einem enauigkeit von Zehntelminuten gestattet. Die Ent ernungen . t Stahlmessband gemessen. (Die grosse Genauigkeit dieser letzten 1esr d . . . . , Z d M muthhle mi ein araus ersichthch, dass In emem geschlossenen ug er am t EndGesamtHi.nge von rund 612 m bei 18 Aufstellungen die beiden berechne. ) punkte horizontal nur 20 cm und vertikal nur 3 cm voneinander abweic en. . . .. t z'>veckmassige Kon-Der Theodoht selbst ist durch seme aussers t . t et Das Instrumen struktion fr Hhlenvermessungen sehr gu geeign : T 'lkrei-ist vollkommen geschlossen, die Ablesung erfolgt nicht and eih die sen, sondern durch ein Mikroskop neben. dem ?kular, t"rke Ablesung in jeder Situation ermglicht w1rd. D1e grosse lC s a .. r Land-und (1) SpeU:iologisches Institut beim Bundesministerium (\Vien). (2) Communication prsente le 10 septembre 1953. l 1' .i Il i' 1

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124 0 F. BAUER [2] des Fernrohres, sowie die elektrische Beleuchtung der Skala und des Fadenkreuzes vereinfachen das Arbeiten in der Dunkelheit. Die sichere Verpackung in einer Stahlhlse, die kleinen Ausmass.e, sowie das geringe Gewicht und vor allem der ausserst stabile Bau sind besonders bei schwierigen Hhlenvermessungen unschatzbare Vorzge. Mit dem Theodolitzug verglichen zeigen die . beiden Bussolenzge folgende Fehler: 1) Die Richtungen stimmen im allgemeinen auffallend gut mit der neuen Vermessung berein, beim zweiten Plan besser ais beim ersten. 2) Die Entfernungen sind vor allem bei der ersten Aufnahme bei weitem berschatzt worden (ein haufiger Fehler bei Hhlenvermessungen), doch zeigt auch der zweite Plan (trotz Verwendung cines Messbandes) noch zu grosse Distanzmessungen. 3) Die Hhen stimmen. vor allem bei der ersten Aufnahme kaum, weichen aber auch bei der zweiten noch bedeutend von den Ergebnissen der neuen Vermessung ab. lm allgemeinen kommt der zweite Plan der Theodolitvermessung sehr nahe. So betragt die Punktentfernung vom Osteingang zum Westeingang der Mammut hhle auf Grund der neuen Vermessung 552'54 rn (bei einer Polygonzugstrecke in der Hhle von 934'5 rn), wahrend dieselbe im zweiten Plan um nur + 22 rn (2'3 % der Zuglange) davon abweicht. In manchen Teilen sind beide Plane fast deckungsgleicb. Prozentuell viel grsser sind die in den Hhen. Der grundsatzliche Vergleich der beiden Bussolenpliine mit dem Theodolitzug zeigt somit folgendes : 1) Wenn auch die Richtungsmessungen mit einer Bussole nicht so genau durchzufhren sind wie mit einem Theodoliten, haben erstere doch den Vorteil, dass sich die Fehler nicht fortpflanzen, da jede neue Messung wieder auf die bezogen ist. Daraus ergeben sich auch im vorliegenden FaU die guten Ubereinstimmungen. 2) Fr eine wirlich exakte Langenmessung ist ein Stahlmessband unerlasslich. Andere Messbander mssen zumindest zeitweise auf ihre Ausdehnung berprft werden, auch muss man bei Stoffbandern die Langenveranderungen, wie sie in Hhlen durch die Feuchtigkeit hervorgerufen werden knnen, bercksichtigen. Ais Grundsatz aller Langenmessungen hat zu gelten, dass diese imrner genau von Punkt zu Punkt durchgefhrt werden, wobei vor allem auf eine genaue Markierung der Punkte fr eine allfallige spatere berprfung grosser Wert gelegt werden soli. 3) Die ermittelten Hhenwinll sind bei freihndiger Klinometermessung immer mit bedeutenden Fehlern behaftet, da selten das Einspielen entwe'der der Libelle oder des Pendels bei gleichzeitiger Visur erreicht wird. Hier sind die Fehler meist nach der Art und der Messung sehr verschieden, haufig wird in Zweifelsfallen infolge einer Uberschatzung der wirklichen Neigung aufgerundet. Nicht selten resultieren Hhlenfehler daraus, dass die anvisierten Punkte nicht mit denen, von welchen weitergemessen wird, ident sind. (Anvisiert wird oft ein Bodenpunkt, whrend die Weitervisur aus Augenhohe erfolgte, ohne dass die Hhendifferenz bei der Berechnung ausgeschaltet wird.) r 1 [3] THEODOLIT UND BUSSOLE 125 Die Fehlcr bei der Entfernungs-und Hhenmessung knnen bei cntsprechend sorfltigem Arbeiten vermieden werden. V or allem muss grundsiitzlich nach dersclben Arbeitsweise vorgegangen werden wie bei einer Theodolitvermes'sung (im Rahmen der moglichen Fehlergrenze). Genaue Markierung der Punkte, Ausschaltung der vertikalen Abstnde Punkt-Gert (bezw. Ziel), wenn sich Instrument oder Ziel ber (oder unter) dem Punkt bei der Berechnung des Zuges. Vor allem fr die Hhenwinkel gilt, dass ein noch so einfaches Gerat (mit Libelle) auf einem einfachen Stativ-.bessere \Verte liefert ais jede andere Messung aus der Ha nd. Der Vergleich der zwei vorliegenden Plne (Bussolenvermessungen) dem Theodolitzu" der zweiten neu vermessenen Hhle ( Geldloch im Otscher, Niederster;eich) zeigt neben den oben angefhrten Fehlern, die dort grsser sind ais in der 1\fammuthhle, vor allem grundsiitzliche Abweichungen In den Richtungen, die sich aus Ablesefehlern von 180 ergeben. Durch _Ablesung an stets nur einem Nadelende und Anfertigung einer. einfachen Zugskizze noch whrend der Vermessung kann auch dieser -Fehler bzw. sofort entdeckt werden. f 1-Zusammenfassend kann somit ber den \Vert einer Bussolenyermessung 0 gendes gesagt werden : Bei einer, nach obigen Grundsatzen Aufnahme knnen Genauigkeiten erreicht werden, die denen einer Theodohtaufnahme ziemlich nahe kommen und die fr morphologische im allgemeinen ausreichen werden. Fr genauere Vermessungen, WIC sie schlge erfordern, muss man allerdings auf einen Theodoliten zu:uckgrei fen. Gegen die Verwendung eines Theodoliten bei iner einfachen messung spricht vor allem schon die sich .ergebende Arbeitsdauer, die nach en Erfahrungen der beiden durchgefhrten Vermessungen fr eine mindestens 1 Stunde betrgt, die aber unter schwierigen Bedingungen eiSn ( dere c te faches davon erreicht. In schwer begehbaren Gangsystemen nie gange) werden Theodolitaufnahmen oft berhaupt unmglicb. ' 1 1' 1 Il ::j 1 j Il 1 '1 : 1 'l 1 i 1-' 1 1. 1_ 1'

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Antonio MARUSSI . Rilevamento fotog:rammetrico della Grotta Gigante presso Trieste c2> RSUM L'Institut de Topographie et Godsie de l'Universit de Trieste a ralis dans le mois de novembre le ... relvement stro-pbotogrammtrique de la grande cavrne de la Grotte Geante prs de Trieste. Cette caverne, dont les dimensions sont : 130 m environ en longueur, 60 rn en largeur et 100 rn eu hauteur, possde un caractre com-pltement hypog. . Le but du relvement tait d'excuter des tudes morphologiques dtailles des parois et de la votlte inaccessible, ainsi que de localiser exactement le vide dtl la caverne mme, par rapport au terrain sus-jacent, pour pouvoir effectuer ensuite des tudes godsiques et gophysiques en surface, en contrlant les prvisions thoriques avec les rsultats des observations. Le relvement a t effectu en commenant par tablir, dans l'intrieur de la caverne, un rseau trigonomtrique compos de 29 sommets, appuy 4 bases mesures selon la mthode parallatique ; tous les sommets ont t dtermins en planimtrie ct cote avec une prcision de quelques centimtres. Aprs quoi, ont t tablies 5 bases photogrammtriques, de longueur variant entre 12 et 18 mtres ; des extrmits de ces bases ont t pris vingt couples de photogrmmes qui permettront d'excuter la restitution. L'illumination de ln caverne n t obtenue grce deux projecteurs, de 500 watts chacun, aliments par groupes lectrognes mis gracieusement notre disposition par le Commandant des troupes amricaines stationnes Trieste. Le photo-thodolite employ est du modle Santoni, construit par les Officine Gnlilco Florence (focale 19 centimtres format 13 x 18 ; ouverture 1 : 6,8). Ln restitution sera effectue nu moyen d'un restituteur Strosimplex Santoni, galement construit par les Officine Gnlileo Florence ; cette restitution aura lieu l'chelle de 1 : 200. Les courbes de niveau sont prvues de deux en deux mtres. Pour toutes les oprations de relvement, il convient de souligner l'importance de l'assistance technique donne par la Commissione Grotte de la Section de Trieste du Club Alpino Itnliano , propritaire de la Grotte Gante. L'Istituto di Topografia e Geodesia dell'Universit di Trieste si proposto di sperimentare i metodi della fotogrammetria terrestre nel rilevamento delle cavit sotterranee, e si rivolto per questo alla Commissione Grotte E. Boegan della Societ Alpina delle Giulie, sezione di Trieste del Club _Alpino Italiano, per avere il consenso e gli aiuti necessari a svolgere i progettati lavori nella Grotta Gigante presso Trieste. (1) Direttore dell'Istituto di Topografin e Geodesia dell'Universit di Trieste. (2) Communication prsente par M. Finocchinrio, le 11 septembre 1953. 1

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128 A. 1\lJ\RUSSI [2] La Grotta Gigante costituita da una grandissima caverna ipogea che si sviluppa in forma di cllissoidc ad una profondit che si aggira sui trenta metri al di sotto suolo. La lunghezza di questa caverna di metri -130, la sua larghezza di metri 60 e l'altezza di metri 100 circa. Alla caverna si accede da une galleria fortemente inclinata rcsa facilmente transitabilc mcdiante comodi sentieri a scale; sulla volta della caverna si apre l'imbocco di un'altra piccola galleria, inaccessibile dall'interno. Scopo del rilevamente fotogrammetrico della caverna, oltre a quello gi accennato di sperimentare i moderni metodi fotogrammetrici, anche quello di consentire lo studio morfologico dettagliato delle pareti e della volta, oltrech di localizzare esattamente la cavit rispetto al sovrastante terreno 'in vista di ricerche gravimetriche con la bilancia di Etvs che l'Istituto stesso in procinto di compiere. Per svolgere il rilevamento stata stesa anzitutto nell'interno della caverna una rete trigonometrica formata da 29 vertici di cui 6 fondamentali; per il dimensionamento della rete furono misurate con il metodo parallatico 4 basi. • Gli strumnti adol?erati per l'esecuzione di questo lavoro sono un teodolite Zeiss M con lettura a 5" ed una stadia orizzontale di rn 3 di propriet dell'Istituto. La precisione nella determinazione planimetrica dei vertici, che sono tutti materializzati da contrassegni di maiolica, si aggira sui cm 3; quella altimctrica sui cm 10. Per l'esecuzione delle collimazioni furono collocate sui vcrtici delle candele accese. La rete trigonometrica sar collegata prossimamentc con l'esterno in modo da mettere in relazione la topografia ipogea con quella superficiale. Per l'esecuzione del rilevamento fotogrammetrico sono state stabilite 5 basi fotogrammetriche di lunghezza variabile da un minimo di 12 rn ad un massimo di 18 m. Gli estremi delle basi sono vertici della rete trigonometrica e risultano pertanto determinati in planim.etria ed in .quota. Dagli estremi di ogni base sono state assunte le prese delle coppie fotogrammetriche con assi rigorosamente paralleli. A seconda della posizione della base furono assunte prese normali ed oblique in modo da utilizzarc al massimo il settore di abbracciamento. L'inclinazione delle prese varia d'all'orizzontale alla verticale. La figura mostra la disposizione planimetrica delle basi fotogrammetriche, la direzione degli assi di presa, il numero di prese effettuatc per ogni direzione con varia inclinazione, ed i settori di abbracciamen to. Le prese fotogrammetriche sono state eseguite con fototeodolite Santoni, costruito dalle Officine Galileo di Firenze di propriet dell'Istituto, dalle se guenti" caratteristiche : formato lastre cm 13 X 18; focale mm 190, apertura obbiettivo 1 :6,8; campo 60o; lettura cerchi graduati 10"; sensibilit delle livelle 20"; diametro dei cerchi cm 17. L'illuminazione della caverna stata ottenuta mediante 2 proiettori da 500 W alimentati da gruppi elettrogeni cortesemcnte messi a disposizione dai Comando delle Truppe Americane di stanza a Trieste; l'apertura del fascio luminoso dei proiettori era di circa 10, e si, res? pertanto esplorare il fascio di luce successivamente tutta 1 arca 1nteressata dai smgoh fotogrampu. Il tempo migliore di esposizione, lastre p_ancromatiche b T risultato di 10 minuh. Duran te le operaz1on1 d1 npresa fotograf1ca 1 ver t della triangolazione erano rcsi visibili da candele accese; queste appaiono fotogrammi come cerchietti del diametro apparente di mm 0,3 e furono [3] FOTOGRAl\ll\IETRIA DELLA GROTTA GIGANTE 129 utilizzati, in sede di restituzione, per il controllo e la verifica dell'orientamento esterno dcgli stereogrammi. Nelle operazioni di restituzione. si utilizzato un apparato Stereosimplex Santoni, pure costruito dalle Officine Galileo di Firenze, di propriet dell'lstituto. Per la descrizione di questo strumento si veda la nota bibliografica. La restitpzione stata effettuata alla scala 1 :300, tracciando le curve di livello di 5 in 5 metri o di 2,5 metri ove una dettagliata rappresentazione della morfologia lo richiedeva. • ..... Gli originali di restituzione sono stati in di mosaicati su 2 . distinti fogli di Astralon sui quali erano stati preventivamente puntati i vertici della triangolazione, in modo da rappresentare su di un foglio il tondo della caverna, sull'altro la volta. Tali fogli vengono presentati in disegno originale al Jo Congresso lnternazionale di Speleologia tenuto a Parigi nel settembre 1953; non appe_na comple.tato il rilcvamento ed integrato con levate e ricognizioni sul posto, s1 procedera alla sua pubblicazione. Alle operazioni di rilevamento hanno partecipato, oltre .ai dipendenti dell'Istituto di Topografia e Geodesia dell'Universit di Trieste e cio dott. ing. Carlo ULESSI e il tecnico geometra Genesio J.3us, una squadra dl litari delle truppe americane di stanza a Trieste per la manovra dei proiettori e dei relativi gruppi elettrogeni, ed i membri della ,Commissione Grotte della Se zionc di Trieste del C.A.I. che in particolare si sono sobbarcati alle operazioni che richiedevano specifica competenza nel campo speleologico. BIBLIOGRAFIA DoRE (Paolo). -Fondamenti di fotogrammetria. Ed. Zanicbelli, Bologna, 1938, pag. 262 TnoMnETTI (C.). -Lo Stereosimplex Santoni. L'Uniuerso, XVIII, 12, 1937. lsTITUTo GEoGnAFico l\hLITARE. -Nozioni di Fotogrammetria, pag. 230. 9

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0 Jean MAUVISSEAU <1> Un Centre de._, Recherches splologiques (Projet d' <2> Etant la fois architecte et splologue, il tait tout naturel de choisir pour mon diplme de fin d'tudes de l'Ecole Nationale Suprieure des Beaux-Arts, un sujet ayant un rapport avec mon violon d'Ingres. Le Centre de Recherches Splologiques que je vous prsente aujourd'hui m'a demand plus de 6 mois de travail et j'ai pens qu'il serait intressant de vous montrer ce que pourrait tre un tel outil de travail pour les chercheurs toujours plus nombreux qui tudient le sous-sol. J'ai runi en un vaste programme tout ce qui est ncessaire nos recherches, mais je tiens vous signaler que mon confrre FouRS de Toulouse a tudi et ralis la mme poque un sujet plus restreint, le laboratoire de Moulis dans les Pyrnes. Evidemment nous sommes encore loin de la ralisation de mon projet, puisqu'il faudrait 200 millions, mais nous serons peut-tre amens dans quelques annes quiper de petites stations de recherches dans les rgions les plus favorises en cavits. . Situation : Mon projet se situe dans la rgion de Grenoble, proximit, d? reseau exceptionnel du Trou du Glaz, sur la pente sud de la Dent de Crolles, d ou l'on a une vue trs tendue sur le massif de Belledonne et mme sur le Mont Blanc. La prolongation de la route de Saint-Hilaire-du-Touvet permettra l'accs facile tous les vhicules. L'alimentation en eau ncessitera une tude spciale ; j'ai suppos ici le captage d'une source sortant du massif. Le Centre est compos de 3 btiments : celui du sjour, celui. du matriel et du travail, celui de la piscine. Il comporte 2 entres : celle du sjour au niveau de la route, abrite sous le restaurant, celle des splplogues pour le dpart et le retour des expditions au premier tage, de plain-pied avec le garage. Sjour : On trouve au rez-de-chausse un gardien avec post.e de secours, une entre de service et des caves ; au premier, le restaurant avec des de repos, le bureau du Directeur, la salle manger du personnel, la et la plonge, un groupe sanitaire ; au deuxime un appartement de deux douche, pour le Directeur, 4 grandes chambres avec douches, deux dortoirs de 7 lits avec toilette, une tisannerie et un groupe sanitaire ; au troisime 14 chambres 1 lit, 2 dortoirs de 4 lits avec toilette. Le btiment de sjour peut abriter 50 'personnes. Un ascenseur dessert les diffrents niveaux et l'on trouve une grande terrasse avec pergola. (1) Centre National de St>lologie des Scouts de France. (2) Communication prsente l 12 septembre 1953.

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132 J. )JA U V ISSEA U [2] M a tri el-Travail 1 • M a tri e l : Au d p art d 'une expditio n , l e s p lologu e venan t du sjour passe p a r le vestiaire o il ch a nge sa t enue d e ville (vestiaiic propr e) conlt: e sa t enue d ' e xplo r atio n (vestiaire sal e) ; il v i ent e n suite p• e nd• e l e matrie l du c entre e t l e s i e n qu'il emba•que p a • cami o n , h licoptl-c, mulet ou dos d'h omme . A u retour , il dcha1ge l e t out d a n s l'entre e t l'cnhc pose d a n s la salle d u m a t rie l sal e , puis il passe p a • l e vestiaire o il r epre n d sa t enue de ville . Les armo ires chauffantes (sal es) p e •mctlent un schage n 1pide d e sa tenue. Il passe e n suite p a r les d o u c hes e t s'il veut alle • se d t e n d r e l a piscine , il doit traverser une d e u x i m e salle d e d o u c hes infrie me, directement accessible du b timent d e sjom. Le m a t rie l sal e est pass p a r l e lavage, o l'on tro uve un g•and bac pour les cordes et des l a nces d'arrosage ; il est e n suite plac d a n s l a salle d u mat rie l propre avant d e _ passer a u puits d e schage. II est vdfi et r par puis r a ng soit dans l e m a t l"ie l du centre , soit d a n s celui des s p lologues. 2• Travail : u n hall d onnant sur l a t enasse d e l a piscine p erme t l'accs du b timent d e sj our celui du travail. O n y tro uve une salle de projections e t une bibliothque, puis tro i s l ab01at oi1es d e gologie, entomologi e e t prhistoire, compl ts p a r un l a b o r a t o ii e pho to, une salle d e pla n s et u n local avec meule plaques minces. Enfin des l a b o r atoires souten-ains de bio logi e c t des c hambres d e con c i tionne m ent, a u fond du puits, accessibles d e l'tage t•avail pm un monte c harge. Le puits d e schage peut scivit e n o ul•e l'essai d u matl"ie l et l'en t r a ne m ent, c t i l poss d e un d i s positif mcanique d e rch auffage d e l'ail". Il est gale men t accessible par une gal c • i e h orizonta l e servant de p.-ise d'a i r . E n hiver l ' ail ext rie m ( -17• c t 80 o/o d 'humidit) sc rch auffe au contact des p a r o i s ( + 7•) puis d a n s la batterie d e c h a u f f e o il y a dsaturati on. Il est souffl 5 3 • e t 2 % d a n s l e pui t s e t il so1 t n a tu1ellcinent 3 0 • e t 5 0 o/o s't ant c h a rg d e l'eau des cordes. En t l'a ii ext d eur (28 • c t 60 o/o) s . e r efro i dit a u contact des p a toi s o il y a conde nsatio n (point d e •ose). II est rch auff et dsatur pour tre souffl 53• e t 1 2 o/o. Sa s01ti e 3 0 • e t 85 o/o est effectue pa1 un ventila t eur. Une t o u r d e contr l e r a dio e t m to compl t e cet e nsembl e . P iscine : L a piscine p e u t tre c h auffe o u n o n s uivant son utilisatio n pour l'entrane m ent ou l a dt ente. En t J e vitrage est l a 1 ge m cnt o uvert sut pnc t e iTasse expose l'O.S.O . avec p diluve. U n b a l con situ a u niveau des ptcmi res d o u c hes p erme t d e s uivr e les volutio n s des nageurs . [3] C E :>:TRE DE HECHERCHES SPLOLOGIQUES 133 .... -li 0 0 -•' FIGURE 1. e. 1 0 .. F t G U R E 2.

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CENTRE Y ................ , . _ . . , ...... . ..... >"'" •. 1 :::: 1 ... r.. ;+ .. 1 . r 1 .......... ,....__1 t ' ........ 4 • ........ ::r ' ' - • • t; • • • • • • • : : 1 .. ____ .1 .... :.-_ j _(A __ .. ___ l_ ;;.. _ r ... • -.. • • •,.::_.•,i. ... + _ .. '._. -. 4 ... "'] .r. . • , • . r,_ . ..., ' ... " • "...... ..., ' . • ... ..-• '? ___, . . . . .. ..,...,.... ....... : : . . ....---.....-' f ..... .. , .... ---_,.--. ,. --PL AN 0 u 1 [TA G [ FIGUf\E 3. cd rorx at: f:UAII'"kt! _ , _ t 1 , \ .... oQ..,66•a FlG U Hll 4 . ,, " i ' .' 1 1 ,. . '1... 1 --> ' ii) 1 \ ' , Y, _., t , ft .tt t. e • o . " •ol . C .\PIO UtT t O •J) 1 \ lo l 1 . , • c .. ' "' ... f

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--. -L.A BORATO .R E. t. ... ----ft AJr u .. c.t.iut ., 4 s .... FIGURE 5. TYPE E.vicr (.OULOR. lt Jl l. i PUiTS D.E s -C MAG t. l ' .. 1: =--•-l -_____ ....., ........... --. . l . rn ' 1 . . , -----------'-o t 4 6 &10.. 11 1 •. \ \ \1 . 1 \' t •. \ l iU H Y G l=lOGRAPHOUE Q ('AiR fJt•h .. iJ o. to /p_uii•J o.oa fiLa lf.t(clia•ioiaJ (, C4JRPque ; N"11.. f llrc,.J IS.ooo a:r/.1. . 1 .... -.$ o 4 .. . FIGURE 6. -30 _l ____ ----------------1 1 ,.p 1 l , ... .. , . . llfl aoAPi , .. ' 1 1!

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• ANNEXE TRAVAUX DE LA D'UN IFORi\IISATION DE LA TERMINOLOGIE E T DES S IGNES CONVENTIONNELS EN SPELEOLOGIE Philippe RENAULT (I> Les problmes de la description splologique E n •ponse un vu m i s l o r s de l a runion prliminaire de Valencee n 1939, une Commissi o n d'Uniformisation d e la Terminologie e t des Signes conventi onne l s a fonctionn au cours du 1 e r Conrrts Internati o nal d e Spl o lo g i e. Deux b . b '1 reves • unions e t une sance gnrale m ontr t cn t l a ncessit de ce traval t out e n rvl ant sa complexit. Le com pte r endu sommaile de ces conf r e nces ayant t publi (2}, nous dvelopperons i c i , lihe p e t sonne l , quelques ides gn r ales sur les principes e t l e fonctionnement de l a Commission. S i l a mode est actue llement a u x symposiums c t l 'uniformisation international e dans les divers domaines de la science, n o u s devons r econnatre l'utilit de cette mode et d finir l e carac t r e particuli et des problmes de normalisation splolo"ique. Il faut d 'abord s';ntendre s m la signification exacte du terme s p lologie. E t y mologiquement l a spl o l ogie est l a sci e nce des cavem es comme l'ocanographie est l a sci e nce de la m e r. Mais dans la majorit d es crits publis ces derni res annes, s p lologi e dsigne surtout la technique d e l'exploration e t de la v i site des cavernes . Cette dfinition tant admise, l e splolo g u e es t un s pcialis t e de ces tec h niques d'exploration e t les utilise pour r cconnailre de nouveaux passages sout e r rains, les topographier c t l es dcrire. Le spl o logue p eut, e n outre, tre golog ue, kars t olog u e (3}, biospol ogue; physicien, etc ... mais il es t ncessaire de rappeler que l a recherche sci entifique dans une caverne dbut e o bli gatoirement par une exploration avec desci"ption. Le plan et l e texte joints doivent tre assez clairs pour permettr e quelques con clusions ct l'labot ation d'un proa n1mmc de recherche. Cette c lart suppose l'empl o i de termes ayant l e mme pour l'au t e m e t l e lect eur, ainsi que l e reptage d'un certain nombre de donnes fondament a l es. . (1) de Gologi e it ln Facult des Sciences d e Lille, D i tc ctcur de l a Commis s ton d 'umfot misation de la t ermino logi e cl des s i g nes cOn\"enlioncls. (2) Tome I des Publications du Con g ts, p. 2 4 et 37. . . (3 ) Cc terme pro pos par .1. S t W TtL c t v ivement c ritiqu l o t s de l n ReuniOn gnral e du 11 septembre 1 !l5il (cf. Pnblic rrtions dn Co ngrs, t. l , p. 37) est, il l'heut e actu elle, devenu d'us age courant dans la litlrnlure gogtaphique.

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140 P. REI\AULT [ 2 ] . . A ce sujet, dans un travail thorique c t d'un g r and intrt (1), \ V . l\L\Uccr ecnt : Un e nsemble de termes bien dfinis fait t o t a l e m ent dfaut e t cet obstacle suffit rendre l a bibliographie difficile ment utilisable . .. il est 'difficil e d e faire absttactio n de l a terminologi e local e c t souvent d i a lect a l e. Celle-ci passant d a n s l ' usage e t lntnant d 'un o uvmgc l'autr e, a d fatalem e n t tre aux divers points de vue c t intcqwtatio n s d e nombre u x autc m s . . . La confu siO n s 'accrot e ncor e p l u s quand o n fra n chit les fronti res linguistiques ... l> . De plus les poss pa1 l a descriptio n s p lologique, et son utihsatwn sct cnlt f tquc e t Intcrn a twnal c , sont l e s suivants : 1. unifict les l e tmes l ' i n t rie ut d'un mme pays, c h aque terme s'appuyant s m une dfinition m ettre a u p oint ; 2. tablit la cotTcsp ondance d e ces t e 1 mcs d 'un pays i t l'autre 3. fixe t l e signe conventionne l standanl c a n1c l l"isant c hacun 'de ces termes sur une cat t e ou s m un pla n ; 4 . dicle t un cert ain n ombre d e rgles normalisant les op1ati o n s l mcn t a itcs, mais fond a mentales, de l a descriptio n s p lo logiquc, e t e n pa1ticulie 1 : a) l a topon ymie, . b) l a rfrence un systme d e coordonn e s rectangul aires pour l a dsi g n a h o n d e c haque caven1e ou indice karstique , c) du _systme en morphomtrie et e n topographie, . d ) l a des plans e t des coupes de cavits avec indicatiOn de l a preci s i o n du leve topog r aphique excut (2), etc ... Ces ont_ d j de n o mb1eux ttavau x en dive1 s pays. Citons, san s av01 r . l a p r e t entiOn. d e lle : F. ANELLT, BoEGLI, Commission d Q Topographie ct Toponymie d? l a Fedration Splologiquc de B e l gique, DAVIES , B. GzE, M. c t K. l\luMA, PETnocllr Los , E. G . RACOVJTZA c t R. JEANNEL, c. L. fuJLTON, e t c ... La Commissi o n d u Congrs d e 1 953 a pos n ettement ces 1)roblme t . t ' • 1 1 d c N . s e m s1s e sur e ro_e es omttes . r prparant l e travail d e l a p1och aine tunio n . Le de ces devrait portet pr-incipa l ement sur d eux p oints : t etmmo l ogJC e t normahsal w n des document s g raphiques. T c.nlon s . . une te1mino logies go logique e t s p lologiquc. Les l e t mes geologtqucs sont d efmis avec ))rci s i o n souvent 1 • d' : , . . , . es m emes un pays .t l au!I e. l\J enti onno n s c uesta b c d-rock l> e t c l 'introdu t 1 d'f ' . . , . . • , ... c ton, ou a mo 1 I -calto n d e sens: cl un t e t m e s uscitant d e nomb1e uses disc ussion s . La une sociale m ent fixe depuis l o ngtemps, possd ant un systeme cl c nset g n emcnt o u les tudiants reoivent une fot t ' 1 . . . . . ma t o n 1omoge n e, et de soct ? t e s savantes favodsunl les discussions d'ides ct les n11ses a u pomt d e doclnne . M :IIg 1 cel a l a c omplexite e t l a 1 1 . . . s p ecJU tsa ton c r o issante des d e l a tetTe tmposc la c ration d e commission s c t d e centtes docu m e n t a t res, n .on p our palli e r un manque de p tcision mai s pou 1 vilct u n e multipli cation exagere des termes . Les contrastes cnttc l a splologi e c t une sci e nce con stitue comme l a gologie sont tis accuss. Les m ili eux s p lologiqucs son t forms majorit ( 1 ) L 'ipo lcsi dell' 4: E1o s i o n c Imcr s a :1>, B oil. d ella Soc. Ad rial ica Sc. Nat., T1iestc, vol XLV T , 1951-52. ( 2 ) Voi• dans ce volume l a Lrs int•essnntc communication d e c. L. TIAJI .TON s u r ce sujet. [ 3 ] P H OOLbiES D E DESCRIPTI0::-1 SPLOLOGIQUE 141 de spol'lifs, san s aucun sou c i spcul atif, cl de quelques scientifiques, l a plupart autodidactes. L'a bsence d'ensei g n e m ent sc f a i t gravement sentir e n splologi e. Pa1 a illeuts, les r e ncontres scientifiques entre cher c h eurs sont tares c t inoq::a niscs. 11 est invitable que celle situation sc fladuise par u n manque de tende m enl c l d'homognit dans la prsentation des rsu lt a t s . Les probl mes gn tau x sont pcnlus de vue, c t l e vocabulaire utilis vari e selon le s auteurs ( 1 ) . Pour un tJs gtand nombtc de s p lologues les soucis d e prsen tation des rsultats dis panlisscnt devant les soucis poss pat l'exploration proptcmcnt dite (2). Les probl mes t ermino logiques sc situent sur deux p l a n s diff tents : d ' u n e p a r t les l c tmcs gogtaphiqucs dsignant les accidents katstiques (aven, grotte, e t c ... ) c l d'aut• c p art l e s tcm1cs utiliss duns l a description de dtail d e ces accidents ( g a l erie, rosion, surcte uscment, e t c ... ) . :\ ! entionno n s un cu e i l facile viter. Une commission de nOImalisati o n n e p eul s oulenit une thorie actuell e m ent cl l'riger en dogme. Les termes sou s entendu gn tique doiven t ttc limins des travaux de la commi s s i o n . D e l a mme faon il n e peut tre question de proposer des termes nouveau x . Les buts sont s ll'i c tcmcnt limit s. Il s'agit de dfinir sans ambigut les termes dcscl'iptifs les plus importants. N o u s n 'ins i s t e r o n s pas sut les t ermes descriptifs c l d onne rons simplement un exemple. Cct t aines dcscdptions d e caverne usent c t abusent d e l'expression ma1 quc d'rosion ou marque de cot-rosion . A lors que les qui c r e usent les cavernes sont cnco1 e disc u t s, les termes d e cet ordre tre ptoscri t s de toute desc!'iptio n c l tcmplacs par u n vocabulai1 e descnpttf t e l que : cupules, fossiles siliceux e n Iclief , matmitcs de gian t , etc., ces tant d'ailleurs s usceptibles d e plusieurs origines dill'rcntes : cc..taines ma.tmttes de gant, p our c hoisir un exempl e, ptovenant d'u n surc r c uscmen t d e de cascade (plungc poo l ) c l d'autres relevant uniquement d'un p rocessus de diSSOlution (3). Parmi les l ennes gog raphiques, il fa u t d i stinguer l e mol km s t c t sa d finition, le s l m ents d u paysage kmstiquc (va ll e sche, polje, e t c ... ). et les accidents k::ustiqucs (doline, caverne, e t c ... ) . . . 893 L e t e rme gogntphiquc karst l> est connu, d fin i et employe depui s 1 :\!algt" les attaques d e l ' usage a consacr l e mol. Les lm ents . d u paysage (valle s c h e, p olje) tc lvcnt de la gomorphologie katstique plus que de_ J a s p lologie, mai s il n'en est pas d e m m e pour les accidents kmstiques ( d ohne, aven , e t c ... ). L e ut cmactrc anot mal a impressionn les populations ct. cet s'es t ttaduit par un ensemble de fantais ies linguistiques qu'il convt ent de s tgnalct 1. Les t e rmes utiliss pour l eur dsignation son t multiples. E n Ftance, chaque 1 cl 1 11 1' rtue b a ranc, chouprovmcc a c tce un mot parllcu ter pour estgn c r es ave s " • ' ( 1 ) C . . h 1 , ltarstique biologie . . elle dcrnic•c remarque conce1nc surtout la gcomorp 0 og•c ' vari e JWh•sloirc tant h o •s d e cause. De l a mme faon la de ':cttc c••l• or anise dun pays l'aut1e . En Europe Centrale o l a recherche s pelcol o!lJCJUe cs 111g de depuis l o ngtemps le problme n e sc pose cciLaine m enl pns rle la m m e faon. 1 cc fail, l e r l e d e ces pavs pionnie•s esl t rs impo1tant il l 'inlrie u• de la Commis ( 2 ) Il est b i e n vidnt qu'il s'agit l d'une simple tendance _cl que beaucoup p•ospcctcu•s s aven t s c dfendre contre cette 4: d(•v ialion :t. (il) P. G. LIEGEOI S , 1J11ll. Soc. Gol. JJclgiqlle, l. 76, 1952-53, n• 7, P B. 199.

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142 P. RENAULT [4) rum, ragag , lecc i a , etc ... En Italie, L ORENZr mentionne quarante t e 1 mes locaux pour les p ertes, etc ... 2. Le sen s d e c hacun d e ces t ermes peut vari er d'un pays l ' auhe. Gouffre conespond une perle d a n s les Ardennes, un aven dans l e Quc1cy. Goul e dsigne une perte d a n s l 'Ardch e e t une rsu1gcncc en Isre. 3. La varit d e ces Le1 minolog ics popul aIes tiaduit l a v a d t des phnom nes. E n rgion humide, plusieurs m o t s se1ont utiliss pom les di ve1s types de pertes. En pays sec , un seul m o t dsigne la perte, mais plus i eu1s t ermes caractrisent les cavits sches. Le l a ngage s p lologique populai1e est d t ermin p a r l e climat et l a m o 1 phologie locale. 4. II f aut disting uer les t ermes rscn •s un ph n o m n e gographique d t ermin comme aven e t les t ermes lmge s i gnification comme gouff1 e . 5. Dans certains cas, il n 'exi s t e pas de dsignation gographique local e du phnomne : le Co n go u s t (Aude) est un lieu-dit ds i gnant l'unique vent de l a rgion, Bramabiau est une rsurgence unique, etc . . . Aux t enue s rgionaux il faut ajoute1 les nologi smes rcemment c 1 s ct non dfinis. L'expression perce h ydrogologiquc pourTait tre prise comme exemple type, ds ignant t ant t un tunne l parcouru pa1 une rivi r e souteriain e (Bra m abiau) , t ant t une grotte accdant a u fond d'un aven (S aint-Marce l d'Ardche), t ant t un syst m e complexe o se s upe1posent plus i eu1s phnomnes (Trou du Glaz). En rsum, perce hyd1ogologique dsigne simp lement une cavit traversable d e p a1t e n part. U n e discussion de ce term e e nt1e c xpl01at eurs habitus ce geme d e cavit serait certaine m ent fructue use. U n exempl e a n a logu e peut tre donn pa1 l'exp1essi o n grotte-gouffre o u gouffre-grotte . La Luire, avan t 1952, tait une g r otte -gouffrc, m ais depui s les dcouvertes rcentes s'a git-il d'un gouffre-grotte ? Dans cc cas, l a n ature du phnomne n'ayant pas c h a n g, l e term e n e prsente pas l a prcision requise pour u n e nomenclatme sci entifique . Ces exemples montr ent l'intr t elu travail de la Commission. Il convient de dfinir un c ertain n ombre de t ermes fixs e n s'appuyant sur un exemple n aturel. L a n ature est varie d a n s ses 1alisations et il est vident qu'il y a ura t o ujours des cas inte rmdiaires. Il est cependant possible d'tabiI une nomen c l ature systmatique perm ettant d e dfinir l'a llur e m o y enne du ph n omne. Cette nomen c l ature exi s t e d j sou s une f orme sommai1 e distinguant pertes, rsuraences, c avernes, avens, e t c ... 0 . Les dnominatio n s admises s'appuient s ur trois crit res diffrents : 1 o Les conditions d'exploration : prsence d'une vc1ticale imposant treuil ou ch e lles, de p a rties inondes ncessitant un b a teau , e t c ... 2 L a m01ph o logi e d e l' e ntie pr figlll ant souvent l ' allure de toute la cavit : Les cavits complexes e r cff 'cl Padirac o u rseau du Tro u elu sous la forme. suivai:t e : du .1ou qui e n permet l'accs. Glaz, e t c ... l e etant ;ae s i nificatio n du mot rseau qui Cette conventiOn con UJ a . cl' s les rsurdsi g n air d j !c souterrain genees, cs pei es c . . im )n trable n o u s donnerons l e nom de rseau dont _Ja plus giande. es\ s 1 s t m e complexe d e conduits d'un seul tenant , c t nous. n ature lles ou artific i elles, sous l e nom accessible pm une ou p t • de r sea u sp lologique . CAVERNE COMPOSE , CAVER N EJ ELEMENTAIRE/ --A. VEN S-, 1 COUPE ... cavit pntrable -----Par lie impntrable RSEAU DCOMPOS EN ELEME;NTAIRES ET CAVERNES OU RESEAUX SPLOLOGIQUES runrs par des parties impntrables.------d"ffi Jt' d'application de ce Il ne f aut sc f a ire a ucun e s m I es . "cl" . ; comm e . . l . av1t e d onnee ser a cons1 e t ce principe . Pour un explOI a t eur e n • a m e, ' b t t Ile r episente r a un rseau lmcn taire ou simple, a l ois que pmu tm e u a i : e ec une s r i e d e rseaux complexe. L e seul crit.r e utilisabl e sera l a j a n;ai s tous les cas c t de cavits l m entaucs types. Cette m lOC e n u ode d'analyse s p lointe nndi aires possibles mais penncttm d'appuyc1 une m e 1 < logique rgionale.

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144 P. RENAULT f6] Chaque lment du rseau 'karstique joue un rle hydrologique, minime ou important. Lorsque les caractres hydrologiques sont prpondrants, cas des pertes ou des rsurgences, les dnominations hydrologiques ont priorit. A ce sujet il faut insister sur le cas des rivires souterraines. La rivire souterraine est un lment particuJier du rseau splologique et la rgle formule plus haut doit tre applique. Dans une dnomination complte il faudra parler de la rivire souterraine de l'Igue (aven) des Combettes. La normaJisation des documents graphiques se prsente de faon assez simple et pose peu de problmes. La carte gologique utiJise dj un jeu de signes conventionnels qu'il est inutile de compliquer en dehors du cas trs particulier de la carte karstologique dont la mise au point n'est pas encore faite. Cette remarque s'applique la notation des accidents karstiques sur une carte au 1/20.000 ou une chelle plus petite. En ce qui concerne les plans de caverne il convient de noter l'importance de l'chelle. Tout d'abord il faut rappeler que la mme chelle doit tre employe pour les longueurs et les largeurs de galeries sur un plan, pour les longueurs et les hauteurs sur une coupe, sinon la reprsentation du phnomne est compltement fausse. La dfinition des signes conventionnels sur plans de cavernes suppose d'abord connue l'chelle de reprsentation utilise. Au 1/10.000 ou au 1/5.000 la cavit sera figure par un trait noir continu ou tiret sans notation possible des dtails. Au 1/5.000 la surface projete de la galerie se limitera le plus souvent une surface noire. Au 1/1.000 et au-dessus la surface de la galerie est dlimite par un trait noir et contient dtail des observations. Ces remarques sont valables pour les coupes longitudinales et les sections transversales. Ces divers cas impliquent une normalisation diffrente des signes conventionnels. Certaines caractrfstiques peuvent tre portes latralement au trait noir reprsentant la galerie. Au 1/1 000", la surface tant rduite, la figuration sera moins dtaille que pour le 1/200" et une gamme diffren.te de signes conventionnels pourrait tre envisage. Pour les grandes chelles rappelons que E. G. RAcoviTZA et R. JEANNEL ont mis au point une srie de signes rpondant aux besoins des Biospeologica et adopts depuis dans un grand nombre de pays. En rsum, les travaux de la Commission prsentent un double but lui donnant un caractre trs original si l'on cherche une comparaison avec les travaux .de mme nature effectus dans les autres disciplines. II s'agit d'abord de faciliter les changes intellectuels internationaux, les comparaisons prcises entre tant possibles travers les frontires. Un deuxime objectif apparat dont l'intrt n'est pas ngligeable. Fixer une reprsentation normalise des observations attirera l'attention des explorateurs sur les notations effectuer au cours d'une incursion souterraine. Ce dernier point est important. Nous nous trouvons en effet devant cette situation paradoxale d'un effectif considrable de chercheurs, d'un grand nombre de cavits visites chaque anne, tout cela pour des rsultats scientifiques minimes. [7] PROBLMES DE DESCRIPTION 145 A cela, il existe plusieurs causes dont certaines sans remdes. Une normalisation des mthodes de description mettra la disposition de beaucoup d'explorateurs un outil de . travail qui manquait jusqu' prsent et constituera la premire dmarche vers un enseignement de la splologie dont nous avons regrett l'absence au dbut de cette tude. BIBLIOGRAPHIE XXX. -Signes pour la cartographie des cavernes, Bull. Soc. Splo. Grce, t. 1, 1951 n 2, Oct., p. 56-57. XXX. -Topographie souterraine -Tableau des signes Ceskoslovenskg Cras, Brno, 1951, no 3-4,. p. 67-82. BlESE W. -ber Hhlenbildung, 2a d. 1931. BOISSIRE G. Sur termes employs en splologie, Bull. trim. Soc. Splo. France, 1936, no 5, juill., p. 19-20. BuTCHER A. L. Cave survey, Cave Res. Gr. of Great Britain, 1950, n" 3. GzE B. --Notice sur la rdaction des splologiques, B.R.G.G. d. Paris, s. d. (1946), 4 p. ronotypes. GLENNIE E. A. -Entry of caves on maps, Newsletter of cave res. gr. of G. B., 1 9 49 • n" 26, p. 14-15. HAl\IARD A. -Indications historiques et ..• Bull. trim. Soc. Splo. France, . 1938, no 7, p. 11-17. LoRENZI. __:, Termini dialettali dl Fenomeni Carsici Raccolti in Friuli, Pagine Friulani, Udine, XIII, n" 3, 1900 (Cit par E. A. MARTEL -Nouveau Trait des eaux souterraines, p. 177). Mul\IA M. et l{. E. -A glossary of speleology, Bull. Jr!at. Speleo. Soc., 'Vashington, t. VI, 1944, p. 1-10. J R R Ob t . ur les signes conven-EANNEL . et ACOVITZA E. G. -Plans de grottes et serva s . o XXXIX tionnels, in 6" Enumration de grottes visites, 1913-17, Brospeolof!rca, n ' Arch. de Zool. Exprimentale, t. 57, fasc. 3, octobre 1918, p. 213-5. RAILTON C. L. -Survey, Newsletter of Cave Res. Gr. of G. B., 1948, no 19, P s-: RENAULT P. -Rdaction des fiches du B.R.G.G., Rsurgence, bull. splo., .Parrs, t. IV, 1952, n" 15, 6 p. . 1 is -allemand SKUTIL J. -Specimen d'un vocabulaire splologique franais -ang a o 3 303 _ 4 . espagnol -polonais -roumain -russe, Ceskoslovensky Cras, 1950, n ' P 10

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SECTION VI Photographie et Cinmatographie C tt ' b' ' . •t La liste des auteurs c c section n a fait l'o Jet d aucune commumcahon ecr1. e. . . . t ublie qui ont prsent des photographies ct des films cinmatographiques a deJa P (Tome I, page 32). Il

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SECTION VII tude du Matriel et des Techniques d'exploration

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R. de JOLY <1> Rflexions sur la Splologie et le matrief'. moderne du < 2 ) Mesdames, Messieurs, Si notre Matre E-A. MARTEL vivait encore, il serait heureux de constater que la science qui lui tait chre et dont il a tabli les bases, puiss runir autant d'adeptes dans le monde et susciter l'intrt de savants qualifis. Nous devons citer aussi un explorateur qui accompagna MARTEL bien souvent et qui explora des cavernes dans le monde entier pour sa spcialit, j'ai nomm notre Prsident d'honneur le Docteur Ren JEANNBL. Ses observations biologiques ont une porte mme dans d'autres d'isciplines. Pour les pionniers d'une autre gnration, qui sont moralement ses disciples: Norbert CASTEHET, Louis BALSAN et moi-mme, c'est un trs grand honneur de voir la Splologie prise au srieux. Certes, il a fallu trente ans d'efforts, d prospections aux russites diverses, de confrences en France ct l'tranger, de publications, pour arriver ce rsultat. Je qu'en Italie, par exemple, Eugenio BoEGAN (que j'ai connu), animateur remarquable, a laiss une uvre considrable et cr beaucoup d'adeptes de grande valeur. La nature gologique d'un pays influe sur l'essor de la splologie, l'Italie est privilgie. L'Autriche, elle aussi, possde des rgions riches en cavernes. MM. BocK, EDL, ABEL, sont sur la brche depuis bien longtemps. Ce pays fut aussi un des premiers explor souterrainement. . D'autres nations possdent assi des spcialistes, mais leurs recherches plus rcentes. Malgr les rsultats intressants obtenus, nous ne pouvons les citer tous. Ds mes premires lectures des livres de MARTEL, je me rendis compte de ht ncessit de pouvoir disposer d'un matriel adquat adapt .travail qu'on avait lui imposer. Lorsqu'on est sous. terre dans des difficiles ou lorsque la vie des explorateurs est en danger, il faut nanmmns observer. Pour cela, il faut avoir l'esprit libre et ne pas tre proccup. par des agrs, des appareils d'clairage ou des accessoires dfectueux, trop lourds, encombrants, en un mot ne rpondant pas alix besoins. (1) Prsident-Fondateur de la Socit Splologique de France. (2) Allocution prsidentielle prsente le 8 septembre 1953.

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152 R. DE JOLY [2] Fort de l'exprience des devanciers, disposant d'un atelier personnel, rompu aux solutions mcaniques par formation et got, j'ai cr un matriel spcial en utilisant les mtaux les meilleurs et les plus lgers, ou adapt, en le modifiant pour notre usage, celui invent par d'autres pour des emplois diffrents. . Ainsi sont ns les chelles ultra-lgres, les fixe-chelles, les poulies spciales, le treuil dmontable, l'chelle-mt en tubes d'acier, les galets , le dvidoir tlphonique trolley, les sondes prcises; les ceintures mqusquetons, le photophore frontal briquet, Je casque en caoutchouc-mousse, etc ... . Depuis que ce matriel est connu et qu'il a prouv son utilit et son effion m'a largement copi ! ! ! . Dans certains pays, on juge les chelles ELEKTRON peu confortables ! Certes, il est plus difficile de se servir de celles-ci que de celles quatre cordes avec marches de bois qu'emploient les pilotes pour accder aux ponts des navires, mais en exploration seul le poids; il ne s'agit pns d'i>tre bien mnis d'arriver au but ! Les efforts ncessaires pour manuvrer des agrs lourds, compensent largement la peine prise lors de l'usage. De plus, ceux trop larges s'accrochent et tre abandonns dans les gouffres,. comme le fit MARTEL plusieurs fois ! . En ce qui concerne les chelles, une mention doit tre faite du montage de M. DuRET (de Cannes) pour fixer les barreaux. C'est certainement le mieux conu l'heure actuelle. • Les treuils tablis sur mes plans sont utiliss dans certains cas. Fort simples, ils n'ont jamais donn d'ennuis; mais s'il de vaincre des profondeurs suprieures 200 m. il faudrait remplacer l'homme par le moteur. C'est ce qui a t fait pour les treuils de La Pierre Saint-Martin . On a pu constater que ces derniers n'taient pas d'un fonctionnement trs sr, part le plus rcent, qui a t conu par un professionnel. En ce qu concerne le matriel nautique, les canots pneumatiques sont seuls utilisables. Ceux construits par ZonrAc, s'ils sont boudin cvlindrique et avec liston circulaire, sont parfaits et aussi solides que les WINKLER (de Berlin) que j'employais en 1928. Les modles de sauvetage de la R.A.F. sont lgers mais inadapts notre travail trs dur. Pour franchir les siphons hypogs, les scaphandres maritimes aliments par un.e pompe ne peuvent servir cause du danger. On a donc fait appel aux appa reils LE PRIEUR, CousTEAU, bouteilles d'air comprim. Notre ami G. de LAVAUR a expr!ments et s'est vite rendu compte que des modifications devaient y etre apportees. Malgr tout, leur utilisation reste dlicate pour nous. Le froid des souterraines impose une plus grande consommation d'air malgr les com bmaisons de caoutchouc-mousse : pcher dans une mer limpide et tide et explorer dans la nuit, dans l'eau froide rendue opaque par la boue collodale en suspension, sont choses bien diffrentes. Pour l'instant, aucun appareil d'clairage aquatique alimentation transportable n'existe. Ce point important soulve un problme difficile rsoudre. Quant la liaison tlphonique, elle est souvent impossible. La radio est trop fantaisiste et les appareils trop lourds pour l'instant. Dans certains cas le tlphone fils ne peut tre employ. Il reste toutefois le seul pratique lorsqu'on est sur les chelles. Camper sous terre n'est pas recommander, comme le disait MARTEL, mais il est des cas o cela devient une obligation. Le splolog1,1e se repose mieux dehors que dans une caverne l1umide. II. vaut mieux qu'il reste 24 ou 35 heures sous terre et qu'il achve l'exploration. l' i' [3] llFLEXIONS SUR LA SPLOLOGIE 153 S'il doit dormir, il peut employer une tente lgre dont il climatisera l'atmosphre au moyen d'une bougie si la grotte est Il ne, faut pas oublier que tentes et matelas pneumatiques seront des charges supplmentaires. Aprs son sommeil, si l'explorateur s'est dshabill, il devra remettre une combinaison mouille et des bottes raids ... ce qui n'est pas agrable. Nous passerons en revue chaque accessoire de nos quipements et nous souhaitons que de nombreuses suggestions ou ides nouvelles soient prsentes ce Congrs. Nous discuterons ensemble de leur utilit ou de ingniosit. Nous allons donc dans un instant nous occuper des dtails permettant de vaincre sous terre. Ces prospefions nous permettent la fois de nous vader de la surface o tout est connu et de faire uvre utile. Malgr des milliers de cavits explores, rsultat' d'un travail d'rosion millnaire, il en reste encore d'autres loin des routes et des pistes; des moyens modernes permettront de les visiter. A nous d'tudier ceux-ci. Permettez-moi en terminant de citer le grand TERl\IIER : La gologie nous conduit sur les bords des abmes illimits de ln dure et nous montre que rien dans le monde physique qui nous entoure n'est ternel. Elle nous fait toucher du doigt le caractre provisoire et contingent de toutes choses cres, elle nous fait comprendre que tout. passe dans l'Univers .

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1\. r 1 1 1 Il 1 ,.1 , .. Jean MAUVISSEAU . Fabrication des chelles <2> Dans Rsurgence, bulletin de liaison des Scouts de France, en 1949 et 1950, j'avais dcrit quelques systmes de fixation d'chelles. L'an dernier avait lieu Perquelin le plemier Stage national de Splologie, organis par P. CHEVALIER, avec l'appui de la Direction Gnrale des Sports et des Services dpartementaux de la Jeunesse et des Sports de Lyon et Grenoble, ainsi que du Comit National de Splologie et de l'Arme. J'avais t charg de runir le maximum de documentation sur les 15 modles d'chelles prsentes et nous avions dgag quelques conclusions l(l suite de cette confrontation .. Ce travail que je vous prsente est d'extraits d'un article de CouRARD, de Dijon, publi dans les cahiers Route des Eclaireurs de France, et d'observations personnelles. J'ai t pour la premire partie par la Berger et j'ai ajout tous les modes de fixation qu je connaissais, mais je n'ai par la prtention de vouloir tre complet ni de volis indiquer ici quel est le modle idal. C'est en quelque sorte un essai de normalisation que j'ai voulu faire. Eclzelles corde et bois : Elles deviennent de moins en moins courantes cause de leur poids, de leur entretien et de leur danger. J'ai vu 5 6 barreaux casss sur un train d'chelles de 50 mtres, au Caladaire, aprs 4 ou 5 jours passs sous des petites cascades. Echelles cble et bois : Modle dit flottant dconseiller. Echelles cdble et cble : Cres par R. DE JoLY, elles lui ont rendu servi_ce sur de petites longueurs, pour des obstacles imprvus, mais il conseille de les employer le moins possible cause de la tendance au rapprochement des deux cbles la remonte. cble et mtal : C'est R. DE JoLY qui en a invent le principe lors de l'exploration du Gouffre du Paradis en 1930. Il s'tait, ce jour-l, jur de trouver une solution remplaant les lourds agrs de Martel. Depuis, de nombreux splologues se sont ingnis fabriquer des chelles lgres de toutes sortes. (1) Centre National de Splologie des Scouts de (2) Communication prsente le 10 septembre 1953. l' 1

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156 J. MAUVISSEAU [2] CBLE Qualits d'acier employes pour la fabrication des cbles : 1 o acier dollx recuit et galvanis. Rsistance : 35 40 kg. par mm2 de section. 2o acier doux galvanis. Rsistance 63 90 kg. par mm2 (qualit courante). 3 o acier dur galvanis. Rsistance : 130 140 kg. 4o acier clair. Rsistance : 160 180 kg. 5o qualit spciale en galvanis. Rsistance : 180 220 kg ; en clair : 200 220 kg. . La galvanisation prsente J'inconvnient de rendre, rsistance gale, les fils plus cassants que les fils clairs, du fait du recuit partiel qu'cHe produit. . Les en fils clairs sont donc prfrables condition d'avoir un soign ; mais ce n'est pas toujours le cas pour les sjours prolongs des echelles dans l'humidit. Souplesse des cbles : Elle dcrot rapidement lorsque le diamtre des fils et est optima pour les aciers de rsistance de 140 160 kg. Les cables en acier doux ou recuit ne conviennent pas pour les chelles, tant par leur faible rsistance que par manque de souplesse. . Composition des cbles : Les plus simples sont les cbles hlicodaux, forms de de fils ronds enrouls en hlice. Les plus communs sont les cables a torons ; les torons sont des faisceaux de fils enrouls autour d'une me en textile, ou compose de un ou plusieurs fils centraux en acier ?oux recuit. Cette dernire mthode assure une rsistance accrue. Le cble ame chanvre est liminer cause de sa dformation sous les efforts d'crasement. II existe diffrentes sortes de cblages : Torsion ordinaire : torsion du cble sens oppos au sens de la torsion du toron ; inconvnient giration. Torsion long : le sens de la torsion du toron est le mme que celui du cble. Cbles tresss : 8 torons, 4 torons enrouls droite et 4 gauche. Ils sont absolument antigiratoires, mais moins durables car la pression des torons les uns sur les autres s'exerce aux seuls points de croisements. C'est la torsion ordinaire qui convient le mieux pour les chelles. Types usuels de. cdbles : 1 o Cbles courants six torons mtalliques avec me centrale en textile (chanvre) ou Ame compose de fils en acier doux recuit (6 T. + 1). Torons de 7 fils : cble rsistant mais peu souple. Torons de 12 fils cble souple. Torons de 19 fils : cble trs souple, peut supporter un rayon de courbure trs faible. 2 Cbles six torons, mes des torons en textile, utilis dans le cas o une grande souplesse est exige. go Cbles spirodaux : simple toron de fils ronds. L'usure par frottement superficiel est tale sur une longueur de fil plus grande que pour un cble torons, multiples. Cependant, rsistance gale, la souplesse est moindre et il y a une tendance la dtorsion. [3] FABRICATION DES CHELLES 157 Les fils ont des diamtres de 25/100 40/100. En gnral, on a intrt emplo)er por les chelles du cble 7 torons 12 fils me mtallique. Conditions d'emploi 1 o Rsistance : Les constructeurs dsignent les cbles par leurs charges effectives de rupture au banc d'essai. La. rsistance du cble ne s'apprcie pas par son seul diamtre ; elle dpend aussi de sa composition, nombre et diamtre des fils et mthode de coula'ge. Le froid rend les fils cassants. Pour tenir compte des manuvres brutales, des chocs, oscillations, etc ... et aussi pour garder une . marge suffisante de scurit, on a calcul qu'un cble donn ne doit pas supporter une charge suprieure au 1/10 de sa charge de rupture. 2 Enroulement : La courbure maxima que l'on peut donner un cble, sans en rduire la rsistance, varie selon son utilisation. Il se produit en effet dans les boucles des effets de compressions et de flexions considrables. Dans l'industrie minire, on emploie des tambours d'un diamtre gal 2.200 fois le diamtre des fils du cble et des poulies de 90 fois le diamtre du cble. En gnral, on emploie 600 fois le fil pour les enroulements et 30 fois le cble pour les poulies, mais pour les treuils main on arrive 14 fois celui du cble. En rgle gnrale, pour les chelles on peut employer 300 fois le fil ou un rayon minima de 15 mm pour les cbles de diamtre de 2 3 mm et 20 mm pour ceux de 3 mm de diamtre. Caractristique des : Les tables donnent, avec les diffrents types, diamtres, poids, sections, ges de ruptures, les lments permettant la recherche pour un cas donne _du cble idal. Par exemple : pour la fabrication d'une chelle supportant un poids de 150 kg (c'est bien un maximum ... ) : charge de rupture 150 X 10 = _1.500 kg ce qui donne 750 kg par cble et dans le cas o un cble seul travaille avec le poids d'un homme 75 x 10 = 750 kg. Un cble spirodal de 3 mm 7 fils de 1 mm de section, un seul toron, a les caractristiques suivantes Poids ou mtre : 44 g. Section utile : 5 mm2. Charge de rupture avec acier 160 kg (maximum de souplesse) : 850 kg. Il rpond donc aux conditions imposes, mais on peut aussi choisir un de 7 torons 12 fils. Pour le mme diamtre, la section des fils sera plus faible, d'o souplesse accrue et l'usure moindre. Graissage : un bon graissage est la condition essentielle de la dure du La lubrification facilite le dplacement des fils les uns sur les et. hmlte la corrosion. Le lubrifiant doit tre neutre et stable (ptrole, huile de gazoil, graisse, paraffine ... ) le meilleur tant encore le mazout lourd qui laisse une pellicule en schant. Vrification des cbles 1 o Diamtre : La diminution progressive due l'usure, ne donne pas d'indication prcise ; par contre, la rduction locale ou brusque est un signe de danger.

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158 , [4) .J. :\IAUVISSEAU 2o A.pect gnral du cble : Les torons lches, les coques qui se indiquent ou prcdent une usure qui peut tre graYe. 3o Aspect des fils : Vrification de l'enduit du lubrifiant, examen des effets d'usure et de corrosion. L'usure doit tre rpartie galement sur toute la surface. Si l'usure pa abrasion a enlev plus de 40 % de l'paisseur des fils extrieurs, le cble ne peut tre maintenu en service. L'usure par crasement amne souvent une altration rapide, le mtal devenant fragile et cassant. La corrosion est un danger grave pour la vie du cble. Elle se prsente souvent sous forme de surfaces plus fonces ou de petits trous isols. II faudra donc, au cours de l'examen, gratter la rouille pour voir le degr d'attaque du mtal. 4o Fils rompus : Le nombre de fils rompus n'est pas seul prendre en consi!lration. La rpartition a aussi une grande importance. Le cblage et le serrage assurent la solidarit des fils de telle sorte qu' une certaine distance de la rupture, le fil participe nouveau l'effort rsistant du cble. Toutefois lorsqu'on trouvera sur 4 fois la longueur du pas de cblage, 10 % de fils rompus, le cble devra tre retir du service. La rupture d'un toron entrane la rforme ou la rparation immdiate. Un seul examen de l'aspect extrieur d'un cble, s'il est pratiqu souvent, et soigneusement, doit donner des renseignements prcieux sinon suffisants sur son tat. L'examen interne par examen lectromagntique et rayons Rotgen, trop onreux, permettrait seul une apprciation exacte de son degr de rsistance. Choix : Il sera fonction avant tout de sa rsistance et de sa souplesse. Le 7 torons 12 fils 25/100 de 657 kg en acier dr galvanis 9> 3 mm 160 180 kg par mm2 , que j'utilise, me parat bien convenir, mais il y a quelquefois lieu de tenir compte : 1 o du mode de fixation ; avec le modle o le cble est dvi il faut plus de souplesse ; 2o de la longueur du train d'chelles : plus la verticale est longue, plus le diamtre du cble doit tre rduit en fin de course pour diminuer le poids. On emploie, par exemple, successivement du 3, du 2,8 et du 2,2 ; 3o de son poids : en pointe, on recherche un maximum de lgret qui ne peut s'obtenir qu'au dtriment de la scurit. Le risque couru est complt de prcautions supplmentaires. BARREAUX Nature des barreaux : Il faut rechercher le maximum de lgret sans diminuer la rsistance. C'est l'Electron qui remplit les meilleures conditions, mais le plus souvent on emploie du durai. Une paisseur de 1 mm est suffisante, sauf dans le cas de fixations par coins ou vis. Le tube le plus couramment employ est le 10/12 dont le poids est de 100 g environ au mtre. Le barreau plein doit tre limin. J i [5] FABRICATIOX DES CHELLES 159 Large_ur de. barreaux Elle est dtermine par la largeur des chaussures de montagne (11 cm environ). J'ai pris l'habitude de prendre 15 cm et 13,5 d'entre-axe de cbles, ce qui est largement suffisant. En moyenne, les chelles. prsentes Perquelin faisaient 15 cm. E.pacement des barreaux : Pour permettre une mnsuration facile des verticales, les chelles devront avoir des modules de 5, 10, 15 et 20 rn ; les plus utilises sont celles de 10 et 15. L'espacement devra tre de 33,333 cm, c'est--dire que l'on en a 3 au mtre. Certains prtendent qu'il faut rduire l'espacement 25 cm pour diminuer la fatigue, mais ce n'est pas prouv, car vous savez tous que, dans un escalier, la hauteur de marche optima se situe autour de 16 cm, et la fatigue crot au fur et mesure que l'on s'en loigne dans les deux sens. Pour les il doit en tre de mme. D'aprs le tableau suivant, vous verrez qu'il n'y aurait gure que l'espacement de 29,4 cm qui serait car en prenant 30 cm il suffit de. retirer 10 cm tous les 5 rn pour mesurer un gouffre. Echelle de 5 m. espacement de 33,33 15 espacements 14 barreaux 31,25 16 15 29,41 17 16 )) 1) 27,77 18 17 26,31 19 18 25 20 19 CHOIX DU MODE DE FIXATION Il sera le plus souvent dtermin par vos possibilits, mais je tiens attirer votre attention sur les qualits que vous devez rechercher ; certaines seront obtenues au dtriment des autres, vous de juger ... mais on ne doit aucun prix porter prjudice la scurit. 1 o Il y a intrt ne pas dvier le cble pour qu'il travaille mieux: . . . 2 Le cble doit rester le plus apparent possible en vue de sa verification et de son entretien. . go II faut viter les barreaux pleins, vous y gagnerez en poids et en prix. 4o Pour la main-d'uvre, le temps ne compte sans doute pas. pou_r v?u.s ; mais par contre, la facilit d'excution a de l'importance. Le modle Petit-Didier, par exemple, est trs bien mais ncessite une presse. 5o La possibilit de changer un barreau de l'chelle est intressante, mais le plus souvent c'est le cble qui est rformer. 1 6 Employez toujours des soudures sans acide ( la . . . . 7o Attention ... Pour les modles o le cble est traverse ou devie, Il faut prendre des prcautions, sinon vous risquez de casser des fils. Evitez de traverser un cble si vous ne pouvez sparer les torons l'avance. Enfin le poids et le prix ont aussi leur importance ... On en. d'article, un tableau des apprciations sur les diffrents mod.les a Perquelin ct des planches de croquis sur les systmes de fixatiOn que J ai pu runir.

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160 J. 1\IAUVISSEAU [6] :MONT AGE DES CHELLES J'utilise 2 plaquettes de bois perces l'cartement voulu. L'une tant fixe dans un tau, on met la fixation du premier sur les 2 cbles en engageant les 2 ttes dans les deux trous, et en tirant sur le cble. On retourne ensuite l'ensemble ; il ne reste plus qu' fixer le 2D cble au 2o barreau, et ainsi de suite. (lous Y. CREAC'H de Nice procde d'une faon diffrente : Le meilleur moyen pour respecter l'cartement en cours de fabrication est d'utiliser un gabarit compos de deux clous enfoncs dans l'tabli ou une forte planche, et qui servira uniquement pour le premier cble. Comme il est difficile d'viter de lgres erreurs, et afin que celles-ci ne cumulent pas ct ne nous amnent avoir des barreaux de travers en fixant le deuxime cble, le plus simple consiste tendre l'chelle terre t aprs attache par les anneaux briss, placer les barreaux d'aplomb, vue de nez ou, si l'on veut tre prcis, avec une querre. RACCORDEMENT DES CHELLES On doit y attacher une grande importance car, si le cble travaille au 1/10 de sa limite de rupture, il ne raut pas que la scurit soit moindre aux extrmits de l'chelle. 1.1 serait d'ailleurs intressant de faire un essai 750 kg. Attaches : Les anneaux italiens sont les plus pratiques. De JOLY les fabrique en acier nickel-chrome, d'autres les font cadmier. Vous pouvez employer avantageusement de la chane palan, condition toutefois que le diamtre intrieur soit suprieur 10 mm afin de pouvoir ventuellement y passer un mousqueton de montagne. On peut aussi utiliser des [] FABRICATION DES CHELLES 161 t maillons vis, dits attaches rapides i, mais aprs sjour prolong dans l'argile, il est quelquefois malais de les dvisser. Cosses : La plus recommande est celle en forme de cur, car son contour pouse la forme naturelle de la boucle d'un cble. J'utilise en gnral la cosse de 3 mm, i2) intrieur : 10 mm, pouvant servir aux cbles de 2,7 3. Serre-cbles : Les serre-cbles tube sont proscrire ; les triers sont trop saillants. . Le type Hercule. convient parfaitement, mais il est recommand de ne l'employer qu' deux boulons. . Pour augmenter la scurit, nous terminons toujours les par boule de soudure qui empche tout glissement. M. BERGER conseille de faire un nud bien serr et enrob de soudure. Dans l'aviation, le serre-cble est remplac par un tube d'acier ou de cuivre serti la presse, mais l'outillage ncessaire n'est pas porte de tous. ,. Une pissure bien faite est encore plus sre que n'importe quel serre-cable, mais onreuse et moins aise installer . . * ** Pour complter cette documentation, j'ai joint les tableaux de comparaison de tous les renseignements recueillis Perquelin. Dans le premier vous trouverez les renseignements gnraux. Dans le deuxime ceux des prix. Dans le ceux des poids. D d t ous parlais tout ans le quatrime les apprciations personnelles on Je v l'heure. Enfin un tableau des prix de dtail des principales fournitures avec les adresses des fournisseurs. h Il Mais pour faire un classement impartial, il faudrait comparer des ec es amliores, sur 1 mtre, sans les raccords, c'est--dire pour les poids et les prendre le mme cble et le mme tube (l o l'paisseur ne joue pas) en aJO? tant la fixation et la main-d'uvre (sur la prparation et le montage) aux prix de dtail actuels. BIBLIOGRAPHIE 1 • de France, 1944 BARONE (Robert). Richesses Souterraines, Vichy, Ec o 2 e 16. (puis), Collection Les grandes spcialisations des RButzers 11,' n dep;;ance, Cou RA RD (J .) . Les cbles mtalliques 11, Cahiers Route des Eclazreurs 5-4, pages 2 4. . . 0 _ 8 '1 4. CounAnn (J.). La fabrication des chelles mtalliques souples zbzd, ' p. talion DELBEKE (Yves). L'quipement du Splologue 11, 1949, Message de ocumen B.S.B. et G.G.B. des Scouts Belges, n 12, pages 5 et 6. . . 41 47. GuRIN (Henri P.). Splologie 11, Paris, Vigot Fr, 1951, 2o p:g:: Almras, JoLY (Robert DE).-Comment on descend sous terre 11, Nimes, Chastamer F 1943, 28 dition, pages 14 16. . . l logique MAUVISSEAU (Jean). Fabrication du matriel 11, Rsurgence, Bulletzn Sp 0 des Scouts de France, Paris, 1949, n 1, pages 11, 12. MAUVISSEAU (Jean). Equipement collectif 11, ibid, 1950, n 8, pages 9 11 SANT (Joseph). Fixation des barreaux ibid, 1950, no 12, page 7. 11

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1\ IIC PF.T1T-010IP.R 'ttr.lti.IS(IOTS 1\ tu_ .lot;Y Mu \'1\M:..At 1 f •. U.Y clnn cie\ 1 la l fli"'" d'Or Uat.octu. \ 1 1 \ •l'r & dl' ,lcn.Y f.l Pari l•n )bM 1 1 J. IH nt--r 1 1 h t't ''' 11 su. nu n .. : ' ''c I>t.l.l.t'C: l>t-a.1.n::; (f,\1\UY lhl11f lll t.l ,. \t..A 1 Pl'isc de Otcvcl 0 mm\ 1 t o r o n s 1 le dumrdcu.• puh\ic dC I)Ui'l lll4\l 1 1 1 \ V i 7 !1 7 6 + 1 :1 fi+ l 3,2 :1.2 (i T 1 3.2 ti + 1 3.2 ti+ 1 1 1 \ 1 3.8 !1 'l.:l \ 1 \ "l 1 1 1 1 1 n Il 7 7 Nature fils \ 1 1 7 7 12 \ 1 1 1 7 1 111 fj)f.mm-2/10 \ 1 1 n 10 1 1 ' '" 11cier nciet cndn1il! llO ncier A:U u c iuraluminium Duraluntinium \c.•u.r I>uaal m 1 Ec:Hicmcnt dC!'I 10 Ill Ill ou :.!0 10 :w 10 ta Ill 1:1 Ill !1. Il. 121 l'l 114 1!1 ha l'l'Caux Clll 30,:13 :13,33 33,33 40 33.3:1 :13 311 :1:1.:1:1 !Ill :w E ncombrcmc11 1 minimum (plingc e n X) cm 20 l lfi ( :-.lll' nxc 0 3 Clll 1 5 Ill 1!) 28 17 17 IR :.!.l 1 1 1:! \ olumc min l'Il \ l CAHACTER1ST!QCES DES Poicb nu m. 1 POitb au m . s::tn!'l aaccords 3 ' 'Cc rnccords g 130 J !)il 117. 1 1 0 l:.!(i 1:1<1 !IIi r-;-100 140 2:.!C) 140 13:; IRO 170 1ao 1:.!8 21)0 77 Temps nu Ill par minute IHl fi() GO 12 r.o 'nn:, t'acco•d., HO :10 1\npidc ECHELtES Prix m fr. loO 180 llO 1.000 Cil\', 911 l:iO :.wu t.•nv. Entnticn aprs la\'ugc schnge \'ri f icnlion grnissc sur anneaux Pl-troie + h uile Paraffine Pcinturr Oural Huile de 'id:mgc Hui le de , -ida Huile de 'idnnge (il'U,Sl' Sui( fHI huilt. fluilc Bain de J.:Uloil ch• uu Incidents ) .\ttaC'hc ct bnrrcau l;lU kg. = g lb$Cmcnt de 3 .... 1 Tt:tclion mumttc En u'nJ.:t:' dcpuh. Ul-19 'n"' t•i..,ni1lcment ni incident'\ hnnt cmp1ni '

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TABLEAU N 2 COMPARAISON DES ECHELLES PRIX Temps de fabrication Prix du matriel Prix tle revient nu m. Longueur de l'chelle (G = gros; F = de faveur; D = dtail) Prix de la sans raccords -Prix total Rapporteur de l'chelle mn i n-d'uYre mtres horaire de l'chelle Prparation Montage Finition Cble rn Attache Serre-cble Cosses Barreaux Divers sans avec main-d'uvre main-d'uvre : 1 CnEAC'H 10 601 0 3 25,30 10 fr. 12/14 12 fr. 25 Tube Cu ,J.IOO fr. env. 110 fr. janv. 50 10/12 9 fr. 80 4/6 0 fr. 80 1 0 3 28,15 ou 815 fr. le kg. ou mai 50 1,50 Janv. 50 550 fr. le kg. 0 2,5 23 Jnnv. 50 mai 50 PETIT-DIDIEI\ Vente 675 fr. le m. env. STEI\LINGOTS 10 60' 60 fr. 1 1 1 .. SAUX 10 Vente 800 fr. le m. 20 1 . DEI.I.UC 10 achetes 1.000 fr. le m. 10 20 :\IAU\'ISSEAU 15 4 h. ou 16' 4 h. 3/4 1 h. 3/4 0 3 29,50 50 27 9 1 fr. 12 Tige filete 1.780 fr. 96 fr. ou 19' ou 7' D-G F D D ou 70 fr. le kg 11 fr. 05 Dc. 51 en 48 Dc. 52 Dc. 52 26-1-50 6-52" F GAI\DY 10 5 h. ou 30' G. 102 fr. G. 30 fr. G 153 fr. le m. 10 fr. 150 fr. ! 3.560 fr. 356 fr. 431 fr. ou 20 fr. 1 1 1\IOJtACCHINI 15 5' 15' 0 demi-G. D 20 fr. D. 20 fr. D. 15 fr. demi-G. 1 150 fr. MAU EH 10 45' 10' 5' 250 300. fr. BESSON 15 301 D. 40 fr. 15 fr. 25 fr. 23 fr. chevilles 1 200 fr. env. en 48 en 48 en 48 ou 100 fr. le m. bois i en 48 2 fr en 48 GAI\NIEH DE:O.IICHEI.I 3-6-12-18 rapide 50 60 fr. chane dbi-35 fr. 10 fr. 21-22,8 et 26,4 fr 220 fr. te 250 le m 50 fr. 12 fr. ou 55 fr. 25 fr. 8/10 175 fr. 10/12 190 fr. 12/14 220 fr. 6 20' 10' 15' 5 fr. VAI.AT 13 nylon 97 fr. ... --

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-x -----=--=-------------=------_-_,;_ TABLEAU N 3 : COMPARAISON DES ECHELLES POIDS Poids des fournitures Poids Long. de Rapporteur Serre-total l'chelle Cble gr. Attache Cosse Barreau Divers g. m. au m. g. g. g. g. g. ' 1 1 CREAC'H .... 01 3 40 12/14 15 1 . 10 0 2,5 26,5 10/12 12 par 10 fixation PETIT-DIDIER. STERLINGOTS 10 SAUX ....... 10-20 DELLUC .... 10 20 10 MAUVISSEAU . 0 s 35 50 17 4 10/12 13,8 Tige filete 5 '2180 15 GARBY ..... 10 MORACCHINI 15 MAUER ..... 10 BESSON ..... 15 GARNIER ... DEMICHELI 3-6-12-18 HERAUD .... 6 VALAT •..... 13 ,......, """" """" Poids au m. sans raccords g; , 130 195 115 110 126 130 ' 96 avec raccords g. 130 100 220 140 135 145 180 170 :280 130 128 200 77 I'Jj > tl! " lo-C C"l lo-C 0 z l,j t:l:l en t* C"l = t:l:l E en Pour comparer les poids au mtre des chelles : prendre un cble type en ajoutant le poids des barreaux et de leur fixation. """" (j) c.n :f,ll 1 1 r: ---__ :::.-::-:-=----=---=-. --. . -g '1 -----:-2

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TABLEAU N 4 : COMPARAISON DES ECHELLES-RESULTATS Rapporteur CREAC'H ............... ....... . :1) •••••••••••••••••••••••• PETIT-DIDIER ................... . :1) •••••••••••••••••••••••• STERLINGOTS .................... . SAUX ........................... . DELLUC E.D.F ................... . DE JOLY ....................... . MAUVISSEAU ..................... . GARBY ......................... . MORACCHINI .................... . MAUER ......................... . BESSON ....... : ................. . GARNIER ....................... . DE:UICHELI ...................... : HERAUD ........................ . VALAT ......................... . '"' c = cs Cil 'tl o p.. TB TB B B M AB B AB B p M AB AB AB B p TB+ Points Colonnes 7 et 8 Montage p = 1 M = 2 AB= 3 B=4 TB=:: 5 Industriel Difficile Assez facile Facile Trs facile nno 0 = t:r '":1 .... n '":1 '":1 s= ............ Cil = (D (J:l !1 Zn 0 '":1 = ... ac .. '":1 .. ! tl.:)...._ tl.:) (!) .... .. < .. (!) = '":1 d = .. '":1 == i: ; ! ..... d s= '":1 ... Cil n ,. 7 S' ;::: t::l:l'" ! ., '":1 ;.=:;q ! ... ., = .?< Cil s= '":1 ... '":1 0 = ;-en .1 7" 0 .:..., ., s= :::. Cil 1 '::3 Cil = n g ., Cil s= Cil !" ., ;, e ;::: oQ ;::: ' ::: Cil s= n ; '":1 Cil a a 0 = Cil 1\:) 00 Q FIXATION ,.... Col '..J = c: 1::: AB AB AB AB M AB AB .M AB AB AB p AB M B AB AB d == s d .... .... 1::: > .... s TB TB TB TB TB TB TB TB TB B B B M B p p Cble .... 1::: Cl.l d s s 'o'"t..:> -.1 -.1 -.1 -.1 ............ 0 0 0 0 '":1 '":1 '":1 '":1 0 0 0 0 = = = = Cil Cil Cil Cil .... -.1 -.1 -.1 l\:) .... ........ .... ... ............ . .... ..... ..... ..... Cil Cil Cil Cil ace> ac ac ........................ ................... QOOO QQOO Qb:)C)ac QQQ-.J " " t..:> ......... l\:) .... co " " o o ac t..:>,_.,_.ac \1 " " "d = '":1 a = -4) (U ........ ........ (U .... u .... d 1::: (U TB TB TB TB B p M p B M M M p M B AB Montage 1::: = :3.! ;:: = :9 .... CJ Cil C.l-4) C:C/1 d s:l. 0 (U •(IJ s:l. M M p M B TB TB TB B TB TB TB TB TB B TB B TB TB TB TB TB TB Scurit Cil (U ,Q c:: t:::t > t= t:::t t!l "lj 0 c:: ::t' z -1-3 0 ::tl t!l Cil ., 0 c:: ::tl tJj n ::t:: tJj c:-c c:-c tJj Cil 1-3 > t::l:l c:-c t!l > c:: z 0 ac .... C7) C7) d < .... CIJ CIJ d ,......., ..... t\:) ,......., .... L-1 l:l:l .... 0 z tl tz:l CIJ tz:l (') :::r: tz:l t"' &; CIJ .... = ...:c

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1 .-:7 1, Fernand CARRRE L'chelle .$ouple du S '1, 1 (l) pe eo ogue Au dbut 1949, nous avions donn un expos sur l;chelle souple du logue, devant la section de Splologie de la Socit Mridionale de Splologie et de Prhistoire de Toulouse, dont voici le texte remani. Le choix des dimensions de l'chelle, des caractristiques et des matriaux la constituant, ainsi que sa construction, posaient de nombreux problmes. Nous. nous sommes attachs les rsoudre en tenant compte, dans l'ordre de l'numration des proprits de l'chelle, difficilement conciliables entre elles. Un outillage adquat fut cr pour la fabrication et le montage. Les chelles furent ensuite prouves, par lments et en totalit, en augmentant la charge jusqu' rupture des parties tudier. Ce matriel s'est bien comport sur ce point et en pratique lors de nombreuses prospections et explorations. 1.-NUMRATION DES DE Solidit. -Proprit primordiale pour donner au splologue toute scurit physique et morale lors des descentes et des remontes dans les 'avens ; l'chelle tant le principal lien le reliant la surface. Lgret. -Le portage, souvent fastidieux, en marche d'approche ou sous terre, diminue les possibilits d'une quipe, mesure que son poids augmente. Certaines rgions karstiques sont favorises par un accs facile o l'auto dverse le matriel pied d'uvre. Il n'en est pas dP. mme, en particulier, dans les Pyrnes, o les cavits intressantes ou nouvelles et surtout les rgions pecter en haute montagne, sont le plus souvent de nombreuses heures et quelquefois une journe entire de marche. C'est alors qu'apparat souhaitable un allgement rationnel du portage o les chelles rentrent pour une bonne part. Souplesse. -Elle est indispensable pour permettre son pliage ais et rapide, mme par une seule personne poste sur un palier troit, et inconfortable. La trop grande rigidit de certaines chelles rend leur pliage pnible mme l'extrieur. Encombrement rduit. Une chelle doit suivre le splologue partout o il s'insinue. Un encombrement rduit a galement l'avantage de permettre le rangement plus mthodique des chelles dans le sac et d'amliorer ainsi le portage. Qualit. -La qualit est plus chre l'achat, mais dans le temps elle est rentable puisqu'elle permet de srieuses conomies. Citons un exemple : En attendant la continuation de l'exploration de la chemine arrose du Lac de la grotte de Moulis, nous avions laiss en attente une chelle. avec cbles ' (1) Communication crite, dpose le 12 septembre 1953.

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' 170 F. CARRRE [2] d'acier cadmi. Au bout de quinze jours, elle nous paraissait avoir souffert de l'humidit, et comme elle ne nous appartenait pas, nous la remplacions par une chelle personnelle identique. Deux mois aprs, cette dernire fut retire en tat. L'un des bouts de l'chelle dut tre dmont pour prouver les fils sparment. Ils cassaient 4 kg de traction pour 8 kg l'tat neuf. Comme son coefficient de scurit passait de 8 4, cette dernire valeur tant trop faible, cette chelle de quinze mtres fut sacrifie. Nous l'avons remplace par un cble inoxydable, install en rappel, qui relev deux ans plus tard, tait absolument intact. L'ensemble de cette numration est galement valable pour tout le matriel utilis en splologie et mme en montagne. II. DIMENSIONS DE L'CHELLE cartement des cbles. -Il ne doit pas tre infrieur 12 cm, largeur maximum d'une grosse chaussure semelle peu dbordante. Les montes et les descentes tant plus faciles sur les chelles les plus troites, 12 cm est donc la dimension optimum. Espacement des barreaux. -Plusieurs raisons plaident en faveur de la normalisation de cette valeur, dont voici les,deux principales : 1. Le splologue prend une cadence correspondant l'espacement de son chelle. Ce mouvement rythm devient la longue automatique et cre une habitude. Un changement de module lui est nfaste et ne va pas sans une fatigue supplmentaire celle de la monte. Or, bien des circonstances nous amnent utiliser des chelles espacements les plus divers. Quelquefois mme, dans de grandes verticales, faute de matriel unifi, trois espacements furent reprsents sur le mme train d'chelles. 2. L'chelle est, en plus d'un agrs, l'instrument de mesure des verticales des avens. L'espacement des barreaux dpend en partie de la taille d'une personne. Comme ce facteur est variable, et puisqu'il s'agit d'une normalisation, nous admettrons comme base la taille moyenne d'une personne et nous en dduirons des proportions pour tout ce qui va suivre, chapitre annexe compris. Aucun des lments suivants n'aura lui seul suffisamment de poids pour dterminer la valeur de l'espacement ; mais leur somme guidera utilement notre choix. 1. Citons la formule des escaliers : Giron + 2 hauteurs de marche = 64 cm, o les mouvements des jambes sont bien tudis pour la moindre fatigue, mais pour des pentes n'excdant pas 100 %. Les chelles rigides sont plus proches du cas nous intressant. A dfaut de formule connue, nous l'avons recherche par des mesures prises sur des chelles de fabrications diverses et dans leurs conditions normales d'utilisation. Voici la moyenne de ces valeurs : G = 10 cm etH = 25 cm, ce qui ramnerait la constance de 64 cm 10 + (2 x 25) = 60 cm et donnerait, pour une chelle verticale un espacement (H) de 60 cm/2 = 30 cm. 2. Un splologue quip, ayant un tirement optimum de 1 rn 90, se plaque trs bien sur une chelle espacement de 27 cm, encore bien sur celle de 30 cm, mais moins bien sur celle de 33,33 cm ; dans ce dernier cas, le barreau situ 2 rn au-dessus du pied devient trop haut la prise de la main, et celui situ immdiatement en dessous 1 rn 66 est nettement trop bas. 3. Le pliage de l'chelle en X et sur le genou est la mthode la plus pratique et rapide pour une seule personne, mais seulement pour un espacement trs voisin de 30 cm. [3] L'CHELLE SOUPLE DU SPLOLOGUE 171 4. Les chelles construites sur le module de 33,33 cm ont 3 espacements ' par mtre, et elles ont normalement des coupures de 5 m, 10 rn, et 15 m, ce qui facilite le calcul mental de la profondeur de l'aven. La trane (nombre de barreaux non utiliss) divise par 3, est te de longueur totale du train d'chelle. Les chelles module de 30 cm ont des coupures mtriques chaque 10 barreaux soit chaque 3 ni, mais n'en prsentent pas 10 m. Cet inconvnient, non ngligeable, n'est toutefois pas mis nettement en vidence en pratique. Par contre le calcul mental de la trane est pls facile, puisque nous effectuons multiplication par 0,30 rn et non une division par 3. 5. De nombreux splologues estiment que l'espacement de 33,33 est trop grand et que celui de est un minimum. Ces diffrentes raisons nous amnent opter pour de 30 cm, qui est aussi la moyenne des modules utiliss. Pour la remonte des tubes verticaux trs troits, o les membres ne peuvent se replier ni s'tirer compltement, nous avons fabriqu des chelles, exclusivement rserves cet emploi, de 3 rn de long, avec raccords videmment, d'un espacement du demi-module normalis, soit de 15 cm. A l'usage, ces chelles se sont rvles trs pratiques, et le choix de l'espacement optimum. De plus, leur construction permet l'utilisation de chantier de montage espacement normal. Les longueurs d'chelles ne devront pas dpasser 15 m. Au-del, le pliage en X ne permet plus de la -boucler une fois plie, l'aide des raccords fixs sur les deux cbles de l'extrmit de l'chelle et situs l'intrieur de l'enroulem'ent. Les petites coupures seront intressantes pour mieux co.mposer le train d'chelles et rduire ainsi sa trane au fond de l'aven ; cette dernire prtie tant la plus frquemment accidente par les chutes de pierres. III. CHOIX DES MATRIAUX ET DE LEURS CARACTRISTIQUES Afin de rpondre le mieux possible aux qualits numres dans le premier chapitre, un choix judicieux s'impo..se pour dterminer les matriaux constituant l'chelle, ainsi que leurs caractristiques. Pour cela nous rechercherons ceux dont le coefficient de rsistance est le plus lev (C.R. = quotient de la rsistance la traction au mm2 par la densit), en tenant compte galement des autres donnes : usinage, prix de revient, etc ... Cbles Voici un tableau donnant les coefficients de rsistance de certains matriaux utiliss ou pouvant prtendre cette fin : TABLEAU 1 C.R. Chanvre 1 Coton 1 Soie 1 Nylon 1 Acier 130 kg 1160 kg 1200 kg • 10 14 16 18 17 21 26 Le chanvre (le lin et le manille ont le mme C.R.), la soie et le coton sont rejeter pour caractristiques insuffisantes. Ces cordes ptsentent le grave inconvnient d'avoir un C.R. encore plus bas (de un tiers moiti) lorsqu'elles sont mouilles, alors. que celui du nylon est moins affect (2/3), et que celui de

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172 F. CARRRE [4] l'acier n'est pratiquement pas modifi, consquence de l'hygroscopie particulire chacun de ces matriaux. Les cordes nylon sont trs lastiques : 40 % d'allongement la rupture.-Ce facteur trs intressant pour les cordes d'assurances -le nylon absorbe la chute avec une certaine progressivit et le coup de fouet final est moins brutal -les font rejeter pour la construction des chelles qui doivent prsenter le moins d'lasticit possible l'allongement. Actuellement, le cble d'acier est le matriau le. plus proche des conditions idales. De plus, en anticipant sur ce qui va suivre, le cble en acier inoxydable cote nettement moins cher que le nylon. Essais .d'crasement des cbles. -Les chelles sont surtout prouves par les Pour pallier cet inconvnient, une connaissance approfondie de. ce. suJet etait ncessaire. La rsistance des cbles cet crasement ne peut theoriquement se dterminer, le problme tant complexe. Aussi, avons-nous les effets de cet crasement par des expriences pratiques. Aprs des talonnements, nous avons t amens disposer le cble prouver sur une enclume de dolomie trs dure, et frapper dessus avec un gros marteau de forge, par l'intermdiaire d'un outil de mme roche taill en angle droit arte lgrement arrondie. C'est dans ces conditi'Ons que l'effet d'crasement nous a paru le plus efficace et sensiblement comparable une chute de pierres. Nous avions galement au prol:{ramme de rpter ces expriences en soumettant en plus le cble une tension voisine de 40 kg pour tudier le comportement de l'chelle e? nous dans le cas concret : le splologue sur l'chelle. Mais les circonstances ne l'ont pas permis. Dans tous les cas la frappe tait suffisamment puissante pour sectionner le cble ou pour que celui-ci rentrt dans le tranchant de l'outil, qui, lui, s'crasait sur l'enclume. L'outil tait renouvel aprs chacun des essais qui ont port sur une vingtaine de cbles ou torons, avec plusieurs preuves pour chacun. . Malgr ce! appareil ne permettant pas de citer des . chiffres, les resultats acquis par comparaisons entre eux, sont suffisamment probants pour en donner ici un bref rsum : -La rsistance l'crasement d'un cble est proportionnelle sa rsistance la traction par l'qnit de surface de section . . --: La d'un cble inoxydable CMP est nettement superieure a celles des cables en aciers cadmis galvaniss ou non tous les fac-teurs tant gaux par ailleurs. ' ' , . cbles de mme matriau et de mme surface de section, le plus resistant a 1. ecrasement est celui dont les fils sont les plus gros. Il en decoule normalement qu'une augmentation du diamtre du cble par un plus grand nombre de fils accrot son poids d'une faon prohibitive nullement un de rsistance l'crasement. L'exemple suivant concretise bien les divers resultats acquis. Le cble de 2 2 mm de 6 torons de 7 fils de 25/100 en .acier _inoxydable est plus rsistant le cble de 2,5 mm de 7 torons de. 7 fils en 25/100 en acier cadmi, et que Je cble 3 mm de 7 torons de 19 fils de 20/100 en acier cadmi. Les cbles ayant une rsistance de rupture la tension infrieure 120 kg/mm2 et. ceux composs de fils d'un diamtre gal ou infr!eur 20/100, sont _trop vulnerables par les chutes de pierres, et devront tre rejets. Essais de flexion et de torsion des fils de cbles. -Le cble hriss de fils est dangereux par les piqres, quelquefois graves, qu'il occas.wnne. Ce est caractristique des cbles d'acier trop sec lorsqu'ils sont coudes sur un faible rayon ou sur un angle vif. Il n'est videmment pas possible [5] L'CHELLE SOUPLE DU SPLOLOGUE 173 d'viter tous ces coudages en splologie. mieux connatre la question, nous avons effectu des essais de flexion et de torsion sur des fils tendus ou non. Les rsultats comparatifs sont les : -Les rsistances la flexion et la torsion d'un fil, marchant de pair, augmentent lorsque diminuent d'une part le du fil, et d'autre part, sa rsistance la traction par unit de surface de section. -Les aciers inoxydables considrs ont une rsistance la flexion. et la torsion, au moins g)e aux autres aciers, mais avec une rsistance la traction bien suprieure. Le fil de 25/100 inoxydable d'une rsistance la traction de 11 kg a moins fatigu ces preuves que le fil de 25/100 en acier cadmi d'une rsistance la traction de seulement 8 kg. L'pissure des cbles permet galement de se rendre compte de ces qualits. Cble ou Toron ? -Le toron de 19 fils est nettement moins cher que le cble d'environ un tiers. Malgr cela, nous prfrerons le cble o les fils bispirals sont plus souples que ceux du toron simplement spirals, et aussi parce que le toron constitu de deux nappes de fils concentriques spirales contraries est un facteur de rigidit. Nous prfrerons galement le cble pour des raisons de montage et d'pissurage. Choix du cble. -Les diffrents essais relats sommairement ci-dessus sont suffisamment loquents en faveur de l'acier inoxydable C.M.P., ou de qua:.lit, pour tre le matriau de choix servant au trfilage des cbles destins a la construction des chelles de splologue. Ces essais sont quelque peu dictoires quant au choix du diamtre des fils. Toutefois, nous devons considerer que les rsistances la flexion et la torsion sont des qualits moins importantes que celles des rsistances la traction et l'crasement, sans oublier celle de lgret. En consquence, les caractristiques optimum de ces fils inox. seraient un diamtre de 30/100, avec une rsistance la traction d'environ 200 kg/mm2 • En admettant un coefficient de. scurit de 10 pour la rsistance la tracti?n, soit plus de 700 kg pour l'chelle et plus de 350 kg par cble, une trentaine de fils seront suffisants. Le cble d'un diamtre voisin de 2,2 mm, de 7 torons de 4 fils de 30/100 en acier inoxydable 18/8 C.M.P., d'une rsistance la traction de 15,8 kg x (7 x 4) = 440, moins 10 % environ de perte de rsistance par le cblage, soit 400 kg environ, est la rponse au problme pos. Exceptionnellement, pour l'exploration des grands avens o les chutes ?e pierres sont tout particulirement craindre, on choisira des cbles aux fils plus gros sans en augmenter le nombre, soit par exemple : un 2,6 mm de 7 X 4 fils de 35/100 d'une rupture de 540 kg. La rsolution du problme nous a amen un choix tout thorique du cbl_e 7 X 4 de 30/100 qui effectivement n'est pas fabriqu normalement dans les trfi leries. A. dfaut, nous avons utilis un cble de caractristiques assez proches, le 5 torons de 7 fils de 25/100 et me de 7 fils de 20/100, d'une rsistance la traction d'environ 400 kg. Il nous a donn entire satisfaction ; mais quelques fois en usage dans des grands avens, nous aurions souhait. un peu moinsde souplesse pour un peu plus de rsistance l'crasement. Barreaux L'cartement des cbles tant fix prcdemment, la largeur des barreaux sera de 120 mm augmente de deux diamtres de cble et de deux dbordements de 4 mm environ chacun ; soit une largeur totale de 132 mm. . Le diamtre extrieur du barreau de 10 mm est trop faible pour la prise de.s mains. Le 12 mm est ncessaire mais suffisant. Le 14 mm devient confortable ... :j i 1 '1 .l \. .1

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174 F. CARRRE [6] . Le 2 les. caractristiques des matriaux pouvant prtendre a leur fabrication. Les aciers a haute rsistance sont volontairement carts leurs usinages et leurs traitements thermiques rendraient le prix des barreaux bitif. L'acier l'aluminium et l'pica (bois dont le C.R. est le plus lev) de coefficient de rsistance trop faible, sont cits pour comparaison. La rsistance de duralumi_n A. U4G1 est atteinte. Nous n'avons pas considere les maheres plastiques nouvelles, Ignorant leurs caractristiques. Certaines fabrications nous laissent croire qu'elles pourraient concurrencer srieusement les meilleurs alliages lgers. TABLEAU 2 ' Alliages d'aluminium Acier Alu. doux croui Epica Electron A.U4G A.U4G1 A.Z8GU normal max. -----------R.Kg/mm2 55 18 4,5 29 40 45 50 65 L.Kg/mm2 40 16 4,3 26 25 30 42 60 Densit 7,8 2,7 0,45 1,8 2,8 2,8 2,8 3 C. R. 7 7 10 17 14 16 18 22 Le tableau 3 donne la rsistance la flexion des barreaux de diffrents alliages lgers, la force tant applique normalement sur toute leur largeur intrieure. TABLEAU 3 Alliages R. Kg/mm2 8 x 10 10 x 12 12 x 14 8 x 12 10 x 14 Electron ..... 29 120 180 230 280 380 Duralumin ... 45 180 270 360 420 600 Duralumin ... 50 200 300 400 470 660 Zicral ....... 65 260 400 520 610 860 NoTA. -Dans l'expression 8 X 10, le premier chiffre indique le diamtre intrieur et le second le diamtre extrieur. Le tableau 4 donne les caractristiques des barreaux en alliages lgers de mme rsistance la flexion et de mme diamtre extrieur qu'un barreau de duralumin (R = Kg/mm2) de 10 X 12, et dont le prix est gal l'unit, pris comme lment de comparaison. TABLEAU 4 Diamtres Alliages R. Kg/mm2 intrieurs Poids Prix mm grammes Electron ..... 29 8 15 2,67 Duralumin ... 40 9,6 15,1 1,17 Duralumin ... 45 10 12,8 1 Duralumin ... 50 10,3 11,1 0,87 Zicral ....... 10,8 8,5 1,16 [7] L'CHELLE SOUPLE DU SPLOLOGUE 175 Le Zicral (A.Z8GU) est le meilleur matriau actuel pour la fabrication des barreaux. Toutefois, il est difficile de se le procurer dans les dsirs. Il faut passer par l'intermdiaire d'un tireur de petits tubes qui le livre un prix nettement suprieur celui d'usine. C'est le prix tireur que nous considr . pour le tableau 4. A dfaut, le duralumin (A. UG1) et le duralinox (AG7) de caractristiques assez voisines ce drnier, peuvent encore convenir. Mais dans ce cs nous aurons upe perte de rsistance en conservant les mmes diamtres, ou bien nous augmenterons le poids par un accroissement de l'paisseur des tubes. Il en est de mme pour l'lectron. Les dfauts importants de ce dernier sont sa mauvaise rsistance la corrosion et son prix trs lev. L'expression l'chelle d'Electron l) pour reprsenter l'chelle du splologue, nous parat surfaite. Les qualits de l'Electron ne valent pas celles du Zicral ni celles du duralumin FR choisi, et il cote deux fois et demie plus cher qu'eux ! Raccords Les raccords du type italien sont les plus simples et les plus pratiques. Bien fabriqus, ils sont indverrouillables accidentellement. Ils quipent chacun des deux cbles des deux extrmits de l'cll.elle. Les raccords que nous avons vus et prouvs sont mal raliss pour la plupart. Ils devraient normalement avoir une rsistance voisine de celle 'du cble. Or, il n'en est rien ; les raccords essays s'ouvrent frquemment sous une tension de 180 220 kg, quelquefois vers 100 kg et exceptionnellement vers 300 kg. Ces observations nous ont amens tudier diffrents modles suivant le matriau choisi. Nous avons retenu la section rectangulaire, artes lgrement arrondies, qui donne pour une mme surface de section le moment rsistant plus lev (une fois et demie plus que la section cercle plein). D'autre part, leurs formes plus ramasses leur donnent un bras de levier plus court et les rendent ainsi plus rsistants. Ils permettent le passage d'un mousqueton Alpin. Cette possibilit, utile pour l'amarrage de l'chelle sur un piton, est contestable dans. les autres cas. Encore faut-il que le mousqueton soit aussi rsistant que les deux cbles la fois, ce qui ne se prsente jamais avec les mousquetons acier sans crou de sret. En effet, ces derniers s'ouvrent normalement vers 450 kg et quelquefois moins de 350 kg. Par contre ceux de Durai de P. A., ne pesant que 65 g au lieu de 130 g, sont mieux tudis et rsistent jusqu' 700 kg environ. Indpendamment, et sans connatre cette ralisation, nous avions fabriqu des mousquetons en Durai de 25 g ne s'o'uvrant que vers 700 kg. Les mmes en Zicral rsistaient une tonne et ne pesaient que 30 g. Ces derniers ont une section rectangulaire de 7 x 12 mm avec les deux artes intrieures lgrement arrondies. Les raccords que nous avons raliss sont de trois sorte,s : -A partir d'acier au nickel-chrome ou dfaut acier corde piano, d'un poids de 12 g et d'une rsistance de 400 kg. -En durai, ou Zicral, poids de 6 g, et rsistnce de kg/450. -En durai, ou Zicral, poids de 4 g, rsistance de 300 kg/350 se fixant de lui-mme sans pissure ni serre-cble, ce type et le prcdent ne permettent que le passage de nos mousquetons. , L'pissurage des cbles est le moyen le plus sr pour la fixation des raccords, les colliers de cbles tant protgs par des cosses. Les manchons fortement matrics sont galement conseiller si l'on possde un outillage sp'cial. '1 \ \ i

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176 F. CARRRE [8] Amarre Elle sera constitue par un cble d'acier identique ceux de l'chelle, avec un raccord chaque extrmit, fix comme indiqu prcdemment. Si l'amarre est place derrire un bec rocheux, mousser les artes de ce dernier au marteau. Assemblages Nous avons expriment plusieurs systmes dont. voici les trois pls recommandables : Une boule de soudure agglomre un goujon de cuivre tam traversant le cble. -Deux aiguilles de phonos sont enfonces au marteau dans des goujons de bois placs chacun des bouts du barreau, et ralisent l'assemblage en traversant le cble. Cette mthode est plus rapide, mais trs dlicate mettre au point sans avarie des cbles. Bien que nous l'ayions employe couramment, elle n'est pas particulirement recommandable. La solidit de cet assemblage est trs grande, suprieure 250 kg, soit soo kg par barreau. -Des manchons d'acier doux sont comprims sur le cble de part et d'autre du barrau, suivant la mthode employe dans l'aviation tendant au remplacement des pissures. Une variante plus intressante : les manchons sont en alliage lger recuit et matric avec des presses adquates. Cette dernire mthode parat la plus recommandable. Poids de l'chelle Si nous considrons mie chelle de 15 rn, avec barreau durai, avec raccords acier N.C. et amarre de 2 rn comprise, son poids est de 1.300 g, soit 87 g par mtre. Pour la mme avec barreau de mme rsistance en Zicral, ainsi que les ce poids descendra 1.050 g, soit 70 g par mtre. IV. FABRICATION Cble Il est livr gnralement enroul sur une bobine d'un diamtre voisin de 25 cm. Aprs droulement, il lui reste une certaine nervosit tendant lui faire prendre une forme spirale, nuisible la confection de l'chelle. Pour y remdier, il serait souhaitable que l'es trfileries embobinent leurs cbles sur des tambours d'un diamtre suprieur 40 cm. Ce nerf peut tre annul en tendant fortement le cble. On le dbite suivant la longueur de l'chelle avec en plus une marge ncessaire pour l'pissurage des extrmits recevant les raccords. Barreaux Ils sont dbits au qui sert galement au perage. Dans l'assemblage aiguilles, les goujons de frne sec et comprim sont enfoncs ras de chaque extrmit des barreaux. Ces derniers sont ensuite percs au gabarit dont la figure 1 reprsnte le schma. En ralit il est plus perfectionn. Il permet le passage de plusieurs diamtres de barreaux, la variation de l'cartement des cbles et de ses diamtres. II peut se dmonter entirement pour l'extraction de mches ventuellement casses et bloques l'intrieur. Un poussoir jecte les tubes aprs sciage ou perage. Normalement nous le fixons sur l'tau d'tabli. [9] L'CHELLE SOUPLE DU SPLOLOGUE 177 Montage Il est effectu sur un chantier dit de montage, dont la figure 2 reprsente le schma. En voici une brve description. Il est constitu par deux planchettes , identiques de 7 cm de large sur 3,15 m de long. L'une forme la Base du 'chantier et l'autre le Dessus. Sur chacune d'elles et sur leur face en regard, sont disposes en travers des plaquettes chanfreines, deux par deux, amnageant ainsi onze rainures en V distantes chacune de 30 cm, et rparties sur la longueur. Un systme fix sur l'arrire de la Base permet la tension gale des deux cbles. A 2 cm de l'axe des V, des boulons sont fixs sur la Base et des trous sont percs sur le Dessus. Ces trous permettent le passage des boulons avec les crous. Le serrage du Dessus sur la Base est obtenu en serrant les crous par l'intermdiaire de grosses rondelles ouvertes glisses sous les crous aprs montage du chantier. Le serrage des cbles sur le tendeur s'effectue latralement sans dmontage de pices. FIGURE 1 GABARiT DE PERAGE F:c. M.6 FIGURE 2 CHANTIER DE MONTAGE F.C. M.3 Mode "Opratoire. Le chantier est pos sur un tabli normal ou improvis, de 90 cm de hauteur, de plus de 3 mtres de long et de plus de 40 cm de large. On enfile les deux cbles dans tous les barreaux. Le dernier enfil est assembl dfinitivement 30 cm des extrmits des deux cbles. Ce barreau est pos dans la premire rainure de la Base. Un dispositif l'y maintient fortement. On fait glisser les barreaux dans les cbles de faon qu'ils occupent leur position respective dans les V. Le surplus est tir un peu en arrire de la base. Le Dessus est rabattu. sur la Base et serr. Les cbles sont fixs sur le tendeur que l'on serre modrment, le but tant d'galiser, les tensions des deux cbles. Aprs le chantier est ouvert. Le dernier barreau assembl prend la place du premier, 12 ,) 1 1

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178 F. ARRRE [10]' mais retourn, le dessus passant dessous pour compenser l'ventuelle diffrence de longueur de chaque ct du chantier. L'opration recommence jusqu' la_ fin du montage de l'chelle. Ce systme de montage est trs rapide. Il a surtout ravantage de placer les barreaux quidistants par construction, et par tronon de dix la fois. La. fixation des raccords s'effectue aisment une distnce prcise des barreaux extrmes, si bien que les deux cbles sont gaux en longueur. Ce n'est pas le cas de beaucoup d'chelles que nous avons exprimentes. Elles vrillent dans une vertiale ; le cble le plus long dcrit une spirale autour du plus qui reste droit, da.ns le cas simplifi. Cet inconvnient obJige, parfois, le splologue qui remonte, changer de ct de l'helle pour viter la corde d'assurance de venir se coincer entre l'chelle et un surplomb. Echelle &pciale espacement de 15 cm. La mise en piace des barreaux sur la base est effectue comme expliqu prcdemment mais en laissant en plus un barreau libre entre chaque V. Le deuxime barreau se place dans un V intermdiaire fix 15 cm du premier. Ce deuxime b_arreau est assembl en mme temps que tous les barreaux impairs. Le chantier est ouvert pour dcaler toute l'chelle de 15 cm vers l'avant, le barreau 2 plaant le 1 sur le premier V et tous les autres barreaux pairs remplaant respectivement les impairs. Fermeture du chantier et assemblage des barreaux pairs. Raccords Avec l'acier nickel-chrome, nous utilisons le rondin de 6,5 mm. Nous le mettons en forme sur un gabarit de section identique l'intrieur du raccord, et d'une longueur de 15 cm. Le rondin est pris avec la partie infrieure du gabarit vertical, dans un tau central. Le mtal est ramolli la flamme d'un chalumeau et pli sur le gabarit, en s'aidant si c'est ncessaire de petits coups de marteau, et en tournant autour de l'tau. On enroule ainsi le rondin comme un ressort boudin, mais de la forme d'un raccord. Le boudin est chauff au rouge pour tre extrait du gabarit. La forme trs lgrement tronconique de ce dernier facilite cette opration. Il est ensuite recuit pour tre sci en long afin de sparer les raccords. Ceux-ci sont aplatis chaud pour prsenter une section rectangulaire, puis mis recuire pour les meulage et limage des deux V permettant l'assemblage des raccords qui sont finalement tremps. Les raccords en duralumin ou zicral sont dbits dans la bande de 5 mm ou 4 mm d'paisseur et usins jusqu' leur forme dfinitive. Epreuves. _:__ Tous les raccords sont ajouts pour constituer une chane qui est prouve aux 2/3 de leur rupture thorique. Les raccords ouverts, 1/10 environ sont limins : sont toujours ceux fabriqus au dpart d'un rondin, et le plus souvent le premier de chaque srie. Epissures Certaines socits d'aviation recommandent 7 tours pour les pissures des cbles, avec arrt visible, c'est--dire sans frettage. Nous ne pensons pas de mme pour les raisons suivantes : Une pissure constitue de la mise en place des torons, plus un tour et fermeture en deux temps, est aussi solide que le cble lui-mme. -L'pissure est souvent, en splologie, coude sur des angles plus ou moins aigus et de ce fait risque de faire sortir les fils. [11] L'CHELLE SOUPLE DU SPLOLOGUE 179 Eri consquence, nous pissurons les cbles, aprs mise en place des torpns, par trois tours et fermeture en deux temps, pour que l'pissure se termine progressivement. Nous frettons son arrt avec une vingtaine de tours de fil de 8/10 en laiton ou alliage inox., recuit. Aussi les fils. risquent pas de sortir de leur place et la main peut glisser le long de i'pissure sans rencontrer la moindre asprit, vitant ainsi de se blesser. , Nous pensons souhaitable de citer deux accessoires utiles lors de l'utilisation de l'chelle. Ceinture lgre Une extrmit d'une cordelette de nylon tress de = 5,5 mm (rupture suprieure 350 kg) de 2 m de long et noue pour former boucle de. 70 mm de long. Cette cordelette est mise double autour de la Le brin hbre est reli la boucle par un. nud aprs que cette dernire soit passe dans le milieu de la cordelette. Cette ceinture pse 35 g et peut servir de port d'accessoires dont mousquetons, pitons et marteau-piolet. Ce dernier se logeant par le manche dans la boucle ramene sur l'arrire de la hanche droite. Bricole Elle sert principalement au repos sur l'chelle. Elle est galement constitue par une cordelette de 5,5 mm, de 3 m de long, soit un poids de 50 g. A 0,40 m du bout des brins libres, un nud plat enserre le milieu de la cordelette pour former deux boucles de 0,60 rn de long. Deux al\tres nuds plats, situs de part et d'autre du premier, ramnent la longueur des bopcles 0,50 m. Pour son utilisation on passe un bras dans hacune des boucles de faon que la partie centrale de la bricole, qui est noue, se trouve au milieu du dos. Les brins libres de 0,40 rn sont nous la ceinture .. (Une boucle et UQ. mousqueto:p sont plus pratiques et remplacent avantageusement ce nud). Les boucles sont ramenes vers J'avant et relies par un mousqueton qui accroche un barreau l'chelle. Sur le troisime barreau en dessous, soit 0,90 rn, un pied est engage dans l'chelle par le talon. On s'assied sur ce dernier. Le corps se lgrement en arrire ; l'autre jambe et les bras se dtendent dans une posltlOD: gnrale trs propice au repos. Un changement de pied permet de reposer "l'autre jambe. Cet ensemble ceinture bricole, en combinaisons diffrentes, peut servir d'autres utilisations : auto-assurance, escalades, photos, chasse d'insectes sur paroi, etc ... CONCLUSION Les qualits de l'chelle reposent principalement sur celles du cble. Les solutions adoptes normalement pour garantir certaines de ces qualits. ne sont pas toujours des plus valables et souvent elles sont acquises aux dpens des autres qualits. Ce sont ces raisons qui nous ont amens dvelopper longuement cette question pour arriver finalement au choix du cble. Sans tre une solution nitive, ce choix parat plus durable que celui du barreau. En effet, ce dern1er est en partie li l'assemblage. La meilleure solution actuelle, en alliage lger, devrait se placer l'intrieur du barreau. Mais dans cette condition,

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180 F. CARRRE [12] un matriage correct d'un manchon n'est gure possible avec un barreau mtallique de petite section. Les possibilits plus grandes de faonnement des matires plastiques permettraient la ralisation de solutions plus varies. Certaines d'entre elles pourraient mme conduire une fabrication en srie des chelles. Cet vnement est souhaitable puisqu'il abaisserait notablement son prix, actuellement voisin de huit mille francs les 10 m, raccords et amarres compris. Le problme est de savoir si l'investissement de l'outillage ncessaire sera amorti par la demande d'chelles. Pour l'instant du moins, cette demande parat trop faible -pour envisager une telle ralisation. En attendant, la mthode artisanale, comme celle dcrite ici par exemple, peut faire le bonheur des splologues et des petits clubs, qui pour des raisons diverses, prfrent construire leur propre matriel. Jean DURET<1> Treuil, chelles mtalliques souples, lingues <2> I. DE SPLOLOGIE Nous nous faisons un plaisir de remercier ici M. Jean MARTY d'Apt (Vaucluse), qui nous sommes redevables de l'ide de principe du treuil que nous allons dcrire ci-dessous. Description du treuil Le treuil que nous avons ralis se compose d'un bloc-treuil proprement dit, d'un pied en tube en forme de T renvers, d'une chvre deux et d'amarrages rglables. Bloc-treuil : le bloc-treuil se compose d'un tambour d'enroulement de 0 180 mm, d'une largeur utile de 200 mm pouvant porter 200 mtres de cble antigiratoire de i2) 5,5 mm 19 torons .de '7 fils 30 of 00 -rsistance : 2.100 kg environ. _ Les flasqus du tambour portent d'un ct une couronne dente (80 dents 0 prim. 240 mm Module : 3 -largeur de denture : 25 mm) de l'autre un tambour de frein extrieur soud une couronne cliquet de grand diamtre fonctionnant la tractio.n suivant un diamtre actif de 250 mm. Ce tambour est mont sur un de 9} 28 mm als 9} 25 mm pour le passage dans les roulements billes et termin aux extrmits par des carrs sur plats de 19 mm (prise directe). Le systme dmultiplicateur se compose d'un pignon comportant 25 dents de diamtre primitif 75 mm, ce qui correspond un rapport de 1/3,2. Ce pignon est mont sur un axe de f2) 28 mm, ayant les mmes caractristiques que l'axe du tambour. L'ensemble tambour et dmultiplicateur est mont entre 2 flasques d'paisseur 4 mm, ajoures et portant des cache-roulements encastrs pour des roulements de 47.25.12 une range de billes ; les flasques sont maintenues par trois entretoises, une en tige de 9} 14 mm en avant du bloc-treuil et deux en carr de 25 mm, termines par un axe filet de 9} 14 mm et portant deux triers pour la fixation sur un tube acier de 9} 50 mm (pied en T renvers). Les manivelles ont un rayon actif de 200 mm et des poignes de 9} 35 mm et de longueur utile 200 mm permettant la prhension de deux mains. Pied en T renvers : le pied en T renvers est en tube acier tir de 9} 46/50 mm, de hauteur 1 rn, 50 et de largeur la base 80 cm. A ses extrmits, {1) Socit Splologique de France (Filiale de Cannes). (2) Communication prsente le 10 septembre 1958.

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182 J. DURET [2] deux bquilles rglables traversent le pied et se terminent par des sabots _pyramidaux d'ancrage. La chevre : compose de deux mts en acier tir de f2) 28/30 de 2 mtres de hauteur, runis par un raccord spcial du type universel supportant une poulie en acier, ajoure, gorge profonde de f2) 200 mm. Les mts sont termins par des sabots d'ancrage pyramidaux. Les amarrage& Amarrage du treuil : constitu d'un cble de 10 mtres de fZ) 5,7 mm en acier haute rsistance 7 torons de 19 fils, rsistance : 1.900 kg ; s'enroulant sur un petit tambour de fZ) 150 mm de largeur utile 20 mm. Cet amarrage permet tous les rglages en longueur ; un cble en patte d'oie de 1 mtre runit le cble d'amarrage aux flasques du treuil ; Amarrage de la chevre : deux enrouleurs portant chacun 10 mtres de cble 4 mm en acier haute rsistance 7 torons de 19 fils, rsistance 960 kg, permettant de fixer la chvre suivant le plan de sustentation, par fixation d'une part au pied enT renvers et d'autre part au sol. Caractristiques de fonctionnement Le systme de freinage comporte un rglage bouton molet pour le freinage progressif et un levier pour le blocage. Le cliquet traction travaille suivant l'effort normal du cble, soit 100 150 kg (effort statique). Harnais Le harnais employ est du type parachutiste en sangle nylon de largeur 42 mm et de rsistance 1.400 kg avec sige bois garni de caoutchouc-mousse. Les suspentes se raccordent par des mousquetons de scurit une barre transversale en tube durai de 21/25 mm, puis par l'intermdiaire de 2 estropes (1) en cble de 9) 4,7 mm une bute billes monte 'sur chapeau chinois (nez d'avion, qui se trouve raccorde au cble dont l'extrmit est pissure par un maillon .rapide de 9) 10 mm. Le treuil peut tre manuvr par quatre hommes ; la hauteur rglable du bloc-treuil empche que l'on travaille en position courbe. Enfin, le bloc-treuil se fixant sur un tube de fZ) 50 mm peut s'adapter sur tout bti spcial ncessit par la topographie des lieux de son installation. Il.-CHELLES MTALLIQUES SOUPLES Nous donnons ici la description et les procds de fabrication de trois types d'chelles mtalliques souples que nous avons exprimentes lors de nos incursions souterraines et qui nous ont donn toute satisfaction. C'est pourquoi nous nous permettons de les proposer nos collgues. Nous ne pouvons passer sous sile.nce l'uvre de pionnier de Robert DE JoLY en cette matire, et nous pouvons affirmer que, sans son ingnieuse conception (1) Cble sans fin, en forme d'anneau, sans pissure. w <.? 0 .....J 0 w .....J w a.. Cl) w 0 .....J 5 w a: f-"'5 0 c liJ ci > •Ill .c. u ...J a:: fu 0 ...J ro .,; Il J .c. u '" m liJ ..J ..J liJ J: u ' l. \ cri <{ z 0::: <{ I 0 "' 0 ... 0 li Il) Il) ::J 0 E ' Cl oll i; !1 f j' 1 1 ,j 1, 1/ 1 1

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184 J. DURET [4] de ces agrs en matriaux lgers, la Splologie et longtemps encore marqu un pas hsitant devant les immenses gouffres dont la plupart sont explors de nos jours. A) TYPE CBLE DVI Description et caractristiques Dans ce type d'agrs, le cble pntre dans l'extrmit du barreau, contourne un rivet et ressort pour passer aux barreaux suivants. Le barreau en duralumin tremp A.U4G (1) f2) 12/14 est renforc par un manchon en duralumin A.U4G, f2) 10/12. ECHELLES METALLIQUES SOUPLES. 1 1 / fi 32cm. ,, 0 1cm Type cble dvi. Marqueur spcial. Type cble frett. Matrice. Les rivets de fixation sont en aluminium, type Gobin-Daud perc et d'un diamtre de 4 mm. Les barreaux, d'une largeur entirement utilisable de 12 cm, sont espacs de 30 cm. Les lments d'chelles sont de 12 mtres et de 6 mtres et comportent 40 ou 20 barreaux, ce qui permet de mesurer avec exactitude la profondeur des puits. Ce type d'agrs supprime tout accrochage en bout de barreau. Sa fabrication est trs aise et son prix de revient particulirement bas. (1) Nous avons abandonn l'emploi d'alliages de magnsium, trop sensibles la corrosion et dont le prix de revient ne compense pas le gain de poids. • 'i [5] TREUIL, CHELLES, POULIES, LINGUES 185 Le remplacement d'un barreau et la rparation en cas de glissement sont facilits par le systme de montage ; la rsistance au glissement atteint 225 kg par barreau pour le type lger (cble de 2 mm). Enfin, l'emploi d'un seul mtal (dural/alum.) vite toute corrosion d;origine lectrochimique. Deux types existent de ces agrs a) Type lourd: "-ble de 2 mm, 8 Poids au mtre : 140 grammes. barreaux 12/14 Prix au mtre : 162 francs. manchons 10/12 Rsistance. : 1.000 kg environ. b) Type lger: cble de 2 mm barreaux 10/12 manchons 8/10 Poids au mtre : 100 grammes. Prix au mtre : 150 francs. Rsistance : 600 kg environ. Fabrication Prparation des barreaux : Les barreaux sont trononns de prfrence au tour ou la scie-fraise afin d'avoir des coupes perpendiculaires l'axe du tube. . Les manchons d'une longueur de 12 mm sont prpars comme les tubes. A chaque extrmit du tube est chass un manchon. Les barreaux manchonns sont ensuite percs d'un trou de f2) 4 mm 7 mm des extrmits (voir l'aide d'un guide de perage. Prparation du cble : Le cble, prpar en longueurs de 13 mtres (compte tenu de la dre nte pa longueur par pntration dans le barreau), ou de 6 m. 50, sera prese couples pour le marquage, ce qui vite toute erreur d'espacement. 2 Le marqueur spcial (voir figure) imprimera les deux cbles tous les 3. cm il faut frapper suffisamment pour marquer l'emplacement du pliage, mats pas trop fort pour ne pas les craser. Montage : Les cbles, plis en U l'endroit du marquage, seront enfoncs. dans c!aque extrmit du barreau ; lorsque l'chelle sera ainsi schmatise, les rivets f2> . mmt . . . • . 1 f par le fabrican seront placs et rivs l'aide d'une bouterolle speCia e ournie 1 Les cbles seront ensuite tirs vers l'extrieur afin qu'ils prennent leurd'p sur l'paulement du rivet et ils seront ensuite plis de part et au r des barreaux, donnant l'chelle son aspect dfinitif. Remarques : oree Il sera bon d'effectuer un chanfrein sur le manchon afin d'viter une am de coupure sur les cbles. . . comme La dviation du cble diminue trs faiblement la rsistance de. t les l'ont montr les essais de traction; d'autre part, en cas de traction viOlen e, barreaux ont tendance s'ouvrir et donc absorber l'effort. B) TYPE CBLE .FRETT Description et caractristiques. d xtrmit et Dans ce type d'agrs, le cble traverse le barreau prs e son e ,. ble er se trouve immobilis en place par une bague de cuivre frette sur le ca ' P mettant ainsi au cble de tourner dans le barreau. • 1 :1 'l '1 i

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186 J. DURET [6] Un montage spcial de l'extrmit du barreau, que nous dcrirons plus loin, permet un frettage parfait. La rsistance au glissement atteint 400 kg p'ar Le barreau et ses viroles sont en tube duralumin A.U4G, 12/14 et 14/16. Les barreaux, d'une largeur de 14 cm, sont espacs de 30 cm. Les lments d'chelles sont de 12 mtres et de 6 mtres et comportent 40 ou 20 barreaux. Ce type d'agrs prsente, en dehors des risques d'accrochages en bout de barreau, de nombreuses qualits : montage facile et dmontage rapide, cble tournant dans le barreau et vitant les cosses, haute rsistance au glissement par un correct la presse sur les deux extrmits du barreau. Un seul type existe de ces agrs : Type lourd : cble de 3 mm, 2 Poids au mtre : 165 grammes. barreaux de 12/14 Prix au mtre : 210/300 francs (1). viroles de 14/16 Rsistance : 1.300 kg environ. Fabrication Prparation des barreaux : Les barreaux sont trononns dans du tube Durai A.U4G 12/14 en longueurs de 14 centimtres. viroles : le tube 14/16, pralablement perc de trous de 4 mm espacs d'axe en axe de 16 mm, est trononn entre ces trous en longueurs de 15 mm, la coupe demandant une perte de 1 mm. Les barreaux sont ensuite fraiss chaque extrmit en forme de baonnette (voir figure) ; on prendra soin que le fond de la gorge -emplacement dfinitif du cble -ait son correspondant l'autre extrmit du barreau. Prparation du cdble : Le cble, montant de l'chelle, traversera successivement une paroi de la virole, une perle en cuivre rouge recuit de 0 4/6 et de longueur 8 mm, l'autre paroi de la. virole et ainsi de suite. A l'aide d'n gabarit de montage, la perle de cuivre sera frette sur le cble tous les 30 cm l'aide d'une matrice spciale (voir figure) et ce travers l'axe de la virole. Montage : Pour le des cbles sur les barreaux, les premiers sont prsents orthogonalement l'un par rapport l'autre devant les entres des barreaux ; en reprenant sa place, chaque cble se verrouille automatiquement sur l'extrmit du barreau. Une lgre ovalisatjon des extrmits des barreaux empche tout dverrouillage, mme volontaire. Remarques : Si les viroles sont trononnes au tour avec un outil fileter, on obtient deux chanfreins, vitant l'accrochage en bout de barreau et permettant la coupe sans pratiquement aucune perte dans la iongueur utile de la virole. L'ovalisation de l'extrmit du barreau mont pourra se faire l'tau avec une bute de rglage. (1) Suivant que l'on procde ou non soi-mme l'usinage des barreaux. [7] TREUIL, CHELLES, POULIES, LINGUES 187 C) TYPE CBLE-CBLE MIXTE Description et caractristiques. Dans ce type d'agrs, un barreau sur trois est en duralumin, les deux autres sont en cble. . La fixation du barre stir le cble peut tre type cble dvi .ou du type cble frett, les deux chelons en cble sont fixs par frettage sur les cbles, montants de l'chelle. . Les barreaux sont espacs de 33,33 cm, ce qui donne 3 barreaux au mtre, ou un barreau durai tous les mtres. Nous avons adopt cet espacement plus large, car ces chelles sont destines l'extrme pointe et une dizaine de mtreS suffisent une quipe. . Le principe de monter un barreau durai to_us les trois barreaux offre l'avantage d'viter le resserrement des montants de l'chelle. l' d'" b t et d'un prix de Ce type d'agrs present avantage etre peu. en_com ran revient exceptionnellement bas. Un seul type existe de ces agrs Type lourd : cble de 3 mm, 2 Poids au mtre : 120 g. barreau:]( de 12/14 Prix au mtre : 110 fr. manchons ou viroles de 10/12 ou 14/16 Rsistance : 1.300 kg. Fabrication Prparation des barreaux en durai : Voir type cble dvi ou frett ou tout autre systme. Prparation des barreaux en cdble : Des lments de cble seront coups au halumeau soudant (qui forme une boule de soudure l'extrmit du cble) en longueurs de 20. cm environ. Des perles de cuivre de fb 6/8 de 1 cm 5 de longueur seront prpares et enfiles sur chaque montant, raison de deux par mtre. Montage: L'chelle sera d'abord monte avec les barreaux en durai qui seront fixs tous les mtres, en prenant soin de laisser sur le montant entre deux deux perles de cuivre fb 6/8. ( ir Ensuite on procdera au montage des barreaux en cble, le frettage vod . . b bl . 27 cm de l'axe u figure) sera effectu pour le premier arreau en c e a . . barreau durai, le second60 cm de l'axe du barreau, et ainsi de suite. Une seule extrmit sera qipe de maillons de raccprd. ul Cette chelle n'est pas rversible ne peut tre employe que dans un se sens. Il sera ncessaire d'employer une paire de gants pour se servir de ce type d'agrs. III.POULIES Le type de poulie que nous prsentons ici (voir figure) offre les avantages d'une grande robustesse et d'une facilit d'excution qui la mettent la porte de tous les splologues. '1

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188 J. DURET [ 8] L a p artie mobile est c o n stitue p a • une m anille d e !2) 8 mm. L a p artie fixe se compose de 2 flasques d 'un peofil s pcial, e n duralumi n d'paisseur 2 mm, d oubles p a• d e u x p l a t s e n aci e 1 d'p a issem 3 mm qui sont m onts sur la poulie m o b i l e par l'inte • m dia iee d'un b oulo n aci e r de !2) 8 mm. L a poulie, e n cl o e on, a un d i a m tre pratiq u e d e 3 c m . En t ant l'a x e d e l a manille, o n peut passee facile m ent une coede s u• la p oulie. POULIE. ECHELLE: 0 S e m Poulie cloron I V . LINGUES L'usage a dm ontr q u e l a fixati o n des ag1s d oit se faire pa• l'intermdiaire d'ling ues jusqu' un pito n , une b roch e scelle dan s l a roche, plus simple m ent le contou r d'un b loc roch e u x o u d ' u 'ne s t a lagmite . Nou s prconison s l'emplo i d'ling ues e n c ble souple d e 0 4 mm, t e • mines par des pissmes s m cosses pou r axe d e 12 m m . Nous conseill o n s comme moyen de raccordem ent les mousque t o n s alpins e n aci e r o u les attaches v is, l'exclusion des m aillo n s dits << ita l i e n s qui offren t p e u de scurit, s u r t out p ou• l e rapp e l. Les l o ngueurs q u e n o u s emp loyon s sont : 2 m tres, 5 mtres e t 10 m tres. Philipp e RENAULT CI> chelle de corde de fabrication indigne Zinder (Niger) c2> Lo1 s d'un rcente missi o n e n A . O . F., v i sitant un puits e n cours d e creusement ct d e la l\lissi o n C atholique d e Zinde1 (N i ge r), n o u s a v o n s examin e t utilis une ch elle d e corde haoussa (3), construite suivant un princip e trs simple, prsentant un int r t l a f o i s ethno logique e t s p lologique . L e s ch elles d e c e t y p e, e n vente s m l e m a r c h indigne, sont bie n connues dans la rgi o n . L e puisatie r ABDELLAH n o u s e n a d t aill l a f abrication. (1 ) Assistant d e Go logie l a Facull des Sci e nces d e Lille. (2) Commun icati o n p rseule l e 12 septem b r e 1953, parR . D E JOI.Y. (3) P opulat i o n sdenta ire de race n o i r e, habitan t l e s u d du Niger .

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190 P. RENAULT [ 2 ] L'chelle est con stitue uniquement de cabas , cordel ettes deux t01ons e n fibres d'corce de palmier. Chaque caba tota lise un centimtre de diamtre. Pour construire une ch e ll e, il faut ptcndr e un faisceau d e dix cabas pm le milieu e t le maintenir immobile avec l e pied, puis croiset les deux brins du faisceau, les tenir d'une main, e t de l 'autre effectue r une ligatme de 15 16 toms constituant le premier barreau. Une fois achev, cc barreau est maintenu avec le pied e t le mme procd perm e t de confectionnee l'chel o n suivant. Les d e u x extrmits de l'h elle sont formes de boucles ligatmes de la mme faon que les barreaux. L'chelle que nous avons pu examinet mesmait 20 rn d e long, et comptenait 40 barreaux d e 7 cm de diamtre, 15 cm d e large, carts d e 60 cm. C ette dernire dime nsion paeat fixe smtout par l a paresse du fabricant r pugnant se baisser pour faire ses ligatures . Nous avons utilis cette chelle et pouvons la comparer avec l'ch elle DE J oLY dont l'cartement d e 33 cm pmat exagr beaucoup. Il est inutile d e dire que l'cartement de 60 cm est trs pnible. Le puisatier indigne saute d'un barreau l'autre . L'Eutopen, inapte cette gymnastique s pciale, doit procdet par ttactions successives et t e tmine celte ascension physiquement annihil. Les barreaux d e cette chelle ne peuvent glisser, mais selon la fantaisie du constructeur, certains barreaux sont inclins, ce qui n e facilite pas la remonte. C ette chelle massive semble ptsente r t oute scutit. Cependant AnDELLAII , fidle l a tradition, mouille son chelle avant usage, pour e n augmenter l a rsis tance. La fixation est assme par une poutte passant entee les barreaux et pose e n traver s du puits. Au tepos l'chelle est roule en pelote. Dans le matriel s p lologique cette ch elle n'a pas d'quivalent. R. DE JoLY fabriquait autrefois une chelle ultra-lgre entitement e n cbl e (1) dont le pliage tait dlicat et l 'utilisation difficile << du fait que les cbles montants n e restent pas carts enhe eux comme avec les baneaux rigides . L'chelle haoussa conserve son cartement. Ce procd est retenir, utilisabl e pour la confe ction rapide d'chelles lors d 'une exploration improvise. D'un point de vue purement ethnologique, s i g n alons que, notre connais sance, aucune chelle de corde d e fabrication indigne n'avait t signale jus qu' prsent. ( 1 ) X., Matriel nouveau, Bull. Trim. Soc. Splo. France, Nmes, 1937 , n • 6, juille t , p. 10. C. Lewis RAIL TON (Il Aids to Exploration <2> I. -BELAYS There are many occasions when it is necessar y or a dvantageous. to provide a n artificial b e lay, and in the past, we have used various things from long, thick pieces of wood and heavy steel bars to pitons. These rn Yd 1 h , be passe b e required to support a r :ope lad d e r o r a pulley ove r w u c ma) a lifeline. On a difficult ot dangerous teave rse, where hand-holds are small or insecme, a fixed steel-wire hand-line is a g reat asset, p articulary if_ the route must l?e traversed many times, perhaps by people who are not chmbers, in order to complete the exploration of the cave or make a survey. . . 1 t d -to cases Pitons can sometimes be used, but tlt etr use should b e tmt e . 1 . . h . t f tl . into the crevtce w 1cre the Joad on the piton dunn,. use tends lo pus 1 ut 1 e r b . . . 0 ' 1 h crevice cao e mto wluch tt has been hammered. Ail too frequent Y no suc d r found exactly where it i s requitecl , and furthermore , there is always the ange that a piton may become loose wilh continuai use. . . . b f ed and eastly vVe have employed a much bettet ftxtme whtch can e l X . . r emoved aftet use or it can be I eft in place as a permanent fixture. Thlts 1 Tl a steel bo t Wl comme tcial producl known in Britain as a Rawlbo l. us l S d d an ex pan ding metal' pl u n . A h ole is drilled in the rock, the plug is inserte t> n • t . absolutely tg then the boit i s screwed up, thus expanding the plug un 1 1 ts ' d be in the hole : the boit is then locked b y tightening a Jock-nut. Shoul 1 few desited to remove the deviee, it i s only necessar y to unscrew the boit s ltuns and "ve it a Iinht blow when it can be withdtawn complete wt 1 o o ' . . t hole i s shown plug. A compl ete boit unscrewecl and ready for insertwg 10 0 a . ' 3 .11 s-. . ' . h " 1 Ftnure 1 U 111 Ft ,g. (1 ) A.M.I.E.E., .M. Ins t. W. , Cave Research Group of Great Drilnin. (2) Communication prsente le 10 septembre 1953.

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1 Ref. Type DE EE 'GE HE Rer. Type DE EE 'GE HE ;:;; Bolt Dia m . in. 5/16 S / 8 1/2 5 / 8 Boi t Dia m . mm. 7.94 9.5 2 12. 7 15.87 ' Ovcrall J ength in. s 3 / 4 4 5 / 8 6 Ove r ail Jength c m. 9.52 11. 75 15.24 -T ABLE 1 : DETAIL S OF EYE RA \VBOLT S (E n glish) Plug or Shic l d In s id e Diam. of D cpth of di a m . Di a m . Lcnglh of cye. drill. h o le in. in. in. in. in. 9 / 16 2 1 / 8 9 /1 6 19 / 32 2 1/4 11/16 2 5 / 8 11/ 16 23/ 32 2 3 / 4 7 / 8 3 1 /-!1 3 1 / 32 s 3 / 8 1 1 / 4 4 1/4 -9 / 32 4 3 / 8 TABLE 1 : DETAILS OF EYE RAWBOLTS ( l\lctric equiv al ent of Eng li s h dimens ion s) Plug or Shield Insidc Di :un. of D eplh o f elia m. Dia m. L e n glh of cye drill. ho le cm. c m. c m . c m. cm. 1.4 3 5.4 1.43 1. 5 5.71 1.7 5 6.67 1.75 1.83 6.98 2.22 8.25 2.5 4 2.46 8.57 3.17 10.79 -3.25 11.11 W ciyhl cac 1 . lb. .18 1 .325 .75 1 1.65 lit c a c 1. gram s . 82.2 147.4 340.0 748.0 ( ' ) The type GE cao be supplic d with a solid forgee! cyc for which the loads a1c : Safc s tcady Joad. Safc shoc k Joad. \Vith a factO ! " of safct y of 5 Wilh a factor o f safcly of 10 K G LB. I is&: ' .., .., ::1 ... • t'l t'l , .... !""' . ... ..._ .-r. 1 > ci .... -;!r ('J g .J g. "' '-. 0 0 ci 0 -a. \ . ::r .... _ .. ::r :l o. .... . ,!.. l 1 .. c 0 ('J 0 .,. ji" .... ::r ; 0 o. ;;; o. .... 0 .... 0 ::> ;;:; !:;:) ::> ., . 0: ::r 0 ;::; !"'" -.:; j , •• ., •• -jl .. --.... ' ..... .., S a f e Joa d. lh. 128 1 200 32 0 495 1 Sa f e Joad. !t g. 58. 0 90.7 14 5. 0 22t l. 5 ..... ' 1 -<0 (\:> n r :::1 ::-Si 0 Y. 1\.:) .--. :;:> ::-0 (Il .., 0 t>l ;.-: .., t"' 0 :::1 ::-.., 0 z ..... <0 w

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194 C.IJ, RAILTON [4] a load of 1280 lb. or 580 kg. the eye will start to open out and straighten. At an extra cost, these bolts can be supplied with a solid forged eye, in which case the safe shock load, with a safety factor of 10, is given as 500 lb. or 227 kg., and the safe load as 1,000 lb. or 454 kg. In hard rock the boit will break before the plug pulls out. In soft rock it is necessary to drill a much deeper hole and use special extension pieces for the boit. The weight of a complete 1/2" boit is. 75 lb or 340 grams. Table 1 gives details of 4 sizes of eye rawlboits. These bolts are available on the Continent, no doubt in metric sizes. A GE boit has been used to restrain a steel tube in position, in a stream passage, over a water-filled pot. Plate I shows a wire tensioning boit, anchored io a rawlboit : the wire in this case served as a hand-line along a dangerous 25 metre traverse for which five intermediate bolts were also required. Plate II shows a steel wire hand-line lied to a rawlbolt. They are also used to hold rope ladders and a novel appiication for them is described below. FIGURE 1. Complete Rawlbolt retracted. FIGURE 2. Eyescrew and tapered nut. FIGUI\E 3. Complete Rawlbolt expanded. II. HARVEY ' SKYHOOKS ' We have, on a number of occasions, needed to explore ledges or openings high above the floor of the cave. To reach such places, we have erected a pole, made up of lengths of aluminium alloy tube, with a rope ladder attached to the top. This is essential for the first exploration, but is tiring and tedious if it bas to be repeated every lime an occasional visit is made to this place. One alternative is to fix a permanent rope ladder, but. this is expensive and the ladder is Iiable to rot or corrode away. [5] AIDS TO EXPLORATION 195 Corel pO.SSitS up lowec-tbp eye. bolt,ond. tD \'hez botl:om
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196 C.L. RAILTON [6] pulley to the top eye-bolt. The thin cord is passed over the pulley and then down through the eye of the lower boit and both ends of the cord must reach to the floor below. The Skyhook is made up of varions parts as shown in Figure 4. Links 2,4 and 6 are made from mild steel plate, 6mm. thick, and links 1,3 and 5 are made of 6mm. round, mild steel rod, formed and welded similar to the links in a chain. Link 7 is a karabina to which the rope ladder is clipped. Ali these parts, with the exception of the karabina, cao be pulled up through the horizontal eye of the lower eye-bolt -link 4 will deflect in order to do this -and when this has happened, the cord raising the whole assembly cao be lowered. In the downwards direction, link 4 will not repass down through the eye, but will swing out and come to rest across the eye as is shown in Figure 5, and the ladder is now fixed and ready for ascent. The last man, before descending, must pull the links and the ladder up a few centimeters in order to pass link 4 down through the eye and link 1 must be rested across the eye as is shown in Figure 6. The last man may now desend safely. To release the equipment, the cord is pulled from below and this will raise the links and gradually bring Iink 2 into a vertical position, when it, with link 1, can be lowered down through the eye to the bottom of the climb, Ieaving only the two rawlbolts and the nylon cord in place. III. -LIGHT-WEIGHT LADDERS Since the invention of light-weight ali metal rope ladders by M. Robert DE JoLY, many different arrangements have been used for retaining the rungs in place and for fastening off the ends of the wire rope. Each method bas its merits, depending upon the materials used, the relative sizes of the wire and the rungs and the tools that are available. For the ladders I have made, I chose a tube that was available fairly easily. This was in an Aluminium-copper-manganese-silicon alloy having an ultimate tensile strength of 4565kg/ cm2. The tube had an outside diameter of 9,52mm and a thickness of 0,914mm. The steel wire is galvanised and has a diameter of 2,79mm. It is made up of 98 wires, each 0,213mm diameter. The braking load is 508kg. Soft, pure aluminium plugs are inserted in .each end of the tubular rungs, but before insertion, both the plugs and the rungs are drilled with two holes at right-angles. In the plugs, the holes are 3.175mm and 1.587mm and iil the rungs, they are 2. 778mm and 1.587mm. When assembled the wire passes through the larger holes and a sharp-pointed stainless steel pin, 1.587 mm diameler, is driven through the smaller holes. This pin splits the wire rope, spreading and jambing it in the slightly larger hole in the plug. This method avoids the tapping of holes for small screws or the kinking of the wire rope. For fastening off the ends of the rope around the thimbles, 1 have used 25.4mm of oval copper tube that bas been tinned inside and out. The wire is passed through this tube, round the thimble and theo passed into the tube again, where it is sweated into position. This method is preferable to whipping or binding, because it completely climinates the chance of scratches or cuts from the sharp ends of the wire. A more detailed description, together with the jigs that were used appears in my paper in the Transactions of the Cave Research Group of Great Britain, Vol. 2, N 2, December, 1952. [7] . AIDS TO EXPLORATION' 197 IV. CLOTHING One of the most important problems in speleology is that of maintaining the human body at a comfortable temperature. This is difficult enough when ones clothings is dry, but it becomes almost impossible when it is wet. The matter is complicated by the-.. differences in constitution of the individual. For myself, I am quickly reduced to a state of shivering if I have to immerse myself in water at 48oF or 9C, and theo have to stand about in wet clothes in a cave of similar temperature. . To overcome this, I modified a R.A.F. Anti-Exposure Suit. This suit is made of thin rubberised cloth and , wh en rolled up and placed in the zipfastener bag that is provided, it measures only sorne 15cm. diameter by 35cm. long and weighs 3 3/4 lb. or 1.47 kg. As manufactured, these suits are waterproof_ up to the neck, but the feet are too large and flimsy to use in a cave, so I have eut these off, just below the knee. Using thin sheet .rubber, I bave made, and attached with rubber solution, an elastic gland that fits tightly around the leg, just above the ankle ; a similar gland is provided at the wrists. This garment is too light to witbstand .rough wear and is therefore worn as little as possible. It is carried to the site of immersion in its container ; then my overalls are removed, the suit is put on and the overalls are replaced over the suit. On the return journey, if there is far to walk or climb after the immersion, the overalls are taken off and are well wrung out, the suit is removed and repacked and theo the overalls are replaced. . For expeditions that do not any standing about, I find the anbexposure suit keeps me too warm and that I am more comfortable if 1 kept my trunk dry. To acbieve this, I bave made sorne combina ti ons from thin sheet rubber. These fit tightly enough. to be watertight around the thigbs and chest, but they are sufficiently loose enough elsewbere to allow me to wear underneath sorne woollen trunks ans a long thick woollen vest. The latter is held up by rubber loops on the insjde of the combinations, just below the water-seal at the chest. My normal woollen garments and overalls are worn over this foundation. I should be, very pleased to hear how other speleologists have overcome this problem.

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A. BANCAL Utilisation du mt pour l'attaque des grottes de falaise sous fort surplomb
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Robert LVI Le matriel utilis dans l'exploration du Gouffre d 1 P . S . M (l) e a 1erre a1ntartin (1) Communication prsente le 10 septembre 1953. (Texte non remis par l'auteur). '.'1"., ji' r Pierre AGERON <1> Brancard pour sauvetage en Sploiogie <2>. 1 Durant ces dernires annes, diffrents accidents survenus au cours d'explorations souterraines, ont fait natre la ncessit d'organiser des secours en splologie. Sur le plan national, ont dj t crs plusieurs centres de scours, pourvus d'un matriel spcialis, et mme beaucoup de groupes locaux s'organisent cet . . Depuis le dbut de mes explorations souterraines, et cela r_emonte de nom br;uses annes, je fus souvent hant par le fait de mes collgues, ou meme, pourrait tre bless assez srieusement. Comment alors ramener au JOUr l'accident, tenu l'immobilit, si une remonte verticale se prsente, ce qui est en gnral le cas ? Pour rpondre cette question, j'ai essay de construire un prototype de ou plus exactement d'attelle gante. Son but : pouyoir d'abord bihser le bless, avec le minimum d'encombrement et ensuite le remonter a la surface, en particulier par des verticales. Ce dont la figure ci-jointe donne une ide, se compose d'une armature en tube durai de 34 mm, d'une seule pice, manchonn et soud, coud aux extrmits en demi-circonfrences. La largeur de cette armature est de 40 cm, sa longueur extrme de 2 m. Une entretoise en tube durai de 26 mm renforce ce cble vers son milieu. La suspensio'n est assure par un cble de 8 mm coulissant et dans le tube, sur tout son pourtour intrieur .. Trois serre-cbles runissent les deux extrmits. Ce brancard est garni par une forte toile tendue l'aide d'une cordelle passant dans des illets. L'accident est fix par plusieurs systmes : Un sige en toile capitonn type parachute maintenu par deux sangles, une sangle large pour soutenir le thorax, une fronde en cuir type employ les hpitaux, soulage la colonne vertbrale ventuellement fracture. Enfin, diffrentes sangles peuvent immobiliser les membres le long du tube. Durant l'anne 1954, furent organiss plusieurs fois dans le dpartement de la Drme, des exercices de sauvetage sous terre. Les essais de ce ont donn de bons rsultats. Tout d'abord on a pu extraire un pseudo du fond d'une galerie, d'une quinzaine de mtres de longueur et dont la la plus troite avait 45 cm de diamtre. Plusieurs essllis de remonte ont te raliss dans un gouffre vertical de 30 m situ dans le Vercors. Dans ce cas .le brancard et son bless restent verticaux. Lorsque des asprits se prsentent, 00 (1) Comit dpartemental de Splologie de la Drme. (2) Communication prsente le 10 septembre 1963.

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202 P. AGERON [2] des il est indispensable d'accompagner la remonte du brancard. Pour ce fait, un splologue assur indpendamment remonte avec le bless et son ce dernier. t fix par une sangle au splologue, Iesqels sont dos a dos. On peut egalement dans d'autres cas, guider la remonte par deux cordelles, commandes par le fond. n,"olle A GEP\01'1. pout-IJ:Jine) , t>u•T5. c.Tc. • Le poids complet du brancard ne dpasse pas 6 kilos. Ce prototype a t ralis avec l'aide des Services de Scurit du dpartement de la Drme, et aYec les Conseils techniques de la Direction dpartementale de la Sant. Plusieurs modles ont dj t livrs et il s'en trouve toujours un disponible chez les sapeurs-pompiers de Valence (Drme). 1 t .... Fritz OEDL CI> F orschungeri. in Ostalpinen Grosshhlen un ter besonderer Bercksicbtigung. des in der T antalhohle verwendetenMaterials <2> ZUSAMMENFASSUNG Gerade die Tantalhhle eignet sich besonders zur Demonstration der bei der Erforschung alpiner Grosshhlen auftretenden Probleme und der Wege die der Verein fr Hhlenkunde Salzburg-zum Teil erstmalig-beschritt, sie lsen. Diese Hhle weist eine bedeutende Horizontal-Lange (ca. 15 km), sow1e gewaltige und schwierig zu befahrende Abstiege (3 Grossahstiege je ca. 100 m) auf, welch letztere vom Tageslicht weit entfernt sind. In der vorliegenden. Arbeit wird zuerst kurz der 2 1/2-stndige Anstieg vom Tale aus und sodann der letzte Sttzpunkt am Tageslicht . lm Zuge der Bescbreibung einzelner charakteristischer Teile der Hohle die Erschliessung, wie sie sich fr den Transport des umfangreichen Materials als notwendig erwies, behandelt. lm einzelnen gelangen in Fels eingebohrte Stahlstifte, Aluminiumseile, sowie eine kurze Seilbahn. Besondere Schwierigkeiten stellt das feuchte und kalte Hhlenklima (ca. + 2o C) einem langeren Verweilen untertags entgegen. Die Entwicklung entsprechender Unterknfte von dem in einer windgeschtzten Hische errichteten Lager bis zur wohnlichen Biwak-Schachtel wird daher Hand verschiedener Bilder aufgezeigt. In Zusammenhang gelangen auch die Erfahrungen hinsichtlich Lager-Ausrstung, Kochgelegenbeit, Verpflegung usw. zur BespreDen Abschluss bilden die technischen Hilfsmittel, die zur berwindung der drei grossen Abstiege (100 rn, 70 m und 120 m) verwendet wurden, so insbesondere Strickleitern, Seilmaterial, Telefon und Radio. (1) Eisriesenwelt Gesellschaft m. b. H. (2) Communication prsente le 10 septembre 1958.

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':1 L Jacques DU CAILAR <1>T ehnique d'exploration d h (2) e aute montagne Les difficults d'amener ici pied d'uvre, c'estdire plus de 3.000 m. d'altitude, un matriel appropri, rendront impossible, nous le craignons, l'explo-ration complte de cet abme. 1) N. CASTERET (Tnbres -1952) Nous rapportons ces .quelques lignes empruntes au dernier ouvrage de N. CAsTERET pour montrer que nous n'avons pas t les seuls nous heurter, au cours de prospections splologiques haute altitude, des difficults bles. Nous voulons apporter ici quelques dtails sur la nature de ces difficultes et montrer comment, au cours de trois campagnes sur le haut massif Marboren, nous avons essay de les rsoudre. Le facteur altitude ncessite en effet, en splologie, l'emploi de techniques nouvelles et pose un certain nombre de problmes dus : aux difficults de la haute montagne ; aux difficults de marche d'approche ; l'instabilit du temps ; au matriel considrable transporter. 1 Di/li cuits de haute moratagne Aussi dbonnaire d'accs que soit une contre montagneuse de 3.000 _m, elle prsente toujours quelques passages demandant un minimum de formation alpine : habitude du piolet des crampons de la taille de la glace, de la marche ' ' ' le en cordee et surtout du vide. Nous prcisons ce point car nous avons eu 1 exemp ?'un camarade, bon splologue, que nous avons d plusieurs fo.is abandonner a la traverse de passages exposs. De plus si, comme nous l'avons fait on tablit un c4hmp fixe prs de 3.000 in., il faudra compter avec le facteur des quipiers l'altitude. Il sera essentiel dans le bon rendemept de l'quipe. 2 Di/licults de marche d'approche C'est la question la plus difficile . rsoudre, du moi:ils si l'on s'en tient une expdition n'utilisant pas le concours des Pouvoirs Publics ou de l'Arme. On ne peut pas monter 3.000 m., faire une exploration et dans la valle la mme journe. Il y a la solution du bivouac. C'est la technique (1) Spo-CI.ub .Alpin Langpedocien, Mont_pellier. (2) Commumcabon prsente le 12 septembre 1958. .. l

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206 J. DU CAILAR [2] adopte par N. CASTERET ; nous l'avons employe galement durant notre seJour 1952. C'est parfait pour une visite rapide et par beau temps, mais notoirement insuffisant dans le casd'une exploration pousse ou d'une longue prospection. Il ne reste donc que la ressource du camp fixe. Ce camp doit la fois tre assez prs des cavits pour viter une trop longue approche et tre assez confortable de manire permettre une rcupration complte aprs les explorations. Il doit comprendre : tente, duvet, vtements de rechange, rchaud et rserve de carburant, ravitaillement. Le tout devant assurer une autonomie minimum de 6 8 jours. C'est ce que nous avons ralis en 1953. A tout ce matriel doit se joindre l'quipement complet de splologue, augment du piolet, des crampons et pitons de -l'alpiniste. Ce qui fait des charges colossales de 30 40 kilos par homme porter sur presque 2.000 m. de dnivellation. Nous avons pu cependant utiliser les mulets jusqu' prs de 2.000 m. Au del, moraines et glaciers obligent un transport dos d'homme, dangereux et extnuant. L'emplacement du camp doit se situer le plus prs possible de la zone explorer. En 1953 nous avons plac notre camp 2.720 m., avec passage un col de 2.880 m. en cours de transport. Ce camp tait un peu bas et nous obligeait une marche d'approche quotidienne de 2 heures 2 h. 30. Avec l'entranement, en fin de sjour, le trjet tait de l'ordre de 1 b. 30. Pour ce genre de camp, deux sont envisager : Le ravitaillement : il doit tre des plus varis, car la fatigue et les difficults d'acclimatation rendent rapidement difficile le choix des aliments. Un copieux repas, accompagn de quelques grignotages, semble suffisant pour la journe. Le matriel de secours : l'isolement des lieux oblige prvoir un minimum de secours du point de vue mdical pour permettre de faire face toute ventualit pendant au moins 24 heures. 3 Instabilit du temps Dans les hautes rgions, les perturbations atmosphriques sont frquentes et de longue dure. Vu la difficult des lieux, le brouillard et la pluie rendent tout dplacement pratiquement impossible. II faut donc jouer avec le facteur chance : en 1948, nous n'avons pratiquement rien pu faire cause du mauvais temps. En 1952, nous avons profit de trois jours de soleil sparant des priodes pluvieuses de prs •e 15 jours. En 1953, en dpit de la pluie du dbut de l't qui a failli nous faire renoncer, nous avons bnfici de 10 jours de grand beau temps. Seul un violent orage nous a rappel que, mme sous un aspect dbonnaire, les 3.000 ni. gardent toujours leur puissance. Enfin le sjour n'est possible qu'en t ; c'est donc entre le 15 juillet et le 15 aot qu'il faut s'y rendre. 4o. Le matriel A. BouRGIN et Norbert CASTERET se sont dj intresss la question du matriel de splologie en haute altitude. Pour. ces auteurs, le matriel de montagne (piolet, crampons) est le plus appropri. Au bout de 3 ans notre point de vue est absolument diffrent. Nous allons l'examiner dans les diverses parties de l'quipement personnel. -.: ! .. d.. [3] EXPLORATION EN HAUTE jioNTAGNE 207 L'habillement. -Les habits de montagne peuvent servir, s'il s'agit simplement de visiter les entres des .cavits. Mais sitt la zone glace franchie, la galerie reprend un aspect" habituel, trs corrod, surtout dans les rivires souterraines et la combinaison de grosse toile constitue ici le revtement indispensable. La temprature tant proche de oo, il convient nanmoins de se couvrir de lainage et mme de glisser, entre trici>t et combinaison, un tissu caoutchout im.permable. Gants indispensables. Les chaussures. -En montagne, les chaussures caoutchoutes Vibram sont de rgle. Elles sont proscrir.e en splo de basse altitude, car elles ne tiennent pas sur l'argile et la roche humide. En splo de haute altitude, le problme est un peu diffrent. -Dans la zone externe des cavits occupes par la glace, il est utile de possder des piolets et crampons (prcisons que, au cours de nos seule la berge du puits de 60 m. de la Grotte des Izards nous aurait arretes SI nous n'avions pas eu des crampons). . , . -Dans la zone profonde, la glace a disparu, le degr hygtometnque est faible, la roche trs sche et non glissante. La chaussure Vibram Y adhre parfaitement. , On doit donc adopter la chaussure Vibram, mais en ayant auparavant enleve les illets qui se trouvent sovent sur les chaussures de ce modle. Cette nous permef donc la fois un usage de surface et de profQndeur, ce qui simplifie le du transport. L'clairage. -Nous avions envisag. :un quipement mais heureusement, au dernier moment, quelques-uns de nous ont prfre . garder leur clairage normal. C'est cet clairage .seul qui nous a permis des explorations pousses et malgr son poids il ne saurait tre question de le remplacer, vu la faiblesse et la qualit des piles actuelles. Pour terminer deux mots sur le matriel collectif : il doit tre trs lger. Vu leur poids, avons pu tr;;tnsporter jusqu'au camp 150 mtres d'chelle type DE JoLY et 200 mtrs de corde nylon, ce matriel rparti ne pesant que 1 kg. 500 par homme. . Nous n'avons certes pas la prtention d'avoir codifi la d:exploration haute altitude. Bien des points restent prciser. Un, en particulier, reste encore rsoudre. Nous avons en effet t considrablement handicaps par l'obligation que nous avions d'courter les explorations pour pouvoir rentrer au camp avant la nit. Nous envisageons donc, pour la prochaine campagne, soit de monter. ce camp beaucoup plus prs des cavits mmes, mais il est craindre que les. difficuits de portage nous en empchent, soit de prvoir un camp lger no 2 d'altitude, soit simplement un bivouac la sortie des cavits.

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Guy DE LAVAUR L'exploration des siphons des fontaines vauclusiennes et Depuis quelques annes, la recherche souterraine s'est oriente vers les tentatives de franchissement des siphons des rivires souterraines et l'explora-tion des r_surgences vauclusiennes. J'carte de la prsente note les essais effectus en plonge libre, car, bien qu'ils le plus grand honneur au courage et aux qualits sportives leurs Ils ne doivent pas tre considrs comme reprsentat_ifs d'une methode susceptible d'apporter des rsultats fconds. . n'envisagerai donc ici que le procd de plonge en scaphandre et plus specialement en scaphandre autonome air. A l'heure actuelle, les tentatives effectues sont dj nombreuses et certaines o?t _t couronnes de succs. Avant d'entrer dans plus de dtails, il faut d'abord distinguer deux catgories de plonges :. 1 ) dans les fontaines vauclusiennes; . 2o) dans les siphons de rivires souterraines ou dans les rsurgences siphonnantes non vauclusiennes. Dans les fontaines appartenant rellement au type vauclusien, aucu_n n'a permis, jusqu' prsent, ma connaissance, de franchir l'obstacle et que, l'tat de nos moyens, il est peu probable que des sucees appreciables si on se place au point de vue. un peu elementaire du passage du siphon. Mais l'tude en plonge de ces fontaines prsente cependant un grand intrt qui justifie les efforts dploys pour pntrer dans mystrieuses. Si, au dpart, les recherches entreprises avaient pour but de retrouver l'air libre en amont du siphon nous n'en sommes plus l d'hui. Il faut maintenant qu'a ci de la splologie classique, Il en existe une nouvelle variante qui est celle de l'tude des gJ.tleries noyes. Le splologue se doit maintenant d'observer, de relever les pla?s et photographier tout ce qui, dans le monde souterrain, se trouve sous 1 eau, mme que l'ocanographe tudie ce qui se passe dans la mer. A la diffrence des recherches dns les fontaines vauclusiennes, les ges dans les siphons des rivires. souterraines ont pour but essentiel de. pouvoir explorer ces rivires l'air libre au-del de l'obstacle. Plusieurs essais ce genre ont t couronns de succs, pour ne parler que ce qui a t fait en (1) Prsident du Splo-Club de Paris, Secrtaire gnral du Comit National de . Splologie. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953. 14

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210 G. DE LAVAUR [2] France. Je citerai notamment l'exploit du Lieutenant de vaisseau ALINAT ax Vitarelles, qui franchit un siphon de 115 mtres et celui de LoMBARD au Lirou qui passa, deux reprises, deux longs siphons. Il est certain que dans les annes venir, les plonges souterraines de tous ordres se multiplieront et c'est pourquoi il apparat ncessaire de faire le point de la technique correspondante, telle qu'elle peut dj se dessiner aprs quelques annes d'exprience. 1. -LE MATRIEL Le matriel de base est videmment le scaphandre et, en France du moins, le scaphandre autonome air. Le type le plus au point est 'le Cousteau-Gagnan dont les caract.ristiques sont assez connues pour que je n'y revienne pas. J'insisterai par contre sur l'clairage, la signalisation et la protection contre le froid. Eclairage. -Il existe l'heure actuelle une excellente torche lectrique piles fabrique par la Spirotechnique. Son tanchit est parfaite et son systme optique foyer rglable est trs pratique. En eau douce, on peut d'ailleurs se contenter de n'importe quel projecteur noy aliment par piles situes dans un botier tanche. Toutefois, ces dispositifs me paraissent constituer surtout des moyens de reconnaissance ou de secours. La solution la meilleure est, mon avis, l'alimentation par cble, depuis une batterie d'accus installe en surface, d'une lanterne d'auto munie de rflecteur mais sans verre de concentration des rayons. Signalisation.-Au moyen de l'appareillage ci-dessus dcrit, il est galement possible de donner les temps aux plongeurs par extinction de courte dure de 5 en 5 minutes. De son ct, le scaphandrier peut, au moyen du mme cble, si celui-ci est muni de 4 conducteurs, communiquer par signaux codifis avec la surface. Enfin, le cble ralise une liaison mcanique entre le poste extrieur et les plongeurs qui peut tre de la plus grande utilit. A titre indicatif, j'indique ci-aprs le code que j'utilise : Tout va bien . . . . . . . --_ 4 petits traits Tirez ............. .' . 1 trait long Tirez lentement . . . . . --_ 1 trait long 1 trait court Stop ........ . . . . . . . ----2 traits longs Donnez du mou . . . . ------3 traits longs S. O. S. . . . . . . . . . . . . . 1 trait continu Protection contre le froid. Ceci me parat tre l'lment essentiel de la scurit en plonge. Le bulbe en particulier doit tre parfaitement protg contre le froid. Ceci peut tre ralis : soit par des revtements en caoutchouc mince sous lesquels le scaphan-drier est muni de lainages ; soit par les combinaisons volume d'air constant; soit enfin par une combinaison et un casque eil caoutchouc mousse, solution laquelle vont mes prfrences. I i 1 [3] EXPLORATION DES SIPHONS 211 Il. ORGANISATION DES PLONGES La premire rgle est qu'on ne doit jamais plonger seul sans une excellente liaison avec l'extrieur et mme dans ces conditions, il ne faut-le faire qu'en cas d'absolue ncessit. Il est indispensable de constituer des quipes de plongeurs qui aient eu. l'occasion de s'entraner ensemble assez souvent pour que tous les signaux conventionnels puissent tre• interprts par un rflexe automatique suffisamment bien tabli, pour jouer mme en cas de. dficience de l'esprit pour une cause accidentelle ou physiologique, telle que la narcose de l'azote, par exemple. Les oprateurs du poste de surface doivent tre rompus aux manuvres au point de leur camarade au bout du cble,. mme en l'absence de signaux. Equipe de fond et quipe de srface doivent interchangeables .et pratiqu en commun un entranement mthodique en mer, en s'astreignant a oprer comme s'ils se trouvaient dans l'obscurit. A cet gard, il serait bon de faire des plonges de nuit.. . Ainsi que je l'ai dit plus haut, la plonge souterraine est appele des dveloppements considrables et il faut ds maintenant, si l'on veut eviter des accidents certains, envisager la constitution de groupes de scaphandriers splologues auxquels il serait fait appel lorsqu'il s'agira de franchir des siphons ou d'explorer des fontaines vauclusiennes. Ceci existe en fait en Italie et d'une faon officielle en Angleterre. Dan.s ce pays le Cave diving group dtient l'excl:usivit des plonges Pour en faire partie, il faut passer un examen thorique et pratique extrememen t svre. Je viens de faire allusion la splologie subaquatique en Angleterre et en Italie. Dans ces pays, le scaphandre utilis n'est pas du type air du type oxygne. Cet appareillage ne permet pas de descendre sans danger a plus 10 mtres mais l'autonomie est beaucoup plus grani:le qu'avec le scaphan?re air. Cette augmentation de l'autonomie, qui constitue un avantage certain va pas sans une aggravation des .risques et sans doute est-ce pour qu existe dj dans ces pays une rglementation de fait de la plonge En raison des diffrences de technique, les essais de passage de siphons de grande longueur ont connu plus de succs en A-ngleterre et en Italie. qu'en France. Par contre, dans ce pays, la des fontaines vauclusiennes a t plus activement pousse. . 1 Si, dbordant le cadre national, on envisage le gnerai de a plonge souterraine, il apparat minemment dsirable d voir en France un organisme central groupant tous les scaphandres splologues qui pourrait mettre en quelque sorte en pool avec nos collgues anglais et italiens les rsultats et les techniques la plonge souterraine.

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Walter MAUCCI <1> Organizzazione tecnica delle ricerche sul corso ipogeo del Timavo ( Carso T riestino) <2> (1) Societ Adriatica di Scienze Naturali (Trieste), Sezione geo-speleologica. (2) Communication prsente le 12 septembre 1953 la Section VII, en ce qui concerne les matriels et techniques d'exploration. Les rsultats scientifiques avaient t prsents le 11 septembre la Section I. Un seul texte expose l'ensemble des deux communications (voir Tome II, p. 201). Yves-Henri DUFOUR <1> Le point de vue du Mdecin Essais de dtermination d'une activit scientifique intressant le Splologue < 2 > Si la Splologie a t tout son dbut un sport, ds proccupations scientifiques se sont prsentes de plus en plus nombreuses l'explorateur du sous-sol. MARTEL, avec ses remarquables tudes hydrologiques inaugurait c_ette. re. Puis les gologues, les prhistoriens se pencl1rent avec profit sur cette t b " . . . f figure de spele1ste neuve, . e 1entot chaque speleologue pour ne pas a1re , fallacieux se devait d'tre matre, ou tout au moins dans 1 des nombreuses spcialits du sous-sol. La minralogie, la cristallograp le, l'tude des sdiments, la physique, l'entomologie, la mammalogie, la photogra-phie, entre autres, profitaient des explorations souterraines. 1 gu Seule la mdecine ne semblait pas, jusqu'ici, devoir s'ajouter cette on e liste de diverses disciplines scientifiques. , tet . . t its n ex1s --Et pourtant, depuis les temps les plus recules, quels e ro il pas entre les grottes et la mdecine ! b t x se Dj, voil 40 000 ans, les sorciers, anctres des mdecins et re eu et rfugiaient au plus profond des grottes pour y tracer leurs dessins b f t ncore de nos Jours y royer et mlanger les herbes qui Ams1 on e d'A tralie. les hommes des tribus primitives d'Afrique Centrale. eta p de Chez les Grecs, les Sybilles, et parmi elles la plus fameuse 1 b ment) Delphes, intoxiques par les odeurs mphitiques (hydrocarbures pro a e 1 s et issues d'une crevasse de grotte, dlirantes et bavantes, donnaient orac e leurs consultations mdicales. . th rmales. Les Romains connaissaient le pouvoir des eaux souterrames te. Ile et N'avaient-ils pas amnag prs de Naples une petite .grotte en tuve na urepeurs bain chaud, grce la temprature leve qui y rgnait, ainsi qu'aux va sulfureuses qui s'en dgageaient ? . . Au Moyen ge, les grottes taient les rep_aires naturels des sorcires QUI tagne leurs chaudrons diaboliques, faisaient bouillir les simples plantes de la mon en invoquant les esprits infernaux. . 1 .• ment au Maroc, Actuellement, dans de nombreuses rgions, et parhcu 1ere les grottes gurisseuses sont lgion. . La grotte du Chien Royat, avec sa couche de gaz carbonique nappe variable n'est-elle pas digne d'intresser les mdecins ? ... etc., etc. (1) .Groupe de Recherche et d'Etude de Splologie NEOTOMA 1), (2) Communication crite dpose le 12 septemnre 1958.

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&!'-" ...... . ' -----.. ... ---214 Y.-H. DUFOUR [2] . Il est donc normal qu'il apparut urgent un disciple d'Hippocrate, splologue ses heures trop courtes de loisir, d'ouvrir incontinent le chapitre de la science mdicale souterraine. * * * Comment envisager la mdecine sous terre ? _Ce .sera, avant tout, le comportement humain dans ce milieu anormal et a l'homme qu'il sera intressant d'tudier, et comment celui-i ragit aux nombreux stress que comporte une expdition splologique. En dehors des soins habituels des plaies et bobos c'est donc une tche purement scientifique qui attend l'homme de l'Art en plus de son uvre d'explorateur. Disons ds maintenant, qu'on doit diviser l'tude du comportement humain sou_s en bien distinctes qu'il sera souvent difficile de concilier, mais qui sont d egale Importance. Ces deux parties seront : 1 o) L'tude de la fatigue. 2o) L'tude de tous les autres phnomnes physiologiques. E? effet, c'est surtout pendant une expdition pnible, longue, dans l'quipe de pOinte, que les manifestations de la fatigue sont les plus importantes et les plus dangereuses. . . combien d'accidents ont-ils t dus l'extrme fatigue qui, brusquement, raidit les muscles et fait lcher la prise ou les barreaux de l'chelle ? d'expditions ont t pousses trop loin, ou au contraire arrtes trop tot, leur chef n'ayant pas su doser l'tat de fatigue des quipiers ? Par contre, les autres manifestations du milieu souterrain sur l'individu ser?nt tudies avec beaucoup plus de profit lorsqu'on pourra ne pas avoir tenir de la fatigue humaine, mais que le milieu sera seul agir sur un organisme au repos, ou presque, ce qui ne sera vrai, pratiquement, que pendant les camps souterrains. . , En outre, nous devrons nous attacher tudier quel doit tre l'habillement Ideal de perdre le moins de calories, ainsi que le mode d'alimentation susceptible d en emmagasiner le plus sous le plus petit volume. ., ** Au point de vue de l'habillement je n'apprendrai rien personne en affirmant, tout d'abord que celui-ci doit tre autant que possible fonction de la de la grotte, de l'hygromtrie, et de la longueur prvue de l'exp ditiOn, ainsi que de ce qu'on doit y faire. . Il est bien vident que, par exemple, dans un gouffre froid et humide, l'qui pier devant assurer une longue permanence immobile sur un relais devra ncessairement tre plus couvert que le participant de l'quipe de pointe. De toutes faons, il est recommand d'avoir mme la peau des vtements de laine : pull-over, sous-vtements, caleon long; je ferai remarquer d'ailleurs au passage que lors des exercices physiques trs violents tels que : reptation, ramonage, il arrive frquemment que, d'une part, le pull remonte, tandis que, d'autre part, le caleon descende, si bien qu'il existe la ceinture une zone non protge du plus dtestable effet. On pourrait remdier cet inconvnient en portant un sous-vtement d'uite seule pice, ceux-ci sont malheureusement pratiquement introuvables dans le commerce. l' '.1 \ i [3] LE POINT DE VUE DU 215 . Enfin, une simple charpe (de laine de prfrence) procure un trs agrable confort, car la nuque, et ce, aggrav par le fait de la proximit du bulbe rachidien, . est sensible au froid et demande etre protge. Nous employons,. en guise d echarpe, un cheich pouvant en raison de longueur (2,50 rn environ) servir aussi de corde ... Dans les cas. extrmes d'exploration aquatique, que convient-il de faire? Je qu'en raison de 'SOn importance, ce chapitre ncessite un dveloppement special. Je ne ferai pas l'injure splologues. que vous tes, de rappeler q.e, le premier, MARTEL dmontra la pollution des eaux traversant les trrains calcai.res, ni ce que fut sa longue lutte pour arriver faire voter la loi interdisant le Jet de cada.vres d'animaux dans les gouffres. Nous nous occuperons plutt de l'eau comme contenant que comme contenu. L'eau agit sur l'organisme par le froid. Les changes calorifiques entre le corps et le milieu .ambiant se font par rayonnement, conduction et convection. Lorsque la peau est en con.tact intime avec l'eau,les changes par conduction. sont de beaucoup les plus importants. n en rsulte que si dans l'eau 37o, un sujet ne prsente aucun trouble, la mort par refroidissement arrive en 15 20' le l'eau oo, mme si le sujet excute un exercice physique. C'est une des r?Isons pour laquelle il y a si peu de rescapes hez les naufrags des mers froides si on ne les dcouvre pas immdiatement. Quels sont les moyens de protection ? . -Il est illusoire de parler d'adaptation au froid : des expriences ralises sur le rat, la Facult de Mded.ne de Paris, ont montr que, si cette adaptation existait bien, il faudrait pour qu'elle l'homme un entranement d'une dure de 20 25 ans et dbutant ds les premiers mois de la vie. -Nul n'ignore que les nageurs de fond, qui traversent la Manche, s'enduisent le corps de graisses, ce qui a pour effet 'de diminuer la tension superficielle et les frottements au niveau de la peau qui s'opposent la pntration dans l'eau. Cette pratique rduit aussi la conduction, mais dans des valeurs trs faibles, de l'ordre de 13 o/o pour lq. vaseline liquide 20 o/o pour la vaseli?e solide. ' . -Vaseline ou graisse seront donc peu employes par le splologue qui leur prfrera la laine qui garde une pellicule d'eau rchauffe par le corps et surtout le caoutchouc mousse en combinaisons non tanches, utilis, d'aprs les ides du Prsident de LAVAUR, par les membres du G.E.R.S. et adopt main-tenant par tous les plongeurs. Je rappellerai une fois de plus la ncessit de couvrir la nuque et je vous demand.erai de vous souvenir que la surface de la tte est au 1/4 de la surface totale du corps. Enfin, il est bon de savoir que le meilleur moyen de rchauffer quelqu'un refroidi -et Dieu sait si la temprature centrale s'abaisse vite : de 2o par exemple aprs une plonge en scaphandre de 30' dans une eau 11 o -n'est pas de le frictionner, de lui donner de l'alcool, mais. bien de lui restituer les ca.lor.ies pe_rdues, en l'immergeant 10' nviron dans un bain 50o ce que faisaient, pendant la dernire guerre, les diffrents belligrants, pour rechauffer leurs aviateurs tombs en mer. Je n'aborderai pas le problme des noyades, qui nous entranerait trop de notre sujet. . , . En rsum, pour conclure ce chapitre, nous disons que la protection contre leau est un cas d'espce : . Si pour une immersion courte et isole, il y a intrt passer nl.i,. afin de pouvoir se rhabiller ensuite avec des vtements secs, pour une exploration avec

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216 Y.-H. DUFOUR [4] immersions frquentes ou pour une plonge en scaphandre, il faut se vtir de laine et caoutchouc mousse afin de limiter au maximum la dperdition calorifiql!e. * ** La nourriture est un point capital de toute exploration un peu longue, et de nombreuses expditions ont encouru des checs pour avoir nglig cette importante question. Au point de vue mdical, nous distinguerons deux catgories : 1 ) Les splologues qui restent au camp de base, assurent des relais, des permanences ou des travaux relativement faciles tels que : relevs topographiques, photographies, tudes scientifiques, observations, etc ... et qui il faudra fournir environ 3 000 3 500 calories par jour. 2) Les explorateurs proprement dit, l'quipe de pointe qui, fournit un travail trs pnible et aura besoin de 4 500 5 000 calories par jour. D'une part, nous savons que l'aliment essentiel du muscle est le glucide; mais d'autre part, il est ncessaire d'avoir une ration quilibre. Pour des travaux rudes et prolongs, comme l'est une expdition sp.lolo gique, il sera indispensable d'avoir une base solide de protides et lipides, en insistant surtout sur ces derniers qui aideront lutter contre l'ambiance thermique trop basse : les graisses tant les corps qui, en brlant, dans l'organisme, fournissent le plus de calories. De ces quelques notions thoriques on peut conclure qu'avant toute expdition un peu longue il est bon de se restaurer, mais assez frugalement; qu'on devra fournir pour le camp souterrain une ration alimentaire riche et aussi proche que possible de celle de l'extrieur, en insistant toutefois sur les boissons chaudes : potages ; et sucres : chocolat, th, caf au lait ; qu'on n'oubliera pas les crudits : lgumes et fruits, lorsque le sjour sous terre devra dpasser 48 heures. Que pour les participants de l'quipe de pointe,.s<>utre les bases d'un repas quilibr pris l'extrieur ou au camp, on devra prvoir des aliments trs nutritifs sous un faible volume. Que ces aliments seront pour une petite partie des graisses et huiles telles que sardines l'huile et surtout des glucides : pain d'pices, raisins de Corinthe, sucre ou mieux dextrose pour viter le trop grand pouvoir sucrant de celui-l, etc ... Une excellente association de lipides et glucides est ralise par le chocolat, ainsi que par le lait concentr sucr. Les petits-beurre seront aussi trs apprcis. Enfin il est bon de prvoir un petit rchaud mta pour faire .en cours d'exploration un caf ou un th chaud. . Il semble, dans l'tat actuel de nos connaissances, que de nombreux petits repas (toutes les 2 heures, par exemple) sont plus favorables que des repas plus complets, mais pris de plus grands intervalles de temps, lorsqu'on a un effort soutenu produire. Je ne terminerai pas la question alimentaire sans dire deux mots de, Lorsque celui-ci n'entre pas en trop grande quantit dans le reg1me, Il peut tre mtabolis par l'organisme et fournir des calories mais ce n'est pas un aliment d'pargne, bien au contraire ! Il ne diminue en rien les besoins de la ration alimentaire, c'est pourquoi nous le prohiberons formellement pour le camp de base, et ne conseillerons . qu'une petite fiole l'quipe de pointe, fiole qui agira bien plus comme stimulant psychique qu'autrement. J'ajoute qu'on aura intrt ne l'employer qu'au retour ... [5] LE POINT DE VUE DU .MDECIN 217 Enfin si l'expdition s'avre trs .longue, trs pnible, il pourra tre bon de recourir aux Amphtamines, particulirement au Maxiton qui est l'isomre dextrogyre du Phnyl 1 Amino 2 Propane, le racmique tant dont il faudra se mfier des proprits dpressives secondaires. Ces medicaments d'ailleurs ne devant tre donns que sous contrle du mdecin qui saura tter la susceptibilit individuelle de chacun. Nous pouvons ... souvenir de l'exprience des Allemands qu!, en 1940, dferlrent sur la France et arrivrent rsister presque sans dormir, . 10 .15 jours, grce des tablettes de dextrose et des comprims d'amphtamines qu'ils avaient pour consigne de .. les deux heures. * * * Une question, d'intrt physiologique plus direct, est la rsistance humaine au froid, l'humidit, l'ambiance souterraine. bl On sait que l'homme est un homotherme une temprature remarqua ement fixe, qui oscille autour de 37, subissant des lgres dans le cours de la journe. . t comme limites Les tempratures au-del desquelles la mort est certame. on extrmes 45 et 24 1 Il est bien vident que les conditions pour amener, par exemtp et, -t• llemen a-un tel refroidissement du corps humain sous terre sont excep Ionne teintes. Par contre, il sera intressant d'tudier l'influence. des rains sur la thermodynamique de l'homme jeun et au repos, c'es 1,-Ir ce e ou par exerci pouvant lutter contre le froid par une nourriture appropri . musculaire. . um L , . 1, nt de chaleur maxim a marge de la thermogense, c'est--:-dire le comp erne t rature que dans ces conditions l'organisme peut fournir pour conserver sa emp alors moyenne, peut tre assez facilement dpasse, et la temprature du corps ' b . s a aisse. ... . que cette hypothermie Elle peut meme s'abaisser tellement, dans certains . t la mort produira des dfaillances humaines pouvant aller jusqu'a la syncope e mme du sujet'. h pothse Pour le tragique accident de Lombard je crois que, ::es de cette nature peut permettre d'expliquer la mort mystrieuse ti p solitaire scaphandrier, excellent nageur, qui mourut au retour qu'il avait accomplie pratiquement nu, au passage d'un siphon quI c bien pour l'avoir forc dj plusieUJ;"S reprises. . . sur diffrents Il sera donc bon. de faire des tudes comparatives ce d•ffrents et individus, dans des cavits temprature. et degr d' I manfre d'tablir des courbes de refroidissement. Cela permettra d'etabll_r . dal et scientifique les conditions de vie en camp souterrain (1), la quantit de protides, de glucides et lipides. devant entrer dans a !me .. * * t . w rement l'influence Nous allons envisager maintenant d'tudier tout par 1? du froid, de l'obscurit, et de l'humidit sur la secrtion urzn?zre. effectu"es sur Des travaux de en renom, et des expriences (1) Voir le trs remarquable travail de F. TROMBE, ce sujet. 15

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.. 218 Y.-H. DUFOUR [6] l'homme et l'animal ont montr, en effet, . que l'obscurit, d'une part, le froid d'autre part, agissant par l'intermdiaire du systme supra-optico-hypophysaire, diminuaient la secrtion posthypophysaire et augmentaient donc, par l-mme, la secrtion urinaire. En outre le froid a une action directe sur la vessie et provoque une pollakiurie bien connue. Il semblait donc intressant de vrifier l'importance de ces trois facteurs associs, et d'essayer de dterminer leur importance relative : en conditionnant, par exemple, une tente pour liminer une fois l'obscurit, une autre fois le froid. Il m'a malheureusement encore t impossible de procder une telle exprience, qui pourrait d'ailleurs tout aussi bien se raliser en laboratoire. Il m'a cependant t donn de vrifier, et ce d'une manire indiscutable, sous l'influence des trois facteurs prcits, l'existence d'une augmentation trs nette de l'excrtion urinaire. Sur plusieurs sujets, et plusieurs reprises, on put constater une augmentation de la diurse d'environ 100 cc. sur un total variant de 800 1100 cc. suivant les participants et pour une dure de 10 heures. Je fus contre extrmement surpris, de constater que la densit urinaire au lieu de diminuer, comme on aurait pu le penser, avait augment au cours des expriences, et cela sans la moindre exception : Pour une valeur moyenne de 1.015 1.020 au dpart, on voit la densit passer 1.020 et 1.026, augmentant ainsi d't;tne valeur de 5 6 suivant le sujet. Comment expliquer ce phnomne, apparemment contradictoire ? Puisque l'missi
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220 Y.-H. DUFOUH [8] Il est certain qu'il y aurait encore beaucoup dire sur ce sujet. J'espreque, bientt, on en dira de plus en plus, et que les physiologues et mdecins splologues profiteront de ce champ d'tude qui leur est ouvert. En rsum, nous dirons que le rle du mdecin splologue, outre de soigner les plaies ou bobos ou accidents de toute sorte, est double. Il se doit d'avoir un rle purement scientifique, et ses expriences pour tudier l'influence du milieu souterrain sur l'organisme humain seront surtout fcondes au camp de base. Il se doif d'avoir un rle non moins important de prvention des accidents par l'estimation de la fatigue de ses coquipiers. C'est pourquoi, j'estime que toute quipe de pointe se doit obligatoirement de compter un mdecin parmi ses membres, et que c'est celui-ci qui doit en dernier ressort et sans qu'il puisse y avoir discussion, ordonner l'arrt de l'expdition, ou le retour, s'il juge que les membres (parfois trop excits par la joie de la dcouverte pour s'en rendre compte eux-mmes) ont atteint un degr de fatigue qui compromettrait leur s curit. BIBLIOGRAPHIE CASTERET (N.). -Explorations, chap. Les cavernes la .Mythologie :t>, l'Hagiographie et les grottes :t>, lib. Perrin, Paris. CASTERET (N.). -Au fond des gouffres, chap. Phnomnes souterrains , Lgendes souterraines , lib. Perrin, Pris. CASTERET (N.).-Tnbres, chap. Dangers et accidents sous terre, lib. Perrin, Paris. HEDON (E.). Prcis de physiologie, chap. fatigue , nutrition , thermo-rgu-lation , coll. Testut-G. Doin et Cie. LAVAUR (G. de). Padirac ou l'aventure souterraine, Susse. TROMBE (F.). -Trait de Splologie, chap. la vie de l'homme sous terre (p. 194). TROMBE (F.J. -L'exploration du gouffre de la Henne .Morte, Ann. Splo., t. 3, fasc. 1. Journal de Physiologie et Pathologie gnrale. -Variation de la secrtion d'hormone post..:.hypophysaire en fonction de la temprature extrieure, 1948, 40, p. 120 A. Journal de Physiologie et Pathologie gnrale. -Observations concernant ln physiologie dans l'hypothalamus antrieur. Mtabolisme de l'eau, thermorgulation physique, comportement motionnel, par M. BoNVALLET, P. DELL, F. STUTINSKY, 1949, p. 133 A. TABLE GNRALE DES AUTEURS i . , 0

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4l0i:!.:..::.. ..... .. .. ...... ------------[1] TABLE GNRALE AUTEURS ABEL (G.). -Tempratures et formation de glace dans les grottes du Salzl>ourg (Autriche) ................ ; ..............•... AGERON (P.).-Brancard pour sauvetage en Splologie ........ . ANAVY (A.) -Observation la note de L. Balsan ............. . ANAVY (A.) -Observation la note de F. Anciaux de Faveaux .. ANCIAUX de FAVEAUX (F.). -Observations sur une colonie de Murins (Myotis myotis Borkhausen) dans la grotte de Han-sur-Lesse (Belgique) .............................. .. ANCIAUX de FAVEAUX (F.). -Observation la note de P. Strinati ANELLI (F.). -La Grotta delle MJ.tra di Moilopoli (Bari), nuova stazione paleolitica sulla costa adriatica pugliese ........ .•. ANELLI (F.). Observation la note de M. Cathala .......... . ANELLI (F.). -Observation la riote de F. Ed. Kobv ......... . ANELLI (F.). -Observation la note de M. Deribr ......... . AnNAL (G. B.), AuniBERT (J.) et MARTIN (J. et L.). Quelques gise-ments prhistoriques du Nord-Est de l'Hrault ............ . AUDTAT (M.). -Etablissement d'un fichier central des grottes suisses .............................. : AUDIBERT (J.), MARTIN (J. et L.) et ARNAL (G. B.). Quelques gise-ments prhistoriques du Nord-Est de l'Hrault ..........••.. BALSAN (L.). -Matriaux pour servir l'tude des perles de cavernes de la rgion des Grands Causses ................ .. BANCAL (A.). -Quelques c.aractristiques de l'hydrologie souter. raine du Languedoc mditerranen ....................... . BANCAL (A.). -Utilisation du mt pour l'attaque des grottes de falaise sous fort surplomb ............................... BARRET.-Observation la note de J. d Cailar et P. Dubois ... . BARTHEZ (J.), CAILAR (J. du), BONNET (A.), COUDERC (J.), DUBOIS (P.) et PLISSON (J.-L.). hydro-splologiques sur le Marbor (Hautes-Pyrnes). L'origine du Gave de Pau ...... . BAUER (F.). -Verkarstung und Nutzfliichenverluste, ihre Untersuchung und Bekampfung ............................. .. . BAUER (F.). -Hohlenvermessung mit Theodolit und Bussole .. . BELLARD-PIETRI (E. de). -La espeleologia en Venezuela. Flora y fauna l1ipogea ............. . . ....... . : BELLARD-PIETRI (E. de). -The Gucharo ..................... . BioN (P.).-Observations la note de R. Sronie-Vivien ....... . BoNNET (A.). -Les Crustacs aquatiques cavernicoles et la . palogographie de l'Oligocne ........................... . BoNNET {A.). -Observation la note de W. Maucci .......... . BoNNET (A.). -Observation la note de P. Renault .......... . BONNET (A.), CAILAR (J. du), PLISSON (,J.-L.) et MARGERIT (M.). Un aven-grotte gant du Pays basque : le Bechanaka-Ko-Lecia BONNET {A.), CAILAR (J. du), BARTHEZ (J.), COUDERC (J.), DUBOIS (P.) et PLISSON (J.-L.). -Recherches hydro-splologiques sur le Marbor (Hautes-Pyrnes). L'origine du Gave de Pau ...... . BoUQUET. (C.). -Observation la note de H. Tintant ......... . BouQUET (C.). -Observation la note de R. Sroriie-Vivien .. . 223 tome page II 321 IV 201 II 3.49 III 263 rn 245 III 134 IV 75 IV 59 IV 27 IV 31 IV 63 IV. 105 IV 63 n 343 Il 123 IV 199 . Il 333 Il 135 Il 51 IV 123 Ill 223 III 265 n 85 III 55 Il 213 n 370 Ii 127 n 135 Il 74 II 85

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224 TABLE GNRALE DES AUTEURS BouRNIER (A.), CAILAR (J. du), CoRBERY (J.), CouDERC (J.) et MoNTEL (R.). -La grotte du Sergent (Saint-Guilhem-le-Dsert, Hrault) ................................................ . BousQUET.Observation la note de J. Petrochilos ........... . BRTIZEL (P. de). -La Grotte de la Mescla, rsurgence d'eau sale (Alpes-Maritimes) ....................................... . CAILAR (J. du). -Technique d'exploration de haute montagne .. CAILAR (J. du), BouRNIER (A.), CoRBERY (J.), CouDERC (J.) et MoNTEL (R.). -La grotte du Sergent (Saint-Guilhem-le-Dsert, Hrault) ................................................ . CAILAR (J. du), BoNNET (A.), PLISSON (J.-L.) et MARGERIT (M.). Un aven-grotte gant du Pays basque : le Bechanaka-Ko-Lecia CAILAR (J. du), BARTHEZ (J.), BoNNET (A.), CouDERC (J.), Dunois (P.) et PLissoN (J.-L.). -Recherches hydro-splologiques sur le Marbor (Hautes-Pyrnes). L'origine du Gave de Pau ...... . CAILAR (J. du) et DuBois (P.). Sur quelques modalits de formation et d'volution des dpts cristallins dans les cavits de haute altitude ............................. ........... . CARRRE (F.). -L'chelle souple du Splologue ............. . CASTERET (N.). -L'apport de la Splologie la Prhistoire .. . CASTERET (N.). -Observation la note de F. Anciaux de Faveaux CATHALA (M.). -Dcouvertes •prhistoriques dans la Grotte d'Al-dne-Minerve, Cesseras (Hrault) ......................... . CATHALA (M.). -Observation la note de J. Petrochilos ....... . CAVAILL (A.).-Le Karst des gorges de l'Aveyron, Etude morpho-gologique et hydrologique . . . ........................... . CHAPPUIS (P. A.). Sur certaines reliques marines dans les eaux souterraines ............................................ . CHAPPUIS (P. A.). -Observation la note de A. Bonnet ........ . CHEVALIER (P.). -Erosion ou corrosion. Essai de contrle du mode de creusement des rseaux souterrains .. ; ........... . CHEVALIER (P.). -Observation la note de J. Guron ......... . CLUB ALPINISTICO TRIESTINo. -La Grotta Guglielmo. Lo. 2221 .. . CoiFFAIT (H.). La biocnose cavernicole du versant nord des Pyrnes ............................................... . CoiFFAIT (H.). -Observation la note de S. Glaon ......... . CoiFFAIT (H.). -Observations la note de R. Husson ........ . CoiFFAIT (H.). -Observation la note de L. Derouet ........ . CoiFFAIT (H.). -.Observation la note de F. Anciaux de Faveaux CoNci (C.). -Le attuale conoscenze speleologiche nella regione Trentino-Alto Adige (ltalia settentrionale) ................. . CoNCI (C.). -Nuovi rinvenimenti di Molluschi troglobi del genere Zospeum in caverne delle Prealpi Trentine e Venete (Italia settentrionale) ........................................... . . CoND (B.). -Gonmie, morphologie et phylognie des Campo-dids troglobies ........................................ . CoND (B.). -Observation la note de R. Ginet .............. . CORBERY (J.), CAILAR (J. du), BOURNIER (A.), COUDERC (J.) et MoNTEL (R.). -La grotte du Sergent (Saint-Guilhem-le-Dsert, Hrault) ....... -......................................... . CouDERC (J.), CAILAR (J. du), BouRNIER (A.), CoRBERY (J.) et MoNTEL (R.). -La grotte du Sergent (Saint-Guilhem-le-Dsert, Hrault) ................................................ . CouDERC (J.), CAILAR (J. du), BARTHEZ {J.), BoNNET {A.), DuBois (P.) et PLISSON (J.-L.). hydro-splologiques sur le Marbor (Hautes-Pyrnes). L'origine du Gave de Pau ...... . VI, .. -------.. [2] tome page. II 113 II 360 II 147 IV 205 II 113 II 127 II 135 II 325 IV 169 IV 9 III 263 IV 53 II 360 II 91 III 47 III 59 II 35 II 306 II 153 III 215 III 45 III 70 III 236 III 263 II 215 III 275 Ill 85 III 130 II 113 II 113 II 135 [3] TABLE GNRALE DES'AUTEURS 0RIBR (M.). :....__ Dcouvertes rcentes de gravur:es prhistoriques dans l'le de Minorque ..................... . : DEROUET de quelques Crustacs aquatiques, cavernicoles et epiges ............... " DEROUET (L.). -Mtabolisme compar de deux 1:une troglophile, l'autre obscuricole. Influence de variations brusques de temprature et d'humidit ....... . DnEsco (E.). -Note sur qelques Araignes du genre Troglohyphantes et description d'espces nouvelles . DREsco (E.). -Observation la note de F. Anciaux de F,aveaux DuBois (P.). -Observation la note de G. de Lavaur DuBois (P.). -Observation la note de P. de Brtizel DuBois (P.) CAILAR (J. du), BARTHEZ (J.), BoNNET (A.), CouDERC (J.) et Pus;oN (J.-L.). -Recherches hydro-splologiques sur le Marbor (Hautes-Pyrnes). L'origine du Gave de DuBois (P.) et CAILAR (J. du). Sur quelques moda.lits de mation et d'volution des dpts cristallins dans les cavites de l1aute altitude ............... DUCHENET (B.). -Observations sur le cours souterra!n de la Vernaison et le gouffre de la Luire (Commune de Samt-Agnan:-en-Vercors, Drme) ................ . DuFoUR (Y. H.). -Le point de vue du .r;ndecin .... DuR ET (J :) . -Utilisation des coordonnes kilomtriques comme base de classement des fiches splologiques .. : : . DURET (J.). -Treuil, chelles mtalliques souples, poulies, ?lingues ELOSEGUI (.). Sur la Splologie au .Pays basque espagnol ELOSEGUI (J.). -Observation la note de F. E. Koby d EscHER (B. G.). Une perspective-relief de la rgion du Trou u Toro et des Goueils de Jouou (Pyrnes centrales) EscHER (B.-G.). -Dpt de travertin par l'intermdiaire du gaslift (monte de gaz) ............• : EscHER (B.-G.). -Observation la note de G. T. War.":ICk EscHER (B.-G.). -Observation la note de P. de Brehzel EscHER (B.-G.). -Observation la note de L. Balsan • EsPANOL-COLL (F.). -El Antrocharidius orcinus Jeann. Y sus razas (Col. Bathysciinae) ......... FAGE (L.). -Observation la note de A. Bonnet FAGE (L.). -Observation la note de L. Derouet FRANC (C.). -Sur la formation des gouffres de bas en haut 0 FRANCHETTI (C.). Le cours souterrain du Bussento (Salern ' Italie mridionale) ........ FRANCISCOLO (M. E.). -Studio comparativo sulle larve. mature delle specie liguri cavernicole del genere Parabathyscza Jeann. GALVAGNI (A.). -La Grotta della Bigonda N. 243 V.T. (Trentino, ltalia settentrionale) ............. GzE (B.). -La gense des gouffres ..... : GZE (B.). -Observation la note de M. Gortam GZE (B.). -Observation la note de C. Franc .. . GzE (B.). -Observation la note de P. Chevalier GZE (B.). -Observation la note de G. de GZE (B.). -Observation la note de P. de GzE (B.). -Observation la note de J. GzE (B.). -Observation la note de J. Petroclulos . 225 tome page IV 29 rn 233 III 237 Ill 295 rn 263 n 90 n 152 n 135 II 325 Il 145 IV 213 IV 111 IV 181 IV 117 IV 27 n 143 Il 335 Il 68 Il 152 Il 349 III. 89 III 59 III 240 Il 33 Il 237 Ill 95 n 221 Il 11 Il 28 Il 34 Il 39 Il 90 Il 152 Il 260 Il 360

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226 TABLE GNRALE DES AUTEURS GZE (B.). Observation la .note de P. Renault ............ . GZE (B.) et RouiRE (J.). -Compte-rendu de l'excursion des Causses ................................................. . GZE _(B.), et VANDEL (A.).-Compte-rendu de l'excurSIOn des Pyrenees ....................................... . GINET (R.). -Contribution la connaissance de la faune cavernicole du Jura mridional. Influence des glaciations quater-naires ................................................... . GIRY (abb). -Observation la note de F. E. Koby ............ . GLAON (S.).-Recherches sur la biologie et le comportement des Coloptres cavernicoles troglobies ....................... . GLENNIE (E. A.). -A brief account of the hypogean Amphipoda of the British Isles ....... : ............... . GoRTANI (M.). -Appunti sulla classificazione dei pozzi natl!rali GoRTANI (M.). Observation la note de W. Maucci ......... . GoRTANI (M.). __; Observation la note de A. Galvagni ........ . GoRTANI (M.). Observation la note de L. Balsan .......... . GoRTANI (M.). -Observation la note de P. Renault ......... . GURON (J.). -Emploi des radio-lments en hydrologie ....... . HussoN (R.). -Considrations sur la biologie des Crustacs cavernicoles aquatiques (Niphargus, Caecosphaeroma, Asellus) .. HussoN (R.). -Observation la note de L. Derouet ........... . hiAMURA (T.). Sorne subterranean Water-mites from Hyogo Prefecture, Japan ................ ....................... . JEANNEL (R.). -Discours prsidentiel ........................ . JEANNEL (R.). Observation la note de S. Glaon .... ._ ..... . JEANNEL (R.). Observation la note de A. Bonnet .......... . JEANNEL (R.). Observation la note de B. Cond .......... . JEANNEL (R.). Observation la note de E. Pretner ......... . JEANNEL (R.). Observation la note de H. Coiffait ......... . JoLY (R. de).-Rflexions sur la Splologie et le matriel moderne du splologue .......................................... . JURZA (M.). Per la classificazione dei manufatti preistorici del Carso triestino .......................................... . KoBY (F. E.). -Modifications que les ours des cavernes ont fait subir leur habitat ..................................... . LAMBERT (H. G.). Message to the Future ..................... . LAVAUR (G. de). -Hydrologie souterraine du Causse de Gramat (Lot) et applications des considrations gnrales sur la circulation des eaux souterraines ......................... . LAVAUR (G. de). -L'exploration des siphons et des fontaines vau-clusiennes ......................... .. . LVI (R.). -Le gouffre de la Pierre Saint-Martin (Pyrnes. bas-ques) ...................... . .. . LVI (R.). -Le matriel utilis dans l'exploration du gouffre de la Pierre Saint-Martin .................................... . LINDBERG (K).-Les Cyclopides.(Crustacs coppodes) trs volus, en tant qu'habitants des eaux souterraines. Revue de travaux rcents concernant les Bryocyclops Kief. et Speocyclops Kief. LIPPI-BONCAMBI (C.). Le risorgenti alimentate dai bacino carsico di Colfiorito (Umbria) ............................... [4] tome II 370 I 43 I 79 III 125 IV 27 III 39 III 61 II 25 II 213 II 228 II 349 II 370 ,II 301 III 65 III 236 III 193 I 13 III 45 III 59 III 88 III 184 III 220 IV 151 IV 83 IV 15 IV 13 II 87 IV 209 II 133 IV 200 III 71 II 229 [5] TABLE GNRALE DES AUTEURS 227 tome page LLOPIS-LLADO (N.). -Karst holofossile et mrofossile ........... Il 41 LoEscHNIGG (R. de).Observation la note de B. Duchenet . .... n 146 LORIOL (B. de). -Observation la note de H. TiD;tant ..... n 74 MANFRED! (P.). -Contributo alla conoscenza dei Miriapodi caver-nicoli della Franeia •.................. rn 283 MANFRED! (P.). -Miriapodi caverriicoli della Corsica (Raccolti dai rn 289 Prof. P. Remy) ..................... • MANFRED! (P.). Observation la note de E. de rn 232 MANFRED! (P.). Observation la note de E. de Bellard-Pietri rn 274 M.f:\RCUZZI (G.). -Relazioni tra habitat ipogeo in pianura ed 221 Habitat endogeo in alta montagna ... III MARGERIT (M.), CAILAR (J. du), BONNET (A.) et PLISSON (J.-L.). -:II 127 Un aven-grotte gant du Pays basque: le Bechanaka-Ko-Le.Cia MARTIN (J. et L.), AUDIBERT (J.) et ARNAL (G. B.). Quelques giseIV 63 ments prhistoriques du Nord-Est de l'Hrault .... : MARUSSI (A.).-Rilevamento fotogrammetrico della Grotta Gigante IV 127 presso Trieste ..................... : MATEU (J.).de los Ceuthosphodrus (s. str.) m 113 de la Penin sula ibrica ... ........... MAU CCI (W.). -Inghiottitoi fossili e Paieoidrografia epigea del II 155 Solco di Aurisina (Crso Triestino) ......... . • MAuccr (W.). -Organizzazione tecnica e risultati ricrcbe II 201 sul corso ipogeo del Timavo (1951-1953) (Carso triestmo) II 34 MAucci (W.). Observation la note de C. Franc ' : t MAuvrssEAU (J.). Un centre de recherches splologiques (Pr?Je IV 131 d'architecture) .......... ................ '. • IV 155 MAuvrssEAU (J.). -Fabrication des chelles . MRoc (L.). -La conqute des Pyrnes par l'homme et le. r e IV 33 de la frontire pyrnenne au cours des temps prhistoriques ns calMrsTARDis (G.). Sur le drainage karstique dans les r g1o Il 247 caires ctires de la Grce mridionale ... : i MISTARDIS (G.). -Recherches sur l'hydrologie des massifs caires niveaux de base locaux de la Grce m rl-Il 251 d' 1 ...... 1ona e ........................... (J) et MoNTEL (R.), CAILAR (J. du), BounNIER (A.), CoRBERY : t CoUDERC (J.).-La grotte du Sergent (Saint-Guilhem-Ie-Deser' II 113 Hrault) ................. .. .. . n 39 NoiR (J.). -Observations la note de P. Chevalier ............ n 199 NOIR (J.). -Observations la note de w. Maucci ............ h"hl unter 0EDL (F.). -Forschungen in Ostalpinen Gross o en, besonderer Bercksichtigung des in der Tantalbhle verwen-IV deten Materials ............ ...... . PARENZAN (P.). -Stato attuale delle conoscenze sulla SpeleobioIII 135 logia dell'ltalia meridionale ....... : t d.'e' PATRIZI (S.). -Notes sur la faune cavernicole du LazlO e III 185 s d . . .. ar aigne .......................... 'le PETROCHILos (J.). Sur l'histoire du Quaternaire de la II 257 de Mani bser PETROCHILOS (J.). -Quelques formes concrtionnelles rares 0 -Il 357 ves dans les grottes de la Grce .... .... ........ .. or PETROCHILos (J.). Sur les facteurs de la variation de limp -II 361 tance des concrtions et de leurs formes dans les grottes

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228 TABLE GNRALE DES AUTEURS PETROCHILOS (J.). -Observation la note de B. G. Escher .... . PETROCHILOS (J.). -Observation la note de L. Balsan ...... . PussoN (J. L.), CAILAR (J. du), BoNNET (A.) et MARGERIT (M.). Un aven-grotte gant du Pays basque : le Bechanaka-Ko-Lecia PLISSON (J.-L.), CAILAR (J. du), BARTHEZ (J.), BONNET (A.), COUDERC (J.) et DuBois (P.). -Recherches hydro-splologiques sur le Marbor (Hautes-Pyrnes). L'origine du Gave de Pau ...... . PoLLI (S.). -Meteorologia ipogea nella Grotta Gigante presso Trieste ................................................. . PRETNER (E.). -Die geographische Verbreitung der Hhlenkafer in Slowenien ........................................... . RAILTON (C. L.). -Cave Survey ............................. . RAILTON (C. L.). -Aids to exploration ....................... . RENAULT (P.). -Caractres gnraux des grottes grseuses du Sahara mridional ...................................... . RENAULT (P.). -Dpts vermiculs d'argile de dcalcification .. RENAULT (P.). -Les problmes de la description splologique .. RENAULT (P.). -Echelle de corde de fabrication indigne Zinder (Niger) ................................................. . REYMOND (A.). -A propos d'un aven plafond perfor du pays basque. Contribution la thorie des avens ............... . REYMOND (A.). :Mesures prises au Maroc pour la conservation de la faune cavernicole de la grotte des Portugais, sise en amont du barrage de Bin-el-Ouidane, l'occasion de la mise en eau ............................................... REYMOND (A.). -Observation la note de R. Sronie-Vivien ... . RoTH (C.). -Observation la note de F. E. Kobv : ............ . RouiRE (J.). -Hydrogologie du Plateau des Bondons. Grotte de Malaval (J.. .. ozre) ............... , ........................ . RouiRE(J.). -La documentation splologique en France ..... . RouiRE (J.) et GEZE (B.). -Compte-rendu de l'excursion des Causses ................................................. . RuFFO (S.). -Lo stato attuale delle conoscenze sulla distribuzione _degli delle acque sotteranee europee e dei paes1 med1terrane1 ...................................... . RuFFO (S.). -Observation la note de A. Bonnet ............. RuFFO (S.). -Observation la note de R. Husson ............. . SANFILIPPO (N.). Sintesi della fauna cavernicola ligure ...... . SAVNIK (R.). -Beitrag zur Kenntnis der Karsthydrographie in Slowenien .............................................. . SRONIE-VIVIEN (R.). -Etude des phnomnes karstiques dans l'Entre-deux-Mers (Gironde) .............................. . SHALEM (N.). Sur le karst au Levant ....................... . SKUTIL (J.). -L'importance du Karst morave pour la Prhistoire. STRINATI (P.). -Faune cavernicole de la rgion de Genve ..... . TINTANT (H.). -Observations sur des sdiments de la grotte de Bze (Cte-d'Or) ......................................... . TRIMMEL (H.). -Ein sterreichisches Hhlenverzeichnis ....... . TRIMMEL (H.). -Arbeiten an einer Bibliographie fr Spelaologie ais Grundlage fr die praktisch-wissenschaftliche Forschung. TRIMMEL (H.). -Observation la note de L. Balsan ........... . TROMBE (F.). -Aspect gnral de la physique et de la chimie souterraines ............................................ . tome II II II II II III IV IV II II IV IV Il III II IV II IV 1 III III III Ill II II II IV III II IV IV II II [6] page 338 349 127 135 307 179 119 191 275 365 139 189 29 241 85 27 105 91 43 13 59 70 151 241 75 261 85 131 69 97 113 349 293 [7] TABLE GNRALE DES AUTEURS TRoMBE (F.). -Observation la note de J. Guron ........... . TROMBE (F.). -Observation la note de S. Polli ............. . TROMBE (F.).-Observations -la note de J. du Cailar .et P. Dubois. TROMBE (F.). -Observation la note de J. Petrochilos ..... . TRoMBE (F.), GzE (B.) et VANDEL (A.).-Compte-rendu de l'excur-sion des Pyrnes .• _, ................................ V ANDEL (A.). -Les recherches biospologiques en France ..... V ANDEL (A.). -Observation la note de A. Bonnet ........ V ANDEL (A.). -Observation la note de R. Husson ....... VANJ?EL (A.). -Observation la note de R .. Ginet ....... : . . V ANDEL (A.). -Observation la note de N. Sanfilippo .... V ANDEL (A.). -Observation la note de H. Coiffait ......... V ANDEL (A.). -Observation la note de E. de Bellard-Pietri . VANDEL (A.), GZE (B.) et TROMBE (F.).-Compte-rendu de l'excur-sion des Pyrnes .................................. WARWICK (G. T.).aux organisateurs du Congrs. WARWICK (G. T.). -Polycyclic swallow Holes in the Manifold Valley, Staffordshire, England .........•............... IJ tome II II Il Il I III III III Ill III III ill I -I Il 229 page 306 319 333 363 79 9 59 70 130 177 220 232 79 38 59

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DITIONS DU CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE I. PUBLICATIONS PRIODIQUES LE BULLETIN SIGNALETIQUE ABONNEl\IENT ANNUEL (y compris table gnrale des auteurs). 3• Partie (trimestrielle) Philosophie France .............................................. Etranger ...................................................... .. Sociologie France .............................................. Etranger ......................................................... . 2.700 fr. 3.200 fr. 1.100 fr. 1.320 fr. Le Centre de Documentation du C.N.R.S. fournit la reproduction sur microfilm ou sur papier des articles signals dans le Bulletin Signaltique ou des articles dont la rfrence bibliographique prcise lui est fournie. ABONNEMENT AU CENTRE DE DOCUMENTATION DU C.N.R.S. 16, rue Pierre-Curie, Paris-5• C.C.P. Paris 9131-62 -Tl. DANton 87-20 II. OUVRAGES CoHEN M. et MEILLET A. -Les langues du Monde (211 dition) . . . . . . . . . . . . . . 6.400 fr. Cet ouvrage est mis en vente au Service des Publications du C.N.R.S. et la Librairie Ancienne H. Champion, 7, quai Malaquais Paris. MM. les Libraires sont pris d'adresser leurs commandes la librairie J. SEGUY. -Atlas linguistique et ethnographique de la Gascogne Vol. 1. Animaux sauvages, plantes folklore (220 cartes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7.000 fr. Vol. II. Champs, labours, crales, outillage agricole, foin, vin, vhicules, levage (300 cartes) En souscription jusqu'au 31 juillet 1956 au prix de . . . . . . . . . . . . 5.500 fr. A partir du 1er avril 1956, il sera vendu au prix de . . . . . . . . . . . . 6.000 fr. CoLLECTION. -Le Chur des Muses (Directeur J. Jacquot). 1. Musique et Posie au XVI• sicle ................................... . 2. La Musique Instrumentale de la Renaissance (reli pleine toile crme) 3. Les Ftes de la Renaissance (en prparation). III. COLLOQUES INTERNATIONAUX 1.600 fr. 1.800 fr. II. -Lonard de Vinci et l'exprience scientifique au XVJo sicle . . . . . . . . . . . . 1.500 fr. (Le colloque Lonard de Vinci est en vente aux Presses Universitaires de France ) • (' VII. -Sociologie compare de la famille contemporaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1.000 fr. Renseignements et vente des Publications du Centre National de la Recherche Scientifique, 13, quai Anatole-France, Paris-7.-C.C.P. Paris 9061-11. -Tl. INV. 45-95.

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Impl'imc l'i c Loui s JEA:>. -GAP D p t l gal n • 1 19,l!J 5 7.

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